Bulletin officiel de Saint-Domingue

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Material Information

Title:
Bulletin officiel de Saint-Domingue du 29 frimaire ... (vendredi 20 décembre 1799)
Physical Description:
1 online resource (p. 47-50) : ;
Language:
French
Creator:
Saint-Domingue
Publisher:
Chez P. Roux, imprimeur du gouvernement?
Place of Publication:
Au Cap?
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
1789 - 1815   ( fast )
Political science   ( fast )
Politics and government -- Haiti -- 1791-1804   ( lcsh )
History -- France -- 1789-1815   ( lcsh )
Politique et gouvernement -- Haiti -- 1791-1804   ( ram )
France -- 1789-1815   ( ram )
France   ( fast )
Haiti   ( fast )
Genre:
History   ( fast )
History.   ( fast )
government publication (state, provincial, terriorial, dependent)   ( marcgt )
non-fiction   ( marcgt )

Notes

General Note:
Title from PDF t.p. (LLMC Digital, viewed on Oct. 25, 2011)
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At head of title: Numéro 12.

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Source Institution:
University of Florida
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All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 758523492
ocn758523492
System ID:
AA00008740:00001

Full Text






[ N u M E 1. 0


BULLETIN

^ '*- t '' ' ft


OFFICIAL


S A IN T D 0 M N G U E.


.
4r'
A>


thL -T'9


Us Colonic frangaises at parties incErantm e de la R6publique,
e sou souniscs i la snae t- oi conatituiunnlle.
S Ariclu 4 de la Constitualon.


tit de la R6publique frangaise, une et indivisible.
Zo DJe Cm B rt E, 1799 vieux style. )


11111 II-- -- _ _


Extrait de la 03aette. & ieoae Daily
advertiserr de Baltli a ;'cfr t ire.
Der Rotcrdam, le to adwinraire, an atu.c
it ia esc passs ici ?oA&tis bateatt charges
de blessei. II est aussi tes tei 'MI chement de
grenadites frandis.qui doivent se redred par eau jusqu'a
Delft, oil doit so uouver le lo* regiment de dragons
franauis, m'is ii ntstr encort arrive aucun prisonhier
come nous nous y atrcndions. Mitle d'entr'eeti ont
passk i Amsterdam et ,-Harlem pour de-li se sendre a
Paris. Les sold.as prisooniers sort loggs dans 1'Tglise
de P'Oues, Ie gen ral dans ta Doela et Its officers
dans ta prison de la marine. Un batailoti franjais est
sorti d'Amsterdam pour aller camper.
Poor ajouter aux parricularites dji publies relatives
1 la bacatdie qui s'est livree entire -es anglais et les russes
cootce its fiaDnfas ec les bataves, ,ioas illons public les
dlsrils suivaus :

VICTOIRE EN HOLLANDE.
[ D rAT 2LS OFFrICISLS.
ZL general Bo3'Ko chef de.liEtat-Major de tArmte
batare, ga Ministre de la Guerre a la aye.
CITO IvC MzITzsr Z,
J'ai eu rhooneur ce martin, a environ dix heurs, de
'ovs communiquei r la touvelle de attraque faite par
ltnnemi sur toute norce higne ot de notre position. 1-
ist mainteaai&t sept heures du soir tc je suis a mtme
de vous donnQ e de plus grinds details quoique je n'aie
encore s tennremi a comnenc ia la poitite du jour d'atraquer
'aile gauche qui e tit counposic de troupes fr.tanises,
et qui rtait postie devant Peten. It a d'abord force
Jes fran~ais a se retiter aut-dessus de Schoorl, mais
r'tSx-i i a .lt alids ec lt 4p* iltcui-brigade avant


charge rennemi qu'efle avait et front, et qui n'etait
que des rushes, t ayant coup sa recraite du c6te de
Pettoa, it est result de cette manceuvre un carnage
affreux d t'enntmi ; up grand nombre a etd faic pi-
sonnier. Huit cens homes sont rests sur le champ
de becaille; suvant ce que Iai pu appreidre, parmi
les prisoniilers sent n grand conibie d'officiers ec Ic
general russe Herman, comimanda.nrt fale droie ; plu-
siturs piAces de canon et deux ctendaids ont ire pris.
Nos troupes, d'apres cette-baraille, ont it& i mime de
s'assurer des positions avanctes. Pe dair quc la gauche
de noire arm e emait attaque, la division sous le lieu-
tenanct gFnrral -runmoneou- '1tait igatement ct avait
ete forcee d'abandonner It post de Schuorbdan, mais
elle a tu bientcO epris sa position suivant los avis que
'ai recu.
SL*ale droite du general Daendels a garden sa position
jusqu'ia apzes nidi, apris avoir repousse plu'ieurs
attaques mais, a tnvirou deux ~heures, ayant eti acta.
quae en front par ets anglais pros Dontkarspel et et
Banc par z.ooo rustes, i a et obligh de fair retraite
cene retraite eut rte effoctrute dans le plue grand ortdbe
si une cuisse de munitions n'avdic pas pris feu et ndetu
pas |jec la confusion sur ia ligne.
D'apris Ic rapport des prisoners un parri de russes
a 4th debarqys avant-hier et Ie reste la nuit derniere,
s'elevant no total l 17,000 homnmes. Les tarporrs
annoncent que Its anglais, sous le duc i'York,
montent a zo,ooo homes quoique ;e n'ai pas d'etac
just de la perte e Lde l'untm, e puts cependa c assurer,
sans exagiration, qu'ile pet allter de truis a quatre
mille ommes tuls.
Le lieutenaot general Dumonceau est a,.rz bien ce
soir. Je nt puis pas bien vous dire que!le est notre
perte, mais on a apportu uts-phu de bosses dans nos
hopitaux. Parmi tls officers tues sont le capitarie
Dupont de la &* demi- brigade et Grabrer, 'aide de
camp du general Daendels, Nahukr aide de camp du
gTnehal Dumoncerau et b'essi i mort. Au;silO3t quo
j aurai recu des- dItails officrek, 'aurai I'honimeur de
vous informer de la perte que nous avuns pua prouver.
Salute et respect.
$gaSi r VAN B,~S KOoP.


12.


- .4


r' p












." C.titiLarn de Aflitkler o -cen n.de I.iaiAioi le
eki ierart ematrI dl Judsalt-par.g tf1vsca .1 p vr iaamme.
Je crois que ce lanctaec~ r in~c 2i'iti fifhuti ii ti
commence a treibler. Ce-'ese-'pa4e departermentr dA
Said, aiar s hlabitrts op ithi's qjut-e vdurais ftdturit,
aisj biean jrms abodsrodeir.e a k pc[,t au c-mbl'et
*J'Ack's:s doob i.ssaiM-e et'iverk-- locttet les Altjirites
qui cu sent Its ogrgrje.- .
Si certe onduate de ma part esc d4jigifepar rigaud,
-sons Ie titre d'uue crahison, tous les genkraux e n chef
des armties firaulists qui ii'ont vaincu que p.rcequ'ils
oat etabli uate suburdiiation h~iarchhqut deis'lits pliH
langes r publicaineS se'onr done %aiSst des tiatt its ,
rses jeix? .Oitgelhitx imrnse 's i's vctoites e les
tromnphbs des gernr AutlTuoNApirTE, CXHAM` litA c i1-T,
MoiaAU, JOUseRT, MASSENA Ct taut' daucttt:, vaus
proaveront incoutestablement que, pbur bien c'um-
imanidet, il faui savAoit bien obeir, *
.igaud poursuist sa diatribe,.et dit que j'ai faith r n
tralhZ avec eI general Maitland et e Pirist4nt das
Ed Ettrs-Vnits. Amerique, etqu ly a ds adrt cirs secure; .:
'Cea r t vral, rmais, si ,'ai fairtdes traits, ils oat
cte' remphis et effe:emu s, tant par Nl'vacuation -enti.e
des anglais, que par I etkalssemoet d'un commertrce
.avec les nations neucres. Toui la Ripublique; et s'il y a.des articles secrets, ee don't
Ja te discouviens pa;, c' sr encore pour l'interic- dela
Colonie, et je ne dois-pas compete de mes.actionss 1
Rigaud, Ce subadcerve,, sanguioaire et batha.e, ne, du:t
pt- codj4ttre les stcrers de son chef, qui sait iue ia
moderation et li clemency siit.des versuss er -qui se
.fairt 4 devoir de les pratiquer.
Oti il y a des articles secrets, mai ils otrt pour
but Ja prospt'itd de Saint-'Domi:igue qui a-besoin
d'un commerce, Le d sipv ut sat bien que l'itabli-
emennt-dc e commerce utilei g Qfat t rturie .m'p .
cxcepte iui parce qu'il at vient pas de lui ; fi sait
miux incore que se ctn' i t&e son orguetdi, sone
ambition et sa rivote actudele, s'il T 'tt ttomp les
homes de coulcur faibles, soulevi les cuttivateurs
inuorans, la Colonie jouirait aujourd'hui d'un peu de
triaquillit et de bonheur, .'
S De, s vaisteaux runqemis dil-it. enstuift -alcieu-
Ssermet, bloquent les ports du Swf, 't J o4ithirinerir
Seutes tnmouvemert s avec'ciduxd dd 4'arai' quqti'hatecle
,e its frontimre5 de so'drpattement ,3o .
Cer~aineeuenr, si fai ais des' Vaisseaulx t dies f`r-
gates, come Rigaud se plain~ a I'-afiiner, je s 'a~tals
deia irilement 'emplnoyes ; mais je vai proflicr de Id
"rquisitiio faite par AAg.enit tu Gouvetnei'rlce des
navires tr.niai I'EgvpCpterL t. t' Le.Vengear, Lyvrer,
ia Charlotte I et n4tfe f Inese t
Ia corvette [a Dvr ente qui vielt, d'arriver e France i
dvec certe eue ffo e' e fer ai boquer tes odrts o d
Sad, et je tacherai d'empcher le commerce d'armie,s
que ies rebelles fonc avec la Jamaique et Cube. 11 est
heureux pour Rigaud qe je eu'ait p.s d 'fces
navaltes come ii le pretend, il n serait pas eut r
rant de munitions duns ses porfs.
c- Tout hom.me, continue-t-il sur un too paintirf,
qi ferait croire i quicu:nque o let connauirMir.pas,
que queiquefois la pirie a touched son ane e court
home souloutiic de republicdalisiite ovu dr ddsseia de
passer dans le Sud, pour y augmenter le noinbre d
wanis et, dt'fensettrs des interest de la France, S
4ss departenmeis du Nord t de 'OL Est, fi S;S
5 -* i+ -
S" a .,h n ' *'. 1 -
,' % t..
'~; :I


:- Ge. ne'soce.'Jpa dts howrrme,s!tpiement souFionos,
m&i tb ena dtes homInys :qu ,l gaiud- a insut rs eC
d'arger c'des ; caliss -pubiques qu'il*a ..uurpes..depui3
.si long-temps sans uiaim rendre aucun compete aux
auIotItRs nationalks ; .cets, rrmires huisnes onrt -
Xtrouv~ arms de f.s-is et de. trrbotucs. ,mni- de
cartouches et formanu le desstin ert :rentprisewde
,enmpaer jdes vti;ct soumisets i. Aget-i de la Rapu-
blique ; ces homrnes convaincus de trahi4an -on o t
viitrablementc atretis, canoines on fusdits.
Er par suit e lade plus n t-,ire cajon1ie, 'infame
Rigaud sciire,. que, parIe e i4n hommt de cCuuur
Commrnande a ux lieux, o lon se s0aSie'zt e'icoe des
bief.fi ,'di ta Frince ,' j'i jfa mazcPuxfr dig s les
mimes- d.p.grinmeis ,du N~ra c at "e uWfstf, .'fs iwveJnL,
emrrmrS gt eft rfJuin at,j ;ur.
11 y i piusittus i oaumcs de couleur qui onc oujours
command et qui coumnndldent eucoze Jans Tes depad-
ternius du Nord et de 1Ouest r 'ainsi ce nest pis ia
'classe des hntommes d couleur que 1'uo a vonlu chatier;
on n'a 'pt ntf e Its tuiLtt rmitts Rfgaud lui-atniia
nf'a r-il pas 'fet'gg , Bc cg.rde a e'-gotgc r le general
ClfirvaUx, qtui ct die tuuiur, pare que celui-ci 0A
pas' ooutir set iisstr seiduic ni ceder aux piopouitions
qui I'ui ecdeit frttes "t':trrtr ddn le CIui plOC eC dC
"Ivrer'la ville du Mt6e aux xcbelfcs,
It ,st possible que pairni ceux qui ont php ii se
soit frotuv qutcques inatlhureux itiocuus i j'ell at
getmi ,' mais a qu dclicbta icxl-ene s'en prendre ?
raest-ce pas a R aud qui a tiipe ses fites
Pour cL, qu'il.dic dua mas-tcre, des fcIaEis et des
enfaps, il n'y a poiot der tiprse a faiec a ce te xc -
cra.lIe impo ture; ce tt (rvctre lui C*t iamniliere,
il 'a bten prouve dans son invasion aux Grand et
Pentc-Goave, .et mine anlrrieuiienmet d4ns d'autres
heaut .a' volix publque a tltt asstZ souveac rtcentur
ctcre. duute v rlte a ses uttlitle our, i J VYt du pe1plc
st'l h vuix de Dieu.
P14sit is femmnes, cela n'esc pasdwouteux, oan treinmp
dans certe ,arfieuse couispla.dtui, I Iais otl) a fait pea
d'ttterinou leurs d-mlaches et a Jeur caquer ; aucuute
.meme n'a etI arratce pour ce fair. St quetques- unes
tusseot e.r videiunmenrt teconottes coupabies, on se
fu f,,s+ peri. .i~anr tt aux eti fts, ce meosige .e*t auwli
abotqaiobe., que prFtiauiiet:L er in ma:haqrgnnt ionent4.
Enfin Rigaud, dctis son d lire .reimint Ie pramnbhute
de son lib[lle, dart'du z2 Fructidor, an sept, par une
exclainmatii intidnelise cohere Aenr ddu' G.uvCtnemenc
tjaA4S. s.:-Qiefr it, dct~ciet-il, corner uan e~ergumrne,
qkefdit le"citoyen rioum' ? spectatear de runt tIorars
il ie stazuionnfn.par sov ssiltnc.. ; L'Agent ade a KReu-
blique ti'est p:us que igent de ses enneris il n'iet
et ne parle plus que pour prostItuer son ilajage et sot,
i Ucurit(e, j ieur.s tw7.js crzirtnelfes.
.Si.per.be la.gq~ e i convitien bien uas chef de
revoLtes, quit t'a pius ia nrl nagefment, ni respcrtpc(,r
ra Tepr<-sentatio`etianil4ej i i sluffit de tipoodee a cet,
blia;pl nes .qpe ra4gt Roumet, ioti e rest pec-
tareur tranquhe de frlu'rtt;uon du $ud i a'i.conl
r"ie ,. par sat p.'ocLitndtiVt du i MCies-tJer, an sept,
dcart.4 Ri sud er.its.ci ,-..kes de a ds4.itb<;sfatnce
trdlrtes a Ja pulse, er d Aeretet ue les d.'patem :ii
rests. fidclles a I'aatotar Igitime, marc t a:iet acr
.masse contre Ltees dJteux. Le cttoyen Roume esr&don.
le -iabJe Ageuc -du Gt~veil ineut Fralai, devoul
a-ox i iitrk s de A ,ttion tfraaldi'e, puiqti'tf met sou.
,o .'die 1 L t i tl$s un-mfi de a ti4y a l':..
, ( .


4' l~
ce-I ~


S9)











sos-r,;yenant de ,COri'nt sotle est roi de quite
.vasae..ux de Jignettp.qe le i id en.est ntredti aath e
.dt tz -voiles. On en. axteod u n plus codsequent de
RBAea.fou;,_ sous tescorst de .Yescadre espvgoole. La
.division dt Bartheaume, de 1 ataissesux de ligne, soUs
ifamirad Cor.aml, est sortie pour altc a isrenconrie.
tLa fagate la Vengeance est sortie do Brest -pet une
*xpda~a secrite.
-, n bliciste de ce.jonr assure rque les I" aisseaux
S espagno~k s~nt arrives a Bfest.


. c a B U_ O A P- A,R-T S.
SDe Roterd4nm, Ie 9 Vetndimis re.
Ixsrait d detux Leare dadries -de onsta~tinpple,
da & Fructido r- -
'Noos avons reju ici I tnouvelle malliireuse de la
defaii-te eni'ie de Kise Mu\taphi Pacihaa prs d'Albukir.
Btdonaparte, ayant &t6 intuit de la prise de cette
i*vle e't de la retraite d&s troupes ftranaipss, a eutn.ses
forces era attaqu teEs turEcs, i s'n est ivyi une bataille
*trs'-Isagtaute dans laquelle ls tutes onut 'e encibre-
rnmnt d ~aits, 6,o00 out ttides r Mudstapha Pacht
a &teFait prisonnier, apre~ avoir perd un bias daas
la batiitfe. La forterresse dA'Aibukr s -6t tendue et a
yassk de nouveau dans les remains des franuiis. Le it ddu
courahti, spt canomnieres sont parties pour Lfgypte
ipor all4r renforcer MustapiaPiach qui avaic demanJ6
'i:,6oo 'hommes de- plus.
f est arrive hier une tarane ertvo-ee come courier
par le consul arPlais a Altp. Uarmie dai granId v ir,
artendi la- lenteur de sa inarche, &itir encore a one
distance de trois lieues d'Alep. La prise d'Albukir par es
fransfis avaitcaus6 beautoup de mouvemebs en Syrie.
i faut 17 jcars pour se redre d'Alep i Alblur,
'o il grand- visir doit reunrr routes les forces turques.
: La forrteresse de Saint Jea d'Aere est la clef de
toutes les possessions turqufeL en Hollande. Si Buona-
parte -parvient- 'cn emplarcr it sera bientt maitre
de Consranrinople,

C OL NIES RA AISE S.
COLONIES F RA NSAISES.


L B E a T i.


R PU B L IQ U E FRAN AI S E.

PROCLAMATION.
TOJUSSAINT LOUVERTTURE,
Gn lr.e1 en chef de '4rmCne de St-Domingue.
C I r 0 Y E N S,
Andre Rigaud a cherchi, par ses icrit mensotgets,
Ssout ver totre la cclonie centre Vautorite narionale
et coutre son chef lgitime. Aprts avoir entibrement
perverti et gangrene le department du Sad, *il- par
ses asmciusees impostures insurg4 tine partie des
hlimmes de coulenr et quelqiu-s cultivateitrs, dans te's
diparrement de r'Ouest et da Nord; il a employee i
ctininel, qui, parcourant tes diffrens quarters, y ont
repand ,- avec prorf.,ion, I'or et rParentt, "pb-ba g o sir
son part. Rigaud a fair, et a faith faire aux citoyens,
les ans faibles, les autres ignorans 5 mais cous, helas'
trop cridules, des promesses qu'il n'a pu tehir, puicquil
a echoui dans-ses perfiJe s et funes 'stsac tiouado-J


graces a.rra.'Sipr&man et miG&nk. dehlb ibeSlr
icts.au~.gerwaux et dans les commrtanes Its plus mnciacles, o- oordonn6e
desarmement d.e 9tilques methans, auAsitrot uges et
punis de mort;,.ggaIes enin a. f'actnvit, exi acutiude
et Ia ptivoyance .desi.commandans d'artoodi.semeas,
des.commandans rlihtatres et des places, qui vouyant
la Colonic dans ei danger le ,tus 1um:,1c oQt
promptement void .l son secours.
Apris avoir aitsi pionge dans une fatal erreur,
ses rhdAlihereux f&res de t'Oueit et dh Nord, avoir
cause t empttsonnement et la mort te plustiers, apres
en avoir entraine., dans rabyme de la ttahlson, Ui si
giand hombte, que, diporalnt mol-mame leur fuijesre
crtduiti,, fai detoutne, autanto ue Ie i'ati u, le gitive
vengeur surpendu sur leur tert coupdbe ; comn~et
est ii possible qu'auIourd'hui Rigaud, auteur drtaut de
calimits, tilve encoie unj vulx auidaciLuse e t tmI-
raire, pour vomir cofnce moi de nouvellcs ca:omnies ?
Qui peut ignorer que, malgrt les pivees cue m'ont
tetrdu les parEisals d ece rtatire j ai pluot chercb a
trouver tfesi innocent qte des s couabU s Corrbien de
fois n'ai-'e as ferme Ies yeuxr sur- eur crime, afin de
:ne pas comprometcre- one.classe enrcire de cicoyens
-siduts et gagnis par unt'rebelle
Malgr tout le mal qae Rigaad a- fait, malgre tant
-de vicnmts que:sa tevoite a faith imraoler malgJ
qu'une tr4re lti redemande un fi4s, une pouse son maria,
tun* socur son frere n viefilard ses neveux, comment
ose-t-il aijourd'hui proclamer, avec impudence et
pour. mieux squire les frarhais de la parties da Suid,
qte Je seix envahlr lt terriwtir de la Co0onie resti
fidete -t l Raipubliqua ?
Certes, je le demand a Rigaud lui mom-, dans
quel temps Ia parrte du Sud at-elle 4td fidolie a la
,Rp6ublique ?Quelles sonc les autoritCs I:gitimes, tant
civiles que miltaires, qut out etc rtconoL,ur, par cet
home al tier et bhutai)i J. ltisse 2 ces inmees aditoti1ts
nati nales i riponJre-au -t.nehonge av r de 'impoiteitr,
.Tout iunivers ai= auu surplus que Rigaud nwa Jamais
voutu se soumettre a aucune autoriti quelconque, si
ce nest en apparenc .au g iZital Hedouville. qut avait
su flatter son fol orgueil et son ambition dmnesurce.
C'est sans doute pour cela qife Rigaud appelait cet
agent un heros philosophe. Etrange philosophy, de
promettre et dde done t'avarcenent a des homes
mechans, pour leur fire fairdu mal. On ne se trompait
pas en jercant les yeux sur Iambitieux Rivaud; car ii
est, d'an caracthre a tuer pre et mere, pour obttnir
Sn grade de plus.
Dans son 4crit diffamatoire du tf Fructidor, an
sept, Rigaud announce avec emphlse que, traitre enver
la RTpublique, je trem le auX approckes de sa vengrance.
Je laisse a decider mlui de nous deux qui trait sa
patrie,.'ec lequel des deux doit rrembler. Je n suis
tratire m envers la France republique, ni envers per-
sonne; et certes, si je trahissais la metropole, ce seraic
bieu agir centre mes propres interets, piiu!que la France
sele in'a donn la liberty, ce bien precieux et inappr&-
diable pour lequelje combats avec mes ftres, et pour
ia conservation duquel je ne cesserai de combative
tant qu'on cherchera mare le ravir.
Je tremble,di strem bl di- i, a tremble pas lui qui
a m-connu jusqu'ii et mrconnair encore laurorirt ~4gi-
time, lui qui, depuis tant d'at ees, a fair couler 2 gands
flots, le sang des franiais, pourquoi tremblei -je,
moi qui ai toouours tnarch dans le chemin de Ihbonneur
e:tde la fid iti, mot qui ai corse e ervr le r ro-e francais,
"et potigeles franjair de toate couleur. No1i, Rigaud,
ma conscience est pure et je ne tremble -i-~ t


!! ~ "*,
:/


- 6 LA & I T' N.


tq 3



















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C 4BL


le g n rat in chef B arE au Direatoire batave,
Qamt gtf&ra2t, Athia& ~, e tme jo comre-
entawrc dte rde sept de la Kepublique tfraaise.
C ror N s Dx a xr BURs,
Depais la bataille de Saperdy (z) les anglais 4takent
rests dans leur retranchemens sans oser courier tes
hasards d'un combat ; cepen3ant ayant erd reoforc4s
par 14,000 russes, its ont faith ce jour une atraque
cres-vive sur route notre igne, mats principalement
sur l'aile gauche compoSed de troupes fran aises, sous
le grner&a4 Vandamme, ctandis Ique 1'ar.-i:e caic. ega-
lemeit arraquhe par un corps considerable de troupes
ruses, a.pur } d'une division'anglaise. La division
hatav.e, soti le g4niral :Di~1ii tyeau, a4t i aussi tiv*-
ment a.taquae par Its anglais et les russts, et penJdan
ce temps, its out fair une fajsy.e attaque sur 'aile droice
d.i general Daendets.
Au commen.reme'. de la batailee,es russes ont
pn&ter4 dans les villages de Bergen et c$hordlam j nos
avamnpostes ont faith retraie, Aafin de n-ous tenir plus
serres et de mieux former la line pour le movement
que i'avais ordonne an centre et~ i aile droite de fair.
L'arrire de la division du gindral Dumonceau a march
-ers B-rgen et a aussi fair un movement pour se porter
sur la gauche, et au rssultat Ia bataille qui paraissait
d'abotd doucei se, s'est terminDe en norre faveur.
Vtennetmi a tC repoussd dans ses retranchemens, nouS
oavrts firt plus de 00oo prisonniers, et la perre de
P'ennerti en tus on blesses excede 3,000 homes.
Vinrt-cinq prices de canoe et f etendards sont
tombs en norre pouvoir, de ce nombte est celui de
rigiment de Suwirolw. Parmi les prisonniers est le
generalHerman, chef des troupes russes. Le general russe
Effen 'est fiof-t'lement bless et on rapporre que le
g.ieral Knox est tua. La bataille a dur6 depuis cinq
hiaures du martin jusqu'a quarre da soir. Notre perte
en cotnparaison de celle de 1'ennemni ne mt&it6 pas
;jt'oa en parole.
Diffitenu corps de troupes bataves et particulii-
reiment 'artillerie ont fair des prodiges de valeur.
Je vous communiquerai les noms des officers et
solldaet qui se sont distingu4s darts cette occasion
remarkable et qui se sont acquis des droits a
'esrime de Icurs compatriotes. Le general Datndels a
d(ploye- n courage igal s son vaste genie; il a te4
habilemnent second par le gin'al Barbon et l'adfudant
gynenl Dosette. Le general Dumoncean a t blessed
a- la poitrine. -
Les armies russes et angtaises ont commis Ies
plus grands excas dans ceux des villages qu'ils ont
occupy. pendant la bataille. Les pauvres villageois,
ainsi que leurs femmes'er leurs enfans, one ete inhu-
mrainemenr hachis en pieces dan les rues, ou briules
dans leurs maisons. Plusieurs villages sont encore en
flames. L-s anglais so sont particulierement distin-
guis par leur cruautr.
Sailu et respect SignA B R U N E.
P. S. Un grand nombre de volontaires et de
cirotcr.% arms ont partag4 la gloire de cette action,
et oilt di0ploy le courage et a bravoure de nos
veterans.
De School, pf-'s Fp Akn-serr ; I4e f or Compd.~2 ra.re.
S'il thr jamais un v4nement capable de fire
rTugr ies partisans du Stathouder, c'est bien ce qui
s'st pass d'affteux et d'horrible avant-hier. Depuis

u) D'aprls des avis d'Anisterdam, du 14 Fructidor,, 11i prat que
ennaemti a perdu 8o3o honi ucs dans cette batanie.


Ie debarquement des anglais sar nos c6tes, ce village
a 4et ,. pruairt. victime do kuts qru-a-ute., Le as
jour complementaire sera pour nous et ton les
habitans de la Hollande, un joutr de deuit et d'hor-
rLui e la tache q u'il mprinme sur le parci 4'Orange
paisera aux g&.tcarn.iQn les.plEs recutlls.
A la pointe du jour note village qui ktait en la
possession des fieacyis a ete pris par les russes et
repris par les pretiers. Enfio dans on space de
temps tcrs-courr it a pass trois fois successiremenr
dans les mains des combarcans. Le pen de tenps que
les rnsses en oint e g matcres its se soit-'iivr4s am
pillage, au meurtre, enlevant tout Iargent, tout ce
qut pouvait erre prtcieux chez chacuai det. hbirans;
mais rien n'a pu assouvir leur rdpacice Car, rnalgtI
qu'un grand nombre d'babitans eussent abanadonul toat
ce qu'ils possiddient i ces barbaies t quiique ceax.i
eus.ent bris* ouvLt les cai'.r.es et les portes des
maisons, et pilI6 ce qu'elles conteuaieit ; quique ces
mImes liabitaun, i getioux les mains joui:ts legr
deinandaient la vie, ce. monsties ecaient teflemint
futieux, et its ob4issaient si servi-emennt aux ordres
des JEroces anglais, que rien n'a & s cpargn., fermme;
grosses, vieillards a cheveux blancs, e fans au ber-
ceau Jcnes files, ect. Les femmes sons les yeux
de leurs pares ou de leurs mari,;, ont te violees de
la manrire la plus savage et la plus burale t
ensuite egorg4es sans pitie.
Quant a ceux qui avaient happene 4 la baionnette,
ils one t4 fusil)ds oa coupeg en muoceaux de Ia
maniere la plus execrable et leurs memnbres dichircs
en lamtbeaux ppc laias Ile specrale le plus effrayant.,
le plus horrible. Plusieuts de ces cadavres worcelds
onut &t envoys A kma'tr dans des chariors.
Quelques personnel que rennemin avair laiss potu
mortes se sont arrach6es .du milieu des corps sanglans ti
lles eraient presqu'ensevelies et out chitcliet i &s'lo
gner de ce lieu de desoltioan, en rampant la nait str
ces m&mes c:adavris poio n'r;re points ape rues de P'en-
temi ; mais on fes a trouv6 mortes soit dans Iet
maisons ou les caves on disperses dans des habi-
tarions ou les russes ont commis des cruautrs qui
annonrcent plus des betes froces que des homes,
cruautes qui font reculer d'horreur ec qui doivent fire
fririr l'humanitd entire. C'est done i la d.i vrance
qae nous annoraient les Nations du Nord C'est
done la le ri.abiissement de la religio e t da box
ordre que nous avaient prrsent5 le Starhouder et le
general anglais Qui ne doit point ettnbtier pour Ie
people assez malheureux pour tomberdpar reffet de
la guerre dans les mains de ces tyrans !
Un soiJac franiais qui a conduit a Akmaiaer quel-
ques- unes des mishrables femmnes et enfans don't les
maris ou les parents avaient te egoits refiaszit
d'acceprer une-pice de monnoie qui lti tait sofferte
come recompense; press par de vives sotidcations
it 'a enfin accepted. Quel conci sre entree e sodart e
nos pretendus rtdemptearurs
Les braves franakis et hollandaise auxiuets Ia fIrtune
a 6t moins favorable et qui sor.t tcl:.s dans les
mains de rennemi quoique icur nombre soit crrs-
petit son: traires avec la plus gt-anie crazuir ;
quelques- uns mame apres *avoir mis has le; armeis,
out et't inhaumainemrent et ficherent cr pes en mor-
ceaux. Quelie diff.rerce entre un te crZitrement ec
celui que nous leur faisor.s prouver !
De Paris, le 26 Fructido'.
On &ctic de Brest, sous ia dije du i ,a e ta tville
il y est tetti un convoi de to voiles ctarg de :-rovj