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EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
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 Material Information
Title: EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Physical Description: Serial
Language: FRENCH
Publisher: IMPRIMERIE NATIONALE
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1908
 Subjects
Subjects / Keywords: Caribbean Area   ( lcsh )
Genre: serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Haiti--West Department--Port-au-Prince
Coordinates: 18.538759 x -72.337289
 Notes
Abstract: Annual report about the situation of Haiti in 1908.
 Record Information
Source Institution: Biblioteque Nationale Haiti
Holding Location: Biblioteque Nationale Haiti
Rights Management: All rights reserved by the source institution.
System ID: AA00013185:00001

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Exposé Général de la Situation de la Republique d'Haiti,Année 1908 ( PDF )


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fWt EXPOSE GENERAL ; DE LA DE LA RPUBLIQUE D'HAIT'! ..An.ne 1909 PORT-AU-PRINCE -IMPRIMEnIE N.A.TIl>NALI';. --DIICT1-;rH. ED
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EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA RPUBLIQUE D'HAITI 1909 PORT-AV-PRINCE IMPRIMERIE NATIONALE. DlREC'l'EUlt, EDGARD CHEXE'l'. 1908

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LIHER'l EGALJT RtpUBLIQUE o'HITI FRTERNIT Port-au:Prince, le 1908, an 104me de l'Indpendance. NORD ALEXIS de la Rjj) Il bliq Ile. MESSAGE .A L'ASSE)IBLE NATIONALE Messieurs les Snateur!;, Messieurs les Dputs, Depuis la sortie des Chamllres, le Gouvernement a eu le regret de oir hon nonihre de projets qu'il avait l'tude pour l'amlioration de L situation financire, le (lveloppement de la_ richesse publique au 10.,en de l'a!)peillux capitaux trangers et l'activit trangre, s'ar net et courir risque d'avorter cause des incessantes agitations 11scites dans le Pays pllr une tourbe de gens et Vous allez pouvoir vous en convaincre en examinant atte}!tivement l document que je vous transmets et 01\ les Secrtaires d'Etat qui ont Illlrge d'administl'er la chose publique vous font l'Expos gnral de L Ritl.lation, Vous constaterez, aveoc le cur soulev d'une patriotique indignation, )llll!lent l'lan imprim la marclie des affafres a subi un brUsque rrt, comment les activits ont t dtournes des voies de produc ou pour se donner aux pr('occupations striles de la politique, aux 'aintes d'inscurit qui paralysent l'essor des entreprises prives, Le Gouvernement, lui .. du soin des affaires {lilministratives, l maintien de l'quilillre l'utre les intrts individuels, de toutes les cilits gnral procurer aux travaux des citoyens, le Gou-

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-IV -vernement a d consacrer tout son temps et ses ressources combattre les ennemis de l'ordre. C'tait du temps et des ressources perdus pour le Paya. D.epuis ces del'lliers troubles, l'inquitude a domin dans les esprits i l'incertitude a rgn dans tous les ressorts de la vie na.tionale. Aprs la paix l'tablie, le Gouvernement a eu mditer douloureu sement sur les dpenses exct'i3siyes ct imprvues causes par la rbel lion, les dtournement::!

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EXPOS GNRAL DE LA SITUATION DE LA. ... IQUE D'HA.ITI RELATIONS EXTRIEURES, MessicUl's les Snateurs, Messieul's les Dputs, Malgr les ineidents divers' provoqus par les derniers vnements politiques, malgr les que le Gouvernement a d pl't'ndre l'gard ae certains trangers cou pables de menes subyers\'es, nos relations sont restes des plus satisfaisantes, Si, de certains moments, les affairl's en instance entre ce Dpartement et telle Lgation unt paru se compliquer de circons tances inatt8lHlus, ce n'a jamais t jusqu' 'n faire apprhender unc solution qui, e!l dfinitive, ne serait pks conforme la justiee, Le grand souci dc ce Dpartement a toujours t, tout en coneiliant, un cOl'llial esprit,' nos intrts avec ceux des PissallceS Etrangl'cs, de sauvegarder nos droits et notre dignit de Nation libre et indpendante, Il vous sem donn(' dl' le constater quand paraftra le CI Livre Bleu 1) le Dpartement' pl'opose de publier

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.. Nous tenons, en effet, Messieurs, ce que vous vous rendiez compte, ce qll.e le peuple se rende compte des diverses ngocia,tio'ns qui ont eu lieu entre notre Gouvernement et la plupart des Lgations tabli cs en cette relativemcnt ccrtaines questions de importance. \ ,. .. En attendant, nous ne devons pas passer sous silence quelques faits intressants. Nous placerons, en premire lig'ne, l'change des rati fications de la Convention commcrciale du 30 J,p,nvier 1907, sanctionne par le Pouvoir Lgislatif au mois de Juin de la mme anue .. Cette importante formalitC a eu lieu il, Paris le 23 Octobre 1907. . Une petite difficult, l'ntre temps, ,,;'('tait prsente, touchant l'application d 'un article additionnel cette Convention. 0 Cet article, que les Plnipotentiaires respectifs .des Hautes Parties contmctntes avaient jug com"enable d'ajouter flOuvel accord .commercif).l afin d'empcher, en attendant les sanctions d'usage, une :solution de COlltinpit dans nos changes avec la France. stipulait la mise en vigueur }Irovisoil'e ft, partir du 1er. Fvrier -de l'Instrument du 30 'Janvier 1907. Mais, par suite d'une interprtation divergente des dis.positions de cet article additionnel, certains produ.its d'origine hatienne, tels que miel, ch'e, J'hum, tafi, etc, ne furent pas admis alors b nficier en France des taxes inscrites au tarif minimum franais. Le Gouvernement en donnait pOUl'o .rah;;on que le texte d(3-1'article avait t libell de telle faon qu'il fai obstacle l'adoption de l'interprtation que, : sans doute, ses rdacteurs avaient entendu lui donner. Il por tait, en effet;--que l'application du tarif minimum devait avoir lieu cmifol'lnment ((llre stipltlatioJ/,8 de let Loi Imlta4se du 20 Fvrier 1908. 1) 01', cette loi n'autorise cation des taxes rduites qu'aux seules c1enrees coloniales l'article premier des lois des 24 Fvrier et 17 Juillet 1900.', il n'y avait l, somme toute, qu'un malentendu. Mais,

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ce malentendu ne manqua pas cle soulever de vives et lgitimes protestations; car, tandis qu'en France,en-dpit de la loi appl'o!J,1tioll et promulgue au Journal' officiel du ;-31 .lamicr nOllvclle Convention n'tait point eortaim; de nos produits, dans nos douanes, au contraire. elle avait eu et coutinuait avoir la plus large Nous fmes donc, aussitt cette dissience apprise, les diligences neessal'('s en vue d'assurer la mise en vigueur intgrale -: (lue provisoire de l Instrument du 30 J \l1vicl' 1 n07, Les ObSl'I''hLtW.llS prsentes cet effet ayant t prises en eOllsillr'utlou pal' le Gouycl'nement il fut dcid que les ('ommCl'allts dont les produits (nu mr!'; au 'rableliu A de la Convention) n'aurient pas bn fici de cette application illtgmle, au 1'1i nistl'e fruais des Finances une demande, accompagne de pices justificatives, l'effet (Ptl'e rembourss de la .diffrence entre le ch'oit' du Tapif gnral et le droit du '!'al'if minimuni pour celles de leurs impOl'tations auxquelles' l'administration ouanire aurait_ appliqu, puis le 1el', Fvrier HlO'7,. les taxes inscrites au'rarif' gnral. Pa.r une Note au il :Monitcur officiel, le Dpartement s'empressa de portel' le fait !L la connaissance des intres ss, Et! l'c::hangf' des l'atiticn.tions ayant eu lieu, sur ces entrdaites, la. COIwention entl'a dfinitivement et iiltgra-lelIltmt en vigmeur. _, C'est ici l'occasion de l'f'g'l'ettCl' que la tentative faite, ly temps. pal' notre diplomatie en vue de dterminer Ulle de nos rappOl;ts commrciaux avec 1'Empire Alleman<1, n'ait pu encore aboutli.'. Aux ('U effet, que e Dpc'trtement, dans un esprit (10 eonciliatia qu'on ne lui contestera. point, avait fa.ites eo la Lgation Impriale. en ce, il a va.it t pal' U1W C::.Dlumunication qui donnait la reprise des rela,tions eomtnercales entre les deux Pays a.u rg-lement de cout,('statiolis d'un ordre particulier dont la solution tait attendue, Or, cette solution 'si vivement dsire pal' notre Gouvel'nmuent, ne venant_

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-9pas jusqu'ici, aucune suite' n'a pu tre donne ces premrerspourparlers. ... Dans ce mme ordre d'ides, le Dpartement se souyient d'avoir entretenu vos honorables prdcesseurs, dans son dernier Expos, de la Convention qui a t signe Rome, le 26 Mai 1906, par les J;>lnipotentiaires-l'unis en Congrs-des Pays faisant partie (le l'Union Postale Univer selle. Le Corps Lgislatif tait eh mme temps }nformdn p'roclun dpt de cette Convention sur 'les bureaux ll!-'s Chambres. Le Dpartement ne manqua pas saprOll1eSHe : mais. ll's alors la sanction lgisla.tive, et, c'est -vous qu'il appartiendra aujourd'hui de statuer finitivement sur cet InstI:ument diplomatiquedji1 mis P11 vigueur,d'ailleurs, selon une dcision pro\'isoire de l'Uniun. .... Dans le dernier Expos, galement, nom; nyions fait part aux Chambres de notre participation la ('unfren('c de la Haye. Et" ce sujet, nous disions que le s'attacherait y fournil' toute la part de contribution utile dont il :serit Il nous est agrable de pouvoir ici nous faire rendl'e un tmoignage par loges qui ont t de din'l's cts, aux honorables concitoyens qui eurent la dlicate mission de reprsenter)a Rpublique d'Hati cette im portante. manifestation internationale en f:t,"em' de la Paix. Messieurs Dalbmar Jean-Josph, J. N. Lg-er et Hudicourt se sont acquitts de .leur tche iL notre eutil'rc satisfaction. Il vous sera donn de vous en rendre compte ,quand le rapport complet de la Dlgation: " L'heureux instrument de paix qu'est la Convention (le 1907) pour le rglement amiable des conflits intcrllatio naux a naturellement l'appel m,)tPe mmoire la q\H:,stiulI, combien de temps litigieuse entre les .eux GoU\'CI'-

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nements qui se partagent l'Ile, de la dlimitation des fron tires hatiano-dominicaines. Le Gouvernement hatien, malgr les difficults de 'toutes sortes il a eu fal'e face au cours de cette an ne administl'ative, !i'a pas perl1u de vue les pourparlers pl'cde111mont engag-s ('ot gard avec le Cabinet,. d Sa,nto-Domingo. Il a su maintenir nos. droits tels qu'ils -ont t jusqu'ic j et notl'e ferme 'conviction esi la solution de, litige ne peut tre autre que celle que eommandeut le l'espect tIe la foi jure et la juste tion des intrts vitaux de chmx peuples qui ne trouveront leur honheul' et leur prosprit que dans une concordede plus en .plus frateruelle, Monsieur Jules Lizaire, que le Gouvernement vient de' dsignr pour remplacer en qualit de Ch.al'g d'A:ffaires Santo-Domingo le titulaire actuel de ce Dpartement, tunit d'ailleurs toutes les qualits requises l)our travail ler
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i 1 connaissances professionnelles qui ne s'acquirent que li par pratique. Aussi; n terminant cet Expos', avons-nous cur .Ii d"appeler votre-attention, d'une beon particulire, sur '.' la ncessit de runir, d'entretenir au Dpartement des "Relations Extrieures un Corps de stagiaireB, en un mot, d formel' des diplomates 'accomplis, convenable-. l' ment initis aux usages de la capables d'assurer le maintien de latl'.tditiobindispensable dans ." une carrii'e o elle constitue le principal lment de une vritable ppini're enlin o se recruteront "l'avenir des .A.ients instruits et (lignes de '" leur Pays auprs des autres Nations. '" Rtant donne, .en effet, la tndance que l'on a juger un pays d'aprs ses Agents ft l'tranger, nous avons intrt .tre reprsents le mieux possible chez les Puis-sances avec lesquelles nous sommes en relations. .. ,. En attendant le Dpartement est hereux de consigner que l'Allemagne a bieil voulu lever le rang diplomatique de son Reprsentant auprs de notre Gouvernement. De Ministre .. Rsidentqu'il' tait prcdemment, Monsieu}" von Zimmerer a nomm EI)Yoy Extraordinaire et .Ministre Plnipotentiaire, it rgal de notre Berlin. -' Monsieur de Bezaul'e, Envoy Extraordinaire et Minis tre Plnipotentiaire, de la Rpuhlique t rem plac par Monsieur Pierre Cal'teron accrdit en la mme qualit a-gprs de notre nQ.uVe.l'llement. Dans le Corps -consulaire, Alexh.nder P. Murray, remplace M. A. G. Vansittarf, omrg.e Consul-gnral de Sa Majest Britannique. ;,.. M.Charles Miot, qui]emplissait Saint-Marc les fonc tions d'Agent onsulaire des Etats-UniR d'Amrique, eil prenant part l'insurrection (le l'Artibonite, ne pouvait' rsider plus longtemps en Hati. Il a t remplac par M. Hugo Jurgensen. Le Gouvernement, pour des ratsons analogues, a d re tirer l'Exequatur M. Al'istide Lag?jaul1is, Comml-g-

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--11-n)l{t! de Costa-Rica et li M. Achille BUl'the, Consul du Hunduras la mme rsidence. Il n'a pas encore t donn de successeurs ces deux Agents consthaires,_ contre -lesquels, au surplus, un Arrt d'e){pulsion a t J)ris. / Au mQis de Fnicl'(lernier, ce Dpartement reeut.noti fication de l'acte odieux qui avait mis en deuil le peuple Portugais. Un double assassinat avait t perptr sur la personne deSa Majest le Roi PODl Carlos lei et le Prince hritier Dom Luiz-li'ilippe de Bragance. Npus nous sommes empresss d'exprimer au Gouvernement Bortugais-en cette triste circonstance toute la part que la Nation hatienne. prenait la douleur de la famille ioyale. Nous ayons, en u,.me temps, aisi l'occasion de l'avnement d Dom Manol II -second fils du Roi dfunt -au trne de Portugal pour tmoigner son Reprsentant Port-au Prince notre vif dsir de continuel' resserrer les liens d'amiti qui unissent les deux pays. "0\" En rsum, nos relations internationales sont actuelle:ment aussi bonnes que possible. Les "efforts de ce Dpartemont ne tendront qu' les raffermir; et il a tout lieu de croire qu'il y parviendra heureusement, tant donns, d'une part, notre ferme 1 solution de ne nous dpartir en rien du respect des principes, et, de l'autre, notre sincl"e esprit de conciliation. -Le Secrtaire d'Etat des Rt:lat/oIl8 Eltirieurfs, LOUIS BORNO

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, f2-. FINANCES les Messiew's les Dputs, Grce des efforts constants et une bonne mthode administrative, les services publics ont t toujOUl'S satis faits, notamment ceux de la solde, de la ration, des.up pointements, des locations, etc., etc. Et, malgr l,.L cl'imi: nelle du 15 Janvier dernier et les low'des charges qu'elle a ncessites, a.ucuu arrt n'a t constat dans la marche normale de notre administration. rroutes les dpenses ont t acquittes anlenaut ncessairement il. leur suite les bons effets qu'on po.uvait attendre de cette rgularit. Mais l'une des yives proccupations (le ce Dpartement, encore cette anne, serait d'enrayer la prime sur l'or ou tout au moins de la, ramener tL un taux raison nable; car c'est elle qui e'ntretient la gne et le malaise dans le corps social. Peut-on, en ralit, pour justifier te prime, chercher se conyaillcre que le montill1t de nos billets de caisse est trop lv et que la du He trait est insuffisante? Une telle assertion n'est pus-toutfait admissible. Elle implique plutt un but arrt, voulu de rendre difficiles, rai'es les transactions et d'anantir ainsi le Commerce d'Importation au dtriment de la For tune publique. D'un autre ct, on obj,ecte que le bas prix de notre caf SUl' les marchs trangers est la 'Taie cause de cette hausse du change. Cependant tout rcemment,avec une circulation de plus de dix millions de gourdes, le prix du caf tant le mme qu'actuellelllent, ht prime sur l'or tait de 330 % 370 0/0. Pourquoi cet cart volontaire que nous constatons en ce moment? ... Si le change avait pu se maintellir iL nn bm,: raisonna. ble, notre COlYIll101'Ce d'Importation en pruiHt'l'ait assur ment, Fcoulement des marchal1llises dedl'lHlt'ait plus fa cile, en mme temps que le rendement des droits de douane l'enke atteindrait ou (tpassl'ait mme .toutes les pr visions. En d'autres temps et des poques o la rgula rit ans notre n'existait que e nom, oil

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13 le papier-mollnaie en circulation, d'un montant excessif,. inconnu, n'tait sOUIriis aucun ccintrle; la prime cependant ne dpassait jamais une certaine moyenne. Or, les PouvoiJ's publics ont toujours. la facult de rglementer les l'gtat, quelque difficiles que ces services dans le but d'assurer le bien-tre gnrl. Cette questioli de prime, qui est d'ailleurs conventionnelle, doit mriter notre attention. 11' est juste, dans l'intrt de la comm1,.1.naut, d'tudier le moyen le plus efficce pour ar-river it arrter. la hausse du change. . Peu aprs la lecture de mon rapport iL la Chambre des Heprsentant.. ... et au Snat de la Rpublique, rapport rvlant lIes valeurs "Considrables percues illgalement par la Banque Nationale son profit sur les fonsencaisss pOUI' compte de l'Etat, le Conseil des Secrtaires d'Etat recut le] 8 Septembre 1907 de Monsieur Charles van Wijck, DireCteur de cetteBanq'lf, la dpche suivante: .. D'HAITI .. Port-au-Prince, le 18 1907 1 A Sun El'cellenc'e le Gnal NORD ALEXIS, de la RJpubUque tl'llUi, En son Conseil. ,; Monsieur le Prsident, .. Messieurs les Secrtaires d'Etat, "Dsireux de mettre fin iL la. situation faite notre Insti" tutiOll par la mesw'e prise contre elle le 4 Ao.t 1905, ,. nous avons l'honneur, en conformit des instructions qui nous ont t tJoansmises pai' le Conseil d'Administration l, de la Banque Nationale d'Hati, de faire appel au Tribul, nal arbitral prvu par l'article 23' de notre Contrat de concession sanctionn par Dcret de l'Assemble Natio.1 mtle hatienne en date du 10 Sptembre 1880, lequel ar" tic le dit que" en cas de divergence sur l'interprtation '" des clauses et conditions de la concession entre le GouJ"

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-H-" vel'nement et la Banque, la contestation S(,l',t des arbitres nomms pal' ]e GOU\'.l'l'llenHmt et la. Socit reprsentant les Ollcessionnaires. " principe tabii pUl: cd article dl' notre Contrat de Parbitr,age en cas de di'''E'l'gence sUl'l'intel"pl'tatiou des clauses et conditious de la concession qui l1'a jamais t "contest par votre Gouvel'nement, a fait re" prises, l'objet de dc1i:trations oottPR et pl'eises soit il, la tribune dUo Snat soit celle de la Chaml)]' des Dlmts. Seul le lieu de runion d 'l'l'ibunal a t mis en diSCUSSIon. Nous appuyant sur des prcdents nous avons dl'11mn" d que le Tribunal se runisse Paris o avait l,t (Ola" bor et sign notre Contrat et o se trouve le social de notre Banque . Votre Gouvernement a repou!'is cette-proposition di sant que le Tribunal arbitral ne i1ouy.uit se runir qu' Port-au-P'ince, sige du Gom"i:nement. Monsieur le Ministre de France, dans un esprit de "conciliation, vous a alol's suggr l'ide de soumettre le rglement des qui nous sparent au Tribu" nal arbitral de la Haye. Cette proposition, pas plus que la premire, n'a ren". contr votre agrment, quoique poul'tant elle o1frit "votre Gouvernemeut toutes les garanties (1U'il pouvait dsirer. Je persiste encore il, croire que les intrts de ,"otl'C Gouvernemen! aussi bien que ceux lIe notre flanque ne pouvaient tre mieux ('onfis qu'aux honol'ablcs 111C111-" bres de ce haut r'ibunalot tout' on ne ('onsidrant pas "cette pl'oposition comme lMfinith"emcllt rejetc, j'ai l'honneur de faire conllatl'l' il Votre EXl'ellcnceque nous "sommes prts, dans le but lIe mettl'e fin aux difficults exis_tant entre nous, al'ptCl' (lue le 'rl'ibunal al'hitral se runisse Port-au pJilll'e. L Gouvernemcnt Hatien et la Banque Natiolialo d'Il
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-15 n arbitre seraient partager entre le Gouvernement 'Ha'i., ti et la Banque Nationale d'Hati. Les conditions gnrales de cet arbitrage, les disposi tions intervenir pour la constitution dfinitive du Tri"bunal arbitral seraient rgles pal' un Protocole entre Son Excellence le Secrtaire d'Etat des Relations Ext rieures et Son Excellence le Ministre -de France qui, accord avec son Gouvernement, transmet Votre Excellence la ,prsente demande d'arbitrage. Nous osons esprer que le Gouvernement nous fera connatre sa rponse dans le plus bref dlai. Dans cette attente, nous Vous prions, M. le Prsi dent, MM. les Secrtaires d'Etat, d'agrer les assnran" ces de notre profond respect. " BANQUE N D'HAITI Le Directeur, CH. VAN WIJCK. On concoit bien que, dans l'tat actuel des choses, cette demande d'arbitrage }\'a pu tre accepte, alors qu'elle comme tiers-arbitre, le prvoyant d'avanee que les arbitres ne s'entendl'aient pas, un hollandais, un habi-tant quelconque du gIobe, ..... que Voici le texte de l'art. 23 invoqu et qui, le cas chant, devra tre strictement ob!?erv : En cas de'divergence sur l'interprtation des clauses et conditions de la cOllC'ession entre le Gouvernement et la. Banque, la contestatioll sera soumise arbitres nomms par l Gouvernement et la Socit reprsentant les concessionnaires. Dans le cas de partage, les
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10 -Les avantages immenses accords la Banque Nationale par le Contrat qui lui concdait notre Service de Trsorerie ne peuvent jamais tre compars aux seules allocations votes pour les Bureaux de la ,Recette et de la Dpense. Cependant ces Bureaux font le mme service d "enca.isse ment et de paiement, avec la plus grande rgularit et la satisfaction gnrale. Les deniers de l'Etat sont respects et des dpenses autorises. Il ne peut trc dit de mme de la Banque Nationale dont comptes sont le plus souvent majors et prsentent des dtournemcnts de fonds au prjudice de l'Etat. En parcourant la dernire cO!'l'espondance de mon D partement avec cette Ba;llque, correspondance illsr"e au Journal officiel du 18 Janvier expil', N:.> 6, vous avez dft tre surpris du peu de scrupule de la Direction de cet Etablissement d'avoir voulu se substituer au (1 Etat des Finances pour arrter et pn,yer une dpense que mon Dpartement n'a jamais autorise, a.IOi'S qu'il lui impossible de l'effectuer s"ans av6ir, au pra.lable, ohtenu du Corps Lgislatif le crdit ncessaire. Jugez donc lIe cet empitement. N'est-il pas un danger pOUl' nos finalH"'CS ? Cette question a t dfre il la .Justice ('ommc tilnt dau tres mfaits dont je vous ai prcdemment cntretenu. Il n'a jamais t enregistr daris nos annales financil'es un seul act"e fait par la Ba,nque Nationale (l'Hati dans le but de contribuep l'amlioration de nos fill:l,nces. Elle a toujours t indiffrente tout esiwit d'ordre, elle ne s'est prte qu' des combinaisons tendant engager plus en plus nos moyens d'existence, relldt'e impossible le service rgulier des dpenses publiques, ppurvu que ses intrts aient t servis et dans des conditions trs avan tageuses pour elle. Une vrification scrupuleuse de sn, compt,abilit s'impose d'une manire absolue, Ce travail qui sera confi des comptables experts embI'!!,ssl'l'a la entire du fonc tionnement de cette Institution. Il faut cote que cote l'J.ue le jour soit fait SUl' cette comptabilit cIU' tout momont le Dpartement a bien le droit de contr(,)lel'. En conformit du 3me, alina de l'article 7 de la loi por tant fixation du Budget des Dpenses pour l'exercice 1B071908, mon Dpartement, avec l'autorisation du Conseil des Secrtaires d'Etat, a dispos jusqu'ici, pour" faire face aux

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t1 -publiques, notamment l'acquittement du premier terme des indemnits reconnues par les Commissions mixtes, des valeurs ep affectes au paiement des intrts des titres de la Dette intdeure non encore mis. Ces yaleurs seront rembourses par le BUlea.u Central de la Recette et de la Dpense, comme le prescrit le Legisla teur, ds que le moment arrivera. POUl' la rpression immdiate de l'insurrection qui a t dlLnA le Dpartement de l'Artibonite, des dpenses urgentes s'imposaient. Ces dpenses qui ne figurent pas au Budget de la Rpublique,et dont -le tableau sera soumis votre sanction, ont t payes au moyen des fonds de l'exer cice en cours. Le Lgislateur prvoit dans le cas qui nous --occupe, si les fonds du Trsor sOIlt insuffisants, que des emprunts seront contracts, rglables au mieux des int rts du fisc. Le Gouvernement n'a pas cru devoir procder dans ce sens, tant donn que la voie des. emprunts est gnralement funeste un Etat. Il a compris qu'il tait prfrable d'employer les moyens dont nous pouvions disposer, pour couvrir les dpenses sus parles et dont le montant tre rembours au service courant, sans compromettre 1':1\renir,' ni engager nOs droits de douane qu'il entend conserver absolument libres .A cet effet, un projet de loi vous sera prsent. On doit bien se l'appeler que ce sont les emprunts contracts le plus souvent au pair garantis par les droits il, l'Importation et l"Expol'tation,qui ont produit. en grande partie, pour leur rachat, l'emprunt de 50.000. 000 de francs, dont intrts et amortissement exigent, chaque anne, une sortie de fons de 639,041,25 dollars. Cette valeur aurait pu tre employe il la rfection des routes publiques, iL de l'Agriculture, cette force vitale de la Nation, qui seule amnera un une a Jillioration durable, certaine dans nos finances et .consolidera inbranlablement l'autonomie nationale dans la richesse et la paix 1 Aujourd'hui plus que jamais la' sollicitude du Gouverne-_ ment doit s'tendre tout pal't,ulirelllent sur cette classe intressante des lois les protgent et nous devons de plus en plus les encourager. Ulle diminu tion des droits l'Exportation sur tous les produits gnralement quelconques de notre sol s'impose. Cette mesure que commandent la justice et le bon droit aurait pour effet

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-is-d\augmenter la production en apportant une-nouvelle re de prosprit au .. '{ trava,Ux des champ::,;, d'assurer le bientre dans les foyers et de rendre prospre le commerce national.Il ne faut pas dsesprer qu'on y arrive dans un ave nir prochain. Les deux millions en pices de nickellle 0,50 et 0,20 centimes ont t frapps da,ns les ateliers de la Scowill Manufacturing de Waterbury pour compte de l'Etat. Ces deux millions livrs au Gouvernement ont t employs aux dpenses publiques. Au Budget du Dpartement des Finances exercice en cours-est inscrite pOUl' cette frappe, la somme de P. 60.000 or a,mricain. Mais d'aprs les contrats publis au Journal officiel du 2J Dcembre 1907, No. 102, le'prix lemand qui est de P. 61.360, quoiqu'il part tl's lev, dt tre accept pal' mon Dpartement aprs les explications de cette Compagnie. C'est donc une somme deP. 1.360 qu'il faudra couyrir pal' un llouveau crit. or P. 98.000 pOUl" les travrLUx lle la Cathdrale n'ont t inscrits ni au Budget ni anx CrditF supplmentaires. A ce propos, le Secrltaire d'Etat des Fini1lwcs a d soumettre cette question au Conseil des Secrtaires d Etat et il en est sorti la note publie au "Monitcur" du 23 Octobre 1907, laquelle note est ainsi En conformit de la loi du 22 Aot 1907, promulgue "au Journal officiel du 9 Odobre e la mme anne, au No 81, il est allou au Secrtaire d'Etat des Travaux publics pour l'excution de ,l'ensemqle des travaux ac cessoires de la Cathdrale de Port-au-Prince la somme ";de 98.000 dollars. Cette valeur ne figure pas au tableau des Crdits supplmentaires de l'exercice 1906-1907, et ,. cependant l'article 4 de la dite loi s'exprime ainsi: "Art. 4.Ce cr'dit sera couvert au moyen des recettes ordi.naires de l'Exercice 1H06-1907. "Mention de ces p, 98.000 dollars eHt faite purement et simplement au Budget de la Dette publique de l'exer '-' cice 1907-1908, colonne:de la Dette publique, sans aucun "crditiJouvant ol'dunnancer en dpense. Sui vant la dcision priie--pur le Conseil des Secrtaires d'Etat dans sa sance du 22 Octobre courant, P. les 98.000 dollars seront acquitts, sur la demande du .Secrtaire d'Etat au Dpartement des '.!-'ravaux pub1cs, re-

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, 19 cus du Payeur du dit Dpartement rgulirement trans mis au Secrtaire d'Etat des Finances, la charge par l' celui-ci d'inscrire cette dpense au prochain Budget de '.' la Dette publique soumettre au Corps Lgislatif sous la rubrique de Dpense rgulariser. Les tablaux comlwennent: 10. les droits constats lImpol'tation et l'Exportation durant le premier trimestre de l'exercice en eOUl'Sj 20.1e8 sommes encaisses et payes par les Bureaux de la H.ecette et de la Dpense, du 1er. Octobre 1n07 au 31 Mar!:!. 1908j 30. les cdmptes de la Banque Nationale penda.nt le premier semestre de l'exercice 190(-1908. DROITS CONSTATS. IMPORTATION ... EXPORTATION ------./'0...._---------______________ Bn.LI!:T!I OR. AM. 25 0,'0 OR AM. BILLETS Portaupnnce 244.170.48 10.066.:lS 62.394-.67 93.657.74 1.184.06 Cap.HatiCJ ... 102.118.a:l 3. 841l.0!l 25.262.0"7 72.901.22 554.58 Cayes ......... 7.7.!l!l!l.:H 3.643.2:3 20.994.62 81.352.27 764;38 Jacmel; ...... 1'2.3110.27 :UIi7.a8 21.444.22-134.372.30 703.19 GOIlllives ..... 3:1.365.42 2.047.82 8.292.44 31.772.44 558.25 J l'mie ...... 60,4:U.tl:! 2.!HI!I.-l7 15.40:i.l3 81.698.81 509.06 Pet.itGol..e ... 32.1i7.0i 7.800.26 66:31"2.96 423.19 PortdePaix .. 20.\l75.22 1. 3:;:3.:12 3.1!l3.85 23.748.78 963.55 Sll.ntMarc .... 32.357.21; 1.17\!.2:l 7.921.13 10.503.15 534.57 Miragone .... 7.505.6;1-' 4l4.li3 i': 848. !)2 15.23U5 190.96 Aquin ..... IR\!. !l'S 1.142.16 17.858.0-1 49Q.39 6!lS. Hlill. Hi au. iOl. :,S 175.6!l!l.47 629.U1.26 &.876.18 -... .. BUREAUX DE LA RECKrrE Er DE LA DPENSE RECETTES l\IO:-lNAII!: NATIONALE-OR AMRICAIN 1907 Balance au 1er. ............ _.. ...... 6.486.47 Octobre ................. G. 337.631.35P. 108.109.06 N"ovemhre .... ...... .... 1.159.685.10 -118.576.51 Dcembre ... : .. .. . . . 551. 971. 97 .084.64 1908 Jam'ier ...... ..... ...... 582.462.60 110.735.99 Fvrier. .. . . . . . . . 636.782.07 12f. 546 .16 Mars.................... 182.849.!l9 U. 3.451.383.08 P. 'H6.100.72 Produit de or P.195.163. 91 con .. yerti'3 on mOIln(tio nutionall' __ .. _.:....!.: ..4..554.614.8.1 P. 550.936.81

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ntpENSES _--___ ..A.... -_ MONNAIE NATIONALE OR AMRICAIN 1907 Octobre ................. G. 630.0401 P. 50.411.44 Novembre ...... : .. . .. 1. 411. 21i 116.100.55 Dcemre...... ......... 1.04i.H:1.58 99.489.89 1908 Janvier ...... ........... 647.177.a:; 78.068.27 Fvrier................... 622.5711.26 107.313.51 .... ......... 497.48(i.20 83.665.87 -------------------------- 4.541. 141. (i5 535 109 53 Balance au 31 Mars 1908...... 13.473.16 15.827 28 G. 4.554.614.81 P. 5iO.9a6.S1 --BANQUE NATIONALE D'HAITI : 1 RECETTES '. .----MONNAIE NATIONALE On AMF.RICAIN },907 OctObre.. .. .' ........... G. Novemre .............. Ddcemre ............... 1908 Janvier ................ .. Fvrier ...... ........... Mars... .... ...... 2.234.40 1.181.20 1.877.01 892.46 904.69 1.154.74P. 145.248.66 122.962.20 25i.982.60 211.484.42 252.672.98 254.250.04 G. 8.247.50 P. 1.239.600.90 RP ARTITIONS Emprunt 1875 .............. .. .. .. Emprunt de.feS. 50.000.000 ..... Dette Jltrieure .................. Construction de la nouvelle Cath-drale de Port-au-Prince ......... Construction de la nouvelle Cath-drale du Cap-Hatil .......... Service arrir" de 1ft Dette intrieure. . .. . .. ..... Chemin de ftlr' de la Plaine du Culde-Sac ........ ................. Service courant',..... .... .. .... Commission de Trsorerie ........ Wharf et Hangar de J acmel ....... Wharf des ayes ................. Wharf de Port-dePaix .. . . .. .. VerseJD,ent faitllu Bureau'Central de MONNAIE NLE. OR AMRICAIN 132.291.20 49.624.75 441.601.63 0.41 4.279.8,1 831.74 57.655.85 585.95 46.318,'37 84.375.02 17.559.12 18.594.01 la Recette.etde la Dpense.. .. .. 1.726.24-Commission de Trsorerie, etc.. .. 1.409.24 -.. ---=--:---:-:------. G. 8.247.50 P. 1.239.600.90

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.BienMt sera soumis vos dlibrations le Budget gn ral de. la. Rpuhlique pOUl' l'exercice 1908/1909, montant G. mOllnaie nationale et S. 2.3""42.010.13 or am61'icain. Les Voies et Moyem;.s'lvent G. 5.645:979.02' mommie nationa.le et tL ::; 2.542.010.13 or amricain. De l. une diffrence e 1.3B1.928.98 monnaie nationale qu'i! importe de cou vl'ir, ceg dpenses par leur nature, ainsi que vous ne manquerez pas de l'apprcier, ne pouvant tre rduites ou Da.ns le cours de cette session, d'accord avec le Gouvernement, le Oorps Lgislatif voudra. bien alloptol', al'l'iv:er cette fin, ]e moyen financier qui lui sera propos et qui ne portera. assrment aucune atteinte au (.l'dit public. En mme bmp3 pla,clSs SOU!? vOS yeux les CO!D.ptes gnraux do l'exercice 1!)()tJj1907. Ces comptes que vous aurez vrifier vous difieront leur clart sur les re cettcR et les dpenses e la Rpublique durant cet exercice. Void -l,e rsum de la Dette publique au 31 Mars 1908 : Dl':TTE EX'l'RlEURE On A:\IRICAIN MONNAI,E NLE. Emprunt 1875 ......... 2.850 \197.50 Amort. non encore rgls 758.857.50 3.609.855 Emprunt 1896 . . . . . 8.10!1.843.75 Auwrt. non encore rgls -276.ti56 8.386.499.75 DETTE IN'l'IUEURE Titres bIens ... :. .... Titres roses ........... Consolids 3 0[0. ... ... Consolids li 0[0 .... ... Emprunts unifis ...... Solde eles intrts ds RU 30 Juin 1 !l05 ....... Papier-monnaie en circu. lotion..... ...... '.' Prt statutaire ........ Construction de la nouvelle Cathdrale (solde) Whal;f de St.-Marc ...... Wharf de Port-de-Paix .. _Wharf des Cayes ..... Ordonnances dposes au 2.29i.135.33 3.080.080.95 1.351.638:66 4.213.334,.11 2. 08i. 9!l4.88 13.030.183.93 184.816.42 134.816 42. 91.500 .' 55.190.63 99.093.93 3.645.93 '.495.248 800.000 -, Ministre des Finances 54.273.33 126.465,S-4 A reporter ......... .. 25. i65.058. 92 7.t21.713.84

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Report .. ", .. '.' ," Contrebons en circilation Travaux des Champs de course, etc .......... Solde des indemnits ac cordes aux sinistrs de Pet'.t-Gobe ..... ... 22-25,566.058.92, 7'921.718,84 25.457.,98 103.32(\.82 171.266,25 96.056'.25 41.707.50 25.765.103.97 8.059.477.59 -. Notre Dette publique,' sIon la compare celle des autres Ntions, estrelativement peu leve. Mtiis elle l'est encore trop, si on la compare notre puissance prouctive. En tout cas, nous avons grand intrt dgager en partie les affectations qui en garantissent le remboursement et d'avoir ainsi une plus grande disposition des ressources gnrales de l'Etat, Le Secrtail'e d'Etat des Fi7wllces, F. MARCELIN

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COMMERCE -. Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, C'est avec mpressement que le Dpartement, chaque anne, vous entretient de la. situation gnrale du Commer.ce, assr qu'il est que vous ne manquerez pas, encore une fois, d'apprcier les efforts qu'il ne de fire pour amliorer le plus pOi';sible cette situation. Mais il est gretter que ces efforts ne produisent pas.. de rsultats ap et que le <1\'eloppement des affaires, la multi plieit progressive (les transactions, l'augmentation de nos lhoyens d'change rl'stellt soumis des causes qui, empirant chaque jour, menacent le commerce (Je paralysie com plte. -. L'une de ces causes l"st assurment l'instabilit du change':. Cependant ce mal ne s<.>rait que tralisitoire si, .' t de lui et pour le contrebalancer l'industrie agricole s'tait dveloppe. Le contraire s'est produit malheureusement. Notre exportation est faible et languissante. Nous ne rece \"ons plus assez d'or pOUl' pa.yer nos importations et garantir par l le cours de notre papier-monnaie. Nos moyens d'l'hange se limitant de plus en plus, nos budgets ne pou vant plus. s'quilihrr normalement, nous sommes forcs..de .recourir chaque anne au."{ moyens extraordinaires ...... Au mflis de 1907, le taux moyen du change tait de 3H4010 l'omm: il-est signal dans l'Expos de l'anne dernire. A ce moment. l, tot faisait croire que la tenda.nce taitplutt. la "baisse". En effet, au mois d'Avril, 11\ moyenne tait de 3;')7 010. Et depuis lors, le ta.ux; conf!. toute a suivi une progression crois sante ainsi llue \'lms le mOlltre I.e tahl<>a,u ci-dessous: Mai ..Juin Juillet Aollt Hl07 .. : .378 0io "" ..... 400 ., .. J. 3t1S ,. ...... 396 _" 1907 .. .4030/0 Octobre ..... .411 Novembre Dcembre ..... 440 " ......... 496 ,.

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Il rsulte que la moyenne du taux de l'anne 1907 a t de 407 0Io, que le_ plus haut tait de 4!) 0Io et,le plus bas de 357 0Io, L'anne 1908 s'est ouverte sous des auspices qui ne sont pas favorables au co\nme}'ce, En effet; les taux ont t com me suit: Janvier .... 528 0Io Fvrier. .. 520 010 Mars ...... 543 010 Sans vDuloir revenir sur les autres causes du malaise dont souffre le Commerce quelque temps et qui ar rtent son essor, je ne peux cependant m'e!llpcher de l'ap peler celles signales dans les Exposs des trois annes prcdents etnotamment dans celui de l'anne 1907, lps quelles existent toujours: 10. mavaise prparation de n'os produits et denres d'exportation; 20. mimque de nou veaux dbouchs notre Cilf et nos bois et racines de campche; 30. insuffisance radicale des moyens {1'change; 40. non dveloppement de la culture du cacao, 'des autres produits et denres exportables. Cette situation anormale du change rend encore plus res treinte la consommation ainsi que vous le constaterez dans le "Mouvement ". En effet, il ressort une diffrence de P. or 1,263.099.99 -entre le montant des marchandises importes dans le cours de l'exercice 19051906 et celui de 1 exercice prim le 30 Septembre 1\107. Il n'y a pas de doute que si ces diffrents germes de mort disparaissaient la prosprit renatrait comme auparavant. Elle reviendrait ce qu'elle tait quand le caf nous dpn nait cent millions de livres, avec des prix de 110 francs sur les' europens. Mais comment dis)mratraient-ils ces germes de mort n dehors de la paix, du travail, d'une mthode intensive et raisonne de la culture de nos tel' res? L se-p,lement est le salut: C'est donc ce but dsirable que chaque membre de la .collectivit, selon le rle qu'il est appel joue.r, doit travailler sa.ns relche. Le Dpartement se' nourrit ,de l'espoir que. l'on y arrivera avant Il est certain aussi que les mandataires de l Nation ne marchanderont pas leur prci'eux con cour! au Gouvernement si projet utile et amener

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quelque rsultat dans ce sens leur tait soumis durant cette session. If If La nouvelle Convention commerciale franco-hatienne du 30 Janvier 1907, devait tre applique un mpis (clause VI) aprs l'change es ratifications. Mais elle fut mise en vigueur provisoirement, ds sa signature Port-au-Prince, en vertu d'un article aditionnel et 'aprs ce qui avait t., formellement H,rrt entre .les,deux parties contractantes. Cependant, il tait arriv un malentendu qui fut cause que, leur entre en France, malgr cet engagement, nos denres et })roduits, autr que ceux dsigns dans le tbleau A la Convention, ne bl}.ficiaient Pits des taxes inscrites au minimum franais. Les intresss ne manqurent pas de rclamei .. Leur rclamation examine fut trouve fone. Le Gouvernement franais ordonna de restituer les droits perus selon son tarif maximum. Ce rsultat satisfaisant a t vite obtenu l'intervention immdiate de notre :Ministre Plnipotentiaire Paris, au concours e notre Consul gnral au Hvre 'et l'esprit .de justice et d'quit du Ministre des Affaire;:; Etrangres de la Rpublique franaise. . Je vous mets sous les yeux mouvement avec la France ainsi que les droits de douane perus dans le cours e l'exercice 1906-1907 en .conformitde l'anciemie Convention et de la nOlwelle :.la premire a pris fin le 30 Janvier 1907 et la seconde a commenc la mme d;tte. Le Dpartement croit que ces vous intresseront. montant des marchandises reues dans onze p.orts s'lv : . 10. Du 1er. Octobre 1906.au 30 ,Jan-vier 1707 ................... : ....... 20. Du 1er. Fvrier au 30 Mai 1907 30. pu 1er. Juin au 30 Se.ptembre P. or 293.621 92.007 1907 ................................... ,' 131.636 Soit donc ensemble ............ P.or 517.264 ,Celui import en 1905-1906 s'levait 646.724.81 d'o une diffrence d ............ .... ., 129.460.81 en faveur de l'Exercice 1905-1906.

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-26-Les droits prlevs sur ls dites marchandises ont produit: I. ..... P. 91.684.57 ...... 25 0/0 ...... P. 552.42II. . .. 21.461.37 ..... P. 113.145.94 552.42 III .... G. 33.822.54 25 % P. or: .. 8.455.63 . Ces droits se dcompose.nt ainsi: A Du 1er. Octobre 1906 au 30 Janvier 1907 sans les surtaxes de 50 & 33 1/30/0. Importation ...... ........ P. 84..09 T -." .) 126 -3 onnage...... ............ .....::> Visa de factures .......... '." 2.U3fi.21 \ Wharfage.... .... .... .... 1.3U1.51 Amende...... ...... ......" 412.45-Pesage .................... 102.78 Pilotage .1'entre. . . .." 65.00-Vigie .................... '" 10.00 .-. Visite sam taire . . .. . .. 8.00 .. ... or P. m.684.57 25 % sur Tonnage, Pilotage et Vigie' ...... P. 01' 552.42 B Du leI .. Fvrier au! 30 Mai 1907 sans les 25 010 or DROITS CONST.\TS DTAXE 010 .. P. or 16.464.82 Wharfaget. ..." 625.63 . . . 71 Pilotage.. .. .... 36 Amende......" 63.82 Vigie........" 6. P. or 17.226.98 50. 010. ..... 8.426.98 33 }'i! 010... 5.617.98 Visa ...... .. 920..0.8 P. or 32.192.0.2 P. or 5.488.27 .. 20.8.54 10..23-.. 12 r 21.27 2. P. or 5.742.31 i. 2.80.8.99 1.872.66 30.6.69 ----P. or 1'. 730.. 65 P. or 10..976.55 " " 417.0.9 20..4.8 24 42.55 4. P.-or li-:484.67 5.61i.99 3.745.22 613.39 P. or 21.461.37 C Dp 1er. Juin au 30 Septembre 1907 en monnaie natio nale avec les 25 010.01' comme ci-aprs:

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.. -DROITS CONSTATS DET AXE oro % OIO Importation. :" ... G. 25.852.99 G. 8.617.66 G. 17'235.33 Wharfage ...... 957.27 319.09 .. 638.18 Pesag ...... '" 77.69 25.89 51.80 Pilotage ........ 48. 16 .. 32 Amende ........ ., 118.05 39.35 78.70 Vigie ........... .. 8. 2:66 ,,-5.3-1 P. or 27.062.(10 .P.01' 9.020.65 P. or oro ..... .. 13.417.31 4.472.43 8.944.88 33 !'!I oro. 8.938.09 2.979.36 5.958.73 .. Visa ........ u 1.316.36 u 877.58 P. or 50.733.76 P.or 16.911.22 P. or 33822.54 25 oro or P. or 8455.63 S'il avait t prlev les smtaxes de 50 et33 113 010 sur les dl'oits desquatl'e premiers mois de l'Exercice 1906-1907, le Trsor aurait encaiss la somme de P_ or 76.403.80 et celle de P. or pOUl' les 25 010 or. Et s'il !l'avait pas t dduit le tiers sur les droits des huit derniers mois du mme exercice, il serait vers au Trsor: Du 1er. }l'''\'ricl' au 30 Mai P. 10.730.65 or. Du 1 cr. J uiu au 30 Septembre G. 16.911. 22 mon. nie. et 2;) 0io or. P. 2.113.90 Les avantages dont ont bnfici les marchandises de provenance franaise sont reprsents par les sommes ci-aprs, suivant les clauses des Conventions des 3.1 Juillet 1900 et 30 Janvier 1908: or $ 76.403.80 l 42 022 09 "" 1 0 730 65 "" 2 .113 90 or S 131.270 44 et monnaie nationale G. 16.911.22 En comparant rsultat avec celui de l'Exercice 19051')06, il ressort une diffl"rence a\'antageuse pour le dit exercice dont le rendement tait de 10. G. 188.478.36 monnaie nationale, du IcI'. Octobre 1905 au 20 Aot 1906 et 20. S 01'27.307.76 au 30 Septembre 1906 et 30. $ or 47.119.59 pour les 250/0. Le droit de licence continue se percevoir rgulirement.

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" 28 -11 a permis au Trsor de raliser, du 1er. Octobre 1907 au 10A-vril1908, la somme de $ 41.640 75 montant de 586 demandes agres sur 617 qui ont t adresses au Dpartement. Le.,papier-timbr et les employs ont produit $'4.130. En comparant ce rendement avec celui de l'Exercice 1906-1907 s'arrtant au 9 Avril ayant 563 demandes agr e!:rsur 586 adresses produisant G. 42.018.8H de droits et G. 3.865 de timbres, il ressort que: 10. il a. t adress 31,demandes en plus en 1907.1908, 20. il a t agr 23 demandes en-plus; 30. il a t G. 378.11 en plus et 40. le papier timbr et les timl)l'es-mobiles ont proc1uit G. 265 en plus. Il reste 31 deiuandes non encore agr'es dont le montant total est pal' G.2.581.50. Les brisures"et rsidus de caf s'expdiaient au droit de P. or 2.75 les 100 livres la loi du 20 Juillet 1906 sous "l'empire de laquelle il a t embarqu 4. H34 sacs du 1er Octobre 1906 au 30 Juin 1907 pesant 781.H35 livres et produisant P. or Ce droit a t rduit P. or 2.50 pal' la loi du 5 .T uillet 1907 permettant l'exportation des cafs triages dans les mmes conditions que les bl'isures et rrsic1us. C'est sous l'empire de la loi prcite que du 9 Juillet 1U07 au 30 Septembre mme ann(e, il a explH 7.146 sacs de brisures, rsidus et caf,;s-triages, donnant un poids de 1.111.049 livres et des droits s'levant ens'emble P. or 27.776.23. Soit donc un rsum total de : 4.934 sacs pesant' 781.935 liv. P. or 21.503.22 7.146" "1.111. 049 " 27.776.23 12.080 sacs 1.892.984 liv. P. or 49.279.45 Il est remarquer que les exprditions de cette sorte de denre faites dans l cours de l'Exercice 1905-1906 avaient atteint 40 675 sacs ayant pes 5.88.1 .lU4 livres et produit P or 117.663. H8. La. comparaison des deux exercices fa.it constater l'norme diffence de 28.595 sacs pesant 3.990.210 livres don-

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29 ..... nant P. or 68.384 43 de droits en fatveur de l'Exercice 19051906. 1 Fait important noter, !es cafs-triages acquittaientie droit de P. or 2 par cent livres, en vertu de la loi du 12 Juin 1903 abroge par du 20 Juillet 1906. En 1905-1906, la diffrence tait reprsente. par 14.443 sacs pesant 2.003.021 livres en sus de la quantit exporte pendant l'Exercice 1904-1905 j et cette diffrence est de 28.5H5 sacs pesant 3'990.210 livres en pls de la quantit expdie dans le cours de 1905-1906. Voil. un rsultat qui confirme l'opinion mise le Dpartement dans de l'anne 1907, savoir que: ,. il n'y CL pas de doute que les douanes out laiss expd1er pOUl' hrisures et rsidus des cafs de la qualit dnom" me" cafs-triages" comme auparavant. Aussi n'a-t-il pas regrett d'avoir demand d'a.ugmenter ,-P. or 2.50 le (lI'oit SUl' lesJ)l'isures et rsidus. Depuis la mis.e en'viIl gueur de la 4>i du 20 Juillet 1906 fixant' P. or 2,75 les 100 livres de cette sorte de denre, ces abus qui lsaient si profondm.ent les intrts du fisc ont presque cess. Il ressort de ce qui prcde quO il a t expdi :10. 26.232 sacs de cette SOlte de cafs en 1904-1905, 20. 40.675 sacs en 1905-1906 et 30. 12.080 sacs en 1906-1907. Cet heureux rsultat obtenu la fin de l'Exercice 19061907 est d au haut conti'le spcial exerc par le Dparte ment sur les expditions faites depuis qu'il avait constat qu'elles taient douteuses. Il n'est pas sans intrt de ).'emarquer que, dans le cours de l'Exercice 1906-1907, le Dp.trtement avait autoris les exportateurs, sur leurs demandes, expdier 15.783 sacs de cafs-triages: il-en a t emba.rqu 12.080 sacs. Dans le cours du premier trimestre de l'Exercice 19071908, il a t adress au Dpartement des demandes d'au torisation 9.000 sacs de cette qualit de caf et il en a t embarqu 7.979 sacs pesant 1.206.444 livres produisant P. or 30.161.10. BmSUHES ET DE CAF AU DROIT DE P. 2.75/,. rrABLEAU A. Sous l'empire de la loi du 20 Juillet 1906 permettant

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30-, i'expdition des brisures et rsidus de caf du 1er. Octobre 1906 au 30 Juin 1907. AUTORISA 1'ION n'EMDARQUElIfENT SACS. Port-au-PrlllCe ........ : ... 1. ;'580 Cap-Hatien ............... Cayes .... .... ...... ...... H28 Gonavs ................. 1.400 Petit-Gove ............... 2. GOO Miragone. . . . . . . . 460 Saint-Marc ............. .. 200 Ensemble. . . .. 8. 5KS ,-==--=-= QUANTITts EXPDIES SACS. 108 1.lS3 502 7HS l 4.934 BRISURES, RSIDUS ET C.tu'b:S-TmAGES tL P.2.50 O/I}' '. TABLEAU B. Sous l'empire des lois des 10 Mai ct;) Juillet 1007 ( Du 9 Juillet au 30 Septembre 1HOi. ) Au'rOlllSATION n'EMDARQUEMENT SACS. Port-au-Prince ............ 2. 330 Cap-Hatien. . . . . . . ... 480 Jacmel...... .............. 080 Gonaves . . . . . .. . . .. 1.530 Cayes. . . . . . . . . . .. 1.400 Petit-Gove ....... :. .. . . 475 Jrmie ................ 'o Saint-Marc ............... Miragone ............... ----Ensemble. . . .. 7.1!J5 ,-----"---QUANTITS EXPJ!:DIBES. SACS. 3.337 tiG3 1.370 714 2;'55 73 90 15 7.146

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TABLEAU C. Premier trimestre de l'Exercice 1907 -IBOS. Port-a.u-Prince ............ 2.937 CapHatien. . . . . . . . 860 Gonaves ........... ; ...... 1. 760 J acmel . . . . . . . . . .. 1-.728 Cayes..................... 200 Petit-Gotwe. . . . . . . . 880 Jrmie .................. ..... '.' ........ Mirago,ne . . . . . . . . 635 9.000 1.848 513 1.351 1.323 190 1.467 36 126 125 7.979 Le mouvement commercial de l'Exercice 1906-1907 s'el:)t effectu comme ci-al)rs : 1.-Marchandises de toutes provenances dbarques dans onze ports ouv.erts de la Rpublique ont une valeur de P. 4.451.730.57 rparties ainsi qu'il suit: Etats-Unis ................. P. 01' }1'rance. .. . . . . . . .. . .. 60.;>73.75 Angleterre ................. 419.913.68 Allemagne. . . . . . . ... 145.j596.85 Autres pays. . . . . . . .. 188.454.08 P. or 4.451.730.57 En comparant ce mouvement avec celui de l'Exercice 1905-1906 reprsent pa.r P. or 5. il ressort une diffrence en moins de P. 1.263.099.99 dont ci-des sous le dtail par diverses nationalits: Etats-Unis ................... P. or 326.001.63 France ..... ................. 122.050.73 Angleterre ................... 579.618.06 AlI .. 64.1.-,4.21 emagne.................... ':1: Autres nations ................ 170.955.36 P. 01: 1.263.099.99 II. Les espces monnayes reeues des Etats-Unis par les douanes montent P. or 351. j celles expdies en

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32 ...... 1905-1906 s'levaient P. 382.525 d'oll une diffrence de P. 31. 960 en moins. III.-Les denres et produits expllis ,l'tranger sout valus G. 14.330.887.73. Ceux exports dans le cours de l'Exercice 1905-1906 ont une ,":tleur estimative de G.16.668.789.88 soit donc une diffrence deG. IV.-Voici le tableau des principatLx produits et den qui ont t expdis par les dOU:lllcs ; ils sonf compa rs avec ceu" de l'Exercice HIO;>-H)(lti afin de signale!' les diffrences en plus et en moins des quantits de chaque qualit de ces produits et denres: DIFFtRENCES EN. PLUS EXPORTBS. 190ii-1906 1!lOli-l!107 DIFFI:-'CE8 Caf .... .. ... .. 57. 66!) .037 !: 5!1.S:!l.S69 .E 2 .H5 .Sil2 !: Campche ( bches) SI; .038. ii06 l, 114Aii8. titiO .. 28.420.374 Coton ...... 3.268.045 l, 4.;'01.ri78 .. 1.2:13.;'33 ........ Cacao .1.li.17!l .. 4.8:1!1.7:17 .. 665.558 .............. Boi! de gaac ....... .1. 82!) 740 !l.a!I:I.:!liH .. 4.563.li2!1 Graines de coton .... 1i.!lOO.ii!l7 7. !lo!l.!)li(} .. 2.00!l.363 PealL'{ de chvre .... 2:12.2IH) .. 57.101 Cuir de buf. 1!11.2D8 2S:.I.328 .. 92.030 ,1 ..... Miel ................ ]78.213 4;'1. .. 273.215 Cire ................ U5.12!l ,1 lS:l.\I!)R .. 38.86\1 "' Racines de bois jaune 13-1.000 .. lIi7.000 .. 33.000 ,. Cuivre ..... 12.6!l4 .. 22.343 ., ...... Gomme de gaac !I.4:17 ., ] 1.1!la 1.756 .. .... Acajou ...... 8.410 l, ;JO.IH5 .. 21.785 Cornes ............. 5.726 lO.712 .. 4.986 Cuirstanns ] .040 .2:3. :151 .. 22.311 .. ....... Lataniers ........... 2:1.;iOO 23.500 .. .... .. .. .. Zinc ................ 16.452 .. 1G.4ii2 "' .... .. . ..... Ecorces de 5.tiS!l l, 5.68!l ...... ..... .. Graines de ricin .... : 4.7:32 .. 4.732 .... .. ..... DIFFRENCES EN MOINS. 1!lOri-l!l06 1901i-l !l07 Campche ( racines) 48.7i!l.276 !: H. 07(i. :l20 !: 4.702.!156 !: .......... '!)!l4 000 '" 4.000 ." 550,.000 Bois de cdre ....... 71!l.400 5;;0.3:30 ., llKl.070 Pite: ...... ........ 646.'.144 27.005 ,. :}72.43!l Ecorces d'oranges ... 4!18.568 40H.802 .. 89.76G Bois .divers ......... 30:3.500 2iil. li{ 52.a2G Pistaches ........... 28.889 1O.i44 ,. 18.145 Cocos ...... 7.353 4.586 2.767 H ._ ...... . -=

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V.-:Le Dpartement est hul"eux de pouvoir vous mettre gaJem.ent sous les yeux, les quantits des denres et pro duits du pays dbarqus au pOl't du Hvre de Janvier Dcembre e l'anne 1tJ07, ainsi que leur comparaison avec ceux arrivs au mme lieu dans les douze mois de l'an 1906 : -lfl07 -1906-Bois de teinture. : .... ;")4,.j:3H7 344 .liv. 50.360.748 liv. Ca;f 42.422.200 48.162.026 ................. Cacao ................ 2. 2.380 895 Coton ................ 2 ::W3 058 2.127.494 Bois d'bnisterie .... ]24.746 ,. 48.294 Grai nes e coton ...... 2 ;')1)7 2(12 2.403.270 Bois e gaac ..... ;lB!). mH> ,; Peaux brutes ......... 178 .:300 ,. 109.988 Ecorces c" oranges .... 117.474 .342.962 Bois de cdre ........ 117 l\1iel. ...... ....... .. 10;') .3\18 2;33.842 Cire .................. 71.3HU ,. 47.349 Chanvre .............. 4U .l178 ;").428 " Vieux mtaux ........ 3H.tl54 4.770 COI'lleS ............... \1.874 Lataniers ............ 7.170 800 Eponges .............. ;').080 434 Bois divers ........... 2.900 Eeaill ................ 826 1.002 A part le caf, le miel, l'caille et les corces d'orange les autres denres et ont t reus .tu Hvre en plus grandes quantits dans le cours de l'anne 1907. VI. -Le Consul d'Hati tL Bort:1eaux, par son rapport annuel, fait a Dpartement le 1er. Octobre 1907, annonce avoir vis, dans le cours de 1 Exercice prim le 30 Sep tembre 1907 la quantit de 947 factures de marchandises dont le montant total est pal' li'GS. 915.712.95. Comme dans le cou\,s de l'Exel'l'('e 1905-1906 il-avait t soumis au visa de 1.1Otre agent !l()O factm'es s'levant en-. s'emble :k'cs. 1.000.8!14.H3, ill'sulte doucde cettecoinpa raison, une diffrence en de 13 factures et celle de Fcs. 85.182. A ce propos, le Dixtrtement croit d-evoir reproduire l'opinion mise par notre Consul: "e

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"quoique infrieur de Fcs. 85.000 celui de l'Exercice prcdent, reste nanmoins bien suprieur ceux des Exercices 1902-1903, 1903-1904, 1904-1905. ,. J'attribue ce lger flchissement l'incertitude com merciale qui a rgn durant les pourparlers prcdant le renouvellement de la Convention Franco-hatienne. Les derniers mois me permettent de penser qu'il sera passa gel' et que l'anne qui commence verra un importallt ac"croissement des relations entre les deux Hpubliques "la faveur de l'heureuse Convention commerciale qui nous .rgit. Soyez-assur que tous mes efforts tendront vers ce but. ,. Voici maintenant le mouvement commercial du premier trimestre de l'Exercice courant (1907-1908.) . 10. Valeur des marchandises dbarques dans les diff rents ports ouverts de la Rpublique, monte P.O!' }.;j77. 317.17 se rpartissant comme ci-e.ssous: EtatS"'Unis ......... ......... P. 01' 1.0()1.-l2ti.li France ...................... 202.8f}!I.32 Angleterre ................... 184.H30.J8 Allemagne .................. 55.002.88. Autres pays ................. P. 01'1.577.317.17 En 1906-1907 les importes taient va lues P. or 1.419.854.42 soit donc une plus-value de P. or 157.462.75 qui se. dcompose ainsi, par nationalit: AUGMENTATION: Etats-Unis ...................... P. 205.313.02 Allemagne .......... ; ........... Autres pays .... : ............... 8.422.11 DIMINUTION: France .... P. 34.882.19t fingleterrli 25.723.79 { P. 60.605.98 P. 157.462.75

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35-20. Les espces monnayes l'eeues de N ew-York s'-lvent ..... : ..... ..................... .-. P. 28LOOO., elles taient en 190(),lH07 de ............... 227.550."; d'o une diffrence en plus de .............. Bo. Les denres et produits exports, appert Tableau D, sont estinis G. 4.176.201.56 en 1906-1907 soit une diff l't'nec de G. 307.214.09 en faveur de 1907-1908. TABLEAU D Denres et produits exports dans le cours du 1er. trimestl'ede l'Exercice 1!J07-1908. Caf ......... ............................ 19.164.220 liv. Campche (bois) ............. ........... 14.100.120 ., do (racines) ......................... 6.000.943 Coton ................ . . . . . . . . . 95.860" Cacao .................................... '2.340.044 Bois jaune. . . . . . . . . .. . . . . . 178.760 '" Bois de gaac. . . . . . . . . . . . . .. 1.460.800 Peaux de chvre...... . . . . . . . . . 50.315" Cuirs de buf. . . . . . . . . . . . . . 53.238 "' Boisdecdl'e ......................... :... -74.000" Graines de coton ...................... :.. 80.()79" Latanier. . . . . . . . . . . . . . . . .. 48.000" Cocos. . . . . .. .... . . . . . ... . . . 39.138, ',' Pite. . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 42.824 Miel ...................................... 12.510" Cuivre ...................... ','" ........ :'. 37.751" Cire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26.351" Zinc ................................. '..... 8".188, Il Gomme (le gaac ................... :.. .... 3.140'" Cornes...... ...... .... ...... ...... ...... 3.088 "' Racines de hois jaune .................... 24.000" Ecorces d' ol'anges .......... '. . . . . . . 80 656" J30is dur ....................... ',' . . . . 4.000 Eponges ............................... . 1. nI Pistaches ........................ '. .. . . .. 450 Volailles .............................. ,.,.. 210 Crin .............................. '........ 138 "' Roncou ............ '............ ........... 200

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36Ecaille 1 1 l , 1 1 l l 1 1 l 1 , 1 1 A -caJou .. 1 1 1 t 1 1 , 1 '.' l r. 440 Il 8.044 p. Dans l'Expos de l'anne H107, je vous avais entretenu de la Chambre de. Commerce de Port-au-p,'ine8, Je vous disais. Messieursles Snateurs, )'lessieurs les Dputs,qup nous ne lui avons pas marchand notre pIns aetif COIWOUl'S et il avons l'espoir qu'il en sera, dB mme tle votre ct, l' Avant de clore la session lgis-lath'e de l'anne dernire, vous aviez, en effet, donn une g:J'a11
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-37-citoyens dans le Chef de l'Etat plaait sa confiance. Par le Journal Officiel, vous avez vu assurment que le Dpartement n'a pas hsit6 ft ill'elllll'e des mesures pour la. sauvegarde du rrrsor et signaler tous ceux qui. ont ls ces ou tent de les compromettre. },lais pour fail'ri mieux respecter les droits de l'Etat, je vous pri-senterai dans le cours de cette session un nouveau molle de contrle, qu'il Rera plus effectif que l'ancien qui n'a ahsolument donn aucun rsultat. J'espre surtout, et c'est l l'essl'ntiel, qu'il pourra aider le Gouvernement trouver des citoyens probes et honntes pour grer nos ouanes, est, Messieurs les Messieurs les Dputs, l'expos que j'ai nlO11ueur (le vous faire' de la situation de ce Dpartemf'nt, J'esse ardemment dsir qu'il n'y et au Clme ombre ce tableau. Malheul'eusement, il en sera ainsi JUSqU'il ce que Il' Pays, pn.r une agriculture florissante relve son exportation afin de fa!re face ses besoins toujours grandissants. Le Sel..'l'taire d'Etat du Commerce,' F. MARCELIN

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-38'GUERRE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Nous voici arrivs la priode 'toujours dsire o grands Corps constitus de l'Etat sont heureux de prendre contact en vue de l'accomplissement e la mission ont reue de la confiance populaire. C'est, en effet, ce moment qu'anims des dispositions et clairs par un change d'ides ils peuvent se rendre compte des besoins du peuple et tra' vailler amliorer son sort. Pour atteindre notre but, il nous suffit d'avoir la mme honne volont et cet esprit dE suite que donne l'amour du bien public.Le seul obstacle qui paralysait notre action et qui semblait devoir nous effacer fatalement de la carte des Etats souverains, c'tait la guerre civile; mais accule aujourd'hui pal' la 'force irrsistible de la civilisation et par l'exprience d'un sicle d'erreurf: et de misres, elle ne trouve plus de refuge que chez un petit groupe d'hatiens encore inconscients de l'uvre accomplie pal' le temps. Ne 'pouvant donc plus servir d'abrj l'ambition de quelques-uns au grand prjudice de la majorit, il faut qu'elle s'affa,isse brve chance sous l'influence de l'ducation morale et politique de la Nation. Ce progrs, qui rend possibles tous les autres, est sans conteste une des consquences inapprciables de la paix pftbli que apportant la population, avec la diffusion des lumires, des aspirations de plus en plus nbles et tournant finalement son activit vers le travail, la. seule vraie source du bonheur et de la prosprit. Le Dpartement de la Guei'l'e qui incombe le rle de veiller au maintien de'la scurit existante, croit devoir saisir ici l'occasion, favorable' entre toutes, de fliciter hautement les membres du Corps Lgislatif d'avoir tou jours second ses efforts et lui avoir permis de donner la Rpublique une organisation militaire qui lui pi'omet un avenir tranquille. Il nous reste persvrer dans la voie o

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;.... 39 --. nous Bommes engags. 'est l'unique moyen d'arri.ver au succs dfinitif, qui sera d'oprr l'unien de tous les enfants de la famille ha.tienne et de les voir, chacun dans la sphr-e o il produit, concourir franchement la conservation et l'agrandissement du patrimoine commun. Ab01'dant l'examn de!') diffrentes sections de notre ser-_ vice, nous avons la satisfaction de vous informer, Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, que rien n'a t nglig pour en faciliter le fonctionnement. L'instruction de l'arme rie cesse jamais d'tre l'objet nos soins les plus assidus" Elle est donne comme jow s dans nos corps de troupes pal' les divers instructeurs dont nou!II disposons" Ces officiers, tous remar(luables par" leur zle et lem's aptitudes, sont de trs utiles auxiliaires. Ils prparent si hien nos soldats que ceux-ci, pourvus des lments ncessaires, deviennent la suprme" garantie de notre sobit. Sous ce rapport, la Garde de Son Excellence le Pr sident d'Hati se montre de plus en plus digne de no tre admiration. L'iu\!outestable supriorit dont elle fait preuve et les avantages rels qu'elle fournit, nous donnent droit de l'assimiler -:t une vritable cole militaire. Nous avons former dans son sein les diffrntes Compagnies d'instruction que nous avons constamment dsignes votre bienveillante attention, sauf une seule et ces Com: pagnies, diriges par des officiers spciame, produisent des sujets capables de rendre de grands services l'Arme. Ainsi, nous pouvons vous annoncer que rune d'elles, la Compagnie d'Artillerie du Centenaire qui a t confie l'instruction de jeunes gens venus de plusieurs arrondissements de la pro,ince. a dj prpar les jeunes Lamarre, de Port-de-Paix, Elius Elie et Nelson Gaston, de Ils sont alls consacrer dans ces localits les qu'on leur a enseigns et, par l, supp'J.'imer -les quelques accidents auxquels pourrait encore donner lieu le service de tir. En somme, notre systme d'enseignement ne nous .laisse aucune inquitude et nous a.volls d"autant plus de rison de l'affirmer que nous avons rencontr dans le gnral Mnlas Alphonse, cpmme dans son prdcesseur, un aide puissant. Officier de mrite, ainsi que l'attestent les titres qu'il a ac "quis dans la carrire, il ne croit pouvoir mieux iustifier la confiance du Chef de l'Etat qu'en leva.nt au plus haut de-

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gr possible l'instruction des Corps de -la Garde et en fai sant de ces derniers un centre indispensable d'inspirations et de perfectionnement pOUl' les autres. La du Palis, aycc Stt ma,trise ordinaire, con-tinue d'tre-l'objet d'une trs yive syinpathie. Obissant l'impulsion naturelle de ses facults, elle enrichit,-de temps en temps, son rpel'toit'e lle compositions pleines d'harmonie et d'originalit et tond la place qu'elle s'est cre depuis nombre (l'annas ct <.les grandes illustrations m\lsicales Le-Dpaqement ne mentionne d'ailleurs ce fait auquel le public a dj tant <.lo "fois applapdi que l'exnression de l'encouragement qu'il doit un corp's dont le servlee ne manque pas <.l'tre dlieat et pnible. -Si nous jetons un coup l1'i.-eil sur nos troupes en gnral, nous verrons qu'elles peunmt faire face toute \"entualit. Les bonnes cOllllitiollS Ips(llwlles elles so truuvent ne laissent aucun doute il cet gal'll. Elles sont parvenues rel lement la connaissance exaete lle leurs (levoirs et _dispo sent des moyens ncessaires pOUl' les remplir. Cc Pl)!cioux tat de est d SUl"tout la_ mtholle d'instruction que nous avons adopte. Il en rsulte que le Dpartement ne saurait trop vous demander de conserver au Budget l'allocation destine l'entl'etien des jeunes gens qu'il fait instruire la Capitale pOUl" les autres localits. Nous n'avons presque l'ien ajouter ce que nom; avons dit l'anne dernire il,. "propos do l'habilll'mcllt de l'Al'me.Les costumes de grande tenue, parce qu'ils ont t comma.n ds l'Etranger, n'ont pas pu nous tre remis da.ns les d lais que nous avions indiqus. De sorte que cles intervalles parfois assez longs en ont maI'(Iu les expditions et cette circoI?-stance laquelle nous ne nous attendions pas,nous met forcment en prsence lIe costumes d'poques diff rentes. Or, tandisque lesuns paraissent de toute fracheur, d'autres demanderont prochainement tre renouvels. Mais nous veillons tant leur eOl1servatlon que nous sommes sr de les faire aller encore qucl(lUe temps.' '" Quant aux costumes blpus pt autres al,tic1es affeds au service ordinaire, le Dpartement en a pourvu tous les corps Confedionns par les industrif'ls (lu pays, ils provoquerit une certaine concurrence qui HOUS permet de les avoir J?ieux traits et d'en prendre livraison

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da.ns un court espa.ce de temps. Voil pourquoi ce service n'a point souffrir. Le ,Dpartement a poursuivi avec tant. de patience l'ar-. mement de nos troupes qu'il est enfin arriv rsoudre cette queHtion. Cc qui l'on duit nos dmarches laborieuses, c'tait de trouver un SyStlli8 cLlI'mes qui convienne nos soldats. Nous avons fini par triompher 'de cette difficult, aprs un examen minutieux des diffrents systmes actuel lement en usage dans les tl'oupes de&. Etats polics. On voit donc partout, d'ms nos corps d'arme, les vieux fusils qu'on tait oblig de rparer trop som-ent, faire place aux arme,s perfectionnes que le Dpartement a reues 4es fa briques trangres et qui viennent augmenter la prcision de nos oprations militaires. Notre artillerie est sm' un pied satisfajjanb-. il ya lieu de noter que bon nombre (le communes sont encore prives de canonsd'illvelltion modeml'. Mais ce service est trop important pour demeurer dans cet tat, car, soit di rectement, soit indirectemet, il assure, dans une certaine. mesure, la bome,mal'che et l'efficacit des autres auxquels il se rattache ncessalemellt. Aussi, bien pntr de cette considration, le Censeil des Secrtaires d'Etat, dans sa sance c}u 31 :Mai 1906, a-t-il donn au Dpartement l'au torisation de cOllclUl'e avec la Maison :Moritz Magnus, de Hambourg, la vente de nos vieilles pices de canon en cuivre et en bronze et d'en employer les revenus l'acqui sition d'une Artillerie nom-elle pour remplacer l'ancienne, en remplissant les formalits l'l'quises. En vertu de cette dcision, il ne nous sera pas lliflicile d'enrayer les chances de contrarit que nous aUl'ions peut tre subir, s'il nous fallait recourir d'auti'es :moyens, gard l'extension que prennent l'heure actuelle les 'obligations du Pays. En ce qui touche spcialement notre matriel d'Artille rie consistant en affts et leurs accessoires, par exemple, il est soigneusement entretenu et l o il mrite d'tre r par, on s'en OCCUp avec l'urgence habituelle. Nous de vons ici louer le zle infatigable de l'Arsenal de Port-auPrince qui excute non-seulenlt'nt. de:; travaux de rpara tions, mais encore des confections poar d'autres arrondis sements que nous ue pouvons jusqu' prsent mettre mme de pourvoir tous leurs besoins, Cependant, afind' viter les faais et les fatigues que cote l'ex'cution de ces

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-42travaux; le Dpartement n'attend que l'amlioration qe 2103 finances pour rglementer comme il convient le service de chacun de nos arsenaux et magasins d'artillerie. Nos tablissements de sn.nt fonctionnent notre satis faction. Ils font les plus consciencieux efforts pour emp cher que le service n'prouve le moindre coritretemps. Une place il part doit tre faite H l'Hpital SaintAlexis". Destin recevOir et soigner le:-; officiers et les soldats malads de tous les corps que nous avons la Capitale ainsi que ceux des qui r sjournent momenta nment ou qui y sont de passage, sa mission a. une impor tance et une gravit qui. nous obligent tourner nos regards particulirement de son ct. De plus, Hpita.1 cen tral, il est souvent visit pm' des trangers qui veulent avoir -une ide condition socia,le et comprend re cole qui y a t fonde et dont l'intressant pel'sonnelles joint au Corps de sant officiel pour faire de notre tab is sement un modle du genre. C'est donc dans un intrt pu blic bien entenclu que nous l'entourons de notre sollicitude. Vous apprendrez avec plaisir qu'un nouvel difice vidnt d'y tre construit. Il sert de logement aux dvoues reIi giEmsesqui sont attaches au service intrieur et s'occupent des hospitaliss, non compris cer'taines autres affectations qu'on a pu facilement lui lonner. Pour fermer cet Expos, nous avons YOUS fnformer que nous avons pens runir en un tout parfititement coor donn les divers rglements militaires qu'on trouvait en core pars dans-Iesdocuments et actes officiels. Ce travail, autoris par la dpche de Son Excellence le Prsident de la Rpublique, en date du 31 Juillet 1907, a t confi une' Commission compose d'officiers gnraux et suprieurs de l'Arme d'une comptenco reconnue. Il doit paraitre en deux tomes dont le 1er. est dj de l'impression avec l'activit del'Imprimerie Nationale, charge de l'excuter. -L'opportunit d'une telle entreprise est au-clessus de toute dmonstration. Elle introduit une nouvelle vie dans l'Arme qu'elle. dispense dsormais de toutes recherches, en renfermant dans une formule simple et rationnelle les di vers rglements en vigueur. Ces rglements a.uxqueLs est annex un tableau gradu de puitions, tracent )tUX offi ciers et aux, soldats la ligne de conduite suivre dans leurs rapports et vis--vis de la socit ainsi que les

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, rgles observer dans leur service en gnral. Ils consti tuent notre code de discipline, formant la base de notre systm d'instruction et d'administration militaires. Comme vous le constatez, Messieurs les Snateurs, Mes sieurs les Dputs, le mouvement progressif imprim aux diffrentes parties de notre service est le rsultat d.'un dur et incessant labeur. A ce compte, il impol1;e qu'il ne soit pas_ interrompu pour produire tout le bien qu'on est en droit d'en attendre. Et c'est assurment, Messieurs, la runion de toutes les mesures d'a.mliorations et de rfor., meS prises ou excutes,-qui -a permis d'avoir une Arme discipline, aguerrie, et, par consquent, d'touffer par des actions aussi dcisives qu'inattendues la tmraire insr rection dontle Dpartement de l'Artibonite a t le princi pal thtre aux mois de Janvier et Fvrier derniers. Cette tentative criminelle qui devait i'ouvrir en Hati l're de nos luttes fratricides," si funestes notre nationalit, a pu sim plement jeter le deuil dans quelques familles et troubler l'quilibre de notre comptabilit financire. Il fallait aussi la viye et hroque dfense troupes du Gouvernement pour empcher le mal de se prolonger. Le chf du Dpartement de la Guerre, qui a t tmoin de la conduite de chacun, croit remplir un deyoir sacr en adressant ses flicitatio.ns aux braves commandants d'ar rondissement ou de place et autres officirs gnraux qu'il comptait dans l' AI'me expditionnaire. N'coutant que leur fidlit et leur patriotisme, ces va.illants officiers l'ont second, au pril de leur yre, de tout leur pouvoir, dans l'excution des Son Excellence le Prsident NORD ALEXIS dont le gnie militaire dirigeait de 10iI;l les oprations et pouvait seul, en moins de trois semaines, infliger une si honteuse dfaite la horde firministe. Telle est la" situation que le Dpartement prsente vo tre sage mditation. A-t-il le droit de s'en flicit<:.ir? A vous seuls il appartient"d'en juger, honorables mandataires de la Nation. Pour lui, ayant subi d'une manil'e toute parti culire les malhew'eux effts de la rcente "commotion r volutionnaire, il lve son courage et son la teur des nouvelles difficults, afin que. aid de yotre franc et patriotique concow's, il puisse les aplanir plus s1l,rement. Le Seoretaire d'Etat de Glui/'re, C. CLESTIN,"

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-4-1-Messieurs les Snateurs; ,Messieurs les Dputs, Dans un des prcde1lts exposs que nous avons eu il, mettre sous les yeux du Corps Lgislatif, nous disions que uv;l'e qui vaille est la saine ambition que doivent avoir ceux qui il incombe 'administrer un Pays. Tel est notre sentiment dans la conduite des affaires con fies notre patriotisme. Nous aurions t heureux, cn prenant contaet avec cette nouvelle Assemble issue lIes ll'dions gnrales qui viennent d'avoir lieu, de pOlH'oir vous olIl'r,-Messieurs les S-_ nateurs, Messieurs les Dputs, un ,tableau bien ft:: cond en satisfaisants rsultats. Vous seriez en droit de l'attendre n'tait la malheureuse situation financire qui siSvit depuis trop longtemps hlas! dans le Pays, et qui, malg"l' tous les efforts telltL'S par le Gouvel'nemelit pour son amlioration, l'este toujOUl-!S eOlil me dans le mme tat. Mais, avec le GouvernemeIit concoit de lgitimes espl'anees et prvoit-dj une re de prosprit et de bonl!eur,se basant sw' la foree et les aspirations que vous avez puises dans la confiance vous ac corde si sincrement pal' les diffrentes populations de la Rpublique. Tous ou presque tous, Messieurs les Snateurs, 'Messieurs les vous comprenez quelles difficults, quels embarras nous avons eus sans cesse surmonter. Vous conviendrez donc que si (lUelques amliorations ont t -apportE;ls aux branches du service qui nous,est dvolu, si quelques succs ont t obtenus, il faut en tenir grand compte au Gouvernement'qui les a raliss malgr l'exi-guit.de nos ressources. Le Gouvernement a tout fait pmu' que LL Hottille et les. marins soient en D,leSUl'e (le faire face toute ventualit, et, par ainsi, rpondre il l'attente de 111 nation qui s'impose tant et. de si grands sacrifices pOUl' lo ma.intien et le bon fdnctionnement de nos navires de guerl'o ot l'entretien de leurs quipages respectifs, ,C'est co que nous allons vous

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retracer succintement, sincrement dans les pages qui sui vent, tout en vous demandant d'y accorder votre meilleure attention. FLOTTILLE Nous ne vous apprendrons rien de nouveau en vous di-'" sant que les n-avires en vue de leur bonne conservation doi vent tre toujours entretenus et souvent rpars. C'st ainsi que dans le cours de l'exercice 'qui 'vient de finir, le d'abol'd, le (,NORD ALEXIS!) ensuite ont t envoys St. rnlOmas, cette fin. Ils nous sont re""enUEl en bon tat de navigation. Atlssi nous pourrions vous annoncer,avec satisfaction, que jusqu' cette'heure rien n'a; chang de cette heureuse situation si '" l'al'bre porte-hlice" du (C N onD ': us par un long, constant et actif service n'tait pas cass.-Cet accident, heureusement, est arriv ce navire, juste au moment o prenaient fin les rcents que nous venons de traverser. Ce qui met no tre canonnire garde-ctes,en attendant l'arrive prochaine d'un autre "arl>J'c-porte hlice" command l'Etranger, dans l'impossihilit ll'entrppl'e)1dre aucun voyage. Comme bien vous trttvaillle la misE' en place (le cette pice pouri'a tre fait iei et pal' l' (>llllpag-e du navire qui, grce sesaptitudes,s toute entreprise de ce ,genre. En voquant" il y a un in':;taat, le sauvenir des quelques malheureux jours que' nous avons eus en Janvier der"nier, nous nous rappelons que no us devons vous dire qu'encore une fois et pour activer le nous avons t oblig e prendre en louage le la ligne Rivi re,ce qui occasionna de nouvelles' dpenses la blique.IIeureusemellt les il'cOllstances liui avaiel}.t motiv cette n'ont pas dur. Aussi nous sommes nous em press ds que son service ne nous ftaitplus ncessaire, de remettre ce navire son pl'opl'itnire.Ilnous l'este vous eut'retenir du CROYANT. Il Cotnme vous devez vous le rali peler, il y a trois ans que nous aVOllS acquis ce bateau. Nous ne pouvons que nous flicitel'de l'avoir eUllotre possession, les services qu'il l'end au Gouvernement rellement grands; entr'autre dernirement; en l'absence d nosdeux canonnires, lui seul eut rpondre tous nos besoin::;;. Malgr tout, son tat ne laisse rien dsirer., Nous vous disions qU:illlOUS tait arriv avec des trangers sonbol'c\

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et que pOUl' son entretienl'gulier, constant, plusieurs parmi eux avaient t gards pal' contrat' au service du Gouvernement. Vous apprendrez avec plaisir que, c>ependant que ces messieurs accomplissaient leur tche avec ponctualit, nous avons, un temps donn, lJU rsilier l'engagement qui nous liait eux. Nous sommes vite parvenu, comme vous le voyez, nous passer de leur service, l'exception toutefois d'un seul, le charpentier de marine que nous avons censerv et que nous avons attach aux Forges et Chantiers de Bizoton. En c:.ffet, cette mesure de rsiliation de contrat, vous l'approuverez certainement, .quand vous saurez qu'elle a t prise non seulement dans un but d'conomie, mais encore et surtout pour employer dans les fonctions de commandant en second, de mcanicien et autres, des hatiens qui, n'en doutez pas, remplissent leur mission avec comptence et tout ]e zle dsirable. Il nous est agrable en fermant ce chapitre, de vous annoncer que notre flottille vient d'tre augmente d'un nouveau bateau: c'est le "VERTIRES", ainsi que nous l'avons nom Ill.Ce navire, nous pouvons l'affirmel', avec les prcautions prises avant d'en avoir fait l'acquisition, offre toutes les conditions dsirables au point de vue de son tat, MARINS personnels de nos' navires de guerre, nus le disons encore aujourd'hui, mritent plus que des flicitations. Ils attirent notre attention,excitent notre admiration.Eneffet, de jour en jour, ils se distinguent d'une facon tonnante pal' leur discipline et nous ontconcevoir de justes esprances $Ul' l'avenir de la Marine htienne.Le dpartement tient cur de les encourager dans cette voie en profitant des bonnes et hi.1reuses dispositions qu'ils manifestent avec une constance digne d'loges. A ces concitoyens il manque cependant quelque chose d'absolument in dispensable leur avancement: des connaissances techniques plus tendues.' Aussi insistons-nous, cette fois enCOl'e, sur la ncessit d'une cole navale crer chez-nous. Un de nos rves est de voJ'cette uvre si importante s'implanter dans le Pays. -Rien ne sera pargn iJour sa ralisation, et ce sera un

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et que pOUl' son entretien rgulier, constant, plusieurs parmi eux avaient t gaI'ds pal' contrat' au service du Gouvernement. Vous al)prendrez avec plaisir que, C'ependant que cesmess.eurs accomplissaient leur tche avec ponctualit, nous avons, un temps donn, pu rsilier l'engagement qui nous liait eux. Nous sommes vite parvenu, comme vous le voyez, nous passer de leur service, l'exception toutefois d'un seul, le charpentier de marine qu nous avons censerv et que nous avons attach aux Forges et Chantiers de Bizoton. En E;.ffet, cette mesure de rsiliation de contrat, vous l'approuverez certainement, .quand vous saurez qu'elle a t prise non seulement dans un but d'conomie, mais encore et surtout pour employer dans les fonctions de commandant en second, de mcanicien et autres, des hatiens qui, n'en doutez pas, remplissent leur mission avec comptence et tout ]e zle dsirable. Il nous est agrable en fermant ce chapitre, de vous annoncer que notre flottille vient d'tre augmente d'un nouveau bateau: c'est le "VERTIRES", ainsi que nos l'avons nom In.Ce navire, nous pouvons l'affirmer, avec les prcautions prises avant d'en avoir fait l'acquisition, offre toutes les conditions dsirables au point de vue ele son tat, MARINS personnels de nos'navires de guerre, nus le disons encore aujourd'hui, mritent plus que des flicitations. Ils attirent notre attention,excitent notre admiration. En effet, de jour en jour, ils se distinguent d'une faon tonnante par lem' discipline et nous 'font concevoir de justes esprances $Ul' l'avenir de la Marine htienne.Le dpartement tient cur de les encourager dans cette voie en profitant des bonnes et hi.Ireuses dispositions qu'ils manifestent avec une constance digne d'loges. A ces intressants concitoyens il manque cependant quelque chose d'absolument indispensable leur avancement: des connaissances techniques plus tendues.' Aussi insistons-nous, cette fois encore, sur la ncessit d'une cole navale crer chez-nous. Un de nos rves est de voil' cette uvre si importante s'implanter dans le Pays. Rien ne sera pargn iJour sa ralisation, et ce sera un

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.. "47 jour heureux p-our nous, que celui de l'ouverture de cet Etablissement. Pour cela, il nous faut voti"e oncours et nous avons le ferme espoir que vous nous ne le refuse:r;ez comme nous, que vOllSrecollllaissez l'utilit de cette Institution, vous pressentez aussi les avantags incalculables qui .en sortiront pour l'Etat. PORTs La persistance avec laquelle chaque anne nous vous entretenons d l'tat de nos ports est une preuve vidente que nous reconnaissons que donner ces Bureax publics un aspect plus ou moins convenable est une ncessit qui s'impose. "_ Il n'y a pas longtemps, nous envisagions avec vous le bien-tre tant moral que matriel que J'Etat peut en" tirer en laur procurant non seulement les fournitures et autres ncessaires hi bonne marche du service, mais encore en les dotant de locaux naturellement en :r:apport avec leur im-portance respective. C'est ainsi que l'anne dernire aprs vous avoirnot5fi l'achvement de l'difice qui" se dressait au port de la Ca pitale, nous vous apprenions qu' celui du Cap-Hatien se btis:sait aussi un local. Nous sommes heureux de l'avantage qui-nous est donn aujourd'hui, de. vo:us annoncer que la dernire main vient d'tre mise cette construction. Ainsi que nous le prsagions," c'est un monum.ent rivalisant en beaut et en solidit avec celui quenous possdons Port-au-Pl:ince.Com bien serait-il agrable celte anne de vous eD: dire des ports de Petit-Gove et le MiragoI;le sinon autant au moins que les travaux que nous comptions y entrepl'endre seraient commencs. Mais des ci{co.nstances qui ne vous chappent pas certa:inement ont paralys nos mouvements. Nous nous voyons donc oblig de renvoyer un temps meilleur, que nous croyons prochain, la ralisation de nos esprances.N ous pl'ouvons un rel plaisir vous annoncer qu'en ce moment presque tous nos ports sont pourvus de canots. Aussi le service marGhe-t-il la satisfaction du Gouverninent qui,grce il des cnnomies,se flicite d'a,voir pu les fournir, en raison des avantages qu'ils procurent la nation. En effet, ils concourent il la bon-

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_. he surveillance qu'il convient d'exercel' SUl' nos rades et facilitellt les communications ncessaires il l'occasion. Nos ralis pour nos ports tout ce que nos moyens lious ont ,perinis. Nous ne nous rlrrterons pas dans la amliorations de ces Bureaux que nous. voulons pourvoir de tout ce qui leur manqu, mme des clialands et chaloupes dont nous vous tout rcemment, nous sommes sr de votre appui, nQ}.J.s pouvons affirmer que sous peu un sort meilleur sera fait aux ports de la Rpublique. \ FORGES ET CHANTIERS DE BrZOTON bepuis notre dernier Expos leul' situation ne s'est pas modifie. Dans leur tat, vous en conviendrez bien, Me,s sieurs les Snateurs, Messieui's les Dputs,ils ne peuvent entreprendre rien de srieux. Cepenchnt dans la mesure du possible, ils excutent et mme souhait' pour le nement, pas mal de travaux de rpr1l'atiolls. Nous comptions poul'tant beaucoup SlU" cet tablissement. Nous tions rellement en droit de croire qu'il don nerait de nouveaux moyens de recettes l'Etat rsultant des trava,ux qui y seraient effectus. Aussipensons-nous que les Forges et Chantiers de Bizoton ne dQiyent pas tre ngligs; car bien manquant de rien; con duits avec al t et comptenc;e, le Pays en tirera de gral!ds profits, des bienfaits en rsulteront pour les particuliers; enfin cette si imposante sera cl une utilit incontestable la nation. Voil le brillant avenir' que nous leur croyons rserver. Connaissant votre amour du bien public eles sentiments -qlli.vous aiment Fi l'gal'd du Gouverne ment, nous ne pouvons douter du relvement de cet Eta blissement qui mrite tous les points de vlie l'attention des grands Pouvoirsde la Rpublllue., Le 8em'taiJ'e d'Iltat de [({ J[uJ'llle, C: CLESTIN.

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19 -INTRIEUR E'r POLICE Gij"RALE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, En, cette circonstance de l'Expos qu'il a iL vous faire de la Situation de i Rpuhliflue, le Gouvernement se rjouit de vous voir tous ici runis, lui confirmant par votre prsence les assurances que, dans d'enthousiastes ADRESSES au Chef de l'Etat,les populations 'que vous reprsentez ont, comme
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-;:;u lm premier complot dont l'autorit, prvenue il. te,mps, dcouvrit la traine,.. au mois d'Aot de l'anne dernlre. Les t"onspitateurs, se voyant dcouverts, se qui dans des Consulats, qui da.ns les bois. Comme on -ne se trouvait pas en prsence de crimes' matriellement accomplis, c'est--dire qu' ct du crime politique de l'insurrection il n'y avait pas u encore lecl'ime de droit commun constitu par. des attentats sur la vie humaine et la pro prit, la police d'Etat considra qu'en cette affaire purement politique, ne C9mpOl'taI1.t de prjudices immdiats tel sujet dtermin, la stricte justice pouvait bisser l'humanit s'exercer dans une certaine mesure en faveur des inculps. Le Gouvernement voulut donc bien permettre qe ceuxl pour qui les Consuls intercdaient fussent, embarqus pour l'exil, soustraits ainsi aux peinestue prvoient pour eux 'nos justes lois. .' Cependant, dix-sept des conjurs avaient pu tre arrts et mis en prison. L\lction judiciaire ouverte c0l.ltre eux les dfra au Conseil ,spcia,l militaire cTe Port.au-Prince, en vertu de la loi sur l'tat de sige, tat dont avait M dcrt l'arrondissement de Port-au-I\rnce quelques annes auparavant, depuis qu'avaien,t comllenc les menaces de troubles. Les dix-sept prvenus comparurent donc en juge:rn'ent. Un seul, son dfenseur ayant fait constater aux juges l'insuffisance de preuves sa charge, fut renvoy de la causej. les autres renouvelrent leurs aveux au conseil, ils s'acc'usrentriproqllementet la sentence lnise les condamna la peine que prvoyait pour eux to'Ut le monde: la pein de mort. Le Gouvernemep.t, toutefois, estima le ,seul pi'oncin.c de la sentence d'un:ffet moral suffisant pour intimider fit re tenir ceux qui rvera.ient de .conspil'er Le Chef de l'Etat, lui, songeant que, d'aprs les rapports prcis et vrifis des agents de mon Dpm'tement,: les condamns avaient eu pour complices et des individus vreux qui avaient us d'une tragique habilet en machi nant la conspiration sans encourir de respOltsabilits et' de risques personnels, le Chef de l'Etat allait l))'endre un ar rt de grce concerna,nt ces mishlbles frap11s pat' leju.g'ement du 27 Septembre. j

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-La premire quinzaine du mois d'Octobre s'chevait. Un matin, juste le 15 Octobre, vers cinq heures avant le jour. une bombe chLtl l'entre de la Place du Panthon, quelques pas de la. grille Est du Pcl1ais National. Le mal que les criminels auteurs de l'engin avaient espr, en supputant l destruction du Palais de la Prsidence et des quar tiers environnants, ne se produisit heureusement pas. Le bon sens publi.c, d'accord avec)'autorit bie.n au cou rant par le seryice de la police, fit la remarque que la lenteur mise l'excution du jugement sorti contre les conspirateurs dl,.lmois d'.Aot, avait enhardi leurs complices' et que, une fois persuads ainsi de pareille imp.unit, ils allaient se li vrer dsormais tous les excs. Le Gouvernement tait accul faire un acte d'nerg.ie pour calmer les alarmes des bons citoyens et-dtruire les esprances anarchiques des fauteurs de dsordres. Le 15 Octobre une ordonnance d'excution fut rendue du jugement du 27 Septembre et le mme jour, 5 des 17 condamns subirent leur peine. L'humaine piti qu'on doit aux professionnels de l'insur reCtion empche de dire que ce n'tait pas assez; mais il faut bien reconnatre que ces exemples ne conjurrent pas .la phobie rvolutionnaire. Les politiciens, en attendant de pouvoir soulever l'insurrection en plein jour, reeoururent aux crimes..u.e l'ombre, crimes im12...utables la malveillance anonyme, crimes caractristIques des vieilles socits, rimes isnpirs.par l'espoir imbcile et sauvage de dtruire U!l Pouvoir fond sur l"afl\wtion populaire en atteignant le peuplelui.-mme daus sa proprit et dans son existence. A partir de ce moment,d Octobre Dcembre, une srie dncndles clatrent prGsClue simultanment aux Cayes, Jrmie, Port-Salut, Jacmel, Port-au-Prince, Mi rebalais; Saint Marc, aux Gonaves, au Cap-Hatien!!! Cett successioninouie de sinistres et les ynements qni les suivirent immdiatenint, donllent pensei,'que les mcontents avaient Noulu allumer dans le pays un immense brasier pour conqurir. les populations par la terleur,asseoir leur rgne sur les. terl'toires dvasts et embraser l'horizon d'une vaste lueur s;:1nghuite qui serait le ,signe du jour de leur domination enfin venu. cette suite de dsastres, le Gouvgrnement garda un calme gaJ il, cel\l du peuple, du vrai peuple laborieux,

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.... qui a hoi'leur des politiciens, des civiles et de leur cortge de maux. L'Administration centrale prescrivit de rigoureuses mesures de surveillance; partout l autorit redoubla de vigilance et d'nergie; les incendies',s'arrtrent et c'est au milieu' du plus parfait ordre et dans l-, plus grande que s'effecturent les lections gnrales de Janvier 1908. Pendant ces jours dnquitude, la police s'est exerce avec un zle et une efficacit pOUl' lesquels on doit lui faire toutes les flicitations. Sous sa slU'veillanCe ardente, la rage des chefs de mcontents s exaspra et elle s'accrut encore de l'antipathie vhmellte que le peuple ne cessa de montrer chacune des tentatives deI" factieux. Ils en la folle insurrection du 15 Janvier, insurrection cent fois o
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individu_s contre ce Gouvernement"dont la po litique finaI1cire a-t de l'tablir et diafflrmer l'indPen dance conomique de la Nation .-' Ces 'individus Hl tl:1llS b lutte al'dente, et sans scrupule qu'ils livrent pOUl' ramener le rgne de leur-influence' chez nous,-conduisirent un certain moment la Nationalit ha tienne dans des sittmtions scabreuses, pleines de prils ... :ye Gouvernement, tant donn son bon droit vident pour l'univers entier, envisagea' toujours ces situations. avec calme et rsolution, et ce calme. et cette rsolution nous ont fait franchir le pas prilleux. -Vous vous l'appelez qU'ai)l's la rpression si admirable-:: ment prompte de l'insurrection du 15 ;Janwer,il dans le Pays un tat de fait particulier qui entrava l'action de la, justice rpressivoe et prventive des gardiens de l'ordre: la paix, une novelle fois, fut troU ble. 'Les Nations conviennent d'accorder certaiIif) privilges qui deviennent pa,rfois un pril poui elles-mmes. La police, sous mes ordres, entre partout, au nom de la loi; elle voit, to.ut et sait tout; mais Cl?l't:Lns lieux lui restent ferms' et il lui est impossible cl'y aller saisir le fil des conspirations. Cet tat de poussa hors des bornes l'audace des re belles. Ils formrent une nouvelle conjuration. Mais le Gouvernement est fort-: Il pl't ses mesures. au moment op portun. Et la rpression du 15 Mars a d tre ce qu elle a t: nergique, sans piti'l afin qe les rvolutionnaires se persuadent qp.'aucune gide ne. peut protger et favoriser leurs mfaits anti-sociaux et anti-nationaux. ..... Le GouvernemeIit, la suite de l'insurrection }!'IRMINJEAN'-JUMEAU-MRISIER, ayant eu confirmation des 1:'apport:'! de police prcdemment l'ecus, qui tabliss,ent irrfutablement la c01nplicit de certains trangers la rbellion, les personnes suivantes out t expulses chi ter ritoire: Les sieurs El\IILg MIOT, CHARLES MC-GUFFIE, THOMAS MONROE 'RICHARDSON, .RAPHAEL SANCHEZ, ROl.\RO MONT.\.S, ACHILLE B-ARTHE, ARISTIDE LAGOJANNIS, ADIUANO GaULLON, GEORGES P. CAR-DUCCI, IRVIN MISICK. ,. La licence et la patente de commerce ont t enleves la plupart d'entre eux et pOUl' ceux qui se trouvaient accrdits prs du Gouvernement C011lme CommIs, l'exequatur

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leur permettant l'exercice de ces fonctions, leur.a t retir. Vous voyez, Messieurs les Snateurs, Messieurs les D puts, l'tendue du pril qu'a .
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-M-rleux qu'il a fai.t de la comptabilitet de lacaiss des Con seils communaux, a relev que presque toutes ces Adminis trations ont un budget qui se solde en dficit. Apparemment,' elles ont, dans le pass, engaga l'avenir avec trop de bnvolence en contractant .de forts emprunts auxquels ne fut mme pas donn d'emploi produtif .. Je crois qu'il y aura lieu de vous proposer un mode d amortis sement des crances communales pralablement vrifies avec soin par mon Dt;partement. Je n'ai nul doute que vous ne veniez en aide aux Communes qui se dveloppent et qui ont excut des travaux pour l'embellissement des cits et le bien-tre des contl'ibuables. L'anne dernire, je vous parlais des contrats que le Gou vernement m'avait autoris signer .concurremment avec mon coPgue des Travaux publics. J'ai vous dire que le Contrat pass avec le gnral Oc taveBrice pOUl' l'installation de fabrique ctallumettes dans le Pays est frapp de forclusion. Le Dr. l, E. J Direc-. teur de l'E.cole de M,:ldecine et de Pharmacie, a obtenu du Conseil des Secrtaires d'Etat, l'entreprise des fonds et b tisses, d'aprs devis des ingnieurs du Gouvernement, de l' des alin': s et de la Lproserie. Ds que la construction des locaux de ces Institutions nouvelles S81:a compltement acheve, le Dpartement de l'Intrieur s'empressera de fare appliquer la loi qui les rglemente. POMPIERS LIBRES Le Dpartement de l'Intrieur ne se lassera pas de vous faire l'loge des Compagnies des Pompiers libres de la R-publique. . Ces Compagnies, pOUl' la plupart, n'ont pas un matf'-riel convenable. Le Gouvernement ne veut pas perdre 4e vue qu'il leur est d de la protection et des encouragements spciaux. Elles le mritent pOUl' les services qu'elles rendent, pour le dvouement dont elles donnent preuve n toute occasion. La Compagnie des Pompiers libres de Port-au-Prince a droitune mention spciale. Je vous demande l'ai de lui venir en aide dans la mesure des ressources, publiques, au mQIP-ent du vote du budget. .

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56,-POLICE ADMINISTRATIVE Le service lle la Police-administrative continue s',effec tuer, par toute la R6 publique une faon l'f-\gulire,. pour la protection des pel'sonnes et des pl'oprits, Des amliorations y ont ellcore t apportl'es depuis l' alinedernire, Les agents de la police sont exercs chaque jour l' rcoledu soldat et" aussi frquemment des cours leur sont faits sur les obliga tions de leur emploi et les moyens d'y pourvoir" Je me propose mme de vous demander de crer pour les brigadiers et pour les homl11es sous leurs ordres) un instruc teur qui leur explique leur rle social et la loi formulant leurs attributions et toutes autres dispositions d'administration se rattachant leur tat, Je me plais il vous dire qu'on a g 'nralement remarqu que les grands vols ne se commettent plus dans villes; dans les rues, la morale n'est pas si frquemment outr
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. "-4 J/ sionnelle qui leur y est distribue en fait des hommes vail hints, propres luat'cher dans l'arme du travail appele combattre la lgion des dclasss et des oisifs qui encom brent les cadres administratifs ou qui, les assigeant, voulant y font, pour Gette fin, la rvolution. Par les rsultats que dj nous a donns l'Ecole des Arts et Mtiers, le a t frapp de cette vrit qu'on activerait le salut national en 'multipliant dans le pays des tablissements -similaires. Ce sont les meilleures fabriques de citoyens, de citoyens dous de puissance sociale; faon ns produire par eux seuls sans consommer au dpens de la collectivit, de 'citoyens qui, pl}-rtant, sont. ennemis ns de l'agitateUl' politique, cet lment parasitajre qui ne vise qu'aux jouissances d Pouvoir. En outre des seize mtiers manuels qui leul' SOl)j; enseigns, les lves de 'l'Ecole des Arts et Mtiers reoivent aussi les lments essentiels de lnstruction des notions de musique et de l'core du soldat: culture qui donne des clarts de tout et tend faire d.es hommes, des artisans utiles ayant en mme, temlfS l'esprit souple, ouvel't aux acquisitions scilltifiques qui renouvellent sans 'cesse la face ds socits modernes. -_ Des loges soiit faire aux contre-matres Desroches, J, C, Chavry, Hyaeinthe Jacob, Franois qui dirigent respectivement les ateliers de lingerie, de tissa.ge, de tannerie et de tournage, Une section de la chapellel\ie vient d'tre cre,dont 1es produits ne le dent en rien, pour la solidit et l'lgance, aux produits similaires trangers. Au reste, cette' dernir.e industrie s-' est telleJUent dve-10P:l?e chez nouS'"q on peut prvoir le jour o diminuera jusqu" disparatre l'importation des chapeaux comme ela tend advenir pour les articles de cord;onnerie. Je ne peux finir sans vous parler du Directeur de l'Ecole des Arts et Mtiers, M. Jean-Charles Guiteau, C'est gree persvrance, son intelligfice pr.atique que l'ta blissemeIlt a acquis son rapide dveloppement, Son nom est un.nom retenir et placer c>t de ceux des hommes bienfaisants qui consacrellt leur" forces et leur bonne volont travailler au progrs de leur pays, sans s'embarrasser d 'amlJi tions malsaines.

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58IMPRIMERIE NATIONALE. Les Imprimeries nationales que vous avez eu l'heureus e .'ide de voter le Cap-Hatien et les Cayes n ont pas commenc jusqu'ici 'onctionnel', faute de prvision mon budget particulier pour leur outillage. Nanmoins, comme vous avez accord une subvention de 150 gourdes l'im des Cayes, le Conseil des Secrtaires d'Etat, pour permettre l'excution des travaux de l'Etat dans cette cir conscription, a dcid de servir provisoirement cette valeur l'imprimerie Bonnefil qui, en retour, s'engageait effec tuer tous les .travaux'du Gouvernement. Nous n'avons jusqu' ce jour qu' nous fliciter de cet arrangement. Cependant, comme importe de faire sortir s-on plein effet de votre vote, vous voudrez bien me fournir les moyens de pourvoil' les tablissements rcem ment crs d'un outillage convenable et appoillter des employs pour les faire rpondre leurs fins. En attendant, je ne saurais manquer de vous dire que l'Imprimerie nationale de Port-au-Prince continue mri ter tous les loges du Gouvernement pour la rgul,arit et la comptence de ses empwys, pour le zle clair, lesouci de ses devoirs qui animent son Directeur. Cependant, l aussi, l'outillage est incomplet et-j'aurai soin de vous demander d'y aviser. JURY MDICAL Il m'est satisfaisant de vous dire que le Jury Mdical n'a PJ:1S cess de remplir tout son devoir. Cependant, je vous prie de remarquer qu'aujourd'hui,' les attributions restreintes de cette Institution op.t cess d'ti'e en rapport avec son importance. Nous ne devons pas manquer d'envisager la place considrable que l'hygine a lTI'ise,depuis quelques annes, dans la vie des nations. Plus elles se dveloppent et appellent l'attentio_n internationale, plus le soin de la s.alubrit chez elles devient non 'Plus une affaire de pres tige, mais un point vital de son existence parmi les autres peuples. Or, depuis longtemps, l'on rpte que la .situation go graphique d'Hati doit lui valoir de constituer, demain, l'ouverture de.l'isthme de Panama, un carrefour au cl'oi-

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:59 ;ement des grandes routes maritimes du globe. Il ira de clans cet avenirprochain, notre territoire sera trop :rquent pour que les peuples trangers, en rapports for avec nous, n'attendent pas de nous -s'ils ,ne nous le :lemandent pas que nous conformions l'tat le nos ports, de nos cits avec les prescriptions d'une Jonne hygine. Nous devons prendre les devants; ds maintenant, nous levons aviser,' pour le moins, aux mesures qui introduilent l'uvre de salubrit g!;J.rale de notre pays. Nous >l?tiendrons ces rsultats de premi:re main en te)lClant f 'une faon c'onvena,ble les attributions des jUl'YS mdicaux. Je me propose d vous prsenter des projets de loi por me meilleure organisation de ces corps; des projets de loi luria spulture, sur l'hygine. J'ai confiance que -j'aurai Totre patriotique cQncours pour es fins si .importantes. DOMAINES Vers la fin de la dernire Session lgislative, mon Dpal',ement voulant parvenir la ralisation des rformes quO il L projetes pour amliorer la marche du service domanial, L dpos-sul' le bureau de la Chambre des Reprsentants me nouvelle.loi'"qu'il a lauore fi cet effet et sur laquelle )lle n'a pas eu le temps de statuer. Cette Di, croyons-nous, est appele, si elle estVDte anne, L mettre fin ax abus que nous ne nous lassolls-pas de mttre depuis longtemps' et sur lesquels, tout rcemment mcore, .nous av ans eu l'attention des Administra ,eurs des fin'ances, en leur donnant dans une circulaire des nstructions prcises et formelles pour rfrner ces al?Jls. Au COln!S de l'exercice qui vieQt de prendre fin, il a t lonn suite '1 bon nom1;>re de demandes d'acquisition pl'senes par des particuliers et pour"lesquelles le Corps Lgis a donn son approbation; il en a t' de mme .pour es demandes de ferme. La crise et conomique qui svit depuis Pan l-e dernire surIes Etats-Unis d'Amt"rique et quelqueS lays d'Europe, a port-Monsieur Alexandre Lilavois, con des Iles Cayemittes, etc. au moment o il vient .'installer sa scierie Grand ralentir l'expdi ion des bois de gaac, et., qu'il y faisait, ce qui met les

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redevances l'ecouvres cette anne au de celles de l'anne prcdente. Elles se chiffrentr droits d'exportation compris, quatre cents dolla1's. (S 400 ) Les concessions Thramlie Romain, Georges Molus Douyon et Carri-Bobo en sont encore prparer leur installation. Il est e!=:prer que, dans un avenir prochain,elles pourront, tout comme celle de Monsieur A. Lilavois, donner des rvenus au fisc. Notre Code rural, qui devrait contenir des dispositions rgis,sant nos forts, muet SUl' les conditions imposer ceux qui l'explpitation en est concde en vertu de contrats rgulirement souscrits, mon Dpartement, d'accord avec celui de l"Agriculture, travaille ajouter :'! la lgislation domaniale les dispositions dont il est plus haut parl, pour rglementer la, coupe des bois tant sur les biens de l'Etat que sur ceux des particuliers. Cette pense nous est venue en raison de ce qui se passe dans la plaine du Culde-Sac et ailleurs o l'on abat, sans discerllemellt et sans mthode, toutes sortes d'arbres salIS tenir compte de leur utilit et de l'influence qu'ils exercent, au point de vue climatologique. Tels sont, Messieurs les Snateui>s, Messieurs les Dputs, les faits que nous avons nots et que nous soumettons votre apprciation, persuad que vous partagerez 'nos projets et nos vues et que vous nous aiderez; les raliser. Le Sem'ta'e d'Etat de J' hdiew' et .la Police gnl'le, V. LECONTE. ..

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6i --TRAVAUX PUBLICS Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Ct expos priodique que j'ai tche de so,!!mettl"e avec honneur votre haute apprciation, ne sera, cette fois, que trs sommaire, encore bien que mes levoirs adminis.tratifs n'aient' pourtant t ni modifis ni ngligs.,\: Au contraire, il est docume1t de faits accomplis, eomme le tableau des comptes gnraux de mon Dpartement dposs sur yos bureaux: En effet, je n'ai pas, un seul instant, perdu ,de vue 'les importantes attril;mtions de mon Ministre, depuis tantt cinq ans que j'occupe une place dans la confiance de Celui que le tqur d'lection prsidentielle de 1902 avait jug le plus digne d'tre le Dpositaire de la souverainet publique. Je me suis bien l)lutt pntr plus profondment de ees attributions, dont les plus particulires ont pour but d'aider, dansla plus lal'ge mesure possible, l'extension et au dveloppement efficace du travail gnral dans les centrs quasi-impntrables en raison de leuralongues distances. N'est-ce pas, en effet, de de ce Ministre que les populations laborieuses de ces confi.n5 esprent-ce que l'on comme pour joindre la pei'lse au but; la sup totale de ces distances? Les chemins de fer, ,dont il sera question plus bas, semble dj rpondre de cet idal _conomique'. N'est-ce pas; en effet, de ce Ministre des Travaux publics que les produits des industriels et les denres tle l'Agriculture empruntent, au moyen des routes convenablement entretenues,'la facilit de leur dbouch commercial ?Vous y rpondez, Messieurs, chacune de vos sessions lgi.slatives, par la votation des' allocations qui sont spcialement affectes l'entretien de ces routes nationales. N'est-c pas, de ce Ministre que nos paysans, d'o qu'ils sortent, attendent incessamment le rtablissement immdiat de 'nos ponts de maonnerie surtout qui, s'ils

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: talent_ou inconsistants QU atteints de vtust, n'ont pu offrir assez de rsistance' la puissance des crues des ri vires ou effrondrs par les fortes averses de la saison? L est encore de l'Asse,rnble Lgislative, qui, dans sa constante sollicitude de la chose publique, n'a jamais laiss de voter les prvisions budgtaires respective-, ment destines tant aux travaux de constructions ou de rparations des ponts qu'aux travaux d'endiguement de nos cours d'eau. Oui, je me suis vertu considrer la no menclature et vaste programme attribus aux reravaux publtcs, et, aprs les avoh' ainsi considrs, j'ai constat, que, de tous les temps, ils s'imposeI).t gnralement dans toutes les rgions dpartement'1Ies. Mais l'on ne pellt certainement pas s'aviser de tout en treprendre la fois. Il suffit cependant nous tous, tant que nous sommes, d'entretenir dans nos penses toutes les conceptions qui s'y l'attachent, de les nourrir, de les cares ser avec une constance toute ppreuve, pour que, mries par des examens, des, tudes, des rflexions, des combinai sons fructueuses, elles deviennent des proccupations na tionales et en dveloppent au fur et mesure de nos forces conomiques, et que l'avenir ait raison de l'accomplisse ment successif de tant de progrs commands par l'esprit de la civilisation universelle. C'est par le travail de l'esprit et le travail que notre .:.tat social, latent, indcis et sur son sicle rvolu demande d'tre ncessaire ment aiguillonn, et c'est par ainsi qu'il pourra s'lever sa haute puissance, pour atteindre d'autrespeuples du globe, dont les aptitudes diverses ne sont pas plus acti ves que notreeommune nergie et les aspirations progres_ sives pas plus profondes et plus viriles que nos sentime.nts patriotiques .. Oui, de l'ordre, du trayail, de l'amour du travail et de l'conomie, dont les bases sont solidement poses par l'es prit rgnrateur du Chef du Gouvernement actuel, voil qui devra, sans doute, prsider l'activit nationale. Et selon toutes les probabilits, il ne sera pas d croire, si loign que nous soyons d'un tat de-relle pros prit publique, que la plus nergique volont d'lever toutes nos penses la hauteur de tout ce qui peut con.stituer la vertu et le bien-tre national, -de rvo-

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-63-lutionner toutes nos ides saines et gnreuses, toutes nos combi,naisons bienfaitrices, nous fera conqurir, sans avoir esprer trop longtemps, tout ce qui peut perfectionner nos murs sociales et nous caractriser un peuple heureux, prospre, uni, fort, dgout de tout esprit subversives, mais imprgn de toutes les ides d,'avance-ment et de pi'ogrs. ". Les difices publics sont des lments appels, par leur lvation, i't affirmer et faire valoir nos pl'pgrs sociaux. Aussi mon Dpartement est-H toujours bien inspir cet gard; aussi a-t-il eu entl'epl'endre, comme il le fait cha que anne, pOUl" la conservation de cet difice, les rpara tions -du Palais de la Prsidence; la l'ecOlistl'uction du local de la Justice de paix de la section Nord, la resta ration du Palais du Snat de la Rpublique, qui avait t abandonn pendant de longues annes. -Au cours de l'an ne dernire, les caS81'nes :' de l'htel de la, se sont effondres, et il la suite de cet vnement qUI n'a pas laiss d'tre douloureux pour ft, ca,use des nombreuses victimes constates parmi les soldats de ce cantonnement, mon Dpartement a fait mettre immdiatement la main l'uvre et ces casernes ont t reconstruites dans des con ditions plus commodes ,et plus consistantes. Des ponts ont t aussi construits la Capitale, tels, par exemple, celui en maonnerie lev l'angle des res duPort et de l'Bgalit" celui aussi en maonnerie lev l'intersection des routes de '.'Curgeau et du Bois-Verna. Les ponts mtalliques de Turgeau et de la Croix-des-Missions ont eu les parfaites rparations qu'ils avaient ncessites. Tels sont les plus importants travaux qui ont t excuts Port-au-Prince. La province a eu presque partoutbnficier des allocations qui ont t prvues de ce chef auX: divers chapitres de mon budget p:1l'ticullel'. Des couskuctions et beaucoup' de rparations y ont t galement excutes, et dont les plus importantos sont la construction des hangars devant servir au pesage des denros Miragone, la construction du Bureau de la ,Place de cette ville, la construction--du Tribunal civil des Cayes ; les rparations des bureaUx de

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6i-l'AdministratIon des finances et de la. de cette viUe; celles du vieux Palais Jrmie. Il n'est pas ncessaire d'numrer ces travaux qui pour la plupart sont excuts ou sont en voie d'excution dans tous les lieux presque. Il n'avait suffi que de me les diffrentes entre prises ncessaires l'utilit publique,pour qu'il ft ordonn de les mettre l'uvl'e. Et jusqu'ici toutes les demandes qui me parviennent ne laissent pas d'tre l'objet de ma plus vive sollicitude. La construction de la nouvelle Cathdrale se poursuit trs activement toujours: N'taient-ce quelques contrarits survenues au cours des travaux,et auxquelles l'on tait loin de s'attendre, il tait indubitable que, la date du premier Mai prochain, mon Dpartement aurait pu prendre livraison de cet important difice. Mais ces travaux ayant 'normalement repris leur cours depuis bien des semaines, nous esprons que la fte paroissiale du 15 Aot de cette anne consacrera jamais le parachvement et la pleine dification de -ce temple monumental. Pour ce qui est relatif aux wharfs, un ,en.. est construit Aquin,. celui des Cayes et clui de Port-au-Prince ont t livrs aux rparations qu'ils avaient ncessites. C'est ici l'occasion de vous informer, que, la date du jeudi 26 Mars expir, mon Dpartement a eu la satisfaction de prendre part l'inauguration des travaux de la constr}lction et de l'exploitation du wharf pouvant offrir l'accostage aux steamers et voiliers frquentant le port de Port au-Princ.e. Les contrats qui sont l'objet de la con cession, comportent, comme qn s'en souvient, deux con cessionnaires dont l'un est Mohsieur Thomas Paret, pour le port de Port-au-Prince et le second Monsieur Camille Gabriel, pour le port de la ville du Cap-Hatien lequel fera mettre incessammentcette entreprise l'uvre. Des l'par atiolls divrses ont t galement faites aux maisons loues par l'Etat et celles de l'Etat -affectes au service public, et, en un mot, tous les difices o le be soin s'en tait fait sentir, tels que Prisons, Arsenaux. Les routes publiques n'ont pas llmnqu d'tre l'objet constant de ma sollicitude et les rparations les plus dignes d'tre cites. sont celles quLont t faites aux Bois des-Recluses et de Bocozel, Saint-Marc i et comme travaux: galement

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68-de route, l'endiguement de 1'Al'tibonite Grande.Saline et celui de la Rivire de la CC4].nmune de la Grande-Rivire du Nord, sur l'habitation Lucas, section de Caracol. "' .. Mon Dpartement n'a aucun fait remarquable signaler relativement au Service hydraulique tant de la Capitale que de la province. Il fOl .. lCtionne gnralement, en attendant tout de mme qu'il soit mis sur un pied plus assur et de telle sorte qu'il n'offre dsormais plus rien dsirer ,aux contribuables .. Il en est de mme du Tlgraphe o le changement opr n'est que d'une faible importance. Mais mon Dpartelhent ne laissera pas chapper sa bonne intention de faire un complet remaniement dans chacune des directions de cet.te voie de transmission rapide. Toutefois il est intressant de faire observer que, depuis, le Tlgraphe n'a pas cess de fonctionner normalement. Aussi, l'Administration a-t-elle donn satisfaction tous ceux qui ont eu l'utiliser pour le trafic particulier et priv. Mais en remontant aux-derniers vnements qui viennent de troubler le Pays, il m'est agrable de dire que l'impor. tance et l'utilit du Rseau ont t mises en vidence; et les nombreux services qu'il a rendus, dans ces eil'constances dplorables, n ont pas chapp l'attention du Gouvernement. En dehors d'un contrle permanent que la Direction a constamment exerc pour maintenir la rgularit et la mo l'alit dans cette AdII1inistrtion, je dois aussi faire ressortir que le Dparteblent a puissamment contribu faire obtenir les heureux rsultats que nous avons constats, notamment par les fonds quil a mis la disposition du Di. recteur pour la rparation des lignes. ,D'un autre ct, la remise de diverses commandes reues de l'Etranger par l'Administration .uprieure a permis d'approvisionner tous les postes du Rseau d'lments de piles et, en partie, d'autres et instruments. qui, tous, sont indispensables au bon fonctionnement de ce Service. Je ne passerai pas sous silence l'effet produit par la loi du 15 Juillet 1907 sur le Tlgraphe; car son application

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66--dans diverses villes de la Rpublique pa.rat avoir agi salutairement sur l'esprit de malveillance ou de ngligence qui tendait la destruction iXLrtielle de nos lignes. -Depuis quelque temps, les interruptions provenant de ce chef ont n.otablement diminu. Il en est de mme de celles qui avaient pour cause des faits naturels jet nous devons cela aux dernires rpara tions qui ont t effeetues sur neuf de lignes, dont le mauva,is tat avait trop souvent entrav les bonnes communications avec les importantes villes de Jacmel, Jrmie, Port-de-p'aix, Cayes, La.scahobas, le Cap et tout le Rseau du Nord-Est. Il reste encore quelques oprer pour mettre le Rseau entier sur un pied convenable: les travaux, suspendus pour cas de force majeUl'e, doivent-tre repris incessamment. Pour finir, mon Dpartement ne croit pas inutile de faire mention des trafics priv et international qu'il a d suspendre depuis les vnements qui se.sontdrouls nagure encore. Mais avant cela, les Recettes or et gourdes ont t rgulirement verses au Trsor public en subissant le contrle effectif de hi Chambre des Comptes. En ce qui touche les chemins de fer des Gonaves connus sous la dnomination de (,Natiotml Rail-Roa(h, mon Dpartement traverse avec lIe des difficults qu'elle a relativement au versement de la garantie d'intrts la quelle pourtant elle ne peut aetellement avoir lgal(->ment droit. .. Sur la rclamation anticipe qu'ellcen a systmatique' ment produite, mon Dpartement a d opposer Compagnie les conditions formelles qui la lient avec l'Etat et qu'elle a pralahlement remplir pour acqurir droit cette garantie d'intrts prvue en l'art. du Cahier des charles annex au contrat de cette exploitation. Cependant, pour aplanir ces difficults illgitimement souleves, mon Dpartement il, jug utile de former une Commission technique chal'g'e de statuer sur la nature de la rclamation formule par la Compagnie reprsente par

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-67 -M-. Gardre, concessionnaire de l'entreprise et vice-prsi dent du Conseil d'Administration.. La Commission;da,ns son Rapport fait mon Dparte ment sous la date du 22 Octobre 1907, a conclu ce que le,Gouvernementlwenne toutes les mesures lgales pour que les travaux,su8penLlus depuis le mois de Mars de l'an-. ne dernire, 'soient repris (1.1n8 le plus bref delai, Il Les motifs de cette considration de la Commission sont port's une puissante prcision dans ce Rapport, qui a t (l'ailleurs au J1IoniteuJ' Officiel du 6 Novembre 1907, et ils peuvent se rsumer pftrce passage de l'expos des faits:' Aprs avoir omis de l'appeler les textes qui devaient ., la rgir, la Compagnie du Chemin de fer de l'Artibo" nite, au mois d'Aot 1906, a pass ave l'Etat.une Con .vention qu'elle g.ul'J mieux l:espeq,te. La Commission, .Ml'. le Secrtaire d'Etat, appuiera spcialement ses apprciations sur cette Conven" tion qui prcise les travaux que la Compagnie avait ac" cept de pa,rachever pOl' que la rception ft dfiIiitive "et, par suite, lui dOllllt droit la garantie d'intrts qu'elle--rclame aujoul'tl'lni.i. Cela est d'autant plus com mode que h1 Conilmgnie, dans sa correspondance aV,c -." MM. les' Commissaires du Gouvernement prs elle, nvoquecette Convention en rclamant le dlai que cette Convention lui accorde pour l'augmentation de son ma triel roulant :, Ce passage seul suffit faire remarquer que le National RailRoach parait uue Compagnie absolument personnelle et qui, ce semble, s'avise de rt\eIamer tout ce qui peut tre son avantage, SLins songer aux obligations auxquelles elle s'est engage envers l'Eta,t. rroutefois le Gouvernement n'a pas pens jusqu'i<>i em ployer contre elle tonte8 les Ine81t1'e8 lfjale8 pour que telS travaux 81t8pelUl1.l8 80ient reprl dan8 le plus bref dlai p088ible. Loin de l, 'la Compi1gnie qui n'a pas t instancie, suivant les conclusions du rapport, n'a trouv de mieux faire qu' noti.fier au' Gouv81'nement, on ne sait dans quelle ide, des ac"tes juclici<1ires injustifis. A tout prendre cependant, tous les esprits sont d'accorclllour reconnatre

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Os -les bienfaits que les tablissements de chemins de fer doi vent gnralement apporter dans la vie sociale et cono-. mique de la Nation; et les sympathies qui ont entour la Concession de 1'Artibonite sont gnrales. Mais aussi com bien est-il gnral galement le regret prouv par les incidents tort soulevs dans l'excution du Contrat et propos des travaux indispensables qui incombent cette Compagnie pralablement l'acquittement annuel de cette garantie d'intrts qui fait l'objet cle ces difficults intem pestives? Les sentiments unanimes qui se rvlent en faveur de cette exploitation, lgislativemellt dcl'"te d'uvre tilit publique, n'ont pas manqu cl tre expressment mar .qus clans le Rapport: Il La loi de sanction de ce Contrat, le Cahier des ('harges y annex, la Convention spciale la date du 1er. Aot 1906 consults, dit le rapport, nous auronp t heureux Il de pouvoir engager le Gouvernemeut agrer la deman" de de M. R. Gardre, ne serait-ce que pour encourager Il une uvre de haute utilit sociale appele peut-tre rendre des services dans le Dpartement de l'Artibonite. Mais hlas! de l'poque o les travaux de la construc"tion ont t ouverts, de la clate o l'exploitation condi tionnelle a commenc, cette heure o le reprsentant officiel de la Compagnie "National Rail-Road" rclame ,1 comme un droit acquis ce qui ne serait-qu'une nouvelle cle l'Etat, tant d'irrgularits ont exist et existent encore, que tout notre vouloir hsite reIl commander une Compagnie qui semble avoir pris t" che de ne tenir compte de ses obligations et de ses en" gagements avec l'Etat." Ce m,me concessionnaire qui le GouvernemeI)t avait cd le Chemin de fer du CapHatien la Grande-Rivire du Nord, en vertu d'une dcision lgislative, et sous cer taines conditions dtermines, n'a pas pu remplir ses en gagements. Le Gouvernement a t oblig d'en 'appeler aux tribunaux pour l'annulation de la' vente consentie en sa faveur. Point n'est besoin de vous dire, Messieurs, que cela a ncessit d'assoo fortes dpenses que nOU8 ne saurions pr voir pour l'entretien de ligne qui, en plus grande par-

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69 -tie, a t construite par les anciens concessionnaires frap ps forclusion. En ce moment, la ligl'le est pousse jusqu'au cur de la Grande-Rivire.duNord et est place sous le contrJe d'une Commission aide d'un ingnieur attach au personnel technique de mon Dparteinent. Elle fonctionne bien. Les travaux de rparations qui s'y effectuent seront incessammellt achevs. Le 23 'Aot 1906, aisi qu'e chacun s'en souvient, une Convention ft passe entre mon Dpartement et la Com pagnie des Chemins de fer de la Plaine du Cul-de Sac, Con vention qui fut sanctionne par le COl'PS Lgislatif et pu blie au Moniteur Officiel du 29 du mme mois. Cette Convention qui avait but d'arrter les dpen ses du premier tablissement et qui, en un mot, rglait dfinitivement toutes les questions pendantes relatives la concession des deux entreprises des tramways et de ces chemins de fer, comprenait, en mme temps,en sou article 7, la construction de la ligne de Cal'I'efoul' Logne. Je vous disais: en cOJlsquence, dans mon dernier Expos, que les travaux qui se poursuivaient du pont Thor Carre four avaient presque atteint ce dernier point. Ils furent, en effet, parachevs au cours de l'anne dernire. .. .. La ligne de la Plaine Cul-de-Sac, de mme que celle de Carrefour et le service urbain des Tramways ont fonc tionn normalement dans le cours de l'anne que nous passons en et si, SUl' quelques points de dtail qui ont donn lieu la critique, mon Dpartement a eu il; pr seuter des observations la Compagnie et stimuler son zle, l'ensemble de l'exploitation a march la satisfaction du Gouvernement et du public. La progression dos recettes a t constante et a prsen t, comme rsultats, une moyenne quotidienne de S 6<19.46 contre $ 630.46 de l'anne 1906. Il a t transport, ell 1907, 14.:'582 tonnes de fl't (mar chandises et denres) l'entre et 4.384 tonnes la sortie, soit un total de 18.966 tonnes contre 19,653 tonnes en et le rendement de la tonne transporte a t cette de S 2.62 contre S 2.40 de l'anne prcdente.

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.70 Le nombre des passagers transports a t .: a) Pour la plaine 1 cre 2llll'ciasse ;")0.588 contre 56.518 en 1906. 3:110 74.838 "80.693 " --Total 125.42G "137.211" b) Ville ..... ......... :7$2.719 "838.561" c) 'L Bizoton-Carrefour., .140.117 "113.684" Il Y a eu pendant l'aune 1907 : POUl' la Plaine 2.234 trains ayaut parcourn !li.IM!l kil. ct pronits nets $ lUiH.87 Carrefour ti.805 "l, 1. f,li. 7!)0" "44.445.ti6 la Ville 31,8011 .1" "H:!AOO" "75.002.78 41.027 .. 1.(UliU 237.0\)6.31 La recette totale a donc t: ..... pour la Plainc. pal' train unit 50.GOG et par kilom .. train $ 1.164. 00i 000 Carrefour .: (jA!! " " O.n9 OO --000 -" la Ville .. 2.353 ., 1. .1 O.52G -OUO OO Les deux services de hi Compa,gnie ncessitent quelques amliorations que mon Dpartement a signales sou at tention, mais qui ne pourront malheureusement p:1S tre excutes immdiatement cause du taux lev du change qui pse lourdement sur l'exploitation gnrale, miit beau coup son rendement dfinitif et pa.ralyse encore les efforts de la Compagnie. Les travaux de construction e IiI. ligne Carrefour-Lo gne n'ont pas encore pu tre commencs, cause des dif ficults rencontres par la eompagnie auprs des capitalistes sur les marchs trangers et l'?Ul'tout aux Etats-Unis d'Amrique o, comme vous le s,wez, il y a eu une terrible crise financire dont les effets se sont fait sentir dans le monde entier, et qui, pendant de longs mois, a paralys toutes les affaires, menac de fai.re sombrer bien des entreprises pourtant anciennes et bien assises et a caus de nombreuses ruines partout. Cette cdse un peu longue a eu pour effet immdiat, en paralysant les entreprises et projets locaux, dont soli d,it et rendement. bien certains, da.dtourner

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turellement les capitalistes de toutes entreprises lointaines et a forc la Compagnie d'ajourner les ngociations dj ep tames et la veille d'aboutir, pour la inise excution de ses diverses concessions et l'amlioration de ses services. NaI;l.moins, la ompagnie n'a. pas cess ses dmarches. et pourpal'lers en vue de la ralisation de ses projets, et elle s'est occupe activement de rp.ener bonne fin son entreprise de la ligne de Logne. Elle a, en attendant, fait proc der aux expropriations ncessaires au passage de la voie sur toute la ligne du trac arrt et approuv par mon Dpartement. Les indemnits y relatives sont aujourd'hui rgles et sous peu la Compag'nie espre pouvoir entre p,rendre les travaux de constrution proprement' dits. Esprons que rien ne vi.ndra plus contrarier la ralisation de cette iniportante. ligne, appele il rendre de si rels ser vices aux populati.ons de toute la rgion avoisinant Logne et toutes celles de la Capitale, en attendant la ralisation d'un autre projet tant dsir et attendu: celui de l'excution de la ligne Logne-Cayes al)pele mettre la Capi tale en communication directe et rapide avec presque tout le Sud, construction dont il va tre question plus loin. Mon Dpartement espre aussi, sincrement, que la Compa gnie sera en mesure d'excuter la ligne Merceron-Gan thier-Fonds-Parisiens dont la concession lui a t ac corde depuis un cel'tain temps t la pr.olongation jus qu' Turgeau et Lalue de sa voie urbaine, qu.i est aujour d'hui d'ulle ncessit absolue pour desservir ces intres-sants quartiers de la ville. A la suite de la Convention additionnelle aux contrats runis des et des chemins de fer de la Compa gnie P. C. S.:-fut promulgue la concession de M. J. B. V. Leconte pour l'ta,blissemet et l'exploitation des che mins fer de Loglle aux Cayes, avec embra.nchement Jrmie et aux Cteaux. Je ne m'attarderai pas dmontrer la relle ncessit de cette voie ferre qui tient relier le Dpartement de l'Ouest avec celui du Sud. Chacun en .saisit toute l'importan te utilit au bnfice de ces deux rgions dpartementales. Aussi est-ce avec beaucoup de plaisir que j informe ici que le concessionnaire de cette entreprise en est une en,-

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-72 -tente avec une Compagnie trangre, aux fins d'en assurr l'excution. Et l'on peut dire que, malgr les contrarits diverses qu'il a d traverser depuis la folle chauffourelles Dpar tements de l'Artlbonite et du Nord-Ouest, et malgr cette uvre de pacification qu'il a eu tche d'entreprendre dans l'Artibonite, et laquelle il vient de porter la dernire main, Monsieur Leconte n'a pas manqu, un seul ins tant, de considrer sa concession comme l'une de ses principales l'roccupations. C'est ainsi que, sous peu, les du trac de cette voie seront soumises l'apprciation pralable de mon Dpartement pour en obtenir le visa j et l'on ne saurait trop souhaiter la plus prompte excution de ces travaux, pour le et la proE;p;rit des .indus tries et du commerce en gnral sur tout le parcours et dans tous les centres que ce chemin de fer devra desservir. En finissant, Messiurs, j'ai l'honneur de vous informer que, tant donne la loi vote relativement. la reconstruction du Bassin-gnral de la plaine du Cul-de-Sac, cette vaste entreprise ne manquera pas d'attirer l"attentiondu Gou vernement, qui. a cru bon de la mettre en uvre pour le plus haut bnfice de cette rgion si fertile et si importante de l'arrondissement de Port au-Prince. Dans toutes ces considrations, Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, j'aj l'honneur de vous prier d'agrer l'expression de mes meilleurs sentiments patriotiques. Le Secrtail'e (l'Etat des Travaux publics, F. N. LARAQUE ...

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-73AGRICULTURE Messieurs les Snateurs, les Dputs, En vous soumettant la situation du Dpartement de l'A griCl:dture, il est de coutume de vous exposer les bes9ins les plus urgents et les plus pressants qu'il importe de ra liser. Je ne peux manquer de vous les faire connatre cette anne et c'est avec le plus grand empressement que je viens m'acquitter de cet important devoir. L'anne budgtaire 1906-1907 a t, sous certains rap ports, fertile en bons rsultats, grce au concours patriotique que le Corps Lgislatif a donn au Gouvernement qui s'inspire des meilleurs sentiments. Le mouvement vers l ducation agricole, mis en harmonie parfaite avec nos be soins sociaux, achvel'a enfin d'OI'ienter,une fois pour tou tes, l'esprit public vers ce noble but. Nous y sommes in vmciblement pousss d'ailleurs par un ensemble_gnral de faits sociaux et conomiques dont la relle existence prouve, plus dun titre, que nous abordons graduellement la phase nouVelle de notre vie nationale. Je vous ai parl, Messieurs les. Snateurs, Messieurs les Dputs, des rsultats obten1ls, il importe maintenant-que je vous les fasse voir. Cependant, il serait excessif de la part de mon Dpartement de prtendre que nos denres d'exportationxalisent, la minute actuelle, toutes les vues srieuses du Gouvernement au sujet de leur aussi, j'espre que cette consi.dration vous trouvera dis poss accueillir, avec bienveillance" tOl,lS les projets de rformeS que j'aurai vous proposer de ce chef, puisque la principale attribution de mon Dpartementest de pour voir l'Etat des ressources sans lesquelles; vrai -dire, la vie nationale, j'en appelle votre conviction intime, Mes sieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, finirait par s'teindre totalement. En effet, depuis peu, le coton et le cacao, deux denres principales aprs le caf, ont acquis de notables proportions la pousse du Gouvernement, en

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-74 -dpit des difficults financires auxquelles il n a cessd'tre en butte .. Un tat .de denres exportes pendant le 2me. tri mestre seulement de l'exercice 1906-1907, insr au Ho nitew1' officiel parle bureau de hL statistique du Dpartement des Finances, confirme ma dclaration. Cacao ............ 1. 560.045 livres Coton. . . . . . 682 033 II. ((Moniteur officiel, No. 53, du mercredi 31 Juillet 1907.) Vous voyez donc, Messieurs. les Snateurs, Messieurs les Dputs, que les efforts tents depuis cinq ans pour fortifier et dvelopper nos produits exportables n'ont. pas t vains. Aujourd'hui renait partout, un sang nouveau circule dans les veines de la nation. En vous ren dant compte de la situation de mon Dpartement, je vous donnerai, une fois de plusl l'occasion de formuler et d'ex cuter de gnreux desseins pour le 1?ien-tre de tous en gnral et de chacun en partic-q.lier. Dans cet o)'(lre d'ides, mon Dpartement, dans le but d'exciter parmi no_s agricul teurR nne salutaire mulation,. imagine d'ouvrir au fur et mesure, des Expositions rgionales o nous aurons l'avantage d'apprcier la diversit, hL bonne prparation e1; l'fI.mlioration intelligente de nos protluits agricoles. .. Ici, c'est l'inauguration de la Ferme-cole de Turgeau ; cet heureux vnement a eu lieu., la satisfaction gnrale le 4 Novembre expir; mon Dpartement et celui de l'Ins truction publique ont ouvert toutes ghlndes les portes de cette cole un nombre de jeunes gens qui y -sont interns et dtmt plusieurs, nous l'esprolls, rendront de rels servi ces au Pays, par les agronomiques qu'ils y auront puises. IJ"tdustrie.Sous des formes multiples, l'industrie s'im plante en nott'e milieu d'une faon remarquable, le dve loppement de nos' voies ferres, l'exploitation de nos forts, de nos mines, tout cOlltl'ibue, n'en pas douter, nous crer positivement une relle atmosphre d'activit, au grand avantage de la paix publique et de la collectivit en un mot. C'est insi que, convis participer l'Exposition de JalPestown, nos jnclustl'iels. artisans et agriculteurs ont 0 b-

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7Bten pour diffrents objets exposs, quarante trois mdail les, dOllt onze d'or, six d'argent et vingt six de bronze. Mon en pourparlers aveedes capitalistes des Etats-Unis d'Amriqu qui ont form le projet de nous apporter l'aide <;t'une immigration le capital mat riel et intellectuel ncessaire au dveloppement de tQute' industrie agricole s'ils arrivaient obtenir du Gouverne ment une concession suffisante de terrain situ une fai ble distance d'un port d'emoarquement ou prs de la voie ferre, moyennant une indemnit dOl1,.t le. chiffre sera dbattr entre eux et le Gouvernement. Si venait s'accomplir, ces Capitalistes, connaissant Hati du Nord au Sud, affirment pouvoir dtourner vers Hati une/partie de ce flux de planteurs qui migrnt Cuba et chez autres voisins et qui; dj sont vers nous par'a fertilit de notre sol. D'un autre ct, j'ai hte de vous parler d'apiculture. Cette industrie a fait natre la concurrence, et les luttes pour la science sont salutaires, sans elles il n'y a que lan(lueur et 8ommfiil. Or il faut vivre, il faut agir, parce qu'il faut faire tous les jours un pas de plus vers cet idal de progrs, de v rit et de justice que l'humanit poursuit depuis son ber ceau. Et pour mieux vous marquer notre concours : l'ex pansion de la nouvelle denre, qUl n'est pas Ip.oins un pro duit d'change,jevoU!;l rfre ma circulaire du 4 Mars,No. 158, adresse aux Qommandants. des Arrondissements de la Rpublique. Les progrs de cette industrie sont si rcents qu'elle mrite d'tre encourage autant que la culture '"de nos denres d'exportation, eu gard surtout it l'emploi trs large que la cire et le miel trouvent ch1n8 le pays. Par la statistique euivante; vous verrez que les ruchers les mieux outills et les mieux installs da,ns nos diffrents centres et administrs selon les rgles sont: ( S. Holly, Alexandre Lilavois et PORT-AU-PRINC ... ) Ernest Na,clal, Occide Jeanty; C. lM. Dupuy, S. M. Pierre, MerCIer, -\ W. Francis. < CAP-HAITIEN ..... \ Eugn.e Nazon, Delles Auguste t et MonSIeur BaptIste.

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Ceuxde moindre importance comme rendement et outH la.ge appartiennent P. Cauvin, Flambert, Gurin, Pier re-Louis, Mariano Alvarez, les frres Michel, Ernst Ewald et Perval, de Ceux de Logane appartiennent l'cole des frres et M. Charles Nrette, et enfin, ceux de Jrmie et des au tres villes de la Rpublique dont le Dpartement n'a pas les noms des propritaires. ]Je S'il est intressant de eonstater que l'a. griculture, si traditiJ:mnelle, si routinire, est oblige d'en trer dans la voie du progl's, de perfectionner il la fois son outillage et de val'ier ses procds, il est tout aussi intres_ sant pour-nous de l'levage sur -qn pied de progrs capable d'amliorer, avec intelligence, la race animale chez n,ous. -Il faut ncesE.airement se s.cialiser, car avec l'expansion des groupes sociaux tous les jours une branche nouvelle se constitue et dj des offres srieuses nous sont!faites et nous netarderons pas les prsenter votre sanction. Tels sont; Messieurs les Snateurs, Messieurs les D puts, les faits succintement.;rsums, qui, au cours de cet exercice, ont plus particulirement occup mon Dpar tement et qui m'ont paru aussi dignes de mriter vos sages mditations. Le Secrtai1'e d'Etat de L'AV1'icultU'I', F. N. LARAQUE.

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-" -INSTRUCTION PUBLIQUE Messieurs les Snateu!,s, Messieurs les Dputs \':!::'S L'anne dernire, en vous exposant la situation du D partement de l'Instruction publique, je vous signalais les rformes les plus pressantes dont la ncessit s'imposait votre attention. Je vous les rappellerai encore, parce. qu'elles n'ont pas rem toute la solution dsire . Nanmoins, je suis heureux de vous dclarer que l'anne 1907 a t fertile en bons rsultats. Les examens institus pour l'obtention du certificat d'tudes secondaires classiques opt prouv que les p!'0::. grammes' officiels sont suivis dans nos Lyces et Collges; ces examens ont eu lieu Port-auPrince', au Cap-Hatien et aux Cayes. Partout, j'ai eu constater la relle valeur des jeunes gens forms par ces tablissements scolaires. Le niveau des tudes se relve et le nombre d'enfants qui vont jusqu'." la fin de leurs clagses s'est augment. Des distributions de prix ont eu lieu dans plusieurs co les de la Rpublique, grce au concours que vous m'avez donn en inscrivant au budget une valeur de 1.500 dollars. J'ai pu distribuer des rcompenses au Lyce et aux coles nationales secondaires de garcons et de demoiselles de Port-au-Prince, aux Lyces du Cap-Hatien, des Cayes, de Jacmel, des Gonaves et de Jrmie, aux coles nationales secondaires de garcons de St.-Marc, de Port-de-Paix et d'Aquin, aux coles nationales secondaires de demoi selles du Cap-Hatien, des Cayes et d'Aquin. D'aprs les rapports de Messieurs les Inspecteurs, ces distributions de prix ont t trs brillantes et ont produit un excellent effet dans tous ces tablissements, -en ce sens que les lves travaillent cette anne avec plus d'ardeur et les matres ont redoubl de vigilance et d'efforts '. En vous exposant la situation de chaque branche de

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-78 --'-Plnstruction publique, je vous soumettrai nos besoins les plus et les.rformes qu'il importe de r_alisel' pour le plus-grand bie!l' de la jeunesse de nos cotes. ENSEIGNEMENT SUPRIEUR L'enseignement suprieur continue se dvelop-perc1'une faon constante. Les tablissements chargs d'en enseigner
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riale de Droit et de l'Ecole Nationale de Mdeeine sont toujours donnes par voie de concours. L'Ecole Sciences Appliques, subventionne par l'Etat, fait h,onnem' au Pays, en prparant des Jeunesgens aptes dvelopper r re de l'activit conomique qui sem ble se lever en Hati .. Vous avez eu raison de ne pas lui marchander votre concours. Vous lui avez accord en 1\:)0;3 une 2.000 dollars pour l'achy..t des instruments ncessaires son fonctionnement normal et; en' 1906, vous lui avez vot une subvention mt:msuelle de 1".200 gourdes. Ce sont l de bons plaCel}lents, et dj nous en touchons les intrts. Ainsi l'Ecole det? Sciences Appliques a lanc dans le monde du travail deux promotions dngnieurs, c'est -dire; des jeunes gens distingus et instruits qui sont appels rendre des services inapprciables. la Rpublique. Institution d'enseignement qui mrite tout notre encouragement, c'est l'Ecole Nationale de Peinture. Une nation s'honore avec justice de possder non seulement des tablissements d'o sortent, chaque anne, des mdecins, des_avocats, des ingnieurs, mais e11core, des institutions pouvant former ds artistes de mrite. C'est l'occ
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80aisants. L'mulation est evenue plus grande entre les lves de nos divers tablissements d'enseignement secondaire classiq"Qe: cela tient l'initiative .encourageante des matres, la vigoureuse pousse qu'ils donnent aux tudes sans compter que, maintenant et selon l'esprit mme des rglements, les lves qui suivent cet enseignement arrivent, fort jeunes, dans les classes suprieures. "' Nos diverses Institutions rivalisent d'ardeur pour pr-senter des candidats bien prpars. Le nivea des tudes y a gagn; nos jeunes gens sortent instruits de nos lyces et collges. et capables ainsi d \embrasser avec honneur toutes les professions librales. Je me fais le devoir de transcrire ici un passage du rapport de l'Inspection scolaire de la Capitale: Le Lyce national tient toujours avec' assurance et d'une main ferme le de l'Instruction publique qui lui a t confi la tte de tous nos tablissements d'enseignement secondaire classique. Grce la munificence du Prsidnt de la Rpublique, un nouveau drapeau symbolique, d'une richesse remarquable, a t remis Monsieur Pricls Tessier, comme mi tmoignage particulier -de la. paternelle sollicitude du Gnral NORD ALEXIS en faveur de la jeunesse nationale. Cette noble dmonstratiOIL qui est un hommage public, fait honneur au personnel du L:rqe national qui remplit son devoir avec la ferme et inbranlable assurance de ne jamais abandonner la victoire aux Institutions rivales qui luttent avec une brillante ardeur pour preparer l'avenir de nos jeunes et intressants concitoyens. "Le Lyce national compte son sein des hommes de mrite, de vale1!r qui se font un vrai sacerdoce de l'enseignement des lettres et des sciences et, quand le triomphe couronne leurs efforts dans les concours gnraux, ils don lIent par leur exemple l'amour du travail et l'amour de la Patrie. Nous ne pouvons leur refuser le tmoignage 'de notre impartiale attention. '. Loin d'oblitrer l'esprit des enfants, loin de .dsorien ter les aspirations naturelles que lem' donne une orig'ine commune, ils verront dans leurs curs .les sen.-

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Si'timents qui doivent les unir dans une patriotique effusion afin d'assureI' les hautes destines la Rpubliqu . Pour la sanction des tudes les trois principaux tablissements de l'enseignement lassique de cette ville ont en voy des concurvents la session d'examens de Juillet et. d'Octobre dernier, et des 23 lves inscrits pour l'obtention du certificat d'tudes secondaires classiques nous avons eu 7 laurats qui appartiennent au Lyce national pour la 2e partie des preuves et !') pour la premire partie. "5 app1rtenant au Sminaire-Collge pour la premire partie et 1 appartenant l'Institution St. Louis de Gonza gue pour la partie d-es preuves. Aussi, ai-je t encourag m'occuper des examens de fin d'tudes de nos jeunes filles. Par une circulaire Mes sieurs les Inspecteurs, j'ai port a leur connaissance que, dsormais, les examens pour l'obtention des certificats d'tudes primaires et secondaires evront se passer au sige de l'Inspection scolaire de leur circonscription, toutes les postulantes runies au mme local. Cette dcision a pour but de stimule.r nos tablissements scolaires et je suis convaincu qu'elle donnera de bons rsultats. Les membres du Coi'ps enseignant s'adonnent toujours avec une abngation admirable l'instruction de la jeunesse. Encore une fois; c'est avec joie que je 'rends hommage. ,leur dvouement et je ue peux manquer d'attirer de nou veau votre attention sur la modicit de leurs appointements qu'il faudrait pouvoir, une bonne fois, augmenter dans une assez large mesure. ENSEIGNEMENTPRIMAIRE La situation des coles pl'imairesn'a pas beaucoup chang: Elles ne mritent pas toutes l'loge de mon Dpartement. Ue sont toujOUl'S les mmes causes qui empchent l'enseigllement primaire de donner les rsultats attendus. Le Gouvernement s'est vertu bien choisir les maUres de la. jeunesse ; et je n'ai point mauq u, de mon ct, d'en courager, dans la mesure du possible, ceux-l qui remplissent consciencieusement leurs devoirs etde frapper aucOI:\-

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82traire des peines disciplinaires prvues par les rglements, ceux qui ngligent de les accomplir exactement. J'ai demand Messieurs les Inspecteurs d'exercer un contr61e srieux sur la frquentation ,scolaire; et me basant sur les statistiques qui m'ont t envoyes, j'ai const3tt que dans presque tous les tablissements d'enseignement primaire le nombre des lves a augment. Mais il ne faut pas .craindre de le dire, il y a encore des parents qui refusent ou qui ngligent d'envoyer leurs enfants l'cole. La loi sur l'obligation scolaire prvoit, il est vrai, des pnalits contre ces parents rcalcitrants ou insouciants, mais ces moyens de crcition ne sont pas toujours facilement applicables. Messieurs les InElpecteurs me signalent souvent le manque de matriel de fournitures classiques. Cependant, malgr le peu dont je dispose; j'ai eu fournir une grande quantit de livres classiques et de cartes murales toutes les coles de la Rpublique. Les rapports rems des Inspecteurs sont unanimes dclarer que ce ne SOl)t pas toutes nos coles rurales qui fonctionnent convenablement. Cependant, il cOH.vient de dire qu'il n'est pas toujours ais de trouver des gens d'une instruCtion suffisante et de bon'ne foi pour se consacrer la lourde tche de l'enseignement dans les campagnes. Souvent, ceux qui briguent ces fonctions n'ont d'autre but que de devenir des pensionnaires de l'Etat. Parmi les coles rurales qui fonctiolnent le mieux, je <:itel'ai celles des circonscriptions de J acmel, des Cayes, de Morisseau dans la circonscription de Nippes .. Dans. ces coles,dont la marche est satisfaisante, les Inspecteurs, sur mon invitation, ont recommand aux matres d'inviter de bonne heure les lves la pratique de l'agriculture et d'en dvelopper le got chez eux. . / ENSEIGNEMENT CONGRGANISTE Si les coles primaires laques sont lin" par suite des raisons qae je vous ai exposes, de nous donner entire satisfaction, les coles primaires congrganistes fonction nent comme toujours rgulirement. Le Dpartement a eu regretter, pendant ces derniers

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-83-temps, la -rermeture de plU:l;Jieurs coles de Frres, due "au manque de ces ',congrganistes depuis quelque temps. Elles ont j; remplaces provisoirement par des coles laquesj/et je me suis efforc choisir des instituteurs com ptents pour les diriger .T'ai le plaisir de 'dclarer que ces tablissements ne rien dsirer. ENNSEIGNEMENT AGRICOLE Le 2 Novembre 1907, M. le Secretaire d'Etat de l'Agri cultul'e et moi, nous avons procd l'ouverture des ,cours de la Ferme exprimenta,le de.Turgeau. Selon les termes du contrat pass entre le Directeur-gnral des Frres en Hati et les Dpartements de l'A-' gricult,ure et de l'Ip.strudion publique, les bourses des cet tablissement ont t donnes par voie de con cours. Le Pays ttend beaucoup de la exprimentale de Turgeau qui a pour but principal de former des agricul-teurs ayant une instruction pmtique. ENSEIGNE.:\IENT PROFESIONNEL Nous avons obtenu dans cette branche qulques rsul.: tats stisfaisants. L'Ecole des Arts et Mtiers de ,Port_auPrine, dirige par M. Guiteau, continue t()ujours prparer des jeunes hommes h:1biles dans l'art de la menuiserie, l1e l'bnisterie. L'Ecole Elie Dubois, dirige par Mme. L. Camille, installe l'anne dernire, formera, sous peu, des filles accomplies dans les travaux l'aigunIe, au crochet, dans la brodel'ie et dans la fabrication des fleurs artificielles. --Ces deux coles mritent toute notre bienveillance. Il est souhaiter que des tablissements semblables soient crs dans d'autres, points de la Rpublique, car c'est en prparant des ouvriel'B habiles que nous rorganiserons le travail chez nous. MOBILIERS, MATRIEL ET FOURNITURES CLASSIQUES Le Dpartement a pu fail'8 cette anne beaucoup de bien

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h. nos coles en fournissant une grande quantit de bancs, de tableaux noirs, de cartes et d'ouvrages ,classiques. La valeur inscrite au budget pour le matriel et les fournitures tant insuffisante, cause de l'augme:ptation du nombre des coles et de la chert de toutes les fournitures, d la porter un chiffre plus lev, cette fois. l'el est,Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, l'expos succint et fidle de la situation du Dpartement de l'Instruction publique. Le Seortaire d'Ett de l' Instl'Ilction publiql, r.r. LALEA U .. .. ..

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.-. 85 JUSTICE les Snateurs, les Dputs, La marche gnrale de la Justice et des diffrents services qui en dpendent, a t, pendant l'anne iudiciaire 1906-1907, satisfaisante. Le sentiment que la Magistrature a_ de ses devoirs, s'est conserv intact, et c'est toujours la mme sollicitude qu' elleappol'te dans l'observation des lois. Ce m'est donc, MM. les Snateurs, MM. les Dputs, un plaisir bien grand de vous annoncer que les Tribunaux de la ont fonctionn rgulirement, au cours de l'anne 1907, et que la Justice a t distribue sur)esbases les plus larges et les plus quitables possible: j'en ai la preuve dans le nombre remarquable des dcisions rendues. Cepe.ndant, il me faut vous signaler que les travaux judiciaires ont t interrompus dans le Dpartement de l'Artibonite et dans plusieul's villes de celui du Nord-Ouest par suite de l'insurrection survenue aux Gonaves et Saint Marc en Janvier de cette anne. Mais, grce la prom..pte rpression de ce mouvement rvolutionnaire, il y a lieu de constater que le temps d'arrt subi de ce chef dans la mar ('he de la Justice n'a pas t de longue dure; et que les Tribunaux de ces deux jmiilictions n'ont pas chm vritablement. A ce propos, je dois porter votre connaissance que, pour sret-publique, le Gouvernement a de mand au Tribunal de tssation le dessaisissement des juridictions de Saint-lvfarc, des Gonaves et de Port-de-Paix raison des crimes commis par les auteurs et complices de cette nfaste entreprise. L'opportunit de la mesure rclame en cette grave circonstance ne lui ayant pas chapp, le TrIbunal suprme, pal' son arrt du "5 Fvrier dernier, dessaisi ces juridictions de la connaissance des crimes commis -par ANTNOR FIRMIN et ses complices et a dsign, pour en connatre, la juridiction de Port-au-Prince. L'instruction de cette affaire, MM. les Snateurs, MM. les D puts, se poursuit avec beaucoup d'activit.

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-86J'aeu entretenir la Lgislature prcdente de la marelle des justices de paix et iL lui. montrer combien il est ncessaire, l'.effet de mettre eonsta,mment en veil les membres de ces ':el'ibunaux, de faire E'ntrepl'endre par officiers du Ministre public, d\:'s tournes C'est avec plaisir que je vIJus Lpprcnds que les rsultats que j'ai obtenus au cours de l'anne ,1907 par suite de ces tournes n'ont pas t moins heureux que ceux de l'anne 1906. La conduite des juges de paix a t,en effet, efficaceInent contrle pal' les Commissaires du Gouvenmrtent. Les ofiers du Ministre pblic, je me plais le sig'naler, n'ont pas verdu de vue le devoir qui leur incombe, de fixer l'esprit des Juges de paix SUl' la nature vraie de leurs at tributions. Ils n'ont pas manqu-d'exig'er d'eux la rg-qla rit et la promptitmle dans la solution des affaires qui lur sont soumises, t je n'ai pas hsit un in$tantprendre des mesures nergiques contre eeux qui s'acquittaient mal de leurs devoirs. Je vous disais tout l'heure, MM. les Snate1J.rs, MM. les Dputs, combien est louable le souci de notre Magistrature de s'acquitter de son mit:ux del? obligations de sa charge. Mais si-!'une des conditions d'une bonne justice dis-' tributive consiste dans sentiment du devoir et des obliga tions des fonctionnaires qui sont appels la rendre, une autre non importante tire Sl, ncessit de la constitu tion des lments propres au pel'fectionnement intellectuel de ces fonctionnaires. Notre J...fag'istrature, surtout dans les juridictions de moindre importance, se trouve encore prive livres de science juridique, .' J'ai pu cepemlant, au cours de l'anne judiciaire, fournir un assez bon nombre d'ouvrages de droit et de jm:ispru dence plusieurs Tribunaux. D'autre part, j'ai fait renou veler, dans la mesure des moyens 'budgtaires, le mobilier de nombre d'entre-eux. L@s Chambres Lgislatives donne l'ont, j'en suis certain, les moyens pcuniairel qui sont in dis]}ensables au renouvellement du m:ltl'iel us ou disparu du plus gramlnombl'e,de nos rrrihuuanx et il rachat d'ou vrages de jurisprudence destins augmenter la somme de connaissances dj acquises pal' les Metgistrats dausl'exercice de leur haut sacerdoce, .Je c)'ois uti!e_d'attil'er vake attention sur l'impossibilit

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pour mon 'Dpartement, d'acquitter en ce moment tous les frais de justice criminelle. La valeur vote cette fin l'anne. passe a t insuffisante. -J'ose esprer que vous me fournirez les moyens de faire face aux ncessits .de l'instruction criminelle dans les onze juridictions de la Rpublique. Une des plus grandes proccupations de mon Dparte ment est d'assurer aux justiciables le prompt rglement de leurs affaires. Pour obvier aux lenteurs si bles aux intrts d'une saine justice, je n'ai cess de cor respondre avec les diffrents Parquets aux fins de leur rappeler combien ils doivent dployer de zle et de pour qe la dtention. prventive soit abrge le plus possible. Aussi, pendant l'anne 1907, les assises criminelles ont-elles t tenues dans divers Tribunaux de la Rpublique. Les officiers du: Ministre public t les juges d'instruction en gnral ont bien. cet gard. Mon Dpartement est .heureux de poursuivre la publi-cation de son Bulletin officiel qui s'imposait depuis long temps. Il a aussi fait paratre, en un recueil.officiel, les 'arrts du Tribunal de Cassation. Ces publications ne peu vent, cette heure,. qu'tre favorables une meilleure distribution deb la Justice. Voici, MM. -les snateurs, MM. lef: Dvuts, le chiffre des dcisions rendues pendant l'anne judiciaire 1906-1907. Le Tribunal pe Cassation a prononc cent soixante cinq arrts dont cent dix-neuf au civil et quarante-six au criminel Ce haut Tribunal continue remplir avec la plus haute distinction les obligations qui psent imprieusement sur ses membres. En ce qui .. touche les Tl"bunaux civils de la Rpublique, les rapports adresss auppartement fournissent les ..chiffres sui van ts : Tribunal civil de .... 407 "du Cap-Hatien.... . .. 306 "des Ca yes. . . . . . . .. 1.13 .H "de Jacmel. ............. 193 " des Gonaves. . . . . .. 137 "de Jrmie.... . .. . .. 96 l' "" Port-de-Paix ........ 149 "" Saint-Marc .......... 130 jugements. l' "

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-88-Tribunal civil de l' Anse-Veau ....... 230 jugements "" Aquin.............. 78. -II "" Petit-Gove ........ 169 Dans le cours de cette session, je ne manquerai pas de soumettre vos sages dlibrations des projets portant modifications de certaines de ,nos lois. que ces projets seront l'objet de la plus scrupuleuse attention du Corps Lgislatif. Tee est, MM. les Snateurs, MM. les Dputs,la situa tion relle du Ministre de la Justice. Le Sec1'l!ta'e d'Etat (le la Justice, T. LALEAU

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S9-CULTES Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, ."" Tenir la main l'excution duConcordat,appliquer cette Convention dans toutes ses dispositions en le contrle del'Administration suprieure, surveiller l'Ad ministration des Conseils de fabrique, rprimer les abus, favoriser le de la Religion sont des attri butions, en apparence fort simples mais qui soulvent dans la pratique de srieuses difficults. Cependant, grce la vigilance de ce Dpartement, et au concours de" leurs Grandeurs l'Archevque de Port-au-Prince et les Evques du Cap et des Uayes il n'est survenu, cette anne, aucun incideilt qui mrite de retenir votre attention. Et j'prouve une relle satisfaction de porter votre connaissance que l"hrmonie la plus complte rgne entre les Reprsentants du Pou voir et le Clerg. "" L'art. 1 de la Convention-du 17 Juin 1862 dispose qu'il sera allou pour frais de tournes par an tant aux EvquB qu' l'Archevque une somme de qutre mille francs.' Par une interprtation inexa('te de ce texte, les bnficiaires n'ont l'ecu pendant cinq ans que le tiers de la valeur porte. Le Dpartement estime qu'il y a lieu de rtablir le chiffre concordataire. Le nombre des ecclsiastiques attachs l'Archidiocse de Port-au-Prince et au Diocse des Gonaves est actuellemellt...de 80. S. G. Monseigneur l'Archevque fait obser ver que ce nombre est insuffisant dans une population es time plus de 860.000 habitants pour Jes seules paroisses de l"Ouest et de l'Artibonite. Ne conviendrait-il pas dans le but de permettre nos prtres de se consacrer un plus grand nombre de fidles, de porter 180 prtres pour toute la Rpublique? Cette augmentation de traitement conciderait avec l'arIive des nouveaux prtres que nous atten dons au Grand Sminaire St-Jacques. Trois nouveaux centres paroissiaux; ont t crs Caba-

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ret," au Grand-Bois et Bellaclre. D'accord vec l',Arche vque, le Gouvernement a dtermin la circonscript:on territoriale des nouvelles paroisses qui fonctionnent -la satisfaction gnrale. Dans le cours de l'anne, le Clerg de l'Archidiocse a eu dplorerla mort ses membl;es: MM. les abbs Kerdavid, aumnier de la Maison centrale et Bessard, jeune 'sous-diacre a.ttach au service de l'Archev ch. M. le chanoine Guillo, vicaire-gnral des Gonaves, M. l'abb J. M. Jan, secrtaire-gnral de l'Archevch, viennent-de partir en cong et Monseigneur l'Archevque lui-mme, moins pour prendre un repos mrit que aller assurer un service de plus en plus ne tardera pas les suivre bientt. Les deux Diocses ont reu trois nouveaux prtres sor'tant de notre Grand Sminaire: MM. les abbs 13ahurel, Bizeult et Garaud. -. DIOCSE DU CAP-HATIEN Les deux Diocses du Cap-Hatien et de Port-de-Paix se composent de 56 prtres. MM. les abbs Boivin, cur de Vallire, Jarno, ancien cur de l'Acul, Lacrampe, cur de "Fort-Libert, Heuz, de Terrier-Rouge, Brangoulo, vicai re Port-de-Paix, viennent de partir en cong. Le Dpartement ne.peut s'empcher'de vous signaler en core cette anne de pressantes communi.cations de Mon seigneur l'Evque du Cap-Hatien l'gard_de la Cathrale de Port-de-Paix. Par suite d'accidents survenus dans la construction de cet difice, la fabrique de cette glise a eu sa charge une clette <1e 3:),000 francs. Monseigneur Kersuzan sollicite un subside annuel pOUl' l'extinction de cette dette. C'est l une demande que le Dpartement jug'e digne d'un bienveillant accueil. Lc Grand Sminaire est en souffrance par suite du paieinent irrgulier des vingt bourses annuelles et des frais de tt;ousseau et de passage des nouveaux prtres. Il serait dsirable, dans l'intrt du recrutemeut et de la formation du Clerg, que des mesures soient prises pour le paiement rgulier de ce subside, en raison de la haute utilit 'de cette Institution qui ne cesse d'alimenter nos centres religieux. Une cinquantaine d'lves se disposent venir grossir les

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rangs du Clerg d'Hati. A ce sujet Monseigneur Kel'suzan informe le Dpartement que deux de ses diocsains-sont entrs au Sminaire St-Jacques en Juillet dernier, ce sont MM. Philippe Boden, du Cap-Hatien et Louis Vastey, de Plaisance. Il est certain que le adre du Clerg ne suffit pas aux besoins religieux de la population, llfais le Dpartement s'empresse d'ajouter qu malgr cette insuffisance num rique, le ClergCles Diocses du Cap et de Port-de-Paix fait preuve d'une incessante _activit. p.resque toutes les pa roisses de cette circonscription entreprennent, malgr leur dtresse, des constructions d'glises, de presbytres. On peut citer de ce chef les giises du et de Sainte Su zanne et le presbytre de Port-de-Paix. DIOCSE DES CAYES / Le des Cayes compte 38 employs au service paroissial. Pour rpondre aux besoins religieux des populations, Monseigneur l'Evque des-Cayes projette, sous rserve de la conscration d'tablir de nouvelles paroisses l'Asile, Moron, Camp-Perrin, Roche--Bateau, Fond-des-Blancs. Rn vue de faciliter l'accomplissement des formalits ci viles concernant les naissances, Monseigne'!:lr Morice pro pose d'instituer dans les principales sections rurales, de nos immenses paroisses, dessuccursales.du bureau de -l'Etat civil. Ce projet, dont l'adoption aidel'ait considrablement nos prtres dans leur ministre pastoral, sera incessam ment soumis l'examen du Dpartement de la Justice. En attendant toutes les paroisses du Diocse des ,Cayes cons truisent. des glises. On peut citer notamment les gli ses du Sacr-Cur des Cayes, d'Aquin, des Abricots, de l'Anse d'Hainault,. des Chardonnires. .... L'uvre d'vanglisation des Cultes protestants se pour-suit toujours. .' L'Eglise Wesleyenne possde 8 stations: l'une Port-au Prince, la seconde Duplan, dans les hauteurs de Ption Ville, et 3 autres au Cap-Hatien, Plaille-du-Nord, Petit.-

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Go.ve, Jrmie, aux Cayes et Savanette. Le pasteur de l'glise de Jrmie est actuellement Monsieur John du Feu qui, aprs onze annes de traVail dans les Iles de la Manche, s'est consacr l'uvre en Hati. L'Eglise Orthodoxe Apostolique compte en ce moment 12 cooprateurs. Deux diacres ont t reus prtres un postulant aux ordres sacrs a t admis au Diaconat. De nouvelles stations missionnaires ont t rcemment tablies au Borgne, Thomazeau, Aquin, La Socit Biblique et des Livres religieux a eu la gnreuse inspiration de crer une caisse de charit qui est alimente par 10 % des recettes disponibles de la Socit. Le Dpartement, en terminant cet Expos. met le vu que la Religion dveloppe chaque jour davantage dans le pays son-uvre de lumire et de moralisation. Le Sem'tain cl' Etat des Cultes, LOUIS BORNO. "rs$zl" / 1 POl't-an-Princ:. Imprimerie Nationale,


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