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Exposition internationale, 1949-1950

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Material Information

Title:
Exposition internationale, 1949-1950 Bi-centenaire de Port-au-Prince, 1749-1949
Physical Description:
31 ℓ. : illus. (part col.) ports., col. map, col. coat of arms, plan. ; 49 x 63cm.
Language:
French
Creator:
Port-au-Prince (Haiti) -- Exposition internationale, 1949-1950
Publisher:
s.n.
Place of Publication:
Port-au-Prince
Publication Date:

Notes

General Note:
"Édition tirée à 200 exemplaires."

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 01891473
lccn - 49014690
ocm01891473
Classification:
lcc - T831.C1 A5
ddc - 606
System ID:
AA00010663:00001

Table of Contents
    Front Cover
        Front Cover 1
        Front Cover 2
    Armes de la Ville de Port-au-Prince
        Page 1
    Title Page
        Page 2
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    Frontispiece
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    Comite de l'Exposition
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    Main
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    Back Matter
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    Back Cover
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        Back Cover 2
Full Text


























































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M. ANDRE LOUIS
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M. ROBERT BAUSSAN
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M. GASTON MARGRON

M. HENRY DESCHAMPS
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M. ROUSSAN CAMILLE
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M. JEAN FOUCHARD
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M. ANTOINE BERVIN
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M. ANDRE F. CHEVALLIER
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fameux Golfe de la Gonave que meme des voyageurs tries difficiles considerent comme
I'une des merveilles du Nouveau Monde, parmi un paysage ou la nature a mele avec
une prodigality sans limits tous les luxes de couleurs du Tropique.
L'Exposition Internationale 1949 de Port-au-Prince sera culturelle, artisanale, artis-
tique, folklorique, commercial et industrielle. Chaque nation y montrera tout ce qu'elle
croit le plus susceptible de prouver son habilete, sa richesse et ses aspirations.
Organiser une manifestation de cette ampleur est certainement une bien lourde
entreprise, mais, forts de la transcendence et de I'utilite des buts d'une telle fete de fra-
ternite dans le travail, totalement confiants en I'amitie de toutes les nations accoutu-
mees depuis longtemps deja a cooperer avec notre pays, nous esperons fermement
ouvrir les portes de I'Exposition Internationale de Port-au-Prince en Decembre 1949.
Nous y attendrons les bras ouverts les hommes de partout a qui, par la present, nous
offrons la beaute de nos paysages, le charme de I'hospitalite de notre people et la fer-
veur de notre volonte de contribuer 6 refaire la Paix et la grandeur du monde.


'#, / i ti Au Au moment oi le monde sort de la plus grande cruise qui ait jamais
secoue I'humanite, pendant que de nouvelles difficulties creent d'au-
tres menaces pour la tranquillity et le progres des nations, il est devenu plus necessaire
qu'6 aucune autre epoque de rassembler les peuples aussi souvent que possible en des
manifestations de travail, d'art ou d'entr'aide. Fidele 6 la tradition d'union, 6 la voca-
tion d'amitie qui sont les siennes depuis les grands jours ou ses fils s'en allaient de
champ de bataille en champ de bataille a travers presque tout le Nouveau Monde
pour aider la Liberte, la Republique d'Haiti, restituee a sa grandeur, a choisi I'occasion
du bicentenaire de sa capital, Port-au-Prince, pour organiser une Exposition Interna-
tionale ou les pays amis viendront montrer les progress de leur culture et de leur indus-
trie dans une atmosphere de respect mutuel et de cooperation.
Le Gouvernement haitien invite fraternellement toutes les nations 6 cette exposi-
tion. Elle sera inauguree en Decembre 1949 6 Port-au-Prince. Ses palais et ses stands
seront eriges dans I'un des plus beaux decors que I'on puisse imaginer, en face du




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fameux Golfe de la Gonave que meme des voyageurs tres difficiles considerent come
I'une des merveilles du Nouveau Monde, parmi un paysage ou la nature a mele avec
une prodigality sans limits tous les luxes de couleurs du Tropique.
L'Exposition Internationale 1949 de Port-au-Prince sera culturelle, artisanale, artis-
tique, folklorique, commercial et industrielle. Chaque nation y montrera toutce qu'elle
croit le plus susceptible de prouver son habilete, sa richesse et ses aspirations.
Organiser une manifestation de cette ampleur est certainement une bien lourde
entreprise, mais, forts de la transcendence et de I'utilite des buts d'une telle fete de fra-
ternite dans le travail, totalement confiants en I'amitie de toutes les nations accoutu-
mees depuis longtemps deja 6 cooperer avec notre pays, nous esperons fermement
ouvrir les portes de I'Exposition Internationale de Port-au-Prince en Decembre 1949.
Nous y attendrons les bras ouverts les hommes de partout 6 qui, par la present, nous
offrons la beauty de nos paysages, le charme de I'hospitalite de notre people et la fer-
veur de notre volont6 de contribuer 6 refaire la Paix et la grandeur du monde.


,/ ,,.A Au moment oi le monde sort de la plus grande crise qui ait jamais
secoue I'humanite, pendant que de nouvelles difficulties creent d'au-
tres menaces pour la tranquillity et le progress des nations, il est devenu plus necessaire
qu'6 aucune autre epoque de rassembler les peuples aussi souvent que possible en des
manifestations de travail, d'art ou d'entr'aide. Fidele a la tradition d'union, 6 la voca-
tion d'amitie qui sont les siennes depuis les grands jours oi ses fils s'en allaient de
champ de bataille en champ de bataille a travers presque tout le Nouveau Monde
pour aider la Liberte, la Republique d'Haiti, restituee a sa grandeur, a choisi I'occasion
du bicentenaire de sa capital, Port-au-Prince, pour organiser une Exposition Interna-
tionale ou les pays amis viendront montrer les progress de leur culture et de leur indus-
trie dans une atmosphere de respect mutuel et de cooperation.
Le Gouvernement haitien invite fraternellement toutes les nations 6 cette exposi-
tion. Elle sera inauguree en Decembre 1949 6 Port-au-Prince. Ses palais et ses stands
seront eriges dans I'un des plus beaux decors que I'on puisse imaginer, en face du





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ante ans passes, devient le pr6curseur genial de I'independance, la plus haute figure de la race noire et I'un des plus
grands hommes qui aient jamais reflechi et lutte sous le soleil. Ne en 1743, attire dans un ignoble guet-apens par
des envoys de Napoleon ler, il fut arrate et conduit en France en 1802, sur le bateau "le Heros". En mettant le
pied sur le pont du navire, il prononqa ces paroles auxquelles les 6vBnements, peu de temps apres, devaient donner
une valeur de proph6tie exacte: "En me renversant, on n'a abattu 6 Saint-Domingue que le tronc de I'arbre de la
liberty des noirs; il poussera par ses racines parce qu'elles sont profondes et nombreuses."
Toussaint Louverture mourut de froid, le 7 Avril 1803, dans un cachot du Fort de Joux (Jura frangais) oi il avait
subi la plus abominable captivity.


v=t f .a04J'd t lde f N6 Ne en 1758 dans I'esclavage, tout jeune, Jean-Jacques Dessalines fut emmen6
dans la Guerre de 'l'nd6pendance des Etats-Unis de I'Ambrique du Nord par le Comte d'Estaing. II combattit vail-
lamment 6 la bataille de Savannah. II fut I'h6ritier h6roique de la pensee secrete de Toussaint Louverture et I'ame
m&me de I'6pop6e de I'independance haitienne qu'il put proclamer aprbs une guerre effrayante, le ler Janvier 1804.
II fut sacr6 Empereur au Cap-Haitien le 6 Octobre 1804. II regna durement, mais avec un sens difficilement surpass-
able de la dignity haitienne, et tomba victim d'une malheureuse conspiration au Pont-Rouge, pres de Port-au-Prince,
le 17 Octobre 1806.


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v ''d ? # #e- I N6 le 2 Avril 1770 6 Port-au-Prince, des l'age de dix-huit ans Alexandre P6tion entra
dans I'armee. II fut I'un des h6ros de la Guerre de I'lndependance, deviant President d'Haiti en 1811. C'est lui-mame
qui fonda la R6publique et dessina de sa main les armoiries du drapeau cr66 en 1803 par Dessalines. II aida Bolivar
d'une mani6re decisive 6 r6aliser I'ind6pendance du V6n6zuela, de la Colombie, de I'Equateur, de la Bolivie et du
P6rou. Lorsque le Libertador, emu par tant de g6n6rosit6, demand 6 Alexandre P6tion comment il pourrait lui
t6moigner effectivement sa reconnaissance, le fondateur de la R6publique haitienne lui r6pondit: "Je ne r6clame de
votre amiti6 que la liberation des esclaves partout oi vos armes seront victorieuses."
II tait honnate et bon jusqu'a la naivet6. II mourut au pouvoir le 29 Mars 1818, apres avoir gouvern6 pendant
sept ans.


Fitj ^y/fir44 N6 dans I'esclavage en 1767, il fut lib6er par son maitre en reconnaissance de sa
fidelity et de ses m6rites. Quand le people se souleva en 1801, Christophe devint I'un des chefs du movement.
Toussaint Louverture, impressionn6 par ses talents militaires, lui confia le commandement d'une division. Apres la
capture de son chef par Jes Francais, Christophe servit sous son successeur, Dessalines, et poursuivit la lutte jusqu'6 la
victoire finale, remport6e en 1803.
En 1806, il refusal la pr6sidence qui lui avait 6te offerte, les pouvoirs presidentiels lui paraissant trop limits.
Maitre d'une parties de I'ile, il se proclama Henry I, Roi d'Haiti. Son administration fut remarquable, mais la fermet6
don't il dut user pour gouverner un people si recemment emancip6 suscita de violent ressentiments. Abandonn6 par
ses propres troupes, il se suicide en 1820.




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qui ont empli des si6cles entiers du
fracas des luttes livrbes pour la possession de I'Atlantique et du Continent Am6ricain, d6couvreurs, conquistadors et
pirates connaissaient et aimaient une baie sore, protegee par de hautes montagnes et un ilt don't la forme 6voque
celle de certain monstres des legendes de la mer.
Elle servit d'abord de havre aux voiles que la tempete pourchassait dans le Canal du Vent. Puis les corsaires,
ensorceles par la fertility de la terre, s'habituant peu 6 peu 6 une vie presque s6dentaire don't personnel ne pouvait les
croire capable, s'enfoncaient, le jour, 6 I'int6rieur du pays et revenaient, le soir, dormir devant le came fr6missant de
la mer. Sur ces memes hauteurs o6 I'homme moderne a bati des villas et des 6glises, pendant des siecles, il n'y eut que
le luxe d'emeraude d'un 6pais manteau de vegetation tropical sous lequel battait d6j6 le pouls angoiss6 du tambour
negre.
De vieilles guitars lourdes de nostalgies castillanes, des voix mouill6es de souffrances africaines et d'autres
pleines d'intonations d'lle de France confondirent 6 ce carrefour du monde, les chansons et les races dans le plus
6tourdissant des melanges.
Mais la baie immense, qui 6treint doucement son lie protectrice, n'est toujours que de la beauty. Ce n'est qu'en
1738 que I'homme y vit le lieu ideal pour I'organisation et la centralisation de ses conqubtes, C'est alors que s'esquissa
la forme d'une ville en cet endroit. A quelques metres de la plage s'6rigerent les premieres maisonnettes, car I'homme
de ce temps, tout trouble par les courses de I'une des plus grandes ventures imp6rialistes de I'Histoire, est li6 6 la mer,
domino par la mer qu'il veut dominer, et croit que le signe qui doit bouleverser son destin apparaitra infailliblement
au miroir de I'horizon.
Bien longtemps auparavant, 6tait grand I'int6ert suscit6 dans I'esprit des FranSais par ce site don't la beauty et
I'ampleur sont encore toutes de prestige et de nature 6 ouvrir les esp6rances les plus large. D6j6, au d6but du
XVIlle siecle, hommes de guerre, de commerce et d'industrie, ing6nieurs et navigateurs pensent 6 determiner la valeur
du lieu, chacun de son point de vue ou selon les exigences de son m6tier et de ses responsabilites. Citant I'Histoire de
St. Domingue de Charlevoix, Moreau de Saint Mery nous apprend "que M. d'lberville, ayant 6 St. Domingue en 1706,
cinq des vaisseaux de I'escadre avec laquelle il venait de conqu6rir I'lle anglaise de Nibves, M. de Saint Andre,
commandant le "Prince", inform proche de L6og6ne que des vaisseaux ennemis paraissaient et semblaient vouloir
tenter une descent, entra dans un port, appeal communement I'H8pital, qu'il trouva tres sor et tres commode et qu'il
nomma le Port-du-Prince, d'apr&s son vaisseau".
Le nom de I'H6pital que portait le port et qui est encore celui des montagnes qui entourent la Capitale vient du
fait que les flibustiers avaient construit 16 un h6pital qui disparut en 1707 6 la suite d'une intervention mal accueillie


du comte de Choiseul Beaupre aupres des pirates qui n'aimaient pas beaucoup se soumettre 6 I'autorit6.
Pourtant, quelque clair que soit I'historique du nom de Port-au-Prince, il a souvent 6t6 contest. II I'6tait d6j6 6
la fin du XVIIle siecle et toujours selon Saint Mery des chroniqueurs de cette epoque auraient m&me voulu que cette
ville fOt d'abord "Sainte-Marie-du-Port," fondue par les Espagnols.
Toujours est-il que les recherches n'ayant jamais 6et particulibrement savantes sur ce chapitre, les souvenirs
s'6tant confondus dans le tourbillon des ev&nements d'un temps sans ordre precis, le nom de Port-au-Prince est rested
6 la ville.*
Le premier plan de la rade fut dress sous les ordres du Chevalier d'Ach6 qui, lui-meme, avait 6te envoy de
Leog6ne par M. Desnotz de Champmeslin, en 1724. De Champmeslin proposal 6 ses sup6rieurs d'6tablir la Capitale
de la Colonie au Port-au-Prince. C'est lui-meme, ce Champmeslin, sur le rapport d'Ach6, qui signal le premier
I'excellence de ce que nous appelons aujourd'hui le Bel-Air et don't la decadence fait I'un des plus lourds soucis du
Gouvernement de M. Estim6 d6cid6 6 donner au pays autant que nos moyens le permettront, une Capitale digne
de cette civilisation moderne o6 le Chef de I'Etat veut int6grer le pays le plus solidement que possible. C'est 16 que
Champmeslin voulait le centre de la nouvelle Capitale. Pendant un instant assez long de I'6poque colonial, le
Bel-Air fut un quarter hupp6.
En 1729, le Gouverneur-G6n6ral, de la Rochalar, recommanda 6galement Port-au-Prince pour etre la Capitale
de la colonie.
En 1733, apres avoir fonde la rade, Messieurs de Fayet et Beauharnais de Beaumont firent 6 peu pres la meme
proposition, mais en demandant que la ville fut situ6e plut6t 6 I'endroit appele Trou-Bordet, sur I'Habitation Ferron.
Ils voulaient aussi qu'elle fot appelee Port-Royal.
Motivant ces rapports favorables tout en les appuyant, M. de Larnage 6crivit en 1738: "Des vaisseaux en quelque
nombre qu'ils soient peuvent y Wtre proteges; le vent de Nord'Ouest y est le seul 6 craindre, et ce vent est tres rare,
et des Tlets peuvent en abriter. Ces avantages reunis a celui d'un air pur, d'eaux salubres et de la proximity de la
plaine de Leogane et de celle bien sup6rieure du Cul-de-Sac, doivent rendre le Port-au-Prince la Capitale de la
Colonie".
*"Le nom de Port-au-Prince vient, suivant une tradition rapport6e par Charlevoix, du vaisseau le Prince, capitaine Andre, qui mouilla
dans ce port en 1706, et, au dire du come d'Estr6e suivant une autre tradition, des ilets qui se trouvent dans le port et qui portaient le
nom D'ILETS DU PRINCE, en 1860. Elle fut appelee I'HOPITAL par son fondateur, M. de la Caze. Les affranchis, en butte aux vexations
des PETITS-BLANCS, firent en 1793, de Port-au-Prince, PORT-AUX-CRIMES. A son tour Polvbrel change ce nom en celui de PORT-
REPUBLICAIN, lorsqu'il eut fait signer aux planteurs la declaration de la liberty de leurs esclaves. En 1806, Christophe, en guerre avec
Potion, I'appela de nouveau Port-aux-Crimes. En 1811, elle reprit la denomination de Port-au-Prince."
ST MEXANT ROUZIER: DICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE ET ADMINISTRATIF D'HAITI-TOME (2), PAGE 462.





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Tant d'insistance ne pouvait laisser indifferent le Gouvernement de la Metropole. Le Ministre envoya 6 Saint
Domingue M. Meynier, Ing6nieur en Chef. Ce dernier fut moins enthousiaste. II demand meme que Petit-Go6ve fot
pr6fer6 6 Port-au-Prince.
Mais le courant d'opinion cr6e par les premiers correspondents du Ministre 6tait tres fort. Certains colons du
Cul-de-Sac avaient de puissantes attaches 6 Versailles. Ils profiterent aussi des bruits de guerre qui emplissaient
I'Europe pour faire valoir les avantages strat6giques de Port-au-Prince qu'on s'appretait 6 fortifier. On s'arrangea
pour vendre la paroisse du Cul-de-Sac 6 Madame Vve. Damien, afin de pouvoir acheter I'habitation Randot qui
support encore une bonne parties de la ville.
L'operation 6tait d6j6 faite quand les habitants du Cul-de-Sac, craignant qu'en raison meme des bruits de guerre
Port-au-Prince ne prit une importance militaire pr6judiciable 6 leur commerce, demand&rent de suspendre la transla-
tion de leur bourg. "Mais", dit Moreau de Saint Mery, "un d6bordement considerable de la grande rivibre du lieu,
arrive le 10 Juin 1749 et qui avait fait courir les plus graves dangers au bourg, porta ceux qui I'habitaient 6 demander
qu'on effectu6t promptement cette translation et peu de jours apres les marguilliers acheterent de M. Morel le
Port-au-Prince.
"Le 13 Juin 1749", continue plus loin le grand historien m6ticuleux de St. Domingue, "les Administrateurs suppri-
merent les paroisses de Trou-Bordet et du Cul-de-Sac, pour en former la paroisse de Port-au-Prince, avec une suc-
cursale 6 la Croix-des-Bouquets".
Voil6 donc Port-au-Prince d6finitivement cr6e, devenu Capitale de la plus riche des colonies 6parpill6es sur les
mers par I'imp6rialisme francais en pleine prosperity, d6tr6nant le Cap don't le faste d6j6 vieux n'a pourtant point
fini d'6blouir les Antilles et de faire r&ver le goOt du profit et de la jouissance faciles de maints cadets ruins de France,
obliges de se tenir en marge des salons rutilants de Versailles, en attendant de pouvoir se ruer sur quelque concession
important 6 St-Domingue.
Au contraire de I'Espagnol et du Portugais qui consid6raient les terres conquises au del6 des mers comme


autant de patries nouvelles qu'ils doivent amenager et embellir, qu'ils ont am6nag6es et embellies souvent 6 I'image
de la patrie natale, le Frangais de cette 6poque tenait ses colonies pour de vastes fermes d'exploitation o6 I'on ne
devait pas vivre toujours, d'o6 I'on devait se retire apres fortune r6alisee pour aller faire toucher du doigt 6 la Cour
de Versailles et dans les salons de Paris la richesse 1lgendaire du colon de St-Domingue. Le Cap, don't la splendeur
pourtant fut grande, ni aucun autre lieu du pays, en d6pit de la prosp6rit6 6norme tiree de la terre de St-Domingue,
ne comporte aucun vestige qui indique qu'il y ait jamais eu sur ce sol des monuments pareils aux cathedrales, palais,
forteresses, universities don't I'architecture grandiose et la magnificence sont le fonds principal du tresor artistique des
villes de I'Ambrique Ib6rique, de la Havane jus'qu au Sud du BrBsil et de I'Argentine. II est vrai que les ravages in6vita-
bles et n6cessaires de la Guerre trois fois sacr6e de I'lnd6pendance avaient rase tout ce qui rappelait le joug colonial,
les palais o6 I'on avait dans6 tandis que I'esclave g6missait dans les fers.... Mais, les descriptions les plus enthousi-
astes de ces edifices ne permettent pas de les compare aux oeuvres r6alis6es dans le Nouveau Monde par les Espag-
nols, les Anglais et les Portugais.
Dans les deux siecles de son existence, Port-au-Prince a ete d6truit plusieurs fois, tant6t partiellement, tant6t
compl6tement, tant6t par les tremblements de terre, tant6t par I'incendie, tant6t par la guerre civil. En d6pit d'avan-
tages g6ographiques sans pareils, de I'agr6ment de sa topographie particuliere et de sa v6g6tation si facile et si
riche, Port-au-Prince est rest pendant longtemps une ville assez pauvre d'aspect. Mais, descendant du Roi Henry le
Constructeur, tout au course des temps, nous avons lutt6 comme nous avons pu centre I'injuste disgrace, batissant
4glises, palais, percant des avenues et des rues nouvelles, 6difiant des quarters entiers. Et, maintenant plus que
jamais I'effort du President Estime, la hardiesse et le talent des jeunes architects et ing6nieurs, le grand movement
d'am6lioration et de creation d6termin6 par les pr6paratifs pour I'Exposition permettent d'esp6rer que dans peu de
temps Port-au-Prince, qui est d6j6 une ville d'un charme tres rare, sera I'une des plus passionnantes Capitales du
Nouveau-Monde.




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oiseaux colors ainsi que de palpables fragments d'arcs-en-
ciel. Des montagnes comme coll6es en d6sordre contre le fond de ciel le plus bleu. Des plages blanches et vierges ou
la mer des Tropiques vient, en chantant, 6taler sa frange d'ecume des milliers d'6ventails fr6missants de cocotiers.
Des rivieres qui charrient de hautes melodies et de la fraicheur du venture des montagnes, par les detours heureux des
planes et des vall6es, jusqu'6 I'oc6an. Des fruits et des fleurs rares don't le parfum et les couleurs vous donnent
parfois I'6trange impression de vivre hors du monde r6el ... Ainsi apparut Haiti 6 Colomb, le matin du 6 D6cembre
1492. La beauty de cette terre 6tait si grande que le Pilote inspire, se souvenant avec reconnaissance de I'Espagne
et trouvant une certain resemblance entire les nouveaux paysages et les coins qu'il aimait le plus dans I'Andalousie
heureuse, appela Haiti: Hispaniola.
De tous les pays donn6s 6 la civilisation par le D6couvreur, Haiti est celui qui entra activement dans I'Histoire avec
le plus de rapidity. Quelques jours seulement apr6s le d6barquement des Espagnols, une forteresse, la premiere
construite dans le Nouveau-Monde, ouvrait ses cr6naux sur la c6te nord de I'lle. C'est 16 que Colomb install le premier
6tablissement europ6en en Am6rique. C'est 16 aussi que fut construit, en 1493, le premier bateau lanc6 dans le
Nouveau Monde.
La domination espagnole fut relativement de court dur6e. D&s le commencement du XVIe si6cle, les fameux
aventuriers connus sous les noms de Flibustiers et de Boucaniers se fixerent 6 I'lle d6sormais romantique de la Tortue,
6 peine s6par6e de notre c6te-nord par un tr6s 6troit bras de mer. Ils ouvraient ainsi I'aventure colonial de la
puissance frangaise, qui s'6tablit d6finitivement en Haiti au d6but du XVIle siecle. Le pays prit alors le nom de
St-Domingue. Trois cents ans plus tard, en 1804, les habitante de St-Domingue, apr6s une guerre victorieuse contre
les armies de Napoleon, proclam6rent I'lndBpendance. Et Dessalines, le premier Empereur de la nouvelle nation,
redonna au pays son ancien nom indien de Haiti, qui signifie "Terre Haute", "Terre Montagneuse".
II est possible qu'aucun autre sol d'Am6rique n'ait jamais 6et plus abondamment arrose de larmes et de sang
que le sol haitien le fut, des massacres d'indiens jusqu'aux bouleversements de la d6livrance. Tout le pass h6roique
est 6clairB comme par un seul et dantesque incendie, et domino par le tumulte des rencontres 6piques. Au seuil de
chaque chapitre de notre rude Histoire, des giants se dressent et emplissent le temps du bruit de leurs voix d'ap6tres
et de leurs calvacades de Lib6rateurs.
Voici, tout au d6but du miracle, Toussaint Louverture, prince africain n6 dans I'esclavage 6 St-Domingue, qui
apprend 6 lire 6 quarante ans passes, devient le pr6curseur genial de I'lnd6pendance, la plus haute figure de la race
noire et I'un des plus grands hommes qui aient jamais r6flechi et lutt6 sous le soleil.
A peine I'6p6e est-elle tomb6e de sa main puissante que du fond de I'horreur colonial, surgissent tout arms,


I'anatheme 6 la bouche, Jean-Jacques Dessalines, qui sera le principal fondateur de la nation, Henry Christophe,
Alexandre P6tion et des legions entieres de h6ros presque aussi grands les uns que les autres.
La Citadelle Henry Christophe dresse vers le ciel tropical son architecture gigantesque et dangereuse comme
un temoignage de la gloire de I'6poque de I'lnd6pendance, un symbol de la personnalit6 rarement 6galee de son
royal Constructeur et un signe de notre volonte de garder parmi les nations libres et laborieuses la place que nous
ont acquise le Pr6curseur, I'Empereur et le Roi ...
D&s les dernieres ann6es du XVIIle sikcle, nous sOmes montrer que nous comprenions la n6cessit6 de la solidarity
international pour la defense de la liberty et du progres. En 1774, mil cinq cents negres d'Haiti, sans sourciller,
avec enthousiasme m&me, suivirent I'Amiral frangais, Comte d'Estaing, dans la guerre de I'lnd6pendance des Etats-
Unis de I'Am6rique du Nord. IIs luttkrent en h6ros et moururent pour la plupart 6 la bataille important de Savannah.
Un peu plus tard, 6 cette meme 6poque, Miranda, I'un des pr6curseurs de I'lnd6pendance VWn6zu6lienne, arriva
dans le port haitien de Jacmel, en voyage de propaganda pour sa cause. L'Empereur Dessalines le fit grandiosement
recevoir et permit 6 de jeunes Haitiens de le suivre sur les lointains champs de bataille de I'Amerique du Sud. S'il
faut en croire un passage du livre de bord du "Linder" retrouv6 6 Philadelphie, le drapeau colombien aurait
m&me 6et cr6e et arbor pour la premiere fois 6 Jacmel.
Aux approaches de la Noel de I'an 1815, peu de jours apr6s avoir 6crit le document immortel connu dans les
litteratures Sud-am6r-icaines sous le nom de "carta de Jamaica", Simon Bolivar, qui venait d'6chouer dans une ten-
tative lib6ratrice dans son pays, s'amena dans la ville haitienne des Cayes avec ses armes malheureuses et ses derniers
amis. Le General commandant la place et la population lui firent un accueil digne de son h6roilsme et de son g6nie.
Alexandre P6tion, premier President de la toute r6cente R6publique d'Haiti, lui fit donner beaucoup d'armes, de
poudre, de munitions et une press 6 imprimer. II lui permit aussi d'embarquer des volontaires haitiens. Bolivar voulait
d'une formule 6 inscrire dans tous les actes officials pour rappeler le service rendu par Haiti. Alexandre P6tion n'ac-
cepta point cet honneur et demand seulement la liberation des esclaves partout oO I'ep6e du "Libertador" pourrait
etre victorieuse.
Malgre tout, Bolivar fut vaincu le 10 Juillet 1816. II reprit alors la mer, en route pour Haiti. Ses bateaux jete-
rent I'ancre, cette fois, 6 Jacmel, le meme port o6, avant lui, Miranda 6tait all6 pour la m&me cause. II obtint encore de
I'aide, retourna au combat, lib6ra le V6enzuBla, la Colombie, I'Equateur, la Bolivie et le P6rou. Des officers et soldats
haitiens dorment sous I'herbe et les fleurs des champs de bataille d'Ayacucho et de Carabobo.
Et, depuis ces temps oi la palme et le laurier 6taient les productions principles de notre sol, en d6pit de I'exi-
guit6 du territoire, malgr6 notre isolement par la langue et la race, 6 travers des difficulties sans nombre et sans noms,
Haiti s'est elev6e au rang de nation digne de respect, et respect6e. A certain moments de I'Histoire, nous nous







































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sommes trouves au bord de I'abime; et, comme le Phenix don't les ailes s'ouvrent dans les armoiries du Roi Christophe,
la nation a pu renaltre de la cendre de ses espoirs, parfois meme de ses villes...
En Janvier 1946, alors que I'ont croyait le pays perdu pour la d6mocratie, la jeunesse et le people gagnerent la
rue et restaur6rent les liberties publiques. Dans le climate plus sain cr66 par cette restauration, les repr6sentants dO-
ment autorises de la nation Blirent Dumarsais EstimB President de la R6publique. Et nous nous somes remis au travail
avec comme un courage nouveau et une 6me nouvelle.
En moins de deux ans, I'Etat haitien a recouvr6 le contr6le de ses finances, des dizaines d'6coles de construction
r6cente ont ouvert leurs portes 6 la jeunesse, des kilometres de routes p6netrent au coeur de paysages ou jamais
voiture n'6tait allee, la representation haitienne 6 I'etranger a 6te 6tendue, au prix de lourds efforts; tout le pays est
devenu comme un grand chantier. MWme une ville, une ville entire, Bellad6re, est en construction 6 la frontiere du
pays.
Cependant, quelque consideration qu'un people puisse avoir pour son propre effort, cet effort n'a vraiment
de sens, n'ouvre de perspectives r6elles, ne prouve vraiment de I'intelligence et de la logique que dans la measure ou
ii s'int6gre de manibre active dans le grand movement de I'entente des hommes de bonne volont6 et des changes
mondiaux.
Nous le savons. Et cette Exposition Internationale de Port-au-Prince 1949, nous voulons seulement qu'elle soit
le signe de la volonte de notre pays de travailler dans I'atmosph6re la plus fraternelle avec toutes les autres nations
pour un monde oi il y aura moins de miseres, plus de justice, de beauty et de comprehension entire les hommes de


toutes les races, de toutes les nationalit6s et de tous les credos.
Haiti est situ6e a I'un des carrefours les plus important du Nouveau-Monde et sera dans un tres proche avenir
un relai d'une utility considerable sur les grandes routes de la mer et de I'air qui vont du Sud au Nord et du Nord au
Sud. Elle est, elle meme, et sera de plus en plus une client avide de beaucoup de products manufactures et de
machines fabriquees en divers pays. Eminemment symboliques donc, significatives au supreme degr6, une exhibition
de la production d'un grand nombre de nations et la rencontre d'amiti6s multiples sur une terre place par la fatality
g6ographique en ce lieu de conjonctions.
Nous n'avons fait aucune limitation, aucune designation particulibre de sp4cialit6s. Nous voulons que chaque
nation vienne montrer aux autres chez nous ce qu'elle croit etre le plus repr6sentatif de son effort dans les domaines
de I'art et de I'industrie, ce qu'elle croit etre le message de son travail et de sa culture.
Pendant la dernibre guerre mondiale, justement parce que notre pays est un carrefour, nous avions offert nos
ports et notre territoire pour servir d'escales et de base aux bateaux et aux avions des forces allies qui allaient dans
tous les sens de I'6norme champ de bataille don't on connaissait 6 peine les limits. Aujourd'hui, pour la concorde
et le progr6s dans la paix, nous offrons notre sol pour un grand rendez-vous d'amitie et d'affaires.
Certes, nous ne voulons pas nous poser en reorganisateurs des relations entire les hommes, 6 supposed qu'elles
aient ete jamais justement organis6es. Mais nous croyons que la prochaine rencontre de Port-au-Prince, en unissant des
hommes de toutes provenances, devant le travail pacifique de chaque nation, sera une heureuse addition au vaste
et lent effort d6ploy6 par le monde pour retrouver, ou enfin seulement trouver, la simplicity sereine de son 6quilbre.











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dJ Port-au-Prince, Capitale de la R6publique d'Haiti, est I'une de ces
villes qui ne ressemblent 6 aucun autre lieu de la planbte. Une ceinture
de hautes montagnes I'entoure et la domine. Tant d'arbes ombragent les course et certaines rues, tant de fleurs embau-
ment la nuit ou de temps 6 autre les pulsations lointaines du tambour et la plainte douce d'une melop6e mettent un
frisson qui vous trouble jusqu'6 la chair, tant de lumiere inonde tout le decor, que la cite aurait I'air d'un jardin de
l6gende si, ag et 16, la fum6e de quelques usines, le vacarme des machines, le tumulte des quarters d'affaires ne
certifiaient la civilisation, ses beaut6s 6 elle et ses tortures.
Du pied de sa verte citadelle de montagnes, la ville va en pente douce sur quatre ou cinq kilometres jusqu'au
rivage de I'adorable golfe de la Gonave don't les eaux invariablement calmes sont d'un bleu sublime aux heures
du jour et d'argent moir6 dans la limpidit6 phosphorescente de la nuit tropical.
C'est sur une parties de ce rivage, entire I'H6tel de Ville de la Capitale et I'Avenue Franklin Delano Roosevelt que
sera 6rig6e I'Exposition. Une grande avenue de trente deux metres de large et de plus de trois mille metres de long
border cette parties du rivage du golfe. Elle comportera une pine axiale sur laquelle seront des pelouses et des
arbres choisis parmi les plus beaux du pays. Partant de la place de I'H6tel de Ville ou s'ouvrira la porte principale-
la porte noble de I'Exposition-I'avenue ira jusqu'6 une zone splendid entierement plant6e d'6normes palmiers
royaux et ou sera la deuxibme porte de I'Exposition. Les deux entrees seront relies entire elles par un anneau qui
permettra aux voitures de faire le tour de I'Exposition, aller et retour. Dans la region de I'H6tel de Ville seront 6riges
des palais d6finitifs pour. loger certain services du Gouvernement haitien, tels le Departement du Tourisme, I'Admin-
istration G6nerale des Postes etc.... Au mmme endroit, un space considerable est r6serv6 6 toutes les manifestations
internationales, tandis que sous les beaux palmiers projetant leurs 6ventails verts 6 plus de vingt metres au dessus
de la mer, les Haitiens empliront des pavilions pittoresques de toutes les oeuvres de leurs petites industries et de leurs
arts divers.
Cette derniere zone sera aussi une section populaire et de grandes attractions. Ce sera une sorte de Venise en
miniature. Le terrain 6tant 16g6rement au dessous du niveau de la mer, cela a sugg6r6 I'idee d'y creuser des canaux
qui tiendront lieu d'all6es et de rues. On y creusera aussi un lac artificial, de forme g6om6trique. Canaux et lac
seront aliment6s par I'eau de la mer toute proche. La terre obtenue par ces operations servira 6 constituer par
remblai les emplacements qui supporteront les pavilions du Centre Haitien. Un spacieux theatre en plein air com-
prenant un grand caf6 des plus pittoresques occupera une place considerable au milieu des palmiers. La circulation,
se faisant par canaux, sera des plus amusantes, des plus impr6vues sous ce climate tropical, 6voquera sinon la v6ne-


rable Venise mais le fameux et si gentil village de Xochimilco,pr&s de la ville de Mexico. Cette note d'inattendu ne
fera qu'enrichir le paysage et ajouter 6 I'attrait de la Capitale.
Dans la m&me zone seront 6galement un grand pavilion de I'Agriculture et des Provinces. Tout au commence-
ment de cette zone, le visiteur sera accueilli par une large place oO I'on groupera le plus d'616ments exprimant I'6me
meme du pays, I'effort actuel et les aspirations du people. D'une maniere global, tout I'ensemble constituera la plus
forte affirmation de la personnalit6 de I'Haitien et des caracteristiques sp6cifiques de sa terre. Pour plus d'agrement,
tout space non occupy par un batiment sera amenag6 en jardin.
Entre le village lacustre et la place de I'HBtel de Ville, de vastes locaux en bordure de la mer et de I'avenue de
liaison abriteront les grandes industries 6trangeres. Ca et 16, sur le m&me parcours, de nombreuses boutiques, des
cafes, restaurants, dancing, 6talages divers et exhibitions trouveront place.
Le caractere des b6timents permanents et provisoires 6 eriger dans la zone de I'H6tel de Ville sera eminemment
architectural. L'ensemble comportera de grandes course ferm6es et d'autres ouvertes sur la perspective immense du
golfe. Tout autour de la principal, qui sera une Place des Nations, seront ranges les pavilions ertrangers, chacun
construit selon la tradition ou les revolutions artistiques, dans le gout et le style du pays represents. Sur I'axe de cette
Place sera une eglise et, 6 cot6 de I'6glise, un petit pavilion r6serv6e I'art religieux. Sur la Place m&me. les fastes de
I'lnd6pendance national seront rappel6s aux visiteurs par un petit Pantheon qui s'elevera vis-6-vis d'un pavilion
reserve 6 la peinture, 6 la sculpture, 6 I'architecture et au dessin.
Le meme pavilion des arts plastiques et graphiques comportera, tout au fond, une salle de musique qui servira
aussi 6 des recitals de po6sie et toutes sortes de manifestations litt6raires.
Tout pres du Palais du Tourisme et de I'entrCe principal pour autos, on verra un pavilion special, d'une particu-
liere noblesse. Ce sera le pavilion du President de la R6publique. L6 auront lieu les receptions officielles. Du c6t6 de
la mer, il s'ouvrira face 6 un d6barcaddre d'apparat qui servira durant I'exposition 6 I'accueil des h6tes de marque.
A peu de distance de ce dernier pavilion, un m6t d'acier de forte section et assez haut pour dominer toute
I'Exposition, la rade et la ville entire, portera 6 son sommet de puissants projecteurs tournants et un motif lumineux
repr6sentant le Drapeau National.
Ce sera le symbol de la jeune R6publique d'Haiti montant courageusement 6 son destin et appelant du plus
lointain le cooperation amicale des nations, langant par dessus toutes contingencies obscures son message de travail,
d'union et de paix au monde.















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HOTEL DE VILLE 14 PAVILION DES INDUSTRIES ETRANGERES
2 FNTREE PRINCIPALE-BUREAUX DE L'EXPOSITION 15 PANTHEON DE L'INDEPENDANCE HAITIENNE
S3 GRAND PALAIS DU PRESIDENT-RECEPTIONS OFFICIELLES 16 PALAIS DES BEAUX ARTS
.__ ___'I ; _ i / ^ 4 ENTREE D'HONNEUR 17 MONUMENT COMMEMORATIVE
5 PALAIS DE LA POSTE 18 EGLISE-ART-RELIGION
....- .-, -4 J (, 6 PAVILION DU TOURISM 19 ENTREE SECONDAIRE
/ P7 PLACE RESER'EE POUR LE DEBARCADERE 20 ZONE DU FOLKLORE ET DE L ART PAYSAN
7.. / ,- 8 CARREFOUR DES DRAPEAUX ET DES GRANDES EAUX LUMINEUSES 21 PARC DES ATTRACTIONS
9 PLACE DES NATIONS 22 PALAIS DE L'AGRICULTURE ET DES PROVINCES
10 PALAIS DE L'UNION PANAMERICANE 23 EMPLACEMENI RESERVE POUR LA TOUR
I I I EMPLACEMENT RESERVE POUR LE CASINO 24 EMPLACEMENT RESERVE POUR UN HOTEL
AF rU N A 12 SECTION DES BOUTIQUES 25 EMPLACEMENT RESERVE POUR LE STADIUM
?p nI,.TA NIT Aoe. 13 RESTAURANT-CINEMA 26 L ILE DES ATTRACTIONS














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- i' *" d *,i e/* Comme consequence de certaines particularit6s dramatiques de sa vie:-
i aili exiguit6 du territoire et surpeuplement, industries non encore d6velopp6e-
Haiti est un pays de travail, de dur travail, quoiqu'on pense et dise. Mais, sous ce ciel de songe et dans ce d6cor, meme
au temps de I'esclavage, quand la nuit tombait, d'6tranges frissons coulaient des etoiles et montaient du sol jusqu'au
coeur des martyrs, et s'emplissaient de melop6es les cases devant lesquelles la danse bouleversait les 6paules et les
hanches d'6bene. Haiti est aussi un pays de po6sie, de chansons, de romantisme charmant, de danses tant6t pit-
toresques seulement, tant6t savantes, tantot mystiques.
Haiti a toujours attire les strangers, mais est rest6e quand mime pendant longtemps ignore du grand public
international. C'est le Tr6sor cach6 des Caraibes que, ces temps ci, pour la premiere fois dans notre histoire, le Gou-
vernement de Monsieur Dumarsais Estime a d6cid6 de r6veler 6 la clientele mondiale, 6 I'amiti6 des nations d6si-
reuses d'un ordre human pour la civilisation. C'est le paradise aux charmes encore tout neufs, aux delices simples, aux
d6cors grandioses don't nous voulons ouvrir les portes de lumikre 6 nos amis des autres pays.
LE CLIMAT: Haiti a un climate tropical. La moyenne de la temperature au niveau de la mer est-en degr6s centigra-
des-de 23.1 en hiver et 25.5, 27.0 pendant les autres saisons. Cependant, toute I'ann6e, le climate est consid6rable-
ment adouci dans les regions basses par les brises. De Mai 6 Septembre les pluies tropicales rafratchissent 6gale-
ment la temperature. II fait particuli6rement doux en Haiti apres la pluie. Alors le ciel, lave, est d'une beauty
renouvel6e; des parfums vivifiants montent du sol; les fleurs, revigor6es, montrent des corolles plus glorieuses.
Haiti 6tant un pays de montagnes, on y a toujours toute une game de temperatures, du niveau de la mer aux
grandes altitudes de 1.500 et de 3.000 m6tres. A Kenscoff, station d'6t6 tres appr6ci6e, 6 25 minutes seulement de la
Capital, le thermom6tre marque 50 degr6s Fahrenheit quand, prbs de la mer, il indique 800.6. En Haiti, le voy-
ageur n'a qu'a choisir la temperature 6 laquelle il veut vivre. A peu de distance de la Capitale, on peut avoir, pour
ainsi dire, le climate que I'on veut sous le meme ciel de reve, parmi la m6me triomphale v6g6tation et les m&mes fleurs
pr6cieuses.
Pendant les hivers souvent trop durs des pays temp6r6s, on peut trouver dans toute Haiti un climate de printemps
tide et fleuri, et pendant les 6t6s parfois humides et suffocants de ces memes pays, on peut jouir sur les collins, dans
les montagnes d'Haiti, du m6me 6ternel et doux printemps du Tresor cach6 des Caraibes.
LES ROUTES: Toutes les routes d'Haiti ne sont pas encore entierement asphalt6es comme celles de la plupart des
grands pays; mais elles sont parfaitement convenables. Elles relient la Capitale aux principles villes, qui sont; Cap-
Haitien, Gonaives, Jacmel, J6r6mie, Les Cayes, Port-de-Paix, L6ogane, Hinche, Belladere et plus de cinquante autres
centres d'importance 6conomique ou touristique. La moindre excursion sur ces routes est un voyage de d6couverte au
course duquel les accidents de terrain les plus imprevus, les caprices de course d'eaux les plus 6tonnants, les formes et
les couleurs de paysages les plus varies, les spectacles de vie champatre les plus attachants enchantent les sens et
I'esprit du visiteur.
LE TRANSPORT: Le transport en Haiti se fait par automobile ou par avion. Les paysans utilisent g6n6ralement des
chevaux et des 6nes. Ce qui met une animation 6minemment color6e sur les routes de I'int6rieur ou de la c6te.


La course d'automobile coute 1 gourde (20 cents U.S.A.) dans I'enceinte de Port-au-Prince. On peut louer une
bonne voiture pour 3 dollars par heure. Par la route ou par I'air, le prix des voyages est peu 6leve d'une mani6re
g6n6rale.
LES SPORTS: Les sports favors des Haitiens sont le football frangais et la boxe. Ce sont de grands spectacles qui atti-
rent chaque fin de semaine, des milliers de fanatiques. Cependant, le visiteur stranger peut facilement trouver ou
jouer au tennis et nager. Les dimanches, il peut voir de passionnants combats de coqs aux alentours des villes. Les
courses de chevaux seront reorganisees dans un avenir proche.
LA CULTURE: Haiti est la seule R6publique de langue frangaise du Continent Am6ricain. En d6pit de I'isolement ou la
tient cette singularity, Haiti a pu d6velopper depuis d6j6 plus d'un sickle un movement culture d'une grande puis-
sance. Elle a produit des dizaines de grands pontes, 6crivains, musicians don't on peut lire les oeuvres 6 Ia Bibliotheque
National, 6 celle du S6minaire, 6 celle de St-Louis de Gonzague (Port-au-Prince).
Un Mus6e National tr6s instructif est en train de prendre de I'importance 6 Port-au-Prince. Le tourist peut y voir
beaucoup de souvenirs des 6poques h6roiques de I'histoire d'Haiti.
Gr6ce au zele v6ritablement apostolique de Mr. Dewitt Peters, qui a fond6 6 Port-au-Prince le Centre d'Art oo
beaucoup de jeunes artistes travaillent avec fievre, la peinture haitienne connait un grand essor. Le Centre d'Art est
ouvert tous les jours au public. On peut y admirer et acheter des oeuvres tres originales et tres belles.
Le Bureau d'Ethnologie de la R6publique d'Haiti-fond6 il y a peu de temps par le reg.-ett6 grand 6crivain
haitien Jacques Roumain-est d6j6 d'un int6rat puissant. Le visiteur peut y admirer et 6tudier de belles oeuvres preco-
lombiennes ainsi que des pieces qui permettent de comprendre la survivance de certaines costumes d'Afrique dans la
vie des masses haitiennes don't I'art et toutes les d6marches sont un melange charmant de finesse latine, de malice, de
nostalgia et de douceur africaines.
PASSE-TEMPS DIVERS: Vivre seulement dans un pays de lumiere, de chansons, de douce politesse, de fleurs, de sim-
plicit6 charmante est une fete passionnante pour les yeux, I'esprit et le coeur. Mais, il y a aussi en Haiti de bons "Night
Clubs" oi I'on d6guste d'adorables punchs et cocktails tropicaux, des limonades glac6es au citron vert fratchement
cueilli, du champagne etc..., ou I'on danse ardemment la Meringue, la Rumba et d'autres danses rares, oo I'on admire
des "shows" d'une originality et d'une magnificence 6tourdissantes. Des cinemas, oO I'on projette les meilleurs films
d'Europe et d'Am6rique, ouvrent chaque soir leurs portes 6 des milliers de spectateurs. Des bars et des caf6s offrent
un asile heureux aux promeneurs 6 leurs terrasses ouvertes 6 la poussiere d'or du cr6puscule ou 6 la fraicheur pares-
seuse des matins de dimanches. Des promenades peuvent 6tre organisees facilement dans des villages de fete ou de
repos comme Carrefour, P6tionville, Kenscoff, Furcy, For6t des Pins. On peut aller tout ais6ment au Lac Azuei, 6 la
Citadelle Henry Christophe consid6r6e comme la huiti6me merveille du monde et 6 cent autres lieux de grande beauty.
A I'occasion de I'Exposition international de Port-au-Prince 1949, les facilities pour les voyages, excursions et
loisirs seront plus que d6cupl6es pour le plus total confort et I'enchantment maximum des amis de I'ext6rieur qui
voudront bien accepter I'hommage fraternel de notre hospitality.


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