Revista de la Universidad de Buenos Aires

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Material Information

Title:
Revista de la Universidad de Buenos Aires
Physical Description:
v. :ill. ;27 cm.
Language:
Spanish
Creator:
Universidad de Buenos Aires
Publisher:
La Universidad,
Place of Publication:
Buenos Aires

Subjects

Genre:
serial   ( sobekcm )

Notes

General Note:
Description based on: t. 41, no. 142 (July/Sept. 1919) Series 1 in 2 parts: Artículos originales; Actos y documentos officiales Vols. for 1904-31 called also año 1-29 and no. 1-158; ser. 4, v. 3-13 (July 1948-53) called also ser. 4, no. 7-18, no. 337-52, and año 44-49.
General Note:
1924-25 in sections 1-8; 1926-31 in sections 3-8.
General Note:
Publication suspended Nov. 1931-June 1943.
General Note:
Text in Spanish with summaries in English and French. Vol. 1-51, 1904-23, in ser. 3, v. 1; ser. 4, v. 1-9, 1947-51, in ser. 4, v. 9 pt. 2. Section 1-2, 1924-25, superseded by the University's Archivos, v. 1, 1926. Universidad de Buenos Aires. Archivos de la Universidad de Buenos Aires (boletín informativo de la Revista de la universidad)

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
UF Latin American Collections
Rights Management:
All rights reserved by the source institution.
Resource Identifier:
aleph - 21176032
oclc - 01537609
System ID:
AA00013094:00015


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REVISTA DE LA UNIVERSIDAD

I)E BUENOS AIHES








Imprenta de Coni llermanos, Perll (381





I- 1-k~' \/ I 1 'I' A


DE LA




UNIVERSIDAD


DE BUENOS AIRES


PUIILICiDA. POR ORDEN DEL CONSEJO SUPERIOR DE LI UNIVERSIDAD




SECRTIARIO DE L I. DIRIECION

D' MARIO A. RIVAROLA









Aiio VIII. Tomo XV. Articulos originals











BUENOS AIRES
DIRECTION Y ADMINISTRATION
f13o, VIAMONTE, 113o

IQII





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AV 8





LATIN
AMERICA




A r\T71 T A TT XT 1T T


DE BUENOS AIRES







L'ALKAPTONURIE

NOUtELLES IETUDES CHIMI QU ES




A monsieur le docteur Elise o antdn, doyen
de tla I'acall de Mtidecine de e Buenos A ires.


Un cas special et tres int6ressant d'alkaptonurie, s'6tant pr6sen-
t6 dans la salle V des femmes A 1'H6pital national des cliniques de
Buenos Aires et ayant 6t6 sollicit6 par monsieur le docteur Alois
Bachmann, directeur du Laboratoire Central de Clinique, d'6-
tudier au point de vue chimique les urines fonc6es et r6ductrices
de cette malade, je l'ai fait avec autant plus de plaisir, que
les cas d'alkaptonurie son trbs rares et que ce que nous savons
de ce c6t6 est bien peu de chose et a 6t6 peu ou mal 6tudi6.
Pour obtenir des r6sultats concluants et sdrs, il 6tait indispen-
sable de travailler sur de grandes quantit6s d'urines, afin de pou-
voir isoler une certain quantity de composes rares, ou complk-
tement inconnus jusqu'aujourd'hui.
J'ai recueilli des lors dans une premiere 6tude 22 litres d'uri-
ne alkaptonique et dans une second 6tude 12 1/2 litres, mais
ces dernieres complAtement en dehors des 6poques de mens-
truation et ainsi libre de toute trace de sang.
Ces urines filtr6es furent 6vapor6es au bain-marie A consis-
tance sirupeuse et refiltrees apr6s. Ce sirop est noir comme de
l'encre et laisse comme r6sidu sur le filtre une certain quantity
de sels, lesquels furent lav6s avec un peu d'eau pour les ob-
tenir A peu prAs incolores.
Sur les eaux meres resultantes, dilu6es par les eaux de savage




IHEVISTA DE LA UNIVERSIIAD


du residu salin et reconcentr6es une autre fois au bain-marie, fut
r6p6t6 deux autres fois la mmme operation dans les memes con-
ditions, de sorte que j'ai ainsi isol6 trois residus I, II et III,
forms surtout par des sels min6raux.
Les eaux meres de la troisi6me evaporation au bain-marie ne
d6posent plus que trbs peu de sels.
Le sirop des eaux m6res de la troisiAme evaporation au bain-
marie fut extrait A trois reprises differentes et chaque fois six
fois A la suite une de l'autre avec un litre d'6ther chaque fois,
ce qui fait pour les trois operations un volume total de 18 li-
tres d'6ther.
Les solutions Bth6r6es de chaque traitement, comprenant ainsi
toujours un volume de six litres de solvant, furent laissees A
l'6vaporation spontan6e A l'air et le r6sidu ainsi obtenu fut dis-
sout d'abord dans un peu d'6ther et la parties rest6e insoluble
dans l'6ther fut dissoute apres dans un peu d'alcool. Les r6sidus
obtenus a 1'6vaporation des deux solutions furent gard6s A part
pour l'etude ulterieure.
La premiere extraction 6ther6e pr6sente une couleur rouge
fonce dor6. A l'Avaporation spontanee A l'air on obtient un re-
sidu jaune huileux 6pais (21 novembre) et lequel au bout de
cinq jours a fait place A une matiAre solid, de couleur jaune
obscur, dispose en ramifications et presentant l'odeur assez pe-
n6trante de l'urine de la malade. Cette odeur est toute particu-
li6re et elle rappelle de loin I'odeur caract6ristique des quinones.
Ce residu pAse 2gr48 le 26 novembre. Le 23 novembre ce mime
compose se pr6sentait encore sous forme d'une huile jaune et
dense, r6pandant l'odeur de l'6ther. Le 24 novembre c'est une
huile jaune fonc6 semi solide, n'ayant plus aucune odeur d'6-
ther, mais donnant l'odeur des quinones. Le 26 novembre cette
matiAre est compl6tement solide, de couleur jaune obscur et dis-
pos6e en ramifications.
Ce r6sidu de 2S'48 fut trait par 30 centim6tres cubes d'6-
ther. A peu pres tout s'y dissout, donnant une solution de
couleur rouge jaune fonc6 amarante, laissant insoluble dans ce
solvant un peu de r6sine collant aux doigts. Cette resine dissou-
te dans l'alcool laisse insoluble des traces d'un acide gris orga-
nique.




1T'UDES CHIIMOUES SUR I, AIK


Pour la second extraction 6th6r6e, la parties du r6sidu obtenu
S1l'6vaporation, trait par 30 centim6tres cubes d'6ther et y
restant insoluble, n'est plus r6sineuse et noire, mais grise, solide
et facilement detachable du filtre. C'est un acide organique n'a-
yant plus aucune odeur particuli6re.
Les r6sidus des autres 16 extractions 6th6r6es furent r6unis
dans un flacon pour l'6tude ult6rieure.
La second extraction eth6rBe present une couleur jaune rou-
ge dor6. Le r6sidu obtenu a 1'evaporation spontan6e A l'air est
form d'une mati6re rouge jaune fonc6 et d'un peu de liquid A
reaction fortement acide. Le liquid, d'un volume de o1 centi-
mrtres cubes, fut s6par6 par filtration du r6sidu jaune solide.
Evapor6 au bain-marie, le r6sidu de cette solution aqueuse acide
est 6gal A os'ohd44. Ce r6sidu est jaune cireux et il exhale A la
chaleur une odeur aromatique de miel. Laiss6 24 heures A l'6tu-
ve il p6se encore oro'44o, done il est un peu volatile.
Le r6sidu slide rouge jaune ci-dessus fut dissout dans 30
centim6tres cubes d'6ther. Cette solution pr6sente une couleur
rouge jaune fonc6 amarante intense. Le r6sidu de cette solution
6th6r6e p6se ogr632.
Une parties du r6sidu solide rouge jaune fonc6 a rest inso-
luble dans les 3o centimAtres cubes d'6ther. Cette parties est
grisatre et cristalline et p6se o0o0232. C'est un acide organique
sans odeur sp6ciale.
Le r6sidu de la solution 6th6r6e du poids de ogr632 augmente
notablement A l'air en poids, parsuite 6videmment de l'absorp-
tion d'oxygene. Au bout de 24 heures il p6se ogr727.
Ce r6sidu est jaune fonc6, il est dispose en ramifications et il
pr6sente une odeur p6n6trante et intense, enfin, l'odeur quino-
nique des urines concentr6es de la malade. Cette matidre attire
par milliers les grosses mouches d'dtd, s'abattant de prdference
sur les matieres ficales fermenties.
La solution 6th6r6e de cette matiAre, 6videmment de nature
quinonique, dans 30 centim6tres cubes d'6ther, laisse d6poser
en 24 heures una huile jaune semi fluide, mais cette huile au
bout de 241 heures s'est solidifi6e compl6tement, formant alors


one et peineLraIne. 1i nullI




VISTA DE LA UNIVEISID)


et ce n'est des lors que le produit d'oxydation, done le compose
quinonique, qui est dou6 de cette quality.
La solution 6th6r6e d'un litre de la second extraction ci-des-
sus, laisse d6poser une masse solide, jaune rouge fonc6 et semi
cristalline, comme nous venons de le voir. Trait6 par 3o A
50 centimetres cubes d'6ther, ce r6sidu se d6tache facilement
de la capsule en se dissolvant, mais en formant en mime temps
une matiere noire, cristalline au toucher et laquelle du reste
se dissout 6galement assez bien dans l'6ther en frottant un mo-
ment, mais laissant insoluble un peu de cet acide gris sans odeur,
signalM ci-dessus.
Le r6sidu aqueux noir des eaux m6res ayant subit en trois
reprises diff6rentes les 18 extractions 6th6r6es, fut 6vapor6 alors
fortement au bain-marie, donnant un poids de 365gr. Laiss6
deux jours A l'air, il psse alors 366gr et laiss6 5 jours de plus
il p6se 380gr. Laiss6 du 18 octobre au 21 septembre, done en-
viron un mois de plus A l'air, son poids est de 386gs5. Ce m6me
jour chauff6 huit heures au bain-marie il pese encore 350gr.
Ce r6sidu fut mis alors dans un grand mortier et traits A froid
par l'alcool absolu. C'est une masse cireuse trAs noire et gluante.
Le pilon glisse d'abord sur la matiAre, mais peu A peu celle-ci
se dissout et apres un traitement A froid par 5 litres d'alcool,
don't 2 absolus et 3 ordinaires, le r6sidu n'est plus gluant, il
est fonc6 toujours, mais bien moins A present et se laisse r6duire
assez facilement en une poussiere plus ou moins fine. Cette pou-
dre fut jet6 alors dans un grand ballon d'un litre et demi de
a r _-. *--- -T .C- C-* -


Les t litres de la premiere extractioi





)UVELLES EITUDES CIIIN1QUES SUR L ALKAPTONUI


mais peu A peu elle commence A se d6tacher du fond du ballon.
Finalement le tout se d6tache d'un seul bloc, formant une
masse noire assez poreuse. Cette masse fut cass6 dans le ballon
par secousses et avec l'aide d'une baguette en verre, sortie du
ballon et r6duite en poudre fine. Est fragile et se pulv6rise tres
facilement. Le poids de cette poudre est 6gal A ioogr5.

Gra mines
April's avoir scjourn6d l'6tu've 85' pendant 48 heures ... 5
2- 3 heurcs ..... 95
24 lhures .... 95

Ainsi le poids reste constant et la poudre n'est pas hygrosco-
pique. Elle fut pulv6ris6e tres finement, introduite une autre
fois dans le ballon et reextraite A huit reprises diff6rentes cha-
que fois avec un litre d'alcool ordinaire au bain-marie. Une autre
fois une certain quantity de cette matiere noire s'agglomere et
colle au fond du ballon.
Les premiers 4 litres d'alcool A chaud laissent A 1'6vaporation
au bain-marie un r6sidu de I5gr3. Ce r6sidu est tres fonc6 au
centre de la capsule et jaune sur les bords sup6rieurs.
Les quatre derniers litres d'alcool A chaud sont bien moins
charges de matiere et ne laissent A l'6vaporation au hain-marie
qu'un residu de 5gr. Ce r6sidu est 6galement fonc6 au fond de la
capsule et jaune A la parties sup6rieure.
J'ai enlev6 deux capsules, la plus grande parties du r6sidu
jaune, qui est ni dur, ni cassant, mais seulement un peu 61as-
tique. Ressemble physiquement A la crAme de lait d6ss6ch6e,
moins la couleur et laquelle est ici d'un jaune fonc6 et en par-
tie quasi noir. Le poids total en est de 2o gr35.

(1ranillc s
Sdchl :a heures a 85 h l'6tuve .................. 20.25oI
A ccci fut ajoult un reste do on"987, done total ....... 21.2 37i
S chl 6 ,'I heures a 85 A l'6tnve .................... 2 .6765
........... 20 11 2

II y a des lors une certain volatilisation de matiere A cette
temperature. Aussi ce produit exhale une forte odeur de chi-
coree. Cei r6sidu est noir A la surface et jaune dans l'int6rieur.







Est tres dur et cassant. La pointe des ciseaux ne passe que tries
difficilement dans la masse.
Enfin une derniere extraction de la poudre noire avec l'al-
cool ordinaire au bain-marie a donna les resultats suivants :
Alcool employee 3425 centim6tres cubes. Le r6sidu de la
solution alcoolique obtenu au bain-marie est 6gal A 8gr721. Ce
r6sidu est mou et s'enlive bien de la capsule.
Grammes
S6ch6 A 1'6tuvc a 85 il psse encore ................. 5.6o
Laiss6 24 lieurcs de plus a 85' h l'6tuec son poids est dCe.. 5.46

il y a done eu une legere volatilisation.
L'odeur de ce r6sidu est tout special et rappelle d'une ma-
ni6re frappante l'odeur de radix liquiritiae ou de succus liquiri-
tiae, ou bien aussi un peu l'odeur de la chicor6e.
De cette derniere extraction alcoolique A chaud, les derniires
750 centim6tres cubes d'alcool furent 6vapor6s A part au
bain-marie, afin de connaitre le degr6 de solubilit6 dans l'alcool
de la poudre noire. La couleur de l'alcool est toujours rouge
jaune et brillante, done l'alcool dissout continuellement un pet
de la poudre noire en l'oxydant.
Le r6sidu de ces derniers 750 centimetres cubes d'alcool
est 6gal A ogr62i. Au fond du ballon il y a encore quelques
particles insignifiantes coll6es centre les parois du verre.
Dans la masse noire l'on appergoit aussi encore une faible
agglomeration de matiere tres 16gerement collante, mais laquelle
cependant sort avec le reste sans difficult aucune du ballon.
Les 750 centimitres cubes de la derniere extraction alcoo-
lique A chaud furent 6vapor6s au bain-marie A un volume
de Ioo centimitres cubes d'abord et laiss6 refroidir ensuite.
II se depose alors une espece d'huile noire semi solide, d'aspect
de matibre r6sineuse, tandis que le reste de la capsule est ta-
piss6 de la matiere jaune rouge ordinaire, de nature quinoni-
que et que nous connaissons d6ja. Cette parties noire, de meme
que la parties jaune, sont A present presque insoluble dans l'6-
ther et dans l'alcool (le contraire de ce qui se passait avant).
La parties jaune est tr6s collante. Cette parties, insoluble dans
l'6ther et l'alcool, fut additionn6e d'eau et laquelle la dissout


lY ,V151 A Ul0 JjA U1N IM V I'jUJAI'




UVI'L.IE.IS ITIUDES CIILMIQLUIES SUR L ALKAPTOiN


imm6diatement d'une mani6re complete. La solution aqueuse,
6vapor6e au bain-marie A siccit6, laisse un r6sidu du poids de
ogr1988.
Les Ioo centimetres cubes de la solution alcoolique con-
centr6e furent s6par6s par filtration de la r6sine noire et de la
matiere jaune et 6vapor6s apres un bain-marie. Ce r6sidu plse
oga122. Ainsi la totality de la matiere soluble dans la derniere
extraction de la matibre noire avec 750 centimetres cubes
d'alcool pAse 0,1 22 0,1988 = gr6208.



SECOND PIEIODE D'EXTRACTION ETHEREE


Les eaux m6res noires de cette deuxieme p6riode d'extraction
6ther6e subirent l'extraction six fois cons6cutives et chaque Lois
avec un litre d'6ther. A la cinquieme extraction, la solution 6th6-
r6e jaune et limpide enlev6e, il reste au-dessus des eaux mbres noi-
res une forte parties gelatineuse d'un gris blanc special et laquelle
fut s6par6e des eaux mnres noires en siffonant ces dernieres.
La parties gl6atineuse, blanc grisatre, rest6e dans l'un des grands
flacons de 5 litres de capacity, fut agit6e fortement en imprimant
au flacon des movements rotatoires brusques, ce qui dltermi-
ne l'affaissement de la gelatine volumineuse et laquelle tout d'un
coup se ramasse et se fond en un liquid noir de IrAs pen de
volume. Ce liquid noir, 6vapor6 au bain-marie, laisse un re-
sidu de seulement /1r5. Laiss6 24 heures A lair son poids est de
6sr. Ce compose est d6s lors fortement hygroscopique.
Pour la sixiAme extraction 6th6r6e il fut proc6d6 de meme.
MIais pour une raison ou pour une autre, la solution gelatineuse,
apres avoir enlev6e les eaux meres dans les mAmes conditions
que les pr6c6dentes, n'6tait plus aussi nette et aussi prononc6e,
mais s'affaisse 6galement en formant un liquid noir. Evapor,
au bain-marie, ce r6sidu pAse i3sr et laiss6 94! heures A Fair
il p6se I7 r. Est done 6galement aussi tres hygroscopique.
Le r6sidu g6latineux de la cinquibme extraction etherge du
poids de rsr5, fut trait par un litre d'alcool chaud. La plus
grande parties s'y dissout.




UILVISIA U)1 LA UINIVVYLJJ-UAU


Le residu gelatineux de la sixieme extraction etheree, du polds
de I3g', fut trait egalement par un litre d'alcool chaud, mais cette
fois-ci il y reste beaucoup de r6sine noire collante insoluble.
Cette r6sine insoluble dans l'alcool, de meme que la r6sine du
r6sidu ant6rieur, 6galement insoluble dans ce solvant, furent
dissoutes dans l'eau et reajout6es aux eaux meres noires pour
subir la troisieme operation d'extraction 6th6r6e.
Quant aux solutions alcooliques des deux d6p6ts g6latineux,
de 4sr5 et de 13gr, elles furent r6unies et 6vapor6es au bain-ma-
rie. Le r6sidu obtenu ainsi est huileux et fonc6 et les bords sup6-
rieurs de la capsule sont colors en rouge aurore.
Ce rIsidu fut dissout dans l'eau, mais A present il s'61imine
une grande quantity de matiere jaune solide.

Granmeis I
Le poids do cette matiere s6ch6 au bain-maric est 5gal o.'39!g
Laiss6e 48 heures h 85 h 1'6tuve il psse encore ........ 0o.331i

Enlev6 avec la spatule de la capsule en porcelaine et res6ch6
A I'6tuve, cette matibre est en parties 16gerement noircit A la sur-
face, tandis que le reste pr6sente une couleur orange fonce.
Ne rougit pas le tournesol bleu et ne bleuit pas le tournesol rouge.
N'est done ni acide ni alcaline. Sous le pilon dans le mortier en
agate : ni molle, ni dure, indiff6rente, done ni seche ni pregnant
et de r6guli6re resistance. N'attache pas A l'agate.
N'est pas fondu a 2500. Fond incompl6tement dans la
flamme d'un bec Bunsen, en se d6composant et en charbonnant.



DEPOTS SALINS


Le d6p6t salin I, cristallin grumeux et de couleur blanc gri-
sAtre obtenu A 1'6vaporation au bain-marie des 22 litres d'urines
p6se I6gr8 et la totalit6.du poids des r6sidus salins des trois 6va-
porations au bain-marie est de 50ogr83.
Le premier d6p6t obtenu du poids de i6gr5 fut trait a part
avec 500 centimitres cubes d'alcool et l'alcool filtr6 fut 6vapo-
r6 au bain-marie. Le centre de la capsule en porcelaine est alors




JUVELLES IETUDES CCIMIQUIES SURt L AILKAPITONU


tapiss6 d'un grand nombre de petits cristaux blanc, tandis que les
parois et les bords de la capsule sont colors en jaune serin. Lais-
s6 24 heures A l'air, la masse cristalline est devenue deliquescente
et pr6sente une reaction acide trWs intense en donnant au toucher
la sensation d'une brilure. C'est done probablement un sulfate
tr6s acide. Le poids de ces cristaux est 6gal A i'"35. Ces cris-
taux blancs, trAs bien forms en prismes courts et 61imin6s des
eaux meres tres concentr6es fondent exactement A 80 en un
liquid incolore.


SECOND PARTIE DE 12.500 CENTIMETRES CUBES D'URINES
RECUEILLIES EN DEHORS DES EPOQUES DE MENSTRUATION

Le d6p6t cristallin I obtenu a l'6vaporation A consistance de
sirop des 12.500 centimAtres cubes d'urine alkaptonique pese
19gr. Ce d6p6t fut extrait avec un litre d'alcool. La solution al-
coolique r6sultante est jaune fonc6 et devient noir A l'6vapora-
tion. Lorsque les neuf dixibmes de l'alcool se sont 6vapor6, il s'est
depos6 une masse cristalline du poids de orr3o. S6par6 par fil-
tration des critaux, le liquid filtr6 fut kvapor6 compl6tement
au bain-marie. Le r6sidu ainsi obtenu est noir, assez consistent
et psse 3gr87I. A l'air il devient deliquescent et noir comme de
l'encre. La plus grande parties de ce r6sidu liqu6fiA fut conserve
A part pour 1'6tude ult6rieure flaconn n0 io3), tandis que le peu
qui restait encore adherent A la capsule de matiere noire avec
un peu de matiere semi solide fut additionn6 d'un peu d'eau:
elimination immediate d'une matiAre solide, amorphe d'un jau-
ne grisAtre sale. Le liquid s6par6 par filtration de ce precipit6
gris jaunAtre est de couleur jaune d'or 6clatant. Evapor6 au
bain-marie il devient noir, avec d6p6t de mati6re noire et d'huile
noire. La plus grande parties de l'huile fut jet6 dans un flacon
et gard6 A part. Cette huile noire pese 4g1498.
Le poids total des d6p6ts I, II et III obtenu pendant trois
Avaporations cons6cutives au bain-marie est de I I8gr57. Ces de-
p6ts r6unis furent extrait A froid avec deux litres d'alcool ordi-
naire. Le r6sidu salin insoluble dans l'alcool et sAch6 A l1'tuve
est gris, assez dur, terreux et il p6se 90gr. Fut gard6 A part.




I.


La solution alcoolique 6vapor6e au bain-marie laisse d6poser
une masse noire cristalline et laquelle fut extraite par 1'6ther,
lequel se colore en jaune rouge intense, avec 6clat brilliant. La
solution 6th6r6e laisse A l'6vaporation spontan6e A air et finale-
ment au bain-marie, une huile jaune amarante comme residu,
du poids de ogr739. Cette huile quelques semaines plus tard
ne psse plus que ogr6I7. Fut mise alors en flacon et celui-ci
bouch6 herm6tiquement.
Les sept extractions 6th6r6es r6unies, moins cependant les deux
premieres, des eaux meres noires de cette urine, laissent A l'6va-
poration spontan6e A l'air un r6sidu solide du poids de Igr5,
noir au fond de la capsule en porcelaine et sur les parois en cou-
ches minces de couleur jaune rouge. Le tout fut trait par 30
centim6tres cubes d'6ther. La parties rest6e insoluble dans l'6-
ther fut dissoute apres dans 50 centim6tres cubes d'alcool.
Le r6sidu de la solution alcoolique p6se o0r2712 le 25 mars;
done le r6sidu de la solution eth6r6e pese 1.5 0.271i =
2288. Le o1 avril le poids du r6sidu alcoolique est de ogr2s8o0
et le i5 avril de og'2824. I1 y a d6s lors eu A l'air une absorp-
tion d'oxyg6ne assez notable il me semble.
Les deux premieres extractions 6th6r6es des eaux m6res noires
de cette urine furent 6vaporBes A part. Le r6sidu obtenu est une
huile jaune 6paisse, sans odeur particuliere et laquelle peu A
peu change de couleur en cristallisant en ramifications. C'est
alors une espece de matiere rise, semi cristalline, volumineuse,
un peu collante, volatile, r6pandant une forte odeur p6entrante
assez peu agr6able de matiere quinonique. Cette matiere fond
exaclement & 800 en un liquid noir et lequel meme A 2200
ne se decompose pas encore, ou du moins ne se decompose que
tr6s pen et lequel avec quelque peine monte dans la parties large
du tube capillaire au niveau du chain de paraffine et retombe
apres au fond du tube capillaire, pour remonter et tomber tou-
jour A des intervalles r6guliers et assez rapproch6s aussi long-
temps que dure l'immersion du tube capillaire dans la paraffine.
Ce jeu de va et vient commence djA A 100oo et continue r6gulib-
rement jusqu' 220 o.
Au-dessus du bain de paraffine se d6pose dans la parties lar-
ge du tube capillaire un peu de matiere charboneuse, mais trbs


12nlailc'lA nlr r r Irarranencenanr




IUVEL.LES FITUDES CIIIMIOUES SUR L ALKAPTONU


peu seulement et A peine appreciable. Aucune sublimation sen-
sible n'a lieu dans la parties superieure du tube. Mais la mati6re
dans le tube capillaire ayant s6journee quelques jours expose
A la lumi6re, la mati6re a sublime un peu dans la parties sup6-
rieure du tube, deposant des paillettes tr6s minces, brillantes
et dor6es, mais a peine perceptibles, tellement sont minces ces
feuillettes.


TYROSINE ET LEUCINE


Pour la recherche de la tyrosine et de la leucine, j'ai em-
ploy6 3oo centim6tres cubes d'urine fraiche. J'ai pr6cipit6 par
le sous ac6tate de plomb, filtr6 et Mlimin6 le plomb par l'hydro-
gAne sulfur.
Le liquid s6par6 par filtration du sulfur de plomb fut 6va-
pore au bain-marie. Poids du r6sidu 7gr50. Ce r6sidu fut ex-
trait par l'alcool. L'alcool 6vapor6 laisse un r6sidu de 6gr72.
La parties restee insoluble pese org779. Les 6gr72 du r6sidu al-
coolique furent trait avec un peu d'alcool A froid et la solu-
tion alcoolique r6sultante filtr6e laissAe A l'6vaporation sponta-
nAe pr6s de l'6tuve. La solution devient trAs noire, mais ne dA-
pose pas de cristaux.
La- parties rest6e insoluble dans un peu d'alcool froid fut trai-
t6 par l'alcool chaud et lequel n'en dissout que trAs peu. La
solution filtrAe est A peine color en jaune d6bile. Laiss6 A 1'6va-
poration spontan6e pr6s de 1'6tuve, d6pose de longues aigui-
lies blanches, mais lesquelles au bout de quelque temps ont com-
plAtement disparues et sont remplac6es A present par de petits
globules jaunAtres. Cette parties p6se ogrg98.
La parties restante sur le filtre et insoluble dans l'alcool froid
et l'alcool chaud, est gris jaunAtre, avec, sur le haut du pa-
pier de filtre, de petites pellicules uniforms, noires et brillantes.
Ce r6sidu, insoluble dans l'alcool froid et chaud, fut trait
par l'6ther chaud. La solution 6th6r6e filtr6e ne d6pose A l'6va-
poration spontan6e A l'air que seulement ogroo5t4 de mati6re,


AprAs I action de 1 ether c


I )5








ce solvant fut trait par l'alcool bouillant au bain-marie. L'al-
cool filtr6 et 6vapor6 d6pose un peu de matiAre jaunAtre et la-
quelle, dissoute dans une goutte d'eau, donne une reaction al-
caline franche. Le poids de ce r6sidu est 6gal A ogro53.




RESIDU INSOLUBLE DANS L'ALCOOL DU SIROP
DES 22 LITRES D'URINES



Noir d'urde. La poudre noir r6sultante de la derniere ex-
traction alcoolique A chaud fut jet6 sur le filtre.
La surface de la poudre, une fois bien tassge sur le filtre, est
completement noire comme du carbon et brillante. Mais au
bout de 24 heures, cette surface est devenue terne et lIggrement
jaunatre, done il y a eu oxidation a l'air.

Grammnes
Cette poudre s6ch6e au bain-marie pi.se .......... 67,.i3
Laiss6e A 1'6tuve A 85" pendant 8 hours elle pbso 53.32
S24 heures elle psc 53.36
24 heurcs elle pese 53.17
6 heures elle pese 53.24
18 heures elle pese 53.30
24 heures elle pese 52.87
Aprbs avoir s6journe i5 jours a l'air ............. 58.53
Rcsdch6 une autre fois '/i heures h 85. .......... 51.85


Analyse sommaire de cette poudre :

Pour cent
enid res .................................... 36 .oo
Matiere organique. .... ...... ....... ..... .. 64.oo
Chlor .................. ......... ........ o.o3
Acide sulfurique ........................... 6.5o


Les cendres contiennent:

Chlore............................... ....... o.o83
Acide sulfurique ............................ i8.ooo


. R


"""""' "" '' """'""""""




IUVELLES E.TUDES CIIIMIOTUES SUTl I. AT.KAPTONTII


Le reste des cendres est A determiner et A doser.
Ce noir d'urde, comme je l'appelle, se dissout imm6diatement
et completement dans l'eau en donnant une solution noire com-
me de l'encre, mais avec une teinte jaunAtre en couche mince.
La reaction en est amphotere.
La solution dans l'eau est 16gArement visqueuse et pr6sente
les memes caracteres physiques que le liquid de la sepia, de
la seche, ou du poisson A encre, liquid que j'ai eu l'occasion
d'examiner sommairement lors de mon passage A Talcahuano
du Chile :
Ce noir d'ur6e est tres probablement le produit d'oxydation
/CH. COH'
(/ OH,
de I'acide homogentisique: / / et leqel dit-on
C,H<
OH.
se trouve dans les urines alkaptoniques dans la proportion de
3 A 5 pour cent, ou plut6t comme je suppose de 3 A 5 pour
mil. Le rendement dans le cas present en noir d'ur6e est de
67gr pour 22 litres d'urines, ce qui fait 3 pour mil plus ou moins.
Mais peut-Atre aussi que ce noir d'ur6e est un compose ana-
logue au noir d'aniline, resultant de 1'oxydation et de la con-
densation de 3 molecules d'ur6e.

/N = N C = ON
C = ]|
\N N C = ON

II est vrai que cette oxydation de l'ur6e n'est pas encore r6ali-
sde, mais cependant ce cas est A envisager et A examiner.



ETUDE DU RESIDU ALCOOLIQUE DES 22 LITRES
DE SIROP D'URINE

Ce sirop g6latineux, primitivement melang6 au noir d'uree
et s6par6 de ce noir par des extractions alcooliques r6epetes,
fut apres extrait A plusieures reprises diff6rentes par l'6ther.




IREVISTA DE LA UNIVERSIDAD


Une dernikre extraction avec 500 centim&tres cubes d'6ther m'a
donn6 le r6sultat suivant:
Gramines
R1 sidu total des 500 centimetres cubes d'dther ......... o.1738

De ce r6sidu ogsio48 son solubles dans 30 centimetres
cubes d'6ther. Cette solution est rouge amarante. De la parties
rest6e, insoluble dans ce solvant ogro634 se disolvent dans 50
centimetres cubes d'alcool avec une couleur jaunAtre, tirant
leg6rement sur le vert. Le reste, devenu noir et insoluble dans
ces quantit6s d'alcool et d'6ther ne pese plus que ogroo46. Ces r6-
sidus furent reunis avec la solution correspondante ant6rieure.
Le sirop g6latineux fut dissout apr6s dans 500 centimetres
cubes d'alcool et filtr6. Sur le filtre reste insoluble un r6sidu
salin gris. II fut mis A part pour 1'6tude finale flaconn nO 222).
La solution alcoolique tres noire fut 6vapor6e au hain-marie.
Il en r6sulte un sirop trAs 6pais, noir, cristallin et brilliant.
Ainsi chaque addition nouvelle d'alcool A ce r6sidu g6latineux
produit une nouvelle oxydation, transformant une parties en noir
d'ur6e.
Caracteres de l'acide homogentisique. Voyons maintenant
rapidement ce que nous savons d6ej sur cet acide selon les di-
vers auteurs :
L'acide homogentisique a pour formule CsHgO4 ou

/COH (I)
/ OH (2)

OH, (5)

II se produit dans 1'organisme au d6pens de la tyrosine et la-
quelle n'est autre que l'acide amino-para-oxyph6nylpropioni-
que HO C,1H,. CH,. CH (NH,) COH.
11 se forme 6galement au d6pens de la ph6nylalanine, on aci-
de ph6nyl-2 aminopropionique CH5. CH,. CH(NH2) COH.
Selon Falta et Neuberg la tyrosine et la ph6nylalanine sont
transformies dans les cas d'alkaptonurie complAtement en aci-
de homogentisique.





LUVEILLES ETUDEI)S CIIIMIQUES SUC I. ALK I'TONLUI


L'organisme sain brdle facilement l'acide homogentisique, tan-
dis que chez l'alkaptonurique l'6nergie vitale diminu6e ne suf-
lit plus pour effectuer ce travail.
Falta trouve que seulement les oxy-acides aromatiques, com-
me aussi les 2 amino-acides provenant des matibres albuminoi-
des sont transforms chez les alkaptonuriques en acide homo-
gentisique.
Il semble d6s lors que seulement l'organisme normal poss6-
de assez de force pour d6truire le noyau benz6nique dans l'aci-
tie homogentisique, c'est-A-dire, selon Landolf, que l'organisme
dispose d'une 6nergie suffisante pour distendre et carter les
atomes de carbon dans le noyau aromatique par intercalation
d'hydrog6ne, d'oxhydrile et d'autres 616ments et groups pour
les ramener peu A peu A la s6rie grasse ou acyclique et ou la
distance entire les atomes de carbon est beaucoup plus grande
que dans la s6rie aromatique ou cyclique. Ceci constitute la tra-
vail inverse de la condensation et lequel 6galement exige de gran-
des energies pour s'effectuer.
L'acide homogentisique fond de 1I6.5-1470; il est inac-
tif, ne fermente pas, r6duit la solution de Fehling d6jA A .loO
et la solution ammoniacale du nitrate d'argent de suite A froid.
Ne r6duit pas la solution alcaline de bismuth. Le perchlorure
de fer donne une coloration bleue passag6re. Une solution con-
centr6e de perchlorure de fer a l'6bullition donne de la quino-
ne CH4,O, facile A reconnaitre A son odeur caract6ristique.
L'urine alkaptonique donne avec la soude ou l'ammoniaquc
par absorption d'oxyg6ne une coloration vert brunAtre, deve-
nant rapidement tr&s fonc6 et noir.
Le mot alkaptone vient probablement de l'article arabe al et
de captator, ou de captatio, ou de captio, ce qui signifie celui
qui prends quelque chose, dans ce cas celui qui vole de l'oxy-
g6ne, ce qui ici n'a pas de consequences bien graves.

FRIEDERIC LANDOLPH.
Professeur de chimie organique A I'Universitj d et chimiste du Laboraloire Central
de I'lldpital National des Cliniques de lluenos Aires.
(A uifore.)





SA XT T C QA TJ T Q


Y LA ECONOMiA SOCIAL (i)






Al doctor don Ernesto Quesada.



1. El determinismo etnol6gico. II. La economic national fundada sobre la realidad
biol6gica de la naci6n. 11. La idiosincrasia de la raza y su influencia en la civili-
zaci6n. Psicologia del ario : el individualism germAnico. IV. La raza en la division
del trabajo. V. Orientaci6n del fen6meno econ6mico y de la legislacA6n social segtin
la doctrine antropo-sociol6gica.








EL DETERMINISMO ETNOLOGICO


El determinismo etnol6gico es una de las tantas proliferaciones
del biologismo del siglo pasado. Vacher de Lapouge, especialmente,
1-- -4- A -I ---4,,, ,,,,.,,:,~~ ,.1.~~,~., ,~1


"(03~





E1L AIANIASMO IIISTORICO I LA ECONOMIA SOCIAl, '* I

Lapouge y demAs cultores del arianismo histOrico, vieron en cl
mundo social.
El lema dela revoluci6n-libertad, igualdad yfraternidad-invo-
cado por el modern jacobinismo juridico de la escuela socialist.
es. scgtin aquellos autores. contestado categ6ricamente por los prin-
cipios findamentales de la ciencia de la vida, la biologia. No hay
ignaldad, no puede haberla, porque la fatalidad de la herencia im-
pide que todos los individuos cuenten con iddntico patrimonio psi-
coorgAnico. Tampoco es concebible la libertad, el idolo mas funesto
del cielo 16gico y politico, porque todo tiene antecedentes necesa-
rios; y, por liltimo, la fraternidad universal es una aspiraci6n qui-
merica, puesto que la lucha por la vida es el principio esencial de
la evoluci6n biol6gica.
La tendencia mAs evidence de la doctrine de la raza consiste en
aplicar directamente las Icyes de la biologia A la evoluci6n sociol6-
gica. La lucha por la vida no s6lo es el resort principal de la evo-
luci6n zool6gica, si que tambi6n, segin los partidarios del lHamado
darwinismo social, de la evoluci6n superorgAnica. La superioridad
biol6gica, la excelencia de la raza, es el factor cardinal en el deter-
minismo del fen6meno sociol6gico. Los demAs factors, como ser:
circunstancias tel6ricas, mesol6gicas, econ6micas, etc., no pasan
de ser simples epifen6menos. c Evidentemente, dice Lapouge, los
datos antropol6gicos no explican toda la historic; pero el factor
raza prcdornina con mucho sobre los factors geogrificos 6 hist6ri-
cos en la evoluci6n. Es el element esencial v veces suficiente, los
otros no son sino auxiliares. La raza es la causa intrinseca, dirn'
hablando metafisicamente; todo lo restante es causa extrinse-
ca y A menudo contingent ( (i). La proposici6n fundamental
del arianismo hist6rico pudiera ser, pues, la siguiente : en el com-


Lia ai lacLor emnoWoglco. U
r)




111,VllA Ul JiA UI VLl'ULVIUAIJ


vista, etc.; Cle Mnnglln nocto; tanto Lromneau como iapouge y
Ammon, afirman categ6ricamenle, hasta con insistencia abruma-
dora, que el ocaso de una civilizaci6n ,61o se explica en virtud del
agotamiento engenico; todo lo demas viene porafladidura. El indice
de criminalidad, la prosperidad econ6mica, la grandeza political, la
perfecci6n moral e intellectual tienen por condiciones fatales ciertos
caracteres antropol6gicos de los individuos que componen la socie--
dad en que se desarrollan esos fen6mnnos. Sin embargo, si se tiene
en cuenta que otras escuelas sociol6gicas, las de Tarde, Le Ron,
Ratzel, Marx, etc., han erigido en fundamentals algunos de los
factors considerados secundarios por los discipulos de Gobineau,
bastaria mentar tal discrepancia para convencerse de que la preemi-
nencia del factor (tnologico no es muy evidence. Por el momento,
lo lnico que sabemos A ciencia cierta es que en la compleja causa-
lidad del fen6meno social intervienen diversos factors. En cambio,
comienza lo aleatorio, lo discutible, cuando se trata de consagrar la
superioridad de algunos de ellos. Todas las escuelas invocan igual-
mente A la historic y, cosa interesante para el critic, malgrado
disponer de id6ntica documentaci6n, Ilegan A conclusions exclusi-
vistas. (T Por qu6 no pudiera llegarse A formular un sistema de socio-
logia integral en lugar de preferir la vision unilateral de alguno de
los factors mentados ? El hecho mismo de que se discuta tanto en
torno de la superioridad de tal 6 cual factor, es un element de
juicio que la critical sociol6gica no debe descuidar, pues ello revela
que ninguna escuela ha evidenciado en forma inconcusa la hege-
monia del factor que preconiza.
Guido Villa declara que la sociologia, por el moment, no es
ciencia ni cosa que se parezca (i). Y, hasta cierto punto, con toda
raz6n, A mi manera de ver, pues la ciencia ideal de Comte ann
se halla en ese estadio subjetivo por el cual se diria que han de pa-
sar fatalmente las ciencias todas antes de conquistar la absolute ob--
jetividad de la ciencia positive. Y tanto es asi que la generalidad
de la modern literature sociol6gica es preferentemente descripti-
va y negative. Por cada autor que surge con una teoria posi-
tiva aparecen diez critics dispuestos A acabar con ella. La subje-
tividad de las especulaciones sociol6gicas es tan evidence que no ha


(r) VIILA, L'hldalismo modern, en cl capitulo do la Sociologia.




ilSMO HIISTORICO Y LA ECONOMY


much apareci6 un soci6logo publicando una obra que ostenta el
titulo, tan ridicule como tautol6gico, de Sociologia objetiva (i). La
sociologia, desde que se pretend que es una ciencia, claro estiA
que result chocante el calificarla de objetiva. Segitn la mayoria de
los soci6logos, De Marinis, por ejemplo, la sociologia s61o es posi-
ble en virtud de una concepci6n mecinica y objetiva de la realidad
social (2). Todos ellos, diria un idealista, profesan un dogmatismo
objetivo, pues el m6todo cientifico tiene como postulado inevitable
la creencia en la objetividad de las relaciones que el soci6logo trata
de descubrir. La mayoria de los llamados soci6logos aceptan como
articulos de fe las conclusions de la criteriologia del positivismo:
creen en el principio de la conservaci6n de la energia, creen en el
principio de causalidad, creenque tanto en la csfera inorgAnica, como
enla organica, como en la superorgAnica, dados ciertos antecedentes.
se producirAn fatalmente ciertos consecuentes; creen, en una pala-
bra, en la objetividad de las categories del pensamiento. El soci6lo-
go, A la manera de Lapouge, cuandoaplica el m6todo cientifico para
descubrir las relaciones fenomenicas de la sociedad, no se preocupa
de aquilatar el valor y oportunidad del m6todo que aplica. Su
dogmatismo le leva A career que los fen6menos superorgAnicos estAn
sometidos A leyes de valor previsor 6 id6nticas naturaleza A las
del mundo fisico. Se empefia en ser un fisico de la sociedad;
y tanto es asi, que Comte ha llegado nada menos que A hablar de
una a estAtica ) y de una a dinamica social n. ( No implica ello,
acaso, imaginar al heclo hist6rico como de anAloga esencia a
la del fisico, por ejemplo? Estas dudas bastan y sobran para conven-
cernos de que la cuesti6n metodol6gica es de 1o mas esencial en
punto ; ciencias sociales, puesto que determinar el metodo pecu-
liar de una ciencia implica descubrir la verdadera naturaleza del
fen6meno que ella estudia, y todavia no sabemos a ciencia cierta
cual es la del fen6meno social. Discutird este punto al evaluar
las pretendidas leyes de la antroposociologia. Por el moment
s6lo cabe arirmar que la subjetividad de las especulaciones sobre
la vida social, sobre esos fen6menos que resultan de la vida grc-
garia, se explica en virtud de la orientaci6n del espiritu que la


(1) Cos'IA, Sociologie objelive. Alcan.
(2) DI) MARINmS, Sislemina de Socioloqia, i)aiina 452, canilulo IX.




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


estudia, el que, claro estA, detiene con preferencia su atenci6n
sobre tal 6 cual aspect de la vida social, y, despu6s de haberlo
descripto, lo erige en explicativo de los restantes. Aqui comienza
el aspect subjetivo, 6 mejor dicho, arbitrario, de estos studios.
De las diversas escuelas sociol6gicas, seguramente, apenas si ha-
brA alguna que supere A la de la raza en punto A subjetividad. La
prueba evidence esta en que mAs que explicarjustifica y predica. Va-
cher de Lapouge mAs que el soci6logo del eugenismo, parece su
ap6stol. Lo veremos al estudiar la raza ante la estructura econ6mi-
ca de la sociedad.



II

LA ECONOMIC NACION'AL FUNDADA SOBRE LA REALIDAD BIOLOG1CA
DE LA NACION


Mucho se ha discutido en torno del concept de raza. La raza se-
ria una variedad de la especie humana, un conjunto de individuos
que ostentan ciertos caracteres morfol6gicos y psicol6gicos. CuA-
les serian esos caracteres ? Los antroposoci6logos no vacilan en de-
terminar los; casi aseguran que no puede haber dudas alrespecto.
lie aqui su clasificaci6n fundamental:
vo Hombre europeo: estatura alta, dolicocifalo, piel, cabellos y
ojos claros;
2o IHombre alpine: estatura media, braquic6falo, cabello, piel y
ojos menos claros, predomina el color obscure ;
3H Ilombre mediterrdneo: estatura baja, dolicoc6falo, piel, pelo y
ojos obscuros.
Cada uno de estos tipos cuenta con modalidades mentales pecu-
liares, porque, naturalmente, los partidarios de la doctrine de la
raza no ponen en duda la veracidad absolute del paralelismo psico-
l6gico.
El hombre europeo, rebozante de eugenismo, es el representante
mAs genuine de aquella raza elegida que, cansada de hacer prodi-
gios alli por la meseta del IrAn, resolvi6 venir A sentar sus reales en
el centro de Europa. Esa es la raza dominadora por excelencia, la







que siente de continue la necesidad de superarse a si misma, la que
ha creado los valores mAs elevados de la modern civilizaci6n. En
cambio, los tipos restantes, no pasan de ser rutinarios, cuando no
services imitadores de las invenciones del ario eughnico. Y A qu6
se debera su extraordinaria y exclusive facultad creadora ? Se debe,
indudablemente, A su estatura elevada, al color de su cabello, etc.;
y los otros, el mediterrAneo, por ejemplo, deben su inferioridad,
indudablemente, A su cabello negro, A su pupila obscura, etc., por-
que existe, seg6n Ammon y Lapouge, una intima correlaci6n entire
los caracteres fisicos y psiquicos.
Ahora bien : una critical del gobinismo, imponc, en primer thr-
mino, la necesidad de examiner prolijamente la documentaci6n de
que se han valido Gobineau y discipulos para llegar a ciertas con-
clusiones, porque pudiera darse el caso de que una documentaci6n
deficiente de carActer d6 ligereza A ciertas generalizaciones, y, por
otra part, no es menos cierto que los mismos documents histori-
cos 6 antropol6gicos, etc., sean susceptibles de recibir diversas in-
terpretaciones.
r De d6nde han sacado Gobineau y Lapouge que existe una raza
aria, y, sobre todo, una raza pura ? En cuanto a lo primero, para
probar que nada se sabe A ciencia cierta, no hay mAs que recorder
que existen tantas hip6tesis como antrop6logos. Con decir que Ser-
gi niega que el ario sea rubio I ; Al contrario, asegura que es more-
no Y ello se explica : una clasificacion es, en primer lugar mis, que
fiel expresi6n de la realidad, una entidad l6gica, una simplifi-
caci6n de las cosas de la naturalexa. El espiritu humano, en virtud
de su estructura cognoscitiva, no puede evitar esa simplificaci6n.
Las clasificaciones antropol6gicas no pasan de ser aproximaciones.
De modo, pues, que Gobineau y Lapouge, cuando hablan de una
raza aria, si bien se mira, convierten por impulse subjetivo, en pre-
tendida realidad tangible lo que no es sino esquema l6gico. Lo
que mas choca al leer A los antroposoci6logos mentados, es una fa-
cultad critical muy discutible. DemAs estA decir que la obra de Go-
bineau A menudo es un tejido de afirmaciones soberbias, desprovis-
tas de demostraci6n prolijamente documentada, y tal vez por ello
se habla del gobinismo comode un conjunto de intuiciones geniales.


LI Ill l cI btU. LI LIJLIC Il U-l IJI


l~\r~\ IlrF~PnlllPn \ r*~Pn~n\l




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


y ya sabemos cuAn deficiente es semejante metodo, de tal manera
que bastaria recorder esa deficiencia para comprometer las llama-
das leyes de la antroposociologia. Si cabe recorder un ejemplo con-
tra el m4todo estadistico en material antropol6gica, no hay mAs que
ver las refutaciones de Colajanni h Lombroso acerca de los caracte-
res morfol6gicos de los criminals (i). Lombroso, despues de ha-
ber medido cuanto crAneo de criminal cayera bajo sus manos, Ile-
g6 A presentar cierta teoria, y Colajanni, valiendose de otra estadis-
tica, present conclusions radicalmente opuestas. Ambos proce-
dieron honradamente en sus inferencias, pero lo interesante del
caso esta en que con otras estadisticas llegaron A otras conclu-
siones.
Por otra parte, admitiendo el evolucionismo organico, 16gica-
mente, ya no cabe hablar de pureza de raza. Si una raza, es decir,
una variedad humana, deriva de otra, claro esta que la evoluci6n
de las species es in constant process de impurezas. Si bien se
mira, evoluci6n y raza pura son tnrminos contradictorios. Una nue-
va raza no puede ser sino el product de la degeneraci6n, en el me-
jor sentido del t6rmino. Naturalmente: de aqui no fuera just infe-
rir una teoria en virtud de la cual habremos de preconizar la ma-
yor 6 menor heterogeneidad entire los elements destinados A cru-
zarse. Cuando los elements raciales divergen en demasia, dan
progenitura evidentemente degenerada ; pero la experiencia no de-
muestra lo pernicioso del cruce entire un element lamado eiropeo
y uno mediterrAneo. Existe una ley de Gobineau en virtud de la
cual los elements superiores se repelen, tendiendo fatalmente 6
confundirse con las razas inferiores, lo que implicaria la decadencia
de toda civilizaci6n gloriosa (2).
De modo, pues, que un gobinista consciente no puede admitir la
raza pura. Ni siquiera el mismo Lapouge la admite. He aqui lo que
dice, sin perjuicio de asegurar lo contrario en paginas posteriores :
( Cualquier poblaci6n que se estudie, se puede tener la seguridad
de que no es completamente pra ; y que todos los individuos tie-
nen en sus venas, en variable proporci6n, la sangre de razas diver-
sisimas. En otra oportunidad he demostrado que cada uno de nos-

(1) COIAJANr n, Sociologia criminal.
(2) GOiINEhAu, Essai sur Cliniealiie de races hnmaines, pagina 2(9,







otros tiene su origen, en la trig6sima generaci6n, de mas de un
mill6n de ascendientes, heredando de cada uno menos de un millo-
nesimo ,, (i).
Pero, no obstante constatar la mezcolanza de razas, poco mis
adelante, asegura ( que A excepci6n del punto de vista del ata-
vismo, la mezcla en proporciones muy desiguales, con predominio
extremo de un element, puede ser prActicamente asimilado A la
pureza de sangre. Hay, pues, malgrado lo dicho, individuos en los
cuales la sangre de una raza (dijo que no hay razas puras !) predo-
mina suficientemente como para permitir prActicamente conside-
rarles cual representantes mAs puros. ( Del mismo modo, en una
region, los representantes de una raza determinada, pueden existir
en tal proporci6n, que los otros individuos pueden ser descuida-
dos; se dice entonces, por tolerancia, que esta poblaci6n es pura )
(pig. 5, id., id.). En qu6 quedamos: se mezclan 6 coexisten las
razas ? Se procede asi como en quimica, continia Lapouge, -
donde los products empleados se consideran puros cuando s6lo
contienen una cantidad infinitamente pequefia de materials extra-
fias. Lo que permit reconocer las razas es la presencia de caracteres
fisicos y fisiol6gicos que constituyen el tipo ) (pag. 5, id.). Con
semejante argumentaci6n se puede demostrar cualquier cosa. Eso
de proceder en antropologia como en quimica es muy poco cienti-
lico. Valerse de comparaciones para demostrar una tesis es el pro -
cedimiento dial6ctico mAs fecundo en sofismas. La comparaci6n,
ademAs, duplica el problema que se trata de resolver. En primer
termino, hay que probar la legitimidad de la comparaci6n, de lo
contrario, se corre el riesgo de confundir la naturaleza de los fen6-
menos comparados ; y, en segundo, el problema queda siempre en
pie, puesto que si se trata de un mismo caso, claro estA que el caso
queda sin resolver. Por otra parte, la comparaci6n, por el hecho
de ser una comparaci6n, elimina ciertas diferencias entire los fen6-
menos comparados, que bien pudieran ser de carAcler esencial.
Proceder, pues, en quimica como en antropologia es arbitrario,
dado que los fcn6menos antropol6gicos y quimicos requieren ser
cstudiados con diferentes m6todos, y micho menos es tolerable la


(i) LAIOIGI:i, Les selections sociales, pfigina 3.




REVISTA DE LA UNIVERSIIAD


confusion cuando se trata de aplicar datos antropol6gicos A la so-
ciologia.
C C6mo clasificar la cantidad de ancestralismo que corre por nues-
tras venas ? Las fluctuaciones del pensamiento de Lapouge al deter-
minar la pureza de la raza cual postulado fundamental de su sistema,
es evidence. Muchos pasajes de sus obras revelan que no s61o no cree
en la pureza de las razas, sino que ni siquiera en la superioridad de
la raza aria ; admite simplemente superioridades que pueden existir
en otros pueblos. ( No hay raza eugenica en si, dice, sino razas
mAs 6 menos fecundas en families eug6nicas, y la superioridad de estas
i6timas es abrumadora, pues cien families eugenicas proporcionan
mis hombres superiores' que todo un pueblo sin eugenismo (i).
e Pero de ad6nde habrA salido la crema eugenica ? Para admitir la
teoria de Lapouge, fuera necesario volver A la hip6tesis creacionista,
pues hemos visto que el evolucionismo orgAnico excluye la posibi-
lidad de pensar en una raza pura, y en cuanto al eugenismo, dada
su poca abundancia, fuerza es convenir en que el creador tuvo A
bien arrojar en el pihlago human unas cuantas gotas de quinta
esencia eugenica. 0 el eugenismo es una vision romAntica, 6 hay
que admitir que cay6 del cielo. Sin embargo, aumenta la perpleji
dad si se consider que el ario es un product de la evoluci6n. ( La
raza europea, asegura Lapouge, el Homo europaeus, raza aria de
litterateurs se encuentra justamente en el limited optima. De alli su
superioridad intrinseca, pero relative. Ella ha sufrido tambi6n fe-
lices selecciones durante la evolucidn que ha fijado su tipo. De alli
viene el eugenismo mas frecuente de los arios, la superioridad de
los pueblos en cuya evoluci6n su raza ha desempefiado un papel
fundamental. Pero de aqui no result que un eugdnico 6 un horn-
bre superior debe ser siempre grande, dolicocefalo y rubio (2). '
mas adelante asegura que (( eugenismo y selecci6n son correlatives
por esencia 6 independientes de la superioridad 6 inferioridad de la
raza en el seno de la cual se producen n (3). d Se entenderi A si mismo
el autor ? De los pArrafos mentados se infieren tres conclusions,
reveladoras de la constant inseguridad de las ideas de Lapouge :


(i) LAPOUGc, Les selections sociales, pagina 78.
(2) LAIOUGEC Selections, pigina 79.
(3) LAPOI;GE, Les selections sociales, pAgina 80.




ISMO IIlSTORICO Y LA I'CONOMI


1" No hay razas fueras; el mismo Lapouge lo ha declarado;
2a El eug6nico, product de la evoluci6n, no tiene necesariamen-
tc ciertos caracteres morfol6gicos ;
3" Esta es la mas grave : El eugenismo, levadura de la civiliza-
ci6n, es independiente de la inferioridad 6 superioridad de la raza.
Ilepito son palabras de Lapouge. Quedamos, pies, absolutamen-
te A obscuras en punto A caracteres del hombre eugenico. No ha de
scr rubio necesariamente, ni alto ni dolicocdfalo; ni siquiera sabe-
mos en el seno de qu6 raza podremos dar con l6. Y A todo esto
c d6nde ha quedado la egregia raza, sabia, de claro pigmento y doli-
Cocefalo : d D6nde ha de quedar sino en la esfera de las vaguedades ro-
inanticas mAs que en la del hecho, inica jurisdicci6n de la ciencia ?
Porque, indudablemente, y es un hecho digno de aquilatarse como
nerece. en los prop6sitos del eugenismo, la teoria, mAs que una
explicaci6n positive de la historic, result un ideal. No es la percep-
ci6n objetiva de la fatalidad de los hechos, sino una aspiraci6n fun-
dada en una metafisica de la historic. d No se ha llegado A decantar la
aniquilaci6n del ideal democrAtico, A preconizar la fecundacion ar-
tificial, A hacernos ver en las castas, en las classes sociales verdade-
ras entidades antropol6gicas, en lugar de considerarlas cual efime-
ras categories politico-econ6micas ? i No se pretend fundar la he-
rencia juridica sobre la invariabilidad de la raza y la division coer-
citiva del trabajo sobre un pretendido eugenismo que ni siquiera
conocemos de vista ? Hasta se pretend hacernos career en la exis-
tencia de una economic national fundada sobre la realidad biol6gi-
ca de la naci6n. Es la teoria de Lapouge. ( Creo de mi deber en-
trar en algunos detalles sobre la cuesti6n tan important de la con-
vergencia de los elements 6tnicos bajo la influencia de un medio
hist6rico comin, y sobre el caricter verdaderamente real de la na-
ci6n parece boy A tanto espiritu atiborrado de ficciones, un simple
convencionalismo por no decir una simple formula traditional n (i).
Para Lapouge, la nacionalidad es un hecho, pero qud clase de he-
cho ? (T Etnol6gico, psicol6gico 6 econ6mico? e CuAl de los tres con
preferencia, de manera predominante ? Fuera dificil saberlo A cien-
cia cierta. Veamos algunos pArrafos mAs : a Si la raza zool6gica se
ialla bajo la dependencia necesaria de una com'n filiaci6n, la raza

(i) Ll '.oU-G, L' rYen el soni rile soidal, p;igina 3; 5.




I1EVISTA DE LA UNIVI1RSIDAD


political, si es permitido emplear este t6rmino tan absurdo, se debe
al cruce y A la convergencia bajo la acci6n de selecciones comunes.
de elements dtnicos diferentes (i). De modo que la raza political, es
decir, la naci6n, no se confunde con una pretendida raza propia-
inente dicha: hay convergencia de elements elnicos diferentes ; lo
dijo Lapouge. AdemAs, habl6 de un medio hist6rico comnn. d D6n-
de queda, pues, la eficiencia-fundamental de la raza '? En qu6 con-
sistirA entonces la tal realidad biol6gica de la naci6n ? Este otro
parrafo revela que el factor etnol6gico no es esencial. Por las pala-
bras de Lapouge se infiere que la raza se halla mAs que en segundo
t6rmino con respect A las circunstancias hist6ricas. ( En cada cir-
cunstancia,los individuos dotados de cierto aspect, cualquiera que
fuere la forma de sus crdneos y la composici6n de su plasma, han
tenido la probabilidad de la reproducci6n para ellos, 6 contra ellos,
y por consiguiente, la convergencia psicol6gica de los descendientes
han tendido A realizarse. Se comprende asi c6mo las tendencies de
raza pueden ser entire los individuos contemporineos modificadas se-
gun los paises porestas tendencies nuevas, y como individuos de raza
zool6gica diferente pueden, en ciertos puntos de su mentalidad, ser
mAs afines si son compatriotas, que los individuos de raza id6ntica,
cuyos antepasados han vivido por siglos y siglos en otro medio de
cultural. ) (2) Y de aqui el autor deduce cuAn absurda es la idea do
naturalizaci6n; es un contrasentido biol6gico y politico, dice. Es
un disparate fabricar, por ejemplo, argentinos A golpes de decretos.
Convenido ; pero las transcripts palabras de Lapouge pudieran ser
firmadas por un adversario de la doctrine de la raza, puesto que en la
tormaci6n de la nacionalidad no ha conseguido prescindir del factor
mesol6gico 6 hist6rico, verdaderos generadores de la unidad psicol6-
gica de la naci6n. Y en efecto : estas otras palabras colocan A Lapou-
ge entire los discipulos de Tarde y Le Bon : ( La psicologia de la raza
es el factor fundamental de la evoluci6n hist6rica y la evoluci6n
hist6rica es el factor de las selecciones que modifican lentamente la
psicologia de la raza ) (3). Como se ve, todo esto compromete enor-



(i) LAPOrGIE, L'aUr en et son role social, pzigina 3(5.
(2) LxioUE., L'aryen, pAiginas 36i7 368.
(3) L'Arven, pA:iina 30!).




SMO HISTORIC Y LA ECONOMi


memente el postulado fundamental del determinismo etnol6gico. He-
mos visto, en primer trrmino, que en la naci6n hay heterogeneidad
de elements ktnicos ; en segundo, la importancia concedida al factor
hist6rico, que pudiera ser el econ6mico, y por dltimo, que la antro-
posociologia ha degenerado en una psicologia social. En conclu-
si6n : la raza no es lo esencial, el factor hist6rico, el mesol6gico y
el psicol6gico no son simples epifen6menos.
Si Vacher de Lapouge hubiera pretendido demostrar, cosa que
no hizo, 6 no pudo hacker, con gran disgusto suyo tal vez, que la
raza political coincide con la raza propiamente dicha, bastaria indi-
carle las repiblicas sudamericanas. Es el mejor ejemplo que alegar
contra la famosa teoria de las nacionalidades de Mancini, que, des-
pues de haber desempefiado su papel en la formaci6n de la unidad
italiana, ya no hay internacionalista que la tome enserio.
Ahora bien : qu6 intima relaci6n de causalidad puede haber en-
tre la peculiar fisonomia econ6mica de una nacionalidad y el deter-
minismo etnol6gico ? Admitiendo, como quiere Schmoller, la exis-
tencia de una economic national, d debe imaginArsela sobre bases
etnol6gicas ? Una respuesta clara y categ6rica no puede ser favora-
ble A la doctrine de la raza.
( Los fen6menos econ6micos, dice De Greff, son los mis
simples, los mAs generals ; entran en la composici6n de todos los
demas fen6menos sociales y ellos mismos no son reductibles sino A fe-
n6menos biol6gicos y fisicos que forman el dominio de las ciencias
inmediatamente antecedentes n (i).
No es admisible esta pretendida reductibilidad del fen6meno eco-
n6mico A fen6meno biol6gico. Es el prejuicio inherente A las doc-
trinas que tienden a una aplicaci6n demasiado direct de los prin-
cipios biol6gicos A la sociologia. A estos hiperdarwinistas, el mAs
esclarecido discipulo de Darwin, Wallace, les objet6 que otras le-
yes regian en el mundo superorgAnico. Y con toda raz6n, puesto
que sin desconocer que en el fondo de toda manifestaci6n individual
6 social alienta algo que en su origen pudo ser una reacci6n natural,
un nmovimiento de adaptaci6n, la doctrine biol6gica, por su misma
generalidad, nada explica en sociologia, 6 muy poco. Es necesario
convenir en que el fen6meno econ6mico es irreductible a otros fen6-

(i) Di G i(; '', La sociologie Cconomniqle, pigina 28.




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


menos, aun cuanco estos sean sus condiciones necesarias. 1l tleno-
meno econ6mica goza de perfect individualidad.
El doctor Bunge declara que englobar todos los fen6menos bio-
sociol6gicos en su aspect econ6mico es falsearlos 6 presentarlos
incompletos. ( Lo econ6mico es y debe considerarse s61o como una
forma superevolucionada y transitoria de la fenomenologia social.
Por esto Loria, al llamar A la economic la ( forma-limite ) de la
political y del derecho, confunde, no digo tanto los objetos, pero si-
quiera las palabras. Esa verdadera forma limited estaria antes en las
manifestaciones primaries de la vida animal y, por consiguiente,
humana ) (i).
IdWntica manifestaci6n hace Villa, pues reduce A sentimiento de
necesidad el fen6meno econ6mico (2).
Aunque la orientaci6n de ambos escritores no es la misma, lo
cierto es que esa preeminencia concedida A la biologia redunda en
ventaja del determinismo etnol6gico. Pero si se demuestra la evi-
dente individualidad del fen6meno econ6mico, el mismo factor et-
nol6gico no pasarA de ser, en el estado actual de la civilizaci6n, un
epifen6meno.
Admitamos con Bunge y Villa que Loria y Marx son exclusivistas;
(P pero el biologismo, acaso, no cojea del mismo pie ? Efectivamente,
Bunge dice : ( Si debieramos adoptar un m6todo determinado para
el studio de la sociologia juridica, inclinome, como lo tengo di-
cho, al mdtodo bioldgico a (3). Semejante afirmaci6n, sin dejar de
ser legitima, hasta cierto punto, es evidentemente exagerada. Vea-
mos el motivo.
El marxismo ve en las normas juridicas un medio de producci6n.
Stammler en forma escolAstica lo ha dicho: ( El derecho es la forma,
la economic, la material. ) Los soci6logos atiborrados de biologismo
aseguran que eso es superficial. El derecho es algo mAs : el derecho
es la vida. e Por qu6 ? Porque las normas juridicas son un conjunto
de reacciones naturales de que nos valemos para adaptarnos al me-
dio ambiente, condici6n esencial de la vida, segin Spencer. La
adaptaci6n es el equilibrio entire las fuerzas internal y externas del


(i) BUNGE, La teoria del derecho, pagina 98.





SMO IIISTOlICO t LA ECONOMIC


organism. e C6mo se manifiesta el equilibrio ? Por medio del pla-
cer; el dolor, en cambio, es la voz deldesequilibrio.
Vaccaro dice: (( Asi, es un hecho incontestable que los movi-
mientos orgAnicos que produce el placer son, en general, aquellos
que tienden A mantener 6 restablecer el equilibrio mientras que el
dolor es la consecuencia de los que tienden A Itrbar 6 destruir ese
equilibrio. Sentada la ley universal de la dinAmica, A saber, que to-
dos los movimientos tienen por fin el equilibrio, parece que el pla-
cer y el dolor no son mAs que la manifestaci6n de esta tendencia en
la material orgAnica a (i). De aqui result que el derecho es nada
menos que una manifestaci6n de la ley universal de la dinAmica !
;i Se quiere otro ejemplo para demostrar todo lo que pued a a ima-
ginaci6n de los poetas del positivismo ? H6lo aqui: a En otros tar-
ininos, segi6n mi ley causal (?) de las cuatro fases (del fen6meno so
cial) la 6tica es un resultado del homo aeconomicts: el homo aecono-
micus, una consecuencia del que dird Homo psicoloyicus; el homo
psicoloyicus, un derivado del animal HIomo...) Tamafias derivacio-
nes son de una pobreza critical superlativamente chocante. El Homo,
por el hecho de ser Homo, es en forma concomitante aecononi-
cus, psicologicus, etc. ; todo ello se halla entreverado de manera
inextricable. Aislarlos equivale A abusar de las abstracciones. Y el
doctor Bunge continia : a Llega asi A producirse la mecAnica so-
ciol6gica por una series de transformaciones de la mecAnica vital ; la
etica es, pues, un product del dinamismo orgdnico. d Es el dina-
mismo orgAnico una transmutaci6n del dinamnismo universal de la
fuerza y la material ? Esta cuesti6n que no nos interest aqui ; como
nonos hace falta resolverla para construir nuestra ciencia social,
indiferente es que la rechacemos 6 la aceptemos. AdemAs, la pru-
dencia positive, me parece, nos aconseja conceptuarla todavia como
mera hip6tesis 0 (2). El doctor Bunge dice mny bien : la prudencia
cientifica aconseja colocar en cuarentena tan estupendas inferencias.
Pero esa misma prudencia aconseja discutir un poco mAs eso de
que la mechnica sociol6gica es una transformaci6n de la mecanica
vital.
lie citado con preferencia la palabras de estos dos escritores por-

(1) VCCARo, Les bases sociologiques d Droi et de I'lla, ppigina 38.
(2) I3 ciG, idem, idem, pAgina i5.




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que se trata de los representantes de una tendencia end6mica, y
digo end6mica porque inficiona el pensamiento de muclos soci6lo-
gos, en especial manera el de los antroposoci6logos. Es una corrup-
ci6n del m6todo evolucionista.
Para los que afirman que la mecAnica social es una transforma-
ci6n de la mecanica vital, el fen6meno sociol6gico seria nn anillo de
la fenomenologia universal. Convenido ; e pero es esa una raz6n
para que se confundan los anillos i? Qu6 es eso de (( transforma-
ci6n ?) La evoluci6n trata de explicar el len6meno superior por sus
condiciones inferiores, luego hay aparici6n de nuevas cualidades.
Vengamos al mundo social. Sabemos que la sociedad no es una yux-
taposici6n de individuos. El individuo es un element de la socie-
dad, y en el estado actual, mAs qne un element, es un product
social (i).
Spencer ha hablado de un mundo superorgAnico que nocabe con-
Ifndir con el orgAnico ni con el mineral. El echo de que uno haya
derivado del otro, dado que en la evoluci6n universal primero apa-
rece lo c6smico, luego lo orgAnico y por uiltimo los fen6menos so-
ciales, ello no prueba, en manera alguna, que sea necesario confun-
dirlos para explicarlos. Lo mAs que se puede conceder, tratAndose
del fen6meno social, es que indiscutiblemente tiene condiciones or-
ginicas 6 inorgAnicas ; pero hallar las condiciones inmediatas del
fen6meno social no implica, en manera alguna, reducirlo A sus an-
lecedentes. El fen6meno social es; tiene individualidad original,
inconfundible, irreductible. Luego no result muy cientificoquedi-
gamos el detenerse en la consabida afirmaci6n de Bunge : la mecd-
nica social es una transformaci6n de la vital. El fen6meno econ6mi-
co, es, pues, ante todo y sobre todo un fen6meno econ6mico. Es
lo que sabemos A ciencia cierta. c Que tiene un aspect econ6mi-
co, que es impossible imaginarle separado de los movimientos vita-
les ? Aceptado ; pero la imposibilidad de poner mojones no justifica
una invasion, una confusion. El fen6meno econ6mico tiene con-
diciones antropol6gicas, pero explicar un fen6meno no implica
confundirlo con sus condiciones.
IdWntica objeci6n alcanza al mAs dogmAtico de los antroposoci6-
logos, Ammon. VYase lo que dice acerca de Marx : ( El naturalismo,

(i) BAI.WIND, Interppretacion &tic v social de la evolaci6n mental.




iMO IIISTORICO T LA ECON(


habituado A buscar en todo mecanismo en movimiento la fuerza
impulsiva inicial, consider la cuesti6n bajo otro aspect. Se dirA
desde luego: el capital es una cosa inanimada, A la cual la sola ac-
tividad del hombre da movimiento, luego no puede ser 61 mismo la
fuerza motriz. Es un instrument para la producci6n y reparticibn
de la riqueza, un mecanismo dirigido por el hombre en vista de fi-
nes determinados. Pero la fuerza motriz viene del hombre mismo.
de sus instintos egoistas y sociales, y es A istos A quienes debemos
referirnos en iltimo analisis (i). Este dltimo andlisis es una esca-
patoria mAs que una explicaci6n. Ammon, A fuer de buen colega
de Lapouge, emplea id6nticos procedimientos dialicticos. Veamos
c6mo demuestra que Marx se ha equivocado completamente: a Un
hombre que de improvise apercibiera por primer vez una locomo-
tora en movimiento, podria imaginarse, desde luego, que la locomo
tora es la fuerza que arrastra A los vagones. Es asi, diriamos con una
comparaci6n, como Marx ha comprendido el fen6meno social. Ob-
servando de mas cerca, un estudioso dotado de conocimientos fisicos
y mecAnicos necesarios, notaria bien pronto que la locomotora no
cs sino un mecanismo y caeria en la cuenta de que la fnerza motriz.
propiamente dicha, es el vapor, en primer lugar, y, en seguida, la
cnergia encerrada en el carb6n. n No puede darse comparaci6n mAs
disparatada : cualquiera diria que el carbon es mAs important que
la locomotora! Y luego agrega : para un naturalista, la obra de
Marx, no es la revelaci6n de una profunda filosofia sino una forma
cngafiosa del error. consistent en confundir un mecanismo con la
fuerza motriz que lo pone en movimiento ) (2).
Sin que ello implique hacerse solidario del exclusivismo de Marx,
cabe asegurar que el razonamiento de Ammon es de una evident
poquedad explicativa. Admitamos que Marx fui superficial al redu-
cir la superestructura social a puros movimientos econ6micos ;
pero cabe preguntarse: d Acaso fue menos superficial Ammon al
reducir los fen6menos econ6micos A movimientos biol6gicos ?
Imaginemos, sin Animo de hacer paradojas, que un buen dia
aparezca un profundo soci6logo, un cultor de lo que pudidramos
llamar el quimnismo histdrico, 6 sea la teoria quimica de la historic.

(i) AM ,MON, L'orb'e social el ses bIases nlaurelles, pAiin a 321.
(2) AMMON, L'ordre, pAigina 323.




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Claro estA que para los partidarios de tan peregrino sistema socio-
16gico, la antropo-sociologia serA evidentemente superficial compa-
rada con la quimio-sociologia, porque si bien es verdad que el fen6-
meno econ6mico es reductible A fen6meno biol6gico, segin la teo-
ria de Ammon, no es menos cierto que los fen6menos vitales para
el evolucionismo, son perfectamente reductibles A fen6menos qui-
micos, de donde se infiere que idrntica ilusi6n dominaba A Marx y
A Ammon.
Entrambos confundieron el mecanismo con el motor. Pero, ahon-
clando un poco mas, resultaque la quimio-sociologia tampoco se li-
bra de la supqrfipialidad, porque harto sabemos que los fen6-
menos quimicos son reductibles A otros movimientos mas sim-
ples, hasta llegar al 6ter, y si no nos gusta el ter, contamos
con otra hip6tesis que tiene los encantos de la novedad; me refiero
A la Energetica. De acuerdo, pues, con este m6todo archivolucio-
nista, sin una profunda cultural energetica, jamrs podremos pene-
trar la intima naturaleza de los fen6menos econ6micos. El mAs pro-
tundo soci6logo serA aquel que pueda razonar mAs 6 menos de este
modo : Tal y tal fen6meno social es correlativo de tal. 6 cual canti-
dad de vibraciones eltreas. Por ejemplo : jams podremos corn-
prender el por qu6 de la enciclica Rerumn novarum sino explicamos
si aparici6n en virtud de los principios fundamentals de la Ener-
gdtical Esta es, adarme mAs adarme menos, la 16gica de los archi-
discipulos de Spencer.
(Qud conclusions deben interirse de todo lo dicho ? Varias: i" El
ten6meno econ6mico tiene condiciones que estudian otras ciencias,
independientemente de la biologia; 2' El biologismo con su mani-
festaci6n la antroposociologia, poco 6 nada explica por su mis-
ma generalidad en material econ6mica ; y, por iltimo, los fen6-
menos econ6micos, inconfundibles con sus condiciones biol6gicas,
pueden ser causes de otros fen6menos econ6micos, de manera que
una economic national es tal independientemente de los caracteres
morfol6gicos de los individuos que componen la sociedad en que se
desarrollan. La raza, t6rmino vago, no caracteriza en forma eviden-
te al fen6meno econ6mico, por mAs que Sergi diga : ( Quisiera sa-
ber si la llamada raza es nada 6 alguna cosa en las causes que con-
ducen A la grandeza 6 A la miseria de las naciones; si nada es, los ita-




UO IIISTORIICO T LA ECONI


dinavos y los alemanes del norte y las rep6blicas de Sud Am6rica.
deberian tener desarrollo civil y riquezas como aquella colosal de
los Estados Unidos del Norte )) (i).
Para admitir el argument de Sergi fuera necesario, ante todo,
demostrar que hay correlaci6n entire el progress antropol6gico y el
econ6mico. Esta premisa fundamental no ha sido evidenciada, en
primer t6rmino; y en segundo, do la grandeza econ6mica de los
actuales pueblos anglosajones no debe inferirse su superioridad an-
tropol6gica, puesto que la primera es reciente, sobre todo en Ale-
mania y Norte America, y en cuanto A la segunda no puede admi-
tirse que tambi6n lo sea, puesto que ningin antrop6logo ha demos-
trado una pretendida evoluci6n en los elements morfol6gicos y
psiquicos de alemanes y yanquis. AdemAs, Alemania fu6 grande en
la esfera filos6fica y literaria antes que en la econ6mica y military;
lo que prueba que no existe tal correlaci6n fatal, esencialisima en la
doctrine de la raza, entire los caracteres psico-antropol6gicos y el
desarrollo econ6mico. Por otra parte, no debe olvidarse que, mal-
grado pertenecer los anglosajones A raza semejanle, en el seno de
sus naciones no se desarrollan id6nticos fen6menos econ6micos.
Alemania, por ejemplo, no cuenta con la riqueza mineral de Ingla-
terra, ni 6sta con la riqueza agropecuaria de la Argentina. Ridiculo
fuera hablar del comercio maritime de Bolivia 6 de la riqueza hu-
Ilera del Uruguay. Cada naci6n tiene peculiares fen6menos econ6-
micos, peculiaridad que se explica claramente en virtud de circuns-
tancia. geograficas, teliricas, meteorol6gicas, econ6micas, politi-
cas, etc., aun religiosas, factor 6ste que no ha sido descuidado por
Kidd. Conviene recorder, ademAs, que la variaci6n de los valores
econ6micos nada tiene que ver con la etnologia. Fuera observaci6n
trivial decir que el precio de ciertas cosas depend de las estaciones,
de la educaci6n, de la idiosincrasia de un pueblo.
El mismo Schmoller, el pontifice de la economic national, que
no mira con malos ojos al ele m ento etnol6gico, al fundar su tesis,
exagera la importancia de lo que l6 llama las bases psiquicas, mo-
rales yjuridicas de la economic national. ( La economic national,
dice Schmoller, es un sistema mitad t6cnico-natural, mitad espiri-
tual-social de fuerzas, las cuales en su origen existen, degeneran





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6 se desarrollan con indepcndencia del estado ; pero en cada estadio
mas elevado y mas complejo de evoluci6n estAn regidamente conte-
nidas dentro de ciertos limits por el derecho y el estado. S61o en
concordancia con estos poderes reciben forma definida, y, en ince-
sante acci6n y reacci6n contra ellos, ora lo determinan, ora son de-
terminados. Si, por consiguiente, la economic national es para
nosotros un contenido parcial de la vida social, un aspect del cuer-
po social, es natural que ella no pueda concebirse sino en relacidn
con los restantes fendmenos sociales n (i).
De modo que el fen6meno economic present una causalidad
much mas compleja de lo que imagine el simplismo racial.


CoRIOLANo ALBERINM.
(Continurar .)



(1) SCilMOLLE Linwaintlil di. economic na:io alfe general, pilginl 17





ENARIO DE SA


DISCURSO PRONUNCIADO EN LA FACULTAD
DE DERECHO Y CIENCIAS SOCIALES POR EL DOCTOR LEOPOLDO MELO


Senior decano,

Sefiores :


I

Terminaba el afio 1868. Los pueblos de la republica acostum-
brados A no escuchar sino los bandos militares que los llamaban
A las filas, 6 para engrosar las turbas del caudillo, 6 para defen-
derse de las asechanzas y emboscadas de 6ste, y en los Gltimos
tismpos para dominar las huestes invasoras del tirano del Para-
guay, y d tener como morada el cuartel 6 el campamento, co-
menzaron con sorpresa A sentir notas casi olvidadas ya, bien
distintas del agudo sonido de clarines, del rumor confuso de
las masas de caballeria, 6 del ruido metAlico de aceros y que
les traian, no el viejo y enardecedor mensaje de la asamblea
en la plaza 6 el cuartel, sino el tranquil emplazamiento a la
cscuela y al colegio.
El mensaje venia de la cumbre. Un hombre nuevo habia Ile-
gado A ella, y penetrado de la sencilla psicologia de las colecti-
vidades que obedecen A mandates y vacilan y se confunden de-
lante de las demostraciones, era 61 quien con acento en6rgico sc-
ialaba el recinto adonde para el porvenir daba cita de honor A
los argentinos.




ItEVISTA DE LA UNIVERSIDAD


Y el fuego sagrado que en3iende el patriotism, alimentado
antes en el fragor de combates, abandonado el temple simb6lico,
qued6 confiado A la escuela como vestal de virtud republican,
decretando ese mismo magistrado que era complement de la
historic la instrucci6n civica y mandando que asi se ensefiara en
el colegio national de Buenos Aires, A partir de febrero de 1869,
por Jos6 Manuel Estrada.
Una feliz iniciativa y coincidencia, quiere, pues, que al ofi-
ciarse por primera vez en esta casa un homenaje A las virtudes
civicas de uno de los nuestros con ocasi6n del centenario de su
nacimiento, el homenaje se tribute A quien vivi6 su vida y su
gobierno persiguiendo el anhelo supremo de proscribir para
siempre del suelo argentino la barbaric y la ignorancia. A don
Domingo Faustino Sarmiento.
Y permitidme que anote otra coincidencia : este president
que en 1869 decretaba como obligatorio para las nuevas gene-
raciones de argentinos que cursaran studios secundarios, el
aprendizaje de las instituciones republicans y el culto de nues-
tros antepasados ilustres, en I84I, simple ciudadano, viviendo
la vida del proscripto, se decretaba tambi6n para si notoriedad
en el pais extranjero que lo albergaba, con una lecci6n de mo-
ral civica encerrada en la famosa pagina por la que se inici6
como colaborador de El Mercurio de Valparaiso, en el aniver-
sario de Chacabuco, pAgina dantesca dirigida A los j6venes que
olvidando gloriosas tradiciones de sus mayores se debatian por
intereses y pasiones mezquinas, emplazAndolos delante del tri-
bunal de la historic con este anatema apocaliptico : < Un dia el
viajero que pase la famosa cuesta verA asociados en el mArmol
los nombres de O'Higgins y Prieto, Las Heras y Bulnes, La-
valle y San Martin, Necochea y Soler y tantos otros patrio-
tas ilustres cuyos nombres han de sobrevivir mientras que vo-
sotros pasar6is obscuros sin que nada de grande haga olvi-
dar vuestras miserias de partido, vuestra iagratitud y vues-
tro egoismo. >
El pensamiento que hoy nos congrega viene, pues, A ser fruto
de simiente depositada en tierra americana por el mismo Sar-
miento, el mAs eminente sin dispute de los argentinos que orga-
nizaron la republica.








de organismo viviente, si hubiera permanecido extrafia y con
sus puertas clausuradas A estas palpitaciones del sentimiento na-
cional, desentendida de la realidad y absorbida por el comen-
tario y la explicaci6n de textos.
Las ordenanzas y reglamentos no alcanzarian A animarla con
soplos de vida duradera si se dejara de vincularla A las necesi-
dades sociales y aspiraciones del alma argentina, y se olvidara
de buscar en ella las corrientes perennes de su vitalidad.


II

El genio suele arraigar y desarrollarse mAs vigorosamente en
las horas de las grandes crisis que en los dias plAcidos de la
tranquilidad, y los supremos des'el!os del pensamiento han ful-
gurado casi siempre con mayor intensidad en moments de agi-
taciones y turbulencias.
Sn fil6sofo hacia notar que la literature romana habia dado
sus notas mas grandiosas y originales en la 6poca de las pros-
cripciories y de las guerras civiles; que en los campamentos y
en medio de los azares de una vida aventurera medit6 Descartes
su m6todo; y que el siglo de Lutero y de Rafael, de Miguel An-
gel y Ariosto, de Montagne y Erasmo, de Galileo y Cop6rnico,
fu6 tambi6n de los mis fecundos en sangrientas luchas 6 ince-
sante batallar.
Sarmiento naci6 y se educ6 en uno de esos periods de cri-
sis de nuestra vida national. Sus primeras impresiones de nilio
las recogi6 en horas sombrias y de incertidumbre, en esa ebu-
llici6n de pasiones y egoismos que tuvo como coronamiento la ti-
rania.
Su vision de gigante no se detuvo empero dentro de ese escena-
rio, sino que, colocado en la cumbre, vi6 claridades que encen-
dieron en su espiritu la intense fe del ap6stol, y lo convencieron
de su misi6n de conducir y dominar pueblos.
S61o sus fuerzas cicl6peas pudieron mantenerlo en jornada
no interrumpida comenzada en la mafiana de nuestra revoluci6n


CENT.VENAlIO DE SAI11MIEN




REVISTA DE LA .NIVERSIDAD


consejo.
La vida de este gran ciudadano que fu6 toda acci6n, no pue-
de ser resumida dentro de una exposici6n academica, porque
es la encarnaci6n viviente de la historic toda de la sociedad ar-
gentina durante medio siglo, en sus desfallecimientos como en
sus culminaciones, en las horas obscuras, como en los dias plA-
cidos y de sonrientes esperanzas.
Es por esto que Arist6bulo del Valle, el argentino mAs auto-
rizado sin duda para aquilatar las proporciones de la obra titA-
nica de Sarmiento por haber llegado a alturas mAs pr6ximas,
exclamaba delante de su feretro : 6 Y qui6n podria abarcar en
breve oraci6n tan grande personaje y tan larga vida, ni much
menos satisfacer el anhelo pfiblico que quisiera ver aparecer de
nuevo evocada por la elocuencia esa figure caracteristica y re-
presentativa de la civilizaci6n sudamericana ?
Os recordar6 entonces algunos de los hechos que mAs la ca-
racterizan 6 iluminan, recogiendolos de dos periods en los quc
mejor se destaca su majestuosa grandeza : en el de la separaci6n
de Buenos Aires de la confederaci6n, y en el de su presidencia.


III

Existe una decada de nuestra historic national de las mas
pr6ximas a nosotros y que por esta misma proximidad hemos
estado acostumbrados A representArnosla por la vision del na-
rrador, olvidando que sentimientos muy humans impedian que
este pudiera ilegar A una reconstituci6n exacta de ella.
En este period, al cual han ilevado nuevas luces documen-
tos entregados A la publicidad en los 6ltimos afios, es donde la
personalidad de Sarmiento desborda del molde en que apare-
cen vaciados los argentinos de su generaci6n, transparentando
una nobleza de ideales y una firmeza de prop6sitos que s6lo tie-
ne simil en los fundadores de la gran repiblica del norte.
Poseido de su alta misi6n de asegurar A los argentinos el go-
bierno libre de la constituci6n americana, desdefia y execra las
rivalidades localistas de ciudadanos 6 pueblos, y batalla sin darse




( CEVTENA.lIO DE SAHMIIEN


reposo por alcanzar una organizaci6n national que, mnalgamnan-
do el sentimiento de los distintos grupos, resuma sin vasalla-
jes el poder de todas las provincias, y sea el exponente de su
igualdad.
La vision que nos ha ofrecido algin escritor de un Sarmiento,
cediendo A sentimientos personales y al empuje de facciones en
los dias de recelos y desconfianzas que siguieron A Caseros, debe
ser reemplazada por la del Sarmiento aut6ntico, que 61 mismo
se ha encargado de legar a la posteridad en uno de esos vuelcos
(spontAneos de su espiritu, ante todo argentino y guardiAn siem-
pre de la integridad de la naci6n.
Asi en carta que escribia desde Chile A Mitre, el aiio i85fi,
explicAndole por qu6 no acompaiiaba A Buenos \ires en su cam-
pafia separatist, ni aceptaba la diputaci6n que se le ofrecia, ex-
presaba : < La segregaci6n temporal (de Buenos Aires), me es-
panta porque no veo cuAndo habrA de cesar. 6 SerA cuando Bue-
nos Aires pueda imponer sus condiciones ? Esto es insostenible.
Pero designado diputado por aquella provincia, argentina an-
tes, hoy estado extrafio, no he podido resolverme A romper con
todos mis antecedentes. A Buenos Aires le sobran hombres; y
renunciar a mi calidad de provinciano cuando las provincias co-
rren el riesgo de verse forzadas de former estado aparte, me ha
parecido que no debia hacerlo sin reflexi6n. Es probable que vaya
A residir definitivamente A Buenos Aires. Si tal sucediese, como
vecino, como domiciliado tomar6 parte en sus cosas. Buenos Ai-
res incorporado, serA el modelo, el campe6n, el guia, el juris-
perito. Yo me quedaria, pues, con mis sanjuaninos, que los po-
bres luchan hasta hoy sin poder siquiera simpatizar con Buenos
Aires, pues este antiguo amigo y deudo se ha establecido en casa
aparte y echado barda en la pared divisoria. >
Y si, llegado despu6s A Buenos Aires, como vecino se mezcl6
en sus intereses locales, planteada otra vez la contienda national,
se sinti6 de nuevo argentino, y son6 en sus labios la nota mis
alta y magnifica de su oratoria, al proponer en la convenci6n de
Buenos Aires, en la sesi6n del i de mayo de 1860, que se aban-
donara el nombre de Confederaci6n Argentina, para < abrir una
nueva era con un nombre glorioso y significativo que pueda obrar
sobre los espiritus en las actuales circunstancias y reunir todos




I1EVISTA 1E 1.A UNIVERSIDAD


los Animos en un centro comdn y hasta olvidar las disensiones
de los partidos, poniendo fuera del camino todos los hechos
aciagos y los recuerdos que puedan estorbar nuestra march de
progress y union >.
( No soy provinciano, exclamaba, sino como part de la gran
familiar argentina; no soy portefio, sino en cuanto argentino >
Y esta misma just energia con que hablaba A Buenos Aires
al iniciarse la contienda armada, la habia ejercitado A su turno
con las otras trece provincias, sefialando y caricaturando los erro-
res de la constituci6n del 53, y reclamando una division que
asegurara la integridad territorial y la organizaci6n national po:
concesiones reciprocas, que uniera A todas en un cuerpo de na-
ci6n mostrindoles el peligro de la intolerancia y la urgen-
cia de esa revision, recordAndoles A ese efecto que las pasiones
political ni consultant la conveniencia, ni se someten al analisis
de la 16gica, sino que son fuerzas de impulsi6n que marchan
fatalmente A resultados casi siempre ignorados; que nadie po-
dia asegurar ad6nde iria A detenerse la escisi6n; que no hubo
razones mAs concluyentes ni comenz6 por mAs la segregaci6n
del Paraguay, del Uruguay, de Charcas, de Potosi y de Cocha-
bamba; y que Centro America, con mAs reducido territorio se
fraccion6 en tres estados que no se habian vuelto a reunir.
El soberbio miraje actual de la naci6n, fuerte 6 indisoluble,
eliminado para siempre el peligro de la segregaci6n por abju-
raci6n reciproca y patri6tica de errors y egoismos de los mis-
mos que lo produjeron, no debe impedir, que traigamos A nues-
tros ojos el cuadro de los estados de Centro America, que ya
nos indicaba Sarmiento el afio i853, y aquilatemos entonces en
toda su magnitude la patri6tica videncia de quien nos apart del
abismo, cimentando esa grandeza de que hoy nos enorgullece-
mos.
Finalizada esa penosa etapa de la ascensi6n, al volver la vista
atrAs, tenemos que apercibirnos que 61 fu6 el primero en sen-
tir honda 6 intensamente, las corrientes del sentimiento nacio-
nal desviadas y debilitadas por luchas y enconos, entire los dis-
tintos pueblos, y que es con just 6 indiscutible titulo que la
voluntad national en veredicto solemne y espontAneo formula-
do el dia mismo de su muerte, lo ha consagrado entire sus elegi-







dos identificAndolo con la patria misma y sus sagradas tradi-
ciones.

IV

Faltaba todavia mis de un afio para el 12 de octubre de 1868,
fecha en que debia terminar el period constitutional de la pre-
sidencia de Mitre, y se debatia ya apasionadamente en los cir-
culos politicos, qui6n debia sucederlo en la primer magistratu-
ra de la rephblica.
La dificil situaci6n econ6mica derivada de luchas internal, in-
cesantes y de la guerra con el tirano del Paraguay, al hacer sentir
sus efectos sobre todos los habitantes de la naci6n conjunta-
mente con otros factors de orden politico, avivaban la llama
de esta contienda.
Un bando levant6 la candidatura de Elizalde, y otro, despu6s
de vacilaciones, la formula Sarmiento-Alsina, formula que to-
davia se intent mAs tarde modificar en su primer t6rmino, reem-
plazando el nombre de Sarmiento por el de Urquiza.
Sarmiento, despu6s de haber desempefiado la gobernaci6n de
San Juan, en la que sefial6 su estadia por multiples iniciativas
de progress y por sus pleitos sobre atribuciones constituciona-
les con el gobierno central, se habia ausentado al extranjero y
desde el afio 1865, representaba A la repiiblica ante el gobierno
de los Estados Unidos, en cuya naci6n una de sus universidades,
la de Michigan, acababa de incluirlo en la lista de doctors, por
sus servicios A la causa de la educaci6n en America.
Al conocer la designaci6n contest aceptando la candidatura
y expresando que su program estaba en la atm6sfera.
A pesar de haber presentido su advenimiento A la primer ma-
gistratura, desde veinte afios antes, en i848 al regresar de su
primer viaje de Europa, 6poca en que hizo repartir profusamen-
te en Chile y en las provincias de Cuyo su retrato con esta ori-
ginal leyenda : < Domingo F. Sarmiento, teniente coronel v fu-
turo president de la Repiblica Argentina >, lo inquieta y emo-
ciona el desenvolvimiento del process electoral, inspirAndole in-
teresantes notas en un cuaderno de apuntes del viaje del regre-
so, en el que esboza sus impresiones, notas de las que tomo como


CENTENARIO 1)DE SA,11HEN"




REVISTA DE LA UNIVEHSIDAD


mis sugerentes estos renglones : < 27 de agosto de 1868. Han-
me hecho racional y sobrio las dudas, la incertidumbre del 6xito
final que desde el principio ha venido dejando algo por resolver.
Dura ya un afio este aspect de las cosas. El vapor siguiente de-
bia traer luz y aseveraciones concluyentes. Sali de los Estados
Unidos con una sombra por delante >. < 28 de agosto, escrita en
Montevideo. Amanece y en la cama me saludan president electo,
escrutado, aprobado y debidamente proclamado. En prueba de
cllo me muestran el discurso de clausura de la sesi6n pronunciado
por el venerable doctor Alsina. LBolo y rel6olo y saco en limpio,
por su tenor, que se ha elegido por vicepresidente A su hijo Adol-
fo, nombrado dos veces objeto del discurso de clausura. Sospe-
cho que lo he sido yo tambi6n, por afiadidura, por la alusi6n a
los magistrados de que se habla al fin. Si no lo hubiera sido, ha-
blaria en singular, el magistrado, mi hijo Adolfo, con lo que me
tranquilizo. >
En posesi6n de la presidencia, honra desde la primera hora
la majestad de la investidura y en su discurso-mensaje hay una
riqueza 6 intensidad de notas y un vigor en las ideas que sus
percepciones gravitan con el poder de lo vivo y de lo real al ser
transmitidas.
Para explicarnos A este president, A quien lo vemos en segui-
da preocuparse con la misma atenci6n de graves cuestiones ins-
litucionales que de la subvenci6n A escuelas, fundaci6n de biblio-
tecas, 6 la construcci6n de alambrados para delimitar nuestr':;
pampas, precise es recorder que 6sta fu6 la caracteristica del ge-
nio americano; y asi vemos A Jefferson que con la propia mano
se consagra A la inmortalidad redactando el acta de la inde-
pendencia, describe comunicaciones A corporaciones cientificas,
conteniendo instrucciones sobre el mejoramiento de maquinas
agricolas; A estadistas como Daniel Webster, que compartian su
tiempo entire la dilucidaci,6n de los arduos problems de la po-
litica y la manera de alcanzar el perfeccionamiento de arados
y narrarnos sus ensayos, con estos entusiasmos : < Cuando em-
pufi! la mancera de mi grande arado y oi c6mo crujian las raices
y vi c6mo desaparecian los troncos en las profundidades del sur-




CEINTENARIO DE, SA\IMIEN


ton.
En los primeros dos meses y medio del afio 1868, su labor de
gobernante qued6 exteriorizada ya en resoluciones sobre la cons-
trucci6n de ferrocarriles, la creaci6n de un departamento topo-
grAfico, la fundaci6n de una escuela superior en La Rioja, la re-
visi6n de un proyecto de c6digo penal, la apertura al piblico de
las bibliotecas de los colegios nacionales, la mejora del servicio
de los correos, la creaci6n del colegio national en San Luis, la
formaci6n de una Exposici6n de Artes y products nacionales,
en la ciudad de C6rdoba; en medidas encomendadas A asegurar
la moralidad administrative, A apresurar la terminaci6n del fe-
rrocarril Central Argentino y estudiar nuevas vias f6rreas, de
organizer la estadistica general de las aduanas y ejercitar en
toda su latitud el derecho de patronato, ordenando que en lo su-
cesivo se cumplieran las leyes de Indias, en cuanto disponian
que las canongias en las iglesias catedrales se proveyeran no
por favor 6 influencias, sino por concurso y oposici6n; vale de-
cir, actos que por si s6los bastarian para Ilenar un period com-
pleto.
Intentar seguirlo dia por dia, seria interminable y para apre-
ciar en conjunto la ubicuidad de esos aiios de gobierno, recor-
dar6, que se ocup6 de nifios y de hombres; de c6digos y de
escuelas normales y colegios nacionales; de planes de studios
para 6stos y para la ensefianza superior del derecho en la uni-
versidad de San Carlos; de organizer el observatorio astron6-
mico y el primer censo de poblaci6n; de que se extendiera la red
de tel6grafos que pusieron al habla A las distintas ciudades de
la republica entire si y con el extranjero; de former los ins-
titutos especiales en que hicieron su aprendizaje t6cnico los as-
pirantes A oficiales de tierra y los marines; que cuid6 de la
defense national, Ilegando hasta el detalle del arma a usarse por
cl soldado; de la inmigraci6n, de la colonizaci6n, navegaci6n
de rios y construcci6n de puertos; que vel6 por el cr6dito finan-
ciero del pais, sefialando t6rmino para la liquidaci6n de las deu-
das pendientes de la Confederaci6n y de la guerra del Paragua),
proveyendo al pago de mAs de treinta millones de pesos, como
saldo de los gastos de esta iltima; que abord6 todos los pro-




LEVISTA )E LA UNIVERSID)


blemas institucionales y de progress social que estaban en de-
bate en esa hora, y que como coronamiento dej6 asentado. el
gobierno national sobre alto 6 inconmovible pedestal al abrigo
del alzamiento disolvente del caudillo.
Todo brotaba A un tiempo, con potencia de explosion, que
trae involuntariamente el recuerdo de edades antiguas, y renue-
va la vision del simbolismo de H6rcules, con su maza en una mano
y un nifio en la otra.
Interrfmpenlo en su area estallidos revolucionarios, y abre
un par6ntesis para hacernos un bellisimo capitulo de psicologia
argentina en un mensaje en el que, remontAndose A nuestra or-
ganizaci6n primitive, explica ( c6mo la comunidad del peligro.
hacia soldados A todos, y la victoria prestaba autoridad al mis
valiente 6 al mAs listo en dar el grito de alarma, atribuy6ndose
A si mismo titulos jerArquicos militares y llegando A fundar go-
biernos que tenian por base la fuerza; por castigo, el degiiello
sin formas de juicio; por sostenedores, todos los instintos de
muchedumbres ignorantes, que traen por transmisi6n heredita-
ria la barbarie del indio reducido y del conquistador que se es-
tableci6 en las campafias vastas, y dej6 de vivir en sociedad >,
agregando que ( ningfin estado puede substraerse a las calami-
dades piblicas con que lo sorprenden de vez en cuando causes
lejanas que vienen de largo tiempo obrando, y que, asi como los
Estados Unidos experimentaron la mas desoladora guerra civil,
A causa de haber introducido sus padres, tres siglos antes, el
trabajo de una raza esclava, los argentinos, A menos de aceptar
la barbarie y el mAs espantoso retroceso, teniamos que luchar
con nuestros propios hermanos, porque los primeros habitantes
de este pais eran salvajes, y mezclAndose A nuestra estirpe eu-
ropea, le inocularon la sumisi6n del bArbaro A sus caciques y
caudillos, sus propensiones A la destrucci6n, su prescindencia
indiferente de las formas de gobierno moderadas por leyes y
usos civilizados )>.
TraslAdase A C6rdoba A inaugurar la Exposici6n Nacional, cu-
ya formaci6n habia decretado, y en su himno soberbio, cantan-
do el trabajo y la energia, aparecen tambi6n voces de doliente
realidad contra la ignorancia y el abandon de un mill6n de bra-







tal motive esta nota vibrant : < Cuando he oido (y hace cuarenta
aihos que lo vengo oyendo), el grito siniestro de < i Mueran los
salvajes unitarios >, 6 el estr6pido de caballos en la pampa,
6 el clamor de los que quedan arruinados, 6 el gemido de las
victims, me ha parecido oir en esos desahogos de las pasiones,
en esos lamentos de las desgracias, un grito mAs noble, mas jus-
to : <( Dadnos educaci6n, y dejaremos de ser el azote de la civi-
lizaci6n i Dadnos un hogar, y dejaremos de vagar por la in-
culta Pampa i Dadnos una industrial cualquiera, y nos ver6is
A vuestro lado, creando riqueza, en lugar de destruirla ,
Y despu6s de esta intense jornada, al clausurar su gobierno,
en el ultimo mensaje dirigido al congress, no satisfecho todavia
de presentarle ese balance insuperable, le habla de lo que es
aun urgente hacer para asegurar s6lidamente la nueva era co-
menzada, le subraya la falta de una political exterior, expresan-
do que, si de la Am6rica del Norte sali6 el gran principio de la
tolerancia religiosa, que adopt al fin el mundo y que ha res-
tafiado el reguero de sangre que la humanidad derram6 durante
siglos, 6 por qu6 no podia salir de la Am6rica del Sur la supre-
si6n de la guerra en las relaciones reciprocas entire los nacien-
tes estados ? recordando que habia propuesto al gobierno ar-
gentino, como ministry plenipotenciario, la celebraci6n con los
Estados Unidos de un tratado en que se eligiera de antemano
un tribunal para juzgar cualquier cuesti6n que se produjera.
Nada escape, pues, A la atenci6n y cuidado de este president
despierto siempre y siempre vigilante de las necesidades de la
rep6blica, como los c6nsules romanos de la 6poca clAsica, y nin-
gin mandatario argentino sinti6 y tradujo tan intensamente las
solicitaciones de esos nobles institutes que, seg6n la expresi6n
de Royer de Collard, constituyen la porci6n divina del arte de
gobernar.


V

La leyenda antigua completaba con el prodigio y la fAbula
vida de sus heroes, asi como los historiadores, segin nos refiere
Plutarco, llenaban sus descripciones, poniendo en los extremes
de los paises conocidos leyendas como 6sta : < de aqui adelante


I 'I a"l,' :'i'l \Al lfl I I ,II|\III;XT I




VISTA )DE LA UNIVELSIDA


no hay sino arenales faltos de agua, pantanos impenetrables, 6
hielos como los de la Escitia >.
La vida rebosante de hazafias del nuestro no s61o excluye la
fibula, sino que excede la narraci6n; porque aun alli en las co-
linas pAlidas del pais de las sombras, si, como lo decia el poema
griego, los muertos siguen haciendo lo que antes hacian : Minos,
dictando s:ntencias; Aqui'es esgrimiendo sus armas; Agamen6n,
empufiando su cetro; nuestro h6roe, siempre infatigable, con-
tinuara dialogando con Jefferson y Franklin, sobre libertades
y derechos, escuelas y talleres, mAquinas 6 industries.
Y, si las leyes que gobiernan a los pueblos nacen, seghn la
expresi6n de Spencer, en parte, de las costumbres transmitidas
por muertos vulgares, en parte de las prescripciones dejadas
por muertos eminentes, en parte de la voluntad de vivos vul-
gares, en parte de la voluntad de vivos eminentes, mezclAndose
estos elements en proporciones variables, hagamos votos por
que llegue cuanto antes la hora en que el pueblo argentino se
liberte del influjo de vivos y muertos vulgares, y habrA adqui-
rido, entonces, valor pleno esta bella frase que la muerte de
Sarmiento inspir6 A un noble periodista : < Sarmiento idea, pue-
de mAs en la tumba que en el mundo. >



DISCURSO PRONUNCIADO EN LA FACULTAD DE CIENCIAS MEDICAL
POR EL DOCTOR MARCIAL V. QUIROGA


Sefior decano,

Sefiores profesores,

Sefioras y sefiores:

La repdblica entera estA de pie, engalanada como en los dias
de sus mejores glorias para solemnizar un gran acontecimiento
del continent sudamericano : el centenario del natalicio de un
gran ciudadano, de un hombre cuya vida enter fu6 consagrada
al engrandecimiento material 6 intellectual de la naci6n.







ridad contemporinea como uno de los pr6ceres mAs preclaros,
supo legarnos una herencia grandiosa de beneficios materials
y morales, que 61 pudo conquistar en cada una de las etapas
de su vida, y que hoy forman el pedestal de su gloria inmarce-
sible.
Seguirlo en cada una de sus 6pocas, citar las innumerables lec-
ciones que brotaban de su cerebro privilegiado, manantial in-
agotable de luz y de ciencia en medio del obscurantismo de la
6poca, seria como pretender agotar el oc6ano A fuerza de apri-
sionar las olas que levanta la tempestad.
Dejemos, pues, A otros la tarea de narrar su vida, que es la
vida de tres cuartos de siglo de esta gran repiblica, A cuya gran-
deza contribuy6 con los destellos de su iluminada inteligencia
a cimentar en base de amalgama indestructible el lugar que hov
ocupa en el concerto universal de las naciones civilizadas de
la tierra.
Un ex president, notable orador y estadista, nacido en eso
pedazo privilegiado de tierra argentina donde las inteligencias
exuberantes surgeon en abundancia como las flores en los jardi-
nes, decia un dia, hablando de Sarmiento, < que asi como una
casa que caen sus techos descansa sobre sus cimientos, asi como
un Arbol que pierde sus hojas vive de sus raices, asi todo go-
bierno honrado, leal y progresista, debe inspirarse, si no en los
consejos, en la historic 6 el recuerdo de la tumba de Sarmiento.
Dejemos A los gobernantes, A los politicos, A los estadistas,
que so inspiren en el monument civilizador de la historic de
su vida, y veamos c6mo surgi6 esa chispa de luz incandescent
que desde simple maestro de escuela al aire libre, en las Aspe-
ras serranias de San Francisco del Monte de Oro, en San Luis,
se transform en un Hanley de Saratoga, en un Horacio Mann
de este continent, se agiganta hasta convertirse en la mAs po-
derosa y brillante constelaci6n de nuestro mundo intellectual ame-
ricano.
Se ha conservado como una reliquia un cuaderno manuscrito,
en que el maestro de la escuela de la patria en San Juan, el pri-
mer despertador del alma de Sarmiento, habia reunido sus me-
jores lecciones para su alumno predilecto, para el que A la edad
de siete afios era proclamado primer ciudadano.




.5 II3EVISTA DE IA UNIVERSIDAD

La primera pAgina del dichoso cuaderno es una lecci6n de
geografia y dice :



Tratado de geografia


< Lecci6n ia. La tierra estA inm6vil en medio del firmamen-
to, lo prueba : lo primero la visibilidad exacta de la mitad del
firmamento sobre el horizonte en cualquier parte que estemos,
de suerte que cuando una estrella se enneutra si 6sta tiene al-
guna perfectamente opuesta aparece en el mismo moment su
contraria.
( Lo prueban ademis los eclipses de luna cuando acaecen en
el mismo tiempo que el sol estA en el naciente, la luna directa-
mente en oposici6n A 61, luego al punto se entra. Finalmente
lo prueban muchas observaciones astron6micas que de ningin
modo se engafian cuando suponen la tierra en medio del fir-
mamento >, etc.
He ahi, sefiores, una muestra del raciocinio sin asunto, del
barajar palabras ingeniosas y sin sentido, de aquella quimera
zumbando en el vacio de la escolAstica, que ensefiaba cientifi-
camente la ignorancia !
He ahi el punto de partida de la prodigiosa inteligencia de
Sarmiento sin mentar los librotes abominables como 61 los lla-
ma y que devoraba al salir de la escuela.
El fen6meno de perseverancia de un cerebro mantenido cons-
tantemente en acci6n, atento siempre A todos los rumors de
la humanidad, asimilAndose todo y acrisolando todas las ideas
para refundirlas y someterlas A su propio criterio, no es me-
nos asombroso que el procedimiento de Descartes que no ad-
mite nada como comprobado sin someterlo A prueba.
El espiritu de Sarmiento elevindose de aquella nada de pre-
tenciosa ignorancia de la 6poca, para llegar al criterio cientifico,
no es menos meritorio que el espiritu de Lord Bacon de Veru-
lan creando el 6rgano nuevo de la 16gica fecunda de la expe-


Sin haberse acantonado en ninguna




. CENTENARIO 1)1: SAHMIII;N


miento human y habiendo abarcado todo lo que pudiera ser-
\ir A la redenci6n de su patria, que despertaba con la inde-
pendencia political sin lograr sacudir las cadenas del obscuran-
tismo secular, puede afirmarse que ningtin espiritu, en su siglo
y entire nosotros, ha sido mas profundamente cientifico que el
de Sarmiento.
1E se ha elevado A si mismo desde aquella desnudez y mise-
ria intellectual y en sesenta afios de duro batallar, ha elevado A
su pais A la altura de civilizaci6n que nos enorgullece legitima-
mente A los de su mAs pr6xima posteridad.
El ha sido el gran propagandista de todas las ideas ben6ficas
en un volcan de escritos desparramados en lava candente,
que fuese fecundante y ben6fica y siempre las ideas de Sarmien-
to parecian suyas y geniales, porque eran el product de su in-
tensa meditaci6n, del trabajo de su cerebro que refundia con
criterio cientifico, que se llama buen sentido, las verdades y las
conquistas de la 6poca.
6 QuB lago estagnante de agua sin vida seria nuestro pais,
si Sarmiento no hubiese adivinado que la base de la repfblica
son las elecciones y que es necesario ante todo educar al so-
berano ?
6 CuAl seria el atraso de la educaci6n national si 61 no hu-
biese apelado A la introducci6n de cerebros cultivados, con las
maestras y maestros norteamericanos, que han cambiado ]a ce-
rebraci6n argentina ?
6 Qu6 concept se tendria de nosotros en el mundo, si 61 no
hubiese Ilamado A Burmeister para clasificar los tesoros de do-
cumentaci6n prehist6rica que nos han revelado los detentores
de los origenes de la creaci6n; si 61 no hubiese llamado a Gould
cuyos enjambres de estrellas clasificadas forman una corona de
gloria A la memorial de Sarmiento ?
Cuando el genial president exclamaba en la universidad de
C6rdoba entire el aula de teologia y la de quimica : < 6sto ma-
tarA A aqu6llo ), proyectaba hacer venir una legi6n de sabios,
los Lorenz, los Brackebusch A la facultad de ciencias exactas que
han hecho de la vieja universidad escolAstica una universidad
de conocimientos universales y ha hecho crear otras de su es-




HEVISTA DE LA UNIVERSIDAD


IIVIUI, Utli IllU1 Cla Inici iIUa y Uti IIUtLcOd UIIUJlJc Uti 3a lao L 'ii
conflict.
6 Qub seria de nuestro ej6rcito y armada si Sarmiento no hu-
biese sometido en sus escuelas t6cnicas A la discipline de la cien-
cia, la conciencia indisciplinada de los aventureros de gloria que
fueron nuestros soldados ?
Combatiente audaz de toda rutina, era profundamente res-
petuoso de toda creencia y defensor de la libertad de concien-
cia de sus mAs encarnizados enemigos y creia, que hasta la re-
ligi6n es susceptible de suavizar sus impetus y sus intransigen-
cias con el desarrollo de la inteligencia; y fund los seminarios
eclesiAsticos que debieran proporcionar un clero national ilus-
trado ya que el patronato nos defendia de la intromisi6n de
prelados sin patria.
Recorred con la mirada nuestros campos y nuestras ciuda-
des y de todas parties surgiran monuments del espiritu civi-
lizador del que parecia loco, A fuerza de adivinar las grandes
consecuencias de la aplicaci6n de las ciencias A las cosas de la
vida.
6 CuAndo se hubiera conseguido distribuir equitativamente la
tierra de manera A dar A cada uno su lote legitimo de terreno
labrable A que nos vamos encaminando ?
6 CuAndo se hubiera convertido la ganaderia en agriculture ?
I CuAndo se hubiera abolido el pasaporte y las aduanas in-
teriores ?
6 CuAndo se hubieran adoptado c6digos y se hubiera adopta-
do una constituci6n political con su preciosa jurisprudencia ?
6 Cuando se hubieran lanzado ferrocarriles en el desierto para
poblarlos y crear el product que han de conducir antes del
poblador mismo ?
6 CuAndo se hubieran realizado en nuestro pais mil mejoras




CENTENAuIO DE SAIM I


Apelamos los j6venes al maestro de maestros argentinos para
honrar la figure del gran sabio de los tiempos modernos, sin
imaginarnos que el anciano de mhs de setenta aflos, habria do
hacernos una evocaci6n grandiosa, del origen de los mundos,
de las resultantes de la historic de las consecuencias futuras
de las novedosas observaciones del naturalista.
i CuAn grande estuvo Sarmiento ; Qu6 magistrales pince-
ladas i QuB cuadro estupendo i QuB inmensidad de horizon-
tes abiertos A nuestras miradas at6nitas !
Era un super-hombre que tuviera ante su examen los mun-
dos y los tiempos !
No es la foja inmensa de servicios de Sarmiento la que in-
tentaria enumerar en esta ocasi6n y tampoco me atreveria A en-
trar en lid de entusiastas ditirambos con los elocuentes pane-
giristas que, tanto como yo, sienten rebullir en su alma, el al-
ma de Sarmiento. Las metaforas admirativas estan agotadas y
un auditorio pensante require una exposici6n analitica, que
no me atreveria a esbozar entire las breves lines de una con-
ferencia.
El asombro que produce el conjunto de una existencia tan
Ilena de acci6n y de pensamiento, se traduce calificandola de
genio como si el de Sarmiento fuese un d6n divino, extra-huma-
no, que todo lo adivinase sin esfuerzo y sin studio.
Es una explicaci6n pero insuficiente.
Un testigo de su vida, el autor de Sarmiento anecd6tico re-
lata que un islefio qui6n habia plantado una vi'ia siguiendo
su consejo, se le quejaba de que los pajaros se comian today
la uva. < No ha plantado bastante, le replic6, hay que plantar
tanto como para que coman los pajaros y para que le alcance
todavia >, y agregaba que 61 mismo necesitaba plantar y plantar
much para que los pajaros de las envidiosas democracies se
comieran su parte y algo le quedara.
Plant y sembr6 sin tasa y sin media, durante toda su lar-
ga existencia, ese sediento de gloria que nunca pens6 sino en
la gloria A largo plazo sin cuidarse jams de la opinion del
moment cambiante y voluble.
La sed de gloria tributada por la posteridad de una gran
naci6n tal como 61 la habia sofiado y contribuido A crearla, la




IEEVISTA DE LA UNIVERSIDAI)


perseverancia heroica que ningin contrast podia abatir, he ahi
el motor inicial de su fuerza.
En cuanto al secret de su acierto, de la vision certera de
las cosas y acontecimientos contemporAneos, asi como la adi-
vinaci6n admirable de los arcanos del porvenir que lo asimila-
ban en muchas ocasiones A un profeta, no es bastante la expli-
caci6n que encierra la palabra genio ni la de super-hombre.
Es necesario saber ademas que Sarmiento era un lector infati-
gable, que estudiaba y meditaba constantemente, manteniendo su
cerebro, en continue ebullici6n, sin reposo, sin cansancio y que
para 61 se ha hecho la definici6n de genio como una larga per-
severancia. Sarmiento podia contestar como Newton, que habia
llegado a la teoria de la gravitaci6n pensando siempre en ella.
Dotado de una organizaci6n fisica en perfect equilibrio, que
le permitia sobrellevar jovial y alegremente tareas intelectuales
que anonadarian A muchos, librado por el acaso a su autodi-
dActica, sin aulas ni catedrAticos, para ahorrarle los penosos pre-
parativos de los resultados cientificos, obligado por decirlo asi,
a vivir de su propia substancia intellectual, su perseverancia y
su fuerza de voluntad ind6mitas para ejercitar sin tregua su
propio raciocinio, le condujeron A la mAs valiosa adquisici6n
que pueda envidiar el espiritu human, la facultad de examen,
que induce y deduce por consecuencias 16gicas, de la cadena
de los hechos visible, sus origenes y sus resultados.
He ahi por qu6 me he atrevido A aseverar que el gran cerebro
de Sarmiento contenia el espiritu mis profundamente cientifico
de la 6poca, el que rebuscaba las causes detrAs de las apariencias,
el que hallaba las consecuencias 16gicas de los sucesos y el que
decia la verdad, como el experimentador la dice, sin contempla-
ciones para el sujeto del experiment sin c6lera ni tristeza, con
la serenidad augusta de la verdad pura.
Quizas pueda hallarse dentro de esta definici6n sucinta de la
organizaci6n cientifica del intelecto del gran argentino, el se-
creto de su casi infalible acierto, de la multiplicidad asombrosa
de sus conocimientos, el material colosal de ideas que ha des-
parramado con la prodigalidad magnifica de uno de esos es-
tuarios soberanos que los antiguos personificaban en dioses bien-
hechores.




ENTENARIO DE SARMIE


Agregad a las nobles tareas de aquel vasto intelecto, el amor
human que era su definici6n del patriotism su sed inextingui-
ble de gloria entire una posteridad cultivada hasta hacerse dig-
na de apreciarle.
Y oidle ahora A 61 mismo:
< Aunque nuestra alma sea inmortal, la vida en los estrechos
limits que la naturaleza ha asignado al hombre, es pasajera;
pero la especie se perpet6a hace mil siglos, dejando tras si, entire
el humo de las generaciones que se disipan en el espacio, una
corriente de chispas que brillan un moment, y pueden segin
su intensidad y duraci6n, convertirse en luminarias, en llama
viva, en rayos perpetuos de luz, que pasan de una A otra genera-
ci6n y se irradian de un pueblo A otro pueblo, de un siglo A
otro siglo, hasta asociarse A todos los progress futures de la
sociedad y ser parte del alma humana.
S gaci6n 6 el sacrificio, pudiendo extenderse segun la perfecci6n
6 influencias de aquellas virtudes, A un pueblo, A toda la tie-
rra, A un siglo, A todos los que le sucedan mientras exista la
raza humana. >

Sefiores :

Poseemos los argentinos en Sarmiento, un bien incalculable,
uno de esos luminares de gloria.
i Que ilumine nuestras horas aciagas y que levante nuestros
corazones abatidos !
i Y para vosotros j6venes estudiosos hago fervientes votos por-
que en patriotism y amor A la verdad, siempre sintAis rebu-
llir en vuestra alma, el alma de Sarmiento !
He dicho.




VISTA DE LA UNIVER


DISCURSO PRONUNCIADO EN LA FACULTAD DE CIENCIAS MEDICAL
POR EL DOCTOR FRANCISCO A. SICARDI


Sefioras,
Seiiores:

He conocido A Sarmiento. Lo he visto cerca de mi en toda su
estructura de coloso, con su gran cabeza bravia, con su cuello leo-
nino sobre un formidable cuerpo de atleta. Lo he visto caminar en
so vida siempre rApido y violent, construyendo y derribando,
siempre innovador, siempre genio el mismo en la escuela, en el
destierro, en la lucha contra la tirania, opositor y president, en la
virilidad, en la vejez un trozo moral gigantesco y solitario, con
una mente y una tendencia unicas : la grandeza de su patria! Y A
pesar de baberlo conocido, me cuesta afirmar que Sarmiento haya
sido un hombre.
Su obra fu6 cicl6pea. Parece mAs bien la obra de una generaci6n.
Semeja un orbe brillante de luz sana, Ileno de temeraria osadia en
marcha entire las tinieblas. Semeja una instituci6n nueva y civiliza-
dora, que quisiera disipar un pasado de dolor y de crimenes.
Habia una enfermedad grave en ese tiempo: la ignorancia. Sar-
miento enseii6 que se debia saber...
Los pueblos estaban sometidos al dogal de la tirania. Sarmiento
la combati6. Fu6 un audaz paladin y maestro de libertad. Concit6
A los pueblos A conquistar por la fuerza esa prenda; los concit6 en
el diario, en el libro, en los campos de batalla.
Los caudillos dominaban las comarcas. Sarmiento luch6 por la
destrucci6n de esos irresponsables y con ellos de la vida n6made y
bArbara. El gobierno en sus manos tuvo toda la fuerza fisica y toda
la autoridad moral, como no podia ser de otra manera, emanando
de su fPrrea voluntad, de so esclarecida mente. Fue un iconoclasta
del pasado; fu6 uno de los iniciadores del espiritu nuevo. e No se
habrA producido en el la misteriosa encarnaci6n de la energia na-
cional, eso que vaga y se mueve en todos los pueblos, como una
sintesis de su destino ? i No se habrA encarnado en Sarmiento el
destino de la repdblica, esos anhelos arcanos de grandeza future,




EL CENTENARIO DE SARMIENTO


diseminados en todas las almas, los mismos que agitan nuestras
entraiias y nos obligan A la sensatcz y al trabajo, A transar, A con-
ciliarlo todo, para evitar el perjuicio de las guerras civiles, esas
bramas de ideal y de grandeza que nunca se acabarAn en el alma
argentina ?
I Qu6 labrador ful Sarmiento I i Que acci6n violent la suya !
;Qu tformidables vaticinios i; rroj6 A pufiadas la semilla al surco
y la mente national inquieta y zozobrante se acosto tranquila en su
conciencia de var6n fuerte Predijo los futures inmortales: ( cien
millones de hombres libres cobijados bajo los pliegues de la ban-
dera ,, capaz de servir de palio A todas las vidas dolorosas y A todos
los aptos para conquistar el pan de cada dia. El lo dijo y fue mAs
que profeta, porque en su genio ya habian nacido y poblaban cl
territorio. Ese mundo 61 lo vivia en su tiempo. 1l1 sinti6 el tumulto
ensordecedor de las muchedumbres. Los cien millones ya lo acom-
pafiaban en la violent brega de su existencia y para esa multitude
era la magnielocuencia de sus arengas, de sus invectivas, de sus
atronadores anatemas El se revolvia como un poseido en ese ver-
tigo sin vida todavia y empujaba la quimera enorme y bulliciosa
hacia la gloria Y despu6s de esto yo pregunto : d era un hombre
Sarmiento ? Era la entrada de una civilizaci6n en nuestra historic ?
(i Era la energia argentina anonadando lo ariejo, el resabio, la bar-
barie exterminadora, el cadalso, el destierro, el dispota, todo ese
crisol de sangre y de muerte, done se findia la naci6n gloriosa y
donde hubo de perecer !
Sefiores : i no analicemos los simbolos ; Bebamos su fecundia !
; Llenemos nuestra sangre de esos prodigies de fecundidad ; No
preguntemos at sol por su esencia, ni escudrifiemos el origen de los
arcanos inexcrutables, ni profanemos el misterio de estos ideales,
cubiertos por casualidad de carnes bumanas, sobre la tierra venidos
A iluminar los senderos, como las antorchas milagrosas iluminaban
el 6xodo nocturno de los pueblos primitivos ; No profanemos el
divino misterio y en presencia de esta enorme vida pongAmonos de
rodillas, rindamos armas! ; Qud la reverencia cubra al simbolo
ben6fico i Las nuevas generaciones deben pensar en esos ejemplos
de robustez y moral y amar esas memories !
De mi s6 decir que cuando veo desfilar por nuestras calls a la
falange sobreviviente de la leyenda heroica, A los soldados cubiertos




VISTA DE LA UNIVERS


los pechos de cicatrices y de medallas, A los viejos maestros enca-
necidos en la virtud y en el sacrificio, de mi s6 decir, repito, que se
apodera el deseo de estrechar las manos venerables y cantar las me-
recidas alabanzas : 1 Benditos seais vosotros i Hab6is formado la
naci6n I i Hab6is consolidado el gobierno ; Porque derramasteis
vuestra sangre en los campos de batalla, el nombre de vuestro pais
fu6 respetado I Habeis creado la ensefianza i Hab6is proclamado
la libertad de la conciencia humana i Preparasteis la educaci6n
plblica y la salud moral, para que fueran posibles todos los arbi-
trajes ; Hab6is establecido la paz internal y exterior, para que el
trabajo diera al pais riqueza, inmortalidad y sitial excelso entire las
naciones Hab6is preparado el moment de los artists!
Sarmiento fu6 un heraldo Sarmiento fu6 genio precursor !
Arranc6 de cuajo A la naturaleza toda su gigantesca esencia y
arranc6 sus palpitaciones h las almas primitivas I i Cant6 los rome-
ros del desierto sin fin I i Facundo se yergue en la Pampa sola como
un Dios iracundo de las viejas teogonias I Sarmiento cre6 i En los
Recuerdos de provincia asistimos A las primeras transfiguraciones
de la raza Toda su obra de escritor revela al coloso. Parece hecha
con la savia de la selva secular y quedara intangible, eterna y no
profanada como las virgenes deidades del bosque i Hay algo de la
magnificencia de la luz en sus libros Con mano enorme escribia y
enormes fueron las verdades dichas. Conoci6 el porvenir de Ame-
rica. La adivin6 reunida en una sola naci6n con una mente y con
un fin. La vi6 reunida no por similitud de religion, de idioma y de
raza, porque parece que eso no sirve sino para estar desunidos, sino
por la comunidad de intereses para ser fuertes y respetados, para
guardar la integridad y el decoro del continent. A trav6s de toda
su obra se ve el abogado del bien, pero no el que ruega y solicita,
sino el vigoroso, capaz de imponerlo hasta por la violencia I Por eso
cuando pasen, oh j6venes, esas augustas memories, bendecidlas!


PljIUllllUl t~1 t [I UJIIILI ur IIIIULJIUV UU J qU 11 lilt





EL CENTENARIO DEI SAlRMIENTO 6 I

tafia, como las vertientes f6rtiles de los escondrijos p6treos! El arle
ha triunfado por ellos. Los artists llevaron por much tiempo su
calvario centre la indiferencia y el escarnio. Fue un manipulo deci-
dido y no hubo desd6n, ni diatriba, ni ironia que lo redujera A la
inercia. La tenacidad que deriva de la obra de Sarmiento fue aliento
poderoso A sostencrlos. Han triunfado al fin. El calvario tiene su
corona de inmortalidad. Ya no es perder tiempo ser escritores. Los
poetas de verdad, los intensos, los cantores de las esperanzas y del
futuro de nuestra tierra, los reveladores del misterio de la mente
nacional, esos que fueron zaheridos, cuando arrastraban por nues-
tra comarca el genio despreciado y desconocido, como los rapsodas
Ilevaban las estrofas de la divina Iliada por las ciudades de Helenia,
esos portadores del numen doloroso ya pueden escribir sus poemas,
ya pueden hablar sus esperanzas, porque yo digo en verdad que se
les ha de considerar hechos A imagen y semejanza de Dios, como
los demas habitantes de este suelo El genio de Sarmiento los acom-
pafi6 en la terrible odisea! Habia pronosticado su triunfo!
Por la acci6n de esos grandes muertos hemos aprendido A amar
la repiblica. Hemos aprendido A amar su ejercito. Tenemos orgullo
de verlo desfilar por las calls custodiando la bandera. Ya sabemos
que no ha de servir para defender despotas, ni para apoyar desma-
nes de caudillos atAvicos Pasa llevando en si coraz6n el honor de
la patria, ese ej6rcito nuestro, como las viejas casas llevan en sus
inmaculados recintos honras seculares Este fu6 el ej6rcito que Sar-
iniento predijo y esta es hoy la marina, que 61 creara el primero.
Ved si no, c6mo sus naves Ilevan por el mundo la noci6n de un
pueblo con honor y conduct Ved c6mo ha sido saludada la ban-
dera !
:si se prolonga en el present por la perdurabilidad de sus hechos
oe alma do los grandes Ved c6mo los jueces administran Obser-
vad su Drobidad v fiiAos nue los escasos nrevaricadores caen en el




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


Por eso, oh j6venes, es bueno no olvidar el culto de los grandes !
Cuando muertos, tienen la misma elocuencia que las ruinas y pare-
cen columns acostadas de vastos foros, llenos de latidos de almas !
Duermen su suefio de siglos protegidos por la naturaleza que las
cubre de piadosa pAtina, como ellos duermen tambien tranquilos,
protegidos por la veneraci6n de las muchedumbres. Resultan asi
fuentes de vida. acicates de honor y los j6venes que reciben tamafia
herencia deben cubrir de flores las urnas melanc6licas y no permi-
tir que palabras profanas manchen esas vidas, votadas enteramente
al amor de la patria !
Entre los mAs ilustres recorded d Sarmiento. Pensad que se ha
tratado de un cosmos. Fu6 como una civilizaci6n en march y tuvo
las aureolas trAgicas de los precursores I Fu6 vilipendiado, escarne-
cido y vejado! Ha pasado un siglo Las nuevas generaciones bajen
la frente ante esa probidad augusta. y sus cenizas, cubiertas de an6-
monas, las flores de los recuerdos imperecederos, sientan en este
moment, sefiores, los aplausos del mundo Y vayan en el cortejo
las glorias de la humanidad, para celebrar con su presencia la apo-
teosis del genio Y vayan los pueblos, bajo todas las banderas, bajo
las coronas de encinas y las frondas de laurel, para acompafiar A
esa gran memorial inmaculada al entrar en su siglo I Y vosotros,
oh j6venes, recordadle siempre, mientras queden virtudes por con-
quistar, errors por corregir y violencias que estigmatizar, mientras
haya ergastulas political, 6 se ejerza peculado, 6 se quiera manchar
en cualquier forma la honra national, mientras haya libros de cien-
cia por hacer y A la sombra de los ombles fugitives el Arbol
sagrado de los vedas queden poemas por escribir, para consoli-
dar en el mundo el renombre de nuestra tierra I Recordadle mien-
tras exists preseas de viejas memories muertas y lloradas por el
pr6cer en sus recuerdos, mientras haya en America quien enlode
su blas6n con tiranias I El os prestarA las armas viriles para destruir
verdugos, para glorificar mArtires, para hundir A los que viven en
el instinto, olvidados que ha de vivirse en la raz6n, A los enemi-
aos de la ciencia v de la luz, A esos nictAlopes, que en todos los silos





:L CENTENAR[O DE SARMIENTO


que vivirA eternamente, porque practice y cumple los dictimenes
de la civilizaci6n Y mAs tarde, sefiores, cuando entr6is A vuestras
casas, en la hora del reposo y del afecto, cuando los muchachos
hacen los deberes y las nilias son para las almas exacerbadas por
el trabajo diario, como rayos de sol en cielos de tormenta y Ileguen
hasta el comedor iluminado los rumors de la metr6poli gigantesca,
como en una fiesta de vida, como si esa sinfonia fuese un saludo de
todos los pueblos del mundo en la hora del reposo y del afecto,
repito, no olviddis, sefiores, las crucifixiones de los conductores de
razas que nos formaron en el caos y los terrible sinsabores de esos
vaqueanos de las tinieblas. Recorded A vuestros hijos los nombres
de los sublimes visionaries y hacedles jurar, estirada la mano sobre
nuestra historic, que es el evangelio de la nifiez, hacedles jurar que
han de vivir para proseguir nuestra grandeza, hasta el sacrificio, si
es necesario hasta el holocaust. hasta el martirio I
Entonces, seflores, si eso hubiereis hecho, pasarAn por vuestros
hogares, por las calls de Buenos Aires, por los senderos de la repi-
blica los fantasmas de los pr6ceres nuestros los heroes, los sabios,
los mArtires, las victorias y las grimas de esos buscadores de la ver-
dad las mujeres que dieron sus almas, sus joyas, sus hijos, las
alegrias todas de su vivir pasarAn, digo, en una procesi6n de
triunfo y de apoteosis, como el pueblo romano pasaba ante la mag-
nificencia de sus foros, ante los coliseos inmortales, cantando la
gloria de sus capitanes y de sus genios 6 inundando con gritos de
victoria las colinas hierAticas.
He dicho.


DISCURSO PRONUNCIADO EN LA FACULTAD DE CIENCIAS EXACTAS
FISICAS Y NATURALES PO)R EL DOCTOR MANUEL U. BAIIlA

Sefioras y sefiores,
Queridos discipulos

Hace un cuarto de siglo, hallAndome al frente de una division de
las obras del ferrocarril de Recreo A Catamarca, sorprendi6me un




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


conociendo mi falta de preparation, acept6 el honor, porque me di
cuenta de que todos mis compafieros se encontraban tan despre-
venidos como yo. Cuando me creia libre de apuros de esa indole,
se le ocurre al senior decano fijarse en mi para que os dirija la pala-
bra en este acto. Reproducidas todas las circunstancias de mi ini-
ciaci6n en el profesorado universitario, he sido obligado A aceptar
la dificil misi6n y aqui me tennis, poseido de los mismos temores
de mi primera lecci6n de fisica superior. No creais sefiores que yo
represent aqui la expression mas alta de la mentalidad de esta casa.
Disponiendo de tiempo, otros compafieros me habrian aventajado,
sin duda alguna. Definida asi, con sinceridad, mi situaci6n, dejo al
senior decano toda la responsabilidad del resultado final.

La figure de Sarmiento esta al lado de las de San Martin, Bel-
grano, Rivadavia, Alberdi y Mitre en el cielo de la patria. Ellos ci-
mentaron y elevaron el grandiose edificio de nuestra nacionalidad,
siendo aqu6l quien fund la educaci6n comin sobre bases cientifi-
cas. Sarmiento es el Horacio Mann de la Amdrica del Sur, pues
sobre toda ella ejerci6 poderosa influencia la acci6n 6 la propaganda
de aquel ap6stol. Ante todo, Sarmiento es educador; por ello y por
la citedra en que hablo, voy A considerarlo desde ese punto de
vista.
Sarmiento no era un universitario. Su colegio secundario, su
universidad, fueron sus libros, sus viajes, sus observaciones de la
naturaleza y de los hombres, su trato con personalidades eminentes
y la lucha civica en todas sus formas nobles y variadas. Refiridn-
dose al general Mitre, decia Sarmiento : ( Preguntad al brigadier
general don Bartolom6 Mitre, president de la Repiblica Argentina,
en qu6 aulas obtuvo los diplomas de miembro de la universidad de
Chile y de la sociedad hist6rica de Rhode Island, d6nde hizo sus
primeros studios de orador y publicista que ya le reconoce la Am6-
rica y aun la Europa y que con sus servicios A la causa de la liber-
tad, le han preparado las gradas al solio presidencialP En la infor-




EL CENTENAI1O DE SARMIENTO 65

que su teatro de acci6n estimulo sus dotes naturales y, finalmente,
que cl genero de sus studios pudo permitirles, con su genio y su
f6rrca voluntad, Ilegar A las cumbres de la sabiduria. Sin duda, la
lucha personal por aprender conduce algunas veces A los resulta-
dos mAs sorprendentes. Desde luego, un autodidacta sincere, ener-
gico, obligado A serlo por imperiosa necesidad, se convierte en un
investigator, en un espiritu atrevido y, si tiene dotes intelectuales
excepcionales como Sarmiento y como Mitre, triunfa y se coloca al
lado de los universitarios mAs ilustres. Pero es peligroso adoptar de
piano las ideas de Sarmiento A este respect. Creo, sin embargo,
que debemos aprovechar su lecci6n, en el sentido de limitar la en-
sefianza mniversitaria A los asuntos fundamentals de cada material
que se oblige A aprender con perfecci6n para que luego el
alumno se desarrolle por si mismo, con las direcciones que le den
sus maestros. La universidad debe formarle un n6cleo fundamental
de conocimientos; debe dcsarrollarle sus aptitudes y el espiritu de
iniciativa personal, que en germen trae; debe habituarlo i leer A lo
Sarmiento, es decir, para comprender, recorder, aplicar y perfec-
clonar. La constant intervenci6n del maestro en la formaci6n del
professional, present el peligro de que cuando 6ste so lance al
campo de la lucha so desaliente al no tener A quien volverse en
demand de ayuda. Xprovechad, qucridos j6venes, estas ideas
de Sarmiento, adaptadas asi A vuestro medio; no abus6is de la
consult al professor, procurad veneer vosotros mismos todas las
dificultades, revolviendo bibliotecas, preguntando A vuestros con-
discipulos. Cuando el professor de edificios, por ejemplo, os ha
hablado de los materials diversos que entran en una casa con
cluida, id A las obras, A los comercios, A los talleres y tomad apunte
de todo lo que veais, de todo lo que os digan, aun de los visible
errors. Al conclnir el curso sabr6is construir una casa y no os en-
contrar6is jamAs turbados ante la observaci6n de un obrero. Asi
habria sido Sarmiento si hubiera estudiado ingenieria.

En material de educaci6n comin la magna obra que inici6 Sar-
miento estA deplorablemente paralizada, si no es que hemos dado
algunos pasos hacia atras. En efecto, no hay espiritu publico real-
mente formado en favor de la escuela; no hay personal docente ver-
daderamente hAbil y abnegado; no se suministra recursos en la me-




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


dida requerida; no hay unidad en la gran tarea de former ciudadanos
para la naci6nen vez de vecinos, solamente para el campanario local.
Hemos perdido largos afios en ensayarlo todo con tan mala
suerte que el resultado final de la escuela cientifica que pretende-
mos realizar estA muy por debajo del que daba la escuela rutinaria,
memorista y hasta brutal que yo alcanc6. No se diga que el tiempo
transcurrido es breve. Sarmiento nos refiere que la transformaci6n
se oper6 en Massachusetts en los diecinueve afios que van de 1837
A i856. No se diga tampoco que alli estaba hecho el ambiente para
que la escuela normal, introducida recien en 1839, pudiera realizar
ripidamente la evoluci6n. El punto de partida y las circunstancias
que mediaron fueron anAlogas, si no fueron peores. Sarmiento nos
hace conocer las siguientes palabras del senior CArlos Northrop:
( Menos de cuarenta afios hace, que prevalecia una general apatia
con respect A las escuelas comunes. En cuanto A educaci6n popu-
lar, espesas tinieblas, acumulaban sus sombras impenetrables sobre
toda esta tierra. Las escuelas eran mezquinas casucas, repulsivas
por su mal arreglo interior, odiosas por su ubicacion y sus alrede-
dores. Los maestros eran miserablemente pagados; los libros de
ensefianza, el primero que venia a las manos; aparatos y mobilia-
rio de escuelas estaban por inventarse; y eso de mapas, pizarras,
cartas, nadie habia pensado en ello; y habriase creido escapado de
la casa de locos al que propusiera colocar reloj en las escuelas, 6
adornar sus murallas con pinturas, 6 con motes y letreros. Rara
vez, si es que alguna sucedia, eran visitadas las escuelas por los pa-
dres de familiar, 6 los ciudadanos (pecado de que no le remorderA
la conciencia A ninguno en Sud AmBrica; y si no que tire el prime-
ro la piedra). El maestro regentaba su escuela, porque para eso le
pagaban : los nifios asistian por costumbre, y mAs frecuentemente,
A fin de librarse de ellos las families. Poco 6 nada se hacia por las es-
cuelas, porque poco se esperaba de ellas, y much menos eran capa-
ces de hacer. La educaci6n popular era un nombre vano, un esta-
blecimiento de caridad, bueno cuando mAs para niiios pobres -
pero que habria sido mengua para las families pudientes 6 condeco-
radas, mandar A ellas sus hijos 6 hijas.

Padres de familiar : poneos la mano sobre el coraz6n y luego
decide si este cuadro deplorable no lo tennis ante vuestros ojos,




EL CENTENAHIO DE SARMIENTO


6 si no se reproduce en las provincias con tan vivos colors, como
el que pint6 Northrop.
eDe que sirve que los grades de aplicaci6n de las escuelas nor-
males sean models perfectos? eDe qu6 sirve que algunas escuelas
lujosas de esta ciudad, destinadas A admiral al viajero, realicen to-
dos los adelantos de la pedagogia en sus multiples aspects?
De bien poca cosa.
Empecemos por la casa que es el primer instrument que nece-
sita un buen maestro para que triunfe la escuela. La casa es el mis
grande estimulo para el maestro, para el alumno y hasta para las
families que ven con placer que sus niflos pasen las horas en un
edificio higienico y hasta risueiio como exige el alma infantil que
que va A ser sujeta al trabajo mental y A la discipline escolar. Hace
cuarenta afios, nos decia Sarmiento, refiri6ndose A la cdificaci6n
escolar en los Estados Unidos : models de arquitectura para la
ereccion de escuelas, de las que, en solo los ultimos diez aiios, se
han construido tantas y tan suntuosas y adecuadas, que reunidas
tddas, formarian ciudad mAs esplendida que la mAs soberbia capi
tal del mundo; y si, en vez de templos, hubieran de afladirseles los
monamentos erigidos en los Estados Unidos para colegios, institu-
tos, escuelas normales, bibliolecas, museos y academias de bellas
artes, el Paris monumental quedaria eclipsado, y la antigua Roma.
solo en clAsica belleza, se encontraria A sus anchas, con el Coliseo y
las Termas de Caracalla. La casa de oro de Ner6n, por mAs que la
creyera digna habitaci6n del hombre, seria muy pobre cosa al lado
del Instituto de Cooper, levantado A las ciencias y A las artes por la
sola munificencia del vecino de Nueva York, cuyo nombre lleva.)
La escuela comin debe ser un temple que hiera la imaginaci6n
popular, para atraer al niflo y elevar la dignidad del maestro. Pero
que todo no sea para la escuela. Recordemos que ann no hemos re-
suelto el problema de la edificaci6n obrera; tengamos piedad de la po-
bre familiar que hoy vive en la promiscuidad de los salvajes, en am-
bientes que en el fondo representan la tolderia, imagen de la barbaric ;
redimamos tambi6n al obrero, para que su vida terrenal no sea un
calvario; redimamos al obrero si no queremos que nos odie con just
raz6n; demos al obrero vivienda higidnica y risuefia como la rescue
la, y usi el niflo no sentira contrastes que le hagan repulsivo el hogar.
Veo con placer que el Consejo national de educaci6n active la




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


edificaci6n escolar, elevando casas que sin ser palacios se presentan
con atrayente correcci6n. Podemos esperar que en pocos aiios no
veamos en esta ciudad escuelas en casas alquiladas que repelen con
sus fachadas y sus interiores profundamente inadecuados. Merece
aqui una menci6n el gobernador de Buenos Aires, senior Ugarte,
por cuya inteligente y tenaz acci6n, aquella provincia saco A licita-
ci6n, el i5 de febrero de Io95, noventa y ocho casas de mampos-
teria y trescientas doce casillas de madera y hierro, concebidas so
bre bases cientificas, desde la orientaci6n, hasta los menores deta-
lies de la disposici6n y construcci6n. En aquel movimiento el con-
curso popular fu6 pobre y A veces mezquino. Referir6 tres casos que
merecen la condenaci6n del pais.
i Una dama de ilustre abolengo y de valioso patrimonio neg6 su
concurso A la edificacion escolar, advirtiendo que lo habria prestado
si se hubiera tratado de erigir un temple!
; Un rico senior obstaculiz6 la instalaci6n de una escuela p6blica
en su estancia, nada mAs que porque seria... laica!
i Un estanciero declar6 A la Direcci6n general de escuelas que si
obtenia la expropiaci6n para edificaci6n escolar en su campo, el inu-
tilizaria la escuela mediante alambrados que pondria al efecto !
Al lado de estas inauditas manifestaciones del fanatismo y del
mAs s6rdido egoismo estA la nobilisima actitud de la laboriosa pobla-
ci6n de Pigti6, que bajo la direcci6n del vecino senior Octavio F.
Ducos, contribuy6 con diez mil pesos sacados del bolsillo del labra-
dor, tal vez analfabeto. Asi pudo tener Pigiie uno de los mejores
edificios semi rurales de la provincial.
Salvo algunas honrosas excepciones, como la que ofrecen aqui
las personas adineradas que ayudan la meritoria obra de Norberto




El. CENTENA lIO DE SARMII'INTO (i

Nosotros no nos preocupamos de tocar todos esos elementos A Ia
la vez y de un modo permanent. La prensa deberia tomar como
su mAs noble acci6n sobre pueblos y gobiernos, una propaganda
constant y fire A favor, siquiera de la edificaci6n escolar, porquc
la contribuci6n se hace de una vez. Los asuntos escolares son siempre
de actualidad; siempre simpAticos A los espiritus nobles, cuando hay
quien haga comprender y sentir lo que importa la escuela cornmn.
Llego A la ens'eianza misma y repito que estA por debajo de la an-
tigua. Los padres de familiar quedariamos muy conformes si al
cumplir catorce afios un nifio, la escuela primaria nos lo devolviera
sabiendo estas pocas, pero indispensables cosas : t" Leer de corrido,
con claridad, en un diario ; 2 Escribir una carta familiar con perfect
ortografia y letra pareja; 3" Hacer las cuatro operaciones fun-
damentales de la aritm6tica con enteros, decimales y quebrados.
Me parece que no se puede pedir menos. Pues bien, en general, ni
eso da pasablemente la escuela primaria argentina, tomada, como
se comprende, en su conjunto. Examinad hoy mismo A un estu-
diante de colegio national y ver6is que pocos serAn los que triun-
farAn en las tres pruebas. i Se atreverhn los maestros A decirme que
los colegiales de hoy han olvidado lo que ellos les ensefiaron bien ?
Esas nociones se adquieren una vez para siempre.
Lejos de olvidar la lectura corriente, uno se perfecciona cada dia,
siquiera con la lectura de los diarios.
La letra tampoco se pierde; al contrario, la prActica de la vida ]a
liace cursiva. Lo propio pasa con la ortografia, tratindose de las pala-
bras usuales en la conversaci6n familiar. Dificilmente olvidamos las
impresiones recibidas en la ninez, cuando nada nos distraia. Por
esto creo que los alumnos de colegio national que fracasan en las
mencionadas pruebas, es porque jams supieron bien esas cosas.
lRefiriendome A la lectura escribi en 1903 : ( Un nifo que sale leyen-
do mal de un quinto grado primario debe encontrarse en un verdade-
ro suplicio cada dia que tiene que aprender algunas lecciones largas.
La consecuencia inmediata es el hastio, cl suefo y despues de algiin
tiempo el horror al libro; y sin embargo este es el instrument mAs
precioso para instruirse por si mismo, ensanchando asi el horizonte
de la vida Escribi 6sto para explicarme una causa importan-
te en el fracaso de la juventud en el colegio national; tenia
al mismo tiempo muy present A nuestro insigne lector: Sar-







70 REVISTA DE LA UNIVERSIDAD

miento. No creo que el nivel medio de las escuelas todas de
la repiblica sea mAs alto que el de la escuela superior de Perga-
mino. Alli encontre que de los catorce nifios presents en el sexto
grado, solamente tres supieron restar ciento cuarenta y seis de cien
mil Esto era lo general en la provincia de Buenos Aires en esa
epoca. El mismo sexto grado me di6 en ortograffa el siguiente
resultado: diez alumnos sobre catorce confundieron lesion con lec-
cion y echar con hacer, etc. Debo advertir que examine seiscientas
escuelas en un tiempo que los pedagogos no concebian. El metodo
que use no me fun sugerido por la ciencia pedag6gica official, si
no por la ciencia de esta Facultad. Deseo que conozcAis A gran-
des rasgos lo que dije en mi informed final al Consejo general de
educaci6n respect at plan de studios juzgado despu6s de ver
bien las escuelas. Dije asi: (( El plan de studios vigentes present
en sus seis primeros grades los siguientes grupos : il El hombre y
la humanidad; 2 las artes humans ; 3 el universe, y 4o relacio-
nes fisico-matematicas; de manera que se dirige al nifio desde el
primero al sexto grado en los multiples rumbos del saber human.
Deja A cada director en absolute libertad para redactar el progra-
ma detallado sobre la base de uno sumario aprobado por el Con-
sejo general de educaci6n. Finalmente la alta corporaci6n que acabo
de mencionar, ha entendido tAcitamente que no debe tomarse en
cuenta la preparaci6n de los maestros que es dado conseguir
((Nuestro plan serA una bellisima concepcin te6rica ; lo inspirari
el nobilisimo prop6sito de dar el exponente de una cultural colec-
tiva que no hemos alcanzado, pero no responded al medio, ni A los
recursos con que se cuenta, ni A la lpoca en que debe ser desarro-
Ilado. Un nifio perteneciente a una familiar rica que no se detenga
en gastos, ni consider el tiempo invertido, si fuera educado con este
plan por maestros especiales para ciertas materials, eruditos talen-
tosos, animados de sincere e intense vocaci6n, ordenados hasta
on los menores detalles y dirigidos por un espiritu superior, alcan-
zaria el maximum de desarrollo intellectual, fisico y moral, que-
dando preparado para iniciarse en estudios secundarios con brillan-
tes horizontes ; pero con esta abstracci6n no se educa a los pueblos.
Tenemos que tomar en cuenta al maestro, al alumno, A la familiar,




EL CENTENARIO DE SARMIENTO


nello de los proyectos result un acelesio ). Naturaimente, el resul-
tado de mi gesti6n fu6 reducir las cosas A los t6rminos que fluyen
de lo que precede; creo que la provincia no se tendrA que arrepen-
tir. Si todos los que pueden influir en la educaci6n comin abando-
naran el lirismo de los cultores te6ricos de la pedagogia, .los nifios
aprenderian mas y mejor en menos tiempo y los pobres maestros
no serian unos verdaderos esclavos de su grado.
Lo peor de todo es que el fracaso de la escuela coming lo puede
palpar hasta el padre analfabeto. Dije A este respect en io93:
( Los padres resisten A la escuela porque estAn persuadidos de que
hoy ella significa gastos sin provecho. El campesino mAs ignorant
puede apreciar el resultado de la ensefianza cuando no comprende
lo que un hijo lee en el diario que le facility el vecino comerciante
i) cuando el nifio result incapaz de hacer un calculo sencillo ).
Una causa concurrent del fracaso de la escuela comlin es la
tendencia A poner en el primer grado el maestro mAs inhAbil. Si se
me probara que en cada escuela el maestro del primer grado es el
mas competent de ella, yo diria sin titubear que en la Repiblica
Argentina no hay verdaderos maestros primaries, 6, por lo me-
nos, que son muy contados. Afortunadamente no es asi, segiin se
deduce de lo que he dicho. El gran escollo de la escuela es el del
primer paso de la lectura. Si el maestro es incompetence para sal-
varlo, pierde la paciencia, se enoja con los niinos, los grita y al fin
se abandon, simulando que trabaja cuando nota que lo ve el direc-
tor. Y asi se pasa el tiempo negativamente. Fracasa el nifo, una, dos,
tres veces y entonces la familiar lo saca de la escuela piiblica. La
familiar acomodada paga la educaci6n en un colegio particular 6 en
su casa, mientras que el obrero pone A trabajar al dlbil niflo. El
hijo del obrero semi analfabeto va casi siempre a las simas del vicio.
; He ahi sefiores al future malhechor, ladr6n, asesino 6 escoria
social preparada especialmente por la acci6n negative de la escuela
actual MAs valiera al nifo haber nacido en pleno campo y habcrse
quedado animal racional, pero siquiera con buenos sentimientos.
El nifo semi analfabeto de las cindades estA expuesto A todas las
influenclas perniciosas, que act6an con eficacia sobre su persona-
lidad rudimentariamente educada y predispuesta para el mal por
la edad, por la falta de cultural en el hogar, etc.
El tedio causado por el mal maestro de primer grado precipila







al escolar a la rabona. Atu empieza la denncuencia : la mentira
timida y luego cinica, la astucia para el mal y al fin la aversi6n
hacia los padres severos Ahi empieza la acci6n del ambience A
destruir los encantos de la inocencia y las robusteces del cuerpo!
Las autoridades escolares deberian buscar con esmero y constan-
cia maestros hAbiles para desempefiar el primer grado, pagAndoles
mAs y estimulAndolos por todos los medios. Asi tendremos la escue-
la que sofi6 Sarmiento. Asi la escuela sera un paraiso para los
pequenfuelos, se impondrA A las families y levantarA la profesi6n de
maestro A una alta distinci6n en la sociedad. Las escuelas norma-
les, A su vez, deben darse cuenta de que su primordial misi6n es hacer
maestros de lecture; alli estA la ciencia realmente. El nifio que
sabe leer bien en su nivel, torna amor al libro y avanza, rApida-
mente casi solo, con las direcciones del maestro.
Despu6s de tan amarga critical se me podria preguntar si me
refiero al maestro normal 6 si hablo del 'aficionado. Declaro que
comprendo A todos los que ensefian ninios en nuestro pais. Veamos
lo que entiendo por un buen maestro. Si se nace con vocaci6n para
ensefiar, con una inteligencia Agil, con espiritu de investigaci6n,
con criterio prActico y simplificador, con palabra fAcil y buen carAc-
ter, cualquier medio puede servir para construir un maestro: el libro,
el ejemplo, la experiencia acumulada y metodizada que ofrece la
escuela normal. A menudo encontrareis una persona que expresa
con claridad lo que piensa ; que acentia las palabras, los periods;
que acomparia con el gesto, con las manos lo que explica y jams
se exaspera... esa persona naci6 para maestro de escuela. En cam-
bio, se nace indiferente, tonto--para decirlo de una vez--y
entonces aunque tenga otras condiciones, como la bondad de carAc-
ter, solamente se alcanzarA el diploma de maestro, pero jamAs el
tonto se apoderarA del alma del nifio. Es precise haber vivido un
poco en las escuelas para darse cuenta de que los ninios tienen una
especie de instinto para calar al maestro tonto y desde ese momen-
to el d6mine estA perdido. Me dirdis que si se require tales dotes
superiores para ser un buen maestro, hay que renunciar A tenerlo,
pues un hombre de esas condiciones se dedica A otra actividad.
Si y no; seg6n el punto de vista en que nos coloquemos. Si el
magisterio no ofrece mAs horizonte que el que actualmente ven los
maestros, tendriais raz6n y por eso mismo casi no hay hombres en


|llVLtZA Ulb 1.A INMVIPIhZLDLJAI




EL CENTENAIIO DE SARMIENTO


las escuelas communes ; pero hay medios poderosos para atraerlo '
ellas, cono dir6 oportunamente.
Cuando Sarmiento indic6 at ministry Costa el aflo 65, que .habia
Ilegado el moment de crear las escuelas normales, dijo: ( Las
escuelas normales deben estar en las provincias, adonde han de
servir los mae.tros, por temor de que en las capitalesadquieran ese
desenvolvimiento personal, que piede Ilevarlos A ser un dia inten-
dentes 6 administradores de rentas : pero que no es el fin para que
tferon preparados. Un maestro creera descender, al ser destinado
Ai una obscure aldea, si el punto de partida es Buenos Aires 6 el
Rosario. En C6rdoba las tradiciones de la Universidad le coloca-
rAn demasiado abajo, y quedarA como en Chile, instrument
necanico de la instrucci6n sin espiritu propio para impulsarla a.
Indicaba luego A San Juan por existir alli formado el ambience
favorable y A TucumAn, con estas palabras: ( Otra escuela normal
debiera fundarse en TucumAn para prover A las necesidades de las
provincias del norte, acaso con aplicaciones industrials que tienen
por base el dibujo, por instrument la maquinaria, y por material
primera las maderas de color de que tanto abunda aquella provin-
cia. )
El peligro que Sarmiento previ6 en 1865, ha causado estragos
en las escuelas. El normalista ha huido de ellas repelido por la
indiferencia ptblica y las injusticias de sus superiores y atraido
por la political menuda 6 el empleo administrative. En sus aventu-
ras political algunos han alcanzado elevadisimas posiciones.
La desaparici6n del hombre Ileva fatalmente A manos de la mujer
toda la tarea de la educaci6n comiin. He aqui un tema digno de ser




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


IJIILUU y lid auiIlUiliduuAc, kuu SUUC LiL UII i l ULaCIII lluml'al m ,r -inU--
samente intachable; animado en su tarea de una sincera 6 intense
vocaci6n, es decir, que ame la ensefianza, que tenga A honor ser
maestro de escuela y que prefiera esta noble profesi6n A toda otra
ocupaci6n lucrative. ))
Ese tipo de maestro, puede retenerse en ]a escuela, como he
dicho. BastarA ofrecerle un horizonte cientifico ilimitado como el
jue present la universidad y las compensaciones moral y pecunia-
ria proporcionales al esfuerzo hecho. No se diga que no vale la pena
emplear un artificio caro para radicar al hombre en la educaci6n
comun; hay una necesidad fundamental, aun sin lenar y es la for-
maci6n del professor de escuela normal. Actualmente, el mAs alto
titulo que se obtiene en esta escuela es el de (( professor normal n,
que significa simplemente maestro de escuela primaria. Se le forma
con studios elementales que no van mas allA de los de un colegio
national, siendo inferiores A 6ste en ciencias fisicas y naturales, por
ejemplo.
Sin embargo, sale un joven con el titulo de professor normal y sin
mhs pruebas se le nombra catedrAtico de fisica, por ejemplo. Como
61 s6lo ha aprendido la fisica con recortes entresacados de uno de
los textos reducidos de los colegios nacionales, ignore el mAs allI
y, engal ado y engafiando, inmediatamente se hace cargo de la
citedra y recita lo que, muchas veces, no ha visto prActicamente.
" Qu6 haria un joven ingeniero civil que fuese nombrado para des-
empefiar la misma cAtedra de fisica ? Esperar lo menos ocho dias,
'para presentarse con dominio de la material. Y sin embargo, el in-
geniero civil ha estudiado cinco afios de fisica propiamente dicha y
ademAs mecAnica, topografia, geodesia, etc., que complementan su
.,,.,,,:., ,,.II ,,,,, ~1:,,,,:,,,,,, ,,,1 y,:,




EL CENTENARIO DE SARMIENTC


recibido clementos; el universitario es obligado A probar que ha
aumentado considerablemente su preparaci6n en la material que
quiere enseilar y el normalista va directamente, con sus elements
mal aprendidos y tal vez olvidados.
No puede nadie dudar, pues, que es indispensable perfeccionar
al normalista si se quiere que pueda 61 mismo former A su vez maes-
tros y profesores normales. Ese fli6 el prop6sito que tuvo en cuenla
el ininistro Na6n at fundar la Escuela normal superior.
La necesidad y transcendencia de esta instituci6n no ha sido
comprendida. Su fundaci6n nos tom(t de sorpresa, esa es la verdad.
El personal docente que se nomhr6 estaba compuesto de profesores
de esta universidad A quienes sorprendi6 el ministry con el ofreci-
miento do la caledra. El joven ministry se propuso llevar asi, indi-
rectamente, la ciencia universitaria A la escuela primaria, con los
conocimientos seriamente adquiridos y con la discipline mental que
termite grandes desarrollos. Con los afios, se habria cambiado total-
mente el espiritu de nuestra educaci6n primaria, volviendose real-
mente prActica y titil. La Repiiblica Argentina se habria convertido
asi rApidamente en productora en la ciencia de la educaci6n y habria
dejado de ser planet para ser estrella en esa rama del human saber.
\lgunos profesores normales han llegado A distinguirse en psico-
logia, generalmente, pero las demAs ciencias y hasta Ins letras les
quedarAn inaccesibles, como 1o han comprendido los que con tanto
lucimiento cursaron el primer afio de la Escuela normal superior.
Hay que tener paciencia y esperar. Ved lo que nos dice Sar-
miento respect A la introducci6n de las escuelas normales en los
Estados Unidos : ( Publicaba constantemente, dice Mr. Brood,
articulos en los diaries. Algunos se burlaban de la idea, porque era
de instituci6n monArquica. Un joven doctor de la universidad de
Harvard, en pos de critics cAusticas, ridiculizando la idea de escue-
las normales, concluia su clAsico comunicado, representAndome
con una corona de loco, seguido por la turbamulta de muchachos,
Ilevando una bandera con este mote : t i la Escuela normal en las
nubes. Seilor president (babla Mr. Brood), el autor del articulo
y el editor del diario creian de buena fe darme la colocaci6n que
me convenia en aquella procesi6n por las calls. Puede citarse me-
jor prueba del abismo de ignorancia que prevalecia sobre la material





76 REVISTA DE LA UNIVERSIDAD

Alguien aconsej6 que se cumpliera el plan de la Escuela normal su-
perior en esta universidad. Esto no seria possible sin crear numerdsas
cAtedras, pues nuestros programs tienen una tendencia profesio-
nal y prActica y se desarrollan en mAs aiios, en combinaci6n con
gran nimero de materials. AdemAs, el normalista necesita no per-
der la discipline especial de la escuela en que va A actuar. En la
universidad el alumno es completamente libre, dentro del orden.
Va A clase si quiere y si no va, nadie lo molesta ni se modifica su
carrera. Lo que aqui no present mayores inconvenientes, es un
Sserio peligro para el regimen de la educaci6n comfn.
La Escuela normal superior, dirigida por el austero professor don
Leopoldo Herrera y desempefada por profesores do esta universe
dad que supieron adaptarse al nuevo medio, era un verdadero san-
tuario de las ciencias y de las letras, sin nada semejante en nues-
tro pais.
Los normalistas, si no han hecho el vacio A la Escuela normal
superior, han guardado un sospechoso silencio. Aprendan de los
hombres de esta facultad. Hasta 1886 se ensefiaba en esta casa
ciencias fisico-matemAticas con gran extension y un poco de cons-
trucciones y de mecanica. Huergo, White, Brian, Silveyra y todos
nosotros nos hemos formado solos sobre esa base tan modest, A
fuerza de libros, de vergilenza y de energia. Un dia La Nacidn des-
cribi6 el estado atrasado de nuestra escuela de ingenieria y entonces
empezamos la reform que en pocos anios nos ha llevado A la pri-
mera fila en ingenieria civil.
Se vi6 entonces el prodigio de que la escuela modern naciera de
sus propios elements, formando su gran cuerpo docente con ex
alumnos de la antigua. Emilio Candiani, Jorge Duclout y Alberto
Schneidewind, que indico en el orden decreciente del ndmero de
materias que han ensefiado en esta facultad, son los linicos elemen-
tos venidos de otras escuelas que nos han ayudado en la ensefianza
de la ingenieria propiamente dicha. Luis F. Taurel y Jos6 Roma-
gosa tambien contribuyeron A la obra, pero por poco tiempo.
Faltaron alguna vez elements para la ensefianza prActica y en-
tonces, el decano senior ingeniero don Luis A. Huergo, don6 su
sueldo para fundar el gabinete de construcciones; el professor senior
ingeniero doctor Alberto Schneidewind utiliz6 las ventajas de su
alto cargo en el ministerio de Obras publicas, para conseguir que




Ij LCiLNI ~LNAiIIJ LiD AAIN.lllE 1U


as empresas terroviarias donaran mocelos para tormar nuestro
gran gabinete de ferrocarriles. Otras donaciones menos importantes
y algunas gestiones de valor que tuvieron 6xito, han mejorado la
situaci6n del gabinete de fisica. Aprendan los normalistas A incli-
larse ante la verdad como supieron hacerlo los ingenieros. No
saben lo que han perdido con la desaparici6n de la Escuela normal
superior; no saben que mal se ha causado A la educaci6n coming
,on esa supresi6n. Cuando escuch6 A Ernestina L6pez su discurso
loctoral exclam : a Habla como un hombre n, queriendo decir,
como un hombre de gran saber. La Facultad de filosofia y letras
iabia operado la transformaci6n. Ernestina L6pez empieza A ejercer
nfluencia en la educaci6n 6 irA muy alto en sn vuelo intelectual.
SCuAntas Ernestinas L6pez nos habria dado la Escucla ni:rmal
superior en ciencias exactas, lisicas y naturales !
En material de recursos para el fomento de la educaci6n conin
estamos muy atrasados. El ario 6/1 dijo Sarmiento: ( El president
\ontt en Chile, presentando un proyecto de Icy apoyado en un
viaje cientifico y un libro de conclusiones sobre la material para
nstituir la educaci6n popular con rentas propias, que no fuesen
os sobrantes del presupuesto de gastos ordinarios, encontr6 por
ifios consecutivos el rechazo de ambas cAmaras, sin embargo de
:omponerse, y acaso por esta causa, de los hombres mAs ilustrados
lel pais; porque somos ilustrados con elements de ciencia cxtra-
ios A la evoluci6n social, que nos arrastra lentamente. Cuando en
a legislature de Buenos \ires, se propuso destinar los biencs del
irano Rosas A la creaci6n de escuclas para la educaci6n del pueblo,
*I powder ejecutivo, compuesto de los liberals rmis avanzados, opuso
esistencia, hallando mejor ingresar en el tesoro su valor, para apli-
'arlo A las necesidades ordinarias del estado; y aunque estas dos
eptiblicas han acometido mAs ostensibles esfuerzos que algunas
)tras para la difusi6n de la educaci6n, estAn muy lejos de propo-
lerse, por un sistema sostenido, corregir de un golle sus antece-
lentes tradicionales A esle respect. La opinion favorece la inversion
le millones en ferrocarriles v otros trabajos de interns material.
*epugnando la de cientos de miles en la educaci6n comun, que
reputa de menos consecuencia. ) Sin duda, boy tenemos leyes que
omentan el tesoro escolar; pero algunas veces esas leaves no se cum-
len bien 6 se cumplen tardiamente. La gran provincia de Buenos




REVISTA DE LA UNIVERSIDAD


Aires. que durante el gobierno de Ugarte habia logrado regularizar
las finanzas escolares, ha vuelto A caer en una situaci6n angustiosa.
Al hacerse cargo el senior Ugarte del gobierno, la Direcci6n general
de escuelas estaba en quiebra. Con fecha o2 de enero de 1903, la
Direcci6n general de escuelas ofreci6 A los maestros el recurso de
tomar en prestamo en el Banco de la Provincia el 70 por ciento de
sns sueldos al 9 por ciento al afio. Los maestros poco caso hicieron
de la invitaci6n y continuaron viviendo al crddito 6 explotados por
los prestamistas locales. La administraci6n escolar termin6 el afio
1903 con un deficit cercano A un mill6n de pesos. La Direcci6n
general de escuelas, energicamente apoyada por el gobernador
Ugarte apret6 a los deudores morosos y con eso y algin aumento
de las rentas ordinarias cubri6 el deficit y dej6 un sobrante, de mis
de un mill6n de pesos, descontando los gastos de I906 que se acer-
caron A cinco millones. No tengo datos oficiales, pero s6 que en
i9o5 se abrieron ciento veintiocho nuevas escuelas. En 1906, el
clamor de los maestros lleg6 4 la legislature que aument6 notable
mente los sueldos para 1907; pero como crecen las necesidades
mis rApidamente que los recursos, ahi tennis de nuevo en quiebra
A la Direcci6n general de escuelas de la provincia de Buenos Aires.
! No es 6sto una imperdonable imprevisi6n de los poderes p6blicos?
El gobernador Arias debe poner todo su legitimo prestigio en acci6n
para sacar al tesoro escolar de ese lastimoso estado financiero, pro-
curando por todos los medios crearle nuevas fuentes de recursos,
para que peri6dicamente no pasen los maestros por tales amargu-
ras. Una personalidad tan simpAtica como la del general Arias, que
en 1880, arrastr6 miles de ciudadanos al campo de batalla en de-
fensa de sus ideales politicos, es la mas indicada para fundar i
sellar una era de prosperidad escolar para la provincial de Buenos
Aires. Los n6meros superficialmente presentados hacen ver la im-
portancia material de las masas de dinero que entran en acci6n en
las finanzas escolares del gran estado y las enormes dificultades que
se produce en cuanto faltan los recursos.
No entendemos todavia lo que significa la educaci6n comtin como
base del gobierno republican. Sarmiento nos transmite unas pala-
bras del president Lincoln que hay que leer dos veces para career.
Son las siguientes : a Hay regimientos enteros, que se podrian citar,
cuyos soldados, poseen en conjunto un conocimiento complete de




1,L CltLILITAlIVU LL OAHILUILINI


todas las artes, ciencias y profesiones, y de cuanto de uitil y elegant
se conoce en toda la tierra; y no se encuentra quizA uno solo de to-
dos ellos de que no se pudiera escoger un president, un gabinete,
un congress, y tal vez, hasta una corte de justicia y todos igual-
mente competentes para administrar el gobierno mismo de la na-
cion. ))
Es asombroso que esa cultural colectiva fu6 alcanzada en unos
diecinueve afios de labor inteligente y patri6tica. Asi se comprende
la perfect repuiblica norteamericana; asi se puede tener institucio-
nes que aqui fracasan deplorablemente; asi se concibe la colosal
cooperaci6n popular en la obra de la instrucci6n p6blica. I Cuin
lejos estamos de ese estado No se diga que somos de raza inferior.
La Rep6blica Argentina es un enorme crisol en que sc funden todas
las razas, todas las tendencies, para dar un tipo national concluido.
energico e inteligente como el que mis. Alguin dia seremos el tipo
mis perfect de la raza latina, mejorada por la influencia de la raza
sajona, A la cual hemos de superar. Solamente nos falta educarnos.

La unidad en la educaci6n com6n es para mi lo fundamental A
fin de que cada nifo sea un argentino y no un provinciano. Yo co-
nozco trece provincias de la Repuiblica y he podido sentir de cerca
los inconveniences de que haya tantos tipos de escuelas como esta-
dos, como recursos y como competencia del personal. No concibo
que un niiio jujefio reciba una educaci6n diferente de uno de esta
ciudad ; me parece que los niiios de la naci6n argentina fueran hoy
un conglomerado de individuos procedentes de diferentes paises. Por
mias que la educaci6n primaria deba tener cierta acentuaci6n regio-
nal en sus tendencies prActicas, la base debe ser siempre la misma.
La formaci6n del alma national debe ser misi6n exclusive de la na-
ci6n, como lo es la de la fuerza armada, como lo es el colegio se-
cundario destinado A preparar al ciudadano para las funciones diri-
gentes. Recuerdo una desmantelada escuela de una aldea de Cata-
marca que me inspiraba lAstima ; aquello no me parecia una escuela
argentina. MAs tarde, una escuela de otra aldea de Jujuy, en que
vi los cuadros de Jhonston, aun sabiendo que era provincial, me
trajo involuntariamente la imagen de las escuelas de esta metr6po-
li, que tan bien simbolizan el espiritu de la naci6n. Cualquiera evo-
luci6n que nos conduzca A esa finalidad sera un gran bien para la




VISTA DE LA UNIVERSIDA


LO[UllaCIUll UCi LIUUUlauaiII. J[I. Utad PadLn, ld UIIIUdU duuaILIua ut la
educaci6n comdn traerA grandes facilidades A la juventud que sigue
estudiando. Hay que substraer, en lo possible, la ensefianza prima-
ria A la influencia de la political local para que los funcionarios que
deban impulsarla no tengan que malograr su tiempo y sus ener-
gias en defenders contra los que boy hacen presi6n sobre los di-
rectores generals de escuelas. Entonces habrA grandes maestros
que irAn A las aldeas, cuando sea necesario, como vamos los inge
nieros, como van los medicos A los desiertos, seguros de volver y
de adelantar en la carrera. I CuAnto ganaria la educaci6n comlin
si los maestros viajaran, como viajamos los ingenieros en servicio
de la naci6n I ; C6mo se ensancharia el horizonte de la escuela co-
min cuando el maestro pudiera -decir A los nifios: ( Yo vi; estos
son datos que recogi personalmente ; esta fotografla, yo la tome,
etc. ))I iOs imaginais un maestro de la Arida Rioja explicando A sus
alumnos el puerto de Buenos Aires, cuando el no haya visto flotar
ni un bote ? Cuando construiamos el ferrocarril A Catamarca, lleg6
a Recreo uno de los pobladores de Chumbicha, quien me pregunt6,
Ileno de asombro, si un vag6n de agna era la locomotora. Aqui6
senior era el patriarca de su pueblo y no habia visto ni el dibujo de
una locomotora.
Para terminal dir6 unas pocas palabras sobre la transf'erencia de
las escuelas normales al Consejo national de educaci6n. Creo que
es una media acertadisima. El Consejo national de educaci6n po-
dri hacer surgir el maestro de escuela donde sea necesario. La
ubicaci6n de la escuela normal es tan important como la de la
escuela primaria. Recuerdo que dije al ministry doctor Seri, que
si yo estuviera en su lugar, crearia el consejo de ensefianza se-
cundaria, aunque fuese ad honored. Me he formado en esta ca-
sa y aqui lie palpado las ventajas de la direcci6n impersonal de
la ensefianza. Creo que se divaga much sobre las personas que
actdan en estos moments ; yo no hago cuesti6n de personas sino
de instituciones. Los hombres se carbian ; una ley puede stable
cer condiciones que aseguren la competencia tecnica y administra
tiva de los consejeros de educaci6n. Esa ley deberia establecer que
el cargo de consejero importa una dedicaci6n exclusive para lo cual
el sueldo seria el adecuado A tal situacin ; que un consejero sea tan
inamovible como un juez y entonces el Consejo national de educa-




'L CENTENARIO DE SARMIENTO


ci6n desenvolveria su acci6n libremente, sin los estorbos do todo g6-
nero que impone la political.
Estando el gobierno de las escuelas normales en manos de la cor
poraci6n que debe utilizar los maestros, no hahra excusa jams en que
los planes de studios 6 los profesores son malos. Creo que el po-
der ejecutivo debe desprenderse de la escuela normal en abso-
luto. Se dice que el ministerio de instrucci6n pdbiica pierde asi today
su importancia. Pnes bien, yo le quitaria la ensefianza secundaria
confiandola A un consejo vitalicio, y la industrial que anexaria i las
universidades. Hay que eliminar de raiz los inconvenientes de la
political y de la humana tendencia de cada ministry A hacer algo,
por no parecer inepto.



Queridos alumnos:

He heclho reverdecer los aIurelcs mAs gloriosos de Sarmiento.
I abris notado que casi todo lo que boy se escribe sore educaci6n





REVISTA DE LA UNIVERSID


lilas van con
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EL CENTENARIO DE SAIMIEN'T(


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Svivaminnti an si nccinn





I. CENTENARIO DE SARMIENTO


ull~ anllelClL Ila IJUlitLLICL


e transition entire el estado inorgAnico y cl or-
coal es menester dar recios golpes sin parar
can de cuajo, pero teniendo por invariable nor-


ciencias y de extravagancias, de pasiones y de contradicciones, ,





REVISTA DE LA UNIVERSE


.ra ello empleaba : y es
1.
z military de su carrera


isa y disfraz,
-onservar ci(


icione
, gob


I- Ir--- I -





EL CENTENARIO DE SRAMIENTO


nalgrado la c6lera de los otros; jams echo g


que saco a uz los misteino


-r-- -b--



































I, ante todo y sobre todo, era ir
escuelas comunes para ensefia
nizar el rIgimen educational.







EL CENTEINA ITO )E SAIM1IENTO


I,, ~,,,,:~1,~ C...







VISTA DE LA UNIVEISIDA


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ULI LLIOLIICICI~L~III OUr~LIVL 1U V~


'~LILJU ~LLI~II;~(II I1IJULIIC, UCj
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dadco otro modo d(e vida inlr
ciertamente nmv distintas
I la cabeza en los libros pai
gico de cualquicr problema,
mponer una determinada so
ie de que no se pueden vio
a y de que un estadista avist


populares en today la I
iros en dislintos idio
ado asi que, en much,
sus comienzos; en oti
l11 1


:L CENTENARIO DE SARMII





IIEVISTA DE LA UNIVERSIDAD

,cciones de la experiencia, pue


mientras que el tracaso posterior desalienta a ih
indamento de la reputaci6n de cualquier homb
Sarmiento jamAs se detuvo ante este aspect






CEINTENARIO DIl SARIMII NTO !


r;An on 1 n.trln nrn-onfrn ;nrAr









































ior lucha con recursos inferiores A sus cr(


III W .f 'IA 1I,'. TA IT I\VINERII I All





II. CENTENAIliO DEl SAI


to. nnas facciones cine no




I)EFENSA


terviu con un representat:
lente innominado, para c
la < campaia )) contra la i
a A las universidades nacic


i superior estA abj

ostiles el decreto
s universitarios. (
imienda y para


ifnt rIP ;inetrnTii-n n ihl, n ianPc;







:LAS UNIVERSIDADES NA(


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1






IREVISTA I): LA UNL I EISIIll))


steaba.

se con
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i de genes que tienen de la instrucci6n sul

iencia de que tantos carecen y hablan de (


epocas y criterios, y pas
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IDEA LA.S I M E\l'lSl lDkE:S I


)S alumnos i


no se comprende por qu6 el es
niversidad si se desliga de tod,
ella. L6gico, 16gico, diria el pers
ii part, renuncio mis derechos











































3 en el Dresuouesto el easto c


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