<%BANNER%>

DLOC



EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
CITATION MAP IT! PDF VIEWER
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/AA00013187/00001
 Material Information
Title: EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Physical Description: Serial
Language: FRENCH
Creator: unknown
Publisher: IMPRIMERIE NATIONALE
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1913BIS
 Subjects
Subjects / Keywords: Caribbean Area   ( lcsh )
Genre: serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Haiti--West Department--Port-au-Prince
Coordinates: 18.538759 x -72.337289
 Notes
Abstract: Second annual report about the situation of Haiti in 1913.
 Record Information
Source Institution: Biblioteque Nationale Haiti
Holding Location: Biblioteque Nationale Haiti
Rights Management: All rights reserved by the source institution.
System ID: AA00013187:00001

Downloads

This item is only available as the following downloads:

Exposé Général de la Situation de la Republique d'Haiti,Année 1913Bis ( PDF )


Full Text

PAGE 1

EXPOS GNRAL DE LA SITUATION DE LA RPUBLIQUE D'HAITI. 'RELATIONS EXTRIEURES Messieurs les Snateurs,; Messieurs les Dputs, 11 s'cst accompli, la faveur rccnts troulJles politiques. un vnement d'unc' porte ct d'un l:iil'(jcirr '-:",l,Qlsamment gra ves pour mri ter quu mon Dpartement J,e signalt: attention, bien qu'il se soit accompli alors Ique les' Pouvoil's publics n'taient pas encore constitus.' Aprs le-dpart de l'ex-Prsident Ml CHEL'iORESTE, des marins trangers avaient dbarqu, arms, dans villes de la Rpublique sous prtexte de protger lesfLgations. Cette violation de notre territoire ne pouvait qut} froisser notre amour propre. Aussi bien, ds que la du Dpartement des Relations Extrieures nous fut notre premier soin a t-il t de mettre fin cette situatiOf,l anormale qui, si elle avait dur, n'aurait pas manqu d'en:trhner des complications regrettables. Nous devons la vrit de dire .' que l'on ne nous opposa aucunes et que ce fut dvec empressemcnt que l'on notlS donna satisfaction. Sans doute", ce moment, certaines Puissances n'avaient pas encore repris avec nous les relations officielles interrompues depuis la vacance prsideliLieilc.' l\Iais nous nous luttons d'ajouter qu'aux hsitations du dbut succda une manifestation de sincre sympathie qui fit disparatre le malaise. C'est ainsi que presque les chefs de Lgations tablies Port-au Prince s'empressrent, au l,om de leurs Gouvernements, .res pectifs, de prsenter des flicitations 1\1 lc Prsident de la Rpublique l'occasion d!: son lection il la Premire Magis trature de l'Etal.

PAGE 2

2 Nous YOUS disions, l'anne dernire, que le Dparlelllen t des Relations Extrieures ngociait avec ll'S Ll'gaLions d'Alle tnage et de France, les compromis d'usage envue de soumettre l'arbitrage, ans les formes ordinaires, celles des rclamations qui ne pouvaient Lre rl'gles autrement. Il nous est agrable d'avoir vous informer que ces insLrumenLs ont t dfinitiyement signs. ,_ Le Tribunal Arbitral hatiano-allemand s'esL consLitu il PorLau-Prince, le 20 Octobre 1913, sous la prsidence de M. Louis de Sadeleer, Ministre d'Etat, Snateur, Avocat la Cour d'Ap pel de Bruxelles, ancien prsident de la Chamhre des Heprsentants que Sa Majest le Hoi des Belges a hiell voulu dsigner comme tiers-arbitre, sur la demande collective des Gouyernements d'Hati et d'Allemagne. 1'1. le DocLeur Andrl'::lS Blunck, Avocat, Conseil"" Munieipal, membre du Heischtag allemand fu t l'arbitre choisi l'laI' le GOll\'ernemen t de Sa l'Iajest d'Allemagne et 1\1 Dalbmar Jean-.1oseph, ancien Envoy E?,traordinaire ct l\linistre Pknipotentiaire, celui-ci choisi par l) de la Hpuhli.que d'Hati. Les riamati'Qns, au nombre de dix-sept environ (reprsentant ensemhle\un chiffre de "133,000 dollars ct 123.000 gds. environ) se trouvrent rduites il sept, avant mme l'ouver ture des travaux, \ cerlainsdes ressortissants allemands qui avaient rcouru bons offices de leur Ll'gation :;\yant jug utile d'abandonner Ifurs prtentions. Quatre d'entre concernent l'application de la loi de rachat des titres de la Delte Intrielll'e, votl'e Cil Octohre H110. Vous vous rappelez qu'en vertu de cell'16i, le cours des intrts sur les titres avait t arrt au 31 Dcemhl'e l!HO. dans le but surtout de faciliter les multiples oprnLiois du rachat. Il avait t galement d.:icl que le remboursement de ces titres aurait lieu en ch(illC. prkyement fait de la prime ct du droit de timbre. Tous lES porteurs avaient obi il la loi, sauf parmi les Allemands, sieurs Fricdburg, l\lunzer et Fils, H. 'Viebke et Auguste Ahrendts qui crurent devoir persister, dans leurs protestations. 'Ce furent leurs demandes .. q'.le le tribunal eut il examiner ainsi que celles des sieurs F. Hel'munn et Co. qui l'l'clamaient: la. le remboursement d'avances ;:onsenLics pu Gouvernement de l'ex-Prsident ANTOINE Snlo;-.; tour achat de costumes militaires et paiement de traitemcntde certains de nos agents l'tf'anger, et 20.1e paiement d'indC';nnitl's pour pertes subies il Saint-Marc en de feu Bl}sselm,m dont les hritiers exigeaient le rgle)ment d'un solde df, fournitures de bois pour l'Exposition de Saint-Louis en 1904. ";

PAGE 3

-i$Aprs quinze jours d'un labeur intense et ininterrompu, ls hauts arbitres prononcrent sentancs. Au dire de la Gazette de Lige, les journaux amricains ont signal cet arbitrage comme un record de travail et de rapidit. Les prtentions des rclamants furent, pour la plupart,reconnues exagres: divers chefs de demandes ont t admis, d'autres rejets. C'est ainsi que les cOlldamnationscontre l'Etat hatien se chiffrent 24.000 gourdes environ, soit le 1/5 de la somme rclamc (125 000) et 58.0VO dollars environ, prs du 1/8 des 435.000 dollars qu'ils s'attendaient recevoir. La diffrencc est pour le moins sensible. Elle l'eut t davantage si les considrations juridiques que les avocats du Gouvernement Hatien, l\E\1. Franois Mathon et Lon Djean, surent faire valoir devant la Cour Arbitrale, avaient exclusivement proccup la majorit des Arbitres, qui ont pens que la conciliation et la modration sont un temprament ncessaire 1a justice. L'Honorablc 1\1. de Sadeleer en fit d'ailleurs l'aveu dans le discours de clture qu'il pronona le 31 Oc tobre 1913. C'est grce il un labeur continu de tous les jors, dit-il, l'esprit de .conciliation que chacun a montr, l'ex trme courtoisie des relations que le Tribunal aura pu, en quinze jours, approfondir, discuter et jqger les nombreuses affaires qui lui ont t soumises Il a la conviction que les sentences inspires par le souci suprme d'une justice souve e rainemcllt impartiale n'exclu,ent point la modratioh et la conciliation et seront favorablement accueillies. Assurment, les rsultats auraient pu tre moins heureux si, en lieu ct place de l'Arbitrage-cette suprme ressource des faihles -on avait eu recours des moyens moins pacifiques. Aussi,dcyons-nous rendre un sincre hommage au profond esprit de justice des Honorables Arbitres dont le tact et la comptence rputs n'ont pas peu contribu allger les charges excessives que l'on voulait nous imposer. A cette occasion, nous nous faisons le de"oir de renouveler Sa Majest le Roi des neIges les remerciements que dj, au nom du Gouvernement Hatien, M. le Docteur Hiboul de Pescay, notre reprsentant Bruxelles, a t charg de lui transmettre pour avoir bien voulu accepter la mission de dsigner le tiers-arbitre prsiden t. Nous espl'ons que vous nous mettrez en mesure de rpondre aux obligations ainsi contractes, en votant les crdits qui vous seront demands. En attendant. nous la puhlication des documents relatifs aux de ces rclamations atin de vous en faire connatre tous les details et de vous mettre en mesure de les mieux apprcier.

PAGE 4

-4-Le Tribunal Arbitral, institu pour l'examen des affaires litigieuses allemandes, [\l'ait peine cltur ses travaux que la Cour d':\rbitrage franco-haLiellne inaugura les siens. Ce fut vers le mois de Noyembre de l'anne dernire. Elle eut comme Prsident l'Honorable Docteur Terrs, Con sul Envoy des Etats-Unis d'Amrique Port-au-Prince,choisi d'un commun accord par les Gouvernrments et Hatien, et si rput pour sa droiture et sa grande exprience; elle compte comme Membres: :\Iessienrs Emile Rouzier, ViceConsul honoraire de Frat'ice et Louis Domo, ancien Envoy Extraordinaire et Ministre Plnipotentiaire, Juge au Tribnal de Cassation, tous deux arhitres dsigns, le premier par le Gouvernement de la Rpublique Franaise et le second par le Gouvernement de la Rpublique d'Hati. Quoique les rclamations ne soient pas toutes d'gales importance, le nombre en est cependant assez considrable. Et c'est une des raisons pour lesquelles I1Ionorahle Tiers-Arbitre, dj absorb par les l1l1111iples de ses fonctions con sulairt5, eut nous otrrir sa dmission de Prsident. Lestrayaux du Tribunal,qui avaient si heureusement commenc,se trouvent donc arrts,en atlendanl qul soit pourvu son remplacement. Selon les termes du Protocole, les deux Gouvernements se sont mis d'accord pour demander Sa Majest le Roi des Belges,de bien vonloir-celte fois encore-accepter de dsigner le nouveau Tiers-Arbitre appel prsider le Trihunal.--Nous ne pouvons que regretter cet arrt forc survenu malencontreusement dans l'examen des questions depuis trop longtemps pendantes et que nous avons le plus gr,and intrt voir rgler. .. .. Il nousseraitaussi infinimentagrableoepouvoir vous annOI1cel' que les rclamations introdUites contre le Gouvernement d'Hati par quelques citoyens ont obtenu un rglement satisfaisant,maisj usqu'ici lcs discussions se poursuivent, non encore puises, le Dpartement tenant honneur de sauvegarder nos intrts et nos droits, sans pourtant se dpartir du haut esprit de conciliation qu'il n'a jamais manqu de tmoigner la Rpubliquc Etoile,toutes les fois que les circonstances l'ont Nous nous plaisons croire que les deux Chancelleries parviendront il trollver un terrain d'entente satisfaisant.-Dans tous les cas, il est hien certain que si la voie diplomatique devenait impuissante rsoudre les difficul ts actuellement pendantes, le recours il l'arbitrage que dj le Gouvernement Amricain a cru devoir nolIs proposer serait notre seule ressource.

PAGE 5

5-En dehors de ces questions d'ordre plutt priv et d'un int rt tout fait parliculier,le Dl'partemcntexamine actuellement une iatressante proposition que le Gouvernement des Etats Unis d'Amrique lui a transmise par l'intermdiaire de la Lgation il Port-au-Prince. Elle concerne un projet de Trait pour lasoumission il une Commission d'investigation pralable la dclaration de guerre de tout diffrend entre Nations de quelque nature qu'il soit (iue la voie diplomati,que aura t impuissante il rgler. Ce n'cst point il proprement parler un Trait d'arbitrage OH de mdiation selon l'opinion exprime par le Snateur Burton la 18me,Confrence de l'Union Interparlementaire tenue il la Haye en Septembre 1913.-La Com mission d'investigation qu'Elleinslilue diffre de la Commission d'Enqute Internationale prvue par la Conventon de la Haye, et par ses attributions et par sa comptence et son mode de fonctionnement. L'examen et le rapp'ort de cette Commission laquelle les parties s'engagent il soumettre tous litiges, n'engagent,en principe, aucune d'elles et celles-ci se rservent le droit une action indpendante aprs la remise du rapport. Le but poursuivi est minemment moral, essentiellement humanitaire; il tend il servir avec efflcacit; la cause de paix internationale, puisqu'il garantit une priode de temps. pendant laquelle l'opinion puhlique,qui a si souvent comman-' d la guerre sous l'empire de passions violentes,aura une plus claire comprhension des faits et fournit aux deux parties litigantes et au monde enlier le dlai moral propre permettre une vision claire et nette des points en discussion. Il existe entre Hati ct les Etats-Unis d'Amrique une Convention qui fait de l'arbitrage le rgime obligatoire pour la solution des diffrends d'ordre juridique susceptibles de natre entre les deux Pays;mais,-et c'est en quoi surtoutle nouvelinstrmllent propos diffre du trait conclu en 1UOi Washingtonil y est fait abstraction des questions louchant il l'indpendance, l'honneur et aux intrls vitaux. Un examen minutieux et approfondi de cette importante et utile proposition apportera prohablement des modifications certaines clauses du projet en discussion. Nous nous sommes empresss d'accepter le principe adopt dj par 28 Nations tant de l'Europe (lue du Nouveau i\Ionde,croyant sinc'rement qu'il est de notre devoir de ne pas rester sourd cet appel la raison el au droit que la 18me Confrence Interparlementai re vient de recommander trs chaleureuscment il l'attention de tous les Gouvernements signataires des COllYentions de la Haye. Nous esprons pouvoir soumettre prochainement votre haute sanction le texte qui aura t dfinitivement adopt.

PAGE 6

Au courant de l'anne dernire, la Rpublique d'Hati a t invite participer l'Exposition projete par le Gouvernement Amricain l'occasion de l'inauguration du Canal de Pa nama qui doit avoir lieu en 1915. l\lalgr la faiblesse de nos ressources financires,l'im'itation que des Commissaires spciaux dlgus atiprs du Gouvernement vint si gracieusement ritrer fut accepte avec empressement dans le but de donner la Grande Rpublique Etoile un nouveau tmoignage de notr amiti et pour montrer au monde civilis les progrs que nous avons pu accomplit, malgr les vicissitudes de no(re vie nationale.-Dj, les Hglements ont t labors en vue de l'organisation de notre participationlaquelle se poursuit sous la direction d'un Comit technique. II faut souhaiter que nos finances seront dans un meilleur tat et nous permettront de faire face aux dpenses qU'lHle telle manifestation aura rendu ncessaire. / Par l'intermdiaire de la Lgation Britannique Port-au Prince,il a t pay :\lonsieur Andrew Young, sujet anglais, la somme de 900 dollars pour enlvement d'lI.!l dpt au de }J'Oliee de la Croix-des-Bossales ; ce, en vertu d'un jugement du Tribunal correctionnel de Port-au-Prince .. .. N'os relations avec la Rpublique Dominicaine continuent d'tre normales, hi en que la question des Frontires, qui a si souvent t l'occasion de diIlicults graves, ne soit pas encore dfinitivement solutionne. Les pourparlers qui,l'anne dernire,se poursuivaientsi heureusement 'Yashingtoll entre les Plnipotentiaires des deux Gouvernements ont subi uu temps d'arrt par le fait de cir cnstances absolument indpendantes de notre volont. N'ous esprons les voir reprendre incessamment poltr le pltts grand profit es deux Rpubliques voisines. A l'heure actuelle, c'est le gnral Bordas Yaldes qui dirige les destines de la Rpublique Dominicaine. La Suprme Ma gistratul'e fut confie l'ancien Snaleur par le Congrs, vers le niilieu de l'anne dernire, la suite de la dmission de Monseigneur Adolfo Nouel Tout comme celle de l'minent Prelat, la mission du Pr sident Val des est provisoire, puisqu'elle a pour terme les prochaines lections prsidentielles. Depuis son avnement au Pouvoir, le nouveau Chef d'Etat fl'a cess de tnioigner de son amiti au Peuple et au

PAGE 7

,., --1 -nement hatiens. C'est ainsi que, ds l'lection la Prsidence du gnral Oreste Zamor,il fut le Premier Chef d'Etat qui envo ya il l'Elu du 8 Fnier ses cordiales flicitations. Cette marque de sympathie nous toucha profondment; elle une fois de plus, de la cordialil de nos rapports. Depuis assez longtemps, le Gouvernement de Sa Majest le Roi d'Italie, avec lequel nous entretenons les rapports les plus cordiaux,a prsent au Gouvernement de la Rpublique d'Hati un pro.fet de trait de et de navigation. Si, il Y a. (Iuelque temps, la ncessit d'un tel instrument pouvait tre discute, il l'hel1l'C actuelle, elle devient vidente, si l'on tudie l'importance du d\'eloppel1lent des relations commerciales entra les deux Pays -. BeauCDup de nos produits, en effet, et particulirement le caf et le cacao sont exports il Gnes et Li vourne aprs transbordement au II.Yre, il Hamburg, Liyerpool et Anvers Cette situation dsavantageuse pour nous est due l'absence de voie de cOllllllunication directe entre les deux Pavs.Nos deli res jouissent aussi d'un traitement de faveur que" le Gouvernement d'Hati sc serait empress d'accorder, titre de rci procit,aux articles de provenance italienne imports en Hati, si la lgisl';:ltion nous en laissait la facult. C'est pourquoi, lademand du Gouvernement italien, prsente il cette fin quitable par l'IIonorahle Heprsentant de Sa l\lajest le Roi dIta lie il Port-au-Prince, le Comte Raybaudi 1\1assiglia, le Dpartement dut opposer un refus courtois, tout en donnant l'assurancc que le GoU\'ernement Hatien examinera, ayec le sincre dsir d'arriver il une prompte entente, le projet de trait de commerce dont le principe tl t admis dj. Il est certain que ce trait fera grand bien notre commer ce ct contribuera il rendre de plus en plus troits,les rapports d'amiti qui eXistent si heureusemenl entre la Rpublique d'Hati elle Hoyaume d'Italie. .. .... A yec le Royaume de Belgique, le Dpartement ngocie galement un trait de commerce. Lorsque le texte dfinitif aura t adopt, nous ne manquerons pas de le soumettre. votre haut sanction, XOU:i YOUS demanderons en mme temps votre aRprobation au sujet du trait d'extradition qui a t prop
PAGE 8

8,. .... Le Dpartement ne peut vous laisser ignorer qu' la date du 14 Mars,il reut de la Lgation d'Allemagne la lettre suivante: l\Iorisieur le Secrtaire d'Etat, Mon Gouvernement m'a charg de commlmiquer Mon sieur le Prsident de la Rpublique qu'il exige de prendre part au contrle des douanes au cas qu'un contrle tranger soit institu en-Haiti. Il Comme Il s'agit d'une dmarche trs urgente, il ne m'est, mon grand regret pas possible de .demander une audience par votre aimable intermdiaire. Je vous prie donc de hien vouloir excuser que je m'adresse directement il Son Excellence. Je saisis cette occasion pour ritrer Votre Excellence, les assurances de haute con&idration.ll ( Sign) PERL. /foujourssoucieux de sauvegarder notre dignit de NaHon libre et indpendante et de mnager l'amour propre national, nous fmes au d'Allemagne la rponse suivante: Monsieur le l\1inistre, J'ai eu l'honneur de recevoir la leUre du 1-1 Mars cou rant, au No. 567, par laquelle Votre Excellence a cru devoir porter ma connaissance que son Gouyernement ra charge ( de communiquer il Monsieur le Prsident de la Hpuhlique qu'il exige de prendre part au contrle des douanes au cas qu'un contrle soit institu en Hati. Je ne puis m'empcher d'exprimer il Votre Excellence ma vive surprise d'une dmarche aussi grave.-Il n'a jamais t question, et ne saurait jamais tre question d'instituer en Hati, un controle des douanes au profit de qui que ce soit. Veuillez agrer, Monsieur le :Ministre, les assurances de ma haute considration II ( Sign) J. N. LGER. Cette dmarche fut provoque par les prtentions d'un certain groupe de capitalistes qui avaient cru le moment venu de s'emparer du conLrole de nos:douanes. Et, pour arriver cette fin, il n'est point de ressort que ees capitalistes n'aient mis en mouvement. Mme un Consul intervint auprs des autori-

PAGE 9

-9 ts de Petit-Gove pour leur notifier qu'il avait t charg de surveiller et de contrler les oprations douani_res de ce port. Permettez moi de vous transcrire textuellement cette circulaire: AMEnICAN CONSrLAfi AGENCY. \1: At Petit-Gove 194/14 Petit-Gove, le 2 Fvrier 19 -Circlliaire. M. le COl11manJant de la Commune,,_ Prsident du comit de salut public, l'Administrateur des Finances, le Directeur de la Douane, En ville, :\lessieurs, Selon les instructions reues du Gouvernement Amricain par sa Lgation il Port-au-Prince. on a t iufor m que dans certains ports de la Rpublique d'Hati et en violation du contrat de la Banque Nationale et le Gouverne ment d'Hati, les droits si marchandises ont t requis par. les comits institus pour la sret publique, soit totalement, fi. soit partiellement. Supposant que pareilles conditions existent Petit Gove, le Ministre Amricain m'a charg de surveiller les oprations douanires, afin d'viter une perte pour les cr anciers de la Rpublique d'Hati. Yeuillez prendre note de la prsente et agrr, Messieurs, mes sincres salutations. ( Sign) G. BOHNE .'1genl conslliaire des Etals-Unis Cet incident toutefois fournit l'occasion au Gouvernement de dclarer qu'il entendait rester digne de la confiance de la Nation et prfrerait Lout sacrifier plutt que de consentir une puissance quelcolHfe des droits contraires il notre Constitu tion et susceptibles de porLer atleinte il notre Indpendance. Yous pouvez tre assurs, l\lessieurs, que le Dpartement toujours rester digne afin de mriter votre approbation.

PAGE 10

10 -1< il L'tat de nos finances n'a pas permis la Rpublique de se faire reprsenter aux nombreux congrs et confrences auxquels elle a t gracieusement illvite.---Au cours de celte anne,elle prit cependant part au Congrs International de Secours et de Sauvetage qui s'est runi GAI'\D du U au 13 Aot 1913 sur le haut patronage du Hoi et de la Heine des Belges et la prsidence d'honneur du Lieutenant Gnral Biron "raIder de Hensh ; 20. Confrence Internationale de Statistique Commer ciale tenue Bruxelles au Palais des Acadmies le 11 Novem bre 1913; 30. Gonfrence Internationale contre la tuberculose tenue Berlin et 40. Confrence de l'Opium qui s'est tenue la Haye du 1er au 9 Juillet 1913. Son Ex. Monsieur le Prsident des Etats-Cnis d'Amrique a jug utile de mettre fin il la mission que l'honorable Oocteur H. 'V. Furniss remplissait si dignemen1.auprs du Gouvernement d'Hati, en qualit d'Envoy Extraordinaire el Ministre Plni potentiaire, et a accrdi t en la mme quali t l'honorable l\Ion sieur l\Iadison H. Smith qui fut reu vers le mois de Septembre en audience publique par l\Ionsieur le Prsident de la Rpu Tout permet de bien augurer des relations qu'il nous sera donn d'entretenir avec ce nouveau diplomate.-Elles continueront d'tre ce qu'elles sont clj, c'est--dire empreintes de cordialits. L 'flOnorable Monsieur Perl, qui partit en. cong vers le mois de Mai, est de retour.--Pendant son absence, il confia la Lgation Impl)ale Monsieur le Dr. ZpfTel Quellenstein dont le Dpartement sut apprcier la distinction et la courtoisie parfaites. Nous avons eu le regret de voir le Gouvernement de la Rpublique Dominicaine rappeler il ses cts le Dr Henriquez y Carvajal, accrdit auprs du Gouvernement Hatien comme Envoy Extraordinaire et :l\Iinistre Plnipotentiaire. Son successeur, M. le Dr Armando Aybar fut reu en audience publique au mois de Dccmbre lU13. Lc nouveau diplomate est actuellement absent du pays; c'est M Guarin Gonzalez qui a t chnrg de la Lgation en qualit de Charg d'Affaires, ad interim. L'Angleterre qui, depuis longtemps entretenait Port-au Prince tantt un Consul Gnral, tantt un Consul, a bien voulu lever le rang de son rcprsentant en Hati. Il nous est agrable de YOUS annoncer que Sa Majest Britannique a accrdit M. Stphen Leech en qualit de Ministre Plnipotentiaire auprs du Gouvernement d'Hati. .

PAGE 11

=-11 Le Royaume d'Italie a galement transform son Consulat en Lgation. C'est en Janvier de cette anne que M. le Comte Raybaudi Massiglia, accrdit en qualit d'Envoy Extraordi nair--etMinistre Plnipotentiaire fut reu en audience publique. La Hpublique de Cuba n'est plus reprsente par M. Ma nuel C. Barreto .... 1\1 Francisco Caballero l'a, en effet, remplac comme Charg d'Affaires. -, Exequaturs ont t dlivrs 1\11\1. N'elvil st'-Cyr comme Consul de Chili,Georges de Lespinasse, vice-Consul honoraire du Mexique, Arturo de Mattis, vice-C011sul d'Italie, Ed. Man gons,vice-Consul de Panama il Port-au-Prince,Georges Lion, Consul du et du Paraguay, mais refus M. Antonio Gvara, syrien connu en Hati sous le nom de Antoine Gebara. Sous le coup dj de la loi du 13 Aot 1903 et expuls du territoire de la Hpublique, il tenta de dbarquer Port--au Prince muni de Lettres patentes du GouverrJ.ement 1\lexicain)e nommant Consul de Mexico il Port-au-Prince Le Dpartement en avisa sans retard le Cabinet du Mexique, et notre tion 'Vashingtoll i\.. qui l'Ambassadeur du Mexique avait exprim son tonnement de voir les autorits hatiennes s'opposer au dbarquement du sieur Gebara, s'empressa, sur nos iElstructions, d'expliquer en dtail les raisons qui empchaient le Gouvernement Hatien de donner son agrment la nomi-nation de ce syrien comme Consul M. Duvivier ne manlua pas de dire les regrets que le GouvernementHatien en prouvait et d'exprimer, en mme temps, son vif dsir d'agrer tout autre choix. A "'ashington, M. GIrick Duvivier a remplac 1\1. Solon M nos comme Envoy Extraordinaire et Ministre Plnipotentiaire. A Paris, M. le Docteur Loll Audain a t nomm Envoy Extraordinaire et Ministre Plnipotentiaire en mission sp-ciale du Gouve\'nement d'Hati. A la Havane, 1\1. Candelon Rigaud Il t acci;dit comme Charg d'Affaires, en remplacement de 1\1. Du"i"ier. Ont t nomms l\Il\I. Louis Bazelais, Consul Gnral New .. York, AugusteDou)'on,Consul Gnral il Anvers et Amsterdam, Perceval Thoby, Consul Gnral il Kingston. James Thomas, Consul Mobile et G. O'Callaghan, Consul il Guatanamo. Ces deux derniers postes ont t xemment cres. Tels sont, les Snateurs, 1\1:\1. les Dputs, succinte ment prsent, l'tat de nos rapports avec les puissances tran gres, ainsi que les principaux faits qui nous paraissent devoir vous tre exposs. Le d'Elal des Relations Extrieures, J. N. LEGER.

PAGE 12

12 FINANCES 1 SITUATION DES FINANCES A L'Av.f:NEMENT DU GOUVERNEMENT ACTUEL'. Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Le 9 Fvrier, c'est--dire le lendemain de la nomination de M. le Gnral ORESTE ZAMOR la Prsidence d'Hati, la caisse publique tait dans situation suivante: Il existait de disponible sur le dernier Arrt de crdits extraordinaires du 25 Janvier 191L1, sign du Gouvernement dmissionnaire G. 114.109,15, or P. 3.560,50, plus au crdit d'un compte spcial non affect il desdpense:a privilgies G. 5.000.48 et un solde galement disponible sur le compte remboursement Dette Intrieure, dterminer par liquidation postrieure, que la. Banqne estimait environ or. P. 8.000. Par contre, les prvisions pour les douzimes des mois de Janvier et Fvrier ayant t insuffisantes, le douzime de Janvier tait en dficit de or P. 24.075, celui de Fvrier G. 256.050, or. P. 109.674 Dans le dficit or du douzime du mois de Fvrier se trouvaient comprises les valeurs ncessaires pour payer la premire chance des Chemins de fer du Nord. En outre, il tait d et il est d encore l. Banque Nationale de, la Rpublique d'Hati, pour avance faite au Comit Rvolutionnaire de Port-au-Prince, une somme de G. 123.000 et or. P, 1.380. Les revenus de la Rpublique, sauf les timbres, l'enregistrement, les taxes consulaires, le droit de licence et quelques impts de peu d'importance, taient et slnt affects de la faon suivante: DROITS D'hIPORTATION Surtaxe 25 0/0 Convention budgtaire Arrir 1912/1913,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, 10 % II: 1913/ 1914 5 % lette Intrieure 1912 ".""""""""",,,.,,, ,,,,,.,,.,,,,,._,,,,,,,,.,,,, .. ,,,, ... ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, 5 0/0 ( (1913 """""'''''''''''''''''''.",,,,,,,,,.,, """"""",,, .. ,,,,,,,,,,,, ..... "." 5 0/0 0/0

PAGE 13

13 SURTAXE 15 % Emprunt Extriellr 1910 aprs paiement de l'annuit, le solde pour la Convention budgtaire 1913-1914 BUDGTAIRE 1913/1914. Droits l'Importation, sauf les affectations. Jete de Jacmel, 'Vharfage et Tonnage de Jacmel. 'Vharf de Port-au-Prince, 'Vharfage or et gourdes Port-auPrince. Rfection Rues Port-au-Prince, droits sur C.oa Hal', Peinture. allumettes. Service hydraulique Jacmel or P 0,03 sur tabac. DpartementInstruction publique 0,10 sur tabac. Compagnie Eclairage Electrique: Port-au-Prince, Cap-Haitien, Droits de Tonnage: Port-au-Prince et Cap. / Compagnie Eclairage Electrique : Gonaves.-Droits de Tonnage, Gonaves. DROITS D'ExPORTATION Droits sllr Caf or P. 3 pour 100 liures affectation Emprunt Extrieur 1875 .............................................................. Or. P. 0.33 1/3 ,fi. .................................................... _................ il: 1.2Q ................................................... _........... ( 1.00 -,Irrigation plaine des Cayes..................................................... 0.10 March en Fer et Rfection Rues Cayes ................ 0.05 Subvention anrl.l1ell, Cbles Sous-Marin.............. 0.05 C' Hatienne: Construction: Rues de Pt-au-Pce 0.03 Convention Budgtaire ....................... : ...... _...... ..................................... 0.23 2/3 Or. p, 3.00 DROITS SUR CAF TRIAGE OR P. 2.50 Affectations. Cie. Hatienne: de Construction Rues, etc Port-au-Prince ............. : ............................ ........... ...... _....... Or. P. 0.35 Cathdrale Cap-Hatien ....................................................... ..... 0.15 c.onvention Budgtaire........................................................... 2.00 Or. P. 2.50

PAGE 14

-14 iHtOITS SUR CACAO OR P. 1.75 PLUS 10 ET 20 % P. 2.27 1/2 flffeciations. Crance Fouchard......................................................................... Or. Subvention P. C. S. 20 0/0_....................................... Convention Budgtaire......................................................... ._. Or. CHEMlNS DE FEn DU NOUD. Droits Sllr Cdre, Gaac, AcnjOll CONVENTION BUDGTAIRI<:. P.0.50 0.30 0.70 P. 1.50 Droits sur peaux de clIne. Droits sur peaux de bufs. broits sur Coton. Droits sur graines de Coton. Droits sur Miel. Droits sur ponge, cuivre. Droits' sur cailles, cocos, corces. Droits sur oranges. Droits sur Minerais, etc. II Principales callses qlli onl amen celie SitllatiOn. Comment est-on arriv 'une sitdation aussi dsastrellses? Il faudrait parcourir l'histoire financire des quarante der nires annes pour signaler les unes aprs les autres, les fautes Sl!C'cessives qui ont amen la grave situation que nous avons la douleur de vous faire connatre. C'est l une tche qui heu reusement ne rentre pas dans le cadre du prsent expos. Il importe, cependant. de rappeler que la pI:dominance des in trts personnels sur ceux de la collectivit, une ignorance toujours exploite des rgles conomiques, une imprvoyance profonde, l'exagration constante des dpenses, l'absence de toutes mesures pour dvelopper les richesses de Hotre sol sont les causes dlerminantes du mal dont nous souffrons. Le budget actuellement en exction suffit lui seul pour montrerles fautes commises.Ladpenses'ylve 10.090.550.25 gourdes et 5.098.036.22 dollars; mais les receltes sont va lues 4.978.003.61 gourdes et ..t.788.368.90: dollars or amricain; d'o un dficit initial de 5.112 546.64 gourdes et de 309.667.22 dollars or amricain. Ce dficit, combien ne sera-til pas augment par les frais pouvantables de la guerre civile. On peut voir la progression des dpenses par la comparaison des dpenses effectues dans les trois dernires annes. L'anne budgtaire 1911/1912 donne comme moyenne de d-

PAGE 15

, 15 penses gourdes, tous crdits extraordinaires compris, -mfiIe ceux relatifs la mort du Prsident LECONTE, 660.300.58 gds: et Or. 88.115.20 non compris le service des emprunts dont la charge totale est d'environ 3.000.000 qui ne sont pas ports sur les douzimes. En faisant le relev des douzimes 1912/1913 on trouve pour les huil douzimes du Prsident T ANCHDE AUGUSTE, en y ajoutant les deux crdits extraordinaires pris pour les eaux de Port-au-Prince, la route de Bizoton, le prt laCommune de Port-au-Prince,la somme totale de G. Or. P. 784.423. soit, moyenn du douzime G. 689.357.08, moyenne du dou zime Or. 98.053. Pour le Gouvernement du Prsident MICHEL-ORESTE, 4 dou zimes y compris le crdit extraordinaire de sa propre lec tion et celui de la mort de T. ACGUSTE G. 3.090.174, Or P. 531.799, moyenne des 4 douzimes G. 772.5-13, Or. 132.949. Enfin les douzimes de l'Exercice en cours 1913/1914, Gou vernement l\IlcHEL-OREsTE,non compris, bien entendu les cr dits extraordinaires pris depuis le 1er. Janvier 1914 et relatifs la guerre et que l'on ne saurait imputer sur les dpenses ordi naires, donne le total G. 4.050.913 et 01':424.377, soit la moyenne pour 5 douzimes 810.182 gourdes et Or P. 8.1.875 et ce,non compris les 96.000 dollars pays aux Chemins de fer du Nord qui, bien que flgurant sur le douzime de Fvrier,relftre dansla dette privilgie que d'ordinaire on n'y porte pas et en l'absence de la Chambre des Reprsentants_ Si je signale ici, -MM. les Snateurs, 1\11\1. les Dputs, cette progression constante des dpenses, c'est dans le bt de mon trer les graves consquences qu'elle entrane et pour que les Pou voirs publics s'efforcent d'y remdier. Elle rsulte des lois nou velles d'augmentation et de cration de services nouveaux et d'intrts particuliers contenter. III A/eSllres prises pOllr le prsent. En prsence de la situation de la Rpublique, les devoirs qui s'imposaient au Gouvernement et principalement au Dpartement des Finances, taient de deux natures: Obvier, d'abord, au plus press ct ensuite prsenter pour l'avenir un mode de r glement des flnances qui permette de les relever. Pour obvier au plus press, il fallait faire face aux dpenses immdiates, lesquelles, par suite de l'tat politique du pays sont considrables.

PAGE 16

16-On souvient de la situation de la Rpublique le lendemain de l'lection du Gnral A Port-au-Prince, les troupes hier encore, rvolutionnaires, occupent une ville toute fivreuse des derniers troubles; dans le Nord et le Nord'Ouest la guerre civile s'tend de Plaisance Ouanaminthe. O trouver, sans violer les conventions lgalement prises, les valeurs ncessaires pour faire face aux responsabilits de toutes sortes qui. psent sur ceux qui exercent le Pouvoir? L'Assemble NatiOllale qui s'est ajourne aprs l'lection prsidentielle est convoque de nouveau l'extraordinaire; mais elle ne peut se constituer par suite de la minorit du Snat. Pour faire face aux besoins urgents, le Gouvernement emprunte une premire somme de 315.000 gourdes rembourser sur l'emprunt qu'il veut faire quand il en recevra l'autorisation du Corps Lgislatif. Quelque temps aprs, l'abandon du Cap et de Port-de-Paix par les insurgs permet de complter l'Assemble et la loi du 28 Fvrier facilite l'action gouvernementale qui peut enfin couvrir les dpenses les plus presses et instamment payer les coupons du Chemin de fer du Nord. En mme temps qu'il avait recours au crdit pour une somme de 2.000.000 de gourdes, il demandait, pour pouvoir payer sans arrt la fin d'exercice, aux employs puhlics d'abandonner provisoirement le cinquime de leurs traitements et de ne recevoir au comptant que le solde.-Ces deux mesures, si la guerre ne se prolonge pas, suffisent pour assurer le prsent. Cependant pour pouvoir recourir au crdit, il fallait offrir une garantie aux prteurs.Une premire combinaison se prsenta au Dpartement, unifier un des emprunts en cours avec le nouveau qu'il s'agissait de faire. -On ne deyait plus sur la dette intrieure 1912 que trois cent vingt mille dollars; elle pouvait se prterfacilement cet arrangement ?-Les porteurs des titres 1912 dont les intentions avaient t pressenties acceptaient volontiers la combinaison, lorsque la B. N. R H. qui tant par elle que par des personnes qu'elle reprsente dtient environ 100.000 dollars de ces titres, s'y refusa entirement. -Le motif de ce refus semble tre le sir de son Conseil d'Ad ministration d'acculer le Gouvernement l'abandon des douanes. Simultanment avec ce refus, les rumeurs les plus graves circulent sur les dangers qui menaaient notre intgrale sou verainet, et l'intensit de ce danger nous est dmontre par la soudaine intervention du Heprsentant d'une puissance amie. Ce fut alors que pour mettre fin une situation srieuse et effectuer un paiement qui pouvait donner prtexte plus d'une dmarche, le Gouvernement se vit dans la ncessit de re COl.lrir la cration d'une nouvelle surtaxe qui vi_demment ne

PAGE 17

-17-peut exister qu'avec votre approbation.-Les prteurs mani ... festaient assez de confiance pour prter sur uue promesse de garantie et il put tre ainsi obvi aux premires difficults de la situa tion. IV Mesllres cl prendre pOlIr l'avenir. Gomierner c'est porter remde aux maux du prsent, mais c'est surtout prparer l'avenir. Que faut-il faire pour dgager cet avenir et donner le temps la Rpublique d'arriver une augmentation de ses ressources? Si l'on examine le tableau de la dett intrieure, on arrive la constatation suivante: Il sera d pour solde des Conventions Budgtaires 1912/1913, 1913/1914 au 30 Septembre prochain environ.................. 1.000 000 sur la dette intrieure 1912, environ................................................... 158.000 sur la dette intrieure 1913, ....................................................... 290000 surla crance Fouchard ...................................................... :. 19.000 Les diffrentes affectations qui garantissent ces crances doi vent les teindre en un temps relativement court.-Prenons par exemple la dette 1912, elle est, au moment o ces lignes sont crites, de 300.000 dollars. Or, l'affectation annuelle re prsente sur une importation moyenne de 4.500.000 g0l1rdes une somme de 225.000 dollars, ce qui teindra la dette en un an et quelques mois. -En esLimant un million le solde des Conventions budgtaires, l'affectation le couvrira en deux ans et demi. Si donc on rachte les soldes ds avec un emprunt long on retrouvera immdiatement la presque totalit des affectations -En effet, les diffrentes crances ah sOl'bent au total par an prs de 1.025.000, un emprunt de 1.600 000 qui permettrait de les teindre, s'il est amorti par 2010 l'an et rapporte G 0/ d'intrts, exigeant une annuit de 128.000 ct pennettrait il la Rpublique de disposer sur les revenus actuellement affects de plus de 900.000 environ, auquel il faudrait joindre les;) 0/ de la surtm.::e actullcment affects la convention hudgtaire en cours, ce qui donnei"aitenvil'on 1.127.00D dollars. En prenant pour du change le taux de 3500 / 0 on aurait les droits d'importtion libres, soit environ 4 500 000, 1.000.000 des surtaxes dgages, environ 3.500.000 ce qui donnerait un bmlget lihre d'environ 8.000.000 des dpenses gourdes et de 600.000 dollars de dpenses or, en y ajoutant les timbres,

PAGE 18

:,:, 18 -j'enregistrement, les droits consulaires, la surtaxe sur le savon rtablir et quelques autres droits il librer. Ce budget, pendant quelques annes, pourrait tre suffisant, la moyenne des douzimes mensuels tant de GG6.GGG gourdes par mois et dollars, ce qui reprsente il peu prs, y compris les crdits extraordinaires, les dpenses de l'Administration pendant l'Exercice 1911-1D12, priode dans laquelle on a tent et ralis plus d'une rforme. Une combinaison de mme nature peut natre galement d'une opration de crdit il tenter sur nos emprunts extrieurs 1896 et 1875.On peut, sans doute, par suite d'un arrangement avec les porteurs des titres du prelnier, les unifier avec un intrt moindre et tirer de l'augmentation du capital obtenir la valeur. ncessaire pour faire l'opration dont il vient d'tre question.--, Cette seconde combinaison donnerait la Rpublique une plus large disposition, si l'affectation actuelle des deux emprunts po'wait suffire pour couvrir l'intrt et l'amortissement du capital qui seront ajouts il la valeur des deux emprunts actuellement dus. En outre, quel que soit le parti auquel il y aura lieu de s'arrter, il convient de ne pas sacrifier les prteurs des dettes intrieures actuelles et de leur donner la possibilit d'changer leurs titres moyennant certaines conditions contre les titres de la nouvelle deUe et surtout d'assurer il cette nouvelle dette un paiement tant il l'Extrieur qu' Port-au-Prince,', afin de continuer alimenter l'pargne nationale Enfin, si une des con\hinaisons, dont il vient d'tre parl, n'e pouvait aboutir avant le 30 Septemhre de l'anne courante, comme il faut que l'Etat vive, il conviendrait de permettre, comme vous le faites d'ordinaire, au Secrtaire d'Etat des Finances de combler encore une fois par l'emprunt les d ficits du budget. Ces diffrentes mesures doiyent, d'ailleurs, marcher de front avec le vote de l'ilppt sur l'alcool, avec la constitution du monopole du tahac et des allumettes, le vole de la loi sur les successions, et malgr certaine rpugnance tmoigne avec la cration de loterie nationale qui serait autorise par une loi. On pourra ainsi pendant quelque temps suhvenir sans e f fort, la dpense publique, faire face aux besoins d'amlioration indispensables ct atteindre le rsuILat des mesures, relevant d'un autre Dpartement, que le Gouvernement est contraint de -prendre pour le dveloppement de la production et pour l'tude et l'exploitation de notre sous-sol.

PAGE 19

19 -v Considrations sllr la situation gnrale des finances. Si ce qui vient d'tre dit a t expos avec une suffisante clart, vous comprendrez aisment, Messieurs les Dputs, Messieurs les Snateurs, les graves embarras des finances hatiennes et combien il importe que, dans la mesure du possible, de sages rductions soient faites aux dpenses et des combinaisons de trsorerie assurent nos hudgets une lasticit plus grande. Cependant, il est un autre point de vue consolant de constater que si l'effort qui doit tre fait est rsolument entrepris, une poque plus heureuse pour nos finances peut facilement venir. Dans l'expos de situation que le titulaire de ce Dpartement avait l'honneur de vous prsenter l'anne dernire, il attirait votre attenti,on sur la circonstance que l'hatien tait en somme trs peu impos, qu'une rpartition plus intelli gente des charges pouvait, sans injustice, augmenter considrablement le revenu public, sans, en aucune faon, accabler le peuple sous une fiscalit outrance. L'avenir dpend donc de notre sagesse, notre esprit d'ordre; et avec la volont de bien faire, des jours trs heureux peuvent encore naitre, et cela d'autant plus que la Hpublique n'a encore failli aucune de ses obligations extrieures et intrieures. De par le monde, dans la vieille Europe, des peuples de trs ancienne civilisation, ont suspendu le paiement de leurs dettes.-En Amrique, autour de nous, le mme spectacle s'est offert. La courtoisie internationale ne me permet pas d'insister.-De semblables dsastres ne nous sont pas encore arrivs. On peut relever, comme une consolante constatation, l' nergie conomique et la vitalit dont la Hpuhlique a fait preuve dans les trois premiers Illois de cette anne, malgr la guerre civile dsolant nos provinces, malgr l'incendie ct les coups de canon, sans demander de rpit qui que ce soit, le service de toutes nos dettes a t continu. L'Emprunt 1910, depuis le 24 Mars a t pour toute l'anne servi-intrts et amortissements-par anticipation;auxchances 'prvues, tous nos titres extrieurs seront converts. dettes intrieures 1912-1913 ont t, intrts et amortissements, rguliremeiltpays, et cela sans la moindre dfaillance; les coupons du Chemin de Fer du Nord, avec un mois seulement de retard, justifi par un interrgne, ont t acquitts sibien que le cours de nos valeurs qui un moment avait flchi, s'est

PAGE 20

-'-20 --pourtant relev.-Au 11 Mars, Paris, le 1896 tait 502; le 1910 443. A Port-au-Prince, au 2 Avril, le 1912 et le 1913 sont 86 Enfin, lorsqu'il a fallu, devant la ncessit du moment, recourir au crdit, la confiance s'est tmoigne si entire que les capitaux sont venus malgr les hostilits et les menaces, nous vous l'avons dj dit et il faut le rpter encore, sans autre garantie que la parole des gouvernants. Si donc, nous avons craindre les comptiteurs qui se manifestent autour de nous, si les contrats que nous avons follement vots et les que nous avons imprudemment cres constituent des dangers de tous les instants. Ces dangers, nous pouvons les surmonter, mais de toutes les causes d'inquitude que nous devons lgitimement avoir, ce sont celles qui rsultent de nos propres faiblesses dont nous devons le plus nous garder. Les hommes de valeur refusent de plus en plus leur concours, la peur des responsabilits grandit, la veulerie est partout et les intrts personnels sont les seuls qui nous proccupent. Le Gouvernement est certain, MM les Dputs, M1\'1. les Snateurs, que le puissant appui des Assembles ne lui Il,1anquera pas et que les Pouvoirs sauront s'unir dans l'effort ncessaire pour assurer le prsent et prparer l'avenir. VI DETTE INTRIEl'RE FLOTTANTE, SAM, NORD ALEXIS, ANXOINE SIMON. Le Dpartement des Finances attache la plus grande importance la liquidation de la nouvelle dette intrieure rsultant des gestions des Gouvemements, Sam, Nord Alexis, Antoine Simon.Une loi dans cours du dernier exercice vous a dj t prsente en ce sens. Il importe que vous lui donnez votre sanction. Le Gouvernement vous proposera peut-tre d'ajouter au montant de celte dette la valeur qu'il devra la fin de l'exercice aux employs publics aprs les paiements pattiels qui leur auront t faits. Il tudiera en comit avec vous s'il n'existe pas un moyen de donner cette dette une garantie immdiate qui puisse en augmenter la valeur et soulager aussi la misre publique. La loi du 28 Fvrier a cr des obliwttions qu'il faudra galement couvrir. On trouvera, le Dpartement l'espre, garanties ncessaires pour les solder Le Dpartement estime, en effet, que l'alcool, le tabac et les successions peuvent donner la Rpublique un rendement de haute importance, dont une portion suffira pour teindre-intrts et amorlissements-

PAGE 21

-21-la dette rvolutionnaire et les valeurs payer sinistrs des Gonaves et autres. VII Retrait du Papier-Monnaie. Le titulaIre de ce Dpartement avait eu vous entretenir 1 onguement,l'anne dernire,des vues du GouyernementHatien sur la question du papier-monnaie et de l'trange rsistance que. les Banque Nationale de la Rpuhlique d'Hati et l'Union Pari 'sienne leur avait oppose. Leconflit allai t,sans doute,fie rsoudre soit par une entente, soit par le recours la Justice, lorsque le Prsident Tancrde Auguste vint mourir. Le Gouvernement de Monsieur le Prsident ;\Iichel-Oreste eut sur la question qui nous occupe une faon de voir compltement diffrente de celle des deux Gouyernements qui l'avaient prcd. En ce qui touche le refus de la Banque de la Rpublique d'Hati de remettre, dans les conditions de la loi de 1912, les deux millions de dollars qu'elle dtenait pour le compte de la Nation, le Gouyernement de Monsieur ;\Iichel-Oreste estima que la Banque avait raison de refuser sur ce point obissance aux lois hatiennes,-vers la mme poque o Me. LABO RI, alors btonnier de l'ordre des avocats de Paris et rune des sommits du barreau de France, consult sur le litige, estimait que le refus de la Banque Nationale de remettr, en excution de la loi du 21 Septembre 1912 et dans les conditions que cette loi prvoit au Gouvernement d'Hati les deux millions qu'elle dtient pour son compte, nous parait injustifi et encore il est d'ail leurs vident que l'Etat hatien n'avait pu, sans abdiquer, en Il vrit, sa souverainet, confrer une Banque, quelle qu'elle Cl soit, le droit de concevoir et de raliser, selon saseule volont. un programme de rforme montaire intressant tout l'avenir conomique de la et de mettre en chec, par son vote, une loi rgulirement vote par le Parlement, en excution du contrat lui-mme. }) Monsieur Secrtaire d'Etat des Finances, dans l'expos des motifs, n'prouve aucune gne dire: Nous som mes forcs de le reconnatre: ce refus tait lgitime.-Les textes ne laissent aucun doute ce sujet.Permeltez-moi de vous les mettre sous les yeux: et plus loin: Nous n'avions pas le droit de procder ainsi -La souverainet nationale a: ne va pas jusqu' nous permettre de violer les contrats qui ont t rgulirement sancLionlls par le Corps Lgislatif. (c Ces contrats, pour tre ll1odills, avaient besoin du concours d'une double volont.-Ai-je besoin d'ajouter que la dignit n'av(l,it rien faire dans la question? Ne

PAGE 22

22 elle pas, an contraire, respecter les engagements legalement ([ pris par nos reprsentants officiels? Il tait hon de fixer ici ce point d'histoire, mais il n'appartient pas au titulaire de ce Dpartement d'insister davantage. Ce pendant, il est il regretter que la conviction du Gouvernement de l\Ionsieur :\Iichel-Oreste se soit ainsi manifeste, lorsqu'il aurait pll si facilement dclarer, sans prendre parti contre son pays, que devm'lt des difficuits existantes le Gouvernement a"tait cru devoir prsenter un nouveau projet. Quoiqu'il en soit, un nouveau projet fut, en effet, prsent et reut l'approbation du Corps Lgislatif.-Son premier effet fut de faire remonter le taux du change et d'augmenter ainsi le prix de la vie pour la grande majorit du peuple hatien. Il sera examin dans la situation d'un autre Dpartement quelles furent ses consquences sur la richesse nationaIe.On peut dire que le relrait il 50() de change a t une des causes principales de la guerre ci vile. Le Gouvernement avec vous ce qu'il y a faire dans l'occurence et aura l'honneur de vous prsenter un' dernier projet qui, il l'espre, mettra fin a toutes ces difficults. En terminant ici l'expos de la situation des finances, le chef du Dpartement croit devoir le n'pter encore: quelque grave quesoit la crise que la nation traverse, il n'y a rien de pel'. du, si le patriotisme fait l'elIort qu'il doit faire. LESPINASSE

PAGE 23

:-23 ....; Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Dans le demie!' expos de la situation du Commerce, l Dpartement vous disait: que de nombreuses circonstances avaient contrihu crerun tat de malaisG qui durera pendant quelques annes encore. Loin de s'tre heureusement modifies, ces circonstances se sont au contraire depuis aggraves Deux d'entre elles ont particuliremen t i nn uencl' l'exrcice 1912-1 H 13 :une diminution sensible de la rcolte de caf, la modification de la loi sur le relrait. Il convient de s'y arrter un instant. Des influences atmosphriques qui chappent au contrle de l'homme et que, par consquent, il ne peut dominer,amnent chaque anne, une rcolte pauvre ou ahondante et parsuile la richesse ou la pauvret des marchs. La rcolte de caf du demier exerice a t mauvaise et compare celle qui la prcde donne les chiffres suivants: rcolte de 1911-HH2 chiffre total comprenant la consommation intrieure value, suivant llll procd dont il a rendu compte dans le demier expos, 11-1.000.000 de livres; chiffre de la rcolte de 1912-1913value suivantlemme procd.000.000; d'o une dimil1lition dans la production d' env i l'on 24.000.000 de livres. -Quantit de livres exportes en passant par les douanes 80.000000 pour 1911-1912. quantit de livres passant par les douanes en 1912-1913 environ 56.000.000. L'anne commerciale ne pouvait, dans ces conditions, tre prospre.-Mais une seconde question ne tarda pas en faire une anne dsastreuse. On se souvient des conditions du retrait arrtes par les deux Gouvernements de C. LECONTE et de TANCHDE AUGVSTE. Donner la gourde hatienne, principal lment de notre circulation montai re, la valeur la prus leve possible, augmenter, en cela, la richesse de ceux qui la dterminent, c'est--dire de la majoration du peuple hatien, amener, par suite, une allg des changes; tclles taient les ides des deux Gouvernements qui vicnnent d'tre dnomms. L'indication de ces deux ides avait elle seule produit une dtente et le commen gement de leur excution en aurait produit encore une plu&

PAGE 24

24-grande, lorsque l'avnement de Monsieur Michel-Oreste, la Premire Magistrature de l'Etat changea les points de yue des hommes au Pouvoir. Les fonds avancs pour le retrait furent crdits au service courant et le taux du retrait port de 330 Cette profonde modification bouleversa les affaires. Les s'arrtrent, les remises l'tranger ne peuvent s'effectuer sans des pertes normes et par suite l'importation subit un grave temps d'arrt Vous ne vous tonnerez pas, l\Iessieurs les snateurs, Messieurs. les Dputs. si les statistiques qui fournissent, somme toute, la hase de cet expos, indiquent un tat de beaucoup moins florissant que celui del'anne dernire. Nous avons export cette anne,comme il vient d'tre dit,caf 56,962.2D7, cacao 3.8'17.760, coton 4,2G6.0(j8, et l'ensemble de nos exportations de toutes sortes s'est ley 11.31:J.559.22 dollars ou en francs 60.:H9.{H9.18. Le mouvemCl gnral de nos importations constates dans nos douanes et provenant du prix des factures consulaires s'lve une somme de 8.100,125 ou de 43,200.619 francs, se dcomposant comme suit: Amrique .................. ........................ '........................ 5.9''''8.056.01 ........................................ 59;) 319.20 France................ :117 335.17 Allemgne 535 543.82 Divers............................ 2,,12.971.28 A cette somme il faut ajouter la valeur des fraudes sur factures consul ai res,ai nsi qu'il tait expos l'anne dernire. laquelle peul tre vahle%ce qni donne la somme de 8. UO 628.65 ou 43.41G.G22.ml francs pour la valeur de nos importntions. Il rsulte de ce qui prcde que la ,somme tolale de notre commerce exlrieur serait, non compris nolre commerce avec la Dominicanie, pour l'exercice de 103.76G.271.27 en diminution considrable sur la somme de notre commerce extrieur dails le cours de l'exercice prcdent. Nolis devons nous hter dedire que l'exercice en cours a t, au point de vue de la rcolte du caf, parliC1Jliremelll heureux et que leschilfres de l"t?xportatioll du cnT de l'anne E111-H112 seront probablement atteints Il faut do ne le dire en terminant; il est possihle de relever le commerce, mais il faut pour cela des mesures raisonnes, dn patriotisme el de l'entente de tous les citoyens. A ccl expos est annex le de dtail de nos oprations dounnires fourni par le hureau de statislique et du contrle de,s Douanes. LESPINASSE.

PAGE 25

-25 -GUERRE. -Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, -, Il est un fait incontestable que la rforme de l'Arme, entre prise avec tant de volont par le Grand Citoyen CINCINNATCS LECONTE dont je salue ici religieusement la mmoire, a subi sous le dernier Gouvernement un arrt marqu. Se mettant rsolument en dehors du sillon dj trac, on avait pris con1lue tche de tout dtruire, croyant tout innover. Vous savez, MJ.\1 il quel piteux rsultat le Gouyernement d'alors a abouti 1 La Commission de Rforme Militaire compose d'officiers qui se recommandent tous par des connaissances relles du mtier, relgue l'arrire plan, tait sans potlYoir pour conseillerleslois et rglements militaires labors par ces hommes de science, qui dorment encore dans la poussire des archives. Aujourd'hui, nous avons le droit, 1\11'.1. les Snateurs, MM. les Dputs, d'augurer un avenir meilleur pour la Rpublique, car le Chef actuel, ds les premiers jours, a dfini tout son programme par une dclaration sincre, o' l'on sent percer l'accent vrai de son patriotisme. Le Gnral OUESTE ZAi\lOR en disant dans un acte officiel qu'il tait dcid il marcher sur les traces de Son Grand Ami CI:\'CI:\'NA1TS LECO:\'TE, proclame hautement l'idal qu'il rve et le but qu'il poursuit. A cette heure la rforme de l'Arme devient une question capitale qui sollicite de plus en plus l'aHention des hommes d'Etat. A ct de la Diplomatie qui dnoue les difflcults qui naissent entre les peuples, les Chefs de Gouyernement se proccupent, il juste raison de l'organisation scientifique d'urie force intrieure devant la lutte d'in'fluence et le besoin d'extention territoriale qui agitent les grandes nations. Notre pays a besoin, lui aussi, de l'organisation de cette force. La Rpublique, pendant les derniers vnements a vcu des heures bien douloureuses: notre Hert de peuple libre en a souffert. Je souhaite que la leon soit retenue et que les hatiens comprennent que l'uvre de reconstitution nationale rclame la fusion de toutes les de toutes les intelligences. Ds que la paix, cette paix si ncessaire il notre volution et pour le triomphe de laquelle le Gouyernement a t obli de faire tant de sacrifices comme le prou,rent du reste

PAGE 26

-26-diffrents crdits quej'ai 'en prendre et qui sont justifis, serH rtablie, nous entreprendrons les grandes rformes que rclament les circonstances actuelles. Le Gouyernement est persuad que yotre concours ne lui fera pas dfaut, ,car YOUS ayez dj donn il la nation des : preuves relles de votre amour du bien puhliC'. En premire ligne, le Gouvernement de la Hpublique, pen! sera l'Arme, l'Arme qui reste toujours Iidle il une con-signe toute honneur et qui, aux heures de crises, se range toujours dans le grand parti de l'ordre. La tche sera facile il vous :\Il\L,les les Dputs, comme moi qui ai l'honneur de diriger le Dpartement de la Guerre, car le Gnral OHESTE sorti de cette belle cole de l'Arme, connait mieux que personne ses besoins. Au cours de cette session qui,.ie vous le souhaite, sera fertile en rsultats heureux, j'aurai l'honneur de vous soumettre, MM. les Snateurs, les Dputs, les difi"rents projets de lois sur le recrutement et la mobilisation de l'Arme. M'inspirant de l'exprience acquise, j'aurai revenir sur diffrentes dispositions qui n'ont pas donn des rsultats voulus. Le recrutement, le renvoi de la classe, l'institution d'une cole militaire, la formation du corps d'instruction, la cration de l'tat-major &{nral de l'Arme, tous ces points ont attir mon attention. Ces diffrents ])J:ojets de lois, passant par le creuset de vos dlibrations claires, constitueront notre lgislation militaire. Les troubles civiles que le pays a eu traverser n'ont pas, permis au Dpartement de la GuclTe de librer la classe 1891, actuellement sous les drapeaux; mais il se propose de prendre cette fin les mesures dictes par la loi sur le recrutement. Premier Corps (l'ilrm(' dl' l'Ollest. Le premier Corps d'Arme occupe actuellement les Casernes Deji;salines. Le Dpartement prend toutes les mesures ncessaires pour reconstitu el' les cadres des hataillons. Il est heureux de proclamer que l'esprit de discipline et d'administration est toujours bien maintenu. Garde. La Garde du Gouvernement, fidle il ses anciennes traditions, maintient jalousement sa discipline, Le Dpartement rcconnait avec plaisir quc la solidarit qui fait la force d'twe Arme, se fortifie de plus en plus dans ang des soldats .

PAGE 27

-27 -:.. Trollpes de Ligne. Mon Departement a pris la dcision de retablir l'ancien cffectif des regiments de ligne, comprenant qu'un effectif de vingt dix hommes ne peul suJIire il couvrir tous les postes. Hpitaux 1lWitaires. Dflns l'expo.; de la situation de l'annee HH3, le ment vous entretenait, l\1:\1. les Snateurs, l\E\1. les Dputs, de l'tat uplorable du matriel des hopitaux militaires de la publique. Depuis, rien n'a t tent' pour mettre ces tr,hlisiements en mesure de rpondre au but de leur cration. Ds que la crise financire sera conjure, le Gouvernement vous demandera des moyens pour lui permettre de tout rorganiser dans ce sens, Cependant, je suis heureux de proclamer que l'hpital mi litaire de Port-au-Prince, malgr les faibles moyens dont il dispose, marche ft souhait. r Les militaires de partout qui viennent chercher des soin's la Capitale sont l'objet de la plus grande attention du sonnel aUach ce service. \ Il est juste de rendre hommage au dvouement inlassable des bonnes Surs de la Sagesse, charges de l'entretien de nos militaires. Elles se panchent maternellement sur toutes les dtresses qui leur arrivent, et, dans un esprit tout de sacri-. fiee, elles veillent, et ayec quellE' sollicitude, aux chevets de nos blesss. Aussi, mon Dpartement s'vcrtue ft donner ces braves mdecins comme aux bonnes Surs tout le concours possible pour leur rendre la tche facile. Hompant avec le systme des acquisitions de mdicaments sur place, je laisse aux mdecins qui forment le Conseil de Sant et de Surveillance des hpi taux militaires de la Hpubliquc, le soin de commander di rectement de l'tranger les produits ncessaires. ilrsenall.r Mon Dpartement se prpare ft prendre des mesures pour remdier ft l'tat dplorable des Arsenaux de la Hpublique. J'estime que l'Etablissement d'un Arsenal bien outill dans chaque Dpartement, suffira aux besoins du Gouvernement. Nous tudierons 1\E\1. les Snateurs, l\IM. les D puts, ces diffrentes mesures. Tel est, M1\1 les Snateurs, l\11\1. les Dputs, l'expos sin cl'e du Dpartement quc j'ai l'honncur de diriger. Le Secrtaire d'Etat de la Gllerre, F. ETIENNE,

PAGE 28

-28-MARINE. -Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, S'il me fallait vous prsenter un rapport circonstanci de l'tat de notre Flottille, si dlaisse ces temps derniers, peuttre en auriez-vous t attrists, sachant surtout que les Dpartements de l'Instruction publique, de la Guerre et de la Marine sont ceux qui doivent bnficier de toute la sollicitude de l'Etat chez un peuple aussi jeune que le ntre. En effet, nos trois units de guerre: Vertires, (
PAGE 29

-29-qui lcs dirigent s'vertuent excuter dans toute leur, teneui' les points de ma dernire circulaire relatifs la surveillance qu'ils doivent exercer pendant la nuit sur nos douanes en mme temps quc sur tout le littoral. Forges & Chantiers de Bi::oton 'Quant aux Forges ct Chantiers de Bizoton, s'ils ne rpondent pas tous nos desidrata par suite de l'abaissement du sol de cet tablissement, il n'est pas moins vrai qu'ils rendent de si gnals services au pays. Le Directeur et ses ouvriers donnent toute la somme de travail dont sont capables l'intelligence de leur esprit et la puissance de leur bras. Aids de la science technique de M. Breton, l'ingnieur en chef de la Flottille, ils nous dispensent parfois d'xpdier nos units l'tranger pour des rparations urgentes L'outillage des Forges et Chantiers mrite Dotre sriuse at tention, tandis que l'organisation de nos ports et l'acquisition de nouvelles units avec les moyens ncessaires leur bOIT entretien constituent pour nous de pressants besoins. Tel est en raccourci, les Snateurs, l\Il\L les Dpts. l'expos sincre du Dpartement de la Marine qui, avec votre concours enthousiaste, aura ralis cette anne des progrs dont vous aurez seuls la gloire. Le Secrtaire d'Etal de la Marine, F. ETIENNE

PAGE 30

30INTRIEUH Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Les vnements que vient de traverser le pays sont trop r cents pour qu'il soit ncessaire de vous les rappeler. La chute aussi prmature que rapide du Gouvernement dont Monsieur tait le chef a montr que ce n'est pas impunment qu'une administration politique commet des fauies rptes et que le peuple est jaloux de ses droits elde sa libert. Au lendemain de cette chute, tout semblait naturellement aboutir une heureuse issue, quand les passions emballes d'un groupe d'ambitieux impatients provoqurent un conflit arm et causrent la regrettable affaire des Gonaves. Malheureusement, il n'a pas dpendu de la sagesse d'un seul que cette triste journe ft pargne la cit de l'Indpendance. Du moins, le Gouvernemeqt s'efforce-t-il de rparer, dans la mesure de nos ressources, les dommages rsultant de l'incendie et du p:llage dont 'cette ville a souffert. C'est pour nous l'occasion de rendre hommage au Corps Lgislatif qui s'empressa de voter la loi du 28 Fvrier dernier consacrant le principe des secours en espces l'partir aux victimes. Le Dpartement, d'accord avec celui des Finances a nomm une commission charge de dterminer, avec la plus grande prcision possible, les pertes de chacun, afin que les secours y soient proportionns. Si le vote de la loi susdife est un acte qui vous fait honneur, nous ne saurions oublier que, par l'lection du Gnral Oreste Zamor la Premire Magistrature de l'Elat, vous avez acquis un titre la reconnaissance des bons citoyens qui rclamaient ce Chef, de la nation enfin qui a mis en lui toute sa confiance. Uu coup, redonnant une assise l'autorit excutive,vous avez permis que se ressaisissent les pouvoirs publics et que l'anarchie fut nergiquement ombattue. Nous continuons rprimer ses manifestations et la paix rgnera parlout sans partage, cette paix dont la Rpublique a besoin et que le Gouvernement saura rendre synonyme de la vritable et profonde tranquillit des curs. Dj, la parole de rconciliation a t prononce. dans une admirable proclamation, par Son Excellence Monsieur le prsident de la Rpublique. Le Chef de l'Etat, appartenant au

PAGE 31

-3i-\ \ peuple tout entier, s'est donn pour rgle d'oublier '1_,-, InjUreS 1 des ennemis d'hier et de tout pardonner ses anciens adver-: saires. Le Dpartement que je dirige, s'inspirant de cette man-. sutude, n'a pas ferm les portes de la patrie aux ministres du pouvoir dchu. Ils sont revenus dans leurs foyers pour y vivre paisiblement. Il en est de mme de totis les adeptes d'un parti rvolutionnaire, qui s'taient hitts de dposer, aux mains de l'autorit rgulire, les armes de la rbellion. Ce n'est donc pas une uvre de passiOll et de rep-rsailles que nous vou,1 Ions faire, mais une uvre minemment nationale. Nous ne sero!!s svres que pour les professionnels du dsordre et tous ceux que la jtste rigueur des lois atLeindra ou devrait frapper. Nous esprons ainsi garantir la scurit gnrale des citoyens. ,. .... La police, sous toutes ses espces, doit concourir au maintien de cette scurit. la police administrative yale rle prpondrant. Nous avons, cependant, dplorer l'insufflsante organisation de ce corps dont la rforme n'est pas mme commence Le Dpartement n'a pn, faute de moyens, raliser son projet d'introduire une mission policire en Hati. Nous pensons que c'est par l qu'il faut commencer; et nous esprons qu'il vous sera possihle, cette anne, d'inscrire au bud-get une valeur ce destine. Il Y aura, certes, normment faire pour donner une organisation dfinitive nos services de police. Ne dut-on que coordonner et amliorer les rouages existants, il n'y va pas dans-des dpenses considrahles, dont l'opinion, chez nous, ne se doute gure, n'ayant jamais vu tenter, dans ce sens, un essai relleHlent srieux. Partout o la civilisation exige qu'il soit effectivement pouryu tous les besoins de la Sret publique, les efforts mis en uvre se traduisent par des chiffres lvs En Tunisie, sous le rgime du protectorat franais, on a vu le budget de la police s'accroitre, en onze annes, de 971,860 francs, et du cIiiffre de c189.456 francs montr celui de 1.508.500 francs. Il est certain que, mme en tenant compte de nos embarras financiers, nous aurions d nous montrer plus soucieux d'un lment administratif si important. Or, notre budget de la police est il peu prs demcur invariable. Nous formons le vu que le pays comprenne qu'il ya l un sacrifice ncessaire faire, et que, sans ce sacrifice, il sera toujours chimrique dc demander au Dpartement de l'Intrieur cette protection "l'aiment efficace des personnes et des biens qui ne laisse pas d'tre nos yeux un mirage dcevant. Toutefois, mentionnons, comme un pas de fait, l'tablisse-

PAGE 32

ment de la Direction dr. la Police gnrale et de la Police de Sret. Cet organe nouveau, cr par la loi du 23 Aot 1913, autrement conditionn que l'ancienne prfecture de police, est appel, sous une habile administration, il rendre de rels services au pays Vous en connaissez les caractristiques.Qu'il, nous suffise de vous rappeler qu'il est plac sous notre contrle permanent, et que son action s'exerce sous la tutelle des lois. La direction de la Sret publique trouve notamment ses moyens dans l'application de trois lois votes l'anne dernire : la nouvelle loi relative aux passeports, qui impose des dclarations prcises aux voyageurs dont l'identit est ainsi fixe ; la loi sur le sjour des trangers en Hati, qui, entre au tres innovations, ontient, en somme, un commencement de rglementation de l'immigration, et la loi modifiant certaines dispositions du Code pnal relatives aux hteliers, aux auber gistes et aux loueurs de chambres garnies. Ce sont des instruments de prcision dont il doit tre possible de tirer un parti avantageux. Le Dpartement avait demand aux Chambres une alloca tion pour l'essai d'une police du littoral. Cet essai a donn d'excellents rsultats. Auxiliaire de la police administrative, la police de mer a une existence adquate aux exigences des services du port de la Capitale; et depuis qu'elle fonctionne, elle prouve son utilit. .. .. Il est une autre police qui sollicite votre haute attention, c'est celle qui a pour mission de veiller sur la sant publique et de dfendre nos frontires des invasions pidmiques. Cel le-l est absolument rudimentaire et dpourvue de moyens ef fectifs. Elle ne parvient manifester son peu d'existence que par la bonne volont de quelques-unes de nos autorits sani taires lesquelles n'ont pas encore perdu la notion de leur de voir et demandent, l'observance plus ou moins srieuse de nos lois et rglements spciaux, une attnuation dl' la dplorable situation o vgtent jusqu' ce jour les services confis leurs soins. Cependant, les pidmies se charger, de temps autre, par leur menace lointaine, de nous rappeler que l'ab sence de lazarels et de tout tablissement indiqu par la science et l'hygine, nous expose tous les risques et tous les prils. Hier, c'tait la petite vrole qui avait fait son ap parition la station navale amricaine de Caimanera, port de Guantanamo ( Cuba). Aujourd'hui, c'est la peste bubonique qui reparait la Havane. Pour tre quelque peu en mesure de parer aux premires ncessits de la dfense prophylactique contre la variole et la

PAGE 33

33 -'peste, le Dpartcment ne s'est pas fait faute dc commander SoO tubcs antivariolicluCS pour 5.000 vaccInations ct presque' autant de tubes de srum antipesteux ct dc vaccin H' NOLIS n'avons pas pu fairc mieux, le hudget dc. l'exercice en cours nc pr\'oyant que la modique de 1.500 dollars. Ce sont .des moyens plus ,que drisoil'cs, si on les .compare aux dpenses qui s'effectuent' ailleurs: notre la Havane ne nous a-t-elle pas inform qu'U.lle allocation de 230.000 dollars a t mise la disposition Dpartement de la Sant publique de Cuba, il la premire -menace de la peste? Il importe que nous nous proccupions de ces grahds dangers dont l'imminence est pour ainsi dire' constante depuis quelque temps. Et il ne sera pas exagr de quintupler, pour le moins, nos prvisions hudgtaires. Toutefois, le Dpartement ne se dissimule pas que, dans la pnurie que nous dplorons, notre vraie dfense contre le mal, quoique peu cn rapport avec le progrs ct peu confOrme il la lihert de laiunfigation, c'est eni core d'interdire l'entre de nos ports aux navires venant des points infects, ct de soumettre il une inspection mdicale rigoureuse, et, s'il ya lieu, il la quarantaine, ceux qui sont par tis des ports voisins de ces lieux Cest sous l'empire de ces diverses considrations qu'a t pris l'arrt de Son E;'\:cellence le Prsident de la Hpuhlique en date du 11l\Iars de cette anne. En mme temps, sur l'invitation du Dpartement, le Con seil spcial consultatif d'hygine et de salubrit puplique, constitu depuis deux ans, a hien voulu se runil; et se dclarer en pernunence, bien dispos dvouer, sans aucune rmunration. Qu'i! reoive ici un juste hommage! Etsouhaitons 'qp'il la faveur d'une paix durahle, il nous soit donn de enfin les lments d'une oi'ganisation complte, o la police sanitaire se passera des mesures extrmes; tout en tant bien arm pour la lutte." L'tat matriel des prisons de la 1Rpublique ne s'est lior que dans une faible mesui'e,le Dpartell):c?nl des Travaux publics n'ayant pu, faute de moyens sufilsants, l:emplir le !lrogramme des rparations et constructions qui s'imposent et veulent! tre entreprises dans le plus' court dlai. Le Dparte ll1ent a not avec satisfaction toutes celles qui ont t excu .. sur sa ; ct il garde l'espoir que les autres seront srieusement envisages dans le cours dl! pr'sent exercice et qu'elles aboutiront enfin sans trop de, retard. Car, la vtust de nos maisons de dtention au point.cle vue de la scurit publique, un trop fragile il la rptition des crimes et des dlits;et elle est une menq::ee directe la vie ll1me

PAGE 34

-,-3-1 -des (itenus ; c'est, de toutes les faons, un danger conlOtant. L'vasion des prisonniers, notamment des condamns aux fortes peines, est assez frquente, malgr loute la vigilance de leurs gardiens. Il. Par ailleurs, le Dparlement a "ill il ce que les fers, qui ont t abolis, ne fussent pas rlablis suhreplicement ; et, se proccupant de l'tal de sanl des prisonniers, il n'a pas planqu d'ordonner l'amlioralipn du rgime auquel ils laient soumis, toutes les fois qu'il en elait besoin. Dans le mme 01''dre d'ides, il a t scrupuleusement pourvu il l'entretien des prisonniers; pas une ordonnaqce de dpense y relalive n "est reste en souffrance. Leur hygine est moins mauvaise, Il est rsult que la mort d'un prisonnier est devenue uil fait rare. Quant 'la rforme du rgime pnitenliaire en elle-mme, c'est une des qhestions.dont la solution dpend de la situation financire du pays.' Tant qu'on n'y pourra mettre beaucoup d'argent on y pensera toujours sans pouvoir l'aborder pour la' rsoudre. Il n,'en est pas tout fail aiilsi heureusement du relvement de l'Ecole Centrale des Ar1s, et Mtiers, Cet lahlissement si intressant s'amliore peu et fonctionne d'une manire progressive. Avec les grosses rparations des htimenls, entre prises et en partie menes il honnesIins, aux frais du Dpartement, on peut voir que les ateliers ri'ont pas l ngligs, La Direction veille au maintien de la discipline, ct une grande propret rgne dans tous les services. Li ne petite exposi tian d'objets fabriqus parles apprentis est en prparation s'ouvrir aux mois de l\lai prochain. Elle attestera qu'il exisle encore une maison o les enfants du peuple,levs il la charge de l'Etat, pourvus d'une inslruction luimaire suflisanle, reoivent, avec l'ducation moralc et religicuse propre il former leur me, un enseignement professionnel qui leur met aux mains le gage le l'avenir de leurs familles Le pays lout enlier en tirera le plus grand profit. l Il nous plait de signaler aussi l'Imprimerie de _Port-au-Prince comme lIn de nos lablissements publics 'qui ont reu quelque notable, amlioration. Des rparations irn; portantes ontt efredueS, dans une grande partie dubtimenll,. par les soins du des puhlics. Par suile', on' a pu faire, sans dommage des machines qui ont t c mmandes, pour les ateliers typographie et de reliure, b "ce il l'allocation \'ole dernire, et qui ont t s ds le commencement de l'exe,l'-

PAGE 35

Cice en cours. Ccrtes, pOUl' lre compltement appl'opri sa i tiestilution ct pOUl' suffire il ,tbs les besoins,l'outillagedevrait anciennes cl augment dans "Ile large nicsnl'e. Car; les travaux confis l'Impl'i1neric Nationalese mullplienl d'anne en et -il faut, CH gard leur ,hale, les livcI:cr avcc clrit. Toutefois,' nos ressourccs 'dantftbles! 'il importmt que les cnte l'on a faits ne fussent pas infrllctueux: or, dans son tatatuel, le matricl donnel' tl,n hon rendcment e,t, bien entretenu, se conserver longt,emps encore.. ,/ '--, L'imprimerie C,tp-HaLien continue de fonctionner;mais IG,s services qu'ellc rend Ile montrent pas encore cIu'elle est qu'elle doi t tre. Il n'es,t pas rare que des fonctionnaires dllNord s'adressent il mOl} Dpartemcnt, liour le pricr d'ordonner la confcction des imprims ,dont ils ont besoin, il l'IIl1Pl:imcrie de laCapital.e. Nous avons dcid de nc plus faire droit ces dcmandes, ayant le droit d'exiger qu'elles reoivent pleine satisfaction. Quant il Flmprimerie des C'Uj;es, elle aVait disparu, on se le rappelle, dtu-& rincendie de 1!111. Le budget prvoyait, pOUl' rachat d'unpe,Lilmatriel, une valeur de l.OO() dollars, et, de plus, 220 gourdes par mois, pour nayer le personnel. Le D partement a trouv le moyen de ne pas toucher il la llrvision l'Il or, 'Ct, d'assurcr, qyec lascule allocation gourdes, l'excu tion des de typographie raits pour l'Etat dans le Sud, de faon :,thsolument avantageuse, en signant un conlrht y l'elatif avec l'lmprimerie BOllnefildes Layes, l'une des meilleures \ (lui existent dans le pays. * .. "i_es institutions suhvcn,tionns, inscl:iles au budget du Dpartement, par leur utilit incontestable et leur d,velopi)ement, qu.'c1les n'ont pas cess demritel'lasollicitude des Pouvoirs publics. (Eu n'cs on la science, la charit et la solidarit sociale s'alIirmelit, elles nous permettent constater les ralisations pratiques qu'a rendu possihles en notre lllilieu l'esprit de dsinLressement' et de sacrifice, incarn le plus souvent en des religieuses admirables, mais au_ssi dans quelques de nos meilleurs et plus distingus concitoyens. A ce titre, nous citons ayec plaisir: le laboraloire de Bact riologie de Port-au-Prince; lesOhseryatoires du Petit Sminaire l't de l'institution de St. -Louis de Goilzaglle, les COllsultations {ratuites, 111 :\Iatel'llit, l'Orphelinat de la Madeleine, les diff ;'erits hospices, les Compagnies de pompicrs Iiln'es, le ThLre l)arisiana, ,etc, etc. Vou,s leu'r ;\Iessieurs, YOS en \. ouragemel1ts, en votant le nlaintien de leurs suhventions, sans lesquelles ,leur fonctionnement sel'ait I(aralys,

PAGE 36

36Des raisons tires de certaines loiSnol1yelles in'aient l)lO{h lasllppresslon des suhyenlie)Hs des qlle supilOrtait malaisment notre lllldgel clt'j si .hargt', Si ces lois sonLs riellsementappliques,ilne peut manquer d'en sortir un accrois-: seme nt de revenus.: c'est l'impt locatif augmenL du douhle; ,c'est le tarif annex il la loi sur les allilllHuX ('payes,' modifi dans le sens d'un plus forL rendemenL;' r'esL ln patenLe in1!')0se aux propritaires N conducLelli's d'autoinohiles D'une exceptionnelle, les de Port-au-Prince .et du Cap ont t favorissdu yole dl' deux loistouLesspciales: celle du 25 Ao.t de PorL-au-Prince coptraeler un emprunt de ccnluingl mille dollal's, cL celle du 19 Aot de la mme anne al,ltorisa.nlle (;'ouyernement pr-. ter la Commune du Cap-Hatien une somme de ('(Jill treTlte mille gOllrdes prlever sur les re'ccLLes gt'nralcs du hllCjget de la npllblique De ceLLe dernire SOlllJ)lC, deux sixi('mes 'ont t yerses, soit P quionL mis l'diliLl' capoisc cn mesure de commencer les imporLanLs travaux lH'i.;\'llS Il faut esprer que l'emprunt communal dePorL-au-Prinrc seTaliscra bientt et qu'il en rsultera un changemenL ronsidrahle dans la situation gnrale de hi Capitale. t ', .. .. .. Nous ayons not le rcmplccmeill, par ,"oic el'l'lccLion, cie vingt-huit conseils COllll1lUllaUX qui .tiyni 1 aCCOJ11 pl i leur cxc'i ce triennal. Huit autres ont complll's. C'csL de rappeler 1 a,I,oi' tutlaire du ln ,\oliL pour mieux assurer ect des droits du suffrage univcrsel, a l11odilil' l'arLicle de Ir oi du() Octohre Ces' nou\'Clles disposiLiorts semt Hr ement obsen'l'es le quand il s'a
PAGE 37

forcment un des' v,t1menls. qui ont provoqu la .ch li te du Go.u vernemen t de :\Iol1sieur :\lichel-Oreste. Nous ne manquerons pas de nos instructions pOUl' la continuation de ce travail dahs toutes les C0l11muues de la Hpuhliquc, La loi modificative dc certain.es dispositions de celle du 21 Aot 1!W8 rcgissant le domainc national n'a pas pu vous tre prsente, .9ausc des auLrcs lois qui ont eu votre sanction au cours de la dernil're session lgislativc. aurons l'honneur vous la l)rsenter ccLLe ail'ne ct nous altirons d'ores et dj votre {I.Henlion sur lcturactl'I'C d'urgcnce cfu'elle revt et qui n'esL plus dmontrcr, vtl la ncessit acluelle d'accrotre les revenus puhlics. .' . Yers la f1hdc'l'excrecc dt'rniel', onl cu lieu des changes de hiens de l'.Etat situs tant Jac,mcl qu' Ption-ville, contre d'autreS propriLl's sises galemcnt dans les mmes villes et ayant apparLcnu CharlesBaudu)', Auguste Bonamy vi Flchicr Ansl'lme. [l'puLes les 'au c.hapitrc JI deta loi du 21 ,\bL 1D08onl t accomplies il lClwga,nl. .... Rclati'\'elllcnl an cOlr61e de l'clairage lectrique,le' personnel du Depilrtement a fait {lc'son mieux pour obtenir des Compagne'sinLl'resses quc "lcur cxploilatiop doune tous les 'l'sultals dsirablcs; L nous avons\'eill ce que les droits de l'Etat nc fusscnt pas ll'sl's On rencontre, dans ce ser\'ice, des :liUieulLl's inccssantes : il fauL beaucoup de vigilance et de soin poudes vitcr quelqucfois, et bcauoupde fermet pour les J'l'soutIre qunelles sc posent carrment. Il est juste de recon, iJaitre, toulefois, que la Compagnic d'Eclairage Electrique des \'illes de Porl-au-Prince cl du Cap-Hatien s'est depuis quelque, ll:'mpS familiarise ayec la svrit de notre contrle et quesa ;lonrle foi a j'e<.,'ll la de l'preuve, Il n'en est pas dinsi de la Compagnie d'Eclairage Electrique d'HaJi exploitant '(' rseau des Gonavl's, Celle-ci cn csl encore ft: la priode de 'nlles avec nos conlrleurs: cL celte phase de l'existence de ces .. olllpagnit's sCll1ble t'Lre fatale. Le Dpartement le dplore; mais il est rsolu .faire Loutson devoir. Yoici, d'ailleurs,comme !\lllsquence tic edle rsolu tron,!cyele\;des conmies ralises, ':n lllQ'is.de Fnier1913 au 111 ois de Fvrier 1914. : PL'lenucs opres sur mensualits PL.-au-Pee. \1" Cap-Hatien ( Gonves Total ....................... l P'. 1.910,25 or 397,50 2.585,91" (( p, 4,893,66 or

PAGE 38

-38 ..:.. Ces retenues onf eu lieu en onfol'mit, conti'ats de con cession et selon les clonllesde no!re service 'd'Inspection. Dans son eXpes, le rendait compte de ses dmarches en vue d'uneuugmentation de lumire dont certains quartiers de la Capitale ont besoin, Il s:agissait d'abord de la j'>ose de cinquanLe Jampes arc supplmentaires. Mais l'clairage par lampes arc tant reconnu dfectuex, la Comlnlgnie de Port-riu-Prince a aviss que le Dpartement dsirait voir changer le systme d'clairage de cette ville et adopter, de prfrence, des lampes incandescc,nce en nombre dtermin et d'Ullp puissance calule, utilisl'es de la manire la plus favorahle' une honne'Tcpartitiol,l de la lumire. Le Conseil des Secrtaires d'Etat pralahlement consult,.les propositions suivantes ont t notifies' au Conseil d'administration de la Compagnie,' Pour les rues, remplacer chague cir a: cuit de cinquanfe lampes de 1.000 hougics' chacune par un circuit de lampes de 51) hougies chacune. Ajouter au tableau des lampes post'es difices puhlics 100 autres lampes de Hi bougies.) Sans entrainer plus de frais pour l'Etat et sans tre prjudiciahlesauX' intrts de l'Exploitation, ces propositions auraient pOl1l' effet, l1ne rois ralises, \de rendre uniforme et presque parfait l'clairage des mes. Du mme coup; toutes les parties de la ville, mme les plus excen triques et les plus ngliges, ret'eyralcnt une abondante lu lnire. Nous allendons encore la rponse de la Compagnie, et ne manquerons pas cIe tout soumeLtre votI:e haute sanctiori. Les villes des ct de J('l'-mie sont la veille de jouir du hnfic' des contra,ts qui leur assuren.t, elles aussi, le privilge de la IUnire lectrique, On peut en dire autant de celle de Saiut..::\Iarc, pourvu que le concessionnaire soit en mesure d'excuter il temps son contrat modifi, dans le sens' d'une r duction du nomhre de lampes par lu loi du 'li Aotil19l3,' A la vrit, tous ces contrats', voLs en Hl06, ont t, au double point de vue technique el conomique, assez malCOI1Ibins,' cL lessacrilices qu'ils nous illlEosent sont loin d'tAe proportionns aux hienfaiLs que nous en tirons, le Dpartemenl1:):est-ilmontr moins ayeugleetplus exigeant, dan:; la discussion de plusieul'snol1waux contrats qui lui ont t soumis, en vue d'clairer uile autre de 'nos plus cits. Si le moins onreux de 'ces contrats est enfin prsentt' aux ChamhreJ>, elles cql)f?taterollUes diffrences qui le cirrac notamment enee qui toucl1.e le prix ahonnemenb du Gouvernement. l' Tels sont,' en cc qtl ressortit aux attributions du D partement que je dirige, les faitsd6 l'anne exptt-e et pro )ets que nous fotmons. pour la bonne marche de notre'

PAGE 39

39-nislr[\tiol1. les soumettons votre haule apprciation, toule votre attention. Le Gouvernement, il peine enLr en fonctions, s'est trouv en face de circonsLances dl'licaLes eL difficiles. Pour les surmQntr, \ 'il a dployer une grande somme d'nergie; pour en/triompher d'une mnnire radicale, illHi faut le concours que vous pouvez lui donner Cil toute loyaut et que certainement, VOl\S ne lui marchandel'z pas. mainLiendrons ainsi, dans rinmrt suprieur de la Pairie, la bonne harmonie qui doit prsider tous les acLes' faits par les Pouvoirs publics en consic\rtio. du bien gnral. Le Secrtaire (['Etll de l'Intr'riellr par intrim, .' J. N. LGER \ / \ '.

PAGE 40

i ... , ,10-TRAVAUX ," .. Messieul's les Snateurs, :\lessieurs les Dputs, ....... f Au Icours de cet exercicc, le Dpartement dcs Travaux pu blics t\ lenu 'utiliser avec mesure ses ressources budgtaires, la valeilr prl'llC en sa faveur dans la loi d'niprunt du :Juil let 1913 et les diyers crdits destin'!> l'excution des tra vatlxncessaires. Si ces disponihilits ont t insul1isantes pour lui permettre de les effectucr tous, il ne -s'est pas moins eflorc de les besoins les plus imuidiats en pourvoyant la ccJnstruction ct larparation de nomhreux difices. Selon ICV(l'U mis par votre haute Assemhle, pour sauvegarder le mieux possihle les int,rl'ts de l'Etat, il ll point manqu d'en appeler la concurrence par voie d'adjudicalion, en observant rigoureusement'Ies dispositions de la loi du 2;3 Aot 18 sur la direction, le mode de concession, l'excution des travaux puhlics ct dont certains arlicles onyll' modifis par la loi du 2 Aot l\Iais les rsultats aLLends n'ont pas toujours t ohtenus 1.e,s soumissionnaires ont :l rares qui ont prsen't des offres pour les entreprises dtcl'mines par le Gouyernement,. Il en est rsult que, le plus souvent, la mise e.n adjudication, reIiolivele, a ncessit des dlais qui, n'amenant pas d'avantagc Ics adjudicalais, ont relard le ,com mencement des trava'uA projets. Cet inconvnient qu'occasionne la 'loi de 18 ne saurait trop ml'riler votrc aLtention. Cependant, la construction du Palais a t adjuge :\Jessieurs Simmonds frres qui, en acccptant le prix de, l'E tat se engags il remplir conditions du \hier des Char ges dress par unc commission d'Architectes et d)ngnieurs choisis p1\r le ConseiL des Secrlairos d'Wat parmi ccux qui ont participl' Hlf conCOUi-S ouvert il cet gard. Il incomhait aux adjudicatl,.lires d'entamer leur enlrepise dans un de qua tre mois il.partir dc la dale de la signature dc la convenlion conclue enti'c'eux, mon Dpartement cl Celui des Finances, de "Hchevcr lelll:s lravaux cn 18 mois, et sous la clause expresse d'cn confier la direclion Monsicur G. Baussan en vertu d'une dcision du Conseil. Mais la tourmenle rvolutionnaire qui enlraina l'efraeemcnt du dernier Gouvernement, rendit sans emploi immdiat les yaleurs qlle le Dpartement tenait p-rlcs pour rpondre aux de l'adjudication;

PAGE 41

41 et la loi du 2 Mars 19U modifiant celle du 4 Juillet 1913,les affecta au service public. Aussi ne manquerai-je pas de vous demander un nouveau crdit cet gard, Des mesures ont t galement prises pour loger le Snat de la Rpubliqtfe dans un palais qui lui soi! digne Cn premier concours a eu lieu pour les plans de construction de l'difice et n'a point eu de second a t jug ncessaire auquef n'ont part que deux concurrents dont les plans n'ont pas encore eu l'apprciation du Conseil des Secrtaires d'Etat).-, Le Dpartement a encore moins nglig les travaux urgents. Des rparations ont d faites aux des tribunaux Ci vil et d Cassation, il la douane de Port-au-f.Jrince, l'A.dministration de& Finances, au Lyce du la douane de POllt-de-Paix, aux prisons ,de la Capitale, de PetitGove, du Cap, de la Grande-Hivire du Xord, de la Petite Rivire de L-\rtibonite, de DQndolP, de Sttltrou et de Port-Mar got. Il a procd pareillement il la construction d'un btiment dans la cour des Casernes Dessalines, d'une halle de d.pt au :Magasin de l'Etat, des archives la Chrilnbre des Reprsen taflts, du mur de clture de l'HosI)ice St. Vincent de Paul, d'une salle de pesage il la douane de Petit-Gove. Une pou drire destine il sen'ir d'arsenal est en voie de construotion : l'Htel de l:'A.rrondissement de est achev: les tnn'aux de rcole des l'l'l'l'CS de l'Instruction chrtieni1e aux Gonaves se poursui \'ent Certaines rues de nos villes, nos routes publiques et plusieurs de nos ponts taient dans un tat trop dplorahle pour que leur rfection ne fut point entreprise. Les commandants militaires y aiderent par leur concours adif et nergique, Des rues du' Bois-Verna: de Turgeau, une partie de Lalue ont. t refaites par les Ingnieurs du Gouvernement. Les routes puJiques de Dessalines, du Borgne, de .lacmel, de Torheck, de Bostage Dondon sont maintenant plus praticables. Les ponls de Bellcnle il Pcu-de-Choses ct de Babiole, les ponts ;Uanguc, Torcel l'Arcahaie, Salomon aux Cayes, Tapion St. Marc onl l't reconstruits ou Les ressources dont disposait le Trsor auraicnt pu permettre'd'autres travaux d'une incontestable litilit Le Dpartement, conformment aux plans dc son conseil tcchnique, avait adopt des types ,d'difices pour les htels d'Arrondissement, les bureaux de" Place, l-:s bureaux d'Administration des Finm)ces, et les prisons de la Hpuhlique. Il voulu pourYoir ainsi des btiments confortables ct convenablement a'mnags pOUf leur destination.

PAGE 42

=42 -= Dj quelques-uns ont t mis en adjudication.:\Iais le5 der mers vnements ont empch de donner suite aux soumissions agres et notifies par procs-ycrhaux ({ment dresss. De nombreuses maisons d'cole se construisent sous le con-trle de mon Dpartement. Messieurs les Snateurs, Messieurs les il fallait sr tout sauvegarder les droits de l'EtaL dans les grandes entreprises et veiller la rigoureuse excution des contrats qui lient les parties. '. \ Le Dpartement s'est constamment proccup d'ohtcnir'qu'ils po.rtassent tous les fruits que le Pys en 'attendait et ; y a applIqu ses meilleurs efforts. L'ancienne Cathdrale de Port-au-Prince, vermolue, se d gradait chaque jour de plus en plus eL lndiocre ment aux besoins de la population de la Cltpital. Il tait urgent que le nou\'el difice dont Monsieur Perraud a la concession, fut entirement achev. Emu de la lenteur du Concessionnaire il cette construction et dcicJl> le contraindre il remplir ses obligations, le Gouvernement conclut avec lui le 14 Mars 1913 une Convention aux termes de laquel il devait remettre ses travaux dans un dlai de six mois. Elle ne le rappela pas davantage au sentiment des charges qu'il avait acceptes. Par esprit de conciliation et pour lui tmoigner sa bienveillance, le Dpartement lui accorda un nouveau dlai qui s'coula, sans que la Cathdrale fLit autrement avance. Il avise aux mesures en l'occurrence et doit confier le soin qe continuer ces travaux au Clerg ,qui, dans les entreprises appeles dvelopper uvre rligieuse et sprituelle et il faciliter l'exercice de son Culte, n'a jamais manqu de faire preuve cl'un esprit de suite remarquahle, ct a tmoign le dsir de tranlller il de. cet difice. La Compagnie Hatienne de Construction de Port-au-Prince continue la rfection des rues et des quais de la Capital'e. D j, elle en avait propos une partie l'acceptation de l'Etat qui, soucieux de s'assurer de la qualit du travail et de son degr de solidit, avait nomm une d'ingnieurs et d'architectes pour le Yrifier et l'yaluer. D'aprs leur rapport, ces travl).ux consistaient en chausses, troLtoirs, gouts en btoh, chausses en macadam, ouYragcs soigneusement construits dont la rsistance est indiscutable, et qui, rpondant aux. rgles de J'art, taient clignes cl'tre approuvs par l'Etat. Sur la foi de leur opinion, le Gouyernement les a' re.us et remis au. Magistrat Communal cle la Capitale. La rfection des rues et la construction du march en fer des Cayes confies Messieurs Robrts Dutlon & -Uo, se poursui-

PAGE 43

::::. 43 :-\ vent avec bea'ucoupd'activit selori le rapport de l'IngnieUl .. Jeannot, dlgu pour les contrler. Les rues s6nt ernpierre'5 et lers caniveaux entirelnent 'faits. POUl: qu'enes soient corn pItement acheves, les eoncessionnaires n'ont plus excute' que les travaux de compression et de revtemenLLe march es moiti m::lnt, la clture doit en tre entame. Aprs.le vote de la loi de sallction du contrat, du 21 Ao 1913, concdant Alphonse Craan le privilge deI: onstruction, de l'exploitation et de l'entretien d'un wharf au Port de Jacm:el, le Gouvernement dut demander ROVIgo Bmjon, qui avait tahlir une jete au mme Port, d, s'en tenir exclusivement aux clauses du contrat du J Juille 1911, contrairement aux modifications postrieures qni stipu laient que cette jete srait transforme en ,,'harf de faon: permettre l'accostage des steamers et voUiers. Il s'qgissait d, ne point lser les intrts mis en jeu par les deux contrats; e surtout d'viter que la jete htie en un endroit quelconque fi 1 protget'pas la rue Ste. Anne priodiquement prouve pa les raz-de-mare. Le chp.ngea. cet gard .un correspondance avec Monsieur Barjon qui, arguant des d..pen 1 ses qu'i! avait t oblig d'effectuer.pour mener son entrepris selon modifications apportes son contrat {, faisant ressol'tir les dommages que luLcauserart la proposition, regretta de ne pouvoir y souscrire? La questior en litige, a pu enfill se rgler Dpartemenl' suivant la dcision du Conseil des Secrtaires d'Etat, a form une commission technique compose de l'Ingnieur Th. Prici : et de l'architecte t'on Mathon qui, aprs examen, ont concl jete, pyant. son point de dpart la Petite-Batter<,!! serait effiace contre la violence des vents dominants, et pOUl' raitse construir de facon servir au besoin d wharf d'ae costage du,cot Est, sm{s compter qu'elle tout autr ,c wharf qu'on viendrait faire, en fermant un bassin l'alrc;. des lames . Leur rapport a t notifi au qui consenti reprendre ces travaux selon leurs conclusions. ;. La rfection du service de .Iacmel s'excul conscienciel\semcnt;:Uonsielll: Adiren Boucard n tenu ft cecur remplir ses engagements. Trois sources ont t captes pm ';1. besoins de la l"ille ;quat chteallx d'eau sont construi; relis entre eux par un rseau de tuyaux fixs par des al 1': 'crese.n ciment arm. Dj quatre hassins de distribution presque achevs. Les hornes-fontaines et les il ince ,} die seront incessa:mment poses. Bientt, la ville .de Jacm aura en quantit suffisante, et selon une disirihutiori mtho( :;; '1 que, propre son alimentation. Le pont de l'Estre dont l\Iessieurs S 'Villiam et R. Dav i ..

PAGE 44

-' eu l'entreprise ast termin. CEtol, avant de l'accepter, in-vIta l'un de ses ingnieurs il le visiter et en faire la charge. L'preuve en tait ncessaire: les sacrifices consentis cette construction ne pouvaierit tre justifis. L'Ingnieur ayant conclu dans son rapport en fuyeurdece travail, le Dpal'tement en a pris !ivnson '? D'autres contrats,comme celui de l'tablissement d'llhe ligne tlphonique concd6 il Monsieur paul Gardre ne sonL pas en voie d'excution. Le DparLenient ycille cc' qu'il n y mtaucun manquemen t aux dlais flxs aux concessionnaires pour qu'ils mettenL la main il l'ccuvre. Aprs de nomhreux avertissements adresss vainemenL Mr. Charles Anglade,pour le porter il riger la fontaine ll1onumen d'Aquin,le D[.iartemenL se vit ohlig de s'en remettre Il la lustice pour rclamer ue lui .la restitu tion des valeurs idll1en t il et Mais l\Ir. H. Angladepre ayant propos de prendre le trayail \ sa charge le Gouvernement a'bien YOldu., consentir il exami'S'' demande ct a ordonn de cesser les poursuites, avec le erme props de n'aliner c'epelulanL aucua des droits d l'Etat. Messieuis ores Snateurs, Messieurs' les Dputs, le DparLenent ne saurait trop en appeler il votre sollicitude pour le. nettre' en mesure d'effectuer les LnlYauxd Jill l'excuLion est lestine il faciliter la marche du servioe pllbliceL ne peut 'que :ontribuer il notre dveloppement conomiqJle. Des prisons, les douanes,des -wharfs, des bureaux de" Pott et des ponts sont. refaire ou rparer. Des rivires mritent d'tre les tudes ont t faites pour la rfection du Jolly qui, estaur, serviraiL il fertiliser une vasrergioI'l de la plaine du :ul-de-Sac donlle rendemenl serait eonsidrahle. ne doute oint que voLre"tmute Assemhle n'ai dG le Gouyernement il y ourvoI1 .. .... En vertu d'une dCision du Conseil des Secrtaires d'Etat, la iretion du servce hydraulique de la Capitale a t c01111e il l Commune. Clie amlioration noLahle a .,t apporte daJ1s )tre rgime de distrihution d'ea. Conformment il lArrt 1 18 Janvier pris pour parer aux funestes ventualits .., l'aurait pu entrainer le nUlUvais tat de notre rs,eau hy-dra1.l-' lue, l'eau de Chaudan il Bizoton a t amene en ville. Les travaux de captaLion et d'addu.stion des sources onl t par les Frdric Doret et Louis Hoy. Selon dsir du Gouvel'l1enfen,L, celte nouvelle canalisation est yenue imenter une bonne paItie de la ville de PorL-au-Prince qlIi oit rgulirement son dbit d'etui. Elle et t complle si le

PAGE 45

-45 --crdit ou,'erl ilcette fin avait sulli pour permettre l service de distrihution par laconstruction d'un grand rservoir. Les en ont signal la ncessit au qui espre Lre mis cu mesure de l'entreprendre. Nanl11oins,notre rgime hydraulique n'en est pas moins pr-, caire.' Les nomhreux quartiers desservis par les sotu'ces de Tl1rgeau ct de ptissent quotidiennement cIe la dfectuosit (te ses de leurs habitants sont privs d'eau des semaines entires, et mme des mo'is, quand ils ne inanquent poiny'de verser aux percepteurs le montant de leur abonnement. La mise en adjudication de la rfectioll du rseau et sans doute ohvicl; il cet tat cIe choses; mais elle n'a point cu d'effet, faute de sollmissionnaires . Le 11e pas moins souci de doriner suite la loi du 2;; AotH113, relative' il' l,'organisation d'un service de distrihution il Des tudes ont t entreprises sur les lieux par deux de nos Ingnieurs pour dresser tes plans,devis el cahiers charges des tr'avaux dont les derniers vnements ont retard la mise en adjudication. Le Hseau Tlgraphique Terrestre n'a pas encore cette organisation propre il assurer dfinitivement son fonctionnement rapide et Tgulier. La loi ouvrant un crdit pour la rfection totale du Hseau avait pour objet de raliser cette fin. Le Dpartement ne ngligea pointde l'appliquer. Pour aux avaries, il a, par di verses commandes, renom'el le 'matriel des Postes ct les appareils de rechange. Dj la rparation des lignes avail (>t entreprise, mais elle dut s'interrompre cause des vnements du mois de Jafl'vier dernier. Le Gouvernement la poursuit actuellement uvec-rapidit,et espre que le Rseau, entirement refait, ne donnera plus lieu il des interruptions et rpondra il tous les besoins service public et du Commerce. l\l!:-.IES .... pans le cours de l'anne adminislrative qui ,tient de s'couler, l'Lndustric, minire chez nous n'a produit aucun rsultat po sitif. C'est uinst---que la Compagnie Charbonnire et Minire d'Hati ct la Compagnie Minire de l'Artihonite, de mme que les Socits :\Iinires de Terre-Neuve et de Zpiny, malgr marques d'elicouragement que nous de leur ,tmoigner,n'ont pas eu de communication importante il fai,re mOij" sur la marche de leurs travmlX.

PAGE 46

4Gta loi de Septembre 1912 sur les prospections q1inres, nunment appelc loi sur l'Exportation du Guano etdn )hosphate, vole sur l'initiative du POUVOIr Excutif, n'a p 'e,cevoir son application. Bien que des offres d'cngag'ement de iologurs trangers nous soicnt velllles Ull pcu de tOlItes pali, plus particulirement par lcs soins otl1cieux et obligeants le la Lgation Allemande, les politiques et fianciers lu Pays ne nous onl pas laiss le temps d'ex!mlner ces diffrenes offres. Au'ssi l'Etat n'a t-il pas eu dispvser des 25.000 dollars lrvus cet effet au Budget de la dett publiqu'td913-1914-. Certaines prospections ont t autorises ces jours derniers, elles que celles de :\Ionsieur Henri Hoche"pour les eaux min-, ales de la plaine dc Port--Piment au Borgne. celle de la 11aison ( Pearson And Son) nour le gte dcs Hydrognes, au njet desquelles le Dpartemerit n'a encore reS'u aucun rapport; elle de la Sun Company pour le ptrole ont abouti une con ention en vert de laquelle des explorations ont t dj entrerises, et ont donn lieu un rapport de la part des Experts rolpgues dlgus cet effet.Le texte en anglais dee rapport .ous, a t communiqu. Il conclut la non-existence d'un pt de ptrole pouvant tre conomiqucment exploit. Pour eUe raison la Sun Company renonce au jJrivilge de la Con ention arrte avec mon Dpartement. Avec les efforts multiples en vue de la dcouverte des reg :JUrees de notre sous-sol, nous gardons l'espoir que demain ons donnera de meilleurs rsultats. DE FER. La loi de Septembre 1912, en crant deux Ingnieurs et un Sous-Inspecteur de Chemin de Fer, a inaugur ans rtoh'c administration Un nouvel organe de contrle: le :mtrle puremcnt technique qui, ds son fonctionnement, a des services assez apprciables,soit en faisant ressortir. les fecluosits de certains travaux dj excuts, soit en pr6pomt de modifications aux plans et projets prsents notre. approbation par l'une ou l'autre de nos deux Companies de voies ferres. -./ Mon Dpartement a Jug propos, dans toutes les 'Occasions une question de Chemin de Fer rclamait une solUtion l fois technique,administrative, fin.ancire ct commerciale,de tir travailler en commission Messieurs les Ingnieurs Inspec. !U1's nouve)lel11ent institus avec Messieurs lcs Commissaires LI Gouvernemcnt dont les attributions ont t nettenrent d :rmines en vue de la garantie d'intrt. A.u cours de qui vientdes'couler, les:rapports de nos

PAGE 47

47 -Agents techniques et financiers n'ont pas pu toujOUl'S avoir de suite pratique. En celle occurrence mon Dpartement va se conlenler de YOU5 exposel; snccintement commenta fonctionn ce qui constitue l'ensemble de nos voies ferres. Tout d'ahord, il ne s'est rien produit d'anormal au sujet du contrat de hail du Chemin de fer arien du Dpartement du Nord'Ouest, ni de celui des Tramways desservant le bord de mer de la ville des Cfryes. Ce dernier n'a pas t modifi comme le dsirait le Concessionnaire. Quant au premier, il expirera au mois de Septemhre prochain, date laquelle la Compagnie Hatinne de Port-de-Paix devra s'entendre avec le Gouvernement pour renouveler le hail. La Compagnie des Chemihs de Fer de la Plaine du Cul-de Sac ct la Compaguie des Chemins de Fer d'Hati demeurenlles qui mritent d'arrter un instant notre commune aLtention. .. .. CmIPAG:>:IE DES CHDn;..;s DE FER DE LA PLAI:\'E Dl: CUL-DE-SAC Ln Compagnie des Chemins de Fel' de la Plaine du Cul-de Sac, malgr les marques d'encouragement de toutes sortes de notre part, n'a pas pu sortir de l'embarras o elle se dbattait depuis l'anne dernire. Au contraire,la priode de dclin s'est accentue d'une si apparente qu'il y aurait lieu de dses prer entirement de l'avenir de cette exploitation, s'il n'tait pas dmonlr que les membres du Conseil d'Adll'iinistration dpensent ence moment toute leur nergie pour ragir contre la crise flnancire qui depuis plus de trois ans a arrt l'essor de entreprise. l\1011 Dpartement a bien compris la nature de son rle l'garddecelle uvre dont il ne faut pas mconnah1e la grande utilit el lcs progrs raliss dans les rgion.s desservies par ces lignes. En pareille conjoncture, les Pouvoirs constitus ne doivClll pas travaillcr la ruine de la P. C. S" la premire en datc, conslituer les voies fcrrcs chez nous. C'est pourquoi, nOlis avons pOUl' mission, tout en nous tenant l'observance dcs lcxles du Contrat, de l'aider assurer son trafic de manire qu'elle ait l'espoir de re,'oir la priode de prosprit entrevue ds les premiers jours dc son tablissement pour aboutir enfin, avec le bnfice de la prolongation de dlai sollicite, l'lec trification de ses tramways cl l'largissement de la voie Car refour-Logane. Le principe d'unification de tarifs qui lui fut octroy, l'instar (!e la Compagnie Nationale des de Fer d'Hati, n'a pu recevoir d'application ulile. Aussi les Reprsentants de la P. C. S. firent-ils d'une profonde sagesse en s'empres-

PAGE 48

-48 .-:. . sant d'agrer nos propositions. D'un commun acconlavec les' Commissaires du Gouvernement et les Inspecteurs-Ingnieurs, ils acceptrent d'laborer un tarif molls excessif et dont l'application immdh.tte a produilla meilleure impression dans les milieux intresss. Il n'est jusqu'au hudget annuel de la Compagnie qui doit tre remani avec de profondes modifications dans les chiffres des dpenses. Ces diffrentes mesures revten t, il finit le reconnatre, Messieurs,. un caractre de srieuse administration nous au torisar.t croire, avec bien entendu le concours d'une parfaite scurit et d'un fonctionnement rgulier du service d'exploitation, un avenir meilleur pour la Compagnie des Cheinins de Fer de la Plaine du Cul-de-Sac. Le tableau suivant vous permettra de contrler le rsultat du trafic pendant l'anne U113. 1 --LIGNE DE LA PLAINE DU CUL-DE-SAC. Tonnage [mllsport. Entree................... .....................................8.316 tonnes So rti e ._ ........................................ ........... "....... .. .... .................................. 5.650 TotaL"................................................. . 13.9G6 ReCEttes du frt ..................................................... G. 33.0G2.71 OH 1.914,01 Rendement de la tonne transporte ........................................ 2,36 1/2 Passagers [mllSports. 1re. et 2me. classe .... ................................................ 12.520 3me. .......................................................... 68.<17,1 TotaL .................................. __ 180.9!H Recettes des ........................................ G. 51.465,HI Total des receltes .......................... _................. 8!.527, 90 On 1.914,01 Nombre de trains.,........................................ 1.578 Kilomtres parcourus ............ (......... 75.332 II-LIGNE POHT-AU-PHINCE-CARHEFOl:R 10nnage trallSpori En tree ........ "." ............ ; ..... ".................................................. 1.084 Sortie ............................ ........ ,....................................... .. 2.349 1/2 Total. .................................. 4.313 1/2 Recettes du Frt Gds .......................... 9.653,20 Rendement par tonne ... "", .... .... "......... 2,23

PAGE 49

-'49 Passagers transports 1re. et 2me. classe .... .. ... .... ... .... ...... .... .. lA10 :3me. classe """""""'''''''''''''''''''''. ,.", 179.023 .. "",,, . ,,, .. ,, .. ,,.,,,,,, 2()4.342 Recettes des passagers 58.531,85 Total des recettes"""."." .. "" .... "."", 68; 185,05Nombre de trains .. o." ... """""""",.'",,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,.,,,,,, 5.051 .. Kilomtres parcourus "" .. ..... ""'''''', .............. ,,.... 50.832 111-LIGNE DES Nombre de trains ,o.""""","'''''''' ... "'"'' " 21,401 Kilomtres parcourus." "_.".""." .. ",_ .. ........ ",,..0-t.1G-l Passagers transports,,,,, .... ,, .... .. ,,,,, .... ,,,.,,,,,, 572.859 Recettes Gds .. """" .. ,,,.,,.,,, ........ ,, ... ,,,,,,.,,,,,,,, .... o._o.." ..... 55.014,15 IY LIGNE Tonnage transport., Entre: .. """ ... .. _'" ,,,' .. ,,,, ..... ,,,, .. _.,,.,, ........ ,,." 3.221 tonneS Sortie_"".",,,,,,.,,.,,,,,,,,,.,,,,,,,,,,,,, ... ,,,, ...... ,,.,, 3.892 To laI .. "."".""".", ".""""""" ""."""."."." 7 .113 Recettes du Frt Gdes"r""""""'"'''' 20.614,78 Rendement par tonnc .. """."\"" .. ,_"""""",,,, 2.089 Passagers transports. 1re el 2me. classe .. "".""""",." .... ".""" 31.804 3mc. ( """"",,,.,,, .. ,,,,.,,,,,,,, .... 73.920 T 0 laI,,,,,,,,,,,, ..... "" .. ""."".""""",,105.724 Recettes des Passagers Gdes,,,,,,,.,,,, .. ,,,, ,76,633,15 Total des rccettes Gds""""" .. """, .... ,. 97.247,93 Nombre de trains"., .. ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,.,,, 1.500 Kilomtres parcourus",,, ., 54.716 RSUM DES RECETTES la Ligne de la Plaine ... """""."",,,,,,,,,,,,,,,, Z' -Logne,.,."".".""""""" 3" Tramways "",,,,. 4_ Carrefour ,'"."".""""." . Divers .. .. ..... ,,,,,,,,,,.,,,,,,,,,,,,,, 34.527,80 91.247,93 55.014,05' 68.185,05 5.406,27 OR 1.914,01 2,12 504:30

PAGE 50

-50-DES -J....'. .; -l'rms .. : ."""".".""""""""". Frais Extraordmaires. Entretien et Rparations ........ ...... EntretIen des vOles .... "" ..... "" ./.." .. "" .. ..... ...... "" .. Prime el intrts ................... ,. .... Total Gds ................ .. (;ds. ,1. Di)(j.l!) 22,Hli'\,.11 :H).-:3:)7, t3. !)i'\ (i-1A30, Hi '-:HmA2(i, 17 On. On 2.358,,64 2.608,98 13.811,4G 37.til1,6 (in,57 G2.294,77 Cm.lPAGNIE DES DE FEIl ])'1 LTI L'Expos gnral de la Situation Hl 1:3 n'a mentionn que deux sections en Exploitation: Cap, Grande-Hiyit'l'e ct GonavesEnnery. En ce moment l, il n'tait cncore len dcid il l'gard des travaux de construction des sections 1,2 ct 3 que la Com pngnie venait de proposer comme entirement ncheyes. En effet, lors de la prsentation de ces trois sections consti Iunnt la ligne commqnment appele: Ligne Port-nu-Prince St.-Marc, le Pouvoir Excutif trouva que le parncht'yement ne remplissait pas les conditions dtermines ]laI' les lois de con 'Cession et par les rl.>gles de l'art. Les principnles difTIClllts roulnicnl plus pnrticulil'rement sur la position il donner aux Gares Terminus de Porl-au-Prince et de St-Marc. Il s'en suivit des ngociations assez lahorieuses qui finirent par aboutir cependant il un aceord satisfaisant pour les deux parties. Et au mois de .Juillet ail accepta ces trois sections formant un ensemble de 10:3 kilqmtres de longueur; la Compagnie s'engagea de son il eoh.struire dans un dlai dtermin, sous peine d'une indemnit de flO.OOO dollars, les gares dfinitives de Sl.-1\larc et de Port-au-Prince nux terminus rtionnels des dites sections. C'est_ aiIhi que la gare de St.-Marc doit tre acheve selon les vues de mon Dpartcment, et qe celle de Port-au-Prince le sera aussi bientt il remplacement de l'Htel Rivire que l'Administration Communale, autorise cet effet, a cd la Compagllie qui, dans l'excution de ses travaux, devra abandonner une j)nrtie de ccl emplacement afin' de remettre ln ruc du Quai dans sa largeur dfini tive. Entre temps, la Compagnie acheva la section N 1..t (Gn'tnde de Hi kilqmtres de longueur dont la miseen exploitation dnte du'5 Dcemhre dernier. Yoici le tableau complet des sections en exploitntion jusqu' ce jour.

PAGE 51

-51-1Cap-Gfande-Rivire, 29 Sept. 1912 23 kil: de long: 2 23 Janv. (( 3,4 et 5 Pt.-all-Pce.-St-l\t'lrc Juillet19131m 6 Gde -Rivire-Bah on 5 Dceb (J 1G ( Nombre de kilomtres en exploitation .. 1Ti Ces 175 kilomtres s'augmentent d'environ de 2.500 kilo mtres provenant de l'entre de la ligne jusque dans l'intrieur des villes de Port-au-au-Prince et de St.-Marc. A la longueur totale de ces 6 sections en exploitation, il faut bien que nous ayons la prvision d'ajouter, ds maintenant, celle des sections St -Marc-Petite-Rivire-de-l'Artibonite, Petite Rivire-de-l'Artibonite-Ven'ettes, Verrettes-La Chapelle, La Cha pelle-Mirebalais et aussi Gonaves-Gros-Morne dont les plans ont reu depuis quelques mois dj l'approbation de mon D-partement. Malgr nos embarras politiques la Rpublique n'a pas failli ses engagements. En effet, aprs avoir accord la Compa-, gnie Nationale des Chemins de Fer d'Hati, depuis l'ouverture de ses travaux, toutes les facults, tous les encouragements et toute la protection voulue aux fins d'une bonne et ral)ide ex cutio. de ses travaux de constructiOlr,Soit en tolrant l'cm ploi des -traverses en pitchpin au lieu des traverses en bois dur du Pays pour la section Cap-Grande-Rivire, soit en adoptant envers cette Compagnie certaines mesures de faveur non prvues dans le Contrat, soit encore en lui accordant successivement les trois prolongations de dlais pour la mise en ex ploitation de la 1re. section, on vient de voir, en outre, qu'au prix des plus grands sacrifices nous avons su maintenir le prestige national en versant le montant intgral du coupon chu des mises par la Compagnie. Bien que l'Administration antrieure la notre ait accept, comme nous l'avons mentionn plus haut, les sections Portau-Prince-St.-:Marc, ait approuv d'autres plans et mis en exploitation la Grande-H.ivire-Bahon avec la mention de rserves formelles de l'inobservation de l'article 11 de la Convention modificative du mois d'Aot 1910, on ne saurait mconnatre, Messieurs, les difficults nouvelles de la Compa gnie Nationale ses Chemins de Fer en p11sence de l'avis insr au Journal Le Nouylliste du 28 Mars dernicr au sujet de la suspension des avances de la Carrihean Construction Company. Nous ayions, en efTet, remarqu depuis la date du 8 Dcembre 1913. o, sur l'observation de Messieurs lcs Ingnieurs-Inspecteurs des Chemins de fer, mon Dpartement n'a pas cru devoir approuver les plans de la section de Savanette, Pignon, sans qu'au pralable, la Compagnie et expliqu

PAGE 52

-52comment elle entendait raccoi'der cette section m'cc celle de Bahon-Savanette faisant suile nalurelle celle Grande-Hivire que les dirigeants de la Compagnie Nationale des Che mins de Fer d'Hati sc sont abstenus de raire aucune communication importante sur la marche des travaux de construction. 11 y a l un ari-t bien prononc que nous signplons votre attention. En attendant que l'avenir apporte une solution cet tat de choses, nous deyons regrelier et dplorer tout la rois que tant de sacrifices dj consentis n'aient ahouti enfin de compte qu' l'excution imparfaite des enciagements n:'sultant pour la Compagnie des termes des contrats de Concession et des ca-,. hiers des charges qui y sorlt annexs. Le rapport que l\lessieurs les Inspecteurs des Chemins de Fer viennent de m'adresser, la suite de leurs tournes d'inspec tion gnrale, rvle que la Compagnie n'a pu qu'en partie exculer les travaux de parachvement rclams au inoment de l'acceptation de mise en exploitation des (i sections plus haut numres. Les rserves non encore ralises se rsument en ce qui suit: 1er.-Tronon Porl-all-Princc-SI. Marc. a) Reballastage complet de toute la ligne avec de bons ma triaux il des grands dblais il largir. b) Elatglssement de la plaie-forme des grands remblais devant entraner en certains points entre :\Iont-Rouis et SL. Marc des travaux de protection contre l'rosion de la mer. 2me.-Tronoll GOllaues-Enncry. a) Reparations de tous les points du f>ailastage reconnus dfectueux, reprise des rigoles et canaux obstrues. b) Etablir la route publique, pour mettre la Station de Pas serelle en communication ayee la grande route .. 3111C.Tronon .Cap-I-Iatien-Grandc-Riuire dll Sord. \ 0) Protection contre l'rosion du remhlai par la grande rivire. b) Complter le remplissage de la voie: 4 fI) Refaire le il niveau aux environs du kilomlre 28 b ) Elargir sur une longueur de 200 mlres le remblai au kilomtre 29.

PAGE 53

-53 c) Amliorer l'tat du chemin cr par la Compagnie sur 2(' mtres vers le kilomtre27.500, et sur 100 mtres vers le kilomtrc 3../. :iOO. D'autre part, :\Icssieurs, nous voyons que le rsultat du trafic .des scctions en exploitation nous do'nne pendant les 6 derniers mois (Fyrier y compris) le rsultat qui suit: 1-Cap-llatien-Grande-Riyire du Nord devenl) depuis 113 mois dc Demhre dernier tronon Cap-Grande-Rivire-Ba., honde. RECETTES Gds. Dp. Gds. et OR CONY, Septembre 1913.................. ..................... 2.319,63 Octobre ..... u.'U,"u" 3.339,75 NOYCl11bre ,( ... u .. u. ..u ... u ..... u ...... 5.458,92 Dcembre .. u ... uuu.u...:.u"uuu.uu.uuuu.u ....... 9.916.39 Jat1\'ier 191-!._u ... u.uu .u ..... u ... u .. u ... u .. u 6.498,66 Fnier ,( ..... uuu.u ....... 4.42-.1)18 TotaL..... ..... 31.958.03 GU:\'AIVES-EN:\'ERY. Septembre 1013 ............................ "u.... 970,75 Octohre .. .. u ........................ 1.2:54,50 Novembre ....... u ........ 1 599,18 Dcembre .. uu .... u .. u .... 1 70fi,11 Janvier -191-1.........\ uuu .................... uu ........ 2.767,51 Fvrier .... ..... ... u 2.072,15 TotaL ...... u .......... u ................. l0.:i70,20 PORT-AU-PRINCE-SAINT-:\'IARC 11.261,89 10,526,95 10.530,72 16.229,43 17 568,79 15.349,06 81.460,84 14470,18 13.5G5,03 11.848,10 11.562,21 11,723,93 10.012,97 73.292,.12 Septembre 1913 ....................................................... 9.690.75 44.424,71 Octobre ,.u...... ............... 9.518,95 45.977,29 l',ovembre Dccmbre Janvicr Fvrier u ....... ... u. 1914 .. u ........ ......... uuu. Tolal .... 7.162,54 43.122,58 ........... 7.:),43 :11.799,34 ...................... 5.D17,53 41.663,89 .... u ............ uJ;). .......... 5;).80:5, ". Total des recettes gnrales U8.133,28 Total des dpenses gnrales 4mUl86,1:i Cependanl je ne puis achever'cel Expos sans vous faire remarquer que, tandis que les Lrarions -l\Iare et Gonaives-Ennery qui n'atteigent pas encore les. rgions pro1

PAGE 54

-54-ductiyes manquant de dbouchs sont d'un trafic insignifiant; le trenon Cap-Bahon donne lieu il une exploitation plus r numratrice laissant entrevoir qu'elques esprances pour demain. l\Iessiclll's les Snateurs, Messieurs les Dputs, mon Dpar tenlent vieilt de vous signalei' un tat de fait Il importe de consacre).' d'nergiques efrorts l'amliorer. Le Gouvernement en appelle votre concours pour pouvoir prendre et appliquer les mcsures propres rendre le pays plus beau, plus prospre plus grand et plus respect. Le Secrtaire d'Elai des Traumu: publics, JOHN LAnOCHE

PAGE 55

AGRICULTURE :\lcssicm:s les Snaleurs, Messieurs les Dpuls, Au cours de cet exercice budgtaire, le Dpartement l'A n'a pas pu amliorer la pnible situation qui vous a t signale l'an dernier. Si les allocations prvues au budget ont t insullisanles pour tout le bien il raliscr, il ne s'est pasmoins efforc d'en faire le meilleur usage. Il faut bien l'avouer, :\Iessieurs les Snateurs, Messieurs lcs Dputs, le Dpa.rlement de l'Agriculture n'eiiste que de nom. Aucune mesure ellicace n'a jamais -fte prise pour aider le cultivateur hatien sortir des nombreuses difliculLs qui l'ont arrt et qui l'arrlent encore;il n'a pour guide que la routine des devanciers. Pas dmigration, pas d'cole ni personne il qui s'adresser pour obtenir de raide et des conseils. Mal culti ves, nos terres donnent des signes d'puisement, faute de connaissances ilOU r leur restituer les principes fertilisants qu'elles prodiguent aux planles qui leur sont confies; de telle sorte queles rcoltes dl'croissent chaque jour davantage et les profits nuls. Les Revues commerciales qui nous tombent sous les yeux montrent en effet que nos pl'oduits d'exportation,' caf, coton, cacao, les principaux hien entendu, ne supportent pas sans faihlir la concurrence sur les marchs trangers et les cours qui leur sont fails sont de 20 el de 300;0 meilleur march que les produits similaires. C'est l un vncment douloureux dont il nous faul rechercher les causes, afin de trouver les moyens d'empcher le retour de situaliorYS-conomiques aussi difficiles. Si au dire de tous, le sol et le climat d'Hati ne mritent en aucun point d'tre incrimins, nous devo.ns par consquent imputer nos mauyaises rcoltes, nos mcomptes et nos gros insuccs il l'ignorance profonde et il l'esprit de routine du cultivateur. Vu la graluil de renseignement primaire, il faut bien qu'il pcn.lre d'une faon relle dans nos campagnes, pas, pour rendre sayanls les fils de no:,; paysans, du moins pour leur inculquer les ,premiers rudimcnts des connaissances et faire natre chez eux le got dn besoin qui seul,sera une cause non quivoque dc l'amlioration et de l'augmentation des produits vgtaux comme des produits anil!-laux. Aussi cette

PAGE 56

56 ..::;: si digne d'intrt n'a pas manqu heureusement de sol licited'attention du GouNcrnement, aupoint qu'il est intervenu entre lui et le Clerg une COJ1Ycntioo au sujet des Ecoles primaires de' 1er. degr sous le nom d'coles presbytrales et doot chacune d'elles sera actrue d'llo annexe pour des cours pratiques d'Agriculture qui seront l'illustration vivantc des cours thoriques. En donnant les lignes "de cette uvre de prparation intelligentc de l'ducation professionnelle de l jeunesse des campagnes, on veut croire dj que l'avenir sera moins menaant pour le pays qui n'aura plus rcdouter 'Jne rivalit prjudiciable ses produits agricoles, forestiers et industriels ct la prosprit en gnral de son Commerce. L'avenir e ce ct tant mieux prptJr, le noU\'el effort faire dans le '. prsent pour venir en aide cultivateurs-producteurs est de mettre le Dpartemcnt de l'Agriculture en mesure d'instruire 'par l'exemple. Si ce hut noble a maintes fois tent les plus remarquables inteJ.ligences, maintes fois aussi les etrorts ont piteusement chou; et tel, qui se proposait d tirer les cultivateurs de la routine n'a soiivent russi qu' l'y replonger plus profondment. Les Lgislateurs eux-mmes dans leur empressement d'dffrir ou d'apportcr leur concours la classe agricole Qnt souvent dpass le but et entrav l'intention industrielle qu'ils voulaient cependant stimuler' et protger. -Cren 1890,le Dpartement de l'Agriculture a loujoursjou un rle purement passif cl mme ngligeable, L'impossibilit d'une intervention utile et eflieace, lors de la maladie cryptogamique qui svit encore sur les Cafiers Jacmel ainsi que l'invasion des charenons dans les patates la Grande-Saline el sur d'autres points le lmoigne hautement. Et si cette malheureuse circonstance ne SllITit pas pour faire entrer ce Dpartement dans une voie active,agissante, nos produits caf, coton, cacao, hase d'lm commerce exlrieur importunt ne satisferopt janutis compltemenl res industriels des marchs trangers auxquels ils sont destins ct la fortune nationale s'en ressentira toujours. Si l'tranger et. tout autour de nous, la prosprit de l'Agriculture rside dans la mlhode exprimentale, nous devons obligatoirement nous efforcer d'introduire dans nos, murs celte institution qui offrira au cultinlleur des faits positifs bass sur la science. Dans son uvre commune elle fournira l'exemple de la bonne culture et de la culture lucrative; elle yilera nos paysans les ttonnemenls cl les checs, elle leur indiquera la marche suivre pour amliorer et aUUl11ehter leurs produits vglaux et animaux et servira en un de gnral de renseignemenls sur l'Agriculture, mais de rensigllements bass sur la pratique mme et pal'

PAGE 57

dignes de foi. L'institution aura put-tre lutter contre de nombreux'prjugs,'l1on utilit sera mise eIl ole et son, enseigliement mconllu;>6mais si elle est bien organise etep'nfie une directioI1 hahile cl claire, elle aura vite acquis 'une place digne d'elk,et tou.! culLivalclll' soucieux du progrs se sur cUy .. pour plu'nler 'o,u' pour f','cr, ,_ Des jardins :pl'piniristes qui seront tablis -la nouvelle institutiori qu'ol appelle aussi Station Exprimentaje. faciliteront la gnralisation des recherches agricoles et tront de faire passer les (Iuestions du domaine des essais da,ns le domaine de la pratique courante par la distribution gratuite des plants ct des semences sl'.leclionnl's paysan encore une fois apprenra Loulle profit qu'il retirera de remploi de honnes mLhodes el de hon,s C'est casion de revenir .projeL de loi l'honneur d vous pi'senter lors ,de nioil preller passage, ce Dpartement et que je signalc votre attention, projet de loi qui avait pour hui de dsaffecter les hLimentsfle l'Asile des Alins encore inutiliss jusqu'aujourd'hui" pOll'r les consacrer une uvre d'a venir donl dpendra 'a prospl'ritc; de l'Agriculture nationale. Je veux ditc logiql1c d'une Statibn mentale agricole proximitl' de terrains dignes de champs d'obserniol1 et d'expl'rimenlatiol1, telle estjustcment la tion de ces htil1lcnts en faee des Lerrains si propices acqis derniremenL par rELaL Thol' pOUl' une d'Agriculture pratique malhel\l'clISClllenL dsertc jusqu' l'heurc actuelle . J : InHIG.\TIO:\', La loi du 20 Aot a mis comptc des habitations' directement hnJ!eiaires des caux endigues 'ct recueillies par l'Etat, il PorL-au-Prince et aux Cayes, uuc'tXLJdc Une gQurde pal' carrcau de terre, eL un J'(\glcmei1t quc assure l'applicaLionde b dile loi.... I,lOUS avons caiss :300 gourdes {lu service dl' PorL-au-Prince nral, ) yalel1l' qui a \'l'rst'e la Banquc de la Rpuhlique dllniti, suiY,1nL la loi SUl' le service (!<:: la Trsorerie, moins les 10 Cl/" dcl'Agen.L dlat'g ou recouvrement de ces taxes. -Il n'en l'st pas dl' ll1VJl1C' du service d'iui gation des Cayes p011l11equel le Direclcnr, Daguilha. n'a reu aucune pal' l'ons([lIenl aucull, mandat d'encaissemenL Il'a dL' CL' eheL D'un auLre cLl' Illon ]ln:'dl'CeSSl'lll' sc pn:'occupait de dOI:mer plus a'cxLension il l'irrigation de la ']-)Iainc du Cul-tIe-Sac en re constiLuanL le Bassin qui, du tClllpS de l colonie fran.aise, tait aliment par lu Hivii'c Blanehe el dont les eaux servaient . . .. \

PAGE 58

58 .:: l'alimentation de 4,959 c.:'lrreaux de terre"suivant de Saint-Mry, ces mmes eaux sous l'administration hatienne, isoles de ce bassin, apportent par leur course vagabonde un temps d'arrt regrettable au dveloppe)l1ellt agricole de ces rgions. Mais les renseignements prcieux fournis au D'par tement par la mission qui t charge d'tudier la (luestion sont concluants, au point de vue' de l'utilisation de ces eaux.-Et dans ce mme ordre d'ides, le regard est du lorsqu'il est port ve:l:sles vastes plaines de l'ArtihQnite el que l'on constate l'absence d'une bonne irrigation qui dcuplerait les forces productives des terres que traverse le neuve et qui sont appeles pourtant devenir le territoire par excellence du coton grce sa situation gographique el au fait que la plante y est aurochtone. Le Gouvernement de Son Excellce le Prsident Oreste Zamor avec votre concours, :\Iessieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, ne mailqueralpas de fixer les encouragements ncessaires donner l'aglkulture en gnral et aux planteurs en par\-1culier. CODE BURAL Les dfectuosits relles de ce Code avant t constales depuis longtemps, le Gouvernement du Prsident Leconte avait confi le soin de les modifler une commission compose d'hommes dont' la rputation n'est pas faire: ce travail achev avant sa mort, n'a pu Nre prsent aux Chambres el les deux Gouvernements qui l'onl suivi ayant l de trs courte dure, n'ont pas pu non plus li donner toule l'im": portance qu'il mrite. Le Gouvernement du Prsident Oresle Zamor s'tait trac le programme l'uvre interrompue par la mort du Prsident Leconte, ce projet de revision du Code rural sera soumis au dbut de la session vos sages dlibrations. EXPOSITION DE S'\"I-FIUl\'C1SCO. Suivant la' gracieuse invitation de la Hpublique Eloile la Rpublique d'Hati de prendre 'part cette Exposition dont l'inauguration est fixe Fvrier 1915" le Goyernement prcdent avait constitu une Commission charge de prparer la participation de la Rpublique cette joute internalionale et universelle. DBOUCHS, Il est incontestflble que de nouveaux dbouchs pour l'cou nos dnre, et surtout de notre caf sont devenus

PAGE 59

indispensables notre dveloppement conomique. Si dans ce but il pouvait tre cr la grand centre mondial de distribution de caf, une exposition permanente de nos produits agricoles, forestiers et industriels, cela nous permettrait de nouer par la suite, avec ce Port si rapproch de nous, des relations d'affaires commerciales. Dj une Socit est cn train de se constituer pour se mettre 'la tte de ce mouvement; et ds que l'exposition sera mise en uvre, la Socit entreraiLen rapport avec le Dpartement des Finances qui lui faciliterait le paiement de la location de la Salle d'Exposition et lui procurerait en gnral tous les moyens ncessaires pouvant assurer de nouveaux dbouchs pour le plus grand profit des intrts hatiens. LE BL E;': Cl'LTl'Rr.:. L'tude simple de la culture du bl, de sa transformation en pain et autres produits consommahles et utilisabls est en efTet bien faite pour appeler la curiosit et retenir' l'attentionC'est ainsi que desessais de culture pratiqus avec les semences que les Grands Moulins d'Hati ont remises au Dpartement, suivant l'article 8 des Contrats de Minoteries, ces semences distribues dans les difTl'l'ents centres du Pavs surtout Kenscoff (Ption-Yille) ont donn de bons rsultats.Monsieur Auguste DaUlnec, agronome, charg par les Grands Moulins_ de constater les caractres physiques des pis de bl sortis du champ de. Kenscoff, s'est exprim ainsi dans son rapport: Les pis sont trs fournis; axe gros, bles et glumes trs al (,( et fortement appliques sur l'axe, bles longues et raides, grain long, blanc et tendre paille, presque plaine )).Monsieur DaUlnec a su veiller cet gard, non pas un intrt passager, mais un enthousiasme rel vers la culture de cette gramint'e qui sera pour le paysan hatien une denre nouvelle au point de vue des graines, et en mme temps un produit intressant au point de vue de la paille.Ce rapport trs substantiel prouve hautement la culture du bl par l'indi gne lui-m0Ie. De nouvelles distributions de semences devant avoir lieu prochainement, mon Dpartement vous mettra au courant de ce qui a t fait dans' cc sens au cours de l'autre exercice. COTO:-l. Les chiffres qui nous sont fournis par les statistiques douanires montrent que la productiongnrale de coton a normement paiss.Mais le Guvernment, pour donner

PAGE 60

60 -= preuves du dsir qui l'anh.ne de voir la culture du coton se dvelopp' et aboutir de bons rsultats, "ous demandera de voter chaque anne., une somme suffisante pOUl' en('ourt!ger nos planteurs la continuation et an lkveloppement de cc textile que le monde enlier consomme. Suivant un rglelnent qui sera rdig' par les soins de mon Dpartement, cet gard, ceHe somme sera propmtionne au nombre de pieds plants. En outre le Gouvernement eonlrihuera aussi au dyelop pement des productions existantes en conlia:llt des missions des Spcialistes dont les observations prises sur lelle ou telle culture seront de la plus grande ulilil, 'Ct pour tous autres renseignements prcieux qu'ils pourront recueillir an cours de leurs voyages, sur une question inll\ressanl L\griculLure Tel est, Messieurs les Snatel1l's, :\Iessieurs les Dpuls, l'ex pos que nous avons l'honneur de vous raire au dhul de celle session. Puisse.,t-il vous a:der dans vos sagaces dlihrations pour assurer au Pays un avenir rellement meilleur. Le Secrtaire d'Elat de l'AgricllltHrc, .' Jomi LAHOCIIE

PAGE 61

G1-INSTRUCTION PUBLIQUE Messieurs les Snateurs, les Dputs, Il me, revient l'honneur de VOliS prsenter la situation de l'Instruction puhlique pour rexercice 1913-1914. El\'SEIG:\DIEC\'T PRIMAIRE. Depuis la rforme scolaire de 1912, la situation de nos Ecoles primaires urhaines, ainsi qu'il ressort des rapports de nos IBspecteurs, s'olrre, il l'examen du Dpartement, sous un meilleur aspeeL. Les causes en sonl diverses, La premire rside dans la nouwlle organisation pdagogique qui a t donne par la loi du 12 Septemhre 1912 sur l'instruction primaire aux coles de ce premier degr d'cnseignement. Le mrite de cette org:mi salion, tel (rUe son application l'a rvl, il sa source partiuli remenl dans la rparlition dsormais plus mthodique et plus simple des lvcs CP tr'c chacun des cours prvus et dans la faci lit qu'elle accorde aux parents qui changent de quartier, de pouvoir retrOll\'er pour lcurs cnfants, dans un autre tabIis,e-, ment scolaire, le mme degr d'enseignement " Par suile dc cette nou\'elle institution des classes. qui tient' 'comple du ni\'eau intelleclucl des enfants runis dans un mme cours ct qui est aussi plus conforme au pro.grs, naturel des facults de l'enfant, l'homogniL de l'enseignement est mieux sauvegarde. Mais il faut signaler ici que cette classification ratio'nnelledes lves, comme il en rsulLe des rapports dc maints Inspecteurs, n'est pas e11.core ohserve dads cerLaines de nos circonscriptions scolaires. Tout cn rcconnaissant, cependant, qu'en matire d'ducation, Irs meilleures rformes sont toujours les plus lentes il se produire, le Dpartement ne manque jamais d'attirer sur ce point l'attention de ces fonctionnaires et de leur faire ressentir comhien il imporle de.faire cesser, dans les tablissemen ts qu ls visi Len t, ces di\'isions l1l11lti pIes de dont le moindre inconvenient est de diminuer l'action des professeurs en les dispersant. Il esL necessaire, cn effet, que le cadre d'une classc soit ncttemcnL th afin qu'il soit permis aux matres de sllivr'c chacuncles lves dans cette sorte de lutte qu'il livre il lui-mme et sans laquelle il n'est point de rsultat.

PAGE 62

62--A. ct de cette transforma Lion du rgime des Ludes qui a contribu relever notre enseignement primaire de l'tat de dcadence o il a trop longtemps vgt, il y a lieu de mention ner les sessions d'examens du cerLificaL d'Ludes primaires qui se font depuis deux annes rgulirement' et qui tiennent rl lement en aveil l'esprit de nos lves. En Juillet 1911, la session ne put s'ounir que dans la commune de Port-au-Prince. Trois lves seulement y furent, l'poque, admis. En 1912, en outre de Port-au-Prince, les alItres communes de cet Arrondissement prsentrent cette fois des enfants cet examen ainsi que les circonscriptions scolaires des Gonaves et de Logane. En Juillet 1913, en dehors des circonscriptions suscites, la -session put s'ouvrir aux Cayes, il Port-de-Paix, Saint-Marc, Jrmie, Jacmel et l'Anse-ilVeau. C'est peu, sans doute, le certiticat n'tant que la sanction des tudes rgulires que les lves de cet ordre d'enseignement doit pouvoir toujours mriter; mais c'est dj un rsultat, si l'on se rappelle qu'il a t absolument impossible au Dpartement de l'Instruction Publique d'organiser en l'anne 1910 l'examen prvu pr le rglement du 28 Aot 1913 .... On peut juger epcore aujourd'hui du mieux rel qui s'est manifest dans l'enseignement primaire par les notes de statistique de la: frquentation scolaire. Le chapitre que le Dparte meIlt a consacr cet gard dans l'Expos de la Situation de 1912-1913 et le rapport de l'Inspection de Port-au-Prince que le Bulletin Officiel N Juin-Aot 1913 a dernirement sont, nous estimons, assez significatifs. De ce dernier document o il est, en effet, dress un tableau comparatif des tablissements scolaires de cette ville, il ressort que le nombre des inscrits est de 7.792 en 1888, 7.877 en 189-1, 7.461 en 1901, tandis qu'il s'lv 10.582 en l\lai 1913, chiffre qui n'a jamais t atteint, dit l'Inspecteur, aucune poque. Nous n'omettrons pas en dfinitive, comme une dernire cause du progrs des coles primaires nationales, le relvement trs faible, il st vrai, du traitement des matres et le paiement rgulier des appointements du personnel. l'dais cet examen rapide auquel je viens de me livrer m'oblige il reconnatre que le niveau des tudes dans nos coles primaires n'est pdintjusqu'ici ce qu'il doit tre.Les programmes d'enseigll,einent primaire tels qu'ils ont t dtermins par l'Arrt du Prsident Tancrde Auguste en du 19 1\1ars 1!)13 et qui sont actuellement en application dans les coles primaires de la Hpublique, impliquent, si nous pouvons ainsi dire, une orientation ou plutt une conception nouvelle de l'cole primaire en Hati. Les en fants de notre dmocratie qui frquentent nos coles primaires

PAGE 63

.1 ne uoivclit plus s'y ren(!t;c pour apprendre uniquement lir, il crire cL il compLer. Ce n'est plus la mmoire qui doit tre cxerce au dtriment des autres facuIts, ce qui doit tre par ticuliremenl cultiv chez eux, ce sont, en effet, les qualits d'imagination, dc jugement. d'observation et de rflexion qui donnent il l'intelligenc sa relle valeur. Mais il est difficile cette hcure au Dpartement de l'Instruction publique de raliser ceLLe conception rationnelle de l'instruction primaire, contenue dans lcs programmes de 191:3, en raison du dfaut de prparation pdagogique des membres du personnel enseignant. Les rapports de nos Inspecteurs d'a\:romlissement comme ceux des Inspecteurs :gnl:aux signalent, @n effet, que bien des matires du )le sont pas convenablement en L'instruction primaire que reoivent cette heure nos ennqlls sur les hancs de l'cole, loin de reposer sur des choses, de il l'enfant de bien Voir, bien_ entendre, bien toucher pour raisonner plus tard et comparer, est plutt fonde sur les mots. Ignorant que le mcilleur livre est la parole du maltre, la plupart dcs instituteurs donnent un enseignement ahsolument livres que, purement verbal. Et ceci se constate mmc dans certaincs dc noS coles secondaires classiques. On pcu t en juger, en efTet, par le dernier rapport de Monsieur Horace Ethart, Inspecteur gnral\ publi le Bulletin Offi ciel du 28 Septemhre. Ils ne sont donc, nos Instituteurs, nulle l'nent pntrs du hut e l'enseignement primaire qui est de remplir la mmoire de l'enfant, mais de bien former son esprit: ce qui cst, en cffet, seul capable de le prparer plus tard pour l'cnseignemcnt secondairc ou des enseignements spciiil-x ou professionnels. Il ne s'agit pas, dit Montaigne, de l'emplir un vase, il s'agit de lormer 1lI1 esprit.; Par consquent, ct des jeunes hatiens qui ne pas ensore --;et ils nombreux -! il Y en a CfUl la trequentcnt, maIS qm n y acqlllerent'pas malheureusement les connaissances indispensables la conduite de la vie. Certes"parmi les memhres du personnel enseignant primaire de la Hpuhlique, il en exisle qui, dfaut d'une prparation pdagogique, montre beaucoup d'intelligence dans l'exercice de leur fonction et qui font de rels efforts pour rpondre rat tente du DpDrtement de l'Instruction pu'blique. Il se rencontre surtout parmi les professeurs de cours moyens et suprieurs. Mais cela ne suflH pas. Pour ramener nos tablissements la confiance des familles, pour leur assurer une clientle conve. nable et faciliter la honne xcution des programmes, il est ncessaire d'avoir des' matres au courant des bonnes mtho des pdagogiques capables de s'inspirer du nouvel enseignement et de faire table-rase des pratiquees routinires qui domi-

PAGE 64

..... (i). -.\ .. ". nent deptIis trop l'llsdgnel11cnt nalional. La soiu tion de cette pOlir nous aetcllementdans la RTiBUTIO"," ET LA PI\(P,\IL-\TIO:\ !lES :,I.\TI\ES. LeJ)partemcllt ne peul depenser cOllsLtI"mment il la capitale question de rNrilJ/l!i()]i (f(jll/lubll' ('{ j)J'(;paralioll srieuse des maUres. C'est I unc rl'l'onnc dont aIl a souvent proclam l'impieuse urgencc .L que potir des rhisolls multiples,on a raremeqt aJ:Ol;dl'C., avec la l'l'L'me volont d'aboutir Avec le concours eles Cha)nhres.,.le DpartemenL a pu, en juillet 1912 et en ,juillet. amliorations au sort de quelques ell.',"(?lgnanL. :\Iais il y a lieu de remarquer qe la Ipi du 2\J: Aot-1D12, qui augmIite les traitements des Inslituteurs mrile d'li'e modifie pour les mdtifs invoqus cc propos dansle demiel' expos, cl j'aupai l'honneur de soumettre il ccl gard il. voIre examen un projet de loi rpondant cc buJ .. Cependant, le jour o les finances de l'Elat le permettront, il conviendra de prendre une mcsure (lui uniformise les h:aitemenls dans'.les lrois degrs (l'enseigneEent et les met terit en [{vecles services r,ellcl11ClIircJl(!lls, et refl'ort intellectuel exig de chacun de rios nwilres. \ 'En rendant rmunl'all'ices sresles charges de l'ins trucUon publique, nOlIs \'isons y ullirer le plus grand nombre dl
PAGE 65

65certifiat d'aptitudes pdagogiques (1898) des brcycts de Coupes ( 1895 et de Gymnastiquc (18\)0) Aux termes du Contrat pass par le Dpartemel1 t a YCC l\Iarodon, le r)ersonnel de cet lahlissement se compose de la Directrice charge de Cours de deux professeurs et d'uue surveillante. Les deux professeurs arriveront prochainerricnt., L'cole donne un enseIgnement conforme aux pr,)grammes qui onl." t arrts par le Dpartement de l'Instruction puhlique. J-.esjellnes filles qui se destinent renseignement y apprendront leur mtier dans un cycle de trois annes et lorsqu'elles sel'Ol1t munies du. certificat de fin d'tudes normales, elles,d'ahord avant toutes autres,!iel'ont appeles il professer dans des ta 'sements publics. l'lais, il ya lieu de vous signaler certaines difficults que l'application de la loi du 2.t Aot H)1:3 a r\'(:' les au Dpartement de l'Instruction puhlique. Selon les dispositions de cette loi, le rgime de l'cole est l'internat. Cc n'est qu'exceptionnellement qu'il peut y tre admis des exlernes. Il a t cependant difficile,j'allais dire impossihle, au Dparte ment ;cIe satisfai.e aux prYisions du lgislateur l'gard du l'ecnitement des internes pour cet tablissement, le rgil1Jc de l'internat n'ayant pas la faveur de nos familles ni celle dc nos lves. Pour favoriser le bon des lves-maiLrcsses, le Dpartement a cru utile de tf'ansformcr quinze des trente bourses d'internes prvues il cette cole;en trente bourses d'ex ternes.Le montant de chaque hourse d'externe, soit trenlc-cinq gourdes, est pendant la dure des' tudes normal cs, il toutesjeuncsfillesadmisesuivre les cours de cettahlisscmcnl. Le Dpartcment aura donc, au cours de la session, il vous soumettre une moclificaLion dc la loi du 24 Aot 1913 . Je vous annoncerai ici que, pour obvier dans une certainc mesure, aux difficults du recrutement des matres, le tement est fort souvent l'article 6 de la loi du4 Septembre 1912 qui reconnait tout citoyen appel exercer des fonctions dans pne commune autre que celle o il est domicili, une indeomit, de rsidence de vingt gour des comme directeur et de quinze comme professeur. Maisclte indemnit est drisoire et ne peut permeltre de rpondre au but rv de ce chef par le lgislateur. L'anne dernirc, le D partement a eu entretenir les Chambres des Cours de travaux manuels tablis dans nos primaires de jeuncs filles. En vue d'tre toujours exactement renseign sur le fonctionncmcnt de ces cours, le Dpartement a confi il l'Inspection tcchnique prvue par la loi du4 Septcmbre 1912,1e soin d'exerccr uue surveillance spciale sur la ll1arche trayaux ll1.ll1uels dans ('1 es tablissements. Les membres de cette Inspection, qui yi si-

PAGE 66

oH --irent les coles des demoiselles de cette ville,annoncrent an Dpartement que les travaux manuels n'y existaient gure, l'outillage ncessair;.>, faisanllotalemcnt dfaut aux maitresses. La ncessit pour l'Etat de s'occuper d'organiser srieusement ces cours n'a pas besoin d'tre dl110ntre. Nul n'ignore,en e!l'et, lmportancede ces cours qui peuvent assurer le dvcloppemep\t des aptitudes de nos jeunes filles aux travaux domestiques dont elles auront plus tard besoin. Maisil y a ici une considration qui domine Loutes ,les autres eL qu'il m'importe de faire rssorLir. ,.. Depuis l'ouverture de l'cole des jeunes filles ELIE DUBOIS, certaines familles, se mprenant sur le caractre de ,cette Institution ([ui est avant tout un tablispcment professionnel, croient pouvoir retirer leurs de coles primaires o elles se trouyent pour les envoyer cet tablissement cause de l'instrnction teclu:ique que .l'on y rc(:oil. Elles Ill' ('ompL'cn ncnt pas naturellement qu'il est ncessaire, indispellsable mme l'enfant 'admise l'cole ELIE Dl'BOIS d'aqul'l'ir prl'aln blement quelques cOlinaissances l'cole prill1airedu premier degr pour pouvoir tirer un profit rel de l'enseignement spcial de l'cole ELIE DUBOIS L'habilet technique ne s'acquiert pas, en efl'et, sans une culture (te l'intelligellce. Si les cours de travaux manuels ti'ent donc organiss dans nos coles primaires de jeunes filles de faon que l'enfant, a sa sortie, de ces coles, ft capable d'tre utile il ses parentset il elle-mme, il est certain que la tendance qu'ont actuellement certaines fa milles il faire dlaisser par leurs enfants nos coles primaires et que l'administration est oblige de combattre pour ne pas compromettre l'uvre il raliser il l'cole ELIE DlTBOIS,ne, se point manifeste. Certes, cet enseignement prqfessionnel il rcole primaire Ile peut suffire il nos jeunes filles. 'Mais nous devons retenir que ce n'est qu'aprs qu'elles ont reu ilceLte cole un commencement d'instruction professionnelle qu'elles peuvent arriver il sui\Te fructueusement les cours professionnels de l'cole ELIE DUBOIS )). Le Dpartement tient il ce que cette prrrtie pratique du programme de nos cotes primaires devienne dsormais une ralit. A ct de ceLte uvre d'instnrction que je me propose poursuivre avec tenacit, il y a aussi, l\Iessieurs, l'uvre de l'ducation civique et morale qui aura de ma part une sollici-tude particulire '. Ce n'est pas par l'instruction plirement et simplement que l'on doit chercher leverl'colier d'aujourdhui; la ulture de l'intelligence n'est rien, si l'ducation, civique ct morale ne

PAGE 67

-.-ient la complder et la rendre fconde. Le buL de rcole doit tre donc plus haut, il faut inculquer il l'colier de hbns ments, lui donner en quelque sorte la passion du hien; il farit que l matres ne cessent de 1ui apprendre Lous de\loirs envers la patrie hatienne qui doit leur tre d'auLant chre qu'elle est malheureuse Aussi, un enseignement dont je sui\Tui de prs la dans. nos c'csL celui de l'histoire et delaGographie nationale. Yoici en queb Lermes dans ma circulaire aux InspecLeurs, date du 20 Mars courallt, j'expliquais ma pense sur ce point: .( Je crois devoir, il une poque o SOlt'S l'empire de proccupations bien lgitimes, le patriotisme s'exalte parLont, (1. appeler votre attention la plus srieusesurla haute importance Il. que j'attache l'enseignemen t,dansles tablissements scola ires ( de la Rpuhlique, de l'Histoire et de la Gographie d'HaLi. 1 u.. Mais, j'ai hLe de vous dire que ceJ: enseignement ne doit pas se borner des exercices de mmoil'e, une sorte de luxe \ intellectuel qui enrichisse le 'cerveau de l'vciller oufortifierdans son cur,en lui montrant )'uvre forge par les artisans de notre libert, les grands senLiments ( que de nos jours, des associations;' de socits ou des ligues qui se multiplient dans tous }es pays s'altachent,avec un lan admirable entretenir ou il in'ovoquer .dans Lime des gn rations prsentes. : . Or, il est incontestable, l'Inspecteur,que c'est au plus de donn depuis quelque Lemps, dans l('s coles et dans l'arme, l'tude de leur Histoire, o elles ont puis dans les enseignements du pass les fi de l'avenir que les Nations, hier encore timides, ont dti, dans une explosion soudaine de patrioLisme de retrouver cette belle confiance qui leur permet aujourd'hui de lra\'ail 1er, l'ombre de la paix, la grandeur et il la de leur patrie. Il y a donc l un vritable progrs, Monsieur l'Inspecteur, et c'est qurIque chose de rconfortant pour les hommcs qui sont des ouvriers de cette transformation de trouver une opinion publique qui se passionne aux verits qu'ils profes sent avec toute l'ardeur de leui"foi patriotique. Aussi, je pense qu'un tel exemple' ne doit pas nous laisser indifl'renLs et (t que c'est en liant notre pass notre prsent, en mettant constamment sons les yeux de la jeunesse de nos coles 'les actes des anctres qui nous ont transmis le nom que nous ( portons et dont la destine a prpar la ntre, que nous par viendrons il force de courage eL d'honntet, au rveil tant soului.it de notre patriotism endormi que des cOl1\'oitises

PAGE 68

.. -(f qi deviennent clwquc jour pltls semhlent yoaloir If si os.tensiblemcnt prouver. La connaissance de la Gographie dTlaLi, donl YOUS con trole-rez rigoureusemenL l'Lude dans llOS l'lahlisse\l1cnts'sco laires, .ne contribuera pas moins ,il fOl'tilier dans le ur de nos enfants l'amour dc la patrie. C'est en les entre,tenant souvel1t des ('lmcnts d'attraction qu'otTI'e notrc pays, dont les sites varis, la rianter la diversit des richesses naLurelles, la 11ll11il're exquise font (c une des plus belles contres de la Mer des AnLilles, que/vous les attacherez fortement au,sol naLal. Ce que vaut' Hati, les lmenLs qu'elle peut fournir l'ace( tivit indigne, la part prpondrante qlle nous devons pl'en dre il son dveloppement conomique, en vertu du double titre que nous confre l'impor.lancc des intrts maLriels qble nous ayons dans ce pays ct l'inLrL viLal q!le nOLIs ayons surtout de nousgardet de,ILollLe entreprise qui crerait un danger pour notre inpendance, tel esL le lm! que sc doivent propos,r, aujotinl'bui l>[us que jamais, les ducaLcms de la jeunesse de nos C')les. EoDES 'Hl'HALES, 1 En Juillet HH3, il existaiL 250 colos rurales laques naLionales. Il en t ouvert depuis celle' daLe D 1, cc qui pol'Le ac-tuellement le chiffre il " Voici dj quelque temps que le Dpartement de I1nsll'i,c tion publique signale il l'examen des Chamhres la situation malheureuse o se trouve chez nous l'enseignement rural. On ne saurait jamais trop rechercher les causcs qui onL jusqu'ici entrav l'instruction dans nos campagnes, la justice sociale nous commandant de trayailler. il relever de plus en plus le niveau intellectuel et moral dellos campagnards en vue d'augmenter leur capacit de producLion. Par suite de la grande dispersioll des (C hahilaLiol1s et de leur tat d'isQlement les unes vis--vis des auLres, il est-d'ordi naire difficile d'assurer il nos coles rurales une rrquentation srieuse. La distance qne nos petits paysans doivent pan:Qul'il' pour se rendre, en effet, il ct qui est considrable, oblige fort s(')uvent leurs parents les garder chez cux, les privant ainsi du bienfait de l'instruction. C'est l Ull rait regrettable. Comme le fait remarquer M. Y. Cambon, 12 voyageur qui traverse l'Allemagne est frapp de ce qu'aucune maison isole 'ne s'lve travers les terres culLj ves. Les habitations rurales sont groulJes en des agglomrations

PAGE 69

GfJ ....;, !-:ez denses, fonnantparfois de 'vraies petites villes. Il ne que pas d'attrihuer cet .tat de choses l'esprit d'association si dvelunp dans larace'germanique qu'un homme isol lui p:ILlit une Hnonulie.j\lis, il y a une son antreil1enl premptoire. La plupart des Gouvernements allemands interdisenl la coilslru.ction d'habitatioHs loigne,s du cenlre des villages pour cc motif, avou et accept de tous, que les enfanls, par les IlHlll\'aisjQ.ul's, sel:aient exposs ,tl qller rcole. 1 ; D'autres causes non' moins importantes l}uisent la Jrquelltalion scolaire dans nos campagnes. L'impossibilit de trouver devant soi de bons chemins, les incOlwnients provenant de la varid des saiS'()ns el l'hahillllie qu'onl nos campagnards de t'denir chez cux leurs enfants au moment des rcoltes. C'est ainsi qu'il arrive que, dans cerlaines circoriscriptions, ap Borgne par exemple, )es enfants sont en mesure d'aller rcole, mais au momenl des vacances scolaii'es. ,ce cternier point de vue, il y a l heaucoup d'goisme coupable de la part des fa:' milles. Lc campagnard esl, dll-on, avec raison, trs avare de ses deniers, et,il croit gagner deux fois en' utilisant les forces naissanles dc enfants ou dr. ceux qui sont il sa garde, pauvres pupilles d'exploilalion facile. D'autre parl, les mauvaiscs conditions de commodit de l'hy gine, de nos l'coles rurales conslituent un des plus srieux ohstacles la frquenlalion scolt.lire. Il existe de ces coles qui &ont il peine loges, Yil la raret des maisons dans la rgion et qui sont vritablemenl nomades, ct c'est le plus grand nombre changer nt dl' place avec les directeurs. enc dernire cause qui eni'aye posili\'Cll1entle dveloppemcnt de l\nstruction rurale. c'est le dfaut ahsolu des matrcs pourvus d'une instruction cl accq:rtant de sc consacrer il la tehe dlicate d'ins lruire nos jeunes compalriotes des mornes. On conoit bien, que J'instruction dans ces conditions soit presque ntllie parmi les populalions scolaires rurales et que te nombre des illcllrs y soit considrahle. C'est il 'rcll1dier, le plus possible, uil 'tel tat de choses que je consacre Lous mes efrorls. Contre les jJare,nls qui sc lllonlrnt insouciants ou indifrrents de l'inslruction de leurs enfants, je vous donne l'assurance CIu j'appliquerai sans faiblesse les prescriptions de la loi du! Sq)temhre 1!i12 sur l'ohligation scolaire. comptant d'autre partnullelllent nl'gliger les nomhreux enhnts qui sont OCcllp('sallx lrnyallX des champs el qui, par ce {ait, l'cole, le Dparlement sc fn'opose de former, il leur intention, cl dans les rgions o la ncessit s'en fer sentir', des classcsamhulanles comportanl un horaire et un program-

PAGE 70

IllC sPl;cial. o ils pourront se rendre pou li recevoir quelques lecons clc lecture et d'criture. La conslruction de local1x cOlwenablcs ne me proccupe pas moins. J'aurai l'qvanlage de mettre prochainement il exclltion, le plan d'difiation dcs maisons d'coles rurales que j'ai cet effet -en vue, et qui, pqr la'position quelles Qccupent, per1l1cltrollt au Gouvernement de grouper, dans les coles cenle plus grand nombye de nos paysans disperss a et l das nos mornes.--;Mttis une question sur laquelle se concentre actuellement toule mon attention: c'esl celle de procurer ii nos petils paysans 'des matres capables de leur donner' un enseignement fructueux qui leur soit rellement profitable; l'eseignement classique agricole .. '. JI Y a dj temps, omme vous le savez, Messieurs, que nos programmes prvoient que des cours d'agriculture seraient faits aux enfants de nos coles ruralcs, en vue d' wiilerchezellx le gol tl'inlclligence dcs choses agricoles'. Mais cd enscigneme'nl, malheureusement, n'a pas t jusqu'ici donn ces tablissements scolires..Je suis heureux, ce propos, de vous que, pour .entrep!"ends. celle heure tres actIvement dcs nl'gocwtlOI1S' en yue d etab11r, dans le Dpartement-de l'Ouest, en excution de la loi du 4 Septembre 1\:.112, une cole nnrmale rurale place au point le plus central de cc Dpartement. :\OtlS sommes encore, aprs un sicle d indpendance, nOlis adresser il des 111atr('s trangers mme pour la ralisa.., tion des ccuvres d\1l1 caractre essentiellement national .. Le mnl, quoique grand, au point de yue du dveloppement et de l'enll'elicn du patriotisme, est attnu par la perspective du hien qu'il ouvre sur l'avenir: nous aurons enfin un jour des matres hatiens. Conformment il la loi crant cette institution, J:ai dj. une commission de spcialistes charge de dtermi\1n la position la plus convenable pour l'tahlissement de cette ulile institution, A ccUe' cole nos petits campagnards seront (,:\:Cl'Cl'S il dcyelr des Quvriers habiles aux travaux des champs; nOlIS aurons ainsi dcs institutcrs capahles, par leur formalion, de prenrlrc la direction dc no, coles rurales rorganises. C'est, :\lessieurs dans la cration seule dc telles institutions qlle r{'sidc la solution du problme rural che/nous Ii estdonc pl; que temps de rpanclre avec, profllsio'n dans nos campa paglles l'cnseignement professionnelle agricole, de l'organiser manire srieuse en vue de fortifier dans le cur de nos paysans l'attachemenl aU sol nalal. 11 faut quc notre agrirultlirc deyienne scientifique et que nos paysans ne sacrifiant r lus la routine, s'inspirent dcsJnthodes elllturQ.les modernes.

PAGE 71

-11 :: A ct des coles rurales laques fonctionnent dans des i conditions particulires, depuis Octobre 1913, les coles dites preshytrales. D'unc cOllYention signe le 4 ot 1913 entre mon prdcesseur et l'Archevque de Port-au-Prince, il ressort que dans 1 le hut de fa\'oriser le dveloppement de l'Instruction publique dans les campagnes M:\I. les Curs sont autoriss crer, dans les diffrentes sections rurales, sous le \1cl,tn d'coles rurales preshytrales, des coles primaires du let'. degr, auxquelles sera annex il chacun, un carreau de terre au moins du domai-r ne pour des COla's pratiques d'agriculture. En vue de garantir le fonctionnement de' ces coles placees sous la direction des curs, il leur accordeunegourde par mois 1 par lve frquentant chaque tahlissement et cinquante gour des pOUl' chaque nouvelle cole titre de frais d'installation et de matriel scolaire. Ont-elles commenc il raliser les lgitimes esprances que 1 leur cration avait fait naitre? Dans les conditions o ces co'" les foncLionnent depuis la Convention du 4 Aot 1913, on peut, 1 J\Iessieurs, affirmer qu'elles ne peuvent rpondre au, but pour lequel elles ont t fondes. -1\.1.l point de vue de l'enseigne, ment classique,' le plus grand nomhre des matres impt:oviss auxquels J\[\I.lcs Curs ont confi la direction de ces coles ne posst'dent pas lcs aptitudes requises pour s'acquitter, d'une tci-, che si dlicate. Il y ,en a mme qui-les pices parvenues au : DparLement en font foi sont de parfaits illettrs. On eom-i prend quG. les rsultats de l'enseignement dOlm par de teJsins tituLcurs ne peuvent tre que ngatifs. Car, ainsi que le dit l'a,1 dagc, tant vaut Je matre, tant vaut l'cole. D'autre part, si nous voulons connaitre le sort qui a t fait l'enseignement professionnel agricole que doivent recevoir les! petits paysans ces tablissements, rapportons-nous en sur ce point une lettre du 21 Novembre 1913 de Monseigneur l'Ar-, ehevqlle de Port-au-Prince. Hpondant il une dpche du 13 Novenln'e du Dpartement' de l'Instruction publique. o celui-ci attirait son attention sur; l'article 7 de la Convention du 4 Aot, l'Archevque fit les oh-: servations suivantes: (c .le serai trs heureux de voir se crer des cours pratiques d'agriculture et je vais demander il :\Iessiellrs les Curs de me dsigii:ei' les coles auprs desquelles, soit raiso,n du Lerrain. propice. soit raison des aptitudes spciales des directeurs,' (c il y a lieu d'esprer que l'tablissement d'un jardin d'expri-, mentation sera une uvre utile et profitahle. Une mesure me semhle, .toutefois, indispensable pour qm -(

PAGE 72

--72 ces jardins d'exprimentation produisent tourIe bien que nous en altendons, c'est la cration de quelques coles 0: r t> memc. n n a pas Jeaucoup arec lcrc ICI' pour troliver lu cause de ces disparitions des coles congrganistes; c'est la m me chose que le Dpartement"avait soin de vous signaler l'an-

PAGE 73

13 ne dernire: l'impossibilit laquelle se heurtent les Congr .. gations tablies en HaLi de recruter les religieux et religieu ses devant former le personnel de ces tablissements. En prsence d'une telle situatio'n qui s'accentue chaque llnne da,anfage et qui menace de s'tendre nos autres villes o fonctionnent encore des coles il est absolu ment ncessaire que l'Etat hatien pense constituer, par lui mme, les cadres d'un personnel srieux et comptent qui puisse prendre avec avantage, la direction de nos coles natio nales. C'est Qe la ralisation de ce vu dont je vous prie d'ap prcier tout la porte que dpend en grande partie la solu tion de cette importante question d'ducation populaire. PROFESSIONIL l'heure actuelle, l'organisation srieuse de renseignemen t professionnel rpond chez nous un besoin vide.nt qu.i, cha qne jour,s'accentue de plus en plus. Les progrs conomiques que notre pays est slfsceptible de raliser dpendent, pour une bonne partie, de l'essor qu'auront pris les tudes professionnel les dans notre Socit. Il importe aussi, aujourd'hui plus que jamais, o l'pre combat de la vie revt un caractre de gravi t exceptionnelle, de constituer mthodiquement les cadres de l'arme des lranlilleurs, de procurer nos jeunes compatriotes qui, des poques dlermines, quittent les bancs de l'cole et qui ne demandent qu' employer leur ardeur au travail, le mo yen de faire vaillamment face aux luttes grandissantes de l'exis-; tence. DUlIS cet ordre d'ides, je suis heureux d'avoir vous an noncer que le Dpiartement n'a rien nglig pour assurer l'ex cution des importantes lois que, tout rcemment, vous avez vots sur l'organisation de l'enseignement professionnel. Au moment oje vous parle, l'Ecole professionnelle mna gre el agricole ( ELIE DCBOIS est en plein fonctionnement il Port-au-Prince. Ds le mois d'Octobre 191:3, le perso!lllel de cet tablissel1'lentun personnel comptent et srieux, recrut en Belgitlue par notre actif et dvou Charg d'Affaires Bruxelles, le Dr. Riboul de Pescay--tait Port-au-Prince la disposition du Dpartement. Conformment la loi du 4 Septembre H112 rgissant l'cole, il a t labor pour cet tablissement les programmes dont l'application en assure la marche rgulire et permet an Gouvernemenl de combler le vu du Lgislateur; celui de mettre la jeune fille hatienne en mesure de gacner honorablement sa vie parle travail de ses mains. mon arrive au Ministre, j'ai eu faire celte constatation regrettable 1

PAGE 74

""4 JI _. ,que beaucoup d'enfants admises cette <':cole ne se trouvaient P(iS dans les conditions d'admission pryt\es par la loi dont la transgression touffait l'U\Te naissanLC.,Afln d'enrayer cet abus, j'ai d inviter l'Inspection scolai re il s'y rendre pour pro cder l'examen des lves, en yue de reoYo)'er il rcole primaire celles d'entre eVes qui taient incapables de suine; ayec profit les cours de cet important tahlissement. Cal', dans les institutions de ce genre, ce qui importe le plus, cc n'est pas la quantit, mais la qualit Il en est ainsi, aussi hien pour le' recrutement des lves que pour le mobilier scolaire. Or le matriel de l'Ecole ELIE DUBOIS constituait une Yl'aie honte que j'ai d effacer en confiant des entrepreneurs, le soin de remplacer par un autre .plus et plus appropri aux besoins de cet important tablissement. Le Dpartement par un contrle actif ct srieux s'efforcera toujours d'assurer le recrutement lgal des ('lyes afin de sauvegarder lecaractre de l'Ecole Elie Duhois)) qui est, ayant tout, "comme je l'ai fait plus haut remarquer, un l'tablissement d'apprentissage. D'un autre ct, j'ai galement vous apprendre que le D partement s'occupe activement de la fondation de rcole fessionnelle de garons institue par la loi du -J Septemhre 1912. A ce propos, j'ai fait dresser, par des Architectes comptents le plan de l'difice qui doit ahriter' rcole et CJui s'lyera sur le vaste terrain de l'ancien Arsenal. La construction, conformment au vu fie la loi, en a te mise en adjudication par ayis au MONITEVR du .. Des pourpalers sont actuellement engags cn yue du recrtItement en Belgique, du personnel ncessaire ccl tablissement d'apprentissage. ENSEIGNEMENT SECONDAIHE. L'enseignem.ent secondaire classique dans la plupart des tablissements o on le reoit, donne des rsultats satisfaisants. On ne peut pas se plaindre en ralitt de rabaissement du niveau des tdes classiques chez nOliS. Les derniers examens qui ont eu lieu dmontrent que les tudes y sont toujours srieuses. Lf's candidats qui s'e sont'pr sents aux examens de juillet dernier pour l'ohtention du certificat d'tudes secondaires classiques devant les jurys de Port-au-Prince et du Cap-Hatien ont subi :wec succs leur examen; Port-at.J-Prince 10 lves ont t admis pour la p mire partie et 6 pour la deuxime Au.Cap-Halien, on relve 5 pour la premire partie et 1 pour la (kuxime. Ce qui atteste, au surplus, que l'enseigndent secondaire classicIuC cst encore florissant, c'est que certains de nos jeunes compatriotes, aprs

PAGE 75

i5 avoir mrit ici diplme, d'ttudes secondaires, sont tou jours mme de ]Joursuivre Paris ou ailleurs des tudes plus levs: celles de Mdecine'ou de Droit. L'quivalence est aujourd'hui accol:e aux ipllnes hatiens. Aussi, est-ce pourquoi le Dpartement estime qu'il n'est ncessaire d'attriuer qu'un nomre resfl;eint de bourses l'E;tran gel' aux jeunes gens .qui vont y achever leurs hUmanits ou qui se destinent mme l'tude du Droit ou celle de la Mdecine. Cette faveur doit tre spcialement rserve aux ,jeunes gens
PAGE 76

iG -, Au nlament o votre C':ommission, conformement aux ns tructions que lui a traces mon IJrdesscur et qui laisse (' raient son apprciaJion un large crdit, tranlille avec un ( zle efundvouemellt dont je la flicit.., il la n;Yisiol1 des pro grammes et plans d'tudes de notre Enscignement secondaire, je tiens vous emandcr de vous prmunir contre le danger d'une solution qui serait trol) hti"e d'u prohlme dlicat que vous avez rsoure, de faire suiyre cte il cle, dans la plus entire indpendance, ct la plus ermplte sl'curil,l'Ensei gnement secondaire cIassi'que eJ l'Enseignement secondaire moderne. De l ponr vous, Messieurs, un SUpp'I11CIlt dc prudence, des devoirs d'une nature spciale, des mnagemcnts il garder pour' concilier des intrts cn apparence contraires, pOlIr maintenir l'quilibre entre deux formules galclcIlt nces saires, dans notre dmocratie, une majorit
PAGE 77

77 -' dairemenl1e hut qu'a cl! le ll'gislateur en les crant.-C'est d' ... tahlir, dit cette loi, l'instruction primaire lmentaire et l'enseigncment classique suprieur un degr intermdiaire qui complte lc systme d'instruction cr par -la loi. Selon ls programmes'et les plans d'tudes qui ont t plus tard labors pour ces on se rend aismel)t compte qUF ce ne sont que des (>('oles primoires sllprieures, Mais on n'u jamais 'rin fait jusqu'ici pour' (lIC ces coles rpondent leur rraie destination. Organiss sftr des hases nettement utilitaires, ces tablissements pourraient merveilleusement prparer un nomhre de nos jeunes gens aux professions actives de l'indus-trie Et du commerce Le Conseil de l'Instruction publique dont je vous demande la cration, travaillera il cettc rforme utile qui s'imposedaRs renseignement national. I::COU:S SECO:'\DAIRES DE FILLES. :\r.os coles secondaires nationales de mIes ne rpondent pas jllsqu'ici aux vlles du Dpartement de l'Instructio.o Publique au sujet spcialemcnt de l'ducation fminine. Aucune d'elles n'a pu prl'sentei' celle anne des lves aux examens de brevet, exceptl' l'Ecole nalionle des Surs de Port-de-Paix dont trois jeuI1es filles ont ohtellu1eur hrevet lmentaire .Je Ill'elforcerai, de releyer ces tahlissements de l'tat lil'plorahle o ils "l'gtenl depuis trop longtemps: L'Ecole de :\Jdeine el de Pharmacie sedevelop pe d'une, constante. L'enseignement mdical donne, en efl'et, les sauf des lacunes d'ordre pratique, tell que l'ahsence de certains articles que la Science moderne rclame .. p'ar lellre adresse au Dpartement. la Direction de l'Ecole de Mdecine demanda de rapporter l'Arrt ministriel relatif aux conditions d'admission des aspirants au diplme de chirur gien dentiste, il causc des abus auxquels son application donne lieu. L'Arrt du 2 Septemhre 190R n'exige, en effet, des aspirants ce diplme qu'un examen crit 't't oral sur les COl\rS d'histoire nalm:elle Inscrit au programme deHhtorique des Lyces. \-Aprl's examen dc la (luestion, il a paru au Dpartement l'Inspection gnrale consulte-que les conditions d'adnlis sion inscrites dans l'Arrl sont notoirement effet, les matires enseignes l'Ecole de l'Art dentaire

PAGE 78

seht desconnaissallces gnrales telles qu'il importe que les tudiants arrivent avec une prparation suffisante pour leur permettre de se les assimiler, F;:n vue de fortifier davantage les ludes de l'Ecole nationale de Mdecine, jai pris le 2.1 Fvrier dcrnier,.1.1l1 Arrt exi geant que les aspirants' au diplme de chirurgien dentiste soient munis du certificat d'tudes secondaires cl,assiques 1re partie pOilr tre admis cet tablissement. Au cours cette anne, le Dpartementadlivr 5 diplmes de Docteur en Mdecine, 3 de Chirurgien dentiste et 3 de Phar macien. L'Ecole Nationale de Droit marche convenablement. Il a t dlivr 8 jeunes gens le diplme de licenci en Droit. Il y a nombre d'annes que l'Administration Suprieure ten t d'organiser en Facults nos deux Ecoles nationales de Mde cine et de Droit. Cette tentative qui fut, il. diverses poques, re nouvele, ne put jamais aboutir. On' se l'expli:Jue aisment.'-: La grande facilit avec laquelle. pendant plus d'un qUaI't de cIe nos jeunes gens qui n'avaient fait, au pralable, aucune tu de srieuse taint admis sui vre les cours de ces deux Eta blissements, n'tait point de nature relever le niveau des tu des dans cet ordre d'enseignement. Maintenant que les conditions d'admission exiges par loi assurent une clientle plus' convenable, le momel1t, croyons-nous,est venu de transformer en de vraies facults les Ecoles Nationales de Mdecine et de Droit en yue de les fairejuirdsormais de toute l'autonomie' il laquelle, du reste, le,w-destine le haut caractre scientifique dont elles sont revtues. Le Dpartement aura l'honneur, au cours de cette session, de vous le projet qe loi qu'il a rdig cet effet. L'Ecole de peinture et de dessin ne rpond pas Jusqu!ici,ain si que le Dpartement le constatait l'anne dernire, l'atten te de l'Administration .J'aurail'honneur de vous soumettre lIn projet dont le vote mettra sur un pied meilleur cet. ment scolaire en lui rernlettant de donner satisfaction aux be soins pour lesquels i a et cr. ECOLES A cte des ecoles fonctionnent un assez grand nombre d'coles prives qui sont soumises,tout comme les pre mires, au contrle incessant du Ministre de l'Instruction Publique. 'La plupart d'entre ces coles sont subventionnes et il figure au Budget une valeur assez considrabTe affecte cette destiIfcltion. Il y en a parmi elles qui font une srieuse concurrence aux coles nationales et qui,par les progrs qu'elles enre-

PAGE 79

79 -d'apprciables services aux t'all1ii les. Ces tablissements sont dignes de toute la sollicitude des pouvoirs publics. A cc point de vue, nous citerons particulirement: le Petit Sminaire Collge St. Martial, l'Ecole de Mme. Paret, le Coll ge LouverLure, l"fnstitution St. Louis de Gonzague (subventionns), Le Pensionnat Sainte-Rose de Lima, le Pensionnat du Sacr-Cur, le Collge de Notre Dame du Perptuel Secours, au Cap-Haitien (non subventionns ). Nous ferons encore cette anne une mention spciale de l'Ecole de.s Sciences Appliques qui, prir suite de l'organisation qu'elle ilossde actuellement, travaille de plus en plus il la diffusio chez nous de l'enseigne-ment pratique professionnel. ... Quant au plus grand nomhre des coles primaires prives, l'Etat n'a nullement il se louer des lourds sacrifices qu'il s'im pose p()ur leur wnir en aide. Les rsultats qu'elles donnent sont loin d'tre eneourageants,et il en est dont l'effectif ne s'lvej>as mme 20 'lyes el qni par consquent tombent sous le coup de l'article 21 de la loi UU;1 Septembre 1912. Le Dpartement en tend que ces irrgularits cessent, et est fermement dcid appliquer il les svrs dispositionsde la loi.' .car il est du devoir de l'Etat d'assurer son concours le plus large il toutes les uvres qui se consacrent rpandre des lu mires. Cette obligation n'a plus sa raison d'tre, une fois que clles-ei ne l'l'pondent plus aux esprances qU'on tait en droit de ronder sur elles. Et dans un autre ordre d'ides galement apprciables, il n'est pas convenable pour l'Etat de ne pas cher cher il amliorer le sort de ses propres coles, alors qu'il fai des prodigalits il des tahlissements qui n'en sont pas dignest MATHEL ET FOUR:-1ITVRFS CLASSIQUES La question du matriel ct des fournitures classiques don ner allxeoles iwtionales constitue une des plus grandesproccupations du Dpartement de l'Instruction Publique. Depuis le mois d'Octobre 1913, le Dpartement a eu faire des distrihutions de matriel et de fournitures aux coles, mais nous devons bien vite YOUS l'avouer, beaucoup de circonscrip. tions n'ont pas encore reu un matriel suffisant ainsi qu'il res sort des tats qui m'oI1l t expdis cet gard. D'aprs le relev qlll'.j'ai rcemment fait, il faudrait des va leurs assez considrables pour rpondre aux diffrentes de mandes qui m'ont t adresses. : A vec la \'i ye i 111 pulsion donne aux choses de l'enseignement, la cration de nouvelles coles et de nouvelles inspections scolaires ( de 14 le chiffre a t lev 24), une augmeQ-

PAGE 80

80 -_. tation siest naturellement produite du nombre des dolances qui parviennent constamment au Dpartement. Le manque de ncessaire cause bien souvent que la marche Ides tudes est paralyse; certains de' nos tablissemenLs sont, par exemple, presque dpourvus de bancs, et alors les lves sont forcs de rester debout durant les heures de classe. Et que dire des livres? Nous pouvons affirmer, sans crainte de nous tromper, que le dfaut de llyre.s se fait sentir dans toutes les coles publiques; ces livres sans lesquels l'enfant n'apprend pas ses leons ne fait pas ses deyoirs. Il est difficile d'assurer ;dans ces conditions le progrs des lves et de ren (h'e productifs les efforts de nos Institu teurs. L'Etat tant tenu de nous donner gratnitement l'enseignement primaire, c'est une obligdtion pour lui de pourvoir de livres les de cet ordre d'enseignement en particulier. n est donc urgent que le Dpartement soit mis en mesure de satisfaire ces imprieLlx besoins de l'instruction nationale ct nous nous plaisons esprer, Messieurs, que vous lui prterez tout votre concours en votant le indispensable celte tin. FRQUENTATION SCOLAIRE Nous avons signal connue l'une des causes du relvement de nos coles primaires en ces trois dernires tationsensible qui se constate dans notre frquentafion scolaire.Dans nos cinq Dpartements, nous relevons pour cet exercice un effectif de 46.018 lves avec lme moyenne de prsence de 39.386 lves. Cependant il nous faut que cette frquentation n'est pas jusqu'ici ce qu'elle devrait tre dans un pays comme le ntre o l'ignorance est encore profonde. La nouvelle loi sur l'obligation scolaire est loin de produire les heureux rsultats auxquels on devrait s'attendre : le taux de la frquentation, eu gard notre population enfantine,n'a pas encore atteint, on peut le dire, une moyenne satisfaisante. C'est que les prescriptions de cette loi dans beaucoup de circonscriptions ne sont gure observes. Le Dpartement y tiendra fermement la main; car les commissions de recensement et les dlgations scolaires que cette loi prvoit, veulent s'acquitter, en toule conscience de leur tche patriotique, nul doute qu'elles n'arrivent progressivemen.t crer l'esprit scolaire et faire, dans les circonscriptions o le 15eso.in de l'instruction n'est pas encore compris des parents, que le principe de l'obligation devienne une ralit. Dans une rcente circulaire aux Inspecteurs des Ecoles, je lelli' dnonais comme unedes causes deladsertion des classes

PAGE 81

81 l'amour du luxe qui grandit il mesure que croit la crise co nomique o se :\'tion.-Des pres de famille paree que leur situation de fortune les cmpche de vtir leurs eui'anls comme celix des ramilles riche:, prfrent les priver du bien fqit de J'in:.;li'uctioll, .J'esime que si les commissions el les dlgations scohi l'es en question voulaienl srieusement join dre leur, action celle des Inspecteurs en .vue d'enrayer une telle situution,elles aideraientlieaucoup le Dparlement com battre le fchcux lat tFesprit que je signle. Toutefois unc ceuvre importante s'impose de ce cl c'heznous: c'est celle de faciliter la frquentation de l'cole. L'tat extrme de misre de quelques familles peut les nletLre vrai-, ment dans l'impossibilit dlwhiller leurs, enfants et de de les envoyer en classe Les caisses des coles qui existent dans cer tains pays pourraient rendre ici de rels services. Ces caisses, comme on le sait, sont destines il encourager et faciliter la frquentation des coles.Elles donnententr'autrcs des vtements, des chaussures aux enfan1s qui en manquent Elles suppll'ent mme l'insulTisance du djeuner que les enfants apportel'lt le matin de la maison. A ct de cette insli lution d'dLication sociale fonctionne un comit dit comit des dames) qui-ssure, par une srieuse collahoration la frquentation la plll,assidue de rcole un certain nombre d'enfants el qui il l'hygine des lves,de signales services. Certes,l'initia ti ve prive,si fructueuse ailleurs ne peut organiser ici pareille uvre : l'Etat seul qni doit ,imprimer ce bcaumouvement en faveurdel'intrt ael'ehfance: mais on comprend que la situation actuelle de nos finances ne nous permet pas d'assurer l'existence de telles institutions. Toutefois, s'inspit'ant de ces gnreuses ides,l'Admini'stration actuelle de l'Instruction publique espre, au cours de la prsente anne scolaire,par des mesures qu'elle compte adopter, relever effectivement la frquentation des coles nationales. 1 BCREAU DU DE Pl:f3LI9UE Notresystmc d'ducation donn des rsultats meilleurs si l'on n'avait pas constamment confondu l'uvre de l'organi4 sation de l'instruction puhlique avec la rforme de l'enseignement proprement dite. On doit se rappeler que les' professeurs des principaux blissemcntsscolaircs de la Capitale l'l'unis Cil. Congrs, voici dj qgelqucs annes avaient mi:,; 1e vu de voir soucher au Ministre de l'Instruc\ion det" directions techniques de l'enseignement. Cesdirectionsserientcoinposees de citoyens

PAGE 82

-82ayant srieuscmcnttudilcs questions scolai!:es ctayanl acquis dans la une exprience professionnelle. ,Une rforme 's'impose, en effet; au :\linistt:ede l'Instruclion Les Imreaux acLuels, tels qu;ils sont organiss, ne peuVent raisonnahlement assurer la honnemarchedes services dlicats et compliqus du Dp'artemenL Il est de toule ncessit qu'une direction mthodique soit imprime cesseryices qni deman dent que le chef de ait des auxiliaires comptents, rompus tous les problt'l11es pdagogiquGs et qu'il puisse consulLer ayec fruit, Aucun progrs 'est possible dans l'instruction publique sans une certaine continuit de vues: les :\linistres ne peu\"cnL as surerceLte conLinuit parce qu'il passent et serenouvcllent sans cesse. Aussi, esl-il hautenient dsirable qu'il y ait au :\linistre del'InstrucLion publique des fonctionnairesqui rcprsentent la tr:adition et l'esprit de suHe : cette Lche sera dvolue aux di, recteurs de l'enseignel1HmL. l\lon projet de rorganisation comportera donc en premire ligne,la direction technique de nos difI'ren ts dgrs d' enseignement et la cration d'un conseil suprieur de nnstruction puhlique. . De ces bureaux tedllq,ues qui constiLueront le comit pr manent d,u Conseil relvcronlles services de nos trois ordres d'enseignements dont les directeurs n vue d'une information plus complte, pourront Lre chargs de missions dans les circonscriptions scolaires. La loi du 29 Aot 1912 qui l'Inspection gnrale ne peut pas rendre les services que l'on peut esprer ohtenir dela nouvelle rganisationqueje prvois. L'arrtdu 7 HH2 tel qu'il existe assimile les fonctions de l'inspecLion gnrale il "celle d'Inspecteur d'A.rrondissemenl,si bien qu'ayant tousdcux. le contrle, des coles les mmes obligations les lient enye,rs le La tche de rune ne diITrent point (le celle de l'autre, de l le double emploi qu'il importe d faire dis-paratre. ...... .Te vous demandedc la loi du 29 Aot HI12 touchant ette cration .Je n'insislerai llas davantage, l\lessiellrs. sur la porte d'une pareille rforme: elle est l'aboutissant d'efforts qui ont t, comme nous venons de le 'longtemps poursuivis. Au cours de celte session, j'aurai donc l'honneur de soumettre il votre hau.rc appr,::iation un projet loi sur l'organisation mtllOd.iclue des bureaux cl II {,Iinistre de l'Instruction publique et une plus rationnelle des Inspections s,colaires.

PAGE 83

D'COLES L Dparlcmcnt dc l'Instruction publiquc il l'heurc actuelle, s'occupe actiycmcnt 'de l'cxeulion dc la loi dn 12 Scptembre 1912, promulgue l--l Oelohre de la mmc annt'C sur -la construction des maisons d'l'coles Selon lc YU du Corps des travaux de constructions pour quelques villcs, notammcnt Port-an-Prince, Arcahaie, Croix-des-Bouquets, Logane, ont t mis en adjudi clltion. Mais c0ntrairement il notrc attente, le plus grand nombre de ces concours n'ont pas produit les rsuliats attendus, par suite du dfaut de soumi,ssionnaires. En prsence de cette' situation anormale,il faut recourir un autre moyen :celui de. faire excuter ces travaux en rl'gic. Tant que la voie de la rgie nesera adopte,laconstrucLiondes maisons d'coles ne pourra se faire-que partiellement. Il sera, en effet, impossible au Dpartement de faire ntreprendre, com c'est l toute sa pense, un grand nombre dc constrtlctions dans les diffrentes Yilles de laHpublique. Vous avez, il est vrai, vot 'une yaleur annuelle de 50.000 dollars pour constructions de Ihaisons d'coles; mais supposer que chaque grand dablisseinent nessite une dpense de 10 aUO 12.0UO dollars, c'estpeine si on atteint le chiffre dri-soire de 5 locaux par an C'est pourquoi, il est que le Dpartement traite com me il vous rayait demand, l'anne dernire, avec une grande Compagnie qui se chargerait de la constructiontotale et immdiale de nos maisons d'coles. LaCompagni'e aya'nceraitses pro capitaux qui lui seraient rcmbourssdans un dlai plus ou moins long, il l'aide des 30.000 inscrits chaque anne au Budget du Dpartement de l'Instruction publique, \Nous aurons dOllC l'honn6urde soumetLre il vos dlibralions un projet de loi il ce propos. Nons vons demanderons galement, Messieurs, dans le mme projet d'accorder au Gouvernement l'autorisation de faire directement l'acquisition des terrains ncessairc ces tions quand les circonslances l'auront exig Les formalits dinaires p-r\'ues, il ce propos, sont en efl'et, par trop lentes et sont de nature il contrarier le plus souvent le prompt accom plisseI]1ent des tra ya ux. En accordant toule votre bien\'ei.llanC'c il ces propositions, vous permetterez au Dpartement d'apporter une solution d finitive cette gra,'e question de locaux scolaires. en mme temps que .V011S raderez dcl1'lrger le Budgetde la Rpublique du chiffre des locations qui s'lve d'anne en anne.

PAGE 84

84PENSION DE RETRAITE Une des plus grandes marques de sollicilude dont nos Instituteurs ont t jusqu'ici l'objet, a l, certes, le votc par les Chambres Lgislati vcs de la loi sur la DE I\ETR .. TE. Les heureuses dispositions de cettc loi onl rjoui vivement les intresss qui, ds sa promulgation, se sont cmpresss d'a dresser leurs demandes au Dpartcmen t. 134 de ces demandes ont t Gnll dj acceples comme le constatent les rrts pr:;identiels des U Novembre et 10 Dcembre HH3, et 21 ont t juges inadmissihles. Le Dpartement n'a p jusqu'ici faire le ncessaire l'gard des pensions liquides, aucun fonds n'ayant t prvu il cettc fin. Nous vous demandons de bien vouloir remdier il celte situa tiori en votantle crdit que nous avons d:lllS notre projet de Budget de cette anne. Je vous ai fait, Messieurs, tl .. dll ment la tte duquel m'a plac la eoniial1ce du P:':-;i:L'nL de la Rpublique. Je crois avoir montr les de Cl' Dl'parlement et les rformes urgentes qui :;'y impnsc:lt. ,Je compte SUl' votre patriotisme pour me pel'mdtre de com bler ces besoins et deraIisor ces rformes ql1i apporkronl d s()rmais notre systmed'enseignemcrrt, Ull slipplnnntdc force et de' stabilit. i Le Secrtaire d'Etat de l'Insimclioll pllbliqlle, -D". GASTON DALENcoeR l'

PAGE 85

-FI"' -.;)--.JUSTICE :\lessieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Del?uis le dernier expos, grce aux lois votes par les Chambres lgislatives au cours de la dernire session, la si tuation de la Justice tend-ft s'amliorer. La nomination au Tribunal de Cassalon d'un nouveau d'un troi sime subsLitut ct d'un commis-greffier, l'augmentation du nombre des audiences de ce' Tribunal, le sectionnement, l'instar de ceux de Port-au-Prince ct du Cap-Haitien, des Tribunau .. '\. civils des Cayes, de Jacme!' et des Gonaves, la cration de nouveaux IJostes ces Tribunaux et aux Tribunaux civils de Port-de-Paix, de Saint-Marc, de Petit-Goye, de l'Anse--Veau et de Jrmie, le relvement du traitement des fonctionnaires ct employs de l'Ordre judiciaire, toutes ces mesures permctlent d'obtenir un meilleur fonctionnement de nos Tribunaux. Pour occuper te nouveau poste de vice-prsident_ cr au Tribunal de Cassation par la loi du 26 Aot1013, il a t fait choix de Monsieur Lamartinire Denis, le plus ancien juge de ce Tribunal. A cc dernier titre et dfaut d'un prsident, il prsidait dj une section. Sa comptence. le bon renom dont il jouit, le dsignaient depuis longtemps l'attention du Go vernemcnt de la Rpublique. Avec l'aide de ce MagisLrat et celle du juge F. Anselme .qui remplit provisoirement les fonctions de vice-prsident, Monsieur F. Baron, vice-pn;sidenL charg de la prsidence du Tribunal, a su maintenir l'excellente direction qui lui a t im iJrhne par ses prdcesseurs. Les membres de notre suprme, investis de la haute mission de faire respecter la loi pm' les autres Tribunaux, se font le devoir de donner le bon exemple et se montrent les religieux observateurs des textes qui les rgissent. Les affaires qui sont soumises leur examen reoivent une solution rapide la grande satisfaction des jus-ticiables. Au cours de cet exercice ont t prononcs 358 arrts dont 253 civils et 105 criminels, soit un excdent de 156 dcisions sur l'anne prcde!1te. Le Bulletin des arrts du Tribunal de

PAGE 86

86 Cassation 1) parait rgulirement. Cette publication laisse aux soins de la Socit de Lgislation conlrilme, aYrc le Bulletin Officiel, ) faire cQ,nnaltre la .iurisprudence cl Tt assurer une meilleure distribution de la Justice,Le Dpartement a cu, i'anne dernire faire ressortir J'i,ri convllient pOl1l: les juges du Tribunal de de dlibrer dans une pice contigu au greIre et la ncessit d'riger un tage sur la Chambre du Conseil ,pour servir de salle de dlihration .Te suis heureux de .pouvoir vous annoncer que satis faction il t donne cl ces Magistrats, .A.u Tribullal ciyil de Port-au-I)rincc,il reste ellcore reconstruire les chambres d'instruction qui oqt disparu dans l'incen die des 5 et 6 Juillet 1008. En attendant, deux cabinets t installs dans la pice de l'tage affecte aux audiences correctionnelles l'usage d deux juges d'Instruction, le troisime se tenant HU rez-d-chausse dans une petite chambre contigu la salle des audiences civiles. Ces magistrats ne sont gure l'aise pOUl' travailler. Ils sont il tout instant troubll's par le voisinage des audiences. Je. vous prie de meUre mon collgue des Travaux publics (:'n mesure de remdier cet tat de choses, aHIi que les juges!11nstruction prs le Tribunal civil de ce ressort puissent sans inconvnient s'acquitter de leur tche. Par un contrle iN..essant je m'efforce d'obtenir de nos magistrats la stricte observance des lois qui tendent il garantir la bonne administratitm de la Justice. Le Dpartement se fn1t envoyer, il la lin de chaque semaine, l'extrait du registre de pointe, les tableaux rsumant le mou 'vement des audiences des divers TriUunaux, l'lat des affaires en cours d'instruction. Ces pices sont minutieusement exa et je ne perds jamais l'occasion d'adresser des injonctions aux contrevenants il l'efl'et de se conformer aux prescriptions des lois sur les dLbrs et l'Instruction criminelle ainsi qu' celles sur l'Organisation judiciaire relatives la prsence des juges et des memhres du Parquet, il la dure ct la tenue \ des audiences. Je tiens spcialement il ce que l'interrogatoire des inculps. se fasse dans le dlai lgal et que l'information se poursuive ayec le plus de clrit possihle pour que la dtention prventive ne se prolonge pas inutilement. .Je ne perds pas de vue que, si cette mesu!'e de rigucur s'impose dans certains cas, le devoir veut que la dure en soit abrge et que tons les moyens propres il sauvegarder la libert soient employs pour empcher qu'elle soit prise

PAGE 87

maintenue dans les circonstances 011 eUe n'est pas indispen .. sable. Dans ce hut le Dpartement veille ce que les sessions criminelles so:ent ouvertes to;utes les fois qu'il y ncessit. assises ont d tenues dans toutes les juridictions. A Portau-Prince il v a eu mme deux sessions dans l'anne, rune en Juin et l'autr:'e en J'ai adress une circulair au vice-prsident charg de la prsidence du Tribunal de Cassation, aux Doyel).s des Tribunaux civils, aux Commissaires du Gouvernement prs ces Trihunaux eL aux Btonniel's des Ordres des Avo\ats des barreaux de la Hpuhlique pour leur demander s'il n'y aurait pas lieu de niodifier l'arl. -17 de la loi du n Juin 1835 sur l'organisation ju diciaire fixant il trois juges la comptence des Trilmnaux ci vils et d'tablir de prfrence le juge unique. (Ialgr la pluralit les juges, il arrive souvent en fait que., c'est un seul qui dcide et impose son opinion aux autres. Et puis la responsubilit du jugement tant partag(f entre plusieurs personnes, les" magistrats ne sont pas stimuls faire tous les. efforts ncessaires pour hien juger. Ils sont enclins il s'en remettre l'un il l'autre de cc soin, ayant la ressource, dans le cas o une, mauvaise dcision a t prononce, de se retrancher chaCllll d'eux derrire l'opinion d'une prten due mnjorit. Irautre part celle mesure, en permettant de se contenter -d'un personnel moins nombreux pour nos Tribunaux Civils. fournirait le moyen au Gouvernement de le mieux rtribuer ct, le cas chaJlt, de former les Tribunaux d'appel prvus par l'art. 132 la Constitution. )) Si l'ide est hien accueillie, je ne manquerai pas de vous prsenter hienlt un projet de loi dans ce sens. Yoici la statistique des dcisions rendues par les Tribunaux civils et de commerce de la Rpublique durant l'exercice judiciail' 1912-1913: Tribunal civil de : Polrt-au-Princc Cap-Ilatien Caves GOlwves .T aemel Jrmie ct 11 12R Kti -t-l 1-1-1 fi8 c.:' CJ El El o ..) ( 117 n 3G ( 1 o ...... C) Q) :... rn :... CJ 0-::...J'Q) :: 77 (i7 Hl 103 44 :H :... U let 11 :w (( 9 110 2{i 7 ( G 2 75 122 :lO 102 41 30 GB7 2D-! 381 271

PAGE 88

Tribunal civil de, Port-de-Paix St.-Jlarc Anse-Veau .J<\.qUi)l petit-Gove 7-1' 70 13;) GO 119 79. 7S 23. 1:3 27 10 22 10 9 ) ;) ;) 1 31 G2 lOI ;.)1 13 25 313 218 t)'l 205 TI\IBV:\AL DE COMMERCE DE : ..... Port-au-Prince ................................................ ................................................. .134 ....... JcrcmlC ................... .... _..................... ....... 24 ......................................... 54 3. Malgr les instructions de Dpartement au Parquet des Cayes, les lctions consulaires n'ont pas eu licu dans cette ville et le Trihunal du commerce n'a pas pu lre organis dans cette juridiction. .. Plac au milieu des populations' et charg d'exercer au nom de l'Etat une sorte de magistratre fad1iliale, le juge de paix a le plus souvent trancher les contestations ((ui diyisent nos paysans. Quelq\les-uns oubliant la noblesse de leur l'ole et la sollicitude qu'ils doivent il leurs justiciables, se sont mis il exploiter l'ignorance. des malheurenx campagnards. Justement mu des plaintcs ritrcs qui lui parvenaient, lc Dpartement a pris des mesures nergiques pour enrayer ces ahus . Par cc moyen et il l'aide d'une acLivc surveillance de la part i dcs ol1iciers' de parquets, de notables amliorations ont t : ralises dans cette brmiche llu scrvicc. La difticllll du recrutcment n'a pas permis cependant d'ayoir des magistrats comptents dans' la plupart dc nos justices de :paix. Pour il cel j'ai mon collgue l'Inll'lIclion Puhliquc de me fournir la liste deshollrsiers admis l'Ecole Nationale de droit et dont les tudes ont pris fin. Au" te'lnes cIe l'art. 29 des Hglemcnts pour cette Ecole, ces bOUl'.

PAGE 89

89 siers s'engagent acceptei' toutes les fonctions de l'Ordre ciaire que le Gouvernement jugera ncessaire de leur confier, sous peine d'tre tenus de restituer la Caisse publique la rtribution qui a t accohle petulant les trois annes. Ces jeune licencis seront nomms juges de -paix dans les juridictlons auxquelles ils appartiennent. Ils feront ce poste leur apprentissage de magistrats et seront tout dsigns, pour combler les vacances qui se produiront dm1s rios Parquets et nos Tribunaux civils. De cette faon, au bout de quelques temps, notre magislrature sera compose d'lments runil)sant des conditions de meilleure habile l professionnelle et de plus profonde science juridique. Les Tribunaux de paix ont prononc 12A62jugements rpar,. comme sui t : THII3l'NAl'X DE PAIX DE LA JURIDICTION DE : Port-au-Prince. .................... ............... ,., ............ 3.881 Cap-Hatien ....... ... r .................................................. 973 ... .................................. _..... ......... .................. .. ............ ..... J. 737 Gonmyes __ ........................... u.......... ............................... 371 J acmel ............................................. ... ..... .......... u .. uu............. ... : ................................ 686' Jrmie .. u.. ........................................................ u ..... ............ 1.522 Port:..de-Paix ........ .. u......................... ..................... u.... 340 St-Marc .. ... ......... u......................... ................ 402 Anse-Y ea li .. u ................. u.u ............................ ... .u ..... u .. u ....... u .. u.u.......... .u..... 726 Aquin .............................. u ................. ............. u ..... u........... 723 t-Go \'e ............ u ... u ... uu .. u .......................... . .. : .... : ......... 1.101 12.462 Par les tournes d'inspection par les Commissaires du Gouyernement et les visites frquenles de ces Magistrats ainsi que des juges de dans les maisons de dtention,je me rends comple de l'accomplissement des obligations que la loi impose aux grefllers, aux arpGnleurs el aux gcliers. La grande majorit de nos maisons d'arrt sont dans un tat de dlahrement \'l'aiment dplorahle. Elles n'offrent acune garantie de srel el.n'hygine Dans diverses localits il n'en existe mme pas el les juges de paix sont obligs d'envoyer les subir leur peine das la prison de la Commune yoisine. Le Dpartement s'empresse, chaque fciis que rapport lui est fait il ce sujet, de transmettre ces communication Secr ?aireries d'Elat cie l'Intrieur et des Travaux Publics de

PAGE 90

90 ::: questions relvent. Elles ont promis d'aviser aux moyens de faire le ncessaire. Je tiens aUSSI la main il l'ohservZll1ce des prescriptions lgales concernant les htiissiers, les, notai.res et les 0111ciers de l'Etat-civil Conformment il l'article -15 du Code ciyil,j'ai transmis aux Archiyes 2B8 douhles de registres de l'Etat ciyil : 1-1 ont t du Parquet de la Capitale, -1 de celui de .Jacmel, 26 de l'Anse-Veau, 17'de Petit ... {ioye, 10U dcs Caves, 28 de Jrmie, 40 des Gonaves. -j< Le retard que mettent les Commissaires du GoU\'ernement se conformer il la loi provient des qui ont troubl le Pays au dlmt de cette anne. C'est ce qui a l'galemen:t em pch le D'partement de recevoir temps la statistique des dcisions rendues par les Tribunaux de la juridiction de Fort Libert .... Plusieurs de nos Tribunaux ne sont pas logs cOl1\'enable ment. Il importe d'augmenter la valeur au imdgefpour location, afin de leur permettTe d'occuper des maisons qui r pondent mieux aux besoins du service ct 'la dignit de la Justice. ......." ,', Le Dpartemen t Il'a pas pu. au cours de cct exercice rpomli'e aux demandesde meubles qui lui ont d faites, aucune alloca tion ne cet effet au hudgel. Il est cependant indispen sable de 'renouveler le matriel de nombre de nos Trihunaux et Parquets ct de fournir un mohilier aux nouveaux Tribunaux de paix crs aux Quartiers de la Tortue, de la Victoire et de St ... Michel du Sud, aux Tribunaux civils des LI\'es, de Jacmel.et des Gonayc.s afin le fonctionnement de la 2e. section de ces Trihunaux. Les ouYrages le droit et de jurisprudence ncessaires ont t fournis au Trihunal de C\ssution de la Rpuhlique, aux Trihunaux cjyils et de commree dc Port-au-Prince, aux Trihu naux ciyils des Cayes, des Gonaycs ct de Saint-Marc. Les Chambres j'en suis certain, me mettront il mme de donner sliisfaclion aux autres juridictions . Sur le rapport du Dpartement il a t sign 51 arrts soit 12 arrts de grce, 2 arrts d.e commutation de peine, 5 arrts il la retraite et 32 arrts de naturalisa Il y ft eu quinze nuturalistllions par bicnfait de la loi, 297 nominations ont d fnitcs: 10 au hureau du G 'au cleCassation, G-l dans les Trihunaux civils, 133 pour les Ti'ilmnallx de paix, 27 officiers de l'Etat-civil, 18 ar penteurs, 15 notaires ct 22 avoca:ts.

PAGE 91

91'::"':: La Commission de rforme du Code pnal et du Code d'Instruction criminelle a remis au Dpartement, avec les rapports y relatifs, le projet de rvision des Lois 1, 2, 3 et -1 du Code d'Instruction criminelle. Elle promet de faire prochainement le dpt du projet de ryision des autres Icffg>Dde ce .ode. J'espre pouvoir soumettre ce trayail votre haute sanction, au cours de cette session . Le Secrtaire d'Elat-de la .Justice, .J.N. LGER.

PAGE 92

02 CULTES -Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs. nous est infiniment agrahle d'avoir vous annoncer que. les relations les plus cordiales continuent d'exister entre le D partement ct le Clerg. Grce il l'esprit de justice et d'quit qui nous anime de part et d'autre, les petites difficults qui ont pris naissance, au cours de celte anne, ont t examines avec la plus haute impartialit et solutionnes selon qu'ellES le mri-taient. L'un des principaux soucis de ce Dpartement a t d'observer et de faire ohserycr le Concordat, et les Conventions annexes qui prcisent nos rapports avec le Saint-Sige. CeUetche -htons-nots de le dire-ne nous a pas t difficile, tant donnes les dispositions conciliantes des Parties. Aussi bien, c'est avec un rel plaisir que nous rendons ici un sincre hommage aux distingus Prlats qui, aids de leurs dvous auxiliaires, consacrent le plus prcieux de leur temps l'avancement de la Religion en Hati. Au cours de ses tournes, Sa Grandeur Monsei gneur l'Archevque de Port-au-Prince reconnut la ncessit de diviser certaines paroisses trop tendues ou trop populeuses et d'y crer nouveaux centres parOissiaux. L'arrive en cette ville, au m'ois d 'Oclobre expir0, de quatre jell'lles prtres sortant du Grand Sminaire Saint-Jacques.fournit Sa Grandeur l'occasion de don,ner 'uite celte ncessit; et c'est ainsi que deux nouvelles paroisses furent fondes: l'une il Via/et ( Com mune de PeLit-Gove ) et. l'autre il -J..)ucmbon ( comlnUne de la Croix-des-Bouquets). Celte anne, Monseigneur se propose d'riger quatre nouvelles paroisses dans les Communes o l'opportunit de ces crations sera reconnue; II.. .. Si le Clerg des heures de joie, il a connu. aussi des heures de douleur. L'Archidiocse de Port-au-Prince a eu dplorer la mort de quatre de ses prtres les plus zls: Messieurs les Abbs Federlein, LeneiJl(/rc dcds en France; Messieurs les Abbs Rideall el Cambert dcds il Pliom'ille et l'Asile <

PAGE 93

-93-francais. Le Dpartement n'a pas manqu de s'associer au deui du Clerg . Les" diffrentes nominations faites dans dl Port-au-Prince et dans le Diocse des Gona\'es, ainsi que le: diverses mesures prises dans Intl;rt de la Heligion sont consi gnes, chaque mois, au Bulletin Religiellx d''/IC/W, organe dt publicit du Clerg. .. A part cette. publication, Sa Grandeur Monseigllenr l'Arche: vque de Porl-au-Prince a eu soln de [,lire diter l'anne der; nire, un intressant Album o se trouvent des renseignement: utiles sur la Religion en Hati. Celle belle initiative mrite lt meilleur encouragell1ent. Le Dpatemenl a .le plaisir de noter ici le dvouement id mirahle du Clerg il l'instruction de la jeunesse. Les minent! services rendus, r,ns cette sphre (radions, par les Rvrend: Pres du Petit-Sminaire Saint-:;Iarlial ne sauraient trop rete, nir notre considration. Cette Institution, de mme que les au; tres tablissements scolaires congrganistes mritent toutenotnl soliicitt.de. 1 Les vnements politiques que le Pays vient de traversetl n'ont pas permis de payer intgralement les valeurs votes! l'anne dernire, pour les dilices religieux de' la Rpublique' Les premiers acomples verss il nos dill'rents Evqties Oll.j t employs il la Rparation de diyerses Eglises dont l'tat dl\' vtust constituait un srieux danger pour les fidles. Le verne ment, je vous prie d'en tre assurs, tiendra cur d( compter le solde de ces valeurs ds qu'une amlioration asse;' sensible se sera produite dans les finances du Pays. La loi accordant soixante mille dollars ( P. or 60.000) pOUl la construction d'un nouycl Archevch et d'une nouvelle cha. pelle au Petit Sminaire Saint-Martial stipule qu'une somme dt neuf mille dollars (P. 9.000 ) sera verse aux intresss le' cours de l'exercice budgtaire actucl. Jusqu'ici, il n':;, hi compt-que deux mille dollm's (P 2.0(0) dont les deux tiers re:; venaienl l'Archevch. Cc' premier versement a permis dc: commencer les travaux de cet dificc. Le Gouvernement esp. re qu'il lui sera possible aVl1nt longtemps de parfaire, par versements successifs, le paiement de cette somme de soixanft. mille dollars. : Pour ce qui est de la nou\'elle Cathdrale de Port-au-Prince. le Gouvernement 'est pas resl indiffrent au dsir souven manifest par la population de voir livrer difice aux offi. ces religieux. Des mesures seront prises inCessamment pour qUE les travaux se poursuivre avec activit de faon i; donner pleine satisfaction aux Clerg et aux fidles de la. Capi.>: tale.

PAGE 94

94-tes paroisses dans l'Archidiocse de Port-a-PriI,c dns le Diocse des Gonayes s'lvent 36. Le nombre des ecclsiastiques employs au ministre paroissial, la prdication, au service es Aumneries ou attachs au Secrtariat de l'Archevch est actuellement de n. De nombreuses chapelles sont galement institues Clans les deux Diocses Les travaux de l'Eglise paroissiale de Saint-Marc, dont la construction a t confie. aux soins et au got artistique de Monsieur le Chanoine Primet ont t malheureusement suspendus en raison des vnements que Vie\lt de traverser le pays. L'Eglise paroissiale de la Chapelle, dans le mme diocse, est dans un tat des plus lamentables sous sonklit de chaum'e, ses murs dlabrs et ses portes vermoulues. C'est pour moi l'occasion de vous signaler les difficults prouves pour donner satisfaction aux lgitimes dolances de cette population qui, est, depuis si longtemps, dpourvue de l'assistance bienfaisante d'un prtre. Le mois dernier, sont parLis en cong pour raison de sant, Messieurs les Curs de Logne, des Verrettes, de Bainet, de Saint-Marc, l\Ionsieur l'Administrateur de Belladre, Messiers les Vicaires Jacmel, au Grand-Goye et aux Gona-ves. DU Aprs un court sjour la Capitale, au mois de Septembre dernier, le distingu Evqlle du Cap-Hatien dont la sant a t fortement branle, a rejoint son poste Olt l'appelaient le.5 multiples obligations de son apostolat. Nous faisons des vux sincres pour son complet rtablissement. Le Clerg du Cap-Hatien ompte 48 prtres en -activit de service et celui de Port-de-Paix26. Ces ecclsiastiques desservent 31 paroisses. Il y a actuellement en cong trois prtres du Diocse du C.ap : Messieurs les Abbs Gungan, Chatt et Phirin et un de Portde-Paix, le Rvrend Pre Pvls, Cur de Jean-RabeI. CemD qui un conJ a t vaccord et qui partent incessamment sont Messieurs les Abhes Darricades, Ormagnagen, Th. Le This, Boivin, Fr. Le This, Ticly et Nzou. Les prises par Sa Grandeur Monseigneur Kersuzan, ainsi que les nominations ou changements faits dans ces deux Diocses sont consigns au Bulletin de Notre Dame dli Perptliei SecolIrs, organe de puhlicit du Clerg dans le Nord En ce qui concerne la Cathdrale du Cap-Hatien, Monsei gneur a exprim le dsir de voir reprendre les travaux de cet

PAGE 95

95difice, s (iue ce sera possible. Monseigncur serait 6galement Heureux d'lt'e mis cn mesure d'teindre la dettc de constrllC:: tion de l'Evch s'levant il prt's de 1O.O(} dollars, de commencer la construction de la chapelle pis'copale et d'achever du Sacr-Cur du Cap. au (Juarticr de la Folssetle Les autres 'Eglises il construire ou il acheyer sont celles du Limb, de Plaisance, de Fort-Libert. de Sainl-:\lichel, deHinche, de Saite-Suzanl1e, de la Baie-de-Hcune, de Cerca-Ia-Sour ce, de Saint-Louis du Nord et du Quarlier-l\[orin. Pour ces divers travaux, l\Ionseigneur sollicite du Gouycrnement une valeur glohale qui serait utilise selon lcs bcsoins les plus urgents, le Dpartement se fait le devoir de rccommander cette dcmande de suhside la hier;veillance du Corps Lgislatif. DES CA YESo \ Sa Gi'andel1l: :Monseigneur l'Evque des Cayes est parti pou, l'Europe, le HL\Iars expir. Son sjour au Pays natal ne sera pas de. longue dure. Nos meilleurs vux raccompagnent. Au mois de Fvrier dernier, ce vnr Prlat a fait publier aux Caycs une lettre o il a rappel la,grande uyre accomplie dans son Diocse depuis qu'il en a la direction. Ce l\Iandement a t l'objet de notre meilleure attention. ,t le gnral?t lc gnral d<\.1'EYChr .. /' les pretrcs ql1l forment le Clcrge du DlOcese des Cay'S sont nombre de 4-L Lcs paroisses s'y lYCI1t 33 et l'on comp;,' egaIement un grand nombre de chapelles. .. Le Dpartement sc faiL le deyoir dc YOUS signaler particulremnt l'Evch qui,jllsquci, n'a pu trc defonds. Unc yaleur de cinq mille dollars n d juge sufflsante pour l'achvcment complet dc cct important difice. i\ous nous plaisons il csprer qne vous en ferez l'inscription au prochain Budget. Par Ic steamcr franais du mois dernicr, sont partis en cong lc Secrtaire gnral de l'Evch,.les Curs dc la Cathdrale, des Cteaux, dp-Port-Salut ct de Pelit-Trou. '\ Par le prochain bateau fran'uis partira :\1. le Cur de Jrmie. Cl'LTES PHOTEST,\:-ITS. En ce qui concerne l'uYl'e d'vanglisation des Cultes pl'O-

PAGE 96

gG-.i testants, le Dpartement a not qu'elle sc de plus en plus. Sous la direction de l\Ionsieur le Pasteur II. ArncU, l'Eglise \Vesleyenne continue admirahlement son uure de moralisation: Des s'ations sont rpandues dans presque toules les provinces et ceux 'qui en ont la charge s'cn :1c(luittent d'une fa.pn satisfaisante. Les Eglises Baptistes ne sont pas restes au-dessous de la noble tche qui let'tr incomhe. Les distingus Pasteurs tablis dans l'Artibonite et dans le Nord sont seconds la Capital.3 par le Rvrend L. Hyppolite. Cel,ni-ci nous prie d faire inscrire au Budget une certaine valeur pOlir la reconstruction de son temple endommag par l'explosion du Palais national, en 1!H2. Quant l'Eglise Orthodoxe Apostolique, il est juste de reconnaitre qu'elle a fait chez nous de notables progrs. Grce l'ac tivit bien connue de son distingu Doyen, le Hvrend Pierre E. Jones, un temple a t construit il la place mme o reposent restes du trs regrett Evquc Jacques Thodore Holly dont ua mission spirituelle en HaLi a t si l'l'conde en heureux rsultats. Cette Eglise compte actuellement 10 prtres, 2 Diacres, 1.9. paroisses, 14 stations missionnaires et 20 coles. Son organe de publicit, (( La RCVllC missionnaire s'dile il Port-au-Prince et parat'quatre fois l'an. L'Eglise Sl.-Paul, elle aussi, mrite d'tre signale la bienveillance du Corps Lgislatif. Le nouveau Pasleur"le Rvrend Chuchuctown Lord, arriv ici, le 23 Dcembre dernier, s'est mis rsolument il la besogne. Il sollieile du Gouvernement un subside qui; joint tUlX oboles des fidles el aux revenus de l'Eglise Mre, lui permeLlrait de reconstruire le temple effrondr lors de la catastrophe du 8 Aot 1912. /' '; La nouvelle dnomination protestanle connue sous le nom d'Adventiste du 7me. jour )),s'est rvle trs active dans son uvre d'extension. Elle a son sige au Cap-Hatien d'o elle' dirigent s
PAGE 97

J questions de religion et de morale. ne pouvons qu'adresser des compliments ces vaillants pionniers de la civilisation et de la foi. .. Tels sont, Messieurs les Snateurs, les Dputs, les faits qu'il nous a paru utile de vous soumettre. Nous comptons sur votre prcieux concours pour nous aider menel;' bonne fin l'uvre de rnovation morale que son Excellence l\ionsieur le Prsident de la Rpuhlique a bien voulu confier notre patriotisme. Le Secrtaire d'Elal des CI/lies, ----""--"1 J