La question des frontières dominicano-haïtiennes et l'ogre yankee

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Material Information

Title:
La question des frontières dominicano-haïtiennes et l'ogre yankee
Physical Description:
9 p. : port. ; 25cm.
Language:
French
Creator:
Morpeau, Pierre-Moravia

Subjects

Subjects / Keywords:
Boundaries -- Haiti -- Dominican Republic   ( lcsh )
Boundaries -- Dominican Republic -- Haiti   ( lcsh )
Genre:
non-fiction   ( marcgt )

Notes

General Note:
Cover title.

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 01598712
ocm01598712
System ID:
AA00008888:00001

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Dr. PIERRE-~.IORAVIA IIORPE.4U










BATIN~739


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Ma mbre, Marie Fougkre

O10t eiate 5i attace aatt-ie Darts isqul~
ont s'occutpe, 3es Latiret5 SuVpidelttS Sc
la, fartle,011 30t ee 3d8ter c scr nate.
OSelost eertlelgrue~tntet 3'art graitirtC-i
ouil, Lts Cths- fCoutl~S @To-speau in.tabait
a~La3- 3atti 5e3 PAGrES DE~ JEUNESSE ET'1
DE1 FOI
LA MERE et LA PATRIE
boldt ci-a-beJ Satdeb. Alatet nta~tlacybe
re5 3 arCa SLttdt.,,


P ie~rro-\orav'ia NIORP Es AU.














A^ PROPOS DES FRONTIERE
HAITIRANO-DOMnINICAINES (1)



Nons soinmes heureux de la conclusion du compete
rendu du 1 Matin F ONTS ET ROUTES B Isro-
pos de I'inauguration de la route Belladdrequi conduit
dans la Rdpublique Dominicaine.
Lar question Bes frontibres haf-tiano-dorninicairtes,
J~it-ils pal lait une qutestion de pinitraztion et nion
de diplolmatie, de fusil on d'argent,
'tela.~vient, en vi~rit6, rassurer le public.
Nons avions not~cette coracidenca~e strange, certes,
de l'annnce d'une commission dominicaine relative
anx rkglements de la question des frontieres, r du
voyage de Sa Grandeur Monseigneur Adolfo Nouel,
le grand patriote dominicain et du voyage de notre
Ministre plenipotentiaire en Dorninicanie.
Nons nous demandons ce qui pourrait se passer
dans Landerneau car, la question des'frontibres est la
plus irritante de nos questionss politiques ayant cette
vertu d'exalter l courage national des deux petits
peoples se partag~eait la grande Ile d'Hatti.
Est-ce que n Ios 'voisins verraient dans nos nouvelles
routes des vo~iet :stratdgiques on auraient-ils vu dans
l'hbpitail de Hinche an h6pital militaire en prepara-
tion ?
C'est tout ce que nos frdres de l'Est pourraient nous
reprocher, car nos journaux ont tonfours 6tt pleins
d'Cloges pour eux et a propos de lents 61ections pr~si-
dentielles notre pays a 4t6 & la joie.
Noter qie, en retour & thos amabilitts des measures
humiliantes loi d'6migration traitant les haltiena
d'indesirables 6taient prises contre nos compatriotes
refugi~s en Dominicanie.
Il est heurent d'envisager que la Dominicanie et
notre Hafti comprennent qu'6tant sous la m~me ocen-


(1) Cet article public dans le E( Nouvelliste > le 8
avril 1924, a did reprodnit on Ter Santo-Domingo,
dans le s Listin Diario, du 30 auril de cette anne'e.








-2-

pation,6trangbre, elles ne peuvent en toute libertde
d'esprit 6tudier un probleme aussi delicat que celui
de la frontiere.
Serait-ce l'heure d'un choc ?
Les deux rivaux seraient-ils sors de ne disposer que
de: leurs propres for es ?
Votha un bien grand snjet de meditation ddjh I
Nos freres de l'Est ont certainement de grands avan-
Jtages puisqjue leur population de cinq cent mille Ames
(500.000) a les deux tiers de l'lle tandis qu'8 la n~tre
de deux millions (2.000.000) il ne reste qu'un tiers de
fi'le.
Le moyen pour Ja Dominicanie de peupler son ter-
ritoire et -de` peupler l'immense province qu'elle
.'n'ous reclame et quine represente rien moins que le
haut plateau de la Grave comp~renant tout le territoire
haltien de Thomonde, Hinche- Mlarssade, St.-Michel, etc.
notre bassin petrolif~re et nos gites de lignite. L'ha'i-
tien a dejh en b confirnrer ses droits -shr ses parties
en les peuplant et en les exploitant avec tant d'4clat
que les americains en ent fait leur centre principal.
:Paisque nous Ha'itiens et Dominicainis, sommes con-
fondus dans le mome peril, en face du mine gros oc-
cupant, puisqpe actuelletrientj 'de toute part; en-' Am6-
rique Latine, o prache l'union necessaire des R~publi-
:' ques amerit~aines latines qui out la meme culture, la
1` 'meme religion, la meme Atne. des intirets economiques,
communs et enicord`a meme destined vis-8-vis des me-
mes ennemis, yourquoi actnellement plus que jamass
Dominicains et Haitiens me coinprendraient-ils pas
qu'ils ne doivent point s'exposer devant le colosse sep-
tentrional qui tente de les absorber I
Voilk: bien des consid rations pour mettre A la rai-
son nos voisins de l'Bst et nous, tous deux actnellement
sous -I'emprise de la mfieme occupation 6trangere.
Dans un proc~hain volume < LE SENS DE NO TRE
HAITI> notiserons re'ssortir l'importance de l'union ad
cessaire ambericano-latine.











L4 ~Question des Frontikres
Daominkicano.Hal'tiennes

I'Ogre Yaenkee


Le general F. De Ldgitineie la ~n~ien ent ~ttde no-
tre Rdpublique dont la vie est'ii' exemple B offrir aux
g~ndrations mont~antes et qfi tr~ia~lgrd- sdzt Ae ava~nc4
s'attelle ?I la belle besogne d 'im otivrage B he gloire du
p:ays, le Pr~esident Legitiniei en,7879. a de~ftl bi uvrage
L'ARME HAIIENNE SA)VECESSITE, SON OL
que nos hommes d'Eta't d'418tS.A;:iuraie-it d it consulter
pour t~cher de realiser I'arlm~eI!:~e latienne.
Mais I'armi~el. 'arsit~ie gizis~evai proteger la soci~t6
et nous proteg~er centre tot~i:e~`pbiitiqke~ aine~xionniste,
contre ces tei'daiicefinipies qui fkiti~ d'im Etat libre'une
parties intCgriante dune 19a~tFionulpinre, des poilitickens
avengles ne voulurent gias f'orgiiniser. -Et j'entends en-
core les clanicitrs izsensees de politicians de plud rd*
center date qui, presses d,..jouir, revalient la- perte "me-
.me gel'esrit milit~aire qftii fit la gloire de o prs
qisi nous procura notr~e' atitondittie et doant I 'absence
.contribua & nous I'8ter.
Noits lidons` dan~s l'ouvrage~ a: L'amiet$k Hai'tienne F,
ce que le Wee~ly Herald du 17 avrrillo 180cisait : '
c' Mais si l2'oft ae faith en ce.m~one~nt aucan .mon-
SYement erthe'i gm~, concernel'2ar.z';iinhd n.de Cuba
t il en a tIidf aifitZSieu~rs, en- ce qui~concernel fil
<< d'Hai'ti. S. E. 11 B, Greeib 40 denvoyde iaris ce.
c( pays pour faire :15ri: ra~pport "Lu- &.opg dil acfuel,'
<< sa po~pulation,~S.isoi sol, soraimnat et autres mna-
< tires. Nons ne setiolks pad ;.du tout siitirpris' d'a:ll
<4 7rbs. Tes' r:tenspii~nentertts qug nous avon~s~ repus
<<: de qtoir ;soiis ije'u, une expidiffoap partan~ltaec la
cc shicritilin~ .Jti offlvrernemen t dig" T~'s) 7s;ti te de
<< citrcchiird i. Fer dir Sud pour 'allefr aider et assister
a( la portiotii Dowiirliicaine on espagnole, des hlabi
<< tardfS con11tr les nloirs et.;en fin :de temzple:, ?rav
<< hir toutlle f'ile eL l'annexd~i- aux l~thifs-Ufni...~.;,
*c Ce~ s1rail ulne' chose~ gloi~ieuse de r~eaut~
<< .horlribles pirat es..les pies des pirates et de. bd tok










i couleizr de chiarbon, la population noire de? ce
a que l'on appelle I'empire d'Illaid.>
Nous ne ferons nous aussi aucune- rd~exion. cr~a~is.ne
voit-on pas dans~es paroles d'une grossieret6 rtvoltante
eTo~rime une arfenice pottr P~avediri, >
Uffldiihitiankl" pizblid en laingtse estiagnote~ A l'o~cca-
siort.d I~lr'exM iing~ universale de Paris enl~888 appre-
Snait que tant que 'les fltilens ne se 'soibietfriaient pas
B la direction et domina~tion des Dominicasins, le pays
n'obtiendrdlit~pas son dhvelopernent et son bonnour.
Cela n'empachait pas la Domicainie si capable de se de-
velopper etde faire le bon~hear des autres de s'offrir A
ii l'Espagne~ d~daigneuse.
IN'est-fl pas .dit que ~dans les Ecoles Dominicaines les
pioifesseurs souiffent dans- lej coeur des Ccoliers la hai-
ne dui norio flari'tien, tandis' quie dans la Presse comme
exil910 ifes Cistillo Marqluez et des Andrd Guerrero ex-
eitaient oitvertement les masses 8k la guerre contre Half-
ti surrtorst depuis la publication de la carte physique et
politique de MIM. Ponjol et Tlhomasset I
-. En 19~11 le jenne g nrl Viictoria f~orc6 ap~s la victoi-
re de la diplomatic hattinne forc6 de retirerises trou-
pes des P~dernales protridnqait rinpnous I reyiendlons
.yetesitissant.
doined A mi concours et I'opinion d'un officier de I'rinie
1)omiinicaine :
i C~onvient-il, oui 'on flow, dans la possibility d'un' dif-
f~rend dominicano-ha'itien d'organifer .iimmdiatemnent
TIarnide ?
La possibilit6S d'une guerre entire les deuxt rpubliques
Sexiste-elle ?
F ComnmeHabiti peut mettre Sur pied un effectif plus
eleV.C le cayiitaine Louiis Vallejo de la Concha coin'cluait
dans la possibjilitC d'un differend dominicano-haltien-
, Ilimi'nediate organrisation de I'arm ie.
Que signifiaient les bidtlade~s perp~tuelles du capitaine
Young datnsla zoinedbsFrontibres ? PJ2cq~i cet attz-
ch6 militaire qu'on nous avait envoy ?
Un grand patriote Dominicain ~n'avait-il pas dit un
Sjour A an gratid patriote Hiattirn quie cette question des
Frontiered ne peut etre reglee autour d'un tapis et qu'euxr
.Domninicains, ils font beaucoup de. progrbs, qu'Ha'iti-
-aisse constman~nent, qule oqc l'effort ne sera pas dnor-
me poor regler B Jleur advantage clette qu--stion..,,
'Et dire que ~cette questions des Frontibere lalftiano-
'domirticaines est r~gie ~depuis longtemps ( voir Dal-
bemar Jn-Joseph ).
Mais iroila, pour estipacher qu'on en repri~ie, nous








-5-


aurions dur Pmployecr ce que Son Excellence Raymond
Poincard e~nploie ;pour solutionner la .grande ques-
tion qui inticesse la France.
.Oilvrons le No. 3 de Tlexpos(I compidmentarire re-7
latifd l'rbitra .e da Trbs Saint Parele Pape a pro-
pos de ce did rend par noitre hofi diplomla~ate~feu Dalbe-J
mar Jn. isepjh
< rdussisseattt chas'ser les Hartiens de la maj~eure par-
tie 'u tetritoire de l'aucienae colonte espagnole. Ils
a -procla~tnitt s lors les limits de celte-ci comme
i ddloger Haiti, des bourgs de St Raphael, St-Mi~chek~
Hincite et Lascahobas. tras .Coignes de leurs autres
quartiers et ddjh habits en grande parties par. de s
haftie'ts qui avaient pass6 les anciennes limits. La
Ja Republique Do ninicaine ne pent seriensement prC-
c* tendre aux limits, de 1777: I 'origine cevolrt~ion-~
(r naire ( prise d'airnies de 1844) ne panuvait lui doiiner
< des populations adhdrant i son movement. Le
< droit .qu'oist -invoggg~u nos gi-dev-ant concitoyens poor
< se separer d'Hait~i coinine' ilsflavaient falt: et I'ont-
< refait -de I'Espagne dcest-a-dire, le.droit- qu'ils-'foir
" dent sur la Ivoloat6 des populations qui n'ont pas
" goutverne~ment :s'a rrate sans doute devimt la volont6
cc d'6gal :.force. et.n~~ratiire des populations qui elles
< n'ont jambis voulu devenir omainfcaifies. Et `s'il ye'.
a une di~fkrentie~ i' noer, la thi~orie chr~tienne du droit
" public ne d~cidera certes pas que. c'est mie faveur
< de cefirx-lb ui-p~otir r~alfise des .aspirations' politi-
<. qlues .pids on 'inoitiis disaiit~es. out ~admis et prati-
" qud~lnrdroit d'inshrrectionh: 'l'en~antre des -autres
< qui, fideler, as prytualpez:d'dutbQrit C et satfisfaits de leur
< situationi'ouyt enl :la-sages'gede se maint~enir dans
exist'ant. 11-
D'aille~s :
Il faut, dki~is: sj1'iidgdi l paix cognme dans celui
< dq la E6nne lI;;iarisoie? `e~re les naticils et. des piro-
" gres dii" enre lizirikil, ijttrter tout ce .qui pottrait
cc jeter les troublesfany le droit de possession des slou*
cc veraita s qi~iffl-- rC ,ans cotite'steI hi Zons~cra-
t session pr~timadie` diii4 t.Ej de remonter indefini-
" ag~ent 14 Coard de3.9iiuade ret -de se perdre` dans la
< nuff 'des teniJs Tes~jlist ize ules. pea dl'EBtits: ieraient









-6-


a sbrs de leurs droits of la paix ici-bas deviendrait
a impossible sans ce moyen de settre an terme a la
It contestation.> .
Ernest Renanr, le inerveilleux pinlosophe.fragnCais qu~i
tavalt de la tdconciliationi des deux .moities de I'espr~it
Inumainf:i Ta: FRANCE :ET IL'ALLEMAGNE, s'indiglna
prb~s I'annexion de I'Alsace-Lorraine et son ct~~i. nous
devons 4tre' tonjolirs prets h. le .pousser :
a Nons n'ad~metions pasi es cessions d'dme~s, si
les territairesd c oder Ctaientddserts, rian de mieux
mais los hoimmes qui les harbite~nt sont des crd~a-
tures libres et notre devoir est de les faiire resp~pec;t
ter. -
La question Dominicano-Ha'ftienne, est 'une ques
toDans la poiebst-face de la conference sur Torissaint
I ouverture~ ( pages9), I'ancien Senateur Moravia Mor
penu 6crit;
Ha'iti a donnC un nouvel example de son aimour,
a de sa homne volont4 envers les Dominicains, quand
a sous le gouviernement du President -Tiresias Simon
a Sam ( en~ 1900 dozc l) pour mettre. fin' B I'6ternelle
a l~ars. a la Domrinic-anie pour le cas off'lesteriitoires os-
a cupss par Hartiseratent reconnus pare Saint-Pr
a: une proprf~~td dominicaine.*.
A~ujourd'hoai od nous pardonnons parce que nous,
afons reellement oublit les reproches plus haurt enon-
c~s aiux Dominicahis', nos frbres par la souf~ranch; en
ce moment od la situation de la Dpminicanid est wrai-
m;ient curieuse et pareille. A la natre, cette. irritantet
question des: frontieres est encore soulevie.
Aujourdt'hni oil les vrais intdrats de I'un et Il'autre pen-
;ple quii se~ partagent fi'le, -dolvent prendre le desout,
en ce mo~ment odflun et; I'autre doivent songer Ac,vi-
vre fraternellement comme le leur conseilent lear po*
sition,1eur situation~cette quiestion des frtontitreaddjd
solutioniste, eSt encore soulevie...
L~es discussions~des Ciommissions' Domfaicano-flakL
tiennes instittsdes en' ~mai 1924, nout pas leur raison
d'etre on: plut6t leur ~settle raison d'etre serait de nous
confirmer dans nos possessions consacries par le
temps comme nous poyssdens, datis l'dtat. absent les
chases.
En reproduisant des dificu~ltes. entire les deux pen-
plea, en rezr ettant en question des diUfrendsdj,
branches, on sent bien une autre force .qubagit contral-
rement au sees des peuples : Dominicain. et Haltien
HAITI st 14 DOMINICAN.E sont-deru petites poules











sulr lesquellelie pl:anC le meme: matlfi'd.

Tandis que nous ecrivons ces lignes, les ambricainrs
des Etats*Unis de l'Amberique du ~Nord- qui depuis 9 ans
nous ont promise l'honneur et le bontheur, out parl#
comme s'olution i la question -des frontieres df'etabi r.
une zone r~etre que nattirellettlent its occulperont. Les
yankees seraicat done dPFinitivemnent a chcral sur to
deux petites rdpubliqu~res.
C'est une solution dangereuse pour Haitiens et De-.
minicains et bonnet sedlement pour les Etats-Unis de-
finitivement vulpins.. ...
rt
ESt-cP que, en erfet, la R~publique des Etsts-Unis de
t'Ama~rique du Nord, cette ogresse qui pourl~che Hai'ti
et la Dominicanie peut contribuer B tout faire pour ra-
viverles sentiments d'estime et saires a conserver entire les deux peuples voisins ? ?
L~es Etats-Unis de l'Amerique du Nord dont la grau-
de et scule origitiaite est le or~iugC -de couleur ont
aviv6 cette Question irritaptee des frontibres de laqus
tion de peau et ont croire aur Dom)iiin~c'iains que ils
;cer~ ntis~_z~~sin-uoiueu et que nous
Wlattiers was semines des imnpor~teVs d__ inque.
esDominicains sont des~ blan-cs comm-e si depuis
1915, flous, HalStiers. pouvious consider un homnme
amdricain on paS parce qu'il est blanco I Et des Slanes i
qul ont 6tC pendant quelque temps sous~- leto if
me de ersdle rdl er revanche et rd-
WItre l oeAsnrl
Et c.est ainsi que si les chOSes se comaliquaient -la
diplomatie ayant 6td vaine te la guerre reglait eette
auestio1 an ori anquel le fait la force brutale >, les
Forces Dominicaines commrandees par des. Domink
cains, mais armies par 14s Etats;Unis de I'Amdrique du
Amr-1 envahirnient le territ~oire: batitien dsfendu par des
gendarmes hattiens commtand~s par d s ambricainst
des Etats-Unis de I'Aimetique du Nord.
Et comnme it est entendu que les Dominicains qui
sont des Mlancos de la tierra doivent donner de la le-
can aux ntsres imports, les gendraux, americains
ou; Rommandent .les Forces H-alitiennes. s'arrangeront:
A vite: 4tr= vaincus cela a'-rie B n'impo te qual
grand gen~tal m me yadice d stre viain i et La Far-
ce sera joude.
Et la prophet's de- i'amiral Gherardi serait realisde
on Dominicains ou-Amd~ricains, 7
Et apres-i Oui, et a~prks ?









O
-O--r


Les Etats-Unis de l'Amtrique du Nord qui trouvent
que l'lle de Saint-Domningue oni de Ha~ti est d'une im*
portance considerable -depuis Ilouverture du` canal in--
teroebanique de Panama s'en empareront definitivement
-MailS, 'inais uid mango de Ha~iiti inijusten~ienrt en de-
Yient fou, affirmait spiritnellement le S~nateur ha'itien
anteutrde I'inconstittitioninalit8 de la Convention Hal
tiano-Amdriciaine. Et volts saviez que Jupiter read fons
ceur qu'il vent perdre...

DEJA. JE VOIS AU CIEL NATIONAL DE L;A RE-
PUBLIQUE ETOILEE DES ETATS-UNIS DE L'A-
MeRIQUE DU NORD SE LEVER L'EMPIRE DU SO-



I.LA GRANDE PAtTRIE
1) E I.'aMERIQUE LATINE


Daas uh article public dans le < Nouvelliste s 44 %11
avril 1924 i ~LeSen's de note Hai'ti~ nous jettionls up Iree
gard vers te pass! pour savoir ce que nous sonimeas at
d'oil aous venous,
Considerons inagintenant jnot~re Patrie. dans son was~
nir gros de menaces et comprenons qu'il est; de -son
intdrat -comme de l'intC~te des autres RtpubliquqpC
que la vingtaine des .R~publiques arm~ricanoilatiR$)
coustitue l'Amdrique latine, notre grande Patrie cost-
mune.
Autre part n'est ~pas notre int~ret.
Rappelons-nous Cuba 9t, Platt, le Nit~aragua at
maison Brtitliers3 e~t Sligniian, 'Salvador,Cdsta*~c~
la United fruit, La Dominicanie et W~all street, f
et ses vampires aictnels.
C'est la march du drapeau 6toil6 derriere la croir
tal a~mbricaini ~qtand ce n'est pas sur .le drapez)y de
l'idedlisitle ~huinanitaire~ qu'ils vienneat*6etabl~if lear ty<
rannie, dit l'lDri. OrzavM~ Quintana dost Je f9gray;
< La-Poste si~~tii~uetreiseriten amn~ricano-19jtit iKeprp-
duisait derniresieent un bel article,~
11 tious reste- ce~ mayen de nbus -d~feagr# a,,X!f
UNIR. NOUS SOLIDARISER, 'faire de up
publiques N SEULE~CORPS quicl ~temp))Pfj;r
puisse em~ezher la disparition de l'une d'e~g;y








-9

Pour cla, il faut notts connattre. J~t pqpur nous con-
naqtir ar -t r3 L.6-t evenrs
to creer des poQstes diplomatiqu~e~-s' dafs tbitlte, le6s .:
capftal~ed des R~p'ubi~qdeS s diti~~ricairdid'tines- 2:r at 0 ':
2a. cr~er des postes consulaires dans les principals~*
villd^ ets:~edf ~rf lblilbi0 .Na9x&.
So '4hydyb~e de!7 WilShibits hal~tieni4ds414n cha'Repu- 1~
blia~g: -':''' ': L :r;- *i: i
4 li rai de: cofhibiiffiications "ifiters'olaires qub~, '41s l'eid~f~iet' les' -g & ratiotis aniti;C)i~cla~fieaties
s'appr~cient:-- '': -- .. 2-8 1-t '-70
Voild ce que nous conseiltons B notre pays de rda-


L~eS grnanes Na ons vieirment B:nous pour notre ar-
ge~nt, poutr aiioirt-des it~aitages de, toris ordreen, I
Et les Etats-Unis de l'Amerique du Nord. en parti-
edlieri. nouP bne:.pionv6 que son id~ail- dhninanit6, c'es~t
I'intsert- d~es capitai~stes.
En 191r, Woodrow Wilson parlait de Justice, de
Droit, voulait s'opposer B l'impdrialisme .en Europe et
Wall street' occupait.-la DominicasrieeHait ic~aragua
et de nos Jours,:HondisraS.- Les 14 ;points dle justice.
Woodrow Wilsoniieiaez, 'c'est, dit pno crivam ambri-
cain~latin, tout .commne la croix qp~e portaient les son-
querants des tribus. Ils ont Cte pr~qsqensat am onde
poUr lui cgckler ce qu'~on faisait d~awslldrlb~ 9_ )' rg. ~
SEn ouvrant des credits aux pItti~ts ,S1S,~L:s en- soixth-
nant les guerres civiles de petites; ,ypignk-;~~ Id e 'Ari-
que-latine~les Etats-Unis de l'Amiitiquiede di ord-ont.
voulu prelparer le grand empire. yanked dle l'Ablaska It
la Patago~nie.
L'UNION LATINO-AMERICIAQNE ES idNFC 1A
CLEFDE NOTRE DESTINE~E.COM MVE NATJ'I0f I.1-
BRE. LA GRANDE PARIlE: DE I'AMEIiRIQU E ~LAD-
NE EST DONC A REALISER. :

Nous irons AB nos frbres les ambricains,1atins pour
trouver protection et its n neys accueilleront' et aussi
nous irons g eux pour qu'ils gisqieti plus' forts B se dC-
fendre .
Comme nous, its ont A combattre le meme enne-
mi et A' defendre les aismes trdsors, la meme religion,
la m~me Ame.
Sans doute, dains la l'union .amricano-latine parml
les peilplei com..ne le Melxique, I'Arggatinz, le ijrds3.,
le Chili. il v a des freres atn~s qui micit-.1t re;ped B
cause des piro bs3 qu'ils one faitrs. Mais aved euxr on se
















10 -

sentira trbs en famille parc~e qu'ils ne stront envers
nous qiue de bons grands frares.
Que tous les peoples americin3 la~ins le comprl~r-
nent ainsi.
Qu'en particulier le comprese;nt ainsi aiussi nop
frares de l~a Rdpublique qui habitent cettte mame lie.
Qu'une intermitente c~u astion de frontieres rendue:
irrifante pour cause ne contribute pas a attiddic
la .necessaire union traternelle Haltiano-Domninicaine. a
. cette hcure du peril commune! devault I'otte ya 1:=

L'elite de la Socited Dominicaine les journalux de
la Rtpublique voisine nous I'annonqaient n'Ctait-ce
les 61ections presidentielles et qui sait actuellement la
question des frontieres serait dtjl dans les murs de
Haiti.
Nous attendons b lui faire tout simplement un accuei
chaleureux, a la recevoir comme on revolt des parents.
*s
Pour conclure, souhaitons que se realise le souhait
formul6 en 1813 avec taute une sincerity par l'ami d'A-,
LEXANDRE PTIION, fondateur de la Rdpublique hai
t feane. J'ai cit6 le pere d s Republiques Sud-Amtricaine-s
SIMON BOLIVAll
LA PATRIE DE TO JS LES AMBRICAINS DOIT
ETRE UNE AUSSI. BIEN QUE POUR LE REST
NOUS AVONS REALIS UNE PARFAIITE UNI~

19 Juin 1924.



















































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A parraitre prochainement:

TOUSSAINT- LOUVERKTURE( Conference pro
nonc~e L Paris le 5 mai 19;22& la'salle de geogra-
phie 1-84. Boulevard St-Germain sous les auspi-
ces du (Ilub parlisten al'tistique et litterni~re, phi-
losophfique et scientifique : L'E;SSAI )

LE SENSl DR NOTREr H LIfl( L,'uaion armA-
ricno-atie. ur que~le naitioni copter. ILes
Grandles Nations et nlous, Haliti en~ face: de I'ogr~e
yainkee, tc.0. ettc. )

!IES P'AcfES IND)IENNES ( Quisquapn, le ro-
man de la venlve du cacique Cayn~on. 1);nna l'al-
move,~ ~ ~ ~ ~ ~~~; lefwl sn-e l nr, udi esse
deint guerre~l' les: acrde, La P~rlalre sur1 Quli queya~;
modetr. )











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Date Due


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LATIN


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