Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

UFDC Membership

Aggregations:
Digital Military Collection

Downloads

This item is only available as the following downloads:


Full Text

PAGE 1

K i vu : la scurit des camps de dplacs toujours proccupante Une publication de la Division de lInformation Publique de la MONUSCO Echos e Volume III N Fvrier 2013 Nord Kivu : une mobilisation gnrale pour le rapatriement des combattants FDLR Sud Kivu : les Denis Mukwege, de retour Bukavu Equateur : la MONUSCO soutient les efforts de la jeunesse pour la paix

PAGE 2

2 Fvrier 2013 Sommaire 5 Les agents pnitentiaires forms sur ladministration publique des prisons Bukavu 6 Reportage DDR/RR : mobilisation gnrale pour le rapatriement des combattants FDLR dans le Nord Kivu 7 Interview Entretien avec Dr. Denis Mukwege: La seule faon de rpondre la haine cest lamour et le volontariat 9 Analyse La population congolaise plus que jamais rapproche de la MONUSCO 11 Quand la MONUSCO soutient les eorts de la jeunesse pour la paix en Equateur 13 Processus scuritaire Dongo : un pacte pour la paix et la rconciliation intercommunautaire 15 Ituri : la MONUSCO dtermine toujours protger les populations civiles Directeur a.i. de lInformation Publique Madnodje Mounoubai Coordonnateur des Publications Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime 3 Actualit Goma : la scurisation des camps et sites de dplacs de Mugunga au centre des proccupations de la police de la MONUSCO Photo MONUSCO Photo couverture : Des Casques bleus de la MONUSCO sur le terrain au nord de la ville de Goma Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Lire linterview la 7 me page Dr. Denis Mukwege, fondateur de lhpital de Panzi Un bon samaritain Bukavu R entr dexil, le Dr. Mukwege est arriv Bukavu, province du Sud Kivu, le 14 janvier 2013 sous les applaudissements nourris dune grande foule reconnaissante son gard. Il avait d quitter la ville pour des raisons videntes de scurit suite son agression le 25 octobre dernier. Un de ses gardiens y avait dailleurs trouv la mort. Fondateur de lHpital de Panzi, qui a soign plus de 40 000 femmes congolaises victimes de violences sexuelles depuis sa cration en 1999, le Dr. Mukwege sest livr aux questions de Jonathan Lorrillard, un membre du staff du Programme des Volontaires des Nations Unies de la MONUSCO. Suivez plutt ce tmoignage poignant.

PAGE 3

3 Fvrier 2013 Goma : la scurisation des camps et sites de dplacs de Mugunga au centre des proccupations de la police de la MONUSCO L a Police de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo, dans le Nord Kivu, uvre pour contribuer la restauration de la scurit dans le camp de dplacs de Mugunga III, ainsi que dans les sites Lac Vert, Mugunga I, et Nzulo. Sa contribution la prvention des actes de banditisme et des viols rcurrents dans ces milieux doit passer par le renforcement des capacits de la Police nationale congolaise (PNC), laquelle revient en priorit cette formation et lquipement des 150 lments de la PNC slvent prs dun million de dollars amricains, selon les estimations de la Police de la MONUSCO. En effet, loccupation temporaire de la ville de Goma par le Mouvement M-23 en novembre 2012, avait provoqu le dplacement massif des populations vers la localit de Mugunga, situe environ 18 km de cette ville. Du coup, Mugunga, hier un espace rocheux et parsem de la lave du volcan depuis sa dernire ruption de 2002, a revtu un autre visage, celui dun vritable camp de dplacs internes o se ctoient des milliers dhommes et de femmes, denfants et de vieillards. Aussi, des dlinquants et hors la loi de tous bords y ont-ils trouv un lieu favorable au vandalisme et aux exactions multiples contre les paisibles occupants. Cest pour oeuvrer mettre un terme linscurit dans ce camp, que la Police des Nations Unies a prvu dy Par Clara Padovan/MONUSCO Actualit mener des actions de protection durant les trois prochains mois. La protection des femmes et des enfants des camps et sites de dplacs de Goma est devenue une des plus grandes proccupations de la MONUSCO. Constats malheureux Jacques Desilets, Chef adjoint de la police MONUSCO de Kinshasa, qui a effectu dernirement une visite Un million de dollars, cest le montant que la police de la MONUSCO souhaite lever auprs des bailleurs de nationale congolaise au Nord Kivu. Ces policiers ont pour tche de combattre linscurit dans les camps de Mugunga III, ainsi que dans les sites spontans la priphrie de Goma que sont Lac Vert, Mugunga I, Nzulo et Bulengo. Des dplacs en qute de scurit au Nord Kivu Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

PAGE 4

4 Fvrier 2013 En avant-plan, une femme dplace et son enfant au camps Mugunga, Goma Photo MONUSCO/Sylvain Liechti dexplication sur les efforts de la Police des Nations Unies la protection des aux dplacs et les agences du systme des Nations Unies sur place Goma, a soulign que la situation dinscurit des camps de dplacs de Mugunga tait intolrable et impardonnable . De ses consultations sur place avec les diffrents acteurs politico-administratifs, des agences et des humanitaires, il en a rsult que, les actes de viols dans ces camps et sites temporaires des dplacs sont frquents et se produisent gnralement lorsque les femmes vont la recherche du bois de chauffage aux abords du Parc des Virunga. Dautres actes de criminalit sont commis par des bandits arms qui pullulent aux alentours de Mugunga. Ces derniers cherchent des occasions doprer en toute impunit lors de la distribution des vivres aux dplacs. Le Chef adjoint de la Police MONUSCO a galement constat que dans un tel pour les populations vulnrables de ces camps de jouir pleinement de lassistance humanitaire dont dinscurit physique et matrielle, il faut ajouter les dommages moraux et psychologiques dus aux viols que subissent les femmes dans ces camps. Appui constant de la MONUSCO Il faut rappeler que la police MONUSCO a mobilis, au cours de lanne 2012, 10 millions de dollars amricains pour la formation de la Police nationale congolaise. Ces fonds provenaient de plusieurs partenaires extrieurs, dont lAgence japonaise de Coopration internationale (JICA), lAgence amricaine de Coopration internationale (USAID) et de lAgence britannique de la Coopration (DFID). Grce lappui des ces agences, plusieurs centres dinstruction de la police ont t rhabilits et quips dans le cadre de la rforme du secteur de la scurit. Des infrastructures sociales et administratives ont t construites dans le cadre de la stabilisation de lEst de la RDC et de la formation des lments de la police de proximit pour une meilleure gestion des problmes scuritaires

PAGE 5

5 Fvrier 2013 Evnement Q uatre vingt quatre agents pnitentiaires ont particip, Bukavu, le 26 fvrier 2013, un atelier de formation sur la bonne gestion des prisons. Organis par la section dappui ladministration pnitentiaire de la MONUSCO et le Programme des Nations Unies pour le Dveloppement (PNUD), en collaboration avec le ministre de la Justice et Droits humains, latelier a eu pour objectif principal de renforcer les capacits du personnel des prisons. Ces lieux de dtention ont t construits et/ou rhabilits rcemment dans le cadre du Plan de stabilisation et de reconstruction pour les zones sortant dun initi en 2009 par le gouvernement congolais. Dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo, plus dun tiers des infrastructures publiques ont t saccages ou dtruites par les guerres successives. De mme, lappareil judiciaire, garant de la justice et du droit, est quasi-inexistant dans certaines Bukavu : les agents pnitentiaires forms sur ladministration publique des prisons contres du pays. Ces bouleversements ont fait accrotre les besoins daccs la justice en vue de mener une lutte contre limpunit. Latelier destin ces agents, dont la plupart taient venus du Nord-Kivu, a permis ces derniers dacqurir des notions pratiques sur la rglementation pnitentiaire, notamment par la revue des textes nationaux et internationaux, le code de dontologie et lthique professionnelle, le rle et la fonction de surveillant de prison, et le respect des droits des dtenus. Succs Loccasion a t propice pour ces fonctionnaires de ltat dchanger avec les formateurs non seulement sur la scurit pnitentiaire, la matrise des modes et techniques dintervention et le maintien de lordre en milieu carcral en cas de mutinerie, mais aussi sur les techniques du greffe et la rinsertion sociale des dtenus. Il est attendu des apprenants lapplication des notions tudies dans ladministration des maisons carcrales. Dans son allocution douverture de latelier, la chef de bureau ad interim de la MONUSCO/Sud-Kivu, Christine Kapalata, a soulign limportance dune telle formation pour lEtat congolais et pour la communaut internationale qui laccompagne dans le processus de renforcement des piliers institutionnels. La dmarche, a-t-elle estim, vise lavnement dun Etat de droit o les principes fondamentaux de la dmocratie et des droits des citoyens sont respects Un dtenu conduit en prison par des lments de la Police Nationale Congolaise Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Renforcement des capacits des fonctionnaires dEtat pour la bonne administration, la gestion et la scurit des maisons carcrales. Par Tahina Andriamamonjitianasoa/MONUSCO Actualit

PAGE 6

6 Fvrier 2013 E nviron deux mille combattants FDLR sont toujours actifs en Rpublique dmocratique du Congo. Ce nombre est toutefois jug infrieur aux estimations antrieures, tant donn le progrs ralis par le programme DDR/RR. Justin, un des cadres du programme DDR/RR, sagite derrire une enceinte surdimensionne. Son collgue Vatiri, micro en main, chauffe dj sa voix. Abdouli quant lui organise, DDR/RR : mobilisation gnrale pour le rapatriement des combattants FDLR dans le Nord Kivu Une mission du programme de Dsarmement, Dmobilisation, Rintgration/Rinstallation et Rapatriement (DDR/RR) du Bureau de la MONUSCO Goma sest rendue rcemment dans le territoire de Lubero pour sensibiliser les combattants des Forces dmocratiques pour la Libration du Rwanda (FDLR) et leurs dpendants sur le bien-fond du processus de dmobilisation et de rapatriement. Par Jonathan Lorrillard/MONUSCO au tlphone, la prochaine sance de sensibilisation. Et Estelle, chef dquipe, coordonne tout avec dextrit. Pendant quatre jours, en fvrier dernier, les membres de cette quipe du programme DDR/RR ont visit cinq villages avec, apparemment, la mme routine : rencontrer les autorits locales, sassurer de la disponibilit dune salle, sortir le matriel de projection des vhicules et le monter, attirer les villageois laide de grands tubes de sensibilisation, rpondre aux questions des spectateurs, ranger le matriel et reprendre la route. Mais le diable se cache dans le dtail. En ralit, ces projections nont chaque jour est construire, avec son lot de nouveauts et de surprises. qui les regardent. Seul le message reste identique : la paix dans lEst de la RDC ne reviendra pas sans la dmobilisation et le rapatriement des combattants FDLR, et ce processus ne saurait se faire sans le soutien de lensemble de la population. Mobilisation Les spcialistes du DDR/RR dlivrent un message clair et sincre sur la nature, le fonctionnement et les ralits du processus de dmobilisation et de rapatriement. Ainsi, tout au long de lopration de retour et de rintgration, les FDLR et leurs dpendants sont pauls par la MONUSCO et les gouvernements congolais et rwandais. Les candidats au retour sont tout dabord accueillis dans les dizaines de camps daccueil rpartis dans tout lEst de la RDC avant dtre transports vers les camps de transit de Goma (Nord Kivu) ou Bukavu (Sud Kivu). L, ils sont logs et nourris par la MONUSCO. Ils sont ensuite accueillis dans les centres de rintgration de Mutobo ou Muhazi au Rwanda o ils sont aids reprendre leur place dans une socit qui leur tend les bras. ont eu un impact tel que cette section va devoir adapter son contenu ce public notamment en Kiswahili Reportage Sensibilisation de la population au processus de rapatriment au sud Lubero Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard

PAGE 7

7 Fvrier 2013 D octeur, vous avez rcemment dclar : Beaucoup dhommes ont limpression que le viol nest quun rapport sexuel non-souhait. Mais ce nest pas a. Cest une destruction! Pourriez-vous revenir sur cette citation ? Dr. Mukwege : En effet, beaucoup dhommes estiment que la satisfaction de leurs dsirs lgitime le viol. Une fois que lacte est commis, ils oublient. Mais la femme, elle, porte a en elle toute sa vie. Quand vous parlez avec une femme victime plusieurs annes aprs lagression, elle se rappelle trs bien du droul des vnements. Les dchirements physiques et psychologiques la suivent toute sa vie. Jinsiste : il faut que les hommes puissent comprendre que prendre une femme par force, ce nest pas un rapport sexuel, cest une violence physique, mais surtout une violence psychologique. Les plusieurs annes aprs. Plusieurs annes aprs, elles sont incapables davoir un orgasme, plusieurs annes aprs elles ont encore peur des hommes. Vous venez de parler de dchirures physiques et de dchirures psychologiques, le traitement que vous proposez ici lhpital de Panzi ore une triple prise en charge : psychologique, mdicale et sociale. Pouvez-vous revenir sur limportance de ces trois composantes ? En fait les personnes que nous soignons ici, ce sont des patientes qui ont t violes par un groupe dindividus. Les agressions qui ont lieu pendant des Entretien avec Dr. Denis Mukwege: La seule faon de rpondre la haine cest lamour et le volontariat Dr. Mukwege, recevant une rose des mains dune jeune lle Bukavu Photo MONUSCO Suite de la 2 me page Interview Des femmes en liesse Bukavu suite au retour du Dr. Mukwege Photo MONUSCO Propos recueillis par Jonathan Lorrillard/MONUSCO

PAGE 8

8 Fvrier 2013 Et ces viols collectifs ont de graves consquences en ce qui concerne la sant physique. Dabord il y a les lsions gnitales qui sont dues ces rapports brutaux, multiples et sans aucune prparation. Mais en plus de cela, ce sont souvent des actes qui sont commis par des gens qui veulent faire du mal la communaut et donc il y a des tortures qui sen suivent et ses tortures sont de tous types. Ce sont en gnral des infections et des plaies graves qui touchent les organes proches de lappareil gnital tel que lappareil urinaire ou lappareil digestif. Les femmes viennent donc lhpital parce quelles saignent, elles ont des blessures, des pertes et des incontinences. Mais lorsque nous les accueillons, nous leur offrons le soutien psychologique dont elles ont terriblement besoin. Une fois que nous avons rgl les problmes physiques, la vulnrabilit psychologique demeure. Ces femmes sont abandonnes par la famille, par le mari et par la communaut. De l, socio-conomiques. Lexclusion sociale entraine de lourdes pertes dun point de nouvelle communaut. juridique. Quand les femmes connaissent leurs agresseurs, nous les assistons avec des avocats qui vont les dfendre devant les tribunaux. Nous avons dj gagn beaucoup de procs. A votre retour Bukavu le 14 janvier 2013 vous avez dclar : Il faut continuer combattre la haine par lamour, cest la seule solution. Un mois plus tt, ladjoint du Reprsentant spcial des Nations Unies en RDC, M. Moustapha Soumar, nous disait que Le volontariat cest de lamour. Si je combine ces deux citations en un syllogisme jen arrive dire que le volontariat permet de combattre la haine. Cest trs vrai. Le volontariat cest un don de soi. Se donner pour la cause de lautre Et comment peut-on faire avancer ce monde sans amour ? Les Volontaires des Nations Unies, sont ici pour offrir la paix et un cheminement vers un meilleur dveloppement. Japprcie beaucoup le travail quils effectuent. Quand on est volontaire on travaille sans compter, car on se sent port par cet amour que nous offrent ceux qui nont pas la mme chance. Et je le rpterais autant de fois que cela sera ncessaire : la seule faon de rpondre la haine cest lamour. Lorsquon accepte dtre volontaire pour une bonne cause, pour prcher la paix, cest a lamour. Vous-venez davoir 58 ans docteur, quauriez-vous souhait que lon vous ore ? La paix Je sais que Ban Ki-moon [ndlr: Secrtaire gnral des Nations Unies] personnellement travaille normment en faveur de la paix dans la rgion. Je lui demande de poursuivre son dceptions, malgr la frustration. Oui, le plus beau cadeau que lon puisse me faire, cest la paix Lhpital de Panzi, Bukavu Photo MONUSCO Des victimes de viols lhpital de Panzi Photo MONUSCO

PAGE 9

9 Fvrier 2013 Une quipe de protection conjointe de la MONUSCO sur le terrain Photo Sylvain Liechti/MONUSCO E n dcembre 2012, conformment son mandat en matire de protection des civils, la Section des Affaires Civiles de la MONUSCO a introduit un projet pilote de systme dalerte pour les communauts en situation durgence. La Section sadresse 250 communauts qui vivent dans des rgions haut risque, exposes des menaces imminentes de violence dans les provinces du Nord Kivu, Sud Kivu et Orientale. Lobjectif immdiat de ce projet est la mise en place dun systme dalerte rapide pour permettre aux communauts locales dans des rgions isoles de contacter la MONUSCO et/ou les autorits locales en cas de menaces imminentes qui psent sur la scurit des civils. La structure initiale du projet comprenait la cration dun Groupe ferm dusagers employant douze tlphones mobiles pour un maximum de dix communauts. Les populations locales ont slectionn des points focaux parmi leurs dirigeants ; ces derniers de pouvoir alerter la MONUSCO en cas de menace. Aujourdhui, plus dun million de personnes dans quelque 225 communauts des zones les plus rcules et peu peuples sont relies la MONUSCO. Suite une valuation Protection des civils en situation durgence La population congolaise plus que jamais rapproche de la MONUSCO Des populations civiles congolaises plus que jamais rapproches de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo, et de plus en plus impliques dans la gestion de leur scurit grce aux mcanismes dalertes communautaires. Par Valerie Petit/MONUSCO interne acheve en dcembre 2012, la MONUS CO a dcid de fermer 14 Groupes ferms dusagers qui nont pas donn de rsultats satisfaisants. Ainsi, en 2013, 28 des Groupes ferms seront oprationnels disposant de 283 tlphones. Ce qui couvre plus dun million de personnes dans 225 villages. Paralllement, la MONUSCO fournira chaque mois des cartes SIM prpayes titre de US $ 50 26 bases oprationnelles de compagnie/bases oprationnelles quelles puissent communiquer avec les communauts risque qui ne sont pas couvertes par le projet pilote. Des rsultats prometteurs Entre octobre 2011 et dcembre 2012, les communauts ont transmis plus de 300 alertes la MONUSCO suite des menaces manant de Forces Armes et/ Analyse

PAGE 10

10 Fvrier 2013 ou des milices. Cent-deux de ces alertes concernaient des vols, pillage et taxations abusives ; 66 taient lies des mauvais traitements physiques (y compris la violence sexuelle et sexiste), et 60 une restriction de mouvements (y compris des enlvements). La Force de Raction Rapide de la MONUSCO a rpondu 27 alertes directement, tandis que des patrouilles denqute ont trait 99 cas moins urgents. De plus, 141 cas ont t transmis par la MONUSCO aux Forces armes nationales de la RDC (FARDC) et la Police nationale congolaise, ainsi quaux autorits locales, pour intervention directe. Globalement, le projet est parvenu obtenir une plus large implication de communauts dans la gestion de leur scurit, et a contribu laugmentation des capacits des autorits nationales de rpondre aux menaces et les diminuer. Le projet est aussi un outil qui sert MONUSCO aux demandes de protection des communauts. Mais surtout, grce lui, des discussions rgulires ont pu tre inities et facilites entre les communauts, les autorits nationales et la MONUSCO sur des questions relatives la protection. Instaurer la conance Les meilleures pratiques ont montr quil fallait un bon rseau de contacts viable dalerte et de rponse rapide pour les communauts. Ce systme est termes de protection, par le biais dune approche participative, impliquant la gestion et la maintenance de lquipement par la communaut. Ds lors, le projet se concentrera sur ltablissement de MONUSCO a lintention dlargir sa collaboration et son engagement avec les comits de protection des communauts, responsables de formuler des plans de protection. Le PNUD soutiendra le projet pilote des communauts en situation durgence en termes de dveloppement des projets dalertes prcoces long de partenaires locaux. Ceci visera tablir des comits communautaires de besoins de protection en tant que partie intgrante du concept de dveloppement du village Le 12 fvrier 2013, Pinga, dans lEst du pays, lquipe de protection conjointe a enqut sur les menaces contre les civils Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard

PAGE 11

11 Fvrier 2013 ECHOS DE LA MONUSCO : comment est n le CJP et quels taient ses objectifs initiaux ? Carl Kayongo Shako : Le CJP est n dans un contexte o, nous, jeunes Quand la MONUSCO soutient les eorts de la jeunesse pour la paix en Equateur Analyse Il y a un peu plus de deux ans, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) appuyait la naissance du Comit de Jeunes pour la Paix en Equateur (CJP). Plate-forme de jeunes qui militent pour la paix et prnent le changement des mentalits, ce comit fait une campagne de sensibilisation dans les coles de Mbandaka, Gemena, Enyele et de lintrieur de la province, avec lappui de la MONUSCO. Lobjectif vis est duvrer pour la consolidation de la paix, mais aussi dapprendre aux jeunes la culture de la paix et du dialogue. Carl Kayongo Shako, un membre du CJP, dcrit la mission et la raison dtre de ce projet dans une interview accorde Echos de la MONUSCO . Propos recueillis par Jean-Tobie Okala/MONUSCO de diffrentes structures de la place, notamment le RJMP (Rseau Jeunes dans le Monde pour la Paix), le RACOJ (Rseau des Associations Congolaises des Jeunes contre le Sida) et le MAJ (Mouvement dAction des Jeunes), nous rappelant des consquences nfastes des dernires guerres qua connues notre pays en gnral, et en particulier la Province de lEquateur avec le Des Casques bleus venus encadrer des jeunes gens lors dune activit de sensibilisation Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard

PAGE 12

12 Fvrier 2013 mouvement insurrectionnel du MLIA en 2009-2010, avions rsolu de nous regrouper au sein dun Comit. Son objectif tait de promouvoir la culture de la paix dans les milieux des jeunes travers la sensibilisation la nonviolence, la culture de la contradiction, du dialogue et du respect mutuel mais compte que les jeunes sont en mme Quel a t le rle jou par la MONUSCO dans cette structure ? Comme ce projet allait dans le mme sens que la mission de la MONUSCO, celle-ci a accept de nous appuyer. Dabord techniquement, en donnant, en date du 28 novembre 2010, une formation sur les types et les techniques de rsolution sensibilisation, aux dix jeunes venant de diffrentes structures de la ville de Mbandaka et constituant le CJP. Mais, lappui de la MONUSCO est aussi avons organis de nombreuses activits qui, sans cet appui, nauraient jamais eu lieu. Nous nous sommes galement rendus dans plusieurs localits dont Bikoro, Enyele et Gemena, grce lappui logistique de la MONUSCO. Comment fonctionne concrtement le CJP ? Comme je viens de le dire, avec lappui de la MONUSCO, nous descendons dans des coles tant du chef-lieu de la province que dans celles de larrire de la province, pour y organiser des confrences-dbats avec des associations et mouvements de jeunes et des tudiants. Au cours de ces sances de sensibilisation, nous prchons la culture de la paix en invitant les jeunes promouvoir les valeurs qui fondent cette denre rare : la tolrance, lacceptation mutuelle, la cohabitation Quelles sont les dicults que vous rencontrez dans votre travail ? lies deux choses : linaccessibilit certains coins de la province par manque de moyens et labsence de partenaires datteindre toutes les couches de la jeunesse et tous les coins de la province. Cest vrai, laction du CJP nest jusquel visible que dans les grands centres urbains que nous atteignons grce lappui logistique de la MONUSCO. Mais, le problme de la paix dans la province de lEquateur est gnral; cette paix obtenue mais qui demeure fragile. Quel message pouvez-vous adresser la jeunesse de lEquateur, dans le cadre de la stabilisation de la paix ? guerre et la violence napportent rien, si ce nest la dsolation, la destruction. Ils ralentissent leffort de dveloppement de la province. Lhistoire et lexprience nous lont prouv : la guerre fait reculer de plusieurs annes en arrire. Aux jeunes, je dis ceci : faisons de nous des militants de la paix. Luttons tous pour la cohsion nationale, pour lunit. Ne cdons pas aux incitations la haine ni aux tentatives dinstrumentalisation des hommes politiques. Et parce que de lhomme, recourons des voies la violence, car celle-ci napporte aucun dividende la construction de nos communauts et de notre province Les jeunes, lavenir du pays se mobilisent pour lunit entre eux et leurs communauts Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard

PAGE 13

13 Fvrier 2013 Processus scuritaire A vec des centaines de morts, des milliers de blesss, plus de cent mille dplacs internes, linsurrection du Mouvement de Libration des Indpendants et Allis (MLIA) a fait de nombreux dgts en Equateur entre 2009 et 2010. Les populations du secteur de Dongo ont divisait. Plus jamais a . Cest en substance le principal message lanc conjointement par les communauts Avec lappui de la MONUSCO et de ses partenaires, les communauts du territoire de Kungu au Sud-Ubangui, Dongo : un pacte pour la paix et la rconciliation intercommunautaire Par Jean-Tobie Okala et Rgine Boku/MONUSCO du territoire de Kungu, secteur de Dongo au Sud-Ubangui le lundi leur engagement, les tribus Lobala, Bomboli, Bomboma et Monzombo ont sign ce jour l un document prsent comme un pacte de nonagression et de rconciliation communautaire. Lvnement de porte historique stait droul Gemena en prsence du Ministre national de lIntrieur, Dcentralisation et Affaires coutumires, Richard Muyez. Etaient galement prsents cette importante crmonie, le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies charg des Affaires humanitaires, Moustapha Soumar; des membres du corps diplomatique, notamment du Japon, de la France et de la Grande-Bretagne, ainsi que les autorits provinciales et quelques responsables du systme des Nations Unies. Ce pacte, a indiqu le porteparole des signataires, consacre non aussi louverture au dialogue. Aprs un repas festif entre les reprsentants de diffrentes communauts, ils ont remis une machette symbolique au ministre Muyez, preuve quils ont enterr la hche de guerre. Actes et gestes dengagement pour la paix Un autre rite traditionnel avait t organis. Deux draps de couleur rouge, symbole de la colre, de la guerre ou du sang, ont t dchirs en quatre parties et remis au ministre de lIntrieur. Deux autres draps de couleur blanche symbolisant la paix ont t dchirs et distribus en morceaux aux reprsentants des communauts. Les membres des quatre ethnies, qui ne se parlaient plus depuis quatre ans, Une habitation dtruite et pille lors des arontements entre les communauts au sud-Ubangui Photo MONUSCO

PAGE 14

14 Fvrier 2013 se sont levs et embrasss, sous les applaudissements nourris des membres de communauts. Le Ministre de lIntrieur Richard Muyez a appel ces communauts bannir ce qui les divise et capitaliser plutt ce qui les unit. Pour la prennisation de la paix Dongo et plus globalement dans le territoire de Kungu, le Ministre de lIntrieur a annonc la mise en place de deux comits de suivi: lun au niveau local, lautre au plan national qui sera compos de dputs nationaux originaires du territoire de Kungu. Le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC, Moustapha Soumar, sest dit satisfait de cette crmonie, car, pour lui, la rconciliation communautaire est une condition indispensable au retour des rfugis et dplacs internes dans la scurit et la dignit La paix, obtenue aujourdhui Dongo, est le fruit des efforts des Nations Unies et des autorits congolaises. Et pour quelle dure, elle doit tre soutenue par des projets de dveloppement. Ainsi, le 18 fvrier dernier, lUNICEF a annonc de nouveaux projets dans le domaine de lEducation. Au total, plus de 15 millions de dollars amricains ont t dpenss par les Nations Unies depuis 2010 dans laide humanitaire en Equateur. Cette aide doit et va tre progressivement remplace, dans la perspective du programme de consolidation de la paix, par une assistance au dveloppement qui assurera des conditions de retour et de rinsertion favorables, avec le soutien indispensable des partenaires de coopration , a dclar Monsieur Soumar Des Casques bleus en patrouille autour de Goma Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Moustapha Soumar, Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies en RDC (centre) Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

PAGE 15

15 Fvrier 2013 M ambasa, territoire situ 170 km lOuest de Bunia, district de lIturi, dans la Province Orientale, a t de nouveau attaqu en janvier dernier par un groupe Ma Ma Simba, connu dsormais sous le nom de Ma Ma Simba/Lumumba, un groupe arm compos denviron 300 miliciens dont 70 femmes, et command par Paul Sadala dit Morgan . Retour aux faits Les attaques des Ma Ma Simba/ Lumumba contre les populations civiles avaient commenc dabord par un affrontement entre les lments du 9051me Bataillon des Forces armes de la RDC (FARDC) dans la journe du 5 janvier 2013, dans la localit de Maboukousi situe environ 27 km lOuest de Mambasa, entrainant par la suite la fuite des populations vers des localits voisines sous contrle de Morgan et de ses hommes. Ensuite, le 6 janvier dans la soire, les FARDC appuyes par les casques bleus de la Brigade dIturi de la MONUSCO avaient lanc une contre-offensive sur la cit de Mambasa jusque-l sous-contrle desdits Ma Ma. La contre-offensive avait permis, quelques heures plus tard aprs son lancement, de chasser les assaillants, ainsi que leur commandant Morgan, hors de Mambasa. Ituri: la MONUSCO dtermine toujours protger les populations civiles Une intervention militaire et scuritaire Mambasa renforce la prsence de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo dans la Province Orientale. Par Amadou Maga/MONUSCO Suite cette attaque, la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Dmocratique du Congo (MONUSCO) en Ituri avait dpch sur place, en compagnie dun coordinateur humanitaire du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), une mission dinvestigation. Objectif ? Faire lvaluation de la situation des droits de lHomme et de viol collectif des femmes dnonc lors de cette attaque, ainsi que des enlvements; et faire la cartographie des localits affectes et des sites qui ont accueilli des dplacs. Il a fallu galement valuer les besoins humanitaires et de protection; dterminer le niveau dinscurit auquel sont exposes ces populations dans la Rserve faune dOkapis, et dans les localits minires environnantes. Pour scuriser Mambasa, dans lavenir, les FARDC devront dsormais djouer temps toute menace des Ma Ma Simba/Lumumba. Il a t exig linstallation dun camp permanent des Casques bleus Mambasa en vue non seulement de renforcer la prsence de la MONUSCO, mais aussi dassurer la protection des personnes dplaces et de dissuader toutes incursions ventuelles des groupes arms Un casque bleu veille sur un groupe denfants dans un camp de dplacs non loin de Goma Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard Processus scuritaire

PAGE 16

16 Fvrier 2013 Pour nous contacter : 12, avenue des aviateurs Kinshasa/Gombe Tl. : (243) 81 890 7368 (243) 81 890 6885 E-mail : tourep@un.org Site web : www.monusco.org www.facebook.com/monusco.org twitter.com/MONUSCO www.youtube.com/MONUSCO Photo MONUSCO/Sylvain Liechti La protection des civils demeure certes la priorit de la MONUSCO, mais la rforme du secteur de la scurit doit tre au centre du mandat de stabilisation et de consolidation de la paix de la Mission. Alina 6 de la Rsolution 2053 (27 juin 2012) du Conseil de scurit des Nations Unies.