Saint-Domingue, conspiration dévoilée

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Material Information

Title:
Saint-Domingue, conspiration dévoilée
Portion of title:
Conspiration dévoilée
Physical Description:
1 online resource (235 p.) : ;
Language:
French
Creator:
Perroud, Henry
Perroud, Henry
Publisher:
s.n.
Place of Publication:
Philadelphie
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
1791 - 1804   ( fast )
History -- Haiti -- Revolution, 1791-1804   ( lcsh )
Haïti -- 1791-1804 (Révolution)   ( ram )
Haiti   ( fast )
Genre:
History   ( fast )
History.   ( fast )
non-fiction   ( marcgt )

Notes

Summary:
Apology of the author's earlier report to the Ministre de la marine et des colonies (26 Germinal, l'an quatrième).
General Note:
Title from PDF caption (LLMC Digital, viewed on Nov. 10, 2011)
General Note:
At head of title: Liberté, Égalité.
General Note:
Signed at end: Perroud, Philadelphie, le 30 Brumaire, l'an III sic de la R.F. une & indivisible.

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 760195057
ocn760195057
System ID:
AA00008970:00001


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Full Text




( ~2 )


misu fubkC rgutej t c:'Itaines, du couniiercc e& Etats-Unis qui'avaient oLd
turner ,totre le goiV. 'rn1c iit de St. Doiiznuguze les aries perfi&s de la ca-
loninie our jou'r cux eulb des advantages lion afilwieent al klcrs awiatcurs, st qui n1enttraient dans Ts ports Frianqais,
de rette tlle, que pA~rceqlu'il trouvaient a y a(fouvir leur 'tapidite.
ijuttuut ibon dignes de Eetiime du gouvernement Frantais, ceux qnt fe font
mitriicblesIaamis des rtpublicains en porma' des fecouiiraux colonies, nutant 'es
autres que je nomnine dans mon minmoire, mieriten t des reproches pour la rnau-
vaiie foi qu'its out roujounrs employee en traitant avec 1'adminifration.
L'or:onnance qui elt ci-aprcis fous Ie N0. iO en eft une preuve.

LinITE No. 10. ECALITL.
Ordmjnancet tant ci.:.- catkwn des marchandifes mal achet.sr aux neutres.
( Du i9 Fru-tidor lVan 2.)
FRANCOIS PAGEOT &c. et hENRY PERROUD &c.
Voyant ovec la pLhs v've doleurn, les abus qu'a entraine infractionon faite ,
1.,r qucque& aiicricains, amnx umarchs et conditions pafis entire 1'edminiftration
ct cus (t vuulant iempcher qu'i 1'avenir, ces m ictes abus fe renouvellent, et
1.tr cLii',qujnt ut obv\er aux maux quilpourraient eto rfulter.
Ct' ." ran -, qu il eft de PintbrCt .d la republkite de nd rien ndgliger de tout
ce qui 1'enIt auit. liurer le brnt et P'e.ifience de fei braves ddfenfeurs, dans cette
cov.'nie chore q.i ne pourraih avoir lieu 11i on ne detruifait, promptement, les
*,tra-vesque 1on ict, b iicque infant ,aux operations fplculadives de 'adii-
j/ [ration.
Coanidilrant enfin qu'illeft urgent de metrre n tre r gftement, de e jour,
C:.Lcut ILn- jt'ur fare conn-itre aux nmirchands et boulangersdecette vifle, les
,ii\ el;- Jii,,,ioi.s que nouii a'ons prifcs, pour emnp&cher l fraude tant du
dr :mii, ,,:. ~. yue deidits tmarchands et boulangers: faifons inhibitions et
duife!s1 a tuos. inr.limid> :t boulanfgers, dela d2pendance du port-de-Paix, d'a,-
lheter cu f.iire tntrcr daus Ics villesou bourgs, par quelque vole que ce fbit,
;ucunes miarclatdifes provenantes des cargaifons americaines on autres, fans la
permnit'i, :I-r crit, des premnieres a itorit s confltuees, fous pene de con-




- 'V -- .1.-_ wVw _1


(97 )

leur conservation et a qul nous dcvons nos hmi.iges. Cdii qi y ianqlera ,
fera mis, deux miks de fuito, a la barre fins qxe ct:e!a rpCi d':.icr peri
dant les jonrs aux travaux.
Au Port-de-Paix, le 12 Yartler, 1794, 'an III de a; X.R. t:n et h:.!': :!;,.
Sinne, EJr. LAV EA "2.
Pour copie conforine, P1r OU D.

L'article premier, de ce r(cgement, eft abrolutient nt'ce~T'ire: 1i le grant ne
fal: pas ecrre, il faut qu'il prenne une perfonse b e is frai s, pour qu'il ait foa
execution.
La double coche eft une chof'e tres simple qui ditruit la mtfiance des culti.
vateurs et timpnche les erreurs: jf'time qu'el!e fera indifienfab'e, tout le teams
que lescultivateurs ne fauront point Ccrire.
- L'art. a-. -n.a pu reeevoir fon execution fur toutcs les habitations et iI de-
mande impratvement, Pattention des adminiflrateurs; mais, fans forces coer-
citiv*, it fra ~-peu.pres nul.
Lesmalades ne veulent point refer 1 hospital l les pareffetx les en d(tournent
pour avoir la faculty de refer chez eux, de fe fouftraire ;ax travaux de l'habita.
tion et ne s'occuper que de leurs jardins particuliers.
11 rifulte de cette derogation i 'article don't je pa le,
10. Que ksmaalades, n'tanot point 'a t'hpital, fe trouvent denuesdefecours,
de faiini, at fott, longtems, trainants oun meurent, faute de s'etre prefentts
aux chirurgiens qui, deux fois par d cade, font tenus do les vifiter.
20. Que les mal-intentionnes, appelles forciers ou macandas ( terme africaln)
xircoarent let habitations ,'difent a leurs camarades, qu'ils font mcdecins, leur
adminifftreindespodres, fouvept tres-dangereufes, et finiflent par produire !es
plus granids ilfordfres; i euAft mee qu;, par des raifons dejaloulie ou d'autres
motift da cette nature i ont ptofitc de la credulitede ces mallieureux inat.idles oti
'bien portants, et les oat empoefonn-s.
" Tout teds difdrtss, toun ces crimes, font autant d'ebjets de fpcculations poi;ur
les forciers macatdas-, o0a prtendus mndecins: fouvent un gourdin (-) eft le


( a.. dea.Colo.ni.
AA.







( ,35 )


Le a4 Vend"miaire de an 3, les ennemis de la lib"r, leV atituteurs, les
homines brulants de la foif ardent du pillage, aVaict (11J)y dde renuliVlcr i.
revolte et le deifordre dans les hauteurs du Borgne: c'eft, particuliereent ,
dans cette partie que les magiciens macandus et faux idcideJi, 'feitlit IvUi'
refidence.
Ces troubles noavaient pour objet que le pillage des desnres recolt&ts, et ibu-
vent ceux qui, par leur place et par leur influence fur les cultivateurs, auraient
pu empecher le defordre ou l'arreter en &taleut les principaux nmuteurb: je paLrle
de quelques conmmnandans de la garde national.
Malgre nos faibles moyens et les troubles fouvent renaiffants, iuu fonnie,..
reftts fermes au milie, de 1'orage ; les proclamations du general Laveau: fes
diipofitions prudentes, etfle z6eides chefs qu'il a fu employer ont toujourspro-
duit l'effet heureux que nous en eper'ons.
II fit, a cette cpoque la proclumation qui eftcl -aprsa fous le NQ. 12.

LIBERTIA. No. 12,. EGALITJA.
PROCLAMATION,
P ur rxmiener l'ordre dans le quarter du Borgne. Du 24 Vendfimaire tan ll
ETIENNE LAVEAUX re.
A tous les cultivateurs de la parole du Borgue.
Inftruits, cithoyes, qu'il fe fait quelques raffembeiement- fur des halibtationis
de votre paruiffe, il eft de mon devoir de les arreter ,fur le chmimp, et de pr\cve-
nit tous les malheurs qui pourront en rtfultur. A m1n exemiple toyez tous ibu-
mis aux decrts de P'airemblee natiounale. Par celui du 28 Fevrier, vous
tes tous fortisd e 1'elavage vous Ctes citoyens franials n'iyaut plus d'autre-
maitres que Dieu et la ti.
Je feral observer, avec la plus grande rigueur, la liberty gc:nerale; je fa-rai
faire.arreter celui qui s'y oppoferait et le punir de mort. Je faurai ous fire
payer le quart du reveiu pour rtconpeufe de vos travaux. Je niettrai mon plus
grand plaifir a fare votre bonheur par la m mte raifon I je iettrai tous mes
foins "aretablir le bon ordre et ia tranquillity entire tous les citoyens fi'aiiais.
je jure de pourfuivre tous les pertubateurs du repos public, tie fire mettrec a
mort cehui ou ccux qui s'aviferaienat d'ctre chefsde complot de fire des rail-m.








(6)


n. ouv'cau'. forfaits envers les nouvelles autorites conftituees et les malheureux
3,.ancs qui n'oat d'an.tres volontes que la leur. Si dis-je, des homes fe trou.
vent conpab'es fous tous les rapports envers leur nation, & aux yeux de Funi-
Sers enter ne ferant-ce pas un 6 range aveuglement que de les confid&rer en-
t:on1 qu'ils rn'aiunrent que pour eux, & contre laque'le ils fe d"clarent ouvertc.
minet dcs que fes blenf iits s'etendent jufqu'aux mialeuLreux qui gmiffa'ent
dans les chatne: da l'efc!avage.
Avec quelle indignation en effect, la France, qui brifa leurs fers, ne doit el'e
pas voir ces infortunes, vi.limes des parjures et des traitres trainer de nou-
veau les chaincs d'uri puiffance 6trangire et en-nemie ? Hommes cruets & in-
grats vwis voitliezfouiller pour toujouts lefol de la liberi, &r pour y parvenir,
i, vous fallait des crimes ? Long-tems vous avez cru pcuvoir devenir les matres
de cette prcieufe colonies & vons en partager les proprfits ? Vous avez cru la t
France envahie & partag6e de meme entire tous fes ennemis? Mai T'e glnTe
de la liberty I'ange tut6daire de la Republique Frangaire ne votls a pas pernis
de confonimer l'uhrreur de tant de forfeits.
Le g'ntral Laveaux et mo* avons du, fidelles aux ferments que nous avious
flits de marcher d'aprcs les principles de la R6publique, et de faire refpc&cr les
lom; de St.-Douwingue, protdger en vous, des hommes a peine afiranchis du
j.ug fous lequel le prejug6 courbait vos t6tes. Nous n'accufions dans vos carts,
que votre ignorance,et totes les lois que vos difcours et vos actions pouvaient
Sonner lEca a ds indudlons dbfavorables pour vous, nons en avons rejett6 la
caufl, fur votre ine:.perience ou fur votre faibeftfe; mais 1ietendarrde 4. revol-
te q1e vo-0s a1vz arbore plufieurs fohs vient enfin de dMlier les bras des au-
toritgs, ct S Her or,:.on publ:que enchain;e depuls long-tems par-tout ce que
Ia France A fait pour vous.
Je x eus dis ici de grandes verit6s, de dures veritcI. Je vous parole avec la
fra.nchife qui doit caratkrifer tout citoyen qui chirit fa patrie et qui veut la.
pro p.: rit de agriculture du commerce et de la marine de fa nation. Point
d'illufion fur ces trois puillants nioyens, i!s front nuls fi la colonic de St.-Dormin-
lue refle p'us long-teins la prole des differentes fa&ions que volts avez le talent
ScrfilJe d'almenter & de changer felon que vos interets l'exigent.
Je ritpete encore que je ne parole qu'aux homes de Couleur qul ont commis
v: forfaits, et 1no. i toutc la c!affe, co.nme des malveillans ont of6 le fare en-




- --






(21)


le Maire, les citoyens Forbos, Dudos Mefuil, Sontnereux,Lato.-tie, (CAix .-
Laconfourque ol ciers nunicipimu Puech 6 a1ent NA.tioi.d ; H1 J.. i ,.e,
J. Chaviteau, M-iur'ce Dentoyer L*dlier t F. B. Barre.u\ .a.: le .
Secretaire greffier.
Collation:u ; Si 5 e, FOUQJOIER, $. G0.dJes Arcl.i:'.
Puir Ccpie cunforHie, Sigeu, PERROUD.

M.dlgr cet arret6 et la nccflite de mnetrre en emnifflio au CI Um pipk:-r
qui put tenir lieu dii nui.draire et l'xe'mple que le Port-de-P.Ax iw.,- :Ji
nait de ft grande utilit (* ) e general et muiu preffrant prcndre d' iutr
mefures pour les ouvriers, p!uttt que de douner 'occafioii aux p.-rbLu.teurs
de fire de nouveaux troubles.,
Ces bons minnoie font de y7 ios fix deniers, de 5 fol!s, de : fo!., et .
3 l:vres des Coloi cs.
Ia confiance de ces bons n'a et6 force par aucune ordoniiianCie, pl r aucuu
regleniient. Leur entree et leur fortie ont td fdaites au trct'r National d, co: ..,
(elies des gourdes.
Les agioteurs u'ont pu y d 'velotlper leurs talents iue depu;I que les eitie-
mis tde la proljprit6 de la Colonie profitant des troubles du Cap u'ont rien nigli-
ge pour futifler le poifouii de la iitfiance, aux cultivateurs qui vendent dans les
march&s et qui prennent ces bons comnue de I'argent.
Rli-hebourg payeur general etoit Pennemi jure de ce paper monnoye,
quand nous 6tions au Port-de-Paix et que notre prefence en emp"choilt 'agio-
tage : ce payeur general pref&rait pefer les quadrutis & 2 es trtugueitfs en
Or computer ces bons.
Cependant, Richebourg avait fous les yeux, 1'expirience que, fins nume-
raire dans le trefor ces bonsmonnolies, pris come efpbces par le commerce,
en gros & en detail, nout avalent donnh I faculty de payer dix fus par jour
aux foldats de Parmee du Port-de-Paix ; de folder les ouvriers d'artillerie, des
fortifications; de donner des acomptes aux officers de terre & de mer, a Fad-
miniftration &c. &c.
( La premiere emisiion de ces bonA mo nuooie au Port-de-Paix, fuide tv3,oo, ensuito
nous en fimues mettre pour a5 I,GG7 Iv. a s. G d., ce qUi en. totut it utt total de aG4,6.67 liv,.
A e. 6 d
F







M r *





~- ~-' ^' -"T- ^^~C







212 )


"?A : IT 1 4ONS.

Veuve Bonnaud
Du nicme .
Fdeline
Dagnau
Chevalier
Mafloa
Illuci Seche
Loiodler
Charle.i Laurent
Total


75
2141
204'
650
930
1921
2485


I


MA R. MELA DE.
II eol un quarter non moins intrrelant pour St. Dominguc et Ie commerce,
c'eft celui de la Marmelade. J ne pulse, id, en donner la situation, parceque
cet 6tat eft reft6 i St. Domingue; mais j'affure que toutes les habitations cox-
:nengaient i fe n6toyer ritablir et donner un peu de revenue.
Voici un petit itat de ce que les proprit6s fequeftries, de ce quarter, ont
tivr6 A l'adminiftration en 6 mois de 'an IV.


reven.s de:-.,abitations fequeftrees de la paroiffe de Marmelade,
iftsefs tes magafrns de l'adminfiration.


MOI HABITATIONS.

Niv6fe 23 Ramadou
Pluviofe j Villart
ditto 5 Barra t
ditto 24 Thremais
ditto ,4 Bonne-Maibon
ditto 24 Villar
Vent6fe pCharron
ditto 14 Lanaroniere
ditto 14 Tamif6
ditto 2b Lamaroniere
ditto 2b Ville-Branche
ditto 29 Lamotte


POIDS.

6031
012.
totas
995
999
963
1013
513
0o6
962
991
747
238


M-Ots HABITATIONS.

Germinal 13 Faure
ditto t3 Duperier
ditto 30 Thremais
ditto 3o Dechs
Floral z5 Lamaroniere
ditto I5 Rabis Villars
ditto IS Bauchet
ditto 28 Rabis Villars
ditto 2aSSage
Pra.rial 19 Dumon
ditto I 9jBauchet
ditto sglGuilbaud


Tetal,


. ayWWo


pHABITATIONS. rOljS I HABITATIONS.

R2houl 370 Miniere
J. J. Bernard 404 JRoully freres
Porquain 798 sLecler
P. Cafalis 962 Fouque
RKofignol 628 Garoutte
J. Lietout 733 Colette
Archambau 1956 Difinondy
Fouette 5~6 Cafes fails
Dcyfauthier 23291


;T AT des


POIDS.

689
294



1020
1000
200
360
92S
Woo


@OIDS.

1781
<04r
174-2
go900
1 38
576
603
14894

721,663








( wz )


efCpce de fecours oit fit tout foutiir ea liktnce. Tournant Tes ycux vers la
nicre-patrie applrenant par la renomm'e, les fiecces rap'ide de nos l'gions en
Eurewt, ils nWoro celIe d,'tre dCs guerriersiifvincibles ,et oat fait trember touts
Wer forces qui s'italent coalifces pour leur arracher le refte de St. Domingue.
C'eftau courage, A la confance, a energieet auc au tres vertus r peiblicaines,
dunit touts ces troupes f et MimCes, que ta Colo:me dAit it falut. Co:mme nos
cou rageuK t HaIripidesfrhres de France, quie les na',uris atonntes admi rent avec
rcefcct les confervateurs des Antilles palferort, avec 1,olivier de paix ct cou-
vrts dec lauriers du temple de la vertu, au temple de 'honneur.

L njrETi. NO. 6. GALTJ.

ETIENNE LAVEAUX &c.

iaEOLEAMENT pour let limits de la garnisondu Port-de-Paix.
Par la barrierc n.ationale jtfqu'au paffage pour alter a la come, et jufqu'au
canmp A'.borr.
P4r la barricre de la Rigaud:Zre juftip'au bahin d'eau qui eft au pied du

P.,r le chiemn dc la uaontagne, jurilu'au travers du cliemnii qui va chez PAl-
,ItJ! et 'i CTr-cn.
Par la barire des Pres jiirqu," la premiere caze qui efl vis.A-vis Ie conm-
Ile;.:enemer dets annes de lA tatItioi Lavatid.
ID'%. -'s 1'uricie XIV du code militaire, du xs Odobre t 79, qui dit:
I Tout 1ili:ahrc qui aura Pre ,s ,pqQes avan4is de farmnee, ou les limits ,
Sotn q fr cfra fort d'nte place afflikgic fans la pqrmiflion du commandant de la
tr',.pe dontL iti f~t pp,ri fTi, piu onfciiewuient au rgleinent du general
46i, 4 il tepxa J co?,L. (WW t d lat ip:cc. -.
-JsD.i' et `teIde, d -k..:u, que .1.i qiti aura outrcpa.le leslinites, ci-der-
fus tfixes, l;s uen pe5mis ct Qui (er artc ,/efr ni a 1lcure ni au teams, ni ajcunes raiiaos quelconques.
Requ i ras16 tc aiimaudant de la provincc du ~Iord e tenir la Lmain a Iexe-
cutliui dudit ,rdre.








( 7)


de.Paix et vendus a divers, provenants de Phabitation Lapointe Palhiift.:, pei
dant 'an III, ainfi que celui de a fictuation cette epoque.
90 barrIques de tatia.-1o05,84o liv. de tucre brut.
Itf xifhit a cette Spoque fur ladite habitation 266 cultivateurs. S9 mulets.
Ii bceufs de cabrouet. 2 vaches. I g:,zelle.
Voici les mi;iees ktats pour la fucrerie La Caye.
8 barriques de tafia.-126-98 liv. de fucre brut.-8278 liv. de fucre terr&.
It exillait ladite puque for la'-ite habahtioAtion o cultivateur. 23 mIuletes
4bceufs de cabrouet. x vache.

J'eprouve un grand plaifir en fai lat conIIuitre id, que les habit.u;i. uc I
Tortue, n'ont jamais mis e mnioindre retard dans les fecours que le gcin:,ral
Laveaux et mol leur avons demands pour le compete de la r'publique, c'eft
une grande justice que je m'emprefl'rai toujours de leur rendre. Souvett its out
etk tres gen6s chez eux mais le foulagement des troupes en couvalefcence
ia furniture des viyres de terre, pour la garnifoi du Port-de-Paix et les ci-
toyens du Cap ; celle du bois de' chaufage; enflu celle des denrees pour accld .
rer les expeditions des bAtimhens neutres; rien n'a eprouve la moindre difficulty&
dela part de ces habitans r6publicains.
Voici le tableau des denrees qui'ont ,te verfCes dans les magafins de I'admni-
niftration, au Port-de-Paix, par diverfes habitations de la Tortue, pendant
Pan It, tant par achats, que de propriet6s nmfes fous la aain de la nation et
de fubvention.___________ ________,,.


M 1So,. MASIAT

Pluvi6fe 3 Albert (hoi
Vent6fe 23 Bergde
Meflidor x Barquin
Prairial xi TCezac Jacq
Thernmid. I 'Caftera
ditto 29'Chaffaigne
Frutidor 17.Cloris
Floral i6Dupin
Meffidor 28]Denis
Thermid. 29pDoubrere&


CAFES.
'NOSs. TOJDS. M0ors. .AntrTArTtOs,
n.Faget) 13434 jPluviufe 28iFianet
26824Ventfe 22 Girond:neau
241t Frinaire 26 Jublirn
|ues 4623 IPrairial x8 Lavaud
3249 ditto i8 La tatut
1to Frulidor 8 Marin
xi7o ditto 25 Marque
23 14 Melfidor 7PertuiW
2335 ditto xx Plante
cBinquet 401)7 Prairial i liVital & Tendron
Subvention divers
ti


3896
4277
236
17446
9564

1:6z
1356
2449
726

o2.301




r r S 6


( 84 )
O(u:e Pench, agent una:ional, part vouloirjetter du ridieule fr-let intentions
de 'Uordonnateur, d:ms fon plan general d'adminiflration pour retablir e' reliever
les h3bitaions incendiees.
!ue Villiatte dit, fur I'arrelbaton des gouverneur et ordonnateur, quc ce'ai!
.t .:fant tdeffti et qu'il fallait 4i nourrr.
Que Leger-Duval, pregnant le titro te fccriraire du gouvernement, ne ba-
antia point dire cha Villatte ,quil falait, pour aller de Pavant, fair exp'i-
quer Ic people fur les causes de i'arreflation des che* ; qu'il devait confombmer
foun ouvrage, et qu'il ailt infant do proceder a 'iaterrogatoice des prifun-
niers &c.
Que 'un prenne aufli connaiflance de la dtclaration q.'un fonitl'onnaire public.
a f.Tc le 26 Germinal, on y verra Peuch, agcoet-naiova', fte cnud4ice enoe,ic-
mi de la paix.
On y lfra, que C. f'atux LegiE-.uvYal prOQpit 4, meeifures extraordinaire,
pour que Its operation de i'adminiftratioa yriflent up, nouvelle former, pendant
que les gouverneur et ordoniAteu; &uetent dans es. cachots, Ce nzime huuni. y
parait impatient de voir 1e praffadu people du. Cap finir ce qu'il avait fi bien
commend c.( *)
Jettons,. aionallemeat, les yeirc fur la dclaration du citoyen Lechat, che
de batailion et adjudwnt de 4placq dq Cap. VlCle e dot. Prairail et j'eAn ;i
originall entire les mains.
On lit dan* cette piece, t. tque I gnnera. Levell etlui, devant re ar-
rttes Ie tGerninal ,et que leurs tetes devalent auter parceq.ts fouitenact
les autorit s et voulaient Ies arracher des cathots, avec le 3Te reuiineuit.
2. Que Villatte avat fait placer deuix pieces d'artillerie, ; la-barriere de la
Villd-te a t .d.
folette, avec deux companies de grenadiers, dtnt ne dela arde national et
l*autre du premier regiment. .
39. ue Villatte fit aryter et condure Ie citoyen Leveiltde a, la mairon d'ar-

40. O ce uieme Villatte march, avev, cent dragons, arfenal oi\ il
trouva le me rg:uient fous les armes, en ordrc et aant aa itLte !cs citoyens
Tqveill' fr're chef de bataillop et Lechat.

i*) Cete price eat ei original centre met mains, expedition en est joint au procts.







( X8) )


Je pafli aux habitations qul o-t verfa dcs denr-es dauin Ic: n iig fi de N t.,
Si, a St. Domingue, j'avais eu le project de fire cet ouvri-ag j'aurais eti e
m&ne de donner les plus grants details fur toutes les habitations, d'apres kl-
pieces que fy ai laiffces; mais on peut crore a fexa&Citude de tou s k tit-
que je vais faire connaitre ainfi qu' la lvracite de ce que "'cris.
Je vals, auIli fuccintement que je le pourrai, prouver cque, pendant do
esins e gierre de caamit&s et de dfordres, des fucreres totalemient incen-
diies et rafes ont 6t relcvees et r'tablies avec les mcnic xi howuies qui y
(talent, ci-devant, fclaves; que ces nouveaux cituyens y travaillent, J qyue
routes les habitations i St. Domingue font flisceptibles de recevo'r le plus
grand accroiflement, quand les iorreurs de la guerre en ftronit 2 jnaiias 11i-
gn6es It que P'on y aura des forces pour fire executer les lois par Tesuhoinnies
de toutes les couleurs.
Je commence par Jean-Rabel. Ce quarter riche a longtems 6t6 infurg iI
en etait rifultc abandon des habitations; rsails depuis que nous lavons arrachl
des mains britanniques tous les cultivateurs errants font rentris fur les diverfew
propri`t~s of0 is itaient attaches.
Le ritabliffement-de cette parties euet ct prompt et laifferait atuelletnent pen
a defirer fi Delaire, qui en taitt le conimandant et beaucoup de grants
d'liabitations, n'avaient patk t plus animus de leurs iit&irts particuliers que
de ceux de la rcpublique.
La plus grande parties des denres des habitations fcquefdrees, vend-ient
fuus le nomi de cells don't les propridtaires dtaient presents, quoique fouvent
ces demiers ne fiffent aucun revenue : chacun profitait de 1'arnachie qui y regnait,
en jurant de prendre les int rtts de la nation-, de furveiller les travaux, et
d teindre les brigandages, on prechait la morale contraire par tine conduit
diametralemnent oppof es.
Des ralfuns politiques nous ont forces ala tolerance de bien des abus, que
rious cuffions defire detruire, mais il et des circonflances ou il faut fouftrir des
prktentions, et ineme quelqques dilapidations.
Voici le tableaux des denures que cc quarter a livrees, l'admIniftration,
depuis le 3t Juilllet 1i94 ( v ft. ) jufqu'au 4 fruidur de 1an III, tant par
achat que d'habitations mifes fous la main de la nation.
1 eft i obfervcr que plufieurs proprirtaircs ont vendu de leurs revenues a di.,
vers et quecette parties dedenrtes n'eftpoirt "entree dans te nm gfAl de l'itatr
Aaa a







( 14; )
mient prolongera ceux e.xHiats dJas les iasaiiis de cette vile et Twe, pou,.
plus long-teins, is fubliftance de tous uos fr~res.
En coufdquence ordonnons qu'" dater du 15 Brimnaire le trdit'ii-iut de
tous les indvidus qui demeurent a l'holpice de la Providence kur fcra d<.'zt
commune flut:
,Vurr;ture d u matin etfAr :
Soupe, avec trois once de riz par perfonne.
o Bouilhe avec fix onces de mais.
Pour la foupe et la bouillie, demie livre de beure oil mantegue par 24 ho:iun,
par jour.
Douze onces de pain A chaque honnne par jour.
Donned au Cap le T3Brunmaire an III de la R.F. une et indivifib!e.
Sign6, ET. LAVEAUX et PERROUDM
Pour cope conformne, PERROUD.
L'hdpital national a 6t6 4galement fuigui autant que les circonflances Pont
pernis: la grande attention du citoyen Albert, officer de fant6 en chef, et
les ordres qu'il a fu y donner pour foulager 'Phumanit6 fouffrante, y oat fai..
exifter ces douces confolatilons il pr4cleifes pour les unlades.

Je voudrais n'etre pas forced de revenir fur le dcdale que nous offrirent didll..
rentes branches de administrationn du Cap, lorfque nous y fumes la premiere
fols. I1 me ferait agreable de ne pas tre dans la dure neceflit6 de parler encore
dela refiftance que, fouvent, nous y avons rencontrce dans executionn des 0lis.
Des citoyens occupaient les mialfons des abfents,coumme s'ils en etaient les prot
prietaireset Iesintirets del a rv-publique nat n ceflit6 la proclamation, ci-apras,
fous le NO. 19.

LianBirt.- No. 19. EoALIT .
PROCLAMATION,
.94 ordonne que les mains des abfensfolent affermees.
Au nom de la r6publique fran9aife.
ETIENN E LAVEAUX &. et HENRY PEIROUD, c.
Nous avons tous citoyens, pr6t Ie ferment 4e rcfpelter les perfonneset los
roprlits.










Du I .ul'oas ea gourde~ on &cus uanionaux et deux millions en monnoye
'abriqaue pour la couoaie ct de la mantire dont j'ai parl) afin d'en empccher
i exportation.
Une !oi Ju corps 14giflatifordonnerait, pour cette colonies, P'mifllion de o50
millho~s d'un piapkir irprfentatif du noumiraire et qui ferait fous une denomina-
*.o'l qt'ko ,que. /.
CCtAe vlAJeur Ie o millions Ifralt hypotequee fur les propri&t's nationals a
St. D)oui gue.
Ce l.spicr i<,ftast fcralt divif6i par coupons de 5, o10 35 501, too de 50ooet
i iJe ,o liv. d( c "on
Ces coui1,:. entreailent, au irelor comme Jes gourdes et ecus: ils en ford
r...ent de liulnie.
Au premiier Vendmiaire de chaque annie, il ferait brul, publliquement,
pour une valour de 4,183.333 liv. 6 f.8 d. de ce papicr d'etat de maniere quo
dans 12 auInes il ferait 6telit.
Pour fire multiplier le numnraire a St. Domingue, le gouvernement aflprerait,
I tous ,e strangers qui y imnporteraient des efp*ces, le mere advantage dout ils
jouiraient daus lei colonies anglaifes. C'eft une mefure qui me parait abfolument
neceffaire pour que Panglais n'ait plus, combine autrefois, a preference dans ces
importations majeures. En fuivant exa&ement les mouvemens qu'il donnerait a
ces operations, les unarchandifes des manufadures de France feraient prefer6es a
La republique frainal'fe ferait, avec la eour d'Efpagne, un trait pour que le
conmmnerce frangais put importer, tous les ans de la terre ferme", pour 5 millions
tourolis te mulets ai St. Domingue.
Le traits ferait faith pour dix ans.
La qualir6 et la quanttte des mulets feralent confiatees par deux commilaires
trncais.
Cta~ millions Ic-rAent pays toui les ans a Cadix, en objetsdes manufac-lures
4mr aines dout la valour ferair renhbourfce o ufli tousles ans par lacolonie, ea
denr&es coloniales.
Ce rejnbourfemiient e oniiencerait qu"' Ia feconde annie dc l'iLpiortatioa
des muti,












L\ S-










Eie dk0 e des ordres qu'e'! regir1,c colni t_. ,tt Iew.ea .. :.- t-:
Elle cr- de nouvvAlcs pltce.s d f.3..oiu. YS p t^lc par llrr 13.
Je ne p.re ;.iis de I'aric 1 4 parce que "'j fjt iai de f.L 'e !:
tre kW! hj:nine:c lebres q i'i lou t conv,,,?.r.
De mnC ne je frai voir an grand jour ic t:ar.s dn cik'\ cia rPcrr L
iIrnUitA's pubique%.
E-",-! de ce fecoad ar^tte cit joint aux nut-e FVees quejat r*u'-w a,.
citoyen %LEIhW.Ix 1 prei.d,'tt de I com1 dielA du gouvirirnet dI i.e ( -,
Dominui le.
J'ai reuis autfil -1 ce eo.mnilidre u:e C.'.p>dition d'une lettre tIe Vi!ht te ,
adrdle ie la ...!i'ipd1 it ttlS dturiCde jou r > Vrr"'.
Par cette krt',e Villaite provoque P Appoliion deb icellks hdtz les premiiereb autoriite & Ia furvcllaince de ttL'tit,
les branches du gouverne.nenr uont ordon ces.
Par fhite deJ intentions pererrfespqil dirigaient les o!pretaons des inefilbres
Je la inuiicI-fip:t le mntine jour, 3),, VentGie, la commune acrnit au citoye
Pierre Michel, alc.rs hef de brigade & cominaindant Xe haiit-du-Cap, cn ces
Sterme:
Lesr ct-.?,niune, pour y ddclarer que let eioycni Laveaax & Perroud ai.Ltenlt per-
du leur contiance, pa des raifons qu'i!s dJdulraien: en terns & lieu; que pour
l'inti rec public its avaient- arrti & conduit ces chefs dans la" maiion d'arret.
.D'apries P'efprit des deux arret6s de Ia municipality don't fai donin& coO-
naiflance plus hlaut fles reprkfleans de la France & tons les hoinmes vertueux
ne front point &tonnes de la criminality de eitte let re.
Expedition en a ite 6galement donnee ia citoyen Snthorrax avec les autres
pieces. a ec .
Les hownmes ocxubles qui &talent daris ia Amunicipalitd faiiaieut ereore la
Id A ceux qut voniatent -l retour de tordre et par corrfquent l'ouverrure des
cachuts pour qup les autorites fuffent rendues aux vertueux citoyens et a' la
Colonie,
L'imflant o& le crime ne devait plus regner n'tait point arrive; les hommes
pervers devaient encore fair des progrps dans eaurs forftits.
Une lettre circulaire de lamunicipalite fur adreffle, le 30 Ventire, a toutes








et xentc les pluies fur ces riches plantations qui dcmndentt taouts .bescoup
d'ea .. ..


SJui difendi la coupe isi ce kayzr.c-
Les poulirs dry's vaifleaux de I' tat et du commerce ont les rtas tn tayac; 'uti-
liti bien reconnue de ce bols, et fa rarete a St. DoMmingnae renient indifpen-
fable le renouvellement de Fordonnance de 7o01, qui -en tl6fend Is coupe dans
la totone. Mais comnie tfon le regime de la rpublibque franwife lespropridts
font reifpeEes, le gouvernement payerait cesboib aux proprittries.
SiLOlt ur la io9nneL qui d-vrait avoir course C S. Domtngue.
w me parait avantageuxque la nonnote qu devra avoir course St. Domingue,
foit franaife. Elle pourrait avoir 1'embletue de la libertY.
II ferait ntefluire que fa va!eur intrinfeque fut tououours au-delous deo fa va-
lear courante afin de la fixer dans la colonie.
L 0 fur Its oicers de fanti employs a St. Dmingue.
Je ne ferai pas idc, 'Enumiration affligeante de tous-les malheurs Occafion-
nes a St. Donuingue, par i'ignorance de beaucoup de fol-difaints officers de fant
iLuily Pt.it6 employEs. -
Longwems on a vu des homes rur des b'timens marchands ie drent ctrur-
gens tris infiruits et avoir quoe le talent.de 'aigner.
Lexiflance des braves matins Etait confine a ,,cs ignorants qui, aprtsen avior
detruits, finiflaient pare fe fire dcbarquer pour exercer., dais la colonies, les
- -ionifions dtin tat quu e:sige la ps grande connaiflande du corps'humnin, etde
tout ce qui peut lui tre reladif.
L'humanite reclame centre ce H au dfrufleur, et invoque toute Ia follici-
tude de la nation a cet regard.
C'O fur towsies chne irres de la colWie.
Iendant bAen esadesivil tedS itifge,St, Do1tingue ;d'ecterrer les ri-
4desdias Its g4t'fs Aevlpis q*lques Iters fa ant &is babitius des-ilfes botirgs a 6 p'Ifb et cohdidilatibn et I'oh enterre toeas lip corps darsfles cime-
Ntitres manrar s s hatnps d'tgalite touchent Itnuvent i -'-glife4 font dates les
Vlres5t borgts dui rtsjr w; eh, ces vaperes peffilefntiols, cds mliadies fi
dingereufes eti courtes.








( 168 )


ri:,)Jiage;. que l'excrcice du cute relig!euxT ui ferait interdit; qu'enfin, tons
At hablutks de cet'e pai .e allaient deveair les plus ma'lhureux des hoimies,
a ,'s ne chouifi-kirtn .ronptement,ra -e les dei feulspartis qu'ilsavaient i pren-
dre ; Fun Ctai de futr a terre qu'ils habitenti, et I'autre de fe rdunir aux forces
.riannirque.
linf.irtii de la perfic t dte lam f'Iltrre die cIs honines defperp~rls des
i des ade arr'pub'Ailue, k gintra' L3aetL: i la 1rI'clmIti), ci-opr. ,
S ., leN 28.

PR OCLAMATIO N,
4.d 1:s l-e. habianus de ta p darti Elpagnole.
LJBErADAo. -IctALDAK E i FAT NI It)Ab.
En el nomlre de la nacimn Fraincfa.
P R 0 C L A MACI ON.
Eitkvan Laveaux, general y gubernador de Ia ila de Sauto-Dornuno ide la ai.-
tilas iutaveuto.
A tdlos l s e/pagnmles refidentes c la i;la de Santo.Domingo.
El tratado de paz entire la repCiblica fi;ancefa y el rey de Erpana, d( y V'e,-
a la republican francefa today la tierra efpanoa de Santo-Doningo en las antilas.
Vos vecenos y n radore de toda eTa tierra, feals qlertos y fgitos que ItS
rt publicanos fran efes ob todos vueflro' amigos, iutflros herimanos; uoris con
tllus; puss halljireis en la fundacion de nueftra coiiilirutiuon, que fiaeflublejkib
kubre los prinhcipilos de uueflra mifma religion: Libertad gualdad Fraterii-
diad Eftas tres virtudes quedan por los republicans tan ind-ebles y tl'ble.,
como las tres viinudes theologales.
Libertad os affrgura a jamas el tbre albedrio de profeltr 1e culto y re!gliuzl.
qute ias convene a cadaun, u fcgun y co;forme al decreto y ordenaniia de la
Junta Na,~ 'al pero el verdadero y was inportanre articulofunda'uental, que
td.:S las u;ono de el mundo veneran y confidran efe es X ) hazesa 0V.t s
.1 :.w (t&^is qpefe o h ga.,
ldJ*. ThJ~ L hio.utrcs ifon iguaes ditite la lei, tdus ti-nen derclius
raa ciegu !a d tu. k. e-"s y tora s iiaees irr1*itaes.
raita cUegur a tuLc., k. y oaras, ;v.es e Itares.







( I,7 )


MtO4S. HABITATIONS.

Vendcm. 12 Niau
Brumatre 24 Neptune
Fioteal .6 Nvrac venve
ditto .6 Xeau
Frimaire &23 Oni.hne
Vent~fe 17 Ours
Vendem. P cletiant
ditto 7 Peroufille
ditto 12 Pitoly
ditto 28 Pellage
Bruinare 4 Pennelier
ditto Perrit
ditto 13 Provuft
dito 15 Philippe
ditto 29 Picaud
Frimuaire 4 Piliache
ditto 4 Planard
ditto 7 Perrin
ditto T3 Poiflbn
ditto 19 Prudent
Ventife 9Platon
ditto xo Perroud
ditto 12 Pierret
Germinal 15 PoirierditLapointe
Meflidor 23 Paillaftion
Vendetm. 6 Ribaud
ditto 44 lRecourt
ditto ix RegnierC.& veuve
Brumaire 5 Robert
Total, -
I


MorsoI. tAI

Vendeni. z Beaud
ditto ,3 Berard
Fruftidor 3o Berth(
Vend~m. 26 David
Brumaire 2 Dant)
ditto i3 Dupu
Frimaire 25 Dupu
PluviOfe 18 Defco


Total,


IP9DS.

1069
699
z20
224
253

9407
992
488
-4272
S20 "'0
786
594'
5607j
929
8138
976
3547
66o

99
9270
506
736
862.
1298

I9522


M01S. HABITATIONS.

Brumuiire 19 R1ay
ditto 24 Raigmont
Frimaire 7 Riche
ditto 2 RIabie Fraino s
Niv6fe 1 RIap1 e
ditto 2 Reboul
Vent(tfe 19 Roux Charles
Germinal ioiou.1.nez
Prairial x6 Rgnier ve. (feq.)
Frudtidor 5 IRotL!y
Veindm. 25 Se! ( ficcelon )
Brumaire o Se'rte
ditto 1 i Si de Rumain
Frimaire 3Scpiopn
ditto 7 Saillan
Niv6ie 29Sopin
Floral 2 Sifra
Prairial ti Senac
Vend6n. x6 Treuil
ditto 28 Tranquitl
Frimaire 25 Touloufe
Venturfe 9 Thouron
Brumaire Vaflor
ditto o Lgonmi
Ve'ntfe 4 Vergne
ditto 8 Verneuil
Germinal 6 Vederine
Subventon divers
tI


NDIGOS.


54r
3e-98
ro39
776
7301
754
2243


45772
2037

107


Bo
6639
4326
578
t05
6193
2227
338
5458
122r
51964
686,04c


STATIONS. Poibs. ~fOlS ABI-ATIiNS. rOtDS.

uere 660 Vendem. x 9Imbault 665,
fits 40 ditto XNicolas 23
mieux idf Brumaire 4'Nicaud 49
660o I ditto 4bOrigny 1624
755 !Frimaire 1x4Pi ard cadet 119
y notaire 216 iBrumaire 4 Pelletier 275
y 8$ ;Frimaire 28 Prompt 213
tires 60 {Vendem. 9i Regnier Charles x15

- w a 56641
Ccc










amis? ou pour f citr ; .i ainiP Rrrotl aIredeiiz: L ip.. u xv, .i !t.
benefices qu'il efti uiiede tdre fur i fourniturc.. ?
Comnie nous devon iboutenir la nicAne eiaufe qai clt CL-: de tl rrpl (Ie
Francalfe pour le Lonheur de notre p:ys it eit doto inipu:libhi iue I oule.rr
fovent vos ennenmis; car toutmul.'itreniti-re ne pu. s-ciiirer, ii'jAit d'a
tre pays que la republique.Fraiinaif et le Ain tie leur pays et n'etant p.oprtaitrh--
d'aucun navire et n'ayant aucuiie conna*lTruce nurittiime t ce fujtt. Or dutc, qaFe
M. Laveaux a t,-au calomnier vosfrires qu'il ne pa.riLendr:a jamais a mettre uine
guerre civil parii nous et que iurtout, mon frcre que l'aiie Je, citoyens. ne
foit plus violet car nous devons protection au faib!e.
Prenez-garde au coup de has de M. de Laveaux-et veNu-. L'e:i y r .fl ch,
Salut et fraternity et figne a ltorig*mil,
Beaucorps, Thomas Andre Pierre Pins, F. Chaviunie, Allers,I.i'Alarqu! ,
Lafon, J. M. Jofeph., Deumlen, Jh. .Chiaanne, J.B. LAfleur, DefLoubet,
F. Anground Df ire marque ordinaire de Odr de Ardoe Nic. lhui L.
Domecq, Allers cadet, Aeneze Chavaime marque uirdinaire de DaiittIe ,
Pennete, Opert, Chervain, B. Gerard L. Baubert, Le See, Dc figles,
Chiroy, Trian Larofe J. Clerizane, ilaflor, j marque ordinaire de Cairie,
Pc2ntte, J. M. JofephMichel Criipiii fign6 pour le ctoiinandant Nuel M. Sitt'-
fer, j- u.arque ordinaire deValonne, Palation, Blot, Grigoire, Boulard Jn.
Picr'e, Nouel Jofeph Damnec Rouanez Guillaume, Cole Antoine, marque
ordinaire de J. L. Paparel Nore Guillaume Serre, i-nmarque ourdiadire de Jeaa
Pierre Charles J marque ordinaire de Mathieu Girau, -f marque -r-dilaire
de George Girau J. B. Pierre ; Jofeph Jerom, Roe, Thimothde, N'Hotor,
Pumpie Duchemin marque ordinaire de J. L. Paul Touffaint, marque
ordiilaire de Flipeaux, J. Baptifte, Lexi, Lafita, Antoine, Deny, lya. I, Jh.
Hellert, Mathieu Rene Ducatel fils ., Cicuyven, Raimid Ciri.u. itllie, entre-
preneur muiou du department de I'Eft, \incent Broehez.
Pour copie cunforme i original remis au gen ral Pierre Michel,
S!gne, ETIENNE LAYEAUX & PERROUD,


~^.--AW-









LInERdT t No. i. 1GAL1 .
Ordonnance contre la c-tdtebande.
ETIENNE LAVEAUX ,&c.
Inftruit que depuis un efpace de deux mois U1 fe fault une contrebande, a vee
ies bitimens ambricains qui ont vendu toute leur cargaifon a Pladminiftration.
Confidirant que par cet abus, les americains trouveralent le wmoyen d'Wn.
lever tout t'argent du pays, que fans argent il n'y aura plus de commerce ni
culture, puifqu'il faubacheter le quart des cultivateurs en argent coniptan .
Confidirant, en outre que cette contrebande que font lea citoyc:s, autu-
rifent les ambricains a acheter les cafes en cachettes ce qui engage beaucoupde
perfonnes A aller acheter fur les habitations les cafis t vils prix, et par la miettre
un rabais aux denrbes coloniales, et fare propager lesvols.
Voulant remedier A tous ces abus, fignifions, qu'A dater Je ce jour, tell
perfonne quelconque qui fera arrtce, faifant la contrebande, fera declare'
ennemic de la loi et mife en prison comme fufpetle y reftera juf'qu'A la paix,
et fera renvoyhe en France pour y etre jugie par !e confeil-r6volutionnaire,
Auffit&t la retraite battue fignifions A tous marines et autres particuliers quel-
conques d'avoir aucun cannot en mer; ordonnons au commandant de la rade,
d'avoir un cannot de ronde et de donner fes ordres en confiquence pour arrdter
tous ceux qui feraient pris i courier la rade apras la retraite.
Ordonnons que Ih garde du port arrcte totes perfonnes quelconque qul def-
cendrait a terre, une fois la retraite battue, et de la conduire au corps-de-garde
jufqu'au lendemain matin qu'on m'en fera le rapport.
Celui qui arrttera la contrebande recevra Ie tiers.
Celui qu arretera la contrebande et le contrebandier recevra la mottii.
Celui qui fera convaincu d'avoir follicith un malheureux citoyens manquant
de jugement ct de connaiflance era declar6 come ennemi de la patrie et punit
comme tel.
Et pr6alablement, ii fera pris fur les biens, meubles et autres effets quelcoa.
ques de ceux qui front pris faire la contrebande une fomme de 3oo0liv.
Fait au Port-de-Paix, Ie 24Nivofe 1an 3 de la I. F. une et indivifible.
SignE, ETr. LAVEAUX.
Pour cope conform, PERROUD.









( Ii;) I


E TAT de lafiuatian J s i.,:timsfeqrrs du q,,q, t & ,;q ..' Thermd.Jr de V'a, 4d 1 r, qu h ,c e w ,hr ,li ..rturs .. r
fnt attfachi. la totality 's i maux la quianti Ie p/l, a.ta:"; entl ..
a la meine poque at-es u, efthnam ton approximatl'ue (j i '.e i .ai..a
tons As grants) des revenues doW ellesf lnt ijufcept ibles poir la r icte pe1.n :
^*^ I 'f|i *'**^. ij~j .j _. ttac.i_,


1AlITATIONS.


Veuv e Rosier
Premerlet
budre ainS
Sure cadet
Larouraudaix
Lachaussete
Daltard
3elmer
Leclerc
Chaillau Vseur.
Patiot
Veuve Dumi nil
Leclerc Lilet
Lafteur
Stollcinverck
Dustout
Ligarde
Sermet et Vl
cherie
Poudensat
Moline
Valerotg ?lace
Claver
Tahlande p:ere
Niec Talvandtf
AndrbTalvanuh
Veuve Ducosse
Herift;
Sabtein
Ve.PlacelaFille
LIebaupin
David
Labauche
Durlaitacqig. p.
La lion et Daus.
asiny
Lauourauddaix

Bigot g& place
Bigot p.1ii.a t
Rotbrt
Matoltr
Vetive Lallon
M,.igret
"= IJil 1_IT


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8,000

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A6,ooo

I J*JOO

&.,,co
I^- ^ -


I


S-,- RABrATIONS.




3,ooo Moniiranr
3,000 Vve. Marchalud
2o000 Veuve aosier
3,500 0o4J'I1
4,ooe Carnere
sooo Corncgo'le
5,ooo 'aboumin
3 ooo Coclzoii cadet

4,ooo000 ieau
loo, Cochonet
10,o000 b. Cwlchon
5oboi B Barainiue
8,000 Vallatiito
3,ooo 'urel fiis o
0,ooo Dudairacq
Duclairacq B.
5,00ooo ongosie
i6,ooo 'obert deLabai
5,000o bapoin
6,oo ati. gu
I ,oua ugyY
Cobo eri in
i,50ro euive Gr icr
1,ooo Miniaire
4ooo card
a,5oo Veuve Lefevre
i,0ooo Mourlan g. p.
2ooo Mourlan p. p.
32000 BridotetLelevr,
4,ooo ILaplace
3,ooo Pescaille
3,ooo Albert
Dubourg
2,500 Lebrun
4,000 Chailleu :i
3,000 Pijeot
2.000 IJfeiorfier cadet
3,000 'Laissard

-..oo Gitlt u ll 1'

5,.-..o Mlina t
3,5,o Vull,.tot p. r


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'34 )
ov<.s & pu', mon djpar ,t Jont ls moulith s talent fits et de celles enfin qu i
re"t-tAs, dans In (f6ire p.r les linr.s d'une bone adminifiration.
,: F.,s que pduficurs perfoite ,, pea confiantes Jars les papers d'etat pour*
rait:. e zicre quelqurs obfervations contre celui que j'indique, come indif-
ptnimble pou. retabl:r St. Do!'ingue, fans g&ner a inere-patrie naais i! me
craL facile de les fare changer d'opinion en leur donnant pour exemple,celui
L.i, dcpuis bile de, ainnes I exile A l*fle de France, don't la circulation
q. trIs gra.nde ,et- avec sequel on yfait ks fix huitimc sde toutcsles operations
J ama's beaucoup d'autres exemples a citer pour dctruire les craintes que Pron
p1ouirait avoir fur ce paper qui par fun hypotheque et fa circulation, ne pour-
ailt j*ia as fair perdre la caife qui le recevrait au tau des efpace, et don't l'mi-
tion diminue d'un douzl&ue tous les ans.
Pourquoil done retirer du nume raire de" la France, quand avec un objet facri,
et rcprkfentatif, on peut opdrer le mnme bien le retabliffement de la plus-
belle d.s coloiiks?
Je termine mes rnflexions, fur cette efllntielle partie de la r publique fran-
jaifie, par un article non moius intorefTant que cew don't je viensde parler.
Les guernrs et les malheurs de St. Doningue ont conliderab'ement affaibli la
o)pulat:on dars a partle francaitie, nous ne pouvous nut.s flatter que de nouvel-
ks coinmmotolrs ne la diAinuerunt encore; dans la partle que l'Epigne nous a
cMdVe, oi ne ia fait monter en tout, qu'a, 190Pooo ames. J'eflime donc que,
d'apris les priucipes de notre fublime conft.tution, et en foulageant lhumanite
iuairrante, on pourrait iaugmenter, dans nos Antilles la caffe des cultivateurs
et dJ!esouvrirs, enbrsfawt les fers qui tiennent encore des hoirroes malheureux
daus un autre inonde, et en les traniportant fur le fol de la liberty. Li et confor-
umemenit P'aricle XV de drot s de Plhoimme ces nouveaux citoyens engage-
.'iitxut Sleurs tens et leurts fervices.
II eft dei pay J d. le nord de la France d'uv iCol1. pourr'ons recevoir beau-
t o.p dtouvriers et de, ultivatt'urs qui, f'us le rigiue de la republique fran-
frianuife, leraLkit bejau'oup phis heureux qti'ils ne le font par les .os qui le'
kwiuient t rneline.a. {lfus un juuc opprcflfit, et rL't La ainlth de dci-:: ir. de 1:1 patrie .







( i86 )
Janmasles propriktaires d'habitations voifines des rivieres, raines etruifeaux,
ie font fans fire naitre ou defendre un proce contre ceux qui ont des terres
qui les touchent, pour raifon de l'eau qui eft entevie en grande parties, ou to-
talement detournie.
J'eflime qu'il faut, pour maintenir la paix et protiger le faible une loi fevire,
contre ceux qui ditourneraient 'Feau des rivieres ou ruiffeaux, fans la remettre
dans fon lit.
La mime eau, fans etre diminude, peur fire aller routes les manufadures
qui fe trouvect presde fen lit quand on aura foin de la conferver par des levees
et de la rendre a fon lit.
L'Artibonite intrite attention du gouvernement A cet guard. Les terret de
te quarter ne feraient d'aucune valeur fi elles n'ktaient arof6es.
La prolfprite de la culture denmande unic oi qii afiraigne tous les habitans,
entreternir les leaves at les cannaux qui ont et& confiruits pour I'arrmoaga des
terres.
L O relative aux minutes oes notaires t des arpenteurs.
Un objet qui intirelre toutes le4 fanilles, et que lon aedoit pasperdre Ve
Vue a St. Domingue ce font les minutesde tousles a&es pafl6s devant notaires.
L'inexecution des antien rigl nmeis riduit des orphelins, des veuves,
et attres Iheritiers a ia plus grande milre. Dans 1'incmdic de Cap, des
titres pricieux ont it6 la prole des flanimes.
Je crois nicelfire de fire pour St. Domingue une loi qui ordoane qu'ex-
#Wditious de toutes les mimutA des Afte nAotarihe, fAjnst dipofees, tous les
tmois, dans un gre& C tabli & ctt eEst, et qu'aae autre expdition enfoit en-
voyie en Francepar duplicata.
La mcime loi s'ctndrait tur ies minutes des proc a-veAraux des arpenteurs.


Je viens de mettre ftoui es yeux dut giuvernement ft*an&ai; et de mesconci-
toyens, ^n apperfu des lois les plus urgentes u'l faudra `je cris, remnettXe en
igueur i aprt la paix, a St, TD9mingue. 11 ei eft beaucoup d'autres, non moins
tiles qui n'4haperont point A la furveillance du dire&oire colonial, et pour-
tnt etwe nifes hgalement a execution la paiv gin rale.
t,4










V C:-o.c;i vo- aarchle do!it ib.!. i. *.n!.ob, .i-u
les forces rtprediives don't n.us manquosu., n- p;auvent sna'tpSer.
De quel prftiage en ellet, dolvenii ere po.ir vo:, & pour nous, ta rcprnL-AL-
taion national aville dans la per'fonie du gouverreur? Le mepris des ordr.
donnes par ce chef, au non de ba loi ? L'inifurreaion d'un c rps d'officier
foufflait pir-tout la revo'.te &!'a rei'.tance A l'auirilt6 i giinie; &qnu t pour
arriver a leur but., prtche't & perfua(dent Eins peine a la fomu!e incertaine & pen
inflruite qu'il n'appare':t p-.s iau gouvermicur de fire e..birquer pjeri-nule l
fur-tout un lioname tel que Rod-triue qu'ils ue le ic ri'i.et t-> & q. e ma-
heur a ceux qui ne le fourienidr.icntr p-s.
Cet cv.:mgi!e, ces menaces precurietir du niieurtre & du ptlae qui rn fufilu
r-iiits, is ln a faigeTe dv goncria Lave:aux eu'eiut lenr el et. Tou fe ran-
g'rcnt fous l'ktendart de la revoIle, les uns par ignorance des Vos qu-eq".s;
uns par Ia crainte de perdre leur -v'e ou leur fortune d'autres enfui ( et ce no-n-
bre ktaat grand ) parla foUfardentc du p:llage.
Ce n'ctait pas a!ez d'organiifr la plus effrayante infurrecton. Les officers
du regiment de Rodrigue a la tete defiluels inarchalt le general Villa:te, fe
portent en fouie dans la mailba du gouvcr'eur pour lui dem'ander en vertu dfe
quel ordx'e, il veut fair embarquer Rodr; ,e; qu'il it a le leur exhiber; qu'ils
i'entend'ent point qu'il foit embarqu6 & qu'ii ne le fera pas.
ei cqucs uns de ces otliciers.n'ont pas craint de dire que f1 Rodr:gu2 etait
e:iIJ-.trqnu far la Vnns ils fe rendraient au fort pour eimp^cher cetrre corvette
de ibruir. D'autres obfervaient, au gouverneur, que des decrets n'tcaient pas des
,s ei.fin.Citoyen pendant plus de 3 heures, le gouverneur s'del va en but
"ax voci'' rations de ces furieux & force de letter contrejmil!e abf irdits didees
& multiptites par l'efprit de rvo!:e. Je n'cntreral point dans le detail des di-
vers incidents qut, pendant 3jours, fe font fuced d' pour nous carter de nos
priciples & de nos devoirs; mais inmLr.aniabis & forts de notre coaduitc jaloux
de r6pondre a la conflance de la Republque oa nous a vus fermes & calhes an
u.i:eeu de l'oraje. Les lois feules & le boi.heur de la colonies n'ont jamais ce.TS
d^ctre notre bou~'i ,..
C'elf au gouverri ar ivous infiruire, plus au long de la conidu':e de tous
ceu au milieu def.quels nous nous trouvons; de tous leurs efforts pour nous
bloigner du Cap; enfin des 3 journc0 s oragef'fes qul oat eu lieu & qui ot
nd tite une affiemb'e de tous les chefs des corps a l'effet de ftatucr fr r s
iiiefures a prendre, par le gouverneur, p; ur fire r" fCtfer les lois, & ra:;e-








-* -<-. a- ~ --









.u. ao 't -ue des, dans le quarter da Linib, par le ci'oye'
Barthelemy africain., qul y command; il a remis Fordre fur routes' les pro-
prietes et et a rvtabli les plantations. Nous devons les plus grand-es kloges a
Ia cmnduite qu'il n'a celI d'avoir, depuls la libcrtt gendrale, pour les intirktb
de la rtpub1ique. La plus grande difcipline regne avec la juftice dans le d -
partemennt qu'il command. Les blancs r6publicaime y font aims defirls et re-
jcfdt's, et Its travaux agricols y font fupericureient fuivis.
Avant de donner Ia fituacion de ce quarter, je vais parler de Ia Plaine du
Nord et dtpendances.
Ce quarier a tct totalement raf etdctruit, et e'ft le dcrnier quipouvait etre

A l' poque dA t Vend6miairelranz II, pas un cultivateur n'ktalt fixed fur les
h.bitations.,
Au t Vendmiaire Pmaf III, des grants furent places fur ces propritetas,
pour y fire relter les cultivateurs errants, et y planter des vivres.
SLs batifeait des habitations Flaville., Gaudin, Clemeit Moline ,Dupaty,
Sacauiville, No, Drkicourt, Lacharmeray, Laplaigne etPilat, fe rctabliffaient.
Celles de Dupaty Elaville, Laplaigte, Lafund Ladebat, Dagout etDiri-
court avaient dija les moulins y les ynes roulienat. ., s astres allaient .rouler,
aU 4 Thermid4or lan IV.
Ac~uellement ) pour que ron folt a meme de.bien connatre la progreffion des
travaux qui ot ctet faits, pendant I'exercice du gnIral Laveauxs t Ie mien,
fur les flucre ries d la partle du Nord de St. Domingue, je metv ici:
S0. hL'tat des habittilons fiqueftrrcs du d ,artement du Cap, et des revenues
qu'elles ont verfs.dans la magafins.de 1a rdpublique f-depuis le io OWobre,
1793 au ;: Septembre 1794 (v. ft.) iI y avait des mulets fur ces habitations
mais pas en grande quantit,.
A #.ette epoque il n'y avait pas d'autres fiucreries exiflantes dans la dependance
du Cap, toutes les autrestaieitt raies et incendi"es.
On nai i tt iune fettle dans le quarter de la Petite-Anfe. ( Lefebvre.) C'eft
au courage et aux autres grandes qualitis~du citoyen Jacques (africain ) ancient
condlideur qt'clle dolt ion falut: dans les plus grands troubles U a ifu la d6fen-
Are a At utte d- tous lk culuviateur tqui y etaien- attaches. -










MOISs. H i RATIONSS,


Bruinaire
Frimatre
Nivo;e
Pluvide
VentAfe
Vendem.
ditto
Bruinaire
ditto
ditto
Friimaire
Niv6lei
'. >


Poulet
Pin
Polielet
Petit freres"
Philippeau
RtKbouin
Renaud
Itavard
Rocfort veuve
Ringeard
hiLhard freres
iteinouifnil


2070
t5461
4147
2539
12.258
410
*200*7


%M is. l l f l o s.

Nivile Rillegnier
di:to j3 Rouv'rajy
Vendem. 13 Siamouet
Pluvidfe 3 ill- Jaiti
Ventlim., 'hlironi vyuve
Bruinair v Toulaiiits -
ditto ,6 frmiondt rle
Pluvi6fe 8 Troutlicvr
Floral 22 Thomas
Vendenm. 16 Valaiicieiine
Niv6fe 13 Valantiil
Vent6fe 23 Victor Franguis,


6 ,


194

It 1*7
139217
2d84

4,o

69,

639:57I


IND10 GO.


MIOts. HABITATIONS. POID'l. I MOS, HASITATIONS. POIDS.

Vendemn. Bottex -437 Thermid. 4Du Roulin 79
ditto -13Bouichaud -:''509 Vehdem. al Forges et Gamiler i83
Brunialre 2 Berget ,ditto 3 Oraflet veuve, ,g
14rinauire 29 Baudot 307 ditto 1)9 Overtus 5r
Theruid. 6 Barlatier 5821 ditto 9 Rocqueforfveuve 348
Brumnaire-x6 Defgrariges 165



Voicd lafituation des ficreres Aubert ', poque d l'n III, es rev
ius qu'el6es-ont donns -apr s-le depart dela citoyenne Auliert.
C'elt le produit d'environ troia moist. a
E TAT des 'evenus veffis dans es magafins de admnifratuon du Port-dc-
.Patx fndant tr5is nzols de Ian Il ,pat ,letfucreries d's trois I-,; res
& Jgaudi re ai:fi que its tableaux de letr situation a cett, 'pi.,u
... + l r 7 10, V a cettr "i 't


TA rA.

S30 Barriques.


SbiUeR. BRU't. .

barriques. 24 quarts. 316 forces. 24.994 lvre1 .


ETAT. 4de J qui fexiftait cete ipoque fur le/tlt's kabitats.
191 cultivateurs attaches a ces habitation. Io munle;s. 2 btrui de cabrou-t.


2 vaches.


2 bouiards. A gazellek.


~,


Eee








( 146)
Les ncutres ne lpouvaient, avec ralfon fe ..ai re de 1'adminiftration dit
Port-de-Paix ; car ils y talent bien pays et prounw c;uent expedies. Que 1'on
jette les yeux fur la fin du nihmoire quej'ai faith pour repondre a quelques ami-
ricamis peu delicais, onv y verra le tableau des achats gendraux faits par l*adni-
nifiration de ce department, depuis Janvier 1794 ,jufqu'au 3 Thermidor Pan
3 Cou 21 Juillet 1795. Cet tat prouve que pendant ces x8 mois il eftRn-
tre au Port-de-Paix feulement, 115 batimens neutres, qul ott verfe dans les
magafins de Pi'tat, pour 4,990,023 livb. ii f. de comeftibles ct autres marchan-
difes, et qu'ila h date du 2- Juillet 1795 ii n'6tait du, a ces strangers, qu'une
balance de42o,25 I1. 16 f' 9 d. querlon ttait a mihne de payer, acette tpoque,
a une parties des biatimens crianders qui fe trouvait fur rade.


L'hofpice de la providence (talt dans le plus mtuvais tat, enBrumaire i'an
epoque de notre arrivee an Cap. Nous fimes linfpeilon de cette umaifon le
X3 3an mme mo:s et le r&glenient, ci-apres, fous le N x. 8 nous part ur-
geUit.
Depuib ce r glement et les moyens qu fontyvenusdans les inagafins de 1'C-
tat, cet h6piral eft dans le meilleur ordre pollible; !es traiteiuents y font bien
sorJonn6s et les d penfCs h'en ont point augmenties.
Ce changcment eft du, en grande, parties ,aux foins dt citoyen Juftament,
officer de fante, charge de ]a furveillance de cette inaifun.

LLBEnTi. 20 i. GALITt.
Alu nom du peupe franfals.
RtOGLEMENT FouR, LES NATIONS A. LA PROVIDENCE.
ETIENNE LAVEAUX, &c. et HENRY PERROUD, &c.
Prenant fous la protecion dou gouverneinent l'hofpice de la Providence vou-
lant adoucir, autant qu'il eft n notre pouvoir la miife qu'il a 6pruuve et
partag& avec tous nos frercs, PClconomie avec laquelle on conduit l'adminiftration
du Rort-de-Palx, t ous mnettant a menie de lui aflurer, jufquli iouvel ordre ,
une ration fuffifante; tles conieflibles front fournis par elle: ce petit fotdage-











C'eft done une p.uvoir ex,.utif qul co;ilent e. DoJ:)iniuce, e~p v,-r f1
prolfptrit&, j'eftime qu'il Liut qu'il y eMxlfe, jiuflpu ce que ke prpe y th bA C
inflruiits de fc diolits et de fes d:.v,.,irs.
Les lois les plus elleutie.es, dans cette portion de la Irpul.~(. f i:t tLl.-l:.-re.
ativer a agrict',ure; elles dtolvent etre fige., cre- e: tre-re, ay.I
tuujours igalite puur bafe.
Pour y detruire tous les germies de di t ilon%, ,entre les couleurs i eliteri 'L
une loi fevere contre quiconque parlerait et rappcllerait les audcin:e'sopihlto]i.
Pour que cette colonic reprit bientoc une latitude heureLfe j'eltine qui fe-
rait neceilaire que tous les cultivateurs n'utleiit S 'occupei- qie des trat.au:
agricols: e'ell de leur accroiflement et de Icur tucces que naltrout le boualiur de
cette ifle, et la felicite de ceux qui 1habiteront.
11 faudra que les negocians pulflent fe livrer, fans entraves, a toutes les opera-
tions qui pourraient donner une nouvelle exiftance la navigation et au com-
merce, et relferrer les liens qui attachent, pour toujours, St. Domingue a la
France.
II1 ferait a deflrer que les artiftes et les ouvriers travaillaTent, avec ativit ,
i tous les reports qui duivent, prompteiment fire fortir ces preciefes ma-
nufaEtures des wuonceaux de cendres et d4 d~conibres, ou0 elles iuat depuis long-
tems enfouies.
Les troupes de la republique" mUintieiidraienMt A'ordre dans tous les quarters de
la colonize, et en defendraient toutes les parties.
Pour protbger la culture, les cultivateurs, les propriet&s et lesprpriaetlres,
il ferait form'6 une forte gendarmerie qui ferait compofle des citoyens arms qui
ont conferve la colonies i la France, et don't les micurs ne laifferaient riea tde-
fiter. Les places de chefs et fous chefs y feralent la reco.ipeufe des braves nili-
taires qui out fu tout fouffi-~, a St. Domingue, pour la caufe de la patrie.
Apris un laps de teams determine que ces braves militaires auraient fervi dan~
la gendarmerie, la nation pourrait leur accorder une conceliloi, dans la parties
ci-devant Efpagnole pour retraite: la moindre conceflion ferait de 4 carreaux.
La France ferait unie advance, St. Domingue, d'nte foinme de 4 millions en
numeraire, favor:







( 45 )
".dans les ports de la r publique les valficaux neutres qul fe trouverown cari.
" gs en tout otui parties, fbit covmeftibles appartenants k des puiffancesn utr s,"
t charges pfur ports ennemis, foit des marchandifes apparzenantes aux ennemns.
Les marchailihts appartenantes atn ennnemis font declares de boine prife
1< ct conflieI(&s *u p)rdit d(s pr' lctirs. .
Lc comeftil.es apportcnantr, "" .lt, neutres, leur .ro:-,t p y,.,ir e h .td
" de la valour dansiles ltius pour kfliels iL etasient deilffld.i
. Confidtrant que d'ac'is Icfji.lt d" ce d6cret, nous aurirns pti fixer la f.r'ue
u 6 gourt:es au lieu de htit, et les autresobjets a proportln ; c...e lf '1 iait
point fait k liit ca),itaire et fubrkcargue n'ont pohit rhi'E.d i 1a tk- Iateile"c
de nos p'octd s tiivers eux et qu'ls chercheat au. cotiaire it roiper 'Atdr
iiiniflration; en conftqience nous eflimons etre autonifes, par leur condulte ,
i fadre pronipteinent, decharger le peu Ie carg:,afon qui r~fte a lur b-rd au x
prix ci-dcflbul d~figcns favor:
La farime -.. 8 gourdes le bril.
Petit fald, i- t' 4 gourdes e baril.
Farine maY's, 2 gourdes le baril.
Lespois, gourdes ie deide ie aril.
et les objets que 'on trouvera, dans les nimnes proportions.
En outre, les payer outles exp~dier avec des denrdes coloniales, au cours
ttabli entire Padminiflration et tous les capitaines ou fubrecargues des bAtimens
amwricains qui font en rade....
Renvoyons par-devant le commandant de la province du-Nord, pour qu'll
en ordunne ce qulil croira nceflaire.
Fait au Port-de-Paix, le 29 Veoadmiaire, 1'an 3 de la R. I'une et indivilible.
Signed PERROUD.
En marge eft &rit:
Vu Ia mnamaife ciondutte des capitaines amiricains, et em. outte qut for-
doanateur s'eft condmit d'apres les decrets,, approuv6.-
Le commandant de la province di Nord
Sign, PAGEOT,
Pour cope coaform PT RROUD.
Mm








( 16" )


fiutee pr le citoycn CLaude GuiPaud fubecurgui .- la- h E. 1 .. ,1 ".
de Char'icfton e:i re'he i, depi s truls jo t,".te? ;eJ._:; -a rick.:,:
centre les druilt, exorbitani que a1zlranute peri: Je iieutiti, p 'r cr
d"arrivce et pro ms-verbal de viihee,tant a Ientrife qLut .a t tle dipstnl :
ces paintes portant calement ibr la perception fai:e par Ie grtfiier de cetril. ui.,
d'un' drolt conuu fuus la dnoiloiatio, d'awcr.zge de I ai;.d, mnruta:s t-
feumble a ]a fomme de 175 lives iindpendamnmer t d s d:iolts ,t:r',bLiKs an iuap'-
taine de port et a l'intirprec:.
Nuus 4tant fait reprei:feier les loV en vertu defuie le in-ra'itl t: autt'-
rlfce a pcrcevo.r ces dr'ts.
Nous avons vu, au titre amb-irati, articles 23 et 24, d'un tarf de drot cu-
rlaux frais de juftice ,&c. thit p;,r d'Hennery et V\ivre et rt.iabl par Ie co;nu:l
fupericur lors de fa rcinflatIation qu- les dJoits d'arr'h %e de uav:res ct:~X..
tixes a 9 liv. et ceux de vifite a x8 liv.
Nous avons pareillement vu la proclamation des comnniliire -civils Puot rel et
Sonthonax, en date du 5 Juin 1793 ( v. ft ) portant rcunioa du dr'ot d'a:'cr',g
de l'amiral a celu i d'uL1ro. z.
Enfin nous avons vu, d'vpr..s un Ctat dcsdrolits perpus a l'iiniraui qu'.u
lieu de la fomme de 96 liv. a liquclle devaient s'lever ces droit., d'aprs le ta.
rif, il a t exige celle de x65 liv. par la faulle application des droits qui devat.
n' tre perpus que fur Pentrce de. batimens ,Pont pareillement t6 fur leur ibr-
tie, et parun droit de hvit livres que lamnirautc a Hlloute i I'Luiier aud:ei.er
tant a P1entree qu'a la fortie des batimenc,
Confiderant que les articles 23, 24 et filiv.an du r&gmieeint d'--linc:ry et
Vaivre ne regardent queles batimens fran.mis,et n'ont &t6 fdts que dans la fru'e
vue de foigner les inut rts des aflurturs franqais et d'eiip&cher, par la v:fite
preferite par cer4glement, que la cupidite de quelques capitaiiiesn'e:poure leurs
equipages i des p rils otu des befuins caufds par ie mauv'As 6tat des na vires
ou par d'infufffantes provifluns.
Confidt rant que les droit, exigts par lamiraut fur l]a furtie des batimens, ne
font autorifis par aucun article ni aucun paragraphe de lao; que cesdroits ne
doiveut etre perus qu'a leur ent.e.
Confidclrant que le transport a bord des b4timnens, rlat! dans Pltat : dVrub.








( 9L )


Lkexitence d'une arnie EtropL'icune qui, dcpu; fl:i frjv.r i a St. D nringue,
avaitconlidcrablement fouffert dans les camps et les diver f i expsditiois oui elle
s'ltait trouvCe C ntcefficait abloumnent toute I'attentioni du preiecr cchef mlitaire.
11 aurait tte de la plus grande injullice de mettrc Jes imp.)ts fur ks propr!e-
tes des ciroyens prefens puilu'ils cooptraient, avec nou-, t ia ddtence de la
Colonie.
L'agriculture donnait dcja le quart de fon prtdult.
Quels font ceux qui devailent, le plus, concourir aux moyens d'vdltret la Pub
finance des defenfeurs des qnartiers? Les habitanns abfens qui, ne pouvant tra-
vailler, perfonnellement au alut de St. Domingue et de !eurs projniit 6s de-
raient au moins contribuer de lentr fortune a ]a conlCrvation des parties otL
flottaient lesceuleurs nationals et oi Ce trouvalent leurs poifellions.
Jene parole point des proprittes de ceux qui out le maiheur de porter les armies"
centre leperpatrie: la loi prononce la confifcation dec leurs biens au profit de la
rkpubiique.L
Le general Laveaux fit, en conlfuquence, le tiijunvier V 794 ( v. s.) a pro-
clamation ci-aprts.

LIBERTY ECALI'E.
PROCLAMAT1O -N. -
Eticnne Laveaux gouverneur-genra!l, par intIrim, des ifles frianciifes delF1A-
mCriqtie fbtus l&eiir. e-
Confiderant I'impoffibilit6 d'entretenir, une armze, c0npofce de plus de deu>:
cens officers et de quiuze a feize cens loldats, fans copter le l ftal, qu 'eu.trHue
l'hpital, habituellement de deux cens lperfotmUes, en outre, les tu1p.1ges de
marine.
Confzdcrant que dtpuls un Ilapde temsinimenfe dariAe n'a re;u ni fecours,,
ni nonvelle de France et qti!'l eft certainn en quel ttl son ret;, ra dl fCcLurse .
vivres de touted efpe-es et en ui'i.t'tjis.
ConfidCrant que kls cantons, refte` f l'.e es A a rtapu'btique, font ea petit o11011.
bre et que ceux tels que le Borgne, tK. ,qui,;r p, j at uA 't ,L A'u:, .tYuria et fuur.-
nir des rt veuus coAiiequentft s't- t d. uia lAs tI' a1 ai Ules autr .L
;AL..'u E'g.u)Il, i.uu. lLil'. veritabltaeit di la dttreife la plus nrald.











ala den'cre point v:&im dJe macliinatIonxs petrfides dJc, eiemuniu d LohboIitr
de tOus les hommes.
La surveillance dii gnEral Laveaux, et .icttlvit do brave geot, chef de brigade et commandanci Ie troAiCme bataillon dt Finiutllre out
toujours ditruit leks mancuvres des agitateursetla culture a ctd protegee a.ti
tant que les circonfiances I'ont permits.
Le citoyen Marette, fous chef d'adminiftration, n'a pas pen contriue A fixer
lets ultivateurs ~ ledri travaux par les fdins qu'll a mis i fire ex cuter la loi
a leur ~gard.
Cat oficier de Ir tepub!iqe merite, igaileinent ,ns floges pir 'exaaitudd
qu'tl a mife dans tbutes lets pratls dns dont it a t chairg pour Ie compete dd
lePtat, et la purete des competes de l'admitiftration de foat department.
Ptndant Pan 3 le quarter dt St Loull et ia i'dinte d'Iaque ont verfe dans
les magafins de administrationn du P6rt.-^.Paix tant par chats, que d'habita-
tinis fequeftries et fubventfion ; 39571 1iv. cafe, 33t3 liv. et d'indigo.
En outre, beaucoup d'antres deaurie tpt 6ti venduesi a divers, par det
pjropriotatres.
II y avait, en l'an 3, dans le quarter de St. Louiss, 14o habitations, don't
une facrerie, 12 indigoteries, quelques ptiaces vivres et hates, le refte edi
caf'iees. Sur les habitat'ons en rapports il y exiflait 48to cultivateurs.
,e joins, idc, le tableau de ces verfemens de denries.
-i T des cafis et es Rtdgos verts dans les magafins de I adminifIration du
Port.de-Paix pendait 'an 3 par les quarters de St.Lodis et Painte d'Ica-
que, tant par chats que des habitatio* ftfesfous la maintde la republiquel
et fubention, .


MOIS.
Brumaire 5
Frimaire 16
ditto 16
ditto 24
Pluvi6fe 5
Venttfe x
Germinal 14
Ploreal 3
Prairial 3
Vend6m. 5
ditto 226


CA FPS.
HABITATIONS. POIDS. mtIs.
Argaud I345 Brumaire
Annique 699 ditto
Aumoitte 862 ditto
Aulide x665 ditto
Alrons 41 64 Frimaire
Armand 686 Niv4fe
Averina 2o4: ditto
Aimibe i8, Pluvi6fe
Arnaud xo0o Germinal
Brifn 4508 Prairial
Brunelle 14713 Brumaire


6
8
l6


HAbaITATioNS. poIos
Befnard 996
Bernard 5714
Buquet 9155
Breton veuve 6687
Beautray 240
Beandoc 409
Barlatier 575r
Bottex 2648
Belloc 575
Berger 3317
Couuve 20 50








( I o )


PtITfiiiJIs, d'a1i'cm., que nos freres de France nbuvellement arrives font,
aletuent qtue i.utt: atcds5 des prihdptsj) d'&quite et de prudence qui dirigent
niis oppr.,t.ons, et qu'sls tiliiront avec eapreflement Ioccation de prouver A
cilrit.udeSt. Domingue, qu'ils confulteront moinms leurs intrts particu-
Cet, qt:e Ie burheur gtiinral de laco!onie,
Ao uns ordonni et ordonnons:
A:L. I. Expedition du conipte gCndral de vente de Ik prife faite par Ia
w.o ette dt Ic:at Ia Mulete, fera dpljiue au bureau du contr6le dela marine
et au gr9.le dela munk'spalite du Cap, certifiee par ke utoritis confitutes pour
ladite vente.
Art. II. Tous les funds quelconques provenants de ladite vente front ver-
s ,jutr par jour, au tribfur de la rbpublique Ie premier verfement s'en fera
vingt-quatre heures aprcs la promulgation dela prlfente.
Art, II Lorfque la vente fera entierement faite, il fera fourni, ,par qui de
droit, I'ltat des d'penfes qu'elle aura nceflltces, et 1i triforier du Cap payera
letdites dtpeCfes fur Ics fonds provenants de la prife, ifurune ordonnance qui
iera d.elivre i ;cet effet par 1'officier d'adminlftration charge du detail.
Art. IV., Pour le net product de la vented de ladite prife ,il fera fourni, par le
payeur-genlral de St. Domingue, au capitaine et alquipage de la corvette de
V'itat la Mufette, ou a leurs reprefentans, des traites fur la treforeriebationale,
a tros mois de vue. 1
Art. V. Requcrons la nmunicipall t~, le commandant-militaireet officerr d'ad.
31 iftration charge du dc tail au Cap, demettre la prtfente a execution etd'y
teinir la main, chacun en tc qui les concern, les rendant repor.fables de fa
non-exicution.
Doann au Port-de-Paix pour &re enregiflti au greffe de Ia municipality' da
4 Cap et au contrle de la marine ,e x6 Germinal,l'an 3delaR.F. une et indivifib!e,
Signed, I iT. LAVEAUXet PERROUD.
Pour copcl conform, PERROUD.
L'Vtat-major et l'quipage de cette corvette, p6netris des principes qui nous
fefaicnt agir ,et voulant concourir, avec nous, au prompt rftabliffement de la
'olonie fans g her les moyensde la mare-patrie, ont laiffl, danrs ie ftrior lears
parts de prices rehiettant I les percevoir A leur retour dans la colonies.




























This copy of a rare volume in its collections,
digitized on-site under the
LLMC Extern-Scanner Program,
is made available courtesy of the

UNIVERSITY OF FLORIDA LIBRARY







,) f9)
9y J


fCo'fidirant COtdonnateurr,-prouve qu'ils neperdefht pa de vue, quoe lePti,.-, toIt en w., .c
(bit en fetion 2 le droit de dIlib:rer fi" fik hn ^rit.
Cortfidirant que toite Ies Uois qiTCe 'intretiat'ure! ded tif f., i L .-
:du toinmerce, de l'induirie du nCgoce d.,' arts er is fe ec:i:s ne lJC:"t I .
pas, 1e Peuplt Fe livrer limas re ferv aux vues de' 'adtniiififritrio .
Co:tfi3br.aut tue l'objLt elfentidl des autorin:s ell de procuirr a I fsa<,te eat
Slthaquecietoywtjle plus grand bolhetur aluiiel i ptifreprt iedrc,d'e "- :r.
oen tout, plus de ~ neifice que de Charge.i.
Coiifidcrant que pour refnpllir efficacement cet u til scgic de foriler une
inaffe de force en tout genre aut moyen tde laquclle 'lon puillte tirer 1ine utidiV
pour tous,
Confideranit quepour parvenir a.ce but, i ft 'faut que foni is iribei d la
foci&et -y contribute de leur perfonnes ou de leurs- bieris.o
Confidrant .que dans "itat.de di'nuemnit IA fe trouve -i Colonie', li Con.
tribution des' biens mobilliers lite pe'rt 4s s'"t b*ier.
Confiderant que ce qui petit foriner lies fonds publics. Jari iti moment aiduel-
ce font les revenues des biens des abfents & 6naigr&& la filbventibon t etrardi
ji Ae et-bliefir lesbien faonds. -
C.nfiderarit que des revenue i.encore falbme iie peuvent pa -tre tons ieii.
ploy s a maintinir l, fireti & la tratiquilitd de ia Coldnie i puiflqu'il faut quit
fervent au rxtabliffemenr des blennf crderldlis.
Confiderant que pour payer 16c troupes let fbn&ionnaires publics falarrie &
tous ies gens necellaires it faut des fonds coilfildrables.
Confiderant qu e It nuntI~ ire l4iI'l dahS a ColonlIe, tarit' pti eique ...r.l


&- leConiihdrce. -
Confidfrant qiud dansdetftepofition, it faut un moyen fif&if qui puifle y Cup.
ppler fans obftacle.
Confiderant que ce moyen ne peut-etre autre que les billets de confiance,
garantide par lai Rpubliqite, particulierement par la fide'lite de 'adminiifratiun &"
fon exactitude ( ainfi qu'eile la proils ) 4 les acquitter A leur premiere rcpr&-
erntatio-n.








(64 )
Dans ccs circonflbnces, la comimilion, force par a ,diTfubei~tce d s faleiu.:,
de renoncer aux movens de douceur et de conci'ation qu'elle avait adopts dans
cette .:flYre, aarrcte e arrte ce qut i fit:
Jean Villatte, general de brigade, eft deft tu de toute foniicn publique'; ii
eft d.ctare en tat de revohlte contre le5 .ci et les ordres de la commilliun du gou-
verneenrt, iIferaarrete par-tout ou it ifra trouve ; eCJuignons a touslcs citoyens
de lui courier fus, et de le faifir nmort on vif, ibfuspeine d defobdiirhace i' no
urdres.
Le raffcmb!ement d'hom:ucs arnics funri au pufle de la Mi"rtellitre fera dif-
f ip* par Ja force. Tous ies individus pris les marines h la min 1.ront jug's iwili-
tairemnent. Ceux qui, danslesvingt.quatre heuresdela p.b:ation dile laprelente
proclamatioiti mettrunt Las les armes, 1ront compris dans l'umniltie purtee par
la proclamation du 30 Floreal.
Le ginralen chef eft charge de execution de lapr'ren te proclamation. "
La prifente proclamation fera imprime, publiee et afficaee par-tout ofU be-
foin fera tranfcrite dans les regiftres des corps admniniftratifs et judiciaires en-
voyce aux g6nfraux en chefs et a tous commandans des camps et poftes.
Au Cap, le a Prairial, 'ran quatrieme de la Republique frank-aife, une et in-
divifible.
Le pr6fident de la commifflon,

SONTHONAX.
Le fecretaire general,
PAS CA L.
Occupons nous acluellement des diverfes dectarations et autres pieces qui les
inculpent diredement on indire&enient.
La premiere piece, en datte du 27 Ventofe dernier, eft une declaration fite,
au ginfral Touffaint-Louverture, par le citoyen Jean Paul des Ravine, homee
de couleur) capitaine de cavalerie au Gros-Mornre.
. Par cette dec!aration on voit que Levaffeur commandant en second a Jean
Rabet avec Bien Aim& Gtrard, marchand au Cap, ainfi que trois autres cl-
toyens decouleur de Jean Rabel s'etaient tranfportes sa Gros-Morne pour s'en-
tendre avec Danty, conmandant de cette paroite, fur 'affaire du 3o Ven tofe.
it &'*








( 15 )
P. S. La prudence ne nous a pas permis de rccueillir des ddchra.tin..- de tun
les faits articulk dans ccttelettre il eut cte diangcrus tc le afire lansl 'm m-
ment uu 1 tousles elprs etalent aigrs $ e rte ititpromHttrc la f;ttl e ^'t
citovyee honikitez centre lefquels les plus ettiraantes iien.iaces talent dirJgC' iZ
miais je pourrai darh6 des niumelns plus cadines Ifitibjiare la tuniikllo die la lIla-
rine & je ne nlegtigerat rien pour lui fare iparvc:eMr i,'?s pi-tcs qui aricrt
m 'ctrc fournles a cet egard.
En attendant je vou1 fails pafler un arrCte l t ia "niticpii du Cap lqu at-
tudle le minpri, qu'a ufichue la fiA)ce ariee de vette vilte pour les autoritfs nia-
tionates & les crdres 6ImaneIt d'elle; vous y ver.-cz la tolJd'te de la nmilcipa-
lite & le peu d'1nergie qu'elle a d6ployee daubs tinm i~mnft t.Ai f ii lle cut \od-
hu, elle aurat fi puflanmiment l-counde les orjrei du gout ercutr.:
Je dois rendre juflice au citoyen Roger Dudcl-ieill v.o:iLb"e, il eft le feul qui
alt montr& de la fennet6.
Signe P x RA 0uV
L'on volt dans cette lettre au niiiilfre la prophbrie de tout ce qui a ewu
lieu au Cap, en Vcnti'fe & Geriinal de lF'n 4. L'on y recounait ifr laI
fcine, les ninines adeurs qui y avaient parus 9 n. Brumiaire & qui montraient
leur dJCfir ardent de jouer de grands roles da::s les calau"it"s publiques.
Ces homn.1 es pervers avalent les yeux fermens fur l'avenir; enhardis par
laxcinple de ccux qui devadient leur faire refpe&er les lois ils ne travaillaient
qu l'.bin ierter de Pilchiirjt, Villatte, Rodrigue & confurts.
En effect lesdifcours & la conduite de Villatte de Pincdinat & de Rodrigue
tdvalent autorifer les liceuces et alimenter les infiirrealiowi.
N'a t'on pas entendu dire a Villatte dans le mois de Friimaire l'an 3, j'a
I'd.vY la ite de Lveaux ; maIs 'il recent au Cap je m'en fo... je I'a,
lui 4aifcoutefr.
Ne fait-on pas que daiu le dcfordre occatioMnu par la conduite de Rodrigue,
Villatte prilait ibos ls nadiinatiuns de Pinchinut toutes les orgies tenues
chez Yoyo traitcur rue du Cuofell; & 1, livr a la fureur de fon caiaCtlre &
du vin i prudiguait centre le gouverneur tons les blIaflphimes pa!bles ,
afurant qiue i Laveaux ne quittait pas la yifle da Cap il ne r,-ndalit pas d,'
fa tte.
R1odrigue dans s es mntnies orgies aflurait qu'il f1dalt que St.-Douinigue flit
gout erni par les mulktres que le zuvernemnent .tait i ari crat .. .
Lazeaux Perrmud T-':;int, !Paget talent des 1wrgands.







( ;77 )


SQue ie payeamnt dJeja fait fera rembourfe aux adjudlcataires en mime
monuoye qu'il a t1 fait.
3. Qgu'a h diligedce de oordonnateur ~,il fera procdJ jt umncnouvelle adjut,
dication dtfiites maifons nommees 'Part. j.
4o. Les baux pafles les [6, 17, x8 et 19, font m.diatenus daus toute kleu
6tendue.
InvtoI ilaftuicipaliti, qui par l'art..7 de la loi.du 2a2 JuilUkt Z 79 eft char-
g de la furveillance des adjadications,-e de onner aiotre ordre ooute la ufite ,
afin que promnptement it foit mis ex~cmtion.
Au Cap, lIe a6 Frimalre Pan 4 de la R. F. une et indivHible.
S. Sigi, m ET. LAVEAUX.
Ponr copI cofonre, PERROUD.
Cette proclamation ayant ete envoyee la municipaiit, par le gouverneur,
f y eut mn arret6 pour qu*elle me fut communiiqude avant d'tre public en
conr6quenceje fis ordonnance c-aprs, Ibusle N 32.
LIBERT 5 .Nt. 5! GALIT'J.
Ordonnance de lordonnateur uJ sM'mulle ks, adjudications du x5 Frimaire, e
fflM t rdms. k reneuvellement.
HENRY P ERROUD,&.'
D'apris Ia proclamation du gouverneur. e St. Domingue, en date du 26 do
- -courant, a nousadreflf par muncipalit6 et publie dans cette ville
jour, et en vertu des articles un et deuxd ccette proclaination ls citoyens do
e 1tt villa font prvwrua que les adjtdiations des mafons aftuellement pro.
pri tis nationals, fous le NO. I t 3, 32 4 5A$6 54, 60 et CL affenn.es le
v5 durourant, font declareesnuilk's; que deamain 29 du courant, leflites inai-
fans ferati:renifes fenne par l'o cierd'adminiftration charge du detail en ce
l4partement, en .pifonce de la municipal ,.conformement i a t0oi, eft la-
premidre cartekdanriie.
Que Ie payment duji fait, parccux L qul elles ont 6tC adjug es Ie t5, fera
rembourf6 4e&la m&aie maniere qu'il a ea lieu, a Pexception des foinnes qui
V v







( 75 )


Delaire done desordres contraires et vie dre, i ce cp.aihne, qu' iatra
jamais Je denrees que lorfqutil apportei' des provifio!is.
Ce fait eli conflatc par la dclrautio.i ,ie Ie capJta1ine Anderlbij eCn a fdit le
' Gernwinal.
Depuis longtCins Detaire cihrtih.it I'occadlon de mettre Ion 1qutrtier et T rre-
Neuve en r vote; diveries le:tres qu'il a crinter, Z i Che a'ier alors conm.mi.dant
de Terre-Neuve, te prouvenLt.
Parcelle da zxSeptembre, T794, o0n v,'tt ilule cet he 1:Ie ,1 tu ie 1 ,i't .oupi-
ble enters le gouvernement, eli fur fes gardes, et engage Chcv\a!ier A fo tenic prFxr,
;,in d'eviter qu'on ne leur porte !c premier coup.
Par une autre lettre er date du 3o Brunmaire, fIn 3 Delire prdvient qu'i!
a dafr', de fon quarter, le citoyen Saignelonge, prtpue d'adminiltratiion. ( )
On volt par une declaration donr 'original eft en Iues mainan, et qui cit d41
6 Thermidor, fan 3, que Delaire n'entendair pas qu'il exiflat d'avantage de
fubvention, et que fi tons leshomines de coulcur s' entendaient bien fut Iabroga-
tion de cetabus ,il ferait bientut rcnverft.
Que d'ailleurs, it ferait facile, aces meaws lioinmes de couleur,,de fe rendre
mattre de la Colunie,en y extirpant le relle de la cafe blanche.
La nimie dUclaration por.e, que ce commandant fe preparait iA rkfifter, par les
armes, aux troupes qui pourraient tre envoy es dans fon quarrier pour I'arreter.
Par une autre declaration faite le 9 Flor6al dernier, par le citoven Fraunois
L; c.ye (citoyen de couleur ) du Port-de-Paix on vut que Delaire & Leviffeur.
ton second, font leurs efforts pour wettre en rivolte tous les ;Aficaiin de jtau
R..bel et rcux du Port-de-Paix.
Ces honinies cangren ileur tiennent un language affreux centre les au:oritCs de
la Colonie, &c.
II1 exifte uite autre declarations, plus forte, contri ceshominesde fang.
Ele eft fans date et fate par le citoyen Rahoul (citoyen de couleur ) adjudaut -
des trotpes de Guiiii.y.
Ce citoyen crita, a Pageot general de brigade qu'il a et6 an camp d'Etienne
avec le commandant Guiniby qu'ii y o.it trouvC J icques Louis FoAur ,.Delaire,

( *) Toutes ce& lettres sont co original centre mres maius.








( 90 )
La partledu Nord de St. Domingue a etc beaucoup plus nultraitce que toutes
les.autres; Ics calamitef, qui Pont frappee, en avaient detruictoutes les reftour,"
re, et n'v avaient lat; l que la memoir des progress que l'griculture, Ie corn-
incrce et les arts y avaient faits: tout, enfin y Ctalt dans le plus grand cahos.
En Septembre x793, la commillion-civile forma le project de chlaler les Au-
glis du M61e en confiquence elle donaa des ordres pour Pembarquement de5
troupes Europ'ennes, etdes objects nceflaires pour ett:c ex\plition.
Vilattefut nonmmi commandant du Cap et des ca2nip de la dpendance.
Quatre mille barili farinesctd'autres provisions, fiireniir ailIs dans les maga-
fins du Cap, avec des inunitionsdeguerre. .
Une adminifiration nouvelle y fut crce.(* )
Un dltkgu6 (*) y fut charge de fiurveiller Iextcutrion des proclamationu
des comminlaires-civiW et Ide-e cla m.uo.wildifu, de tout ce qui
pourrait intrefler la chofe publique.
Pierre-Michel fat nomm6 commandant du Haut-du-Cap.
La uaunicipali et la jurifdietion y refterent come elles avaient ht formnes.
Le to Otubre 1793, le commiffaire Sonthonax, Ie general Laveaux et toute
'fainU'e Europecnne mnrent1 Ia ola e pour e 'Port-de-Paix, oi1-4ls arriv&erent
le 14.
Le conuumniaire Sonthonax n'y ret, que pen de jours,i iien part pour fe ren-
dre A St. Marc et au Port-au-Prince.
Le gira; Laveauz trndIe Europeenne fe ixlrent an Port-de-Paix. L.t
rouitagUe de ce quarter proinettati, aux troupes des reitources qu'elles n'au-
raent pu troiuvcr atlleurs, a cette eptupe.
Si le ge6ral Laveaux trouva la montagne du Port-de-TPaix, en grande par-
tie, pritervre d la turcihe ( *) qul avait ravage prefque toute la parties duii
Nuird, i lin flit p 'is. i dani le plus grand einbarras, pour la nourriture de"
ifoa 'ru t ; cer at' avaut que pour huit jours de vivres dans les magalins de
1'Iat pas I.u ils d4.le trt for et aucun ti auerit neutre avec deu provillous,

A_^. -. -__._- _______-__*-__*____- --- ------ '-" -
(*) Lt ,o)denb 1Aiiuii en titu nomew le chef.
( ** ) Ce ret qui a |;e6 dJ's Pdaiae du So Venitse.
(***)VIluIcIa!X LAItauioSi y a1.ict tteil; des dans les bas.








( "9 )
Notre reglement n'a fait que remettre en vigueur lai lol fge qu i, pendant les
troubles, Itait reftee muette.
J6 ne faurais trop m'etendre fur tout cc qui a rapport A la culture des Co-
lonies.
L'agricuhure fera toujours la baze de toutes les operations commcrlaies ,fian
ele point de commerce etfans commerce point de colonies.
Une loi fur le choix les devoirs et les fondions des procureurs et grants IX',s
habitations, eft d'une urgence blen reconnuce.
En 1784, it y eut une ordoniiance quii, i' h 1 Ik. i' ""'
deux procurations lucratives pour des gefliulis de biens, i ,'.:c prop tt,
different, lorfque leshabitations talent difbiate., I'nw e d.. ratii t, plui s de t:ik
lieues.
En 785 cette ordonnance f.t renouvellte av.c queqIpe iiiudizcitioVn.


En Juin 1794, la coalition des quartlersdela Colone quit, reique tous, ft.
rent vendus et livr-s aux ennemis de la France, ne laitfhit aux republicans,
dans la parties du 'Nord qte le Pbrt-deIPaik Te bourg de S I. Louis, le Cap et
la partie de l'Eft qui, longtems s fut cu nfervee par le brave Pageot.
Les Franjais, engarnifon au Port-de-Paix releguts dans cette feule ville et
dan's le bourg de St. Louis, don't les agitateurs rauiaient encore la perte en
s'-fioraiant d'en traiter avec les Ef'pagnols; lesmagafins de i'etat fans provifiuns,
et les Anglais bloquant la rade nous avons eu la douleur de voir pluieurs iol-
dats dlierter.
Quoique les horreurs de la famine fiffent des progr s dans ces quarters, la
garnifon itant rduite a ne iLbfifter qu'avec une petite quantity de vivres de
terrc, et- fouvent du ma'is -en grains le r6glement di-apris, et ,plus encore,
Pamour de la rpublique et l'exemple de tou les officers to' "ferverent les fol
dats ileurs drapeaux.
A la mtme tpoque .e troupes du Cap et dipendances n'avalent quedes cannes
ia fucre pour toute nourriture.
II m'ft rineniment agreable de rendre homage a ces braves militaires qui,
luttant fans ceffe, ontre les riguturs deltruitives du clhat ,et denuisde toute








1115 )


ET IT des .fT:rees qc ke qui. tier du Gros- kr:n a .ei e's dans has ..i dw-
de 'adminylration du Port-de.-Pax p2P:at Ian 3.
C A F ES.


.iots.

Vend.tul. I t
Brtmaire b
dit:o 2(
Frimaire 4
Vent Ufe |
Vendtni. 2
ditto 6
ditto 6.
ditto 9
ditto 12
ditto 15
ditto 16
ditto x6
Brumaire 3
ditto 6t
ditto 13
ditto x-
ditto 26
ditto 28
Frinmaire 4
ditto 6
ditto 7
ditto r3
ditto 22
Nivofe 5
ditto 17
ditto 2a
Germinal 12
Prairial 4
ditto 15
Vendc~n. 27
Brumaire 22.
ditto 24
Frimaire 7
ditto 7
ditto 8
ditto 13
ditto x7
Nivt' fe 84
ditto 2.4 1


Aci r ATIONs OIDS. Mos. t HABtTATIO

Areis 76-76 inftl 5 Cipde i le
ALlard 1543 ditto 6 C.ip CGr;nd
Aupert 6o0 .Germnial 9Chevreuil veuve
Adrieai 2211 ditto iS,:Cuo'u!ibe veuve
Ancelot 1893 lFlor'al 26C.iumin
i.raban veuve 2552 Veildi. -&. 2 .Dol!ard
Bonrleau 68i ditto 6 Duiaa-, veuve
Berthilleux 1074 ditto 9 tDtru,
Blemiure 2604: ditto Ir Dayn:v
Bulcay 9610o ditto 12 Deflpliim
Bigot I o87 I diato 12 Delbweuf
Bart 3901 ditto 13 Dumoulti
13ouille 365; ditto 1i7 Dut eral
Bray 458 1Brumnaire 4 Dupuy
Bauduer 3785 ditro- Dluq~nay
Baltazar 488 ditto 22 Decoiiflect
Boyer 1M55 Frimaire 1 Defouville
Boifzimbert b2 ditto r3 Dubofque
Bazauge 44131 ditto 24 Duvergcr
Bret on 2692' ditto 24 DetAoliere
Beaugeatrd, 2833! Nivfe: r Jupluy notaire
Baranger 5636' ditto Dupcron
Barrean dto ,, n6n6g 13
3''+ ditto
Beauvoilin 6 3 PluVi6e o ODubois
Boniface 590 ditto 23 Doye:
Belizzire 303 Vent6fe 5 Derozeau veuve
Bertheux 767 ditto 7 Dure.
Boivin *729 ditto Detravmes
Berthonmieux, r o09 ditto lo Otvid
Bonfils 146 d 1tto 14 iLrigrand
Chateau 4186 ditto 24 Du Colo iiMcr
Clement 306T Gernmial 8 Doucet
Chaullon 260~2 ditto 24 David- B
Curret xr4 i ditto 28 Detbbre
Lannet 73.6 tFlooral 2IDutneiv
Chabre 472L, ditto IpOutiltI T
havi 1ioo08 .Bruinaire I IErouard
Corrge 2918 ditto 26 Eultache
Col"onne 184 Frimaire 23Eloix
Carnave 58 Pluviofe 21 Eminr,


xo88
36A


98,
162


1410
239;
S3I
9531
20336
3384
7269
762
1435
3382
98.

3355
2618




48


x6253
198

3177
36

67,9
1259
8i'
3:2







( 141 )


La rcpublique eft devenue, par ciitigration, une grande propri&taire:
nous reprlfei.Ltous tous la rEpublique, il eft done de notre devoir de refpe&ter et
Sire rclipcCicr fes proprnetts.
iLe ., L.- 'l ug e que la ru.,'im';e pul'Te f.ire de fes revenues, c*ft de payer
& L..,..ptA lu i Ie;:T,.o: ct la dal-,jdie, P'ot:.:. ;.y:r iiaut louer t fkt'r-
"" r, 'iIL f6Tr if:he, r r--' 1; es 1bLiens qui ont tc

LeM ,s ,ru: ibiut vr anbs inir.4i::, et fontI propirctts ipu -
S* 's ;le utres fIoit ;b._i,.L?,nt is paR Jt. pAil : g.es quil crvt obrenu despelnis
des i.ii dt'cs-'tpi!-h d1 t:it luicl4 des procur,:Wtiots ; $ nI.s i le ptprpritaire
A.lcit 1 tji w !e pruct re.pr itat n t,, c.t et ne duiveut tougher es re-

Le proprt"Sir .aleniit, parcequ'! n'eft d'aucune utilit f ai f patrie, et qu't
`'a ab.k.doume par crt,1nte et tfibledfe.
Le procureur, parctqu'il fe do!t dja' & fa patrie qu'il ne peut Ia dcfendre
ue your luifeul, et qu'il nte peut remplacer le tort que le propritaire fai# 1 a
rpublique par fun floignement de la colonies.
A It veritt kls blens de ces perfoones abfentes par periniffon te front pas
conlilqui ; maisles revenues front d6pofes a la cafle de la r1publique, et quand
11 dunnerouta 1eur retour, des preuves qu'ils ne fe font pas emigres, ils recevront
deslettresde c-haiige pour les, revenues arriTrs ,ou fe confornimeront aux d~ fc'ielns
de la convention national Aleur fujet. It ed done de notre devoir de travIailIer
i aflurer le payment des troupes, uir-tout des trols regimens de (tropes fran-
ches dit Cap, f ) t 1i n'exifle d'autres moyens que le loyer des naifbns, les re.
venus des habitations etant deftin6s a changer les omefibles necel0ires.
En confquence, ordonnonii, en vertu des dicrets:
I Qte routes les maifuns des i6 igres et des abfents, front a&meues au
ljus offrant et dernier encliriffeur apres publication.
Quetou. Iesbaux pAis jufqu' ce jour, par Bignon Officier d'adminiftra-


(*) Ces tioues xnAitvalnt en regu, p comptP de leur traitemeCnt, atvat notre arriaV






( 93 )


Leur figniflons que, p vienrncnt c!ans leur ancient donucite $ leur- i, venus fernot pris, fur Ic .iap,, .1
t'lre de p'tt, C Imx mines claufes et conditions que ceux qui fuot ca Framc u aU ,t
la Nou v!Je-APik. teo' rre .
Au r ort-de. P y, lx: ,5 .;.i,, i PM. ..n < .
*.L ."
Pour coile coniforine, Lf L .
C -'.-e procla. u at.n l- ft. t i.t ; tord, k lek i' .'. I
ie.t tc lur 1) itt (le tirs diu rlc nu fil citiu:i i i v ~) t ; ii c\
la pirt de la filfhice valt'r "t.tt alflee t urs, epr4 .'. 'a, n L., t. fl"
la certitude ucqulfe que, diis ee derniis, ii y c,, a va ~i J.1 Jl :'!l,..r cette
portion tie Irevfvis et ne fefLient aucune riparation fu i lk:ab ,bhijns d:-,t
les fohis !eturetaient confis j't ix1 les appo'ntuieusdes geranwubt 2-o,
C30o et .4Q-o liv. argent de la Coltoie par anunec Padinuiilration 'tft char-
gte de toutes les reparatlon5 et s'eft emparun de la part de la faifhnme valor pour
en rendre co;npte, igaleneut, au proprikaire.
Lei second objet qui fixa t.ufli Ittention du general Lav%-ux, fut le r tablifr
fement de la culture et la profporit6 des quarters qui reflient lid es a la rd-
publique Frangmlfe.
II etail u(ceflaire d'ttaichcr les eultih;atirs aux habitiation.s0, et d'etablir un.
ordre general pour leurs travaux; ... ... eC confquence le gout-erneur fit le
r.gleument, ci-apr's, qui eft fous le N'. 2, et du 12 Janvier 1794.

L B BEl T t. .. AG ALI T E.
11E GLEMENT Iottxt LES aAnirATxzos.
ETIENNE LAIEAtUX, &c.
Les devoirs de ma place, font de fire obfirver les d6crets et proclamations
des coimmilaires-dvils. Par leur poclaination, du 29 Aofit ils ont donnu la Hi-
berte gitnirale. Cette liberty n'accurde point ke droit de ne riea faire: l'lonnme
eft n four le travail, et ]a proclamation qui accorIe .i liberty y affujetit tous
les culti'vateurw, et fi4:e les falaires de leurs travaux, par le tier> di revcnu de
l'habitation le droit de fubventron preleve.
z










i I tt IUraI qtjue,juIli'jI 1- : fLul,:0tin nout ,le dei e g-rde-r.ationale, kI Llancls
>y Ct t.:t p_,ut niaou'r s, ou s'il y en a-.:t, c't(rt en tr-s ptit nuimbre ;
e .: ru !z utr'U- :til.t fatl, a'ui-mes rous le regnede Vilatte.
SI0, G aula t! tt ,<-te d' iaraion ,qu l-'rfqu'it l iut ri.t pVa:rla::'-i-
j.1.; '. ,',er uie di-.utat.on au !IHaut-du-Cap ,pour y pirlementcr avc les
.,L o : t" la PLrd c:re du nuzr tde t~I nix qui dev.at la foriaer, t qrit
I. U t'1 0 tj l u;nil, qu'i le pouvait p.I- ae lruer u 'n ;t /, n ai't wo .4*
S.' .l ,-a/ mett? e tJ anutre.
7. Q.te fur tic rlpouile que la municipal. t i fit Ai une I:tre trt pre.lhnte ,dau
M,.n,,iiudhmt PScrrte-,lithel et autresdchef 1 il.-tte, & qui ete, it coiuuiiiquLet
!1 t Hit m palie q i'l ne falla;t loint ;tldrer .e les tiefW lVraient rendws
a aeursrunct0ons, C ,tcueJar.ponfefur corrigJae a cet endroit.
Eh bUu ce vcrtutux \ illatte .lirait au:.tuAioSdcnVyers, quIl ait tr:3 ae-
.r.il ta djiz, cttte all.dte; qu'I ifaiit e montirer of)plat au \u de ttic;t .e
p prqtaque hui-imme j'oirrait &tre emiprirouuC ;et cc endant it dirige les
mnicuvciensi des :ict eux et di;e leb lettreb de la municpalit6. Ha I Villatte, q;e
o.osV 'CS 'riInIel !.. .. que VoI Retes t *. *.,. .
8* On voit enufi, par cettc piece que, pendant tous les nouvemens convulfif,
de- uutorites militaires et civiks ,les Domecq, Lagnoux Pt r6 et Chervain ( ce
dcerner aide-de-can.p de Villatte) ttalient en tre, grande aAivite.
Cette declaration eft en original en ies mains, et I'expdition en eft joite an
cI'OC t .
Une quatri'me dt claration a Ct6 Lidte, le 6 Cerun';al, par !e citovei Duval ,
chlef dePladminiflration ~ Limonade.
Elle porte qu, Thomas ( )commandant & LinonaJe, avait donr tin L.uV
tune habitation lequefir e, aux culthateurs qu'il ava!t arm&s pour fej jitidre
Villatte.
Q#te Lachenet, commandant 1'embarcadalre, avait reu une lettre de Thomas,
parl-.quelle i laim aunionait que Pierre-Midiels'd ait empare de !a Petite-Anfe,
ll iia'. fe tlucAtrLe en dt'ffeii', et leibattre,jifqui ila derniee goute de fing


Lu s un Ea r our aller e ean, Cap.
(*) Ltcom~te (lai detiat se icUunlZ t Ecauct.rp$ pour a!IersoLtenir Jean Villate at Cap.









IT"A ix
S ITUAT ON N
Dej babita.nsfiqueftries dans la partle du Nord t de P'Ouefl de St. Domingue.
Apperu des denrejs qu'elies ont verftes dans les magafins de 'Etat pndant
tan 3 de la r4publique anfil qie des revenues desfucreries jufquY I'Foflue
du lTbermidor Pan 4.


17OURx que ce m moire ne foit point trop volumineux, je n'y ferai pas
entrer Ie tableau des maifons qui font focus la main de la nation. Cet objet, quoi-
que trcs eflentiel, pour les citoyens qui en font les propridtaires, ne Ie devient
pas autant, dan tcet ouvrage, que lafituation des habitations qui ant des reve-
nus, et fur lefquelles it y a des cultivateurs ou qui r malheureufement fe trou.
vent privies des unt et desautres.
Je me bornerai A-dire qu'en Gerainal de *Pan 3 i y avait z5 maifens after-
menes au Cap, pour le compete de la ripublique et des propridtaires abfents,
lefquelles produifalent de ferme pour une annie, x64,367 liv. 4 f. 9 d&argent
de Ia colonies et que, fannce d'apras, let prix des baux ont Cth augments
de plus du double.
En Vendmiaire Plan 4 il y avait 48 maifons, dans la ville du Port-de-Paix,
dlont les proprittaires &talent abfens, et qui talent affernmes ou occupies par la
garnifon: cells qui etoient loutes, cette 6poque, produifaient 54,2tliv. 5f
argent de colonies par moist.
En Frimaire de la ;icme annie i exiftait dans la mneme ville, qatre ilets que
j'ai f!t conftraire en planches, au bord de la met, pour augmenter les revenue$
de l'Ntat, et don't la location donnait, par mois ,une fomme de ,57liv. 5 f. ou
42,867 liv. par annie o argent de colonic.
En N ivife de la mmnie annie, quelques naaifons fiqueftires au Borgne ,
produif'ient de ferinew, a latat et par annie 4524 liv. aufli des colonies.
Da.ns le bourg deJear-Rabel,il y avait beaucoupde malfons don't lespropri6taires
ktaient abfents maUt les circoiflances ont toujours &t' contraires a leurlocation.
An Gros-Morne, dells ne produlfent rien la republique, let propridtaires
font pr rents.
Je ne fiis pas infiruits fi, d.ans la parde du Sud, il y a des marfons fous la
main *de .la natoji on n e m'en a jaials envoy d'itat.








t 42 1

\\ .]c':c tpi^ C c.tte cIaIIh" parou qui oit que Cap U 0:16vcr"
loi:! trr .j. et pti01 t noQ'cranle revoition; voll la hf.iire

-_.. i fe Ihar.e d'Ae .ie~-i' d J alicte, ud qn accepted w -; Vacn- pII
pr1<- it!c' de rp-r{f.~i:ant di; p'i-e on ne du1 p!us coniiciitr fu vil ii r-: `
pl:o, t% Io ljo, .nllr r-uie., ion existence me le tLo:iunhi.-du peup'e re
J. dl.n li : .1 te tri! lit;ili: et dans la p!aiaittide de tous'fls droit. : rdjif he
4*vitr .,' e&i ..pi ie rpr1.e:te fit '3J '.or uo, t f*r.i pir yur p ce but
"

LaiiL:u x S s~ de 1 r:-.e, ai Dirfce1,4'1 ettU'if, outi !s rn'jt'b!-
V.:i: fire touted le reif!:'< urf ,Lu' -e p.;reifle condluite et r ot $ celle
du C en 'ral Toutfhii: et de ,ou'e t arn*'de, eIever. Jean Vil'tkL timi ,fe voyant
kJ.:ouverr, quitta fo:i pole, et tfit fe fortIftr ,i-e tois lescomp!ces il1a le fort
u'iil av.-t f'it co:flft:u'e tiaS, la parties de 1 Eft.
Le gnil. ratTot'riL.'.ilt Louverture anini tde L noiur de la p.ao%.et de la cle-
nieice, propofet, aic-us les.cor p rffcmbli-s, J rappelkr Jeau Vilitteaun^eu
de fYi,'mre. d LL:--er 'a -mett--'l"s les ur.es,poiirneolen reprndre, qu'avec
cus q.ia' 0 1 ifdra com ibattre tenesini con;1u "JuAnglais.
'Tlrt liei.blte f:litt, vec jole ,la propuflion du g6nrJal TouaiTaint poor
ar.hiJ'r TV'datk'tcdu prC-ipice ouii s'eft jtt6.
On t.onmne deux deputts de cheque co-p', pour aller versVillate et des
ciitc.-enlnes dui Cap fe ruanidleut a cette d4 putatiol pour PIengager a ne plus
,roler dans la carrinre du crime.
On f-ait ptu' T uait4-ouvertari. et ke corps cixils et imiltLires ecr.vent a
kaln V*la1te.
Cette le'tre c:: rk:;aiit des lbeutinens de paix et d'.ittach-nent, ui eft portce
pipr les d~ puts ucciup;on. s des iiin-res de faiille1.
Cette deMiarche 1 "e, de la part de-, corpset d'une partue des citovens
.vertueux, taic bien ifte p-:.ur Cbra .itr, chez les coupabes, le feiitiuwnt de
rtrconnaillance et !es fiUr.2 renirer dans t fL.;rr de la verru
Mais non es reme!cr. lit:-, ilUts It trp ctanIt cete chnince o tre 1'tCI:t
.|e at ctyteet dgti les ui.i'n be..fiits qui tout des eorets pur es
Jijyer,








( r98 )


COT
O I S, HIAB1TATIONS. rOIDS.
Frimaire t2 Deronville 120
Nivdfe 13 Dinety I70
Vcntife 21 David 1049
Germinal i Delcortieres 768
fruftidor xI Grafle 901
Total,


O N.
SMOl. HABITATIONS. POIDS.
Vendem. 30 Maflee 936
Frimaire 5 Moronville 1128
Germinal 40 Origny 1462
Mellidor z6 Pelletier 1 t5
S6349


ET T des revenues de'l'an 3fur les habitatzousfuivantes, et de ce pi y extfle
prefentement.
Habitations.. Tafia en barriques. Cultivateurs atta- Mnlets de ca-
ch6s a l'labitation. j brouet.


David 6I
Dauflign6 491
Imbault 1 0
Total 651


144


369


23


34


PLAISANCE.
Long-tems Plaifance a it6 livrk aux ravages des infurreaios et de t guerre.
April la promulgation de ia liberty gen6rale les cultivateurs y out encore ttc
abandonnes, ia tout ce qul eaut fatisfaire les gouts qui prennent naiffatee dans fa
licence et le d6fordre.
Le 3o Flor6al 'an 3 nous parv.nmes a fair tieuir ces nouveau. itoyens
fur leurs habitations refpeatives,, et nous eumes, alors, un etat general qui nous
donna un rfualtat de a8T habitationset 7534 cultivateurs.
A la date du 4 Thernider Vlan 4, beaucoup de propriltaires taient rentr&s
fur leurs habitations, ct, e cette epoqte it fut fait une situation de' proprit&s
qui talent fequeftlres. Cet etat nous a donni un rlIfltat de 12a9 habitations
miles foub la main de la nation les- propri6taires etant abfents de a colonie
fur lefquelles il y avait 3 187 cultivateurs. lles dtaient exp'altees par 78 anim
maua; i1 y exiflait 45 mnQulins a c3u ett bites, i,367,oo0 pieds de cafrs en
tretanus et un apperqu d'une ricolte pendante de $ 12,8oo liv. de caf.'.
Jet juin~, 1d cet (tat.







( ato )


O plit artuellement eftimerla donhEe d'une annme, en obfervant que pha-
lieurs proprietaires vendent leurs denrces a divers, lefiJUel!es n'entrent point
dans les magafins de I'tat.
Si j'ai eu desfucces dans Ie rtablilfement des operations de ladtniniftration en
etEe parties, je les dois an z'le infatigable du general Touffaint et defeselil.
diers, pour l'agriculture ; et aux talents, I 6 Ifagelle et A l'a&ivit6 du citoyea
Befliere che" de l'adinimilration de ce ddpartement.

B OR G N E.
te quarter du Borgne a longtems Eprouvr des troubles, et il y en exifte entire,
Avant que le Efpagntls recuflentcette partic de la main des honmies qui ne
coulaient point vivre foas le pavilion tricolor beauccup de cultivatears y talent
infurgis; cc qui, nicelairement devait avoir lieu par Il retard que 1'on y
ouettait ponktuellemennt exciuter la 1oi de la librtd g6nErale.
Sous Ie regime EMpagnol Is. travaux agricols ne parent recevoir de 1'encou-
sagement, et f trouverent, au contraire, plus abandonnds.
Le fiege et la reprise, de cette parties intrefllante dc S Dodiingue, pWr
les republkains, a pendant lqque teams, facility les agitateurs et les homes
brulant de a fuif ardent du pillage, A mettre le deiordrc dans ces riches moan
tegnos, your touvrir Is vols qu'ils yfaifaient.
Le general Laveaux et tool n'.vons rien nglig pour d46joner Its projects de
ces di vaflteurs, et, come on Ta vu dans ie Tecond chapitre de et outrage de
proclamations vigour eures porties par des forte. patrouilles ont, rft nott rme'n&
'ordrc partaictau tnois dilip4 Its attrupeuents, et er6 I-les-cuhivateurs-
rcfter fur ks habitations attx-quenes its etaient attaches pour travailler.
MaIgr les agitations continuelles que ce quarter a 6prouvd les habitations
out verfd <'ans les rnagafins do administrationn de ceddpartement, pendant Pan s,
72 ,66- liv. de cafe tant par achats, que de proprietes mifes focus la maidu de La
nation, et des tubventions.
II eift observer que plufieurs propridtaires out vendu, a divers, ce qul
augmente d'autant la recohe.
Si, par uotrn attention et tnos niefiures politiques, nous avons tiu le bunheur
Aarriter tes grai:ds progress du dilbrdre au Borgve, nous en devons les fucced
au zele, i !a prudence ,t aux talent, de, c pifndant cc quzrtkr, et Saignelo:;ge chef de 1adiiiftration 4e ce departei;it.










..rc. t ou )
....r : rt' dt 1tourner l'urnge qui icnaya.dt la villea it hara:sgua le peupjk
VC o0iW e 'un Cap et dirA I' que le gn ral Villatte ttait chef, et qu'A
SI.: ..;l u. ii contfil. de guerre contre le ctmminandantPierre-Mi\chl, atrtendu
u i'i' ; f. t; lii.tIterne.
1 _.rt,:i ,c,:,i;: -ue ierrc- ,idhl avakt, a Bel-air, d1cscanons qui perfuadaien t
..I.a :: ..c r c iurur de la coinune, et. que Iur L agage, pr" I.;rat,;re" ,t
-A t L IL k. It "- Its 1lmjCJdc _a u pable-.
\ O:c: cuorc ui.ie. piece qui confirm les bones intentoiio, de V:L p, .r ILs
.l.nun <,ni cntaeintau CJ, au 2 Geininal.

.Gill :, c ipittie au t6ine rgiment de dragons, Lavetux g,:,rl en .ef,.e
Saint.Drmihgue.
A Cap, le 13 Prrial P'an quatricme de la Rcpublique franaife, iune et
r indivitib~e.
OCeiiral^, -. .
Je voua ldtclare .avoir entendu I te 2 Germinal au nain ,' Vilatte menacer Le
couper 1.a tice auiA Lancs, fi Pierre-Michel niarchalt a votre fecours et dire
I.e i tanr quitl te.flertc de. noble&.et que I' n frait ouvern par eux, les
.hotcs I 'iracnt janmiis ben
e di c are la :ite dtpfition, ,contenir 1a pure vr en fo de quy ai
l.,n, poor v.dul ce qetc de rai;Ionr.

Sans re-m. ter la, rourcedes niieirs qui ot dthir6 blen des fois, Satit-
Doinagu., & ruin lt coluicice ra.a, et nitsla marine marchande dans ui
tat de Lte je vci d j;rc onire bend cip~ oui longteins, t
StrwIo rt.t ha aliceet C l '-,r .-tar ; 7- .
i re, u..euvlo t'-:'t 4 W b as'trt:Ln & Villatte-et de tous ceux
doiit jc v cn ,.,:4 britler t '
je cluib ivoir trn .ain la \,:. pnble que'amiourde ina patric et mot.'-
le;r :U,t ... ,'e.treprue, 1 itn, re:te su qu afikre ds Vaoipr
lie .. .. .t

quc. a i ii.':e I.-t d eu. q o.it pa fes'forfaits (bt tli terrible
c,'.;. e ;ni,,j"er,- 2 .,.':> e, ui wo~ct eratentt. Donlingue, de notiveu:,

) i l .- t l l. t L I e pruE .s.
en. O* '6i a pruuI's.




.,- --aw .---W++- --4--
- .m,++, + .... a+ +,+i- ai= + r-+.,I ...


~~tj )


STf.~l a iliat.lis j uefirs du ,Jirlten:t de IEfl ni 4 Therm. PaIn 4.


9,UART1ERS.





JAC L',JEZY*
gJA asir.



CAR ACOL



Du Tacit


I AB15 TATIONS.

a -!


After
Choifeuil
Achy

Ii4 llr S
Loun %

Cot bit re
Pard eu
CIaIeau-Renard
Chavanne
Minvidle


Je n'al point id, f tai de ce que ces fucreries ont produit pendant Pan tIV
mailS il eft facile d'en connaitre la donnde par leur revenues de Pan III, en y
;.outant environ in tiers en fus, attend leur accroihiiient en grades cauncs
it en animaux. Aut furplus on trouvera toujours cet &tat a 1uddiniftration ie
Saiot-Domingue.


Les revenues de routes les fucrerics, augmen:cront en raifon ,des animaux
que 'on y mettra pour les exploiter. Sur phi'ieurs, nous avons iut feryir des
btxtil au moulin; ccs animaux vont pluslerntement ..ic les multes; ntais quand
ilts font 4'oilbre is travaillcnt phius long temrs.
En jettant un coup d'"il furles 6tats des fucrerics, "I y v:'r- a r.'ogrLffiOn
-'-N. At .i.l

Cale= ......c!


149$









aucun marchand ne pourra vendre, fans uneperiniiloi du gauvciinemnt, Z
peine de confiscation.
Art. 1L Les perfonnes qui voudront obtenir cette perlmillion frront temies
tie venir fe fire enregifirer chez Fordonnateur-civil, qui leur fera dellvrer ut
permits qui fera nunierotd, et vife du colummnidant de 1 provinic du Nord.
Art. III. Aucun marchand ne pourra vendre en ville, fans avoir fon nom
fur fa bondque, avec le nutnero de fon permits. Lesboulangers s'y cunfurmeronrt
Enjoignons a Saget, infpedeur g6ndral de police de tenir la main i ltextct-
tion du prifent rcglement.
Fait pour tetre lu, public et affiche partout oil befoin fera.
Au Port-de-Paix, Ie k9 Frutidor, I'an I de la A. A mne et ind;icifble.
Sign IPAGEOT et PERROUD.
Pour copie conforme, PERROUD.
Si nous avons trouve quelques ego'lies dans la clfile des negocians et mar-
chands du Port-de-Paix h nous avons eu la douce fatisfadtion d'y voir autii des
citoyens qui chcriflent notre constitution et don't ia fortune eu it donuie
avec plaifir pour coopcrer a la profperit& de lapatrie.
Le citoyen Philippe riche habitant de Jean-Rabel et ndgociant du Port-de.
Paix, im: rite ce te~moignage, de ma part, pour les grands services qu'il a fouvent
rendus i lVadiuiniflration: e citoyen a ouvert, plufieurs fois, fa caifle et pretd
desfonds, quand le trefor &tait gene pour le pret des folduts. 11 a dgalkmeiti
facility les operations fpEculatives de l'ad iniflration.
Les citoyens Duraud et Ducros, entrepreneurs, ont donne6 la chofe pu-
blique, leurs talents et tous leurs infants, quand il a fall niettre la ville dii
Port-de-Paix en &tat de dcif enfe; c'et une verit qu"it m'eft bien agreable de
faire connattre.
11 eft aufli una grande jufkie a dire que le citoyen Jean-Pierre Legros, nd-
ociant dans la mtineville a prt6 plutieursfois, Ii l'Ntat une golette fine
lre; Ie plaifir d'etre utile A fa nation a fait fa recompenfe.


J'ai diji parle de la condulte de quelques ennemis de la France et des colonies,
'i- m 1s m6moire que j'ai &tC force de fire Ie 3 Therumidor Van 3, centre plu-









( 2.28 )


St. Donmingne el inetpuitable, it elt dckja vivifi dans ta parie du Nord;
celles du Sad et de I'Oueft ont peu fouffirr, et k tout a donnera, dans peu
t'annfcs, des revenues immenfes.
C'eft cce but qu'il faut atteindre, et que les malheurs paftfs et prcfents fenm-
becnt toujLurt reculer; anais yue !e gouvernement frangais tuuchera quand ii
*n ondird. _-
\ olcd men opn:mon ; cet eran'd.
Jc 4'i:;AItre point que dei hlmrtes qui ne ,herchent point a connArrela fu
i ,'.\c t: rstre tconflthutiou et qui nlie c:liulent que d u:pres letrs vebsLruo;tes,
,P ne '.tent confuLer ivc ,'itret, t parriculier tregardent come chineriquc
v rt.i.,.ftlui.nt dt- Antilles avecialiberrtC gnrale. Entralaccs.par kur opi-
.1 c t. ,, ::.yeat ileurs proph!tIiesdetsmalheurs qui ont, ilong-tcns,
tcilire tetre prtcicufe parties ide la repubhiqne fran iafe;i maisleurretorique ,
quti ?'dt inquiltante et dangereue que pour elles-m6nes et les citoyens faibies,
lie peut fire dts proLris fur cemx qui, froidement et agement, life nt dans le grand
livre du tens, et en nidintent proeondemtnent let diver chapitres. Ces homes
inllruits con olvtnt aifiment, que les convulfions des troubles, propagls dans
1:intcrieur de St. Duniiuguc, et Ie fle6a de la guirre, f font toujours oppofes
i ce qu c Ies (thetf yoptrdiId.t ei, nmE'nbicn qu'ilk y auraient fair et nuintcnm,
et tiue VFon y fera at nsainiiltJra daus Itc c&L d'u!Ce pIx giitrale.
La Frice cn b'rifant, d'un feul coup, ts fersC de Fc-lavage a fufpendu,
1JlIr q4ad ue. t(Us, 1a prvijritt de St. DoImingie.; mais eve en, a rkndu l-s
Iroprtis h:unortvy]s ct a plci les plus hautes e leis phs forC o &uci entire
t-.?te parit el c,.:annuis u fourri'Lt r'aaCr ".tirc* '-.at"s. Clt une
,;,1U. e vMrit4 Cit i ,ut lm-,en f. pf ntrcr.
Le^ g.eivcritnr- .t Lkt par1.1;ctent qu e la pr-opCrit& de la r.pub1ique di-
d Je l..gr..:ha! e i4S refk'oUe, iidl:f'pen;bks ..aris dcs tmoneus de crimes
fe tr..eatt ato-J e .:.-!:Pr; leti.: .r. ;?;i. L navigatit.t 3; ces reIiour-

St. Dmhir,;e depu;s Iog-tewms. n'a plusmni cnti,.nerce ni navlgatio;, ce
,.at tc.- 'N, .'.':.:, rt Ea.it; -:.:. ,. 5o"'. ,a et F'gnrcncl un Jui:tuitn, dlet itravnes
t L on): e z.e'. l- !e, en1 c.ivra t ,... ..,- re m la l ,rt e
art~~~ ~~ li ,. _; .:y ,.


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\..:s ni'avez p.m cobi 'tt c.v'-t d' crire les Ihomnie6 d couleur vertueux de la
v. eit Port-de-Paii%, tvls que les cito'yen, Rtchin Granville, Labrouie Jn.
Pierre Legros, Nicolu$ Deleii Jtruiiie IM',oi et beaucouiip d'autres tonjours
milis des banecs conucuranrt au bodh-iiur de la Coluaie et dignes des bieufaits de
la w,:re-pattre.
Par votrc ddibut., vou,, me donncwz des :ianLes. pour vous coubattre; mai; je re
i. n ir\' iri p,, vos .icens et nouveau trones font ailez puiffan'ts pour vous
t crr.,tAr.
Ce n'cit jl_*.t 1 Li0i i rapptller ce qpie fai fl it pour le bonheur conumun, pour
la co r '"",ti"' de la ville du Port-de-Paix et de la montagune; quaud, dans les
o.Ie:; es rls ov d. e Ia r volutuin j'ai trouve I'ccation de f-idre !a dir tion d- riniws qui vtaient polntes3 fur nous et que j'ai pu an-ter les
1,:!:c.tl et. le l lles tu lrtre'-.
:ju;.tn i1s1N 1,i06 dJIt la uitire patrie jai foutenu avec thaaeur les droit, des Ci-
.,?-tnsde ccukuir.
C'eft v.oi *qi, '.;ant ]a prJ-Imulgation de la loi du 4 Avril ai organiufe ]a garde
y,ationalc aiix trt.ib couleunr ; avt-c aut.nut de chefs et de buldats daiLb cliacune.
J'ai concouru avec R.chi;n et alatrei, i prli'cr-rvr un quanr:ier riche et p'.
tcu x du flcautquii avait autanuti les -Uttr IL.
Je unai fait qjue le dtvoir d'un bon cittyen et je n'itais pas le feul bl mc ea qui
L: citoyens de touleur de la ville du Flirt-de-Paix avaient cotaliace. 11 en 'e:
d'autres courageu: et plh, infiruits que moi qui fe foot vous en entier ~i la
thofe publique et qui pour rIeoii.enfe de leur -zle fire esecuter la loi jul
o., a rendu les droit, de luia'. ure ont etc p1-oflrits par uine autre horde d'hom-
im ( grs slc coimme 'i us,.
J'ai fi dans t,.. teni qui. cOte Jportio de cauiLales avait form Ie prAj Lt dt e
"- h' e "" f, -'
-'nti ure; iuis .e: al tv pr-fierv- une fospar les tIto S -.iLhtn et L.r. uT S.
e. iun mttre iran !es ccup.L qu'ils voulaient me porter ont tte* dt..urnies
par le citoyen J. P. Legros.
Une trolfieiecirconflaue s'eftpr i'entee ou par wa fe'met, mesdifpoltions,
union dcs ituinU.cs de coultur vrais rtpublicuins aux blancs, furiout ce!!l diA
(tipe 1te BAiudi fi! s avec fa conipguiet, j'ai fu detruke les coibinaioiis d' ci'.
ro;fl. trcpui v'eait duteraitie c;atre eu.: une lie're fke pour fare le dfa;.,









( .-.A )

I! cit 1 ,bnervir qu les rouaiifons ont Vte retardees, cetie annce fur les
iat:itto ::s ci lie peuvent rouler qu avec leau qui vient de la Taz.nere
ttendu qu t on a pff plafieurs mois i rpa.rer la p fe d'e;Ju et le grand ca-
Slqui t 1nt ^;.bano is deputs tr s longtems.
Mi;.s jpres le nios de Thernmidor, les fucrcries ont du rouler fans relache
er donner de grand' revenues; car il y avait beaucoup de grandes cannes A cou-
per apres le6 p.uet.
Nous devuns ,en grande parade, le fracc-s de nos operations dn les -les
creries 4e la d4p-ndance du Cap a trois buns rdpublicains que la justice exi-
ge que je norume ci. -
Au general Pierre-Michel, pour ia reunion des cultivateurs qui ctaicnt en-
core errants quand nous avons retabli ces proprites; leur foumillion aux rC-
glements de 14 culture et rordre qul a exiflt fur les diverfes habitations. Au
t toyen Artaut, infpe&eur det travaux pour la ripublique qui ne trouve ricn
d'inmPoflible quand it s'agit d'rre utile 1'arat, et don't le zle et I'a&tvite pour
Je retabliflement des bitiments incendi-s, n'ont jamaisrien laifil A defirer, Et
le citoyen Gautarel, entrepreneur de moulins a fucre, don't les grades con-
nailfaces et les folins dUtinmirefl6s ont accilir6 I'heliueux changement de ces
belies plaines.


Le quarrier de Lemonade nous invitant a lui donner les mnies foins que les
autres recevalent nous euffions defir6 que les moyens de l'admiinifration nous:
silent a nitmne de retablir tout les quarters at a fois; mnais Limonade avait et6
cxtraordinairemient mnaltraite ', une granite parties des cultivateurs Ctaient en-
core errants s et point d'aniwaux pour l'exploitation.
* Nous times la vifitre des habitations de cette partie, et donnamnes des ordres
jiour leur prompt rttablitrement.
J0 joins ici tn tableau de f ffituaton a l'epoque da 23 Thermidur 'an IV.







( roC )

Lc- Avr!, 7;4,e guuvcrteir et in t re:-on. w:;' Ia d .'cetEh die f.re -,
rCglt;nent quli %et Lb le NY. 3 ii ctait urgent dam~ le dluientent de tout.e
elint'e de nw,,cus on i.e trouvait alIor- 'amrnfe dui NorJ.

L.IB uIT t5 EGALITE.
ItEG ELEMENT qvt u t.IAITIET L L*TABL!SSEMLNT DE LA
SUBVENTION.

rTIfvxx, LA -YLAUvX, &c. et HENRY PERXR.OUD R&c.

CoxliJ-ranit, que ia fubvention cr etC, I.e 7 N' vntiitre 179-, pF-r la c n-
n:f.ona ti;nued'aJreet approuve, par !es rcommiltires cvins, le 4Cet 21. d: m e
i.L mawls, eft une des principaks 'eflources de PaIrmee rcpubiicaine; que foui t:-
li'eaci;t fai. t pour fivenir a .. ihbAilance de ceux qui confervent t la r&.
publique les relies pr-cieux de la partle Franpaife de St. Douinngue, doit exifler
jutlqu1' nouvelle loi, '
Confide rant, que cette fubvention doit etre pay Ce par tous les citoyen., fans ex--
cep(utt et proportionnelletiientr leurs faculty-s io aires.
i*.flrtits que pluiturs ha:ibtans cherchdett tes ,uwyens tde fruldrer ta repiabique
tl- denres quit t iul dvcnut ; qu'il en el qui ont embarqu6 furutivement, leurs
t:ics i ("h'r nu embarcadair'u, et les o:ut exp d ContOII\t, q'il Ati Jt tde.t-r dn cli," de furveiller la rtpartition Je-.
piiJs, u:i U d" vitar qu'nt citoyen iit plusfonlh ie l'autre et qWuil eft urgent
die dl '..re k1 dt-rens abus qui out exif.s juitqu'"4 prI trt.
Avoi;s arrCtc et a.rrtouas tc titu fuit:
Arte. L, Tuus lc1 habhtau qui ont der hubktatio!s qui d penJent de St. Louiis dl
Nouid, itan te;Lusddetivoverleurs denr es aubourg,ipour y ttre vendues ou in-
bii .i a s; ci t xct-pton.s le ii.lbitatioiot qiti foit vuiliueb du Cap Rouge.
Ar:t, tl Dt( icnles etprelles d'embarqtuer, aucune den c ?u Port-M..rgot.
3.rt. il1. Ayiut Card aux localitO tbet aux inauvals chemiiis pour les habitats
t C(i .qlCCt.eC, tt vtu'ant 4leur tviter les d:fficultas qu'ils eprouveraient s'ils
"tajietif rMCs de co.dure lenis denrees aubourg de St. Louis, its pourront les
-nvoyer i I'emarcadaire du Cup Rouge foit pour les vendre on les charger;







;>








( 43 )
8". L tousles unuletes ct twuf de cabrect qui f ont pri for le < .. I a:
Irolit py I par la republaiue, fIr le d:am;p, d 6 pius 6 liv. j uf i.j' c
ks bAy iu depuiis 9) Bv. jufi9ui I t8 liv. Das t- curdon Li l, Vft t:s ZI.I1:, 1,
'is fiur Iennmti feront courts uU Toua1 iint, oC0 aIudit .hjiu curd',""
Dau~P le cordon de ft'Vl, Us 1crmnt coiduI4Ih 1 att Cp a Villat:t. DIan Ic d.-
parteimntnt di Port-de-Paix iti coimim:ndant de la place.
90. Les iilita:res ne dolvv :t fire la guerre qu'a~ d e ch-i.-i'x1-:; is -g.:
L t cultivateurs ne peuvent avo:r ai eux, ue des ju*Iient, LthL'vaui:. et v: hes.
lo'. Adater du I Venttfe tvut propi! t:iiare ou reptrntant des habhat.'::-,
pjurra rclaiiicr les mulets de 11 hliubitaioi en queique lieu et ciitr1e icL mail
de que!ques perfonnes qu'il les retrouve, ~t la charge par Iul, de payer coni,-
tant, 132 lives.
La reclamation ainfl que le pavement, lne pourront fe faIre que par-devant
le commandant-nmiltaire du cordun it l Pium.il fera r&'chlic; in1is pour Ie ravohir,
ii faudra quell tampe foit reconnue, et fii'i, almie ftl rclanmite, par deux per-
follnes ,il faudra aller i' la verification de proipete par tenioiis, et en cat e
preuves nulles, I'animal fera achete par l'admiiilflratoii.
Sito Tout boucher ou particular qul fera conalncu d'avoir tue un boeufde
cabrouet, fera nmis a t00oo livrcs d'umende et fix mnoisi de prifon, pendant sequel
tennis ii fira employee aux travaux publics. Le diuouclateur recevra devs portu-
gaifes comptant du moment de la conviklion.
X20. Signifions a tous les coni;ianvdaiis de cordon de paroifl e, de tenir la
main. 'ex6cut'ou de ladite procliu nation; c'ft de leur exatitude que depend 1,
fplendeurde la colonie.
XLadite proclamation aura bon execution pleine et entire jufqu'a ce qu'il y
en alt une autre, envoyee par la convention niatioilne.
Sera la prtfente proclamation eiregiflree aux grei'es des munuicipalit's, au
contrble de la marine, imprimee I lue, public et atlichte partout ou belbin fera.
Donna au Cap, le 25 Brumaire ran 3 de la R. F. uine et indivifible.
Signt, Er, LAVEAUX r-r PERROUD.
Pour couple confornie ,
Signed, PERROLUD.









i'attachem net que leS c!ief et res pr ,ps-id m lt-u: : .. it. ::. f:.:.. .'".,'; W .'en
flu la confiatce rc .e i Y.a; ces liou\ I :a 0fr les parties, qui fiur it dilves, po.uri-out trc- c..i c..ie Ca 1.C ..o ,I
Port-de-fPiwt, pour 1ordre I'amour dii travail, 1ciutrcec: tL.t .l..-. 1.
reveaus et la loumnilioti la p'us parfahite aux ri(^ t fiJe la cua:r.
Ell confeiquence Je vous pIre de donner des ordve piur Pi:c,
I". Sur toutes lks cafc -res, qui font ious la mwii.it dr la nation. '- -~e''.
,U r'colter le vaj,.l t .',h',r et mettre dansls t{.:.;s.
2. Que idns lksuIter\vIles, oic- paf es tie necelhitent p.i. '.iuoe cous les ci,,.
vateurs runiflenit on 'occtipe i iTarcik les p'ant.tions en riC,.:odcr le .zh-
niuns afi que L ilivrifuon nil'proui e auc'iin rt't:lrd.
3. Oie 'on e puie pikr le C:ife qt uaprU.. que lKS plant Jions auront reiu
une bonne tirclaifon.
4. Que les grants et cultivateur., de toutes I' h ir'at o"s don't s'igit, f~
tiennent blen avertis, que les premiers caf s qu'ls pourront eniivyer aux adminif-
trations,ne erontpayes que lorfqu'il aura &td e:'.hib a' x prpoI l suies repro.
fentans, un certificat dui grant et du juge de-pai, vif d u comauindant-iulii
taire, qui iatteflera que Phabhiation eit farciec t liette : akort on ne s'occuper1.
qu'a la m vralon des cafis, que I'admininilration payera a% chaque envoy I oui au
troifimnie voyage au choix des cultivateurs.
Come les proprietaires ont la faculty de r6gir leurs biens ai leuruMniniji'U e&
que le -refpeEt, pour les proprie&s, n'elit point 'u, not vuide de fens i-a-is les
chef de cette Culonle, ils fer6ht I- ia'tesde e;dire llvrer'en raimila.nt ouIe
fWivre la lutine luarcdle que aai emj oyee pour conferver les 1habitadiontide b1
1iiuotagne.
Le zele et rPeiiprefemient que v ous niettez ai cucuui-ir au boiPuei r de cedte
Coloule et a i prLfpirit de touteles proprttes\ me font uri 1i gaiaui que,
par vos efforts et les miens, nou Ir "uirrLus a doier la plus I S.a1Je latitude a I
culuUre.

SALUT ,
PERROUD.
Les 1pantations de canines emrenitent pas ionr i.etchtiKn des adinhilhrateur..








( 40 )


..:;,i,.it' Page,, '- ucilide, au-, noi ii"e .muate du Po't-de-Pai.- que
Lre1bellb f ioyent punrfuiviset puiuis filiVailt la lo.
Le 6 Germiinal, lRodrigue vent La t.r:e des officers de fun corps, chez les
gouverneret orduiniateur, reiuveller la proftefion de foi qu'ills venai:et de
Efdre a la auuulc:palit ; juraiit far Ihr. l'.:ei ur qu'ils ne s'ecarteraient plub de
leur dltvtr &c.
Le 6 tous les cheii de Lirudn e de la Ptiite-Aiue s'afleinblerent cliez le gou-
verneur en prt fence de l'ordonnateur ,pour y -mettre leurs vueux et inanifctkr
librement ieurs intentions.
La premuire ditiarche de cette aflembl'e fut de renouveller, avec le gouver-
neiir etr ordonimiatur, l le ferment de refer tides la republique, de o)lferver
Sla Co'nie i la France, et d'etre a jamais les dfenfeurs de la liberty geerale."
Le gnderal Pierre-Miichel p-it enfiite la parole, etau noin de tonte 'arian'e ,
dicanu;de" 6que tous les couplbleb de 'Pattentat fait aux gouverncur et ordonnateur
" fuient ai rets et dc6tenu, dans la i, aifun d'arret au Cap, on a bord de la
"* Hyenna enfin, en telle autre prilbn que 'nflenib'e hidlquerait ; que ceu:x
" daj* arretes fulentd dXtares, par "!a muiicipalite et routes les autoroitts nf-
" ceflaires, tre kIgalement en i tat d'arreflation pour caufe d'attentat coi.1Iii
" envers les autoritbs conflitutees de St. Doinlngue, et coupables dies complotsles
t plus horribles; en confcquence, la ': ui*6cpaite fut requife, fur le champ, lpouLr
" prononcer par un arrcte en conifortit. t leur vceux Cmi, que tous bons ci-
" tovens de la ville du Cap et des a!entuis4, demeurent fomrns de d-cL:r.r tnut
" ce qu'ils ont connu ou pt connaitre des auteur de la traane, &c.
Sur cette dcnmande le gouverneur obferva que fon coeur ne poLv:at rcdre
u s'expliquer fur 'dbjet de la deliberation de farm'e, qu'il s'e0ait e:-.pliqu
dans le fein de la muuicipalite ie jour de fi dblivrance, de niereLhurcher en
" at;cune maniire les auteurs de fon arreflation et qu'il ferait fiddle fai pro.
" melfe, &c." II fiuit par fe retire avec lordonnateur.
L'.d1iembiz e arrmta ce qui fut propof, par 1e general Pierre-Midhel, et v'arrctc
e:' a la municpaut.e.
Le mnie jour 8 Germinal le gouverncur &crivit a la municipality du Cap ,
pour que tous les bons ctoyens de la vil'e faflent raflures et fillent p-tifiblement
leurs affalres ; que tous les republicans auraient protection et force .a les prz-
fer cr des machinatLins des m&chants &c."







( 206 )
te tibut qute je dols A Id vcrit ne me permet pas de parler de ces fucixe-
ries, fans dire un mot de leur proprietaire.
Creole de St. Domingue et agie de plus de 60 ans la choyenne Aubert
n'aS cefl6 de montrer, aux amis des hommes, les foins que l'on devait porter
aux cultivateurs qui 6taient alors efclaves.
PropriCtaire de deux fucreries et de plufieurs caftries, on a vu cette ctoyen-
ne, dans tous les tens, fervir de mere a es cultivateurs; tousles jours elle
en vifitait elle inmine les malades, et leur donnait les plus grands foulagements.
Onjuge aifminent qu'avec une pareille conduite, i citoyenue Aubert Otait ch.rie
de fes cultivateurs.
J'aurais furement bcaucup d'exemples feiublables a citer, fi j'avals ett a
mnme d'Abferver la vie privee des autres habitans.

Voici '?tat des revenues verfIs dans les magafins de P'tat, et de ceuX vendus
a divers, pendant I'an III provenants de Ia lucrerie du mineur Brun Larche-
ie I. acorne ainfi quc la situation de ladite habitation iAcette epoque.
74 barriques de tafia.-z barrique et 6 dames-jeannes de firop.-i j 1,76o liv.
de fucre brut.-4647 liv. de fucre terre.
II exiflait, i cette 6poque, fur ladite habitation, x 1o cultivateurs. 6 mulets.
17Alxeaf, de cabrouet. 5 vaches. 6 bouvards et gazelles.

Voicl 'ctat des revenues de la fucrerie Lfiiente pendant I'an 3, ainfi que fa
fituationa-cette-poque. -
37 barrques de tafia.--28,o04 liv. de fucre brut.
It exiflait "i cette epoque fur ladite habitation, 16o cultivateurs. 26 mulets.
Aucommencement de ette ann" (tan I11) les cultivateurs de cette habitation
ctaient plut6t occup& a leurs places partcculieresr q la fucreries le volfinage
de la vile les detournait de leur devoir, et ils avalent beaucoup de pieces de
cannes A n&toyer et a replanter; mai notre surveillance, les foins du citoyen
Beaugrand grant et des deux condu&euifs ont ramenus, promptement, tous
les cultivateurs aug travaux de cette habitation, qui ti'a ceff6 pendant notre
tfjour au Port-de-Paix d'ctre culivie comme autrefois ien rendant tous ces
hoammes trcs hcureux.

Voi1c6 PItat de' reve&.us vc,-fis dans ICe :rag.fAin Ce l'adminifiration du Port-









ET.T ds fIcrr tes/ queftrees au diJps.itenent da. Cap et .s : :.venfr q:u ent
fit prwencus dCpuis le 1 Vendntiaire de l'n 1I., ju,.i 'a paredi jour du
lahn IV cxcluf ..ei ent, avec les p ogrefltons qxedles ount p: ,'y., ,tuls i.'a
I an If, tant e: cui!tiatears, plantatiuns, ammaux n ld.:.s refa.:ls .J ,
que les culthiatzrs ql s yfint reunits.
**' *' i. t. -


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uaLstrT'tlrIs.


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U111 u e n U(fJ I -tin S t I C
que iur un p.trr-lrstn pi'olt d-l'.admiJni'it to: de St.LuoHo..
Art. IV. Tut caboteur qui aura pri dc,.. ,en ,ics, *'d J, iu .-
tun prals i';ye-}, lpotur la pre""re os, U -n a e .. .
ffconide tois, t't i ibatiiiiaelt ier.L co.itW1 icta: pro). Jd: '.i r,:' '.Il .
Art. V. Tout habihat qui chargers des denrciL 1.,1i tm pLctunii dlt 1r.p:p,:
d'....ulitlrao", prv1er1.a ks nines aieiides purtccsi l'rt. 4 ,et, en eu.:., ...t
c.t'. ~fcra t'ontihltt cr-que fals, -.o.... au prokih de l rfl.-.. et al'aiu i mo-
t.: an prut du.i ldnonc.iteur.
Art. VI. Leb habitaiis Je St. LuuIl du UNo.d N et doa 0I, le r.iAt.3s de ,Jle.r.
fe front, fuit iju buur. fo't au Cap Riouge, :erinE tLUjourb teniiude & e porter,
par terre au bureau de I'adui1:iltratioLin St. Luiu;,c la fubventitn.
Art. Vll. Di'enfes aux habitats de la rvrc des t1: res, dinbarquerI' ou
vcndre leurs denrees lembarcadaire d- Ld.:e nriv, ;' dJeiifes, eIlk.
ment, aux caboteurs qui front mouills audit ebarcad.dre, d'y ;.:hiter et
charter les deurees des habitans, Vou!ant que les revetu, dIe ce lquirtier foeiit
e:port't au Port-du-Paix ou faSt. Louis: en cas de con:traiveni:o: )es liabltans
et caboteurs front focus le coup des articles et 5 dt pr tfeat.
Art. VIIL LIembarcadaire de la Pumite d'Icaque "rvi ra dentreptr pout kts
hibitat'tois du bai de Ste. Anne Cute-de-Ferj et enrvoas; it y fera t.abi un
prpul't: d*adminuinlrationi pour y recevoir la fubventioL, le, revenues deih.(bita-
tions fEquetrces et donner les per.nii e do chargement des deniire,.
Art. IX. Aucun bathient des clbarcadaires qui exileti; depuis !e Pr.it-de.
Paix jufiu'i Pointe d'Icaqup ne 1oLuvr4 navigutr iti (t:;-e cxpedid des pjfte
0ui il y a bureau d'adumiuiiation ; s periis, qui letr ei i'7ent d i vr ~. ,feit
toujours vifls de oiunandumuts-militalres, En cas de coiltri'veint'o"l, It's Li.:.iAenIs
teront confifqus at profitde ]a r.publique.
Art. X. Tous:lesprepolcds d'adminiitratioin ettl-ontIa p'lh ,'LL ,a tte ::'.n
c cque le fervice lie fuutoife aucni retard.
lls ne pourruit jamais s'abfeinter de leur b'.reau _:, ';rc '. reif.i-:a"
par quclqu'un don't s rpolidrontr.








( 139 )


Avons ordonn6 et ordonnons ce qui fitit:
Que tous les capitaines des bitimens caboteurs et aitres, quit endront (d1ns
I'embarcadaire du Borgne, ainfi que les marchands qui pourraient veiiir par
mer ou par terre, pour y vendre des marchandifes, iferunt afflimils aux teri-s et marchands du d, partement du Port-de-Paix K et ne pourront vendre au-
cunes marth andifes f&eheb ou comeftibles dans ledit embarcadaire.
Situt leur arrivLe ils front la declaration de tout ce qui iera dans leir bL'-
tiens au conimandant-militaire et au pripof6 de l'adminiftration.
Leidites nmiarch.indifes front vendues ,,a 1adminifration aux-menies prix et
conditions que cells achettes aux capitaines ,tmnricains au Port-de-Paix,et, fur
le thamp, front payees en 4denrbe-e ait course de 2a place 6tabli entro lefdilt
americainms et Padminitration.
Quand les acqu6reurs des denrees les embarqueront, its payeront, avanc
d etre expedies, les droita d'oklroi comptant.
o Danslecasdefaulnes d&laratioiis et contraventions a la prefente ordonnance,
les dlinquants payeront, a administration, une amende de .too liv. en efpjces
fonnantes, et toutes leurs marchandifes front fairies .
Savoir: tiers pour le dc"nonciateur tiers pour t'h6pital national, et tiers pour
a rcpublique..
Donnec au Borgne pour tre lue, public etaffich6e partout o befoin fera.
Le conunandant militaire et le prepotl d'adminillration y tiendroiit fVere,
ment la main, chacun en ce qui les concern,
Le 6 Brumaire, an 3 de laR F. une et indivifible.
Sign", E LAVEAUXeCr PERROUD.
Pour copie conforme PERROUD.

Le zz B2rumaire nous ia'u:s rendimes au Cap. Nous y fuime inflruit, ia notre
arrivee, que plirfieurt perlunties fpculaient fur les pieces d'or; que les Portu-
gaifes n'etaient prifes qu'a raifon de 49. io f. et les quadruples dans la mtme
proportion. Que les aniricains, qul exigealent cette deduaion confid rable,
fur celles qu'ils reccvaient, les portalent au trefor ,ot elles etaient prices, pour
66 liv. et les quadruples pour x132 liv. enpayement de leurs dro'ts. Cet agiotage,
don't le people feul talt vi&time, jont au pen d'efpeces qui exiltait alurs au
Cap, nous d4termina h fire le rigleiment qui eft, ci apres, ous le NO. 15.









( 28 )

Par lParticle e, le ,igii.il \ illatte eft invice a crire a tous les generaux de
brigade & comin.uidantrs, pour leur donner connaiffhnce de ce qul s'eft palle an
Cup danse I moment.
L'article 13, nonine lescitoyens Ambroife Lapeyre, Lagnoux 5 Andre ,
Charlknmagne, et Adouis coummilaires de rade. (*)
L'artide 14 ne lailre r'en a d firer a ceux qui voudront connaltre la compliclt
de la municipality daiis cette grande aflaire, et l'on volt ben que le criie detruic
dans fes hommes, toute efp*ece de prevoyance ; car furement la niunicipalit fe
feralt Men garden de lever ainfi la toile, qui la cachait fur le Thci'tre tui elle
joualt plufieurs d&s principaux roes.
Cet article invite les citoyens"< Binet et Legris, a s'adjolndre au confcil, pour
9 l''aider de leurs lumiciresdansla reda&tionodes depeches. "
Par cette adjonition, la municipality fait t'aveu qu'elle a trame dans le roo-
plot deftru&eur de la p.rt'e du Nord, qu'elle ne fe connaitlpuint aflez tie h lumre-
pour achever ce grand ouivrage, et qu'elle invoquce les deux fcetlrats !L p'ua
hardis de la horde, a lui tra%.Tr la route qui doitlaconduire "'iunii rtalUit di
crimes.
Enfui, il eft dit dans ce grand arrete et d'apres le rqtuiiito.re de l'agent na-
tional, que les pa.veurs-general et particulier donneront contnaiifrice de wlur
*'il 1 dount la vlrit6 fera conflatee par les citoyens Per' et Sulauzc frveillaut,.
La monftruotith de cet arrete ne peut ichapper a l'homme qui halt les anar-
hikles.
La. niuucipalite par cet alte, 'drige a la fois corps 16giflatif et direFoire.
Elle fufpend les pouvoirs des premiieres autoritcsde St. Domingue, les juge
" incapable de reprendre leurs functions, les laifle dansles cachots fans les enten-
t dre, et nomune, fur le champ, a la place de gouverneur."
Le project que l'on avalt eu fur la corvette la Venus, cp~itaine Dtfageneaux
et don't j'ai retndit compete au uiiniflre Truguet par mia ItLtre du tx3Pluviefe,
I'an IV s'ex'cute fur a Hfyetnia.
La mnunicipalit6 par fon arrct6 art. I I, covoqLe tune affemblee Coloniale
qul feraformie iuis fa surveillance.
( *) L'on voit quela nuiicupalit a 'attention de donner la plus grande latitude aux
asthlrats. Lugnoux, Cbarlemagne et Adonis, aprsa avoir arr&t les Gouverneur et Ordon-
11ateur soat uomimds commissairts de Tad., pour les x4compenser de leurttravaux cviques.









(cTre At La Fl'.icic$-e; qi kC travaux. faits fir Lt fucrei-ies redevi-s, fout L jamais
'cti;eu;: pour le comn:nercj et la pruoperitL de la colonie; que les guerres
t4vi.-, knt Its plus i 4 .....r
Ssles plus rax naua; qui pulfent accabler un pays
Le gouvcrneur laifla Viilitte et tous ceux qut Vavaienf fahvi, coMuin des re-
-bices qt;e la meire patrie faurait punir un jour.
Vi'ilate refla Cdonc c'ns on frt difpofant desrevenus des furcries qui etaien
<.aj.sle quarter, et ,raitaIr r.vecles Americainm come s'il cut *t une lpu;n:ce
.etlrin e, jufi&i4 rI",vie diu Directoxre.
Ava.nt de pui: ir aux declarations qui onttea fniites conare \'illatte etco::li.ts,
ij vas d-rncner co::nai-i.nce d't.Yne lettre que les fiens *idreleicrtiit au g"eaLral
Pk' I~ Mihi ^- cc des pr-i tendui g-rkfs centre le gCneral L!::ve ir.- & mi.
.Voci la latir d 1 en`..1.

Artt i ltte tle 25 Get minal I'an IV. N,]la R.. une et i;Y di'iiL .
.es cithyei's ridwis au cordon de l'EfIl T4 rreMlichel ga.iral de bigade

La raifon dolt tientiellement puifer fe- fjndements dains le fanualire debla
v rintt, or, livrcz vctre 'mEur, mon frre, a ce douux sentiment et ne recomnaif-
fez qu'dlie pour le boiheur de la fociet&. Ci jointe tine faible parties des griefs
Lontre TVMM. Laveauix et,dePerroud,) que tuus vous iettons fous les yeux,afin
nque VouL foyez en garde centre leur iuanreuvre perfiide non, votre ceur n6 pour
ke 'unheur.de utre p.fay', ne fe refctfera pas, 'd'apres -les fdts de v&rite que
tontiLcnnent le nltmo.re.et griefs de Iaveaux.et de Perroud que .vous 0'hbfitiez
plus "t ne point uflere .plus lougtenis kurinconduite; nous.vous prions .fiurtout
que la leCure de ce mnimolre uibt faite ptr un huonie de bunue foi; veuillez
bienrefliWchI etrappelcz-vous furtout de la lettre is nos dput.s ? la Conven-
ti:n Ntdinale qui nous retrace bien tous les dt"lrdres qu'aujurd'bui n"us ar.
rient par les amis des prints c9lns. Si .cette lettre ne rous eft pre1fente,
,auiai.ecz en ui;e expditicon :t la municiplitr ,et veuillez bien la relire, afin que
voiu et nous cocpqrktns at raniner l'ordre et la tranquillity et la fureti de tous
nos concityvens. ETUtce par (conomle que M. Laveaux yient de faree colinfuire
SIe fl t chuAtz Lone a Pk1'ri ou frait-il, fuivant 1ufiage ancient de la nubleffe,
de fe garder par lear :liiteu-f'rE, on pour fe rappeller des priicipes de Gal.i
:.ud, qui fut le preii'er a y f re mettre des canon pour d chirer le fein des
kabitans de cette vilk ? onlie k r.fitit4 fn doutf pour y appeller fbuos peu fe
1 *' .' .








(35 )
Voil P'articlre de V.aucmienne cornffitution que Pon niroque en cr U Uti
comploot, donEt Pext'cutko:i devait ntcetliremckt aunicr fa !dedui.on u...:. pre-
mitres autorites de li Colonki celle d, tols Jes blanic qtn i., ';t e in lit trag.c
d'y Freler et peut-Ctre la perte tottle dc Ctte prtue t'ieh p ;r "Li Fr:ucV.
L'on voit, par 'elprit de Particle premier de cettc arct qtue !s Cenimbrus
de a inunicipalice qui ttaien: dans le complor, i e lainrcin, eifn, conluire par
ceux qui Ctaient les ennemis duii fordre, tt qifd .troittiiet ceux-til Ii-nt lrs
tauorteb arrmttcs fous la furveillance de la tIu -,.l.p.t... JuPquie l.t, el\t avjient 6e
ctt- livries aukt mains feclirates; car otus tes cumplices do. iieinetcluik'i
leursi ordres a l maifon-d i rrci tt fetln tle de, e eur rgie.
La municipality recut encore une lettre euerrique dcs comiiandnmts Pierr.-
MIihel et autrel aflmiblts au Haut-du.Cap. Us talent ab.lumutnic pr cette
le:'e a que Its chets dltenus foient inis eh, libcrt ou diduire, iirdl.t, i !et
crimes qu'lls ont comnnis. "
Une autre lettre du git~rdal Touflaint Louverture fit treimb!er tous les pieT-
vers.
Ce midlitaire auiri lertieu,, que brave deinrande que la coinniue du Cap 'af-
f:.ub! et que leAure foit faite de la tettre qu'll adrefe a tous fes labitans.
Par cette lettre it e:priine la douliur qtfii a tcprouv6e ei apprenant que les
,.j.4aietir et ordoniWdteur font dans les prifons et cite lai li i defend'iun pa-
i1. aJt.. it traite cette afqion extraordinaire de ciabal: prutefte, an noln de
a fori armne et du fien contre cette' arreftation. Ce gcnrial fait plus, il Jire,
la lafce de l'univers, de fair refpefer les dicrets de la convention rationale
et fes orgaines, ea les defendants au peril de fi vie : fonie ecfij, les liabi-
tans du Cap de relax r fuir f, champ, fes chefs de la Colonie, ou qu'd inettri
tout a feu et a fang et vengera le f6nitt Francais outrage." ( # )
La fnimmation du general Touffaint elt lettres des autres chefs, camps ai ec
leurs troupe aui liit-du-Capl, etaient bieri faites pour iitimider Villatte et
conforts.
Aufli Jean Villatte ecrivit-l ia ]a municipalitt poutr inviterr de s'affenbler 7
quoi qu'il fut deja tres tard (il etait pres de dix heures dt fbir..)

(*f Expetiiitins de ces pieces sont joiaites au procs; e'set inoi qutles ait reinises tit prn.
Jint de la Ctmnimssivn du 6ouvcrnement t $t. DomIiig1uel










les mag3all dJ 1eAt, pend.unt ain 111, et provenants de6 ,oiiin ,i _l-, roan,
a main de la nation dans ces trols quarriers. Voic le tableau de cet appr u
77 Ir citations de Jacmel, ont livr6 Aadmiiniffratiun t 2o,lIv. de c af
26,093 lilv, de colon tZ ivr. d'indigo, 2865 liv. de hcre ter' 6st8 lhr. -A
fucre brut i et 25 barriques de tafi.
34 habitations, de Cayes-Jacmel, ont livre 239,86t liv. de cA.ie, 4,8,u p liv.
de coton et 128 liv. d'indigo.
43 habitations de Baynetaont livre 189,39 liv. de cate, et 3 )356 liv. de cito.
Dans le course de ran III de la republique, r81 bitimens ont exp.rtC, d.: ees
trois quarters, pour les pays &Erangers ,4,8271, 8 liv. de cafe 4.,1s49 liv. de
cotton 34442 liv. de fucre brut 24.732 liv. de fitcre blvic zsi8 liv., indmig.
4t 30o6 cults.
Au premier Vend6mlatre de l'anIV, ladihiniftration de eet arrondiflet:ent ne
devait rien au commerce neutre f et avait une fomme affez confiquent en caile.
Je n'ai point parl6 des quarters de Maribarbu ~ Valilre, Ste. Suzanne et d e-
pendances parceque, matheureufement, en Ventorfe Ies afiicains des habitations
de cette parties qui commenaeicnt A fe reunir fur les proprid tis ou its ~ talent,
ci-devant, attaches : ont &tI remis, prefque tous, elt infurretions par les enue*
mis de la profperite de la colonies. Le ge6nral Laveaux et moi 6tions d~j' parve.
nus a infpirer A ces nouveaux citoyens Ic gout du travail; des habitations corn
men9aient a y recevoir les Coins de leurs cultivateurs et j'avais donned plus de cent
commiflions de grants, aiu diffirents chefs conduteurs que nous avions jugtes
capable de ramener ces homes fi long-tems eloignes de leurs veritables inter&ts
et de leur bonheur. A la paix ghnvrale, on ne verra plus de troubles ni d'in.
furre&ions a St. Domingue.
Aftuellement que j'ai donned des details fuar les proprik6ts d'une grande parties
deSt. Domingue je vais me permettre quelques reflexions que mefuggere le
defir que j'aide voir cette colonies la plus belle, la plus riche et la plus heureufe
des Antilles.
Cette purti6n de la ripublique eft trop pr&ieufe a la Francepour que le gou-
vernement ne mette point en vigueur tous les moyens qui font en fon puvoivr
afin que cette ifle long-tetsmalheureufe, reprenne promptemnent f fplendeur
u;'emniere.








( 22) )


Comme lei volonte's de la rkpublique Ifrncaili font ditetes par tomtes les "e-
tus, tes Antiles, laa paix genrale, recevront, de eetre nation puillante les
biitfaits qul dolvent y vivifier et le commerce et la navigation.
*Le gouvernement fage qul chaque jour ,confolide le bonheur qul eftaliiiI
a tous les homes qui oxifieront fur le territoire de a Framce, ne feri point iii-
fenilble aux larmes d'une fuule de.veillards, de femmenes d'orplhdins et d'autrfs
,nalheureux francca que kes dt1lffires et la prife de plutieurs quarters de 8n
Domingue ont arr.a.Uis de letrs foyers, et don't le pius gr ld niiobre dcnud
de tous moyens d'exilance, languit au contiinient, o, it atura't < tl. depu lonig-
tenis, victim de la plus aflreutie mifire, frais le fecouts ties uairicains, er parti-
rulierement de la foditht des i makers Jela tilte reflpectable de ce, trais anni
de la liberty 4 dent toutes les bonnes qualities de 'aine caraectriieit h-s aiorn t
tiite qui devrait s'ttendre-fur tous les points da globe potr ie bodheieur des he-
naains. La mere-patrie ne repouilera point des enfans qtl ont toujours en i's,
yeux tournes vers elle; des infortuuits qui deinandent, grands cris, a runtrer
daps le fein d'une grande famille qu'ils ch riflent, et don't ils ont te for&c s de
de fe tenir eloign6s quand its fers du terrorimne frappaient indiflindeirent les
tttes vertueufes, whmne celles don't les cheveux s'&taient blanchis a preparer les
bafes de 1a liberty de tous les peuples.
La juftice 1'humanitk et le prompt rftabliffemeriet de St. Domngue invoquent
la follicitude de la nation rivers ee families qui te fe font jamais renduesm
dignesde fabien veillance. Dans la clafle de ces franpais il en eft beaucoup d'inf-
truits dans Part de cultiver les terres d6 cette precieufe colunie; dautr:s qui
rapporteront, dans eette ille, ces rares conpaiffiances et cette induffrie qui font
Pame du commerce et des autres branches nourricicres dun pvays; sue foule
d'ouvriers qtu, depuls quefquesaridees, ontport lteurs talents ch1 'retranger,
ont) avec leurs mains actives, perfectionne et atgnmente confidablement P'a-
Sgriculture et donnd naiflance a une grande quaiitite de. nnualures; ces
hommes, dis.je, rappelles par la France, lui rendraient I'Ihonnimage qu'ils iui
doivent et feraient revivre ces chantiers et ces travaux fi prkcieukx pour la prof-
perite des Antilles: j'eflime, enfin que tous ces citoyens ferout autant util!e
a St. Domingue, que ferajieat nilfibles et dangereux ceux qui-out travai lI
.ontre les intir&ts de la ripublique franfaife.
LI I





imm Ltln







( In )


leurs ptfAirs que de ultiver la portikl de terrtchi q.ui leur eft ahoAL'ie jL-iur I-
belc!,ns.
1D'in autre .Crt it eLt nicellair'e d feir\ eikr 1' Ifouciauce des grants et,
quelqudfois5, a gligeie dt.pr'pilaTre Cir cet objet.t 'IltkL.
SoullVtit 1.> is ( 'tent f L' 1. ^ io.. ..os- de qut ^qur p z '...:i'm;;: (0
bauaneries pour pourvo:r la ola urritre de4l .v..tteA.- e"t id, tc :.:. r le
aute- pl .:ntatiuons en vivres de terre; tries tfrqueiUinlint 1ri. cp ilt kti" ;t: ii:-
vient, rcnvtrfe ha b.miiiai-crie tt d.ruit r ,C un 1 initant, toub es eu: s eIL s Li %xif-l(
tcnce dcs tcutiivatteurs; cela i arriverait pas il le proprietaire ou ifn reprkeen,-
tauit tentalt la malla ce Que Ics placs, dev cultivatcurs, fu!TLi-tc toujour, gatil Mi
de toutes ef)eces de vivi-re.
S'il entrait dans les projects deli F rance de donneri ine nmi qcloniu' ,
aux cultivateurs pour tenir Leul du qu.irt qui leir eft alloui fur lcs re enu% iI
nien fidrilit pas moins des places a vivres, Idan% la Cc!oi'ie de St. Doiinguie
ztin de ne pas ytprouver les horreurs de la famine ou fire dependre des cir-
conflatices i'eiftence de plufieursIllici,' d'holumes, et pewt Gtre encore de-
caprices d tin commerce stranger.
J'eftinme done que, daus tout 6tat de choie, le reglement le plus fevere devient
bRoluuiment icceflhire, pour que ces places a -1v'rs tne foient janmas negligees.
Les ancle ;,z.,d iii.iftrateurs portaient leutr ,Ut:Lition fur ces travaux pricieux.,
tousles troia niols des vifite* taleut ordoutes, Tur tottes les habitations, c
oj.npte Icur e tatt rerndu.
Pl',iit la f ige adnmniftration de Marbo's, les places a viv'es etaient fcrupu.
tkuti,.eut viitie..
Pi conferver les aimnaux neceffaires la culture it faut tenir feverement
Ia mIiiA a 'execution de article 7 de ce rcg.ement; car mragre notre surveillance
et celle des 'onnmandaus militaires etinpiedeurs d'1iabitatio:s 1 n*a _point et
en viguur daut beaucoup d'ldabitations loignecs des viles et bourgs. Lescul-
ttvateuri difporit.llt ces inaunxial., cuminuc de leur propriety fuit pour des pr6-
inleiide, fiit pour le traunfport de3 objets"qu'ils ont a vendre pour leur conmpte.
L'rticle 9 eft de la plus fine politique St. Domiinguc.
Les cuitivateu'rt tiruUo,, it des jouilfances dans le culte divn:i it faut des pre
tces eSt. Dunmigic,. Le peupiec encore envelope dan les teicbresde Plgnorance,








L 2 )

qil 11 rcpi. -ue lie uii g. Je revere le premier et votudIea. pouvoir prlon-
gvr la traje de fbn cx'iitnce. En voyant Plautre, je fremis d'horreur et j'adref-
fe wes v-'.u:\ au grand iiailtre du l\londe pour qu'il en purge la Terre.
II ilI tcnrms que la vc-trcu riumphe qu'elle r'gne & qu'elle foule A fes pledi
tc.ns le- vices,
Le,- fdics de l htiltire nous apprenniit q:-.'i neft point 4'tat, sur la terre, qui
n'.ilt ei11rouvi de V grades revolutions dais fo goutori;emcinut. Chaque filC!e
a fiit pls ou Iiuns de changements, dan Padmintinirtion des cmpires.
La Fr..ice eft parvenue a planter I'arbre immortel dela liberty a. laplice d'un
tr6ne qui, depulb bien des liccles, tenait le Peuple Franiais fous lejoug et dif-
potit ftin gr6 de fon temnk, de 1es bins, & mnk'ie de fon fang. La France
vienit de donner nalifance A une fblime cunflitutiou qui aufire A jamais le bon-
heur des pc uipl:. La France en de truifant, dans fon fein, les alnrchifles les ter-
roriutes, les einem's de fa profperite vient enfin de confolider tous fes travaux,
et reflrrer tous les liens qui attachment les citoyens franpais a. leur patrie; la Fran-
ce faura egalement faire le bonheur de St.-Domingue coumptez y homrnes mal-
heureux quii avea ete forces de fuir de cctte colonie les cultivateurs qui y font
ne pourrout plus ctre trompts par les hommes qui voulalent envahir vos pro-
pridtes. Ces ennemis de la mere-patrie & devotre profperite ne pourront bcn-
tot plus avoir d'empire fur 1'efprit inquiet des Africains faciles a longer d: I'erreur. Dans la p:rde du Nord les cultivateurs cnmnencent La tre iniir....
des motifs qui, ott Jirigi les a&tes des falieux, et des pervers qui, en d(ejh-
rant la colunie et faifant comnmettre des crimes, outiient replonger les Afi ia'u
dans lesfers de la tyraunie.
II n'eft pas un chef Noir, au service de la Republique qui ne cmnuiffe et :
furveille les manieuvresfourdes deb honmnes ambiiEicux qui, avec ue efpece d
rage, les voyent commander et jouir de f'elirne et de la. coifiance des premiere
autorit6s.
Le cultivateur reflent plus qucjuaiai, la P cinlice de deterA IT plus grande
latitude A la culture,. quoiakj fils q4se prol-rietaike d'tuie habitationil a neant-
moris pluiiturs pro 'ite-s f r laI terre a. lqtueite i eit attach e depquilong-terns,
. don't ii nue [ ftpteraic q.'.vcep.iue C ucitiTvatenrr exafcement paye du
quart de. r'even.us qii fto fabriquet futr cette-labiation ,Jouit paifiblement des
frut$s de les trav au e, Ae.ji do vvieitt,_ isamtit anwnt 'ennenri de celmi qui vent
trouble l'odre qui rgrne dais 1l quartiOr qiii habit e.
Je ne rp6 teral pint ie, c4 qT ,edja'4i ji 'ritau Minif-re Tr2tguet danrs motr
Citcis feuille t, fur la, condiitc de iluiln grande pwatie d4m.crTivatctrs des


fc-"""""":








( 3: i)
L la C 0ii < "' 'At T. C;.I.;, CaLtr
--. .:s JSel LoaiC. Ptc-li..i'.tle Cow, iwves, Plalifa- ILrme-
' :,;, bm13 v,,;,, G'.C-Morie 5 j,.n..'i. 5" B brJe la T.rt-ue, Ie Bur.ue,
Ju. et ,l: P uV "-Ph : .
Par cette lettre li couiir:lle du C.!' -.ut aiu autlresco'ni:nunes, qu'un
-raud niouvement vient d. s'.Vpi'e ,c'i- i.ne P d"uK: du -.,eain C ii en a -tc
le ino.eur, '? k iC pe.'le tde la i-ile .'u. Cap.
Lcs gouvernwcur LaxiCaux et Pcrroud ordmon.,tcur uinfi que q(pel-C u1_-.. :
cit.:,ytLis,vinnentt Jv'ttre 'is ei tUt.1 d'(rrradtion r,,:.
D.ns le in, p:Irar,11ie la cLuti..,iaie dit que le curps p lpuliirc a pris dt
Lr:.-iureq,:o-"rrei.drele penfpl" di "n "le e.
Dam, in autre par.'graphe elle ature que 5a tranqu!iHi' r.gne .a Cap, etLelle
engage k's autre's comniunes a lie p is fe laijlr iprt- enre par .s ..'"ip.i
N'eta't-ce pas quinteflencier le criAie en crivan."un p.treille circulai:re?
N'"tait ce pas indiquer et mene affurer, que lesgouverneur et ordoinnatcur
av'a ent 6te reconims coupables envets la nation?
ueIle prudence cette nmuicipalite a mife daii fa condulte coupable ; elXe an-
r.CnE ait les premieres autoritts en it.,t darrieflation, imais elle if gardait bien
d'Ccrire qu'elles avalent.dt, prccipit:es dans les cachots par une horde de crimi-
nels, et qu'on en ignornait encore les motifs.
Au contraire, cette municipality perverfe ofe fe fervir du 1noa du .euple du
Cap, (* ) pour cacher 'enormite tde fes crimes. Elle fvait que toutes les com-
munes n'ctaient point fcilerates, que ]a plus .grande p-artie trierait nri.thinew,
contre elle que l'armee du Port-dJe-Paix celle du gnxral Touflaint et tto
les citoyens vertueux fe r euniraient pJur pulverifer les enneies des preuiure-
autorits, des blancspaifibles, et par conft2 qutent de la priofperit tde St. Do mi1gue.
I1 fillait done envelopper dans le manteau de tous les vices et des t&ncbres, et Ia
conduite de la municipaliti6 t celle des gouverneur et ordonnateur .. II
fallait que les plus grandes calomnies fuffeint repandues, .a la fuite d'un attentat,
que cette municipalite ne prifentait que commnieiune ptecaution uorgente, ,pour
prevenir N'vallon de ces deux thefb; il fallait enfin tromper les efprits faibles
& ignorants; fire des profilytes, fruit par les menaces, les protneffes, et la
(*.) C'est ua:e section du soumerain qut en a t6 le imoteur, c'est lePeuplk de la ville du Capis,









Ce quarter a eu tant d. r1volu.-ions, qCue longtums les propriet's y ont te
abandonnees; ee n'efl que depuis pen que les cultivateurs, de cette parties, ont
eu la faculty de quitter les avmeb plur fe Jivrer 'a Pagriculture.
PhlefiCar li.abit-tions to:mnenryu.t 6 y recevuir lesbienfaits du laboureur, et
r..o, devons eftirer iqe les blena qui y font lufceptibles a faire du revenue, fe-
ICont bat6t t tn tres bun ktat.
luuri fah'e connahre Ics habitations, fequelrIes et noia-fequeflrces, qui
,:ansiUic ient A dol n. er des dcaries en 1'an IV, je joins ii, un 6tat de ce
qu'cl:U out I'i r en Frimaire Niv6fe, Pluvi6fe et Germinal de la 6mme annec
.1 TA T d. kbAlttiins feuefIrees et non-fequrjrhes dw Dondwo, qui out livre
au p ifoi d'admh'ihration dudit quarter Ieurs recoltes de Plan IV.
NHABITATIONS. PolDS. HADITATIONS. PO'DS. HAUITATIONS. POIDS.
Laury 346f Moncler 1874 Philippe Fleury 131
Blancan 174 Maran t25 Turin treres a3
Le Roy i t6 Tripier 31 1 Deloubes 131
Ferbofle 231 Berrard 250 Soubtra ZoO
Pujouc 5d Geauty Fouch 125 ILafargue X3f
lBou6e 173j Vo1 ilue 62 jVeuve Lapiere
Raimont x i Chailirot 62J Houard aine 39
Larocque o8 D'Enicau x124 !Lamathe 76}
B3rul6 8 D'Eucaud 125 -Franqois Sterlin 26T
D'Eau 2j.1 Chlabier b-74 Lefevre 159
Daflugue 58 Gtrard 1874 Tlefart 3
Pirly -50 Veuve Moreaui 1874 Prefiet 6
Larocque Greffier 58 S3aite 134 N oreau 36
Sr. Martiti 5S Foreftler a la Gille O David 73A
Navarre -- 34 Mailiard --13.1 Sr. Germal 731
DucafU 57 DelilIe 26j Gilbert 36c
Dubourg 574 Condagnan '26\ Bairroa 73q
Huland g. place 173 Rochery I3 Joliph !Huand 36i
Duvaqu6 58 Duluc .61 Veuvc Huland 73f
Bernis ain6 f61 Audat 9,4 Broflard 73
Grand Pr Xitx VeuveBriife Silly .61 Sernet 364
Veuve V.Matador s Sernet 53 St. Martin 36
Latour 2.22 Lelbazeilles 394 Huland 73f
Vincent CrauGne 2.4* Eriveaux 246 Larocque I73
Tribler 661 PierreSilly 261 D'Eau -Zo,
Ligorne ?9 Silly cadet 36 Bouc 36.)
Leblanc 66 Vevve V.Calhbafier 6 Puyot I tof
Lefevre 8$ Blanchard 53 Ferbuolk Io
Purquand 67 Saunier 79j Le Roy 36
Cadet Fo.ch6 18"7 :Lamgelier I34 Pirly 734
Lvsnuel ,'74 Ve uve Duhane 53 --
Total, .768)










vc-ra cet edit dans les lois de St. Domingu'I, t eaie VI, page iN, riue:, par
Morcau de St. Mery.
Par cet edit, ta place d- curateur aux lucceliuns vacantes eft etablUe a vie.
Depui6s les malhcurs du Cap, cette place y a t- ecxertce pen.!ant quelques mus
par Dare:y comcnilaire-nadiuoal, e'eft Sothiunax qui y, avait proovfireintt
auiwrie ; uais depuis, ce couiiiffiaire-natounal a reconnu ljincompI.tilbltt l
place aicc les fondions de curateur aux vacances. Le commli, ire-iational e:I e
lirveillant et Ie cenfeur ne du i.uirateur aux vacauces.
Atue element it n'y a po.nt de curateur aux vacances au Cup et Jorfilt'i! a
des uiccciiioi, qui s'ouvrent ab intejfat. elles iout comvoihee. par !e ,preitir qull;
en coniiit la valour et qui, ne trouvant aucuiie didicultd damb Ie prjiet qu'il
forme fe pri'fene chez tin notaire avec fix houmies a foi theix, et fe fit ,ne
ner curateur la i'ucl-:: 1un tans caution. Voila~ depuls deux ans, le goutl'i O
fe percent les fi.,ellio .
Voici mni avis pour detruire ces monfireux abus.
Nou> ne devons point conilderer la colonie dans l'etat oa elle eft, mais b,:,
&dms la profprite qu'elle va recevoir par nob Coins et par le fecours de la tuitr,-
p-,Ie. Le fort de iniliers de families qul font en France, doit fixer notre atten-
tion cominme aufli toutes les proprijtt's ou tous les fonds qui appartiennent at
la ri publique,pairN' migration deslieritiers de ceux qui font wnorts d;ns la colonie
e i du.t iles ticcflions ont t te convoltees de la ianiere queje V aiindique plus haut,
Je propule ,en coif6quence, ai gouverneur de nous fire rendre un compete,
de cerc n ma:itres de toutes les fuccellions que le citoyen Darexi a pu adininiftrer
cudaut fou exercise provifoire de curateur aux vacances.
Etuitte, de requriir le fiinchlal Cormaux homee de mceurs, pour qu'ilait
oi nous fourir ,ious le plus bref delai, I'6tat general de toutes les fuccellions qui
ont dth ouvertes, ab inteflat depuis I'exercice provifoire de Darexi. Comme
tlci'chal et n'ayait point quitt, le Cap ,il fera plus Li mee de nous procurer oct
dta;t qu'auiuu atutre, tauit par la compulfion des minute des notaires que par
te!lkc des r.#c'(les du grefle oil fonti portees les sentences interveuueb a eett gard.
D'aptiles i ta;si qui nous focoiit fournis, nous auront une parfaite cointaif-
ftn e des fonds ou dei biens qui dolvent Ctre fous la main de ]a nation, et nous et
..r-Joiiieroui, ce que la f13 gele et la juftice nous dileront6







- 126 )
I


Pour retire promnptement la Coloie de l'tt; apalheureux o" elle fe tron-
Vait ators, i1t 6ait de Ia plus grade politique d.empcher les rangers tide
lixcr, eux-nit es, e course dtdenrtecs colonifles, e.t, poury parvenir il fat-
Lit que radmiinflration cut de grands moyens, afin d'entrer en concurrence avec
c commercec, ct fqutenir ces denrie, A un haut prix ;fans quoi le petit nombre
d'acquireurs aurait fait la lot, e t jajuais la culture n'aurait pu ;tteindre Ie de-
UrM 4' rivit fi nquv t.avons csvduite et oU nous I'avqns laif e.
La profpbrite d'un pay, d&pandant du prix attaihe' a fes produ.ion.,nous
nous ifounes occupes a uetir l'.habitant et le cultivateur A ;nmee d'etre dbdom-
iungt- le Icurs nouveaux travaux. Nous :vons done ie plus grandepconragc-
ment a ce;honmnes prcieux et, par leur exemple, uous avoan toujours chrvhe&
i. ranener ceui que iio enncuis unt egares.
Pour mettre a execution ceO projects eleIes et relevcr la fojs 'adnminif-
tration de St. Domningie et les prrts ai is it profit lesp ao,4s reffources
du commerce. Toutes ,es cargaifuos des neutres etaient trait6es, par Vladminif-
tration, pour des denrees coloniales: les objets utiles, your 1armne entraient
dans les ihagaflns de l'tat, et le rcile &tait vendu, aux znarchands on autrcs ,
pour des efp&ces, et a bne"ices.
It n'eft pa? inutile de dire ici que lorque j'i pris Jes renes de 1'adminiftra.
tion,11 n 'xiflait dans le treior, en argent e rreprifes 9u1o x 1,466 liv. 4 fulos
que les magainas de Ictat talent fans provdihons et que On devait ylufieur
cargaifons au commerce autricai; malsleis s nouvelles operations de Fadiniulira-
tion nbut misameme de payer, d ans e tmemenois, 1s neutrc5 j)r,-%t t
I'rliae, des coiuptes4'appointients alrtat-uijor,as o0filers de Uret i1.
*mer- de folder exacltement jes cultivateurs; dejpaye.r Ies dUpente. 4p Plypjta4l
c&. coinim le prouvcnt tou 1s comptes qiue jai aflit pafer la acoyi de
rinrie tides colonies ,e Ven indcsire Nivofe, terminal et Prar Pan3 .l
ert dct- kc 4upI :as ct lc cumptes des muis fulvants p,ort Ate ex pdiCs, eu jNi-
\le l, an 4, a. iii:iitre de la marine et de- colonies.
Tout boa adl:]inistrateur fait que, telle Cconumie que 'onmette, ilefl point
de pe:ites depenles puLr line adumiMtrdtion et furtout en terns de guerre ;
c'eit inegranuev rte que ion ne doitjaimas perdre tde vue.
It fllait, abfo!uiniAt fire naitre des inoyeis pour pourvoir a toutes les d&-
penfes iccihttcs, daindes temsde penurie, taut au Cap qu'au Port-de-Pai%.




- '- -' -~


tout les chefs, de touts les trvupet-, c LA 3U. k ,i A L. ,. C t. ,a )A .L
pris lei a'rmes pour Tiuver les pri1Cri: autuoritt s et la.u C d1, et qui i',-,
laient d'impatience pour ur fundre fur les coIup.Ib., et lc p.. lc'to au th dt .
1epee.
Desruifleauxdefing tturdeintcoult*, cares fict.: -et k- i.c. ;.. h, .,
de1 couneur n'tiralent pu. tre fau\t"b.
V oidl le danger on Vi!latLe et tui, les autrec plr., Wit ht, ILa p.rde du
Nord de St. Domingue.
Cette terrible position terraiTa les cinmm:1u de la profp rlct dJe la Coukuit; I' -
hommes qui fe font vours au:'. crinies foit toutjours, foudrc- i par la vertu.
Auli, ces criiniels, fe virent-ils, tout i la f:'b, I mnac6s dans la ville par le
citoyen LUveillI, colonel du troifieme rghumient d'inuanterie qui fe prep.i-
lai ~ avec fon corps, a. brifer les fcrs des chefs et dAdhurs par vingt nillie lhou-
imes qui 6tacnt prctr a marcher fur la ville.
Les bons citoyens qui talent membres de la municialiti appuyts de ceux
qui ktaient en ville et qui jufilues a ces Louliens avauent 4te forces de garder
le fence pour ne pas &tre facrifie, protl rent de la peur des coijures, et de-
termi'nrent le confeil de la commune a dix heures du foir, 'a nommer plulieurLs
de fes mieubres pour aller A la aifoin d'irrit procurer aux gouverneur, or*
donnateur et autres citoyeus avec eux dcttenus, les ailtiicea que I'huianit6 et
leur car.;cadre exigenlent.
Des officierL municipaux et d'autres city ens furent detputcs, vers les comman-
dants Pierre-Michel, Pierrot Bairthelemy et autres, ca imps au Haut-du-Cap,
pour detourner s'il etait poifible Forage qui otait prkt a fondre fur tous les
fccl rats qui avalent mis le Cap et la plaine a deux doigts de leur perte.
A une heure aprts minuit du 2 Germinal, Jean Villatte donne lecture hi la
munidpalite d'une lettre du 'commandant Pierre-Michel, de la quelle il refulte
que, les troupes du dehors veulent l'flargiflement des gouverneur ordonna-
teur, et des a'utrcb citoyens qui ont ete arretes avec eux, et qu'a neufheure;
du matin au plus tard ils foyeut tous rendus au Haut-du-Cap.
Le citoyen Amecy, un de ceux qui oat arrete ces autorites et qui a etC en
deputation vers Pierre-Michel et autres, allure que ce commandant et toutes
fes troupes font en armes, et qu'il marchera fur le Cap, s'ilI y a du retard a la
liberty des premieres autorites.
K









( i64 )
i.-.. 1 -i'i. iit j l"equl aou t a Lt' mis fois les vc-itx, ie s'eft jamals fair, et
q. 'e: ,o-..itq:.ence le proces-verbal de vffite n'eft qu'un a&e irregulier.
ConidiJirrnt enfin que, fi les tr.bunaux d'amiraute ont t& retuplacts en
France par des tribuvaux de commerce qui ne conflituent qu'en peuou point de
tj, '', :. efl c ri-,:re devoir, finon d'cperer, ici, un pareil changement que ne
Fcniettent p.is ks circoiitances, an mins de diminucr tous les frais qui devien-
: cut iu-.Xt.:s :..-: C-:;WeLs et u.i n avaint et1 autorifts, autrefois, que pour
!.-J..i" t* '.. .u l it 'nt-b: itx l!;ct$.
-Duns cei circonitances, le premier lde nos devoirs etant de dftruire tous les
's c1nd.ro it t ;.t'| coi-uLam:lat1c, et voul0nt prouver au commerce des
d r....:.:.a: e- da I uItique franpafe que la justice fera toujours la batehde os
opt:rationo.
-s .;'oins pruvilbiremtent ordonne et ordcnnons ce qui fruit:
Art. I. La totality des drlots fixes par les articles 23 24 et fuivants, du rd-
gt.nent d'Henncr": et Vaivre, continuerout d' tre perqus ftr Ies batimens du
.omAntCrce rran.;za, JIe long course feulemeir.
Art. II. Les bitmeis neutres l -ront tcus de fire dans les 4heuresde leur
,.rrivce dans ks parts i'anais, Ia declaration que leur prefcrivent les ordonnan-
ces de la marine, et a cot'mpter de ce jour, iUs ne payeront pour tous droit atr
grefte de 'amurau t, fvor:
Pour drott d':.rn\ te, at lieutenant d'a raut, 9 liv.
Pour nmime drot au commnillaire natorional, 6
Pour mneme droit, an ,reffier, 6
Pour dro.t d'amlral reuni celh d'odroi 33

En tout, 54 livres.
Quant aux .jutres druits il:;s fur le tarif, ils te pourr-ont 4tre exig(s des
neutres.
Sera le p:-i'nt rJglement imprime enregiftre dans tons les tribunaux d'a-
nuiranut et Ui h partout I befjin f tra pour avoir fon execution JuflQua ce
que le corps Ijgiii' en ait autrement ordonner.
TD)we ai Cap, l: 6 BrinarewI Pan IV de la RL F. tif et inditfi:ble.
Sign, ET. LA",EAUXet PERROUD.
1,ur







V 36 )
Dt:' ..ouiriers ari-\ i'-cut et toC u porni'ent d e foimration atux rebelled
:. ru C ]a Ye l i1 un, prelille wituritt 5
^*.', t'edit la Iiber'e .m, pisfiuluii i'e. 1
Ui'e Xct're' du dtoylcn P.ieot conuanianidiiitl'a:iite et le dItpartement du Port
d--P.Gx t'igaene-lPt figmle de tous lI .-$'ief de corps qui coirpofent cette in--
t .. ae jrnime, u traite de rebtlliun 'arrelation desgouverneur et ordonn ateur:
" r .nme, avc 1 :in.erge, leur furtie, et announce qu'un fort d tac ie;nwit eft
" t2r'Ct a iie rtunir aili braves troupes du Haut-du-Cap."
Une autre lettre eft ecrite par la itiuniciphilit, dui Grus-Morne qui defiproii\ e,
:n, ce i:hiA'natznw la contduite de la comlinne du Cap, et jure de feconder
" de toutes fes forces, les intentions du gntiral TouILlint Louv'erture pour re-
ai niettre en libetr6 Ie goiiverTiiLtr L roI',, uiiatcur et Icb autrei c,'1-i, dctenus
, .:. eux." (<)
La iunicipalite des Gonaives tcriAlit galement ai cele du Cap, pour lui de.
nu.mder les iuotifb qui avalent pu porter Ie perpie a mettre les prewniires autorit&t '
Li 4tat d'a.lrrlationll.
Celc du Uorgne I'engaige a ne confultetr que la loi dans cet eieucl(ient et afe
1iif ier duii crinie qui trava.ille tonjours en silence et dins lobfcuritf.
LeicoimnuiIs du Porti-'PPiment et de XL Murmnelde, exprimierent leur ton-
nItientt furl la detention des autorlttit eten demanderent les motifs.
La municip.ilit du Port:Margot tius doute influence trompee par les agents
desTckiKrats, feniibla fainionner la niduite de celle du Cap, et lui crivir que
la commniune du Port-Margot s'tait conformee aux expr flons de la lettre de
cell du Cap, pour nominer une deputation, &c."
Le citoyeon Grandet, alors chef de batailon au Fort-Dauphin (aujourd'hui
Furt-Liberte ) crivit tine lettre foudroyante laI commune du Cap.
Ce i dlitaire trait d'atteintat, de grand crime, 'arreflation du gouverneur et,
de t'ordoniate ur; il aflire que cette horrible action ne reftera pas inpunie.
Cet ofilcier fiit l lettre par annoncer -i cette commune, qu'il a deux mille
ho.irieu prets a u ,arther coiitre les rebelles.
Toutcs ces dt;1,he. iimpirativesannonalient aux criminels que s'ils extcu-
t:.ent letr hortib U cOumplot, ils ne pouvaient ichapper A la jufle vengeance de
(*) 11 est a observer que J. Danty, omnme de couleur commaadaut cette parolsse, avait
A1 SrhL j'r a gerid l Toiissaint .t que c'etaic le bravu Deiavine qui avait sun commaude.
iUI:.'llt. ,







( x38 )
mnents qul arrveront, ainfli que de ceux qui pardront fous pavilion franjals,
pour v rifer les declarations des capltatnes, et le chargeons de mettre i extcu-
tion dans tous les points I la pr fente ordonnance.
Faite pour &tre lue pub~e ect affichee partout oi bef in fera, et avoir foun
ex"cticon Jans tout Ie department.
Aft Port-de-Paix, le 2.9 Vendiswnaere, 'ati III dela R. A. une et hZdivhjfble.
Sign, ,PAGEOT et PERROUD.
Pour cope conforme PERROUD.


Le 6 Brumaire V'an 3, nous rendimes une ordonnance femblable pour la pa-
rolfMe du Borgne: elle eft, ci-apres fous le N. 14.
L nrn i. NO* 14. EGA "ITE

Ord-nnance du 6, rumnare Pan, relative aux coneftibles et marchandifes
Jfches exports par les cabiteurs..
TIENNE LAVEAUX, &c. et HENRY PERROUD, 'e.

Infiruits que divers caboteuirs et marchands exportent dans l'embarcadaire dit
Borgne, des comeffibles de toute nature et des marchandifes feches, pour y etre
vendus pour leur propre conipte.
Confiderant que ce commerce eft -totalenient dfendu, dans le dtlpartement
duPort-de-Pax par les ordonnances qui ont 6t6 residues cet effect, et queles
marchiands et cboteur qui y font, auraient, A jufe 'titrez Ie droit de fe plain-
dre de 'i prtfcrence accord6e a ceux~du BLrgue.
ConfUid-'t : que ces diverfes ventes detruiraient ,abfolument,}es reflburces
de l'adim;iiitiation du Borgue et enleveraleent, cette paroilre toutes les gourdes
qui peuvent y vtre en circuatiuon.
Etant de notre devoir de veiller a ce pue les cfpices ne fortent jamais de la
coloice, et d'employer tous les moyens qui font en notre pouvoir pour fire
fletirir la culture, ce qu ne p.urra jamais avoir lieu que lorfque l'admiuiftration
aur la fla cult de tceir la denrce utin haut prix.








( i22 )
tire t 'A ciiir aucuus mutets, chevaux ia bouriques dependants des habita-
tionA qu'avec Cjermiflon exprefle de Phabitant: ou grant; leur d&fendons de
o. prendre pour leus propres afiaires, fans cette permiflion fous peine d'ttre
eCpriinni~s on diiuae uamendeproportionnie au tort qu'ils pourront occatlomine
iuA aniratIx.
Cctte amiende fera relte ptr legouverneir, et en fon absence, p:r ufficice.
etc 'adiminidn'ation.
Riendowns ts cultivateurs et condulteurs, qui auront Ia perniiidiou de e fcrvir
des Uanixax rcfponfabes de tous ceux qui fe trouveraient, par leur faute,
4gares on hors d'4tat de service.
Donni uu I Pot-de-Paix le 8 Juillet 794.
Sign& ET. LAVEAUX et PERROUD.


Les admni'lrateurs 6prouveraient une grande fatisfaikun f! tons les citovens
talent egaltment anrins de amour de leur pays, et occupfs des moyens qui
duluvent adurer fa prupritt6. Coiubien 'elf-il pas douloureux pour ceux qui
dLuvxent fire exL cuter les lois, de fe voir dans la dure l&ellitc de rappeller leurs
conchto;eun I ces lob, a leur devoir? C'eft ce qui nous eft malheureulement ar-
riv$, quelqi.efois, et niotamment le ai Juillet 1794, enters quelques habitans
de )a paroiffe du Gros-Morne.
Nous nots foines vus forces de fire le rbglemienr, c-apres fousle N0. 8.

Linr n No. 8. Ea.x No.

BIAGLEMENT qui enjoint aux habitant du Oros-Morne, de liv.
rer les revenues qui appartiennent ~ Ia rpablique et ax cult
,ateurs. ,
( Du at Jui let X794.)
ETIE'KYE LAI EAUX &, et IENVY PERROLD, &.
Infiruits queplufieurshabitans, de la paroflte du Gros-Morne, ne mettent point
't excutiui les article tx, 14, 15, z6, 17 et 18 de la proclamation da cout-
*ilinre-c.\ il Sonutlhnax en date du 29 Aoat dernier.


I-.,








( x6r )

La' ibif ardente de or ouvrit une nouvelle carriere & la l cupidi&t de puur,
grands fpiculateurs du continent. La fabrication des pleres d'or, frappets au
coins des annes d'Elpagne et du Portugal en fut l'objet.
De nouvelles portugaifes d'un titre et d'un polds bien inferieur iux v rita-
bles leur avalent paru dignes de fervir a de grandes opCrations; en effet, uis
les envoycren placer dans nos co!onles, pour 66 liv. tandis que leur valour
rIelle nt'etalt que de 49 liv. 6 f. ces "25 our cent de liiufce, en ne f.t
que deplacer, meritaintr Wien i'viie permanent de Ct'. hluLJ.cs 1(
gocians.
Infiruits de ce nouveau trait de loyaute par le muiiflre de la repiuLique
pres les Etats-Unis, inous u'avons pas' hl fit de fire le rtilemient, ci-.'pr&t,
fous :e N.. "

LIBEIT'. ,N. 2,5. EGALITI.

R1EGLEMENT suR a e1OIDS 1E L1OR.
ETIEN E LAVEAItX, &c. et HENRY PERROUD, &c.
Noure regiment du 2, Bruuiaue Pan 3 de la rtpublique franaife, ordunne
Ct pretlment a tous-citoyens et-trangers de recevoir toutes les pieces d'or, ccn-
liisi t -a ie nom de qualruples et portugaifes don't les icuflons et toutes les
ACtires .i:- legerties et le cordon ne feralent point alters ; it autorifie donc A
i fuC toute es plecesd'or, qui ot -cufloni out 3i tte des lettres limit 5ii
.o. mi -' "" R
.sD iiJr l tl par eI miniftre de la republique frangaife, pros des Etats-UTii,
qu'il fe f .-rique, fecretement all continent, des portugalfes en or, dout la vaklur
n'eit que de fix gourdes A fix gourdes et deine, et que Ie project eft de les ap-
porter dans lesifles frangaifes fousle vent.
Voulant preventr les malhieurset I pelrtes que la colonle ferait oblig) det
fri'-:'er, et arreter lea abus abominables elesvexations de ces homes qui ne
ruugillent pas de tromper le public;
Declarons que toute perfonne quelconque fera libre de refufer les portugailik
qui ne peferont pas trois groset deni an moins; les quadruples 7 gros au niuin.
En confluence, oroancnse au payeur-g&niral de St. Domingue a tou lea
-' ', l' Q' L *" 1' /








( O )


L LEIITE. GALxTV.
Au u~nm de la RA:.i.*j'.ue f.-..:.\:.
PRO C LA M ATI ON.
La commifon dilt'gu, par le guuverueiment 'r.nc.iis au. ilis ki Ie 'e .
,.lx .tcryens dle St. D:it ,ua.
11 eilteuips de Ltire ceffer la lutte qui exifle depu ieles V]T', V i I Iu'e
les aumisdc la France et une polgnie de lf~di'ieu\ qui s'en fit dcr.- !-- ..
iiiplacables enuemis. La klngu- patlrnce de la coniii:Loa eft a l.ut, ... re
belles onttpuht fwol n indu'gcuL e ,ii ueut fin ;qu"lne j e itu" if' .,i-y-
a les rtduire.
Les deux chefs de la Cuoloie avant nutre arrive oI t t ii IIhltc:, mis r
arreflation trainEs dans les prilonm iur une truupe de bantdis furitu:I. \ il:,te,
ge'udral de biignide a tu!lr' ces (:.i; il les a cncutirlgtspar i coI.duiitr ; il a
pris le commandement de la force ar'nite; il a ordominn de marcher cntiare les b0ns
cituyenslqui deniandaient l-largi!kiment du geii'ral Laveeaui et de Pordonnattur
Perroud.
En s'arrogeant les fondions de gouvernu, :r de Sant-Doniingue, il a ordounii
par ccrit, aux difffrers chefs niilitaires de CL.r'efj.iIdre dir'element avtc lui.
11 a fait prendre t 1'arfenal et diAribuer enfuite, des cartouches pour fire feu
fur les irtoyens amis des autoritis conflitu'es par la Frince.
JIei foibrti de ai vile du-Cap centre les ordres du go-uverneur-gcint'ra l pour
anltr camper a* la Martelliere environne de fedit'-ux-, r6volt'e coLiim l u con-
tre les luo jet dhouiine enrmoes par cr.uinte ou par fidu& ion. Prditef de fie ft.-
uiettre par des d~yutations fraternidles compofdes de cltoyensllm.mis de la paix et
de me;ibres de la municipality du Cap, il a conftamment refuif de rentrer dank
le devoir.
11 a arim des corfaires pour courir fur Jes bltimens de la R publilue, et
Minme fur ceux portant pavilion piaguoll, depuis la paix faite avec cette.natioui.
Ilaa'rriCt- les p, t tirunsde lacorrefpondance du general Laveaux et .viol le fe.e
cret de, lettres, eiicadietant etouvrant cells de fon general.
11 vient de dfobbeir forinellementaux ordres dela coninflion civile, epi reto-
nantp.upr's de lui les individus qui, counielui, font arm"n centre I'auturitu .1&'
gitimne, en refufant formellement de Te rendre aupr&s de la coniuifliun pour reti-
dre tompte de fa conduite.




,3


( 56)
Inie fKule xuiltxt' eft bLie, el parties ,celle qui a td xercae par Perruud
f.r diherif- ,oriaires qui avadent armed puur fuutenir la caufe de la rcpub!ique
Frai anAle, nvt cutirant fur ies euneimis ils unt etd en partie ruincs par ce4
Lui tph Mtres. de c-irconltance.
Ah C. Pe c'rqd houuue truuv par M. de Lvwcanux, prZ a; uir retire par des
;., tout le liui raxrhe de la place du Port-de-Pix, x int au Cap pour a ecuter
: m ut de de 'hummve t'.ouve et dans tlx jours fait Los pour unue fu1.ee co-ti-

II e i~~.itdone .Pcrruud que d'arrlvkr i fi lut et pour y par\Veir ln pr--
rir fcntitncut fut de f duire la Inunicipalit; Lh i.ic:kip..it&,quuique touje..i-
iucnucIc par leb bayunettes d'un gouvernenient arbitrahie, prouva cepend-.Ut a
]P\rrcoud qu'll s'adrcilait fort nial, fulrtout dans la rcpouni- que lui fit Ie citoyet
Pierre-Paul, uffi.'er iunmicipal qui, a cette epoque, &talt de lemaine, incorruptib-:.
pi:Lr kI fctlu.de ion pays ; puiie nos autres freres avoir oilgu la chofe pub'qu.-
julueC lhil.
30. 1 re refle a Perroud que de uiettre en quetiol 11 le:s hli iines de co-na
lur font dcs Woimes, certes ce ferait blen plutot I nous a It ver pint d,
duwite a fobl gard.
Car, s'il elft ral que hliuinime foit n bon, il eft impofilible que Perroiu3 ami
des colons et des iairchands do chair faie partie de 'efrpce ihumiAite.
Si nous ne funmmes pas dcL homes pour avoir t6t dechiric fous le fouet dc-
puis tant ,d4'nees) et d'$. nus depuis liberty geniirale les maiitresde uotre viI
a cUe de nuos oppreieurs et nousen tfaiflos le fuctifise i la reconiaflnice que
nos Lururs diovent au people Frangais.
Atjourd'hui que vou et nous avons recouvr; nos droit et ie sacrifice de nus
a fudnl1'i i;jurst lous$ regardous d.Iranial tout leshoummes en g inral couneit
nos unel, lfircreset nous rcfpcdo~is la vertu par tout uI, elle fe'itrouVe; c'eft
en vain qiue nos tyrans et les jreuiners columns rcfiltent toutre lexeLutioo de l'atde
ltleniej:c de blaibrtq: giiprale; Ia Co(0vention s'eft levee enr male t a rendui
la liberty gtcuerile ua people de St. Douingue et 11 n'eft pas un de nous quine
vut: j 1ii'jqui. la dernier goutte de ion fang pour ell et qui ne pr.fcre aj.auan
,'ex:r.Li-on de fa race atla honte de rereeu4re es fers.
Vie la1hber:; -galite et yvce aja-ale$s Franaisi








( 7121 )


Pour donner une idee des reflources qu*il a tllu que le gonCrAl Lavc.u(x (,
tiol trouvions, la premiere inne de notre adIin .L ije vtis. f'aire cornn"atrv,
ici, les recettes et depcnfes qui ont eu lieu feulenieit a cett. rpoque, etIa
y verra les progroffions desnmoyens qui lnous out mis a i]$a mec de vjivifer toLIte,
les branches adminiftratives.
Je comnience par le Port-de-Paix.


Mob. Aunnie 1794.
Janvier ,
Fevrier,
Mars, -
Avril, -
1Mai, -
juin
Juinllet *

Aouti, -
Septembre, .


Recettes.


- 2^,)264

- r289,423
26.,$556

S 5357,
8 42a7399
453,064
S* 253,894


.o 5
9
16 8

6 9

15 9

13 2


2i72,325 4 6
SE- UL T.A AT -
Le total des recettes eft de
Le total des deperes eft de -
:. ~~~~~eS e ell s eft-', ,. ,


Partant la depenfe excade la recette de


S I


D1peni It.
101.956 17 7
173,609 i io
2 1,30 5 8
3,)556 15 6
71,214 z
39,4io 6 3
396,480 1 8
1'74,5r a2 3
32[,389 to 3

2804259 Y


2,r72,325 4 6
2,804.259 2

638,33 8
*33-'-*f


Cet excdent provient des fonmmes dues aux neutres, l' Ppoque du 22 Sept.
L794 ou Vendnimaire l'an 3. Toutes les cargaifdons tant tortcs b i ci en
dcpenfe, n t r 'vdminilrutioni ayant fait fes engagemenes A ct regard.

Peut-i-tre voudrakon ronnaitre d'ou jat, i0, les fonds ,qui out fervi ~ pat er
ces dI penfes, a ifii~qlti.e lciir eploi ? Quoique cctte comptabilit6 foit etrangre
aux reglemens etproclamiationi qui forment le second chapitre de Dion minoire
jpvais detaller, ici, les recettes et depenfes faites, au Port-de.Paix pendant
1'ann ce 794.








je comne1ce par une CrpoiCe e u la immu1icpait du Cd fit une k'ttre q.ct
legouverneur ct ino ui ui crivmnes le 20 Gertni.al, rilativeriier.t a p.tIieu
pec(s dunt die n'avait point donn6 connraiane et owui dvenaient nC t.;i,
pour l'inflruction de l.ftairte du 30 Ventu6e.
Cctte municipality par fa r po.ne d. i Germinal', nous a an:oncl.
SO~. Qe le tonfcil g,.ral de la commune a t4 trcs-embaraffe daub L :;o-
d.erit d l'arreftation des ch.tf s
Qu'il fut influen par Ies faiieux qul voulaicnt imp,'rativement ., avir
un ordre pour mettre les gouverneur et ordonnateur au secret.
3P. Qu'il n'exifte auiun proc's-verbai fitr eu rrcfta.0on.
40, Que Binet fu interpellM,par le citoyon'Duclofinenil judge J p pour
qu'il' at a lui dire it c'tait lu Ainet, qui avait dile- la lettre renlaire a
routes les municipalits p our leur annioncer I'arreffation des chefs; quoi Binct
r pondit echenientc oul et' que roWeis obfrvatkns Itaient inutiles
5?. Oue dans e nombre des citoyenss qu fefaient la 0lo au conieil de la coni-
mune, dans Paffatre du 30o Ventfe, a remarqu" Lagnoux Allers ain4,
Legri s, Boidicre Bien.-Aim6 Gerard et Defcouber.
6 Qws. Levris fit ta le&ure de la rponfe, e cetix qui inflencaientlecou-
feil de la commune, a difcours de I agent national que ce Legris refuia de
figner cette reponfe et meme de la laifler tranfcrire fur le r6giftre de la mumi-
cmpalit. )--
Que le cnfeil de la commune pre'nfie que cette lettre 6ta;t faite d aIvae &c.
Voilat donc ia iunicipalit6 qulfe troupe fkrcee de denoncer une pe:ite part e
des coupables 1 .
Je vais, afuellement,bn ereonnaillance des pieces qui prouveront que, iepulb
longtems, cette confpration etait project e.
Je pafle 1la declaration que te citoyen Maucomb!ic citoyen de cuuleur
greffltr deJua1' caute au Cap, a fatele Iz6 Germinal.
Elle port en tfubftance, que lors de fa d 0tention a la maifon d arr& P pour
dettes en vers la ript.bique il a e coanaitffance d'un complut tramn coutre ies
gouverneur eturdonnateuv,
(*) tD'aprs la dIclarition de Diapeau i est facile vir, que Pouch aeaut de la tcoiw,
mlue, a,4ousitait cete xiponse; jcariLe6r) la lui a remise,
"1 I'

1








( '"4 )


ik'c:..kz :.c .e .utr de Ia ::;tnie en nus ment:mi ':,uau io:iue,
:i u' a- titus (u t.Tt c'*dfl lui qui d. nous po. v er tites ls ;iincei Je
Svie plus us vos lrav:fi.ere:., 3(uelec:mlent, ,pl us kt a.tl> z, puTque la pr'o
clamintion vor.s do;ne!e ticrs des revenue la lhbvenrtionprkicvee.
Syucz tus .Sexih obfervateurs tdie toi:, ct vous troIverez, dans le government'
et tous l-) clitf rpublicaii-2 dcs t, ie's foutie... ves droi:., droits inpref-
Trip.ibles.
I'ait au Port-de-Patx le 4 Mai, 4 794.
Sigal, Er. LAVE-L'X.
Pour copje tuconforic,
PEIuROUD.

Cctte proclainatiou et la grande fir vei"lince des commandans-iniiitaires" out
product I'tflet que nous on at;cndions; les Africains fe font remis aux travaux
do la terre.

L'on a va dans le r glcment fait pour les travaux de la culture, que le gknd.
ral I.avcaux n'a point oublic P'article effentiel des places I vivres.
Voki un autre riglement que nous avons fait, le 4 Mai 1794, pour ritablir
cells qui talentt abandowinnce. 1 eit fuls ie NO 5.

LIBERTY EN.-5. lEGALITE..
rE GLE M'E NT iouu rt TLtE tA'TERtS VI$ lVRES.
.TIE.\NN LA E-AUX, &c. efIIENRY PERROUD, &c.
Eta t i:tfurm:s que la plus grande partie des habitants et g.?rants de cette
ie o.;. totalement abandoi.ne les plantations et cultures k! maliiocs ba-
i,,=s p.;:a:~vs, ignaimes, riz et ml-s; que toUttes leurs places ^ vivres foit
d&iles patr Icur aiggetIe t eu relever lei hale et fire raccomo der les en-

If ri::it: quil violent, avec indiffirencelebi ailinaux ravager ces plantations fi
uecciTa res p,'ir la inou.riture d' beaucoup de pei fouines, et ge nerlement de tqus
les cuiltIvateurs.
Confid rant q6il rcfihc Je cette negligence, que tous les travailleurs d'ha-
bitataons deviennent erran~s et abandonucnt la culture, faute de fubfiflance.









Ltirat. .N. 20o. EGALT.L
Au ro:n du pcup!e frarni:s.
PROCLA MATION,
l..er ,:x t, uler ficfur,'enus dans Ie Cap quadil a fallu louer lcs mayfb
des abfen4.
ETIENNE LAVEAUX &c.
Ltn.nml tit 4 nos portes et Ie trouble regue dans cette ville: des mchans
t L.;ks, fa., _cute payZs par I emCeiLeUis d Ia liberty& gtntrale ,font fare dcs
aonHs routes ct ntraii;s aux dt criets de la France et aux proclamations des coin-
uiillhires cl!s.
Ouvrcz Ics yeux citoyens honuctes, paifibles et amis de Pordre; rcflechi.-
xtz da:s quels abimes ces perfides vont vous pionger; voyez les erreur S oo its
vous out prc-ciphts. AlIemnblces illigales, rebellion A la Ioi, violence exerc"e
invers le gouverneur general, menaces a lui faites, foulevement qu'on a cher-
the ~ fire dans les camps de Pierrot et de Flavil'e, (qui heureufeiment ont en-
voye confiuter Touffaint ) menaces faites au fergent de police pour avoir pu-
blid la location des maifons des tudgr's et abfens, lettre menagante ecrite an
gouverneur-gentral et figne-e p ir lix hibitans; rebellion par une maffe de
citoyens, pour enlever d'entre les mains de la force armle t un citoyen con-
dult en prifon par ordre du geuverneur.
Te!s font les aides commis, et auxquels on fait participer les chovens r.pu-
blicains. 11 eft de mon devoir it eft dans mon cour de ne jamals confondre le
coupable t I'innocent.
Les pertubateurs font-ils de& peres de famnille? non falus doute car Us fefi-
ttraient q iuune inftirrec'on fea.t i're de triftes viclinies, et ils trembleraler.t
pour leurs jours. Sont-ils des militaires citoyens ? non fans doute; car ilscrah -
draeqnt de donnera. nos ennemii, k avjntages qui nailrent des diviflons. Sont-i!s
deS .ropii-t.hres,? non vrahient; its fauralcpt dfendre Ia clhoe publique en
difeunant !curs propri tes. Sont-ils des republicans? its prouveralent qu'ils ne
le font que de nom; car its ne rerpedtent nullement lewu ferment, qui dit :
n.s jurens de refpeter les perfnnes et ks propris. Qu font-ils done ceux
iu ve.'dent vous tromper, vous fire alter contre la. loi? its font le& ennen1sde
,- ^.-







( 8f )
chandauCap, &tat un de ces pertubateurs et qu'il difait q:'J tifaait de boi;
rea pour pendre Laveaux et Perroud, il en fcr\ irat a ec 1t.iaiti. ( 3 )
L'o- peut, encore, coifuhtcir la tIclaratiun d'un autre c'itoycn tht Caip, iAite i-
27 Germinalt: l conduire de ce minane Lobis et de Boulltrc yt e Jvelo'pi'c.
)ue l'on examine, de plus ,la declaration du d.wyen Paul Ci.atreC (U-oye:i
noir ) en date du x L Prairial, on y verra que le citc yenBauber co1nuaidamint
de la Petite-Anfe doun:t t des owdres, le 30 VIeiatu'e tous les grantt, aiii
d'avoir des dctachemens armiis pour iiarichcr, diLat-il fur lci cnuieins qui
ktaientau Cap, &c.
Le citoyen Baubert a Et finis doute trumpet" et force d'agir colirnme les autt
tres du moms, fjaime a le croire; car ettimin ct avance en grades, come I l'at
kte, par les premieres ailtoritds fon ca-ur n'a pu lui dicer la conduit qu'il a
ter.ue dans ces malheureufes circontdances.
Domecq et Per6 n'ont rien negl;gg pour faire r volter les Africains de la ville
et de la plainie; on n'a qu'a lire la decLaration qu'un citoyen du Cap a faiLe la
3 PralriaL.
Per at en I'adreffe deparaitre toujours malade quand les trames fe conftrui-
faient an Cap.
Per6 a cru que nous ignorions fa conduite: j-ai promise de le fair connattre,
je vais n'en occuper, et hii- prouver que fes grands talents ont fixed mon at-
tention.
Je ne parlerai point du terns oui i ltait delegue de la comiffllon-civile C cc
feraic voulbir parcourir une trop vafle carricre-et jtaurals trop d'bjets int rec-
fants a trailer pour prouver que, dans toutes les. circonflances, t a tron)pe la re-
ligion des commithires, er qu'il 6tait iudigne de la place eminente ui lui e
confie;e place don't les fouitions im1ortatres ne dolvent etre exercees, que par
descitoyens intruits et tries vertueux.
Je ie parkri 11s, non phis, de fon adumniftration et encore molns des competes
qu'il doit en rendre.
Je vais done me border 5 parcourir la coudulte de Pere dans les troubles qui
ont eu lidu les 30 Vent6fe et jours fuivants. -

(*j Expcdition de ces deux pi&ces est joinie au procks.








i v


Les fucrrcts out te dans le n^ime cas qie les cfeycres, les cultivateurs fe
Lataicnit de C( .pur, ;av:ant de n1toycr, lets nouivelles plautatIonsi, ou d'en ftre
d'autres, et lors qu'il u'y avait plus die cannes a rouler, ils s'occupaient de lurs
jirdins particuliers, ce qui aurait b*entit, convert ces belles ficrerles en
g ,t:,.ds favannes.
Nos av\ons trouvi un flimulant puiflant pour la farclalfon. Nous avonsdon.-
n( dcs crdrcs pir faire farcfrcler s cafeyeres, avarnt de livrer le cafe et dtfen-
itu de rouler fur lek fucreries fans qu'~ u pr'u:ble les ancients pieces do
calnes rient rtplaitts, ou queles ciouu ces recoivent une bonne farclaifon.
11 eftde il pus trauide conftquence de tenir la muain a ce que cet ordre tub-
I'e.,ilii %c ut ut que lek mains ds cultivateurs rc pondent a 1'invitation des terres
priceufes qui cur fotnt coiifes, et rendent a agriculture ,fon ancient iatde
iAlendeTr.
L'article des die;lns de communication, tdune habitation a Vautre, eft aufli
trts in.tcretlant atra'ter.
Depuis le commencement des trotLles, a St. Doiningue on n'a pu tra aijUer
les routes de communication., combine dans un teams de paix ; la prudence ne
nous a paS permis de donner, dans tous les quarters, des ordres a cet6egard:
nous ne pouvionm qn'engager les habitans et les clutivateurs,. a entretenir les
chiemin qui ctaient fur leurs iabitations,et its lefquels leurs denr6ev n'auraient
pu ctreI hvrt es. I
Dans les plains du Cap, iten a .td a:itrement; nous avons faith r rep r che-
mnls prices d'eau cannaux dlgues, points &c.
Le commerce .d'un pays demand des grades routes, et de beanx cheiuin, de
tommunicationi, far le foI qui e1lcultive et habit furtout dans les montages.
Les grands cheuins et autres travaux publics pourraient etre entreteous, a St.
Donmingue, par les homes qui auralent cotmnils des crimes, et qui auraient etc
t.indamnts, tin laps, de teams, ce ouvrages Ii u'cetla'res.
Counct le vo! eft trcs common dans cette colonic, la punition, a attached i
ce vice dsinerait beaucoup de travailleurs, h la patrie, qui remplaceraienr des
bras beaucoup plus utiles ai la culture des terres.
Les autres routes de communication, puurraient etre entretenues, fous lin-
lIeftion d'un voyer, par les proprietaires de la terre ou ces chemins fe
feralent.


jq<




A -w w0 -, ---


1 )7)

culture ( t ) qu'on 'e Ee et qu'on ie tra ie au Tieu ou il Jolt exper itfs -c
mes. A cMs nots, vous vIus prolternates contre tc're pour imp'orer la mi-
ffricorde du Pe. p!e; mals l'orre fruit excuti ave c Ia da-teri'e protmp.d e,
rnmlgre ves gumitfements f'amentables. Le diirni-je? J'ai vu ouij'ai it
la fubliie face de votre grandeur ( qui 'ia, veille tait arr0oante et ci in prY-
faste igno:ninieifement train dans la pouifflre a hr q.ent4e AiLiI chicval ;
quatre huifecrs pr6ctd.ien;t la march crinht, a hamte vt' Franyits,
laiirds paffr la juftice du Peuple ruifque le 'vi'rieUmmentc li refurle la
fienne. Le Peup'e qui "voui fuivait vous rouvrait de cradiats et d'orturcs ;
vo;s ftcs co&iduit jutqifa a flce d'arnes ,hi, on vous Jtai vos vct .s ',
on vous-mit une torche ala nm:iil ou vous fit dLinahlder pardoui, Dcit ,it
la Nation a la jftice et a I humanist i enfute quiatre igoareux cWoychs,
d, chargZrent chacun cent coups de canne far vos cpaule n ies; votre corps
expirant fut livr a la populace', qm4 bientt', 1eut dichire en mille Mor-
ceaux ; il s'adharne april vbre aheur maiheureux cadavre, chacun veurt, fir lui ,
figtaler fa furair. 'Celui-ci enfdnce unt ila dan1 vote e1& ce, il n'en retire
qu'fn pn ifeetd; 1'autre vouA'arrac e leItcet t*t Iet ire fa main en' fremlflnrit,
it craint que le fang qui a rejailli "fur lui rie I al c-mPoifonnd. On iHmnine,
a lah2,te tles rues i'alentour ,'elles..rotentiiflenz.4e..ces cris.c Vive la Repu-
blique Vive la Nation! La Colonie eft facve.. Bieutt vote corps ne prt.
ente plus ia ma vue que des ,offleents bcifts que 4es lauMbeaux ,ide chair
uniurtrie ........ Qyue des nembres'affreux....... Que des chiens devo-
raient ,fi diftutaient etre eiixl Mais Ii 'rage du Peuple n'etl pas encore
aflouvie, i amkanafie vois, rr i bres pars, le entafle, fur 'un bucher ardent;
on en jette les cendres au vent, pour qu'I ne refte plus rien de vous, dans
La. Coloiiie.;queivoreei-raklblet'inoire. Aihfi-foit-ilt
Cert Htit intendiaire fat trouv& dans la rue par.'un foldat et tenL.s lti
gknr.. tavehbw., par i e Colonel Lveili. i
( P Plutn'rs jiersonnes out demand & retablir des habiratiois, A condition quou leir
donrairt i quart ies revenue' Perroud n'i pas ilui, i han olns ne.est.il ta~, iroi
de dW sous pretexte qu'il i Sgliserair des abus. Hotnme vain t faux- ,a:cletei.r n,
t'emy. cle dry remedier en mettant tin bonime chiaigt die t'en rendr&e ompre. L[.l.en,,
jqutmals*9peettBum? r-roi gagnft Ui tei 400 francs, amiins pe les jves dq Pig
coytitou pour tiin,mmili*oondoeeznt. tultmvreurt,'rdnds la l'PAIx eta i- trianq--il:-
tl qwomptw, Aots doute, puat eIt do chose ioddo 1 S oo ,o lire4'dt, ueis de tie s ,ipr
zsous. Ignore t que.ceseta Ia culture kulhdc ,qtt -erk 4St.r Vming-.e'len uadie: a,
ais tu done tqe fire des calculus d'giotae ? re m sup be !





m SITI




- -. a S a


( 35 )
S LO enfaveur des pres et m res de 8, Xo, 12 enfans, et ptlus.
II eflIt St. Domingue, des families nombreufes et a&uellement malhlcureuie".
11 ya des peres et mires de 8, zo et ix enfans et plus.
La follicitude du gouvernement s'tendra, furement fuir ces titoyens ft.iu
2ais, quand ils front reconnus bons ripublicains.
LO centre hs accaparewts de "fr'oKs.
La liberty du commerce ne dolt pas nuire au bonheur du peuph. II eft de Ia
plus grande fagefle du gouvernement d'empecher les accaparements qui peuvent
ftre prdjudiciables; en confequence le cro's nEcemfaire ia St. Domingue $ utte
1oi qul ddfende d'accaparer les provisions pour en faire- un objet de fpeculatioia
particulire, et contraire aux inter&ts g6n6raux.
L01 pour defendre dejetter des pojfns dans its rivires on ravines.
11 tait aflez ordinaire, St. Domingue, de fire jerter de certain bois dans
6 les rivifres et ravines pour enivrer les poiffons et en faire la pcche avec plus
de facility; cas fortes de polfons fe communiquant i l'eau, talent la force de
beaucoup de maladies don't on ignorant la caufe. Ces mttmes maux pourraient
ttre renouvells, s'il n'y avait pas une loi severe pour les detrmre.
L 0 1 fur la vude des indig oteries.
Un autre objet, non moins important, ndceffite auffi 'attention du gon.
vernement; c'eft la vuide des indigoteries.
Beaucoup d'habitans facrifient' leur propre exiflance et font, fouvent, des
vi&imes, par la negligence qu'ils mettent A faire les travaux ndceflaires, fur
leur ibdigoterie epoutr 'coulement des eaux qui fortent de leurs baflins.
Les vuides des indigoteries, jetties dans les rivieres, produifent les pluh
grands ravages fur ceux qul boivent de ces eaux.
L'humanit6 demand une loi tris fevere contre les habitans qui jettent les
vuides de leur indigoterie dans les rividres.
L 0 1Pouar empecher !e ditournement des riviWres.
Dans certain endroits de la colonies eatt eft fi rare que fans des lois tries fe-
vires et It fbrveillance des chefs, I'habitant Ie plus puiffant i'enleverait Aifn
voifin.
Zz














REGLEMENTS

&t PROCLAMATIONS faits, a St Domingue par te general
Laveaux gouverneur, et Henry Perroud ordornateur, pendant
que les rbnes do administration d cette Colonic, leur ont ,td
counfies.




LIS9L de St. Domingue choifie, par les ennenils de la r qpublique, pour
ktre le foyer de leurs machinations, a kprouvt les plus grades fecouffes ; u
voklan s'eft former dans le fein de chaque paroiffee ttous e font correfpondu,
an dehors et dans l'intfrteur, avec une effrayante continuity: leurs eruptions
ont product les plus grands malheurs.
Longtemsla Colonie a &t6 couverte, dela funde 4plfle que vomiffaient lee
wfurneaux des fa&ioqs: des families enti res ont 6t6 forces de fuir leur azile,
liour n' tre pas englouties dans les abymes que creufient fans celfe, les enne-
mis de cette pr cieufe particle de la France.
Lesplaines y ont t6 couvertes de cendres et de fang; deO milliers de v1'iimes
y ont 0t6 facrifiies: et ce n'a kt6 qu'au 29 Aedt, 1793, que le came a fuc-
ced6 aux grands ouragans, dans quelques uns des quarters de cette Colonie.
Mais hilas! de nouveaux crimes ont depuis fouile le fol de la liberty
Je laiffe A une autre plume, le foin d'ecrire l'hiftoire de St Domingue et fes
malheqrs; je ne dois m'occuper Mii, que des riglements et proclamations faits
par le gWneral Laveaux et moi, pendant que le gouvernement de cette Colonie
nous a kt6 confic, et prouver qu'avec des loix.fages et fevres cette Colonie
renattra de fes ceadres.
'. .Y 11 .-








le&s inaniuvres perfide$s de efclavs dte la (G..-BrEIragne. Cft par Ton ani-
nitd fis principts bien psononc6s, pour le bonhelur de tous les hiommes et fe6
autre vcrtu que ce oimiftau're a captive l'cfime des efpagnols de $t. Do-
Iuingue, t qu'il a iranquilif-6 beaucoup de riches proprietaire* et un gra:-.
laombirc de f.iilles qui, inquiets fur leur fort, avient le project d'emigrer.
Dans iln voyage i Santo-Domingo, j'ai eu ta doce fatisfadtioa de V Lr ,
dans les lpagwiulb, des amis des republicains: tous fe font einprefs de me t
uoigner Itur defir de voir flatter e pavilion tricolor fiir leur i6l.
1:s favaieit que la France voutilt les rendre heureux ; is talent bien con-
V\iIIcus que tuus leshimmies vertueux et uiles a la patrie feraient prutegtI par
lts1losi de cetite itationi aelln e ct puifance. Ces ainciensihabitans, d'une tcrre encore
verge, 'taenit Lien ,etres des intentions bienfaifantesde la r&publique fran-
apile pour doniner mue grande advit&i 6A leurs travaux agricols: its con6naif-
iaieut de ja notre fubline cunflitution et its ne doutalent p'us que toutes les ver-
mus oclales en funta baze.
Ce font ces inemies anils des franals qui inont inftruit que des bWtimens anglais
avalent etl verb Ie nois de Fevrier 796, tnouillte dans Ie porrde Porto-Platto,
,umir avoir l facility de correfpondre avec les ennemis de la France, et corrompre.
le people cfpagnol. Qoie des lettres circulaires avatent te6 envoys, a tous les
habitans riches, iPour leur fair des propolitions avantageufes s'is vouladent ar
borer le pavioitn de kie g Gecrge.
On ie re vmit egalenient qu un autre bltiment nglais avait la Pointe de
Macoris, entire Sauiaa et Poito-Platto, pour reconnatre ce port, voir fa fitua.
tion relative i Lfa dcfenfe, et fire circuler deslettres, dans iefquelles es anglaiL
oIihaient de protnger les efjagnois dans leurs refiflance a fe mettredouslepavil-
lon de la repubHlque fraaife.
J'ai fu auli qu'uii uflicier anglais, parlarit bien I'efpagnol4; a t envoy, par
foon gouvernement, dans la ville de St, Yago pour y pr6parer les labitahs en fa-
veur du rol d'Angleterre.
Cet officer a vuyag6 dans tout le pays, et fous le pretexte d'4changer de For
pour de I'argent blanc.
On ne ma point cache non plus que dans le nornbre des habitans efpagnols,
if yea avait uni rervaient de coQwmmifioinaires aux anglais, tant pour leurs pro.










41, Po-ir vit-cr ks pcrs qti pourraient tire tendus auOx cultiv.ce'uFrs, p-L
acquereurs, ces derniers teroic ten's de f: prlfenter, avec -es cultiva:elirt,
Spr-devant I'officier d'adminiftration charge du detail du department, p-ir
dbonrer, par ccrit, !eur founzil on d'achat a laquelle ledt officer d'admrnitr'-
tion conCentira s'il ie fe troupe pas na argent compt.ant pour traiter lui-
mcme. -
5' Les trois autres portions de denre:', proverantes 4'habitaticns tfquelIrie ,
iront direcftment I'adminiftration.
Ledit riglement fera envoy aux municipalities et juges de paix pour etre
enregiftr6.
Sera en eutre, uit rcglement li, public fur toutes les habitations par le
juge de paix afin que perfonne n'en prtende caufe d'ignorance.
Fait au Port.de-Paix, e 7 Pluviofe, an 3 de la une et indivisible.
Sign, ET. LAVEAUX et PERROUD.
Pourcopie conforme PER OU.D.

Ce riglement a'a pas peu comtribuk A ditromper les cultivateurs; ls ontbien.
tAt rcconnu deqiel c6t6 btait la perfidie et la mauvaife foi. En ne voulant plus
trailer qu'avcc I'adnjinifiration ,ils obt aflez indiqu -les traitres qui voulalent les
troxpi r. On juge d'ailleurs, combien il italt prudent de ne point procurer,'aux
cultivateursinfdiles, la facilit6- de dtourner les revenues d la ripublique et
de'. proprietaires, ce qti freait arrive en laillant ladenre en nature entire leurs



Le ,apitaine Difagenaux commandant alors ia corvette la Mufette 't deix
prices en venant au Cap 'une fut vendue en cette ville et lautre au Port-de.
arix. La premiere a produit environ cinq ceis mille livres. -Le Cap ltait alors
fans numtraire et prefique., fans moyens, et en permettant k Iequipage de la cor-
vette d'emporter, en gourdes, le montant de fa pril', eeut it6 longer cetto
ville dans la phus grande mifdre, c'eut etb detruire, e' a instant, le refte des
fhcultes de Padminiftratior et better les cultivateurs dans le decouragement par
rimnpaIfilit iltr, o0 6ni fe fut trouv6) deleur qtiye exatement le quart des revr










Cuhfidcranjt ique quo qu'i1 foit vr'ai & f:cic a conlcevon r &a Ihoiniiie quil r.i-
1111e, que le I p.ptr i utheintque d'un goui ernement libre vaut autaut que
argent qu'll repr frente; 11 i'en eit pas nuolns vrat iuli que cer nuamer1ire con-
veLntuiinel & domell'.que qprouve prefque toujours degrands inconAVlients
dans f10l tablillment, en railbn de fut tidion.
Confidetrant qu'une fois que la confiance fera tablie fur ce paer ,j en
rtfiltera une augmeutatution daus le prix diu trivail & des prouudio:i's terri-
toria!es, ce qui reuni au nutmiiralIe reel avorifera fobus divers reports, I'a
agriculture, le commerce & les reconfirjictLions.
Confidirant qu'en fi-.fanlt prCooprer la Colnie, le trefor public n'en deviet,-
dra que plus rkhe, & cette richele atllre A clhaque particuldier, 1 change,
fans perte, de cep ipier en nuneraire ; du inuins telle eul eft la cnilequence
julle & naturelle, puiftlue ce trefor ne peut qu'augmenter, fi les t.toyells y
concourent, par la feule confiance.
Cuinfidtcrant que 1'-milffon de ces billets de copfiance ,doit-dtre totijours
propurtionnee ; quelle don't fuivre les progreflions de Vaugmentatiou du tritfur
public & ces befomns n march que, fuivra fans doute I'adminiftration, & dJo.t
cile donneri de. preuves publiques. J
Counfidtrant enfin que quolque les mellleures inflitutions ayent bifuin d%'tre
maintenues daus des bornes etroites vu que. le.dcret du 25 Mellrdor an :e.,
approve les operations antjrteures des liv-eiaieur& Ordonna:aur civnl ,
& qxi'il leur confere le droit de fire de,. regleinents provifo res. .
Arrfte qu'il s'en rappurte antitcreient a tout ce que front les, Gouver;,eur
& Ordonnateur civil, pour raiton de ladite emilioit & deca!re qt u` va s'uecu-
per autant qu'il eft pourra tre en fun pouvoir. de fair^ .i..re u"inteni &
fortifier la confiahce des citoyens, pour la circulat'oit des billets de conflaiane 4
s' is les ktablifeat fins entedre parla, 4tre obligeen aucu.ns teams de p
ticiperi aaucunes relniabilite attendu que les d6crets des it Vel: C fe & .6
Floral de la ze. annie de la WRpublique i'naii',lle annuLdent en .France ces
tbr:es dc btlte:s, & eh ordolinalt la re-tree & le piyc:uit, fous a refponf
b~lit, deb ofllcie: s l ,unic ...u.. 1
< Arrete encore quepeion dul prflent arict fri .adrelre aux. CGuvr-
:eur general & udoidinateur ci, .
Fait & c!os, 1cs jours mois & an que dclus & 0a1 fign* ag u plumtif avecr



x-





0 !
i





Mf. MAEIT A.TI,'NE. f IOtDS.
, u,.-'e 21 Chc',alier 47-07
aro a l ofier 2357
n'o 6Chaillou I 1579
4-, .,re I14Cl1nont 35441
.. fc 8 Cazalis 1034
,.o 26'('oursaud 9721
l itf.V i g Chabot 8055
Sa:,d ,i:i. Durecourt 463

IA timnuire 2: ll]jit 18780
L"CI e 2 LuIkLICt l
1 muake i Deflramnpes 282$
ditto r6 Definondet 833
4itto 18 Datty 8004
*'avi6 <3 Dedtruon 4t81
ditlt 18 Delou6 1 54
ditto 22 Defalet 31 )
Vcrd 'fe Dt forges S,25
CGerinjal 2 Ddtunay 2Usc
Thliermid. 26 Defpugol 49
Frudidor 3 Dolla 558
ditto s7 Egran 2142
Brumaire a Fouque 897.
ditto 3 Follope 9245
ditto 5 Frtsl 3135
Primire__ 3 Fontaine 5465
Ventufa 9 Fitte
Meflidor 2 F an~eft a6
Vendcm. 3 Girons 401o
ditto 9 Guichard 6304
ditto 12 Graffet veuve 2298<
ditto 13 Garolc 520
ditto 16 Gaudin F.& Bienne 1311
Brur.dirc 3 Gallon 599
ditto 4 G(nty 1281
ditto t; Gueydou 523A
Pluvi6fe 16 Goiinbcrt 132,
Ventofe x8 Grandville 6o9
Germinal 2z Gerbier 2Z 11
nFortal 6 Hatrel i9gl
Orairial 5 Hardivillier 421t
Meffidor Hugues.Daeforges 60^
ditto .2 Hcraud 3449


*


Vendeif. I
ditto 19
!Plvidfc 3
Venmie 6
Brumaire 3
Vendim. i
ditto 3
dditto

ditto 5
S. ditts 13
ditto 15
ditto is
ditto 27
Mr trae 8
ditt# 17
ftVire 8
. diuo 16
Niv6fe 8
Pluvi6oe 3
Fiowerf a
Priital 16
ditto 19
FruHtidor u
ditto 7
Vt*rm. 4

Frimaire I
ditto 8
ditto 28
Niv6ft 6
Phwvife 18
Veuafe 2
ditto 16
Geainal 13
floral 25
'usaaire 2
rri.Mire I
ditto 24
Nivbfe 14
Ventofe i


1*4r }


H ABItAT[ON1S.
Joubreniere
Janin
jeannette
Jacotte
Kermabon
tLa Perriere
Lafargue
Leftocq
Lagu6
Leclerc

Lareche
Lucaire
lanoix
Latftne
LeSure,
La Verre
te Cmur

Lafitte
Leroy Philippe
LiCdor
Legran4
Lavaud
Launay
Latrave

iay outx
ance Vevev
Menage
VIechin veuve
MiVaace Franfois

Monti vs
Marque
MNarbrk
Mitaud
Madelaina
Normal
Noblot
Nidelet
Navaille
Overtut


?POTS.

967t
13180
S06

4066
4691
8223
599
43365
12785
3VOI
1910
976
2776
6165
427
1283
405
3969
6670
1101s

476
4736
596
444
727
18459
$480
4147
528
685r
459-
4
s 6
ag0.1f


1563
28t4






(78)

ye 1: citcyvt Franaols Andr4, 1egencnimt Ju:;s l gargd u io;teke dn Cap,
le vpr de riet~re aull IM liu nwirc eogtre es thcfs. ,
Cr pc &"t iiuiu 'Ye, Rifexi.iw / f.lliWues fur kI w ur'uerc'n nt de St.
n -. ** *" "
(?;0 y i:.at, que ces chefs ,.vait vo!6 le trifor p.blic. ycuir payer Icurs aboycurs
a, h conveinllon l at'iialn "
,:c c anwo"r:or vc-;:iit dic; mains de V illatte, q4't c.. ,t t pepv ,et quA,
i3 prsirWd'<~fTcc on Ciicruait Ul tthe ai Laveaux et i Ptrroud.
One Perr2 a cu coltIupilance dil kt ufavi rke, ,ainitque Charles Chlvalicr,
c..a.ntnmni cn f~1 conm la Peite-Anfc ,ct PierrPal, o-Per nincip;.
On vItk, par cette d-claraion, qp'il yava:t deptislogrems sa la etiet-Anfe,
des hommuin :it"s dans le grianl pwif e. ( )
Ouand j.(4 t 46 Pidhinat. ct. ;reme (1 coo .,a....et 8alha,:ade-de-Ca uI
Oc Rigaudi, pouravr iran4 xtlus.Pifjre (c 30, Vqntc c'dA q e des pisc^
e, lent ar.irpu. d ces q'"- ji aniic. Le void
Un c*tQyen conu par fq:.p'iotifrnc, a dcctari, Ie 12 Prairiaj q q, tois i
quit re jours ava.Int ]e d!part dq Pi ~iat iU fu4 diver. che le citoye oberr,
ief dr b.at.il!on ;1 p1remVier rrmeintt d. trotupqs fraungh, avec Viilatte, Pin-
clinart, Durand, Rodrigue, S.lla ;u r.
Oue pend-ant le diner, SaL-a cL Plnhiat fi permirent les propos lec plus
ccntIairs ur le cmpne u general Lavcaux et I'ordonnateur Perroud.
Les cxp.yMflans de Sqila iftrenC, que cc chefs ifakat deux f...., gueux, et
'.'ufltqh q:i ne ckrckai4tt qu', trooper ls citoyens de la Coloniea e que
la'itin"uv ; s l."' lt e fe etrut tvh, n'italt quekle ritltat des accaparamens
e dlaplJ.:dt. d, ces dux aIwtuas," qui ne chercbalent qu'a" afarer leurs

.Le clrnzn jt)iijouti ,vqu'i a fin du, repas i fat coinu par Villattc, qui prit
krr la p rrle, en ij wiinouu.dle4f 44ti c4 cit..:.qi4qi'on n'avait rien avance
qui ne put rCre rpo': l1 ,i tc qu'il dt stdit que It s gIuverietr et ordonn4teur en
eultfnt cour(.,.1.: e, Ce dot it fe f..t.it1, &r.
Ce qui va '-Ik tto.,iir, c'eftq11 le citoyen aRodrigue, chef debrigad don't


(,) E *liib: tia: etto e *l,!,! ult,, est jointe as proce.i,









pi., fqu'5s -. tn ,par clique Icuiv.ucur et culthvati-ce dcs habitations qu'ils
V il t.
Ds p.atroi "ikcs ;ati'es ont (t* ordouiines pour detruire ces abusdangereux
ul (I I-C: re pofi, ki ne noiio a j-.na's p1rnils de prendre des mefures qui firement,
<.::'e.:t te 1i:h ; acese.
L'Vart. 3,n*et ..As cin eflcntlel au-: tra aux de la culture.
C'ell le 1.:,: ;.;;:;t !.a cha'et.r diu fui, que le- travaux agricols font
nmo'ns pli.il, .c' diin s plainrt s.
Das les montiganes fi'o.les ,il faut atte;.d.re cque la rofte fQit toinbce.
L'ar- 4* t cii;d':c aldue necediie,
Les tuiliv.ateur4 portent a la folie leur golit your la danfe. Les decades font
defll.i-es zu repos oe auxplaitir$ champetress it fera't inpolitique de s'oppofer
Sce que le:. t-u:tivateurs danfa.rent l ndant cac jours.
Ma;s, s'i! it de la polltique de Icur I; ittr le libce choix des amufinments, aux-
Iquels its conicrent les decades, it eft aulli de la fagette dcs adminifrateurs, de
dtfkendre ces p!liirhs pendatt les joursde tra:aux : la danfe fatigue beaucoup les
afrkcains, par lexces qu'lls en font, t ce ferait lea exporfer fire de grandes
mna adics ,i au lieu de fe repoler ils fe livralent A cet excrcice.
Sans article 5 les mauvais fujetb iraicnt mettre le dtiordre partout; Us aura;ent
la faculty de voyager ou ils voadtaicut fans craindre d'tre arr&tks.
Neanmoins cet article ne pourra recevoir fon entire execution, que rfque
St. Doiningue aura une gendarmerie blen compofic dans tous les quarters.
L'x('cution de Partacle 6, conferve les habitations, et y attache les cuhi-
vateurs.
Dans desmuinens de troubles et d'cfferve(rcnce beaucOup de cuhivateurs fe
font empire d'une qiantitC* de terreins en bois debout, faifrant parties de la terre
deftince A la culture genierale de habitationo: ces cultivateurs ~ neconfultant que
klur intcret ont abattu des bois pricieux pour en fire leursplaces a vivres.
Pour arrcttcr ls progress de cctte dvdaflation et Penvahilffement des terreins,
g'ai &crit a tous les co;imnandants militaires et aux inipe&eeursd'haitations, pour
qus .yecnt ifaire decs vithes fur les liabitations de leur quarter.
1 ;iy a des cuwt'vateurs qul ugmenntent leurs place3 c vivres et les cultivent
avcc fJ'.W- poar en retire des bEntices, 11 e e eft autl braucoup d'autres qui,
accoutuunits a vivre aux depend de Icuts cainarades, aiment mieux fe livrer a










Confidirant que nus n',\vo0:s p1nt trctu li. Jd'.rr t :.-.'i k:oi. ;ari2 t,:.a *-
qui fixe de-. appointemens au tribunal cuhar de ju:gr e ll 1d1i.l w pris.
Confiderant de plus, que Iamiramue I du Eort-de-FPa.' s'efl ,(j.i lt'iacLIc d1
la majority de fes droits fixes danU ancientn rg'imne, oL les ila'es contenl.dt..
pliutoc a home que Pho:Wime i I plai'e.
Confidi tnt enfm que nout avoms droitd Ae ermp:er Tur le p.ittiotil'n1e I:.-
offickrs Je laiamiraut6 du Cap et que no;s tounes certaiils qtie cette ordu.,i-
anuce ue ralentira en rien de leur zaIe et de leur ardeur ;
En conftqucnce nous avons ordonne et ordonnons:
1e. Fixons ai quarante-hult heures de delai, Ile terns que les oftiiersdefl'mi-
raut0 mettront & infiruire les procedures des prices.
2,. Lorfque les amateurs et les cquipagts.des cortaires quI auront am.nes
une prife dans nos ports front tous prefents dans ledit port, it leur fera lolfible
de traiter eux-memes et & 'amiablc pour la vente des cargailbns et bitimens,
. auflittj.prcs que lefilites prices auront 4r6 jogies bones par Ie tribunalde 'a.
miraut6 et que Padminiftration autra trait6 des objets qui pourront 4tre tiles A
la republique. 4
L. Le traitement de iamiiraute qui aura jugo de la validity d'une pri taut
pour lejuge le procureurdu, ouvoir.ex.cutif, le greffier, 1'huilijer et e tai-
Lour elf et demeure Jie a ,pour cent for le prodick net de la prife, lorli~ud
famiraute n'en fera point la vcnte.
40. Lorfque les amateurs ct equipage voudront vendre a l'aiiaable, ils nl-
pourront i fair qu'en prefence du greffireai e l'amriit afin quele I droi d'ua
pour cent attribu a ce tribunal, fUit bien d6twrtninl far e vrai product at dte l
vente de la prit e.
5. Les armlateurs et corfaires qul ameneront des prifes et lui C feIraienc
hatesde faire leur vente avant que 'adiinifiration nit deter nine c qui .pour.
rait lui tre utile, front condamnis ooo liv. d'amende.
6 Quant les armateurs et quipage ne front pas pr'fents an port ou a etc
meni la prife, et umeme quand tous y feraient presents, s'ils dfiren que 1'anri-
raute vende et fafle la liquidation de la prife, il fera alors allou6 pour tou t
tralitement, tant au juge procureur du pouvoir-executif, greffier, uliufer t
tambour u.et demi pour cent fur Il product netde laprife.. .



i









( 202 )


7T AT des caft vtrfs ,s es magafns -de r.idmzifl/raton du Port-de-Ptf 4
p.r diverfes iajitatins de ia mintag pfendant I'an tant far achats que
jfquefirfs et fubi-ent ions.


MOIS, HABI TAT IONS.

Vendem. 26 Atudraud
Germinal 2 Autru~feau
Floreal j6 Aureffory veulve
Prairial 6 Auber au Trou
ditto 21 Audige
Mc flidor 6Auber et Launay
Brurnaire 17Bion
Cermninal 14'BKbin
Florali i.:Broflier
Prairial xsIBefuard Befamarai
ditto 253Ballay
Bmcaire t SColas bare d'or
Floral 8 Chanceaulme aine
Prairial 4 Chanceaulme Hen,
ditto It Colas au iguts
ditto s2 Chanceaultne vouv
ditto 22 Cormier
Pluvifle 2y Daluc Letang
Brumaire 3 Fonfrede
Niv6fe 23 Froulf&Guinebaud
Melildor 29 Fouefun ( )
Vendcm. 13 Gafle
ditto 24 Ga et veave
Pluviofe Gathier Duteff6&
Gerniaina i5 Griff~T J. B.
Total, -


POIDS.

12929
1029
2t633
11142
21696
/7381
2374
244
12639
s5610
2962
16493
i2503
2447




913
75a3t
14704
22473


MO S. HASITATIONS.

Prairial s3 Guillon
ditto 14 Griflot
Brumaire 20 Huguet
Vesdins. xg LaMoiflbonire
ditto x5 Lion
Brumaire 24 Lallemand
Floral 24 Morau
Prairial 12 Mion
ditto i i Navailles
Vendem. 17 Ponpeaunau
Frimaire 13 Pillet Beaulieu
Floral 27? oitevrn
Praii 4 Pu~Met Beaurejour
Vendem. 17 Rebeeca
ditto Souverby
4iut a Soutywveuv
Brumaire 17 Souty Marc
Germinalt 3 Souty hritiers
Prairial $ Servary
Brutmair as Therien
PIuvidfe 24 Tendrot
Vendm. 12 Vital
ditto 16 Vincent Auguftiin
Preiria!_- 9 n"t-Rfecbm-

-


(* C caf e$st du Moustique, if estici par evreur,
ldats faits au Port.de-Paix, et diverfes faaies de cafes volis, ou do,
svcuaif fas payer les droits.
MOTS. t VNDUOUAS. (IO*S. MOIS V1NDEvtS.

V'endtm.2 Labad e o74l Thernid. 27Duraud
Theruml. 221Fatisme 173 iPris fur des d6hlinq
'; *


SA
Deluts que la p. ,':e da ,Nord


it en ne

POiDS,

669o
23543

37-48-


NTLO UI3.
de St. Dounittgue a tprouve des troubles, les


imonta ies et ldoubes rion;jgnet de St. Loti ont etI plus ou mogls d agitatioiurg
fiouvent les p.rpri'pt.' e< et c.s g grants fe font vu, forces de loger danm le llourg,


POIDS.
14657
4156
1954r
13635
1224
1551
16856
5846
27720
657t
15128
2946
20205
623
67114
538
6374
2976
245t
50x9
27814
81174

$80,029




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.,ET .T ,cs hait awJts flq,t. res au d,.artc ..:
P-tite-JLy'.
x Tnesr.es P. or CAN.

CO\fME'NCEtpU:Sie 3 =:
HABITATIONS, tN*" A V end. ; :
ou,,OL .a 4* 1


efevre 3 Flor. -an3 i4 t,6 4 5 4 4
Michel i Germ. an 3 28,8 ~ I
lag.deline I Vent. an 46,79pt :-4
audin z Vend. an i 35,<1
lemenou. A ditto at 3 ,'76 i 3 5 5 I
lacnamara zNiv6fean3 3357 7 3 3
lazeres, I Prair. un 3 69,660 16 g 4
hioifeuil Meflid.an 3 "8,334 4 6 3 3
'erglereatlx t Prair. an 4 6,440 2 5 4
onnaye C. Nivofcan 3 2t,56 6 5
onr.aye B. iMellid.an 3 32 565 313 2
ubert i ditto an 3 4 253 3 9 3
haftenoye i Vend. an 3 I1z25,o6 ; 4 2
haritte t Meflid.an 2 5t,8 t to 8 2 1
eftreilles x ditto an 3 .36 604 1 1 3
'aux t Prair. an 3 26,749 i2 4 3
'uplas xBtrum. an 3 166,14 7r15 4 8 1
arre 2 Mel. an4 8 7 8
uillaudeux. I ditto an 4 15 9 2
amoltre i Flor. an 4 14,74-o 5
onjean 2 4
,ahnne Payon 90o 2 4
rifle Fru. an 3 46.158 8 6 3 8
efevro I Brum. an 2 35',624 17 21 3
hloiful io Prair.an3 15,I 8 92' 2
4s Pares r Brum.'an 3 5,' 949 1 4
onugard i Bruai. an 3 484586 2
labri:ac t Germ. an 4 i,o931i Tc I
afit r4 Flor. a 4 10,68 0
eguierre NivUfean 15 -- 4
al'ect i Pluv. an 4 i3,169. 9 1
)iaton i ditto an 4 .6 6 6
'< 4, 2 51n
z 'IN d: l C.a-14 12 8 2 4
utvnru 12 8 II
1It : e! ,
i I er4 3


Iv
L
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B:
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D
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B
G
G

B
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V

I


, do.&,







( ati )


ETAT des cafts itrier dai: les magafins de l.i ,;if .:,: ,iu Bl .: e;-
Jdmnt fan 111 de la R. JF


HABITATION$S

Corjeol
Exaudy
Yvon
B. Cochon
Scche
Franacis Bernard
Touflaint
Dubreuil
Deligny
Duval
Ste. Marie
MIaifonneuve
Genty Lavaad
Veuve Roully
M. Bernard
La Girodiere
Treuil
J. Cochon
Perronville
Robillard
Beaubrun
Cabot
Depis
Corcial
Robert
Bigaud
Louis Lion-
Mallard"
J. F. Bernard
Araine
Berry Labarrm
Chautucq
Vedrine
Lafontaine
M. Dubofck
Bertrand
FAure et Aumond
Gilleau
Vitton
Legros


I


IPOIDS.


a233
5618
5747
325
793
2310
9190
2029
3953
53209
13699
9187
1295k
7599
S134,
8104
14529
1339
40510
26556
9927
60995

478t
1o031
4044

2995
969
1272
255
$447
5137
4605
7769
3696

13473
.26o
897p


HABITA*TIONs.
Ramijean & Dif-
inondy
George
Lambert
Desbrunais
Kerlo
Chabut
Freteau
Auger
Gerouard
Pecormet
Odeluc
Turguet
ourleau
Thomas Bernard
Cadet Manuel
Veuve Chabot
Cochonet
Veuve Robert
Befnolt
Lacofte
Boulay
Milotr
Grillier
Juchau
Dupleffils
S.-Berar -

Philippe Homot0e
Abeillard
Binaud
Bottey
Davis
Lafargue
Guinpal
Bonnet
Chicanatu
CapdevilIe
Barreau *
Laghay


*
\4

I


POIDS. AITA flIONS.

Pt iicarpe Bernard
1639 Vcive Caufle
1193 PacaNL
19296 Bayle
15471 Savy
3649 Weifenbeck prec
S1119 Veuve Grout
7964 Darrac
3569 Porcherau
7613 Dufiefic
6So Guerin jeune
18535 Faucher
4850 Forfmy
Sttt Pillatre
4857 PetTier
1202 Pierre Philippe
230 Def'obry
z$6 Carre
5oX Franfois Colas
3300 Daribaud
2360 Terme
1o02 Montagne
4783 Villotte
5574 fierville
140o Cadet
;954 Bagoge
850 Lchapelle
2006 Brifftonau
3734 Wemzenbeck lls
59 Gajeolle
1996 Chevreuil
2473 Minilme
4873 Deftorel
1950 Gay
934 Badau
492 Au nmeme
66oo Victorias
1188 Veuve Dubofck
4025 Friantquib L-vand
2930 iPechauL


48 1 3
438'

X448
2381
4 t35
669
64 r
ro4t
104 33
8058
360
.333
394
tot76
2032
92t5
2725
1200
1890


1499
s874
r"at
38U4_
2156
120
4912
1 t50
4-40
941

2392
173
140
1246
5651
455
255








( .-~i ;


C 'cft furement po-uii v _'r, ILr.i r, -: .,,hit-t.. + *. v ..
trav'tt: des tel'cb rtvc L.:.o- p, P i\ '" ...
L,.n lc quarters du Pie "+ a 1" a, L un P.i -'ir
rin OQuartier de 'Elt et a.,tar-; et ,:t, i a fit en t-]iiI, hi It u -- ,
trop ordinuire d Iitret eCt i ripb et +r -, "ltu t ".iitr ir ,.;
grli1l/lt' l Jturs tie Vu l ut Iez la Xitcli .f I!L;i .A niltitt + CO.u' it
C'eldt itl que \ ouL rct'eiaieii Ics tVr. l ..i.:. pfiVLk .c c-iii qcd a fu tE x.
t11S zeS Oragi t our flCte )vlettre ext-cutil la 4ul Cu a t.-,, 'i retli$resU .u
uanl que dib-je? ne I'ot.-je pas me 1ri it r t ijo,.h.nue \ o.' -cts cCp.dbI. d inW
veller et e il re toulr L itS iahu:-. :polli;bt: .ti 11t htites 1 161the a ceuxtul \u % tl
out dului1 F\:ittti:jcjc?
Suivonm % olre prediLendu grief.
Oue vculez \% v dire en reproceluit au general Lavtaux d'avoir quitt* le
Cap apres les malheurs du 20 Juit & ?
It cut tct heureux pour cette parties prt'cienfe qu'il y fut retL; les dil:pid.-
tions, les defordres en tous genres n'y aurmaeLt pas eu lieu et les fiucrcrics qui y
rotilent auralent tie relevtes une unnue ptlutit.
Ne favez vous pt, que L. y> ral 6tait iuub les ordres de la coiniiiul ion cv ie ?
Eft ce a vous a anialiier c,!' ordreb ?
Exatiuons le rete de ce epreider pritendu grief.
Voici peut-L tre la pt-~Etitre fobis -,i la rife attache A la perfidie vous a troinipt

Oubliez-vous, ou avez vous cru que Ie central Laveaux perdrait de vue,
qu'au womoient ou~ la co'mi:9tIoncivile et lui ont mis a la vuile pour le Port-de-
Paix it reftait datn les niJ.iailns du Cyp environ ta.tr-e mile barils d ftr i-;n
et des autres 'rov'..:s ?
CrLu c-L-vous qu'il n'it Cte inftruit ainfi que uul qu'avant deux mois tout
Strait difparu? Je vuasb i ctnvoye, pour vous confondre, PInu entire que la i~umi-
cip.at" en a dreflG et don't expcditiou eft en mes niui.i et au contrOle de la

Quant aux munitions de guerre, vous feiguez dc ne pas \ous rLaqpel!r que J.
Villatte toujoirs infiibordonni~ 'a point envoys au gdlneral Laveaux celle qu'll
vW.tit Puordre de lui fire pufter ce qui a mis ce gouveri~eur dans la cruelle ptri:










>us ni$....ft uiL'L i s la coivO e ttoti-nation ia], L. .. -l .. 1- ,-. .
neur, ie ouscroys ons ne pouvoir faie e..weror ..- : o,'.!. ..:,i a .:..,_
Icb talent l'e.,p rience et lus vertus quiexgent d.1 fo to.ii.:, :, !:!i.(t';._
J'eflinje que cette pkice ne peut ttrc ai vie ; ce teiii VcitUe -Q.iVd! rCU
abus. Je voudrais que ceiii qui en fruit tpour'va, e put Peser'er que tlc..
trois ans feulement i puurrait-tire rt.clu, a in place, ia r'e xlion dL
trois anmies.
Tois les tro!s unils iI ferait oblige de rendre tin compete de tf.s rezcttes ct d
peld VS, et de verfler, au, trefor national, la1blance de fe' coniptes iur une oru1o-
1onces de rccette bien nmoivde etf tire de dpdut, Jont rcu f1erL dJlivre
par le payear-general de St. Do'ningue. Q
Par cette fage niefure les ,.amilles ne fcraient jamai, riiiaes, nifruitries d,"
oIurs fucceffions, et l'tar ne pourrait perdre dvs lbtuies confidtrables par inm-
conduite de quelques curateurs qui, fouvent, agiotalent les fonds des fuccefliois;
pour des doffiers qu'ils faifaient pafler,-af6tat on aux hcriliers, coniuCe cunup-
tant quoiquils n'en euffent pay e qu'un cinquiie.
Jamais unc fuccefliun ne ferait ouverte qu'en pretience du controleur tie la
marine ,d'un officer d'adminifltration et du procureur de la commnuine puur
les funds trouvvs,itre veres, de fulte, au trlfor jiatioual.
La caution de vraic 6tre de cent mnille livres en nimmeubles avect un cerifLateur
pour les grandes villes. De oixante iille Iivres pour les autres.
D'apres cela le gouverneur fentira plus que jamais, la n cellite de ne conller
-les fonClions importantes et delicates de cette place qu'ai des honiues qui r'uini
front une connaiffance pirfaite dcs luis ;i la4 robite Ja p!us fevere.
Sign P1ERROUD.
Au Cap, le 8 Bruuiaire, Pan 4 de la R. I. une et indivifib!e.
Pour cope couforme, PERROUD.


Dt que la pa :, avec l'Efpagne, fur publi&e 'a St. bDoinglue lec agens da
gouvcrneement anglais, les enneiIs dela liberty et leurs ioinbreux ite:lites, fe
hit&rent de dire partout, et particulierement au people efpagnol, que le rd-
piublicains &taient destirans; queles propri te all'ient devenr la prie dde -ur




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de i'avo r peni.ant qudelques mois que cinquante jhires de pure 4 feu Jan:s i
pu Jri*r: iJu Port-de-P'iV.
V OUS DITES E PL II S.

Dan! la grande dsfette avait refufe les vivres* la ville du.Cap, malgre les
ficitatioan r;t:r e dehabitans ie cette ,ille d ie nme que lesvexationsqu'ill
aila t etl uer u caboteurs qui ita lent cninins a cette epoque pour notre ap-
preovrino:iiinenii.
j-.

h.coreenue ca'o i"c die votre confi'uclon. Le Cap a reiu du Port-de-Paix et
de la Tort tie idbs vivres d'ordre d,,gouverneur Lhiveaux.
Les caboteurs du Cap out euperimiiion auli d'en enir predre ~t Sn L s;
wais quand,vi a fi que lien-Aimiie Grard, et d'autres venaient actaparer a
.un gourdin ( l. if. d. de la Colonie,) le r gime de bananes, pour les revendre an
Cap depuis jiufilues a- 3 gourdes et mettre le makUheureux habitat dans 1'impol
bilit o d'en A;oir Ie guneralt ?eft emprefi6 de dinner des ordres pour eniucher
,ce commerce horrible ct mettre les indigensji rtne d'en avo:r d'autme.
prcez-; O-.s dire que celia eil pas vrai?
DoEUXIEME GRIEF.

,:'aprs la pjroinulgation du bienfaif nt decret de la liberty, generate ,
d'avoir ibuffert lancien regime fa la Tortue, oui le fouct ne ceffait d'opprimer
nos iiialLuretx freres quirtfotlurent d'apr e', cette affreufe tirannie de recouvrer
kIur liburtr et leur bouheur dans les loix juies de la r6publique Franqaife r.-
gime de lavyile du Cap. Leur dputatioii, au nombre de quatre vint porter a
Villatte et a tous les chefb teurs jtlfeb plaintes; Villatte crut qu'un crime pareil
ne devait po:.r pallter fu.filei-e et les reuvoya daus le fein de la municipality;
et vCous, Pierre-Micbcl n'iguurez pas que Laveaux dans fon arrondiljemeneit eft
Ie feul comluipce de cece.rne itailme envers les Woix.
REPONSE AU DEUXIEME GRIEF.

je rpin-mds 6 votre pIr-t'eud f!-co,:d grief.
ue l0on cnpmruilf les re tit.esde la munitiidp.lit' de la Tortue et l'on ve'ria
.fi laliberit ginrale n'y a pas etc piromnli:e; fi cette loi bienFtifanre pour tuuo
s Af'rcains de St. Domiigue n'y a pas ette:- cutie darts toute fh pl'nitude.









Art. I. QUIC( "t op o" "I IaapoImn n pt o indireflement, allt
1..blication de- o"t> vIglcilmet des loclztot.s des maifons et blen dc `' mri
c.: ablens, lera reardI connome pertubatcur et puni de mornt
Art. IV. Ouiconqie propofera de fe rendre 4i 'etimemi, fera, for le chbmp,
joge et mns a more.
Art. V. )uiconque fera convaincu de vol, fer-a remnis natre les mains de la
u4ftice pour y etre judge.
*Art. VI. Qiconque fera convaincu d'avoir cherclM donner des mauvad4
ccnfeils, fomenter tles divisions, fera condamn a garder prfon jufqu' la
paln.
Art. VII. QOucor.que atur.i Ckrarcfpondance avec Pennenii fans la pcrmiifion
dt gouverneur ou du conmn;:nds: en chef, fera puni de mort.
Art. VIII. .enouvelloas a ta garde-nationale (c'eft-i-dire, tons les citoyens
capabes de porter 1 s ariaes) qu'e4 c ft,en rqggwition pyrmnpwnteet aux ordres
du gouveraeur, e o on nablence aux ordres dn comunandant de la province et
en lablence dcs deIux, au:- uldres ducouniandantmilitaire.
Ordontbio q.e la prfentc fera enreglltrce a la municipality, aa f6nichaujfRe
vt i I'amiraut, ajinfi qu'aU fecretariat de la place.
Chargcons le ccuniman.dait de la place du Cap, de tcnir la main l'exicution
dudit rgl4emcnt I;ui a force de loi d'apres lParticle rt du dicret da 30 Sep.
tembre 1iyt.
Chargeons Manlau St. Huberty commiflaire auditeur desguerres, accompagne'
dou commandant de la place, de la lecture publique dela prdfente.
Fait au Cap, Ie 5 Frimaire, Pan 3 de la it. F. une et indivifible,
Signed ET. LAVEAUX.
Pour cope conform, PERROUD.


Pendant tnotre fOjour au Cap les americains qui fe trouvailent auPort-.de-Paix,
contrevenaient ouvertement aux reglemens don't j'ai dja parl6; ils vendaient
a divers des objets de leurs cargaifons don't its ne pouvaient plus difp6fer, pullf-
lu'iI-4tauiat ports dans lears nmarches avec l'adminiftration.
Cet excess de mtauvaife foi a donned lieu a l'ordQnoaace qui eft ci-aprs, fous Ie
No*-i









( I~,J)


01olD ,i :.1-B lOS .

&trinira 6 El rardd
-ndbn,. 12 Flliou
dIto 2 Fit-uret
Jitto 19 Feret
I rinalire 24'Fr:tn.o"s
ditto 2. Fi'rgt,
Ni fe 6, l1hcit
ditto Fin.el
Ventife 3.'Ficrvil
dit:o 3 ,ur
ditto 14 raique
ditto 27 Fulget
Geruminal 2s F01x
VCnd tiI. 5 Guhig.ndi
Brunaire 2 Gult i
Frlmairc 23 "-Jny
ditto 19 Ueorge
ditto a2l uilet
N' ife 13 Guerin
PithCle 13 Galihon
Ventule 18 Gtl.aoune
ditto 23Gerrd
ditto 29 Gainy
Gerniml ut
ditto 6 Houart
ditto 28 Hrdy
'endii0. So Jea-1Prre
Brumaire 12 Ja1ia
frimaltre 1t3 J-anitte
Nivufe 2 jeanli ptifle
ditto 24 iitert
Plhivitfe 19 lhibatilt
Prarid iQ lca1t
Yru.naijre 21 inql
Venidnii". 5 Lucas
ditto 6 i.naIrqtie
ditto 6 l.egos
ditto It Luc
ditio 19 Laureut
ditto 19 La'*ue
ditto a1 Lalave
Bruuitre 2 I.2touuta;;;e
di.o 2t Lb,.h -


*I olDI.


2


ditto
I.1to
in)aire
ditto
ditto


196 ditto
196, ditto
o6 ditto
606 ditto
9981 1o
386' dito
475 ditto
507 ditto
9074 Germnia
767 dIttto
20 d V icndenj


13
212


48
212


312


d tto
ditto
ditto

d,tto
ditto
ditto


ditto
Veiid t


I At4TIn ss.

Lacul
26 Lumbard
Laperre veuve
.2 j Louis
28 Lambert
I ,avign C

SLTilorel
SL'Aibre
Labad~i
SLapointe
Leroux
Laborde-
i -afond
2! Lagarde
2 Lacame
S16 Lehoux
t 4.on;gucvalle
S2 louIchet
Le.louK '
S sl-bgrain
* i 5 i i- *
5 iutiiiiii

16 ITanuel
21 Mal$
S vlarion
\ 1acagc ui
17. Iart i
0 -lilly ct Cagtior
22 darquis
24 "Turange
30 ,luntelis
9 \Iartres
a 1i^l!'ier
ya Mihel
1 19 torcau veuve
21 \loreiivill
t 11 *i\rtin
14 Iaclot.
al 5 Vieder'c
i l Iaziirs
U. 5 Nicola,


ro1ls.


3114
3865
317
6725
x56
7307
1o31
3265
5663
272
791
959
469
2746
4972
642
580
478
3324
235
5092

196
1896
202
3698
.520
S17653
976



124'
373
998
864
6941
404Q

934
0- 4
1 41







(7)

les officers niunwcipatix n:^.t.lles qui (taltent Jas le cnpfljt ..:e te Pr.: :.-
reur de la commune ) & le crime de complicity dout Uis fe cliargeaient, ncceflfi-
rement en declarant" qu'avant d'entrer dans aucun detail, ni aucune expll-
cation fur rlarreflation des autorits ils allaient prendre telle on telle mefure
&c. Ce crime di-je les eut peut etre retenus.
En effect, une pareille declaration, faite au midpe, de la co'lituti-on, qui
dit I Titre VIII. Art. 23 que, toutes rigueur. eniplIV. "es da:s lcb arrcilitlo .
detentions ou executions, autresque cetles preferiLes par la loi font de cri-
mes; n'ttalt-elle pas fEvoi'able aux auteur de P'attentat comii I, & n'ini i-
quait-elle pas des complice- dans ceux de cette declaration ? N'.tait-ce p. s fire
trembler et 1eoigner tous les bons citoycns amis de 1'ordre et du boinh~ur de St.
Domingue? Cette conduite condemnable de cette municipalite n'ouvIr:it-elle
pas une 1 vafte carriere aux fcel(rats qai voulaient aneantir, encore une fois et
les moyens de prolUijrite que St. Domingue avait recoLtvrs, et les malAheureu.
et hownwtes ble c qui avaient eu le courage de reliever, avee nous cette parties
prcLitdeleut
Ce mcme arr te uomme des officers umnicipau:.t pLur lignlfier aux chefs de-0
bureau, de l'adminiftration du Cap, de refiera leur pole.
Le gcndral Villatte eft requis de remplacer le gouverneur et de-s'Aiiurer en
cette qualited de la rade, des enviroi.s, et particulidrement de la corvette la
Hyenna; d'y prendre tous les pipiers publics et d'y appofer les f.ells.
Par rtile 5 de cet arrte le people aflemble a 6te furlenellement requ:-.,
"a 1Pinflant, collelivement et individuellement de deduire par crit les grict
qui 1'ont port' a cet ade de force vis-a-vis les gouverneur et ordounateur- A quoi
tous les citoyens ont repoudu que ces thefs avaient perdu la confiance publi-
que, et que le people deduirait fes griefs quand il en feiait ternss"
L'article 8 re tablit des commiffaires de rade.
L'article 9 rappelle les citoyens Durand, Belly & Clotte, 5 envoys dans la
partie efpagnole par le gouverneur, pour y reclamer des hounm es de couleur
prifonniers de guerre. ( )
L'article xi porte qu'il fera ecrit toutes les nm icipalitc, prour leur fire
connaitre les mouveInein qui out lieu avec invitation d'envoyer au Cap, ,n1
on deux meinbres pour avifer au belt g nrail.
(*) Durand, Nicoleau 1elly 6t Clotte, parties depuis long-tens du Cap taleut rest..
au Foxt-Dauphin pour y attenidre explosions du criue lutdit avec eux.





( 209 5
Des qualitbs precleci.s de Toutfaint et de ceux qui font ouita s oirlr' "
naiilent une grande union entire routes les coulurs, uil accurd p.iri'Ait pour l-.
prcpeJ'rit de ce quarter, et ui courage confiant jrur porter la trritur dahs
kes colonnesBritamnniques.
A1 poque du 12 Frimaire fan IV ,i y avait dans e quarter des GonaTv s,
6 cotonneries a guildives, et 23 cafiries ibus la main de la nation.
It exiftait au moins 4,000 cultivateurs fir ces habitations.
Le quarter de Ja Petite-Rividre dle 'Artboanite eft conflquent et les hablt:i-
tions y Itaient, a cet 6poque blen foignies.
Il y avalt dans cette riche parties, le 6 Frimalre Pan IV, 6 fturcries, I t3
cafiries, z26 cotonneries, 29 indigoteries et cotonneries, z guildive et t tuil-
lerie beaucoup d'animaux, et la population itait, a cette epoque, au moens de
vingt mille perfonnes.
N'ayant point, avec moi, les itatsdesdenrees verfies, par ces habitations ltans
les magafins de administration des Gonaives, je ne puis ies mettre ici; mais dans
tout les teams, on pourra en avoir les comptes et les details, 4 Padminiftradon des
Gona'ives, la caitfe genirale de la colonic au Cap, et au contr6le de ta marine.
Ce que je puis attefter, c'eft que les revenues deces quarters ont fuffi, pen-
dant mon exercise, it pourvoir aux depenfes n6ceflit6es pour entretenir toutes
les troupes qui d6fen3aient le cordon, a 1'approvifionnement des magafins, et
qu'A l'6poque du 4 Thermidor, jour oa j'ai cefle mes fonflions d'ordonnateur-
genral de la colonie, administrationn des Gouaives ne devait rien aux neu*
tres, avait des provisions dans fes maugafis, et des fonds daus fa caifIe.
Pour donner une idWe des denries que ces quarters, la Marmelade et Plai.
face, verfaient dansies magafins de PI6tat, en 1Pan -4, je rapport, ici, la-
quantit6 de celles qui ont et6 donneIs, par cette adminifiration, en Niv6fe,
Pluvi6fe, Vent6ie et Florhal de la siene annie aus neutres, pour argent et
marchandifes.
Dcnrees ivries au commerce stranger.
Sucre. Cafe. Coton.
L'an 4.-Niv6fe, I58,348 14545
Pluviofe, 30,826 z1x,715 33-495
Vent6fe, 10o,20Z 142,3t 17,754
Floral, S,312 go8,868 o0,630

46,339 69tt6z 93524 IB.
F f








( 5' j


Vous I'avez'biet fu: vo, i tiez m1me dei'iMr s dec C qIu le Igou\riiu.
rendait les noirs aiffi libres que vous, etje vois en alnteiidu plndire fouvcat "
c'eft-li votre dhagrin, parcequ'l entraitdanisvs vares projects de lcs .iitler fouw
votrejoug, toujours ignorants fur leurs vrais matrets, et que vous ileponvLL pas
vousdillimuler que bient6t ils front plus utiles pue vou. a St. Dunjugue.
Si quelquescultivatewis avaient fe ploindre la Tortue,la nwuicip.,ite & le
commandantt ntlitare les y auraieut entendus, et lajuffice aurait par pour ecu:
come eile s'expriie pour tons les citoyens.
.xpliquez donc I1*nilgine ., hommez jatoux du bonheur des noirs etdes'blane-,
honies mincendies ft a i volte, lionnues de 1ou, les rinmecs. Depiis lbwgtenwi
ovous projettlez la perte des habhtations de la Tortue depuls le co:nnei.n-n1emeTt
des troubles a St. DOningue vous Iaviez ardent defir de mettre toutn les prkics
de la Culoi e anu nine Alegre de detrli.i a La Tortue avait clkalip e a vos
iai.ns phofiphoriquespar la grande surveillance de coux \ qul elle &tait contiie;
iiiais vous avez enfin trquve les moyens dy coinpofcr une efptce Je dijputationl
vers Villatte, pourcacher vos nouveaux projects ftir cette parties lieureu~e de Saine
Domingue; vous avez fui tromper la religion du gouverneur en lui dinoiant
les habitats paiibles de cette ifle, les mines, qui fans aucnM intrct n'avaien.
ceil~ de v\:Air au fecours du. Cap et du Port-de-Palx foit pour leur, euvois de
vivres, foit par leurs corvces de bois a bruler pour .es hopitaux les prisons et les
Loulangerie ; vous avez enfin fu parvenir a y mettre l'infurredion, et vous etel
ftht;-,n qu'e.Ue n'ait pas eu les programs que vous en attendiez.
II eft de vos frdres au Port-de-Paix qui vous auraient blea feconde, tel que
le citoyen Forefial frere de Duran.d, confdent intime ,de Levafleur qu'il a log
dans le terns de fa million pour la trame du 3o Ventbfe.
Foreftal 4e cachait pas fon opinion fur la Tortue, il .vait lien dire et tres
haut, qu'il f llait que cett ifle cut les mmemsfecouJfes que lts autresquartiers ,
je i'ai enteadu plufieurs fols.
Il'n'a point egalement cach6 fa joiequand il a fwoque les o.uve.rn.eurat orJou-
nateur avaien't et& jett6s dans les cachots; car dans fbn grand coutentemeneitjl
.s'ecra, 'eft a eudllement que le grand coup vwfe porter.
TI y aune declaration de ce dernier fait, don't expedition eft jolnte au proce,
.lle efl du 9 Germinal dernier, faite par le citoyen Barbut capitaine dc com-
pagnies .Sanches au Port-de-Paix,







( 156 )


&. Dfciiiks aux officers de famiraute de s'attribuer, fous quelque pritexte
Cec e ltt aucuis autrisdroits quo ceux dcternnincs ci-deflus, pour touts les
prccdurcs q.i'd. itiinruiront et jugeront pour les prifes qui front ainenes dans
les ports de Ieur jurifdidion.
Scra la prdfeate ordonnance lue et publiee dans tous les ports frangais.
Dniii; au Port-de-Paix, Ic 2 Pluviofe 'an 3 delay R. F. une et indivifible.
g ET. LAVEAUX rT PERROUD.
Pour cope conforme PERROUD.

11 ne fifitfjir pas aux ennemiis de lordre et de la'tranquillitc d'alimenter, au
,p, cette (rimine le reliffance aux ordres des autoritis; il fallait couvrir cet
attentat du voie du patriotifnme. Cette anne perfide et familiere aux pervers,
trouva des mains adroites qul furent s'en fervir contre nous. JLe titre defere es
cultivateurs, que s'6taient arrog# quelques hypocrites, leur fut d'un puifant
fecours pour f6duire et egarer ce peup'e credule. I1 1'etait plus difficile ds-
lors de lui fair envifager les operations de administrationn focus r'arpet le plus
defavorable, et tout fut nmis en ufage Four rompre Ics d'gues que nous avions
oppofecs au torrent de tous les vices. :
Leger-Duval juge de paix de la paroiffe du Terrier-Rouge, le meme home
dAnt j'ai eu tant parler dans. e premier chapitre, a niceffit6 le riglement ,
ci-aprs, fous le NO. 23.


AEHGLEMEN T quiautorisueks cultivateurs prendr, leurquarn
en nature.
ETIENN4,LAVEAUX &c. et HENRY PERROUD &c.
Sur la lettre de Leger-Duval, juge de palx de la paroilTe duTerrier-Roirge
en date du t Pluviofe, p rtant qu'il crolt les Intirtts des cultivateurs de fon
quarter lifcsdans Ies partages des degrees tfaits entr'eux et Padmiiniftratiou
pour is habitations fqueflres feulement.
Attendu que les deuiries qui reviennent aux cultivateurs de ces habitations
ne font pas a&ez payees per ladmininfrationa et qu'iis ean cbtei:drcnt beaucc i-p
,pi'n nles recevant nature. -






( 76 )


Port-dCk-Paix ) q pOrat Ie plush agitc dans cette afFaire, et doot la traiquilt;e
me fera *euj.n chire.
Salut et fraternity, PE-RROUD.
Le mwme jour la munlcipalite donna la plus grande public it cette lettre.


J"ai parlM plus haut, des entraves que I'adminifhation avait iprouvi au Cap,
le 15 Frimnaire, pour renouveller les baux des maifons de la republique et des
abfens, ce qui avait determinE la municipality i prendre Un arrct& le 16. Cet
arr$t4 nous ayant t4 adrcfl officiellement, le gouverneur fit la prochamatton,
ci-apres, fu teN*. >x.
Lua0. o, oALITi.
PRA OCLAMATION
D)u gouverreur qui annulte les adjudications des ma;imns fates le qs fimaire.
ETIENNE LAVEAUX &c.

Les int&rts de la r4publique ont -64 lizes ajoumrnce du t5 Frimaire, dans
1es adjudkations des nmaifons; tedroit du citoyen a &t6 bleff6 en tlt otant la fa-
cuhlt de fire librement fon enchere.
Que deviendraient ,citoye, nos rcrenns, e nous ne favons pas refpefer
les proprietis et les proprictaires? Pourquol, par 4es mqyens lli'cites et defen -
fus ar les lois boi ner la valeur de la propi id t ou particuliere, ou national
Lifcz la loi du t2 Juillet 791, tit ., art. 27, vous y vcrrez i-peines-pro*
ionce&s coiltre ceux qui troubleuit la liberty des encheres ou qui enp&chent Ies
ajudcations de clever a leur valeur.
La munmcipaiitc par in efprit de douceur et un efpoir de retour n'a pasvouuhi
ftvir contre IeS dihinquantb; e l miateci*
Mais It eft de mon devoir de r-parer Ie itral coimis et de fare jonir lIe ..
awyen de la 6ibcrte des encheres; el conf6quencc nous ordononns:
xo. ue les adjudications dcis aifous N0. 6, 2 4 ,454 L 5 6Q tt "7<8
qul out ott fatI. dans la journ6c du xi front annullces fiu le champ.


p









ND1 N- IG O.
A BI HA *TAOfO 1V ,PO1DS1, 1(IS. HA. .-IONS. PolDo.
Bruijtidre ,2 Dou[bri,'c.Bintueil oBrumaire 81Letage Guillot
Fractoc o!otLe 1 Theri d. Montril 8

v81
Dnm la tuurnae quej'ai ftite aec Ie general Laveaux, Jans les diftdrents
qu.rtiers JI N3ed e: ie 'O..Ait, TIouu avons en la douce iatisfatiaon de trouver
les Gona'ives et L'ats i'ouhte dr.s le meilleur ordre poffble. Nous y avons vu
ia libcrte chilrie et rd. ct&.; Ics travaux y etaie-it en leihne ac'ivite, et pro-
ettUitljtit ,U e rj e n. cnlltkquents; plantations, places avivres, bitimens
chelnius. hales, aiimaux, tout y annon;ait 1'ordre le bonheur des propri-
1tre, 'e, culhivateurs, et wour de la culture.
Cet healireux Ctat de chofes, eift 'ouvrage de Touflaint Louverture que
jdtement la nation a rcomtiipenf. L
Qu'il me ferait agreab!e d't.re mite de faire un pareil loge de tous les
quarters foumis a fa republique.
J'ai (t 0 t.noiU du fpecacle ie plus touchant, dins lt'&eadue do pays dot
le commnandement eft confie au general Touflaint; les cultivateurs accour-
ijent en ioule, ax b-rricres de leurs habitations, et par-tout ouI le gouver.
eur devait )patier pur le v(ur et Ie prefer dans leurs 'bras! les m res appor-
taient leurs petits enrants et les iul L prtfentalent avec des tranfports d'allegrefle
diflicle aekpiinr. Vous ctes--lui-difaient-elles, nnotre protedenr et notre
e pcre; nous vous prflntu;is ce que nous avons deplus cher, ce font nos tils.
Nuus avuas voulu que, commune nous, its jouirfcnt du bonheur de voir celui
"qtui, revctu des pouvoirs d'une nation puiflante, et charge d'loigner, 5i
jauiais, Ifl'tcux edclavoage de nos foyers: celui qul combat journellenment,
p"' pour nutre hiberte, et qui conduit le fage et intrvpide Touflaint a immnortalit6,
NOus avuiio vu vcc attendriflckment, plulleurs citoycnnes (blanches) refpetta.
b1es,1oger daus la iimne aion du citoyen Touflaint ety recevoir totttce don't
el es piuvacntu avur ekon, en attc'daut. que leur habitatons ftiftent en revenue.
Luln dmintendre dire .,rce quart q*il fut chalicr les bancs repu-
blicains de la C.,iiik, on les d .tru're on !e y voit avec plaifir, on ks y d_,ire
o 0)11 3 p-oi 1. uIS i








( igo )
une grande inaifon de commerce, que j'ai pu y parvenir, et reliever une grande
parie des flcreries de la plaine du Cap.
Cetre narche imp6rieude:nent didEe par les circouflances, a bleflT les intercts
de Sgodlrteb: c'ett ce qui a dunnie zlt au rdgeinent ci-apres, fouls le N'. 9.

LIBERTY. NO. O. GALITL.

Ordonnance dit $9 Frut-flr an 2, p-rtant d fr-fe aux narchands du Port-,-^
P'ai:X de re::Jrefi ;ts per,:,friffn dti g '.u ernei- ent.

FRANCOIS PAGEOT &c. et HENRY PERROUD &c.

Conifid3rant que l':-ca:io du plan que 'a 'niiniflratiou a adopt' pour les
chats gnbraux dte tcutcs les cargaliton' aullericaines et autre,, a donned utne
partledesmcioyens qui manquaient pour fUire fublfiler I'arinte rvtpubIkainie et
remplir les rnagafns de I'elat qui talent totalement diemunisde provisions, a
'arrivJe du general et de ldite armne.
Couliderant, que nous pouvons Ctre encore, trts long-teis, fans fecoxrs
de France, etqu2il ei important de renir la main :t-ce que les aniericains qui
unt trait de toute-s leurs marchandifes, avec administrationn n'en vendent
point fouriv emeut auw marchands de cette ville faas une autorifaltoa du gou-
vernemteut.
L'capbrience nius ay.int dusnntrd, que mualgr nos inarchds faitsavec divers
aumeraaits* its unt hlvr& y pe.dant la nuit-, a plulieurs uarchands et boulangert,
lne part e des nrmarhandife: dej.'t vendues a lIadminiftratiuon.
Confid3rant, que 1i nous laillions fubilter, plus long-tems cette fraud, 1'ad-
rIifkadon fe trou; crait dani l'imnpoffibilitd de piyer le prt au f'lduats de Par-
ftle et qute nous nout verrions dans la dure :6cellit& de craer divers "iipits
fur tuus les latba;. .c cette dependance.
Confidtraut, en utre que itls auiric.ins n'avaient pcint trouvc demar-
chands, pour faciliter leurs hraudes its auralent 4t dans minipollbilit& de tromn-
per l'admniiiiratio:in, et voulant de uie arreter les progr:s de cette hifratiop
a leursengagemens, qul devralent "tre rcrcs
Avons ordolne et ordonnolns ce qui fhit:
Art. 1. OQne foas vingt-quatre heures, conmp:trde 'a pubhcaton du pr6fent,








oaniv la frconde fols ira i deu. nuts, ide fut, f la It, 'n,, e i : e
t'avaux ,inis et It lendemainii mat'n il retuunierJ au\x ,~y:v .
Tout culhivatcur qui refurera, fourmelelnient, d'.tilr ;: : ti\:-. .u .'...iX "."
at. grants ea aux conduteurs; t ci to, qui lie fe ottdu:ra j -. l .,:. tt
hoinme, feria cot('ult, au Purt-de-Pin, pa'r-deva't e goLLuvLnLur''r- aIv *
ordu:inera fi punitoln.
<'u Oiotte les heures de travail foyentr xt'de; niantinohis, dans le tcn.s qu.i'.
ranm:,.e le cat6 on ne pourra e.xger tie ram.ii:ier pPuI d'in barl Js IL gr.a. s
i'ACs I et d'uji demi baril dan Ila premi*Zre et trotilcmie pat, ; ladite tche re a-
plie, le cu'tivateur fera libre ie reltbut de la journCe.

JOURS DU R EPOS.
49. L'art. 29, de la proclamation, accord le Dimanche aux cultivriteurs. L'an-
mcen uite leur accord certaines fetes, ils iront libres, ces jours de ferccrder,
de daner:s mais tous les autres jours de la female, on ne pourra danfer fous
autcun pr texte que ce foit, i moins qu'on ait ob:eiu la perniiflion du gtranttde
Ihlabitation, qui ne l'accordera que trts rarement.

PASSEPO RTS.
50. I1 eft expreffement defendu, a tous cultivateursde fortir, du territire
de leur habitation fans pafreport figne du grant on du proprhTtaire; et qptauid
i's viendront en ville, ou ailleurs avec des vivres, ils fzro:t e::pliquer, fur leur
pafleport, Ila quantity et la qualitC de. vivres qu'ils appurtent.

PLACES A VIV E S.
6Q. Les cultlvateurs dolvent travailler et foigner leurs pLces a ivj re; et, tobu
les Dimanches, le grant doit en fdtre l'infpedion.
11 doit y avuor, en outre, une place a vivres pour ves:r au iecours dee culti.
vateurzen cas de kicherel[e, elle fera gardve par des cultivateurs ; cette garde
eft d'abfulue nrceflite puifque cette place dolit fournir des vivres, pour le pro-
prieta're, le gCrant et lhlipital ; et dans le cas oi le grant ou autres ea feraient
commerce, il fera tenu compete, aux culdvateur-., du t.er du pouJuit ,eI dites
ventes,








(44 )


1. ,Cr. ,:'. e' ti. cfap ces au fort qui porte fon nonim, 1'a pas pen
':.t!i ,i Ltr le dtulrdre dans 'Vagriculture et par confequent fur Ies ha-
-r:: ea p.,r de Et0, o uic oni e verra par les d' clrat"ons Jes t-ons
j:e-,, : jue je ira.l contnait-re.
;"'. ,, "eC0,.s qu:ir:ils, d,- hinineJ de cou'eur firent tor ; Icurs efforts po-r
k c sl'tivicuLrse lct'. t uli.ir conie is 'avaiict fait dans les grande
S.. .de St. loiiut.c; i' U ':tis eaucoup de quarters la figure de ces
_;u,.: Z t I:. it n litn'tur lt is cUt1v.ateurs commemnantra coinaltre leurs v6-
r:. e :..'-' ts, ri l't~.irnt i to a ks nui-ycnsque cjs min'faires pureat employer
Jlr k". ,IetUrt ent riv u.ie.:
Les Afri'ai$sj pou:r !a "u-'eilire fois, fhrcnt leur dlre-, ,dans15 ur, idlione
* \'IL:r cafe r.ait point la 1itre., yos prhinipcs Ionit dL fLirnicurs et hks n%.tres
) i..fervatcars. out n'ayvcz d'exiltence que dans le dfocialre ,Iep'llage, les
" Ir"ceidies ct les jnlurtrcs.4 Autrefois, tronipIs par vous, nous tions forces
Si vvre de immnie. ; uaisaujourd'hui, nouw avons ,e bo;-,heur FI'tre t claires
" pa rla I luiire que vous avies fln de nuts cacher. Vous nous, aptarai.ez

% ae:c les coiu'tiirt .t le car(tiire d(u crime e vous trava'lez a rto:rc perte, Vous
u voulez neus fare toujours commettre ties imeurtres, pour que la France i l
" tionmpce fur nus fa,'ultis morales et phyfiq;:es. Ennemis jurds de uotre liber-
" droitcs, n'a poInt laifll E'Afi icain fuw.s.vs fers. ,
t" V ss regrtczt denous avor mis les araes ala mihn pour ...-..Iunpirl-
, jugi q" d exifbtit .pour vous, quite vous yotklriez fire renaAtre l.r n 1,t, et
Sbus Ile joug duque, vous brtdez d'impatience de nuus itittrc; m ais trei ib.e
* votre tour, honmnesingrats, ho:nmnes perfides,, tr.'itres a. votrpaysi, rei....k
" amx lus de la France quivous a ,ombls de bleiVfdLts.
N"c yeve pius Uous troinper; ne veuez plus nou, dire que les " co!onie veulcnt nous rcuettre dani l'efdavage: c'cft vous qui vou'ci nou. y
pr-ecipi'er.
Garde z-voun'ieti de fLnoL1 rcp.ter encore queS t. Douiingue ne pi ut appar-
" tenlrq a' v-ous et i' 'ous; qu'il f-ant y ieorger ,us lesblancs qui Ifonts que
e icur pa're eft l'Europe; que la ittre cftla co.onie et qu'ne fo;s que nous
Sen fir..,ns les ni.tres nou en p.aragerons les propri"t ".
"F'T.x d' nq.. 1 *h1i: .a d e rii court .(ous le po'ds .c tout les crimes a


-.. -^







( "110 )


igalement. fur tons :, citoyens d, cette colonies ,en raifon dek lur fortune, a
V.xceptkon de Ceux qui tJiront 'journees, oun gages.


DOMAIN D'OCCID ENT.

Le 'roi e do. i.amne d'occident que Pon per r,,m c:.portoes de cette Co'onie pour les paI.- itrangers, inrite attentiona du
I*iverneenCt.
11 a te- tabli, par les admiinifitateurs Duchillau et Marbois, le7 Mai, 1789.
La perception de cc drolt eft de 3 et I pour cent, et additionnel de 1o fols


Iour livre.
La derive eft evaluCe de la
Su-re bluan A
Sucre brut a
Caf *
Cotton a
L'indigo i
Sirop a
Les cuirs a.
Le tara a


mtanitre fitivantes


oo liv. le quintal.
- 5a liv. le quintal.
S 00oo liv. le quintal.
200oo liv. le quintal.
7 liv, lalivre,
: 20o liv. eboucaud.
S8. 5f. la bannette.
S5o liv.1a barrique.


a


U


Je crois devoir observer que le droit de dumaine d'occident a tc fixe,comnie
je viensde ie detailler, dans un teams od la colonie ,ait dans le p.us grandrap-
port; aujourd'hui qu'une grande parties deshabitations ne product plus de den-
ices. que cells qui font au pouvoir des anglais, pourrout 6prouverdes ravages
quand nous on chafferons ces ennemis; jellime que Ie gouvernement pourrait
Srdonner que ce droit d'occident ferait, a Paveir per u, non fur une ivalua.
tion fixe et permanent de la denree colonial; mais fur les prix du course ttabli
par les places de commerce.
Pour con Lrver une cgalit6 parfaite danscette perception, et 7vitertes fraudes,
de la part des chargers le tarif des denrees coloniales, ferait toujours deter-,
in par les entes journaIeres, que les ngocdans et l'adminifiration en feraient
pour des e1Fpccc.







( x37 )
Confidirant que, par notre ordonnar.ce dui 19 Fructdok. denier, ii a ;c.
ienjoint tous les marchands de la ville, de fe fire enrc .iil'er au bureau d
Padmini ftration gencrale.
Confidetrant qu'en permettumt au:x caboteirs d'csporter du Cap diverf-s
marchandiles, c'elt fire tort aux marchandsi de la vl1e u11 par inotre leco.ile
ordonnance du 19 Frudidor ne peuveat uhieter coiieflibles et narcIaundlks
1Z.clies ailleurs, qu'a ild: .ai Aration.
Contidierant qu'il eft iela Lp't, igraude juflice de tair, par cIper, egaleuent,
tuus les mardlands et caboteurs d.t le coniinerce que les circoniilnces lous
forcent de lniiter.
Confidetrant, en outre, que ces ndlies cabotcurs font fortir les gourdes de
cette colonies en les allait porter aux amirickais mouilllis daus la rade du Cap ,
lefquelles efpeces fout emipurtees en nature et non dchangees en denrs; de
plus, que ces caboteurs achetant, furtivement au Cap detruifent les reflources
de I'adininiflration de cette ville et du Port-de-Paix.
En conffquence avons ordonue et ordonnons: .
Que tous les conieflibles et marchandifes f ches e:portes dans ce port, ainfi
que ceux qui pourront enir par terre front dt"clars, ti"edd"ateuient apres
leur arrive, aux coinmnidaut de la place et orJonnateur-civil par interini
pour, lefdites marchandifes, tre achet"es, come celles des ai ricdIns et au
nimme course, pour le compare de administrationn.
La valeur en fera pay-e, i Plinflant, aux divers niarchauid, et caboteurs, et
denries co!oniales et an tuin prx queles amnricains les prenuent en paye-
nient.
Ordonnons, en outre, que lefdites denreespayeront, ici, les dro itd'otrois,
i elles s'embarquent pour un autre port d'apras la declaration des capitaines
chargers et le certificatdu chefdu bureau deb ve1teb des denrtrcs.
Tous marchands ou caboteurs qui auront fait une faule d clarjtio i des mar-
chandifes qu'ds auront apportees, fruit par terre, foit par mer, payeront ine
amended de xo. lives, et lef'dites uiarchaiudife-i feront confiliquce au profit de
la republique.
Enjoignons a Saget infpeaeur-gfndral de police, de fair la viltke des bati-
Kk








( x6z )
recevcur. partica iers pour les fondb de la r.. p..- .e dJe ne recevoir pour t,6
livres, que les portugaildes qui peferont trois g us et demin au mons; et pout
J32 livres, que les quadruplec du poids de fept grus au muins.
Quant aux autres portugaifes qui ne peferaient pas au mol&n truis gros et dJm,
on diminuera cinq fols par grain qui wuanqueralenit pour completter les tro&-
gros et demL.
Sera le pr&fent rglnient imprim lii, public et afiche p rtout oui CL,.-,i
fera 1e_ r.
Fait au Purt-de-Pa'x le 2 Thermidor, 'an III de ia R. F. une et iiidivilb!.
Sign, ET. LAVEAUX et PERROUD.
Pour cope conform, PEKi OUD,
II &tait urgent de fire ce reglement ; car le jour de fa promulgato:1 tin
Lbtiment amniricain vint auPort-de-Paix avee ille de ces portugaifes dunt 1--
plus fortes t'aIlaientqu' 49 liv. o f. et que le fubrecargue eperait 'bien placer
.i 66 liv, pour des cafis; mal nosdifpofitions chang&rent confW irablement les
fiennes et come il y avait un marchU de paft entire PIadwiniflration et lui,


ii
r fut obligh de re fotiitettre a la piice quil aidait notre conzdu ce.


Suis le No. 22 on a vu un rtglement pour dimmer les frais a payer, a fi'i-
route par les marines franas sfefanit la courfe.
Notre fdlicitude devait igalement s'etendreu fr ceux a payer par tous les bati-
iinis ncutres, et c'ellt ce qui nous a drterminds a fire Ie riglement, ci-apr s,
fouw le N"', 26.

LIBrATJL. No. 26. AL r.atd

Au nom du people franqals.
AI CLEMENT quiftie les drots d'amirautd ft d'ancrage &
payer par les neuties.
ETIENNE LAVEAUX &c. et HENRY PERROUD &c.
D'aprhs les plaintesa 'nous adreffes par plufilers capitaines et fubrscargues
btimenfneutrisi et notamment fur i laptit'.on qu, vent de uou$ 6tre pr4,










ct Leva.iicur; que ce;, deux derniers avalent dir, qu'ils faljient que le ck-oven'|
Guiiby preciat 3kC intr] s de la nation FraiiaUfe et t:ue cela ne devjlt pastrc ;
queO uiuby devailt e netrre avec Eienne,pour fair des a'tflinats et empecher
leb caf4et Iks vivrez d'entrer en ville: qu'iis voulent lei dJux forts u rurt-
de-Pai. avant d'(etre r canquilles.
A ces coiifei!s perfiJe Cuiiiily i jure qu'it ne fe batterait que pour la
H lll n. ( ) *
Onne doit as ^re 'torine, d'pres la conduite crinilnelle de Delalret Le-
vaffiur, de vuir que Ics aflcains, qui'ils corroulipent ,cominiettent des ineurtres.
Auil a-t-on vu,ea Floreal, deceshomnimes vuloir ex..cuter 'i Bombarde, les
projects de ces fclerats. Sept peribnnes, livres auu\ ,.,.urdLu Ibinmeil, y oun
ete aft.illaes; et ,le 3D OGeruinial, le conmiandant td Bombarde ( le citoyei
Hoffman)a 6tc forc6 de marcher fir ces inrurgeb, de leur livrer deux combats
avant de les difliper et de les faire rentrer dans Iordre.
Comment vent on eiptclier les iniurre&tons des africains, quand i1 y a des
hurnwss, come ceux que je faisconnattre, qul Ieur fouflent lepoifon ub;il de
la revolte, du pillage et du meurtre?
Toutes ces d6clarations prouvent que Delaire vait charge Levaifeur de feconi-
der les efutrts de Villatte, dans le complot du 3 Ventofe.
D'uu autre c6te, Bienaiha Gerard -tait le premier 6milkire de Villatte.
Autri a-t-on vu ces deux hommies efientiels aux conjures, parvourir, enfetbie
et fcparement tonut les quarters du Nord.
On voit arriver Levaffeur au camp Bertin, le 3y Ventofe 6 heures dti
Afir, tirant fa montre et allurant que c' twit P'heure otl Pon devait couper le coa
t Perroud.
Ouand it apprend que ce crime n'a point ete execut6,il fe livre au defefpoir.
je 1 oudrals termincr, ici, Ie chapitre des declarations qui ont 6te faites dans
cette inalheureufs afaire. It me ferait agrtable de neplus ^tre force de parler en*
cure de V illatte de Pinchinat et lutres; ima plufieurs pit ;es, non itio-ns fortes
que teles don't je viens de rapporter desextraits, exigent egalement Pattent'0o:1
de Iues chuf. ,


*) Cotte pcce est ea or',nal ellre Wues iiains, e lpditiai eu est joitte atu pros.








( 67 )


Le citoyen Duclomenil y montre la plus grande ~.e~:rIe et co:.it -tAus :fa
les fougueux orateurs. ( )
Une troihae declaration, noa uoais imtereilLate a tdc fite par be at. "-u
Drapeau avouc au trtbunal de la "I*:CLauf d" b vile d' Cp ,.lle c. J 3
Germinal drn ler.
O: y lit, xI. que Pouir. Domecq, Aliers et p'ufieurs autLrc.; homn:a. de
couleLr:, ii pecerent les arnmores de oI-rdunnateur, et orJouirIeLt d'en rF-. ,:.
treks .:', ". Bineau autre houtne de cotteur.
2.. QOueC dt orJrts de Villatic furenz: do4uiias aux ftejtinet's qui gardaleni, ks
entrees de Paplartemcnt de -'ordonnateur, puur que oai n'y Lfilit cut(er pet-
finneet que fi quelqui'un iilLit rififlance il tfallait le f2re li .tiir re thalp.
30. Ou'Alkern. aiie tIn demanda ce qu'il penfjit de ce cowupd. f,' et que fur
des obrervatiuis i~uprobatives de la part du citoyen Drapeau Allers ripx.t.
queu le peptfile u'f.;t d? /s di'ts vt qi'l talt /ouverain.
4. ue Legris etait Foratetr du pretendu people a la mu.c1 pt'.ke ; qju'
rcpondit d'abor4 verbalement au difcours duiprocureur de la uiinuune u qu'l
" etat ncef.a're que l'on accordatun tennis confiderable puur d duire le: in-
Stif quil avaient port le people arr&ter les deux cdfs u'll n'y avait poit
" de 1berme pour eux.'" Et qu't cc: mots, plufieurs voib s'kle rent, au tour
de lui en aninonant que le peupl lte ;ud!ait ainfl.
Que fur 'ubfervaion de P;ageiit national, qt'il fallait unereponfe, par crit,
de la part de cc people, Legris fortit accuwpaIne1 de dix A douz. hoinmes de con.
Jeur nae fat abfent (q'un quart d'heure, tt rentra avtc un d;fcours qu'il pro-
2oulla lii-iauxe, et en revrk- la cope au citoyen Peuche.
Qiue l'n fe rappelle ce que Jai dCjai ctit fur ce LegriL, on le verra encore
figurer da.s Xd'autres circonltances.
59. Oa lit encore, dans la declaration du citoyen Drapeau que trourant Le-
gerDuval, ii lui demianda ce qu'lhaient devenir es blacks, Jians ette nahieui-
reule circonitauce ; que cemi-d lui repondit en lui fiftant une ilcliatiuiia de
tte, que celt dependrait du cdti oLu ils fe trouveraieiut."
Que l'on fixe fon attention for la perfidie de cet houur.e caugrened; c'tatcdire,
hi doe illatte, pint deftalut,

,* ) Cettelettre est en orilual enitre iues mains, es,'ditioaiu e eent joime au prutcs.










b)cRlleu:, tqiucioA'ts L fur les habitatons: de po:-invre cehil qul s'avifera de
oer et d ni.d:raiter uni feul citoye, de queque -couieur quil foit: la loin'en
connatt phls Or, ts -:nimes ont oaiux -s c
D(fcuilonsi txpi't-..ient les catend-:s et dalfes quequ'elles folent eSepte te
jour de la dicude.
D&fendusti de furtir et de quitter fon habitation fuis pafleport.
D.fendkms, a tout citoyen qui iefl pas militaire delirtir dtie ibn habitation
avcc des fulils; cette arvine doit toujours Ctre ditpoff e dans Ia cze, et on ne
dolt la foitir que to:-flu'on lt requis pour marcher centre Its ennemls de la pa-
trie. Ls cahtivatcurs t.,iL cttoyens coiicne tom, les autres, peuvent en tous
treins porter dIs f&_resuu o1 -s ,manchettes; mais teAl qui fera convaincu d'en
avoir fait tn manu a ulfi% ra puni tlrs-fevt-renent.
Chargeons un oflicier de troupe de ligue Hardel!leinfpe&eur des habitations,
et Touflaint commandant de la garde-nationale ,de fe fair efcorter par un dt-
tachement, a cheval, et d'aller promu'guer le pr'ftent ordre fur routes les ha.
bt;tious en fe munailfat auparavaurt, de fordre de Pd:ct couinaudant mill-
taire dtt Borgne.
Fait au Port-de-P.ai, le 24 V"e1:ttu!aiire, Pan 3 de la R. F. ute et indivisible.
Sigu,, EET. LAVEAUX.
Pour top'e confiurmne
Se ., PE11ROUD.


Les Imefrreb que les circonilances nous avalent forces de preudre, pour at.
(urer de grands muyios IFadumititratioii de St, Domingue i ecelfitt'rent divers
riglemcents et wrdouiuinaces relatifs, tant au commerce qu'4 la forte du nu;u-
rtire de la co.i-de : de ce nouibre eit For lounance ci-aprcs fous le No. A

LIin.EIIr. o. .i. IGALITE.
Q rtder f'duer les diaratiuns des rza:-c/an~s imnhportes aut Port.dePaix,
tantt par te:re qe epar mr. Du 9 FVendt'mlndre Pan 3.
FRANCOIS PAGEOT, &c. et HENRY PERROUD, &c.
luftulits qUe divers caboteurs frangais vont, au Cap, acheter des comeflibles
at :marcihadifcs f ):h-s pour les venir vendre au Port-de-Paix,








( -7 )
Fixo.s twiw, encore, no:re attention fir lL co.<'i de J- r i'" de Ac .-.
qu titaeiit cn re volte avec ilt.
On va vo.r un itoven geiranti une lihitation co. irLque;Ie et g p.,r I -
neur, fU're quite dJlhration ( ontre .ks holuiilnes q.e r1. pe i'e .i, iit.%: 1.-1,
diriges daas .-ette umaUlhurciifu a!iire, coun0ue d1s be icu'p d':,iurcs.
Si la vertu n'lt paint hlirdita:rt ,ce ills, pl'in ide erutsii, pruv- aui. q,,
F: .n&uherite point des vices d un p're.
Dei Jacquezy ce citoyen ecrivit le to Prairal au g(" ral Laveau: pour lui
iendre conupte Je fa cionuuite et prouver qu'il -u',v.it ck-l d': tre -bun cdtoyeu,
diaiib Ics ti tblei q al .ivxi'eit eu t'eu h' 3o Veiitci'tetjouirs ltu :i!:-...
daub Irs troutbe i (1IIl aale CU HED lebu h o Vit et'Ours 1ul .01..
Dans cette lettre on y lit, qu'il avait thfm'rjn:ie Uil coj'ot attcintor'.C la vie
de 32 LAiucb qui rvld~iient dans la partie de P'El.
Oue r. t'ze deviet ctre unte des quatres qui etit'ent ", .lnccs rouar hiurer :at
bout d'une pique et qua 1'oi devait porter coinme des Ctendiards, devant P.r-
inde des rfbelles, lorfqu'ele f, ferait miit en u:rdie con !e C C Cap.
Ony violt que Ie 4Fioreal, tous les grants & ch{f co:da tea:rs des hatita.
tjus eurent ordre de fe rendre an camp Villatt,'.
0'a 9 heures du foir, V1ii1tte fit lever le point de fjin cimp, et que Puech,
prt-cureur de la comnune du Cap, 4tait l'urateur do camp.
OuQe 'oi s occupa d'envoyer des t'.putti verse le couLz:iniLare RLouuIe, et d'ua
mi. ouire ,en form -de proc%-verbal, contre les pre"iercsau tjr it.
Qie Villatte blfphe'ua contte le-gtniral Laveaux et la municipalite duCap,
et dit enfuite: Tous les grants blainc, de la partle de ift, doivent etre idc,
Ss'ils u'approuvent point ce que lon fait, je ne les firce p.int de figner, vous
entendez, Mefllienrs je ne force perfouie de figner; ais je ve'rrai bie, 1.....
ceux qui autront fign. .
A infantt on prefenta une feuille de papierblane, qui ftit, de fui:e converte
d te signatures. ( )
Un autre citoyen grant d'uie ,autre habitation, dtidarj, le 2. Pralrid que
journel'ement on lu difait qu'ut ea VouIti Al fe' jOuLr; qu'll cut U. Jd. de Il
rendre at Fort-Villatte et qu'a 9 heure du. foir, le pout l" c on lu doe .l,

( *) Cette e est a original entire Mos niaus, et txilo ,st |ite au p_, s.
T







( '79 )
Scomfpter du jpor oil la onceflion aura etC accordee, fous peine dc rctuniun aa
domaine et fans igard aux depenfes faites.
On trouvera cette loi un pen rigoureufe; mais ceus qui connaiill~rt bien Ja
colonie et qui voudront la voir profp'rer conviendront de fiidifpenfib!e ni-
ceflite dela mettrel executon..
Jawue terrain ne ferat concede qque fur un certifcat de l'arpentcur, qul co:'
1Aaterait,que 4l conceflion demandte ntft point accordle) et Coltieent taut :
c.irreaux ou scresp.
Pour empecher que le pauvre ne folt vitimne du rhe, t icudre* nlls IV-.
imoyens de corrupdon don't ce dernier pourrait fire u yoge pour provoquer la
.omnplaifance de certain arpenteurs, i -eft ncellaire que k] l(gic 'bturs prc i-
i&ent les mefures les pt'ls feveres pour que fes places d arpentem ne iobient con-
fiees qu'i des homilies dignes de les exercer.?
LQI four la confervation des bois debouts pfrs ads ravines, ri'vires etju C,,''.
Depuis que la colonies de St. Domingue etI cultivie on a reconnu la ntcef-
tit dq conferver des grands bbis pres les ravines a eau les r4vieres et les
e rces. 4
Ue loi qui contraindrait les habitats pras des forcess, ravines et rivieres, i4
laifer, de chaque cot6 d'elles, quinze pas de bois debut' ine ferait pas moi i
indifpenfable. Dans lecas oi-ces terrie s fe truiveraient itcouverts, la inme
1o1 porterait Pimjon ion aux habitans, ,qui en feralent prorrietaires, de les re-
planter, en 'guiers du pay ou en bmbous, furtout press des foirceset ce,
dans 'lpakce de fix moist
.Une amnende feraitfitxe pour tre payee par les coitrevenanits
Cette lot s'teaderait fur la confervtion des montagnes, et ferait difenfe d'en
dtcouvrir leurs cretes.
Les arbres, pres dea rivieres,-retiennent les eaux dans leur lit et emptihenit
,que lear -torrent ne degrade des plantations avec de grades doniiages. Pi's
: des ravines, il" produifent les memes biens. Pros des forces ils confervent ce
don de la nature qui eftbien prdieux dans la plus grande parties des terres de
St. Domingue. Sur les crates des inornes I ils produifent cette fraicheur fi nccef-
faire I14 culture dcscafis i s empichent le vent de fair tort i leur croilance ,








C )
TR OIS0EM E G R IEF.
Les follici atlons juurnalicres de tons les chtoyens et citoyennes du Cap et d,-
1iendances, les lliicitudes ritt races des iaglitrais du people nl'tnt p prucuirer
l'echange et !a libert de nos fi reb prifunniers encore en E1ugne juiijLu' cC
jour.
Ouc funt dontic urs crim:c-? teralent-ils d'avoir ete pri le annes A a rla uin
pour la ibert i'nraile.? uu 1Uraieit-ils d'avoir foutenu les loix de la re'puolque
Franidfe ? et par ouclle fatalih qae ceux qui ont lacheineiit livr6 e cordon de
1'Outd et d'autres pufte., ont kt pr flrd s pour ctre echaingis par M. Laveaux ?.
( otis vouis le demaudons ) et nous lahilons a votre cmeur Pierre-Michel deo
Juger cette trame criminelle.
RESPONSE AU TROISIE ME GRIEF.
Je pale a votre troificme pretendu grief.
Je vols que vous n'1tes pas aulli adroits dans ces pr'tendus Zriefl que .vo
mains font adtives quand i s'agit de.. .. ..
Ces prifonniers de guerre avvaint t6 reclamis depuis longteis et i's venaiint
d'arrivcr au Frt-Libert6 (ci-devant Fort-Dauphin. ) Done vouu auriez du,
ak ant dWecrire, mieux vous inftruire.
Les confpirateurs aur.;AcLrt blen. voulu voir le gcuverieurdi's uwe autre dif'
position qu'i7ls ne Ponnt tro ur quand, pour avotr un iujet derc vuL g!cn re
au Cap, ils demandaient a-gent, bathnent c:evaux #/ils guides inter-
prite, &c. pour aller r6clamer ces prifoniers: ils crureiit, ces ag4itatrurs,
que le gouverneur et moi leur ferions des obfervations fur tes desu:iade.s,et ils
ils furent blen contraries quand au contrairele gouverneur les preffa dejfe metre
en route pour cette mniffiol utile tfi belle.
Aujourd'hui que les homes de to:ifiarice de la 'prtenduie cominuune du Cap,
que les dcputis pour cette miflionn'ont t quau Fort-Libertd il faut que les7
titoyent Durand, Nicolleauu, Belly et Clotte, rendent au trifor de la rdpublique
]a foinne que je leur ai faith conipter par I'adminiftration de St. Domingue pour
leur grand voyage.






( xo )
ne f.roant pas umni:sde piTtpAp.rts, et q_.= v,%utr. t ucr ui- ;'A .tl-...t I
ftCns en aviUr la p'.rfl'olltou dt ,o prLictr'e L.'U d i;i rrp Ct i ?t ;A.
C-:L abus, trts-d.ng;ereux a exitle far prdwiie t Wu'L-- kliat Ie .
vernelar et mo l avous dCttnrit fur c]le:. qtti fo1t v'utinics de.- vIlk et bl.u :,
muais tous tt jvs u encore 1'extirper daunb i mcricur ti t"r1.
Cc- hlon nese-trangers ne font pour la p'upart, que des boilns et .agaloni.
qti ne p;.rcourent, ainli, les habitations iuepour fe fonfir.l'-re au% travtaux de
la culturee et if livrer a la rape et au pillage, on pour firvir k1 prjts dic, c"ne-
ilts de la Co'UiIe. On cot it de quel daingcr feLiat :t'iiIl:'ii ces ho.1.;ai"
fur le- habitations quils defireraient parcourir.
II fautatrtter les progrts de ce mat en le dctruif\int daus fa rac.ine: tons les
liunMes, aI St. Domin.guc dt.jvent travailler.
La farclaifon des terres elt la baze de toutes lei operations a4rko1es, et'e t,
ianfeurcu!emcut ce quicitt u'ghge dians ti.e grande partie de. hibtation.-, e
caf et indigois, trop elolgites pour rectvoir, a prupos, le coup d'Ail 'urveil-
lauit des chefs. II a fallu trouver in moyen pour obtcnir cette farclaon ifur les ha-
bitations : celui que j'ai employee et qui m'a teufli, eft,je croius,e feul pradicable.
Voice la lettre que j'ai 6crite, t ce fujLet, aux commnandans niilitairei et air;
prspofds d'adnmuitration le so Vendeinaire 'an IV.
HENRY PERROUD, &c.
Aux commzndadnts-militsdres et prp f's d'adminifrdiaton des divers dipartemens.
Port-de-Paix. e to Vend Miaire, fan IV de la R. F. une et inidivAible.
Citoyens,
Noum touchons au moment de la r-colte des cafcs, oUt lesmains labrieues qui
ont fbigne cette culture, recevront le fruit de leurs travaux; mais c- arbresqui
donnent cette denrde, demandant une attention fuivie et les plus grands foins,
depuis le moment de leur rapport jufqu'a celui oi la fleur devient fruit, fini-
raient par mourir fur beaucoup d'habitations de cette parties precieuc fi nous
ne portions notre fur v-iIllance fur la maniere don't les cafeyeres ibnt aduelle-
ment farcetes, foignees et entrctenues.
Plufieurs petits mou-vemens de mefiance, de la part des cultivatcurs, ont fa-
ilite les ennemuis du bien public et par confrqueiit de Pagriculture, a abundoun-
Bb










On a vu pr le premier tableau qute j'ai donni des fuceri es qui ot produit
nt peu de revennon c 794, qu'iln'en eMitair que 21 a cette Apaque doidtus
out et dtruites quard on a vendu et livr Ie Fort-Dauphin, ( ujourd'hui te
Fort-Liberre ) ce qcti a rlduir & 19 celles qui reftaenr.
Ces habitations n'avalent alors ou\nv:c0n 1 oo muklets.
An premier Vendminaire 'e 4 e nombre d f.cir ere. rcnlnres ~r .a.
nmcAie dependance s' levai 47 fi r lk fties I a tit 38 ,-', .
j A d4poque d 4 Thermidor de lI me'me :;nnu, 9 tfI'nerries IL'... 't,t er
cuinprenant cells de 'Acul (Dupaty, Flaville.a L PlaigneLagi L d L.;hlbaT,
igoutet d'Herkcomut) et fans computer ce4lts qu 'e'r ritbhlaienct et dc',r partL
des moulins talent dji fairs. -:
S11 y avait alors'fiurtoutescdcs habitations f'queflrees et en revemis, r,, mu-
lets, 983 1 ufs 67 vachs-' 76bouvard t 1t9 gazelles.
S-Voil la fitrtaiion ca j'ai talif les fucreres t autes habIration de la pardie
du Nord de St. Domingue; propridtis que nous avons eu le bonheur de-retabfli'
tans noui prevaloir fur Ia France, ni fuir les a'ttorites r-publicaines dans- es
pays neutres.. Les tr6fr& o a house avoui puift pour fire -es -'grands- rtablive-
nents, fgont testerres prcieufes de cetce ife I ce tnt cites qi ont feirni a.totia
les befoins de Padminiftration. Ce foni ces mire, irnpuih~bies qti donnerInt dd
touveaux mcnyets pour rc .ftile colonid ce qu'elle ~~at rtrefoi ; car es-
cro'itements tde revenues que journelfement, les fu. rercks et cafnries reoiver'r
doivent fervir v vifler leshabitmions qti reftentl'eni.o'- areekverl -
1 Je ne cros pas ihuille de dire 'icd ,p'an o -GeMinhil dl IVI'aidmini
Itration dn.Cap ne devait an commerce' des fieien'T -u-0mtiYroh 809,000o E;
de colon'ej ce quiln't ait,"Criafe -tr peaMcu fhe, -.iL C. part nentr o"
Satt ordinairemer i Ce h4 6oc-0 o liv pr mo i c irte ,.h
SAP d'poqe di 4-Thermidor-'nir IV- j ari ifler, t" .. e !! ri s du
farine, tant dans les magafins du Cap, que fiLr rade yet des autr-i-pro. ifis en
proportion i,que le.coa inre ainricain nous avair expedicsd'apr.s nos lettre Jdu
demanded, rnos divers marchIs paffis at continent et la c'nfance que b ea."
rcop de ngocians avalent.dans nos operajun'.
SAce, poqu.l *:tait rien dui par ce dlepcremenrt x r~ :Mi.xt .ir: -
', i; ^* -- ^ Y -- k 1 .,- ^ *


_ w-w-. -. -1 .TX -_ t I hk o .. ._ At.!






f ZQ~ *)


dii present rcgleme nt, ferunt iiiti t t 'ti. .c--, ..;
erreursqul 1. trouvero't dans iti'g,"ellion .
Lurlqu'iib ifiC ttouvert._ .tt Oivuo)r 1 ldci1 de I.i l. e: ir:~ .<, Vis 1a ,-... .
-CO:i lki .altt-ia ..14 qtui lie p i Y. 1i.i ci"i rc1 u Li*e.
1l Itre enjoiu t de i ire aloir les iiiii b qui t:iu,\ .-'ot vic _f. _
apparteiaintes auix 6ujg1r- iill"S, il lcur i J It d sLu re In-u, L I t' I"
fans en avoir reind comipte aVir' Icicr d'a"ili l iatuii du 1ert-de-Pi"x
Les recuts .-tour fulv-tiiLonuris Lu Imri.ur kt.s p I, M ,- l,, -"
traction ferout priovil'ri:- ; l lin tie lai'recoil .irnt 'IhuI! Po-
F' jl., iiur une recvt.;lla azt'e qu ftra dJLIA rc ar Ic ri-xa t Cir Jt !.l; 1"v t.i.::
et 1 il e par uflnicier d'admjii :iI, t'lM .

Au Port-deePatix, k 5 -L*-ril III de I A7 I l a 1.1.1's et d :ti/

Signed, ErT.LA\ iAU et P IOUD.
Pour cdpie conforme, PERROVD.

Nous n'avons force a la fubvent'u que les tropn"ttaires d'halitat;ous qt.i
ctaient en revenues; il y aurait eu de l'ijultice a y inpbrer les citoyeas dele
villas et kbourgsincendis& anifi que le peu de cabateurs qui etaient reftis Il La
la rl pubque; les premiers etaieiat fans muyis et les aitres ne tiraiet au-
cun fruit de leur cabtrage, 11el, ccpendant\, de ced eri'niers qui, d..n lan IV ,
znont -'ep de- administration qu le lpayeImet de trois voyages de fret, quand
il leur en etait.d quatre. '
o Noiis croyons done avoir par notre r.gleient, fili "fdpri e jvili cc qui
devait dilrge"r routes les oj- rations conltis-*a nos bins.
Je ne me perniettrai qu'une l;-ule obfervatioi tur l flibveni' uii: a Cotluie ,
atteignaut le' d-gre de properite que larevoilutio:a paour .jiuuIC tCms ,
l1oign6 de'e'i rndrgi t'atdivite a. commerce, ;u.x arts 4,ct :a tOt.s l Cetats et
profetlens;s I bonlieur couroinnera fureuieut le u"s trra.yu\ l cu ol (q uenctc
4o rubvent'on ne pourra rcfter fitr Ie mneie nw ode o0 i. w Gi is i: fie et le
gouvernemcnt bs'ccupera de 'I :tablilemenitt d'une coti atrbitol 0LeicoInqLtLu % L"-.ur
les dapenfes de N'tat a St, Domingue.
Ouelque foit le gciere de cette impofltion j'efltue u'll.. devra porter ,
Dd







""







1~t3 )


IV. On liur demniidcra le noin dL14. habt1ttioi. o t L
on s'infornera s'iIs P.eu':nt y denmeurL", s'il ya du tc'reii puur les y occuiper-
et,s'il n'y a pas dWinco:iv-eient ol lciur oinnera par ferit Il ordre pour flk
rendre frur ladite habitation, oiu iUs fe coiuforuerunt 1 comnie les autres cultiva.
teurs, aux travaux de la place, et aux binsI qu'exge ielle vivrc quti'ni kuLa
donnera.
Art. V. C ;x qiu n'auront aucune habitation, de prtfdrence, ferout rcpar-
tis,a i 'llit.t f.*r !cs habitations fdqueltees aulx inme~es condition4 s que les
cultiv.ateh.rs, taiit pour Itc, trav.,.-: q <; e'c ., ,iea ic .1
Art. VI. Le gouverneur-g&n ral ,;dtn n u u' c ..nmL;.;:lts de p:tI, .' v..
de camp de pote, de mettre, a uitti 5 Je ce i c mo iu les arti-
cles 23, 24 et 28 de la .proclaunation dui -9 Acst, I fquels tortent:
-Tous les homes et femmes qui i'oint p'as des mnoyensd xitieice connus e ou
qul n'ont pas de propriitis et qui ne front ni enrols ii attliches a; I culture,
ni cmpniloys au service domeftique, et qui front trouvcs erraits, front arrhts,
et mis en prison pour la premicire foils pendantim unois; pour la feconde fuls,
pendant trols mois i tt la troifieme fois condamnns aux travaux publics.
Art. VIi. D'aprs le recenfement general des cutlvateurs et detous les ci.
toyens actpellement employes dans les camps, he gouverneur general riglera
ceux qui doivent porter les armes dans ces campa-et, enianiiuins, il fera libre, ti
tout citoyen cultivateur, d'avoir des armes dans fa caze, et tout ceux qui en au.
runt, front tenus, dans le befobi, de fe rendre au premier ordre, qu'iTs en
recevront, dans les camps indiqu s pour la defense de la rpublique et de la 1-
bert. Sera" fiverement puni celui qul fera un niauvais ulage de fes arines; ua
republican ne dolt s'en (ervir que contre les enneims de la pair.
Art. NVI. Ordonnons aux grants de faire leur doincile ordinaire fur les ha-
bitatioi0ns ceux qui nefe foumettront pas audit ordre, feront remnpacles le plus
proniptement poflible.
Celui, des grants, qui fera coivaincu d'avoir battu un cultivateur, d'avoit
cherche a lui fire le moindre tort, dans Ie tiers qui lui revient du product des re-
venus, fera ftvdrement puni.
Art. IX. La proclamation du 29 Aoat prefcrit le travail journalier, en 1fhxe
les heures, e donne, auIx cultivateurs, deux heures par jour et le Dimanche.
1 .* c ^ -- ^ -^ .^ ..,- .. ... Ie D .manh e


,I. "ltwt










P 0 RT.TMAR GO T.
C'eft dans Van 3 que le general Laveaux et moi nous fonimes occupcs dii
retablifiement des habitations du Port-Margot, et 4que des moulinset des ani
maux ont it6 placs fur les fucreries, autant que Ics moyens de 1'adminiftra-
tion nous l'ont pernis.
Le x2 Frimaire fan 4, )a feftion du Port-Margot avait g5 habitations fur
lefcquelles it exiiait I104 cultivateurs.
Sur cez- habitations il n'y avait encore que 3 grants; muis les coLnduaieurs
menaiki les travaux. Sept habitations avaient a livrer 89oo liv. de cacf. ElleT
n'avaient ensemblee, que z5 animaux.
La e&fion du Petit-Borgne avait 36 habitations et 1476 cultivateurs .
La felon du Centre et du Corail avait T9 habitations et 16o5 cultivateuas.
Sur ceshabitations it ny exiftait que 42 animaux eti2,4coliv.de cafi.
SI eft "a obferver que ies conduteurs me font polat compris dano les citoyenii
cultlvateurs.
iLe rtfultat de la situation de ce quarter itait i I otte i poque, ate iphabi-
habitations, fur lefquelles it y avait 4255 cultivateurs 11 y exiflait pour exploit.
ter 37 animaux, dont pas un fur les fucreries Ct 21,306 liv. de caf,
Par |es tableaux que je vais joindre-, on verra les progreflions que toutes 1eg
habitations, et particulicrement les fucreries de la dbpendance dir Cap, ont
6prouvc pendant notre exercke.
Qnat aux fries, elles e rparaent talent mais e fcreres devaent,
niceflairement, &tre les premieres a regevoir des fecours, afin de pouvoir en
donner aux autres biens,, avec leurs revenues.
Avant de donner 1'6tat des fucreries da Port-Margot je vais parler de cell
du d6partement du Cap.
Le Limbi touchant au Port-Margot, ne pouvait ttre mieux a l'epuque
que je viens de cier; il tait cependant dans tn mellleur .tat, parceque, dans
i'incendie, uone p rtie des moulins avait tet conferv6es.
Das que les Efpagnols, furent obliges d'abandonner les quarters Ldu Port-Mar-
got, nous nous occupames d'y rappeller les cultivateurs, fur leurs habitation
refpt 1ives, et nous donnames une adilvitc aux travaux de J'ar.ulr iitrc f long-
temns abandonncs.







( 124 )

Art. V. Sit&t aprcs la forte-palTe fate, oh manipulera les cafr qui appartien-
nent i" la r'publique et aux citlvvateur kLfiluels fcrozt promiptement exports,
ihr les ariniaux de habitati n, 5 'adminifiration da Port-de-Paix.
Art. VI. Les habitants qui ont allez de cultilvateurs pour livrer pendant qu'ils
rcoltenit, ne pourront faire fortir des cafes de leurs muagafins fans que la fub-
vention c t a part des cultivateurs y foit; le tout fera envoy a l'adminiftrationdu
Port-dc-Paix juftqu'a ce que nousayouitabli une adminiftratioi aux Gona'ves.
Art; VII. La part des cultivateur du Gros-Morne fera vendue iI'adminif-
tration du Port-de-Paix ,j et le product leur en fera envoys par le gouverneur.
general ou 'ordonnateur civil ,e: fuivant, pour cex I le cine mode qui exile
pour ceux dela iiontagne ,St. Ludis et autres quarters.
Art. VIII. D'apres fefprit de Plart. 7, il ne fera tenu colmpte aux habitaniqui
enverront du cafe au Port de-Palx, que de deux parts ; une pour le propric-
taire et autre pour la falfance valoir.
Art. IX. Comme les livraifons de fiucre et indigo fe font plus facilement, que
cells du caf6 fit6t qu'i y aura du fucre ou de I'indigo fabrique et bon 't livrer
fir les habitations qui en font la parpr de la fubveationr et cell des cultivatturs
fr'ront envoyees a administrationn duPort-de-Paix.
Art. X, L'article 4y, du prflent aura lieu. pour les fucreries et indigoteries,
cumme pour les cafeyeres.
Art. XI. Sur les fucreries ou V'on debite du fuere et tdu- fafia, il eft enjoint
M.-u habaitans et gCrants de ces habitations, de'tenir un rcgiflre pour y inicrire
k'b venif journalirces qu'its peuvent fdre de fune et 'atre denrfe afin d'en
piouvoir dinner i tout infant un conipte blen dtaill ; lhaque denrde aura

Toub les mrils, IliabUtant on grant rendra compte, de fes veutes, au prepofe
de I'adminitfration et ati judge de paix qui arreteront et igneront lefdits competes

A cetre 1poque les pat.nges du product es ventes c kferont.
64- aum cultivateurs.
S-- au piroprlretaire.
pour la f.iiaace valoir.
I rF pour la fubvention.











lent ,journellement, les vivres qu'i]L p'antent a aful q' e lc -:mi: c,.L ,:, h
L'rati.uns, et voulaut ab-Olumient arriter, le plutdt pululc, t, e^ pro),rI ci.
dJ "',il'ltions.
Nuus ordonnons a t~ut proprietaire grant et cult:-ate&r de i -e p it i-
tre leutrs animaux daus les places a vivreb i plantatlioj; le ur c "nj oi nouiti Lie
fire epwtovrer les favannes ce ten, r leur barriere etu uon ctat. Leur orJmonuijtn
Cga'Jt'menti de tenir tous leurs cxcloias dans les p:ircs qt]ul ferat promptetnwt
conuiruits a cet effet, fans peine de contifiatioa, deldits cochons, au pruoit Lds h'
pitaux tationaux.
Art. VII. Tout cheval fo bourique pris daus les places a vivres, on ans ks
plantations d'une hiabiation fera conduit :au receveur des Vp.aves an Port-de-
Paix, qul, fur le certificate du propri'taire ou grant de P'habitation, qui conut
teraque l'animal a t(6 pris dans les places a vivres ou plantations, donnera, aM
cultivateur qui l'aura arret6, la recompenfe fixte par 'article fuivant.
Art. VHII. II fera pay ) par le receveur des paves pour chaque cheval pris
dans lks places a vivres et plantations deshabitations de Jean-Rabel, 12. liv. par
burique, 6 liv.
Pour chaque cheval pris, de m6me a Ren6-Le-Bas et Fond-Ramier, 9 liv.
par bourique, 4 liv.
Pour chaque cheval pris dans la montagne du Port-ile-Paix i fera pay 65
liv. par bourique 3 liv.
Pour chaque cheval qui fera tgalement pris daus les places a. vivres et planta-
tions de St. Louis du Nord 11 fera paye 12 liv. par bourique, 6 liv.
Art.IX. Come ii y a beaucoup d'habitations don't les grants ne favcnt point
Zcrire, le ttmolgnage du principal! condufteur et de deux cultivateurs de la
mme iii habitation, oi'les aniuaux auront ct6 pris, fuffira pour que le receveur
dea paves paye la prife fixee par Particle prtdcedent; nais il faudra que le con-
nmandant-militaire du quarter donne un certificate au conduLteur pour que le
receveur des paves We recunnaifle en cette quality et par ce AoUyeVC empcWerkT
la fraude.
-Art. X. Tousles animaux pris et amends aux (paves, feron't mis dins la ieconde
tour de la geoledu Port-de-Paix.
Art. XI. Le concierge des prifons fra ten d'afficher i la porte de la g. 'e,
.F f u
F f












Le z Ce-uu n,1 a 7 heurcs du mating les coupables palirent lorfque les canons
S"rt Lda:," fe riet .t'icndre pour ctre pr-parls a abattre toutes les pierres

La :Ih:ue r,.'.. ad ,a,, 1 d"itre, daus line Talk particuliere, pour
*, ,.,: avis c t e ,k5p;.Aitiors libres.
Le cut.feil volt le danger LU e troupe la diofe publ!que, et t'on f..t ua ar-
ri.": our que tou, les citi ens dailicmb1Lnt.
JD);l',.,ur de l'.agnt Ndaitunale an peui.e ,arin que la municiaip:itC foit, feule,
.ir' L. d urs, ens de rtablir lordre et le came daus cesmiomenis de crifes. (*)
En o tfIic(q.uecuc, L:1 ef tbforce d'avouer que l'or a co:iniis un crime, que v'on
Sdeft rend n dgi. e diono e cito eni, que jamals on ne pourra cxpkr cette
SLubrcrfion a t, us les priincipes, et rcpare, le rmal qui en refilttera pour la C,-
lonie; on arit.e, enfin que les gouverneur et ordonnateur out et iiual
" a I'prous incarctrt',, et que le confeil de la commune fe tranfportera, de fuite,
" et en corps, la nmalfon d'arr&t, your en fire fortir les premieres autorit/ts
" et ceux qui out te' enfcrims avec elles et les rendre a ~ eur fon~ions avec
" toute la fuek.ntitt polib!e.
Par ce '~uni terrt Ie cunfeil g"ntral dt'clare dJfupprouver toutes les opera-
t rons riguli:'res ( ) qu'il a ete force de far'e dans cette affaire, et notam-
ment les e.vprfris c-.ntenues Jans f ciculgre due 30 enttfe, adreflle a toutes
les itpua-ic-patts c. .
\Vill de grande, d(bols executees en trols heures ,par des homes quich&-
rident la rptiiAlqte quand, ihpun1ment et fans crainte, its croyent pouvoir pil-
ler et recer en tni nom.
Le mike jour 'It ,>)i e heures & denie du martin, ta ntmicipalit vint en corps
dar la maii'i, d ar-.
: ,". .r d:c-:, fir h figure de ceraWins membres et notables, les tiailtsde
i deu"-ur et tI:.prct-ian de la f:nfibilit que notre situation fatilat natre. Sur
di: 1r7C., r:vr1coi.llnnhes VPempreinte du crime avec tous fes characters, les
-zu:: -, tes iuii;S rcids et trenblautes, les lvres et les dents ferre(s.,
n w ]-< ir- a ne youvoe proper une feule parole.

S7 ) JLa tc-uniie, ie ?e(niait deimono.ens de c.es que lorsque le people tedemande les
) La commune est 1.,eu n .n1.ste tdlappeller irrSgu1art s., cs que la calomnie, ce qn
t~sN I it es iuumis, out inventi de plus noir.








( i,,5)
D'Ais tols le ftge3 gouvernemens les jcux de hazard font prohibis.
Le gouvenrentei:t de la ripublique franjaife,plus fige encore dans fes decretsj
eit price de fixer foi attentionL tfr cette objet intereffiant i St. Domingue.
LO/ pOur que tIus les contiptables, St. Domnguefourniffent caution tert floriale.
La republique dolt etre tres fevere pour tous les comptables quiontIa: con-
titnce de la nation et furtout envers ceux qui re trouvent dans les colonies;
fuluvent V 6lognement ne permit pas, promptement, l'exicution des lois; j'ef-
time qu'il faut que tous les comptables, dans les colonies, fournitlent des cau-
tins bonnes et valables, ayant propriit6s territoriales dans la colonies o ils
cxerc cnt.
LO I relative aux eaifes generales des colonies,
u1 objtit imajeur qui nmirite P'attention du gouvernement franfais,, font Ites
.iffes6 gineralei confines a un feul citoyen dans les colonies.
Je ne e fral que -p4ter ici, ce quej'ai ecrit au direCoire de St. Domingue,
q~atnd i0 a fait le plan de fa nouvelle administration.
'eltimne que focus tous les rapports, il ferait infiniment rage de mettre les
comptables, de St. Domingue l dans ia plus grande ficurit6 fur les v6nemens.
La maladies inf6parables des climats de la zone torrid, moibonnent, dans
cotte co!onie principalement, une grande par tie des Europ~ens qui y abordent.
L'homme, dans aucun pays, ne peut composer avec es veinemens de la vie;
mais fil e climate d'Europe lafle, asx dIpofitaires des fonds publics, l'efpoir de
niettre ordre a leurs affaires avant de mourir St. Domingue, fouvent, ne leur
donne pas le teuts d'etre malades: at 24 heures Fhomme bien conftitu6 eft
simiffonne. tUae trop malheureufe experience nous fournit, chaque jour, la
preuve de ce que j'avance.
Elie nous domontre que les affaires les pliasen ordre) changent fouvent
flos les mains des agents nommf s pour les reconnattre.
Le gouvernement franqais fe pin6trera de cette virlit et il fentira combien
i5 impurte aux interests de la republique, que les nmipes precautions prifes
ea France, foient ordonnecs dans Ia colouie, furtout quand un payeur.g6n6ral
ie fournit point de caution a la nation.
It me parait prudent, pour la calfle gendrale, d'avolr un coffre I trois clefs.
( eft dans ce (oflre qu. 'Von dUpoferaic tons ies fonds de la rtpublqque.









Confiderant qu'd eli de linterdt de la r publique que 'armiee, qui a fu garder,
iAla France, une parties de la colonies foit aflurde de fa fubliflauce pendant le
teams que les glaces retiennent les amnricains au continent et qu'il elt de ni,.n
decvor tde ne rien ntgliger de tout ce qui eft en won pouvoir pour que its
troupes nYprouvent plus les horreurs de la famine.
Confid rant que la convention-nationale a prevu. les cas ou nous nous trou-
vons, par fon arr1te du 30 Pluviofe dernier, relativement aux abus qui fe com-
mncttent dans In vente des eflets pris fur I'enuemi, et que je nI r~pondrais p.s A
la confiance de ma nation, fi je ne mettdis a execution ParticleI,dece: arrcie
qui porte: .
A computer de ce jour, il ne pourra etre mis en vente, aucun objet, prib
" fur I'ennemi, de la nature de ceux qui font de premniere n6cefllt6 et dout
Si'armie ne ferait point fuffianment pourvue er approvilionn6e; mais tous cs
" objets front remiis, ltivant leur diverfls natures, aux agents des diff6rentes
" adoiniltrations, qui devront les avoir a leur difpouition.
Les fubifilances en grain en farine, en. legumes denrees de toute nature,
4 bef taux, front remifes aux- agents de'o .Jd!inilfrations des fubliflance mni-

Le iumec arrttt ordonue qu'expidition en fcr.t envoy e at miiniflre, a Fad-
u inifitration ,et aux coininlaires dela treifrerie rationale.
IDaprcs ces difixpfitions les batimens qui font la course fur les enneuiis de V1-
tat, ne feralent point pays dans cette culonie; mais voulaut encoiurger les ne-
gocians et maiiriiis qui aren't rt font la cuurfe nous preudrons des eunaicniemes,
de gre a grS avec les armnaturs des batnuens qui auront fait des prices ,et ver-
fI, das tles mnagatlis de l'etat, les objet, qu'on aura trouves nictdlaires our la
ubfilbiicc de iarnm.'e.
En confilquence, decarons prendre, pour le colupte de l'&tat, et au course
1tabii entretladmiuiftration du Port-de-Paix et les awmericains, toutts les farinies
provenantesde la prife du corfaire le Crapfeur.
Port.dc-Paix le :Z Fruiidor, 1'an Il de la R. 3. une et indivilible.
Sign, -PERRIOUD.
Par I'or.donnateur-civil par intErim. BLANCHARD.
Pour cope conformner PERR QUD.










Confidirant que les cultivateurs, fruftres du fruit J d leur fiALm'.Z, pu
fire naltre des defordres dans la paroille.
Portant toure notre attention fur les inter s gnerux de cette m'h
Colonie, voulant que les travauc de la culture reprennent one nj:Li- ... ,
et que tous les colons retrot-vcnt, fur leurs haltirtonsI la tranqutie lc qu'iL.
attendent depuis long-tems.
ConfiderUnt que, pour p.irvenir a ce but- 11 defire il faut tear fcvriaciiet1 ,t
:naina l'excution des lois.
Avons urJunme et ordonions ce qui fuit:
Art. L Sous aucun precexte I~1 h.ibltans en cafi, de la paroife du GroL-
Morne et ddpendanme, ne pourront, apres leur recolte, garder dans leur ma-
gafin, les deux parts des revenues qui appartieanent la rcpublique et a leurs
cuhivateurs.
Art. II. S'ils n'ont point affez de cultivateurs, fur leur habitation, pour livrer
dans le teams qu'ils ramaflent, ils attendront la fin d lekur torte paiTC pour co:n-
Smencer la livraifon.
Art. III. Tous les habitans front les maitres de g.itder les deux parts qai keur
reviennent dans les revenues de k ur habitation, fvoir:
Celle du proprictarae et celle defliuie pourla faifance valoir; mals toute-fbL ,
quand its fe front acquitt s, envers l'adminiltration de la part qui revient a la
rdpublique, fous le titre de fubvention et quand ils auront ttisitiit atU artic:l
2, 14 et fuivants de la proclamation du -9 Auit dernier.
Art. IV. Ouand habitant voudra garder fa denrme en iagalin, iI en pr4-
viendra le prepofe d'adminiftiat'on et Je coinnuadant en chef, pour que faus
dtelai, on faile la r partition des revenues de fon habitation en quatre quarts, ott
par motive.
Cette repartition fe fera en pr fence du prepofc d'adminiftration et d'an ofi.
cler qui fera envoy e par le coutnandmit.
Les caf'b feront miefures dans des barils et mis dans un migaifi' a part fur
ladite habitation.
Proces-verbal fera drefle des denrtes ftrrees pour la fubvention et p:u-r k.
tultivateurs, defquelle. parts les Ih..~.tIus, geraits et conduleur. rpondr'::
pcrrfinellement.








On volt par cet Lt h ou;vk i OcrVrc:es e1Jl, les iL r. q'i y i',,;
attaches leurs mobilierb neuveaux thifi que !e. v~ve s L cl tiL les iS
gafins de l'ftat.

Pour ne rien laifer a"defirer ceux qui velent conn:.itre le pinre::o.-, Jc
habitations de la partie du Nord de Saint-Domingue je odte ,ie, id, c'tat ds.
fucreries fiqueftries du Porti-Margot, a l'poque du 4 Thernidw'.
ETAT des habitations fcqueflrees du d,,partememt dAu Port-'.r3Lit.
Denrees liv- v. DE CAN. N MOB:Lse.Rs. ti .
coamMrcE- rees depuis le C b 0r
HABITATION. MENT At 1Vend. anl 4.
ROULER. ----- I-
Flyew iF'3 1 055
Bayeux 5 Flor an3 3 ,1,76, 71xo 44 4 1622o 712 p 7 4
DeGouy Ventdfe an 333444 4 t6 t o1 224 3 1 3
Puvou Germin. an 33,925 a to ;1


Lgras
The'baudicre
Novion


1Jceflidor an 4
Pluviofe an 4


Totaux


43.587 519


Nota. Toutes cs fucreries font en bon itat, ainfi que les ioiioins. L'habita-
tion ThIbaudicre n'a point de noulins. Novion n'eft plus a la r'publique de,
puis le 5 Prairial an IV.
Les connailanuccs et ae ze du citoyen Finot, chef de admniniftratiou en ce

tdpartement u'ont pas peu contribue au retablilfement de ces fucreries. L'hun.
nAt6 de ce itoyen n'arien laiff6 i defirer
f- .. .
Voici Ptat des fucreries f queflrdes du Limnb a P'tpuque du xS Thermidlu
de Pn IV ainfi que des revenues qu'elles out livrvs, dans cette uiize~, a
V'adminifration.








( s9 )

Je pale aufl rtcefte et cthpeCtf' fltes, iy par .Almiizlratiu d.t C. p .'.1
.a prenmiere aince de 1m1Un e:rcice daus ce JJpariement.


4 Us. ~


Mols. Lan 3.
Let It fruniire, jour de no-
tre arrive .au Capilcf-
talt en camle ,


1Jrnnmare,
Frhnaire,
Nivofe,
Pluviufe,
Ventofe,
Germinal,

rrairial,
Meflidor,
Thermidor ,
Frnitidor,

Total ^


1"72,102


4o,0 48
S289,059
129,554
;0,922.
S. 83910

x,2,478
..200,065
369,979
39t,37F
* ,32 6,90o8
.". ^^- *.,i 6,?47


17

to
8

14
6

tr
1,2

Si


6

4
.,
8
4


7
-4

8
I0


3 34731 2 7


R ESULTAT.


aLa recette monte _
La dUpenfe i


Partant la recette cxcede la dd einfe de


N *


m "


37,071 4 9
355,43 5 6
96,757 4 4

4
85,288 ,2 3
i8o,333 4
o.i,74[ 0o 6
221,57k 9 S
412,489 14 4
475 3t2 Z 4

903.744 -. 9




473,36. a 7
347, ,96o1 2 7
.- 95 '


A I'epoque 0' jai pris les rines de ladminiflration du Cap, if Attit dIi, pat
ce aCcpartement une fomine de 345,7l5i. 8f. 4d, aiu neutres., fians conpter les
eargaifons quc j'avais fait acaeter pour la lfbliflance des trciipes. -I 6tait dcle
indifpenfable de we fervor dans tour les departemens, des feals imoyerts que je
pouvais y employed jour payee' exaIetient le commerce ,thiranger, et fatht'alre
aux depenfes progrefives qui f:e fefaient, dans les dihveri quarters du Nord
pour le compti de Ptiat: depenfes qmuontifdou es, dans les anmies1 fid utes,
ainfi qe les recettes. C ,ft comme j'ai deji dit, eon ftifaut 'ide lidaim dil;atrlii,
hh


.w -, --I










Les coniiandans-inlitIaelis et Is mutuicipal.tes de tou. les quarter, tien-
dront la main a 'execut.ui du prctift, chacun en ce qui les conccrne.
Donne au Cap le 12 Brumaire, Van 3 de la R. F i t Li.dFile pA-e
etre enregifltr dans tous les greffes des nmunicipalitci et eih aliullees de 1H
parties frangaife de St. Doniingue A, publiicet affiche partout oi befoi.l fera.
Sign6, ETr. LAVEAL'X et PERROUD.
Pour cope confo'ime PERROUD.


Jai deji parole" d'une loi pour einp cher les cultivatezirs de ruinti les aiiinau:
tiles a !a culture, et de s'en fervir pour leurs propres alf.ires, A woiiniS qu'il
n'y foient autorifci par les prprritaires on leurs reprefentaln.
Le general Laveaux reconnut aufli qu'il n'tait pa maoins urgent d'arreter
les progress des vols de ces animaux ; en, confequence, nous times la proclamation
qui eft ci-aprs fous le N'. 16.

L1iBE1TI. 16. AGALITE.
PROCLAIM ACTION,
Relative aux mulets volksjur les habitations.
ETIENNE LAVEAUX &c. et HENRY PERROUD &c.
II n'eft pas fuffifant de favoir faire la guerre de s'agrindir il faut coniiferver
ce que 'on a et favor le faire frufdifier. La culture des terres les revenues des
habitations, et fur-tout des fucreries, font arrtehsfaute de mulets. La confidence
n'exifte ps parceque malheureufement des citoyens fe permettent de vler
kschevaux nulets, &c. Le vice Leplus dangereux dans la f'bciteft lee vol
et ceft celul qui dolt etre le plus reprinit. Les anciennes loix condaintient, ai
inort tous les voleurs; les nouvelles lescondam:ient a la chaine; la proclamations
des commiflaires-civils les y Vondamne aufli. Les matheurs de la guerre fem.
blent avoir autorifA Nufirpation des mulets de difhrentes habitations, et un
chacun s'imagine &tre vraienent proprietaire, parcequ'il prcfente une vente
qui eft prefque toujours fimule; voulant remedier a tous ces inconvnileus et
c tablir un ordre flable;
LI










t ::umetlt-c lj.I(011 rj ,i i.. rl.n 'ilkid '- C. f, 1 t ii ,.
0 \r..i peup'e de St. D~.miiiguc i i ..,, t Il
c. que d t f vouS rt:e. .te t o i' ? q:ec di i cr,. l ,..( ai t eoti-
nettre en bl ]f,,hi'naiint les m .:s lb: -, dc i," .. ati t et : reINtl :.:, '
(OnCvrz c:-.fin les yeux fur le cit.'' tCrti.. : p 4. 1C t, n vl.., -
fait p--rcotrir pr utr par%'enir au o, l--'uru v,.-). .ttdd et ,;
S.1us itc'-, encore bien e&g'ns. AuJ urd:-- t: qe %:ia dut12. '.., lI""a lu-
:. r Te e la raif~ n il vous feran :'icle d'y pir'.e n r e, ne i''". ntiej. f.- i. e
:e a vCrtu et pFr .ii:it ttujouis pour guides, I-s .Is ': i.e: ) iare rk.
C'uit ::iili cue v:.s L as rendrez di: ee J P ,n *,. L .
11i ne fulil.it pas d'tcrire :-ua : couLiml-1i Ka f(1r c.tte e'', '.e ;,ifl.re, i tl f
iaIelniclit pri enir les .lfUlcrents Lthef- de qu..rtiKrs tAin die le. induire adi'i a
err'2ur et teacher de Jes inettre dakin ks hte'ts de la ,: .. ct,.lt et de fe
cLiuplices.
Le 30 V..,tf a wne l.ttre fut adrefie an cltou\ i.i Pierre r irl chef Je bi-
gade commandant le Haut-du-Cap. La municipalit lhIi ianionte que lesgouver-
neur et ordonnateur talent detenus dlius ies p1riiJl de a ville et qu'ils avaient
perdu la confiance du people, &c.
Le mnimie jour la municipality reo:t tj letree prefTante, de cc clef de bri.
gade, par laquelle llui, demande le fubjL. qui a dunnm lieu '. la detention des
chefi..
Dans la nimnejourne 16e g&nbral Villatte tcrit au citoyen Baubert, coinumin-
&mt ~ la Petite-Anfe pour lui amioncer I'arreflation des gouverneur et ordon-
ntetur a l.a demand de tout le people il lui dit que la ille eft fort tranquhilk,
et I'engage 'a bien furveiller les ennemis qui voudraitnt tenter a. leur liberties
' la tran:.uiillitpublqte,. ( )
L'on voit par cette lettre que Villatte ne s'occupait gubre de fire fortir kie
autorits des cachots ; puifque fuivant lui, leur detention affurait la tran-.
quilliti pul'ltque, et qu'il donne, cette vploque, des ordres pour enipccher
qu'elle ne foit trouble.


(*) Celte lettr,, est en original, en mesmaiuins.


1- ,,, 0, -4 0 w- Q j, M -








( 33 )


t1. 49 Douzecotipslde canons a boulets et A cartouchesdu alib:e de .."
2'. < Dix coups de canons egaliment a boulets et a cartouches du c-ibr:
Jet 2. ...
II elft obl'erver que les coffres d'artillerie de ce puite aiint dp g.'mis .'c
Inlu in'tk:!3. "'-- : -
Wel "a etN'atcqi e L
Pour la grde national et le premier regiment trompes p r les fatc. e de
Jean Villatte, ordre fut egalement done pour huit mbaiis de carto!ucih :
Iius igard A quatre milliers de poudre a eu que Vilatte teniit 1ach:s _:" -;"
cazernes du premier regiment.
XCe nouveau gotuverneur crut aulfi prudleir de preparer d, troupe, dt
dehors et a tf devotion ; il dcrivit le iiine jour Baubcrt conjandaniit de l.t
Petite-Aufe, pour lui donner Pordre de tenir, n detaclenient de c "v:irer
et d'infanterie prets, attend quils ava.ent des fr'eresr egare,. canpei t rn" I
du-Cap.
II envova un nouveau niot d'ordre.
II prevint Beaiibert que les comin iaund.Lnts Beaucorps et Tho.i"I ..eviUAt ef
joindre a lui.
Conimmint Villatte pourra t-il s'excuier flr nie pareille condte? furfes diC
yolitions a employer les forces qui lui foint confite et provoquer encore une
fois la deftruaton des ville et planes diu ap pour joir du fceptre dominatcur
que le crime luiiavait done?
CoI.nent pourra-t-il dire, *," ignorais le conplot etje craigna s mol-menie,
" Peffervefcence dii people ; quand Pierre-Michel et les autres cliefs raIfeimb s
au Haut-da-Cap, pour fire rendre a la colonie les chefs nomm&s par la Fraine,
bont appell&s, par ce defpote, des frres egar es et qu'iIfe iipofe a leur fire la
guerre ?
L'expedition des pieces que je viens de citereft jointeau procs a e re mife
par moi au commitfaire Sonthonax.
Je reviens aduellement a la condulte de la municipality du Cap.
Dans la nut di 30 Ventfe au xer Germinal, la muiicipaliterecut un lettre
des commandants Pierre-Michel, Pierrot, Barthelemy, et autres qui demandaient
I'largiflement des gouverneur et ordonniiteur et les motifs de leur arreflation.
Cette municipoalite commence a craimdre que la conduite ne fit dccouvdrte
et rrpond & ces chefs, qu'elle eft, cLoiiie eux ,dans les allirims; qule a fa
I









to4 ^. I V
ii. ct 4ta 0. O 1'i el t 'ei c ti 'ce dt cor --ii clih z '11..ttte, que It -D v.' t(...
c cui qui y t criv.t que 0)e1) e j ]va eIci it ,qUti e Li:ul (i .'. i. .
dc !ei:"r pirti, .t A fe rcrer d- la tIbc et a 1te rnietre 0d c-r.. .
l1 ue le i" : ra, ih t, et i inot l;,ns i:- co.ni t,_ la "
ti3'tl1or's Doui\cq fe eLa i, UIPe Ieconude fois et dit Gi ; r'- it y a i de- I 'c
fi es, I ci, qul; fo;.t coutre vous et qti vri,.raent :''o!r \ .:; i -
Stuiilt p.is ,lf !!'es en proficeti i l -t ltr. cwypcr !I. teitC.
t?6'. Oun V\ll tt r pita a h ue Ivr:>. q:'-i t:.iit ..'A > r .I .., "
Miaiia qt:e l, fliers dni rC i"in' t "i LVerild Lij vtUt w t .e Ls de .; ,
ienvoyerenr ; press delecr culoniel douze d'entre eut K.
at Qne Villatte engaea. L.eveille a s'ail!cr re-ofr dar.. 1U thinbre ( a i
Villtte et qu'il y vint plufieurs fbis,pour voxrs'll dcHri:t. '
xb. Q.ue eRodrigue y 4tair entree avec Villatte, a qui c'ctait le
fort Bel-air qui les g"3nait: qu'alors Vi latte rtnpondit que, tlic ie r trait ,
ferait couper la tte A tous les bancs.
n, le cioyen fiDrderine '(1 yen blanc et clief e brigade) fefiint feniblant
de dormir, entendit prononcer c.e te terrible sentence, et fe retiia de fiite.
S19*. Pes que Villatte recut i.ne lettre, de Pierre Michel, qui deiandait,
inmperativement, ia fortie des gouverneur ct ordonnateuril duinna ordre, Def-
coubet d'aller avec un deltat-hement de dragons, fe canipe fur ie orne de
hopltal a a Ia vigie, pur vuirfi-la troupe de Picrre-Miichel c:ait ll inarcle, et
de le faire avertir. Ce brave Vitlatte ajoute, cet order e, de ne ni"nager per-
fonne, pour pafler s'il ie truuvait gene.
Leveiile d&clara vivement, a Villl.tte, qu'il nte e battratt point cohtre le&
troupes de Pierre-Michel, quil ,ignora-i encore, ce don't les chef, tale:t
accufts, et qu'il ne pouvait porter les armes contre ceux qui et dfeida ient.
Pluieiirs officers ,de la g;rnifon appuyerent la rfuolution de Leveill .
Vilk:tze, tresembaraffG donna fordre ia tous les tchef, de fe tranl porter a
la municipality avec la lettre du general PierreMichel.
Dans cette circonftance, Peuchd, procureur de la coiunnutli., ployi encore fe
talent- excellifs et extraordinaires dons les troubles: ouir calmer le fprits ra-






( II )


La perception du droit de domalne d'occident, auralt tionjours lieu, d'Vpr I,--
tarif des degrees toloniales premiere quite.
Tous les jours ce tarif feralt affich i la lbourfe et A l'adiiniflration.
Pour conva'ncre le gouvernement de importance de cet objet, je vais fire l,


eomparafun du tarif fix le I7 Mai l 178
l'an IV.) des denrees coloniales.
Sucre blanc de -
Sucre brut de
Coton de -
Caf6 de -
Indigo d- -
Sirop -
Cuirs A --
Tafia de -
II eft done 6videmment avantageux
perfu en railon du course de la denree.


9 avec les prix, aauels, (Frudidor ,

-- 220 5 liv. le qutMal.
66 a 75 liv. le quinltL.
S o00o a 250 liv. Ie quital.
4- 24 30 fbo!s Ia livre.
71.of. 0 91. ct t l. la livrc.
6 liv. Ia velte.
- 81. f. Ie cuir.
400 a 528 liv. a barrique.
que le droit de domaine d'occident foir


Dans les premiers moments d'effervefcence, les cultlvateurs, entours des en-
nemis de la republique, allaient errants et arms dans les grandes routes; la 1i-
berte etat confondue avec Ia licence etle defordre; lespropritaires et lesg-rant.
n'ofaient plus refer fur les habitations oil is faifaient ,ordinairement, leur rrfi.
deuce; la terreur s'6tait empar6 d'eux, et leur faite, de I'afile qu'ils habitaient,
fervait les mral iitentionnes et les enhardillait.
Le gOnera-Lavcaux fit la proclamation qni Mfuit, fous leN. 4, et qui eft du
4 Mai, 1794. (v. s.)


VO., 4.


LIBERlT1l


EGALITI.


PR OC L A MAT I 0 N,
Pour ramener des rultivateurs aux travaux de I'agriculture.
ETIENNE LAVEAUX, &e.-
Inflruit que les ateliers font abandonnes en enter, que les cultivateurs ont
renonce aux travaux de l'agriculture pour ne fe livrer qu'at metier des armes.







( -22 ,

M.Pii. Rcikleourg qui en grand calcalateur des finances, s' 'taIt pernn's de
e,-:/.-cr en pekic iiunkp. ite (fl Cp, le CZ Deccibre 1793 v* ( )
lek, travaus dte la ConvenCion N-Ationale, fur les alfignats, puuvait a plus force
rifon i, (rtl'qter lei. notres, .
Oi a vu plulieurs lois fon etientll comniin, Legr*s, courant dans les rues
dui C.p & de purte en porte t-lirIr de c, s bon uii 25 & 30 pour cent de perte,
zvyant cependait attention de ii'ifl juIi.Li:s. ehatiger q'au pair. ( : )
II ell ail6 devuir l par Iet trouble tucafionnues par Rodrigue ,& les pieces
que je .eibs de faure connattre, que le Cap vtait n menac d'un prodiain boul-
erfiiment d'une iouivelle ruine combin:is froidement ,, par I'apdtre Pinthi-
:mt, & dout I'.cutioilu Lt.it reliuil fitt qu'il quitterait catee 'ille, pour aller
ailltk urs pr'parr tfci, itcliie, termiiner fiun grand plan de x790. ,
En efi PiInciinat et F!'. aide-de-camp du general Rigaud, voyant qu
leur dotriiie avait fait datns la pardie du Nord autant de .prostihes qu'ils
croyalient en avoir befiun pour leur project, prirent congC du gotivernitur & Je
nuoi et e iinirent enl route pour le S'*.d..
TE in 1; f.mufte journey du 30 \ arrii"a .... .. Jor.ee q(P'ils 'eI -
b' c uc.le c. tuis d hionInues honn de cLAt,' itt'pi-C poe et-. C U .-
i'alirc .i "i 'Ift de la tiok'.I e 't desblncs qu y refi kit ft iiL.K ,. e,
Waas dans ,,h9'. d fix iure touV, !ek -icans des quarters du Cap ie- levreit,
en ',.ik.avec leurs arnue', avant tous, det chefs vurtueu:.- e int r pides a leur
tte, 1: ',t rtmi iier kihiouijie. .li)mebsleu hoInie'-de.t iog -qui l.a veille,
..,1., lr c.r -e ft .i... ci. "- e Ite t d putaientda lce, s exp. editions
.)guiia,,.. ui devaientv f finre lt ce jouri'horreur e, tiie j.artwaienrt .a.
Iueiint, le ri de des main nnes ftrti;iies que les mialheureux bir.c- a% ai ent raai1hg.,
svec 1(eA oailiins treil)antes, depti!,,le 2o Jtiu.
S Le'tyt.ns lionn trs qui ai.icnuiit Viflutte, front encore puss furpris .'p-
pr-ndre..qut, .Ts mi.me hlnifiies de couleur, qui avasent f hpi chez lui, la ye'lle,
r -.t riux qt arretern:t- le.autontArs et -queces -urnitres conimrent,, erdemble,
pour qie noiis ftflr'ns ns fns ITecours et 'ans efpuir d'en tronwkr, lors de-notre ar-
( *) VVIr Ier sin 0ous o lu ikehb.byurg t lta ijiuiialit du Cap, lorsqu'il en t.l~it Piociret
ind.llc ,'a la date du : Da mntbrr ,~7, Le uguaral Laveaux-en.a une ex1icditiua que ja
Ii *a 3 i, i .. ,. ,e: .l O e X ws ..*. I n ... f i ;c '
(*) La .ent du ct cn Ieaiiubert et le cthen Ju-:amiout, uuidedcu, textilirnt catte
1L ilf*








( r44 )
J< 4ok incoV Jrre pourles interets!e St. Domingue qie malgre notre fir-
\ve'lLmce et crtte tprocLainarin, leg anihaux pro.pt eC la culture font months
et vfendus d:ns les quarters eloignes et qu'a moins d'une loi fev;'re, fur cet
objet important, ia r-publique et les hibitants fercnt lonC-tems dpipoirvus de
cc pu.ahit et prmcieux mobile des richeffes co'oniales; ntali pour que la lol i.*
voqute boir ponctuellement executed, il faudra une gendarmerie tres-aEiveo


Ci nu.i,: je Pa dji a crit, nous avons eu la douleur de voir, a St.Domingue,
' ufce':s enuCeins de repubcains dans la claffe des fiibrecargues et capi:ines
tie turtmens des Etatas-Un. ..
Le,.ig-tems poI tra't pe' s euflent "et redtuites au ma is, fi que1ques embarcations
.r:w cs, qui compmiic;nt notre marine, n'euflent force des batimens de cette
4., 0taen ent entr dants nos ports.
Moil0 ftr no- rae s, on refufait encore de nous vendre les cargalfons. Des
dtclhirations faufles cta"ent faites et fign(es; les mnrchandires fe pafIaient fur
duatre3t1ai1nens pol r, les dtroter a 1'admiiiifration. C'eft ainfi que vou!urent
is s ;'aiter les cptane et fibrecargue d'une go"eltte conduite, an Port-de-
P:i\,: l,'r un de zos batimens arnes: leur conduite donna lieu a 'ordoinance,
iapres v q fu fi ftus !e N'q 17.
L11oE;. '.. NO. 1 .. EGALITE.
rudnnince 4qu f1;rce un ne:dre a vendre aixi memes prix que ceu. it i'lis
chez Pennemi.
HENRY PERRY OUD,&c.
Coididcrant ,qte leswibrecargue et capitaine de la goulette la t'cfe de Phila-
teelphle ont 0chc 6 ks miyents de ne pas fatisfaire aux arrangements qui leur ont
Ci proputhi5b,u yur la Lente deleur cargaifon avec Fadminiifration gendrale et
pL.ur 'e ct-ompte de la rlpublique.
Cod;irin7r.lIt, que ar dcrniere declaration des mnarchandifes, qu'ils ont aboard
cf li.ufle I, e qu4v1 nC'eft faite que pour fe fouf1raire a execution du decret de
la convention national, en date du 9 Mai 1793, que nous leur avons fait con-
nattrc, et qui porte, en fubilance Art. I et II.
Que lcs batimens de guerre et corfhlres fransais peuvent arreter et amener,




- -*--w- ~


( 57 )
Signed Thomas Andr", Pierre Paul, Pennctte, ..; 1 -. L::vA.. TD ,ic-,
Jh. Chavanne, Benez6 Chavanne F. Chavanne Def.l-.t -j nriquc or'.
naire de Mathieu Jean, L. Jouannaulx r. Angrand Cherv uin ,lt,:'.:,
(1" marque ordinaire de George Gerome B. Girard Allers cade Pe.ctt-,
,- marque ordinaire deFlipand, marque ordini'1e J..1L P:.:.-c m.-rj.
ordinaire de BoiflI!re, L. Baubert, L. Doznccq, D L Ie'or Guiiuiiaue
Jofeph, Chiqque, Dian, Larofe, Defmangles Nc1 u..:rl Or o, j.
Domec, Colantm; f- mu:irquc ordinaire de Saloinon ;ue v...e d -
tien, J. Baptifle J. Clougeay, J. Botin, Blot J. B. 1..:.. .i.i, D)y,
Toufiaint Rouanez J. B. Pierre j nirtltue ordinaire de Ga'ge! J. M. Jo-
fepliMichel Crilpin Charles pour le commandant Ncc M. uih-iei,Nic..'ie,
-r marque ordinaire de L. Paparel Lexis, F. Saint M.rtin, Anti'ne e.,oc
Jofeph Giraut, Ignacec, Laitie Patafon ThimLothle, Chodon, Gui, ume,
Duchemin Jh. Poux, Poiipe Cicoyeni, Vincent Biochet, F. L,:rriat, Rlai.
mond Chavanne, entrepreneur nimaon du dZpartement de I'E1,f, F;itle fjea:.
Doming6 Alphonfe Dubuiiffon, Ga, Ga Gachet, Jh. He.lbert, Denis, Ci.ouyci
ils Ducatel, Dalmafle Mathleu Rend Dubois MAgloare Allefle, Adrien
jn. Baptifie, Lalandes, Adrien, Boucorps, Antoine, L. Poux, B. Tol'.ffault
Bellevue JouquC Domialque Pierre Arvene Tibo Toufins.
Pour cope conformne a l'original remis au general Pierre Michel,
Signed, ETIENNE LAVEAUX & PERROUD.

11 m'en coute innniment de me voir dans la neceflit6 de parler diretement
de moldans ce mnoire; nmais je dois finir la tache que je me tiiis impof e pour
conforidre les homes -qui ofent encore vouloir tromper la France.
Qpu'ils f.achent bien qu'il ne leur efi plus poffible d'en imipofer fur les crimes
qu'lls ont commis et qu'ils voulaient commettre encore fous le imiantcauI facr6 du
patriotifme. Tous les republicans Franlais ont les yeux fixis fur leur conduite:
les farmer plus longtems fur leurs manoeuvres fourdes et perfides ferait vouloir
totalement aniantir la precieufe Colonie qu'lls n'ont ceflf de d'chirer.
Voyons dbnc a&uellement homes mille fois coupables v4- prctendus griefs
centre mwoi,
Par le premier je vois qie vous qfe vous etes-tres embaratffs pour me trouver
des torts; car vous noe n'aInez pas aflez pour me eii; ger.
P


. unaw-=w=m e ==Is 0 OW* mol*pm ** **






n. l73 )
'fence pour contralndre la liberut des enchires. Dcs Itl ALtura .;'id. .. i.b
trert tt formArent he project d'4carter, par des menaces, les lioycns h,.jnte:,
qui voulalent participer aux enclires; pour y parvcn r, its rouperc'ut "
ce premier jour, d ia mifton comnmue ct I arms tie gros batons u, b. <
defquels on liart les numerous des ma'fons qu'il avaiievt en vue, ils s'n111pirt-
ient dos adjudications qui furent faileuSce jour'l .
Je n fnts pas pltbAt inform& (e ce dfordre que Jecrivis 'a 1offiler d'admi-
niftratkio du Cap, pour lui ordonner de fufpendre les enchtires juhlu'ii no-re
retour en cette ville, equi ut pon&uellement execuit.
A notre arrive su Cap, nous trouvames un arrCti du x6 Frimaire, I pr,:
par la municipa it pour le wnhm objet, par lcquel elte requrairt le counllmi-
dant de 4 place de fair wmeure une garde 1* coaimune, pour obiir aux 'd.res
des oficlers imuicipaux t exercise, et fit d6enf!e a tois cdtoyens d'euter ,
dans la fall des fiances de la municipality uvec acrnes et btons.


Ii ft iaallhurE3 pour )e, autorit6s qui donweut 4es places, d'ti re troemp.c
dans le choix des fujets.
11 fgrait blen i defirer que la France rendit un decret qui n'admit i fxer ke
de fonClonnaires publics, a St. Domingue, que des citoyens digues de les ri a-
plir por leurs co;nmifances cg qui fairt confata par vun ~xamnau irupule:
qu'oi Ifur fe sit hi e.
Cotte fage veure n6cefEkmtrt a fp virit6 que.ques changemens dans cette
eolonie; mais ces changemens feraient, fous tons es rapports, inifinienit van.-
tageWx a la r4peblqux les branches adminiftrativem en feraient mieux foign-tc.,
et lea dtcioys de toutes les clales no feraient point vicnimes de im'iptiifie qui
exifte chez plufieure de ces hommes onplace.
-i ne fuffit ps-d'tre honrtte ho4mse por exercer une place; il faut encore
descapacites, et malheureufement e homintae fe renden r pas toujours justice.
J'en ati vvu demander dts places d juge et do notaire, quand ils favaleit ap tie
dcrire leur no m: d'autres vouloir commander d Atalne;:s, pr le long ours,
et n'avo6r jamaii fu que better des fennes, ou rvk \ cr des pf iiers a Pewttnu-
churedes rivicres.
T tr









Vie & fe formercnt ai Cei rnime de la municfip.itt d'" !n fr Vo criatit
aux artnes. ( x )
Le gonverneur fat oblige de faire une vigoureufe prcluliation pour ri.uenut'
le came dans la ville & faire dilbudre les rafleiblmeents. On trouvera cette ,. -
clamlation focus le No.2t flu second dh:ipitre de ce nimio"re. IElle eft dn
Frimaire fan 3. Voilia r'poque ou les ennemis de la coloile coInieiienct a
rmontrer ce qu'ils talent dans la partly du Cap.
Le gnifral Laveaux craignant que les ennemnls cxt,.ieurs ne protf 'ITent d"
troubles intlrieui's, Vit la n6cellite de retourner au Port-de-Paix oli ,o, il .t-
mnes refies jurqu'au 27 Vendeuiiaire de Van 4*
Je palle fous filence plutieurs marques d infiubordination que ViNatrte a di-
aces pendant notre fijour au Port-de-Paix. Les homes perrver qui P'etou-
raient & qui le confeillaient devaient neceliUrement le longer dans l'.yUie
vou it fe trouve. ( 2 )
Je renvoye mon leaeur i la page 8 de mon precis pour avo:r les details dece
qui s'eft paffS au Cap, jufques au 30 Vent re. On y verra ,'.garement de
pluiieurs militaires 1'rexemple de leur (hef.
Les troubles qui furent fufcitt's 5 cette epoque, & les inftruftions que j'eu.,
des projects qui fe tramaient, depuis longtems, nuIelCdrent la lectre que j'ai
adreflee, le 13 Pluvilfe dernier au Miniflre de la Marine & des Coomies ,
pour 'inftraire de la position du gotuvernement de St.-Domingue & des mallheurr
qui s'y preparaient. Cett lettre a et6 portee par la corvette la Venus capi-
taine Defagneaux,
Lettre icrite aur Min ftre de la Marine & des Colonies par Henry Perroud,
Ordonnateur de St.-Domingue, le 13 Plu"1 vfe Pan 4 de la Rcpublique Fran.
faife une r indiviible.
CITOYEN MINISTER y
II en coute a mnon cmur de vous faire le tableau affligeant des "c'wInements qui
ont eu lieu dans la ville du Cap les 5 6 7, & 8 1 du courant et qui out fail-
(i) Les perturbateurs Legrit, commis de Richebourg p'ayeur- geJural, Durand, tDomecq, ins.
xtUems tdes habitationo., Allers, Binet, P1ueth, Lagnoux eL Despassier eta ien les orateurs
des agi:ateurs.
( a ) Villatte avait, pour secretaire et conseil, LUger Dural Maire de Jacq11esy jue de
paix dana la parade de I'Est.
Durand 'ennemi jure des 1Ilnes et des lox qui ne peuvent satisfaire sa cruelle ambition
relevait LUger Duval dans ses fonctions do serritaire.
Domecq rtait son accolite pos~dint les mAmes vices,
C




.il








( Z93 )

Palx dans la meui arnni, 65,t82 liv. de cafr et I 1. I d111dig, Lt1^
computer ce que les propri~t aires ont pu avoir vendu a divt~r.
Je joins, ici, cet tat de verfement oa l'on verra le noun des habitatlo.,
d'oiu les denrees font forties.
ETAT des cafes et des ind gos que le quarter du Haut.iAouftiqe a verfi
dans les magafins de Pa7niniflration d P t-de-Paix pe:dant I'an 3.
C AA S.


MOIs. HABITATIONS. POIDS

Vent.fe lx Aumailler veuve 3124
Germinal tt Arzel 340
Brumaire i Bouch6 3977
ditto 2oBoulangk veuve 1456
Vent6fe 2t Bernanos 144
Prairial 8 Bonny 117
ditto 22 Bonfeigneur 343
Fru fidor 22Bodin 37
Vend*m. x2.Chaigneau 1472
Vent6fe x4ICapra 62-
Thermid. Courtaud*Herve 138
Vendim. 27 Desbord's 4037
Brumaire 9i Delaire 1648
Pluviufe 6 Doudou Hardy 15081
Veaidem. 9 Etienne 166
NivOfe 21Foleur 77
Vendem. 23Golard 656
Germinal Gauthier 557
ditto 29 Grivaud Pages 4597
ditto 19 Gauche 803
Vend6in. 14 ourdin 8o64
Frutidor 13 amet 1S:
Vendem. x4Laroucau 1330
Niv6Oe to Lafalle vetve 1564'
ditto i Longuet io6o
VentOle 19 Le Gaignear 3351

140,5131
IND
Maot. t HABITATIONS. ,OIDSi
I Y 1


Frimaire t
Vendcm. i3
Frhinaire 9


Bonnet ,
Cafaing h6ritiers
Philippe


4136
* <,


MOtIS.

Germinal 14
ditto 15
ditto 24
Floral i
ditto I
ditto 21
Meflidor 19
Nivfe ait
Vent6fe 24
ditto 15
Fruftidor 6
Meflidur 12
Vent6fe 8
Niv6fe 28
Ventbfe 9
Meflldor it
Niv6fe 19
Ventife 27
Ftorial 22
Germinal 9
Ffor~al 6
Meftidor 22
Vendcm. 19
Thermid. 6


HAntTrATIONS,
De flautre part
Letfrt
L'Heureux veuve
I.eclet
Laplace
L.mon
La Carriere
La Raude
Marfeille veuve
Metayer
Marie Jeantie
Morvan
Plaideau
Roubion
Regnicr Michel
Rouflan
Rouffel
Saubat
Staniffas
Souty B.
Toutid
Trfaugin
Therien veuCve
Valie


IG O.
MOlS. HALITATION .
De l'autre prt
Brunmaire 15 il"douaI
,rt,:1 'or "-n'h.,id Paul
ditto -- i ale --


POtOS.

40,519
1053

2010

92
194
926
37.
418
47
3112
457

t645
106
1^9
746
411t


895
141
897




VO) D S.

747
19

133


Bbb









reflation; tiue Villatte erait a rglil. Les Afficiets uiu',:w,. ,.. zitu.:
duis ce grand complot de\valent empher" ir Ill'b -k d..f, aL
municip.ite les jo',rsb de De'cade.
II fjut remarquer que la mitnicip.diutltc tt aUi oiu, i ,i. ,. fi.. I- g,
de 'Pordom:arneur.
En doinnmat les plus grand di talt fur tLtttt fLitre" je d,. ;uAii iv.t?,irclr de
fire conilaItre celui qui, du niubre des crininels, Hluts a l kbs j6(1 l :e, eu s- c
ij ant confervcr ceux du UIldlecini Jutbmuiit.
Le crime prodltit plus otn molns d'lt.t chez PIliounte itiiniwA,'l et PI a vuI
fouvent, un affifin reculer d'effroi, X attpropAiitions de fes camauirades. qtjticj;ue.
-fob mnime, les porter it conhtrver lavie a ceus qu'il ttalient pr(t'ts de f.eilfer
leur rage : c'cftlcc qui a cu lieu, notre .ga:ird de la pairc d re l.f're takle:r
et N oici de quelle "maii're.
D.Dns les conciliabuleu tenus chiz AMu'.y capitaine uu .er regiment ct un de
Ceux qui J ni'oit jette dans les caChits, til futt mis en ,propitii ondea me c'pe:p.'r la
tite et celle du ch ren JfiL;not, peudanit que nous ferious a table clihe tuui;
t jester e "gou erntur daus un caclihot etJte l'y fjirj mj ri'r l" !efA i poiU-
'.- ..'r.ner, ta Vilatte, le foipq-on d'etre l'auteur ou le protedteur de ces crime.-
Cette motion fuit Lite par -Daimecq et Duraud : Leger-Duval la trouv1\.Lt forte,
iais elle ctait indiiPeufltble; lorrque Boifliere tailleir, le m iu:l qui, le premier
:-t f& uimettrc la main fur la pi-rfo..ni du g1.ira1l ,e lev.a aie, f.irc,- c,'itr*e La
kbatnde et dit, qu'il le fouffirrit p,.. qu'oa alldhi.rat Ju1i1t,,::it qu'il reponda;'t
de lui ; quautau ouvernTur et I l'.rd'un:teur, puii.lu'ils taient coupiUbles ; it
ne s'ulppofiL pitpit a leau atrr.itior. .. Le debat fut vif: Boi lkre ne ccJa
pas, et lesm~ ..:ie-eA,cuuptutrj de t te., promirent de s'en tenir a 'IarrTeta-
t.un.
Je ne rappellerai point, ici, les details de larriltAtioan ,du goa erncur et d
la miienne. Je es aidounias dins mon prjcis, folio et fl vaint.
Je ne veux que mettre fouslus ycti de nes chefs et de tous les rtpubliln%,
les piVce, quit dcmontret, abfolumeint que les hommies de cou!eur, a ant d.J
coumnandeiimeuts dans la parties du Nord de Saint Domingue, avaient foritn le
criiiiiiel project de fe d tEire despr.nmiicres authorities et du refte de3 b'Iiics am5
de la France, pour fe partagcr, enfuite, les proprit&,f et fire travaiiler !.:-
pauvres cultivateurs afin d'albu "ir leur cupidit.








( i8i )

11 efl encore une autre negligence qul repugne 1 1humalitc 'efl que prett
tous les cimetieres font ou verts, les foffes non-profondes, et les corps peL cou-
verts de- terre; de maniere que les animaux vont les deterrer pendant ta mni.
J'eftlme done urgent, pour que les citoyens qui labitent St. Dotningue ne
foLent plus facrifis A ces ufiges d6flruaieurs, ffur ldfquets on n'a que trop terini
les yeu*, qu'il y ait une lui qul ordonne que tous les cimeticres client au
jijoIns a une demie licue, fous le vent des villes et bourgs; qu'ils folent
bien close de murs et portes et que les corps y foient, fur lniuftant de leur tranif
port confines avec de ]a chau vive.
La mrnme loi s'c tendrait fur les campagnes.
Renouvellement de a lot qui ordenne la vzifte dei cfficiers dejant a tl'd des
1Mtimenws de long cars.
L'experience nous a malheureufement prouve qie fur des batlmnens de longs
course, il y avait des maladies qui devenaient 6pideimiques, par la negligence des
officers de fant6 et la non-execution des ages reglemens faits fur le debarque.
ment des perfonnes artaqudes de ces maladies contagieeufes.
1t eft neceflaire, pour le bonleur du people de St. Domingue, que ces lois
bienfaifantes foient renouvelkles.
L 01 centre les gens fans aveu.
La colonies a toujours nourri beaucoup de gens fans 3veu et elle ent nourrira
encore; les troubles font preftque touoiurs Pouvrage des hommes qui ne tienuent
a. rief j ils en font leur etude; il faut done une oi tres fevere pour qu- Saint
Domningue ne To it 1'avenir, habit- que par des citoyens qui peuvent
cooperer i fa fplendeur et au bonheur general.
Tous gens fans aveu fetralent par cette loi, mis aux travaux publics, its y
recevratent fept foUs fix deniers de colonie par jour, et la nourriture.
L 1 cnire les jeux de. hit'ard.
C'eft prefrque toujours aux jeux de hazard oU le c..inmmerce eft i::uie de f.
Sconflance; les fanjiles reduites a la mendicte; kts mineiurt d(1.uuiills par klur,
tuteurs; enfin c'eft aux jeux de hazard eil fouveit, "hAI.ne prerd I StqiLltes
d'honn&te homuie et fait le malheur es fieus et de cciu:. qui lui ont connfi leurs
fortunes.




I **w V ~- caL V.. 4~


( 82)
:: .. mn v .uiet et kIs .autre' republicans, que Ltgr;*, dontj'Aic.
Vc d pdrkr ptileurs fu:s, avait i.c le fecretaire e Per lorftlue celul ci
ciaJt tIX)rt' Jc d couleiur facr- s Je la unaoun.
S-', 6)Le klcdi. Legris d,-pinluconmin intimie du co en Iliclhebourg, pavcur-
cLUnt iai $c ai Colonic, ligeat et mainealt clhez. n.ancien proteIeur Perd.
O,'. ue ce l'er r4uwillait, chez lhi chaque fotf que Fon projettait des trot:-
L... U .p le Peu.h Lcris Lagnoux ( iallocid de Pcuth) Do:ecq, Anmec%.
Aik' lr .:tufrtrs.
4. c'c Pr& 4qtui onr, tee 'airrettatitIn des ti(i ., fur al:unncer aI tottu
ks uiiNc.* r dX'dlAus i tir.utk't, :.hi;i i"'au tr foritr lbu:. qu ',v -1, -r ,le ce jour
ai:ar-a.,c ils tranv.ller.~kIrt iOus I tirveil1auce, que !clur tra A... ;icel!itient
quelque, chaugcCmens d.irs Ic iuude, e t qei' ullair ten oCcuper.
59. O(.u. .- nouuvel a.duii.hIlr;theur fe fit rendr.z co2upte de. denr-es qu 1taieni:
dans le mngfins de PCtat, de la cd aile, &c. quo!que fe, grandes conailan'.ces ,
danslPart dXecrire ne !ul perniitlent, 1 Ipekeie, quede ligner fun now.
60. Que Pere" 1 do:ma la peijne de monster a theval avee Legris, Lagnoux,
Domnecq ce autrcs, piur parcourur la plane diu Quartier-Morin et Petit-Anfe ,
afin de corrompre les culivateurs et les foldats. (Que 1'on interroge, fur ce fit,
le citoyen Jacques, grant l'habitation Lefebvre et autres.
7'" Oue Pcr6 fut, avec Lt compagnie, chez Ie general Pierre-Mikhel, pour
obtjet; mais q'il aeut que Je terns de renmonter pruonptement cheval,
Ie 9C. -1 compagnons, pour t ier d'etre tous arret6s par ce general.
avec es :gn. n tePer quid t.LLt ',verslenegociant Lowet,I esLegris,
$80. Que c'et: I'boa. d, Domecq, Aecy Allers, Berard et autres pour,
Lgnou, Biew r, s'il tait vrd qu' eut charge, fonbord,
dihalt-il f..re avouer ia cet L 'tra "' ,rdonnateur Perroud.
de 'argent pour Ie gnr.d Laveaux 1 d'avoir fait manquer Pex&cu-
9O, Que Perc repiurol, 1 en-A' G s rat-. des Africains, dans Ca
tlo:i de Varqfrc jlu $ Vcuttfe, pour ne pas re a
tsl qt' .d vait parcourus pour
tournCe du Icitargt PkLdUce et autres e dru:ts qu'il a
tti r. iiulr Ile opt.te c
Jen h i: .s "", vo- la cofndunite d Per dans e
con.ice cLnI. tZ t.u-, les catanit s qul ot aflhig le Cap.
.Je .t. "1' ,I' aci. auce de i autres d claration s.
Ai*'l *l i





( i69 )


Fraternmad. Puis ludadanos, nos os affeguvamos y ratificamos con jtiv
mento qud os confideramos como harnanos nuefiros; los fereis ahora por adcp-
don y luego los fereis por gufto; y nofotros de inclinacion dce carno.
Losjuramentos que hazemos I nada tien en ellos que pueda icibarar, n talitr
vueftra fortuna ~ felicidad y conciencia ; affi lo pronunciamos.
A 'gojuramento dejfrfil I4 ta republican frar.jea una y i.:;-.I:'le, dee/'q
tar las p.frfonas y las propriedades.
Quien pudiere ;citua'euecntC os inquitar ni f lo),? "u fi: jr: : ;z
eflan fagrados; ls virtudes que fuelen fenvlar los verdad(!t:,.b re,.. c.
pueden fervir de fiador, y caucioncro.
O vos proprietarios gozarcis con paz y foffiego de vueftros t.,ene .
O vos jovenes mnozos huerphanos I en nofotros hallareis padres rili c., iii el
!a patria os adopta, recibe y admire For fis h*Jos.
Vos viudas hallareis en el feno de la republican confolaciones y focorres.
Y vos viejos veneribles! os confobaia; pues hallareis en tod-as las parties que
eftan de baxo las leyes de la republican frangefa refpelo veneracion y honors.
Y vos officials efpanoles, y officials apatendos que militais en el fervicio de
Su Majeflad Catho ica, quando avreis cumplido con el articulo IX de el trata-
do de paz, que dice que es precifo falgais de efla ifla; y defpues fi algunos mo.
tivos de propiedad os necefitaran bolver e 1 ella, lo podreis j dandome adelantado
avifo de aquellos motives y entonces hallareisaqui protection y amiftd.
En garantia, y fianza de todo lo promoiido, o& doi !s virtudes de una nacioa
enter regenerada; de la jufticia field de la Junta Nacional, y el corageintrepido
de tot s los republicans frangefes.
Salud, Esr. LAVEAUX.
Fecha en el Guarico en tt de Brumarlo de el ano 4 de la republican franmefi,
una y indivifible en dia Noviembre de 795*
Pour cope conform PRROUD.


I1 n'y a pasde demarches que le gouvernement anglais n'ait faites pour trout-
per les habitans efpagnols a St. Domingue; mais 1'arrivee du citoyen Rou-,me
membre du direttoire colonial, en rifidence a Santo-Domingo, a rendu mules
sr







(5)

ja cculeur blauche uee coulck.r de prefcr:ptioi 0 ces flu.i(n e:c :1-aca1 p.us de
bornes ileurs projects ambiticux. et par un abus ciiminil dc f'o.ivo":'. que leur
donnalent klurs p .aces, i narchireut a grande p.;, et flua putdcur, a Lieiivalille-
mnent de autorite premiere d'oim ils crfpraeit pour ta-rivir aiifmncit a la
l'independance objet de leurs veux.
trance! France! voi!laceux que tu comblas de blenftits : v\oili ceux que tu
rendis A la focit6 et qui augmentent le numbre de tes ennemis vollit ceux
que tu n'rppellas a f1'gahte que pour s*en rendre indigncs voil' evnfin ceux qui,
au mepris de cette egallte et par des aftes d'un defpotifiiie outre ; te font cprou-
ver les outrages les plus atroces i mais tu ne vis en eux que Phomme et cette
quality feule ks appellait la I jouifinec de tous les dro'ts qu'affure ta conflitu-
tion fiiblime.
Eh! fuffit-il done d'Utre homme pour partager les bienfdits de ta revolution ?
rhiomme immoral, Phomme pour qui tout- tesvertus fuciales funt etrangcrcs
'ioimme enfin qui, au moral et an phifique, W'a de Plhonmme que la fIrufiure ct
les vices, devra-t'il 6tre, fans que l'humanite en gemiffe, le fleau de fes fem-
b!a.ble? Non non, la France elle-mnme qui, pour fes propres enfants, devait
lfns.doute s'impofer de plus grands managements que pour des cnfaits de
}-cre oh.option ; ne balaica pais a les rejetter de fon fein toutes ics fois que
trompLe fur leur comiptc, elle crut que l'ainour de la patrie, et le bc.Aheur d.:
Ihunia2ite avaient cefAe d' tre les premiers imiteulrs de leurs aflo.s.
Si donc 'a St.-Domingue, la iiberte ne rencontre plus d'oppofition que 'cc la
part d'une portion de ces homines qui, pourtant les premiers parlkrent de 11-
bert6 aux Africains, quand pour la d&fmnfe de lcuri droits its eurent bet-o:! e
s'en faire un part ; i, cts humnin_'s apres avoir puwmaumucnt co-opre 'a r extmic.
tion de la race b .vhe afiu d'oter touite efpece mdelimitcs a leur ambition di-
rignt lieurs'aries cortre ces mcmes Africahis que Ia France a rendus lieb.s; rf
toittes les places qui, i St. Domingue ont ete livrecs aux ennemis de la R1-
publique ne le fireat que par ccs homines qui co.innundalent partout.
Si pour ne plus laiffer de doute fur leur inIgrttitude, envers la France et fur
leur hatne pour fes mandataires, its ont organif6 la deltruaion des Europ-ees
medite frodemnent l'aaflfnat des autoritts ratonales quiTs traliierea t dans les
cachots du Cap apres les avoir nmutdes, et qu'lls ne rendirent ii lia lbert6 qu'apres
avoir lance contr'elles, les traits impuilThns -te la inalignit6 qui ne leur L'Iifbit
que leffiroi de leur crime & de lorage qui allait foudre fur leur tv'te ; fi ces en-
iAcmis de la France v:euncnt encore, dans la pairtie du Sud de commettre de
B





Cm C e .m e a
*apI.. aS a e* a a en^ *. ewo na- n S
14


t,,ie .uerot &e urees du paser d Lim
S,.; Ai J' ItSi~ ;ZLt ;s jcqfururees an 7Uartzcr Iu Lme


'_. ,..;E B S LIV*ageEs uW CAN.
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,;-.BiiA o'tJ o- \ e; i 130 Gcr]

i.tI'ai 04 jufqu'
ernm;,:. 1au3ti r

La vaud ,68. 10,227 5 5 3
x.,a0und X*.o68 1. 4 6 2
ii : 9,824 9,63 62 314
age 50.255 22,057 11 1311
Mon1dio. 28,211 26, A 88
Perhiol 27,842 bo,z6 10 a 2
Iayon 6.971 10;873 5 7 6 9
Borie 12,85- 7,16o 4 51s
D)elkouvtes 9.772 .8s 3 6 s o
Joubert; .441 7-572 4 9
Bacona1y 17,176 4-756 4'
LaUcme 12,1 8 S t


-

)gfieCiS r -1 :9 1 3 I. 2414 to 4
thiuly o104c06 7-5921 5!16 .0523 2 r
C(habaud 3,c66 18,249 4 iy 8 20 4 6 3 3
iux11 tit Ih i
Bargue i 2 2 9 1
13Unau 2 1 4 14 L
Seguir:mx 3 2 6 6 x

Total, 73,534 (3,339 120 .
Lc Linibc continent, en outre, environ ioo caflries, don't une grande par-
tL, a cctie tpoque, iCe nleoyait et promettait un grapillage &dt 6o miluers de
tate. Ces habitations mniritent 'attention confiante de 1'admninifration.
It1 ft a observer que dans ce quarter, comme aa Port-Margot, il y a charon.'
litL, ltouiclklie ,et forgerous pour leb habitatiuus.


Voki, AiuellIentt, t tat des litcreries f queflres damns ls quarters Moria
et de la Petite-Anfe, l'a 1poque ou j'ai A4eff ines fonnions d'ordonnateur. On y
verra 1'accruiffement des habitjaton, tn valeur, celui de leur mubiler, et lei
revenues qu'elles ont donis de'puis le premier Vendemiaire, au 4 Therm. an IV.
Par ce t..bleau on vrrra Egalement les Epoques ou ces fucrerits ont commence


I


A


-..iA-r









( 18 )
1'ent;:c le inuobre, k s couleurs, les etampes des ammaux pris, ainfi que le
nom des habirations ou iUs am ou t dtr trouves. Ces tats front certifies par le
receveur des Epaves qui en tiendra .in regiftrecote et paraph&.
Art. XII. Les animaux pris et menks aux epaves pourront etre reclames par
leur propri6:aire, la charge par eux, d'en exhiber la vente an receveur des
paves, d'en rembourfer le prix de la prife, et en outre 30 f par p*aftre, pour
drolt d'epave qu appartiendra a ha rCpub!iqt-e.
Cette pT i:e ainfi payee, le receveur des paves donnera un ordre au concierge
pour delivrer les an'maux reclames ,et ledit concierge fe ra p.yer, 4galement,
Ics drorts d'entre, fortle et neurriture derdits animaum. fixCs d'apr's Ie tarif de

Art. XIII. Tous es huit jours, les animaux pris front vendus 1 la barre du
fiege et le product en Jern verfi dans la caiffe des kpaves.
Art. XIV et dernier. Tout particulier qui riclamera le product de animal qui
aura eti vendu et don't la propriety lui fera bien reconnue, fera rembourfg en
une reconnaiflance de P'adminifiraton qui fera 6changee, en tralte fur le trtfor
national de France, trois mois de vue,1 a arrive du convoy.
Invitons les commandants-militaires et les municipalities de tenir la main i
'execution du prefent reglement, chacun ea ce qui les concern, sequel feraen-
regifltr aux bureaux d'adminiftration et aux greflcs des municipalitis de ce 46-
partement.
Lu, public et affichi.partout al beoain fera.

Au Port-de-Paix, kl 4 Ma 1794 Pan III de la R. F. une et indizfible.

Sign, ETr. LAVEAAOX et PERROUD.
Pour copie conforte, PERROUD.

SII4t ait urgent de fe pricautionner contre h famine dans un teams ou toutes les
places a vivres ttaient p: lles, divaftles ou .bandonnces et que nous manqutons
de marine.
Ds 1'annee 1776, les gouvcrneur et intendant de St. Domingue reconnurent
la niceiite de prefer les habitans, Ui entretenir des places i vhrcs fur leurs ba-
bitadions, afin de pourvoir la fubfifance des cultivateurs, en cas de teams fecs
ou autres accidents.




ij







( 100 )


c\i c la 'i? grande prudence dans le iInnovations riligleutifs. L'iJd-e d'etre vil
et i hivii, daus toutes hls nations de la vie, p:-r un Etre irfini qu'il akre et qu'il
Itr.iIt, eRlt poura.ifricain un frein puilliintiioute; 'e; ,i qu*ii pout rait avoid
i'ilntctioni de fire le real. Ce people ell ,et fcra luig. .,u.N ilperflitieux; il lui
faut des preitres vcrnueux et phdlofbphes.
Le rgiciiment que je viens de fire conna'itre, pour les trava.ux de la culture
dt:s terres, A St.-Dunminguc, ne remplit pas encore cct objet ii iint(rellnuit pour
cette Colonie Ic commerce et la navigation Franuifte.
Malgrc notrc intention pour donner la plus grande latitude a A'agriculture, it
cut itt danigereux de fair des rigleu ens qui auraient tv nuls ,par le dCfaut de
fuLces executives. line fautjamai faire deslois qui ne puille crreex cutes u,-
tueument dceft tcopromentre 1'autorite qui nous eft confi e.
Pour parnM ir 'a rendre St. Domingue une CoionienutileetprodLcCtive,comme
nutrcfo, j'oCe.dire qu'il f4udra que les Iois principal qui font propres a fon
reginia,folelit faites parla France.
IIt cfbcaucoup d'hoiunes i..t.i;, et qi connailent |a Colonie dans les con-
kils desanciens ct des cinq cents; c'eft de ces fenats, que dolvent eianer Icl ois
::.;.damientales rour fa prolpe-rite. ,
O(ue i'on ne croye point trouver encore a St. Domingue ,4es g4niespour fcr-
n:' de` oiiiit5s, ditgicultwre et de commerce, qyf puillent repondre aux inten-
t ons duouverneueetr. .Non ceshoumines tre iri(tiits z, fans paflions, et ani-
iii des prin-'pes de la France, u'exillent malheureudement point dans, les An-
i CS ;.. ): y en. iI lit pet p' yedit ,, ,bre, qu'ils ne fe front
potnt cont:na' e.
*, .I
La llh:,.\*.S, t..om,,ngue 'eDoinge ide,ueue la rumnin des grades
Ic. .ailr c u ivent lui rcndrc fa iipendtii r et aihqa rje bonheurde fon peu-
'e,. m: el i.r t onlesp I eTpt.r'pcc acqulfc dans tcvte Co!ouie.,
-i f41t une ,i, cqui aureia ter.mquiit des ro'p:ita.res et. des culivateurs;
a v tri~t eli ,'l&lo.', enes cee. qui ne vetent vivre qued vt 6, etc
- -- :- ;1 ` i ,' *, -'-_:. + i? + .' .
iqui, .;i" ieur's difi.Otr uur leur. a nioak tendept a troublerje boinorre: .quand
la Frtrce aura fait patffr deso0f Ls St. D om.noue rien n'y fer, impoffible.

c, ,*l nl ,
,} e ..nv. d, ekie.,i Ojv. 2' p ax ct~tivateurs e 4onncr 4z~ie aux e** rangers QUI


-rn--n-'.--









quarters du Nord de St.-Deiniiiguie. L'on peut i.a voir la j.,i c e ia.Ld
ace people nouveau dans iua lettreaux TMit iirhe & Confi s de la ,iutiUlique
presles Etats-Unis en date du xo Gmiuiux. b'il eft vncorc des AM'.ciii en rl-
vulte dans cette colonies, c'eft par Plinflig.ion decertC.iluso1mn. 41i qui tlenCiuit
Seux par le Ihng et quc la fLif ardente du piLage .i du d1h frdre tiit C n-
Noir on qtue 'aiiiibitkmn porte a touit les excs.
Oue 'on fibe foi atttutLoii iur ce qui Vlnt de fe p.fllkr ..I.,! l- d e St.-'
Dou ingji t i l 'onv reconi.,l ra "iS ] 1 1:- fi!i\c s les 1,0. til a-
tcur centre le atorits ltitus, que ceux V u,.t on a ,oulu iit -. .-, d.I:
la parties du Nord en \ eintilIedriiir.
C'eft la inmine main ieurtricre qui a tract le 1e A x .i a: es, O. ralt'e
qui proplie tiCiir en x79o, ~'tu,,e cL1. 1 d'r .,**:N .. S .-D..iuAij feratI ['C!ia c
a Pautre eft au difelpoir de ce que fes projects dz:trucreurj ne p\evt'nt avoir leur
entire execution.
Comblen cet hoinimme et fes complices deriilenit avoir a.iie diechire si' s "et ie"ti
fufieptibles de records ? Que decitoyens credules et ignorants ils out iinmiai-
nement trompes & prec p:tes danb iabyme pour ltr ir leair, funeftes d iirs? 1.-
ont eu le talent perfide d'attacher des iinocentes vithiies ia keur frIt &, de s'ei
Lire un rempart.
Je fais des vxux pour que ces hoines g:ris, recouvrenrt a humiere et li-
vrent eux-memes les monfires qui, pour fe derober a laI jufie punition qui It.
attend ont voulu que leurpropre caufe deviut celle de tous teurs freres.
C'eft en rep6tant fans-cefle aux homnnes de Couleur pen inftruits, que e les
BlanIcs veulent fie r'unir aux Afi*ih:p fpur les dtrzuire et fle vezer de ce
qu'lls ont fa t piller, incenfier tes viltes et les habitations de la Clnie.
C'eti en difant autlfl, aux Noirs les Jlanes veulent vwus remettre edans l'cP:
clavage, nous en f/mmes bkn infruits ; nots nousy 'ppr'frs de tWutes nos forces,
et rdunhjeu vous ncus, pour Jitruire on c. '/f'r les Blfv:cs de cette Cokonie.
HIommtes de Couleur quii avez ete&troupeis et qui tprouu ez des rulerds, il
eft encore terns de vous arrachcr des mains du crime fi vous vouttet tre *ligne.
du nomnde vitoyin Fran''a;s Dichire'z entia le voicl de lerreur ? Ouvre0 z tc-.
)eux fur letprvcer quicoduifent vos bras et dirigent v03 coups ? Fiez it
vouts eK avet encore le courage, lesi crimes entafis que v'ous laifle!, a chaque
pa, derriere vous. Lifez avec attentiorr la lettreque Juhien.Riayiuond vous tj
adreflee le 15 Thermiidor dernier. Divigez vos actions d'apres les principles de,
la, raifon et ne perdcz janimis de vut les fortes iipolmAtes que k, mere-patriv*
peut d'ployer 1I St.-Doniingue.


I -







1( 14 )


J .l lair ferment d'obIerver les lo's, et je jure :' forcer, )dJne p-rt a !e cului.
c.u's &a filvrci lesr 'c-eiens ci-deilbus dflign"s; dantre part, s pri aire
,n merrert a etre exMt "payer les features dels travaux..
En conliquence ordc:inunn ,
s0. '., fur toure-sleshabitations, il fe trouvera un gerant,au dcfaut dupro.
j>.'icta.ire; que ct gVrant fietidra fis livres de cod2te, tells que le prlfart la pro-
!:..ron deecounilahiires-civils art. 25.
En outre, poLt- pourvoiir aiu dt ft u de favorir e, qul exile, partnl tous les el-
vajteurs i6 y aura une double coche don't une reitkr; ch- le granite et l':utr;
die4 le pre.:ter conduideur.

HOPIT AL.
2. Tous negres qul, par maladie, ne pourront pns fe rendre aux travaux,
front )bl;gts de fe rendre a hospital, de 'habitation, pour y tre tra t.s, et ti,
toute fois, iien fort fans la perm'illion du chirurgien, A la feconde fos s,ilfera mis
i la barre pour vingt-quatre heures, ct plus loIngftems au cas de rec"dive.
II y a aura un ch rurglen qui fera tenu de ahire an moins deux fois la femaine ,
la viithe de oi'h-pital et plu r fouvent en cas de ia!ladie ferieufe; les malades fe.
Xta:t iourii i, ltign's et rndicaiimentks fur le tiers de la f.iifancevaloir, comme Ie
d:: '.rt. 13 ,et if i !~i',Cigence ou Iiufouciance eft prouvee, de la part du ge-
rtn.i, i fra couldann:" a 00 j liv. d'amende. 11 y aura, a I 'hpitil, desholpitalibres
en vertu du uomure des allades, et tous les Ufirs, au fobleil coudhant Ph6pital
t'r. ru:-ivi. ,Cli-l qdi t'rra du trmainr feia mis A la Ibarre pendant- rois jours. Le ge"
a,'t *it ci-: to., 1 jo ;s A hiitphal et le fera teoir dans la plus grande pro.
el't: .t c;". ,,nC'cltce ler't 1ii a io. hiv, d auiende.

T It AVAU X.
3'. T. les ;- Tc'i front te.nus i moIns qu'ils ne fo ent iiialadcs, de fe rafn
f..ibler .k leer du ft.Liei!.~our fe rendre :uIM travaux de P'hi.bitation ,lefquels
duro..t o tjqul" ni'di, et, d;ans ledit interv'il de temni iI y ura une heure pour
dkjene'r :,.s quit:er la pbce. A deux heures apres diiner, jufquau foIlell cou-
clhai' oni retoirinera atix travaux.
Ouiconque ianquera au:. travaux, denle here apres la cloche on le lambis






C -op )


Le conmmandement de prefque. tous les ports et rades, i St. Domingue eft
confi- Ides citoyens qui n'ont jaimas tte marines, et en rdfihe que les inutrets
de Pitat et du comnnerce fe trouvent cotI.prIofhS.
La trade du Port de-Paix dft une de celles qui deniandent I'attention du gou.
vernement, elle ell foraine et tries mauvaife dans les vents de .Oue O.N: O.
et N. O., I i ny a qu'un feul. endroit oui Ie mouillage foit moins mauvais, de
fianire qu'il faut la plus grade fil veillance i ur conferver ce mouillage aux
bAtimens qul t forces d'y paffer I'hyver, et Cell fur cet objet important qu'un
capitaine de port dult s'attacher pour bien fire 1on devoir.
Avant de quitter cette ville ,j'ai cru necel!aire d'y fire une ordonnance pour
fare draguer totes les acres qui peuvent etre dans lemouillage ,et- qu, jour-
nellement, coupent Ies cables des batimens. Par cette ordonnawnce, qui eft du 08
Frimare de l'an 4, 'le huitiame de la valeur de routes les ancresdragu"es eft
alloue aux dragueurs. .
La rade du Cap eft confide un homae inflruit danrs 'tat de marin, je dols
J'infifte fortement, furla niceffiti d' talfir, & St Domingue, un"concours oi
tius les afp'rans aux places front firifement examines.
r -;- l I ; I I e .

Par 'ordonnance fate Ie 26 Germinal et qui eft fous Ie N9. 4, j'ai fait con-
naitre que V'tat-mnajor et l'dquipage de la corvette la Mufette avaient lai1d
dans Ie t i-for nationalS le montant des prices qu'ils avaient faites en venantau

Au retour du rapitaine Defageneaux a St. Pominigue, avec tine parties de l'-
quipage de la Mufette, qui tait pafl ic r a corvette la Venus, nous avons fol*
de touts leshommes pri rents : ce paytemeibt &4t faitcenu ucre brut. ,
Les m.chants oant oT dire, a Ca, que le gouveeur et mot, faifiuns ,des
chargemens de denies coloniales pour notre compete.
Infiruit de cesproposlncendiairet ai crit 4 ala munipah lalttreti-apr ,
uli eft focus le N. 3 .


( ) Citoyn de couletr Ju Po -Ide-Pa, pi a i tUt bs-tile l 'tat dans la guerif dernith.
'/ -*


wS I








( 23 )

En rendant compete des operations du general Laveaux et des iniennes I
pendant que nous etions chefs i St. Doningue je viens de mettre de grandes
Svritcs fous les yeux des premiers fenats de l'univers; je viens de in'acquitter
d'un devoir facr6. Heureux fi meseliorts, ponr fire conn:iire la fitation d'tin
-grande parties des Antilles, peuvent fhber P'attention de la imnre-patrie fit- le
fort de cette portion pricieufc de la rmpublique franiaife.
Puilrent les cultivateurs, de cette ifle fi long-tenus ravage, ,tre i'oujour's pC-
nitr s des principes qpU !eur affurent jamais la joitillnce de leurs droits, en
reconnaiflant que je plus grand bunheur de la vie eft d' tre vertueux et Cu..e
Agriculture eft le premier, le plus utile, le plus Ctendu, et le plus eirfktiel de
tous starts .. .
Puiffe enfin ,cette belle colunie n' tre plus arofee de fang, et p.ir vos hii,
Svertueux kgiflateurs, parvenir promptenient a ce teams ii dci.e oAi les tr i-
vaux agricols, le commerce la navigation et les arts, couronnes par la fiberte ,
y refleront pour toujours A4siens quJLIes umifent et y recouvreroit ieur pre-
mier degree de fplendeur.,

P ERROR 0 U D.
PtUrTaDELPHIE le 30 Brumaire ,
I'.iIII de la R. F. une & i.divijible.)

*L








( 66 )


J, P9u:l R.v1ne voulu t fire queques observations; mais p!ufieurs de ces per.
tuateur 1uiL demanudrent, avec vivacitd s'il 6tait partifia du gouverneur
Squit f rait arretC auinL que Iordonnateur-civil et que ce dernier fcrait conduit
au Ch.up-de-Mars pounry t^tre facrifit." ( *)
" La nirie declaration porte, que tout itait arrange pour que lattee fir goaU
vcrile ur.
Cette picce efl entire les ma.iins dui general Toullhint, ep'Jirioki eneftjohinte
ai U .roctL et datIb d ta: ui.iAlS n.
La fo:iJAde piJ e eli unt i kttre, en datte du 3 Geruinal, du c -:oe Mia.l
re:, adrel:Ue au gc.iral Touffaint-Louverture, das laque!ic un volt que, 23
Vent.i^e i y a ~Ciude. deputatiou.s cunf.aitikct entvoyei pl.ck GroC-1ornc
Jean. 1Rabd au Cap.
Le 30 V'e:Xnfe, It <oyen fa'aret tut initi dJns les prci'cres piecesdu tei-w,
pie dcs iayft.res.
Sur lVubflrvatlon fjltc par ce citoyen aux faitleux, que le general ToufL.int
Louverture ne ibiufririt jaa:i;l que le commandment flupereur fut entire les
Ilaids d'ua citoyen de coulear, on y fir, que ces homuies, i qui les crimes ne
coutent rien repondirent, toutCced ne doit pas nous arreter, fi Toufaint ne
'4 veut pa, ouber anl chef que nout adupterons nmous aurunb fa t^tc ave c de
P'argert'
Le citovs'c Mialaret n'cut pas Ie teams "a ce qu'il aflure ti prdvenir les au-
ftoritt .
Dam un nautre paragraph de fa icitre, on vuot que, duns les mouvemelis con-
vullits de iurcetebt qutm talent Ii lJa itnicipalite il vuulut aire des obfervationa
i la commune, fur les dangers quei!e altairt totr:r en laifant Jes premieres au-
turlits dans les cachots; wais que, fitdt entendu, un memb e municipal fe Ive
t le pri tgra'avement die ne pint troubler 'ordre.
Daus un autre pa)rtie de f lettre,on volt des menaces, de coups de batons, a
ccu- qui nle 1iineraieint p-is 'larret; dela municipalit4 ,en datte dq prcu;ktr
Crumnal. ia '
(*) uu Q ou so e a pelle lerave. QOuand ',ordunnateur a etcrirrte. it a' pint ite maltral-
tu; o iui a Itbt uita saix lis verse I Cbampedc- ars ; aais. plusieurs vou out cr*i h 1l
polae, a la 5l;'.









Rudrgue pai!.t abiui tCh:z Villatte, en prefence des deputies dii gentira,
Toutll.it ( I 7iard Lacrwox &' lars colleges ) & propofant a Jeau.Pierre
r'E eill die s'cxpliqucr fiur tt religion i favor a qui iH biralt s' ly ,vait
une Cltir: e'wtre tes autoris!s
L'Evcillc alor- colonel du se. rtgime:nt re-pondit qu'il nVi'raitjaminas qu
li loil que Villatte tait fun chef iais que Laveau-x 6.tl la premiere autorit6.
Le citoyen Mefin6 ciapitaine au 73eme. regiment d'iianterie talt pr~fent a
cette conversation & i 'cn initru:lit le jour mIn1Ce.
Les einemils de la colonie jug"rent qu'il ne fallait point fe borner a blafpih-
mer daub les orgies & Jdans les autres ufliemiblhes no turnes; il ttait nfdceitire
d'ctcrire dts horreurs, centre les prean:ires auturitts, de ne les point figner,
mais de les diflribuer & fire courier ufii de trouper les hominies ignorants, o'1.
credules & leur faire comnnettre les crimes que les perverse efiraleiut dipuLi
Jong-teins. Voice utine piece qui prove que des mains fcelcrates les prtparaient.

jL'e d'un Rpullitin.

Je revais tout veille (cela elA permis dans one iRpublique ) j rcvais done
quLe j'taLS dansle cabinet de M. S. G. Perroud entour6 d'une multitude innom.
brable de comptes rendus, & autres paperaires: votre grandeur fe nirait elle-
Ainme ans ces fpCculations elle s'applaudiflait avec complaifance de leflet de
tous fes projects &S de Vargent quetle en retirait r vous me difiez que vous etiez
fche de ce que vos dllignats n'avaitnt pu prendre,- parce que cela aurait
fait beauttiup de mal; lorsque tout-a-coup un bruit horrible fe fait entendre,
vos geuts accuurent d'un air effrayc vous annoncent que quatre officers muni-
cip.u1i iuivis d'une nuimbreufe eicorte, ont force votre purte qu'Tls font daiin
otre tdeinemurk; en effect, a Pinftant izune ils entrent la fureur peinte dans les
Seux, accomipagiit deo pluiieur% citoyens, arms de Latons dejti eves fur Vous.
L'*u d'eux pregnant la parole & vous nioutrant dtu doigt, s'eft eerie d'une voix
terrle, fiiilez ce more tqui cherche a curroitipre le gou. erenir. (3) Cet
e.reientit de la nature qui veut nous pjyr en papitr, potir nous fire mnut-
rir de fahin; cet houime Aboaiinable qui priftre agiter que d f:re retablir la


(3) Plusititis dJotent si Laveaux iildult lul-nihne serait aussi m Lant. Ie soutiens
Pr, Pcaiztuid est le plastrvi de L.t.nealu








( 194 )


BAS-MOUSTI OUE.*
I...' X I-B-Mo:,tlique i1 y aura plufieurs habiatiors qui ne pourront plus
irr 5:our la cu'nure de indigo; mals le coton y viendra d'une belle quality.
D...rc s"'y fuiot bomnifites par Ie repos des tcr'es.


G R OS-MORNE.
s fir.grde d'e oiuvtoir EiAre, idcile plus grand loge de la culture
l .itat:u:J 5 qIJarti j r du Gro-uMorne.
.Le. c..ivours Me la nature rcpand fur ces belles terres, et l'union qui a toujours
c.-Ce tire let citoyens blancs et de couleur devalent n ceffairement amener,
r.ipidemient, Ie rttabliflement des proprietcs qui y out t6la prole des flames,
t:; tcu d'hurreurs qu'il faudrait oublier. On ne doit furement attribuer ce
sc-rd qu'.uix nouveau1 troubles qui ont 6t6 occafionnes par les manoeuvres
peri id., dEt ienne de Magnot Blancc) et, d'autres homnmes de fang; mals le
premier ~ te:i.fle plus, et fous la'pretedtion du dire&oire, les habitans du Gros-
Mlorne pourront bientdt jouir des douceurs de la tranquillit et rendre ce
qmarder un des plu riche de St. Domingue.
Le Gros-Morne ef tune fuperbe et fine parties de la colonies, oft 'indnufrie a
commence a d ployer fes talents. 11 y exiftait Ie 15 Floreal de Pan3 3, fucre-
ries, x3 carf ries, 2t indigoteries, xo cotonneries et 44 habitations fans cultures;
Ie tout fait 208 habitations, qui font exploitees par 1473 animaux. Sur celles.
qui font cultivCes il eSiftalt,i a .tte epoque 445x cultivateurs.
On pourra fTre de tres-belles fucrerieb dans ce quarter et ells feront toutes
arrolees quand on voudra fair des cannaux.
Toutes les hauteurs du Gros-Morne font, en grande parties, couverres de
raidss bois et les terres, qui ies out perduspar Ie feu, font encorevierges.
Maegr6 les malheurs qui ant cralkyee quarter, il a etr verfe dans les ma*
gatL tide .aduiiniration du Port-de-Paix pendant ian 3, par une portie des ha-
ltattiom qul en iitpendent, 686,04o0 iv. de eaf, 5664 liv. et d'indigo, 6344.
iv leC coton et 65 barrique` et*J de taa, fa is y cornpreunrc tout ce qui alt-
.cnldu, a divers, par les proprietairc,.
Vubl i l' tat de cc verfement.









Dep!i L PVuLi' 1'aX II!, .. :,oA.i.;:.;u, l,: diipjiLt.ns de Jean ViJi. tte a

Par im lette d'un lLotlin.- e et p.,iilb!e cit:oen du Cap, je fus inforin Ie 26
Plu\ ikdfe l'au i 'tue Its It1f inilit.Lires de Iette ville et caIAps circonvoiliis,
A\ diit de la tCtr:imiiitiot coitre le gotlvernettr et moi; que !e3 eftits etalentl
1trs CL.n1ft' Lf il ihjit fi leCttr par aiu'eigaw r a ne point eniore rev'iir au
Cap. ( )
Cu,,tiinuo:;, de fiire cnualtre !es places C qui lu Witicent la pertid'e de cit hw'mne
c..~~~: des bL:t: tite lai Friice.
La curvetc lit VeAtus 'cituit plus i.r la r'te du C.p, on tie. poi.ialt s'cz0
t lIp1l'r et edi.iJun-ntctr l'tLtat-n.jur &c.. AIls la Hye.:, a,.tre corvette de-
puis peu arrive d Potrt-de Pais, ou nous 'ions coniuC1. r u la France of-
frait a Jeau Villa.t. et ia a ,esioipice.: les juime. rfloburces dats leur grand et
vafte project.
En cuniflquence le citoyen Delpeyron liuhmie de couheur garden du Bac de
La Petite-Anuk ct ptcheur de profeilliou fut envoy avec 0o hiunmmes, 4 Lord de
iette corvette pour y fire le service.
Ce gramd mitiu y ell rtlic en attivitc av'ec ron d4tachement tout le lteis iqe
les premieres autorit's ont kte dans les cachots. La garnifbn attache i< ce bi.-
timent de l'Etat s'y ell trouvee tlans functions pendant ces trois joui's.
Cette grand, prudence, de la part de Jean Villatte, eft conflateep;zle pro-
cds verbal qu'en a drell lV'tat-major et I'Cquipage de cette corvette, et don't
expedition ell jointe au proc=s.
Jean -Villattew loin de cocourir i tfaire fortir des cachots leC gouverneur et
ordoanateur, s'occupait des mnoyens de refifter at de combattr zmtme ceux qui
voaulaient brilfr lenrs fers.
Cut ambitieux craignait de manquer de munitions de. guerre pour mettre a
ce curio' le co plot form.
E- cfii1uence Ie icr GeCeinial i dome deux ordresau garden d'artillerie,
pour qu'il fbit delivre pour la barriere de la Follttte, et parot I'on crridgnait
V'entrie de Pierre-Michiel, des autres chefs qui etaient ruinis avec ]ui, et tou$
!es braves foldjts.


(), Cette lettre est joiute au protuus.







( .z3 )

fifcation dc tous lei cvfcs et mardcandifeS qui poutrr.ut te Jd. .. .s r na-
fins ou boutiques ; favoir: un tiers en faveur du denonciatcur ui td4r pour
la police et Pautre tiers pour la rCpublique ; et dans le cas t il rC fe trt-oc-
rait ni eiets ni mnardchndills d.an kidits nagatns on boutiques les contrve.i
nantsaux dits reglemens payeront pour la prc-.mire fiis lune amended de 00oo0, I.
argent de la colonies, an tiers ait profit du cinoivciateur u1 tiers au profit de
la police et Pautre tiers pour Its behfins de l'hopital nmlit1ire; en cas de rCcidid
le gouverneur-geintral en pi ononcera ce qu'il jugera convenable.
Ordonnons 4 l'infpcteur de police, de tenir la m;in a l*extcution du pre*
fent et le rendons refponfable de 1'intfirveillance qu'il pourrait y avoir de fa
art et de ceux qul font fous fes ordrcs.
Donite au Port-de-Paix pour Otre lue et publite partout oiU befoin fera.
Le x19Frudidor ,l'an 3de la R#publique franuaife, une et indivisible.
Le commandant de la province du Nord,
Sign6, PAGEOT,
L'ordonnateur civil par interim,
Sign6, PERROUD.
Pour cope conform PERROUD.


Les befolns desmagafi s de 6'etat ni'ontforce derendre 'ordonnance qui dA
focus le NO. .x

oLnBBRTE .^.a. GALITn.




Apres le compete qui nous a d t6 rendu dt e la cargaifon de la go"ette la Hen-
riette prife, fur lesanglais, par le corfaire le Crapfeur, laquclle cargaifun con-
fiftait en 182 barils de farine et auttres marchandifes.
Confide rant que 'Padminiftration de St. Domingue eft, depuis longtems, priv\e
des fecours de la nire-patrie qu'il eft encore poflible quie a France tarde & lui
en fair pafler.




a w '-

.. ) '.





RRAT A..

Cer onvrae ayant te fait a la hate, o, n'a pu le foigner, come 11 aurait
Au Pt rre.
Parcout ou t'on trouvera le mnor de Defagneau, ii faut lire Defageneau.
A !a x ligne de la 4 page, lifpa ar des hominms ci couleur au !ieu
8e commis par les hommes de couleur.
A la 9 gne page lifez preferimes-, an lieu de prifirant.
A la 18 Iigne page 22, life ay e pripark au licud pr6 fie.
Ouand on trouve le nom de Daunc life Daumecq.
Page 42, au dernier paragraph life, interpretent an lieu de interprtant,
A Ia page 2 line, lifezf us une itfurreiibn, au leu deont une infur

F3Page zog a ra line, life, Ia pprouva au de I'a j prouve.
Page t 2igrne 5 lifez rofpritt a lu de ropri.
Page 58 line 2., lifez ces prfcs o1t pfr:t a lieu de hl p;remtire a produit


t ''" 4-3 7,|





( ^ ^ ,^ '*, ,* .'"'v. "r>4











.I,- ne p'us gncourtr ffin -il:d!gtao,. IA..'z vous de prouver 'a la f:,nc, ',
I Univers entier, tue V(,us avcz etc lo.g-tems trornpes Que votre ignorance,
v.ntre crdu1it et laperfid'e de ceux. qui fe difaientvoes amis les difenieurs de
Sos dro's., peuvent feuls tre acc;J:. d.es.horreups de votre condjute e::vcrs
les a~uto'*tc, conftuees et les Litoy en pailbles qul o:1tt,~t les ma aheci;fcs viT:-
vns despa1i.ciPs que vous avez fcrv~es,
J'icrsk utau t pour la France que pour vous :nflruire & vous fauv2r ; je le fails
-alemsnt-pui-r confoodre les ininftres.ql t ravaillent aJa perte-de St.-Donin-
tue. Je n'entrcprc.edrai point de mettre a4 grand jiur tous les rimes qui ontw
6tt6 commis par les.hmnimes de Cotileur; je nmeboirnerat feulement a donner con-
-i.aiflance des p.'ces relatives : l.iffaire du ja Venttfk, dons lefquelleson recon-
nmaltra le'projet 4e detruire Jes Blancs q4i avaient e~ le courage.de tout fouf-
frir pour conferver avec nous St.-Domingue a la France,
.St..Domingue iffrannhi de I'4ffreux. efclavage paraiflait fitre egalement des
,eanemis. de la iberte qui voulaient le perpituer fur la tte des Africains, .Cette
. coonie fi.long-ter~s Wia2heurqufe,, fewblait narvoir plus A redouter les d6-
c"remenats infpacables des grades revolutionP. Le cvltivateur heuroux.de fon
nouvel etat, ne fongeaic plus qu'a remplir fes devoirs fous la protection des
10os, et Je propriktaire 4onn~e., aMni de la r.vpolution, ais enveloppe dans u~e
prpfcription g&nirale. et condamna,au crgel prafre qui .l'avait arrach6 de fes
foyers aliit y rentrer, 4.iyi .de. 'inluflrie,, des arts .et des reflources immenfes
,du commerce: ungourerneent Opublicain provoqquait, par les mayens.les plus
rfages & que jes melires politigues indiquaient., le retour de la profprite6 et diu
bonheur en'in.St.-Domingue d'q' partirent les premieres 6timcelles de la rA-
vqlution qux Antilles, allait aufli, laypremidIe, tracer i fes fiburs le chemin,
par ou l'on arrivait aun ter.me des qalamit6s publiques, Iorfque des crimes corn-
:bins, dans ]a imit da myftere et l nt 1'e xcution drvait confominer Pan6antiflc-
mnent de cotte portion int'reltan;e. de (a Rpubligue, yinrent arrter fa marc h
Side vers la profp6rir.
Des homes divaCs par laplus infatialbe ambition. des hommes qui n'afpi.
;aimt, aux,fon s bquones que poar sharper d'n fqeptre dominateur, tro-
vernet blent t 1'occe$a de fignaler le- r gne dans les,psees', que la plhpart
ne dirent qu' cos terms, de dfoidr-.et de trout, h, ou a des combinalfons poli-
pigues quiryiduiriient .aRrioSe BIlancs aU 6tat pff
)4%pt& profiWsr e la Ipventdon trop ifunelfte q., A St..Domingueo &td 4










-.pJ:Inm nI a Cte jenavoye par la Cor.v~tte'la Tenas ,Au 'M.iiii-e Trurret.
Ouoique fansfignature,, j'ai -reconnu fol copftc .dans li perfunn .de ce ifi-
:cux Ieger Duval doit jai d.j pearl ( *)
j ne OUne .iiuvi 'y tro.nper car, plndi.i.: long-temr cet'hou-ne fi ute
d I.ms lstroubles n a tourni'nate pour lni aftzrmer ui.e fiicrenrc qui roul- it
doit le pruprit.ire eft au Continent ; de nie.ne it Ima fait demai..r a trre
'inipeCtleur des habitations de I bn iuartier.
Tout 6ton aduiailh'attrur qui coUnait U. ctuliure ne doit ja.iuis I 't.tre de^:
fitc-reries et tides caf,.ries ,I Jrae- en tl fifa*nt c'eut-6t6 fire un tort irrc-
jur.iae au.prolr. ctare tinoins de condition tr5s avantacuift ,s de la part du
fermi er; coid-itions qui n'aiuraient ja;du.ib pu avotr hie.u ave, I g r Duv.',.
L'oa voit aufi dins cet annoyme que '.mteur clerche les m-'vens de fire
ni Jtre de no;veaux troubles, fur une million de bons, monnayc que le
gCniral et moi recoam.iiliorn urgent de fdaire au Cap., pour atiguienter les
travaux des habitations que nous vou~ions Titablir &c, .
Nous avions pri* 'avi~ de !i .uInieipalit6, clt g1rd daus une fJance
qi ut lieu le 6 Brumaire I'an4e.. Cgux des officers, municipaux qui. kta'ient
auiMniL s coanme nou&, 4udt~dr de donner la plus gradee. attitunk la CUltureC,
recoampurent l'tindipenftableanelith, do .faire I'imnlion] bos h onsp pofes, et
Je7 Suivant 11 y cut N'arree ci-iprwa.
E R,1AT des irig/res dla cnipait de Ia vUile et banlie du Cap.

Sanc.etraior4inaire du Coonfe -G.ntral ie ia Commune ., le Biumanire,
I'an 4C. de la lipuublique Frangaife ( 29 8bre. I.-) 4 bhere ap&su midi.
Le Maire ou vre la fiaie.
Let're a i; donr6e .d arrtc da, Confeil NMutt.ipIl on 4ata.e du j*1i
4'hier, relatif la lpropition laite par ti GouverneIr g-niral ct I'Ordonna-
teur civil, de l'itiflion de billets de confiance yout ane fitmae de ,cent tille
i cs dans La ville du Cap.
Surquoi Ia matire unie en dilibtratkiin ,long*mertwr dt Abtue tt difett eet
oui l'agent national.
(*) Le copis'e de ce'liblleo jlus. incnRtatr4 tf'nj urI) owhui contre ie leqaln I" a',m
anel n'* ou qtUe la pine 46e r.h.ilpr seulemaet lea ons; il so trouve nf, emiir 00 preMaqune1
wmt pour mot danI la 3 i2Ae. ltr di. SoraeL h Moeapou Se. 0ttede lta oIspondance,











Le -mtuitej ur Villiate crlt Defpeyrou commnnidnt le ponton pour iu"
. a e rtunir a Pomicr ;rvee des canots arm'Is ponr forcer les pritbnnier. Fran-
,* (ui diuJvieiit fortiri dti Fort-Libert pour fe rindre iu (Cp, a enter I Cara-
.,u e ] a liets il 10ut & nHut.

:'rt I ilatie 2l 6 i, jn:d: ,. ..a IV .Je la R, .r un et in:li-..

a'.., ,!!!,t, r.l 1ade ,s,. ar, ,, d la Rc-liqe ,
capilaine commnandi 4it l ponton.

Je v'iei, d'r-ire 'a Poiner relitivemient a nos prifonniers iurtant die a Ha-
vyirin, que la fir gite Efjgnule elit ouillee depuis avant hier alpvsiidi ailt Fort-
DJuplini et qu'ils fonit a board. Suivant Ie rapport que le marquis deI Cafacalv.o
i'a pint intention de les dibarquer, pufifu'il ya .de families qul out etc pour
iuir kar famille, et qu'on leur a reuft; Uls atteniident Fordre de Laveaux pour
les transtfrer au Cap. Alors tu iras a bord du ponton et y refers en observation
du moment qu'ill te paraitra un batiment qui pale en dedans tu te joindras Po-
nler atin de prendre des canots arnnss, pour Jes faire lentrer a Caracolc.
Saluit. Signc, J VILLATTE. ( )

Comme on voi, Defp)erou t'tait d'une grande utility a Jean Villatte; car
de la corvette la Hyenna, ou it lIva!t mis en grandea~ivit.le 3oVentCfe, i
Va fait pafler', rapidement a Caracole poir y priendre i co ii aindemint
ponton.,
Laiffons Villatte, fes complices et "es citoyyens qu'il a tromps, dftL: e c3m1
qui porte fon noin et o il s font tous reiltes jufquIt Le que Ie diredtoire coluilLl .it
deploy contre ces rebelles, les forces qit lui font confies come le prouu\ e la
proclamation en datte du 2 Prairial Fan IV, je la' r1pporte ici piuur 'rinfltiioii
des citoyenis qti me liront.


I) Ctee leure est ea original entire mes mains, extdieion (eu ast joiie at pto.3s.


*rf ,*,!'-:sf'-'*-








4( )


.rt Vi U't:. ce 12 ::i: an IV 'z la ar. .. un. et i.-i,':zi : !.

SE3 101RE et GIlEFSd'Etienne Laveaux g t.eiral di'An.M;Are" et gouzerneur
par intrim dh Saint-Demitg:,.

Far les c: tens it :'s aut cdin ,i 'Eaf tirhs ,di',S la rfi et l''attefla
ti 66 ,. / -.i.: ils de la ille ,du ii{.

PR EMIER GRIEF.

iDe K.i ':ccnditife. D'avoir abandonn= la ville du Cap ;apn s la malheurcufe
ixceImdie du 2o Juin ,ne pouvant :llkguer pour tute raiftn que la place n'tir
..r, tliaable. La dLaipiid tiuon total, at cette tpoque, du maugatin de lai ipubilique,
A.t en usanift.ii de LtouLdi qu'en mnuitiuun. ic gueTre rious offrait qu'ue perte
. :.. Jpout la pALc.

RESPONSE AU PRE MIER GRIEF.

Ces prItendai grie;io f0lt inceilAidires pour les malhiurcux Afrkciniu qui, a
ttwu niJunefis font tromnpts par des houime de couleurr.o Ces diatribes ne eventet
jaiuuls alt'rer Phonneur et la conduite du brave et vertueux ghneraI L:(ieatui:.
Ells n'infjirent que du m6pris puur ceux qui ent ont et les archiiteqle et je
pourrais me difpenkfrd'y rdpondre; mais come j'dcris pour inflruire le D3r i
tire Exccutif, les finats Fric'.ais, e uinifire de la marine et des co,_;.ic3 et
tous les republicans je vais:i c:ii,1r cette taicheleplus iuccsiiitm t que je
pourral.
Je rponds aa mot incowtduite.
C'eft, fans doute, parceque le:getnralLaveaux a pvri tout lesii, uos nce-r
faires pour que vousne jouiliiez phls impunement des propri t&e desaibfens connuie
fi elles vousappartenaient et tuec vous av~t4et' forces d'en verfer le prix de la
ferme dans le trifur national?
C'eft aulli pour avoir ecv- les hdefl et bfoldas AfticJ. is i votre kiVelu (nont
on nmes mais en droits ) ettenir avec labt'rave et intrepide armee du Port de-
'Pidx, une attitude aflez impoflinte pour urracher plufieurs paruifes a la coalition
et 1.oLnfcrver St. Donutigue a la France ?
Eit-ce parceque le g6n6ral Laveaux a fit fe river de tout 'h St. Domingue &
ie touIch-r l luur ;appointemens tons les ltois, que les nime acom"ptesqui talentt
S.Ctvs d jnqc' ouficier de fon rii~ie, que vous uf/ atIjaqi.er t cilduite ?







( 69 )


Le general Laveaii: vlt bien en .Villattec. r1L.e 1 q.. I : i li, ai
forr de fon nom, y arretant tous les voyag'eurs 4,e- Eiitlhitilr, i e la
barre;, armant des canots et fefant courir fur tous ls0 pavill! 31., coiiii le f-:nt k
pirates les cnineurs.de mer; inais .ce gouvernchr ne I,'.. i. ,. -ep
tous chefs qui ctaient dans las arce tde 'Elt, fuaint aiu t.i W'. ~ q.e 1lh .
pour s en aflirer, ce gouverneur leurecrivit ct leur douna oredAri-ci' \ Xl-
late quil avait quitter fon pofle et qui s'tait" rendu '.1,i un S ai p puu y I
en rL v'olte contre les premieres autorltcs contiitueCe. par UcIurqLtLe:i- rdtic-
taire aux los de la Rtpublique.
Tous ces conunandans repondlrent au g1enral qu'iIs Qn I f"r/ni:: p" et
qu'ils refleraent fideles i Villatte. (
Je vals, ac uellemcnt, donner la preuvo que les canotrs ;r5 et Ic n ri:t o,de
Caraco!e, tiratent fiur lesbatimens de :outes les nt s er le y ,iftc 4 UintcNr ,I
pour en arreter les officers republicans, fouiller les palagers ct nmettre a' L.ire
ceux qui talent porteurs de paquets pour les premier's autoritts.
Je commence, par une declaration fate par des citoyeC3 prUpripnetaes ie la
.barque Efpagnole la Ste. Elizabeth 1 et Lacrux capitainec.dud:t batiieiient.
Cette declaration a et fate a la municipalitt du Cap le 16 Germinal.
Elle port, que ce batiment efi ertidu Fort-Libert6 ( on Furt-Dauphin) .rv'c
uie goolette charge de provisions pour le Cap, dans laquellc il y avat divers
ap.Tagers Franais et notamment 1e citoyen Grandet, chef de bataillon d t la
repub ique Fran aire; que cette goelette prit le large mals que la b4rque
Efpagnole trouvant la mor tras grofle, palLa entire les recifs er la terre.
Que le ponton tiraiept coups de canon iur la gohette americjine, et que, des
que les Efpagnolsen furent pras, Bldt aink officer an premier reginmeit de trou-
pes branches, commandant le dit ponton, leur ordonna de recevoir a bord de leur
barque huit foldats arms pour aller prendre Ia goelette Aie"ricaine et furtour
le commandant Grandet.
Queles Efpagnols sy refufarent mais, de force, Blot fit prcndre leur bar.
que, y mit dix foldats qui a coups de plat de fabres, obligerent dia .. matrcot: du

( *) Toutes cea lattres stont eo original entire mes mains.
$ -





'. ^ !







(24 )


J,-tv dan,. les cachots, le gouverneur et moi fumes frpares, ave defence de
co01m1Iuiquer. C'eft, Bien-Almiin Girard et Dannecq qli en don0inrent 1'ordre
au concierge. Piplier, plumes, encre, tout nous fut refufe. Ce qui nous fut en-
So0yd. du dehors pour notre fubfiltance fut fa rupuleurement vifite.
'iautrcs pervers reftereni. au gouvernement pour y fouiller, chez les gouver-
ieur et ordonnateur, etjuf..ucs dans li linge des femnues.
L.ti (oipables upre- d'infruducufes re:-herches, Cun'.vaitcus qu'il n'eidalt
centre ces chllib a 'Iunie preuve decontravenltion a la loi, firent a2ppelle deux
Mieliibres de Ia municuip-kitI pomr appoer iks fields.
Leur audace icln d: re;owuntrer, dis les nmtgilhirats dup-i.p.' cette fmermetf
qut doit 'crad~erifer des hlomines ij'cialenient chargL;s de vei ler I la furete p1-
ique et empLccher la viu!ationt dets lo!x n'y tronva qu'une f.ibeffe coiindauiii^-
bie, fous tous lesruppart1 et blen propre flivorifer les project, des fa&tieu:4.
Ce'a tie pourv!t tre iautreincint d'*pr'b lacompotition de cette uuniciipalItC.
Nousde :., des 6oges aux citoyens Fleury maie qui a fait ce qu'il a ptt
pour ramener l'ordre u Isais dontt lopiiiion ne pouvait changer les projge
d'une partie des tiiciers nmunicipaux & notables qui tauient da:is le gral.d
comoplot.
Nous rendrons toujours juftice aux fentiments qui ont animus les citoyens
Gilleront P. Paul, Lacomfourque Chaviteau Seulauze, officers municipaux
& notables; mals ils talent les plus faib'es.
Nous ne celferons de rendre homnmage anx vertus & a energiese que le citoyen
Roger Duclomlnil, notable, a montre dans cette terrible affaire; la munici-
palite les bons citoyens, les criminals nime, lul ont de grande obligations.
Je ne parle point du citoyen Fouquier, greffier de cette miunicipalite; tout
le monde fait qu'il a des nmreurs & que fa place le rend toujours paflif.
11 eft blen malheureux que tous ces amis de la France &de la Colonie n'ayent
pu dtcouvrlr "a teams la traine ourdie par leurs collogues & furtout Ie procureur
de la Coniiune, ils nauraient point paru coupables aux yeux de la loi.
En effect, ce n'eft que dleux heures apres 'einprifonnement des prem'.ees au-
toriths de St.-Donmingue eiilvtes du gouvernement, & au grand jour, que
cette municipa.it fe r~ veille et s'occupe de fou devoir. ELle fait plus, elle difli-
uule I avec adrefle, la connailfance qu*elle a des excis, des crimes ckiisomf. fur










T.'ad.,uiratOn du Port-de-Paix devait ,-en G-erminal, environ 900,000 IS .
d. colonie, aux neutres; fes payemensenvers ce coCunerce avaient ite retar-
dspalenfurre.ions 'i avaient eu lieu dans lequarrier.
Au 4 vTh.Ti iiij j i! z:' :.Ait rien du aux cultivateurs, par cetteadminiifri

Le Fort-LLecrt6 ne devait rieR quand j'al ceflf rmes fonfions d'tr-Jonnateur,
et 11 avait pour fix muis de vivres dans fes magafins.,
L'adninitlration des Gooneves t come je rai di.k dit, ne deval egalement
ricn icette poque, It fes magalis 6teient garnis.
PFour donier une idte des dipenfes que 'aJminiftration a faktes, dans le nord
de St. Doiningue ( outre celles qui ont tei neceffitees pour le retabliflement des
habitaLlins, prct, appointments, &c.) pour les approvirlonnements, je vais
donner .m apperju des principaux objets qui Ibnt entrsJ dans les magatins de
l'ta3t aux departements dti Cap tPortcde-Paix ct Gona'ives, pendant !'an III,
feulesnent.
2,t31 barils de farine, 0o8 barils deporc ,.2488 bar"ilsdebruf, 1,o8,oo00
Iv. de more -1,864 barils de harengs, 379 caifts d'huile fiae,; 7 900 gallons
d'hoie Lbruler, 1,4$5 barriques de vin ,855,000 liv de riz, s9,561 galons do
rhumn, .8o caftles de genievre 72,o000o liv de beurre, 6a,ooo liv. de mantegre,
46,ooo liv. de favoen, 38,6oo00 iv. de chandelles, 4,507 liv. dejambons, 112,000
de taba ... .. ... ..
Pour avoir la vraie donnee des4 penfes faites.dans &e nord, fans autres If
cotws.quc les revenues des propri&tes mifes tous ta main de la nation, et les
operations fpeculatives de administration on peut ajouter a cet apperu celui
des articles qui out o t` ntcelaires puur l'mhbillement des troupes 'entrtien
des h itaux,1a marine i Parti"lerie, les fortifications, la cavalerie &c. &c.
Par la corvette la Venus, j'en ai rendu un cimpte dctaille au minifre ide la
marine et des colonies,
11 me ferait agreable de denner e.galement, la situation des habitations f4-
qucel4es dans la partie du Sud rnalis les chefs de cette portion de la colonies ne
m'ont jamais fait pafler des detail a cet egard. II en a -t6 autrement de ta part
Jc ceur de l'arrondiffiment de I'Ef, rompo~uitles"quartiersde Jacmetl, Cayev.
Jamel et iyne J', recu 4dt co chef., ua apperjiu des revenu- vertls dan-.




bob&-,. w b 40


Oi;(;u cest m'.1al-c.s IrAwt .!'c. pzs ti'^ ,,enV. r: .i
y a:'aut t p l: 11v:cs ,!,Js cette p.'. J;::.
On y lit que J.Pat ulRIt.viJ.. f rI ls.r i es li al, \" u dli i. L,..:.e
Da.;Vy et que 1itii i Girrd, Luv.dkiir et tro aUtiir t .'u1i,'-rt r-Vt -.i d.-
Iirt 't t*El :ent. if t 'gl.i t J. ( Cet Etierne, aN -c ... ,i' r-.: t, ua\.l t dc-
tru t _.6 .-cs IdanIs les int:i'es tu rt.tde Ia. .. 1 S. Lo L du G -

D.t:t efthfl"i' t parr LCv. tL eti es cities d Lil i m. ji S -.t':" I ; -
luirit(es il en 't part1 a Jeau PAiiulRivine et lul dJnv fiir l d'alr k-i r -1'p,
avec es&iiin.iaires de cette v'le et de Jea.n-Rabl pour o -livr avee ,i!.Lte.
Dans cette dLiaradt',on, ': c ltox 'ii Pa ill :'ife dt, qut., ca -icur cildu
L b' Levalchur et Biien-aii;' Co r.ind s'" vri: a ita tt t ; l"l ian Ti.i'Inclcde la tramie qu'ils .condulaeiit centre e g"eouVLi"]i.r-t ri.'..
J. Paul Ravine It ur obferve que T ouiin't-Lu I ivrur, qui -ii* bc.;. ..
1ei t ral Ltvciu volera "a fon fecoius Uvec touts is forces, et qu'il en a
beauco::p; mals le prcvoyant Levuilcur lui rtpond, wns nous arangcrons atee
lui.
Lien-alhie GeCrard replique, A Jean P, ul ivllc, el -cL que uttn'as pas vuii ,.
j'ai re ths/ pliurs jo' sj i ux Gra'ieas ?e f j ds leur itention. ( )
J. P. Ravine arrive au Cap, voit Vidatte et lui demand s'il ft vrai qu'il ait
appoee', res de lui", les coninandans ?n second des parodies de Jeaiii-abel et du
Gros-lorie ? Jeau Villatte lui rcpound, nous aei/frons de ce.1 tat"it.
Le k eiimciiini:ln isiatin ., J. Paul Ra.vine retourne hit-z Villutte et luiparle en-
core co.mzne la vcille; uaors Villatte lui, dit, nous hrons deflunc"r IceZ Bien-aini
Gir %, r J.
1Pri.diant ce dijteuner des inflines props furent tenus contre le g .&verieuir et
Fordoiiiatiur. Le premier y futtraithde k'fc rat qui travaillit core les iiteri
de la Frad.ce, &c. Levatleur dit, qu'l fidlait Parriter et ue ,ji cela cut de
pcndu de lui, il y ,. ait l n teams qne cette affaire ferait termin',e.
Tous les hlnner....si talent du tdjeuiicr parlerent de little.

( ) Miion ordhinaIre de ces coup.aileslour parnenir leir but ,ils vout .irt'paier et troni-
jPer les aliitaias credules et coniians.


lw--


- ..- .~ .-


: -.; Blim ..e-







(8)(

EX TR-IT dei pieces rativres au c.mplAtfitmo depuis :.;gten; s ,/,ir tes en.
emi's de Ia C('.loxn de St..*D'nunguc, de la liber't6 geinrate de la France
e mer & uii dreiat avoi'jmrw exicutin l 3e oVenitfe demer & jrsjuLvas.

Comme dans le compete que jami rendu auMinifre Truguet ai donned les phis
grauds details fur les faits relatifs & l'emprifonnement des Gouverneur & Ordon-
nateur, comm's par des hommes de Coul eur, et que j'ai adrefl ce precis a tou-
tes les autorite% et aux places de commerce de France, je ne lei rappellerai point.
Ce mnmoire fera divif6 en trols chapitres.
Le premier contiendra l 'extrait de routes les pieces 0i prouvein: Ia conffpra-
tion faite contrcles autorites de St.-Domingue & contre les Blancs, dxns.la parties
da Nord, et don't rcexplofion devait avoir lieu dins les premiers jours de Ger-
minal dernier.
Le second renfermera les diffdrens reglements & proclamations faits par le
gouvernctir & mol pendant que les renes du gouverneiment de St.-Domingue
nious a etc coinfile'.
'Et Ie troifitme frai la situation exa.ti ou fe trouv.icnt toutes 1s IaI.t.tiot s
de(Ila parnie du ord au depart de la corviaLc la Venus, capitalnc Defagucau.


- En Brumrrte ie an 3, arprcs avoir rtabli -ordre dais let dtrdnt~ bran-
bh'esde "'it-niniftraticni nu Port-de-Paix, le general Lrv'eatix & Moi -nou.s no1us,
occupa,-ies de fire le mnine bien ao Ctp, en co:mequence nous nfus V rendimes.
Ct nos premuirs travaux furent 'fiihrer une fubfiibnceex raifon des move,
des imaafinP, e l'tat, 1 beaucoip de citoyens & eitovycnnes de tous les itats,
que 1Cs m:niLcirj de ln col.ulc avaient f,rcds d fe rt.fAigicr iia ima~ n de la
PrelenL. .t qut y mourak'nt de faim. Voyez dans le chApltre des reglement,"
cui lpie nous nfi-es cet guardd e3 13r,:inaire Pan 3 qu eI Trous Ie No. 18
Nous nous occupinmes aufli a fire refpe*er les proprits des bens et de la
Ripublique; beaucoup de citoyensdeCot eur s'ftaent er pir tdes maions du
Cup, ils s&en ferva:ent comme s'ils en t.taent les propri"taires & rcliferent &
erxcuser kes ordres qua 'fnren alurs doMne's pour Its afleTmer. Voyez la procla-
mnIton du A" Birumaire I'an 3 fom Ile N', goo.
Les agita:eturs, lesmauvals citoyens profiterent de ces mecontcntemcnts: des
icttres menaiantes furent .crit.c au G evcr.aeur, des rafeimbeiemtits eurent






( 8 )


D'jprZk cetle piece i y a appiarence que Rodrigue, potir conferver Ion exif.
t'ence d.ns le terns de troubles avait iti force, de fe niettre fous la banniere des
tonjurcs. ... : '
Le 6 Florn'a, on citoyen tre ef1i:ne et dXgne de 1'etre a dJlare
p". ou le project, d'arrellation des gouverneur et ordonnateur, avait tIC
muri depuis longtems; que Ie citoyen IPnet p.-re avait 6t# nomm6-, par les flc-
tieti;, pour 4tre du nombre deceux qui devaient arreter ces chefs. ,
21. Que dans les d6librations tenues, par les forcene 11avairt Ct arrEti,
q:e ces deux chefs auraient la tete couple. ( *)
Qne 'on voye encore la declaration du citoyen Morpas; (citoyen noir) elle
)rouve que, depuls ]ongtemns, Villatte pIrlait nal de fon chef. On y lit ces mots:
Jai pris fur moi d'envoyer des boulets a Rigaud parcequeje fuls persuade&
* d'avance quail en fera un meilleur ufage que Laveaux."( *( )
Jufques aux strangers qui, indigns de la condulte de ceux qui voulaient ,ea-
core une fois, perdre le Cap; fentirent que leur honneur les forjai: -a fire la
declaration de ce qu'ils favalent.
Le citoyen Lowet, n'gociant des Etats-Unis, dclara, Ie 24 Germinal,
qu'Alleri aini Pinflrulfit que les citoyens qut avalent arr&tC les gouverneur et
ordonnateur n'avaient point Vieiige de fire travailler les dehors par 26
deput&s quIls y avalent envoys.
Que pluiceurs de ces fa&ioux et furtout Bien-Aini OG&rard, l'avaient inter.
pelli pour qu'il alt ia leur rendre compete, fi Perroud ne lui avwit pas doan" des
fo:.ds confidrrahbaes, porter au continent, &c. Its pouflrent liur ficldnrtefle
plus oin ; car ils of'rent lui dire, que dans les pIpiers de Perroud, on aval
trouvc une lettre de lui, Lowetqui en faiiait inentioA.
Le a8 Germinal, Ie mmnie negociant et un fjon&ionnaire public, du Cap,
dJclarcrent que, lorfque les gouver..eur et ordonnateur talent aux cachots
1'on fefait courir lne p tuition dans la ville, coatre ces autorit.s, et que ceux qui
ire1'icentit de la igncr etaient menaces decoups de baton.
Dans cette dkJaration, I'on volt que le citoyen Lobis (citoyen blanc) mar-

( i) xp~dition de cette declaration est jojinte au procds.
A *) L'origTnal de ua dUciarratio eat nttre mes mains lt rexpldition joilte au prodc,










L 2 ,II, Jo.nu ofr'e a: or.nts des habitations Achy, Choiteul et Tho-
i.is J:!viTr.r de-, lu-: crpj p.y.er cet AajLricain.
L: 5-, Jcan Vi!'la::z traita miat le citoven adeJlmont; illui dit, qu'il tait par-
.j CC cvs ..... 9ux du Cip tie Laveaux et Perroud; qu'a rien ne tenant
-us!U iae le tlt cA;.tibi r dian un tca;ut poirlI, ou qu'll ui f.... Ia ti"te

Jean \Ite ip,:>l' de `5 jortu:tiles qui talent dans la caile de Ma aelimon,
p -:r le ,:oinpte tde IPtnlrjt.ion.e
Je.n \il!atte fit ireindre r5 milliers de fiicre fur Phabitation Corbiele.
Jc..a Villatte fit piendre auilli quelqucs jours apres, 6 a 7 milliers de fihcre
fur lia biationt Chijeiul,
Jeaiu Villatte en f t prendre, egalement, 6 mt'llii-r :i I'habitatlon le Ltop.
Tous ces faits font relates dans une declaration qui a 't& faite le 22 Prairial
dernier, et don't 'original eft en ines mains.
Pariune autre declaration on volt, quo It grant de I'habitation Choifeul-
Meufea 4te fordc de livrer, atux ordres de JeanVillatte et en deux fois, 37,283
Jiv. de there brur. ( *)
Ou'it a etc* galement force de donner fa signature, neuf'heares du folr, fur
rine feuille de paper blanc,l par une invitation imperative 4e la part de Jean
V'illatte.
Ce defpete a intimidn e tous ceux qu'il avait fait venir dans fon camp', par ces
iots: je n'oblige perfonne de le fire; mais je reconnattrai ceux qui s'y re.
<' fuleront."
On juge ailment que des cioycuns paifibles dolvent ctre tras intimides, quand
on les force de venir, a 9 heures dn feir, dans un camp d'hommes pervers et
que le chef s'y announce comme Villatte Pa fait, pour les forcer t mettre leurs
aioms fur une feuille de paper blanc.
Mulgre le delir que jal de ter.ijer cet.ouvrage qui malgre moi, eft deja trs
long je fuls forc6 de fuivre la fL.re des falts.
Sr. Do:iingue eftfi utile a la France, que je ne dola rieA negliger pour cclairer
les chefs et tous les republican" fur la couduke des honnies que je demafque.
( ) je crois q~ue cette litraison a t& faite pour payer te bateau le Democrate, subr-cargue
Danoeati, elxpdie par 'adrninisiration du Cap et qui avait doe argent h employer an Sucte,









tion feiroot ,nitulls e'. rc _,vCkl,, d.tter du i iIFr'itre, .tttelu: L :-
V1 .* -
l.iri'-s 1l* y r-gnent.
3 Ldm'i.nilration, 5 -"norani: les mtentio;s d l con:ventjoi lat*IoIA.tei, 'I-
ouurra faTie desbaux que pour un an, a dl later du i Frimnire procliaiu.
4w. Conli.drant quc beaucoup de citoyens penvcnt etre hians impoLtdlJilitL-L de
payer un loyer voulhnit les ft \ocrfer, d5clorons qu'il lfura diAlivre dans Un
quarite de la ville, ou fur des hli.irations des, lugemens gratis, aux citoyeen
qui front prouves dans limpollibilitiJ Jc payer, et qui en outtrc front miiuiilcs
i !a culture des terres.
50. L'adminiftration ne fera faire des reparations que pour les couv erturCb ; la
demand li nii fera faite par &crit, e; les ouvriersde la republique Cn fruoat ch.ar-
g s et nultement le lucaltare.
6 t. Siles locataires veulent faire des reparations d'agrement, ce fera. a let
compete et front tenus d'en demander la permililon a I'adtmintltration.
La prefente' fra enregifiree aux greffes des municipalities et jurifilktoiis de Li
parties frangaite de St. Domingue ,am contrdle de la marine lue, public t Aili-
chie partout ou belfun fera.

DuAn: au Cap., 1 28 Braunuie Van III dc la R. une et indiv;tlbe.

Signi~, "r. LAVEAUX et PERROUD.
Pour cope conform, PERROU)D.

V'execution de cette proclamat:ou devalt occafionner iune fecouffe elle eut
lieu de la part de ceux qui fe virent forces de luuer les inalfons on de les abiAan-
donner.
Les ennemis du bonheur dd la colonies, qui talent alors an Cap f mi-
renten Imouvement et travaillerent, en tous fens, pur nous former retourner
au Port-de-Pailx; enfin leur conduite ddtermina Ic gouverneur a fire la proclka
nation, ci-apres, fous Ie N o...









i;e ,'i,;.,i. de lp j'er b!auc ,i ftgner.: que 1ii.itte ti.t le uA"e d.Couhrs dnt it
t t 1IijAtkav-1 dns la LidcLarato. 'i-dehlis. ( )
.e 2t r'airial, un auirrgiranit fit abrolumenit la cme:neddcLration. ( )
A exemp'ec de jeau Vilitte, Tho-L', C, couaudaint de LimoiTade pre:iat
'ii ft:hrec, fr" li- I.ibitations, et fctiit niir tire a fers les tltoy ens qu'il fiuppoluit
* '1 -1 hs iprojets.
Par tie (idat:arat.ia du ihtoyen Jean Bapltilt. (citoyen noir) grant 1'habitation
la Belinayo t en d.ite di! 9 Prairial, on v.it que Tliomas s'eft empart- de trois
buucauds de lucre, qul ctaleut fuir hL:tabtitin et qu'il a ctd Its vendre a Ca-

Il.r lia lutue d claratiLauil eft dit, que Thu.uis deflituait tous lescondiueurs
qu'dl ne troiyaltpnAdefon part.
Le citoyen Louis (cituyen nuor) grant 'lhabitatlon Belinaye petite place ,
claret aulli avoir Cit muis aux fers avec le citoyen Rumnain par ordre de Tho-
mas, et qu'is devaient ctre fulill des que 1farmee du Cap ptirattrait, .fous le
prctexte qu'ils a'imient les blancser les chef. ( ** )
Le m'mnie efprit qui dilriyeait Villatte et fes complices, dans la parties de I'Et,
t-xilait 4 Jean Babel.
Deldire, depub longT ns, inubardonin aux ordres du gouverneur; Delaire,
encourage par la prudence que le g6iaei. Laveaux inettait, ever cet hoimlje
de couleur pour Pempdicher de trAhir une tri lmuie ibis la republique; De:aire
eifln connu wpur Ctre n monfire, ( ) fe peranet de idlpofer des revteaus
des htibitatiuons de Jean Rabel.
J'(xpidie le capitaine Anderfon A Jean Rabel, pour y recevoir i!es denries a
fuf quit de cc que I'adminiflratiii dev4lt a fon armawteur.


(*) J'ai entire inme mains 1'orijinal de rette lclaration.
( ** ) Cette piece est tusi elL 01o iginal entire mes mi-n..
( *** J'ai loiiainatl de tes deu d~tlarattino entire rues mains.
( ****) Ilitlii, itoyen de toIlOur t 'vne Lul alt Port-de-al'ix, fit tnt ce qu'il piut pour qut
Delaire ie raerochlat, danus lea 'terns, du comiandatl d u Mile aiurs vtpublicain; it fit anssi ses
effortss pour q' e Ies proi-Tietaires dtie l paroists dei Jean BLabel aient revetir, .vec ztcurie,
silr Iteus liabitatiois: iais Dlelire e voulut j.tnais consentir & cotte union im neceshaire l.our
le nbihmur du quarlier; ii rdpondit que t, i e sort du dernier blanc ulailtentrfe tii aius i
'rVi.terait pal unte mtulie. i'ts la tuclalatiioa ,rapudWe te faith.








( 3 )

titment dc Low^ bttc q il de l vlli di ic I h^-,.-
uuelent d tia ,ems vnqi icte dea t d nl la v;i d car ; J-a ,? air IA .

lard, Etienne Datty et Giraud JouLI Inu ,t..tknt du li utre de c .t:*
en ava ent formii le coampot.
'Tous fle bo:is citoyeirsi omit gclis quantI o0 1- air cinbtrquc i i c ,p-
houaimes de couleur du Port-de-haid pairceqtue Jans le dii,,' ii y le ,,-
toVens vrjertueu qti depuis des an;i(c- ; "tatr 'dih'i -t' u^ ti t v
blanks; i ais qul aurait o0 s'epporer, i ceitte ,injuiLiet 'a: m,;i'.- nia i L; I
ienace.6par une nm:fle d'homunes cranes no vtlu',lt.it s d .- le q,:i a,:r, et
don't l'iiaigination ktait ilearife par le t:blcau deL, d l:tihre' et!t t .--u tt ct t' coi.
a. Jean-Rabel, Terre-Ncuve, au Gru1-Mcrn dJii le HLuii et lIm 11r-
tique ,&c
Vous Lfvez bien que vousn e utes point la.-v.rte in cri\nt qu uin .
Ct4d achete, &c. Ce-batiment etait de Borde-ux et a uiiv i f6 i voyage.
Comment avez-vous la ltIchete de pourfuivre les manes d'uin ituyel a' qui le
tquartier du Port-de-Paix a du pendant kingtenis i':, tihlu pdu r les depenfeshuien-
fes qu'il vait faites pourl 'wntrin tide p!uVieurs -tm, ins contrc es rCvo!ts'
& pour pri fin "ullesila te nux portcsde la l-llet en plcin jour 'id le des
mains fcelcratcs de Jean imon Gollardet e ... .. ;
PoUVeCz-Vs2us (galeiment lie pas voum rappellcr qti'une here avant d'ttre af
fan1c il av'ait athlete" ;oobirlh! de far'iine p1ur les bierfiu_ d: la parulfe de Port-
de-Paix?
Poubirquo me forcez- v9qu de lever un pei a ti'le qui court ie le grand tal'leat
des caiailit s de St. Domingue ? Mulon cwtr en fIigne encore et je m'eiprefic
de lbilhr tombIr ce voile en faifnt dit, vEux pour qu'ilic-lche ,ternelleuent z ej
JiTre LIrs,
Counqie os connaiiT'nces proibndes fur la cowuptabilit6 vou. o:it tromp&s, que
vou l cts iiol einflt it, ans P'art decotifruir'c et de confiervcr que da:r, tiit de
la deltruition je ne me d'.oierai pas le peine de rt"p"iLre aux autre r'efs
qu'il vous a plu d'etablir contre mol.
J'ai deja parole des bons mnonnoie j'aurai Occafon d'en parler encore; :tnd ce
re fera point avec voiis.
Je mefcontente de rapporter ici 'arrvtd que le Dirc tire Colonial a pris rela-
tirem-ent Pl niF''on de ce. Lo;vs nrmiute.









pourraient itre dues- a lr't.tt par ces mgmes ferwers pou Jes ancient baux,
dLiit bunnes et valables quittances front donnees par le triforier particuiier.
Au C'p, le 28 Frimaire, Tan .4 de Ia R. F. une at indivifible ..
S'n" s PERROUD.


Je 'viens de rendre compete, r nies chefs et a tous les r"publicains, des prn*
dpaLux rtglemens et des proclamations que le general Laveaux et meol avous re-
coiujus iildilpenfables a St. Domingue, lorfque les renes de fon gouverneient
Aonus en ont et confines; ce qui forme le second chapitre de ce mtutoire. Avant
L patler au troifidme je vais mie permettre quelques observations fur des lois
q)e j'eflinic urgente- pour la profperite decette pr&cieufe colonie quand la paix
goirrale permettra 'a la Frauce d'y porter toute fon aLiention.
Je ne fais 5ue rip6ter, li, ce que j'ai dcjak dans ie comipte que j'ai rendu,
"ee s Nivofle an 4, au miniare de la marine et des colonies, don't les vertuset
Ac tets nclaitlent rien a deflrcr pour le prompt ritabliffement de notre marine,
de notre commerce maritime et de nos colonies.

L fur lis conciff;ns.
Uin citoyen ue pourrait obtenirqu'une feule coaceilion, la plus grande-ferait
de cent carreaux.
En multiptiant Ie nombre des propridtaires a St. DonMingue on multipliera fes
difenfeurs, et'cette cslonie atteindra plutot le degree de fplendeur oui P'ondefire
Pa -v ,ir. r -
Autrefois, nialgr6 la f'urveillance des adminiftrateurs, Ie meme homme obte-
nalt, fous divers noms, plutieurs concelions; il en fefait un objet de speculation.
C'eft un abus quil faut detruire.
Prefque jamais let concellionnaires ne mettaient en valeur tous les terreins qui
h ur talent concedes; i1s avaient feiuement le foin de faire confiruire un ajoupa
( cabanne d'hoinmes qul te cachaient dans les bols) fur chaque conceflon pour
ea empecher la reunion. It fera n6ceflhire de fire une lot pour empccher ces
..cicparements et force Its conceflionnaires a cultiver et mettre en valeur un
iiskmei? du terrein qui leur aura rtd cofdidE et cc, dans ,efpace dedouze moibs,







( 12.1 )


Ordonnons,:.a tout commandant de corps ,.de le fire afiicher dain routes es
chambres des foldats, afin quo perfonne n'en pretends caufe d'ignorance.
Sera le prei'nt regleuent lu dans tous les poites.et i 1'hupital.
Port-de-Paix, X Juin, 1794.
Signed, ET. LAVEAUX.
Pour copie conform, PERROUD.

Le 8 Juillet, d'apres diverfes plaintes qui nous furent adreildes, par des pro-
pri6taires et grants v que les cultivateurs fe fervaient des anliaux des habitat.
tions, et fans permiflion, pour leurs propres affaire le general et rmoi fines
l'ordonnance ci-apres qui eft fous le No. 7.

LIBEf RTI. No. 7.I GALITI.
Au nondaUyeupld frwia

Ori ninance du 8 uillet 1794 (v. s. )ou zit 3effidur an II. portant dafeife aux
czltivateurs de prendre pur- le urs montures, les cheveaux et mulets des
iabitatkns. ...... .

TIEN. E LAVEA U X, &c. et HEXR Y 2 PZrX O'UD &c.
D'spr-s le rapport qui nous a t6 fait, par plutieurs hbbitans et grants, que
les culdtvateurs preiiiient, jou'nellenIent, les animaux des habitations, pour vaquer
A leurs propres affaires et leur fervir de niontures, nialgr6 les obfervations des
labitans ou grants et au imipris du refpe& qu'ils doivent aux proprietes n cef-
falres a la culture.
Confilirant, que cette licence, rendant les animaux hors d'etat de pouvoir
piler et charier la denar~e porte prejudice aux interets des proprietaires et des
cultivateurs.
Confiderant que les aniiaux apparutennent aux habitations et non aux cul-
tivateurs que ces incimes animnaux ne doivent etre occupies que pour les travaux
des habitations et que le cultivateurs ne petivent s'en fervir, pour leur propre
compete I qu'avec la, permilfion de l'habitant ou du grant, don't ilsjuftfieront a
f'occafion.
Ordonnons aux conduitceurs et cultivateurs, de chaque habitation, de ne pren-
Dd







( 13 3


Ces holInes iav.tentLt .it prere d la h, re? rni c du Cai -
folution de s'oppofer pi.r to les 1 iLoyers l'exctlol dis .ric i. I -c.
ieutr dans le cau ou 1I pcriiter'.t. Le p.an de it'.llid;ice t.it L,.t :i ... :
Illis le Gouverneur & POrdoniiteur eln ctat d'.rrefl.tkn i ui ne 1z Cfi
fffluits ; les 1ell-dcleviueuit 6tre mins fur tous leui-s p:pier., .p-c. g
fe des correfpondances aniglails afin de les fai'e p"rttre Cui-iL '1L t
ibon, de fbulever le people & de provoquer kcur a'tai,:.t. L'oin dl:%t, s'e ,q..-
rer de la corvette la X clusi, e dciminiter Pi .t iuj .r y i.siettre des, Jtii -:.;
a la dvomton des chefs de la r volte & enti\o r d diut' en F_ 1 x aicL p.'_ :-
fiiire lcgiflher ears tfriits et dltotier par li k jut: hthd:tiecut quii -.
attend.
Apres avoir dJilgne lauteur des troubles qul out aiite la \ile id Cap, -
ne duis pas vous taire les rpous de fes faiteurs & adhtrrans.
o Lfger-Duval Maire de Jacquefy confeil de Villatte tou fecr1taire, e .in
JurK, de Ia rLvolut1o1.
Puech, agent national de la ville du Cap fans propra tt's U St. Dtwiingue,
n'aant jultu'ici laiflWf chapper aucune occdilon de foinenttr Ie dtbrdre dau:,
tous les quarters oi l s'eft trouve .
Pere ci-devant d`lIgue du conmmiflalre Son'hoiu.x.
aurand 0ci-devant infpeceur des habitattiis, iuA.l itjet dau. la lure
du terme & bous tous les rapports,
Domecq, infpeeteur d'habitations, aufli mauvais fujet que Durand. Cet horn-
me a donn6, pendant ce jours de troubles un grand diner tous les ehel,
des ,ltivateurs de la Petite-Anfe.
Bineat aucien camicltoin aituelleineiir imftituteur d'une partie de la je.n-ie,
du Cap.
Enfin, Legris, coniis chez Richebourg & Allers, Defcoubet & autres,
Tous ces hoininei 6taient difributs dans les dilt.reuts quartiert du Cap, poua
allumner la guerre civil, diffribuer des cartouches aux Af-cains, leur f.tre ai
guifer leurs ilIthes & leur poi.nettre le p~llage des Blanc;, qu'ils tgurgeraitnr,
en letir defignant les tctes du Gouverneur & de I'Ordotmiuteur.
La diflributiun des quirtierb Ztait faite de la iJiniiere f6iitalte.
Leger-Du al, a-.iit les rues Efpagnoles & du Bacq, .
Puehi celles du 1.ir.:hAi aux Blanci & le board de ia M.r.
Pere les rues du Confeil, St.-Pierre & adlhirentes.
Diuraud w, ait Li p.trco'u'ir les quarters lo.nuiiii la Fuke'.te.
D









(14)
Bminct availt la Pct e-G u e.
Domecq la y!aiie d quarter Mr o .
DOef.onLbet tait charge de corrompre la garde na'tioali, dans la perfbnn&e d
tominandaut Piraginont qul te fuke s'-fl I1s a la cite defa troupe et s'ift
Vort'e en mnafe a la municipal pour dclander iniprleufmen queRodr'i
gue e fut pas cinbaurquie.
Alers n'a cefl d'harcelcr le gouverneur par les propose les piius in"decens et les
y-crfu:nialitts lc pVIus coupables.
Des tmi0alres avdiIent itre envoyWs dans le camp de Linmnade, coninande
par le citoyen Tllomas-Andr ; dais ceux dui Port-Margot, cominandi par le
(itoyen Dupont; & dans beaucoup1 datres pour engager les troupes & les
affocier au comnpo ftrwp& Lcontre kse autorites, pour les force enfin marcher
vontr'elle & a Lf'ire pi-c'.cder cer attentat des effects horribles et du feu et du fer.
Volli t citoyen, une efquifle de tous les honimes, de tous s lorfarths pro
jett(s& combines par les ennein's de ia Rpublique, par tous ces tionnmei pour
tui la France eA etrangere &.qui ne conimalIent d'autre pa.tre que St.-Do0ningu e.
Les p'ces que Ie gouvernieur v,.'ur envoye les oficier& d ler. regiment de
Rodrigne qui out it forces de fe fativer a board de la V& nus; e c1toyeu D-
fagneaux in etat major, le citoy.en Hlenique premier aide-de-canmp du gou-
verneur & les deputts du general Touflaint vous attefteront tous les faits qe
je iiens de vo us dFtaaller.
'Le gouverneur & mok voii6ois qu'ici, comnie en France, la, RpubliB ie
triomplie. Nous fvrons juftes, nais ferimes ni h terri-bls a Uk ennemis de
notre patrie & aux inueCpendans. On vent de nouveau, incendier & ofiafller
dans la trop na!heureute ville du Cap de nouveau on veut detruire les fui
perf;es planes qu I entourent! les travau : i:iunenfes que nou avoibs faits et que
1iui co1tinuons, tI retabliifement dhiie graiide partle des fitereries ne peu-
vent warrter ce.. ho:mnes alters de Citg & dor ; ces honiii:i qui n'e xftent que
a.ans le di(',rdre Ie ,pi.age & qui, ite ft-cunde fois vetlet couvrir St.-Do-
iuingte lde ii & de cendrew .
iute les anarchifAts treintlent ? nout ne tran"igerons pas 1 pus acc eux, qu'avtc
it'os devoirs was qi-e la Fraice r'liune a note fecours. Nous vouujuronis de
reilter fernes a notre Iyvlie ,& de d\VC.uS d(cnonicer tous ccIux qul line vea.ent im Ji-
Letrtae niRpubi'qvie.


a'aIt en la Parile,


& -
f.'' I


4










MON TAOC E Dy11 PoR T. DE.PAX.

La montagne du Port-de-Paix, fi loigtems convoit~e par des homnies de
f~i, ferait tomble l a lei: ponivor avant I'arrivee du general Laveaux et de
yarinte, fans le courage la confance et allivite de fes habitans et hna brave
dfeuxi,'cme bataillon de Laifne. *
C'Oft un quarter qui, dis que ies circonfiances 'ont permits a te bitu fiAl-
gn et oi la culture a ei6 fire.
Un africain, ( Ic Cen, B. Griffot ) i qul nous avions confle I'inlicidion
jes habitations, second par les anciens grants et tous les bons cultivateurs f
ai, conferver les plantations qui talent dchap-es aux terns des calainitts.
Cette parties content 39 habitations, fur lefquelles i y a, tant en viellkes pLan-
tatiom que Je met, ,00oo,737 iteds de caf
Sa Germinal la'* liI, Ila rcolte pendante tait eftime i 500oo milliers de
Evres de af ', t'ritak tine faibte ricolte rt raifon des fortes annies: on fait
qfe dans cetteacuamte 11 y a une annie abondante, et uneautre qui feft moins.
Les habitations avajent epfemble 80s5 cltivateurs i eette ipoque et il y
exlftait 307 animaux your Pexploitation.
-t eft nalheureux que cette montagne n'ait que de vieilles terres et prefque
aint de grands ois ales ancienne. plantations ne ptuvent s'y renouveller de
Luite.
Malgr4 la guerre et d'autres flaaux I cette montagne a verfi dans les nragafins.
de Ladminiftration du Port-de-Paix, dans Pan III, tant par achats quE reve-
ius fequefitrs et fubvention, 580,o29 livres de cafe fans comprendre beaucoup
d'autres parties de cette dearr6e, qui ont 6t6 vendus 'a divers, par les pr4-
Sprietares.
Je joizs id 1utat d4 verfement fait dans les magaflns de P6 tat..








( t ) ,


Ta paAs.f, de !a r''publ'que, de la liberty gir..ra!c; enfin les eni-;.Z d -cus
A
mnemes.
I!s vienne.-t d'arreter les manemuvrcs oPimbintfcs -untre nos enme:n l; ifs ont
miis 1'inquiltude dans 1'armnue du brave To uuaint qui ~, charge de Lire une
faulle artaque a St. Marc et aux camps voifins, pour cnmpcher 'anglais d'aller
fecourir le Port-au-Prince, attaque pzr Rigaud deja vainqueur de Leogane a
te force ds-je d'arrcter fa march prfque :oujours viftorieufe; voi!a Ief-
fet 'e tous Ies troubles intdrieurs. Faifens la guerre a rcos ennenmis, aux enne-
mis de la liberty g.nerale et -yons la pa'x entire r.om; c'eft le tcul moyen de
tricmpher.
Voulant remedier a tcus les ma'hers qi ftivent les infurre-ions, et Weiie
convaincu qu'ktant dplefita're delay forcearmne ,je fuis refponfable des fvne-
mens ,jufcu'su moment oiie a lol martiale eft proclamne, que dans Ics chrcoi-
fanr.ces trcp orageufes jai le droit de la fire proclamer.
Ne voulant point induire les citoyens en erreur, les inftruifons des articks
dcs (Icrets fuivatts:
q Art. 9 i Sera rtpute attroupement fidhieux et puni comme tel, tout raf.
Sfemblement de plts de quinze perfonnes, s'oppofant 4& executionn d'une lot
Son dt'un Jugement.
Art.t i. Tout g"nral en chef pourra, a la guerre,. fire un reglement
o pour le maintien du bon ordre dar.s fon armne et ce r(glement aura force
** de loi, pen lant la duree du commandement du general eai chef.
Art. 13. Les peines attachees auxdi lits privenus par le r&glement du gi-
" neralen chef, ne pourront 'tre appliquees que conformement i la loi li elles
Ss'etendent fur la vie, fur Phonneur, ou fur Pl'tat du prevetn -; mals fans.
" recours a la cour de caflation."
En conft quence de ces trols articles, faifons le reglement ci-.pres :.
Art. I. Declarons criminal, tout raffeinblement quelconque qui ne fera pas.
nutorife par le gouver,:eur gemnral, ou e commandant de la province en fort
absence, on par Ie commandant de la place ent absencee des deux.
Art. IL Pronongons peine de mort centre ce!ui qui en fera Pauteur et en cas
qu'il y ait une infurreftion, prevenons que tous ceax qui feratent arr6te fe-
Xaient criminals et punis de mort.







M -
"P .



rt T1 EC C, L- I ;

S AN T-D aMINGUE.

C O NS1P1I'R V:.T IO N 1 Y 0 (1 I l, E
D'une hliore d'hommes de Cdze!,r trAiJS Drn"ite c tti
les Itor0ities IR;'pu licaines e: C re le bl cs
P'LIENS -ET PnIoriAMAT s fitOs 7s ,..int Doimin;ge rt
le genral LaveainC eC 1Ordl.mnaeur, It w er Pe"-r. ..'
plant que les rbnis de L" ,mnttnittration de c'te C-i o, LJ e M;.'
vnt atd ctvznes.

-ITUATrIoN.e act.les habitations de la partic u Nord de Sd'tt-
Domingue 'pogque de Pluviuaje Lan I dIe la lI publique
fran .aise une etindivisitbe.
AD E11 S SI S
Atu Directoire aedcutpf de France. ,A COanseil des /nciens et
des Cinq cents. Au ministry de la 3Marine et des Clvuiaes4,
et d routes les places de Commerce.
S.- ,.
Henry Pnw OUD, ancient Ordonnateur gdenral de Saint Dominw.
gue et Agent gdndral maritime' a uxle allies et neutres sos
SArchlpel de l'Armedrque.

1 le 26 Germinal dernier dans le compete que jai rendui a Minifre de la
MIarine et des Colonies franqaifes, jfaLeu k courage, 6 tant fous le poignard
des tatieux de dfchirer le voile, qui, depuis long-tems cachait, dans a pluMs
pr6cieufe et la plus malthereufe des iColonies, une mafle d'hommes pervers et
ttcoutumis aux crimes, je regarded aujourd'hui, come un devoir facr6 de
Imettre fous ls yeux, des prexicers.finats de PUnivers, du Dire&oire-Excutif ,
de toutes les places de commerce, de tous let ripublicains enfin une parties des
pices authentiques qui prouvent que tout ce que j'ai &erit au Minifire TaUGVtZT
eft appuy, fur de* bares qu'aucune puiflance ne peut detruire.
Je n'entends point fair la guerre une -clage d'hommes plutot qu'A une au-
tre; je ne la fais qu'au crime. Je fais fair une grande difference de Phomme f
vertucux a celi qui eft ihumain ingrat, infenfible A tou le bienfaits, 4t



P le"s'b----s.. -




W w


Je parle a cclle du citoyoi Cillas coUcierge de L "tr: d' i. ,clc ell dat
to Prainral.
On volt par cette tpie, que les ouvernieur et ord.looatwcr ont Zi aru\
et dcteiuis au secret, auiii que les autre peroniie, qul oI;t ".rta Jeu tior iL 1
-o Vtitt..le fans mandat d'arrct et .qu'unie poigue e Le lacLicai t l:Iitte p.r
Villatte tout ole entreprendre, en fe Ic -ant df uo1u Icr: Ju ain ",Aipi-
Frracals.
Que Pon jette les yeux fur tine autre declaration d'uin employ I 'aduiniiif-
tration faitee le 26 Germinal, otny lit, que Puyon li hs, (lioiiie de c,,'leirl)
emp!oC dIa hilniinr.ilration de Li,,o.ade, ie permit dte dire, ,or de la .*:c;,tiua
desgouverieur et ordonnateur,, que fi on avait le maliheur de le e fi.e forrde
prison, 1s feraient hachs en morceau. ,
On y voit encore, qu'avant le 30 Ventu6e ce mi~me Puync uauira quee Ia te"-
de Tordonnateur tne tenant qu'a un fil, et qu'il eipj)rait que, fuu pen de temnI,
it y aurait ie grands changemens au Cap,&c.
Daml a iiinrile declaration it ft dit que Leger-Duval denmanda ,-beii avanit la
u;is de Ventife, &'il ~tait vrai que les ,ouverneur et ordonnateiir euflent le
rc~et de venir au Cap pour s'y fixer ; qu'i avalent tres grand tort d'y venr':
eitlilte i* cidumnia leur condulte, et terminal par aflurer qu e blentt i1 par-
tirait pour France et qu'il les ferait connattre pour des inonfires, &c.
Danis ine dutre declaration, faite le 25 Germinal, on voit le citoyen Ricle-
bourg, I terifle par fon fidel ann Biet etfin inaprecuae "omnns Legis pen-
dant que les chefs taientincarcrts.'
Ce payeur generdi annonce avec la plus grande tranquillit, au payeur-part'i
culier que les gouverneur et ordonnateur fontarrt&s; mais i! aflure que la
iunicipalite et Villatte outpris des precautions pour que la tranquillity publ1que,
ne foet point trouble.
Cette dcclaratioi me force a me rappeller que, or- des premiiers troubles dmt
Cap, en Brumaire Pan. 3, nous avons eu la douleur de ne pas voir le citoyen.
Richebourg prs de nous: ou tatt-.i?
Un autre declaration de la meme date fat connaitre qitiune cinquantaine
d'homics, ;iyaint ta leur tote Tou'Taititignle et Roniiaet pireniita colet le
citoyven Verrier zofficier dadiuiltitriton p3urle conduire a la nmunicipa!,te.






( 171 )


jets, que pour les aUhats die mulets clhevau: &c. Toat, ivic n-tiol ot), kc
mathenr d'avoir, dans leur fein, de ces itres danger-cux quil f r- c-nt de tuik_
les mnoyens poflbiWes pour defaltrer leur foif arlente de for.
Si conime on s*eft efforcd de le dire et de 1'ccrire, tonIles ks habitans efpignol
a St. Domingue, talent les ennemis .-e la republique frantaie e, ccil que j'al
cu le bonheur d'y connaltre ne m'auraient furement pas aulth ben infirult tie ce
qul intereflait et ler pays et la France.


Le gouveriieur toujours iccupe de ce qui pouvair entretenir le bou ordre et
contribuer au r6tabliffement de la cotonie; prompt a fe conformer aux intentions
de la France et d'apres les inftru6tious du comit de f!ut public, relativeiment a'
la rentree des 6migres et des abfens dans la colonies, a fuit le rglemnent, ci-
Apris, Ibus le N. 29

L BE KR T AN 9. OAGALIT E.

RAGLEMENT sur la rentree des Am'gres et des absens de la
Colonic.
ETIENNE LAVEAUX, &.
Aux Citoyes Officiers .Iu&niLipaux.

Je vous adrelle, citoyens, un extrait des initrustions que j'ai relues dh co
uit& de falut-public, en date du4 FruLidor, an 3 de la rputque.
4" La convention-nationale a renvoye at un examen p1us etendu le mnude
d'execution fur la loi qui concern les nmigres de Ia colonies de St. Deoingue,
Cette loi vous fera tranfnmife; mais en attendant le comnite de lut tit)U-c ,
4" laifte & votre prudence, a votre fiurveillance tous les moyens oui tduiveiit e-
4 pitcher la rentree de ceux qui, connu par leur trahifon p'urr.:entu al.hmller de
nouveau les brandons de la guerre civil, et ramnener le dlfordre dans cette
colonie fi long-temnps dcfolee."
Refta vous, citoyens oficiers-municipaux, it m'ider connihre
funnes qui pourraieni, par leur rentre, cauifr dA troub1', c'eft fui tre








( )


LTAT descaf/s indigis et fucres !ivris i iadmninifrati.n de fean Rabel ,a
commencer'du 1'Wuiletft"4 (v fit) jutlu'ju !2 Septembire de la mime annce,
ft depuL le L VendLmaireju/u'au 4 Frudi'dvr 1 an4 3, et e, d' ap tel livr
d'-t:, t: etfrtic deladite admin'firat f inw,,mi L urt iu. a !Je, dew.s duP.dePai
CA FE& .
Du 31 Jf-illet 1794 ( v. ft. ) jufqu*au 2z Septembre.


,O1S. HABEITATIONS.

Aout 8 Aubb Jacques
ditto 7jBournos
ditio 28 Blondin Vincent
: eptem. 6 Bluet
Aour 6:'ollette auChlteau
diLto -17 Collctteal'Echangt(
ditto 12! CdlletteauMonroux
Sep :`1. 6 Campagno!le
Juillet 31 Ducong Pierre
A oilt to Derr6 Fra-Iois
ditto 20 Ducong6 Petiton
ditto 22 Defabaye
ditto 24 Derr4 veuve
-.d~.,,.m _


996
451w)
440
765
9302
9064
4to5
.833
6625
732-L
4271
7287
3845
603&o)


MOIS 1 HABITATIONS.


iepteim.

Sept cm.

ditto
ditto
'ditto
ditto
ditto
ditto
ditto
Septem.


ADe Pautre part
.6:Damne
5 Godet
4Hollinran
It jjcan
bLelong
25 Lacroix
7 Nouchet
22 Perraux
26 Pellier
30 Peliflier
7 Ramadou
6 Valois Thomnas
-mom


Du t Vendemiaice an 4 Fruidor, I an II.


Veandeiai. '2
ditto :
Niv6Ue. 16
Germinal 12
ditto 25
Vendem. i
ditto 3
d'to 2o
Frhuitire 2
ditto 5
Pluviure 5
Vendtiui 3
ditto 28.
Brumaire 8
P::viofc i
yent6le 12
Germinal I?
Fioreal 16


UlJITAtloNs.

Alltir
Boutrnos
Blonditn
darguct
Bluet
Col etre auChateatu
Co'lletteaiuMonroux
Colletteal'Echange
Compere veuve
Campagnolle
Cougnacq
Ducongc Franijols

Derr6 veuve
Ouconge Pierre
De;abaye
Duconge Petiton
Decamp


453 6
'2884
X0o84

8021
18244
23940
1748
2100
7503
8940
5806
10389
74tt
2784
t408


Floreal 20
IFriiaire 4
Vendnm. 3.
iFaitnairc 4
Vendinu. .9
ditto 9
Brunnaire 14
ditto 1i
Pluvifre x6:
Vendem. 17
ditto c
ditto a
Mefidor 1 2
Vendem. 30
ditto 3,
PluviUIre x
Thermid. 10'
Vent6re i18


ifABlTATsofIS.

Derre Fraucois
Four
Coder
Gaye
Lelong
Lacroix
Lambert
Lapiadue

Nouchet
Plaideau
Pellier
Peraud
Ramndoui
RlOubaud
liochlefort
Roddelof
Vall~e Rl11


S~- --


60369
1449
8540
^637
277
5584
8721
x072t
333
.1755
x0zo4
565r
625

323966




163p

.2139
6316
22913
X556
749
16924
JI773
1740
11736
14at
2t840
4944
4196
x68o
3020


I .......









Ni :ll. fu. e reu d'alcr au C.-p i i .ii: -' rj Ci.C Jt ,.._ foiu l, .n, :lq, t 1..:
xjNe des no. veaux c.-um.Iniflair de Fira'ce. 11 dk yqte l i .ii hli ,i, pr-
viliuns pouirlui et ief tru.,pe-, ii fera di!i rcr I.-: r 1t N des Ii.3 ni' .
.11 font dax.s le qiu.rtier : ,e i:vcctive citre le g-10u I r efLr LL* 1 t pi.i, m ...
V ges. I a la pitrdie de dire de41nt r.cintl et k ris t u 3 u.a1 IL
" cque les clief et ics b.ianc*. aimitnt pouiL m a lir g "'irak'.
II ve t tet.ur.e Wt L :t i: '. i a e rloutloilit qui lui de,. ,i d.i.t I .c. t. 'cIr IL s
en hdiquan. ,: .iutre dts trolus caups en r v*,lte pour le iu du re<..,.- I.C. II
Affure quil fait mnicu fire ha gu-cre q'te le gcuve'ricur et qu'il rc le I -,irt t
,pas, aur.i:-il cent in ile h ome-. Touw. les coup.ibl s, qui foiot :.Vfc i Jm.
repettent ce que leur chef d;t o 17oi trove-, cnii da s cjjp, de. IuL: 1
ti'n;s tries hoft:les et onu y euteiid tout cc que pe ut dider le vi-i2.
SJ'a, edas nues nmins Ior;i-uial du procs verlbal -qui cnilite trut ce. qtu je
viens de tracer, et j'en ai roeds, dans.es tenm, Lune exp dituon au priL fidenit de
deIla com:nIiioni du guv.rneiiment-de St. -Douitngue.
Ce roin.nfllaire a eg.,e.nent reqv de tnoi, ie exp dJituin dl la icponfe, tic
ean V lattleet dcs iefOui taiitit reun,: avec !P, aun geiirl Tifla:ot-Lcu-
Sertu re.' : ". ,r .: ,
C-tt lettu e eft mu perfiflae tal ahi depuis le counmenet, ien ju.i.u la
u1, ou pruuve que ceUituii etaiet *ahn .tp Vi'latte, h 'valent point le id-fir
.de r ptrer les :t L.aL qu'ils a ienat uits auCp et da t la liudi. e.
Ii e intci'reiiett que les tiinsde ceiOx il ui t higne .ceite lettrefoyvct cA-jii:Us
pi,.ur que i'0n ne onfouide .puint les h'.tuincbihges et :paifihLes .ivec 1eCsp.uu-
bateurs.
\ co les nocnob- conn c IIe.
Brochet, Jean-\ illatte Nicod^Aiie Lafol'e, Chervain Adrien-Aidr ,,
iMagny Marqis Jou-ierault joflh Griii, GuilKlumeJol-lph, Alers cadet.,
Jeromie Andr6 Tho:iits-Philippe, Fouquet jeune, Touilaint-Forelle, S.iit lo.i
D6fir, Defcoubet ) Adrien Buionefutit Du Pere Laboutd Soiun 3u I,
Adrien-Popl.!on Boulard La,'oix de Pierre Etienne D.uiis Pierre-Adaii ,
'Deilen Beaucorps, Honorte Mandtd Nou1-Gayard Thiima. A&id\', Fyet,
Vierre-Puns, Juieph Helbhrt, Om-lobn Jaiivir-Gjret, iathleu IRen"e, Au-
oiiew Renei 'i







79)
j'ai dej parl dans Mio prcies et das mcC tnzoir ,a:i s o.' aprutuo:i autL.
de cette declaration. ()
II ter.t p'us iurprenant encore quand on vcrra ie dvdtdr:.atk.i1con. do-
tallee, d.ns cette aflAre, par ce mnme cityven lRodigue; eile ex"in C'it-
dtintdu 1to Prairal, et ton expedition eft joint aul procu6.
Cetce pi.ce ef des-plus forte, contre Jean Villattc et LegerDu.al. Au jr t-z-
ra;graplhc ony volt que ces deux homes calouliti.iicnt Ila cund ultc tcs il >:!1'.,i'

Rodrigue declare que Pinchinat Villatte et autres ont dit dJc hlorreurs tlar
le general Laveaux; qu'il etait de a fadlon de Roberpierre cet que lon ne pod-
vait attended de Ini que la vente deSt. Doin11gu1c.
f Daus le 6e paragraphe-~ on y lit, que des le prennmier voyage des gouverneur
et orJo:nateur, aii Cap' osboccupait de les y affafliner.
Dtligeneau, capitaine de la corvette la Venus,y eft auli cruellement calon'nic
p :Villatteet autres. .
Dins le 8e p3ragraphe, on voit que PiL"hinat et Salla, fontlesdeux mdividu.;
qui out excite les ennemi de-'ordre i coinmettre des cries.
Le9e paragraphe eflton ne peur plus fort centre Villatte; ily paralt tre le plus
grand ennemi des blants. Rodrigue aliire que, fouvent, il diait, qu'.l fliait.
toils les fluir, en les egorgeant.
Le roe parahraphe fait croire que-Villatten*el point 'ami de Chanlattc; cat it
Py accure d'avoir hicendiu* *e Cap,
Dans le x me on lit que Leger-Duval engage Villatte a e rerir" de fes ca-
nons, centre le general Laveaux, fans craindre Barthelemy conimanidanit lei Lim
be, &e. que li, Villatte, eft noinme chef par le people, et que Laveaux ne
l'eft que par la commitlion civil.
Oan volt aufli dans cette grande declaration,' que Villatte avait le project de
fairecouperla tete i quatre blancs dars fon'camp.
Je crois inutile d'engager lesc itoyens qui me llront, a'croire ia la veiracteo de
cette declaration; car. quil petit mieux connaltre Villatte; que le citoyea l.o-
drigue ? F,

(*)4''ai original de cett piece entra mes mains expJdnion en est jointe an pro










Couitidtranii que la dif.t:. de. v~i\rs...ir divers h1btaons, cailo.u.e _
Vols fiur cells qul f U'ou\;i e ;'r .r.
ContlJdtrnt en outre tju'il t tri~.po'.lbke que Irs drilrec.. tti" 1: o.it a -
donsde'la Nouve'.ie e-Ag.eterre tt d'Etr-ipe, ti ficut cicore re.arddes parl t< ..
fl.ices conutre lefue1 il ell toujotils prtlent de fe primunir et que c e In' .l ijlt
y pourvoir t'lthlamtnent,, que ie co'ltenter coi1ne IleA ont que:utir o'lt i;,.
ct ge'rants, d'bandonner a:ti' cultivathurs .un ccrtaui epoIo t di tdt rr.
iour Ia culture des vivres, fans ,i"embaraflier ii le terrein cit hon i 71u Itle t`-
4-
tive en ciiCet ; exctts encore par kes tircoiiftances nmalheurcul'ks 'qu cnl.uii-
nent, pour un nioineint tu". e homes qi font da is lc Cap et fe cm i-.
r'ois,et voulantne rien n'gigcr rour venhr au fecours de cc.s vrai Fr~mn;ihi ,
nous croyons ne pouvoir oppoter ia remedetrop prompt au deourdre ct ;u p..-
judice qu'a principalenient occaiionne 6 fur diverfeshabitatiwos, Sine.xcution dit
la proclamation des commiffaires-civils du 29 Autre' dernier ett du riglemc i ns
du gouverneur-ge neral -en date du a' Jauavier 1794, dontla prudenceferakt
vain, ,lfi nous n'apportions les plus grands foins at cs fire mettre ah.ec.utln.
S. n ..E. conf.quence avons orJonn~ et ordonnonas; '
'Art. IT AuffitSt la publication de' la prtfente ordonnance', cheque hIbitalt
gbrantfera tenud'avoir et de- planter thur -fn ha~tation imnd6pendariient kl
ja rdin decultivateurs,- favori: .
Dans les montagnes, uni carreah enpa tate par 15eme Ldfes.cultlvateurs"
s'il en a 60 c il aura 4 carreaui: de patates. Dans le terreina o~ le riz pourra-r.e
cultiv toos les habitants et grants en platittintt igatemet u cuarneaiw ar
quinze cultivateurs. -:--' .' ,, .
lndpendaninmentdc ces no vivelles plantations, i lera pointed, d.uis le. W.trrtita
qui ferouit frais, un carreau de .o: roues ou blanc&, r ~i.t.:i de di':., &i!a-
teurs par carreau celdi qui aura 1'j cultivaiacur., ,aura d&iatr.'atuij t-.
Dans toui les i.'rreau: de puli it lerapkplait d wi, ai' par dwi\! Ion.
Daus toutes les plainest arrot1 Ales l te .plantc e pl^: t pl.lible aut,;st d-2
carre'aux de patates etde pois quilr y.aura d .iOCemI de culthivtetri:._u, idpeu-
dammentm deces plani4tiois ,les propritaires et grIlt t dks fkil rs.piF iat,
.eniapoct pautates., tout s.:is dicvihiAns/ ies canries..ue 'Aun roulcra eCt arroalbles.




-~ -- -a.


( 2,)

ner J'ordre da.!s tous les quarters du Cap. Vous recevrez furement par la
Venus les process verbaux fits & cet t;gard.
En lailtant cette tiche au gouverneur, je vals me border A vous faire con-
:zAre les hon:mes qui, dans ces moments d'infurretion et de troubles, ont Ctt
dh porte en porte pr&her la reb-l:on le pillage & le meurtre.
Avant de me lire, interrogez le citoyen Defagneaux fes officers la de.
puwation du general TouTllint & le citoyen Hennique premier aide-de-camp da
gouverneur; ils vous dirornt, Citoyen des verites qu jufquwa ce jour, vous
ont te caahlies. Pour mio1, ma tete dut-elle tomber l'ihllant je vous diral,
je vous repeteral, que St.-Domingue, don't tousles quaitit-rs, foumis a la RE-
publique, annoncent in retabliffement fi prompt & une profptrit6 ii prochaine,
eft perdu pour Ja France, fi vous o'y envoyez promp:tene:nt des lois fiveres et
des forces pour les faire executer.
Les hcuniLes qui en font reftts poflefleurs font acroutumnis aux crimes, iJ9/- -
seur la patrie ne fnt rien Pour euXa, comptez.y hben.
Comment le Cap ferait-il came & tranquille ? Comment fe pourrait il que les
lois y fuflent excutees & les autoritis refpecix es, quand le moteur de tous les
maux de St. Domingue auteur de wus les crimes qui sy font commit, efl
danrftnfifin? Pinchinat qui, de concert avec le traltre Mounbrun, avoula.
nafralincr Sonthonax. 'Pinchinat qni d'accord avec Monbrun, a dit-on, vendu
et livr6 aux Anglais & emigres, ,I fuperbe ville du Port-au-Prince Pinchinat
uli, en ce moment n6eme fe latte encore de tromper la France & ne traint
pas d'y porter fa te:e coupabe,.
Voila le cri de tons les vrais r.publicains, de tous les hommes honaetes &
cvrtueux qui, n'oublient pas de computer, pour quelque chofe, la profpirit6
d's 6tats, et de lier cette profpfrite avec Ie bonheur des peuples.
Je paffe anx dilpofitio is prices par les fatellites foudoyes de ces hommines qui
croyaletit !a Republique aniantie, la France d'vifee & la Colonie a leur
pouvoir,
D&s .qu Rudnrigue fut arr&& des lommes profond6ment pervers fe port&.
Yrnt dans tons les quarters de la ville & prifentrntrent a un people trop facile
A Egarer, cet a6le, come un attentat fa liberte.
Des com:nmffaires de quarters etaient nommes et charges de la million infame
de prtcher la revoltke, alimienter le dtfordre, crier aux armanes et defigner les
Luiomes qui deviaent Ctre facri.Cs.


,a^ A- An K -









SUBVENTION D E DIVE Rt.


MOIS. HABITATIONF.

Germinal i2aAugulte
Thermid. s A1b Jacques
Pluvi6fe 25 Bigrer
Vent6ie 3-Bouignanc
ditto Io Be:lay
Meflidor i Brochet
ditto x1 Brancas


Thermid.
Pluviofe
Meflfdor
Thernrd.
Vent6fe
Germinal
ditto
ditto,
Meffidor
Thermid.
ditto
ditto
Meilidor
Thermid.
ditto 2
Vendem. :
Frimaire
Meffidor
' ditto
Thermiid.
ditto
Thermid.
Pluvidfe


Bonnet Char'es
lCaimir
Chaire et Matel
Caillot J. B.
Darragon
Duquenot.
Doueet *
Dupre
Delaire Charles
Dumay
Denihaux
Datty
Perdinand
atinme
Fanayere
Goinbert
Guilbaud
Golard
Guibert FranBois
Graveteaun
Guillaud
Guillaume
Roffinan


I ~. I


12027


sil tSos. HABITATIoNs. Pot,.9.
- I(-------,------.----- -=----- --..--
.c De ia utic pr I202rt
0 Pli.'iu1l 4 Jacqueb Lup
7IV\entule 2 JiLer Shj 40I
SMedidor 4trib cadet 40Z
4273
6 Venu4e 4 Lefotrt i386
7 Mellidor jiLavilautfevre 46z
ditto 7 Lattigny -uvre :ot
9 ThruiiiaM. 4 L'Evill6 407
j ditto t Lenieraude -^y
3 ditto i3 Liclelle veuve 6S
2 IFriuaire i Math'de 1087
r Germinal 15 Miarie Jeanne 9mr
7 Prairial 30 Mtlhieux 239
2 Meiior 9 Mere Charles i774
SThermnid. 4 Maillor 76.
S-ditto 213 Mdance pFre. g.36
Mellidor Plaideau Julien 829
7 Thermid. 14 Philippe +3t
I Germinal it Rouatii 6
i Mellidor x5 Roubiou-Touflaint 9-2
a Thermid. 4 Rotllie Franiiois 59
Germinal ix Sezer 92s2
\ Meffidor *x Seguineau 329
3 Thermid. 4 Sozeau no
Frimaire 7 Thimot6 2t 95
7 Meflidor 14 Vincent 399
Thermid. 7 Valois 304
ditto ax Vikuire 06
; ditto 22 Zaire 544
i Floral 7 Subvent'on divers 3095

S" -"5500i


C A FS S A IS IS.


Gerrinal g2[


f* 76
IRECAPITULATION DES CAFIS.


Du 31 Juillet au 22 Septembre
Du t Vendeniaire au 4 Fruaidor
Subvention de divers
Caf6s'faifis


Totaux,


I 23,966
253,-88
433,oo7


438,317


794.
L'an 3.
ditto
ditto


.








( 92 )
,omjidcr&nt que je fuls refponfable, auprs de an c )vCenion national et de
touted la r(publique des foins qu'exigent des foldats republicans qui, depuis it
longtems, gemiflent loin de leur m&re-patrie et que les devoirs de ma place,
im'obligent de prendre tous les mny ens pofbles pour venir au fecours de Parmie
qui ni'efl confine.
Confidrantr, de plus, que pour 6viter la detrelfe du foldat, 1i eft de mon hu.
itan tc de ne point trop preflurer, ni trop charger les citoyens habitans propri~-
taires qui font reftls fidcles a leur pofte, iur leurs habitations ou fir leurs anciens
domiciles et quil, conformement a la loi, payment la fubvention, ou quart de leurs
rcvenus.
Confiderant enfin que nombre de propriitaires font abfens, lesuns emigris,
dautres parts ou pour France on pour la Nouvelle-Angleterre ; les autres r6-
fugits dans rifle de la Tortue qui ne seft nullement reflentie de 'infurretion s
tous oes propri tires abfens ne font d'aucune utility a leurs pays et leurs propri6.
ts, its n'ont pas eu le courage de fupporter les maux qui ont afflig6 1'armie qui
garden leurs poffeffons.
'VA 'urgence do moment ordonnons, pour jufqu'au moment ou Pon aura
ies$ fecours de France,
xi Quc le tprocureurs et grants des habitations des perfonnes qui, quoiqu'a.
v-ee on conger font parties pour France pour la Nouvelle Angleterre, ou un
pays neutre, remettront entire les mains de fI'dminiflration, le dou revenuaen
denrdes, apportenanr audit propri tire abfent.
L'9fficier de l'adminiftration du Port-de Paix, donnera folt lettre de change,
fiit reconnaiflance dudit prtt du 4 de revenue du proprictare et fur cette reconr-
naifrancec, il fera ftipue que cepret A it& fait pour les fecours et befoins de 'ar.
miee, I t Ie gouverneur-gineral y mettra fon approbation.
~., Tous jes procurcurs et grants de ces habitations aurontavec 1adminiftra-
tConi un compete ouvert, fur sequel fera infcrit Ie de fubvention, le I des culti-
vateurs at It de la faifance valoir dont n juflifiera ltemploi.
3. Oua.nt ccux qui font, aCtuellement, rlfugics dans I ile de la Tortue,
at don't le domicle et les proprictcs font dans les paroifs de St. Louis du Nord,
at Port-de-Paix, et qui n'ont ras un age de plus de 6o ans, riflichiffant qu'il eft
ele Iur honneur<4e dfendre leurs propri tss et foutenir la republique.





- '~- -Y~


,p i.,,e '"h- "'


dTA T des tb ath,;.s] ^..,./hj i :: a..... :. ,..t.


H AIn AT N S.


Chabanon
La Chevalerwe
Mignac
Lablenaye g. pXc
Labltnaye p yp'a
Bellevuce
La Chapelle
Dureau
La Baron ie
Tabarie
Garroye
Walh ^
Montolon
Detouches
Lefeiamnoli
Cafiellaine
Champin
De Beynatid
Durecourt
Bullei
Bremont
Total,


P. DE CAN ID(PrCts qui -
(g sc 03 exiffent lur ,


5' g :1 Therat. 4

8 8 I-o

X.o 6 4 3 0t

o10 0 1 o
4 1 S715 i "Aem0. 00o
5 3 6 3.1446 ide u. 18
6o3
12 4 40
14 1, 66
3 > 13 3 TL0oo
7 6 3 50
61 o a 6 .21


15,47 liv.


- Pour achever de donner la situation des fucreries de la parties du Nord, i
Plpoque ou mon exercise & cefle il ne me refte qu'a Joindre id, N1tat Jes ha.
bitations fequftries dans dpartemcet de 1'Ef. Void cet ctat :








--J


Mti;~LItr
4-
~I
~J 1
-~ I I
I
4ILl>


-


~86


- Aiw-








ETA4T ssfucreriesjfiquefiejrs ar dc'artemext :lCe,* Pt Is t npf
venants enirgs da:s .s magaf.is de la ripkl:.u't Cf ,aa is ce I -
ltore 1793 au 22 S temre 17949 vi:ux ji
%Jt t4 1 ,' 1 7 4 1 1 .. ..i. ...


HABITATIONS.


FoRT-DAVPHIN.




JC 4uEZ
Li TRotr.



Li MON ADE.



,Moa i .



PETITE -ANSr.


Collet
Croifeul

Chiteau-Renard
Pardieu
Sauvage
Thomas :
Loup& Dufr fi-el
Choifeul-Muze:
Achy
Lombard
Corbierg
Waf -
Charitte,
Charten
Baudin
Madeline
Saim-M chel,
Des Pires
De Menot
Lefevre


tA I tr x.S


2.s L'etat des ficreries qui exifait etade cells r-ablies, ainfi que l :rv r'
venus depui le t Vcndcmia r# 'an 3 jufqu'a i :reil jour de 1'an IV.


11it


DENO.rES.

c" si.' oP.

,',7# --eite.,
395
9 126 41
3690
.993.
4638 54
61679 333
r3986
82612 4)-1
18360 44
1776
540
8221 1t048
,875 758:
77 9 ,25 9
37267 36


352
356
33 7 385

635623 7979


1U F O RV, VA, F't"N 1.

D e epuis k to Oc-
f re r gaij roM.i
d 94 e unail_" dtLi
Cdp lie receviit de hI
partic de I'Et ,iuc'
209 l, portion 're\ Clailut
98 aux. pr1cri(. t. es ab:
94 fens oun '' n reprv-
127 eitt s, et "cile de la
59 fuib'-nti-o.i$ le au-
;',. rees acuii p:r'ts rtf-
141 talent uell aitl,'r
141 Iuine alxz rcgigketurs,
8i po.rt ponr\vv: aux
io6 frais d'exspkoition
59 et 1%autre dlux culti'
94 vteir,,.
g9 Depu9ls ic M.i
'd o n Sc-ipt. 1794, it
6 xoo ces deux parts de re-
60 venus feraient vcr-
zxoo es a I'aduinifr-.-
I12.; jtiui,et payescomii-,
i tant par le tr.for J,
1 PEtat.









( 175 )


Lett,'e It 'Pordomat ear s la munitcpalite du Ca jur des pro os incendiaiter,
tendants a iegarer 'cpinion fublique et J exciter des troubles.

SLIBERTL. No. o0. 4ALrrITi.
L'ordonnatenr de la colonie a la municipaliti du Cap.
Au Cap, Ie i Frrimaire, Pan IV de la R.. une et indvinible.
Citoy ens,
Infiruit que que!ques citoyens, de cette ville, parai'tent utre iquLkts figr tie
livrdailn d ddenrees coloniales que Padui-niftration de ce dipartemuit a flute ii
une partle de Wequipage de la corvette la Venus et que beaucoup de prrpu
hicendaiires fe d~bltent a ce fujet je m'emiprefle de i ous crire pour prutiver
a tous les homes vertueu. figes et amnis de Plordre que je fuis jalouix de
rendrepLbliques touted les operations de I'admininiftration et de former la bouche
impure de la calomnie.
Toute la ville du Cap fait que Ia corvette la Mufette a fait entrer ici et au
Port-de-Paix ,deux prices; qu'elles y ont 6th vendues; que le product de feur
vente a ktid'environ 50oo,000livrcs et que, pour ne pas laiffer enlever routes
les gourdes du Cap, it a ite fait, par le gouverneur et moi, une ordonnance
qui defend le payment defdites prifes en efp&ces et enjoint a P'amiraute de ver-
fer au trifor, toutes les fommes qui proviennent de leur vente.
Aujourd'hui que la juftice et la reconnaiffance nous impotent le devoir de don.
ner un a compete, au capitaine Defigeneaux et aux hommes de Iequipage de
la Mufette aduellement fur la corvette la Venus, le gou-verneur-ta-donne
'ordre de payer, a ces mnarins que nous devons tous cherir, unm fonimme de
73,oo000o livres; mais toujours anim6 du defir de coop6rer au prompt rc tabliffe-
ment de la colonic, et au bonheur de tous les citoyens qui y exifteut, e chief
mi'a enj~int de ne payer cet a compete qi'en denrees coloniales, et e'eft ce quia
6t6 execute en fucre brut.
Aftuellement que j'ai fatisfait au plaifir de vous infiruire de ces circonflances,
je vous prie de donner la plus grande pub'icith A ma lettre afin de ne ricn lair
ter I defirer a mies concitoyens, et furtout au citoyen iaytnard ( ci-devant dtt







( i87 )
It nt me refte plus aauellement, pour ternuner la tiche que je mue fui i.,
pofre en commengant ce mwEiOre, qUe do donner connaillance de la iltuiatin
des habitationtifqucftroe de'la partly d4t Nor4 et de 1'Oueft de St. Domingue;
de la progreflion'des fucrcrie, 4o d nmoMent 0o le gentral Laveamt% et mol avoisn
fait ntre rifiocance.e Cap, celui oui j'ai cel6e d'ctre ordonnatcur general de
la colonie; de fire connaitre l'tat des revenues des lupreries, caftries d'indigo-
teries, et cotorneries du Nord pendaat I'an 3 qui font fous la main de la na-
tion ; de m6me que ceux des fucreriesjufqu'au 4 Thermidor de Vfan 4, et un
apperpu de la situation des divers quarters du Nord. Cette operation me feir
d'autant plus agreable que je rendral un compete exa&t des operations de Pladmi-
niftration de Srt Domingua, prendant mon exercise, et queje prouverai au gou-
vernement et a tous les ripublicains que le g6ndral Laveaux et mol n'avons pas
perdu un feul infant, pendant tes troubles Interieurs et la guerre, pour rame-
ner les cultivateurs a la culture, les y fixer, re tablir les fucreries du Nord, et
rbpondre a l'invitation des terres prdcieufes des planes, en donnant, fous d'-.s
mains libres, unc nouvleHe aivic t agriculture' -


',- ^ '- *-. I.








. : ..' .. .IL It, -. nL IL....' -

d li C .'ii. ,*::.J d-v,_irs -,':r, -Lf La p1lEc, dtcl'ca- que Ia convention nationlme
ii:a ,c'-. 'e, i, ne t, pl-rieiCtenit pj, d(- girder ie iieice fFr l'i::r ul.o;tin;,t:on ,
Li ctn,_!w cr'.z-s,, le!e de cCu: quim dt.vrAio', t1 6,.on ,r plrcifqes at rons.,r
(tat., Ctes- -m;esc 'ia ... !.tniio t:x autlts qul en knit Its orga':.es.
Je ter,,,. c" dri pouiat .vr 1 i-_ _.n v.. t ', y que. (~h.lCe jun el r( nouvee k-r

r.- ,,,.r It ,.,a- tri.p cr c?-. d,. Sd.-E'.+, t i.e pour AfaIre koaure
dt! idcc" .u. 1i .i, tuA'e t'- c; -._' 'c pt.vir r,'-pre.i du dtlfordre, cufeii
fu'r1 lul iroe t o oi*? tkb e, no iexevrs la npat. Cg vrds dh\rs je ?] Sous ie a IeU I .tI ill
p .itr !e,': nr._n f al" c u q ui-*n-rak ut fi 2.LnO.; pir tie an m oittp ..r

*1,r,;. ', Lo..rLitiit:u.i; ,-. On a fit neiiter Ia r( v>l t pcrp'Ctur
]t c ,tr alh eLeidt.ttu les qui'irOcrs qu npeildcrnt d Capr.
Lu-, ,'- -.aO.iIl a silh'tvoen, qte IRodrigtiuct
Le i:.eridpr p, res X a initr-t Chiovciir titn o odrti.e :
tL'B:i" Oe !.r'-n .l. u<(un .tm'J. e Icr;. re meant des trtupes franchesL a C.j?
aoft it.- s c. enup c Id !o, en pIt. 'a:n.t I inlcperinl t.ce, ei loutlLuMit -la Ir-
tL' el ci<'.:t la Ci..l' I edun G( u.evrneur ,ide l'Ord0onrnteur & dua
It,."D ic 0L.tt.t, tcouilla:idxlft la curvett Iat VcllUSc.
fuur-nrrc:cr t.rles progredu i al prvenir les effects funefles Ce's "rro,'" tEd
tLi .. dl. R''JJ. IIK r, c g vzr.t-ur cr,. 1 c k tile It niettre elln at d't, rel.it,.'t
& t !ie tf o ..r par d.vant voLinS po a r:'.._h' .l"e tid e itt ctoi du e.' u. i" -
li 'i itn e u le i i -ilL a pa ts irt e di;..:le, de 'oil C ci tbarqueiI'it. -
Le Ljour ec,-. rei nires alerts cAv.rariait dipuis 'oi-teltlS, aut) Ci -
tiloti & Ie- trt dCi. ititeursd une hordt qui, jufques a, prilfeait avait t
b i,.L hi '. :,t it~~' .Jat?,ni e i:s'r'-".. d i v l Ii irar du d Lrdrc. -
e..rjri i e lU itt r u e a& u n cette lrdt, provoque parules %oi: lcs
.. fJ'i i'.. l. xc.f.'- d. e d-'tr re poUwL de- uitur dlt de ia'Rlcp&t'U'-l.
ii .i-ie. l'xl'gic tit rr au i;h dtf s i.:I lit ,
Ik '. "., i'ur dIa d cti.,'^t .r rc' L Ia 1: ic' ce & di cn,-,: ei- f_, n tour,
I. & k -* ; !;iil t1 .^ .iaK ,e Viu pr. icl.lit.dt iiat ilii tuce U ,c C '
"., i ,i_:.I .te it d e ""dr e



Sri .^ ;'..L 1 y -1/r'r. Enfi Todre ,
SgV t. -1 Vi g e IId ,I-' f, t -t 'e 'e o I s rdi l y ileur C A,
.V -".a ce do .^rl% p. ;rd. tr v l r ia., cc &u condu.t. au. .-r.
,. h ce a2, .0 ,J to ,,,._. l- CS-r Lc n i'.,,;;;c,, t & conduit au x. re s.










Un autre trait4 fei a. i.)it avec *a minne pii~ c, >our r\, de la Lo--
tlalmne1tous eIs bois neceliaire 1. a iontruioun de. L, bi t'. A i l:o3,,
tilles et bourgs de St. Dominigue.
Ce fcond traits auraiL egalenmet Iktu pour di:N v,< et ir,. .a i' ,.
ne lines bazes de celui relatif atx mnulets.
Pour acc6irer le rdtabiiilement de- St. Dowinigue, I'admii:ui-atio .lul .
toujours de grands chantiers et beaucuip d'ouvriers en tous genre zet lca bn.ze
habitations, qui ne ponrraient thre r~tabibes par leurs piupr~rtaircs o0i le ,oi.i-
nierce, feraient relevee par elle.
La rigie de ces habitatioiis relterait a I'adminifi'atioii juflti'au rtembAuitrfc-
mient de ies advances quand elks feralent fuoldes, Je pruprictaire du Ibeun ca
feralt, de fite mis en pollellion.
D'apres f'avatie en nunmraire que la Frnuce ferait a St. Domingue, e 1*-
miffion du paper reprifentatif des efpces j'eltime que la umcre-patrie puuran a
Sentretenir daris ette colonies, aflfez de forces par terre et pAr mer, pour y
entretenir le bon ordre dans toutes lts branches ; et que les troupes, les ouvrier.
et l'adminiftraition pourraient y etre pays tous les mois.
On reconnait alfement qu'avee ecs moyens, tant en troupes quartgent, la
plusgrandc parties des hommes qu ifont ea ce moments, arms pour la dfeniif
de St, Domingue, rentreraient a Ia culture y et que les travaux de Iagriculture
augmenteralent coufidcrablemenrt.
Si C priv's des fecours delay Fiance, n'ayant que peu de troupes europeennes et
fans gendarmerie, le gaZeral Layeaux et nmoi, iommnes parvenus a ramnener 4
la culture beaucoup de citbyens qui talent errants, &c. Si depourvus desproe
miers moyens'indifpeniibles pour une grande adminifration, nous avons en le
bonheur de retablir une parties des fucreries qui avaiient etd raf.*es et incendiees
daus la,partie du nord; i enfin ,-malgr6 les troubles iitkrieurs et le flqau
d'une guerre cpitiltre et deftrudive, nous avons fait affkz de revenues fur les
Shlbtaktios, tfqidies pour pourvo.r a la fubiiflance des troupes, a uic partic
de lear entretien, t lutes ks autres d penfLs, pendant trols aim.es que
lie fera-t-of pas acc l s niu er.s que j'indique ? moyens qui augineLnt.ront Lo.i-
fiiJr.tbkcniit, par I rellourcts des habitations qili faithient des revenues quand
j'ai quitter cette cuulit'; pa.r cells de nouvelles ficrevits qtii auront itd r"-
M m


-.-- lWNlARillbaM








( & )
:-i k' t I.(eill4 roua ts oy nsde pre\-ensr Ie general Pirre-Mlichel,
d1 La condultc riminc.le de V Ltte et Je tuul fes "cmplices.
,J. \Villatte change to.?tes !es cofign et deftitue Leveill de fun comman-
q..njctit de la place.
6 N. Villatte fait co:n;iiander IIun pi.p,ede j: ho:nunen, piur arrL:er le colonel
Ltvei'1(.
'-'. On !it aui dJn: cctve d1'. c:raiUn qu'Ai;ccy c.pitaine au premier r&.
g:;centr, obferva au colonel Le% &;! qu'il n'Itait pas blanc et qu'il n'avait pas
Cefoin d'une eftorte pour aller dans les rues. ( )
do. Dc's que Villatte fut que Ie gtenVral Pierre-Michel avalt beaucoup de
ropese, pmor marchl," fiar le Cap et fire furtir les a "tercs de prison, iI deviut
firieux et domna ordre, Rodrlgue, de fire batire 1a gi'rde.
QOie, damile meme inflant i fou:ia fur Leveill6 avec fes deux polngts fer.
1us, eno lui dilant, qu'il 6t.itt un r it:rat et un brigand qui s'etait entenda avec
te coinna.datii Pierce-Micdel, :uilli fcit rat ec brgaiid que i et quil donna,
fir le champ, lordre de4arr-tLr.
9o Que Leveill fte conduit la aLfoat d'arrdt, t mis au cachot, par I'ordre
de Villatte.
to*. Q(ue Villatte, aprcs l'arreftation de Leveille, fe rent.it, avec un fu'
detacthment, a f rJfenal pour y fiTrprendre le 3e regiment; auis qu'il trouvi
ce corps fous les armnei: il ne hli fat pernnis d'en approcher qu'en s'y renda:.t
feul ,et tous les officers et old.its demanderent que leur chef leur fut ri'dti
t1. Que Vilatte fit difltibuer des fuiil et un p':ce de canon, n tiremien
regiment; mais que voyant Ie 30 regiment tr:s mecontent decette diftributimui
Villatte crut prudent de ui donner anfli des fifils.
te. Que Villatte fit fortir, des cachots, ie colonel Leveillt le fit enteer ,
enficite ,dans fa chambre, et que 11, en presence des fat&eux, ii lui dit, qu'il
fdlait s'entendre enfeuible, parcequ'ils feralent malheureux tout leteI s que les
nob'es les coummandera'ent.
I3 Que Vill.tte s'el oppole6 ce que LeveillI rejoingne bfo regimnent; que
des ordres furent dniiis pour f.are ctitrer, dans 1'enclos du grand quarter, les

( ) Cet observation dtrit biti, fbite pour minn~antir tous let b!ancs qui, depuis longteos,
ttaient Sains ries,


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7I. Cbailleau
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V e. Laru:aut

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ItU0 8,ooo De tussi -
, b- toot uru


,i,5o 600 Chatard
.2,5v: [p., Dvivier
1 2,0oo aoo Lejeune
5,ooo 0 ,'o, Portier
Looo s,ooo Ilabadie
,ooo ,ooo Vergne
. 4,000 ',ooo Dumont i
14,oo00 ,Sooc loulin
14'0,ooo 0 1 Monjtares
3, 0 t,ooo I pieboreau
50oo 50oo uliani
34o Soo LaneYCastel
oo hooo Vve. Demorder
S45oo 00ooo Dimortier fils
S 6,000 Vve. Prreot
4,000 1oo S. A.mund o
z ,ooo mtr il

R capimiuladron 1


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U, "


19
75

18



$4
16
130


8
*5


8


I


518778
' IS


Vu par nous ordonnateur de la colonies,


S. o




5,ooo
9L.000
10,000
4,ooo
idel a^ooo1

%de 000
35,ooo
3,ooo
35,ooo
8,ooo
5,ooo
8,ooo
*3ooo


Je viens de donner 1apperju des reventis t.de a rcolte pendante, des habita-
tius frquefirees a Plaifance; je Qonne id, un autre 6tat des cafes qu'ellesopt
livrts dans les magafins do la r*publique, depuis le, 17 Gerainal l'an g, ju-,
qu'au 4 Thermidor fan 4 duquel it refuke une recent de 24t,169 liv, de caf.
Ce qui prouve que ce quarter a rccommenc6 i donner des r
ftat d- s cafs des habitaious fequefiries dalns e quarter de Plaifance et des
Atventiws verfcs Jans les magafins de-'adminflration ,depuis Ie 17 Germi-
nal Pan III ;jufqu'au 4 Thkrmidor P'an IV; aintf que des denies reflantes,
4 la dite Epoque, tant fur les habitations de la ripublique que dans les ma"
if$ns de l'admin;ftrationw.
Du 7q Germinal i'an II jufqu'au 4 Thermidor lv.
de tian IV, les habitations fqueftrees ont livre' 16o,588
Les fiubventions, livrkes depuis le 7 Germinal l'an III
jufilu'au 4 Thermidor de l'an IV out product 56,88x
11 rellaitdans les magafins des habitations f6queflrkes, ladite Epoque 17,20o
Damn les magafins de l'adminiftration du dit quarter,
i$ exiflait, en fubvention # la mcme 6poque 6;500


Total des cafes livrts
Vu par nous ordonnateur de colonS!e


241,169
PERROUD.


- ooo

-2 ,000
8,000
$oo


25,oo
2,000

2,000


4,ooo
3,000

3,ooo
2,000
5,oo
S oo


S1367500J 13a8oo60
PERROUD.


,+


f-


I


I




C -7, 9 ... 75,w ...sW .e _


( 60
E ''trait ,u pc',: rit- .': Lt Co~mmfln. i i, Td 14 Prarhd i Pan dqutatrtmr de
la ripublique Franpaj&.

La colmiiflion infruite des bruits rpandus par les ennemis de la chole pubo'l
ue tendons diicrediter les Bc& mis en circulation par Iadminifltration gene-
ra!e de la Colonle, prcLtldcinerint a fun arric e a, en attendant qu leis circon-
itances, permettentt de rembjurfer lefdits .0o declar et arrcte ce qui fait :
Art. I. Let Buns emis par l'admuiniflration g&!nrale de St. Dowingue ibut la
dette la plus fucreedee la Colouile ils fount b L I t.;Ls fur la fai pLIbliqu; i
front renibourfT de prtf rence ia toutes autres dttit3.
Art. 11. Lt aduIiniflratioib recevront pour coptant lefdits B&os, pour tootci'
fortesde payemens bit loyer, de umifon-u i fit droitv oi fbveiention ,&c.
Art. III. LelilitsBons front de uiiie re'us par fadhmniitraution dan lts vente ,
d'objets appartenans a la Republique.
Le president de la Couunifllon, SONTHONAX.
Le fecrtaire-gencral, PASCAL.
Dans mes r6ponfes ausx pretendus griefs centre Ic gncral Laveaux j'Al dit p-
les prilbnniertde guerre talent arrive ati Fort-Liberr voici une lettre qui
le prouve; dlle eft dcrite parles nitunes rebelles a la tmunicipalitE du CUp.
V'envoi des griefs a P'erie-Michel eli datte du 25 Germinal et cette dernierc .
et diu. 6' -

Extrai kds nwiut: Jdp ats ae grffe de la municipaliti de l vil tet banlSse
Sdu Cap.

'rrt lV'l.atie ce 26 Crminalt an lV de la KR. F. une et indi'ibIlc.
s it c'taps t.:;<'; ./ : la partie de l'tEj, aux citoyemntair t -oftiers fa.
nicipaux dc lei ville du GCap.
Ma.iitrats du people ,

Nuns tet:ttsb pulir certain que nos fi0rets,qui gmillaient depuki tres ongtem;s
da.l(s priulisde la Hav.in:e, foni eifinii.rrii s au Furt-D.,auphin depuiL dcux








(-5 .

C" hi ero) s t eI (L -X tri *
L'xh en,,bne. s a..ipec t : 0re confl ita !.0 nee l.1

Sur el i e i 1' a lur t l hiI r i L ; i .. i ~U ,.. (;1.P..: Ie
pj,,Tt dc d tt ue'rc tt]e ,.re prcit Ie.lt rl LI r I v h-, a. :.. .** .
u" Io s c dI ttre z :.'s .:: L e t fa;J "...- *e s. .;. -
C' ,. hl.Jia:,l- de 0 CUt d ( LtA I dd .' 1.. .
: wDix 'llz3i dc Leii e 'Oc&J;-r du qui ... ..1. u .. iTA
pu i m.etcre U1t dV to:. de Gai. nte en rvo ., -, t "; r14. ...
le Ariocaine s adeie,,: vt o'luure::t:; en:. :!. :.r.re etn g'rre coant'e Ie
4 youivremt ur etkt. tro! -01ptLi. o.reA LO U < IL ..1 <.::t; r...:!i k \ ..lJ ce
a ainip, ne ureiit ter t enreple : .u: dec c pbL "..- qu .. traui e1.1 traai!r





tres ionunes due ciuledurevu.eliit toujours temus 1en rvi utect pour5 a alludiiiej
les LLucs kians les paroifde. du Por -Pu, e& dI Gro,-M.j'ne. Dc'eire cap
pour rtfipler, par le armnes, u rotp ~ rcpt blicanes qui aiuraietcsu les ordrl .
de Iuarrter-
Le Gros-Morne et les hauteurs du Butgie farent aurii en inforre aion par
Le;aucoup d'hoinunes de ualkiuri qui croyaieiit ppar leur,, mano-rovres ordinaires,
intiinider le, buihu republctiiib et caither kurscrimes, fbt ine mitrrii o cc'oi gent.
rile6 dans la parties du&t Nord,
Touflaint-Lbuvi'ture fit uneproclamation qui fcrt ,ppuye pardes braves r-
gimens e Yoi dre fe retablit.
Les honies de coudleurI foiunis aux loUb et amis de Icur pays fe runirent a
ces troupes avec 1 ittrepide Defra% ime^ et forcerenit les plleurs et les affafins de
fe thu1 er,
Enfi,, :, mnoyens let plus f.igef furent employes pour rctablir l'ordre dans tou-
les quarticers que 'on L.viit eflay d'inlirger centre les auttoritesquiveillaient au
falut de la partle du Nord de St. Domingue.
Come l'on ne voulait pas co:fondr innocent avec le couple ni r6,o i-
vlk-r les horreurs qui ii'int Zte quile trkp iuvcnt ex.rctes. dans cette par:'e
AII










La part des cult'v.atcurs era pay,. en pJiC :ce d"'u j~3: 1 x et ..-.-
poflA de I'adminiftration a tcus ccux quia uront tA'. vl.
Ce prtage s'en fera co:tbri,.':...;:cux ar ic.s 15c 16, ,t vu t.e l are.
declamation du -9 Aunt dernier.
La part qui appartient ia la rpublihue fera verl'"e dains hks mal:dtidu r'po1
d: t'adnminiltraioun du Gruos-.1orne, qui en do&Aiera un rec, pvve ei t ...-
n sinlitra'on dit Port-'e-Paix dt i 1vrera une reccunaraAli~rce reJs ,tue s fitn Iua,
41. 'ordoun acur-lv`l et du ret;c. ." -e ia fubventlou.
Le prefrentrJglnemeit fera p.li eCt :,i., p:irtout oi beioiu fera, daes la
paroifle Ju Gros-Morne et Idpe.J.ince ; turegiltre :iux greffes des LmuScpahts
et aux bureauix tIde Jad:ninit1rli. n.
Les conmminauds en hlief et le prj-oe ti de PadmihniAraCion au Gro-Merne ,
icndront !a main a Vex.scutlon du pe iCif, chacuni en c qti les concern.
Donn6 au Port-de-Palx, le xzJuillet, 794.
Signed, Er. LAVEAUX,
Pour cope confuorme, PE'ROUUD


II ne fuffilfit point, au general Laveaux et A mul de porter nos fomis fur la
fubfiftancejournalire de l'arn'e, ikous aurions mainqtii notre but fi n:ous nvus
&tions bornisi aie feul objet eTeniitiel; 11 fullalt de plus ,aflurer le pret au!: ibol"
dats et un a contpte, t~ut les umxs, aux o,!i ers de I 'ime. l itait de l plus
grande conilquenCe de remphr Ies maualuis de Ietat afii dee e ps tprou
verlesshorreursde lafammie. Lesf'rtifications ntcelfita'enr de grandis r6p rJ.
tions; le blen du fervice exigeait que des batuemnts legers fullent a'tI..ics i
1'admnin"Llration, pvr tes traiires .JeL provilfis et muuitm..e long de- a .a:e,
airll qtie celhi des dercs cousco! d.vis leuient porCer otre
attention fur le r tablillemeut des habitation"s qui a.;e:St te6 ia pro:e ies flmn-
ineset autres fl aux. II etait urgeut de chercher les 1i1.Oens qui pikt faire
&erfer du numu r:ire daim s 3e trdfor mvational afin de payer, e% aemenut, la por-
tion de dcnre e qui ippartenait aux cult6v-ateurs; car ie iuiudre retard aurait
pu lis dt:acher des travaux de la culture.
Gg






( t )
Daais tcus les trzj i LaLitd:.: Gat rIcu dcsor;- pat ick atIi.i'llrattur1.
pour cete plarie ii prSc.c-ufi.
,*ou1 mi',]nlrliflr.ation de Marluis, St. DzmA:tgue a en de tr&s beaux che1.nins
tel que celuil de la ravine du Limbc, et autres ordout1n palr ce grand ;Mdnu-
niirat'eur.
La profprrite de la Colotie dem.nde Tes I- pour les pLon:, tclu-'s -
lna::, I'M,-. deaux, pahies de rivieres ipmu;;, grades routes, cheinid de
cWn..... 10, &c. qui IutreCfUl.staleut ine source de proccs nturnivnbs.
D'.ri-e PItab!ithli.er.t de la f'da:ton dans l.a ]rile du .'od, d L
dr ts. qui y bt/:cnt ctts.lk, ""t C'tfl le Nuoveirtilre 179-: .I la Itfulbveit'i;: a it crTe ..:r Lc c,;n:u'iio;
thenruP'llt.e.
Le 14 du mn^me nnlc*s le commninirce-cdvil ointio:L ipprouv, et en cr- o
L 14oni;" dunice ""

La flubveition a etd' 6it-ic po;r ftpler a' infiLifi.cc.CC d.s revet:us ordinaries
tie 1'.i.niniflraton ; elle n'a te pergue qu";t tire de prtt 1 5 pour cent dintt-
rots fans retelnuc.
Par cette creation, tons les citoyeus font tens de payer une fiubvenfion pro-
portionnelPe i. leurs f.cultis moblnipircs et iinnobiliaires.
.ur la prepri-te en imnmcub!s, la fubvent:,:: a te fixce au quartde lavaleur
locati e.
Sur les fortunes nmobillaires, il y avait une perception proportionnee aux stats.
Les negocians banquiers et coito ens de tous les tats, exeriant arts ou pro.
f1-io .)b quelconques devalent payer le quart de la valeur locative des maifons,
m.ingat.s 1 cu ;utres togemeus qu'ils occupaient.
Li-. saboteurs payaient, ou devaient payer i- liv. par tonneau de jauge de
IcLitt. htilitenS.
La fubvention a ratfun de la propriete du fol ,tait du quart des productions
brutes.
Cet imput n'avait It6 ttabli que pour avoir lieu jufqu'au x Janvier 1794.
temns oA 1'on devait en crCer d'autres, aflez confcquents, pour rembourfer les
fommies qui auralerit (t \ -rfees, dans les cailfes publiques, pour raifon de ladite
fubventlon.
Cc










Oeced I-giient denaiinda ln c'ToiirAs Ci .
5 Ouel a tenue de ce corp et la la i,- L^ J. :.. ....,.., :.- ,L -.
reflexions a Villatte er le decida I Iaire {ortio on ,.p., : pirUi.
60. One fur "cilerv'atkon que Lech4at it, 1 i!!t ,.- a, ,,: nr:,,,r 7 .
avlit reu beaucoup de car'tuuclies (e le trIilii'en vaJ't I p t U -.; t'
ziand:it on lui en d,3ivra; h nis qui'd n A ifut 7 D's que le co!o: el Le eill e fit reid;lii a u 1c', Cl n ntit-i,. .A
GO 'rard et Defcoubet s p x rhinuer ainlt: : s l ',::,:' :" ',..: c".'I + :<\. :.. r s.:
entr-pren:he il ,tait urgent h-' fire f"adcr ltite a r r (Le
Que ie mnime jour le inot d'urdre filt c1.4nug V lo f1toU, qus
le c'inuijndanit de la place et hi enculflent conmail.'.ice.
o0. Que Villktte 1 dJt I Germinal que, fi Pif r.- Michel u',tt::q'alt p ,,
il iiait combattre ce brigand.
xo0. Enfin que pluiicurs hominmes de couleur dirent, chez V'illItte qu'l att2
urgent de f-parer Laveaux et Perroud dat .'s prifons.
Ces cmjnjurs talent ii fort dans la confiilni qu'ils avaclnt perdu de vue,
qtu'c'n nous jettaut dans les cachots, Foln nous a\ A.h flp:ir's par di.u:: coii'..
Une declaration, non molns forte, eft cel e Ie l g'1I r.d L-vcill; a fai:te
le 16 Prairial, et don't original eft autli dains ines mains.
Elle porte, ix. une relation des iouveinens qui out en lieu, an Cap, le .'
Vent6fe, apres Parreflation des gouverueulr et ordontnate"ir.
2o. Que Villatte refufa de prendre la uoliidre inefure povur reireir les auto
rites des cachots; voii fes niots:je ne veux point m'en ,ihler cl .1 Pl'adft:i.
du people.
3'. On voit, dans cette declaration, la fern-te l*i fagefte et Ia prudence
quc le general Le'eille ae employ ecs dans ces ialhieureuf'escirconitLnce., pour;
fauver les iuorks et le refle des blancs qui talent au Cap.
Levelle d:fehid aux Africains de danfer, dans ces iIomens de trouble;, it 1-,
infiruitsqu'ils font a ait veille de perdre les deux chef qui out confi.er rv Iur li
bert. et qui avec les blaics qui font rt:i.':, ~t St. Do.niiitue I out fi laW" fit
gagner de Iargent et les rcn'Jre lieure:ix.
49.1 Malgrb les ordres de Villatte, les duubti. gartes, es enfor- pei' de
(*) Les .ertubl3eurs, au tontraile, J elint itteressis i fi e r ct-L ?, a'x Alfi.aiuts, kiu..-:eu,
prisou ienui et la wuurt dcs Lh~f assiiatei't leurboilheiei.










C I 0cL, IE0 '.1 E GC R IE F.
", : .. .. .. 'P -Paix 11\.. 'A V1i;'.t;c et tou1 i, ch>lf-. defon aii ro-andl..
I* t* i*.
'i.- -t.*!t L-',:t RJt tt'-.i' k1 et vTrtuny. 061.i, d ne -int rtceN..ir d'C-
., Ct t : le< i d 'ic r d,' fitev; 1l. de L.veu:;x rt' Lu.Ient,, fit p.r
... .- i.. ..r ..'.ce: d" cst r, p ^ qun rques mi ialites q 'e l leur falt-L are
Iv-I .I t It ki r w .r: pl'*e s tUt Ci1c l I:iI'nCtIs d.Le l fidencecoit1eC
, ;,.' t...i L 1oy, iiA1_iey, dti; 'i '" ., ', place r1 d) rin Ti-
1.e. l kut. t.!% L" Lt R.Ioy, ae6finii extcuion d'Og et J
l .. .... qui : c.. r la i,: : i] r l.i 1:r ^' g .,e.ale; et nru ir o' -.
U'.'
LT ji g us t r*?': ht r c t.* c r, ,tre, cpt e ,i : l- princpestie la rx pa-

L A E F1' X I N .. ..
I'EFLi..XION5.
GQ.d tt e w1rk*f..dolventdtre d.Lil parmii h.criics de Rubeferle etle
1 ;uvii. qu'ii s ]j ilrt t fuint de ze niatioi ..
Les fla teai's d'tin 1iouve i peui:.! ,- le_ e dluiturs du people funt auiili Its
plus dat.nci'ex pour la republique Frani'aife. M. de Laveauxi ,',a plus a fe dc-
feitdre dss uijoyens defipotiqucs avec lefiquels it eft deveiu le rle model; ces
prefil,es ueI;fI.,fcres vout prtfeitentuit Uen 1'. apre de la lk-ence qui fe couvre
du miantitu deaThipocrile et du thc rtfpetabe d'ami de Ia I:.ert, ,.

REP ON E -AU C NQI E GI E F

Ce dtriier pri'tendu pri fd ef auffi mal conftruit que tous eIs autres k li diff%-
rence qu'ilfait bien volr i tous les bons rqpublicaius que ceux qti l'Olit i-vent:
de!freut qu'il ne vienne plu, de blanks I St. Dom'1i1tgue.
Les elionma, vertueu:, les haUb'tans paifibles qui ahnentlt riutre conflitltion,
qui out travaille 10gtems ifou cette zone torride pour y avoir ume e.iflence daus
leur ve'.lefle; les artfites, les nrgLciagu qui ypporteii tujouirs aV. et cux fin-
tuflrie et de grands iiioiyei; Ie pere de famnille founJiii toutes les luis de la
republique et qui ,ent fous kut protedion re'ever avec fes enufans, une pro-
pri'etf :ur ~ i productive et aujourd'hui raide et cuuverte dehalliers; tousces
fitoyens i .e' L inre p.atrie et fi iti!cs St. Domingue font profcrits etihi-







( 7')


(endre qha'.d ino.i Frcls a1 pUru. Ce, lfan'it ; ;aI1 1,ricS, qi.i i v, U e
cauverts, vouJal.cnt ibn faire cr a re urs fi-r pa.lbl, -t..-
je les attaque tons indilMlnac1ienr et que eur caic cciimuuc. v,.,.., ,
ie rcvi-e iauLtalt la V;.rrt t1 i |i e nc liS k's Loi uiii d" CL ,'Ir (12 ,
fais aivec t.i:laur le trime gti fe trou\.- cac! dui s l\;ii... L1;,.:.; ,u. ia-
t.s les coitiurs.
Ft-rucz dtirxc vos Utttiiit im ::U rc-l_ Iolmt c3 co 1t w ,.x tc, e ..'... .. *-
(tre colfod'tila a t\ c vou et uie t it ie plt i ut rL ..t I,' t I-.
Cc- citovetis 1Iir.,x hIra:rIt Its pwnitirt a vou. dire que la ju'Li u ..
L'i 'ithlu's <)aS et alu'ce p: r uie nat:, aulh pf'i.i: que g" cu
ou'en to.- a -.l.nt j,,H ir", ef e n'a fat t. \ --i.- tiit :i i;Oli di ...
II.uIL qu voo C eft affur6 par les lo's iiipreItr ptl'ues ,l a Inatu1r- ui,,J qIte la
France qui n'a pu tout privt ir, < w& p]e: r or la rUvlutli, "'L.
1,.CLcr a cUte de ce hlenfdit pr"t1t-ux, in v -u'e aCez pu.:'ilt pyur v C
Ctt".- I fwicide ouivoir d'en alrifer. Ce d t Ct'e le v:uLu de v\--, freres 1'r-
tieu:.%, cetl e dteni, e'e iceti le tout bon c" .i. Des lo', dsl kt
tout ct- que deianide St.-Doumilne frian.s p sr, Ia rPiei n' -.- ..tre ,. g.l !,
de otie .uuilon. et de vote delpoti fie dltit:;deta.
Je uiapperiop que; je j, ~,tend, pdia- qt je ::t, I'o.-a pr< jeti ein come:-
,ant ce mlmoiru ; m iis is y a tant d, cho's oas i q:.:e In ir U; ,I
J m C-arte Ldu but que jetvcux ittl'drie-
Je Liif do:c a dutre i- publkC.in la t~ihe de mtettre fo= .s yeux le
r- ntkCeau de vosi ortsit s ciean:ue aai la loree de vous .c'P:i rJr & de vous
tdre digncs de renirer dans Ie feli de 'a gra'.de f.ulikl?.
E iiin';!onna6i]ue IklCint Jes diiHcrentes pieces qui divent frtr R fi:.er I opi-
iuln gent idle flir Ies troulne.s, qui e fonit renomuetlvs d.ijs la ville du Cap &
n11.Ci dan1, p'd:ie'urs quartiern. de la culonie dpuit, que le g,-\ ern\iietir en a
vtI, r.-ni c au't ll i, Laveaux et 'a t-1i.
Pour IflrnLrudin de tout les cito; cns qui voudront blen me lire je repren-
ura le coLMrs de 'v u:cinens du Cap bien avant le 30 Ventiufe dernier en ren-
So\,ant le letteLr pJur divers fits, Ii mon precis du 26 Germinal.








'7J )


iuoyui LUctuix a' Ic-, co;ditre, I~ la rame ,t ers la goMlette::, hcureuemennt rue
eurs efforts turent inutikes, i! ne pureut fatteindre et revinrent i bord du pun-
tun vers I'entrce ie la nuit.
Le it du m-iame mois, les mcmes Efpagnols furent arrte"s at fouilles par cc

II cx;fle une autre declaration, fite le 7 Germinal, par le citoyen Petit-Pierre ,
C.ipitaine 41un petit batiment.
Ce ditoyc u dL $t que Ie ponton de Caracoie hii i iir utin coup de canon i bou-
let ct lu'une barge lui a coupe le cheihi qiiuiqu'ii fut fous le pavilion repp-
bcain. ,
Sue,fouillW, on li iprit les lettres don't i' tait porttur ,et que Villatte ne lui
IU; fit rcmett Ie que trois jours aiLrs. ( S )
Le citoyen RH1gis conmaudant une goilete, fous pavilion rjpub'icain, fit
aini une declaration le 4 Floreal, centre les hoinmes en revolte i Caracole.
On volt dans cette d claration que, revenant du Fort-Liberte et allant au Cap,
it fut arrete a coups de canons ct de fuils, conduct a Villatte, et que de force ,
on fitdcharger on batiinent.
Uei autre declaration, fate par Ie citoyefi Duverger lieutenant au troifiene
regiment, en date di ty Flortal, prove que Villatte ne negligealt rien pour
failir les papers des aiitorit S ranaifes etkEfpagnoles.
Lea citoyen Duvcrger declare 'que, rtant du Yort-Liberte avec des paquets
pour le gouverner il fat arrete par le can 0t de Beaucorps mis la barre, chez
Thomas, que lefdits paqltets i furent enkr:Ls et qiOl fut, enf te, ,tranfi rd
au camp Villatte oiu il a, t4 doute jours a la barre,
Que peut dire VAllatte pour s'excufer, encore, de cette condnite crnmiiutlc ?
I a fait courier fur les batimens qui avatent I- pavilloi ticulur, counne s'l a tiert
fer vnnemi6.
II 'eft teni en 6tat de 'volie, fibus e ipavillon tricolor.
II a et~ le chef des pirates, fous le pavilion tricolor.
11 fei dfait encore officer des armies de t1 rtpubique, et it fii arrmter tenir a.
labirre, Jai fora fort un vri table officer republican en miellun et charge

) Ezxpdition de eette d&iartti.os t joint 8* pr.'-s.
+* ) Expedhion de ceer puik tit ega4nmenr jointo tu proim.








( 254 )


Le tCicoituL.fces nu':.-yvt p:is pteriis d'e .!,'"r, A St. Doeningiaue des Uwlu-
miau:v ce coijinterct'9 It oua y a-:.:b }fih t' luL..;L.:r celul d'amiraut mai les
tlrois i-i3ruies lque oo n iiuaSiittitit a y iptrXevuir, .yant fixed' notre attention,
ja.ux, d'.levi, 7 'Ie frejur ,autnt qu'il ittt en notre pouvoir,lesbravez
oyus ot ost lacourfe fir ics elnemis -ale Nitat des- advantages qu'aflureut
** lo0 figet de la. r(publique, nous avons fait Ie reglement qui et~ ci apr ,
eIesCe N< 22..
Les proJdgs de valeur que les ripublicains ont fits, dans touted les pankr,
de mniers et furtout vers le continent et les antilles, min talent particulicrmen:
Ia proteftlon du gouvernement.
Noas avons vu des petites barges arwmes de deux p-rriers et dun vingt.iae
d'homnnes, cnlever a lPabordage des batimemn anglais, portant quatorze piceCi
de canyon et cinquante homimes d'equipage. Les franJals ne connailent point de
dangers fous le pavilion tricolor.
Des chaloupes republicaines oat fait plus, dans la partic du Sud de St. Do'
uingueC clles ont, a l'arme blanche, enlev6 uue corvette anglaifi.
Jene iirais pas Ii je voulais relater ici, les divers traits de valeur de nos
inarins et fatisfairc au plaifir que j'ai de rendre homauage A leur courage.
LIBE 1D T .T ,a. "' GALIT

1~GLEME.T rdatf 'au frait 9 payer,r par les preneurs de
Initimens annem i, a offaicrs de tamirautd.
LTIENNE LAVEAUX, &c. et NENAY PERROUD, &c.
D'apr&s les plaintes fans nombre qui nous ont kt6 portes contre les offciers
de amui.raut- au thjet des frais enoriniflites dans lefquels on entrainent les
braves rnarhis qui amwelent des prifes dans not ports il eft de notre devir d'ta-
blir un ordrc generaI pour tous les preneurs, lequel aura force de loi proviouire-
niient et ce jufqu 'A ce que nous ayons reu ufficiellement dans la Colonie le
dEcret pul abolit es amirautes.
Coinfidertnt combleniteft intreftint pour la Colonie, de favorifer tous le
itoy ens quilcourent fur les ennenis de la rpublique et dciercher les moyens
deles tenire o' s puflible dans les ports pour les emptcher de Verdre un teams
precieux.







( 53
Q J A TR I I E M E CG R 1 7.

Villatte Pierre-Michel, mnarherent conItc l. Porl-MArgot et pIr c.ei 3-:
tie ces deux chefs ont procure'd a reddit'on du Brg e. A p.;:i:e cette e. lC.hltio t
fut ePe faite que M. Lavean. en recueilla toiiit le i C ei t vint it ea ei.irgicit!'r
au Cap. Tousles habitans de la vlle deiiraten: a cette epojue, i t pti
;our France et par ce moyen voter a la Conven.ion N rationale, d, l.. u ri'i.:
far Ie bienfaihant decret de la iberte gen~rae et :tre a IU:Ie de fa'e cozn.ire
la puiltion de St. Douinngue et ceux qui avac:.t bi cn mnrite de la patrie. M1'
de Lwvea:ux s'y oppofat de toutes fes forces, en ditl:.t qu'1l .cp'u it pour -.:
objet lui-intme: a-t-il ecrit? Non. A-t-il demand l'va::cteIntde de Pierr -e-'.i
dhel? Non. Et c'eft aujourd'hui pour mettre Pierre.Ale:k-.l dJns !s tnt& :s t
M. de Laveaux Ienoni:ue gcndral de brigade, et 2.. de Lavcaiix a gradj Touf-
fa;nt-Louverture, thu tire de lieutenant au gouverneiint de St. Domiungue, t!tr;
dans le fen de l'ancien'rigime et qui ne pent s'impjatiir avec les 106 de la r.-
publique Frangaife.
II eft impoffible'ique TouffaintLouverture fuit le ch-f de Perre-MAchet; c..:
Pierre-Mkiel `talt chef de brigade, nomme par les coumniiagires-civifs forfque
Touffalnt-Loduverture co.:nwindtn pour i'Efagne, sailors ennemi de a r&publique
Frangaife.
M. de Laveaux ginral divifionnaire et gouverneur, par interim, nr' pas e
druit, d'apra& la loi, de fair des g6a6rau-x de brigade il ne peut que iolliciter,
pres de la Convention Nationale de pareil grade. Regardez la confFtution 'a cec
tgard et ouvrez donc enfin vos yeux.

RESPONSE AU QUATRIEME GRIEF.

Ce quatricme prctendu grief eft fi depourvu de bon fens queje ne puis y re.
pondre.
On y volt feulement qu'il &Z'a It fabriqu6 que pour defunir Ies gen rau-"
Toufdint. Louverture et Pierre-Michel.
Quant i la prife du Borgne, les details en fwnt trop connus pour en parler en-
core.
Les pieces de 4 niontMs, par l'arm du Port-de-Pai.x fur les doubles mon-
tagies fans qu'il y ait eu des chemiuis fits pour les recevoir, n'y ont furement
ps ete conduites par Jean Villate ; mais bien par le tcnral Lave.au:.
0










t -L.i tk ami rt aoru ni!tt eiir, re ct :at i '... t:1.' B: ...' t .. ,

nn1m 3 ,e les cl-.fsjU' t' icurs .;du efi t ,S eur p :.; :.: :s d,. -.. .-: ....
v Iifs u, nid/ it,
Un ;arnte'aufli perfide frpe etfaiit d'toniiiaeiit les car coninent a unnmiipalitt a-t-elle pu pre6etldre ignurer tu (t~deont lei t.!u"- ?
C'eft uue afferton aulli faulfte que r voltante. L',llr'ne qul s'c.dt ran.lue, d.',
toute la ville ne lui av't-Alle pas Z;-prl", cIit, e au refte du publc ,ii. 1
chefs avalent et" conduits dansla miailon d'arret et jetts, daJs les c-t.ot: ?
La iuiimicnpalit n'i dunc p1 pt n fe remudr tr- coup.ale, la iTaer lIts IU.Ikt
dans les fers. Elle devait fax':>r que le p-uple, du Cap miime cclhi de t'oute l,
Colonie n'a-vait pas le droit de le-,metnce ellu t.ttion.
La municipalite a rejiu la conititutiu: frauli.e et coiin.ut l, .,~wks 17 et
18 des droits de I lonwme.
Verra-t-on, avec ,ooi.:s d'etonienmenr, cette l~aticlpahite dtlarer, pa.r
fuie de :on premier arrcttc :i
Ne di,:s cet "tatle cl-rfes ,ft.,e i.-:i m.d.iteiu, LttranqufitilU pub...,'.
" j] trouvant fetle a li'f.:-:t 'a l, ?.:: t:..:; elle requiert le g' .. .:
d de 1ri ad, Villatte do fe mtre en ,hi. f. r,::':: ,, I.:" t '- L,
" tranquilite dans la viltk elt xitnl: it, '.:r les v mr:..s patr.'u. .*,
" au.,, dm,,ic.er que p'y..;:: ne j:rte de la vile."
\lXae ldi alt pasattendu larttquiinitiu de la uuniipalite pour ninettre pa fur-
veilku-.e en acdtiviEe,le 3o'Vent. .-f; c'eil a u~Ate hclires et dtiei du n1atini qiu
les autorits firent arctteces, dls fix heores du martin Villatte a' .it don.u6 pour
configne, aux diffirents poftes qui defeiident la ville, de ne liitkr fornr pfrfoniij.
Le paffage du Bac tait interdit a toute le monde; les miiiil:ires de Villatte, *.
les homes porteursde fes pateportis Ctalent les feuls qui eullent cl pr'.v e d'y
pafrer; tels talent Beaucorps, coinriandant du camp Villatte ; Le. aflfcur, com-
mandant en second de Jean Rabel. Cet homine de cottlcur ainfi que L ieau,-p
d'autres, montbrent a cheval, dU- que cs chefs furent emprifoniiiis et feh Ihit.'i ;i
d'aller prCvenir dans les campagnei que le coup venalt de fe portc.%
G









( x2. )
S II E 'ET .
. a v .i vut en caite -
". \'eit de comeftibles er marchanudifes f "che;. -
\'ete de denrees colonia.es,
Subvention en cfpces, -
iecette cxtraord.na:re, -
De la tonnelerie < -(
De aurchandk l l ivrTes a compete d'appointemcn- ,
Lovers de :maou s, .
Druit d'octrois et d'occident additional ,.
Des 4denieri potrivree *
' Vente de tati. -
Veute d'oijets fouflraits des ungathis de l'twat
au Cap par axun ii.iu Orced ,
A Iencati -
D1cs 6 deuie 5 pour livre I -
Droi'ts Je 2 pour cent, l -
Veute de paiu pendant Ia dirette, par leboulanger,


T.:al de la rccete,


576,264,
I) L,-3,00'64










2,509,
326
4,897

86,1rW9
6,646




-,509
326
41l97


2,70,19 4 6


.. D EP E-NS E.
Achla lei denrie&cdoniates, 412,40o,
Paye ,'rsen marchmidifes, A ccmpte d'ppruointcmetns x16,337
Plur aich tde carga;bins ueutres, i799,o017
Acomplres jppJI.teinh.3 la troupe, -r 256,646
-l A 1:ini, ea lomturpte, -
1.. .. L.. 24,316
Extraordi -.ire a o 3(564
Vivies de terre pour les troupes, 39,584
Adititi.attuin, a cowptet d'pput ens, -2 273
en: 444
PeJ1hQiss accordles a .03
Poun1 tlit'ioais fequeflres 373)6
Puutr br,',; ,, 231
AVN;ice, i:itcs, ;et1dant cetteannee a divershabitans 19 ...
et uIarh utab a a charge de rembourier fut lcs recok.
T-un ie 399


x6
5
12 9
9 9
8 7
9 9
i6 9
6 5
-1 2


10


14- 4


4 a
64


Lad:p-uc c\.ade Ilareccttede 631,933 15 8

ec Je la uiice liiamere Cque je Pai cexplique plus hatt.


-r ,~


J-. 5
17)4


.5 I '



1.8
x4 4
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to
i7 6
7 6
5 2











Orde.on:,:s, 1t. qu e, dan. touites lesparolfles et li:V apipartenants) k rapu.
bijue fiia:p die tuuol s prrifon:-i, c ltyens otfiitcrs, dr.igonsou autres, avain
dtes mulet cheevaux aleit a fire leur dLcki ration, par ecrit, par-dev.nt le
coiinuindant-mil;i ire du quarter; et dins les lieux ou ii y a une municipality,
par-dt- ant elle: on ifarir'ra !etaipe de lninat. Huir jurs aprs fa putr!ca.
tioii de la pr itntlc pr1olanKtiun cux squi aurunt des miuletset chev.ux: et qui
li'auront pa~ fit tie declaration, aurout leurb animuiax contifques aui pru-ot de la
xtpubliquie.
TO. Tout citoyen eftpri. ezu que lesaniniaux de. habitations de Ia rtipublique,
feront et.nipes fur les deux cuilTcs ; fur line, fera le noin de la paroillc o' eft,
huabitatiun; l ur fuitre Cira ces lettres,. R. U. 1. qui difent republique fr:in-
paife ine et iudivifible. Cetui tqui fera rencontre dans un cheniin quelconique,
miont6 fur tni mulet : taIInpC 11. F. U. I. fera arrcet et regard couine voleur,
ct puui come tel. Ordonnons au commandans de poftes et camps, d'arr:ler
tuus les deliiquans et 11 ilera donned deux portugalfes aux fentinel!es des bar-
rieres qui aurunt arrett un de ces voleurs.
c. Les cioyeus, pour avoir le droit de reclmer leurs animaux fefont te-
nus de les fire tainptr de )a marque de la paruille, et de la leur, et d'aller a
la iunicipqite j ft~drc enregiitrer le tlillilent tide leur aniinial.
4~. Pour p, vi'r ui:e ve.nte et la rendre valuable, il fAudra la faire par-devant la
.nuu r., ,.-. du leue qui Fenregiflrera fur un regiitre ad h ., et en dounnera
0iiC s\, iit'ttltI nUlm 'Utte.
5. Di:c-mJons e.:prlle'eue't a tout grant et cultivateur d'avo'r 'a eux en
propre : des muults flr les habitatiuns out ilt travailklut; figufiLant que tous les
i~ulcts uo\ cutt .ippurtt'cr anx habitatiouts.
6*. l\iur rlttirbh- It hbitations, furtout l~e iAcrverI et 'eur procurer d'.s
mulets l, finifiuns que dans trois muos, a dater du i Venitife, perfonne quel-
to .~e ni fold.it, ni biourgeo&s,ne pourra iionter un mulet; donnons ce ddlai
pour que chaque iHld.t ou citoyen q'-i n'a piunt 'ithabitation, vende fon
iutlet.
iJo. Larepublique achetera tous les mulets des foldats et autres citoyens, i
prix convenu a ec Fiadminifiration $ ena rgent comptant, jufqu'au r Ventife;
pailc cc dthi, tousu s :niulets, qui front prib clicz autres que des proprictalres,
feront confillques pour le compte de la r~publique.








( o02 )


. icltr'llai~o1s on en .:-ifrp I1d c !:... &-", :; \ e V.it, *b-
,, !- .., & o.i h r- b
o. :im' nt qui l'en:retr dc .I .i,. c- p.s. -u ir., ua "e. -, e. .jl kr es
,.lress, rS it s du ii eial ln tl- ,, pr ttu: a ,.- :.;: d s h.LtL re-
,,..-'.! la ;"' ,J"de!a>:' i:.1.e, ks :-, $ :t i eu ?. e co:!ancei,
-..,i;.I .. fu.n cc .u
lite 1'c.< n,. c.u du pedpletd: St. DAd)au.e ,.lc,.., et c' l n, cu
oui;r fLi'* re et furveilk'r l~ rit\ .iu-., k' ot ubuotl l -n ks Ii it. Ji le
,lu, uiaut.+.- int, ntr 'c !et mains d- tc ut-atte urs mo'.,.oe !ivrcs a lHcikri i.\
cence de la ju'e i.turelle que !eur a iwnpcur: la lbertc' g-cdrae.
Coimi11 il t de iuire dev ird cuqio, er t, ,, les 1* *\ xL t .s c.L'." :
ceflaires pour confcrver la France pnun p une ill.- i rile et ruin:e p.]r- V a-
b. indon ces riches 1)pit .t:o qui y ~ixiftaient avant les tr.'-.,Le-; mais uel CiOe-
fie bie, i ul:i've r t.:b !e en pJln':- du.i kls qu..rtirs qui font ious Ie pavti-
Io0 ti toj,- Oir t nouis ne dvois s.1:.1 ..,ter. 1 utr tque les cultivateurs A'o-
ieux ne flnt pint d)cour- g : .1 toudui.e de ceux qui fe ivreiIt la pa-
re..e ; qu'il fant eiin qi.la h n;,v desi hiines qu( 1ulti ent les terres ne perde
Ju.oa>, de vue, le fL ut de fes peineset fo ib; que fon travel doit ctrealihmente
.ar la pur tku. de It eC u LCe ia !oi tti acort'e, et jqui augimentte, en raifon de
Sentri-.e- &-a Utak. ita-: e pe.rSenice Ida deiiuntrie tu1il etait tr"-ailc d'y
,.,rveai*r y u 1tc ui!e pai i;it-e li.i-mu.iie dL.s tuus les quarters, im eUicu1urge-
menllt tLiijtu.1 I OI Mu\ i ull 1'our e u'l, .:t.turs et c:a It-s tiZl.aLnt u pfi.etL i ec
plait;r iW kr. ,.'.'x .tu les pluh rebui:a{,i., nIU.i a:ull le. plus ellentiels coniue la
rd',tl,(, a coup de oiirniii leh I. ll.0is des p'!ces &e.
La imn: ,. ne du PL ,e-Pali eft la p.-rtie ,u j'ai mis en ulage le mJe qui
SI'a i.ru le I is tite, .,r rc!er ; et d'apres tous les iuins1, l., Lg.fe et
a ct -. '. edt dn c +to,? n JCa an-t-ii:,f GrAilct ( t61eeL ulr ) idpl jtc-
teut u .itwii., j'ai eu le b',iheur d'y fire fiaire du reven, d'y attacker
tucs 1. f..:;e ct d'vy .i t,.-ir toutc.s les p.iitatiiis en Oln etat ; an
]p ":, r. l-'_s p' .",'o .S cit- -vit'e -.trsic co -mne lli--.e rple du reftet pour
]aJ l i t c: ,.. .,it t d.- t.r.,,.(U'. I, t'A_ .
f1 yoa y, ca !i:t ;! ,: yqe jL :\v _i. hindiqt ce uole 'a St. Luuis an Gros-
.1,ue' cta Jo t que, dants les teams les crihunfllact~ oat en-
plcht- Is cdief de Ie inettre en pliie; ual aujourdl'hui que la tranquillite
r g r.c u.Ls 1a .La e c cultiva.t:'r ila' ont eu le te-js de b'ea upp'c'der









L'intention dts c et's dela co'o'e cii ordn. .tnr que w~e.r- k. defm,'c .:. .-
nales vinfient i l'ad:nn:'ftration duc d .,que priemen ti a ,,Jt .:cI LL "-'(14
de dtjouer les projects des enneius de L, rte colonial a ua haut prix et rcndre, ia cC.nuic une partnede jpreminr'
fplendeur.,
Conlidr.iii que leur pryjer a r( uli puljue, p' :- elejcs ,Padriniftra-
ti, n a faiit monter ji:qu'a ce jour, et par gradation ie fucre brut bell quualit'
So0 liv. le quintal; le c:fe p:i'enre !ur.!it a .20 ,.laivre; e fi'>l a 10:- to
La velte Iindigo ,,preimire quality, a to 11v. ia v. et lec.,toi .1 :, Kc ,LI-
tal; ce qui n'exi4fi point en Oitubre I-3, i ti-,\ 11y.
, Confi5draiat qu'auiun capitaine de bitlittint ntutre ta encore donned u.'e fi
grande valeur a la denr.e, pour, de Fargent comiptant; que Pexp rience a tdi
montre le contraire par Its prix, bien .au-deffous de ce course, qu'is let teit fur
divers parties de denrees qu'ils trouvent et achetentjournelliemeit et quecen'eft
que par la grande circulation que I'admininiftration donne a certe denrde que le
nieme prx pent fe fonteinr.
Voulant 4onner anx cultivateurs 14 preuvo certain que le government et
'adminiflration front toujoursleurs proteteurs et ,rrcteront, fans ceife, les
progress des gens mal-intentionnes qui font de faux rapports et aherchent & les
tremper. ,,
i ui ,. Avons ctabli et tablifrons:
a?. cultivateur fera maitre de prendre fon quart en nature, de dtercher
u:I acqunreur et deconvenir de prix avec celui qui fe propoferait de l'cheter.
2". L'adminiflration prrvient tous les cultivateurs qu'elle donnera, au-deffus
de tout autre acquereur, augmentation ci-dellous fixbe fir toutes les denrtcs

Sur la livre,dea caf 6 denersn
Sur e quintalde fure brut liv.
Sur le quintal de cotor 5
Sur la velte de firop xo fs
Surj a livre 'in igo / ..... .s.
3. Vu catte. augtaeitation, kls cultivateur, front tenUs d'oftlfr toujours la
preference -a d1inailtratiop,qui payera comiptant et fans retard.
;Pp






( 172 )
:i;,' vatre adllvit fur vote amour pour la patree, pour la republique, que j*
ar:tis "a convention nationa!e que fous peu par nos foins mutuels, la colonies
ftkc de 1a cendrc, parattra avcc fon premier eclat.
Mit-ii de la onfLance de la, convention j'a des droits a la votre et je la mri-
:.: ,. ,-'ee que je cux .vo.r dans votre amour pour le blen et dans votre zile
.g.(' ,, uiailure qL:e je ie trompjrai pas les efp races de li France.
AJnj s do t:u :ie cfplit, je vois prie de mettre et fair mettre a exocu.
t..:,, .ive-- l ute ft rupuleuke xaLtitude, le reglement ci-apres.
Art. 1 Tous Ifs citoyens et citoyennes, an-delfus de 15 ans ,dans la quiiizane
Je la prociamnatiii, ferunt tenus de feprlfcnter a nmunicipalit, fire la dcla-
Lion de Icitr 1o1 de 1eur ktat de ceuil qu'ils competent profefler de leurs pro,
prictUs, ea quel geiree de fonds qu'elles pucifent tre, de la paroifle oa elles

Art. 11. Ce n:: qui font furtis de lacolonie deputs les troubles, feront tenus de
ddclarer le jour de leur fortie celui de leur rentrce dans la colonies, Ie port oit
ils ont de barque e, en outre, de fe conformner a l'article premier.
Art. 111. Tous les habitans font prcvenus qu'il eft expreflement defendu de
donner logementa utin stranger qu'il n'ait donn6 preuve de fa declaration a la
mntrmicipalite.
Art. IV. Tout citoyen proprlitaire principal de malifon fera mis a dix portu-
gaties d'amende, s'il eft convaincu d'avoir donni logement a des strangers qui
lte lui auront pas juftifii leur dclIaration d'arrivce.
Art. V. Les municipalites voudront bien tenir un tat exatt de toutes les dU-
claratiohs, par lettres alphabtiques, et, toutes les decades, adrefler au gouverneur
la life nominative des citoyens aftuels et des perfonnes qui rentreront par la fuite.
Fait au Cap, le 24 Brumaire ran 4 de la R. F. une et indivifible.
Sign ) E4T. LAVEAUX.
Pour copie conforms, PERROUD.


Le t5 F1r5irre dean 4 etait fixed pour le renouvellement des baux des maifons
appartenantes t la rcpublique aux abfens et cmigrh-s, mifes A ferme, au Cap,
lannde vprc*dclc te. Naps C tions alers au Port-de-Paix; on profit de notre ah







C '~ )


I TLeetard qu'or mc k!es f.ce t(Avlnsf rcr au C.-p J. ,n.r let I r, J.- ..
des vives inqu:etudes; 11 rpparteut donc t i vou, unaitlirat ,dupl.-,de i.
faire expliquer parole gei.&ral LAeau\ dtes motf, our k c ii t
lbr pias encore rendus a !eur p:itre.
Ne perdez pa-i de vue que la rijre:t des citoyen. eft co :f- a -. j,-e v ilanee;
dJ.Sc c1 I nous vous exhortons de Inetrre tout Ce 111' pt)r fi*'n ritrelr dx-1
...... dr, tez 4- L ino da ms -1,1: e "
II n p\fl plus teis de dff irz r. dk" i. l :.. .s Il.i.! i s sites
p!'ngi's ditpz.: dnt:'s;iJ montr!z- uus digine,. la co:il .:L J: vo. ,it i': .,;
preiez donc tine fu"s 1i d feii:e du cdtoyVtN tlp :i.e et v.aI' Iurezt b%- aI
merit de ta patrie; Si 1..6trz lsis fir i/'sd It rip ie et les Jr:- bs
ens nws A ,enions quie n fleres refwnt plus hi.-. ns daj.'s i,.,t .'e ,:
i. ils/f,:nt, V:'ns crayons qite re n e pourri retenir notice t-. .I::tti en vousen .C.h -
Str ;iant 9'1te la faute; nrusfer .:s toutr ce ta d:L,,e:.Jr. J: .. ps : !ts ;X r". -
et*fr 0u mnus p'ertons avec eftx.
'SALUT,
Sigae aha minute, Thomas Anr c, Beaucorps \arqu1s, Boulh'r, CoA0:n-
toir, L. Joannatlx, Belly fils, Cherviu Rouanex, Pierre Paul, Vincent Bro.
tliez, Jh. Helbert, Peniez comnmanddant, 1~Ithiee, Lejeune, Defcuubet, Jh.
Dura.jd Mathitii, Ren6 L. Dannecq, Deimnin, Lafoffe,Ducatel fiis, Gachet?,
L. Poux, Jacques Poux, ,J, Baptilte, Jean Batis, Deliz, Pennette, F* Angrandc
B. GerardJ, Opert, G. Eleonard, Fiatte, F. Larrat, Molili, Duleimnln, Dubuls,
F. Pdpatelle Beneze, Chavanne Tgnace, Allers cadet, Goutier, Efteve, V.
Dunoyb Lalande, Comin, Loir, Garet, Allers, Clotte, Guillaiume Sigonie ,
IRaimond, Chaudeaux Etienne Mace, Guillaume Lefec commandant, J. Lefee,
-r marque ortinaire de Boifliere.
Collationn6 fign FOUQ JIER.
Je voudrais ne pas etre encore oblige d'analifer cette lettre imperative et me-
nagante ,dela part d'un rafremblement d'hommtnes criininels, envers les repr,:fn-
tans du people au Cap.
Ces humoraux etaient plus aniuls du defir d'avoir de nouvelle_ forces pour
leurs projects, que de celui de reumettre les prifonniers de guerre dans le'ir* tko
En voici la preuve







~r-~ )


l' :.. .. :,'.mi: A,. ei 1o ,c,' ire et g, r C de teir es ban:.alers et p c:s e
esdeeur, nin u~sJ-.-i:s1v inkeilkur i.j pt1iib'1 ; leur re omn.aitldons
pareiilnment, Ile ine point nlghger totes Ies p anrtatiois enI maiMioc, games
et walangas qui pcuvenr exiller fur, euts h:abtationu., er qui dans les tern de
ftherel er *de ca'ainmte font d'un tries grand fccours.
-Art. Il Dans quinzejours, I computer du prifent il fera fait une vifite, fur
t'u1.cle~ o hb '..i-ons de cet te dpendance, par un olicker nominu ad ,oc, pour
S~ni v-c cpO'We !c tolites les p!antatiot.Cin .ivrs qpui feront t, items, et ver.
(1:1,: h !? .ati'm ttu.e iis prcmfirtes pr ia I. y font plant.es delquelles
ld i-'C;:t jvroeivbi por rnous Afirc omare tucs le hiabitants et grant,
qui -' Ifreont piit ergke ,rs del adiie vilite
A t. ill.e Tout d'iiinquaiit & a prd4 fcte ordonnance, fera condamnan ue
Il.ienida de 200-' liv. au profit de la ri piblique liquelle a.teiinde fera verfie dnis
ja cai; dun recevcur des otrois 24 heurems pres lordre qul en aurj Ct doetnie;
a* dit fut il ferz eWmpi iiii ,j0 uqu ai parfait payeiment.
Art. IV 'l.L.isa.t ou grant qui, par des raifbons impreucs, ne pourrl:
'.anter far fes terrcs, la quantity dtcvivres ci-delfus diterincte, eft tenu d'en
priv'err r.os reprefentais dans fa parolfie i en Ies informant des mefures qu'il au-
ra pirfcs pour y fuppl6er, afint que neus en foyons promiptement ifirui ts, et que
nious foyons ma Mnie d'en ordonicr ce qu'il nous paraltra le plus f;:ge.
Les habitans et grants de la paroifle du Purt-de-Paix nous cu informercut
dire~itenment, -', ,
v Art. V. 1 eifti bi Ue tewANqu tous les cultivateurs auront leur part dans tous
les vivres qui front faits fur I'habitation ou ils !bnt attach 6s, regardant cei
produdions commue Its autres revenues de laditc habitation, et par confequent, ,
leur recolte .
en appariendra aux cultivatc'ars '
au proprietary& e.f -
pour la faience valor .
-- pour ia fubvention.
Art. VI. Pomrant t galcmcnt notre attention fur les plaintes multipiices de.
cultivatcr..s, rblat;vement aua chevaux cocions, et autres animaux qui divaol




U a 9U a a a C *mr ~ -


11 c::r efil rdoi;5 dv4tvr un btrdrLdrd et n livrc d'entree et de fortie, pour
toutes ies denr&s qui pallerout dans leurs mnagafins.
Ik porteront fur le brouillard les difitrentes denrscs tde fubvention ct d'ha-
bitations ftqueflrces.
Aucune denr6e ne pourra entrer en magafin fans ktre pezee, le nombre de
facs, Ie poids du part e denree qui fera reu u front Cgalement ports fur le
lbrouillard et fur le livre d'cntrce, avec le nom de 'liabitation d'oLi ils pro-
"c erdro.lt.
Lcs r" par Ehlabitaur ,ift pairc A celu i u';n li ;.u.a <.:nL pour fubveritlon; dans le
cas contralre ,difeiae-, ai eux, de le recevutr, Irs rendant refponfibles de ces er-
reurs. !st ne garderont jnimas d'indigo en facs, ii lef front mettre dans des
uairts, en obfervanrt dte runir les qualicts.
Its d4fa'quereront lur le poids des denrtes frvo'r:
Sur Ie cafe une livre atr de;nie, par fac, pour Ia tarre; et uin pour cent de
trait, ce qui fera une LdIduion dec deux livres et denic fur chaque fac de cafd.
Sutr Iindigo, its ne prendront point de trait; mais deduirout une livre trois
quarts par fac.
Cli.,que part de caf6 ou indigo, qu'ils recevront pour la rdpublique, fera mis,
parordreet fiparement, dans leurs magafins; fur chaque part dedenrte il y
aura tn NO. qui correfpondera au nom de l'habitation: ce N. fera infcrit fur Ies
facs ainfi que fur leus livres, fous le nom de 'habitation lefauels nros et Nos.
front .galement infcrits fur les feuilies d'expeditions au Port: 'e-Paix de mime
que le poids de chaque denree.
Toute denre donnhe pour fubvention, qui ne fera point reconnue pour ttre
le la m nme quality que celle que l'habitant chargers ou vendra pour fon compete,
fera refufce, er proces-verbal en fera dreffc et envoy au chef d'adminiflration
au Port-de-Paix, pour eta tre rendu compete au gouverneur-g6ndral.
Tous Ies premiers du mois, les prepofcs d'adniniftration front paffer, a 1of
ficier d'adminiftration au Port-de-Paix, I'etat-g&neral des denrdes entries et
forties de leurs Lmagafins 1 ainfi que le rtfultat de icurs situations.
Tins prcpo.s d'adminiftration qui n'ex cutera pis ponduellement les articles











-4








( 34 1


t6u, its eflorn pout ramelicr le people afin tde procurer hI liberte aux gouver-
neur et or onnatcur.
Oute loin ne conditr encore aucutn niotif centre eux: que les citoyens difnt,
fiuleicent que ces chtfs ont perdu leur conf ace, et qu'il leur faut du tens
pour donner, par kcrit, ces motifs.
La lettre de ccs commandants a Wt& fouflraite; mais la reponfe de la nAIiluipa-
liti eft fur fon journal de correfpondance. Expedition en a &td donate au cum-
milaliPre Sonthonax avec les autres pitces.
D.is une fiance extraordimuire, temie le ter Germinal, I'agert national
dIonne lecture d'un diffours que la commune adopted poor vtre prononce au
pe ple. .. .
Dans ce mnie arite lP'o voit qu'apres la lecture de ce difcouri au ppeCpleC
tousles citoyens ontdeniande tn infant pour y repondre; que 'allemblee apres
bs'tre dif bute, reparait form. ., ayant ia fa tote Legri- pour exprimer fon veu.
L'on volt cet orateur appeal, la veille, par la murnicipalit& pour I'aider de fes
lumieres, tre egalement utile au pritendu people. Riena deft impollible t ces
houiines de fang j tous les mnoyens leur e bnt bons pour commettre des critnes &
devenir prcicux aux aiarchiiles.
Ce disciple desPinchinat de Villatte et conforts tire do fa poche oune ripor -.
quil avait faite d'avance, avec Peuch ageat national et d'autres. pererr, et apr J
plufieurs phrafis infidieutes et di&e-s par la calonii.e,iJl di t, q. e les pre-;o.
quele people doit donner, centre les gouverneur et ordonnateur, dlin Iudent
'f un terns considerable et qu'l el* a mie de tes dirier &c."
D'apres cette rpounie du pretendu people du Cap, Ie ionfieil general de i
commune dchlare qu'il croit fage de. confidirer I'ation des citoyensde la dite
conmmune fur la liberty des gouverneur et ordunnateur et ;iutres perfonnes
come on movement populire qui prend fa fource d.as l'article 35 de la
conifthiitiuon Firanife l'anli .
Ln cou sequence ,.par P rticle premier, la cuminnue arrete que fans ap-
" prouver ni dfaippiouver la conduit de ce movement populaire les prfonnes
u arrettes gardleront la main d'arret pour leur propre fret perfomille, fous
"ra firveilrance de a munmcpali 4, &c."
I. para.tra furprenant tous les bons c que le crime pyur avoir
plus d'e force Cfe mette fous l'egide de la loi.







(96)
SONS DES ANIMAUX.
.o (r,ice de fire planter des herbes de guin&e pour la nourriture des animnaux.
O'Ldrc, a:-: .rdicas des aintaux, d'en avoir le plus grand foin,et obligation aux
-'"ai ca r.. :,- to;n; !e jours, l ,ini 'c~ton.
J>. fcit:' .L' i.,iler co'.'r daJi L ks palace., -'s a'nimau:i ; it do: y a'.-o'tr ds
de,,i*s ti F p'uir kur pature.
Lic:..i ac : ,', front tenus de bca citrt.einr rous lcs cnto".-i's ct les

1 ,;nfte a tm iiculti !c-.e i' 1k r\:r des a:-injAux, de VhLutatLo., ii .a
pei.lix Lu cr: "t, fo- peince J:e qu.at isit a la barre. ,

TRAVAUX DES SUCRERIES.
S0* Le moulin et les chaudieres doivent aller joirs ct nilts, plu- n fcra de
fucre, pius la portion des cuhivatcurs fera forte; cclt done Icur iatt r t qi t do*- '1
venCt i oufuter. :.
Ainfi, conmue autrcfois, on travaillera par quart,. lequel cmunenccra t onze
heureb du fuor, et finira le lendcmaini 'a I4 i nuae heiure.
Auxchaudieres, i y aura un maitre lcrier et Cinq lhimines.,.
Au, mouli un Inaltre moulinier, et fi i'abitation efti nobreufc, une Uiaine
de fennmes pour le fervh,.
Deux chauffeurs aux fourncaux. .
Ce nombre deitgne ayant fait fort quart, de vihigt-quatre heures, ferai relke-
par un autrc, et ira fe couChdr; ins ile leademain ne retournera a 1 t.uvraTc
qu'apres le dejeuner, qui eft a liult heurcs et fera employed, de prvffretnce, aux
travaux dans les batimens, telsque Ie terr *pe et le foulage de fucre &c. S'il niA
a point de ces travaux I iis irront A la place couper des cannes.
Tous les autres cuhlivateurs dolvent aller, a la place, travailler commnie it eft ex-
pliqu f et en cas quton y manque on fubira les punitions d6lgntes. o
Defenfe expreffe de voler les firops et les fucres, fous peine d'&tre puni comniie
voleur.

1 E I 1 E E.

9. Tou lcs Dimanches et ftes, hulit heures du fuir, Von fera la pricre en




I
i
L








( 184 )

e. r, compenfe deleurs services pour la patrie. La culture du cotton, tabl ,
et du cochenillier les di-dommagera bientdt de leurs travaux; elle exige moins
de culhivateur que les autres. .
L1OI /f:,r Te fl n si ir ts et Teurf condteges.
11 ferait c'n i tieirer que Pon put St. Domingue fe pafleir te maifous d'ar-
St et de force, et que, ccnme cez les Tliens, a miifon de clique itoyen 1i
lr% it de prifon quar.d Ji m (riteruit d' tre privk, pour quelque teams, de fa liberr -
nia.s ?e peupk ic cette coonie eft e.core trop nouveau pour jouir de cette loi
didte par P'iu rm t. En uttcndaut ceI tem heureux j'invoque la folhictude
du Louvernenmet pour ces efpeces de tonllCaitx , "x. Les chanLbres noires ne font point aflez Ilev&es de terre, et dlans es phuies
elles font trcs hmuides et par confqquent tres mal-faincs.
.o. Des lits-de-camp devraient 6tre mis dans toutes les chambres.
S L'hwuanitb demand qu'll y ait dans chaque cour ,un cabinet priv on
latrines, cequi malheureufement n'exife point, et les prironniers languiflent
for leurs excrtruens.
4. 11 faudrait, dans toutes les malfons d'arr-ts V-ine fcparation pour le civil et
le crimine. -
5o. 11 ferait nrcefraie de fixer la nourriture que Pon doit donner aux prion.-
iMers et quune vifite joumaliere en fut fate.
6. Les prifonniers do'vent-ils come ci-devanit ,payer des droits d entree et
ile tirtie aux concierges ?
Q. It ferait ncelltire que let traiteimets de tes concierges fuffent fix s, afit
que les prifonniers ne dependifMent point du caprick de ceux que les gardknt, Celui
dtu Cap, tait porter uprs l'inetwi n e,36,00 liv.par anne. Le gentral La-
veaux ct moi favous rduvit a6,600 liv. de la coloiie en ulfaifant fourn:r le bo;s
et des hommes pour netoyer dans la prison. LUS droits dcntree et de forrie aug-
-lw ntent fun traitement.
Combien it ferait avantigeux, pour l' tat de n'avo.r que djes maifons blend
fUines pour les priliuiiers mis au civil ,et que tous les criwinels fufllet, pour dcs
tcm liimitienu raifon de kurt crimes, occupcs aux travaux publics.








140)
L :nrRTi N. 5. EGA
IEGLEMENT rdlatif aux quadriples et portugazses.
( D1 12 Brumaire Pai 3.)
ETIENNE LAVEAUX &c.- etHENRY PERROUD Ic.
1ihflruits que quelques ctoyens0 quti exiflent dans la p.Irtic tranie3 de St.
Domingtue, refufent de prendre des portugaifes en or ra if' de 66 liv. er
,.qu'i!s ne les refoivent que pour 49 liv. io f ce qul fjit uine per:e relle d'un
quart de la valeur pour le particulier qul eft porreur d'or.
Co: fiderant ,qu'il n'y a que des ruirliers et des ennemis dublen general qul
peuvent fe perinettre ce monopdlei des contre-r"volutionnaires, eti un n ,
des ariflocrates enrages qui veuitent chercher a fire fortirxlu pays toutul:or- -
pour arrctcr et aunanutr lecuomierce, et amener une contre-revolution.
Il eft de notre devoir de dtruire, promptement, un vice auffi periicleux au
commerce.
Avons ordonne et ordonnons, a tous les citovens et strangers, de recevoir
routes les pieces d'or, connues fous le nom de quadruples et portugaires, dontles
ccuflons et loutesles lettres des 14gendes paraitront, favor le quadruple, A
raiding dez 13 liv. et la portugaifc 1 1 raifin de 66 liv. agent de ja colonie.
FjLit~a ,hious et dAenfes de reftuifr lifdites pi ces d'or, pour les fomrnmes
cT-deflhi, tioic .e, ,fous les peines d'unie aiendede toboliv. qui iera pav6e ar-
"ent coIIptut ; pa,tr celul qui fera convaincu de les avoir refulfes, ladite ainende
au prl-L d l'h.pita de la providmen .
Tout particuller qul aura.re u de cts pieces d&or pcur une moindre valcurque
celie qui vient d'etre fixke et- contre lequel it y aura des preuves de ce com-
merce contraire A toutes les loix feracondainc a 3300 liv. d'-amende, en argent
cotiAptant; .favU'r: rm tiers au denonciatur etdeux tiers a'lh-pital de la provi-
dence, et, a dcfCaut de payment, i" fera mis en prifuu juliju'a ce qu'll ait fr-
tisfait a tbdite a iende.
Orduinons, galement, tous choyenS, ttrargers de prendre et recevoir les
gourdes fans cotonncs a raifon de luit livres cinq fols t les gourdins aull ifans
colonnes $ A ralfon de deux livres un fol truis deniers; et tout particulier qui fe
refufrera a les recevoir pour Iefdites valeurs fera regard comme ennemi du bien
public et puni fervrcment.




- '~ ~r-~--


Nous forthlcs, en, di du icL d.r dllie et pipar-r p.ar k ri.ii;0,.
ee L;'. f e au fo x3 et f"i1c "mt de mno1 prices [.o.r es d tis qu Iont,.i
-a noutre r keaitru(e au gouvern-ICLut : la fuite deJeau Vilaitte au fort de Kiu --':0 ,
notre fejour "a la Peite-Aiife, le nouveaux dangers que nous y vcourn ', p.
-les nouvelles iimatruvre--es hod.nics de coulcur qui y reitaieit et la gar na
tionale de ce botur. Le hoi ique now ic-feiitou d.i 'irfenal di Cap tpury \'piu.
-notre refidence, fou Lt girde des trouti'a t qui nousdevioti, iLoir Litlut, Ct-!t
de tout lesblancs r6publicalns et la confervatiol de la pa-rtle iduNorl de SjiilA
Domingue,
Suivons toujours la conduite de Villatte, et iettoIn la aui gr.md jour.
Je2a Villatte u'ay ant plus beAiii de renfurtb pour exgcuter iba gr.nml project
ecrivit dfs notre Iaurgifliment, i Baubert commandant de la Petite-Anfe.
Vu que le caine eft rtabli d.ns la ville di Cp et dependance, tu f ras rt-
A .artlr les difit'rens dtatlhewnen, pour fe rendre Li leur polke.
SiS&d':6, JEAN VILLATTE." (: )
J'ai am'onc, dans I'introdiioin de A-eLt out aige queje doinerais connaiilmnce
de tuutcs les pieces relatives & cette confpiratiotn; je vais continue cette tache,
qui eit phiible, en ce qu'elle me force de mettre,, au grand jour, des dUc.ra.
tions qie j'aurais voulu garder dans la nuit du iuyftere; mais le circonflances,
mnon de'voir le alut de St, Domingue, me forcent de les rendre publitiqum.
Je vaiN, avant d'en parkr palthr rapidement, fur. toutes celles qui out tde
faLtes, apres notre fortie des cachots, afia que la France et tous" ceux qui me
liront, fuivent avec moio, la fbite de cette grande afLfre.
DOs linllant que I'on nous eut rendus a nos fontionii, toutes ,les municIp,-
liotv e- prinmrent, par ,crit, leur joie de ce que 'ordre etait ritabli, et que 14
Colonie avait les iiitmes chefs pour la gou erner.
Les cultivateurs rentrerent tous, fir leurs habitations repeLd'ves.
Les travau:x de la culture reprirent leur adcviet.
Les negociais de la ville et les neutres, fe reinirent avec conflauce a kuir
fieculations ordinares; les magafins trent routverts et les efpIceCS cretl itrent."
Les diliTrenu d le bonheur de la Culonie et de fes thefs foit alrur6.
(*) Cette .pice est en original en mes mains.


. .v. :: .., : .:_ .:: 4- ---- ... ... -- "- : .








( ri )
Co ,".d lr.;.iit qe I'" ut i de mon deto r de fr'otr' s Cis t:Covens et d" ,...
te:::r la LLerlt ziccdL e le "9 Atuit tlern'er i. i vhr autii,
;u tr.valtice I'agricticime pour que ,d'une pr, 'homne vive prout
l.i terre,qui ve peut rien rendre fi on i:e !acuidtivepas; n d'unautre, g ?
oI .it qu:i Vie tauis les caiimp iu:quemnent o'Ccupl centre l'cllue:ni, c ;( .uL't
pl, m.anquer des vivres.
Couidfir.rt que fans la ulturc h11',Mnnie ,daus ce pays,ne 'peut if prtcure--
le.h diufes ut;e, ia la vie tel que lic vtten. -,, -a!. ios detou:e tefp:ce,
ir;e &c. et que cc n'eft que par la ve.itede: deiirea colonIales, .u VI".
t;.at et le cuhtvateur peuvent acheter.
Conf iderant de plus quela procla ation qui a acco dtei la iibItt. gw r" it
dit art. IX.. Les negres anuellement atta.hJ-z, a3x habitations de k'ari, alckntt,
" tlahtres feronrt tenus dy rcfter; its feruut employes' a la culture de la terre."
ContidUrant enfii, Iqi-, Ins pr'uifle. r volties n "iraitcnt letirs cultivateur. ,
out la barbarle de les traitor toujours en ef-laves, es vendarit aux Efpagnul: ;
que, pour &v ter de li m:i::v.il traitcmen&s is font ubligis de quitter lekt ha-
tiatuion,et fe ri.gfugeent lans les paroiifie qui ont reconu le droit de rIhoinuie.
Pour tvltr le dJifcrdre qui n'ait iuaturellemenit, dans les grades change-

Avo:is ordonnu ett ordoniions:
Ar. L Qfue, it1 le phiu bref ddai, dWprcs iarrdtc de Ia coinniliion inter-
aLAdire, le procureur lde la conmuine placera, fir tuteS les habitations fequel-
t e, lec tur et hL.atiouit des pe'uIines ableites d(s grants, ii touite fcis il

Art. R. Oue Ies ctoyens,. ci-deltlius nowmcs, fc'ont ainb'er tous les culti-
vAtucirs d.:-i chlaqu, IAOLLtation ; prendront les tiuis de tons lea cuhivateurs qui
a.0mpo1ixent I'utel'er; marqueront les prcfents, noterunt les abfent.- eln nettaint
en obtcrvition z' il; font, oIA its peuvent ctre.
Et ho;s les m.ittaires recoanus pjr le coumlLidatit militalre de la pajrolfe,
Lt.u le-s (u1tivatcur&r remntreiont ai agriculture.
Art. IL On prei;dra les noms de toujs ks cultivateurs qui out qtutt leurs
u'ci.cnues hSAbitai:ons, pour fe rcIfugler dhez les rpublicains; le nomn de leurs
anciennes habltatfu.os, et cet quoi its font propres.








( is )
ly auy urait qu'une fenTe corbeille ) la difpfition du payeur gic'r al.
Cette corbeille ne pourrait jamais etre de plus de 6o,ooo liv. des colonies.
Le president de la coniniflion du gouvernement ,qui ferait L St. Douiuigue,
ou tout autre premier chef, aurait une clef de la caifle g"n ir'e, I'lrdonin.tvi
en chef en aurait lue autre, et le payeur general aurait la troitinie.
Les fonds n'entreraient et ne fortiraient de la caiffe, qu'en prci~nce de~ tj.."
perfoiines queje viens de difigner.
Proces-verbal ferait fait a cheque ouvrture du coifre on gande caiie; i1 y eln
aurait trois expidititions qul feralent fignees des troQs. Une relqerait d J'ft
dans ia caifre, e epril"ent ou e premier chef de la culonie en prendrait tine e
le payer general garderait la troifieme pour conflater lesverfemiens au treibr,
ainfi que les fonds qui en fortiraient.
Cette mefure me parait indifpenfable pour ne jamals compromettre les fonds d"
Ja rpublique, par la niort d'un payeur general; pour la tranquillit- des hiritiers
de ce trfobrier; pour cimenter enfin la confiance des rangers, da comm erce et
4u public.

L 0I fur les droits a" percevoir ,r le cacao.
En x757, Ie cacao a k6t exempt -de tous droits. Cette exemption nee devaic
durer que 1o ans ) et elle exile encore.
J'eftitne que cette denr6e qui eft abondante dans le Sud de St. Domingue et
dans la parties ci-devant efpagnole nedolit plus jouir de cette faveur, et qu'elle
doit etre impofe A Y2 liv. des colonies par miller, pour droits d'oxrois.
L 0 1 pour encourager Ia culture du tabec et td cocenillier.
A St. Domingue it y a beaucoup de terre qui, quoique dans des quarters ci
les pluies ne font par tres friquentes I font, par leur grande vegetation propre,
a la culture da tabac. D'autres, places dans des parties un peu plus arides
conviennent au cochenillier.
S'il entire dans le plan du gouvernement de donner, ces cultures, la m An
ativite qu'aux autres, j'efmilne azceflaire d'exempter leur, cultivateurs, de tous
droits pendant trois ans.
St. Domingue ef une ifle qui ofrlira de grandes reffources tous les bons cil
toyens qui ne front point riches et auxquels Ia nation donnera des conccffins,








(z6

Cme:n:,t ef-it po'be. q;ie cette nunLicipa!.tC dclarant qu'elle eft faite pour
miii.er:ir la tranquiflit iub"ique nal:t p:. fait :es phis grands efforts, pour
TrJre la thertI. deux citoyeni-. qui en a'.ent cte ilgalemeut prive's, A la
CloliUe dc, i:: chtL coniliuitonm'nt ccup-s de ia profeirite. Oui conflam-
e .t ocphde fa proi ri:. ... od ~:. ra J':. le contrai-e et te prouver
Co.i ujentieste rInipI'td in'aa-tele Cpas, a fitl t, et nu de'n d la loi
i4 u .r'f arie F\sr a0b a l'r -oc 'ci.t,,,- cmme elle ela l:-ir appel!ec
,.ur n.atenlir d trniui'iiut' d.. !a v~1e ? Pourquol rev tue dcis :: .'r s fj-
c s Ci di iiet la iu5J 4tc.: fn c-ratte n. a-t-on pas vue, a la tcte de
CA'ie froce arnie, mn:,rcle ver- lleijea de d-rentc-nZi des chefs de la Colonie et
t.;ifcir 1-. Ifer: qui es ten.alent d.ms te tijour prepare pour les criminals? C'efl
ijt fra.ice a f.i-s *IrNx r1j.i~ ::s .:'* e ertiee.ihdfte ;amantc.
J t ne t '.'p nitl;dndtr: p.;~ flr fan f'e des :*:: cett iiuicijalite; la o:i-
i"ai"n.1ce el a t prU't pr6 le DruitE re C"onial, qui en a du renidre cOmnipe --
a Dired:re e:-.:cutif e F.. cea nous iift. Je me conteitcrat de les rap-
porter par ordre.
C(luique j- viens de? cter ell du Vento6fe, don't j'ai remis e -:pedituanaU
to-yenC Sntai.xa ue,"1' prttidlent du Direcoire Colonial.
J'i d j 1 .tO q le. coup Abks -t-~i:: le People en imade en fe
dLar:,eant dnll crime qu'eux ieuls venaleut i -t cou :iettre,- pouvait lui dii-
ner quc!que nuance de -itinitc i bentic clchaqu' citoyen eft audaciufei.neit
jwe p. cette h ,rde de ie tradip,-,rter ;t la lainiipiitp afln d'y declarer
fes grl.f centre les d^t:, eeu djans 1, caht'_;; celui qui fe permet des
dbikrvdt1'jod t a.fut dcci d'iijure-s. o ': ~Ju':, ,ir la .', ,Ti.
Je pall e t1 Ic>nuId 4.Arrt pi. j a la miiiuincip,,it dJans Ie mmie jour, go
Vii It^f \ rici fir e' :.p*c th.;:

.6 du C t.a\ ,leiur gc l i de 4';.l _.ite.u:', Iq. .i L Ut abrt.;iuinL t ouc- ifio:ii e
" p. ur procurer l I: ..-_z ;. ... i' ::,;"" 1' &. p r le ialLt p,.ibl "
Ca ,'ent la iu r l e a t- -e ,,_ i, :' -" crine Joti elle coa-
r pa.r rp'it de >::: i e:,... r. .
Si ces miii:'li.-t! et :et coUi"Ii, u:i i" i A conflitutio: certes ils ne
ent ps t. ad i la op.J.', ( i pas -r fPour







( ~: )~


Je paquets, d'une :-at n aie our k o;vcre.iit dc .
Fran.ais.
II agit, envers ce gotuernement coinune de pui&ilt.ce pAu., cet sL, e.
rantes; it 'empare de fespaquets en brire le fceau, 'ts garJe, et le porteur cit,
par fes ordres in.s aux fers.
Jean Villatte fait plus, il arrcte, dans fon camip, des foldab f:j iii- prii'
niersde guerre ,fortant da Fort-Liberte pour aller rejoindre leurs ,.pi:u.x et
fervr fous les ordies du general Lia-ctaux i l ts iorce a porter Ies varies coutre
le gouvernernent Francais 1 St. Duomitgue.
Ce nouveau crime, commis par Jean illatte, edl coilLtt d':.bord par le t,
enfulte par la. declaration du citoven Larroque qui eft un de ces priiouniiei s, et
qui s'eil fauv6 du camp Villatte pourfe rendre ait Cap.
Cette dicdaration, qui eft. du 9 Floreal, porte ien fubflance, que Villatie a fit
arrdter, I fon camp, trente-cinqfuldata Eranjais ven4nt de I'Elpagne! couune
prifonniers de guerre et allant au Cap, pour tre aux ordres du guuverncur ;
on y volt que, pour les retenir Jean Villatte fe fert de prtextes daigereiu
et perfidis pour la chote publique.
Jean Villatte ne fe burne point a tots ce-. ates, envers le gouvernement de
St.,Domingue, il agit en vainqueur dans le pays qu'il croit avoir conquis; ii ne
regarded plus les reveins des habitations, come proprid ts nationaleb; mais bin
come les liennes, pour en difporer felon fon defir.
Le ctoyen Jacques Brown. ,Amiricain, eft expddid dans la parties e P'ft,
par Tiadiniftration du Cap, pour y 'tre pay6 de divers objets ierfis, par lii
dn ls esinagafins; Villatte dLfend qu'on le paye, et luifaitdire qu'il n'aura di
fitcre que pour de l'argent ou des farines. ( )
Des Ie 17 Germinal Villatte s'enpara de touslesfucres qui talent fabriqu&i-b
fur les habitations.
Villatte fignifia an ciroyen Madelhond focus chef civil dans la parties del'Eft,
qu'il n'entendait pas qu'on touchat, ni qu'on embarquat du lucre fans 44 ordres.
Le 8, la gtilette dc Beaucorps fit entrer un batimwnt Amnricain charge de
provisions Villatte en traite pour du fucre.

) Cott*e pwce est en original bnalre mes mains et etx,:dhiion est jointe-it pitec~








( 23 )
TERR E-NE V .
Longlems Terre-Neuve a 6t4 fans 3adminitfriatin la flCe I e C y
oppofait; mais' 1'inftant eft venu ot, fans coCiipronettre les inrts d r
publique le general Laveaux et moi avons pu organifer ce qujitae'r if2 iiA.e
tous ceux qui talent foumis A la France.
En Fan III, les cultivateurs ont commence a jour le' bleniuits de la loi qii
les concern. Les habitations qul avaient tdc detrautel dns les 'ems de clAt-
mitis, commenalient egalement, a fe retablir; les trIa aux "ricels aient
plus fuivis er les revenues, des habitations Mfqueftres, ont "tt vwtfis dans les
magafins de Padminiflration.
Voici un 4tat qui done Ie rtfultat de ce que 'Padinhiftration: a reu de ce
quarter, depuis Fruaidor Pan II juflqu'au 30 Frimnaire fan IV.
Ce quarter eft trcs riche et meritera longtems Pattention du guverniiient.
J'eftime qu'a la paix g&nerale, ii faudra, pour la profpritAt des habitations
quti y font, que P'ort ctablitle un bourg prhs de la mer du grand pore et des
fortifications pour y protiger le commerce.
ETAT des cafi6 livris par les hbitationsfequefri de Terre-Neuve, dans les
magafins de Pladminifration audit lieu, ainfi que ceax provenaints deifubven-
fion 4 computer du mois de Frulitor, Pan III jufu'au o Frimaire, Ian IV.
-HABITATtONS Poes. *VBVENTIONS. POID. RESULTAT.
SEQUES? TREES.
Ro 842 Gaigneur 56 Habitations fe,
Dumuirail 64g queW res
Dumi5759 Lamarque 92,523
s v noih e 4


Dollan P. Calumet
Geanty Defmarie
Vauthier
Correge
Peris Defqurce
DollanV. Boucan
Granmon
Chaumen
4 4


t0900
66281
7312
4020
[49630
1o989
5889
17241
6409

9Z,523


rauttre
Br6ban laDefirfe
Gehai aine
Delkzai
Verdun
G ,et L. Sarazin
Gallardet
Guillet
Perques par Tonnelier


605
9to
3112

275
2344

'14,544


fie et d'achat 498
Total, 107,565


DO NDON.
Je 'lai point encore parle du quarter du Dondon, autrcdr0s fi conii;quent
t mais.dont beaucoup d'habitations demandent long-tens du repuo vpour fe reboifer.
( >i li ltJI! -








V '


nus qu'ils fbrIquent ;c'eut 4t6 entiil, doince" de i.osid .:^ ,atm. ennc.7a
de la liberty.
SC'eft d'aprs tous ces pu'lants :nofl'~ qie nous avons rendu i'ordonnance, cl
apres, fous le N. 24. .

LIBERTY. No. G EAGALITIE

Orhn.ce re'!ai"e .x p ifes faites par' 61 corvette la A i:ett.
ETIENNE LAVEAUX &e. et HENRY PERROUD, &c,
Infirults que la prif'e ifite fir les ennemis de la ripubllque, par la corvette
de I'etat la Mufette cipitaine Defagenaux fe vernd en ce iimotumert au C.p
que tous les objets qui en fora.ent la cargaiifn s'y vendent au comptant ct que
ies e epeces provenantes de cette vente front eniporties en nature, par les cap:-
rnine et equipage de ladite corvette.
Confidtrant que 1'admniniftration de St. Doiningue a itk force d'dopter hl
plan g~nfral d*une maifon de commerce, et qutie ce i'eft que par les achars gcne-
raux qu~elle a fits de toutes les cargaifous americaiiies et autres, qu'elle a ln
r ui~r jufqua' ce moment a fire fiubfifer toutesles arnmees qui dfi ende;lt la par-
tie frarAife de St. Domingue et reniplir les ningiains dUc l tat, quti Ztaicut
tot0ement denuds deprovifions.
Confidctrant que fms argent dans ta colouie, it n'y aura mil commerce i
culture; les cultivateur; deviant re exaement p engourdes du quart
desrevenus qu'ls rt cultent.
Confid rant que ce n'eft abfolument que par Te nioyen des revenues achetes
tant aux propriftaires, qu'uux cultivateurs, que les ba.imens neutres font pays
des comeflibles et autres marchandifes qu'ils verfent dans tes magafins de i'tar.
Confid'rant qu'il eft de notre fageffe d'employer tous les moyens que nous
croxrons nceidres pour amineliorer le fort et i'exilsence des troupes dela coloule,
et de confolider toutes les operations de I'admi;nifration ; que nous ne pourrons
parvenTr A ce but, qu1e empechant Iexportation du num'raire qui, deja re
-duit a une tres petite portion gerait totalement anlinti, et oue nous ferios
reprehentibles 11 ) dans les circonftances, ;)ous nulfions de tons les pouvoirs ou
nous font (onfitsI pour conferver les etres dans la colonie.







( 55 )


hnrK's tdi rco'.n d'dgu'rd p .r ces inonlrtn: d,- .. lteern J 3Ht rdis't uphtt' f
poiait encore 6 thinte.
Pe-rdez-\ ous de vtIe ,ho+ rie-:-,:- c:r,.;l, o he r s F'ss ,
ce n'1ft polint le gouvrneir qui e:'.;aii:nat la c,.iduke 'ublkq,, et It.s p11'.1i.
Les ciovC[eu 'ti ar0i'S'lent dans la Cokitie tt que t'ctte fulreCiil.w',.e t.itk"'ike;
;uX 1111uniCpali es de ,h1.1:e quarter ?
Vous n'avez p:as ~talcnent le youvoie,,tit're: ]arput.-lo,:i doti n i en Dtii'.r,
ce r publicain ne craint point vos armes %\ einmeufic ; it a fit i\fie'r la bounce
impure de \.,tre ,luput Duranild a anto-DuMsin g, et la pjlce que Ie ecuinntifiir'
ROuLIie lui a douniietpr(s deelui ne laitie rien defirer fuir t frt;s.
Vous dites tonjours que Chavanne et Og- font les martyrs Je la liberty e !-
tr'rale; rflt chiifiz au tewms et a leurs decorations quand ilsont itd urrit .; vous
firez forces de convenir que les couleurs qu'ds portaient n'ttaient point celles de
1 'galite et queles ar'nes don't ils fe fervaitent ne leur avaient poiut 4te doiiiit'~s
pour obtenir la liberty gencrale des Africa:ins.
Je me vois force de vous rappeller 'a cette grande verite pour que les hommes
ptu infiruits ,ne foient plus tromiups par vous, fur Jes intentions de ces deux ci.
t-,: enm.. de couleur, qciand ils ont fait at Saint-irs:!gue ei preniire ifrre
rion.

7evenuas au fecind a/-'t e PerrtuJ inimne ewin~i de la liberty et de lI,
revolution.

it En uAti la preuve : ce moufire vomis par les enemnis de l'Ngalite fut major de
la place au Port-de-Paix oi il donna des preii es de fun civifme, en faifant em.
1,.trq ur tous. les hoiimesde couleur de cette partie iur un navire vendu a cette
t'poqu a tune horde de iachliaveliftes don't le certain Lavaud, fuirier de la Pointe-
"I-PaI 1luifIe etait Ie chef de cette coalit'.un.
Si lecitoyen ne peut fe flttter d'tre le maitre de ia perfonne; file cito,'len
depouill6 du produit de fn travail par des priextes, des befoins fansm ceferen;aif-
fantd'une adminiitrti,,:, .r.. :ntillee et encore ob ree.
Si le citoyen ne peutjouir pajifibleient de fa liberty par la garantie de pouvoir
fairetout cequi n'ell pas contraire aux lois, et s'ileft continuellement gene" fur
les moveii d'arriver mu bonheur, par des vexations extravagantes exerceesjott-
Salitrieiient par dts rglemen ts provifuores d'une administration tyranuique.







( 92 ,)
IND IGO S.
Frimaire 16 j Habtation Barguet | '63 liv.
t TAT des revrls depul'b le 2 Aut jufqu'au 22 Septemtbre z94 ( y ft.) e
de.puas le i vtendeidaire Pan III jufqu'au 4 Frufiidor incl/fivement fur
'td-itat'i'j FJ,'fl e.
lAVIA. SVCRE BRIJUT
J-- Barriques. 6 62 Formes. ( 70,405 lNvres
E I" de ce it, exifat a cctte ipoque fur tadite habitation.
.3 c uhivateurs attatlic s a 1ha1b.ation. 34 chevaux. 5o mulets. b81eufs
de cabrouet. 5 ,,aches et fuites.
RtaCAPITULATIOX OGNiNABRALE,
CA INGOS. SUCR BRUT. TArIA.
Plidt. Poids. Po.ds. Barriques.

43337 263 70 o05 o


-IA U T M 0 US TI F U1 kE
.Le quarter du haut Mouflique longtems le foyer des infin rei.oi$s, me" ait
attention du government; mials la fine politique n'a pas permis aux pro-
prietalres et grants, de retourner dans le cours de Van III, fur leurs hab.i-
tationspour y fire leur demeure la terre y stait encore couverte de cendres;
des agitateurs fans onmbre avaient chdii cette pat tie pour y comibiner de nou-
veaux troubles t et Je f6jour des citoyens paifibles y aurait "ti un novel ali-
ment A leurs forf-its.
Malgrt la situation nialheureufe de ce quarter nous n'avons r4in frigiig
pour iui donner une nouvelle exiftance, et nous fomnmes parvenus A y remettre
Plode e, en y no.nmant chef, le frere d'Etienne Datty qui, depuis la liberty
9gnerale, 'el aflli bien comports ) envers les r'publicaius que (on frcre a
et6 fceilrat.
Pendant 'an III, les culivateurs re font rumnis fur leshaAbitations auxquel-
les ils Ctaient attachirs les pla-itatio'1b commengalent a y ctre netoytes, et
une upatte de ces propr;cits oat vcrfr dans les mn.agfins de l'etat, au Port-de-







( 41 )


Dans Ile "ine jour la urin:iiclpa fltit a ar d .-, A
arretitions faiites des citovcus detenus a ba.rd de la -.e:na'. ( )
Cet arrc:e :autorfit le goiciral Pierre LevdUil a fire art "ter '.: e It.IV
ibnnes qui para trament juftememnt fufpectes.
(Oue les detenus feralent c..vovts auPort-de-Pl:i:.:
OQe le 9, il ferait faltt inepublicationi, pour inv'ter tO.u kt!s to.., 't, a
venr au grefle fire les dtcarations et deiiunijaltois fifr ba co:.nUii.te e
Plaffaire du 30 Veutue &c.
Le t les corps civil et tl'ta'.res fe rt-~u:iret i la a Petite-Anife, r
cuper des mocyens ntc-ctLires pour la free l: .- la patir c du NOtrd 1\,i:~: :
en r volte.
Le gouverneur dpuofe pendan-t 24heurtes, fcs pouvo re Ilet ah.i- tL-
geitral Touflainit qu'il s'itat adjo'nt en quality de licutenant au g verne-
miel/t.
Touffaint-Louverture reprochei darns cette affemblt'e, a la mnicipalit dtt
Cap, d'avoir fouffert que les premieres autorhit ayent t jettces dJims les ca-
chLots, par un petit nowibre de f..-'eux &e.
La iiunicipalite s'excufe fur Ic peu d'influence qu'elle avait fur les chtoen
sna1 intentiounns I c'.e af'Aire que la prudence avait dirige fes opitrati;n.; mal:.
qu'elle avalt toujours ete maitrifce dans cette malihereufe affhire.
Lts ddterents arrCtts qui ont eu lieu, pendant ce tenms de trouble~ fos t mis
fotis ls yeux de l'affeniemblee.
L'on voit clairement que les vrais republicaiins n'odaiiit parler: que les rebelle
dii ient de toute Jeur force pour couvrir leur revolte d une eflpce de forme.
Mais pourquoi la municipality n'indique-t-elle pas les coupables? pourquoi ne
denonce-t-elle pas les chefs de la trame qui devait, encore une foas perdre St.
Domingue? elle les a vu s'oppofer, avec inipudeur et 1'efprit du crime dans les
yeux, A tous les aaes qui devaent ramener et le bon ordre dans la ville du
Cap, et 1.- lihonuime trompts er gares par les pervers.
Ce filence, dans ces magiftrats, indique qu'il y en a de coupable. dansle noi
brc et queles autres, en les fiifitnt uonnaTtre, rcdoutent I'urs trait emipufumi.
(* Pierre Michel voidnt absolument tftablir 'ordre dans son cotmn.tude.,eit avat d.ja
ait an&ter des coupables et les avait fait mettre & burd de la corvette la H ,iuai.
L









( 23 )
Nouls dCevous ioLus hiter de rendre a nos colonies r'iva.ees, le plus Je cultiva-
teurs et d'ouvriers qu'il fcra poilble. C'eft avec ces hommnes fi neceflaires que
nous parvieiJdr'os blent6t a retablir ces inappreciables poflellions d'outre mer;
que nous d&truirons reellement les manoeuvres perfides et le chairatanifine du
cruel et :ublitleux anglaib; tque nous renverferons, ai jimals fes projects def-
trucEeurs, qu'll fC tatre encore de fire executer nimeue fous lolivier de paix;
'eft i enfin en nous occupant fortement de nos Antilles que nous ferons re-
mattre et nutre commerce et notre grande navigation.
Nous avons bien des ouvriers, a St. Domingue, dans la clafe des citoyens
africains at de couleur; mais ces homnies ne font point, en general aflez inf-
trnits pour diriger de grandes operatiouu et fire des entreprifes confdquentes.
It faudra, louig-tems encore, des Europeens pour confervrer, aux riches denrCes
des Antilles, le dgre dfe perfection qu'elles unt toujours eu fur cells des colo-
nies etranglres. Cell unc grande v6ritc que la France n'ignore furement pas;
elle dolt 'tre egalement infruite que la population blanche, aauellement exif.
tante d.ns toutes cls parties frangaifes deSt. Domingue, (fans computer les troupes)
pe monte pas i 6,0oo ames, dunt la plus grande parties e4tcompoafe de fexag6-
naires, de: tenmes, et d'enfants, .
Pendant plulieurs annees cette colonie ne dcvrait a-tre gouvernee que par un
foul pouvoir; fans quol, j'eftine que Ion en retardera le retabliflement. Un
direaoire executif y fer.i lung-tem- neceffaire pour 'ex&tution parfaite des luis
de la France.
Prerque tous les homes qui y habitent font nilitaires quoiqu'attach s aux tra-
vauxde ta terre; ce qui frappe leurs yeux fait plus de progres,dans une minute,
que les plus beaux difcours et tes plus fortes proclamations.
Uin feul pouvoir reunit, au meme centre, toutes les lignes des devoirs.
La fubordinati'ni n'eft active, a St. Domningue, que fous le puuvo:r nhlitaire.
Pour toucher au mural et le rendre fenfible, ia faut parler fortement au phi-
fique.
La vuie d'uue epaulette product plus d'tffet, chez le cultivateur et le foldat
africain que I'icharpe aux trois couleurs.
La plus petite patrouille, bWen coiunand&e e raia^ncra plutit 'ordre que les
arrcte s les plu eincrgiques.




- a -c~ S -~ -. I


( 65 )

Depuis 'ong-tems la place de curateur aux vacances elf fans titulire dans Ia
ville du Cap.
Beaucot.p de petitions nous ont etd adrefhles pour qiie nous y nommions pro-
vilbircment; mals riflechiflant fur Pimportance des fondlions d'une place fi
delicate et qui exigent de la part de celui qui les exerce, autint de probate que
de connaifl nce des lois, nous en avons renvoyc la nomination t'i li, onventiek'
ritionad!e. Nous avions bien trtvuv6 putfieurs citoyens doat les ver.u ue n1 Cio0 s
;'.alfient rien At Jdeerr; nitas il fsdlait encore y r'unir les contl.iniLces 1&cef-
:'ire pour Pexercice de cette place. En confitquence j'idlre:Lii au goiuvfrn''ur
l ::o:e ofhcielle, c-apres, focus le NO 27

NOTE OFFICIELLE
De l'i dnAateur J- St. Dmbingue au gouverneur de cette c nl ,fur la place
de curateur aux vacances du Cap.

La place de curateur aux fuccfflons vacautes a tet originairement trete pour
cinq ans.
La nomination de cette place appartenait aux confeils fuptrieurs de la colonie,
celui qu en etat pourvu 6tait tenu, avant fa reception de fournir une caution
et ain certificateur.
Les cautionnements ont vari6 de trente, cinquante, cent-cinquante mille
lives.
11 nte fltlifait pas davoir ttn cautionnement et un certificatAir pour obtenir
etteie i.ce, pour y tre appell6 ,il falait fubir un examnen par des hummes de
lo ; car your tre curateur aux fuccellions vacantei ii faut Ltre infiruits des

Pluiieurs adminiltrateurs de la colonie ont fault des rtglemens, pour 1admini-
itration de cette pace Importante et fur la conduite 'a tenir par ces depolitaires
de pluileurs fortunes; mais tous les rtglemens ont ite reconnus infoffifants et le
24No\embre I782 1 a te rendu uin 6dit qui a fixe les devoirs des curateurs aux
fiiccefEons vacantes, ceux des curateurs particuliers, des executeurs teftamen-
t. es, des Icgataires, etp.t i igeffe de ees articles, a affur6 autant qu'il a 2t6
iLoffiblie les portions des fortunes qui talent deftinees & des hiritiers. On trou-
IRr