Mémoire du général de brigade André Rigaud, en réfutation des écrits calomnieux contre les citoyens de couleur de Saint-...

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Material Information

Title:
Mémoire du général de brigade André Rigaud, en réfutation des écrits calomnieux contre les citoyens de couleur de Saint-Domingue
Physical Description:
1 online resource (63, 1 p.) : ;
Language:
French
Creator:
Rigaud, André, 1761-1811
Publisher:
De l'Impr. de Lemery
Place of Publication:
Aux Cayes
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
1791 - 1804   ( fast )
History -- Haiti -- Revolution, 1791-1804   ( lcsh )
Haïti -- 1791-1804 (Révolution)   ( ram )
Haiti   ( fast )
Genre:
History   ( fast )
History.   ( fast )
non-fiction   ( marcgt )

Notes

General Note:
Title from PDF t.p. (LLMC Digital, viewed on Oct. 2, 2011)
General Note:
Dated at foot of p. 63: Fait aux Cayes, le 18 Thermidor, l'an cinquième de la République française i.e. July 5, 1797, une et indivisible.
General Note:
Errata--P. 64

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 755283020
ocn755283020
System ID:
AA00008596:00001

Full Text























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digitized on-site under the
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UNIVERSITY OF FLORIDA LIBRARY











1,R


DU G1 NI RAL DE, BRIGADE


ANDR'E RIGAUD kA


EN RtFUTA-T 1 0

DES ACRITS '-CALOMNIEUX '-t6WTRE LE*S CITOYENS DE COUL'EURI
4
DE SA I N T-D 0-2W'l N G U F..

Quel est le'fruit de mes travam P Venvie
DvO,.Crj Son souffle impur, Ampouonne rait Yioj
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Aux Cayes' de I imprimerie de LE M- RY4







1111 01 11 11 I'll OJAI .-II 1116004"Oft MOS" oil

r I
AVANr PJLIQPQs

C 'E S. uhe' cbose bien extraordinaire que les bommes de coulcur de Saint Doming w ayent ete en bufte "a tous, les crafts des diverises factions qui Ont dkbi*rd cefte Jpartie si prkieu'se de la R6PUMW blique, Les arislocrates de toute de" nomination., lesinU dimslesroyalist qui, dkesow
pen es soit ceux
tant' le' 'Anglais autant qu e. la.r&ohition Fraqaise, travaillaJeni au rdtablisseme-nt de la monarchic Soit ceux qu.i avaient mi.eux aime vendre la colon'ie au cabinet de Sai't-James que' rester attacilds A
% . 0 1A a
la France soft les Pa r*tisans de Id do m'ination Esp ., gnole., enfin les Francais 501-disant Patriotes mais ennernis de 1'4galite" et de la liberte tous ces fac.%* iieux ont acri (fans le, m6n*ie s ens; ils oht mis treve 'a leu'rs (livisions, a- t"C-iliere.s ils se sont reunis en masse, ; et i'ls orit tourney, cbnt'ke le ci-toyens du 4
1 7* 0 V It
Avrfl les m6mes armes quils avaient prises des I'aurore de la revolution our s'ex'terrniner Mu"W tuellemeriti' P

Quels'8ont donc les Motifs qui ont pu, engager les uns ,et les' autres non settlement 'a oublier leurs quorelles, Mai& encore 4 diri-ger tous leurs effort centre les bomme's de couleur ? Deux principaux nous paraissent d 'a n"s toute leur evidence. Le prelow 0
mier clest que chacune de ees,factions, ayant inu,








At ement n
ii tente" de les attire dans so part, a
leur a Youi unt haine' implac-able et a sr6iss tous les nmyens quiIJ-6 ont Paru prdpms'A Ioi. nne'r ua
libre cours 'a ses vengeance; le second, c'est que routes ces factions etant enemies derclarees oti seerkes, de la r6voluti6n. Francaise et sur tout .de la liberate' -tan( is que les'hommt's die, co- iileu'r
0 # 6
.ainsi que les negres libres qui ont toujours flait catise commune avec eux, kment les. cba u.ds partis'ah'i A
8 dkfenseurs e une et & 1 iiiitr JI&ILA"t Tes 'z& d -T e I
J-'s'a'nnibl*l erpou r.r6ussir dans Ie p-io, jet do 6.bts fraitm Saint, Domingue 'a laTipublique Fraii' ais
Or-, cbaque Eaction kant trop fadble our 'i e s ter-mi8er, rapprocnees e i0s Se
elles Se sont sont
i6un*.es effles ont agi de concert, Quest- ff teO ult e* de cett4*nfernale coalition? Le tri e a epublique ar les efforts constant des hom'mes de
couleur et n4gres libres auxque'ls 6.1y talent rallies 1,uelques Europeens amis de 16ur patrie et de la11"bert6. ques uns desfactieux r*siste'nt encor,. Quel e TP
par le scours des An, glais qu# toutelois 1( S m6pri..0 sent, les autre.& en plu& grand nombre sont 6116s dans diversclimats ensev fir le* ur h6nte, forget dd
fa) Mile commencement des troubles de Saint-Domingue, les ind-epeadans a'ad 0** Is$ 00mbm r4yolutivonsims do I-satre amploy&ent tout* i softo do str ata&*3 pour entratner les h6mmas de couleur dans tour' causee. eit let fairs la*tk tin*ftam*t i leu r '"st -146' fogA. Dans quakfiA qiarfliri dout 61
04 1 Mlfi$ Z-Votuos et do la perfid16 dos, uns dims beAU-.
T 1A Spita, Y*Oti
'diQ Us i(i arif trfoniplrd tfddatfreM dtt riusdg i1, Mtn 64 &if fh vmWmat Nautres rmohimations i assa ant de oarrompro I 'opinion mtti nala try 10 qr cvvapidy ert ifefi6nt JdA4ttrmi=k FatOWAoi ;Q lKi OAif&siAAi& t a t of
*qbo,, Powqpn Ci Wont
Paroeqn'ift sout, pez-VILMOUS Jr 5v tau i1x*amo 00mmUl" AVOC lag Orn mos ae' courier) r, IOWO 16h( do*I Aclfivag
us Fvwr4 j-4mais sets rialisor!








nouvetwx complots et se berc& des r6ves d'un aveft Dir favorable "a leur fareur liberticide, V6
M -Lis Ce qu.i Paraitra incroya.ble et Ce qui est. en -effet tr6s difficile a comprendre c'est que le xn4m-e horftine-1 qui a rendu un bommage authenti"M que et Matant 'a 1'ariiour, au ze'le des'bommes de couleur de Saint Domingue pour la r6publique Fra'' la f.ice de la nation enti re, qui les, a
romns lw'm4me 'a des ostes de confidence pour piix d e'- le"ur Fid 6"Iitp ei. de FI trs Service.s s] rynales, Ce
0 i 1 11 lti L i' Zl. I : I 1 0
qni. para ncroylable dis )e 6 -es"t que ce a4me
't P
ho-mm e' 1 ur declare aujourdbui une guerre a- ussi* cruC116 qu'elle est injuste Quel est donc le motif d- ill ncb*a't),g. rnents'iextraordinaire?,Je-1'1*gn-ore-Les---.-----110MM*es de couleur ont ils trahi leur Patrie? Ont.i1s a ppe* Ile, Ile, s ennemis sur le territoir'e de la r6pu"" oblique ? Leur ont ils livre" les places qu-on avait conU'es' A bbur -Yarde ? Non, sans donte. Au cont 40 *h I'
traire i s es ont combatttA et'ils les c ombattent 8an' r'e-leabbe pour les expulse'r des quarters dont
'Is V S ar d'infAine ------- -bi
'ont nti' tes' maltres p s tra
sons ils ont re'- mportep sur eux des advantage., ils ie sont ernpares de quelqu*es v6116 que des traltres 16fir avai ht fivree la terre-.-de S-aint- Domingue e8t encore teiiite du sang. qu' 'Js ont -verse pour la Jefens4 d6s inie'r&s de la repuwique Fran5aise;
f 40
P(j'Litqtt6'i dbnC Ce m6mehomlme est-il aujourd"hul si diff6rerit de ce 'il dtait autrefois A le*uregard Va r queffle* pafaft-il si bi"e*nA s'e'nten" re
xv,&c ceux qw jadis avaient jur6 sa pene pour avoir agi dan'--'s de'3 p-rincipesopposes a ceux qu'il prodeise It 6








Ctuellement ? Je ne peux pas en de lgner ]a cause
(Fune ma n i 6re' positive mais it m est permits defaire' part de mes ide'es ct d'exposer mes'doutes aurtrand jour,
11 existed, ( et cela n'est pas doulfeux existed une
factio.n. qui tend 'a ]a destruction total, des citoyens
de couleur.de Saint- Dominaue. A dieu ne praise
que je croye que ce witTintention de Ia nation
Fran aise et de ses augustes represents !, Mais 1*1
n'en est pas r noins vrai que oette faction'existe. (a)
Quels'sont les-acteurs qui doivent contribute A Te. .
0
x6cution de ce project ? On ne peut pas. I'affirmer
rositivemen't. Ces intr*.aans ne marchent pas a' d.epcouvert ils se caclient ils cherebent -a s envelop.
per de ten6bres efraisses : ils se flatten de reussir
en s6duisant Ies ignorant et les. fables ; mais ils nen
mposeront pas atix homes clairvoyant et t 0't o'
tard ils seront d6couverts. Petit 6tre m6me 'ce ]"Ia- "r't' servira-tmemoire trac6 par ]a niain e ve i e
il 'a en (1-6voiler quelqu'un. Je me trouverai trop
lievreux, je croirai avoir servi rna. patrie 3i je
contribute "a de'jou-er des conspirators.
6) L"existence (le cotte faction ne peut pas Atre r6voquee en doute, ; 14 letter ties citoy-ens Hugues et LebI13 conimissairvs nationaux aux ties du vent, I'Un- mais celle du citov
ronco en ternics claims et pr'cis en Houma agent de Ia
r publiqtie, A Santo- Domingo, en a de'veloW leis particularity lea ) plus importantes. 11 dit qu"il sait depuis long tems, qu on a forme' le project d ane'antir les homines de couletir potir sflpper Ia libertA dans sea fotidenient et r4tablir Fesclavage. Assur44nent on ne peut pas readre un hommagej)1113 dclatans au re'yens du 4 Avril.
publi anisnie des cito
Plusieurs avis regus du continent Amhicain annonchent dks 14 troisibme annAe do Ia r6publique que les princes colons seflattai4knt hautement de I& desttu ction Twochaltie des homes de couleur. Un'de ceux ci *qui avait rendit cu t r efo's'des services signaled's h un de ces kres priviliglis lui announce son ti4part pour Santo Domingo. No partei pas, lui.dit.11, votre perte entire esi (140irfe'e. Vout n"kes tous ensemble qua comme une fourtni dans un baril de, goudron. Petit oji poujiler l'impudence'. 4 ce point 14 11 'est done Vrai qilo .CCEte fucfion exi3teo










V1VE LA RiPUBLIQUE FRANqAISE UNE rIT 'jNj)jVjSji3LR cc K))



qg


Du -general de -brigade Ali DRA RIGAUD
en r imitationn des ecrits ca"Ionmieux centre les
Vitoyens de coulear de sain-t- Darningue,


LHISTOME des nations n'6ffre ftuctin example dune revolution u gi dtonnante que celle que les Frangais viennent d"op6rer, Les Romiains, le people Helvgtiique, lea Amdricains ont donnd dans divers sikles des leans terrible h ces tyrants qui n existent que pour, le 'rnalheur d-es homes. Les noms des Brutus, des
des FranxIin ne seront jarnais ensevelis dans la nuit dea tems; leur m4moire brillera lionor e 'a travers les, sickles tandisque les ro's ces vils oppress eurs disparattront dans la poussi6re des toinbe4ux,
Cependant ces homes famenx 'a si jw3te titre jae d4ploy6rent tutan t Xdnergie que pour le bonheur de leurs seuls concitoyens, 11 Odit rdserv4 au people Frangais de d6livrer de I oppression routes, le3 nations da monde. Qua lui imported en effet d avoir r4tabli les dioits de Yhoutime si ces droits n'kistant que pour lui.1 11 ne voit. que des fr6res dans tous ceux qui habitent ce vaste universe, Envain est il libre: s'ils-,sont enclaves, il sent
-plus viveme:ftt eiicore le poids de leur esclavage pdrirou lea
-sauver tous voilh le but ou tendent ses efforts gdndreux. Sans doute ils seront couronngs du plus heure'ux SuCc6s; dgjh diverse

C euple& du Nord et du Midi vivent h l"embre de la liberty, et
exil& Ies tr6nes chancelants n'existeront plus.
Mei-a combien plus dtonnailts encore eussent 4t6 les triomphes de la nation Frangaiisie, 6 elle n"etit pas nourri dans -son sein do ,'ces homes profonddrnent perverse qui converts du manteau du patriotism, ne parlant flue le language de la liberO, avaient cei pendant le coeur p6tri de fiel pour ses plus ardents at ses phis
A










z4149' d6fensaurs! Combien plus rap'de eut &4 la propagation de ]a liberty A Saint-Domingue, avec quelled sofidit6 ne iserait-elle pas d6jh 4tabliel, sli les augustes repr6sentaus du people Fran,% qazs neussent pafi hon6r6 de leur conflance, et invest de tous Jeurs pouvoirs des homes qui 8'e plaise'nt *au jeu des factions, qui font inouvoir avec address les resorts du macIiiavdlisme le plus atroce pour r4ussir dans leurs noirs projects, des fl'Himes dont la politlique astucieuse sacrifice sans pudenr et sans records beux qui ne connaissent d'autre devoir que celui de server leur'patrie, de ces homes enfin. ( disons le abatement Ul, sous le masque 1* 1*1
.Imposteur d'amis de la libe'rt4, travalill-ent ans I'horreur des t6n6bres h e'n sapper les foademens, et 'a r6tablir le syst6me affreux du pr6jugd et do l'oppression!
Que ne puis -. je d6voiler ici au grand jour routes lea traces, routes les con8pirations qui ont eu lieu en divers tems et diverse circonstances, pour tiler la liberty d6s sa naissance? Quel. ong IVrage pour Tinstruction de la posidrit4,'daiis sequel une pfume impartial peindralit avec feIL les vrais amis de ]a liberty luttant avee-vigueur et constanoe centre tous ses- ennemis, -et tri(nnphant de tout; les, obstacles! Mais ie ne peux parlor quo des chooses qua ai vues ; je ne parlerai done qne des 60nemens dont jai &6 't4Moin et acteur h Saint-Domingue; je d6montrerai qu'una portion considdrab-le d'amis de la liberty et de la R6publique Fran'; I.Saiseque les homes de couleur ses d6fenseurs zdlda ont 4t6 outraged indignement et qu on a.votilu.pour prix dle Iours se-rvi.' ces.. les cotivtir d'opprobre et dIgnominie.
Je parlerai de nioi.: Ie prouverai que depuis le commencement
1 0 9-0 .
,do la revolution Jusqu a ce lour, j ai portg les armes pour -SO--U---tenir I les grand et sublimes principles delalibert6etdefe-galit6: que J ai sans cesse combattu les enneinis do la France: que plu sieurs foiiv j'ai ver84 mon sang pour sa Mense; e't que je Itii ai consacrd Ma Vie entire. Je ferai voir flu'avec de fables moyen9, sans recevoir des scours ni do la Mdtropole, ni du g6ne'ral en clief de fa colonies, fai ddfendu par tna constance, mon zdle et le couraLye de mes fr6res d'armes, le territoire dont fe comw ;rnandement mavait dt4 confi"6 centre les Anglais et les 6migre's coalisds ayee eux, et que. je leur ai- enlev4 diverse place que der. ,Irattres leur avaient hordes; je prouverai que je les aii poursnivis
-sans relAche jusques dans leurs retranchemens; foserai dire !que je les aurais retirement chassis du quarter de, Jdrdmie, si j'avais requ quelque portion des arme.9 et deep munitions que lit France it anvoy4as 4 Saint-Domingue duns ms dernieris teraq









Oe' d1rai qiie pur recompense do meg services ppur prix dii
sang quo I ai si souvent r4Pandu, J'ai dt6 indignement calom.0-4 nie; je confondraile8 caloinniateurs.1, 0- 0Je Youlais d'abord gard(,r un. profound silence* Fier do mon innocence et de mon ze'le ardent ljour la. h4publiclue Fratigaise je ne Voulais r6poindre 'a cetjx (jui ont eu Faudace do rxi'accuser de trahir ma patrie qu en redoublant pour ainsi dire, dellorts puur la server. Ah .1 sans doutV daDS leur' affreux d6lire* ils ont cru rdussir dans leurs infAines projects ils se sont berce's do 11 espoir vain que par leurs perskutions injustes et movies ils nous red uiraient- h un lAche et hont6u d6sespoir. Les insens6s Ne savent ils pas par une longue -expOrience que iiies fr6res et moi nous combattrons jnsqu"a notre dernier woupir pour lea int6rdts de la h6publique Frarigaise et. pour ]a cause sacrde de ]a liberty et de I egalit6 ? Oui, Funa et l'autre trionipberont A Saint- Douain g tie, ou bien nous pdrirons tous. Ne restAt-il qu"tzn soul d I entre nous, il ruourra les varies 4 la wain et tious le drapean de la. 1161)ubli(lue.
Je voulais, disje, ne pas r4pondre; mais je dois compete dig Ynes actions 'a Ja nation Frangoise et a ses augustes repr6seatans., 11 irnporte 'a mon honneur ton(16 sur les intentions pAres qu* Mont tonjours guid6, de rectifier l'oplinion. quo les vdritables arnis de la liberate' et de Fe'galit4 peuvent avoir isur mon coml)te# et que les traits des mdelians on t 1A corrompre. 11 est de mon devoi'r d"ankritirTimposture et la. s6duction en I'aisant entendre la. voix de la vdritd. Les t6nebres, Opaisses dont nos ennemis et nos c& lomniateurs s'enveloppent, se'ront diissip&s; et nos juges supr& rues rendrom h.chacun le prix dA "a leurs ceuvres.


Avan't quo If) people Frangais brisk les chains peasants quek le despotism avait forges, avant (Iti'll cAt recouvr6 ses droits quo la tyrannie avalt an.6antis, les homes de cotileur et lea n6gres libres do Saint Donlirtgue ge missaierit sous le poids do Foppression. et An pr6jug6 in[Awe que le tems et la loi du PhIS
-fort avaient consacr68. Pro'prikaites peux la plupart et riches, contribuant A routes les d6ponses publiques, touloursles premiers sous Ie8 varies lorsque Fennerni inenagait le territoire Frangais, exergant dans leurs deineures les lois do Fhospitalit6 et de I'hui, inanit6, m6ine enters ceux qui 16s opprimaient, h peine jouis-,"' nient-ils do la quak6 dlommes, ils dtaieut converts de m6pris j










lis v4g4taient d8ns la fan, ge de 1"opprobre et do flitAM ilia t 1110-11
Tout-h-coup la France retentit des cris de ]a libert,6, Went& %- -es colons fremi-ssent
la renowmde le. public h Saint Domingue; I pr6voyant la chAte de leur domination; t Us lors ils w6di U I jent, ils
de river' de nouveau les ch 'Ines- de ceux (I "Is opprimai conspircst leur perte enti&e, s'lls font le moindre.effbrt pour Ies brisker. (a)
'Le 'j)euple FranSais rc-pr6sent4 par tine assernbl4e nationalel.-r&-ablit les droits de flionmie et les consocra par un acte solew, .nef; tous devaient jouir des bienfaits de la loi. Quelles deuces et agr6ables sensations 6prouv rr-w ces honimes si long tems m64K pris s et avails "I"oute leur ambition W bornalt & 6tre reconnus I your des homes etils recevaient par ]a &anctio'n de ]a loi* Cette
qu'ils tenmen't du ciet et de la nmure. InforLuties .1 119 n-e ,6ayaient p s toutefles tranies qu on ourdissait d6jh contr'eux ; Ila ,no pr6voyment pas quIls smient forc s de recourir h la voi-e des artnes non settlement your 1'ex6cution de cette loi, W-ais encore potir d6feridre leur propre existence menack de routes parts;
Des homes klair6s amis de 1'hutnanlt4, philosophies aensi-q bles et vertueux dict& ent les preini6res demands que les homes do c*ouile'ur et les n6gres fibres firent aupr6 du gouvernement (jui gtait alars en vi P guetir., Pour 6tre -r6nt gr s dans Jews droits 6 41a sagesse, la prudence la mo(16ration guid6rent leurs premieres d4marches tuaia (jul yourrait peindre ]a furetir, ]a raae des co-louB P IQ-ui pourrait donnf, r tme l6g6re id-6e de leurs borrible8 vocifdra-i lions P Los nonis d"audacieux -de ctirninels, de scdlgrats r6tentIS-% seiit de routes 1jarts; on los arrke on Jes pr6cipite dans les pri.fions, on dress, des 6chaffatids le sang 'des wallieureuses victim rnes-ruisselle ]a Ole de 1"anii des howines torr)be. 6 Ferrand de Batidibr(8 Le tcnis ne d0trwta pas ton souvenir, et ton nom
Vra loujoilis honors; f[Mis cc- U -e tes infArnes bourreaux sera ,cn (necration ]a yost&ft6 ]a plus recu
Des attentais aussi atrooes remplirent les homes de coilleur d'une iiiste indipatim. Parmi e*ux il en 6tait plu-sicurs que la

a ) Aver In rouvelts de la prise do la T',astille arriya dat s la Culonie 11 coraTda tl,!. tolor quo les patriores avaient srboih an f remee.. b-s Cvloia Blancs Is prirenr i Ienvi at j" Plowalors 44DA as lour RE111-1011siaane jur rng4s par j4usieuis disoidres. Aux Copm &nl 2eur en lour impotent ]a midition
ils Youlurstut ]a Taiisporloy aux Lommcs do cou vjunler une quatrihne couleur. Ceux 6 n6 se "tournh ent pa-a k cetto resti *rtion buW4nle., z o voulw tdcqjter quo les couleurs Nejons6s ; et dts lots comonobt ent les pvrskvlions. -Pes comite's at des cottimissaires de jade fui eut bablis por totit pour d6rober aux 110m. ivot de culture Is connaisnnce de rr qui se pamit davs In M, ie rarie, et pour &a wisir de tous les M iors qvi vi4rdraient X Itur adre"s. On ar&s ceux d'antr'eux TA* 81111vt 114 on PravrV PO,, our education, reyenedeat ditut Ic sein do lours families; et Pon en 70i-p plusicurs do so z ernbarquer, nature










nature avait douds, Xtine ame forte, d'un courage Intr4pide, Tuhg rare prudence et qui avee routes ces qualities joulgsaiem d'une'
r
constitution robivite. Ua grand nambre avait servii dans les guerreg d'Ayndrique ils Avaient fait 1essaii do letirs armes sous les drapeaux 'do 1a, fibertd ils s'etaiant signals par des. actions d4clat, par dea prodigies do valour qtii lear avaient indritd de justes 4loges de la I)art de leurs chiefs ; ils avaient acquis (Ale 1ex pdriehce dans lea combats, et Ieu'ra 'corps 6taient endurcis anx latignoset idoutu-inds aux privations. lls.inspireot h tous 1611rs c I oncitoyens I'ardeur qui les ariiihe Jeur courage s enflamme; le sang de leurs Malheureux fr' 'S eurs amis lAcheme-ut 6gorgds, a 616ve jusquail
te et crie venareance : ils prehuent les artnes pour leu-r Menge et celle de ]a declaration deg drdits de Fhomme rft6&is6e,, avilie, bijtrag4e ; ceux de la province de I'Ouest furent las prernieTs qui ,se r6unirent dans uh lieu noynmid Plassac, sitP6 dans les hautA
_*de )a plane de I'Artibonite et quelque tems apr6s ce-ux de ]a province da Sud se.retiii6rent et tablire'jit un cainp sur Niabit'ation Prou A la raVi[18 86che, situ e dans tine gorge qui iiboutlt A ht I)Iaine du Fond; ils commeftc6rent dda loIrs h presenter .4 leurk enneunis un front i1nPosant.
Les colofts blanco 6taieflt alars ditis6s en deux Partis fortement prononc4s ; I'un cbrinu par le titre polnpeux dia grand plahteurs,, partisans de I"ancion r6girne, Vautre sotis la d6nomination hu-111i.% hante do petits blancs qui voyaient aivec plalsir que la d6ciaratiort do& dtoits do Hiomme les Olevait' an niveau de6 prince c6lofts malis qui 4taieftt irritds de ce que. les hoinnies de couleur et, les n6gres librerv osai-eht prdtendre aux n0wes L vqura do k revolution. A U bruit da carnpement de cea deniers las iins, et lets aittres impotent silence aux passions divarses qui les animetit, 'Ila se r6unissent pour s opposer h ce qu'ila appellaRnt les pr4tentioxisdes h6mmeA de couleur. Fiers Audacieux par leur nwilbre, 8outenus par lea troupes de licyne ils d6ployent t6utes leurry f6rces SOU-4 le prdtext4i r6yoltant do' faire reiitrer dans le devoir des hdihLnes quin*ijivo* quaient que la loi, inais darls le fait aveo I.e. project infAxne do lea an6antir sli c'kait en leur pouv'oi*r.
Troia cen's hdrnmes de troupes de lighe cdmniandgs par un offift c4er ridmind Carn-pan se re Adent au. bdurg do la petite rivi6re do 1"Artibojaite, re'adez' V6118 g6ndral des troupes quii devaient rtiarchei bontr6 le carnp Plassac. Lea voloTitaires de Sailit-Mare si farneux pat leur z6le pour 1, % ancied government et lour attachment h Mau% dui t les chaise ars del) Uis s i c6naus so wi le nam do 8 alin liers qui
B










ise signal6rent par fant Xatrocxt6s -et de crimes, les' grand plan teurs 'a la t6te desquels se trouvait Borel, ce Coryph('te des im. d6pendans, les procuretirs d"babitation lea geirans, les 6cono. xnes, lea ouvriers tous s 11 empressOren de s'y tjouver. Dmize vmus homes munis- de pieces d'artillerio et de routes sorts do munitions de guerrie vont attaquer un cal-up CoInpos6 de trois cens, hownies d6poumis de canons et dont la phyart n'avaiezit pas. m6are de fusils. f-ur ni arche fut signaled par la devastation, 16 mort-; deux onfatis que leur Age ti n(ire semblait pillage et Ia ?"
rnettre 'a I'abri de -leur fureur, furent impitoyablement massauds dans la'rnai8on'm6tue*oU* Its avaient requ le jour. Les bonimes do couleur -nayant-1-yas ewle tems de se fortifier, n'ayant pa's, whne lea uioyens de defense -:0-cpssaireis, se retir6rent a** I'ap-. proche d'une airing compoade d'honitn66d"u-ne sussi grande fd, rocitg, let -r6uyoy&rent it un -tems prlu's I-eareux Ieur juste vengeance.
11 ekislai t alors ddns ]A ville do Saint Marc une ags-ernbWe saiddisant g6n6rale corupos e de factieux, ennemis parents de ]a dd., claratioii des dr'Ofts del'boinme, et s'dlevant centre les d6cret-8 6uian4s dti tribunal suprkne des repr6sentans du petyle Fran. qtis. Cette 'assemblde -saiisit *ce monient favorable -Four asservir ks homes de-couleur falbles et sims exPkIence i en tntme terris qu'elle proscrivait ceux qui evaient des lumi6res et de l'6ne'rgie., Elle offrit aux prsniiers -un pardon humili&nt-, poarvu toutef'o's qu'ils ajoutassent fiu aertnent prescrit pa'r ra6semblde nadona6, celui d4tre soumis aux blanco. Que1ques uns pr6f6rdnt le calme affreux de Thtt-4 liatiorn aux ora esque pr4par&it la ie'sistance, se renthrent 4 -Saint-Marc e"t firent ce "rwent, monument Ateri nel d ignominlie et d*opprobre; --ruais ceux qni -avaient 6t6 pro'sft erit8 et d*autres qui atiraient -mieux alirn6 p6rir.t Iriue tie renoncer A Jeur r4g6ndration q se retir&ent soit dans la parties Espagnole, aoit dans de6tsyles aecrets,., en attendant des circumstances plus favorable.
On vit fil-ors un do ces 'c ev daormaa,, dont I'idie senle r volte et fait fr6mir )a iiature, Un ft6re de ce malheureux Ogi qui bien't6t apr6s fut une victim aacxifigea' l'orgu- 'I des c I inartyr de fton amour h6roftique rour ]a revolution, u'n fr6ie.. Ta-le d'Og6 -aldnt 6td proscrit et sa t6te hiise hprix se tfnait aach6 chex une de sea par6htea noufuide veuv'e Bigeoft. Dans la m6ate endrol"t se trquvait un hOmma h qui la veuve d6hnait Fhoan pitahtd j son nom quii dolit We trawswis k. PekkrAtioxi dt) ]a









poa&44 4tait Antoine.. Lo Ynonstre parut sensible an sort -de I'*ri' 16rtun6; celui- ci Fadopta pour son anii il partageait avec lui le peu qu'il avait -soit en linge soit en argent; 1*1 rae plaisait 6 hi" procurer les Ynets_ qui lui 4taient les plus agr6ables. Veiu -,,,, moll arui Itii dit-11 tin jour, venez manger dun plat que, fai preipar6 potir votis; -- Fharnine fdroce le suit et dans le monient oil le trop confidant Ogd se inlettalit. h table., il I*ass6mme par derriere, lui tanclie la 16te et la porte toute sanglante 'a ceux qui y avaient
une recompense.; tells eitaient !as ge6hes horribles qu* se passnient alors dans ]a province de.I'Ouest.
A ces jours affreux sticc6id6rent des jours plus affreuxencore, On vit des examples 6olatants de-la rage qui animait ies, Colons contra lea hornmes de cotileur. La vil-le du Cap se souilla par des meurtres, d'autant plus atroces qu'ils furent froidement wddit6s et colors du prgtexte de ]a justice; 00 et Chavannes, dont les rioms seront h jamais consacrds dans les fastest do Fhisl taire d-e Saint-f )qrningue at d 'auttes h6ros de la libert6 eja furent aussi les martyrs. Quel dfait lour crime ? Celui de demander 1'ex6cutlion des -Ocrets. Leur 4nergie avait 6lev6, le courage da leurs fr6res qui s'kaient rallies auteur d'eiix; mais bi.ent6t des 6crits astucieux apptiy6s par un a ipareil do forces, es divis6rent; la plupart retourne'rent dans leurs denieures Ogd et Chal vanne8 so voyant abandonn,69, se reLir6rent dans la Partlie Es-, pagnole, avec un petit nbmbr-e qui suivit Jeur fortune. Un gou.Yernernent vendu h la tyrannic colonial r6ussit par ses ruses & se les fairg liver, on le8 tradiiisit au Cap. Des wonistreis rev6tus du costurne de juges, Ies condarnn6rent & une mort quelled et laftuie, leur arr6t fut &riit en, letters do sang inais 1 dcbaffaud fut potir eux un tliddtre de gloire, ils y pdrirent en h6ros; et leurs yeux fix6s vers le ciel, implor6reat la vengeance divine centre la multitude farouche qui applaudissait "a leur Mort.
IS
Mais dans la province du Stid, les colons no parent pas don4 ner un aussi libre. cours "a lour fureur sanguinaire. Les homes do couleur carnp6s tur Mabitatiot! Prowfurent envain attaqu6a par une f(irte aruide sortie des Cayes et munie de plusietirs pieces. d'artillerie. Ces hoiumes, qui deptiis ont ddvelopp6 tant 0'6nergia 4ttendirexit leurs ennernis avee fermad et lea cornbattirent avea le plus r nd courage. L'arrxi6e des Cayes fut repousade avea p I erte e5ile prit let f aite, 4bandonnant sea poudres et ses canons,) Lo's colons voyant quIls no potivaient pas rdu6sir par ]a force eareftt recount aA la ruse 11 ellhent A loit scour le co-i








Z5
16nel Maudult. Celui.:,c* rendit ou camp Prom, 11 engage& Jeg hornmes de couleur h mettre bas lesarmes t
s ilyrdussit J)lu"6t par
1.4 vole de la persuasion que I ar le de'veloppenient des forces qui I'accompagnaient; mais bient6t apr6s, par lea ordrea du nouveau gouverneur Blanolielande, il lit arr6ter plusieurs chefs du ubmbre desquels 1"4tais 1*1 nous lit tranWrer dans le cacho*tsdu Port au Prince ) o' dtaient renferni6s phisieurs d'e 'nos c I oncitoyen qui avalent 6t6 en correspondence avec le nialheureux Og6. Nous aurions subli safts doute resort affreux que nous prdparait n gou* government tyrad niqueat d'autant plus cruel que iious n-ehtrions pas daas sea vues, Fans rarrivde de la station, ]a fin tragique de Mau4 duit et la fuite de t1anclielande. Dans cette favorable cirootistance es -ortes de nos cachbts f urent ouvertes et IIOUS Iftrhes reAdas 'a lit llbert6. ( b )
Mivr6 par un prodigy dea fer's ddnt la tyrannic la ph 6
If u
avait charge, je ine reti-rai A ]a Cribix des bouquets, ou" so ralliaient lea homes de couleur at lea ri grea libres, qni vaum lament Be soustraire h ]a fureur des colons. A leur t6te 6taient "Beauvai's et Larhbert qtiv ls avaient nornind ]eurs cherset auxlquels '16 avaient confi-6 le soin de letir salut; ils me choisi-reht pour lea seconder dans ce poste important. Nous dtions Beauvais et Moi du ndtbbre de ceux qui jadis dahs les planes de savannah an cornbattant pot'ir la Iibert6 dts peoples WAM&iquej avions apprts a 6oinbattre p6tir la n6tre. Enthousiastes de la rdvoltition Frangaise jioti8 avions fait dc's lors le'serment solennel de ]a d4fendre jusqu'& n6tre dernier rsoupir,, et jamais nous h'ayons va. 'rM dans. nos priticipes. JLe no'mbre des eninemis des homes de coale ur et* n6gres H4 bres, lain de les'effrayerj leur insl)ire tine ardeur nouvelle ild W attended avec cette attitude im pbsonte que donne le feu s I acr
do ]a liberty. Ce n'4tait plus en effet ces h&nMei limides cour. bant leurs thet dociles sou8 la baguette Magique du pr6jugd,, c4tait des Fran"gais, iAg6ndrgs foulant A leuris pieds des prestige Onfans do Iorgn-eil ot deffa pbsillanirniH. De' tOUtes parts on lea A-ttaqu 6 MO iMP6tuosit'd aa d6fendent avac lo plus grand
(a) L*6 Calownist"rs d*4 bornmes dt COUIeU-r ent prken4v qu'jfs fItgenj Atj royglistes at qu1jis hVerinivAt ajwx lot pprAvis da gixUy*TjwMNRt. Got to a noodote prouvo, victorietijament le cantraire.
-4r'*" &'Ils alm"t itA M*idtol STS fusmt entries danx las VU"* au gouvernemour is colongi AVAudtttt lot auraft traits e(y#c p jus jV, Milaggemm #k) C"Vot va rho"
4" d* rsmarqm 9 u* WS t= ribairent i ratre 418irlisda.
)'nwt 'Pat itA POU dil Imliprixi gajn6s par nIDS OMMUlis Augmcntbreut lear norabre at trg.
eourago








m&& 66"'46dt diire woAq terns; mats Tes vils esclavet; dh
de 6fte pen'vciat -ils offfir une longue resistance a enfads
ra Ux
de lib-ertd? LeA homm's de couleur et n6gres libres., sembla bles, A Ces tOrrtITS impkaeux qui brisant leurs digues, dispersent, i*'aM 'm ftft6a aigtent tout ce qm at) trouv stir leur passage, tombe' Ovec la rapidlitd de I'delair sur lea troupes enemies, ils p,6.. b6ttib: n t drug 1'eurg rAntys il's en f6ni un grand carnage. Ceux (jut'
-*,hi ppelit ,U trenchant de leurs armes prennoiat la fulite ; on lea ponrshit I'dp6e duns les re-ins jnsqiies sous les, ramparts d a Pbrti ,tih Prince *19 trdnmit h leur suite, la honte, la iorrour et Is d 666tagement. Daria cd i6me tems ou h peu-pr6s,, les hornmes fle C641ear et figures libres fureut attaqudsdaus le reste do ]a
*coldAlie# 'to cliel idste' se d6clara en leur favour; par tout ils bti*x 'des -OUCC68, parkwrorrt ]a vicwire lea couvrit do, ses ailes.i
1A, OP ussatir vAinon est 14-che fourbe ot timid, Y' priin6 cmflant et g4tdrettx. Les colons eduvaincus Iyar vtikiialt 6:tpdr cede 1A force et do lasn griarit4 de oes h ra' ]no$ poor- Iesquels 1*14 r avaidiit e-u jusqu'alors -quo d raprl,90 46 io'agiant p s d implorer lew'clemence. Ils iroposhrent des voies db Canclilhition paraiigant p6ndtrds de douCur Wavoir viold Its t1folts itherkde fliottime., et.reomhhlasaht quo les homes, do coulenr et n6gres libres mdritalient 4 juste titre, de fouir des quirlit4set des prdragatives ddnf i Is j ouissal out eux ratm es. Quol,
fassent ah-co upables sans doute, ce return aurait iagii.,
-9 lea typlandise, justes, a il out 6td sincgrei
meng dus b deA actions
b1iii 6 #Adhiteiae! 6 horreur! 6 honte du filkleMes htym mm
rAdbi indditent le compl6t le plus ekdcrable;' ils ednapirent rdi6) nouv6a*uAa pert6 entire de ceux qui agissent enters eux aveo iitiaftitd ; sous le masque du repentir sous le voile de Famitie 119' farmebt 16 project atraco &4gorger 'es mdfties hofnmes h qui Us font des protest t ions de ddvouement et do fratemitg,, I to a humines, de 6ouleur et n6grep, li bres 4taien, ti, pourvinst 41rb, 46rtada eaus le poids de leur triomphe ; ils gernissaient en sicra d-e ce que tes colony blanco lea avaieut forces de les valinj 1 t,6. Ila virent avec atmadrissement Ies propositions de im
n lenr, fhisdit 9 en lea aasurant d"une arfalte st sinceVe amxi ;rS. .13-ons, cdnfiana gdndreux, n"ayuht Incun sonj)9on I db pei!.,, fift, ni d1lnpladmo I i1a dntr6rent on compbsitioti aftee catte sinWri'ab qed 4flappaiiiage des grand caeuts. On fit der, tordats ciux furent ciment6s par ria *,sermelit I& plith golennel; lit All C716h ut'Appilide dn' t4moighagb do ces auguites; on
1"Otte _86prOme an liai tendlit wills'eictidus db *Aco
9
C









.1" r cette heureuse reconciliation. Nut^ on ontrager I& di.; vinit:4 avec autant Xau dace! Homes per I vers ot bla6ph6niaieurs troyez-vous quo vos criniesresteront long terns impunis. LA e6r6monlie se terminal par un repas splendid dans sequel lea colons.
0 A
jouerent la fmternit6 ; et les hom' es do couleur et 'n6greis libres entrdrent avec eux dans la ville du Poit au Prince,, Les premier rs jourss'koulbrent dans, le sem des f6tes et do's plaisirs, la joie parsissait r gner danstous les course, les ho'mmes de coukui et n6Lms libres savouraient -i longs traits le bonheur sous, les ans'. pices de ]a raix et de ]a concorde ; mais bient6t-.Ils br6l6rent dis do revoir letirs houses et leurs enfans dont leg horreuris do ]a guerre 1e8 avaient s6par& Leurs chels se reposant a'r ]a fol des traltgs leur pei mirent Waller payer ce tribute 'a la nature. !Ni leg tins, ni les autres n'avaiebt sucune We du parjure its no sbup-"
-igepnaient m me pas (ju I on put vi-oler des sermehis its no poti yalent pas imaginer quil y Put des hommias assez. monsters pour 'nourrir dans tours coevr8 des projects de 'rahison et do perfidii9j, on pregnant le dbl A temoin de leur sibcdritd et do leur bon foi. Combion ila furent d6sabus6s A peine, furent ila r6duits 4 un petit nouabre, quo tout -a" -coup le complot infernal se met 'h execution )*Is ise trouvent envelopp68 de routes parties dans lea FoAtes oih ils 6taient casern6s.,
'Les assailants., dans leur fureur, comptaient autant de victim'ea qu'ify, a vait d'hommen de couleur et 116gres libres gpe'Lrs dons ce*ttb ville et r unia dons ces pai6tes. Et en effet selon lea frolid8 Calculs Ova guerriers vrdinairer, ils devaient tous y pdrir; malis beau*ai-a-, par des manoeuvres hardiest et bien combines, vigou'reusement foutenn p.ar le feu cont*nuel de Fartillerie commander par le brave Fefion,, lea d6livra du pats dangereux dans sequel 11a 6taient enga* g6s, 11 fit une retraite honorable walgr6 la sup6riorit6 des forces
rav i nt iniresti.
ul Rile
Ce jour fut pour lea hommer, de coulenr et n6gres libre's un NUT" e lnml*. 6re et d; ex I pirience. 'S ils ne furent pas di abord. par* f al e't ment instruitS dons ce grand art qu'on appelle ]a polite qbe art. qui consisted parlor d'une'man*6re tandisque Fon pense d'una antre, h f ire on pu a" bl*c deasermens que l'on d6inent dans le fond do son -coeur, "ales Viol& m6me, loraqu,"un iini&& Prd tendu l"exigeo mi dis *a flabe fuript pas instructs. dans _e6fte horrible Boiehce Uappriirent dumoilts 'h ne as Atre a*u ad diddulea 1 ils virent qu-'if ira rutit h leur Wut d6tre m6fians.
Jei je dois rendro hommage h.Ia'Vj6rit6, eit &6 quo parmi lea' VWOW il, t n 6tait plusieurs qux* ndd, x6as' r6i ugd colonial, aywi









&pprls de bonne heure par une saine Mucation A n"4tablir Xttutri distinctio'li parmi les homes que celle des talelis et des ertus avaieut vA avec douletir la iisista'nce opiniAtro qu Is on faisailt a*ux deman'des des homes' de couleur, et A*6gres libres, demands d'autant plus i, qu'elles 6taient. f6addes sur les droit8 natu,.% rel '. civil et pblitique; ils virient avec satisfaction le rapprochement des deux clas *Is s' uscrivirent avee )oi u coricordat et du
trait de paix pass6sh la Croix .des Bouqu'ets, its y applaudirent mais de quell hQrreur do quelled indignation no furent ils pas pdnkr6s, loraqu'ils apprirent la v*ol*atio'n infAme de es trAftds! Ils prossentire't'd6a to' ra les M''au affreuk qui de'vaient h6cessal,% lament en r6salter.
En effet la sc6ne bbrdbfe, q'u'i s gtait passed dahs la -ville d'U Nrt au- Prince deviant 16 signal d'une guerre et plus kendue
-at phis isanglante. L6s hombaes do coule'r se dispbsent do' nou-, veau etux combats bien rdsohis de iie plus se laisse-k surpren&6 par de felintesr4oonciliatioia'. Ils s'emparent de 14 plus granild, parties des villas et des bourgs de la. colonies ils a"y tortilient ; ot is dtablissent, des camps dahs lea ca'mpagn'es qm a*voisiiient les Villet dont ils ne peuvent se rendre lei; maltres.
Confialat conime mes fr&es de I Ode6t 'ddjasles pfoteAtationa d'amiti6 j do-fraternit6 de la part deis colons etsur.-tout dans leurs traitda iat le4urs sermons, j9 me retfrai dans lit province da Sud, )mque I je fus instruct dans ma route de la 'violation du trait par les d6lons'blaficsdu Port. au- Priacd de letirtrald,5on atroce, et. des-moyaus qu'ils avaient employs pou'r' andantir les homes' di) cou'lefit Tdcrivis.de suite h mes ftke s da S.11d I tole& i-natr "18id de ce malhenreux dvdneinent qui annongait dvidetrime'n't le Projet de noua e*xte'rminer, je lea engageai h so m6ffet des colony des
Cayesj dont las *intentions 6Laient aussi p'erve rsies q- ue calls des hc6ldrhtis du P6rt- a'u- P-rhic6, je les'invitai h ae metta) en mesare.
*usser parlia force une je reins,
pour ref agressioninjuste;et' merdai
hir4'oeUxdetfiesfr6resquisepr6phritient,"a una libuVedo d6f6me.1
Ce fnt dono apr6,9 la vio14 **o a'nn i *it6,Je Pam august et' solennel, ce fut pour rompre lea mest*ieg qua Jes rWana pouvalient prendre pour op4rer 1'angantisseme* t des hdmmes de* c'luleur., qtia 11 of
ceux cl wrtireift do aonVeaa do la ville des Cayes, eit U 11 Is Ad camp4rent Bar diversas habitations. Hs y furen.t A'tt*aq46s usieurs
P
fois par ledra e6 nem-is so dtehus Dar des tr6upes de lig'ne; malis ffs, se dd-fendirent toujours, avec autait& de constance que de odu'41ge. (a)

ft) L'op6rience prouva hleat6t que las hormnos do cguleur do lit Froyluce da Sad no dauht 144












Txa noirs qtl& 1e8 C0109 Avaitnt artn'da. pftr ca*i-bette A jetIrs
cbtds clairypy'a"as sur lefirg' vrals Wt6tets cb6vmnct1$" e leur
ca us e t a h' celle de 16brA, Pateft 6e, r6inUMt'h"
COJUSTIre It eur le Ptojet dw dobvw6rir fenrl*b 'ft&
el kalit 'Ntdt'd e--s cha t I;' or, sq t
-par Ta Ft4n,,66, p, *our ek 0-wrilp
ITSIU, e Isn't )as vort rg bllcleU do ce dkr& -dTmmnt qui
pitrnisniil b 6 6t Id Aist in' tfon dt
Alhd .-Ii4 tdds les cito ,
s7i par n 6 ce dder6t qi1f fht dopiiis con,
-mu idus' 16 -nom de 16io iefft
4 Av U -maid fis I le piOcka
-A r 4, n- n" I nev, daus lea*
al ongaient. D6s u arrive I- plbdietirA jfat qi
-dTdv,' lutioft
quelles dominant le parti de6 homes sages, whtidftt 1 0
e t profe aabt de coeur ses rinclp6x', a XactrN e fttredh&09,' par
rnbti'fs, avalient rdpondu an' dO r du p le F A., fis cilles
.9tvalent d6vilia''la 10i. 116104 dbij
Iribunaux ca&posds do citoyens di) t6ute,068 catilturs; ILI$ fguidruk

h Sirivaicleurs mAlhoureux.ffires furent 4upes 4a ]our honxie4 vic6h tidn ot drit tcg4ritesso des cdlbao, Atrkht i I'M ivisti PItaieurs furen't maswrh W am4esmfureat embarquit surdwt b4nm. nm at le 44fttit
oLi firmt phrir uA groj4d win bra I* reste a pris Ia. fuite sou bieu it ki iportd.-ATiburoa 6, furexit pendia ptr jug miift do la'coiur pt6 .. qud cet rh rtit tribtiiAl itItit M r rr.
ev t $&* it Urtr 10thocons 94taiazt do suite i 4 MA6 104 berhares assi4tins. Aux
,as Un Put Prii
bt 6VgU IT44 .4hrOft 5 n subit-les xnAmas tourmtpi p mAme johre do, wort qu'ogi
bt n rii t t&4hhqW'au cbntrsdfd lei ROMM es b 'c'Ouiiy1r trAitilient
*fto muclirandWe clit6ato c.'%& de Isuit b M-rm- adlart 'qulls.failafent ifr4, jSMANqU14 roxtapfin decouxx ui jucconsbersot Usamaskla main diwis lariaction duas n040104 inipits, ," ux sur lesquels leurs es'A163 i*atsnl Xividox .e =mArtchs Pi(rticuliaros **et atnisfiqtfes its
-OAQ4 ceux qui se tMuVaiv m- &'ns kirdndmits dovt bm h as & eduleur *wApt on pocla",ioh Ottoopq4c. A YayPui de catto vArItAk," jitip citor 4eux exerap1m pri-S parqJ uni iv zlti dA.Utr"
,, a F I* Mg
s fi Utiolv Ariibonito, lichonAmas do codftwur citmpis -8aze Wx otae6lt 6w ]a Atj a piitht f7roil 64t -Vi4t PriscmMom Lb nAme jour Baral sump& dinx lorft n pAiro fut 'Wkit; i1j* c lui tatu 104 00,1 48 do J f laille do torts qus les homravs do conleur rew n
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i rh*friis. do c* vasto t0or. 11 i4f hoii dUserver quo it plds' grAndo pdffi6-,Je tes pf4dtu 5
"irn t 4W&*r* VClilsoatern laitaottearqu'il IkIlitit extakraimbr toul'WikoeiWa d* NU!dUr,**vsL
U 9Lisr yos encore quo parm ceux-ci so trou'valaut x1eux frbrqa Arx-es mpthe
"2 2 'I"U'USU Cap Vahlie'i I'Arliboiilii Ow do d ihims endtoft ot to ttduvje df
tt"OdUr it k 1bl"clutr Is vinpa,009 de, mcbmirim g# ttt vam#d, cl&genpe ; et larx-mve lea cp1on's Mom* lt$044 SI i boiklwes, de coAMir Pfir hx-mbm#v or i0deft dr couic-cl tonvtgrWt qu bn hVell va I;our GUs 6
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M jU i Wt dani Ia pows'sion 41ae Wt &in*
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Wtaient r4dults an silence-, la chose publiquieprenalt une march iconforine aux d6crets nationaim, le bontieur renaissait, et lea ,calafnit6s (I id avaient affligd ces divers quarters existaient A peine dans le souvenir.
Mais la 'Ville du Cap Rre do ses richesses-i do aa puissance et do sa population, pr6sentait un f rout audacieux et re" belle; elle mena-m Salt de rompre tous lea liens qui l"unissaient A la Prance, celle-d"
Voula'it la forcer d'adopter un syst6me qui c'ntrariiait seavnes et blessait son orguell. Elle renfermalit dans son sein' deux assemblies, l'une soir-disant colonial dirlig6a par quelques members factieuxi turbulent merchant h pas de g6ant vers I jiud6pendancq, isous le ol da patriotisnif, et se servant d"un language trompeur: Pautrci sol-disant provincial, composgo de centre rdvolutionnaires j, tral vaillant de routes ses forces au r6tablissement de 11 ancient rdaime 4outenant les droits d'un gouverne ient que la premiere s'efforgait d'andantir, et'cependant enyeloppazit tonjours de's dkr'etis jaa-4 tionaux. ( a
"Telles 6taient lea deux aSSembWes q ul existaient, alors dans 14 0 .
*ille du Cap. L'une et Fautre avaient do chauds partisans I quit so
eurtaliezit ein sens contraire et quelcluefois 1 1 nais8ai' de cp choo des oranges violets mais, lor8quIl s"agissait des droit's sacr4s d(j I'homme, lotaquIl 6tait question -d It une toii qui aindantissait le pr4-4 jug6 infAme de la couleur, alm les de ux assembl6es so r6unis' saie4t; L: t leg passions diverse 6e W6 a*iezit deviant leur int6r6t collinilln. En effet i enemies, secrkes de Ia' r6vo'lut'lon Frangaise s, ot no cherch-ant qu'une occasion favorable pour se ddclarer OU -4 vertement, elles sentient que les homes de c6ulehr et les ndi gres libres dtant les onfans adoptifs et chdria do cette m6merig-: volution, ils Ja 96titiendraient de tou-tes leurs' forces au Prix de letir. sang et de leur vie, et quo par consd(luent elles ne pari vieudraient jamais au but qu'elles se proposaient, si elles n'6 trOuvaient pas les moyeas de lea paralyser ou de les ankhtir.,

('41) Cotte aliemblAe to!-(liaant pr6yinciale avait dans ]a tems pulasarnment concouru k ]a dissolu'tiott de cotte autre assembide si famause, connue sous Is nom d'assemblee gindrale da la partim Fraagaiso do Saint-Domingme saute A St-Marc at depuis sous Is nom do faction Ldopardine qui gpr6s avoir tout dhorganisb apris ayoir anianti tous lea pouvairs pour as les approprier foulait i sex pieds let ddcreLs nati6maux at se donngit ddjk des airs d'inddpendance ; at dans Is fait c'italt k qua tondaient tous sea trayaux. Uassem.blAe provincials du Nord dont lea vues itaient aussi criXhinalles, uediffirentes I d-amuda au Aouverneur 'SA dissolution ; at qplui-ci as parAnt do* 46crets I ITOrlana do castor sea functions; elle s'y refuse ; alors I! gouvernaur d6ploya d*s forces
our Iy contraindre. Press6P dans *on deniers retrancbemems *elle invira lea bownaes do couleur hk ze rduair A alls ; inals caux. Ci voyint Is but qu'efle as proposait., trop attacbis i ]a France pour Ist
*econdar.d4ns sea projects lie, rApondirent pan h sea invitation Ella so trouva donc forces do &'ambarquer ot par un effort do Vhypocriiio 1i plui pr6funde Oe so m3dit en France croyant aj; UnPow Im lribunRl supritus XnRis sUe a'y WDUYA qUQ 64 40MG C IR Wadk=RliOnt









14
Abssi &* quune VoIx. sage se falsalt entend*re en favenr de
Wgalit6, alors toute la ville prenait les varies, les tribtines exha lament une indig'natiort faronche: les touches ni respiraient quo le sang et le carnage. Des soidisant patriots des I ion imes famenx par leur r6tendii clivisme, apostrophaient les, philosophies, lea
Je I'XO146, et dans leur fureur insens6e, lls osaient mena cer la France entictre. A quels exec's n"entrehient pa:8 Iea- pas.. islong! Cette v'lle criminelle 1)ar Peffusion du sang (lea Ogd, desChavaftes et de tdnt d"autres rn-artyrs de la liberty qu'elle avait lAchement assassins, entass-ait cITI, Imes stir crime$ en lmmolant cheque jour do niallieureuses victims, dinfortup6s lionimes do couleur qn* 4taient sans anctine d4ferise; elle attirait ainsi sue isa t6te coupable une vengeance 6clatante qui put servir dexem.; ple h tong ceux qui, & I'avenir, seraient tends de limiter.
LOS Iffleeo du Po'rt au Prince et des Cayes,* chefs lieux de l'Ouegt
et du Sud, aglisisaient dans les uadnies principles que ]a villa, dn Cap. Deux assemblies soi-disant provinciales, cornpos4es da rAme genre d'hommes que.l*assembl4e colonial, marchaient dans le'rix6rue sens; elles sinvaient leis monies erremens- elles Be soutenaient routes par de vives et mutuellea exhortations elles so bergaient du fol espoir de se sonstraire & Yautorit6 de la France, et patir cet effet densevelir lee, liornmes de couleur et in6grea
--libres-dans une nullit6 proibnde ou dans le tornbeau; Mi., ais Mea
ir6res et raoi nous avions fait le segment de conisolider la r6ivow Intion h Saint Domingue de conserver d la France oette colonies
81 prk-cleuse, ou de p6rir tous les armes A ]a rnain.
Nonseulement 'l n'e'tait pa facile anx arnis de I*ind6pendance ire, on p ait
-do lea vairicre et'de les lerras8er I HIM au cootra* ouv '* nis6inent prdvoir, selon les r6gles de la politi(Itie, (Ine les homm, es d'e conle'r et ij',gres, libres devaient triompher deux Bient6t on Wfet Us furent possesseurs de touts les caml)agues, et do la plus grand ptrue des villes; blient6t 11 ne resta phis aux centre r61 vain tionnaims et aux ind6pendants que 6elles du Cal), da Port tu Prince, do Jacmel ot le# quartiler tie Jdr6niie, dont notis par lemons incessament, et & qui nous raidrons le inste tribute d1ndipation, qii"il indrite do la part de tous ceux qui sIonocent do
a quaHO de Frangais#
Lea mmmissaires pacificateurs g4miawient &alent p6n6tr6a
'do douleur do vbir cette anirnoalitd barbaro qui r6gnait entre deux Ouwdlhouames a tenaient par leg liew du iwang. Ils voyaient
Avec inaignation7iinsust ice ot, I'lnLflexible opinikreW dva co*, Ims 4 ui&*oMftre les droita des hmmes de vouleur; capea-dant










1"Is ne laissaient pas do goAter que1que conGolation., IIS dtal611t t4moins de I*attachement inviolable d6 ces deniers pour' 1 m6ra-4 patrie, de leur, amour pour la rdvalution. Frangaise, de leur z6le pour la d4fendre 4e leur respect pour leurs personnel ot le caractdre sacr6 dont ils gtaient rey6tus, de leur soumission A leurs volont6s. Pour(fuoi lea bones de cet outrage ne'me permettent-ellesr pas. do transcrire ici lea letters des citoyene de couleur h ces augustes repr6sentans, et les r6ponses do caux-4 ci ? Daris les unes on verrait effusion du patriotism lo, plus pur et le plus ardent, et dans les autres Fliouirne dou6 d'un coeur
ible lirdit avec plaisir des 6loges diads par la justice Famitis et la reconnaissance,
houme avait IN6 sa residence dana la, ville da Cap. 11 avalit cru d'abdrd (jue les discourse, les dcrits incendializes, des deux w.% sembl6es et ks clam-eiir8 insolentes des tribunes 6taient s mwkdea 'Par un petit nombre d'hommes fdreces qui en ini po8aient aux- sages et aux fables par leurs bravades et Dar leur audece ; il as plaisak broy.re que ces homes verralient enfin I'abynie profbad qu'il& creur, saient'eux m, mes'sous le=3 pas, et que, leurs thes exalt6es s appaf sant peu h peu, Us se d6ga* eraient de I'erreitr funeste qui las entrat-; naient, mais il ne savait pas que letir erreur kait volontaire et froi-i clement cakulde, sur leurs intdrks et d'apr6a, lour orgueff, il n4 savait pas que ces homes iminoraux avaient d es course pourris quo nul rem6da ne--pouvait gu6rir. Aussi d6a qu'i-I a'appergut que tous leurs travanx, tous leurs, efforts tomdaient soit A op6j rer one contra revolution, solt h enlever N colonial 'a laTrame,' it prit, alors le toa et la digiiit6 qui convenatent am carai6t6r.a. dont I'l 4tait rpv6tu.
Cependant tassembl4e pr6tendue Coloniale porta Fimpulencav Jusqu'A s'dIever au-d-essus de celui qui 6tait investli de POUVOIrar immense, de celui qui pouvait m6ma ]a dissoudre, 'a il lie jugait .h propbs; elle osa lui demander quelled dtait 1 6tendue de son aa-t torit6. houme lui ayant montr6 la grandeur do &a wtission, et I'imruensit6 de ses pouvoirs appuygs parades d6crets, ne sa bor-, na pas h cette gimpte exposition; it Iui reprocha qu'elle dtait seale coupable do taus lea maux de Sai*nt- Nmingue; R ineiata wr es d *ta des hom*
son opiniftret6 h no pas Youloir reconnattve I roi Ynes de couleur; ce reproche ranima la fureur de cette aseembt6e* efte r6pondit avec insolence, il r6pliqna avec dignird; et l'on v, i c s"61ever une 1atte scandalense qni pr6ageaft lei; dy-6nemena 11esplus funestes. I
La crise dtalk violence larsqu7oa appit que troia veuyoaux









orornThIssalres cliarg6s de pu lier ]a loi tin 4 Avril et de ]a faird exgcuter 6taient sur le point d'arriver au' Cap. Quelle fut ]a
-constc-rnation dans cette ville critniinelle, lor6quIV elle ne put plus
-douter que ces cornmissaires 6taient -accornpagnds de forces in'" posantes! Vas8embl6e se d4cida bient6t h une feinte soumissionlv et Polverel, Sonthonax et Ailhaud parent re uis avec cet appa,
-reil i-wpo8ant qnii convenait A des mandataires d'una grande nation.1
La loi du 4 Avril fut proclam6e -sans nulle restriction. Tous
-sesoumirent an feignirentde se sourne-ttre, les factieux se renferm6rejar dans une obscurity profound, en attendant quelque wcasion qui put faire renattre leur project qui venait d"avorter;. r
rnals les citoy6ns de coulcur et n4gres libres remplis de recowe Inaissance -et f atnour our ]a France, regurent sea repr6sentana avee les franisports de la plus vive joie, lils lea en-tour6rent, .urks A tear &ervir de bouclier et de boulevard, disP s6s A sacrifts her leur vie pour lesddfendre, si des mains ea 6miera Youlaient attenter & des -joars si pr doieux,
Leurs pr6cautions.no furentpas inutiles. D6ih les'colons prg-, venus par des letters dEuxope, que lei; commisisaires.civils 6taient charges d'opdrer le grand oeuvre de la rdg4n4rat'6fi' des noirs,d e s, e r lenre, fers et do les rendre 4 ]a fibertd forrugrent le couaplot do rancher le fil de leurs jours, Us firent nature touted sorts d occasions pour I'exdcuter mais Piincbinat qui dtait I'ame et le cquseil des itoyens de couleur et Ogres libres, Plnchinat Ce S016 R tisa de la France et de la revolution, Phichlinat ce't ap6tre
-je, pressentit
ardent E'la liberty, Pinchinat, dis devina )a projectt
des eolons,, il mlit tout en oeuvre pour le d4jouer il y r6us8it. 11
Bes frbres comme une barrie' re insurniontable com me une
no que lea w1ons no purpent jamais franchir; ei plusieurs fois ces, rep dsentans lui d'rent leur salut. 6 Santhonax si tu jouis encore 4e layie, si tu goAtes encore lee, douceurs de 1'existence, cest A Pinchinat, c'est aux dtoyens de couleur et n6gres libres 'que tu en es rodevable; car sans jut, sans lenra scours, de's millers de ds auraient Mors ddch*r6 tonsein
Bient6t en effet les colons dons tons lea quarters s'gleyhre'nt, dontfeux d'un accord unanime; par tout 1*1 se trouva qu lauesft' uns de. ces homes que 1"intdr6t fait'monvoir, et d'autres A qui les passions onnent I'authouniftsme du fanatisme; de tout es partA on %conjurit leur perte. Vains piojets! c6ruplas 1"nuti'lle's Leis Ca"i toyens de couleur leur serviront d'escorto, touio-lurs ils aero)ak ,rour eux une garde fidelle qui veillera A la sAretg de leur's jours ,pus les yiUea,, dm lea compagues il yolout au deviant d'eux Comm@








i M'me des enr da 17,
c-o ans violent ris les bras do lears p res
apr6s une lonatie absence ; les voir, les 6ntendre. est le souyer4iia boaheur pour ces homes r6g6ndrds. Us d potent A leurs 'Ieds le doft de leurs course, lils leur dfrent le sacrifice, do leur viw Ombre do PdlVe'el sors de ]a totpbe, viens rendre un hornmage 6clatant 4 la v6rit6. Dis.- n'as. tu pas 0, dans les citoyens do, couleur, et sur -tout dans ce ux da department du Sud avea lesquels t' a8 pre'sque tonjours vdcn Pendant ton s6our. A SaIntl Domingue, n"as tu Os v& en moi ( eh! no p6ndtrais. ta paa danalefbnd de mon coeur!)N"as'tu pa's Odisj unattachement & 10z
inviolab4a A la France, une haine Invincible pour so ennemlis., un courage coastarit h hes combattre. uft amour'-extesslif pour la liberty, un z6le ardent p6ur as'sure'r son triomphO Offibre do Polverel! do quel oeil vdis tu aujoutd1mi I"accusatidn injuste que do Rchos ennefuis 'ntehter1t-cantr6bx ? CraIndrais -to quon put rgusgir A les d6couraaer 'ou A lesser 16'ar constance ? Trani q uillis'e t cii, 6 ombre, rne6 fr6res et moi nous pdriioas tous. avant quon potte la moindre dttehite h ton quvrage. Liberty! liberty F Tel est not o cri de 'gu'e-rre. Fratice France! Volilh notre cri'de ralliement's et I'audacieux calomniateur covert do honte et de confusion iie trouvera pluis de're8soutce que dans uft 14che d6sespoir,
Cepumdant les ionspirate'urs qui paraiss'aie'fit aneditil, le0rent de nouveau la the. L'arrivdd de Galbaud ranima leurs espdraw Cos I ils -prdvirent et peut 6tre forn' ent6rebt ils P eux -40ineg me lutte entre les deux pouvoiir Fn-effet, 4 'peine lea corn-* missaires-civi1g, quii se trouvaient alor dans le department do 1"Oue9t et- du Sud furent i1a de retou r* hu Cap, que ]a discord sec6iia ses flambeaux ; on vit s'allura6r une gfierte -terrible et 8aula glance et dont I"Wistoire offre peu d'exemples; on vit de Franj gais d6ployant les m6mes drapeatix, 'employer t6ur h tour IOlbr'et le feu po*u'r s'dgorger et se d6truire. La fureur, la ragov etle d6sespoir animenv tous lus to6mbattants; des flots de san Inonde'ut la teite qui s'm abreu've en fr&nis6ant, le soleil Maii MIS I -civifA
ra d1orribles f6rfaits; I a cause des com sabres
tridaipha; wai 4 qui dureut Hs la vict6l"ro? Aux homes do couleur quii dans ceg jo'nrn4es affre U*ses c6mbattirent ave'c un, co* )rage doftt ba no Peut donuer Aueuge lidde. Ila avaient appeI6 'A J ur secours leu rs parents materfiels qui devin'rent A leur exemq Ple des soldm pour, la patrie; prit la fuite et ave6
lui tous ceux qui avaient concourn h Yexdcution deses projets'4
Dans cea jours' PdKilleux, es Africaias moiatr6rent uue Srhadq









ignergle. Le moment 4tait arrW, ou" ils devaikift- riecewir leui r&olllpei se, si toutefolis on 1)eut appeler Ainsii un acte de, justice.1 Sonthondx brisa les fers de- 1'esclayage; *1 rendit A la lib ertd deg homes qul* depuls 81 long-tems, g6missaient sous le joug le plus injuste et lo plus odieux, bient6t apr6s Polverel suivit' son examplee et le grand oeuvre fut accompli.
Ce fut Mora que fes ennemis de la r0publique Fraill9aise tant jut6rieurs qu extdnetirs; lea royalists, Ca) les in(Jqendans, lea Axiglais qux offraient socouri3 et protection, les Espagnols qui ernj,)1oyaient tawk les processes, tant6t les mexiaces, tous $a r, -,Unirent centre les citoyen8 du4Avril, I our an6antir la liibert6, ot ravir Saint Doiningue 'a la France. Le M61e fut ]a premiere I -r de J6rdwie'mi
"Place qui -so rendit aux AngWs; (b) )e (juaitif I ita
unple Cer endroit 6tait depuis long-tems pt suivit 4,9 pri s tonexe, I I I
I'asyle des royalists Fran a-is; et lea ind6pendans y 6taient en ,grand nqva bre. IAB citoycns de couleur*, qui avaient dohapp6 t1ux Assassinats et au. bannissenient avaknt k6 stores de quitter lews proprike's par lea vexatiow inou* leur firent 4pronver
x lea que
Jes colons. Les motifs qui avaient engaged ces derniers & lea trailer vec autdw de barban*e e'raiew non-seulenit:nt la haine impla-i cable qu'lls lour Portsient Mais encore ]a crainte quIls n6 lea ccmtrarlawnt. dana leurs pro*ets, D6s Ift proclamation de la liberty gdngrale, ils se rdunissent agissent de concert, appell(-nt
-lea Anglais, lour' ouvrent leurs ports, leur 11vrentJe,,, places, P.t appesantissent de nouveausur ]a t6te des mallieureux Afticaing Je Mug odieux de 1'esclavage.. 16, les juges impartianx observeront sans doute qu'on ne peut pas faire un. dioge plus expression -du t*6.*.
-'Youenient des citoyeris de couleur "a la Franco o-t do leur amour

(tq Avant ]a proclarnstioa de la l1berth gdndrale les royalists ot lea i'dipendant se faisaiient ,use perre ouverre; irs itaient ennemis cltutant plus acbarnls qua leurs iptirtts ainst qua louts opinions itifient diarnktalement opposes. Les uns ot Its stit, as employ rent routes sorts de MOV#DS pour attire let homes do couleur dans, leur par-ti. Ukait pour terrasser In ind6pendans Ot r*tAbltr I'ancien t6gitue que las contra-r6vol utionnaires avaient eu I'air de as coaliser avec eux pour lei aider i conqddrir lem a droits ; lea boinnies do coulear so servirent i 6ellernan.t do lOuT goOoura 17our y riuMp ; am ilt let at*mdontiftelat &a q0ts vii *at le but qu'ils se proposaiamt. Citait paur ankritir-14a partisans do Pancien r6gitno'et du vuvemornent, qua I aas'embUe soi-disant mhrale de Saint-Alaw envoy une d6puigtion auprbs des cito%*ns de coUeur pour lot ehgaler h vanir A $*A amurt I Ott leur faitant de.grandes promessts tnitis twux-ci invarigblement. atracbis k Ii Fr*ncs no voulwsnt psi repondre i son invitation, A poine ]a liberty ginif ale rut alle proclamie, qua lis, royilistr# ei lea fridipandins, voyant jus lea bornmas do conleur htaidnt in colonna sur toWl* eepftalt I Adifim oublWarn Iburs divrvinnt tt 1hurs roless se rhunireat so livmlranr do.
ot d4ploybreat 4ans It Attit4contr"eux toute lit fursur doirt ils itaiint auimig centre 4 ripublique,
0) Lu r*JO&n4auTsr &* eitoyeft4ecouhur ont Ondu que c1tait COUX-ei qui Ovikidnt livra 4UX #N,64 lei p6r- S, cle Saint-DonAi3gua. LoTsque Is Whi qui eat N boulevard do In colociel t livrd ou no edinjut qui uax hamraot diouletir ; ot cato As n"y xyttieut









Our la hbiw6, pulque les JergmienS ne crurent pouvoir rdum'.r,, qui en 4, lea faisant disparaltre parini eux* 0 115 ne 6e born6rent pas A cette wesure; mais encore ils kablli rout des camps f6rmidables is'r leurs frotti6res qui se trouvaient kneiiacies par une arinde que le commandais. Cette armde dtait d'autaht Plua redoutable-pour eux qu elle 4tait presque toute compo 6,e de61itdyefts de couleur dont ils connalissaien't lit bravoure ,
intr6pidilt6, I'Attachetnext10 t lit r6publique Frangaise laquelle Iila ..se faisdient glioire d'apparwinir et 8urtout l'inflexible r6sistatice A 1% &6ducti0h. Es savaient quo cette armAe, 6ontenait dans ses rangs bLis m6mes homilies centre lesquels ils avaien't exerc6 tant dva-4 trocit4s, qu'ils les avaient f6rcds de fuir des lie'ux qui les avaient vias naltre; ils pr4voyotient que ces homes wuimds non -. seulement par l'intdr6t gdn4ral de 14 r6publique, rnais chore par le double dgak d,,e sb vr6uger et de laire ltl'coaquke de leurs propres foyers, combAttraient aveic autant d'acharnernent quo de courage; iU as
-pr6pcr6r'ent A uite vigdurekise defense,
Les Rr6iniemne 8e troinp&ent pa's dans leurs 'c6A*ectures.j Je I-ear Ii*fvtai bient6t un conibat d '.onL il n'y a pas d"exem, ple danit Thisthire des guerros qui ont ou fieu h Sdliht- Domin'.g.ue et ht Jownde d'Erivaux serd A jamms memorable. En effet, ce carnp fut attztqud avee cette impdtuosite (jui est si naturelle aux aruis'(1e .1a 11"bert6. La resistance fut opiniAtre. On vit une lutte teno rible antre des Vranipis exbitds par J'attiour de leur pat le, jal(Mit
de -rddoire des reblles, et ceux c1i anini6s par le courage du d6l hespdir et fortih66 par des retranchemens-A Fabri desquels'ilsie d6j fendaient. Le coijabat fut vif ot sanglant les assiegeanss'avanc6rent

M u8qu'aux embrasures oA dtaient placds Jes canons; le champ do
aille Tut covert de morts et do inotirauts% cependaut Yarm6a r6publicaine fut force do se replier elle se retire en boa ul.-Jre*, at alla se disposer 4 de notiveaux com ats.
Ce fat alors qite les assi6gds pr&oyant qtt'ils 8prakfit. record incessammetit attaqu6,9', et qu il no Poulraient j)as teair lonm* tethS cOntte 10.s [drces de la f6publique, so livrgrent aux Angla z 9
leur fournirent des trou 'es de ligne, des vais'66ux des armeil tt des mwlitioii- do toute, b8phe; u ahoM tous Ges renforts, noni feuleta eat les igrgmieas n*ont jamais pu faire ancu'd progt66 liumhd cbnqake sur noug MiA an co''traire, no-us les' dvons . I I
har66166 sans cesse jusques dans leurs- camps retraftch6s nowk i it6; 'uf6is nous avoas nortd
hV0Us pd'ndtr6 sut Iddr terr to JU8,100drs Varmi eux Ia' terreur de nos axmes'. Ur6mien's.1 Si jusqu'h c; jiu. vous n'Otes Vo rowds ar6as jet loio do la r6pabliquo #i vou








.20
'ji7aver pas encore &4 sub*ugu6s e n'est I C Pas h votre Valeur ce.
nest pas aux scours des Anglaisquevousledevez;c'est& I"abandoli total dans loquel, le gonverneur de la colome m'a Isissd pendant sl long tews clest (IA' les nouveaux de14gu s de la Dation Fran.
gaise no M ont'pas Wit part des armes, et des munitions qu*ils Ont POrths avec eux, (a) 011'1'$ I'lose le dire depuis long-terns
Vous ne souilleriez plus le territoire de ]a r publique, si j*avai
rerdn Jes scours (jui tn"6taient n6cessaires, et que is
la France des.
tinait sans doute A cet objet. N'irn 1)orte il nous reke encore do grandeii resources, il nous reste notre courage I e et notre zdle A
faire, de nouvelles, conqu&es pour la prosp&it6 de ]a r6publique., JeW mians! Fr&nissez, TCtournez 'a vos 'Irapeaux, si vous n*e voui lez pas server un )our Wun exernple teri ibl-e 'a ceux qui l4avenir,.
seraient tent6s'comme voii8 de trahir leur patrie,
Ce fut do J&draieque lei; Anglais firent passer des 'proclamam
tions perfides et s6duiBantes dans divers quarters de ]a colonia.1 Ils,4taient, selon eux, lei; arni6,des ttranq is de Saint-Domingue;
*Is venaient cothme des protesters offtir des scourss' 'U
j a leurs
fr6res malheureu-x ; ils employment les expressions les plus ten-# dres -, IN mettaient ell jeu le grand inobile des actions des hommest I int6r6t. Les f rtunes&aient perdues ou Olabrdes! Ils venaient lea r4parer. Les proprii&ds kaient an6antie8! Ils se pr6sentaient 1)oiir Jes rdtablir. Les comnil*sisal*rei;-civils-ava*ient proclawe la liberty gAndrale Ji Ggteit disaient, ils aux citoyens d" 4 AV'ril-, lei; avilir,' I)Iut6t que les'&m en donnaAt 'a leurs esclaves les w6nies droits dont il Ionissai6iit eux monies c'kait, disaient-iI8 encore, Ila ruine des colony et I& perre de Saint- Dottiiugue, ils off raient le6 moyens de

(19) Le gouverneur g4niraf Laveaux s'etant trouv6 dimuni (Is poudre h canon, tn"an de manda qual'que tome apth Fernfiiii-quetnest des commissaires-civils je lui ell fis passer six milliers. Untie U, suite, lea munitions 6tant revenues tates idans Is dipartenient du Sud t t les quinfiet s de IOut at, h cause des divas combat quo noi s avions livi6t aux enuernis is is ptisi plusiew s reprises .-nais en vain, de me fairo- pat t do relies quo la cor%-etta In Musette capitaine IMangeneflux Avait apporties oil Cap is ne pus jammis obtenir do lui la plus petite quanthd de pouds a et il ne nl'ea voys pour tout scouts que cent cinquante rusils,
Les agans du ditectolre Avaient port6 urje quantity diermas at do munitions (To tonte esp&*' quo It Ouvernement do letm6trnole Aestinsit.sans doute ]a defense do toute Is colonic ; A bait h prisumer qu'ils en But t pwer une quantity suffisanie dans As Sud avec lea forces ma.
jritimes iqui 16 r haiant confines. Je Ieur avail Milli CrAte measure comma le seul rno en capa. )ola do raildre k Is ripublique Is qtjai tier do Jerimie ont l'inyasion eut entratni cello des Bun es endroiis ocru h'oar VeAnsyiii. L'expirience a prouvi qu*il ell seralt i6sulth un meilleur effet flue de Farhnistis quo lit commission a ollerts i (Jos scdliiats qui ri*6taient plus susceptible$ d'un "tour sincbro vers lour Petrie ) et qui But tm mes do la conitit'Lltion no. Out aient plus y renter. I a c mission o'a envoyi dan's To Sud at la"rde do-l'Ouest quo miris futile at dixmilliars do popdrt ; at quel usap an out ils fait? Ila ont distribui lea fusils It la souls gai do national sidentitiria du Sual dans, Is-quells ils ovaient incorpor6 beturoup do marine gens $an$ XV&u et 'Ja6n.'ri" di qaf an ont ernporti une gianda.. parrie ; Is poudre a'hth gaspilide dans log tentative# bw c6mlitnies Ot WmOcuses qu'ils Ong fitim con to leg CAMPS-Imlemis.
Yj









a y opposer. Us euxrnknes les v*114, puis fla. forSaie'n't
de recevoir leurs scours, si Yon voulait qu'il rendlissent la vie. L'ari gent devait kre'prodigu6, Fabondance do routes cliosea devait' suce4der "a la diisette; en un mot, ills prdtendaient venir terminer. les maux infinis de Saint,, Domingue, et f aire renaltre le bow hour. 0 perfide Anglalis est-ce done ainsi que tu te joues de la cr4duHt6 des lionimes P Er quels infames, ressort8 n"as tu pas inis en jeu pour r4ussir daris tes nolirs projects ? Tu as fould h tea pieds les droits saergs des nations, tu as viol6 touted lea lois, nai turelles et divines honneur, probity, conscience j bumanit6 rien n'a 6t6 sacr6 pour toi. W.
'Ceis proclamations produisiren't des effects fu-ne6tes. Des cl,% toyensde couleurde qtielques quarters furefit s6duitsetdgards, soit par cette appearance de bonfieur qu"on leur pr4entait soit par des iusiauatioils de quelques colon's dahs, lesquels ils Oaxient
L lac6 leur confidence. On Vit bient6t une ligue se f6rm*er entire IS Ivilles de Saint -Marc 'et 1"Arcahaye, da-ns laquelle Uogana' 'fat entrainde et colorer lours d6niarches liberticides da pr6texte do la rgs-6tance "a 1'6ppression, tdnd*a que dans le f4it I belle's se' livraient hnx Anglais mais Pinchinat par un 4crit foudroyan't dans, I quel brille I'auiour le plus ar4nt poixr la Wpublique k6t avouvra,
Vningaise, Assipa bient6t; les t4n6bres 6paissies qu 0 g16 lea citdyens de couleur; ils virent Ilerreur fuhesta dans 414'
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quelled i1a avaient ft6 entratn4s, le crime qu'ils avaient Ommis us se pr6paraient A le r4parer ; mais ils parent arrdt6s' dans leurij pmj4ts, on n'e leur laissa pas le tems de se ralUer. Les ung turent As et c6nduitsh. b6rd des frigates qui dwent dkns W
ei-, La antres plus heureux eurent )e tems de p'rendre Ia. fuite et de *rejoindre letirs drapeaux; Les premiers ont &6 biej! cruelly.; ifteAt punis pbur un instant d*erretir. Ceux, qui avaiien't montrS le plus d'6'ergie furent impitoya'blernent massacres; oh 6puisa Alir'eUx lea t6urmens lea plus horrible quo Ia rage pulisse invent er;,
- et le tette 9 apf4s avdir 6prouv6 dans les prisons shipt., routes lea
'hdrren'rs d*e Ia' mis6re pendant des annde enti6re3, xt W ddportd
des climates' strangers., TCependant les wcc6s que lea Afiglais venaient dobtenir par lat irihison et'la perfidie, ne firent qu',enflawmer mon courage* idiiil qae' celai de -raes fr6reA, Elivain dpiiisat-on pour nous s6i dwirs t"'tes lot ressourcea do Ia plu's fertile imagigabixon, ce fut un novel aliment h iiartre amo'nr pbur Ia' 11 bertd et h n'' o' tre dd. vonement h Ia nation Frangai8e. Tous ceux qui combattaient soug ines orders dtaient anltu6a des m6wes 8'entimens que raoift










Envwo=4 d"ennemis dis tones parts, je ne mo bor'nai pas A F&6 t te h Forage ; pais encore je me proposal de porter le fer dans les quarters -qti* s*&alient fivrgs aux ennemis, et de les, faire ren trer, par la, force des arme'.. dans Is sein do ]a R4publique.
Les Anglaisconvaincus qu"I leur6taitatissi impossible denous subjuguer par la volie do la seduction, que par le nioyen de leurs troupes, tourh6rent leurs vues du c6td du Port.-au-Prince oA Sonthonax avait fixi sa detneure. Ulie falible escadrese pr6sellta deviant le port; uu officer Anglais eut la permission de descended
terre, on le condulsit an aouVeracinent, 11 eut des conferences longues et secretes avec le commissaire-civil Sonthonax (a) en,. stute 1'escadre se retire. Le commis6aire PolVerel qui r6sidait alm aux Cayes, instruct do ces men6es soiirdes et t6ndbreuses de sotL coll4gue se rendit an Port an Prince -, pour savor qnel en 6tait le motif, et', quel pouvait en dtte le but; mais h peine fut-,il arnvg, que I escadre repartit de nouvettu second d6e par une forte arm6e qui se rendait, par terre. Alm les commissaries Polverel et Sonthonax sortirent de ]a ville qui so rendit aux Anglais sans coup, fdzir. Le' tems apprendra peut." 6tre quells furent lea manoeuvres que les Anglais ernploy6rent pour. s emparer d"une ville d'une aussi grande consequence sans qu'on leur oppollsht ]a r4sistan.ce la plus 16g6re. Peut-btro d6chirera-t-on un )our le voile qui couvre cette grande trahison. Les conimissaires-civils se retir6rent h Jacmel; quelques jours alirds i*ls s'embarquLlrent sur la corvette I'Esp&ance, ca-, pitaline Charnbon, expddi4e par le minist6re pour venir les cher4 cher d'aprds un d4oret d'accusation que ]a convention national Oak Ianc4 contr'ctix et ils partirent pour France pour y aller. rendre compete de leur conduits

(al Ge Fut quelque terns apr6s ces conferences secretes que Sontbonax fit sortir des prisons touj etax qui avaiont k6 reaferm6s par Polverel k cause de leur incivisme et de leurs vues fiber. fiaid et. Ydont I* nombre s6 montait & buit cons ou k _Fwu pris ; il lea fit tous d-hporm auccassivement k Uogqns qui itait alors en possession des Anglais. A measure quits arrivaient, on lea incorporate datis la legion do Montstlembert ; at A esT i rernarquer qua ce lut -cette m6ma legion qui vint evft I*ascadre An st co
dglaise i'amparer du Part-au Prince ; do sort* qu'on pourr, it ajecturer qua Sonthonax avait it i Pofficivr Anglats -. is veux saucer let apparafices et is no peux a vous rendre la ville, tent que vo I us no divelopperez pas un apparm-I do forces plus imposant. Co u a n 11 an aye% pas akies P ki biL-n is vous an onverrai. Von& revioadres avoc ces m6mesforcas jo #or firai da la villa 1"Ordonneraiau cbsfquiyeammando do vanir me joindre; at Is Pot t-au-Princao a a rondre. k Yous sans faire do rdsistAnce. Won-des gons poussent lit complaisance, jusqu'A no rion bomaprendre i catre manoouvre do Sontbonsix. Copendant let carectiras font ca me sewbIft ASM torurn =,t prononcis at il faut itre bien ayougle pour no pits yxoir Ix ydriih.












J. E c r ois avir d4jh victorieusernent combatta leg calom niateurs des citoyens tie c6tileur en g6ndral, par le r6cit simple etfidelle des princlipaux gv&ieftiens qui, ont eu lieu h SMnt Donitngue depuis le conimencenient de la r6. volution I ti8qtt'au depart des cornMissaires-eivils pour France. Om les a vA ne prendrelles armeg potir 1"ex6cution de la declaration des droits do I'lionime et pour leur propre defense qu apr6s avoir 61)uis6 routes les Ivoies de douceur _atipr6s des colons qui voulaient appesantir sut leurs t6tes If) joug le plus lnjiiste et le phis hufnillant, et ai)r6s avoir'vA j.)drir sur Nchaffaud, oij lAcliernpur assassiuer leurs fr6res et ceux centre les planes qui s*'dtaient dklar6s en faveur de letir cause.,, Je crois avoir'111is au jour d"une inani6re bien 6vidente le proi )et d'andantir cette race infortunde, puisque dans tout le quara" iier do Jdrdinie d6nt les colons sont les maltres, h peine ea trou've t bti de 1esphe,; et que le reste des liabita'ns blanco, It quelques uns pre.s, t6moignah wivertetnent les ni6mes dpsirs,'proi fessait le8 w6nies principles que les ex6crables Jdr6rniens. Au milieu des diverse factions qui ont d6chir6 cette colonies pr6%cieluse, factions enneniles acharn4es de ]a r6publique Prangaise ils en ont &6 les d6feiiseur8 z6l6s bt constants. Si tin petit nomw bre d'entr"eux a &6, un niowent, s4duit ou 6gar6 pai les insi nations perfides des chet's de ces m6mes factions, ils sont bi nj t6t revenues. de 1erre-ur dans la juelle ils avaient dt6 entrainds;et les malhetireux! ils offt--pay6 Wea clier la f4tite q'uils avaient commie. La plul)art oat p6ti dansdes toutmens.affreux, les fautres ont dt6 ensevells (ions des Wres flottantes penda t'de itnnk6 entiere8 -, dhs que ceux-ci ont 1,A echalyer A leurs tyrants, ils se sont rall1i6s & leurs drapeaux; et depuis, il-s ont fait dans Plusieuts occasions des prokfiges de valour. Quant a-ux c1to""Iens d6 ibouleur du d6f)Artement du Swi ils ont iffg invariablement -at.; tach6s & la r6publique, ils ont 06 inaccessible A toute seduction*$
Hs ot sans ce8,qe vornbattu ponr les i t6rdts de' la Frhncei Leur fiddlit4 et letir z6le vont encore 6riller d'un nouvel'6clat. On lea verra satitenir t6ut: le poids des Worts dea Anglais et des ginjigrgs doalise's aveceux, quoiqu'ilsfut3sentprl*vdsdegraildsmoyensdad6.* fense, et leg lesser par leur constance et leur courage. On les verra se prkipiter dans les quarters soumis aux Anglais, attaquer 'et prendre des villas et repousser vigoureusernent les ennemis, lors-t Atte ceux t, -ci se oroyaient assez forts pour sortir do leurs retrancho-i








!r4
wens et I" attaqiaer A lebr rour; on un -mot, on les Vma tott' jours combattre sous 1'6tendard de la 'r6publique Frangaise, et contribute, au prix de leur sang, h sa gloire et A son agrandissement.
Mais cmme cest centre m0i sur-tout que ]a calornnie a dli-A rigZ Sies traits lea plus'! empolsonn.48, Cow.me parmi, mes calom*1 en est qui portent le manteau Wa is de la liberLd; Diateurs, i Mi
fe d4chirerai le voile imposter qui les couvre ; on verra & d6couvert de-quelles armes ils se servant centre moi; je d4composerai les .19OW qu'118 distillent h des. wensonges obsc6rs 1"opposeral le ambeau de fa v6ritd. Peut dtre me fera t on encore wa crime de la dire; peut,- M re trouvera- t on 4nauvais que je dim ce quo j '16 fait; on m9accusera de cc que je me donne des 6loges; Mai$, Si mes ennernis mImputent des closes qui ne 8ont pas A moi, pour., quoi ne pourrais je pas rn'attrlibuer belle's qui in"appartiennent? Oul )a la dirai cette v6rit6 (jui doit Ore si terrible aux'm6clia68; PUISSO t- elle delairer le tribunal supreme de la nation, et lui faire
a
Idistingner les vrais arnis de la r6publique Franraise, da*ecceux (jui Wen ont qua le jeu et les appearances
Apr6s le- depart des, comminalires --civils pour la rranide,'in-oil premier soin ftjkd dtablir une correspondance avee le gonverneur g6naral. Laveaur, pour lui demander ses orders quoi(jue les com nussaares meument invest du government g6n&al du ddpar-w cement du 9nd et des quarters de IQuest y annex68, tant que lea communications seraient interrompues. Toute mon attention so prta ensuite A r6tablir le bon ordre, h consider la liberty en faisant rensitre la culture, h vivifier le commerce, 'a rendre lim citoyous do routes lea couleurs heureux. Ces grand et I'Mportans objets, ne me firent pa-f perdre de vue leis einnewis qui accupaientune parties du territoire de la r4publique., Je leur livrai divers combats,.o remportai sur eux des advantages, considerable, le leur pris des villes, ja Ie8 harcelal isans relAche; nol-re ze'le, notre con8tancip et notre courage BuppWrent 4 la fetiblesse di Inos Inoyons; routes ces v6rit6s sont iricontestable8, I audace lit pluis offr4nde no pourretit pas les d4mentir; d6veloppous leis, oil to Saurait trap lea produire ou grand jour,
En Wet, quox*qne lea Anglais par le rand nombre de leurs vai amaux bloquassent tous lea ports du (114parteument du 8ud le
-Usix que Yavaia de oommumquer avec le gouverneur g4ndral La,* vaux qui feusait sa rdgidence au Port de Paix me fit troaver Us =yew d'y p4h4trer. Je lui dounai les details, de la position cnh is me trouvais, je lui rs part de mes proj ts, je lea sournis A Ow jugement ja lui* deu=dai sea orders It .. 9 4 je nai)amadacess4
do









8e Win nature les occasions do corresponded avec ba'. Tdma ces fait& sont consacrgs dans les r6ponses du gouverneur aux letters qu6 je lui 6crivais; et Sonthonax lui M'dme ma rendu cette justice' dans, une letter qa"il madressa, d6s qu'il fut de return au Cap.
Les malheurs du tems avaient babini ]a paix ot la tranqniffiO' Int4nionre il!ggnait une mdfian'e g6ndrale entire vous les citayenst
te n4cessaire des discorde8 civiles. Le d6sordre kait grand., la liberty avait ddgdii4rd en licence. Je fis tbus me efforts pour faire ,renattre la Paix, je ramenai la conflance parmi les clitoyens je barl. nis le ddsordie et les dangers qui I'accompagnent, je renfermai la libertg dans les brnes pre*scn'*tes par lea sages rbglemefis de Polverel ; on Vit d6s jours sereimi succ6der A dds Purs d"anarobio at de confilsion empire de la justice fut r6tabH ; et le bm'or&6 out d4or W'' aig es bases slides.
Mais oe qui attire sur-taut miDn attention pa"tticar6te, be ffit le- rdublisameiit do ]a culture qni dvalit dt6 6i loiig'- tems n6gli, g hi. Je oom. prig qtfe lea fondemekis de la li'bertd Vourraicut a Id.,4 crouler ma6ment,,aIls nl ftaient pas 9bute'nus p ar le travails; j'6.,: tais datr6 de catte gralade ivM46 que renferme 'cet ax-i"amm. Saus re, travail., pmint de libettd; mm's l"Africain qnl' avait 6t6 6crasd Bolus Is poids des plm rudes travaux p6hdmat le res: Yhe de se8 ty ions, aVait pass6 lea premiers 1*6- urs de sa li beftd Yans nhe molle indolen'co; *e fis senior aux uns la ndeessitd du travail pat la voie de lit donceur et dLe la persuittion, jobligeai les autres A se-conformar aux proclamations du emit'lissaire-civil Pblvetel; 6t is catrure commeb9a A renaltre. (a) Ce grind 6euvre fut dikk Fardeur j aux fatignog exces8ivea du chef do brigade Lefran'c quo a- chorgeai d7e lit -sue i an-ce des tr' vdux. 'Ce' 614 "'11 a z r6publicali
donaa lui--Wrne I' *emplie datLs Jes visiteis r-dftdrdeis quIllItsur trantes loa habitation& Dons le teffis oih. il A gtalt pas occnp6 h combattfo les 4YIinenifa do la r6publique, il dohmidrait fi*e's jcruz;4 Ot tog Veilles A tirl3r' Ih calture da id&nt dans ii9quei dub dthit plong&-; dh -peut dire que ce fat pft iras'dohU Vktrd6r&ftaI"reb
-qu7alla PrIt une ittftmlle axi-stahee..

Lok*oWi*wIs d"r4s do I& fib", rkedgvtt qu'a FA* fricain-jouisimit do ce bion prkimt est Incapable do travail, at que ]a wilre do Saint-Dowij ,Sua no produira point do, fruits, tamt.qu'slle.arit
*cnItf#6@ par des inaini Ii6res, ils se trompent, ou Wen Us mentent h euz-ra mes; I'Afri libre
pi-W, J07t r*66R ms sk"' ildenmerit A ]a r4hauie 'sori knc6itne 9DIwidbur, notis 1"I IOW
-parce. it P -- liberty plus adr it que lea
qha experience nous I"a d6montrd. Les eunernis secrets do Ila
framers, dissent que Ii vdrIt4b'Ib Marti consisted i ne travailler qu"autaut quon le veut bien; C"Ost I*
le psrfWa, o'ost )A trobiton ]a mitumeowbW4 ee swjit TASAOli4ifteal Slant04 mogue at Is tombeau de lit r1borti.








n6
Africains (a) Vous g4missiez sdus 1,p joug de 1,,etelavago la
nation Frangaise, cette nation noble et g6ndreuse a briS4 'Vos,
fers unis A vous par le8 liens du sang, ines fr6res; et Moi
nous pdrirons tous,-avant qu'on Dorte la -molind-re atteinte
votre 11"bertg; ruals p6nkrez-volls bien de cette vdrit,6: Ia liber,...
M ne paut pas existed 8ans le travail. Ou'i, si Votis ne. travail. .Iez pas, vos Wes se courberont do nouveau 6ous le joug des tyrants. Africalins.' Si des hom-es sous le voile perfide et trom.
peur de FamitM viennent vous dire qtre ]a liberty consisted 4 ile rien .faire, ce sdnt wosennends, destiattres 'a leur patrie, des scdIdrats qui veulen't vons precipiter de notiveau. dans 1'escIjivage.. Yoyez nos fr6rcs &Europe; comblien de victories nJont-IIS Paa-rem. .portd sur Ie8 ennemis de la 11 ber td OP 116 biin! Qui est-ce qui leur a fouini les moyens de faire autant do conqu6tes? Qui a pburvu "a ,lour subsistence ? Leurs concitoyens par 16 travail. Afficains Les Aniglais Cherchent a' nous subjuguer, 16s d-migrds nos an cierts tyrants sont aveir. eux vos fr'eres les combattent pour d6f endre ot maIntenir votre liberty c'est h yous dej fournir les moyens do dd&nse; comment les leur fournirez-vous, si cc., nest par, votre travail? Africains! Jevotis le, r6pbte, voulez-vous 6tre fibres P Travaillez avec force, travailic-i avec courage, travaillt zavec constance; I.et alors votre fibert6 sera assist sur des fondetnens que rien ne Pouxra,6branIer.
Les troubles multipligs que les ennemis de la r6publique 4avaient fait naltre, Port6rent un coup wortel au commerce, Le n6gociant honime )ai "ble, et ]a-borieux a besoin de la paix au wows intdrieure, pour Jonner tin libre cours & sea enterprises, Je sea. tis que le department (-.,onfi6 'a mes soins ne pouvait acqu6rir aucun &Iat ni deveni'r un )our avantageux h'la r6publiques il tait pas viv& par le conimerne ; et mes soins se dirig6rent .urs cet.te Partie Ih. Je ranimai la conflance des A-M&icains, nation qu'1'* m"dtait alors 4'autaiit plus ch6re, qu"(31le paraissait faiFe oause commune avec la Prance; er non -soulement les Airid. ricains n -font jawais eu de salet. do planted contrO mon adminis"
traction; mais au contraire, f1s in"ont ddnnd que1ques; gloves, 'So pr;ot4goai de tout-mon pouvoir le commerce solit national,'soit Stranger; je provGquai, je Uvorisai Farmement des corsairs po-ur cautir sur I"ennewi,, etifin je -mis tout on oeuvre pour 'redonnek hu b6tunleroe ioute I'activiid qui lui dtait ndce8mire; de t lle

'4o Q=Md is dih Africairt, j'antends Iss cultivAteurs an ShninJi, parcequ'Vs sont tous "oh Atili 4v=dws dAfriWns..









forte que la ville des Cayes deviant aussi florissante. qu elle Va.* vait 6td autrefois dans, les tetns les plus prosp6res ; le cultivateur fieureux trouvait tin d6bouch6 avantageux pour le fruit de 'ses travaux, il se procu*rait ai 6ment et 4 bon march les cboses n6cessairc-s a son existence, il b6nissait la nation Yranqai6e qui Ini avait procure la liberty et le bonheur ; et moi je falisais tous rue's efforts pour wainte-nir I'lune et I autre.
Aiais ce qui contribua sur-tout h r6tablir cefte confiaince g4., n6rale, ce fut Fiinpartialit6 s6v6re avec. laquelle fagissais envers les citoyens de routes les couleurs indistinctement. Nayant di an.
Ul puisque nous 6tions Pri.!
tre g ide que les re't1les de la itistice, vds de la reconnaissance des lois je ne in It e n 6eartai jainai's. je les suivis dans toute leur rigueur, Que1que clitoyen kait.!il opprim6? Jo s vissais centre Foppresseur sans d gard potir qui qua ce fut; Sonthonax lui-m6me a encore &6 Jorc6 de rendre bommage 4 cette v6rit6; il nie dit dans cette m6me lettr'e dont: )ai parld plus haut.; ec Vous avez prot6g6 F.Europde'n fable et opprim6. >) Quel aveu de sa part .1 Ne fatlait il pas que ce f ut 6.v*l* demment vrai P Je dristribuai les places selon le mdil te et leA taleng. Les r6nes de Fad ministration, les places dans les t'ribixnaux civil avaient dt6 confieles au x Le urop6eil 8, parceque leurs connaissances 6taient plus 6tendues; ici le me plais 4 rendre a F'or donnateur civil Gavarion le juste tribute I &61oge's' qu'il gnait 14a z6le actif, tin amour Indrite seg talents il joi i ardent 1*ur la r6publique, et pendant tout le te'ms qu*iI a dta
ice, i il a cons'
en exerc il a rempli ses devoirs avec distl n*cti o*n, et
tamrnent rnerlt6 les suffrages de ses concitoyens. ) Les posters inilitaires vacant furent donn6s h ce*uxqui 9'dtaient consacr6s do boune'lieure an m6tier de la -guarre; tous lea employs furentr6partis selon les r6gles de la plus exact justic6,
Caloniniateur iniptident .1 Dans les noirs accds d'une itireur in;: sense, votis avez osd (lire que routes les placesdahsle d6pArtement. du Sud 6taient bccupks par les GAtoyens de couleur ha vous entendie, oa dirait q*ue c'dta*t de leur propre autorit6 qn'I'Is 9'ert dtaient empards. Saris doute, ils occupeiat en grande parties lea place "ru'llitaires; mais n"y Oht-iI6 pas 6t6 promus par lea dri ganes de la loi, par les repr6sentans de la nation Franqaise. ,, Et C6rtes, c'dta*t une J'U'ste r6compefise que m6ritaient leui Ii-' d6lit6 A la r6publique, ot leuralongs et p'enibles travauy, c*gtait bn adto de justice, je difai p ns, c"dtaitnii actle de prudence d.eI
0
!a part do ces repr6sentans. En effet, qels sont ceux qui, au Milieu det diverse factimas qui se moumput en tout se)Js Pour









Saint Domingue h la France, quels s(int c x dis le
qui lui ont 6td constdmxnent etinvariablement fidelles? Ne sontIft ce pas lea citoyens do couleur du d6parteunent du Sna ? Yant ils pas toujows cowbattu lea ennewis de la t6publique ? N'Onv ils pas d6fendu aveic courage le territoire qui le-ur avait gt*6 conH P West 'e pats pour Prix de leurs services que dis je ? Nest ce pas pour b s interns de la r6pu 6lique (iz) qt"on leur it donnd le commandment des places Ont ils dgm&it6? Nonsans do.ute. Et aujourd'hui v6us lour fates un crime' d6tre 0 leuT poste Vous lour Faites tin crime doccuper des places quo les reprdsentans de ]a nation Fran5aise lour ont donudes, parc6 qd'its les m6ritaient 4 tant de titres et quIls ant d4endues 4ved
tant de courage centre les ennemis Quel tissn mal! adroit Xint
-justes accuLsations et de calomnies abiurdes,!
Quoique lea wins du government itit6rieur fiasaenvde ja plus baute- importance, cependant je ne perdis 'Ims de vue que Les
to
ennemisoccupaient une parties du terntoire de la r6publiqu e", et je Mis eil beuVre tous lea moyens qui dtaient en man ponydir pouT
,lea ett expulser. Je dirigeaimes premiers efforts centre Ubgftne,
Hle It ft Jw
distance de huit lieues d Nrt-au- Prince, qui avait 06 11 vrde aux Anglaiis, Cette ville par sa position dtait dun pullissaInt scours ft'ronetni; offe dtait aur un pied de defense retpecta,4 ble, on y avait employ6 tones lea resources que rart peut Inventor pokir Mbudre une place; et lea arsenaux &aient four4 nis. do punitl de guerre de toute eap6ce, Lea citoyens do

(a) Lors 4 1A form ation des corps connus sous ]a denomination do 16gion do F&galith, Uji atit nombre do ces Europiens quo let grand planters eppelaient petits blancs s y prirent dpu servirl, Vs foroW wplo is daps lea places auxquolles lis eowtn4wiras Ovil& las current pro" res *, at its sont parvenu# r,9mme les autres militAires aux grades qui leur sont Achus depuis.
as colons aueaient cru s'aVitir en acceptant & Peniplo! dans ces eorps dont Pexistence leur
PUSIS"i t AUS41 aphin*re quo reflo 4s Ig liberri g6n6mle. Qiaolques uns tol quo Savri 'ayet ep 4ULrAs, a4ch4rent'de's awtimens plillitntropique's at on leur confia des posta iMportans; ilk sa sont montr6a Indignes'do cette conflance rar lea u's sa sont 6migriset ]at antres ont AtA rvv=nus conspirauvrs ; at sans .1a vigilance dois citoyanx do coulaur 1 if$ aurtuent successive. Ywt livrA Vcnnj= i les quartiors corarvis A four garde. Le passage de touts ]a '&pendanco de jiriq:iio sous l4i domination Anglnise est ua effet du commandment donni k SayrA : d-intalligenze "ac las oaxismis do la r4pubtique it ivacus Ito Post* do 17slet i Pierre-Josoph qu,"il OP04UWAILit, dAPS VA ICU" oh it pouwtit o"ernparer Won territoire vaste at pri i a ot y ptiparer la propagation do Jai Jiberth. Cattd funesta experiencee at d'autres du rninte g Califtia4zilMut bw Coaminuissairos civils-qtw Iss boimmot *do coulaur et los noirs avaieja U'a in. t6r4t pjvjt direct ps ppipt cQor eux insinuAtiono des Amigris at i P" 4es An '&x qui no ,pajuvajont lour Air det richesses duna main qua p6ur let polignarder de 1 kurra. Si dans ]ta 44pirternout in Sud Is COMMissaire-dVil polya'Q 00wh 18"M 1014 wflitairo lot plas iW4 ?Q to I as RP4
,Lruw gA boxaraos de ooulmw cc fut saps douto W I *on aux sifion d gr t us urnoins Iles hons pri cip I Qilit6 D&O _qU '"t 'as at a aire poiw s'an acq itter dignemobt. Ili
1e lot ant pas arregis SIXIwAmes at i1s, n'out Wtsv" do tours pouvairs quo poux awrair
-do








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coulenr qu'elle refirermait dans, son sain, reyenus 4e 1' rret4 dans laqpelle ils avaient 6td entraln4a par Labuissonni6re leur chef, ni'appel6rent h leur-secours et m"offfirent do me livrerplu,; sieurs 1)ostes;Je dtsposal mes, forces et le me mis en marche; Sur ces entrefaites leur project avalt &6 d6couvert de'ih ils 6taient isur le point de subir lea tourmens affreux que lea eitnigr6s avalient fait eprouver si solvent aux Frangais amis de leur patrie, lors.; que le parus deviant la v 111e. Le danger de mes frees joint aix d6sir dont jo brAlais de con(In6rir cette ville rebelled, double inies forces. J'attaque, le pressed I'assaut et jIt arbor, sur sea murs Uteadard de la r6imblique. Les Anglais et les, 6migr6s saiisis do frayeur prennent la fuite: le peu de forces que ) avais suffisant A p-eine pour la garde do la ville, ne nie permit pas de les, pour-suivre.
Une horde id' ruigr6s avait etabli un camp au Sale-Tron, et dela' menagant la ville de Jacruel, ils attendant un renfort de Fennemi pour attaquer cette place. Le g4ndral Beauvais avait d6ih d6ploy4 des forces contr"etix-, mais ses efforts. avaient 6t6 infrue" tueux I*I avait &4 f6rc6, de so replier. Alors je lui envoyai des scours ainsi que deux bAtimens de guerre 'a Faide de8quels 'l attaqua de nouveau ce. cam p sen empara et il fit prisoners les 6angres quil renformait; cette conquke eut cet advantage que peq de jours apre's les Anglais qui venaient 'a leur scours trouvant ce camp d6truit, furent obliges de se, retired; et la 'I'lle de Jac'el fut d6sormais 'a I'abri des incursions da 1'ennenii.'
Tiburon place importante, situde 'a I'extr'mit6 de Saint-Doa Iningub 6tait aussi au pouvoir des Anglais. Elie e'tait. d6fendue par. une garrison nornbreuse, bien ninnie de Pikes d'artillerie et pour-, vue de munitions. Lorsque les corrimissalres-divils &aient encore dans cette colonies je l"avais envain attaqu6e deux fois; je me disposal 'a I'attaquer de nouveau. L'armee r6publicaine se Porta sur cette place avec ison ardeur ordinaire; elle charge Yennemi avec tant d'inip6tuositd, qu'il fut f=6 d'6vacuer. Cefte place edt I'objet de ses regrets, A caused@ sa proximit.4 de la Jarnaique il a fait jusiqu"A ce Jour de vains ef forts pour ]a reconquddr plu" sieurs fois-il a dirigd centre. cette place des attaques vigoureuses,, wais elle a toulours 6t6 vaillarnment d6fendue par les troupes sous le commandment du chef de brigade Dartiguenave militaire rej commendable par son intrepidity, sa hAine pour les Anglais et '160n. z6le pour la re'publique Frangaise,
Mais la conquke de la ville du Port au Prince 6tait sur tout 1"objet de rues plus arLients disirs. Ja Lae fl4ttais du doux e do
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Voir djaparattre du terriltolre Franqais cette Multitude dYrnigr4a qIAI le souillent de-puis si long-terns si 1 o r4ussissais A 'tit faire renter ,Sou.s leg lois de la r4publiq tie. Les Anglais y avaient concentr4 leurs forces, elle 4tait prot6gie par une forte eseadre -, tous oes, obstacles ne m 11 arrke'rent pas I et de concert avec Ie g6ndral Beauvalis I*Q me mis en niesure de I"attaquer vigouretistWelit, ,, 66fendn'tout A ]a Prbs de la ville est un lext nouimfi Bizoton
fois par I'art et la nature. An bruit de la w6rche de Farru6e r6publicaline les A pglais y avaient envoy de puissang renforts, une fr6gate dtait ventie sembosser a trois lieues do Id" (a) v*B,h Vis un chem'In kroft entre le morne et la wer, pour inter. cepter le passage des troupes et des chariotss; rnais dans Fobscu; ritd de la nuit, nous-11nie8 61ever une batteries qui, d6s la pointe du jour, fit un feu 6i vif sur ]a fr6gate, qu"elle fut oblig e tie cooper aes cables et de prendre la fuite. Nons continuArnes no. tre marohe et nous Owes le sidge deyant Bizoton. Noug fashions n s pr4paratife d'attaque, loraque je fus instruct que Pluvieurs .vaisumux.Anglais venaient asskger la ville de Uogane. Je soup. gonna que mtte manoeuvre tendait 6 faire une diversion et sans ri en changer & nos operations, je -me transportai a LO.ogane qui dtait dans un 4tat de defense respectable. En effet, les vai&,seaux AzgWis, apr6s avoir inutilement tir6 sur cette place plusieura milliers do coup de canon., furent repoussda avec un dommage coasiddrable; at le reins presaer le si6ge d-e Bizoton. Les trou. pea'. de la r4publique y niontr6rent cette m6me valour dont elles ,avaient donn6 in' solvent des preuves dans plusiews, occasions unportantes pendant cinquante cinq jours, ce no fut Ae part st crautre quo des attaque6 rgitdr6es dans le&quelles nous eAmes presque toujour8 1 1 avantage Mais le8 pluses continuelles qui rd, gnaient alors et qui entravaient I'approvi8ionneument de I arm6e,
6 it
la fatigue excessive des troupes, la certitude que nous ehmes que le g6ndral Toussaint avait lev6 le si6ge de la ville de SaintMarc', "(101 faisait done Ia m6me terns, le d4faut do munitions, I'impmaiWlit6 dans laquelle le gdn6ral Laveaux disait 6tre do nous, en fournir,, lea conseils quIR nous donnait de lever 16 Bidge, couseils ui dtaiant pour nous des orders, routes ces consi,d6radoua nous eugagbr*nth nous retired, et je relish un autro' twns Ilatts a important;
que do catte'ville
A Catte4poque,-il existait dans notra propre sein daux ennedo mis do la lrdpublique., d'autant plus dangereux, qu'lls avaient

j ) Wendroit ou IR frigate ismboasa, se nomwe I# Litmontin.








for
la plus grande influence sur les homes quIls commandalent, et que pr leur position 6tablie, sur les mores do la Charboam ni6re qui avoisinent le Port-au-Prince, ils etissent eO d*tIn puissaat aecours aux Auglais, pour p4n6trer dans le d6parterifient du Sud, s'ils avaient eu le tems de consomwer leur trahison.1 Leura noms Otaient Pierre Dieudoun6 et Pompe'e, I"un so d6corant de ]a qual*W de cornmissaire civ*l et na volant reconnattre auction autorlit6 stydrieure 4 la senate, et I'autre nou imoins ambitieux commandant un cauip sous inspection du preinier, Les troupes, qui dtaient sous lours orders 6taient composges des volontaire8 qui. 6taient sorts du Port-aiv.-Nince, lorsq ue les Anglais sen rendirent maltres et des Africains des hau teurs de la Croix-des-Bouquets, de la Charbonnihe et do Ldogane; Dbs lea premiers jours de leur ralliement, je leur avais envoy une d6p nation pour les eagager A agir de concert avew nioi centre I eluneml comillun je leurfis passer-des munitions, ainaii que les objets dout ils avaient b6soin, et qu'il 6tait en Mon pouvoir de leu procurer; mais, lor que nous I'mes le Si6ge de Bi'oton, je couameqO,1m.-.:.'I"vw'. !iai d6a Iors 4 coneevoir sur feur compete des soupSons que confirm '.'..t, I n vts.I*exp6lrience, pulisquIls ne voulurent jamais nous second dans une expedition dontle succ6s, eut 6t6 si iml)ortant po ur lea iint&ks de la r6publique. Que1que tems apr6s, Pierre Dieudonn6 et Pompde eurent des confdrences ouvertes avec les Anglais; le se.; cr4taire de ce derifier, nomn 6 Beaudouin, z616 partisan des dm' gr6s, 6tait I"awe et le counsel de leurs -opAirations; bient6t. lils firent des tralit6a, Jessoldats de Pierre Dieudonn6 et de Pomp6e allaient cominercer libre.ment dans la ville, du Port-.au-Piince, les Anglais etIes gmigre's* venaient les visitor dans leur camp; enfin ils trahi., rent ouvertement la r6publique.; et ils ne so proposalient rien moias, que de seconder les Anglais de touteis leurs forces dans Fattaque que ceux-ci projettaient de diriger centre Uogane.'
Notre position dtait cruelly et allarmante. 11 M'6tait impossiJ. ble de r6duire ces trattres par la volie des armes, il m"eut dt6 dif-, fiefle peut-6tre de r6sister atix hnglais et aux Ornigrds coalisda xveo Pierre Dieudonad -et Pompde; cependant mon z6le ne Be .rale'atit pas; et jemployai tous lea moyens, routes lea resources
v
qui., Oaient en mon pouvoir pour les arr6ter dans leurs per des pro.ets. Je ddcouvris aux autres cliefs i manda qui com ient aprds
pux, I'a'byme prof-ba-d qu'on qeusait sous leurs pas; je lea 6clai* iai sur leura v6Atables ist6rdta, je leur d6montrai qifils no
uvaient 6tre vraiment libres, qu'en restant.fidelles h 1A rdpui que Franga:we et on terra"aw sea enuemis, Je leu'r prouvai quo










Jenr perte 4talt assure, SIN ne revenaient paii de 1'erreur dans laquelLe ils avaient &6 entrala6s- par ces deux t rattles. Mes, efforts

N rodnisirent un heureux effet. Ces hoinines qui n"avaient k4 dga#W
s que par desprestiges mensongers kout6rent mes conseils, ils ouvnrt nt les yeux 4 la v6rit6. Laplume qui commandait'le, camp ou Pierie Dieudonn6 avait fix4 son asyle fut un de ceux qui se 81. gna-14rent par tin prompt et salutaire return, en arrAtant le nionstre qni AvAit cherchd, A les corronipre, et dont la conduit aveugl4*w Inietit ambitlieuse ten0ait & lea englout ir ; Pom p6e le f u t aussi quel ques jours apr6s. L'arrestation do ces deux sc6l4rats ratriena sous les drapeaux de ]a r6publique des' honinies qui ne s en c talent tin imornent dcart4a que par letirs 1*rlidt-s consells, et betir influence. On les traduisit- dans; les prisons; ili-0--rit fini -nnise'rablement leurs purs, wit quIls tussent dgv* ie's de chagrin et navr6s de deseaj)oir,
,que lenrs profits avaient 6td ddconcert6s,
'de ce Solt que
'prd'oyant que Vhorniit6 de leur crime appelait Sur leurs t6tes Oun. example 6clatant de justice, ils ay(-nt pr6f&6 de'truire en etix Je germe de la vie'et finir ainsl I eur exkrable carri6re.
Sur c6s ehtrefaites, le general Beauvais et njoi jaloux de donner I !a convention national nn t6moignage Mat ant de notre vive et .1,91ric6re reconnaissance I)our son d6oret bientaisant du 5 Thermi.
dor., par sequel elle nous avait 616vA au grade de g6ne'ral (le brigade, nous dhargehni6aleg c'toyens Pinchii)at, Fontaine et Salla de partirJpou r. Frdnce Our aller d 6poser dans le seihn indaie de la convention vos voeuk et nos hommagos Ils so rendirent'au Cap pour .9eni.% barquer sur la corvette la Wnus'qui devait mettre incessamment
la voile. Le g(kw ial Laveaux n' 6tait 1)as alors, *11 arrive deux-)ours apr6s ; et 11 fit k nos'envoy4s un cc6ull gracieux ; mais bien.0 t6t, il ne, les tralta plus avee les juhnes 6gards it 'Changea (to ton et 'de language. Nos envoys virent avec. le plus grand 6tonnex-nent un chan lenient aussi inat tendu li queliq potivait en N re la cause ? We'peut on pas Faitribmer A des d j,&Iies que lui avait apport6es une corvette rial. avait 6chou6 sur les Att6rages, et dont 18 contejftu na janiai a 46 1)riduf au grand jitir ? Pour(Itioi, en efferP
-garder u'A profound silence sur cesddp6ches Pourquoi en faire un rnyst&e hhp4n6trable ? Ne peut on pas conjecturer qu e Laveaux instruct du triomphe de Sonthonax-, de son return h Saint-Do% rningue et de's intentions qu il a wanife8tees depuie, avait cru poul
-voir-commencer h mettre la'main h Io'euvre et preparer les pre Ini6res'voies ? QuoliquIl en soit ce chang'ement de conduit du 'gonvernenr effervescence effrayante qui rdgnait an Cap, odca.. Vounde par le m6nopolel on tow genres quiexergait Fordonnateur Perrond










Mrrond enhaidi par I'ImpnnI't4,- le retard da depart de Id corvett6 ]a Wnus clu'une escadre Anglaise bloquait dans le port, tous' ces motive, dkermin6rent nos env'oy68 A s"en retourner; mais,: avant do I-xartir, ifs demand6rent au gdndral Laveaux, fis pro voqu6rent de nouvea' a la convocation des a8semblees primaij res pour 61ire des cYput6s au corps 16gislatiff.
Cependant fe people du Cap dtait 6=96 sous le po ids du goul government de Laveaux, le militaire 6tait re'duit "a une profound mia6re par les dilaplidatfons de Perroud, les uns et les autres 6taient outr6s des vexations continuelles ju'dprouvait le g4ndral Villatte vexations (Jui leur paraissaient I atitant plus injustes, quo ce g6ndral s'6tait a'crjuis lour 'estime et lour amiti6 par sa vigilance et son zdle h d6fendre son* poate centre lea atta(lues de' 1'ennemi ext6rieur 'et A. pr6seT ver ses com4toyen's des atteintes x1e, Ventmmi* intdriear. Le'fferyescence dtait extreme, elle 6clfftlft
-Des citoyens d6 tout6e, les couleurs r6duits sans doute au. ddseaq pbir, current qn'il lour -6tait permits, non seulelmfmt de resister
des hommes- qu"ils regardaient camme leur8jtyr*ans,'et peut.: 4ttre cornme des ennemis do la r6publipe, mais encore de le's iheitre &ms l'irnposisibilitd do lour nuire, -at lo 3o, Vein:6se,. Laveaux et Perroud furent arr6tds et conduits dang les prisons.1 Le ggiLgral Toussaint Louverture, homme ne dkirant qua 4( Prdsp6ritd do sa patrie, ami du bon ordre, crut qu'il gtait do son dev'*r diliterposer.ion autoriit6 ; il xie voulut voir dans les personnel arr6tdes qua sea chefs it demand leur I*bertd 'on la InI accord. Nons lgnorons absolument quells furent lea Games premiureg et secondaires qni produisirent les troubles qui eurent Lea le 3o Vent6se, nous sommes- absolument strangers h ces' Ivghemans; mais, si nous en croons le rapport du citoyen Roume, .agent de la r6publique h Sant6 Domingg, vers sequel Laveaux 6t Villatte envoy6rent des commissaires, ainsi que Beauvais et mol it paralt quo ce furent les agens de hi'faction L6op, sardine d a cette fattiOn eitnemle dterAelle de la r6publique et des. citoyens de cou.; lour, qui firent monyoir lop, premiers resorts ou qui sgurent pro"i fiter des circumstances qui tear parurent favorable's.Rourne avoud
a
'it 6tait instruct dey)U* long. tems, quo les troubless qui so maj nifest6rent le 3o, Ventbse, devaient avoir lieu observed qu il a outm qne las colons 4 Paris PTOmettaient de faire ex6cuter A %inti Domi n*gne une tragy,6die r*&116, ot que le 611)pt dil Pradler, dct'e k6t 4 'dostracdofa tatdle d es homes do conleur; il dit 5tie c kait un colon' dn Cmp ayard do son n'aturel, qiii Ini avait fitit put dd'c6t exdcrabla* projectt et Perroiid Iui uAne qIII LWit ta aes oominiesakes









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Cavealix &IaW par les renseignemens que Iti' donna Boums
"Haita pas, dans une letter qu"il m'krivit alors, d'attribuer les
t vaemens du Cal) aux ex&nteurs Uopardins. 11 semblait quo Jes conspirators devalent 6tre d6jouds, ilsemblait que, la cause 6tant bien tdiinue, les eff'ets devaient naturellement lesser; mais bient6t on vit paraltre sur la sc6ne do nouveaux acteurs dont.la
---cornduite prouva 6videmment qu'ils so pro'posaient de mettre 4
hnicette trag6die terrible -et sanglante.
Le m6me jour, ( chose bi trqualble ) le m6me jour quo
survinrent les troubles du Cap, les Anglais partirent dti Port.
au Prince pour venir faire le s*ege de Uogane dont la perte, les irritai't. Jarnais ils navaient d6ploy6 tin apparel (to forces, tel que cehii qu'ils ddploy6rent dans ces circontstances. Us avaient Mis toittes leirrs troupes en movement ;. Us en avalient tir6 da' ,M61e, de Saint-Marc, de-r Areahaye, du Mirebalais, de la. Croix.,des"
Bouquet8*9 de J&6mie-, et. ces troupes dtaient, soutenues -par d'au tres fralchement arrives d'Europe; les fameux 6migr6s, lea Dessour.' CeS les Montalembert les Bruges voulurent 6tre de la parties 1, :I'ls crurent en imposer par lour presence. On vit partir de la rade du Port -au Piince une fiott6 com -osde do soixante voiles, por-i tant six mille homes de troupes Ieistink a h Fattaque sous la protecti(in du feu d6s vaigseaux ; mais, si les agi taters secrets lea ennemis intdrieurs (4) rdussirent dans la partle du Nord A armer 'lea patriots centre lea patriots, d*apr6s 1'ayeu de 1"ordonnateur Verroud lui-m6me, les ennemis ext6rieurs, les Anglais et les 4mi. gr6s n"eurent pap le succ6.9 quIls esp 'rrtient dans lour expedition centre Uogane. La defense de cette-ville avait 6td confine au chef do brigade Renaud des Ruisseaux,, militaire distingud par eon courage, son z6le r4publictain, et par s6a experience dans Fart de la guerre, experience acquire par plusieurs combats dans lesquels it avait paru avec: honneur; il 6tait aecondd par des officers d'une grande bravoure, les soldats 6taient tous animda
-de ]'amour de la patrie et brAlaient d'en venir aux mains a"o 1'ennemi. Lea a-asaillans, il est rai, 4taient en grand nom.;, bre; mais quelled disproportion dtonnante entre cette vile populace

(is) S quo] n doutait quo ce soyent les ennamis intkisura'qul ayant provoqu6 lea Avgnements
Is rappallerai au i i rr
du So Vent,601 ]a U de Fordonnsiteur.Pe oud"lui m6me qui convent
c'kait Fouvrag d t Mol a r, dans ]a suits,
il"abord quo ns e lagerstotion Liopardins, at quisprh Avoi
tbanti I& palimodia dans un gros6=,iire oft il o t e h cfonner un air do vdriti aux calomnies U'il
*omit contra lea aitoyans do couleur, s'exprime ainsi page i Migne 22: a enfln In fameusajournz du So Vent6se arrive j ,nde qu'iI semble qua les ennemi: At hamisez de culture yent priparde et
*Onduils ) ainsi la force do ]a v6rit6 antridne 1ordonnwar et Fewports stir lit passion. Ce Aiuoift tuage soW OLrult ;pum m Woumio,









Wesclaves soudoy4s par nn despite, et lea d4fensenra intr4pides d'
heart 6! Aussi 1'escadro Anglaise, fut-ello foudroyde, I'arrn6e en, nernie, les fairieux h6ros 6migr6s furent d6fitits et terrass6s iN 8 erijuirpnt I)ri eiplramment., 'a pewe eurent-ils le tems de rega-i gner letirs vaisseaux qui avaient 6tg corisid4rablement eudomrna-,
.0 0 do grace, tine attention
ges. Lecteur impartial, pr6te, atticix
like h ce dernier Mnenient, au tems et aux circumstances; tit verras la calorDnie dans tont son jour, et h ce setil trait, tu pour" ras 6tabli' un judgment slide sti tout -le reste.
Ce fut quelques jours apres 1*0 s troubles du Cal) et 1"attaque (16 Mocrane par les Anglais qu'arriv6rent le' d6l6gu6s du directolm, du nombre desquels 4tait Sonthona'. 11 ndest pas hors de propos d'observer que son Prot4g6 Laveauk avift 6t6 en mer all de-R vant de lui; i il y a grande appearance u'ils eurent ensemble une conversation part ic.uliA.re, dans laqu6llo I*i Laveau'x proun va kidemment qn'il avait raison et que Villatte, avait iort. En I qtilil 6pousa ar4
effet, 4 peine Sonthonax fat-.*I arrive au C6P., deinment la cause de Laveaux, et qfi'il cominenqa "a poursuivro les operations que ce dernier avait entanideg..Ses premiers pas dans la. nouvelle carrie're qu'il avait A parcourir, furent signal6i par une proclamation centre Villatte et ses partisarls, cest.-A.,direj les ze16s et fidelles d6fim'setirs de la r6publique, proclarnatiork (tui devait n6cessai rein ent mottre toute la parties du Nord en feu,. 81 Villatte plus sage et fort de sa conscience n*e'ut p as pr6fft4 s embarquer pour la France, aller porter lui-in6me ses griefs ati tribunal de la. notion et lui demander justice; mais c'est 1'entrde de Villatte dans laville da Cap, que va parattre ]a haine implacable que Laveaux a jur6e A I infortun6e couleur m6langde de Saint-DomiDgue, Des fornmes accompagridesdel6urs enfans. ortant 'sur lourfront 1'empreinte do la PIL18 vive douleur, ali aient an deviant de celui qu.'elles estimaient, qu'elles chdrissaienri parceiltie ]a sagesse de son administration leur avait procure des Purs' pa.isibles et sereins. Laveanx furious tornbe JAchement sur ce sexe et. cet Lie fables et timides,, il lea disperse h con ps do sabre, il trompe sea mains dans un sang dont il vondrait vok la terre efiti6re sabreiiver, son crime dernen're impuni, Sonthov nax y applaudit par son silence, et d6sormais il est evident quIl est aiiim6 des m6mes sentiments que le f6roce Laveaux.
You s, v o*yez un gr nd example de la rage da g6uv'erneur general centre ces malheureuses victims do conleur, env'oici unnon nioinjo clatant de la bassesse, de la peryersit6, de I'imnioraliO do so'd Igae cdopdra* tetir Perroud. Lui, qui avant Yarri*& des ddWguds










ri'4crivait qne 6'4tait la faction Morpardine qui le 3o, 'Vent6se val't vomi le poison de la discord lui I qui convenait qtilelle avait r6ussi par sea menges sourdes 4 armer les patriotea centre les pa,.
0
triotes, u1i qui 6tait instruct qu'elle tendait A la destruction des ci" toyens de couleur tout konn4, en arrivant au Cap, de voir que c ost cette m6me faction qui r6gne, queceux qui sonL rev6tus de lit toute puissance en sont les principaux agent il n'h4site pas uji instant, il se range sous sas 6tendards. Plus les traits, qu"il a lance's centre cette faction sont ac6r6s plus il slrrite centre les citoyens de couleur, et il les accuse hardinient du project aitroce d'assas. onertons leablanes, Et quels motifs leurimpute-t-ii(juiayent pu lea engnaer 'a former cet exdcrabla complot P Celui de faire i3cissioit pendants. D"aut'res pdtris da
wee la"France et de se rendre indO ra6me fiel, non moins incons6que na que Perroud, diisent anda-d amusement que cest pour se livrer aux Anglais. Vils finposteurs Soyez donc plus adroiO dans le cholix des moyens consulted mieux 'Quoi. voi.4, accu8ez les citoyens do le terns et les drconstances. I
couleur de vouloir faire scission avec la France dans le tems m6me 014 ils demandaient o U" ils provo(juaient la convocation des assem.b1ges pnwaires pour 611re des ddput s au corps Idgislatlif Vous let accused de vouloir so Ewer awy, Anglais dans le tems m6rue ou", ettaqu6; par lea Anglais et lei; 6mi"gr6s qui avaient developed coa,% lx eux toute la masse de leurs; forces de terre et de mer, Us fou-4 dryent I*escadre Anglaise, ils terrassent ou dispersent les enne-% vais et IIS 1rapriment aveo leur sang sur lea ramparts qn'il8 ddfen-% dent, lea inarques do lour attachment h la r6publique Frangaise, et de leur haine invincible pour cea tyraus Les motels que voua lour imputez sont done 4videmment faux -et le project dont VOUA les accused, est donc le fruit de votre propra perversity'.
A peine -eus"je apprise Farriv6e des d6l6guds du director que ja In empressai de leur t4moigner tout le plaisir que j en ressentais et de lour donor de nouvelles assurances de nion enter d6vouement i la r6publique Frangaise et A la constitution. Sonthonax me rd..* pe*it en qlua.litd do pr6sldent de la commission. lime dit : qii i I ialkalk pas du tout surpria de me trouper A mon poste parcequ I connaissait ucion attachment h la France ei ]a haine que ie i)ort(
taus ms ennemis; il ine f6ficita dea advantages que javai*s re'npmt4s our eux; il me donna deaz gloves de ce que) avais toujour& iconvgoJu avec Je gouverneur general Laveaux inalgrg leis grandes, d1l cultda qua favaie, 646 forc6 de vaincre ; il m'applaudit de'
qua I avats at
ice 41 1 dgd, pendant le cours de mon administration
MII Mpdeja LACle et opprim6, Sa letter etait tissue aveo art, pependant








PIP
)7
cepelidant on y d fm&it un peu d"embarras elle sambla"t PrQ
parer h des- dv6nemens.
Mais une address tie Raimon'd aux citoyeris de c.ouleur du dd.;, partenient du tsijd, acheva de notis dessiller les youx sur les ili tensions des xiouveaiix tt6l6gti6s. Le choix (pi'lils hrent d'un nomo! m6 hey, dont le 1)arlerai tont h Pheure, pour les.reprps,,. ntei! Oans ce d6partempnt, fut pour rious le denier trait tie hinjid. re. I'lusieurs fois javais 4crit h hainion(f comme 6 un awi t att 811jet do cet homine si farneux par son incivisme et par sa lialne pour la loi du 4 Avril, tou*our-s il garda sur cet article un Pro., Jond Silence; enfin-I'adresse do Haimond parut. Dan's cet 6crit il reproche aux citovens do conleur d'6tre en possession des plg, ces aux(juelles le coirimi8sai 0 re -civil Polverel, lea avait pronius cornme une r6corrij)ense de leure, longs et phibles travaux, de leur fidglit6 'a la nation Franjaise, dont lils avaient- donn4 des prenves si dclatantes, et qu*ils avalent conserves Ou Pnix de letir sang et au p4ril de leur vie 11 peirit les homes de cou-4 fcmrles Pills distlingugs par leur m6rite, par leurd6sint6ressernentj ?Ar leur vie s4dentaire, et laborieuse, il les peint, dis-io, plong6a daris la d6batiehe et dans la dissolution; *1- les represented dtlvor6a d'ambition et rassasids de richesses, tantrisque toute leur ambition se bdrnait A signaler par des actions (Nclatleuvr armour ardent pour la r6publique Franqaise, ef qu'ilt3 avaient "a peine les chooses n6ces' shares & leur existence; en un mot, I'adresge de Baimond est ur% tissp de calomylies et un libelle tel que I"auraient fabriqud les plus cruel enneinis de I'6galit6.
Cette adre sse de Raimond coInclidait parfaitement avee ]a letter, d'e Sonthonax, il y avait totitefoi8 une li ghe difference. Dans Ia pretnike, on voyait jusqu'' Nvidence le project d'abattre lea cftiyeris dre couleur, et I'autre renferinait les monies princij)es, quoique 14 style de Sonthonax fut enveloppd d'tine dcorce 61)a*s&e; 'als lea deux krits d6vailpient lea moyens qu'on devait employer pour pr6parer Ips voies ati complot si 6nergiquement ddcrit dans la lettreklu d6.)6gn4'Rotjme, et de Yk6ention dnquel. les ancient colons se f4licitaient avec tant demphase dans le Continent Amiricain. (a)

(a ) C'ekait une ebose digne d'admiration d'entandre dans le Continent AmArivain let ancions robons so f6liciter dbi return dv I)antbonax h Sitint-Dorningue. Ob! Cette fois-oioil vengit p out fah a le Wen. Leurs Coryphdes lear hcrivaient do se rallier h ce brave homme qui Aevait ddsormnis server Ituri passions et leurs projects. Lit conflance des babitans deJ&r6mis 6tait onrore phis incroya6le On avait boau leur aire qu'k Farriybe des d6liguhsdudiyertolrel leur quarter rentierait blent& sous let lois de la r4publique; ils ptkendaientau contrite (IUS IeUr tranquillity n"avait jarnais M plus tolidemeat htablie ; et k I'app*i do leur assort-ion., ils disaient que Sonrbonax &* son arriv6a sernerait parmi les cbef's ripubfiwiua It fou do lit dinoids chose qui r6ussimit iahtilliblement; quv cb"un so teriftnt &uk









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Blent6t Ps oboisirent pour collaborateUTS de,9 I)OMMPg SlIr IR SC416.ratesse desquels ils I)ouvaient computer. Ils envoy&ent dans le d6.. Parlenjunt du Sud pourles repr6senter, tin Leborgneconnupar son immoralht6, tin hey qtii s.'&ait distingne par sa haine implacable pour la loi du 4 Avril ; ils linvestirent du coin mandement des troup e e.
-ion Destotimeanx dont le coeur gnngren6 nourrissait des projels de vengeance, 1*ls confie'rent 1,Fs rdries (it) I'adniinistration. 'a Un Idlinger qui s'6tait rendu fameux -)af des banqueroutes et des rapines. Uti seul, parmi les reprOsentans, notis paralt me'riter tie indulgence, I)ent-Mre, intme qnc4(pies 61oges c e6t K e r ve r. van. Nous Ini rendrons ]a justice que notis *ngeons lui krt., (Ine; motis croons cloll avait des intentions pures; 11 xi'avait n) axici(-mies hailles A assotivir, ni, des vengeance, par.ticulieres a exempt il Imraissait propm A maintemir la, I)aix et la cordiality martin I P's Citoyells, nous le croons vvrtuetix;-znaisil6lait faibletil6elais a entralner par le torrent. Lies factleux Nous sommes fermevit-jit convaincus (Itle, S 11 ent eu .onr coll6gues ties ho. mesaussi probes que hii, le blion public aurait snivi une inarche constant et ralsile.
Leborgne 6tait uxt rnalhonn6te homme; le ghikal Bodiambatirl xfli sita pas do lui donner cotte qualincation dane, tine rdponse qu'il fi.t aux d6l6giieadu director 1"exp6rience a d4monl trd qu'il en dtait dligne. 11 a fouI6 h ses, pieds tous les sentiments de probit6 et dlionnex4r; sea vroeurs 6taient dis6olues; et sa Conduite a prouv6 (lull kait propre h tont d6sorganiser, 'a Amer la discord et h I'alre naftre I'anarchie.
Mal's Bey qui avait tpnu tin despremiers rangs parmi les factleux de Saint-Domingne, hey qui avait lev6 f6fendard. de la r6volte centre la loi d" 4 Avril, et qui avait fait si long.-tems tine gtierre opiniAtre anx 6tovens de couleur, Bey qui avait concert aveo Mouchet et Badolet le pro-jet de m'assassiner,, ainsi que ceux Wentro mes fr6res les plus. recommandables par lenr ze le pour laxe'"% I -s P61verel et 5on
publique 11 ey centre qni les ronitnissaires civil thonax tivaient laned un mandate d7arrdt 'a cause de ses projects li. berticlideq, Rey so trouvait impsti liar Sonthonax ltii-m6me do bt dignity de reprd8entant de ]a nation Frangiiise dont il avait 10Si ouvent m6pris6 lea deerets, et centre laquelle il s'dtait 6lev6
avec antant d*andace; que n avait on pas h redonter d'un bom.
et qui a 't dound tant do
we d'une immoralit6 ati8si perverse, vai
preuves do sa profound sc6ldratesse!

xes gardens strait plus occup quet de soi et que par consiquent, ils jouirmient dnrir pro rord repos. 6 propb&es de JirAmie &I Combien grande est votre science qui a pridit ce qud Im Rvies devoir Ruiverl









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Dasfournpnnx avait *nr4 une halne (Fternelle ant c1toyens dd
I
cotileur, et -il, s"en vantait ouvertement. D6s le mois do Marg
t
17.94, it en availt donne" des preuves evidentes it avait voulix commencer h mette A exeictition.le project, ch4ri des 1)rinces colons$ Faneantissement des lionimos do couleur, it 6choua, dans sou en.; reprise; et si defaite no fit qu"accroltre cette haino dont' son coetir'tait d6j impr6gnt'. Forc(i tie so retiror, H alla chez Ies Anglais des(Itiek it re ( ot J'accueil le- plus 11atteur Pt le I'ttia distingue. 11 sejonrna quel(Ines terns partni eux. 11 est (let; gens qui pr6tendent qu'il atiralit pris yplentiers du service chez ces ennemis si cruel de la r6publique, s'ils avairmt vouln le Maintenir dans le grale ativinet les commissaires-civils Favaient 41,ev4; si cette Imputation est fatisse, it parattra toujours blien eitonnant quo les Anglais ayent laiss6 partir atissi librement tin nulitaire tel (Itie Desfourneaux. Qtioiqti'it en soit, apres avoir pass6 (Itiek ques jotirs avec -eux dans ]a phis grande intiniit6 et ]a plus parl".. faite intelligence, apr6s avoir vislt4 Uogane et le M61e oil 8011 sdjoar avait 6t4 c4l4br6 par des f6tes il partit potir la France d'ou" it est revona avec Ivs d6ldgu4s du director. Tel, kaft I'llotrid nie que Sorithonak confirm dans le commandenient du d6parft4 ternent du Sud ot do 1*0tiest, qui lai avait dt6 oonfgr6 par La-i veaux SOUS 1-a titre d'inspecteur g6n&al des troupes.
16, lecteur qui que vous soyez, c4est h vous que fen appellej voyez et jugez. Le tableau que je Yous pr6sente de Leborgae Rey et Desfbtirneatix est t=6 avec le burin de la verit6.* Dites: dtait-ce de pareils ho intries quo Sonthonax devait choisir pour raffermir )a paix Funion, et ]a conoorde ?, Non sans dotite mais aussi peut-6tre ce choix lui convenait it pour r6.ussir dans le but q se proposalit.
Cet)en-Jant les citoyeng de colour toti'ours soumis h la loi no tv*moign6rent nuctin d4plaisir. Us se flattaient que ces, hornnips, tout perverse (julbs dtaient jadis, avaient pu sklaiirer et so converter, et (In1ls trotiveraient en eux ties amis et des fr6res. Oa les regut avoG tonte'la pornpe, tout I'apparell qui convenai-ent h. la dignity dont its 6taient rev6tus, les citoyens-, all6reut an (Jei vant deux el les conduisirent en triomplie-, les troupes, la garde national dtaient sous les artnes; la'rxiusique militaire jouaitles airs favo-dis do ]a nation; les cris mille fois r6pkds vive la r6pu oblique, vive les ddldguds, vive ]a liberty gdn6rale .1 Hetentissaient do routes parts, Je doposai entre leurs mains les pouvoin a don t j'avaix &6 invest par les 'coin missaires-civils je renouvellal 1'assutanco de nion enter de'vonement 'a la r9publique FranSaise et h let










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mn8titntion Toutes lea autorit4s 1enr offrirent I'ho M Mage de Iowa course et de leur amour pour la nation qu'ils repr6scntaiew; on Jeur retnit les'r6nes de administration on leur C" onfia le salut et le bonlieur du people,
.Queblues jours s'Oeoul&ent paiisiblenient et saus klat; Peu h Teu on vit r6gner parmi les citoyens honrAtes de routes. les couleur8 tin morne et triste silence; mais lea faictieux les ennemis de ]a loi du 4 Avril t6moigne,rent hautement le-ur joie et lev6rent forgneilleusement la t6te. Eux Beuls 6taient 1"iUvorablement accueillis 1.)ar Jes d&gu6s, seuls, ils avaierit aupi-6s, d'eux un acc's facileft Les hornmes les plps corromptis et les pl-us perverse compose" rent leur soddt4. Blent6t 11s 6tal 6rent le uxe le plus insolent, ils don,! ri rent 1exemple de ]a ddbatiche la plus effron6e.' Bey-et DefsourT neanx c.onsacraie'nt leur tems au jen et aux ddbauches de la table; ils parcouraient tous les trij)ots de la ville, lils en6taient les princir )aux actenlrs; ils passaient les nuits dan8 des orgies dont une piume iontike'rougirait de Caire' la peintu re; en un mot, ils 6galaient en dissolution ces anciens tyrants de Rome dont Phistoire ne ps le qu'avec m6pris et avec horreur. - - I
;Is firent plus.- ils anOantirent ]a cii1ture en ddsorganisant le r'44inie des cultivateurs. Ils bannirent let commerce et ses ressourv ministration, ils rni
Ces i-s 6puis6rent lea trkors de I'ad I irent tout
en oeuvre 1),our insubordonner les troupes, ils rdvolter.ent des camps centre lei; ohef6 (jui lea commandaient, ils, tentei-ent do eddu*re lea noirs pour les irriter centre les choyens de cow, leur. It n'est pas de vexations il n. I est pas d1itimiliations quo Desfourneaux ne fit 6prouver A ces deniers; il n'eniployait, en leur parl'ant, que lea expre ssions les. plus nialhonnkeB et leis plus injurieuses; il cherchait & faire timber stir plusieurs officers tout le poids du deshonneur, en leur arracliant leurs paiilettes en pi-6sence de tout le monde; I indignation dtai*t 'a son comble, et plusieurs f6'8 elle eu-t 6cled sans ma presence, et mes..reprdisentations,
Je ne leu-r dissimulai pas toute I'horreur que leur conduit 'rn'inspirait; je les interpellai solvent de me dire, pourquoi IN so hissaient circonvenir par oes m6mes hommes'qui avaient 6t6 leg enn mis d6clards de la r6ptiblique, pourqnoi ils leur accordaient uns bienveillance si inar(jude; je leur parlai des manoetivres sbure des qu'ils employgdent pour terrasser les vrais amiscle la France*
leuir re.rdsentai. avec franchise linutilit6 de leurs men6es et I insurnsance de leur8 moyens ; ja lenr dis que j'dtais instruct par C ux A, mbxns "a qui *1& faisideut des oufidences ;. enfin j,usal' do









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taus les reniMes possibles pour les ramenerA, des vo"es plus deuces A et sur tout 'a tine condtifte plus mod6rde et phis r6publicaine.
Mon coeur, fe I'avoue,6ta*t p6ukrd de la, plus vive et la plus atnero douleur. Je voyais avec au taut de surprise que d"indi gnat ion, qu'orl secouait le flainbeatr de la discord, qu'on semait des gertnes do division parini les dtoyens je gdnifssais de voir ourdit- des traces centre les fidelles d6fensenrs de la t6publique au lieu do soriver A chaser les ennemis du territoire qu alls occlipaient. Je ni'Otais berc6 du douK espolir que lea ddl6guds du director, &s letir arrive, auraient dirig6 centre lea rebelled do Hrdmio tout'es lea forces qui leur avaient &6 confides; )o nie Ra'ttais do voir ces trattres an4antis et certes, 'Yose Io dire, wes esp6ranc6s n'cus" seat pas 6t6 valine s'ils Avaient dgploy6. totis les moyens qui 6taient en lour YOUVOW. Quelle 6tait nion er-reur! Combien je fus &range"4' rnent desabus6! A u lieu de cet apparel horrible et imposant que je m'attendais 'a voir d6vel6ppei centre d6s 8cdldrats qui avaient si lA*T cement trald leur Patne., au. lieu de ces combats qtte je croyais qu I on allait, lour liver, 6t a-uxquels je me f6licitais do participer, on leur offre, un pardon bientaisant! On proclaim tine amnistie en leur faveur quel. 6tran ge boilleveisement de tous les principles Quoi! apr6s avoir ddclar6s traltresrh ]a patrie Villarte et sea braves companions d"armes qui,. pendant quatre ann6es avaient s0titenu avecle plus' grand courage to,,us lesellort's des Espagnols, desAnglaig et des 6migr6s coalis6s centre la r6publique Fran aise, qui avaient 86fendu au prix de lour sang le d6parteirient dix Nord, V-111atte, qui s"kait autant distingu6 par sea verms et par son attacheinent aux Europ6ens amis de la France., (rue par ges exploits militaries,, les de'16gu6s proclaim e'nt iine Amnistie en faveur, deuces Fra-n ais: dont les mains parricides out d4chird le sein de la m6re patrie, ils tondent les bras h ces Pr6miens -qui ont constaninient c6mbattix sous I'kendard de -la r6volte qui oat foulci h lours plieds les d6crets nationaux, qui 'ont vendu et livrd leur pays aux ennemis les phis cruel de ]a France, qu*i se sont couveets de route esp6ce de crimes et qui, d'aprh la constitution m6me, ne potivaient pas esp rer do portion, ils rappellent enfin dan a le sein de la r6publique, des scdl6rats dont lep mains dta'ient encore teintes du sang de ses plus z6lds d6fenseurs et qui ne de*vaieiit attended do la justice national que lea clihtimens lei; phis terrible et les I)lu8 rigoureux! Quel inconceivable syst&nel. Quelle dtrauge conduit Et observed do grace que, dans ce tems 1h m6me les deUgugs formaient le project d'arr4ter le' citoyeiis de coulexir du department dia Sud qui avaient &d coastamm'ejut fidelles et dont F nergie ot Ic courage avaiea










sanyg cette belle portion de' ]a coloniie de Finvasion de 1'ennemj., Pomquoi doric rejetaient iIs des hommes qui s'6taient. sacrifi6s 1 -xit lenrs bra.s
pour les int6rets de Ia r6publique, tandisqu Is ouvraic monsters qui Fav'aient toujours trahie. Pourquoi? paternels h des I
Parceflue les Jhi6niiens avaient un grand indrite 6 le-urs yeux. fis s etaient bignal6s par les exo6s do leur rage centre les citoyens do coulf-ur (lairs Jeur quarter H8 en avaient assassin ou Mit assas" siner par leurs enclaves Ia plus graride'partie; les deWgnh auraient tronv6 en eux de puissaors et zd14s coopdrateurs au syst6me de destruction q-ti'ils avaient adopt, ils aurai-ent alors indubitablement r usbi A conwinwer leurs projects; mais les Rr6miens n"ayant pas voulu accepfer famnistie qui letir 6tait offered, leis d6ldgugs du 4irectoire dorin6rent I"or-dre qu on les attaquat, non plus avec cet apparel imposarit qtfils auraien't pu d6ve'lopf)er d6s leur arrive, Tnals avec le s souls forces du'd6partemerft du Sud.
Lot; dg-1*6s aux'Cayes voulurent eux-,m6mes diriger l'attaque, i1a voulurent eux-r 6mes disposer les troupes'. Je donna mon
--svis qtd peut-6tre out 6t6 salutaire, 11 fut rejet6,, Ile, arr6t6r(nt quon marchetait sur trois col6nnes. centre trois posters diftd.: rens; I*une des trois colonies', fbrte de dix-huit cens horArnes hit conltnand& par Desfourneaux, elle m archa centre le camp Davezac; Ia. secon4e, forte de dotize cens homes, so porta Apus nimi cowmandenient, sur le -fort des Yrois; et Ia troisi& 'wo de six cens ho* mes, commander par le thef de brigade
- Doyon., req.tit or(Ire cl tna'rcher cont.re le camp Wriveaux.
]A cologne que je coniniftridais, attaqua avec imp& uositd elle eut des isucc6s; mais Desfourneaux., pa r une tactique inconnue jupsqula-l )rs,- trouva' le secret de f4ire p6rir beati6oup de monde et vonseulement lil n'obtint: pas le plu's 16ger avantdue.. mais au contraire, il fut repouss,6 et forc6 de faire retraite. 11 donna ,ordreh Ia lroisi we colanne de se replier aveo hii, et il ine laissa setil expose routes les forces de 1"eDnemi. 11 accabla d'invectives le reste des troubles qui avaient khap'plg au feu du combat, il se plAt h exalter Ia garda -nationdle et A trailer avec m6pris lea troupes r6glges ; il accuse celles-cli de lAchetd oft se servant de ces expressions' linjurieuses qui hii dtaient 6i families, et U imprima dans Ia coeur de ces homes qu'il s'efforgait do dd!: grader,, tonte Ia fureur qu inspirent, I'liumiliation et le dhespoiir.
Ce fut le Momesnt que les d&guds jug&6nt favorable A N%6.; V'Ution de leurs projects, ils lancer un Mandat d'arrh cont-re Vqrd onn,,ateu r- civil 'Ga vanon ; au m4pris d6 Ia constitution, 1'asiI6 d'do ce wtoyen eat v iold Pendfult 14 nui t, ou urrttt) on ie trained








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h bord do la corvette IAfricaine. Le chosen Tuffet rocornmaw dable par sea verttis-, eat pareifletnent arrk6 et transf4rd & bor(t do la corvette oh 6tait Gavarron. Varrestation de ces deux hommm 'quii dvaient indeite Fest*mo, I'arnit*6 et la confidence de leurs concitoyens- rdpand dabord lit conaternation et les plus vives allarmes. Desf'ourneanx mande aupr6a de lui pour affairs de service le chef de brigade Lefranc, et sous le voile do la, plus sincere atnitie, if m6dite sa perte. Lefrane., qui na jamais KU transiger avec son de'vo'ir so rend a% ses orders. A poins est
*I arrive, quo Desfourneaux .,se r4pand en propose les.plus atr ces, il exhale sur Iti' toute la fureur dont son coen, r est imj)r6gn,4, il se sert des terynes les plus rdvoltans, il ajoute lea menaces h Finju're, il ordon!ie qn'cin I'arrko at qu'oti le condulisa h bord da bAtiment oih 6tatent Gavanon et TufFet*
Lefr&ti c irr46 dun, acte auasi arbitraire, convainda d saft ilkgitlirnit4, &httppe hs6a satefli-tes, et sb read au fort IaTourtdrallemp Le bruit de son arrestation &Ytdt d4j& rdpandu de nouvellev allair-, mes et d'antant plit8 itliveal qne- Deafourneanx, dat* les accbs de k *rage qui lani&ai-t., & dtsit permits les propose les plus forts et les plus inidisefets. De routes -parf's- on p-r6nd ka arn2es pour le salut common, do tones pdr'ts,, on c6art-se ren.form, er doas lea Aorts, ponr so met tre h I'ftbri de 1A temple q m meaaSedit. Desfanr4o neaux fotee conx qui sont rests dans la ville A m-archer contra. ces forts p nr S'On rendr,6-tnaltre, on los regoit avea Tintr-&pidit6 du d6sespoir, le combat est san-glant, des matheurouses viotinies t-ombent-, les assailants et Desfourneaux sont obligda do hire retraite.
Cependant le brnlit dii cannot s"dtaift Fait oweladre dans. !a plaiii ze les dchos en avaient retenti au loin dans les wonta-ga4s 0' et dd*a' les Africaina 4taient instrnits clu'an avait attent6 h JaIi.; bert6 et A la v*e de'le'nrs d6fensears. Des tOrrens se prkipitent des mores et viennent grossir ctmax de ]a plain; ks Afficains 8'61ectrisent, ils violent au seconds de feum fr6res, Ja roort les pid.; c6de et rwirche deviant onx; los d4l4gv6s voyant I-a terapke s'ac.; crottre et le danger imminent qni lesf menaqait-, m'krivirmt do me rendre de suite aux Cayes, pour arr&er le eoursd'un d6sori dre qui pr6sageait les 6v6nemOns, lea pins funestes.
Daris le tems que le requa lenr letter qui anftn9ait cog grand rnalhenrs, je faisais soul t6to A Fennemi, et le le combattaia sans, relAche. D6jh w6me I& victoire semblait devoir se ddoi"r en ma fa-yenr, ddjh j'dveiis livr6 plusieurs combats qui &MMIt i6td couroanh da plus herurmx succh, I& gdakal Angfede Bowyer,









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-avalt requ des blessures 'd-angereuses., Sevr ce coryph& dts
&Iligr6s Y avait perdu la vie, la terieur et I'dpouvante s etaient r j)andues dans tous les quarters rebelled. Je pars pour emptcher,, s*il eat liossibla, lea hormursquenfautent le d6sordre et ta'narchie;'
-I I ricains
) arrivals atix Cayes, lorsqu'uue multitude incroyable d At" franchissait lea barri6res de la ville. Lindignation et la Ibreur '6taient. empar6es de tous lea i !a vue des satellites des &16gu6s et de- Deafournealix qui-, (luelques jours auparavant, wetiagaient les citovens tie Pouleur d'une destruction entl6re lea Africaitis 6taient irrit6s de leur pidsence, ceux-ci indconnaissent la voix de leurs chiefs et ne suivent* plu$ que I'inipulsion de la rage qui les, aninie. Au'inifileu de ces sc6nes affreuses je donne Lies .Ordres pour arr6ter le cours des VeDgeaflCef;; wais ces bommes n*agu6rPs si dociles 'a ma voix tie ni'enterident plus, won autorit6 e8t m6conime, je me prdsente moi uikie pour m"opposer h leur breur je cours lea plus grand dangers rien ne peut arrker iimpkwosit6 do ces homes furieux, Pen6W de la douleur la plus vive sur le sort de m-es malli-eureux concitoyieng le Enis de ncruveaux efforts pour saver leurs jours.i Yordotme aux offic-iers qui n)"entou r*ent, le le8 invite* au nom du salut public, au jiom de I amitM qu'ils ont pour moi, de braver tous lea dangErs pour sou6traire les victims 4 la fureur de ce people irrit6i. Ils parent ills font le sacrifice do leurs Yies pour, ox6cuter wes orders ils niet tent en -oeuvre toute sorte de nioyens., yroijiesse8, menaces, exhortations vives et touchantes tout est employ6 pour calmer ces t6tes si. *exaltdes. Ils en vironnent, ils couvrent de leurs corps lea infortunh qiii se jettent d ans 'leurs bras; ils Jes espor'tent jusques dans TIIQIYnai8On qui bient6t so troupe remplie. On vit alors le spectacle le plus touchant et (jui eut atrendri les course les plus insensibles on vit ces malhenreux ot 1110i nous embrasser et confondre nos larmes que nous versions tout 'a la fois de plaisir et de douleur les 8oucis Jes noirs chagrins (jui d6voraient mon anie, disparaissent A measure qua je vois (luelilues, uns de ines infortun6s cQnci.toyens rendus auprds
de mol. b vous qui-, le co*-iir petri du fiel le plus, ani(,r verse sur routes mEs actions des torrents du venin le.*I)Ius subtle hornmes forooes et cru ls que n*av&z vo-us dtd les t6moins de ines vives i5ollicitudes de xiles soins fraternels des douleurs ai ;ues qui ont
gn mon tie! Vous qui 1*6tes
al nie dite8 barbare! Eli c'est vous
et non pas uaoi. Peu. 'a 1)eule canine renalt les passions S It ftP* Palsent 1 011 prke Foreille aTna voix on execute mes orders et
-iddsoxmais la vie des citoyens eat eu' sursti, Au milieu de cette









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tetnpke affrense, les jours -de Leborgne et de Kerversau furent respects; mais Jils avalient perdu la confiance du people, ils me chargerent do nouveau des soins du government, et Peu tie

1%, 61 -partirent potir le Cap. Key et Desfourneamx apr6s jours at, res ns
avoir alflum6 le feu de ]a guerre-civile, avai6nt pri's la fuite dans une barque qu'ils trouverent dans le port. ( a)
0 Rey! 6 Leborgrie! 6 Dealourneaux! si vois course no sotit pas environnes a tin triple airain, si vos ames sont imceptibles tie que1ques records combine vous devez en 4pr- o-uver aujour Owl! Cestvous, ovii, c'est vous qui kes la cause do tous Its malhems qui sont arrives; c"est votis qui, par.vos suggestion$ perfides, par vos complots infAmes, avez donn6 naissance A tant de maux; c"est vous (fill Voulant ex6euter un plan de destruction avez entraln6 dans I*abyuae des homes ddia' m6chants par euxw m6mes, et qui avez at tir6 sur leurs tke8 une rdcipracit4i de ven, glances ; c est sur votis que dolt timber le poids de la justice na,* tionale. La voix de la v&146 se fera entendre. Vbus pourrez on im., poser un instant, h ]a nation Frangaise par des calormiles tisslies avec art ; mais craignez q tie sa vue pergante vous-reconnaisse 6 t raver8 I'mveloppe dont votis vou-s couvrez, craigne-z qu -1 elle vous inflige lea justes peines dont vos funesteB prolets vous out rendtis dignes.
A peine ce volcano affieux (font les del6guOs et Desfourneaux avaient excite I'druptlion, Int-il 6teint., que le m'einpressai dirn-:. poser silence aux passions, de ram(-ner ]a confiance et de faire aticcdderl'ordre 4 I'anarchip, ( le ne m"(n glorified pas, je rlal fait que mon devoir;) mais les citoycna, les t6trangeris m6me'm,*

(a) Soxtbonax dans in prorlamrion du 23 Ft imaire dont in parhwai tout i l'beure hy-t perboliso tous les fitits arrive dans ces rnijiljeutt ux 6vinerv tistt et il en rejette tout I*odieux sue inoi. Toujouts impartitit it se garde bien tie dite tout III*, bieii quo j'ai lait. 11 se gaide bien do dire qua I at envoy& mes okfi(iers avec des d6tacbemens ( no tous les quarters de la villa our soustrailre les victims A In hirpur au people it t I* ot les escortat che% moi ; il a.# gait-do ion do dhe quo, pendant routes let borteuis de rette ten J at eu dams ma mason six oens citoyans h qui I at prodigu6 les soins les plus tj atet nelo t et cel)endant Sonhunax savail lVea tout cela ; mais pour ne pas se decouYrir dans ]a petsonne d6 ses dhligu6s it n'en dis rion, it represented cette temple cornme p4midittio etextitie par lea cito ens do couleur. Cartes, si son assertion n4tait pas calornitieuse, nous n'sir ions pas A r6pandre des L-irmax bur la mort do nos vrais amis qui. oat succombS dois (.-es )Our# affreux tandisque into soins out sauvi les jotirs do plusieurs citoyens dont les CCCU 1 $ IVut+ re sont Aloign6s do rnoii mail voici, un fait qui donnera h tous mea; lectures une 48le s6i a h Ygide do laque)le it pourris #tablir son Jugement.
Pendant Is cOurs do le r6yolutiou un bomme fainatis4 #Rns douto pe-r lea m6cliants #'Jtait rkarsti d*asslssitLar un de mes Nres, it y i Aussit; mail it fut A Yinstant art N at conduit dons notre camps Nous donuArnes. dh lors un grand exem lo de noire moderation et do notre humanittil ; car sea our. furent conservit. Cet liornme a toujours iesi6 denuis dans ]a YiIIII des Cayes, 11 1 kait I lorsquto les malboureux 6v6nemens de Ftuctidor ont eu liou. Si ces jonrs eussent ht6 des Jours 1r1A vengeance pour lea citoyens do couleur, ]a via do cat bourne eut elle 616 tespect6e? ui bion! Ella I a 4A. Ot Aujouxdlai m4aw illest emu 11L YWO 41 Cayes. 14vtgur' jugs Gaut boathw='St nouso








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votkent -des addresses de remerctmens; tons reconnurent qu'N, me devaient la conservation de leur vie et de leurs propriet6a totis convinrent flue si la ville des Cayes e1xistait encore, C'kait A mes soins extraordlinalires qii'on on dtait redevable. Je rendis compete aux &14gu4s du director des dv6namens malhetureux qui 6taient arrives, fen accusal lems &16gu6s et Desfour'neaux,! fkablis mes accusations sur des prenves et je d6mandai *Ustlice.j
Sonthonax voulut mettre tine apparenoe d'iwpartialit6 dans uns
i important. It charge ttois g6n6raux
fiffaire aussi le brigade (*) do
faire sur les heux des perquisitions sur lea caus6's de ces 6vgne mens. Tous, dans leur cowl)te rentiu con viennent d'abord quai vant I'arrivk de la d6kation aux Cayes, le d4j)nrtement du 6ud kait dan8 Yetat le plus florissant, que les-Africains y jouis.; saint de la vraie liberty, que les lois do I galit6 y kait-nt pari faitement observes, que rous les mtovens en general y vivaient heureux. Tous conviennent enbuite, que lei; Ul6gu6s et Dp&,m fourneaux out mis la parties iin Sud 4 deux doigts'ie 49a perfe-, qu"Ils ont loment6, provoqu6 les Ovenemens tim io Fructidor-1. Ivs uns par leurs d4pr6dations, par ka aBsolution de letirs moeurs, par ledrs macItinatrions infernales, les atmes par leur8. vexations Mules par- I-ours actes tyranny 6 qties et-par feur ffaitie foitement mprononc6e contm lea icitoyens (It' 4 Avtil*
Combien le8 passlibns avenglent lea hotulnes P Nonthonax plons 0 'dans un affrerix Usespoir proclame que les d6lfiguds et Des'* fourneame, qui ont tout fait pour perdre to d6parrement du Sudi ont bien- m4rit6 do la patrie, et plusietirs chiefs qu*i1 d6signe et viol, qui venons de saver ce m6ine depart went & la France, qui le lui conserverons, je 1'esp6re, malgre tous lea efforts (ju'il falit pour le perdre. nolls les zd16s de'lenseurs de ]a r6publique Franow .al se i notis proclaim t raltres A ]a *atrie. Eli! Q uelle est donc let )atr*e de Sonthonax ? En vhit6 on dirait presque que O'est
*Angleterre; et certes 'Da no peut pas mieux que Ini Pntr'er dams ses 'rues s on no pout pas mieux que 16 server sea interks.La ptoclamation de Son thonax, quil qualified, dimPartiale, AL, &6 dict4e par la partiality la plus ijuste et enfant6e par le tna.! chiav6fime le plus atr'dce; tout y resl)ire'la lialne et la, passioia, elle n'est calqude que sur des mensonges et des impo6tures. J6 valis y rd ondre: 'en rMitation, de 66's, taloninies, je dirai'des chooses vraies; mes j'uges et ines lecteurs distingueront wknmt la fauaw6 't la passion q*ui kbgrient danx cette prockwitfio'nj
la vdr*td qui fera Ift base do mes r6ponses.
1. fa- ", "a









PROCLAMATIOND&elop penitent et i ta

VU 2SFrimaire sur..Zes de la proddmatioflo
gnenzens arriv'
ev es aux
Cayes en Fructidor., oul, il est d4ch1r4 ce voile 4pais qnt
couvralt les agents de cette faction (1111 11 est tems de d6chirer a jur6 Fandantisseinent des citoyerls de le volile qui cou re les 4v6- couleur de ces fidelles d6fenseurs do nemens qui se sont passes la r '41)kiblique Frangaise, fiction dont dans le Sud de la colonlie., le carac0re et les projects patient 6td si au mols de Fructidor der- bien d4peints par le ddWgu6 Houme 0,
wer : il est tenis d 6clai rer it est tems d"6clairer la nation Fran-4 le people stir les atrocit4s i
qui S*y sont cornwises aise sur les atroclit6s qui ont 6t6 com-., mises dans le Sud de la colonies, par les d6ldgu6s de Sonthonax et pfir Desfouri neaux., et sur lea moyens qu'ils ont employs pour allumer la guerre civil et bouleverser ce d6partemenr, t -0 1 0 0
La commission avan Sa Ja commission ou plut6t SonthoA
de se d6cider, a scrutd Soli- mix avait scrut6 soigneusement ]a caw grieusement la- cause'des se des troubles, il aurait vu qu'ils ont troubles; elle a interroge pris leur source dans 1 immorality do des bomthes de routes f s Leborgne, ]a perversity de Rey, Fun' couleurs et do tous les par- et Fautre ses d6ldgugs, et dans les actei tis; elle a req a les ra sports arbitraires et tyrahniques de Desfour." de ses ddldguds; elle Jes a neau.x les liommes, de fbuftes les COU.W comparga aux mdmoires leurs et de tous les parties en convien."4 faits pa'r les chefs d6a rebel- n6nt. Les mdmoires de ses ddldguds no' lea; justeetivapartialedans pouvaient qu'6tre & leur aveintage, fla ses recherches., Salentear se seralient bien gardds de ddvoiler leurs i instruire lea habitarls de turpitudes et leurs crimes; cenx quit' 1: colonies est le gag
re de Ini -ont &6 donnds par les citoyens do' &On ambur pour la vdritd. coule6r, sont calquds sur des faits vrais, ils en ont les preuves en main. 11 a dona LiN injuste et paridial dans Aes recherches ; et sa lenteur 6 se d4cider, prove Fembarras dans leqnel il se trouvait, de diner un air do cinder A sa perfidie et de V<d A sea iraposturess,
Deis afteviats inouis ont Qui est ce qui a donnd Hen A cas &6 co'mis aux, Cayes, 4 attentats ? lqe sont ce pas 16s d6ldgu4s Saint Louis et dans pl -!et Deafourneaux? Yest-ce pas leur con" sieurs antres communes de duite anti r6publicaine et d6pr6datrice', d's 14 parties du Sud., La Wast ce pas lour oxicuble tyrannic gui








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d4ldgetion du gouverne, les'ont provoquds? Quilos a commis? Inent a 4t4 avilia ses d6., Yest ce pas tout un people irrit6 do Mguds incarc4re"s la com- voir ses ennemis attenter A la liberty rnission m6connue, ses pa- et A la viie de ses d6fenseurs P Lei; d& q etii i.tit ercept6s, ses cour- Wgn4s t e sont avilis eux W6,mes par JeL riers massage rk dissolution de leurs moeurs. Une garde
t,*re plac6e dans la maisoa qu 4 i1a ha" bltal"'ent les a rnis A 1 abri Alo la temple qu**ls avaknt excite et qui etait pr6te 'a lei; engloutir Arnand Pretty son cotirrier (et zion pas ses couriers) qui avalit insurg6 le carxip -Perrin contra ]a chef (Iiii le comroandait. fn presence des deldguh, qui avait k6prisyarles Anglaisavt (-.Iespa(iuetsdp,,Sontlionax ctontil8ave ient ris renaissance cet Arnaud Pretty a 116ri de la main des nArnes que pen de jours auparavant, il avait insurg6s.

Tes lols do la nature et Quels homes affre.ax que ceux le droit des geris ont 616'quli foulent anx plieds les fols dle lit na.; fou]69 aux pieds, les pro-' turo et le t roit (les gens! Di Wen! Les prigt4 *Ont dt6 livr us au I o616gu6s et Destbiurbeaux Yont talit. 11s y4lage, et'les personnel avalient (-';P' wueillisaveccettecord'a" au f6r des asaassinis ; (h-s' Ji t 6 qui cst I a I I flallag(- ( 'es' bons course liorrimes et des femyjavs on cro ait (julls venuipnt consider ont &4 hachda en inor- cetl o hfu monie 4,t-t t e concowe (Jul re. ceaux -, deux cens citoyens gnaien't aux Caves oe.pois Je depart do de tout Age, et do tout Sonthonax ? QU I oui i Is 16it P Ila ont se**,, sexe, etde toute conleur wu6. le flaiiibcaude la'dibcorde, ils ont ont 4t6 immolh do swg- provoiluela pprie d- ceux quiles avaiebt froid. reqns avec fraternity' (lin partugea' ,nt
Avec eux leur asile ils out v*ol61(,8 lois saerges de I'liospi"talltd; mais retriarquez coinme I imi)ostare se ddvoile ella m6me; si I'Age, ni le scie,' nii I# couletir wont pas 6td respeeth dans ces jours affreux n(-st ce pas une j)reuve rvidonte quo c*&aiient lesterribles effetsd'un pen ple sli furieux qu'il tie choi Assait pas sea victimes P Combaent d (wric Sontlionax Peut 11 affiv% ibe'r que ces victivaes Ont dtd immokes tie vangfroid? Si elles ont dt6 immol6es de sang -ftoid, pourri Uol' 8'(.,(-.,rl-e t 1*1 dans le
aragraphe ouivant: quel a 6t6 le pritexte do tant defureurs?.
n vdrh6 il faut bien computer stir sa toute -puissance ou sur v ar des avoux
ravauglement des homes, our croire en impc er anvai coutradictca"res et V'11'r Sea mensonges ausai 6ndents.,

Quel A 441e rdt xte do U pritexte) le vrai motif, lea ydritables CAUSOS









tant do fur6urs P Varres- causes do tant de f ureurs soint Fimmo-% tati-on d'u-n ge'ni homme. ralit6 et ]a perversity dies ddl4gu6s, leur Quel ena 6t6 levrai motif? luxe insolent, leurs dibauches effr6-* Ua-mbitjoft dkngstiree de ndeis et leurs infernales M'' machinations, quelquies chefs, la cupidi- les actes arbitraires et tyranniques do td de lelars oorhplices la Desfourneaux les arrestations fates crainte do voir leurs rapi- -en vialant les lolis sacrees de la cons-4 nee d4voildesleurtyrannie tittitionjesinvectives atroces, les tor-i abate la smiree de leur rifles mensces dont Dastourneaux ac-, Proffision tarie. Queli nio- cabla les prIsonniers Fattaque d u fort yeAs ont,. ils employ P 1'181et o U lea citoyens s'kaienr r4fugids L.es drmes ordinaires des* pour se niettre 6 Fabi des dangers qui faotlietix le mensonge et Iles menagaient le bruit du canon tir6 In tatotanie. a cette attaqiie, qui retentit ati loin dans
]a pliaine ot dans lea niornes, quisouleva Jes Aricains et les ,gliactrisa do telle que rien ne put arr6tor 1&ar rage impgweme; Voilg le vrai pr6texte, v6ilh4e Vral inotif de tant de fureur6; Sonthonax le sait parfaitement bien.i
neli kdiient les m6yena qvi lies ddl4guds et Deafourneaux eim--g Poyedent pon-r r4ussir dans leurs noirs projects? Les armes ordl", nlalreu -des factkux le wensanga et la calomnie.

ll ont a4duit les r.6irs Les ddldguds, en' parcourant les ha"% f I
par 11h crainte dn retotir h, bitatioils Ont Voula se'duire lea noirs Fesclb, age -1 ils ont dir wix en chetchant "a leur per8nader quo lea pitoyerf5decouleurqu'une bommes de conleur von'laieia't les re'teC069pirati6a dtait former ilir viana 1'esclavage, pa.rcequo ceux--Ci ponr h*vrbr" lbur ca8te6 la lea engtgeaient au travail, et &ibaient proscriptlidn et & la inort; exdcuter les sages regitmens du comi que lea commissaries du wissaire civil Polvorel; ils diattient aux Aotiverhe me't en dtaient 4eultivateurs que Ja vdritdble libert6 leg chofa leurs d6l6gu6s consisted A no rien faire ei, dans Plu-7 as princip ux agens, tons sieurs brid roi t8 liars perfides consefla lei; Vranq ia venus d-E nro! avaient tmra'lyad ta culture; mais 199 .41 P Iba accomplice. Africains ea gdndral biba convaincus
qtie leur cause igat h6b A delle ders c1toyeiri aa conleur Wit dt6 ihacceabibloa h la' 89duction. Ila crnt dit auk bhn4as qu'i iivaiexit paisiblema't O't fraternellethent avac UOUS doptfis deft ant qsae Sonthondx 9fait absent de SaintrDpml vap', ilb aht dit hux. h1uncs ( et Nun C&yphAw; 1"ofit c6haignO H*na lttft 60,rits ) qtf'dhe cotimpi6ition dWt fbMgo Pokir Nvre. U& Ch*b a "Ilk PiWAPUban btfi 1d, I'Ort t que Vi witte &'t rinlohimt








00
en 4ta'lent les ch efs Jes horames de couleur en place let principaux agens tons les, inulAtres de Saint Domingue kurs accomplice .

Di commission se res- Les homes. do couleur
,Fecte trop elle m6me, elle trop les lumie'res et le boa seDs du tri ionore trop les, Imi6res burial supreme de la nation Franqaise et et le bon sens de ses conci, de ]a F.rance entire pour r4pondre A de toyens pour r4poodre h de isi grossibresim postures ; mais ils don.; si grossidres irapostures nent le d6fi former "a Sonthonax'et aux autrement que par le d4f) calommiatetirs, de sa trem pe, de citer un former de citer tin seul de seul. example, qti'il y ait eu au Cap, aes actesqni porte la plus ou aux Cayes une seule -goutte.dq sang-J, 16g6re empreinte. des r6pandu ( except 6 celui des criminals odieux projects quonose condamn6a par les, tribunaux ) pendant lui iinpwer. les,46m,.ganks quIl a 6t6 absent de
SaintrDomingpe..QuantA se4 actes, a It
Us portent tons 1'empteinte dbs odieux projects qu on Ini impu'tq
V Prenons pour example Prenbns pour example Villatte; c'esst
Eaffaire de..Villatte. Gest cowre lui que les factieux de tops les centre son Pmbarquement partis,se sont Oev6s. Eh bien! Sontho-que leis factieux so sout le nax n'a- t il pas second les voeux de Plus.61ev6s. Ce gdn6ral est cesfactieux P. Quoique ce gdne'ral Out .arrWi et avec Jui'In grand proud oon Attachement "a la France nornbre de.citoyexis de cou. par sept anng.es de travaux Son'thonax lenr.Le fait dtait c'onstam, Do. I'a- t. il pas condamn4 sans I'avoil, et las dispositions da code enteadu P, Na t ; JI pas lancd centre .p( nal pr4cises. Eli Wen! Villatte, une pro-clamation quI PrOV0.4 La comtrilisdon, par son quait 1effusiGn du Eang, si oelui Ci plus indulgence, n'at-elle pas rriod6rd et toujours fidelle 'a ses prialrd
-iarrkd le sang pr6t h doulerP cipes d'humanitd ne. se fut rendu lui,( Nag 'eat elle im border A m6meLorsque Laveau.x aussi lAche q ud 961 o'igner des hornmes qui f droce versa le san ces walheurouses ne pouvalent plua demeu- femmesqui venaient au deviant deVil*l .ver dana la Colgaie &ans latteSbntlionax a.t-ilpunil' effusion danger pour la-tranquilliW do ce sang .P Que di's je? Ny a t il .publique. , h. envoyer en pa8 tipplaudi par wn silence? Le fait France des coupaWesdont eQt constant et les dispositions du code elle aurak pu orddnner le p6nal pr4ciaeo: Si Sonthonax n'a pas supp46? A-velle fait ftc- r6pandu Je sang de Ice brave g6ndral,
0
ception de peraonne? Les qu'il n-e croye pas en impose .b"est I 1 *1 4 1
ludgedura bliaos, lea q I 'n a 'Pas *W6 le i6paudre i il Wa pai









ltomplicts toirs Wont-ils osd satisfaire pleinomeflt les voeux des pas 6td dgalement embar- Anglais et des 6aiigr6s centre lesquels qu6s? tine foule de citoyens ce gdn6ral avait s vaillamment ddfendiL de couleur plus, inalheti-. le poste qui lui avait 6t6 conH. Craii reux. que coupables dans la gnant que1que secousse violence et dan. rebe Ilion du 3o Vent6se gereuse il s"est bornd h einbarque.r Vili 11"ont-ils pas &6 rendus 'a lattQ, ainsi que lea bomtnes qui avaient la libertV Quels sont ies mobtr6 le :)(us d'6nergieetde courage homes flixello a re0tus centre, tons les ennemis de la r6ptibli de sa cofafiance, pour aller que Frangaise. Sonthonax u'a fait accep'l dans le Sud pr6cher I 6van- tion do personnel; les blanks arnis do gile do la f)aixP Ne son t-its la liberty et de 1'6galit6, les noirs qui pas les g'n6raux Ch anlat te ayant qoelrjues Ium*6re8 et de Iexp&. et Martial Bessp tous- de nx rience ji'auraioent pas adopted ses vues, cito ens de coule-nr? Ya- ont. dt6 dgalement embamuds, et il n'a t"elle pas fai t partager les rendu A la libertd que les homes do faveurs du government couleur; faiibles et sans con'naissancespk plusieurs homes de qui no pciuvaient plus d6sormals le con* couleur connus par leur trarier dan8 ses projects. Quels sont lea attacherneut h la France P homes q611 a Tevkus de sa conflartice 0 U% est la passion dana pour aller dians le Sud pr6cher P6vw cette condaite constantelgile de ]a discordeNesont-ilspasles ot uniform ? OU' est la g4o4rawt Chanlatte kt Martial Besse baine? Oii est la defiance? tous deux cito"yens de couleur', dout A O* est la partiality? vloulaitfaire server I'ambition haes vues., 6t qu'il croyait propres h seme r les hori reurs des dissections A ]a' favour de 1'4piderme qui les couvrait ? Sonthiinax n'a, t;iI. pas en. radresse machiav6lique de faire par.* tager les faveurs du gouvernement 4 quelques bomm'eade couleur aveugldment ambitieux qui pouvaient lui Atre- utiles et toujours a caue de leur 6piderme ? 11 s'dcrie .- oit est la passion dans cetto (,.onduite uttiforme P Ou est ]a haine ? OU' est la d6fia n*ce.P Oit est la partialit6 ? Nona gallons en donabT do grand examples et en' rOrne tems de donner un. nouveau 1*6ur** 4 ses impostureset h sap erfidie* I. I
Aux Cayes.. un chef Aux Cayes Un. chef utilitaire connu
militaire pOO'na d-un par son amour ardent pour let liberty, project d"assassiner o est ar- dont lei; travaux extraorainair6s avaien' :tW par ordre de la clorn- tir6 laculture du ndant, est arr6td song' Mission pour 6tre Gonduit le vain pr4texte 4e oe project d'assassi Au Cap., il sWhaepo des ner les. blanco prejet dont fai d6ji 64bas do so's gardens il ddnmtrd la "launotd. Dasfourdedug








,chvrche dans lea forts un Taccable d'injures et do menaces, et asile centre ]a loil Un tral, Ise r6pand en invectives atropes.-Ce tre les Jui livre: tous lei; chetmilitaire6chappe des mains, de sea instigateurs de ]a s6oitioja gardens il cherche dangles forts, uu 1"y 8ulvent Hs firent le asi le centre la tyrannic. Les citoyens efcanoiad'allarme. J)es6mis fray6s des terrible menaces, de Desibur.; shares so r6paidem dans neaLIX prennent les armes et se reticent ]a plane et sotil4vent Jes aussi dans les forts pour se mettre h Faetteliers;troisjourssepas. bride loragequi groadait sur Ie'rst6tecw sent dans les plus wortelt Desfowneaux ce prowwAteur 6ternel Jes allarmes, mals le 6ang du desorure I'ait bat ire la g6ndrale et des citoyens n"a pas Coulej, force le reste des citoyens a marcher leurs propridtds sont res- centre les forts. Le canon se fait en..4 pect&s. Lequatribuie joLir, tetidre, le combat s'engage., des mal-% ,NnIji, JAIGAUD paraft. lil.'Iieureuset; victims tolubent, et IimO;e redd de suite an, fort de 'posteur bwtlionax affirmed andaclieuse-, ]'Islet, et ne ge concerto I inent (Iii a -mon arrive aux Cayes la qu'ayoc lea rebelled. Le'sang n .1 a p&A t-ncore coul& Cependant lendemain, lea b-arr*dre8 le bruit du canon soul6ve tous ,es atte-, Jui sout otivertes; il entie'liers les Africains 61e.ctrisds menacent en ville -A la We tie sea -,A leur- tour Ot. lea d6l6gu.6s, perdus troupes envirorind Wune I mWrivent de me rendre de suite aux folile de brigbyads ; et aveo 1C'ayes .. ur biker le cours de cas af-, hii le pillag,6 et Ini wort. 11 f reux 4ordres. Forc6 do, quitter 1'en. demanded tine aMpliation newi et d"abandonner ]a victoire, qua de pouvairs, elle lui est so je tennis, pour ainsi dire, par la main, coidoe;laviedeswitoyens jef)ars,.i"arrl* eauiCtayetidauslemoastruiae sous sa sau v*e-gar. ment: w6me oft les Af ricains 6cumana de, et gos, sat elites d& de rage franchissaiew lea barri6res de po illen t, 6gorgent leis la ville. Pou Vals je arr6ter en enter le amis de la France, et les colors, d'un mal (Ine lea d4.16gu4s et, Des.; d6positaires de. I'autorft6l fiaurfteatix avaieut 1yond 'a son dernier Ou gouvernement sont en- p6tiode ? Non ; mai, je fais tOUBmes tours de cadavres eman.. efforts pour an dirainuer les horreurs; lant6s de leurs lus fidel- je me prdsente moi m6me pour servir, es d4fewedft. digue h I& fdPeur de ces hovarae'
exw*gs *e co-urg Ies plus grarids Ws',df Kciers se-transportienrtj pdr mes -ordreii, daus tous les quitalmon d-e la villa j imeo des d6tache'Xii4w ;j1s, fervent dre rempart lanxm-altieurisax q i *e. jeneot dabs -ebri bra's, Tls Its -espmttent dXjm *a mmisba. ; j tu ProdirO claiit trois "durk h mix cens
dddgu6g







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"guds pr9ts A 6tre &ras6s par la fondro qu'eux m6mes et esfourneatix avaie'nt attire, ont 6td sauv6s par ces m6mes boinmes qu'ils voulaient perdre, et qu* ont k.6 leurs plus fidelles d6fenseurg.
Voila' les faits, voilh la. v&144, Sonthonax en etait parfaitement instruct., Pourquoi done rejette -.t il stir moli tout I'odleux de ues I a 1.1 0
jourrides afireuses, tandisqu A savait bien que cetai(-nt ses d6ld guds et Desfourneaux qui les avaient provoqti6es? Pourquoi no dit 11 pas que ina mason a 6td I'asile do six cens personnel Onlevdes h la fureur de ce people irriO par les efforts extraordi-* Uai-res do ines officers .? Pourquoi ni) dit, il pas que ses d6l6guga ont &4 eauv6s de ]a ternp te par -tine garde fidelle qui a v6116 a la surety de leurg jours. Yest -it pas sisg de voir, daus le faux expos de Sontlionax, la haine la mieux caractdris6e, Fimposturd, et la perfidie la plus atrocef
'A nt I'lion ne r dei
Le-brave Edoudrd, cito E i'ard n4tait poi *
yentoir arrived der, rahoe, Africains, mal's ce. terme a paru au( Monneur des Africains, rnachiav6lique Sonthodax tr6s,, propre I'apbtre et le- Martyt de la, A 6xalier les, t6tes des noirs. 11 eut dit liberty, a snccoiiib6 sous plu& yrdi 8,il 6ut dit,,qti*il kait en horj le, fer des assassins 8 011- 'reur aux Africai6sptnsque ce som eux-3 doy4s par h igaud. 8es ver- m6nie8 qui I'ont larr6td, ga'rrottd et sal tus, sa constance h6rol- criII6 dans leur fureur wngeresse par' cu ,.ont forcd 4 Fadmi- icequ'il leur PiMiait I kangilede Des., ratio, jusqu'A ses bour. fourneaux dont' ils reconnureur Fatro-A reaux. 16it4 et la perfidie, Cet Ejouard n 6tait
ni Fap6tre, ni le niartyr de la libert6.1 0-th aurai t it pil*s4 c'es grand principles ? Etait ce 'a 1'4(.ole dtx due dOrl4ans qu'il -av it totijours se.rvi ? Desfourneaux Yavait pria Pour soft aide de'wvamp* parce4u'il le croyait propre A lui faire de's pios4lytes parml, les noirs et h )eservir dans ses projects Des fournehux I'a 'entratn4 daris I abyme qui Fa englouti,
0 1 du 4 MAI
Lilladam, jeune citoyen Lilladam )eune citoyen
'du 4-Avril, -dgalement ar- avait .6t6 favorablernent accueilli par riV6 a'Europe j -et dlevd ses frdres rnalg.r Jes erreurs de s'a jeu., jans les -* P41cl Pes du plus fiess'e. LGin d"avoir 6t6 6]e'6 dans lea pt r r6publica* nisme, a dtO i)rlncipqs au plus purr4publicanismet, leur viiedi'me. j,"a utropo. il avait, ou.contraire, toujours vdcuaveo phage lAfranc I'ad GhiM lea A'nglais. Le cafoniniateur Sonthona *l
w
et uais en w x de sea le sait bien; Mais la beau* on croyau que, reve-i propre6 mains, de Be& t it sus eptiblq
I 'HU 6carts il
to








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adopter des bo ipes. Malheurensement il 4talt amb
ns princ I ftkb r
,et lee d6l4guds ont ew ploy6 ce v6hicule pour lea6duire et. I 6garer de nouveati ; 11 a &6 vict ime d e ses nouvelles erreurs ; ma*8 voyej ]a haine excessive voyez la passion furieuse do Sonthonax, pesez* bien ees mots: Vantropophage Lelrane I'a d&hire" mis en lamb4aux de ses propres mains. N e 1hut il pas avoir 1, ame et, le coeur irnpr gn6s du poison le plus mortif6re pour isexprimer wnsi. Cominent r6pondre "a de tells expressions? E a tdinbignant tout le m6pris et toute Phorrear qu'elles inspirent,'

Citoyens, la commission Augustes repr6sentans de la nation du gouvernement Fran- Franqaise, Jes citoyens de couleur de .Sais eat loin de voir dan8 Saint Domingue sont loin de cr6iM Cet-enchatnement a at ten- que'vous verrez d'un oeil d indiff6rt-nce tats le crime des gens de cet enchaineinent d"attentats contreleur couleur. Non, uaalgr6 fas. caste inrortunee. Von, nialgr6 I'astuw 01
tucieuse SC616ratesse dtIs cieuse sc6l6ratesse des factieux quynt ordonnateurs de la rdvolt6 ju'r6 lour perte lecriime de ces factieux le sang qWils ont rg pand a ne restera pat; implinijes troubles qu'ils no' retombera pas stir la ont suscitds le sang quIls ont falt re'-% the deg cito'yens dti'4 pond rejetom beront sur letir t te etnon Avril. Si Panibi't iou ou la sur celle des cit oyens do 4 Avi il. Si, parw^
id' 6 en ont aveugl' nii, ces d 'era, il en est (ju(--I(Iues uris upi it e I erni
quelque8 uns,- cest un (Itio Ymubitfop ou. f6 cupidit6 ayent aveud mallieur qui e6t coninitin 06 au point de server d'instrumens A la avec ler, blanks, avec les .1estructiou de leurs fr6rts et 'a sc- rallaer ncars, avoc t6tites les so- au nombre de leurs calomniateurs, c'est cidt6s no-mbreuses, wais un wallieur commune avec les blacks, dont'on ne petit accuser avee les noirs avec routes leg socidt4g ceux qui sojut rests nombreuses; mais leurs effortsserout irnpuissans., et R n'en 6era pas moing

reateront toujours fideHes, yrai que les citoyons de pouleur vous

Maliornmes de routes 'Des homes do Ioutes les couleum leis cortleurs se tronvent au. ige trouvent au iibnIbre des provocateurs ,notubto doi- ofiefs de Itt rg- dot; trou les des *C)iye8. Des homes volte: des homes do mu. de tones les coulouris en ont dt&d lea tes lei; muletirs on ont 6ti inatruirnens oti lea victims. Let prehm aistrnmvns 'on lies vie., miers mnt trda haureusemrnt eu petit Ibbin. Le8 prtmieta aunt nmbre I et les rlitoyrs de coulenr dvikTh ro ftdt tWbjiut en veut les bigntiler Ru tri b unal do In =tIM014








nombre et Id com. et h le France entire. pour les pr4thunU
i1sislion doilt les' signaler 'a centre leurs ar-dficeso la colonies entiOre, pour
pr6munir les bons citoyens centre leurs artifices,

Les deux Rigand, Du- Bey, Leborgne tr. t Destourneaur
tal Mon*ille, Salomon 1 .1 VoiJA Jes provocateurs, Voilh lea auleurd tefranc et Pinchinat, voli. des troubles des ( ayes et des imalheurs I' les chel's do la r6volte qui y s-nt arrives, Sontlionaxhaimond des Cayes. Ce Pihchinat, et Leblanc, en apj)laudissant A leur (on. qui, en 179 1 a sacriU 3oo duite, en les wettant h I'abri do tout
lie, en d6clarant fusses, et cat voirs h la rage des factieux reproc da Port au Prince en lomnieuses les accusations portees Coll-% ati plant leurd6portation tre le g6ri6ral Desfourneaux, accusal h ]a Baye Honduras, potir tions 6t a"blies sur des faits et des preuves, prix do leur fidollite' aux d kii ont rent '6videm ment qu"*la ont or-, 'liomines (lecotileur, et du donad eux-m6nies* routes les manoeti*' Isatil qu*ils avaient Yers6 vres qui provoquaient ne-cessaireinent pour Ieurs droits ce Pin- ces troubles et ces malheurs, Tes gg,% chinat, qni I apr6s avoir ndraux Chanlatte et Martial Desse secou6, Aans le Nord de agens de *-ontlionax ont mis tout CrI la colonies les 11aniheaux oeuvre t)our perpkner les dissections,, dela discord, estreveno et ajouter de nouveaux chatnons 4 In exercer ses furetirs dans s6rie de ces &6neinens malfieureux;' le Sud, I)our couvrir 'e voilci les horrimes que nows d6signons inalheureux (161)arteinent h ]a France ent*6re Four ]a pr6muxiir do sang ot de criineA. contreletirs imj)ostlires et leurs artiq firx-s. Que Sontlionax ri'lirriacine 'dona pas quo.n croira avengl6ment h towes, les calomnies qu'il voq rnit centre Pinchinat qui a dona6 si convent des retires dcla4 tastes de son amour pour la r6imbliqueFrangaise. Vi-,nvain dira. t i I q n e Pin ch inat, aprh avoir seco u 6 -da it S le No rd de la, 'colo nie, les flambeaux de la discomle, est reventi e-cercer ses fureurs dans le Sud pour couvrir cc malheureix department de sang et de cronies; ces exl)ressions dpouvantables n*pn, imi poseront tont au phis qua' ceux qui ne sont pas lijustruits des faits, Car, si, proyoquer instamment la convocation des assem4 Wes primaries 'o nr 6hre. des d4putds du corps 14gislatif de France,,, al 6tre Ou lui nAme'd 'putd par le voeti unani e de Bes, con'w citoyeiis qw rendaieat Itommage h ses vertus, & ses talens et & sea Iumi4ws*, 31, demander aux ddl6gu6s aux Cayes un passport pout to rentlre en France, si braver les dangers de lu wer et celui dq









lumber entre les rns-na de ses ennemis, pour- aller comparaitrit eu tribunal de la nation Frangaise, si ce sont, dis-jet des cri'mas aux yeux de Southonax 'a la. bomie, heure ; Pinchinat, je I'aVoue et
ill'a neridni-Indme, eat COUI)able de tousces crimealh.
Que Sonthonax roug.isse de honte, si toutefoisson. front pout ,ToUuirPnLore,&accvser Pijoebinat.d",avoirsactifid troi6censnoirs A Wrige des factlieux du Port-au'Prince; no"n, PinchlDit De leg a Ims sacrifi6s.' 11 a pti 6tre tromp6 par ces, factieux ell! NOUS I'aVollf, e"tdsi Sonvent) 1*1 croyalt (.Iu'il en r6sulterait uiae plua.grande somwe de boaheur pour tous Ie8 'citoyens en g6beral et pour ces noirs en particulier; on devait, leur procurer tous les moyens posi
couler des jours 1) ibles et heureux. Pinchintit et no.us
Mes iloor als
tous ell dhons i.i convaincus que nouis envoyArnes avec: eux quatre e'nos fr6re's pour 6tre les t6moins de leur bonheur. C eat dona Centre ces factieux spills clue Solahonax devrait is"61ever; niais non,
4
ce s6ut aujourtfliti' 6es bons awis, il mt q leur plus z6ld parto6aa et ie*ur plus ch6re ido'lef
Mal*s vo*ci tin dilernme auquel je defie Sonthonax et touAO
-partisans de r6porwre, ou Pinchinat 6tait va sc6l6rat en 1791
0 1 etait I)as. 'S"il I'gtair Sonthonax e'st un grand scdl6rat Wavoir nommd en 179-5 ce mNno Pinchinat non,*SeUIvment men'a.% bre de la commission interrudiiaire, non-saulemcnt procureur-K ingralau conSC il 6up&ieur du Port-au-Prince, inais encore son
Idgu6, soil reprhen6nt. S'il ne os, Sonthonax eat un
grand sc.6161at d'accuser atilourd"Imi PlncF*Iiat d'un critne dont il U*tst pas eoupable;. donc So'xithonax est un.grand scele'rar, I 'Otll n onax volls 6tes fidelle 'Ia commission fidell'E! 1.9 SO tIj ,
It -1 est seulernent doriw
4seSPODcIj)essebornera,.h'voS prineyes, j quentl I)rhpnt h rendre mage que cf s principles sojent axauvaisA j atice "a ses agens calom Al-ous r(.ndez justicee a vos agens! Vo'ua hIpayerletributdela, a'vez raison, ils bn't W4 tous leurs effo'r.fs re.copuaissance f) blif,16e pour remplir *vos vues pour bouleveri 4 cetAx q a I i I dans ces sc6 ser eL andan'tir ce'' d6parternen'.t. MaI4 ues doulonre'usEA, ont bien heur'eus *e nt p*o*ur 'vous, mais tort. xn6rit6 de ]a patrie et de he*tjre-usemqt j,our les intgr6-ts de It Elie m-a', r i b1i ttra le pu q e rangaise, ] is trarnes emble h ja r oddria*ficn 6faiiefit-M-afourd' setili jiv"A le n alell as
do''nt.efle a d6jh doinn6 tait 'asse'z de moyens.' Vouis P*'yez le triEut OWSMMee p ique h ceux
8e peuves en reuvoyant de la recon Ubl"
I Pat et da
ou cotpa 16gislatif et ul out bie, n, miriti, d1b ne I a t It 6 I . a
irectolre ex am i"Ain que ceuxqu
kutif. fa Pu, Rum' 6 j 6 1 out
eis t sa 'vd la Prosqup kit dtb*' h6 na VY9 des C'Oupf b 0 U to M ye








67
vn important la cl'mence! et la ville des Cayes d'une destrtictton national pour cetre mull t-otale que les nianoeuvre6 de vos agens titude d'hommes egares auaient provoqu4e, 1"imaoine, dis je, quo i6pouVarit6s ou sddnits ceux-4h ont que1que part h ce tribute
-ont les delits purernent et j en trends une portion pour moi niat6rielrm ne petivent tAtre'mais ne parltzpas de wod6ration, no di,attribu6s (lu'h ceux qui,, tes pas que vous ell avez donn6 tant do par I'ab*us de leur influen- preuves ; votre proclamation w6mo eat cle on de la force, les ont uno demonstration du contraire- elle ne colltraint i lea c6malet- respire que la passion la plus haineuse; tre, la plus grande parties des faults sont faux,
le reste est exagdrd ; (JUCI venin wortel ne renferment pas vos expressions ? Les terms de brigands, antro*% ,pqphage, ddchlre', mi, en lambeaux, etc, etc.'De bonne-fol., estl ce I d" de -la moderation ? En renvoyant' au corps 16gislatif et au director exktitif la punition des coupables, vous r6pandezsur nos course fletris le beanie d'un espoir consonant. Vous IMP10% rIez la cl6mence national pour les mtoyens de couleur (jui sont, dites-vous, 6gar6s, dpoilvaht6s ou s6duits .1 Et eux ils invojuent 'a justice national contra vous. L'abus rrionstrueux que voug avez fait de votre influence, a re.pandu la discord, la constert nation et la mOrt dans cette infortiInge col'onie, -, qui 6tait si pai-4 visible 'a votre arrive, qui commen3alit 'a reffeurir ot A renaltre do .ties cendres. De combieu do ddlits n'kes-vous pas coupable!
Dans ces circonstances ART. PRumum. Que Sonthonax so't Ift commission a arr6t6 et satisfait do la concluite de ses d6ldgn6s arrke cp qui suit: Rey et Leborgrie; cela doit 6tre. Jig
Art. ler. La commission I'ai d6jh dit i1s, ont fait tous leurs ebw dn izotivernement declare forts ponr bouleverser ce department ; que les d6l gu4s Rey, Le- mais qu"'l declare leur conduit 6age et borne et Kerversau, sont h I'abri de tout reproche Ce8t trop A Yabri de tout reproche. fort-, 11 Y a ici une 6vidente partialit64 Elle eat satisfaii to de la conduite sage et ruoddrde qu'ils oat temie dans la mission qu'on leur A confine.
11. Les arr6t6a pri's par 11. PlAt au ciel que leadits d4ldgu4a lesdits d6ldguds jusclu'au n i eussent jamais agi d'aucune manidre 114 Fructlidor, 6ptique 4. (a) nous nj'aurions pas h g6mir sur tant

(d) Sonthovtx n'ayait pas bien m6ajtA inns doute car article ; mr il a cassh plusteure arrAth pris ptr m ddliph ralAtIviment i It prise des Amiricains par les cormires. JI ast do mauvaitod








rensement de "-*
"ont pu agir do nialietirs. Hou' pulls
IiOrementsont et demetto leur depart la palix et la concorde qu'lils rent aPproiiv4s : ils seront avaient bunnies, ont reprise leur empire,, ex6cw6s, selon leur forme le conimerce braille dun novel 6clat et teneur, ]a culture est en vigueur et nous, avons
le dotix espoir que ce d6parte'Ment procurera, 4 la r6publique de grades reS60urces,

111. Ddclarons fauss'es, 111. Quoi! des accusations 4tablies et ralomnieuses les ac(;u- sur des faits sont fusses! Des accusawK nations portages centre le tions port6.s par funanimit6 des ci-4 g4rigral. Desf6urneaux, re- toyens de tout tin (16yarten-lent sO- nt lativement 4 la mission caloninieuses .1 Ceci passe la measure qu'il a remplie dans le Sud. il v a plus que de la partiality, il y'a do I -F inj us UM,

IV.- Le jugement des IV. Tant mieux c'est pour nous pa
coupables, dans les 6v6- esl)o*r bien'Consolant. Vous y figurevez, nemew des Cayes, ainsi le Yespulre, vops Sonthonax ainsi quo que 1examen dknitif do- tous vos a,-lens; nous avons la plus oetteaffairesontrerivoy6s grande confidence dans ]a- justice'dLi an director ex6cutif de. aliectoire exkutif de France 41nisiL France, et en tant qtie quo dans celle du corps Idgislatif., besain au corpsl6gislati&V. Couple des rapports V. G'e8t fort Men; mais ponrquoi e ffig
st des pikes y relatives plovez-vous toute sorte de manoetiv.res sera'adress4eau directuirel pour qiie cenx que I envoy en France ex6cutif et au corps legis- j)Orter nies rOPPorts et des 1)ie.ces pro-q IaLif, bates n'y parviennent PUS ? Vous cr ai%
gnez donc q tie la vdrit(A, paradise au grand )0'
ut levant le tribunal supidwe do* la nat**On Fr'aiiSaise,

Vf, Fn at tenda'nt la d6 VI. Mals les menibres- de )*adml-m vision de l'un ou de l'antre nistration des rnunicil)alit6s des trides deiix pouvoirs, la'com. bu'naux'o'nt aactisd vos Mdguds, et mission ne correspondra Desfourneaux ; vous avez, dkfar6 leurs qu avec I'administration, accusa66ns fusses et calo'mnieuses,,

gons qui pritendent quon A riussi i le faire se contredire lui-mOmo pAr le ntoyen dig Vor tant ca initial prkieux a dernpire sur lui. Je n'em nis rien mais il nfe.n cat pas moins vrai'qu 9 1 1 a cassi R ttslours do cos arr6tis ; at, pour prouver combine il d6sirait la proap6rit6 du d6partement du Sud il you;J46t quo ca rut I'sidgainistration do ce department gui ptyfkt les Am6riutins quo ses d6ligu 4YAWA4 rtlaij U ast tout A lit fols at incono6quant 4 injuxe,








leg municipality's et les vous corre-spondrez done avea des hotnt t ibunaux de la parties du mes, qui sont selon v,)us faussai 8ud. caloraniateurs. Quelle inconadquenceol!

V11. La con3mission aii. I V11. 11 y a phis que partiality, plus torise tons les habitaris de, qu injustice plus quIuiconadquence oette parties a se retired dans cet article it y a perfidlie, it y a solt, dans la parties. Espa- trahison. Sont honax savait bien que lea. gnole de r1sle soit dans espril 0
I Its fables, effrAyds de sa pr' claina,,
,Jos pays neutres ou a11168 tion, abandonneraient le territoire, et de la Mpublique, sans a- clue ce seraient autant de bras de moins voir bespill d'atitres pAsse. p6tir sa (Iffense. 11 savalt bien que lea ports que ceuk de leurs Auglats qui avaient 1 11 oeil overt stir niuniclipalit6s respective. les divisions q tie ses agens avaient susq# cities verraient aveo plaisir cette &ni'A gratin et coneevraient de notivelles espdrances; inais Sonthonax s"est _trornp6, le8 citoyens de couleur -ont redouble' do vigilante; et oette notivelle trahison n'a pas dt6 d"un" plus P issant secouri aux Anglais que routes les Autres*

V111. Les sommes d iies VIII. Article fa't dans les in6mes, vue tant parVancienne admi, que Je pr6cddent. So rithonax cr oyait (lu'e nistrati on du Sud que par lea Atn6ricains ne viendraiefit plus dah la notivelle, ne pourront no 3 ports; i'l cr'oyalt que la faim notis rdi 6tre acquitOes que dans le duirait h tin JAche et honteux d4sespoir.Oas OU' les ardonnarices au; Gest potirq ioi .1orsqu"il a vii que lea ront: &6 vis4es par Fagent Am4ricainsjugeant sa pr.oclaination in" cen tral de la coinptabilit6 justevenaient tou*6tjrs'comnier cer avea eu r6siaence au Cap, nous, il a f a*it courier ses corsairs sur oux
et il les a ddclar6s de bonne Prise. 11 ne isavait pas que ni ]a faimni ]a soifni la privation de routes chooses ide nous d6tacheront jamais tie la 116publique Franqa**e, qti'l*l SAblie done. que les republicans du 8tid ned6vellopperit jarnais plus d6nerj gie et de courage qno daus les circonstaucales plus fkfieuseis,

IX, Le g6ndral Chan'- IX. et :k. Quel idehiav6lisrne proJ latte prendrale coniman- fond et atroce. Chan'latte-et .-Martial dement de l'arrondisse.-I Besse, ces deux' c6l6bres agitateurs, ceil meat de Jacmel; le g6ndral deuxviolans provocateurs du d6sor'dre, Beauvais commander h Sonthonax lea nornme pour com miande' Ldogane, et aura sous ses lOuest et le S'ud, et il a soin Id'e le8 ren-IR orders les commandaus dre irid6peiidans exitr"eui. 11 bait b1'64








Un qrand et Petit Cove, "e cetto ind4pendance excited n4ces;k tie I'Anse a Veau et du sairement leur ainbition, leur jalousie, Fond des-Negres; legdn6-1 et par conis6quent des troubles et uns, ral Martial Besse aura to subversion, it sait bien encore quo cornmandem6nt do Sdintio '_toui cela sera avantageux anx Abglais; Louis. ; mais do quel 'genre d'ennemiis parle
X. Ces divers g6ndraux ici Sonthonax ? Est-ce des enn tnia da aerout inddpendans ientr% la rdpub4ique on des siens ? 6 perfide, eux. En cas quil s'agisse 6 rnachiav6lique Sonthonax! Cotiibien de- marcher centre renne- votre coeur bon et gdiidreux doit souf. mi, 11 so rduniront sons les frir de'n'avoir pas pa complkement Ordres du plus anden en r6ussir &Lns vos va6tes pro)ets! grade,
0
La pr4sente prociamaCion sera imprum4e, Ptiblige et aMchdo par-tout bh besolin sera, transcrite dans lea registries des-corps ndministratif8 et judiciaires; et envp' -gondraux et com-,
wandans des posters,
Fait au Cap, le 23 Frimaire Van Cinqui6me de la R6publiqueFranqaise, une ot indivisible.
sion& au registre -des proc&-verbanx, Leblanc, prgsUent; Sonthonax, Rai M-ond, com.missalre's -, Pascal, we-itaire #n&a4
Pour coplieOnforme, le seer6taire g6xikal.
Sign PASCAW
11 est do"no evident qiie ]a procl donation de Sonthoriax, du .25 Prihaire a dtg non seulement d r la artialiM la p1tia
Injuste et onfant6e par le niacbia'= le pfija atroce, mais ,encore, qt elle ifest qu It un tissu d'irnpostures- et Je calom''nitsvoici un novel exeniple de sa perfidie, voici encore une niouvelle Calomnie aussi delatanto que tones les autre8; elle e8t consigm4a donsune letter quIl 4crivitan g6ndral-Beet'vai& 11 reint qu dtdnt ou-w tr6 sa'ns, doute de routes tea injustices, do routes ses vexallone, is ,vais liver aux Anglais'le quarter qne Je cft mwtde. a Pendant qu7un de'voa carnarades, dit-il h Beauvais., va terminersa carri6re par uno perfidie, Vious'volas immortalikerez par votre fiddlit4. n Non, Sonthonax, non, vous vous tmmpez encore. Ca dernier resort 'uo votre machiavdliswe met en jeu, *no produira pas 'plus d'efletth quo les antrea. 'Yortapr6tendez, vousd6sirezquenous rjoas livrions anx* An'lais, voua fates tout ce qu' -ost en vatre ravoir pour que vos voeux a accomplissentl V ous vous tro m*
"Omiu*s Its zRoyms du. dgpv ement du Sud et woi nod







jaww* tioullup composerons avec lea maomis.de 14t r4publiqu44 Qoe dis j e P Nous lea combat trous h outrano e4; e"t d0*08 Ie teInA w6me ou -vous dcriviez cette letter., nous n6us disj)osions au:4-.po,%bitts, nous prdparions 4" porter la guerre dans le4
quartierst exineinis, Mettez- en' oeuvie d'autres. resources, voug Nn refer peut
66 w- Ue* PAs emplo ez. tons lea moyene q ue
y '0 V 1 -6
Inventer,,I la bo ' wyez bian convid'Cus que
one beure; mais I tAnt
q ue-nouns existeroos,,.jaua4is les* Au_giaia oe's"empareront do tek'4 04 ja x4publique conf*6 4 uos soins.;. H taut aup4ravant
,qULO UOUS SoyonS tQU& an6antis' et laous pdn*rojas tous ea co biittant sou* les dra'peaux 'de n'o*tr)e Me' pi'trie 9 D'ous jpdfirouA toas sou a Utendard de la r6p oblique Fraugaise une et lindivisibleq
NOUN"*

Yea pro W 'Pai 4its lie' depu a 16 couamencOneift (fe til
iivolutiolu 1,04quA XIS do voulfou d4* d"4V ak r t: "'
S, ud, e '&a ert avec lea 4o4m, le*W'S' '6A.
Parents at.et.
p ax quelqq' ir"Pd
esA o ens awisIe leur patrie,,l ai pr6uv dirp" je,_qulls Zn coustarnment et invariableinkit j o? W I a htfileA pour d6fe re lei i ds t pinficipes, ae IA fif OtW 4
A 1I '_ 1% -'1,* I 9
Oe Ieplit 0 ,
Tai prouvg par lea raits qu*'*148 'oil t Comb'ou'u sons ces'sa* j"es" 'ena nemis d-e Ift France, qu7ils out, plasieurs. fpis, versd leur sin'9 out
"a t 4'rd d e I a r6p4blique et t1411s 111* but cdai,=6 le v i q,
4'ai dmb=6 qu"'a' r s 14 d PAftr e ci di 6ur
Vrapcej 41 oulogra corresp6ndu a le u e
lu g rheui g6n6ral
Laveadx i. walard l6a grads O&it at*cle a.,qI e j.&V*,aI8 gtg f&U- d4 vaiacre -at 9mo.ije lea commissairew m auwat Inv6st'" d*u gon
n'6 r d6i4i te"
7vernement gd I r ment & dA A 'des tit d' dd
J Qqosr Y. RHAOX68, tant que les communications seraient interim
1 quave e a
j P Pr9uv par q ts i i q d f ibles woyle s; sans, re-,
A n** .,de 6 a 9011 .. . *
oir aucqn seqotga, mgtroppl Ai d'i verne6t
a Cor In00
colante 'par w it .
A pc e. wourb et
par le cbvr4ge do rhas cojAitcal en's'. I* I al now-gle'le" t dgfeWtt wntre r., f J'- il hdka
WAYWt C I tea CQaIII C Ouxp le tern
a e -mw iwaAs ep4pre q a j Ax C6.404 i- 66 a
ur eux divers" PU40 1 t'attr slpak t r6dd
que s r vaien
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prquy.6 r d t mbitt' si*i
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q ell quo 401t






6t itotaminent les Ang1dia et 'lea 14rdmi w; at iftfAftnd qtle j6 les aurais fibB61umeat cihassds du territoire qu'ils bboupciitj 81 yavais rqu quelpe portion de's armes et des mu, iaitioiig quo le d1roctolite avait anvoyies h Saint-Domingue'dans ttls' ddthfiaa tems,
Yiij pibnv4 Par les thits, quo* J"al con'solidg la fibeng fortIN le iogino dib 1'6garxO, que J'4 rahiM6 la cnIture, proioqui6 et fbod*86 I'armethetit' des corsaires, pour ptotdger notre comimert icia bt ratiguer celui do renti( Mi,, et efifin qu j'ai fait tout cet qui 4thit en Moft P011voir pout rehdre taus ka citoyens en gdIw ngial heureuk.1
jai fr UV6 hr leg faits qno lea &Mgu6s anx Cayeayar ]a disso uti ;a de leurs njoeurs, par leur vie i3candaleuse avaient OVIK fe (MrautUro dxmt ills ita;eiat iiv&va; j-w dit que Hey avalit jou6 un des premiers rbles parmi les factieux de Sainto D6MIJI's guo, q .111 gtah iAL d6s plub ardent elifivmi de de I ggalit6, que isa cdadufte 6vah Sid 9*1 ihd-lrd'ab icaim) qbo Polverel tt SMn
a P
thon-Ax owent Umd *a biftda(d'arrh centre Ini; fed dlit rt dMitfi6 tftfiaqu6 86athonax 'hvait revttu nn homme *uasx*
erveris, Ucarhdt66-a'Uguaed-ere rdat atu'iitde-lanati=Fra-a a,'i'ss No6t 11 -a-valt fbilig Lauic -pied's I-ea 9-crets, ce &vetit Artre poui figni
IeXdCUt, 1110 1
rer dans. OIL (Pan complot centre la r6pUbi qUe et M
eaffen"se-u-rs.
JIM &fn bht-r be-9touttwituox -Par gar., vaXnfions moines
ya s eiia'bIes'dtVitr9itd8 -et -tyyauwqtws, par lesinpares-grossikes., Jes invectives atroces dont il avait accabld les troupes qui velpaient t t norans,,!
cle cw'Adft're 'Avecl U--'* pair seA P' os ihdiirore's e'd6sho Pr sdis inehAde ., tiVait tr&6 IB pievole elt -exciitd la -01us vivo indi&natidn, J,,ai dit et ft'Ifirm 61 quo I-es d&gags et Desfiururneiaux aya6ntprovoq46I6 ivd-getnehs ,daio Vractidar et JOUTS SUMMS01
T)t)r t
_I*iei -ptoiw6 g qtre o n 6i Vtill4went-pdrticiP6 A cei
'ivdnemens mallieureux, 'puisque Je counbattais alors les-ennenilis de, la _r. epii.bliqtib; jvi dl* t q6vdtavrarriv 6 aux 'Cayessur I'invita. tion des a6liguda, J"awA 'fAktdtsTfteseIfbrt8 pour,mettre =x 11 0
Tre*_U h fit. Ifut6wr A Un peliple irriti'* JW418,etnvoY6,datis totra les I. VII asa tVta&6tdeftsp6,tir soustrAire
'I arf-erh -8a a _Ie al 168
I' .4 -Fe
te,-que-jeles,*
Viciimes hla' v9frAft avu
-thg6dn qtie *T(s i66,,,r Rvaig I*odijti6 -Iessoitis (les -01as Ifra-t&nd1-s Off 0 J 0
di't iit Vffift ( dalig 'IR-Oft glorlMyr cept6dawvpwsque -jt gng.,,q i -tfavdieftt 'pas,
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63
pn d# leu 'a at ya p;ppr!&6s,, et qxi'
riaires I con'sorvatf r.,Vi e It
m en ont renda. eux intmes, 4,6. t4moig*dage 4clatant,
Yai prquy6 que la pr6clawation des d6l, du director j
OU vlui& d" 86sh'O du 95 -rjraaire' Wqpde #4r la
0 Hax $ ItU4 ts
k4rtialit6 la pW ) )U te* fantia Paz 18 Madhiwvolis' a Is
plug tirruce -.46 tP6 (JUIWIp iekwk qil'un tisotA ditfI'pootui flal 41' J," readw; por
res et d" lompe wi
Ia m6me qi",il avaitb*arg6i. pire aux les c4noes do ces
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60navaens convienn6m tow qtxo (v mont 4ps' MOgu # et f- Dpa's
I vF i 4 91 1
.1burneaux qui Ies ont pre-i 0 1 qulls a a=qrdPm tou# 4
in eq disquIper,
ai Irony ;U'aV#jt' IA( bq weirlt
'par lop ifts
calomnig, dans ane- fivre q-* -Jc "'t an'gig4yal Bmaqv *s, jorsq i'il lui dit que je vais, t *Aot 'tua cor'T*Q 1w ju S'Ptlxjklje el livra*nt aux Anglaisplis q6ibdo'r qc squs "p c9crip.141,14$44 ruent ta dj*&qXle 10 m dgii P6000 44- .111accher canue qqo IV ftes r '" 6 4,1un P.q #J PO4 rj
qVia',depoism4en 'Ui taix-*
clans 1 4u'el plosieurs clieft-4migrds ofit p4rim, et qpe je w1j4L;Q* d*Vne nonvolle bl.eAsure q u e I'a.i reSRe en lea combatant.
Taint que le snJag cir6olera d'an's mes Veines le prouverai ptr d*ea faits mbna'Mour ardefrt pmr la r4publique Frangatse t-no ct inifivisible et ma. hf ne pour sea enuemis. Ma vie Ini appear tvnt, depiiis long-Items I*e ]a lui ai consaer6e je ne wvraii tp* pour la. d6feuse de sea int6rks; et quand la. mort trancherst J* R1 de mes .1ourst 'inbs deriuiiera voeux seront liour sa gloire at 6a prosp6ritd,
Fa it aux Cayes, le 18 Thermidor ran cinqnihne de la RApubUquo FraiaSaise, une et Indivisible '4
AxDRi RIGAUD..








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