Citation
Echos de la MONUSCO

Material Information

Title:
Echos de la MONUSCO
Creator:
Mission de l 'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo ( issuing body )
Place of Publication:
Kinshasa, DR Congo
Publisher:
Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo
Publication Date:
Frequency:
Monthly
regular
Language:
French
Physical Description:
1 online resource : ;

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Congo (Democratic Republic) ( lcsh )
Genre:
newspaper ( marcgt )
newspaper ( sobekcm )
international intergovernmental publication ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began with: Volume 1, No1 (Juillet 2011)
General Note:
"Une publication de la Division de l'Information Publique de la MONUSCO".
General Note:
"Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Republique démocratique du Congo".

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
Copyright, Mission de l'Organisation des Nations Unies en R.D. Congo. Permission granted to University of Florida to digitize and display this item for non-profit research and educational purposes. Any reuse of this item in excess of fair use or other copyright exemptions requires permission of the copyright holder.
Resource Identifier:
on10476 ( NOTIS )
1047609376 ( OCLC )
2018226778 ( LCCN )
on1047609376

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Aggregations:
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Une publication de la Division de lInformation Publique de la MONUSCO Echos e Sud Kivu Pourquoi toutes ces attaques des FDLR contre les civils? Reportage Dungu : la LRA ne constitue plus une menace pour la population civile La protection des civils demeure un aspect majeur et central du mandat de la MONUSCO Volume II N Janvier 2012 Herv Ladsous, chef des Oprations de maintien de la paix Interview Leila Zerrougui explique le rle et le mandat de la MONUSCO

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2 Janvier 2012 Sommaire 5 Reportage Dungu : La LRA ne constitue plus une menace pour la population civile 6 Scurit et stabilisation Les Forces spciales du Guatemala, au four et au moulin 8 Interview Questions Leila Zerrougui sur le mandat de la MONUSCO 10 Analyse Sud-Kivu : pourquoi toutes ces attaques des FDLR contre les civils? 12 Portrait Les Units de Police constitues : que sont-elles, que font-elles? 14 Divers Coopration transfrontalire pour la surveillance des volcans des Virunga Directeur de lInformation Publique George Ola-Davies Coordonnateur Penangnini Toure Rdacteur-en-Chef Joseph Tshimanga Infographiste Jsus Nzambi Sublime 3 Nouvelles Premire visite du Secrtaire gnral adjoint des oprations de maintien de la paix en RDC Herv Ladsous son arrive Ntoto, territoire de Walikale, Nord Kivu Photo MONUSCO/Sylvain Liechti C e Numro 6 du Volume 2 dEchos de la MONUSCO est le premier de lanne 2012. Linformation centrale est celle de la visite en Rpublique dmocratique du Congo (RDC) de Monsieur Herv Ladsous, Secrtaire gnral adjoint aux Oprations de maintien de la paix. Il sagit de sa premire visite dans le pays depuis sa nomination ce poste, le 2 septembre 2011. A travers linterview quil a accorde Radio Okapi son arrive Kinshasa, vous dcouvrirez lobjet de sa visite, ainsi que la ligne de conduite quil propose la Mission des Nations unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO) face au processus lectoral en cours, mais galement face la situation dinscurit qui prvaut dans lEst de la RDC. Dans ces mmes colonnes, une autre interview, non moins importante, celle de Madame Leila Zerrougui, Reprsentante spciale adjointe du Secrtaire gnral des Nations unies en RDC. Sans faux-fuyant, Madame Zerrougui rpond aux questions du journaliste de Radio Okapi sur le rle de la MONUSCO dans le processus lectoral, et notamment sa suppose part de responsabilit dans les contentieux qui ont rsult des lections prsidentielle et lgislatives. Opration Santa Claus violences au Sud Kivu, le rle des Units de Police constitues, dixime anniversaire de lruption du Nyiragongo, sont autant dautres sujets qui ont t dvelopps pour vous. A vous de lire et dapprcier *Coordonateur des Publications Edito Par Penangnini Tour* Ce quil faut retenir Erratum Dans le numro prcdent (Numro 5, Volume 1), il a t crit dans larticle publi en page 11 : Le Bas-Congo, la province de lextrme Est de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC), a connu une campagne lectorale relativement calme Il fallait plutt lire : Le Bas-Congo, la province de lextrme Ouest de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC), a connu une campagne lectorale relativement calme De mme, la photo en page 12 est de Guy Roger Nyampala de Radio Okapi et non de Mamouna Traor, alors que celle montrant le Commissaire divisionnaire de la Police nationale congolaise de Matadi, le Gnral Raus Chalwe, en page 17, doit tre attribue Emmanuel Jose Kalala Luthumba, attach de presse de la Police nationale congolaise de Matadi.

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3 Janvier 2012 Propos recueillis pasr Livine Mbwinga Herv Ladsous : La protection des civils demeure un aspect majeur et central du mandat de la MONSUCO Pour la premire fois depuis sa nomination en septembre 2011, le Secrtaire gnral adjoint des Nations Unies charg du Dpartement des Oprations de maintien de la paix, Herv Ladsous, a sjourn en Rpublique dmocratique du Congo, du 24 au 28 janvier 2012. Au cours de cette visite, M. Ladsous sest largement exprim sur le mandat de la MONUSCO, sur le processus lectoral ainsi que la scurit dans lest du pays. Ci-dessous sa dclaration, dans une interview quil a accorde Radio Okapi. M onsieur Herv Ladsous, vous effectuez votre premire visite en RDC depuis votre nomination au Dpartement des Premire visite du Secrtaire gnral adjoint charg des oprations de maintien de la paix en RDC. Oprations de maintien de la paix. Peut-on savoir lobjet de cette visite? Joccupe mes fonctions depuis trois mois. Jai tenu ce que lune de mes premires visites de terrain soit ici en Rpublique dmocratique du Congo pour comprendre, pour dcouvrir, pour parler, pour couter aussi, et voir tout ce que nous pouvons faire encore mieux pour aider la Rpublique dmocratique du Congo travers la MONUSCO qui est, vous le savez, la deuxime mission la plus importante des Nations Unies progresser vers un avenir que je crois prometteur. La MONUSCO, conformment la Rsolution 1991, a apport son soutien logistique et technique dans lorganisation des lections de novembre 2011. Quenvisagent de faire les Nations unies pour contribuer lapaisement du climat politique actuel qui est trs tendu en RDC en raison des contestations des rsultats pour certains candidats ? Il y a effectivement beaucoup de leons apprendre dans la manire dont se sont passes les lections prsidentielles, les lections lgislatives; il va y avoir maintenant des lections provinciales, des lections locales. Et, videment, les Nations Unies, la MONUSCO, sont en appui pour faire en sorte que ce processus de politique interne qui relve de lapprciation des citoyens du Congo puisse se passer dans des conditions sans cesse amliores. Donc, il y a des leons apprendre, il y a des messages entendre, et il y a certainement des mesures prendre pour faire en sorte que ce processus, qui est essentiel, permette une rconciliation nationale de se passer dans les meilleures conditions, dans le respect de lEtat de droit, et avec lobjectif de trouver des solutions durables pour lavenir du pays. Votre visite prvoit un dplacement Goma. En dpit des efforts consentis Herv Ladsous (1er droite) en conversation avec le gouverneur du Nord Kivu, Julien Paluku Photo MONUSCO/Clara Padovan

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4 Janvier 2012 A Kinshasa, le Secrtaire gnral adjoint aux Oprations de maintien de la paix a rencontr, entre autres personnalits politiques, le prsident de lAssemble Nationale, Evariste Boshab Photo MONUSCO/John Bompengo Analyse par la MONUSCO et les autorits congolaises, des groupes arms comme les FDLR sont toujours trs actifs dans lEst du Congo. Que comptent faire les Nations Unies pour anantir ngatives? Il faut effectivement que lEtat congolais son territoire. Il y a donc toute une srie de mesures prendre pour faire en sorte que tous ces groupes arms cessent de nuire, et de nuire dabord la scurit, lintgrit des groupes entiers de la population. Donc, la protection des civils est effectivement un aspect majeur et central du mandat de la MONUSCO. Mais, il faut aussi que la rforme du secteur de la scurit, dune manire autorit sur lensemble du territoire et cest vrai que cest dans lEst du pays que la situation est la plus complexe, et que des mesures doivent tre prises pour mettre un terme cet tat de non droit, car en fait, cest de cela quil sagit. Un tat de non droit qui nest pas tout simplement acceptable, qui mobilise lattention de la communaut internationale. Il y a. les groupes internes, il y a aussi les groupes, je dirais, plurinationaux. LArme de Rsistance du Seigneur par exemple, qui mobilise lattention et les efforts de plusieurs pays de la rgion dAfrique centrale, qui mobilise lattention de lUnion Africaine. et rassume son autorit entire sur lensemble de son territoire. Ct MONUSCO, que comptez-vous faire concrtement, parce que cest une situation qui dure. Quelles mesures prendre ? Ecoutez, a nest pas simple. Si ctait simple on aurait dj trouv la solution. a nest pas simple. La MONUSCO fait beaucoup, avec le soutien de lensemble de la communaut internationale, travers les dcisions du Conseil de Scurit. Cest une question de constance dans leffort, dinitiative, dimagination. Mais nous avons lobligation de progresser dans cette direction. La presse congolaise sinterroge dj sur lavenir de la MONUSCO dont le mandat expire le 30 juin 2012. Que pouvez-vous apporter comme clairage ce sujet lopinion publique qui nous coute sur les antennes de Radio Okapi ? Je dirais deux choses. Je dirais dabord que la dcision, elle appartient au Conseil de Scurit qui en a la responsabilit. Deuximement, je dirais que la communaut internationale, travers les Nations Unies, a investi massivement dans ce qui se passe au Congo, et cet investissement nous ne voulons pas tout simplement le laisser se dilapider, se dissiper. Il faut donc que nous continuions progresser, en accord avec les autorits du pays pour trouver les bonnes solutions pour consolider lEtat, pour consolider lEtat de droit, et favoriser la rconciliation nationale qui est, je crois, ce vers quoi tout le monde veut travailler.

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5 Janvier 2012 L e secteur des oprations militaires Rudia II/Dungu que dirige le colonel Lombe, o se trouve aujourdhui un camp militaire en face de laroport, sur la route frontalire avec la Rpublique du Sud-Soudan, est tout un symbole. Cest ici quavaient commenc en 2009 deux oprations simultanes de la Force de la MONUSCO et des FARDC jusquen 2010. Il sagit des oprations Rudia 2 et Iron Stone (pierre de fer) qui ont fortement entam les capacits oprationnelles de lArme de Rsistance du Seigneur (LRA) et ont permis de rduire son champ de manuvre. Deux annes aprs, dans le mme but et le mme objectif que lOpration Rudia Umbrella lance le 30 novembre 2010 par la MONUSCO en prvision de une opration similaire dnomme Santa Claus du 22 dcembre 2011 au 03 janvier 2012 a t mene ensemble avec les FARDC. Elle a permis daugmenter considrablement le niveau de vigilance dans certaines zones nvralgiques, patrouilles et ladoption dune posture Voyage dans le district du Haut-Ul, dans le Nord-Est de la Rpublique dmocratique du Congo Dungu : la LRA ne constitue plus une menace pour la population civile Les attaques menes par lArme de Rsistance du Seigneur (LRA) contre des civils dans les districts du Haut et du Bas-Ul ont diminu dintensit. Le colonel Emmanuel Lombe, commandant du secteur des oprations militaires Rudia II/Dungu, dit toute sa satisfaction. Nous lavons rencontr sur place Dungu, dans le cadre de notre visite dvaluation des conditions de scurit dans ce territoire. Reportage Par Joseph Tshimanga dissuasive. Le colonel Lombe se fonde sur ce dispositif pour exprimer sa satisfaction. Cette opration poursuivie dans les zones rurales de Dungu pour scuriser la population civile pendant les ftes de Nol et de nouvel an ft une grande russite. Elle a permis aux populations concernes de clbrer dans le calme et dans la tranquillit les festivits de Nouvel An. Aussi, les populations se sont-elles senties trs rapproches et protges par les forces de lordre. Aucun incident na eu lieu durant cette opration, estime-t-il. Des lments des FARDC et un casque bleu de la MONUSCO en patrouille Photo MONUSCO Reportage

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6 Janvier 2012 Voyage dans le district du Haut-Ul, dans le Nord-Est de la Rpublique dmocratique du Congo Scurit et stabilisation Les Forces spciales du Guatemala, au four et au moulin Les units guatmaltques, marocaines, et les observateurs militaires de la Force de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO), ainsi que les Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo (FARDC) ont toujours marqu leur prsence dans les zones nvralgiques du Haut et du Bas-Ul pendant les diffrentes oprations militaires conjointes pour assurer la protection des civils. Les forces du Guatemala sont connues des Congolais, depuis leur intgration au sein de la Mission de lONU au Congo (MONUC) en mars 2005 aujourdhui MONUSCO , comme composante spciale ayant une vaste exprience en matire de lutte contre le terrorisme. Portrait. La menace de la LRA ne pse plus Pour le colonel Lembo, la scurisation des personnes et de leurs biens ainsi que la stabilisation du territoire de Dungu, dune manire gnrale, et particulirement des districts du Haut et Bas-Ul relvent de lentire responsabilit des Forces de lordre de la RD Congo. La scurisation de lintgrit du territoire, cest notre mission ; celle des Forces armes de la Rpublique dmocratique du Congo. Que les populations de Dungu et dailleurs se sentent dsormais en scurit, cest notre obligation de leur assurer cette scurit. Nous ne pouvons que nous rjouir , dit-il. La grande satisfaction, daprs le colonel, cest que la menace exerce par lArme de Rsistance du Seigneur lencontre des civils dans le Haut et le Bas-Ul est leve car selon lui, la LRA nexiste plus en RDC. Ce ne sont que des rsidus ou des bandits locaux -comme il y en a partout -dont on parle de plus en plus aujourdhui. Le chef de ces rebelles ayant t repouss ailleurs hors du territoire de la RDC. En dpit de sa satisfaction, le colonel Lembo reste sur ses gardes et reconnat que la pression sur la LRA doit se poursuivre pour arriver un jour mettre hors dtat de nuire ce groupe arm plusieurs inconnues. Larme congolaise na fait quaccomplir son mandat. Nous flicitons nos partenaires, la MONUSCO, dans lappui de ce mandat et esprons que cet appui se poursuivra pour stabiliser totalement le Haut Ul et Bas-Ul Patrouille mixte des casques bleus guatmaltques et des FARDC dans un village de Dungu Photo MONUSCO/Guasfor/Dungu

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7 Janvier 2012 Par Joseph Tshimanga L e bataillon guatmaltque, fort de 150 hommes, est command par le colonel Edwin de Lon Ruano. Parmi eux, une section de 25 soldats a particip avec brio lopration Santa Claus , du 22 dcembre 2011 au 2 janvier 2012 dans les villages de Banda, Bokundagwa, Dikuma, Melagbe, Mangungulu et Nambangu. Des patrouilles motorises conjointes avec les FARDC ont t effectues sur une distance de 1 121 km de part et dautre de ces localits. Ce fut pour nous une opration professionnelle, dont les rsultats ont t, entre autres, la dissuasion des forces ngatives [de lancer des attaques], lamlioration de la protection des populations civiles, la restauration de la de Nol, la LRA attaquait et massacrait tmoigne le colonel Edwin. Les forces spciales du Guatemala sont Dungu depuis le 17 juin 2011. Elles sont appeles, par la Force de la MONUSCO, intervenir partout o elles sont ncessaires. Grce leur professionnalisme, nos units sont toujours prtes servir au sein de la Mission, pourvu que des moyens logistiques tels des hlicoptres dappui soient mis leur disposition , rassure le colonel. Forces spciales Les premires forces spciales guatmaltques, au sein de la MONUC, sont arrives en Rpublique mars 2005. Dordinaire, ces forces spciales utilisent des quipements qui leur permettent dvoluer de nuit comme de jour. En plus de ses missions de caches darmes, elles sont aussi entranes conduire des oprations de recherche et dextraction dotages. Elles sont aguerries dans la poursuite, le pistage et la capture de chefs de groupes ou de bandits arms. LEst de la RDC possde des caractristiques gographiques similaires celles du Guatemala, ce qui a permis ces forces, en 2005 par exemple, de sadapter rapidement au terrain et au climat de lIturi alors en proie aux groupes arms. les forces spciales guatmaltques jouent un rle majeur pour recueillir les darrter les criminels qui continuent de vendre des armes des gens qui sen servent pour perptrer des atrocits contre la population civile dans les provinces du Sud et Nord Kivu et dans le district de lIturi (province Orientale). Les forces spciales du Guatemala sont venues, donc, renforcer la capacit militaire de la MONUSCO dans le cadre de son mandat. La force va continuer de travailler jusqu ce que notre pays demande quelle soit retire, en accord bien entendu, avec la MONUSCO qui les utilise , dclare le colonel dInfanterie Edwin de Lon Ruano. Les forces du Guatemala entretiennent des relations de proximit avec les habitants des localits o elles sont dployes, ce qui facilite la communication et permet dentretenir la Partout o nous nous sommes dploys, la population est contente de sapprocher des soldats de la MONUSCO lorsquelle les voit, et leur donnent quelques informations ncessaires sur ltat de la scurit de leurs zones. Nous apportons, souvent, dans nos bases mobiles temporaires des mdicaments que nous distribuons aux populations. Nous organisons des activits sportives pour nous approcher de plus en plus des habitants conclut le Colonel de Lon Ruano Un inrmier de linfanterie guatmaltque en consultation mdicale dans un village de Dungu Photo MONUSCO/Guasfor/Dungu

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8 Janvier 2012 La MONUSCO na pas le mandat ni de certication ni de crdibilisation ni de comptage des rsultats dlections Quel est le rle de la MONUSCO, que peut-elle faire, questce quelle nest pas autorise faire ? Au lendemain de la tenue et de la publication des lections prsidentielle et lgislatives en Rpublique dmocratique du Congo, Leila Zerrougui, Reprsentante spciale du Secrtaire gnral des Nations unies pour la RDC a donn des lments de rponse ces questions. Interview ralise par Radio Okapi Questions madame Leila Zerrougui, Reprsentante spciale adjointe du Secrtaire gnral des Nations Unies en RD Congo R adio Okapi: La classe politique congolaise, en particulier lopposition, actuellement, pense que la MONUSCO nest pas alle au processus lectoral, notamment en crdibilisation des rsultats [NDLR : rsultats des lections prsidentielles] tels que publis par la Commission lectorale nationale indpendante (CENI). Quelle est votre raction ? Leila Zerrougui : La Mission des Nations dans le cadre de la Rsolution 1991 adopte en juin dernier par le Conseil de Scurit. Cette Rsolution est trs claire. Nous navons pas mandat ni de comptage ni de validation. Nous avons un mandat qui a trois volets: lappui technique et logistique la CENI pour lorganisation des lections ; la mdiation pour assurer le dialogue entre les diffrentes parties impliques dans le processus lectoral ; et le monitoring des violations des droits de lHomme. Selon certains responsables politiques, la CENI et la MONUSCO auraient sign un accord, permettant de garantir davantage la crdibilit des rsultats des diffrents scrutins. Est-ce que t limplication concrte de la MONUSCO? Il ny a jamais eu daccord qui a t sign. La Mission ne peut pas signer un accord qui va limpliquer dans des aspects qui ne relvent pas de son mandat. Nous ne sommes pas habilits le faire. Il y a eu des initiatives qui ont t proposes par des gouvernements Interview Madame Leila Zerrougui rue au studio de la Radio Okapi Photo MONUSCO

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9 Janvier 2012 dans un cadre bilatral avec la CENI. Celle-ci les a acceptes ce processus est en cour. La Mission des Nations Unies na ni un rle de supervision ni un rle de coordination; elle nest pas non plus habilite signer un accord dans ce contexte l. Nous continuons toujours apporter lappui technique et logistique si cest ncessaire. Si les experts qui doivent tre dploys ont besoin dun appui logistique nous le leur accorderons mais en dehors de a nous navons pas sign un accord. a cest clair. Vous avez accompagn la CENI depuis le dbut du processus lectoral. Est-ce que vous aviez galement particip aux oprations de dpouillement ou bien aviez-vous aussi approuv les rsultats de la prsidentielle tels que publis par la CENI? Absolument pas Nous navons pas ce mandat. Nous ne pouvons pas le faire et quand bien mme on serait tent de le faire, la CENI ne laccepterait pas. Le Gouvernement ne la pas permis, je crois que a a t trs clair ds le dbut que tout ce qui est organisation des lections, validation, comptage, relve des autorits nationales. Je crois que le Gouvernement la dit plusieurs fois. Il a rappel publiquement que la Mission a un rle dappui technique et logistique et quelle nest pas implique ni dans le processus de comptage ni dans la validation des lections. Donc ce nest pas possible, on na pas ce mandat. On ne la pas fait et on ne peut pas le faire. Alors concrtement, quel a t votre apport pendant le processus lectoral ? Dabord un apport comme je lai dj expliqu, technique. Notre quipe de la Division lectorale a travaill avec la CENI pour aider faciliter lorganisation des lections. On a mis la disposition des autorits et de la CENI des moyens logistiques pour dployer le personnel, le matriel, et pour assurer lorganisation des lections. On la fait avant, pendant et aprs. On a galement fait le monitoring des violations des droits de lHomme et tout le volet mdiation quon a fait avec la socit civile. On a organis Goma, par exemple, la Confrence rgionale pour les femmes et les lections. On a appuy la socit civile. On a travaill avec les ONG. On a fait tout le travail qui relve habituellement de notre mandat. On a aussi travaill pour rapprocher les points de vue entre lopposition et les parties majoritaires. On a fait tout a dans le cadre des lections. Vous avez aussi accompagn la Police nationale congolaise dans le travail de scurisation de la population pendant tout le processus lectoral et pendant ce temps, certains partis de lopposition pensent que la MONUSCO est complice des cas de tueries qui ont t enregistrs tout au long du processus lectoral. La question nest pas de dire sil y a eu des violations ou pas. La question cest de dire est-ce que notre rle a permis dviter des violations ? Nous on apporte un appui avec des moyens limits et sur une priode rduite parce quon ne peut pas changer en six mois ou en 12 mois les capacits qui existent sur le terrain. Cest un travail comme, vous le savez, de longue haleine. Donc on a fait ce quon a pu. Je crois que je le dis vraiment en toute franchise que moi-mme jtais trs, trs inquite. Donc si les gens pensent que nous sommes complices des violations, si des violations ont eu lieu, il faudra bien sr enquter et tablir des responsabilits, et demander aux autorits de prendre des mesures. Puisque vous aviez accompagn techniquement la CENI et vous aviez aussi appuy la Police nationale congolaise, tes-vous prts partager lchec et la victoire quon pourrait attribuer ces deux institutions durant le processus lectoral? Je pense que quand vous acceptez dtre un partenaire, vous avez une responsabilit. Est-ce que nous avons une responsabilit dans lchec ou dans la russite? Je pense que nous avons une responsabilit dans ce que nous avons pu raliser. Nous allons faire une valuation de la mise en uvre de notre mandat, mais nous ne sommes pas responsable de ce qui ne relve pas de notre mandat, parce que a cest quelquun dautre qui assume la responsabilit

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10 Janvier 2012 Analyse L e 1er janvier, jour des festivits du Nouvel An, et le 4 janvier, jour fri commmorant les martyrs de lindpendance de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC), ont t marqus par des violences, des pleurs, des pertes en biens et en vies humaines dans le territoire de Shabunda, dans lEst de la RDC. En effet, la nuit du 1 er au 2 janvier 2012, les combattants des FDLR ont attaqu les villages de Kwantamba et Par Alain Likota A Shabunda, territoire de la province du Sud-Kivu, entre 26 et 45 personnes ont t tues, huit blesses et plusieurs autres enleves par des lments des Forces dmocratiques de Libration du Rwanda (FDLR) au cours de leurs attaques perptres les 1er et l4 janvier 2012. Sud Kivu : pourquoi toutes ces attaques des FDLR contre les civils? Mugadilo, situs respectivement 185 et 188 km au Nord-Est de ShabundaCentre, chef-lieu du territoire ponyme. Cette attaque aurait fait 18 morts, en plus des biens matriels emports par les assaillants. Deux jours plus tard, soit la nuit du 3 au 4 janvier, les FDLR sen sont pris dautres choppes des populations, ainsi que des magasins de lONG Solidarit Action dans le village de Ngolombe, situ 111 km lEst de Shabunda-Centre. Cette deuxime attaque aurait cot la vie huit personnes, parmi lesquelles deux agents de lONG. Selon la socit civile, ainsi que des activistes des droits de lHomme, ces deux attaques auraient fait au moins 40 morts et huit blesss, tandis que plusieurs autres personnes seraient emportes dans la fort par ces combattants des FDLR. Les causes de ces attaques Deux raisons majeures sont avances pour expliquer ces assauts. Pour certains, ces attaques seraient menes par les FDLR en reprsailles contre ladhsion des populations locales leffort du groupe dautodfense Mai Mai Raa Mutomboki qui combat ces lments. Pour dautres, il sagirait des mines dor dans cette partie de Shabunda. 28200 km 2 le territoire de Shabunda est riche en minerais prcieux tels lor, la cassitrite, lamthyste et le wolfram entre autres, mais demeure trs enclav, avec seulement 70 km de route praticable en terre battue. Le Bureau des Nations Unies pour les Services dAppui aux Projets (UNOPS) sactive depuis 2010 rhabiliter un peu plus de 300 kilomtres de route avec le soutien de partenaires europens. Aprs le vide scuritaire qui avait t cr par le dpart des lments des Forces Armes de la RD Congo (FARDC) pour la formation de nouveaux rgiments, les FDLR avaient rcupr et occup plusieurs positions stratgiques, y compris des sites miniers dans diffrentes localits de ce territoire. La prsence de ce groupe arm sest notamment accompagne de ranons Plusieurs personnes blesses ont t prises en charge par lquipe mdicale de la Force de la MONUSCO Photo MONUSCO/Welmoet Wels

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11 Janvier 2012 sur les populations locales, de barrires pour des taxes illgales, de prises dotages pour le transport des butins, ainsi que des cas de tueries, de viols, dincendies criminels et autres violations des droits de lHomme. Dans ce contexte, le groupe arm dautodfense locale Mai Mai Raia Mutomboki (population civile en colre en langue locale) avait resurgi pour, comme il se prsente, protger les populations locales contre des attaques des FDLR. Effectivement, les Mai Mai Raia Mutomboki ont men des offensives contre les FDLR dans plusieurs villages et localits do ils ont pu dloger des combattants FDLR, et rcuprer quelques-unes de leurs armes. En mi-dcembre 2011, une centaine dlments FDLR auraient t tus par les Raia Mutomboki. Aujourdhui par contre, lon assiste un revirement de la situation, avec ce groupe dauto-dfense qui se retourne contre la population, la soumettant au paiement obligatoire dune somme dargent comme le prix de leffort de guerre. Tout pour la survie Cest au dbut du mois de novembre 2011 que les rgiments nouvellement forms des FARDC ont commenc leur redploiement Shabunda. Un mois plus tard, une branche du groupe dautodfense locale Raa Mutomboki avait dcid de rompre avec le maquis pour regagner la vie civile. Aussi, ont-ils remis un lot darmes et de munitions le mercredi 7 dcembre 2011 aux FARDC du 110 me rgiment Nduma dans le groupement de BamugubaNord. En prenant cette dcision, ces lments promettaient galement de se dmobiliser pour laisser les FARDC soccuper de la traque des combattants des FDLR encore prsents dans la rgion. Dans ce contexte, lhypothse de reprsailles des FDLR contre la population civile serait plausible, sans carter la seconde voque plus tt, cest--dire le contrle des mines. Selon la Section de la Mission de lOrganisation des Nations Unies pour la Stabilisation en R.D. Congo (MONUSCO) charge du Dsarmement, Dmobilisation, Rapatriement, Rintgration et Rinsertion (DDRRR) des groupes arms trangers, les localits de Ngolombe -et mme Mugabilo et Mpamba -seraient touches par ces attaques coordonnes par le commandant du Secteur adjoint des FDLR, le lieutenantcolonel Hamada, de son sobriquet. Ce dernier aurait menac de poursuivre ces attaques sans faire de distinction entre civils non arms et Raia Mutomboki. Aussitt aprs ces crimes, le 110 me rgiment des FARDC a dploy deux bataillons Ngolombe scuriser la zone, selon une communication de lOpration Amani Leo du Sud-Kivu. Au lendemain de la deuxime attaque, la Brigade de la MONUSCO du Sud-Kivu a men, conjointement avec les FARDC, une mission de reconnaissance arienne des localits en vue dun dploiement de troupes. Le vendredi, 6 et le dimanche 8 janvier 2012, la MONUSCO a facilit lvacuation arienne vers Bukavu pour des soins appropris dun total de 19 victimes blesses lors dattaques FDLR. Des patrouilles de la Force de la MONUSCO ont dj t dpches Nzibira pour marquer leur prsence et dcourager les attaques FDLR. Il convient, cependant, de relever que la capacit oprationnelle de la Force de la MONUSCO ne permet pas de couvrir tous les besoins scuritaires daccs. Toutefois, des efforts devront tre davantage conjugus pour rassurer les populations de Shabunda, o des milliers de mnages abandonnent leurs villages pour fuir les affrontements entre FDLR et Raia Mutomboki ou entre FDLR et FARDC, rendant encore plus complexe une situation scuritaire dj prcaire Une vacuation arienne par la MONUSCO des personnes blesses lors des attaques attribues aux FDLR, vers Bukavu Photo MONUSCO/Welmoet Wels

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12 Janvier 2012 Les Units de Police constitues : que sont-elles, que font-elles ? Par Antoine Poda L es Units de Police constitues ou FPU, sigle consacr du terme anglais Formed Police Units , sont des units de police civile des Etats contributeurs lOrganisation des Nations unies composes de personnel policier et/ou de gendarmes, spcialises en maintien et rtablissement de lordre public et en interventions spciales, notamment dans la lutte contre le grand banditisme et le terrorisme. Ces units sont dployes par la Division de la Police civile des Nations unies sur le terrain des Oprations de maintien de la paix. Portrait. Les FPUs de la Mission de lOrganisation des Nations unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) sont places sous lautorit directe du commissaire de la Police. Pour lexcution de leurs missions, les FPU doivent disposer de matriel et quipements conventionnels mis leur disposition par leurs Etats, conformment aux termes du Protocole dAccord conclu entre les pays contributeurs de troupes et les Nations Unies. Missions Les FPUs dployes dans les Oprations de maintien de la paix sont charges de deux missions essentielles : la protection du personnel, des installations et du matriel des Nations Unies ; et le maintien de lordre public dans le cadre du mandat de lOpration en question. La premire mission sexcute travers la protection des installations, les escortes, la relocalisation ou lvacuation du personnel des Nations Unies, avec usage de la force si ncessaire. Dans ce cadre, la Police de la MONUSCO collabore llaboration et la mise jour des plans dvacuation scuritaire, et participe aux exercices de simulation aux cts de la Force de la MONUSCO et de la Scurit. Les Units de Police constitues effectuent galement des patrouilles, simples ou conjointes, dans les villes et sur les principaux axes, assurant ainsi la Police des Nations Unies Portrait Elements bangladais des Units de Police constitues Kinshasa Photo MONUSCO/PIO UNPOL

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13 Janvier 2012 scurisation des missions humanitaires et lectorales, et la protection des quipes conjointes pour lexcution de leurs activits. Concernant la deuxime mission qui est celle du maintien de lordre public, les FPUs interviennent, sil y a lieu, en appui aux lments de la police locale dans les ou bien de faon indpendante dans le cadre de la protection du personnel et des installations des Nations Unies. Effectifs Pour un effectif global de 1 050 lments autoriss par la Rsolution 1925 (2010) units FPUs originaires de quatre pays contributeurs sont actuellement dployes au sein de la Police de la MONUSCO, soit un effectif total de 1 048 lments dont 80 femmes. Un contingent FPU fminin de 76 lments du Bangladesh est arriv le 27 dcembre 2011 dans la Mission. Cette unit sera incessamment oprationnelle lissue de la formation dharmonisation actuellement en cours. Au titre de la rpartition par pays des units de Police constitues, la MONUSCO compte trois FPU du Bangladesh, deux de lInde et du Sngal respectivement, et une dEgypte. Ces Units sont bases dans six chefs-lieux de province, notamment deux Mbuji Mayi, une Bunia, Bukavu, et Goma respectivement, et quatre Kinshasa. Ralisations Dployes en Septembre 2005 au sein de la Mission de lONU au Congo, alors MONUC, les FPUs ont pris une part active la gestion des grands vnements qui ont rythm lhistoire rcente de la RDC, en loccurrence, la Participation la scurisation du processus lectoral en 2006 ; lextraction du personnel des Nations Unies et lvacuation des personnalits Kinshasa lors des vnements des 22, 23 et 24 mars 2007 (plus de 20 oprations dextraction avaient t effectues) ; le rtablissement de lordre en dcembre 2007 aux cts des lments de la Police nationale congolaise (PNC) Mbandaka dans la Province de lEquateur ; la scurisation en janvier 2008 de la Confrence sur la Paix, la Scurit et le Dveloppement dans le Nord et le Sud Kivu ; lvacuation le 25 Octobre 2008 du Camp dIncal et la scurisation des camps de rfugis ; la participation la scurisation du processus lectoral 2011-2013 en cours ; la participation la formation des Groupements Mobiles dIntervention (GMI) et des units territoriales, dans la perspective de la scurisation du processus lectoral actuel. Outre les activits professionnelles de leurs missions, les FPUs entreprennent des activits dassistance sociale, notamment en organisant des journes mdicales et en faisant des dons des orphelinats. Formation continue dharmonisation dysfonctionnements constats sur le terrain dans la composition, lorganisation et le fonctionnement des FPU dployes, le Dpartement de Maintien de la Paix des Nations Unies a mis la disposition des Etats contributeurs et des responsables des composantes de police dans les Missions, un guide de rfrence pour le recrutement, le dploiement et la gestion des FPU. Ce guide fait lobjet de rvision priodique selon les ncessits dactualisation. Dans le cadre du renforcement de leurs capacits oprationnelles et conformment aux directives du Dpartement de Maintien de la Paix, toutes les FPU reoivent, une fois sur le terrain dopration, une formation qui consiste en un ensemble de techniques oprationnelles standards mises en place par la Division de la Police civile des Nations Unies en juillet 2009. Pendant trois semaines, en prlude au dploiement sur le terrain, le personnel des FPUs reoit une formation articule sur trois modules, savoir les fondamentaux sur les tactiques dintervention et dopration de la police axs sur les gestes et techniques professionnels dans les cas dintervention; la gestion de lordre public dans un contexte de mission onusienne ; et le maniement et lusage darmes feu Elments indiens des Units de Police constitues Kinshasa Photo MONUSCO/PIO UNPOL

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14 Janvier 2012 C es dix ans commmorent lruption et de ses partenaires dans un travail de longue haleine, car le Plan de Contingence doit tre constamment tenu jour, a dclar la chef de bureau de la MONUSCO au Nord Kivu, Hiroute Gubre Slassi, flicitant par avant dajouter qu il est important que toutes les parties prenantes soient informes et sapproprient ce Plan de Contingence pour assurer sa pertinence . Une centaine de participants taient prsents la confrence, y compris les autorits du Nord Kivu et celles de la province de Rubavu au Rwanda, ainsi que le directeur de lObservatoire, le chef de Projet de lUNOPS, et la chef du Bureau local de la MONUSCO. Les intervenants ont, tour de rle, soulign lurgence de communiquer sur les risques volcaniques en RDC, dune part parce que le volcan de la ville de Goma est extrmement actif avec Coopration transfrontalire pour la surveillance des volcans des Virunga la prsence dans son cratre du plus grand lac de lave au monde, et dautre part, la ville a connu une croissance dmographique considrable. La population est en effet Selon le volcanologue Dario Tedesco, chef du projet dappui lOVG, la stratgie de sensibilisation se fait grce des campagnes dducation qui sont rgulirement organises dans les coles, les secteurs publics et privs ; grce galement des outils dinformation qui ont t dvelopps pour renforcer la comprhension des risques volcaniques. Par ailleurs, Radio Okapi, la Radio que gre la MONUSCO en collaboration avec la Fondation Hirondelle, diffuse chaque semaine une sensibilisation sur les risques volcaniques ogoma.org)a t rcemment consacr aux Environnement Par Clara Padovan et Dario Tedesco* Le 17 janvier 2012, dix ans aprs lruption du volcan Nyiragongo, le Bureau des Nations unies pour les Services dAppui (UNOPS), en partenariat avec lObservatoire volcanologique de Goma (OVG), a organis une confrence sur la dimension transfrontalire et la gestion des risques volcaniques dans la rgion des Virunga. Un projet dappui lOVG pour le monitoring et la surveillance des volcans actifs des Virunga intitul Analyse et Prvention des Risques Naturels en RDC a t lanc en 2009 et excut par lUNOPS. Ce projet de 2 100 000 dollars lOrganisation des Nations unies pour la Stabilisation en Rpublique dmocratique du Congo (MONUSCO) en assure le soutien logistique en mettant ses hlicoptres la disposition des Divers Vue du volcan Nyiragongo en ruption Photo MONUSCO/Sylvain Liechti

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15 Janvier 2012 activits de lOVG et aux informations sur les volcans des Virunga. Monsieur Tedesco a tout particulirement insist sur le Plan de Contingence, un outil oprationnel ncessaire la rduction des dsastres naturels qui regroupe les responsabilits de chaque acteur avant, pendant et aprs une possible ruption volcanique . Ce plan concerne directement les villes de Goma en RDC et de Gisenyi au Rwanda. Une camera rcemment installe lintrieur du cratre du Nyiragongo pour le contrle de lactivit du volcan sera bientt oprationnelle. Les ruptions du Nyiragongo et du Nyamulagira ont permis de comprendre la gravit de la situation Lruption du volcan Nyamulagira, situ 40 km au Nord-Ouest de Goma, survenue en dcembre 1976 avait t suivie par celle du Nyiragongo le 10 janvier 1977. Il en est de mme pour lruption du Nyiragongo du 23 juin 1994 suivie par celle du Nyamulagira le 4 juillet 1994. La dernire ruption du Nyiragongo le 17 janvier 2002 avait prcd celle du Nyamulagira le 25 juillet 2002. Les volcanologues trouvent lexplication ce comportement des deux volcans dans un cadre plus large quils appellent l activit continue du rift Le Nyiragongo qui na retenu lattention des volcanologues quen dbut du 21 me sicle, est crdit aujourdhui davoir le plus grand lac de lave de la plante. A lobservation de ses activits, les ruption affectera la ville de Goma et ses environs. En effet, les observations ralises par les rseaux sismiques et gochimiques de lOVG mis en place la forte activit volcanique caractrise par son lac de lave aujourdhui une profondeur de moins de 400 mtres du bord du cratre -en 2002 le niveau du lac de lave tait presque 1000 mtres de profondeur--, par un intense dgazage qui se transforme au contact de latmosphre en fume visible de la ville de Goma lorsque le ciel est dgag. Le soir, partir de 20 h 00 lon peut observer une lueur rouge au sommet du Nyiragongo, qui nest autre que le lac nuages qui se forment au dessus de son cne quelques centaines de mtres de hauteur. Dix ans aprs lruption du Nyiragongo lObservatoire Volcanologique de Goma et ses partenaires internationaux sont toujours investis dans la prvention et la rduction des risques lis lactivit volcanique dans la rgion des Virunga. LUNOPS a cre avec ses partenaires depuis 2005 un outil institutionnel. Le projet de lUNOPS dappui lOVG se base sur le renforcement de la capacit surveillance des volcans actifs de Virunga, de la rduction et de la gestion des risques naturels en RDC. Le projet de lUNOPS a t lanc en 2009 et soccupe entre autres dappuis institutionnels aux structures tatiques comme lOVG et son Ministre de tutelle, le Ministre de la Recherche Au cours de la confrence organise loccasion du dixime anniversaire de lruption du Nyiragongo Monsieur Tedesco a reconnu que le projet dappui lOVG doit en partie sa survie au soutien logistique de la MONUSCO. La MONUSCO met ses hlicoptres la disposition des autorits locales et des lactivit volcanique, et je tiens remercier aussi le contingent Indien pour son professionnalisme et ses capacits pendant les survols , a dit Monsieur Tedesco. La vie de Goma et de sa population est intimement lie celle de ces volcans mythiques dans la pure tradition locale celui qui commande et le Nyiragongo celui qui fume . Eduquer, informer et surveiller ces volcans ne permettra peut tre pas de sauver cette ville dune possible future ruption, mais certainement de sauver sa population a ajout le volcanologue, avant de lancer ce SOS : il semble quil ny ait pas encore des donateurs prts intervenir pour prendre la suite (...) Un volcan actif ncessite toujours dtre sous haute surveillance; on ne peut pas se permettre dattendre quune catastrophe humanitaire de dimension biblique se produise dans cette rgion. Dans la rduction des catastrophes naturels, un dollar investi dans la prvention () lavantage semble vident. Est ce que les donateurs le comprendront ? Dario Tedesco est volcanologue

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16 Janvier 2012 Pour nous contacter: 12, avenue des aviateurs Kinshasa/Gombe Tl. : (243) 81 890 6583 (243) 81 890 6885 site web : www.monusco.org www.facebook.com/monusco.org twitter.com/MONUSCO www.youtube.com/MONUSCO 25 Fvrier 2002 25 Fvrier 2012 10 ans que la Radio de la paix existe MON U SC O