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GAZETTE POLITIQUE ET COMMERCIALE D'HAITI

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Material Information

Title:
GAZETTE POLITIQUE ET COMMERCIALE D'HAITI
Physical Description:
Journal Article
Language:
FRENCH
Publisher:
Imprimeur de l'Empereur
Place of Publication:
Cap-Haitien
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
Caribbean Area   ( lcsh )
Genre:
serial   ( sobekcm )
Spatial Coverage:
Haiti--North Department--Cap-Haitien
Coordinates:
19.75622 x -72.199669

Notes

Abstract:
(blank)

Record Information

Source Institution:
Biblioteque Nationale Haiti
Holding Location:
Biblioteque Nationale Haiti
Rights Management:
All rights reserved by the source institution.
System ID:
AA00013097:00001


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Full Text

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' '1\T _____ 1 \ ..1.., u.w.vJ u .1 j G A Z E T TE ;;;/ POLITIQUE ET COMMER-CIALE D'HATJ,_ Du Jeudi 1S Novembre 18o4, l'an premier de l'indpendance._. E M P 1 R E D' H A 1 T 1. D1# Cap, 14 Novembre. OOUP-D'OEIL POLITIQUE DE L'EUROPE. l,' Eu 11 oP E. en ('e moment a les yeux fixs sur et la Franre ; elle rroit voir cl1aque instant ces deux puissances pretes en venir aux et les prt'paratits qu'elles font depuis long temps pour se -("Ombattre, augmentent encore l'intrt et la curiosit. A prs quinze ans de la revolu til'n la plus san glante dont !"histoire ait !:tit mention, quel est le sort du peuple francais ? n a remnli fmivers du bruir. de ses exploits'; il a abattu i'e tr,',ne IDis a "mort son souTerain, la fallli1l royale pour se voir enchan aux pieds d'un tranger Entr.aine maintenant dans une guerre dsastreuse il se voit forc sans finant:"es, sans m.trine sans com.merce de Eon1lxtttn le 1>euple le plus riche, le plu's com merr;ant de l'Europe, et dont les nombreuses escadres attes.tenL la puissanre sur l'o(;.:in. au contraire parvenue au point _de sa plus grandP-srlendeur, tient en ce momen.t la Franr.tl. en rh
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. I '\ '0'111' fois son ind.pendance _de_ ?lettre il c.on la possess1on d.e la et serait peut-etre e'bann de trouver l'or.c.asion d'en faire la onqute .. "I..a situation de ; le dgoiit de ses babi.tans J?Our le motifs J>wssans pour dender le Congres ; mats qw dtSJ!lr.es de Ja rniiionsd dollars &t les nulhers.d:B10mnieS: qu'il faudrait sacrifier dans une telle expdition ? Ce peuple de llourra-t-il ais se au ran8 :rles: peuples, r.:onquP.rans? Et loacqu1sitJOn de 1a ., pll' la force des armes sera -t-elle .faate que la .milhons de piastres ? En attendant l'issue de res debats, jettons un iitsii8.t 'l!f yeux sur l'ill! d 'fiiitti, E1'bii( depuis quinze ans aux dissensions' "l. ; trClinpe tour tour par des agens ri\l.lioti perfide, ou 'bien' dchirant ell"e-mtcme son. sein il a fallu enfin que la paix eri r.Eur'ope ', '-vmt rendre la Fran les moyens de ses vritables intentions sur ses coloilles, oef' exr.ution. eCo u:na fonnidable etl'annPe de terre la plus considrable qu'aucune pissanre aye jamais envoyee ;a'il:i;Arttills, VP.ni:J.ent fondre de toutes parts sur r,J.tr-tl'H;ti. A la tte de tant de t'ore: es reunies, un ;f.putation quivque et se prsente, tantot dun a1r tantt aver les _plus do ures paroles et les plu:s anfes j les J;lrOdaiDat. iops 1 vlus msulieus'es fournullent daiis ses il sr.dut", 'p1utt qu'il"ne Mfait .des d.u: pays; et enfm par la nauon : MaiStcfu't coup un de' nos gnraux',.Mj "conmi jlr"ses I:X)Jloits se fait de nouveau remarquer par tmrite ; il ..eSt' rvolt de toutes les gnral frar:ais.: ', qui lui .Parai;sent la .Perfid1.e et la fo,1. de il ?TOit pas etre le JOUet dun 'Il' de tw les lltlii.beaux des rgJ-mens ilispersrs ; _il-lve l'tendard de la dsobissance et jure ds :c,e' d'tre le de son pays, ou de a.eiisevF.lit sous ses rumes ; les gnraux de l'ile se Yi-lui; i.ls marchent de victoire en vic.toi;re, : la pnse du Cap, le 29 Novembre 18o3, If!flltlnnent tous ses efforts. "' Alor$ sur les ruin"es du gouvernement francais S.iD:i-Doiringue l'Empire d'Hati s'lve aux yeux di! l'Univers tonn:. Jamais l'histoire d'acune nation fourni un vnement "de cette naturP.. Un peuple recoiinaissant de porter. sur le trbne son 1 et ce pere de Ia :r:atne, modest.e au miheu du tnomJlhe et des vux d'un p'euple entler accepte 4 1a pourpre du pouvoir suprme ; mais il se te en mme temps du droit de la transmettre a enfans ; il veut que le mrite et: les srvices rendus l'Empire soit les seuls titres que doivent apporter ses soins sont une arme _mvmnble ; il souffie son enthouSiasme dans l'ame d ses' gneraux, et les uns l'envie des autres a'elrorcent d'etablir la discipline d'exerter 2 ). troupes ; et 6o,ooo comba'ttans pleins dela de pied _ferme enneiDlS assez tt:'meratres pour oser abo,-der sur le&: rivages d'Haiti. !?ar la. nature d.e" montagnes et des defiles qw que nendrait encore. : savantes :aux anntages dun uraque ? De toutes parts des citadelles inexp11gnables s'lvent au-dessus des nues, et accroissffllt 1a hauteur de nait succed Leclerc dans le gouvernement de Sat-Domingue et com mandait au Cap lors de la prise de cette viUe. \ oici le portrait qu'on en fait dans une G:uett !ranaise mprime Londres ( 1). ll.cir:hambeau est. un homme qui est ton jours entour de :
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( cissement 1 den-ait rmimer mon P.spoir et me garantir l zle que VOUS Dlettrez a reparer V.QS fauteS et de vos prdcesseurs qui 0;1t commis des que je ,ne pourrais citer sans blesser la nelicatesse que je me plais a VOUS Sll['jlOSer 1 et sans rappeler a ULl m-moire des souvenirs afrreux ; mais 'une foule amsi malheureux qu'incon testables me fait rra indre que le langagP. de la.vrit 'et de l'humanit outrage 1 r.hoCJ.uero1 'otre oreille que de v.s r.ouni, tle ronn:J.issanres et de probit l.:!s J'ai eu soin de distinguer la 3 natior:. ;w nos be;oins 1 de relie usurpt'>e par les c:ommandans les chetS d'aJminist ration et sur-tout le rollunancl.mt de la .quis; ]'uise; _nos. r.essource> 1 en E1-reur ue lenr er. .. Vous des pro,isions qui nos restent c dure et de l'aveu ir qui nous attend 1 votts ne faites plus gr;.mds e;lorts pour nous serourir. Je fO\I.rrais remplir. des folses! et en"?re .vous ne que la uuneu e p.n:ue des dila pidati0nS et des vols et inous. que.com U1etttnt impun:mem .les repr:scntans du gouyerneJLent. H.l!pPlez-vous _sommes 1 et _denqnc vous avez ,Ul)mte.ment a dispo SlUon en p.1rtant de _rer te nlle; Jn restant, les nr.essa1re.; et les ":ols _mt. .. me_s, .con sorumatlOns ur"entes et les enormes qui sont 1 et il yous sera facile de calner notre existenre. L'im voi d !iuines et romestihles pourrit 1 i! est vrai, prolonger notre ngtation et nous donner des forces pour soutenir plus long-temps; m;1s pour nous rendre heureux oh le yain projet ; il fu.urait des rformes et Jes il pn'portion des abus 'qui ont e.xist jusquri. Je ne parle pas Je ceux prinripalement YOS proddtls et votre gestion ; ma,is je Yise s.ur YOS rP.prsentans. ) dsunir Ies deux partis opprimer l'habitant t: l. exciter le mcontentement du soldat 1 dans un momenfi" o la mortalit et la dsertion diminuent .rablement nos forces ; on e:x:pdie journellement des ; on dt-li:re des et rou!d!t au d_es habttanset des offic1ers publics ; mau au lieu d elmgner les femmes et les enfans ,les hommi infirmes et de moyens dexistnce ;"od. accorde ces prrogatives. aux individus qui 'o.r'ent des sommes proportionnes a leur fortune ; 'ce! sommes considrables sont destines pqur assurer l sort a venir des gP.neraux, dans un moment de rrise que loin de redouter, ils appellent ; et les offine et sold.its les officiers de santP et employs d'ad.:. ministration gmissent ans l'indigente 1 et tr.nent leur existence dans la plus affreuse misre. : De les offiriers publics le coll1In3Ildant ds plare., e_st celui avec le)ln5 de zele et d mtelligence les mterets de es gneraux, et se distingue toujours par de nuv.t crimes et chaque jour est rnarqup' par unP.' ndnVdl a_trocit. Le chef stde avec le gPnf'.ral La'l"alette, a urte cdrl:;ririifsioll qu'on appelle de Sirige; mais. au tien de.-preSf'mi des mesures urgentes pour le bien de la snfri.t publigue 1 ou sur' l'excution combment et reflechissent sur les moyens. de sen riclr sans se compromettre.' : : .. '. -: Ils s'endorment bras d'une -qm par ses caresses libtdineuses et lasetve! tibtiilt les faveurs les plus datantes pour plus insignifians. :} 1"1 t ... Voil, citoyen Gnral, le> reprselit.anid votr autorit j jugez par de notre position: ( s'il vous importe de faire ,;garemem, avec svrit les crimes de ces usurpateurs : tel je vous l'assure, le vu de tous qui prcifsililt les sentimens de probit et de dvouement pour !f. patrie, proscrite par les gneraux : .. "' Rou AN E. 7. 1 -. -. NOUVELLES DIVERSE& !t : -.. i .. .--_ 'N' ous r.rovons faire plaisir nos. donnnntle Discors de Mo:au.u criminel. -: O...> 1\t:ESSlEU:aS, :tu-[ En me prsentant devant vous, je demande otre un .. !'"fa que j a1 est ; Je &1 .rngn41. sans rset"Ve le som de detendre mon : c'est pour satisfaire son dsir, qu" je souhaite de parler devant le tribunal ; mais je seu le besoin de parler moi-mme tant TOUS ., Les gf.nf.raux Sarraz.in et La valette 1 qtu com mawlent cette divi$ion ne posstdent pas les qua litt:s :tequises pour de la part des habitans et autres 1 cette confianre YOUS cl:'l:e7. perdue depuis votre ion : r ... gmsme le plus cruel 1 l'av:rrir.e la plns 1 o les objets qui seuls fixent leur attention; im;10sitions aussi multiplies qu'injustes, des r_quisitiom .ne pas pour assouvtr leurs passtous 1 qm re naissent mesure qu'ils meurent d.ms les bras de la ct tl, l'opulenre; mais on foule aux pieds les drois de l'humanit les plus sacrs 1 en pnvant les h-.bit;tns cli.!s fruits et autres alimens qu'ils cherchent et rapoortent tra''ers les plus gnin
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( 4 ) lf,s que j'in1"oquerai, sont le franr.ais La m. Wte pM" des. et .les peuples que. la conquis. clf.bres dans la rholu!10n par leurs parnonsmes, .Au commencement de la revolutton, qw deva1t et dans nos assembl,\es n;;tionaleipar leurs talens fonder la libert du peuple franais, j'thas destin je le refusai ; je me fait pour com:mander l'ttJde des lois; je changeai la destination d.e ma les armP.es et ne. desJialS pas ,ae commander la vie; je me vouai aux armes ; je ne me pla<;c pas republique. .r pannt_les par ambion; j_'em-C'tait. pour prouver 1 dans mon opinion, brassn la vte mihtiure par respect pour les lots de si j'anis une amb tion ce n'tait pas celle de la nation ;je devins parce que j'tiis cit_oye,n: 1 autorit gu du pou'"oir. Trs-p,eu aprs je le prouvai Je sounns ce caractere sous les drapeaux ; Je l ;u encore daYantage. toujours conserv; plus faimais la libert, plus je La fln aw N}lmro pr.ochaitz. me soumettais : la discipline. J'avancai trs-rapidement, mais toujours de grade en grade, sans en francltir aucun. Toujours serv.mt mon pays ; jamais .les comites; au commandement en chef quand la v1ctoue nous .J>Orta nous; avancer au milieu des nations hostiles, le ne m'appliquai pas moins taire respecter le caractre du peuple qu' .ses armes. La guerre, sous mes ordres, n etait un fleau que Sllr le champ de bataille ; jusques 1nme au ri:Jilieu de leurs plaines raYagPes les nations et les puissances belligrantes m'ont rendu cette justice. J'ai cru cette conduite aussi propre que nos vtctoires ;pour faire des conqutes la France. Au temps mme o des maximes contraires parais ment prvaloir dans le gouvernement' cetre conauite n'excita pas contre moi ni Ja caloumie ni la perscution. Aucun ne ..s'leva pour ternir la gloire IW1itaire que j'avai.s acquise ce trop famenx jour le 18 Fructidor; ceux qm trop pr exaltrent cett';' journee me repro -diren:t d'avoir t trop lent dnqncer un homme lequel.je ne pouvais vo; seulei_Ilent n A V I S Le prix de l'Abonnement pour cette Feuille, PSt de dnu:r.e Gourdes par an ; on ne rerevra point d'Abonnement au-dessous de trois mois 1 payable en sousrrivant On aux Conai""es, chez. M. CuR jeune,. nPgoriant 1 au PortauPrinre, chez. MM. GlROT et FouRc.um imprimeurs de l'Empereur. MOUVEMENT DE LA RADE_ .. :()U CAP. A R R l v E D E N A v l !l E s. .3 Qlt 13 dll courant. La golette F.dith et Nancy, rap. Adams 1 ;enant du Port-dc-P;Lix en relrhe charge de L'Eli.z.a, ra p. venant de Charleston, de P"nisions er marrhandises sches. 0 Le navire Alert 1 rap. John Lewis de Boston 1 rharg de et mJlrchandises srhf's. La golette Rosanna, rp. Mooney de Baltimore, rhargre dP. provisions et 1narchandises sr.he. Le navire Three Sisters cap. Lillibridge de Phi ladelphie charg de marchandises srhes. Le Jose-pl1 rap. Pilsbern, de Boston, eharg,. de provis10ns c:t marchandises seches. D p A R T D E N A T 1 1\ E s. D1s 5 a1s 10 du courant. La go!ette EJir h et N ant::y cap. Adams pour Baltimore, rharge de La Nancy, cap. Brandt, pour le Port-au-Prince, charge de .. ra p. Smitl1 pour Jrmie charge de provtstons. Grey Honnd, rap. Noyes, pour New-York, charge de caf. A V I S D I V E R S. 1. Ml'd. Mullery et Compagnie marchands en et en dtail, et commissionnaires, prviennent MM. les P.abitans qu'ils. se chargeront Je la vente de leurs : ceux qui les honoreront e leur confiance auront lieu d'tre satislaits de leur exar. titude pour les commissions dont on les chargera. Leur demeure est quai Saintet rue NotreDame numro 12. 1. M. Calame l1orloger, ofire ses serviras pout" tout qui conreme son tat : ceux ctui l'honoreront .de leur conf1.am:e seront Sa demeure est dans la maison du mMecin Juswnont place d'Armes. Au Cap, chez P. Rou x, imprimeur de Jll.J 'Anjou et plnr::e d'Arm.es.


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