<%BANNER%>

DLOC



EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
CITATION MAP IT! PDF VIEWER
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/AA00013184/00001
 Material Information
Title: EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Physical Description: Serial
Language: FRENCH
Creator: unknown
Publisher: IMPRIMERIE NATIONALE
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1907
 Subjects
Subjects / Keywords: Caribbean Area   ( lcsh )
Genre: serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Haiti--West Department--Port-au-Prince
Coordinates: 18.538759 x -72.337289
 Notes
Abstract: Annual report of the situation of Haiti in 1907.
 Record Information
Source Institution: Biblioteque Nationale Haiti
Holding Location: Biblioteque Nationale Haiti
Rights Management: All rights reserved by the source institution.
System ID: AA00013184:00001

Downloads

This item is only available as the following downloads:

Exposé Général de la Situation de la Republique d'Haiti,Année 1907 ( PDF )


Full Text

PAGE 1

1 EXPOSE GENERAL DE LA SITUAifJUN DE l,A ta POi{'f AU-PRINCE

PAGE 2

BiBL iD rHEOUE NA riONALt .POft' T U PN"'CE (HAITi) RPUBLIQUE n'HAITI FRATERNT'l' Port-au-Prince, le 2!l A nil! !lOi, an 1 04me de l'Imlpendanc8.! NORD ALEXIS Prsidellt de la RipllUiqlle. MESSAGE .A NATIONALE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Parmi les mesures sanctionnes pal' le COl1)S Lgislatif, il connent de citer la Rsolution en vertu de laquelle le Sernce t' la Trsorerie a t retounl il l'Administration, la loi sur les 25"/0 en 01'.111. frappe du million de nickel, (les intl'ts de la Datte Intrieure comme de celles qui ont app(. t certaine:; amliorations il, notre situation conomique. C'est ainsi ( 'q toutes les dpenses de l'exercice budgtaire prim ont pu tre acquittes au moyen de no:; seuls revenus. Si le GouvernPlllent se flicite de ce il doit proclamer que souci des intrt .. de (' .Jncitoyens a guid vos dlibrations et que vous av.ez prt un COIwUl'., loyal et franc au Pouvoir Excutif. C'est aY0C une relle satisfa que je puis vous annoncer que ces diverses dcisions n'ont moins contIibu l'affermissement de la Paix intrieure, Nos relations extrieure.] ilJ SJnt re3sentie.3 jusqu'ici de l'esprit de justice et d'quit dont ont fuit IE'':lYe les Agent., diplomatiques accrdits pr:; de nous, et surtout Ile leur comiction que certaines mesures plises contre quelque::HlllS do leur;; .,sortissants re:;pectifs n'ont jamais eu d'autre lllohile que le mnintit'Il lIe nos droits lgitimes, Si ht loi de 1876 sur illlp')3itions directe" a pu ti'C un moment mal

PAGE 3

-lV-nterprte il son application, on S'ffiii' ;vite l'avis SUl' le c::lmpte de telles:de css disp:>3itions qui n'ont pour hl1t que la prote:.:tioll de notre commerce national. Mais cette 101 prvoyait une catgorie de commerants qui n'tn:istEmt plus; une mOllificatioll s'en impose qui soit plus en harmonie aVe0l'tat actuel de notre commerca intrieur. L'instabilit des moyens d'change, leur variation sans ordre logique ont amen dans n:>s relatio;J." e.):n'ller.::iales pr,>.; que stationnaire ofllcu"ql1eIllluent il, soulfl'r. C pendant, nous ne evons p:>int cherche l' l'amlioration de cet tat de choses dans des comhinaisons htives qui compromettent l'avenir on nous laissant des satisfactions momentanes. Ce qui s'impose, c'est la cration de nouvelles rO%'Qurces, l'augmentn, tion de celles existantes. Le Dpartement de P Agriclture y pOlU'voira dans la mesure des crdits que YOUS jugerez ncessaire de lui accorder. L'Administration de la Justice a souvent s'occuper d'imlividlls il na tionalit douteuse qui exercent chez nous tous les roits de citoyens, jOlssent de toutes les faveurs que l'Etat peut accorder un Hatien et ql se rvlent un moment donn d'une nationalit trangre. Le Gouvernement serait trs heureux de voir les Chambres s'occuper de la loi y relative dpose devant elles depuis deux ans. Un pareil instrument juridique aurait permis d'tre fix d'une faon dfinitive sur le compte de tous ceux qui se font une nationalit de cir constance. Les coles rurales n'ont pu fonctionner jusqu'ici la satisfaction du Dpartement de l'Instruction puhlique. Il y en a beaucoup qui, faute e loca:u convenahles, n'ont pu tre installe.3. Il y aurait lieu de changer ce sy.3tme d'instruction dans les campagnes en concentm.nt dans un seul et mme tablissement les lves des sections emironnantes. Le Secr taire d'Etat avisera au moyen pratique de faire esprer plus de succs de nos coles rurales. Le Secrtaire d'Etat de l'Intrieur vous soumettra un projet de loi iL'! surant la perception de la ferme des biens du Domaine dont les Prposs cl' Administration semblent faire leurs proprits pal'tiClires. Aux excutBs par le Ministre des Travaux puhlicil, il y a lieu. d'ajouter le Bureau du Port du Cap-Hatien en voie d'achvement et le pont mtallique qui doit tre jet sur la ri. ... it're du Borgne. Je voudrais pouvoir vous numrer, Messieurs leil Snateurs, Messieur,:; les Dputs, tout ce que je dsirerais entreprendre dans toutes les bran ches du service public, afin d'en assurer un fonctionnement rgulier et d'en esprer des rsultats effectifs. Mais je me flatte de croire que le Corp., Lgislatif voudra toujour" courir avec moi dans tout ce que j'aurai tent pour la pr03prit de la Rpublique. C'est dans ce sentiment que je vous prie d'agrer, Messieurs les Snateurs, Messieurs les l'expre.,>sionde ma tl"tJS haute considration. NORD ALEXIS.

PAGE 4

EXPOS GNRAL DE LA SITUATION J ....... A 1'< EI=U FH ....... I=:>'HAITI RELATIONS-EXTERIEURES les Au SUjlt lle nos l'el:Ltiolls a \'l'l' ll'S PuiSS,Lllel'S Eti'angl'cs al'Cl'llites en Hati, Ulll' pl'opaganlle intresse s'tait complu, ees temps dl'l'niers, :1 fain' eil'l"uler hruit.., les plus alarmants, .A l'Il l'l'oirl' l't' qui se disait tuut tait au pire entre nuus et h's amt's, 01', il n'en a jamais l'ipn t"tt": et il l'st agrt"able au D partl'llH'nt (les l{l'lations Extl'ril'l1l'l'S dl' pouvoir vous llon ner l'asslll'all<:l' <[Ill' 110-'; l'l'Iations il\'l'l' les Puissanl.'l's 1'(\prsentl's l'Il Hati sont., au l"Olltrail'e, dps plus satisfaiSl'l'ss lhSP dalls 11',"; sallllls dl' son Ull,\'('II, h' sympat.llllllW pt Il isti Ign:tl.'io :'la ria GUllza h'z, E11\'oy Extl'Hordillail'l.' et l\Ii1listl'c Plnipotentiaire Ill' la Hpublique

PAGE 5

Dominicaine Port-au-Prince, A la suite de cette premire runion, deux Membres de l'honorable COl'PS, (llgus cet effet, se prsentl'ent au Palais du MinisU'l'(' lh'8 Relations Extrieures 9 ils exprill1l'rL'nt au 'ntulail'l' lh' ce Dpartement le dsir du Corps DiplomatilllH:-' de comml'r le texte intgral de la loi eu question, CL'ttl) loi, disail'llt ils, lui tant incollnue, et les Quotilliens 11' en ayant puLli que seulement des extraits, Imml'dia'ml'nt, illl'ur fut llonn satisfaction, Quelques jours ,tpl'l'S, Hl t' non n,Ile l'l:'union avait lieu la Lgation AmricainL" l'L'ttl' fois-ci; et, 1<\', il fut, entre autres choses, convenu qllP, pal' une llotL' itll'll tique, tous les Membres du COl'PS DiplonmtLJlll' pl'okster'aient contre l'applicationtle cette loi lpli ll'Ul' une" mesure peu amicale, Ulle faon pal' Hati de fer mer ses portes ft la libert supposerait l'apabks la souvl'rainet
PAGE 6

-7-les autres Lgations protestataires, une fois qu'elles ont t informes de nos relles intentions. N os rapports donc avec les Puissances Etrangres sont prsentement des plus satisfaisants. Si parfois, quelques affaires, d'ordre tout particulier, ont paru provoquer un certain malentendu entre ce Dpartement et les ta.blies en cette rsidence, ce n'a jamais t au point de nuire aux bonnes relations de la Rpublique avec les Etats intresss. Nos rapports avec la Grande Rpuhlique Nord-Amricaine sont des meilleurs. Et c'est pour ce Dpa.rtement l'occasion de rendre une fois de plus un solennel hommage aux sentiments de justice et d'quit dont le Dpartement d'Etat n'a pas cess de faire la hase lle ses relations diplomatiques avec les Rpuhliques Amricaines. Nous avons d'autant plus le (h'oit dl' le proclamer hautement ici qup notre Pays a rem maintes fois des preuves irrcusahles lle bienveillance et de sympathie du Gouvernement des Etats-Unis. Et il n'est que juste de rappeler qu'un tat de l'hoses aussi prcieux est, en grande partif', l'uvre lle l'minent diplomate qui reprsente notre Pays avec tant de distinction Was hington et qui travaille avec un rare bonhefl.r au maintien de cette heureuse situation. . De toutes les questions qui, des ,legrs lliffrents, s'im-posent l'attention llu Corps Lgislatif, une de celles qui, justp titre, excitnt le plus l'intrt, est, sans contredit, cplle du rgimp auqtwl St:'l'Ollt dsormais soumis les changes entre notre Pays et la ri'rance ; aussi, le Dpartement des Relations ExtricUl'ps espre-t il que l'ampleur qu'il se croit ohlig de donner tL partie de l'expos trouvera grl'e ,levant les Reprsentants du peuplp souciE'uX de d vt:'lopper nos SOUl'CPS de prolluetion et d'assurC'r nos populations la juste et r('mun('mtion
PAGE 7

r---8-contre nous des l'epI'sailles de la part d'un Pays auquel nous unissent cependant deR liens dont le temps n'a fait qu'prouver la solidit; auo.:;si, ayant dl' vous gner des rptitions que la lldit Lle vos soUVelllr:-i rendrait oiseuses, nous bOl'nerons-nolls rappekr (lue, malgr son vif, son ardent dsir de s'ail'l' (liplomatil' s'C'vl'rtua, il lit' vous sera pas malais cl' en reeueillil' l'il1l1:ation llans notre der nier Expos, reven<1iqlll'l', l'enwUl'e eu"\-ig'U\'U1' une stipulat.ion i:tyant dj IJl'oduit tout sQn l'Het. En mettant Ulll'

PAGE 8

-9telle opinion, qui se fonde sur" l'interprtation donne en France" ;L la disposition de l'article 3 du Trait de 1838, notro a(lversail'e semhle avoil' qu'insuffisamment tenu eompte de l'L'ttc qu'une seule des Pal'ties con tl'aetantes Ile siLUmit tre admise interprter un acte qui est l' (euvre l'Ollllllune de deux volonts, Le Dpartcmen t ne manqua pas, en faisant cetto observa,tion dont la rigou l'ouse logique n'a pas t conteste, de manifester la vive sUl'pl'ise que lui e,Lusait une argumentation aussi inatten (lue. Aussi hic'11 nous ue el'mes pas dovoir nous dispenscr (10 for1l1ull'r les plus l'xpl'eSst's rserves iL propos d'une in tCl'lll'btion qui ten(l lL n011S refuser le bnfice de stipula tions (lont la s'est, pen(lant si longtemps, prvalue pOUl' assurer iL ses Imtionaux la jouissanee d'un traitement (lui en faisait, SUl' tl'l'l'itoire, (le vritables favoriss. Ces r:';t'l'VPS offrail'Ilt le pl'e'ieux avantage de sauvegal'llel' le pl'nl'ipe mme (k nos l'en>mlil'atio11s; mais tout en los fOl'lllulant avec la fl'l'met qui eonvl'Il;Lit, nous ne l'l'l1s.lml's pas devoir suhol'llol1nOr iL l'admission de not.!'c thc'se la eOllti11uation (le nos l'a ppOl'ts commel't'iaux avec la Fl'anel'. Dans une telle conjonl'tul'e, deux solutions se prsentaient ,\ l'('sprit: ou bion poursuivre la c1ticussion insti tuc SUl' la clause ins(,l'ite l'al'tiele 3 (lu Trait de 1838, l'l1 signant une nouvl'1lL' pl'ol'og"ation (le la Conyention de 1!IOO j ou bien l'servel' el' dbat, en s'appliquant iL dter minCI' un ael'ol'(l qui mnagerait un peu mieux nos intrts et imposl'l'ait (le moins sl'nsihll's sacl'ifices an 'l'rsor na tional. Plal' dans l(ttl' :lltl'l'nativc'; et ne voulant au('un pl'x P(,l'pctuer 1(' n."gil1H' onrelLX de la COl1ycntion du 31 .Tuilkt l!IOn, notrl' GOll\'Cj'nl'!l1l'l1t a lwnsqu'iln'y avait pas lil'u (l'('Xpo:.;l'l' la nationale iL la f;le1ll'use ventualit d'une gUC'l'l'l' d(' aUSSI, a-t-il prfr se plal'{,l' BUl' }p terl'ai n de la conli lia tion. Nous cOllviplHll'ons salis amhagt's que la Lgation Ii'rall (:a1:-;(',:lnim'
PAGE 9

-10. Les changes de vues se. poursuivaient toutefois entre le Dpartement des Relations Extrieures et la Lgation Franaise l'effet d'tablir les bases ll'un arr<1ngelncnt dont pssent s'accomoder les deux Pays. Et, encore que Monsieur de Bezaure et, ds le dbut, protester de sa bonne volont tenir compte de la crise finandre lIlle subit la, Rpubliqu d'Hati, personne ne sera surpris d'ap prendre que notre diplomatie a trouv dans le Titulaire de la Lgation de France un adversaire srieux, qui, avee une nergie dont nul ne songera lui tenir rigueur, s'effora d'assurer aux de son pays le tmitement le plus favorable, cependant que notre Plnipotentiaire s'at tachait, avec non moins de tnacit, faire prvaloir les puissants intrts dont il avait la garde. Et,ds les premil"l's conversations, le Dpartement des Relations Extrieures crut devoir faire remarquer, en substance, que la ne pouvait raisonnablement, quitablement exigt:'r de nous plus qu'elle n'avait obtenu d'autres tats,---nos principaux concurrents ---, avec lesquels elle conclu des '.rraits de Commerce; que, de toutes les Conventions que nous avions eu l'occasion d'examiner ---et llont aucune ne com portait des concessions aussi considrables que ce Iles :tl"cor d es par notre Pays dans l'Instrument de 1900---seul l'ar rangement intervenu entre la France et le Nicaragua stipulait rduction de 25 "/0 des droits d'entrp l'Il faveur des marchandises franaises. Le Dpartement insista avec force sur la ncessit d'une rglementatiQn plus rigou reuse des d'origine. Car, telle qu'elle avait t par la prcdente Convention, cette rglementation" tait ce point inefficace et dfectueuse que des marchan dises de provenances diverses taient, --la constatation cn a t faite par notre Administration douanire---, introlluites en Hati et bnficiaient des dtaxes y affrentes --la faveur des certificats d'origine frauduleuse ment obtenus. Cet tat de choses, tout en causant un prjudice srieux au fisc hatien, ne pouvait que desservir les intrts de la France en dprciant sa produdion. Nous fmes galement observer que les concessions stipules lIe part et d'autre par la Convention du 31 Juillet 1900, en rduisant dans de notables proportions les ressources llu Gouvernement Hatien dont le Budget ne s'alimente que de ses recettes douanires ---n'imposaient, par contre, qu'un

PAGE 10

-11-lger sacrifice la France qui ne tire de ses douanes qu'environ le huitime de ses revenus. En rpliqua.nt que la situation particulirement avanqu'occupent les protluits hatiens SUl' le march fran'ais n'est pal-; comparahlc celle qu'y trouvent les denl'es EbLts, Monsieur de Bezaure l'appela au surplus que c'est en France surtout que la qualit de not.re fve est apprcie et cons
PAGE 11

-12., ., fit-on remarquer ---surlevs jusqu'au triple des droits primitifs. Que si l'heureuse faon dont tait rglemente la ques tion des certificats d'origine tait de nature ne nous rien laisser dsirer, il n'est pas moins vl'ai que la fixation 50 % du quantum de dgrvement imposait au Gouverne ment hatien le devoir de repousser asec nergie ce contre projet dont l'adoption aurait, sur les finances de la Rpu blique, une rpercussion llsastreuse. Aussi bien, la Lga tion de France ne se mprit pas SUl' la porte des observa tions qui lui furent prsentes iL cet garll, et finit pal' ramener le quantum iL 3;") 0/0' Sans nous satisfaire, cette modration ---toute relative du reste--contrihmL iL aplanir les difficults et nous permit en tout cas d'entrevoir la possibilit de solutionner hL question d'une quitable pour les deux pays, Aussi bien, l'approehe du terme assign la prorogation commandait d'acclrer les ngociations si l'on voulait viter les risques d'une rupture ou d'une interruption de nos changes avec la France. Pal' les gra.ves eonsquenC8'i qu'eUe entranerait pOUl' le com merce des delLx pays, par le dsarroi qu'elle jetterait (lans leurs affaires, par ht crise qu't>Ue dterminerait. une semblable ventualit mritait d'tre srieusemt'nt envisage j et, puisque, au surplus. les (leux Gouverne ments taient anims du sirwre dsir de la conjurer, il importait d'aboutir rapidement, Et d'ailleurs ne convl'nait il pas, en vue de ne pas perptuel' le rgime nervant des prorogations successives, .de considrer que si les conees sions qui nous taient faites taient loin dt' ralise]' nos desiderata, elles taient cependant suffisantes pour nous faire renoncer, s'il en t,Lit besoin, aifronter les ris(lUl'S (l'une guerre de tarifs. On convint dQnc, au cours du mois de Janvier dernier, de fixer le quantum 3:31/3/", c'est -LUre que les prouits
PAGE 12

-13-l'ement avantageux, cependant que la France renoncait a obtenir la moindre rduction SUl' le droit de tonnage et que le l'hum et le tafia d'lI,tti taient admis bnficier des taxes les plus rduites du tarif francais. Ce dernier rsul tat retiendra votre attention et vous en apprcierez toute l'importance si vous voulez bien vous l'appeler que, d::ll1s presque tous les pays, les alcools sont l'objet d'une r glemelltation trs svre et sont frapps de taxes quasiprohibitives. Il semblerait, aprs.!; limination des derlres difficults, (lU'il n'y eut plus qu', appliquer les dispositions de la nouvelle Convention qui, prcisment, est date du 30 Janvier 1 D07, veille de l'expiration (le la dernire prorogation; mais, en l'absence de toute sanction lgislative, les deux Gouvernements se trouvrent d'aecord pOUl' annexer la nouvelle Convention un article additionnel en vertu duquel les clauses du nouvel Instrument seraient mises provisoirement en vigueul' jusqu' ce que la sanction des Chambres permette de procder la formalit d'change de ratifications; ce faisant nous avons la convietion de ne pas avoir mconnu les intrts suprieurs (le la Hpublique, et le Corps Lgislatif partagera cette opinion s'il veut bien s'aviser que les dispositions de la nouvelle Convention tant plus avantageuses que, celles du 'rgime antrieur, aucune hsitation n'tait possible. Et maintenant que penser de l'Instrument du 30 Janvier HI07'? Vous serez, Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, incessamment mis en mesure d'en apprcier le mrite; et, en attendant le dbat public qui-nous le sou Imitons vivement-ne tardera pas t\ s'instituer sur cette importallte question, ct? Dpartement ne s'aventurera pas dans une (liseussion prmature: il ne pense toutefois pas droger aux usages en mettant le public en garde con-tre tout entranement irrtlehi. Certes, il y aurait quelque navet prtendre que la nouvelle Convention a atteint la perfection; mais la date mme de sa signature suffira montrer jusqu' quel point les ngocia.tions ont t laborieuses, et la comparaison des deux tableaux A (les COllY entions du 31 Juillet 1900 et du 30 Janvier 1907 --tableaux <,omportant les listes des produits d'origine hatienne auxquels est rserv le bnfice des taxes douanires les plus ruites --sera, nous l'esp-

PAGE 13

-14Y'ns, assez suggestive pour expliquer les dgrvements que nous avons d consentir en favem' des al'ti<'les fran' cais, On remarquera enCQl'e que, outre les avantages ohtenus en faveur du caf---tax conventionnellement iL 13() fl':LlIl's les 100 kilos alors que le tm'if gnml stjpule 300 francs --et en faveur du cacao, nos principales (lenl'es, un trai tement quitable est rserv--sans parler du l'hum et du tafia ---non seulement tout ce que produit notre pays --miel, cire, pistache, matires textiles, etc"" ---mais ellcore quelques articles que nous ne sommcs que susceptihles de produire, ,. ,. En excution de la sentence :11'bitrale l'elHlue le :?() .T uillet 1905, laquelle cond:Llnnait le GOU\Terneml'nt payel' Monsieur Aboilard, citoyen franais, ulle in(ll'mnitl' (le 22;'5,000 francs avec intrts de () n/o l'an, au llloyen (lu l'l'l' dit spcial que vous lui avez accord, le :t fait verser le 26 Juillet dernier, au MinistL'l'e des Alfaires trangres de France, pal' l'interm(1iail'e de notre tion Paris, lepremiel' terme de l'indemnit, soit or amricain, dont 23.437,;'')0 SUl' le capital et pOUl' intrts; le solde et dernier terme s'levant la somllle de 19.312,5001' amricain y compris ;')G2,.')0 01' aml'icain (l'in trts, a t acquitt le 26 Janvier de cette anne, ,. ,. Le 8 Septembre 1906, il a t compt la Lgation de France en cette ville la somme de P. H.300 01' aml'ic'ain pour indemnits alloues, pal' une Commission arbitrale, MonsieUl' Louis Leroy, citoyen fianais. ,. ,. Pour ce qui a trait au rglement de la premire annuit des valeurs alloues aux victimes des vnements politiques de 1902, au Petit-Gove et Saint-Michel de l'Attalaye, ce Dpartement, en raison de nos embarras finaneiers ac tuels, avait notifi aux Lgations et Consulats dont relvent ces victimes, que ce rglement s'effectuerait dans le cours lIe l'et exercice budgtaire, en cinq tel'llleS partir du 15 dernier; mais, tous, d'un commun aecord, en vue de prvenl' les diffieults que pourl'aient causer ces paiements partiels, ont prfr attendre la date du 30

PAGE 14

-15-Septembre pour percevoir l'intgralit de cette premire annuit. L'expos des ngociations qui ont abouti la conclusion d'une nouvelle Convention avec la Rpublique Francaise nous conduit naturellement mentionner la tentative faite pal' notre diplomatie en vue dc dterminer une amlioration de nos l'apports commerciaux avec l'Empire d'Allemagne. Il vous souvient sans doute que, la suite de la mise en vigueur de l'Instrument du 31 Juillet 1900, le traitement ints SUI' lesquels la Lgation Impriale semblait le plus particulirement insister concernait les concessions faites, SUl' le droit de tonnage, la navigation francaise; aussi, dans les ngociations touchant le nouvel arrangement hatiano-francais, nous sommesnous attachs avec fermet rserver notre entire libert d'action relativement il, un pridlge qui plusieurs autres Nations. L'une des principales causes des rigueurs douanires de l'Allemagne ayant t ainsi limine, comme la mention en a t faite plus haut, le Dpartement des Relations Extrieures crt le moment opportun pour pressentir la Lgation Impriale sur la convena.nce de mettre fin il, l'tat de choses qui entravait depuis si longtemps le dveloppement

PAGE 15

des rapports commerciaux entre les .{leux plyS, Quelqu(' peu encourageinte qu'ait tl' la l'l'pCJllSe (lu Hl'l))'l'sl'utant de l'Allemagne en Hati, il ll'est l'as intliHt.'']'cnt Corps Lgislatif swhe (IUC notre init.iativl' 1:(' ll'c.ut laH l'accueil sur lequel il tait peunis (le COll\P'l', .Aux OUYl'l'tm'es faites pal' le Dp"ll'tement (ll'S HelatiollH EXtl'l'il'ul'l'S ([ans un espl'it (le cOllciliation (lui ne' YOUS {'ehappl'l'a pas. la Lga,tion Impriale rpOlHlit --Cl' dont nous n'aTOlH','pu que prenl1l'e acte --Cll SUhOl'llomlant la l'l'prise (k,'llllS rela tions conuuel'eiales au l'gll'llll'nt (lcs l'onkstatiolls d'un ol'i..11'e p.-Lrtieuliel' qui LtteHthLil'ut llllt' solution, Ll's l' hOSt's en l'estrent l. et nous avons ds lors eompl'is (flle HOU"; n'avions attendre les communications de la Lt."gatiou d'Allemagne ce sujet,. .. .. Nos relations avec la Rpublique Dominicaiuc proellcnt d'un sentimeIit d'amiti si sinel'e ct pl'ofond que hioll (les faits qui auraient pu tre susceptibles de les affectcl', Ue' les ont, cependant, pas entames, C'est ainsi que, le 10 AOl1t del'niel', (les gal'des domini cains, conduits pal' leur chef, un nomm SotL>ro, ont l'llva hi, tout eoup, la section rurale hatienne (le L:ll11ine, si tue quelques kilomtres de Rl'staul'acion: ils y ont S:tl'cag et bl'l deux maisons lppal'tenant :L un de nos l'Olll- patriotes, aprs avoir assassin ee malheureux sans dfense et abandonn son cadavre dLns les hois, Quelques jours plus tard, au commcneement du mois de Septembre suivant, un autre agent lle la force publique dominicne tuait COllunelH1a<1or un hatien coutre lequel il allguait, -injustement un fait (le vol. Notre Ministre :L Hanto-Domingo, (lont l'nergie pt le zle patriotique ne sauraf'nt tre pris cn dfaut, IlC man qua pas, en signalant au'Gouvernement Dominieain ees ac tes abominables, eommis pal' des agents mme (le Fautori t dominieaine, de rclamel' (lue les auteurs lle ees forfaits soient punis eomme il eonvient, et qu'une juste iIHlemllit viennecompensel', en quelque mesUl'e; le domniag(' inappr ciable caus aux familles des victimes et rpwer le prju dice matriel produit pal' la destruction (les (leux maisolls, Mais ce qui mit une pl'euve, eIleOl'U plus durc, les rapports des deux Rpubliques qui se partagent la souvcrai-

PAGE 16

-17rtet de l'Ile, ce fut, conteste, le regl et table incident de Mo lte-Chl'isty. Ver;;! la fin de Septembre 1906, des sol dat. d )minicains pOUl':.;;uivant un. hatien dan" la ville en que ,tion o se trouvaient runies de nombreuses troupes, lhn;; notl'0 Congulat M mte-Christy.Sur l'attitude nergique, tant de notre Ministre Santo-Domingo que de notre ConsullL Monte-Christy, des excuses nous aya.nt t faites t les sol(lctts dominicain.;; coupables aya.nt t punis, avons cr pOil voir c:onsidrer corn me termin le rgie ment (le cette affaire. Le Gouvernement n'a pa,s de vue l'importante question de la dlimitLtioll de<.; fl'Oatires. Et s'il n'a pas t possible ju .;;qu'ici, pa,r de la situation politique intrieure de nos voisins, de reprendre les pourparlers ce sujet, et d'arl'iver un accord en vue d8 la continuation de l'arbitrage, hut miquel ten(lent incessamment nos efforts, l'ensemble de notre situation juridique, bas SUl' des en g.tgements solennels p,tr les pouvoirs comptents des deux Pays, pst rest intaet. Et ce Dpartement veille avec un soin jaloux qu'il n'y soit port aucune atteinte en attendmt l'occa;;ion de p.1rt et d'autre d'entamer de nouvelles ngociations, de solutionner une question ouverte depuis nombre d'annes et qui intresse un si haut degl' l'avenir des deux qui se partagent la souverainet politique de l'Ile. Vou..;; devez avoir enCOl'e prsent la m le souvenir du crim8 commis Matas, le () A'11t expl',et dont deux douaniers amric:tins, Messieurs M:lbourll et Thurs t:Ja, fUI'en le victiup;. eito.,"eng dominic,ns, signa ls pa.r la p:.:>lice de leut p:t)":.;; eomllle t;mt les auteurs de acte rcg'l'ett:t.ble, qui aUl'aient traverSl) la fl'Ontire pour chercher, en Hati, l'impuni t deux meurtres dont ils se Sel'itlent rendus cO:lp:lhles, fUl'ent,gl'cc la vigilance et l'activit des Lieutelnat., de notre Gouvernement, et sur les dmarches du G0U\rernement Dominicain, arrts et dposs dans les pl'is:ms de Port-au-Prince. Le Cabinet de Santo-Domingo ne tl'da pas prsenter, par la voie diplomatique, au Gouvernement Hatien, une demande rgulire d'extradition COlrl:' les delLx prisonniers. Et notre Gouvernement, bien qu'il n'existe plus de trait d'extradition entre nous et nos voisins de l'Est, mais s'inspirant de l'intrt qu'ont tous les peuples, ce que les crimes et d-

PAGE 17

-18lits de nature porter atteinte la moralo publique et mettre en 'danger l'existence mme de la soeit civile no restent impunis, a jug pouvoir accorder l'extradition demande, en fa.isa,nt, toutefois, romarquer au Gouvm;no ment Dominicain que c'tait titre lle rdproeit. Nos relations avec le Royaume-Uni de Gntlllle-BIptagllC' et d'Irlande, ne laissent pas d'tre des plus cordiales; et l'attitude de notre Gouvel'nement lors de la catastl'oplw
PAGE 18

-HI-. Au cours de cette anne, le Gouvernement de la Rpubllque:t t l'objet de nombreux tmoignages d'estime de la part e diffrentes Nations. Illl'Y est, certes, pas rest in diffrent. L'une des plus importantes manifestations internationales auxquelles il a t convi est celle qui doit avoir lieu au mois de Juin prochain la Haye.L Gouvernement ne sefera pas faute de participer cette solennit. Et vous pouvez tre persuads que, la Haye, aussi bien qu' l'Ex position de Jamestown et aux autres Congrs o il a t invit, il s'attachera toujours fournil' toute la part de contribution utile dont il sera c:lpable. Le Dpartement a inscrit, au Budget qui vous sera pro clminelllent soumis, une valeur devant servir l'impression d'un Livre Bleu. La ncessit d'une telle publication, vous le savez, Messieurs les Snateurs, Messiew's les Dputs, s'impose depuis nombre d'annes. Le Dpartement ne ngligera rien pour raliser ce desideratum, car il tient cur :t mettre sous les yeux des Reprsentants autoriss de la Nation, la marche des diverses ngociations qui ont eu lieu entre notre Gouvernement et la plupart des Lgations ta hlies en cette rsidence, relativement certaines questions litigieuses et vous permettre pal' ainsi 11 'apprcier les so lutions qui y ont t apportes. Nous ne terminerons pas sans vous donner, ds mainte nant, un court aperu d'une Convention qui sera soumise, incessamment, ;\ vos sages dlibrations et qui a t signe, Rome, le 2H Mai HIOH, pal' les Plnipotentiaires, runis en Congrs, des Pays faisant partie de l'Union Postale Uni"ers('l1e. Cette Convention a t signe, au nom de la Rpublique d'Hati, pal' l'honorable :M. Ruffy, ancien Conseiller Fdml Suisse, Diredeul' th Bureau International de l'Union Postale Universelle. Nous n'avons pas manqu, dans cette circonstance, d'adresser ;\ M. Ruity
PAGE 19

l'Union, mettre,dj, en vigueur la. nouvelle COllYention qui a l'evis la Convention postale univL'l'sl'lle eonclue Washington, le 15 Juin 18H7. Tels sont, Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dpu ts, succintement rsums, les faits quL a.u de eette anne, ont plus pal'ticulirement occup la Diplomatie ha tienne et qui nous ont paru mriter d'tre livrs vos sages mditations. L(J Secdtaire tl'iltal des Ediel/res, JI. SANNON

PAGE 20

FINANCES Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Lorsque, au mois d'Aot 1904, la suite de la Rsolution prise par le Corps Lgislatif, le Service de la '.Prsorerie fut retir de la Banque Nationale, le Gouvernemeilt tait convaincu que la nouvelle direction de cet Etablissement, en qui il devait avoir pleine et entire confiance, n'ob servait pas les dispositions du Contrat constitutif de la Banque Nationale et celles de la loi hudgtaire pour prlever ses commis-,ions sur leli) recettl'S et les dpenses effectues au compte de l'Etat,cherchant ainsi consacrer les irrgularits (le la prcdente direction. En effet, les comptes de cet tablis.;;ement prsentent une importante srie de doubles commissions SUl' les fonds puhlics contrairement son contrat et la Loi. Appel fournir des renspignements prcis ce sujet, Monsieur Van Wijck a dclar qu'il con tinue prlever les mmes eommissions suivant les usages admis et les coutumes existantes, st> rservant toutefois d'en entrett>nir le soeial dt> la Banque Paris, et de faire part Illon dt:"' la dcision qui aura t pri<;e dan<; la. circon<;tance. VOUg concevez bien qu'un tel argument n'a pu tre ni aCl'Ppt ni cout. Pour dail'er votre religion su. le proed d'une Institution lIe crLlit (lui dp\Tait pourtant avoir le plein respect des fonds de l'Etat qui lui sont confis, je vou<; soumets la C'orrespondallce ch:mge avec elle propos des commission;; douhlp.; qu'elle s'p"t attribue sur les ventes d'or faitfls les llu serdce cOUl'ant. Vous jugerez. .. Port-au-Prince, le 4 Dcembre 1906. LE SECW::rAII D'ErAT AU DES ANCES ET DG Co:-.nRcE An Dil'<3('{f/U' (h; la l1al/q/{f J(ltiol/({le d' Hati. Monsieur le Directeur, En parcourant le compte" Reeette et Paiements du

PAGE 21

-22"mois de Fvrier 1904, j'ai rem'1rqu le3 critures sui vantes: "au dbit 1 % surS. 4.374,98 produit de 1/8 surtaxe destin au service courant 8. 4J,7.), et au crdit produit de la surtaxe de 1/8 P. or -8. Cette commis3ion de 1 0/' ne lbit prlevo qne sur le montant de la. com'u') le veLlt et l'PlltClll1 le L'S" gislate-Ul' ( art. 4 de la. loi p:)l'ttnt IiXLtioll (1), ) En con'3quence, vou;; voUt11'cZ bien p:.>t'tel' :n e1'6Jit de l'Etat la commission quo vous avez pu' el'l'om' sUt' $. 1. 749.97 C'entimes. Veuillez, Mon<;ieul' le Direebem', le'i a'i 'HU',LllCO ; de m't considration distingue, (Sign) F. MAHCELIN. BANQUE NArrIONALE D'HAlrrI Port-au-Prince, le 11 Dcemhre 1!l06. Non-sienr le Sccl'ttail'e d'Etot dc" Fi//f(JII'e.,; et dl(, CVltlllU'I'Ce. Port-au-Prince. Monsieur le Secrtaire d'Etat, Nous avons de vous accuser rception de votre dpche du 4" coumnt, au NI) 411 .. "Nou,,> ne comprenons p,is en quoi l'article 4
PAGE 22

-23-" Veuillez agrer, Monsieur le Secrtaire d'Etat, les as" surances de notre trs haute considration. BANQUE NATIONALE D'HAITI L lJil'edew', (Sign) CH, V AN WIJCK, Port-au-Prince, le 13 Dcembre 19 06, N 531. LE SEcm:;TAIHI'; n'ETAT AU DltPAHTEMENT FINANCES l';T DU Ait, lJil'edelfl' de la !J((I/qlte Tativltale d'II((ti .. Monsieur le DireeteUl', Votre lettre du 11 du courant, responsive ma dp" che du 4 Dcembre, a.u N 411, m'est parvenue avant hier entre 2 et 3 heures lIe l'aprs-midi. Il Vous me dites : Nous ne comprenons pas en quoi l'article 4 de la loi Il portant fixatIOn (h's recettps puisse intelTenil' dans la question d'une cOlllmi:-:sion prleve pal' la Banque ,). H,epassons cd al'til'lp qui l'st ainsi ('on'u: Artide 4. -Le S(,'cl'tail't:' d'Etat des :F'inances est opl'er chaqlH' mois, la vente en monnaie na." tiOlmlp, au taux (lu cours, d'une partie du produit des "droits cl' l'xpOl'tatIOn disponihlt:'s pour le service des d pl'nses publiques en lllonnait:' nationale. Il La vente SI' fera llP pl'frence aux petits commerants hatil'ns et chaque mois Ulle note du Dpartement des "I1'inancl's ins('l'l'l' au Journal officil-'l fera connatre la somme VOlHluC', la (late dC' la ventC', les noms des achel, tem's, les ('oul'til'l's l'IllJlloyps :\ l'op('ration et le taux au", quel elle a eu lieu . \prl'sl'haqUl' vente,lC' mOlltant de la ", prime sera ol'(lonnalll'l' en aux dis'" positions du H-gll'l1wnt pOUl' h' Hl'rvieE' dE' la Trsorerie", Pour votI'(' (lifil'ation pleine et pntit're, je veux bien penser que vous vous tes tromp lIe bonne foi, et afin qu'il ne puisse rester dans votre esprit aUeun lloute sur

PAGE 23

-24les restitutions que vous tes dans l'obligation de faire l'Etat Hatien immchatement, je place sous vos yeux les articles 15 et 16 du Deret instituant la Banque Nationale d'Hati: Art. 15. -La Banque sera charge du service de la Trsorerie du Gouvernement d'Hati et par smte de re cevoir l'encaissement toutes les sommes revenant l'Etat et notamment droits de c10Ulme sur l'importa. tion et l'exportation., Elle sera gale:nent ch:tl'g'J lbn-.; le., limit0'; llu crdit dont il est parl l'article 17 d' e tfeetuel' tous les paiements pour le compte de l'Etat y l'ompris le sel'\"ce des intrts et amortissements de toute (lette intrieure et extrieure. L,], prlvra sur co .. enCai:i",elllPIs confor"mment au et la loi le", fond ... ncessaires au service de la dette publi(lue. Ce servic3 gnral de ct d'enl'ais-:ement sera l'objet d'un rglement d'administration puhlique arrt entre le Ministre des Fin:LI1ces et la Banqm> " Art. 16. Ll, Banque, en rmunration dp'i sel'\'il'es stip!ll ea l'article ci-lIe ;;;u." aura un droit de eommis" sion de 101' SUI' les enca!-nements et 0;'0 sur tous les paiem"mts' l'intrieur. L3s paiem8nt'i oprer l'extrieur donnent lieu une commission de or; la pprte du change re'itant la Ch,Wg de l'Etat". C8 rglement publique, l'article!;') pr cit le dit clairement, est bien le rglement pOUl le ser vice de la Trsorerie en date du 26 Juillet 1881. Lisez la correspondance suivante qui l'arlopte dfinitivement, cor respondance change entre Ml'. C. Archin, Secrtaire d'Etat de la Justice, charg par intrim du Dpartement des Finances et du Commerce et Monsieur ln Comte de Montferrand, secrtaire gnral de la Bttnque Nationale et Dlgu spcial prs le Gouvernement de la Rpublique:

PAGE 24

-25-" Port-au-Prince, le 29 Juillet 1881, an 1'8e de l'Indpendance. Section des Finances, No 321. LE SECRTAIRE D'ETAT DE LA JUSTICE, CHAR'J PAlt INTRIM DU DPAIU'EMENT DES FINANCES ET DU A MO:1sieur le de MONTl"ERRAND, 1 ri; la Btl}lC! X',tioWlJe et JJ!tljwJ le GOIl!.'eJ'l/emellt cl'! la Rq)ltbljlu:. le Comte, Vu l'artiCle 44 du RJlement adopt pour arriver au fonctionnement dfinitif et eomplet de la Banque, je ,. m'empres.;e de vous notifier ce doeument, en vous prmnt de me confirmer par crit l'entente survenue entre le Gou vernement et vous es articles men" tionn.;, le3 lb la B,Lnque ave-:: le Gou.. vernement relativement au service de la Tl'sorerie. Ar" ticles 10, 4;5 50, ;32, 53, 5-1, 62, 63, 64,65, 66,67,68, 69, 70, 71, 72, 73, 74 at 75, 76 et 77 .. Dan.;; l'attente de votee prompte rponse, je vous prie d'agrer les assurances de ma considration trs dis tiu" gue. Sign: C. ARCHIN. Port-au-Prince, le 29 Juillet 1881. Monsieur le Secrtaire d'Etat, Vous avez bien voulu me communiquer la partie du ., rglement d'Administration, mis en conformit de l'art 15 du Dcret du 15 Septembre 1880, qui a pour objet de rgler le service de paiement et d'encaissement .. effeetul'I' nat' la Ba'll}lle et qui duit tre arrt entre le '1 Ministre rtes Finam'ps pt 1n, Banque. Rn (!ons
PAGE 25

-26-'1 Banque en ce qui concerne le service de la Trsorerie. Veuillez agrer, Monsieur le Secrtaire d'Etat, l'homIl mage de ma haute considration. IlLe SeCl'taiJ'e-gnJ'lt!, Dlgll.'i}Jcial ]JJ'e (lv/{ l'eJ'/telllent Il ( Sign) : COMTE m: ". A. Monsieur C. ARCHIN, Se('}'taiJ'e d'.EJat de.'! Fil/({Ju'!!.') ]J([J' il/tt'm Relisez les articles f34, G;'), GG et n7 sus-parls: Art. 64.-Aux termes e l'art. 1;') prie d'Etat des Il Finances," 67,-Quant aux autres revenus de la Hpuhliquc,

PAGE 26

-27" quels qu'ils soient, ils sont aussi verss la Banque en vertu des mandats dresss par les Administrateurs, soit contre les individus fermiers, locataires ou redevanciers un titre quelconque de l'Etat, soit contre les compta bles spciaux, tels que directeur principal de l'Enregis trement ou autres". Cos articles se passent de commentaires et cependant vous crivez: Nom; tvOns continu dcompter n03 commissions suivant les usages admis". Une Institution srieuse ne tient pas un tel langagll'. Vous avez prlev SUl' (les fond..;; publies qui vous sont C011-fi,., (les eOiumission-.; aUx(luel1e." vous n'avez pas droit,coll trairpmpnt la loi, contrairempnt au rglement pour le service de la Trsorerie, et vous p:.rlez d'u-'Slf(Jt-'S adl/li-'S. En vrit, j n'y eomprends absolument rien. Et de mil'ux en mieux vous ajoutez: "Nous nous rfrons notre Si('ge sodal et vous tien(lt'ons au courant de sa, deision". POUl' en rfrer au f4ige social, il y aurait lieu de croire qu'il vous :wait autoris distraire des fonds e l'Etat en sa faveur. Il n'en est pas ainsi .J'ai orelonn d'tablir les relevs par exercices bwJ gtaires dl':-3 eommissions qui nous oecupent, en remontant il la date (le l'institution de la Banque. Chaque relev vous sera achemin pour que le montant en soit port au Cr dit de l'Etat. En attenc1ant, vous aurC'z il faire figurer dans la situation que vous envelTez ce soir Illon Dpartement les S. 17.50 (bnt fait III J11 ma dpche du 4 Dcembre au 411. Veuillez agrer, Mon..,i 'ur le Directeur, les assurances de ma eonsielra tion disti ngue. 1 Sign) fi': }'L\l\CELIN". BANQUE N.\TIODL\LE D'IL\.I'rI Port-au-Prince, le 15 l!lOfl .;][r)//"Iiflfl'!e ." /(tat (fil de8 Fillances (1 rI" ('(JIIII/I!'!'('!'. Prt-au-Prince. Mon -;ieur le Sel'rtairE' d-Etat, Nous avons l' hOlllll'llt' dl' vous al'l'user rception <1(' votre No. 331, du 13 courant,

PAGE 27

-28-" Nous avions, avant de vous crire notre lettre du 11 Dcembre laquelle vous nous rpondez, eu soin de re"voir les passages de la Loi lIe du Dcret instituant la Banque et du Rglemcnt pOUl' le serviee de la Trsorerie que vous avez l'amabilit de nous com muniqueJ' .. Aussi votre dpche ne peut-elle ('11 rien ('hanger la dtermination que nous avons prise d'attl'IHlre h's ins tructions de notre Sige soci,tl; le seul l'ffet s cOlluuisli sions depuis l'institution de notre Etablisst'llwnt. Il vous sera facile de comprendre, nous pn sommeR persuads, que nous ne pouvons changer ripll au statu quo, devant une telle ventualit; surtout. maintenant que nous avons saisi notre Sige social lk' t'otte question en lui remettant copie de la correspondance (changl'. Veuillez agrer, Monsieur le Socrtairt' d'Etat, les as" surances de notre trs haute considration" BANQUE NATIONALF: D'HATI Le Dil'edolJ', ( Sign) CU. VAN WIJCK. No. 556 "Port-au-Prince, le Hl D6cemhrc 1!l06. LE SECRTAIRE D'ETAT AU DJo:S FINANCES ET DU Ait Directellr de la ]Jallfjllt Xatiol/o!e d'l!({N Monsieur le Directeur, Je vous accuse rception de votre lettre du 1;") Dcem" bre courant. Je n'ai pas tenir compte des instructions que vuus ,: :1ttendez de votre Sige social. Ues instructions vous concernent personnellement. Vous avpz prlev SUI' des ., fonds qui vous sont confis des commissions aux
PAGE 28

" Veuillez, Monsieur le Directeur, agrer les assurances de ma consi(Ml'ation distingue. ( Sign) F. MARCELIN". C'est ainsi que d'autres valeurs doivent tre restitues l' Et:Lt pOUl' des commissions illgales prleves sur des billets provenant des ventes d'or destins au retrait du papier-monnaie, pOUl' fl'ais de transports anti-statutaires des fonds de hL Capitale dans les autres chefs-lieux d'arron dissements et vice-versa; pour diffrence entre la prime de 5 o/J rclame sur les envois la Socit de Crdit Industriel et Commercial Paris de valeurs affectes aux deux dettes extrieures et celle effective au moment de ces envois. Conllue ces questions, par leur clmt, ne peuvent donner lieu aucune interprtation, s'a.gissant purement et simplement de remhoursements faire, la Justice en a t saisie. Je lW crois pas inutile de vous dire que, la Banque Nationale a reeonnu avoir encaiss son profit des commissions s'levant S. 28.031,()8 sur les billets des anciennes missions, auxquelles elle n'avait point droit" s'engageant remettre au Gouyernement cette valeur d,LUS le premier rglement des SOlllmes qui figurent dans ses comp tes au dbit de l'Etat pour intrts sur le prt statutaire de 300.000 gourdes. Il n'est point d d'autres valeurs cet Etablissement, il est bon de se le rappeler, en dehors de ces 300.000 gourdes nationales du prt statutaire. Presqu'en mme temps, la Banque a eu verser au Directeur gnril,l de la Recette et de la Dpense P. 21.;')24 dollar:!>, 3S centime:->, solde du des 13 1/3 sur caf qui :wait t employ pal' elle et sans autorisation au service de la Dette intrieure .J e vous ai entretenu, l'anne dernire, de hL ncessit d'autoriser hL contre-vrification des effets accepts par les anciennes Commissions de Vrification et non cncore changs contre lIes obligations de la Dette intrieure. A ce propos, Ull projet de loi a t dpos sur les bureaux de la Chambre des Heprsentants. Il sem justo et quitable que. le Corp.;; Lgislatif s'en occupe dans le cours de la prsente Session a.fin de dtermincr une fois pOUl' toutes le montant de cette catgorie de la Dette publique. En attendant, une somme de P. 76.957.71 l'este inutilise

PAGE 29

-30-pOUl' l'Etat la Banque Nationale d'Hati: cette somIlle provient des valeurs destines au service des titres de la D3tte intrieure qui ne pourront tre mis qu'aprs la tre-vrification des effets devant donner lieu iL leur mission. La Commission d'Enqute administrative et de Vrifi cation a prsent au Gouvernement son RappOlt final SUl' l'examen des oprations de l'Emprunt de frcs. ;')0.000.000. D'aprs les conclusions de ce Rapport, remis au Secrtaire d'Etat de la Justice pOUl' en faire ce que (le droit, les va leurs suivantes doivent tre restitues: Intrts du mois d' Avril18nG SUl' les crances 18 010 payes deux fois pa,r la Caisse publique et s'levant en or alllL-ricain la somme de . . . . . . . . . .. 81. H84 7"2 Intrts touchs en plus pal' la Ba.nque sur les avances de francs ;').000.000 et de francs 995'032.90, soit en francs 114.014.93 ou en dollars 51/3 .............................. 21.377.80 Diffrences au-dessous du taux lgal de 400 ircs. sur 17.221 obligations, appert dcompte fourni ci-dessus, soit ensemble fcs.1. 241). "256.50 eu dollars 5 1/3 .......................... 2"23. n73. on Diffrence entre 500 et 400 francs sur obli-gations sorties au tirage au sort du 1er Dcembre 1896, soit fcs. 20.718 iL ;') 1/3 .......... 3.884.62 Total or S 340.920. "23 Avant longtemps, il faut l'e.'iprer, la Justice .aura souverainement prononc sur cette importante question: les somllles soustraites iL la Nation lui seront remlues. L'quit et le droit recevront ainsi satisfaction.La Commission de Liq:uic.htion du Procs de la Consolida tion a reu de divers conch1mns en rglelllent (le leur eOlllpte de Mars Septembre 1906, la somme de P. 46.4;');').76 qui, ajoute celle recouvre du 1er Octohre 190U au 31 Mars expir, prsente un total de P. 58.0;')7.07 or amricain. Il a t recouvr en billets de caisse C}. 2.'). L'affectation de P. 0:10 SUl' le c
PAGE 30

-31-. porte les dits intrts P. 203.369.62. Bientt une noU velle rpartition aura lieu. Le produit des P. 1.20 et 331/3 sur le caf ne permet pas encore de couvrir l'amortissement des obligations deu.x Emprunts extrieurs. Mais les intrts sont pays rgulirement. Il en est de mme de l'amortissement des titres de la Dette intrieure garantie pal' P. 1.10 sur le caf et dont les intrts sont servis aux chances prvues par la loi. Les motifs qui avaient dtermin la mesure adopte de percevoir les droits d'Importation en or amricain au taux de 300 o/u, dont la moiti est applieahle aux dpenses du service cour:Ult et l'autre moiti au retrait du papier-mon-. naie C1yallt el'ss (l'exister, il vous sera propos, dans le cours lle la prsente session, un nouveau mode de perception qui, tout en garantissant le l'l'trait pal'tiel des billets de caisse aduellement en circulation, assurera la rgularit des dpenses publiques. Je vous reeommande ds maintenant le projet de loi qui vous sera prsent cet effet, en vous priant d'y apporter votre attention la plus soutenue. Les billets de caisse retirs de la circulation et livrs am:: flammes jusqu'au 15 Avril coumnts'lvent S 5.910,000. Ce chiffre loquent vous dit ombien le retrait a t atif et acclr. Une question, importante au point de vue de l'quilibre ne saurait chapper iL votre sagacit. Je vous en ai entretenu l'anne del'nire et je ne crois pas inutile d'y revenil'. Il s'agit de l'accroissement dmesur des som mes inscrites ehaque anne au Imllget sous la rubrique de pensions, et (lue seules, ont produit les modifiations apportes la loi du lU Novembre 18-!. Il conviendrait, puisqu'il but assurer aux Llleiells fonet.ionnaires de l'Etat des moyens d'existpnce pour leurs vieux iours, tout en l'l'venant SUI' ce;.; mOllitications, de l'tablir les annes do service 30 ans et l'ge 60 ans de tout prtendant la pension de retraite. Le tableau suivant tablit les droits d'Importation et d'Exportation constats durant le premier trimestre de l 'exercc en courH :

PAGE 31

-32-IMPORTATION EXPORTATION ---.-/ ..... --------OR AM. 250/0 BILLETS OR AM. BILLE'l'S Port-au-Prince 260.214.31 2.652.82 9.869.33 88.834.30 711.61 Cap-Hatien ... 116.830.39 1. 563. 34 3.446.42 140.942.05 2.157.23 Cayes ......... 48.054.91 742.31 511. 97 45.1IHi.25 559.11 Jacmel ....... 66.023.83 900.35 3. 984. 1l!l 113.310.45 1.140.72 Gonaives ..... 52.332.46 782.82 1.008.92 80.378.76 1.068.28 Jrmie ...... 45.999.66 673.24 82.851.90 543.97 Petit-Gove ... 26.196.44 537.93 1.106.57 67.200.52 -332.70 Miragone .... 8.491.52 96.24 405.38 8.963.47 Port-de-Paix .. 26.781.57 463.00 756.28 26.636.38 659.22 Sain t-Marc .... 37.324.23 534.20 2.593.78 41.651.01 919.86 Aquin ........ 1.907.88 46.04 9.470.42 283.97 Mle St. Nicolas P. 690.157.20 8.992.29 25.431.21 705.404.49 8.461.89 Durant le premier trimestre de l'exercice en cours, il a. t encaiss pour comvte de l'Etat par les Bureaux
PAGE 32

-36Les dpenses effectues durant le mme semestre pr senteLt les chiffres ci-aprs dsigns: DPENSE -------_/'--._-------MONNAIE NATIONALE OR AMRICAIN 1906 Octohre ................. G. 1.094.310.73 Novembre.. .. .. .... .. .. 563.6G9.it Dcembre. . .. ...... .. 954.715.70 1907 Janvier .. . .. ...... .. . 34. G34 42 Fvrier ...................... 305.313 '13 Mars.. .. .. ... .............. 542.829.09 Rembours la Caisse du Retrait 200.000 P. 55.640.52 57.825.50 72.287.70 42.149.42 36.670.97 38.170.86 Balance au 31 Mani 1907...... 61.292.92 17.873.62 G. 4.069.763.7i3 P.320.618.59 Je 111(> fais le devoir de vous assurer que notre nouveau service de 'rl'sorerie continue s'effectuer avec rgularit sous la direction de Monsieur J. C. Pressoir. Les oprations ayant trait des reeettes et au paiement (les dpenses ne laissent rien iL dsirer. La plus gran de correction a t observe partout et c'est pour moi l'oc easion de le proclamer hautp'ment en adressant une fois de plus des loges publics au personnel des Bureaux de la Re eette et de la Dpense. V ous me permettrez d'ajouter que je erois que la post rit dira certainement que la Rsolution par laquelle vous avpz er la Recette et la Dpense, et ainsi remis notre 'l'l'sorerie aux mains de la Nation, tient une des premires places parmi les meilleurs actes de votre Lgislatw'e. L'a venir, sans (loute, n'appartient ft pe1'sonne. Mais si mme plus ,tard, dans le cours des ans, par une conduite incor rede, par des procds l'appelant ceux que vous avez fi tris et qui ont justifi la reprise de notre service de Tr sererie de la Banque Nationale d'Hati, de:s fonctionnaires, ou Directl'Ul's, infidles l'honneur, infidles votre pense d'affranehissement vis--vis de l'Etranger, rpudiaient les prinepes d'ordre et de rgularit, de dvouement au droit et ft la Patrie, pratiques actuellement par la Recette et la Dpense, votre gloire ne serait pas pour cela compromise. La responsabilit de cette faillite appal;tiendrait enti'p, et indiscutablement, ceux-l qui

PAGE 33

n'auraient pas su garder l'hritage dont ils avaient t d possds et que vous leur aviez restitu! Voici les v,11eurs encaisses et l'elles rparties par la Banque Nationale, pour compte de l'Etat, du 1er Octobre 1906 au 31 Mars 1907 : SOMMES RE<;UES :MONNAIE NATIO NALE AU TAUX de 3000 / 0 on AM. 1906 Octobre........ 4.2G1.09 Novembre...... G.9.20 Dcembre. . . H.9.3 1907 Janvier...... . 7.1 .. H).34 Fvrier. . . . ;").5;")2.;")4 Mars ........ . 5.320,48 11;").004.81 149.131.0U 276.007.23 221.08;").04 20n.8nr>. 74 20.220.;")1 --------G. 3.212.01 P. 1.237.344.42 REP ARTITIONS : Emprunt 1875 ..................... 134.877.68 Emprunt 1896 ..................... 485.377.78 TITRES ROSES & BLEUS-CONSOLIDS 30 / 1 & 6/(1 Emprunts unifis .................... P. 444.931.63 Construction de la Nouvelle Cathdrale de Port-au-Pee .............. 47.805.80 Construction de la nouvelle Cathdrale du Cap-Hatien ................ .433.27 Service des intrts arrirs de la-Dette intrieure ................... 38.661.12 SerVIce du Retrait ...................... 16,432.08 Chemin de fer e la P. C. S ............... 41.280 Service courant ......................... 8. H84.13 Commission (le rrrsorerie .............. 18.558.90 Wharf et hangar de Jacmel ........... G. 18G1n.56 Wharf des Cayes ......... 14.728.57 Port-de-Paix ........... 393.88 Service courant ........... 1. D63.88 Commission de Trsorerie .................. 50G.12 -G. 36.312.01 S 1.237.344.42-

PAGE 34

-3;')-VUlle des plus grandes proecupations de "mon Dparteme:lt est le peu de rendement de nos droits sur le caf. L'ex:plrt,ttion s'en est vivement ressentie depuis quelque temps. Le bas prix de eette fve sur les marchs trangers est la pl'ineipale eause du dcouragement des produc teurs. Il conviemlraili, pOUl' permettI-e le dveloppement de la culture du caf, cI' ell diminuer les droits de sortie. De cette mesure sage et conomique, il serait tir le meilleur profit pour la communaut, ear la produetion ne tarderait pas doubler. C'est la solution de ce problme que tous les efforts doivent tendre. Et il n' e:;t pas inutile de dire, ds ee moment, (lue ee sel'a sur ce terrain qu' l'avenir notre budget des voies et moyens devra s'tablir pOll' soula.gel' une dtresst> qui pl'end le caradre, vu la baisse persistante du eaf, d'une vraie ealamit publique. Les au tres denrt>s d'exportation mritent tout aussi bien d'tre eneourages. L'exploitation de nos forts encore vierges s'impose en ce lll{)meut plus que jamais. Nous esprons que, grce aux Chemin,,> de fer en voie d'tablissement, les rgions encore tn,wees,;;iblt>;;; seront bientt pareourues et les bois destins l'Exportation, pourront tre transports dans les ports ouverts au Commeree tranger. Ce sera videmment de nouvelles ressourees pour le 'l'rsor public .Te veux bien croire que, eette anne, le Corps Lgislatif statuera sur le projet dt> loi qui lui a t somnis, dans le eours dt> la 2me. Session de la prsentt> Lgislature, projet autorisant la vrifieation des effets mis jusqu'au 30 Septembl'8 HI05 et non eneore pays. Ces effets, aprs avoir t ve,rifis et reconnus valables, pourront tre classs et acquitts suivant nos disponibilits et eonfol'mment au mod<.> de liquidation qui sera tabli cet effet. Conformment aux prescriptions
PAGE 35

-36plus ce malaise trop s:mvent constat, et c'est un grand bien ajout tant d'autl'e3 raliss jusqu'ici. Cependant, il convient de dclarer que nous avons atteint la limite extrme que nous n8 devon'! plus dpa,sser: il ne paut plu') tre fl'app de nou velle3 pices divisiommiro3 sous peine de provoquer un encombrement llans le man'h, et une dsor ganisation dans les oprations commerciales. Pour acquitter en mme temps, l'approche des ftes de fin d'anne, les allocations budgtaires lle ... mois d,) No vembre et Dcembre 1906, un emprunt de 300.000 gourdes a t fait de la Caisse du Retrait en conformit de l'Arrt de Son Excellence le Prsident de hL Rpublique, insr au Journal officiel du Dcembre 1H06. Il a t rembours exactement aux trois termes Toutes les dpenses de l'exercice prim ont t acquitt3PS intgralement au moyen des seuls revenus de l'Etat. Voici les charges de la Rpuhlique au 31 Mars 1907. DET'l'E EX'l'RIEURE OR MO!'
PAGE 36

Report ....... Ordonnances dpo ses au Ministre 37:....P. 25.312.016.85 des Finances P. 123.672.28 Contre-bons en cjr culation mis du 1er. Ochre. 1905 au31 Mars 1907 P. 3.232.12 P. 25.438.921.25 7.803.944.99 217.952.57 15.737.67 --8.037.635.23 Grce aux principes d'ordre et de rgularit implms aux bureaux administratifs par la sagesse et la fermet sans dfaillance du Premier Magistrat de la Rpu blique, le service, dans toutes les hranehesen ressent un bon effet. L'effort dans le mieux est donc visible. On ne peut pas prtenrlre que le dcouragant laisser-aller, l'a bandon systmatique gouvernent notre administration. La hl'illante leon df' travail et de confiance dans l'avenir que donne ehaque jour au Pays le Gnral N orel Alexis est un grand et profitable enseignement. Et Son me, vaillamment trempe, n'est pas sans trouver ou rveiller dans le Pays l'cho des responsabilits et des devoirs envers la Patrie ..... Illl'pst donc que juste, Messieurs les Snateurs, Mes sieurs les Dputs, de compter sur tout votre concours pour les diffrents projets que ce Dpartement vous soumettra .Au Cl euset de votre sagesse et de votre exprience, vou", les examinerez comme toujours, et vous les adopterez afin
PAGE 37

COMMERCE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Le Dpartement voudr,t avoir la satisfaetion de vous annoncer que l'tat du Commerce, <.'ompanttiH'ml'nt celui de l'anne prcdente, s'est amliorl'. Il ne peut malheureusement vous le dire. Cependant unl' impn'ssion de mieux, avant-coureur peut-tre d'une prosprit nais sante, se fait sentir. En effet, notre mouvement eom1l1Pl'l'ial a lgrement augment et il y a pour qUelqlH:'S bas tait dp ;-{22 "/" et enfin la moyeime du taux tait d 433 (0 j". Dans de telles conditions, les Lffail'es et les oprations

PAGE 38

-39commerciale3 en gnral ne peuvent tre que restreintes, Aussi le rrrsor. s'est-il ressenti de ce malaise qui a caus un temps d'arrt dans la consommation devenue plus restreinte forcment et, par voie de consquence, dans les droits de dOU"Lne qui ont tliminu en rendement. A cette cause s'ajoute invariablement eelle de la mauvaise prparation de nos denres et produits. De ce fait, ils ne peuvent pas arriver obtenir des pl'x rmunrateurs sur les mm'chs o ils sont exp(lis. Malgr les efforts que ne cesse de faire le Gouvel'TIpment, il est (lifficilc de dterminer le producteur sortir de la routine et cultiver et rcolter selon des mthodes rationnelles. Il faut continuer, sans relche, chel'cher le convaincre; c'estl le mal qu'il est indispemmble de outrance. Le moment est plus qu'arriv (le faon pouvoir lutter avantageusement avec leurs similaires sur les march.;: trangers . Jusqu'ici les diverses (lmarches qui ont t faites par le Dpartement pour crer dl' nouveaux dbouchs notre ca f, sont restes sans rsultat satisfa,isant. C'est pourquoi il n'est i)as sans intrt que je vous entretienne de la ncessit plus qu'urgente de s'occuper de nouvelles cultures ct (le celles dont jusqu' prsent nous avons fait le pivt de notl'e exportation. Il n'y a qu' songer que depuis quelque kmps nou!' n'atteignons mme plus nos classiques 60.000.000 de livres de caf, avec des prix de 39 42 francs, poUl' justifier <.-et intrt. Ce sujet se ratta(hant 11 la vie na,tionale mme, excusezmoi si je m'y attache d'une toute spciale. J ,ai eu l'honneur, (lu reste,. plusieurs reprises, d'entretenir cptte Assemble de l'urgente n('l'ssit d'aviser, au plus tt, aux moyens (le remdier l'vidente insuffisance de notre pxpOI'tation (le eaf. sans ('psSP 1'11 ypil ponr le hien public, ne saurait l'C'stel' illtlitf('rl'Iltl' it cdtl' l'l'clwl'che de savoir com ment on pourrait augnH'Ilter la prmluctioll natioIlah", afin de satisfairp aux Ilomhl'eusl's obligations que le progrs impose tous les peuples, et plus pal'ticuW_'l'ement, -parce nOU3 somlUes trs en retard, -au peuple hatien,

PAGE 39

-40Il est hors de doute, en effet,que nous nous trouvons, par rapport notre principal produit d'expQrtation,en face d'un problme conomique grave. Ce problme se traduit en ees term2S: avilissement du prix de vente du eaf sUl'les mar chs trangers et dcroissanee rapide, iL l'intrieur, de notre propre production. D'un ct, depuis quehlues aunes, nous I.:'xportom, moins et de l'autre nous obtenons de la eonsommation peine la moiti du prix obtenu faeilement il y a quinze am;. Pour faire face :l nos besoins, pour maintenir la valeur du capital social de la nation, il nous faudrait porter, vu la baisse du caf, notre exportation annul'lle LlO.oon.ooo de livre1. Or, en 190-1 nous avons eu de livres et l'anne dernil'e avons-nous pu atteindre 51.000.000. Mais le problme serait-il dfinitivl"ment rsolu si nous arrivions doubler notre exportat.ion dl'" eaf '? Je ne le crois pas. Certes, ce rsultiLt, gramh'lUl"nt apprciable! amliOl'erait singulirement notre situation eonomi(llle. Cl"pendant il ne la rsoudrait pas pour l'avenir. Nul n'ignore l'heure aetuellp gue la p)'ont an Congo, il se dveloppe aisment, .A Maclagascar, la Nouvelle Caldonie, un p:m p.1l'liout, on le cultive S
PAGE 40

-41-l'on arrive n'obtenir qe 25 francs pour cent livres de caf? La France, d'autre part, comme toutes les nations, protge ses colonies et ne fait payer que la moiti des droits d'entre aux cafs qui en proviennent. En cas de dbcle, le planteur des eolonies franaises trouvera, dans le march de la eonsommution, en, France un tout acquis. Il pourra augmenter ses plantations et soutenir encore la lutte. Et il faut voir mme que, dans un temps assez court, la l,'rance sera presque uniquement alimente par ses colonies, soit un dbouch srieux de moins pour les autres pays, et surtout pour nous. Quand toutes ces eultures, en plein dveloppement, aboutiront sur le march du mO:llle, qu'en rsultera-t-il pour Hati 'f La rponse n'est pas douteuse. Il est donc de notre devoir, en face d'une proJuction en disproportion absolue et flagrante avec la consommation, de chercher cot du caf,' tout en 'ne reniant pas ce culte anti4ue, la compensation indispensable l'quilibre de la vie llationalP. Cette compensation peut tre aisment trouve dans la culture intensive et dveloppe du cacao. En effd, consolluU
PAGE 41

-421 ',! 53.361.404 livres de cette denre contre 45.505.486, ne prcdente. '1 La conso'mmation du cacao augmente dans ce pays d'anne en' anne, ce qui rend d'autant plus regrettable le fait de nous voir compltement exclu de son march. Une des raisons mises en avant par les importateurs pour expliquer cet tat de choses, est que notre article est mal nettoy et que l'on n'est pas, aux Etats-Unis, aussij bien outill qu'en France pour la manipulation et l'am lioration ultrieure de cette fve. La hausse du prix d'une denre tant un incitif clH'z le cultivateur augmenter, et sa peine et sa production, vous nous permettrez, Monsieur le Secrtaire d'Etat, de "soumettre v( tre haute apprciation le moyen le plus pratique notre avis, d'obtenir ce rsultat. Il Y a deux catgories de cacao qui parviennent sur les marchs du monde: le cacao cuv (ferment) et le cacao brut. Le cacao brut, celui de nos paysans, est noirtre, amer, le germe s'y trouve adhrent et d'une dm'et excessin', l'enveloppe pelliculaire de la fve se dtache avec diffi. cuIt, mme dans la suite. Le cacao ferment, celui, par exemple, des Usines de Dame-Marie, par la fermentation, peI:d son amertuml" acquiert un arme plus suave, le germe devient friahh., l'enveloppe pelliculaire se dtache avec une tonnanh> "facilit. La fve acquiert, par surcroit, cette belle cou leur de chocolat si recherche des fabricants de ce pro ., duit. Vu les qualits suprieures que lui procure la mthode de fermentation, est-il donc tonnant de voir le cacao ferment obtenir un prix d'au moins 50 o/u suprieur au prix du cacao brut '? Pourquoi donc le paysan ne ferait-il" pas en petit Cl' "que ces usines font en grand chez nous'? Le procd de fermentation n'est ni un secret, ni un proed hrvet Il est employ par les paysa.ns de la .Tama'iqm>, de eertai nes contres 'du Centre et du Sud-Amrique et n'offre absolument au(;une difficult. V pici le procd employ par ces paysans : Aprs avoir retir les fves des gousses, au lieu de les laver et. de les faIre scher au soleil pendant quelques

PAGE 42

--43.... jours, comme on le pratique pOUl' le cacao arut, on ne lave point les fve"" On les place dans un baril ou une caisse vide, ayant quelques tl'OUS au fond, Sur le tas on place un morceau de planche ou quelques feuilles de bananier que l'on surcharge d'une grosse pierre dans le but d'exercer une pression constante durant la fermen "tation, Une chaleur croissante s'opre dans la masse, et les fves commencent suinter, l'eau d suintage s'coulant pal' les trous au fond du baril. Cette opration "dure trois jours environ, On a soin, ce qui e,'1t e.'S8eJ/tie1, d'interrompre de temps autre, toutes les 18 ou 24 heu "l'es, la marche de la fermentation, Cette interruption, ql/'Oll Ile rloit 1)((,'1 I/f:qliqel', s'obtient, tout simplement, en talant ;t l'ail' SUl' des nattes, pendant quelques minutes, les fve3 que 1'011 ensuite ple-mle dans le baril. ,. A la :fin cl".;; trois jours, le3 fves, toujours sans tre laves, sont exposes aux rayons du soleil, le premier jour: le matin et l'aprs-midi; et les deu..x jOUl'H, aussi longtemps que l'on peut, Il faut que la dessicatioll ,. soit parfaite, .," Nous savons que toute inno\'ation rpugne aux paysans qui sont lents h bien eomprC'ndre leurs intrts; mais, en agissant avec du tact et (le la persistance, les autorits arriveraiC'nt faire adopter celle que nous prconisons, "Sur l'invita,tion du Gouvernement, les Commandants d'Arrondissement de la Grand' Anse, de Logane et d'au l,' tres rgions cacaoyres, expliqueraient au..x habitants '" les a valltages dl' Cl't.tl' mthode, l'eceJ/a /lt la cha l'(I{', in'1i.'ltaJ/t 1'()II'1ta a 'lprs d' eux, Nous SOlumes per suatl:; que l'on ainsi de bons rsultats. Les prix plus rmullratl'lll'S que receVlait le cultivateur le porteraient auglllP:ltel' la produetioll {le> cet article suprieul', augmentant ainsi le: recettes du rrr iOr et assurant le hon renom du pays. Alor,;;, ah:'.; seulmumt, notr0 cacao pourrait aifl'on., tel' tous les III ; <1"1 monde et y trouver des prix tout--fait satisf:tisant ;. " Mais je Ml' ;...;it'Ul'.; les Messieurs les Dputs",",,"' V utre AS-;("llble ,'owlra voir oans eette pal' dl" 1'F.xlU .. nniqlH,m.'l.lt mon souci d"amliorer, dans l'avenir, la M,dw du Mini",tl'o des Finances: actuellement., entre notl'e exportation et la vilet des prix

PAGE 43

-44-du caf l'Etranger, il ne peut recourir forcment, et mal heureusement, qu' des expllients plus ou moins heureux renouvels chaque anne, pour quilibrer le Budget de h Rpublique, 01', l'quilibre vrai d'un hudget plU dans les expdients: il est dans la produetion nationah', Puissent les Ministres de demain Il 'avoir pas l'expri menter comme de nos jours! Cependant,--et je n'ai pas besoin de le l'appcler,---ce nt.: serait pas, dans cet ordre d'ides, la l'ultm'e seulclllent (lu cacao qu'il faudrait dvelopper, Pour ajl'\'alll'hir IIOS Jillall ces, il faudrait dvelopper paralllcllwnt l'elle dl' tuus nos autres produits et denres exportables, A lors il Il'y aurait plus de morte-saison financin', mOl'te-Ha.o..;un qui pse chaque annC', et depuis que nous existons, si luurde ment sur la marche du service llUhlic Da,ns l'Expos (le l'anne llel'nil'l'l" le D('partplIll'llt n ';tvait pas manqu de vous annoncel' que, -l.'aUSl' (h's fraudes p8rpti'es au moyen de certificats d'ul'iginl' pal' Chambres de Commerce et autorits comptentes pour des marelmndises qui n' (>tail'nt pas de provenance de la :F'rancp, --il avait signal Cl' fait gra YI' au Dpartement des Relations Extrieurcs, Il lui :n'ait demand, de plus, de dnoncer la Convention franco-hatien ne du 31 Juillet 1900, Cette dnonciation fut faite le 30 OC"tobre 1Bl);') par notre Envoy Extraorc1iImirc et Ministre PI('llipotl-ntiaire ;L Paris qui informa que notre pays tait (lispo;-;;L conl'lure U1H' nO:.lvelle Convention llans laquelh' serai l'nt pI"isps d'autres me.;ures pour empcher le l't'tour des frawles (lcoun'l'tL's et signales. Comme l'expiration (lu (llai fatal de siN: mois pl'nl. un nouveau trait n't,Lit pas inkrvl'nll entrl' la Fi':lm'c pt Hati et qu'il tait lIcessail'c de (',tlUll'l' les inqui(,tlHles causes de part et (l'autr-e, il fut COllvenu, ,\ la datA> (lu li Octobre 1906, de maintplli,' l'Il vigUl'lll' pOll!' llll\' 1I011\'l'Ill! priode de mois, Ip ao .Janvil'I' 1!I07, -la Convention du 30 .Jllilld l!)()O, GntL'() il l'l'nt,pnte entl'c Monsieur le Ministl'e de la l{puhliqUl' et le Sem'tail'e d'Etat des Helatiow,; Extrieures, les ngociations ont pris fin heureusement.

PAGE 44

.J'ai donc hL RatiRfaction de porter votre connaissance qu'il a t Rign, tL Port-aule 30 Janvier 1907, une nouvelle Convention commerciale l'avantage du Com merce des deux mttions. La nomenclature des marchandises dont les droits sont actuellement exonrs du tiers et celle de nos denres et produits ont t revues avec soin. Nos l'hum et tafia sont assimils aux Ils acquittent le droit de 70 frcs au lieu de fcs HO, l'hectolitre 100 degrs. Il n'a paR t possible d'obtenir davantage pour ces alcoolR. Il n'est plus question dans le nouveau trait du ch'oit de tonnage, de ('eux (le visite Ranitaire, de vigie et de pilotage l'entre. Le Gouvernement a insiRt pour que, de prin cipe, il ne fut pas question de ('es droits parmi les av an tageR accorder la France. Cette insistance Ra raison d'tre. En effet, vous devez vous l'appeler que c'est par un Dcret du 17 Avril HJ01 de Sa l'Empereur d'Allemagne que nos den res furent frappes de droits d'entre prohibitifs. Et pour l'apporter ce (lcret, la Lgation de l'Empire d'Allemagne avait demallll au Gouvernement, en :Mars de l'anne 1905, d'exonrer aussi des ;')0 et 33 1/3 010 le droit de tonnage de toutes march.mdises arrives pal' 1eR navires portant le pavillon allemaIlll. Comme je vous l'avais dj dit, cette demanlle ne pouvait tre prise en considration. Aujourd'hui tout prtexte, il semble, du maintien du tarif de guerre est retir ;1 l'Allemagne. La nouvelle Convention avec la Franc'e devait entrer en vigueur, selon la elauRe VI, un mois aprs la date de l' elmnge des ratifil.'ations qui devront,se faire Paris. Cepetulant, depuis le 30 Janvier 1U07, selon d'ailleurs ce qui avait M arrt entre les deux Gouvernements et comme 'lc prvoit l'artiele a(lclitionllel, elle a t mise provisoirement exl'ution l'n Hati. Il va Rans dire que de son ct, le GouVl'rnement de la Rpublique FranaIse s'est engag appliquer, titre provisoire, aux denres et produits de notre pays, les taxes ins('rites tL SOIl tarif minimum. Le Secrtaires d'Etat des Relations Extrieures vous entretiendra de cette question avec d'amples dtails et soumettra ;L votre appreiation la nouvelle Convention du 30 Janvier 1H07 ainsi que les pices qui y Ront annexes. Le Dpa,rtement croit. ncessaire de vous mettre sous

PAGE 45

les yeux in. statistlque ci-dessous concernant exclusivement le3 marclmndises d'origine fl'an,tse : 10 Le montant de ces dites malchandise.; dharques dans les onze ports, da,ns le cours de l' exercil'e 190;') -H106 s'lve .............................. P. 1>41).724.81 01' tandis que celui. de l'exel'cice 1904-1905 se montait .-. . . . . . . . .. 3ti1.0ti7. soit une plus-value en faveur de l'exercice 1905-1906 de ............. P. 285.H57.81 01' 20 Les droits eonstats pal' les dou:'lnes sont repl'sl'nts pal' Si 188.478.36 du 1er Odobre HIO;") au 20 Aot HI06 d'une part et S 27.307,76 or de cette dernire (late au 30 Septem bre 1906 ; ces drOIts se deomposent eOmlllt:' ei aprs: MONN AIE NATIONALE .OR Importation S 178.896.39 P. 21.384.24 TOllnage " 4.902. Wharfage 3.62H.3;,) 3;')H.;')B Pesage 2;")7.:W 30.42 Pilotage 129. " .. Vigie HI' " " Visa des factures 5'83;').41 .. G31.;")1 Visite sanitaire 12.;")0 1. " Amende ;')H.;")l " " S 188.4 78. 3t) P. 27.307.7(j 25 o/u or P. 47.1HI.59. Ces droits se montaient (lans le COUl:S (le la priode HI04-1905 G. 122.849.51 et P. 30.712.38 01' (2;") 0/")' Leur eom pal'aison avec ceux de l'exercice 1HO;")-190 fait constater une plus-value de .......... G. 65.H28 et P. lfi.40H.7S 01' d'une part, plus ........................ 27.30.7G de l'autre .............................. 'P. 43 7i4:;f.fol Si les surtaxes devaient tre prleves SUl' ces droits, le Trsor aurait encaiss en sus: 50 o/" ............ S 94,239.18 ...... P. 11.202.88 or 33 1/3 0/ ......... 62.826.12 ...... 7.4HS.58 or S157.0H5.30 ..... P. i8.-(Wi,46 or 25 % 01' P. 39.266.32.

PAGE 46

-47Le (iroit de licence a produit G. 42.018.86 du 1er Octobr 1906 au 9 Avril courant selon 563 demandes agres sur 586 demandes accompagnes de rcpisss du Trsor adresses au Dpartement la date du 9 Mars coul. Le papier timbr et les timbres-mobiles ayant servi 'B faire ces demanes ou ayant t apposs sur les dites demandes ont produit G. 3.8H5. 'l'amlis que dans la priode de 1905/1906, jusqu'au 2 Aot, il avait t adress au Dpartement 573 demandes dont 5;')1 avaient t agres produisant G. 37.805.75,-22 de ces demandes n'avaient pas t agres. -Le papier-timbr et les timbres-mobiles employs avaient produit S 3.738. En comparant le rsultat de ces deux priodes, il ressort que: 10 Treize demandes de licence ont t adresses en plus. 20 Douze demandes en plus ont t agres produiRant G. 4.213. 30 Le montant du papier-timbr et des timbres-mobiles emnJ.oys a dpass de G.127 celui de l'exercice 1905-1906. Dans le cours de l'exercice 1904-190;'), il avait t expdi par huit arrondissements financiers la quantit de 2G.232 sac.;: de brisures et rsidus de caf pesant net ensemble 3.880.073 livres. Dj cette poque, le Dpartement trouvait cette quantit trs grande. Elle lui faisait supposer ou des expditions frauduleuses ou une plus forte livraison, par les producteUl's, de mauvaises fves, admises toujours par les douanes sous la dnomipation impropre de cafs-triages. Or, ne voil-t-il pas que dans le cours de l'exercice prim le 30 Septembre 190G, il a t export, dans neuf arron dissements financiers, la quantit de 40.675 sacs de cette mauvaise qualit de caf, ayant un poids net de 5.883.194 livres se rpartissant ainsi: Port-au-Prince ...... 8.583 sacs ...... liv. 1.310.624 Gonaves. . .. . . .. 8.660 "1.245.495 Jacmel .............. 6.758 "1.040.128 Cap-Hatien ........ G.2m "809.902 A reporter .......... 30.292 sacs ...... iiv. 4.406.149

PAGE 47

-48Report .............. 30.292 saee ...... liv. 4.406.149 Petit-Gove ........ Cayes .............. Miragone ......... J l'mie ............ 'Saint-Marc ......... 3.737 2.823 1. ;')i)!l 922 " " 40.1)7;') sacs " 548.mH iHn.247 213.71i) 174.H!IH UH.L')4 liv. ;').H83.1!J4 Les droits verss au 'l'rsol' montent P. 01' 117,()fi3.88. La comparaison des lleux exen.'icl's fait <.'onstater Ulle (lif frence de 14.443 saes pesant net 2.003.121 livres. Devant cette norme diffrenee, il n'y a plus lle lloute pour le D partement que les douanes ont laiss expdier pour 1J1'isul'l's et rsidus, des cafs de la qualit dnolllme (((ti:.-;-tJ'itff}t'.'1 comme auparavant: Aussi, n'a-t-il pas d'avoir de mand d'augmenter P. 2.50 le droit sur ll's hrisures et rsidus. Depuis la mise en: vigueur de la loi du 20 Juillet BlOU fixant P. or 2.7;') les 100 livres (le el'tte sorte de delll'e; ces abus qui lsaient si profOlllllllPut les iutrts du TIse ont presque cess. Cependant le droit pst maintenant trop fort puisqu'il entrave, -la marge entre 3 dollars et 2.7;) n'tant pas suffisante -l'industrie des usines eafil'l's et le triage de nos eafs. Voici quel a t le mouvement C'omllH?rcial de l' l'xpr cice 1905-1906. L-Les marchandh;es <1l' toutes qui ont t dbarques dans onze ports ouverts de la Hpu\llique sont values P. 5.714.830.56 or se dcomposant comme ci aprs :. Etats-Unis o P. or 3.419.1B3.84 France .................. 726.l24.4H Angleterre li H!IH.;)31.74 o Allemagne ............... 210.071.0ti Autres Pays ............. 3;)!J.4ml.44 P. or 5.714.H30.;)() Dans le cours de l'exercice 1904-190;) le montant des

PAGE 48

-49m'lrchanc1ises importes dans les mmes ports ayant t estim iL P. 01' .'3.87/.06"1..'39, il Y a donc une plus-value de P. 01' 1.8J,S.7(j[).17 l'Il faveur de l'exercice 1905-1906. En voici le dtail avec les diffrents pays: Etats-Unis P. or 672.342'84 Angleterre ............. 489.738.73 France ............. 320.547,52 Allemagne ............. 121.954.48 Autres Pays ............. 239.185.60 P.or 1.843.769.17 n. -Les espces mOlllUl'ys expdies des Etats-Unis aux onze ports iL P. or 382.525 .... tandis qu'elles se montaient iL P. 01' 223 123.G;") dans le cours de l'exercice prcdent, ce qui fait ressortir mie diffrence en plus de P.or };")!l. 401.3;"). L,-'s demes et produits exports par les douanes ont eu une valeur de P. lG.GG8. 789.88. Ceux de l'exercif'e 1H04 H)O:> 'taient estims S 8.9G7.862 soit donc une dif frencede S 7.700.H27.88 en faveur de 1905-1906. Elle a pour cause les hauts prix pays pour les denres et produits llotamllwnt pour les cafs et aussi les plus fortes livraisons exportes ainsi qu'il ressort ci-dessous: 1(104-1905 Caf ............... 144.842.261 .f: Campche ( ) 8!. :: do (lucllles) 1 L. :1il4. 0180 Bois jaune. . .. .. . ;,49.146 . Yieux cuivre. ...... 12.558 ., Ecaille.. .. .. .. .. .. 757 .Ecorces d'oranges .. Bois divers ........ Minerais ........... Racines de hois jaune Bois d'hnisterie ... ;;1.680 ., 1:3:; .100 1905-1906 57.669.037 .f: 86.038.506 ". 48. i\L 276 .-994.000 12.694 .1.129 .-498.568 .-303.500 .-550.000 ., 134.000 12.620 DIFFRENCE 12.826.776 .f: 3.720.466 .6.184.696 444.854 .136 .372 46.888 168.400 550.000 134.000 12.620

PAGE 49

Par contre, les denres et produits ci-aprs ont t exports en moindres quantits: 1904-1905 1905-1906 DII-'FRENCE Coton ...... ...... . 3.411.710 X 3.268.045 X 143.665 X Cacao 4.700.863 4.174.179 526.ti84 .............. Pealu de chvre .... 235.350 232.2ti9 3.081 Cuir de buf ....... 193.386 lIl!.298 2.088 Cire ...... 184.029 145.12!1 38.900 .......... Bois de cdre ....... 927.000 .-719.400 207.tiOO " gaac ....... 9.160.091 4.829.740 .1 4.330.351 Pite ...... 1.188.137 646.444 541.693 .......... Mas ...... 77.009 14.029 62.980 .. o C1.rs tanns 14.000 1.040 12.960 Il ...... Cornes ...... 9.538 5.726 .. 3.812 .. ...... Cocos ...... 11.283 l, 7.353 .. 3.9:JO .. o . Acajou ....... 17.737 .. 8.410 9.327 .. Herbes ....... 39.941 .. 5.923 Il 34.018 .. ..... Amidon ...... 6.687 1.060 .. 5.627 ..... Pistaches ........... 33.632 28.889 6.743 ,. Gomme de gaac .... 18.042 !1.437 ,. 8.605 .. IV. ---D'aprs un rapport fait au Dpartememt par notre Consul Bordeaux, les marchalH1ises expdies dl' ce lieu aux divers ports ouverts dans le ('ours (1('8 mois de l'exercice 1905-1906, sont estimes 1.000.894. !I;) fcs. ( P. or 187.667.80) appert les factures qu'il a vises au nombre de 960. De la comparaison faite avec le prcdent exereiC'(', il ressort, sur le dit exercice, un excdent de 370.8ll;").H4 fcs. ( P. or 69.537.30 ) avec 187 factures en plus. V. Il n'est pas sans intrt que le Dpartement vous tienne au courant d'une statistique de nos denr('s et pro duits dbarqus au port du Hvre, de .Janvier Dcemhre 1906, tout en comparant les quantits de cette priode aY('c celles de l'anne prcdente. 1905 1906 Bois de teinture .... 47.339.640 liv. 50.360.748 Caf ............... 35.399.984 48.Hi2.026 Cacao .............. 2.875.366 2.380.8B5 oton .............. 1.762.514 2.127.494 8isLio THEOUf NA rONAL E POtrT-AUPRINCE liy, "

PAGE 50

Bois (l'bnisterie 1 Graines de coton. .. Miel r. gallons) ..... / Peaux brutes ...... Cire .............. Ecaille ............ Latanier .......... Chanvre .......... Pite ............... 1 :31:-1905 820.632 liv. 3.133.276 H3.032 15() 3;')6 ;)8.4;)4 19Jfi 48.294 liv. 2.403.270 105.398 100.988 47.349 1.002 800 ;) .428 !l.fi4fi Le mouvement commercial du premier trimestre de l'exercice 1HO()-HI07 s'tablit comme suit: (a) Le montant des mm'clmndises dbarques dans les ports ouverts de la Rpublique s'lve .. S. 1.419.854.42 or comme ci-aprs: EtatsUnis. . . .. . . .. S. 856.113.58 or France ................ 237.881.51 Anglete1'l'e ............ 210.654.17 .A l1l1magne . . . . . .." 50 .669.28 A utres pays. . . . . .." 64 535.88 ---,...---S. 1.419.854.42 or contre S. 1.481.924.3;)
PAGE 51

-;'52Les divers produits et denres exp(lis l'Etranger sont valus ft S. 4.17G.201.;) <:ontre S. 3.a;')0.ooO. "lle l'exercice 1905-100li ( 1er. trimestre,) ce qui fait eOllstater une plus-value de S. 82.201.;'5G en faveur (le l'exerl'ee l\IO1907. Une institiItion SUl' laquelle le DpartellH'nt f01Hle grandes esprances est celle (le la Chamhre (le Commerce de Port-au-Prince, Il faut esprel' qu'elle rendra au pays de rels services en faisant connatre sos produits, en lar gissant nos relations commm'eiales, cn tablissant enfin un lien solide entre nos commet ants et ceux des autres pays du globe. Pour ces multiples avantages, nous lL\'OnS pas marchand notre plus actif eoncours ,\ laClmmbre \ de Comn1l'r ce de Port-au-Prince et nous avons l'espoir qul en s\:.'ra de mme de votre ct. En ce qui con<:erno nos douanes, le Dpartement nmdrait pouvoir vous donner 1'as8uranee qu'elles marchent l'en til'e satisfaction du Gouvernement. Il n'en est pas ainsi maJheurcusement. Et vous sa vez vous mmes, vous l'onsta tez jOLll'nellement que bien dos points sont (1:.1:1S leur fonctionnement, :Mais, ct de cette eonstata tion, personne ne saurait mettre en doute la sincrit de nos efforts pOUl' amliorer leur rendement et lever leur person nel de plus en plus la ha,uteur de ses devoirs. Hien n'est pargn pour atteindre ee rsulta,t, ni rprimandes, ni rvocations. Tel est, les Sna,teurs, Messieurs les Dputs, l'Expos que nous avons l'honneur de vous faire au dbut de cette Session. Puisse-t-il vous aider dans vos sagaces dlihrations pour assurer au pays un avenir meilleur! Le Secrtaire d'.BY((t dit ('oill7lleJ'rf, F. MARCELIN.

PAGE 52

GUERRE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Chaque anne, il, l'ouverture de Session lgislative, le Dpartement de la Guerre vous prsente avec une lgitime satisfaction l'Expos gnral de la situation des services soumis son contrle. Cette obligation, sagement consa cre pal' nos murs a(lministratives et parlementaires, est une de celles qui exercent la plus salutaire influence sur la marche des affaires publiflues et (lont lejDpartement s'est toujours inspir dans L .. ccomplissement de sa difficile mission. Du reste, le concours efficace que vous lui donnez, chaque fois qu'il le rclame de votl'e loyaut politique, est la preuve la, plus vidente <[u'illl'a jamais failli tt la tche. l'lais poul'rait-il ne pas compter SUl' cet encouragement de votre part, vous qui veillez avec tant de soin aux grands intrts dn pays et qui avez si bien dfini le rle de l'Arme dans notre organisation sociale 'f En effet, Messieurs, au titre de notre Charte constitutionnelle relatif notre Ar ml', nous voyons qlW la force publique est institue pour dfendre l'Etat l'ontre les ennemis du dehors et pour as SUl'er au dedans le maintien
PAGE 53

-54les efforts que nous avons dj faits dans ce but nlont point t striles, Par suite de la protection et de l'entretien dont nos soldats sont l'objet, une ide plus juste et plus nette se dgage du devoir militaire, Chacun, on le constate, s'efforce, souvent spontanment, de fournil' la Patrie les annes de service qui lui sont et nous avons raison de croire que cette favOl'aLle qui lll'Olluit nl'l's sairement ses effets dans les familles, est Il, signal Ile la (kr nire victoire qu'il nous reste remportt'r SUl' nous-mmes pour cimenter notre Indpendance et mieux conserver l'es time des Nations trangres, Comme je vous le faisais rt-'mal'(lller, l'an (lt'l'niel', l'instruction de nos diffrentF corps dl> trOUpl>S se poursuit 1'l'gu lirement, Confie des officiers de cardt,l'p, clairs pt d vous, elle donne des rsultats satisfaisants, Il en pst ainsi notamment (le la Gat'de (le S, E, Il' Pl'sillent dl' la H publique, compose lIe soltlats ardl'IIts et (listingus qui font aimer la profession (lps al'llll'S pal' kul' valpUl' pt ll'ul's hons exemples, A ce sujet, nous (ll'nms rl'nll1'(' un hOllll11agl' 111l' rit au regrett Gnral J):l1'ius IIyppol i Lt', llOIl t la 1':1 l'l' l'(l111ptence militaire et l'invariahle lIL'VOlH'llll'llt P!'O\'oqul'rl'nt d'utilE's et heUl'eUSl'S illlluvations llans la (lal'dl', Il'U\Te demeurera et continuera, nous en avons l'asslll'alll'p, il pro duire les meilleurs fruits sous la direction dl' SOIl tlignl' successe:.u', le Gnral Mnlas Alpho11s<" Nous devons encore ici faire une mention partil'ulihl' (1<'s Compagnies (l'instruction d'Infanterie, (L\],tillt'11'ie et dl' Cavalerie, sur lesquelles nous avons attir votrp attention dans notre prcdent Expos, Le motif qui Ips a fait l'rer, celui de se perfectionner dans l'art lll' la gUl'l'l'!' pt (10 form!'l' des matres pOUl' toutes nos tI'OUpl'S, -ne nous p(,l'nll't point de les passer sous silence, Nous croyons justt>, ('n raison mme du succs qu'elles l'alis8nt, nt excl'ciee buclgtairp, le D partement, utilisant les ressources que vous lui aVP2 a('l'Or des, entretient la Capitalt', au :,win (le la Compagnil' (l'ins truction d' Al'tillerip du Centt'nail'e, un nom hrp 1 ltp!'111 i n dt> jeunes gens appartpllant no.'> divl'l's aJ'I'OmliSSl'llwnts, soit deux ou troie pour chacun d'eux, suivant IPlll' impol'tanl't:'. le3 conditions requises et d'exeellcn-

PAGE 54

-55-tes dispositions, ils auront, en peu de temps, achev leurs tudes et iront se mettre au service de leurs circonscriptions respectives. Notre plus vif dsir est de raliser pareillement cette mesure pour l'Infanterie. Il est souhaiter que nous puissions y parvenir le plus tt. Maintenant, le Dpartement ne peut s'empeher d'apporter Ra eonfirl11ation offieielle au tmoignage d'universelle admiration que l'on donne chaque jour au Corps de la Musique (lu PalaiR. Ce Corps, devenu aujourd'hui si popu laire, a acquis un degr de perfection qui le fait justement eonRidrcr comme l'une des preuves les plus irrcusables des aptitudt's transcendantes de notre race. La gloire en revient surtout notre brillant artiste, le Gnral Oecide Jeanty, qui le dirige avec tant de (listinction. Enfin, il vous est f
PAGE 55

-08Dessalines,"comme deux ans auparavant, celle du 1er. Jan vier 1904. Ces deux grandes dates rappelaient trop nos origines guerrires et notre glorieux affranchissement pour que l'Arme ne ft bien y prendre part. A Port-auPrince o la fte du 17 Oct. et un illllllPllSe retentissement on remarquait surtout la "tenue irl'pl'oc'hable lh> nos corps d'Arme lorsque, arrivs sur la Plaet' llu Champ-pital RAl :\1'ALJ;:XIS ainsi que l'ordre et la c1iseipline qui y rgnent.

PAGE 56

-57Ce sont l,Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dpu ts, les faits qu'il est donn au Dpartement de la Guerre de soumettre votre apprciation. Pris dans leur ensem ble, ils montrent qu'aUC:.llle section du service n'est reste souffrance et que toute notre proccupation est de com bler les quelques bcunes dont nous vous signalons l'exis tence chLns notre nouvelle organisation. Mais, telle qu'elle est, cette nous l'estimons, en attendant, assez puiS5Lnte p8Ul' aider lll,Lintenir la paix publique et aS3Ul'er ave:.; vous hL H.publiquJ une plus h:v.lte destine. Le Secrta ire d'Etat de la G /terre, C. CLESTIN

PAGE 57

MARINE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Dans notre prcdent expos, il doit vous souvenir que nous vous avions assez longuement elltl'etellU<.; de l'importance que donne aux peuples modernes la puisS
PAGE 58

-59lui a fallu surmonter avant d'en arriver ce but. L'acquisition de ce bteau pour si lourds que soient les dbours qu'elle a occasionns au Pa,ys rpond entirement cep en dant nos vue:.; patriotiques en donnant une nouvelle extension notre flottille. Ce lULVire porte le nom de notre Illustre et Vnr Chef d'Etat" Nord Alexis". Ce que nous avancions l'anne passe concernant le "Croyant" qui, sa,uf de petites rparations subies, se maintient toujours en bon tat, nous pouvons le dire aujourd'huI de ce garde-ctes. En effet, il nous est arriv, disons le bipn haut, dans toutes les l'onditions voulues. Dj, nous l'avons prouv en maintes fois dans certains voyages hors de nos eaux entr'autres Kingston o dernirement il avait t expdi pour porter secours aux sinistrs de cette ville si cruellement frappe. Avec le" Nord Alexis" notre flottille comptf' maintenant trois navires; ce qui permet au service de s'effectuer sans encombre et nous met mme de faire fa,ce:L n'importe quelles ventualits. Nous ne fel'molls pas ep chapitre sans vous dire cepen (hLnt que l'P gm'{le-etes et notre eanonnire "Centenaire" viennent pal'tii poUl' St Thomas aux fins d'tre net toys et de suhil' quel
PAGE 59

-60alors qu'il se renda,it SOO-Domingo en mission du Gouver. nement. Nous inelinons lt croire que ce travail ne tardera point s'accomplir et que d'immenses avantages en rsulteront pour l'Eta,t, III Comme nous, vous avez constat que depuis quelque temps nos marins se signalent pa,l' leur bonne conduite et leur discipline. Aussi sont-ils l'objet lIe notl'O plus gt'
PAGE 60

-()1-vus de locaux convenables, privs que nous sommes de moyen pouvant nous perl1wttl'e (le l'alisel' les pl'ojets forms cette. fin. Oes projets sont tout
PAGE 61

\ln vritabie obstacle contre les entreprise!=l des contre bandiers. Au cours de cette session, le Dpartement vous 4emandera les moyens ncessrLires pour permettre au Gou vernement de s'excuter. v Ainsi que plus haut nous vous l'avons signal, une fois, les Forges et Chantiers tle Bizoton,
PAGE 62

INTERIEUR ET POLICE GENERALE Messieurs les Snateurs, Mssieurs les Dputs, Des villes et des localits que vous venez de traverser pour rejoindre la Capitale o vous appelle votre noble mission, vous apportez l'affirmation manifeste de l'accord et de l'entente existant entre le Pouvoir Lgislatif et le Pouvoir Excutif; tous deux soucieux de leurs hautes res et rsolus de travailler paisiblement, chacun dans sa sphre respective, l'accomplissement de leurs devoirs patriotiques. Votre prsence votre place d'honneur la date impose par la Constitution me procure la satisfaction de proclamer, encore une fois, les bienfaits de la paix et de la tranquillit qui rgnent dans notre chre Rpublique. Dgags des agitations prwdiques qui nagure nous out valu tant de dboires, confiants dans l'avenir, nous poursuivons avec confiance et dignit l'uvre d'avancement et de progrs que nous commande une civilisation en marche autour de nous. Son Excellence Le Prsillent d'Hati, dans la srnit et la clairvoyance constantes de son esprit, tient haut et fiel' le drapeau de la Nation. L'il ouvert partout, il veille alLX affaires dans leurs moindres dtails et aucun des services de l 'administration publique ne le kouve indiffrent. Ses proccupations sont toujours d'amliorer ce qui s'est dj ralis, car le bonheur llu peuple reste sa suprme pense. Le Gouvernement, dsireux de marcher rsolument en harmonie avec les Reprsentants de la Nation, eux-mmes si anims des sentiments de sincre vous convie l'aider et l'clairer dans la voie des rfOl'mes utiles et fructueuses qu'il poursuit sans rehche pOUl' assurer dfi nitivement les destines ou le salut de la Rpublique. Maintenant, :Messieul's les Snateurs, Messieurs les Dputs, nous allons passer en revue les diffrents services que j'ai l'honneur de diriger. En examinant ce travail avec toute l'impartialit qui

PAGE 63

-G4vous distingue, YOUS constaterez les rsulta,ts hienfa.;n,nts obtenus par des efforts incessants et paticnts. Soutenu pttr votre puiss:1nt concours, j' l'SpL'l'e apporter dans l'administration gnrale lIe mon toutes les amliorations profitables, en vue lIe rpOlllll'e aux vux du Corps Lgislatif, la confirmee du PI'l'micl' :Magistl'at de la H6publique et aux lgitimes aspirations du Pays. ELECTIONS CONSEILS COM:-'WNAUX. Le 10 Janvier de cette anne, les Asspmhles primaires se sont runies pour procder aux oprations suivantes: 10 Election de deux dputs, l'un pour la COlllmU1W lIe Mirebalais et l'autre pour celle de Hinche ; 2 Renouvellement des Conseils commmU1UX dont l' exer cice triennal est expir et l'emplacement des U mmnis sions locales qui ont gr provisoirement les intrts de ces dites communes. Ces oprations se sont accomplies dans le plus grand calme, et il y a lieu de s'en fliciter. Pourtant, je ne puis ne pas vous signaler, :Messieurs, que les communes de Miragone, de 'l'erre-Neuve et lIe Hallquitte, en vue de leur renouvellement, n'ont pu ohtenir aucun rsultat, les Assembles pl'mal'es n'ayant pas t convoques temps. Pour ee qui est de Dame-Marie, les lections, faites dans des conitions autres que ('elles exiges par la Loi sur la matire, sont l'estes sans effet. Le budget des communaux a t l'objet du plus minutieux exaI)len de la part lIe mon Dpartement. C'est ainsi qu'il m'a t donn l'occasion de constater dans dif frentes localits, l'insuffisance des l'l'cettes provenant de la perception des impts. A cet effet, des Conseils communaux se sont adresss mon Dpartement pour avoir des ressources extraordinaires. Dans l'intrt des populations' je ne manquerai pas de vous demander votre con cours pour leur venir en aide dans la mesure du possible. A vant de passel' une autre branche de je suis heureux de portel' votre Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs,que le Gouvernement, ne perdant pas de vue les intrts de chaque centre en parti culier, m'a autoris concurremment avec mon collgue des Travaux publics, passer, suivant les dispositions de la

PAGE 64

-H5loi Rur la matire, des contrats spciaux trs avantageux pOUl' l'exploitation des richesses minires qui se trouvent accumules sur divel s points de notre territoire. E ... prons que les capitaux que l'excution de ces contrats introduira dans le pays, concourront assurment au dveloppement du travail national, en apportant aussi de bonnes ressources au 'rrsor p,ublic. POLICE .A,DMINTRATIVE-PmSONS L3 service d8 la Plice admini;;;tl'ative n'a pas cess d'tre une des m'gente., proccupations de mon D p.1rtement. L3 Gouvernement, qui en comprend toute l'utilit pOUl' le maintien de la scurit gnrale, a mis un soin particulier dan:.; le choix de:,; collabJrateurs qu'il avait faire sur ce point. Et, c'e,t ainsi, m:tlgr quelques difficults y relatives, que nous sommes parvenus mettre sur un pied respectable ce corps dont chefs et agents remplissent leurs devoirs ft la satisfaction du pays. fidle..;; notre constant systme d'amliorations, des remaniement5, s'il 'y a lieu, seront oprs p.1r le Dp.1l'tellent de l'Intrieur dans cette branche, partout o besoin sera. Dans les centJoes que sillonne le Chemin t'. Aussi, devons-nous une protection toute spciale cette branche de service pour combattre le flau de l'incendie, ('ause de tant de misres et de dsastres au sein de nos populations. Pourtant, telles qu'elles qu'elles existent, elles mritent une mention honorable pour les services qu'elles rendent

PAGE 65

-et le dvouement dont elles donnent preuves en toute oc casion. Et si les Compagnies tlj tablies ne sont pas JUStIU'ici convenablement outilles, le Gouvernement ne perd pas de 'vue les rformes qu'il y a lieu d'excuter sur ce point, et, cela, sans retard. Dj mme, grce la haute sollicitude du Prsident de la Rpublique, la Compagnie des Pompiers libres de la Ca pitale est dote d'un excellent matriel, et sa principale pompe vapeur vient de subir de grandes rparations qui la mettent en mesure de fonctionner en toutes cl'cons tances. MAISON CENTRALE ECOLE DES ARTS ET Ce n'est pas sans un sentiment d'orgueil que nous cons tatons que la Maison Centrale continue;\ se dvelopper notre entire satisfaction, et maintient sa bonne rputation d'Ecole des Arts et Mtiers, grlce l'activit pt l'intelligence pratique du Directeur, qui, puissamment aid de se,,:; contre-matres et professem's, ne nglige rien pow' m riter la confiance du Gouvernement. Et, j'ai la eertitude que les enfants confis cet tablissement devie'ndront, sans conteste,' des citoyens utiles leur Patrie. D'ailleurs 1Iessieurs, vous n'ignorez pas la grande importanee de cette cole qui est unique dans la Rpublique, et qui, de que l'Ecole des Sciences appliques, justifie toute la ncessit de sa cration, C'est pourquoi, je dois vous re mercier d'avoir l'anne pn.sse augment le nombre des in ternes de cet Etablissement. Ces deux cents lves tirs des elassps populeuses et qui sont recueillis' seront, grflCc votre sollicitude, l'orgueil de leurs parents et de la socit. Continuez donc, comme le Chef de l'Etat, encourager matres et professeurs dans leurs honnes dispositions. NATIONALES L'anne dernire, le Corps Lgislatif a eu l'heureuse ide de voter une imprimerie en faveur des villes du Cap-Ha tien et des _Cayes.

PAGE 66

-1i7 .Tusqu1ici, ces deux nouveaux tablissements ne peuvent fondionnel', faute (lp matriel. Le Dpartement de l'Int l'leU!' el'oyait tI'OUVl'I' dans les Hneiennes imprimeries de l'E'j.1t Ile quoi leur former un outillage d'installation, mais il ne nous a pas t possible de le fah'e, les quelques pices qui pourraient sel'viI' tant en mauvais tat; et,rien n'ayant t prvu au Budget de mon Dp:1l'tement pour l'achat d'outillage, j'ai d (litfrer la ralisation de ce projet,fau te de fon(ls neessai1'cs, Mais je demeure persuad que vous )l(> 1'l'fusl'I'ez pas, 11C'ssieurs, d(' me mettre cette anne, en me8UI'p nw ferais le
PAGE 67

-68ports et toutes ces prcautIOns hyginiques prvinrent l'approche de l'pidmie. En effet, aucun symptme inquitant n'a t constat chez nous. Flicitons donc les membres du Jury Mdical Centl'al de leur prvoyance et de leur activit dans l'aecomplissement de leur mission humanitaire, surtout au moment o leur mandat va atteindre le temps prescrit par la loi. Entre autres faits intressants vous signaler, il s'agit de la gracieuse invitation qui a t faite au Gouvernement de prendre part au Congrs Interl)ational tenu N ewYork pour l'tude de la 'rurberculose. Deux dlgus d'une comptence relle, les Docteurs 1. E. Jeanty et D. Domon(l, ont t nomms pour reprsenter le Corps Mdical d'Hati. Nos deux reprsentants ont t l'objet d'aceueils sympa thiques et bienveillants. DOMAINES La situation de cette branche de notre administration est peu prs celle dl's annes prcdentes; toutes fois! nous vous signalous, cette anne, certaine amlioration due l'autorisation doune mon Dpartement pal' le Corps L gislatif'd'aliner quelques biens du Domaine soumissionns pal' (18s tiers. Au fur et mesure que nous recevons les expertises des Commissions d'enqute domaniale, nous donnons suite aux soumissions, aprs les avoir fait insrer au Journal officiel. concessions faites, ces temps derniers par l'Excutif, paul' l'exploitation forestire de certains biens du Domaine, celle de Monsieur Lilavois qui comprend les Iles Cayemites,la presqu'ile du Grand-Boucall, etc. a vers la caisse publique trois mille dollars (8. 3.000) pour les redevances prvues, non compris les droits d'exportation. Quant aux autres conceRsions de mme nature faites MM. Thramne Romain, Georges M. Douyon et au Gnral Justin C.alTi, nous attendons leur mise en valeur pour pouvoir. vous rendre un compte exact des rsultats qu'elles auront donns. De nombreuses demandes de fel'mes ont t produites cette anne,aux diffrentes administrations financires de la Rpublique. Il est esprer que les soumissionmtires fai-

PAGE 68

-69-sant rgulariser leur situation, les revenus des biens doma niaux s'accroitront. Nous continuons runir les lments du Cadastre: travail lent, il est vrai, mais devant nous mettre un jour en mesure de rformer radicalemeut cette brariche du service public. Comme vous le constaterez, 11essieurs les Snateurs. Me-ssieurs les Dputs, nous ne nous lassons pas, dans la sphre de nos attributions, de faire de notre mieux pour bien combler ces lacunes et arriver, enfin, obtenir dans cette section importante des rsultats de plus en plus apprciables. Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, avant de clore cet expos succint et sincre, il est sage .de s'arrter quelques rflexions que suggre la situation gn rale actuelle. Si nous considrons le chemin parcouru depuis le moment o nous avons pris eontact jusqu' cette dernirc Lgislature, assez feonde en l'sultats heureux, n'y a-t-il P,LS lieu, si modeste que soit le Gouvernement, de penser qu'il est digne des flicitations, pour avoir essay de portel' un remde efficaee aux maux dont souffrait la Patrie? Rappelons-nous l'tat de choses ll'un pass rcent. L'esprit inquiet llu (lsarroi qui existait partout, les citoyens diviss pal' des luttes aiges. tout eela faisait presque dsesprer du salut. Aussi, les familles tracasses pal' la misl'e vivaient-elles dans des transes perptuelles. Quatre anne .. ont suffi,non pour tout rpa.rer, mais pour au moins redonner aux' l'itoyens ce (lui leur est iIlllispensable pour vivre et faire fl'Uctifier leurs industries et leurs travaux: La paix et la tranquillit, effets du patriotisme et de la bonne volont. Vous avez aussi, Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, une large part llans la transformation qui s'est opre. Ddaignant les elameurs et les critiques intresses des tpruels mcontents, vous avez franchement a.id l' Exeutif, en marchant ll'accord avec ses yues que symbolise le Vnr Chef d'Etat qui jouit de toutes les syinpathies populaires et qui vous avez l'Onstallllllellt la plus haute admiration. Enfin, Messieurs, je sollicite votre attention sur l'ensem (le eet llue j'ai dc vous prsent.er. de votre esprit de justice et d'quit et

PAGE 69

-70-par l'inbranlable volont de remplir, iL tout prix, les devoirs dlicats qui m'incombent, je puise de nouvplles forces dans l'espoir que me donne la Hatisfaction (le mriter toujours la confiance de cette haute AssemblL'. C'est, dans ces sntiments, (lue nous vous saluons en la Patrie. Le Secrtaire d'Etat de l' ll/triell/' et ,it 1(( j'O/'I'C 1}/1/t'r((lt, Pf;TION

PAGE 70

TRAVAUX PUBLICS Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Le Dpartement des Travaux publics, selon ses affectations habituelles et toujours soucieux, de ces attributions importantes qui lui incombent, ne laisse pas de s'appliquer donner une exeution suivie aux travaux soit de nos l'OU tes nationales, soit de rparations et de constructions denos diffrents difiees publics. S,1 vigih1nc3 et toute sa sollicitude se sont, en effet, tendues dans les localits o la ncessit s'en est fait le plus sentir. Mais est-il besoin d'ajouter qu'iLnous est encore impossible de donner, en ces matires, toutes les satisfactions dsirables? Sans doute, ehacun pense que cette considration sensiblement fcheu<;e trouve son fondement, ---le dirai-je sans cesse '? -dans la faiblesse de nos disponibilits publiques. Que si, en somme, je n'ai pu jusqu'iei mettre en uvre la plus grande partie des travaux de eeux que je ai numrs l'anne dernire, relativement aux travaux de constl'uetions ou aux tr,waux d'importantes rparations, il n'est P,lS moins vrai de dire que le service, sur ce point, n'a pas souffert outre mesure: je me suis vertu dans la mesure du possihle. et j'ai ralis (les travaux dont l'urgence ne pouvait l'happPl' ,LUX b'soins ncessaires auxquels ces difices sont IHlispensablement affects. Parmi ceux-l, l'on comptp certains palais de Justice, (les prisons, hpit,1UX, hospice .. arSPll,LUX, wharfs, ete., des rfections de pOllts divers et l'lHligupments des ri\'l'l'ps qui, pal' leurs brches cl't'uses, tenlll'aient ;L dtruire les C'ultures de nos paysans. Ces divers tr,waux sont ou achevs ou en voie d'exl'ution ; et des plus importants, il conyient de distinguer la construction du bureau du port du Cap-Hatien, qui tout activement, et celle du bureau du port de Port-au-Prince. Au sujet l10 ('l' demier difice, je voudrais bien prendre occasion d'y attirer votre attention et de vous en dire qu'il est SUl' le point d'tre parachev. Sous peu, en effet, mon

PAGE 71

-12-.... Dpartement en prendra livraison pour en' faire la remise celui de la Marine. Il vous a t, sans doute, donn de considrer les conditions d'art et d'architecture dans les se construit cet difice public appel, le premier, s'offrir aux regards des voyageurs qui descendent dans le p3rt de la C.1pita.le. Il av,tit fallu, au rste, construire un difice de ce genre, digne de de hL premire cit de la Rpublique. Pour ce qui concerne nos routes publiques, Ips efforts de mon Dpartement ont tendu les fairp maintpnir en un tat praticable le plus possible pendant ll's saisons lles fortes averses; et j'ai pu obtenir ce l'stntat relatif, g'l'l'e n,u concours de quelques comm;ulants militaires tenir la l'entretien de ces voies lIe la graulle cl'cu lation publique. Le Service hydraulique, en gnral, n'otf,'e rien Ile par ticulier dans son fonctionnement partout olt il est tahli ; except nanmoins Port-;Lu-Prince o Illon Dpartement a eu ide de une Commission ehat'ge de vrifier ce service sou,,> tau,> les ; lh'puis, cette branche d'administration a sensihlement chang dans son fonctionnement qui ne laisse plus de sujl'ts Il'inquitude pour la scurit gnrale. Ce rsultat heureux a (l lltl'r miner mon Dpartement en laisser la gestion l'eHe Commission qui continue organiser ('C service lle la la plus profitable. Si; dans la province, les administrations communales s'avisent d'impl'mer une aussi honne gestion c...! service et de le rendre effectif, 'aura t un bienfait gnral. je vous disais dans mon dernier exposl\ qu'il serait 'inutile d'y pellser, faute de fonels ..;:til'Ps d'o l'on pourrait tirer un sulnlle es localits C3!llI1l111nles. Me reportant ce que j'ayais eu l'honneUl' de dil'p. du reservoir de la partie Sud Ile Port-au-Prill('e, il intres sant de portel' votre connaissance que mon Dpartement avise aux mesures pOUl' commpl1eeJ' hiPIltt 1eR travaux de ce reservoir dont le Gouvernement a longtemps

PAGE 72

--73reconnu l'urgente ncessit. La construction de ce reser voir implique la captation de diffrentes sources de Bizo ton, afin de parfaire et de faciliter l'alimentation hydrau lique de cette population. Je ne dois pas galemeut passer sous silence la rfection du Bassin Gnral de distribution de la plaine du Cul-deSac. Le Gouvernement a estim que, en dehors de toute prvision au budget des dpenses que devront coter ces travaux d'une si haute importance, il sera bien plus efficace d'obtenir un cl'clit,gal'anti pal' une affectation spciale autorise pal' une dlibration Lgislative. L3 projet de loi prsenter aux Chambres cet effet, sera labor au cours de la prsente session. ... Pour ce qui touche le Tlgl'aphe terre:::;tre, dont l'utilit au P,LYS ne laisse aucun lloute, je ne cl'ois (bvoir rien retmncher lIe mes apprciations dans mon expos prcllent. La rforme qui s'y impose se poursuit lentement, il est vrai, mais m'Jn Dpartement ne perd pas de vue les moyens qu'il a toujours entpIHlu employpr, afin d'en venir au plein suecs et:'t la parfaite organisation qu'il a projete de ce sel'vice qui a heaucoup pet'du de sa, r(gula1't. .. diffrntes l'one,' ;s: :>I1S de voies ferres dj accordes aprs eelles de la P. C. S. et de la Compagme Nationale (lont le sig(' est aux Gonan"" celles qui se sont affirmes pal' lem' llls" en exl'utioll, sont I:L C'oncession (le Port-auP,iJl(.'p Pl-tiOllVillp, et l'elle qui se prolonge du Pont 'rIlUr ;L CaJ'l'efour, pour del:L, aller aboutir il, Logane. Ces tl'Lvaux lle pl'Olongem ont presque atteint le point terminus. Quant:'t la. Compa,g:nil' (1' chemLll lle fer de Ption-Ville, elle ft proel le lundi 13 :'[a:' ... (lel'lliel' iL l'ouverture de travaux l't il y :L lieu d que ces chantiers tant ouverts, il l',Llis, sOJ'" peu, les vue'''; de Compagnie d'pxplita,t,ion
PAGE 73

-14-SOus peine de forclusion. Cette ligne ne manquera pas son utilit dans les rgions qu'elle devra parcourir, et comme toutes les elle comporte d'importantes vises co nomiques, en concourant puissamment au dveloppement de toutes les industries e ces rgions o l'on rencontre d'intressants travailleurs Et le vu de la Commune e Ption-Ville, de mme que celui de Port-au-Prince, sera combl le jour o cette ligne, comme le prvoit le contrat qui en fait l'objet, arrivera son parachvement aboutir dans ce centre si pittoresque et si florissant de Furcy, c' est -dire au dela de Ption-Ville, o le climat offre tous les avantages bien des fruits et des produits lgumineux que d'autres rgions ne souffrent pas avec autant d',lYan tage climatologique Le Gouvel'llement en conformit de la 101 qui en rgit jousqu'ici la matire mais dont la modification s'imppose pour laJrendre conforme au rgime actuel,le Gouverne ment,-disons-nous,a accord, bien des concessions de Mines. Il m'est utile de revenir sur le rsultat que le trsor public peut arrivertirer de cette industrie extractive qui tend s'tablir dans le pays de la far:on ]a plus manifeste. Les travaux prliminaires qu'elle ncessite, les tudes auxquel les il importe indispensablement de se livrer, sont videm ment longs, mais il n'y a pas moins esprer d'obtenir des normes de ces gisements dont il est constat, selon le vu de la loi, la possibilit d'une exploitation utile. C'est pourquoi le Gouvernement n'a point hsit concder divers le privilge de diffrentes concessions (lont les contrats ont tous t conformment insrs au Moni teur officiel, avec espoir que les concessionnairf's en fa veur desquels ces contlwdts ont t signs ne se laisseront point d'agir avec la mme sollicitude qui a guid le ('on cessionnaire des minerais de Terre-Neuve actuellement en pleine exploitation. 'l'elle est, Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dpu ts, la situation que j'ai l'honneur de vous faire des mou vements oprs par mon Dpartement. J'aurais voulu cer tainement avoir mieux fait et rempli plus largement les devoirs de ma charge si dlicate; mi:tiE' les ncessai res manquent. Cependi:tnt lorsque je me rappelle que le

PAGE 74

-75pays, en tous sens, se dbat encore dans les affres de cette longue crise finaneire et commerciale qu'il n'a pas fini de traverser, j'ai le ferme espoir gue vous ne manquerez pas de sanctionner ce que j'ai pu faire dans la marche gnl'ale de l'administration publique du pays, selon les moyens dont il m'a t donn de disposer. Le Sel'/'tal/'e (l'.t({t de.') T/,({.l'(t/l,V j)llblic8, F. N. LARAQUE

PAGE 75

AGRICULTURE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Il est un fait dign3 d'tl'e not et qu'aucune d:Ilon"tl'a. tion ne saur ses projets tencl,lnt 11 une l'for me mthodique dans cette bmnche de seniee public, Es prons, Messieur3, que, grce aux inccs.,ant:,; l'tfOl'ts llu Gouvernement, le;; difficult 3 financir2'l auxquelles il se trouve eh butte qui pY.1rl',1ent p:11'aly33r san action, s'il n'avait des moyen,> rationnels de les vaincre, ne tarderont p:ts cesser, afin qu'il lbuner plein3 exLltioll S85 projets. Je voudrais, Messieurs, oprer un changement dans le per30nnel du Dpartement, C,Lr, organis comme il l'est, il ne rapond p.1:' a a'lX du .Te vO'1'll'iLi" y crer une section (le statistique: e'est-h-t1"lcl'ipLiol1"l, pour se compte de l'avanc3:Il3rtt de l' Agl'r'ulture; sign,tlel' les

PAGE 76

-77-dfectuosits constates dans la culture de nos denres et indiquer au Gouvernement les moyens propres y remdier. Pal' ainsi nous pourrions sortir de la routine, de cette pra tique qU.I semble enracine chez nous, plus dfavorable aprs tout que profitable aux cultivateurs. Le corps des Inspecteurs de culture,ai-je besoin de vou,> le dire, tel qu'il existe, ne peut pa,> mon sens, rendre les services que le.Dpartement voudra.it en avoir. Cependant, ces rformes importantes ncessiteraient des dpenses dispendieuses qu'il se rait trop long d'numrer ici et qui viendraient en quelque sorte grossir le budget de la Rpublique quand le Gouvernement est oblig de les amoindrir en ce moment autant que possible; car il lui faudrait aCf'order aux Inspecteurs de culture par exemple, des rtributions en rapport avec les services que l'Etat pourrait exiger d'eux. Ds qu'une amlioration se produira dans la situation financire et conomique, mon Dpartement, toujow's soucieux de ses devoirs ne manquera pas d'y penser. Il viendra vous demander de modifier notre Lgislation agricole, afin de la mettre plus en harmonie avec nos murs. Il entamera la rorganisation de la police des campagnes dont la ncessit se fait sentir depuis longtemps dj .. Les habitants de la plaine du Cul-de-Sac qui, Messieurs, semblaient sommeiller, cause des lments d'encouragement dont ils taient privs pour la cultur-3 de leurs terres, se sont rveills de leur torpeur, depuis que le chemin de fer s'y est tabli. Dj il Y a dans l'arrondissement de Logane, dans les Dpartements du Nord, du N Ol'd-Ouest de l'Al'tibonite et du Sud un mouvement des plus marqus en faveur <1e l'Agriculture. C'est que partout enfin, on est soutenu pal' le consolant espoir des bienfaits que peuvent procurer les voies ferres. Les cultivateurs ont la per:->ua sion que, grce aux moyens de transport que h.'ur prpare le Gouvernement, ils vont dsormais obtenir la rmunration immdiate des peines qu'ils se donnent. En expdiant leurs produits sur un centre de consommation quelconque du Pays, ils ne seront plus exposs aux retards, aux pertes que souvent ils subissent dans leur coulement, cause de la grande distance qui les spare des lieux o ces pro-

PAGE 77

-78-duits sont vendus. Dans l'Expos de la situation de ce D partement dpos l'an dl::'rnipr sur Ips bm'l'aux (lu Corps Lgislatif, je vous apprenais, Messieurs, llUI:' l'Etat avait fait l'acquisition, t.itre de fpl'ml" d'un t,>ITain aux pnv'ol1s de Port-au-Prinec pOUl' l'tablissement (l'unl' fl'l'me eole et qu'il ferait toute diligence, en vue de nWl1pr bonne tin les amnagements qu'elie devrait ncessiter. Il m'est agrable-d venir aujourd'hui porter votrp eonnaissancp que cette nouvelle institution est en pleine voie d'organisation, grce au concours dvou et persn"rant (lue j'ai trouv dl' Messieurs les Ingnieurs agrononws attach('s au serdce du Dpartement. C'est une uvl't' lluplqup peu difficile ft raliser, mais elle n'est pas moins utilp, indispensable ml> me une nation comme la ntre. J'ai confi le soin de cpt te organisation la Congrgation lIes Frres de l'Instrue tion chrtienne qui a dlgu ses pom'oirs :tu frt'l'l'
PAGE 78

-79-ment utilitaire. La ferme d'exprimentation de 'l'ill'geau r alise, c'est le sillon trac, c'est le branle dfinitif donn. Aussi, mon Dpartement se franchement l'uvre, dpensera-t-il tout ce qu'il peut avoir d'efforts et d'nergie afin d'largir cette excellente voie d'o sortiront, il en a l'intime conviction -les rsultats les plus satisfaisants pour notra.jeune, intressante Rpublique. C'est sous l'empire de ces bonnes et patriotiques dispositions, qu'il entamera dans un avenir trs prochain l'or ganisation de la ferme-cole des Cayes, Camp-Prin, de celles des Dpartements du Nord, du Nord-Ouest et de l'Artibonite, dignes des titres divers de la haute sollicitude gouvernementale. Si cependant les moyens de transport constituent un avantage au dveloppement de l'Agricultill'e; si nous reconnaissons tout le profit que le pays peut tirer de la cration des fermes-coles, il n'en est pas moins constant, Messieurs, que l'Etat doit pourvoir aux rparations et l'entretien des routes. Aussi chaque anne voudrait-il avoir une quantit, non pas relative, mais suffisante d'instruments aratoires de toutes sortes qui seraient affects exc!usivement ces travaux et possder en mme temps des machines perfectionnes, indispensables la bonne prparation de nos denres d'exportation. Je veux bien esprer que le moment est proche o sous le rapport des voies de communications et de machines agricoles, nos braves citoyens des campagnes auront toute la satist.l.ction laquelle ils ont lgitiniement droit de s'attendre. L'industrie agricole, Messieurs, encore l'tat embryon naire chez nous, se dveloppe considrablement. Nous en augurons d'heureux rsultats. Quand elle sera dfinitivement implante .en Hati, elle sera une source nouvelle de revenus pour l'Etat. Depuis peu, Messieurs, notre caf a heaucoup perdu de sa valeur, cause de sa mauvaise prparation et surtout de sa, cueillette qui se fait trop prmaturment. Encore que la situation conomique faite en Europe cette fve par des produits similaires d'autres provenances ne nous soit gure encoill'ageante, encore que sa consommation soit reste. l'tat stationnaire, je pense que notre devoir est de

PAGE 79

l'etloubler d'activit, d'intelligence mme dirai-je pour re donner notre caf qui, de mme que le coton dont la culture n'est nullement nglige, la place qu'il avait conquise nagure sur les ma,rchs d'outre-mer. Le cacao au con traire prend chaque jour des proportions considrables. Le Dpartement a pris tache de fortifier les tendances de nos populations la culture de cette denre d'exportation dj si productive de revenus fiseaux. C'est ainsi qu'aprs avoir command et 'reu des cabosses de cacao des arrondisse ments de la Grand' Anse et de Tiburon, il a eonvi, pal' des avis publis au "Moniteur" et au "Bulletin officiel de l'Agriculture" qui vient de reparatre et qui est appel ren dre de services au..'C cultivateurs, tous ceux qui s'oc cupent de ce genre de plantation venir dans ses Lm'eaux o il en tenait une certaine quantit leur disposition. Cette marque d'encouragement a t favorablement aCt'ueil lie, de telle sorte qu'il y a lieu pour moi de vous donner l' as surance,:Messleur3,que cette culture sera, avant longtemps, et comme dans les deux arrondissements prcits en grande proportion dans les diverses rg'ions dp la Rpublique, Estee que nous ne devons, :Messieurs, nous en rjouir cl' or8S et dj? ... attendons, si vous le voulez, les rsultats oL tenir. Dans son Bulletin officiel, le Dpartement n'a pas man qu de publier, i)our les cultivateurs, quelques conseils sur la culture du cacao: savoii' qul raut-il choisir pOUl; le cultiver, 'ommIit le pour tre sr d'en faire une bonne rcolte. Vous lirez aussi di1l1s l'Expos de la situation de mon collgue du Commerce certains l'enseignements sur le cacao. Il est vrai qu'ils seraient plus leur place ici, mais notre Consul New York a mieux aim les adress mon collgue. Je profite de l'occasion pour vous dire, Messieurs, que mon Dpartement n'a pas renonc son proiet d'ex ploitatlOn de bananes. Il continue cet gard des l)ourpar lers avec des Compagnies agricoles trangres. Ce projet sera ralis selon toute perspective. L'an dernier, je faisais ressortir .aux yeux des manda taires de la Nation toute l'utilit de la cration d'une Ban 'que agricole. Le projet en a t dpos sur les bureaux par mon collgue des Finances. La Chambre des Communes a vot la cration de cette Institution de crdit; mais 'mal-

PAGE 80

-81-heureusement elle n'a pas eu le tenips d'obtenir la sanc tion du Snat. Si dans le cours de cette Session, il plait au grand Corps de ratifier le vote de la Chambre, la Banque agricole ne tardera pas ft entrer dans le domaine des faits a.ccomplis, c'est--il'e qu'elle sera en voie de fonetionne ment l'anne prochaine, avant mme la nouvelle runion du Corps Lgislatif. .. '" Aprs avoir figm' avec avant,lge II l'Exposition de Saint Louis, le pays vient d'tre il nouveau convi celle de Ja mestowl1(lont l' OUV01'ture aura lieu le 26 du prsent mois, en commmorat.ion pour y aller reprsenter le Ce sont es citoyens connus de vous tous, Messieurs, intressants plus d'un titre, et dont les senti ments patriotiques n'ont jamais t mis en doute. Il est donc certain qu'ils s'acquitteront avec tact de la dlicate mission qui leur est confie. -. Voil, Messieurs, les divers points du service du Dpar tement de l'Agriculture, sur lesquels il m'est permis de vous entretenir. Je crois avoir consciencieusement rempli

PAGE 81

-8:!mon devoir. C'est vous donner votr(' apprciation dans le seus que vous le trouverez ncessaire. Le &cJ"tail'e (l'.B'tlft de l'AYl'i('ulflfJ"l', F.N.LARAQUE

PAGE 82

INSTRUCTION PUBLIQUE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dt'>puts, vous soumettant la situation du Dpartement de l'Instruction publique, il est de coutume de vous exposer les besoins les plus urgents et les rformes les plus pressantes qu'il importe de raliser. Je ne peux manquer de vous les faire connatre anne, et s'est avec le plus grand empressement que je m'acquitte de cet important devoir. L' excreiee] UO;:)-l UOI) a t fertile en bons rsultats, grce au COlleours que les Chambres Lgislatives ont donn au Gouvernement. Il a vu natre, par exemple, deux uvres capitales: la cration de l'cole professionnelle Elie Dubois li et la de nos coles rurales dont la suppression avait t d'autres points du pays des similaires, avec l'ide aussi que nous en ferons de mme pour nos gal'ons. Crer partout des institutions o nos enfants ap pl'e11l1ront des mtiers honorables, capables d'assurer leur existence, est une uvre absolument patrioti.que laquelle,

PAGE 83

---84 _. tous, nous devons nous attacher. Notre dmocratie ne sau rait tendre un plus noble but. Il n'est peut-tre pas inutile de vous dire qu'en votant la rouverture de ces coles rurales vous avez gn1tifi les fa milles de nos campagnes d'un immense bienfait. Le pays tout entier a applaudi la dcision que vous avez prise et vous en tiendra compte, soyez en srs. J'ai d faire de mon mieux pour procder convenable ment leur installation. Il importe que je vous rappelle qu'il n'avait t rien prvu au dernier budget pour ces d penses Ne disposant mensuellement que de somme de S 2.749.79, dj insuffisante pour les besoins des coles existantes, pour les fournitures de bureau du Ministre et des quinze Inspections, j'ai cependant tenu, dans les limites de nos ressources mensuelles, assurer le fonctionnement des coles rurales que vous avez bien voulu l'tablir. Mon plus grand dsir serait d'y introduire aussi l'ensei gnement de l'agriculture pratique. Il serait ncessaire d'apprendre
PAGE 84

-85dant la cration d'coles normales primaires qui fourniront des matres prpars spcialement pour l'enseignement, le Gouvernement s'vertue bien choisir ceux qui doit tre confi la mission dlicate de diriger l'ducation des enfants. D'un autre ct, je n'ai cess de demander aux InspecteUl's, de faire de frquentes visites dans nos coles et de 11lcnaccr les parents ngligents ou do mauvaise foi de l' ap plicn,tion rigoureuse des pnalitsprvues par la loi sur l'instruction primaire obligatoire. J'ai t heureLLx en me baStard clans cette voie a plusieurs causs; mais peut on nier qu'une dps principales ne rside pas dans le man qut:' (le bons ouvrit:'rs ': Hi nous voulons sortir (le cet tat, il faut nous dcider formel' dcs ouvric1's instruits, honntes et habiles. Nous avons l'cole des Arts et Mtiers de Port-au-Prince. L, outre l't'nseignement primaire qu'ils reoivent, les jeunes apprennent la. menuiserie, l'bnisterie, la. cordonnerie, etc. Elle fonctionne d'une dig'ne d'loges. Des tablis-

PAGE 85

--813sements semblables devaient tre crs dans les prinepaux centres de la Rpublique, Ne faudt'ait-il pas, Messieurs les Snateurs, Messiems les Dputs, C011l'elltrl.'1' tous nos ef forts vers ce hut 'f ENSEIGNEMENT SECONDAITIE, Nos institutions d'enseignement secolHlaire sont de jour en jour plus frquentes, c'est Ulle joie pOUl' moi de remar quer qu' l'poque actuelle plusieurH de nos j l'Ul1l'S gt'ns continuent jusqu'au bout leurs tudes, Si pOUl' faire unl' comparaison au sujet de la fl'quPllt,Ltioll (h-'s premi<"l'l's classes de nos lyces et eollgl's nous l'P)lortons la pense quinze ans seulement en urril'l'l', y()yCJllS qHl' les temps sont Ch,LUg-; en fa Yl'lU' (le la glml"mtion )ll'l'Sl'lItA', Afin de donner une sandion aux tlHks.sl'(olHlair('s ('];ISf,tites dans les lyces et collges (le la Hpuhliqtll' et afin derpondre aux dispositionsllps nouvelles lois HUI' l'l'l1-seignemen t de hl l\ldecine et du DI'oit, j'ai, pal' Ulll' eireu la ire en chlte du 16 Mars (lel'llier, inform ll'S l nSpl'l'tpUl'S des coles qu'ils auraient ;1 partir (lu mois (h' .Tuilh,t pro chain faire subir des examens pOUl' l'obtL-ntiolt (l'un ('l'l' tificat d'tudes secondaires dassiqups. Cette mesure relvera Il' niveau dl'S tlHh's, et IL, nomhre des lves qUI vont JUSqU';L la fin (le leUl's dassl's s'augmen tera encore, Nos lyces ayant comul'.' dil'eeteul'S l't professl'ul'S (ll's hommes comptents et pleins de bonne foi, eontillut'nt;1 fournir au pays une ppinire de jeunes gens instrilits, Lps cole,;; secondaire;; de gal'mns pt rIe filles font de leur mieux pour donner une instruetion soli(le pt pratique iL ceux qui les frquentent. Les professeurs de nos lyce.s et (le no, eoh'.:; SPl'on daires spciales sont dignes d'loges, et je suis heurpux tle leur rendre ici les hommages auxquels ils ont (lI'oit: ils consacrent tout leur temps et tous leurs talenL:->;t notl'e jeunesse avec une abngation sans horne .. Aussi je tipns iL attirer votre attention sUl'la mo(licit de ll'Ul'S appointp ments qu'il serait juste d'augmcntCl' aujoUl'il'llUi plus qlH' jamais, Je ne dois pas oublier de vous informer, Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, que la Commission tle l'e-

PAGE 86

-87-vision des programmes de l'enseignement secondaire a min la besogne que le Dpartement de l' Instruc tion publique lui vait confie en 1B05. Elle s'est empresse la date du 18 Septembre 1906 de me prsenter son remarquable l'apport accompagnant divers projets de lois labors avec une science profonde et un soin mticuleux, Elle a pleinement justifi la confiance que le Dpartement lui avait accorde et elle a bien droit mes plus vives flicitations. Des projets de la Commission de revision sont en ce mo ment l'examen, et mon vu le plus cher serait d'or,donner la rforme ds la rentre d'Octobre 1907. Pour cela, il fau(h'ait, je vou.;; l'avoue, prvoir d'assez grandes dpenses, entre autres, celles que ncesiterait ne augmentation du personnel du Lyce National de Port-au Prince, o il con viendrait peut-tre de commencer tout d'abord l'exprience. Aussi vous prierai-je de me prter votre appui, en vue lle la nouvelle organisation de notre enseignement secondaire. ENSEIGNE).mT La loi du 27 .Juin 18;')9 SUl' l'enseignement du Droit et celle du lU Septembre 1870 sur l'enseignement de la Mdecine ne rpondant plus aux besoins actuels, vous avez, l'anne dernire, vot deux nouvelles lois pour la rorga nisation de ces enseignements, et vous avez' dict des dispositions en vue de rendre les tudes encore plus s rieuses .le vous ai parl de la rsolution que j'ai prise au sujet de l'admission des jeunes gens dans l'es coles llE' Dl'oit et dE' Dsormais, nul ne sera admis s'inscrire dans ces coles, s'il n'est porteur d'un certificat d' tudcs st'l'ondail'c,; dassiques. suprieur se dveloppe d'une faon constante. Nous avons outre l'Ecole Nationale de Droit e Port-auPrince, des coles libres subventionnes dans plusieurs villE's de la Rpublique. J'ai eu attirel' l'attl'ntion lle :MM. 1('8 Inspeeteurs des coles du Cap-Hatien, des Cayes, de la Grande-Anse l,t de Nippes SUl' les dispositions des art. et 13 de la loi yi sant les coles liures de Droit. J'ai demand chacun d'eux de contrler srieusement

PAGE 87

-88 -le fonctionnement de l'cole libre tablie dans sa ch'cons cription, d'aider en un mot, le Dpartement de l'Instruction publique faire excuter sagement la loi du 13 Septem bre 1906, L'Ecole Nationale de Mdecine et de Pharmacie place sur de nouvelles bases, va continuel' les services qu'elle n'a jamais cess de rendre, J'prouve, Messieurs les Snatelu's, Messieurs les D puts, la sa,tisfaction ht plus gralllle iL vo:!,.; appl'(']Hll'l'
PAGE 88

le budget de l'Instruction publique. J'ai d y inscrire une valeur de 12.000 gourdes en plus. J'ai vous dirp, cette anne encore, que nos coles se trouvent, au point de vue du mobilier, du matriel et des fournitures classiques dans l'tat le plus dplorable. La valeur inscrite au' budget est insuffisante pour rpondre toutes 110S dpenses. Je crois qu'il serait utile que vous l'augmentiez. Dans l'Expos de l'anne dernire je m'exprimais ainsi: Pour mohilier, matriel, transport de matriel ( c'est" llire, hanes, tables, tabll'LUx noirs, chaises, cartes mu l'ales
PAGE 89

JUSTICE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Depuis la dernire Session lgislative o j'ai eu l'honneur de soumettre l'Assemble nationale la situation de ee Dpartement, je suis heureux de pouvoir vous annoncer que la distribution de h!> Justice se fait il la plus grande satisfaction des justieiables . Notre Magistrature, tIans son ensemble, a la conscience de ses devoirs et possde surtout la bonne volont de les l'emplir, coneourlLnt l'ri cda h latin tlue poursuit le Gouvernement de la Rpublique: rendre bonne, prompte et im. partiale justicE' tous. Ces rsultats prcieux ont t obtenus plr let sui'veillance incessante s'exera,nt tant par ll's tournes d'inspedion que j':ti invit tous les ehefs de nos Parquets tL entreprendre tbns l'tendue de leurs juridic tions respeetives que pal' le contrle du Dpartement sur le fonctionnement gnral de la Justiel'. L'importl1ce des tournes des offieiers du Ministre pu blic, :MM. les Snateurs, }'Iessieurs les Dputs, ne saurait nullement chapper votre sagacit. gloigns des divers tribunaux de paix de leurs ressorts et dei'l offiders publies dont ils ont la conduite, il est d'ordinaire difficile aux membres des Parquets d'tre amplement l'enseigns sur l'accomplissement des obligations que la loi met la charge de ceux-l! Les tournes d'inspection qui offrent le mrite d'obvier cet tat de choses contribuent iL mettre en veil l zle des fonctionnaires de la juridiction, maintiennent le respect des lois, et produisent, en dfinitive, 'tme r gularit et une activit sans relehe tIans toutes les opra tions du ressort. Je me plais done lL en signaler votre haute attention tous leurs bienfaits qui, au surplus, ont au Dpartement l'occasion de constater que ses instructions ritres tenoant iL assurer la bonne marehe du service iudiciaire ont port (l'excellents fruits. La comptabilit des Gl'(-'ffes, le" rpertol'ps des Notaires, dl:'s huissiers ainsi que les registrps des offieiel's de l'Etat civil ",' t scrupuleusement donn, relativement

PAGE 90

-91la tenue des registres de ces officiers publics, de svres instructions aux Commissaires du Gouvernement pour la rigoureuse application des lois en ces matires. Je dois cependant ajouter que depuis sa circulaire de J;'vrier dernier rappelant les prescriptions formelles de l'article 4;') de la loi du (j A vl"il 1880 relative aux officiers de l'Etat civil, le Dpartement a expdi bon nombre de doubles des registres de ces officiers publics au dpt central des Archives de la Rpuhlipue. Un contrle srieux a t particulirement exerc sur les justi('es de paix de diverses juridictions du Pays. CertLins Magistrats de cet ordre perdent souvent de vue la nature lh-leurs attl'ihutions consistant juger rapidemC'ut et IWU (le fl'ais hs procs Il'intrt minime et user (le leU!' p::>u v"il' }JC>!ll'le..; l)l'veair au be ;;oin. De'') instructions prcises ollt t aresses aux Commissres du Gouvernement pOUl' ramener la jurillictioll paternelle de certaines de ces justices de pLix tL la vraie conception de leurs obligations. Le mesurage d('s terres, surtout dans les ca,mpagnes, donne lieu (les procs dispendieux pour les pauvres paysans, Voulant enrayer cet .tat de choses que nous devons la non excution des de hl loi du 1er, Septem bre 184;'), sur l'arpentLge, j'ai d adresser une circulaire spdale aux Commissaires du Gouvernement qui auront, sans retarll, requrir l'application des pnalits -dictes ce sujet, c:>ntre ceux de CGS fonctionn:res qui contreviennent aux pl'eHcription:; lgales, J'ai eu, l'anne d ,', les Snateurs, :Messieurs les Dputs. vous dmontr('r la ncessit qu'il y avait pOUl' ('P Dpartemen 'j 11(' faire paratre son" Bulletin Officiel" prvu pal' une loi particulire, Je lIe reviendrai pas SUl' les l'onsidrations puissantes que je vous ai alors exposes et qui lp:itimail'nt cette puhlication, eette poque o les quostions Ih lh'oit t't de jurisprudence al'quirent une si gl'alllle importanl'e et oil surtout nos lgistes se consa crent avec tant dl' l'ollsLuwe d'intelligence les appro fondir. Vous l'Il avpz tellu grand compte en assurant la vi talit dl' l'ettt' (l'uvrp qui, pal' l'al'cueil (lont elle a t l'objet de la part du mOlHle juJiciaire eu particulier, dit assez 11 quel besoin de la socit elle est veuue rpondre,

PAGE 91

-92 -11 est fort souvent impossible aux indigents de faire va loir leurs droits devant les Tribunaux. En de remdier cet tat de choses, j'ai pris cur de mettre excution une loi longtemps dlaisse, celle du '2 Septembre H3();1, sur l'assistance judiciaire. La Commission prvue par cette loi, et dont le procs-vorba'! de la pl'l'1l1iL'I'l' runion a in sre. au N 1er.du 0 Bulletin officiel, fonctiollne l1 la sa,tis faction de ceux qui, jusqu' ce jour, ont eu s';l{lressl'r iL elle. Si nous devons, les :MM.ll's Dputs, nous rjouir du bon voloir et
PAGE 92

-93-ticles, le Dpartemeut a fait parvenir beaucoup d'ouvrages plusieurs rrribunaux, en particulier nos justices de paix. Cette question, dont vous comprenez toute l'importance, s'impose votre attention. A notre poque o la tche du juge devient trs dlicate et o les problmes juridiques soumis son examen rclament un labeur consciencieUx et nourri, il convient que vous facilitiez son travail autant que possible, en pourvoyant nos rrribunaux d'un nombre suffisant de volumes de droi t et de jurisprudence. Je dois, MM.les Snateurs,MM. les Dputs,attirer aussi votre attention sur l'insuffisance de la valeur porte au budget pour frais de justice criminelle. Le Dpartement ne peut ps s'acquitter de tous les tats defrais d'huissier dont bon nombre encore demeurent jusqu'ici en souffrance; et il est dsirable qu'il soit toujours iL mme de le fail'e, l'instruction criminelle, comme je vous le disais l'anne .dernire, qui doit tre ra pOul' l'abrviation de la dtention pr,"cntive, ne pou vant que s'en ressentir. C'l'st aussi de cette valeur porte au budget que le Dpartement est oblig de tirer les fonds ncessaires au rglement de comptes des mdecins experts chargs de constater la nature des coups et hlessures reus par'les parties plaignantes sur la rquisition expresse des Parquets, des Juges d'Instruction et des jutices de paix. J'ai toujours considr comm8 une des plus grandes obli gations de ce DpLl'tement l'impression du Bulletin des ar rts du rribUlULl de Cassation. On ne pourra laisser se fixer la jurisprudence de ce ha,ut rrribulHtl que pa,r la publication non-interrompue des importantes dcisions qu'il prononce. Aussi est-ce bon droit que son Bulletin doit tre regard comme le complment de la lgislation nationale. Grce l'allocation prvue, le Dpartement a pu publier, au cours de l'anne dernire, ce preieux recueil qu'il a t heureux de pouvoir distribuer tous les m8mbrs du Corps judiciaire. Le chiffl'e des dcisions rendues p2111lant p:t:;:;e n'est pa,s infrieur la moyenno d8 l'anne Le Tribunal de Cassation, toujours anim d'nn zle pa,triotique aussi ehtil' qump,u,tial, a rendu 1 B al'i'ts dont le!:") p:ml' la section eivile et ,")3 pour ht section criminelle, d'o ressort un eX('dellt de dcisions SUl' l'anIle expire. ce qui concerne les Tl'ibun.1,ux civils, les rapports des officiers du Ministre public accusent les chiffres ci-aprs:

PAGE 93

-U-! 'l'ri buna'! civil de Port-au-Prince' ...... ;')04 jugements " du Cap-Hatien ......... 2;,)() .. .-" de S:1nt-Marc .......... 193 " de Petit Gove ......... 169 .-" des Gonayes ........... 121 " de Port-de-Paix. 0 c) 1 .... .-" des Cayes .............. 27-! .-.-" d'Aquin .............. o. ns .-" de Nippes. o ............ .-" de Jacmel. ............. 1;'');') .-" de Jrmie ............ 0 liU J'aurai l'honneur de soumettre votre haut exanwl1 ('l']'tains projets de loi au cour,;; de la .J'ai l'intime conviction, MM. les MM. les Dputs, que la loyale collaboration lIes Chambres S81'a en cette cir constance d'un trs grand' secours il l'Exc'utif dans l'plabOl'ation des lois rpondant aux ncessits nouvelles de Ilotre tat social. Le Serr/ail'e d'i',Yat de la Jl/stiN, 'l'. U

PAGE 94

CULTES. Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Les rapports de l'Eglise avec l'Etat, ayant un caractre particulier, quant leur nature et leur objet, le Dpartement, dans le rglement des questions parfois dlicates qui lui sont soumises, est oblig d'user d'un tact minutieux pour essayer de eoncilier les droits et pl'rogatives de l'au torit civile avec les attrihutions spil'ituelles du Clerg. Fortement pntr de ec prin<:ip8 il c1 toujours l'gl, en effet, apl's un examen ai>prolHli, les diffi<:ults dfres sa haute apprciation, la satisfaction des pal'ties intresses. POUl' phtenil' ces heureux rsultats le; eoneoul'S loyal et le dvouement pl"OU\de l'Archevque et des Evques du Cap et dl'S Cayes ne lui ont jamais fait dfaut. C'est hien l'occasion de dclarer que gr<.ee ees v nrables Prlats le prestige de l'autorit civile a constamment t maintenu. Aussi le Dpartement ne peut que se flicitel' de ses bonnes l'elations avee le Clerg. .. Les tl'avaux de la Cathdralt' de POl't-au-Prince nous permettent d'apprcier l'haque semaie qu'une acth-it incontestahle et continue l'gne sur ee chantiC'r. Les murs de la grande Neh;onttermins jusqu'au Tran sept et atteignent HO pieds de hauteur environ; et d'ici quelques semaines, les deux fa'ades du 'l'ransept et le Chur, soit la totalit (le l'Eglise, auront atteint le mme niveau. Quant tL la faade }>rineipale, elle pl'senk ll{'j un(' ap parence grandiose; les l'ages des esealic1's qui eOlHluisl'llt chacune des 'l'ours et au Jub sont ('omplL''lllPllt ae hen:es. Les votes des Basses Nefs sont exl'utes et on pC'ut en apprcier la solidit en voyant une armC' de tra,-ailleul's passer dessus avec des blocs de pierre. Les platefol'llles pOUl' le repos dl:'s votes de la grande Nef sont en pIctet:'. Les Revtements et dcorations de l'une des faades la.

PAGE 95

-HG -trales permettent d'apprcier que la Cathdrale de Portau-Prince sera un monument remarquable et d'une trs grande beaut architecturale. Selon le vu que vous avez exprim l'anne dernire, pen dant le vote du Budget de ce Dpartl'llll'llt, j'ai demand Sa Grandeur Monseigneur l'Archevque de Port-au-Prinee de me fournil' un tat dta,ill des lves prsents au Grand S!llinair d'H,1ti Saint-Jaeques et entretenus aux frais du Gouvernement. Cette liste fut expdie le 7 Janvier de cette ann et un avis publi drtllS le JOUl'nal officiel" invitait tJ:l3 les jeune3 kttiens, qui montreraient avec les aptitudes voulues une vocation marque pOUl' la prtrise, s'adresser'au Dpartement pour leur admission au Grand Sminaire Saint-Jacques. Si cet avis produit les heureux effets que nous devons en attendre, il nous sera pE'rmis de compter beaucoup de llationamc dans les rangs du Clerg. Le Concordat dont le second alina de l'art. !) disposp que les Vica,ires-gnraux, les Curs des paroisses ainsi que tous les autres membres de la hirarchie ecelsiastique, tous chefs d'coles ou d'institutions religieuses, prteront, avant d'exercer leur office, entre les mains de l'autorit ci"il(> dsigne par le Prsident d'Hati, le serment (le gar(he'r ohissance et fidlit au Gouvernement tabli pal' la Constitution. En conformit de cette disposition concordatairE', II:' Prsident de la Rpublique prit l'arrt du 26 Novembre 1\103 dsignant les Doyens des Tribunaux civils pour l'eeevoir le serment prescrit. Le Dpartement tenant fortement la main l'excution de cet arrt et considrant que l'accomplis sement de cette formalit lie envers nous, d'une faon indniable les.membres de la hirarchie ecclsiastique, n'a jamais manqu de requrir des fonctionnaires dsigns la prestation de serment exig par le Concordat. De leur ct, les prtres de la Rpublique, avant d'exercer leurs fonctions, se soumettent avec le plus grand empressement l'excution de la loi. On ne peutsigmtlerque deux faits importants pour l'anne qui vient de s'couler: la cration d'un nouveau centre paroissial Grand-Gosie' o rside un prtre depuis le mois de Dcembre, et la formation d'un Conseil de fahl'ique dans la Commune de Thomazeau rige en paroisse il y a deux ans. Permettez-moi de vous faire remarquer ce sujet que b loi sur les Conseils de fabrique ne rpond plus aux aspi-

PAGE 96

..-97-rations tlu peuple hatien et qu'il est ten1ps de penser :\ hL de fac:on mettre ces tablissements sous un con trle plus immdiat du Dpartement des Cultes. Le Dpartement vous prsenter;L incessamment un pro jet de loi la modifiant non seulement dans le sens indiclU plus haut, mais dans certaines de ses dispositions qui sont' devenues incompatibles avec les murs aduelles. Le nombre des ecelsiastiques attachs l'Archidiocse de Port-au-Prince et au diocse des Gonaves est actuelle ment de Monseigneur l'Archevque fait obselTer tlue ce chiffre est hien insuffisant quand on pense que la popu lation de nos paroisses dpasse 860.000 habitants. Deux prtres sont dcds depuis un an, M.l'abb 8im01I, cur au Gros-Morne, et M. l'abb Kerdavid, aumnier de la l\Iaison centrale. Par 10 l:'cdsiastiques sont venus prendre rang le CIE:'rg de r .:\rehidiocse. Huit d'entre eux sortl'llt de notre Gl':uHl Sminaire: Bernard, Jouan, Lamballais, LE:'jeamlre, Pellan, Pogan, Richard et Bessard. Les deux antres, }.fM. Lagre et BessO dj exere le ministre dans d'autres dio cses. Huit jeunes prtres sortant du Grand Sminaire doivent rentrpr dans le pays la fin de l'anne. J'ai l'honneur de vous demander pour me mettre eu mesure d'utiliser leur service de portel' le nombre des traitements eeclsias tiques 180. C'est iei l'occasion de vous faire remarquer que la loi de sparation des Eglises et de l'Etat, n'a eu, jusqu'. ce aucune rpereussion SUl' l'existence et le recrutement du Grand Sminaire d'Hati St. Jac ques. Cet tablissement continue douc prparer comme pal' le pass et en nombre sensiblenwnt gal, lS jeunes gens qui se destinent au sacerc10ee pOUl' Hati. Rdatiw'ment aux 40 passages accords au elerg, le Dpartement vous faisait remarquer, il y a delLx ans, qu'il cOllviendrait de portel' ce chiffre 30, s'il fallait rlrer la moyenne des jeunes prtres qui nous viennent :Lnnuellpment du Grand Sminaire et le nombre des malades ayant besoin de cong .. Cl.:'tte observation se tromic amplement fortifie par les dl'mandes de cong qui nous arrivent de tous les points du pays et l'insuffisance du el'dit port au budget pOUl' cette catgorie de dpense, Le Dpar tement s'est mme YU, l'anne dernire, dan." la pnible

PAGE 97

-98n(Tb:;it,j de VO .... 1" 112:n:tldel' un sllpplt>l1ll'11t !1L' (')'(lit. Il n(' sl'a.it que jU'ite de port!:'l' 30 pa,ssage:-; au hu!lg'pt. DU CAP-H,Wrmx Nous avons noter Fincen(lie Ile l'E\"l'll (lu Cap-Ha tien survenu dans le cours de l'anne qui dl'nt !ll' s'cou ler. POUl' rparer ce malheur, la, ville Ilu Cap S'L'st surpas se en gnrosit. Le subside accorll 'pal' le Gouverne ment, les dons fa.its pal' les fidles ont permis 11' l'utl'('pl'ell (h'e dans un bref dlai, la reconstruction de cet C\ifice. Lt' Clerg du diocse !lu Cap-Hatien comprenant (t'lui de Port-de-Paix se compose dl' ;')4 prtrl's rpart.is COUlme suit: :? vicaires gnraux l'un au Cap-I-Iatipll t't l'autre un secrtaire-gnral Ile l'Evch, pl'tl'es au Collge Notre-Dame et 47 attachs au sl'rYice pal'oissial. J l'Il\? puis Ill' l'Ill pche)' de vous faire pcut eIwor\:' ('ette anne Iles pressantes communications de l\lonseig"nem !lu Cap-Hatien l'gard de la eharg"l' norme que fait peser SUl' lui la Cathdrale de Port-Ile-Paix. Pal' suite ll"accidents SUlTenus dans la construction Ile cpt lli fice, la abrique de cette Eglise ,1 eu sa charge une (lette de 30.000 fmncs. L'E\-que du Cap-Hatien a pris cdte dette son compte avec (les intrts de il 0/... Il demamle d'en tre soulag pal' un subside annuel. Il m'est trs agrable de portel' votre connaissance que gr;ce l'affectation vote l'anne dernire pOUl' l'achvement de l'Evch du Cap, les travaux se poursuivent acti vement sous l'intelligente direction de M, PerraUil. En raison de la haute et incontestable utilit du Grand Sminaire fJUl ne cesse d'alimenter nos centres religieux, le Gouvernement, souieux de l'avenir de cet tahlissement tu(lie les mesures propres liquider le pass, c'est--dire iL payer les deux ans d'arrirs, Il espre que vous ratifie rez sa dision, qui sera soumise votre souveraine a ppria tion. DIOCSE DES CAYES L'Evch des Cayes a eu dplorer la mort de Monsei gneur Guillaume, Camrier d'honneur de Sa Sd.Tltet Pie X, vicaire-gnral, dcd ROhefort-enJrerre ( Morhihan ) le 12 Avril 190(). Son remplaant, M, l' abb. est

PAGE 98

-99:wtuelle;nent ch'w,! .. r de l'administration du diocse par suite du llp;u't du titulaH'e, Monseigneur Morice qui s'est dans la ncessit de voyager pOUl' sauvegarder l' de notre Grand Sminaire, Le diocse des Cayes 3b prtre:,; employs au ministre pLroissial. Quatre jPunes prtrl's sortant du Grand Sminaire sont venus grossir les rang:;; du Clerg tle cette circonscription qui a eu dplo rer la mort de l'un d0 ses membres, Monsieur l'abb Henri, cm des B:Lradres, dcd le 17 Mars 1907 dansla paroisse dont ;1 t.it charg .. d'vanglisa,tion des cultes protestants se re": commalHL"tle plus en plus pal' le zle des pasteurs et leur d \"0 U enle nt l'in tl't gnral. L'Eg'li,..;e W l'sleyenne possde S stations: 'l'une Port-: aU-Pl'im'[', la seconl!:1 Duplan, dans les hauteurs de .. P....., tionVille et les autres au Cap-Hatien, Plaine-du-Nord7 Petit-Gm.ve, Jrmie, Aux C,1yes et Savannette .. Le Pas"": tem' rrurllhull, qui a tra",aill 6 annes la Capitale, est maintenant J l'mie, L2 H",rend Pasteur Holder de l'El glise Saint-Paul me communi(!ue que son temple tombe en l'uine,;;, Il un subside afin qu'il puisse en entreprendre hL reconstruetion, L'Eglise Orthodoxe Apostolique compte en ce moment 12 cooprateurs qui prtent leur concours l'Eglise dans l' ane urces suffisantes.; Parmi les cu'vl'e3 morales et religieuss qui se font dans le pays, il fa,ut mentionner la Socit Biblique et des Li .. vre3 d'Hati qui se rattache au culte pl'otestant. 1

PAGE 99

-100Elle a pOlU' but de vulgariser les Santl's Ecritures et (le purifier l'atmosphre de la pense en popularisant dp hons Elle fait aussi une active propag-