Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

UFDC Membership

Aggregations:
Digital Military Collection

Downloads

This item is only available as the following downloads:


Full Text

PAGE 1

A QUAND LA PAIX? Une publication de la Division de lInformation Publique de la MONUSCO Echos e Volume III N Janvier 2013 Mise en place dune force internationale neutre lEst de la RDC : encore du chemin Le sort des dplacs de Mugunga IIIEst de la RDC : Hiroute Gubr Sllassi, citoyenne dhonneur du Nord Kivu

PAGE 2

2 Janvier 2013 Sommaire3 Analyse. Est de la Rpublique dmocratique du Congo Les enjeux dune force internationale neutre5 Portrait. Hiroute Gubr Slassi : quatre ans au service des Nord Kivutiens7 Interview. Hiroute Gubr : Les Congolais gardent une attitude positive face ladversit10 Reportage. Au coeur du camp de dplacs de Mugunga III12 Reportage. Nord Kivu : la MONUSCO value la situation scuritaire Kitchanga14 Reportage. Plus dune centaine dassistants de liaison communautaire supplmentaires dploys pour une protection des civils renforce Directeur a.i. de lInformation Publique Madnodje Mounoubai Coordonnateur des Publications Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime 2 Le Nord Kivu reconnaissant Hiroute Gubr SlassiPhoto MONUSCO/Sylvain Liechti Photo couverture : Des enfants du camp de dplacs Kanyaruchinya prs de Goma, dans le Nord Kivu Photo MONUSCO/Sylvain LiechtiSuite la 5me pageRoger Meece, chef de la MONUSCO, et Hiroute Gubr Slassi nouvellement nomme au poste de directrice des Aaires politiques Le Nord Kivu reconnaissant Hiroute Gubr Slassi Les quatre ans dHiroute Gubr Slassi comme chef de Bureau de la MONUSCO Goma ont t caractriss par lamlioration Mission et la population civile, ainsi que sa contribution la rsolution des crises conscutives dans la province.Par Jonathan Lorillard/MONUSCOMme. Hiroute Gubr Slassi a t dsigne la tte du Bureau des Affaires politiques de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) Kinshasa, aprs quatre ans de service passs Goma. Les habitants du cheflieu de la province du Nord Kivu, travers leur Gouverneur, ainsi que les membres du personnel de la Mission qui lont accompagne dans la ralisation de ses fonctions, ont jug son mandat positif, du fait de sa contribution la rsolution de deux crises majeures intervenues dans cette province, notamment la rbellion du CNDP (Congrs national pour la Dfense du Peuple) de 2008 et, plus rcemment, celle du Mouvement du 23 mars 2009 (M23) dclenche au dbut du mois de mai 2012.

PAGE 3

3 Janvier 2013 Les enjeux dune force internationale neutreEst de la Rpublique dmocratique du CongoNul ne sait avec exactitude quand dbutera le dploiement de la brigade dintervention rapide dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo. Personne ne connat davance, ni la dure de lopration de la Force internationale neutre dans la rgion des Grands Lacs, ni sa composition et le nombre rel de ses lments. Ce dont tout le monde est sr cest que, comme le prcise Ntumba Luaba, le chef excutif de la Confrence internationale de la Rgion des Grands Lacs (CIRGL), La plupart des soldats vont venir de la force en attente de la SADC (ndlr : la Communaut de dveloppement dAfrique australe). Lon est galement au courant de lannonce, le 28 janvier 2013, Addis Abeba, en Ethiopie, du Reprsentant spcial de lUnion Africaine (UA) pour la Rgion des Grands Lacs, Boubacar Diarra, selon laquelle la Tanzanie va commander Par Joseph Tshimanga/MONUSCOLa brigade dintervention rapide dans lEst de la RDC travaillera aux cts de la Force de la MONUSCO, dj prsente sur le terrain Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Analysela Brigade spciale de la MONUSCO sur les groupes arms. M. Diarra, qui est la fois chef du que la Brigade spciale de la MONUSCO ne soccupera pas que du mouvement rebelle M23. Cette Brigade spciale, qui sera forme des troupes envoyes par les Etats de La Rgion, lexception du Burundi, de lOuganda et du Rwanda, sera charge de lutter non seulement contre le M23 mais aussi

PAGE 4

4 Janvier 2013 Au Nord Kivu (ici dans le camps Mugunga), les femmes et les enfants dplacs sont les plus touchs par le conit arm Photo MONUSCO/Sylvain Liechticontre les Ma Ma, les Forces dmocratiques de Libration du Rwanda (FDLR) et les autres forces ngatives, a prcis M. Diarra, ancien ministre malien de la Justice cit par lAgence panafricaine de presse. Consensus africain La CIRGL runie Kampala avait reconnu que la prise de la ville de Goma par le M23 en novembre 2012 avait occasionn une recrudescence des activits criminelles armes, paralllement une reprise de la violence militaire. Do la dcision de la Confrence de dployer une force neutre dans lEst de la RDC pour les groupes arms, dont le M23. Un consensus stait dgag au cours de cette runion. Aprs les ngociations entre lUA et la CIRGL, il a t arrt le principe de faire de cette force une Brigade spciale de la MONUSCO dote lui permet douvrir le feu en cas de besoin. Mais, comment y parvenir ? La question sest pose plusieurs reprises au cours des diffrentes runions qui se sont tenues. La proposition de lOrganisation des Nations Unies de lenvoi davions de surveillance sans pilote, en dautres termes des drones, dans lEst de la RDC est revenu plusieurs fois dans les dbats entre les chefs dEtatsmajors des pays de la rgion des Grands Lacs Kampala en dcembre dernier et dbut janvier 2013. Le Rwanda et lOuganda staient un moment opposs cette initiative, avant daccepter le principe qui, selon toute vraisemblance na toujours pas mis tout le monde daccord. Un plan de paix sloigne Lannulation le 28 janvier dernier de la crmonie de signature dun accord-cadre rgional pour ramener la paix lEst de la RDC, en marge du 20me sommet de lUnion Africaine Addis Abeba, a divergences de vues entre huit chefs dEtat, dont principalement les prsidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni. Si aucun dlai na pu tre obtenu sur les raisons de cette annulation, qui nest en fait quun report, lon se rappelle que Kigali et Kampala avaient t accuss dans un rapport de lONU pour leur soutien la rbellion du M23, ce que ces deux pays ont toujours dmenti. Laccordcadre pour la paix et la scurit dans lEst de la Rpublique dmocratique du Congo avait pour objet de remdier aux causes profondes des violences rcurrentes dans cette zone, avait expliqu, le 27 janvier 2013, le Secrtaire gnral des Nations Unies, Ban Ki-moon, louverture du sommet de lUA. Laccord prvoyait un renforcement des capacits de la MONUSCO et un engagement des Etats de la Rgion groupe contribuant dstabiliser lEst du pays. Outre les prsidents de la RDC, du Rwanda et de lOuganda, ceux dAngola, du Burundi, du Congo (Brazzaville), ainsi que ceux dAfrique du Sud et de la Tanzanie, devaient signer cet accord avort. En attendant En attendant la signature de laccordcadre pour la paix et la scurit dans lEst de la RDC, le projet de brigade dintervention que lONU souhaite dployer au ct des quelque 17.000 hommes de la Force de la MONUSCO a t gnral des Nations Unies propose au Conseil de Scurit lenvoi dau moins 2,500 casques bleus supplmentaires lEst de la RDC pour aider protger les civils et prvenir la prise par les rebelles dautres villages et dtendre leur territoire. Dans une adresse aux leaders de lUnion Africaine, M. Ban avait annonc que les Nations Unies envisageaient de crer la force dintervention de la paix pour stopper la menace des rebelles Note de la Rdaction : Au moment o nous mettions sous-presse, la signature Addis Abeba de lAccord-cadre du 24 fvrier 2013 navait pas encore eu lieu.

PAGE 5

5 Janvier 2013 Evnement Mme Hiroute Gubr Slassi en compagnie des lments des Forces armes de la Rpubliques dmocratique du Congo (FARDC) Photo MONUSCO/Sylvain LiechtiLe 29 janvier 2013, la chef de Bureau de Goma a runi les agents de la MONUSCO le travail quils ont abattu. Je vous admire pour votre courage, leur-a-t-elle avou avant dajouter : Jai beaucoup appris de vous. Mme. Gubr Selassi a tout particulirement rendu hommage au personnel congolais de la Mission, dAmbassadeur de la Hiroute Gubr Slassi : quatre ans au service des Nord KivutiensMONUSCO auprs de la population locale. En effet, deux mois aprs larrive de 2008, Laurent Nkunda, gnral dissident des Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) menait le combat des soldats du Congrs national pour la Dfense du Peuple (CNDP) aux portes de la ville en menaant davancer jusqu Kinshasa. Aussi, deux mois avant le dpart de la chef du Bureau de la MONUSCO de Goma, le 20 novembre 2012, les rebelles du M23 entraient dans Goma pour y rester pendant onze jours. Ces deux crises trs diffrentes dans leur contexte et dans leur droulement ont toutefois dtermin les Nations Unies sy impliquer pour tenter de les rsoudre, en appui au gouvernement de la RDC. Ainsi, de la MONUC (la Mission des Nations Unies au Congo), en 2008, la MONUSCO, en 2012, les casques bleus se sont dploys dans les zones de hlicoptres de combat aux cts des FARDC. Pendant cette priode de crise, les relations entre la MONUSCO et les Portrait(Suite de la 2me page) Jai beaucoup appris de vous

PAGE 6

6 Janvier 2013 populations civiles de Goma ont t en dents de scie avant leur amlioration quelques jours plus tard. Le 27 octobre 2008, par exemple, les habitants de la ville staient runis devant le sige de la MONUC pour manifester leur colre contre les casques bleus, jetant des pierres et des cocktails Molotov sur les vhicules des Nations Unies. En novembre 2012, des Congolais fuyant les exactions du M23 -son entre dans la ville -sont venus demander la protection aux soldats de la paix des Nations Unies. Comme on le voit, contrairement lanne 2008, les populations de Goma, malgr les divergences et la dception de beaucoup dentre elles vis--vis du travail des Nations Unies, ont manifest leur provincial de la Mission. Et cest Hiroute Sadressant au personnel international de la MONUSCO, Mme. Gubr Selassi a soulign : Il ne faut pas tomber dans le pige de linsensibilit sous prtexte que les problmes soient persistants Une attitude quelle tait elle na perdu espoir, jamais de la RDC tait sans solution. Elle a su dmontrer que ralisme et optimisme ntaient pas deux concepts opposs ; ces long de son travail. Citoyenne dhonneur du Nord-Kivu En quatre ans et demi la tte du Bureau de la MONUSCO Goma, Mme. Gubr Selassi a su construire un climat Mission de Stabilisation des Nations Unies en Rpublique dmocratique du Congo. Et, comme elle la dclar, malgr jamais vu damertume chez les Congolais. Ce nest, donc, pas un hasard si la veille de sa rencontre avec les agents de la MONUSCO de Goma, le lundi 28 janvier 2013, le gouverneur de la Province du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait tenu remercier Mme. Guebr Selassi au nom de tous les habitants du Nord-Kivu. Dans les moments de joie comme dans ceux de peine, vous avez dmontr votre esprit de justice, dabngation et de courage a dclar M. Paluku avant dajouter : vous avez travaill jour et nuit, lOrganisation des Nations Unies peut tre Kivu ; ce Nord-Kivu qui est maintenant chezvous puisque nous vous en faisons citoyenne dhonneur Hiroute Gubr Slass sur terrain au Nord Kivu Photo MONUSCO/Sylvain LiechtiIl ne faut pas tomber dans le pige de linsensibilit

PAGE 7

7 Janvier 2013 Radio Okapi : Bonjour Mme Gubr Slassi et bravo pour votre nouveau poste de directrice des Aaires politiques de la MONUSCO. Aprs quatre annes passes dans le Nord-Kivu en tant que Chef de bureau Goma, quelles leons tirez-vous de cette priode ? Plus particulirement, pouvezvous revenir sur les crises majeures que vous avez eu grer en 2008, et plus rcemment avec lentre du M23 dans Goma ? Hiroute Gubr Slassi : Je suis arrive Goma en septembre 2008. Un mois plus tard jai d faire face lune des crises les Hiroute Gubr Sllassi rejoint la MONUC, aujourdhui MONUSCO, en 2007 comme Chef de Bureau au Kasa Occidental. Avant le Kasa Occidental, elle a servi comme Conseillre de la promotion de la paix et la gestion des de lUnion Africaine et de la Commission conomiques des Nations Unies pour lAfrique Addis Abeba, Ethiopie. Cette avocate est aussi une ancienne fonctionnaire de son pays, lEthiopie ou elle a t, entre 1975 et 1977, tour tour, aux Ministres des Affaires trangres et de la Justice. Diplme de lUniversit de Sorbonne Paris, la Division des Affaires politiques de la MONUSCO Kinshasa.Propos recueillis par Denis Lukwesso, Radio Okapi Goma/MONUSCOHiroute Gubr Slassi : Les Congolais gardent une attitude positive face ladversit Lancienne chef de bureau de la MONUSCO/Goma interviewe par Radio Okapi Photo MONUSCO/Sylvain Liechti Interview

PAGE 8

8 Janvier 2013 plus graves au Nord-Kivu. La milice de Laurent Nkunda tait prsente dans une grande partie de la rgion et encerclait compltement Goma. Cela a entrain de grands mouvements de population. Une population qui a beaucoup souffert. Je voudrais galement rappeler que, dune manire diffrente, les agents de la MONUSCO que je dirige ont galement souffert de cette crise. A lpoque, il ny a pas eu dvacuation du personnel de la MONUC aujourdhui MONUSCO, ndlr] car on estimait que le risque tait minime et quun tel dpart aurait eu des effets politiques et moraux trs ngatifs. Il tait hors de question dabandonner la population de Goma une milice qui aurait pu faire nimporte quoi. Nous avons dcid de rester et, ensemble, avec les citoyens de Goma, du NordKivu et de lensemble de la Rpublique dmocratique du Congo nous avons tenu. Nous nous en sommes sortis et nous avons vit le pire. La seconde crise, celle que nous venons de vivre, a t plus grave puisque les rebelles sont entrs dans la ville. Les autorits rgulires administratives, civiles, policires et militaires ntaient plus prsentes. La ville tait occupe par des rebelles qui venaient de subir le feu de la MONUSCO, notamment nos hlicoptres de combat qui ont t trs actifs. Il fallait rester, mais le travail ne pouvait pas se poursuive comme si de rien ntait. Nous avons donc vacu une partie du personnel, pour des raisons videntes sur lesquelles il nest pas ncessaire que je revienne. Mais lessentiel du personnel est rest. Les militaires comme les civils de la MONUSCO se sont mobiliss vingt-quatre heures sur vingtquatre, sept jours sur sept pour soutenir tait norme, nous avons tout fait pour viter le pire. Dans ce sens-l, laction de la MONUSCO a t une russite. Vous me direz quil y a eu des incidents qui nous ont chapps. Cest vrai. Nous ne pouvions pas tre partout dans la ville, prsent dans chaque parcelle. Nous avons vacu normment de personnes en danger de mort : les acteurs mdiatiques, les dfenseurs des droits de lHomme, ainsi que les autorits civiles, policires et militaires. La MONUSCO a tout fait pour protger lessentiel. Lessentiel ctait bien sr la population, mais ctait aussi des points stratgiques tels que laroport, le Mont Goma et la Banque centrale. Encore une fois, et sans minimiser les pertes humaines que je dplore de tout mon cur et qui continuent de mattrister, nous avons su viter le pire. Je voudrais militaires de la MONUSCO qui ont t particulirement actifs et braves. Radio Okapi : Et la population du NordKivu, que devra-t-elle retenir de ces deux grands vnements que vous avez grs ? Vous savez, il y a clairement une dimension rgionale dans cette crise. Une dimension sur laquelle viennent se greffer les problmes identitaires et fonciers. Pour que ces crises ne se La MONUSCO a tout fait pour protger la population, dans le Nord Kivu, selon Mme Gubr Selassi Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

PAGE 9

9 Janvier 2013 reproduisent pas, il faudra adopter une approche la fois large et profonde. Je veux dire par l quil ne faut laisser aucun problme de ct et [il faut] les prendre la racine. Cest un travail long-terme. Les crises nous contraignent grer les dbordements de court-terme mais il ne faut pas perdre de vue le longterme. Satteler aux causes profondes de linscurit dans lEst du pays passe ncessairement par une rforme profonde de larme. Il faut galement se pencher sur les problmatiques identitaires, dappartenance ethnique () Tous ces problmes doivent tre grs. Les problmes fonciers galement. Mais, encore une fois, cest une crise rgionale, une solution durable ne peut donc qutre rgionale elle aussi. Permettez-moi de revenir sur le rle dune mission de paix dans un tel contexte. Clairement, nous ne sommes pas dans une situation de maintien de la paix. Nous nen sommes pas l. Ce nest pas une situation classique de groupes arms actifs. Nous sommes davantage dans une stratgie dvitement de maintien. Donc la mission de la dlicate. Je ne peux que reconnaitre lcart avec les attentes lgitimes et trs leves de la population. Je comprends que lon attende beaucoup dune opration de paix mais nous navons ni les moyens, ni le mandat, ni les rgles dengagement qui seraient ncessaires pour sengager dans une guerre. Nous sommes ici pour permettre la paix, pas pour faire la guerre. Toutefois, je pense que, petit--petit, le Conseil de Scurit des Nations Unies et la MONUSCO elle-mme accepteront la ncessit dun changement dapproche. Jai la conviction que le prochain mandat le permettra. Radio Okapi : Avec votre nouvelle fonction de chef des Aaires politiques Kinshasa vous vous approchez du centre de dcisions, pensez-vous que votre connaissance de la situation au Nord-Kivu peut inuencer les dcisions prises par la direction de la MONUSCO ? Aprstout, vous tes maintenant citoyenne dhonneur du Nord-Kivu Le Bureau des Affaires politiques Kinshasa ne ma pas attendu pour porter une attention particulire au Nord-Kivu. La rgion est bien malheureusement un condens des problmes rencontrs par la Rpublique dmocratique du Congo. A Goma, javais des responsabilits oprationnelles. A Kinshasa jagirai au niveau politique. Il est vident que ma connaissance du terrain permettra davoir un regard plus dtaill et plus cette zone. Et puis, vous savez, quand vous avez pass quatre ans quelque part, vous y laissez un peu de votre me, mais surtout vous vous remplissez le cur de lme de lendroit. Il mest impossible de quitter compltement le Nord-Kivu. Il y aura toujours un peu de moi ici. Mon engagement en faveur des Kivutiennes et des Kivutiens ne disparaitra pas. Radio Okapi : Justement, un dernier message pour les Nord-Kivussiens ? Jai travaill dans dautres rgions complexes et meurtriers. Jai rencontr beaucoup de personnes dont la vie est marque par les violences et la souffrance. Mais il y a quelque chose de trs particulier dans la manire dont les habitants de ce pays ragissent face ces attitude positive face ladversit. Ils ont une capacit de rsilience incroyable. Malgr la duret de la situation, ne sont pas amers. Cela dmontre une force de caractre colossale. Je voudrais que les citoyens Congolais noublient pas quils ont beaucoup damis. Quil est impossible pour les agents de la MONUSCO qui sont passs ici de les oublier. Partout dans le monde, ces agents des Nations Unies gardent en eux un attachement sensible envers le Congo. Cest un immense rseau damis qui, tant quil le faudra, continueront vous dfendre, vous soutenir Hiroute Gubr Slassi, citoyenne dhonneur du Nord Kivu Photo MONUSCO/Sylvain LiechtiLa rsolution des nest possible que par une action simultane aux diffrents chelons dactions : local, provincial, national et rgional.

PAGE 10

10 Janvier 2013 A lapproche de Mugunga III, lon a limpression dentrer dans un march. Le long de la voie cahoteuse qui y conduit se trouvent, de part et dautre, des talages de marchandises diverses autour desquels sactivent et sentremlent dplacs et autochtones. Une fois lintrieur, lon est dabord frapp par le nombre important de dplacs dans ce camp rig sur la lave peut dailleurs apercevoir dans le lointain et dont les fumes noires du cratre, toujours en activit, se confondent aux nuages. Selon le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), la date du 31 dcembre 2012, Mugunga III comptait 92 446 dplacs, reprsentant 22 866 mnages. Le camp abrite majoritairement des vieillards, des femmes et des enfants. La plupart dentre eux viennent de Masisi, et le reste de Rutshuru, deux territoires situs respectivement lOuest et au Nord-est de Goma. De nombreux ds pour les dplacs de Mugunga III La situation scuritaire lintrieur du camp de Mugunga III est juge relativement calme par les humanitaires, de scurit chargs de la protection des dplacs. La situation est trs bonne Mugunga III et dans les quatre sites spontans environnants, dit le Commandant principal Edison Bishweka de la police nationale congolaise. Nous faisons des patrouilles de jour comme de nuit. Jai positionn certains de mes lments aux quatre coins du camp, tandis que les autres patrouillent lintrieur pour empcher que des exactions ne sy commettent, expliquenest pas aussi rassurante quil le dit. Selon le rapport dune ONG internationale qui assiste les dplacs, 213 cas de violence sexuelle ont t traits au niveau de son centre de sant entre le 27 novembre 2012 et le 19 janvier 2013. Selon cette mme source, 91% de ces exactions auraient t commises par des hommes en armes, gnralement ceux-l mme qui sont supposs assurer la scurit des citoyens. Ceci dmontre bien toute la complexit de la question autour de la protection des camps et sites de dplacs en RD Congo. Ces derniers jours, des hommes sont venus attaquer le camp Monsieur Bishweka. Ils taient arms, mais habills en civil pour se confondre avec les dplacs. En ralit, ce sont des Par Penangnini Tour/MONUSCO ReportageAu cur du camp de dplacs de Mugunga IIIMugunga III est situ environ 15 km lOuest de Goma, le cheflieu de la province du Nord-Kivu. Ce camp de dplacs existe depuis longtemps, nous disent les humanitaires. En somme, il existe depuis 2009 suite la fermeture dautres camps la priphrie de Goma. Quatre autres sites spontans existent cependant non loin de l, savoir Lac Vert, Mugunga I, Nzulo et Bulengo.Laide humanitaire, un des nombreux ds relever dans les camps de dplacs Photo MONUSCO/Pnangnini Tour

PAGE 11

11 Janvier 2013 dserteurs de larme nationale qui taient venus pour piller. Ils se sont attaqus un homme et sa femme, et lorsque la police est intervenue, ils ont pris la fuite, a rapport le Commandant du camp. Plus rcemment nous avons enregistr des cas de viol, poursuit-il. Des lments des FDLR [Forces dmocratiques pour la Libration du Rwanda, ndlr] sont venus attaquer le camp. Nous les avons poursuivis, et dans leur fuite, de 54 ans quils ont par la suite violes. Jai russi rcuprer les deux victimes qui ont d suivre des soins lhpital, a ajout le Commandant Bishweka. Quid de la promiscuit et de ses nombreux corollaires ? En dehors des questions dinscurit lintrieur du camp, les dplacs de Mugunga III sont confronts de nombreux autres problmes tels par exemple la promiscuit, qui est propice aux mauvaises conditions dhygine et favorise la propagation des maladies telles que le VIH/SIDA. Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Rfugis (HCR) et Premire Urgence (PU), lun de ses partenaires, et le personnel de poste de sant Mugunga ce camp comme vivant avec le VIH, tandis quun cas de cholra a t dtect. A noter galement que la promiscuit favorise les nombreuses naissances. Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et ses partenaires locaux tels Promotion et Complmentarit des Cultures pour le Dveloppement (PROCUDDE), le poste de sant de Mugunga III, lhpital de la Communaut Baptiste au Centre de lAfrique (CBCANdosho) et lhpital militaire de Goma, ont rapport que 335 femmes enceintes daccouchement. En outre, larrive de nouveaux -est une pression supplmentaire sur par voie de consquence, empche bon nombre denfants de se faire scolariser, les salles de classe tant actuellement occupes pour abriter ces familles. du Christ au Congo (ECC), plus de 6 000 femmes et enfants dplacs non Ces personnes venues de Goma et ses environs, ainsi que de Bukavu (Sud Kivu) et mme de Gisenyi au Rwanda voisin, sont confronts les humanitaires et les autorits locales. Lappui de la MONUSCO Certes, dnormes efforts ont t consentis, alors que dautres sont en cours pour encourager les dplacs un retour volontaire, mais les informations selon lesquelles des exactions seraient rgulirement commises dans les zones de retour ne sont pas de nature Pour faire face cette forte pression en attendant un retour ventuel des dplacs dans leurs zones dhabitation originale, les autorits ont offert 19 hectares supplmentaires o seront dresss des hangars pour permettre, dans le court terme, de dsengorger le camp et librer les salles de classe. La plus grosse quation rsoudre demeure celle de linscurit. Cest prcisment ce niveau quessaie dintervenir la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) en apportant tout son appui aussi bien aux autorits locales que nationales. Des contacts ont t tablis avec la MONUSCO pour que les casques bleus assurent dsormais des patrouilles nocturnes dans le camp de Mugunga III et ses alentours. Nul doute que cette requte trouvera un cho favorable, la protection des populations civiles tant au cur du mandat de la MONUSCO Les dplacs de Mugunga III ont un besoin norme en assistance humanitaire Photo MONUSCO/Pnangnini Tour

PAGE 12

12 Janvier 2013 Du 8 au 12 janvier 2013, six membres du personnel civil et militaire de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), accompagns de deux dlgus du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Rfugis (UNHCR), se sont rendus Kitchanga (zone de sant de Mweso). Comment garantir une meilleure protection aux habitants de Kitchanga ? Tel tait lobjectif de cette mission de protection conjointe, qui a galement examin la Nord Kivu : la MONUSCO value la situation scuritaire Kitchanga lEst de la Rpublique dmocratique du Congo.situation humanitaire gnrale des personnes dplaces dans ce territoire. Le territoire de Kitchanga est au plusieurs groupes arms. Parmi les groupes actifs on peut relever la prsence de lAlliance patriotique pour un Congo libre et souverain (APCLS), du M26, des Forces dmocratiques de libration du Rwanda (FDLR), du M23 et des Nyaturas. Des populations frustres Outre la prsence de ces groupes arms dont la population civile dnonce la rsurgence dactivits, cette population est confronte dautres problmes. Il y a quelques semaines, le colonel Mugahunga, commandant du 812me Rgiment des Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) avait interdit la vente et la consommation de viande dans la ville de Kitchanga, esprant ainsi leur dpeage en plein air. Lquipe conjointe de protection de la MONUSCO (compose des dlgus des Affaires civiles, des Droits humains, de la Police MONUSCO, du programme de Dsarmement, Dmobilisation, Rapatriement, Rintgration et Rinstallation (DDRRR), et de la Brigade du Nord-Kivu) a rencontr les autorits et les reprsentants des diffrents les raisons dune telle dcision et ses consquences sur le climat scuritaire. Il est rapidement apparu que cette dcision, entirement dsapprouve par la population, a entran une vive tension au sein des communauts locales. Consquence de ce regain de tension, le poste de police de Kitchanga a t pill le 31 dcembre 2012, obligeant le chef de poste travailler partir de son domicile et mettant mal le bon droulement du travail des effectifs de la police. Par Jonathan Lorillard/MONUSCO Une quipe de protection conjointe en visite dans le camps de dplacs de Mweso, Kitchanga, le 11/01/2013 Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard Reportage

PAGE 13

13 Janvier 2013 Processus scuritaireAttente et fbrilit dans les camps de dplacs de la zone de sant de Mweso Sur le plan humanitaire, par ailleurs, les comits de gestion des camps de dplacs de Kah, Kashuga 1 et 2, Mungote, Inbuga et Mweso ont dplor ltat de famine avanc dans lequel ils se trouvent. Depuis le mois de septembre dernier, aucune aide alimentaire ne leur a t fournie. Dans leur qute de nourriture, les dplacs se sont rabattus sur les champs des villageois, pillant leurs rcoltes, et rendant ainsi les relations entre villageois et dplacs En outre, des dizaines de cas de viols et de svices corporels commis sur les femmes dans les champs ont t rapports. La Commission Nationale pour les Rfugis (CNR) a signal une recrudescence de la prostitution chez les Pour se nourrir, certains dplacs vont jusqu vendre les bches des abris de fortune qui les protgent contre les intempries. Les reprsentants du HCR ont alors expliqu aux dplacs que le Programme alimentaire mondial (PAM) avait d faire face de lourdes contraintes techniques et scuritaires, ce qui a entran linterruption de la distribution de vivres. Ils ont, cependant, prcis que la distribution de nourriture devrait reprendre dans les janvier 2013. Constats et solutions de la MONUSCO Dun point de vue scuritaire, la MONUSCO a pu se rendre compte que les dplacs du camp de Kishuga 1 et 2, Mweso et Ibuga sont soumis une taxe illgale impose par les groupes arms et non-arms de la zone. Pour avoir le droit de se dplacer en dehors du camp, les dplacs doivent sacquitter dune taxe de scurit allant de 1000 1500 Francs congolais par foyer. Dans certaines localits, les dplacs doivent aussi payer une taxe routire ou sont contraints de participer des travaux communautaires La premire ncessit pour viter ou stopper une menace contre lintgrit physique des populations civiles est den avoir connaissance. La MONUSCO a propos, dune part, damliorer la communication quotidienne avec les autorits et les diffrents reprsentants des habitants et des dplacs de la rgion et, dautre part, de perfectionner de protger le plus rapidement possible potentielles victimes Les dplacs rassurs de la protection des Nations Unies Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard

PAGE 14

14 Janvier 2013 De par sa collaboration journalire avec les communauts et autorits locales pour ltablissement des fondements pour la paix, les Affaires civiles se sont donnes les moyens de contribuer une meilleure rponse de de protection des civils au quotidien. En effet, la Division des Affaires civiles sest largie en 2012 avec le recrutement en cours de 113 assistants supplmentaires pour uvrer dans le domaine de la protection des civils. Au service de la MONUSCO pour une meilleure coute et rponse aux besoins concrets des communauts et autorits congolaises, cette nouvelle catgorie de personnel appel Assistants de Liaison communautaire, a t dploye dans les zones les plus recules et instables, celles o les populations les plus vulnrables sont bien trop souvent victimes de violences de la part de groupes arms. Tous de nationalit congolaise, ces Assistants de Liaison communautaire sont en effet un nouvel outil de protection sur le terrain dans le systme Plus dune centaine dassistants de liaison communautaire supplmentaires dploys pour une protection des civils renforceAffaires Civiles de la MONUSCOLapproche globale de la Division des Affaires civiles est concentre sur quatre thmatiques articules autour de quatre units que sont la Protection des Civils, le Soutien la Restauration et lExtension de lAutorit de lEtat, la celle dune stratgie qui permettrait de passer de la protection physique de la population une protection sociale o autorits tatiques et socit civile travailleraient en symbiose. Autopsie dun engagement plus important des Affaires Civiles pour la protection des communauts en zones recules et vulnrables.Par Valrie Petit/MONUSCO des Nations Unies, et constituent ainsi un maillon important entre la mission de la MONUSCO, la Force de la MONUSCO, et les communauts locales. De plus, la Division Affaires civiles a tabli un mcanisme conjoint de coordination pour la protection des civils, et dvelopp un ensemble doutils novateurs de protection composs dquipes conjointes de protection, Hortense, Prisca et Aime, assistantes de liaison communautaires bases Bukavu et Uvira, contribuent la protection des civils et linclusion des femmes dans la formulation et ltablissement de plans de protection locaux Photo MONUSCO/CAS Reportage

PAGE 15

15 Janvier 2013 auxquels prennent part les Assistants de Liaison communautaire, les sections substantives de la MONUSCO et la Force. En fonction de la situation, des reprsentants du gouvernement, de la socit civile congolaise, ou de la communaut humanitaire participent galement ces missions de protection. Depuis les massacres de 2008 Kiwanja au Nord Kivu, plus de 250 missions ont t menes par les quipes conjointes de protection sur le terrain. Les quipes conjointes de protection ont pour objectif premier de dvelopper des plans de protection locaux dans les zones o les troupes de la MONUSCO sont dployes, danalyser les menaces pesant sur les populations et leurs besoins, damliorer le systme dalerte prcoce, et dtablir et renforcer les structures de coordination locales entre autorits, communauts, et partenaires humanitaires pour une meilleure rponse en cas de danger imminent. Cest dans ce contexte que les assistants de liaison communautaire sont dploys aux cts des casques bleus, dans plus de 70 zones recules et lieux stratgiques -communment appels Bases oprationnelles de compagnie ou Bases oprationnelles temporaires -dans lEst dvelopper des rponses sur mesure en termes de protection. Rle des Assistants de Liaison communautaire sur le terrain Aime Kusinwa, Assistante de Liaison communautaire au sein de la Division des Affaires civiles depuis plus dun an, explique clairement son rle dans lamlioration de la protection des civils : Cest pour servir mes compatriotes congolais que jai dcid de travailler au sein de la MONUSCO en tant quAssistante de La population civile recherche constamment la protection de la MONUSCO Photo MONUSCO/Myriam Asmani Liaison communautaire, dit-elle. Mon rle est multiple car je reprsente sur le terrain une organisation noble que sont les Nations Unies, tout en restant au service de la population congolaise. En effet, suite une demande croissante des communauts locales, les mcanismes dalerte prcoce, initis travers les Rseaux dAlerte communautaire, permettent aux populations les plus isoles de lEst de contacter par tlphone et gratuitement les autorits pertinentes travers les Assistants de Liaison communautaire en cas de danger imminent. Les 37 Rseaux dAlerte communautaire pilotes mis en place seront consolids de situation critique. Lappropriation des Rseaux dAlerte communautaire par les populations sest dj avre salutaire, car ils apparaissent non seulement comme un outil de protection Force, des Forces des Armes de la Rpublique dmocratique du Congo, ou de la Police Nationale Congolaise en cas de danger, mais galement comme un outil de dissuasion pour toutes tracasseries et violations commises dans les zones recules. Hortense Barholere, Assistante de Liaison communautaire Bukavu, raconte : Le projet de Rseaux dAlerte communautaire nous aide beaucoup lorsquil y a des tracasseries. En novembre dernier, trois hommes se sont fait passer pour des militaires des Forces armes nationales et, en patrouille, ont drang les argent. Cest alors que jai immdiatement prvenu la Base oprationnelle de compagnie de Bukavu qui a contact le Commandant de la police nationale en poste dans la zone. A Uvira, Aime est galement en contact permanent avec les populations dans les villages environnants. Elle prcise : Mon objectif est de prendre en compte lopinion des populations, et particulirement des femmes dans la protection des civils, et de les faire participer la protection de leur propre communaut avec le soutien des Assistants de Liaison communautaire, des sections civiles et des casques bleus de la MONUSCO

PAGE 16

Pour nous contacter : 12, avenue des aviateurs Kinshasa/Gombe Tl. : (243) 81 890 7368 (243) 81 890 6885 E-mail : tourep@un.org Site web : www.monusco.orgwww.facebook.com/monusco.org twitter.com/MONUSCO www.youtube.com/MONUSCO Photo MONUSCO/Jonathan Lorrillard