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EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI

Digital Library of the Caribbean
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Material Information

Title:
EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Physical Description:
Serial
Language:
FRENCH
Publisher:
IMPRIMERIE NATIONALE
Place of Publication:
Port-au-Prince
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
Caribbean Area   ( lcsh )
Genre:
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage:
Haiti---West Department--Port-au-Prince
Coordinates:
18.538759 x -72.337289

Notes

Abstract:
Annual report about the situation of Haiti in 1888.
General Note:
missing pages:p37;p38.

Record Information

Source Institution:
Biblioteque Nationale Haiti
Holding Location:
Biblioteque Nationale Haiti
Rights Management:
All rights reserved by the source institution.
Resource Identifier:
System ID:
AA00013180:00001

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EXPOSE GENERAL DE LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Physical Description:
Serial
Language:
FRENCH
Publisher:
IMPRIMERIE NATIONALE
Place of Publication:
Port-au-Prince
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
Caribbean Area   ( lcsh )
Genre:
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage:
Haiti---West Department--Port-au-Prince
Coordinates:
18.538759 x -72.337289

Notes

Abstract:
Annual report about the situation of Haiti in 1888.
General Note:
missing pages:p37;p38.

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AA00013180:00001

Full Text

PAGE 1

EXPOS GNRAL LA SITUATION LAllltP un LI fi UE n'HAIT'I. 'ponT -AU-PHINCE-. 1 M PHI MER l ENA T ION ALE. JCf'i" 1888.

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LtBKRT, e:aAJ.lT, FHATERNIT. .. 111::PUBLIQUf. D'HAITI. PIIIj!-au-Pl"ince. le ':H ,\ Hil 1888, an S:-,,:me. de l"Jndpendancr, P,.s ir!rll [ d'llc"ti, A L'ASSEMBLE NATIQNA1:..aE. Messieurs les ,Snateurs, Messieurs les Dputs, S'il est quelque chose qui caractrise la dmocratie, c'est assurment le rapport direct que ce rgime tablit entre les Mandataires d'une Nation et le Chef du Pouvoir Excutif qu'elle s'est donn. --CT est vous, Messteurs, qu'il est. dparti la missiOli de prendre connaissance, une p"oque qtermine, des actes de l'Administration gnrale de la Rpublique, et il m'appartient de les recueillir pour vous les exposer avec tous les dtails qu'ils comportent. ---Votr.e runion en Assemble Nationale ne prouve-t-elle pas," un ,haut degr, votre constante fidlit au devoir constitutionnel? Ce devoir, qui est er mme temps Ulle des plus belles' prrogatives que je,

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""'""1Nous avions concilier l'imprieuse ncessit de la de nns droits et e nos intrts avec le de consolider de plus en pIns, par n.o8 bons procdl>oj les rapports amicaux que lIOUS entretenons avec les ces trangres. . Je suis heureu;;. e pouvoir ddarer an dLnt de cet expos que l'excellente situat1011 de not.re politique rieure s'est mailltenue et s'aecentue chacllH' jOlll'davalltage. ligne doitseplacer la menliull d'ull challge d'actes de haute cOUl-loisie ontle rsultat est assurnwnt fort hOllorable POUl' le pays. A l'occasion du jnbil papal mon G\l11vernemollt a 11\" lgu prs du Saint-Sige uu Envoy(j fpcial1 charg de 1}ous reprsntel';\ cette fl!Le ,;;olennellc et d'expl'imer' an Cbef deY.:l L'atholicit nos sentiments d'amour etde respect filial. Sa Sainlel a daign reecvoir notre en audience cpci<\le, aycc toute la solennit Le Pre dans si. haute bienveillance, a tmoign la pleine satisfaction que lui a caus cette marque de sympathie de mon gouYel'llemeut qui avait eu il cur de s'associel' aux clatantes dmollstrations de tutes les Puissances et de toutes les populations du momIe. Notre Saint-Pre donnant cours Sel bont paternelle m'a envoy Ses !!IOuhaits les plus touchants ct Sa bndiction l'i pl'.::ieuse pour le Pays et tnon Gonvcrncment. J'ai la satisfaction de V,lUS annollcef' que toutes les affaires litigieuses que nous cu rgler twcc la L ,ation de France ont t termines tl la sa!isfaetion ,les deux Guuvernl:'ments, l'exception d'unel'damation Gasquet. qui est encore pendante. Aprs un accord intervenu entre 1\1 onsieur Lafol'estrie, nqtre Ministre Plnipotentiaire il Pari!; ct Monsieur Flouren;:;, Minidtre des affaires Etrangres de la Rpu blique la rclamation Silvie-Dbrosse, dont vous ayez a t soumise l'arbitrage. L'aff;re Caze en voie de solution. Cet ancien dput quittera le pays ptiur remplir le de .l'articl e

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i d.e., notre t onstitulion, -Il rsidera l'tra.nger le temr'6 pour fOl'nwr Irs Clllq avallt de dl'Vi nlr dtoyPl1 d'Ilil ;tlltr; Etat. le tilJ'l\U gural des \er:-l'Jlli'. II imestriels aUllexit notre COll"cnt;oll dn:!2 Drnbl'i' .iiiiO pour le rglement de notre duuble Dette, il a ::;pdfi que le dCl'llier trimestre (dcembre iS8a) est pUlt Fcs. 22J,05!J,37 pOUl' mmoiI'<,: une liquidaticn gnrale et dtinitive devant faite pour en fixer le chilrre exact. Or il ressort. du rclev fa:t par le Dpartement des Helations Extrieurcs que le de cette dette semit de,; Fes. en notre fan'ur, taudis qu'un relev mallant du ministre Affail'es t:?I'.wl-{res de Fl'<.lll.;e Illlt!S' 'nte lUI rmltat diamtmlemmlt ofit,os. MOll:;ieul' cl.. .. aforestric est en dmarche auprs du Ministre des AffaiI'es Etrallgl'es pOUl' obteul' le compte g nral de liquidation, .T ai "O(;U de Son :xcellence Monsieur SADI CARNOT la Ilotitkatioll d,' Son lvation il la prsidence de la Rpublllue Franaise. .J'en ai pris occasion pour Lui avec me:-,; "ives flieitations, 1I.otre sympathie pOlU cc noble Pays, nos vux pnur bonheur et notre ard('Ill dsir lIe voir les liens d'a\niti qui unissent les deux Hpubli1{lles se conserver et se resserrer de jour ell jour. Il en a t de mme lors de la rception officielle de MonsieUl' le COlotte de pour la remise de sc,;; lettres de crcances en qualit d' Envoy nail'e et Millistl'e Plnipotentiait'e de la Hpublique Fran(;aise -en remplat;emellt de MOllsieur H. de IhcoURT. Nos relift.iol1s avec toutes les autres Puissances repr sentes en Hati se maintiennent sur l pied le plus amical. Depuis le rglement des ilifficults qui avaient motiv la mission de Sil' Clmellt Hill, C(lmmissaire spcial du Gouvernement de S. .\1. Bl'itanniqup., il ne prsent aut;une alTaire diplomatique ncessitunt la prsence d'un ministre anglais. ....,.. an d.sir pltlsieurs fois exprime tarIe

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Gouvernement fie S. M. Bntanl1que, j'ai nomm6 au poste de Ch.trg d'Affaires ,'t Loudres Monsieur Djean, ancien secrtaire de cette Lgatioll. J'esp$re que le Gouvernement anglais ne tardera pas, de ('Jtl!, accrditer un agent Port-au-Pd nce. dans FinlrL"t des bonnes relations qui existent entre les deux Je n'ai ri de particulier vous signaler au sujet de nos rapports avec la gratlde Rpubliquu des Etats-Unis d'Amrique. Nous continuons ,'t tre lobjet (le son amiti et de sa bienveillance. Par sa lettre autographe du 1:' mars dernil'l de Charlottembourg, Sa Majest l'Emperellr M'a annoI'c kt mort de SOI1 Vnr Pre, Sa Guillaume 1er et M'a no!ifi son avlle1llf.:nt au Trne de Prusse et son lvation la dignit d'Allemagne. Sa l'Empereur FI dric III a bien ,"oulu aussi Me donner l'as"urance que Ses efforts tendront. cOJlstam ment maintenir et dvelopper les relations am;calE's qni existent enlt'e l'Allemagne et la Hpllbli(lll ,d"; (ali. En rpondant cet acte de haute cOl.lrtoisip, et en citant Sa Majest Royale et de SOli ('l\'ation au Trne, je me suifl fait un devoir de Lui exprimer toute la pal't que, la Nation et Moi, nous avons prislJ la dou lt'Ul' de la famille Royale de Prusse et aux. regret.:; unanimes du peuple allemand, et j'ai saisi cette oL:casion pl>ur tmoigller ft Sa Majest l'Empereur d'A"emagno le vif dsir dont je suis anim de eontl'iber 't fOl'lilier et resserer les liens troits qui ullissent les deux pays. Une cordialit prside it nos alfaPI't's la Hpubliqne Dominicaine. ( Mon Gouvernement est toujours d'accord ee!ni de Sto-Domingo sur la ncessit d'un tl'ait eITectif entre les deux BpubliquelS._ C'est ces heureuses dispositions que, sur llotre dsir plusieur's' fois exprim de reprendre les interrompues, un agent confidentiel du Gouvernement a t envoy, Capitale ,le cou-

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--1-, rns politiques, administratives ou commerci.ales des deux Pays. ., Nos ';ngagemQllts rsultant des troubles qtPi ont, le savez, tant afflig le Pays, sont remplis avec exactitude. Le troisime et dernier tiers des ddommagements des Gonaves a t sold a\lec le montant. des int-ts ds jusqu'an 2 fvrier de l'anne courante. De ce chef llOUS avons vers aux ayants-droit le chiffre de P. 11 en argent amricain. Nous avons galement pay, le troisime sixime des ddommagements dn chance du 30 scptembl'e de l'anRe dernire soit g. 128,829.89 en gourdes natiollales. Il a t en C1utre vers aux hritiers Maunder les trois premiers stipuls dans la convention du avril 1887: 22.000 livres sterling. est, Messieurs les Snateurs, Messieurs les IJ put0S, la situation des nos nffaires extrieures Nous Messieurs, devoir cet heurel1x r8sultat de notl'e politique extrieure la loyaut de nos actes et aux soins attentifs et assidus "que le Gou vernement dalolS ses rapports avec les Puissances Etrangres. En agissant ainsi il n'a jamais perdu de vue de en mme temps, la dignit et les intrts de ]a Nati,on; il persvrera dans cette voie salutaire, 1

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.A.NN"E:x.E l L'EXPOS nES HELrrlONS EXTRIEURES Anne 1888. Exequatur l r. fi en l' E. R ohcrt:::, su jet de S. M. Britannique, comme agellt consulaire Etats-Unis .'Amrique la rsidence des Cayes. v Lettce-patentc dlivre M. Peign FouilIr111, nomrq vice-(l 1 d Hati h P'iris (H nd'V. 8i). II: cr.M. Charles Bilar(l. nomm consul (l ( d'Hati nn l-[ilvre (IG janvier 88). (1 M. Simon \V. GilHliner, nomm consul d'Hati aux Iles-Turques pt Caqnrs (28 f"l'i('1' 88). :\1. Luis Maria Solrr, nomm consul d'Hati ;'1 (17 c mars 88). Messieurs Tobie Duroseau et Louis .Joseph. Marcelin nomms, le premier, secrtaire (le la l,"gation d'Haiti Londres) le second, l'e de la ig'] t ioil hatienne Paris. Notification de l'aypnernent cOllstitut.ionnel de Son Ex. le prsident de la Hpubl iquc dl' Sai \'ador. l'avnement cOlls.titu: iOllli! (le S. Ex, le prsident do la Hpublill'Ie (le Nicaragua. t[ l'aynement de S. Ex. le pl'sident de la Hpllbliq1\e de Colombie. ( l'avnemcnt constitlltiOllllel de S. Ex. le de la Hpubliquo (le Vn.llela. l'avnement cOllstitutionllel dp, S. Ex. l, de la Rpublique de Honduras.

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FINANCES ET COMMERCE. --.., les snateurs, Messieurs les dputsJ Au d(:'but de cet expos du dpartement nes FiRances et du Cmllnel'CC, je tifns il vous exprimer le sentiment dl! I-gitime :"ati: .. ;fad:on que ,"ous m'av('l fait ppro.uvpr. f!YC'Z ],('I1<:1u ma t;ichp facile, el je If' de vous remercier de l'emp: es!=ement que vous avez mis :'t vous rendre au poste o vans appelait mon dcI'ct de du G O:'tobi'e dl} l'allne @rni,e. Vons (l''CZ compris qu'un important objet d(!vait seul didc)' Ull(' pal'eille mesure, et vous tes venus analyser les eomLinaisons financires que mlln Secrtaire d'Etat a\'ait. ;" !l;oumettl'f.' ci vos Vous les avez SLlllctiolllll'CS, CI:'S combinaisons qui sc tra/luisent 1 par la loi dl! :j relative il la s-hbst.it.ution des billets df' ca:ssc : '2" p:].\' celle SUI' Je service de trsorerie; 3 par celle la intt"rienre, dit.e rl'amorlisse ment, ainsi la flottante arl'l'e, L'tude appro, fondie :\ laquelle vou:: VOH:'; te:-:: li vous a permis de reconnatre 1[118 le but contrat.s qni ont donn lien ces lois f.'Rt. esseiltif'llement et vous n'avez pas hSIt ;l mail gnuve/'l1ement dans la voie nouvelle 01'1 il est entr, E'l effet, c'esL en inspirant de la confi:-lJ1ee h l'intl'iellr et en relevant le crdit. l1a Honal i't l'extrienr rlue nous -alll'OIIS yl'ililblement fait une uvre dllrnhlc et toule tude conomique fIui ne tf'lull'ait pas tl'ouvel' tette solution nt' saurait avoir qu'un intt"rt-!t purement thorique, -Mon gOHyerr.ement a voulu entreprendre une rforme cncimitr comm crlllllf.ire d' SOlll afu:vl'C de ,acii-

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-a-. cfltion. Il Y a mis son exprience, Mn dvouernent, !!IOA p;.I'iotisme. Il :,;'est in..;pir des clonnes de la Rcience pour rparer une dont l'originJ rl'monte un pass que YOUS n'avez pu oublier encore, qll que le malaise financier dont nous avons sO!llfert n:a t que la cons, quellce naturelle de nos tallnns Rtriles, de nos politiques. Bic,l q'l'il ne :,oit pas donn l'homme d'anticiper sur 1eR arrts de l'avenil'' je puis nanmoins, Messieurs, sans tmt!l'it, tablir mon jilgement sur des faits raliss; et si des faits prsenls permettent de tirer des indudiollS pOUl' le futlll', je puis dil'e qne L'i venir recueillera le fruit de nos curnbilnisolls, car, dt!j, elles nous a!!lsurent. des ta 18 isfa tsan t.!';. J'6..1 bien, Messieurs, et en jugerezl"vousmme::. par les chiffres (pe je vais placel' sous vos\eux. Le pre.mier tl'imG __ "it!]. de l'exercice .. n avait proil a1lon un total de g. En COl(\ par,lIIt le chdfl'e relev pour le pl'emier trimc,.,l.rc de l'exer cice soit g. 1,.::U6,J67-\J6, mus cOllstatonsune plus-valll-ae g, 5:3;),933"'::37, ainsi qu'il est tabli l'al' le dtail suivant: Port-'1ll-Prince .. ",. . . . .... P. Cap-Hatien ................. CayeR ....................... Jalnel ..................... Gonaves ................. .. Jrruie .................... Sainl-Marc .................. Pet.it-Gove ................. POl't-de-1 'aix ................ Aq'lin ...................... MiI'agolle .......... ....... 165.01 279,918.7>4 150,67 J .61 117 ,4l A8 H6 lli,70 1. g4 15,988.25 1,336,,96 En com')aran:t galement, pOUl' l'export.ation, le prodit du premier trimestre de l'exercice s'-

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"':-0"'" g 38!l,5:10,45 cp.lni du f'rl'!mier de J'exclocice en cours, nous re)('vons eIlcore une )Jlusvah1l' de g. Id'l,2fi3,:1, ainsi que vous pouvez vou::; en 'cOJl\oaillCre pal' les chiffres ci-aprs: POl't-au-1 'rince ..... :: .... ,.,. P. Ca p.lIaLicll ..... , , .. , . Cayes. , ........ , ... , ... .. .J aClTIE'1. .................... 0, GOllaves. ..... , .......... J l'lU if': , .............. .... Saillt-:\larc ... , ........ ... PefiL-Goiv .. ........ ..... H'l/l-!) 1 8. 1 3 Il 1 (:6 144 Port-de-Paix, .... , ... , .. 1 .82 MU)a3.DO 23. '-,lJ9.62 09.510.02 10.513.45 rt\.qUill .. .. ................ ...... ..... ... ,. G. Ainsi, il rsulte de la comparaison qUl' nous avons faite du premit=>r trimestre e cet exel'cce avec le premier trimestre tic l'exercice correspolldant., que la plusvalue se chiffrcpar g. gn.21,7.IU tant l'imp(jrtation qu' l'export.ation. Les diverses commissions institue.,: 10 pour la v rification et la conver3ion des titres de crance sur la caisse d'amortissement; 'tU pour la vrificatioll et la consolidation des feuilles et etl"Pl::i publics dus jusqu'au ;30 septembre inclusivement; 3" pour la signature des '2,uqp,ooo de billets de caisse pOUl' la sllbslilution et l'mission, fonctionnellt au lot;al la BalllJue Nationale la directioll de leurs prside"ts respectifs. Les deux pt'ell1il'es cllmmissiollS tmvaillent activement. La .der nicl'c a sigll, SlII' ladite mission, des billets pour 1lIIP :"0Il1111e de g. dont partie est en cirt;ulatioll. Aillsi 'Ille j'ells l'holllleur de vous le dire mO.1l expos, les agents des .. divel'ses ligues de va lH!UI'S, nos consuls l'Ett'anger remettent. l' glllirernent. au dt.'parlementl .pour servir au lei) .tats des

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...",.M).,..... denres embarques. Nous n'ayons que des lem'. adresser, car ils 1I011S Ollt aids maintenir la rgnla it que nous nous efTol'f;ns prvaloir toutes les branches (le l'admillistI'atioll publillue. Il est intressant de vous' arinoncer que SUl' la som me de g. 1.560.570.60 que nous devions le 1er avril 1887, date de mon dernier expos, il ne nous reste payer la Banque et au commerce que la somme de g. 526.264.6), remboursable en or amricain, confor mmellt aux conditions arrtes pour ces emprunts. Notre Ministre PIl'mipotentiaire, Paris, a exprli Port-au-Prince, en divcrs eolis, les tit.rcs non mis ne l'emprunt de 18f5 qui se Irouyaicnt en dpt :'t la LgatlQn d'Hacti :'1 Paris. colis ont t dposs 'Il. la Banque Nationalc, et mon d'Etat des finan ces a tellu ce qu'ils y restassent jusqn'i'l la nomination d\une charge de procder it JeUl' b,' lement. Il n'est pas i1llltile rie voas (lirc qUfl ces titres ont (',t pr,tlablell1cnt annuls, Paris, par les soins de la qui tait arpele :i. les vri fier afin de les faire aboutir au dpartement. Le gllu vernement adresse ses meilleures flicitations aux mem bl'es de cette commissi6-n dont 1\L le Docteur Louis Joseph Janvier fut le prsident. Elle a rpondu notre attente en ilployant un zli.' digne d'loges. En ce qui concerne l'Union postale et 'les bureaux qui en relvnt, je n'ai pas Il modIfier la partie de mon prcdent qui vous en entretellait. La direction de POl't-au-I'rince se moutre toujolll's acLive et rgulfI'c, et 1'011 peut remarquel' quC:' son impul met le service ft dans les autres Je vous fis part des i,'rgularits dplorables qui avaient et constates 'Jans l'arlmilllstratioll financire dll Cap-l-1a'itien. par suife dosquelles des val.'urs considrables restaient dues il la caisse publique .. Je suis de vous apprendl'e aujourd'hui queles di-:po;it.i?ns en avec les intrts :ti. l'Etat (jnt t'rll'e8 dans Ta.

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"-11Les p6'rsonnes compromises dans cette a1f:lire Mt t livres if la Justice, mais la chambre de l'instruction criminelle de la jurididion du Cap-Hatien leur a ouyert. }ps portes de la prison, en vertu de son ordol1nauee de 11011 lieu. Le Gouvernement croit avoir fait son devoir, tout son devoir pour la des inlrts publics fjyi lni sont. mais il ll'i est assi gn des limites 'IU'il ne peut franchir: la COllstit.ation, en la sl'pal'aLioll des pouvoirs publics, veut que nOllS l'est ons respectivement dans le cercle de nos attributiolls. Il est allssi de mon devoir de YOUS informer qu'il s'est produit ;\ llUllaves un fait impliquant la "espol,'sa hiliL du dircctl'ur de la dOllilllC pt de l'Adlllini:-:tra des filHlllce:::. ,'es fouctiLHUlaires, cb!:,onc.':'t la jnstl'cc, Je dirncteul' de la douane a pU se soustraire l'action mais l'Administrateur des finallces, qui tait alors en Europe, est venu se mcttre la"'l.iispcsilion de !Ses juges. Li1 justice informe et nous attendulls scm lerdict. Il IISt pas intrt, Messieurs. d'arrter un moment voire attention SUl' le service de la caisse d'amortissement. Les titres sur la caisse en cirL.ulation au3l mars 1887s'levaientillasommedeG. 4.7J2. W6 01 De celle dat.e <'t ce jour il il U retir de la cil'cu{ation, Cil rglement d'anciens droit!S us il l'Etat pOiir . . . Il Y il donc en circulation, il celte date, la &,olnme de .............. G. 4.64'1. 123.36 qui" se compose sries suivantes: t r.: G "'r 78 Ar OJ pour "'I,::> .. 6 1. U86.00:1.27 7 c 1.101.550.88 Il 9 c 1.12'7.974.43 G. 4.641.123.36. L-. titral! retir lJeront. com.e d'usafle: livreil fUll

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..... flammes par une commission dsigne il cette fin, ct. dan8 le..; formeR en pareil cas, soit G. 105,S-,ti:l. dont les g' :ilJ,.5 i5 portes daus l'expo!i; de l'anne dCl'nir et les ci-dessus 1I1erllionns. ,En verlu de la loi que vous avez rendue le 8 bre de l'a:me passe, rglementant la dette inll'iclll'e, dite d'amortissement, ainsi que la dette dite Hottallte arrire, D II a t dli\T, jl1squ''t cette date, pal' les soins de la B mque nationale COII'O 1eR alll:il"lls titres d'amortissement pour une Vall'lll' de G. a:H H, :'t g. 80 par titre A la fin du travail e ces deux cum missiolls, les ta.ts gnraux de leurs opratiolls gel out placs vos \.yeux. Il (y,'ost pa{> sans opportunit de vous apprel1lh\' que le dp;l a fait livrer aux flammes une de g billets du syndicat de la eil'Clliation. Cettg, vals.:.Ir vient en duction des g. 1 . UUO qui dOlvent tre substitues par les billets que la Banque nationale d'Hati est aQtol'ise loettl'e, en vertu de la loi du 3 novembre 188. Ce brCtlement a eu lieu le 14 mars demier. Je me rjouis de pouvoir vous informer, cette occasion, qu'en conformit des articles 6 et 7 de la loi que je v,enR de citer, l'afIectation spciale qui y est stipule pour l'extinction des nouveaux bil!ets a produit jus-lu' la dalp du 31 mars la somme de en or, que, au 1.5 juillet prochaiI!, le premIer relralt semestriel de ces bIllets sera effectue. Le produit de.:; 50 centimes afIects au service des intrMs et de l'amortissement cie la dette, consolide ct GOllvertie, i'lve g. 01'. Il Mon Secrtaire d'Etat a pass aux tl'ois les instructions les l',lus propres faciliter la mise en pratique .dps lois en ont titu,:es et tonteR qu Il se pI'c:o;enle ({uclques pOlllts de dtail pouvant leur susciter des clifficulLs, le chef du dparternp.nt se fail le devoir do le::; lucider par des ou explica.ioDs utiles. Van .. d 6Xf3t
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Paris, par l'intermdiaire de la Banque na t6nale, la somme de frs. 1.5%.000 ou g .. 2g!).OG2.:10 :yaleul' au moyen de laquelle il a t pav les cf1upons nos::! l et et bons de coupons nos 15 et 16 chl'ant jusques et y compris le 1er. janvier A cela nous devons dire que 760 obligations et 744 bons de coupons ont t amortis pal' voie de tirage au sort, le 1 er juill Pour nous dfendre coutre une invagion de marchandises et e !}roduits trangers venus sous le pav;lIon dom:nicaill, nous aVOlll:. exig que le ... importatIOns de ce c Santo-Domillgo. tundi'l (PH\ nos voisins ont import chez nous pour g 56.U25.d) de produits t(,l'J'itoriaux et indusl riels. De 1 ft 1886, cette Rpublique a import p 1ur une valeur de g. 80.03:3.79. Si 1I0US ajoutong les -'6.0'J5.89 nousauronsuntotal de g. 136.05:'.68 tant en Ol! lltS qu'en mal'chaGdises. C"tte donne repose ;,ur des bases que la statistique ne permet pas encore d'tablir dfinitivement durant la pl'iode prcite. La progression se dmontre assez d'elle-mme pour justifier la mesure adopte par l'administration suprieUl'e. Celte mesme a produit de bOlls ffets, et elle continuera prqtp:er le pays contre ces introductions irrgulires de marchandises ou pl'oduits territoriaux que nous pou'fons; juste titre, consid.]rer comme un trafh: intedope. Mon gouvernement, comprenant la ncessit d'eh. tOUl'er la monnaie nationale dA tontes les garanties d. de la monntait e trangre, a du, en raison de la fixatIon dn taux de 111 monnaie mexicaine qui venait l'encontre de la valeur repr_ sentative de notre monnaie natiopale, mon disons-nous j a blDpris eveue.it lors

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urgent tIP. rapporter son arrt du 11 juin 1887. considrations qu'il a fait ressortil' ont motiv SOIl arrt subs8quent rglementant la matire. Cet pris' fi 28 dcembre de l'anne dernire, (lU' partir <.!.lJ. (lier. janvier 1888, la pice d'argent d'lin dollar mexi ca;n, ainsi que hs mOllnaie:.; des autl'es Et.ats indl!pen dants de ne pourront tre admises dans la circulation qUJ pOUl' la commerciale
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-15 tflndant cet illiportant tmvail, mon Secrtairo Etat des finances VOliS un projet de loi ten tant compller des lois votes. :. Aussitt lIue lous l's services publics auront clairement dl-finis, il 1I0US sera permis alors; en llOUS basant sur les revenus budgtaires, sam; recourir:) des emprunts, .t'entreprendre SUl' une plus grallde chelle, les travaux qui sont appels provoquer de relles conomies et l dyclopper lIO:; ngrieoles et Port-au-Prince, le avril 1f::88.

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GUERRE. Messieurs, L'anne en prselltant l'expo'l gnral de k. situation, je vous disais l'arme avait tonte la de mon et lu; satirifices auxquels j'tais pou r dn!lopper d,iIl"; le 'soldat, l'amollI' de la pal' ln pratiflue du droit et l'appIi devoir. -.Je voulais l'ellflre la tdlC du soldat plus fadle ct le comm:Il1Llc.'I11Cllt arbitl'aire, en offrant une llllllorahle c:ll'I'irp; Pot par l, garantir la so(;it et au pays, la stabilit des inst.ilutiollS. En cela,je di:::ais le de la vrit, et j'a(;(;omplissais dj mil promesse OH il l:t Capitale, pour l'in stI'uction de l'arme, une Gole militaire, dont les cours professs par les ofllciers de la mi.ssion fl'au(;aise, rpondaient au but 'que je me proposais. Je constatais avec plaisir les progrs r{'aliss par cet importallt lablissr.melJt, dont la ncessite} el l'utilit sur. tout s'imposait au depuis si longtemps, quahd sur la .demande de son Gouvel'llement, la mission fl'anaise fut rapatrie. Si HOUS n'avolls pas pu accepter l'offre du Gouvel'llement de.1a Hpublique Franaise de nous envoyer d'aut.res officiers en ceux dont. la prsence tait ncessaire sous leUls drapeaux, je dois vous dire que la trouv dans les lves de cet tablissement, destins l, formel' l'arm/', e si bonnes dispo sitions, qU'elle a pu. en fort peu de temps, nous. donu .. d'alie! bun .. qui, t'dr8

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-17 lgiments respectifs, vulgal'isernt srement les connaissances qu'ils Ollt aClIuises. De ces rsultats obtenus, il faut dduire que la mission nouset donn une rorganisation co.mplte si elle avait pu durel" plus longtemps, et si su .. tout son arri\'e dans le pays, nas l'essources nous perlllottaient de mettre sa dis position tous les lments lIeessaires an bon fonctionnement de l'Ecole, tel qlW, par exemple, le casernement rgulier des (lui la Si vous reconnaissez que le d'un Etat repos, ur la force dont il dispose, il faut aussi admettre que le soldnL qui repr Sl'llte la puissance du Gou\'enic'ment ;je don' rien igno rer de son vritable rle. Fairo de un Celltte de nouvelIl's en le faollllLlnt aux exi gences du rni!tier: voil ci. qui tendent me:-: efl"orts de que je suis il la t.te du pays o 1I1'a grande confiance. Dans cette pense, j'espre, sitt que les circOlis tances me le permettront, commander e'1 France une batterie de canon d'un nouveau systl'me, ct envoyer Paris, pour en appl'endre le maniement, des jI'unes gens de l'Ecole militaire de' qui nuraient accus pour ceae partie, les meilleures dispositions. Dj, j'ai eu l'honneur de vuus entretenir de it l'Ecole Saint Cyr et IEcole Poly technique de jeunes hatiens qui suivent avec suc cs les cours de ces tablissements, Sous le rapport de la discipline, il n'y a eu aucun chan .. notable; les conseils spciaux militaires de la Rp.b1ir!ue fonctionnent ma satisfaction, Pour met! re la lgislation mil itaire en rapport avec les murs et les modifications introduites dans l'arme j'ai charg une commissioil d'hommes spciaux borer un projet de rvision de quelquQs articles du code pnal. militaire dont certaines disposili9ns laissaient trop dSIrer. Dans le de cette seSSIOn, mon Secr,. la S'Ume e'e pr(1jet vds di

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-18 -Autant que me l'ont permis l,=,s du pays, j'ai remis en parfait tat, celles de nos frtifieations (ph, mritaient d.'tre J'ni-ullil1 le plus p(lssiblc systme d'armemellt cs tl'oupes de la Hl'publique, en attendant que l"tat do nos iill!Il:!'S perll1ette lin armement plus perfectionn. L'arsenal de Port-au-Prince est SIII' un pied et alimcmte au fur et tl mesure dEs besoins, CEUX des autres arrondissements. Les cinq hpitaux militaires de la Rpublique o le !oldat malae reoit des soins, sont. COll'-cllablement pour vus,de ce qui esf n,"essaire ,1 leur bOll fonctionnement. Et afin que le t;ontl'le de lillspection soit de plus qjl plus efficace, l'inspectfur gnral du service de sant dE;s h pitmx militaires dC! la Rpublique entreprendra bientt des' Ainsi, il sc rendra compte par lui-mme des besoins des hpitaux aux(juels, f-:elon leurs demandes motives, feront des et des ins.tru ments de chiJ'urgie que le dl'al'Lernent de la guerre vient de recevoir de l'tranger. MARINE. :Me!SieUf8, Notre .flottille.a partir.ip, elle aussi-et dans une proportion assez amlioration::-l introduites dans toutes les branches de l'admillit;t: .1tiOll. ;" Les deux navires 9Ui la composent rendent mon gOlt'V'trnement de sfrna1s :;'E!E"i-s ayant po'ar C'dns8quenb'e

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-'W-immdiat.e de concourir pnissamment la stabilit qui rgllc d'ull hout ft l'autre du tl>l'l'itoil'c. Il reste videllt pOUl' tous 1l11C Irs \'ict.oirf's remportes SUI' l'esprit dl' di:-::col'de dont JlOUS avons eu i\ souffrit, sont dfiniti\'es; que la paix aC4uise dans le prsent, assura l'aveni[' en mme temps qu'elle le prl>pare. Mais il nous faut pour la de l'uvre des lments ,.--c_.. .--\"" .. ,. "nt> flnUillp hipn &&..I,.\,.,,, v ...... "' ... ",.." """.l&a ...... v ................... .. "'" r-----_. __ touche, prs ou de loin, l'.intrt. de la Nation . Je vous ai souvent entretenus d'une lacune combler daps ntre lgislation: un code de Justice milItaire pour de mCT nous manquait, en effet, et mon gouverne appelait de tous ses vux le jour o il lui serait donn de soumettre vos sages dlibrations un pr.ojet sur la matire. Une a t institue CE'tte fin, et dans le cours Je la prsente session, mon Secrtaire d'Etat de la mariae vous pl'sentel'a ce pl'ojet, que ds maintenant je recommande votre bienveillante attention. Il nous incombe, mcssleul's-maintenant qlle, des soucis de in politique, nous deY011S rsolmellt entrer dans la voie de:; utiles...-il nOlIS iucomoe de hter le moment o il nous sera possible de t(')ut demander il nos propres forces et notre propre initiative. Cete lgitime ambition, que vou:-; partagerez sans nul doute, m'a suggr l'ide de fail'e apf'el aux vocations di ver ses d'une jeunesse avide d'tudes scientifiques, et d'en tirer profit pour le prsent comme pour l'avenir. C'est pourquoi il vous sera demand l'inscripti.:m au budget d'un crdit au moyen duquel le gouvernen\ent sem en mesure d'envoyer l'Etranger quelques jeunes gens destines l'art mna'! et. l'art mbnitlue. Le lpartemsllt de la.

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-tl-" marine oll\Tira un concours cd l'fT/li, se ront pal' contrllt, cc qui ganlllllr:1 a la lOIS ,IL'urs intrts c, IIX du gouvernemeIlt. C'Cf-:t 1::1, l'Il cSSlCurS, un sacrificc auquel nous devons SOUSCrIre dt' cur, COllvaincus qu ':lYllllt le pays f"?ll lera les fruits, Et jm;te tItre, nous pourrons un Jour tre fiers de ce rsultat que nous aurons nous-mmes ; prpar. .l!;xprollS, Messieurs les lgislateurs, que grce" a' mE's "" sages comhinaisons, et au concours intelligent et dvou de Sefrtaire d'Etat de la mat'ine, la situatio,n de ce dpartement ira s'amliorant de plus en plus, En form,ulant ce vu, je me persuade qu'il trouvera de l'cho dans tous les cur:", et que chacun dans sa sphre m'aidera il le raliser. La tche est ardue sans don te, milis de la bonne volont, m,us en viendrons:\ bont, je l'affirme. Le pays est L't qui nour voit ;\ l'Llvre: il HuW; tiendl'a grand"comptp (le nos labeurs illGCSSJnt1';; ct dalls tOIlS les cas, n'est-cc donc pas dj une assez belle l'r.:om l'Il persplectiYe, qlle la satisfaction du devoir :

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INTRIEUR. Messieurs Il!;, Membres dl} l'Assemble Nationale, Grce aux efTorts con ;tallt5 de mon Gouverllement. seconds pal' le concnUl'S patl'iOlitltW des Ch;:mbres L et par la vigilance de mes fidles lip.utcnants. la situation du_ Pays, au poila de \'llC de la politiqpe intrieure', permet de fOllder sur l'ayenire un consoAmt bientt cillfl ans qti'e mes enfm p:lI'VellUS il rtablir la paix, elle n'a pas t trouble ui mllle un senl illstunt, et rumeurs -qui, i\ de cf'rlains moments, ont t rpanClucs parmi le n'ont poillt russi i\ l'agiter. Partout le besoin de la Hcllrit, 10llsquencc ncess,ll'e de l'amOllI' du travail, a toulf peu pen les germes de dist:l'des civiles et l'end de plu8 en plus impossibles ce::; tp.ntatives de rvoltes armes, ellCt1l'e si t'rLluentes. En mme temps, ra presse priodiquc, dont les organes sont deYCllUS plus nOlllbn'ux, semble mit'ux comprendre sa mis8ion hienfaisante; elle aujourd'hui;\ s'organiser d'ulle faon pins afin d'augmenter sa puissance et de substituer dfinitivement aux striles dissensions intestines les pa:sibles revendications de l'opinion publique. une pareille situation intrieure, que de progrs sont possIbles? Aussi l'un des plus grands soucis de mon Gouvel'l1ement est-il de la consolider, afin que les Pouvoirs publi<-s, tout en faisant la part dn terllps, qui, en de progrs, 'lccamplit lui seul la moiti de la besogne, puissent SUl' d'inbran lables.,fondements la prosprit nationale. Aprs court expost1 de notre tat. politique, je dois

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vous rendre compte, de la des dif frents services relevant du d':parterncllt de l'Intrieup. Le :'enouveliement triennal des Consl'ils commllllaU1." a cn lieu en janvier dernier dans tout.e l't,tcmlue de la Hpllbliqup except lIinche, Te l' l'c l'-rouge au Gralld -Gove et aux Cteaux, o il a fallu fornll'r des Commission:=; charges de grer les intrts de ces commu nes. A la mms poque, les primaires ont procd aux lections complmnntail'es de la Chambre des dputs et ,i la composition des Collges lectoraux, qui oHI, leur tour, lu les candidats .Ill Snat.de a r plus ou allime, et, dKls pllfsieurs elle :l tlj suivie d
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Aussi bien, avallt le renouvellement qui vient de les conseils communaux. surtout ceux de la catl"gorie, n'ont pas toujours rpo1l411 i'\ l'attente de lems malldants et de l'Admini..;traiioll suprieure. Il a fallu parfois prendre (ontre eux cert.aines rne",ures propres sauvegarder les intrts dont ils avaient. la gestion. _. C'est ainsi que cdui du Petit-G\'c avait t dissous et remplac par une comm;sioll Je dois vous annoncer que, sur une ptition prsente pal' le conseil communal .;e::; Cayes et appuye par le )commandatot de l'arrondissel'nent, mon GOflvernement a p,'is en cOllsidration le concours gratuIt que I('s c' ar l'etiers de eet ilrrondissemellt donnent. a\Qx travaux de la. Ravillcflu-Sul et. a exonri'> LeE-cOlitribuabl1OS du cij90it de patente pour l'anne -1887-'1888. -Je me que les ChambresLl'gislative!; apprciant ccttd ddsion li aprs ct l'ut.ilit publique des travaux en questian, Il'h:o:iterunt pas la sanctionner. Ontre le projet de loi que le Secrtaire d'Etat de leu\' prsentera il r-ct effet, il leur en un autr(', ayant pour objet d'riger en quartier l'ile de la Goml\'co Il l'nvicnt de placer sous directe de la police et d'une justice de paix les habitants, considrablement accrus, de cette He, dont les terres pourront tre affermes a.u profit de l'Etat, grce la pl'sence sur les lienx d'un prpmil! d'ad ministration. f'ous l'impulsion de directeurs actifs et capables, l'IlIlprllltlOie nationale de Port-au-Prince, et la maison Centrale continuent il mriter les loges de mon Gouver nement pour les services qu'elles rendel:t au pays. Je l:egl'cttc de ne pou voit' en dire autant de la FonderIe nationale, cal' un tablissement, quels que soient d'ailleuTi le zh' et les aptitudes de son personnel n'est pas d'une utilit vritable,. si les avantages qu'art en peut tirer restRnt. au-dessous des sa0l'fices qu'il oecasionne.-, C'ost,Je cas de la Fonderie nationale. -, Tout en rep4yt hommage au n'YOUelllent et au mri de son Diract.ur,

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-t4nous devons en ch:mger l'organisation et le fonctionnemcRt afin qu'elle ne soit plus pOUl' l'Etat une charge onreuse. Mon Gouvernement compte prendre des mpsures \.;11 consquence. Il Y aura lieu aussi d'avise!', durant cette session, au moyen de til'er un meilleur parti des imprimeries nationales des Cayes et du Cap-Hatien. Si les populations ag!'icoles de l'Artibonite n'ont pas encore recileilli tous les avantages que les Pouvoirs Pu blics ont vOllll leu!' aSSUl'el' en signant le contl'at. Dsir Lefebvre, ce n'est point qne le GOllvc!'nC'ment ct le Directeur de la comp:lgnit! Flnviale et ne soient pas disposs ,l excutet' mutuellement c\au::;l's de La cOQcE'ssion. Go?nme les parties contt'
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-.bres en pareille matil're; ne laissait mme pas au Pou voir Excutif le temps ncessaire ,'t un examen suffisam meDt approfondi. es conditions de l'entreprise. Lr. Gou '"e2'pement s'en cst dom: tenu purement et simplement au contrat primitif et la convention annexe. Depuis que l'Admin;;tration des Domaines est devenue une section du Mi!listre de l'Intriem', elle marche d'un pas Sl' vers le but dans lef!uel cette mesure a t prise.-AliX abus qu'eUe tolrait auparavant et qui s'taienr. aggnws pendant nos derniers troubles civils, }'ordr ... et la rgnhtl H sllccdent peu il peu. Le Dpar met un soin tt empcher que des p:!rtieuliers sans titres IW jouissent g!;atuitell1ellt des proprits de l'Etat et c.lj'l, daus le seul arrondissem('i)t de PorL-au Prince, occupants ont t contrainfRo de WW't l'gularis'h Icul' situation. BienWt ce 8ervice tiendra SOlI vritable parmi les sources de nos revenus. D'avril 1887 i'l mars lR88. l'Administration a c.onni suite?t. 271 soumissions de fermes et il l,O'ti demandes de concessions conditionnelles et elle il mis en possession de terrains du domailIc lIutioual les familles de '2i militaires morts pOUl' la dfense de l'ordre dUl'alIt l'insurret: tion de 1883. En vue du llouvcau trait que 1I0US proposons de conclure avec no:.; yoisins de l'Est, 6G tit.res de pro prits,sises dans la Hpnblique Dominicaiue, et apparte nant des haticlls ont i enregistres la secLion des domaines. Le dpartement de l'T lltrieur continue se proccuper tout le territoire du pays. le fonctionne ment rgulier dt la Police Administrative, auxiliaire indispengahle de la justice ct gardienne de la scurit gnrale. Il y a dj cc service de notables amlioratiolls. Ce qu'il importe par dessus tout maintenant, c'est de faire. si je peux parie:, l'ducation "lie la Police; c'est d'oblenir qu'el!e rompe avec cette habitude de. ,'.onh'ail'p. la ne

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-.de lui donner un tel prestige qu'elle impose d'elle-mme le respt'ct lous le:; citoyens. -Il faut quc, pntre de ses s'dwliant .\ nc jamais outrepasser ses et sat hant d'ailleurs q J'ellc conunaufle au nom de laO\(ji, chacull de ses ageIlts senle que, dans lE.s circonstances ordinaires, il doit lui suffirc d'un signc on cl 'un ordre une fois donn pour se faire ubir et quc les actes de vidences saut t!Dcore pl;lS de sa part que de celle des autres citoyens. Le Secrtaire d'Etat de l'Intricur travaille il obtenir ce rsultat. Il vous demandera un supplmlnt de crdit pour augmenter l'effectif de la Police administrati\'c dans les come munes de SaiAt-Mare et de la Cil raison de l,\"'<.tensioil qu'elles OIlt prise pal' suite de l'accrQ.issement de leurs p')pulation!=i. Les membt es du Jurv l\Udieal central viennent d'tre notll.els. :::"'exprie"ncc a dmontr la Jl6cessit de rviser la loi qui; git ce eorps, afin qu'elle puissc rpondre d'nne faon plus complte au but dc sa cration. Des faiLs regl'etables, signals pal' la Press(", ou dnoncs au dpartement de l'Intricul', indirluel qu'il faudl'a insrer dans la nouvelle loi des dispos.itions ayant pour objet de rglementtr l'exlM'cire des professions de mdeciiJ, d phal'ffiacien et sage-femme. Parmi les travaux publics entrepris ou achevs, je ne vous parlerai avec que des plus importants La construction du vaste htel (les cinq inist.l'es se poursuit activ&ment. Le tprrain primitif ayant t reCOR nu insuffisant, malgr l'acquisition de la pr0l'rit qui le bornait en partie l'Ouesi:, une nouvelle acquisftion a d tre faite pour l'agrandir. Des tuiles comn .. ndes l'Etranger viendront bientt couvrir la charpente en fAr dont le btiment a t pourvu dam, la pense d'en augmenter la. solidit. Encol'c quelques mois et les dpar tements MinJstrieb SeI on t installs dans un difice digne de les i'ecevoir. Le projet que je vous annonais l'anne derni['e. d'a men8r ptjrt-I!lu-Princel'eau de la source PlaiS'anc a.

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reu depuis une complte excution. L'aqueduc est aclev et des tuyaux. ont t poss sur une tendue &;, i .GOO mtres environ. La ville est donc d'hUi alimente par les eaux de Turgeau, de Leclair et de co qui. permettra d'tablir un vaste r iervoit et tl'installer convenablement les bouches d'eau incend ie. En vue de prmunir la ville des Cayes contre les d bordemcnt:;: ritl's de la Ravine-du-Sud, le gouverne ment fait lever un barrage sur l'une des rives, tandis,que, dc l'autre cM, le commandant de l'arrondissemeut entreprend h f'ercement d'un canal pour di ourner les eaux de leur cours ordinaire. -' Mais double tra3ail est provisoire. Un ingnieur-opr&teur, v:.{nu d'Europe par suite d'un avec le gouvernement, est charg"l d'tudier les lieux, d'en dresser le plan et de dtpl"Illnet' les moyens employet' pour Nn rsllltat dHllitif.-En attf!udant, les ingnieurs du Dparkmcllt pensent que ces moyens seraient d'tablir une ceinture de digu 3S insubmersibles et de diriger le tOlTent sur la rnde de Chateaudun. Quoiqu'il en soit, pour mettre la population des Cayes l'abri du danger que cette rivire lui f;lit courir, il faudlj)a une dpense consi drable, devant laquelle votre patriotisme ne reculera pas, YU le bien qu'il s'agit de raliser. Dans sa sollicitude pour tout ce qui intresse le dvelop pement de l'Agriculture, mon gouvernement a fait entreprendre la fouille du canal Walmen, dans la commune de. La complte excution de cette entreprise produira lans nul d,mte un heureux effet; dj, partir de la prise de l'eau, une demi-lieue environ est et les planta tions commencent embellir des terres jusqu' prsent inculte15. Le dpartement de l'IntrieUJ' s'est en outre d'autres travaux qui lui ont sembl urgents ou d'ulle uLi indispensable. C'est aillsi qu'il rdifie l'hpital mi Pbrt-au-Princs et sa chaJl:ll,'; tfIl'il l re'st'aur

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le mur d'enceinte de la Fonerie nationale et le wha[f de la douane, en la mme vIlle; mis eu voie de reconstmc tion les deux wharfs de Jacmel et les de cermfns chefs-lieux 'arrondisscmellt, notamment celles de Portau-Prince et des Cayes ; ordomi enfin, dans diffrentes localits, les rparations ncessaires h d'autres difices nationaux et des maisons privcs loues par l'Etat. il ne faut pas se le dissimuler, Messieurs, ce servicp. t et est encore une des plus lourdes charges de la Rpublique. Si, bien des travaux ont t dt'jit.faits, il y en a encore beau\,;ollp qui attendent lou\' tOI1[' et qu'tliliest pas po:-:sible de diiTrcr trop longtemps. les Snateurs, Messiclll'S les J votre du bien publk, le patrioli:;;mc d air nt vous ne cessez poillt de vous inspirer claus l'exercice du man clat qlte vos condtoyens vous ont confi, votre ferme et l"ua.hle volont de lravailler avec mon tjouvernement au rd 'vement mat'Jriel el mOl'al du vlliont que je me r j"lls de retrouvet' constante chaque aune etqui ranime mou courage el mes f)rces, tOllt m'illvite tl esprer que, par le de ('rflits suffisallls, \"ous mettrez mon Secr ta r d'Etat de l'Illt.jricul' mme cIe satisfaire aux prin ci!Jaux besoins de ce servi.

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AGRICULTURE. Messieurs, En vous relldant comple de 1'8tat de ,'otre agriculture au comnwncemcnt dl' rlernire, j'ai en l'oct.:asion llc vous fairc 'lue, p l' S' ire l'activit,S pluy6eorlans les campaglws ii la fill cie iI t' 1 l' 1 tellrs al alen drc cu l c IVI'el' il a intrieure, pendaut le:, qn ,tre il cil1l{ rnois de l' heresse il traverser, des denres alimellt:lirp:,; en quantit sl:ffisar:te. Ma pl',oisioll s'est. comp lem, lit rali:-:, cr I,'s mmes illdice:::; me permettent ,l'ajouter (lIe, fois elleore, llll:l1H1 le printemps :l'.l'a prodnit champs son biellfai:,ant effet., le sel'a l'al)J'i privdtions pendallt la murte dam: laquelle mHlS eutrer. Les pluies de l'illllll!(' Ollt eu, plusieurs localits;': ulle illfluCIIl'C sur la qualit des cafs qui ont fait l'objet di's premil'I'cs liYJ'nisolls, Mis l'n sacs avant d'avoir t sul'fisarnment schs, ils se SOI t aItlrs et ont t dprds SUI' les lIlill't:hs tl'ilngers pOUl' viel' propre .... Malhcllrcmemellt, au momcnt o Ulle pl'l'paration plus soiglle-rClIait, 1I0S cafs moins dfectueux, lHle baisse subite est YCllUe dcouragel' les producteurs qui oM d restl'pilldrc leurs livraisons. Elll's 0111 'epui!, le Inardl tant deyenu meilleur, et l'on a pu constater allll's l'abondallee de cette rcolte, qui dure encore. Ccpehdallt lie pas de faire aux cultivateurs cl illslalltcs rCl'ornma!ldaliolls pOUl' t'amlioration de cetue . q 11' elle obi i .uue l'lP!US rmunra eUlS. : La proobaine' rcolte s'annoa08

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-IQet dj une premire floraison assez remal'quable autorise concevoir de belles esprances. D'aprs les ments parvenus au de l' terr'ains nombreux sont pOUl' tle nouvelle., pk1l1tations de cafiel's. Les trois usines dceriser le caf, tablies au Petit Gove, Ption-Ville et la Rivire froidi), mntinuclll soutenir le 'prestige de notre agl'iclliture, t'Il livrant l'Expo.tatioll un produit perfectionn, t'tnt au point d. vue de la qualit qu' celui de l'apparence La du a t brillante cette anne, et les livraisons, commelis en 0 n'ont pris fin qu'QlIt }Jars. '.' .{lar diJTrentes Circulaires, le dpartement de l'A griculture a demand aux commandants des arl'ondisse ments des tats la exacte de ca (iers et de cacaoyers plants dans des terres nouvelle. ment dfriches; afin de rpartlr aux ayants-droit le Cirrlit que vous avez inscrit au budget de l'excreicc courant pour encourager les plantations ce genre. Ces tats lui parviennent au fur et mesure l{ll'ils sont dresss ct, ell vue du contrle exercer il attend qu'il los ait reus tous arant de dtermirJer les bases de la rpartitioa. Mais, ds pri:.ent, les quatre uu cinq ta bleaux qui lui ont dj t remis m'autorisent il penser que le crdit allou Ile pourra suflire ,\ satisfaire tous les intresss. Mon Secrtaire d'Etat de l'Agriculture VOUIJ demandera donc une augmentation de ce crdit. Comme la rcolte du caf et du cacao, celle du coton" qui, ;;'effectue dn ce moment, donnCl'a les meIlleurs r .. ,sultats. Depuis que cent trente onl, t dif; .. tribus aux soixante-quinze communes de la Hpublique, la cultllre de ce textile a pris de l'extension. Le dpartement de l'Agriculture a donn aux com .mandants des.-arrondissements l'orre de veiller ce que .. 1:es habitants qui usent de ces machinetJ soient as 'tr.ein.ts pa)1fi qu'ils fo,urUx-rent1r le pro-

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-33-mens de::; dinm;es richesses du sol, aV3C a3sez de soins ppr qu'elles soict apprcies leur juste valeur. Des loWdits YOUS seront demands pour m;:!ner bonne fin cette uvre de progrs. Mef:isieurs, je' ne finir ai cet expos de notre tat agricole, sans exprimer <,ue la nation renra' mon g.ouveruement juslice qu'il l'ien pour relever la culture de nos terres et en fmre ce qu'elle doit tre: la premire es industries .. Je suis heureux de proclamer que, p0ur marcher ce but, vous 'm'avez prt jusqu'ici un concours patriotique et clair, que je retrouverai toujours le mme. f\1Jls efforts communs, soyez-eu persuads, Messieurs les Snateurs, sieursies Dputs, ne seront pas pel'dus l'O" le car les progrs de l'A gl'icull ure, qui fcondent toutes les autres brallches du travail humain, sont intijleooWlt li.s au de la 'fortune

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INSTRUCTION PUBLIQUE. Mon Gouvernement, Messieurs, ne s'est jamais dissi mul l'importance de cette Imll1che du .;;enice l)\lolie,; au contraire, il s'est constamment applil{u i'i l'entourL-'t' ,de toutes leg;. garanties propres il sail c llnplet tlvelop-lIment... t Or, si cleF;. circons!ances, (llI e:3t inutile rIe rappelel' ici, ne m'ont pas permis d'atteindre 1111111 but il cct ;e le'lpoursuis nan moins Rans relche. C'est ainsi que mon Gouvernemellt, aujom d'hui des ent) a\'cs qui paralysaient sa marelle, s'est jet .rsolument dans la voie des rformes utiles, dont les heureux rsultats ne se feront pas aUendrc !"i, comme toujours, vous 1 :l'accordez, Messieurs, votre ct patriotique concollfs. Le Secrtmre d'Etat de l'Instl'llctlOn publique YOUS soumettra donc, dans le cours cette les mCf'iurcs qu'a dj prises mon Gouvcl'llement et celleR qu'Il Cf:)mpte encore Pl'( ndre, de concert avec vons, en vue d'imprimer ncessaire il nos rlablisscmcnls scolaires. En ::1 ttendant, je vais vous entretenir d'qnE: manire ,nral de la situation de nos coles, di vises en trois Q cat gorles. Tout d'abord, je vous parlerai de l'cole nationale de droit dont YOUS avez vot la rouverture l'anne del'llire. Par le {ait de circonstances que nul ne puuvait prvoir, la / rol:hertul'e, de ce,lte cole n'a pu avoir lieu aussi tt que je l'auraIs voulu; mais, aujolll'll'hui, c'est un fait accompli: mon GoU\'emement a fix 5.on hciix pour la direction de eet important tablissement;

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es TH ofe!;seur;; !I5(nt connus, le local est prt, et le ma rirl de l'cole al'riVl.'l'a bientt de l'Etranger. !:..'Ecole nation'ale de mdecine et de pharmacie, par ion organisation actuelle, est appele rendre de nOll services au. . Aussi mon gouvernement continue-t-il l'entou,rer e oule S". sollicitude. .' .. ... r U .v l'gole, ua.lionale .. :qe. .. .cet. .' i' . r";.M .... ..........

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JUSTICE. les Snateurs, les Dpurs, .J e vous disais, il la session dernire," que let; tribu naux d'" la Hpublique, ft part quelques rares exceptiQbs, rgulirement. Aujourd'hui, j. suis satisfait de vous apprendre que cette importante branche du service public continue sur un pied respectarle affrir-d. prcieusf's garanties la par suite d'une sage et intelligente administration judiciaire. Les comptes rendus des parr{llf!ts, dignes de foi. en donnent l'entire assurance. Des di vers documents verss au dpartement de la justice, il rsulte: -le Que le tl'ibunal de cassation, la censure duquel sont soumises les erreurs judiciaires, a rendu 90 arrts pendant l'anne '1887, dont 40 par la section civile et 50 par la section criminelle; 20 (Jue le tribunal civil de Port-au-Frince, qui fait preu\'e d'une louable activJt, a rendu, pendant la mme priod
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-41-Celui de Jacmel: 92 jugements, dont 25 au civil, 52 al] c.orr'ctiol1nel et 15 au criminel; Ct'lui de Jl'rmie; 87, dont 43 au civil, 28 au recLt,unel ct Hf au cl'inllel ; Cvbi d'Aquin. 87 gal1mcllt, clout 30 au civil, au -lioand, 9 au erimillel et 6 ail commerce; Celm de Saint-Mal'c: 86, 20 au civil, /1>3 au C01Tt..'tiollnel, 17 au criminel et 4 au commet'ce; Cul:tides Caves: 85 dont 63 au civil, 13 au tionnel et 9 au' eriminel; Celui de l'Anse--Veau: 7i, dont au ci vil, au co rp.diollnel, '1-2 au criminpl et 8 au ; Cflui du ;H, dont 3 au civil, au ionnel et :1 au commerce; ;)1> Que les tribllnaux de rpression ont tenu leurs ol'dinaires aux l!POtlUPi: lgalement fixes ct avec toutes hs capllblcs d'inspirer au crime une salutaire tel'l'Oi1r, et que, dans plusieurs juridictions, les jurs si geariLs ont accomplil"ur5 devoirs avec zle et devouement; 60. Que les Tribnnaux de commerce ont fait leurs lections en temps ut.ile: ils n'ontrendu que peu de pendant l'anne, eu garll la quantit restreinte d'affaire!'l qu i leur ont t prsenL\ies; 70. Que les T,'ibLJnaux (le paix e la Rpublique, durant l'anne 1887, ont rendu 6.327 jugemeLts en toutes matires, soit 140 en plus que l'anne prcdente. Au nombre de ceux qui mritent de justes loges figu rent le tribunal de paix de la section Nord du Port-auPrince qui, outre de nombreux actes de sa 'comptence, a rendu 814 jugements-. Celui des Cayes (6S8) -de la Se(;i ion Sud ,ln Port-au-Prince ( 057) --de Jftcmel :du Cap-Hatien (252) -du Petit-Gove( 248 ) de Jrmie (247) -des Gonaves ( 191 ) -de la Croixdes-Bouquets ( 16;) )-de Torbeck ( 148 ) d,'! Miragone ) -d'Aqui .. (i21) --du Port.Sa[ut (118 ) -du PetH-Trou-de-Nippes (HO) -de !'Anse--Veall (10:-1 ). A l"exceptioR de ceux du et du Cap-Hatien. toura les chefs de parquet, par eux-mmes ou par'

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41-]enr!; !;ubst.ituts, .)IIt rait une tourne d'inspection d:ms t'lute l'tendue de ressorts respectifs. -Leurs r.ap bien Cil;COIlf'ltary appel la s,'ieni-;e att'3ut.ion d'e mou d'Etat (le la Ju'Stice sm'le de III ,ralit et de chaque j llge de paix, d llli Ollt signal en mme te'mps les abus qu'ili-; ont dcouverts dans le de leur inspection, Des mesures seront prises pour rformer ceux des magistmts Liont la ou l'illilplitude lais;e dsirer, et extil'per le,'S, abus la charge de ('ertains offieir.rs millistriels o publics qui, dans l'exercice de lelll's fonctions, se croient suprieurs la loi, .:) Ont, t rpartis tous les tribunaux. d,e paix l:les exemp'aires du Tmitde Monsieur ledoyen DlOl'.l Etie'hne, du tribwl'll civil du Cap-Hatien, concel'llallt la pl'Ocdure devant la juc;ticc (le paix. Egale rpartition a .t ()lite aux principaux tribunaux de la Rpublique et quelques Corps de l'exeellent. Ouvl'tlge de l'ancien Minis tre de la Justlee D',lhmar Jean-Joseph, intitul des IllstitutiOllS'judiciail'es et de la Justice de paix en Hti.l) Des circonstances fOl'tuiLes ont empch jusqu' ce jour la livraison du 7e. volume des et actes du Gouvernement d'Hati, actuellement sous presse il Paris, et du nouveau Bulletin des du Tribunal de cassation de Iv. Rpubliqne, qui s'imprime au Port-au-Prince. -J'ai le plaisir de vous anlloncer, Messieurs, que tr ment ces deux ouvl'aj!es seront livrs et distribus qui de droit. A la fin de l'anne '1887, part quelques rcentes le personnel des tribunaux de tous rangs s'est ail complet. Il y a Cil, rhms la mme -1:2-1 nominations j udi ciail'cs el quelques arrts de grce et commutation de peine . 1e me ti croire, Messieul's, que les projets de loi rOl'dl'p. dAS sur lef; fonds de pouvoirs, etc.

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4.2 -qui, faute de temps, n'ont pu tre dfinitivement vots par}e> Corps Lgislatif la dernire session, seront l'ob-, jet de votre plus sollicitude penflant le prseBt exereice. Telle est exactement, Messieurs les Snateurs et Mes sieurs lei Dputs, la situation actelle du dpartement de la Justice. 4 ,.

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CULTES. Si mon Gouvernement tient tout cllr d'agsurer le maintien des hons rapports qlli f-xistf'nt entre l'Eglise et l'Etat, je suis heurf'x de VOliS renollvt'ler l'assurance que, de son ct, le clerg d ) la Ile nglige aucune occasion de prouver par ses actes J'e:.p it do C(j)Ilct lie concorde dont il fst anim.' ., Dans ces il nOl!S est permis d'esprel' que les efforts runis du clerg et du Gouvernement dans 1 intrt des populations chrLiennes de la Rpubltqw', produire les heureux rsultats que nous avn:' la satis-faction de Le calholiqne, si dignement reprsent par le vn rable prlat auquel estcollfi Luehidiocst:! du Port-au-Prince et par le digne vque du Cap-Hatien, poursuit avec ardeur la noble ct fl'Uctueuse mission ({ut lui est dvolue. De tous cots s'lvent, grce li SOIl l;nel'gique impulsion, des ilises, des presbytres et (les chapelles, L'archidiocse et lef. diocses sllflrag.mls comptent l'lux: seuls plus de Jeux cents chapelles rurales qui SllOt comme Je8 noyaux de futures paroisses. Partout IdS populations montrent le plu louabl1 empl'es s.ment seconder les efforts des minist.res de J'Eglise, .Pt, iisons-le aussi, partout les autorits se rlaisenl leur prlel' 1 UN concours. Le clerg(1 de la Rpublique se compose de '130 prtres, dont 113 sont attachs au minisll'e paroissial, 13 au PetitSminaire, 2 l'archevch et deux l'vch du Cap Hatien. Dans le COUl'S de l'anne, trois prlres sont mOl'ts victimes de leur gnreux dvouement, mr!s de !louvelieH Cormes au de Pont-Chteau sonl vellues IOmbler 1 es videslaisss dans les rangs de Co.lS c'lurageux prdliaif.lteurs de la foi. o

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-44Le nombre des de ce dernier tablissement s'est considrablement acc1'u depuis le voyage en Fl'ance l'E\'que (lu C1p; il est en ca moment de 2::t 30, cc qui permettra de combler les posles vacuntfl et. de souluCfer les t;urs tl"UIl grand nombl'C de pal'oisses puiss pal' Igs f..ttignes d'un ministre continuel. Le Secrtaire tl'Elal de l'Intl'eUl' vous deman.era les Cl'dits ncessaires pout' la rparation des difices rservs au !mlte.J'espre que vous accueillerez sa parcequ'cll l'pond aux vux des populations de la Rpublique. J'apilcllel'ai spcialement votre attention sur l'urgence de la restauration d' b Calhtdl'ale u Port-au-Prince en alten dan\[que les,. du pays permettent les trwaux de la nouvelle glh;e mtropolitaine. te GouVel'llemellt considl'c, MessisUl's, comme le prmier de f'PS d'assurer la libert cio conscience, il reconnat aussi qu'il doit entourer l'lment, religieux de toutes les garanties que lui donne sa prola;ction. Le protesta:ttisme, infiniment moins rpandu que le culte catholique, poursuit son uvre progressive et moralisatrice; SOli action se fait aussi bien sentir dans les villes que dans les campagnes. 'c ., En somme, MeSSieurs, la situation religieuse digri de remarque, que not.re politique extrml'e s'affirme en plus par nos bons rapport::i Etablir les serviees publics sur les bases des allocatidDs

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budgtaiI .: ..:nter re...;0111';1' (" .. Jjedif. ... 'oUs _c;ommcs SUI' la strl.;te ('Xi:"(l. I,St:i)(.tion ,.le nos ,-:,.-Ces points <'ons, unr 1 large ehelle, ; est et. 1 qui ._t11n par suite des '.;..:unonues que nous .. .), r fous Sommes dj.f, 1 cette voie et Du ... .. rons. L'arme et la Marine, ces lments si ncessaireR ;\ i l'ordre et la. scurit publiqu 1 se montrent dignes de leur rle. de nos est enti?eme.nt la et n'elltendent pomt que cette': garantie dl1. r.,.)'.'.1i}, aucune atteinte. Aussi cett elle dans toute l'tendue de la Rpublique ,] ./ Acette je meplais dclarer que, pariout, i ;'u tarit fait son devoir et se montre digne de ma L'administration de la jUl:itice marche con vell able,-ment. On a pu constater avec. quels soins jaloux je relever la Magistrature en fixant mon choix SUl' l dtoyens les plus honorables, les plus dignes de i'emplir"'\..ces hautes et dlicates fonctions. Comme touhs branches de l'Administratioll, l'Ins! ruetion publiqu s'est ressentie des vnements que le Pays a eu La lllarche des COles s'est tl'GmTe pOil l': ainsi dire enraye d!H'ant .ces temps calamiteux,et ce fait .1 vivement sollicit l'attentioJl de mon Gouvernement 'lui l pris les mesures les plus propres modifier certains ttabiissements scolaires, encourager cei'Lains autres et, 01 f!1;nral, relever nos coles tant rurales qu'urbaines.-.. )1p.JJ1' importante 1 sur le dev!es par la bienfaisante imfluence de la reli{i!;ion.

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'. j.' nuuS pense dl"! ,\': .. 10\r SU l' "i,,',;'l : lIe nous h01 ... \ S9, li ,11' ,'\,.;\' l, \ rtl Ill" ')J" ratillm: r'r 1:1 ,/ ; .le 11" me sui rOlt"". dl elfe que jti,m',s ,l,: D10i. L narUlOlllC 1( ,cie, .. de ia ::1 'Clll'it,' Ju qui Ytut l'YI t, l' t1 :. ie ': progrll c'onj:lfp t,OllR lS L,II'III,'nt.", d'; dit,-' Tr;,v .. il )', lt'Iln CO':lIl1Lin ;. : p :rfl; l'aven l" )-l'olt" HeuS son nalt. lll!-', if"\; lez Iw; 'Ool)!,;,:,_!', li,-',c' la': llD\ty..J1e assurauLe Ue mu II draLa-,lJ SALOMON. Par le Prsident: Le Sct'rtail'e d'Etat des Rdati,)rts Ext'ifUl'es et dCt; CuUes, B. ST.-VICTOR, L Setail'e d'Etat des et du Canime"ec, C. FOUCHARD, Le SecI'tail'e cl' Etnt l .--'ttl: ttl"itl,rine-: T; A. SAM. rl' Etat de t' In te rie"" et de l'A gl'iCUltUl'C, M. MONTASS . .'. >0< Le S?c?'tai?'e,d'l}tat de la J riONALI et de llnst1'uctw1I p'/bliqtle, PORt-AI);PiIHeE. ARTEAUD. % Prt-'(j:'Pi'itihe .-