|
![]() |
|
| UFDC Home |
myUFDC Home | Help | RSS
|
|
CITATION
THUMBNAILS
PAGE IMAGE
ZOOMABLE
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Full Citation | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
STANDARD VIEW
MARC VIEW
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Full Text | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
This volume was donated to LLMC to enrich its on-line offerings and for purposes of long-term preservation by University of Florida Library rwr r, .. .ms-~~On-- ~ -~' J"~ C i.. ,_*c.a_.. .9 t. -* ./ CONVENTION N A T IO N A LE,. COMPETE R EN D U la Situation actucdle DoMrwrUN.r 1a PAa DUFE Y DPpute de la parties du Le i PhlviLfe It? Sf an fcond d laa Repubtlqge Franfafic . IMPRIMt PAr ORDR DPB LA CoNVtTymoxw ATWoia 4t/. 1f* 1t^ ; >l^ t' (Tl-.^tlu .rt^ 'X~ I If fi-cll let ~i 1 0 1-' i i, t ,?K V~ * j -. 1(' LiGISLATERIS DE Nous vous devons Domingue. Le fang des Fran5; civil a ie6 allumde o LA Fia&am, compete do la ais a coul6; la t i Sant--Domingl Ai situation de Saint- orctfe d: la guerxo ue ifi les coatr. A -p 'K Jtr A% de S.IrT- Nord, r~r-- --- ---- - ..I ,. _.. . _ __ ___ S -. -t"-W*t"-W-.. *. - T. r -. r'*' *- .- --i 2 *, .s'. l ':-" '7ai:t a Itr ts:e Galaud, le second ., nti; rie. 'Galbr, a firat de L t Vre acier vos dCca' ies &r opd- 9 I " t r i '. , o l r fpartis & ces -i... ut-. ol. '. P'. 6 d ~i" D n. ict,. Aj S SaC-Duni /, dd hIaf d16t .e 0f,.r .e E b d'E pgn ai de}s A"la i#,! qu.. ai eauteur .. 1 -. ". j _ Ill ,..-I i\li et\ i ES C.d1 .tcJ. : ca, u, ent dc. C mc n ,o- I uns Ue .,.t, ixio,,.) t.UC'C )i anbi ,,t.,a & retit-etro lY,.r.:Qe AL. Autic:te ou dti] l-a i',uiie (li dhi~ncait Dt-, iniivacz. A SaDloi.-c.'iitsgtie, Ccu i;sr" dotm, hor dts Eoutbtls d'Efpagne & des- A ijas xui a paye lauteur j de Pincendie du Caci & dua mallacre de plus de trois mille individus. On pett :ntcme ailrer ,ce ,t fins crain- dre de fe tronper, puiqul ecit certain aujourd'hui que Galbaud a pri Ila fnte du continent de Amenrique, t F~' RCainada, cR es Mngrtlah, qui l'ont i pour ft refugtr en Ciad Ja, le t Angialt, gui font accuilli commc unr aet lers amis. Nous voudrions, citoyens reprifentans, navoir pas & exettre fous vos yeux les e nemens de"aftrcux de ces jurnies libeniicides u ont- dCtruit Ia premi re ville d'un de vuS plus riches ddpartemens; mais notre devoir nous conlmntla i de vous dire ia verite, de vo-us dvoider to s les 'frfalts conmnis par Ie tratre Gulhaud. II ferot trop long de vous en fire le deaill n ce moment, car nous feri.rA en:barrafThs dc vous dire quel eft le crine qu if ffalt pas cominiis; nous ne voulons point vous Lire Ihif- toire de tou:s les trci-Hs qui ont etu la Sat-Du- min gue, nous ne voul6rs point ftiguer vot? au.:n :on par une Ionygue narration des evenemens preiens, lnus| devty ns nenaier des muonens prectaic, o':i agpartlenr.tent a la fiicit6 enra!et: neus imius' pr-v-ibos de pblier ces jous-ci C relation ds nmalhcurs azives Saint-Du- ui - s -- ~1 ~~ -' i mtntue; aujourd'?i nous ne vous Cn parlerons qu tres- fcccindemni . Notus allons vu:s decouvrir la plu noire, la plus atroce tde trahiln s, la plus infamie es coalitins; vous fei 'z to ch s ides maux qe nous avoiNs eproueS, & en rnimte t-nps etonnes que le refte di nos conci'ovyens ait tciiappe tal Je j d:nts, e riLd.A~: .,re. aten;titon. GalbatiA a vol; fervtr Irgueil des bhancs, proprie- taires cormme er',: la p!upar! periAs de deties avec Fair de Populenc-, on do.nt les enla.einens ealuient leS ca- pit aut. a rid5i a Ifn part tous ces faftueu indigens qui, trop eonus les commoner ans de France & ne pou- vant pLis ulab r dte lear cred-litt, vo:ulient depuis fi long-temps amnener leur indipenda~ce de la France, ou ou au lmoms tre independans de lurs creancicrs. I seft affocie tout le part de la ci devtnt afleniblee colonial, qui avoit toujotrs ete le foyer de touteg les confpira- 4tions ; de cette allemblte toutjours ivalc., nmais non en-o nemie dicidee des contre-revolutioinaires~ cdi:-a-dite, les combatant pour difputer rautoriti & sen efniparer, mais fe realuiiant toujours a ex qttand il s'a'ifEit de s'oppofer aux lois de la France d cotte affemblee enfin comipouie des meties membres ou des partifans de cette faeieufe aflemblee de S4irit-Maic, qut vouloit fecouer le jou: de la France, lqui fit l:.g-tenps a la fuite de I'Afemblee conflit1ante, que cele-ci 1'auroit ja'mai du laifrer retourner a Saiit-Dnmiingue jafqua ce qute la r-* volition eft ete comnpltemenet con'tilinee & 'torganl. fation coloniae parlaitement edabie. Mais, pv la perfidte de Barnave, on renvova les mnembres die ceie aflembl&e pour le malheur & la defruction de la coilo'ie, Galband a rallied auffi a fon part cc-s -iocians commirfionnaires, qui fe re~ardozie come. propri i.aires des Knmes qui leur etoic t confiees par le commerce de France, qui As vouloient fe difpenfer d'en rendre compete, & dcfruvient confommer kes banqueroutes quils avoient prepares aut moment nmmem de la formation e leturs maiouns conlm- ercialcs. Ii a fortifie cc part de tous ces gens oiifs , rebut de IEurope, qui abondcint dans les colonies, qut font aux gages du premier qut vent les Fayer, fouvent fletris par les lois, & qui font avites de piiLa e & cher- chent leur profit dans la licence. II eut i.;:: ptiur fes principaux partifans & agens tual les s contr-ei oluii .n naires arrives en grand nombre de France & de Co- blentz, & qui a Sahit-Domincue fe truuvoient au centre des ennemis les plus juries de la France. 11 a ajoute a cetie cohorte d'cnnemis pr fque tous les tocie rs de la marine la plupart rcftc impur de Faancenne marine rovale, don't 1orgueil fe trouvoit abaiil dYLeir a des i commiffaires civil, & qui, inftruits du complot rentra contre la Rtpublique & centre a Convciik.n, vou- lolent, d'accord avec Iti, liver Saint-Domingue anx ! Anglais, comme leurs camarades en France vouloient ivrer Breft & out livr6 Toulon. Tou es ihtinfis fe regardoient conine une race pri- viwegie, & pritendoient que les citoyens de couleur etoient places au-detous d'eux par la nature, & its no pouvoient pardonner a cos derniers la reintegration dans leurs droits, qui avoit eti prononcee par 'Aflemblee na- tionale. Galbaud, miniflre des vengeances de fa cafte, voulut les faire tous gorer; & pour parvenir a fes fins, d'acct.rd avee les officers de la marine, il a cor- rompu, feduit, tromp6 les equipages des vailTeaux dce e earre &c de ceux do commerce, & les a fait fervir 'inftrumrns aveugles i fa rage & a ton ambition, Mais, pour reuffir dans Ion project, ii falloit perdro en menie tenips vos commiffaires civis, qui ne devoient pas fou- frir qu'une parie da people fit opprimie par rautre iN 'j aufll Galbaud dirigea-t-il d'abeor fon rttaque centre eux: ii a cmmence par fire e'mbo:er vos \1ifiTaux & frigates fir la ville, & apres avoir re ni- ous le' equi- pages en varies & une partie des troupes de ligune 'i avoit aulti c"arees, ii seft mis a .tltr tite avec fun fcre, & a march contre vos d1gl eis. Les citovell de coulear (qui font le people, les ve- ritables fans-culattes des colonies) n'oublicrent pas quils devoicnt observer vos lois dcs zt juin, ti & 17 about, t novembre 1792 & 5 nars 1793, & que le pouvoir miliraire etoit fbumis iniperieufrment a 'autorie civite ; ils fe rallibrent fur-le champ autour de vos commiffaires, &c refolurent .d'oppofer la plus viwoureufle rififance a une fi coupable aggrefl on. Us ont detendu vos drleduri aves le plus grand courage, & ft font battus commute des heros. Galbaud avoit march avec des canons, avoit entourb a nmaifon qu. occupoient les cormmnilattes it eto1t ma.t tre des hauteurs qui dominoient la v'we, de 'efenal, de toutes les munitions; ila naifon ou logeoiet les c nm- miiiaires eictt battue en brche, traverfee de tout.s ;arts par los boule's, 5& pcte i s'ecrouler fiut leis t.KeK. Les citoyens du 4 avril, lurs d1rTnfers, alloi. tie :icca-. bles par le nombre1 ils engagtent les c 'mmflare .ci- vils a fe nientte en ffirete, & a fe retire ho : de la, iSfe. Vos dite&leus etoient 'au moment de t6i"rber entire les mains dt vos ennemis: ils ne purent reiifer aux inflan- ces qui leur furent faites de e point conipromcntre au- torite national. S'ils avoient et6 faits prifonniers, xo etoient tomb's vidimes de la fureur des rebelles, la contre-re- voluton, tant detiree dans ce pays qui ttoit un nou- veau Coblentz, 6toit faite fans aucun offtacle, la fouve- rainet6 de la nation meconnute, & les Eli''nuls, qui n'at- tendlient que le'~ignal, etoient -l maitres de la culo- A3 nme. Vcs commiwlIres cedlerert aux prices des G citovens de couleur, & fire:it leur retraite A une lieue du Cap. En ce moment un grand nombre de N&res de la vill e, pinellqucs o ouanvriers, indignis de voir vos cdietteus hafles de la ville. & forces a fair; & 'un autre .oe, , de voir les citoi .:es du 4 avril, qu'ils re.oardolent comnme leurs amis, prs de -oniber foCjs es coups de Galbaud, aprcs av ;ir $.) pCe-u uin rand nombre d'entre eux,' in- Tent fear oftir de fe joinmlde a ux pour repouler leurs wennemis.' Dans lextremihe p fe trouvoient ls citoyens du avril, fur le point de fuccomber, ils ne parent retufer ij un recours qni r. )uvot Ie'!r fau-:er la vie I tous, ainfi qu i leurs feizimes .& Icuars el:fans. Los Ncgrcs de la plane & des montagnes volfincs, avant ete inftruits des ctveien!ens du Cap & quon y Ituatlacroit les citoCeS du ,4 avail, ctuient accounts aufl de toutes -S;tts a leur fecours, Avc cC rcnifrt, W citoyens du 4 avri! mainrct ent a.c un rouvetau Coiu e conrre Galbaud, le inrent en fuitz 1 premier de taus 4 l & e fijrcerent de ferembar- quer avec u1e padite de fa troupe; mnais tis ie parent arr&.r lafuer ra de lsf r4,iellte & de fes agents, qui voyulent t via Aire & hs c.n.miIrairs c.ivls !e:r ehapper, & qu, dans l r rage i.firnlt, li vrrcrnt la vile aux flammes & kar pi "l rge. ,' ,, 1 I E a is CflSn du &4avril & leurs auriliaires s'occuparent feulement ifauvtr tn grand nornbre de blancs de tout ige & de tout fexe. Voil. c mme ils userent de 1'avan- tape qulls venoicnt de reinporter fur leurs ennemis. Les efclaves qui etoient en infurreEtion depuis deux ans, inflruits par les flames & les coups de canon que 11 7 e ca :t. :it aaia u crurent tisC do .e ctte (occai' fac,.':l pI'.r renter en race, & vnlre.t C .ti lle of- fiirl uis ier'cices. ls le FpSiefet icet ei ailes dcant vti d leues. Nous f N ) nous aii4 ,ilS cuViiCtt'c pour l FIadice, nians -:,.': ,6 - Sconipei c nous demandons la ibed Its ajuierent imenie, les Jrotts c,'e thor:me. Si on les avoit refisf6s, il auroient pu accepted les propolitions des Eipagr:ls qti .. i..2:ci~oliit deptuis lon g- temps, & qi a. -nt u p, ganc quell s prilc'Faux. cheis. Les counlilllaiiTL Civils preieerrerent S tira:Ir du Ptart de ia France, cfperanfCles employer utilem:rt pcar le fervlc de la F.ep!blique dautant plus qu'ils e'oient aggueris depu's deux ans aux exercics de la guerre. Les noirs de- maidoient la hiberte pour pri: du frxcours qu ils vIcnColent offrit : no:!s iticns dains la confuiftion iis f~ntoilent leurs forces; is auroieni pu mame les touner contre nous Lfi an les avoit indifpof6s. I1 n y avoit pas 1 b4lanrcer. aans la po- fition ol fe trouvoient vos deleguies; ils declarrent done que la hberte fercit accord6e, maisfu!e.x7ent ux guer- riers q;i combattroient pour la Republique centre lesjE'- pannols on corntre les enncmis ifterieurs. ls annoncerent aufli, pour ne point fire de m contend dans ute cir- conftar.ce fi critique, qu'ils s'occuperoiellt d'amiliorer le fort des autres efclaves. Citoyens, vouls connoftrez par la relation ies divers eenaens qni fe font ficcices pendant ces jours de ca- lanitis. Vous y verrez tous lesles exc TTOS .eS defordres de fincendie & du piiar.e qy'ont A fe reprocher Gal. baud & fes complices, les auiters de cet hb.rrit e itten- tantt conte atorite r. .uiiale. Vous verrez tf depart do ce mnonitr qui a erlev etous vos vaiffeaux., eniclout les canons de tVos rou forts, br.fe tonrs lafies ,ut jete tous kes vivres & toutes les nunitiouns a ia ner, enfin, latlfl A4 It Cap fans reflourte: & fans ,denfe. Vo's verrez la f.tit- de ces maux tous kes noirs de la parties du Nord isOrs a eux.-inmes, fa s ren, fan.re s -uides, ne connoif- fvnat pefque d'au rc lui q.,. leur vu;lnte; vos commlfrai- ref naivan;tlt ac'.lln irc : fles contenir, itant dans 1 aijt!,nen ll pb. abGLt d4 tI uts reffource &a d'a- provittmen s tu5 recs, enfin, danslaplus granae e T~c:, d ne'efrant plS4,i p,.r cn11f.rv. l CO l liie t lt e qu jlanS 14 fo rce d.c c.s citovers nuvl,,eatlx i'l A iF_:.lt at!acc'r 1 la tB1 nlbl;ue. Vous fere. con- xn.:,, j '--r", q-Ce c'f L. iTrce des everiemenr qui .';'r& e;ni;,.ukc q,'i a entraite !a grande l miefir d i td dant s la parties dut N.,rd, co)in1i le fe dpot de a ', it conferver la popJiation bl4nche, & nime cs ct;- :. du 4 avtil. La pLart des efclaves de la part& JuI Nor3! &oietnt foi: 1:. d, ulis deux anis, & apr~s avoir t6 d'abord ies inf. L.Itl:itns des contrc-rtvol tionnaircs, ils combattoient pour Iut 1 ib:7d, & on ne pouvoit plus efpeier les fair a- imas retrer 'dans le dz:v.i. Une parties des aatres avo~l , at.s.Ae a la lib-rti pour r6ciupen 'e d'avoir' defend eI is .is de la France & .. dgrs de la Republique covtrc Galbaud & f-s c:omplicec. Mais tous les homes fe difbiet & vou,.nt Ctre compris dans le iconre des ,iurri:. ,; a i' lnddient paEr I1 obtenir lentr libe:t; i ne re) d.,tc plui que le nms i s & en tn.s : ce- toit t cewux-ci qu'ils rclami ient encure une nour-lld fa 'r 1t (Iii-jt t: t Ce n Peft pas la fautie dt n,_ts fern- , s, si e ir llt pas pu sa.nercpoutr la Fr-ttce. Peat- ) on O cIc putir de fa foibhlile de leur feve? Pol!rq:..i Sl rend e p(hs mial.,~tire ufes q'e nolus s E p.sarpivant , n, s fenti:iem. Pendtnt qr:e riou.s no:s kittr.ns pour la )) Fraice, eil:c les infpirerot 4 m fno rsis: eles trav:h i b nt ps;ur nuurrfr les ruierriers )). Ilf aj'itoient i: A pluieurs de r.o, femmes o;t etc achctres, on pent bi-n a nous fziee calea;; d:a pri le eli p- r <"',e en recI :l- s) penit de nde s frvlces pale 4.t: ipre.n',. ;eins vou's A)'o- fervors qlue la !iberte qre vuLUs 1,us av,.z accordue nous Etvirons dteji; cel que nous vous demiandons a a:juurlhuni, ::t::s ia :eriterons par nos services futrs, S& c .q n s noIuT ei':-a euns a conibattre puur ra Repu- bliq.e t. q'l.e v~qr ra. Pourt ls fences qui font " re.i I. i r'o re frangais., dies ne devrolent pas -:) %r -l :0. vn"t'ai n i en far ,c'et rotre propriety, ) c: .'.tre flc, i:i. On ra j al~ rlt difpofer de notre .L r le.. Le u.-Jr dans 1 efclavatce, c'eft norts con- S :.:'.1 a 1*1 ntdhi": eternal c'eft niius ariacher la. Le.s citovens du 4 avril, en reccnnoiance des fervi- ces que le'r avoieit rendus les noirs dan lks journices des o1, zt a zt juin ot on vouloit les aflalliner & oxi les noirs les avoient. fi courageuiement fecoutrs, curent la generofit de Ce fjoindre eux-memes atn: noirs p,,.r imploter le commifiaire civil en 'aveur de leurs dKacfeurs, & firent les premiers a offrir le sacrifice de leurs efclaves, a qui is donnerent la liberty. Mes forces, mes codegues, ont donned des premiers rexemple. CitovtyeIs legiflateurs vote commfiajit civil etoit, fls douIte, fort embarrafi 4de repondrc. On pouvoit crain- dre q u'e es iuerriers, qvuoique pititionnaires repcfteeux I: ';?dal; :s, dans leur ardeur on dans leur deferpoir ne aerjilent a emiployer le;rS armes pour afiurer laliberte Sde ,rs femmes & de lebs enfans, fi on s'etoit obftine 1.2: r.'fufer. Alors la colonies fe trouvoit reFplone dans iun tn.cat cthaos don't ren ne poiuvoit plus la tirer, & ia ilr 4 inete national 6toit i jamals aIanlLie. N'6tolt- "11 ,; pls rrurlent d'eviei ce dar::e'. Les Efpamnols J; iks Anglais, attxquels s'etoicnt dcji reiui s un grar.d nombre de contre-rivolutionnaires, etoient It tout prets, qui les appelo'ent & Ileur tendoient kls bras. Le Efpa- gnols leur offroient mnme de l'argent avec la liberty & mneme des grades fuperieurs. II ne falloit ras laiffer echap- per linflant favorable, fans quoi tout it:oit perdu. N'e- tolt-il pa' dutine politique fte & eclairrde de creer do nouveaux fujets la lRepublique pour les oppofer a nos ennemiist Au refte, li nous devions perdre nos colonie, (ce que je zuis blen ir'i de core ni de cra~idre) nre- toir-il pas plus gtloreux d'etre jult.e, & plus raifonnable de fire tourner cette perie au pru t de humanityt ? Dans cette extremit6 prelfante, le comniiffaire ene- i fidence au Cap, rendit UI proclamation d u a ao1it, que nous avons remife au conmiti dA alut public. Les nuirs de la parties du Nord etolent dej libres par le fait ils etoicnt leas iatres; c pendant la proclamation, en les daclarant libre, les alTuj6tit i rreidcnce fitr leurs ha- bitations refpe tives, & les foumet I une difipline f- vere, en meme temps qu a un, travail journalier, moyen- nant un falaire determine; ils font, en quelque fortec come attaches i la glibe. Sans cette mefure prudent & fautakirt dans a crife o& mous nous trouvions, c'en etoit fait de la colonnie entire, de la fouveraintte national fur cette pr cieuftepoffeflion, *en etoit fait de la population blanche, c'en etoit faith des citoyens du 4 avril, ces Franmais nouveaux, par af- femblee rationale c'en etoit fait d'une multitude innomr- brable d'hommes, qui dans le d6farroi general fe feroient entr'egorges les uns lhs autres, divifds en cent parties dif- firens, toujours en guerre opprimans ot oppritnes & Une parties d'entr'eux ferviroit peut-ttre, lis uns les in. dCpendans, 1& autr les royaliftes, d'tutres lesCEfpgnoc au les Anglais. ccm -- ~ -~ r t It tes cl.s Iacc,.-.iums fe d ,S .tutes letrs forces, e1 ipeicrce ,Ic libenrt, ;u1 e1I:ovr toues fortes de mnaT:u-vres pear vols trompecr is vo.it cher- cher, a lear olrinaire, a vous alanrmr far touted fortes de tableaux finiltres ifs vont vous peindre vos villas infurges., votre commerce rmine, votre tretfo appau. vri votre influence politique deperiffante. Qti les habitans de nos villes de commerce foient d* trompes, que lescomnrerians fe raflarent, fe tranquillifent; puils faclent que les rop~.i:te ne font ne reront point bouleveriecs a Saint-DtoQingue qa'ils liicnt Ia proclana- tion du z9 aout; qu'ils apprennen t qi les noirs travail- leront a les rembourfer, & d'autant plus volontiers qu'il auront in falaire raifonnable i efp rer de leur travall, S de leurs fueurs. Les n6gocdans ne perderont, tout air plus, que Ie commerce des homes; mais, fix cent mill heommes libres cultiveront-ils moins que fix cent mntle enclaves? Ou'ils croient bien que ces m tines homes librcs fotifu'nt iapl de bras 1 la culture que tous le' comptoirs de tEArique. Leurs femmes ne font point fi- riles; les negociantts verront que le deficit apparent de la rpoputation n'fft que la denonciation complete da fyfitme de fervitude de notre ancient gouvernement, ~6 ne fervoit quI:t augmenter, a lear detriment, les dettes des colons infidles ou malheueueux, fans auimenter ies revenue Lfs nergcians s'applaudliront bientot du nouvet ordre des chorfs qui va setablir a Saint-Domin ine, dlorenaU :at Ie coainerce y repofant fur le refpe& des enya 'emniml accr< t tralaprof-r rite de la nietropol. Citoyeins, Pnosl voi1 Ic cdi*!rs avec la colivilAlon de expeLrience, il n'y a ren de ficr qu cther qe par efclves vous verrez qui vote colonie de Saint- Dominge fera biet rpls florifn.te chltiv'e par des mains libres, que votre trefor 'prouvera ps lunrAtemps de dfihcit, que ctt% de..ant, que votre inzkence p_,ht.iqe eft allure a Saint- Domingue, & que biwetot elkc duminera fur tout l'arehi- pel mexicain. p quelques uns de nos nI oceans franqais, habites aux 11 a e itan vcsewu Acrepige colonjaux, regrettolent la revolution qau vie.'t de sqpC re i Sant -pDi:iue t la regardoaure Sant Dmmne en m balheur, coni e an echec a leur tfrtune, ps e mSxicnin. Sq fi, rbchiIlT nt far les circonflances ou nous nous trou- vons, ou chacun fait a ta patrie quecques iacrificos. Qui de nous ne fe fLit pas gloire d'avoir faith fon ofhrande ? Qu'ils confhdrent que la mefure prife par les cuomnif- faires cvils, n'a pas ete fpontanee, qu ils ont ete con- traints de Iadupter pour fauver la fouverainet6 national; en un mot, que ce font les contre-revolutionnaires, les- agens des puiffances Ctraa eres, que c'eft le trattre Gal- balud, lieutenant & complice de Dumouriez, qui ront provoquee, qui lont force; quton vouloit hvrer a nos enneniis la coloniw de Saint-Domrinuen & alors nous eur lemanderons. fi ele &toit tombe entire les mains des An:lais on des Efpagnols, comment ils auroient et6 pa s de ce qui leur eft du. Qu'ls n'oublient pas, aaffi, qu ils dolvent sen prendre aux negocians, oeurs com- nithiunnaires i Saint Dominqe qu i, coalif&s avec Gal- baud, au iieu de s'oppoer ia .fi de.fflins, ont fecond6 & favorif les defordres, <& pLis les armes avec l ui & fur tout, que depuis leur fite avec leur chef, depuis qu'ils font parvenus a rendre leur coinpte par l'incendie du Cap la plus part d'entr'ex vivent dans la plus grande opulence ail continent de 'Amnrique, & bean- coup y ont dej ach'te des terre on lev6 des maalihns de conmierce, avcc le. fonds qu'ils out eu la precaution dt fei rtmiveer, & de tare mettre a bhrd des batimens de la itude quelqus j ius avant l'incendic. I; ~ -* -'..- +r . ~-:--. -. Nous plalgnous fincrement les neiocians de France qni ot ete ainfi victims de leur confidence, de leu" bonne foi niais ii nt s'agit pas ici pour eux feuicnient de regrettcr, mais de longer au renmde. Ils doivnt ptu- tot voir cette revolution come une nouvelle branch de commerce qui vient de s'ouriv pour eux, & qui offre a leur induftrie des benefices pFils clairs, pls af- fures, plus muhiplies que ceux qu'ils fafloient autrefois. Qu'importe ptur le neociant la couleur de la nain don't it achette les denrees qti it export, & qui il vend les fiennes ? Sur-tout quils ne foient ni at'ez foibles, ni affez confians pour fe laiffer tromper par des contre-red volutionnaires Colons, ou autres, qui ont intirct de les garer. Quils fachent que c'etoient Ies planteurs contre- revolutionnaires, qui fe dioient leurs amis, qui vendoient la colonnie de Saint-Domingue aux Anglais. Qu'ils lifent le trait paflfe parces Colons contre-rivolutionnaires, fignc Sa Londres en fivrier 1793 & arrete a Snat-TDonin- gue fans doute bien long-temps, avant, pufqu'il a fill Ic temps aux porteurs de pouvoirs d'arriver en Europe. ( Nous avons remiss ce trait i votre comite de falut public.) Que nos negociins lifent, fur-tout, la claufe qui exile des Anglais, conmme utne des premieres condi- tions de la fervilite, un furfis de xo ans prtur toutes les dettes. Qu'ils rec6nnoiffent la religion de aI'rembl6e de Saint-Marc, & de affemblee colonial qii l'a flivie. Qu'ils appr6cient le but de toutes les intrigues & de toutes les manceuvres qu'ils ont favorifkes ou m connues qudils fentent enfin que les trattres n'ont jamais voulit que les tromper, & ne cherchoient que l'inddpendance des lois de a France, & cll de e leurs dettes. Tandis que Galbaud 'toit porteur du trait pafe en fvricir, qui livroit Saint-Domingue IAngleterre, tan- dis qu'il vouloit s'emnparer de fcs commiffaires civil, k 1-~ ~-.w-- .,.- ~uuu~rw~rrrr~ru ~C~Clp~ 14 Ies colons contre-rivolutionnaires accufoient ces mtn mses commiflaires devant la Convention natiunale, afin deconfommer on del lgitimtr les crimesde Galbaud, qu'eux & les contro-revotltionnaires de France avoient commandos de concert. Ils vouloient abfilument depla- cer vos dclegues, a quelque prix que ce fit, afin d'avoir un champ libre, & d'affurer execution de leurs comploto. l1s vous demandoient non pas de les fair juger, mais de les mettre horse de la loi. Eh! pourquoi enfevelir l-s preuves de leurs crimes? S'ilsb fnt coupables, i faut, ai contraire, les mettre au grand jour. Ces accufateurs qui fe difent fi patriots, pourquoi ne vous demandent-ils pas plwt6t un tribunal r6volutionnaire, don't nous avons tant befoin, & bien plus que de troupes? Nous, nousne vous en demandons pas de troupes, nous voulons meana- ger la vie de nos braves foldats citoyens, qui ne (fnt point fits aux climats brulans, -& qui font nicelfaires pour s'oppofer en Europe aux armees con binees de tous ns derpotes. Nous avons des bras plus qu'il n'en faut. Nous vouis pargnerons les frays immenfes du transport. Nous vous demanderons un tribunal revolutionnaire pcnr premiere localitd; pour feconde; des patriots choifis; nais despatriotes a la fa on de France, & voues inva- riablement I la Rdublidue fbandaif ; & enfuite de la poudre pour combattre eite ne fervira pas celle-la pour tirer fur les citovens de ouleur ni fur les noirs mais bitn Jhr let AnglJi s 6' lr Efpagno/s. Cefont cesmcmes contre-rvolutionnaires ou fbo-dirant patriutes, qui, depuis quatre ans, ont induit en erreitr prefque tous les ne ocians de vos principles villas de commerce: ce font eux qui vouloiemt les ranger du- yarti fdddraliie, parce que ce fyfte[ne &oit-parfaitement con- forme a eurs vues, puif 'il lablit un gouvernement par- ticuller aihaque departemnnt, c'eft--dire, l regime int- t5 rceur (eu petit corps legiflatif) rgime tant del r, tant ficitce par les colons, parce que c'eft une indepen. dance de fait. Enfin ce fo,:t encore ces rnmeslihuotmes, nen douiez pas, qui d'accord avec les nerocians ariftocrates, ruvalifles ou federalites, ont provoque dans toutes ces vilcs des nouvemucns a inurrecion centre fautorte na- tionale. Lear cault Ctoit commune; les uns auroient per- pitu I'infinie traffic des honu nes, & les autres auroient ~ternifie rcfAavage. 1IIft temps quz Ie vil interet & que lacupidite mercan. tille fe taifent & flclciftent devant la juffice & la raifon. Que les nego.cians qti font attaches a leur patrie fortent enfn de leur aveu!lement, & qu'iTs jugent a present, a"lf que tout le people franfais, entire nos comniettans vrais republicans, & les trattres renegats de leur patrie. Nous ne vous rappellerons pas qpen 1790 des d- putes avoient &ticenvoyes en Angleterre pour fare des propositions au miniftre Pitt; que depuis, dans les pre- miers jours det'inliurreaion, on a arborC a St-Domingue la cocarde noire & fouled aux pieds notre cocarde natio- nale; que depuis, des conmiffaires particuliers ontet en- voyes diretenient au tyran par cette affermb e colonial conf* piratrice : nous vous dirons feulement que ce font les plus accredites, les plus intrigans d'entre es culons blancs qui, fe condos par les chefs & les agents da gouvernenent, ont excite Ie premier fouKvcement des noirs a St-Domingue, juJflmeant a lt'poque de la fete de Louis, & leur ont donne le nom diu tyran pour cri de raillement; que e font eu' qui depuis ont prolonged ferreur des noirs & Ies ont rallies aux lEpanols afin de Joutenir les rovalifte & totes les pretentions des ariftocra es: que ce font cux qui etoicnt a leur tte & diegeoient tous leurs mouve- nie ns. ii 16 Ne font ce pas eux arPIlT q Uil t livre -i,: ai L ,:IK kl fkrt de OcimA.,.irnhe, avc nations, fes ap(l,'-cvifonnemens & iei a rn;..in 1 4. uu Soo homines, fILa thiir n feld coup de ~I:i ? Nc font-ce pas eux qui ont negocie avec es E pai mlS & figne an traite pour euir livrer les quarters de la Mlarmnelade &o de la petite rivlre . Ne font-ce point eux qai ont fait paffer en tm iiime ,jur & h,~1s aucnce attaque ni combat, tc.;hlrmnies de nos tr:upes de ligne, chez les Efpagnols, avec arms a baga-es i Ne uintce point eux aui etoient dintelligence avec les Anglas au Mole & a Jdrmmi, & qui leur ont livr. ces deutr places, qui depuis ont iti reprife ainfi q,'e nous Ilavons appris a la Nuuelle-Angleterre ? Ne foAt-ce point eux encore qui, Ic 14 juin4r d.r- ner, aux Cayes, animus du mci'p eflrit qu'au Cap, <.it fu!teve tous les equipages de la lade, ont vo lu fl*ire Yrger tl_.s les citovens du 4 avril, & ont tire for vutre ccuizniflaire civil Delpech? Ce font encure ces mnmeshoilrnes, ces agitateurs turbu- lens, quifoudoient deu, gazettes contte-revolutionnaires P!hiadelphie pour injuries& calomniedes Francais, dtpre- cier vos reffo:trces, vous alibner 'efprit des Amrnicains, & entraver la marclie de votre miniftre dans ce pays. Ce fvnt enco e eux qui, fous Ic marque du patrio- tifie, fe font introduits dans les fcidris populaires les plus diftinguees, pour y 6garer opinion publique far es colonies afin de perdre plus firenent ce qu'ils ap- pellent leurs *nnemis, & fur-tout, ainfi qu'ils s'en viantent, ces infi.mes commithaires civil, croydes difent-ils, par ces morldres de jaccd4ins. Cette decouverte&ces derniers renfeignemens qui vous font adrels par vote miniftre aupres I auprs des Etats-Unis, nous ont 6tE communique'spar la correfpondance de Maugoury, votre conful a Charlec- ton, qui eft journellement en butte toutes les infultes des emigris francals, & don't la vie cft mieue a chaque infant menace par eux. Ce font encore eux qui, d'accord avec les Anglais, interceptent touts lso communications. Ils ne veulent pas qu'il arrive la mnindre nouvelle ni de France dans lts colonies, ni des colonies enl France. Is arr&tent tous les papiers ; ils fouillent jufques da&s les endroits les plus fe- crets. Ceux qui font A la tcte de cette inquiflion dansle continent delAmenrique, font Talon & Noailles, & 14 oun x5oo mingres de France & de St-Eomingue font lcurs agents. S'il etoit permis de parlr de foi, nous poursions ajouter: Co font eux encore qui, par uine fuite de leur fyficme, ont voulu nous fair aflafliner a notre d6barquement a ,Philadelphie, par des dmigr6s franais refugies cn cette ville, oRt force nos malles, enleve parties de nos d1- phches pour la Convention & pour les miniftres _pilli tous nos papers, notre argent, nos effects t ont appuy6 Ie poignard fur le fein de mon college B3lley, pour le force a quitter fa cocarde national (ce qu'il na pas voulu firee, ont vole fa montre, fon argent, tous fes effects, jufq cex ade fon enfant ; enfin lu ont faiteffuyet les plus mauvais traitemens. Un de cos hommes a poi. gnard difoit a Belley, mon Scollegue : comment, coquin, tu ofes &tre pfcier dans un regiment ? tu as 'infolence de vouloir commander des blancs ? Eh! pourquoi pas leur repondit mon collIgue, ( & avec une fierte enter. Compete rendupar Dufay. B 'ti gque, r cxpreTffon de -celu qui fent profonlement fa di- gnite d'humme, ) jc fers depuis tf anf, at.s reproche; & quandl on thI fauve- des blancs & les difendre, on p0ut b;e. Ls cnnunander. C^iktf t}c ;ar u' neirve1 que nous avonSs ichappi 3x pun :-s le c L b ands & hluve e reftee do e d.t .... '.n, -vehrlls voultuient nous em1.CL iC ii li rvi ,t 1 vbUst 'Lus pace qa is prevoyoient blen quo j',u^ alli n" s ..us *cI coi"vrir la verite vous denoncer tos i leurs cri i dtiniaucqier tous Ie tratres. Ils irous ont A incline puri~tis jt~''icit &, rotre arrived, ils nous Onit fati eifu;ecr u\ne ni avdle perlecutik'n.. Nous ne noui plain- . r ;s pls d ce que tins avons fouffer,. Net- on pas tro heurc<, qu:nd ,.;v 1tt quelques facrificesi f patrie it vaut :nc c: aqt innocent foit viitine quclques jours, plutot que de laUier TeCupIer um tcourbe. Auj,'l'_t i .us Fvc s !aire entendre notreV oix, IniiS piYvU, die la ve it, i us tL Vons la dire, nus IL dirons. 1 5 n,.t *! . S'Nou priot's do crci i i de fer toute leur a1tcinioft th la : Ji'e Isdcolns tronp ent la L r.11.9 V rA -- ol.on.,s deal er ia exc pte d lie del kni %ris, & I~ran e iE- -" ') re ces, : l, r,:, ,..' cakt' i \,t--, ,. .. " 4d'.chvpper a ia cfi.iii d8 ld'r fcirs,, qi, pour is ,eni:it:res moment a t S tD Dnf., peit-ctre a.un OU det ui liar: t & auljr'utT tandis one dune part, is tenLdEnt i 'l in a Et1r cinos, & qie de .atoe ils ft vend 2ntl :rk entire -1 lpoi LO l ve rra ai trite i. rm 'poirtAs)i t a c< nent de e 1ri1ie ts nt i loa ts ta aaIitea in d LIp.Tgne 'A cI infant injuriat tvut " ri p *n -:' Ioi k L l* it ;- C - ft I i to qui. tent a la France, ils olt hIl1judenc. e de tendre une troifinme main a cette :nwme. Fnce & d'en impofer a la Convention nattiorale au point q'jelle toit prete de leur acctrder des fecoiur, dle leur donner le fang du people fran;ais & fon urnJrair': potir com- battre, au ~tno de la France, les Fra"ci de- Saint Domingue reffes fiddles a la r6publique & armes pour fa'caufe. Deja ils prefloient lexpldition, parce qu'ils redoutolent que le temps ne vint a decouvleriler traie criminelle ils follicitoient tous des pafieports putir dllet vux-memes e.xcutcr leur infame tiahitln, pour aller jouir itu narche qu'ils on cunclu. Que tous les Francais fe rvcillenr done de "kur le- thargie. qu'ils ouvrent enfin les yetux fir ces colons pcr. fides, fur ces ferpens qcu'ils rechauffent dans lear fein ~ Jarais les Anglais n'ont eu dans int~itieur de la France des agents plus fiddles ni plus dangereur pour .nous. Ne fait-on pas que tous les colons fort nobH s, tries nobles bauts, & puiffans feigneurs, ites avec tous nos eiemlis, emigres & autres; qu'ils out a Londres Mahltuet, Vau- dreuil, Laameth; & peut-etre deux mille colons common eux,des plus riches & des plus aninmas centre tous, qui font leurs agens & leurs correfpicndans, *& qui, itant tous emigres, n'ont que la moyen de vous tromiper popu rentrer, loin de vos yeux, tfur le territoire fracnai;? N.' voit-on pas cette chamne de contpirations qui e tient ? Et tandis qu'on vouloit livrer Toulon & Breft, nos plus beaux ports, le depot de toutes nos forces; navales, les agents perfidcs du minifltre britannique comrmaun doient a Saint-Dominge la deetion entire de touted notre marine, pour livrev en ineme temps la plus belle de nos colonies* Le filence feul dea colons fur Galbaud, qui a reg U 2 tO Jes Anglais la torche allumde pour incendier eI Cap, la plus belle ville de Saint-Domingue, la plus rich de totte l'Amirique; fur co Galbaud qui eft aujourd'hui rifugiC & accueilli chez les Anglais en anada ne fuffit-il pas pour demafquer ces coupables D'ailleurs on ne peut douter que Galbaud ne fut le complice des colons, leur adjoint, lear ami, leur creature; il etoit noble comms eux, fits dAun ancien confeiller du Port-au-Prince, fils de colon, colon lui-meme, envoy par Perigny, quti toit colon, fils & neveu de colon, & de plus, de l'ancienne marrine royale.Leur filence far les officers de la marine, don't les chefs a Saint-Domingue &toient tous de Eancienne marine roya!e, ne prouve t-ilpas d'une maniere ividentc lear coalition &' leur perfidie? Depuisla guerre, ilnr peut arriver aux colons aucune reffoarce, ii ne vient point do batimens. Celui qui fait 1e plus de rcvenus dans les quatiers intats eft a linftar dc celui qui n'en fait aucuns. Eh bien la plus grande parties de ceux qi font en France, & fur-tout tes meneurs, ls agcns, ne manquent de rien., a font dans ropulence. Leurs affocies, leurs complices, qui font dans le cone tinent de' rAmnrique, & qui y perfkcutent tout ce qui vent porter le nor de Fran ais & la cocarde natiuonaie, enrichiffent les tralteurs, y talent un luxe fcandaleux, y joucnt For a pleines n ni:t;, y donnentenfin duns tous les e:xc~i les plus fcandalcux. Ne volt-on pas la main de Pitt fourniffant a toutes ces dapenfes, dirigeant tuens ces fils de la plus horrible des collfpirations, & aiguifant tutus les poignards de ces con- jures a fa folder Quel eft l'efpcit affez endJrci on afTez froid pour fa, patrie, qui p;t.rrit en dwuter ? S'il en eft eh bicn. qcu' rxanhine avec rt~kxi~n ,ji yil Iif avei tuio irb ~1ifld ItOUSl IIIUU~S 1a'r= in1u rItuer dabo~ird, &~ unl rue- ni. re Lir ~Ifi~ua~ic, n oenc~ralc de Sainlt4X)I~niinzue ,Eji t1i li!vrd. d~f pr;S ! r Ai:S fl 'L~ ItE niit~OlS bien l~e Is erlnemis *i i ~c~; l'I c-i~iiar &~ d3~ n~ohs Vut~cI les c~?Ayniner aupti~ du put'~-L!;~rira'fiS iis tvult Ic; peindre courne c~ iw~nl im~lchai..g ,~ indt4iluabee enfin COl.,tlC des iers crul~eI & f~rcscs. Citoyens fran~ai s , no les ctovCZ pas ;~ ceuxr qui tieanei~t cc 1ang4tge iie font u-'' S~ c'un,n h~dies, cc I~it des colons con~tre-revo-- hit unle'i~ qui fon Ia guzrre i Ia libcrt6 &t ~ Qous- y~ i:s ~cic avec d~~tta s, 1nirs f'ral~r~cd : vie ~ cr~cve~zi pas; us vods ti9nt troinpe t~ant Ic f~cAs Cre nur~ cS qujl'un 4rrS pevla~~; Ii a:ritlns, autrd'o~is r'i:rcit dais des ate- duire pa"r Un1 fzxd bia~c 1au~s tien dire & 6toAi ilt ducdles ai %tons ts capriCs: S us etknfPft ctE 1ef.cesc les aureaoit-on~ maenes Ii lc~ile~ flklt: ?V [cur nS~`i1ch. ~ nicitc del qu dans ke ~c~ur de leurs opplr~lders;: 511i2 un pc~texte quet ceux-ci atwoeul~t poi ju liiiter fl'ichlVa.:e ; Xqrtand1 ls noirs aurornt te ni~clxins, noun tie puurrions pas raifonna- birwjn1~a lentu en fa2ire un crime, car Ia fervitude d~ p ra~' 1'hirnlnl ; 112is, Ia ni~Ch ncetilr, heUlt~UfikeitL I3eR ass Depm"s trop loflgdernps ila: axruicrt 6tA~ ve':es, QpprjinRE, &;lp 1c~~mCent toiu)~ Il, irtv'rd~s dez totfle5Isnaies; Ic~ ibnt-ils Y:vrfli qudlquej vetigea11ces ~ n'unt-ils pa~s, an con traire, 1~iau'~ un ~lai nonibre &Ltturopens dans les jOurl.. nt~es idhtR enlfede$ is &zi juin1 ? n'ont-ils pas5 at niilieut du comlbat reij~eK t~ OttsQ cc't!l pU tuietit favis airmr e1~? fl'utnti1s par auve t~l9us kuv~~ t;'iw~es quails efr-ortcje;>' t 'X nilines ju~fiues clans 1j campl di~ ca~uirifres ? DCIlPt C;1'Ivptet rendar piar DtfiJ4. B;~ % +p- .. .. ... .. -- ". -- - q necnis padrcnf, quiis en citent un feul, iouw les en de- ofns. Nton, l efpce africakne n a pas a roug2ir d'an feul aiiitlinat. Je rous c:leri e que ce ie font poit les no:rs, j:,ls' et.tres, ni les cloyins dii 4 ard llq ont etc ,les 4aggc rs; 1s n fut fi t que fe dnndre, que rififfer *s I' "i t a ropprelri..n, cqr!e protcger la su;eti des dclegues de la. Tepublique frangife. Si les noiors, depuit ce temps, ont mnerie quelqiest reprdches d'indifcpline, eXcufez-les, citoyerns: cc font quelques mouvemeins d'efferverfcncence c'etoit 1'effort d'un pciiple encore n-:uvea:u qui brifoit fes clhatnes, & ne puuvuit le faire fans q .elpte bruit tant eiles etoient p,.antes. Is ont ee au prexier moment, a~ites du ianatifiue .la liberty ibte s ..e aifient que d etre eman- ci:0e, its devolent naturellement avoir befoin de gqides.. Le monde, les lunmi'res, les fdeinces, ne fe font per- feAtionnes q1ue par tdegrs, a ii eft pour les homes un paltage ncellaire de la jeuneffi a lavihiitne.. c,'inlaeurs on calomnie les noirs, on envenimnl t"ts le urs a&ions, parce qu'ao ne pent plus les oppri- wner. Akcu lets me.et ,;: fJ or iire fzuve-gar,:e ; vous fau- Tez dtL~inler les caufes de toutes ces accufations. - I1 ne ftaut atribuer les earts de la liberty qu'.i ceux qui voudroient la d6truire, Dans tous les points de la caufe que nous vous fou- nett'l ns ce font les criminals qui font les accurateurs. Lorfque eIs detra'teurs des noirs prdfenteront le tableau de quelques-unes de leurs errerrs ou mine de leurs fautesn is ne ferunt que r'nutwiratiqo de leurs propres forfeits. Is tes opprimoient quand its etolent cflaves & qu'ils courboient la trte; auj.urd'uHi ils ls calommiert, parcel qu'_ils Fofent rvelver un peu. Les fates des inal- he'-'ux noirs, ie le rep~te, ne ifnt, nont jamais ete qtl les crimes de ceux qui l:s egaremt aprs les avoir oppriines. Les noirs ne font pas cruels, cutume de' co- lons blancs aimen:t a le dire; & l'eSttcnce de lears en- ne:nis prove :alez que les nors ifont p-;tic.s,- 1exbles & ge'"rcux. Les noirs ont mnme Ie gerne des vertus: ceC vertus leur arparrtenient ; leirs defauts feuls ven-. ncelt de nous. UIs font naturellement douxt charitable, hotfpi alers, tres-lenfibles a la pie.e filia!el ius aimcnt 1l jufEce & out le plus prand refpea pour la vielleffe. Ces vertus, Peup!e frannais, les rendent encore plus digues de toi. Citovens r eprCrentans, fngez que I'ignorance da& bien eft fouvent la feule force da rnal. Inflru:ez ces: hn(,iims nouveau.:;, q,'ils ~fient eclaires, en vote nomn pa: ders patr'otes patiens & vertueux que, "par vos de crets, ils remoil-ent des lemons de fageflfe & des vertus rde ublicaines ; la n.tutce, la loi,' en ont f dit des hom- m's, I ;arui en fera des 1'hommes de bie,. En tenant de vous lears droits, ifs en front Flus attaches a leurs devoirs: le premier de tous fera de coimbattre puur votre patrie, quils revardent come la Icur. Autref.s ils n'6& toient pas obliges de d dfendre lears changes; inais au- jourd'hui, en reconnoiifnce du nom de Francais quils vous devront, ils c.:'nficrent tous leur vie a vorre fer- vice, & ils font a Saint-Domingue au nombre de quatre cent mille votre difpoltion dunt il ne tient qua vous de fire autant de foldats. D.ja, en attendant vos ordres, i la premiere nouvelle de Finvafion des Anglais, ils ont cominence, dans le nord, par jurer de perir tous juf- qu'au dernier ,, & de s'enfevelir fous les decombres de Saint Douingue, plito qut e de recevoir une domi- na:ionl etrar gre,. Dans under t:plc fin de. zcle &e de d- vounint. li'eucrai, is difoieft: Si noujs folir cs, f,'lrce OU ent .et:Cral 1O 11UStie de no u s replier faute de mntInitios, nus re lailcarons que des ruincs & des cendres nus nous retirrns dans kIs montagnes, nuus y vivrons de racies & d'eau, juif qua ce que la France nous envole des fecours, & nous vaincrons enfuite les ennemis avec des roches & des fldches. Nous apprtons ce jfrmaent ;u people Fran,'isi Vptre deligue r'a reqt en note prefence; & oi en mon particalier, moi qui aime la France, nia patrie, pat-dcitus tout, j'en ai ete penetre de joie & d'admi- ration, at i t~ daautant plus flatie de reprelenter des homes qui 4toient fii fnceremenit dtvoiuis 'a la Rl pu- blique. Je leur alois fouvent paile de vocus; ils out vtt dai mes diflcoux s la franciife & la verite, qui font fat- tribut d'un'vrai patriot. Le recit d trout ce que vou avez ftit pour la htberte les eclairuit, eclaunrit, en- tflnmmnoit laim ctcrrs; le rcit de vou vi-:t.-res derv'it leurs ame. & dckel:_pFpoit en eux drs fentimens de pa- triotiiner qui ji :uI-.'tI r1 leur etoient incolnnsl votien:om lEs raimmoit, l 1 conf.loit de tous luiirs maux palthi C'cl ainfil, n l iir pl:r!;ant de vo:us, & par ma conduit quil a toujlours te d'ccurd avec mes difc,:-urs, que j'ai commence a ni~eiter I.r cnittlncc. C. .Jav,-Is toujouri prlrt dans 1ni Ccit les 'enies de la libert- & de C~ahli~te ; j n'is ftta Paris t a Pars par vs cnemples & je m'dtois ao:;ii;t dus la pelmire de) flcidtes p;:- pulaires, dcs fa creatkit,. Ja n'ai vu dans Ia rtev'iution qui ffdt uopur.e 1 Siiln-Domingue, que l'acco.i;pif~e- n1lent de iits Ova-x pour le bonhtai du genre hlumain, & q.t t de ceti. ivci 1'ns ordInt.s par la providence Al~ 25 autquals, dans fes decrets, elle attache peut-ttre la plus haute importance. Quoiquc j'eufre toute ma fortune, touts mes efperances, tous mes .noyens d'exiftence I Saint-Domingue, vos principles m'avoient heureufement preferv e La corruption; jai bient6t fenti qu'un ami d a liberty & de ergalite devolt "etre aufi de Ihumanite, & les sacrifices que j'avois a faire ne m'ont coute quo des larmes de fenfibilit6 & de joie. Jo fuis flatten d'avoir vu difparottre a Saint-Domingue la honteufe diftindion des eaftes, d'y voir tous les hommets gaux & de les embraffer en freres. .Quand j'ai vu que je p ouvois computer fur leur fide- lite, ayant etC choifi par iaffemblee des dlecteurs lega- lement formde, aux terms da decret du 21 aofit 7x9, d'apres la teaue des affemblces primaires, j'ai. acceptS, come un devoir, la million qu ils out bien voulu me confier; & je n'ai point hflite a braver tous les dan- gers pour venir vous preitnter, avecn mes collgues, aa nom de tous les hommes qui habitent le depirtement du Nord, I'hommage Jde le:;r attachment au Peuple fran- cais c de leur ddvouement & la Republique une & in.* divifible. Europens', Creoles, Africains, ne connoiffent plus aujourd'hui d'autre couleur, d'autre nom que ceux de Frangals. SCitoyens reprrfentans, daignez accueillir avec bontS leur ferment de fiddlit e ternelle au Peuple frangais. Jo reponds d'eux fur ma t&te, tant que vous voudrez bien &tre leurs guides & leurs prote2eurs. Vous pouvez, citoyens ldginateurs, vous preparer des fouvenirs confolateurs fn honorant l'humanite & en fai. fant un grand adte de juftice qu'efle attend de vous. Criez une fcconde fois un nouveau monce on aa noins qu'il foit renouvele par vous Sovez-en les .biei- faiteurs! vos noms y front benis comme ceux des divi- nites tutilaires; vous fcrez pour cc pays une autre pro evidence. A PAB S DE -WIMPRIMERME NATIONAJA, i: Ii it |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| MILLISECOND | CLASS.METHOD | MESSAGE |
|---|---|---|
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | Application State validated or built |
| 0 | sobekcm_database.verify_item_lookup_object | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor | Navigation Object created from URI query string |
| 0 | sobekcm_database.verify_item_lookup_object | |
| 0 | sobekcm_page_globals.display_item | Retrieving item or group information |
| 0 | sobekcm_page_globals.get_entire_collection_hierarchy | Retrieving hierarchy information |
| 0 | sobekcm_assistant.get_entire_collection_hierarchy | |
| 0 | cached_data_manager.retrieve_item_aggregation | |
| 0 | cached_data_manager.retrieve_item_aggregation | Found item aggregation on local cache |
| 0 | item_aggregation_builder.get_item_aggregation | Found 'all' item aggregation in cache |
| 0 | system.web.ui.page.page_load (ufdc.page_load) | |
| 0 | sobekcm_page_globals.constructor.on_page_load | |
| 0 | html_echo_mainwriter.add_style_references | Adding style references to HTML |
| 0 | html_echo_mainwriter.add_text_to_page | Reading the text from the file and echoing back to the output stream |
| 57 | html_echo_mainwriter.add_text_to_page | Finished reading and writing the file |