Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Une publication de la Division de lInformation Publique de la MONUSCO Echos e Volume II N Mars 2012 LONU relve de graves cas de violations des droits de lHomme pendant les lections du 28 novembre 2011 Interview avec le Directeur des Affaires politiques de la MONUSCO Psychose de la LRA et des groupes arms Dungu

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2 Mars 2012 Sommaire4 Droits de lHommeIl y a eu peu damlioration dans la situation de la population en 2011 selon lONU5 Dossier La LRA nouveau oprationnelle7 La MONUSCO appuie les FARDC pour combattre la LRA8 InterviewSimon Munzu, directeur de la division des Aaires politiques, coeur ouvert10 Gros planComment la Section des Aaires civiles de la MONUSCO a sensibilis des jeunes congolais pour un processus lectoral apais12 La MONUSCO sensibilise contre le Sida et les MST dans la prison centrale de Kananga14 Cholra dans le Bas-Congo : les eorts du Gouvernement et de lUNICEF pour lutter contre lpidmie Directeur de lInformation Publique Madnodje Mounoubai Coordonnateur Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime 3 Nouvelles Un rapport des Nations Unies dnonce les violations des droits de lHomme en RDCPhoto MONUSCO/SMyriam Asmani Ce numro dEchos de la MONUSCO est, sans conteste, lun des plus riches en actualit. A travers ces colonnes, vous en saurez davantage sur lampleur des violations des droits de lHomme pendant les lections du 28 novembre 2011 Kinshasa. Vous pouvez consulter lintgralit de ce rapport denqute de 21 pages sur le site de la MONUSCO, www.monusco.org. Nous reproduisons verbatim un communiqu du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de lHomme et du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de lHomme en guise de rsum. Nous vous faisons galement cho dun autre rapport sur la situation gnrale des droits de lHomme en Rpublique dmocratique du Congo. Prsent au Conseil des droits de lHomme sa seizime session en mars 2011, ce rapport revient sur un certain nombre de recommandations que la Haut-commissaire et plusieurs mcanismes des droits de lHomme ont formules dans le pass et dresse un bilan des suites donnes ces recommandations par le Gouvernement congolais. Nous vous en donnons lecture travers un rsum de ce rapport, son intgralit tant galement disponible sur le site de la MONUSCO. Par ailleurs, vous dcouvrirez linterview que nous a accorde le directeur des Affaires politiques de la MONUSCO, Simon Munzu, dans laquelle il parle des attributs de la Division dont il a la charge. Nous vous ferons galement part de la rsurgence des activits militaires de lArme de Rsistance du Seigneur, et leurs consquences sur les populations civiles dans la Province Orientale. Quelle est lampleur du cholra dans la province du Bas-Congo et que font les autorits dans la lutte contre le SIDA et autres maladies dans les pages qui suivent. Bonne lecture! *Coordonateur des Publications EditoPar Penangnini Tour* Simon Munzu, Directeur de la division des Aaires politiques de la MONUSCO

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3 Mars 2012 Le rapport, sappuyant sur des enqutes menes par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lhomme en Rpublique dmocratique du Congo, recense le meurtre dau moins 33 personnes par les forces de scurit Kinshasa, entre le 26 novembre et le 25 dcembre 2011. Les enqutes ont montr quau moins 83 personnes ont t blesses, la plupart par balle, et au moins 16 personnes sont toujours portes disparues. Plus de 265 personnes ont t arrtes et la majorit dentre elles aurait t maintenue en dtention arbitraire dans diffrents centres de dtention Kinshasa. Il y avait aussi des tmoignages concordants et corrobors de torture lors de dtentions. La plupart des violations des droits de lhomme prsentes dans le rapport impliquent la Garde rpublicaine, la Police nationale congolaise, en particulier des agents de la Lgion nationale dintervention et des agents du Groupe mobile dintervention, ou lAgence nationale de renseignements. Daprs le rapport, dans une moindre mesure, des militaires des Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) sont aussi impliqus. Bon nombre des violations prsentes dans le rapport furent perptres sur des personnes cause de leur appartenance relle ou prsume au parti dopposition dEtienne Tshisekedi, principal adversaire llection prsidentielle du Prsident Joseph Kabila candidat sa rlection, ou une des provinces dans lesquelles il lquipe a rencontres au cours de son enqute pour accder aux centres de dtentions, rencontrer les victimes et les tmoins, le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de lhomme a not lengagement du gouvernement faire face aux violations rapportes par lquipe denquteurs, aprs avoir examin et comment le rapport. Le Reprsentant spcial du Secrtaire gnral de lONU pour la Rpublique dmocratique du Congo et chef de la MONUSCO, Roger Meece, a condamn avec force les violations graves des droits de lhomme dcrites dans le rapport et les autres actes de violence commis travers le pays au cours de la priode lectorale. Une enqute judiciaire a t ouverte plus tt en dcembre. M. Meece a exprim son contentement face lengagement du gouvernement poursuivre des enqutes judiciaires et le combat contre limpunit, pour prvenir toute violation similaire des droits de lhomme. La MONUSCO attend avec impatience le rsultat de lenqute judiciaire et se tient prte continuer aider et soutenir les autorits judiciaires coupables en justice, a dclar M. Meece. Les poursuites et les procs rcents entrepris avec lappui de la MONUSCO travers le pays, ont conduit larrestation violations des droits de lhomme. Je me rjouis de ces dveloppements rcents et de la coopration positive entre la MONUSCO, larme de la RDC et les autorits judiciaires civiles. La Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de lhomme, Navi Pillay, a exhort les autorits congolaises sassurer que les enqutes sur les violations graves des droits de lhomme documentes dans ce rapport sont indpendantes, impartiales et crdibles. Nous avons reu plusieurs comptes rendus dcrivant la Garde rpublicaine dindividus dtenus arbitrairement soumis la torture, a dclar Navi Pillay. Les autorits doivent sassurer que des enqutes soient menes sur ces violations graves des droits de lhomme, que les auteurs soient traduits en justice, et que ceux qui sont encore dtenus illgalement soient librs sans dlai. Pour laborer ce rapport, les enquteurs de lONU ont rassembl environ 110 tmoignages provenant de diffrentes sources, y compris de victimes, de tmoins, des autorits congolaises et de reprsentants de partis politiques. Ils ont aussi visit plusieurs centres de dtention, des hpitaux, des cliniques et des centres de sant, et ont analys des informations reues grce un service gratuit dassistance tlphonique, mis en place par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de lhomme Lire lintgralit du rapport sur :www.monusco.orgUn rapport des Nations Unies publi mardi 20 mars 2012 dtaille des violations graves des droits de lHomme, y compris des meurtres, des disparitions et des dtentions arbitraires, commises Kinshasa par les forces de scurit congolaises dans le contexte des lections prsidentielles et lgislatives de 2011 en Rpublique dmocratique du Congo (RDC). Rsum.Un rapport de lONU sur la Rpublique dmocratique du CongoDes violations des droits de lHomme enregistres pendant les lections du 28 novembre 20113 Mars 2012 Nouvelles

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4 Mars 2012 La Haut-Commissaire flicite le Gouvernement pour les efforts dploys en vue dappliquer certaines des recommandations faites par son Bureau et par dautres mcanismes relatifs aux droits de lhomme en vue de lutter contre limpunit, de renforcer les institutions tatiques et damliorer la situation des droits de lhomme dans le pays. Elle dplore toutefois que, tout au long de lanne de 2011, il y ait eu peu damlioration dans la situation de la population. Son Bureau continue de runir des informations sur les graves violations des droits de lhomme, commises en particulier dans lest du pays.Les faiblesses structurelles des institutions tatiques, en particulier du systme judiciaire et des forces de scurit, auxquelles sajoutent des pratiques de corruption et la prsence de groupes arms, favorisent limpunit et renforcent les violations systmiques des droits de lhomme, note la Haut-Commissaire aux Droits de lHomme des Nations Unies, dans un rapport gnral sur les droits de lHomme en Rpublique dmocratique du Congo. Droits de lHomme en Rpublique dmocratique du CongoONU : Il y a eu peu damlioration dans la situation de la population, en 2011Le rapport met en exergue les causes profondes de la persistance des violations des droits de lhomme en Rpublique dmocratique du Congo. Les faiblesses structurelles des institutions tatiques, en particulier du systme judiciaire et des forces de scurit, auxquelles sajoutent des pratiques de corruption et la prsence de groupes arms, favorisent limpunit et renforcent les violations systmiques des droits de lhomme. Au nombre de ces violations sommaires, les arrestations et dtentions arbitraires et illgales, les mauvais traitements, la torture et les violences. La Haut-Commissaire a not en outre avec une profonde proccupation que le nombre de cas de violences sexuelles reste lev et que plusieurs incidents de viols massifs ont t enregistrs au cours de la priode considre. Lexercice des droits socioconomiques est aussi structurellement entrav. Au cours de la priode prparatoire des lections prsidentielle et lgislatives de 2011, le Haut-Commissariat a relev un nombre inquitant de violations des droits de lhomme commises contre des opposants politiques, des journalistes et des dfenseurs des droits de lhomme, qui continuent dtre lobjet de diverses menaces et dtre victimes de violations des droits de lhomme, notamment larrestation et la dtention arbitraires. Le Haut-Commissariat a dcouvert que la majorit de ces violations avait t commise par les forces de scurit, manipules par des acteurs politiques. Toutefois, la HautCommissaire salue les initiatives prises par le Gouvernement pour protger les liberts publiques, telles que la mise en place du Conseil suprieur de laudiovisuel et de la communication (CSAC) et lannonce de la cration dune cellule de protection des dfenseurs des droits de lhomme. La Haut-Commissaire note cependant avec une grave proccupation le nombre effrayant de cas de violences sexuelles et des efforts tendant assurer un progrs constant dans la lutte contre ces violences. Elle flicite par ailleurs la Rpublique dmocratique du Congo pour avoir adopt la loi qui rige clairement la torture en infraction Lire lintgralit du rapport sur :www.monusco.org Nouvelles Scne de march en RDC Photo MONUSCOExtrait du rapport des Nations Unies sur la situation du droits de lHomme en RDC.

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5 Mars 2012 La LRA toujours prsente... mais aaibliePar Joseph TshimangaUne nouvelle incursion de la LRA a eu lieu ces dernires semaines dans les territoires de Dungu, Faradje, Watsa, Niangara, Bondo et Ango, poussant 3.000 personnes fuir, a dit une porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les rfugis (HCR), Fatoumata LejeuneKaba, Genve. Depuis le dbut de lanne, 20 nouvelles attaques ont eu lieu. Une personne a t tue et 17 ont t enleves durant ces violents incidents. Les civils kidnapps sont souvent utiliss en tant que porteurs, alors que la LRA force les jeunes femmes lesclavage sexuel. Daprs le HCR, les attaques les plus rcentes se sont droules dans le village de Bagulupa, 55 kilomtres lest de Dungu. Le village a t attaqu le 10 fvrier et nouveau le 24 fvrier, forant la plupart de ses habitants fuir pied vers Dungu, chef-lieu du district de Haut-Uele. La plupart des dplacs ont rejoint Dungu et des installations de dplacs internes dans la zone. Selon les informations collectes par le personnel du HCR sur le terrain, la plupart des nouveaux arrivants taient dj dplacs par de prcdentes attaques de la LRA. Dautres civils pourraient tre dplacs Aprs une accalmie au second trimestre de lanne dernire, qui a permis la population du nord de la province Orientale, en Rpublique dmocratique du Congo, de vivre des conditions de scurit amliores, de nouvelles attaques de lArme de rsistance du Seigneur sur les civils refont surface dans le Haut et le Bas Uele. Province Orientale, Nord-Est de la RDC DossierDes casques bleus de la MONUSCO sentretiennent avec la population locale Photo MONUSCO

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6 Mars 2012 dans des zones auxquelles les agences humanitaires ne peuvent pas accder du fait de linscurit et des routes impraticables du HCR. De 2006 2011, 831 attaques, au total, contre des civils ont t enregistres dans le nord de la Province Orientale. La vaste majorit des attaques sont attribues la LRA. Plus de 2000 personnes ont t tues et 2832 autres enleves, dont 1109 enfants. Depuis 2008, les activits de la LRA dans la province ont caus le dplacement interne denviron 320.000 personnes. Durant la mme priode, 30.000 rfugis congolais ont fui vers la Rpublique centrafricaine et le Soudan du Sud. Campagne anti-KonyLa LRA reste dangereuse, estime-t-on aux Nations Unies. Une campagne de traque contre le chef de lArme de rsistance du Seigneur, Joseph Kony, a t lance sur internet, appelant son arrestation. Mort ou vivant , disent les autorits ougandaises. Ralise par lONG amricaine Invisible Children, et tendue dans tous les rseaux sociaux de communication, la campagne vise arrter et juger le chef de la LRA, jug responsable de lenlvement, de la torture et de lexploitation de dizaines de milliers denfants ougandais. La LRA touche quatre pays (Ouganda, Rpublique dmocratique du Congo, Centrafrique, Soudan du Sud). Il y a une coordination dans laction contre la LRA depuis le 14 fvrier 2011 date laquelle le dossier est revenu au Conseil de Scurit de lONU. La LRA a travers des pays pour arriver l o il ny a pas de prsence de lEtat , a soulign le 13 mars 2012 le chef du Bureau des Nations Unies pour lAfrique centrale (UNOCA) Abou Moussa, estimant, par le fait mme que mme affaiblie, la rbellion de lArme de Rsistance du Seigneur de Joseph Kony tait dangereuse . Rappelons quau mois doctobre 2011, le prsident amricain Barack Obama avait indiqu avoir autoris une centaine dhommes quips et prts se dployer en Afrique centrale pour aider les forces de la rgion uvrant faire quitter le champ de bataille Joseph Kony Oprations militaires conjointes MONUSCO-FARDC pour traquer la LRA Photo MONUSCO/Guasfor-Dungu

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7 Mars 2012 Lanne dernire, les FARDC ont poursuivi leurs oprations militaires contre la LRA, avec lappui de la MONUSCO, et en coordination avec les Forces de Dfense populaires de lOuganda. Huit oprations offensives distinctes destines protger la population ont t lances dans le Haut Ul, et plus particulirement dans les localits de Dungu, Doruma et Bangadi. Le 3 juin 2011, la MONUSCO a facilit le dploiement dans le Haut-Ul dun bataillon des FARDC entran par les Etats-Unis dAmrique. Du 16 au 27 mai 2011, une mission dvaluation interdpartementale de lOrganisation des Nations Unies sest rendue successivement en Rpublique centrafricaine, en Rpublique dmocratique du Congo, en Rpublique du Sud-Soudan, ainsi quen Ouganda. Elle a tenu des consultations avec la Commission de lUnion Africaine Addis-Abeba. Ses conclusions donnent penser que la LRA sest transforme en un ensemble de groupuscules qui survivent en sattaquant des civils sans dfense. Daprs le rapport du Secrtaire gnral des Nations Unies sur la MONUSCO dat du 24 octobre 2011, mme si elles ne font pas peser de graves menaces sur la scurit nationale, les attaques de la LRA se poursuivent en toute impunit, et continuent davoir des consquences dvastatrices au plan humanitaire. La mission dvaluation a galement relev une prolifration La MONUSCO appuie les FARDC pour combattre la LRALes attaques menes par lArme de Rstance du Seigneur contre des civils dans les districts du Haut et Bas-Ul avaient diminu dintensit en aot 2011, grce la lutte militaires conjointes entre la MONUSCO et les FARDC.Par Joseph Tshimangadattaques analogues celles de la LRA menes par dautres groupes arms aussi constat que les Etats victimes des agissements de la LRA valuaient diffremment le degr de gravit de la menace que reprsente ce groupe arm, ce qui pourrait laisser croire quil ny avait pas de coordination entre ces pays. Lcho de la Socit civile Lon note le mme son de cloche au niveau des acteurs de la socit civile des trois pays les plus affects par LRA, notamment la RDC, la Rpublique centrafricaine et celle du Sud-Soudan. Du 20 au 23 octobre 2011, Human Rights Watch et la Commission diocsaine pour la Justice et la Paix-Dungu (CDJP) ont tenu un atelier de quatre jours pour se pencher sur la menace permanente exerce par lArme de Rsistance du Seigneur lencontre des civils. Latelier a runi les activistes de la Socit civile de la Rpublique centrafricaine, du Sud-Soudan, de la Rpublique dmocratique du Congo et de lOuganda, ainsi que dautres acteurs internationaux. Les membres de la socit civile ont recommand, entre autres, de : reconnatre pleinement la menace que constitue la LRA pour les civils; amliorer la coordination entre les gouvernements de la rgion (Rpublique centrafricaine, Sud-Soudan et RD Congo) ; sengager entirement dans une coopration active et constructive avec les efforts rgionaux et internationaux pour arrter les dirigeants de la LRA Les casques bleus engags entirement dans la lutte contre la LRA Photo MONUSCO Dossier

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8 Mars 2012 Propos recueillis par Pnangnini TourSimon Munzu, directeur de la division des Aaires politiques, coeur ouvertEchos de la MONUSCO : A lintrieur du mandat qui est celui de la le rle ou les responsabilits de la Comme vous le savez, joccupe la fonction de Directeur de la Division des Affaires politiques de la MONUSCO depuis le 15 mai 2011, date laquelle je suis arriv en RDC en provenance de la Cte dIvoire o je servais les Nations Unies depuis prs de sept ans en qualit de Directeur de la Division des Droits de lHomme de lONUCI (Opration des Nations Unies en Cte dIvoire). A la tte de la Division des Affaires politiques de la MONUSCO, jai le grand privilge et la lourde charge de diriger une soixantaine de collgues, des hommes et des femmes de plusieurs nationalits remarquables de par leur professionnalisme, leur engagement et leur dvouement, dont de nombreux Congolais et Congolaises. Cest donc travers ce personnel et sur lensemble du territoire national que la Division des Affaires politiques joue son rle et assume ses responsabilits au sein de la MONUSCO. Les donnes politiques sont dterminantes pour le rglement des problmes dordre social, conomique, militaire, culturel, religieux, etc. En revanche, la faon dont les problmes sont abords dans ces diffrents domaines peut tre dterminante pour lvolution politique de la nation. Par consquent, la Division des Affaires politiques de la MONUSCO reste ces domaines et suit de prs les actions des divers intervenants. En particulier, elle appuie les activits pour la paix, la stabilisation et la reconstruction en RDC en maintenant des rapports constants avec tous les acteurs politiques. En plus de cela, la Division des Affaires politiques recueille et analyse des informations sur lvolution de la situation politique du pays aux niveaux national, provincial et local. quelques mots, rsumer la contribution de votre division au processus de paix S.M. : Le processus de paix comporte plusieurs volets dont certains ont un caractre militaire, dautres sont de nature politique et dautres encore ont un caractre social ou conomique. En ce qui concerne la Division des affaires politiques, elle contribue au processus de paix notamment travers ses interventions dordre politique visant le renforcement de la dmocratie et les rformes des institutions appeles protger et garantir les liberts individuelles comme celles dordre social, tel que la rsolution et intercommunautaires. Sur le plan militaire, les informations runies et analyses par cette Division sur la Interview

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9 Mars 2012 prsence des groupes arms congolais et trangers en RDC sont prises en compte par nos collgues de la composante militaire de la MONUSCO dans la souvent conjointement avec les FARDC, contre ces groupes arms. lections qui viennent de se tenir en plusieurs ONG qui les ont parfois S. M. : Votre question sous-entend que jai une lecture personnelle de ces lections. Je nen ai pas. Comme vous le savez, aux termes de la rsolution 1991 (2011) adopte le 28 juin 2011 par le Conseil de Scurit des Nations Unies, la MONUSCO avait reu mandat de prter son concours pour lorganisation et la tenue dlections nationales, provinciales et locales, sous forme dun appui technique et logistique, la demande des autorits congolaises. Pour les lections prsidentielle et lgislative qui se sont tenues le 28 novembre 2011, la MONUSCO a rempli, et bien rempli, sa mission en apportant la CENI lappui technique et logistique dont celle-ci avait besoin. Par contre, aucun membre du personnel de la MONUSCO, y compris les collgues de la Division des Affaires politiques, na particip lobservation de ces lections puisque cela ne relevait pas de notre mandat. En consquence, nous ne disposons pas de nos propres lments dapprciation de ces lections. E.M. : La MONUSCO travaille avec le gouvernement mais quels sont ses rapports avec les acteurs politiques : S. M. : La MONUSCO travaille, naturellement, avec le gouvernement de la RDC, dans le respect de la souverainet et de lindpendance politique de ce pays, membre part entire de lOrganisation des Nations Unies. Comme le souligne le Conseil de Scurit, cest dailleurs au Gouvernement de la RDC quil incombe au premier chef dassurer la paix et la scurit sur son territoire et de protger les civils, dans le respect de ltat de droit, des droits de lhomme et du droit international humanitaire. Dans tous ces domaines, les initiatives et interventions de la MONUSCO ne viennent quen appui celles du Gouvernement de la RDC. Pourtant, il ne faut pas confondre le Gouvernement avec ce que vous appelez les acteurs politiques dont certains seraient, selon vos propres termes, de la majorit prsidentielle et dautres, de lopposition. La MONUSCO entretient des rapports de en toute objectivit, dans limpartialit et sans discrimination. E.M. : La MONUSCO va-t-elle soutenir S.M. : Comme jai dj relev cihaut, aux termes du paragraphe 7 de sa rsolution 1991 (2011), le Conseil de Scurit a dcid que la MONUSCO prtera son concours pour lorganisation et la tenue dlections nationales, provinciales et locales, sous forme dun appui technique et logistique, la demande des autorits congolaises. Conformment ce mandat, la MONUSCO entend prter son concours pour lorganisation et la tenue des lections provinciales et locales venir Le directeur des Aaires politiques, Simon Munzu, dans son bureau Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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10 Mars 2012 Gros plan Forum de Jeunes Likasi Photo MONUSCO/CASPar Hortense ShidiComment la Section des Aaires civiles de la MONUSCO a sensibilis la jeunesse congolaise en vue daboutir un processus lectoral apaisLa Section des Affaires civiles de la MONUSCO a largement contribu une sensibilisation importante des jeunes congolais au processus lectoral, dans diffrentes provinces du pays, pour des lections transparentes et apaises.La Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) avait contribu lorganisation du Forum des jeunes des partis politiques et de la Socit civile pour des lections transparentes et apaises Kinshasa, au Centre CEPAS, les 21-22 Octobre 2011 sous la direction de la Commission lectorale nationale indpendante (CENI). Aprs des changes fructueux entres la CENI et les jeunes, ces derniers ont dcid de mettre en place un cadre de concertation pour lutter contre la manipulation des jeunes, et en signant en outre un acte dengagement pour la paix. La forte participation et lintrt des jeunes lors de ce premier forum ont conduit la CENI et ses partenaires rediter cet exercice dans toutes les provinces, raison dau moins deux ateliers dans deux cits/localits par province, soit un total de 25 ateliers. Entre le 15 et le 25 novembre 2011, la Section des Affaires civiles, accompagne dautres sections de la MONUSCO, ainsi que de certaines agences du Systme des Nations Unies, a appuy la CENI dans lorganisation de ces fora travers plaidoyer dans plusieurs grandes villes du pays dont notamment, Bandundu, Kikwit, Kananga, Mweka, Mbuji Mayi, Matadi, Boma, Mbandaka, Gemena, Bunia, Kindu, Dungu, Kisangani, Goma, Rutshuru, Masisi, Beni, Butembo, Lubumbashi, Likasi, Kolwezi, Kalemie, Bukavu, Uvira et Fizi. Au total 1.116 jeunes ont particip ces ateliers dans les 25 villes et cits concernes par ces fora. Rsultats concluants Comme support de sensibilisation, des t-shirts taient produits et distribus, dans ces villes et cits avec des messages de paix traduits dans les quatre langues nationales, imprims de dos et de face pour interpeller et sensibiliser les jeunes dans le but de les dsolidariser dactes

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11 Mars 2012 de violence qui pourraient tre perptrs ou commandits au cours du processus lectoral (pret post-). Grce lappui Unies pour le Dveloppement (PNUD) et du bureau intgr de la MONUSCO, plus de 6.000 t-shirts ont t produits et distribus dans les provinces pour sensibiliser les populations des lections apaises. Lors de ces rencontres, les organisations de jeunes des partis politiques et de la socit civile ont reu des informations sur le processus lectoral, notamment sur les lois et dispositions lgales qui le rgissent, ainsi que sur les institutions mandates pour en assurer le bon droulement. A lissue de ces changes, les jeunes ont sign un acte dengagement pour la paix et ont mis en place un cadre de concertation permanent pour promouvoir et prenniser ce dialogue inter-jeunes durant tout le cycle lectoral en cours, cest--dire jusquen 2013. Ces ateliers ont ainsi permis aux jeunes de formuler quelques recommandations aux politiciens en demandant notamment de promouvoir lhonntet, la culture de la tolrance idologique, limpartialit de larme. Dans ces cits, les jeunes ont lu des membres du bureau des cadres de concertation territoriaux composs de six membres dont trois issus des partis politiques et trois de la Socit civile. Depuis la tenue de ces fora, les jeunes de Kinshasa et des provinces se mettent ensemble -dans leurs cadres de concertation -pour changer sur des questions dactualit lies leurs milieux de vie ; aussi ils laborent des plans daction dactivits en faveur des jeunes non seulement en rapport avec les lections mais aussi sur dautres questions qui les concernent. La MONUSCO continue les appuyer dans ce processus de dialogue entre jeunes subvenir au cours du processus lectoral en cours au niveau provincial. Ces jeunes commencent simpliquer dans la logique du symposium national de la socit civile en intgrant ces Cadres de concertation dans les Comits provinciaux de suivi du Symposium Activit de sensibilisation Beni Photo MONUSCO/CASActivit de sensibilisation Lubumbashi Photo MONUSCO/CAS

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12 Mars 2012 Gros planLUnit pnitentiaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), en collaboration avec le Service dhygine provincial du Kasa Occidental et dautres structures sanitaires, a rcemment lanc, une srie dactivits dassainissement et La MONUSCO sensibilise contre le SIDA et les MST dans la prison centrale de Kanangade sensibilisation sur les maladies sexuellement transmissibles (MST) et le prison centrale de Kananga, la capitale de la province du Kasa Occidental. Il sagissait de conscientiser les 388 dtenus de cette prison, dont cinq femmes et 15 mineurs, ainsi que lensemble du personnel pnitentiaire, sur les risques dinfection et de contamination aux MST et VIH-SIDA. Laugmentation de la population carcrale est un phnomne observ dans de nombreux pays, une rgle laquelle ne droge pas la Rpublique dmocratique du Congo. Quid de la prison centrale de Kananga, chef-lieu de la province du Kasa Par Lansana Dabo Des dtenus de la prison centrale de Kananga lors dune sance de sensibilisation Photo MONUSCO/Mortar Sarr

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13 Mars 2012 loin dtre conforme aux standards internationaux de dtention. Avec ses cellules surpeuples et mal ares, et des conditions dhygine prcaires, la prison de Kananga nest pas faite pour amliorer ltat de sant des dtenus dont la plupart viennent de communauts dfavorises o, lorigine, les conditions de vie laissaient normment dsirer. Cest en cela que la campagne de sensibilisation lance par lUnit pnitentiaire trouve tout son sens, comme len atteste le thme Prophylaxie des dortoirs de la Prison Centrale de Kananga. Sous limpulsion de cette campagne, le service dhygine publique provincial a procd la prophylaxie de lensemble des locaux de la prison centrale de Kananga sous la supervision des conseillers pnitentiaires en vue damliorer les conditions dhygine et de salubrit des dtenus, et de combattre les maladies infectieuses. Aprs lassainissement complet des deux pavillons qui constituent cette prison, savoir les cellules des femmes et des mineurs dun ct et celles des adultes hommes de lautre, les agents de service dhygine ont lanc un appel la population carcrale et au personnel pour le respect strict prmunir contre les pidmies et les maladies contagieuses, et entretenir un environnement carcral sain. Des ateliers, sous forme de confrences, ont galement t organiss sur le thme : Campagne de sensibilisation pour la prvention des Maladies Sexuellement Transmissibles. Les diffrents interlocuteurs, galement spcialistes dans le domaine du VIHSIDA et autres maladies contagieuses, ont conseill aux dtenus et au personnel de faire usage du prservatif et dviter la multiplicit de partenaires sexuels, souvent facteur dinfection. Par ailleurs, des conseils particuliers ont t prodigus aux dtenus incarcrs pour des cas de violence sexuelle, les appelant bannir dsormais cette pratique, qui non seulement les expose aux risques dinfection, mais galement expose les victimes. Il en a t de mme du personnel pnitentiaire qui il a t demand de prendre toutes les dispositions ncessaires pour protger les femmes dtenues contre toutes agressions sexuelles, vues les conditions de dtention prcaires qui les exposent chaque jour. Au terme des activits, le directeur de la prison a, au nom de son personnel et de lensemble des dtenus, encourag et flicit cette initiative de la part de la MONUSCO, tout en soulignant limpact positif quelle aura sur lenvironnement carcral. Selon la Rsolution 1925 du Conseil de Scurit des Nations Unies, lUnit pnitentiaire a pour mandat de conseiller et former les autorits pnitentiaires nationales aux mthodes dadministration en milieu carcral. En 2011 lUnit pnitentiaire de Kananga avait mis en place un atelier de menuiserie en bois dans cette mme prison en vue de former les dtenus pour leur rinsertion future dans la socit

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14 Mars 2012 Gros planPar Mamouna TraorCholra dans le Bas-Congo : les eorts du Gouvernement et de lUNICEF pour lutter contre l pidmieLe gouvernement provincial du Bas-Congo a dbloqu, au cours du mois de fvrier 2012, 20.000 dollars US pour appuyer les actions de lutte contre lpidmie de cholra qui se propage depuis le 24 janvier 2012 avec dj 300 cas signals en mars dont huit morts ce jour.En dbut danne 2012, la rumeur courait que le cholra tait la porte du Bas-Congo, mais il a fallu attendre que le ministre provincial de la Sant du Bas-Congo fasse la dclaration le 6 fvrier 2012, au cours de la crmonie du lancement du Plan dAction humanitaire 2012 (PAH) Matadi pour que linformation Ne Niku, le ministre provincial de la Sant, a dans son mot liminaire parl de la dtermination du gouvernement provincial du Bas-Congo, en collaboration avec ses partenaires, lutter contre cette pidmie. Un comit de crise provincial a t mis sur pied pour suivre les actions et les interventions contre cette pidmie. Le docteur Berthe Nkunku, Chef du Sous-Bureau de lOrganisation mondiale de la Sant (OMS) et mdecin pidmiologiste provincial, avait dclar lors dune rencontre avec le personnel des Nations Unies queffectivement le nombre de personnes atteintes du cholra tait en hausse, mais que le plus inquitant concernait lorigine de cette pidmie, car selon lui, 142 cas proviennent des lots de Soyo, en Angola, tous [concernant] des Congolais de la RDC vivant en clandestinit, et vitant de se dcouvrir lors des traitements Soyo. Pour ce qui est des mesures prises propagation, des comits de crise ont t installs Boma, Moanda et Matadi. Des kits de premiers soins ont t achemins dans les zones contamines et lONG Mdecin sans Frontire Belgique sinvestit activement dans les oprations de lutte. Quant au Gouvernement provincial du Bas-Congo, il aurait dbours dans le mme cadre 20.000 dollars US. Les autorits administratives et sanitaires de Moanda et Boma, LUNICEF en campagne de sensibilisation lhpital de rfrence de Matadi Photo UNICEF

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15 Mars 2012 les ONG et les structures de lutte contre lpidmie, se sont retrouves encore le 14 fvrier dernier. De cette rencontre, il a t constat que lvolution de la maladie ntait toujours pas matrise, puisque les hpitaux de Moanda et Boma. La principale proposition issue de la rencontre a t celle dasseoir une stratgie commune de lutte contre lpidmie avec lAngola, qui en constitue lpicentre, notamment travers sa province de Soyo. Expliquant sil est encore possible de circonscrire cette pidmie qui sest signale depuis environ deux mois, le docteur Robert Ndundula de lUNICEF, galement point focal humanitaire pour le Bas-Congo, a rpondu de manire laconique en ces termes imags : Cela est possible si on accorde dans les trois jours venir un couloir humanitaire pour teindre le feu la base sur les lots angolais. Pour arriver raliser cette stratgie commune, le bureau de lUNICEF du Bas-Congo est en contact avec ses homologues de lAngola, tandis que la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) est en pourparlers avec les autorits provinciales. Lappui des intervenants Le docteur Ndudula explique que le type de cholra dont il sagit est un cholera srotype 1, la variante INABA, dont on a enregistr plus de 159 cas en fvrier, aujourdhui cest 300 cas pour la plupart des adultes. Pour parer au plus urgent, le Bureau de lUNICEF a envoy une touque de chlore, qui sert dantiseptique ainsi que 400 litres de liquide perfusion. LOMS, a quant elle fait galement don de perfusions, et fait en plus de la surveillance pidmiologique en envoyant des cadres de la division de la sant faire le monitoring et le suivi. LONG ALIMA fait de la prise en charge, Mdecins dAfrique soccupe des questions dassainissement et de mobilisation sociale de mme que lAssociation Sant familiale (ASF). La Mairie de Boma et le ministre provinciale de la Sant sont tous les deux fortement impliqus pour contenir la maladie et lanantir. La REGIDESO, la socit de distribution deau en Rpublique dmocratique du Congo, anime la commission logistique, et prvoit un projet dadduction deau. Pour sa part, le Bureau de la MONUSCO de Matadi a envoy le 16 fvrier de leau potable lhpital gnral de Muanda, soit un total de 1.500 bouteilles deau minrale en attendant 5.000 autres de Kinshasa. Tout compte fait, le cholera nest pas une fatalit, assure Dr. Ndundula. On sait que cest une maladie dite des mains salles, et on sait comment lutter contre elle. La population doit connatre les signes avant-coureurs dont notamment une diarrhe profuse, des douleurs abdominales qui peuvent saccompagner de vomissements et entraner trs rapidement lamaigrissement du malade, a-t-il dit. Quand on voit ces signes, il faut aller lhpital gnral de Mouanda, bien amnag maintenant par Mdecins sans Frontires, a ajout le docteur Les couches vulnrables sont les plus exposes aux risques du cholraPhoto MONUSCO/ Sylvain Liechti

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16 Mars 2012 Pour nous contacter : 12, avenue des aviateurs Kinshasa/Gombe Tl. : (243) 81 890 7368 (243) 81 890 6885 site web : www.monusco.org www.facebook.com/monusco.org twitter.com/MONUSCO www.youtube.com/MONUSCO