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Cover Title Page Title Page Avertissement Page i Page ii Main Page 7 Page 8 Page 9 Page 10 Page 11 Page 12 Page 13 Page 14 Page 15 Page 16 Page 17 Page 18 Page 19 Page 20 Page 21 Page 22 Page 23 Page 24 Page 25 Page 26 Page 27 Page 28 Page 29 Page 30 Page 31 Page 32 Page 33 Page 34 Page 35 Page 36 Page 37 Page 38 Page 39 Page 40 Page 41 Page 42 Page 43 |
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This copy of a rare volume in its collections, digitized on-site under the LLMC Extern-Scanner Program, is made available courtesy of the UNIVERSITY OF FLORIDA LIBRARY CORRESPONDENCE S E C RET T E DES COLO N S L'ASSEMBLEE COl DEPUTIES NSTITUANTE, SERVANT faire connaitre 1'esprit des colons en general, sur la Rivolution. P A IP e.RS.' ,. to " AP 'AR I SA De l'Imprimeric , r'Assomption, d'ANJUBAULT, Rue Uonorx Maison do N. ao.0', A VE. RTI SS E ENT LES lettres qu'on va lire ont it. extraites d'une parti de la correspondence se- crlte de la Deputation de St.-Domingue, sous rAssemblie Conbtituante. Cctte correspondence fut imprimee \veIs le mois de Mai 1790 pour fair connal.re les principles de ces marquis colons sur notre revolution. Si-ces lcttres sonl re- produites aiujourd'hui, c'est encore pour mettre sOUS les escux de la Convention. les principes de ces Colons afn qu'elle puisse les juger. Car si i I'ipoqte du i't Aout i7 89, ou nous.ne commenecons qu'a secouetr nos chainss, lesColons nous peignaienit coimme ivrcs d.e li- i -' . .~i r J t . _ i5i"' t 1 I1 Dbert com .ient oiet ieuv-is- nous trouver aujourd'hui qu'll nc rcste aucunc. trace d'e:;slavage pas n "iue danrs les (i) Voycz cette depression dans leur premiere lett Li Az Colonies, qui n'enproduirontpas monms de sucre, de cafi et autres denrdes, quand les trahisons et les perfidies des Colons cesseront d'egarer les homines, nouveaux citoyens de ces contr es. Voulcz vous savoir pourquoi les Colons, grands planteurs, se remuent plus fortement aujourd'hui que jamais? c'est qu'ils ne pardonneront jamais aux Assemblies nationals les trois decrets, qui font leur plus grand eloge. La Loi du 4 Avril 1792, qui appelle les homes de couleur a 1egalitd des dtbits. La Loi en faveur des enfans batards, qui les fait hdriter de lets peres. Enfin l'abolition total de 'esclavage dans les Colonies. Ces Lois sont, pour les Colons, irot jets d aller je pendre. -O C ORRESP ONDAN CE SECRETTE DES COLONS DEPUTIES L'ASS EMBLl E CO NS TITU AN T& N. B. Cette premiere lettre a djal para daos quelques papieos publics. Copie de la lettre, kcrite par Messieurs te dipults de Saintr Domingue d lefrs constituans a LCap. Versailles, le ra aoit i78g. NMESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTS Nous nous empressons de vous fire. passer une copie de 1'avis alarmant que. M. le comte de Magallon, 'un de no 8) collgucs nous a J onnt. Notre per- plexite est ail-cuse, a la vue du p6ril imminent dont notre malhcureuse colo- rne est menacce ; ,nozs n'avons appcr\. de rcssurcc quc d.'ns la prompted couvocati:on d'lne aisOnblic i'provincial dans chaque dd- jfiaric'fl;:t (1) ; nous en avons faith la denL-mnde au Ihinistre. Nous pouvions .nous dipocaser de lui fair cette de- mande ptiiqu'il est juge aujourd'hui par 'a emb'e national elle-meme, que oute soCicte a droit de s'assem- bler pour confkrer librement des affairs corrn2ei2,i t I ct qu'clk n'a pas besoin du concmurs dc Ela;toriti pour cela. Les dCui Ic- Saint- Domingue n'ont pa s 'it itus dans des ascmrablkes aulremcnt convo- quics et ces d'puths ant dt admis par I'amn.s hie nalionale. Nous e nnous som- mes donc adress5s au gouvernement a refuse. II) C':-t qJ!':vec cette assenblce on you- ,;&k tc't.: lr. e I i-yeCre bl6c nationa~e coni:e clk. en l tia s bit., et. prayvc I'&ndl''pcii- Of .; ; it :*l ; *1 > i *;1- (9) .NVo.a. Thpuis noire lettre icrite le mnsiitre ?Ious a fait ojiir de sc concerter avcc nous pour I'assemblie oni ls assemblies que nous nli deman- dous ; il a igalmnent rejettI d'autres Idcmandc que cous lui avons faites et qne no us jdiguons let ave sa reponse. La colonic Messieurs est dans un double danger galcment pressant. Dan- ger au dehors; QJUE VEULENT CES VAIS- SEAUX (i), que les papers publics nous apprennent etre sortis de l'Angleterre ? danger au dedans; on cherche a sou- lever nos negres. Nous voyons et nodis mesurons avec effroi lun et Fautre de ces dangers ; mais principalement Id dernier est vrairnent d'une nature iious causer les plus horribles inquidtudes; nousle voyons, et nous sommes for- ces de nous taire : ON EST -lRE DE LIBERTi (2). Messieurs, une society (I) 11 n'y en avait aucun a cette cpoque dehors. (2) Quel language pour de chauds patriote; tels que les Colons, qui sous le terrorism , ont pris son masque, pour parcitre patutotes et; qui aujourd'hui crient plus haut que personnel contre les buveurs de sa"g, lorsqu'ils sont eux- miemes ,gorgs du sang des Affricains! ( ln , d'cntiousiastes qui owr pris 'I t(ic tl /iflRii dti tirsl, crit ouvCertcinet (.on- thc nJlls ', ec tie ile moment favorable dc: rc : plosionn centre Fesclavagc i sli;4:dit peut itre quc nous eussions ic x;,,lb,'i de prononcer le mot, pour VMu i,'. s.L.i occasion de demander I.iidachli;secment de nos negres (i). a ia craintc que nous en avons nous t. iLdCt it 11alire nouS a.u silence : le SLii:c li!t nc seraitpas iavorable pour C1? c 4a.J-cr fussembIce national i enter J, da;.il nos insures pour nous garantir d d t.ei'r q' tIu lous menace. C'E;T A V IOU.;,, SSIEURS A V OIR LE PAF.I' Q:UJ CONVIEN'r DANS UNE ? C IRCON ,'TANC;E AUSSI CRlITIcLU]i: lous I cn1jAissons Ic le sC.l devoir don't il Snous ,SOil CIerllS CiC lnous acqullter ..nis' V. s; ~ ivertssons le peil est i1.i;.,id t, it prochlit. Veillon: a 9, .oi-re suticiLe nais ,ei1lons-y avec (' Com'fmena croi.'c la snci'ritet des ColnEs, rd :", ci ou vient de 1 re i, celn d(ot fLirc ., ,O: j, 1. Liovention cuclle precantitUn -.le I,;,, i.cu.itfe. por. aire ex'cnute' ia loi du i6 lu:. ir *- eI ft eur d-lcs Nola'.. ( II ) , prudence. C'cst ici qu'on a bcsoin SdeC toute sa tete: nc ri ,rillo pr. SLfenllicii, mIis n ous ]tissons pas sur- , prendre. Veillez, encore une fois, , vtillez; CAR L'ASSEMBLEE NATIONAL , EST TROP OCCUPEIE DE L'INTLRIEUR , DU ROYAUME POUR POUVOIR SON- ., GER A NOUS. Nous avertissons de 7, tout c6t6 les Am&ricains de voler ,, a la defense de lear patrie: sans ,, doute la plupart vont s'erbarquer; is IL Y AURA SUREMENT QUELQUES- , UNS DE NOUS QUI LES SUIVRONT (1), ? en attendant que tous puissent se D, r .unir. Prenez les measures que vo- '9 tre sagesse vous dictera; observe n bien les personnel et les choses; a QU'AON ARRETE LES GENS SUSPECTS, o t:iON SAIStSSE LES LCRITS OU LE , MOT MEMi E DE LIBERATE EST PROc 5 NONCE; redoublez la garden sur vos habitatiors, dans les villes, dans les bou'gs; par-tout attachons l:s gens de COUlr l .ibb.M, MEFIEZ VOUS DE CEUX QUJI VONT VOUS ARRIVER DIEUROPE. (l) En effer I'archeveque Thibault quitta 'aiselilb1e constituante pour y aller. (i) C'est un de vos plus grinds mal- heurs qu'on n'ait pas pu, dans une circonstancc aussi critique, empicher 'cmbarqu-nijent des gens de couleur qui ctailenht cn France; nous Iavons demand au luinistre, &csprit du jour 'oppcise srl' ce point a n1os dairs: em- p(cher, 6ur notre derande mmce, iembarquemient des esclaves, strait regard come un acte de violence qu'on dknoncerait A la Nation. Courage, c n~in cortmptciot!S NE VOus LAISSEZ POINT ADATTRE; NOUS CON- TINIUE ONS DE FAIRE SENTINELLE POUR VOLS: C'I ST TOUT CE (OUE NOUS POU- VONS DANS 1.E MOlMENT PRESENT'; le terns Viendra su:rcment on nous pour- Tons fire miettx. IL FAU LAISSER LF ROIDIR LES ESPRITS; CETTE C;RISE NE 1 .L-RA. PAS: COMPTEZ SUR NOUS. SNois avonls 'ihonneur d'etre, avec ecs 'scttis:crs inal diablcs dc la confra- (i) Alif n Piori:"ne des premierSs meassacies , comii ein c i .r ,pal. e et Cnsuite sur tous Fks ,rres -n i i i'o t j iis recl;ue, que l'xc cutiona e.. -I cw'o nai.liona:... ternite la plus inime, cheers compa- triotes, vos tres humbles, obbissans scrviteurs, Ics d6puts de Saint-Do- ningue. Signts A l'original, RAYNAUD, president; MAGALLON, L'ARCHE - VEOUE THIBAULT (i), LE MARQUIS DE PERIGNY, DE THEBAUDIERE, Dou- GE, LE GARDEUR, DI, TILLY LE CHEVALIER DE MARMf, GERARD, BODKIIN fils, GERALD COURVEJODLE, LE MARQUIS DE GOUY-D'ARCY. P. S. 11 et possible, et meme pro- bable, que les bruits alarmans qui se sont repandus, et qui font la- matiere de cette lettre, ne soicnt pas fondcs; et, dans ce can's il serait ficheux. que cela fit une sensation trop forte dans la colonies, qui, independammcnt des craintes qu'elle inspirerait, pourrait peut-Qtrc donner lieu a des dangers plus reels. C'est A vous, Messieurs, a agir avec la circonspection et la (1) L'archeveque Thibault, est le mme que celaii que Santhonax a fait dcporter, et qu on juge enfin l'hoinime qui a sign uin paTeille lettre. Quil essay apre cela d'exalter son pa- tiiotisme simul6. \ ( 4 ) prudence que votre sagesse vous sug- gerera: mais nous pensions qu'une s.- curite dangereuse ne doit pas non plus vous empecher d'avoir les yeux ouverts sur I'effet que pourra produire dans les colonies la fermentation qui Aregne dans le royaumc, et que vous ne devez ndgliger aucunes precautions, au- cutns soins, pour maintenir I'ordre, la paix et la subordination dans votre sein; ct il nous semble que le meilleur moyen a employer pour assurer dans tous les teams le repos et l'existence dans la co- lonie, c'est d'affectionner a votre cause la ciasse des gens de couleur. Ils ne deman- dent s5remcent pas mieux que de confondre lenrs interets avec les voires, et de sem- ployer avec zde pour la jirete comniune(1).. II n'est done question, de yot-e part, que d'etre justes envers eux, et de les trailer toujours de mieux en mieux.. (i) C'est une preuve incontestable que le veritable intreAt des hornmes de couleur, est de rester attaches a la France, et si quelques- uns out etC egarCs, ce nest que parce que des malveillans laur ont persuade que les d6crets nationaux ne prevaudraient pas sur la volont6 des colons. Nouj regardons cette espice come le vrat boulevard de la sireti de la colonies. Vous pouvez les assurer que vos deputies, qui sont aussi les leurs, s emploicront avec zele aupres de 1'Assemblte na- tionale pour I'amelioration de leur sort., et pour leur procurer la just consideration qui est due a tout ci- toyen qui se comporte honnetement. -:N. B. Cc post-scriptum est de M. Gerard. Letire des mimes aux chambres du commerce. Du i8 Septembre., 1789. SMESStEU RS. Comme la suirete de Saint-Domingue exige que lon prenne en cc moment toutes les precautions possibles pour s'opposer au desordre don't cette isle, est fienacee, n ous vous prions ins- tamment d'employer tous les moyens qui sont en votre pouvoir pour em- pecher.tous negres et tous mulatres __ de_sembarquer_ pour ha colonies. Vos interats qui sont insdparables des n6d tres, vous, front, sans doute, ap- prouver toutes les measures qui seront S commander par les circonstances, ct ncccssaires i ctt effet (1). Extrait des letres du Cap. Des -o e", So Novembre. LES nouvelles qui nous sont venues de Paris, adressics a divers particuliers du Cap, dissent que la deputation est tombfe dans Ic mrpris, et par sa con- dluie d'une .part, ct par sa scission enItfelle et les habitans residans t Paris: Que M. de Thibaudiires sacrifice tout i son intCrit personnel, et que la pers- pective di 'inttldance de Saint-Domin- gte lui fait' oublierles imnthets don't il est charge': Ceu p I ' ,i ) Cettp .lIetrstit connaitre 4 quel t.cks d'audace les Cpos .dipuats s'tajerit portes. n1 exi.tle des preives au cgmite des colonies tnix- b'idi'ea'a -lar-narmie-, des riclrmnitions sljm les. emnbhrquements, rcfutis! .aux homonies 4i,couleur .4 ce te,.ipoque,. , Quec Que M. de Regnaud, dppute en la place de M. I'archeveque Thibaut, vcut ,tre lieutenant-gendral, et vise a revenir general a Saint-Domingue; que, malgre hil, ses sentimens se manifestent: Que M. de Cocherel veut la croix de St.-Louis, a laquelle grace ii sacrifis ses obligations et ses sermens : - Que M le marquis de Gouy est huiS lorsqu'll porte la parole, et que tout le monde lui tourne le dos: Que M. de Perigny est une machoire i detruire iille Philistins : OQuC M. de Gerard a de bo4nnes vues at .sages mais sourd comme uh pot: Que les caracter.os de MM. de Gouy, de Regnaud et de Cocherel, sont peu concilians, s'opposant a tout le bien qu'on youdrait opyrer: Q.ue M. de Rouvray.seu n'abandomanc par les int&r^ts de la colonic qu'il d fcn avec chalcur (i): , avcc h 1 *- ' . .... , (z) C'est que ce Rurvray Ltait un dces p'lu chauds partisans de l'indepcndance. ( rS) Que Iassemblic colonial, compose i Paris de plus de deux cent cinquante personnel a cu une audience par un nombre de dCputs chez M. le chancelier, ot se sont trouv6s plusieurs mnembres du conseil., Ics ministres et M. rarcheveque de Vienne; ct que Ia il a t & question des interets de la colo- nie, et du m&contentement qu'on a des diputds (i). SOri suppose que vous n'avez rien fait pour la colonies; que vous n'etes occup6s que de votre intrit 'et de votre avan- cement particulier : voila les belles choses qu'on made ici et qui sont blues dans une assemble de quatre-vingt- seize diputes, et ou il y a toujours beau" ebup de spectateurs. ; Le ix janvier 1790. Les deputies ont dcrit au ministry de la marine, pour le prevenir qu'ils etaicnt itistruits qu'on le pressait de faiYe passer des troupes i Saint-Domingue. (i) .yoila ce que l'on appellait le club Massiac, qui a faith tant de mal. ( 19 ) Ils ont.iorit dans la Coluie ;: r u' c Joppose 4 li desic:nte de tlc'!t ::..ire pot' Lr de tlO'lili'3. Le 22 Ja ivicr 1i,7.1 Le ministry a rtpondu 11'on n'en- verrait que le nombre necessaire de recrues,pourcompleter les ri.gimens qui sont dans les colonies. Le 4 FeC'-icr 17qo, Les d&put6s ont ecrit de nouveau pour que ces recrues ne soient point envoyCes dans ce moment (1). Extrail d'n;i. lettre aux trois c ~;itE. Du 5, Decembre i 89. LES ne res, mul..ires lrres, et gens -e g (i) Tous ces articles ont et troui' inscrits sur les re .ifstres de lassembln e qiin les Colois- iAepuLC tIrii3nent conjointeinceit avec daWureL Coonis. Ils piouvent qu"l, crai iaknt envoy de -troupes pi.-ut-poiuvoir se donner -u Anglais, tj. nfant qve I' ast'm l fi: national itai tarop cctupi det intirur, t son.'r. a ..u S( 20) de couleur qui sont a Paris, se sont rtunis ai examplee des proprietaires bflincs, et ont la prdtention, non-scu- leinent de jouir de tous les droits de ccs derniers, mais encore ils sent de- mander que tout mulrtre n0 d'un esclave soit declared libre. Ce serait le moyen de metre le desordre parmilesatteliers; car les negresses ne voudraient plus co- habiter qu'avec les blancs (l) Ceci est la suite de icxemple bicn impolitique que les colons de Paris leur ont donnti n se rhunissant en orjps. D'aprds les principles de l'assem- blee national, les gens de couleur libres obtiendront au moins quant a leurs propricts, tous les droits de citoyen, et par consequent leur admission dans (i) Ceci est une preuve que lespkce noire en general aime beaucoup les blancs, etque commnel'observe tres bicla iliard, ilsne haissent que ceux qui leur font beaucoup de mal. C onsiderations sui St-Domingue, par H. B*** tome 11 page 73. Sa q-/ I , Tout ceci faLt stir la ndcessitt que ta con- vention prenne les measures les plus sures, pour fair ex6cuter la loi du 6i Pluviose par les Instructions qu'clle donnera A ies dlitgues dans lea colonies, ( 21 les assemblies paroissiales et coloniales. Nouts pensions done qu'il vaudrait mieux qu'ils tinssent de votre justice et bien- veillance ce quevous croirez devoir leur accorder, sans nuire au respect du la cou- ltur blanche, et qui doit ktre niaintenu dans un pays oui il y a vingt esclaves centre un blanc. Vous sentirez aussi- bien que nous tout l'avantage qui resul- tera dans ces circonstances critiques, dc nous attacherde plus en plus tous les gens de couleur : ce seront 7ros meillcurs d.fenmeurs contre les esclaves. Nous croyons qu'il cstjuste d'autoriser tous ceux qui sont majeurs et propietaires dassister aux assemblies de paroisses, o ils au- raient une place d part, et un orateur blanc pour exprimer leurs-vceux, et qu'ils nom- meraicntparjurisdiction un repr.sentant a 1'assemblee provincial et coloniiile, qui y sidgeraient dans un bane c part avec un orateur blanc cbrnme dans les assemblies de paroisse (I). (i) Voila les grands priucipes d'&galit4 pro- fesses par les patriots Colons grand. plan- teurs. (221 Paris, le it janvier 179o MESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTES, ri Une rvolution.s'est faite au Cap; , s'il faut en croire les relations qui ,, nous vicunent, une assemble pro- ,, vinciale s'est former, et s'est emparce ,, de administration int rieure. Sans i, doute cet exempie a 4t6 suivi dans ,, les autres parties de la colonic(l). $ Nous anrions bien desire quc les details de ces transactions importantes nous cussent &ti transmis directement, etles dernikres lettres que nous avons du comit6 du Sid sont fort anciennes ; cclle du comitk de l'Ouest sont du ia octobre; et cells du comit6 du Cap, du 15 du mmne mois, ne nous parent absolument clue de inculpationn fate a M. Moreau de Saint-Mery. Sur les pre- miers bruits de cc qui s'est passe, nous -a----- (2) Ceci prouvs jusqu'a l'vidence qiue les Colons, en provoqnant la formation des assem- blies coloniales et provinciales, par ieur leture du i1 aofit 1789 voulaient les fair rivaliser avec l'assemble constituante, at s'emiparer du gouvernerent. nous &tions h.tes de consigner la just; fiction u'il nous a sur-le-champ pr- sentc dans note proc6s-verbal du 21 d6cembre, et de la rendre publique par la vole de F'impression; puisse-t-elle fire a Saint- Domingue I'effet qu'elle a fait sur nous qui sommes tous les jours 'teimoins du zec patriotique de ce digne ,colon ! Nous devons vous rendre compete de notre position, et soumettro notre con- duite et nos idles a la colonies, vraiscm- blablement assemble. Nous sommcs arrives ici avec des cahiers de doleanccs, qui contenaient un project de formation d'asscmblees coloniales. Tout cela nous ktait donned a titre d'instruction; et nos constituans, etcndant nos pouvoirs jusqu' l entire libcrt6 et a la confiance la plus abso- lue, nous avaient autorises a modifier, changer reformer, ajouter enfin a de- mander tout cc qu nous croirions con- venaible a la colonies. Nous avons et '& Assemblke natio- nale au nombre dec six seulemnent, a raison de la population de la colonit. $.3 Nous avnns supplC6 antant qtuil etait en nous : cette reduction, en arretant que Ics d6putes votans se concerteraient sur tous les objets avec leurs collRgues. Mais bient6t I'asscmbl'e national a pris iineforme nouv.ele au lieu de ces ELats-G"n'raux, on les diverse Pro- virices venaient humblement mettre aux pieds du, Roi leurs griefs et leurs pe- titions IAessenmble esi daveitue lgislatrice, et a entrepris la grande tdche de crzer une Constitution Iouit iiouvelle aprs avoir ren- verst lolalemncnt fancienne. Nous avons senti d'abord, que ce nouvel ordre de chases non privu par nos Consliluants et dans lequel le sort des Colonies tombait entire les mains d'une foule de D6putts des Provinces intri eures qune les conjaieutd nulllcment, et des Dtputis des villes de commerce qui ont qudques inleirts o i Ps, devait nous inspire la plus grande circonspection. Cette circonspection a augmented lors- que nous avons vu proscrire tous les cahliers imnpratifs, etles Representains leur qualitU de mandataires pour s'iriger g/n lgislatcurs absolu. I . (25 ) t Enhn elle e st devenue une espuce d:. tecreur, lorsque nous avons vu la dclAiration des droits de t'homume ;, povcrr, pour base de la ConstituLion, Sl'eg.tlite absolute, 1'idcntite de droits, et Ia liberty de tous les individss ,,. ({) A proportion que nous avons connu Tesprit del'Assembl e,nous nous sommnes aiscinent convaincus que importance de Colonies &tait m connue;; t qu'un , part nomnbreux existait pour risquer, i s'il le fallait, leur conservation, en a faveur 'des principles ph losophiqne,: , d'une secte trop r.pandue; que ltaf- a franchiissemnent des esclaves 4tait de- , sire par la pluralii6 come ,un acte , que I'hurimanite et la religion prescri- , vaient et qui couvrirait de gloire les 1 r6formateurs ,. C'est du temps, qui dissip.e les erreurs, que nous avons altcndit des circonstances (i) Par-tout on voit l'eloignenmeut des Colon pour la liberty et l'rgalitL. Commeni croire apre cela a leur prtr-endupatriotisime et. a .leut attachement sincere "a la constitution qui 6tabli ces principles, et *. une nation qui veut les mainteni.? B 4 moi pJill, ,.t; ;c, Icept bjet de l'ap provisionnr o ient dcs CO lonlcs qui nous a para d',.nc nemccssitc rrcnte , nous avons p-ris parti, non senmiment d ne prIsciter r. c.tun deinan re relative aix Colo'nies, ;mJ;is de mettrc toiis nos Soins a eluder toutses cells quiptourraient etre presentees ; et tel tait notamment objectt du conittd des Colonies que rioui .t vions demanded en dernier lieu. SD'ailieur.s le ministry nous promet- Stait 1eat Asseinble Coloniale&: Notre 4 letire du 8 Dcembre dernier vous a Sinsttruits de ce qui sest passe a cet , egard pour vous procurer prompte- " ment des assernmbtesquelconqus,. (1 Nous pensions qu'unI fois runs, les Colons reformeraient ais6ment cc qui leur paraitrait vicieux ou suspect; nous pensions aussi q u'instruits de I'tepta-ctuel (i) Qu'on ne s'Ctonne done plis des entraves dcIs oppositiuas dts colouI iix dcrcts nUaio- (I) Ceci prouve qpils n avaient dfnimande ces xssembl isc pac Ic'.tr litre du 12a ioIt_i;tg, que pour riv.ali:Lr av.t; Ic t asembl'e nationiale et qu ils Ctaitlt d accoid avac le nihistre pour c:t obije; . SS27 ) de l'AsscmblLe ct des instructions que nous y actions pi; i/:s ia colonie les rfor' I'craf, ci t nos en e nveUrrait d'autres plus rlatiras aux circonstances E plus rjlchicjs conmme plus prec:icis. 11 fallait cependant rectifier les idWes lominantes sur I'importalice des Colo- nies sur 1'tdat des n6grcs su, l:a nl- ccssie de I' itinknir I esciadage et la iraile, sur lc dlgreL e conlidncc quf'l pos'vait ac- .order anu amis des noirs. C'est a quoi nou nous sommes at- tach's. Nous avons, recherchi les ,DPputs pre)ifnderans ci dans les sbureaux, et dans les comiUts, ft dans les socides parhliuliere , et dal.s aIas.emble en(rme; nous avons mis la vdrit& sous les yeux, et nous en avons. ramene un grand nombre. Nous avons r6pandu a profusion 46 qudlqices 'crits propres I rectifier les ; idWes, nouis les avons faith circular dans les villes .de commerce, et nous 1 avons excite leurs riclamations ,,. Leurs Deput's rl'Assemble national tkiojours nos ,. adversaires sur leur intirdc pLeronnel, Ie rginie excdnsfde commerce, (1) (5) Ceci announce bien rlairement que lts Sont sent que cet intcret les forgait de se reunir a nous sur tous les autres points, et leur influence tnol a servis hei- reusement. Enfin les nouvclles de la revolution de la Martinique-, ;t les insurrections des n-gres ,ensuitela rvolutiondu Cap, sont venues nous aider, et nous pou- vons vous announcer une position plus heureuse. C'est ici une preuve de leurs moyens employs pour fire retrogra- der la revolution. Ce novel esprit, nous l'avons ddja dit dans notre lettre du 8 Decembre dernier, et vous avez di, le voir par les papers publics, s'est manifesto I la seance du $ Decembre. Depuis les nouvelles alarmantes venues des colonies n'ont fait que le confirmed et 'etendre, et nous sommes ccrtaims d'abord qi'il n'y a ricn a craindre nsr a franchiscnment ; nous avous tout aussi peu d'inquiltude sur la suppression de 14 traite (1). colons vouloient ,tre inddpendans par le fait et voulaient commerce iLdistinctemtnL t avec toutes les nations. (i) Iiest bien evident que c'etait en cherchant Ies' mis des noirs eux-memes, sont ramcnis sur le premier objet. M. le Con- dorcet I'a publiquement declare dans le journal de Paris, et a cet 6gard, nous vous annoncotis ici avec plaisir, que 64 excellent &crit de M. de Rouvrai, ,intit.uld de I'Etat des Negrcs, a port ,, dans l'opinion publique le coup le , pliis violent A cette society ; qu'elle a , 6td mEme abandonnde p.ir plusicurs , de ses membres, quand ils se sont a vus denonc6s a lcxexcration; enfin quc "cet ecrit a excite la reclanmauon puis- " sante de plusieurs places de com- merce ,,. Sur tous les points nous croyons pou- voir vous announcerr qu'il y a toute apparence que I'Assmble Nationale est rdsolue de ne toucher a rien de ce qui hiitCresse le Colonies qu'elle veut attendre qu'elles aient formelcur Cons- titution dans leur sein et qu'elle se reserveseulement le droit de la con- a effrayer l'assemblee constituante par des'prE- tendues revoltes des noils, qtie les Colo:ns vou- laient la mener aux fins, oi is1 dTiraient ariver, A I'independamc. ( So) firmer, ct de la prdsenter Ala sanction du Roi. (1) Avant d nous expliquer sur.cet objet important, nous vous donnerons quel- ques d6tLails particuliers. L'h6bic de Massiac, qui nous a si violenmeut combattus, semble dbranlk par les mouvemens qui se sont passes au Cap; tous les details annoncent quela Colonie entend conserverla d6putation, sauf a r6gler ses pouvoirs ; et 1h6tel de Massiac semble attendre ses decisions avec la nmem impatience et le .mme respect que nous. Ces Messieurs ont paru desire, et quelques places de commerce ont ex- prime le meme vceu, qu'on obtint du pouvoir executif des forces pour pr-r venir les d:;ordres qui pourraient se passer dans les Colonies de la part des esclaves. ( ) Vous voyez toujours la prevention des colonies de fair leur constitution et de la opposition qu'ils ont mise a 'ei:ecution des drcrets nationaux, et de la les troubles it les disastrei des colonies. ( St ) Nous avons juge ne pas devoir Ie prendre sur nous: d'abord on ne peut ppluscompter surl'obbissance destroupes, et une defection ginerale u partielle pouwrrait empoisonner la Colonie d'une foul de gens infiniment plus dangercux que les enclaves ; ensuite, si les troupes .restaient sous Fo beissanc nous avons craint quLon ne les dirigcet plut6t centre les Colons que centre les esclaves; et pleins de confiance, dans unt Colonie, qui est elleminme armCe pour sa propre defense, nous avons ,eloigne cette demand jus. qua la reception de vos ordres. On ap- pergoitici que sils ne voulaientpas des troupes, c'etait dans la crainte qu'elles ne les g:nassent dans leurs projects i- berticides. t La pretention des mulatres est en- *, core indecise et nous reunions tous ,, nos efforts pour la fire tomber ,,. (i) Nous nous referons a ce que nous avons eu Phonneur de vous ecrire a cet egard par notre lettre du (/ Cl'est de cette opposition etde ces efforts reproduits de mille manierc, quest resulted la lutte entire les aris'ocrates de la pe:iu avec les homines de couleur, appellsiaa jouir des mnmea droits par diffdrens dicrets. Nous feronsvaloir avec Force ceque nous apprenons que vous avez fit pour cux, en les admettant aux Assemblces Primaires de la paric di Cap, et les marques de reconnaissance et d'attache- ment que cette justice leur a inspires. Nous devonsvouspr6venir acet guard, s de veiller sur un sieur Oge, jeune, , que nous avons deja dCnonc pour ,t une lettre audacieuse ecrite par lui c; a un de nos collogues, Nous sommes avertis qu'il passe dans la Colonic avec six supp6ts ; qu'ils onrt voulu ttre seuls passagers dans le batiment oi ils passent; que cet homme et ses adjoints - veulent soulever les gens de couleur, s et qu'il est important de s'assurer non ,s sculement d'eux, mais de tons ceux , de cette espece, et de tous les gens " suspects qui pourraient arriver ,. (l) On nous a annonce le meme project d'un mulatre, Fleury, Creole de Saint- (,) Voila comment les Colons blancs ont persecute les hommes de couleur. II est si faux que eI citoyen Ficuri ait ite & Saint -Do- minguc, que la section certifiera qu'il na pas quit a Paris depuis vingt ans. s .- *^-L . -Marc, ci-devant sellier-carrossier, rue de Seine A Paris : c'est un forccne, ( qui pLarle de braver la corde et quc , nous recommandons .a votre vigi- , lance ,C. " M. de la Fayette, membre de la So- cit' des Amis des noirs, a_propos a un dtputi de la Martinique d'ktablir des coinfdrences entire quelques mcmbres de la Socidth ,les Diputes, des Colons de Sl'h6tel de Massiac et quelques negocians des ports, pour s'occuper du soulage- ment du sort des Nkgres. D'abord une semblable proposition aninonce que les amis des noirs temperent beaucoup; ensuite il n'y a stfrement pas de Colon qui ne desire l'amilioration de la con- dition des esclaves ; mais nous n'avons pas cru devoir nous peter a un project auquel nous ne sommes nullement au- torises, et qui pourrait Se pas convienir aux Colons (1). La plus grande circonspec. tion sera notre regle dans les circons- tances critiques on nous sommes,jusqu'' (i) Jugez d'aprI Gct aveu des principles des Colons, puisque Plamrlioration du sort: de Icurs esclaves ne pouvait leur convenir. S 4) cc que nous ayonsdes iustiucilons bicn positives. Messieurs de it Martinique ont dc- mandi au Ministre que M. de Damias fit renvoyk dans cette Colonie. Nous avons demand M. du Chilleau et nous allons nous occuper de renouveller cette demanded, malgr opposition pr&- sumable du commerce. Apris vous avoir instruits de ces faits particuliers nous hasarderons de vous presenter nos idees sur ce queTAssem- blke Nationale semble attendre de vous. D'abord, nous pensions que FAs- semblc colonial, ou les Assemblkes provinciales peuvent hardiment appcller les Amnricains A icur secours dans tusles ports d'amiraitd sil y- a lieu. (1) II est a desire qu'il se former, au Port-au-Prince et aux Cayes des As- semble's provinciales come au Cap. Ilparait constant qu'uneseule Asscmble' (z) Ce conseil hard donn6 sans aucune au. torisation announce que les Colons pensoient qu'ils pouvaicnt tout entrepretdre. gnhrale aurait de grnids inconvdlens- par la distance, la diicuite de se r'!uir, e-tledanger d'aban do nilers:s oss es slolns et ses alfaires pour de longs voyages. Cependant ii y a des chooses d'un in- teret commune, et c'est peut-.tre le plus grand nombre; et ii faut ncessireienlt des assemblies generales de temps en temps, et que les assemnblies provlin ciales sc communiquent ct se concertent dans les intervalles. -Lobjet Ie plus urgent est d'arreter et- de nous euvoyer un mode de for- mation de ces assemblies et il nous semble que cela devrait ctie fait dans une assemblee general. Les Comites.ont regu tous les Decrets de l'Assemblke national, et notamment ;e qui concern les Municipalits et les Elections. iSains doute le part le plus .a convenable et le plus propre 'a fire , adopter ici les resolutions de la Co- ,lonic, serait de prendre dans ces 4:" Dccrets tout ce qui pourralt lui con- 4 vcnirst i. ) .- .---- ------ .. .-.. ... .. .__ .; (i) N'est-ce pas 1 'dire et nous rejetteron$ C ( S56-) 1A'Assenblee Nationale a sagement balar.c le degv d'*gaiiti possible entire tous ics Citoyens avec le respect diU A la ; opri et et lint6ere.t presumable qu ile ia spire pour la chose publique. I.es dispositions qui exigent f'ige de inajorit un certain temps de sejour, une contribution directed i 'imp6t d'une certain some, et plusieurs autres, nous paraissent d'une application tres- importante a des &tablissemens comme les colonies. Une consideration que nous ne croyons pas qu'on doive oublier, c'est que la culture est le fondement de ces tablissemens, queles villes et toutes les classes qui les habitent ne sont quo des accessoires. Pour avoir nglige ces principles fon- damentaux a la Martinique, il s'est elev6 une division tr's-dangereure entire la tout ce qui nie nous conviendra pas. En effect telle a etC la march des assemblies coloniales temoin les objections sur' le drcret du, huit rnars 1790, le refus d'obiir a celui du i5 mai;'et enfin toutesIcs opposition des Colons aux de- crets nationlux, can faveur de la liberty et dc rlgiduh. ( 37 ) kampagne et la villa de Saint-Pierre; elle embarrnissa be:aucoup M. de Damas a instant de son depart. Elle force la Deputation 1 solliciter de 'Assembl&e National un mode provisoire de for- mation de I'Asseinblde Coloniale, qui pourraavoir des iaconveniensluii-meme, et dans la colonies et dans la decision que les mulatres sollicitent ici. I1 est tonjours malheureux que , la force et Finjustice empoisonnent ,, les principles d'un nouvel ordre de * choses 95. : ... . S C'est aussi un grand inconvenient t que de s'arrogcr das pouvoirs trop ,t etendus, et d'embrasser une reform ,: general des les premiers pas ,,. (1) Nous pensions que les assemblIes co- lodiales doivent laisser le pouvoir virita- blement l1giilatif ad l'aJsemblee national ; que dans les colonies, plus qu'a`ileurs, Si faut que le pouvoir cxecutif soit. entire les mains des administrateurs., (i) Ceci s'adresse A l'assembl6e national. Ca . *( 3:s ) pour avoir le dce'' d'ac-iuvitc neccssaiie, et que des assnmnblc s nombreuses, qtui ne s aurticnt $tre pcrmancntes ne pcu- vent pas avoir. Les assemblies coloniales doivint s'en tenir au pouvoir de demander, dans les loix et administration, les re- formes, les suppressions et les innova- tions qui leur paraitroit convenablcs. Oue les projects soient presents t la sanction dzs administrateurs; et que s'ils la refusent, assemblele national en soit le jugce Pour le rest, c'cst au temps et aux circonstances a amener rexamen et ]a rflexion. Les assemblies seront &taZ blies pour toujours. Les abus se pr&- senteront et seront discutis successive- ment, et on les corrigera avec Ic temps. Nous devons considCrer que nous sommes entitrement neufi A la 16gislation el a administration, et qu'il faunt laisser muirir nos idles avant d'embrasser beaucoup d'objei. Les gens de couleur pourraient-ils supplier aux milices ? No'us comptons .r ( )9) edfl crasse; 71nos uavVtns, (dpres les chrcons, lai:c s fortement .plai de lur ca'; (1) et nous supplions la colConic de prendre en consideration, i~ cet 6gard, note lettre du 8 d&dembre dernier. Mahi nour ne croyons pas prudent de confer toule la force, de meltre routes les armes de la co- lonie entire les mains d'une snle claJsc. Toutes doivent fair corps, et tout corps doit veiller at sa propre surete. Nous espdrons, Messieurs, que la colonies rccevra nos observations avec indulgence, et qu'clle nous rendra jus- tice sur I'esprit qui les a dictes ; nous sommes ws deput6s, ctnous sommes colons. Si nous &tions sur Ics lieux, nous aurions partag6 ses deliberations, ct..nous aurions fait enteudre nos opi-, nions dans ses assemblies: nous avons cru luii devoir le iiiemie tribute, et nous les lui soumettons comme colons; com- me d6put;s, nous 1k supplious de croire que np,u recevrons. ss decisions avec resptcet,'.t .que -n.as le ;ferons valoir- avcec zeAle, -i.) 'n va voir par Ic post-scriptum suivantf, comment ils en prenaient la difence, ; i *' i : ^ I' 40 )o ) Nous avons Phonneur d'etre avec les sentimens de la plus intime fra. ternit6. MESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTES* Vos tris humble et tres- obcissans serviteurs, Les membres de la deputation de Saint-Domingue. P. S. DANS un m6moire remis au comit6 des colonies de 1'assemblIe na- tionaje, il a 6td dit que les gens de couleurjouissaient dejA dans la colonies du droit de citoyen actif, puisqu'ils avaient deji t6 admis aux assemblies primnaires. Sur lessrepresentations d'un de MM., que co fait etait faux, it lui a kt6 rd- pondu a qu'il htaitrnicessaire de trom- ,, per a ce sujet Ie comite, pour qu'it t, ne fasse pas mention des gens de ,. couleur; et plusieurs de MM. n'ont ,, pas voulu Ic signer ,:. ( 41) Ci joint un extraie dun memoire pr/seulz aU comild des colonies. Nous devons dire ici que nos com. mettans, qui d'abord nous avaient char- ges expressement de proposer une 'cons- titution colonial a' assemble national, ,c nous ont express6ment dtfendu d'en 9, accepter aucune, depuis qu'ils ont ,, vu*la declaration des droitts ,,. Ce n'est pas que Ia colonies veuille repousser la liberty et F1galit6 de tous les citoyens; elle existe deja a Saint- Domingue: mais elle voit la declaration des aroits sous le rapport des esclaves seuls. Nous devons vous preyenir aussi que les noirs libres et les gens de cotleur citovens actifs ont dtji 6te admis aux assemblies qui ont nomme les d6putes a l'assembl6e provincial du nord. Pour etre citoyen actif, il faudra 3tre ag# de 25 ans, avoir un an de domicile dans Ia paroisse et payer la capita- tion equivalent a trois journ&es do travail dans la colonies. S( 42 Lcttrc a M. ..... MONSIEU R, Vous nous dcmandez, par la lettre que vous nous aAcz fait I'honnaur de nous ecrire le premier de ce. mois, s'il vous serait possible de fair repasser un negre dans les colonies. Malgrd le decret rendu que vous nous citez, qui doit ramener le came dans les colonies, nous vous disons que nous n'avons rien change encore au regime qui a 'te adopt, de ne lais, ser passer aucune personnel de couleur, d'apres la reclamation qui nous en a _tt faite par MM. les d6putes de Saint- Domingue, rcsidans a Paris, qui nous ont invites de continue a y tenir la main. La chambre du commerce du Cap nous a 6galement fait par que I'assem- blee provincial a arrete qu'aucune personnel de couleur ne serait rescue dans la colonies, et que s'il en arrivait, 43 r lles scralent mises dans un dep6t, pour etre renvoykes par le premier navire pour France. 'Ainsi, monsieur votre demand depend absolument de MM. Its deputies de Saint-Domingue, que vous pouvez voir a cet cffet. Nous avons 'honneur d'etre, etc. Les rcprescntans du commerce du Havre. Signed, touis PAPILLON, DEZBoU LOGNUE, BELOT. Au Havre,:le g avril 179o. |
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