Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Une publication de la Division de lInformation Publique de la MONUSCO Echos e Reportage Dbut, au Sud-Kivu, de lopration Amani Kamilifu Gros plan Un partenariat agissant entre le Bureau Genre et la femme congolaise Besoins humanitaires : une source de grande proccupationVolume II N Fvrier 2012 Fidle Sarassoro : En 2012, si nous obtenons ncessaires, nous permettrons, entres autres, 550 000 enfants (congolais), daller lcole

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2 Fvrier 2012 Sommaire Sommaire6 Analyse Equateur : normes ds humanitaires relever en 20128 La situation humanitaire au Nord KivuPlus de besoins pour les populations vulnrables10ReportageSud-Kivu : dbut de lopration militaire Amani kamilifu contre les FDLR12 Gros planAppui considrable du Bureau des Aaires civiles de la MONUSCO la stabilisation et la consolidation de la paix14 Bureau Genre de la MONUSCO : partenariat agissant avec la femme congolaise Directeur de lInformation Publique Madnodje Mounoubai Coordonnateur Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime 3 Nouvelles Publication dun nouveau plan daction humanitaire pour la RDCPhoto MONUSCO/SMyriam Asmani Ce Numro dEchos de la MONUSCO est consacr lhumanitaire, un thme dont la pertinence pour la Rpublique dmocratique du Congo nest pas dmontrer. A lorigine, il y a lautorit de lEtat qui peine se matrialiser sur lensemble du territoire, ce qui engendre une inscurit gnralise, mme si celle-ci est mieux contrle dans certaines parties du pays que dautres. Les communauts rurales en sont les premires victimes. En fuyant linscurit, elles se qui ncessitent une assistance immdiate. Pour y rpondre, les agences des Nations Unies lancent chaque anne un appel de fonds. Ces fonds arrivent-ils couvrir ces besoins humanitaires? Voici ce quen dit le Coordonnateur humanitaire en Rpublique dmocratique du Congo, Fidle Sarassoro : pour rpondre lensemble des besoins humanitaires est le problme fondamental auquel nous faisons sensibles au sort des populations vulnrables de la Nous vous invitons lire, dans les pages qui suivent, lintgralit de linterview de Monsieur Sarassoro, y compris des reportages sur le mme sujet, ainsi que des articles sur quelques activits de la Mission. *Coordonateur des Publications Edito EditoPar Penangnini Tour* Photo couverture : Des femmes mnagres de Walikale, dans le Nord Kivu, Est de la RDC Photo MONUSCO/Myriam AsmaniFidle Sarassoro, Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral de lONU pour la RDC

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3 Fvrier 2012 Propos recueillis par Pnangnini TourFidle Sarassoro : En 2012, si nous obtenons les nancements ncessaires, nous permettrons, entres autres, 550 000 enfants (congolais), daller lcoleLe Plan dAction humanitaire ou PAH, est un appel de fonds annuel que lance lOrganisation des Nations Unies pour couvrir les besoins humanitaires dun pays ou dune communaut. En ce qui concerne la Rpublique dmocratique du Congo (RDC), la mise en uvre du plan de cette anne va ncessiter la mobilisation de quelque 718 millions de dollars pour rpondre aux urgences humanitaires du pays. Quels sont les objectifs du PAH, comment seront utiliss Sarassoro, le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies, qui est en mme temps Coordonnateur humanitaire en RDC, tente de donner des rponses dans les lignes qui suivent. Un nouveau plan daction humanitaire pour la RDC Echos de la MONUSCO : La communaut humanitaire en RDC a lanc le 1er fvrier 2012 un appel pour apporter de lassistance plusieurs millions de Congolais vulnrables. Pouvez-vous nous dire le montant exact de cet appel ? Fidle SARASSORO : Nous lanons, travers le Plan dAction humanitaire 2012, un appel contributions de 718 millions de dollars amricains, un montant qui correspond aux actions que les acteurs humanitaires devraient mettre en uvre pour prter assistance des milliers de arms, des pidmies, des catastrophes naturelles et de la faiblesse des services sociaux de base, ne peuvent satisfaire des besoins essentiels tels que se nourrir, se soigner, pouvoir boire de leau potable, Le Reprsentant spcial adjoint du Secrtaire gnral des Nations Unies pour la RDC, Fidle Sarassoro Photo MONUSCO/Myriam Asmani Nouvellesou encore pouvoir soffrir un toit pour protger leur famille. En 2012, si nous obtenons les permettre entre autres 3,5 millions de personnes davoir un accs de leau potable, 550 000 enfants daller lcole, 600 000 enfants malnutris, dont 154 000 malnutris svres dtre pris en charge, prs de 5,2 millions de personnes davoir

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4 Fvrier 2012 accs des soins de sant, plus dun millier denfants associs/sortis des Forces et Groupes arms dtre rinsrs dans leur communaut. Par ailleurs, assister directement 10 500 victimes de violences sexuelles, aider plus de 4,3 millions de congolais en inscurit alimentaire et rhabiliter 2 300 km de routes pour permettre aux humanitaires daccder certaines de ces populations vivant dans les zones recules. E. M. : En quoi consiste le Plan dAction Humanitaire (PAH) 2012 de la RDC ? F.S. : Le Plan dAction reprsente une stratgie commune dintervention humanitaire des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales, en complment aux actions du Gouvernement qui revient la responsabilit premire de prter assistance aux Congolais dans le besoin. Ce plan de la communaut humanitaire vise rpondre de manire coordonne aux nombreux besoins des populations et redonner espoir aux familles et communauts dont les vies et les moyens de subsistance ont t affects par des crises rcurrentes ou mergentes. Le Plan dAction humanitaire prsente secteur, et les modalits dintervention envisages (par exemple travers des foires aux biens non alimentaires, ou encore par des distributions classiques dassistance, de vivres, etc.). Il prsente populations qui ont besoin daide. Ce document nest pas simplement une tout un plan dintervention avec des modalits prcises, et des types dactivits envisages. E. M. : Quels sont les objectifs stratgiques du PAH 2012 ? F.S. : Pour 2012, les acteurs humanitaires se sont assigns quatre objectifs : 1/ Renforcer la protection des populations civiles dans les zones affectes par les rduire les nombreuses violations des droits humains qui sont perptres contre les populations ; 2/ rduire la morbidit et la mortalit au sein des populations affectes par les crises, par exemple travers la prise en charge des enfants malnutris ou des campagnes de vaccination et un meilleur accs aux services sociaux de base ; 3/ amliorer les conditions de vie des populations travers par exemple la distribution des biens de premire ncessit ou dintrants agricoles, la restauration dinfrastructures, laccs lducation; 4/ Contribuer restaurer les moyens puissent amorcer le dveloppement socio-conomique qui doit se faire avec les programmes de stabilisation et de dveloppement. E.M. : Concrtement, quels sont les besoins qui seront couverts par les fonds mobiliss suite cet appel de fonds? F.S. : Le Plan dAction couvre les besoins en nourriture, en eau et assainissement, en sant, en ducation, en protection et en abris. En outre, au cours de leurs interventions, les organisations humanitaires prennent en compte les aspects lis au VIH-SIDA, la protection de lenvironnement femmes. Elles sassurent, chaque fois que cela est possible, que leurs interventions permettent aux communauts de se prendre progressivement en charge. mobiliser la totalit des fonds ? F.S. : Malheureusement, le manque de des besoins humanitaires est le problme fondamental auquel nous faisons face au Congo. Certes les donateurs ont toujours t sensibles au sort des populations vulnrables de la RDC en rpondant nos appels prcdents, et nous les en remercions au cours de ces dernires obtenus nont pas t tous les besoins. Par exemple, en 2011

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5 Fvrier 2012 ce sont seulement 450 millions des 721 millions de dollars requis que les humanitaires ont pu obtenir. Cest pour cela que je lance un appel pressant aux donateurs pour quils fassent preuve de gnrosit particulire cette anne secours et assistance ces milliers de femmes, enfants et autres vulnrables victimes des forces et groupes arms et plus gnralement pour sauver des vies en Rpublique dmocratique du Congo. E.M. : Quels sont les secteurs prioritaires qui seront couverts par les fonds une fois mobiliss? F.S. : Malheureusement, les projets mis en uvre ne sont pas toujours ceux qui rpondent aux besoins humanitaires les plus urgents, mais plutt fonction des secteurs que les donateurs ont bien voulu soutenir. Par ailleurs, les contraintes daccs et les restrictions lies linscurit limitent galement nos possibilits daction dans certaines zones. Cest pour moi, en tant que tous les jours et une vraie frustration de savoir que par exemple nous ne pourrons pas apporter laide ncessaire viole dans une zone recule, ou une femme mutile par la LRA (lArme de Rsistance du Seigneur, NDLR) et qui est rejete par sa communaut, ou encore que nous ne pourrons pas sauver un enfant atteint de malnutrition svre car laide arrive dj trop tard pour lui. Cest pourquoi je remercie particulirement les donateurs qui contribuent au Fonds commun humanitaire en RDC -le Pooled Fund -qui est un instrument indispensable permettant de dbloquer des fonds rapidement, dans les secteurs urgents les plus prioritaires, pour sauver le plus de vies possibles. Cependant le Pooled Fund ne reprsente que le quart de tous Congo. Le Fonds central durgence des Nations Unies gr par OCHA (Bureau des Nations Unies pour la Coordination Affaires humanitaires, NDLR) constitue un autre instrument qui permet dapporter une aide rapide et cible. E.M. : Quels sont, selon vous, les principaux facteurs de crise en RDC ? F. S. : La crise humanitaire rsulte du croisement de plusieurs facteurs scuritaires et socio-conomiques, notamment un niveau lev de violence arme dans les provinces de lEst ; un contexte gnral de pauvret et de prcarit dans lensemble laccs la terre et autres moyens de production, et une faiblesse de lautorit de lEtat congolais. Ces facteurs forment un cercle vicieux qui depuis plusieurs annes perptue la crise. E.M. : Comment le PAH assure-t-il le suivi et lvaluation une fois que les objectifs atteindre sont connus et que des moyens adquats y ont t allous ? F.S. : La communaut humanitaire sest engage fournir plus de transparence et amliorer le suivi et lvaluation de laction humanitaire dans un souci de professionnalisme et de responsabilit morale envers les donateurs qui nous servons, les populations congolaises. Le suivi et lvaluation se font travers un systme dindicateurs ; donc il y a la collecte et la compilation des donnes, et en dernier lieu lanalyse. La communaut humanitaire sattelle amliorer davantage le mcanisme dvaluation. Par ailleurs, dans un souci de transparence de nos actions, nous mettons disposition limmense majorit des informations sur nos actions et sur la situation humanitaire en RDC sur le site www.rdc-humanitaire.net que nous vous invitons tous consulter. entre les responsables des agences humanitaires en RDC et les Ministres congolais concerns est en train dtre mise sur pied. Ce cadre de concertation et dinformation permettra de renforcer le dialogue et le partage dinformations avec les autorits congolaises sur toutes nos actions humanitaires en RDC, tout en nous permettant de souligner auprs des autorits les points sur lesquels nous maximiser limpact de nos actions pour le bien des populations congolaises.

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6 Fvrier 2012 La situation humanitaire de la RD Congo limage de celle de lEquateurEquateur : normes ds relever en 2012Malgr son statut de province stabilisesi lon en croit ce terme utilis par la communaut internationale en RDC, la province de lEquateur, dans le Nord-Ouest, est un cauchemar pour les chefs de projets humanitaires. Par Jean-Tobie Okala et Florent MehauleSi lEst du pays, principalement dans les zones troubles par les groupes arms, laccs humanitaire Point deau amnag par lONG Action contre la Faim Dongo Photo OCHA/Florent Mehaule Analyseest restreint cause de linscurit, en Equateur, cependant, ce sont les contraintes logistiques qui empchent laide humanitaire tant attendue darriver aux populations vulnrables. Des besoins humanitaires moins gnraliss, plus nanmoins dus aux consquences de tensions intercommunautaires, dpidmies ou bien dautres encore. Dans ce contexte, et sous lgide du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), les humanitaires uvrent quotidiennement renforcer la protection de la population civile, rduire la morbidit et la mortalit, amliorer les conditions de vie, et rduire la vulnrabilit des personnes et des communauts, mais aussi restaurer les moyens de subsistance dans les zones affectes par les crises. Facteurs damenuisement La plupart des besoins humanitaires en Equateur sont crs par la fragilisation des moyens de subsistance des communauts et du dysfonctionnement des services sociaux de base : sant, ducation et infrastructures. A partir davril 2012, dbut des oprations de rapatriement de quelque 123 000 rfugis congolais vivant en Rpublique du Congo par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Rfugis (HCR) pourrait accrotre lamenuisement de la situation humanitaire tant et si bien que les services sociaux ainsi que des moyens de subsistance sont dj prcaires, et faire ressurgir de vieilles tensions communautaires. territoire de Kungu (Sud-Ubangui) doctobre 2009 juin 2010, est inoubliable. A cela sajoutent quelque recenss dans la Province, qui risquent de ressusciter la violence. Les principales causes de ces tensions

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7 Fvrier 2012 Appui de la FAO aux dmobiliss Mbandaka Photo FAO-RDC intercommunautaires sont, notamment, le contrle et lexploitation des ressources naturelles, le dysfonctionnement du pouvoir coutumier, les questions foncires rcurrentes et les tensions politico-administratives. Les acteurs humanitaires, en partenariat avec la Section des Affaires civiles de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), sont ainsi impliqus au quotidien dans la rsolution lanne 2012 sannonce avec beaucoup de en Equateur. La prsence de plus de 12 700 dplacs internes, et les besoins humanitaires de quelque 126 000 personnes retournes et 11 000 autres rapatries spontanes constituent la principale priorit dassistance dans les zones du Sud-Ubangui jadis touches sant est galement une priorit dans une province o les pidmies de toutes sortes (cholra, mningite, rougeole, paludisme avec anmie, et poliomylite) sont signales dune manire cyclique et ncessitent une attention particulire. Le cholera a, dailleurs, frapp la province de plein fouet en 2011, touchant pas moins de 31 Zones de sant sur les 69 que compte la province. A ce jour, un peu plus de 3 040 cas de lpidemie dont 163 dcs ont t enregistrs. Le Fonds des Nations Unies pour lEnfance (Unicef) et lOrganisation mondiale de la sant (OMS) accompagnes des ONG nationales et internationales partenaires ont d apporter leur soutien aux autorits sanitaires provinciales dans la mise en uvre de la riposte contre le cholera. Notamment par louverture dun centre de traitement du cholera, la chloration et la dsinfection des points deau, le renforcement des capacits des relais communautaires et la sensibilisation de la population. Cest grce ces actions conjointes que lpidmie a t maitrise dans la province depuis le 1er dcembre 2011. reste lengagement de programmes long terme visant amliorer les conditions de vie et restaurer les moyens de subsistance des communauts. Cest dans cette optique quinterviennent lOrganisation pour lAgriculture et lAlimentation (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ; alors que 17% des mnages de la Province sont en inscurit alimentaire chronique. La construction dinfrastructures agricoles et la rhabilitation des routes de desserte agricole contribueront lessor conomique des mnages et, par le fait mme, au dveloppement de la province dans son ensemble. Pour appuyer ce changement dapproche du court terme vers le long terme, OCHA travaille au rapprochement et au dialogue entre humanitaires et mne des actions de qui contribueront rsorber les faiblesses structurelles de la province. Dici l, la communaut humanitaire continuera scruter le ciel, esprant quaprs la pour la belle la Province.

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8 Fvrier 2012 Plus de besoins pour les populations vulnrablesDans le Nord Kivu, les besoins humanitaires restent changeants et exigent une approche dynamique, a estim le chef du Bureau de la coordination des Affaires humanitaires du Plan dAction humanitaire (PAH) pour la Rpublique dmocratique du Congo le 10 fvrier 2012 Goma.La situation humanitaire au Nord Kivu Dans cette province de lEst du pays, la situation scuritaire reste volatile avec pour corollaire une dtrioration de la situation humanitaire. A ce jour, les humanitaires estiment le nombre de dplacs plus de 500.000. Les besoins humanitaires se prsentent avec plus dacuit dans les territoires de Walikal, Rutchuru et Masisi. La particularit dans ces Un groupe de femmes Walikale, Nord KivuPhoto MONUSCO/Sylvain Liechtitrois territoires tant que cest toujours au moment o les dplacs attendent le plus dassistance que la tension monte, avec des attaques des Forces dmocratiques pour la libration du Rwanda (FDLR). Ces attaques mettent en danger non seulement la vie de ceux qui ont besoin de lassistance (les dplacs), mais galement celle de ceux qui doivent la procurer (les humanitaires). Do, selon OCHA la situation humanitaire au Nord Kivu est non seulement volatile, mais elle est galement extrmement grave, et mrite une attention toute particulire. Pour OCHA et ses partenaires, les priorits humanitaires dans ces zones dpendent des besoins des populations et de leur emplacement. Dans certains endroits, ce sont des vivres ou des biens non-alimentaires, tandis que dans dautres, les besoins en eau et en Par Alexandre Essome Analyse8 Fvrier 2012

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9 Fvrier 2012 assainissement sont normes pour les populations vulnrables. daborder le problme, du moins pour les humanitaires de la province, sous un angle qui impose un plan unique pour lensemble de ces populations. , dit madame Perin. Le PAH 2012 atteste de cette volont des humanitaires davoir une intervention multiforme dans la province qui offre une gamme varie de programmes qui couvrent les besoins en eau, en sant, en nutrition et en protection. Cependant, pour labb Oswald Musoni, directeur de CARITAS dveloppement Goma, qui avait pris part la crmonie du lancement du PAH, les organisations humanitaires nationales doivent mettre la priorit sur la scurit alimentaire. Nous estimons alimentaires de notre population, soutientil. Pour CARITAS dveloppement, cette demande est particulirement plus pressante Walikal et dans le Masisi, deux territoires o les paysans avaient abandonn leurs champs en se refugiant dans les camps de dplacs. De retour dans leurs villages, ils ont besoin de se rinstaller avant de reprendre leurs activits champtres. Les valuations faites ce sujet concluent que les populations vulnrables avaient tout perdu au moment o elles fuyaient les attaques armes. Pour les aider, il faut parer au plus pressant, subvenir leurs besoins alimentaires, et les quiper doutils aratoires et de semences. Le gouvernement provincial a pris part llaboration de ce plan daction humanitaire par lentremise de son ministre en charge du budget, Juma Balikwisha. Rappelons que le plan national humanitaire 2012 vise mobiliser 718 millions de dollars pour la Rpublique dmocratique du Congo. Une bonne partie de cet argent sera alloue aux interventions urgentes des 500 mille personnes dplaces dans la province du Nord Kivu. Eu gard la gravit de la situation humanitaire de cette province, il sagira de trouver les lignes directrices communes pour rpondre aux besoins les plus urgents de la population vulnrable. Des femmes dferlent lartre principale dune localit du Nord Kivu Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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10 Fvrier 2012 Prvue pour durer environ 60 jours, cette opration a pour but de traquer environ 500 lments FDLR dans la zone affecte, dloger les 1200 autres estims encore actifs dans le Sud Kivu et les contraindre se rendre dans le cadre du programme de leur rapatriement au Rwanda. Cette action conjointe fait suite diverses attaques rcentes des FDLR contre les populations au Nord de Shabunda et au Sud-Est de Mwenga, provoquant le dplacement de milliers de personnes. Aprs le dpart des compagnies des FARDC en formation au dbut de lanne 2010, les FDLR se sont appropris les zones vides ainsi cres, occupant les sites stratgiques de Kabulu, Misima, Katombi, Biangama, Gombo, Mulungu, Nianzi, Ngoma, Kashei, tous situs dans un rayon de 45 200 km autour de Shabunda. Dans cette zone riche en ressources minires et autres ressources naturelles dont les rebelles ont le monopole, rgne une inscurit criarde caractrise par des enlvements de personnes pour transporter leur butin ou pour demander des ranons, mais galement des attaques mains armes perptres contre les populations, accompagnes de viols, incendies, et autres actes de violence. Ces attaques des FDLR se sont accentues au dbut du mois de janvier 2012 par des reprsailles lencontre des villages accuss de soutenir le groupe local dautodfense Ma Ma Ra Mutomboki, mis en place par les villageois pour se protger et bouter les FDLR hors de la zone. Ces attaques ont occasionn la mort de prs de 45 personnes, accompagnes de pillages systmatiques et de destruction de biens, notamment Kwantamba, Mugadilo, Luyuyu, et Ngolombe, tous des villages situs dans un rayon dune centaine de kilomtres autour de Shabunda. A la suite de ces incidents, des dplacements internes massifs ont t constats notamment de Ngolombe, Mugadilo, Kwantamba et Luyuyu. Prs de 2500 personnes sont arrives Nindja, entre Des soldats FARDC sapprtent pour une patrouille conjointe avec la Force de la MONUSCO Photo MONUSCO/DDRRR Sud KivuSud Kivu : dbut de lopration militaire Amani Kamilifu contre les FDLRLa Mission de lOrganisation de Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique Par Biliaminou Alao Reportage

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11 Fvrier 2012 1000 1200 dplacs ont t enregistrs Ngandu, tandis que 350 400 personnes sont arrives Nzovu tout comme Nzibira. La MONUSCO a, ds le 5 janvier 2012, visit le centre de sant de Nzibira pour senqurir de ltat des blesss et changes avec eux. A la suite de ces changes, les premires patrouilles motorises ont t organises jusqu Lubimbe-II, limite de la zone accessible par voie routire, pour valuer la situation. La Brigade a, par la suite, organis en coordination avec les FARDC, des missions de surveillance et de reconnaissances ariennes des des informations. Fort de cela, un dploiement statique de combat a t effectu Lubimbe-II et Katshungu. Le 6 janvier 2012, une autre reconnaissance arienne a t conduite pour un dploiement statique de combat dune force spciale gyptienne Kigulube pour assurer la protection des populations. Le 7 janvier 2012, pour dcourager les groupes arms de lancer des attaques contre les populations, des vols de surveillances ariennes et des activits de dmonstration de force ont t organises. Il sagit notamment des vols basse altitude avec des hlicoptres Puma et des patrouilles motorises et pdestres dans les zones affectes. Cest lissue de toutes ces actions que le commandant de la Brigade du Sud Kivu et la hirarchie FARDC ont entam des discussions qui ont abouti la dcision de mener une opration militaire conjointe contre les FDLR. Toutefois, cette opration ne sera mise en uvre quaprs avoir pris toutes les dispositions ncessaires pour appliquer les mesures de conditionnalit de la participation de la MONUSCO dans de telles oprations. Lobjet de la participation des composantes civiles de la MONUSCO est de veiller au respect des conditionnalits de la participation de la Mission des oprations conjointes avec les FARDC en cartant tous les soldats qui se sont rendus coupables dexactions. Cette participation permet de faire le suivi des oprations pour sassurer quil ny a pas de violation des droits de lhomme, ni de et de veiller ce que les auteurs reconnus coupables de violations ventuelles, soient arrts poursuivis et jugs devant les tribunaux comptents. Les sections des Droits de lHomme, Protection de lEnfant, Affaires civiles, et le programme de Dmobilisation, Dsarmement, Rinsertion, Rapatriement et Rintgration (DDRRR) de la MONUSCO travaillent ensemble pendant ce type doprations pour prendre en compte toutes les consquences qui dcouleraient des affrontements, et alerter la communaut humanitaire sur les besoins ventuels dassistance. Cette dmarche renforce aussi le rle des militaires en matire de protection. FARDC Conformment son mandat, la MONUSCO apporte son soutien aux FARDC pour mettre hors dtat de nuire les FDLR dans les territoires de Shabunda, Mwenga, Kalehe et Kabare. conjointement, le rle de la MONUSCO sera simplement dassurer la logistique. La MONUSCO est galement charge des reconnaissances ariennes des zones affectes pour faciliter les patrouilles motorises conjointes avec les FARDC. Casques bleus et lments FARDC en discussion Photo MONUSCO/DDRRR Sud Kivu

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12 Fvrier 2012 Appui considrable du Bureau des Aaires civiles de la MONUSCO la stabilisation et la consolidation de la paix Par Kodzo SeglaPour y parvenir, la section Affaires civiles sappuie sur une approche mthodologique en cinq tapes, savoir : (i) la cartographie des la priorisation ; (iv) la recherche de solutions durables, et (v) le suivivaluation. Depuis 2008, la cartographie des quil y a un nombre important de qui, souvent saggravent, causant de nombreux dgts humains et matriels, ainsi que le dplacement des Gros planLe Bureau des Affaires civiles de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) est lun des services organiques de la mission. Dans le but de contribuer la mise en place de conditions favorables pour la stabilisation et la consolidation de la paix en Rpublique dmocratique du Congo (RDC), et conformment son mandat, cette section met en uvre des activits dappui, aussi bien aux autorits congolaises qu la socit civile, pour la communautaire sur lensemble du territoire national. ont t enregistrs dans la base de mois de dcembre 2011, la majorit contrle du pouvoir coutumier. Lexercice de priorisation de ces provinces travers lorganisation de 14 ateliers avec la participation des autorits locales, de la socit civile et des agences du systme des Nations Unies. Cet exercice va permettre ouverts et/ou latents ayant un niveau lev dintensit et dextension, ainsi que des consquences nfastes sur la protection des civiles, la scurit et la cohsion sociale. Ceci permettra prioritaires dintervention en appui aux ministres de lIntrieur et du Plan. En vue daccompagner les trouver des solutions durables forte intensit, les Affaires civiles ont ralis, en collaboration avec dautres acteurs, une srie dactivits suivies Accolade entre deux chefs de villages Photo Search for Common Ground

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13 Fvrier 2012 de rsultats concrets sur le terrain. Les rsultats les plus en vue sont lappui les localits dEnyele et de Munzaya dans le secteur de Dongo en province avait caus dnormes pertes en vies humaines, ainsi que le dplacement de plus de 160.000 personnes. Lappui et laccompagnement apports par les Affaires civiles, en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Rfugis (UNHCR) et lONG Internationale Search for Common Ground (SFCG), ont permis la signature du pacte de non-agression entre les deux localits le 31 mars 2011 et la mise sur pied de cinq comits locaux de conciliation dans cinq grandes localits o la cohabitation entre sagit notamment de Gemena, Dongo, Bokonzi, Bozene, et dEnyele/Munzaya. En vue daccompagner les autres ou intra-communautaires sont plus svres, notamment dans les provinces du Bandundu, du Kasa Oriental et du Kasa Occidental, la section des Affaires civiles des experts locaux en en ngociation, en mdiation et en transformation avec lappui technique de Search for Common Ground. Les experts locaux sont chargs, avec lappui et le suivi des Affaires civiles, daccompagner les parties en Dans le cadre du suivi-valuation, un appui technique est apport aux membres des comits locaux de pleinement leur rle de facilitateur et surtout dalerte prcoce. Cest dans ce cadre que les Affaires civiles ont initi et mis en uvre un projet impact rapide ayant permis la construction dune maison des mdiateurs dans la ville de Kananga au Kasa Occidental. A Dongo dans la province de lEquateur, cest une radio communautaire qui a t cr avec la participation de la MONUSCO, UNHCR, le Fonds des Nations Unies pour lEnfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Programme des Nations Unies pour le Dveloppement (UNDP). Pour lanne 2012, les Affaires civiles de la MONUSCO envisagent de faciliter lorganisation de 20 ateliers autorits congolaises pour la rsolution de ceux-ci. Cette approche mthodique des Affaires civiles servira srement de base pour la mise en uvre du Programme pour la Consolidation de la Paix. Experts locaux forms Mbuji Mayi (Kasa Oriental) Photo Aaires Civiles /MONUSCO

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14 Fvrier 2012 Le Bureau Genre de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) a, sans relche, rpondu prsent aux cts des femmes congolaises travers lorganisation de nombreuses activits de sensibilisation. Activits visant renforcer les capacits analytiques des femmes en vue de leur meilleure implication et contribution aux initiatives de prvention et de rponse aux violences faites aux femmes, notamment les violences sexuelles et les autres formes de violences Bureau Genre de la MONUSCO : partenariat agissant avec la femme congolaisefondes sur le genre perptres par les groupes arms durant, pendant et de renforcer les capacits des femmes et protection des civils et de consolidation de la paix tout en luttant contre limpunit et pour le respect des droits des femmes en Rpublique dmocratique du Congo (RDC). Les journes commmoratives les plus importantes telles que la Journe internationale de la Femme (8 mars), le jour anniversaire de ladoption de la rsolution 1325 du Conseil de Scurit (31 octobre), la Marche mondiale des Femmes qui eu lieu Bukavu en 2011, les 16 jours dactivisme contre les violences faites aux femmes, et la Journe internationale de la Femme rurale, sont autant dopportunits chaque anne dans la stratgie de mobilisation du gouvernement, de la socit civile et des partenaires internationaux en faveur dactions multiformes destines soutenir plus de 60% des forces productives de la RDC. Cest dans ce contexte que le Bureau Genre de la MONUSCO a initi et soutenu des programmes et projets conus pour encourager les efforts des femmes rurales voluant dans la reconstruction sociale, et mener des plaidoyers en faveur du renforcement continu de leurs capacits de sorte leur permettre de sassumer pleinement dans la lutte contre les violences sexuelles et autres formes de violences fondes sur le genre. Dans la mise en uvre de cette stratgie, le Bureau Genre sappuie sur les services de la Division de lInformation publique de la MONUSCO travers les confrences de presse, les programmes spcialiss de Radio Okapi, les spots audiovisuels, les publications, les bulletins dinformation et le site Internet de la mission.Par Elsie Eange-Mbella et Dominique Bassinga Gros planLa chef de lUnit Genre de la MONUSCO, Elsie Eange Mbella Photo MONUSCO/Myriam Asmani

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15 Fvrier 2012 En outre, la MONUSCO a produit divers supports didactiques pour les femmes et les hommes vivant en milieu rural. A cet gard, le Bureau Genre a milieu rural, et parmi lesquels les besoins en vtements, laccs linformation, les formations en matire de plaidoyer en faveur de leurs droits. En 2009 et 2010, le Bureau Genre a fait confectionner 1000 pagnes sensibilisateurs comportant des messages pertinents (en langues locales) sur les types de violences commises les zones rurales, et les bases lgales pour prvenir et rpondre ces crimes. Ces pagnes ont t largement utiliss par les formateurs -tant au sein de la MONUSCO qu lextrieur -pour sensibiliser les femmes rurales sur leurs aussi bien par les femmes que par les les messages vhiculs leurs familles, collgues, voisins, etc. 3 La foire pour les femmes entrepreneures -supporte par le groupe thmatique Genre du Systme des Nations Unies -a t initie et coordonne par le Bureau femmes congolaises puissent exposer leurs productions. Cette foire a reu la visite de plus de 10.000 personnes, et a permis de renforcer le partenariat entre le ministre du Genre et la Premire Dame de la RDC, les autres institutions nationales, la MONUSCO, les agences du Systme des Nations Unies, le corps diplomatique, la socit civile y compris les ONG et les coopratives rurales. Les objectifs majeurs de la foire consistent mener le plaidoyer en faveur des droits des femmes et du renforcement de leurs capacits. Les femmes vivant en milieu rural ont transporter, sans cots additionnels, leurs produits sur le lieu de la foire. Elles ont pu participer plusieurs confrences relevant des domaines du management conomique, de la sant publique, de lducation, du politicoadministratif, du judiciaire et scuritaire et de linformation sur les mandats et les activits des agences du Systme des Nations Unies. La foire a permis aussi de rduire lcart entre les communauts marginalises et les autorits publiques en favorisant, pendant quelques jours, au plus haut niveau et lchange dinformations entre ONG et bailleurs potentiels. En sus, la foire de lentreprenariat fminin a valoris et donn plus de visibilit au travail des femmes vivant en milieu rural en les impliquant dans les diffrentes discussions en cours. Ldition 2012 de la foire de lEntreprenariat fminin a t ouverte, le lundi 5 mars dernier, sur le thme : en prsence de plusieurs hautes personnalits du gouvernement congolais et de la communaut internationale. Lindicateur le plus rcent de la reconnaissance du travail du Bureau Genre en matire de mobilisation des autorits et des populations locales sur les questions dintgration du genre en RDC est le prix Mama Award qui lui a t dcern en mai 2011 par un magazine local. Un prix similaire a t dcern la section Genre de Goma pour son rle en matire de mobilisation et de galvanisation des rseaux de femmes faveur de la promotion des droits des femmes. Femmes rurales en liesse Photo darchives

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16 Fvrier 2012 Pour nous contacter : 12, avenue des aviateurs Kinshasa/Gombe Tl. : (243) 81 890 6583 (243) 81 890 6885 site web : www.monusco.org www.facebook.com/monusco.org twitter.com/MONUSCO www.youtube.com/MONUSCO