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EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
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 Material Information
Title: EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Physical Description: Serial
Language: FRENCH
Creator: unknown
Publisher: IMPRIMERIE NATIONALE
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1921
 Subjects
Subjects / Keywords: Caribbean Area   ( lcsh )
Genre: serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Haiti--West Department--Port-au-Prince
Coordinates: 18.538759 x -72.337289
 Notes
Abstract: Annual report about the situation of Haiti in 1921.
 Record Information
Source Institution: Biblioteque Nationale Haiti
Holding Location: Biblioteque Nationale Haiti
Rights Management: All rights reserved by the source institution.
System ID: AA00013191:00001

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Exposé Général de la Situation de la Republique d'Haiti,Année 1921 ( PDF )


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EXP()S: GNFtRAL LE LA SITUATION DE LA RPUBLIQUE D'HAJTI. PORT-AU-PRINC NATIONALE DiRECTEUR, EDGARD CHENET __ 1921

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F{\ .\TEJ\1'iIT REPUBLIQUE D'RAITr. Port-au-Prince, le 13 Avril 19:21, a.n HSmfl. l'Intlpcllllance. DARTIGUENAVE PRESIDENT DE LA RliPCBL/(!VE-lv.lessage A.U CONSEIL D'ETA:T' Messieurs les Conseillers d'Etat, Je viens remplir le devoir annuel que m'impose la COllstitutiun et temeltre l Expos Gnral de la Situation de la Hpublique. Le Gouvernement pourrait, la vrit. s'al!steuu' de se prsenter devant "VOlIS, pour vous rendre compte de sa gestion, car vous connaissez darts leur" moindres dtails, par les publications qai ont t faites au Journal Officiel,. par le Livre Bleu, les divers vnements Qui ont affect la vie nationale depuis le mois d'Avril de l'anne dernire. Aussi, je ne retiendrai p:lS longtemps votre alientioR, et VOliS l'envuie, pnur ce qui concerne l'tat actuel des du Pays et les questions qui "Vous seront soumises au cours de celle Sessiun de votre Assemble, aux diffrents rapports ministriels qui accompagnent le prsent Message. Un court examen de celui du Dpartement des Helations Extrieul'cs permeltra de constater que le GOll.vernement n'a pas ce:is d'entl'etellir d'ex cellents rapports avec les reprsentants des Puissances tl'angres accrdi ts auprs de lui. Et j'ajoute avec plaisir qll'il n'est, quant lui,aucun effort qu'il ne soit dispos il. faire pour maintenir cet heureux tat de chuses. Je vous signalerai particulirement la reprise de nos relations avec la puhlique du Reich Allemand, prcde de la ratification u Tl'ait de de Versailles, du dpt de celte ratification fait Paris le 30 Juin t920, rI la participation de notre Pays la premire runion de l'Assemble Gll raie de la Socit des Naiiolls. Ces deux vAements capitaux auront sl'e ment des consquences heureuses sur l'avenil' national; pal' l'un, un pllis dbouch est ouvert nos produits d'expoltalion i l'autre raffirme l'e :J.islence d'Haiti comme Nation sOllveraine alQ point de vue du Droit.

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EXPOS GNRAL LA SI11UATION DE LA D'HAIT!. "" RELATIONS EXTRIEURES, Monsieur le Prsident, Les difficults Slll'\'enues au mois de Juillet 1920 entre le Dpartement des Finances et le Conseiller,Financier, cuits qui ont "ite chang en un conflit diplomatique, ont t l'objet de la plus grande activit du Dpartement des Relatins Extrieures, Elles se prsentrent, lorsque le 12 juillet 1920, tandis que le Cabinet discutait le Budget de l'Exercice H120-21 avec le Conseiller Financier, ce dernier en arrta la discussion jusqu'au moment, crivait-il, (( o certaines affaires d'une im (t portance consicll'ohle pour le bien-tre de la Rrpublique a u l'on t t fi noie men t rl'gles, se Ion ses recommandations au Gouvernement I-Lltien, Lorsque le Cahinet reut celte lettre ahsolument inattendue, le Secrtaire d'Etat des Finances fut charg de demander au Conseiller Financier qui avait oubli de les faire connatre, quelles taient ces affaires d'une importance si considrable pour le Pays que tout devait leur tre subordonn. C'est alors que Monsieur le Ministre des Etat,,-Unis en Hati remit Votre Excellence un Conseiller Financier, indiquant ces affaires importants dont la principale parut tre le vote cI'une loi pour la mise en pratique de l'article 15 cie la Loi sur le Hetrait, relatif 1'i:11portatio!1 ct il J'exporta tion des monnaies non hatielllle's, Le Gouvernemcnt par un contre lIlll;:;irc sur cha cun cles j1nin's soule\'l:s par :\IOllS:CU!' le COI1Sei,_-: Fin:lllci,'1' dans sa Note, ct les raisons pour lesquelles il jugeait qu'i! n'y avait pas lieu de mettre en applica lion l'article 15 de ll. Loi sur le Hetrait,

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:::4 L'altitude du Gouvernement fut fortement appuy! tant par l'opinion publique que par le Commerce hatien et tranger, et par toute la Haute Banque, la Banque Nationale de la Rpublique d'Hati excepte. D'autres parts presque toutes les L('gations Port-uu-Prince protestrent contre la mesure conisc par MOllsieur le lonseiller Financier et attirrent l'allention du Gouvernement Hatien sur le danger qu'une pa reille mesure pourrait constituer pour les intrts de leurs res.<;ortissants respectifs. La plupart des documents relatifs ce conflit ont t dj publis au JQlIrnal Officiel et tous ont t compris dans le Livre Blru. Si ce conflit, par l'motion qu'il a souleve dans tout le Pays et par le retentissement qu'il fi eu, a t le fait principal de la priode allant d'Avril de l'anne dernire ce jDur, le Dpnrtement a eu s'occuper de diffrentes autres questions qui, pour avoir t moins bruyantes, n'en ont pas t cependant moins importantes pour le Gouvernement. Affaires des frontires Le 22 Dcembre 1919; le Gouvernement de la Rpublique Dominicaine, par une communication du Dpartement d'Etat Dominicain notre Lgation Santo-Domingo, demandait de reprendre le rglement de la Question des Frontires en la soumettant l'arbitrage de Notre Saint Pre le Pape. Cette communication nous fut transmise immdiatement par notre Lgation el mon Dpartement, au nom du Gou vernement,autorisa le Ministre d'Hati Santo-Domingo, tudier avec le Dpartement d'Etat Dominicain les termes d'un Protocole pour arriver un rglement dfinitif de l'Affaire des Frontires. Peu de temps aprs, mon Dpart ement reut ce Projet de Protocole qui reproduisait pour la plus grande partie les dispositions des Protocoles dj dresss ce sujtt dans le pass. Cependant le Dpartement des Relations Extrieures eut il faire quelques modifications au Projet qui lui arrivnit de Santo-Domingo; notamment il demanda que fut insr dans le nouveau Protocole le texte intgral des articles 8 et 9 qui ont toujours t des clauses de tous nos Traits d'Arbitrage avec la Rpublique Dominicaine pour le rgle ment de .la question des Frontires. Ces deux articles sont les suivants: A rI. 8. -Si le point est rsolu en faveur de la Nation Hatienne, le Gouvernement Dominicain s'oblige tracer la ligne frontire dfinitive de

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.. 5 manire que restent en faveur d'Hati toutes les possessions occupes par elle dans l'anne 11l74. Art. Si l'arbitre dCHle la question suivant l'interprtation soutenue par le Gouvernement Dominicain, alors celui-ci, considrant que I1ali a toujours occup et peupl le territoire lilige depuis laps de teml"; et que la Rpublique Dominicaine serait aujourd'hui d:lIls l'impossibilit d'in les propritaires hatiens des biens situs et tablis ans le dit territoire, comme aussi elle se trouvel'ait ans l':mpllssibilit de l'occuper et de la peuplel' de familles dominicaines, s'oblige cJnvenil' avec le Gou vernement Hatien, usant pour cela de l'autorisation expl'esse que Illi a ctmfre le Peuple souverain, pour laisser Hati en pussession, arec droil parfait, du territoil'e qu'elle occupait cn moyennant juste cumpen sation pcuniail'e. Jusqu'ici le texte dfinitif du Protocole signer entre le Gouvernement de la Rpublique Dominicaine et le Ntre n'a pas t dfinitivement arrt. Les pourparlers se poursuivent. Le Gouvernement Hatien serait heureux d'arriver une solution dfinitive de cette question des Frontires et mon Dpartement ne ngligera rien pOUl' atteindre ce but. Assemble gnrale de la socit des Natio:l3 G3n3ve. Le Prsident des Etats-Unis d'Amrique, en vertu de l'article 5, dernier alina, du Trait, convoq ua Gnve, sige de la Socit des Nations. le 15 Novembre' dernier, l'Assemble Gnrale de la Socit des Nations. La Rpublique d Hati, comme Membre fondatem de la Socit, dlgua cette premire runion Monsieur BONAMY, ancien !Secrtaire d'Etat, Prsident du Tribunal de Cassation, et Monsil-'ur FRDRIC DORET, Ingnieur. Les tn: vaux de l'Assemble au cours desquels furent souleves les plus hautes questions au sujet de l'Avenir du l\Ionde aprs la Guerre durren: du 15 Novembre au 20 Dcembre. Ratification du Trait de Paix avec l'Allemagne Le 2 Jnin 1920 le Conseil d'Etat, sigeant en ses altrihulions lgislatives et comme Assemble Nationale, a ratifi le Trait de Paix sign Versailles par notre Dlgu lu Confrence de la Paix, Monsieur TERTULLIEN GVILBAUD, EnvoY Extraordinaire et Ministre Plnipotentiaire d'Hati Paris. Conformment l'article 440 du Trait de Paix, lc Dt"pt des ratifications ent lieu Paris. le juin 19 W, selo:llc procs-verbal qui a t dr(;ss et sign Paris par Monsicur TEl\TULLlEN GUILBAUD, Envoy Extraordinaire et l\Iinistre Pkni potentiaire d'Hati Paris, et Monsieur A, MILLERAND, Prsi-

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-G-dent du Conseil et Ministre des Affaires Etrangres. Et depuis cette date, la paix est entirement rtablie entre notre Pays et la Rpub}ique du lleich Allemand, et toutes les relations reprises. Office de vrification et de compensation. Toujours en verlu du Trait, noIre Gouvernement dcida la cration de l'Office de Vrification etde Compensation pr vue l'article 29G de cct instrument diplomatique Une Loi fut dpose devant le Conseil d'Etat. ct vote, qui a cr cet Ornee et rgl son fonctionnement l'lIon nc'partement a dsi gn comme :\lcmhrcs de l'Uliec de Vrification et de Com pensation, Messieurs HODOLPHE B:\IUU, Chef du Service ni plomatique au Dpartement des Helations Extrieures, HuBERT ALEXIS, Chef de Division au de la Justice et ALFBD BABJO:>!, Liccnci en Droit et f\\rocat. L'Office fonctiolne depll3 le 1er. D2cembre ]02). Tribunal arbiti' al mixte hatiano-allemand. t.a Section VI dll Trait de Paix prVoit qu'un Tribunal Arbitral Mixte sera constitu par chacune des Puissances Al lies ou Associes d'lIne part, ct l'Allemagne d'autre part, pour connatre des qui sont e leur comptence, aux termes des Sections III, IV, V et VII du Trait. Sur la demande ritre du Gouvernement Britannique, notre Gouvernement a accepte qlle le Tribunal Arbitral Mixte Hatiano-AJlemnnd sigct Londres. Selon la communica tion qui nous a t faite par la L0gation Britannique Port au-Prince, d'ordre du Foreign Office, l'Allemagne tant dans l'impossibilit d'avoir des fonctionnaires comptents dans plusieurs places difIrentes, avait suggl'l' dl concentrer les diffrents Tribunaux Arbitraux l\Iixtes constituer,. Paris et Londres. C'est ainsi que le .Japon, le Siam et le Libria avaient donn leur'agrment pOUl' la constitution de leurs Tribunaux Mixtes respectifs Londres. Sitt que nos dlgus cet impJl'tant Congrs auront re mis leur l'apport, il sera publi au ourn::t! Officiel. Congrs Postal de Madrid. Le Congrs de l'Union Postale Universelle avait l convo qu Madrid et devait se runir en 1914. Mais par suite de la Guerre, la runion fut ajourne d'anne en anne. Ce n'est que dans les derniers mois de l'an pass que ce Congrs put se runir l\ladrid.

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-7 Monsieur RUFFY, le. rcgrell Directeur du bureau International de l'union Postale Berne, dsign pour nous reprsenter au 'dl mort, le Dpartement a eu choisir ,Monsieur LUIS MARIA SOLER, notre Consul Gnral Honoraire Barce-lone depuis Mars Organisation de la Carrire Diplomatique. L'anne dernire mon Dpartement avait cu l'honnenr d'entretenir Votre Excellence, de l'arrt pris le 17 AoL 1917. Arrt qui a ratiil et valid par l'article spcial de la Constitution, dernier alina, et qui organise la carrire diplomatique dans l'Administration Hatienne. L'exprience a de puis montr que le cadre fix par l'Arrt':Li, plus haut men tionn, dans lequel nos Agents diplomatiques-en dehors de ceux qui appartiennent la carrire-pouvaient tre choisis taient trop troit. Cest pourquoi mon Dpartement prpare pour tre soumise au C.onseil d'Etat, dans sa prochaine session ordinaire, une Loi modificative de l'Arrt du 17 Aot 1917 dal:s le but d'largir ce cadre. Conformment ce que mon Dpartement crivait dans son dernier Rapport Votre Excellence, dans le but de four nir'de plus grandes ressource,,; au Trsor, une Loi avait t prpare pour modifier l'article 33 de la Loi du 17 Aot 1912, et augmenter les taxes fixes par le Tarif des Actes de Chan cellerie y annex. Celle Loi n'ayant pas pu tre vote la dernire session ordinaire du Conseil d'Etat, mon Dpartement fera diligence pour qu'elle le soit cette anne, afin d'entrer en applicn.tion au prochain exercice budgtaire en augmentant ses recettes. Dplacement et Rception Diplomatique. Monsieur Juan Elias Moscoso hijo a t accrdil, par le Gouvernement Dominicain en qualit d'Envoy ExtnwI.' dinaire et Ministre Plnipotentiaire en lieu et place de Mr. C. A. Mota. Monsieur F. C. Zitelmann a t accrdit par Je Gouver nement du Reich Allemand en qualit d'Envoy Extraordinaire et Ministre Plnipotentiaire. En l'absence de Mr. F. C. Zitelmann, M/'. Edmund Hel mcke gre la Lgation du Reich Allema nd en qualit de Charg d'Affaires a. i.

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Changements .dans le personnel diplomatique. t /1.. Monsieur ,.f'Usll;;:!e, Secrtaire d'Etat de l'In!;truc tion Publique, a t nomm Envoy Extraordinaire et Ministre Plnipotentiaire Paris en lieu et place de Monsieur Tertullien Guilbaud dmissionnaire pour raison de sant. Monsieur Dants Bellegarde a t aussi accrdit comme Envoy Extraordinaire et Ministre Plnipotentiaire prs Sa Saintet Notre Saint Pre le Pape et prs le Gouvernement de la Rpublique du Reich Allemand Monsieur t nomm En voy Extraor dinaire et l\lil115rr'"'Pteilipotentiairc \Vashington en rem placement de l'th. Charles Moravia, dmissionnaire. Monsieur t nomm Secrtaire de la Lgation d'Haf'"vVSRi'glon, Monsieur Fernand Dennis, Chef de Division au Dpartement des Relations Extrieures, Ancien Consul Gnral d'Hati Gnes, a t /lomm Charg d'Affaires d'Hati Berlin pour grer la Lgation en l'absence de Ml'. D, Belle flarde, Envoy Extraordinaire et Ministre Plnipotentiaire dont la rsidence est Paris. Des lettres patentes ont t dlivres : Monsieur Alfred John Bovey, nomm Consul de la Rpublique d'Hati Cardiff (Ecosse) Angleterre, 2 Juin 1920; Monsieur Archibald Claude Dunlop, Consul de la Rpu bIque d'Hati Southampton, le 21 juin 1920; Monsieur V. Kieffer Marchand, Consul Gnral d'Hati Lima (Prou) 3 Septembre 1920; Monsieur Louis Callard, Agent Consulaire Manati (Cuba), 26 Octobre 1920; Monsieur Joseph Djean, Agent Consulaire de la Rpublique d'Hati Santa Lucia (Cuba), le 5 Novembre 1920; Monsieur Da.vid Borges, Agent Consulaire d'Hati Ciego. di Avila Camaguey, Cuba), le 8 Novembre 1920; Monsieur IL. A. Telstcher, Consul de la Rpublique dans l'Etat de Rio Grande do Sul (E U. du Brsil), le 18Novembre 1920; Monsieur Andr Casslls, Agent Consulaire de la Rpublique d'Hati Manzanillo (Cuba), le 3 Dcembre 1920; Monsieur Denis St-Aude, Consul Gnral de la d'Hati Santingo de Cuba, le 7 Dcembre 1\:)).0; Monsieur Charles Gat'nier, Consul de la Rpublique d'Hati Palma de Mallorca, le 3 Dcembre 1920;

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-9-Monsieur Valada, Consul de la Malte (Ile de Malte) .. '.... Monsieur Clment Clestin, Agent Consulaire San Pedro de Macoris avec Juridiction sur la Romana, le 14 D-cembre 1920; .' Monsieur Jules Laforesterie, Agent Consulaire d'Hati Barahona, (Rp, D.). Monsieur Ulrick Barthe a t nomm Vice-Consul d'Hati Qubec (Canada) 5 1921; Exequatur a t accord : MonsieUl' Jules Deve, Consul de Belgique au Cap-tlaLien avec Juridiction sur les Dpartements du Nord et du NordOuest, le 21 Avril 1920 ; Monsieur Maurice Chriez, Agent Consulaire de France Petit--Gove, le L1 Mai 1920; Monsieur Giovanni Poggi, Agent Consulaire d'Italie la rsidence des Cayes,.e 5 juin 1920; Monsieur Alphonse Haynes, Consul ad honorem de la Rpublique du Prou Port-anPrince, le 23 Juillet 1920 ; Monsieur Robert T. Olivier, Vice Consul des Etats-Unis d'Amrique Port-au-Prince, le 23 Aot 1920; Monsieur Henry A veril de Virginie, Vice-Consul dfS EtatsUnis d'Amrique Port-au-Prince, le 10 Octobre 1920; l\'lonsieur Jules Deve, Consul du Danemark la rsidence du Cap-Hatien, le 10 Octobre 1920; Monsieur Avra M. Consul des Etats-Unis d'Amrique au Cap-Hatien, le 20 Octobre t920; Monsieur Hyacinthe Anglade, Agent Consulaire de France Aquin, le 7 Octobre 19:20; Monsieur G. Marcos, Vice-Consul llJi10raire de la Rpublique Dominicaine il Fort-Libert, le 22 Novembre 1920; Monsieur Bernard Lemoine, Vice-Consul de la Rpublique du Prou Jacmel, le 3 Dcembre 1920; Mon Dpartement a continu pourvoir nos Lgations et nos Consulats de mohilier. C'est ainsi qu' la liste des Lgations et Consulats auquels l'anne dernire, certaines sommes avaient t alloues pour acha.t ou rparation de m3bilier, il y a lieu d'ajouter La Lgation d'Hati Paris, la Lgation d'Hati Santo-Domingo,

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-io-la Lgation d'Hati Herlin, le ,Consulat d'HaLi la Nouvelle Orlans, le' Consulat Gnral d'Hati Paris. qui ont touh des valeurs pour les mmes motifs. . Voil rappels rapidement tous les faits qui ont marqu dans l'Administration du Dpartement des Rel&tions Extrieures du mois d'Avril 1920 au mois de .Mars 1921. Daignez agrer, Monsieur le Prsident, m)n entier dyopement el de mon l'l'ofond respect. J. BAHAU

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FINANCES. le Prsident, J'ai l'honneur de prsentpr Votre Excellence l'Expos de de la Situation des services relevant du Dpartement des Cet Expos devait tre accompagn d'un aperu gnral de l'tat financier du pays, mais les donnes statistiques sans lesquelles il ne peut y avoir une vraie apprciation en matire de finances font dfaut. Nous ne connaissons ni la richesse du pays, ni sa production annuelle, agricole et industrielle. Nous ne connaissons pas exactement l'tendue des terres cultives. Mmes ces derniers temps, la circulation montaire en or qui fournissait une base d'apprciation si utile est inconnue. Il est il dsirer que la collaboration des diITrents dpartements ministriels nille il cOl1lbler ces lacunes regrellables Mais il dfaut des chiITres positifs, 011 peut dire qu'un tat de malaise est tendll sur le pays d'un bout cl l'autre depuis qulques mois. Si les changes commerciaux sont un indice du plus ou moins de prosprit de la nation, il est certain que le pays traverse une crise intense. Le tonnage des mal'chan dibes importes en Hati pendant les deux trimestres de l'Exrcice est infrieur il celui des marchandises importes penant le senl premier trimestre de l'Exercice prcdent. Les recetlesdouanires des 5 premiers mois de cet Exercice sont cl peu prs gales la moiti6dc.J rcceltes de la p riode correspondante de l'Exercice 19.19/1920. La raison de tout cela n'est pas cl chercher bien loin: pas d'expdition de caf, pas d'importation de marchandise en retour. D'o, stagnation dans le commerce, diminution des recettes de l'Etat. Le prix du cf est tomb si bas que les habitants refusent de le vendre. C'est peu la m0me chose qui est arrive aux Etals-Unis pour le coton olt une bonne partie de la dernire rcolte est reste encore invendue. Mais les amricains ont plusieurs cordes leur arc el le dommage caus mme une si vaste catgorie de producteurs que les planteurs de co ton ne peut embarrasser le pays. Il n'en est pas de mme chez nous.Nous avons toujours trop compt sur une seule denre. Avant de passer la revue de nos services pour l'Exercice

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12 pass, laissez moi encore,Monsieur le Prsident, m'arrter un sur la situation prsente. Le lgislateur a requis cet Expos anauel, non seulement pour se rendre compte di ce qui s'est fait, mais encore pour mieux voir ce qui doit se faire. Le peuple qui s:)uffre reg true au Gouvernement.Illui demande du travail. Il atteni de lui mesures propres changer sa situation. Dernirement le commerce, en proie aux embarras,avait pens que l'Etat p:Hlvait le tirer de peine ou du moins lui donner une aide apprciable. Les uns demandaient un dcret de prohibition de l'lmportation,les autres un moratorium. ces derniers invoquant l'exemple qU2 venait de donner la Rpublique de Cuba. Tout bien considr, le Gouverne'nent s'est dcid ne pas itervenir. Ce n'est pas qu'il puisse rester indiffrent aux difficults d'aucune catgorie de travailleurs ou de commerants, mais il semble hien qu'en gnral,son inter vention directe n'est pns souhaitahle. C'est tort qu'on accuse l'Etat de ne pas crer du tra l'ail, mais l'Etat serait coupahle de ne pas travailler prparer les conditions qui permellent le dveloppement du travail. La'paix, la scurit dans les campagnes, l'instruction gnrale et technique, de bonnes routes, un service consulaire at tentif nous chercher des dbouchs trangers, quoJ il faul ajouter la prdic:.ltion de la morale et de la religion, voil les agents efficients qui creront le milieu propre au dvolppement du travail et de la prosprit. Il y faudra aussi des capitaux. Mais capital et travail mar chent de pair. C'est l'u nion des deux qui fait la richesse. On ne l'a pas toujours compris C'est ainsi que nagul e encore, beaucoup de gens et non des moindres il la nouvelle qu'un emprunt allait tre ralis, croyaient dj voir dverser l'or du Pactole sur notre pays. Le rsultat des Emprunts de 1875, 1896, 1910 n'avait pas russi leur ouvrir les yeux. Il faut dire tout net qn'ils e comprenaient rien auxbuts de l'Emprunt Un Eml:ll'l1l1t fait pour racheter la Dette extrieure franaise au moment Olt celte opration grce au change du franc et rduit notre Dette au tiers de son montant nominal tait certes bien dsirable. :.\Iais les conditions qui nous ont t faites n'ont pas t acceptables. Votre Gouvernement a fait connatre au public la discussion qui a eu Heu concernant cet Emprunt par la publication du Livre Bleu. Si dsirable que soit un allgement de dettes, il ya des prix qu'on ne saurait y meltre.Le pnys eut certes gagn il faire certains travaux publics lui-mme plutt que d'en confier l'excu tion des particuliers ou des Compagnies qui tiennent tout juste leurs engagements et sont toujours prts susciter des enQuis au pays. C'est dans ce sens qu'il a pu tre parl d'Em-

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=-1.3 prunts faire pour travaux publics gnl'aux. Mais c'est une matire trs dlicate et trs pineuse et que les Gouvernements ne doivent aborder qu'uyec les plus grandes prcautions Ce n'est donc pas en prtant l'Etat,mais en tablissant lui mme le travail, tout en attendant que l'Etat garantisse la sta bilit et la sl'curit que le capital peut aider au dveloppe ment d'un pays. J'ai dit plus haut que les recettes douanires sur lesquelles l'Etat Hatien btit son Budget presqu'en tota lit ont diminu cette anne, d'une faon inquitante. Ce n'est pas la premire fois que cela arrive et ce sont les allocations budgtaires non payes par slli.te de ces insuffisances de re cettes et parfois les Crdits Extraordinaires vots en cours d'Exercice malgr ces insuffisances de reC'etes qui nous ont valu cette Deite Publique qui pse si lourdement sur nos plules et nous en!ve le plus clair de nos recettes (10 Voir tableau annex). Il Y a longtemps qu'on cn parle, mais"maintenant il faut agir. Il est dangereux d'asseoir un Budget sur des recettes douanires, surtout des droits dExportation. Sait on qu'en Dominicanie les recettes douaniresalimen!t.nt moins de la moiti du Budget et les droits d'Exportation y comptent pour moins de 50jo.L'exemple de notre voisine en est un, entre beaucoup. C'est sur des taxes plus directes, moins alatoires, moins injustes,que les Budgets de ces IJHYS sont btis. Le Gou vernement devra proposer des lois pour l'tablissement de quelques unes de ces nouvelles taxes au Conseil d'Etat pendant la prsente Session. Avec ces nouyelles taxes, il espre avoir l'accord du Gouvernement Amricain pour le dgrvement partiel de nos denres. Depuis deux ans celte question est l'tude et discute en tre le Conseiller Financier et le Gouvernement. Le Conseiller Financier youlu cette anne faire du vote de cette loi une conditon pralable de l'examen du Budget. Comll1ent pouvaiton voter des lois avant le dpt du Budget qui doit tre la premire opration de la Session Lgislative'?C:st donc ainsi que forcment, encore une fois, YOS }linistres devront se pr senter devant le Conseil d'Etat sans pouvoir excuter cette prescription de la Constitution. l\lais si l'exigence du Conseil ler Financier est incomprhensible, le vote de ces .lois ne s'impose pas moins. Aux deux derniers Budgets, des valeurs ont t inscrites sans que fussent votes les lois permettant leur perception. Il n'en s'aurait tre ainsi cette anne On protestera certainement contre ces nou velles taxes, on demandera si c'est dans ces temps de misre que votre Gouvernement pense les appliquer. Ne s'est-on pas appitoy sur le sort des Compagnies qui l'Etat demande 10 010 des bnfices qu'ils ont pu raliser l'ombre des

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-14 -tions de l'Etat? L'idal. certes, serait de taxer le moins pos sible, mais aprs la guerre de quatre ans, toutes les nations, sans aucune exception, sont fort cct idal. Qu'on le demande la France, qu'on le demande aux Etats-Unis. La guerJ,:e a oblig tout le monde des sacrifices. La rper cussion est gnrale. Nous ne p0uvons pas faire exception. Il faut payer la lourde dette publique. Nous ne pouvons y chapper.Il faut pour maintenir notre rang parmi les nations, faire des dpcnses dont nos pres taicnt dispenss. On sait par exemple, que l'Instruction publique ne colait l'Etat franais sous Napolon que quelques milliers de francs.C'est par centaines de millions que ce budget se chiffre aujourd'hui. Nous aussi, si nous voulons dvelopper notre capital humain, il nous fauclLl dpenser et beaucoup pOl1\' l'Instruction publique. Je me contenterai de ce seul exemple. DOIl,c, si nous "oulons avancer, si nous ne voulons pas rp. culer, si nous ne voulons pas compromettre l'avenir, devant nos budgets que les recettes douanires ne peuvent plus quilibrer, il ne faudra pas fermer les yeux. Ii faudra faire les sacrifices ncessaires. Les recettes de l'Exercices 191911920 ont t bonnes Les recettes douanires on produit: Or.-5.1/63.'707.76 Geles.-1,.'1'33. 15(jArr Les recettes diverses ont produit: Geles.908.7'08.64 Or 198.0"".80 (Voir tableaux annexs) Les divers crdits vots, ordinaires, supplmcmtaires et extraordinaires, acquitts l'aide des fonds de cet Exercice se son t !e rs : Or 2.5c17.429.031/3 G. 4.477.811.81 Avec\l'excdent des recettes, il a pu tre transfr Paris la somni.e de or 2.200.00U.00 pour mettre pleinement jour notre dette Extrieure, intrts et amortissements. Cette leur a t remise Mc. ILHE\:\'Y, Conseiller Financier .. pour agir au mieux des inlrts de l'Ela t, 1\1['. n'a pas encore rendu compte de cette opration;. .. {..es recettes douanires sont encaisses sous la Direction

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-15 -du Receveur Gnral des Douanes. La Convention lui permet le prlvement des valeurs ncessaires ce service. Ces valeurs ne doivent pas excder 5U 0[0 des recettes, y compris la commission de la Banque. P,our l'emploi de ces fonds, ils se dcomposent comme suit: Service de Receveur Comn. de la Banque, G. 119.237,08 Or (70.640.70 81.547.83 Les recettes diverses, c'est--dire toutes les recettes non douanires, sont encaisses par di"ers percepteurs sous le contrle des Administrateurs des Finances ( Enregistrement, Timbre, Domaine etc ). Ces recettes devraient tre plus importantes, mais beau coup de percepteurs n'Y mettent pas la diligence voulue. C'est ainsi que les biens domaniaux notamment sont loin de rap porter l'Etat ce qu'ils devraient rapporter. En ville tout le monoe paie l'abonnement l'eau. A la campagne, l ou l'Etat a t'ait de grandes dpenses pour assurer l'arrosage des habitations on peroit avec peine un droit djdrisoire. Il faudra que la loi arme les de moyens de contrainte plus efficaces. Il faut dire aussi, quoi que cela ne saurait excuser lenr ngligence, que quelqus uns d'entre eux devraient tre mieux pays. * Un service qui rapporte une belle contribution aux budgeb trangers, est celui du timbre et du papier timbr. Les re cettes en ont t de : G. 476.888.81 Cr, l7.3U 1.96 Ce service devrait rappoL'ler plus. Les prescriptions de la Loi ne sont pas excutes.C'est ainsi par exemple que les tim bres pour quittances commercLtles ne sont gure en usage, malgr le vu de la loi. Il y aura rennir sur ce chapitri. * "1La poste n'est pas prcisment ulle source de recettes pour nous. On n'crit pas encore beaucoup dans notre pays. Mais je suis heureux de dire qlle (le grandes amlioraLions ont t apportes au Sen'ice postal. La maile, apporLe dex fois pr1l' semaine, par train ou par auto, Miragone d'une part, aux Gonaves de l'autre, facilite le prompt acheminement des leLtres aux extrmits du pays.

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16 Un autre service qui dpend de mon est le. Bu rea'.! des Archi ves.Fait extraordinaire dans notre Pt-au-Prmce, ce bureau n'a jamais connu -l'incendie depuis l793, par compte les papiers qu'il renfrme o'nt bien connu non seulement du temps. mais aussi de la vermine. Je seral heureux de voir bientot transporter dans un local plus ap propri, ces prcieux tmoins de notre vie civile. * ... Le Magasin de l'Etat est maintenant bien modeste. Il ne renferme que des livres qu'on a oublis, mais aussi, dans quelques com'es-forts, des papieLs prcieux. * ... Aprs les difficulLs de l'anne passe dont votre Gouvernement a dj entretenu le puhlic. les de la Bmque Nationale de la Hpublique d'Haiti avec mon Dpartement ont continu tre normaux. Le systme de quittDnces donnes par cet Etablissement pour les versements faits pOUl' compte de l'Etat ayant aveC la prsente administration, il s'en suivait nn grand retard dans l'expdition des pices de controle, mais les Directeurs rcemment ont accept de bonne gl'ce de prendre de nouvel les mesures pOUl' l'expdition de ces pices. La Banque a te nu ses engagements en veillant la stabilisation du change des billets. Le public a t inquiet ces jours derniers, en voyant la Banque se Jsintresser de la monnaie de nickel. Mais cet tablissement a promis d'en maintenir la parit avec les bilIds jusqu' ce que soient pl'ises les mesures qui seront pro poses bientt au Conseil d'Elat pour mieux garantir la mon naie du Gouvernement. Nous attendons de la Banque qu'en cette anne de crise et de moins value des recettes, elle fera tout ce qui dpendra d'elle pour aider le GOllvernement dans sa lche. Quoique la majorit de ses actiollll:1il'es soient trangers la prosprit de Lt Banque Nationale cst lie celle e notre pays et ce sera p3ur !611e b)nlle (lCllitiqlle ct de bJane finance que de prter son meilleur concours il l'Etal. * ... La Blnque Nationale ces temps derniers a ralenti dans une large mesure, les crdits qu'elle au

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[-17liste oe moment s'est trouve sa voisine la Royal. Banque du Canada qui y a suppl en une grande mesure. Cependant la crise commerciale, s'tendant, l'imprvoyance de quelques prteurs a fini par porler les deux institutions couper presque tous les crdits et n'oprer qu'avec la plus grande circonspection. Le retrait des crdits a fait senlir l'utilit des Banques et le rle qu'elles. pourraient jouer dans le pays. Nous n'en sommes pas aux 6 % par an ; il faut tenir compte des situa tions, mais nous dsirons voir se multiplier et se dvelop per des tablissements qui metleront fin l'usure. Ce -n'est pas seulement pour le commerant, mais encore pour le cul tivateur, pour le particulier que nous dsirons voir hs Ban ques ouvrir leurs portes moyennant naturellement toules les garanties ncessaires. * Le Commissariat du Gouvernement prs la Banque joue auprs de cet Etablissement un rle trop effac; il convient qu'il reprenne le contrle prvu par le contrat de la Banque Il en est de mme des Administrateurs des Finances qui ont perdu tout contrle sur l'.'\.dministration douanire. * ,.. Lfi! retrait des billets ordonn pal' la loi du 7 Nov. 1919 s'est rgulirement poursuivi durant le cours de l'Exercice. Au 311\1a1's il n'y avait plus en circulation que G 1.372.972-* Jf le public s'habitue de plus en plus recevoir indiffremment !le dollar amricain ou les gourdes raison de 5 pl' f. ce qui facilite grandement les transactions Voil, Monsieur le Prsident, un rapide aperu jet sur la situation La prsente session du Conseil d'Etat sera labo rieuse en par les dcisi'1ns qu'il y aura prendre Maisj'espre que vous trouverez en Messieurs les Conseillers d'Etat lion seulement des lgislateurs, mais des Conseillers srs et des patriotes, L'heure est difficile, Il y faut le concours de toutes les bonnes volonts. Je vous prie e recevoir, Monsieur le Prsident, la n,):1-veUe assurance de mon entier dvouement. J. CHARLM PRBSSOU\.

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-18 -Recettes Douanieres de l'Kl'ercce 1919--1920. Fort-,Libert ._ ........... ................ 01'. Cap-Hatien .._............ Port-dePaix ........ ...... ................... ,\ Gonaves __ ............................ .... _._ Saint Marc .............. ................................ Port-au-Prince .................. __ ._. Petit Gove ............... _. __ ....... Miragone ... ............. -'-........ __ .... J r mie ................ .................. ................. ..... Cayes __ ............ ....... ...:. ........ .............. Aquin .................. ........ ....... ....... .............. ( Jacmel .................................... _._ ............ t"( 11 711.9:m,84 233.245,4,8 27U.217,13 2n.8'13,2! 2.494.582,22 314.982,('8 lSn 533,09 41.5U7 32 442.922,77 Or. 5.463.767.7G Gdes. 3.%9,87 582.fHH 00 ( 113.011.86 22:.U;O:36 190313,79 2.644.933,47 ({ 169,438,42 30.972,55 127 07<1,33 405.969,61 12.762,79 228.911.44 -Gdes. 4.733.156. t9 Recette Douanires de l'Exercice 1919-1920 Octobre 1919 ____ ... 0r. 365.500,70 Odes. 363923,31 Novembre 1919 .. .......... .. .. _.... 383.383,81 313.220,53 Dcembre 1919 __ ........ ..... 698:864 18 568.562,17 Janvier 1920_ .. ____ : 6U0675,39 Fvrier 1920 .................. _._._ ..... 509.035,90 465.707,03 Mars 1920 ......... .. __ 531.247,17 373.966,26 Avril 1 no ___ ._ ...... 481.285,75 351.143,03 Mai 1920 ____ ... _._._ -* 12.879,26 348893,61 Juin 1920 _____ 419.233,17 Il 330.983,19 Juillet ____ .. 3:H.08G,19 348.320,75 Aoiit 1920 ...... __ .. ..... 337.522,72 315.168,20 Septembre ___ 299 99:3,52 iI88.1l2,41 Or. 5.461.707.76 Gdes. 4.733.156,49

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::. 19 .......; ReceUes diverses. Exercice 1919-1920. UR AMRICAIN MONNAIE NALE. nreg:strement ............... _._ ... ..... ypothque s ................... __ ............ 35 1,16,96 104A85,42 16.293,3l 23.712,39 IrefTe ................. __ .......... __ .................... 18,65 8.[,62,35 ............ 1.491,15 112.330,34 4.400,00 pot_ ............................... .................... 0 10500,31 mende .......... ...... ................. .................. 517.85 r enles .......................................... ............. 2,218,05 60.169.08 Casiers-posle ....................................... 298.48 5.321,74 rrosage .............. _. __ ._ ............... __ ._ ........ 166,00 'lois chauffage ................... __ ........ \1: 100,00 1\ 10 Il i te u r ._._ ............ .. _._......... . ... ........... 30,001.324,20 Imprvues_ ................... Ilmbres .................. ................. _._ ................... 267.06 4184,30 17.39J,96 476.888,84 l .icenee, __ .............................. : ... __ ...................... 33 Hl7,08 (( Passepo rt ................. : ..................... ........... ;:)6750,00 Cil' Hatienne de Pt-de-Paix 1.200,00 Loye 1'1> ..................... .............. ........ Seniee Hydraulique_ ........... Tlgraphe Terrestres Elal-Ci"il .......................................... 360,00 7 905,00 60.501,45 13.749,21 89.930,25 10,00 3.167,72 Taxes consulaires ............... _. 11213,86 Ile Vehes .... __ .......... ............ 500,00 $ 198044,:30 96626224 DETTE Pl.IBLIQUE. Soldes ail 30 Sepficmbre 1920. DETTE EXTRIEURE.---Aprs les versements des Or 5.200.000. 00 fait Monsieur JOHN l\1c-ILHENNy,COnseiller Financier,pour les paiements des intrts et amortissements jusqu'aux ch anees : 10 -de 1er. Juillet 1920 pour l'emprunt 1875 20-30 Juin 19'20 1896 3015 Mai 1920 1910 Les sol&:s se rsument comme suit: Emprunt' 1875 .. ................. __ ._ ............. _._ ............. .... ..... Fcs. 2.513.7&0 Emprunt 1896 __ ................. __ ........... ___ ............. ........ ...... (( 29.674.500 Emprunt ;)0/0 Or 1910 de la Rpubli que d'Hati ... _._ .... .. ...... _, .. ([ 61.576.500 Fel. 93.764.70,1 ;;

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20 DETm I:-lTRIEURE.Les intrts n'ont pas t pays d puis l'anne l!116Le solde de Capital Obligation se rsume comme suit : Deite Inlr. 1U12 01'.246 .. 347.00 in. pays jusqu'au 29 Fv. 1916 Dette Intr. 1913 451.572.10 15 Janv. Deite Inlr. 1911A 705.078.00 (( 30 Spt. 1915 Deite In lr. 1914B 52R.264.00 cr cr 15 Juil. Dette lnlr. 1014C 331.965.25 : :l9 Fv 1916 Or. 2.263.2:!6.35 DETTE FLOTANTE. Dette Inlr. Cons. Or. 1.111 284.11 Int. Commenc partir de Janv. 19U. Crnn e B Nale. Cathdrale du 1.733.151.87 p. jusqu'au 30 Spt. 1919 Ca pHaitien ......... Cie.Fse.des Cables Crance Fouchard ( March et Rues es Cayes ... .. __ ... ....... ...... Irrigation Plaine des Caves .. ... ...... ( RfecliOl{ Rues de 83.690.00 84..422.04 1G.689 Int. p. jusqu'au 29 Fv.1916 39.121.64 en retard partir du 1er Octobre 1916 43 109.40 cr ( Il 29 Fv. 1916 Port-au-Prince .... 263.700.00 Val. accepte par la com.Fquire ( 35983334 Gdes. 2.068988.2'.'. Or. 3.734.00,).25. Gdes 2068.98822 co CHElIIlNS DE FER DU NORD. obligations de Fcs. 500 chaque, Fcs. la garantie d'intrts est due partir de l'chance. ,tu 1er. Aol lOH.

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COMMERCE. Monsieur le Prsident, Le Dpartement du Commerce a pour agents, le personnel duSei'vice Consulaire et celui du service douanier. Ces der niers, la rigueur, sont regards comme des agents fiscaux et l Douane ne semble tre qu'un bureau de recelles. Nos laxes ne sont pas les taxes de protection, mais des taxes qui doivenl rapporter. Il est d'autant plus ncessaire que le person nel dquanier n'apporte aucun esprit de chicane daus sa tche, mais se montre le serviteur empress du public. Latche dece personnel est dlicate.Les di,;clIssions avec les commerants propos de taxation sont susceptibles de se re prsenter de temps en temps. Pour coupel' comt ces diffi cults,il faudrait que la loi intervienne en prcisant nette ment la pense du lgislateur. Les Consuls sont appels rendre le plus grand service au pays. Ils ne sont pas d'abord des agents fiscaux et si les re cettes qu'ils peroivent ne sont pas ngliger, c'est sllrtout un autre ordre de service qu'on attend d'eux. Bien connatre notre pays qu'ils reprsentent pour le faire bien connatre l'tranger, tel est leur devoir principal. Le caf, le cacao le coton, les bois, voil les produits donlle bon placement peut augmenter sensiblement les revenus du pays. Le Consul doit tre plutt Ull Commis-Voyageur qu'un diplomate.Il doi t sa voir faire l'article. De ravis des connaisseurs, notre caf, notre cacao sont de beaucoup suprieurs des denres d'autres provenances qui obtiennent de meilleurs prix sur certains marchs. Celle infriorit vient de ce qu'on a su faire l'article pour les autres et que nous, nous n'avons rien fait. Le Consul devrait suivre les affaires commereinles qui in tressent son [}uys et renseigner son Gouvernement et mme les principaux intresss directement. On ne saurait dire combien d'ennnis seraient pargns s'ils trouvaient chez les Consuls d'Hati l'information ncessaire. 1 On demandera peut tre que l'impulsion parle dn Dparte ment. Non. c'est aux Consuls appels tudier les milieux o ils sont accrJits se tailler la tche pour tre utiles leur pays. C'est l'homme qui fera la charge. Pour assurer le

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bon placement de nos denres. ilfaut encore autre chose. Si les Consuls travaillent leur faire une rputation, il ne faut pas qu'ici la ngligence ou un calcul reb:'H1rs compromette leur uvre en jetant de temps en temps sur le march tran ge!', des denres mal prpares ou avaries. Une seule exp. dition de ce genre peut compromettre dans un port tranger, le labeur de plusieurs annes. La loi doit armer les douaniers du droit de visiter et d'arrter ces sortes .de denres. 11 y va de l'intrt majeur du pays. . Le Dpartement du Commerce ne saurait rster indiffrent aux humbles efforts qui sont dploys pnr IIotre industrie na tionale dont les productions entrent dans la circulation .cOIll merciale. La confection des vtements, des souliers, des peaux occupe une anne de bras et donne pleine satisfaction aux acheteurs. Pour toutes ces chos2s,la maLire premire est importe Mais d'autres produits sont entirement d'e fabrica tion hatienne, tels les meubles, depuis le:i simples plus luxueux, tels ces chapeaux une ct deux gourdes qui coiffent aujourd'hui nos colires et nos. demoiselles tIe fortune. Les Hmtiens commencent comprendre et les Ha tiennes surtout, ce qui vaut encore mieux qu'il ne faut ddaigner ni les produits, ni le travail du pays. Dans l'Expos des Finances,j'ai dit la crise commerciale que nous traversons. Il ne dpend pas de nous d'y portel' remde. Cal' cette situation est enchainl'e un tat de choses mondiale. Ce qui ne veut pas dire que nous nous croiserons les bras attendre. Tout ce qui peut amliorer la situation prsente en si faible mesure que ce soit doil tre entrepris. J'annexe cet expos des tableaux ( A. B ) C[ili cb;11le ront les informations qu'on est habitu attendre celle place. Veuillez recevoir. Monsieur le Prsidenl,'les assurances de mon entier dvouement. J CHARLES PRESSO lR c.

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23 TABLEAU A Denres et produits d'Hati exports dans le cours de fExer. cice 1919-1920. NATURE DES PRODUITS ET DENRES LIVRES PIEDS Caf ............ ___ .......................... ....................................... .................... 60.987,105 Do triage .. ..................................................................................... 4 .. Do Bris ures .. ............ ................................... ............ ...... _. 4.5\4,104 2g4.499 (0( Cam pche: __ _._ .. ...... ___ ..... : ........ __ .... ................... Racines de ................. ...... ..... ................ .. de campche .................. ___ ... ......... .. Cl re .. ... ....... .............. ____ .......... __ .................. .... ............ .. 216.464 .. 743 1 867,000 ( 485,..163. Gaac ___ .. ....... ........................................... _. __ ._ ... Il 175,438 Coton __ ....................................... ....................................... __ 6.603,891 Cacao .... ................................................ __ ........ .... __ .... 4.4n3,:$5 If Peaux de bufs ___ ....... ............... __ ..... __ ... 228,005 Do de chvres .................................... 278,297 Pi te ____ ..... __ ._. __ ............ .................................... __ ....... ........ 597,907 Miel .................. ___ .................................................... _._ ............ .. 1.415,617 f Ri c in .... _. __ ... ........................ ......... __ ... .... ................ .... ............. .. 2.092.003 Ecailles ... ............................................................ ....... __ 2.986 Vieux cuivre_._ .......... _._ ............... ........... _._ .............. _. __ 275.933 Vieux fer .......................................................................... __ .................. 302,280 Suc re ..................................... ___ ....................... ____ ................. 6.691,967 Rh u 111 __ .......... ___ .... __ ................................ ..................................... 4,105 Fertiliser ...... .... .... __ .............. .................. ....................... .. 3.1fi9,578 Graines de coton ........................................................... ......... .. 7.383.306 produfts divers ......................................... .. .... ....................... 205,045 Tabac ......... ...... ___ ._ ........................................... ....... ............. .. 11,760 Cuirs tanns..._ ............ _... ................................. .. 640 Noix de cocos ........................ ..................................... ............... 2 549 Pan iers vides .................. ............................................................. 141 Na t tes_ ..... ..... ............... ..................................................... ....... 1.052 Meu hIes ...................................................... .............................................. 10.779 Barils vides .................................................. ................................ 55,661 Fer il repasser ......................................................................... Bon 1)0 ns __ .................................................................. .......................... .. .. 56 100 6: Liqueurs ..... .. ..................................... ............... _._ .. .... . 771 It Acajou ........... ....................... .................................................. ............... Eponges ................................................................... ................. Latanier ..................................................... ............................. ((, 64.829 1,579 2.GG2 Teinture de campche ................. _._ .......... __ Cdre .................... __ ................ .................................................................... .. 211,698 103,000

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-24 NATURE DES PRODUITS ET DI!:NRES LIVRES PIEDS Ecorce de mangHer ____ __ .. .................... .. Huile de coton ______ ..... ... ........ .. 331,8r6 a 333,766 4 Graines de palmiste_ ...... ___ .............. .................... Gomme de gaac ___ ........ ........ _. ____ ........... Taberno .. _. ___ .. _-__ __ ... __ ... ............... .. 49:1. 3,257 740 Essence __ __ ......... __ ._ .... __ ._ .................... 523 .. CI: Caoutchouc ......... ............... .............. __ ................... ................. 892 B' .. -. ... 158,500 711,132 CI: 2,146 :< Fustic __ __ ....................... ___ ... ............................. 188,400 Minerais ___ ..... ........ ... ................................................... ........ .. 220 N asses ___ ... __ ... _._ .... ...... .............. __ ............... ...... 316 Bois divers ..... ....... ____ ...................... .............. __ ._ ..... PilonL ____ ................... __ .............. ___ ._ .. ........... .. 938 Articles de mnage._ ................................................. ........... .. Crin __________ ..... _____ .... ......... .. 2.000 0. 100 Balance_._ .. ___ .......... __ ._ ...... _._ ......... ___ ................ 300 Mais _._ ......... .... ......... ___ ___ ............ ..... .. .......... 3.680 Vins __ __ ......... .. _._ ..... ... ___ .............. ___ .. ......... .. 571 Os. Cornes. Sabots __ ._ ..... .................................. .. 16.706 Figues bauames .................. _____ .. ...... 6.120 361.68(i.8G5 64.829 TABLEAU B Quantit de tonnes de marchandises importes pfndant l'exer cice 1919-1920. 1ER. TRIMESTRE. 2EME. TRlMESTI\E. ..... __ 15.031,93 Port-auPrince ........................ l1.951,66 Cap-Hatien .............. __ 2.262,56 Cayes _____ ._ ............... 2.147,93 Jacmel_ ..................... _._. 1.370,02 Cap-Hatien ... __ ................. 2 800,89 CayeL .............. ............... ................ 1.725,82 JacmeL_ ........... _.......................... 958,77 Gonaives ..... ........... __ ..... 1.044,67 Gonaives ................................. 1.26!,94 .1rmie ___ .... _. __ .... _....... 487,18 Jrmie ....................... _............. ....... 614,82 Port-de-Paix ___ ............. 589,92 Port-de-Paix ...... _......... 793,08 Sainl-Marc ... ............ ............ 1.176,57 Saint Marc_. __ ...... .... .... Petit-Gove __ ..................... 616,73 Petit Gove ___ ...................... 1093,5fl Aquin ... _____ ... .... __ .......... 106,42 Miragone ___ ._ .... ___ ....... 150,52 Aquin _._ ...... _.................. ;;6,77 Miragone ___ ... _._ ... ..... 241,77 ToT AL ...... ....... 24. 984,43 ___ .................

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-253EME. TRIMl'!STRE. ,iEME. TRIMESTRE; Port-au-Prince ..... ............... 3.703,52 Port-auPrince _, ............... 1,.013.78 Cap-Haitien .... ........................... 2.139,36 Cayes ...... .................................... .-19 Jacmel_ ......... .......................... 1.131,52 Cap-Haitien ......... .. _.... 2.438,73 Cayes .. ............ _._ ......... ..... 2.332,19 .TacmeL ......... __ ... .. .. _......... 741,86 Gonaives ... __ .................... 869,92 Gonai'es ....... ................ ........... 1.191,18 Jrmie_ .......... ........ _........... 799,75 J rmie_ ........ ...... _.............. ....... 307,69 Port de-Paix __ ._............... :341,84 Port-de .. Paix ... .. ..... ..... 683,29 _. __ ............. Saint-:\Iarc _._............... 491-,96 Pctil-Gove __ ............... ... 443.91 Pelil-Go \'1'_ ........ ... ,.... 442,92 Aquin __ ... .. .............. .. "..... 91 40 Aquin ................ __ 58,66 ]\Iiragone __ ........... ,................ 216,73 l\liragone .... _, ...... ,...... 230,27 TOTAL __ ....... .... 17.247,68 TOTAI._ ...... .... __ ... .... 22.935.53 TOTAL .. _24.984,45+22.898.87+17.2,17,6S+22.935,53 = 53 Port-an .. Prince le 8 Avril 1921.

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INTRIEUR La situation qui semblait s'amliorer depuis la pacification complte des rgions troubles a brusquement empir. Toutes les populations des Dpartements du Nord, Nord' Ouest et:de l' Artibonitequi s'taient vues chasses de leurs champs par les exactions continues es Cacos avaient repris avec une louable nergie la cullure de leurs terres, et, dj elles espraient recueillir le fruit de leurs efforts, lorsque la baisse inattendue denres est venue briser leur lan. La gne aigu qui en a t la fcheuse consquence, accrue de la chert de la' vie, a cr dans tout le pays un malaise gnral et inquitant. Le commerce d'exportation, atteint dans ses uvres vives, tend disparatre. L'importation, par la suppression des crdits l'Etranger, due la crise finan cire mondiale, est nulle ou peu s'en faut. La situation est d'a u tan t plus critique qu'il parait difficile de prvoir, quant prsent, un heureux changement. Comme bien, vous devez le comprendre, ce fc.heux tat de choses conomique a eu sa frtale repercussion sur la po litique. La misre, le chmage forc, l'oisivet ont produit leurs tristes effets: les vieilles passions, les apptits inas souvis, peine endormis, se sont rveills l'envi. Favori ses par les circonstances, enhardies et allisespar l'approche des lections, toutes les comptitions se font jour, para lysant souvent, par leur acLion irrflchie, celle du Gouvernement. Il est regretter qu'en telle occurrence, an tournant pni ble de notre existence nationale, que toutes les intelligences, les bonnes volonts, les nergies ne s'unissent en vue du bien raliser, de la dfense des intrts suprieurs de la Patrie. De partout, cette entente sacre est clame, des ligues en ce sens se forment,mais hlas! L'ide noble et gnreuse qui les a conues, qui a prsid leur cration, est gche par le faux et nfaste esprit politique de parti. Malgr tous les d boires, les cruelles dceptions que nous ont toujours valu nos mesquines dissensions,nos querelles intestines, nous semblons ne pas vouloir nous en rendre compte et restons immuable ment attachs nos anciennes erreurs. pensant faire uvre pie et mritoire, en nous vouant totalement au rgime dbI litant et mortel de l'opposition systmatiqueD.

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27 Dns la lutte incessante et vive que soutieat actuellement ie Gouvernement pour la sauvegarde des droits de la nation, rejetant l'appel sincre et patriotique que vous avez adress tous pour la concorde et la paix, aux fins e garantir le succs final,des esprits t:hagrins dnaturent vos penses, travestissent vos actes, paralysent vos efforts et dtruisant votre t che, vous tiennent responsable de leurs mcomptes, leur propre uvre, pourtant. Soucieux, cependant; e ses devoirs, le Gouvernement,indiffrent aux rumell rs intresses, aux critiques in tem pestives et inopportunes, ne se laisse pas abattre el remplit sa mission sans dfaillance, C'est ainsi qu'aux heures difiiciles, lors du conflit. par son atlitude nergique, sa saine comprhension de la situation, il a pllfaireprvaloir sesjustes revendications. Fort de ses dl'Oits,conscient de ses responsabilits,leGouvernement ne dviera point du but qu'il s'est fix: la dfense in transigeallte de la Souverainet Nationale. Il serait souhaiter, nanmoins,qu'au moment on nous entrons en contact avec une nouvelle administration trangre qui, par son programme libral et les ides de justice qu'elle prconise, nous permet d'esprer un mieux tre et la solution heureuse des graves questions qui nous proccupent, que toute division cesse, que l'Onion Sacre se fasse entre tous les Hatiens et que le 1110t d'ordre et de ralliement soi t jamais Vi ve Hati, La situationestsriese et nous semblons,cependant, ne pas le comprendre: l'parpillement de nos forces. la dispersion de nos nergies,mises au service d'intrts personnels,de cte ries particulires, affaiblissent notre action et rendent vains nos efforts, A l'aspect troublant que nous prsentons d'une troupe sans cohsion, sans discipline, li \'re il ses seuls caprices, offrons un front unique, sans hilure ni f:1ihlesse, irrductible en sa volont de vaincre, alers, nous donnerons l'impression forte d'un peuple qui sait et qui voix,alors, aura des chances d'tre entendue. Ne dcourageons point par nos strilisantes querelles les esprits gnreux, les grands curs qui ne demandent qu' nous aider. Que notre union sincre et sans arrire pense leur soit Ull sr garant de notre vouloir d'tre, Que notre parfaite harmonie fasse perdre le sou veuir mme de nos anciennes turbulences. Hessaisissons nous, il n'est pas trop tard pour nous faire valoir et apprcier. Que la presse, ce puissant lment de saine propagande, nous pi'te tout son appui. Qu'elle n'ait qU'Ull but, qu'un seul objectif: le triomphe de nos droits Plus de ces dprimantes de ces nfastes atta-

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28 ques qui, semant la division et la haine, tuent en nous ce que nous avons de meilleur et, sans conteste, nous discrditent aux yeux de l'Etranger. Qu'elle prenne conscience de son rle noble et lev et, faisant fi des personnes, lance l'Ide, rveille les mes assoupies, combattre le hon combat. Unie en son idal, la Grendeur et la Souverainet d'Hati, qu'elle jette la bonne semence et la rcolte sera prospre. La tche n'est pas au-dessus de ses forces, car elle a en elle le plus p'.lissant des talismans, son ardent et avis patriotisme. Le grand mouvement industriel et agricole que nous signa lions Votre Excellence dans notre dernier rapport s'est YU arrt en plein essor par la terrible crise que traverse le Pays. Les importantes compagnies auxquelles le Dpartement, pour favoriser ce mouvement, avaient consenti la concession de vaste habitations, surprises par la bmsqu raret du raire, ont d restreindre leurs exploitations. C'est ainsi qu' St-Michel, l'entreprise d'levage et de culture que diritieait Mr Davis et qui offl'llt tant de promesses s.'est vue contrainle de suspendre ses oprations La baisse de nos pl'incipalM den res sur les marchs trangers a port un coup fatal notre agriculture. Le paysan, dcourag, ne trouvant plus d'coulement po nI' ses produits, ne rcolte quele strict ncessaire, trop heureux encore lorsqu'il peut le soustraire la cupidit et la rapine des voleurs qui infestent les Sections rurales. L'inscurit des Campagnes, dpourvues d'une bonne garde champtre, est un des plus grands soucis du Dpartement. En maintes circonstances, il a eu attirer la plus srieuse attention de la GendarmerIe sur les plaintes C0nstantes qui lui sont adresses de ce chef. Il est plus que temps que l'on obvie ce fcheux tat de Les Communes ont particulirement eu il souffrir de la crise conomique actuelle. Cnmmenant peine se relever par une administration intgre et vigilante, la perception rgulire de leurs taxes et impts. elle se sont, brusquement, .trouves arrtes en leur dveloppement par la suppression inattendue de quelques-unes de leurs principales ressources. Unedeleurspluslourdescharges, entr'autresest celle del'Offi ce de l'Etat Civil.Leurs dolanCES sont nompreuses ce sujet, les trenle pour cent qui leur sont affects de ce chef lant absolument reconnus insuffisants. Le Dpartement estime en l'occurrence qu'il seraitopportuil de reviser la Loi du 2 Octo bre 1918 en ses articles 13 et 1-1, en accordant un plus fort pourcentage aux Conseils Communaux pour la gestion de cet Office. Cest ici pour le Dpartement l'occasion de rappeler ce qu'il a souvent demand, la rvision de la Loi du 6 Octobre 1881

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-29 S'Jl' les Conseils Communaux. Cette Loi dsute, contraire en certaines de ses parties l'tat de choses actuel, inoprante en certains cas, mrite d'urgence d'tre modifie. En ayant compris la pressante neessit, le Dpartement, il y a de cela prs de deux ans,avait cu laborer un projet qui,malheureusement, jusqu' celle heure, est encore dans les archives de la Lgation Amricaine, fins d'examen. Devant l'extension croissante des hesoins des Communes et des dpenses nouvelles qui en rsultent pour clles-ci, le Dpartement recommande la runion des petites municipalits,incapables de se sufflre,{>.de plusg-ri.l.ndes qui prendraient soin de leur administration,cn vertu d'une Lgislation approprie crer, Dans le cours de ceU-e anne,le Dpartement a eu accorder plusieurs Communes des crdits supplmentaires et Extraordinaires pour insuffisance de prvisions budgtaires et couvertnre de dpensess imprvues d'urgente ncessit, comme, par exemple, pour comlnltre avec avantage la terrible pidmie qui a svi dans Lout le pays. Quelques Conseils ayant eu se dmettre en cours d'exer cice, le Gouvernement a d procder leur remplacement par la formation de Commissions Communales. En gnral, les Administrations Communales fonctionnent rgulirement,prenant tche de donner satisfaction aux contribuables et au Gouvernement. Soueeux des int0rts qui leur sont confis, les Magistrats et leurs onseils font tous leurs efforts pour surmonter les difficults du moment et tra verser sans encombres la crise conomique qui les treint de toutes parts Le Dpartement est heureux de pouvoir leur en exprimer ici toutes ses flicitations. Les dernires oprations de Recensement n'ayant pas donn les rsultats qu'on tait en droit d'en attendre,le Dpartement, en vue des prochaines lectIOns, se rserve de les reprendre et de les complter. Il rappelle, cependant, cette occasion, ce qu'il nonait dans son rapport, qu'il craint que, malgr le bon vouloir des Conseils Communaux, ces oprations ne soient encore dfectueuses, car, outre qu'elles sont trs dispendieuses et au-dessus des moyens de certaines municipalits,elles exigent des agents recenseurs des connaissan ces spciales qu'il s'inquite de ne pouvoir trouver en 'eux. Nanmoins, il fera ses efforts pour obtenir les meilleurs r sultats Les Prfectures,bien que les disponibilits du Trsor n'aient point permis leur complte instalbtion et qU'elles soient encore confies aux soi-ns des Admi.nistrateurs des Finances,ont t pour le Gouvernement un lment d'informa.tiQn

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30et ont entirement rpondu son attente. La tche n'tait pas facile si l'on pense au surcrot considrable de travail qu'elle exigeait de ces imponants fonctionnaires,dj trs encombrs et dont le zle ne saurait tre trop lou. Le des prisons, sauf peut-tre en certaines localits sur lesquelles l'attention du Dpartement a t attire et pour lesquelles il a ouvert une enquLe, est convenable. La nourriture y est saine et suffhante, l'hygine rgulire ment observe. A la suiLe de la crise conomique dont nous parlions plus haut et dont les effets ont L funesLes l'Agri culLure, peu de demandes de grandes fermes ont t adresses au Dpartement. Il s'en est suivi une diminution assez sensible des recettes domAniales qui, pOlir cet exercice, s'l vent : 2.139L55 dollars et gourdes 112.33034 Il Y a eu 12 concessions de fermes.Un change de propri t en faveur du Dr Coicou, trois ventes ( 3 ) de proprits en faveur de Lusincourt Djean, Samlie Rondeau et Alice Benjamin aux droiLs dc Elllm. Nadreau, en vertu l'article 45,2e alina de la Loi du 21 Aot 1908 L'Etat a eu a qurir pour cause d'uLilit publique deux terrains: l'nn appartenant aux Hritiers Dants Destouches pour la somme de 1.000 dollars et l'autre :Mme Tinette Jn. Nol pour 800 dollars, soit ensemble 1,800 dollars. Les revenus du Oomaine seraient plus considrables si nous avions un rel CadasLre_ Malheureusement nos donnes cet gard sont trs incom pltes et ncessitent de la faon la plus absolue. la rvision des oprations Cadastrales pour fixer dfinitivement le Do maine de l'Etat. Il est malheureux que jusqu' cette date, le projet de loi labor sur le Domaihe n'ait pu tre vot car il et t to ut profit pour l'Etat. Le mouvement d'Emigration Cuba a subi une sensible diminution par suite de la crise sucrire et financire qui svit dans cette Ile-Il fut, en outre, interrompu par l'pidmie d'Alastrim qui contraignit les deux Hpubliques prendre rciproquement des mesures de prophylaxie et de protection. Ce que nous disions dans nos prcdents rapports sur le, causes f;) celte migration est encore vrai et tant que le mesures ne seront point prises pour y remdier nOJS verrons nos pays:lns dll Sud et du Nord-Ouest recher-' cher l'tranger leurs d'existence L1. pnible situaliO:l dans laqllelle noas Inus LrOllvons n'est pas faite pou r les en dtourner. Le Gouvernement n'ayant pu faire pour la Maison Central e des Arts et Mtiers les utiles rformes que nous recommadio ilS

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-31-ans notre Expos Gnral de l'anne dernire, cet Etablisse ent important par sa porte morale et humanitaire we 'ouve en butte aux mmes difficults et n'a pu rpondre n objet. Il faut, cependant, tenir compte au Directeur des uables efforts qu'il et faire pour maintenir, avec les fai les moyens dont il dispose, cet tablissement sur un pied onvenable, Les enfants sont bien entretenus, leur nourriture st saine et copieGse, l'hygine soigneusement observe C'est insi que durant toute cette pidmie, l'Ecole n'a eu enreistrer aucun cas d'alastrim.Les locaux ncessitent de grandes t ur;:ientes rparations. Notamment, il est de toute ncessit e clturer la proprit d'un mur assez lev pour s'opposer l'vasion des lves. Le lUiltriel technique demande un en-ier renouvellement avec l'adJition de principales m'\chines utils. Il serait triste de voir une telle uvre clisparaitre. L'E at se doit de la sauver de la ruine. Les disponibilits du Trsor n'ayant pas permis d'apporter l'Imprimerie Nationale les amliorations dsires et signa les dans notre dernier rapport, cet Etablissement, pour r pondre ses obligations, fait preuve d'une rare ingniosit et d'un extrme bon vouloir Il est r'ellement fcheux que l'on ne puisse rien faire en sa faveur, car l'usure trs grande de son matriel ne fait que s'accrotre et il est craindre que bientt, malgr les efforts de son personnel, cet Eta blissement ne se trouve dans l'iinpossibilite d'entreprendre un travail srieux ou de quelque importance. L'Etat tout int rt y penser. Une des questions sur laquelle le Dpartement attire l'at tention du Gouvernement est ce!Ie de l'Administration de la Compagnie des Pompiers Librs de la Capitale Depuis quel ques mois, des dissentiments assez graves existent dans ce corps, dissf.ntiments qui paralysent son action et constituent un rel danger pour la Capitale en cas d'incendie. Cette com pagnie, autrefois prospre et remarquable par sa discipline. offre aujourd'hui un triste spectacle d'anarchie. Un intervention de l'Etat serait utile en l'occurrence. Dnue de tout matriel convenable, la compagnie est-im puissante combattre l'incendie Il serait souhaiter que l'Etat, par une aide pcuniaire vint au secours de cette institution dont l'utilit .n'est pas dmontrer. Le service national d'hygine publique fonctionne rgu lirement. En face des plm' grandes difficults, lors de la rcente pidmie, il sut par son zle, son activit intelli gente et son entier dvouement se rendre, en peu <\e temps, mattre du mal. Le Gouvernement se rappelle cette occasion l'embarras dans lequel le Dpartement se, tr01!1va au

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-32-dbut de l'pidmie en p,'sence de la divergence de vues tre le Jury i\Idical de la Rpublique et le Service d'Hygine. ne pouvait se faire sur la nature de la maladie et sur le mode de traitement suivre. Sans se laisser influencer par la diffusion des opinions, le Dpartement, conscient de ses responsabilits, ordonna, sans retard, l'application des plus svres mesures de prophylaxie, Faisant droit la de mande du Servicc d'Hygine, il s'empressa de lui ouvrir un Crdit Extraordinaire de quarante-huit mille dollars( $ 48.000) pour l''cquisition aux Etats-Unis de tubes-vaccins, des mdicaments ncessaires pour l'entretien des interns, et autres dpenses utiles. Youlant la coopration la plus complte en tre le Jury i\ldical, le Corps de Sant Hatien et le Service National d'Hygine Publiquc, il multiplia les confrences con tradictoires et yit enfin ses efforts rcompenss par l'adhsion entire du Corps illdical aux fins de combattre l'pidmie. Prenant en considration les dolances du Public sur l'isolement forc, il obtint du Service d'Hygine de crer Port-au Prince pour la classe aise qui pourrait prendre sa charge les frais d'entretien et de traitement, une maison de sant convenable ou elle recevrait les soins que rclamerait son tat, s'il lui tait impossible de se faire traiter chez elle, sa maison d'habitation n'oITrant pas toutrs les garanties de protection et d'isolement requises par la salubrit publique. Les' locaux de l'ccole des Sciences appliques et de l'Ecole de Mdecine ( :\laternit) ont t mis, celte fln, la disposition du Service National d'Hygine. La vaccination gnrale fut prescrite et, bientt, par le concours de tout le corps Mdical et du Service Na tional d'Hygine, le mal fut jugul. Le Dpartement est heureux d'annoncer au que l'alastrim est aujourd'hui IH'esqu' sa fln. Dans la lutte contre le flau, une aide efflcace fut prte a'] Service d'Hygi et la population par la Section 'de la Croix-Rouge Hatienne,inaugure par J.\laclame \Vise qui, en l'occurrence, le Dpartement adresse ses plus "ifs remerciements. Une des Institutions qui s'est le plus dvoue dans ces circonstances douloureuses, est le Corps des Infirmires Haitiennes. Aussi, pou l' les encou rager et leu r don ner une marque particulire d'estime et de sympathie, le Gouvernement, en entier, 1?'est fait le devoir' de participer il la manifestntion faile ell leur honneur pour la )'emise de lcurs diplmes. l.A' Dpartement nc saurait trop faire ressortir les immenses seryices, que cette gnreuse Institution est appelle rend,re la Socit et saisit cette occasion pour renouveler qui en font par .. tie et leur Directrice ses pl,us.

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33-A la hauteur de leur tche, le Jury l\IdicalCentral de la Rpublique et les diffrents Jurys de province ont,par un dvouement sans gal, bien mrit de la Nation. Le Dpartement se plat le reconnatre et il: leur en adress 21' tous ses loges. Dans l'espoir que ce rapport aura la haute ilpprobation de Votre Excellence, je La prie d'agrer l'hommage de mes respectueux sentiments et de mon profond dvouement. B. DARTlGUENAVE

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AGRICULTURE Monsieur le Prsident, Jamais la ncessit de raliser toutes les possibilits de notre rgime agricole et d'organiser l'exploitation de nos ressources forestires ne s'est manifeste de faon plus imprieuse qu'au cours du dernier Exercice budgtaire. La reconstitution des rgions de J'Europe dvastes pendant la guerre mondiale, la reconstruction des Usines et des Manufactures dtruites durant cette priode, notamment en France et en Belgique, la rintgration de la main-d'uvre agricole et industrielle libre de l'enrlement militaire, l'activit industrieuse des Puissances obliges, au moment du CJ.mflit, de s'approvisionner abondamment l'tranger et r!;olues, l'heure actuelle, non point seulement recouvrer l'ancienne extension de leur Commerce extrieur, mais, le dvelopper de plus en plus, ont dplac axe conomique et financier des Pays producteurs. Un tel souci de relvement intrieur,de restauration et d'in: tensification du ngoce in terna tionale i m pli que nce3sairement une plus valuedes cultUJ'lS indignes et l'augmentation du rendement des industries local:s La France, entr'autres pays, y a employ tontes ses nergies profondes. Elle s'est particulirement attache restreindre autant que posssible ses achats sur les places d'outremer, susciter l'effort intgral de sa classe terrienne, en instituant des Commissions Communhles et Dpartementales de reconstitution fQncire, en intressant les cultivateurs la mise en valeur de leurs champs par une distribution de primes et, dj, la balance fiscale est plutot en t'avenr de ses exportations. La statistique cie ses douanes accuse en effet pour les dix premiers mois de 1020 : importations et Exportations runies. 3;'} milliards 131 millions de francs cn 19!!). En 1020 48 milliards oTt millions de francs. Or, l'excdent des importations sur les exportations, de Hl millarcls millions de francs en 1020. L'l'Igriculture a fourni un apport notable au mouvement des denres dalimentations. A cet gard, les imporlati0ns ont remarquablemenl diminu au lieu d'tre de 8 millards 289 millions de francs, comme 1919, elles n'ont t en 1920 que de

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35 ''-milliards 396 millions de francs, soit une diffrence, en 110ins de 893 mil!ions. Quant aux exportations, de 794 mil ions de francs en 1919. elles ont atteint 1 millard 792 mil ions de francs en 1920 Elles ont diminu de 993 millions de rancs. On ne saurait trop remarquer que les produits agrioIes, et mme le miel, y sont entrs en contribution dana me trs large proportion. Mais, des Grandes Nations belligrantes, celles qui les lostilits ont laisss les ruines les plus dsastreuses, ne sont ,as les seules demander de nou l'eau leurs domaines ruaux les garanties de leur prosprit et le gage de leur su 'it. Rcemment encore. en Angleterre, un bill, man de la :hambre des Lords, est venu recnnnatre au Gouvernement le Sa Majest Britannique le privilge d'imposer aux propriflires la culture du sol, afin que le peuple anglais soit en me ure de s'approvisionner luimme en temps de guerre, La pousse dlihre de la p rod llction culturale, la limitaion des commandes au dehors. la recrudescence du mouvenent d'exportation des contraintes par leur position el'ritoriale mme d'engager b p!nitudc de leurs forces acti'es et productrices, de les orienter inflexiblement vers le riomphe unique d'une juste cause, de se ravitailler, en con., quence, de manire surabondante, et dont les marchs,pen lant quatre annes d'une conflagration formidable, servirent le centres d'coulement extrmement rmunrateurs, ne pou 'aient manquer d'avoir des rpercussions funestes et lointai les. Il en rsultat la chute des cours de plusieurs catgories le denres, la congestion des stocks d'avant.guerre surpris ml' la conclusion d'une paix prcipite. leur liquidation in 'itahle tarifs rduits, la grve des acheteurs opposs l'imIrvoyante obstination de quelqucs grandes maisons main les hauts prix de certains articles, la p2rplexit et la [ :serve des Banques, sourdes aux sollicitations d'extention de l'dit, le dsarroi fiuancier de grosses firmes, et entin le ma. ise gnral du Commerce international. Contre-coup inluctaLle. Les dmocraties modernes, de 1me que les groupements thniqnes inbranlablement altaIhs aux cadres sculaires et traditionnels de leurs castes et le leurs privilges. ne constituent point des entits indpenlantes. Les besoins sans cesse renaissants. imposs par l'Yo Lltion et les progrs de la civilisation les rendent solidaires b unes des autres. C'est l une vrit, justifie constam nent par les fails ct que Monsieur Lou.s B. Aubert excel traduite en ces termes :\( Les changes commerciaux It la dispersion des valeurs mobilires ont cr une telle interdpendance entre tous le'> pays civiliss qu'aucun mur

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-( de Chine ne pourrait les 111e[t1'2 l\dni de:) rpercussions conomiques. _ Ces rpercussions sont susceptibles d'tre atlnues, de ne pas se indfinimt'llt pOUl' ahoutir la faillite de tout un pellple, qml'ld l'initiati\'eetl'adresse des producteurs, inspires des ac1uellcs de la consommation aiguilles vers la voie des exploitations opportunes et exerces sous un rgime agricole et industriel compltemenl organis, sont secondes pal' l'uction propre d'un Pouvoir dirigeant, attentif ngocier des accords qui assureront l'accs de nou veaux dbouchs et les avantages des marchs au Commerce de la Nation. La France, l'Angleterre, la Belgique, les Etats-Unis, le Brsil, l'Argentine, Cuba, n'ont pas mconnu la vertu d'un pareil soin. Ds lors, tait-tl possible qlle notre Pays ne ressentit point les effets de la pertnrbation mondiale des affaires? La gravit en a t pour nous d'autant plus exceptionnelle" qu'Hati est un pays neuf, monoculture en somme, o l'conomie de la vic collective, aucunement alimente par les ressources ines timables du sous sol, nullemed taye par une substruction solide d'insdustries, s'entretient.du placemelt extl'ieur d'un nombre restreint de denres et de la large importation des comestibles et des objets manufacturs. La dcroissance des p!ix, aggrave de la mvente locale, et l'insuflisance, sinon la raret absolue du numraire, ont dtermin le ralentissement des transactions de nos spculateurs en denres et cre une situation dficitaire aux maisons de nos places, fondes toutes sur le crdit, encore comble de fournitures acquises aux ctes de guerre, anxieuseK de ne pouvoir solder rgulire-" menlleurs chances, menaces de la dbcle, non loin d'tre obliges de dposer leurs bilans. Dcroissance des cours de nos produits d'exportation. Les cours 'de nos principales denres d'exportation ont baiss dans la proportion suivante: En H118-H119, le caf sur le march de New-York tait ct" 18 dollars, voire 20 dollars. Au mois de Janvier de cc'tte anne, Il ne s'y est vendu qu' 7 ou 8 dollars, les 100 livres. En 1\:)20, le stock hatien, considrablement ruit au H:lyre, n'." tait constitu que par 141. 137 sacs, et,en Jan vier cot 190 francs. Le coton dont le prix atteignit sur ce march 52;) "francs les 50 kilos, n'tait encore l'objet d'aucune liyraison en Novembre 1920, malgr une rcolte assez ren-..arquable, et la moins-value du rendement" du txtle amricain la dernire anne fiscale. Le cacao

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37 -qui s'y coula 190 francs les :')0 kilos ne donne lieu aucune affaire notable. Le campche n'est rece vable qu' 18 dollars la tonne. Le temps d'arrt subi par la Hay tian Americnn Sugar Com pany, la_ plus importante de nos Usines sucrires, a entrain une diminution de la production de notre sucre dont 8 111il -lions 442,369 H"res furent exportes pendant l'exercice 19181919 Il est vrai de dire que cette ndustrie souffre ncliicllement aux Etats-Unis d'Amrique, et en particulier Cuba, crise laquelle la rnovation de l'exploiLltiull des betteravires de la France et la recrudesc!nce de la f,lbrica tion du sucre en I1elgiqlte suscites et orientes pnr une pro tection vigilante de l'Etat ne .sont pas absolument tr:lI1gt'iC's. Hafferrnies, elles ne tendront d'a.illeurs rien moins qu' treindre les champs d'cou.lement des sortes antre provenance. En effet, il a t relev en France, pour la belterave il travailler et le sucre prvu ou raffin un excdent qui se rp1r-lit comme suit: Hetterave travailler Exer-.:ice 1919-1920-1.130.917t. ( 1919-1921-1.919,538 Excdent-7f\8. 631 tonnes ou 69 1,7 % en plus Sucre prvu ou raffin-Exercice 19l9-1620-Hc3,32K 192019212U.260 Exedent-100,932 tonnes ou 70 lN 0/0 D'autre part, un fort cour:l.nt d'opinion dont :\Ionsicur IIenry' Sagnier, Secrtaire perptuel de l'.-\cadmie d'Agricullure, s'est fait dans un rapport atlopl l'unanimit pnr cette docte Asscmhl', immdiatemcr transmis au l\linistre de l'Agriculture, rcl:nnc une base. d'entente entre 1C5 fahri cants de sucre ct leurs fournisseurs de beltenlYcs, en lan! la nessit de rtablir les marchs terme pour les sucres il la bourse de Paris. Ln 'situation, cbns celle branche industrielle est encore plus brillante en Belgique. Les prvisions y indiCJuent que la production sncril'e, t'n H)2Q-Hl21, ira au-del des besoins de la consommation Aussi, le rationnement pou!' mnu"'er n'y existe plue;. Cependant. il n'est pas sans i"nll't de sp6'ei fier que les sucres hruls ct cristalliss seront rquisItionns durant cette priode, afin d'uniformiser les P' ix, Le dgonflement des cours, poursuivi, ralis et ici mentionn, n'est qu'une modalit d'activits avises, soucieUse de la stabilit internationale et du rtablissement de l'ql:ili_

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38 -bre conomique du m,)nde, S'il lsc momentanemcnt un nombre incalculable d'intrts individuels et appelle en jeu les conditions mmes de vitalit des collectivits insuffisamment prpares y obvier, il ne doit pas tre pour elles un facteur de rgression irrvocable et de banqueroute invitable Loin de S'en afraisser, les forces fcondes de la Rpublique tmoigneront de sens et de raison en aidant. pal' une nergie plus avertie dont elles bnficieront les premires, ft ce retour de prosprit dans le monde entier que 1\1on Isaac, Ministre du Commerce cn France, prono::;liqua 'pour le printemps prochain. Dj l'inttt recommence il se manifester en faveur du caf indigne dont les expdition:> sont de plus en plus fr quentes, Il y a l un stimulant digne d'entretenir la continuit de l'effort l'ural et de dcider nos planteurs 118 point ngli ger la culture des denres auxquelles ils accoutumrent. d'accorder de prfrence un soin particulier ct dont le_ rendement assura au fisc ses plus clairs revenus. Mais de la crise actuelle l'enseignement reste acquis une fois encore que notre rgime conomique ne serait pas tellement prcaire, s'il ne dpendait pas, pour une si grande part, de la plus ou moins value des produits culturaux et lait galement garanti pal' une plus large utilisation de nos ressources naturelles spontanes. Il en est qui, soumises une exploitation mthodique, seraient exLrmement profitables l'Etat. Bois et forts. Les forts viel'ges dont la libre pousse s'lve avec une remarquable vigueur dans taules les rgions de la Rpublique abondent en bois prcieux. Nos valles, nos plateaux, les versants de nos mornes conti des essences di verses, d'un rare tenant et propres de 111ulti pIes usages. l'ra vailles avec soin et exportes, elles seraient fort apprcies des qureurs et recherches par les industriels, J usq u' cette date, elles n'ont donn lieu qu' un ngoce infime, limit deux ou trois varits, sujet des fluctuations d'autant plus dsavantageuses qu'il n'embrasse indistinctement tous nos bois. Il demeure sans objet et languit, ds qlle les besoins des cen tres habituels d'coulement sont combls. De l les coupes abusives et prmatures pratiques fivreusement sur le domaine forestier du Pays de certaines priodes, o un spcimen d'arbre est abattu sans mnagement, afin de satisfaire momentanment une clientle trangre ou d'alimnter les fourneaux de nos Usines, Rglement, canalis, non point born aux seuls' gaac, acajou et campche, le commerce des

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3D bois constituerait une sphre d'activit o les finances hai tiennes trouveraient de notables apports. Les transactions cet gard, sont trs fructueuses dans l'Amrique du Sud. Le Bsil, notamment ct de faon particulirement avantageuse, tire parli de ses ressources forestires. La valeur des exportations de hois est passe de 1.223 contos en 19]0 21.090 contos en Hl LN. Si l'on considre que le conto or vaut environ 1.800 francs. il aura ralis en cette anne fiscale 59.062.000 francs. La Rpublique Argentine ct l'Brn guay offrent de surs dbouchs ses pins A l'heure actuelle. la France, dont les forts ont t pllls ou moins saccages, incendies ou mises contribr lion pendant la guerre esl oblige de pourvoir au reboisement d'innombrables hectares et fournit malaisment les hois d'ameublement ses fabri ques. Le GOllvernCl1l{'nt franais a d mme en arriver intenlire, par dcrets rcents, la sortie ct la rexportation du chne et du nover'. 'Ds lors, n'est-il pas souhaitable que la spculation s'int resse davan tage la vente des essences du domaine, qu'une action opportune du Pouvoir, inspire du rel dsir de donner la plus large extension aux affaires decct ordre, viendrait favoriser, en l'organisant. Sans doute, l'importance de cetle question n'a pas toujours laiss indiffrents nos dirigeants Des contrats ont reconnu plusieui's Socits encore constitues le Drivilge d'entreprendre l'exploitation des bois aux Anses Pitres, sur le littoral du Sud, dans le Dpartement de l'Ouest et l'exploitation des mangliers sur le littoral des Communes de Fort-Libert" Terrier-Rouge, Caracol et Limonade. Mais, on ne saurait ne pas avouer gue ces diffrentes entreprises sauvegardent mdiocrement les intrts de l'Etat. Les avantages qu'il lui est sus ceptible d'en tirer sont drisoires et plutt alatoires. Ils se ramnent la perception d'une redevance, proportionnelle la quantite de tonnes de hois exportes, et subordonne par consquent il l'initiative, la capacit de travail et aux dis ponibilits financires des Compagnies exploitantes. L'infinie diversit et la quulit des bois domaniaux autorisent le Pays prtendre il des profits autrement positifs et immdiats. Il en aura le bnfice, si aux prescriptions som maires du Code rural en l'espce, une dcision administrati ve ajonte des rgles sous l'empire desquelles seront conclus, entre spculateurs et l'Etat ou les pal' voie d'adjudication, des marchs temporaires court terme, et renouvelables, pour des coupes qui seront places sous le contrle d'autorits comptentes, en attendant que des lois appro pries aux nouvelles modalits de la vie nationale viennent

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40rgir la matire. Ce projet vaut d'tre srieusement tudi. Opre SUl' cette base, l'exploitatin de nos forts sera conforme un besoin actuel de certaines places trangres; de fait, elle apportera quelque attnuation notre marasme conomique et aidera empchcr la dcroissance funeste de la fortune publique. Nanmoins, elle ne constitue pas une solution de l'un des graves cts de notre problme agraire. L:exhorlation dvelopper les cultures auxquelles, tier,s, l'nergie terrienne n'est toujours consacre ne peut tre davantage entendue comme telle, si, pour tre efficace, elle ne se forlifie du minimum d conJitions indispclls:1.bles h un rendement apprciable de la production agricole. tion de l'outillage rural n'en est pa.s-la moins ncessairc. Outillage rural. Culture mcanique. n n'est aucunemenf hasardeux d'affirmer que, dans nos campat;nes, le seul outil humain s'emploie d'une manire gn ale au travail de la terre. J'enlends parler de cette foule misrahle et pourtant active, dont lntelligeuce primaire ne tres%ille pas du constant wuci de cet allgement de l'effort qui amnerai le l'encIre' plus productif. Son es pritlhs'est pas encore lev la claire coneption des mo pai quoi elle raliserait effectivement la rapidit de sa L'l.che. Elie est la nourricire obscure et besogneme qui, de se.> mains diligentes, creuse souvent le sol, plante: l'arbuste, sme le grain: arrache les lgumes, cueille les fruits, grne la fve, ensache le textile et engran'c la rcolte. Les instrumenlsaratoires dont elle use ne sont pas multiples: ce sont 11 houe, la serpette, la manchette ct lc piquois. A quelq;:es points du territoire o elle se trollve,elle n'a pas encore vibr d'aise et de long espoir au spectacle du sillon trac par le soc de la charru que, seulement, de rares planteurs plus fortuns et quelques chers de grandes entreprises. Ses forces. son endurai1ce, la continuit automatique de son opil'l:ilret lui permettent d'obtenir de ses champs les denres; vivrires et maraichres d'une ahondance parfois si surprenante, et d'assurer, malgr le poids des charges fiscales, l'alimentation d'une vast" collectivit et la prosprit publique. Il est de petites fermes, en somme les plus nombreuses, o le matriel de culture se compose d'une serpette et d'une houe;. Instruments prcieux, conservs avec un soin jaloux,. dont la perte inopine cause le plus cruel embarras aux pla.nteul's pauvres! y a-t-il un tmoignage plus manifeste de l'tonnante fcon-dit de la terre tropicale?

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-41-N'est ce pas l aussi une dcision, une poque o la con naissance spciale des progrs de la science n'est point'lIe privilge d'un mandarinat et o les dcouvertes scientifiques les plus rcentes sont vite vulgarises pour recevoir leur ap plication dans toutes le::. branches de l'activit humaine,. Elles pntrent l'industrie, gagnent le Commerce, dbordent l'Agri culture sous forme d", teintures, d'engrais et de machines. La machinerie agricole, surtout se dveloppe etse faon exceptionnelle. Elle est en perptuelle voie de perfec tionnement. Elle revt des types dill'rents auxquels des mu lioraLions sont sans cesse apportes: Des nlilchincs de toutes dimensions et de tOlites catgories s'o;rrcnt qui S )I destines simplifier chaque ordre de tche dtermine prospec tus de propngande, les manufactures, les foires, les station!'; d'essais, les signa len t, les recom m:lI1den t,les ex p sen t, les ex primentent, en expliquent le III a:1:1 d'amorcer le clie,llt et de les rpandre le plus possible. Il n'esl pas un centre pro ducteur d'une tertaine importance, dans l'Ancien ou dans :.le NouYeau Monde, qui n'ait sa semaine de Ce mOUVfment qui tend faire une place de p:us en plus la culture mcanique dans le travail de' terre est gran:lel1lGllt par l'Etat. A une d,lie plutt rcente, le Gouvernemcnt de Madrid, entr'aulre3, dcida par dcret qu' partir du 1er Fvrier 1920 les droits de douane sur l'essence employe pour ce mode de culture :e raient abaisss par quintal mtrique. lYnulre afin de favoriser l'lude et la vulgarisation des procds qui y appliqus,il a consenti une augmentation aux budgets allous sa stalion d'essais e machines et il ses Ecoles d'Agriculture. C'est qu'il s'agit de produire dans le minimulll de temps, de dcupler la production,d'en garantir la \'aleur marchanfie par une prparation soigne et. printip1leIllent. de faciliter le labeur de c.:lll1pagnes. Il serait puril de Pl' tendre imprimer. du premier coup, une semblable ampleur l'orientation de noire Agriculture dans celte vnie Le Probrs ne s'accomplit pas par bonds. 11 est la i'sultantc d'tapes suc cessives au cours desquelles les peuples comme des individus acquirent les lments constitutifs qui conitionneront le dveloppement de leur bien-tre et le pleinranouissement de leur personnalit. 0 r, II ne mod iocation de not re ou ti liage ru ral qui, sans exclure le vieux .fonds d'instruIlletlts aratoires en usage dans les cam))agnes, compcndrait l'acquisition de nn chines simples du dernier modle serait l'une de ces tapes. Elle s'impose, puisque rvolution matrielle de la Rpublique s'y rattache troitemenLL'autorit dirigeante, en tenant compte de ,la n'lodicit des moyens pcuniaires de la majorit dela

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-42-population terrienne elen obissant au souci de l'aider effective ment, doit par une plus large interprtation de l'article 21 de la loi du ,cl Septembre 1905 l'introduction et la fusion des machines agricoles dans nos rgions, et tout le moins, fire payer l'entre, un minimum de droit aux tracteurs, pulvriseurs disques, charriots pandeurs de fumier, charveurs etc. Les houes, l1unchettes, piquois, serpettes, rat( aux, bnficieront de l'exonration. Afin de maintenir l'quilibre fiscal minimum de droit et dtaxe 'leraient compenss l'importation, par l'imposition plus levp de certaines catgories d'articles de luxe et de produits industriels tels que lcs vins, liqucurs, sucre raftin de certaines provenances. ont la fabrication en Hati, est sus::eptible de prendre une grande extention. Ces mesures sur lesquelles j'ai l'honneur d'attirer la srieuse attention du Gouvernement auraient pour elTet d'entraner une baisse des prix de vente qui, au cas chant, seraient officiellement fixs et contrls, et d'augmenter, de ce fait, la possibilit d'achat des En l'occurrence, l'Ecole de Thor serait toute dsigne IDur essayer les machines un peu compliques et en k fonctionnement aux ac qureurs qui lui en auraient adress la demande. Ecole Natlonale d'Agriculture de Thor, La conviction du Dpartement s'affirme d'avantage que cette Institution donnera les meilleurs rsultats. Sa clientle scolaire est dj plus nOl1lbreuse. L'effectif de la fi l'me-Ecole est prsenlment de trente hoursiers dont dix sont entretenus aux frais des Communes de Port-au-Prince, du Cap-Hatip.n, des Cayes, deJaclllcl,de la Grune-Rivire-du-Nord, de Hinche, de Limonade, de Ouanaminthe, de Mirebalais, et des Gonai ves. L'enseIgnement, au double point de vue thorique et pratique, y est dispens avec zle ct dvouement. J'espre fermement qu'il commencera il porter ses fruits il la sortie des lves qui, la fin de cette anne scolaire, obtiendront leurs diplmes de capacit agricole C'est ici pour moi l'occasion de fliciter publiquement le personnel enseignant et surtout Monsieur E. N. Bailey qui, hautement pntr des devoirs de sa fonction de Directeur, emploie sa fermet et son initiative assurer la dicipline intrieure et la bonnemal'che des tudes. _. Cependant, il ne s'ensuit pas que cet Etablissement ait reu cette organisation complte qui seule permettra d'atteindre pleinement le but qli y est pousllivi. L'allocation affecte cette fin est insuffisante. Elle n'en est pas moins utilise de faon ce que les besoins de l'Ecole, l'outillage de la ferme,

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_:..:...: 43 -. l'amnagement du btiment principal s'al'nliorcnt gradueIiement. Aussi, bien qu'elles figurent au programme des matires importantes, comme la mloroJogie,ia chimie,a physique, la gomtrie et l'arpentage, n'taient professes qu'imparfaitement, faute de disponibilits budgtaires. A. l'heure prsente, ces ont respectivement leurs titulaires .. Un matriel spcial donlla commande a t lance pour compte du Dpartement par l'obligeante entremise de la maison Sim monds frres est dj remis il l'institution. Il comprend les articles suivants: 1 forge 1 enclume 1 tau 1 pince 1 tenaille 3 pincettes :J. clefs anglaises 1 clef tuyau 1 marteau 1 1 niveau 1 hche-paille 1 couteau 1 querre 1 baratte 1 meule 1 scie 100 boulons 1 semoi r 1 herse Outils sont destins aux cours pratiques. Dsormais, les tudiants, exercs leur maniement et aux mtiers dont un agriculteur expert doit avoir quelques clru"ts, seront en mesure de rparer eux-mmes les machines agricoles mises leur service. Leur literie valait d'tre remplace; elle a t aussi renouvele. Mais les conditions de salubrit et d'hygine, indispensables leur sant, on! sollicil, et particulirement arrt mon attention.Les Ingnieurs du Dpartements, envoys L'E cole, ont dress des devis pour la construction de lucarnes au local principal, l'mondage des arbres du monticule avoi sinant, le remplacment du bton du dortoir par un plancher, tous travaux en voie d'excution. A bien considrer, ces mesures n"auraient qu'une porte relative et restreinte. II fallait s'attaquer directement aux cau ses permanentes de l'insalubrit de la rgion de Thor, c'est-dire aux terrains marcageux qui y entretiennent ces agents de propagation malarienne que sont les moustiques. Du drainage des marais dcoulerait le libre jeu de l'ac tivit agricole et industrielle de cette Section de la Commune de Port-au-Prince, en mme temps qu'il offrirait une sre garantie pour la frquentation scolaire de la Ferme Ecole. L'excution de ce travail revtait une importance trop vi dente pour qu' mon avis les propritaires intresss ne con sentissent prendre leur part des charges qu'elle entra ine rait ncessairement. J'en appelai donc la coopmtion des plus notoires d'entre Je ne s:lUrais ne pas signaler ici le

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44rel empressement que mirent y dnnner leur adhson l\les si'eul's G,. SCHWEDESKY et L. PELOUX dont les proprits seront incessamment. Je me plais penser qu'en celte conJoncture, je trouverai une base d'ente:lte avec Madame Vve . CHRISTIAN MEWS, Madame PAUL CESVET, Messieurs FRANOIS JEAN-CH,.AHLES, FERNAND LUXAR, CAJUS OAUTANT, NORD CHARtES; VINCENT MAKLOUF et TERTILUS NICOLAS . Tels sont les rsultats obtenus et poursuivis. Le souci du Dpartement de parfaire l'organisation d une Institution d'une si grande utilitserait vraiment mdiocre, s:il se bornait ces seules mesures. O'autns mrilent d'avoir une application immdiate. L'acquisition d'ouvrages de rfrences destins la bibliothqne des maitres. qui possde dj une vingtaine de volumes de choix envil'On, rachat d'animaux reproucteurs de race pure pur l'levage, l'entretien de quinze boursiers au moins sur de grandes exploitations agricoles, sont autant de projets dont la ralisation me proccupe, et j'proqverais une vritable satisfaction si les ressources du Trsor permeltaient de m'accorder les crdits que j'ai demands ces divers points de vue. Cependant, quoi se ramneraient la justification d'une semblable proccupation et la lgitimit des efforts du Pou voir, si la Ferme-Ecole, en dispensantlnstruction technique, n'arrivait exercer une iI1fluence lointaine et profonde sur l'Agricullure nationale. Elle doit tre le centre rayonnant qui contribue substituer notre empirisme rural les procds rationnels de culture. Aussi, al-je accueilli favorablement une heureuse suggestion de Monsieur E. N. BAILEY. Il a judicieusement pens que se t tudiants obtiendront probablement en Aot prochain leur diplme de capacit et pourraient tre nomms professeurs nomades d'Agriculture, placs sous le controle d'un Inspecteur gnral. lis desserviraient les zones suivantes: Port-au-Prince, Carrefour, Logane, Ption-Ville, la Croix-des Bouquets et l'Arca haie Leur mission consistera parcourir les campagnes de leurs zones respectives, sjourner parmi les cultivateurs pendant un nombre de jours dtermin, il se meUre en contact perptuel avec eux, leur enseigner le mode le plus pratique et le plus efficace d'ensemencer, d'arroser, de tailler, d'monder, d'amender le sol, en un mot, toutes les notions ncessaires leur tat et l'administration fructueuse de leurs fermes. Ils seront obligs de vrifier les plantations et de renouveler lems indications, s'il ya lieu. lin outre, le Secrtaire d'Etat de l'lnstruction Publique pralablemrnt a vis, ils seront admis donner des leons lmentaires d'Agriculture pratique dans les coles rurales de leurs rgions. Les autorits locales

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45;;:::; leur prteront assistance et protection. Lel1rs appointements seront de Cinquante dollars par mois. Ceux de l'Inspecteur de Soixante-quinze dollars, soit une dpense mensuelle de Qua tre-cent-:\'ingtcinq dollars que j'ai inscrite au budget du Dpartemelit pour l'exercice 1921-1922,-en me persuadant volontiers qu'elle me consentie. Elle ne sera pas improductive. La formation du nouveau cadre perllleltra la fois d'utiliser les connaissances spciales .de jeunes laurats et d'entamer l'uvre de vulgarisation agronomique parmi la classe terrienne. Elle aura d'abord une action forcment limite. Mais chaque anne, un nouveau contingent de diplms y sera adjoint, llloinsqu'ils ne pr frcnt professer dans une de nos Ecoles primaires et suivre la carrire de l'enseignement, conformment aux prescri ptions de la loi du 28 Juillet H119 sur le recrutement et le traitement des Instituteurs, ou ne soient appels militer dans une autre Ferme-Ecole qui serait cre. Ce sera toujours profit pour le Pays. La prparation et l'utilisation d'un tel personnel de praticiens impliquent l'augmentation des ressources du Dpartement et une clientle scolaire plus nombreuse la Ferme-Ecole. Il conviendrait ql(une taxe spciale, prleve, par exemple, sur le produit ues coupes de bois domaniaux vint y aider et qu'une loi habilitt l'Ecole Nationale de Thor recevoir des dons et legs. Le fonctionnement, le dveloppement de cet Etablissement et la bienfaisance de son Enseignement n'en seraient que pltrs assurs N'est-ce pas des considratior.s du mme ordre que le Gouvernement franais a obi, en appliquant dcs mcsures analogues, en accordant notamment par dcret du 2;3 Septemure 1920, la personnalit civile aux Ecoles d'Agriculture. D'autre part,il illlporteque les Communes de la RpublIque autres que celles qui sont plus haut mentionnes se dcident faire quelque sacriflce pour entretenir chacune, un interne dans cette Institution. Nos Banques, nos Maisons de Commerce, nos Compagnies d'Exploitation, ne pourraientelles aussi prendre une pareille initiative. Le progrs dn rgime agricole dn Pays ne constituent-ils pas une garantie proche ou loigne de la prosprit de leurs affnires propres? Aussi bien, le fait ne serait aucunement extraordinaire. Fn 1917, on a vu la National City Bank oU\'l'ir un crdit an11L!el, afin d'accorder des bourses des tudiants Sud-Amricains. Environ, la mme poqu'e, soixante socits amricaines dlivrrent trois-cent-cinquante bourses des jeunes gens des deux sexes, originaires de l'Amrique du Nord et de l'Am rique du Sud. c'est que les divers organismes qui participent

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-46l'activit illterne d'un pays ont, autant que les chefs de Gouvernement, in trt concourir son tion. Quoi qu'il y en ait, il sera extrmement malais d'atteindre une plus value de la production des champs, et la salion des meilleu'res mthodes culturales manquera son objet, si nos cultivateurs continuent essaimer vers Cuba et Do_!)linicanie. Emigration Le mouvement d'migration a pris une proportion inquitante en Hati Il s'est tendu toutes nos campagnes. Mais il s'est manifest davantage dans les Departements de l'Ouest, du Sud et du Nord. Les rappol ts qui m'ont t adresss cet gard par les Magistrats Communaux en tmoignent. Sans doute, la dsaffection du clos cultiv, trop isoi et insuffisam ment protg contre les dprdations des maraudeurs,le taux modique du salaire local, le traitement dfavorable rserv la main d'uvre agricole dans les grandes entreprises, l'espoir illusoire d'une rmunration autrement avantageuse du labeur fourni y ont contribu, ;VIais surtout, des employeurs assurs d'un pourcentage assez apprciable, parcourent les pl"aines,se dirigent vers les bourgs, pntrent dans les sections, exploitent la crdulit de la population des Chaw.lps par de falla cieuses promesses, lvent les paysans. De vritables ngriers, longent nos c
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-47-la glbe natale et le got obstin_ de leurs travaux. Je n'ai point nglig d'y exhorter les Magistrats Communaux et les Conseillers d'Agriculture. Les ides ont leurs forces. Elles sont bienfaisanles ct gnratrices de faits, lon;qu'elles .procdent du dsir opinitre d'accomplir un bien collectif. Je ne mconnais point qu'il y ait l un phnomne qui r sulte directement des conditions actuelles du travail en Hati. Mais en l'occurrence, il s'agit uniment de crer et de fortifier ,l'esprit terrien, c'est--dire cette disposition commune par quoi l'homme des campagnes, pris de tche libre. lent se dcider affronter les risques des aventures lointains et sa tisfait du profit tir de ses propres plantations, rsistera natu rellement aux sollicitations appliqus l'en dtourner. Ce soin ne dispense pas le Gouvernement de l'obligation de mettre l'tude les moyens positifs qui, sans porter atteinte la libert individuelle, restreindraient ce mouvement d'migration dont je crois avoir siRnal l'extrme gravit. Il importe particulirement que ceux dont la propagande le favorise soient passi bles d'amende ou d'emprisonnement, comme en Dominicanie o un qui aura effet jusqu'au 1er. Avril de cette anne prescrit les mmes pm,lits contre les instigateurs de l'mi gration des travailleurs' dominicains. Tel est, Monsieur le Prsident, le programme d'action que n'cessitc la situation du Dpartement de l'Agriculture. Mais il ne portera tout son fruit que si les travaux d'irrigation des plaines de la Hpublique,la l'l'rection de nos routes et l'entire org:\I1isation de la police rurale se poursuivent activement. 11 serait fort heureux que les branches de l'Administration publique auxquelles inconibent depareils soins puissent disposer des fonds qui y sont indispens1!bles.

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TRAVAUX PUBLICS. Dans l'ordre des Travlux Publics,des rsultats apprciables ont t acquis et de grandes perspectives sont envisages paur l'avenir. Pour en parIer, il me parait naturel de suivre les cadt'es o seo groupent toutes les questions qui se partagent actuellement l'activit des services relevant de mon Dparte ment. Ces cadres sont : A,CmnWNICATIONS ET TRANSPORT EN COMMUN B.HYDRAULfQUE AGRICOLE ET URBAINE C.-EDIFfCES PUBLICS 0 0.-ECLAIIlAGE ELECTnIQUE ET FORCE MOTRICE HYDRO-ELEC-TRIQUE E. Mines ET METALLVRGIE F,-(ADASTHE ET SERVICE -DE LA CAnTE G._ PERSONNELS TECHNIQUE ET ADMINISl nATIF. RESULTATS ACQUIS. A COmlUNIC \TIONS ET TRANSPORTS EN COmlUN 1LVoirie urbaine et rurale, Des travaux varis de voirie urbaine, l'entretien et l'amlioration des voies de granes communications dj existantes, l'tude et la prparation des projets de nouvelles voies. reprsentent le bilan de notre acLivit pout' l'anne coule. Dans le Nord, nous avons amlior les conditions de viabilit de la ville du Cap-Hatien en consolidant la chausse des rues du Quai el Espagnole. en reconstruisant celles des rues telles que les rues No. 16, 2-1, No 2 et No. Q et enfin en inaugurant un systme logique de canivaux et d'gouts pour l'vacuation des eaux pluviles et mnagres. La voie de grande communication de Ouanaminthe la Crte du Puilboreaupar Fort-Libert, terrier-Rouge, le Trou Limonade,Quartier-l\1orin, Limb, Cap-Haitien et limite d'En nery a t maintenue et amliore par,' 10.La construction de ponceaux en belon arm: ( ponr ceaux de c; Belle-Hotesse Camp-Cop , ( Bidoret ( Chata Puilboreau ). 0

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-49 20.L'Etablissement d'un systme rationnel de fosss d'assainissement ) entre Terrier-Rouge et Savane Crrrre,le Trou et le poste Chabert ), le Trou et Quartier-Morin,Limonade et la Grande-Rivire, la Coupe-Limb et le 30.L'amiioration des rayons de courbe sur-les sections de montagne ( courbe de la Coupe-Limb de Roche Pa ve de Bidoret etc) La construction de la route nouvelleCap-Haitien.la GrandeRivire du Nord travers Choiseul, Lacombe et la Tannerie, a t commence. La route de St_ Haphal Dondon a t construite jusqu' 3 Ids. de ce dernier bourg, ct enfin les tu des pour l'accs au plateau du Dondon par une i'oute flanc du (l. Grand Gilles ont t faites et les projets arrts. En rsum, parlles travaux de voirie urbaine, environ 140 Ids. de route ont t entretenus et amliors environ 15 kls. en ont t construits et douze kls. tudis. Dans l'Artibonite et le Nord-Ouest, les conditions d viabi lit des villes, de Port-de-Paix, des Gonaves ct de St-Marc,ont t amliores par la refonte du revtement des chausses, la construction des ponceaux et de caniveaux d'vacuation des eaux pluviales et mnagres. Les voies de communication entre Mont-Rouis et Bassin Bleu par Gonaves, entre Gonaves et la Crte Sale vers Saint Michel de l'Attalaye, entre Ennery et la CI'te du Puilboreau vers Plaisance, entre Port-de-Paix et Jean-Rabel, Port-de-Paix et entre Dessalines et la Petite Rivire, ont t maintenues et amliores par: 10.la rparation dcs revtements 20.l'tablisscment de fosss d'assainissement ( enlre la Crte Sale et St. Michel de l'Attalaye, entre Ennery et la Crte du Puilboreau ). 30.par la construction de ponceaux en bton arm ou en bois ( entre Gonaves et St.!\lichel). Des"tudes se poursuivent en vue de la cration de voies nouvelles entre Bassin Bleu,Gros-llorne et Port-de-Paix et en vue de la rectification de la route St.-Marc Gonaves par le trac de Pont SondBois GrardLa Chicotte sur l'Estre ,qui, part l'amoindrissement de la distance kilomtrique,permettra de passer l'Estre sur le grand pont mtallique existant au lieu de le contourner par Dessalines. Une tude planimtrique et altimtrique de la route Gonaves-Hinche a t faite en vue de l'amlioration du profil en long et des rayons de courbe de celte voie dont l'importance est considrable pour la pntration au (c Plateau Central.

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50-Dans le Dpartement de l'Ouest, la viabilit de Port-auPrince a t amliore par des travaux de revtements et la construction de chausses l'Avenue John Brown au Champ de Mars, aux Avenues Boyer ct de Tllrgeau. Les voies de communication entre ;\Iont-Rouis et St.-Marc, entre--Port-au-Prince et le Fond des Ngres et vers Anse-. Veau ont t maintenues et amliores par la construction de buses en bton, le ponccnux cn bton arm ( ponceaux de la section de route traversant la Plaine de Boucassin et la Plaine des Vases ; buses sur la section de route entre Prince et Logne ) L'ancienne \'Ollte de BOllcan-brou il Las cahobas est en voie de constructioll. Les tudes prliminaires ont t faites entre G:lllthier et la Frontire en vue de l'tablissement-d'une nouvelle voie et dans ces derniers jours le Dpartem:mt a fait reprendre les ,tudes de la route de Port-au-Prince il Jacl1lel en vue de la construction la Section Trouin-Jacmel. Dans le Dpal;tement du Sud la voie entre le Fon des N gres et les Cayes a t con,idrahlemenL amliore par un assainissement logique pt la construction de ponceanx en charpente et maonnerie et l'empierrement d'un tronon de 2 Ids. de la route du fond des N dans des conditions particu lirement difficiles cause du peu de relief de la rgion, en trainant une complication inouie du problme Avant ces travaux,il fallait un minimum de U heures pour couvrir les 200 Ids qui sparent les Cayes de Port-au-Prince; aujourd'hui, par temps passable, il suffit de 8 heures 1/2 pour faire le mme tmjet. Les principaux travaux ont t excuts Bt'imballe, Virgile et le Morne Rouge.A cot de cela, la via bilit des Cayes a t considrablement amliore. 20.Rseau ferroviaire. Notre rseau ferroviaire est partag enlt'e deux Compagnies de construction et d'exploitation: la Compagnie des Chemins de Fer de 1;1 Plaine du Cul de Sac et la Compagnie Nationale des Chemins de Fer. a) Compagnie des Chemins de Fcl' de la Plaine du Cul-de-Sac. Les rapports officiels des fonctionnaires comptents de mon Dpartement: Commissaires du Gl1vernement et Sons-Inspecteurs des Chemins de Fer,monlrent,en mme temps,les piteux rsultats financiers obtenus par cette Compagnie pour l'anne coule,

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_::: ,51 Ces rsultats sont consigns dans le tableau suh anl : Tramways de Recettes au 31 Dcembre 1920. Ligne de la P. C. S. Frets et passagers __ .. """""" Cannes__ _", .. ,., __ __ "",. """"'" .... ......... Carrefour-Logne Frets et passagers_._" __ ." .................. ,, Ca nnes ..... ,.,.".' __ ._" ...... __ """"", .. __ """"""" .. ".,, Au TotaL"." .... _.. .. __ .. """, .. ,,. ou bien par conversion Gds.61.891.38 P. 90.00 182.6{8.'3?_::=,,,,, 8.587.35 81.6.27 fi i9.701.51 -:-:-;:-"..-:--:-:-:--:-c=-329.218.97 1859G.3() Gds. 422.19927 Cette valeur reprsente les recettes de ( Carrefour-Log:lne 732 trains) ( Port-auPrinceCarrefour 1098 trains, Plaine du Cul-de-Sac 732 trains, en tout 2 trains plus les trains de cannes) soiL une moyenne de Gdes.16:l par train si on ne tient pas compte des trains spciaux pour les transports de cannes, et Gds. 157 UO par train si on en tient compte. Devant ces rsultats de faillite, l'Administration de la P C S. a rclam l'application de la loi d'Octobre 1912, tendant toutes les lignes existantes en Haiti le tarif contractuel la Compagnie Nationale des Chemins de Fer. Le Dpartement considrant qu'il tait de son devoir de chercher par toutes les voies lgales rendre prospres les lignes de Chemins de Fer afin d'exonrer l'Etat de la garantie d'intrts, n'a pas cru devoir refuser la mise l'essr.i e ces tarifs. Mais l'exprience a montr que ce tarif n'tait pa!; praticable dans les conditions conomrques actuelles. Le Dpartement a arrt avec la Com pagnie le principe d'un tarif intermdiaire que dans son allure gnrale favorise les denres de premire. ncessit et celle dont les charges d'exportation sont dj trop lourdes. La ltgne urbaine a donn des rsultats encore plus piteux et la Compagnie a beaucoup de peine en maintenir le ser vice. Le Dpartement ayant rclam une amlioration imm diate, la Compagnie lui a promis de mettre l'essai sur cette ligne locomotives essence. J'ai autoris cet essai, par considration du progrs qui serait ralis sur le systme existant, si l'exprience t. A mon avis, l'insuccs finaneer doit tre allribu 10.-au mauvais tat gnral des a(faires mondiales et nationales,20. une pnurie de matriel, de traction et de transport. La Compagnie vient de remdier en partie ce dernier in-

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52onvnieni en mettant en service deux nouvelles locomotives de 39 tonnes snI' les lignes de la Plaine de Logne. Les voies a)rant bnfici cette anne de notables amliorations, le Dpartement croit que la Compagnie peut esprer de meilleurs rsultats si elle s'en tient une grande sagesse et une grande diligence dans son Administration.Le Dpartement est dcid y veiller. b ) Compagnie Nationale des Chemins de Fer. Le Dpartement a le regret de ne rien SOl1metlre d'officiel concernant celle Con1J)agnie. Il espre quc la situation anormale existant entre elle et l'Etat soit rgle au plus tt. 30.Rades et Ports. Les amliorations apportes nos rades et ports ont fU l'tout consist: 10. -dans le rpragc complet des rcifs et hauts fonds dangereux pour la navigation il l'aide de boues en bois ou en mtal. 20.dans la construction ou la remise en tat des wharfs de cabotage de Port-au-Prince, des Cayes et de Jacmel. Les phares de la Rpublique dont l'entretien revient l'Etat depuis la premption tIu contrat de concession, ont t maintenus en parfait tat de fonctionnement. 40.Tlgraphes et Tlphones. Les lignes tlgraphiques et tlphoniques suivantes ont t rpares ou reconstruites : 10. Ligne de Port-au-Prince Logne. 20.-Ligne de St Marc la Petite-Rivire de l'A rlibonile. 30.Ligne de Port-de-Paix au Mle SLNicolas. 40.Ligne du Cap-Hatien il la Grande Rivire du Nord. 50.Ligne des Cayes Aquin. La situation financire du service des Tlgraphes est indique par le tableau ci-joint. Un service tlphoniqne a t tabli dans la ville' du Cap Hatien et le service des layes a t notablement amlior par l'installation d'un nouveau tableau d'appel pour le service des abonns.

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--53 -L'imtallation de la (( Centrale pour le nouveau systme de tlphone automatique de Port-au-Prince est en voie d'a chvement et la pose des cblessouterrains avance rapidement. B ) HYDRAULIQUE AGIUCOLE ET 10,Irrigation. A part l'entretien rgulier des ouvrages et canaux d'irrigation des Plaines du Cul-tIe-Sac, de Logne et des Cayes, l'en registrement des titres de proprit pour J'application de taxe, les travaux suivants ont t excuts :' 10.Rparation de 16 klms.de la branche (Levy Laborde ( Canal d'Avezac ). 20.-Curage de la branche Levy-Bourjolly ( Canal d'Avezac ). 30,Nettoyage de l'ouvrage de (\ (Canal d'A vezac) 40.Rparation de nombreux bassins de diftribution sur le rseau du Bassin Gnral. 50.Nettoyage du grand coursier ( Bassin Gnral ). 60.Rparations aux portes du Bassin Gnral. La situation de l'irrigation actuelle de la Plaine du Cul-de Sac et les possibilits pour la plaine de Logne sont consi gnes dans les tableaux ci-annexs, Ces tableaux montrent qlle en moyenne il est distribu environ 6297 m3 d'eau par carreau et par an aux terres faisant partie du systme du Bassin Gnral. 10 097m3 celles du systme de la Rivire Blanche et 2693 m3 il celle du systme des Sources,qu'enfin les disponibilits de la Plaine de Logne sont de 13.100 m3 environ par carreau et par an. 20,Hydraulique urbaine. Le DpartementJes Travaux Publics, conformment la loi portant organisation de La Direction Gnrale, a maintenant la charge des services d'hydraulique urbaine suivante: Cap-Hatien. Gonaves, Port-au-Pri.uce, l\liragone, Anse--Veall, Jrmie, Cayes. Jacl11eI. Ces diffrents services out t amliors et seront dans la suite transforms, soit par le redressement du profil en long des matresses conduites, soit par le nettoyage de ces mmes conduites,soit enfin par la suppression de branchements nuisi bles et l'application des rglements svres contre le Le service de Port-au-Prince est en voie de gran

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54-. par suite des travaux de drivation des eaux de Diquin et leur runion celles de Chaudeau et Leclerc dans un aqueduc construit flanc du Morne de l'hpital. Il ne reste plus qu'un. tronon dG 1.000 mtres de cet aqueduc construire sur un total de Ll 605 mtres. A l'achvement,au 1er .Juillet prochain,il passera normalement au chateau d'eau de Holosse, en charge de 52 mtres sur le niveau de la mer, une quantit quotidienne l5.000.000 de litres d'eau potable. Les amliorations projetes la captation de Turgeau, les nouvelles captations l'tude ainsi que.Ia refonte du systme de distribution achveront de mettre Port -au-Prince sur un pied satisfaisant par rapport ses concurestes les mieux partages. C ) Edific,es Publics. A part la continuation des travaux il l'Edifice du Palais National et son amnagement,la construction ou l'amnagement de quelques maisons d'Ecoles (Ans--Veau, Cap-Hatien) la construction de chalets hyginiques et la construction d'un annexe au Bureau de la Direction Gnrale des Travaux Pu blics, la construction d'un htiment pour l.oger le poste tlgraphique et le bureau postal des Cayes, nous avons eu maintenir en bon tat d'habitabililc les difices suivants: 10.-Edifice de l'Imprimerie Nationale Btimentde l'Ecole Normale des Jeunes Filles 30.( ( du 13timent et de l'Ecole Industrielle 40.( des Surs des Gonaves 50Le local du Tribunal de Petit-Gove 60.Le BtimenL de l'Ecole de Gressier 70. des Surs de Port-au-Prince. 80.( de la Douane 90.-de Mdecine 100.du de l'Etat 110.Enlus Robin Rolosse 120.Elie Dubois. et faire maintes rparations locatives dans les maisons loues par l'Etat pour les besoins de ses services publics, qu'il serait fastidieux d' n umrer ici. D ) Eclairage Public et Force Hydro-Electrique.L'clairage lectricfue des villes de Port-au-Prince, du Cap HaHien et des Gonaves est assur par les soins de la Compa-

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gnie d'clairage des villes de Port-au-Prince et du Cap-Hatien et de la Compagnie lectrique des Gonaives. Les services de contrle technique n'ont rien signal de particulier dans le fonctionnement des rseaux qui en dpen dent. Il a t concd il Monsieur Boucard, de Jacmel, le droit d'amnager pour les besoins de l'Eclairage ct de la force mo trice, l'nergie disponihle il la chute du Jet d'eau sur la rivire des Cayes-Jacmel Le concessionnaire aura jusqu'au 30 Septembre pour commencer les travaux d'amnagement. E.-) mines et Metallurgie. Les autorisations suivantes de prospection sont valables pour l'anne en cours. HENRY Charbons de la Hoye ", Commune de Lascahobas R. B. CHILDS Ptroles du Cul-de-Sac' J) BROUARD et GAETJENS Divers minerais ATlIANASE LAFoRt:sT Cuivre de Jean-Rabel La mine de cuivre de Terre-Neuve n'a pas prospr dans son exploitation par suite des difficults de transport du carreau de la mine_au port d'embarquement. F.-) Cadastre et service de la carte. Les travaux de la carte topographique ou gologique de la Rpublique entrepris sous la direction du D.S. Gological Sur vey ont progress normalement.-Les rseaux de triangulation primaire et secondaire sont presque ferms environ 4.500 photographies ariennes des ctes ont t prises et au mois de Mai prochain le Dpartement espre les premiers exen}plah'es de la carte topographique. Des tudes de stratigraphie et de palontologie sont en cours d'excution sur les lignites et ptroles de l\lassade et sur les cuivres de Terre-Neuve. Elles seront gnralises au territoire

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-56-entier pour la dtermination du sommaire stratigraphique de notre sous-s0l et de l'intaire expdi de nos principales richesses minralrs. G.-) Personnels technique et administratif 1 ) Direction Gnrale des Travaux Publics. Je suis heureux de pouvoir annoncer Votre Excellence que l'application de la loi organisant l'tablissement de la Direction gnrale des Travaux Publics commenc produire son effet. Nos cadres sont crs, il ne no'.1S l'este plus qu' les largir la demande des besoins techniques et selon les disponibilits de notre Budget. Je ne suis pas moins heureux d'affimer il Votre Excellence, l'excellent esprit de corps qui existe entre tous les membres du Service dela Direction gnrale et delui signaler le dvouement et le tact au-dessus de tout l0ge avec lesquels il est dirig par Monsieur L. Pm sons, Commander C. E C. U. S.N. Directeur gnral des Trav;.u.}x Publics. Je crois pouvoir affirmer que du Directeur gnral, au moindre employ. tous les efforts tendent il la ralisation du vu, dernirement exprim par l'Assistant du Directeur gnral, que la Direction gnrale soit le service le mieux administr le mieux organise, le plus beau d'apparence et le plus efficace des service du Gouvernement Hatien. L'est lit une noble, ambition et le Dpartement sera toujours heureux d'aider il sa ralisation. ) Personnels Tlgraphes et des tlphones. Je dois aussi vous signaler le dvouement avec lequel le personnel des tlgraphes et des tlphones a rempti son devoir. Mon Dpartemcnt,pour en tenir compte dans une certaine mesure, vient de sen"ir une augmentation aux employs de ces services. 3. ) Personnel Admil/istratij: Je dois mes meilleurs loges mon personnel administratif pour son effort consta,nt de dvouement et de bonne volont. Perspective d'avenir. Aujourd'lui, Monsieur le Prsident, que nos exprimentations sont faites et que le Dpartement des Travaux Publics heureusement achev le long noviciat qui lui a t impos par l'insuffisance des crdits mis sa disposition, je crois qu'il convient d'ex,aminer etde fixcr la lumire des rsultats acquis, les directives gnrales de son action dans l'avenir t pour la periode de croissance et d'panouissement.

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51Charg de veiller la cration et l'entretien de l'outillage conomique de la Rpublique, le Dpartement des Travaqx Public.s doit accomplir une tflche trs lourde el, mon avis, le seul moye d'y sufiire en vitant les malfaons et les mshamonies,est de la dfinir aussi clairement que possible dans son principe et son importance aussi bien que dans la mthode et les moyens qui permellront de l'accomplir. En prinsipe notre lche consiste abaisser au minimum les dpenses de cration des richesses, par la ralisation et la diffusion des facilits que les ressou:'ces de l'art de l'ingnieur apportent leur pr8duction et leur transport jusqu'aux grands courants de circlllation. L'importance d'une pareille tche se dduit de son principe mme; on peut peine se permettre d'insister ldessus. Etant donn: 10 l'tend ne et la vrit du travail, 20 la courte dure sur laquelle il doit se rpartir pourtre utile, 30 l'humilit des ressources qui peuvent y tre appliques,notre mthode me parait devoir tre la mthode si fconde des approximations successives qui consiste, l'ouvrage tant clairement dflni et fix, disposer d'abord l'ensemble aussi rapidement que possible pour en flxer la silhouette gnrale et lui faire porter ses fruits au plus tt, puis, par des retouches successives et continues reprc;d:'c les dtails en leur accordant respectivement l'importance qui leur est logiquement assigne par leur ordre de subordination l'ensemble. Nos moyens consistent dans la parfaite conjugaison et l'troite synergie de nos efforts avec ceux des antres services publics intresss au mme but, en particulier, avec ceux des Dpartements de l'Agriculture, des Finances, du COmllJerCe, de l'Instruction Publique et de l'Intrieur.. Sans vouloir faire des extrapolations toujours dangereuses el pour m'en tenir seulement aux donnes de la documenta-. tion actuelle sur les besoins conomiques de l'avenir immdiat, je ne crois pas draisonnable d'at'llrmer que pour au moins les quelques cinq ans venir, le Dpartement des Travaux Publics, sans pourtant perdre de vue ni ngligtr lcs autres branches de son Administration, devra appliquer le maximum de ses ressours et de ses efforts aux services suivants,' A.COllfMUt'\ICATIO:-.lS ET TRANSPORTS EN COMMUN B.HYDRAULIQUt: AGRICOLE ET URBAINE F.CADASTRE ET SERVICE DE LA CARTE. En indiquant brivement ce que trente mois d'exprimen .. tion et d'tude m'ont dsign comme souhaitable dans chacun des services du Dpartement, j'insisterai sur les trois prc.

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7" 58 -dents titres el mon "u sera que Votre Excellence voye dans cette revue, non pas un effort de littrature, mais seulement une manire de commentaire et d'illustration de mon projet de budget et du systme de Lgislation que j'aurai la profonde satisfaction de proposer son agrment et celui du Con seil des Secrtaires d'Etat. A,Communication et transports en commun, 1.)."oirie llrbaine el En attendant que l'Etat puisse se dcharger entirement sur les Communes des exigen ces de lu voirie urbaine, le devra toujours maintenir un de rparation desfues dans son budget et dans le cadre de son service technique, mais la doctrine de l'avenir sera d'accentuer les efforts dans le sens d'une collaboration progressive des administrations communales avec ltti, jusqu' complte substitution. La situation actuelle et le processus de sa transformation sont indiqus dans les tableaux dannexs. La grande voirie qui restera encore longtemps un apanage de l'Etat, doit aussi tre considre, en liaison avec les comnlllnications ferroviaires, maritimes et fluviales, comme l'lment essentiel du prc\;:-s conomique de la Hpublique. L'ide qui doit guider le DL'parlement dans son effort de cration et d'amlioration dans ce sens, doit tre la commodit de transport des passagers. Au pomt de vue technique et financier, la diffrence est considrable dan!' .1'tude et l'conomie. des projets de communication, selon que l'objet principal est de faciliter le transport du frt ou celui des personnes. Et si 011 tient eompte de ce fait que les personnes pourront toujours passer par o le frt peut passer que d'autre part les voies tudies en vue du transport du frt sont les plus efficaces pour accentuer le progrs d'un Pays, qu'elles sont d'ailleurs les plus conomiques ([ans leur tablissement, on admet facile ment qu'une Administration prvoyante se proecupe d'abord de leur cration, quitte les adapter par des amliorations postrieures, successives aux besoins des passagers et du tourisme. Guid par ces points de vue, le Dpartement des Travaux Publics a tenu d'ahord il raliser en premire approximation un n':'seau routier logi(fue au point de vue des distaces kilomtriques ct des centres raccords. C'est ainsi que nous avons tudi un nouveau trac du Cap Hatien, Port-an-Prince il travers les Hauts Plateaux intrieurs et que nous avons tabli la plateforme de certains tronons du trac gnral. Cette nouvelle route qui passera par

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-59-Mirebalais, Lascahobns, Thomonde, Hinche, Massade, St.-Ra ph1l, Dondon, aura, au point de technique, l'avantage de raccourcir la distance kilomtrique cntre Port-au-Prince et le Cap-Hatien et de prsenter des vits moyennes plus fai bles que la route existanfe, ce qui est d'nne importance considrable pour le trafic du frt et des passagers; au point de vue conomique, elle permet de desser\'r et de relier ses ports naturels la rgion du haut Artibonite que des raisons va ries d'agrologie,de gologie etdc palogographie rendent trs intressantes pour l'avenir conomique de notre Pays. Pour implanter le nouveau trac, il -nous l'este construire: le tronon Lascaholns, Thom::mdc, I-linche, le tronon Massade, St.-Raphal et le tronon Dondon, Carrefour la mort ( prs Quartier-Morin ). La platcforme de cette route tablie ainsi que celle' de la roule de Port-au-Prince.Cayes, il nous restera raccorder latralement ces matresses "oies des ports logiquement choisis en consi plus formelles du Dpartement

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60contre les revendications en garantie d'intrts snI' un capital d'exploitation clont il n'a pas pu contrler la gestion, je crois utiie d'indiquer ce qui me parait constituer les lments techniques d'une transaction ',rentuelle sur les tracs imposs par le contrat de concession. L'intrt de principe d'une pareille transaction serait, pour l'Etat, de i)ermetlre le rapide dvelop pement du rseau ferroviaire dans la rgion des Plateaux ,) dont j'ai signal l'importance pour notre avenir conomique et. pour la Compagnie, de reculer l'poque d'une sortie considrable de fonds improductifs qui autrement doivent trc immobiliss dans la construction des lignes d'accs,auxHauts Plateaux En efTet, la topographie gnrale de celte partie duPays est telle que les accs par voie ferre de la cte au rebord du Plateau sont sinon techniquement imp0ssibles nuis du moins d!sastrcllx. Cest ainsi que la ligne d'accs de Bahon par le ravin de Marianne ou par Raoquitte et celle d'Ennery St.-l\lichel par la Crte Sale, coteraient des sommes folles dans des conditions de conception et de construction techniques tl:-s risques (dcli vits anormales, ouvrages d'art exceptionnels). Au fond, la transaction c;)nsisterait dvelopper le rseau du plateau d'abord, quilte des syslms adquats ( monorail, transporteurs 11 pOUl' la manutention du frt sur les sections d',lccs, ou encore changer Ie systme de traction et le remplacer par lJ. traction lectrique qui me parait devoir les avantages sur ces pro fils accidents, si on lient 'ailleurs compte Jes facilits que prsentent la rgion pour la construCtion de puissantes cen trales l\his pour (lue la transaction' soit fl'llctueuse aux deux parties, il fQut chacune d'elles sc rende compte des charges et des avantages nouveaux el que surtout, au plus grand bien de la rgion considre, l'Etat profite de cette transaction pour y raliser peu de frais un systme d'irrigation pal' l'amnagement des eaux de fuite des ce,llrales qui doivent ncessairement tre cres pOnt' les be soins de l'lectrification soit du rseau entier soit des lignes d'accs spciales exclusivement. 3) HADES ET POHTS. Dans le prorata de l'application de ses ressources et de son activit l'amlioration des rades et la cration des Ports, le Dpartement se lai?serll guider par cette ide {lue l'cfflcaci: t conomique d'une rade ou d'un port dpend unique.nent de la valeur de l'arrire Pays qll'il et de ses:\ vers cet arrire pays; c'est dire qli'une rade ne sera pas amlior

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6(ni un port cr qu'il ne soit l'missaire naturel d'une rgion capable de dveloppement et le terminus d'une voie de pntration. A ce point de vue la topographie gnrale de la Rpublique indique les rades et Ports suivants, Jacmel pour drainer le pays environnant jmqu' la frontire et un peu au del; Cayes pour la rgion Sud de la pnir.sule limite par la mer et la ( Hotte ", Jrmie pour le versant oppos, AnseYeau et Miragone pour la valle de l'l-'sile et le Forid des Ngres; Port-au-Prince pour la rgion environnante jusqu' la frontire el une p,rtion des Hauis Plateaux, St. Marc pour l'Arlibonite inf! ieur et moyen, Gona;'ves pour la r gion envi! onl1: nte et la PIt ine de l'EstTe jw qu' la chaine des cahos et une prtion des Hauts Plateaux Port-de-Paix pour la pninsule du Nord-Ouest et Cap-Hatien pour le versant Aladique et la plus grande partie des plateaux l.trieurs. 4. Tlgraphes Tlphones. Pour complter et parfaire le systme de commuuic-ation,le Dpartement doit faire les amliorations suivantes au rseau llgraphique: la reprendre el gt'nralh el' la transmission au tout le rseau, 20 remplacer tous les supports de lignes existants par des dispositifs plus durables 30 doubler les lignes de Port-au-Prince--Cap-Hatien, Port-au-Prince-Cays ou y tablir un systme Duplex. B)-Hydraulique Agricole et Urbaine. la Irrigatiol1.-L'ambition du Dpartement des Travaux Publics est non seulement d'amliorer les services existants; eeu," de la Plaine du Cul de Sac, de Logne et des Cayes par la cration de rsrvoirs rcuRiateurs du dbit inutilis en temps de crue ou d'inactivit et par la refonte des rseaux de distribution, mais aussi de gnraliser progressivement les bienfaits de l'hydraulique agricole toutes les terres susceptibles d'en profiter. de faon faciliter l'immigration chez nous des mthodes modernes de culture qui lyent l'Agricl11tlll"p. contemporaine au mrr.e plan que les plus vasles industries chimiques. Mais pour cela, il y aura une question de principe soltionner et un prjug renverser L'hahitude sculaire ell Hati est d'assimiler tous les services publics des senices de bienfaifflnce; c'cst--dire de faire payer un outillage par tous les contribuables mme quand il ne peut manifestement servir (LU' uue rgion dtermine. C'est l un deni de justice contre lequel il convient de ra.

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-glr et que les chiffres suivants vont rendre visibles tous les yeux. Le service d'irrigation de la. Plaine du Cul de Sac devrait distribuer une moyenne annuelle de 128893 202 mtres cubes d'eau crreaux de terre, soit une moyenne annuelle de 5A07 mtres cubes par carreau. Ces 5A07 mtres cubes .sont pays G. 1 par les fonds d'une contenance suprieure deux carreaux; c'est--dire environ G. 50 le millier de mtres cubes ou le million de litres. Ce mi!lion de litres revient le prix suivant aux contribuables de toute la Rpublique. 10) Construction --Captation. ( G. 2 030.03::> amortissables en 2:> ans au taux de 50,'0 intrts 40(0 environ) missioneny comprenant publicit ( commission 800/0. ) ( annuits (intrt et G. 91.90-!.00 soit: 9.190400 de centimes pour la captation annuelle de 138899. 2H.OJO de litres et prorata pJ.r million de litres 70 centim'3s. Ecploitalioll an1laelles $ or t'l531-72.950 gds 7.296,030 centimes de gourdes soit prorata p()ur un million de litres _. ___ ........ 56 centimes. D.Jnc le millio:1 litres est naJll 13 1/2 et il revient G. l'Etat; c'est-dire tOLU les contribuables de la Rpublique. L'iniquit est encore plus mlaifeste si O!l compare la situa tion des ab::>nns lbs services rar.lllX celle lh leurs confrres des services urblins, gai utilis3nt 'P),ll' les be.soins de leur hygille, l'exclu.,ion de 3auf dans des cas trs rares. Les abonns du Service de Port au-Princp.par exemple, reoivent une moyenne journalire de 190 litres soit 5.700 litres par mois p::HU' lesqLlels ils lnyent G. c1.0') ou 4(18 centimes ce qui met le million de litres au, prix d2 G. 70) 0). d'o I:Ine diffrence de G. 678,7.1 entre le million de litres vendG des industriels et le mme million de litres vendu des citoyens qui s'en servent pour les h3soins de leur boisson. Ce n'est plus un encouragement l'Agriculture, c'est un abus inique. Je demll1llerai au Gouvernement de le redresser en modifiant raisonnablement la loi du 29 Aot 1913 qui rgit la matire. Les ( Hauts Plateaux prsentent un champ trs vaste l'acli\'it du Dpadement pour l'amnagement des forces hy' drauliques. Le programme, dans ce sens comportera: 10,amnagement des valles pour la prQdqcHoq

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eade la force,20. utilisation des eaux de fuite des Usines de force pour l'irrigation des Plaines hautes, 30. rcupration des surplus d'irrigation et leur utilisation en conjugaison avec des drivations spciales pour les besoins de pertuis !atraux sur les biefs flcttables et navigables de l'Artlbonite moyen et inf-rieur. Il en est de mme pour la portion de la pninsule du Sud situe l'Ouest d'une ligne qui passerait sensiblement par Carrefour,Furcy,le Morne des C.ommissaires et le Cap Mongon. A l'exception de la flottabilit et de la navigabilit des rivi res,le programme est sensiblement adaptable celte portion du territoire de la Rpublique. L'importance de cette question vitale de l'irrigation ne doit pas chapper l'attention de tous ceux qui pensent,avec raison d'ailleurs, que nous devons tre avant tout des agriculteurs si nous tenons profiter du progrs conomique dl Monde. A force d'avoir entendu dire et d'avoir rpt que notre sol est exceptionnellement riche Hs ne se rendent pas compte de ce fait que les lments de cette richesse ne peuvent pas pro fiter aux plantes, s'ils ne sont rendus disponibles par une transformation physique approprie. C'est le rle des irriga tions qui apportent nos champs l'eau, qui est le vhicule indispensable l'incorporation aux plants des lments min raux ncessaires leur croissance. Corpora non agunt nisi soluta. Ce viel adage de l'alchimisme mdivale est entire ment applicable ici. Pour faire voir dans quelle mesure, nous pouvons disposer des chiffres suivants; le rendement moyen de nos terres de cannes ne dpasse pas actuellement 70 tonnes par carreau. Eh bien Iles planteurs des les Hawa qui sont parmi les premiers du Monde, obtiennent jusqu' 240 tonnes au carreau rien que par le judicieux amnagement de leurs irrigations au point de vue de la quantit et dela distribution. C'est ainsi que pour obtenir ces rsultats, ils n'emploient pas moins de 30GO millimtres d'eau au carreau rpartis en tre les irrigations dcadaires chelonnes sur la campa. gne de production. Notre moyenne gnrale de pluie annuelle tant situe entre 1 000 el 1.200 millimtres. il nous reste donc, pour arriver aux mmes rsultats, combler un dficit de 20GO 18GO millimtres que nous pourrons prlever sur notre rserve souterraine pal' le forage de pluies judicieu sement localiss. 2) Hydraulique Urbaine. Le Dpartement enlrelienJra et amliorera autant que pos sible les services hydrauliqiles urbains qui sont sous son ontrle jusqu' ce que le ilo:llJre des abonns ou le produit

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64global de la taxe ayant augment ces services, soient en plus value et puissent tre remis l'Administration des Communes. La situation actuelle de ces services est rsume dans le tableau suivant. C ) Edifices Publios. Le Dpartement examine la possibilit de s'entendre avec J'Administration intresse en vue d'appliquer le montant giobal annuel des locations payes par ces Administrations, au service des annuits ( amortissement et intrt) d'un capital permettant la ralisation d'un programme de construction d'ditices pour les besoins des services de l'Etat qui sont encore logs chez des particuliers. D) Eclairage Electrique et Force Motrice Hydro-Eletrique. Le Dpartement tiendra la main dans l'avenir ce que les frai3 d'clairage soient faits par les COllllllunes intresses ou tout au moins partags elles et l'Etat. Son vu est de pouvoir mettre l'tude un program,me de dveloppsment et d'amnagement des forces hydro-lectriques disponibles dans nos valles hautes et qui sc perdent actuellement. A ce point de vue le systme des rivires cl LI Bas'lin suprieur de l'Artibonite prsente un intrt de tout premier ordre que le Dpartement est dcid ne point perdre de vue. E.Mines et Mtallurgie. A. c6t des travaux de perception sur le territoire de certaines mines telles que les lignites et ptroles de Mnssade, les cuivres de Jean-Rabel,le Dpartement est soucieux de pouvoir favoriser J'essor des mines dj ouvertes l'exploitation telles que Terre-Neuve ct financir de ces entreprises vient surtout mon avis, des frais de transport trop lourds que le minerai doit porLer du carreau de la mine au port d'embarquement. Pour il faut faire de deux choses l'une ou bien abaisser les frais cn crant un systme de transport gnmd rendement ou angmenlr la valeur du produit transport, par exemple tamformer les minerais en mates. L'une ou l'autre solution peut tre trs conomiquement si le DparLement arrive organiser les forces hydrolectriques disponibles dans les rgions F. Cadastre et S6Tvice de la Carte. Le Dpartement tendra au territoire e-ntier les travaux ex-:-

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IRRIGATIONS. QUANTIT D'EAU CAPTE ET DISTRIBUE. Bassin Gnral. Rivire Blanche Sources des Puzeaux ................... No. 1 PLAINE DU CUL DE SAC. M3 par seconde M3 par heure M3 Par An 1.721 1.541 0.840 5544.00 54.234.612 48.565.440 26 490.240 28.899.202 IRRIGTAIONS. No 2 POSSIBILITS DE LA PLAINE DE LEOGANE. -Momance ............... 2.943 10.584.00 92.715840 Source Mme. Vigne ... 0.08 302.40 2.649024 Rivire du 'l'apion O.t,ta 504.CO 4.415.040 La ronillonne ... 0.112 403.20 3.532.032 103.311.936

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TABLEAU TERRES DE LA PLAINE DU CUL DE SAC No 3. TERRES NON AnnOSI::ES. \.. NON DES HADITATIONS SUPERFICIE EN CARREAUX .. .. : ........ .. 0_ ..... ........ ................. POlSSOnmere .................. 0 __ Gauvin _ooo .. ... ___ ...... ....... .... 0 Mannevi Ile ................... .............................. G 1 0 r e _............ _0 ........... 0 "'0_'00' ..................... Marie Plaisance_.o .... ........ ................ Pt. Pl. PenigalL_ ............ ooo ................ : .. Desban.as .0 ........ 0 ................. ....... 0 ............... Dumornay ._.0 ................................... ............... Chambrun __ ........................... FafeLLire._ ... __ ................. _o .... o ... .... oo .. Corail Cessales ............................................ Depr(z _.0 .... ........................ 0.0 ............ l\Ierger ............................... 0 ................... ................. Bernadon __ .. .. ............... .......... 0 .......... 1\1 ol a r ....... 0 __ ........................................ ___ Jannea u. 0._ 0 ............ __ ............. .. Corviet t e.o ............... ___ o ........................... l.olas __ .... ................. Mas gats ___ ........... _o._ .............................. .. Drouillard ............................................ ....... Chancerellel .. .... .. ___ oo._ Robe r t ............... __ ....... __ ..... _o._o .. ; ................... Rendez Vous .......... 0 ...................... 0 .... :. .... Saint Martin Laferme .................. .. Dessources .............. ............... ................ .. Saint Martin....... .. .......... __ ............... .. Pascher "0 __ "_" ............. ................ .. _._ .... Lavoix __ ............ ............... ................................ .. Lemeilleur ... 0 ............................... ___ ....... Total .................... 384.00 2.00 7G.00 71.00 41 00 30.00 9.00 103.00 37,00 51G 00 2lO.00 1')300 1 G3 (JO 3:2li.00 10S.00 lG.OO 1;};).0(J 2\17.00 3:20 00 00 110.00 8:1.00 .27(1.00 \l8..00 323.00 252.00 2cl1.00 5.292.00

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TABLEAU D'IRRIGATION DES TERRES DE LA PLAINE DU 'CUL DE SAC. No 5. DE LA. "ON DES HABITATIO:\'S SUPERFICIE EN CARREAUX Du y i "ier ._ ................. ; ............................ Tru i llier .................... __ ............................. .. Va u cl re II il .... ......... __ ..... .............................. l\Ia rI i a 1 .................. .. .......... ............................... .. Pel:l Fourgy ..................................... ............. Ho be rt .............. ..................................................... .. 1\1 a ri n ................ .............. ..................... ................ Fer rie r .................................................................... .. T 0 ta J ................ ............ .. TABLEAU G7.00 10000 11500 22.00 137.00 121.00 172.00 50.00 864.00 D'IRRIGATION DES TERRES DE LA PLAINE DE LEOGAN. GROUPE Mathieu Momancc 200101500 Ha DES HABITATIONS. SUPERFICIE SUPERFlUE EN CARR. EN HECT .. 11 0 g n 0 t 0 ................................. !II; ................ ..... ..... 100 1\1 al hie u ............................................. _..... 225 l'llo li e r .............. .................................. _.............. 140 l\!omance Hasco_._ ..... .............. _.. 81 Jurin Supplice Parlie._............. 66 La Salle Geffrard................................... 35 l\Iomance Geffrard................ 106 La Salle Ple. Place..................... ...... 192 Santo Conte Porlie N. W....... GO La f'erronny __ ......... ......................... _.__ 120 Saint l\IesmiL ............................... .. _.... 70 FIon Geffrard .. _............................... (il Flon ................. ... __ ................................. La Salle Grande Place Plie... 98 TotaL................................ 1.453 12l:J.OO 290.25 lS0.() 104.49 85.14 45.15 136.74 247.63 77.60 154-.80 90.47 78.69 127.71 126.42

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Darbonne Darbonne .......................... ..:: ................ : ioi SarreSarrecrousse .... _._ ................... ................. 175 crousse Pompus ................. ................ ............. __ ........... 346 1569 Ha. l\Ierger .................. ...... _.......................................... 36 Sereey 2360 Tapion 200{0106 Ha ... ...... ::.:... 1 Baussan .................. _............................................ 123 Ca Ira Bino_ ...... .................... -'-_... 112 Da vesn o ................... .............. ...... _....................... 108 Pity .. ............ ___ __ ..... _. __ __ .......... 69 Chatuler_ ................................... ................. '.".. .... 170 Lantimo ......................................... _.......................... Total ................................. ] .520 Sereey ............... ................................................... .. Deslandes ....... ....... .............................. Longpr' ........................ ............ ............................... Hencogne .................................................... Le III aire ................................................................... D II fo 1't ............. _._ ........... _.............. .. ................ Ch are n 11 es ......................... ......... ..................... ...... Bi n 0 Le s l re ................................................ Coltin Gombo ._ ........ ... .............. .. 1\1 0 n L u 1er ............... _...... ........ ............ ......... 1\1 orcll c ......................................................................... 13 a r b 0 L. ........................................................ __ ........... 13 r eau ............................................................................ Nolivos ............ .......................................... Regence _.............. .. __ ............ ... ............. 130ssier ........... .............................. ................. Belloc .......... o.". ....... :....... ................. ................. Dextra ou St. Cyr ................................... .. Le Coudre __ ........................ ........................ Total__ ...... ........ .Tovin Supplice ......................................... La Salle Riob_ .............. .. ............... La Salle Geffrard ................... ............. .. Santo Compte_ ... .... ...... __ .......... 154 250 300 112 8/1 j2 101 104 131, 113 ,/ 110 117 37 116 37 107 85 127 147 2.287 i30.29 225.75 446.34 46.44 140.92 127.71 158.67 114.48 139.32 89.01 219.30 142.57 198.66 322.50 387.1() 144A8 108.:"36 G7 ('8 130.20 134 16 172.86 145.77 11190 15092 47.73 149.64 4773 138 15 lO9.55 1G3.83 189.63 132.00

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Drache Masson 2710 Ha POInte Sercey .................................. ............ 154 Santo .................................... ............................................ 89 Sigurno ............ .... ..... ... __ ................................ 112 Guerin ................................................. __ ......... 197 .Ma co lU be __ ........... ............... .......... _....... 203 Massa n ................ ............... _................................... 90 Brache .. : ................ ............... _................................. 199 Bi v... ..... ................ ................ __ ........ ....... 158 La Salle Grande P............................... 125 ... ... ::: Merger_-_ ... .. ... .......................... .. 166 Mariani .................... ............ _____ 67 Terre Fa l'ce ................. ................. ___ :10 Place d'Or ......... ......... ....................... _................. 31 Chr:dol1 ___ ....................... ....... _..................... 176.65 1.\:1 e l'ceri e ...................................... __ ............................... lOG Mil ta n .............. ........................ __ .. 383' Dante Volonne ___ ._.............................. 16 Total_ .. ..... __ ............ 2.62fl.o5 198.66 114.81 .144.48 25.:1.1:1 261.87 116.10 256.71 203.82 161.25 208.98 203.11 21-1.14 38.70 39.99 '227.88 1 :36.7-1 496.63 78.69 TABLEAU D'IRRIGATION DES 'l'EnnES DE LA PLAE DU CUL .. DE .. SAC 1\'0 1. SYSTME DU BASSIN GNRAL DES HADITATIONS Galets Duamy... .............................. Pernier ...... .... .. .. .... ....... .. ......... Dumay ...................................... ...... Clicoul't .. ......................................... Campche. .. . .. .. ,.... .................. ... ,. Denis Morcella. .. .. .. .. ............ ... Greffin .. ...... .. . .. . . . ,,' .... :' .. .. Bauduy .. ... .......... .. __ .................... Galets Roche Blanche ... .. .... .... . ...... Galets Drouillal'd.... .. . . . .. ............ ,. .... Digneron . . . . . . . . . . . . . . ......... Hoches Blanches .... .......... ...... .... ...... Drouillard . . . . . . .. .......... ............. .. Turb ...................................... ......... Agaman... .. .. .................................. Fleuriau. .. . .. .................... ., ..... Caradeux. 1.1 ,....... l '" 1-1-.' Sl'PEl\FlCIE E:\ CAl\f\EAUX 42.00 12U.OO 1:10.00 29.32 .. 39.20 26.00 83.72 92.99 54.00 50.00 200.00 2JO.00 159.00 601.00 12.00 164.00 160.46

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H" maquel asco ................. Chaleaud Blond T. Augasle. ....... . . . . .. ...... Soissons Lespinasse.. . . ....... . . .. ...... .... Tapage.... .. ... ............................ Dumol'nay rrruillin........... . . . . . . . ........... Dumonay ................... ..................... Nouaillcs ................. ,. ... ....... ..... ,. . Coliae ........ : 0 0 Trois Rigoles .. ,.. ................ Laferrollnay ....... .. o. .. . .. . .... ................ Durai.,., ... ,., ." ......... .... ......... 0 '0' 0 00 .00. o. .. .. ..... o f Il ,., ." 1 Dieudon 000 00.0. 0 o PI'Cll()IIX o < ,. PCl'l'al .. o. 0 ,..... 00 '000 0 llulllol'llay la Doulc .... ,.. ",' ... 0 0 :: L'!<:loi:e, .' ... 0 o.... ......... ... 0 00 Cuzeull. ..... ,. ..... ..... o 1 o Taballc . .. ..1' 1 o O" ,. Duval Pal'son .......... : .. o o 0 0 Dag'onl ... 0 00 0 00 . .... . . ... ..... ...... Colanl .... 0'. .,.. o ,...... Lafenne llIanche . .... .... ...... , .............. .. IJorg"ella. .. 1 o........ .................. Dalllnay. .. ., .................. '.' . . . . . .. , .. Duval l{ache ....... . .. . . . .. .. 1" J umcOUl'l. . . . ... 0 Didice. ........ ..... ........ o ,. Canil'e '" .... .... ".",........ ...... .. .... HoLin ................... .... ........ ........ Dug-nel'on, .... ...... .... .. .. ....... .. : ..... .... .... ..... ....... "., ......... Gourcaud. . . ... 0 o 0 ...... SanIe ... ,.. ..... ,... ......... ..... Savane 13lanche . ........ "", . ...... .... ,., .. .. Belanlon ... . .. .. ,. . .. .. . .... ... La Serrc.. .. .. '. 0, Lanlorinit'c ............ '. .. .. . .. ...... .. _.. o Bon Hepos ........... , .......... . ...... .. .0 Segur. . .. ............ ............... } ....... 1 DUjOUl' ...... '" .... .... .... o Beuvel ..... ... 0 Leroux ........... ................ ,., .......... Lilavuis '" ..... ............. 0 ,... Cesless ... ...... ,. ..... ;.-........... -..... ...... .. Le meilleur. .. ...... .'0........... ....... /.Despinose .. ...... .,... . o 94,00 80.00 95.60 :i3.fH 11.00 10G.50 70.00 400 1 \l. 00 4H.00 2JO.OG 50.00 'lO0.00 ;jli.OO 79.WJ 285.00 74.00 (,3 2G7.34 liO,QO 13-1.00 (,5.00 127.00 J5,;l 55.13 9U.00 35.50 87.00 3r1,OO ;l2.G5 5L75 8,\..(0 37.74 22tOO GUI.OO 386,00 281.rlO Bli2.00 133.00 221.00 241.00 7G.00 1;ll.OO 23.00 7i4.00 -IGJ.OO 214.00 18G.50 Hl 1.00 ---8.G90.99 L. 5.94 8.69.93

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TA8LEl\U D'IRRIGATION DES TERRES DE LA PLAINE DU CUL.DE-SAC No 2 SYSTME DE LA RIVIRE BLANCHE DES HABITATIONS .Toll' .. ,.".... .. ....... flOLizi. ................ Lamaldelle ................. Jacquet .......... '. ., ..... GOllrcalld Balam .. Dame Marie .......... .. M,lsscau ..... 1 . .Ione. .... ........... Hatte Jane ................ TlIrh .. ......... ..... Lamothe.... ..... ...... Pcn'at ................... Descloches .. . . .. ..... .. Hallt \3on ....... O'(;armen .. .. ..... Bonnct. . . . . .... ... j)Cilllg' ................ Bon ................... nl'Ililillal'll ............... \'audreuil .. .. ............ Lalremblay ... .. ... .... ,. ................. ....... ..... .. Lepine ...................... La Serre .................. SUPEI\FICIE E;'; CAEnEAux EAU DisTI\IIlUE .. 'II. 50 2.00 178.00 98.00 'ifi2.00 74.00 151.00 72.00 -1l.00:; [601.00 1 4G.O 128;-).00 260.00 1 ;)9.00 '2;).00 :-1;')0.00 28:1.00 [120.00 ;)2!l.OO !223.00 : 87.00 (ji.OO f1 07 .00 3(',2.00 4.810.;)0 48.56;;.440 M3 1O.00i pal' carreau' 48.56;',.440 4.810 TABLEAU D'IRRIGATION DES TERRES DE LA PLAINE DU CUL-DE-SAC No 3. SYSTME DES SOURCES. NO)IS DES HAIlITATI
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Per .. ,--;.: ... 1 If 1 1 Mercel'on ..... ......... Leroy Grande Place. ....... Chapotin ................. SanLo .... ................ Lapey! irre ................. PL. IH. Jellnnot .......... Bois Gormand ........... .. Demissegu.. ... . .. ., Drouillal'!1 . .. .. ..... Vaureuil. .... Halte Bon...... ....... 78.00 260.00 254.00 26.4HO,240 M3 21 '1.00 707.00 2.603 M3 156.00 76.00 en viron par car 124.00 reau wil; 214.00 .z6LOO 26.490.240 50G 00 204.00 3.051.00 9.461 Boutin ........ ........ 51500 Halle Drouillard ... . . . . . 2G8.00 Jeannot. ... ................ 188.00 CrI' ........ ,. .. ,.... .... 170.00 G'ijondrie.. .................. 08.00 Thomazeau . . . . . . 211.00 Duthel , .. . . . . . . 123.00 Dallemand ................ ; . 50.00 Da Lis .................. _._ ................................. "......... 27.00 Perrigeau, ..... .................... """".,,... 223.00 Durand ............ ..... '. . tH.OO Dupin. . . . .. . . . .. . . 13.00 Cazeau .. .. .. .. ... ........ 3t;8.00 2.338.00 Papeau ............ ,........ 1U.UO Damier _.""""." ....... .. ......... .. \l.00 Clapier. ........... ............... ""." ... "" ......... ,, ..... 3.00 Riboul ....... .. ..... .... "" ........ -". __ ..... , 35.00 Sarthe.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 123.00 Fond Drouillard ..................... "."" ... ".. 73.00 Du vi l'ier ....... "" ............... ... "" ..... ..... """_,, '57.00 Dlanchard ........... ............ : ....... ".: ........... ",. '108.00 talhan .. ""._ ... .......... __ ......... "., '156.00 Fourg,\' .. ..... ........ .... "" ....... ..... _................ 110 00 Chanlatte ....... ': ..................... ........ ,,', ..... "... 2:H.00 Molar ._" ... _. __ ............. __ ... ,' 9;-).00 l\Iarin ..... "" .......... __ ... __ .'_.............. 168.00 RoberL .. "." ......... __ ... ... __ ... ".... 121.00 S ib e rI .............. __ ......... ........................ ... "". 00 SegieL_ ...... ............ .......... _............. 2\.'1.00 Halte Lalhan ........ .. "."., ................... __ .........l .00 Lerebours ... ,"' ................... ........ ...... ".... '158.00 2.204.00 Total 9.4G8.00 9.467.00

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05-" culs jusqu'ici pour les besoins de l'inventaire de domaine priv de l'Elat et l'incorporation des biens particuliers une carte cadllslrale. Base" sur les travaux de godsie et de gologie acluellement en cours d'excution, celle carte sera tenue jour par les soins" d'un sen'ice organis comme suit : 1 Ingnieur en Chef 1 Chef de Bureau des dessinateurs. Tous les plans,de travaux intressant la crrl'le topographique projets ou excuts,par des particuliers ou des compagnies devront tre achemins au Bureau ci-dessus pour y tre dpouills et"enregistrs Tels sont. Monsieur le Prsident, il ct des rsultats acquis par les Dpartements de l'Agriculture et des Travaux Publics, les lments qui me paraissent dfinir leurs programmes d'a venir immdiat. Je ne me dissimule pas que ces programmes impliquent des charges relativement lourdes pour la Nalion, lllai s un peuple ne peut pas se sauver par le travail prospre san s la volont de runir 'les moyens indispensahles il son organisation. Au lendemain de Novare, de Cavour le disait il ses triotes: Les Budgets de sont des budgets rtrobl'ades,la parcimonie n'est pas un systme d'Administration; un pays ne peut pas hsiter il accepter les charges qu'une bonneAdministration peut aider il allger en les rpartissant sur une pro duction intensifie, Ces principes lJ.1C paraissent dfinir un programme qui peut ne pas sembler gnial, mais quoi on ne peut pas reprocher de manquer de fiert et de vaillance nationales. Mon vu le plus ardent est que le Pays comprenne qu'il doit au Gouvernement l'aide qu'il faut pour le raliser. Je profite de cette occasion pour Vous renouveler,Monsieur le Prsident, l'hommage de mon entier -dvouement. LOUIS ROY ."

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RAPPORT DU DPARTEMENT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE A Son Kt'cellence le Prsident d'Hati, Monsieur le Prsidt'll t, La nouvelle-anne scolaire 1923-1921 s'est inaugure sous de mauvais auspices. Juste au moment ou un grand nombre d'lves reprenaient leur tche avec un certain entr.lin, une cl'llelle pidmie vint obliger le Dpartement de l'Instruction Publique licencier les coles de la Capitale et en grande partie des autres points de la Rpublique. Or, une consquence force du progrs de l'esprit humain dans tous les domaines est que les progl'ammes scolaires de viennent de pls en plus amples, sans que le temps dparti la jeunesse pour s'instruire puisse augmenter dans les lllmes proportions, La capacit de travail du cerveau de l'enfant ou de l'adolescent offl'e une limiLe qu'on ne peut impunment franchir, Ce regrettable contretemps fait malheureusement prvoir qu' la fin de cette anne, le Dpartement n'aura pas enre gistrer peut-tre le succs obtenu par nos lves aux divers examens de Juillet dernier Cette considration particulire carte, nous nous tr'ouvons dans un ordre plus gnral d'ides, pour notre enseignement, en face de quelques questions irritantes que nous prclserons dans ce rapport sans toutefois oublier de Vous signaler les efforts faits dans le but d'amliorer la situation de nos coles publiques. DE L'ENSEH'lNEl\IENT PRnIAIRE RUlIAL. Celle branche de l'instruction publique comprend 390 coles primaires rurales 11ationales, 105 coles presbytrales et une soixantaine d'coles prives, laques, catholiques ou protestantes. Ce chiffre fort respectable d'coles pour 518 Sections et 88 Quartiers et Postes Militaires, ne doit pas cependant faire illusion. Il y a dj .plus d'un demi sicle que, le Dpartement

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-67-de l'Instruction Publique lui mme proclame avec insistanc la ncessit d'adopter pour nos populations paysannes, un systme d'ducation plus en conformit avec leur tat social. On a cr, comme on le voit assez d'coles dans nos principaux centres ruraux, mais a-t-on jamais dispos des lments qui, mme si l'on envisage l'cole rurale comme un simple instrument de culture lmentaire, pourraient lui assurer son plein panouissement. L'cole rurale telle qu'elle est organise, contre elle une srie de contingences locales qui, de longtemps encore paralyseront son essor. De l, dcoule la ncessit de penser l'adoption d'un systme nouveau dans l'du cation de la masse paysanne. L'anne dernire, le Dpartement esquissait dans le rapport qu'il Vous prsenta, un plan nouveau d'organisation de l'enseignement rural. Il avait mme cherch par l'lab()ration d'un projet de loi qui fut dpos au Conseil d,Etat, les moyens de s'assurer ressources que ncessiterait l'organisation nouvelle. En somme, ce plan se ramenait ceci: 10 Diviser le Pays en un certain nombre decirconscripHns scolaires rurales dont le tableau suivant donne les grande.s lignes: la. 20. 30. 10. 20. 30. 40. 10. 20. 30. 10. 20. 30. 40. 50. Dpartement dll Slld Circonscription (( Cayes-CteallX Aquin-Nippes Grand' Anse-Tiburon Dpartement de l'Oucst. Circonscri ption ,{ (( ( Port-a 11-Prmce l\1irebalais-Lascahobas Jacmel-Saltrou Logne Dpartement de l'Artibonite. Circonscription (( Gonaves Marmelade Hinche Saint Marc Dessalines Nord et Nord Ouest. Circonscri ption cr (( (( Port de Paix Mle SLNicolas Cap Hatien Trou Fort Libert Vallire Limb Plaisance Borgne Grande Rivire du Nord.

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-6820. Dans chacune de ces 15 Circonscriptions rurales, on tablirait une ferme-cole destine recevoir des jeunes gens pris dans tout:33 les ca:npagnes de la circonscription. On recevrait ces jeunes paysans comme internes, ds l'ge de douze ans et ils seraient mme trs avantageux si dj ils savent lire et calculer. Le clnmp de recrutement serait alors form par les coles presbytrales et les meilleures cles rurales nationales, car cette organisation dont le but serait de constituer dans nos campagnes une lite de cultivateur clairs, ne doit point se fire au dtriment du systeme actuel. Au contrail'e" elle doit viser le co:npl-ter, lui assurer un meilleur rendement. -En admettant pour chaque ferme cole un maximum de 200 lves on aurait pour les 15 tablissements, un effec tif de 3,000 jeunes gens. Quatre annes d'tudes permet traient bien de conduire masse slectionne, puise parmI les meilleurs lments des autres c(.les rurales, au moins au brevet lm:mtaire, tout en lui ass-,want, ce qui est essentiel, une connaissance moins routinire de la culture du sol. Ces fermes-coles constitueraient de plus une ppinire pour le recrutement des instituteurs qui, demain seraient chargs de la direction de l'cole rurale dans la section. Il suffirait de leur donner durant une ou deux &.n nes, une prparati0n normale lmentaire et agricole. 30. L'intrt conomique du pays trouverait en une telle organIsation une assez large satisfaction, car il faudrait tablir ces 'fermes-coles sur des habitations de 50 car reaux de terre, au moins, de anire s'y livrer une exprience varie et intensive de nos principales cultures. Ainsi qu'il a t3 dmontr, l'anne dernire, la fermecole, aprs les ttonnement du dbut pcurr.t subvenir aux frais d'entretien de ses pensionnaires en permettant aussi de servir, dans un but d'encouragement, une certaine quotit au personnel enseignant sur les bntices nets de l'exploitati::m. 40. A de eemblables tablissements, il faut ncessaire. ment un personnel en possession d'une formation spciale, qu.alifi par exemple pour l'enseignement des connaissances primaires proprement dites que pour celui des notions pratiques d'agriculture tropicale. Nous avons, depuis 68 ans prs, une congrgation ensei-

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69gnante dont IJaction s'est spcialement dveloppe dans les villes, presqu'exclusivement atl profit de leurs populations. Les nouveaux engagements contracts par l'Etat envers la congrgation des ]3'rt'es de lInsLruction Chr tienne et qui donnent ses membres une position privilgie parmi nos instituteurs, crent pour nous l'obligation morale d'tendro m,1intenallt l'action de cette congrgation, autant dans les villes que dans les campagnes. C'est ce que, d'ailleurs, prvoit l'un des articles du con tratdes Frres. !'{anmoins, une cOnvention additionnelle peut intervenir, fixant a,u moins un<.=> trentaine le nombre des Frres qUI sel'ont mis la disposition de l'enseignement rurale. La congrgation serait libre de faire appel si elle ne dispose e sujets en nombre suffisant, d'autres Con frries. A ces 30 Frres, on confierait par exemple, la direction des fermes coles dans l'Ouest et dans 113 Dans L\rtibonite et le Nord Nord Ouest, on tcherait de recru ter ailleurs le personnel ncessaire. Cette organisation imposerait aussi la transformation dans le .sens d'une cole normale agricole,de l'tablissement de Thor. Bien loin d'y appeler des jeunes gens simplement munis du certificat d'tudes primairEs, incapables par con squent je s'assimiler un enseignement agronomique s rieux, on y recevrait des jeunes gens en possession d'une cul bure gnrale leur permettant, aprs deux ou trois annes d'tudes pratiques, e professer la fermecole cu mme de diriger l'un de ces tablissements. Inutile de le dire, organisation de l'enseignement rural ncessiterait des sacrifices d'argent. Rien, la vri t n'empcherait de se procurer les ressources par une meilleure entente du budget communal et par d'autres moyens tudier. Tout de 'mme ce n'est l qu'un aspect de la question. Nos petites paysannes n'ont qu'un nombre trs infime d' coles leur usage .-Dans certains arrondissements, il n'existe mme pas une seule cole rurale de jet:.nes filles, et dans beaucoup de sections, les directeurs sont forcs de leur faire Ull(3 place en leur tablissement ct des jeunes garc:oris. Les coles rurales de jeunes filles mritant un peu d'attentiora, sont quelques coles rurales de l'a.rchidiocse de Port au-Prince et du Diocse des Oayes .. Le mal a paru si profond que Monseigneur le

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70dvou du Cap, a essay d'y remdier dans le Nord par la30ndation de l'institutiun Saint Joseph, prparant des institutrices pour les campagnes du dpartement sus dsign. Une telle uvremritet',tit d'tre encourage et le Dpartement simplifierait sa tche dans le Nord si, pa,r une subvention mensuelle de mille gourdes au moins, il mettait l'institution Saint-Joseph d'tendre encore seE bienfaits nos populations rurales sous le sympathique patronage du jvou Evque du Cap. Un programme d'act;on du Dpartement pour l'ducatioll de nos paysannes devient donc de plus en plus ncessaire. Autrement, l'norme foss qui spare dj le peuple de!: villes de celui des eam pagnes s'accrotra toujours en in trod:lsant, si possible, pl'.1s de malaise encore dans notre vie nationale. Les lments d'excution d'un tEl program me sont-ils introuvables? Il suffirait 10. -de demander nos congrgations ensei gnantes de jeunes filles d'tendre au moins leur propagan de ducatrice nos quartiers et postes militaires. Quelque modestes expriences faites dans ce sens Carrefour: Moron, Damassins, sont assez encourageantes. 20.L'Ecole Elie Dubois, si on s'y prend bien, pourrait, avec le temps, fournit, une notable partie du personnel de nOE coles rura!es de jeunes filles particulirement dans leE endroits dj cits, dans les sections !itues proximit des villes et dans les plaines. En ce moment une lve diplome de l'cole professionnelle et mnagre dirige l'ta blissement rural de filles de Boucassins. DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE -URBAIN D,38 ,!!:coles conqrgani8tes Nationales L'effectif de3 coles congrganistes nationales de ga.rcons -3. '260 -lves tmoigne loquemment de la vitalit de ces tablissements. Cet effectif reprsente pour les onze tabli3sements que dirigent les Frres peu prs le tiers de l'effetif gnt'al des coles primaires urbaines nationa les Je garons. Une telle affluence d'lves est laga.rantie formelle.,de la confboce que les familles de la Rpublique accordent

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-71la congrgation des Frres -'de l' Instructicn chrtienne. Aussi, ne compte-on plus villes qui rclament avec ins tance une cole des Frres. Le Dpartement regrette de ne pouvoir leur offrir cette sltishction, vu le nombre treint de sujets dont dispose la congrga.tion. Nanmoins, toutes les fois qu'il pJUrra ccmme il Petit-Goi1ve, pourr-' pondre mme au dsir de Id. population, fonder une cole avec un personnel -hatien sous le contrle d'un ou deux Frres, il le fera avec la certituJe que la combinaison sera profitable la m.11'cl13 d33 tudes dans la. rgion. les Frres emploient dans.1eurs divers tablissements es ins tituteurs dont, parait il, Hs n'ont gure se plaindre. Ces jeuues gens, autant qu'on les encouragera, formeront dans la suite un. cadre d'i-nstituteul's pratique:nent elltrain.s pnur la direction de nos coles primaires. Le dernier contrat sign avec les Fi'res leur fait sans nul doute UDe situation privilgie parmi nos instituteurs. Les adversaires les p'US dchrs de la mesure trouvent pourtant que les Frres ne sont pas indignes de cette at tention particulii'ej il de ce nouvel arrangement un devoir pour l'Eat, c'est clui de permettre aux Frres, en leurs iJrocurant des loca,ux et un outillage moderne, de travailler dans les meill eures au dveloppement de noke enseignement primaire. Nos coles congl'ganistes nationales de filles mritent eUes aussi les encouragements du pays. Au nombre de 32 avec un effectif de 4.782 lves, elles ont donn dans l'en seignement fminin d'incontestablesrsultats.Il faut mme regretter que quelques unes d'entre elles,places dans des centres o elles ralisaient un immense bienfait, Ouanaminthe, Fort Libert,Mirebalals, Lascahobas, Chardonnire, Tiburon,etc. aient dispat'u par suite des conditions prcai res du personnel enseignant. Les Provinciale's de nos deux Congrgations fminines ont remis rcemment une pti tiolil au Gouvernement. Cette ptition sera tudie certainement avec bienveillance. DE L'ENSEIG:.l'El1ENT urAIN NATIONAL Le ne peut hsiter ft dclarer que cette branche de notre enseignement primaire est loin de rpon dre aux ncessits scolaire mu pays. Si on carte quelques coles priIIlaiJ'es urbaines des grandes villes, on n'a sou 3

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72 les yeux que le tableau d'un immense dsarroi. A part quelques directeurs et directrices occupant depuis de nom breuses annes et de bien rares instituteurs leurs postes, on doit dire que le personnel de ces coles change presque compltement tous les deuxans. Ces changements ritrs qui ne se font p.1S malheureusement toujours dans le sens de meilleures acquisitions, ont influ d'une facon nfaste sur la ma,rche des tudes dans ces coles. Or)ee qui a .per mis au Dpartement de faire certaines rserve au sujet Je quelques coles primaires des grandes villes, c'est bien justement le modeste rel8vemflnt opr dans les appointemeuts des instituteurs de ces coles. Cette circonstance fJ.it cla,irement voir que tant qu'on ne !.:>ourra offrir il nos instituteurs un salaire convenable, les meilleures initia ti"es du Dpartement resteront lttre morte. Cependant la crise de l'enseignement primaire laque s'accentue toujours. Il arrive mme de ne pouvoir, dans c3rtaines rgions du ;>ays, remplacer les instituteurs qui s'en vont. D'autres fois, le Dpa,rtement e5t rduit con servel' leur poste des matres, dont l'incomptence ou la, m:1uya,ise foi n'est que trop ma,nifeste. A ce mal si intense S':1joute eneore,dans quelques centres, une crise des mai sons, condamnant le Dpartement des transferts rpts d'coles, sans que celles ci ne trouvent se loger plus confortablement. Telle est, avec les attnuations que com porte ncessairement le sujet, par exemple le dvouement isol d'un petit nom bre de maitres, la situation peu bril lante denos coles primaires nationales,Ces tablissements sont au nombre de 218 avec un effectif de 18.812 lves et uue moyenne de prsence de 12.3;'56. DE L'ENSEIGNEiVIENT PRIM.\IRE PRIV. S 1n3 CJU c3tt3 brd.'l3'13 J l'in Bi513 n nt prkn tira celte qui donne les meilleurs rsultats. Aux examens de Juillet dernier la Capitale, com:ne en Province, les coles primaires prives, laque ou congrganistes, ont furni le plus forb contingent de laqra.ts. 105 lves ont le brevet lementaire eb 6 lves le brevet suprieur. P0ur le certifica.t d'tudes prima.ir-es, ,les mmes CJles ont figur en une excellente position ft ct des congt'g.tnistes nationales des deux sexes. 438 lves ont

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73reu ce certi flcat. -Il ne faut pas chercher bien loin la raison de ce succs. Le personnel des coles prives un sentiment plus net de sa responsabilit envers les familles. Il sait encore que seule, une 10uaIlie et saine mulation at tache chaque tablissement de ce genre une clientle que la moincire dfa.illallt.!9 loignerait. Au cours des deux premiers trimestres de cette anne scolaire, le Dpartement c:1 eu dlivrer un assez bon nombre de licences pour la foniation de coles primaires prives. C'est aussi cette branche d'enseignement qu'il but rattacher l'uvre scolaire des missions protestantes, Wesleyenlle,Baptiste, Episcopale et Mthodiste africaine. On sait avec qu'elle admirable persistance le Pasteur N. Lhl'isson p0ursuit dans l'arrondissement de Jacmel sa lutte contre l'ignorance. L3 pac;;teur Lhrisson contrle en ce moment 11 ta blissements privs. A Logne, Ption Ville, Grande-Rivire d...! N ord,etc .. on trouve des coles des missions pro testantes Cette concurrence dans le bin a pouss le Clerg cath)lique son tour crer, en dehors de celles qui sont subventionnes par l'Etat, de nouvelles coles presbytrales dans les campagnes .. DU MOBiLIER SCOLAIRE ET DB:S CLASSIQUES L'effort tent cette anne par le Dpartement pour amliorer ce point de vue la situation de nos coles, n'est pa.s nglige.able. Dolns un rcent rapport, le Dapartement a expos vo tre Excellence le judicieux emploi fait des ressources que nOU3 procure la loi sur l'tat-civil. Ces valeul'sinsuffi santes popr l'entreprise de construction de maisons d'co les spcialement urbaines, or:t t affectes pour l'exer ce 1919-1920 la. fabrication d'un mobilier l'usage de ces tablissements. A l'heure actuelle dans presque tou tes nos circonscriptions, les coles ont reu des bancs, des tableaux noirs, des bureaux, etc qui parent pour le moins aux ncessits les plus urgentes de leur fonction nement. Disposant d'ailleurs des mmes reSSO'.lrces le Dpartsl'nent est en mesure de complter ce mobilier l o il sera reconnu insuf[is:1nt. A ce point de vue particu lier nous sommes dnc mme de considrer l'avenir avec llne certaine quitude. -

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-74S'il est un point que tous les inspecteurs signalent avec insistance rlans leurs rapports al,l c'est la grande pnurie de fournitures classiques des coles de l'enseignement primaire. Il rsulte de cette constatation une consquence des plus fcheuses dans la marche des tudes. Dans une seule et -mme classe, les livres les plus dmods, les moins conformes aux dernires acquisitions de l'art d'enseigner, voisinent ct d'uvres trs rcn tes. Dans ces conditions, la tche du matre que ne facilite pas dj la pleine possession de son art, devient ardue ou passablement ingTate. Le Dpartement signale cette situation comme l'une des causes qui expliquent la stagnation relative des coles primaires nationales. Bien plus, comme si ce manque dans les livres ne suffisait pas, les livres mme ont atteint en librairie un prix peine abordable. Le Dpat'tement a compris toute la porte du mal. Aussi a t-il pens l'anne dernire fai re une commanda de fournitures classiques en grande p!rtie distribues ces jours-ci ft nos diverses circonscrip tions sco]aire8. Il n'ignore pas pourtant que pour rpon dre cet gard aux exig :lces de la gratuit scolaire, l'Etat devra s'impser sans cesse d'assez lourds sacrificfls d'argent. Les lIvres aux mains de nos lves s'usent vite comme les autres fournitures, papier, encre, etc. DES D'COLES. La crise des logemr.nts scolaire rvle votre Excellence dans le dernier rapport, continue toujours. Elle devient mme plus inquitante par le fait qu'on n'a pu obtenir pour l'exer cice en cours aucune augmelltation du crdit des locations. Pourtant ce sont surtouL n0S principales coles des grandes villes, celles occupant des bliments que se disputent le commerce et l'indusLrie, qui sont ainsi menaces. Ainsi la premire cole primaire nationale du pays, celle des Frres des Cayes, n'a pu tre maintenue jusqu'ici que grce la bienveillante du propritaire e la maison qui la loge, le -Docteur Hollant. Le mme fait dplorable ou tout Hll moins, Je mme dallger menace les coles des Surs de I.ogane, e l'Anse--Vcau, e Port-de-Paix etc. Ces coles wnt mme dans des htttisses branlantes qni mellenten pril la vie des matresses el lves .. I.e Gouvernement a commenc il Jacmel, l'Anse-ft-Veau et aux Cayes, l'excution d' Ull program me de constr ,i :Livn

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75maisons d'coles qJe, avec infiniment de le Dpartement verrait se poursuivre dans d'antres grandes vrUes de la Rpublique. A son lour, usant des ressources cres par la loi du 7 Novembre HH9, il a entrepris, lit ou ses ressources sont suffisantes, la constructioll des maisons d'coles dans les sec tions rurales. Le rcent rapport sur l'emploi des fonds de l'tat civil dj indiqu VoIre Excellence les principaux centres o ce programme s'excute. 1 ,DE L -PROFESSIONNEL. Le Dpartement ne reprendra pas ici les arguments qu'il dveloppait l'anne dernire en ftlveur de l'oragnisation de plus en plus tendue, de plus en plus mthodique de notre enseignement professionnel. Personne d'ailleurs de conteste l'utilit d'un tel effort. La sE'llle considration importante qu'il soulve est de savoir dans quel sens il convient de l'orienter pour qu'il rponde aux besoins rels du milieu. Il ne servirait de rien de crer des coles professionnelles, si on doit y en seigner des arts et mtiers sans application immdiate dans le pays,susceptibles de faire natre au contraire plutt une classe d'ouvriers mcontents par l'impossibilit d'employer utilement les connaissances acquises l'cole. Pour nos jeunes filles qui auront souvent f.t demander l'effort individuel leurs moyens d'existence, le problme est rsolu. Le mo-dle d'tablissemcnt professionnel qu'il faut adopter pour elles en le perfectionnant sans doule, est l'Ecole ElieDubois. Aussi, le Gouvernement accomplirait une uvre ex cellente s'il crait, non pas au Cap et au Cayes, mais dans les plaines du Nord et des Cayes deux internats de ce genre Pla cs dans ces centres, on y enseignerait, ct des travaux de lingerie, de couture et les soins de mnage, certains petits m tiers dont l'agriculture et l'levage rournissent les matires pre mires. L'cole des Arts et Mtiers, sous l'active direction de Mon sieur Georges Jacob continu sa tche d'puration morale de la jeunesse masculine abandonne. A ne voir que les travaux excuts la l\laison Centrale, on se rend vile compte que les contre-matres de l'tablissement ne ngligent pas l'ducu tion professionnelle des pupilles de l'Etat qui y sont interns. Les mmc.s remarques et avec autant, sinon plus de justesse, peuvent tre faites au sujet de l'Orphelinat de la Madeleine. Avec l\lonsieur J. Clllncy, li '1 hOlllme plein d'initiative, on peut beaucoup esprer de l'cole professionnelle J. B. Damier qu'il dirige. Le Dpartement a Cil celte anne munir les trois de l't:ole de quelques oulils ndispensables. Les

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76coles du Btiment et industrielle comptent ensemble un effec, tif de 56 lves. Elle ont t, comme la prcdente, outilles cette anne. DE L'El'\SEIGNDlENT Pas de bonnes coles sans cie bons maitres, telle est la for' mule banale en sa vrit, mais ({ld rgit avec une rigueur im placable l'organisation scolaire Nous ne l'avons malheureuse ment pas compris. De l les ttonnements, nos essais infruc tueux chercher, dans une lgislation toujours nouvelle, des chances de succs pour 110S coles : Aussi la crGlion d'une cole normale de garons s'impose absolument pour le Dpartement. .\.ucune combinaison, si ingnieuse qu'on la croirait, ne saurait remplacer une telle cration. L'enseignement normal est avant tout un entraine ment pratique l'art. d'enseigner que la lecture la plus alten tive des livres de pdagogie les plus parfaits ne peut suppler. Envisag sous cet angle, on doit dire cepenlant que les coles congrganistes des Frres possdent dj un enseignement normal pratique. Les ;;0 ieunes gens qui professent dans ces tablissemenls s'habituent aux mthodes scolaires des Frres, se pntrent par une pr:::t:que quotidienne de l'enfance, des difficults qu'il y a lui i::culquer les premiers lments de la connaissance, On compreul alors l'ide du Dpartement de s'emparer du systme que la ncessit a cr, de le perfection ne'r en instituant des cours normaux dans les principales e coles des frres de la Province. Une telle ide ne doit pas tre abandonne, car elle est susceptible, en attendant qu'on fasse mieux, de donner des rsultats apprciables. L'cole normale de jeunes mies continue fonctionner avec Elle cOI11)}te ]Jour la prsente anne une trentaine d'lves maitr.esses. Son cole d'application a t, l'anne der nire transforme en une cole primaire suprieure. Mai1) on voit yeliir le moment ou cette Ecole ne sera plus qu'un simple tablissement de culture gnrale pour nos jeunes' filles. Alors son but aura t dvi. Dj pour cette anne, il sera assez difficile de caser Port-au-Prince la nouyelle pro-. motion de l'cole, il moins de sacrifier des institutrices qui,par leur instruction, leur exprience de l'enseignement, leur d. vouement parfois, onl rendu de rels services la icunesse fmilline de la ville. Le temps ct la bonne volont, comme on le sait, sont souvenl de puissants matres qui, dans bien des eus, remplacent'uyec avantage l'uvre de la scolarit la plus soigne. que notre Normale de jeunes filles s'rdapte aux besoms de notre enselgnement, il est ncessaire
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-17-former en UI1 internat. Elle recevrait surtout de nos pl'ncipales yille de Province, dc!? boUt'sires aux frais de l'Etat. DE LA SCOLAIRE De grandes oscillations ont marqu en ces cinq dernires annes notre frquentation scolaire. L'cart not entre l'ins cription gnrale et la m.oyenne de prsence trahit une situa tion anormale qU'OIl ne relve dans' le systme scolaire. d'au cun autre pays Si on excepte les Dcoles congrganistes et un nombre restreint d'tablissements privs, la moyenne des pr sences dans nos colcs nationales publiques est sOllvent au dessous de la moiti de l'etTectif gnral, atteint mme parfois le tiers ou peu prs cie ct effectif Veut-on essayer de rem. dier cette triste situht:on en demandant une stricte tion cie la loi sur l:obligation scolaire, les inspecteurs r pondent par de \'raies lamentations. Ils invoquent en chur la misre des familles, l'indigence mme du plus grand nom bre cie ces familles dont, il la vrit, on ne peut nier la f cheuse influence sur la frqllentiltion scolaire. Le tableau sui vant donne pour le premier trimestre de l'anne 19:20-1921 l'effectif et la lUoyenne de prsence de nos coles. Statistiquc Scolaire AN;.;rEE 1920-1921 Enseignement primaire priv,' ;.;rOMIlHE DES ECOLES 1;) coles rurales prives .... ........................................ _.. 530 450 38 urbaines ( primaires ).. ... ......... 2951 2316 1 Enseignement primaire public,' 5(U rurales nationales .-.............. ....................... ..... -. 181Si 105 p resb)' lrales 5857 118 primaires ( filles) .................................. 10:) (( ( garons) ................................. WtH 10 de demistemps .. \)(j3 Enseignement cungrgalliste Nal. 11 des FrrcL .................................. ____ ....... ............ 3260 Surs ....... .. _......... ....................................... ..... 4 11481 414 66()(j 5i;iO 7(j7 2900 40i7

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-78Enseignement publ, et priv. NommE DES COLES EFFECTIF l\!OYENN 6 10 \1: Lyces .. ; ............ ; ..... : ........................ Secondaires prIvees ....................... ..... 650 2792 1 1 1 Enseiy Ile lllf /1 t professionneL ....... ......................... ,' ...................... ............. "' ........................... 234 Enseignement primaire sllprieur J, B, Damiel'._.......... ....................... 175 Annexe de l'Ecole Normale............... 109 Normale e jeunes illIes .................... .... :W Enseig nemeil t SlI pl; l'iC/l1' pri ur! 535 25-15 195 150 83 18 ( de Commerce ......................................................... 40 40 re des foncLion sociales et poliliques de la nation: gouvernement, a ill f tmtion justice, mdecine. cnseignemellt, COmllH'l'Ce, industri etc, etc, Aussi au Cap, landis que le lyce, dlaiss pal' j,l" pulation se plai.-)lanl de la suppl'ession dasse::; SUpt

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-79-rieures de l'tablissement, ne compte <'[u'une qUaI'antaine d' lves, le Collge Notre Dame ofl're un effectif de deux-cents lves. L'enseignement secondaire puhlic n'a pas donn non plus l'anne dernire aux examens de brillants rsultats. Presque toute la quatrime du lyce de Port-ntl-I>'ince a chon l'examen secondaire du 1 cr. cycle. Certians lyces de Pro vince, particulirement ceux. des Gonaves et.du Cap n'ont pas pu, selon la nouvelle organisation, envoyer des boursiers Port-an-Prince. Le Dpartement croit devoir attirer, sans envisager la ques tion au p..oint de vue conomique, t'attention de Votre Excel lence sur les incOllYnients pratiques de ce dernier procd. En admettant que les cinq lyces de Province envoient cha cun une dizaine de boursiers il Port-au-Prince, puisque le ly ce de Jrmie en a expdi huit cette anne, il faut prvoir courte chance le moment o les locaux de l'tablissement de Port-au-Prince ne pourront plus recevoir un seul boursier. Ces hoursiers devant rester au lyce de la troisime la philosophie, c'est dans deux ou trois ans une quantit au moins de deux cents lves s'crasant dans les classes sup rieures il laquelle s'ajoutera d'ailleurs le grand nombre des ex ternes de Port-au-Prince. De l encore la ncessit de ddou bler l'inMni les classes du lyce, sans grande possibilit ue loger confortablement ces nouvelles classes. Le systme imposera chaque anne l'augmentation du personnel pour les classes suprieures, moins de limiter arbitrairement le nom bre de boursiers admellre dans ce dernier tablissement. DE L'ENSEIG:\UIENT SECONDAIRE Cet enseignement est le plus vivant espoir pour l'avenir in tellectuel suprieur du pays. A n'envisager que les coles eon gl'ganistes de cet ordre, Sminaire Collge Saint-Martial, l'Ins titution Saint-Louis de Conzague, le Collge Notre-Dame du Cap. sans parler de quelques tablissements crs par nos compatriotes, Collge Louverture, Collge St.-Vincent de Paul, Ecole du Dr. Pa nitre, Saiut Marc, Collge Capois Port-dePaix, l'enseignement secondaire priv offre un effectif de 2. lve. Dans tous ces tablissements, des matres dvoues et comptents ussnrent le progrs rgulier des tudes l'aide d'une discipline qui s'inspire des plus rcentes acquisitions de l'art de cultiver les esprits. MATRIEL ET FOURNITURES POURN03 LYCES. Un effort ll. t re emment fait pour 40 IL'r nos un

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80-matriel d'enseignement convenable. Rien n'explique mieux l'insuccs relatif de l'enseignement de certaines matires du p:'ograml11e secondaire que l'abt:ence dn matriel qui objective pour ainsi dire l'enseignement de ces matires Quels avantages de grands jeunes gens pe11vent-ils tirer d'un cours de chimie, de physique ou de sciences naturelles qui n'aurait pour base d'expi'ienc que. les planches d'un manuel quelconque'? Le Dpartement a corflpris le danger et espre qu'avec l'organisation d'un bon cabinet de physique, d'un lahoratoire de chimie, la possession de collecLiOlls srieuses, zoologiques, botaniques et minl'Dlogiqnes, l'enseignement si utile des sciences physico-naturelles qui expliquent en somme le monde, prendra dans nos lyces un nouvel essor. DE LENSEIGNEMENT SECOND AInE DE .TEUNES FILLES. A vec la nouvelle organisation de l'enseignement primaire adopte par le Dpartement, il conviendra de dfinir bientt ce. qu'il faut entenJre par enseignement secondaire de jeunes filles. Il existe un programme de l'enseignement secondaire de jeunes filles et un cel'tiilcat de fin d'tudes de cet ordre. Cependant jusqu'ici les lves coles dites secondaires de jeunes filles ne se pl'sentaicnt qu'aux eXf\il1ens des brevets lmentaire et suprieur qu' tort on considrait comme des sar:ctions de renseignement secondaire. La nou velle or ganisation de l'enseignement primaire met ces brevets leur place. Nanmoins, par plus d'Ull point les programmes de l'en seigup.ment primaire supriet:r et de l'enseignement secondaire spcial de jeunes filles se touchent.Ces enseignements diffrent surtout par leur mthode. En dfinitive qu'ils soient des colc,s primaires suprieures ou des coles secondai:'es spciales, des tablissements comme ceux des filles de la sagesse et des Sur de St.-Joseph de Cluny, au quartier de St.-Joseph et \ Laine, de :\Ime.Vve Paret, etc, font le plus grand honneur l'enseignement tout court d'un pays. DE L'ENSEIGNEMENT SUPHlEUH. Ici, rien n'a chang el le Dpartement peut rpter ce que exactement il disai[ l'anne dernire Votre Excellence. L'Enseigllement Suprieur continue donner d'assez bons rsul taIs malgr une dplorable absence d'organisation matrielle. L';utl'c aspect de la question est que nos professeurs Wlemcnt suprieur l'I'o\'ent des molumen!s drisoires Le Dpartelllent maifltient son projet d'augmentation des appoin tement des professeurs de l'Ecole de Mdecine et de l'Ecole de Droit.

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_. Quant a monde des tudianls, nul doute qu'il n'ait subi depuis quelques annes une assez srieuse slection. Les r sultats des examens .annuels de nos deux coles suprieures l'tablissent avec avantage. TIne dernire innovation de notreenseignemcnt suprieur a tF-ide d'ouvrir les portes de. l'Ecole de Pharmacie anx jeu nes filles munies du brevet suprieur Le Dpartement n a pas lieu jusqu'ici de regretter son geste. Celles de ces jeunes filles qui ont t ainsi admises l'Ecole de Pharmacie ont marqu un bel entrain pour l'tude, confirm d'aillellrs p::1.r leurs suc cs leur premier examen. DE L'INSPECTION SCOLAInE. La surveillance et le contrle est le point faible de notre systme scolaire, non parce qu'il faille penser qlle le corps des inpecteurs ne runisse point les qualits de tact, d'nergie mesure, de constance ou de dvouemp.nt, m'lis plutot par le fait de l'organisation elle-mme. Le controle de chaque inss'tend sur une portion notable du tei'ritoire de la H publique De tels fonctionnaires pour exercer avec succs lem mission auraient d tre constamment sur les routes par les plaines et les mornes. excitant la tche, constillant, rpri mandant au besoin le personnel sous leurs ordres. Au lien de celte surveillance active, enlnssante, sans trve ni merci, nous faisons un pru malgr nous de nos inspecteurs des fonc tionnaires quasi-sdentaires, pris le plus souvent par une fas tidieuse hesogne administrative Ainsi donc comme le Dpar, I!ll1ent le disaiL l'anne dernire votre E'{ceHence. le service d'inspection appelle e profondes modifications pOUl' donner des rsultats plus apprciables. L'CNIVERSIT IIAITI. La loi du 18 Octohre 1901 sur l'[nstrucLion Publique a fini ce qu'il convient d'entendre par l'U \'cr:5it d'Hati. Il restait nanmoins donner une forme conc:rde l'ide mise en vidence par la loi. De l est sorLi la orgll1isation de l'Universit d'i-la.Li.De toutes les fonctions sociales ou poli tiques de la vie d'un peuple, celle qui org2111ise son existence intellectuelle doit par dessus tont le Il fallt, l SOllventes fois reconnu, quelques formules morales collectives, an peuple hatien dont la vie. nationale dvoile une trop grande anarchie d'ides et de sentiments. Une telle amliora tion ne peut s'obtenir que par l'cole, en temps qu'on s'y livre une tche franchement ducative.

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-82Cependant 'le ct ducatif est le point faible de notre en seignement. On semble envisager l'istruction comme constituant son propre brevet non un moyen d'ducation sociale. Il rsulte cclte fchcuse consquence qne ,chez nos jeunes gens, le cur ne rpond p:l.S toujours l'esprit et que plus nous faisons de progrs dans les choses de la' pense moins on sent croilre les qualits morales tant il vrai aussi, selon celte pens;" de Chnlkmal"Lacour, qu'il ne suffit pas de l'instituteur pour fairc d'uil citoyen un homme, qu'il y fuut bien d'alltres choses encore et en ce grand ensei gnement qui cst l'esprit de la socit ou l'on vit. Ajoutons de plus lapins grande indiffrence du public pOUl' les choses scolaires, inifTrence ([ni n'est secoue que p:lr les crises spasmodiques d'une accrhe critique entreprisc trop souvent par des individus assez peu qualifis pour la discussion de-choses aussi dlicates que les problmes de l'enscignement. La cration du Conseil National. ds Conseils Rgionaux de l'Universit, .viserait donc intresser tous ceux qui pensent et dans l'tendue du pays, au progr'5 de notre enseignement. Les divers groupements universitaires prvus par la loi du 4 Aot 1920 existant ds maintenant, le devoir du Dpartement de l'Instruction Publiqne est de les consulter, de les tenir en haleine afin d'empcher qu'ils ne tombent dans la somnolence invincible de l'ancienne commission locale . DU DPARTEMENT DE L'INSTRUTION PUBLIQUE Les divers servil!es du Dpartement onl march avec rgularit, sans qu'qn puisse cependant s'empch de remarquer le caractre trup bureaucratique de ce moteur essentiel de notre rouage scolaire. On a par ailleurs l'impression que la besogne est accomplie par les expditionnaires plutt comme une corve que comme-une tche laquelle on s'intresse. La raison de cette situation est la modicit des moluhlents ser vis tous ces employs. Aussi s'empressenli!s,sitt qu'.une po sition meilleure leur est offerte, d'abandonner le Dpartement Un autre trait du Dpartement est la p"carit de ses moyens de contrle pour tout le pays, Il est parfois difficile de se reconnatre au milieu des renseignements contradictoires qui arrivent de toutes parts. Del des hsitations; des hHonne ments,desdcisions slll'iesquelleson revient il courte chance. loutes choses enfin qu'on ne saurait enregistrer pour la bonne marche de l'enseignement national. Il est vident qu'on re mdierait ce l11,al,si les agents du Dpartement prposs l'Inspection gnrale du pays, contrlaient plus souvent par

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'" ') uJ eux-mmes l'tat des coles dam nos diverses circonscriptions. Telle est, Monsieur le Prsident, la situation gnrale de notre enseignement Une question domi ne avec une "idpncc de plus en plus crasante 110lre "ie scolaire, c'est la question d'argent. A cette heure, en face des diflkults coissantes lIe la vie conomique du pays, une vaglle de dcouragement passe SUl' le personnel enseignant tout entier. C'est la note qui domjne avec une persistance inquitante dans tous les rapports des inspecteurs. Si nolis ne pouvons faire un meilleur sort il nos professeur.; de tous ordres, il el'aindrc qlle les amLo rations dj obtenues ne disparaissent dans cct universel d, couragement. Devons-nous enfin ajouter que noIre systme d'instruction publique, bas sur le systme le plus model'l1le de l'Instruc tion publique en France, n'a point besoin d'tre de nouveau organis. Tel qu'il est,.il peut donner'les meilleurs rsullats, si au budget. il est inscrit les valeurs ncessaires il la bonne marche-de tous les rouages du Dpartemcnt. Daignez agrer, l\Ionsieur le Prsident, l'hommage respec tlleux de mon profond d\'ouement. J. BARAT

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RAPPORT DU DEPARTK\1ENT DES CULTES. AU FRSIDE:-.IT DE LA RPUBLIQUE, Palais Monsieur le Prsident, Le Dpartement des Cultes donlj'ai lntrilllat est heureux de vous annoncer que ses relations avec le Clerg n'ont pas cess d'tr!:' des plus cordiales. Et c'est ici pour moi l'occasion de rendre hOll1ll1nge il l'adivit incessante, au dvolll'meml dl' Monseigneur l'Arche\'qne de Port-au-Prince, des EVl'ques :lu Cap-dalien et des Cayes et de leurs infatigables :Iuxiliaires. Relati vemen t aux difficults d 'ord re-budgtai re susci tes par le retout' des prtres dmobiliss et qui vous taient signales dans le rapport de 1920, il m'est infiniment agrnble de constater qu'elles ont t toutes aplanies, et cela, grce crdit supplmentaire qui a t accord au DpartenH'nt par le Con seil d'Etat, pn ses attributions lgislatives. Un crdit extra:.H' dinaire a t galement vot il l'elfet de permettre au Dpartement de payer leur pension 10. aux dix boursiers du grand Sminaire de Pont Chteaux,supprimsdans le budget pendant la grande guerre et' qui ont t rCtablis conformment aux Concordat ct 20. Leurs Grandeurs Nos Seigneurs Le Hl'ZIC et J. BEUAGER qui ont pris leur retraite. Deux nou velles paroisses ont t fondes par deux Arrts pris par Vo,tre Excellence. en Mars de l'anne derni re et en Janvier de celte anne: celle du Sacr-Cur Turgeau et celle de Thomonde, dans Ici Commune de Lascahobas. Le concours que donne toujours le Clerg ll}struclion de la jeunesse s'afrme de plus en plus grce aux coles prt'sby trales dont l'initiative lui revient et qui continuent ronc tionner la satisfaction gnrale Une uvre la ralisation cie laquelle travaillaient depuis longtemps i\Ionseigneur l'Archvque de Port-an-Prince et Nos Seigneurs les Evques des Cayes et du pour la formation l'tat ecclsiastique des enfants ,du pays, dfi ni t i vu le jour: la fondatbn, l'A rchevch de l'Ecole A pas tolfque Notre-Dame dont ie hut est de constituer un Clerg indigne. L'ollvertl1re de cet tablissement a eu lieu en

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-85-Novembre de l'anne dernire. Monsieur l'abb l\Iahot, vicaire la Cathdrale, dirige celle Ecole, Dj sept lves y sont inscrits: six internes et un externe. Monseigneur l'Archeyqlle met le vu ds que le Couseil d'Etat se sera runi en session lgislative, le Dpartement lui demande le vote des bourses ncessaircs pour la bonne marche de. l'uvre. Nous aimons ft que beaucoup de nos jeunes compatriotes profiteront c cc terrai'l propice qui leur est offert, pour y aller dvelopper leurs vocations religieuses. Ils pour ront ainsi, l'avenir, tre utiles l'ducation 1110ralc le leurs concitoycns. Aussi, formons nous des vux les plus ardents p:)tU' la ,conservation de cette grande uvre. Le Gouvernement ne manquera pas d'y donncr tout son concours. Parmi les travaux excuts depuh un an dans l'Archidiocse de Port-au-Prince et du Diocse des Gonavs, il y a signaler Votre Execlll'ncc, particulirement; ceux accomplis Bainet, Saint-:\Iarc'et L1 Yalle. Ces divers travaux, nous apprcnd l'Archc\'CfUC, ont t excuts grce ft la gnrosit dcs fidles qui s'est montre trs grande dans ces trois parois1 -S('!,. Le Dpartement a t inform qu'une Convention concernan' l" Petit Sminaire Collge a t signe le S Aot dernicr entre l'Archevch et la Congrgation du Saint-Esprit. Cette Con\'enlion, nous signale Sa Grandeur, assure d'une manire dfinitive la grande joie de tous, l'existence de cet tablis fement. :Monseigneur rappelle au Dpartement l'espoir que celui ci exprimait dans son dcrnier expos, ,que le Gouyernement pourrait dans le cours de l'anne, donner son attention au projet de l'augmentation de truitement du Clerg qui lui a t soumis par Apostolique. Il ne doute pas, dit il, celle question n'ayant pas t rgle l'an dernier, qu'elle reoive une"solution satisfaisante pour le prochain budget. Grce il "accord intervenu entre le Saint-Sige et Votre Ex cellence, la vacance du Sige piscopal des Cayes, burvenue la suite de la dmission de i\Ionseignem Le HllZic, a t comble pnr la nomination de i\Ionseigneur Pichon.Archevque Coadjuteur de Port-au-Prince, avec le double titre d'Archevque-Evque. Il en a pris possession le 9. de l'ann:> dernire Depuis sa nomination, l\Ionseigneur Pichon dploie avec nergie son intelligente activit dont il a toujours su doi1ner des prenves Port-au-=Prince et fait des efforts considrables pour remettre ce di@cse dans un tat florissant.

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S Ce diocse compte actuellement trente quatre paroisses dont six titulaires-rsidents pal' suile de la diminution des cadres du Clerge>, diminution produite surtout par l'arrt du recrutement perant la guerre Europenne. Il est a souhaiter que les cadres soient de nouveau bien garnis, car les paroisses, prives actuellement de prtres en souffrent tant au point de yue malriel que reli,:rieux. Dans sa rcerlte tourne, Monseigneur l'Archevque-Evque a IHl cons!:llcr ([ne seulement six Eglises sur trente quatre SOllt adle\'cs. li cn est de mme il pen prs pour les presby Ik,ignale il l'allenlion du Dpartement l'tat dplorable dans lequel sc Ircuye L1 Cathdrale des Cayes :" Ce n'est,dit il, qu'un magasin informe et qui ne convient point sa desle li n at ion al' t uelle. De l'mouvant rapp0r[ que nous a adress Sa Grandeur,elle dit: qu'il y a lieu dt; rlablir le chiffre principal des coles presbytrales sllbv.clllionnes autrefois ct dont un grand nombre-, particllliL'relllcnt de l'Arrondissement de Nippes, a (l supprim sans explications malgr leur bon fonctionne ment. Dans un cert:lin nombre de cas le diocse a pris ces coles sa charge, mais il ne peut le faire pour toutes. Ce rtablissement est d'autant plus ncessaire que seule, l'cole enrayer le mou\'ement marqu de recul de nos cam pagnes, mouvement qui s'accentue visiblement partout oit rcole fait dfaul ou est mal tenue Dans le diocse dll Cap-Hatien, Monseigneur Kersuzan fait preuye d'une belle activit. En effet depuis son retour de France en Dcembre dernier, o il tait all s'occuper du re crutement du Clerg et des intrts gnraux de la Mission d'Hati, ce venr Prlat se dpense sans compter en effectuant des tOl:rnes pastorales pour porter la bonne parole aux po pulations de son diocse et rconforter ses nombreux auxiliaires qui exercent leur ministre dans les yilles etles bourgs loigns du sige piscopal. Pur ailleurs Monseigneur Kersuzan fait savoir au Dpartement que CE:-':T GOURDES par mois donnp.s par la Caisse Publique bon nombre de nos coles presbytrales sont loin de su1llre. Parmi les Eglises qui tombent en rnine, il nous signale la grande Eglise de Plaisance dont la couverture est toute reLII'', celle de SI.-l\iichel de l'Attalaye; d'mUres, nous dit il, sont en construction depuis des annes et ne peuvent tre acheves, comme St -Louis du Nord, Limb, Massade, Sainte Suzanne. En nous entretenant des Eglises J\Ionseignel:lr nous apprend qu'il ya des paroisse.s qui manquent de presbytres salubres,

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-87 o comme le Trou o il ne peut plus acclimater de prtres, faule de logement. Dans le courant de l'anne del'l1ire, le Clerg d'Hati a eu dplorer la mort de plusieurs de s.es membres. Fidle ses traditions de courtoisie, le Dpartement s'empressa, dans ces douloureuses circonstances, de s'associer son deuil. Les diffrentes nominations faites dans l'Archidiocse et les diocses des Gonavcs, des Cayes, du Cap Hallien et de Portde-Paix, ainsi que les mesures prises dans l'intrt de la Religion, sont publies, chaque mois,dans le (I3ulletin Religieux d'Hati, ) Organe du Clerg. L'uvre d'Ev8ngdisation des Culles protestants se dve loppe de plus en plus, grce au concours des pasteurs qui font preuvre d'une incessante activit En effet, ils contribuent efficacement tant par l'cole que par l:glise la rforme de nos murs en aidant puissamment l'Etat arracher le peu ple de lgnorance. L'Eglise "'eslcycnne Indpendance de Port-au-Prince, les Egiises Orthod9xe, Apostolique, Baptiste et Africaine-Mthodiste ainsi que la Socit Biblique et des Livres Religieux d'Hati, rpendues dans plusieurs villes de la Rpublique, poursuivent sans dfaillance la mission qui leur est chue dans l'uvre d'Evanglisation. Et ce n'est pas sans raison que le Departement se fail le devoir de rendre ici un hommage public leurs devous pasteurs. Yeuillez agrer, Monsieur le Prsident, l'hommage de mon enlier dvouem nt et de Illon profond respect. J. BARAU

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JUSTICE :\lol1sienr le Prsident, J'ai 1':n"l:lCll!" Vous soumettre l'Expos de la Situation du D0partclIl('nl dc la Justice pour la priode s'tendant e F Hier lT20 ce jOllr. En accomplissant ce vu constitu tionnel, qu'il me soit pern!is d'exprimer, au seuil de ce Rap porl,tollte ma satisraction de voir la marche de nos Tribunaux s'orienter d"un pas plus ferme vers une distribution rapide et (qllltahle de la Juslicr, rpondant ainsi l'un des dsirs les plus fervents du Pays ('lItier.On peut encore signaler quelques le:llurs regretlahles qui ont soulev des critiques; mais ces lentcurs inhrentes 'ailleurs aux choses de la Justice, sont b rge III en t com pens'cs pa l' t1 n fort couran t d'mulation entre Il'llU p:lr des hommes de devoir que la Rforme de 1918 a permis d'introduire dans la i\lagistrature. Si l'on songe que le sC)rl de nos :\Iagistrats n'a pas pu tre amlior en proportion de ce qu'il faudrait pOLIr les mettre l'abri du besoin, l'on ne peut qlle se i'jDuir dll clvouement qu'ils a'pportent dans l'ac complissement de leur lche. Nos magistrats comprennent l1s doivent tre portes aux Arts. 6, 15,27, 30, ;';(j ct tH de b loi sur l'Appel. En consquence, un projet de hi a t soumis au Conseil d'Etat kJ\'oici, succintement C'xposs, les travaux particuliers de cha cun de nos tribunaux: 1. -Cassation De i\Iars 1920 il Mars le Tribunal de Cassation a rendu: Arrts ch'ils 00 "'00-00'''''"",,, "" ... 198 criminels .... .... ,,," .... ". 50 Total: -248 dcisions,

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sait 52 arrts en moins que l'anne dernire qui avait accus un total de 295 dcisions; et 24 arrts en plus sur l'exercice 1918-1919,dont le nombre de dcisions atteignait 221arrts Le pourcentage de diffrence est si minime qu'on peut dire que dans l'ensemble, le Trihunal de Cassation maintient ses tradi tions de labeur srieux et constant. Le Dp!1rtement n'a qu'un regret, et il y a plus de sept :1l1S qu'il l'exprime, c'est que ces travaux, qui constituent une source prcieuse pour ccux qui rechel chent la progresssion de notre jurisprucleilce, sont exposs se perdre p3.1' dispersion ou dtrioration, Leur impression en un Bulletin s'impose, non seulement pour le danger signal, mais enco;:e litre de vulgarisation dans le monde judiciaire e la province ct l'tranger, Un crdit de Or *'2000 sera port cette fin dans le projet de Budget Cette anne a vu fonctionner le Conseil Suprieur de la Ma gistrature, cr par la Loi du 12 Mai 1920 et dont le rle e!:>t attribu au Tribunal de CH.ssation Les dcisions communi ques au Dpartement de la Jl1stice, selon le vu de l'art. 8, sont u nombre de cinq, Ce chiffre peu lev est tout un cri trium l'honneur de notre il s'vidente que si dans l'enchevtrement des intrts divers et parfois oppc ss qui se dbattent en justice,il n'existait pas un certain qui libre, les plaintes eussent t plus et l'intenn tian du Conseil plus frquente, Il est infiniment d'autre part, que cette mme pondration et celle mme sr. gesse qui ont fait dsigner le Trihunal de Cassation pour un rle la t'ois important et dlicat, continuent d'inspirer ses dc sions,de teUe sorte que tous Les intrts tant sauvegards, ceux des justiciables comme CCliX des .Juges, le Conseil ne dgnre pas en un instrument de chicane et de tyrannie. Notons, pour finir, la perte douloureuse qu'a prouve le Tribunal de Cassation, dans la personne d'un de ses juges le pIns distingu,Me, Justin DvoLAllx manifestations de regrets qui furent exprims celle occasion, le Gouvernement s'a:: socia pour une large part. C'est :\11', Ols Lger, Vice-Prsident du Tribunal d'Appel de Port-au-Prince, qui a t appel, par Arrt du :\Inrs 1921, rem placer le Juge Dvot. II,Tribunaux d'Appel Xos deux Tribunaux d'Appel sont en plein fonctionl1ement depuis deux ans Bien qlle cet intervalle soit court pour porter d'ensemble sur l'influence qu'ils exercent dans la solution des affaires litigieuses, c'est--dire de confirmer des jurisprudences taplies d'asseoir les leurs propres, on peut

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--tout de mme constater qu'ils font des efforts persvrants pour justifier les ncessits qui les ont fait natre. Le dcompte Je leurs dcisions s'tablit comme suit pour l'exercice 1920-192i. Appel Port-au Prince : Arrts civils ............... do' 127 criminels. .. 0'''' 23 Total: 150 dcisioJS Appel Ganaves : Arrts civils .... .. : .. ,. ..... 26 .l) criminels ....... 0... 11 Total: 37 dcisions. La question de loger nos deux Tribunaux d'Appel, proc cupait le Dpartemellt jusqu' l'anne dernire. Elle a pu tre rsolue pour cellli de Port-au .. Prince qui l'ouverture de la prsente anne judiciaire. a pu commencer ses travaux dans son propre local. Sans doute cc n'est pas la situation dfini tive rve pour une Cour d'Appel ; un cadre plus grandiose lui est rserv dans l'avellir ; mais telle qu'elle est, son ins tallation rpond aux plus plessantes ncessits, dont l'une des plus pratiques est la facilit que sa proximit des autres Tri bllnaux ofl're allX parties et aux avocats. Il n'a pas dpendu de ce Dpartement qu'il en fut fait de pOUl' le Tribunal d'Appel des Gonaves.Un mobilier lui a t fourni galement; mais faute d'un local appropri, in trouvable dans cette ville, le Tribllual continue il teuir ses au liences dans le local du Tribunal de lre. Instance. Le rez-'de-chausse vacant de la maison occupe par l'Administra tion des Finances des Gonaves a bien t offert il mon Dpartement. les conditions sanitaires de cet appartement sont ce point douteuses, que le prsident du Tribunal d'Appel s'est refus tout transfert. constructiou. de palais de justice pour les principales i villes de la Hpnbliqnc est il l'hure actuelle une ncessit. III.-Tribunaux de ire. Ir stance Il n'y a rien de particulier signaler dans la marelle des douze tribunaux de cet ordre, qlll a t, au cours lie cd ex ercice, normale et rgulire. En dpit des vives critiques, des doutes qui firent explosion son dbut, l'institution du

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-91 unique accumule chaque jour ses preuves de vittllit. On constate chez presql1e tous les juges de cet ordre, un senti ment trs accus de leur responsabilit, et s'ils bannissent les longs dlibrs qui dsespraient alrefoi" les justiciables, leurs dcisions ne sont pas moins marques d'une exprience rflchie et d'un savoir trs apprciahle. A cet gard, le Tri bunal de 1re. Instance de Port-au-Prince, celui des Cayes et celui de Jacmel, pour ne citer quc CCLIX-Ut, donncnt un bril lant exemple, sous l'habile dircction Je leurs Doyens respec-tifs. On peut apprcier le rcndel'nent des tribunaux de ce degr par le tableau ci-dessous: Etat des dcisions rendues en toutes matires par les Tribunaux de Premire Instance. \ 1 1 ...... Onn. JUGE1 JVfilDICTION 1 -3 ;:: "l elY/LE .,; 0:3 r.. D LXSTn 0:'; .,; 1 1 w 0 1 :..;;: r.J "" Port-au-Princ;1 ---'._----69i /. 12D 121 1 2t 1 1ic! 84 Jacmel_ ................ 1 34i 30 111 1 l '2 53 Cap-Halen ...... "1 2 :n 91 21 4;-' 150 Petit Gove .. nK ')-3:-} D Hl 102 -1 Saint __ .... 101 2X ;)2 J _U 180 Aquin ................. 100 21 9 22 Anse--Veau ....... G2 3 101 13 21 Fort-Libert ..
  • -.: .. 0 E-< 122 58 61 36 41 15 20 16 51 9 9 9 8 2 ;) o 1 3 30 La seule difliclllL d'ordre pmtiqlle rencontre dans le fonctionnement du jugc uniq1\,est celle que soulve la procd re en matire dc faillite. Po"r suivre les oprntions si complexes d'une faillite et en vue d'viter le retard qu'apporterait l'intervention d LI Tribu nal si les parties tai ent obligeS d'y recourrir, l'arl 451 du Code de Commcrce permettait de dsi gner un juge-Commissaire qui assistait les syndics provisoires et les syndies dfinitifs, rt tranchait les contestatiollS que ces mmes oprations pouvaient soulever. Le .Juge Commissaire, tir d'ordinaire de la composition devant laquelle se plaidait la fai,llite, remplissait, dans une certine mesure, le rle de Tribunal. Etant donne qne l'art. 38 de la loi organique du 1l

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    Septembre {918 a supprim le juge-Commissaire et la forma lit du rapport, par qui les fonctions susdites sero::[dles remplies? Certainement par le ju{;e unique, puisque Ie texte est formel. i.\lais alors 011 retombe dans les anciens errements qu'on avait autrefois 'l'oulu yiter : voir le lribuna-llui-mme se mler la faillite, au grand dtriment des autres affaires qu'il pourrait avoir expdier. S'.lisi de ces difficults par les Doyens du Cap el des Caycs, le Dpartemellt a d naturellement opiner pour l'application du tExte de l'arl. :-38 sus-,vis. Mais alors le dbat n'est pas clos, puisque ces Tribunaux en question ont d nommer des juges-commissaires. Le Dpar tement se propose de faire examiner ln question par la Com mission de rvision des Codes, en yue de la solution y apporter. '. Des sessions criminelles ont t tenues dans toutes les juridictions, permettant ainsi au pluS" grand nombl:e possible de dtenus de connaitre lel1r sort. Le Code d'fnstrnction criminelle ayant t, dans ses priCipales pm-tics, modifi par la loi du 12 Juillet 1 U20, c'cst donc sons l'empire de celle loi que toute la procdure criminelle a t suivie A cet gard, il conyient de signaler quelques embarras d'ordre matriel que son application a fait l1aitre mOl1lentanment. relativement: 10) la formation de la liste des jurs (art. 218 deyclll) 216 ) pour les Communes non encore jJouryues de' notaire, notaire dont l'assistance est mai n tenant requise ; 20) il la notification aux jurs de leur nomination, dans les Communes non pourvues d'une Administration postale outille sutIisamment pour l'emplir les obligations mises il sa charge par l'art.223 devenu 221.Dans le 1er cas, le Dpartement a d antoriseiadministrativement de se passer du notairc, et dans le second, de revenir il la citation par huissiers. Vu l'importance de la matire de l'Instruction criminelle, le Dpartement se propose de codifler les principales lOIS ou dispositions de loi qui la rgisscnt. Autant que possible les anciens textes seront rappels lit o. ils prsentent des diff rences sensibles avec les nouveaux Une annotation doctrinale et jurisprudentielle compltera le travail. .-\. celte fin, mon Dpartement s'est entendu avec deux juristes qui se sont cn gags it livrer le travail da/15 lc dlai d"Jne annc. Le tadf dcs frais:l perccvoir dans lcs Tribunallx la H puhlique donnait lieu il dcs contestations sans cesse renouYe les, qui n'laient pas bon escient, grce l'parpillement des textes sur la m:ltire Le Dpartement, pour rendre service auxintrcsss, a fait diter officiellement en brochure,l'ancienne loi du 13 Aot 1877, deven e de nos jOllrs presque introuvable, mais. en y comprenant toutes les autres

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    -lois qui l'ont modifie, amplifie dans la suite. De sorte qu'en une brochure trs portative se trouye runie toute la lgis-lation snI' le Tarif. IV.Tribunaux de Paix Tout a t dit ou presque sur la situation de nos tribunllux de paix: recrutement difficile, d'o impossibilit d'envisager une rorganisation loi organique de ces tribunaux a t remanie; la corporation des fonds de pouvoirs mili tant devant eux, organise mthodiquement; la :::omptence du juge de paix ramene un taux raisonnable Il que que les choses devraienlmarcher mieux. Il n'en esU'ien pourtant, l'exceptiol1 des trihunaux de la Capitale et de ceux de nos villes o sige un Commissaire du qui font d'upprciahles efforts pour justifier la confiance Je leurs justiciables. La situation des Juges-supplants de ces tribunaux est plus particulirement prcaire. Percevant un salaire pour le mois o ils sont de service, ils vivel peine de leurs fonctions. Dans bien des cas, quelques-uns aprs une exprience pleine de dsillusions,abandonnent la fonction sans esprit de retour.' D'autres, au contr:lre, moins scrupuleux s'y cramponnent. Le Dpartement s'est trouv en face de tribunal de paix compltement dsert par son personnel qui avait migr Cuba. Ceci se passadails laJ uri diction de Port-de-Paix. Le Dpartement ne voit qu'une issue cette pnible situa tion, c'est de relever le traitement des juges de paix en proportion de l'importance de son tribunal, ensuite d'offrir un salaire mensuel aux juges-supplants, sauf, si besoin est, en diminuer le nombre duns certaines localits. Ainsi se consti tuerait l'tat-major de nos juges de paix, si ncessaire l'heure actuelle pour scmer dans les confins de nos plaines, la parole d'uniop et l'exemi)le de la pr'obit par le respect du bien d'uutiui. Voici pour l'exercice le rendement de ces tribu. naux. Etat des dcisions rendues en toutes matires par les Tribunaux de Paix De Fvrier 1920 il Fvrier 1921. Jl1fiIDICTIONS to) POfir-AV-PnINcE.Section Nord, 14t8 ;Sud, 2174; Ption Yille, 76 ; Thomazeau, 309; Mirebalais,

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    --94 269; Saut-d'eau, 104; Sn.vanetle, 18 : Grands Bois, 117; Ganthier. 109; Lascahobas, :302; Belladre, 36; Gomive, Croix des Bouquets, 20) CAP-IIAITIEN_ .............. 553; Ql1arlier Morin, 91, Limonade; 78; l\liiol, 58 ; AClll du Nord, 140; Plaine du Nord, Grande Rivire, 184; Dondon, 53; Ranqllille; 79; St, Raphael, 138 ; Quartier de Pignon, 41; La Yictoire, 59; Limh, 337 ; Bas du Limh, 59; Plaisance. 83; Pilate, Port l\largot, 124 ; Petit BOllq:; de Port l\Iargot, 3 ; Borgne, 318. 30) CAYES ...................................... 667; Camp Perin, 182; Ile Vaches, 9; 40) GONAIVES .......... ....... .. Torueek, 151 ; Ch&ntal, 393; Port S!flut, 102; St Jean du Sud, 31 .. Hoche il Bateau, ; Coteaux, 128; Port Piment, 1Q5; Chardonnires, 106 ; Anglais, 176; Tolnl : 2.141 dcisions, dont 1 05,1 de simple police. 50) SAINT-MARC. ___ .. _Petile Riyire de l'Artihonite, 414; Des-salines, Venelles, 120 ; La Chapelle, 27; Grande Saline, 72 ; Total. .(jo) PonT-DE-PAIX ....... 597 ; Mole St. Nicolas, ; St. Louis du Nord. 277 Anse a Foleur, 171; Jean Hahel, 107 ; Baie de HennE', Bombard9po-lis, 22; La Tortue, 88. 70) JRMIE 80) JAC:.fEL ..... __ ........... .......... 707, l\Iarigot, 467; Saltrou, 1,13; Ctes de Fer HO; Bainet. 31:3; Anses Pitres :i4 ; Grand (osier. 54 ; Total 1.858 dci sions, dont 798 de simple police. 90) AQUIN .................. .................. 371; St. Louis du Sud, 192; Cavaillon, 90 .. Total 653 dcisions,dont 118 de simple police 1(0) PETIT GOAYE ...... 90G; Lognne, 83G ; Grand Gov, 227; Gressier, 170; Total 2.159 dcisions,dont 693 de simple police. 110) 'PES .... _..............Anse Ve,1u, 209; Pete Hivire de Nippes. n5; Gharlier, 39 ; Miragone, ; St. Michel, l44; L'Asile, 89; Petit TrOll, 150 ; Grand .Boucan, .. Baradres, Total 1.280 dcisions, dont 90\:1 de sim ple police.

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    120) FORT LII3ERT 05 Ouanaminthc, GO; Fort Libert, ; l\Ion[ Organis, 12 ; Perches, .. AClll Samedi, :29 ; Cm'jce; 5:-1 ; Ferrier, 21, Yal lire, 24; 'rerrier Rouge, 21 ; Caracol, 31 Trou, L1(}; Ccrca la Source, 59 ; Mombin Crochu, -j5 ; Grand Bassin, 14; Sainte Suzanne, 34 ; Total 493 dcisions, dont 340 de simple police. V'Parquets Les chefs de ces Ofiices et leurs Suhstituts s'acquittent pour le mieux de leur double service judiciaire et administratif. Sans diminuer en rien leurcontrle pour l'application de la loi, ils entretiennent avec les membres des Tribunaux prs des quels ils exercent leurs fonctions les meilleurs rappoi,ts de courtoisie et d'entente, C'est dans la surveillance des tribunaux de [Jlix,le conlrle officiers mini slriels placs sous leurs ordres, que le Dpartemant trouve en eux des auxiliaires vrai ment actifs. Comme Agents de la Police Judiciaire, ils ne sont pas moins courageux dans l'accomplissement de leurs devoirs, lequel comporte souvent une grande impop'Jlarit momentane. Le Dpartement leur demande aussi de prter leurs bons offices pour le rglement de menues contestations civiles, en vue d'pargner cl des paysans illettrs et sans ressources, les frais dispendieux e longs procs. Ces cas sont plus nombreux qu'on ne pense, principalement dans des rgions comme mel, Aquin, Petit-Gove o l'on rencontre un esprit processif trs dvelopp le cam;Jugnarll.L'intervention du Commis saire du GC'uvernement, si celui,ci apporte le tact ncessaire, produit parfois des solutions trs heureuses. A ces titres divers, un Parquet revt une importance capi-tale pour la juridiction qu'il dessert. Le Dpartement a le regret de noter que les tournes d'ins pection si ncessaires poul: son information s'effectuent peu ou prou, le,", Commissaires du Gouvernemenl prouvant des difficults i! tre pays de leurs frais de dplacement. Cer tains, et c'est l'exception, les font leurs frais; d'autres, les plus nombrenx, y renoncent purement pour ne pas subir la formalit que rclame l'office du Conseiller Financier, 'd'avoir jusiil1er, pices l'appui, l'emploi de l'indemnit de voyage de $.2::>0 gOlll'des, POlir qui connait les murs de nos campagnes, on devine quelle impossibilit on cre un Commissaire en tourne. d'avoir exiger reu ou quittance des services qu'il paie,En

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    96dpit d'une viye correspondance du Dpartement cet gard, la question reste toujours en dbat. Depuis que la direction et l'administration des Prisol1ssont confies la Gendarmerie, le contrle de ces Etablissements par les membres du Parquet soulye parfois des difficu.lts. VI.-GreITes.-Les greffes rendent un compte exact des di'oits qu'ils oivent. Le rendcmcnt de celle rgie s'lablit comme suit: Etat de! Recettes ralises par le Greffre des Tribunaux Suprieurs de la Rpublique de Fvrier 1920 Janvier 1921, 10 Cassation......... _....... ......... G. 1 i)1Lfi() 20 Appel ( Port-au-Prince) ........................ (i;)(i.()O 30 Instance ........... __ ._.. 2.0.O{) 40 Appel (GonaYcs) ..................... ... 181.0U 50 Instance ._ .................... C( 17;')00 60 Cap-Hatien ......... ,_._ ................................... ___ .... cc G21.75 70 Ouanaminthe ..... ... .. _..... 107,371j2 St Marc __ .. __... ............ ............. 2,13.00 90 Port-de-Paix ............................................................................ '271 50 100 Jrmie_._ ...... .................................. ................................ cc iHi8.GO 110 Jacmel ......................................... -;;_ ................................... 7-1l.5 120 Petit Gove ................. ............. ___ .............................................. .75 130 Cayes ... __ ........ ................. .................................... .............. 341 00 140 Aquin __ .......... .............. __ ..... ...... _._ ............................. .. 131 OU Anse--Veau ...................................................... _....... iO.O Valeur encaisse pl'. Cje de l'ElaL ................... ........ c. 7.515.87 1/2 VII. Location Fourniture;;.Un crdit extraordinaire de $. 1.036 goures a permis fi mon Dpartement de satisfaire dans unecerlaine mesure les justes rclamations des propritaires des maisons occupes par les tribunaux. Ce n'est l qu'un palliatif la crise du logement. Aussi le projet de Budget pour l'exercice prochain, le Dpartement a d prvoir une augmentation raisonnable de l'allocation pour Location. Le Budget en cours comportait au Cha pi tre-l\Tatrie!, une allocation e G. 30 000 gourdes. Utilisant ce crdit, le Dpar tement est arriv pourvoir tous nos tribunaux et tous nos Parquets d'un matriel neuf ou hien Des dcvis de ce qui est strictement indispensable leur avaient t demands, c'pst aux Doyens et aux Commissaires du Gouvernement eux-mmes qu'il a t laiss le soin de les excuter. 11 est

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    IcYident que tous les ne sont pas satisfaits; chaque Itrilmnal,chaque Parquet voudrait avoir un matriel moderne des plus complets. Ce sont l des dsirs que le Dpartement laurait voulu raliser. Nanmoins, il sera rendu ce Dpartement, cette justice qu'avec les moyens dont il a dispos, il a !ait de son mieux pour attnuer cet.te irritante question de natriel.La mme allocation de G. 30.000 gourdes est porte dans leprojetde Budget 1921-1922.Le Dpartement compte en atTecter une bonne part doter nos principaux tribunaux kIl' paix d'un matriel convenable. . Les dcmandesde fournitures du Dpadement ne restent pas en soufTrance. Les PaUl li l'ts -seuls Offices qu'il a sa cha rge.en sont pourvus temps. rgulier et d'une manire satisfaisante. '. III. -=-.: r otaircs-1. rpenteurs-Etat-Civil.1 D'aprs les rapports des Commissaires du Gouvernement des diffrentes juridictions, le Dpartement est en mesure de de grandes amliorations apportes dans l'exercice des de notaires et d'arpenteurs. Tous les abus n'ont pas 'cess; mais ils se font plus rares et moins criants, Les nou:yelles Lgislations du 24 Fvrier 1919 sur le notariat et gu 16 iJuin 1920 sur l'arpentage, sont, il est vrai, trs svres pour la rpression des infractions,el un large pouvoir disciplinaire a t fait aux du Gouvernement. II faut sans doute attribuer il tille rigoureuse excution de ces lois, les challgements favorables que nous venons de signaler, Ln loi sur le notariat, cependant, devrait comporter l1l1e idiSPosition plus explicite tant sur la nature du cautionnement que sur la peine appliquer en cas de non-versement. Ce si ellce de la loi, s'agissant d'une peine appliquer, empche mon Dpartement de trancher dfillltivement la question du :cautionnement. En effet, il reste de nombreux notuires qui ne 'se sont point acquitts. Dpartement n'u t saisid'allcune plainte au sujet de l'Etat-civil dont le service a t confi aux :VIagistrats Communaux. IX.Gendarmerie,i Le Dpartement note avec regret qu'entre certains Parquets et le Corps de la Gendarmerie se sont soulevs assez souvent des malentendus, toujours relativement au rle des officiers et gendarmes comme auxiliaires de la Police Judiciaire, Il doit tre entendu que la Gendarmerie n'a aucun pouvoir de rgler des contestations, et encore moins de refuser de prter !llainforle aux dcisions de la J ustice,-

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    913 X.Squestre & Liquidation des Biens Allemands.Conformment la Loi du 1:3 Novembre 1918, les biens allemallds mis sous squestre ont t liquids en partie'. Des rapports adresss au Dpartetr.elll pur la Commission de' Controle, il rsulte que les Squestrs-Liquidateurs ont eu pour la priode du 1G r-.;ovembrc ID18 au :30 Septembrc H119 la somme de Or. $. 1.175 4G!.31 et Gdes. 44 913.::;2; Du 30 Septembrc 191H l'heure actucll,e Ulle somme beaucoup plus forte. Ces valcurs ont servi payer les dpenses prvues par les articles 11 el 1'2 de la Loi du 13 Novemhre H118 Il en au lct'. LVhrs plus de x Millions de Dollars (Or, 8. 2.0J::>,OJJ) etplus de Trois Cent :VIille gouedes ( Go..urdes 300.000), Une question se pose il propos des biens sql'lestrs : Doit-on en continuel' la liquidation? Le paragraphe h dG l'urt 297 du Trait de Paix dit: S:H13 rserve rli,;n,iti:->ils c)tllraires qui p::Hlrraient ({ rsulter d'l prseat Tt':lit!,1es Puissances allies ou associes fi: se rservent le drJit retenir et de-liqllider tous les biens, {(. droits et htrls appartenant, il la date de la mise en vigueur '( du prsent Tr.lit, des ressortissants allemands on des so a cits contrles par eux sur leur territoire.)) C'est donc une facult qui est rserve chaque Etat de l'plenir et de liqllidcr les biens des ennemis Parla Loi du 13;, wemhre 1918,sept mois avant le Trail. l'Etat Haticn pris la dtermination dc meltre sous s q\lestre toules les maisons ou socits ennemies et de les liqui dl'[. Si la loi n'cst pas moJifle, la liquidation des biens allemands doit conlll1ucr. Au paragraphe h de l'art. 297 du Trait on lit: Dans le cas des liCJ.llidalions effectues soit dans les nou0: veaux Etals signala.ires dll prsent Trail comme Puissances allies ou associes, soit dans les Etats qui ue participent (l pas anx rparations payer par l'Allemagne,le produit des (( liquidalions effectues par le GOllvernemGnt d('s dits Etats il: devra tre vers dil'cdement aux pr:lpritai,'es sons rsel've dcs droils del,t COlllmission des Hparatio:ls en vertu du prsent 'l'l'ail, nOlart11:1ent des Arls. 235 el 2Gn. Il Or, Haiti est d:ll1S la catgorie des Etats qui ne participent

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    un pas aux rparations payer-par l'Allemagne. Le produit des liquidations doit donc tie vers directement aux propritaires. y a-t-il intrt continuer la liquidtio-n ? Vu l'tat actuel des all'aires, les biens liquider perdront au nnills lei d Icurs valcurs,et la som:ne dj en caisse suffit biell au dl pour payer les rclamations haitien ... nes et pOli r rgler les ca tgories d' ubligati ails pc u nia ires pr .. vues l'art. 29 du 'l'l'ail de Paix et qui ren'ent d3ns les allributions de rOJJice de Vrification et de Compensation. Il conviendra de prsenter au Conseil une LoLmodi ficalive de celle du 1;; Novemhre 1 Ul,S D'ailleurs celte Loi du U Novembre 1918 prvoyait dans son article 1? ... _:Jme alina, que le solde des valeurs prove nant de la HCIuidation serait dpos la Banque Nationale de la Rpuhliqe dHati pour qu'il en saiL dispos conform-. ment aux)'ois qui pourront tre faites ultl'ieul',ement. Cette Tpoi devra dire comment se fera le de tontes les dues aux cranciers allis par les maisons alle mandes ;mises sans squestre. Dj des rclamations ce sUjet sont pendantes devant Je Dpartement des Relations Extriel:oi l'es. Les cranciers amricains,par une ptition du 16 Septem .. bre 1920 leur Secrtaire d'Etat, dCll1'l!ld:lient une interven tion afin de ne plus continuer souffr;r de nouveaux pour la perception de ce qui leur d, Le 3 Dcembre 1920, la Lgation Britannique pi'iait le D('partcment des Helations Extrieures de l'informer quels arrangel1lents avaient t pris par le Gouyernemellt Hatien concernant le rglement des rclamations des sujets britan!1iques non rsidant en Hati. XI.-Naturalisation Arrts de grce, L'anne a t fcrlile en naturalisations diverses; 75 dcla ration;; sont enregistres; etU arrts confrant la qualit d'haltiens ont t pris. Les Arrts de grcc sont au nombre de 12 et ceu de co:umutation de peines, 3. XI.-Au cours de l'Exercice 1020 1921, le Co lseil, d'Etat ft eu yoter les lois suivantes: a) Ccllc du 10 Mai 1920 permettant le remalage p JLl:t divorcs et autorisant lasparation de ,corps .. h) du 12 Mai 1920 instituant lc Conseil Suprieur de la ;

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    e) celle du 16 Juin 1920, modificative des lois de 1815,1877 et 1882 l'arpentage; d) celle du U Juillet 1920 fixant les conditions dans lesquel. les les trangers peuvent exercer le droit dc proprit octroye par l'article 5 de la Constitution . JI Y a actuellement en c:)urs de devant le Conseil d'Eta1,le projet de loi n103illcatifdu Cede de Procdure civile, Le Dpartement se IH'opClse d'apporter moJifications a.ux arts. 13 et 21 de la loi du Juillet bU) saI' l'exercice du droIt de proprit qui, com:ne ont le sait, a fait nailre, chez quelques trangers tablis en l-llti des craintes l'gard, des acquisitions d'immeubles qu'ils ont faites depuis la pro mulgation de la Constitllti;:m de 1!1l8. Ccs cra:ntes ne sunt point fondes, Le Gouvernement, ell celte loi uu Corps Lgislatif, n'a pas eu en vue de retirer d'une faon in directe ce qui a t accord par la Constitution. :\lais la COIlS titution pose un principe et c'est la loi qui doit flxer les dtlils de son application. L'on trOLlye que cette loi y j,nt tanl ; que dans l'intervalle qui s'est coul entre la IJl'Ol1Dlgltion de II Constitution et celle de la loi, des trangers, prolitant de: 1 t porte ouverte, ont mis b:::wcoup de capitaux (bllS les ac quisitions de biens foncic'r;, et q'uil seL'dit sou injuste de leur faire perdre valeurs, ct qlle ce serait,1 au surplus, contraire l'intrt hien entendu du PLlyS: lal haisse gnrale de la valeur de la terrc atteindrait tout le monde. Ces critiques ont quelque fondement. i\!ais il y a aussi un': manque de prvoyance chez plusieurs de ceux qJ1i se sont mis, S'lns rflchir, acheter des immeubles. L'1 simple lc.:ture du lexte de l'art 5 de la Constitution su t'fis:tit IDur r,tire reCOI!. natre que ce n'est pas un droit absolu, tin ,Irait au:.,si tendll que celui possd par les nationaux,qui tait accord aux trangers, mais un dl'Oit conditionnel, restreint. Le refus du druit de proprit foncire il l'tranger a domin penuant plus d'un sicle notre Lgislation; c'tait LIlle rgle e sauveg'lrde In tionale. L'on ne pouvait y porter la n11in qu'avp.c beaucoup de prudence et de circonspectioll.Beaucoup d'hatiens c011tinuent croire qu'i! aurait tIti rester intangible. Le ment de la Justice, au surplus, pal' sa circulaire du 2) Sep tembre 1919, insre au dloniteur J, da 1er. de la' anne, avait donn es avertissemcnts il tOlIS, Les notaires sont en faute de n'avoir pas a\'is kurs clients et d'avoir pass des actes contraires la Constitution et qui sunt, ab initia, frapps de nallit radicale. Celle nllllit les attiind'ratt en d'une loi spcialr, et celle qui.