Compte rendu sur la situation actuelle de Saint-Domingue

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Title:
Compte rendu sur la situation actuelle de Saint-Domingue
Portion of title:
Situation actuelle de Saint-Domingue
Physical Description:
1 online resource (26 p.) : ;
Language:
French
Creator:
Dufay, Louis Pierre, 1753-
France -- Convention nationale
Publisher:
de l'Impr. nationale
Place of Publication:
À Paris
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
1791 - 1804   ( fast )
Colonies   ( fast )
1794
History -- Haiti -- Revolution, 1791-1804   ( lcsh )
Colonies -- France -- America   ( lcsh )
Haïti -- 1791-1804 (Révolution)   ( ram )
Colonies -- France -- Amérique   ( ram )
France   ( fast )
Haiti   ( fast )
COLONIAS -- ADMINISTRACION -- FRANCIA   ( renib )
Pamphlets -- France -- Paris -- 1794   ( aat )
Genre:
History   ( fast )
History.   ( fast )
Pamphlets   ( aat )
federal government publication   ( marcgt )
non-fiction   ( marcgt )

Notes

Statement of Responsibility:
par Dufey, député de la partie du Nord.
General Note:
Title from PDF caption (LLMC Digital, viewed on Sept. 6, 2011)
General Note:
At head of title: Convention nationale.
General Note:
"Le 16 pluviôse, l'an second de la République française; imprimé par ordre de la Convention nationale."

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Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 749916534
ocn749916534
System ID:
AA00008739:00001

Full Text




aufll Galbaud dirigea-t-il d'abeor fon rttaque centre
eux: ii a cmmence par fire e'mbo:er vos \1ifiTaux &
frigates fir la ville, & apres avoir re ni- ous le' equi-
pages en varies & une partie des troupes de ligune 'i
avoit aulti c"arees, ii seft mis a .tltr tite avec fun fcre,
& a march contre vos d1gl eis.
Les citovell de coulear (qui font le people, les ve-
ritables fans-culattes des colonies) n'oublicrent pas quils
devoicnt observer vos lois dcs zt juin, ti & 17 about,
t novembre 1792 & 5 nars 1793, & que le pouvoir
miliraire etoit fbumis iniperieufrment a 'autorie civite ;
ils fe rallibrent fur-le champ autour de vos commiffaires,
&c refolurent .d'oppofer la plus viwoureufle rififance a une
fi coupable aggrefl on. Us ont detendu vos drleduri aves
le plus grand courage, & ft font battus commute des
heros.
Galbaud avoit march avec des canons, avoit entourb
a nmaifon qu. occupoient les cormmnilattes it eto1t ma.t
tre des hauteurs qui dominoient la v'we, de 'efenal,
de toutes les munitions; ila naifon ou logeoiet les c nm-
miiiaires eictt battue en brche, traverfee de tout.s ;arts
par los boule's, 5& pcte i s'ecrouler fiut leis t.KeK. Les
citoyens du 4 avril, lurs d1rTnfers, alloi. tie :icca-.
bles par le nombre1 ils engagtent les c 'mmflare .ci-
vils a fe nientte en ffirete, & a fe retire ho : de la, iSfe.
Vos dite&leus etoient 'au moment de t6i"rber entire les
mains dt vos ennemis: ils ne purent reiifer aux inflan-
ces qui leur furent faites de e point conipromcntre au-
torite national. S'ils avoient et6 faits prifonniers, xo etoient
tomb's vidimes de la fureur des rebelles, la contre-re-
voluton, tant detiree dans ce pays qui ttoit un nou-
veau Coblentz, 6toit faite fans aucun offtacle, la fouve-
rainet6 de la nation meconnute, & les Eli''nuls, qui n'at-
tendlient que le'~ignal, etoient -l maitres de la culo-
A3








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autquals, dans fes decrets, elle attache peut-ttre la plus
haute importance. Quoiquc j'eufre toute ma fortune,
touts mes efperances, tous mes .noyens d'exiftence I
Saint-Domingue, vos principles m'avoient heureufement
preferv e La corruption; jai bient6t fenti qu'un ami d
a liberty & de ergalite devolt "etre aufi de Ihumanite,
& les sacrifices que j'avois a faire ne m'ont coute quo
des larmes de fenfibilit6 & de joie. Jo fuis flatten d'avoir
vu difparottre a Saint-Domingue la honteufe diftindion
des eaftes, d'y voir tous les hommets gaux & de les
embraffer en freres.

.Quand j'ai vu que je p ouvois computer fur leur fide-
lite, ayant etC choifi par iaffemblee des dlecteurs lega-
lement formde, aux terms da decret du 21 aofit 7x9,
d'apres la teaue des affemblces primaires, j'ai. acceptS,
come un devoir, la million qu ils out bien voulu me
confier; & je n'ai point hflite a braver tous les dan-
gers pour venir vous preitnter, avecn mes collgues, aa
nom de tous les hommes qui habitent le depirtement du
Nord, I'hommage Jde le:;r attachment au Peuple fran-
cais c de leur ddvouement & la Republique une & in.*
divifible. Europens', Creoles, Africains, ne connoiffent
plus aujourd'hui d'autre couleur, d'autre nom que ceux
de Frangals.

SCitoyens reprrfentans, daignez accueillir avec bontS
leur ferment de fiddlit e ternelle au Peuple frangais. Jo
reponds d'eux fur ma t&te, tant que vous voudrez bien
&tre leurs guides & leurs prote2eurs.

Vous pouvez, citoyens ldginateurs, vous preparer des
fouvenirs confolateurs fn honorant l'humanite & en fai.
fant un grand adte de juftice qu'efle attend de vous.




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CONVENTION


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LiGISLATERIS DE


Nous vous devons
Domingue.
Le fang des Fran5;
civil a ie6 allumde o


LA Fia&am,


compete do la

ais a coul6; la t
i Sant--Domingl


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situation de Saint-

orctfe d: la guerxo
ue ifi les coatr.
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Jtr A%


de S.IrT-


Nord,


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nme. Vcs commiwlIres cedlerert aux prices des G citovens
de couleur, & fire:it leur retraite A une lieue du Cap.
En ce moment un grand nombre de N&res de la vill e,
pinellqucs o ouanvriers, indignis de voir vos cdietteus
hafles de la ville. & forces a fair; & 'un autre .oe, ,
de voir les citoi .:es du 4 avril, qu'ils re.oardolent comnme
leurs amis, prs de -oniber foCjs es coups de Galbaud,
aprcs av ;ir $.) pCe-u uin rand nombre d'entre eux,' in-
Tent fear oftir de fe joinmlde a ux pour repouler leurs
wennemis.'
Dans lextremihe p fe trouvoient ls citoyens du
avril, fur le point de fuccomber, ils ne parent retufer ij
un recours qni r. )uvot Ie'!r fau-:er la vie I tous, ainfi qu i
leurs feizimes .& Icuars el:fans.
Los Ncgrcs de la plane & des montagnes volfincs,
avant ete inftruits des ctveien!ens du Cap & quon y
Ituatlacroit les citoCeS du ,4 avail, ctuient accounts aufl
de toutes -S;tts a leur fecours,
Avc cC rcnifrt, W citoyens du 4 avri! mainrct ent
a.c un rouvetau Coiu e conrre Galbaud, le inrent en
fuitz 1 premier de taus 4 l & e fijrcerent de ferembar-
quer avec u1e padite de fa troupe; mnais tis ie parent
arr&.r lafuer ra de lsf r4,iellte & de fes agents, qui voyulent
t via Aire & hs c.n.miIrairs c.ivls !e:r ehapper, & qu,
dans l r rage i.firnlt, li vrrcrnt la vile aux flammes &
kar pi "l rge. ,' ,, 1 I
E a is CflSn du &4avril & leurs auriliaires s'occuparent
feulement ifauvtr tn grand nornbre de blancs de tout
ige & de tout fexe. Voil. c mme ils userent de 1'avan-
tape qulls venoicnt de reinporter fur leurs ennemis.
Les efclaves qui etoient en infurreEtion depuis deux
ans, inflruits par les flames & les coups de canon que




11










Criez une fcconde fois un nouveau monce on aa
noins qu'il foit renouvele par vous Sovez-en les .biei-
faiteurs! vos noms y front benis comme ceux des divi-
nites tutilaires; vous fcrez pour cc pays une autre pro
evidence.


A PAB S DE -WIMPRIMERME NATIONAJA,


i:
Ii
it







It
tes cl.s Iacc,.-.iums fe d ,S .tutes letrs
forces, e1 ipeicrce ,Ic libenrt, ;u1 e1I:ovr toues
fortes de mnaT:u-vres pear vols trompecr is vo.it cher-
cher, a lear olrinaire, a vous alanrmr far touted fortes
de tableaux finiltres ifs vont vous peindre vos villas
infurges., votre commerce rmine, votre tretfo appau.
vri votre influence politique deperiffante.
Qti les habitans de nos villes de commerce foient d*
trompes, que lescomnrerians fe raflarent, fe tranquillifent;
puils faclent que les rop~.i:te ne font ne reront point
bouleveriecs a Saint-DtoQingue qa'ils liicnt Ia proclana-
tion du z9 aout; qu'ils apprennen t qi les noirs travail-
leront a les rembourfer, & d'autant plus volontiers qu'il
auront in falaire raifonnable i efp rer de leur travall,
S de leurs fueurs. Les n6gocdans ne perderont, tout air
plus, que Ie commerce des homes; mais, fix cent
mill heommes libres cultiveront-ils moins que fix cent
mntle enclaves? Ou'ils croient bien que ces m tines homes
librcs fotifu'nt iapl de bras 1 la culture que tous le'
comptoirs de tEArique. Leurs femmes ne font point fi-
riles; les negociantts verront que le deficit apparent de
la rpoputation n'fft que la denonciation complete da
fyfitme de fervitude de notre ancient gouvernement, ~6
ne fervoit quI:t augmenter, a lear detriment, les dettes
des colons infidles ou malheueueux, fans auimenter ies
revenue Lfs nergcians s'applaudliront bientot du nouvet
ordre des chorfs qui va setablir a Saint-Domin ine,
dlorenaU :at Ie coainerce y repofant fur le refpe& des
enya 'emniml accr< t tralaprof-r rite de la nietropol. Citoyeins,
Pnosl voi1 Ic cdi*!rs avec la colivilAlon de expeLrience,
il n'y a ren de ficr qu cther qe par efclves vous
verrez qui vote colonie de Saint- Dominge fera biet
rpls florifn.te chltiv'e par des mains libres, que votre
trefor 'prouvera ps lunrAtemps de dfihcit, que ctt%




% +p- .. .. ... .. -- ". -- -





q fa faite, s'eft-il cumimis an feul nime:rtre e Q Ue leurs en-
necnis padrcnf, quiis en citent un feul, iouw les en de-
ofns. Nton, l efpce africakne n a pas a roug2ir d'an feul
aiiitlinat. Je rous c:leri e que ce ie font poit les no:rs,
j:,ls' et.tres, ni les cloyins dii 4 ard llq ont etc
,les 4aggc rs; 1s n fut fi t que fe dnndre, que rififfer
*s I' "i t
a ropprelri..n, cqr!e protcger la su;eti des dclegues de la.
Tepublique frangife.
Si les noiors, depuit ce temps, ont mnerie quelqiest
reprdches d'indifcpline, eXcufez-les, citoyerns: cc font
quelques mouvemeins d'efferverfcncence c'etoit 1'effort d'un
pciiple encore n-:uvea:u qui brifoit fes clhatnes, & ne
puuvuit le faire fans q .elpte bruit tant eiles etoient
p,.antes. Is ont ee au prexier moment, a~ites du
ianatifiue .la liberty ibte s ..e aifient que d etre eman-
ci:0e, its devolent naturellement avoir befoin de gqides..
Le monde, les lunmi'res, les fdeinces, ne fe font per-
feAtionnes q1ue par tdegrs, a ii eft pour les homes un
paltage ncellaire de la jeuneffi a lavihiitne..

c,'inlaeurs on calomnie les noirs, on envenimnl
t"ts le urs a&ions, parce qu'ao ne pent plus les oppri-
wner. Akcu lets me.et ,;: fJ or iire fzuve-gar,:e ; vous fau-
Tez dtL~inler les caufes de toutes ces accufations. -
I1 ne ftaut atribuer les earts de la liberty qu'.i ceux qui
voudroient la d6truire,

Dans tous les points de la caufe que nous vous fou-
nett'l ns ce font les criminals qui font les accurateurs.
Lorfque eIs detra'teurs des noirs prdfenteront le tableau
de quelques-unes de leurs errerrs ou mine de leurs
fautesn is ne ferunt que r'nutwiratiqo de leurs propres









to qui. tent a la France, ils olt hIl1judenc. e de tendre
une troifinme main a cette :nwme. Fnce & d'en
impofer a la Convention nattiorale au point q'jelle
toit prete de leur acctrder des fecoiur, dle leur donner
le fang du people fran;ais & fon urnJrair': potir com-
battre, au ~tno de la France, les Fra"ci de- Saint
Domingue reffes fiddles a la r6publique & armes pour
fa'caufe. Deja ils prefloient lexpldition, parce qu'ils
redoutolent que le temps ne vint a decouvleriler traie
criminelle ils follicitoient tous des pafieports putir dllet
vux-memes e.xcutcr leur infame tiahitln, pour aller
jouir itu narche qu'ils on cunclu.
Que tous les Francais fe rvcillenr done de "kur le-
thargie. qu'ils ouvrent enfin les yetux fir ces colons pcr.
fides, fur ces ferpens qcu'ils rechauffent dans lear fein ~
Jarais les Anglais n'ont eu dans int~itieur de la France
des agents plus fiddles ni plus dangereur pour .nous. Ne
fait-on pas que tous les colons fort nobH s, tries nobles
bauts, & puiffans feigneurs, ites avec tous nos eiemlis,
emigres & autres; qu'ils out a Londres Mahltuet, Vau-
dreuil, Laameth; & peut-etre deux mille colons common
eux,des plus riches & des plus aninmas centre tous, qui
font leurs agens & leurs correfpicndans, *& qui, itant
tous emigres, n'ont que la moyen de vous tromiper popu
rentrer, loin de vos yeux, tfur le territoire fracnai;? N.'
voit-on pas cette chamne de contpirations qui e tient ?
Et tandis qu'on vouloit livrer Toulon & Breft, nos
plus beaux ports, le depot de toutes nos forces; navales,
les agents perfidcs du minifltre britannique comrmaun
doient a Saint-Dominge la deetion entire de touted
notre marine, pour livrev en ineme temps la plus belle
de nos colonies*
Le filence feul dea colons fur Galbaud, qui a reg
U 2








nombre de contre-rivolutionnaires, etoient It tout prets,
qui les appelo'ent & Ileur tendoient kls bras. Le Efpa-
gnols leur offroient mnme de l'argent avec la liberty &
mneme des grades fuperieurs. II ne falloit ras laiffer echap-
per linflant favorable, fans quoi tout it:oit perdu. N'e-
tolt-il pa' dutine politique fte & eclairrde de creer do
nouveaux fujets la lRepublique pour les oppofer a nos
ennemiist Au refte, li nous devions perdre nos colonie,
(ce que je zuis blen ir'i de core ni de cra~idre) nre-
toir-il pas plus gtloreux d'etre jult.e, & plus raifonnable
de fire tourner cette perie au pru t de humanityt ?
Dans cette extremit6 prelfante, le comniiffaire ene- i
fidence au Cap, rendit UI proclamation d u a ao1it, que
nous avons remife au conmiti dA alut public. Les nuirs
de la parties du Nord etolent dej libres par le fait
ils etoicnt leas iatres; c pendant la proclamation, en
les daclarant libre, les alTuj6tit i rreidcnce fitr leurs ha-
bitations refpe tives, & les foumet I une difipline f-
vere, en meme temps qu a un, travail journalier, moyen-
nant un falaire determine; ils font, en quelque fortec
come attaches i la glibe.
Sans cette mefure prudent & fautakirt dans a crife o&
mous nous trouvions, c'en etoit fait de la colonnie entire,
de la fouveraintte national fur cette pr cieuftepoffeflion,
*en etoit fait de la population blanche, c'en etoit faith
des citoyens du 4 avril, ces Franmais nouveaux, par af-
femblee rationale c'en etoit fait d'une multitude innomr-
brable d'hommes, qui dans le d6farroi general fe feroient
entr'egorges les uns lhs autres, divifds en cent parties dif-
firens, toujours en guerre opprimans ot oppritnes &
Une parties d'entr'eux ferviroit peut-ttre, lis uns les in.
dCpendans, 1& autr les royaliftes, d'tutres lesCEfpgnoc
au les Anglais.


ccm -- ~ -~ r t








A pluieurs de r.o, femmes o;t etc achctres, on pent bi-n
a nous fziee calea;; d:a pri le eli p- r <"',e en recI :l-
s) penit de nde s frvlces pale 4.t: ipre.n',. ;eins vou's A)'o-
fervors qlue la !iberte qre vuLUs 1,us av,.z accordue
nous Etvirons dteji; cel que nous vous demiandons
a a:juurlhuni, ::t::s ia :eriterons par nos services futrs,
S& c .q n s noIuT ei':-a euns a conibattre puur ra Repu-
bliq.e t. q'l.e v~qr ra. Pourt ls fences qui font
" re.i I. i r'o re frangais., dies ne devrolent pas
-:) %r -l :0. vn"t'ai n i en far ,c'et rotre propriety,
) c: .'.tre flc, i:i. On ra j al~ rlt difpofer de notre
.L r le.. Le u.-Jr dans 1 efclavatce, c'eft norts con-
S :.:'.1 a 1*1 ntdhi": eternal c'eft niius ariacher la.

Le.s citovens du 4 avril, en reccnnoiance des fervi-
ces que le'r avoieit rendus les noirs dan lks journices
des o1, zt a zt juin ot on vouloit les aflalliner &
oxi les noirs les avoient. fi courageuiement fecoutrs,
curent la generofit de Ce fjoindre eux-memes atn: noirs
p,,.r imploter le commifiaire civil en 'aveur de leurs
dKacfeurs, & firent les premiers a offrir le sacrifice de leurs
efclaves, a qui is donnerent la liberty. Mes forces, mes
codegues, ont donned des premiers rexemple.
CitovtyeIs legiflateurs vote commfiajit civil etoit,
fls douIte, fort embarrafi 4de repondrc. On pouvoit crain-
dre q u'e es iuerriers, qvuoique pititionnaires repcfteeux
I: ';?dal; :s, dans leur ardeur on dans leur deferpoir ne
aerjilent a emiployer le;rS armes pour afiurer laliberte
Sde ,rs femmes & de lebs enfans, fi on s'etoit obftine
1.2: r.'fufer. Alors la colonies fe trouvoit reFplone dans
iun tn.cat cthaos don't ren ne poiuvoit plus la tirer, &
ia ilr 4 inete national 6toit i jamals aIanlLie. N'6tolt-
"11 ,; pls rrurlent d'eviei ce dar::e'. Les Efpamnols
J; iks Anglais, attxquels s'etoicnt dcji reiui s un grar.d









forfeits. Is tes opprimoient quand its etolent cflaves &
qu'ils courboient la trte; auj.urd'uHi ils ls calommiert,
parcel qu'_ils Fofent rvelver un peu. Les fates des inal-
he'-'ux noirs, ie le rep~te, ne ifnt, nont jamais ete
qtl les crimes de ceux qui l:s egaremt aprs les avoir
oppriines. Les noirs ne font pas cruels, cutume de' co-
lons blancs aimen:t a le dire; & l'eSttcnce de lears en-
ne:nis prove :alez que les nors ifont p-;tic.s,- 1exbles
& ge'"rcux. Les noirs ont mnme Ie gerne des vertus:
ceC vertus leur arparrtenient ; leirs defauts feuls ven-.
ncelt de nous. UIs font naturellement douxt charitable,
hotfpi alers, tres-lenfibles a la pie.e filia!el ius aimcnt 1l
jufEce & out le plus prand refpea pour la vielleffe. Ces
vertus, Peup!e frannais, les rendent encore plus digues
de toi.

Citovens r eprCrentans, fngez que I'ignorance da&
bien eft fouvent la feule force da rnal. Inflru:ez ces:
hn(,iims nouveau.:;, q,'ils ~fient eclaires, en vote nomn
pa: ders patr'otes patiens & vertueux que, "par vos de
crets, ils remoil-ent des lemons de fageflfe & des vertus
rde ublicaines ; la n.tutce, la loi,' en ont f dit des hom-
m's, I ;arui en fera des 1'hommes de bie,. En tenant
de vous lears droits, ifs en front Flus attaches a leurs
devoirs: le premier de tous fera de coimbattre puur votre
patrie, quils revardent come la Icur. Autref.s ils n'6&
toient pas obliges de d dfendre lears changes; inais au-
jourd'hui, en reconnoiifnce du nom de Francais quils
vous devront, ils c.:'nficrent tous leur vie a vorre fer-
vice, & ils font a Saint-Domingue au nombre de quatre
cent mille votre difpoltion dunt il ne tient qua vous
de fire autant de foldats. D.ja, en attendant vos ordres,
i la premiere nouvelle de Finvafion des Anglais, ils ont
cominence, dans le nord, par jurer de perir tous juf-










rxanhine avec rt~kxi~n ,ji yil Iif avei tuio irb
~1ifld ItOUSl IIIUU~S 1a'r= in1u rItuer dabo~ird, &~ unl rue-
ni. re Lir ~Ifi~ua~ic, n oenc~ralc de Sainlt4X)I~niinzue ,Eji t1i
li!vrd. d~f pr;S !
r Ai:S fl 'L~ ItE niit~OlS bien l~e Is erlnemis *i i
~c~; l'I c-i~iiar &~ d3~ n~ohs Vut~cI les c~?Ayniner aupti~
du put'~-L!;~rira'fiS iis tvult Ic; peindre courne c~
iw~nl im~lchai..g ,~ indt4iluabee enfin COl.,tlC
des iers crul~eI & f~rcscs. Citoyens fran~ai s , no
les ctovCZ pas ;~ ceuxr qui tieanei~t cc 1ang4tge iie font
u-'' S~ c'un,n h~dies, cc I~it des colons con~tre-revo--
hit unle'i~ qui fon Ia guzrre i Ia libcrt6 &t ~ Qous-
y~ i:s ~cic avec d~~tta s, 1nirs f'ral~r~cd : vie ~ cr~cve~zi
pas; us vods ti9nt troinpe t~ant Ic f~cAs Cre nur~ cS qujl'un
4rrS pevla~~; Ii a:ritlns, autrd'o~is r'i:rcit dais des ate-

duire pa"r Un1 fzxd bia~c 1au~s tien dire & 6toAi ilt ducdles
ai %tons ts capriCs: S us etknfPft ctE 1ef.cesc les aureaoit-on~
maenes Ii lc~ile~ flklt: ?V [cur nS~`i1ch. ~ nicitc del qu dans ke
~c~ur de leurs opplr~lders;: 511i2 un pc~texte quet ceux-ci
atwoeul~t poi ju liiiter fl'ichlVa.:e ; Xqrtand1 ls noirs
aurornt te ni~clxins, noun tie puurrions pas raifonna-
birwjn1~a lentu en fa2ire un crime, car Ia fervitude d~ p ra~'
1'hirnlnl ; 112is, Ia ni~Ch ncetilr, heUlt~UfikeitL I3eR ass

Depm"s trop loflgdernps ila: axruicrt 6tA~ ve':es, QpprjinRE,
&;lp 1c~~mCent toiu)~ Il, irtv'rd~s dez totfle5Isnaies; Ic~
ibnt-ils Y:vrfli qudlquej vetigea11ces ~ n'unt-ils pa~s, an con
traire, 1~iau'~ un ~lai nonibre &Ltturopens dans les jOurl..
nt~es idhtR enlfede$ is &zi juin1 ? n'ont-ils pas5 at
niilieut du comlbat reij~eK t~ OttsQ cc't!l pU tuietit favis airmr e1~?
fl'utnti1s par auve t~l9us kuv~~ t;'iw~es quails efr-ortcje;>' t 'X
nilines ju~fiues clans 1j campl di~ ca~uirifres ? DCIlPt
C;1'Ivptet rendar piar DtfiJ4. B;~






'ti
gque, r cxpreTffon de -celu qui fent profonlement fa di-
gnite d'humme, ) jc fers depuis tf anf, at.s reproche;
& quandl on thI fauve- des blancs & les difendre, on
p0ut b;e. Ls cnnunander.

C^iktf t}c ;ar u' neirve1 que nous avonSs ichappi
3x pun :-s le c L b ands & hluve e reftee do e
d.t .... '.n, -vehrlls voultuient nous em1.CL iC ii
li rvi ,t 1 vbUst 'Lus pace qa is prevoyoient blen quo
j',u^ alli n" s ..us *cI coi"vrir la verite vous denoncer tos i
leurs cri i dtiniaucqier tous Ie tratres. Ils irous ont A
incline puri~tis jt~''icit &, rotre arrived, ils nous Onit
fati eifu;ecr u\ne ni avdle perlecutik'n.. Nous ne noui plain- .
r ;s pls d ce que tins avons fouffer,. Net- on pas tro
heurc<, qu:nd ,.;v 1tt quelques facrificesi f patrie it
vaut :nc c: aqt innocent foit viitine quclques jours,
plutot que de laUier TeCupIer um tcourbe.

Auj,'l'_t i .us Fvc s !aire entendre notreV oix,
IniiS piYvU, die la ve it, i us tL Vons la dire, nus
IL dirons. 1 5 n,.t *! .

S'Nou priot's do crci i i de fer toute leur
a1tcinioft th la : Ji'e Isdcolns tronp ent la
L r.11.9 V rA --
ol.on.,s deal er ia exc pte d lie del kni %ris, &
I~ran e iE- -" ') re ces, : l, r,:, ,..' cakt' i \,t--, ,. .. "
4d'.chvpper a ia cfi.iii d8 ld'r fcirs,, qi, pour
is ,eni:it:res moment a t S tD Dnf., peit-ctre a.un
OU det ui liar: t & auljr'utT tandis one dune part,
is tenLdEnt i 'l in a Et1r cinos, & qie de .atoe ils
ft vend 2ntl :rk entire -1 lpoi LO l ve rra ai
trite i. rm 'poirtAs)i t a c< nent de e
1ri1ie ts nt i loa ts ta aaIitea in
d LIp.Tgne 'A cI infant injuriat tvut "
ri p *n -:' Ioi k L l* it ;-
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I
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7
e ca :t. :it aaia u crurent tisC do .e ctte (occai'
fac,.':l pI'.r renter en race, & vnlre.t C .ti lle of-
fiirl uis ier'cices. ls le FpSiefet icet ei ailes dcant vti
d leues. Nous f N
) nous aii4 ,ilS cuViiCtt'c pour l FIadice, nians -:,.': ,6 -
Sconipei c nous demandons la ibed Its ajuierent
imenie, les Jrotts c,'e thor:me.
Si on les avoit refisf6s, il auroient pu accepted les
propolitions des Eipagr:ls qti .. i..2:ci~oliit deptuis lon g-
temps, & qi a. -nt u p, ganc quell s prilc'Faux. cheis.
Les counlilllaiiTL Civils preieerrerent S tira:Ir du Ptart de
ia France, cfperanfCles employer utilem:rt pcar le fervlc
de la F.ep!blique dautant plus qu'ils e'oient aggueris
depu's deux ans aux exercics de la guerre. Les noirs de-
maidoient la hiberte pour pri: du frxcours qu ils vIcnColent
offrit : no:!s iticns dains la confuiftion iis f~ntoilent leurs
forces; is auroieni pu mame les touner contre nous Lfi an
les avoit indifpof6s. I1 n y avoit pas 1 b4lanrcer. aans la po-
fition ol fe trouvoient vos deleguies; ils declarrent done
que la hberte fercit accord6e, maisfu!e.x7ent ux guer-
riers q;i combattroient pour la Republique centre lesjE'-
pannols on corntre les enncmis ifterieurs. ls annoncerent
aufli, pour ne point fire de m contend dans ute cir-
conftar.ce fi critique, qu'ils s'occuperoiellt d'amiliorer le
fort des autres efclaves.
Citoyens, vouls connoftrez par la relation ies divers
eenaens qni fe font ficcices pendant ces jours de ca-
lanitis. Vous y verrez tous lesles exc TTOS .eS defordres
de fincendie & du piiar.e qy'ont A fe reprocher Gal.
baud & fes complices, les auiters de cet hb.rrit e itten-
tantt conte atorite r. .uiiale. Vous verrez tf depart do
ce mnonitr qui a erlev etous vos vaiffeaux., eniclout les
canons de tVos rou forts, br.fe tonrs lafies ,ut jete tous
kes vivres & toutes les nunitiouns a ia ner, enfin, latlfl
A4







t5
rceur (eu petit corps legiflatif) rgime tant del r, tant
ficitce par les colons, parce que c'eft une indepen.
dance de fait. Enfin ce fo,:t encore ces rnmeslihuotmes, nen
douiez pas, qui d'accord avec les nerocians ariftocrates,
ruvalifles ou federalites, ont provoque dans toutes ces
vilcs des nouvemucns a inurrecion centre fautorte na-
tionale. Lear cault Ctoit commune; les uns auroient per-
pitu I'infinie traffic des honu nes, & les autres auroient
~ternifie rcfAavage.

1IIft temps quz Ie vil interet & que lacupidite mercan.
tille fe taifent & flclciftent devant la juffice & la raifon.
Que les nego.cians qti font attaches a leur patrie fortent
enfn de leur aveu!lement, & qu'iTs jugent a present, a"lf
que tout le people franfais, entire nos comniettans vrais
republicans, & les trattres renegats de leur patrie.

Nous ne vous rappellerons pas qpen 1790 des d-
putes avoient &ticenvoyes en Angleterre pour fare des
propositions au miniftre Pitt; que depuis, dans les pre-
miers jours det'inliurreaion, on a arborC a St-Domingue
la cocarde noire & fouled aux pieds notre cocarde natio-
nale; que depuis, des conmiffaires particuliers ontet en-
voyes diretenient au tyran par cette affermb e colonial conf*
piratrice : nous vous dirons feulement que ce font les plus
accredites, les plus intrigans d'entre es culons blancs qui, fe
condos par les chefs & les agents da gouvernenent, ont
excite Ie premier fouKvcement des noirs a St-Domingue,
juJflmeant a lt'poque de la fete de Louis, & leur ont
donne le nom diu tyran pour cri de raillement; que e
font eu' qui depuis ont prolonged ferreur des noirs & Ies
ont rallies aux lEpanols afin de Joutenir les rovalifte
& totes les pretentions des ariftocra es: que ce font cux
qui etoicnt a leur tte & diegeoient tous leurs mouve-
nie ns.
ii







vouloient fe difpenfer d'en rendre compete, & dcfruvient
confommer kes banqueroutes quils avoient prepares aut
moment nmmem de la formation e leturs maiouns conlm-
ercialcs. Ii a fortifie cc part de tous ces gens oiifs ,
rebut de IEurope, qui abondcint dans les colonies, qut
font aux gages du premier qut vent les Fayer, fouvent
fletris par les lois, & qui font avites de piiLa e & cher-
chent leur profit dans la licence. II eut i.;:: ptiur fes
principaux partifans & agens tual les s contr-ei oluii .n
naires arrives en grand nombre de France & de Co-
blentz, & qui a Sahit-Domincue fe truuvoient au centre
des ennemis les plus juries de la France. 11 a ajoute a
cetie cohorte d'cnnemis pr fque tous les tocie rs de la
marine la plupart rcftc impur de Faancenne marine
rovale, don't 1orgueil fe trouvoit abaiil dYLeir a des i
commiffaires civil, & qui, inftruits du complot rentra
contre la Rtpublique & centre a Convciik.n, vou-
lolent, d'accord avec Iti, liver Saint-Domingue anx !
Anglais, comme leurs camarades en France vouloient
ivrer Breft & out livr6 Toulon.

Tou es ihtinfis fe regardoient conine une race pri-
viwegie, & pritendoient que les citoyens de couleur
etoient places au-detous d'eux par la nature, & its no
pouvoient pardonner a cos derniers la reintegration dans
leurs droits, qui avoit eti prononcee par 'Aflemblee na-
tionale. Galbaud, miniflre des vengeances de fa cafte,
voulut les faire tous gorer; & pour parvenir a fes
fins, d'acct.rd avee les officers de la marine, il a cor-
rompu, feduit, tromp6 les equipages des vailTeaux dce
e earre &c de ceux do commerce, & les a fait fervir
'inftrumrns aveugles i fa rage & a ton ambition, Mais,
pour reuffir dans Ion project, ii falloit perdro en menie
tenips vos commiffaires civis, qui ne devoient pas fou-
frir qu'une parie da people fit opprimie par rautre

iN


'j






16
Ne font ce pas eux arPIlT q Uil t livre -i,: ai L ,:IK
kl fkrt de OcimA.,.irnhe, avc
nations, fes ap(l,'-cvifonnemens & iei a rn;..in 1 4. uu
Soo homines, fILa thiir n feld coup de ~I:i ?
Nc font-ce pas eux qui ont negocie avec es E pai mlS
& figne an traite pour euir livrer les quarters de la
Mlarmnelade &o de la petite rivlre .
Ne font-ce point eux qai ont fait paffer en tm iiime
,jur & h,~1s aucnce attaque ni combat, tc.;hlrmnies
de nos tr:upes de ligne, chez les Efpagnols, avec arms
a baga-es i
Ne uintce point eux aui etoient dintelligence avec
les Anglas au Mole & a Jdrmmi, & qui leur ont livr.
ces deutr places, qui depuis ont iti reprife ainfi q,'e
nous Ilavons appris a la Nuuelle-Angleterre ?
Ne foAt-ce point eux encore qui, Ic 14 juin4r d.r-
ner, aux Cayes, animus du mci'p eflrit qu'au Cap,
<.it fu!teve tous les equipages de la lade, ont vo lu
fl*ire Yrger tl_.s les citovens du 4 avril, & ont tire
for vutre ccuizniflaire civil Delpech?
Ce font encure ces mnmeshoilrnes, ces agitateurs turbu-
lens, quifoudoient deu, gazettes contte-revolutionnaires
P!hiadelphie pour injuries& calomniedes Francais, dtpre-
cier vos reffo:trces, vous alibner 'efprit des Amrnicains,
& entraver la marclie de votre miniftre dans ce pays.
Ce fvnt enco e eux qui, fous Ic marque du patrio-
tifie, fe font introduits dans les fcidris populaires les
plus diftinguees, pour y 6garer opinion publique far
es colonies afin de perdre plus firenent ce qu'ils ap-
pellent leurs *nnemis, & fur-tout, ainfi qu'ils s'en viantent,
ces infi.mes commithaires civil, croydes difent-ils, par
ces morldres de jaccd4ins. Cette decouverte&ces derniers
renfeignemens qui vous font adrels par vote miniftre
aupres






I








auprs des Etats-Unis, nous ont 6tE communique'spar
la correfpondance de Maugoury, votre conful a Charlec-
ton, qui eft journellement en butte toutes les infultes
des emigris francals, & don't la vie cft mieue a chaque
infant menace par eux.
Ce font encore eux qui, d'accord avec les Anglais,
interceptent touts lso communications. Ils ne veulent pas
qu'il arrive la mnindre nouvelle ni de France dans lts
colonies, ni des colonies enl France. Is arr&tent tous les
papiers ; ils fouillent jufques da&s les endroits les plus fe-
crets. Ceux qui font A la tcte de cette inquiflion dansle
continent delAmenrique, font Talon & Noailles, & 14
oun x5oo mingres de France & de St-Eomingue font
lcurs agents.
S'il etoit permis de parlr de foi, nous poursions
ajouter:
Co font eux encore qui, par uine fuite de leur fyficme,
ont voulu nous fair aflafliner a notre d6barquement a
,Philadelphie, par des dmigr6s franais refugies cn cette
ville, oRt force nos malles, enleve parties de nos d1-
phches pour la Convention & pour les miniftres _pilli
tous nos papers, notre argent, nos effects t ont appuy6
Ie poignard fur le fein de mon college B3lley, pour
le force a quitter fa cocarde national (ce qu'il na pas
voulu firee, ont vole fa montre, fon argent, tous fes
effects, jufq cex ade fon enfant ; enfin lu ont faiteffuyet
les plus mauvais traitemens. Un de cos hommes a poi.
gnard difoit a Belley, mon Scollegue : comment, coquin,
tu ofes &tre pfcier dans un regiment ? tu as 'infolence
de vouloir commander des blancs ? Eh! pourquoi pas
leur repondit mon collIgue, ( & avec une fierte enter.
Compete rendupar Dufay. B




- s -- ~1 ~~ -' i




mtntue; aujourd'?i nous ne vous Cn parlerons qu tres-
fcccindemni .
Notus allons vu:s decouvrir la plu noire, la plus
atroce tde trahiln s, la plus infamie es coalitins; vous
fei 'z to ch s ides maux qe nous avoiNs eproueS, & en
rnimte t-nps etonnes que le refte di nos conci'ovyens ait
tciiappe tal Je j d:nts, e riLd.A~: .,re. aten;titon.
GalbatiA a vol; fervtr Irgueil des bhancs, proprie-
taires cormme er',: la p!upar! periAs de deties avec Fair
de Populenc-, on do.nt les enla.einens ealuient leS ca-
pit aut. a rid5i a Ifn part tous ces faftueu indigens
qui, trop eonus les commoner ans de France & ne pou-
vant pLis ulab r dte lear cred-litt, vo:ulient depuis fi
long-temps amnener leur indipenda~ce de la France, ou
ou au lmoms tre independans de lurs creancicrs. I seft
affocie tout le part de la ci devtnt afleniblee colonial,
qui avoit toujotrs ete le foyer de touteg les confpira-
4tions ; de cette allemblte toutjours ivalc., nmais non en-o
nemie dicidee des contre-revolutioinaires~ cdi:-a-dite,
les combatant pour difputer rautoriti & sen efniparer,
mais fe realuiiant toujours a ex qttand il s'a'ifEit de
s'oppofer aux lois de la France d cotte affemblee enfin
comipouie des meties membres ou des partifans de cette
faeieufe aflemblee de S4irit-Maic, qut vouloit fecouer
le jou: de la France, lqui fit l:.g-tenps a la fuite de
I'Afemblee conflit1ante, que cele-ci 1'auroit ja'mai du
laifrer retourner a Saiit-Dnmiingue jafqua ce qute la r-*
volition eft ete comnpltemenet con'tilinee & 'torganl.
fation coloniae parlaitement edabie. Mais, pv la perfidte
de Barnave, on renvova les mnembres die ceie aflembl&e
pour le malheur & la defruction de la coilo'ie, Galband
a rallied auffi a fon part cc-s -iocians commirfionnaires,
qui fe re~ardozie come. propri i.aires des Knmes qui
leur etoic t confiees par le commerce de France, qui
As







tO
Jes Anglais la torche allumde pour incendier eI Cap, la
plus belle ville de Saint-Domingue, la plus rich de
totte l'Amirique; fur co Galbaud qui eft aujourd'hui
rifugiC & accueilli chez les Anglais en anada ne fuffit-il
pas pour demafquer ces coupables D'ailleurs on ne peut
douter que Galbaud ne fut le complice des colons, leur
adjoint, lear ami, leur creature; il etoit noble comms
eux, fits dAun ancien confeiller du Port-au-Prince, fils
de colon, colon lui-meme, envoy par Perigny, quti toit
colon, fils & neveu de colon, & de plus, de l'ancienne
marrine royale.Leur filence far les officers de la marine, don't
les chefs a Saint-Domingue &toient tous de Eancienne
marine roya!e, ne prouve t-ilpas d'une maniere ividentc
lear coalition &' leur perfidie?
Depuisla guerre, ilnr peut arriver aux colons aucune
reffoarce, ii ne vient point do batimens. Celui qui fait
1e plus de rcvenus dans les quatiers intats eft a linftar
dc celui qui n'en fait aucuns. Eh bien la plus grande
parties de ceux qi font en France, & fur-tout tes
meneurs, ls agcns, ne manquent de rien., a font dans
ropulence.
Leurs affocies, leurs complices, qui font dans le cone
tinent de' rAmnrique, & qui y perfkcutent tout ce qui
vent porter le nor de Fran ais & la cocarde natiuonaie,
enrichiffent les tralteurs, y talent un luxe fcandaleux,
y joucnt For a pleines n ni:t;, y donnentenfin duns tous
les e:xc~i les plus fcandalcux.
Ne volt-on pas la main de Pitt fourniffant a toutes ces
dapenfes, dirigeant tuens ces fils de la plus horrible des
collfpirations, & aiguifant tutus les poignards de ces con-
jures a fa folder
Quel eft l'efpcit affez endJrci on afTez froid pour fa,
patrie, qui p;t.rrit en dwuter ? S'il en eft eh bicn. qcu'









It Cap fans reflourte: & fans ,denfe. Vo's verrez la
f.tit- de ces maux tous kes noirs de la parties du Nord
isOrs a eux.-inmes, fa s ren, fan.re s -uides, ne connoif-
fvnat pefque d'au rc lui q.,. leur vu;lnte; vos commlfrai-
ref naivan;tlt ac'.lln irc : fles contenir, itant dans
1 aijt!,nen ll pb. abGLt d4 tI uts reffource &a d'a-
provittmen s tu5 recs, enfin, danslaplus granae
e T~c:, d ne'efrant plS4,i p,.r cn11f.rv. l CO l liie
t lt e qu jlanS 14 fo rce d.c c.s citovers nuvl,,eatlx
i'l A iF_:.lt at!acc'r 1 la tB1 nlbl;ue. Vous fere. con-
xn.:,, j '--r", q-Ce c'f L. iTrce des everiemenr qui
.';'r& e;ni;,.ukc q,'i a entraite !a grande l miefir d
i td dant s la parties dut N.,rd, co)in1i le fe dpot de
a ', it conferver la popJiation bl4nche, & nime cs
ct;- :. du 4 avtil.
La pLart des efclaves de la part& JuI Nor3! &oietnt foi:
1:. d, ulis deux anis, & apr~s avoir t6 d'abord ies inf.
L.Itl:itns des contrc-rtvol tionnaircs, ils combattoient pour
Iut 1 ib:7d, & on ne pouvoit plus efpeier les fair a-
imas retrer 'dans le dz:v.i. Une parties des aatres avo~l
, at.s.Ae a la lib-rti pour r6ciupen 'e d'avoir' defend
eI is .is de la France & .. dgrs de la Republique
covtrc Galbaud & f-s c:omplicec. Mais tous les homes
fe difbiet & vou,.nt Ctre compris dans le iconre des
,iurri:. ,; a i' lnddient paEr I1 obtenir lentr libe:t; i
ne re) d.,tc plui que le nms i s & en tn.s : ce-
toit t cewux-ci qu'ils rclami ient encure une nour-lld
fa 'r 1t (Iii-jt t: t Ce n Peft pas la fautie dt n,_ts fern-
, s, si e ir llt pas pu sa.nercpoutr la Fr-ttce. Peat-
) on O cIc putir de fa foibhlile de leur feve? Pol!rq:..i
Sl rend e p(hs mial.,~tire ufes q'e nolus s E p.sarpivant
, n, s fenti:iem. Pendtnt qr:e riou.s no:s kittr.ns pour la
)) Fraice, eil:c les infpirerot 4 m fno rsis: eles trav:h
i b nt ps;ur nuurrfr les ruierriers )). Ilf aj'itoient i:











de..ant, que votre inzkence p_,ht.iqe eft allure a Saint-
Domingue, & que biwetot elkc duminera fur tout l'arehi-
pel mexicain.
p quelques uns de nos nI oceans franqais, habites aux
11 a e itan





vcsewu Acrepige colonjaux, regrettolent la revolution qau
vie.'t de sqpC re i Sant -pDi:iue t la regardoaure Sant
Dmmne en m balheur, coni e an echec a leur tfrtune,
ps e mSxicnin.




Sq fi, rbchiIlT nt far les circonflances ou nous nous trou-
vons, ou chacun fait a ta patrie quecques iacrificos. Qui
de nous ne fe fLit pas gloire d'avoir faith fon ofhrande ?
Qu'ils confhdrent que la mefure prife par les cuomnif-
faires cvils, n'a pas ete fpontanee, qu ils ont ete con-
traints de Iadupter pour fauver la fouverainet6 national;
en un mot, que ce font les contre-revolutionnaires, les-
agens des puiffances Ctraa eres, que c'eft le trattre Gal-
balud, lieutenant & complice de Dumouriez, qui ront
provoquee, qui lont force; quton vouloit hvrer a nos
enneniis la coloniw de Saint-Domrinuen & alors nous eur
lemanderons. fi ele &toit tombe entire les mains des
An:lais on des Efpagnols, comment ils auroient et6
pa s de ce qui leur eft du. Qu'ls n'oublient pas, aaffi,
qu ils dolvent sen prendre aux negocians, oeurs com-
nithiunnaires i Saint Dominqe qu i, coalif&s avec Gal-
baud, au iieu de s'oppoer ia .fi de.fflins, ont fecond6
& favorif les defordres, <& pLis les armes avec l ui &
fur tout, que depuis leur fite avec leur chef, depuis
qu'ils font parvenus a rendre leur coinpte par l'incendie
du Cap la plus part d'entr'ex vivent dans la plus
grande opulence ail continent de 'Amnrique, & bean-
coup y ont dej ach'te des terre on lev6 des maalihns
de conmierce, avcc le. fonds qu'ils out eu la precaution
dt fei rtmiveer, & de tare mettre a bhrd des batimens
de la itude quelqus j ius avant l'incendic.



















This volume was donated to LLMC
to enrich its on-line offerings and
for purposes of long-term preservation by

University of Florida Library




I; ~ -* -'..- +r . ~-:--. -.


Nous plalgnous fincrement les neiocians de France
qni ot ete ainfi victims de leur confidence, de leu"
bonne foi niais ii nt s'agit pas ici pour eux feuicnient
de regrettcr, mais de longer au renmde. Ils doivnt ptu-
tot voir cette revolution come une nouvelle branch
de commerce qui vient de s'ouriv pour eux, & qui
offre a leur induftrie des benefices pFils clairs, pls af-
fures, plus muhiplies que ceux qu'ils fafloient autrefois.
Qu'importe ptur le neociant la couleur de la nain don't
it achette les denrees qti it export, & qui il vend les
fiennes ? Sur-tout quils ne foient ni at'ez foibles, ni
affez confians pour fe laiffer tromper par des contre-red
volutionnaires Colons, ou autres, qui ont intirct de les
garer. Quils fachent que c'etoient Ies planteurs contre-
revolutionnaires, qui fe dioient leurs amis, qui vendoient
la colonnie de Saint-Domingue aux Anglais. Qu'ils lifent
le trait paflfe parces Colons contre-rivolutionnaires, fignc
Sa Londres en fivrier 1793 & arrete a Snat-TDonin-
gue fans doute bien long-temps, avant, pufqu'il a fill
Ic temps aux porteurs de pouvoirs d'arriver en Europe.
( Nous avons remiss ce trait i votre comite de falut
public.) Que nos negociins lifent, fur-tout, la claufe
qui exile des Anglais, conmme utne des premieres condi-
tions de la fervilite, un furfis de xo ans prtur toutes
les dettes. Qu'ils rec6nnoiffent la religion de aI'rembl6e
de Saint-Marc, & de affemblee colonial qii l'a flivie.
Qu'ils appr6cient le but de toutes les intrigues & de
toutes les manceuvres qu'ils ont favorifkes ou m connues
qudils fentent enfin que les trattres n'ont jamais voulit
que les tromper, & ne cherchoient que l'inddpendance
des lois de a France, & cll de e leurs dettes.

Tandis que Galbaud 'toit porteur du trait pafe en
fvricir, qui livroit Saint-Domingue IAngleterre, tan-
dis qu'il vouloit s'emnparer de fcs commiffaires civil,


k 1-~ ~-.w-- .,.- ~uuu~rw~rrrr~ru ~C~Clp~






14
Ies colons contre-rivolutionnaires accufoient ces mtn
mses commiflaires devant la Convention natiunale,
afin deconfommer on del lgitimtr les crimesde Galbaud,
qu'eux & les contro-revotltionnaires de France avoient
commandos de concert. Ils vouloient abfilument depla-
cer vos dclegues, a quelque prix que ce fit, afin d'avoir
un champ libre, & d'affurer execution de leurs comploto.
l1s vous demandoient non pas de les fair juger, mais
de les mettre horse de la loi. Eh! pourquoi enfevelir l-s
preuves de leurs crimes? S'ilsb fnt coupables, i faut, ai
contraire, les mettre au grand jour. Ces accufateurs qui
fe difent fi patriots, pourquoi ne vous demandent-ils
pas plwt6t un tribunal r6volutionnaire, don't nous avons
tant befoin, & bien plus que de troupes? Nous, nousne
vous en demandons pas de troupes, nous voulons meana-
ger la vie de nos braves foldats citoyens, qui ne (fnt
point fits aux climats brulans, -& qui font nicelfaires
pour s'oppofer en Europe aux armees con binees de tous
ns derpotes. Nous avons des bras plus qu'il n'en faut.
Nous vouis pargnerons les frays immenfes du transport.
Nous vous demanderons un tribunal revolutionnaire pcnr
premiere localitd; pour feconde; des patriots choifis;
nais despatriotes a la fa on de France, & voues inva-
riablement I la Rdublidue fbandaif ; & enfuite de la
poudre pour combattre eite ne fervira pas celle-la pour
tirer fur les citovens de ouleur ni fur les noirs mais
bitn Jhr let AnglJi s 6' lr Efpagno/s.

Cefont cesmcmes contre-rvolutionnaires ou fbo-dirant
patriutes, qui, depuis quatre ans, ont induit en erreitr
prefque tous les ne ocians de vos principles villas de
commerce: ce font eux qui vouloiemt les ranger du- yarti
fdddraliie, parce que ce fyfte[ne &oit-parfaitement con-
forme a eurs vues, puif 'il lablit un gouvernement par-
ticuller aihaque departemnnt, c'eft--dire, l regime int-










qu'au dernier ,, & de s'enfevelir fous les decombres de
Saint Douingue, plito qut e de recevoir une domi-
na:ionl etrar gre,. Dans under t:plc fin de. zcle &e de d-
vounint. li'eucrai, is difoieft: Si noujs folir cs, f,'lrce
OU ent .et:Cral 1O 11UStie
de no u s replier faute de mntInitios, nus re lailcarons
que des ruincs & des cendres nus nous retirrns dans
kIs montagnes, nuus y vivrons de racies & d'eau, juif
qua ce que la France nous envole des fecours, & nous
vaincrons enfuite les ennemis avec des roches & des
fldches. Nous apprtons ce jfrmaent ;u people Fran,'isi
Vptre deligue r'a reqt en note prefence; & oi en
mon particalier, moi qui aime la France, nia patrie,
pat-dcitus tout, j'en ai ete penetre de joie & d'admi-
ration, at i t~ daautant plus flatie de reprelenter des
homes qui 4toient fii fnceremenit dtvoiuis 'a la Rl pu-
blique. Je leur alois fouvent paile de vocus; ils out vtt
dai mes diflcoux s la franciife & la verite, qui font fat-
tribut d'un'vrai patriot. Le recit d trout ce que vou
avez ftit pour la htberte les eclairuit, eclaunrit, en-
tflnmmnoit laim ctcrrs; le rcit de vou vi-:t.-res derv'it
leurs ame. & dckel:_pFpoit en eux drs fentimens de pa-
triotiiner qui ji :uI-.'tI r1 leur etoient incolnnsl votien:om
lEs raimmoit, l 1 conf.loit de tous luiirs maux palthi

C'cl ainfil, n l iir pl:r!;ant de vo:us, & par ma conduit
quil a toujlours te d'ccurd avec mes difc,:-urs, que j'ai
commence a ni~eiter I.r cnittlncc. C. .Jav,-Is toujouri
prlrt dans 1ni Ccit les 'enies de la libert- & de
C~ahli~te ; j n'is ftta Paris t a Pars par vs cnemples
& je m'dtois ao:;ii;t dus la pelmire de) flcidtes p;:-
pulaires, dcs fa creatkit,. Ja n'ai vu dans Ia rtev'iution
qui ffdt uopur.e 1 Siiln-Domingue, que l'acco.i;pif~e-
n1lent de iits Ova-x pour le bonhtai du genre hlumain,
& q.t t de ceti. ivci 1'ns ordInt.s par la providence
Al~




S -. -t"-W*t"-W-.. *. - T. r -. r'*' *- .- --i



2
*, .s'. l ':-" '7ai:t a Itr ts:e Galaud, le second
., nti; rie. 'Galbr, a firat de
L t Vre acier vos dCca' ies &r opd-
9 I " t r i '. , o
l r fpartis & ces
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lY,.r.:Qe AL. Autic:te ou dti] l-a i',uiie (li dhi~ncait Dt-,
iniivacz. A SaDloi.-c.'iitsgtie, Ccu i;sr" dotm, hor dts
Eoutbtls d'Efpagne & des- A ijas xui a paye lauteur j
de Pincendie du Caci & dua mallacre de plus de trois
mille individus. On pett :ntcme ailrer ,ce ,t fins crain-
dre de fe tronper, puiqul ecit certain aujourd'hui que
Galbaud a pri Ila fnte du continent de Amenrique, t
F~' RCainada, cR es Mngrtlah, qui l'ont i
pour ft refugtr en Ciad Ja, le t Angialt, gui font
accuilli commc unr aet lers amis.

Nous voudrions, citoyens reprifentans, navoir pas &
exettre fous vos yeux les e nemens de"aftrcux de ces
jurnies libeniicides u ont- dCtruit Ia premi re ville d'un
de vuS plus riches ddpartemens; mais notre devoir nous
conlmntla i de vous dire ia verite, de vo-us dvoider to s
les 'frfalts conmnis par Ie tratre Gulhaud. II ferot trop
long de vous en fire le deaill n ce moment, car nous
feri.rA en:barrafThs dc vous dire quel eft le crine qu if
ffalt pas cominiis; nous ne voulons point vous Lire Ihif-
toire de tou:s les trci-Hs qui ont etu la Sat-Du-
min gue, nous ne voul6rs point ftiguer vot? au.:n :on
par une Ionygue narration des evenemens preiens, lnus|
devty ns nenaier des muonens prectaic, o':i agpartlenr.tent
a la fiicit6 enra!et: neus imius' pr-v-ibos de pblier
ces jous-ci C relation ds nmalhcurs azives Saint-Du-

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