Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Fin du mandat du Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU en RDC Une publication de la Division de lInformation Publique de la MONUSCO Echos e Volume III N Juin 2013 Photo MONUSCO/Myriam Asmani Roger Meece quitte la MONUSCO, satisfait du travail accompli. Les femmes congolaises exigent leur participation dans la mise en oeuvre de lAccord-cadre dAddis-Abeba La MONUSCO et le gouvernement de la RDC sengagent dans la lutte contre la torture Le gaz Mazuku, une menace srieuse pour les habitants de Goma

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2 Juin 2013 Sommaire 5 Le Gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo se flicite du dploiement de la Brigade dintervention de la MONUSCO Goma 6 Quand les femmes congolaises exigent leur participation dans la mise en uvre de lAccord-cadre dAddis-Abeba 10 Echos des secteurs. Ensemble contre la torture et pour des prisons dignes 12 La MONUSCO sensibilise sur le dialogue social Beni et Butembo, au Nord Kivu 14 LONU et ses partenaires proccups par le danger du Mazuku Goma et ses environs Directeur de lInformation Publique Charles Bambara Coordonnateur des Publications Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime 3 Actualit Roger Meece quitte la MONUSCO, satisfait du travail accompli Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Mary Robinson, Envoye spciale du Secrtaire gnral des Nations Unies dans les Grands Lacs Roger Meece sen va! L e Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo, Roger Meece, quitte la MONUSCO. Il rendu, pendant trois ans, de bons et de la MONUSCO et les autorits locales, au dbut du mois de juin 2013. Cette visite daujourdhui, quelques semaines aprs la visite du Secrtaire Gnral et du Prsident de la Banque Mondiale, revt une importance particulire parce que je suis venu avec le nouveau Commandant de la Force de la MONUSCO. Mais cest une visite que jeffectue avec tristesse car cest ma dernire visite au Nord Kivu, . Cest en ces termes que le Reprsentant spcial sest exprim en accordant cette intgralit dans cette dition. Le plus dur reste devant vous a-t-il dit aux uns et aux car, selon lui, les groupes arms naissent toujours dans la partie Est de la Rpublique dmocratique du Congo, et constituent une A la Une Par Joseph Tshimanga/MONUSCO

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3 Juin 2013 Actualit R adio Okapi : M. Roger Meece, selon vous, quel doit tre la premire priorit de la personne qui va vous succder ici en RD Congo ? Roger Meece : Il me semble que les priorits pour mon successeur sont les priorits de la mission qui restent toujours en vigueur. Je lai dj dit, les priorits sont dictes par la Rsolution du Conseil de Scurit en commenant par la protection des civils. Et, comme je lai rpt plusieurs fois, cela veut dire, dune part, la protection immdiate avec tous les moyens possibles contre les menaces des groupes arms tout en rduisant leur capacit de nuisance. Dautre part, tout faire pour renforcer la capacit des puisse grer seul les problmes sans avoir recours la prsence dune force de maintien de la paix ou toute autre force venant de lextrieur. Donc, les priorits de la mission restent les mmes. Bien entendu comment le faire ? a dpend de lvolution de la situation. Je lai dj dit plus tt dans ma prsentation, avec les diffrentes actions ralises, le contexte est favorable pour atteindre la paix et la scurit. Et bien sr le dploiement de la Brigade Roger Meece, Reprsentant spcial du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, quitte la MONUSCO satisfait du travail accompli Propos recueillis par Denise Lukesso/MONUSCO Photo darchives ( titre dillustration) : Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral (2 droite), lors dune de ses grandes visites de travail dans lEst du pays, ici dans la ville de Bukavu, au Sud Kivu Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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4 Juin 2013 dintervention augmentera au cours des prochaines semaines les capacits de la MONUSCO.Cest une tche qui revient bien videmment au Commandant de la Force et mon successeur. Quest-ce qui vous aura le plus masqu ici en RDC ? Cest videmment la situation qui reste catastrophique pour une grande partie de la population civile au Nord-Kivu ainsi quailleurs lEst du Congo surtout. Du point de vue de la situation scuritaire, les menaces causes par les groupes arms, linscurit en gnral, le nombre important des dplacs, sont des sujets trs proccupants. Les conditions de vie pour une grande partie voire dangereuses. Bien entendu, je regrette que cette situation de violences et daffrontements continue aprs tant dannes. Mais cela souligne limportance des mesures dont jai dj parles pour parvenir, le plus rapidement possible la stabilit, non pas par une sorte daccord provisoire, mais quelque chose qui va mettre en place tous les acteurs ncessaires pour ltablissement dune scurit durable, au Nord-Kivu, lEst du Congo et dans la rgion en gnral. Quel est votre message lendroit des femmes du Nord-Kivu ? Je crois que le message a t bien exprim au cours de la visite du SG (Secrtaire gnral des Nations Unies, ndlr). Cest vident, le problme des violences sexuelles demeure une grande proccupation : une situation inacceptable pour les victimes et les menaces que cela pose la socit, la scurit, que ces crimes soient commis par des milices, des militaires ou des civils. Cest non seulement un crime contre la socit, mais cest un crime contre la communaut. Et donc, cela va exiger une implication de tout le monde pour arriver mettre un terme cette pratique. Il faut, dans un premier temps, renforcer toutes les activits des Nations Unies et des ONGs. En plus, je voudrais dire quil me semble trs important de dployer tous les efforts ncessaires pour avoir plus de femmes impliques dans la vie politique. Jespre bien que les prochaines lections donneront des rsultats plus impressionnants du point de vue du nombre de femmes lues aux postes de gouvernement. Cela dpend de la mobilisation et la sensibilisation par diffrentes organisations et les ONGs des femmes. Donc, pour rsumer, cest trs important de dployer des efforts plus consquents pour encourager les femmes jouer un rle prpondrant pas seulement au Nord-Kivu, mais dans tout le pays, dans le gouvernement provincial violences sexuelles. Je voulais juste avoir une armation et contre armation de la part de Roger Meece. Etesvous conscient que votre mandat la tte de la MONUSCO a t mitig ? Vous savez, jai travaill ici dans les diffrentes fonctions prcdemment comme diplomate amricain et depuis 2010 comme Reprsentant spcial. La prise de Goma, lanne dernire, par le M23 cest quelque chose de dcevant, proccupant et qui exige un effort de ces menaces. Donc, suite la situation du dbut de la rbellion, y compris la prise de Goma pendant quelques jours, nous avons pris plusieurs mesures, y compris des actes concrets que jai dj cits. Les engagements au niveau international notamment lAccordcadre mais aussi quelque chose de trs important : la raction du Conseil de scurit, rpondre nos appels ainsi quaux autres, y compris notamment les pays de la rgion avec lautorisation de la nouvelle rsolution 2098, y compris ltablissement et lautorisation donne la brigade dintervention qui va nous permettre dagir en vue daccomplir notre travail. Cest pas facile, mais nous pensons que nous y arriverons M. Meece lors de sa visite Goma, au Nord Kivu Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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5 Juin 2013 Actualit L e Gouvernement se flicite du dploiement progressif de la Brigade dintervention des Nations-Unies Goma et dans les environs. En effet ce jour, la totalit des lments tanzaniens et une grande partie des lments sud-africains composant cette brigade sont dj sur place Goma avec leurs matriels et quipement. Plus de 2.000 units sont dj sur terrain sur les 3.000 attendues. Les lments malawites de la Brigade sont attendus dans moins dune semaine. au vu de lenthousiasme que suscite larrive des lments de la Brigade dintervention, mais le Gouvernement tient appeler au soutien de tous les Congolais cette force internationale et aux FARDC en tout ce qui est susceptible de leur permettre le meilleur accomplissement possible de leur tche. Il est constat ces derniers temps une forte augmentation du nombre de redditions des membres des groupes arms tant nationaux qutrangers, quil sagisse des Forces dmocratiques de libration du Rwanda (FDLR), des Forces combattantes Abancunguzi (FOCA), du mouvement du 23 mars (M23), aussi bien que divers groupes Ma-Ma, notamment les Patriotes rsistants Ma-Ma (PRM) et un de lUPCP (FPC). Le Gouvernement de la Rpublique dmocratique du Congo se flicite du dploiement de la Brigade dintervention de la MONUSCO Goma galement salu laugmentation des redditions au sein des groupes arms. Extraits. Le Gouvernement salue cette augmentation des redditions dans les rangs des forces cibles par la rsolution 2098 du Conseil de scurit de lOnu qui a cr la Brigade dintervention. Nous continuons dencourager tous ceux de nos compatriotes qui trainent encore parmi les forces ngatives en sortir aussi vite quils le peuvent. Car, si la Brigade dintervention peut se limiter dissuader les forces ngatives de persvrer sur la voie o elles sont engages, nous aurons beaucoup gagn ; notamment par rapport aux pertes en vies humaines. Lobjectif du gouvernement nest pas daller en guerre. Loption demeure triptyque : le premier axe est politique, le deuxime diplomatique. Loption militaire nest envisage que comme dernier recours Les Casques bleus de la Brigade dintervention prsents aux ociels militaires de la MONUSCO Goma Photo MONUSCO/Clara Padovan

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6 Juin 2013 Quand les femmes congolaises exigent leur participation dans la mise en uvre de lAccord-cadre dAddis-Abeba Par Joseph Tshimanga/MONUSCO Paix, scurit et coopration en RDC et dans la rgion E CHOS DE LA MONUSCO : Onze pays de la sous-rgion, dont la RDC, ont sign, le 24 fvrier, Addis-Abeba, lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration en RDC et dans la rgion. Ce nime accord a-t-il des chances de russir votre avis ? Si oui, pourquoi ? Si non, quelles sont les raisons qui vous font douter de son application ? Rose Mutombo : Je crois que cet accord a des chances de russir condition que les diffrents signataires puissent respecter leurs engagements. Par diffrents signataires, jentends les Nations Unies, les pays de la sous-rgion, et mme la SADC (NDLR Communaut conomique des Etats de lAfrique Australe). Et il faut ajouter cela, les obligations du gouvernement congolais. Le gouvernement doit mettre en uvre ou continuer faire la rforme du secteur scuritaire ; il faut quil puisse dclencher le dialogue au sein de la population, et que chaque partie puisse respecter ses engagements pour que cet accord aboutisse. Mais, si les uns et les autres ne respectent pas leurs engagements, cest--dire les Nations Unies, les pays signataires, les diffrentes organisations qui nous ont accompagns, cet accord sera une lettre morte et ne trouvera pas gain de cause dans sa mise en uvre. Vous prsagez, certes, de grandes dicults dans lapplication de cet Accord? Personnellement, jobserve beaucoup cet accord. Par exemple, lors de la visite Entretien avec Madame Rose Mutombo, secrtaire excutive de la confdration des Associations des femmes au Congo Madame Rose Mutombo, rpondant aux questions dEchos de la MONUSCO Photo MONUSCO/Joseph Tshimanga Actualit

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7 Juin 2013 en RDC et dans la rgion, du Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban Kimoon, de Mme Mary Robinson, et du Prsident de la Banque Mondiale, on a entendu sur plusieurs chanes de radios des ractions ngatives de certains pays au dploiement de la Brigade dintervention de la MONUSCO cre par la rsolution 2098 du Conseil de Scurit. Cela nous inquite puisque, apparemment, tout le monde na pas la mme lecture de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration en RDC et dans la rgion, et surtout de la rsolution 2098 du Conseil de scurit. Daucuns ne voient pas la ncessit de ces deux instruments (Ndlr Accord-cadre et Rsolution 2098). En ce qui concerne leur application, ils prfrent lapproche politique et diplomatique loption militaire. Mais, nous, en tant que femmes, en tant que population, nous pensons que lespoir de cet accord cest lespoir de la population congolaise et des femmes particulirement. Cest vrai que la brigade dintervention est minime par rapport au nombre dhommes qui la composent. Mais, je crois que si la MONUSCO simplique fermement, si tous les pays contributeurs des troupes simpliquent eux-aussi, dans la mise en uvre de lAccord dAddis-Abeba, les choses peuvent changer. Quels conseils donneriezvous Mary Robinson, Envoye spciale du Secrtaire gnral des Nations Unies pour les Grands Lacs, pour laider dans sa tche qui est celle de veiller au respect et la mise en uvre de cet Accord ? La premire chose que je vais lui demander, cest de sapprocher de plus en plus de la socit civile qui reprsente la population, et de plus en plus des femmes. En son temps, les femmes de la CAFCO (Confdration des Associations des femmes au Congo) ont organis un dialogue sur le thme Femmes pour la paix . Nous avons invit les diffrentes femmes de la sous-rgion, des parlementaires, des femmes de la socit civile. Au cours de ce forum, les femmes ont analys les voies et moyens quelles peuvent utiliser pour apporter un plus la solution de la crise, tant donn que les femmes qui sont les grandes victimes. Notre vu est de voir Madame Robinson capitaliser les diffrents efforts de paix et de conscientisation dploys par les femmes dans la sousrgion, et plus particulirement en RDC. Les femmes congolaises ont beaucoup travaill pour la paix. Avant le Dialogue inter-Congolais et jusqu maintenant elles continuent de travailler. Nous voulons mobiliser les ressources pour continuer notre travail. Nous avons un calendrier, un programme, un plan dactions mener dans la sous-rgion dans le cadre de la recherche de paix. Il faut que Mme Robinson mobilise, comme elle la dit,toutes les femmes de la sous-rgion autour de son programme daction et surtout la sensibilisation sur le respect de lapplication de lAccordcadre pour la paix, la scurit et la coopration en RDC et dans la rgion. Il faut quelle mette en place une plateforme des femmes, capables de mener des actions de plaidoyer auprs des diffrents pays signataires de cet Accordcadre. Seules les voies de mobilisation et de sensibilisation peuvent conduire au respect des engagements pris par les signataires de cet Accord pour sa meilleure mise en uvre. Mme Robinson est une grande dame qui a occup de hautes fonctions, et nous croyons que cest important quelle simpose, quelle soit trs svre auprs de nos dcideurs pour que chacun puisse respecter ses engagements Notre grand espoir cest de voir que les diffrents groupes arms ont t neutraliss. Cest a lobjectif principal de cette brigade. Les femmes conglaises au cours dune campagne de sensibilisation sur le processus lectoral Kalemie Photo darchives/Franois Mybe MONUSCO

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8 Juin 2013 Pour Marie Madeleine Kalala, lissue de lAccord-cadre dAddis-Abeba dpendra de la bonne volont de ses signataires E CHOS DE LA MONUSCO : Onze pays de la sous-rgion, dont la RDC, ont sign, les 24 fvrier, Addis-Abeba, lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration en RDC et dans la rgion. Ce nime accord a-t-il des chances de russir votre avis ? Si oui, pourquoi ? Si non, quelles sont les raisons qui vous font douter de son application ? Marie Madeleine Kalala : Cette question pronostic sur le succs de cet accord, parce que je ne suis pas Dieu. A mon avis, il ny a que Dieu qui sait si cet accord peut ou ne pas russir, ou sil va se terminer comme les autres accords antrieurs. Quand on lit laccord en question, ses premiers mots voquent des accords prcdents. Cest--dire quil y a dj eu plusieurs fois des accords signs sur la paix dans la sous-rgion des Grands Lacs. Et, presque 20 ans aprs, on cherche toujours une issue la crise. Vingt ans aprs, la situation reste assez confuse. Devrait-on, donc, Cest un accord comme tout autre, dont lissue dpend de la bonne volont des signataires. me suis demande si avant de signer cet accord-cadre du 24 fvrier 2013 ???????????????????????????????????????????????????Photo MONUSCO/Amadou Maga Point de vue de la prsidente de la Cause commune sur lapplication de lAccord-cadre dAddisAbeba Par Joseph Tshimanga/MONUSCO Addis-Abeba ou avant de le rdiger, les signataires navaient-ils pas dabord valu les accords prcdents ? Pourquoi les accords prcdents nont-ils pas russi ? Il fallait tout dabord faire cette valuation et ensuite sinterroger sur le bienfond de lAccord-cadre pour la paix, la scurit et la coopration en RDC et dans la rgion. Ceci est juste et vrai car, comme on peut le constater, il manque, dans cet accord, beaucoup dlments par rapport aux processus prcdents et Mme Marie Madeleine Kalala, prsidente de Cause commune Photo MONUSCO/Joseph Tshimanga Actualit

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9 Juin 2013 je reste toujours angoisse par les termes utiliss. Je me demande si les causes profondes de la crise dans la sous-rgion causes profondes... causes profondes est un mot quon a repris pratiquement dans tous les accords dj conclus sans en donner la quintessence. Est-ce que ce nest pas l que rside le vritable problme ? La cause principale serait la prsence des groupes arms qui svissent au l des ans dans la rgion. Et cest pourquoi le Conseil de scurit des Nations Unies a cr une Brigade dintervention pour neutraliser ces groupes arms. Partagez-vous ce point de vue ? Cest vrai, et dailleurs je pense que les populations congolaises veulent que cette brigade puisse anantir les groupes arms. En fait, sera-t-elle capable ? a cest une autre question que nous pouvons nous poser. Une chose est certaine, cest quon va mettre quand mme un certain nombre doutils ou de matriels la disposition de cette Brigade pour quelle puisse bien remplir sa mission. Mais dans la ralit, on attend plus que lAccord cadre sappuie surtout sur la rsolution qui doivent garantir la russite de cet accord me donnent limpression de privilgier la voie diplomatique, la voie mettre en mouvement cette brigade. Je Mary Robinson Goma Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Donc, pour moi, aussi longtemps quon vritables causes de la crise, tant quon ne peut pas savoir pourquoi la paix est si revenir dans la rgion, lissue de lAccordcadre dAddis-Abeba mon avis. pense quau dpart, lorsquon a parl de cette Brigade, ctaient des lments des forces armes des pays africains ; ils taient dtermins, eux, venir vraiment combattre, mais maintenant avec toute cette lenteur dans le dploiement de la brigade, on commence vritablement dans la rgion. Quels conseils donneriezvous Mary Robinson, Envoye spciale du Secrtaire gnral des Nations Unies pour les Grands Lacs, pour laider dans sa tche qui est celle de veiller au respect et la mise en uvre de cet Accord ? Je pense que ce serait un peu prtentieux de ma part de lui donner des conseils parce quelle a beaucoup plus dexprience que moi. Mais, toutefois, si je devais vraiment le faire, la premire chose que je lui recommanderais serait limpartialit. Je lui demanderais dessayer vraiment de se dmarquer de tous les signataires de lAccord-cadre, donc, de ne pas privilgier lun ou lautre signataire, mais de les traiter tous de la mme faon. Mme Robinson doit tre impartiale, parce quelle aura rencontrer des personnalits diffrentes. Et selon les rgions quelle aura frquenter, les versions seront diffrentes. Elle doit tre vraiment lglise au milieu du village. Elle devra tre rassembleuse, elle doit viter dtre sensible parce que je sais quil y a des personnes qui jouent beaucoup plus sur lmotivit et sur la sensibilit. Je lui demanderais vraiment cette impartialit. Il serait bon quelle coute tout le monde, mme ceux qui avoir un message transmettre chacun de ses interlocuteurs. Si on demande aux signataires de respecter leurs engagements, on doit galement mettre en garde les marchands darmes, qui ont une part trs active justement dans la crise. Il faudrait aussi, pour que sa dmarche qui peut rapprocher les pays. Elle devra galement faire preuve de beaucoup dintelligence et de subtilit dans la rsolution de ce qui fche les pays, ces causes-l quon nous cache. Il faut quelle parvienne savoir quelles sont les vritables causes de la crise. Dans la rsolution de cette crise, quelle ait laccompagnement des populations de tous les pays concerns, notamment les femmes dont elle doit imprativement sapprocher

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10 Juin 2013 Echos des secteurs A ux mois de mai et juin 2013, la Vice-ministre aux droits humains, Madame Maguy Selemani Sakina Binti, avec lappui du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de lhomme (BCNUDH) a poursuivi sa tourne nationale de visite des provinces, initie en 2012 au lendemain de son lection, dans le cadre dune politique de promotion des droits de lhomme sur le terrain. Elle sest ainsi rendue Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, puis Bandundu-Ville (Bandundu) et Lubumbashi (Katanga) dans le cadre de la mise en place de l entit de liaison en matire de droits de lhomme et dun atelier de vulgarisation de la loi de 2011 portant criminalisation de la torture. Des reprsentants du BCNUDH et dautres sections de la MONUSCO ont galement assist la Vice-ministre et sa dlgation dans le cadre de visites dtablissements pnitenciers. Aprs avoir visit neuf des onze provinces de la RDC, la Viceministre se rendra prochainement au Bas-Congo et Kinshasa o elle terminera sa tourne nationale. Le renforcement de la protection Kindu Lors de la tenue dun atelier de vulgarisation de la loi portant criminalisation de la torture, organis par le gouvernement provincial du Maniema, en collaboration avec le BCNUDH, la lentit provinciale de liaison dans cette province. Lentit provinciale de liaison constitue un cadre de concertation pour examiner et valuer les problmes en matire de droits de lhomme dans la province avec une approche concerte en ces problmatiques.Dans ce sens, lentit provinciale de liaison est charge de veiller au respect des obligations en matire de droits de lhomme dans le territoire concern et dvaluer les activits provinciales dans ce domaine. Lentit aura un comit de gestion tripartite compos de deux reprsentants des organisations non gouvernementales locales, des autorits provinciales et du BCNUDH. Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lhomme et le Ministre congolais des droits humains en campagne de sensibilisation Ensemble contre la torture et pour des prisons dignes Par Julia Doublait, Lukas Knott et Jos Ren Pazos/MONUSCO Accompagne de sa dlgation, la Vice-ministre aux droits humains, Mme Maguy Selemani Sakina Binti (1re g) visite une prison au Katanga Photo MONUSCO/Lukas Knott

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11 Juin 2013 Promouvoir les droits de lhomme dans le pays signie galement promouvoir la lutte contre la torture Cette lutte a connu un nouvel lan depuis la promulgation par le Chef de lEtat, de la Loi n 11/008 du 09 juillet 2011 portant criminalisation de la torture. qui interdisent la torture au niveau continental et international. Toutefois, la mise en uvre de cette loi contre la torture, et plus gnralement la lutte contre les violations grave des droits de lhomme, demeure un enjeu majeur en RDC. Tout en tant conscient du chemin qui reste parcourir dans ce sens, le BCNUDH soutient les efforts dploys par le gouvernement de la RDC dans son approche participative de la protection des droits de lhomme, qui responsabilise tous les acteurs tatiques, mais qui repose galement sur lengagement de la socit civile. Ces visites sont ainsi loccasion de runir tous les acteurs des droits de lhomme autour dun atelier de vulgarisation de la loi portant criminalisation de la torture. Les prsentation de la loi mais aussi dun espace de parole et de discussion pour analyser tous ensemble les causes de la torture et ses remdes. Ainsi, Bandundu-ville, la journe de sensibilisation a dbut sous la fanfare de la PNC (Police nationale congolaise), venue accueillir la Vice-ministre et sa dlgation. Prsid par le Vicegouverneur de la province du Bandundu, latelier a runi environ 300 personnes et sest droul en prsence des autorits administratives, judiciaires, des reprsentants de la socit civile et des agents des forces nationales de dfense et de scurit. La Vice-ministre aux droits humains a cltur cette journe par le qui servira, lavenir, de plateforme de discussion sur la situation des droits de lhomme dans la province. Les conditions dans les prisons plus que proccupantes dans le Katanga, tout comme dans la grande majorit du pays Objet rgulier des visites conjointes de la Vice-ministre et du BCNUDH, les prisons en RDC continuent dtre une source principale de proccupation en matire de droits de lhomme sur lensemble du territoire congolais. Un rapport du BCNUDH avait dj relev, au mois de mars dernier, des conditions dplorables dans de nombreuses prisons du pays, et de frquentes allgations de violations des droits humains (Voir Les Echos de la MONUSCO mars 2013). Lors des dernires visites conjointes, la viceministre a pu personnellement constater que de nombreux problmes persistent, et quil sagit de problmes systmatiques assurer lalimentation adquate des prisonniers et leurs soins mdicaux de base. Une problmatique partage par toutes les prisons du pays, dont aucune na t construite aprs lindpendance, est la surpopulation carcrale. Ainsi, au Katanga la prison de Balua, prs de Likasi, conue pour 500 personnes, la Vice-ministre a rencontr quelque deux milles dtenus. La situation est particulirement proccupante dans la petite prison de Kipushi, 30 km lOuest de Lubumbashi, o Mme Sakina Binti a d constater que cinq dtenus atteints de tuberculose cohabitaient toujours avec les autres prisonniers, dans un espace rduit et sans les conditions minimales dhygine. Jusqu lintervention rcente de la MONUSCO, cette prison ne disposait mme pas dun espace scuris permettant aux prisonniers de prendre de lair Exemple de lieu carcral: un espace rduit et sans les conditions minimales dhygine requises pour les prisonniers Photo MONUSCO/Lukas Knott

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12 Juin 2013 Par Jacob Mogeni, Leocadie Nahishakiye, Moussa Demba Diallo/MONUSCO L a section des Affaires politiques de la MONUSCO a entrepris au cours du mois de juin 2013 une srie dateliers de dialogue social dans les localits de Mutwanga, Butembo, Kirumba et Beni dans la province du Nord Kivu. Ces forums axs sur le thme Paix, connu la participation denviron 700 personnes, dont les autorits locales, des reprsentants des Forces armes de la RD Congo (FARDC) et de la Police Nationale Congolaise (PNC), des associations fminines, des groupes religieux, des associations de jeunesse et de conducteurs de motos-taxis. Durant les travaux de ces ateliers, les participants ont examin les causes profondes de linscurit dans les localits susmentionnes, et explor les moyens dy restaurer la paix. Ils ont voqu les diffrentes formes dinscurit, tout en passant en revue des cas signals. Plusieurs sujets dont des cas de meurtres, dincursions armes et actes de banditisme, denlvements et viols, de limites controverses du Parc national des Virunga, ainsi que le recrutement massif de jeunes par les milices ont t passs en revue. Ils ont galement fait mention des cas dexcution arbitraire de suspects au sein des glises et des institutions, des dplacements de populations, des harclements de la part des FDLR (Forces dmocratiques pour la libration du Rwanda), des Mayi Mayi, dautres lments arms incontrls, et des excombattants dmobiliss. Loccupation des terres par des dplacs ex-dplacs et/ou rapatris Hutu et Tutsi, et la dtention illgale des problmes cruciaux dans le sud du territoire de Lubero en particulier. Des recommandations Des recommandations ont t faites l endroit du Gouvernement et de la MONUSCO. En ce qui concerne le Gouvernement, il a t soulign la ncessit de sengager dans la pratique de la bonne gouvernance et de relancer le programme de Dsarmement, Dmobilisation et de Rinsertion (DDR) La MONUSCO sensibilise sur le dialogue social Beni et Butembo, au Nord Kivu linscurit Le forum sur le dialogue social a voqu le recrutement massif des jeunes par les milices Photo MONUSCO Echos des secteurs

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13 Juin 2013 destin aux ex-combattants locaux. Tandis quaux FARDC il a t recommand dengager des oprations militaires contre les groupes arms prsents dans ces zones. Les forces de scurit, quant elles, ne devraient pas collaborer avec des groupes arms et devraient prendre au srieux toute information susceptible de contribuer assurer la scurit de ces localits et des zones environnantes. La communaut internationale et le Gouvernement de la RDC devraient initier des campagnes en faveur dun dialogue national inter-rwandais qui permettrait douvrir lespace politique rwandais aux FDLR. Il a t demand la MONUSCO dappuyer le Gouvernement par des actions conjointes pour la paix, en particulier des oprations mener conjointement contre les groupes arms, notamment travers des patrouilles conjointes. La population et les ONG locales ont t encourages dnoncer les cas dinscurit et leurs auteurs, et sensibiliser les communauts sur la ncessit de mettre un terme la culture de la guerre. Engagement dans la rsolution de la crise Par ailleurs, le 11 juin 2013 sest tenu un autre forum important, organis par le Bureau de lInformation publique de Beni&Butembo, au cours duquel la MONUSCO sest entretenue, huis clos, avec des reprsentants de Kyanda Yira, danalyser un certain nombre dallgations lendroit de cette association et selon lesquelles elle contribuerait alimenter linscurit dans le territoire de Beni. Cette runion a connu une forte participation, 25 membres de Kyanda ayant rpondu linvitation. Lors de cette rencontre, les reprsentants de Kyanda Yira ont rejet ces allgations. En revanche, ils ont reproch au gouvernement de navoir pas su sattaquer ce problme de faon selon eux dbusquer les groupes arms de leurs planques, doter larme de ressources adquates et engager des ngociations comme celles de Kampala avec dautres groupes arms. Ils ont notamment cit le faible moral des militaires, le non-paiement des salaires aux soldats et aux policiers, le manque de ressources dont souffre la population, le faible niveau dducation au sein de la population, les rivalits politiques, cohabitation. La plupart dentre eux ont galement voqu la question de limpunit laquelle personne ressemble vouloir vritablement sattaquer. Parmi les autres causes de linscurit, ils ont pris en cause la prsence dans la rgion denfants dits de la rue dits de la rue, lexistence dune justice deux vitesses, le phnomne des groupes Mayi Mayi, le npotisme, la et les militaires, le faible niveau de comptences au sein des FARDC et de la chefs coutumiers. maux, les participants ont formul des recommandations en vue de remdier cette situation. Ainsi, la MONUSCO devrait plaider pour la bonne gouvernance ; le Gouvernement devrait procder au versement rgulier de la solde des soldats et des policiers, et poursuivre avec plus de vigueur la reforme du secteur de la scurit Les forces de lordre, notamment la police nationale congolaise, ont t appele sengager dans la scurisastion de la population Photo MONUSCO

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14 Juin 2013 Politique Echos des secteurs S i le monde clbre la journe internationale des Catastrophes naturelles , le Nord Kivu en revanche fait face quotidiennement ces menaces. Aux risques druptions volcaniques, dboulements, de tremblements de terre, de pluies acides, sajoute le danger cr par la prsence de poches de Mazuku dans la rgion. Les rcentes victimes dans le camp des dplacs de Buyimba, montrent lurgence de trouver des fonds pour une sensibilisation de masse ce danger permanent. Le Bureau des Nations Unies pour les Services dAppui aux Projets (UNOPS) et ses principaux partenaires (Union Europenne et Coopration Suisse) ont lanc, depuis 2006, un projet de Prvention et Analyses des Risques naturels en RDC Ce projet devrait Le Mazuku est le nom donn un phnomne naturel qui consiste en des missions de gaz riches en dioxyde de carbone (CO2) la surface de la terre. Le terme Mazuku vient de la langue Kinyarwanda, et pourrait se traduire par ou vent diabolique . Les poches de Mazuku sont cres lorsque quun gaz inodore et incolore comme le dioxyde de carbone saccumule dans des cuvettes ou des dpressions plus ou moins profondes. Le CO2, plus lourd Attention : Danger LONU et ses partenaires proccups par le danger du Mazuku Goma et ses environs que lair, stagne la surface du sol. La nest pas dtectable olfactivement ou visuellement. Le professeur Dario Tedesco, vulcanologue et Professeur lUniversit de Naples, chef du projet Prvention et Analyses des Risques naturels en RDC de lUNOPS, explique ce quest le Mazuku. Les Mazuku correspondent aux zones de basse terre (dpressions) o le dioxyde de carbone, tant plus lourd que lair, saccumule la plupart du temps dans des concentrations leves, souvent avec des pourcentage avoisinant 100%. Une concentration comprise entre 10 et 15% est fatale pour les tres humains et les animaux Le phnomne de Mazuku existe depuis longtemps comme dans dautres partis du rift en Afrique o la rumeur locale la associ au cimetire des lphants . En fait, la ralit est tout autre: Par Clara Padovan/MONUSCO et Prof. Dario Tedesco/UNOPS Dario Tedesco, chef du projet Prvention et Analyses des Risques naturels en RDC

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15 Juin 2013 lorigine de cette croyance populaire vient du fait que des lphants avaient t pris au pige dans des normes dpressions remplies de dioxyde de carbone, et sont morts sur le coup. LONU se mobilise A Goma les principales poches de Mazuku se trouvent surtout dans les quartiers peupls de Kituku et d Himbi. Devant les risques que courent tous ceux qui vivent ou traversent Goma et sa priphrie, lONU avait demand un renforcement du projet Prvention et Analyses des Risques Naturels en RDC. LUNOPS et ses partenaires de lUnion Europenne et de la Coopration suisse ont ainsi lanc, depuis 2006, de vastes campagnes de sensibilisation. Des panneaux ont t placs sur ces sites par lObservatoire Volcanologique de Goma (OVG) mais la plupart dentre eux ont t arrachs par des habitants qui nen voyaient pas lutilit. En revanche, certains propritaires se sont empresss de vendre leurs terrains et de quitter les lieux. Hlas, le nombre croissant de personnes dplaces toujours la recherche dun terrain libre pour sinstaller nest pas fait pour amliorer la situation, comme nous le dit le volcanologue. Cest le nombre extrmement lev de personnes dplaces prsentes actuellement dans la rgion, venant souvent de zones recules, qui aggrave la situation car ils ont construit leurs camps l o la population locale na jamais voulu sinstaller par crainte des Mazuku Le 17 juin dernier, deux personnes sont mortes asphyxies par un Mazuku au quartier Lac vert de Goma dans le camp des dplacs de Buhimba. Deux autres corps ont t retrouvs dans le lac Kivu, quelques mtres seulement de la rive. Les campagnes de sensibilisation organises par les Nations Unies ne mouvements de populations dans la rgion. Le besoin pour linstallation les populations frquenter les sites dangereux se pose avec urgence. Dans les camps de dplacs de Bulengo, localit situe dans la banlieue de Goma, le projet de lUNOPS en collaboration avec lOVG, a dj minutieusement rpertori tous les sites de Mazuku avant que lONG britannique OXFAM y installe les panneaux. Il linstallation de nouveaux panneaux, de nouvelles et longues campagnes dinformation et dducation dans les camps des dplacs et dans les coles, exigent des fonds importants qui ne sont, pour le moment, pas budgtiss. Quelles perspectives davenir ? Pour le long terme, Monsieur Tedesco propose une cartographie systmatique de la zone pour mieux cerner et tester lhypothse sur la formation du Mazuku, et aussi pour une gestion urbaine approprie une zone comportant un risque volcanique direct ou indirect. Le travail accomplir est immense et les ressources trs limites. Les dernires donnes de Buhimba montrent le danger rel des Mazuku. Pour lexpert des Nations Unies, cest ce type dexpertise qui doit tre effectu aussi souvent que fournir une indication claire de lorigine de ces manations de gaz et de leur lien avec les activits du volcan. Alors il sera possible de travailler lassainissement et aux recommandations faire aux habitants de ces zones Deux victimes des poches de Mazuku Goma Photo MONUSCO/Clara Padovan

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16 Juin 2013 Pour nous contacter : 12, avenue des aviateurs Kinshasa/Gombe Tl. : (243) 81 890 7368 (243) 81 890 6885 E-mail : tourep@un.org Site web : www.monusco.org www.facebook.com/monusco.org twitter.com/MONUSCO www.youtube.com/MONUSCO Un message de la Journe de lEnfant Africain