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EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
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 Material Information
Title: EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Physical Description: Serial
Language: FRENCH
Creator: unknown
Publisher: IMPRIMERIE NATIONALE
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1913
 Subjects
Subjects / Keywords: Caribbean Area   ( lcsh )
Genre: serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Haiti--West Department--Port-au-Prince
Coordinates: 18.538759 x -72.337289
 Notes
Abstract: Annual report about the situation of Haiti in 1913.
 Record Information
Source Institution: Biblioteque Nationale Haiti
Holding Location: Biblioteque Nationale Haiti
Rights Management: All rights reserved by the source institution.
System ID: AA00013186:00001

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Exposé Général de la Situation de la Republique d'Haiti,Année 1913 ( PDF )


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' EXP'OS GNllAL DE A SI TU A TION DE LA HEPUBLIOl1E D lIAITI POI1T-AU-PIllJ\'CE l:\lPHL\1ERIE N:\T10XALE. DmECTEUR EDGAIW 1 lS13

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I.IHFHT( SF.CTlOX No, :1;), 1::(; \ l,rrl:: nPCBLIQrE I)'HAlTl. Port-au-Prince, le 12 '1913, :In 110(', de J'lnllprndance, MICHEL-ORESTE P rsident de la Rpublique l\IESSAGE A L''\SSE:\IDLE: XATIO:'\.\LE, )lessir.HI's !l's IIt'PHtl's, L'oL1itHllion qllr. la Constitution rait an Chef ,le l'Elat ,le r0l13 prsentel' ('ha(;ue anne, il 1'01l\'I'rllll'l' ,It' la sl'ssion, l'Exposl\ l!'nml tle la Situation lie III Rp,ublique, je la J'emplis arec t1'autant plus ,II' plaisil' qu'elle lII'olTre la. premire occasion tI'entreJ' en commul1ication dirl'ele a\,{'('. \'ous, Il n'est pas ncessaire 'lue je l'appelle ici les cil'con;;tances douloureuses dans lesflueIIes vous m'avez, pal' \'oll'e \'ote lil,,'e et spontan, confi la premil'p, Mttgistrature de l'Etal. Les sont d'hier cl ils sont dans loutes

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1\' memOIres, Mais ce fille je ne rellirai jamais fille dans crs mtL ments de calamits, vous avez une now" ,Ile pre\l\l' de vutre patriotisme, drviolls il la ml"ll1oir!' dp l'hw" d'or.//'(, /.' '\ dp prof!'rs 'lui 1 1 ", fo.. 'Il venait ( e sllccom wr, ;1" ',1' pl anx 1'1'1 1',que lui imposait la paix pt la lg'alit, un succe -'Jess la [W l'Ii .. dp la t:1e' l'a El IlDlll' rl'lIlpli r 'r dl' \',lll'e 1(, Prsil 'IlIi, ;, l'j'I:t', de l'OIIS a IUlljllul':,'tlYllI' pOlir '1111' la l'ali'il' Silil "'\.";,,'\1'111:' I"'O,-pl'I', \'jIU; l'n dl' la rl'alil,", Cl' comporte Ile gTandl':i ohligalion,plllll' el 1'0111' lfIoi, ('s que je pOlll'l'aiohtenir au Ill' Illon a,llIlini,_tl'a!illll, h' hil'n qlll" il' pourrai accomplir, les progTs que.il' 1'0IlITai 1'("alisl'I', ,ailllt'l":li ;1 vous en rapporter la plus g-randl' g'loin', (',al' el' Sl'I'a gr;!(' .. ail qllt' vous m'aurez cOIlslammrnt ![IW jl' pourrai ain"i juslilipl' la eonfialH't' dr. la Aussi, c'est poul'quoi jp \'011.; 1I'I'X;t:lI!III'1' :t\t'C, soin lps dirticlIl ts que le Gouvernement a dans l'exl'cillion de ('l'l'laines si ons lgislatives, les rformcs qui lui ont pal'll 'dans les dilTl;rl'lIles Imlflchcs de l'Administration el (111i sr l['ol1vpnt tout' au long' f'xposes dans le document qur j'ai l'honneur dl' SOli 1111' Il [,1' il vot['1' haut eontrole, NOliS ayons pour del'oi,' impt"ril'm, Ml'ssie1ll's, d'unir nos efforts pour alTin'[' :\ ('hang'pr )(':, cOllditiqns mis("rahlps au milicu (pIClles yit notre rnalhp.ureux ('t il llli prO('III'pl' II' hit'Il-0tl'f' Illatrl'il'I et moral auqurl il asrirp si It'g'itirnrlllrlll. C'est dans erS sentirnrnts (l'J(' jp YOUS prit' d'agl'('!YI', )ps teurs, Messielll's les Dputs, les Homelies assuran('!'s dl' ,ilia tl's hallll' eonsidra lion.

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EXPOS GNRAL DE LA SITUATION DE LA RPUBLIQUE D'HAITI HELATIOXS EXTEIUErRES, ;\lcssieul's les Snateul's, :\IessieUl's les Dputs, Le Dpartement des Relations Extrieures est heureux de vous faire connaitre que ses rapports avec les Puissances trangres sont demeurs des plus cordiaux. Ces Puissances s'taient pres que toutes empressl's de nous prodiguer des tmoignages de leur vive sympathie lors de la tragique mort de rex-Prsident CI:\'CI:\:\ATL'S LEco:\TE. Et l'occasion de l'lection pacifique du Gnral TA:\cnrmE Al"Gl:STE la prsidence de la Rpublique, elles n'tisaient pas mnnqu de nous redonner des preuves de leur estime. Aussi hien, malgr les divergences de vues invitahles,Tentente avec les Ll'galions l'tablies Port-auPrince n'a pas cess d'tre parraite. L'esprit de conciliation dont, de paU et d'autre, ]'on a fait preuYe dans les controverses qui ont pu s'engager, a permis d'arriycr une solution satisfaisante pour tous. Le Dl'prtement des Relations Extrieures n'a rien nglig pour liquider celles des rclamations (lUi, pendantes depuis de longues lm'nes, ne pouyaienl tre yalab l'ment dfendues. Mme quand il n'tait pas direetl'll1cnt en cause, il ne s'est pas dsintress des questions o ln bonnc foi du pays 110uvait li'e causc. Il a ainsi ses bons olIices entre la Commune de Port-au-Prince et quelques-uns de ses fournisseurs trangel's, tels que :\Iessieurs Albert Horelle, Hasboulle ct Fould &, Co. qni ont ell pleine sa lisl'actioll. .Timenes Barthe & CO" qui, depuisrannl'e UNJ,ayaicnlcommand un pont pour compte ou GOllvernement, onl, la suitc d'lIne dcision' arhitrall', galement t dsintresss de mme que l\Icssieurs Odide, Emile :\Iorati et Grospre. Avec la Lgation allemande il a l rgl les rclamations :\fagl1us, FuncJic & EVQrsmanlll Kleeberg, .Willy Arencltsl des

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-6marins du navil'e ( Consul Gl'olslck. HCI'J'mann (Affaire es tramways ). Quelques citoyens amricains,qui s'taient directement adresss an Dpartement, ont t ddommags, aprs enqute con tradictoire que certains cas avaient ncessite. Cependant les prtentions excessives de certains et la ferme volont du Dpartement de n'admettre que ce qui lui paraissait juste et forfd ont laiss -.en suspens un certain nombl e d'aflhires qui, nous nOlis plaisons 1'1 l'espc.:'r('1', pourront tre solutionnes prochainement. Ces diffrends n'ont rien de grave; les diflicults qui, pal' leu!' caraetre, auraient pu entraiIll'I' de rae heusl's consl'!J lleIH.'es, son t dfi ni ti \'l'ment aplanies. La France l't l'Allemagne qui insistaient encore pour l'organisation d'lIlU' Commission internationale, finirent pal' !'t.'nOlH.'pf' il un projet dont, COlllme nOlis YOllS ll' disions l'annl'c dernii'I'l', le Dprtemcnt tait fel'Illement deidc.:' il ne pas rl'connaitl'c mme le principe. L'Allen)agnl', la lH'l'mil'e,fil connaitrc qu'ell(' tait dispose li soumettre il l'arhitrage, dans les formes ordinaires, celles de ses rclamations qui ne p:)Uva.mt tre rgles Llutrement. La Fi'allce exigeait comme cOlldition de sa renonciation la intel'llationale, Je paiement il ses ressortissantl\ d'une somme globale de lO:U)()() dollars. Tout examen des r clamations tait ainsi exclu. :\Ialgr son sincil'e dsir d'entente. le Dpartement des Relations Extrieures ne put admettre ce mode de rglement. Et la France ne tarda pas se rendre il nos raisons en acceptant de dfl'er il des arbitres choisis en Huti la connaissance des difIicult(s aetuellel11ent pendantes. Les compromis d'usage sont en voic de ngociation tant avec la Lgation d'Allemagnc qa'avec celle de France. Ils seyant si gns sans dlai inutilc. Et par le Livre bleu il J'impression, vous vos rendrez compte des p:Hlrparlers qui ont eu lieu il l'occasion de la Commission internationale, comme aussi de ceux t,'!'ovoqu('s par l'incident dit (f Il. Cet qui, pellliant un ins tant,uvait enus quelque proccupation, cst maintenant dfiniti vement clos. La loi a t excute avec tous les mnagements possibles. IUen n'a t nglig pour, en donnant satisfaction au sentiment national, viter de lser inutilement les intrts qui avaient droit il notre solliC:iturlc. Les causes de frl' tion et de malenLendu s:mt, dl' ceLLe faon, A vec nos voisins l'Est, nos relations sont aussi redcven ues L:J. lu cb'He, (pt! la

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... '1-Dominicaine, fi suppl'l11 les conflits qui, l'anne passe, sc.! produisaient sur les frontires. Comme le faisait pressentir le dernier Expos de ce Dpartement, les pourpalers engags \Vashington, au sujet de la question des limites, ont t repris. Les ngociations sc poursuivent entre les Plnipotentiaires des deux (iouvernements qui s'efforcent de trouvel' une prompte solution, Et nous vous donnons l'assumnce formelle que rien n'a t ct ne sera nglig pour maintenir intact nos dl'Oits et sau vegarder nos intrts. l'oui en dfendant l'intgl'it de notre territoire, nous n'avons laiss passer aucune occasion de tmoi gner notre solidarit et nos sympathies il la Rpublique Domi nicaine. Tout rcemment, le Gouvernement hatien s'tait empress de lui om'ir ses hons olliccs cn vue d'amener une l'ntenle entre les partis en lutte et cl'curter aillsi les complications internationales qui pouvaient rsulter de la guerre civile, dmarche fut favorablement accueillie; mais, dans l'in ten'aIlc, la du Prsident Eladio Victoria ra l'endue inutile. L'lection de :\Ionseigneul' Adolfo Nouel comme Prsi dent provisoire de la Rpuhlique produisit le rsultat que nOLIs avions tant souhait. Elle mit fin une situation dangereuse qui n'm'ait que tl'Op dur. Nous ne pouvons que nous rjouir du rtablissement dl' la paix chez des voisins avec lesquels nous sommes appels entretenir les rapports les plus cOl'diullX En vous remerciant, :\IessicUl's les Snatems, :\Iessieurs les dc l'empressement avec lequel vous avez sanctionn les Conventions postales conclues tant avec l'Allemagne qu'avec l,a France, nous ne pouvons manquer dc vous fairc ronmltre que ces Conycntions, pal' suite de l'change des ratifications, sont maintenant en voie d'excution. Les Conventions de cc gl'nre ne pcuvcnt manquer de dvelopper notre COllunel'ce el resserJ'er nos relations avec les Puissances reprsentes ici. Ccs relations pri.'llllcnt un de plus en plus cordial. C'est ainsi quc :\Ionsicur le Prsident des Etats-Cnis, par une attention toute dlicate, a hien youlu, lc 1er. Janvier demier, adres scr au Pcuple hatien un tlgramme de flicitations il l'occasion l'anniversaire de son Nous ne saurons trop l'en remcrcier. Le 4 Mars, nous nous cmpressions, il notre tour, de flicitcr :\Jonsicllr \Vilson, le nouvcau Chef d'Etat amricain, de son cntn:'c cn l'ouctions. El nous n'avions pas manqu de transmettre :\IollsieurHaY\l1()n
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-8-flllla el Hati au sujel de l'inaugul'ation solennelle de lu stalue de il Cumcas. Sl "vu::; t'allait tille' n:n\'elle preuve la c:Jnlialit de no!; relations avec les Puissancc's trangres, vous la trou\'t'l'iez dans le (ait que la Grande-Bretagnc vient de rNahlir sa Lgation il Port-au-Prince. Pour dcs raisons qu'il est inutile de rechercher ki, cette l't supprime et la reprsentation hri tannique l'tait confie il un Consul Lc Dpartement des Helations Extrielll'cs ne pounlt reconnaitre le caractn' diplomatique Ull Agent dl' c('tte Et la question dl' de compl;qLler la situation. La (irandeBretagne, sur le exprim0 pitr le hatien, s'est empresse de nommer :\Ionsi.l'ul' Stephen E!1\'oy(' Extraordinaire el :\Iillistrl' En allendant, ;\lon !iieur Joseph Pykc, qui )'l'mplit l'olliee dl' Charg d'All'aires, :\loIH>ellr Cill it-re a l'cm plae :\lonsicul' :\lau rouard en qua lit d:En\'O\'l' Extmordinnil'l' ct' dt' France. -Dans notre pcrsolllH.'1 extrieur, il n'y a l'li gll('rc de chanf(c mcnt. A, C. Sansarc{[ a remplac :\lonsicul' Dorsain vil comme :\linistre-Hsideltt il Londres, ct nous avons pourvu de titula-ires ,les deux postes que vous avez (,Ts, l'anne el' nire: :\lonsieul' Stenio "incent 11 t nomm Charge d'Afl'aircs il la Have et :\Ionsieur Fernand Dennis a l't e!lvov Gl;\lf'S comme {jnral, Les effets des lois sur l'organisation du Service diplomatique et sur l'organisation du Service consulaire, lois que vous avez votes au cours de votre dernire session, commencent se faire sentir, Ces mesures nous ont permis de supprimer les causes de conflits habituelles nos mouvements diplomatique et consulaire, Et tout en fixant les attrihutions de nos Agents au dehors, elles tendent il fixer les iIllI11Unitl's il aceor(\('1' aux Ht' prsentants des Puissances amies accrdits id, Quant :lux taxes cres par la loi 'SUI' le Sen'ice cOllSulail'e, elles donnent des rsultats satisfaisants, Xous avons l'espoir que ces nouvelles receltes finiront par cOU\Tir les J'l'ais d'une partie au moins de notre reprsentation l'Extrieur, proposons de vous somllrltl'e, durant celte session, les loi que, pnr sllite de

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-9-fi n'avait pas t possible de prefienter, l'anne dernire, votre examen. Leur importance et leur utilit les recommundent tout spcialement il yotre haute attention: Loi SUl' le sjour des Etrangers; Loisur la nationalitl'; Loi sur la neutralitc.:'. .. En attendant, il nous a fallu combler une lacune qui n'tail pas sans incOIwnienl. Par un Arrt en date dn :\Iars del'l1ier, paru au Monitelll' du lU du I11l\me mois, :\Ionsicur le PrsidenL la Hpuhliquc a hi en youlu rorganiser le Dpartement des Helations Extrieures. Depuis longtemps, cette rorganisation s'imposait en raison de l'importance grandissantc de nos af faires diplomatiques ct consulaires, Et nous comptons sur yotrc bienyeillant concours, qui ne nous a d'ailleun. jamais fail dl'aul, pour compltl'r cette l'l'forme. Le personnel est foremcnt den'nu insufIisant. vous dmunderons, par unc loi qui YOUS sera prsente, l'autorisation d<.' l'augnwnter cL dl' le mieux rl'trihuer. Le Dpartement sera ainsi mieux il ml11<.' de yotre allente. Tcls sont, Messieul's les Snateurs, les Dputs, les faits qui, ::iclon nous, Il1l'ritl'nt ll'l'tre soulllis yotre haute at tention. Ils YOUS permettront d'apprciel' l'l'tape parcourue et les r:mltals ohtenus. .1. X.

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-10CCLTES )Iessieurs les Snateurs, :\Iessieurs les Dputs, Le Dpartement des Culles s'csL constamment efforc de faciliter la tche du Clerg; et il a Loujours rgl avec justice et quit les qUt'stions relatives aux rapports de l'autorit civile avec l'autorit cccll'siasti<[ue. L('s relations du Il'ont pas cess d'tre dcs plus cordiales avec le Clerg qui poursuiL awt' persvrance SOli uvrc de m:)l'alisation. Et c'est ici l'oasion de rendre hommage il l'activit incessante et :tu dl'vollenwnt dl' :\Ionseiglll'ul' l'Arc\levque de Port-au-Prince, des Evques du Cap ct dcs Ca)'es et de leurs infatigables auxiliaires. Dans le but de fixer les formes des rapports de l'Eglise cal holique et romaine avec les autorits constitues de la Hpublique. Monsieur le Prsident de la Hpublique a jug ncessaire de prendre un Ari'L en date du dernier. Certains centres paroissiaux, bigns des centres communaux, se trouvent actuellement pourvus de conseils de Fabrique. grce il la loi que vous ayez hi en voulu yoter en Juillet 1912. De nouvelles paroisses ont t riges pour rpondre aux besoins religieux des populations. Le nomhre des ecclsiastiques dl' l'Archidiocse de Prt-auPrince et du Diocse des (ionaws l'st maintenant de !)(i .. Le concours que dOI11lt' toujours le Clerg il J'instruction la jeunesse s'allirme de plus en plus. C'est ainsi que heaucoup d'coles presbytrales ont t formes S;)US la direl'tion mme des curs. Xous ne devons pas manquer de vous apprcndrc que lcs travaux de construction et de ont eontinul' un peu partout. La Ilouvelle Calhdrale de Port-au-Prince est en voie d'achvement. ut: C.\P-HA'rtl::\, Lc Diocse du Cap-HaLil'n compt'clHll prtres et2G paroisses ail il ya des curs rsidants. preshyll'ralcs ont l't dans heaucoup dl' ces paroisses aussi hi en dUBs les villes que dans les campagnes oit existent dcs chapellcs. Le D!()cs-e de Port-de-Puix,se compose de 13 donl t

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11 __ 0' il 3 lt Saint-Louis, 2 Jean-RaheI, 2 nu :\1le St.Xicolus ct 1 il rAnse-il-Foleur. :\IonsC"igneur l'Evque qui avait empmnt, en 1906, aprs l'incendie au Cap, 8.001) dollars -10/ l'an pour rchtir son vch, a vu sa delle atteindre le chifl're,-intrts ajouts au capital,-de 1O.00J dollars prs. Ce vnl' Prlat serait hemeux de voir le Gouvernement lui venir en aide, afin de lui permettre de s'acquitter de cette lourde charge. En m'entretenant de la Calhdrale du Cap, :\Ionseigneur Kersuzan me fait savoir que les lOO.OOO dollars que vous avez hien voulu lui accordcr sufliraicnt achever cette glise si la valcur tait immdiatement Yl'rsl'; mais avee le rendcment de l'affectation. il el'it il craindre qu'un temps l'onsidt."rahle Ill' s'coull' ayanl quc l'('difke IH> soit li\Tl' sa destination. Sainte-Suzanne a maintenant un preshytl're. Le l'lm:' de cette paroisse a commenc la l'onstruction d'une glise depuis plusic'Hs p:Hlr l'achevet', il lui faucit'ait e'l\'iron gdc", Fort-Libert n'a pas de presbytre; un subside de-!.OOOgourdes permettrait au cur d'achever eelui qui est commenc. chapelle du Sacr-Cur la Fossette, au Cap, mrite aussi bute votre attention. Ses mlll'S sont peu prs levs. Pignon n'a ni glise, ni presbytre; le l'u;' de cette paroisse, avec un subside annuel, p:H1rrait bien btir une glise, L'glise Hanquitte qui est une pm'oisse dnue de ressources, menace ruine. Il en est de mme de celle de la Marmelade. A vec deux mille gourdes, Cerca-Ia-Source pourrait achever glise et presbytre. Hinche, pour Hnir son preshytrc el qui est trs avanc, aurait hesoin d'un suhside. La reconstruction de de Saint-Louis du Xord est en train depuis plusieurs annes; c'esl un travail imporlant pour leroluel il faut le concours du (iouYl'rtlemenl. .Je veux hi en esprer que ces demandes de suhsides en faveur des glises de Cl' diocl'sc seronl comme d'hahilude l'objet de votre bienH'illanl tHoTueiL DIOCf:SE DES CA YI:S Le Diocse des Cayes compte 46 prtres occups au ministre paroissial. Les paroisses du dioci'sc sont au nomhre de 3-L Il y a des l'coles rurales qui ont t l'ondes dans hl'H1I('ollJl de ces paroisses par des curs qui en ont la surveillum"C'. Il en est de mme dans les bourgs et les villes. Il a prs 110 chapelles dans les

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12 ta construction d'une nouvelle Cathdrale aux Caves s'impose, Les travaux de l'vch ont t suspendus, faute" de fonds. :\Ionseigneur l'Evque expose que pour certaines T)aroisses. telles que Tihuron, Pestel, il serait hon de portel' il (10 ;ourdes le supplment de traitement pour l'entretien des prtres. serait galement ncessaire d'accorder un supplment de traItement de 100 gourdes il un prtre qui desservirait l'hospice en qualit d'uul11onier, Ces diffrents lwsoins du surtout la construction de la nou\'elle Cathdmle, se rccolllmandent votre haute et hienveillullte attention. L'ceune d'vanglisation des Cultes protestants sc dveloppe "le plus en plus, grce au concours des pasteurs. La mission \Yesleycnne, avec ses stations dissmines dans les I?rovinces, conU'rue toujours prcher l'Enll1gile uvec zle et devouemenl. Le Hvrend Amet est il Port-au-Prince dans le cou-rant de cette anne comml' pasteur de cette mission. Le Hl'n:'rend P. TUl'l1hull, en Ille rappelant que son glise devra l'l'ter, dans trois uns, le centenaire de l'introdueLion du pl'Otestantisme en HatI, a que le temple aeLuel ne se prte pas il la clhration de cette solennit. L'uvre des glises haptistes se dveloppe toujours, tant il la Capitale que dans les provinces. Le temple lmptiste Port-au-Prince, dont la tourelle tait en rparation, se fortement endommag pur suite de froyahle catastrophe du mois <1'.\ot de l'anne del'l1irc; on a commenc il la rehLir. :\lol1sieur le pasteur Hy.ppolite demunde cette occasion Je concours du Gouvernemcnt. En qui concel'l1c la Socit biblique ct des LiYresreligicux, nous pouvons dirc qu'elle a mis le mme zle propager les Saintes critures. Son organe de publicit a pour titre le Ji.eSSll gel' Evang(>liqlle. Le prsident de l'eUe Socit fait sayoir que les travaux qu'il a entrepris ont t suspendus, par manque de fonds ct qu'il ne pourra les reprendre qu'm"ec votre (,olll'ours. Nous ne devons pas passer sous silence l'O .. 'lI\Tl' dl' la mission Adventiste qui a ,beaucoup de Stations, surlout dans le et dont le principal sige est il Port-au-Prince. Tels sont, :\Iessiellrs les Snateun;, :\Iessict1l's les Dl'puU's, les faits que nous nous empressons de vous soumettre. NOliS comptons fermement sur votre hiel1veillant appui pour nous aider ,dans l'accomplissement de lu tche qui lIous a t confie. ,JLEGER,

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13 FIXA.:'\CES l\lessieurs les Snateurs, :\Iessiellrs l,-'s D{;puts, \'l'itl! hanale qu'il im)lol'l<." cependant, de rappeler souvent, parce qu'elle est sOll\'t'nt oublie que les nuances d'lin peuple ni.' s'improviscnt pas; li ell!:'s s:>nl la consquence directe de sa politique, de ses murs, des honnes mesures qui peuvent avoir l'll' prises ou hl'Ias! des fautes qui peuvent 8\'oir l'tl' commises .. Le Dl'partement des Finances, dans son eXpOSl! de situation pl'l'Sl'ntl' au Corps U'gislatif la session de HH2, vous a dj entretenu de la situation d'alors. Il a pnur devoir de vous dire aujourd'hui l'tat actuel des fi nances et de vous indiquer, suivant lui. les mesures qul con vient de prendre pour les amliorer. E.l'(,l'C'('-trJ 11trJ 1.'2. Il Y a lieu de constater avCl' satisraction que les efTo rts fails depuis hientt 17 mois pour donner aux finances une marche normale n'ont pas l't stl'riles. En efl'et, le demier Exercice 1DII-1DI2 a commencl" s'est poursuivi ct lel'minl' d'une ahs()lument satisfaisante. Les lois hudgtaires en fixaienl la dl'pense de la manire suinmle: G.6.000.000--P,or :3{iO.OOO, non compris la Dette puhlique et lcs indemnits des Dpuls. Depuis, ccs valeurs ayanl t juges insufIisanlcs, la loi du le,' Aot 1912 lcs a porles la somme totalc dc G. {i.873'{iG7,Dl--Or P. 863.866,80. Les douzimcs dc dpenses, puhlis au M()llit(,lll' Officiel des 21 Octohrc, 18 N'ovmhre, 2:> Xovemhre, 20 Dccmhre ID11; :31 .TaIlYier, (j :\lal's,8Mai,2H:\lai, 1;) Juin,2J Aol ct 28 Aot IB12, indiquent le dlail des dpenses qui ont alleint ces valeurs. Il a t,. en outre, prvu en vertu de deux Arrts de Crdits extraordinaires, sanctionns plus lard par des lois, l'un en dale du 21 Novemhre HH1, insr au Moniteur du 25 du mme mois, la somme de G. 130,000--01' 30.000, pour rforme de

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'-11 -solde et ration des lroupes rformes cl eonslruclion de casemes, l'autre en date du 23 Fvrier HH2, publi au Moniteu/' du 24 du mmcmois, celle de G. 340.000 pOUl' travaux publics urgents. Enfin unc loi du 9 .Juillet UH2, insrl'e au ]/oni/eu/' du 10 du mme mois a compll,t les dpenses de l'exercice pour la r forme militaire (solde, ration, l'le. cl caserne) par un crdit de G. 21-l.59f)_ Or P. 1O.37(L La somme des dpenses courantes de l'exeriec s'est donc. leve en gourdes: y compris la l'l'forme de l'arme et les tra vaux puhlics urgents qui ont tl' entrepris, la somIlH.' totale de G. 7.578AG3,!H--or P.l.o.U.262en y comprenant les4mois dl' session de la Chamhre des Dputs. A ces yalcurs, il convient d'ajouter la delle puhlique telle qu'elle est prl'YlW par les lois antrieures, contrats, etc., etc., qui a atteint dans son ensemble !l5.143,-lO-or ,03:l,:3:3 et le chiffre de or 13.5(j-l, 14, pay en vertu de l'article;') de la loi du 9 Septemhre UH 1, pour crances diplomatiques. Le budget total de 1911-1912 a donc t, toutes valeurs com-prises, de: G. 7.;,)78.4G:3,!H Or l.044.2G2,80 DeUe publique U5.14.:3,40 :U)07 Total G.7.67:i.6()(),:H Or 4.0;'l1.2U6,1:l En vertu de la loi du 9 Septembre UH 1 13.3G4,16 Or 4.064.860,29 auxquels il faut joindre encore les commissions de la Banque de lri Rpublique d'Hati et de Parisienne dont le monLant a t de G. 92.3!6 et or 2:30.607. En dehors de ces chiffres budgtaires, la mort violente du trs regrett Prsident a entran des dpenses extraordinaires qui dans la loi du n Septemhre HH2 ont t ainsi fixes pal' le Corps Lgirlatif ( 250.000or 8fi.OOO, cc qui a port les dpenses gnrales de l'exercice, non compris la dette rvolutionnaire couverte par un emprunt spcial, la somme de G. S.01:l.H52,34 dol' 4.381.-1,29. Les ressources gnl'rales dl' l'l'xcI'cice ont rapportl', ainsi C(lI(' cela rsulte des comptes g'nraux et aussi dll 1l10llWnH'nt dl' trsorerie de la Banque Xationale de la Hpublique d'Hati, unt' valelll' totale de 01' :l.2CiO. m() ct G. .R71,-lX. Dans ces valeurs or, ilconyient de noter cOmmc ressources extraordinaires le prix de venle du "ieux croiseur AI/toilll' Simoll la Compagnie hollandaise, soit 20.000 dollars; la valeur diminue de la dette rvolutionnaire qui a laiss conomisel' sur l'emprunt dit de la dette intrieure 1912 une valeur de or 201.157,34 parle galement au crdit de l'exercice. Il a donc t permis de faire face toutes les dpenses de l'exel'cice, de solder deux amortissements arrirs de l'emprunt

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15 extrieur 18f)(i el de disposer an crdiL de l'exercice en cours pour parer ces insufTIsances d'une somme de or iO.nOO environ ct cela non compris les valeurs portes au cn:'dit des comptes spciaux garantis par afl'ectation spciale, ainsi, d'ailleurs, que cela rsulte de la loi de liquidation d'exercice que le Dpartement dpose sur vos bureaux, :\Iessieurs, avec le prsent expos de situation. Il est hien entendu d'ailleurs que ces chiffres sont donns ici, sauf erreur ct omission .\. un autre point de vue, l'ordre a pu tre 'aussi rl'lahli dans les diffrents hureaux et les difi'rents services, ct si, malgr les efforts des uns ct des autres, la marche gnrale de l'administration puhlique n'a pas pu tre ahsolument parfaite durant le dernier exerece, si les comptes de certaines administrations ont pu tarder et quelques-unes des vieiltcs irrgularitl,s ont pu suhsister, l'Administration suprieure, du moins s'efl'Ol'Ce dl' porter remde aux dfectuosits encore existantes. Il appartient id au Secrtaire d'Etal des Finances d'adresser des loges les plus complets tous les fonctionnaires dont le dvouement et le dsintressement presqu'absolus ont permis d'arriver aux l'l'sul ta ts ohten us. D'ailleurs, des rveurs seuls peuycnt supposer qu'il est permis sans transition de passer de l'tat administratif o la Hpublique se dhallait en lUlO un lat qui pourrait se dire parfa.it. II Ji.l'l'/'rire l'Il COll/'S 1912-1918 L'exercicl' en COUI'S ne se l)I'sente pas malheureusement sous un aspect aussi satisfaisant. Les rapports administratifs ont signal sur certains poinLs une rcolle de caf de heaucoup plus faihle que celle du demie]' exercice; hien que l'abondance de la protluetioll dans d'auLres arrondissements ait, au dhut de I\'xel'eiec, cOmj)L'nSl' en partie ces insllf1isances, il emeure ce I)(\ndant nhsollllllcnL certain que notre de caf sera ceHe ann{' pal' suite dl' circonstnnct's atmosphriques sensihlement c('lle de l'annl'c prl'cl'denLe. la percepLion des impLs, grce particulirement l'adminisLraLion douanil're, donne jusqu'ici des rsultats suf fisanLs. Yous pouvez vous en convaincre Cil noLant plus has, les valcurs versl'cs sur nos dil1'renLs emprunts, et pnr suite, leur ctc, tant la bourse franaise que sur lc marl'h hatien. 11 Y a lieu ccpendant, de cO,nstaLcr une ccrtaine diminution des importations. La hausse du changc qui s'est produite sous l'influence de la haissc dcs cafs et de,la rarfaction de l'or dans

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1Ii -le monde causeepar la guerre des Balkans el le malaise gnral qui en est la consquence, et aussi les diflicults qu'a rencon tres l'exeution de la loi sur le retrait y ont t'Crtainement contrihu; mais une autre cause d'une nature moins malheureuse est galement rentre en ligne de compte. En 1911, par suite de la guerre evile, les ,cm'npagnes laient en grande partie improducti"es. Ikpuis, le pro fond dont jouit le pays et la prolecLion que lc Gouvcrnement s'efl"orce de donner aux enl1lpagnnrds onl pe'rmis Ir dL'YC'loJJJlC' menl de la production agricole. Les importatio!ls de' l'arine l'I engn('ral deproduilsaliml'ntairl's onLdl' el' cher n:lturl'llement diminu. Dans le premier semestre de l'exercice en cours, le Gouver nement a, en deux fois, t oblig de reeourir il la facult que luilaissentles articles 2 cl (j de la loi de finances. La scheresse qui dsole le pays ra contraint il ouvrir les crdits ncessaires pourparer l'insuflisanec dela distrihutiondeseux de Port-au Princc. Il appartient un aulre Dpartement de vous dire eOI11-hien l'es crdits l'taienl indispellsahles. Le Dpartement des finances espre y faire faee, sans avoir hesoin de recourir l'emprunt. Il en est de mme pour les yalelll's que le Gouvernement a jug galement utile de prter il la Commune de Port-au-Prince ct dont le Dpartement de l'Intrieur aura vous entretenir. Le Dpartement espre que vous voudrez bien noler lcs lois de sanction de ces arrts qu'il a l'honneur de vous_ prsenter. III Ma/'dU' des ('m/)}'unis l',l'Irielll'S el htsqu' la datc du 31 Mars, laquclle le D('partement POli)' pouvoir vous pr('senter le prsent expos est oblia d'arrter ses comptes, il a encaiss au l'l'dit de nos emprunts ext( rieurs les valeurs suiyantes : Sur dc de l'Epl. 1910 82.li03.63 <1011:11'8 ( (j:m.125.iO ( 18!l(i 50-1AiS.On (t lSi3 140.1:32,82 \' OliS )'cmarquerez, :\1:\1, que les afTeelations annuelles de l'cmpnmt HHO ont cn cinq mois, couvrir la valeurduc. Il y a, lieu de cette dopt le Dparlement aura avons entretel1ll', lorsqu Il sera queslton de ses rapports avec la Banque Xationale de la Hpublique d'Hati. En ce qui touche nos emprunts locaux, nous avons t assez

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17heureux. pour. enlirement remhourser celui du 16 Aot 1911. Vous pouvez l'onstater en cl'l la vitalit de nos finances; il a sufli de IH mois pour solder intl'rvts el amorLissements-un emprunt dt, :lO.()()() dollars. Quant ilnotre eillprunt dil "J)i.'lk Inll'rieurel!l1:2n,samarche a tl' si que les Lilres l'Ill!S 9D",'" de lel'" valeur sont monts il ainsi presque le pair, bierLqu'il ne rap porle net d'impt que;) .1/2,,'''. On peut dire aussi,san!; h,;!;iter,(lueSllr les marchs trangers notre cr'diL n'est pas mauvais ct le taux denos \':l!rurs trangt'l'l'S sullit pOlir le dlmonlrer. L'emprunt 1R0(j vanl L'emprunt 1R:> vaul L'emprunt 10lO V:lut Il ya donc lieu de constater que la marche f1nanc('s ne prsente rien d'anormal et ({u'elle est,somme toute,aussi bonne qu'elle peut l'vtre, l'tant donn l'hl'ritage si lourd du pass et les influences atmosphriques l'ontre lesquelles la prvoyance dl' l'homme reste presque l<;H1jol\l'S dsarme. IV ])eitl' ruolllfiol!l!ain' L'article i de la loi du 22 Aol 1n11 s'expi'ime en ces termes: ( Il sera procd,en excution del'arL. -1
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v L()i du !) S('plembrc HUi. Laloi du9 Septembre 1911 el celle qui l'umodifle du 2G .Juillel 1912, auront, je l'espi're, leur application cctte anne. Le rap port de la Commission crN'e par la premit"I"r, srra,je n'en doule l'as, sans di'lai il vos dt:'lihi'ralions. ,J'nllaehr une l'(>cllr im)lortalll'l' il la cration dl' la IlOllvclk caisse d'Amortissement. Elle l'I\glera dl'!initin>nwnt le (>assl' el fcra place neUe de Lous l'CS efleLs en soufl'ram'(" sauree tuelle d'afl'aires vreuses. De plus,' elle dohnera certainement l'pargne naLionale unc noilyelle aeli"itl'. On sait le eoup qui lui a H porL par le rachat de la dette Intrieure, sans qu'on ait mme laiss aux porteurs un droit d'option en fawur des titres du nouvel emprunt. La cration de la nouyelle eaisse d'amortissement est destine aider il la forma Lion de la nou velle rseryc hatienne. En vertu d'une disposition spciale de la loi du 9 SepLemhrc HIt t, le Dpartement Nait chargl', dans le l'as o la Commis sion dc contre-vrifiraLion des titres il eonsolider n'aurait point fait son rapport en A \Til H112, de prendre les mesures saires pour rgler les questions pendantes ce sujet. L'hypothse de laloi s'tant ralise,j'ai propos aux porteurs des rcpisss des difTl'entes commissions 300/ dl' rduction sur la valeur des paiements que le Dpartement ayait, il leur faire, et le yersement immdiat des difTrclices, La plupart ont spontanment accept l'offre du Dpartement. Mais quelques uns s'y tant refuss, l'arrangement entre le Gouvernement et eux s'est enfin rtabli sur la base de 25,,;0 de rducLion, Ce rglement dont ont eu bnficier toutes les p:l.rties est en pleine voie d'excution, YI Considrations gnrales SIII' 1(' Aprs les diffrentes constatations que nous venons de faire, il convient, maintenant, de s'arrter un instant et d'examiner les problmes .divcrs auxquels. donne lieu la )Jn:'paration oc notre budget. Si nous croyons devoir chercher dans l'expriencc desalltres peuples des indications qui peuvent nous tre utiles, nous pouvons facilemeI:1t nous rendre compte que partout, chez tontes les nations du glohe, les budgets sont en progression constante, Sans parler des armements qui chez nous sont peut-tre d'une importance moindre, le dveloppement de la civilisation cre

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Hi pll'h:lt cies llpenses nouvelles auxquelles il faul absolument nc POUyiOllS chapper la rgle commune et cela d'autant plu:; quc sensihlen:ent depuis nombre d'annes 1l0PS ll\'ioilS gUl're yoirie entire est il crer, nos un nos porLs sont pour la plupart priYs dc_ wh:lJ:fs.. Pour-augmenter nos productions, il faut instruire nos agriculteurs des procds nom'eaux de cul ture, il faulleur accorder des primes d'encouragement,co"nstnlre des C:l1lallX il pOUl ca tirer parti tudier noLre sous-sol. Pour donner la nos vvles et nos l'am pagnes, il fuuL complLer notre organisme de scurit qui 11est constitul' Cfue par une police embryonnaire. En un mot, faute d'avoir agi plus Lt,nous avons tout faireen mme temps, et, enfin, grave con je ct url', de nomhreuses garanties d'i nLrts l'llCOre sanscompensatioll, yienllent augmenter sensihlement nos dpenses. l" :\Iais, pour entre:m:'l1t!re la nDil1(!re rforme, il gent. Nos hudgets, si on dt,tourne les fonds au profit de quelques uns, sonL normes; si on veuL porter reml'de la situation, sont absolument insuffisants. Sans doute, l'ertaines rl'ductions, en principe, pourraient l\lre faites. Il demeure conslanl que l'on pourrait rduire, sans qne les services en soufi"rent, les cadres administratifs, mais les budgets sont U\Te conomique et U\Te politique. L'Etat ne pourrait sans crer un mal plus grand, renvoyer dans leurs foyers sans ressources, de nomhreux employs. Il est neessai re d'ahord, qu'une augmentation de trayail priv leur assure l'cmploi de leur aetivit ; il faut donc, sans la moi.ndre hsita tion acccpter el' quon ne peut empcher et souscrire des dpenses eneol"e nl'cessaires. Heureus<:'mcnl qu'en dpit de ee qu'il cmit, l'hatien jusqu' pn':'sent Ill' paie pr<:'sque pas L: n fmnais wrse par an au Trsi>r une moyenne de 100 francs (i2, un anglais 11:1.U, un italien GO. GO, un allemand d(' Pmsse 100.:m, cle.,eLc. Ces ehifi"res sont emprunl('s une tude de Andr Tardicu pour l'anne 1 mm, ils ont eonsidrahlem,ent augment depuis. Si l'on considre que l'ensemblE' des recettes hatiennes a l pOl1\' l'exercice HH 1-1912 de 5.000.()OO de gourdes et de de (bllars environ pour une population de 2.000.000 d'habitants, il reste donc, la charge e chaque ha'itien, une contrihution de 2.;)0 01" am. et de G.2.;-)0. soit en tout, en cOIwertissant au taux de :L10 de change, une moyenne de 16 fmnes par tte; c'esl--dire une contribution absolument insignifiante, D'ailleUl's, en examinant notre hudget, dont les chiffres vien nent d'tre rappels, on constate que, dduction faile de la dette qui nous prend un peu plus de 3.000,000 de dollars, il ne nous

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:!() reste pour les seryices puhlics que i1.000.000enyiron de gounlps el 2.000.000 dc dollars, soit en loul :tHlO.OOO dollars ou en francs li.OOO.non pOUl" faire face toules les dl'penscs d"t1Il pcuple dl' :l.OOU.OOO d'mes qui l'l,clame aYec raison unc modification sen sible de ses serYtes. Pas un Elat du glohc nc se lrouye dans de semhlables condiliolls. Nous sou ll"rons sans do t: ll'. d'tlllC llla ri'pa rti lion dl' l 111pt, ct il conyicnt de dl'wlnpper davantage les impls din'ct:': mais il y a l une modification complte des murs qu'il con vient de mener aYcc' prudence. Pour nI1H:'liorer la situatioll Sa/iol/olt, dl' la Rpublique d'Hati el [' l'l/iol/ P((J'isil'lllll'. Il n'y a pas lieu de s'arrter ici cl'uneJ'aon partieulil're sur ks l'apports purement
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21 naire juge ncessaire au besoin de la circulation. La Banque devait etre charge de l'mission de cette monnaie qu'elle devrait faire frapper par la Direction de.la monnaie de Paris; cette monnaie dCYrai' scrvir;retirerlepapier-mollnaiede l'Etat en circulation et l'vent'Jellement le nickel et enfin,entr'autres prescriptions, la Banque devait employertoutson pouvoir pourfaire admettre par l'r nion latine. la nou vclle monnaie nationale ainsi cre. en autre article du mme contrat dispose
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'J') ... ou de 11t' }>1:-; fal\' rl'soul en d:l1111ll1ges-inln\ls; mlis tiers peuvent ils dtenir des appal'telll\lll il la que refuser d'obir il ces lois'? Enfin dans un ordre plus le .... l', la B.l1lcpe X,ltiouale de la Il !puhlique d'Hati,s'il faul t'l'oire ... pl'O;)\'CS SUI' une lettre de IT nion Parisienne nsidrl'es l'DlllllH,' alil'aant l'n fa\'eur de tiel'slesdl'oitsimpl'esl':ipi.ihle.i de hl Xalion. El si les dausesd'tm contrat ueleonqlle pOll\'ail'nt tre intel'prl'tl'l's dans lIll sens sus ceptihle de dterminer cel ell'l'I,l'Ill's semil'nt ineonll'slahlemenl contJ'aires il notre droit pahli<.' et dCVI'aie:lt l'tre tl'IlU(,,; l'ommc non crites. En attendant, le t':mllil <{uc rnlll'lln aya:ll l'ail ln il 1'(' une perturhation importante dans les afl'aires,le (;ou\'l'I'nemcnl H cru devoir, afin de rtahlir les SUI' lesCJuclles les engagements commerciaux ont l'll' l)l'parl'l' CJuand mme le reLraiL annolll' dl' 2.0]().OD de goul'tles pal' un pl'unl de pareille valeur destine il ll'e retire de la cil'l'ulahon sU\'ant les termes de l'artiele 2 de la loi du .Juillet 1\112. A t'ct efl'et, le (;:lUVel'lll'alent Y;H\S les saires eL la l'alilkalion d:.' l'es aeles. TouLl'I'ois, il a l'I'll dC\'OII', tout en procdant il l'et emprunt, lIotifier la Banquc p:ll' acle d'huissier, les rserves C[uljuge utiles. Il veut l'Spl'l'l'l",. ('l'pen dant, que le grave conflit dont il vient dl' vous entretl'1lI1' trou-, vera dans les moyens lgaux une solution <[ui sauvcgarde le droit de la et les intrts bien entendus de tous. Enfin il reste au Dp:lrlement sigllnler, qu'avec l'C nion Pal'isienne, S')I11'11eS cJnlestalion SUI' rapplicat,io:l arti2les n, H et n J l Itnt li':Jnt. You,; YOUS sauvene! qu'argll1ut (l:! texte de 'u'tieles IT'liDll Pa risienne exige l11;!mc qU:llld le3 affedations' :ltin112 il lui tre expdi p:ll\l' n remis il Il:Jtre disposition rrcspoudance qu'il aux prSC!ltcs,

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-23Cette anne encore l'annuit couverte,iIa dfendu la Banque Nationale de la Hpuhlique d'Hati de continuer l'expdition des valeurs ct en a donn a vis la Ihnque l'l: nion Parisienne. Le conflit est rest ouvert avcc ITnion Pansit'nne ct trouvcra sans doute sa solution avec lcs autrcsquestions
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-, ,--lL's DL'pull's, Il e3l d'US:lgc de dir (pl' Il's al.lires "onl et on ru coup cette anne. Il est certain, et le chef de ce DL'parle ment Vi)U3 le disait l'an dernier, que de nomhreuses t.'irc:mstances ont contrihu il crel' un Clat de malaise qui Loujours, qui durcl'a pendant qulqucs annes l'IH.'Ol'e. Ces circonstances, nOlIS allons rapidement les exumilll'I" tilles tiennen t tou tes il des l'aUs d :'j lH.!l')l,tn.'s, des fuu tes dl'j c:lll1mises dans le ou enlin il des 1'61",)I'I11l'S qui s'imposaient et jusqu'il pr('sent on ll pas clll'ore l'prou" le hienfaisant effet. En premier lieu, nnlll'laire d:mt IL' Dpartement des Finances vous a entretenu, restera, tant que les prohlmes qui s'y rattachent ne seront pus solutionnl's, une cause d'inft: cul't de commerce et de malaise dans l('s aflhires. Le cl'ime des missions successi"es lngtemps SUl' la fortune hatienne, l'LIa honne volont et les etl'orts des hons G:>u"ernemcnts ne peuvent faire qu'il n'ait point existl'. Le rachat de la Delle in!('riellre a aussi contrihu au malaise Ce n'est pas en vain qu't\l1 peuple li\'re ses destinl'es il des personnes im'unahles. La Delle intl'ricul'l',serynit dl' hase il l'i'pal'glle haticlllle, t,Hp rpandait il ehaC(lIL' pail' Illl'ui LIIH' forte V1\\('lIl' d'or dam; la ci]' culation. On a, souei des inll'rts nationaux, porl ses paiements il l'Etranger; il ne faut pas s'tonner si les changes ont diminu dl' ce fait et s'il en l'st rsult une diminution de richesse. L'expulsion des Syriens, que l'opinion rclamait et qui doit ncessait'ement, dans donner un heureux rsultat, Il cependant contrihu au malais!}. En partant, les Syriens ont emport m'ce eux un capital important qui peut s'lcyer, si l'on prend pour des "aluations ccrtainement incompltes, mars' se cependant, de la vrit, il prs de deux millions
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. Enfin, les amliorations portes aux finances ont clIcs-mmes diminu certains Ol'dres d'affaires. Le commerce de banque, il "Ml' des oprations normales que produit le mouvement des ('apituux, s'elll'ichissait surtout du dsordre finaneer de la H Jluhlique, Le temps lst pas loin o Il' des Finances partait, chaque sel11aillt" pOUl' qUl'maridcI' ehez les hanquiel's I(s valeurs ncessaires aux paiements de la solde et de la ration, fonds lui taient sans prts, mais il des conditions t:-lles qu'il sufIisnit de quelques annes d'oprations de ce genre p:lllr cl'er un capital ceux qui n'en ayaieut pas ou quintupler celui de ceux qui en ayaient. Au surplus, l'escompte des eJfets puhlics, le courtage auquel il d:mnait lieu, les all'aircs de ceux qui exploitaient le pays et sc htaient de placer l'argent pris la toutes ces choses l'l':lent un certnin m:>uycmcnt au profit de quelques-uns, au trs gmnd dl'triment de l'ensemble du peuple hatien, L'ordre a mis fin toutes ces sortes d'oprJ.tions et il est assez naturel que ceux qui en hn('licient se plaignent. Le Dpartement n'a nullement l'intention d'attaquer la moralit de qui que e s:>iI.Cnesituation peut crer des moyens l';ehir qui ne diminuent en rien la moralit(' de ceux
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:w Valeur es illlportations constates ans nos douanes et "enant des prix ports aux factures consulaires: Valeur totale 9.8i6.553,G3 dollars 011 52JiiU)60 [:'[\:1(,5, SC. l'l'SU munt ainsi,' mrique ... Angleterre .. France ...... Allerilagne .... Dh,ers ....... ....... i .302AX-!, lX in 1.203,81 1.050.41 (j,22 18-UJ13,:3t 2ii .;')3-1, 10 Il faut tenir compte, lorsqu'on examine ces chiffres la considration suivante,' Si la facture consulaire, venant des Etats-Cnis du :\0)'(1, l'st gnl'alement exacte, les prix des marchandises importes dl' cette Puissance tant trop connus pour pouvoir donner lieu des dclarations mensongres, il n'en est pas de mme pour les faclures consulaires des marchandises de }>l'OVelHll1CeS fran aises, anglaises, allemandes ct divers. En efl'et, le visa consulaire tant p"oporlionncl les importa teul'S ont intrt, pour les marchandises dont les prix ne sonl pas connus, ne pas faire des dclarations rxaeles, et cela d'autant plus que celles non nominativement tarifes,_paient des droits de douane ad vaLo/'em', II rsulte d'une enqute faile ('e sujet que l'on peut, sans exagration, ,;aluer la framle dans les factures consulaires des marchandises de pl'OVelHll1CeS plus haut numres a environ 3,,/" de leul' valeur. Il va donc liell de majorer le l'hifl'l'e dl' U.I(i.33:>,(i:: dl' 1.28i.O:i:3 dollars 011 p" cc qui dOlllle Ja vall'ul' tolale pOUl' les importations de 11.163.390 dollars ou 3!J.5I!UH 1 francs. Il faudrait aussi, pour prsenter lin chifl're pn':'cis de nolre COlll merce extrieur, fixer celui que nous faisons a ,'Cl' la Ih'pu hl iC(lH' dominicaine. Mais l'ahscnce il laquelle il YH lre rl'ml'dit" dl' douanes frontires ne .nous permet pas de faire il ce su.iet 1IlU' valuation sullisamment justifie. Enfin, il demeure constant que faule toujours de douanes fronti.res, une partie sensible de nolre rcolte de caf, l'elle provenant des arroodisscments-frolltire s'exporte par les ports dominicains. On value les cafs passanl ainsi par les frontires plus de 5.000.000 de livres. :\lais en l'ahscnce de moyens ]lour contrler cette valuation, le Dpartement n'a pas Cl'tl devoir en tenir compte. Les chiffres plus haut indiqus fournis par la comptahilitl' rgulire des douanes, sont donc exacts, ou pour mieux dire, au-dessous de la ralit pour les considrations qui viennent d'tre exposes et l;lussi parce que quelle que sojt la rgularit

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.... 'Ji dl! ln perctlplioll, il elill'yjenl qu'il faut tenir compte enCOl'e drs t1'Uudes possibles. En rsum done, si l'on examine notre c:>mmerce extrieur, cn regard de notre population qui est environ de deux millions d'mes, il faut admettre qu'il est loin d'tre aussi pauYl'e qu'on voudrait le di,'e. Il demeure certain qu'il peut tre considrahlement augment, 'et cela. pal' les moyens que nous avons envisags dans l'expos des finunces comme devant concourir il l'uugmentation des recettes. ces moyens relvent d'un en semble de mesures qui n'appartiennent pas ce dpartement ministriel. Qu'il lui soit, celJendant, permis de rappeler que l'augmentation de la S0111me l es changes dpend de raugmentalion des hesoins d'une population. En faisant la l.'vilisation l'entrer dans nos campagnes, on inspirera il nos paysans des gOlHs de hien-tre qui augmenteront nos l'changes: au lieu d'enfouir sous terre ce qu'il n'a pus d pens du montant de sa rcolte, il en changera la val CUI' contre de nou veaux vtements, des meuhles, contre toutes choses qui donnent la vie le hien-tre el la dignit. En attendant, une constatation heureuse peut clore l'expos du Dpartement du Commerce. La somme des exportations s'dant l'levl'e pendant rexereice il li.2KiAS:l dollars et la somme des imporLaLions 11.163.3HO dollars la halallce du commerce extrieur de 6.11H.8H;) dollars, st en notre faveur, eL la Rpublique s'est enrichie en partie du montant de cette valeur. Cependant comme celle richesse a t surtout aux dasses lahol'icuses: tHl\Tiers, paysans, etc., etc., e'est--dil'e en gJ'ande parlie ccux qui ne savcnt ni lire, ni l'l'rire, ni se l'aire entendre, le cri de misl'rl' pOUSSl' par ceux qui Ill' jouisscnt plus des avantages d'une situation faite de dsordre cl d'irrgularit lt pas encore cu une suflisante. Les chi/Tres que nous venons de donner se rapportent au commerce extrieur, mais pour se faire une ide de la somme des changes, il faut tenir compte de la production et de l'change intrieur des produits. Les cafs exports pour l'ex. lHll-1912 s'lvent 80.000.000 de livres,' il a t, toutefois, possihle d'valuer avec plus ou moins d'exactitude, la consommation intrieure et par suite, la somme des changes qui en est r sulte. Le Dpartement du Commerce a fait, cet effet, distrihuer dans les principales villes des questionnaires sur le nomhrc d'hahitants de chaque maison et la quantit de caf consom111l'. Dans les communes dl'veloppement rural, il a fait procder une enqute ct il lui a t ainsi permis de constater approxi matiycment la consommation de caf par tte d'habitants, il l'st arriv la di'lcrmination d'un chiffre moyen de 47 livres par hapitallt, chiffre ra vrit. Lapo-

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ptilation tant d'environ, comme il yient d'tre dit, de deux millions d'mes, la consommation intrieure alteindrait donc enyiron de lin'cs. n est ainsi permis d'aflil'mel' que la l'l'colL' t)t:Jc pOUl' 1911-H112 a atteint 11-1 millions de IhTl's el cela saLS tcnil' compte des cafs sortis par la frontii'l'c dominicaine ct de ceux qui auraient pu chapper la surveillance douanil're. Le travail fourni les populations hatiennes reste donc heaucoup plus considrahle qu'on le pense et il sullirail pour lc prouver encol'c de rappeler dans certains alTo}Hlissements J'existencc des cul turcs maraiehres el le mouvcnwnL d'airai l'CS donnent lieu. Ln haisse du change, malgr les Len.laLives de hl hausse, a donn il ce commerce intrieur, une trs incontestahle importance. Dans un autre ordre d'ides, l'l'l'Laines de nos productions industrielles ayant leur hase dans J'exploitation des terres, ont amen des changes galement trs apprciahles. Si l'on yeut s'en connlincre, il sullit de regarder les Casenws nessa/illes, construites, sauf les hois eL les toles, aw(' des matriaux hatiens et par des mains hatiennes. En rsum, il sulIit d'lm eort ininLerrompu ycrs le hien pour ramener l'aisance et permettre un dl'veloppement toujors croissant des nergies commerciales hatiennes. Accompagnant le prsent exposl', vous trouvcrez, le dtail des statistiqucs d'o tir les diIrren Ls chiIrres relatl's. I.ESPJ:'\,\SSE.

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-. 2!) les Sl'naleurs, Son Excellencc le Prsident de la Rpublique m'fi fnit l'hon neur dC' lIl'appeler. en son COllscilull inois aprs rtionihle cataslrophc du X AOlll ID12 qui a l'Il' pOlir Ilolre Arlnl'c ull.Hai Ifull l'tl' il fallait pellser dl' suiLL' il rt'llolly..'ler en parti.c notre maLriel de gUl'rrc disparu dans l'cxplosion du Paluis l'l dl' l'autre il la l'haine dc l'IlOnne:u' autour du Drapeau, (':Ir la PaLl"e doit yine. Ce>mme tous les grands re\'ers, l'vnement du 8 Aout, unique dans notre hisLoi l'l', nous a donn de svres leons: il nous a cl1seign surtout qu'il faut la ha sc de notrc organisation militaire des proceds mthodiques et scientifiques sans les quels aucun progrs n'est possihle. C'est la tche il laquelle nous avons il faire face aujourdhui. C'est une tche qui int rl'sse un haut point le (iouYl'rIlemenl de la HpuhHque. Aussi, dans cet ordre d'ides, le Pr('sident de la HpubIique, continuant, l'l avec quelle fenneLl" l'U\Te bauche par son digne prdccsseur dont je sallie id la mmoire, a mis la main il la reforme dl' l'arme qui, il heure, est le prohlme qui proc cupc le plus les hommes d'ElaL. Si la luLlc d'influence et le be soin d'extension territorialc creent chez les grandes Xations la Il('cessill' d'une arme puissanLe, nous, nous avons pour devoil d'organiser clwz nous une arml'C fortc par la science, capable de maintenir la paix intrieure et d'augmenter notre prestige moral il l'extt'rieur. Celle paix illtl'riellre si ncessaire il notre. ('volulion, mais trop SOUYl'nt trouble par les assoifs du pou VOil" sera dfiniti\'Cllle,nt assun:'e, le jour o nous aurons cette force qu'est l'Arl11l'e, l'Arl11ee qui reste fidle devoir, l'Arme qui se range dans le parti de l'ordre aux heures de crise que traycrsent les Nations, qui donnela scurit, )Iessieurs, vos dlihraLions. Dpartement, en de l'Arrt du Prsident de la Hpllblique en date du 23 Octohre 1912, a fix dans une cilculairc adresse aux Commandants militaires les moyens em ployer en vue d li Recrutement.Hompant avec le systme ridicule de es temps derniers, le, Gouvernement avait pens qu'il lui serait facile de faire entendre aux jeunes gens 1 appel au plus

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---:w sacr es deyoirs, en cillourantlc recrulement de toutes ies formes propres il ramener la confiance qu'un douloureux passl' ayait anantie. :\Iais, je l'avoue, :\Iessieurs, el non sans un cer tain regret, le rsultaL du tiragc au sorL, fix d'apri.'s Prsidentiel, au;) Dcembre 1912, a t infructucux. Sur un nombre de jeunes gens de 21eL 22 ans, man Dpai,te ment n'a cu il enregistrer ((ue 5t) conscrits pour toutr la Hl'PlIhlique.lkyant l'ette indill'l,I't'!H'l' gl'n l'ra ll', j'ai d, d'al'('ord awl' la Commission Suprieure du rel'rulcnll'nt el dl' la, mohilisa tion dont la eollahoration est si prl'l'ieusl' mon Dl'parleml'nl, ordonner aux Commanda.nts militaires dl' l)l'ol'l'dcr d'offin' l'inscription des jeunes gens apLes au seryicc, el de'dl'liner des ordres d'appel aux conscrits. (;niee cette mesure les opra tions du Hecrutement dans toute la Hpublique commencent produire les Du 7 Fyrier il ce jour, m:m Dpartement a enregistrl' ;).321 conscrits. rn fait, cependant, mrite d'tre retenu: il est constater <{ue lndim:'renl'c du plus grand nombre pour le nohle ml,tier des armes disparat, COIll me par enchantement, di.'s le premier contact avec la yie d? ca serne. En efl'et, trouvant l des camarades dl'j rompus la discipline, un chef hien pl'ntrl' de la grandel\l' de sa tche, le jeune conscrit sc sent doucement attir yers le mtier et accol11plit son deyoir presque sans effort. C'est que la caserne telle qu'elle est n'est pas la prison; c'est une cole de Patl'otisme, un terrain neutre o se rencontrent tous les jeunes hatiens sans aucune distinction de nom et de rang. Son influencc, :\Iessieurs, est encore plus prcieuse: c'est elle
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iticnL dc l'Ouest, occupe des casernes provisoires instailes il l'anciennc prison dcs fcmmes, Sous l'hahile commandemelll du Gnral Justin Poitevien qui, second par des ol1icicrs de valeur, a rorganis les ctldres des hataillons,' notre premier d'Arme, en formation, fait djiL l'admiration de tous par sa honne tenlle, Le service de l'intendance assllre l'Administration, el IIIH' comptahilit rgulil're\llrnl tenue en pe\'l11l'l Il' ('ontrlc, })pvant ces n:'suJtats d j ohtenus, je l11e plais il l'l'garder l'avenir 'a\'l'C pllls de con fiance, en pensant que le jour n'l'st pas loin olt nous aurons offrir la :-\ation le spectacle consolant d'une Arme rgulire, Il est juste de proclamer il votre louange, :\Icssieurs les Snatcurs, :\lessieurs les Dputl's, que cc rl'sulLat est aussi votre uvre, Jamais iL aucun moment le Gouve\'Ilcmcnt de la Hpuhlique ne vous a troU\'l's indiffrents il la rorganisation de Cc sera votregloire dans l'avenir d'y avoir contribu, :\.lon Dpartement, tout en sc proccupant de l'organisation du 1er, Corps d'Arml'e de l'Ouest, suit awt' attention les pl'O grl's sensihll's qui sc rl'alisent dans les difTl'rents Corps de la du (ioU\'erlll'menl. {in\l-e aux ell'orts du {,l'nl'ral :\IACIIICE 1)["(:ASSE, la discipline qui l'st la religion du soldat, sc fortifie chaque jour davatltage, Dans un esprit de justice, j'ai Iwit par une circulaire les Commandants militaires il rorganiser les cadres des rgiments de ligne uvec les conscrits de leur Ar rondissement et il m'envoyer la liste des soldats qui mritent d'tre congdis, En attendant que l'Etat assure il ces vieux serviteurs une retraite honorahle, il est juste qu'il leur accorde le repos amiuel ils ont droit. HOPITAl'X Les Hpitaux militaires de la Bpuhlique qui ont t suppriml's au cours de l'exercicc pass par meslIl'e d'conomie devant les emharrHs financiers qu'avait laisss au Pays un Gouvernement dont les dilapidations ne se comptent plus, ont t roganiss aucommencement de cet exercice, Pour assurer ces importants services, j'ai cu il recommander il Son Excellence le Prsident de la Hpubliflue des Mdecins ayant une longue pratique et des connaissances relles. Mais de partout, le mme cri de dtresse m'arrive, les locaux sont en ruine et le matriel n'existe gure, Seul l'Hpital militaire de Port-au-Prince, marche sur un pied satisfaisant grce il l'intelligente direction de la Commission de Sant et de Suryeillance Innorable3 :\Idecins PAUL SALO:\ION, ANNOUAL, LECHACD, '\V. :\H:NOS, seconds par les Chefs de Cli nique comptents et l)al' le dvouement inlassable des bonnes

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Surs de la Sagesse qui con!1 l'cnll'ctien dc nos soldats. Cependant l, comme ailleurs, les btimcnts sont dans un lal de vtust qui ne pcrmet gUl'rc de r('paraLion. I1l'sl n('cl'ssairl' que la Capitale soi t dokc d'un Hpilal mili lai n.' CI Il i rpond .. il toutes les cOllllilDns hygi('n iq Ul'S dt.'s iSSl'lll Is si III i la i n's. Pour attnucr l'et ('lal d('plorahll' dl' e]WSl'S .il' suis hien COIIvaincu que jc lrouwrai le (rps L('gislalir dispose il Hl"l'onkr au des 'l'raya:lx publies les nUyl'lIi cp'il cette fin. Au cours ccH(' se:>sion, .aurni l'Innnr:II' de' ":);1S p1':'!;rnkr la loi de n:'organisaUon des Hpilaux miliLaires dl' la Hl'pu hlique pi yicndra, dl' dr:lil, l'lendl'l' l'm'lioll du Consl'il dl' Sall l et de I1l'sl dL' l1<.)ll'1', l'l'lll'lHlalll, les .. heureux ri'sulLats dl'j ohtellu:, I1lpilalmililttire de Porl-anPrince. (;niee aux soins intelligenls de :\Il'decins eompL('nts, la mortalit dans ces derniers temps a diminu (Lms des prJpor tians apprciables. AHSEXArx L'anne dernire, cette place, 111')11 vous en tretenait du mum'ais tat de n:)s arselE1UX qui ne plus au hut de leur cration. Depuis rien n'a changl.\ Pour ccl l'Lat de chos['s, il convient, je crois, remplacer les Arsenaux d'AITondissc ment par. l'tablissemenl d'un arsenal bien oulille.:' dans chaque Dpartement. J'aurai au cours de celle session il ,"DUS entrete nir de cette importante question. Mon expos serail incomplct, si je ne YOUS parlais de la situation financire de mon Dpartement. (;nice il J'ordre quia t tahli dals le::; di1frents je n'ai <.'2ttC il h2Ul'e, aucune obligation en soufl'rance. Tel est, Messieurs Snateurs, :\Iessicurs les Dputs, l'ex pos sincre du Dp:utement de la Guerre que j'ai l'h::mnenrde diriger. f:. B. LAHOCHE

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--33 Messieurs les Snateurs, :Messieurs les Dputs, Quand on pense aux sac rinces normes qu'a cult faire le pays, ces temps derniers dans le hut de constituer une flottille, on ne peut s'empcher de maudire ceux qui ont eu la direction des afl"aires publiques sous le G:Hlvernement du Gnral Antoine Simon. En efl'et, tous ces marchs scandaleux ont servi de prtexte des dl,ournemcnls de fonds qu'on peut Il peine prciser.LaRpubliqueaprsavoir dpens pour l'Antoine Simon, le 17 Dcembre el l'Eclaireur prs d,e 800.000 dollars, s'est vue dans la ncessit de se dbarrasser deces bteaux ava ris qui ne pouvaient rendre service au Pays. Le bteau Antoine Simon qui encomhrait notre rade et dont l'entretien cotait tl'Op l'Etat, a t vendu 20.000 dollars la Deutch Line. Le 17 Dcembre devenu le Ferrier actuellement Ne\\' York o il a t conduit dans le hut de subir des rparations, est aux enchres. Le Gouvernement, devant les conditions ex cessives des chantiers maritimes a pens qu'il serait sage de s'en dbarrasser. C'est ainsi que par dcisipn du Conseil des Secrtaires d'Etat,,\l1Dn Dpartement a autoris notre Ministre il "'ashington il chercher une ofl're ferme. L'Eclaireur dont la doulomeuse histoire 'a t fixe parla C01n!l1ission d'Enqute Administrative est hors d'tat de prendre la mer. De ce dsastre le Pays a pu sauver marks reprsentant 8-1.705 dollars 6 centimes, valeur en cDntestation sur le prix du bteau An toine Simon et qui, p1r dcision arbitrale rendu le 26 Avril 1912,at restituela c.lisse publique. En dfinitiv{:,notreflottille se compose en ce moment de deux units en tal de prendre' la mer le Vertire et le Pacifique Pour remdier l'insullisance nos 111:>vens de dfense maritime, m:ln Dpartement, en atte:ldant les plans et condi tions des constructeurs qui il a eu il s'adresser, a pass un contmt avec la Kmjewsk-Pesant-Corporation la Havane pour les rpal'Utions gnrales du b:.teau Nord-Alexis qui, par sa constl'llction, peut rendre li services au Pays, 'Dj par les rapports qui me sont parvenus, j'appl;ends que le travail marche il souhait sous le contrle de Monsieur Breton, Ingnieur de la Marine Hatienne. Cellelldant au cours de. la traverse d'Hati il la Havane, le

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Pacifique et le Alexis ont eu il subir de fortes avaries du ct de CaribariaH.Pendant un moment le Gouvernement, devant les alarmantes informations qui lui arrivaient chaque jour, pensait que ces bteaux taient perdus. En effet, ce n'est Pl}s sans efforts ni sacrifices qu'on l'st arriv il tirer l Nord Alexis et le Pacifique notamment des reifs. Avec les grands coups de vent du large si frquents sur ces ctes le sauvetage a f presque impossible. lei, il est juste, Messieurs, de rendre hQmmage tous ceux qui, des titres divers, ont cu il exposer leur vie pOUl' oprer le sauvetage. :\otre Chargl' d'afl'aires il la Havane, en l'occasion, a dploy une activit digne d'loges. La Rpublique ne doit pas regretter d'avoir fait des sacrifices que rclamaient le sauvetage, renflouage et les rparations du Pacifique et du Nord-Alexis quand on pense aux grands services que ces h teaux sont appels rendre dans l'avenir. En. justification des valeurs tires cette fin, mon Dpartement a dj reu le compte des dpenses qu'il s'est empress d'acheminer la Cham bre des Comptes. Il restait mou Dpartemeut il iixer les responsabilits. A cette fin, j'ai institu une Commission d'Enqute Maritime qui m'a dj rc::mis son rapport o les fails sont exposs dans leurs moindres dtails. Les conclusions de cc rapporlm'ont amen prendre certaines mesures d'administration, en attendant CJue la justice fixe la peine. Ces accidenLs de mer devenus trop frquents dans les Annales dc la :\Iarine H:ltienne, ressortir la ncessit qu'il ya d'organiser chez-nOlis une Ecole mari time pour la formation de nos futurs capitaines. En altendarit une tude approfondie de la question, j'ai engag par contrat le capitaine Jos Font qui prend l'obligation d'ouvrir il bord du Pacifique un cours d'instruction maritime pratique. Dj quelques jeunes concitoyens sont venus spontanment offrir leur service. Bien avant j'ai cu la pense d'autoriser quelques jeunes gens suivre les cours de tlgraphie sans fil bord du Pacifique. qui est' dot d'un appereil perfectionn qui a rendu dj de grands services lors du danger laHavane. En effet,c'est grce l'appel lanc dans cette nuit de tourmente, 8000 milles de la Havane, que les premiers secours sont arrivs au Paci fique Il y a beaucoup faire, Messieurs, et c'est en unissant nos efforts dans un but commun que nous arriverons aux rsultats que nous rvons tous,avec un gal sentiment de fiert nationale. LES PORTS Le service des grce aux choix excellents qu'a eu il faire le Prsident de la Rpublique, marche bien.

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33Le chef es mouvements du Port, par sa sitiJation, est un agent doua!'ier dont le concours est prcieux plus d'un titre. Dans cet ordre d'idl\es, mon Dpartement a eu il rappeler ces otliciers au sentiment de leurs responsabilits. Je constate, non sans plaisir, que les inspecteurs de finances, de partout, sont unanimes il reconnaill'e les services importants qu'ils rendent par la surveillance qu'ils exerecnt de nuit. FORGES ET CHAXfIERS DE BIZOTOX :\Ialgr les dpenses normes que cote au Trsor public cet important service qui, en retour, devrait constituer un apport aux voies et moyens de notre Budget, les Forges et Chantiers ne rapportent presque rien. J'ai actuellement il l'tude un pro jet de que j'aurai l'honneur de soumettre il vos dHbrations au cours de celte Session. Si l'expqs que j'ai l'honneur de vous.faire aujoud'hui est loin d'tre satisfaisant, par contre, il a le rilrite d'tre sincre. Il est bon que nous prenions l'habitude de voir les choses comme elles sont, car c'est ecore la meilleure faon d'y remdier. Par temprament, j'ai horreur des grandes promesses, car d'ordinaire ceux qui les font, les tiennent peu ou point. Cependant, je vous delande, Messieurs, il faire crdit de tenips et de confiance au Gouvcl'l1ement dont la plus grande ambition est de marquer son passage par des rformes pratiques. F. B. LAROCHE

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-36 INTRlEVR Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, J'ai l'honneur de vous apporter, au nom du GoU\'ernement, l'aflirmation de l'existence de la paix publi'que et dil maintien dc l'ordre dans toute l'tendue de la Hpublique. devons cet gard hautementlouerle sentiment du peuple qui ne manque de reconnaissance, ni de bon sens, et montre qu'il s'allache fermement au rgime de probit gouvernementale restaur depuis deux ans prs. Il faut lui savoir gr de comprendre que ce rgime est le seul qui laisse ouvertes son activit des perspectives de travail, de scurit, de libert, (sans lesquelles il continuerait de marcher au hasard sur une voie de doute et de dtresse. ) C'est de sa part autant un acte de raison qu'un hommage rendu aux efforts des administrateurs actuels de la chose publique. Le Gouvernement a' confiance en cet esprit de justice qui mane de l'me populaire laquelle la catastrophe du 8 Aot 1912, au lieu de l'abattre, semble avoir donn une vigueur nouvelle, Qui de nous, Messieurs, ne se t'appelle, dans son horreur, cette nuit du 8 Aot 1912 qui mit en dcuil la entire en lui enlevant un Chef dont la figure demeure une des plus belles de notre Histoire'? Qui pourrait oublier que, fermes ef rsolus, avant que le National en flammes eut fini de se consumer, "ous tiez debout, unis dans l'treinte d'une mme motion, et qu'anims d'une inspiration minemment patriotique, vous donniez pour successeur au regrett Prsident LEco:'\TE, le Gnral TA:-.ICRDE AeGl:sTE, c'est--dire le citoven dont le nom seul, cette heure de pril, tait une puissant garantie pour la socit hatienne? du peuple, vous avez voulu donner la Rpublique un Magistrat suprme ayant assez d'nergie et de Cur pour continuer l'uvre de relvement na tional. qu'avait commence l'homme de hien par le destin. et tomb dans la gloire. Votre vote, a t un fait de haute conscience politique. Et le Gouvernement, n dans ces conditions aussi exceptionnelles qu'honorables pour vous et pour lui, sait ce qu'il doit l'estinie du peuple que vous avez ainsi traduite en faveur d'un Chef renomm. Aussi indique-t-il de jour en jour, par son attitude et sa mthoe administl'ati\'e, qu'il entend rester digne de ces premires esprances de semble Nationale.

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Aussi, des sa constitution, le Cahinet u Prsident s'empl'eSSR de faire connatre le programme d'un tel Gouvernement; et ce programme qui a eu l'approbation de la Nation est celui que nous pratiquons jusqu' prsent. Pour nous, plac la tte du Dpartement de l'IntrieUl", nous avons pour obligation imprieuse, avant tout, de consolider l'uvre de la paix publique, condition in
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-38-tefois rien faire de htif et d'inconsidr, nous avons dcid d'introduire chez nous une mission policire spciale, compose d'ofliciers de police trangers, choisis parmi ceux des An tilles qui sont ou nos congnres ou des hommes qui ont eu sous leurs ordres des agents de mme l'ace que la ntre .. ils seront plus aptes que d'autres il tirer de nos dispositions par ticulires tout ce qui peut en dcouler en rapport avec notre climat et notre tempramcnt. Dj, sur notre demande, le D partement des Helations Extl'rieures a passl' des instructions il cet gard notre Charg d'An'aires la Havanc et nos Con suls il la Jamaque, il Puerto-1Uco et il la Xotre oh jectif est de runir d'abord tous les documents qui peuvent motiver le choix du GotlYernement en faveur de tel systme de police; ensuite de faire au pays dont le systme aura t adopt pour l'expdition de la mission; enfin de mettre.ccll.e-ci en mesure d'tudier sur place ses moyens d'action et d'appli quer sa mthode. Telles sont les conditions sans lesquelles cette rorganisation' 'qui 's'impose ne se ferait jamais d'une manire pratique et srieuse. En prvision des premiers frais qu'elle Ill'cessitera, une \'Hleur est porte ml budget que mon Dpartement iiOlllllct il Votre huutr sanction pOUl' l'exercice prochain .. .. .. :\Iessieurs,la police' sanitaire est aussi l'objet de la particulire sollicitude de mon Dpartement. Dans notre temps de commu nications rapides o chaque port est frquent par des navires venant de divers ports de l'tranger, si la civilisation y,gagne un plus grand dveloppement, il faut rcconnaitre que le Ganger de l'introduction des pidmies lointaines menace bien plus la sant puhlique: Notre pays, pri" d'une organisation sanitaire Yi'aiment srieuse, y est expos que d'a utres. Aussi, sommes nous forcs de pi"atiquer le rgime de la porte close quand l'pidmie voisine. C'est ce qui eut lieu l'anne dernire: la peste hubonique aynnt fait son apparition Porto-Rico et Cuba, immdiatement, par un arrt du Gouvernement, l'entre des perts de la Rpublique fut interdite tout na"ire "enant d'un point contamin, et des mesures d'observations trs s"res furent appliques aux navires d'autres provenances. En mme temps, les jurys mdicaux des Dpartements qui n'exis taient plus, TCCOI11I11l'IlCl'rnt fonctionnl'r; des mdicaments, dsinfeelanls,' srums anlipl'stclIx, COmnU\lH!t's u"ec huit appa reils production ,(.le formol il l'Institut Pasteur de Xew-York et il Paris ne trdrent pas il tre lins et mis il la disposition du Conseil spl'cial d"Hyginc et dc Salubrit publiquc, qu'avait form 1110n prdcesseur pour faciliter la tche des autorits .;.... -.... ,'. ,. ..

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3!J -sanitaires. Ce Conseil, compos de quelques-uns des meilleurs mdecins de Port-au-Prince et prsid pai' notre minent com patriote, le Docteur Lon Audain, n'avait pas hsit accepter la responsabilit de sa dangereuse mission, sans aucune rmunration, par amour du bien public; et le cas chant, il aurait certainement fait preuve d'autant de courage que de science. Flicitons-le hautement de son geste et n'oublions pas dans notre tmoignage l'attitude aussi dcide que patriotique des autorits militaires et municipales de toutes nos communes, notamment de nos ports ouverts au commerce tranger. ene fois le danger'pass, mon Dpartement s'empressa de rapporter les mesures d'exception qui frappaient la libert de la naviga tion dans nos eaux, et prvenu par le Docteur A.udain que les mdicaments en dpt chez lui pouvaient se gter, et suivant son il en fit profiter .les classes pauvres du peuple en chargeant le Docteur Salomon, Directeur de l'Ecole nationale de m,deCine, de les distribuer aux diffrents tahlissements hospitaliers et aux particuliers ncessiteux. Quant aux appareils il dl\sinfection, nous en avons autoris l'usage dans rtains de l'CS tahlissements tout en en rservant la proprit l'Etat qui les reprendra s'il y a lieu. Esprons, Messieurs, que cette ncessit ne se fera pas sentir. .. A l'intrieur, l'tat sanitaire ne laisse pas d'tre rassurant. Il y a bien eu aux Chardonnires, Cavaillon, des pidmies naissantes et de peu de gravit, mais une intervention ner gique les fit disparatre. A Saint-Marc, une maladie contagieuse de natUl'e plutt anodine et qui a clat la prison, a t enraye, grce il l'isolement des malades et il l'action du Jury mdical. .. Quelle que soit les amliorations d'ordre moral apportes AU rgime des prisons, ces lieux de dtention sont encore loin, au point de vue matriel, de rpondre aux exigences de leur appropriation. La plupart sont il rparer, et quelques-uns veulent tre eutirement reconstruits .. d'autres sont crer. Malheureusement, les ressources du Dpartement des Travaux publics n'ont pas t suflisantes pour lui permettre de faire droit il nos incessantes demandes de rparation. Nous le constatons avec peine; car les rapports que nous recevons, nous signalent le danger n:'sultant de l'et Nat dc choses, grce auquel les d tenus de toutes l'at('goril's n'auraient pas de peine il s'vader si la sllrYeillanl'c e leurs gardiens n'tait de l'e l'ait devenue plus rigoureuse. En aUenanl que soicnt donns les moyens, non seulement .de construire de re,construire des maisons d arl't cl de jttstic, 'nIais encore de modifier srieusement leur situa-

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40 -, lion si contl'aire aux principes de l'hygine,hol'l1ons-noussou haitcr que les rparations signales pal' noits, puissent tre en trepri!les dans un courl dlai. Ce sera le commencement ct'une rdorme nrdcl11menl par le Gouverncmeut, .. .. .. :\Ion Dcpar[emenl poursuil, pal' ailleUl's, la rpression du vaHahondage des enfants et leur ducalion professionnelle par l'Ecole Centrale des AI'ts et :\Itiers, en ce moment en voie de rorganis'aHon. La renaissance actuelle de cet tablissement est en partie l'uYre de ce directeur laborieux, qui y a rtabli la discipline et y assurc ehaquc jour le han fonctionnement des ateliers. Certes, dans cette hranche spciaJe, qui int'!resse un si haut degr industriel el social de la nation, il y a heaucoup faire. Ce (Jui existe en ce moment n'est (flll1 em lll'yon li dvelopper. 1outefois avec le concolll's de MonsieUl' Guiteau, mon Ppartement est parvenu, dans l'espace de quel ques mois, des rsultats qui nous laissent concevoir de lgi times esprances. Ainsi les ateliers, que le dsordre des admi nistrations antrieures avait compltement dpouills, ont l pourvus des outils indispensables par l'achat d'un lot de plus de mille pices (l=stines presque toutes les catgories de mtiers enseigns. Le dortoir, hier encore entirement nu, a reu deux ce'nts lits. Les lves ont des costumes d'ateliers et un unifor me de,grande tenue. Leur alimentation est plus abondante et plus saine; il en est rsult pour eux plus de sant et plus d'en train au travail. Quelques-uns dj deviennent des ouvriers assez habiles. En outre, l'enseignement classique qui, d'aprs une loi vote l'.anne del'l1ire, ne relve plus du Dpartement de l'Ins publique.continue de se donner dans cet tablissement dans des condition.s tou.iours satisfaisantes et les lves suivent les cours avec un amolli' de l'tude qui ne pOUl'l'a que croilre avec le traitement plus humain qui leur est fait. Quoi qu'il en soit, la rorganisation complte de J'Ecole des Arts de veut l'application d'une volont rformatrice constante, et YU les fciihles moyens dont nous disposons, elle ne deviendra un fait accompli qu'aprs Hne suite d'annes laborieuses au cours desquelles, si rien ne drange le plan de 'mon Dpartement, on la verra se former et se poursuivre par amliorations progres sives. Citons, pour finir, l'intresstlnt atelier d,e lythographie r autoris et qui, sous la direction de :\lonsieul' Spilker, est coml11e une annexe Centrale etfol1rnit en grandes (jtian'tits -nos di:\',l's' comptoirs et fahriqties, ces tiquettes multicolores dont quelques unes ne manquent pas d'un certain SOt1C) de l'art. l)rospre, ce qui laisse li penser

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-41 que nos futu,l's lythQgrailes h'uvuillunt \lOul'l'indllstrie, y trou-veront leur gagne-pain. Pour cemplter cet expos spcial, nous sommes heureux de mentionner les rparations qui ont t faites la Cen trale, aux frais de mon Dpartement, tant au corps de btiment principal que dans les ateliers et dans les communs. Ce sont des mesures provisoires, mais elles taient indispensables pOUl' conserver l'tablissement dans un tat matriel relativement satisfaisant; en outre, f,llles n'ont motiv aucune augmentation budgtaire Qu'il nous soit permis de citer enCOl'e l'effort que nous venons de faire pOlir l'Imprim.erie Nationale de Port-au-Prince, la seule, d'ailleurs, qui compte. Vous avez vot, l'anne dernire une al location in faveur de cet tablissement: par ce moyen, son ma triel a t en partie renouvel. Mais l'tat de l'autre partie du vieux matriel qi reste en usage nous fait sentir la ncessit de vous demander encore un pareil acte de sollicitude, dont l'effet sera de mettre cet important tablissement sur un pied tout fait convenable. Les travaux qu'on y excute sont de plus en plus nombreux et viennent de tous les points du pays; cal' il est une sorte de tradition d'aprs laquelle, alors mme qu'il existait d'autres imprimeries nationales dans le pays, celle de la capitale, dj occupe sa propre besogne, se trouvait charge, dans une notable proportion, de la besogne des autres, Cette situation, loin de changer, s'est accentue par suite de la dispa rition des Imprimeries Nationales de la province, sous l'influ ence de causes diverses. Vous djill'opinion de mon Dpartement cet gard: il n'est pas utile de reconstituer ces Imprimeries; les services qu'on en pourrait attendre ne laisseraient pas d'tre insigni fiants en considration des sacdfices que nous coteraient leur rinstallation et le traitement de leur personnel. Du reste, on ne s'aperoit gure de leur absence. la capitale, l'Imprimerie Nationale rpond tous les besoins officiels; il sufitdonc d'en rcndre le fonctionnement encore plus facile et plusc actif pour la mettre cn tat d'excuter non les commandes de l'Etat et des fonctionnaires, mais aussi celles des particuliers qui: lui feraient un rendement de recettes plus aIey .. Relativement aux institutions le Dparment de l'Intriur, nous rien de 1lUltieulier il. vous dire? qu'elles

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42 -veur de l'initiative prive et qu' ce titre, elles sont vraiment intrssantes. Ce sont des uvres d'assistance publique, de charit, de science; c'est par elles qu'on apprend que le dvouement n'est pas entirement absent de notre socit. Qu'il nous suffise de vous le relvement de cel' aines compagnies de pompiers libres, l'achvement de la partie principale de l'hos pice de Jrmie olt bientt les infirmes seront asils, l dvelop, pement des Hospices de Saint Vincent de Paul,de Saint Franois de Sales,celui du Laboratoire de Bactriologie, de l'uvre des consultations gratuites, de l'Observatoire du Petit-Sm,.inaire Collge, etc, etc. En gnral, toutes ces institutions ou se re lvent ou progressent. Elles mritent donc de retenir notre at tention; elles ont besoin de nos encouragements, et vous main tiendrez certainement les allocations qui leur sont annuellement votes, au nom du Pays o elles reprsentent un des c ts les plus consolants de la civilisation moderne. C'est ici pour nous l'occasion 'de rendre un hommage bien mrit au dvouement de ces femmes admirables qui se consacrent avec un si noble souci de servir l'humanit au soulagement de nos malades dans les hpitaux. Les subventions des Communes ne pourront tre supprimes de longtemps encQ!'e. Toutes nos municipalits sans exception souffrent de la prcarit d'une situation matrielle trs pnible: le rendement des impts est pour le moins stationnaire, tandis que croissent les besoins des villes, bien loin encore, toutefois, de I:pondre aux dsiderata du temps prsent. En particulier, la Commune de Port-au-Prince a l'obligation de donner cette ville un aspect en rapport avec sa situation de capitale de la Hpublique. Mais l'aide des pouvoirs puhlics lui est indispen sable. C'est dans cette considration que le Gouvemement ayant le souci de la saluhrit pUblique, sur la' demande de cette municipalit; fut autoris par l'arrt du Prsident d'Hati en date du 11 Fvrier 1913 lui consentir un prt de Six mille dollars destins reconstituer le matriel ncessaire l'entretien de la voierie, et de Vingt six mille gourdes pour couvrir l'in suffisance des ressources affrentes cet objet. Il faut esprer que les Administrations Communales sortiront de leur marasme avec les lments nouveaux qu'y ont introduit les lec tions de Janvier dernier. Ces lections, vous le savez, Messieurs, ont eu lieu dans quarante sept communes et se sont accomplies dans le calme, la du peuple qui y a trouv l'occasion (rcxcrccr l'lI1l de ses droits 1 l' '.

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-43Prs de cinquante Conseils communaux ont OllC t lus Oll complts-, et il est incontestable que certaines villes oilt t heureuses dans leur choix. Les assembles primaires de Gan thier, de Marigot, de Jean-Habel et des Anses--Pitres ont ga lement lu les dputs de ces Communes en remplacement de leurs dputs dcds. Souhaitons, ds maintenant, que les lec tions lgislatives gnrales qui se feront ds le 10 Janvier 1914 viennent confirmr le gouvemcment et le peuple dans cette pense que lellr accord tant qu'il se maintiendra par la paix puhlique, ne peut pi'ouire que e:; fruits utiles il la Hunt. Tel est aussi le rsultat du contrte sel"leux de nos divers services. Nous l'ayons bien YU en ce qui concerne l'clairage lectrique des villes de Port-au-Prince, du Cap, des Gonaves. :\Ion Dpartement a eu des luttes soutenir pour obtenir que l'clairage des difices et btimenls publics fut reconnu l'Etat selon les dispositions contractuelles; d'autre part, sa cause ga gne, il fallait que cet clairage spcial devint un fait pli: de l de nouvelles difficults; aujourd'hui, elles sont com pltement aplanies; pleine satisfaction nous a t donne tant il Port-au-Prince qu'au Cap et aux Gonayss. Le contrle de nos ingnieurs, en ce qui a trait l'observance des prescriptions de scurit et au bun rendement de l'exploitation lectrique, s'est exerc avec ayantage partout. A part les inconvnients or dinaires rsultant des lampes non allumes, les compagnies exploitants ont eu dplorer quelques accidents de machines et autres fort prjudiciables leurs intrts. Malgr toute notre bonne volont et notre esprit de conciliation, il nous a t possible de considrer ces accidents, dus il la ngligence ou il rimprvoyance de lell!' personnel technique, comme des cas de force majeure o elles seraient exonres de l'amende prvue dans leur contrat!';. Quoique nous eussions aim ne pas avoir svir, c'est donc en tolIte justice que nous les ayons frappes. En consquence, du mois de Mai 1912 au mois de Fvrier 1913, la somme des conomies ralises de ce chef en fayeur de l'E tat s'lvent Or am. P. 5.986,70. Mon Dpartement, dsireux, par ailleurs, de voir l'clairage des rues, ne tardera pas mettre aux mains de ses lectriciens les instrumeuts pI"Oprcs il nU'surer l'intensit(' de la lumire; en par une rcente dcision du Conseil des Secrtaires d'Etat. il 11 dcid pour b ville de une augmentation de cinquante deux mille bougies, grce auxquelles se dissiperont le clair obscur o sont encore plonges certaines rues et l'obs curit compIt'!e d'une partie des

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jug suffisante, quant prsent, pour sivl'ele dveloppe ment considrable des quartiers excentriques de ln capitale', .. .. La sollicitude du G:>uvernement pOUl' n:Js m'baines complte celle qu'il accorde aux masses nu'ales, POUl' mieux connatre les unes et les autres, Illon Dp:lrtement a entrepris de faire le relev de la population de nos villes et de nos campagnes, A cet efl'et, le recensement qu'il ordonna, il y a plus d'un an, se poursuit, mais trop lentement son gr, Jusqu' prsent, seules ont rpondu notre attente les communes de Jt'mie, Chardonnires, Milot, Saint-Louis da Sud, Croix-des Bouquets, les Anglais, Grande-Saline, Lascahohas, les Cteaux, Bombardopolis et lvuillon, Les autres lie manqueront certes pas de suivre ce bon exemple; c'est du reste une obligation que leur fait le lgislateur dans une sage disposition de la loi sur les conseils communaux. Mais nous sentons que cette obligation n'est pas encore bien comprise ou que l'on attribue son objet le caractre d'une formalit superflue. S'il en tait vraiment ainsi, ce serait une regreLtable erreur, Il faut que le chiffre de la pupulation d'Hati cesse d'tre la simple expression de nos suppositions plus ou moins gnreuses pour devenir une ralit sociologique d'une indubitable importance, .. .. Notre ignorance de la fortune imm:>bilire d.e l'Etat est pres que gale celle de la valeur numrique de la collectivit ha tienne. Aussi nos efforts pour la faire cesser entirement sont-ils sollicits par tous les faits qui intressent le service des do maines. ,Les revenus domaniaux et le cadastre ont particulirement mrit examen. Ayant remarqu une dcroissance des rev.etius, )Jous en avons recherch les causes pour y remdier, ct, nous avons aussi tent quelque chose p('lur l'tablissement du cadastre (bnt l'ahsence est, dans notre organisation admi nistrative, ,une grande lacune combler, En ce qui concerne les revenus, nous prparons une loi pour modifier quelques-unes des dispositions de celle du 21 Aot 1908. Nous nous sommes arrt2 cela, en raison des difficults ren contres presque partout la fin du dernier exercice budgtaire dans la des droits dc fermage dus 'pal' les occupants des biens domaniaux. Disons-le sans amhages: l'Etat s'cst trou v en'prsencc de, ferucl:s.la plupar,t insol mbles et contre lesquels les clc'tf:l,loi pcuven,t'tr fficurnent appliques,

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A l'avenir, cette branche de recettes, avec la tarification nou velle que nous voulons tablir, sera certainement plus pro ductive. Pour commencer la confection du cadastre, nous avons ins titu, ds le 30 Novembre de l'anne dernire, des commissions dans toutes les villes de la Rpublique. Le zle et la bonne vo lont que ces commissions promettent de dployer, nous font esprer, malgr l'insuflisance des fonds allous pour le cadastre, que ce travail, il l'excution duquel nous veillerons, sera con duit il honne fin. Yu les investigations et les oprations aux quelles les commissions doivent se livrer pour faire le relev et dresser les tats des biens pouvant se trouver, dans leurs cir conscriptions respectives, nous prvoyons que la dure du tel11:>s il de la tche qui leur est c:>afi tre plusieurs annes. D3.ns cette prvi sion, avons p:>rt au lllld,qct de l'exercice prochain une nouvelle allocation dont le chiffre est le mme que celui de la' s:>a1me inscrite au budget de l'exercice une faible p3.rtie a t dpense .. .. .. Ainsi donc, :\Iessieurs, au point de vue administratif, l'anne n'a pas t infructueuse. Or, mettant profit notre exprience des faiblesses de la lgislation oit .se trouvent dfinies les di verses affi.lres ressortissant au :\Iinistre de l'Intrieur, nous prparons, outre la loi sur le rtablissement de la Prfecture de police et l'elle qui modifiera la loi domaniale, plusieurs autres lois modificatives d'intrt gnral et relatives aux op rations lectorales, aux Conseils communaux. Elles seront" soumises en temps utile vos hautes Convaincu n('anl1lOins que la lettre de la loi n'est pas tout ou mme n'est rien sans l'action qui la vivifie, nous avons dploy autant d'nergie que possible pour assurer le respect de la volont nationale en ce qui touche les intrts suprieurs con fis hotre garde. L'excution de la loi sur les Syriens a m rit notre spciale diligence. Une des plus lgitimes proc cupations du Gouvernement tant d'obir aux injonctions patriotiques drives de l'esprit intgral de celte loi, surtout la suite d'vnements o l'influence de la colonie syrienne n'tait que trop vidente, nous fmes amens prendre, dans la plnitude de nos droits, des mesures de prservation sociale qui ont atteint ces dangereux. L'effet heureux de ces mesures/a t de sllite ressenti paliout. Le commerce national en a tir profit; en attendant s complte restauration, il y trouve une garantie srieuse pour son dveloppement futllf.

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Tout le monde a vu cette occasion la conduite des Syriens qui se rclamaient hypocritement de la nationalit hatienne, en se prvalant de titres frauduleusement acquis ou essentiellement nuls. Se solidarisant avec leurs congnres dans une hos pitalit irrductible, ils se firent les agents actifs d'une conspiration, d'un attentat il la sret de l'Etat. Mais ils se tromprent en escomptant une faiblesse du Gouvernement qui n'existait que dans lem' imagination. Comment, il cet gard, le Gouvernement pourrait-il tre impuissant, puisqu'il df('nd l('s prro gatives incommutables de ses nationaux ct que ceux-ci, le sachant bien, ne peuvent pas se dsintresser d'une question aussi capitale et o c'est notre droit il l'existence mme qui est en jeu? Fort donc de l'appui de l'opinion et des preuves re cueillies, nous n'avons hsit il faire notre devoir en expulsant du territoire de la Hpublique beaucoup d'lments nuisibles, Syriens ou autres. Or, Ull doute sur le caractre subversif des luenes syriennes que nous en sedons bien vite sorti, par la suite, en envisageant la situation p::>litique extrieure. Car ils essayrent de l'aggraver de connivence avec un groupe de nos concitoyens qui s'enfuirent l'tranger il une poque o le peuple entier fut deb:mt pOUl' chtier les crimes et purger hontes de l'administration dont ils furent les reprsentants les plus qualifis. Depuis se constitua cette association exploite par les Hatiens vivant il la .TannIque, il Curaao et il N ewYork, rien n'a t pargn ni par les uns ni par les autres pour trouhIer l'ordl'e public et priver le pays de cette paix dont il a un si grand besoin. Mais la vigilance du Gouvernement ne saurait tre surprise, son ne peut tre amollie, ni son exprience trompe. Il 'veille et ne laissera pas le champ libre il nos exploiteurs qui conspirent, m::>ins encore contre lui que contre le rgime de probit administrative et la mthode de relvement national dont il a jUl' de poursuivre l'application pour la rformation de nos murs publiques, la dignit et l'honneur de la Na.tion. Quelques hatiens tant rentrs dans le pays sous la haute protection de Son Excellenee le Prsident de la Rpublique, croyaient pouvoir abuser de sa bont; ils ont vite fait de montrer qu'ils taient privs de sentiment de gratitude. Mconnaissant toute rgle de conduite morale et se trompant sur le silence du peuple, qu'ils eurent la faiblesse de croire in conscient et oublieux des torts'qu'eux etleurs pareils lui avaient faits, ils s'oublirent jusqu' tramer un complot, sans aucune excuse avouable, uniquement en haine du bien qui se ralise actuellement dans toutes les branches de l'Administration pu .. bU'lue.

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-1l Dans ces malheureuses circonstances avons agi fermement, mais sans oublier le respect d aux principes que prconise le Gouvernement. Les coupables, recherchs par la police judiciaire, sont aux mains de la justice appele punir leur tmraire entreprise. Bien tmraire nous parait-elle en dTet, ct bien criminelle, lorsque tout le monde prouve le besoin 'une longne priode de stahilitl; que le pays, press de tous ct's par la civilisation trangre, rclame des rformes srieuses dans son organisation intrieure; qu'il revient de jour en jour SUl" les erreurs passes; qu'il fait, en ce moment, l'essai d'une administration honnte et d'une politique vraiment nationale. :\Ialheur il qui meonnait un sentiment populaire si profond! On a vu avec quelle unanimit et quelle spontanit il s'est traduit pendant le voyage effectu, l'anne dernire,par le Chef de l'Etat dans une partie du pays: au Cap, il la Grande-Hivire, au Trou, aussi bien qu' Port-de-Paix et aux Gonaves, le peuple, en de belles ovations, manifesta directement au Pre mier Magistrat de la Hpublique, son enthousiasme et son 10valisme. Ce sentiment gnral, :\Iessienrs, encore d'autres, a plusieurs modes d.e manifestation qui nous rassurent et fortifient notre contia.nee en l'avenir. Parmi les meilleurs et les plus sincres, il nous plait de noter l'harmonie des rapports existant entre le Pouvoir Excutif et le Pouvoir Lgislatif que vous reprsentez. Il y a une base solide pour notre uvre commune qui est la restauration des ruines matrielles et morales accumules au sein de notre malheureuse patrie. Puissent dans cette noble pense et ce but lev, nos efforts se marier et notre accord se maintenir! Le salut commun dpend de l'entente loyale des grands Corps de l'Etat autant que du travail des nergies individuelles. SEYMOVR PRADEL,

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-48TRA VAUX PUBLICS Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Au cours de cet exercice hudgtaire, le .Dpartement des Travaux publics a tch d'amliorer le plus possihle la pni hIe situation qu'il V;lUS a signale l'anne dernire. Si les allocations prvues au budget ont t insuffisantes pour tout le bien ncessaire, il ne s'est pas. moins efl'orc d'en faire le meilleur usage, en les consacrant aux travaux les plus urgents et en les employant avec mesure. A la Capitale, la rfection de l'A. venue Jol111 Brown est ntame et confie un Ingnieur du Gouvernement. Cette rue, rune des artres principales de la ville de Port-au-Prince tait crevasse et impropre la circulation. Elle est maintenant pm ticable dans sa plus grande partie, et la rparation entire doit en tre poursuivie. Le Dpartement n'a pas manqu de pourvoir galement l'entretien des routes publiques et des chemins vicinaux pour faciliter le transport des produits et rendre plus aise la communication des villes et des campagnes. Les Commandants militaires taient bien placs pour donner cette tche lem' part de c:mtrihution. Sur un pressant appel qui leur a t adress dans une circulaire en date du 8 Janvier 1913, ils v ont dploy leur zle et leur dvouement, et avec les outiis qui leur ont t expdis, ces routes ont t rpares dans plu sieurs rgions d Pays. Il est juste qu'un hommage public soit ici rendu au Commandant de l'Arrondissement de Lascahobas qui, avec un faible contingent d'hommes, a ouvert la route de Bois-Joli et applani l'accs abrupt et accident du morne Bel'l1aco, dans la Commune de Thomonde. Les obsta cles naturels qu'il a rencontrs ne l'ont pas dcourag un instant, sr qu'il tait d'aider au dveloppement de ses administrs. Le mme soin a t accord aux difices publics, aux ponts, marchs. aux wharfs qu'il importait de reconstruire, d'achever,ou de restaurer pour les sauver d'une ruine inuninen te, Le Dpartement croit avoir obtenu quelques rsultats dans ce sens, en utilisant ses ressources btldgtaires: le Crdit extraordinaire du 23 Fvrier 1912, et le Crdit extraordinaire du 20 Aot 1912(lue motivrent les dgats occasionns par l'inoubliable catastrophe du 8 Aot 1912.

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iD --Sa prcmit"rc pcnse a d de donner il la Hpublique un :'-Ial'ional digne dc cc nom, appropri il notrc climat. Selon le dsir que V(HIS en ayez exprim et quc partagea entirement le Gouvernement, cette' reeonsLruetion a t mise au concours. Plusicurs soumissionnaires y onL particip. Aprs l'exposition des divers plans dans lllU" salle dl' la Chamhre des Heprsen L:l11ts, le .1 Il l'y COlllpOS:: dll Conseil de!, Seerl'taires d'EtaL, fix son choix. Des travaux onL l'L elI<.,etul's, Port-au-Prince: aux six minh:Ll'res, aux hiels dl' l'arrondisselllent et de la place, aux h menLs logeanL le deuxit"mc hataillon dl' la Hformc, il di vers hureaux puhli('s, au bureau des Archiyes, il l'Hpital miIitaire, il l'Hospiee Saint-VincenL de Paul. Le Dpartement a procdl' il la dl' la Plaee, des alles Nord et EsL du hli des casernes_ il Peu-cIe-Chose, et pensl' il l'difier l'Ecole Elie Duhois ('n voie de eonstruction. Il a achev l'htel dl' l'arrondisseml'Il L de Logane ct le pont Salomon aux Caycs. Il eontinue la rl'paralion du pont dc .Jrmie,de celui de l'Anse-il-Yeau, la eonstrw:tion de l'l'l'ole nationale de garo-ns aux Gonavrs, du hureau du porL, de la douane, de l'Adminis-lration-des finanees, il :\Iiragone,-du hureau du port d'Aquin, du wlmrf, du hl1l'eau du porL eL d la prison de Petit-Gove. Des travaux-non moins importants ont eu lieu au mareh Cluny, il la rue du Quai Saint-Louis, au ",hari' de la douane du Cap Hatien, il la prison, il l'eole de garons et dcs Surs de Forl jjhert, aux ponts Piyatle et Paroy dans le :'-Ionl, la prison des Cayes, eL il diverses l'glises selon les prvisions hudgtaires. :\Iais il l'Il exisLe d'autres qui n'onL pu Lre entrepris, faute de disponihili tl'S du Trsor puhlie. Cepcndant, leur ncessit est indniahle. Elle m'a t't rvle par difl'rents rapports qui m'ont (>t adresss, ct lors dc la tourne de Son Execllencc le Prsident d'Hati dans le :'-lord. Xagul're, cneOl:e, elle a clat mes yeux pcndanlun voyage que j'ai fait dans le Sud avec mon col lgue des Helations Extrieures. Elles.sont innombrables, Messieurs les Snateurs, :\Iessieurs les Dputs, les prisons qui ne sont rien moins qu'l'eurantes. Les pnalits qu'entranent les crimes et les dlits s'en trouvent parfois fort attnues et sou vent inappliques; quand elles suivent leur cours, c'est poi1r s'aggraYcr dc la rigueur des intempries auxquelles restent ex poss les dtenus dans les lieux dc rclusion sans toit, sans pOl tes, aux panneaux dlahrs. :\Ion Dprirtemcnt s'est mu de cet tat de fait ct a song il un mode d'organisation qui aurait pour efl'et d'assurer la fois le fonctionnement normal de rgime pnitentiaire et de ncessiter des dpenses moins gmndes. II s'agirait de btir des prisons centrales dans les villes o sigent

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-:l0 tes tribunaux civils et des dpts dans les communes aux trihu-naux de paix. Les wharfs qui desservent nos ports ne sont gure mieux. Sans doute, quelques-uns ont de restaurs, mais sont encore dtriors ou ont disparu. Le wharf dl' Port-lie-Paix, en bton de riment,avcc dcs fers et des poutrcs uSl'S prO\'l'IHIlIl dl' l'ancien wharf, est si defectueux et si peu solide,que Il' l'apport d'un de nos In(fnicurs a conelu il sa rl'l'onst\'udion. Celui des n Gonaves ct celui dcs Caycs sont l'gaIement il \'l'Iahlir. 11 ya 1:"1 une situation dont nc sauraient sc dl'sintl'ressl'r les grands Pouvoirs publics. Si elle dure, J'esso\' commercial dl' ces villes sera enray ct notre dl'n'lo]>pcm('lll l'conomique en \'l'ssentira lin funeste contre-coup. Cette \'l'l1tualitl' est il \'edoute\', d'autant plus que les ressources du Trsor n'ont pas permis davantage d'entamer le dragage de nos ports. Il convient d'y ohvic\', et j'en appelle votrc haut souci des intt'n\ts nationaux pOli\' avoir les moyens de l'viter. Nos rivires, en majcure partie, laisses all seul caprice cours dsordonn, au lieu d'trc toujours des forces hienfai santes et fcondes, sont souvent dcs ll'ments de minc el de dl' solation. Des cris de dtresse sc sont levs, hil'n des fois, dans des rgions qui, inondes par leurs dhordements prio,.diqucs, durent solliciter le secours du Gouvernement; les eaux dl' l'Esler, parexemplc, sont un danger perptucl qui menace les ha,hitanls du Borgne. Aux heu\'es des crues ahondantes, clics s'augmentcnt de la grande Hivire du Borgne qui ahandonne constamment son lit et a dj envahi le'cimetire dd'cndl'oil.lI imi)orle que nos rivires soient canalises et endigul'es el il n'ira pas trop de votre sollicitude p.our les populations qui en ptissent, si l'Ile me met en mesure d'y pourvoir. Messieurs les Snateurs, les Dpuls, le DpartenH.'n t a tenu fermement l'ohservance de nos contrats de conccssion. Il ne fallait pas surtout qu'ils manquassent il leur hut d'utilill' publique et ne rpondissent point la pensl'e qui porta le vernement les conclure. A.ussi,ai-je cu il rclamer des travaux complmentaires pourle parachyemelit d'ouvrages dj et certaines modifications dcs entreprises en cours d'exl'cu tion, sans altrer les dauses fondamentales o sont slipull'es les obligations des parties contractanles. A.insi ayantl'l avisl' que le syphon et le hief du Bassin-{l':'nl'ral l'laient ahms, sur le rapparl d'une commission d'IngC'nieul's, j'ai ohtenu du concessionnaire, A. :\1. Archer, la l'l,rection des dl'fectl\osits signales. Vne nouvelle transaction est faite avec la (am pngnie hatienne de construction. Dans le contrat du '27 At HllO ct dans la convention des {) et 10 Octol)1'e Hill, il est Pl'l'YU en sa faYeur, la

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;')1-Iransfol'malon des rues el dt's ct lia is de la Ca pi LaIe. Ses tra"auxj t'Il s'cn tenant l'intel'])l'l'talion rigoureuse de l'cLIc stipulation, l'mhrassaieut donc toutes les arll'I'l'S dl' Port-au-Prince el taienl appell's il engager des droits dont on ne pounlil pryoir l'af franchissement dans un dlai dtermin. Il s'agissait de les restreindre cl de les fixer ayec prl'cision. C'est il CIuoi le (louyer nement a song. Suivant ael'onl avec la Compapllie, la rfection des rues et des (Iuais est limitl'c dans la zone entre les rues des Csars ct des Casl'l'lll's,dans celle entre la mer et la rue Lamant', sans prjudice,des rues ici dsignl'es. La somme qui y esL cOll sacrt' sl'll'yel'a il Si.r ('('lIt will/' ([olla/'s or amricain, sans compter les valeurs qu"cIL' aura tOllchl'l's jusqu"au jour o, comllle je me plais il Jespl'rer, vous voudrez hien sanctionner cctte transoction que j"aurai l'honneur de sonmeLti'c bientt vos sages dlihrations, La coneessioll devra prt'ndrt' fin dans deux annl'CS ct demie, partir du moment o la loi dl' sanction de la ('onventinn st'ra l)lollllllg!lt'e. Pour ls clullIssl'es des rues en hton de eilllelll,le prix l'st Iv Illl;llle qlll' n'lui qui a l'Ii> a'rt a \'el' la Compagn il' lps!) cL 10 Oc! (lhn' Hill. I.es a uLrl's travaux de construction lui seronL pa'yl's au prix convenu dans le contrat du 2 Aot H110, En attendant, elle continue il travailler il la l'ile Bonl1e-Foi, il la rue des FronLs-Forls et il la place du Panthon 'La consLruction d'lin nWl'c'hl' en fel' aux Cayes eL la rpara tion des principales rues de cette ville, dont jIcssieurs Hoherts Dutton sonL les concessionnaires, sont en "oie d'avancement. D'autre part, aprl's des pourparlers a\'Cc jlonsieur Bm:jon, con(;essionnail'l' de l'l'Lahlissemenl d'ulll' jetl'(' au porl de ,/aemel, ('elui-ci a consenti, cOnfOrl11l'nwllt il la dl'cision du Conseil des Secrtaires d'Elal, il faire cellp jetl'e de 1;){)111 dl' long sur 12 de large en prolongation du grand hras du wharf de la ville. IlIa munira d'une dfense en hois, posera des amarres pour l'ac costage de dcx IHlvires ct procdera il un lnlYail de dragage jUgl' ncessaire par les Ingniel11's :\Iathon et :\Iax.imilien qui ont t chargs d'examiner les plans soumis il ccl l'gard mon approbation. La concession s'excute actuellement dans e sens. Il y a, cela, l'avantage pOl11' l'dat de satisfaire un douhle hesoin de la population de Jacmel, sans tre forc de recourir il des afl'ectations autres ue celles qui' ont t alloues en garantie du contral, puisque rconomie n'en a pas l change, Le DparLement n'a pas apporll' 1111 souci moindre il actiyel' des ('ntreprises d'une l'gale importance. La reconsLruction du Canal d'Avezac destin il l'irrigation d'une partie de la plaine des Cayes l'st ac he"p et acceple sUI' le certificat c arg de la-controler. Le trihunal civil, la douane et le bureau. port que :\Ionsieur A. JI. Archer s'tait engag il difier ilS lu mme "ille, en supplment de son contrat et sans de

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-:>2 -louveaux frais pOLIr le pays ont t remis le premier il mon collgue de la Justice, le second Illon colll'gue des Financl's, et le troisime il mon colll'gue de la :\larille. Ces trois difices q.uerai eu l'occasion de visiter un rcent Yoyagt',sonl sol:des, confortables et pourvus de comlllodit0s appropril'es il leur des tination. Le ean:d d'AYe_zuc est un (lll\Tage grandiose, compos d'un immense barrage dl' d'eu u, dl' ponts, de pOlH't'a u x, d'aqueducs, de canaux ct de bassins de distribulion; mais Ulll' surveillance spciale ct un entretien constant lui sont nl'ces saires. Le Dpartement des Trayaux puhlics el celui de l'Agri culture ne pouvant en faire les frais,ayait d inyiler le Dl'Jl>gUl' du Gouvernement aux Cm'es il hien vouloir s'adresser, confor mment aux tel:mes de l'ai'ticle li du Code l'mal, aux propril' taires du lieu qui sont tout dsignl's pour Cl' soin, puisqu'ils sont les premiers il avoir la jouissance el I.e hl'nl'fice de l'eau. )Ialgr son dsir ct les ordres qu'il donna en consquelH'e, U11 technicien accepta seul il s'en charger, en aHendant qu'il rel:ut rgulirement des moluments pour celte fonclion. J"t'xprime ici volontiers le souhait qu'une loi vienne fixer une la xe il cet gard. Impose aux l;gions o se sont efl"eelul'S des travaux d'irrigation, elle ddommagerait l'Etat des l'normes dl'penses qu'il y a consenties et sen'irait de garantie des canalisations analogues, La rfection du service hydrauliquE' de .lacmel a l't entame ds que les trois centimes or sur le tahac afl'ecLt-s au contrat sont devenus lihres. Le procb;-yerhal d'inauguralion a ll' expdi au Dpartcment par l'Administratcur des finances de )"en_ droit. Djil, en vertu de la eonycntion dl'S !)l'11O Octohrc 1!1l1 :\IonsieUl: Adrien Boucard a acquis pour l'Elat )"c.:'difice qu'il avait promis de fournir en SUppll'I1H-'l1l dl' sa cOIH'('ssion, ('l qUi sert prsentement de local HU Trihunal ciyil de c('lle juridiction. :\lonsieurPaul Perraud poursuit la construction de la Cathdrale de Port-au-Prince. Des difIieults s'taient soule\'l'l's entre lui et le Gouvernement hatien. Il demandai t pou r con tinucr l'ornementation de l'glise un versement de Cillq mille dol/urs sur un solde de mi/Ir!. dol/ars ('l'nlimes or aInl'ricain. Le Dpartement estima que la valeur tait trop levl'c et que el' paie ment serait prmatur, en raison mme de la somme immense dj touche par l'entrepreneur et il laquelle ne rpondait pas l'tat de l'difice. Aprs un change de correspondance il cc propos, deux commissions d'expertise furent nommes. Leurs l'apports conclurent il la ncessit d'une eonyention ui, pour les-deux parties, que des yerscments prcisc.:'ment valus s'effectuerait poltr des travaux nellemeilt indiqul's ct au fur et mesure de leur excution. Un accord dans ce sens est survenu que je m'empresserai de prsenter votre apprcia-

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tion. La constnlction du pont de l'Ester confie Monsieur Hobert David continue. D'autre_s entrepreneurs ont t rappels une dernire fois au sentiment de leurs engagements, faute de quoi, ils seront dfrs la Justice. Tel est le cas de Monsieur Anglade, charg de l'rection d'une fontaine monumentale Aquin. les Snateurs, :\Iessieurs les Dputs, la ncessit est grande celle place. ,Je Ile manquerai pas de les sou l1ll'llre il yolre examen, S('}'uicl' Hydrauliqlle. Des tranmx de canalisation hydraulique ont t entrepris Bizolon pour augmenter l'alimentation d'eau de la Capitale. Le mauvais l'tat du Hl'seau hydraulique de Port-au-Prince s'tait aggrav; ll's sources dl' Leelerc, de Turgeau, de Plaisance l'taient ret'.onnlll'S inslllIisanles; l'eau devenait de plus en plus rare; la sl,t'.heresse qui lait appele rendre cette situalion pluspl'nihle; les grands yentscommenaient soumer. OU'lIn inl'l'ndie l'c1all, c'laienl invitahlement des ruines et le (li'saslre; on Ill' pou vai t s'cm pcher de su pputer celle conjecture. Ll's ahonns las de se plaindre ct de s'adresser cn vain au Dl'partemenl pour ohtl'nir rgulil'rement en quanla J'cau qu'ils receyaienl par inlermllence ct par portion congrue, en l'taienl alTiYl'S il refuser de payer le montant de leurs ahon nl'n1l'nts ; et les l'l'celles du Hl'scau diminuaient cl des contes talions frl'quenles s'll'yaient l'ntre eux el la direetion duSer "iel'. Il incomhail au houYl'rnemenl (l'ayisel' immdiatement aux nH'SUI'l'S propres il satisfaire la ville de Port-au'-Prince im patiente d'un mal qui lui pesait. Dans un rapport en date du .Ianvil'r au Prsident d'l-hti, je le lui signalai. Son Excel lence nHllut hien prendre d'urgence, le IX Janvier 1\H3, un. Arn\tl' ouvrant il 1110n Dt'par'-ement un ,crdit <,xlraordinnil'l' qui devrait ml' pt'rlllellre de l'apler les sources de Bizolon, de Il's amener l'Il ville et de cn Illl\me temps la route, en allendanl que s'opnt la rfection totale du Service Hydraulique mise enadiudication, Cet Arrt sera sOlll}lis vos sages Iil'librations. C<,st ici l'occasion pour moi d'attirer votre attcn-

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Hon sur les difficults qu'occasionnent, lorsqu'il s'agit de les uppliquer, la loi sur l'adjudication et la loi sur l'expropriation force pOUl' cause d'utilit 'puhlique. Aussi ai-je d demander il la docte Compagnie qu'est la Socit de Lgislation de les examiner pOUl' y apporter des modifications ncessaires. Le Service Hydrauliquc dcs Gonaves est aussi dsorganisl' que celui de la Capitale. L'Ingnieur Cauvin, dlgu pour nll' SUl' les rparations qui lui conviennent, a conclu au besoin de le refaire entirement. Le hassin dc captation est dl'couvert et expos aux pires impurets; le n:'se)"\"oil' est sale; les tunmx il ras de terre charrient uile l'au l'uleail'l' insaluh)'{' ct desservent six rues il pl'illl' dt' la ville. Ll' I)('partement n'l'st ,pas rest indiffrent il lin tal dc choses oil entl'cntl'n jcu 1 gine et la sant dl' toute une population el a aux moyens dl' l'uml iorl'I'. S('/"lJi('(' Telegmphiqlll' 1'1'/Tl'd/"('. :\lalgr la dtrioration du Hseau tlgraphique terrestre les appareils fonctionnent encore assez bien. Sans doute les interruptions sont assez frquentes; mais dl's qu'clics se produisent les lignes sont immdiatement r('pares, la communication est vite et la dpche est transmise il destination avec nIpidil. (Jrce il l'aetivit qui s'y dploie et au contrle srieux Cfui s'y exerce, il est obtenu des postes un meilleur rendement, et une difl'rence notable sc constate entre lcs l'l'celtes de l'e xercee HH '-1912 et celles de l'exercice courant. Ainsi l'anne dernire les recettes, sont montl'es (i. :n.:m2.10 en monnaie nationale ct il P. :3. Hi,l.22 en 01' aml'ricain, soit lllU' 1ll0\'CIllH' annuelle de (i. 2, (jW.ot en monnaie nationale et de P. 21i:t(i en or amricain. Les quatre Illois sl'ulellll'nt de l'exl'ITee en cours ( HH2-1!l1:3) ont rapportl' (i. l:UO:t:3:) en monnaie nationale et P.1.(ifi8.21en or amricain, d'o Ullt' mon'nl1C men suelle de G. en monnaie nationale et de il. -1 li'()(i en or amricain. Il ya dOllt' par Illois, il l'actif dl' la (]irecLion ac tuelle une plus-value de C;. en monnaie nationale ct de P. en or amricain. C'est l un rsultat mas on peut attendre d'u. Yantage d'une yoie de cJmmuneation si importante tant au point de Yue o1Hcicl que priy(\ d'autant plus qUl' quatorze nou "eaux postes ont t tahlis pour obvier il l'ins,lllisanre du Hseau. Il cOlniient nOll seulement dl' renollvell'r le matriel ac mas (l'CH treprend re complte d li lh:'seau
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Ull'l1lins dl' {el'. LnsliluliQIl des Chcmins c fer est implante chez IlOUS. En etl'et, avec l'achvement complet et l'accepta tion olliciclle des deuxsections'Cap-Grande-RiYireet GonavesEnnery, on peut noter, l'encontre de ce que nous ayons cons tal l'annc dernire que l'exploitation de nos voies ferres est par dcux Compagnies: l'ancienne Compagnie des Che mins dc fer de la Plaine du Cul-de-Sac et la Compagnie Nationale des Chemins de fer d'Hati qui poursuit encore, d'une active, les travaux de construction des principales sec tions reprsentant l'ensemble de son entreprise. Pour avoir un expos exaet de ce qui constitue nos voies ferres, il convient de mentionner, cot de ces deux Compagnies, l'existence du Chemin de fer arien du, Dpartement du ::\'ord-Ouesl qui rend d'appreiables services au transport des dl'nrl'l'S de l'elle rgion; et aussi l'lblissement rcent des tramways desservant le bord de mer de la ville des Cayes. Ces deux, dernire" institutions sont organises par des baux ferme et fOli.cticnnent wns at:Clille charbc de la part de l'Etat. Ainsi donc: d'une faon gnrale, l'institution des Chemins de l'cr a fait chez nOlis un progrs assez notable, :\Iais Hlas 1 a <[uel prix '? Ils sont immenses les sacrifices qui ont t consen lis en Cl'llf occasion anlllt l'tahlissement du Go';yernement prcdent. Et ce sera dans un temps hien loign et avec la paix que le dveloppement de notre sol nous permettra de nous rendre compte des bienfaits conomiques de l'institu tion des voies ferre:;. ::\'os marchs et nos diffrents centres de production seront relis entre eux par des communications fr quentes et rapides, Les l1lurs de nos c.ampagnards seront po lices el un plus grand nomhre de nos citoyens comprendront qu'il faut tourner leurs efforts vers le travail de la terre et alors notre agriclllture deyiendra plus florissante; ce sera l, la seule -compensation aux lourdes charges qui gryent actuellementles finane('s de la Hpuhlique. Dpartement atHluel sont confis le haut c.ontrole et la haute protection des Compagnies de Chemins de fer a suivi d'un il attentif leurs tra';aux, leur organisation ct leur mode de fonctionnement. L'exploitation de la P. C. S. selon les rapports .motivs de nos Commissaires du Gouyernement prs cette Compagnie. n'est pas des plus satisfaisantes. Ses diffrentes bra.nches de S('J'vice sonl dans un lat qui laisse beaucoup dsirer et autoriseraient mon Dparlement il adopter dcs mesures assez ri gourcuses. l\Iais notre roll' n'cst pas de mettre en pl'il une uvre l'on a il est bien plus grand2

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-.. 3libien plus noble: c'est celui d'encourager une entreprise qui est en somme fort" uti le l'intrt .de tous. C'est pourquoi; dans l'exercice de notre contrle sur cette exploitation, ayantremarqu que la priode de dclin qu'clle traverse actuellement. est due pltisieurs causes qui sont indpendantes dela: volont de ses Administrateurs, mon Dpm'_ tement a pcns.qul convient de temporiser, d'attendre qu'ils puissent se ressaisir et. reconstituer les finances de la Comptt gnie par le placement des nouvelles obligations mises en cou vertm:e du solde dbitel' de la construction' de la ligne CalTe four-Logne. Par ainsi la P, C.S. pense qu'clic pourra rorganiser ses diverses branches de service et ahoutir enfin il la mise en uvre de toules les mesures que le Corps Lgislatif a adoptes en SH faveur au cours de la dernit\re session, c'cst-il dire il l'lectrification dl' ses tramways, il l'adoption des mmes tarifs que ceux. qui Qnt l'tl' yotl;S pour la Compagnie Xationale des Chemins de fer dJ-Iati, cl enfin dl' de la voie Carrefour-Leogne. En attendant voyons Cl' 'Ille le Lrafic dl' Cl'ILe l'xploitatron a lbnn comnH' p:H1r l'annl'c qui vicnt dl' s;coull'I': Entre Sortie. ToTal ... .............. 7.!WO Lonnes ;').7;'):3 ... 1:Ui:i3 Lonncs BeceLLes du l'l'et: (i: :l.2L'),7;,) 0\' 1O.7!H,!'K. Bendemenl de la tonne tmnsporte 272 Passllges l/'lI/1sjJU/'l!:s 1re. et 2me. classe 3e. :w 90AR' Total BeceLLes des Passage'!,:.; Total des recclles gou l'des P. (:i8,(j:23,(iU ... 10.'). li 1.11 Total des nfcelles 01' ....... Xombre de' Lrains .... Kilomtres parcourus 1.781 ... 83.000

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3i Rendement ml traiIl unit Passages ...... Frt Total. ..... ............... 20.858 .. II Ll(i:'\E POlrr-.\L'-PHI:":!l'dcs. HendemenL par tonne' .. .Hm.O!> 2.S:i p((Ss,((gers tr((lIspurts. lre. eL 2me. classe dassl' Total HereLLes (Jaunies :\omhre de trains Kilomtres parcourus. Bendenll'nl :lU train unil('; Passagers Frcl Tolal .5()'(i88.2;) -U188 50.0()() Hel'ctle aukilomlre lrain Passagers ...... Fret. .. folal 1.(jG5 tonnes. .... 84U 2.508 tonnes ., ;).mm el-l2.;'1H .. 21S:J'()(i 11.:3()I 1 ... 1:35 12/S()-! lin (-j{);) III. LHi:'\E DES TII,\:\IW.\YS :\ombrc,de trains Kilollll'lres parl'oll l'liS l >assagers LransporL('s HeeeHes gourdes HeeeHe au train unit. Heecltes au kilomttre train. G. O.80n 10fi.:lOO 1. 8G.3 .U.')

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Entre Sortie IY.DE TOllllage trallsport. Total 2.RH lonnes 7.C18 (( HeceHes du Frl Hendcment par lonne (,. 23.3();)).;(j (( Paswye/'s 1/,({[/sjJ()/,[(>s. 1re. eL 2me. classe 3me. classe Tolal HeceHes des Passagers Total des HeceHes P. X G.lO.G3LI2 Or P. 154.80 Nombre de trains: 1.4(jX Kilomtres parcourus: 3;).O()() Recettes diverses Gourdes: 7.X38.82 Or. U:3-1,(;:3 DES Ligne de la Plaine Ligne de Logane Tramways (yille) Carrefour Diverses Gourdes Frais Gnraux 1 m.84 1/44 107.G3ct'.n l-lfi.:37;).();) m.8:>7.JI 7.8;)().1-I2 DPE:\"SES: Extraordinaires Entretien et rpara tion I1wtriel Gourdes 5.2U.12 23.221.34 39.1;)4.:>,) 182.760.86 Frais d'exploitation Or. : 3;) .!120 8(i07 121.GOW lU.7H-1.98 15;j.80 17.:W !l:l 1U100.7 Or :3072.30 AO,23 10.744.39 3G.8A!.29 Intrts si obligations J et G 0/0 Conwte obligations amorties Or 48.497

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--3U DES DE FER D'HAITI Sur les vingt el une sections qui-devront constituer le rseau de la Compagnie Nationale des Chemins de fcr d'Hati, deux seulement ont t mises enexploitation, J ) Cap-Hatien-(;randc-Hiyil'e de 23 kilomtl'es II) de 3:3 If ToLal5G La Compagnie a prsent il l'acceptation du Dpartement les sel'lions suivantes comme entirement acheves: J Port-au-Prince-A.reahaie de -1-2 kil. ;")00 II dc .......... 30 de long. III :\IonlHouis-St.de 32 Il 500 Total 105 kil. GOO de long. travaux de terrassement de la Section Grande-RivireBahou sont en ce moment assez les lmverses, mils et accessoires ncessaires cette section sont djil sur place et prts pour la pose de la voie .Je viens de donner mon approhation aux pla_ns des Sections St.:\Iarc-Petite Hivire de l'Artihonite; Petite Riyire-Verrettes, (t Yerrettes-Lachapelle. Les expropriations de la SeclOll St. sont presqu'acheves. Les ludes de la Sec tion sont faites et la Compagnie procde actuellement celle du trac de la section Gonaves-Gros :\Jorne. D'Ulll' gl'nl'rale, Illon Dl'parlement peut affirmer que la construction dll Chemin de fer Cap-PorL-au-Princc se poursuit' assez adivem('nt. La mise en Exploitation des Sections Cap-Grande-Hivire et Gonaycs-Ennl'ry, il faut le rpier ici, a cr de lourdes ohligations l'Etal. EL il est prvoir, pour l'anne qui va suine que d'autres seelions viendra grever davantage les finances de la Hpubliqul'. Il serait il souhaiter que l'Etat pt assurer, par la cration de nouyeaux moyens conomiques le paiement de la garantie d'intrds de 20.000 dollars par kilomtres institue au bnfice des capitaux t'mploYl's dans la construction de ce Chemin de fer. C'est le grand problme qui dCYra attirer notre C0111.mune attention; car ce n'est pas dans un avenir hien prochain 'lue l'exploitation de la Compagnie deyiendra prospi'c au point de raliser des hnfices pounll1l venir en dduction des charges de l'Etat. Un prompt remde s'impose dores et j cet tat de choses: -.. : _... -

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"00 -",' En aUendant, le haut contrle de mon Dpartement sur les sections dj livres l'exploitation me permet de vous donner connue suit le rsultat du tral1c : SECTJO:\' Recettes. Passages Prt Tolal Octohre H112 G. 1.2-!O,OIl 2A53,-t:l (( (1 2.01S,7,-l 2.-102,(j7 4A21,-U Dcembre l( 2.902,(j2 =1.7H),21 7,(j21,S:J Janvier 1 Il 2.331,70 -. :tOGD,S:3 :l.(j21,."):3 FCYrier Il Il 2,G:30,70 1.8S2,8;") -1.31:1,5;"") Dpellses Octobre, H112 Or 1.397,92 Gllcs 1.132,:3;") Novembre l( 1.(j7;>,2G l( 3..t-!-!,5!l Dcembre (1 ( 1.(j:30,07 1.7Sil, 1!) Junvier 1!l 1:3 1.:nO,S(j l,3S0,..tS Fl'yricr If (( 1 Il 1, \););3,! IS SECTIO:\' GO:\'A\'ES-E:\'NEI\Y Ppur ('elte sec lion nous ne pouvons donner pOUl' les dcux mois qui .su\'ent que lc rl'sullat des l'cccLtes : .Janviel' HH:l Pa3sage du 25 au :n (ill"S, 1:l2,(jO Fvrier 191:3 Il ,-1.27."),01 .... Frcl liS,SI 2(jJ;n Tolal 221,.1 1.:l:3!J,11 Xolre indu,Slrie I1111l1Cre n'est pas encorc sortie dl' son tal cmbryonnaire, L'action dl' l'inilialiyc privl'c chez \lOUS est lenle il se manif
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-(il culer, d'cngager aY<.'c des dcs pourparlers qui se poursuivent. Il est il esprer quc 1)OS efl'orts seront co,uronns de succs. Actuellement, deux socits minires travaillent deleur mieux il la mise l'il activit de leurs concessions: ce sont la Socit de.Tcrre-Xeuye et la Socit :\Iinire de Zpiny. Ce,tte est HU dhut de Sl'S travaux et Ill' sollicite pas cncon' Botrc examcn. La Socit :\Iinire de vous le savez dj, doit sa cration il la' seule initiative de :\IonsiplIl' Edmond Houlllain.Si jusquci ses pfl'orts dans l'exploitation de nos mines ne sont pas encore compenss par des hl'ndices matl'riels ap el ne donnent pas encore tout le rsultat e:,pr, il est juste cependant de. rendre hommage il la grande somme d'nergie, de patience ct d'endurance que cet (-minent compa triote a dploYl'e pour inaugurer chez nous ce genre d'industrie. Sa dernire letLrl' responsiye il l'une de mes n:'centes dpches. sur l'l'tat (\co son pxploiLaLion rvle que.si depuis quelque temps la Pl'riode d'envoi dl' minerais il a discontinu, ses nUllI}lOins, n'ont jamais dl' suspendus. CeLLe lettre accompagne cinq plans qui font ressortir, sans vous parler des travaux antrieurs de Tcrre-XcU\'e llll\me et de Gros-:\Iorne, que la SociN :\Iinirc de Terre-:\euve poursuit ses travaux de manire remarquahle' il :\Il'Il1l', section rurale de la commnne des Gonaves. En nous rapportant il la judicieuse remarque d'un des ing nieurs compNents de m()l1 Dl'partement, :\Ionsieur Frdric I)ord,que Il l'exploitation d"ulll' minc passe neecssairement par Il des plH\SC!{' d'activitl' cl d'tllTl\t apparents,pl qu'elle n'est pas Il nl'l'essaircmentl'l a priori une hrillante all'aire pOlir les ca(( pitalistes. 1) nOlis avons compris sans peine q.ue le Gouvernement n'a pas'seltlCl11l'nt envisager le profit immediat des re devances 'ducs l'Etat. En dL: t, la concession minire de a lllisl' chez nous b discipline du trayail; elle a cIi' ct entretenu ses frais, des routes au plus profond de nos montagnes, tout en assurant un hon nomhre de citoyens un salaire rgulier et Cest il ces titres divers qu'elle se recommande il la haute sollicitude des grands POlI\'oirs de l'Etat qui souhaitent que dans un avenir prochain, elle puisse devenir une source de revenus pour la Hpuhlique. Messieurs les S('nateurs, :\Iessieurs les Dputs, par cet expos de la situation du Dl'partement, vous ayez yu les etrortsdploys pour l'excution des travaux ncessaires. Le Gouyernement en a de plus grands encore il faire, et en appelle votre amour du bien public pour les lui faciliter. A. G. BOCQ.

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62 .\GHl(TL1THE ,:\Iessielll's les Dputl'S; Dans lc dernier expos, mon honorable prl'dl'cesseur\'ous a entretenu de notre AgricuILure ayec justesse de toutes les pa triotiques intentions et de toute la sollicitude du (;ouyeJc ment pou r ceLLe branche i m portal,lle de l'acti vi l na lionale. L'annl'e hudgtaire n'lai 1 pas C'ncore ellln:'e dans sa Pl'riodc d'exculion afin de rl'alisl'r lout le desideratulU du Dl:parll' mcnt, quand la catastrophcdu 8 Aot est venue plonge!' le pays dans le dcuil el la dl'soltllion. Si nous n'ayiOIlS pas une foi robusle dans les dl'slinl'es li (' notre inforlune Palrie, si l'on ne pou vail poi n 1 COIl1 P ter SUI' la honnc volont, l'ardent amour du hien public des h0111n1('s d'liLe dont sc compose notre Socill', nous serions pris dl' dl' sespl'rance l'n pr.,;ence de cet l'vnemenl sans qui a enlev il la :S-alion l'un de ses enfants il sa prospritL'; mais la sagcsse du pl'uple hatien qu'on ne peul jamais se lasser de louer en cette douloureuse circonslance a donne:, COmIlle successeur il CI:'\CI:'\:\'A'lTS LECO:'\TE, \111 patriote l'clairl' cl :lvisl', un citoyen donl le nOI11 est synonime d'ordre, de lrayail, de de paix fonde il l'ombre de la l'un des plus marqus, qu'une longue pratique lHHlvoir el qu'une l'ner gie ferme et rl'solue ont rendu apte il accepter cetle haute el redoutable fonction de Chef de l'Etal. Tous 5'eux qui onl rv le pays grandir pal' Il' lravail, dans l'ordre, ont.ds lors ouvert kur cur il l'esprance el OhSl'l'\'CI}t avec intrt les efforts il lenter pour donner une meilleure impulsion au nohle labeur des champs. Il est hanal et mmc trop banal de rpter toujours que notre pays est essenliellement agricole ct que L\gricuILure esl la pri 11-cipale source de la fortune publiqne. Si nous considt'l'ons com ment nous a\'()l1S compris le dh'eloppement de celle hranche la plus importanle el j'ajouterai la principale dc nolre activitt, nationale, nous constatons avec hOITcl\l' que nous n'ayons rien entrepris ayec mthode pour profiter de la ferlilit de notre sol et que nous liyrall(' uniquement aux spculations' potitiques, nous ayons nglig d'employer les procds capables de tircr 1105 malheureux de ln routine o il sontl c'est--dire,

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travail'lanl le sol sans aucunc connaissance pratique comme l'aurore de l'Indl'pendance. Cependant nous ne pouvons que rendre hommage il la vo lont, il l'endurancc de ces braves cultivateurs qui font de louables efl'orts nullgrl' lcs conditions dplorables dans les lJuelles ils sont ohligs de lutler pour ohtenir un r!':lIltat sa tisfaisant ; ce quc ,iuslille la statisLiquc compm'e des Exercices tl110-1!111 el 1!111-1!112 ctue,ic crois devoir meUre sous vos ycux: EXPOHT.\TIO:'l: DE Ex: LI-l1. Caf Ex: 11-12. Cafl' Cacao p. Cacao CamIH.\chc ().90UH2 (( 82.883.100 Il .... 52.8()().82-! l\T2s :t3o.i.086 (1 (i.:35t.nl Il plus value 2.930.958 li\'. ( ( :3.5H .826 I( fi.5:l0.3fi9 ( Ces plus valucs cnregistres en faveur de l'Excrcice 1911-1H12 Ill' disent pas, :\Iessieurs, que notre production s'est dveloppe ou augmente, non; elles montrent plutt d'une faon incontestahle ce que peut faire une administration honnte et sou cieuse des intrts dont elle a la manutention. Xos champs dlaisss, ahandonns par l'lite de la nation, il dcvait naturellement avoir pour consquence fatale, la situation dsastrcusc o sc trouvc nolre agriculture el ds lors entre l'hommc de la campagne et l'homme de la ville, il existe un large foss, dc tellc sorte quc l'agriculture qui profitei'ait de l'intelligcnce dl'veloppe de l'homme de la ville ne peut faire aucun progn:'s et n'gte. Aussi faut-il aprl's un sicle dc' routinc mettrc il conlrihution sa honne volonlret toute son nergie pour ohtenir quelque rsultat si peu soil-il. C'esl ce patriotique eITort que le Gouvernement veut tenter. La tche, certes, n'est pas des plus faciles avec malheureusement notre mentalitl',,ie n'cil doute pas, mais elle n'est pas au dessus de notre dl'sir de hien fairc, lorsque nous pensons, MM. les snateurs, :\1:\1. les dl'puts, que votre preieux concours ne nous fera pas dHuut. Code l'liraI, viel difice vermoulu, ne rpond plus aux aspirations du pays, il nous faut une autre organisation rurale qui garantisse plus flicacement l'ordre et la scurit dans nos campagnes, qui, tout en rprimant, accorde une salutajre pro tectlon tous et aSS\lre la jouissance du fruit du dur laheur des Chmll!)S,

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IiI Si llos.lllaines cl nos mornes, sonl vous en connaissez camille la ; dans les campagnes, Celui qui tnlYmIle esperc ,lolllr pmslhlement du fruit de ses peines. il n'entend nullement que son pargne soit ni expose ni compromise" ", Au coms dl' la pl'l'senll' seSSion, un pl'o,Jl'L clu Code rural sent soulllis vos sages <.'l patriotiques dl'Iihl'rations, Yous ayez toujoms constat pnihlelllent COlllllle moi. les snateurs. les dl'putl's, que. en dl'pit des heaux dis cours des promesses pompeuses, notre agril'ulllll'e U l'tl' tou jours il un rang hien inl'l'rieur notre actiyitl' nationale. 'sans encoura(TCment, sans protection. nous la laissDns Sl' d battre avec seuls moyens empiriques, ses seules forces, l'Ile vgte courhi'e sous le poids des plus lourdes chargl's sans aucune compensation, POlU: s'cn cOi1vaincre, il ne sullit que dl' jetl'r llll l'DUp d'il sm les allocations hudgtaires du Dl'prtelllent pOUl' cons[atcl' qu'elles ne'Coml)()rtent que des sommes HXl'l'S au servil'(' l'OUmnt de la police l'lIrale, d'ailleur", Lrl's malrl'trihul'l' l't qui l'l' pendant, remplit sa tl'hl' avec dvoul'ml'I; fi celui "des l'1110lumcnts administratifs, il des l'mis de tournl'l' <.'l la l'l'Il'hratian de la fte du 1 c,' Il en a t ainsi depuis un laps de temps assez cul, malgr toute sollicitude prconise .\Hlr tous les (,ou vernemcnts qui se sont sucl'dl's en VUl' du dl'veloppement dl' l'Agriculture en gnral. les cris dl' de touLes parts, des lances en l'aveu r de L\grirulture dont l'inl1uence sur ll'ssoul'l'es de nos revenus puhlies est la plus pl'Ol'ondl' etla plus puissante, l'on ne s'cst encore dtermint il lui donner ulle l't'l'Ile impul sion, Et depuis, am'lllle hase nouvelle, aucuIIe organisation eflienee n'a t appliqu('c cclle hranche prcmire de la 1'01'tune nationale, L'hcl\l'c n'est pls aux paroles, clic est il l'action virile, prompte, si nous voulons sincremcnt tmvaillcr la prospl'I'it du pays, POUl' cela, il faut hicn considt'rer l'avenir, sc dvouer il la chose puhliquc, portel' une main ferme rformc ra tionnclle dans IIOS campagnes, faire en un mot que la terre nouS rende cc que nous lui deinandons pal' UIIC culture intclh(lcnte et scientifique, h pans ,le d'?htenir un l;suItat, mon Dpartement a. cru ne,cessm,re d un sel'\'ce technique amhulant Jlour l'Il a nos cultIvateurs des hautes mOlll[t<1nes la faon de tmller, d'tter le ,cafier et le cacaoyer, de dburasser des dont Ils sont remplis et qui absorbent tOl.tle la sve pestme a la formation .!e la cerise; de planter des urbres

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fi5 ombre, de telle sorte que leur nature, leur nomhre ct leur partition soient appropris aux circonstances locales et il les supprimer aussi, oil ils peuvent nuire il la honne aratIon des cafiers et d.es cacaoyers. Ce service est cncore charg de donner des conseils aux pay sans sur la formation des engrais cn des causeries exprimes d:mslIn langagc la portc de lcur comprhcnsion. C'est un essai quc nous lenl,ms, qui serait cntrepris par tous, si les fonds du hudget nous le permettaienl; nous ayons commenc pm' infestes, je n'ai pas hesoin de vous dire si je suis d'un il "igilant, l'action de ma mission. Arrachernos paysans il la routine 'est unetche diflicile. Pour arrivcr il lcs convaincre, il faul qu'ils touchenl dc leurs doigts et voient de leurs yeux. C'est pO:lr cette raison que le Dparte compte tahlir autanl que lnssihle dans chaque rgion des hamps d'exprimentation qui seront autant d'coles pratiques cn attendant qu'une organisati:m srieuse d'une institution agronomique soit tahlie. L'Agriculture, :\1:\1., comme les autres institutions du pays; a hesoin d'une mission pour enseigner l'art de cultiver. Il nous faut apprendre il manier la terre comme l'on manie l' plume et l'pe pour en tirer le plus de profit possible, tant pour le hien-tre particulier que pour celui de la collectivit. Pll:.. tr de cc sentiment, le a dj, par li1termdiaire de nos agents il l' entrepris des pourpalers pour cruter une mission agricole srieuse, capahle 'de rendt de grands services notre Agiiculture. De notre correspondance, il ressort que les cent dollars par mois, prvus au Budget pour chacun des professeurs, un 'ing nieur d'agriculture tropicale et un professeur de' chimie agri cole, ne suflisent pHS; le Dpartement n'a pu mettre excutioil cette prvision hudgtaire. vous avons dj parl ailleurs des maladies qui affiigent n03 cafiers et nos cacaoyers; il Y a dj <{uelqi.Je temps, un cri d'alarme tait pouss pour nos cocotiers, le Dpartement n'est jamais rest indiffrent aux dolances, des agriculteurs, mais il rencontre cette difficult qu'il n'y a aucun moyen d'tudier S'11' pla(:e les diffrents cas de maladies cryptogamiques, d'o, la ncessit imprieuse d'avoir chez nous, conuue ailleurs, un: laboratoire qui permette, avec des professeurs competents pour diagnostiquer les diffrentes'affections des plantes. Il est superflu, de vous dire quelle e la sollicitude du Gouvernement poar nos popula-Lions rurales, de querle protection il dsire les entourer, quels encouragements, avec votre prcieux concours, il compte leur apporter; combien il se dpensera pour l'amlioration de nos cultures et combien son but

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-,66 tendra diriger l'esprit public vers cette branche de la fortune source incontestahle de honheur cl de prosprit
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67 PCBLIQt'E les Snateurs, les dl'puls, Depuis mon dernier expos, la situation de l'Instruction pu hlique s'est sensihlement amliore. Grce il l'application des lois que, sur la proposition du (;ou\"ernement, YOUS ayez votes dans votre dernire session. rn heau mouvement se manifeste partout: le relvement et le paiement rgulier des traitements, le contrle plus efI'eclif des coles, la haute et bienveillante sollicitude des grands Pouvoirs puhlics dont se sentent entours les instilleurs, assurs dsOlmais pension de re trailc qui les melte, celte fois, vritahlement il l'abri des besoins, tout a contrihu il creer un tat de choses qui a eu pour cons quence immdiate de ramener il nos coles la confiance des fa'milles. Il s'en est suivi un accroissement de la population scolaire dont il est impossible de ne pas s'apercevoir: les coles priYes sont aujourd'hui dlaisses pour les coles publiques, ce qui ne s'est YU de longtemps. Il existe actuellement dans la Hpuhlique 549 coles publiques de et de mies se dcomposant comme suit: Ecoles primaires rurales 230 Ecoles primaires urbaines laques, 215 Ecoles congrganistes fi2 Ecoles secondaires. l:J 1 J yc'es.. () Eoles supricures. :J En y njoutanlle 1101111>re des coles prives soit,: .. nous uyons un tolal de '"[).w .. 12(j --6i5 Par les dtails qui yont suivre, vous vous rendrez un compte exact de la marche de ces coles et des divers services relevant du Dpartement de l'Instruction puhlique. Enseignement primaire 1 ECOLES RnlALES On n'en comptait que 200 l'anne dernire, le chirffe en a donc t augl1lent de 50. le vif dsir exprim par les

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--6S .Chumbres, il n'a pas t possihle d'en rtahlir un plus grand nomhre, YU le manque de locaux ct l'insuflisance des cn:'dits au Dpartement pour maU'riel et mohilier classiques. Le Corps Lgislatif, en votant la cration de 200 nouvelles coles, n'a pas songl', en efret, inscrire en ml\me temps au Budget la somme qu'il fallait pour l'installation de c('s l'l'OleS. l'on sest. ell'orc dans la mesure du possihle, dl' tenir compte du Y(l'U manifest par les lh'prl'sentants dl' la Xation. Suivant les rapports des inspecteurs, les 2;"iO coles rurales actuellement existantes fonl'tionnen t d'une man il'n' sa tisfaisan te. Cn grand nomhre d'enfants les frl'quentenl. Xous regrettons de ne pouvoir, cause du retard mis par quelques insJlel'll'U1 s envoyer au Dpartement les renseignements demands, nws donner l'efl'ectif total de l'CS coles, ayec le nomhre des l'Jl>\"l'S inscrits depuis la rentre d'Octohre. :\lais YOliS aurez une juste ide du lllouyementqlli s'estproduit de l'l'l't" qlland nOlis YCUS apprendroils que, dans la cirl'onscriptioll(L\qllln, par exemplt" l'etfectif d'une cole l'li l'ale, par sllitc dl' l'cx(\:ution ferme, nergique, de la nouyelle loi sur l'ensefnement primaire, lev, d'Octohre F\Tier, soit enqllatre mois,de ;);) il 1!J(i Il est juste de mentionner ici le c:>nl'ours efli2lH'c que nOlis apportent, la propagation de l'instruction el dl' la monde dans les campagnes, les hrayes curl's de nos paroisses, par la cration d'coles dites preshytrales, (10nt YOUS a\'('z, du reste, en les subventionnant, reconnu ct encouragl' la saine eL hienfaisante influence .. Au premier rang de ces amis sincres et dvous du pays, se place le sympathique cur de la Grande n: yire du Nord, le H. Pre Darricades, il qui l'on est Cil grande partie redevable des beaux rsultats ohtenus dans cette int Commune. II Eco[es primairl's llrbail/es A. ECOLES L\IQn:s Elles sont, sOllsl'el11pil'e de la loi aeluelIell1ent en vigueur, divises en coles 1er. ef du 2e. degr. La dim:'rence consiste en ce que les dernires comportent trois cours, ll'mentaire, moyen, suprieur---tandis que les premires n'en compren-, nent que deux. Dans les cours et moyen, les enfants acquerront un minimum de connaissances C{l1C tout citoyen doit possqer pour avoir entirement rempli le yu de la loi et de la Constitution, dcrtant l'ohligation de l'instruetion primaire. Le cours suprieur est rserv ceux qui dsireront pousser plus loin leurs tudes, ou, plus exactement, des-

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lit! tnsti d\'elopper et complter les conl1nssnnces acquises dans les cours prcdents. De nouveUllX programmes s'imposaient par cela mme. Ela hors par le Dpartement, ils .ont t oft1ciellement consacrs par l'Arrt prsidentiel du 19 Mars HH3, insr au Moniteur du 2 Anil, :S-o 27. Ces programmes tendent il un but absolument pratique; prparer l'enfant il la vie sociale, le dresser pOUl' la Xe compoi-tant que les choses indispensables, essen tielles, allant du COllnu il l'inconnu, du simple au compos, suivant la marche mme du dveloppement naturel des facul ts de l'enfallt, ils sont, de l'm'is des Inspecteurs-Gnraux, conformes aux indicalions du milieu scolaire oit ils doivent lre appliqus,siml)les, suhstantiels, mthodiques, adquats l'tat actuel dn (Yeloppement de l'intelligence, enfantine dans ln pIns g!'ande partie de ce pays, L'cole primaire est m'ant tout rcole du patriotisme; l'Cil'" seignCllH.'nt qu'on y donne doit avoir un caractre essentielJement national. Afin d'y parvenir, le Dpartement se propose, par toutes sortes d'encouragements de proYoquer, pour certaines matires du programme, l'lahoration de mthodes manes de spl'cialistes hatiens; nos jeunes concitoyens seront au moins srs de ne pas retrouver lit, comme dans la plupart des lines qui sont anjounl1mi enlre lem;s mains, l'cho plus ou moins aUl'nu de cette ridicule thorie de l'ingalit des races qui a pour triste effet de les ravaler il leurs 'propres yeux, de diminuer leur conflance en eux-mmes et d branle): leur foi en l'avenir du Pays, A ce point de ,:ue spcial, le trail de botanique de M, le Docteur "ictor .ln-Louis, dont l'admission dans les coles a tl' autorsl'l' par Il' Dl'partement, peut rendre de rels services; nous vous prions dl' voter la valeur inscrite au hudget de l'Ins truction puhlique pour aider il l'impression de ce line, et de n:'serYer le ml\1l1e accueil il loute demande de suhsides COI1-CCl'I1ant des ouvrages rentrant dans le mme ordre d'ides, suivant le relev Qi-dessus:-215 coles primaires laques de filles et de garons dont l du leI\ degr "et 2c degrl', Ces l'l'oIes fonctionnent, pour la plupart, il la satisfaction du Dl'parlement. A Pori-au-Prince, aux Go na\'('s ct il Ll'ogane, heaucou)l de candidats ont l, en derilier, reconnus aptes il recevoir le l'erlilkal d'ludes pri maires.C'est la prcmil're fois que ces examens ont cu lieu ans les deux demil'res circonscriptions, lTn hesoin trs l'l'el, auquel il n'avait pas enco,re t pouryu, est celui d'avoir des l'lasses destines aux enfants n'ayant pas alteint. l'tige de ans rvolus, flXl' pour l'admission dans les coles primaires, Celte lacune a t heureusement comble par

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iO la loi -du 3 Septemhre HH2 qui institue, dans les coles de filles, une classe el.ltantirie oil les lves sont reus ds l'ge de 4 ans: Ces classes possdent partout un effectif qui va s'uugmenlat de jour en jour: c'est la preuve inMniuhle de l'opportunit de cette nouvelle cration. Les .cours. de trayaux 111unuels, dans la plupart des coles de filles, sont gure hrillants: les enfants en sOl'tent sudumt il peine coudre et incapahles, sotis ce l'apport, d'uide)' leur famille et de s'aide"!' elles-mmes, Il importe dnsti 'tuer il cet gard un c:)I1tr6le spcial. En attendant la cration de ce service, le Dpartcmenfa dcid que Inspcction techni que prY1ie pouir rcole (( Elie Duhois )) aura, en outre, dans ses attrihutions, la surveillance ces C::>lll'S dans les tahlissc ments de la Capitale. La loi du 29 Aot HH2, qui uugmcnte les instituteurs, n'u malheureusement pas fait une distinction qui s'impose pourtant. Les mmes allocations sont accol'(les pal' ceUe loi 'l tous les maUres du m.me degr d'enseignement. Or, les hesoins, les conditions de l'existence ne sont pas les mmes partout: la vie cote videmment plus cher Port-au-Prince qu' Cerca-la-Source, P[l[' exemple, le Directeur de l'cole primaire de ce bumg peroit les mmes rtrihutions que celui d'une cole du mme degr de la Capitale. L'on doit se rappelerqulla charge de dfrecteur est incompatible avec l'exer cice d'aucun autre emploi, le directeur devant tout son temps it l'cole. Il y a donc lieu de modifier SUl' ce point la loi du 2H Aot 1912, en fixantle!i. traitements d'une faon plus rationnclll', plus quitable. 'U n projet de loi vous sera prsent dans ce hu t; vous n'hsiterez pas, nous l'esprons, il le votel'. YOUS recommandons galement un autre projet tendant il n:'nliserul1 vu gn'Hlcmcnt manif'cstl' et formull' d'aillrurs, par le lgis'latclll de l!JOl, dans l'article dl' la loi sur l'instruc tion publiqur. Il s'agit de la cration, Port-au-!)l'nce, d'une cole normale primaire de garons et d'une eole normale primai re de filles. C'est lit chose dont l'urgence est indiscutahle. Nos instituteurs, n'ayant reu aucune prparation pdagogique,font tout ce qu'ils peuvent pour tl'e il la hauteur de leurtche .. Ils n'y parviennent pas On n'improvise pas un maUr(' dcole: ("est un mtier qui s'apprend comme tous les autres mtiers. Nous ne conf1ons pas il n'importe qui le soin de nous confectionner un vlement; nOllS le fainons pourtant, quand il s'a.tit de la hiche ln dl'licate, la plus ardue qu'il v ait uu mOIHe, celle de former le cHmclre, de fuconner le cer\'eau et le cur de fahriquer,en i.m 'mot, des homnes. Aussi, n'y a-t-il rien plus n.attlrel (PiE' laques se trom'ent dans un re!

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-71 ... tut d'infriorit vis-,i-vis. des coles congrganistes, dont Jew maitres ont srieusement, et pendant des annes, appris leur nohll' mais diHicile mtier. Nous avons l'anne dernire, l>ropos de remdier cet tat de choses, en organisant, dans es colesprim"aires du 2e. degr, des classes normales. Mais ce n'tait et ne pouvait tre qu'une mesure provisoIre, un exp dient. La vritable,l'unique solution consiste dans l'installation bref dlai des coles normales primaires. Nous serons heu reux, :Messieurs, de vous voir partager SUl" ce point notre avis. En attendant, en vue d'obvier, dans le prsent,auxdiflicuIts cie recru tement par l'absence de ces coles, le Dpartement,en n'engageant les nouveaux professeurs qu' titre provisoire, a institu une sorte de stage pdagogique aprs lequel des commissions sont sollicites du Chef de l'Etat en fayeur de ceux qui font preuve de relles et srieuses aptitudes. B. Ecoles Congrganistes. Ces coles s:mt au nQll1hre de H2, se rpartissant de lu ma nire suivante: Frres de l'Institution dll'tienm'\ 12 Surs de St.-Joseph de Cluny :lO Filles de Ja Sagesse 20 Tolal 62 Le nombre des coles de Frres a diminu de plus de moiti, tant tom h, de 2:1 qu'il tait au dbut, 12. La congrgation n'a pu maintenir toutes ces coles, vu le manque absolu dc sujets. Il en l'st de mme des coles des Surs de St.-Joseph dl' Cluny et (!es Filles dc la Sagesse, dont lc personnel ne se n'clute p:1S sans diflil'uIt. Celte circonstance met le Dpartement deTInstruction publique dans l'impossibilit de rpondre au dsir des populations qui, presque toutes, rclament l'ins tallation de nouvelles coles congrganistes. Ces tablissements continuent, en en'ct, inspirer aux familles, par leur bonne tenue et l'excellence. de leurs mthodes, une confiance que les l'coles laques ont encore, nous le rptons, beaucoup de peinc leur disputer. ,\ la suite de la disp.arition des coles des Frres, unc situa tion anormale s'tait cre: des coles dites lacises s'v taient suhstitues, sous la direction ou le contrle des curs,' avec un personnel laque rtribu par l'Etat, qui procurait de mme les locaux,le matriel et le reste. Outre que la plupart de ces coles avaient l'incroyable prtention d'chapper l'action de l'auto-

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-i2l'H scolaire, les professeurs; continuant li percevoir les tions altribues aux religieux, recevai('nt ainsi, pour les mmes un traitement supl'ieul' celui des profeSSelH'S des autl'es laques, CeUe situation spciale, privilgie, cons tituait une injustice et un abus qul importait de"faire cesser, en appEqllant coles la rgle commune. Elles sont evenues, tout l1plemeIlt, des coles du 1c ou du 2c degr, sui vant leur importance et le niveau es tudes, avec les traite ments affrents li l'un ou l'mJtl'e de ces degrs denseignement. La plupart ont, du l'cstl', t fusionnes avec les autres coles laql!es l o de ces dernires li tteignuit difIkilemen t le (.'hifl'rc dtcll11in par ln loi. E/IS('if]/l('l11enl P }'o(t'ssionncl Des trois itportantes lois que vous aYez "oll'cs au cours de la dernire session, en yue de rsoudre ehez nous la difliciJe question de l'organisation du tranlil, cn armant les nouyelles g nrations pour le grand eombat de la yie, il y en a une qui est sur le p:int de recevoir sa pleine et entire excution. voulons parIer de celle rorganisant l'Ecole pl'ofessionnelle et mnagre Elie Dubo;s,.fonde il Port-au-Prince. l'n 1 Ot'al destin il loger cc'te eole et merveilleusement appropr: son ohjet est SUl' le point d'tre achev; l'et eIgnntdiflee s'lYe dans la rue du Centre, en fnee de l'institution St. Louis de Gonzague, S:lr le terrain de l'ancien thtre Sylvain )). l'n personnel de tout IH'emier choix, recrut en Belgique, grce aux acti\'Cs d-, marches 'de notre di:;tingu Charg d'nflhires il Bruxelles, :\1. le Dodel1rHihoul de l'l'seny, ne tardera pnsilarriyer pOl1rnssurer le foncttionnement de l'cole, dont l'ouverture aura prohahle Irent lieu la rentre d'Oetohre. II sera ,le ml\me jouI' procl'dl' l'inauguration, dans l'l'tahlissement, du huste en hronze du grand citoyen dont l'l'cole porte le nom. Celle uvre est duc il notre remarquahle sculpteur, :\1. Charles. Des pourparlers ont tl" aux mmes flns, galement entrepris n'.l sujet de l'eole professionnelle de et de l'cole prof .'-ssionnelle agricole. Pour la dCl'llire, le Dl'parlclllent n'a pas e:leore trouv un terrain cOI1\'elwhle, l'l'pondant de tOlfs poinls au hut <[ue l'on se pl'opose; mais l'cole professionnelll' de O'ars'l,lvera SUI' le terrain de l'ancien arsenal auql1elle d'ou yernement u dcid de donner celle nouvelle uffeetation. En(' i!J1l (,l1l l'Il 1 s('cO/iu[air{'. Cet enserglfement est dQnn dans nos Lyces, nos coles sc C:)l1daires spciales degaronsetnos coles scondaires de filles.

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7:3 -' 1. Lycell Il cn existe un dans chacune des "illes de Port-au-Prince, cIu Cap-Hatien, de Jacmel des Caves et de Jrmie. Ces tn hlissements,onle slit, ne sont il recevoir que les lves ayant parcouru le progmmme de l'enseignemenJ pl:imuire et poursuivant leurs tudes en yue de lem admission dans coles qui prparent uux carrires dites librales. Or, on avmt, en violation de la loi, contracl la dplorable habitude d'y ad-. mettre des enfants dont l'instruction primaire tait presque nulle: ce qui avait eu pour consquence de rabaisser le niveau des tudes,de paralyse}' la marche de ces coles et d'amoindrir 1 eur prestige. :Nos lyces s peuplaient au dtriment de nos coles prinw:res. Le Dpartement s'est empress de remdier 1I1l tel abus en exigeant, pour les lyces aussi bien d'aille.urs <[ue pour les autres tahlissements enscigncment secondmre, 1 excution rigoureuse de l'article 58 de la loi du 3 Septembre ID12. Le hon effet de ccltc'mesure n'a pas tard se produire: en attendant la rforme de leur programme qui ,de l'avis de nos pdagogues, ne s'adapte gure aux ncessits actuelles, nos lyces fonctionnent aujourd'hui d'une facon normale, sauf Cayes, dont la situation, d'aprs le" rapport de l.ns pecteur gnral qui a visit ctte Yille,laisse heaucoup il dSIrer. Le Dpartement ne tardera pas il y remdier: Aux sessions de Juillet et d'Octobre 1912.les candidats il l'ohtention au Certificat d'tudes secondaires classiques (1re. et 2e. parties) ont suhi avec succs leur examen deYHntles jurys de Port-au-Prince et du Voici, pOl\l" chacun des lyces de ces deux villes, Je nomhre des lves admis; POl't-au-l)l'incc Cap-Hatien Tolal 12 G JI. Ecoles spciales de garons Lahautc pense qui a prsid la formation de ces coles leur nom m<,mc l'indique-c'est de prparer, d'une faon pratiqul',lcsjcunesgens aux carrires industrielles, administratives, commerciales. L. il Y a place pour tout le monde, si les car rires lihrales, d'ailleurs vite encombres,ne sont elles-mmes ol'-.vertes un petit nomhre d'individus forma,nt l'lite intel lectuelle de la nation. M,ais cette sage et prvoyante intention du lgislateur n'a pas pu tre jusqu'ici ralise, nos cinq coles secondaires ( spciales tant totalementdpourvucs de l'outil lage ncessaire un tel : cabinet de physique et

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d'histoire naturelle, nn:see industriel, Inhoratoire de chimie, etc. toutes choses que lnsuflisallt'e des allocations hudgtaires ne J,Jermet pas de lem .le ne manquera,pas chaqlle 101squ Il pourra le tmre, d utlker a cette fin, l'autoris.ation que YOUS lui uyez donne de dispcscr d'une partie de l'impt spcial sur le tubac pour toute sus ceptible de fHyoriser le dveloppement de l'instruction publique. Quoi qil'il en soit, il serait injuste de ne pas reconnatre les efforts que f!it le personllel de ces coles ct de ne pas signalel' surtout yot-re haute atten.lion celle de Port-au-Princl', dirige par Joseph Chancy, dont l'loge n'est plus il faire. 11/.-Ecules secondaires de filles FOl;des il Port-au-Prince, au Cap-Hatien, aux GonaH's, .lacmel, aux Cayes et Jrmie, les coles dites secondaires de filles ne le sont, 1) our la plupart, que de nom. A part celle 'de Port-au-Prince, dont une lye, la session de Juillet, a t juge apte obteir le hrewt" lmentaire de capacit, elles sont en pleine dcadence, si tant est qu'elles aient t plus haut, et le tahleau que fontles inspecteurs gnl'raux de leur situation prsente, est quelque chose de hien nanant. Le Dpartement s'engage il prendre les mesures les plus serieuses pour le prom pt relvement de-ces institutions. Ensei!Jnement sllprieur Les coles nationales de Droit et de :\Idecne continuent il justifIer notre attente. Au c(,urs de la pl'l'sente nnnl'e scolaire, le Dpartement a eu dc.'Jinel' deux diplmes de docleur eJ.I Mdecine, un de 11harl11arien, qllatl'e de sage-fel11llie el huit de licenci en droit. Quant l'cole dl' peinture, nous n(' lu mentionnons ici que pOUl' mmoire, Il y aurait lic.'u de l'organiser sur de nOIl yelles hases. l\Iais, pour cela, les moyens manquent et le Dpartement se yoil fon'l' d'ajourner celle l'Norme. Ec()les jJl'iuh's l'n assez grand nomhre d'l'coles pri\'l'cs dl' tous les degrt's d'enseignement ( nous en iI\'ons donn plus haut le chifl're ) existe dans nos yi)les, dans nos hou rgs ct dans quelques sections rurales. Cent onze de ces l'coles (c'est--dire presque toules)' reoiyent de l'Etat ds suhyentions s'levant il P. 112.U20 par Elles se rpartissent C0111l11e suit :

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75 --Ch'conscl'iption de POI't-au-Prince 49 (( cr Cap-Hatien... Vl : (( Limb........................... 1 (1 (1 1 Il Il Borgne ..................... 5 cr Il Fort-Libert .................. 1 cr. a. Vallire. 4 (( (( Troll 1 (( (( POlt-dc-Paix l .11 li S1.-:\Iarc ... a Il Il Gonavcs 2 If Il l /1. fi .lacmel 3 Cin'OIlSCl'iption de Jrmie ............................... H (( des Cuves .................. 13 (( dc NilJpeS ................................. 3 If Lognne .................... 1 Totaux ................... 111 .................. P, 62,880 10,560 1,800 oo 2.400 600 2.100 6UO 1.800 2.28.0 1.680 1.200 -t80() 7.260 10.800 1.800 360 1t"2.920 L'Ecole des Sciences appliques qui touche mensuellement 1.200 gourdes peroit en outre 150 dollars par mois. Les coles prives reoivent comme les. coles publiques, de frquentes visites des Inspecteurs. Dans quelques-unes, rensei gnement est donn d'une faon trs Sl ieuse et de notables progrs s'y ralisent. Ainsi le brevet lmentaire de capacit a t donn 3 lves de l'Institution Sainte Rose de Lima (ndn sub ventionne) et 4 lves de rcole de :\l'"e Paret (subvention ne); le brevet suprieur, 4 lves du premier tablisse ment; le certificat d'tudes sccondaires classiques (1re et 2" parties,) 1 lve du Petit-Sminaire (suJwentionn,) lves de l'fnstitulion Saint-Louis de (i-onzaguc (suhYentionnc) ct 4 l\'es du Collgc Notre-Dame du Perptuel Secours (non subventionn) Cap-Hatien. Cne mCHtion toute particulirc doit tre faitc en faveur de l'Ecolc des Sciencos appliques (subv.) dont la plupart des an ciens lves sont au service du Gouvcl'llcmcnt ou employs dans les grands travaux puhlics ou privs, en cours d'excution. Mais nous dcvons la de ddarc)' quc la situation de la plupart des ('COll'S primaires privees suhn'nlionnees, nc justific gure. la faveur dont elles sont l'objet de la part de rElat; pas une seule n'a prsent un candidat au certificat d'tudes pri maires et plusiel1l's tombent dj sous le coup de rart. 24 de la loi du Septembrc HH2: dans un de ces tablissements rcem ment visit par l'Inspecteur des de Port-at!-Prince, il p'a t trouv que deux

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, 7(j IWipectio/l des coles Ce sen'ire fi reu une nouyelle organisation par la loi du 29 Aot HH2, qui cre les inspecteurs-gnraux et Hllgmente le nombre des inspecteurs locaux, en en plac,'ant un dar s chef-lieu d'Arrondissement. La trop grande tendue des cIrconscriptions scolaires ne permettait pas, en effet, un contrle srieux des coles, dont un grand nombre, celles surtout de l'intrieur du Pays,' chappait, par leur loignement, toute surveillance. Aujourd'hui toutes les l'l'oIes, en quelque lIe.u. o elles se trouyent, sont yisites par les inspecteurs, et ces VIsItes souvent renouyeles produisent partout les meilleurs effets. Les maitres qui font consciencieusement leur tche sont heureux de yoir leurs efforts constats et apprcis; ceux reconnus incomptents ou immoraux sont immdiatement signaIt's, et il est pourvu sans retard leur l'cm placement. Les Inspecteurs d'Arrondissement dploient, presque tous, un zle, une dont il y a lieu de les fliciter sans rsene. Quant aux Inspecteurs-&nraux, dont les attrihutions ont t dtermines par l'Arret du 7 Xoyemhre 1\)12, puhli au Moni/I'ur, les choix ne pouvaient l'tre plus heureux: :\[\1. Horace Ethart, Priee :\Iars et Flix :\Iagloire sont des homl11es dont la comptence en matire de pdagogie esL. gl'nl'ralement re connue. Les importants rapports qu'au reteur de leurs tournes respectiws dans le :\ord, l'Artihonite et le Sud, ils ont ndressl's fiU Dpartement et qu'a puhlil's en partie notre hulletin ofIiciel, tmoignent hatement de la faon ferme autant qumpartiale dont ils entendent remplir leur devoir. Fn;qllen/a/iol/ scolaire Rpondant au rapport que nous a\"ol:s cu l'honn(ur dl' lui adresser le 19 Dcemhre 1912, 1\1. ll' Prl'sidl'l1t LECO:\"TE qui, comme son honorahle successeur, dc la question des coles, la grande proccupation de son Gouvernement, nous crivait le ;) Jnvier 1!112: Yous n'ayez pas le Secrtaire d'Etat, c'est une justice VOlIS rendre, de tcnter <{uelque chose pour mellre sur un pied meilleur notre frl'quell talion seolaire. Sans doute vous aurez beaucoup pour raire sortir ces circulaires leur plein et heureux efrel. vous perSl'Yl' rerez en pensant qu'un devoir impos se change sOU\'ent en une douce obligation. Et qUl'lle recol1l1aissanl'C le Pays ne gal' den\-t-il pas au Gouvernement,:\1. le Secrtaire s'il arriYl' imposer aux familles, mme aux plus ncessiteuses, l'ohligation d'envoyer l'cole toute la population enfantine qui

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-7i-Lomhe sous la dsignation de la loi, c'est--dire entre cinq et quatorze ans'? '1 Ce rl've du regrcll Pn':'swent s'est, dans une large mesure, ralis. La population enfantine, nous vous l'avons dit en commenant, a considrahlement augment dans les coles pu hliques, et la moyenne de pl'(:'sencc accuse un, chiffre de heaucoup supl'rit'ur il cdui dl' l'annl'e Dans le rapport sus-ml'nlionnl', nous l'l'levions coml11e frquentation moyenne dl' toutes les coles primaires puhliqucs, laques .de Port-au-Prince,; lves environ. Celle anne, l'on compte, pour ccs mmes l'l'oies, 2.27i inscrits, avec une prsence 11l0-ypl1l1e l.(l:m; la frquentation, pour toutes les l'l'oIes de la Circonscription, pendant le prpmier tl'mestre dl' l'annl'e sco laire s'l'lYl' il !J. l,lves inscrits,pt la moyenne de prsence, 7.70i. -:\Il'me constalion pour les autres circonscriptions de la Rpuhlique, notamment ('elles du Cap-Hatien, des Cayes, des (J :mayes, dl' Sai n t-:\Iarc, de Logane, de Port-de-Paix et surtout d'Aquin. Dans celle dernit're eireonscriplion, l'effeetif des coles l'males est aujourd'hui dl' !)..l-, ct la moyenne de pr sence, dl' i(lU; en 1!J12, cet ell'ectif n'tait que de 3Di et la fr quentation l'l'elle, dl' 2-11; c'est donc, pour la moyenne de prsence, une augmentation dl' prt's de ,,j". Ce rsulLat est d, incontestahlement, il la nouvelle loi sur renseignement primaire; elle contient, l'adresse des familles rcalcitrantes, de svres melHlces, qui ne pouyaientmanquer de produire leur salutaire efl'el. Beaucoup sc sont empresss d'envoyer leurs enfants il rcole; ct quant celles qui demeurent quand mme rfraelaires au grand mouvement qui s'accomplit autour d'elles, la loi leur est appliqul'e dans toute sa rigueur. C'est ainsi qu'un grand nomhre de condamnations ont t prononces aux Yerrelles, la Chapelle, il Aquin et dans plusieurs autres villes. Des extraits de ces jugements auxquels ont acquiesc tous les parents en payant volontairement l'amende, ont t, suivant les prescriptions de la loi, adresss au Dpartement. Bien qu'aux termes de l'article 8 de la dite loi, promulgue seulement le -1 Octohre 1!J12, les commissions de recensement des enhmtsd'ge scolaire, ne dussent tre installes que dans le courant du mois d'Aot de la prsente anne. Certains Inspecteurs ont jug utile de les constituer ds maintenant, et Jes honorahles citoyens qui les composent sont heureux de trom'er b une occasion de prouver leur dsintressement et la sincrit de leurs c.anvictions dmocratiques. Il faut de mme louer le zle et la vigilance des pratriotes qui ont bien voulu, dans leurs communes, l'eI\1plir le rle, on ne peut plus dlicat ct

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--et diilicile, dc dlgus scolaires, galement institu par la loi du 3 Septembre 1912. Inspection mdicale L'ohligation impose par l'Etat aux familles d'envoycr leurs enfants ,l'cole, enll'Hine naturellement pour elles le droit d'exiger ({u l'Elal veille sur leur san\(\ 1;('I:dant qu'ils y et avise au moyen d'empcher qu'ils ri'y contraclent aucune maladie, aucune infirmit. La nouyelle loi SUl' renseignement primaire a pOUI'\'U celte ncessit, en tablissant dans les col{ s une insFt'eLion mdicale, afin d'y asnm:I', du moins autnt qle le permet leur installation si dfectueuse, l'observance des pres eriptions del'hygine. Le Dpartement tiendra fortement la main au fonetionnement de ce seryiee. Bu reste, l'ducation primaire n'a pas seulEment pour hut dc rendre les enfants bons et instruits; elle doit illlssi s'appliquer les rendre forts et vigoureux, en d'\'eloppanl en mlme temps, et avec la mme sollie.itude, le corps, le eur et Aussi le Dpartement a-t-il rsolu, conformment d'ailleurs aux programmes, d'instituer Port-au-Prince (la chose n'tant pas encore possible dans les autres yilles,) avec Je concours de ITnion sportive hatienne, des conr1i de gymnastique l'intention de nos lves. L'utilit pratique de ces exercices n'est aujourd'hui nulle part conteste: tout en favorisant l'panoui!. sement des aptitudes physiques de l'enfant, ils fortifient SOIl' caractre, dveloppent en lui, ayee le sentiment du devoir, ceUe saine et fconde activit et cette nergie dans l'action qui, en toutes choses, le succs. Matl'i('[ et [olll'nitlll'(,s c/assiqll(,S. A notre arrive au Ministre de l'Instruction publique, les coles, ainsi qu'il rsulte du rapport adress M. le Prsident LECONTE, taient dans le dnment le plus Imuentahle. Le Dpartement s'est efforc, dans la mesure des moyens mis sa disposition, de' rpondre aux nombreuses demandes de matriel et autres objets classiques qui lui arrivent journellement de toutes parts. Mais il lui est absolument impossible donner satisfaction toutes les coles, les crdits allous. pour C2S dpenses, nous le rptons, tant manifestement insuffisants. Le nombre des coles publiques s'lve 549, et les yaleursinscri tes au budget pour matriel et fournitures, "10.000 dollars, ce qui pour chaque cole, par an, environ P. 18 et, par mois, "P. 50. Et ce n'est pas encore le chiffre exact, car de ces 10.000 dollars, il faut dduire le montant du matriel et des articles de bureau il fournir aux inspections de la

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79-Hpuhlique. Yous ne trouyerez donc pas, inoppor tun que nous vous demandions un relvement des crdits cn (luestions. On se plait s'ouvent comparel' la situation de nos 'coles celles d,CS autres pays de l'Aml'j'ique,alin de tirer de ce rapprochement des conclusions peu hienyeillantes pour l'administration hatienne, taxl'e dl' nl'gligl'nce l'l d'incurie. :\Iais on oublie toujours, sUJlrl-me in.iustice! de comparer les gros scrificcs que s'imposenl ces pays !tyl'C nos maigres allocations hudg llires. Par exemple, la pl'litl' Hl'puhlique de ITruguay, dont la populati,on est d'l'nyiron 1.100.000 ml's, parlant infrieure a celle d'Hati, rien que pour j'enseignement primaire, a un Imd gel annuel de Jlrl's dl' l..()().O()() dollars, tandis que notre bud get t, tal de l'Instrul'lion puhliql1l' pour j'exercice en l'ours, le plus fort que nous ayons encore eu jusqu'ici, ne s' ll'Yl' u'iI l.i!)!).ll gourdes et il ;)().;),O dollars, soit en tout (les gourdes conw'rties 0/0' taux oliciel du retrait) 01'. P. 36-/.. (kpensol1s d(nic pOlll' toutes nos l'l'oies puhliques l'l suhyentionnl'es, primaires, secondaires, suprieures, professionnelles, il peinl' le tiers dl' ce que cotHe il ITruguay l'entretien de ses ('colPs primaires. Le capital scolaire, c'est-il-dire la yalr:ur des difkes, du mobilier, etc., est reprsent, dans cc pe lit Etat, pal' la somme de U):3!I.ROO dollars (f1'. 10.3-/.;').601 ). Alors, quoi d'(,tonnant, si le rapprochement de la situation sco laire d'un tel pays avec la ntre nous est dfavorable '? Qui pJssde l'l'colP, possde l'ayenir, dit un adage. Or depuis la proclamation de l'Indpendance Hatienne, -le Dpartenient, :\DI., prouye Ull Hai plaisir il vous rendre cet hom mage, vous tes les preilliers lgislateurs qui aient, sincrement el de honne foi,parle yif intn't et les encouragements positifs dont vous honorez les instituteurs,--tent de faire prvaloir cheznous cette et de rsoudre avec le Gou yernement, dans l'intrt de tous, le grave problme de l'du cation" nationale. Yous continuerez, nous en ayons la ferme convictiou, il nous donner tout votre concours, Jfaisons d'coles. )\os coles qui, presque louies, des maisons appar tenant il des particuliers el pour lesquelles l'Etat paic comme frais de location, la SOJ11l11l' dl' lR2.()()() gourdes, ne sauraient tre, cependant, plus mal logl's, Il esl I1l'l'essaire, urgcnt, pour des raisons d'ordre la fois pdagogique c.'l hyginique, d'amliorer leur installation matrielle: c'est, d'ailleurs, la condition i ndispensahle du succs des rformes entames. Le Corps L gislatif, sur la proposition du Gouyernement, a vot, l'anne

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80dernire, une loi accordant au Dpartement de l'Instruction publiqile un crdit de 50.000 dollars pour la construction des maisqns d'cole, crdit garanti pnr un impt spcial de 10 cen times or il prlever sur chaque line de tahac ilport. Gree il ce crdit,il ne serait sans doute pas impossihle au Gouvernement, comme il se l'tait, du reste, propos, de traiter avec une gra!1dc Compagnie qui se chargerait de hlir nos maisons d'l'l'oIes en a ses propres ca pi taux, don t le remhoursemen t s'efl"ec tuerait dans un dl'lai plus ou moins long, il raide es 50.000 dollars inscrits chaque anne au hudget, jusqu'il parfait amortissement. :\Iais le Corps U'gislatif a formellement que la concession de ces travaux ne pourra avoir lieu que par la yoie de l'adjudication, conformment aux prescriptions de la loi de 1B sur les travaux puhlics ). La loi de lB exige du concessionnaire un cautionnement d'au moins la moitil' du montant des construelions. Or, comment demander il des ca pi talistes qui l.1.Yanceraient, par exemple, pour ces travaux, une somme de 500.000 dollars (le crdit ouvert au Dpartement permet d'ohtenir ce rsultat) de dposer un cautionnement pralable de 2:;0.000 dollars ? .. Du reste, les dispositions vises de la loi de 18, auxquellesil avait dj t drog par une loi rendue il la mme poque, ont t tacitement abroges par celles du n Novembre 18H3, promulgue le 20 Aot 18n5: cette dernire loi autorise, en efret, le Gouvernement il passer avec des tiers des contrats pour l'excution de tous tranlUx puhlics. C'est donc, Messieurs, une erreur qu'a commise le lgislateur' en rappelant dans la loi du 12 Septemhre H112, des dispositions d loi qu'il a lui-mme abolies, les jugeant impra ticables. Nous vous demanderons de vouloir hien la rparer, en dclarant que la construction dl's maisons scolaires aura lieu conformment la loi prcite du H 18n:3. Vous nous permettrez ainsi de. raire mettre le plus tt possihle la main il ces constructions: il en rsultera ce qui pas une considration ngliger -d II trayail pour. un grand nombre de nos concitoyens. Pension de reimite Lu loi modiflant celle du 18 Aot 1898 sur ln pension de re traite, est assurment, de toutes les lois votes dans la der nire session, sur la proposition du Gouvcl'l1elnent, celle qui a t accueillie par les instituteurs avec le plus dc joie. Les vieux jours sont dsorlirais assurs; le maitre d'cole n'est plus expos .finir, dans la misre et l'ahandon, une vie tout entire consacre aupnenter lersor intcllectuel et moral de la Na tiell. Cette loi ql.l, par le maximum de la pension, assimi:e

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Xl _. j'h umbl e j nsLiluLelll' aux grands foncLionnaires de coili porte il la fois une t,compense pour les vieux et un encouragemenL pour les jeunes. Elle constitue le gage le plus certain de la prosprit et l'avenir de nos coles. Les intresss, ds sa promulgation, n'ont pas manqu de produire leurs demandes; mais le Dpartement ne peut encore leur donner satisfaction, m:cm:e allQcaticn ltynnt tt, prvue cette fin. Nous avons donc imcrii, dans notre projet de hudget, une valeur destine il pourvoir il cette l'u arrt pris le H Janvier par le Prsident de la Hpublique, a, conformment il l'article H. de la loi, fix le mode suivt\l1t lequel doiycnt tre administres les preuves re quises des prtendants il la pension ( (1 :\Ioniteur )), du 22 .Janvier l!1n. ) \'oi1, :\nl. l('s st'nateurs, :\1:\1. les dl'putl's, rexpos sinci'rc pt /idle de la si!ua!icll de l'InsLruction puhli
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.JrSTICE les Snateurs, JIes!iieurs les Dputs, La .Justice n'a .subi aucun temps d'arrl dans sa marche pendant l'exercice 1911-1912 et les Tribunaux ont fonctionn avec rgularit. ,. Plac au-dessus de tous les Tribunaux et charg de (dire le droit, ) le Tribunal de Cassation continue mriter des loges. Ses arrts, fruits de l'tude ct de la rflexion, introduisent peu peu, dans l'ensemhle des dcisions judiciaires, des yues con cordantes et tendent; par ainsi, former l'unit de notre juris-prudence. Au cours de cet exercice, cc haut trihunal Il prononcl' 202 arrts en toutes matires,dont 1-!2 civils et GO criminels,soit un excdent de 4 dcisions sur l'anne prcdente. Ces arrts ont t publis par fascicules sous la direction de la Socit de L gislation, il qui mon Dpartement a confi cc trayail. Comme YOUS le savez dj, au mois de .Juin de l'anne der nire, M. Hugon Lechaud, qui a prsid pendant 21 annes notre Tribunal suprme, s'est vu oblig par l'tige et la maladie de prendre sa retraite. Sur la demande dn Gouvernement el en rcompense des importants services qu'il a rendus au Pays, YOUS avez hienvoulu accorde,r ce citoyen une rente yiagre de trois cents gourdes par mois, reversihle son pouse en cas de survie. Pour le remplacer, le prsident de la Rpublique a fait appel il l'un des avocats les plus distingus du barreau de Port-auPrince, Monsieur Auguste Bonumy, ancien btitonnier de l'Ordre, ancien prsident de la Socit de Lgislation et ancien Secre taire d'Etat. Avec un choix pareil et les memhres minents donl il se compose, le TriJnU)ul de Cassation ne peut (iue maintenir son bon renom. Les affaires dfres il ce Tribunal ont pris, durunt ces temps derniers, une telle extension qu'il devient ncessaire de lui accorder un troisime commis-greflier et d'augmenter son Par quet d'un troisime substitut. Les trois membres du Pm'quet et les trois employs du greffe ne peuvent pas en effet, wtlire la tche. Il en rsulte forcment dans la marche de 'ses sel'-

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83 "ices une certaine lenteur dont se plaignent avec raison les justiciahles. Une proposition de loi prsente ce sujet se trouye devant le Snat. .le YOUS prierai de la Yoter. Par lettre en date du 26 Septembre coul, N 34, Monsieur Auguste Bonamy m'a fait ressortir l'inconynient pour les juges de dlibrer dans une pice contigu au greffe. En attend"ant qu'il soit possible d'avoir un local digne de ce haut Tribunal, il demande qu'un ttlge soit plac sur la chambre du Conseil pour servir de salle de dlibration. Je n'ai pas mumlu de transmettre cette communication mon coIlge des "ravaux publics et je yeux bien esprer que YOUS le met trez eu mesure "de donner satisfaction au prsident du Tribunal de Cassation. .... Au Tribunal ch'il de Port-au-Prince, il est galement urgent" de reconstruire les chambres d'Instruction qui ont disparu dans l'incendie des 5 et 6 Juillet 1908. Les juges chargs de ce service ne peuvent pas s'en acquitter avec tOllte la clrit qu'e xigent les affaires de cette nature, n'ayant pas cet effet, un cu hinet indpendant. C'est ainsi, comme vous le constaterez par la statistique des dcisions rendues par les Tribunaux civils de la Rpublique, que le"s trois chambres du Conseil de l'Instruc tion criminelle de ce ressort, au cours de l'anne judiciaire, n'ont prononc que 6G ordonnances. CeUe remarque faite, je suis heureux de pouvoir YOUS annoncer que ce Trihunal a fourni une somme de travail assez considrahle. Il continue tenir le rang parmi nos Tribunaux eiyils par l'importance et le nombre de ses dcisions. Plusieurs d'entre elles ont paru dans le (( BulletiH officiel du Dpartemen t. 1) A ce sujet, il est il regretter que les Tribunaux civils des autres juridictions ne se soucient pas d'imiter cet exemple et d'expdier au Dpartement,pour tre insrsau Bulletin, mal gr la demande qui leur en a t faite, les jugements et ord041nances qui mriteraient d'y figurer. Cette publication aurait pour efTet d'entretenir une saine mulation parmi nos magis trats ct ({'assurer une meilleure distribution de la .Justice. Tous ces tribunaux, chacun suivant l'tendue ct l'importance de sa juridiction, ont pronon un nombre notable de dcisions. Le Dpartement Ira qu' se louer du zle et du dvouement que la grande majorit de nos juges apportent dans l'accomplissement de leur tche. Les rapports des Commissaires du Gouvernement accusent les chiffres sui"unts:

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., S-I 'CIl .'f,j .= V,1'Q) ;; .il r. :... ,-,,Q -:; .: .. r: ...: '.' ;,.a en TIIIBC:\'AL .... /i';'Q) .... ;; ;.:.: zu E.J. .... g.:sU ,'" -Civil de -..; ;; ::: Il) 0 --, W '-' "'''0''0''''''"'' '-' pl-uu-Prince. 35B 80 12 125 (j(i (j-l2 .-Cup-Hutien .. 5-1 22 111 31-1 .-' 1) "" Cuves lOB 110 3:3 i) 15 :38 305 GOllavcs 25 B 7:3 17 :3 154 281 .lacmel Hl7 :m :Hi )l 2 17 2n1 Jrmie 0:3 1) 10 1:3 :3 ')_1 110 Port-de-Paix 75 :3 51 21 L') C') ).'2'27 -l0 Tt 11 H :t') n1 6 (J7 :U -l7 Hi 1 :3-l IBH ::t w Aquin (j0 '2() Il )l 22 UH Petit-Gove HO 1:1 17 18 :30 2m -F)l't-Lihert 7 1 18 :W 52 :3000 Pour ohtenir davantage de notre justice, pour tre en me sure de faire un recrutement convcnahle des magistrats ct leur demander de se consncrer tout entiers aux devoirs de leUJ s charges, il est illdispenfuhle de leur allcuer l!n traitement fil rapport nvec la haute mi!isioll socialequls remplissent et anc le rang qu'ils l'Cl1]lellt dans l'Etat. la loi du :23 Aot 1\107, les juges du Trilmnal de Cassation, du Tribunal civil dl' PortHu-Prince, le personllel dl' ces deux lribunaux, les m('mbl'es el les employs de 'leurs Parquets ont dj hnfil'il' d'une auh mentation d'appointements, La situation qui leur ain:-:i faite n'est pas encore, il vrai, celle sur laquelle ils sont cn droit de comptet; mais les ressources de la l'aisse publique ne permettent pas pour le moment de les mieux rtribuer. Il s'agirait, en attendant, d'tendre celle mesure aux fonction pa.'es et employs' des Trihunaux L'l Parquets des autres juridictions qui nc sont pas 1110ins dignes de votre haute sollicitude l'ne proposition de loi a l'll' dl']losl'l' dans t'l' sells .Je nI!isodemi de louL 'l'
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S5 -la Rpublique en date du 18 Novembre 1911, pris conform .. ment il la loi du 13 Septembre 1894, modifie par celle du 28 1898. Son remplaant est M. Volcy l'.Iichel, le plus anCIen et l'lm des meilleurs ,hlges de ce tribunal. Le tribunal civil de Fort-Libert, cr par la loi du 2 Sep temhre 1911 et inaugur en 1U09, vient d'proU\'er une grande perte par la mort de :\1. Charles Hraux, le premier doyen de ce tl'ibunal. Un digne successeur a t donn au regrett Magistrat dans la personne de M. Devalry Lrrnoix, juge ce tri bunal. l\Ioncollgue des Travaux publics vous apprenait l'anne passe que M. Allison Archer, concessionnaire du Canal d'Avezac dans la plaine des Cayes, s'tait de plus engag, sans nou veaux frais pour l'Etat, il reconstruire, entre autres difices pu hlics, le palais de justice de cette ville, dispar dans l'incendie. du 23 Fvrier 1911. Le tribunal a pris possession de ce nou veau local il la fin du mois de Fvrier dernier. Faute d'un nomhre sufIisant de commerants hatiens payant patente de banquiers, de ngociants consignataires et de ngo ciants importateurs ou exportateurs, il n'a pas t possible d'organiser des trihunaux de Commerce dans la plupart des ,;illes olt sige un trihunal civil. Ce sont les trihunaux civils de ces juridictions qui connaissent des afl"airl's maritimes et c:llllmercia{es, conformment il l'art. 2 de la loi du 16 Juillet 18:l, rl'meltant en vigueur celle 'dn B Octohrc Les tro:s tribunaux de Commerce aeluellement existants, ceux de Port-au-Prince, du Cap-Hatil'n Qi de .Jrmie, fondionnent d'une manire satisfaisntl'. Yoici le chiffre desjugeml'nts qu'ils ont rendus: Port-au-Prince .' Cap-Hatien ........ Jl'rl'mie Tribullai de Commerce: .... Plncl' il la porll'p des justicihlcs pl appell' il coneilier les parties, il prl'sidpl' les conseils de f'amillp, il exercer lc rle de police juclieiaire, il juger les conlraYentiol1s cie police et ,les causes civiles dnll'rt minime, le juge de paix remplit une mission ahsolument importante et d(!lieate. C'est pourquoi mon Dpartement 's'yertue il hien recruter ces magistrats ct n'h site jamais prendre des mesures nergiques contre ceux qui s'cartent de leurs devoirs. Par ce moyen et malgr les difll uIts (lue rencontre le G011vernemeut QllPS certaines localits

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86',loignes des villes cie h'otlYer des sujets callables d'occuper ces fonctions: nos 128 justices de paix Il'ont pas trop laiss dsirer. Elles ont prononc 9.503 dcisions rparties suit ; Triblllu/ll.r de pai.r de la jllridiction dl': Port-au-Prince Cap-Hatien ..................... Cayes ....... Gonaves .lacmel ... Jrmie ...... Port-de-Paix Saint-:\Iarc ...... .. Anse--Yeau .. Aquin .. Petit Gove Fort-Libcrt(' ... ................... .. .. .. 2.:198 9.t8 1..!.tG C"') -t.)_ O.tO 1.281 30.t .tn 26:1 3:! ;)()(j 13H Ces rsultats positifs n'ont pas t obtenus sans un controle srieux de la part de moil DiJartement. Par la correspondance des parquets et l'en'voi rgu1ierqui m'est fait de l'extrait du re gistre de pointe, des tahleaux rsumnt le mouvement des audiences, de l'tat des affaires en cours d'instruction, je merends coI'npte de la marche de. nos divers trihunaux et je veille avec soin il l'excution des lois qui tendent il assurer une honne administration de la justice. Les tournes d'inspection effectues par les Commissaires du Gouvernement et les visites frquentes de ces magistrats ainsi que des juges de paix dans les maisons de dtention contrihuent au maintien de cet heureux tat de choses. Les ahus sont immdiatement rprims et les droits des citoyens garantis. :\Ion Dpartement tient aussi la main il l'ohservance des pres criptions lgales concernant les huissiers, les grefIiers, les arpenteurs, les notaires et les olliciers de l'Etat civil. Conformment il l'tlrl. ,,1:> du Code civil, j'ai transmis aux Ar chives Ci83 douhles de registres de l'tat civil. 107 ont N reus du Parquet de la Capitale, 2Hl de celui de n de .lac mel, 32 de l'Anse-il-Yeau, too de Port-de-Paix, DG des Gonaves, 51 de Fort-Lihert et 40 de Petit-Gove. Des instructions ont t donnes aux Commissaires du Gou vernement aux fins d'inviter les olliciers de l'Etat ch"il qui n'ont pas encore fait le dpot de leurs registres il se conronner ft la 1 .' 01,

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.. .. .. SUI' .le rapporl de mon Dparlemenl, Son Excellence le Pre sident de la Hpublique a sign 3-1 Arrts, soit 16 Arrts de naturalisation, Arrts d'amnistie, 10 Arrts de grce, 3 Arrts de commutation de peines, Arrts d'admission il la retraite et 1 Arrt rapportant les Arrts de mise en tat de sige. 591 nominations ont t faites: 7 au bureau du ministre, 6 au tribunal de Cassation, 96 dans les tribunaux civils, dans les trihunaux de Commerce, 2 pour les tribunaux de paix, 70 oflic.iers de l'tat civil, 5:> arpenteurs, :39 notaires et -:15 ayoeats. Autant que l'ont permis les allocations hudgtaires, -il a t pourvu aux divers besoins de nos tribunaux et parquets. Entre autres, les meuhles et effets ncessaires ontt fournis au trihunal de Cassation et son parquet, au tribunal civil de Port-au-Prince et son parquet, au tribunal de Commerce de Porl-au-Prince, aux trihunaux de paix de ceLLe juridiction, au trihunal civil et au parquet du CapcHaLien, au tribunalde paix de celte ville, au parquet de' Port-de-Paix, au trihunal civil et au parquet des Cayes, au tribupal civil et au parquet de Jacmel, au tribunal civil et au parquet de Sainl-:\larc, au tribunal civil d'Aquin, au parquet de Petit-Goye, aux tribunaux de paix de Gressier et de Uame-:\larie. J'ai form une Commission de juristes charge d'tudier et de proposer les modifications dont nos Codes seraient susceptihles, CeUe uvre rpond li. un rel hesoin. Notre lgislation, depuis Boyer, a t. il est vrai, l'ohjet de certaines amliorations \Iais, malgr ces corrections successives et souvent contradictoires qu'on leur a fait subir, nos Codes prsentent bien des lacunes el bien des dfectuosits. l'ne rvision d'ensemhle s'impose .le me plais youssignaler, :\L\l.lessnateurs, :\I:\I. les dputs, le dvouement ct le patriotisme dont font preuve les memhres de celle importante Commission. Ils travaillent acth!ement pour permettre au Gouvernement de soumettre votre haute sanction, au cours de cette session, pour le moins, le projet de rforme du Code d'instruction criminelle et du Code pnal. .Je suis d'tlYallCe persuad que vous n'hsiterez pas, sur ma demande, accorder une juste rmunration il une uvre minemment utile et qui fera honeur tant au Gouvernement du Gnral TANCHDE Al'GUSTE qui l'a entreprise qu'aux Cham hres lgislatives qui l'auront mene il bonne fin, Le Secrtaire d'Etai de la Justice, Gl1UJ3Al'D.