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EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
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 Material Information
Title: EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Physical Description: Serial
Language: FRENCH
Creator: unknown
Publisher: IMPRIMERIE NATIONALE
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1900
 Subjects
Subjects / Keywords: Caribbean Area   ( lcsh )
Genre: serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage: Haiti---West Department--Port-au-Prince
Coordinates: 18.538759 x -72.337289
 Notes
Abstract: Annual report about the situation of Haiti in 1900.
 Record Information
Source Institution: Biblioteque Nationale Haiti
Holding Location: Biblioteque Nationale Haiti
Rights Management: All rights reserved by the source institution.
System ID: AA00013182:00001

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Exposé Général de la Situation de la Republique d'Haiti,Année 1900 ( PDF )


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EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAXTI ANNE .1900.

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FI\.ATERNIT. RPUBLIQVE i)'HAtTI. Section Lgislative' No 8. le '18. AVl'il100r,' an fl7me de l'Indpelldance. TIRSIAS AtGUSTIN SIMON SAM PRESIDENT D'HAITI A L'ASSE1VlBLEE' JVA.T.lNALE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Dans le message que j'ai eu'l'hon/leuT dl! VOltS cul1'es-' sel' au dbut de voIre session, je vous d:isais .. que, sous le mppprt pollique, la sitlfition du pays lIe laissait rien dsireT. '..' . \. ;.... .Je Il eureu;,'!: de pouvoi l' altjow;d!/ii va us 1'eriQ.llve-' leI' c'-ettemssumnce de la f'aon 'la plus formelle. LlhJUve1'neme1ft 'II'a, en effet,' 11ien -pargn, -rien nglig p01t1\ consolide1' cette paix, clOi,1 dpend l'exisle.Jice mme de la Nation, et qui loit d juste titre robjet' de son plHS. grand souci. de sa plus vi've p1'occupation. J'ni d'autant plus confiance llu'elle ne-se1'lt pr;u'nt [J'OUbll:e q'u'on ne .la doit pas fjl?ulemenl li l'action COllstcwte\ ergique du, pOlwoir .. enco'i'e et surtout, la 'volont du peuple. aujourd'hui cOI/scient de Sf!S, vritables-intrts, de ne pas se dtourner de "teXCellente voie o il-'s'est 1'solment engag. Cal' est .du travail, du t1'ava-il seul, que le pays attend 'ormais le salut. ...

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Ce vigoureux pas vers l'agriculture, vers {industrie, ((ont Je vOus parlais dans nm dernier I!xpos, s'affirme de plus en pl1lS ; fesprit (f/initiative et (]'as soc"tion se, 1nanifeste en tous lieu;x: d'une faon m ,el' veilleuse, parmi nos conito!Jens cette troite comm,unaut d'intrts et d'aspirations qui ne peut 1Honque1' de resserrer fortelnqnt les lieus de notre jeune SOC!ltJ el fOTml'rubientt:1a base iltdeslructibll' de la solidaritd nationale: f)ne 1 elle .,:illlatilm Il' est-elle pas bien rail l', Messns, pOlif inspirer li lous ';l'lfl' foi dans l'avenir el ce sel/liml'/I! de profo)1de sCW'i/li "'o naissent les lOl/gs espoir,,;? A,lIs.5i notre crdit Sr' ttrt peu partout ef l'tral/{j('I' se montl'e-t-il prt li s'assucier, pur l'apport de ses capilax, Li ce flmnd. mouvement indush"iel et qui sem, ble dcidment nous ernpm'te,. vers le progrs, De son cot, le Dpartement des Tl'avaux Publics e(, de li Agriculture n'y est, ceJ'tes, pas rest indiffrent: il est mm,e juste d'ajoute1' qu'il y a. largement cont1'i bu par la haute sollicitude dont tnwignent ses pres santes pour tout ce qui pe"!t exercer une influence quelconque sur l'accroissement des forces lJfdductrices du pays. Quoiqu'il en soit, Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, le pl'(,)blme de l'organisation du travail dans nos ne sem dfinitivement rsolll fju'cwtantque' le s8ronl elles-mmes, les deux gran des qURstions qui s'y l'(!ltachent intimement:. celles des dbouchs et des voies de communication. Ce n'est pas tout, en eft'et, de pousser la production; il faut autant que possible mppJ'oher les centres de produc tion et de consommation, de telle sorte que le producteU?' tJ'ouve, dans l'coulement rapide et avantageux de ses produits, une juste et suffisante rmunration de ses lab ul's, Autrement, la dcption et, paJ' tant,. le dcouragement, est bout de tous les efforts ; ce bel enthousicumw dont. toutes les parties de la Rpublique offJ'ent l'intrsssant spectacle abouti'ra, par '/Joie de 1'actioll, au scepticisnw le plus 1'eg,'ettable :

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5 l'activit lem pla<:e li uu.e IItpathie. eltcore plus gru'nde que celle o, nous m,alheule.usem.ent, vcu jus,. . qu tct. '. Eh bieu, Messt'w',,;, le llou'vel'Iwmenl t'ous Q,pprend avec une satis{aetion b(en viv"e que de cc ctli. encore un pas dcisi{ a t {ait. Forts ,de l'encom'a.gemcl1,t: et de l'appui des gl'l"tlHl8 pouvoirs J)ulJlic,o.;, les conces sionnaires du chemin de fer du Cap' li la Gl'unde .Rivire pou.suivent activcmelit tnwanx, et bien tdt ces hlnlHcs .:[(' loi' et de 'volont auront cOHquis la gloire 'vmimenl di[}lle' cl' etwie d' avoi,. t les li doter le pays (l'un des plus puissa:nts {("tcteurs de la civilisation, C'est ici pUUl' HW': l'()ccc\<;ion de recoln.mander li votrc pall'iotisme clail,(l le projet l'etatif au chemin de fer 1.1;.za plaine du Cul-de-.S'.!:.c. n'atte!1.d que le vote du Senat pOUl' [1(/. (tl:tss/., du motHs Je l'espre, dans le dOl/wille de:; accomplis .. Dans t'ord}'e il s'esl galentent ojjr . MCs-une arnlioratloil ,<;cnsible. La conliolidation delios ((elles pOlstti': vie par lc Gou"Vel'rwmell avec une persvr'unce dt;Jl vous ne mallqel'ez pas de lui 1'elldl'c j-ustice, en' .mU' de dgager une partie des rel.'enus dl' l'Etal lotalemeht uffects au j'embaw',<;emelll dl' ces dettes el de la do/( de,tte est enfin '/'ali,sl:e., li l',ui le qUl prestdl( a 1!OI'l actes, lWSSl blen (lU Ct la bonne nwnifeste [J(/.}' et dont il y Il lieu. de les ha,uternl!/lf, il est ri ci oet dOIlH? ... <;Q;,(,Zsladiqn fi .. tous les mta/?t,.; et qUl, humlol. SOltlnlASc .. i"lfIOs-:3f1f/e:o;o.ppl'ations .. se l'II. tic vot/'e suL<:. COl1.'/JaiHc. l'objet d'un aCGut ('otvol'able.liH l'el'tu (le cet a.ccm'd. le.'$ droits dm pm'talion. SOIIt t'cd el'en..HS libres' ds le 1 el' ; l'('fl:'et d({'cet;e ,mesure a,(:fA hl, l'epl'lse du sen'tce /'e(/ltlWl' des appot}l.lel'i1 Cl1.ts, laq /leUe, _concidant heureusement avec WU) lw.uf3se notte caf, a rendu. un lJeu rl'aninwtion .. :un' peu cle. vie, Ci. notrc,cormnm'cc natiolial, qui SI' son lOng batterYint.

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-6-A.iusi' la crise financire !f ui nous treint depuis IjllaU'e al/s ,.;;e trouve', sino/2 ,ei/ra!le, U ,mOi]IS ext1'd'llICnlent, attnue. !fuc M,essieu!"s, de sortir si rOll ne devait jJromptenumt ,(t'vi,sel' aitx 'fnoyens de H'Y jJomt rel01nbc1'? Aussi est-il ''lI.(!ce'''iSire, urgent,' de.! J'amenr', 'impitoyablement au niVCa,jl,de nos 'l'calles les (h:pensees pnblres et 'd'a'/loir un lmdYl'l l'(li}llenlent, silicth:el1wnt quilibr. Tel est le co'l'acl('/'c. et le lilile de, celui que vous }Jl'Selle, pOUl' o?,e,1JI!/'cice l.rJOO-l 001, Monsiew' le Secrtail'e d'E tat au Dpartewl'nI des If un autre ct, le GOll'IJe/'!Wnwl/t e8t'rsolu li pnmdj'c IIU'SUl'es les plus !f'/'CI'VI!S, le:; pll(s ,uer!liqucs, pOUl' as,'nde)' le rendernent intgral de nos /mpols. L'o/'dre rla7Jlf.. I.Jnl-i IIOI-i fi.I/II.Hees 1';1.ffermissemcnt. ,el le (/1.1, llTedtl 'de l'lf.J((l, IJ H. ':t ([0 lU; ,ileu ,l'espI'l'f!/' '/II'r/.Vrwf lon(flcmps il. lolk<;',"W1' }}o,o.;silJle d,tborde1" l' ea:t:cll! iOH gral/di: t'l'ftvaUJ' ,l'Jlfilil; de llc('s..,il Pliblique, f'o1'cnwnl jI/.8q'i. lls 'l'/('. lu. rtecliol/. e nos toutes, la canctli.'ialion !?f. l'eJl.(yuenient de HO.., ri vires, de '110,<; plaies. la consfruction de no,'I '1na,isonspni.ii'nliai'/'{J,r;; 1'/ des locatu: des! iils altJ: coles f)t au;}; wllinislralioHs publiques, etc, ,. Nos. e:ccellenls l'appol'ts uoec les Puissances yt!r..es, j'ai le p.ln;i. .. df"rle tolfil'nwl', n'o'lll pas subi .la lI1oiiuh'e ,altration. A,n l'ontrai te j ils nen.t de, I!j/" Cel l/,e,t(!,fl.t..1'ermllr, Aloss/e7(l'S, gUI ne peut quI' renOir. 8lp',rw8 alla,'C:; intrieures, doit attj'ilJU!iataM !..le sarlesse et de concilia'tion qiti, ann,e' le q'l(au:r: senlirnenb, de ,justic'e et 'cie' symiJalhie dont les rni-: tliploli/oJes en l!fll'U j'ont ,lJ/'eu'l.'e' Il l'enclriJif nof1' p]j.'N!1 au;cl]uelsjr 1111" pieds li :d!;e, id U1};,.1w11frnage ; Fl"W sile de let.lnon, ,d),t GHal nis!!.';. Heu1'cw/,;J: et des'(/t'aves' vn'ments ,qui:s!,!sont ,acU1'nplis

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7la Rpublique Dominicaine, la mtification de la con nention dit ltflC' n'a rnallt.eu'reusement lJU avoir lieu; 1;'l'st pourquoi il n'a pa,., t passil)le au Dpltrle7/1ent ties Relatiolls J.!-';rfrieures de tenir la }l'fome$Se lJui /lOUS a t f'aite de 80wnettre 'vos crUe cun,.,'ention, au cours de la denre sesl5ion lgislcti've. Cependant d'actives /igociaUoHs se pou/'su il'I'i'lt danl5 ce hui ,; HOIlS O:VOIU; }JOU1' !Jage de leul' succ/'.o.; la ral'foite /wrnwnie qui e:c;te entre le Goul'e/'lll"/WH' IwtieH et ('dui de la Rpublique Pal' ce qui p/;cde, VOUB l.U'ez, Messieurs le,,, Slluleul's, Jlessiew's les D/JUII;s, wu' lJe !//5Hu1(' de la .-;;lzwtio!l-politique . conomJite el financire dl' la llpublique. Da/ll5 l'e;-cpos que le.'; titulaires des di/Nrcuts dpa;r le/Hents ministriels vont 'l'OUS prsenter, VOltS lrouM)'eZ tous le ., ch:tails 1'datils fi la mare/li! des d'lwrsc8 [n'anches du se7'vice public l'l con,-;tate/'ez les efl'oi'l," qu'a faits le Gouvemement }JOU)' en llSSUl'Cr le /'OIl.Ct'iOilHement rgulier. en dl.:pil de la {inft'ilct!l'e: Je ne doute nulle'ment que Il'aCClll'die:: tiol'i:e iI'le.illeu1'e attention et 'Vol rI! al}]J/'obati'/ au;}' projets de loi que t'OUS snunwUl'onf Mes.<::imu'", ft's /:l'lairl!s d'Etat. eH mU'. d'int'/'or:luil'e l/ans '/IO{:/,e cul-ministration des. (l.inlio/'ations et des rformes qui les mettent a de rl.:pondTc [( ua; exigences (te the1.lte actuelle. L'ell1.pressemimt que '/Jous a'1fez mis cl '1101.(,0.: runit la date COHstitutiOlindle donne d,'ailleur8 ide bien Juste de l'ent\'I'e que '110118 avez des fll'O,nds clevoir,', qui 1101U; iHcmnbeni etJis sOCl'ifices que 'Oous enlendez, ri vot/'e lou1' .. l!OUS imposel' pOUl' 1JOUS mainten' ci, II/. lIaufc'lll' de la confiance du pays, Permettez-moi, iVlesl5ieu'/'s SHo.tew's, les D'f'utl5, de l'OUS en flicite1' en,core uni' u \o'/'u de les mtnt est une et de Hitl h'autl? cOnStde1Ydwl1. T. A: S, SM.

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waB Te W F RELATIONS EXTRIEURES Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, En vous faisant part, au dbut. de la del'lIire session lgislative, de l'tat satisfaisant .des rapports (pli existaient entre la Rpublique d'Hati et les Puissances trangres, le Dpartement des Rlations Extrieures vous exprimait la conviction -que cette heureuse situa tion ne pouvait que se dvelopper et se. consolider la faveur de l'esprit de justice et d'quit dont le Gou vernement n'a cess (le s'inspirer dans ses relations avec les Heprsentants des Nations amies accrdits en Hati. Il ajoutait que ce prcieux rsultat serait obtenu par la recherche constallte des moyens les plus propres concilier' les droits inhrents notre qualit d'Etat souverain avec la stricte observance cie nos obligations t de nos devoirs envers les autres peuples. Aussi prouvons-nous un sentiment de bien vi ve satisfaction vous annoncer que cette prvision s'esl entirement ralise et que la plus cordiale entente et l'esprit le plus sincre de conciliation n cessent d'ani mer' nos relations internationales.!: Il n'est que juste d'ajouLer que notre tche n t consicirablement facilite pal' lecoQcours aussi loyal qu'empress que le Dpal'tement il trouv auprb, dos minents (liplomates qui l'epl'sentent Hati a\"8C tant. de distinction et d'clal : le Saint-Sige, la HpllbliqllC Franaise, les Etats-Unis d'Amrique, l'Empire d'Allemagne, le Royaume Uni de la Grande Br'etaglle et d'Idallde et la Rpublique Do minicaine. L'hommage rcndu:J.ux amicaux des Re prsentants trangl's 110 doit pas nous faire oubliet' les rurcs vcrtus et les inappl'I)ciable!5 qualits dployes par les diplomates hatiens dans l'accomplissement de leurs missiolis. Aussi bien, aurons-nous ('oc, '.

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-10 -casio Il oi['(!Voquer, au COUI'S de cet expos, ks ficl'vices de quelqusde dvo,us sel'vlel1l's d LI Pays. Qu'il nous soit, lOIlLeroispel'mis collecLi\'e ment l'expr'ession des plus vives flicilations du Dpal" tement des Heiatinlls ExLrieul'ps il ,l\Ii\1. .r.N, E. E. d Millistre PknipolenLiail'e WashillgtulI; il ;\1. Gnral Frallois ,)\hlll igat, E. E et. lVLirlsln! Pilli pq tentiair'e Paris; D.dbmar JeadJosepll, E. E. d i\ii nistre ct le :Sailll Si':!I-W ; Louis' Joseph Jallvicl', ClHfl'g d'ail'ilil'es ,'t, Lo'rldt:cs: Louis Born 0)., L;lwrg d',d'faii'cs ad illtL'im ming'o. PhI' ulle cllabol'atioll aussi intell!g-enl.e qll',II:. twe, ces dvol!s de la Rpubliqllc Ollt ment secollct les ullt,rts du l)1;pal'temelll dt's iklal.iolls Extl'iell res et co"rlcourll il l'heureux l'sul tal (PC II\Ht,S constatolls aujourd'hui Pur suite de la mort du Gnral Ulises HCIlI't'HllX 5111' le :W Juillet dernier, les fOl'malits de la l'utilic:d.iorl de I:t 'ConvcnLiOIl du Mle St.-Nieol::s n'out : ,e'esl pouf cettt' l':lS(;11 'qll'il {l'a pas (:l permis ee Dp.pur'lcl1lent. ,'de YOW; cet insl\'llment diplomatill'le dllr:ull la Cepenctalll d'acLives dmut'ches fut'enl: entl'epl'sl':' illl' mdlatel11cnt apl's le des Gm\ral HeUI'(\IIIX ;1 1'(!Il'd de proyoquer la sallction du Cong'l's Domi i1itai Il. C('s llgodaliOlls se poul'sui\'ent depuis l'i',iection de S. Jo:! MOllsieur .fimns la dc 1:, Hpllbli!)lIe ; mais indpelldnnles de la \'loul, du GOUvcl'l1clllelil Il;It.it'll ont jllSljll' ce jO\lI' IIlIe SOlljlioll"I,lfillillxo.' Il ell'est de mme de l'all'ail'e :IIIX limiLes rl'fJlltir'es des Hpublilll.ll!S. sOlllllises, il ln haufe do Sa SailltcL,6 S,Ill. Nllll'u Commiss:III'P "put.:ial sn ll'Ou\'o. Honru de!J1lis-' le J 1, NCH;emhl'e,'l80!) et, que it l'Aut)'IISlc Al'bitt'e jnstificati(' dl! 110:'; dl'oiLs, ,il' ell nf;(; encor'o, de so!iieilalioll;'; il Sallto-Domingo, il :llt,('Hlrll' ['nl't'ive' dll DOlllillieaiil. Nous Ile P(!I!I\'OrlS 'l'te dploo l'Pl' celte inact.ion 'cl,' que le::; dI'lJl'Is jusqu'ici par la Rpublique' rI'Hati aboutissent bienl.llt ad r!!lultut

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-1.1-, fi nous est agrable de wus .. allllonC8l' que lesvne Illcnls qui se sont rt'cemment dans la: Rpnbliqne])ominicaille n'ollt en, rien all r ,l'harmolile des relatiolls l,es de\lX Hpubliques Illli, se rat'tngcllt 1:1 SOIlVel'aillet de l'le d'Hati. Cet IleltrellX tat choses a reu, ds !'lablissernf'nt'dl1 GOL.,erliernelll Pl'Ovisoil,'e 'it Santo Domillgo, Illl,e elal.:ilile cun;;t'CI'alioll par la IlomilHllion l S E 1 l'" !,' "1 .'. 1 (e < jl'" '{II
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'12les diverses rclamations prsentes, au nom de MM. John D. Metzger & Co, en leur faisant entl'evol' la possibilit d'un,rglement amiable qui n'affectel'ait en rien les rapports si amicaux qui existent el1tl'e les deux Nations. Le principe d'ul! arbitrage ayant t, ds l'anne der nire, favorablement accueilli.l.. la sig'llatUl'e d'un pl'Oto-: cole ne tarda pas ralise' I1'Otre pl'vision, Dj notre reprsentant Washington a soumis l'at'bitre les divers lments d'apprciation qui doiwent concouril' l'tablissement de sa conviction. Ml' J. N. Lger a d'ailleurs ell soin d'accompagneI' l'ellvoi des ll'ois dossiers rie Ml; moires explicatifs o la d/'ense de notre cause est pr sente d'ulle mauire si lumineuse qu'il est permis d'en esprer le tl'omphe. Le dpar'tement des Reiatiullo Ext rieures attend dOliC avec confiance et sl'llit la dcisioll lil'uitl'Hle,qui doit mettre fin aux contestations qui Ollt sur'S'i il [n'opos de ces rclamatIOns; mais il Ile veut ras tel'millel' eeLLe partie 'cIe l'Expos sans rend re llOmmagl' la bienveillante cOlll'toisie qu'ont tmoig'ne ft la bliq,Lle d'Hati HIollomble Monsiel1r Hay, l'minent titulail'e du Dpartement d'Etat, et ses im mdiats, MM. Peulield, Sollicitol' Gllral, et W, F. Powell, E. K et Minisu'e plnipotentiaire il POI't-auPriace. {id Grce il l'altitude contiliante de S. E.Mollsieur Chades Wienel', le Plnipotentiaire de ,la Rpublique F!\trlaise en Hati, nos relations avee Puissance ont conf:l.el'\' l'empreinte ue la pl'.ls francllP. cordialit, ce point rrime que nOliS n'auriolls eu qu' nous horner la consl.ata tion de celle heureuse si le souci d'assurer fi notre pmc!l1ctioll :tgricoln lt's f!I:' bouchs dont. ellf) n hesoin. /l'avait. t mis en Ih'cil pit l' les nuvelles dispositions tlselles que vient rj'nrlnptel' ln Parlement Fl'anais. Une loi du '21F';\Tiel' del'Iliel' SOll'met, en effet, les dellres coloniales le caf -aux taxes lixes par' le tarif maximum. Le'Gou' vernement hatien :t donc Cl'U sage d'entreprelldre des ngociations avec .Ml' le Ministre cie France dans le but cl'alTiver assur'Cl' nu pl'ineipal p,'o (luit (le notre sol le bnfice du tarif minimllm. Le 130ctobr'e 'l8B9, Mr Dalbmar Jean-Joseph ,a fait reniise ft Sa Majest l'Empereur d'Allemagne, Roi de

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-'13Prusse, des par lesquelles S. Ex, le Prsident de la Hpubliqlle J'accl'(lite il la Cou!' de Berlin en qualit d'E, E. et Ministre PlnipotEiltiaire d'I-hili. L'accueil bienveillallt que Sa Majest a l'ait notre Reprsentant tmoigne hautement de ['excellence des l'apports qui existent si heUf"CIlSemellt entre Hati et l'Empir.e d'Alle magne; rappol'ts que les ('arcs qualits et l'esprit conci-' liant de Ml' Mjchahelles Ont heaucoup contl'ihu main tenil' sur le pied de la pilis p:ll'l'aiLe eor'di:llil(". Enfin ce Dpar'ternellLa ('C'cnllnaissance, maintes l'epl'ises, les llIill'(llll'S de la sollicitude toute paternelle dont le Souvel'ain no cesse d'entourer noh'e pays. i Tel est, MM. les Snalelll'S, les Dp'iLs, l'expo s succinct cIe notl'e politi41W !!xll'ieul'e dUl'allt l'anne qui viel1t de s'couler. Vous ne munquel'cz pas Il'ob:iorver ,4lle, sans jamais abdiquer ses droits souvel'"ills,!U s'est appliqu avec constaltce consolidcl' ef. ;'1 l'essel'('er les liens d'amiti qui ullissent la HpublifplC' d'Hati aux autres Nations. Le Secrtaire d'Etat des Relation'! Extrieures, n. SAINT-VrCTOR

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FINANCES. Messieurs les 'Snateurs, Messieurs les Dputs, L'anne del'tlire, en plaant sous vos yeux le tableau fidle rie notre situation flncwcil'e, le Dpat'tement rIes Finaces s'tait expdm ainsi: J,e Ile vous le cache (/. rai point, les recettes dispollibles 'perues pOUl' compte de l'Etat sout insLilIisantes pOUl' COUVl'it' toutes les al locatiolls budgtaires: dl'oits d,'Importation aux (Iuels sont ajontes les' valeurs encaisses PO'ut' tlroits (\ d'enregistrement, d'hypothlj-ue et de timbre, etc, sont (t les seuls employs actuellement aux dpenses les plus urgentes de l'Etat. La totalit des droits d'Expora tuon est exclusivement alfecte' au l'embou'l'sement (t ,des emprunts \ocaux, anssi bien qu'au service des in tr'ts de la Dette Intr'ieure, et la Double De,Ue Ir tdeure. Les empnHlLs locaux sont l'embonr'ss, il tl'OP courtes chances, et jusqu' ee que npus parvenions ;t,les liquider par' une heu,'euse combi naisoll qni laisse libre ,une portion raisonnable de nos, dr'oiLs d'Expor-, tation, le malais8 que nous continuera d'e xister, CUL' il faudm toujours r!lg:igel' los mmes droits au l'ur et mesure de leur dg;lgemellt, etc. }) Cettesituation tait' rnme HU cornme;lce ment tie l'exel'cice en coUrs. POLIr payer les alloeations des mois d'Octob,'e et de Nvembl'e,' il fallut s'arll'esser au crdit public et rieux avances furent cOllseuties, l'une de$,309.3 0..00 et l'antru de $ JUO.OOO.OO, f'elllboul'saMes pfll' Ifl pl'odllil des rll'oit!o; d'ImpoI'latioll y compds les surtaxes de 5U el. 33 '1/;3 moy<:rilJant IIl1e com mission de '10 "/0' et uu iu tt"r.t melIsllel de '1 q;'o. Les seuls revenus de douane dont nous pouvions disposer taient ds lors eng'ags pOUl' une priode' de quatr'c cillq mois envir'on. Il ne restait plus que les valeurs 'provenant des 25 0/0 destins, d'aprs la loi du 27 Sl'p tembre 1899, l'acquittement d'une partie des dpenses

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15 du Budget payables en or ameI'lcain les mInImeS recettes du timbre, d'enregistrement, d'hypothque. !\PPG.l par Son Excellence le Prsident cl' Hati dil'igel' le Dpartement des Fillances, j'appurte nlls l'accomplissement dps devoil's imposs mOIl patriotisme tOllte la bOllne yolont ncpssaire et sllis convaincu que je ne faillil'ai pns il Iii t:telle. illspir' des sentiments qui animent le Premipl' Nhigistrat de la pOUF la pmsprite natiollale et af'sur de la franche collaboration cie mes Cbllgues et del',tat de ehoses prjudiciable aux 'de l'Etat Hllssi hien qll'ceux des porte'rs rie Bons d'emprunts. Comme les dpenses puhliques Ile tre suspendues, je, !l'hsitai pas recourir aux'lnesUl'es qlle comBlalHi,ait la cil'co.nstance, derallt assuret' eti mt:me temps la rgularit de ces dpenses' et le p,\iement cle IIOS 'detl(!s. II fallait arri ver il dgagel' les ueyenus l''mpol':ntioll l't :lutant que possible ceu.,\: il l' Exportation Cil .consol id:lllt les emprunts locaux et les autres trallces gt;lll'alemellt quelconques p-nranlies par les droits de doualle.le Con des Secrtaires d'Etat, j'ai fait 1lI1;pl'l':-:saliL appel aux bonnes dispositions cranciers de l'Etat convoqus la Ba6que NnLiollule d'H:ti. Mes rlm:lt'C'ltes ont eu un plein succs. Ces ct'nlltiel's ont voulu donner la Nation une,nou'vrlle pl'enve de lenl' sympathie. Au nom (! l Gouvernement, je Ipur :teh'esse encore IIne fois rIes flicitations justemellt mrites., Je, suis heurenx de vous annoncer que, d'uil ommun accon\' le Dpartement des finances et la pt'esqu'um nimi!t; des pOt'teurs de 'titres, il Cl t cOlwlu Ulle COlln''1ion laqllelle il est affect, il partil' du ICI' Mars f ,33\'1/3 sur le produit de chaque cent livI'es de cnf rxport,. la 1 iquida tion des flLls-pades pl'!i('Il:;1 Il L un chiffre, 'de 8 5.800.000'0t' e!lvt'on. contre, Ir'..; dl'pits d'Im portation sont redevenm libres ds le -Jer f\'I'ier expir et il est galement encaiss pm" 1:1 Banque, Nationale ruur le sCl'vice COllt'ant, il pai'tl' duJcr Mal'sde la prsente anne, $ 0.50 du montant des droits'slli'le'caf, la, totalit des droits prvus sur le cacaol les bois et racines

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'16-de campdw, etc, sous la conditioll expresse Ju l'em boursement des Bons mis ie :JI Octobre 1898 dont le chin!e s'levait $ '104.0'14.40. Cette convention sera soumise au Corps Lgislatif sans aucun retard. Ell y donnant sa haute approbatioll, il aul'H tabli le point de dpart d'un nouveau systme d'administration fillancire dont 1I0US ressentirons bientt le bon etl"et. . En vue d ['alfermir' et de eonsolider les mesures prises jusqu'ici, les e(fort."i ies plus constallts de mon Dpartement tendront il la stricte excution des lois fiscales. Mais il importe surtout d'avoir les yeux ouverts SUI' les ressources efIeetives du Pays et de s'y renfermer exclu sivement pour arrter les clpenses du service courant. Dsormais le Budget des Voies et Myens tle la R'pu blique ne devra plus comporter que des chilfres d'une exactitude tablis non plus sur des proba bilits mais bien sur des dOlll!es authentiques et indis cutables, de la science conomique. De eeHe f-aon, les dpenses seront acquittes el. temps: voulu sans que, pour les couvrir, l'Etat soit astreint des sacrifices que 1I0US devons viter pLus que jamais, si nous tenons cur d'asseoir nos linances sur une base solide et rationnelle. 1 Par la rgularit apport dans le paiement des alloca tions budgtaires, il est vident que les importations ne tarderont pas s'activer en raison de l'augmentation de la consommation qui deviendra de plus en' plus grande. Ce sera la fin de la crise financire qui treint le Pays depuis bientt trois ans.\Pour obtenir ce beau rsultat, il est ncessaire de mailitenir quelque temps encore, certaines mesures imposes par les circonstances et dont le retrait immdiat drangerait l'quilibre du Budget. Des projets de loi y relatifs seront soumis au Corps Lgislatif, lesquels auront, je l'espre, son entire approbation. Le premie[' trimestre de l'exercice '1898-1899 avait pro duit l'Importation $ 759,489.92 monnaie nationale et l'Exportation $ 756. 49 or amricain; les droits constats pendant le trimes'ore correspondant de l'exercice en cours se sont levs $ 848.127.52 monnaie na tionale et $ 850.112.72 or amricain. Il y a donc cette anne une plus-vc:.lue de $ 88.637.60 il. l'Importation et

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17 ,..une plus-value de !ft; 93.829.23 l'Exportation, ainsi que le dmontrent les tats suivatlts : Prerrlier trimestre de l'exrcice 1898-1899 ... IMPOR'TATI.)N E)(,PORTATION Port-au-Prince $ 296532.28 $ ,j 98.921.78 CapHatien. '146.'146.50 II 100.330.16 Cayes. 82.354.46 II 76.376.95 Jae,mel (C 67.352.78 II 78.016.64 Gonaves. 44. 84't-:lD (l H ).4'10.44 :J5,024.60 II 77.517.34 St.-Mar'c (C 23.502.8'1 lt 24.756.12 Petil-Gove. 27.308.64 lt 77.'1'19 .. 12 POl'l-cIe-Paix rr 2:L764.!Jfi lt 28.'1'14.85 Aquin (( '1.273.50 '. (( '12.459.m Mil'ag'one 10.785,:34 (c 3 "260.52 $ $ 756',28:3.49 Premier trimestre de l exercice 1899-1900. POl'tau-Pdnce Cap-Hatien Cayes Jacmel .. GOIIHves. Jrmie .' St.-Marc. Petit-Gove .. Port-cIe-Paix Aquin ... . IMPORTATION $ 826.01,3.48. rr '127.452.3'1. cc 93.023.tJ2. II 60.90506. II 1'(i.li58.06. 55 r)B-I. ct .2f);3.80 tl 2-1.6'17 07 27.240.97 (l 1:-l. 707.32 lt OB $; .. EXPORTATION $ '126.919.61 "158.210.09 rr 08.769.04 '15'1.369.73 II 95.849.66 Il 77..928.40 (t 28.483.02 lC 74.:H2.69 32.:i3L85 II 33.029.99 2 0'13.55 $ 850. iJ2.72 'Les recettfls en monllaie' nationale pal' fa Bitllqlle pour compte dc l'Etitt dUf'Hllt l 1"1" SI'llIe!itre de l'an lie bndgtail'e y compf'o.: les ava,.ces fi,li a Il Ir'I'sol', se sont feve:-: $ 2.916.070.21. Au moyen de cette valeur, if a t rembours le ::iofde'OClbiteuI' du GOI1\"el'l1emt'llt la Banque au 30 Se; tembl'e expir .... $ GLH95.26 le,molltant de l'avance il,: '16 OctofJl'e t899 Il et vers pour le service courant, pOll'r COtn-' missions alloues la BanCj.ue SUl' recettes

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,i8-'. et paiemenls, commissions et intrts S\ll' avallces. . . , 2.311,.Mlf).:37 Funds dispollibles au :-3'1 :.vhll:s ...... u :30.27n.58 '"' S :2.!ho.07Q.:2J Les encaissements cn 0[' am(;l'icaill opl'l:"'s pal' mme EtalJlissem.ellt, du "lcr Octobre 'J8HO aa Ma!'s WOO, Ollt atteint $ 2.2tH .109.31. En dMalql1allt de cette somme $ :2.003.i387.i3, mOlltant des ntl'eclalionsdivcl'f:cS, COH1-missions, etc, et $ ,1,.068 .. 10 solde (";le tait le conipte de la Ballque au de l'exel' cie, il l'este El 2'1'1.7'13.78. Di: celle del'llil'c valcUl', $ 'H)f5 :H .88 ont t
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le mOlltant dela Dette Intrieure et un tableau d'Amor tissetrJelll sera comme le prescl'it l'article '10 ae la loi dll 7 Novenib['e '1887. Il est pl'voir, quc, cemo mellt, le 1.::IIX de ia pl'imc, SUI' 1'01' repl'cnant son COlll'S normal, le' ol'uc]llit des 0.50 de dl'oit sui' le caf8 in Slll'fiS:lIll: POl;" ntfecluel' le sei'viee ries intMls et de l'a 'mol'lissernent des titres de la Dette convel'tie et. (le la Dette ('ollsolide, si nlle helll'ense combinaisoll dansl'illtl't de la communaut n'en assure la rs'uiarit laplus palraite,. '. Des ohligatiolls seront'incessammenC dlivres contre les pilets accepts pal' les Commissiolls de 1889,'1890 et de '1893, Ceux l'envoys a l'apprciation de qui (le. dl'oitou lion vl'ili(',s, faille d'lments de vrification,Ral'Ce$deux COl1lll1issiops, seront, cetteaulle, sournisl'examell Cb.lmbl'es. -. Lp la,bleall suivant comprend la c:gorie decbacun'e deR DetLes de l'ELat, 1er AvriL '1900 : '".' DETTE EXTERIEURE MONNAi'E NATIONALE OR AMERIC. Ernpl'llIIt ,DolllilJgne .$.3.!J13..50 Eriipl'Urit rhi 28 Sept-tembre 'l8l5 ... : H.046.968.7:1 INTERiEUI'E Ohligation de la Caisse d'amortissement.. $. 3.98B.020 Coupons d'appoints 5,065.55 EmpI'IlIS 10cllX et cra IH',es cl i verses ad-mis la consolidation Ordonnances et contl'e-bons iimis du 1er OcLo}m,'lS99 an '1er Avril 'l!)OO et non en core acquitts ... Sel'vice tlphonique C,'allce de l'anciendu 27.636.78 wharl'du Cap-Hatien. .... J, A reporter $ 4.0'15.722.33 5.800.000.00 .. -14.51'1.60 4'19.083.33' t8.838,3:3 $ '19:2'13.074.51

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Report Wharf et hangar de Jacmel. ...... Wharf de Prt-de-Paix Rente de l'abb Pity Dette consolider, loj 20'. 66.193.67 du '10 Dcembre 1897 :l53.446.60 Papier-monm.ie .... :1395.241.00 Pr't . . ::loo.OOO.OO BOlls mis le Octo-hr'p 18n8 ( . . . . $. 8:130.003.60 '110.979.92 'l7 .900.00 :1l.128.4'1 . . Tel est, Messieurs les Srnateurs; Messieu[':; les Dpu ts, notl'e tat conomique. Il est loin ri'lre dsespr. Pur la rie nos finances, le cl'riit national sc relvcl'1l, 'le Commerce redeviendra florissant. Ce 'n'sul lat sera obtenu, j'en ai l'intime conviction, si nous vou lons bien puiser dans notre patriutisme et notre dvoue ment la cijose publique, la et la ferm,et indispensables la marche progre!lsive de la Natio.n . Le d'Etat des Finances, P. FAINE.

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COM1UERCE les Sn() leu l':" , Messieurs les i Ce set'ait fnire des redites illllliles d puibles LIlle de l'ett'acer les pripties pal' lesquelles Ilotre a pass, dans le cours de la rlt'J'llire priode clcennale, Aussi bien, depnis le dlJllt de la c\'jse (}IIi esL la plus IOllgue et la plus intense (l'w lions ayons cue, le Dpar tement dll Commerce Ile s'est pas sOLlsll'ait au devoit' qui Jni incombait de :neilre COlIsLammei:l le P;IJ'S au courant de ses progrs, en mme temps qu'il Illi faisait cOllnatre les mesurec; prises p:ll' GOllrel'llemcnt pout' en attnuer les ell'ets el soulager, :lUtanl: qu'il le ponvail, du moins, le sort de eellx qui au tl'avail hOllnte leurs moyens de viVl'e, Et, l'anlle derllire, jetant 1ln coup d'il rtrospectif 5111' tont ce qui a t dit de la situation, 011 la et la en 1111 tableau qu'on pouvait. croire trop pOlIss au noir, mais qui \l'en tait pas moills l'expressioll d'ulle vrit douloureuse et actuelle, On a dit pal' quelle sllcssion de ['CVl'I'S et aprs quelles luUE.s rel1lclrquables,1l0LlS en tions venus n'avoir plus que quelques maisons dc Commerce, les plus solides mme, aux prises '\l\'ec LlIt dont les fluctuations droutaient tous calculs, Lan\. obliges oe liquider, On vous, a fai,t [Jas pas ,l'eil'ayallt.e de nos Imporb1tIOI1S, Il dl.!lIl1JltllOIi de la productIOn de nos denres d'expor'taLiol1 plus panlclllil'ement du caf, ct"en mme tempR, Ull prix si dr'isoi,'e sur le march de l'Europe .. Cjl1i est 1l0ll',3 pr'il1ripal dbouch, que l'on craignait qlle le producteur dcourag n'en abandonnt culture, Enfin, on a signal, comme LIlle des consequellcp.s, et non des mOlIlS g'l'a\'es, rie cette per turbation conomique, l'exode de notre monnaie mtallique, qui n'avait pas cOlltribu accentuer le malaisi:! tJ.l1i pesait SUI' nos affaires.

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-22} ,Toutes ces donnes amenaient le' Dpartemeut ft con JeCturer, sinon une de la siLuatibn, mais au moins le maintien du statu quo Jusqu' la clture de l'exercice. Ces prvisions pessimistes f'e sont, en elfet, vrifles et se sont tl:aduites en des chilfres stasLiques plus lo quents que tollS les dveloppem.cnts auxquels ils pour raient servit de thmes. POUl' la pren;'ire fois 'depuis environ 2 aris, 1I0tl'P Cummerce gnral n'atteint que le chilfre de P:12.H:L872.74. {dais, avant de i':Icomposel' ce chitrre, cmnme il est accovtllm de le faire, il n'est p
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-Les provisions et' de produits mal111-fi/etuI'l's lig'l1reut da[lS cc chil1re total pOIlI' P.3.HJ7.519.32 (l'ot'! une dillt'CIII:e,' ell l'iI'veul' de '1898, de P. 74n.23Ci, et de P. 2.277 .388.97, comparativement '18m. Ces imponations s dcomposent suL d'apl'es leul's pI'qvenailces : )::tats-Unis, $ \ :.'.22.20H.02 ,\lfl'lllag'IlU 'L .1.47 .51 Di rHS A9U. ;\iprrcCol11mcl'ce extl'ulll'se \.1.216.323.22 C' est ri di' P. :3. ;-)01. tiO(U>,2 01] d'en vil'on % p:IC l'appul'-L i't 1';I))116e -I8HS. llll'il t '1nc :L:.'.'\0.803 livres caf -aux Etals-Ur}is et nos l'xportaLiolls m[ales de prodnils sur le mal'ch il!nl'calI se ({lc\'cs P. 612.-162 Ot'. La grande (limillll!ion IIUS nxporlaliolls est surLout itl1[HtL.s 1 lOS alltres denres exportables ou pt'esqlte toutes 0111 pl'Ogl'ess. L:1 qUaJitit cle l::tcao a en r.elle de l'a.n passl'. La ;1 dl: 1.039.500 livles. Le l't,'cltlqlle sllbjssait. le tilillp:ehe semble ar:l't. Etl tOlll ;11i de 01.. 1,78.388 milliolls acll ss l''allne l'e\p0l'latioll en a
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-24 -rlvclopper, la tendance, depuis peu manifeste, exportol' rte!'i proriuits qui, nagur'e, ne s'exportaient pas ou qui faisaient l'objet rte tr'ansilctions nullement appr-ciables. Mais ce ne sont pas l le!'i seuls symptmes heureux que nous aY91ls enregistrer' pour l'avenir de notre Com merce. Il s'est pl'ortuiL .l'autl'es, plus r,Sconfo['tanLs cl qui !'ionl. les illdice!'i probants (rUile reprise dfinitive et d'une amlioration future. En I>[[et, depuis le mois de Dcembre, un mouvement accelltlleS (LI/fail'cs s'est produit, qui se prci!'ie et se l':dI'ennit de plu!'i en plus. '" Les cours notl'e caf qui taient si dprirus se SOllt relevs et, se soutiennpnt. Cette fve a pu obtenir' jusqu' 60 t 62 francs SIlI' les marchs du Hvre. Les prix l'mullratetll's prati'lus SUl' le march illtl'ielll' ont-t 1111 encouragemcllt pOlll' les producteurs qui Ollt accln) leurs livraisons, et cos pi'ix ont ['agi f';l\'oralJlt> ment SUt' les ventes de m:ll'clJalldises. Ce n'est pas seulemellt SUI' le march franais que notre caf a repris faveur. Aux Etats-Unis aussi o, il y :t nombre [l'annes, il n'tait import qu'en quantit illtlme le plus souv"'nt en tl'Hllsit, il a t trs demand. Et l'on estinle qne, dans le cours de ces cinq derniel's mois, nons avons pconl SIlI' le march :unl'cain, et pluf: pa l'ticlllil'cmnt dans l'O\lcst de l' U nioll, 1.1IlP' qlla n ti t de caf il tout le l!.l0ins il celle expdie pen dant toute l'anne passe. En somme, pOUl' les qUatl'e l)l'emipl's mois du prsent. eXdrcice seulement, il a tl! export 32.282844 li\Te!'i caf. ce qui permet d'valuer l;.( rcolte actuelle il (11IVi ron 70 millions dc livres. Sous l'influence de ce COllcours (l circonstances favorables, le change s'est dtendu d'une faon as::;rz ap prciable. L'or, en elfet, est tomb de 200 % '1200 / 0 -:L'importation qu'on en a raite des Etats-Ullis se monte, pOUl' les cinq pr;emiers mois de l'exercice, 'li 1I1! chilfre sllpr5r'eur celui accus plus haut pOlll'toU!. l'exercice 1898; d'une autre part, notre monnaie nHStallique (lui tait expdie aux Ehls-Un'is, est et le Gouvel'llement a cru en devoir vermElttre l'entree sous

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--:.25 -la rserve de formalits protectrices des int rts en jeu. n n'est nullement tmraire Ile prdire une baisse plus accentue du change, quand certaines mesures allront, votre haute approbation. En tout r,as, nons nous croyons d'Ol'es et dja gars contre le retour' de ces taux de change si extraordillaires dont l'influence a t si prpondrante dans les revel's subis par notre Commerce. 1 Mais au moment o notl'e c::f est en exceHpnle situation sur la place dll Hvre, une -qllestion s'es,t pose, qui inl.re!'lse au plus haut dpgr' l'ave"ir de cette delll'e et notre assiette conomique en gnral. Il s'agit de la loi qne le Gouvernement rl:tu:ls vient de promulguer et ciui soumet le caf un tarif gnral t un tadf minimum. J m:;qu'au vote de cette loi, l'on avait pens que le tarif gnml ou maximum ne serait appliqu CJu'aux payR qui soumettraient un tarif dilfrentiel les articles d'origine franaise. Dans ce cas, nous n'airions rien redouter de ce nouveau rgime Mais il n'en est pns ainsi Ce tarit dont le taux est de 300 francs par cent kilos s'applique aux provenances de tous les pays, moins qu'Js ne.s'assllrellt le bnfice du la"rif minimum p'al' des Lll'I'angemellts commerciaux. ayant pour but d{l diminuel' les droits (t'entre flur les pl'oduits fJ':tnais, En attendant, le bnfice oe ce tarif minimllm nous est confr provi soirement pour un dlai de six mois, qui cherra le 31 Aot prochain, Le Gouvernement il soumis cette importante et dlicate question aux lumires et au patl'otisme d'une commission qui est charge de l'tudier sons ses diffrents aspects et de trl.1vel' un modus vivendi qui soit do nature sauvegarder aussi bien les intrts de nos producteurs de caf que notl'e assiette huogotaire. Il vous fel'a d'autres communications ce Hlljet et il ne doute point que VOlIS ne les nccileilliez a'vee u,) empressement gal l'importance de l'objet qu'elles embrassent. Le Gouvernement avait peus :lussi qu'au momellt nlt les reprellaient, il Y:l\'ait ulle ncessit de tout premier ordre contI'o!el' srieusement les oprations de nos Douanos. 11 y a opr cel'lai Iles l'[ormes et a envo-

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-2t5-= 1 y de!'l Dlgus dans la plupart d'entre elles. Les rsul tats accuss par le_ relldement de ces Douanes et que le mouvement d'affaires dont il est parl plllsli.:wt Ile suf fit .pas tout seul expliquer, dmontre que celtecrujio'lI de dlgus surtout l'Apondait une Ilscalqet mme administrative de la plus g"t'all(lp. irnpol'lilllce, Il n'y a pas de doute cependant qlle ces l'sultats Il'.eusflent tl"! oav':.lnlage apprciables, si notre lgislaLion douanil'e et les t::u'ifr. taient.l'jorms et npPI'opr'is nux progrs ra liss dan.s le Commel'ce et dans l'IU&lstl'C. --C'est Ilill! qustiull' qui est pose, depuis plus de si=-; :Ill :, de'C'":Iill Repr'sentants de la Nation: et il al1l'a' !'ll'fi pcut. .. t.l'() do .la mentionner UIW foi.s dc plus pour qn'elle soit dfiniti vement solutionnee. ri f'Il.!L le dit'C, ent1l1, Me!'lsieul's: les cohmwrciale" sontpas de,; phnomnes essf>lIlie!Il':lWlil dt)S;I;trcllx. ont,au contraire, quelque chose de tant en ce sens qne, quand elles se pl'odlliscld., ei COIUllW l',l crit Mom:;ieul' Clment Juglar d,IlIS 1110110-tfI'flphie Des crises COIJlllwl'ces cl rie lew' l't'!OW' priudi'lue, (( 'ce n'est qu'une torpeur p,tssngre, du plus (c. bplles.dest.ines, en 1111 mot, c'est lino liqll(l:tlioll gt'-' nrale.)) Aussi bjell, quoique celle
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GUERRE Messieurs les Snaters, Messieurs les Deputs, Il Cgt une vdt qu'oll Ile jamais de proclamer et dont l'virience est lil'e de lalaison ou de l'exprience des Puples ; que l'Al'me, tant la plus haute el la plus tlel'gique expI'c:ssion tiela stabilit Ilationale, doit tre l'objet d'n,le sol!icitllcle toutepmticulire de la part .des POllvuirs Pllblics.--BiBl! pute.de cette pal'loment de ia Gnerl'c:;,'est coristamment appliqu prp:H'el' un plarr de appel-<1. transformel' hos instilutiollsmilitail'8S, dOllt il eut l'honneur de vous. entretenil' dans son prcdent expoH,Lcs hfnll'ellses dispo sitions 'lue vous aviez mal'qlles ;\ cette oce cette im-. portallte I[,llcstion dont la nation altenil si Impatiemment la solution. li est. temps,en elIe,t, Messielll's les SnateL1rs, Messieul's les cl.'entl'epl'endl'e 1'01''ga"nisatloll diillitive de. notl'e arme, qui est loin de l' pOlldl'e Imx pl'Og'l's de la civilisatioiL actl1lle et .lUX as pirations' dll Symbole de la forCl' et de l'honneul' natioIla!, il impol'te qu'elle runisse aupl'estige et la vlllent' toutes-les conditiollS rIe ,discipline et de Lenue qui illspirt)fll le respectd la cOllsirl.Sration au Dehors, la s cUl'it et la cOllfiallce l'Intriellr, en rnme tempf. qu' ellps lui donnent ulle conseience;de sa Doble C'est il la pl'pal'atio:1 (lc ce pla,li de rformes, comportant les divc'es pl'ojet:.; de--tilll\S assut'el' le dve loppement gll['al ri\) ilOS COI'[ls de tr'oupes, qne le D--, parlement a cOll,sar et COllsaCI'C ses plllspatientesm: ditation. Mais, comme pour jeter un dfi a nos bonnes in-

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-28-tentions, la crise financire est' venue nous de mettre la main L1ne uvre qni, ralise incompltemelll, ne fel'ai t qu'accrotre les incertlludes don t 1:1 Hpu hliL! Ile a dj tant sOlltl'ert. Vous Ile dou1czpas sieurs les SnateUl's, Messieurs les ide:.:qlli animent le Gouvernement; vous doutez CIIl:OI'I.! moins avec quelle foi et qllelle pel's\'runceil ';I\';dlle,i!1 triom phe de ce's ides; mais, si ell m:ltir8 d',!rlmillistl',dioil publique on ,doit savoir sUl'moulet' obstac!es,-011 doit souvent aussi savoir sc pliel' deval\t les im prvues, qu'on ne peut S'lIlS incollvniellt el ell d,,_ la situation prsente, efl\'is:lg'Ct' avec dant., le Dpartement ne so deolll'ag-e poillt; i: LI'(1I1ve. au contraire, dans l'iutellsil mme rie la cris;,', ,tllIC t'ur ce nOllvelle pOUl' appt'ofondi!' ses projets, lps ndi'pLt;r l'II tirement notre tat social, ul'm de i'ar'deill.e co!wit: tion qun le jour lI'est pas t:loign oit dll Pays ilevenant meilleures, il uura le bonhlu' de les vos patriotiques dlibrations. TOlllef<;>is, il cOII\'it'lIt de vous fai,'e conn,ttre, en sllbstBllce, les p,'illeipall.\ points SUl' lesquels potte l'ol'ganisation projete afin de mel. tre mme d'en appt'cier le car'uctl'e 0t : Caset'lIet' l'Arme de faoll qu'elle se tL'OltY,' dUI" lieu et constamment la disposition de (>illi .i_[!li, en:!_ fOt'mmeut la COllstitution, est son Chef ; ('II concelltrer le commanrlAJl1ent et h. direetioll L:'lllm 11."; mains qLii lui mme ag"ira SOIIS les ordt'cs du Dpat'lement cie la Guerre; fixeL' que chaque militaire de tous l'angs doit pass,'I' sous le:.: ::lt'mes; tablir rellement la division ries Corps de l'in fanterie, de l'artillerie et, de la cavalet'ie; ch:: cun d'eux l'instruction qui lui est fonde:' les tablissements: arsellal, maulItelltions rnilitfli,'es, chantiers clevant de COl'pS, telles sont, Messieurs les Snateurs, les D puts, les vues essentielles du Dpartement de la Gllerre pour la transformation de nos forces militaires, li ne nt\glig-ed rien pour en assmer l'excutiol1,airl I::t loi SUl' le recl'utement qui a t vote par la ChamLt, et qili at tend l'approbation du Snat de la Hpublique. Ds lors la carrire militaire, qu'on n'aime pas assez clJf'z nOliS, deviendra une Ecole d'mulation o tous les citoyans erl tilt de; porter 1138 sentant battre en lem' t'ur le

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-29-profond amour de la Patrie, viendront puiser l'instruc tion et l'ducation dont s'honol'O le vrai. soldat, et, ainsi lairs sur leurs devoirs et leurs vritables intrts, ils tous, sans exception, ce qu'ils doivent t)I:l'e : les soutiens du Gouvemement, les dl'enseul's des liberts publiques et les gardiens invtlriables de la Paix doiJt nous jlvons tant besoin pour accomplir nos Du mrnecoup, la rMorrnes';fccomplissant., la l'dudioll 'ilunombl'e de nos soldats s'imposera et, pal' ce l\lit, !'Ai,;Ti dont le relvemellt nous \'iI"PIlWllt, pourra sons ['illtluence de ct!tte lJif'l\r .. :situation, sa' splenoeul' et, :dimcntallt k '1'n"sul' publh, ramener dans les /'oyel's l'aisance qu'oll CI'llt,PCII.-1.l1ant un instant, ne devoit' l'el.l'OllVef', JJne paroilln )'forme, Messieurs les Sl!lIateul's, Messieurs ks n'est elie pas faite pour sollicitel' IIOS ell't)['ls '! Posel' la question, c'est l.1 l'sOlill'o el ie a le ferme espoir' d'y pal'\'cllil' g'l'tiee aux pl'illcipe3 ,1'01'cl::} et d'co 'omie illtl'oouits dafls !:t gestion des de l'Etat., Visant une lin si (:de\(\e et :,i tllil,', {'.("; prill' ."cipes d'conomie ont fait. la l'gle cOlIsl .. :d.c dl' !ioll'e ci1JdLlte, Nous en aVOllS dj don li I:t 1)['Ll \.,: p:ll' la loi vous avons p['scnt et vous avez l'allne ([l'rnire, rduisant au tiers de de toutes armes'Ie seniCtl de eha,!lli:! mois et facilitant dans une notable prop0l'tion des dpenses publiques, : En atllmdant qu'il'soit en d'olltl'er daus cette g .. 'ande voie de rMonnes, le DpLu'tement ne cesse d'en *uLll'er 1I0tre al'me lelle existe Inailltciliwt de tous les llcessa!l'es, S'levant la b;ul!..eUI' des cu'actllellcs, il il un systrn ,! d'illstruc tioll ullill'me qui, appliqll avec da'is IIOS clif t'l'onts corps de tl'upes, a augment de heaucoyp leur \'::leuI', Ce succs cst d au zle et au dvouement (les of liciel's in'"itl'Ucteul'!:; ft tlui est confie cette cllll'e et dlicate mission, Aussi, le Dilllrtement ne surait mieux encou rager les elfol'ts(je ces 'dignes serviteul's dll Pays qu'en faisant ici en leur faveur une mention, spciale, Les COl'PS de Iii Garde qui se sont t.OUjOlll's distingus pUl' les pl'ogrs remarquables qu'ils accompliSRellt chaque jour, ex,citent auj JUrd'hui l'admiration gnrale, Par leur

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30-te'1U8, la valeur de leur discipline Eit de leur instruction, ils elltretiennent llne gl'ande muhtion parmi les Hllll'es troupes qui s'elfpl'cel (le les sui de s',lppliqllant pills sriellsem8nt, l'ellseiguernclJL \]u milit
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-31-rayer au plus tt, mais, mais l encore, nos embarras fi nanciers ne lui permettent de raire tative. 'Il-!tse voit dane forc, malgr la comptence eL le dvouement (lu per'sonnel de ces tablissements, de mettre son patriotisme tlllX plus .ruclespl'euves, afin depolllr VOil' dans la meSLll'e des faibles ressources dontil dispose, l l'ent.retien et ail traitement de nos malades, qui, iSOllS ce rapport particulier, appelleilt/llotre plus tenore !sollicitud. Et vl'aiment, Il'est-ll. pas pnible de voir un Illilitair::e en qui siineal'lle la dfense. de la Patrie et qui s'est pe'ut-tre pt'oduit pour elle, biertde fois dj, au pril de sa vie, s'appl'ocher', avec cie justes inquitllcles, d'un tablissemellt o il p'eutil peine, contl'airetnellt aux lois de. l'Humanit, trouvel' le soulagement naturel d ses soum'ances En prsence de cas aussi aiarmants et de tOUtes les diftiillts qu'il rencontre dans chaque branche du sel'vice militaire, le Dpartement est amen se demande'l', devant perspectives.d'amlio r:ltion entl'evqes, s'il ne POUI't"t pas trs prochail)ement cbapger un tel tat de chostS'. II a d'autant pins rlruit de l'esprer, Messieu!'s les Snateu/'s, Messieu['s les Dputs, qu'il compte sUl'le prcieux cOllcours de vos lumires que ,vous ne rerusez jamais tous e.eux qlli s'intressent sincrement au bonheur' et 'la pl'Ospl'it de la Le Secl'lai'l'e-lf}Etat de la Gu e1're V. GUILLl\UME.

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l\tIARINE Messieurs les Snateur's, Messieurs les Dputs, La crise financire dont nous vous parlions l"anne del'nire a continu svir une intellsit telle que lllalgr tous leurs efforts, toute leul' bonne volont, les dill' rellts dpartements ministl'iels ont eu en pti l' Le Dpartement de la Mar'ine ell a\out paI'ticulirement soull'el't et nous, personnellemellt, nOllS Ile savons crnmuHt VOLIS' expr'imer Je regrt't que nous prou vons de n'a voi r pu rliser les projets que nous CO.1i<,{IIS pour le relvemenl de celle branche du sel' vice publi que lIOns avoJJs l'hollnur de diriger. ". Vous tes, par la lIature mme de vos foncLions, des hommes politiques. Vous comprendrez et, nous l'esp l'ons du moins, tout le pays Je comprendra avec vous: il y a, en matire de Gou vernemellt, de ces obstacles qu'aucune foi, si forte qu'elle soit, qu'aucune ide de pl'OgI's, si sincre ql.l'elle est, ne pp.uveut surmonleI'. Vous ne doutez pas assurment des sentiments du Gouvernement. Il est vident que le peuple h:tien qui, pur sa sa gesse, a prouv comme il apprcie la paix publique, continuera donnel' la pl'euve de son dvouement l'ordre actuel des choses avec la pensp.e, srement ralisable, que IIOUS Ile sommes pas loin de sOl'tir de la glle qui nOlis treint. li persistera dans cette voie avec d'aillant plus de patI"otisme que, ayant confiance dans ses Gouvernants, il a naturellement foi daos l'avenir. De la Flottille La flottille hatienne mrite enqore quelques loges. Elle se tient SUI' un pied convenable et est toujours prte rporrdre aux vues du Gouvernement. Cependant, pour la tenir en mesure de rendre les services auxquels on H le droit de s'attendre d'elle, le Dpartement de la Marine

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au l'a cette ,anne, "ou!'; prier de Ini voter certaines leurs qui lui sont positivement ncessaires pour cerlaines rparations efl'ectuer. Nous ne savons pas, Messieurs le SllatcLlI's, MessIeurS le Dputs, si 1I01lS lIOUS trompons sur ce qlli s'lppe!le l'ordre et l'collomie bien entendus (lans 1111 Etal. Dans tous les cas" il lions selble ciue ulle nation, comme ponr UII illdividu, dpenser pour reproduire ou pour en tl'etenil' est le meilleur moyen de se lancer vers un ordl'e de choses rgulicl'. La Cr0te--Piet'I'ot est de nos bateaux le meilleur et le plml f
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sacl'ilicos que S't'st impos le Gouvel'l1emellt,le ne peut plus positivement l'emplir le l'le qu'il t:iitappel jouer dans notre marine; et, en vous rappelant ce quI' ce bteHll lIOns il cot d'al'g'ent, vous comprelldrez certaille nrent les l'uisoqs pourquoi le :1 Cl'll de\"Oil' dcidel' de le mettl'c en vente. Nom, aimons espl'el' Llue nOlIs Ile sel;ons pas longtemps aLtl>lldl'e,-'poul' voil' notre flottille augmellte d'ull lIuvil e et dewmue tiinsi plus l'or'le et plus capable de fail'e fnce aux venltJalit!: qui pOlHTont se prsenter. Des Marins, Le Dtpartement dp. la Marine est heUt'eux de en ce moment encore, se paycl' le .plaisil' (l'em'oyer, ,III norn du pays, ses chaleuJ'uses flicitations t:JI1t aux ma J'ins de la noUille C[u' la plupal't de ,ceux des ports de la Hpublique. Les prelniers persistent se sI gnalel' pUI' leur' zle et leur discipline. Les seconds essayent, an jour d'hui plus que jamais, de rendre au pays les sacdfices. qu'il s'impose pOUl' eux. Il n'y a pas assurment UII meilleur moyen de rendre les hommes plus galement patriotes; de leur illspirer UII mme sentiment, une mme conscieuce que celui qui consiste leur don net' une mme ducation. Le Dparte mellt de la Marine qui a tout fait continuera tout fair'e pour l'illstruction de nos mal'ns, awmd le moment o la fondation de notl'e cole navale pourra vous tre an nonce. Les poul'parlel's que nous. avions tlntams avec quelques Puissar:ces amies se poursuivent. Les qUestions qui passionnent le monde celle heure, et que VOLIS con naissez, 501lS expliquent assez les rclis9ns qui Ollt empch la ralisafion de ce r\'c, pOlir q.le nOLIs Ile nous yat tardions pas. El! attendant, nos marins cOlltinue:'ontleurs bons offices au GouvernemPl et, guides comme ils sont pal' des offieif'l's Ri dig'lles d'i-llIges, ils iront, II0US en portoll!'l dfellrlre l,t dignir nalionale et la tran quillit publique si l'une ou l'aut['e se tl'ouve menace. Il n'estp:13 possible de elol'e ce chapilt'c sans vous parler de deux dt> IIOS jeunes concitoyel's qlti \ie!Hlent de s'in-. COl'porer dans IIotre 'TI a l' ne. Ces engag's volontAires, Messieurs Bayal'd et Paillire, depuis leuI' entre bord, n'ont jamais manqu par leur exactitude, leur' soumission

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-.,. 35 pl leur amDur-propre, de dOnL}el' la preuve de le tH' d vouement et des ides ont de la calTire qu'ils ont librement Le Dpartement pense qu'il y va l'avenir de lias Goncitoyells de comprendl'e que le mtier de n'est pas souvellt sans quelqllcs prils, il est tOUjOIll'S, plein de glot'e. Des Ports. Messieul's les Snateurs, Messieurs les Dputs, tous, tOit pOlll' avoir voyag, soit poUt' tre cles villes ouvertes 'LU commerce trange:, \'ous savpz l'tat daus lequel se l'ouvent les dilfeL'ents pOlts de la Rpublique. Cependfll1t, figsont dignes de Loute attention. Ils doivent tre l'objet rIA tOllte la sollicitude du Gouvel'nement non seulement pal' l'aspect qu'ils doivent pl'senter aux visitelll's,mais en core pal' rapport aux services qu'ils peuvent rendre. Le Dpartement cIe la Marine s'est constamment proc cup de leUL' SOl't Hl, pOlll' rpondee leul' premier besoin, a command des canots dans le but de leur faciliter leur mission.Naturellement., l ne s'arrteront pas les etforts qui se font pOlil' les en mme de nous satisftl,irC;!; mais, voulant de la lin, nous sommes obli;;s de v.ouloir des moyens. Le Dpartement t'st fOl'lement por.t cr oil'e que vous ne lui ngligerez pa:; \'otl'e concours en faveur des pOI'tS. Vous n'ollhlierez pas liue si 1'011 peut reprocher leur indolence la plupru't des oflicirs des ports contribuent pOUl' beaucoup, par leUl' viq;ilance et leur activil, arrter les fralldes qui nuisaient tant la pel'ception de n05 revenus. Certainement, notre situatjoll actuelle lI0US fuit j'obligation de avant pl'elldl'e aucune. mais, malgr qu'il en ait, nous devolls reconlluilre qu'il IlOIiS sem d\,htl:,lIil' aucull bon l'sultat !:laus des clboul's et souvent im pOItali ts. Du Doc}{.. Suivant !.Iue nous vous l'avions annone 1':lI1ne de 1'-' Ilire, les tl'avaux de l'par'ation ou, pour tr'e plus juste, de' rfection IJui devaient tl'e entrepl's au Dock sont en tl's-bonne voie. En 'etfet, depuis son retour de New-York; MI'. Gl'eger, Dit'ecteur de cet tablissement,

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-36Se donne le plus grand mal possible pour arriver,avant longtemps, donner satisfaction tant au Gouvernement qu'au Pays. Il est presque celtain que d'ici dans quellIllCs jours nos navires qui tous mritent d'tre nettoys, pourront remonter le Dock et cette fois dans des conditions bien meilleures. C'est le moment pOUl' le Dpul'tement de vous pnlret<:l nit' de deux ides l'lude d'ailleurs "depuis longtemps que lui a snggres l'tat mme du Dock. premier lieu, il a pens qu'il tait positivement ncessaire; pour que cet tablissement rponde nos dsiderala, d'y ta IJlil' la Fondel'ie Nationale, Ainsi les tt'avaux de queltlue importanc que ce soit pourront y tre excuts et Ifs deux tablissements s'aidant l'un l'autre, les profits en tiTer seront plus considrables. Pour atLeilldre ce but, Je Dpartement de la Marine s'est dj entendu' avec celui des Travaux Puhlics et il s'estime hpureux de pouvoir reconnatre l'empressement et [a bonne volollt avec lesqllels le gnral C, I;econte a partag ses ides. Bientt donc, tOut de suite aprs que le Dock sera remis en tat, les Chantiers de Bizoton serollt tablis et l'intention du Dpartement de la Marine dont assurment vous apprciez' la porte, passera dans l'ordre des faits 'accomplis. Il s'agit ensuite de l'urgence o nous sommes de cons tmire un wharf en' cet tablissement. Conue depuis long' temps, cette ide a dj un commencement d'excution: ce wharf qui a t demand l'tranger se trouve' ep ce moment dans la COUt' du Dock. Le Gouvernement, vous pouvez en tre persuads, s'imposera les plus lourds sa' crifices pour le faire)monter, et cela, le tt possible. Considrations Gnrales. Messieurs les Snateurs, MessicUl s les Dputs, nous venons aussi conscienciusement que nous l'avons pu, de VOllS exposer la situatioh du Dpnrtement de la Marine. Vous en aurez assurment Iw;ulcoup )'ediI'8 si vous ne devez nous juge!' que pal' les l'Ellltats que nous avons ob tenus. Mais combien nous rendrez-vous justice tant de nos bons sentiments que de Ilotre bonne volont, si vous vous rappelez les difficults cIe toute sorte que nous avons' eu enrayer et, toot, l'Ol'dl'e,et la discipline qui ont constamment exist parmi les fonctionnaires relevan

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-37-de ce DpartementN!; pounons ne pas assister la ralisation de 110:; esprances, mais vous tous, mais le pays tout entier --IIOUS voulons bien l'esprer-reconriatl'a qlltl nous Il'(\\,OI1S pas III IIlqu ni d'nergie, ui du cou rag'e, ni surtout de ceLte foi qui fait croire au relvement rie nQtl'e chre Pa trie. Le SCCI'la,i1'e('l'Etal de la Marine, V. GUILLAUME.

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ET POLICE GNRALE Messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs, Le Gouvernement prouve le'plus grand plaisir VOLIS annoncer l'ordre et la tranquillil n'ont point cess de rgner SUL' tOIl'8 les points de la Rpuhlique.-Ce n'est pas que quelques insenss n'aient essay de lroubler cetle heureuse situation, de rallumel'le brandon, teint, des rliscordes civiles; mais tromps dans leurs ca\euls par la vigilance de 'l'autol't, ils fUl'ent rduits l'im puissance avant mme de pOllvoir agir', et ne dllrent qu';', la gnrosit du Chef df) l'Etat rI'chapper un clHilimenl. justement mrit. ()uell.lues-uns cepell(hmt refusrent de bnficier (le la clmence nu de la Rpublique et se de 'gaguer la terre trang're o, abusant de l'hospitalit d'une nation amie, ils l'l'prirent le fil interrompu de leUl' trame criminelle, Le Gouvernement Ile les perd pas de vue; ,mais des soins plus pressants, le sOllci de la pnible situation qui treint le pays, rclament son attention, sollicileut ses lUeillenrs efforts. Au,, si, cartant de son esprit toute proccupation d'ull ol'dre" actuellement secondaire. s'vertue-t-i1 nmliorC'I' celle situat-ipn qui lui pse SUI' le cur d'ull poids considrable. POUl' atteindre ce l'sullat, votre concours, Mes sieurs le!> Snateurs et Messieurs les Dputs, lui esl: indispensable. Et ce n'est assurment pas trop exiger de votre patriotisme que de vous demandel' y contribuer dans la plus large mesure possible. Un premier pas a t fait dans la voie des amliora tions projetes, La consolidation Odes emprunts locaux a renrlu an Gouvernement une notable portion de ses ressources et assur, dans ses piwties essentielles; l'ex cution du que la pnurie du trsor avait jus-

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39-({u'alors inlel'l'ompue, La con-ventioll relative cette meslll'e ne taI del'il tre prsentp.e il vott'e haute sanction, Son importance, au point rle vue snrtout des IIp.cessits de l'heul'e pl'sellte, n'chappet'il pas votre sagacit. D'autres du plus hliut intl't national seront galemen t isc" il \"otm' il ppr'pcia Lion SOli \'f'l'fl ine. En les recorrun"ndalll. toutes il vos dlibml.iolls dail'es, le l'f'ste rI'lw:lncc-convaincu, cOllnaissant: votre pt'O/'onrl arnOll1' du bien pblie, reeevront le plus .... le plus paLriotiqlll' accueil dl' \'otre part. .Elections Les assembles prilJlul'e,s et lectorales se sont rll-' lIies, selon l'llsagu, anx (!ale::; fixes J,Ir 'Ia 'Constitution nt se sont occu'pes, les pl'emil'es: de l'lectioll ries membres des lectol'aux d'arrondissement et de quelques GOllses communaux il complter ou il l'emplacer', et les' demit'l'Cs, dt' la ntHnination des' cah didats au Snat, en vue dll )'lJlloU\'ellement paltiel du G 1'.'Il1d Corps. Comme l'ann(>(! ces l;leclolIs sont accom plies avec ordrc dal; tnule l'Mrllolw dE' la Rt\publique. Les conseils t:l)mmllllallx.,.A'emplacs sOIlL ceux de : J.acmel, Grand-Gllsiel', Granil-GO:l\'e, Al'cahllie, PlaisHllce, Pi late, Oua nn minthe, l'el'clJes, Dame-Mar'e, Cavaillon', .Prt-:! Piment, Jrmie, De:;s,llines, Hinche, Tel'l'e-NellVP et Baie-de-Henno ; ceux qui ont t. corn pIts sont les Communes suivantes: Port-au-Prince, Lascahobas. PllIine-du-l\ol'd, Acul du Nord, Limonade, Terl'ier..,Ronge, Cariee, Caycs, POl't-Salut, Torbeck, Anse-t-Veatl, Aquin, St.-LOllis du Sud, Anse d'Hainault, Cor:lil, Gonaves, SainH\I-nl'c, Verr'ettcs,--La Grande-Saline, Murmelade1 pOl,t-de-Paix' et Mle St. Nicolas. Police administrative, ,Prisons, Imprimerie Le Dpartement de l'Inldl'I' vous entretenait, d:;'ns le dernier exposl', des rformes que rC!amaient l'or-; ganisatioh de la.plic'e urbttine el .. tlfe'et'ueux

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-40-de nos prisons, et vous expI'tnait le regTet qu eprouvait le Gouvernement de Ile pOllvoil', faute de ncessaires, metL!:'e immdiatement la main ces rfor mes utiles, La n'a gure chang depu-is, Ce pendant, grlce aux elrorts du Go,:!vernement et aux mesures financires qu'avec votre concours patriotique, il se pl'opose d';.l!loptef', -le il l'espoir, sinon de raliser compltement, au COl1l'S de cette anne, les amliorations que ncessitent Ges deux branehes du service public, du moins de les e.ntreprendre et de les mener mthodiquemem aussi loin que possible, L'Impl'imel'ie Natiouale de POl:t-nu-Pl'ince, notre uni que imprimeI'e, dont la rorganisation s'impose, ainsi que le Dpal'temellt a eu l'honnem'
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vaillanteg compngnip.s un aide vraimept efficace et con tdbuer leur dveloppement en suppI'inmt les entraves qu:les empchent de s'organiser d'une solide et durable. Jury Mdical Central Sous l'habile direction du Doctem Lon Audain, son prsident, ce corps fonctionne !:lutisfaction du Gouvernement. . I1 eu est de mme des Jurys des autres villes, qui, rorganiss et composs de p,'ntieiells recommandables, remplissent trs dignement le III' dlicate mission. Il est clans l'iat!'t de nos populations, que cette institution, mieux comprise et plus apprcie. obtienne des POll\'oirs pllblics tout l'encouragement qn'elle m6!'ite, tOl1tle ont elle est susceptible. Conseils Communaux. Encore l'gis pat' la loi de '1881, dont les dispositions dictes pOUl' une autre poque, sont 'en dsaccord avec certaines parties de la ConsLiLution en vigueur et ne l'pondent pas tout fait aux besoins de l'heure prsente, les Conseils Communaux continuent, pal' leu!' fonctionnement nnormul et l'insl.lflisance de leurs res sources, se ressentil' de ces dfectuosits de la lgis tion. Pntr des inconvnients de, cet tat de choses, le Gou \'ernemen t pl'sen tera 'au. Corps Lgislatif un projet de loi destin y retndier'. Le Dpal'tement vous saurait infiniment gl', l\fessieUl's les Snateurs et Mes" sisurs les Dputs, de YOUS occuper, au cours de cette session, du projet en quest.ion et' de mettre ainsi un tel'me une 'situation en se prolongeant, cause un prjudice rel aux intl'.ts de 1I0S communes. Domaines Le l)pal'Lement de ([Iltl'jeu'r pr'ouve, cette anlle encore, le besoin d'attire!' lout speialement votre attention sur cette branche impol'lante ,Lu se l'vice pu ")lic. Dans bien des Ehts,' (lomaines natio'naux sont une SOUl'ce auondante de recettes pOUl' le trsor, Chez nous, ail contraire, taute d'une organisation srieuse, ils

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sont non seuLement d'un ren'clement pt'e:;qllf drisoil'c. mais ils nous occasionnent antiue)lemettt plll:-i dl) open ses que oe recettes. La enuse ppclI1il'e de cellE' ano!tla lie est le manque 0'1.111 cadastl'e indiquant avec jll'cisioll la situation, l'tendue et la valeul'lelle oe>! PI'op,'ils dll Domaine. Cette ncessit n'a pu clupper au Dpll'temenl: de l'Ilf'ieul'. Une commission d'hommes comptellts, clw:r::.t-e de dressel' le cadastre de ces biens, :( commCllet' ... ft forletionner ft Pod-an-Prillce et a pel'mis ilIlG')IlVel'IIf:meut de clcollv['ir' bon nombre -de ses dOIlL il ne :;oupl,;.ounait ,mllle pas l'exislence. Ll'a\'ail si III a du tl'e malheureusement s'lspendu, 10 Dp;tl'I.enwnt n'ayant pas eu ail budg'et de erdit pOUl' Mais vous serez cAltainement tl'avis, Messielll:s Slla teurs et :\1essipLH'S les Dputs, ljul impol'tl: d.' le re prendre Et de gTMJuellmnent. comme l'a WlullJ le GOllVf'['nement, toute la HApllhlitlue: cal' l''fi larit:; et les abus constats la capitale, existenl., il COllp 8l', d1111S toutes nos villes. dans tontes nos eommUIJeS, L:I senle object.ion qlli puisse tl'e faite l'excutioll de pl'Ojet sp.raiL peut-tre l'exiguit des budg; taires, Cependant, si vous considrez qtle la dpense ;\ faire sera compense par ulle large augmentation di"s .,.venus du Doml1inc, VOllS n'hsiten'z pas il mettre le DpHl'tempnt en mesure de poursuivre et d'acheveI"; l'u Il'P commence, Du !'e:e, h confection du cadastre tant lIli tra\lnil (le longue h,aleine, devant ollrer plusienrs annes. la dpense rle devra tr.'e acquitte qu'au fur et mesul'e de son excutioll, et il suffim d'inscl'ire, chaque anne, au budget une partie de la somme ncessaire. Avec l'tablissement du cadastre; il faudra snns notl.<' modHlel' la lgislation domaniale, afin ,l'obtenl' nne ap plication plus rigot1l'euse el. plus intellig-entc cie la loi. nll mme temps que la faeil() et oes recettes, POUl' atteindre ce double but, le vcrnemnlt t vons prsentera, en temps opportun, un projet de loi rglementant cette partie du serviee, Booaux Vapeur hatiens, Les mmesraisons qui, J'anne deI'lli['e, ont le fonctionnement rgulier de la ligne du service acclr, des btetix va.peur hatHms\ dnt,c'ett' aussI,

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-43priv 110S villes du Nord et du Sud de ce moyen de com munication facile. Faute d'avoir vers la compag'nie la subvelltion convenue, le service s'cst encore arrt. Dans l'intrt de nos populations des dpartements, il est dsi rable que ce ser'vice soit continu. -Le Dpartement de l'Intrieur, Messieurs les Snateurs et Me<:sieurs-les Dput;;, vous a prsent la situation de de toutes les bI'anches de service confies sa direction. Il n'a riel! nglig pOUl' imprimer, celles qui en taient susceptibles, une marche aussi l'gulire que possible. S'il n'a pu apportel' rl'antres les amliorations qu'elles rclamaient, cela a tenn des cireonstancesindpenc\antes de sa volont, et que, dans votr'e haute quit,' vou<: sau rez apprder, en tenant compte des efforts tents et des rsultats obtenus. Le lvIinislTe lin rI nll-ienr et de la police Gnrale, T, AUGUSTE.

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TRA.VAUX PUBLICS . les Snateurs, Messieurs les Dputs, Vous ne VOllS attendez pas,j'en suis pel'sll,Hl, ce t[lIe le Dpartement (les Tl'ilvallx publics, qne j'ai l'hollneu/' de diriger', g'niee ,'t la biellveillante confiante qUIl rcut bien me continuel' S, le Prsident de la RpublilltJe. vous prsente, dans le prsent Expos annuel que Gouvernement soumet vos haut.es dlilihl'atiolls, lIlI brillant tableau, comportant des t\'aYUUX de IjlleltIlIl'..tn portance excuts ou en cours d'excutiotl depllis la fer meture de la rlernire session lgislative. Mais il faut alors s'expliquer le .c:;tatu. qI/a dans lequel le Ministre des Tmvaux publics il vcu durant vos dcl" nires vacances. Car signaler la cause cll. mal, c'est en indiquer le remde. Dirons-nous qu'cn votant le hndget l'an dernier, vous aviez rriconnu l'esprit de grande prvoy'allce qui avait g'uid vos honorables devanciers,lorsqi.,'ils trallsforma icnl, il ya de cela une dizaine d'annes, la section des Tra vaux publics d'alors en Dpartement ministriel distind. ou bien soutienrlrons-nous que cette admittistratioll, po Ill' ries causes inavouables, avait mClltlllU l'impol'tance rie sa tche pour ne se renfermet' que dans tIlle fastidiclIsn correspondancp. avec ses auxiliaires? Ulle I.elk faon de voir est inadmissible. Votre plus g"\'and souci, J.wus le savons, est que cette impol'tante bra'1elte dll ser\"lce pu 'blic qui, nagure, a rendu d'apprciables senices an pays devienne de plus en plus un vaste champ d'action o artisans et industriels, appal'tenant toules les couches de notl'e socit, peuvent trouver moyen de l'utiliser au profit de la nation, Mais, vous vous tes ri it l'ort judicieusement qu'en lace de la crise qui pesait ce moment Iii si fortement SUl' nos finances, il fallaiL courir au plm; press, tout sacrifier au' maintien de l'ordre et de. la scurit publics.

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-45-En cela, nous avons t,comme du reste toujours, par faitp.ment d'accord avec vous. C'est ainsi donc, Ml\l.. les Snateul's, Me. les Dputs, qu'oblig de se renfermer dans les limites troites et cil"comwrites du budg"et que vous lui avez vot, le Dparl:ement a pu peine acte de vitalit, ces derniers mois. Pent-il avoir l'honneur de compter cette anne-ci SUI' un buclget qui, pour rduit qu'il soit, lui permettra de se mouvoir, de face aux exigences les plus du service public? C'est vous, Messieurs, reprsentarLs dil'ects de la Nation, qu'il appartiendra de le dire, aprs tIue vous aurez pris connaissan<;e de la sit'Jation gnrale de la H publique. ToutefoIs, sans prjuget'
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-46- pays de loger les services de l'Et:lt dans des maisons en en maouneri et l'abd de l'incellie. C'est ce mode de constl'uctioll que le Dpal'tement S'Ul'I'tera l'avenir. \ Qui d'entl:,t:l vous, MM, les Snateurs, MM. les ne connait point l'tat que 'pl'sellle le Lyce National de POlt-au-Prince, le premier tabliilsement Bcolah'e. du pays, tant au poinl de vue de que du confort et de l'hygiue : la maison principale lzarde SUI' les quatre faades tiellt peille SUI' ses bases; les btimenLs o se fOnt les classes, Ile prserveut pl'esque plus les professeUl's'et les lves du soleil el de la pluie; le mUI' de cloture s'croule et en certains endl'oils n'existe plus; les dpenda'ncessont eu l'uilles, les plus importantes ont mme el-ltirement dispal'u. C'est ce que le rapport de l'ingnieul' du Gouvel'ilement a l'vl au Ministere, Le Dpal'temeut ne pouvait pas ajourner plus longtemps la restauratio!1 de cet tablissemellt qui fourllit chaque an ne au pays une pliade de jeunes g-eus qui se distinguent dans toutes les brallchp.s de l'activit natiollale. Dans cette considration, il n'1 pas jug bOIl d'employer l'allocation que vons llli avez vote, l'anne dernire, rpar'er simplement le Lyce. Il en a fait un meilleur emploi que vous Ile manqllel'ez pas d'apPI'ouver, il en a la certitude. Il a or'donn de ciressel' un devis accom pagn. d'un plan pour une constl'uction complte. Et sans perte de temps, il a mis la ll1ain l'uvre, au moyen du cI'Mit dont il vient d'tre que!'llon el espl'e que les fonds qu'il va avoir'l'honneur rle vous demander lui permettront d'acheve' celte anne unp, aile du btiment projet pour en loger momentnnment toutes les classes, Les travaux d'tablissement'du Chemin de fer du Nord se pou l'suivent rapidement, g['ce Id persvrHnte nc tivit8 que dploient les et 'en dpit. de la c/'iSe fillancil'e du moment. Les l'apf)ort!-l que le Ministl'e reoit. de ses auxiliaires SUI' l'entl'ef.ll'i::le, cOllti nuen t de l'eutl'etenir' de l'animation qui l';;'ne Rur ce chemin. Dj, la oute de la Pl"tite-Anse qlle t"averse le chemin de fer et que les concessionnaires s'taient enga gs rpal'er', est compltement acheve, Prochainement le Dpartement en prendra suivant les formes tablies par le Ministre.

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-47 Le projet que la Chambre a Lien voulil voter au cours de votre dernil'e session, en vue de doter aussi d'un chemin ne fer la fertile plaine du Cul-de-Sac, ft Pot't-au-Prillce, est toujours aux dlibmtions du Snat. Souhaitolls que ce Gralld Corps en arrive, cLLe anne, bouL SOIl examell l-rlessus et pel'metle ainsi aux cm1cessionnail'es de rnettl'e la main cette uvre d'uti-lit publique, .' C'est ici l'occasion, MM. les Snateurs, MM. les Dputs, d'attirer votl'e haute attelltion sur uri autre ct favorable de l'tablissement chez nOLIs de plIl't'il}es -entreprises: elles sont un des ptus puissants facteurs de la rfection de nos pl'incipales voies de communicatiofl. Les rsultats que vieunent d'obtenir les concessionllaires de la roie fprre du Cap, parlent biell 'haut ce sujet_ Ila t permis au Dpartement,de cUllsLruire le wharf du port du Cap, au myen du cr'dit que vous lui avez allou dans son dernier budget, et il se propo se au moyen de la balance qui reste disponible sur crdit, d'rigerun hangal' destin abriteI' les canots du port. Depuis fort IOlJgtemps, la ncessiL cie cette construction se faisait vivement sentir. A cot d'autres questions non moins inti'essantes et Ll solution desquelles le Ministre rlonne LOlls ses soins, se place en premire ligne la question de l'exploitation de nos mines, \' Il ne reviendl'a pas avec vous ici, MM. lef' S6l1nteurs, MM. les Dputs, SUI' ce qu'il VO'lIS disait SUl' ce chapitre lifl'lS le derniel' expos. Il y vOil, non sans. au milieu des entraves fillullcires o nous nou!; dbattons, un instrument puissant capable de nOl1s aidel' rompre les liens qui nous enserrent. Aussi vient-il tout l'ce:nment, SUI' Ipur demande, diveJ's particLlliers p.ntrepnnnrc des projections et des {xploratiolls sur di;frellts poillts dn pnys. Il vient mme d'ac(:of'cler une concession pOUl' l'exploitation d'une mine de lignite qui se tl'ouve sur une ceraiue teudue Massade, Binche et St, Mkhel, et a aussi mis l'tude Utl projet dOllt il a t galement saisi gour une concession d'une mine, de fer situe au morne c( Beckly)) entre le Tl'ou et Limonade. L'existence d'autres ml11es non moins importantes a t signale au Ministre,

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48te Dpflrtement contitrnera vous mettre au courant de toutes les ngociations qu'i1 aura entames au sujet de cette soUt'c de richesse publique. Les se,l'vicesrattachs au Ministre ont fonctionn norma!ement'durant cette anne. Malgr' les entr';[\'es de toutes sortes qui se constatent dans diver;;es parties du rseau Ll8graphiql.le tel'['estre, ce service a pu marcher comme de coutume ces Illois derniers. Ces entraves principalement. en dbordements de rivires, accidents pl'oduits par' les des lu'b['es qui se trouvent sur les accotements des lignes. ruptul'es f['qu ntl's du fil pal' les (ollets des conducteus de cab rouets li destl'uctiollS chaque anne d'un cl'taill uombl'e de poteaux causees pal' la rondl'e. Nanmoins, la bonne du Ministre n'a pas bl'atlle par ces contral'i.ts qnl s'applique, avec le concours de la Direction
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;49 En effet, la plupart de ces poteaux qui datent de plus de sept ans se pOIH,,'issent leur base, pl'Oll\'e qu'il cOllvient mieux des poteaux illjects d'antiseptiqllc et tirs de l'Etr'Hllgei' plutOI. que d'utiliser les bois du pays qui sont d'ailleurs d'l1l1 tl'ausport tl's cotenx, -',._ Le Dpill'temenL croit nr.essail'o d'i1tt.it'l' votre haute allell tion SUI' la dcou vel'le de la tl6graphie salis" li l, invente tont l'ceJIIInent pal' lcsavant italien :\hu'colli. Celte invention est appele, sans nul doute, i\ l'\"o!IIlionner la tl6gl'Llphie lectl'ique. Des instl'uctiolls out pOIsses la Direction du tlgl'aphe d'avoil' lll<:lier' l'opportllllit et l'conomie qu'il peut y avoil' adoptel', en Hati, ce 11011 veau systme. Le Gouvernement vous faisait aussi PI'PSSClltil', l'allllt;e del'lIire, sun illtelltioll do confondre la fonderie lJati(J nale as,cc les forg('s trlblies au Dock Bizot.Oll. D'id pell, il aUJ'U l'hollneut' de SOllmettl'c r't \'os examCilS, 'Ill expos des motifs qui Ollt dtcl'min ;\linistl'es de la Marille et des Travaux publics metlre dfillitivemellt ce pl'ojet excution et de vous demalldel' !lI! cl'dit devanl. lui pennetl.r'e d'agir' en corliiquellce. -En attenclalJ!., Il' but du eu Ull mot, ('.'est de faire de ces tablissements ,les ateliers Sl'icllX l'e1 lflant de rels sel'vices au l'l o nos ouvriers poul'l'ont tl'OUVer' des Iments pl'O[J!'l'S il se perfectionner dal!s leurs professions. li en rsulLcl'<.t, (lu mme coup, pom la caisse pllblil!lle ulle lIotable conomie pU l" sltte du licenciement du trop pleil\ (tes deux pel'solluels existallls. Le service h ydrallliq ue de la Ca pilale se tl'OU ve ton jOUl'S sous la dpenallce du Cohseil Commuual de cette ville. Rien n'a pu tre fait jusqu'ici, par suite de llotr'e tat de gne, pour le dveloppement du l'seau existant. En fermant cet expos, MM. les Snateul's, 1\01. les Dputs, lequel met sous vos yeux sa situatioll exacte,. l. Dpartement des Travaux publics Si' plat compter SUl' votr'e prcieux concours qui ne ltli a jamais fait d faut, pOUl' l'aliser quelques importantes amliOl'ations dqus cette, brnche du service public, li 'l'TE,

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AHRICULTURE Messieurs les Messieurs les Dpll ts, Le Dpaf'terner1l; dl' l'Agl'ieultltl'{) p:IS l'('st ail desSOIIS cie S:l :t.:he dtll':ull lus :no;s 'p!i \ i:'lIlll; :It. df' SI'C:lllIleI'. Toujou!'s ::tlitnr.\ d'u\I :lIllOtlr du Iltell et COllsciellt (le l'irnpol'latlt:e de l'mll"rf', l,ati'ipti qlle, il h de !.\lInelle les Pouvoirs Publics doivent ll'Ut' intelligewe et leul' activit, il S'(:sl: appliqu() dOlluet vec cette mrne bonne volon!, il lalluelle vous avez bielt vOllln t'elldl'e I)ommag'e, l'an rlel' niet', sa pousseordinajre au (L veloppement de celle branche de 1l0tI'ei : activit nationale, Si jusqu'ici, en dpit doses plus grands elfor'ts, illle lui est pas per'mis de signalei' SOli ;Ictif, POI!t' des l'aisons qui Ile peuvellt vous chapper, ;\lessieut's les Snateurs, Messieul's les Dputs, l'elret cles l't:l'ormes il/sct'iLes en pt'Ol1ii['e (LUIS son pl'og"l'ammc et lui SOllt les sui v;lIites: cration de ef'llIes modles; l'rectioll des rOll tes de plltratiolJ de la R(, publique ; rol'gatlisatlon de la Dolic6 rurale; illtroduction dans les bourgades les pins de machines 8t d'instruments aratoi!'es pet,rectio"ntls; mais il ose croire qu'il n'a pas t tout fait tt'anger :tu mouvement cl.} plus en plus pt'OllOtlC qui se pl'oduit (hlls ('eUe dn activit. C est ce qlt'explique, ft ll'en pHS dOllter, Messit)urs les Sniltelll's, Mes"ii.elll's les D,\puts, la fl'il[lp, rnOllti'U jamcl:' aVare ceux qui pei nent, a notl'e sol, pt'esLJlle t.out le cour:, de l'(-i.n tle, de fQr:tes et bien falsa ntes Dluies. Par contre les routes publiques, messieurs les Snateurs, Messieurs les Dputs ont beaucoup souffert,

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-51 Aussi, l'autorit militaire a-t-elle t oblige de dplo-" yer, sur certains poillts du uue et une activit HU de 101lt loge pour pel'mettl'e le libl'e aces de la pillpal't de ces voies de c.:ommlu!catiulI. Le (Id ,,'on et, Il'a pas m:i!'ch,lI!d ('011-seil!' nllxiliaiJ'8s ; .il a f:lt :AIlS:::i, d,llIs .Ia meSlll'e
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j'Administeation Suprieure clans le l'eCrlltement dl'S agents Ile cette police. En atlendant. qu'il soit permis au Dpartemant de Illdtl"e cette g'eildannerie SUl' un pied convenable, dig'ne des senieeg lJu'elle est appele rendre notre Cllituru, il contillue recomma!lder l'Alltol't militaire d'appof'lcl' le plus de soins possiblr.s dans le choix des calldid:lI.5 qu'elle SOUllld l'AdmillisLration Suprieure, pour c(Jm hlel' les \'ilC:lllces qui Sfl produisellt dans le" l':Itlgs de cette police, et lui signaler, irllpiloyilbleIl1('r!t, pOlll' tr'e fl';lpps, les ng-entsdOllt elle pellt avoir se plaindre. DUI':lnt ces del'l1ier's mois, rJoll'e car Cl I;ll:' l'oh.iet d'une hausse satisfaisante SUI' les marcbs trangers. Sans s'arrLel' il (;Ct heurell:-succs de 1I0Lre fve. le Minist,'e ,colI.linue ;\ dOllllel' LOllte sa sollicitude il,l'ul.:croissement de cette eulturc qui cOllsLiLue l'axe principll de l'exis:" tence conomique du Pays et ne cesse de conseiller les producteurs de bien pl'parer cfltte denre, avant ,de la li vrel' aucommel'ce. Aussi est-il l1.elll'eUX, MM. les Snateurs, MM. les Dl; puts, de vous annoncer que de forles livraisons ont t. faites, ces jours-ci, nos clifl'rents ports ment, au gr'and prolit du fisc. ; / Vous n'ignorez pas la mesure que le Gouvernement franais vient de prendre l'endroit. du caJ. Pour des raisons qu'il ne nous appartient pas d'appro-' londir, il a jug ncessHi d'augmenter les droits '(['entt'e SUl' ce produit. Le Gou vel'nemen t ne pounait rest incli'rent devant cette mesure qui ,n'atteint pas moins notre principal pl'O duit d'exportation. C'est ailJsi (IU'H s'est mis dj en tmin de trover une base d'ententf;l, sur ce chef, avec le Gou de la Rpublique Franaise, Vous en serez saisis, avant longtemps., Le DpaJ'tement pO'lt'suit salIS i\lM, les Snatems, MM. les Dputs, sa carnpagufl en f"
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f;3 1 admirablement n'importe quel terrain et n llcessite que des soins relativement pOlll' prparation, laquelle d'ailleurs esL peu coleuse, JI est vrai de dire que ce Il'est pas (Ille' ces aVlllllages eussent chapp aux producteurs, c'est plult, Il'en pas douter, la difficult qu'ils rencolltraielll la cueil lette de cette denre, par suite du.prix.glll'alement lev de la main-d'uvre chez nous, (lui les avail d(,toill'Ils de culture qui est, pourtant, d'une l'rnlll1L'paLlOll as sure. Les expriences que des hommes de l'art ont failes sur' le chapitre de la clwillelte ne ce produit el qll'ils ont communiques dpl'niremelll au ministre, dlmHl!lll'pnt que le producteur peut se passel' d'lin hOIl llOmbl'c rie bras, dans l'opr:::.tion de la cuei lieUr, l'emploi ,fUll procd d'un usage fac:ile. Dans une cirCl.llal'e publie au J.\.[ollilel(I' officiel, le Dpartement a fait connatre nos illtl'cssanles popu lations des yilles qlle des campaglJes, le procpfl dont il s'agit. Ses conseils pnrassellt avoir pris:; et buivis, un peu parlout, ell jugel' .pUl' Ics lIouvelles <:0-tonnt:ries qui se sont tahlip-s, depuiti pell, sur dilfrents points du Pays. Il ne s'ell tiout pa:; notre :;cal t(ltUll : 0'11 \"lie de mul tipliel' les espces dwz nOllS, il vient lallter ulle eom mande de lj1'aines de cotOll de Sea IsLulds pOlll' tl'(" r pal'ties dalls nos e:trnpag-II,)s; ce produit lrs l't!dwl'elt e:;t ctJ un prix trl!S lev ls. marchs tl'ang-crs. Il convient de VOII'-; signaler aussi que le Dp:lI'lernellt de l'Artibonite 'qui nccupp toujours le premier rang dans la culture du CotOIl. a rail de l' o l'Les livr-aisolls de celle de!ll'es, flul'anl la del'nire rcolte. Plusieurs de 1103 eClItres agl'colfs"malgl' les exhortations dn Dpal'teillellt et dt) ses allxiliaires, sontc-neOl'e l'fmeL,iref-! il. hl cltlLm'e du cacao. A quoi i,.lttribuE:l' ),.in diffrence ces milieux qlli pourtant ne le cdent en rien aux alltres, ;Ill point dL: vue dl1. tl'ilv:1.il '! Ce n'est III. pas, comme 1'011 serait tent de le croil'e, que 'ce s0it pal' malique de terl'Oir absolument propre au; cacao et que ln pl'Od.uctelll' craigne d'y exposer ses cules et ses

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54 Le pellche pll.llot croire que c'est ln perspective rie ql1el(}lles nnlles qll'emploie l':u'bl'e il pt'Oduire, qlli est la cause initiale de cette indiffrence, Aussi :1. dlruil'e ce p/'jtlg de de t:es ePlIll'tlS (,m faic:unt l'pssortir' It'urs yetlx les pl'nlils qllis en TI Y;ellt"ile filiJ'e :II!\ :IITOiHlicsPoJlln!& de la Ct'illld'Ansc de Tib'.lI'on, u/lequallti!:t) de gqusses d eucan, pOUL' tre distriblles SUI' points du Pays, Le l'ici li ,,', 1 j, tait eOITl me Illle plallte ililisihil-', t:Ol.lllLllce pl'elldre l'LW;'; dalls lIotl'l' cul' tu!'!:'. ilatiollale, Nos nw,rclts rLlppr:ovisiollllernents sont COtlstHillmenL pOil l'HIS dei ,;!.ocks lg1ltnPs de LOlll.es SOlt,,S, de racines nnt,'iiive,.; ct de vin'es la pl'euve que If'S L I,'.'ndanl. itJ'l'i\'erdOllner il la manifestation anlllwlle dll Ip," Mai, ilile id,;i!'pl'l'i :;:ti,-.;issililteet sl'ieu:-;e ole la eOllceptioil de cet.t.e fl.p (Jll(J nos diil'l'elltes. 101lS Ollt, tOUl' h lOIIt', fle Ilal.iullale, n'a pil tre 1':lit ,llslJuci, par 'suite de nol.['e rna l
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INSTH UC'rmON PlJBLIQlJE Ins leH D!)I1Ll)S, Pe .... lillll la dC.'I'liir0 :::r.:lnil'e dies pl'l'miel's mois de cd't; o 1!Cl:I:, :'OJllmf', C::li:it'S div('l'!;e;,; Ollt 1111 peu d,'!, r"ll( P,;I'mi CPS C:.lWWS, il faut IIIPUre l'Ii j'i;":l!t' end.iflIT;{S IilllllJcief's Cilli ont /'llIpf:b If' C;OIl\"!I'III'IlWllt r!';leqlliLtcl' l'g'lrlil'pmelll les /l':pens,'s rOlll' : rnilf'llwnt..::, Inc;dions, [l'ni:; de d'IlIspl'dinn l'l(', Ij's [!';iill'Int'llh des de l'lm;tl'lldioll pillJlifllll' lin SOl,t \"(lll'S s:lve'l, f'1l rap pCJlIt avec la d ,,'S de leUi' t.rhe. 11 dt'/!lt: l'Cnl'plbllle PC'!I'!,;,!ll tjl!vtrflles mois,.jlll'ait r);Js [loO'sible dl' le,lIt' SC'I'Vil'!:CS ll,lternenls. Un cl'r" tain suiyi, li;.: Ile mettaiellt plus :i. de iE"l!'," le zle, le dvoueIllPlil. d';wll"<'fni"" M,lis il !":llIt l'('J,dn' ceUI' jnsfice la plupart ('lU:, qll'il a SI/ffi, pl,:!I' rl'monlf'r leur de l':'Pilcte!' !'i:11011elOilwe soei;de de leur rle et lelH' llidtl'C su:::; IE'S ytqlX le dallg'el' qui l1Ie-.. naCf.'!!' n'Ilue Ini OOllllCl' la,::ertitucle (IU'il 11\ plllS eJ':ll!ore de ce cot-l. Cc r."!;ultnl. obl'::!!ll, ill'r.:,LliL donne!' des misons cOn\'enablcR {t nos dont pIIlSi()lH's sOlllll's'"I:\1 fil!'l) loeallX qlli so::t'eu' 1I1; Il 1 I'l.:d,;--;'[ 1'('11/)11 veler Oil comp ll cr le matJ'el oes eoit,;.;;,-il 1':'f::il.l:I.'I' [tUX Insp!.ctellf'S'!P!';/'l'uisncleul'sIOUl'ues :-;i Il li leE;
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-56-financires, il espre tre mme d'y po!ut'voir plus amplement dsormais. Cette amlioration 1 u i apel'tll is li 'attmtet, dans I.e projet de Budget qui vous sem prsent bientt, quelqueg unes des rnesur'es !{lle !t1 Pouvoil' Excutif et les ClJarnbresavaenl t obligs de pI'encIre l'au clerniel'. Des crdits suppr'ims ou rduits lui out ('otll'i1i le moyen cle rtablir, clans ce projet, n cerlnin nombre de bourses destines il IIOS principaux tablissements publics d'en seignement secondaire. Il a faitl.ltle nOllvelle rpartitioll des subventions voles l'anne deI'flit'e sous le titt'c de tements. En VIlC df) rorg-aniser les de l'cole 'profes"': siollilelle, de faon ;'1 Cil r.irer lItl i):trl !)['o(ilable l'Etat, il a ajout6 au crdit. prvu pOlit cette eole des conomies sur d'antres ch"pitt'cs. Ellfiu il lui a pal'lI indispensable de pourvoir, autant. qu'il est possib.le, frais ,ln la, ,listl'jbutioll (13s pt ix dam; IIIlS t'ellles, ceux des concours et de la publicalioll dp SOli Bulletin Officiel. Il n'y LI rieu de particulier il dire (les coles rllt'itll'S, sinon que le nomhre auquel elles ont t l'au ne passe est certainement insuffisant et que, ft eallse de cela, il Il'a pas p.t possible d'en tablir', soit pOllt ls deux sexes, soit mme pOlll' Iili seul, clalls rtes centres pourtant :1SSCZ popllieux et dont l'inslrnction se Iroll\'e aillsi cornp1tement nglige. Les colespI'imail'cs urbaiumi (mt pal'lielllit'ementsouf fert cln malaise signal au dbut de Cl:t (!xpos. VOtlS sa vez, Messieurs les Messieul's les Dputs, qn'elles sont r. e:llpg'ol'ies : les eoles laqltcs, cnil un persollnel hatiell, ct les coles cOllgrganistes ail x frl'l"s rie !'J nslructioll elJl'tie'lno, aux de Saillt-Jusepb de Cluny et, en moillS grand nomb('c, aux tilles de la Sngesse. Les premires onl. toutes contillu subsister, quoique, dans Iii plupaI't, ries (:dve:-: ait cOllsidt'l'ilblemellt diminu. Les sC<:Oll(les Ollt, trs pell d'exceptions prs, conserv un elfctif l'eluln'lllellt lev; Il!ais plnsieuI'!:\ dt( celles que d'irig-ellt les de l'InstI'llClion M fermes par le Supl'iel.lt' principal" de son propre mfuvement -

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-rJ7L'organisation de cette partie cie l'enseignement natio nal est assurment la plus Ihutive. Ce qui doit importer, ce n'est pas la profusion des coles primaires, c'est 1 l'HU' l'pal'ti tion rationnell dans tous les et leur' arl mi nistl'ation intelligente et sl'ieuse. Leu!' Ilombre doit tre', dans' toutes les localits, en rapport avec la population enfantine, de mme que, clans chaque cole, le pel'son nel enseignant doit tre en propol'tion de l'elfectif des lves, comme le veut d'ailleul's l'ar'Licle 74 de la loi sur nnst!"llction PllblicJue. Aussi, le a-t-il pl'is ce sujet, d'accol'd avec le Conseil des Secl'tail'es d'Etat, des meSUl'es qai lui par lissent propres l'aliser' une rfOl'me avantageuse et pnrg"llel' en mme temps l'Etat une dpense inutile, assez leve. Dans ces mmes coles primai-l'es publiqlles, son at tellti()11 a t attl' sur 1I1l aut,I'e point qni Il'est pas salis importance, tant s'en faut. C'est en \'iolatioll de la loi SUI' l'lllstl'uction publi(Jue que certaines d'entre elles re oivent des lves payants. Par' suite de cet abus, il al' rive souvent que, dalls-le mme local, pay pur l'Etat, il y 11 Cil ralitc\ deux coles dlstinctb, l'ulie publiqlle, l'autre prive, tOI; tes deux desse'I'vies pal' le mme persol\ nel, allquel le budget allone Ull traitement dalls le seul intrt de l'cole pllblique. Le lg-isialelll' elll.elici ,celJelldant CIlie l"enseig'llC:'mellt pl'imaire, indispf'lIsable tout le monde, soit rlolll1 tOIlS (3[':1tnitclllellt 'daw; les les cres pur le GOllVeI'llement. Oll .sait qu!', dllllS beaucoup de ceE coles, Cil vlIe de se COllSC'l'\'el' la clientle des familles aises, les 1l1(jlt.l'es tablissent entre les dellx calgol'ies d'lves des distillet.ions marquc'es. C'est l un \'t'ai dangel'. fi y a rlj elltt'e les hommes trop rie sottes divisiolls, ct'p.es p::\r hl 'vanit ou par l'ig-no J'alleu, pOlit' que l'Etat 1:lisse millel' et rlliner systmatiquement chez !'enr;lnt, rls les bancs rie l'cole, le srnlirnc:!l, si salut.aire et si minemment chrtien, de la so lidarit sociale'. Les Inspectl'urs ont t invites e'lI rayer ce mal. Sauf le Lyce de .facmel ct im; scolldail'er. sp ciales de garons dt' POI't-de-Paix et. de l'A nsn-ftVea Il, <[ne le Dpartemellt s'efforce de !'e!evei' de leu!' les tablissernenlg publics d'clIseigncmeut secolH:!ail'c que ou spcial' out recommellc murcher d'une faon

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58 plus ou moins el j'Ri le fel'me eS[lil' que les pt'ochains exanlens lin d'anne et le prochain COtlCOlll'S dmontrerollt qu'ils sont tuus dignes de la sollicitude des Pouvoirs publics, ... L'/!:cole de Mdecine et de Ph,H'll1:lcJe d du Droit cO/ltillueill ft tl't:' tllil!'s ,Ill pays pal' sl'iellx .r},-s seiollcos ont dlill'gt'es de 1<"pa'lill'c, Si "Et'olp de t't de P,'i!lture lte dor:l!e pas lcs mllH'S \';.:ult:lt;;; qlli! IkllX antres cciii Ile liel!!. ('el't::ill.ITlllIll Ili il 1" c.ompI.PIIL:I' cOlltestable ni il la ]);'1111(' 'diO'iI,' l'pl'Oll\e ries di:','cl.I'tll'S et n:'nfessp'll's. Ii m:ill(llI(' ;\ cdie culn 1111 111 : Lt>l'iel el: d,':-, speLde;;, 'l!le le meut de lni [H'OCUl'el', Bon d\;t:tblisst'mp.llls privs f'Ollt'ltlX PIIbliqnes Ilne CO,lClIITC'lICe dont il faut se l'licltt "" p d'ce cl'e LIlle 10ll:ible et utile rnltlatiol'!, Pa 'illi cellx tlui dOllm)!]t ['C'l1scignemeut secol'!chit'e, il faut, comme touiollr", cdrnptm' an pl'micr rang lu Petit Smi!,aile-Col lge, l'[nslitutioll Si.-Lollis de GOilzagnc, i,>, P"IIS10i;!l:tt Stt,-HoRe de Lima, le Collge 811'13, 1 InstitllLO!1 mel et le LOIlv.!rtlll;e, DillI.!' le projet du nouveau budget: pi'Opose de comprellrlt'e ces dt'UX pal'lni ln semcnts sllbvelltionlls. Il sel'ilit ilP.tll'eux de ':fi:i!' :;II., en aide au Collge Ilir'" et au pA!lsinll/lat Ste Ruse de Li ma, si nos l'eSSOllt'CeR le per'rneltaient; eal' il es! ilOe 4lle l'intrt puhlic bien elltendll eornn1:lndu d!.' f'Oll tenir, pre:,:qu'nutant flue ses pl'opre!'!, .t:tblissenwnts, des coles si bien orgm'tses et si bien adminiRU'es, C'est smtout slll' les .lumires et le patt'iol.isme des Inspecteurs que le dpartement doit complet' pOlll' ,iSSlll'er le contrle efficace de,R coles et. polir tre SUI' J', tat' (le 'l'[mitruction pnblique. dans les diffrelltes Cil'COIIS cri ptions: Ce Sl)I!t leurs [':tppo/'ts qui clo vel' t III i inspirel' 'les mesures pl'opl'es gll'antil' les prog-I't'.s de l'enseigne ment lIational. Ils SOllt, ell gnral, imbns de l'importance de leurs. attl'ibutiolls et Ils seeolldent de leUl' mieux ses \Jfforts. On HP. peut en dire autant des commissions de surveil lance, Beaucoup; nglige El plil' les Inspecteurs dont elles

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-59 f'elvent .ou insouciaes do leUl's fOlldiollS, pm'ement--ho nOl'liqlles, ne rendent pas les sel'vices que la loi de leur institutioll lem' demallde .. Biell ]WU accomplissent leur tche avec cettn ;Jclivil et dvoue que le devl'ait pouvoir truvet,chez los les con trleul's de l'clIst:'igm>ml>lIt, gardiells on pl'ogTs intellec tuel el mm'al des gnl'atio'lis. Il y il liu d'espl'el' lfue l'exemple oe ce petit non!bl'e sera su(vi DiU' les autres. \., J'ai tch, Messieu!'s \ip.ssiel1ts les D de vous I)[',;sellte[' 1;-lsltllal.ntl px:\.'te de l'fnstrilC tion Pllblique. Je n'ai pas besoin de dil'e lfue le Gouver nemellt Il'a .. iell plus ell[' que de l'amliorer pen peu, pur tou:-\ les moyens dnt il rlispo-;e actuellement et pal' tus ceux qlle vous vudr'ez bien lui.doHlIer encor'(L Dissiper', de plus en plus, les tnl.H'C's de l'ignorance. sOIlPce des et oes honterlX 011 rirliclllps ; l'ail'll l'dJ)cal.iOIl morale de l'enfanl, pOlH' tl'e St' demailltenir.l.homll1edanslavoiede.la ver'lu, SI {r'qllt>mrnellt et tl'stcmellt d(3ser'te; t!ir'igel' l'eIJAeig'n8mellt 1l:IIS 1111 St>.ns vl';limenl. lIational ; l'Llil'e des hommes pt, 10'11 mlll tt'IlIPf', faire snrl(rllt des Matit>ns : voil l'llVI'' d'aveuir qu'il ftl.tl enl.r'I'!)I'elldl'e cl tout prix et POIJ[' !';iccornplissP'IIIl'llt !In laquelle le GOllvE'l'Iwm'nt Post hplll'ellx dp. pOllVOil' Glll!plel', .\lessieul's les Sllaleurs, Mes!-;imu's les Dpllt.';S, SIII' ""IU'e COI1COlll'S, sur tout volre COIICOUI'S, clair et plli_ssant. Le Secl'ta'!'e d'Etal de l'fl1.,c;{nwlion PubUqnft, F. L. CAUVIN. ,. .. -

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JUSTICE. Messieurs les. Snatetu's, Messieui's les Dputes, Les tribunaux rle paix de la Capitale, ainsi 'Ille ceux de la circonscription rle .Jacmel, mritelJt des flicitatiolls pour la rg'ulal'it de leur fonctionnement. aulrps, fonctionnent plus ou moins bien, selon la valeul' )[agistrats qui les composent. Los justices de paix Ile 1'1:' pondent pas il. l'ide 'quia prsid kllr cl'a tion, Une surveillance incessante, s'exerant Dal'Ies tou\' nes' d'inspection des Commissaires du GOllvcl'Ilemenl et le contl'()le du Dpartelpent de la Justice, est d'une absolue ncessit poul'leUl' imposer le respect rie la loi ct surtout du tarif. En g'nral, les Commissaires dn Gouvernement ne per(lent pas de vue qu'ils ont pOlll' devoir, dans le cours de leurs inspections, d'clail'er les juges de de paix sur la nature dt: lelll's altl'ibutiolls, cOIl"istallt juger rapidement et peu de frais les procs' d'lll1 minime, rlerappeler I:t diguit de lenrs fonctiom; {:(:l1X dont la conduite laisse dsirer et (Je sigualel' ;\ fIlon at tention tous ceux qui n'observent pas les pr'esc\'jptiulls de la loi organique: Ces tornes d'inspection produisent souvent. rI'exce!lents rsultats, Mon Dpartementaconstat4 une sensible amliol'a tion dans la marche des tribnnaux civils, :1cpllis que, pal' 'ma cic,ul
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-61-nelles se ressentent considrablement de cette rorgani sation; chambres d'Instruction criminelle s'efforcent d'acliver les aIIaires qui leUt' sont cJt.fl'cs. L'un des plus grallds s:)Ucis de mOIl Dpartement est de (liminnerl_es rig'llelll's de la dtelllioll prventi\'c. Il fait ledevoir de recommander chaque semaine aux officiers du Minis trn pub ic d'appnrtel' la plus grandp activit dans la r pre3siol1 des Cl'ilUeS etlllits et d'exhorter .les juges (l'ins trllction ne point lIgliger la procdure cl'irllillelle. Ces recommandations ritres on t porte dj cl' excRllents fruits. Cependant le tribunal civil de Petit-Gove, cr ell '1896 et insttlll en 189S,Ii'a malheureusement pas donn l;l mesure exacLe de son utilit. Les absences frquentes de ses membres, ajoutes de dplorables dissc'lI::iions intrieures, ont paralys presqe compltement le fonctiollnement de ce tl'ibunal. .. Les tribullallx de Gommerce s'elloreellt, l'Il gnral, rpondre au but de 1 CUl' iuqtitution. Le Tribunal de Cassation de la Rpubliqu ['ecom mande pur sa rgularit. Les difficults financires Il'ont point permis au D p:l.rtement de la Justice de pourvoir les tl'ibuu:tux du lJuys du matriel qui leur est ncessail'e. La lIcl-!ssit de ce matI'iel se fait surtout pour certailJs trihunaux de paix, dont le dnment est extrme J'espre leul' donner satisfaction dans le dl1 prsent exercice, cal' il importe que le lieu o sigent les magistrats soit ap l':'opri la solennit actes qui 'i sont accomplis. Il est encore de la plus haute importance de fourllirdes ouvrages dp. droit cel'tains tribunaux civils et aux tribunaux de paix en gnral. Je ne manquenli pas de soumettre au Corps lgislatif les projets de modificatiol1nos lois qu'ont suggrs l'ex-prience et la pratique. Dans Jecoul's de cette session,jeprsentprai, conformment l'engagement que j'ai pris devant le Snat de la Rpublique, Je pl'ojet qui doit modifier la loi sur la lilluidation judiciaire. Je ne puis m'empchr _-de rpter que le plus grand

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-62-souci de mon Dpartement est d'assrer aux Justiciables le prompt rglement de leurs affaires. La bonne volout des et leur souci de la haute mission dont ils salit chargs suf'firollt, j'espre, pour' tilil'e leglen tem's. si jtl'j udiciables il hl !JOIIIIO butio!! la J us tice. S'il faut l't'con rit' aux SilIICt.ioliS plllles pOlll' enl'a yer la force d'inertie des ageuts pt leg ublls par le temps, "DY"Z srR que le Il'y faillil'a pas et que, Sans /lullemeilt l'l'o:ssel' l'illdpendimce nh solue du POUVOil' JIHlieiail'e, ilue cessera de tdbunaux la rgtltU'il el Iii pl'omptitude, lWJ'suad qll' une sag'!) admilli"l,rat.ioll rie la ,1 ustice est le meillpUl' l'oude menl et la garanlie la plus assul'e de la paix illtriel\l't'. Le Sec1'laire d'Et ni de la Justice, -.... '1'("'*-71t-F. L. CAUVIN.

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C ULTES. le, les La",,'''' ,1"I"i",,'. ,." "Ou, """d",,[ CUI"!,' la "i[ua' [io" ,lu 1 H,'""I""I"', "e u.'r,'''II!lne",' le cI,,"a'! 'I" a \ Wms r", s"il 'l''e. ni lIoloi,'C d, \"e nom bre "'s, il l'lait ;"t JI"';"" n'cl" le l'hi pre"" " de rcu"", ",ison, qui p l .iden' en f3"eur de chiff", plu, lev de congs le gou,'entcmcnt Cn ",;son des emb3rras financiers du llIollIent a dcider que les cong, accorder au membres du clerge ne dpJSseraiem pas treme cinq pour !"exercice 1900-1901.

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Nous esprbrs Clerg, dans sa dra est le p!Arrii,e .f' il de n.e pouvoir lui les Il 11 dmit, l, cOlllilluera l'lat de nos l'eSSOlllWE'S. 1