Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Carlos Alberto dos Santos, commandant de la Force de la MONUSCO Grands Lacs RD Congo Culture et mdias de la

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3 La MONUSCO entame le processus de scurisation du Nord Kivu 4 Carlos dos Santos : Les casques bleus sont prts dfendre la ville de Goma 5 Ban Ki-moon : Toutes les parties doivent revenir aux pourparlers de Kampala DOSSIER 6 Les milices Ma Ma, ou linscurit permanente dans le Nord Kivu 9 Les casques bleus : comment sorganisent-ils, comment prparent-ils leur combat? ECHOS DES SECTEURS informes des conditions de leur protection LINTERVIEW 12 Djibo Abdou explique les principes dimmunit du personnel de la MONUSCO et la procdure judiciaire en cas dinfractions DROITS HUMAINS 14 La MONUSCO renforce les capacits des directeurs de prison 15 Peu davances, en RDC, malgr la criminalisation de la pratique des tortures CULTURE ET MEDIAS 16 Des journalistes congolais sensibiliss sur limportance et la promotion du Genre DVELOPPEMENT 18 Des volontaires des Nations Unies de plus en plus impliqus dans les actions de dveloppement socialLe mois de juillet 2013 a t marqu dvnements importants pour la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), notamment avec la poursuite du dploiement de la Brigade dintervention Goma, le grand dbat au Conseil de scurit des Nations Unies sur la situation dans les Grands Lacs et la Rpublique dmocratique du Congo et, surtout, le dploiement de la MONUSCO pour scuriser laxe Goma-Sake lest de la RDC. Le commandant de la Brigade dintervention, le gnral tanzanien James Aloisi Mwakibolwa, a assur le 25 juillet quaucun groupe arm noccuperait la ville de Goma (Nord Kivu). Il rpondait ainsi aux habitants de Goma qui redoutaient une attaque des rebelles du M23. Si un groupe arm croit quil peut prendre la ville de Goma, il perd son temps. Avec la prsence de la MONUSCO et son nouveau mandat, la ville de Goma ne tombera jamais avertit le Gnral Mwakibolwa. Les propos du commandant de la Brigade dintervention ont corrobor la dtermination du Lieutenant gnral Carlos Alberto dos Santos Cruz, commandant de la Force de la MONUSCO, qui dclarait, deux semaines plus tt Beni, que les casques bleus taient prts dfendre la ville de Goma. Nous avons tous les outils, nous allons utiliser tous les moyens quil faut avait promis le Gnral dos Santos Cruz. Ainsi, lors dun dbat public du Conseil de scurit, le 25 juillet New york, le Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban Ki-moon, avaitil dit sa proccupation devant les hostilits actuelles entre le M23 et les de la violence cyclique et grande chelle qui a ravag lest de la RDC au cours des 20 dernires annes. Ragissant ces hostilits, la MONUSCO sest dploye pour soutenir la zone de scurit dans la rgion de Goma-Sake. Compte tenu du risque lev des attaques rptes menes par le efforts dtablir une zone de scurit Goma et dans les localits situes au nord de la ville. Dsormais, la MONUSCO considre toute personne qui ne fait pas partie des forces de scurit nationales et possde une arme feu Goma et dans les localits situes au nord de la ville, comme une menace imminente pour les civils et une cible potentielle de sa force de frappe. Une actualit charge donc, que nous vous invitons retrouver au Sommaire Joseph Tshimanga ACTUALITEPour nous contacter : 12, avenue des aviateurs Kinshasa/Gombe Tl. : (243) 81 890 7368 (243) 81 890 6885 Site web : www.monusco.orgwww.facebook.com/monusco.org twitter.com/MONUSCO www.youtube.com/MONUSCO Directeur de lInformation Publique Charles Antoine Bambara Coordonnateur des Publications Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime Le Scretaire gnral de lONU, Ban Ki-moon, sest prononc sur la MONUSCO et la RDC Photo ONU

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3 Mise en tat dalerte, la Brigade dintervention entame le processus de scurisation du Nord KivuKinshasa, 30 Juillet 2013 Au Nord-Kivu, la MONUSCO considre toute personne ne faisant pas partie des forces de scurit nationales et, possdant une arme feu Goma et, dans les localits situes au Nord de la zone de scurit pour protger la rgion densment peuple de Goma et Sake. Plus dun million de civils vivent dans la rgion relativement troite de Goma et Sak, ainsi que le long de la route qui relie ces deux localits o sont installs, entre autres, les camps des dplacs de Mugunga qui abritent Depuis la mi-mai, cette rgion a connu des attaques rptes menes par le M23 contre les positions des FARDC, dans une tentative apparente de progresser sur Goma et Sake. Lors de ces attaques, dont la toute dernire a commenc le 14 juillet dernier, le M23 a tir indistinctement, y compris partir darmes lourdes, causant des victimes parmi les civils. Les installations de lONU ont galement t prises pour cible par le M23. Ces menaces indirectes seront repousses hors du territoire de Goma par la zone de scurit, qui pourra tre largie et reproduite ailleurs, le cas chant. Compte tenu du risque lev que ces attaques font peser sur la population civile de la rgion de Goma et Sake, la MONUSCO appuiera les FARDC dans leurs efforts dtablir une zone de scurit Goma et dans les localits situes au Nord de la ville (voir la carte jointe). compter de mardi 30 juillet 16 heures (heure de Goma), un dlai de 48 heures sera accord toute personne dans la rgion ne faisant pas partie des forces de scurit nationales pour rendre son arme dans une base de la MONUSCO et rejoindre le processus DDR/RR. Dpass jeudi 1er aot 16 heures, lesdites personnes seront considres comme une menace imminente de violence physique la population civile, et la MONUSCO prendra toutes les mesures ncessaires, y compris lusage de la force, pour les dsarmer conformment au mandat et aux rgles dengagement de la Mission. gnral Carlos Alberto dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la MONUSCO, Nanmoins, Goma et Sake restent trs vulnrables et nous devons empcher tous les lments ngatifs de continuer de poser un risque pour les civils de cette rgion a-t-il poursuivi. Pour sa part, M. Moustapha Soumar, le Chef par intrim de la MONUSCO a dclar : Nous continuons pour la paix, la scurit et la coopration pour la Rpublique dmocratique du Congo et la rgion En attendant, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protger les civils contre la menace pose par tout groupe arm. Cette opration qui vise imposer une zone de scurit sera constitue pour la premire fois, des lments de la Brigade dintervention de la MONUSCO qui travailleront conjointement avec la Brigade du Nord-Kivu de la Mission. CP/OSMR/300713 Co mmuniqu de PresseDploiement de la MONUSCO pour soutenir la zone de scurit dans la rgion de Goma-Sake

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4 u cours dune rencontre avec les chefs des sections de la MONUSCO et des commandants des bataillons npalais et jordaniens, le chef militaire de la MONUSCO sest imprgn de la situation scuritaire domine par les activits des rebelles ougandais, les Forces dmocratiques allies (ADF), ainsi que des groupes Ma-Ma (des milices locales et dautodfense de la population autochtone) et des Forces dmocratiques pour la Libration du Rwanda (FDLR). Ces groupes arms trangers sont accuss de perptrer des enlvements et des attaques contre la ville de Beni. Les ADF et les FDLR ont des soutiens extrieurs ou mme intrieurs, tandis que les MaMa, eux, sont essentiellement soutenus par lAssociation culturelle des Nande, le Kyahanda Yira, la Socit civile et certains oprateurs conomiques de la place. Leurs actions de dstabilisation sont diriges contre le Gouvernement et ses partenaires, notamment la MONUSCO. Le Gnral Carlos Alberto dos Santos Cruz a eu des entretiens avec le Colonel Richard Bisamaza, commandant intrimaire du Premier Secteur des Forces Armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC). Les deux hommes ont examin les moyens de mettre un terme linscurit dans le cadre des oprations militaires unilatrales ou conjointes entre les FARDC et la MONUSCO. Engagement Dans une interview exclusive accorde au Bureau de lInformation Publique de la MONUSCO Beni, le commandant de lobjectif de sa visite tait principalement dtudier les voies et moyens de mettre un terme linscurit en renforant les patrouilles des casques bleus dans la ville de Beni et ses environs. Beaucoup de groupes arms se disent groupes arms, mais ce sont en fait des groupes de criminels qui commettent beaucoup de crimes contre la population, a dclar Carlos Alberto dos Santos Cruz. Nous allons structurer notre centre obtenir des informations pour nous attaquer aux criminels, a-t-il ajout. Abordant la question des menaces du Mouvement du 23 mars (M23) contre la ville de Goma, le Gnral Carlos Alberto dos Santos Cruz sest montr ferme : Les casques bleus de la MONUSCO sont prts dfendre la ville de Goma. Nous avons la logistique, nous avons les forces, nous avons tous les outils et nous allons utiliser tous les moyens quil faut Carlos Alberto dos Santos Cruz, commandant de la Force de la MONUSCO : Les casques bleus sont prts dfendre la ville de Goma Par Moussa Demba Diallo et Martial Papy Mukek/MONUSCO Le commandant de la Force de la MONUSCO, Carlos Alberto Dos Santos4 Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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5 e Secrtaire gnral des Nations Unies a soulign devant le Conseil de scurit que les espoirs taient la violence cyclique et grande chelle qui a ravag lEst de la RDC au cours de ces 20 dernires annes. Il a aussi dit sa proccupation devant les hostilits actuelles entre le Mouvement du 23 mars (M23) et les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC). Toutes les parties doivent revenir le plus rapidement possible aux pourparlers de Kampala. prvaut dans la rgion a bloqu les tentatives de recherche de solutions politiques, a regrett M. Ban, invitant le gouvernement de la RDC et ceux de ses voisins de lEst poursuivre un dialogue constructif. Pour le ministre des Affaires trangres de la RDC, Raymond Tshibanda Tunga Mulongo, prsent cette runion du Conseil de scurit, le gouvernement congolais nest pas prt signer un accord complaisant avec les groupes arms, ni cder le moindre centimtre de son territoire ou ses richesses qui que ce soit Conformment aux rsolutions du Conseil de scurit, nous ne sommes pas prts signer un accord qui consacre limpunit et rintgre dans les FARDC les personnes faisant objet des poursuites judiciaires ou des sanctions internationales pour le fait de violations massives des droits humains, des crimes de guerre, crimes de gnocide et ceux contre lhumanit A cette occasion, le chef de la diplomatie congolaise a exprim la volont du violences qui maintiennent la population dans la pauvret indiquant tout de mme que le gouvernement congolais demeurait activement impliqu dans les pourparlers de Kampala ouverts depuis dcembre 2012 avec les rebelles du M23. Espoirs et proccupations de Ban Kimoon Le dbat du Conseil de scurit du 25 juillet intervenait cinq mois aprs la signature de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration pour la RDC et la rgion, par lequel 11 pays africains se sont mis daccord pour protger la souverainet territoriale et prserver la paix et la stabilit de la RDC mutuelle. LAccord-cadre est une feuille de route claire, a estim M. Ban, qui a indiqu que les perspectives pour une paix durable dans lEst de la RDC taient meilleures que jamais. Il a cependant reconnu que les groupes arms et les milices ne semblaient pas engags de manire sincre dans le processus de paix. Cest pour faire face ce problme que nous avons renforc la MONUSCO, a-t-il expliqu, faisant rfrence la Brigade dintervention Ban Ki-moon : Toutes les parties doivent revenir aux pourparlers de KampalaPar Joseph Tshimanga/MONUSCO Le Secrtaire gnral des Natons Unies, Ban Ki-moon, (au centre) au cours du dbat du Conseil de scurit New York, le 25 juillet 2013Photo ONU

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6 a situation scuritaire est trs proccupante dans la partie nord de la province du Nord-Kivu, dnomme ici le Grand Nord. La frontire entre le Grand Nord et le Petit Nord est situe dans les encablures de la cit de Kanyabayonga dans le territoire de Lubero. Les territoires de Lubero et de Beni sont, donc, communment appels Grand Nord, par opposition au Petit-Nord dont le chef-lieu est la ville de Goma. L-bas, des groupes arms, particulirement les Ma-Ma, sont trs actifs. Ils oprent dans la zone comprise entre Kanyabayonga et Kasindi, la frontire congolo-ougandaise, environ 80 kilomtres de Beni. Les Ma-Ma sont composs, dans leur quasi-totalit, dautochtones dethnie nande, majoritaire dans le Grand Nord. Ils constituent la milice arme et dautodfense de la mme ethnie. Le double mot Ma-Ma viendrait de la langue Kiswahili du mot est juste une forme dinsistance. La croyance populaire voudrait dire que les Ma-Ma sont invulnrables contre les balles et les armes blanches. Cest pourquoi, les combattants et adeptes de ces groupes arms se ceinturent damulettes, de branchages; senduisent donctions et dautres gris-gris pour frapper limagination du commun des mortels. Les groupes Ma-Ma portent toujours un ou plusieurs ftiches pour prparer leurs attaques et combats. Srs deuxmmes, ils annoncent toujours leurs assauts pour diffuser la peur au sein de la population locale. Les Ma-Ma recrutent leurs combattants parmi les jeunes gens dsuvrs qui ils font miroiter des lendemains meilleurs grce Les milices Ma Ma : un frein la stabilisation dans le Nord Kivu Par Moussa Demba Diallo/MONUSCO Les Mai Mai Bakata-Katanga regroups dans lenceinte de la MONUSCO suite une attaque en mars dernier contre les forces de scurit nationale LubumbashiPhoto darchives MONUSCO

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7 la richesse tire de lexploitation des minerais, la coupe du bois et la lutte contre un ennemi commun notamment les Congolais non originaires et les trangers venus dautres pays. Les Ma Ma sont accuss dtoffer leurs lments par des recrutements forcs des jeunes des deux sexes. Cest ce qui expliquerait des enlvements enregistrs souvent dans le Grand Nord. Ma-Ma du territoire de Beni Les Ma-Ma FOLC (Force cumnique pour la Libration du Congo) qui sont sous le commandement de Kavawaseli compterait quelque 150 combattants. Ils oprent dans la chefferie de Bashu. Ils sont allis au M-23 et au mouvement Ma-Ma Rwenzori. Les Ma-Ma du groupe Mulemberi du nom de son commandant, sont signals galement dans la chefferie de Bashu et prsentent les mmes caractristiques que les Ma-Ma FOLC en ce qui concerne leur Ma Kikurukuku du nom de leur chef qui sest rendu aux autorits militaires locales, voluent dans la zone de Kasindi, la frontire avec lOuganda. Leur nombre est estim quelque 25 hommes. David Ludenge, qui sest rendu galement aux autorits en avril 2013 lors du dialogue social initi par le Gouverneur du Nord Kivu, Julien Paluku, a pass le commandement de ses hommes Pendani. Ces Ma-Ma vivent dans les collines de Rwenzori. Ils sont composs de 80 lments. Les Ma-Ma Kopokopo, constitus de 50 hommes, occupent les alentours de la Cantine de Mabalako au Sud-ouest du territoire de Beni. Ma-Ma de Lubero La fontaine Sikuli, lui, commande les Ma-Ma du FPC/AP (Front des Patriotes Congolais/Arme du Peuple) avec 500 guerriers. Ils voluent dans la zone de Bunyatenge et Kyavirimu, dans le territoire de Lubero. Certains membres de PARECO ( Patriotes des Rsistants Congolais) ont rejoint ce regroupement. Dautres MaMa appartenant au PAREM (Parti des Rsistants Ma-Ma) et au PARECO ont form une coalition de 25 combattants et contrlent la zone de Ndwali et Ndobo lest de la Cit de Kanyabayonga, dans le Territoire de Lubero. 500 autres Ma-Ma, sous le commandement de Muhambalyaki, sillonnent les zones de Busekera et Mughavinywa et la cte du Lac Edouard. Les Ma-Ma qui vivent dans les Graben sont commands par un certain Oscar et comprend 172 lments. Soixante dix (70) Ma-Ma dnomms Aigles Rouges du Major Kambale, un dserteur du 810me Bataillon des FARDC, sment la terreur dans la zone de Manguredjipa. Hilaire Kombi est la tte des 400 combattants Ma-Ma de lURDC (Union pour la Rhabilitation de la Dmocratie au Congo). Cest lexcommandant de la garde rapproche Grand Nord, lactuel leader du RCD-K/ ML (Rassemblement Congolais pour la Dmocratique-Kisangani/Mouvement de Libration et ex-dput national). Hilaire suprieur de lArme du Peuple Congolais (APC), branche arme du RCD-K/ML lors de la rbellion de 1997-1998. Ces Ma-Ma sont dobdience RCD-K/ML tout comme ceux du groupe FOLC, les Ma-Ma Mumbere et les Ma-Ma Pendani. Dautres, baptiss Ma-Ma Simba sont bass en Province Orientale mais ils oprent dans le Secteur de Bapere, dans la zone de Manguredjipa avec 50 hommes. Tous ces groupes arms travailleraient avec la bndiction de certains oprateurs Les Ma Ma utilisent de nombreuses armes feu et des armes blanches. NPM: des armes rcupres auprs des guerriers Kata-Katanga LubumbashiPhoto darchives MONUSCO

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8 conomiques et hommes politiques. La plupart dentre eux sont des autochtones, Ma sautoproclament Gnraux, Colonels ou Majors la tte de leurs troupes. Ils disposent darmes de guerre comme des Kalachnikovs, mortiers de tous calibres, lances roquettes, mitrailleuses, bombes artisanales, grenades et des munitions. Ils sont dots galement darmes blanches comme des machettes et coutelas. Leurs revendications Les Ma-Ma mnent un combat dont beaucoup dobservateurs ne comprennent pas le sens. En fait, ils se proposent de lutter pour la reconnaissance identitaire en tant que reprsentants dune ethnie pour laquelle ils se croient investis comme fonds de pouvoirs. Ils agissent au nom de certains politiciens. Ils demandent que le gouvernement tienne compte de leur prsence. Ils voudraient monnayer la reconnaissance de leurs grades militaires, acquis dans la brousse, en cas dintgration ou de rintgration au sein des FARDC ou de la PNC (Police nationale congolaise). Ils veulent librer la RDC de la prsence des trangers. disent-ils Vers une solution? Consciente de la prsence de tous ces divers groupes arms et de linscurit qui prvaut dans la rgion de Beni et Butembo, la MONUSCO, a mis en place des mcanismes de rponses aux exactions commises par ces groupes arms. Ainsi, des Equipes conjointes de Protection constitues des sections substantives de la MONUSCO mnent des actions sur le terrain pour collecter des informations voire des donnes auprs des populations; lesquelles donnes sont analyses et partages avec les autorits gouvernementales. Un autre mcanisme et non le moindre est mis en place pour rpondre davantage aux dtresses des populations en proie aux exactions, harclements et tracasseries des Ma-Ma. Il sagit, particulirement, des Rseaux dAlerte Communautaires qui consistent apporter des rponses et alertes grce lintervention des FARDC, de la Police nationale congolaise (PNC) ou de la composante militaire de la MONUSCO.La MONUSCO a galement cr une cellule des Assistants de Liaison Communautaire qui jouent un rle de pont entre la MONUSCO et les communauts locales. Ces Assistants sont dploys dans la zone du Grand Nord. Comme on peut le voir la prsence des groupes arms Ma-Ma dans les territoires de Beni et Butembo est, donc, un problme majeur de scurit publique. Dans le cadre de lappui par lONU aux Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo, une opration militaire denvergure doit tre mene en vue dempcher ces groupes dtendre leurs activits, de les neutraliser et de les dsarmer de faon contribuer rduire la menace quils constituent pour lautorit de lEtat et la scurit des civils dans lest de la Rpublique dmocratique du Congo Deux Casques bleus de la MONUSCO membres des Equipes conjointes de protection collectent des informations sur le terrain auprs de la population en matire de scuritPhoto MONUSCO/Myriam Asmani Soutenus par des populations locales, les groupes Ma Ma constituent un problme de scurit publique

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9 a prparation au combat comprend deux volets distincts. Le premier relve du savoir, du savoir-faire et du savoir-tre des dune formation et dun entrainement de haut niveau. Le deuxime volet concerne les capacits de combattre tout moment. Pour cela, les contingents de la MONUSCO doivent tre en mesure de mobiliser la totalit de leurs ressources matrielles, physiques et mentales. Ce second volet de la prparation des contingents est plac sous la responsabilit de la section du Matriel appartenant aux contingents. Une journe dans lunivers du casque bleu Les six inspecteurs de la section en charge du matriel appartenant aux contingents escortes travers le territoire de Rutshuru. Ils parcourent toute cette zone situe au nord de Goma, et occupe par plusieurs groupes arms (dont le M23 et les FDLR) et de ltat de prparation des bases de Katal, Tongo, Kiwanja, Nyamilima et Ishasha. Nema, Ashkan, Daniel, Dennis, le Les casques bleus : comment sorganisent-ils? Comment prparent-ils leurs combats? Par Alexandre Essome/MONUSCO Lorganisation matrielle des casques bleus vue de lintrieurPhoto MONUSCO Photo MONUSCO

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10 Lieutenant-Colonel Pratap Gurung et le chef adjoint de la section,Jos Luis Medina, sont les garants du respect du protocole daccord qui lie les Etats pourvoyeurs des troupes et de matriel avec lOrganisation des Nations Unies (ONU). Comment le font-ils ? Quatre fois par an, ils visitent toutes les bases contingents sont prts entrer en action ; quils sont prts tout moment, en toutes circonstances et dans de bonnes conditions. les casques bleus sont en possession du matriel que les Etats contributeurs sengagent fournir et que ce matriel est en tat de fonctionnement. Latmosphre est toujours, ici, un peu trange dans la base semblable celle de la rentre des classes avec des craies que lon frotte sur un tableau noir et des chemises attentivement repasses. Seuls les outils sont diffrents : les fusils automatiques, les mortiers, les vhicules de marque Jeep avec capots ouverts, les pelles, les chars sont bien aligns. Les inspecteurs sont intraitables; chaque engin doit tre en parfait tat de fonctionnement. Ainsi, des lunettes de vision nocturne et des interfaces de localisation par satellite peuvent tre considres comme inoprantes si le de piles pour les faire fonctionner continuellement et pendant de longues oprations. Tout est test avec une attention particulire. Les casques bleus doivent tre prts tout et chaque instant et, ils le sont, effectivement. Dautre part, il faut sassurer que les capacits matrielles sont accompagnes des aptitudes physiques compltes et mentales des soldats de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO). L aussi, tous les petits dtails qui contribuent la sant et au bien-tre ont leur importance : une table de nuit, de quoi laver son linge, de leau et de la nourriture saine, une bonne connexion Internet, tout lquipement mdical ncessaire pour gurir les maladies courantes, soigner les blessures etc. Ainsi quon peut le constater, les casques bleus de la MONUSCO disposent dun matriel de travail adquat, qui leur permet dtre bien prpars se dfendre et dfendre la population congolaise de routine effectues sur leurs bases en tmoignent. Le rle de la section charge du matriel des contingents est, donc, essentiel. Sans notre travail et le soutien que nous leur apportons, la plupart des bases se dsagrgeraient delles-mmes Jos Luis Medina. Nous devons nous assurer que les casques bleus travaillent dans de bonnes conditions et avec du matriel de bonne qualit, ajoute-il. Le chef adjoint de Les consquences des dcisions prises par les inspecteurs sont extrmement importantes, elles ont des rpercussions jusque chez les pays contributeurs ; le srieux de mon quipe , dit-il Photo MONUSCO

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11 e mandat de la MONUSCO a t expliqu la population par le bureau de lInformation publique Uvira, lors dune campagne de sensibilisation au cours du mois dernier. Sept localits du territoire dUvira, Kiliba, Kavimvira, Katongo, Sange Luvungi, Lemera et Katobo avaient t cibles lors de cette campagne populaire qui a t suivie avec un grand intrt par les Organisations non-gouvernementales locales, plusieurs centaines de leaders et membres des diffrentes communauts; ainsi que les responsables de ladministration du territoire. En effet, la rsolution 2098 du Conseil de scurit replace la protection des populations civiles au centre du mandat de la MONUSCO. Le Conseil de scurit autorise la MONUSCO, travers sa composante militaire, prendre toutes les mesures ncessaires pour sacquitter des tches suivantes : la protection des civils, la neutralisation des groupes arms par la brigade dintervention, la surveillance de lapplication de lembargo sur les armes ; lappui aux procdures judiciaires nationales et internationales. Ces tches, parmi tant dautres, ont t bien expliques aux interlocuteurs qui ont pris toute la mesure du rle que la MONUSCO est appele jouer. Cependant, daprs certains habitants dUvira, il demeure plusieurs zones dombre dans lapplication de la rsolution 2098. Cest du moins lopinion exprime par M. Rukanyaga Zakariya, chef de localit de Katobo. Bien que se flicitant de la mise sur pied dune force offensive au sein de la MONUSCO, il a estim que la situation na pas chang dans lest du pays par la reprise des affrontements entre le M23 et les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC), la veille mme de la visite du Secrtaire gnral de lONU, Ban Ki-moon, Goma au Nord Kivu en juin dernier. Pour dautres observateurs congolais dUvira, la prsence mme de cette force dintervention de lONU pose problme en termes deffectifs, valus 3000 hommes (seulement). Au terme des changes avec les populations, la MONUSCO a t, campagnes dinformation en vue de permettre tout le monde de mieux apprhender le sens de ses interventions sur le terrain. Le Gouvernement a t, pour sa part, invit assurer la scurit sur lensemble du territoire congolais Uvira : informer les populations civiles sont leur protection Par Laurent Sam Oussou/MONUSCO Les civils sont prouvs par prs de dix ans de guerre. Plus de 150 000 dentre eux seraient dplacsPhoto darchives/MONUSCO

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12 adio Okapi : Quand un staff civil ou militaire de la MONUSCO peut-il tre poursuivi pour une infraction ou un abus sexuel devant les juridictions? Djibo Abdou : A ce niveau, il faut faire une distinction. Tous les actes dabus sexuels ne doivent pas tre considrs comme des infractions. Il y a des actes qui, sans tre rprims par le pays daccueil sont considrs comme des abus sexuels au regard des standards de conduite de la MONUSCO. De tels actes sont dcourags et sanctionns par la mission par le biais d une procdure disciplinaire interne. Il y a laspect infraction pnale. Un abus peut constituer une infraction la loi pnale. Je donne un exemple : sil y a viol, dans ce cas prcis, loin dencourager limpunit, la MONUSCO doit faire en sorte que les actes commis par ses membres ne restent pas impunis. Cependant, la punition de ces actes doit se faire selon une procdure particulire applicable au personnel de la mission. Sagissant dactes civils, on est daccord quun membre de la MONUSCO a sa vie prive. Il peut avoir des relations avec des citoyens congolais et il peut arriver, par exemple, que lon se trouve dans une situation o un agent a contract une dette et qui nest pas rgle dans le dlai prvu. Dans ce cas, il y a la possibilit dattraire cet agent devant les juridictions congolaises. Mais, mme l, encore il y a une procdure particulire qui est mise en uvre. linstance doit tre faite au Reprsentant spcial du Secrtaire Gnral pour quil puisse dire si oui ou non la personne a agi dans lexercice des ses fonctions. Si le Reprsentant spcial estime que le personnel a agi dans lexercice Les principes dimmunit du personnel de la MONUSCO et la procdure juridique Propos recueillis par Sifa Maguru/Radio Okapi/MONUSCO Djibo Abdou, coordonnateur de la Section Appui la JusticePhoto MONUSCO/Sylvain Liechti Ce qui est important pour la victime dexploitation sexuelle cest dobtenir la rparation

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13 contrario linstance suit son cours. Au passage, il est important de dire quun agent qui ne paie pas ses dettes se met en porte--faux avec lobligation de probit exige de tout fonctionnaire des Nations Unies; ce qui pourrait lexposer des sanctions disciplinaires. Prcisons, cependant, que si dans lexercice de ses fonctions un agent de la MONUSCO cause un dommage une tierce personne (accident ayant caus des blessures une personne par exemple), cest la Mission de faire face ses responsabilits en indemnisant la victime. Il faut prciser que dans ce cas, la MONUSCO ne peut tre assigne devant les juridictions congolaises et la rparation est faite par une voie non juridictionnelle. Vous voquez les principes dimmunit qui couvrent le personnel de la MONUSCO. Quand-est-ce quun membre du personnel perd son immunit concrtement? Dabord, il faut prciser que limpunit et la MONUSCO se fondent sur la convention des Nations Unies du 13 fvrier 1946 et lAccord entre lOrganisation des Nations Unies et la RDC du 04/05/2000 concernant le statut de la Mission de lONU en RDC. Il est important de dire que, immunit et pas impunit. En effet, rpondre de ses actes, mais plutt y rpondre travers une procdure particulire. Prenons lexemple des dputs en Droit interne congolais. Lorsquils commettent une infraction pnale, ils ne peuvent tre poursuivis (sauf en cas que leur immunit est leve. a veut dire tout simplement quils ne sont pas poursuivis de la mme faon que le citoyen ordinaire. Ensuite, les autorits judiciaires ou policires congolaises doivent, lorsquun agent de la MONUSCO est apprhend, faire un interrogatoire sommaire et produire rapidement la Mission tous les faits, les moyens et objets qui puissent prsumer quil aurait commis une infraction. Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral procde tout complment denqute ncessaire. La poursuite nest possible que sil y a un accord entre le gouvernement et le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral. Telle est la procdure applicable au personnel civil. Pour le personnel militaire, il y a une procdure particulire. En vertu des accords que le Congo a conclus avec la MONUSCO, le personnel militaire nest jug que par les juridictions de son pays dorigine. Il est donc important que la hirarchie de la MONUSCO et le gouvernement congolais, par les voies diplomatiques, et voire mme, de coopration judiciaire, sassurent que le militaire qui a caus du tort sur le territoire congolais est jug dans son pays. Comment, alors, la victime peut-elle obtenir rparation morale ou physique pour des dommages quelle a subis? Il est bien vident que ce qui est important pour la victime cest dobtenir la rparation. Mais javoue que dans toute procdure judiciaire il est fondamental que toutes les parties au procs puissent faire valoir leurs prtentions car, la vrit judiciaire nat du dbat. Dans le cas prcis du militaire rapatri dans son pays, lidal serait que la victime puisse tre prsente au moment o le procs est organis. Mais, la ralit est que cela demande beaucoup de ressources. Comme la prsence de la victime nest pas obligatoire, on pourrait prospecter la possibilit de lui constituer un avocat dans le barreau du pays de avocat dfende ses intrts. Il faudra cependant admettre que les cueils sont nombreux pour encourager une solution travers des accords internationaux. Pour les civils, quand-est-ce quon peut se prsenter la police en cas dinvitation ou dinterpellation? Et quand-est-ce que la Mission intervient dans une poursuite ou un dossier qui concerne le staff civil? En principe, lorsquun agent des Nations Unies est invit par la police elle pourra y rpondre aprs avoir inform la scurit de la MONUSCO. Cest du moins mon point de vue. Mais, ce que la police ne doit pas faire cest de procder larrestation de lagent et le garder vue sans avoir prvenu la scurit de la Monusco. Du reste, le gouvernement congolais a le devoir dinformer le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral pour toute procdure impliquant le personnel de la MONUSCO En cas des poursuites judiciaires, le personnel militaire de la MONUSCO est jug par les juridictions du pays doriginePhoto darchives/MONUSCO

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14 a Section dappui ladministration pnitentiaire de la MONUSCO, dans le cadre du soutien quelle apporte aux institutions pnitentiaires congolaises, organise depuis le mois de septembre 2012 une srie dateliers de formation des directeurs de prison. A cet effet, vingt-cinq directeurs et cadres suprieurs des divisions provinciales du Nord-Kivu et du SudKivu, 17 gestionnaires des provinces du Katanga, Kasa Occidental et Kasa Oriental, et 30 autres des provinces Orientale et Maniema ont pu, successivement, prendre part cette formation, qui va se poursuivre dans les provinces du Bandundu, du Bas-Congo, de lEquateur et de Kinshasa. Motivation Au cours de tous les ateliers de formation, les instructeurs ont tenu renforcer les structures nationales et les comptences des directeurs et cadres de prison dans la gestion des tablissements pnitentiaires. Ils ont galement capitalis lexprience de ces formations pour mettre en place, en troite collaboration avec les autorits nationales, un vritable programme de formation continue du personnel pnitentiaire congolais, gage dune bonne excution des actions de rformes engages par le Ministre de la Justice et Droits humains. La trs forte implication des ministres provinciaux en charge des questions pnitentiaires dune part, et la contribution trs apprciable des formateurs nationaux du secteur judiciaire et pnitentiaire, dautre part, ont permis un rel partage dexpriences nationales et des normes des Nations Unies en matire de traitement des dtenus. En effet, diriger une prison dans le de stabilisation ncessite de bonnes qualits de gestionnaire, certes, mais leadership, de communicateur et surtout auxquels le gestionnaire pnitentiaire doit faire face sont nombreux et complexes. Les structures de formation du personnel pnitentiaire tant en dsutude depuis une quinzaine dannes, laction doutiller et de renforcer les capacits des responsables des prisons dans la gestion de leurs tablissements est une ncessit imprieuse pour que ce maillon de la chane pnale puisse jouer de lautorit de lEtat et la lutte contre limpunit. Telle a t la grande motivation de cette premire srie de formation, apprcie sa juste valeur par tous les La MONUSCO renforce les capacits des directeurs de prison Par Tougouri Honor/MONUSCO Des cadres dadministration pnitentiaire en formation Lubumbashi Photo MONUSCO

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15 Par Lukas Knott/Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lhomme/MONUSCOepuis la promulgation, en 2011, de la Loi n 11/008 portant criminalisation de la torture, le recours cette pratique demeure une ralit triste et srieuse en Rpublique dmocratique victimes de torture, commise par des agents tatiques tels que ceux de lAgence nationale de renseignement (ANR), de la Garde rpublicaine, de la police militaire ou de la Police nationale congolaise (PNC); ce qui laisserait toujours limpression dune impunit tonnante alarm le prsident de lObservatoire congolais des droits de lhomme, Matre Jacob Balushi, le 26 juin dernier loccasion de la clbration, Kinshasa, de la journe internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture. Ce 26 juin 2013, un hommage a t rendu tous les Congolais victimes dactes de torture. Des autorits du gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo, notamment la Ministre et la vice-Ministre de la Justice et des Droits humains, se sont jointes au Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lhomme (BCNUDH) pour marquer limportance de la lutte contre la torture travers cette journe. La socit civile, reprsente par lObservatoire congolais des droits de dune ralit triste et srieuse selon lObservatoire, dune impunit tonnante A travers le monde, le mme jour, des messages de soutien du Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban Ki-moon, et de la HautCommissaire pour les droits de lhomme aux victimes de la torture ont t rendus publics. Ban Ki-Moon a salu le travail du Comit international contre la torture, qui a totalis cette anne 20 ans dexistence. Il a appel les Etats membres duvrer dbarrasser le monde de ce et veiller la rparation des victimes. Des avances, mais Dans son adresse publique, le Directeur adjoint du BCNUDH, Abdoul Aziz Thioye, a soulign limportance de la lutte contre limpunit mene par les autorits congolaises. Il a prcis que cette lutte tait la prmisse pour que la Loi portant criminalisation de la torture puisse avoir un effet dissuasif. M. Thioye a reconnu des avances dans cette lutte en RDC. Cest un ralisation du projet lgislatif faisant allusion aux condamnations dau moins six militaires FARDC (Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo), cinq agents de la PNC, un agent de lANR et de torture. Le directeur adjoint du BCNUDH a galement appel le Gouvernement mettre en uvre le Protocole facultatif de la Convention contre la torture que la RDC de crer un mcanisme national de prvention, instaurant des visites rgulires par des organismes indpendants dans les lieux de dtention des personnes prives de libert. Le Gouvernement a, pour sa part, remerci lengagement des Nations Unies dans la promotion des droits de lhomme en RDC. Les Nations Unies restent un partenaire primordial du Gouvernement pour lavancement des droits de lhomme en RDC, et la lutte contre la torture en particulier indiqu la Ministre de la Justice et des Droits humains, citant de nombreuses visites conjointes de terrain ralises par son ministre et le BCNUDH. Dans le contexte de ces visites, des ateliers de vulgarisation de la loi sur la criminalisation de la torture ont t organiss dans toutes les provinces du pays. La Ministre a remerci le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lhomme de ce soutien ne mnagera aucun effort pour garantir la dignit de la personne humaine en RDC Peu davances, malgr la criminalisation de la pratique de la torture A Kinshasa, les Nations Unies et le Ministre de la Justice et Droits humains ont clbr, le 26 juin 2013, la journe internationale de soutien aux victimes de la torturePhoto MONUSCO/Myriam Asmani

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16 e Bureau Genre de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), en collaboration avec la division de lInformation Publique (de la mme Mission), et le ministre du Genre, de la Famille et de lEnfant, a organis le 3 juillet 2013, Kinshasa, un atelier de renforcement des capacits lintention dune centaine de journalistes congolais. Lobjectif de latelier tait de sensibiliser ces journalistes sur la prise en compte de la dimension Genre dans lexercice de leur mtier. Le rle de linformation et de mobilisation de la presse ainsi que le contenu de la Rsolution 1325 du Conseil de scurit ont t mis en exergue tout au long de cet atelier. La vulgarisation de la Rsolution 1325 (2000) du Conseil de Scurit de lONU qui porte sur les Femmes, la Paix et la Scurit conforte les actions dj engages par le gouvernement de la RDC dans la mise en uvre du Plan dAction National de cette rsolution, a annonc la Ministre du Genre, de la Famille et de lEnfant, Mme Gnevive Inagosi Kassongo, dans son allocution douverture des travaux de latelier. Mobilisation et rle des mdias Les participants, venant de la presse crite et audio-visuelle, ont centr leurs discussions sur la gense de la Rsolution 1325 et son application en Rpublique dmocratique du Congo; la participation de la femme congolaise la vie politique et sa faible reprsentativit au niveau des instances de prise de dcisions; limplication des mdias dans la mise en application du Plan dAction National de la RDC en matire de Genre et le Rle des mdias dans lOprationnalisation du Forum National des Femmes congolaises. Insistant sur les objectifs principaux de la Rsolution 1325 et les moyens de leur vulgarisation, la ministre du Genre a soulign limportance de la tenue de cet atelier, dont la particularit tait daccorder un intrt certain au volet de sensibilisation sur les normes nationales, les droits fondamentaux de la femme. Pour sa part, la Secrtaire gnrale du Ministre de la Communication et des Mdias, Philomne Nkoy, sest appesantie sur le statut juridique des mdias qui, selon elle, demeurent des canaux de communication proche du public avec comme mission doffrir la communaut des missions, des rubriques ou des programmes dinformation de culture ou de dveloppement. Elle a, ainsi, exprim son souhait de sensibiliser des professionnels des mdias sur les aspects du genre et la Rsolution 1325. Le Directeur de la division de lInformation publique de la MONUSCO, Charles Antoine Bambara, a, quant lui, soulign limportance du rle primordial des mdias dans la promotion des questions de Genre et des droits de la femme. Aujourdhui en RDC, 52% de la population est fminine. Y a-t-il une bonne visibilit de cette frange de la population congolaise?, sest interrog M. Bambara. Pour lui, les pesanteurs sociales, les a priori contre les femmes et les prjugs font trs souvent que la visibilit projete est ngative au lieu dtre constructive. Et les mdias, justement, par le traitement quils pourraient faire de cette information, ou de ces ralits devraient inverser cette tendance, at-il soulign. M. Bambara a par ailleurs ajout que les mdias peuvent et mme doivent tre un facteur dans la promotion des questions de genre la fois dans lenvironnement du travail, en terme douverture aux femmes, et de leur promotion. Il a galement ritr lengagement Pays des Nations Unies accompagner le gouvernement congolais dans cette Des journalistes congolais sensibiliss sur limportance et la promotion du Genre Par Fatou Jobe/Bureau Genre/MONUSCO La Ministre du Genre, famille et enfant, Genvieve Inagosi, interroge par la pressePhoto MONUSCO/Penangnini Toure

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17 noble mission car, a-t-il indiqu, le chemin est encore long, mais la dtermination est faible. La forte pntration des mdias dans les villes et hameaux du pays en fait un partenaire de choix , a-t-il estim. Dans un pays marqu depuis une dizaine dannes par les affres de la guerre, peut tre tablie sans la participation des femmes congolaises, et si cette action nest pas accompagne par les mdias, leffet dmultiplicateur sera vain et inexistant a-t-il conclu. La Conseillre en Genre de la MONUSCO, Elsie Effange-Mbella, a, pour conclure, prsent le mandat du Bureau Genre qui consiste, entre autres, assurer lintgration dune perspective Genre dans le travail quotidien de la Mission autant renforcement des capacits des Rseaux fminins congolais ainsi que de la Police Nationale Congolaise et des FARDC (Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo) surtout sur les questions de genre et linclusion des femmes dans les missions de maintien de la paix. Notons qu lissue de latelier, les participants ont eu lide de crer un rseau de journalistes pour la promotion des questions relatives au Genre telles quelles du Conseil de scurit des Nations Unies Notant quil est ncessaire de disposer dun ensemble de donnes Conseil de scurit : Demande instamment aux tats Membres de faire en sorte que les femmes soient davantage reprsentes tous les niveaux de prise de dcisions dans les institutions et mcanismes nationaux, rgionaux et internationaux pour la prvention, la gestion et le rglement des diffrends; 2. Engage le Secrtaire gnral appliquer son plan daction stratgique (A/49/587) prvoyant une participation accrue des femmes la prise des dcisions concernant le de paix; 3. Demande instamment au Secrtaire gnral de nommer plus de femmes parmi les Reprsentants et Envoys spciaux chargs de missions gard, demande aux tats Membres de communiquer au Secrtaire gnral le nom des candidates pouvant tre inscrites dans une liste centralise rgulirement mise jour; 4. Demande instamment aussi au Secrtaire gnral de chercher accrotre le rle et la contribution des femmes dans les oprations des Nations Unies sur le terrain, en particulier en qualit dobservateurs militaires, de membres de la police civile, de spcialistes des droits de lhomme et de membres doprations humanitaires; 5. Se dclare prt incorporer une dmarche soucieuse dquit entre les sexes dans les oprations de maintien de la paix, et prie instamment le Secrtaire gnral de veiller ce que les oprations sur le terrain comprennent, le cas chant, une composante femmes; 6. Prie le Secrtaire gnral de communiquer aux tats Membres des directives et lments de formation concernant la protection, les droits et les besoins particuliers des femmes, ainsi que limportance de la participation des femmes toutes les mesures de maintien de la paix et de consolidation de la paix, invite les tats Membres incorporer ces lments, ainsi que des activits de sensibilisation au VIH/sida, dans les programmes nationaux de formation quils organisent lintention du personnel des forces militaires et de la police civile qui se prpare un dploiement, et prie en outre le Secrtaire gnral de veiller ce que le personnel civil des oprations de maintien de la paix reoive une formation analogue; 7. Prie instamment les tats Membres daccrotre le soutien choisissent dapporter aux activits de formation aux questions de parit, y compris celles qui sont menes par les fonds et programmes comptents, notamment le Fonds des Nations Unies pour la femme, le Fonds des Nations Unies pour lenfance, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les rfugis et autres organes comptents; 8. Demande tous les intresss, lors de la ngociation et de la mise en oeuvre daccords de paix, dadopter une dmarche soucieuse dquit entre les sexes, en particulier : a) De tenir compte des besoins particuliers des femmes et des petites rinstallation et en vue du relvement, de la rinsertion et de la reconstruction b) Dadopter des mesures venant appuyer les initiatives de paix prises par des groupes locaux de femmes et les processus locaux de rglement des diffrends, et faisant participer les femmes tous les mcanismes de mise en oeuvre des accords de paix; c) Dadopter des mesures garantissant la protection et le respect des droits fondamentaux des femmes les domaines de la constitution, du systme lectoral, de la police et du systme judiciaire; 9. Demande toutes les parties un le droit international applicable aux droits et la protection des femmes que personnes civiles, notamment les obligations qui leur incombent en vertu des Conventions de Genve de 1949 et des Protocoles additionnels y affrents de 1977, de la Convention de 1951 relative au statut des rfugis et de son Protocole additionnel de 1967, de la Convention de 1979 sur llimination de toutes les formes de discrimination lgard des femmes et de son Protocole facultatif de 1999, ainsi que de la Convention des Nations Unies relative aux droits de lenfant de 1989 et de ses deux Protocoles facultatifs du 25 mai 2000, et de tenir compte des dispositions pertinentes du Statut de Rome de la Cour pnale internationale; (...) Extraits de la Rsolution 1325 (2000)

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18 out au long du mois de juillet 2013, les volontaires des Nations Unies se sont mobiliss pour aider des communauts locales. Aprs un appel projet lanc par le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) en RDC, sept projets ont t retenus. Trs diffrents les uns des autres, ils ont eu un objectif commun accomplir : lamlioration de la qualit de vie. Les initiatives entreprises par ces volontaires ont permis dobtenir des rsultats modestes mais palpables tels que laccs des femmes lducation, la sensibilisation aux mthodes de des matriels scolaires ou encore la rhabilitation dun orphelinat. Maurice et Claire Chantale, sont deux volontaires des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo. Lun travaille au Nord du pays, plus prcisement dans la province de lEquateur, lautre au Sud dans la province du Katanga. Tous les deux ont des visions complmentaires. Maurice fait du sarclage des champs et de la farine de manioc Gemena. Maurice Mukenge a un talent rare, celui de voir le monde en trois dimensions. Il serait lui-mme plus modeste que cela, ce nest pas un talent; mais tout simplement une mthodologie pertinente lie la volont inbranlable, non pas seulement de faire du bien, mais aussi de le faire bien. En partenariat avec Plante Jeune. Les amis de la paix, une association locale de jeunes volontaires, Maurice a organis deux jours dactivits visant la paix et le dveloppement. Le premier jour, les volontaires de tout le territoire de Gemena (Province de lEquateur) se volontariat la communaut ou la socit dans son ensemble. Ils ont appris les la mdiation ou la ngociation. Un cours thorique et pratique, lissue duquel ils se sont sentis bien outills pour grer les Ds le lendemain de lapprentissage, une trentaine de jeunes ont pris des machettes et des houes pour sarcler les champs de cinq veuves. Bien plus, quatrevingt autres volontaires vont suivre une Les volontaires des Nations Unies de plus en plus impliqus dans les actions de dveloppement social Par Jonathan Lorrillard/MONUSCO Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard

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19 formation sur les techniques modernes de fabrication de la farine de manioc. Ces nouvelles techniques permettent daugmenter la valeur ajoute du produit permettent galement davoir un produit de meilleure qualit. Tout le monde a pu en apprcier la qualit en se rgalant de beignets et de gteaux au citron fabriqus partir de cette farine de manioc. Les volontaires, qui ont directement particip la confection des gteaux taient tous satisfaits. Il nest plus question que jachte de beignets, maintenant je ferai moi-mme ces gteaux mes enfants, a avou une kilomtres pour participer ces deux jours de formation. Claire Chantale et son unit de savonnerie Kamina des VNU, le groupe de volontaires Congolais initi par Claire Chantale a permis la prison de Kamina davoir une activit gnratrice de revenus. Cette unit a trois objectifs principaux: dvelopper chez les prisonniers des comptences qui seront utiles leur rintgration sociale et conomique; gnrer des revenus qui vont notamment permettre daccrotre les capacits du jardin de la prison; et amliorer lhygine des prisonniers. Les volontaires ont, du matriel de base, form les prisonniers sur la fabrication du savon, et conseill la prison mettre en place un comit de gestion (comprenant le personnel dirigeant de ltablissement, des reprsentants dune paroisse et deux prisonniers). Lunit de production gagnant progressivement en autonomie, les volontaires devraient tre en mesure de se retirer. Cest le cheval de bataille de Claire. Notre souhait, dclare-t-elle aux prisonniers, cest quune fois le projet mis en route, quil se poursuive malgr notre absence; vous tes les personnes clefs de ce projet. Vous en tes les moteurs, les conducteurs ainsi Si vous ntes pas de bons conducteurs et mcaniciens, vous vous retrouverez rapidement faire de lauto stop au bord de la route. Si, dans le long terme, ce projet est viable, ce sera votre succs, pas le ntre, a-t-elle conseill en termes imags. Et Claire de conclure : Vous savez, ces prisonniers sortiront de la prison. Mais lactivit, elle, doit continuer, cest pour a quil est essentiel que la transmission des savoirs et techniques se fasse convenablement entre les prisonniers euxmmes Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard Le souhait des volontaires des Nations Unies, Kamina, est tel que, une fois les projets de dveloppement termins, les se prennent en charge Des jeunes volontaires congolais forms et mobiliss autour des projets de dveloppement communautaires.

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Grand dbat au Conseil de scurit des Nations Unies New york, le 25 juillet 2013, sur la situation dans les Grands Lacs et la Rpublique dmocratique du Congo