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Page A-i Page A-ii Etat des finances de Saint-Domingue, contenant le resume des recettes & depenses de toutes les caisses publiques, depuis le 10 Novembre 1785, jusqu'au 1 Janvier 1788 Page A-iii Page A-iv Page A-v Page A-vi Page A-vii Page A-viii Page A-1 Page A-2 Page A-3 Page A-4 Page A-5 Page A-6 Page A-7 Page A-8 Page A-9 Page A-10 Page A-11 Page A-12 Page A-13 Page A-14 Page A-15 Page A-16 Page A-17 Page A-18 Page A-19 Page A-20 Page A-21 Page A-22 Page A-23 Page A-24 Page A-25 Page A-26 Page A-27 Page A-28 Page A-29 Page A-30 Page A-31 Page A-32 Page A-33 Page A-34 Page A-35 Page A-36 Page A-37 Page A-38 Page A-39 Page A-40 Page A-41 Page A-42 Page A-43 Page A-44 Page A-45 Page A-46 Page A-47 Page A-48 Page A-49 Page A-50 Page A-51 Page A-52 Page A-53 Page A-54 Page A-55 Page A-56 Page A-57 Page A-58 Page A-59 Page A-60 Page A-61 Page A-62 Page A-63 Page A-64 Page A-65 Page A-66 Page A-67 Etat des finances de Saint-Domingue, contenant le resume des recettes & depenses de toutes les caisses publiques, depuis le 1er Janvier 1788, jusqu'au 31 Decembre de la meme annee Page B-i Page B-ii Page B-iii Page B-iv Page B-v Page B-vi Page B-vii Page B-1 Page B-2 Page B-3 Page B-4 Page B-5 Page B-6 Page B-7 Page B-8 Page B-9 Page B-10 Page B-11 Page B-12 Page B-13 Page B-14 Page B-15 Page B-16 Page B-17 Page B-18 Page B-19 Page B-20 Page B-21 Page B-22 Page B-23 Page B-24 Page B-25 Page B-26 Page B-27 Page B-28 Page B-29 Page B-30 Page B-31 Page B-32 Page B-33 Page B-34 Page B-35 Page B-36 Page B-37 Page B-38 Page B-39 Page B-40 Page B-41 Page B-42 Page B-43 Page B-44 Page B-45 Page B-46 Page B-47 Page B-48 Page B-49 Page B-50 Page B-51 Page B-52 Page B-53 Page B-54 Page B-55 Page B-56 Page B-57 Page B-58 Page B-59 Page B-60 Etat des finances de Saint-Domingue, contenant le resume des recettes & depenses de toutes les caisses depuis le 1er Janvier 1789, jusqu'au 31 Decembre de la meme annee Page C-i Page C-ii Page C-iii Page C-1 Page C-2 Page C-3 Page C-4 Page C-5 Page C-6 Page C-7 Page C-8 Page C-9 Page C-10 Page C-11 Page C-12 Page C-13 Page C-14 Page C-15 Page C-16 Page C-17 Page C-18 Page C-19 Page C-20 Page C-21 Page C-22 Page C-23 Page C-24 Page C-25 Page C-26 Page C-27 Page C-28 Page C-29 Page C-30 Page C-31 Page C-32 Page C-33 Page C-34 Page C-35 Page C-36 Page C-37 Page C-38 Page C-39 Page C-40 Page C-41 Page C-42 Page C-43 Page C-44 Page C-45 Page C-46 Page C-47 Page C-48 Page C-49 Page C-50 Page C-51 Page C-52 Page C-53 Page C-54 |
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This copy of a rare volume in its collections, digitized on-site under the LLMC Extern-Scanner Program, is made available courtesy of the UNIVERSITY OF FLORIDA LIBRARY E DE S T A FINANCE S DE SAINT-DOMINGUE. \ ; t. ik3. T T DE S A T FINANCE S DE SAINT-DOMINGUE, CONTENANT le refume des Recettes & Depenfes de toutes les Caiffes publiques depuis le 1785 jufqu'au Janvier 1788. io Novembre MA. BARBER. aDE des Ifles Frango MAs fousR /ifes feus Intendant le Vent. P A R I D E L' I M PRIME RIE RO M. DCC. XC. Par YA L E. ** . A VER TISSUE ME NT. TO UT ES les fommes don't if eft question dans cet ecrit, font argent des Colonies. On fait que le change y eli 3 3 c'e -a --dire, que la livre tournois y eft compete pour une livre dix fous. DE STI TR E S. E TAT A desfinances de Saint Dominguie Pige i. ttat giniral des dettes aflives en faveur des diverfes Caiffes de la Colonie au a novembre 178 . ... ... 21. "tat general des dettes pafiives a la charge des diverfes Caiffes de la Colonie, au Io novembre 17 85 .. -- 3 - Caije de la Marine, annee 178.6 . . ... .. .26. Caife de la marine annee I777.. ..... .. .. 9. Compete des recettes d depenfes de la Caiffe genirale. 3 0, Compete de la Caife des Liberts .... ... .31. Caifes des droits domaniaux, Amendes paves, Bdtar- difes, Aubaines, Confifcations &t droit de Deux pour cent . ... .... ... . .. .. .33 Compte, par bref- itat, des recettes it depenfes des Caiffes des Entrepots, pendant, les annies 1786 fY' -787*7 :* ***36. Compete par bref- itat, des recettes &' depenfes des Caiffes des Invalides pendant les annies 1786 i 17 7 ... ... . . . .. . . . .Ibid. Etat de situation de la Caiffe des Confignations, pour pyafages d'efca ves en France au 3 i dicembre -787 o o. .. .. a. . .37. Recapitulation gen-rale des recettes dp dfnfes des diverfes Caffes de la 'Colonie, pendant lei annies I786 S1787. ..... ....... . ...38. Fabriques . ..... .. ... ..4.2. ie es- Greffes. . . . . ... .. .. . Depots e Confignations dans les Greffes. .. . Ibid. Hdopitaux de Providence . . . . . . .. . . Bacs.. ....... ... ... ........Ibid. Imposition municipal. . . . . .. .... ...4 Tableau des marches fermes e. :treprifes, foit par- ticulidres, foit ginrates. . . . .. .. 4.7. F i N de la Table des Titres. TABLE Umi ". .E.. ROS... ' T A B ,-E I.... TAT des dettes aqlives en faveur des diverfes Caies de la Colonie au i o novetnbre II.. t. .tat general des dettes paffies a la charge des diverfes Caiffes de la Colonie, au i novembre 1785. III.. Caifje de la Marine, anne 17786. I V. Caiffe de la Marine, annee ; 8S7. V... .Compte des recettes d~ depenfes de la Caifre general. V I... Compte de la Caiffe des Libertis. VI I.. Caiffes des droits domaniaux, Amendes, Epaves, Bdtardifes, Aubaines r Deshirences, Confif- cations d' droit de Deux pour cent. V I I I.Compte, par bref-etat, des recettes e~ depenfes des Caiffes des Entrepdts, pendant les annces- I .. o par breftt, de recette 7 de IX.. Compte par bref-itat, des recettes dp deienes 'M MRO&' des CafiJes des Invalides, pendant les annees 1786 r Y 1787. X. .. .tat de situation de la Caiffe des Confignations, pour paffages d'efclaves en France au I dicembre 1787, X 1... Rcapitulation general des Recettes depenfes des diverfes 'Caijes de la Colonie, pendant les annees 1786 & 1777. X II. ,.tat general des diffirens baux k des marches paffs pour les entreprifes It fournitures rela- tives au fervice de la Colonie. F i, de it Table des ttats. ETAT DES FINANCES DE SAIN T -DOMINGUE, Au I." JANVIER 1788. J'AI commence, au 9 novembre 1785 remplir les fondlions d'Intendant de cette Colonie, & dcs-lors je me fuis propof6 de prefenter a SA MAJESTJ un tableau fiddle des recettes & des depenfes publiques, & un compete exa6t de 'emploi de toutes les contributions. Je n'ofois efp6rer qu'il me feroit permis tn jour d'en donner connoiffance aux Colons eux-memes; mais ce que j'euffe alors follicite come une faveur, eft devenu pour moi une obligation. L'itat des finances de Saint-Domingue va etre rendu public; &, quelque nouvelle que cette refolution puife parottre, elle fera conforme a ce qui doit avoir lieu inceffamment dans it royaume. SA MAJESTi a prefcrit 'i ceux qui font charges de Iadminiftration de fes finances, de publier annuellement 1, 1 P k ,A le compete general des recettes & des depenfes (a-); & come Ics fiujets qu.itique diflance qu'ils fbient de fes regards, W'en font ni moins chcrs A fin ceur, ni moins prefens a fa penf6e, je remplis fes intentions, en obciffant dans cette Colonies aux cominandemens qu'Elle a donnes pour toute lvtendue de l'Empire. C'efl focus le miniftirede M. le Marcchal de Caftries, c'eft d'apres fes ordreo, que des r6formes, revenues indif- penfables dans la partic des finances de Saint Domingue, (a) S A M A J E T t penfant que la publication motive des d&penfes-, , dans toutesles branches de fAdminiftration, eft toujours un frein pour les abus & une fatisfiidion pour fes Peuples, fon intention eft qu'i ta w fin de chlaquc annde & au 'glus tard dansles fix premiers mois de Fanncie fuivantc, le Confcil de la Guerre public un tableau *de toutes les d6penfes, c tant ordinaircs qu'extraordinaires du department de la Guerre >,. Extrait du P.Rl/ement particulier, fait par le Roi, Ie 13 odobre 17S7.. L'intention de S A l A J E ST eft qu'i ha fin de chaque anmie, our aut plus tard dans les fix premiers mois de 'ann6e fuivante, le Confeil , de Ia Guerre public un tableau de toutes les d6penfes tant ordinaires >, qu'extraordinaires du department de la Guerre, en annoncant objet par > objet Ie prix des achats, marches, regies & entreprifes, foit particulieres, foit generates 0. 2. Reglement du 2-3 Od&re 1787, art. 24. Le co mpte qui fera public tous les ans de nos recettes & de nos de- a penfes, fera connoitre ai nos Peuples qu'aucune charge n'eft refiee fans : etre acquitted & aucun engagement fans 6tre rempli ). tdii de novembre 17-57, portant creation demprunts graduels & fucceffifs. S A M A. E S T i pcnfant que la publication motive dis d6penfes d'an- > toutes les branches de I'Adminiflration, eft toajours utn frein pour lesabus t & une fatisfad ion pour fes Peup!es,V Elle extend affimiler it celt gard ie dipartement de la Marine au fyflkme general qu'Elee a adopted; en' con- Sfquence, fon intention eft qu'i la fin de chaque annce & au plus tard dans Yes fix premiers mois de F'annae fuivante, fe Confeil de la Marine Ii public un tab.eaii de toutes fcs depenfestant ordinaires qu'extraordinaires, a du dcpartenment de la Marine, en Cnonqant objet par objet le prix des , achiats, marchhs, regies & entreprifes, foit particuliires, foit generales. . 11 eft prefque toujours utile de mettre ap plus grand, Jour Ie detail de i toutes les d&penfes publiques ,. Extrait diu Rg'leinent fait f'ar e Roi, portant /tabli fe'mcnr d'un Confeil d'adnimflration du departemwnt de la AMa- rie feus IAv tire de Confeil de la Marine d i mars y'!8 ,t Ar , ont 6te entrepi'ifes & executees. Ce Miniftre, don't on n'a pu connohre fes projects & les operations, fins tre aninim du defir qu'iI avoit de procurer le bien general, a quitt6 le department qu'il a dirige avec tant d'eclat. Son fucceffeur a 6te le premier inftruit de mon deffein, des le temps oit ,'avois I'honneur d'etre fon co-adminiflrateur, & F'avantage. de f'avoir pour juge de mes travaux, apres qu'il en a et6 le temoin, eft inappr6ciable pour moi. Mais fi cctte circonf- tance menme me d6fcnd de lui offrir le tribute d'eloges dt & l'ami de Ia. juflice & de lordre, je puis dumoins obfcrverque imes efforts auroient 6et fleriles fans fon fecours, & fi les difpofitions d'adminiffration qui me regardent dire6lement, n'euffent et6 prepares avec un accord qui nous les rendoit pour ainfi dire communes. Les reglemens ont attribute. a itIntendant une juridialion fouveraine en matiere de finances; mais fe course des affaires &tablit dans cette parties, comme dans les autres, des rapports r6ciproques, & une communication neceffaire pour toutes les operations majeures. On verra affez dans le course de cet ecrit que, fi je fuis parvenu au reta- bliffement de l'ordre c'eft fur-tout parce que MM. les Gou- verneurs & Commandans g6neraux ont feconde mon zele, & parce que nous n'avons jamais rien entrepris qu'apres avoir confuHlt nos moyens, & nous &tre affurds qu'ils etient fuffifans >pour I'exccution de nos-deffeins. 11 faut que tant d'auwres circonflaces fe rencontrent pour operer ie bien, qu'on doit peut-etre confiderer ceux don't les travaux font couronn6s par le fucces, come plus ihea- reux que comme plus habiles. L'[ntendant tant forc6 d'agir par le miniflere d'un autre dans le second department dela Colonie,. ii faut qu'une confiance abrolue regne entire uid & Fordonnateur employee au Cap; que celui-ci joigne aux lu- mieres & w une connoiffance parfaite de tus. les de ails de I'Adminiftration, un grand amour du travail & une facility extraordinaire pour toutes les affaires; qu'affez habile pour pouvoir agir eul & fans: dependance, il donne 1exemple Ade la fubordiuation; &que,. capable d 'imprimer le mouve- A ij 4 ment a la parties de I'Adminiftration qui lui eft confiee, il le reqoive cependant fans repugnance d'un, chef qui ne pour- roit repondre de fes operations, ii elkes n'avoient pour bafe les memes principles & les memes vues. I1 doit trouver dans le Controleur de la Colonie, affez de franchife pour ne jamais lui diffimuler des verites que la multitude des affaires Iui derobe fans ceffe; affez de courage pour oppofer une re- fiflance in6branlable a tout ce qui lui paroit contraire a la rcgle, ou prejudiciable au ien du fervice-; affez d'amour du travail & aflez de vigilance pour maintenir dans toute fobil ctenduc le droit precieux de concourir a toutes les opera- tions de finance foit pour les recettes & les depenfes, foit pour les achats & les ventes foit pour la reddition & la verification des competes, & enfin autant de juflice que d'ha- bilet6 pour ne comprometre ni les interets des ci- toyens, par un zile inconfider6, ni les droits du Roi, par des principles trop relaches. If faut qu'un meme efprit anime tous les Officiers charges des diff6rentes parties du service, & qu'un concert parfait, di6td par 'ainour du devoir, les reuniffe & leur faffe pren- dre toutes les precautions neceffaires, autant pour decouvrir & cmpccher les abus & les prevarications, que pour con- ferver l'ordre dans les manutentions importantes qui ieur font confines. Alors, fecond6 par des hommes qui reuniffent la probity aux talents Fadminiftrateur voit les principles difficulties s'6vanouir; fa tiche devient d'une facility qui 'etonne lui- maine : if ne faut plus une habilete extraordinaire pour diriger des affaires ou regne la regle. Des que cliacun eft i fes fondions, chaque objet a fa place, des que la fituation des comptables eft connue, & que l'on fait fur quelles recettes on peut computer, l'6conomie, mnre des depenfes tiles, perniet aux adminiftrateurs de former de grades en- treprifes avec la certitude de n'etre point arretcs dans. leur course, fautc de moyens; la mbfiance ceffe, & le credit renatt. Je n'cntemns par credit, autre chofc que cette confiance - 7-7 - d'autarit plus abfolue, qu'elle eft raifonnce,. qui porte tous ceux qui ont des rapports avec le Gouvernement, 'a k liver ftns inqui6tude a fa juLficc : c'cfl-hi Ie credit qu'il conv icnt d etablir & de conferver pour s'en fervir dans les temps de crife & de difficulties. Plus hcureux cependant encore ceux h, qui toute efpZece de( credit fans en excepicr celle-ci, fera fuiperflue Et quel befoin en auroit-on aujour- d'hui a Saint-Domingue Tout s'y paye comptant; & depuis plus de deux ans il n'a pas etd exp6di utne feule ordonnance qui n'ait ete apoflillee des mots payalle a vue, & qui n'ait 6ete en effet payee au moment ou elle a ete prfentee. Cette feule regle des payemens au comntant, a product des avan- tages ineltimnables. Depuis le i." avril 1786, l'Adminiftration n'a jamais achet6 au-dela du prix courant, & elle a fouvent achete 'a j & o pour cent au-deffous. Je ne remote qu'au i.e avril 1786, parce que le d6- fordre n'a ceff6 qu'A cette epoque; & ce fut auffi celle on commencerent les rembourfemens & compenfations de di- verfes fommes, montant des benefices illegitimes qui avoient etc faits dans i'efpace de peu de mois. C'eft alors, je dois auffi ie dire, que j'ai eu de grands obstacles 'a furmonter; il a fallu combattre une multitude d'interets particuliers, en- tendre, finon fans emotion du moins avec patience, les clameurs de tous ceux a qui les rdformes nilevoient des profits illicites, qu'ils s'etoient habitues a regarder comme Ieur pa- trimoine. L'adminiflrateur n'a qu'une voix les prevari- cateurs en ont cent. Lv' mefures prifes pour ramener i'ordre, produifent leur effet avec une lenmeur qu'7i eft impoflible d'eviter. Le Public ne voit pas d'abord qu'on ne travaille que pour lui ; it ignore qu'il s'agit de pr6venir F'accroi- fement des imp6ts : ceux qui s'alimentoicnt de fa fiibflance, repandent eux-memes que i'Adminiflration medite de lui fair fupporter de nouvelles charges, & ces bruits une fois diff6- mines, ne fe diffipent pas aifement. I1 entend les cris de ceux que l'on force a rapporter ; if ne confidere pas que c'el fton propre bien que i'on fait rendre, & qu'il profi- tera de tout ce qu ils auront reflitue. Un sentiment plus ge. nereutx que jufle l'incline a la piti6 pour les coupables, & it oublie leur faute, pour ne plus voir que feur infortune. Sans chercher a dteruire un fentimnent auffi human il convenoit de redqifier les jugemens errones don't if a pu Ctre la caufe; mais cc devoid dtre encore i'ouvrage du temps, & je vois que, fans fe moindre effort de ma part, Fexp&- rience a fix6 I'opinion fur les reformes qui ont eu. ieu. Mais fi une feule annee d'un regime f6evre difpenfe de la f6verit6 pendant un grand nombre d'autres, fi une punivion fate avec eclat affranchic pour I'avenir les adminidirateurs du maliheur d'avoir a punir, on conviendra peut-6tre que celui qui s'eft montre le plus attached la rgle n'a pas te& le moins human. Toute incertitude, s'il y en a encore fera diffip6e par la publication de ce pricis, & I'on jugera s'il etoit poffible de recourir a d'autrcs moyens pour retablir dans les finances & dans toures les parties de la comptabilitc un ordre don't it fera plus difficile de s'&carter defbrmais, qu'il ne t'a ct6 d'y revenir. La publication qui lera fake annuellemnent d'un compete femblable a celui ci garantit la continuation de F'empire de la regle, & je prends F'engagement de le fire paroitre aufli long-temps qu'honore de Ia confiance de SA MAJESTE je remplirai ici le pofle o0 Elle In'aplace. Mais en offrant ce travail a la Colonie il convient que je la mette en 6tat de I'appr6cier. If ne peut y avoir d'erreurs ou d'inexa6titudes dans ke tableau des recettes, & rien n'eft fi aif6 que de les verifier; ce font les depenfes qu'il eft plus dilfficile de prefenter avec une clarte qui n'admette pa. meme Fiombre d'un doute : des tableaux ifoles peuvent en donner, il eft vrai ,une connoiffance gin6rale, & montrer la-fitua- tion des finances avec t'exa6titude la plus parfaite; mais i Yon s'en tenoit a ce precis on rifqueroit de fe tromper fur f emploi qui a ete fait dt revenue colonial. Je fuppjoe, par example, qu'il a 6te depenf6 u-e fominme de trois millions pour des confirudlions; mais fi ls marclih's ont 6tc fairs neg(igemtment; fi ceux qui ont t entrepreneurs des bcuniices exorbitans; fi les matriaux ont ,tc pays par le Roi au-dela de lent valeur; fi l'on a fuppof6 des ouvrges qui n'ont jamais exiOl6, if eft manifefle que la fomme de trois millions a etc mal employee, & le tableau n'oflrira qu'un fant6ome d'ordre qui ne fervira qu'a couvrir les erreurs, les n&gligences ou Jes fates de 1'adminiftrateur. Je pourrois prvenir tout reproche i cet 6gard, en publiant un detail de cheque depenfe en particulier, mais it faut convenir que la chofe n'eft guete praticable; d'immenfes volumes n'y fuffiroient pas. 11 faut done revenir a un moyen facile & certain de rpandre ia plus grande lumiere fur toutes les de- penfes; c'eft d'ouvrir les regiflres des fix grands dcp6ts de P'Adminiftration a tous ceux qui voudront les confulter. 'Ce font ceux du contr61e, de la redaclion des comptcs, des miagafins, du bureau des fonds, de la ve rification gindrale, & les minutes des notaires de i'lntendance. II. faut que les. communications qu'on viendra demander, y foient donnees fins aucune refltriction; que les marches foient connus, qu'ils puiffent etre compares aux prix courans; que les ordonnances puiffent etre verifiees : en un mtot, il ne doit y avoir ini fiecret nir myflere fur des-,affaires de cette nature; & fi lton rIfufoit a communication d'un feul regiftre, d'une feule piece demnandee if faudroit en conclure qurat interest priv6, contraire a interest general, eft la caufe fecrete de ce refius;. ii faudroit rendre Ie refuse public & infiftet avec fermnet6 fuir la communication jufqu'a.ce qu'elle eut eti accordee. Que les amis de lordre fe prefentent done avec confiance, & qu'ils viennent aux fouiirces m rmes puifer des connoiffances qui font incomplettes dans les tableaux ci joints; qu'ils con- fiiltent les comptes gencraux & particuliers-,les marches, les regiflres, les ordonnances; qu'ils ne craignent point d'&6re taxes d'une curiofite indifcrete : ils font invites a fire cat examen; its ont, pour le demander, le moif te plus natural & le plus igrtte;.car le pinrice vent que tous Ies citoyem asyent, en pareille matiere, Ie droit d'examiner par eux-memes fi fes ferviteurs ont foigneufement rempli leur devoir. Quits viennent, dis-je, qu'ils verifient, qu'ils interrogent. qu'ils fcrutent la recette & la depenfe, qu'ils demandent les pieces au foutien; qu'ils reviennent encore, qu'ils queflion- nent, qu'ils fafTent des notes, qu'ils prennent des copies,: ils trouveront pour leur travail toutes les facilitis qu'ils pourront defirer. L'objet eft important; c'efl de F'emploi des contri- butions du public, c'eft de I'emploi d'une fomme de plus de vingt millions qu'il s'agit de donner comioiffance a ce meme public. Ren ne do6t ui etre cache; pas un regdire ne doit e"re ferme, meme a ceux qui jugeroient a- propos de gardcr le fileipce fur 'e motif de leurs recherches. Quelques-uns trouveront peut-etre trop d'apparat, difons- le, de la jaclance dans ce developpement de l'Adminitration des finances de ia Colonie. Mais pourquoi le diffimuler. les temoignages de,la fatisfad6ion publique font la plus noble rkcompenfe des adminiftrateurs; Ia taiche honorable qu'ils rempliffent, ne peut etre pay6e par un plus digne falaire. ,L'impatience de f'obtenir ne doit pas, j'en conviens, les carter un moment de la route qu'ils fe fonit tracee; & quoi- que I'opinion ne foit pas indifferente au fucces des mefures meme les plus fages, ifs fes feroient avorter., etn cherchant a chapter une bienveillance toujours fugitive, quand elle efl accord6e prematurement. Mais fi dans la vue du bien g6- n&eal, ; 'adminiflrateur a ie courage de refer exporfd une longue indccifion du publicfur fes deffeins; s'il d6daigne la faveur du people, lorfqu'il faudroit f obtenir par le facrifice de Finteret meme du people; sil eft refolu a refer me- connu toute fa vie, plutot que d'abandonner un moment des principles don't la re6ditude lui eft dmontree, il ne fera cependant pas infenfible aux fuffrages Ade ceux don't le bon-.. heur a d&u i'occuper uniquement; if n'en fera que plus tou- che s'il les obtient fans les folliciter & fans flechir, & s'il ne les doit qu'h la force de fes operations. Pour moi, qui tendant fans relache au bien, n'ignore point cependant que j en j'en laifferai infiniment plus a fire que je n'en aurai fait, fe i'avouerai, le compete, que je rends aujourd'hui a, depuis pr's de trois annees, etC Ie but de ces veilles confacrees a ac- quitter ma dette envers la Colonie, & a remplir le ferment que j'ai fait a mon Souverain ; je ferai implement dedom- mage de ma peine fi cette publication product pour i'affermiffement de i'ordre, tous les effets que j'on attends. D'autres croiront que ce Precis devoile des fecrets que I'Admiiniifradon devroit toujours couvrir d'un voile myflerieux: des fecrets! on le rpete ii n'en eft point en pareille matiere. De quelle utility pourroit etre le myfere, quand les affaiires font dans un etat de prof)erite quand if n'y a pas une operation, on dit pas une feule, qui ne puiffe fubir 1'examen le plus fvCere! On obje6tera peut-ktre qu'il imported que les citoyens ignorent que la situation du fifc eft floriffante, & qu'il eft-i craindre que ces circonflances heureufes ne les conduifent a defirer la diminution des o6trois. Mais on n'ignore pas que les charges publiques augmentent avec la population & en raifon des. progress de la foci&et. Si depuis moins de trois ans le refultat des recenfemens des efclaves s'eft edev6, par les foins & le zele de MM. les Commandans de paroiffes & Officiers de milices, de 300,000 totes a pres de 4oo,ooo-; fi les blancs & Ies affranchis ont augmented dans le meme rapport; fi les cultures ont fait & font encore des progress etonnans, on conviendra qu'ii eft nature que les reffources de I'Ad- miniflration ayent pris les.accroiffemens proportionn6s.Chaque cdtoyen retire & au-dela le montant de fa contribution aux charges publiques, lorfque la fomme commune des tributs eft employee avec economic pour des objets d'une utility gen6rale. 11 eft des travaux qui ne peuvent s'ex6cuter qu'a' force d'enfemble, & qui font hours de la portee des individus: leurs efforts ifoles euffent Ate inhfiffians pour operer un grand effect, mais r6unis dans la main du Gouvernement, Jeur reflulat profit a chacun, en faifant le bien de tous. *B On pourra dire encore que des circonftances imptvues, la guerre, par example, peuvent mettre de t'embarras dans Jes finances de la Colonie, & u' i eft prudent de dcrober aux regards de la multitude la penurie du tr6for. Mais je pofe d'abord pour principle que I'Adminiflration n'a ni ie droit de tromper le people ni celui d'induire en erreur Jes fourniffeurs ou les preteurs, en ieur infpirant une con- fiance mal fondle dans fes reffources; mais, & qu'on ne s'y trompe pas, la verit6 en pareil cas eft encore, indepen- damment de la justice, Ie meilleur parti a prendre. En effect des que les payemens' ceffent, ou paroiffent fe fire difficilement, on en tire la conf6quencer6ceflaire que fe trefor eft *puuif ; on va meme au-delA du vrai, on fuppofe fouvent les befoins, les dettes les dMficits plus grands qu'ils ne le font rellemnent; Jes fourniffeurs font Ia loi, & en livrant de mauvaifes mar- chandifes, its mettent un prix d'autant plus grand 'a letrs services, que la mefure du danger qu'ils courent leur eft in- connue. Dans la crain e de fe tromper a Ieur ddfavantage, i1A fiippofent que la situation des affaires eftl prefIue d6fef. pcire : ainfi t'on a vu fouvent dans des moments de crife, les achats faits pour le compete du Roi, exceder de cin- quante pour cent & meme plus, le taux ordinaire du com- merce ; on a vu des ordonnances fur le trefor fe negocier quarante pour cent de perte, Lorfqu'au contraire I'tat des affaires eft hien connu, chacun fait fon calcul & fi ie prtecur ou le fourniffeur ont unec julte confiance dans les promeffes de I'Adminiflration its n'exigent d'elle qu'un d6dommagement equivalent au prejudice que ieur caufe la privation momentanee de leurs capitaux, ou i'at- tente de feur rembourremnent. 11 eft donc certain que les inconveniens de ces publications font imaginaires tandis que les avantages font reels & evidens. Mais fi elles font propres a infpirer une grande confiance au public, F'adminiftrateur y trouve de fon c6t e ks motifs d'une entire ficurite pour toutes fes operations. Quel eft le iibalterne qui ofera prcvariquer Jorfqu il aura craindre Ia vigilance .de tous les habitans fans. exception quel contr6le plus puiffant que celui de la Colonie toute cntikrcy Les fraudes en matiere de comptabilit nlie pnvnt trc commifes fans complicity. Lorfque celles du Cap m'obli- gerent de m'y transporter foudainement, en f6vrier 1786, j'eus d'abord recours aux regiftres des burcaux: c'ef par i'examen de ces temoins muets, & des livres d'un capitainie, -que je m'affurai de routes ces malverfations, qui avokint trouble le repos de l'adminiftrateur vertueux a qui j'ai fiiccede, qui n'etoient point ignores dans la Colonic, don't le briit fe aifoit entendre jufques dans le royaume, & qui n'auroicnt peut-etre pas eu lieu, fi les regirfes euifent etc des-Iors ouverts. at tout le monde. L'adminiftrateur, en effet, ne peut employer une fur- veillance plus eclairee & plus efficace que celle a laquelle tout Ie monde, fans aucune exception, fera admis. C'eft forfque les marches font paffks, c'eft lors du renouvellement des baux & lors des adjudications qu'il faut que cette infpetlion ait lieu; aucune affaire ne doit en etre except6e, & je me fdlicite d'avoir eu i'occafion d'ouvrir une route nouvelle, qui fera infailliblement perfeStionnee par ceux qui me fuivront, & de leur avoir en meme temps procur6 le garant fe plus stir de toutes leurs operations. Oa s'eft plaint quelquefois qu'il n'y avoit point d'efprit public a Saint-Domingue: s'il eft un moyen de le fire naiIre & de F'alimenter, c'eft d'affocier de la forte les citoyens aux mefures arreties par le Gouvernement; c'eft de 'es faire concourir a 1'execution des entreprifes vraiment colo- niales, non pas uniquement corn me contribuables, mais auffi comme coop6rateurs ; c'eft de leur faire connoitre fins aucune referve, t'etat.des affaires, de leur ddmontrer que le revenue public eft applique tout entier au bien general, & que loin de craindre fa'furveillance, on a fes plus puiffans motifs de la ddfirer. Alors ceffera cette lutte fecrette & continuelle entire ceux qui gouvernent & ceux qui font gouverncs; ces efforts des uns pour catcher leur proptriet & la fouftraire B ij aux taxes, & des autres pour la decouvrfr & 'impofer ; afors s'etablira une confiance reciproque; alors il y aura unr erprit public a Saint-Domingue, & VAdminiflration qui faura, pour ainfi dire, cr&6, fe plaira ai excier & a le conferver, parce qu'il ne pourra en rfiflter que des effects auffi avantageux pour elle-mnime que pour la Colonie. 11 m'avoit et6 prefcrit par SA MAJESTi de conflater, 1 mon arrivee a Saint-Domingue, Ia fixation alive & paffive des diffrentes caiffes; les circonflances ne me permirent pas d'abord d'acquerir cette connoiffance important, pour laqucife reie n v etpre parr6: jappris feulenment-que la Colonie etoit creanciere & debitrice de 1ommes confiderables; mais le premier apergu me prouva fuffifamment que fes revenues, adminiflres avec la plus grande economic, ne pourroient fuffire a ]a fois aux depenfes courantes & a extinctionn des dettes. II fallut donc longer a des reffources extraordinaires, & des que je pus jeter un coup d'ceil general fur les cre'ances a2tives, je les confiderai comme e fonds qui devoit naturellement etre employee a IVamortiffement de la dette publique; en confequence, je me fis rendre unr compete particulier de l'ecat de chaque caifle. Je reconnus. qu'iI y avoit entire les mains du commis principal des treforiers g9neraux, des reprises & des creances adives pour plus de fix millions & demi. C'etoient des fonds des octrois encore duis pard'anciens receveurs, des avances faites a des entretenus de diffirens grades dans la Colonie, des payemens trop confiddrables a d'ancicns entrepreneurs, des prits 'a des: partieuliers, & enfin des debets d'anciens treforiers. Mais Fes deux tiers de cette maffe des creances Ctoient dfis par des comptables abfens fugitifs, morts ou infolv'ables fans caution exiflante ou connue; le refte n'6toit fufeeptible d'etre r6alif6 qu'au moyen de Factivite la plus fbu'tenue Outre cette fomme de creances, les unes folides, les autres ians valour,. y exifloit encore dans tous les departumens de la 'Colonie , & entire les mains de divers receveurs de 1o6troi:, des quittances. sk droits fur. ies n.gres & fur les. maifons,. qui,. 4'apres I s. ctats que j'en at fait former, s'clcvoient a plus de deux millions & dcmi, don't une grande parties a e6t & fcra recouvrec. Jereconnus auffi que la Colonie avoit fait pendant la guerre des advances aux allies de SA MAJLSTE, & qu'elles pour- roient compenfer la dette de. Saint-Domingue envers les caiffes du royaume. Cet 6tat adif de la caiffe de la Marine, me fit fentir combien il fCtoit effentiel de repandre la meme lumi,'re fur la fituadon des caifles tant g6ndrale que dcs liberties. Je trouvai en faveur de la premiere pr's de ,5oo00,6oo liv. de creances exigibles h-ia chlarge-dediffrens-comptables-des droks doma- niaux, d'anciens curateurs aux vacancies, receveurs-du droit de deux pour cent, fermiers des poftes, independamment d'une fomme indcfinie rcfultante & a refultcr de Papure- ment des comptes de ces memes comptables, don't les exer- cices etoient finis. La caiffe des libertes m'offrit, tant ',6 efpeces qu'en obligations, un a6lif de plus de zoo,ooo liv. C'eft la kfule o~i je trouvai quelque argent. Je ne tardai pas. ame convaincre que les infolvabilitis reduiroient la maffe des deux premieres caiffes de plus de moiti', & que je ne pou;- vois, Jans une erreur grofficre, porter en efle6if la fomme de ces dettes. Tout ce qui 6toit d i par. le Roi ou par fa Colonie devoit etre paye religieufement fans doute, mais it falloit m'attendre a de grandes non-valeurs fur _ce qui 6toit du au Roi & aux differences caiffes. C'eft d'apres la con-. noiffance exade de leur situation, que j'ai formil mon plan. Je n'ai pas craint d'entreprendre une correipondance defa- greable avec tous les debiteurs, & plus difficile encore avec ceux qui s'obflinent ai fe taire, qu'avec ceux qui repondent. II a fallu accorder des terms ufer de minagemens envers. ceux qui m'ont fait voir de la bonne volont, & employer ha fermete & la contrainte avee ceux qui n'avoient d'autre but que de temporifer, ou, de fe tiret; d'cmbarras par des promeffes qu'ils fe propoloient de ne pas tenir, & ceux-ci ttoient mallieureufement les. plus nombreux.. Un comp- table qui, portant une main coupable dans fa caiife, a ofPy puifer A fon profit, fe confidere bient6t come le poffeffeur hkgitiine de fon larcin : il oublie qu'il n'a rien a prdtendre Ijir les fonds qu'il a ainfi d&tourn6s; if fe defend, if combat pour Jes garder comme fi F'adminiftrateur n'avoit pas le droit fe plus abfolu de les retire de tfs mains : il a pro-. fit6 de fes d6tourneinens pour acheter des maifons, des efclaves, des habitations ; if s'ef tcllement identified avec ce qu'il a d(robe, que fes concitoyens ux mlmles, ouibliant t'origine de cette richeffe ufurpee, Jui accordent fur fia parole ta confideration qui acconipagne d'ordinaire une fortune acqnuife 6gitimement. Si 1'adminiflrateur le prefle, id (ep)rvaut d'un premier delai pour en folliciter un nouveau ; it convent, s'il t faut, qu'il a divert les fonds publics, mais if ailegue qu'il eft a la veille de fire un grand revenue, qu'il eft ruined fi on ufe de feverite envers iui, que le Roi perdra tout par tropde rgueur ; met /a famille, fes allances, Ies amis err avant, &, co uvert de ce bouclier, il d'fie, pour ainfi dire, a fve &it6 de I'adminifrateur. IIeft impoflible de fe faire une jufle idee de la vigueur avec laquelle if refifle a fe deffaifir d'un bien qui n'eft pas a lui : les pourfuites ne I'etonnent point, les menaces 'cffrayent peu ; if a recours a des pro- tedeurs ;, s'i& ne compete pas affez fur ,ceux qu'iI a dans la Colonic., ii en voquera du royaume; if follicite, il importune, iI obtient des dclais ; II attermoye dans lefpcprance que s'ii peut-, force de chicanes & de rufes, arriver jufqu'A la fin de 'Adminiflration qui le preffe, un nouvel Intendant perdra la trace de ce qui aura 6t arrct6;. & qu'au pis aller if en fera quite en Iui llvrant de nouveaux combats pour la defenfe de fa conquLte. En parcourant Ia correfpondance de mes prcdeceffeurs, j'y ai trouvc des lettres de plufieurs de ces nmcnis comptables, 6crites depuis dix & douze ans, & parfai- tement femblables a celles qu'ils m'ecrivent aujourd'hui: j'ai fenti la nlcefliti d'arreter I'efpkce de prefcription -a laquelle ils e flattoient d'atteindre, & 'on fait affez les efforts que j'ai faits pour y parvenir. On pourroit croire qu'ils ont produit tout 1'effet que j'en attendois. Mais ii y a des comptables qui ont fui de la Colonie avec le butin qu'ils avolint fait fur elle; d'autres, entieretment ruins & vidimes eux-minimes des fpiculations imprudentes & coupables qu'if *ont fites fur les fonds dui fie avec plus d'audace qu'ils n'auroicit dfu fe fire flr leur propre fortune n'oflrent pour ainfi dire, aucune prife A la jauflice, & Y'on n'apprendra pas fans ctonnement que utr la maffe confiderable des cr6ances a6ives que je viens de fire connoitre il n'a et6 recouvr6 dans fa Colonie qu'environ i,200,0001. en 1786, & ,ooo,ooo000 en 1 787. Mais j'ai, apr's de tongues difcufflions, pris des terms avec pref que tous les debiteurs ; je cur ai affign6 des epoques de payemcnt; fai meme accepted celles que quel- ques-uns d'entre eux m ont propofees, & j'ai ai ai prepare des reffources aux diverfes caiffes, dans les rembourfemens graduels que font letirs debiteurs. Peut- tre, a cette occafjon,ine reprochera-t-on de i'avoir pas ufe d'une indulgence, ou d'une fverite egales enters tous. 11 eftl vrai, quaint Fa indulgence puifqu'it fa~t que je Ia juflifie, que j'ai accord a quelques d6biteurs des terms qui le prolongent au-dela de huit annees, & j'ai fuppli6 SA MAJESTE de vouloir bien approuver ces arrangements. Mais je puis affurer de la miani&e la plus positive que je n'ai cede,dans ces circonflances, qu'a des corfidcrations dejuflice, foit en faveur d'une veuve qu'tin motif refpedable deter- minoit a accepter une communaut6 douteufe bit en faveur de quelques cautions vidimes d'une confiance abufre, foit enfin envcrs des comptables qii ine prouvoient 'claireinent qu'ils avoient e6t plus imprudens que couipables-: c'eft ce don't on s'affurera en consultant les regiflres du bureau des fonds. A fI'gard de la f6verit6, ou pour mieux dire de Ia juflice exercee envers un petit nombre c'etoit, je le dis ave'c convidion ,; e: moyen fe plus afjure de prevenir le retour des abus, & fous ce point de vue c'eft un des a'les de bienfaifance publique, don't les effers keronit le plus ge- neralement eprouves. D'aprCs cet cxpof6, quel it ie comptable infidde quel 16 eft Ie debiteur dire6cl qui pourra fe plaindre de la fvdrite' exercee contre lui! quel eft le citoyen qui ne reconnohra pas que les parties qui ont et6 pris Ctoient indifpenfables pour le retabliffement de l'ordre [ Je. ne difimulerai point cepcndant que plufieurs d&biteurs & comptables ont eu 1'a- drefTe, jufqu'a ce jour, d'eluder tout arrangement, & que d'autres attcndcnt impatiemment la fin d'une administration importune, & fe flat ent de pouv6ir ceffer alors les payemens qu'ils ont et6 constraints ce commencer : mais ils ont concu de vaincms efperances ; Iturs obligations tiennent au maintien d'uii planganaeral d'dre&let partitpMtu desk®ifSe er regle en font depoitaires; les comptes les plus detailles ont it6 envoys au Miniftre, & la violation de leurs engagemens n'auroit d'autre efktt que d'aneantir les promeffes condition- nelles que I'Adminif ration leur a faites, :& de rendre necef. faires I txercice d'unc feverite don't elle ne s'eft volontairement relaiche qu'en fa.eur de Iexa6itude a laquelle ils fe font foumis. Au refte, tout I'e1at qu'ils ont fait 'toit facile a prevoir; inais liheireuement le bruit ceffe& ies chofes reftent. J'ai done laiff6 un libre cours a ces clameurs, & j'ai atteint le but que je m'ctois propof6 de retire de Jeurs caiffes les fommes neceffaires pour payer les dettes publiques & de tenir conflamment a la difpofition de IAdminiftration un fonds de plus de ,ooo,ooo, autrefois 6pars dans leurs mains, 4 qui fouvent s'y perdoit fans retour. On 'attend peut etre a trouvcr au nombre des tableaux qui vont fair connohtre la situation des finances de Saint- Domingue, celui des comptables en retard de produire Jeurs competes, & je reconnois que cette pi&ce eut Cte neceffairc pour complete des connoiffances que Ie titre de cette pu- blication femble promettre: je dois done expofer les motifs d'un filence don't je fens moi-mime les inconveniens. Le-dMfordre des- fi-nances de Saint-Domingue mr'a paru proceder uniquement du mauvais regime de la comptabilite. Les comptes 6toient arrieres dans toutes les parties; les _7.4omptables' Its rendoient long temps aprs la fin de leur exercise; 17 Oxercice plufieurs font morts fans les avoir rendu-s: fes heritiers n'y entendent plus rien, ou f.igncnt de n'y plus rien entendre les verificateurs eux-memes ont beaucoup de peine I"a s'y retrouver. Les loix coloniales ont fixed un terme de cinq annees pour la duree de plufieurs exercices de finance, & au lieu de faire computer tous les ans, elles ont malheureufement r6gei que les comptables de certaines recettes ne feroient contraints qu'apres 1'expiration de 1'exer- cice enter, a rendre leur compete dcfinitif: plufieurs ont --amiplement-profite-de-eet-te-faeutt e,-&-Ies-doev-ent-depuis- dix'ann6es & au-deli. La trace des malverfations eft perdue, & fi les fonds ne font pas dilapides, on tait a. peine oIi les prendre. Ceux qui doivent des comptes annuels s'6toient, pour ]a plupart, affranchis de cette loi falutaire, & leurs comptabilites 6toient en proportion aufli arriedres que les autres. Le dernier compete rendu par le commis des Treforiers generaux pour les recettes & d6penfes de la caiffe de la marine etoit quand j'arrivai 'a Saint-Domingue, celui de 1773. Mes preddceffeurs, depuis plufieurs annees, les avoient fucceflivement trouves arridres, & n'avoient pu, malgr6 leurs efforts, atteindre le courant. Je n'aurois pas etd plus heureux fans I'6tabJiffement-d'un bureau nombreux, qui etoit en pleine a6tivite a mon arrive, & qui s'occupe uniquement de ce travail important. Quelques curateurs aux vacances devoient des comptes depuis vingt-cinq ans d'autres les devoient depuis dix & douze'ans ; & malgre les difpofitions de I'Edit de no- vembre 1781 qui oblige ces fiqueftres a rendre compete tous les ans aucun abiolument aucun n'avoit obei a la loi. II en eft cependant que j'ai trouves au premier miot prets a s'y conformer: leur comptabilite etoit tellement en regle que le Confeil a et6 pendant quelque temps livre a ce' travail. En s'occupant fans relache de t'audition de tous ceux de ces comptes qui lui ont td6 prefent6s, il a fingulierement contribu6 .a en debrouiller le chaos, & it a, C C pour ainfi dire, fixI le degree de confiance d&i a chaque comptable : celte de I'adminiftrateur n'eft pas le feul prix qu'ils obtiennent, celle du public vicht auffi les chercher. Les teflateurs, loin de s'alarmer d'une intervention quelque- fois fi redoutable pour les fuccefions, les appellent A 1'ex6cu- tion de leurs dernieres volontes: on fe fbuvient encore, au Port-au Prince, de M. Faure la Chape/le; on en cite auffi un example au Cap, & quand je veux propofkr un modele aux comptables nouvellement choifis, je leur nomme Je reconnois 'avec plaifir que les curateurs aux vacances don't je viens de parler, ne font point les feuls qui m6ritent des 6loges. J'ai d'ailleurs trouve dans le fein de la Colonie le zele, I'int-grit- & es-liumiies, fans e fecours defquelles j'aurois d6fefp6r6 d'arriver au but que je m'etois propof6. D'autres comptables, je me plais a le rep6ter, fe ibnt em- preflcs a keconder les efforts que j'ai fiits pour apurer leurs competes. N'ayant rien A fe reprocher, ils s'efliment heureuxi de pouvoir remplir ce devoir dans les d6lais qui leur font prefirits, & en affurant leur repos, de prevenir les recherches qui, un jour, troubleroient la tranquillity de leurs families. Gardens krupuleux & fideles, ils n'ont point viole le dep6t qui leur a ete contie; leurs livres font for de leur probite & de leur intelligence :ils n'ont jamais refifle aux mefures d'ordre qui leur ont cte prefcrites, & elles n'ont rien cn effet de genant pour ceux qui n'ont point divert les fonds de leur recette. Une feule Iettre une feule demand leur fiith ; ils n'ont recours a aucune 6vafion, ils n'embrouillent point la queflion, ils ne pr6tendent point que la vigilance de t'adminiflrateur eft offniante pour eux : leurs bordereaux Sfont fournis, exadement, leurs comptes font products aux 6poques fixes; ils font clairs & exempts d'erreurs. On peut infipeler leur caiffe, on pent leur demander les fonds qu'elle a reyus fans craiinte de la trouver vide ; ils n'en ont pas dilpofc a leur profit, ils n'ont pas meme et6 aveugles par le d6fir de fe fire une reputation de ge6nrofite & de bien- faifince fi facile a acquerir, quand on fe permet de dif- pofer des fonds publics. D6pofitaires incorruptibles, ils m'ont plufieurs fois follicit6 de les debarraffer de cet argent, qui .eft toujours A charge A ceux qui ne veulent pas en ukr pour Jeur advantage. Leurs mains font recu & 'e rendent fans en avoir et6 fouilles; ils le diftinguent fbigneufement du leur, & ils ne revoltent pas les regards de leurs concitoyens, en appliquant fe fonds facre de Ieurs contributions a des de- penfes de jeu, ou A fervir d'aliment a un luxe d'autant plus -coupable-quit-offenfe- -ta--fois-a--deerrce-publique, les mceurs & les. loix. La-comptabilite des droits domaniaux 6toit a-peu-pres dans le mime etat que celles de ia marine & des vacances; pref- _que tous lesReceveurs qui avoient fini d'exercer depuis fix A `fpt ans., 'toient en retard de produire Ieurs comptes ; quel- ques-uns etoient morts fans les rendre, ou avoient quitte la Colonie laiffant leiurs cautions dans une ignorance abfolue .de ieur situation, La comptabilite des fonds des invalides .toit egalement arrieree. Plufieurs competes des droits du domaine d'occidenr & d'o6lrois etoient dls depuis deux an- njes ; & quant a ceux des entrep6ts, comme 1'6tabliffement etoit recent, if n'y avoit encore rien de fixe touchant la maniere de les rendre. Pour faire ceffer cette confusion, j'ai execute les ordres donnes A mon predeceffeur, & don't ii avoit lui-meme fenti l'utilit6, mais don't Ia guerre i'avoit toujours empach6 de s'occuper efficacement; c'etoit A I',gard des comptes du commis principal des trejfbriers generaux, de tirer une ligne de demarcation entire les comptes courans & 1os anciens. Je n'ai point attend que Ies comptes d'ordre ,de la Colonie, de 1773 a 1785 fuffent rendus pour m'oc- cuper de ceux de mon. adminiflration ; j'ai pris des, arran- gemens efficaces pour faire rendre celui de 1786 en 1787, & iI eft en effet deja envoy en France : celui de 1787 le fera dans Ifannee courante, & cette march une fois etablie, n'6prouvera plus d'alteration, 11 eft facile de comprendre tous Jes advantages qui en refultent; les erreurs font aif6ment reeii- C ij fi6es i le prejudice qu'elles caufent au Roi ou aux particuliers, eft r6pare fur le champ, parce qu'on fait fur qui reprendre & i qui rendre : la trace des faits, celle, des recettes & des depenfes eft encore fraiche; les iclairciffemens s'obtiennent fans peine, & les infidelit6s font beaucoup moins a craindre, quand ceux qui feroient tents de les commettre., favent qu'elles front d6couvertes des Fannie fuivante, & qu'ils ne peuvent plus en profiter comme par le paff6, pendant dix ou quinze ans, & peut-etre a perp6tuite. L'ancienne compta- lit te advance du meme pas ;1 ne reffe plus que tes competes de 1781 1782, 1783, 178+ & 1785 a rendre. Le commis principal des treforiers gen6raux a toujours r6pondu a mes efforts, en produifant a meniire des demanded qui lui ont t- faites par J'officier intelligent & zil6 qui dirige le bureau de la r6da6ion. Ce comptable vient de mourir, & les pieces & papers qui doivent fervir a former les comptes de la Colonie, ont et6 trouves dans le meilleur ordre. Si fa mort ne ralentit point cette a6tivite; fi, comme je l'efpere, ceux qui le reprefentent, fe mettent en regle pour les comptes de la marine, ainfi qu'il s'y etoit mis pour ceux de la Colonie, fa situation envers le Roi fera complettement connue dans Je course de I'annee 1790. Les autres comptabilites nont pas-fait des progrs moins rapides, & il m'eft permis d'envifager le term ou elles front entikrement au courant. Dans cet 6tat des chores, je n'ai pas cru devoir rendre publique la situation des diflfrens comp- tables envers le Roi & la Colonie; j'ai penfe que le regime fous sequel its avoient g&r6, devoit faire leur excufe, du moins quant 'a pr6fent, & qu'ils ne feroient dans le cas d'etre annonc6s nominativement a la Colonie comme refiquataires, qu'autant qu'ils laifferoient expirer l'annee courate tans fe retire en regle, & fans payer les femmes qui leur front refpe6divement demandees. Les tableaux que je public font d'ailleurs connottre de la maniere la plus complete, la fitua- tion des finances de la Colonie ; ils contiennent fur chaque article des explications fuccintes, mais fuffifantes pour donner 2!I tine connoiffance certain de cette parties de l'Adminiflration. Je vais auffi entrer dans quelques details qui ne pouvoient y etre infcres, & qui font cependant indifpenfables pour en rendre 'intelligence facile : ces details front fuperflus ou moins neceflaires dans les publications qui auront lieu a l'avenir, d'annee en annee. ETA T general des Dettes alives en faveur des diverfes Caif/2s de la Colonie, au- i a Novembre 7 85. L 'TAT N.0 I prefente encore 9,714,2-34+ iv. 10 f. 7 d. a recouvrer; mais les observations portees en marge ferviront a indiquer par approximation la valeur de chaque article, & on jugera aif6ment qu'ils eprouveront pour la plupart de trs- fortes deductions. - D'un autre c6td, on peut computer auffi fur des recou- vremens confiderables, & c'eft apres m'en etre affure que j'ai pu m'o'ccuper avec une grande confiance de la recherche de tous les creanciers du Roi, auxquels le produit de la dette active etoit defline en enter. On m'avoit. prevenu, des le premier jour de mon arrivee dans cette Colonie, qu'ils etoient trbs-nombreux, & cette verite ne me fut ,que trop -confirmie par une multitude de demands auxquelles le denuement ahfolu des caiffes ne me permit pas de fatisfaire. Tous les cr6anciers me preffoient de fixer du moins une epoque certain a laquelle ils feroient pays, & rien n'etoit plus julfe que cette demand ; mais if ne me fut pas poffible 4de leur donner d'efp6rances. Je me bornai pour lors, A 22 J'exemple de mes pr6deceffeurs, a fire tin premier pas pour fortir du chaos, & j'ai ete affez heureux pour n'ctre inter- rompu jufqu'ici, ni par la guerre, ni par aucun autre obstacle. Le 26 novembre 1785, je rendis urie ordonnance pour obliger tous les porteurs de bons de caiffe d'acquits de depenfes, ou d'ordonnances de payment, a les prefenter SI'enregiftrement. Les creanciers du Roi, a quelque titre que ce fit, parent fe faire connoitre ; j'apportai meme autant de folficitude a les decouvrir que d'autres en mettent quel- qutefois-A fuir ceux a qui-ils-doivent-. es-feors-prodaifirenm a pen-pres tout 1'effet que je m'en 6tois promise. La majeure partie des creanciers prefenta fes titres; ils furent enregiflr6s, & bientot je connus parfaitement la maffe des dettes de la Colonie. Le premier coup d'ceil m'6tonna d'autant plus, que fe mal, dela grand par lui-meme, m'etoit encore exagere6 par des perfbnnes int reff6es a me perfuader que je ne parviendrois jamais a le guerir..L'ordre a quelque chofe de fi fatisfaifant, il eft fi propre a diminuer le travail & a prevenir les abus, que je n'aurois pu, fans une affliction profonde, renoncer a Fe/poir de le retablir. Je m'engageai donc dans un examen firieux de la carriere que j'allois parcourir; f'efpoir d'etre fecondii par d'honnetes gens, que le tiffrage public m'indi- quoit, foit hors de l'Adminiflration, foit parmi les membres qui la compofbient, me remplit de courage & de confiance, & ils out pleinement juflifi6 mes efperanccs. Je ceffai bient6t "d'etre inquiet fur I'evenement, parce qu'en meme temps que j'avois pris connoiffance des charges, je m'etois fait infiruire des reffources, & Y'on voit, par fe tableau N. I, qu'elles 6toient confiddrables. 23. N. I I. ETA T ogene ral des dettes des diverfes CaJjs de" Novembre 1785- pafJives a la charge la Colhnoie, au i o -L tabIeau-+ -H-fera-conmoitre-les diff6rens des dettes paffives, avec autant de details & de fion qu'on peut en defirer dans un travail de ce Les demands .d'un fieu des creanciers montoient a la 11 y faut ajouter les travaux faits pendant mon adminiflration & qui montent, i. pour fanne 1786, . . .2. Pour la nouvelle conduite des eaux de Ia ravine des cafernes du Cap, fuivant un toif6 de 1787, qui ne comprend que cette dpen a,.... 65,852. objets preci- genre. fbmme 7. 4. 923,824. 12. 4. 4, 130,942. , On verra avec quelque furprife que fur cette fomme je Jui ai fait payer, dans' Fefpace de 18 mois, 2,+3 6,490 Jiv. 17 f. 8 d. & que toutes les autres dettes ont neanmoins et6 foldies .avec la plus fcrupuleufe exaditude (b). J'ajouterai que le service courant s'acquitte ponIueliement, que les ordonnances font delivr6es au moment de:la furniture des marchandifes ou de la confedion des travaux, qu'elles bfont payees a vue, & qu'il y a m&rne des avances confiderables (b) Ce ciaancier a requ d'autres payemens affez confide&ables fur Imes ordonnances ou celles de i'ordonnateur au Cap, mais its ont 6td faits en 1788, & ne peuvent tre employes que dans le compLc qui fera public P'annee prochaine. II 1 1 1 1 1 .. . . D ,7w^ 24 faites A tous les entrepreneurs. 1I n'eft point indifferent dd' le publier ici de la maniere la plus authentique. Je previens de la forte toutes les reclamations qui pourroient trre faites un jour a la charge de mon administration, & j'epargne a ceux qui me fuivront la perplexit, ou jai ete moi- mdme, quand on m'a preikpte des titres en quelque forte furannes, & que j.ai neanmoins d(u fair payer, parce qu'a leur anciennet6 pres, je les ai trouves dans la meilleure regle (c). Je leur laiffe en meme temps un moyen de fe defendre centre toutes Jes demands qui pourroient leur etre faites en indemnity, & airprouv--comnrieni importe a un nouvel adminiftrateur de fe tenir en garde fur cet article. J'avois a peine touch terre en cette Colonie, qu'il me fut demand, par une feule per- fonne, une indemnity de douze cents mille livres. Cette recla- -- nation etofraccompagn&e derant de temoignages & de fo0li- - citations, que je me reprochois prefque de prendre du temps pour 1'examiner. Au refultat cependant & apres de longues recherches, elle me parut devoir etre entierement rejetee. J'en informal le Miniftre, qui procida lui-mime a un nouvel examen, & confirm ce que j'avois provifoirement ordpnn6. Je n'ai pas dai me border a connoitre les creanciers du Roi dans la Colonie; j'ai auffi cherche a etablir la situation de la caiffe de la marine a. Saint-Domingue avec la caiffe gelncrale de France. Je n'ai pu jufqu'ici obtenir que des apergus; j'ai conflate cependant que les befoins de la guerre y ont confomme tout le product des droits du domaine d'Occi- (c) Parmi les articles confiderables, if y' en avoit un de 130,000 liv. pour fournitures faites dans les magafins du Roi au Cap. Le porteur des tires ne s'&toit point prefent6 dans le temps j mes recherthes dans ce dcpartement me firent connoitre fes pretentions, & je fus auffi qu'il vouloit les laiffer dormir jurqu'a une 6poque moins critique. Mais je jugeai nie- cefTaire de le forccr a rompre te fi!ence, & a dkclarer s'ilf toit ou s'il n'toit pas au nombre des creanciers 'du Roi. 11 fe pr6fenta apres une longue rfiflance; it reclamoit 130,000 liv. les pikes paroiffoient en regle ; inais apres des recherches p6nibles & !ongues, if lui fut payc i3,>396 liv. "---efl-.-dire un peu plus du dixieme de la fomme reclainde. II s'en con- tenta & donna ine quittance finale, en r6fervant cependant par cee adce fes droits fur ceux A qui if avoit payv d'avance une fomme de 44,oo0 liv. dent. dent. SA MAJEST, en conf6quence, a bien voulu en ordonner Ia compensation & la decharge. J'ai trouv6 aufli la Colonie d'bitrice envers la caiffe des invalides de pres de 350,000 1. Cette .dettc a 6t6 payee dans le course de la Ieconde anine de mon adminiffration fans aucun effort & en traites pour les fonmmes dries par les tr6foriers g6ndraux a ]a Colonic pour advances faites aux batimens de la Station. C'eft ainfi qu'en fuivant le plan d'ordre & d'6conomie que le miniftre m avoit trace', je fuis parvenu en moins de deux ans, a eteindre pour 4,ooo,ooo effedifs de dettes at la charge de'diverfes caiffes avec les fecours que jai trouvis dans la Colonie mrme, & fans recouri iiaucaijues-di rya-umne, ainfi qu'on me f'avoit fait craindre A mon arrivee. Les fomm-es liquides ont toutes 6t payees, come on le voit au tableau N.. I, I' exception de celle de 29,060 liv. i (. Quant i celee-1 ,6944-t-- T.f- v--d.-la demnande en- eft prefentement foumife au miniftre & jufqu'i ce qu'il y ait e6t flatue je la iaifferai [ubfifter au moins pour la majeure parties, fbus la forme d'une reclamation. Elle a, au refe 66 diminu&e pendant les fix premiers mois de 1788, par des payemens qui front employes dans le compete de cette annee. On pourroit refumer ces deux premiers tableaux de la maniere fuivante. Les dettes paffives de la Colonie & les pr'tentions a fa charge montoient, au 10 novembre 1785, a lafomme de.... ...... o,z41,237t. 11. 4. Les dettes liquides & les pre- tentions font reduites iala fomme de ................ 7 3, xi. 3. jo, Les dettes ad6ives montoient. a la romme de............ 4,772,723. 14. . Elles montent encore a celle rhat fat:7 7 /- 7 ,2.34. 1. --" , Ce refultat faith voir combhien les adminiftrateurs out ete attentifs i faire payer ce que Je Roi (levoit, & combien its ont tc6 indulgens A faire rentrer ce qui lui dtoit dou *D N.0 I I L CA ISS S de la M arine. Exercise 7 86.. La E compete, par bref- 6tat, des recettes & des depenfes de ab caikffe de la Marine, pendant I'ainne 1786, vient enfuite ; cCftte-p- usi -por t des coiwptes an iiels IaColaonie: If eft accompagne d'obfervations qui eclaireront fur chaque parties de cette comptabilit6. Un coup d'ceil jete fur la re- cette extraordinaire, rappellera les circonflances qui,, en reuniftant tous tes lfnds dans--une feule caiffe avoit faith difparottre cette ligne fagement tracic par mes predeceffeurs., entire fes fonds royaux & tes fonds coloniaux, ainfi appeals , parce que SA MAJESTr en a cede le produit pour diiffrens objets d utility publique. On remarquera une fomme de 762,89I liv. 2 6 d. pour pr&ts fits par differemes caiffes. a cell de la marine. Ces verfemens furent une fuite de la rdfolution que j'avois prife de tout payer au comptant. Je ne crus pas jufte de faire attendre tes creanciers d'une caiffe- ep-uie, tandis qu'i y avoit des fonds oififs dans une autre;. en confequence, je tirai fur toutes celles ou j'en trouvai, & c'eft par ce moyen que j'ai maintenu invariablement Ie payment a vue de toutes mes ordonnances : difi)ofition fi important, que je n'h6fiae pas dire qu'elle "conomife annuellement un million au: moins, c'eft-a-dire, en d'autres terms qu'elte emp&che. une perte de plus d'un million que le fife 6prouve, qiiand -' Adminiflration-eft force de fair travailler a credit, & fur- .tou.t quand les terms des payemecns font. incertains. Mais, it ,ie faut pas fe diffinnuler que ces emprunts & ces rembour- femens alternatifs, feroient une force de confluion & d'obf- curitL s'ils n"avoient ua termie, & je m'occupai des moyCns, de les faire ceffer, auffit6t que, maltre de mes operations, je pus revenir a f'ordre, fans nuire a l'exadihude & a la c6- krit6 des payemens. Je m'attachai alors, a rendre 'a chaque caiffe les recettes qui leur 6toient propres, & A leur fire acquitter les depends 'qu'elles devoient fupporter. Elles fe foutiennent toutes aujourd'hui par leurs propres forces, a I'exception feulement de cells des domaines don't je n'ai pu jufqu'a present balancer les recettes & les d6penfes, ainfi que je I'expliquerai. quand it fera queflion de 1'etat qui faith connouire les unes & les autres. Le vrai fens de I'article 63 de l'cdit des vacances du mois de novembre 1781, avoit 6te mal faifi, & il en 6toit r~fulite une Ihbverfion total dans cette parties de la comptabilit6. Qiuelques curateurs aux ficceffions vacantes avoient, d'apr's une fauffe interpretation des difpofitions de cet article, verf6 dans ia caiffe de la marine des fonds provenans des fucef-. fions vacantes. J'ai moi-meme, dans les premiers temps de mon adminiflraPlon fuivi cette march qui mettoit dans la nmaii du commis principal des tr'foriers g6ndraux, des fonds don't il ne devoit computer a aucun titre avec eux. Les consequences en out te bientot fenties ; elles ont it6 repr& fentes a- SA MAJESTY, qui, en interpr6tant cet article ern tant que de befoin, a. ordonnd que ces fonds feroient verf(s des caiffes des curateurs dans celle du receveur general de la Colonie. J'Alaguai aufli de la comptabilit6 du commis principal des treloriers g6neraux, quelques rameaux qui ne me per- mettoient pas d'en avoir l'enlimble avec nettete, & je fis connohtre a ce comptable la n6ceflite d'en computer fcpar&- ment. On voit que mon travail confifloit bien moins a innover qu remettre chaque chore a fa place. &.a enipicher que par iiiadvertance, o par I'habitude de I'ancienne routine, on ne reprit les forces que je venois d'dcarter. C'til ainfi que les recettes de la caiffe de la marine ont it6 reduites aux objets qui lu ibnt propres, & de la 4orte le compete, D ij par -bref-6tat, qui fera public pour 1788, ne fera ccnmpof6 que des articles qui doivent reellement le former. J'aurois pu omettre dans ce tableau & dans celui qui fuit, la recette refultant des traites faites fur les treforiers & munitionnaires. generaux, puifqu'elles n'ont pour objet que les depenfes des baitimens de la Station, & qu'au lieu d'etre une depenfe de la Colonie, c eft une simple advance don't clie eft prefiqu'auffitot rembourfe'; ndanimoins, come dans la premiere annie de mon administration, la fomme de -ees-4raes- a- furpaflie clcele ddepeifies, &- qu'il en eft rcfultd un adif rdel, don't Ie produit a &td employed a I'amortiffeient de la dette publique, j'en ai faith, dans le tableau N. 111, ainfi que dans le fuivant, une exade men- tion & c'eft avec confiance que je prefente ces deux 4tats cornme le resume general des recettes & des d6penfes de cette caiffe pendant l'ann6e 1786. Les fonds non con- fbmnies de cet exercise montoient a 152,99+ liv. i3 1 2 d. Cette f6mme eft modique, mais on ne doit pas perdre de vue que c'eft f'annee dans laquelle la parties la plus confi- dIrable des dettes de la Colonie a &t6 acquitted, & c'6toit beaucoup d'avoir ce reftant en caiffe, a la fin de 1786, tandisque les anticipations avoient 'trde 4o8,33,5 liv. 6 I d. 4 la finade 7 _ Ce tableau .& le quatrieme offrent le detail des produc- tiQns exportees de la Colonie. On peut compare les annres entire elles, & juger du progress des cultures en general. Quant a leur d6clin, if ne paroit aujourd'hui 'aucunement a craindre. Les products de 'ann6e 1786 ont `td moins confid6rables cependant que ceux de 1785, qui s'6toient elevC s pour F'o6troi a la fomme de 6,429,198 liv. 15 f. 5 d. Mais en 1785, les recoltes avoient -t6 fort abondantes, "au lieu qu'en 1786, Ia Colonie cut i fiuffrir d'une grande f6chereffe. N. I V. CAISSE de la M arine. Exercise I787. ON fera frapped'une augmentation de pres de 5oo,ooo liv. dans ia perception des droits dc'odroi fur les denr6es expor- t6es en 1787, comparee avec celle de 1786. On ne doit lattrIbuer ni a un meilleur regime, ni a une-bonificatiuonde la recette, Elle eft neceffairement lice a celle des, products de la Colonie, ou "a une plus grande exaltitude dans leur deflination en faveur de la metropole. Mais ce qui prouve daji la reguiarite des verfemens flits par les receveurs de, I'olroi en exercise, & en mnme temps la certitude ot ils font que leur situation eftl toujours connue, ce qui d6montre qu'ils ne confiderent I'argent qu'ils regoivent que comme un dep6t, c'e(l que fur une fomme de plus de 6,600,000 liv. par eux pergue pendant l'anne 1787, dans les douze d6partemens de Ia Colonie, if ne refloit dans les diverfes caifles, au 3't decembre de Fann6e derniere, qu'une fommede 156,9 ilIiv. 13 f. 3 d. ; tout Ie refle, jufqu' a la concurrence des 935,160 I. 5 5 d. montant des fonds non confommes de cet exercise, fe trouvoit verf6 dans la caiffe du commis principal des treforiers generaux, & dans celles des treforiers particuliers. J'infifle fur ces details, parce que je partage la fatisfacdion avec laquelle les contribuables doivent apprendre que ie produit des impofitions n'eft point diverti ou emptoyd a la fortune de celui qui n'en eft que le depofitaire & parce quil eft de toute juflice de fire connoitre au public I'exac- titude &-ia fiddlite de ces comptables. Les fonds non confommn s de cette ann6e i787 mon- tent, pour cette caiffe, a 93 y, 60 liv. 5 f. 5 d.; c'eft le premier fruit du. retour de Fordre interrompt pendant les dernieres annres de Ja guerre. It eft a d6firer que i'admi- 30 nifration air toujours de la forte environ un million libre & difponible. Comme il n'eft en referve cependant que pour qu'on puiffe en faire ufage dans des circonflances urgentes, il fijbira fans doute quelquefois des diminutions ; mais I'Adminiflration s'appliquera, des que lebefbin feia paff, .a rendre au trefor ce qu 'elle en aura tir6; elle ne fera de la forte jamais dans le cas de recevoir la loi. Nous faifbns depuis deux ans 1'exp6rience de ce regime, & on verra par Ie compete de 1788, combien ii en eft rffulte de facility pour les entreprifes confiderables, commences en 1787, & qui ne tarderont pas -ae4re-aIeuir-fn. N. V. COMPTE des recettes e depenfes de la Caiffr general. L E compete de Ia caifTe g6nerale me parott le plus propre a demonLrr les bons effects de la marche qui a et' adopt6e. PendantA'annee 1784, quLa precede celle oL jeluis entree en fondfions, cette caiffe n'avoit requ qu'environ i y5,000. fomme infuff ante pour le payementdes charges, emolumens & appointemens qui y font affignes. La 1omme en -caiffe etoiL A mon arrive de 121 liv. 16 f. 7 d. La caiffe de la marine, quti toit en pofeffeion depuis plufieurs annbes d'une parties de fon revenue, acquittoit auffi une parties de fes charges, ou plutot elles fe payoient affez inal. 11 fuffifoic d'etre debiteur de cette caiffe pour fe perfuader que l'on etoit difpenf6 de payer, & par la mnme raifbn, les creanciers etoient fi convaincus du denuement de. la caiffe, que plu- fieurs n'avoient fait aucun ufage des litres don't ils etoient porteurs. Mais le resour d'une efp'ce d'abondance a faith reparottre diverfes ordonnances depayerment d6ji ancienncs, & if a faliu les acquitter. Ce font les recouvremens fits fur les debiteurs, les payemens faits par fes fermiers, qui ont mis cette caiffe en -tat de venir i fon tour au fecours de celle de la marine, de payer une parties des charges de la caiffe des amendes, & pour plus de 500,000 liv. d'autres ddpeneiis, & qui olt permis de referver un fonds libre, tant6t plus, tant6t moins confiderable, pour faire toujours face aux rclamnations eventuelles.. ,On a vu dans i'ctat N.0 I ce qui compofe l'alif de cette caiffe; c'eft la parties de fon revenue .que I'on peut regarder comme- re-cette-extraordinaire, &--eeet' celIe-qul-)doit_ ubvenir aux d6penfes pareillement extraordinaires. Les debets rfidl- tant de la liquidation des comptes des droits domnaniaut, les fermages des poles & des bacs en forment le revena cer- tain. On s'occupe des moyens de donner au dernier article, Ia deflination qui lui convent. Les debets des fucceftions vacantes, jufq.u'? i6poque a faqueee elles fbnt prefimn6es tom.bees en desherence, n'y font qu'en dep6t.. Les fonds affures de cette caiffe, employs fans diffrac- tion au payment des charges qui y font affignees, paroiflent devoir y fuffire toujours. Elle pourra mcme acquitter, come en 1787, une parties de Ia depenfe de la caiffe des amendes.. N.0 V I. CO A PT E de la CailY, des Libertis. L'fTAT N.0 V I prerente I'enfemble des recettes & d6penfes de la caiffe des libertns. Cette 'caifre paffoit pour avoir u.n fonds i.nepuifable ,. & pour affurer de grandes, reffources a ure Adininifration bienveiilante. I eft vrail que ce 32 fht Li feune dans laquelle je trouvai des fonds libres: ils fembloient, au premier coup d'ceil, s'elever a pres de 600,000 liv., mais ils fe trouverent reduits a i I o,ooo liv. par ia necCflit d'ac- quitter pour plus de 466,000 liv. d'ordonnances tires par mon predecefeur, -& qui ne furent prcfentees au payc'mnnt que peu de jours apr. s mon arrive. Cette reffource fut de ia forte bientot epuife; mais apres m'etre aflure des moyens que m'offiroit la caiffe, foit dans le recouvrement de fes adifs, fbit dans fes revenues nous refoltimes M. Ie gouverneur g6n6ral & moi, de prefer I'execution des travaux don't nous - --avions trouvi charg.e:Le remblai des quais du Port-au-Prince & 'oiivcrture du chemin de Jacmel furent alors pouff6s avec a6livit6, & non-feulement les payemens fe firent avec aifance, Imais cette caiffe fut bient6t en etat de preter i celle de la marine, quejene pouvois parvenir a mettre au courant, attend les dettes confiderables qu'elle eut. a payer pendant toute i'annie 1786. On trouvera I'article des penfions affign&es aux peres & meres de dix & douze enfans, plus confiderable qu'on no le penfe en general: I'Adminiftration a fait faire des verifications exa(les a ce fujet ; elle ne peut douter aujourd'hui que toutes cells qui font payees ne foient 16gitimement acquires, & la publication qui fe fera annuellement dans les gazettes du nom de tous les penfionnaires & du lieu--de leur rcfidence, eft-le moyen le plus affure de pr6venir toutes les irregularit6s qu'iI 6toit difficile d'emppcher auparavant. 11 ne pent etre queftion dans cet dcrit, des rapports qui ont lieu entire les afranchiffemens & la conflitution de la Co- lonie : je me borne a dire que t'Adminiftration n'a point 6td f6duite par I'appat d'une augmentation des reffources don't elle a befoin, meme pour. es travaux d'une utility g6nerale. Mais perfonne n'ignore quechaquemanumiffion, en diminuant ie nombre des tctes foumifes a I'impofition municipal, aug.1 mente le nombre de ceux qui, fouftraits a l'efclavage & d6gages du joug domeflique, deviennent membres de la focie e, & nkceffitent une augmentation de furveillance & des depenfes qu'elle qu'elle'entratne. Ces confiderations & d'autres dctermin'rent M. legouverneur-gcneral &moi a dceverla taxe desaffianchifie- mens. Oonremarquera qu'en 1787. iln'en fut accord qu'en- viron moitie autant qu'en 1785 mais que le revenue de la caiffe n'a pas 6prouve une diminution a beaucoup pres auflt conafiderable: les affranchinfemens gratuits n'ont ete qu'une dette payee a a juflice un homage rendu a ia loi & il n'efl peut-etre pas inutile de rapporter ici que Ie dernier gouverneur-gen6ral youlant en quittant Saint-Domingue, procurer la liberty, a un de fes enclaves, n'a pas cru pouvoir --furpendre-pour-lui feulles difpofitions de Ia Joi, don't nous avions. conflainment maintenu 1'exdcution al'dgard de tous, & qu'il a fait payer la taxe. La caiffe de la marine avoit prete en 1785, peu de temps avant mon arrive, 1,704,ooo liv. a celle des libertis pour le montant de la: d6penfe de la fontaine & de I'aqueduc du Fort-Dauphin, mais Ail ne fera point queftion de cette dette dans les tableaux de la recette & de la depenfe, attend qu'elle eft ant6rieure mon adminifiration & qu'efle no change rien aux refultats gen6raux. _N.0 V I I. CAISSEs des Droits domaniaux, Amendes , ypaves, Bdtardius, Aubaines i' Disherences, Conffcations e droit de Deux pour cent. L.A comptabilite simple & facile de la caifTe des libert6s, contrafle d'une maniere frappante avec 4'adminifration compliqu6e de celle des droits domaniaux. Je me fuis efforce, dans I etat N.0 V II. de la fair connotire dans tes diffdrentes branches qui la component, mais on verra aifd- 34 incnt que je n'y fuis parvenu qu*en parties. Entrame par hbeauconp d'autrcs affaires encore plus prcfrecs, il me fut im- poffibc, pet'ndant une grande parties de tamin6e 1786, de don- ner a cette caiffe une attention direde, & de la foumeture au regime Uniforme & fimple.qui s'introduifoit dans fes autres parties de la finance. Qudques Receveturs avoient oubli6 que pendapt le course de leur gellion & avant l'expiration des c:nq annees d'exercice, ils font comptables de toutes leurs operations a tad iinifrateur & qu'ils doivent en tout temps, re prets hfui fire connohre leur situationn. Quel- -ques autres en-pVcit -nombre-,- aoient conferve 'liabitide de tui adreffer des borderaux; mais ces apergus imparfaits ne pouvoient fervir qu'h 1'6garer; Ia dcpenfe s'y trouvorl toute entire, la recette n'y etoit qu en parties; & fous pretexte que les objets n ctoient pas liquides on n'y faifbic , uille inention des fonds des hibtardifes, aubl.incs' ou confif- cations : touces ou prefque toutes kes ordonnan'ces 6toient renvoy6es fans payment. Quelqucs-uns de ces comptables- int combattu long-temps la rcfolution que j'avois prife, de les obliger A computer chaque mois du montant reel & effe6lif de leur caifie. Ce te fut qu'au commencement de raniee 1787, que je les amenai a fe conformer aux .irht trutlions qLue je leur avois donnees. Un fiul rdeifia neanmoins. aux demands reiterees de 1'ordonniteur; i parvint, force de promeffes, a 6uder les ordres les plus directs & les plus pofitifs: il a allcgue fa mauvaife fante pour cauft de fa re- i1flance, & ce n'eft que le to de juillet, trois mois avant la fin de fon exercise, qu'il a produit fes bordereaux, depuis o6tobre 1783 jufqu'en juin 1788, inclufivcment. Mais les tableaux qui accompagnent cet ecrit, 6loient deja imprim6s, & la privation des pieces qui auroient du m'cire fournies d'avance, m'a mis dans 'impoffib lite de rendre auffi-completv- qu'il auroit dt^ l'ctre celui des recettes & des d6penfes des droits domaniaux. Cet tat pourra neanmoins donner une id6e de leur importance & d'e leur emploi; & pour approcher encore plus de la vcrite, I'obferverai que, fitivant le refultat des produ.llons tardives du receveur du Cap, il a fail pendant quatre ans & neufmois une recette de. 683,12 3 7d & une dpenfe de. . . . . 669,79+. o 8. Le reftant en c:iffe eft de . . . 3,29. 2. i . Mais en attendant un verification plus exalde, ce reliant paroit abforbe par les payemens ordonn6s fur cette caifle & que Ie comptable avoit diftfre's parce qu'il ne connoifroit pas fa situation. Ce n'eft qu'A I'aide d'unehrveillanceimi&diateliur cette partie-du revenue public & de quefques verifications inat- tendues, que je flis parvenu a fire (fortr de ces caiffes phius d'un demi-million, & cette Rfomrme confid6rablc m'a mii en Ctat de ne laiffer en fouffiance aiiciin payment. La recette paroic irifhffifinte n6anmoins pour fbutenir Its charges aduelles; mais j'efpere ctablir Ie niveau parl le moyen de quiequesarrangemens qui ne fonrtjufqu' a present que prepared: quand ifs auront ete mis a execution, je pourrai en confo- lidant le regime cdabli, en faifant fire une perception exade des diff6rens droits, ei portant une attention conflane fur Jes depenfes refultantes des taxes de t6moins, frais de procd- ditre capture, conduite & autres qui font au compete duRoi, -reduire A une fomme modique les fecours &rangers don't -ces caiffes auront befoin; d'ailleurs tout cft paye avec exa6titud . Le compete de I'adminiffration des fonds royaux & colo- hiaux de Saint-Domingue pourroit etre terrine ici, mais ia coinoitrhiice de toutes les perceptions flites.dans la Colonie, & don't le produit efl applique diredement oiu indirecliement A fon profit, doit $tre complete ; & pour que cet 6crit , autant qu'il pcut dependre de moi, ne laiffe rien a defirer, j'ai fait, dreffer `'6tat general des droits per'us en 1786 & en 1787 fir le commerce stranger, cel-ui du prodift dies quatre & fix dniers pour livre retenus en faCeur dles in valides 'de a mariec, & enfin cehui de la ciaife des colnfiinht ns. Its fiivenIt iinnmdiatemient cclui don't il v!ieit O'Cvre queeibfi. ' rc q i < if En 36 N. V II I. COMPETE, par bref- itat , des Rece ttes e des s pendant Lt TAT N.- V III fait connoftre Ie montant de la recette & de la ddpenfe des caiffes d'entrep6ts. 11 peut donner une connoifTance generaIe du commerce de cette Colonie avec les Etas-unis & les autres nations etrangeres; je ne rdponds ccpendant que de fa conformity aux regiflres, & je n'ai pu fair aucune mention de la parties de ce commerce qui echappe aux regards de I'Adminiftration, quoiqu'elle en ait connoif- fance, mais fans pouvoir la conflater. N. I X. COMPETE par depenfes des les exercices bref-itat , cafes des 1786 des Recettes .d des Invalides pendant S17,87. IJ'LTATW N* IX, en faifant connoItre le produit desquatre & fix deniers pour livre, prefente une perception don't ti une grande partie eft 6trangere a la Colonie, & don't I'autre a pour objet de ia fair contribuer pour fa part, comme Cta- DeTenfes des ca!ifes des Entrepd les exercises i786 & 1787. I iI I ........... L Illlll .................................. .37 blifti nent maritime, au foutien d'une laffe de fuijets prcleux par les services qu'ils rendent a lpaiae, qui doivit ctre comptcs parmi les agens neceffaires de ]a profperite des Colonies, qui, par la. nature de leur profefion ne peuvent fe preparer eux-me'mes des refrources pour leur vieilleffe, & qui font fondes a efperer que I'Eat fera prIvoyant pour eux. A Iegard de la retenue fate fur tes depenfes a acquitter par la caiffe de la marine on pourra juger par ce tableau combien elle eft 6egere & infenfible puifque la majeure parties porte fur les officers & eniployes de Sa Majefl6, - que-peipmu en-ee- exempt,&qu'enfin tout cequi t d retenu fur les achats fits pour le compte de la Station, eft rnellement. payd par la caiffe de France. N.o X, ET A T defituation de la Caife des Confignations pour paffages d'efclaves en France au 9 I Dicembre 1787. J'TA paff6 pres de deux ans dans cette Colonie fans avoir pu prendre connoiffance des recettes & des d'penfes de la caiffe des confignations; 6tablie par la declaration du Roi, du 9 about 1777: fes mouvemens font aujourd'hui fourhis avec une grande regularite, par Ie commis principal des tre- foriers generaux, & par les treforiers particuliers a qui elle eft confiee. Cette caiffe reioit les fommes don't la configna- tion efl ordonnec pour affurer le retour dans la Colonie des noirs, mulatres & autres gens de couleur que leurs mattress ont eu la permiflfion d'embarquer pour s-en fervir pendant ia traverf6e. Je ne confidere ces forids que comme Un dep6t auquel il ne doit pas ~tre permis de toucher, &'on 38 pourra remarquer qu'il n'en eft fait mention ni dans le palfif ni dans I'atif de ia recapitulation g ndrale des recettes & dcpenfes de la Colonic. Je n'ai pas connoifrance que depuis 1777, les depenfes pour frais de garden dans les depots, ayent 6t& reglees & fbtides entire les treforicrs gCneraux & leur commis principal a Saint-Domingue. Les fonds fans deflination qui fe trouvent dans la caiffe 6tant maintenant en evidence & fous les yeux de l'adminiflrateur, pourront fervir a la parties de ce rem- bourfement qu'il feroit impoffible de fire supporter aux par- ticuliers qui la doivent, & qui ne peut, fous aucun rapport, &tre a la charge de la Colonie. N.0 X l. R CA PITrUL ATI ON general des recettes i dejepenfs de diverfes caffes de la Colonie, pendant les anne'es i786 & 17987. LE s dix premiers tableaux ayant des rapports effntiels entire eux i dtoit necefTaire de les raffembler en un feul, & d'offrir fous un mdme point de vue le refultat de toutes fes rccettes & de routes tes depenfes don't ils contiennent le detail: c'eft ce qui a fte fait dans le tableau N.' XI; if ell la recapitulation de toutes les parties de la finance pendant les deux premieres annmes de mon administration. En y rlfu- inant les receics & les depenfes de la caiffe de la marine , je les ai d'abord divitfcs en ordinares-& extraordinaires; j'ai enfuite foudivif6 ies unes & les autres en receites A& dIpenfes nppartenint, d'une part tux exercices de mon adminialra- tion & de l'autre aux excrcices aliterieurs. Ces divisions a;iuront Favaniage die tire coninatre, i." I rapport des .39 tecettes ordinjires avec les dikpenfes ordinaires, & cefui des recettes exr.aordinaires ivec les dcpenfes extraordinaires 2.de conferver la line tracee entire l'Adminitflation ancicnne a la nouvelle, fiivant les ordres que j'en avois recus : 3- d'Wtablir la fiaifon de cet Ctat avec ceux des dettes ad6ives & paflives des diver(fs caiffes. Je me propofe de maihncnir cet ordre dans tous les comptes que je publierai defbrmais. Je ne confondrai point Ics exercices de mes pred(ceffeurs avec les miens, & jufqu'a l'entier recouvrement des dettes adives, jufqu'au payment final des dettes pajlives, je don- nerai chaque annee connoifllnceAdes-progr'es-^i iauront ete fiits dans ces deux parties. 11 y aura des additions a faire .a i'un & ala'utre de ces 6tats; car, quelque foin que j'aye pris pour parvenir A connoutre tous les cr6anciers & tous les dchiteurs des diverfes caiffes, i. refle encore a regler quel- ques objets litigieux & d'une tongue difcuffion., & l'evene- ment peut feul determiner fi ]es particuliers avec tefquels id faudra les regler, front debiteurs ou cr6anciers ; plufieurs font dans ce cas dans la parties du Nord : l'ordonnateur y met la derniere main, & quoique les etats forms au Port- au-Prince ne donnent lieu a aucune addition de ce genre, il fera n6ceffaire cependant de former un fuppliment pour y comprendre quelques ordonnances exp dies par mes pre- desceffeurs, oubli6es par les parties prenantes, & retrouvees parmi les papers du bureau des finances-: quelques-unes avoient iufqu'a quinze annees de date. Apris avoir conflate qu' efes n avoient point ete payees j a fait avertir les parties par la voie des gazettes & leur payemnent a eu lieu. S'ii s en trouve ailleurs qui foient dans le mcme cas,.,on veillera avec le mneme fcrupule aux interests de ceux qui pourroient y avoir des droits. Je m attacherai pa.ticulierement, dans les comptes que ) aurai a rendre a J avenir,, a rappeler le point d'oiu je fuis part pour etablir avec exaditude ce qui reftera a fair d'annee en annie. On d(firera peut- tre que celui que je rends aujourd'hui eit prefente les objets avec plus de detail , 40 & qu'il eit offert des refultats plus deyeloppes; mais it ne faut pas perdre de vue que je ne donne ici qu'un compete de recettes & de depenks reelles, tells qu'elles ont etc faites & non pas telles qu'elles devroient 'e~tre fi- chaque annee pouvoit fe folder. C'eft un compete de caiffe & non un compete d'exercice; & fi je me fuffe borne a donner le refultat du compete d'ordre, on n'auroit vu en 1786, qu'une recette d'environ fept millions, qu'une dd- penfe d'environ cinq., & un debet apparent de deux millions, ddbet aneanti.par les payemens faits par le cormis princi- pa- des treforiers gen6raux--a la dechage des exerc-ces anterieurs. J'ai done cra preferable de publier un compete des recettes & des dcpenfes reelles. Toutes les dettes 6tant une fois acquittees, & les 'anticipations etant deformais inutiles chaque annee acquittera fes depenfes a tres- peu de chofe pres', & ces etats approcheront, des 1789, au- tant qu'il eft poffible, du compete d'ordre de cet exercise. Les divisions employees pour les fonds de la caiffe de la marine n'ont pu 6tre confervies dans la recapitulation des recettes & des d6penfes de la caiffe gen6rale, de cellss des libertcs & de celles des droits domnaniaux; & d'apres les details que prefentent les comptes particuliers de chacune de ces caifles, ces divisions 6toient en effect de peu d'im- portance. Quant a la parties des fonds non confommis de toutes les recettes, elle fe trouve etablie avec une fcrupuleufe exaclitude; its font confiderables, eu egard au denuement dans lequel les caiffes fe tronvoient en novembre 1785, & ndanmoins ils ne forment qu'environ ia vingtieme parties des recettes faites par les diverfes caiffes de la Colonie. Vingt millions fortis fans effort des mains qui les avoient recus, ont et6 depenfes, & de la forte il ne refloit, au 34- decembre 1787, dans les diff6rentes caifes, que ,80, 9931. 17 f. 6 d. divifes enitre elles toutes & entierement 'la difpofition de I'Adminiffration. Quelques-uns regretteront peut-etre que ce capital foit pour ainfi dire retire de la circulation ; mais d'abord, il eft bien 4' bien peu considerable compare a cehii qui, tant6t circule dans cette vafle Colonie, tantot repofe dans les coffres de plufieurs particuliers. D'ailleurs cette fomme avant que i'6tat des finances fAt connu avec une entire precifion, ne profitoit qu'aux comptables qui cachoient leur veritable situation. A pr6fent, c'eft un fonds afluir ou les adminif'ra- teurs ont la faculty de puifer dans toutes les circonflances im- portantes, & pour remedier aux accident qui pourroient affliger Ia Colonie. C'eft le trcfor de tous, & il me paroit que chaque citoyen doit 6prouver un redoublemcnt de fccuritc & goiter un-repos plus parfhit -orfqu'il fait que la prevoyance du gou- vernement s'erend non-fcuilement au course ordinaire des cvc- nemens mais qu'eile emnbraffe nmene les maux poffibles. Je conviendrai en meme temps qu'il feroit conform a mes principles de ne pas Iaiffer toujours ces capitaux oififs. 11 pourroit etre permis de les pr6ter, non pour I'avantage des individus & pour fervir a des fp6culations particulieres; quelle que puit etre feur utility, cette deflination feroit fujette A trop d'inconveniens, & entraineroit infailliblement des abus; mais I'Adminiflration pourroit, apres avoir pris ies ordres de SA MAJESTIE fur chaque demand, preter aux quarters croiffans une parties des fonds neceffaires pour executor des entreprifes trop confid6rables pour eux. Les progrres qui en-r-eflteroient pour la culture fluffiroient pour acquitter, dans le course d'une ou de deux annees, le montant de t'avance; elle feroit infailliblement avantageufe aux emprunteurs, qui n'auroient point d'inter6ts A payer, & i'on fit qu'a Saint- Domingue ils font F'ecueil de la Iplupart des entreprifes. 1 faudroitfeulement que le rembourfemcnt fut affinr6aux 6poques convenues, fins dillin6dion des temps de paix ou du temps de guerre; que les principaux oblig's & leurs cautions n'euffent aucune faveur, aucune indulgence a efp6rer ; qu'on ne put alleguer Ie mauvais fucces pour difflrer ou-6cluder les paye- mens, & qcue le gouvernement ne'prouvIt aucurne de ces difficulties fi ordinaires, lorfqu'iI s'agic des levees, mmee le plus regulierement -etablies. 42 11 convictt autf de faire de grandes avances aux entre- preneurs ou fourniffeurs, lorfque les travaux ne peuvent ttre ex'utis, ou les fournitures faites fans des mifes dehors :colnfid'railes. C'eft d'apris ces principles que, on procede en ce rnoment a des operations don't il fera ren(du compete en 1 789 ; c'eft ainfi que l'on en ife au Cap, a Plailance, ,au Gonaives, an Port-au-Prince, a J"remie, A Jacmel : les autres parties de la Colonic (6prouveront fucceffivement les effects de ce regime. L'Adminiftration n'en eft que plus iranquille fur le fort des fonds libres des difftrentes caiffes, quT -tcle -les a phce -ipar -forme davance dans les-mains- d'habitans folides & bien cautionnes, qui acquitient leurs dcttes par des travaux publics .,qui s'executent de la'forte avcc tomie l'conomie poffible. FA B R I QU E S. J'AU R O IS dfir6 pouvoir joindre a ces tableaux ceux de la comptabilite des fabriques; mais V'Adminiflrationi n'ayant & ne devant avoir fur cette manutention qu'une autorite de furveillance, & beaucoup d'autres objets ne me permettant pas de partager mon attention, j'ai paff6 dans la Colonie -dex ans & demi fans pouvoir m'occup.r de celui- ci. J'ai commence a jouir du loifir n6ceffaire, & je I'ai confacre6 cette partie de imes devoirs. Je n'ai pas encore fait de grands pas, & ma correfpondance avec les cinquante cures de la Colonie, & avec pluficurs imarguilliers, me permet a peine d'eatrevoir d'une manicre gcnerale Ia situation de ces caifTes. Un grand nombre de marguilliers font parfaitement en regle pour I'annee de leur comptabilit6, & its mcritent d'autant plus dIeloges que ces fon6dions, purement gra- tuites, nc peuvent ctrc exercIes avec .cette exactitude que par des citoyens animes de f'amour du bien public. Mais ia mutabilitc continuelle de ces comptables 'efc pas fans inconvcniens; elle rompt a chaque pas la liaifon des aflaires 43 les plus importanres. A- peine ie arguiI ier eft-il en fonc- tions a, peine a-t-if pris connoiffince du temlporl d'une fabrique, a peine peut-il pritfenter aux paroifliens des projtis d'amnelioration ou de reparation, qtie deja il doit penfcr a en laiffer l'extcution a fon fiicceffeur. Dc-la rc6ulte en parties fa coiiufrion qui s'apcrgoiL dans cette comptabilit : c'eft A Ia flabilit6 de qudeques marguilliers, retenus dans leirs places par la confiance permaneinte des paroiffiens quc plufieurs fibriques doivent le bon ordre & la bonne admi- niflration de leurs biens & de feurs revenues. Difl'drens mar- guillier-s ,--Aemeen- exercise_ AtL-qen font fbrtis depuis peu, font parfaitement en iPgle, quant a leur propre geflion; d'autres m'ont affur6 qu'ils alloient s'y mettre: j'ai mirne J'efpoir d'amener ceux qui doivent des comptes depuis onze A douze ans, A les rendre & a en payer les ddbets ; & pour repondre au dcfir que m'ont tdmoignd quel- ques-uns de ces comptables, je publiera-en 1789 toutes les connoiflances completes que j'auraipu recueillirfur chaque paroiffe. REGIE DES GREFFES. LEs products de la rcgic des greffes ont mont6 pendant rann6e 1786, a.......... ....28,60,4 -. 16 fC 8 d. & pendant annee 787, . . .39,666. 3. 9- II n'y a fur cette recette que Ia fomme de 3000 liv. qui foit employee dans Ia Colonie. C'eft ce traitement, y compris tous frais de bureaux, alloue au fecretaire charge de tenir les livres & de fuivre la correfpondance, tant avec les greffiers-r6giffeurs, qu'avec le treforier, & avec les parti- culiers jouiffant de pensions fur les grefes. .DEP OTS _7 conr donation das ( kls l Greff es. J'AM fait faire, en diverfes circonflances, la vrification des dep6ts d'eflpces dans les greffes, & plufieurs greffiers ont 4 r If 4+ &tC trouvis parfaitement en rcgle. Au reffe, ces verifications regardent les officers des fiUgcs plus immndiatement que 'Intendant, & jenc doute pas qu'ils ne conflatent, par des infpedions frequentes; la bonne tenue des regiflres des de- pofitaires & 'cexiftence des depots. L"Adminiflration nepeut en prendre connoiflance que pour s'affurer qu'ils n'ont pas E6t violes. C'eft aux tribunaux feuls a les faire rerhettre a ceux qui peuvent y avoir droit, & par conf6quent 'a en garantir la conservation par une vigilance coaptinuelle. IH6 tPITAUX DE PR OVID- --- JE me propofe de fire connoire I'annee prochaine fes recettes & (d1penfes des deux maifons de Providence pen- dant celle-ci. Les adminiflrateurs de ces etabliffemens s em- prefferont a publier I'eniploi qu'ils auront fait des ,fonds qui leur font confi6s, & cette pratique de fe rendre compete a eux-memes & a leurs concitoyens une fois en vigueur, ah charity mmn e la plus adive ne pourra les porter a paffer la mefure des forces & des revenues de 1'etabliffement ; ils fentiront qu'on lui porte un coup fatal lorfqu'on commence a l'endetter; que les fecours prodigu6s dans un temps, pre- parent des refius pour un autre; qu'il faut malheureufrement que la commifnration ait elle-m6me des bornes, & qu'en un mot I'ordre & Ia regle font indifpenfables jufque dan es- aes de bienfaifance, qu'iI feeiuit fi doux d'exercer fans limits. BACS, f c. JE recherche avec foin s'il y ai encore quelques parties du revenue puLblic don't les competes doivent avoir place ici; je ne trouve que les pages fur les bacs. J'avoue encore que je n'ait a cet 6gard que des notions infuffifantes ; mais les habitans qui ont ete charges de cette manutention & ceux qui le font prefentement, fe proponent de me communiquer des t ats que je m'emprefferai a rendre publics dansles competes qui paroitront 1 annee prochaine. "* -1-- '-.-T1 +45 IMPOSITION MUNICIPAL. LA reunion des deux caiffes a nccefctd un rc'gcment uniforme pour toute la Colonie; par ce r6glement le Co'nfeil affure a la fois la perception .& le bon emploi -de Fimpofition municipal. Un objet de depenfe incertain & indetermine jufqu'a ce jour a pris, a cette occasion, une forme r(guliere; c'efl celui des points fur les caux qui traverfent les grands chemins ; on en connoit. 'importance dans une Colonie auffir vafte--dont les- dif6rentes parties ont des rapportrs continuels, & font divifees par une multitude de rivi'res, de torrens & de canaux. Saint-Domingue ctoit peu avance6 cet Jgard; fes habitans, foit dans leurs voyages foit pour le tranfport de leurs denrees, etoient arretes par des obstacles frdquens, & ils ,prouvoient de grades pertes de toute efpece. On ne pouvoit fire ceffer leurs plaintes que par la conftru6lion des points; mnais il etoit natural de diflinguer ceux qui devoicnt &tre 'a la charge des particuliers de ceux qui devoient6tre conflruits aux frais du public. II a paru jufte de faire fire aux frais des habitations les points fur les canaux d'arrofage, & I'ordonnance rendue a ce fujet exdcutee d'abord avec lenteur & non fans quelques reclamation a enfin product les lieureux effects qu'on en attendoit: les habitanis fe fe-icitent de la contrainte falutaire qui leur a ete impofe & ils re- connoiffent que ieurs d6penfes font deja couvertes par la ceffation des dommages qu'ils eprouvoient auparavant. A 1'6gard des points fur les rivieres ravines & eaux publiques, if eit 6td injufte d'ep faire fi pporter la depenfe par les individus, ou meme par les quartieis & on n'a pu s'empecher de la confiderer comme veritablement colonial. Le gouvernement a juge en memie-temps, que s'if falloit, a chaque entreprife de cette nature etabir une imposition par- ticuliere, les fbins, les details, Jes fraisde la levee, I'importunite des demands reiteries l'inconvenient pour. I'habitant.de ne pas connoltre exaCement a combien monteroit fa 4. cotifation annuelle, augmenteroient infailliblement fes charges; que les Ibufcriptions d'abord embraffles avec chaleur * avortoient fouvent forfqu'elles etoient a moitie executees, & quclqucfOis meme s'evanouiffoient entierement avant d'avoir et6 entamiees ; & que., pour proceder folidemclnt & regulierement dans une pareille matitre if convenoit de comprendre cette d6penfe dans l'impofition municipal, pour faire participer enfuitite les difkfrentes parties de la Colonie aux avantages qui doivent en rdfulter. Cell d'apres ces principles que !'edit du Roi concernant les chemins, a ordonne quc ,,-fes adiinif'nirteurs pourro;ent prendre -ir-e-s caiffes municipales. ou fir le trefor tout ou parties des fonds neceffaires pour ta conflrulion & l'entretien des points ? qu'exigeront les chemins, tant anciens que nouveaux. , De la forte, fa Colonie verra fucceffivement s'dlever des ouvrages qu'on auroit vainement attends d'un quarter en particulier, & qui, je crois, ne fe rencontrent dans aucune autre Colonie. L'tat de cette caiffe va permettre auffi des etabliffemens de police fi long-temps follicites au Cap, au Fort-Dauphin, au Port-de-Paix & a Saint-Louis; c'eft ainfi que les villes i les campagnes participeront egalement aux avantages du regime d'ordre & d'uniformit6 que le Confeil vient d'adopter, regime- d'autant plus precieux, qu'il -a pris 'Iengagement former, par I'article XXXVII de ton r6glement du 13 mars dernier, de faire connohtre en 1789 le refultat des recettes & des d(penfes de cette caiffe. II1 n'eft point queflion ici des recettes faites par les rece- veurs des amirautis, parce que les perceptions don't ils font charges, Ibnt etrangcres at I'lntendant de la Colonie, quant a leur coniptabilitd. 47 N.0 X 1I. TABLEAU des marches, fermes /' entrcprqfes, foit particulkres, joit 'genrales. LE dernier tableau eft cefui des marches fermes & entreprifes, foit particulieres foit gendrales, don't f'article XXXIX du regklcent de SA AMAJESTE, du 19 mars dernier, ordonne la publication. C'efl encore en consultant les regiflres- des diffcrens depots, que Y'on pourra conipfeter Jes connoiffances don't ce tableau n'efl que le precis. En effet, plufieurs marches pour des objets fimples, tels que la fabri- cation du pain, les journees d'ho6pitaux, .la foiniiiture de la viande & du bois, un achat de tuyaux de fer pour les conduites d'eaux, peuvent etre facilement enonces & detailles en peu de mots ; mais il eft impoffible d'en ufer de mnme pour les marchesfaits avec un Apothicaire, avec un Serru- rier, un Charpentier & autres entrepreneurs de travatix: on y-trouve jufaqu', cent cinquante articles; &-dix tableau Tuffiroient a peine pour en faire connotre tous les d "tails. ,Je me fuis done borned rapporter les principals difpo- fitions ce ces marches; j'en indique aufli les dates & la duree; & comme ils fe trouvent tous, tant au dep6t du cor:Ar6le que chez les notaires de I'Intendance dans les diffRrens lieux ouf ils ont ite paff6s, on pourra en deman- der la communication, qui ne fera refuf6e A perfonne. Je crois-que-parmi les-vuies bieulailantes de- AMA-J-EsT, eel -e produira des avainages qui ne tarderont pas at e faire fentir, rnon feulement a I'Adminiflration mais enime au public. En effect; come le Roi paye comptant, if doit d'un cote, payer au plus has prix poffible ; mais de 'autre, fes prix 48 failTent encore, ainfi qu'on ne peut en douter, un benefice fuffitant aux entrepreneurs. Les march6s faits quant aux conflrudlions, par example, fous les yeux des ingenieurs, font le refultat de leur habilete & de leurs connoiffances. Leur zele pour le fervice les porte a fire la condition du Roi & du public aufhi bonne .qu'il depend d'eux ; mais I'efprit de juflice qui les anime, les rend en meme temps attentifs a ce qu'un entrepreneur imprudent ne s'engage pas dans des operations qui lui feroient prejudiciables. Les prix du Roi deviennent de la forte une efpcce de tarif, ou du moins d'indicateur & de guide qui conduira infenfiblernent un prix uniform dans les divers lieux de la Colonie, fauf les differences qui pourront rfuilter de I'abondance ou de la rarete des niateriaux, & du retard dans les payemens. Quant- a 'Adminiflration les avantages font encore plus fenfibles. On s'aper:oit d'abord que l'intention du r6glement de SA MAJESTI., efl que cette branch de service loit mife, ainfi que celle de la finance, fous la furveillance publique. Elle vent auffi quie I'expiration des marches foit connue d'avance, afin que tous les afpirans puiffent faire leurs difpofitions de bonne here pour concourir aux adjudications. On voit en effect des gens obtenir une entreprife ia des conditions avantageufes, & neanmoins y faire--mal leurs affaires, tandis que d'aujres y font des gains raifonnables, a. des conditions quelquefois inf- rieures; c'eft que I'entreprife convent a ceux-ci a raifon de feur profeffion de leurs affaires de feurs poffeffions, & il n'y a que Ia publicity qui puiffe appeler ainfi tous les concur- rens les plus propres a fe rendre adjudicataires. Le Roi entend non-feulement qu'on connoiffe ce qui a et6 pay6, mais auffi fur quel pied les payemens ont ett faits : une connoiffance feroic en effect incomplete fans Fautre, & des payemens anti- cipes, par example, doivent procurer un bon marched, qu'on ne pourroit obtenir pour des fournitures ou des travaux faits a credit. 11 ne faut pas cependant prendrie tous ces marches pour modeles. On trouve dans quelques-uns des articles portes a I-i .- . Sides prix vraiment exceffifs. Pluheurs changemens avanta- geux ont eu lieu pendant I'annee 1788 mais le compare que je public ne peut en faire mention. Cette parties eft tine de celles ou le bien ne fe fait qu'avec lenteur, & a mefure que les circonflances en pr6fentent I'occafion. 11 sen eft offert plufieurs depuis le commencement de cette annie, &. MM. les officers du genie n'en ont laiff6 perdre aucune. On ne peut neanmoins fe diflimuler un inconvenient de la publicity des marches: c'eft que fi, d'un c6te, elle tend 4 tout mettre au rabais il eft a craindre de I'autre, que les entrepreneurs ne s'en pr-valent pour ever te prix-owu pour demander des indemnit6s. Bornons-nous a deux exem- ples. La cuiffon du pain aux Cayes fe fait a raifon de 5 liv. par quintal, & au MiWleT raifon de i liv. i3 f. + den. L'entrepreneur qui re.oit moins, all6guera peut-etre I'exem- ple de celui qui reqoit davantage, & il demandera de iui etre aflimile. Mais cette difference refulte du prix des loge- mens, de celui du bois & de la main-d'ceuvre, & de-diver- fes autres circonftances qui ne font pas Ies memes dans les deux endroits. Le prix des Cayes paroit d'ailleurs trop fort, & il a etc question de le diminuer. Les nouveaux marches pour les journees d'h6pital au Cap & au Port-au-Prince, offriront aufli des differences qui me fourniffent le second example. Journ6es d'officiers au Cap, . au Port-au-Prince. ci . . . .10 . . 1. 1 . Journdes de foldats & matelots, ci . . . 3*. 10. . 3*. 18. Ajoutez a cette difference au profit de entrepreneur de I'h6pital du Port-au-Prince, qu'aux terms de fon march'e ti Iui a ete faith une advance de 100oo,ooo liv.- rembourfable fur les payemens qu'il fera dans le cas de recevoir, & pour flrete de laquelle les cfclaves & tout fe mobilier de I'h6pital font engages. Mais outre qu'un entrepreneur pour cinq annees feulement, ne peut fe contenter des m`mes bn 'fices que celui qui jouit fans interruption d'une entreprife depuis plus de quatre-vingts ans, qui a l'efpoir le mieux fond6 d'une continuation illimitee, don't F'ctabliffement eft monte, don't les capitaux ont eu cette deffination conflante pendant un auffi long-tcmips, ii ya une consideration fuperieure a toutes celles- IA, & elle eft puifee dans I'inflitut meme des freres de la Charite: ils fe font confacres au service de I'humanite fouffranite, moins dans la vue d'en retire aucun profit, que pour obbir au vceu qu'ifs ont fait A Ia religion & pour fatisfaire au fem n g* nreux_&_refpei6equiles -orte aaffifler les malheureux ; ils'ne cherchent pas tant A gagner qu'a s'affurer qu'ils ne pourront perdre; & lorfque j'ai trait avec eux,-ils m'ont donned des preuves de humanity6 que j'avois attendue de leur part. En un mot, les marches faits dans un lieu, ne doivent r6gler ni les prix a accorder dans un autre, ni mrme ceux qui front r6gles par la fuite dans le mmec endroit, & je ne vois aucun pr6texte plaufible pour en.pei.er ]a publicity de toutes les operations de ce genre (d). On remarquera dans ce tableau un march fait pour la furniture des tuyaux en fer qui doivent conduire les caux dans les fontaines du Cap & du Port-au-Prince. Je m'empreffe ,annoncer que cette furniture a eu tout le fucces que nous nous en 6tions promis-, orfqu'elle a et6 ordonnee par M. le Comte de la Luzerne & par moi. Nous avions pour but d'effiedtuer ces travaux de la maniere la plus durable & Ia moins flijette aux reparations. Les fontes des tuyaux & (d) Le compete rendu au Roi, au mois de mars 1788 me parvient pendant que Pon imprime ceci ; je lis dans cet ouvrage ce qui fruit: c Tout, JSire ttent a Iordre & I'rdre lui-mieme la publicity que V. Al. a )1 adelote'e. 11 n'cfjt 1.i,.t d',bus (que.l','rdre j la publicity ne pamiennent a dzrutire ,. On ne connoi'ra pas d'abord tous Ics avantages de cette pubiicit6 mais j'auiire avec c0nifi.iin-e qu'on ne pouvoit prendre un part plus utile a La chofe publique; &, dance en annce, on en vprouvi ra des effets plus heureux & plus propres 'a fire b6nir le Monarque a qui nous eo yons i'obligation. des differentes pieces, ont 6td faites avec un foin qui ne laifTe rien a dGfirer. Ces conduites cofitent momins que fes autres par Ie peu d'entretien qu'elles exigent ; & fi cet effai pett contribuer a amenliorer la distribution des eaux deflinees Ibit.aux arrofages, fbit a faire turner les moulins, c'eft prin- cipalement a M. le Comte de la Luzerne que la Colonie en fera redevable. Je regrette de i'avoir pu comprendre dans ce tableau un grand nombre d'autres marches ; on verroit que pref- que tous procurent, come ceux que je rapport, quinze a vingt pour cent de benefice au-- Ro--ou-e a-4C-Goome.- Le march paffR au Cap, Ie 28 mars 1787, avec Ie chi- rurgien du Roi pour les prifons prefente un benefice de foixante & quinze trois quarts pour cent pour le Roi, Le marchefait Ie 12 juin 1786, avec I'apothicaire du Roi au Cap, prftente un ben6fice de dix kptpour cent, compare au march du premier anvier 178+4: il faudra y joindre cinq pour cent don't le trcfor be6nficie de plus par le marched faith avec le fucceffeur de cet apothicaire. Un march paff6, le 8 no- vembre 1786, avec i'imprimeur du Cap, pr6fente un bend- fice de vingt-quatre pour cent, compare avec celui du i." avril 178 J. Je ni'entrerai point dans de plus grands details, & ceux-ci font dcdj~ peut-etre trop circonflancids. On pourra s'etonner de ne voir paroitre-'Ttat de nos finances que plufieurs mois apres 1'expiration des exercices don't je rends compete ; mais cette publication eft la premiere de ce genre a Saint-Domingue ; elle eft le refum6 de tous les regiflres de la Colonie, tenus au bureau des fonds. I1 a faillu ludonner u-ne forme; & quoique celle que j'ai adoptee ait befoin d'etre perfe6tionnde,, on jugera que ce travail exigeoit une attention icrupuleufe & de longs examens. Mais, .d'un.autre c6t6, le fyftelme des finances, -1 com plique, fi difficile par tout ailleurs, eft d'une finmplicit6 vraiment admi- /rable a Saint-Domingue ; ce bel ordre eft fond6 fur les an- ciennes inflitutions, & chaque chofe une fois replace a fonr rang, le point du depart, & celui auquel il s'agit d'arriver G ij m'ctant Mien connus toutes les difficult ts fe font evanouies, & je crois pouvoir affurer que le compete de fann&e courante paroutra de bonne heure en 1789. Pluficurs chefs des diffdrens bureaux, & particulierement celui du bureau des finances, m'ont aide dans ia redacion de ces tableaux, & je faifis avec plaifir cette occasion de leur rendre la juftice qui leur eft duie. Une bonne reputation eft le plus beau, filaire de ceux qui font animes du zele du bien public; ils confacrent leurs veilles & ia Colonie don't its font inconnus. Je m'acquitte ici d'une dette envers eux, Snon pour me foulager -de-la forte du -poids -de-la recoin- noiffance, mais parce que fi cette publication opere quelque hien, je ne dois pas fouffrir qu'il ne foit attribute qua moi, tandis qu'l eft Pouvrage de tanut d'autres. Qu'ils fachent donc que fi leurs occupations affidues les derobent a la vue du public leurs services ne front cependant point ignores, & que le colon pourra s'en fouvenir avec un fentiment de gratitude. C'eft fur-tout A Saint Domingue qu'une publication de la nature de celle-ci n'eft point oifeufe ; il s'y trouve un grand nombre de perfonnes 6clairees fur les matieres de comptabilite, ou verfes .dans la connoiffance de la confli- tution & du regime fiscal de la Colonie. Si. done on ren- -contre des fautes dans ces comptes, eldes feront infailliblement relevees. ifs ont 6t6 rediges avec tout le foin qu'on doit apporter a un ouvrage deftin6 A etre offert au public. Je n'y connois point d'erreurs & cependant il eft tres-probable qu'il n'en eft point exempt; c'eft la publicity' mdme qui les fera connoitre, & j'invite ceux qui ne front pas rebutes par Ia fRcherefce du fuljet, i les rechercher & a me les mon- trer: elles front redifiees dans le compete qui fera public en 1789; & c'eft ainfi que d'annee en annee 'e-tat des finances de Saint Domingue approchera davantage de la precision & de 1exa'ditude qui doivent en* fire tout le prix. Regler avec jufteffe la balance des rccettes & des d6pen- fes, ie borner 'a celles que neceffitent la fllrete, lutilite & -',-n---~-- -- - - la profpdrit6 publique ; payer religieufement ce qui eft dt, fire payer ceux qui doivent : voila en peu de mots Ie but que I'Adminiflration doit fe propofer en matiere de finance; elle ne I'atteindra qu'a aide d'un regime invariable jfle & ferme. En vain cele fe flatteroit d'y parvenir Tais fire des mncontens; deJe doit s'attendre aux clameurs de tous les comptables inexas ou infidees, entendre avec patience les plaintes de quelques gens mal iniformes, ou qui payment avec repugnance, parce q'ils ne peeuvent s'empeclher de crain- dre un mauvais emp oi de leurs contributions. Mais les admi- niflrateurs n'auront rien a-d6firer, fi s perfoniesiimpartiatls appr6cient leurs operations, & s'ils peuvent, 'a la fin de leurs travaux, dire a leur Souverain (e) : c Nous n'avons , rien neglig6 pour juftifier la conflance don't nous avons 6 et6 honored ; les dettes contrades ..avant nous, ont, 6tC Sfidelement acquittees ; nos Lucceffeurs n'ren ttrouveront Saucune de notre adminifration ; ou fi des circonflances ,, extraordinaires nous forqoient tden contradler, ii leur, en , Tera donned, ainfi qu'au public, une exa6te connoiffance. n Nous avons fait de grandes avances pour des entreprifes confiderables, qui n avoient que fe bien gin6ral pour objet; , nous nous fommes affocies les colons avec ,ine ,confi.ance Sentiere; nous avons mis a profit leur zele, Jeur iduinrie, lIes travaux de leurs ateliers; &, quelques moyens que 'Ad- , mirilftration ait d'etre eclairee, elle n'a,,pas rencontre des , lumieres moins fflres chez eux. Nous avons eu le bon. , heur de trouver dans la Colonie meme toutes les reffources , don't nous avons eu befoin ; elles ont etC employees t des r travaux d'une grande importance, & don't pluficurs, jufquah Sprefent, avoient C6 eflimes impraticables. Des chemins , ont etCouverts dans des lieux prelque inacceffibles autrefois, -, des points feront conftruits d'annee en anne, & afflureront (e) Tous les voeux que 1'Adminiflrateur formoit en ,748 ont et6 remplis avant fon depart de la Colonie, & tous les projects indiqups k ja fin de ce m6moire ont 6tc execut6s. JoVte ajuteelt e mars 17)0. s les communications dans toutes les faifons ; des quals ,nembelliffent Jes ports des jetces conquifes fur la mer Srenenti plus fines les demeures voifines, & facilitent les - operations dii commerce & de la navigation. Des fontaines I repandent abondamment leurs eaux dans les principals ' vifles de la Colonie; des canaux les portent pures & limnpides , jufqu'au board de la mer, o l le navigateur peut venir les frecevoir fans quitter fon elIment. Ont a donned dans la plupart des chefs-tieux, iin palais a la Juflice & des de- mere's fines aux prifonniers. Les riches vegctaux de fautre c~ himifphire font repandus avec pr-ofulion dans celui ci-; on les a confines tous aux citoyens cultivateurs, don't les 3o foins doivent les naturalifer. Les depenfes relatives a la dcefenfi de la Colonie n'ont pas -td pargnes ; les objets ( d'ornement n'ont point tdc negliges, Des fonds ont et& afkfe6s a tin "tabliflement refjietable que i'lumanite folli- citoit de la bienfaifance publique & particuliere, dans la ; capital de la Colonie. Au moyen de fa vigilance apportne li la lev'e & A I'adminiflration des imp6ts, ils ont fuffi, & la bone di Monarque a meme pu, fans inconvenient, remettre gratuitement ceux qui, de leur nature, font les plus I incommodes aux peuples (f). Tout ce qui a ete level fur le public a 6t6 eiiployc pour fon utility ou fa commodity. Tous les payemens font faits au comptant, & nous fommes- parvenus a ce but fi defire d'egalifer la recette & la'depenfe. Nous avons mCme fait davantage, caril fe trouve dans Sl'pargne un fonds d'avance affez considerable pour fair face r-.'beaucoup de d6penfes imprcvues, & aux calamit6s Sextraordinaires auxquelles la Colonie efl expofCe. Puiflions-nous avoir la fatisfad6ion inexprimable de tenir (f) C'ci au mo' wnt rmenc de Ia pCnurie du trefor, que les Adriininfra- teurs ont pruoofc la fupprefion de Ia ferme des boucheries fi long-temps follicitde par les colons. S A M A E TE a ordonnc que cette perception ce eroit & elie a rnmme bien voulu en fire Ia remnif gratuite, a fans compenfation, a fes fujets. tin jour ce language puifent une furveillance & une exac- titude, don't chaque ligne de cet ecrit a montr6 la n6ceffite, produire ces heureux effects Nous ferions affures de I'appro- bation de notre Souverain & de f'affelion publique, & nous nous trouverions implement recompenfls de nos travaux. ,eronr le prifent fEt t 7' les talleaux y annex6s. depojfs an Control e la Colonie. Am Port-au-Prince, Ie 2f Juillet J7z6. Sign6 DE MARBOIts. Defofes au Controle, Ie 2f Juillt 7,if. Sign DiESCIAMPS. S A IN T -DO M I N G U E. N.0 I. ETAT GENERAL des dettes adives en faiveur des divegs Caijfes de la Colonie, a ilpoque dil o Novembre 178 5. INDICATIONS DE LA NATURE DES CRtANCES. CA I SE DE LA M ARIN E. 11 6toit du & la CailTe de la Marine de cette Colonie, par billets, proineffes, obligations, decomptes, & autres titres A la charge de divers particuliers, employs, fournifeurs entrepreneurs, leurs heritiers ouayans caufe, pour ddbet de compete d'odrois de deniers municipaux, & divers droits perqus dans la Colonie, pour refiquat des competes de la Caiffe de la Marine, pour prets a eux faits, pour avanices fur les entreprifes, lur les traitemens & appointemens, pour folde de fermages de bacs boucheries & autres objets de cette nature... Cette cdrance eft tablee fur les itats nominatifs & detaillis, fournis &d certifies par le Trforier principal de la Afarine (a). 11 exifloit A la charge des contribuables, entire les mains des divers Receveurs de I'oaroi dans les diffdrens d&partemiens de cette Colonie, des quittances -de droits fur les Negres & fur les maiuni,, don't le recouvreient n'avoit pas encore td fait, mohtant enfenable . . ....... . ........... Cette crance eft itablie d'apres les itats particuliers, fournis par les divers Receveurs de oliroi dans les difdrens departemens (b). II avoit itd fait par la CailTe de la Marine, des avances en faveur des troupes & efcadres allies pendant fa guerre, pour une obmnie de 3,1 8 2,804 liv. Cette dette a 6te prife par les caiffes de France en compensation du produit du droit du Domaine d'occident; elle fera portie au montant de Ia creance publique & en ligne de recouvremeni (c )...................* .... ......* ............... Cette criance rfl itablie fur un compete d un fppilment tde compete certziis, fignes, arr'tis par qui de droit, d" adrefjs au AMiniyre le .2o juillet 178 & le o oobre i 7 6'. II avoit etd fait par la Caiffe de la Marine, des avances en faveur de divers batimens arms pendant Ia guerre par les Etats-unis de I'Amdrique ( d) ........... . . . ......... ..... . Cette chance efl itablie fur des competes en regle, fignis par les Commandans des batimens, en faveur defquels les advances Dt itd faites. CAISSE GENERAL. 11 exiftoit entire les mains du Receveur general de la Colonie, des crdances t la charge de divers parti- culiers, anciens Comptables, Curateurs aux fucceffions vacantes, Receveurs de la Caiffe gdndrale, Receveurs de droits domaniaux, du droit de deux pour cent, Fermiers des poftes, & autres, pour les ddbets rdfultantde diverfesgeftions don't ifs ont td charges. (e) .. . . . . .. ... . . . ... Cette criance eftl table fur an etat nominatif, fourni dr cert fi par It Receveur general, le premierjuillet i 78 6. II a t~ remis entire fes mains du Receveur gendral de la Colonie, des ordonnances de recettes & crdances, a la charge de divers patticuliers & comptables, ddfignis en I'article precedent, pour rdfulhat des comptes upLont etd eaniWs fous la prdlente Adminiftration, quoique les geftions fullent antdrieures, & quoique fes debets-qui en rluhlentu appartin ifent vdritablement aux pricddentes adminiflrations.. .................. Ce fppe'lment a la acrance ci-deffus ef Itabli d'apres les regijlres tenus au Bureau des Finances. (f) II refte encore iY rgler des competes de gellions antdrieures an 1 o novembre 178 ..Plufieurs comptables ont fu jufqu'k prefent fe fouflraire ia leurs obligations ; ils n'ont point produit leurs competes; & les ddbets n'dtant point deablis, il n'en fera fait ici qu'une observation pour mnmoire, ci. . . . . memoir. Cet article pour mimoire refute des itats fournis par le Bureau de la Virification ( g ). C A I S S E D E S L I B E R T1 S. 11 exifluit, entr'eles mains du Receveur patticulier de la caiffe des Libereis, des litres de creance, & des ordonhiances de rembourfememn a la charge de divers IarLniculiers, auxquels les Adminilfrateurs avoient fait preier des fomines qui devoient etre rcmiiles ai adite calife, a1 des 6poques par eux indiquies & don't le rem- bourlement n'avoitpointeu lieu audit jour io novenibre 1785 (hi)..... ...... ... ..... ..... . Gate creance eji table fur un itat certify, fourni par Ic Receveur d' la ta. e des Libertis, le premierjuillet 17 8 6. li exiltoit atrpremier novemibre-I78 -,- dans la cailredes Libertds, uae fomme de 577,o06 l'. C. ix . Mais it refulte des bordereaux fournis par le Receveur, en novembre & decembre de la meine annde, qu'il a itd payd pour objets dfis & ordonnances fur lui, par AMl. de Bongars, anidrieurement au 1o novembre, & non-compris dans itat des dettes paffives, une fomme de . . ..* ... ........ . 466,256. 12. 8. Ces ordonnances n'ayant point etd employees dans I'etat du pafflfde la Colonie, i itne dolt etre port ici en maffe des dettes adives, & en ligne de recouvrement, que celle de (i).. . .. .. . Cette criance eft ainfi tablie d'apres les bordereauxfournis par Ie Receveur de la ta.% e des Libertis, pour lesdeux derniers mois de s17 . I Ii I U ininm S 'I I MONTH AN T de la creance publique, au 10 novembre 1785. liv. 6,576,838. 2,514,465. 3,1 82,804. 203,113. 1,471,511. 601,741. 1 1,500, 116,749. 14,772,723. RECOUVREMENS faits en 1786. RECOUVREMENS faits, en 1787. * U ~ U - I I. V liv. 286,o055. 266,300. ii 356,589. 12,400. 110,749. 1,03 2,09 5. a it 347,165, 217,400. 3,1 82,80+. a 189,843- 72,079. 47, 100. II i 5. 1 5. 'I a 11. SOMMES reflant a recouvrer au 1." janvier 1788. liv. 5,943,617. 2,03 0,764. 203, 13. 925,077. 529,661. 82,4O00. 9,7 14,3+4." OBSERVATIONS. (a) Une part de cette creance eflfujfep- tible de compensation dans /'ordre des comptes, ; unepartiefe trouve duepar desperfonnes nwortes, abjentes infolvables, ouJfas cautions connues; une autre parctie eflfifeptible de recouvremnent > dr I' AJminimftraion en afixe les terms avtc le plus grand nombre des dbiteurs. - ~-) -Cette- crace eft dinm recoutvrneenr difcile ; la mort, I'abfence ou 'infolvabilite d'unepartie des contribuablesprifente une maff de non-valeurs difficile ai appreier; mais' le pfyement des droits dus par des contribuables exifans d& connus ,fira iffe9ue confriniment aux riglemens. ( c ) Cette creance au moyen du recouvre- ment qui en a ete ou di e&rr Jait par Ie depar- temnent de la finance fe trouve retranchWe de la maffe des creances adives de la caif'e de la Marine. (d) Les titres de cette creance ont ete adrejfes aux Etats-unis ; le remnbourfement n'en a point encore ite effe/ ul. (e) Cette criance efl fifceptible de queue compensation avec tine partfi des detiteurs ; ele offre auffi une de non-valeurs riful- tante de leur mort, de liur infolvabilite, on de ce/li' ,I leurs cautions; mais la majeurepartie ef fufceptible de reconvrement; dr au moyen des- termies accorde;s-par I'Adminiftration 7on peut y computer avec folidit,. (f) Idem. ( g ) 11 ef difficile de determiner iemontant de cette ercance; elle feroit trhs-cofid&rabe fi lafite des comptables, don't les cautionnemens fjnt limits, ne devoit en faire cvuftdrr une parties coinme douteufe. ( h ) Le recouvrement de cette criance eft certain, d les terms en font arrites avc les dibiteurs. (i) Si I'on ebtport aut nombre des dtres paffires les .466,2 6 liv. 1 2fous f deniers d'or- dritiances arquittii-s en novembreZ- dicemnbre J76', on port,roir idc en line de creance aaive l,'s ;7.',ou 6 liv. /;ii. I d'niersqui fefont iro iv'e dans la ci ek des Libertis autynr. ier novemnbre, Le r.vlutrat et te' rI le mme ; mals il aparu lhuts naiur'I de ne porter en adciJ r 'l que lesfilnds litre squi wit ete employes a I'am.or- tffement de la dett peublitie.I I_ 'U - - - I I I 1 I . .. ... ...... . SAI NT -DOM IN GUE. ETA T GENERAL des dettes palfives A la charge des divvefs Caifes de la Colonie, a tepoqueda. o Novemn 1785. INDICATIONS SUR LA NATURE DES DETTES. D EPARTE A1ENT D IV NOR D. Lors de la publication de t'ordounance du 26 novembre 178 5, qui obligeoit tous les porteurs d'or- donnances, bons de caikie, acquits de depenfe ou autres titres, a la charge des diverles cailles de la Colonie, A les fire enregiflrer dans leurs d&partemens, l'Entrepreneur des baitimens du Roi au Cap s'eft trouve porteur de foixante-fept ordonnances ddlivrdes pour le prix des toifes des ouvrages exdcutes dans la parties du nord depuis l'anne J78o0, jufques & comprise 178 5; lefdites ordonnances montant .. . . ...................... ..... ................... .... 10,40,35 8' r Conforminent h un dicompie arrtd avec IEntrepreneur, don't copie ej dpofie au bureau des Finances ( a ). II avoit ktd payer ai compete de cette fomme par les Adminiffrations pr&cedentes. 7,' 99,093. 8. En forte qu'a fipoque du I novembre 1785 cet Entrepreneur fe pre1entoit comnine creancier d'une fome de............................ ............ ....... .... ........ .. .......* 11 etoit dui a divers Particuliers, Fourniffeurs, Proprrietaires, Porteurs de bons de cailfes, & autres perfonnes pour le montant des ordonnances ddlivrees ~ leur profit pour raifon de fournitures, loyers de maifoms,-&-autres objets--reIatifs-au Jervkice-uJRoL&_deacolonie lUeidites ordinances enregifirees au bureau des fonds du Cap (b) ................ ......... ....................... Cette edate efl itablie jfir la copie du regif/re tenu du bureau des fonds au Cap en coniformiti de Iordonnance du 2e6 novembre 7958. II titdok d divers Particuliers, Fourniffeurs,Propriktaires, pour le inontant de diverfes crdances iquides don't les titres n'avoient pu etre mni en regle, & don't le payment n'avoit pas ete ordonne par la precedente Admninif- tration, & qui confequftmment n'ont pu etre foumis a I'enregiftrement prefcrit par le reglement fufdate... SCette dette eft itablie X'aprs les hats nominatifs r certifies par l'Ordonnateur auel ( c ). 11 toit di Aa divers Fermiers, Proprietaires & Fournifleurs, pour le montant des indemnites rtgles a leur profit, pour raibun de rfiliation de baux, de marches, pour d&donmmagement & rembourfemens d'erreurs & autres reclamations......... .............. ... .. .... ....... .................... Cette dete eft l table comme la pricidente (d ). 11 ioit du A divers Entrepreneurs, Fourniffeurs & autres perfonnes employees au compete du Roi au M61e, pour le prix d'entreprifes, fournitures, appointemens & autres objets revetus de titres liquides & enreginies ,en confornmit de l'ordonnance du x6 novembre 178 5 ....... ...................... utte date fl juflifiie par un extrait du regifre tenu au dipartement du AM1le, en conformity de l'ordonnance ( e ). DIPARTEMENT DE L'OUEST ET DU SUD. II doit du' a divers Entrepreneurs, Fourniffeurs, Proprietaires & autres perfonnes employees pour Ie compete du Roi dans les differens dcparteinens de F'oueft & du fud, pour montant d'ordonnances expediaes a leur profit, & enregiflrees au bureau des fonds au Port-au-Prince, en execution de l'ordonnance fuldatce ( f). . Cette dette ejt itablie d'aprcs les regl/res tenui au bureau des funds au Port-au-Prince, en execution de l'ordonnance jitfdade, I1 &toit di 'a divers particuliers & aux ttats-majors & equipages "des divers bltimens du Roi, pour Ie -montant de plufieurs pries faites pendant la guerre, conduites & vendues dans la Colonie, & don't les fobds avoient etd verties dans ]a caiffe de la Marine (g).............. ...................... Cette-dttue a ete jufiifiie par les-picces dipofles au control de la (Colonie. 11 eft du ai divers Entrepreneurs, Fournifieurs & aptres perfonnes employees pour le compete du Roi, pour le prix de divers tuavaux execut's avant le i o novembre 178 5, nmais don't les acquits de d&penfe n'ont pu etre mis en regle qu'au commencement de 1787, & qui par cette raifon n'ont pu etre foumis a 'enregillrement. . Celte dtte a iti juj1tyie come la pricidente (Ih). 11 a iti payd la fabrique de la paroiffe du Port-au-Prince, 'a diverfes perfonnes, par les ordres de Sa Majelte, & a divers particuliers pour tranfadion par forme d'indemnite, pour relief d'appointemens & de logemens, pour ddiommagemnens relatifs a des objets d'utilite publique, & pour auties rembourfemens fats par la caille Coloniale (i)........... ............................................. . Cettedeite a ii jutfjieie par les acquits depofis entire les mains du Treforer. 11 tlo'i d6 par la Colonie a la caile gendrale des Invalides en France, pour le montant des fommes verfees dans la Laille de la Mai ine par les divers Trelbriers particuliers (k) .... ........... . . .. Cette date ej l table d'aprns des tats certicls par le Trforier principal. II refiihoit des bordereaux fournis par le Treforier principal de la Marine, qu'au i." novembre 178 $, il etoit en advance envers a caille, tant au DOpartement du Port-au-Prince qu'en celui du Cap,-del().... Cette date rifulte des bordereaux des Trijricrs principal &r particulier. Le produit du droit du Domaine d'occident eiabli fur les derives coloniades, avoit 6td perqu pendant la guerre, par la caifle de la Marine de la Colonie; elle en devoil compile it caille gin&.ale de France, & la compenfAlion ci a 6ti faite en partie aveclie nontant des avances faites par cette Colonie en faveur des troupes & efcadres alliees (m).. . .... ........... .... ...... ..... .... ........ .... ... Cette date r(julie de 1ftat de" perception dudit droit arrit i& verifi le I t noovmbte 1 t S6. MOU N T A IN 1 Ie la dette publique, au Aiovembre 1785. ti IT 1 A -r M F NAC I PAVEMEN.S I S 0 M M E S I fits en 1786. faits en 1787. rau iameres au s."' janvier ,788. ~e a I M - tiir, 3,141,265. 648,6,9. z39,664. 9 1,849 89,938. .278,655. 117,401. 150,736. 104,497. 349,341. 397,948. f. 14. I 2. 10. 5. 19. 16. 120. 10. 6. 4. 6. ! 7- 4,63 1,3,1 8. 15. / 10,241,s37. n. 4. liv. 888,695. 622,254. 4- 238,668. 91,849. 89,938. 278,65 5. 51,077. It 397,948- 2,659,088. 12. 12. 10. 5. 10. I' If II 30. II 14. d. 6. 4., 6. 10. Io a 6. 9. liv. 558,1 17. I, 996, 37,z64. 1 0,736. 104,497. 349,34.1. 4,631,318. 5,858,637. I. 19. -t- # a Ii 7. 1I1.] tiv. 1,694,451. 9-Wo it ii- II 'I ii (I I. OBSERVATION NS. (a) Diverfes 'oria.,.'i;.* ont oblige 'Ad- ininJration d'attendre qu'l ait At jatue par Sa Ai iijejf'fur parties de cette demanded, a compete de laquefle iU a t paya en i 786 6f en 1787, S iue fommede z,446,6'3f 17f 6'd Independamment de . cette fimme, ila encore iti payepour les cravaux de la fontaine du Cap, IdY tous les attres ordon- nes pofierieurement a 178 .. . . .. 9Sy9,676. 9i. 8. TOTAL de ce qui a ete paye dep ws Ie m o_ novembre 178...... 2.,0*46,49.oo7. '. * (b ) Cette dette a ti eteinte ds le nmois de mars r787. Elle eut pu l'jtre plus to fi les porteurs d'ordonnances fe furjfent prifentis pour recevoir leur payment. (c) Idem. ( d) Cette dette a it iteint auffitSt que riglee. (e) Cette dette a it iteinte avant Ie mois de janvier 1787. (f) Idem. (g) Sur cette dette, i trefle a reg.er avec une parie de' l'tat- tnwjor 6f equipage du briantr I e Hiros. (h ) Les articles qui conflituent cette dette n'ont pu etre mis en rgle ly pays qu'en mai &i juin 1787. .( i) Idem. (kd ) Cette dette n'a pu etre ptjre que dahs le courant du mois de juillt 1787. (I) Soit que certe advance fit rdelle ou protduie par uwie anticipation tiir k; r,v, nu public, -" par recpIpigs dlivhres fitr L's Rece- veurs de oil'oro't oi r folde d'i-rdonnace's, c'ejt viritatl/eneni imne d tte de /' .-lAbidniflra- tron pricidenire, ittintl par l,'p, cmi nt J 'ces recep;lisjaitspar Ila u eiii c ulle AJiin jgtin. (it) Cette dett/e ayant e'i iteinte .ar la eomnpenJation d'une criance a peu-pres ]'ared//t, el/l don SIre aporte i i a'vc le mntantt de la datte fubliipiq' l- en ligne d' anwort;u'm" nt. -. .'dW. '.. - N. II. - frlt V- SAINT -DOMINGUE. Co PTE par 1ref eat des Recettes ir Depenfes de la Caijfe de la Marine, pendant I'Exercice i 8 6. I (A) II n'efl fait id aucune mention des fonds hon confimmes de I'exerciaede 1785, parce qu'ilrefulte des bordereaux fournispar le TrPforier principal, qu'au 3 r DcPembre 178 non-feulement it paroifoit n'avoir aucuns fonds libres, mais me'me avoir anti- cipfur le revenue de I'exercice de 178 d, en ,, liramt pour folde d'ordonnances dee f aycimei, des certificates b- des recepiffs fur les Receveurs de 'Odroi pour une fmmine de............. o8,3 l.6f. td. Cerre pratique remp-lie d'iconvidjenis, a itd rformei par I'Ordonnance du 7 Fevrier (B) Ce rembourfement refulte de ,e que Ie Cabiter. qui paye les droits de hIa denrte dans Ie lieu de l'enl/vement, donnefon acquit pour comptant au Capitaine du navire qui charge cette denre four la Mitropole, br il en eft tenu compete a ce dernier par le Rece- veur de I'Odroi duport oa it s'expddie. (C) Cette perception vient en diduaion de lafammede.1,y1t6,d liv. 1 f. oa den. port dons 'ltat des dettes lives de la Colonie,fous le N.' L, (D) Ces fermages ont-etd recus- par la Caife de la Al,: ,,, drJ b'nt ieiportes en ret cice extrzaordinaire,parce que le produit en i, y., irtient plus particuieremtnit a la Caifc ..' neri',,e. (E) Cette recette eft fate comme la prcle- dente endduedion de laf.' de y76,8 38 l. 'I rf. i den. due ,'tcette Cailf, ir porte dans Pltat des dettes alives fous le N.' I. (F) Cette recette ej fate en dedudion de la .4/. eni. re(fuitantm desjiournes d'hpitaux emt,'pt., s par les I ropes. (G) Cette recette a tcfaite en vertud'ofr- dJan,:n:fe revi'tues de teites-h's f(rmalites- re ii t.1; r ,;In-mne; les de'i.fes fJr lcjquell//cs ,'ll/,' a e lie u, font parties ci-c, nre vn reta- lie', il eft indifenf;blke dy prtcr en reetre le. rcjituti,'ns qui ont dtt faites. (H)) Le reem'. urlfmenr de majeure parties de ces pr'ts ., Oni lieu des 1-,7 er auljit t que h1 frtuatt'i, do cette Ctai/k Pa permwis. (1) Ces traites ant pour objet les de- /e'.'ts el ela, .I it.h riyale ln flation dans carIe C enie. *~, ..i,1'lI RECE TTE. I1 a 6t' requ dans les diffurens D6partemens & par divers Receveurs de i'Odroi de cette Colonie fur les denr&es exports pendant ladite annce. (A) S A v ola: 7i ,o03,9967ftucre blanc a 36Ottle miller. 61,887,81+ 52,180,311 5,203,161 1,103,907 3,4+6 7,75+ ,268;5 4,265 fucre brut, it 8It le millier. c.af6, A Stt Je miller ..... cotton 12 11 o1r le cent.. indigo, a tio' a livre .. . banettesde cuir,a 2it ia banette cotes de cuir, A itt. .... . . boucauds firopj 7t 1or. barriques tafia, a 6i. ....... 2,5 559,?302 1,1 1 3,980 939,2+5 650,395 55i1,953 6,924 7,754 263,4. 25,590 f. d. It N IIn II 10 a a it II a ct6 rembourfc dans les diflfrens Dcpartemens de la Colonie fur la perception ci-deffus 6tablie, la parties des droits acquittes pour 1'expor- tation faite par les bitimens du cabotage. (B) ...... .. ..... II a et6 percu dans les diff&rens D6partemens de cette Colonie, fur 'impofition pour la Capitation des Efclaves, & Ie droit de 2 & demi pour cent fur l'valuation du loyer des maifons; SAVOIR Sur les exercices anterieurs A 1786. (C) 266,300 8 2 SAVo ISur 'impofition de ladite ann c ........ 29,837 1/ I RECETTE EXTRAORDINAIRE. I a &tC requ A compete des fermagesdes boucheries, fSur les exercices antrieurs 17 86, ) SAVOIR : (D). . . ... ....29,800' Sur 1'exercice de ladite annce 33,000 II a t6 regu a compte des arr&ragcs 6chus pour Ie fermage du bac. (E) .... . . . . . . II a c6t recu de divers ddbiteurs du Roi par billets, obligations & ddcomptes, arrktns a% ec Ie Tr6forier principal...... ......... . . 11 a &tC req;u pour le montantdes revenues faites aux Troupes pour journ&es d'hopitaux. (F) . . II a &t6 requ de divers pour rembourfement d'erreurs comnmifes au prejudice du Roi dans di- verfes ordonnances de payment . ......... II a tC requ de divers Particuliers pour le mon- tant des reflitutions auxquelles ils ont t6 con- damn6s envers le Roi. (G). . . . . . . .. 11 a etc requ de divers Particulirs adjudica- taires de. objets vendus dans les fmag.afins des dilkh- rcus DMpartcmens de cette Colonie.. .. . ... I a tc verfr A cette Caire a tirre dt pr't, & a charge de rembourfincnt, d erfsr fnmimes four- nies par la Caiffeegcncrale, cellcdei Liberls, celle des Inalides, celle des Droits d'un pour cent & additionnels, & enlin par celle des G wat .. (H). II a .t" recu par cetce Cailfe pour e m ontant des leIttres de thnnge & rcccpiisfs fitUi1ni< pen, dant lecours dudit exercise, fur les Tr foriers & Munidionnair.es gcncraux. (). . . . . ....... 32,8001 127,1 oo. 29,r 55-. 1 7,241t. S12,547. I 6t,66_5. 160,066. 1, ~45,z20. >6,08,55 6 185,468. 5,833,087. 296,137. 6,12z9,225. 3,099,t73 D FPENSE. (A) 11 a &tC pay6 a divers pour les depenfes faites dans les diff'rens Dcpar- temens pour les fortifications de la Colonie, les reparations & entretien des batinmens appartenant au Roi, ainfi que pour les objets relatifs aun service de I'Artillerie; S A v o I R: Sur les exercises anttrieurs a t786, (B).. 322,077' -r 3' Surceluidelad.annc&pour toifcspend.'icelle, ,2+0,71t6. 18 8 t# 11 a it6 payc a divers Particuliers, Negocians, Capitaines & autres pour le montant des fournitures cn tout genre, dans les magalins des diiffrens DWpartemens de cette Colonic, pour les befoins du service, SAVOIR : Sur les exercises antirieurs a 1786. (C) . . 87,94+.' + 7r a Sur celui de cette aniei. _. ..........._ 0~>o, .__ 1 II a 6t6 payc pour les appointemnens des Officiers de f'itat-major, de I'Adminiflration des Confcits, des Chefs & Employ5s des Bureaux, & detous ceux qui occupent des emplois au service de Sa Majeft; SAVOIR : Sur les exercices ant&rieurs A 1786. (D) i. 92,o88' 4+ 1/ Sur celui de ladite anne ............ 1,569,046. 2. 2., TI -4t ..*A -- 4 l ii a ec payc a divers pour les depenles relatives auKx roupes ae la Colonie, tant pour le traitement & les appointemens des Officiers, que pour fa folde & Ia fubfiflance des Soldats, Ics journdes d'hopitaux & les diverfes d6penfes refultantes des fournitures pour leur coucher, les frais de paffage, de procedure militaire capture de D6ferteurs & autres objets de ce genre; SA v or R: Sur les exercices ant'rieurs a' 1786. (E). .. 509,866' 14i u Sur celui de ladite an6ne ............. 1,37,66. 8. To II a &t6 pay6 A divers pour le payment des foyers de maifons de magafins, logement en argent, & autres dcpenfes de ce genre, non fixes & ind&terminces; S A v o : Sur les exercices antrieurs a 1786. (F)..... 369,687' 8sc 3 Sur 1'exercice de ladite annce. . . . . . . 471,47. 13. 2. ' 11 a 6t6 pay6 a diverfes perfonnes jouiffant de penfions ; SAVOIR: Sur les exercices anterieurs a 1786 (G) .... . 32,01 8' r Sur 1'exercice de ladite annce....... . .....30,373. r a 5 11 a t6 pay&Ldivers pour le montant des-gratifications accordees par Sa Majefd-,; SAv o t R : Stir les exercises ant6rieurs a !786. (H)...... 27,300'oo r a Sur 1'exercice de ladite annc. . . . . . 24,0o6. 5. 11 a &6t paycb a divers pour dcpenfes fiites en 178z & 1783 pour la M arine de la Colonic. (I) ........................... DE PENSE EXTRAORDINAIRE. , II a 6t6 pay6 ;' divers Entrepreneurs des h6pitaux, pour journees d'hopital extraordinaire; S A V o 1R : Sur Ics exercices antr6crkurs A 1786. (K) ..... 2 3,048' ,ir i' Sur l'exercice de ladite anne . . . .. . . 4,5 38. S I{ a &t6 pav6 par cette Caifle a la discharge de celle des amcendes don't les fonds etoient infutliuans; S A VOIR : I Sur les exercices antdiieurs a 1786. (L) . 132,92 I z f /, Sur cclui del.idiwe aniW. .. . . ...'. . 361,929. 7. 10 II a ct1 pay6 pour d'penfes faites en 1782 & r783 pour les1 Efcadres & Airmes allies. (M) ....... .................. . 1 a etc pavy pour une parties des dcpenfes faitos par les vaiffeaux de S. Majeltc en flation dans la Colonie; S A v o R : Sur les exercises antrtreuz 7 A 1786. (N). . 337,926' r 3 I' Sur i'exercice de ladite anne.. . . . . . 950,143. 7. 7. 11 a &t6 pay6 A divers pour le montant des d6penfes extraordinaires faites pendant 1'exercice de 1786. (0)............ . . . . . . 917,9347. 1,76 1,1 34.- I,8573349. I 84,1 59. 1 62,391. 15 +4,326. 67,680. 27,58(. 74 ) 4. 8 t 67. l1 ,28 8,070. 7 1.9+1r. 9,0 75,43 Aifontant des fends non cenfemmis de I'crcices de zTS6. ... 15 2,994. 0,28,3t 8. 6 to OB SE RVATIO NS. . 71 .mudswzaw~jzam N. IIL. S, 5 i,794 BS ED ERVA. I V I JN1. (A) On rcit in mtike d',,bfrver que ce brief ,tat n'(ft frme ni dans or'ire des competes, 'ni fr exercise mais fiulement dans ',,rdre de (:l .-, ]peaer n j..i,ec,.:r.:'. i les mou- v, Mn'ns la fituatiin relle. (B) To,,s les arquits dedeoenfe an!trieurs S17y s i t ntIre les mains du Trdforier pr'icil pal 'c adreff;s avee le compete d'rdre au .Alinij- tre plr pafl'r la Choambre des Comptes. (C) Cettc dtpenfe varine tous les anss elle dtpenddes bfoins deI 'ordre dons la dif/ri- hution des approvifionemens de l'dconomie dans les achats i& particuli/rement de I'exaditude avec laqulle its fant faiits, oude cell avec aquelle ils parviennent de France, (D) Cet objet de d/penfe peut s'c'leer annudlement i ,36' o,o o o liv. (E) Lefervice des Troupes eft un objet de depenfe annuelle d'environ ,6o 0,0o 00 liv. ind/pendamment des fubfiftances qui s'envoient ae France, (F) Dans cette fimme ejt comprife celle rfulitante des layers de mafijons &b des loge- mens attribuis aux Offciers dce ,/i 'ft. corps, ib de divers grades ,que I'n pay en argent; ce feul objet s'olve s:f..c., i,.Ucar a pris de 300,000 liv. (G) Les penjians affigniees fir cette Caif" ferment in alet, de, deic aefe ,nntclhe :de 1 2 i o o o iv. mais uie parties ft paydie en France par les Trforiers gendraux. (H) Cette dpenfe oft purement acciden- telle ; ele nt'a point de fixation certain. (1) Cet oijet de d/penfe ef fort riduit, lat Colonice n'aytant plus de Marine a jf charge, i l'exception du bateau la Gonave. (K) Cette defen(fe rdfulte des journkes d'h'pital accordecs ,a divers Employes, En- tretenus, Alatdets ir autres pfaonnes au service de Sa Afljefi,. Elle a confiddrabe- ment dimniml (L) Un nouriel rdre introduit dans le ,,'yin'- dechaque L;.ijfo empi'hera d ve'rmais que celle de Ma4trine n'acquitte des dipen- fes qui li fnt ,trangres; en cas d'i, ft.- fance il y ferapurvu par la CaiIie ,'ic'nra/c', .'' '; *'''L'',.'',,, ,'t,,, ,,7 id-'" -'. f're s.- (M) Cette fr.me e .',;:n ;/if,- dns celle de 3, t2,S04 liv. partle dans 1'.i wt det detes adives de la Cdonie .' I. (N) Les d!....s de la flation en 178q, f ut dkevdes I,ojya,y6.iiv. J fi I d. On voit car co qui avoiIt Ste a.I. ic't do- I'annec ni'me, inomb'ien troutfe pay.it ,wakt,- ment, (0) Ces O.'P.. ont fi" mnultiplites qu'il 4f1 d'!i,_ ai' de les sdta i//; cl es ds pies d es de tdpenfes font an Cntrdle de la Aarine, 0i les r,-f *,,., '*l: :." ,nt au Bureau des Finances. - 3 -.98 9 -- 71 _-,-lf_ S A I N T-D 0 M I N G U E. CoA PTrE par Aref etat des Recettes &i D"penfls ,eT la Caff'e de la Maritne pendant 'Exercice 1787. RECETTE. hAontant des funds non cotvmnmis de l'exerice de r78e. (A)........................... II a 4te requ dans les diffcrens Departemens & par les divers Receveurs de i'odroi fur les denrees exporties pendant l'annie 1787 S AV 0 1 R: OBSERVATIONS. (A) Ca article de recede rjulht dt, em're tc I'exercice preadciit. ( B ) e cete fintne ont ht ,d- dites cels remiburJfes aUx Cauba- tues, iou prifs en vimtpenfation ; Ittais on fera frn .p6 de I'augmenta- '. arJ eiux d 'annie prciudente. ,i [..*:e f'i,'Wefet tmordinaire avonl (C) Ceti tp ci'tim .enit tn ,ldrtc- tion de lafommne de 2,j t4. 46jt. t I. porte dans I'/at des detes adtives de la Coloniefous le N." L ( D) L'Addnibration quii pr- vo'olt 'ex lion e ftte term a fr/ie.fwi It renompellement St- pn- fetir.~-iUiv Jufl ,'i la ;rcefrti..i des ordres de a Alajtljqui 'ont fip- pti'rme. C'el r a cete caufe que Ils recettes ont jilI l elf.irien t limend. (E) Las ara..', rde ceteferne ont e/ atimpris ans la finiet de 6, ,f7yt,3S1 14 6 deniers. port.e aux dettes adlives de center Caie. (F) Cete fimwm rientm cntme la i)rr,,d.-.bre. fn dI,dJdioi des dettes ai es m.etionnetins -defus. (GC) Cet tidele d rthette aipari tieo i divers exercies. (I- CI r u et n'y tCea t efi:te .*a ': it 7.: d' e fe troupe ii'a..:wr,,vs lai".1, Le.i UJif'o dJir.Jrc de J 7'6. () I e.e"rri,.,ifetienitJ eIji, u lpardedrie,..-spr Weelieut i ,SS''; Mnias /la mnridu rfrir rinciepl, a enJichiil .it le rut i.e Jlt I .,;Ir .(iK) Ces rates oie fr l'on or*'/t Ies d,tenfrs dr. l, tiL:rine Ro''jie enf jtlat,. nr: ia. C',r;'e. fucre blanc & 36liv. le millier.. 2,o09,5661. lof. ad. fucre brat t I8 liv. le millier.. ,2194,t76. ;. 4. cate a 8 liv. lemillier....... a,z6o,o56. 17. (B) coton ait liv. 3o f. lecent... 850,771. -5. 1 .I f. d hidigot i of. la liv.......... 583,088. 3o. // 6,3 t3.469 6 4"t. bianttes de cuir is 1. Ia banette. 7,86z. P a cuirs tannis A i liv. chaque .... 6,903. i 11 _bhucauds de firopa 7. j l... i4it45.._ - barriques tafia 6 liv.......... 26,7oo. 1 a I C'eft en comparant Ie montant des droits d'oaroi de cette annie, avec celui c-e I'annee precedente, que i'on jugera de augmentation dans les products de la Colonit; les ordonnances de compensation d.t 1-86, don't on n'a pu etablir Pobjet qu'en maffe emp&chent cependant de compare chaque article d'exportation des denrees Coloniales, d'unc annee avec cenx de l'autre ; & s'il paroit qu'en 1786 it a 6ti export plus de fucre blanc qu'en l787, c'eft que dans cette premiere annie on n'a pas fait fur chaque article du produit en particulier la deduadion du montant de ces ordon- nances de compensation, & parce qu'en effect la faveur accorded en France aux fucres bruts, pendant I'ann6e derniere, a diminu6 la fabrication des fucres blancs. II a ete pertu; dans les diff6rens Departemens de cette Colonie fur l'im- pofition pour la capitation des efclaves, & le droit de 2 & demi pour cent fur 'evaluation du loy.er des maifons; SAVolt iR Sur les tcertices antirieurs i 1 786... (C) -7,400 liv. it f. 8d. 344>32% 1$ 1o. ISur i'exercice de ladite annie & celui de 1787. 126,.92). 4. i.NM, . RECETTE EXTRAORDINAIRE. II a et' requ fur les fermages des boucheries; Sur exercisee :786...........I... 27,801. f. d. SAVo~R Surir exercise 1787.8(D)........... 7,170 ... a97o II a &t6 requ pour les arr&ages de la ferme du bac auCap (E). SAVOIR: Sur les exercices antdricurs 1786..... 16,098 1. 7f. 2d.. ISur l'xercice de ladite nnee. . ..... 87,100oo. 7 , 11 a ete requ de divers debiteurs au Roi, par billets, promefles, obliga- tions, & dcomnptes arriL's avec le Treforier principal (F) ...... ... II a itV recgu de divIrs pour loyers de halles & de maifons an profit de Sa M ajelid. (G) ......... ..... . . . . . . . .'. . . 11 a etC requ de divers particuliers adjudicataires des objets vendus dans les magafins des diafrens Departemens......................... II a 0t6 reGO de la maflt du regiment du Cap, pour le montant des rctenues faites aun Troupes, pour avances faites en France. (H)...... II-a-ted verrf e, ca Caiffe A ritic dc prit & chargee de rembourfe- ment, diverfi." fonumes fournies par la Cailige g.nrale c,-lle des Invalides, celle du droit d'un pour cent & addiiionnels & entui par celles des Greffes (1)... ... ........... ..... . II a 6:6 iecu ponr Ic mnuntant des lettres de change tirees fur les Tr'fo- riers & Munitionnaires gelnraux. (K )... ......... .. . S o103,'98 7 2. y "*. 331,067 5. 49,4 6 i3 4. ,357,851 8. 36,668 s 3, 6o06,80o ii 7. 1,3 4,o 70 S 8. I. i5b99i 69, 3 3, 13, 3 . 9,431.-.1.3 38 5. _______________________________________________________________________ ' D PENSE. (A) II a ~4t pay tA divers pour les dpen'fes faites dans les differens departe- mi"s de la Colonic, pour les fortifications, I'entretien & les reparations dis biLtimens appartenatnt au Roi. SAVOIR: Sur les exerOiC s antericurs ; *t t-8........ . I Sur lexercict. de 1-86 & celuii de 1787. (B) 11 a et : 1 ir,, a divers pour les depenfes relatives au fi'rvice de l'Artillerie; g S iur les ex'rcices antcrieurs a -786.......... SA SuI r 'exercice de 1786 & celui de 1787..... 40 5,77Z I. gl. 4'S5 49,705 II a eti payVe divers Particuliers, Negocians, Capi- tames & autres pour le montant des fournitures faites en n:.teriaux pour conthrudions d'cchice, publics, approvitionnitcnens & autres de diverse nature, dans les magafins des difterens departemens de cette Co- ionie, pour les befoins du service; -- 5 Sur -es exertices-antirieurs k-,y 3-.-..-....-.-- o1,6.99 Sur 1'exercice de t786 & celui de 1s77. (C) t,,z6,515 11 a 6t6 paye pour les appointemens des Officiers de i'Etat-major, de l'Adminiftration des Confeils, desChefs & Employds des bureaux, & de tous ceux qui occupent des emplois au fervice de Sa Majelle; SAVI. Sutir les exercices alntcrieurs iL 1786.......... t,-s5 A Sur 1'exercice de 786 & celui de ,877..... 3,63 oz6 '9 6' 9 7 4 s5 11 a &t6 payer h divers pour les depenfes relatives aux Troupes, tant pour leur folde & leur fubfiflance, que pour les journees d'hopitaux & les diverfes de- penfes rifultant de leur coucher, des frais de paf- fage, de procedure m'ilitaire & autres objets du mnme genre, tant fur i'exercice de 1786, que fur celui de 1787......................................................... II a &te pay ia diverfes perfonnes jouiffant de pen- fions ; , SAVOl: (Sur les exercicCs antdrieurs at 3786......... n Sur I'exercice de 1786 & celui de 1787. Ii a kte paye pour diverfes gratifications accor- dees par Sa Majefle ; SAV in Sur les exercises anterieurs a ,786......... Sur l'exercice de 1786 & celui de 1787. (D). 5,998 38,689 107 1 21,870 6 . 19 1n. II a ete paye ah divers pour depenfes faites en 1783 & 178,> par la Marine de la Colonie...... .............. 1I a-te paye a divers pour loyers de maifons, de iragafins, logeiment en argent, & autres depenfes de ce genre, non fixes & indkterminees, ainfi qupe pour avances faiths i divers Entrepreneurs, a valoir fur leurs enterprises; AV Sur !es exercices anterieurs 317866......... SAVOIR Sur f'exercice de 1786 & ceui de 1787. (E). 29,34+ So6,173 7 3. 3 4. DEFENSE EXTRAORDINAIRE. t11 I Ct pave a divers Entrepreneurs des i,"piaux, P pouiL' rnil, dhliial extraordinaires, fur 1'exercice de J78 t & celui do 1787.......... .... ................. Il a trdpavt pour dpe-nfi's faic.ui 1782 & 178 3, par les efcadres & armies allihes.. ........ ................. Pour le mnontant des rembourflmcens faits ah diverfes Caifles pendant I'exercice de 1787.. . . . . ................. I a t p6.'ay pour le nontant des liepcnit: faites par les va ileaux de Sa MajelI en flation dans la Colonic; ' SA,,OIR: Sur ies exercicexed ies ant:iti.t i 4 ......... .,6 SA"VOIISur 'exercice de i736 ;N cetoi'de 1787. (E). 1,214.393 9 . 8 ii. Montant des fonds non confonmiws de PIxercice de 177 (F) ..... I. 71 6,765 ',233,124 1,623 I, $1 1,823,082 41,687 12 ,978 a, 167 3,o55 +,053 8o6,5 18 t 315,962 iJi 935.,6o 5 5. 9,43,453 4 8 $. 58,, 8,403t 71,898,676. 7,o,003,1 61. 6,8o05,t174. 3, 66,377. 3,933. 6,903. 4,45o. * I ft [ rx, , N. IV. OBSER VATIONS. (A) Les ri:fr,.nrn:ns fur cha. p e F-a :/ de a 'itenfe Jut pords ai bref eat des cent,-s '.. .,/,ren. de ian'ue m r'eJne. 1.n N ." Ill. (B) Cette dettijfr paroet pen i,,qJtral le, parce qu'onU npa .1 Y tmprendre qiue les pdyemens fais ,or ol{ets teminis,; let h-t copters p'dyes fur les uajets edurw s & les confIrudlions onS iachae s, font par'ie des articles d d dpenfes di- adris aj'..ii/i,. des notes C 'r E. (C) Ce cthapiiree d dtienfr a tt iein eofHideardble, fare qu'il a fdil/u ,tchaer dans ~s L onie une liarte des fubffancces,, f.e ,, s afti Trou- p!es, 2Clhs eivoyees t efiance n'e- iant arrivJets ,i:'I q j ',i les /,I./iques (D) Dans cettefetmete el com- prife ctle-de ) .ff0o fir. accor- dert l'I'ntenant pour reiefd'ap- pointtnemns. (E ) Cettenfnmme comtpren'id ffi Ul payvinnt de 6 o ,o 0 lires fait h la iTFbrique du Porti-u.Prince, &'fivers -j.lnfl, i -rt'Sa-( onttes flits a lancien En,,.,rqI rentur des tea- paux du Roi au Cap. (F)' Au t deleml'e 7yS7., c(s finds devoient [e trwer rtant i..n.s Ia cijfi"Ae du TiJ;.r;.-i t.ri.qi.al .i/ri dans cel/es dls Ir,,r;. ..tu.'t, iters b& des Reteewrs de d ,,l',,,., ahlfi qu'il alp.ert des reenfrl;ieniuns qui fe tromvwent iau hr rai' der fusan fes. SAINT -DOMING UE. N.O V. COMP TrE par lrefe&ar des Recettes J Depenfes de la CaiJfe gene'rae. OBSERVATIONS. (a) Le compete auroit pu commencer A dater du i o novembre 1785 poque de la nouvelle Ad:niniflration; wais il a paru preferable de rendre compete d'un exercise complete. II n'y avoitau to nowmbre 17r y, que 2, liv. 16 fus7 den. dans cette Caife. L'augmentation, pendant Its tinqpiante derniers jours de 1785, aLetLde--2 luires fJous 3 deniers. (b) La fomme ci-contre e une parties de celle ci-aprhs, peut etre confidiree come, recouvremens faits fur les dibiteurs de cette Caite, er en diduliion defes criances a6divts. (c) Cette fomme ne pent pas &tre confidre'e toute entire come recouvremens fairs fur les a-.if d,' cetteCaiffe .puilue les fommes payers jur les comptes a rendre ne peuvent appartenir qu'i t'exercice courant. (d) Le rembourfement de cettefomnme aNt ordoni' au profit de l manafon de Providence du Port-au-Prince. (e) La Caijlfe d la Marine etoit Centir, miint denuee au ro novembre 178 ; inais 'AJ.- min'ilrattur der la fiance a anat refolu de tout rp.iye'r au c.mptant, n'hifira as a jaire fic.urir une cai i' par une autre, plutrt que de laijjer desJflds ,i"ifi d'un cif tandis que les pave- imens auiinr, it ete iipendii s de t'autr.': I'ai- fimce une fiis ritablie dans chaque caffe , les renmburfemennesdes prrts Ont auitrt eu lieu. RECETTE. E x R c c Er 1.786. II refloit au i." janvier 1786, des fonds non confommes de f'exercice de 1785 (a)]......................... .... .. RECETTE ORDINAIRE. II a etd payd A cette Caiffe, par divers Comptables des fiuc- ceffions vacantes, par les Receveurs des amendes, epaves, bAtardiles, desherences, aubaines, confifkations, droit de 2 pour cent, S valoir fur les ddbets des competes par eux rendus de leurs diverfes gel- tions (b) ......... . . . ......... 333,98J 191 . II a dtd paye par I'Adjudicatdire de la ferme des pofltes, tant A compete des arr6rages 6chus, que pour I'annee courante de ladite ferme.. . 1 80,3 53- 5 EX E RCICE 1787. Les fonds non confommes de 1'exercice precedent .......... RECETTE O.RDINA IRE. II a ete pay4 par les divers Comptables des fucceflions vacantes, les Receveurs des amendes, paves, batardifes, deshirences, au baines, confifcations & droit de 2 pour cent, a valoir tant fur les comptes dja rendus que fur ceux A rendre (c)- 3 54,4644t I7' 1i o II a e't payer par I'Adjudicataire de la ferme des poles, tant a compete des arrdrages ichus de ladite ferme, qu'a compete de ceux de I'annie courante. 15 4,5 4 5. 8. 9, II a et, requ du Fermfier des boucheries au Cap, A valoir fur le prix de fa ferie ...... 3,33.3 6. 8. RECETTE EXTRAORDINAIRE. \i a et verfe, A valoir fur une confifcation de biens pronounce pa r arrest . .. . . . ......... . 18,ooo' ta l 11 a &te payd A compete du foyer de la falle de Ipe lacle du Purt-au-Prince (+d ...... ...... 4,0oo. 1 1 II a di4 rembourfle A cette Caifle les fbmmes t qu'el'e avoit prt&es a celle de la Matine pendant 1 exercict; de 1706 e.., .. 1,0. (e) .. . .. . I 9 ,0 . # It Iivres. 5 1 4. +. ?i4339* 5 1+4,93 5 8,347- 5o8,343 13 I0. ,8. * . 6. 6. DEPENStE. EXERCISE 1786. II a et payd a divers pour traitemens, appointemens & gages aflignes flir cete Caifle (a). ............................ I1 a et6 paye A divers Entrepreneurs pour le monrant des toifes de difterets travaux faits, tant aux edi ice, publics que pour 1'entretien de canaux, & les reparations A la place Valliere & au chemin de Mirebalais.. 11 a dtd payde divers particuliers, tant come hiritiers que come creanciers, pour rembourfement de fuccefflions chues aux va- cances (b) .. ..................... ............... Il' a ete payd a 1'Adjudicataire de la ferme des poftes pour indem- nites & gdaiificaiion annuelle a lui accordee, tant pour Ie doublement des Courriers, le transport des minutes pour le dip6t de Verfailles, que poutr le rembourfenient des ports de leures qui reftent a la charge de I'Adminiffration, pour expedition des Courriers extraordinaires, tranftlorts d'efpeces, &c. pendant trois annees (c)............. II a 4td verfd par cette Caiffe dans celfe de la Marine, A titre de pret & pour fubvenir a fes befoins (d)..... ............ II a td payd pour diverfes ddpenfes extraordinaires & objets de fer- vice & d'utilite publique, detaillks aux itats du Bureau des finances.. Maontant des Fonds non confommes au r i d&emre i 7 d. ...... EX ERC I C E I77,8 II a &tC payer a divers pour traitemens, appointemens & gages affignes furcette Caie (..... .. ................... . . II a &,t pay4.A divers Entrepreneurs pour les, ouvrages executes aux canaux des fburces Turgau, Chavannes & Martiflan, pour eA- reunir les eaux-dellindes-aux fontaines projeties da~s la ville du Port- au-Prince (fj).... ..... . ............. . . ... . It a td6 payer pour divers toifes,de travaux particuliers, exdcutes, taut dans la ville du Port au Prince qu'en celle des Cayes (g)......... II a ete pay a divers particuliers, tant commne h ritiersq coiame creanciers des fucceflions echues aux vacances (h ...... . .... 1 a td6 verfe par cette caifTe en celle do Ia Marine, A tire de & pour fuiibvenir A fes befbins (i)............... 49,042' i 8f 1H a it verfe en la Cailit municipal & pour fubvenir A fes befoins (h)2............ ... 30,ooo. i II adtd payd par cette Caifle des ordonnances tires fur celles des amended dans les dillereni ddpartemens, pour reparations faites pendant I'eereice-de i 7-86-au-x- auditoires &-pnlbni- pour fi-is de MarcchaullLe, de procedure crimi- nefle & autres objets de ce genre (1). ... *. .23 5,990. i -. 2. 1I a t6d payd pour diverlks depenfes extraordinaire de lrvicepublic.' Alontant des Fonds non confommics au 3 i decembre 177- .... 78,749- 12. 195,000. 10,62 x. 456,146. 38,347. 39,003. 98,362. 16,071. 1 54,674. 3 15,032. I , 3. 4. 6. 3. 8. 8. 12. OBSERVATIONS. ______________ 10. 6. H 8. - 6. 6. I.4 6. 1. 1 3- 10. 66o. i-. 623,804. S59,86. 783,690. 17- 17. 1. 2. ,9. (a) Ces traitemnens font ceux du Verifica- reur ly du comptable les appointemens du Voyer, les gages des Gardiens des caux e du Jardinit r-botanmfle. (b) Dans cette fomme font comprise les honoraires du 7riji.; after pour la vrification des comptes des diffrens Conptables. (c) Ces indemn itis gratifications ont ete regli'es par des ordonnancesde M." Ie Braffeur jy de Bongars. (d) Ces prets ont ete rembourfis des que la situation de la caijfe de la Aarine ,Pa ermnis; ils forment le dernier article de la recette ci-contre. (e) Ces traitemens font ceux du V',ifca- teur, du Chef du Bureau des finances, du Comptable, du Voyer, &f les gages des Gar- diens des eaux f& duJardinier-botamifte. (f) Ces travaux font dans ce moment en pleine adivite. (g) Ces travaux font en parties ceux de la lace Valliere, de la promenade Sainte-Claire, de la falle du fpedacle au Port au- Prince, de l'auditoire $e des prifons aux Cayes, (h) Dans cette fumme fnt comnpris le honoraires du Vrificatewu pour la verification des competes. (i) Le rembourfement de ces prits aura lieu en ,788. (k) Idem. (1) Ces pacminens out et faits par cette cailij parce que eelle des aniundes avant plus de.'', -.J.1s ,qiue' de rm'enus, n'apu ies acquitter: c',tl une ,hs charges annuell de cette caijfe, & la plus firie u'elle alt iJifJyprter. SAIN T -DOMINGUE. N. VI. OBSERVATIONS. I (a) En 7 ;, 564 affranchiffemen4 ont produit unefopmne de 633,65 liv. (b) Les affranchiimnemns ont et nomos noz-. breux que l'anneeprecidente, & out produit proportonnellement davantagf. (c) Le remboiwfiment de cette fomme a iti ordonni au profit de la mayjn de Provi- dence du Penr-au-fria e. RECETTE. E X ER C I C I86. II exifloit en efpeces dans cette caiffe, au 3 1 d&- cembre 1785 le ddbet du compete de 1'exercice de ladite annee. ............................... II a etd verfe a cette caiffe pour le montant de 365 affranchiflemens foumiis A la taxe. (a)........... 11 a tc remilftui-' par divers partiuliers ddbiteurs a cette caifle, pour raifon des pr&ts qui leur avoient eti fits ................................. EX E C I C E 17 7.7 Les fonds -non confoimmis a Pleque d-u 3 d&eembre 1786, s'dlevoient a................. II1 a dt/ verle A cette caiffe pour le montant de 273 affranchiffemens foumis A la taxe. (b ) ........... II1 a etd rembourit par la caiffe de la Marine & les divers particuliers A qui il avoit etd fait des prets par cette caille...................... ......... II a dtd verfi' a cette caiGle pour Ie produit d'une vente de mais & de farine de ma'is, provenant de L cargailon du brigantin AMIly capitaine Williams Tanner ...................... 4,74,' 4f a ' Ii a tta payd A cette caifle par 'en- I trepreneur du fpedacle & A couple de loyers de la fille c) ......... 2,83. 6. 8. fivres. ious. I den. 18 1,627. t6. 523,425. " 12,400, oo - 717,+452. t6. 79,ox 19. 463,025. ,i S15,000.o 7,024.t 10. - (~c 6, j9'I~I AL., i iJ' l i i tri DEFENSE. E X E C I C E 1786. l Ia ted payd par cette caiIffe pour les penfions allgniies aux peres & meres' de dix & duuze enfans nes en Wigitime marriage. (a). . 78,o75' "r a// 11 a dtd payd a divers pour gratifications annuelles accor- dees fur cette caiffe.(b)........ ........... .. 1,9%o. n : 11 a et6 payd A divers pour traitemens & fupplknens de traitemens. (c) ....... .................... 4,922. 6. 8. 11a 'et pay, aux divers entrepreneurs des remblais & de 1'eflacade du quai du Rembiai, press des magalins du Roi, a compete des travaux entrepris. (d).. .......... 67,98 6. a o. II a dtd payd aux divers entrepreneurs des remblais & de 'eftacade du quai du Commerce A compete des travaux entrepris. (d) . . . ..... ........ ... 60,3 o. 4. 1. II a &t6 paye pour les fournitures & travaufx relatifs au chemin de Jacmel & a compete du toild dudit chemin. (e) .............................. * [1 a etd payer A dii~ers & dans difirens ddpartemens de la Colonie, pour des travaux particuliers & d'utilit6 publique dott Ie daily feroit trop long nauis don't on peut prendre connoiffance au bureau des Finances ci. ......... II a dt prtea par cette caifle A celle de la Marine, pour fubvenir A fes befoins & a charge de rembourfement. (f).... .. ...... 165,ooo0 u 11. II a t6 prete a deux particuliers charges A leurs rifques, perils & fortune, de faire acheter des riz dans la.Caroline, & de les introduire dans la Colonie, dans fe moment oil 1'Adminiftration avoit a craindre une dilette de vivres du pays. (g) ...... .. . . . . . . .. 40,00. I1 a 4td payd pour divers entourages & travaux intieneurs fits au jardin du Roi, A ceux du gouvernement & de l'intendance................... 11 a dtd payd a divers pour indemnites & rembourleinent de pertes fouffertes pour l'intre t public, (h) ....................... . . .... ... 11 a dtd payd A divers & dans les, difflrens ddpartemens de cette Colonie, A tires de gratifications extraordinaires, fecours, aum6ones, frais de ddputation A la Jamaique, loyer de maifons pour les nigres du Roi, achat de vivres pour leur confommation dans un moment de dilette & autres ddpenies non fixes & dcterninies par les circonflances. (i). ....... ................. Montant des fonds non-confomms au 3 I Deccmbre 17 S 6 ......... EX E RICE c 77.7 * II a t6 pay, par cette caifre pour les penfions affignees aux phres & mnres de dix & douze eitans. ncs en I-gitime marriage. (k) .. 8,176' 8r - 11 a et paye a divers pour gratifications annuelles accordees fur cette cafe. .............. .. .. 3,336. 13- 4. 11 a td payd a divers pour traitemens & fupplement de traitement................................ 28,227-. /. */. II1 a dt4 payd aux divers entrepreneurs des remblais & de 'eftacade du quai du Remblai A compete des travaux entrepris. () ... . .............. ..... 134,842. 9. o0. 11 a etd payd 'i divers entrepreneurs des remblais . & de f'eflacade du quai du Commerce a compete des tra-vaux entrepris. (1). ............... . . . 81,404. 1 9. II a ete paye pour des fournitures & travaux relatifs au chemin de Jacmel, & A compete du toilet dudit chemin. (m). .................. ...... a II a 6et payer a divers & dans diffdrens departemens de la Colonie, pour des travaux particuliers & d'utilit6 publique, don't le detail feroit trop long mais A 1'gard delijuch on trouvera des renfeignemens au bureau des Finances. (n)... 11 a dt payd A divers pour la c6uitrucion des murs d'einoulage ,travaux intrieurs & fournitut, relatives a 1'entretien du jardin du Roi, *& a ceux du gouvernement & de I'iluendance. (0)............. . .............. 11 a dte payd a divers pour indemnitis & rembourfemeint des pertes fouffertes pour 'in ret public. (p ) .......................... .. .. ...... 11 a et: paye a divers & dans les difl 'rens ddpariemens cle cette Colonie, a litre de giatifications, fecours autnnes, & autres depezies imprtvues & xitraosdmaiic.. (1) .......... ...... .. ....... .* Alontant d,'s fan/s non-confommns au 3 1 Diembre t 7187 ....... lives. 94,947- 1,8,296. 66,409. 20o,000. 24,873. 31,$o6. 3 5, 282 638,436. 79,015. 717,452.- 11 2,740. 216,247. rous. 6. S0. 4. /i. 17- 19. 16. OBSE RVATIONS. (a) Le] '.yaw .ent de ces pn.fins n'eflpas fitxe & depend du plus ou ,ni,.i, J'exa tlitude que lespenfionnaires appbrtent afifaire p 1r. (b) Ces p iratJic is,,, font en faveur de S'ancien Chefdu bureau des Fonds '& du curi de Bombarde. (c) Ces traitemensfont ceux du Gommitnni- faire du Roi a Saint-Domingue, du Secretaire charge& du travail des ajffandchiemens, i de la bri ade de Afarechauge du Jdle df Cotes- de-Fer. (d) Les travaux de ces quais ont d tecon- tinues en 1787. (e) Les travaux de ce chemin ont ite con- timues en 5787. La dipenfe furpajfe de beau- -oup les-fonds qu'o-y avoit def'ines- - (f) Ces prits ont ete rembourfis des que i'etat de fa caiffe de la Marine 1'a pernis, ainfi qu'on le voit perte dans la recette de I'anneefuivante. S (,) Le rembourfement de ces prhts a eu lieu 'annie fuivante. I(h) Ces indemnitisfont, o o o liv. payves A 'l iopital de Le'ogane pour rafion de 'in- cendie, 19,ooo livres, pour l'achat d'une matfon au Port-de-Pdix pour former la place publique & autres objets ditailles aux etats particuliers. (i) Le detail des dIverfes d penfes qui corn- pofent cer article froit trop long ;ies renfei- gnemens en font confignes au bureau des Fi- nances. (k) Ces penfions, gratificationsd'y trai- temens Jont ies metines que ceux defignis cl- de|fus, avec que/ques augmentations. (I) On a lieu de prefwner que les travaux de ces quaisferont couipletementfinis en 1788. (mn) On ne peut indiquer le term auquel finiront ces travaux, ni la fommne qu'ils coi- ter inoiru dipendieufe de l'entreprife. it n) Ces depenfes font des reparations a l'Eglife du Port-au-Prince, au linitte, des frontitees, le pavage dies places publiques au Cap, les advances fr la journiture des tuyaux define's auxfontaines, enfin des reparations A lafalle defpeclacle au Port-au-Prince, & d'autres objets du mine genre. (o) La farett dujardin du roi exigera que I'on termine ce mnur de cloture. (p) Dans cette famine ily a o0,0o0o0 liv. payees pour le rachat de a fall defpefeacle, 24, o o o liv. ind'inIui,,ri, ordonniespar le. i- nifre, d 7,600o lit. pour I'achat d'un emipla Scciemni cCfaLir''LourfiJ inner la place ,ubI ue du Port-de-Paix. (q) Cettefominie eft cornpfice d'unt ivf, ni tede petits articles don't le detail /'roit trop long; Ies plus cc.nfide'rales font relatifs aux fraiis de recomnwilliance du chemin de commu- nication a ouvrir edite la partie du nord & celle de A',ff. CoMPT r par bref etat des Recettes &r De'pefes de la Caiffl des L eites. I- I .- S A IN T-D O M IN G Ui E. N? VII. L.TAT des Recettes d' Depenfs faites par les Receveurs des droits Domaniaux, dans les diff-rens departemens de a Colonie, pendant fannee 2t conmpris les reflans en caife au ; i dicembre 1786, fuivant le Regire tenu au Bureau des finances. R E C E T T E S. OBSERVATIONS. I 10 (A) VcyeZ Fob- fervation du compete ci-defous, au ren- voi ( A) ded a d1- pel'fe. IDJ PARTEMENS.1 Le Port-au-Prince.. . Le Fort-Dauphin.. . . Le Cap (A)...... . Le Port-dc-Paix .... Saint-Marc....... Le Petit-Goave., . . Jeremie........... Les Cayes......... Saint-Louis ........ Jacmel............ D P E N S E S DEPARTEMENS. Le Port-au-Prince..... Le Fort-Dauphin . . Le Cap A)..-...... Le Port-de-Paix ...... Saint-Marc......... Le Petit-Goave . . . Jereiie............ Les Cayes.......... Saint-Louis......... Jacnmel............. Co M1 PTE par bref htat des Recettes Dipenfes des diverfes caijfes des droits Domanijaux pendant 1'exercice de 1787- OBS ERVATIONS. (A) On a ait <'..',-i.-rre les raifons qui empi'henttde rendre /1 .... 'ie I'eercice-~ de t786, d:7' que celu tiun-me d.' 1787 ne fJit auffi complete piu'n pourruhit 1" defircr (B) Cette recette comprcid iatiff lesf t.ds qui r'eflo int dtins les di,'t rfts Caij es des Driits domianjaux iay;, Diceminre 178(6, montandt A R'. 9 6 liv. vs i o o deniers, d- ii-l;, a fai', .a.' I ,ILnt s que qudlques Conip- tablesparoigJoicnt avoir foites. (C) Cette branch dui revenm public eft plus onceretiei qu, profit table; uiqu'Tl n' ait qu'twniron ? o, oo o /. remboutfies aux reclamans) I tfurp lu r./I pre/li.' r.'ito:,rs ia'- f'rl" par leqsJ'rts ,r c.'tiure, A chnduitv jI der g'cl des epaves, lia d,,peaie" iiCefl hire vour /.' r,-tl'-li/ ,nit on la ciu 'ii/riatiotn des Nr6,vS t,'v's, Pi doitpafer avant routes les autres. ( D ) On pi ,fiaplftde ,i'eihiur.a cet article eft beaucoup plus'co'nji.tera'le; it pLvrrb;t 1'trc fans Ji,',e, fi des conjidral- rtious fa. e's W'atvoient de tout temps rendu Pandmuumtlrin imn ti i l-' i.iil .t, i ,t ]n i ; a f iiJr, tn .tit nidant I.i Lot i pi dimanchit des miaurs Jdiie ,ante, de cdled./ dt Aia r f. (E) Cette branch derevenus'accroitavec wl.. .,Il. i,re, -:' Jbniat, ii, i n ,ii eple les Re- f,/ iin. Jae ,tnieux ,i!li'ri,'. ; ilneferoit pas imotnsagreablepouprl'iaiitie.' V.1nI ihi./.-:r es Ct 'i i t sde la 'r ir.litt ,11 rn. RECETTE (A). II a-6te requ par les differens-Receveurs des-drnits-domaniaux 6tablis dans les Jurididions de cette Colonie, pour Ie montant des amendes confignees (deduacion fiite des rembourfenimcs), & pour ccl'es prononctes par les Conf'eis ou les Siegcs, au profit du Roi, la fommede (B).. .................. ....... . .... . . II a eit recu pour le prix des Nbgres epaves, vendus dans les diverfes Juridi&ions de cette Colonie, au profit de la Caiffe, & pour celui des autres paves (C). II a kt6 recu, fiur le produit des fiiccrfflions echues an Doniaine du Roi, a titre d'aubaines, batardil"es & deshterences (D).. ..... ........ ......... II a &te requ, pour le prodntt des confiscations prononcees par les Confeils, par Iuite des procedures criminelles, & par l'lntendant pour faulles d-cli rations d.i, le> reenfemenmn (E).r I...-.. ........... ... . .: ...... II a &t6 requ, pour le product du droit de dtu.: pour cent, percu n c: :i ' de lIOrdounince du A Aofit 176+, fur le moantnt des vcntcs ju ici.i aites, a ta hartre du Siee.. . ....... ........................... ....... S__ ____________ ____,_ ._____-.-_-__-------______._-_-.--- -- -*. r -H D P E N S E (A). It a &t6 pave par-le's-divers-Receveurs &es droits domaniaux etablis dans les Jurididions de cette Colonie, pour appointemens des Chirurgiens charges de la vifite des pritbnniers malades, pour ks appointments 4es Notaires de I'lntendance, les gages des Hoquetons, des Piqueurs de la chakne, pour les taxations de t6moins dans es procedures inftruites it la diiigence du MinItere public, & pour les fiais de capture, de conduite & de g-ole des criminels &des Cpaves (B).. ................. II a etd rembourfr a divers proprietaires, pour epaves rechmns, vendus au profit de Sa Majefl~ (C ).............................. .... ....... . II a kt6 payer fur.le produit des fucceflions echues au domaine, a titre d'aubaines, batardies & deshtrences, LAM pour fiais dt Jufiice qe poui I'cxiinlion des crances a la charge defdites fucceflions (D) .............................. . II a ete pave, fur le produit des confiscations prononcees an profit du Roi, pour frais de liquidation, pour I'acquittement des creances h la charge des confifcations de biens, & pour le pavement aux denonciiteurs de leuis parts des prifes fates & confirfuees pour f.it'de commerce interloppe (.E). ..... ..... .... . Alontant des fonds non confomnis de I'exercice de t7S7 (F) ....... I. 368,63+ 27,357 83,736 526,o53 34+,304 Fo)- 58 3 9 I3 0 OBSERVATION S. (A.) Cet hat n'ijtfi.urniquo pour neuf Juridiqions de la Colonie, 7 lesrecettes dipenfes de la Caiffe des Droits-domaniaux au Cap n'y font point comprijes. Le Rece- vetur a force depromeffes qu'l n'a point te- nueS, arrive la fin defon exercicefans qu'il ait ettpoffible de lefaire computer; ilnejfroit pas demeure auift long-tewps en fonhdihns, fi I'Adintfltration n'avoit eu ls plus fortes rafions de compterfiwr ces aJfurances. (B1) Cette Caijfe eft encore charge de payer les emolumens attributes h MM,. lAs Officiers du Confeil pour les afjairesjugees; maisfes moyens etant infiufffans, cette par- tic de fa dtipenfe eft acquitted par la Caijfe (C ) Ges rembourfremens ne font qu'une partie des depenfes a la charge des fonds provenant des Epaves. (D) On aurcit pu f.' 'rn;( r ,} Frrter en -recarte Ie produit nett J, .h ii,',Jeas ,Itiuis auA Adubai, s, &C. c la, id Ja :'itrdral'e de fire conno tte le montant total de cette pdrtie de la recette, &' les a dperfts qui en o-alt r/l'ulte. S( E ) La. mimet o(f i, aint.' s'applique a cet article, (F) Ces finds devoient fe tr, ver dans les Jii rf's Caqii: des ceIvers :'.j'Ati ,dri, ainfi qu ii appert des ri,1ji ti m'nl.. djet s au bureau des Finances, " .... 1787, SAINT - D O M I*A ~ N. VIII. C o PT E par bref tat des Recettes h Di-':'. "s des CaifPs de IEaE,':it, pwda't't IExercice SERVATIONS. (a ) Les finds qu fe trcuvo'ient dans ces catiles au ; i d cembre 7.'?; ont t et einployfs eotnlfirmment aux Ji' .-hfi.i'.,n de I'arret du Cojedl, du- o a"ut J794. (bI) Le produit de ce droit efl deflini a fair face aux pttenjes reidltant de I'ta-- bi'Lement d de ',entretien des Bureaux d'en- trqpi1t n'y lffi~t point. (;) Le product de ce droit eft deftin a payer lesprimes d'encourag eneni aux Arna- reurs de la Alfktropole, pour I'introduc7ion de falaifois fi'anfo"Yes. (d) Le Froduit de ce droit eft deflinbd a payer des primes d'encouragement pour 'in- troduclion des nwrues provenant de peches nationals, (e) Ateme obfervation que fous la lettre b, (f) Aleme ,'1fenr .uion que fous Ia lettre c. (g) Alime observation quefous la l ttre d. RECENT E. EX ERCICE 7 E 86 (a). II a et6 percu pour le droit d'un pour cent imnpofe par I'arrnt du Confeil du 30 aoit 1784, tur les marchandifls" imporrees &-exportees par le commerce stranger des trois ports d'entrep6t (b). (Au Cap.................... 46,071' SAVOIR ; Au Port-au-Prince ........... 2,637. Aux Cayes................. . 1 1,8)2. 1! a etd percu pour le droit de 3 liv. tournois, inypofe-parle-mene-arret,- par chaque-quintal de- boeuf & poiflbn fal, introduit par le commerce stranger (c). SAu Cap .................. . SAVOIR; Au Port-au-Prince.............. Aux Cayes.................. II a etd percu pour le droitde 5 liv. tournois, impotle par I'arrkt du Confeil du 25 $feptembre 178 5 tant fur les poillons fals qu'e futr les morues provenant de peche etrangcre (d), Au Cap. ............... . . SAVOIR;{ An Port-au Prince ........... Aux Cayes................... 1Sc 11d 6. 8. l. 10. 30,201. 13,261. 12,836. 58,7S8. 39,423. 15,4+,.. S '. EXERCISE L 1787. II a &t perqu pour le droit d'un pour cent, impofe fir les mar- chandiles importees- & exporties par le commerce stranger. (e). (Au Cap.. . . . . ....... 46,41 5' 3 SAVOIR'; Au Port-au-Prince. .......... 27,6.2. 6.. 9. Aux Cayes.................. 17,674. 7. i. - II a edt percu pour le droit de 3 liv. tournois , impof- fur fe boeuffalM introduit par le commerce stranger (f). I Au Cap . .................. SAV OIR; Au Port-au-Prince.. .......... Aux Cayes. .................. 7,8 24' 3- 5,124. 7. 3,198. a livres. 80,60o1. 14. 36,299. 4. t 113,652. 5. i. 2 0,553.- -4. 4 250,553. 14. , II a edt perqu pour les droits de 5 & 8 livres tournois impofls par les arrets du Confeil des 25 leptembre 1786 & i x fevrier 1/787(g), -Au Cap.... ..... ......... 83,51. -17. SAVOIR; < Au-Port-au-Prince............ 45,064. 2. (Aux Cayes............ ..... 55,663. ij. DIPENS E. SOB I lix% . 95,085. S55,468. .oul. a. 5. 250,553. '4- EXERCIC E 1787. II a ete paye A divers pour le traitement & les appointemens des Diredeurs, Ileceveurs, Vifiteurs & Commis des Bureaux des entre- i',, pour ftais d'achat & d'entretien des canots A leur ufage pour les menus frais de Bureaux & les loyers des maifons dans lefquelles ils font ctablis (b). SAVOR Au Cap ..................... 40,074' if ,d ) ; Au Port-au-Prince............ 31,03 5. 8. 2. Aux Cayes. .............. .. 23,2-14. 3. 4- hI'a de' verfe par les trois caiffes d'enirepot dans celle de la Marine, ..,ur y etre convert en Iettres de change & employee conforminment +Lux difpofitions des arrets du Confeil des 3'o aoit 1784, 2 5 lep- tembre 1735 & fevrier 787 ....... ..................... tivres. 99,3 23* Ious. 12. 8. E x c c E I786. 11 a Oet payd a. divers pour les traitemens & appointernens des iDii -ldeurs, Receveurs, Vifiteurs & Commis des Bureaux des entre- pub, )pour trais d'achat & d'entretien des canots a feur ulage, pour lcs menus frais de Bureaux & les loyers des mailons dans eIlquelles fiont detablis (a). Au Cap .................... 3 5,246' 81 4 SAVOI R; Au Port-au-Prince............ 30,129. 1 , Aux Cayes . . . . . . .... 29,7 10. 0 II a ,ti verfe par les trois cailles d'entrep6t dans celle de la Maiine, pour y ctre converti en lettres de change & employee coplormcment aux J iip. li'ii des arreis du Confeil des 30 aoui & 25 leptembre 1785 .. den. 6, 11. 29. ,.78. ii i 1 PH I 1787. 5' 0 BS ERVATIONS. i I (a) Cette ,/, p '.,,f f? tou'ours au de[is duA produit de la percytlion djtlinuie i y fire (b) Ali'me obfervation que dtl'. Hil SAINT-DOMIN GUE. C 0o P T E par ref etat des Recettes &b De'pefes ades divefes Caiffs des Invalides. mm-.. . il i i 'l 7 r 'i'TY '' / .l.i..-. il n ._. ....... ... 11 i i-n u'il .1.1 ^-. .. . .. ... r-. . . .. 1. . ... ... -, OBSERVATIONS. (A) Outre cettefomme qui tfe con- cerne que lexercice de 1786, it en ftoit di une bien plus confidbrable que l'on trouve or tee en l'tat des dettes Jlji i,; ii en &toit encore dA une aiure peur refiutat des dibets des compte-s don't quelques-uns etoient arriers de plus de o annees dans quelques amirautes. Ces debets ont eti pays, dr la r. m ie en a etj fate en 1ance. ( B) .llit)it di; aufl pour cet objet, antirieurenent f7S6, e particu- li'rement par ie Trforier, une bunime de 125,82 liv. S f don't la reminfe a et faJite en tra'ites jur les Trjoriers Jy Almimtionnaires generaug. R E C E T T E EX ERCICE 1786. II a dtd requ par les divers Trdforiers des Invalides de la Colonie, pour Ie montant des 6 deniers pour liv. perius fur les defarmemens efleduds dans les diff&rens ports d'Amiraute, la fomme de. (A)... . II a de requ pour le produit des 4 deniers pour liv. retenus fur les ddpenfes acquities par la caiffe de la Marine, dans les diff.rens dtepartemens. ( B) ................................... E X E-R-Ct E 1787.- II a dtd requ par les divers Treforiers des Invalides, pour le montant des 6 deniers pour liv. perqus fur les ,ddfarmemeus effeduds dans les diffdrens ports d'Amirautd, didudion faite du droit de 1 8 den. pour liv. attribud fur la recette effedive, a titre de commiflion auxdits Comptables.................... 68,9081. 6f. id. II a reu pour le product des 4.den,.pour liv, retenus fur les dipenfes acquittdes par la caifeT de la Marine, pendant ledit exercice....... 1 42,13 3 13 6. Total des deux Exercices................. I. i 7,258 247,066 d. 1. 9 211,041 i9J 7. 458,i 8 I 4. D E P E N S E S. E X E R C IC 17yd. iI a t6. remis dans Ie courant de I'annie 1787, A la caifre gen&rale des Invalides, a Paris, par les diff6rens Officiers ayant fait fobnions cde Contr61eurs de la Marine en cette dolonie, en letres de change fIur les Treibriers & Munitionnaires g&eneaux, le montant des recettes faites, taut pour les 6 deniers pour iivre perqus fur les ddarinemens, que pour les 4 deniers pour liv. retenus lur les ddpenfes de la caifie 'e la Marine. (A). ............................... E X E R C I C E 1787. 11 fera incelTamment remis a la caiffe gynerale des Invalides A Paris, en lettres de change lur les Trefbriers & Munitionnaires gendraux de la Maiine, le montant des recettes faites taut pour les 6 deniers pour liv. provenant des ddfarmemens, que pour le produit de la retenue des 4 deniers pour liv. liar les depenles de la caifle de-la M arine. (B) ........ . .. . . . . . . . . . . Total des deux Exercices ....... ......... 247,0o66 21 1,041 458,10o8 1'9 7. I. 4. OBSERVATIONS. (A) Cette remfe a eu lieu A di- veries 6poques, ~r elle eli indipen- dante d'une autre remife de plus forte fonune relative aux recettes des exereices pricedens. (B) Cette remije auroit de), eu lieu, fti les retards de queliues Tri- foriers des Invalides a produire leurs comptes, dr la mort du Trgfvrier principal comptable du product des 4 deniers pour liv. n'avoit enmpecih de la re'gler. T AT r de situation de la Caife des Con/Fgnations pour pafjage d'Efclaves en France. N.0 X. OBS E R-LATIONS__ (A) Cette confgnation a pour ob'jet d'.:lrrr le remibowfemnent des friais fits dans ltes depots etablis dans ies ports de France, pour y recevow es gens de couleur y' les noirs embarques, fy procurer leur retour dans i a Colonie. RECETTES. E X E R C I C E 1786. Au 3 1 Decembre 1785, il exifoit en depot dans cette Caife ..... 11 a dtd confignd pendant le courant de I'annie 1786, dans les caifes du Trilorier principal & des Triforiers particuliers, pour surete du retour de quarante-huiL efclaves embarquis pour France (A)... E X R C C E 1787. Au 31 Decembre t178d, il exifoit en depvt. .......... II a 6tW configne pendant le courant de Vannde 1787, dans les Caifes du Trcabrier principal, des TrfToriers particuliers & Rece- veurs de l'odroi, pour .i'reit du retour de lIixaIte quatre efclaves embarquds pour France................................ 8 8, oo. i 72,000. " i6o,Joo. mm 72,oo0. 81,000. I 53,o000. ~4J ii N Dt P E NSES. E X E R C I C E 1786. II a 66 rembour(f par fe Triforier principal & les Treforiers parti- culiers, a divers confignataires, pour le montant des confignations fates pour le retour dans la Colonie,de cinquante-neuf efclaves em- barques pour France, tant pendant ladite ann6e, que pendant les prcdcientes. ( A) . . . . . . . . . . . . . . . . . . An Di embre 1 78 6 il exifloit en dpi. . . . E X E R C I C E 1787. II a dtd rembourfe aux Confignataires par le Treforier principal, les Trdforiers particuliers & Receveurs de i'oqdroi, pour le montant des tonfignations iaiies pour le retour dans la Colonie, de quarante-fept elclaves embarques pour France pendant ladite annie & les prced- dentes.......... . . . ... . . . ........ .... Au 3 z Dicembre 7 797, il exifloit en dpot.. ....... 88,500oo. 72,000. 6o0,500oo. 70,500. 82,500. 153,000. ii 'I II II Ii ii OBS ER V A-T-IONS.- (A) Ce rem ourfement s'efl )uf- u'a present effe~ue fur le feul vu de la quittance de con nationo; mais .iivoriahs il n'aura lieu qu'en par it le onfi rataijre juflfiiat crn- fJrminment a 1'article VIYI de I'Or- donnance du 9 Aout 1777, aux ordres du Roi contenus dans une dephchedu Aliniflre, cdu 16 Decem blre t"- que lrfilave en ja'eur lihiqu'lao coifigtatiitni aura li faite, n'a ,cecfinne autimne dep1nfe dans le depot /ans lequel l aura ete mis if d-i, it aura et emnbarque pour etre re n., i dis la Colonic, -________ .. ..ZLZ... ~ U N.0 IX. SAINT -DOMINGUE. N. XL RLCAPTULA T10 N Igne'rle des Recettes CA P. TUL TI 0 ene & Depenfes des di vefes Caifes de la Colonie, pendant les annees 1786 IOllSE VAT. 8 oBSERKVAT.1 (A) L'on a indique dans le Difcours les nirfi( de cette double diviflon. (B) Tous les articles de re- cettesfaires fur les exercises an- tvrieurs 1796i , ft' rapportent aux articles de t'PEta f N.' 1, ..,t..lcdtj'"t les dettes adives. (C) On trou- vera pur 'les recetttes aites fur les exe'.rcc, s antierieurs . 1786 i e mine rdpport q:ie ce- bti indiquii ci .defus. (D) M'A me olfe.rvation U que '.-flj... (F) 1/ (.fir I Jr io l ,n. i laf.u / 1/1" il. , vent les .fi",s de.s Bur.e'au 'I Entrctjr tt rit dant Jeux aii. cade I Caime. Marine. Pour le montant des recettes ordinaires faites pour l'exercice de 1786 (A) ............. Pour le montant des recettes ordinaires faites fur les exercises ante- 7 rieura 1i786. (B)... Pour le montant des recettes extraordinaires faites pour 1'exercice de 1786 ............ Pour le montant des recettes extraordinaires faites fur les exercises amtrieurs a 1786.. '. Pour le montant des recettes ordinaires faites pour l'exercice de 17 87 Pour le montant des recettes ordinaires faites fur les exercises antd- ricurs 7 1786.... ... Pour le montant des 1787 recettes extraordinaires faites pour I'exercice de i787&celuide 178,6. Pour le montant des recettes extraordinaires RECETTES. 5,862,924'1 5 41+d 266,129,225. 266,300. 8, 2. 2,8131 17- 7- 286,05$. 13. 6,440o,395. / 217,400. 1i. 2,256,o61. ii. fakites fthr les emercices anterieurs a 1786 .. .. 396,582. . Pour le montant des recettes faites pour l'e cice de 1786, y compris les fonds non c 6. 3,099,73' -. 1 . 7- 6.! .6,657,795. 12. 2 8.' 9,310,439- 5. 2,65-2,643 -13. 1 . xer- con-l 1786. 1fonmls........................... 158,103. 9. 8.? S Pour le iiontant des recettes faites fur ces 514,493-, 6. 6.) cair exercises anterieurs A 1786. (C) ...... . 356,389. 16. 10.) tgnee. ( Pour le montant des recettes faites pour I'exer- 1,2 cice de 1787 & fur celui de 1786. ..... ... 24.6,420. 2. i-8-. Pour le montant des recettes faites fur les ( exercices antirieurs a 1786.. . . . . .. 261,923. Il. 3. 75,343.- 13* 3' Pour Ie montant des recettes extraordinaires faites pour 1'exercice de 1787 ........... .217,000,. s , - (- Pour Ie montant des recettes-faites pour-1'exer- cice de 1786 & les fonds non cononbmmes de (1786. 1785............. .... .... ..... 705,052. 16. 8. S Pour le montant des recettes faites fur les 717,452. 16. 8. Caife exercices antdrieurs a 1786. (D)...... . 12,400oo. , Libtl&a. ( Pour Ie montant des recettes faites pour I'exer- ,4 cice de 1787........... . . ..... 463,025. 1787. Pour Ie montant des recettes extraordinaires 685, 04. 10. 8. jfaites pendant ledit exercise & for ceux anti- vrieurs a 1786........................ 222,024. 1o. 8. SOn a 'fifl'filainmenit indiqud les raifons qui 1786.5enpichient de rendre compete de la recette des Caif1i (droui. Dumaniaux pour l'exercice de 1786.. Akinoire. Afe'moire. Doman- Pour le montant de la recette faite pour ies ,All 1. u) inenides,droit-de 2 pourcent&pour les paves. 289,986. 19. 1i.. 'otr It niontant de. reccttes faites pour ies 2 --17 -1 ".i8aUl Laj i..._6rill_ d,.hre .c2.......... 8 3 I 1 60, 8. a a2. f oPul Ic ioniant dLs Iimtqs faites poiur les cnih alianlons piOiILutLn eS plur diverfr, caules.. o,978. 7. Q. . c.;r. ( -S 6 L Lcs pcrctption. lio. par ct' Caill-s ne font point t inployVes dans a.Colonie; (E) elles ont) .'Li,t.i- & l /.in.'ni pour ites diu\ ;anlne a 9;6.839 liv. 66 fous 9 den. mais il ell inutile de les porter) Me' 1'"' .h't ,J- .- hors liigne dain-, cr. t v cpituilatit n L'n cunic.um.ae ii n'en feira fait mention que pour. .. . C. L6 i tndn, d>l. CI C.mfle. devant ioulour's Ltre )irIts ;oitur Ie rem lourfeniiint des conllgnataires,) 't ,6 / n puvnA r Ce c. Limpiia Jii conume ilfanl patlie du rtvenu de la Colciic; ius ont monte' en n~A cO.'0,.&..I : I '7S' & X-' a ti ) 3,ooo liv. y co(mppus es lanids ds alimers |,rcedentrs, elltnt en Caifei ur.'. (78- (au i." j.iiitr 7,0 miL., i5s nlit Iruit poiLet ici que pour. ... ......., ..... 2 K7 39,836 '.19 0,oz2. DEPEN SE , Pour ie montantdes de.penfes ordinaires faites fur exercisee de 19786. (A) ...... 5,013,300'o IO 3-'" Pour le montant des da penfes ordinaires 7, 1,781. faites Kir les exercices 7,1,73. 5 . anl'rieursa 1786(B) 2,098,482. 14.. 10o. 1786* Pour le montantdes depenfes extraordi- 9,07,54 3' 1 5 naires faites pour 1'e- xercice de 1786... 1. 388,552. 4. 5. Pour le montant des depenfes extraord.'" 1,963,620. 6. 4.. faites fur Ies exercices antdrieurs a 1786.. 575,o68. t. I 1. Caifle Pour le montant des Mdae. d'penfes ordinaires faites pour I'exercice de 1787 & celui de 1786 ......... 5,907,104. 1. 4.. Pour le montant des depenfes ordinaires 6,4.58,684.. 4. 2. faites fur les exercices anterieursi 1786(C) 551,580 . o. 1787. Pour le montant des | depenfes extraordi- naires faites pour 1'e- 8 28,273. 13. o xercice de 1787 & celui de 1786..... 2,0o33,966. 9. .x Pour le montant des f depenfes extraord.'" 2,069,589. 8. S0o. faites fur Ies exercices anterieurs a 1786.. 5,622. 19. 9.9 Pour le montant des depenfes de traite- nmens, appointemens, gages, rembourle- 1786. means& objets d'utiliti~ publique. (D).... 25o,524.. 6. 4 Pour le montant des prets & autres de- 8 4.56,146. 2. u c ai, .penfes extraordinaires............. .. 2o05,621. 15. 8. 'rate. Pour le montant des d6penfes de traite- means, appointemens, gages & autres objets 1787. d'utilit publique .. . . ..... . . . 308,1 1. 12. 8. ) Pour le montant des prets & autres de- 623,804. 17. 7 (penfes extraordinaires.... ...... . .. 315,693, 4. I I. SPour le montan des depeifesfaites pourven- fions, traitemens, appointemens & gages'(E). 94.-7. 6. 8. l Pour le montant des depenfes faites pour 6 1786. les travaux d'utilit6 publique.... ..... .271,700oo. 19. 9. J 638,436. 17. 8 jC_ PPour le montant des prets & autres d- defsre (-penfes extraordinaire, ......... . 271,788. 1 t 3. Li et, f Ptour le montant des depenfes faites pour penfions, traitemnens, appointentens & gages. 112,740. i. 8. / Pour le montant des depenfes faites pour 787-,les travaux d'utilite publique........... 578,491. 7. 6. 712,422. 14. 2 Pour le montant des depenfes extraordi- 9 naires faites pendant ledit exercise.. . . 1 9 1T 5 9 . Les raifons qu'on a indiquies & qui empchcnt de rendri 7 86. compete de la recette de cette Caifle pour I annee 1786, enlmp- Mmin1ire. 75 "chient auffi de rendre compete de la depenfe....... A enire. Cailets | Pour Ie montant des depenfes faites fur le Di.mn- produitdes amendes, droit de 2 pour cent, niaLux. I& des 6paves........................ 395,992. 7. 8. e Pourle montant des depenfes faites fur le 1787. product des batardifes & desherences..... 83,736. 8. 526,053. 3. 9 SPour le montant des ddpenfes faites lur le.produir dt. :nifif.ibons.......--..... 46,324 10o. 5. Le produii dics perceptionii lates par ces Cailles, moniinqtan6ta -o0 IV. fous Caiffes (1786 I d1 dni. a c r tia re de ddp.t dans cclk dc a la Mine, qui etl a comlpte a for tour d t .'- 9 7 avec lles dc Fiaince. Maiscoiilne il n'ft point applique particuliremnent au profit de .,ud. l17. ]la ColoCnl, 1il O'en I'ra fait mention que.pour.................... .. * * 1787.C Les fonmcs. renbim,-ur-is par ces Cailles pendant les deux ae n ,es s'ivent a SC.,iT,. (1786 S 159,000 liv. Les fonds exillant an 31 D~ccmbre 1787 montent a 82,500 liv. Mais k.> ) & cette fornme n'itant pioprenient qu'un depot qiu( doit touiours etre A la difpoihion des i 8n. 1 87"C* Confign.iataie, il 'l Ien Iera faith mention que pour. ... . . ....... .... Montant 1 CPair la C.OA,. de la Marine........... ..... q5,60o *;'.1 des thnds non d rPa Ia Caife ge,,era.e .................... confomns aU(SAVOI R Par la Caille des iboiits. ... .......... . 31 Dec. -1787.) (Par Ies C.,ilfl's des Droits Donmlaiaax ........... 159. 6. 5 1,642. 3,3'4.4 Ii -. i'. 6. t6. ~. 1 A i I 17,6o33,6771 4. 1,079,9 50. 19. 2,350,859-. 1 .1o. 526,053 i/lmoireo * SAlenoiire. OBSERVATIONS. (A) Onafihvi ,ans la d;,p. n' es minei divifino que dan I.a recette. (B) Les arthiks ,e dpenf nes fa,' fr-i,"t' exercices milrt i. ur3, ei 786 fe rapfori.inr aux articles J,' I''tai N." 11, co/intrant les dettesj..qv,'U . (C) Dans ees de- penfes font comprisdes payemens d'a-conmpte faitsh l'ancien Entre- preneur des travaux du Roi ant Cp, mon- tant a plus de 550 mill livres; on n'apu les porter dans les de- penfis fiztes fur les exercices anterieurs a 1786, parce que ces payeynsnuI'i.jj'-7. i,' nt aucun toieparticulier, mnais venoient en dd- dicql/ion de la male des reclamations de cet Entrepreneur. (D) On n'a puita- blib dans Ies d penfes de cette Caije la mid- me-divifon quant aux exercices ante'rieurs qte-pour la L.Ul di Je a Marine; /le drtin en ejfet mowis facile "' moins important, putfjue cette C'iffie ne compete point par exercise mais ]par bordereaux. (E) MAIme obfer- vation que defits. (F) Cla,,ir partue desjInds n r .el 'n- n- ms triLt:c ii.\ dteutn- c..j! i e g Ia- 20,560,540. 19. 7.'fis t ta ? j 6 q- I de u la |.i iit .fir'l (F) f, 1 :t- 17. 6, 'alaticee ~ i,,, --, recettrSi 2+,7 4 717. 1.J Caide ila ,- "s ,p .r J, n- allle'tll t l. ,"l; " dtl't' /ttii'A ~. .. / ** ....." ,I . ,-,J 1 1787. - --- I I I I I I --- - I fm I I SAINT-DOMING UE. N XIL trAT ci.NEA AL s dffe'rens Baux bV des Marche's paf's- p'itr ks EJt'elpr is ti Furnitures nreaties a fi4ce de la o Con DE PARTEMENS. NOMS D S TIItLP IL N E U IS ET FOURNISSEURlS. ________________________ I I Port au Prince . ...,... Cap................. 'C yes........... .. .. ortle ..... ........... Cap. ................ C*"y-s............... Pormau-Prince.* ........,. Cap............... Cayes. ;. .... ..... .. Port-au-Prince. ......... Cap ......... Cap......... ......... Pobrt-au-Prince. ....*..... Por.-u-Prince. ..t.*.....a Porl.au-Prince ...... ... Cap............,.. '... Port-au-Prince......... -ap, ......... . Port-au-Prince............ ma p.................... NATURE des ENTRLPRISES& FOURNITURLS. kTES A C i1-r .l Les SIERns & DAMES.1 Goy r b DvtLuar (A)..... 7879 iVie WRER.VR~.v.... ..... Cuiffon de pain & de bifcuit... 787.. hcro.r.................. 1 786. DUP.(................. u 77* Prut, OV DVRADn (B).... 786. 2PA( lit::v: ):jFournit.deviandedeboucherie. '*. '.. oFRAcv (E)............ '7. . Ls TFhirs DE LA CmHARtJr. Journ6es 'rhpital........... 1787. OWtR GActrET. ...... 1478d. B Ov o U (F )...... ... .. ., . tournitures d'impefllions... ' DvfouR DEr RUAS.....,.. 786. I1 DvjroU- vE RiAfS (G).... DE 'LA CqOix (H)........ CARPENTIRS........,,... LCJrVVE DUPAR.VFY i VFARe .. ()......... Vtrre irt(I).,..... ., CuiLs,v ............ .. Ro.ARD iC..ompapi.. ...... PELr Fr/yes........:.... CHAIGLSA.....w....... Fournitures de bureaux...... fourniture de tuyaupourlacon- duite des eaux dans les fontainls I du Port-au-Prince & du Cap.... Voy.agi& jourunie deCabrouet.- Fourniture dc buis brulter... * 1786. ,787. I . 1787; 31737. .44.7. -.uinitur dchau i..... 78 Journicsd'Acons..,.......... i 87, DES MARCHES DURE'E PRIX E T CONDITION C U E L S. SLN Itd D P NTR E P IS ES LT I' tI U N I M .is. Jours. MAIRCF-HES. I I Pour Ia Troupe, le Boulanger fournit 2! 6 liv.de pain posutt i o liv. de farine a lui livrwe, la cuiflbon luiefi Quatre ans paywec a raifon d'nn iou fa lb.................... .. Mars ....... 8 &mois our la Marine, 22 5 Ib. de pain pour l 8o lb. de farine, neuf ois. cuif'ion de la Ilivre a. raifon de,....... ......... Pour le bil-uit, on all6ue 1 pour cent de dechet, & pur la uiffon on paye par livre................ 222 lb. de pain pour i So lib.de farine & par quintal de Avrit. ....... Sptans. farine conv rtie.................... .......... ... Ledcche j 15 pour & la cuiflon, par quintal debuifcult. __Le-baficeeapain opog& par quint.defar. convertie. Avril....... **. Le dch et 1; pour cent& par quintal convert en bifcuit. Juin ........ Odobre.... Septetibre.... Septemnbre.. . 9. Septembre.... j6. Novembre.... Novembre... Juin ...... Juizi........ Avril........ Septembre... Odobre.... Janvier...... - fDiverf. 6poquc.. SAout......** Le bintfic" en pin,2 pour centC & lacuiffon par livre. ..... .... Le dchet 15 pour. & pari b. de farineconvettien bifcuit. Trois ans. Pour a Troupe & les Vaifleaux, la livre. ......... ......... Le prix de la taxe de Police. ......... Le prix de (a taxes de Police. -Ri ( d'Officiers ...................... Cinqans. JotiR iES. de Soldats & Matelots.. .......... S culture' .............................. ... :< d'Officiers..................... Cinqans, JouRNIES de Sotdats & Matelots............. Sepultures ...... .............. ......... UN,. ....ES... d'Officiters,...................... fDeuxans.I de Soldats & Matelots........... ( Sepulturci ................. ........... Billets d'Hopital, le cent ................. . Monvemens pour le Ilegiment................ Feuitles de Conceflions ................ . .... Trois ans. Recenfemens de ville, le cent. ............ . San. Rece fenens de plane. .. .................. RMles d'armement & de d&farmement, le cent ... Ordonnances & Reglemens, le premier cent de la feuille -' oo liv. & les autres a. ..... . ... . Billets d'HApitl-, le cent ............ ... .... .i.,c ld'HWpitaux 75 liv. le premier cent, les autres h. Mouvenmns pour lIe Regiment, le cent........... Trois ans. Recnfeniei s de ville, Ie cent ................ Receni Im ins de plaine. . ................. . R,61 s d'ai moment & de defarmement, le cent ... 11feroit trop long de ditailler tous les autres articles. Grand compete, fa rame........... PAPrR'S Grande telliere dito .......... . . PAPI E S Petite tellibre,, dito.............. Toa.. 'lettre, dito...... ........ . Plumes, Ie cent ....... . . ..... . . .. Cire cacheter, a lb. ........... . . . . Tuyaux tubulks dc diverfes longueurs & de differens diametres, le quintal. .................. ...... Tuyauxifimp es & ains tubufures, de divers dianmires & de 5$ 6 pieds de longueur, le quintal............ Illimii:... Rondelics de divers diamitres, le quintal ......... Boulons de 3 pied. & demi de longueur & d'un pouce d'paiffenr, le cent a. . ....... ... ........ . S... .boulons de 6 i 8 lignes eh carr6, la piece .1....; illimh~... I en vill . . . . . . . . . V O AGE a~ux cafes A Nrcs. .. . . . . VO vA E la ravine auxChiats ... ........ au d dp6r de M. Detl'ic*s...... .. de cabroucts au chemin de Jacmel.... Jo0 u NE de Mulets,idem..... ......... Un an.. ILA CODE. Quatre ans. Deux ans. Trois ans. /Ilimiic.. LA CORDi. Ruiyalc. . . . . . .. . . Marchiande. . . . . ... . . .. . Ruyale...... ... ... ... .... Marchande... .... .... ... .. L. BARo L Par I1 Caiffe de 6a Marine.. . i L BARIL, P les autte Caills............. Par la Caiflt de la Marine....... L E S-A C, Par les autres Cil[es. .... ........ Aconsarn's de 6 Nu gres.......a...... ....... Idemn.......... ......... .. .......... NS SU R L S. $2. 68. 95. 6. 310. 23. 10. 10. + 4.s so, Ito P H I X dra.anlilll I A It l C II L S. I. -i --I 0 B 5 E R V A T I ( - igulmillmaligAMMIMiluMail I - I , 1. 1. :: II 36 I U 1502. 18 'I 'i " o7 50. 75, if II 7. 3 t). 36o. 50. 75' 198. 150. 66. 41. t8. I7. if $0 [! T, 11 ne Icral fAt.iit nuiot dans ce Tableau que dec marchts pajlls pendant mon administration juf- qu'au 31, decembre 7 87,ou de ccux qui, 'ayant etcanterieurenient, fontreltW en ::Adit ;ti; il lera reidu conipte I'anLict pruoti.uie de cuux pallo en c17 S. (A) Ces .nine,,rir,'rs rlit Jidiniulg a.' r filler lur march en fineinrdes jirs Bernard. l.afffe Laejijff." C f.ipagnie, qi eftit e/largi s de centre entrepryJ dea i Ildit iions eiore plusi,'vauntag tfi'.-s pourle Roi, que cells dornt it eftljfir mention ii. ( B ) Les boucheries du,Port-au-.tiiM endjtant point tables de manire h affurer les atpprovifion- nenenea Jr Al troupe 4 des i dijf.aux'di Ja A.,eJe, on a cru plus convenable de laiijfr fiuljfifltr l march. (C) Les tiouchleri's du Cap etant tonuours abon- danunentpourvues, i n'afaJittau, un engageminent ,' priJixe, f le fournlfeur s'eJi oblie, ,ti i'r la viande au prix de la taxe'de Police. (D) Cefournifeur s'efl egalmineinrfouinis i'vrer auprix de la taxe de Police. (E) I y a en, en decembre 1787, une ad)udi- catiot- nouvi'le., litais elle n'a eu fon effect qu'h ccmpter du mois de jui 1788. 11 enfira quejfion au compete rendre pour l'annee couraine; on verra que les prix ont augmented; on croit que c'efl le feul marchei qul Jfoi dans ce cas. 1 (F) L' Adinnifration, en favorifant l7tabli'lw-- Mnent d'une troifibne Imprimerie, s'efjl aIured neI dninmuton de r $az pour enri rt stous hs o'.etis d'i inpreffion necejfajres aufervice, letar) dii So novembre 1787 opere fur ks autres olyes ine diminution encore plus inportante. Cette obferva- ion s 'pplique eigalennent aux articlesded l'Inprt- nmerie itJCap, 4" le Public a pariicipe aux beae- flees rfdultanr deceftt i ldthration'daus lep rix. Les benefices que prefente d&ja cet htat one rfu d'iautres accro;ffemqns doit le Public aura connoif- fance en j789 : is font d s a la concurrence. (G) La conmarakfon desprix du march dauptc e iner avril 7 78, p Jite jur'enfemrble.des Jour- niture faitespar cef urniffeur une difference d'en. viron 24 pour cent; il en efl apeu-prts de mine des marches fits au Port-au-Prince pour pareils objets; mais le prix de ces articles devienr difor- mais strangerr aufervice, deplis, qu'en execution des ordres de Sa ,ifaj.jNi, au n yen d'un abonne- nient c.s fourniwrurs ont ett inifes a la charge des chefi de Crp's, Officirrs d'Adminiijraiion d Chefs de Bureaux. (H) Catte fourktiureconfJAIjrabll efl en grande paraijifaite let tauanx arrives ont hti auffitit dij/ribius au Cap /" au Port-aW-Prince. Ces cor- duites cotwioht beaucoup Unwns qlie rtotfirs celes qui ont tc f'aites jufqu'aujourd'hui pour le comptct du. Rou. On connoitra, en C17 9, ce .pi'aaront court" les travaur faits en i77 7 178My pour kt fontaines du Cap b- do Pprt-au-Prince i'pr " :ire apprendra-t-on arec furlirfe cornhien des oa vr:,gcs auffi wiles auronit ete pen I,,i/JpieI'.ua,u (I) La dermure dd)udication prfrnrte un radais de 7. f demipour c nit. . . .. .. *, .. .- Suite DRE TA G 1NRA des ferens Baiux des l./aps p As piur les cntirtyt s fourninu relatives au firvice la Colonie. _____. ..._______________.. __ __ D9 PARTEME'NS. rotl-au-Prince. ......... Cap.. .... ....... . Port-au-Prince ,.,.... 6 p. ............... . fbr ~au-Prince. .. 1. Cap................ Fort-au-Prince. ,..... Cap.............. .. Port-au-Prince .......... Saint-Louis.... ....... Port-au-Prince. ........... I DES ENTREPRENEURS ET FOUNISSEURtS. Les SitE0s & DAMES. FleON (k) ....,......' ROn 'tD 7 onmpa'nie 1 I... NATURE des ENTREPRIsES& FOURNITURES, Ouvrages de Mafounerie.... RAO OS i r GSTIN (m)). OuvrogesdeCCharpente& Couverture. ROSARD ir Co, snk.. .. . O .aDi.,, ,....... ROARo if CN pagnie...... CLA.LIENT....... ..... ROBA RD ir Coupagnie..... I PEYRET (n)............ ROBARD Compgnie..... CORNErLLE ............. FAULIGVA.V (o).......... .LouOTr(p)............. Hlasation, LACOSTrr...... GAmETr (q) ........... 0 uvrages de Menuiferie...... Oui ragca dt I- .re & Serrurerie. Ouir.iges de Pcintu'e....... L , Fernme du fMc..... ........ I hIitatioln du R i .. Fermre des 'olcks ........... Entrerien du canal .......... Rembiai de crre ........... DALES DES MAICHtS A C T U E L S. Ann*es. 1784. 1787. 787. 786. 787. 78,. 79,'. i-S-. 1783. 1787. i-8C6. DURsE des PRIX ET CONDITIONS Dr.ES ENra irP ISES ET FOURN.ITU R ES. de, n i. i nI. M A H It HL ;. lois I Jours. MARCHES. _______ i ... I. n .* mmI n .1 4 Janvier..... Odobre..... Janvier...... Odaobre... Janvier...... Novembre... Janvier.... . Juillct ...... Janvier...... Janvier...... Avrit ....... Juillet . . . 5. 3. 36. M ars . . .. . Frvelcr .. . I ,. I I I ) B S E. R V A TI 1 N S. I ft 1 1. I1 *l I Foudlie de terre facile, la toife cube................... .1 urle unit relai de 15 toiies................. ... *.. M aconintie en mortier odiuaire, It toile cube.......... i lnem; en mortier ordin.nre, de z pieds d'paiffeur ia toile tcarrce... ......................... ...............* Trois amns.-' Idem, tn Irliiues, fur un F d' F.iiffeur. ................. . SJer: t. .fit en ciment ......... . . . ... * .... em h..Iurt u pTikd d'l. ii;- ur.......... ............. . . Carrelage en carreaUx & briques, la toilet carrie.... ...... P.Iu .e en cailloux & roches, tur forme de ftble.......... Pourreleve & nm en tivre ...................... ,.. Fouilli de tuf& tc illt ., la toife cube ................ en pour prife d'cau .............................. -- **......** ** a relais de 5 toifes, pour tranfport de tuf en morne....... Malonnedie n mortier ordinaire, la toife cube ........ ,... Trotis ans. Idem, en ciment........ ........ ....* ............... .. n -Jdetn, fur un piedd'ep.ilfi ur, en ciment de briques piles.... Carrelage de carreaux & briques, la toile carre........... Pivagec tn bidache, la toife care .................... I/rn, en pierres de Saint-Caft ........................ I. em, en marbre...................................** ** Charp"ente en bois diur ou atttres de 8 A 9 pouces d'6quarrilftge, le piedcourant... ....... ..........* ** ... ..**** * Idem,e 6 fir 7 ou de 6 fur 6 ..................... Idem, en bois dur pour pil,ti. mis en place............. Quatreans. Couverture en ardoilis .ton c(entes, clous& lattes comprise, la rtili carree.. .... ...... ..... .................. Pour la main-d'oeuvre feulement, quand les materiaux front fournis par le Roi, la toife care. ..................... Fa'itur' en tuiles, lat toife courante..................... PlUomberie pour comble, le uintal.................. Charpenre en bois incorruptible, de 5 6 pouces d'equarriffage, travails & mis en place, ie pied courant................... Idem, en bois de pichipin, de 5 a 6 poucesd'equarrilTage, tra- vaili6 & mis en place ............................. Trois ans. Couverttrc en ardoifes, toutes fournitures............... Idem, reltve & relate, latbifecarree................ SIdem, tecouue... ................. *. ************.* Idem, en tuilts de N'ormandie ...................... Ilde/m, en tules du pavs.. ............. .......... Le plumb pour cou*terture, I;a livre..................... Lanibrifflge & planihetr t bois de pichpin, blanchi aveo rainnmrs & la.ngueItt; I1 ti:ifc ..arr6e.................'.. . Idem, blanchi des deux ci'es...................... . Idemn, de 1 5 pouce d'tpailTeur, blanch d'un c6td ......... Qusatrean. Idemm. bronchi de detx c ds.c... -............ , S L mbris en planthes bruties...... ..................... Jaloulies dormanies, tourc.i fournitures comprifes......... Cliire-voie en barreaiu:, toife carree................... Mtuuikcrie pour potrel & contrevents.................... Lt ambrill',ge & plincher d'acajou',' a ratnures & lariguettes, blanhi i dti deux c.i:es, de i i zpouces d'6paiffeur......... I Idem, Ilanchi d'un Cole............................... Tros ans. Madritrs.debhoisincorruptiblle de ~ 2 pouces, blanchi des deutt cts...................... ......... idem, d'ua feult ( t6............................... Idem, en madriers ddlcyprbs......................... 1 tferrire en gr.: ouvr.get, a l livre.................. Limit. Idem, riC'w-c, pour la main d'aeuvre ................. I, dem, iim, e & plic ............................... Ideti pour porl.s & grilles.............. ........... l ie's .ljets i/a pi, fe pro'int tr,7,p ligs d hdeiailler. ( Ferrure n gross ouvrages, la livre ......... ...... .... Idemn, reforgCe ...................... . . . ........ . . Trois ains. / m lin ic .........-....................... Id m, pour puinie:, grille, avri, tr rile. & iouronnemInc .... Frerrurepour balcony, dana.; l giul ionuderne, la toilc ciurane. -- dem, de rampe d'clealier........................... Peinmire a. 1hliuiie fur deux couches, la 1oifl caire........ . Trois an. Id ,,, en mcnuiferic fur deuxt couches .................. ILM/t, ,ti dttenmpe, d -t.illke rn inenuiltrie fur dcuxcouchti. Peintur grife i I'huile fur deux couc[he', l. toile carrie ..... Trois ans. 1 dem, rnoce fiber i/n... .. ............ ....... ...... . deim, de ttirnc coutlcur ii la colic ...................... Trois ans. La Iern-i du l'ac dc la-Foffetre, par annice............... Trois ans, Le fomwgr de lhahitaiion, pat amnice.................. 9 ans kcomp. ccmb, 1783. Pour 'ertrretien .lu canal dtonmn t I t c.lux :t ladite vilk par .... .... ann ............................ ..................... Ilimitz.. Remipbl.i dc tei, r. ti dc tnil, ina toil' cube............... *6, 42. I 42. 5(6. 1.50. 170. 36. '4. +5- 120. i6. 36o. 6oo. ,65o0. 44-- 80o. 8o. 2. 2. 2. 7- 97. $*5 3- 97. 75. 66. 101. 88. o. 4-0. +94. 45. 49. 30. 132. 90. 75- 418. 380. 575- 500. I. 2. 3- I. I. 2. 7- 24. 17+. I U. 9. 6. 87,.00.. 2 ,2l..0. l6o,"oo. 160,000. 2.000 3 3. 36. 41. 3" SII -7k 08.! 5o i 36& 950. --44. So. 200. 2.5 a. 50. 5. 9* 6. 110o. 7 91 34. 32. 8o 75. 68o. 759 625. 90 '95 21. I, 6. 87,100. 87, /k) L'tentdue d ce tablianu e permit l'a- dr e4rf contwir7te ,WS Ils e arkk de e d e4 y ace t c i'dfr id l ' in:riliienti.2 'i., r i. l t ara convenale de f .n1,-r ,; en in/iquer Ir riniipaux r. ntn'apu auf ftaMitI /.s ti, It, desJ ma.rAi.h dr meme iiature dans les deux dj are.,aii:t d'une mam-rr initirme, parce qu'i a fal jain re ,i ta.y,r ns dc chaun izd'cux. 11 fait encore rer q,ie ,a yr.arche's f'trs pourif ocin-err des chete il d J.tmd/ r Je Pladinter n'allouent pa des prix aufft co .'dr rail aus E-ntrerenei,r.s, farce qu'tl' travatdlt t pr.d,. J ertie dgers l,,'i/itarins, e ui eJ ,u n q t/.$ j;.f,, k1, ,I ras aux it'na Enirej'rene:,r o nt' 'iler t quelquefois d/tourni our une ou deux toifes de rimlii ai de d/blai. (1) Le mar, de Jr17S4 n'Itantpoint reMta desfor malit/s n/cefair, i, d n'ri e/I fait mention ,'.e pour mi moire dSanta colotnnc des 'rix des ancient marelms. (m) II vient d'Are paff de nouveaux marchAs at ei l/r. dre, s Ent'relreur-r duu Port a Prince ; ils tai il/qtfrt p/ulapeurs ri/dAiors, do it fera rendi epstfir ef I7& (n) Ce march a /tieconminujufqu'ein r .t ,ar tacite ricondu eAln. Li compete quifera public en 7 .'9, fera eonnMotre les 'areaux prix. (o ) Cette habitation avoit te' autrefois def.inle a fi. reir ,i i, fi/fif/iance drs ngres du Roi, nais elle n'aicit iamItaU reipli i et ,fer. (p) Sir le prix det rifermnage on tirn cmpit an frrnlir d'ine f(ommr de e.p..oo li. it'. re fi d'r-lerMs itd pour idu//emeint drs carriers ; en mare vn lut remotirfe les p'rtis des paquets rrlatijs I diverfes parties de I'Addm ni//iraiin. q) C'efi particuliArment at, remb/ai din qua Re'yal ,li vi anI eni les avanitses s de l mihode adoptee par cet Entrepreurne 'our efrfticr ces remblais aver des catlmers na) i/tles, Le /prid Jer fun marhri ompnare ave c/uid ait artc (w dreJtffer done uie difference de phis .-e 0o, oo lin'. d onodet fr la jeule entret'rife dn rem/lai Ju ,uai Royal.. I I .I I Ah - - - .5----.. -0~- r T E DES FINANCES DE SAINT-DOMINGUE. A T . .. ........ .... F-. T E DES A T FINANCE DE SAINT-DOMINGUE, CONTENANT le refum6 des Recettes & Depenfes de toutes les CailTes publiques, depuis le i.* Janvier 1788 jufqu'au 3 i Decembre de la mnme annee. Par -M. BARBZ D-E MA R BOIS des Ifles Fran oifes fous le Vent. -t Intendant A P'A R I S, D E L'IMPR IMERIE ROYALE. M. DCC. XC. S AV E RT IS S E ME NT. ToOUTS les fommes don't il eft question font argent des ,Colonies. On fait que le a 33 3 c'eft - dire, que la livre tournois pour une livre dix fous. dans cet ecrit, change y eft y eft compt6e "T AB LE SDEIS TITR ES. JEirA T des finances de Saint-Domingue, au premier -jaulier 1789 . .. . -. . .- .-. . Page x. Etit general des dettes afflies en faveur des diverfes Caijfes de la Co/onie, a i. janvier i7 . 20. at general des dettespaffives a la charge des diverfes SCaifesr de la Colonie, au premier janvier 178. ; 23. Compte par brefetat, des recettes depenfes de la Caiffe de la Marine pendant fexercice i78 8... 2 . Compete des recettes depenfes de la Caiffe ginerale . ..... . . . .. 28. Compete de la Caife des Libertes.. .. ... .. . 29. Caiffe des droits domaniaux Amendes, .paves, Bdtardifes, Aubaines, Desh'rences, Confifcations d' droit de Deux pour cent .... . . .. .3 1. Compte, par bref-etat, des recettes k depenfes des Caiffes des Entrepots; en 1788.. .. ... . . 33 Caiffe des confignations pour pafflge d'efclaves en France au 3I dicembre 88. .. ...... 34. Cohnpte, par bref- itat, dei recettes r depenfes des Caiffes des Invalides, pendant fexercice 1788.. Ibid. ttat des recettes depenfes des fonds provenant des defarmemens faits dans la Colonie, depu;s le 29 mai 1787, jufqu'au 3 dicembre i.88. Pag. 3 5; Ricapitulation genirale des recettes depenfes des diveifes Cajffes de la Colonie, pendant Fannie . . . . .. . *. .' ** <* * 36. f/at general des difirens baux i des marches pafis pour les entreprifes "' fournitures relatives au service de la Colonie . .. .9 ,. ... . . 38. ftat de la situation des Fabriques des diverfes Paroiffes de la Colonie, en cequi concern leurs comptabilitis, d'apres les competes it renfeignemens fournis jufqu'au 3! dicembre 1788,. .. ee*.. 39. Regie des Greffes. .... <... ... ... Depdts it confignations dans les reffes. . ... 42. Hdpitaux de Providence. . . . . .Ibid. Bacs Pages.. ...................... 44. Bac de la grande-rivire a Jrimie. ..... .Ibid. Bac de la riviere falie de Borgne. .... . Ibid. Bacs de F'Artibonite ................ .IBd Bac de la riviMre du haut du Cap. ....... 46. Cqie municipal .. .................. 47" Fin de la Table des Titres. TABLE E DES ETA T S. NuMbIos. - I..... TAT general des dettes a8hies en faveur des diverfes Cajhfes de la Colonie au I ., janvier 1789 . I L.. .bat general des dettes paffives h la charge des diverfes Caifes de la Colonie au I.r, janvier 178. I I.. Compte, par bref itat, des recettes i'deopenfes de la Caif e la Marine pendant I'exercice 17A. 1 V.. Compte des recettes & devenfes de la Caifze - general. V, .. Compete de la Caiffe des Libertis. V L. Caiffe ds droits domaniaux, Amendes, Epaves, Bdtardifes Aubaines Dishirences Con- fifiations &, droit de Deux pour cent. V I Compte, par bref- tat des recettes d dipenfes des Cairfes des Entrepdts, en 1788. V__ I L.rCaife des confignations pour paffage d'efclaves en France, au 3 de'cembre 7 88. I X. Coqmpte, par bref-itat, des recettes & depenfes NUMinROS. des Caiffes des In'aldes pendant I'exercice 178, 8 X... ttat des recettes &d depenfes des fonds provenant des defarmemens fits dans la Colonie, depuis Ie 29 mai -178, jufqu'au-3-r dicembre- 1788. X I.. Recapitulation gendrale des recettes d depenfes des diveifes Caifes de la Colonie pendant l- -Iannie i78. 8- X I I. tat general des differens baux df des marches paffs pour les entreprifes &' fournitures relatives tam fervice de la Colonie. ' X II I. .ttat de la situation des Fabriques des diverfes Paroiffes de la Colonie, en ce qui concern leurs cernptabilites d'apris les competes k S renfeignemens fournis jufqu'au 3! dicembre 1788. Fin d4 Ia Table des tats. iTAT I TAT DES FINANCES DE SAINT-DOMINGUE,. Au I." JANVIER 1789. J-'AVOI S penf6, en publiant letat de nos finances pour les annies- 1786 & 1787, que celui de 1-788, qui paroit aujourd'hui, n'auroit pas befoin d'introdudion; cependant plufieurs objets exigent encore des developpemens, & j'aime mieux renoncer a la brievet6 que de m'expofer a etre obcur. L'6tat public en 1788, a paru etre accueilli favorable- ment; mais n'cfl-ce qu'une fuite de l'indulgence que fembloit meriter le premier ecrit de ce gcnre offer aux colons, ou ie, filence de la cenfure n'auroit-il et& qu'un management pour. i'adminiftrateur -qui-n'a pas ctaint de s'expofer a tout ce qu'elle peUt avoir de Tfvere: Je dois plutot croire que Ia verit6 toujours puiffante a fait excufer les imperfelion.s de cet ouvragc, & j'eiepre qu'elle fcra encore la fauve-garde de celui-ci. 2 !1 a &tC facile de conflater fi les eiats de 1786 & de 1 o787, client exempts d'erreurs : les documents originaux oiut ct & front u toujours ouverts a tout Je mrnde; j'ai eu connoifTance de trois verifications faites fur les regiflres, & je voudrois qu'dles n'cuffentt point' ete les feules, les bons comptables fes difirent; elks font un ficin pour les mauvais, & je ne connois point de moyen plus affure 'pour donner aux ccrits de ce .genre toute Iutilit6 don't its font furceptibles. Les conitcs de 1786 & 1787, out fans doute- t6 c:anmiins avcc attention; on trouvera la preuve de leur , e:-Cxafitudc dans ceux de 1788, & c'eff ainfi que favantage du cette publication fera de jour en jour mieux- fenti: Jordre qui rtgnc pendant une annce, fert a conferver I ordre peu,:int celle qui fuit, & s'il furvenoit quelque irrigularite, il ne fLroit au pouvoir de perfonne de Ia catcher. Cette notorictd eft egalement utile a l regard des dettes alCivcs & paffives de la cokonie; une fois. connues & confignc(-( danis un compete public- il n'eft plus permits aux debiteurs d'iu'oquer ie fecours du temps pour les fii:-c oublicr. It faut que les foinmcs port6es en i'acif ou au paffif du compete de 1787 reparoiffent dans celui-ci; jbit comm dettes filf)latecs, foit comnme deites acquittces, 1bit enfin commine non-valeurs prouvces. Tout habitant un XL.u attentif, ne manqiiuc:a pas de compare in compete a '.utre, & la moindre omifflion ancantiroit Ia foi qu'il eft fi , important pour I'adminiflrateur -de leur conferver. Cct enchainement entire Jes uns & les autres me conduit a pre-venir unc reilexion qu'on ne manqueroit pas de faire uin jour; c'eft que mes r(filizats deviendront la loi de moji iAtcceffcur, coinmc ifs fint aujourd'hui la rnienne. Si j'an- nonce que je laiffe en caiffe Onze cents mille livres, & que les advances faitces fous cautionnement a divers entre- prenceurs, montent a Six cents mille livres, que la dette de la colonies eft piefque rdtuite a rien, qu'il lui cil encore du Neuf millions, le premier foin de celul qui me rem- pacera, fera de s'alTurer de ces points imrportns d'ohi .pcndront en grande parties fes opTrations en fin.inpcs, au moins 'u c vuencemuins de fon adriini!illrton; il iera donl: mon contradi.letir necetiire, & pcrfonne ne pent avi UinhttrcLt plus puiffant a rclev,,r Ies erreurs, que celui qui feroit expofe a en repondre lui-mnimme: cette nouvelle prcum c ne peut etre obtenue, it eft vrai, que quiand j'aural cefll d'adminiflrecr; mais efle n'en a pas moins de force; ele en regoit peut-etre encore advantagee de cette circonflance, & c'e aini. que focus tous les rapports la public it6 des operations de finances efl le grant le plus certain de F'ordre de la comptabilit6. Elle a d'autres avantages qui ne peuvent Atre bien fentis que des adminiflrateurs eux-nCmces. S'agit.il d'ordonner une Ad6penfe les redfexions fuivantes s'offriront infailliblemint a leur penf6e : Sous quel point de vue fera-t-elle envi- ,a fagee, quelle place tiendra-t-elle dans l'etat annual n'y , aura-t-il qu'une voix pour en reconnoitre l'utilite Sans doute nous ne 4evrions mettre aucune difference entre les operations qui font de nature 'a devenir publiques, & celles qui font ignorees. Je ie dirai cepcndant; il me femble que je n'aurois pas ete -'galement attentif, que je m'en ferois davantage rapport a ceux quime present le lecours de icurs lumieres, que le fentinmnt du bien m'auroit preffc moins pirf- famment, ii des mon arrivee dans cette colonic, je n'euffe former' le project de publier annuellement 1'etat de fes finances. N'eft-il pas natural de croire que chaque comptable, chaque employ charge d'une geflion quelconque, jouit auffi pour fa part de la fltisfa-1ion de voir fes concitoyens entierement raffTurs fur les maniemens important qui lui font confines, de ne plus offrir d'aliment au foupon & a Ienvie ; de pou- voir dire hautement": Voia mes ben'ficces, s font le-j - times; mes regifires & Ie grand livre de la colonie le prou- a vent : qu'on les ouvre, ils front ou mes accutateurs, onI le Ics temoins de ma fidelihte. On trouve cependant, mrmne parmi les amis de I'ordre, Aij des pcrf nnes qui revoquent en doute l'utilite de ces publica- liolns, & les trouvent rcmpliczs d'inconveniens. ,, I1 eft dange- . reux, diton, de raifonner avec le public. L'adminiflration , Scn publiant le detail de fes operations, entire pour ainfi n dire en lice, & fe foumet A des difcuffions interminables; cl c perd un temps precieux, fi elle veut rdpondre a tout ; t die Cbranle la confiance qui lui eft die, fi deie s'obfline A ne pas repovidre il eft plus convenable a fautorit6 & a ] Ia dignity du Gouverinmewnt que les adminiffraicurs, fe bornant a ag!r pour ie rmieux, abandonnent enfuite leurs o.,ivres au temps & a la ceniire, & qu'ils ne defcendent ni A les fa!rc valoir, ni a Ics juftifier. On ajoute qu'il faudroit des volumes d'cilairciffemens pour fe faire comp)rendre de ceux qui n'ont que des demi-connoiffances, on qui ont intreit a trouver de l'obfcurite dans les chores les plus claires; que d'ailleurs il pourra arriver un temps oiu l'admi- nifrateur de la finance fe reprochera de s'etre impofe une loi trop severe. , Je ne crains point que ce temps vienne; & quant aux dan. gers auxquels on s'expole en railonnant avec le public, il eft iufif(iamment prouve qu'ils font nuls, puifque les comptes pre- ccdens n'ont engendr6 ni difullions, ni plaintes, ni demands. -Ctte raifin univer/kil6,-que les homes .eciaires tbivent par choix & par reflexion, & qui eft auffi le guide infaiilible de la multitude elle-mime, protege efficacement I'utile& levrai. Sa Majefle en 6toit bien affuree, lorfqu'elle a voulu que toutes les operations de finances fuffent communiques aux contribuables, par une publication annuelle; Elle a bien voulu honorer des t6moignages particuliers de fon approbation, celle. qui a eu lieu I'annce dernicre, & j'ai fait de nouveaux efforts pour que celle-ci rcpondit, autant qu'il dependroit de moi, aux vues-hienfai-fantes A& de-juffice don't Eile eft-anim-e. Les depenfes cependant Wont pas eu toutes une deffina- tion auffi utile que nous l'aurions desire; if faut bien le dire, puaique la publication de cet ctat nous imipofe auffi lobli- gation de fire connoitre rmeme les fauffes applications du revenue public. Des qu'it eut &td refolu d'ouvrir une communication de la parties de l'Oueft a celle du Nord, plus courtce & plus sfire pour les gens a cheval, & qui put au befoin fervir aux ,oi- tures & faciliter f'exportation des denrees d'un grand quarter, il fallout chercher la route qui feroit en mrme temps la moins difpendieufe & la plus direde. Des perfonnes cclairces & remplies de zele, apres des reconnoiffances laborieufes, pro- poserent de la diriger par la ravine seche ; mais modeftes dans ieur opinion, elles folliciterent en meme-temps les admi- niftrateurs de vifiter ie terrain. Diverfes circonflances nous en ont empechies; preffis neanmioins par a faifon, nousavois ordonne que les travaux feroiententames fans delai; mais peu de temps apres, de nouvelles recherches ont indiqu6 une voie encore plus praticable, & 1'examen de tous les projects proposes eft devenu indifpenfable. Nous nous fommes, en janvier 1788, tranfportes fur les lieux, M. le Comman- dant general & 'moi, & apres avoir parcouru tous les defiles de cette chaine de montagnes, qui a divif6 fi long-temps le Nord & le Sud de la colonies, nous nous fommes arretes .a une rectification iiportante propofde par M. de Vincent, Ingenieur, & l'execution de l'entreprife a 6te ordonnee. Cet officer dirige cette grande operation, don't utilitye fera fentie encore plus generalement, Iorfque les communication accef- foires auront ete ouvertes, & c'eft dans le courant de cette annie qu'elles front portees a leur perfe6ion. Avant de nous arreter a ce dernier project, ii avoit ete depenf6 20,000 lives pour pe6ntrer des Gonaives dans Plaifance, par la ra- vine seche: nous en avons eu du regret; mais quoique nous fifllions engages, nous n'avons pas h6fit6 a revenir fur nos pas pour fuivre une autre direction : cette depenfe eft en partie inutile, & cet aveu eft la feule reparation que nous puiflions offrir d'une erreur qui eft uniquement de notre fait. Elle n'eft point la feule; apres Ie coup de vent du 6 aoCit dernier, nous fumes vivement folicites de fair paffer des vivres dans diff6rens quarters; c'etolent Ie Port-au-Prince, Leogane, le Mole, les Cayes & Jacmel. On nous faifoic 6 thr rout craindre les plus grandes calamities pour tout le quarter de Jacmel, fi d.L's ecours n'y ctoient envoys fans delai. Les expeditions furent Lites en diligence ; mais 1'eve- hement ne juilifia point ces craintcs; d'a,.res approvxifion- neniens y arriverent fucceflivement par la voie du commerce , & les habitans n'acheterent qu une parnic des fubfiflances que nous leur flmes parvenir. Les envois ont et6 faits du Cap. Le montant en eft connmm & les 6tats dc'tail!s feront donnes eh communication, t ceux quiles dtemanderont. I y aura une perteaffez confidrable lesfarines & les flaifrons ayant ite venues moins cher qu'ellcs n'avoient coT it6 ; ma ss Itls credits n'etant pas tous rentres, la perte ne pour:'a etre connue que dans le courant de cette ann6e' I789. QUelle qu'elle foit au r6filtat, nous ne pourrons nous reprocher d'avoir mal apropos pris Fialarme fi ces diflributions ont feulemtent apporte quelque diminution aux maux que nos repre'lentans, que les otliciers de tous les ordres& les habitans eux-mnemes nous an- nongoient commune inevitables. Nous nous feticiterons mninme de nos mefures ft elles ont contribute a maintenir les prix fur un pied. modern, & a deconcerter les fp&culations de ceux qui aurnicnt pu chercher leur advantage dans une ca- lamnit public tie. L6 mal fut rcpare tres-promptement au Port- au-Prince.; es magafins du Roi firent ouverts_, le biscuit fit offert a un taux modern, & les prix qui s'etoient eleves fubitement reprirent leur niveau. II y a une diffTrence bien frappante entire les competes < de 1786 & 1787, & cedi-ci. Pendant ces deux premieres annces on s'eft content de fuivre & d'ex6cuter tous les tra- vaux commences ou mene ordonnes fans etre encore entrepris par les administrations pr6cidentes. Les travaix de la ravine des Cafernes au Cap, ceux du M61e, & quelques autres de ce genre, ont etc terminus fans que les adminiflra- teurs aient pu fe permettre aucune autre entreprife nouvelle; toutes les reparations, tous les entretiens propofes ont eur lieu fans exception, mais ies plus fortes depenfes ont alors confil6 dans le paiement des dettes, & cet objet capital une 7 fois rempli, lYconomic la plus firicle a et' mile en uflge pour pat venir a forminer ce fonds de rcIferve don't j'ai ienti utilitye d's mon arrive dans Ia colonies. En 1788, au con- traire fe paicmenct des dettes forme un arLicle peu confi- derable du compete general ,& les deu' adminiflratcurs ont employee' la plus grande partie du revenue public libre en en- treprifes, en confiruftions & en travaux tiles. La grande coimun ication par Plaifance a et avanc6e ; quatre A cinq cents honin.s y ont et6 conflaminent employ's depuis le commencement de IFannec dernicre. On a Oert, & je crois qu'on ecrit encore qu elle ne fera jamais pratica- ble pour les, voitures; mais elies y paffent, & une voiture publique vient d'tre etablie du Port-au-Prince au Cap. On a aufli advance dans un memoirs adreff 'a autorite fouve- veraine que ces travaux cowic'nt lea vie h leaucoup de mal- heutreux ., eicou!7s a exceider lewrs f ccs dans la iifin las plhis ardent,. par la ha ic-jpaie dn'/ l,,iniJ1treri6 rend 'predi- gue, t qu7 caette petee a//loi aux deu/.v tiers. Que nous lerions coupables fi-on pouvoit nous reprocher de pareils sacrifices, euffent-ils mnime 6te faits en vue de la plus grande utility ! Mais les habitans du Limbe, de Plaifance & des Gonaives, tous t6inolns oculaires les officers militaires & d'admi- nitrationr, les entreprcnettrs atteftent-que les travaux inme ont et6 les confervateurs de ia fant- des travaiileurs, & Ics regiffres des rcgimnens du Port-au-Prince & du Cap d6monn trent cetde verite de la mani're la plus fenfible. La commu- nication du Port-au-Prince 'a Jacmel touche aulfi a fa fin , & elle donne une nouvelle valeur a tout le.quartier qu'elle traverse; elle remiplacera en temps. de guerre, par une route interieure de treize lieues, facile & sure urne navigation in-; certaine &, pirilleufe de pres de deux cents lieues de circuit. .Des quais, de nouvelles fontaines ont et6 donnes aux villes & aux rades, au Cap, au Port-au-Prince & aux Cayes. Des palais de juffice ont et -acquis dans quelques villes, & fe con- truifent dans d'autres. Plufieurs points ont et6 achev6s: d'autres ont ete commences ; ces dpeni(es nmuilipliees n'ont pas empii"htc les adminifirateurs d'envoyer a une colonies anmie, affligce par un grand defaftre, des tfcours de toute efpece, & de fare des avances ai des n6gocians de la colonies pour les mettre en etat d'importer des fIbfiflances dans nos ports, ai la fuite du coup de vent du 16 aouit. II n'a etc conftruit cette annee des fontaines, des abreu- voirs, des dep6ts d'eaux & des lavoirs, qu'au Cap, au Port- au-Prince & aux Cayes ; mais il faut observer que ces trois villes feules ont paye environ 35o,000 livres pour droits d'odroi arriers'fur les negres & fur les maifons, & il a paru juLtc an Gouvernement de fare jouir les-abtans palfes - ouvrages publics, du produit de ces contributions. Nous avons c(pcrc que le payment ne leur cauferoit aucun regret, s'il leur ctoit rappele par I'emploi qui en a et6 fait. Les recouvremnens de ces droits n'ont pas ete auffi confi- d(rables en proportion dans la plupart des autres quarters, malgre les invitations de ceux qui font prepofes aux recettes. D'un c6te, il me paroiffoit injufe que des habitans fe fuf- fent affranchis de cette imposition, tandis que leurs conci- toyens la payoient exa6tement; de I'autre, je repugnois a employer Ia contrainte envers des redevables que I'adminiiftra- tion dletournee par 'a6livitede la guerre, n'ayoit point avertis d'une maniere affez preffante de leurs obligations; mais je ne puis douter que les payemens ne fe faffent deformais avec facility. Le Miniftre approve que le produit d'une parties du revenue public foit applique6 des, ouvrages utiles aux habi- tans des villes, & les fontaines, fous ce climate brilant, font le plus, beau present qu'on puiffe leur faire. Cette maniere d'obtenir les fonds n6ceffaires pour ex(cuter des travaux con- fiderablcs, n'eft-elle pas infiniment preferable a ces cotifa- tions appehles volontaires, don't les projects enfantes fous une adminiflration, a peine connus de celle qui luit, finif fent le plus fouvcnt par etre entierement oublies dans le greffe ot ils font dcpof6s! On a obfervy, atI'occafion de ces recouvremens de droits arricres, 9 arrieres, ( ) qu'il paroiffoit regner dans cette parties di gouvernement des finances, un e(prit plus convenable a ia conduit des affaires d'une famille mal-aifee, qu'a 'adminiffration des revenues d'une riche colonies. ,, Ceux qui en ont ainfi juge, n'ont peut-Ctre pas affez retflichi fur les embarras que j*ai eprouvis pendant fes deux premieres-annes--de-mon- administration -J 'adopterai cependant volontiers i'idde de transformer cette colonies en une grande famille, & d'en g6rer la fortune comme s'il s'agiflbic de la mienne; c'eft etablir entire les colons & les adminiftratetrs les- rapports les phts cher-s n. ous trouverons tin attrait nouveau dans nos occupations, quand ce fen- timent viendra s'y mdler, & lorfque cette publication fera reque come l'ouvrage des chefs de la famille, qui inf- truifent tous les eurs de 1a situation de la fortune commune. Nous jouiffonus dans cette colonies d'un advantage inappre- ciable en matiere de r6formes, c'eft que Ies economies, les bonifications, en un mot toutes les operations utiles tournent' a fon profit. Les adminiffrateurs peuvent, fans inqui6tude, faire connoitre le montant de leurs Opargnes, elles n'auront aucune deflination 6trangere 'a Saint-Domingue; & quel ineret auroit-on a 1'en priver! Qui ne fait que tous les fonds publics ou parriculiers, y font employes diredement ou indired6ement at vivifier tin fol 'qui n'attend que la main du cultivateur; que fi l'on voit tous les jours des forces jimmenfes difparoitre pour faire place aux plus riches cultures, c'eft que dans un 6tat de progreffion auffi rapide, tous les products font appliques de nouvelles creations; que les colonies bien conflituees ont la propritei de tirer de leur propre fonds tout ce qui eft n6ceffaire a leur accroiffement; que par une fuite naturelle de la ficondite prodigieufe du fobl, les capitaux engendrent fans ceffe de nouveaux ca itaux; (i) Cetteobfervation fe trouve dans un ecrit anonyme, intitule : Rflexions fur M'Etat des finances de Saiwt-Domingue. J'en ai permnii 'impreffion; j'ignore ce qui I'a enimpeche. 10 qtue toutmes les richeffes font fucceffivement.employdes ~ des eniireprif.s don'tt le fucces eft certain, & le fera auffi long- temps que ia terre oflrira fes magnifiques recompenfes a ceux qui voudront former de nouveaux etabliffemens, oun ameliorer les anciens! Ces revenues vont enfuite, par une confquence n6ceffaire, alimenter Ie commerce & Ia navi- gation nationafe; ifs entretiennentIe movernert & ia vie dans de nombreufcs manufacturers. La m6tropole elle-mnme s'enrichit en proportion de I'adivit6 qu'elIe a laiffle aux fpcculations & 'a la circulation colonial; & fi, dans l'efpoir d'un foible revenue clie en retranchoit un-feul-rameau, etle feroit bientot avertie de fi faute par des pertes plus grades que les profits paffagers qu'elle auroit pu fire. JeAle dirai donc fins inqtii6tude ., e revenue public s'eft encore accrue pendant I'annee derriere (2 )..L'ofroi, en y comprenant ie product de la perception fur Ies nCgres & fur Ies maifons, a et6 augmented en 1788, de 1,i6+,o6+1. -4f. i i d. Mais fi I'on compare feulement le product du droit fuir f'exportation en 1788 avec celui de 1787, f'augmentation ne fera que de 610,718 1. Je ferois loin cependant de fMliciter fa colonies de cet accroiffement, fi'je ne pouvois hui montrer en meme-temps qu'il a te6 employee tout entier a ton utility. Le--trfor public, ou plut6t les epargnes de la family, car je ne puis trouver une plus heuredfe expreflion, ne fe font pas accrues, & je n'ai pas cherch6 a le accroitre. 11 y avoit au 31 dccembre 1787, dans les diffientes caiffes, un fonds difponible de 1,180,993 1. 17 f. 6 d. It a, pen- dant l'annee, cprouve des augmentations & des diminutions conformies a fa nature, qui confife', tantat a crottre & tantt a decroitre, pourvu que ce foit fans aucun excess (2:) Lcs dciir'cs exports d lIa colonie & dcliarees, montent A 180,00o,000 Iiv. d'apres Ieur dvaltuaiivn faite dans la colonie, fur un pied modern. La valeur des cdcaos, du caret & de 4ivcrs auirc pro4uits de la colonies, n'eft pas comprife dans tette foniuue,. (fun c6t6 ou de F'autre. A la finite des envois its at M'ffif- fipi, au mois de mai de f'annee dernicre, & des avances occafionnees par le coup de vent ddi mois d'aout, les fonds de r ifrve onht td reduits a un peu moins de 600,000 1. ; mais bienifo les recouvremens confid'rables qui ont eu lieu, fans que les ddpenfes y fuffent proportiomnies, out accumule dans les differences caiffes jufqu'a 1,oo00,000 I. C'efl au premier novembre que nous avions cet exc&dent considerable; mais s'il eft permits a fadminiftrateur der&re econome, ce ne doit pas -re-po"ur f-hfaurikf -bieniit apres ce moment de richeffe, j'ai vu fans peine que de grands payemens & les avances faites aux entrepreneurs. nous ont raienes aui niveau que j'aime a entretenir; & c'eff a la fuite de ces fluduations, qu'au 3 t: decembre il s'eff trouv6 dans toutes les caiffes ,082,00oo 1. 1 6 d. Ce fonds libre auroit et1 de 1, 5 1, 376 1. 7 f. d. fi tous ies receveurs de foloroi euffent pay6 les debets don't ils ont ete trouv&s reliquataires a f'poque de la ceffation de leurs' exercices : beaucoup de perofnnes ont penfe que je traitois les comptables avec trop de f6verite; on feroit mieux fond6 peut-etre a me reprocher trop d'indulgence. On ne trouv:ra dans le course de Ifannee 1788, aucun emprunt d'une caiffe a autre. II a ete facile de conferver ifa6tivite a toutes, en accelerant ou ralentiffant les travaux, les d6penfes & mrme les recettes; & je crois qu'il, n'y a auctines perfonnes tin pen attentives, qui n'aient remarque tous 1es advantages qui refultent de cette liberty des-mouve- mens de chaque parties de Ia finance. " Au refte, on feroit dIans l'erreur fi f'on croyoit que fe fonds de r6ferve peut etre confomime fans inconvenient: it a ete formr a force d'conomies -& de privations, auik- quelles -'adminiflration' te s'eft refolue qu'en fiveur des advantages de toute "e6lpce qui en rcltteht; c'eft une cpargne d'un million faite une fois pour toutebs, & foin que 1'on pufle en conculire que la colonie a un exccdent reel, -on doit 6tre perfiuad6 qu'elle nea fe maintient at cou- rant que par l'avantage que lui donnent dans les marches, dans les achats & les entreprifes, les payemens au comptant, ou les avances qu'elle accord. Que 'on confomme im- prudemment cette reffource, que l'on cede au defir fi naturel d'employer a des objets tiles tous les fonds publics auffit6t qu'ils front verf6s au trefor, on verra bient6t renai- tre la d6treffe, & la privation d'un million & plus, &co- nomif6 une feule fois en 1787, fera faire tous les ans de mauvaifes affairs pour des foInmes beaucoup plus contfiderables. Mais puifqu'il y a au-deli d'un million en riferve, puifque cet argent n'eft plus egare pour le public dans une multitudc de mains, il faut fuivre fa nouvelle defli- nee: ifl aut que la f6curite foit complete A cet 6gard, car nous n'aurions pas amiliord notre situation, fi en reu- niffant dans deux ou trois caiffes les fonds autrefois 6pars dans plus de quarante, nous n'avions fait que mettre A la difpofition de deux ou trois comptables, les fommes qui, auparavant. 6toient ia a difpofition de tous. Cette reflexion m'a et6 fugg6ree par les treforiers & receveurs-generaux eux-memes; ils ont fenti qu'en matiere de comptabilit6 if faut carter jufqu'a I'ombre de linquietude. Ils ont en caiffe-des fonds qui peuvent d'un-jour a f'autre-en Are tires, mais qui peuvent aufli y demeurer l1ng-temps oififs. .Tels font les fonds du trefor, & fur-tout ceux de la caiffe gencrale qui, a beaucoup d'egards, n'eft qu'une caiffe de dep6t. Leur follicitude me prouvoit leur amour pour for- dre, & il m'a paru ndceffaire de prot6ger ces comptables centre les demands indifcrettes que pourroient leur attire des fonds auffi confid6rables. Je ieur ai propof6 d'en tenir une grande parties fous -leir clef ,& fous-celle-du controleur, & ils ont accueilli cette proposition avec un empreffement digne d'61oges; mais je n'ai eu lieu jufqu'. prdfent de 1'executer qu'a regardd du treforier, & i y a en ce moment dans la caiffe de referve, une fomme de 4.oo, ooo 1. qui fait parties de celle de i, o82,oo 1. 6 f. 13 J d. mon.tant des fonds non confommins exiflant en efp&cs au 31 decembre dernier ( 3 ). Je confidere auffi argent avance a des entrepreneurs folides & bien cautionnes, comme un fonds plac6 par la colonies a l'interect e plus haut & en mcme temps le plus l6gitime. Parmi ces avances cependant if y en a une, & c'eft la plus confiderable de tuutes, qui n'a pas emp&che que les prix convenus avec entrepreneur ne fuffent plus forts que ceux qui avoient et6 regles avec fon predeceffeur; je veux parler de I'entreprife de I'h6pital du Port-au-Prince: mais d'un autre c6t6, cet entrepreneur a ete affljetti a quelques conditions nouvelles, qui tendent a amdliorer Ie fort des malades; &, foit que les foins ayent te mieux adminiflres, foit que d'anne en annee I'air de cette ville devienne plus pur, foit auffi que les eaux qui coulent avec profidion dans les rues, combattent efficacememn les causes dOinfalu- brite, le nombre des hommes morts ia 'h6pital, a beaucoup diminue dans fbn rapport avec celui des malades, ainfi qu'on peut le voir par la notice fuivante. Nombre des malades en 1786..... 762.....morts ..... 284. C'eft un fur 9 & deux tiers. Nombre des malades en 1787 .... 2327,... .norts.... 220. -C'eft -fur Io & 3 cinquiemes. Diminution de 1786 1787 ...... 43 .. ..........64. Nombre des malades en 1788 ..... 22.79.... .morts.,..1. 69. C'elt i fur x 3 & demi. Diminution de 1787 a 1788....... 48..... ...... ..... . On pourra continue cette comparaifon dans les comptes _fuivans, & donner autfi des refultats analogues pour i'h6pital des freres de Ia charity~ iCap; c'efrun moye de-plus de diriger l'1mulation des officers de fante vers le plus ( ) Pour mieux affurer la durce de cette inflitution, eile a it6 eonfacrei par une Ordonnance, en.date du 19 aoit 1788, 14 noble objet qui puiffe I'animer, la conservation de IeIf)ce humaine. Le tableau fuivant fera connottre le montant des diffirentes advances faites pendant lann6c 1788, aux entrepreneurs & autres qui ont contradcd avec' Adminiflration. _____- --- .......... ETIrNCTtOs - ENTREPRENEURS MONTANT opCrees ar tes RESTED DO. travaux, Ies fur (es avances E ET' CON T A C T ANS des services o les lycrJanvr nuxquch les advances ont-& t fates. Avances. rembourfe- eincs. liv, f. d. liv. f. d. liv. f. d. A I'F.ntrepreneur de 'hi6pital du Port-au- ' Prince. . . . .... . . o,ooo a 6,oo 158f,00oo Aux Entrepreneurs de ia communication entire ie Nord & 'Oueft.. .. . 586,to4 18 4 36o0,000 2 a2s6,1o 18 4 Aux Ndgocians charges 'de faire venir Sdi bilcuit & du rit des Etats-unis. . ao,ooo 1zo,ooo 0 A divers Entrepreneurs de inaconnerie, charpente, couverture & autres entre- prifes de ce genre, dans les ditffrens D6partemencs de la colonic. . . 8,o6z 8 6 135,061 8 6 1oo,ooo 6o.,$o 18 4 '2V. B. Les extindions opcrees fur ce dernier article, ne font porties que par eflimation ; imais ri elles diflirent en plus ou.en moins ceft-d'une fomme tr s-peeu eonfiderable. Ces anticipations fur les ddpenfes ( ce font les feules qui doivent &tre connues a Saint-Domingue), ces anticipations, dis-ie, pourroient cependant devenir abufives-, fi l'adminif tration en accordoit d'autres que celles qui font reellement avantageufes a Ia colonie, & il eft a propos qu'elles foient routes publiques. Le tableau qu on vient de lire ne fait con- noitre que Ics totaux des prets; les eats detailles de chaque article bfont- depofs au control & aux bureaux des fonds du Port-au-Prince & du Cap. Au firplus,. le jtlant au premier janvier de ces diffrentes advances diminuant d'autant les payemens qui doivent etre faits apr.s cette poque a ceux qui, par leurs travaux, fobnt devenus nos creanciers, il eft manifefle quA e la' fmme de 604, 502 liv. 18 f 4d. doit etre portte au credit de la colonies & ajoutee aux fbnds epargn s. G e tat de nos finances eft encore pour 1788, ainfi qu'il I'a e6t pour les annees pr6cedentes, un compete des recettes &-des dcpeufes effedives faites pendant fannee, & non tn apcrcu des recettes & un- project des--depenfes qui-pourront- etre faites en 1789. Le revenue public n'dlant point afiferm, & ne devant point i'etre a Saint-Domingue, il feroit impof- fible de fire connoitre d'avance.des products qui peuvent eprouver de graiides variations,; ils ont etd confiddrables en 1788, mais rien ne m'en garantit la quotite pour 1789. Quelque attention qu'on pfit apporter a la formation d'une annee comninLune,' ii eft certain que les recettes pofees fur des probabilitcs en janvier, diffdreroient .plus ou moins des reifulats qu'on etabliroit i la fin de dicembre, fur des certi- tudes. D'ailleurs, ta fiddit6 d'une pareille publication ne feroit contfatee qu'en faifint connoitre les elemens fur lefqiuels les apercus auroient ete forms, & ces details ne font pas de nature a trouver place dans un ouvrage oui chaque article doit fe prouver par "ui- me, & f verifier arithmetiquement par ]a fimple inf(edlion des regiffres. A I'6gard des depenfes, on pourroit croire qu'il eft au pouvoir de f'adminiftration d'en determiner d'avance le mon- tant avec precifion, & qu'etant toutes fixes ou-ibres, rien n'empiche de fuivre dans le course de I'annee, les regles qu'on l fe fera prefcrites en la commengant. Ceci eft vrai quant aux traitemens, appointemens, foldcs, gages, penfions, achats de fubfiflances & autres objets qui font A-peu-pres deter- mines ; mais if ne faut pas fe diflimuler que tous les etats eflimatifs des depenfes relatives aux grandes entreprifes, n'ont prefqucjamais fervi de regle inlariable dans V'exdcution ; on en a vu qui ont colute dix fois plus qu'on ne sy etoit attend. Je fuis loin de juflifier de pareils Ocarts; mais if eft conflant qu'on fe trouve fouvent cntrain come mnatgre foi, au-dcla des limits ou F'on vouloit fe renfernier, Une I 16 entreprife qui, d'apres le project, ne devoit etre finie que dans plufieurs annces, obtiendra, a raifbn minmec de Ibn utility , tine forte de predilection, & fera conduite avec une a6livite qui la fera terminer en beaucoup moins de temps. D'autres , au contraire front ralenties, & quelques-unes aufli cou- teront moms qu'on n'avoit penf6. Des e6vnemens majeurs, dont if n'eft pas atupouvoir du Gouvernement de maitrifer 1e course, amerieront des variations inevitables; en un mot, quelque foin qu'on apporte a la redadion des projects, quel- quc attention qu'on ait a fe referver un fonds pour fes acci- dens & dcpenfes imprevues, je fuis perfuade que fi, a la fin de fannie, on comparoit ces apercus aux payemens effec- tifs, on trouveroit des differences trop confiderables pour que les uns puiffent &tre regards comme la rbgle des autres. Cette forme de compete eft fans doute d'une utility infinie, forfqu'il imported pour la conservation du credit public de fire connoitre d'avance les reffources, lorfqu'if faut expofer les befoins avant de s'occuper des moyens d'y fubvenir , lorfqu'il efi indifpenfable d'avoir un point d'appui pour toutes les difpofitions a fair pour F'annee, afin qu'un d6partement n'envahiffe pas le domaine de I'autre ; mais il n'en eft pas aifi a Saint-Domingue, & il ne ferviroit a rien de faire impri- mer le project de d6penfes qu'on y ridige annuellement. A I'excep)tion de la caiffe municipal, don't le Confeil a I'admi- Alifration, & des impofitions ou revenues des fabriques qui appartienncnt aux paroiffiens; a cette exception pres, tomues les parties de la finance font dans les momes mains. On n'af- pire point obtenir du credit ; on eft fon d6 efp6rer que le revenue fera fuffifant, & fe pis-aller, dans le cas d'une crife extraordinaire, feroit d'entamer ou de confommer es fonds de referve. Peut-etre 'opinion qu'on aura de cette aifance, multiplie- ra-t-elle les demands de ceux a qui on ne peut faire corn- prendre que I'argent conferve dans 1'epargne eft une propriety publique, qu'on ne peut appliquer au profit d'aucun individu fans porter prejudice a tous. Quelques folliciteurs femblent meVme 17 inem e annoncer que s'ils n'obtiennent ce qu'ils demanJent, its groffiront ie nombre de ceux qui fe plaignent. Soit : leurs importunit6s ne fontii as celles don't i eft le plus difficile de fe defendre. Mais un infortune qui fbllicite, pour un temps limited, un foible dkmembrement d'un fonds qui Jui paroit oifif, qui trouveroit dans cette advance Ic principe de fa. fortune, ou le moyen affure de ricparer fcs malhcurs, devient quelquelois auffi preffant que s'il recliamoit uin droit i'gitime; & plus if eft foible & d6nu6 d'appui, plus aufli il eft redoutable pour les adminiftrateurs, qui ont alors coin- battre leurpropre penchant a le fecourir. Souvent de (imfpes refus Wnont pas fifli ; if a fallu s'armer, contre cette tnlacii6, d'une fermete peu diff6rente de la rudeffe, aux yeux de ceux qui ne connoiffent pas combien d'impiortunit~s con- duifent I'adminiflrateur jufque dans ce dernier retranchemenr. Enfin j'efpere faire entierement ceffer les demands en de- dcarant ici que je n'ai la faculty ni de difpofer des fonds publics en faveur de qui que ce puiffe etre, ni meme d'ac- corder une avance fur les appointemens pr6ts a choir, & ,que n'ayant jamais ,: j.ufqu'a ce jour, tranfgreffR 4a loi qui n'eft fate a cet regard, je 'obferver.i tant que je ferai dans la Colonie., auffi flridtement que par le paff6. Les affaires courantes de la comptabilite n'offrent plus de difficult6s; quant aux anciennes, j'en tiens le fi, & quoiqu'il- fe demele avec lenteur quoique ving.t a trente dehiteurs comptables & autres ayent eu, depuis trois ans. 'artde decon- certer les mefures que j'ai prices a leur egard, je fuis toujours re~olu a mnettre un term 'a leurs. evafions. Si je ne. puis y parvenir je laifferai au nioins a mon fucceffeur les min teriaux neceffaires pour mettre au courant cette parties de a finance; & apres avoir trouve dans les difpofitions faites -par les adminiftrateurs qui, m'ont precede, les principles des reformes qui ont ete cxecuties, je- tranfinettrai a mon tour a celui qir me fuivra les pieces qui pourront le conduire a redifier toutes les erreurs que j'aurai commifes, & a cor- riger les maux que cette indulgence aura pu faire. i8 Je crois auffi avoir apercu des 6tincelles de cet efprit d'ordre que j'afpirois a exciter; if m'avoit fembl6 que pendant les premiers temps de mon adminiflration les perfbnnes les plus amies du bien public, incertaines de mes deffeins, fe ibucioient peu de feconder un adminiflrateur don't les operations ne leur offroient pas encore un point d'appui affure. ,< A quoi bon, m'a-t-on dit depuis, aurions-nous travailI6 ,t ferrmer une creche avec Tinquietude defefperante , d'apprendre qu'a notre infqu, il s'en ouvroit d'un autre , cot6 de plus large & de plus dangereufes! Mais auffi-tot que fe bien fe manifefle par des marques evidentes, les bons citoyens reprennent-courage, les"cameurs ne les 6tonnent point; ils r6pondent aux fignaux, ils fe rallient au pavilion de l'utilit6 publique ; ceux m6me qui auroient &t arretks par la foibleffe de 1'effort qu'ils pouvoient faire, s'empreffentde le joindre 'a ]a maffe, parce qu'ils favent qu'aucune force n'eft deformais perdue, & que la reunion meme des plus exigues augmente fenfiblement la puiffance general. J'ai requ des lecours & des confeils des perfonnes qui m'avoient paru les plus indifferentes aux difficulties que j'Eprouvois, & je remarque avec tine grande fatisfa6tion, que le nombre de ceux qui veulent contribuer au bien s'accroit tous les jours. Quel eft le citoyen qui n'entendoit pas avec une vive inqui6tude ces paroles a fligeantes: a Nous avons une dette d'autant , plus alarmante, que fe montant n'en eft pas connu ; if y a du d6fordre dans la comptabilite; le Roi eft trompe, le trifor ne peut payer le courant : les effects publics, quoiqu'aprcs la guerre, fe trafiquent encore a perte, & font aequitt6s enfiite au pair, & tant d'autres difcours, tant6t vagues & tant6t trop bien articulks. Ils ont entierement ceff6; je le dis fans craindre qu'une feule voix s'dleve pour me contredire, & I'int6grit6 des officers & prdpof6s me garantik qu'on ne les entendra plus.-,-ieroit-jufte,peut-etre, quand la caufe des plaintes a ceff,, qu'ils euffent la iatisfadtion d'y voir fucccder des applaudiffemens; mais if eft tout fimple que f'ordre foit peu remarque ; il eft 'ctat. natural des |
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