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This volume was donated to LLMC to enrich its on-line offerings and for purposes of long-term preservation by University of Florida Library SAINT-DOMING G T E, COMPETE RENDU PGNRAL LAVEU LE GENERAL LAVEAUX SES CONCITOYENS, A VfPINION PUBLIQUE, AUX AUTOiQITiS CONSTITUESi A .~ i: ~ t k x a " 1. C pl!P,40-cz C 0MP TE R END U LE G- NE"RAL L AVEAUX A $ E 8 0 N 0 i T 0 Y.E IV ', fSKS CCONCITOYENS, A L'OPINION PUBLIQUE, AUX AUTOUT'rES CONSTITUTES. JE n'entreprends pas de persuader les hommes qti ont inmtert a ne croire que tel ou tel mividu ; il ne suffira deles convuin- cre. Je vals dire tout cc que j'ai fait, les circonstances of je Pat fit ; et lje demanderal a mes enuemis ce qu'ils auraieut fat a ma place. Leur response serait ma justification st jen avras besom. Jj dedaigne toute autre discussion. Republican je e dois com te qua Popinioni publique et aux loxe; les injures des parties ie i at- teignuct point. Ami sincere des noirs comrme des honimes de routes les couleurs, je n'ai jamais entendu me ranger du part des ius contre les autres; j'ai defendu Popprim coutre Poppres- seur. Les hlommes injustes n'ont pas toujours etd noirs!....* Des journaistes qui ne me connaissent point, qui ne savent 1as mn -not de ce qui seat passet St.-Doniingue se dchlianeut au-. jour~ ui centre moi; it s'endignent a tant la liue contre un c,~ toyen coupable de patriotisine, Us m'appcllent buveur de sang" iA _ __ .----- ----, I -~sLCr --- L-?U _~ _ I -- S A J IN T -D O I'IN G U E. (C4 ) traltr dilapdateur destructeur de la colonies. ]tranger k toutes les introgues revolutionnaires et autres, et rerndu a me, fevers aprvs six uns d'absence, jai cru d'abord quils extravagnalent: on m'a appris quie leur conduite tdit sage et consfquente ; que c&tait amisi qu'on en usait enverg ceux don't on ne partage pas Popiniou. J'ai admire, imals je ne repundrai pas I On m'a appris que la liberty des negres allait incessamment de- enir un problmen, que des gens qui ne boivent pas le sang, Inais les sueurs des homes, qui ont beaucoup d'humaanite et de tendresse pour leur individu, allaient fire revoquer la loi du f16 pluvidse, et que c.dtait pour eux une bagatelle que de remettre les noirs dans Pesclavage; que quelques mienees secretes atteindraieut facilenent ce but, etc., etc., etc. J'at admired extravagance de ces homes ; je deplore Paveuglement de ceux qui admnettent ces sang~niaircs ongleies, ]e, plains es i us et les autres mais je ne repuondral point A tout cel.a Malheur & qui discute froidement les * axiomcs ternets et acres que la nature a burines dans le cceur Sides hommes libres L.,.i. J'invite les hommes justes et amis de la v6ritd A negllger les. inccrrections du ityie d'un soldat, et 4 ne s'occuper que desfats.. Je m'ai pas Ie project de leur otfrir des ddelamnations de tribunes inais Un joumna de nies operations. Chacun de mes acres est a puye tdela piece qui mna dirige. Ces pikees Snt on des loix doit e'ex6cutio0 m'etait confiee ou des ordres quim talentt addresses. par'lautnrite lIgitlme. J'ai o)bi aux loix parce que c'etaient des lotix J'a3 obet avec plaisir, parce que ces loix m'ont paru dictees par la justice et 'iuinanite. S'1 est recu que Ton soilt Ui buz rur dc sang, parce que Pon volt les, choses autremente qu un journa- liste; si i'on est dilapidateur sans avoir pris otr recu fa sol de qui qiu ce soit; si Aon perd une .coluine parce qu on en chasse PenIemi extereur en contenant les rbhelles de P iterieur l, je re- mercierat bien sincrement rues ennemis et de luirs injures et de leur sobriquets. *"-. SF. ITS: '" Je suii arrive, St.-Domingue .e 9t septembre 70, avec ife comnassaires civil et les troupes qu'ils y amenaient. Jitais alors litntenant-colonel dut 1r., regiment de dragons et commundaia ua 4 tachl unt de aoo homm ,i . 1 ( 5 ) - WMa premiere etude eut pour obje1t le carEAcre des aIll italS Petatpolitique de la colonie, la cause des uaux qufelle as ait et1roul, t~s particulierement dans la parties du i ord dout le Cap etat la a- pitale. Plusieurs parties divisaient les hab]itaus; a la tete de Fancien gouvernement se trouvaient Blanchelanlde et Cambibrt; Ces deux ofticiers avaient des titres bien fondes aux eloges de ceux qmu me dechirent aujourd'hui* Non contends de 'uadniettre aucun des prin- cipes de la nouvelle constitution ils u'avaiefnt dowie aux troupes aucune connaissance des d4crets qui leur (Luient favorables. Tous les moyens propres a ruiner le commerce de T;rance, & exciter des mecontentemens A fire aux royalists un part nonbreux, en un mot i ruiner la colonies i, talent mis en usage. On accusait 3Blanchelande d'etre Pauteur de tous les incendies. Son credit etait appuye par lea militaires qui croyaient oobair lautorite legitime , n ayant aucune connaissance des decrets; par toute la marine qui itait dans le rm~me cas, et par une troupe a cheval des plus rides udgocians, dite des dragons jalnes. I'autre part on voyait Passcmblie colonial et provincial. Cette administration, ennemrie declare de Blanchelande, nen talt 'pas pour cela plus amie de la revolution. Elle ne pardonnait pas aux gens de couleur dlavoir, sous les.ordres du gouvernemnent, marchW contre Passemblee de St.- larc; et la loi qui reintegrait ces citoyens dans Pexercice e leurs droits naturels, inavait pas obtenu son approbationr i'assembhee colodiale avait pour elle e part qu'on appelfait les petits-blancs. Ces citoyens e aicnt arms sous le nom; de grena- diers du Cap, volontaires du Cap et dragons rouges. IUs ne pou- vaient oublier que Ies homes de couleur avaient paru partout enr arnes pour rielamer Plealite destsdroits et la liberte civile et po- litique. Une troupe de mul*tres et de noirs libres commanIs par Cairon S e rangeait tant,_t d'un part, taIntdt d&n autre. C'est au milieu de eet etat de choses qu'arriva le z6 regiment de dragons. Ciaque part ouu, t Pattirer a soi; et suivant ses vues S ou ses principles, racontait A sa maniere les desastres de la colonies que chacun imputait a 11autre. Le part de Elanchelande 6ta4t abhorr6 des autres. Lassemble~ coloniale aspirait a droit de gouveer"r eOlle voulait lie;ncier le1 (6) troupes, accusalt Blancielande d'tire Pauteur de Pincendie genera l, et rejittait a cc ni-plris les d's drts relatiis aux uolonies. Levs ,1allus li,.us riacuntalent les lhorreurs comMises 1par leS nml- laktres. R, C'ctaleut eux quie lesI premiers avaient pris les armes l Strinel et soule It leinoirs un flaveur de la loi di 4 a rid. Ces honIIIes1 . k etdleiCt tdes pallcit c s., ) De6. ui* cItA- lcs rmulaItres nous representaktnt les Liumiliations qur is avaiiet tessitees les nauvai: traitieens, les injustices dout ils avaient ,Ue vicltme.s; leur cause itait plaidce avec chaleur par 14 niulalMtc Piinchliat qui bienlt, ft iUt occueili par les commissaries. A traders les g,'iers mutuelss des deux parties, ii n avait tu'une clios, bien claire; c' tait l les les d(penses et les dilapidations enormes don't Iladiniinstration se rendait coupable. Les dragons tue j'avais Plolmuiur de commander ,coutaient tous les partisq, nmais sages et sounlis h la loi scule is 1n'en adopterertt atncun, et ju- rcrent de nu retlonnaitre lque hes autorites coinstiitues. Tells sonit Jet disipositins daus lesquelles is perseve'rerelt jusqu' la fin, et It11nti lie jpmeit janllim les ecurtcr Ili ls promesses ii s l ienaces tlIs onliunes iintliesses aux dC.sordtes. Avant notre arrive dans la colouie, toute la plane Idu Cap etf wue par tie de la province du Nord avalcnt etd. briules; les ioirs, avaicllt dc6srI. to ites lIs laiitations de la plune. L'iusur- rectiol ctait a son comnile le s chefs nitlitaires setaient laisse ,bloquer d'ru cotd au haut dut Cup, et de Paiutre a. la Petite Ause. Les lonmles qjui ne reIifsent rivet A leiir ,pasion ont trouve cormmiode dPaccuser Pol'vrel et Sonthona.c de la perte de la plane; rais it est constant qiivant leur arrive das Fisle Passembl e colo- i'ub Cilee-inmine avait envoye en France des comnmissaires charges de -p1)in(l're au: Louverhnein'it &Ptat deplorable de St.-DoMningue, depuis lincendXi' Le la partie du Nord et la rivolte des esclaves. (hr pctrt consulter 4 cet regard Ie n. 60 du journal des colonies qui n'est pas suspect de' partiality eCi laveur des commissaires. out le imonde d'alleturs etait instruit que les homes de couleur sous les ordres dlOgd avaicnt dtdj soulev6 les esclaves. Le geni-al Desparbbs qtflt commandant ies troupes n etait rien mins que propre A retablir harmonie. Ds le lender n de lon arrni e il se bromulle avec la commission civil, et cette dissention jp'odult les plus mauvais effects. Un M. Cambrort', colonel du rdgi- meat du Ca l, s'etait-eipare de touted les aflaires: ies nouvelee' troupes arrIvces de France, msspettes d attactement ai;n commission, flaiUdleL ]e madi i.eilr Id lui d:'- re l te ;1 c'ltt proiiouc cG, nitre eLe's daIus touteS les occuas-iyi, t le bitui'llou s a de voluitan'cs sur-t'lit avalent ellcutru son 1indiignationl. Le parti de ceet hoi0onic tait l;om- Lreuli ; ull jra la pert des trutiies u ar;i ntes. Pottu piaeli oAl les divisdLaJ ns dii'i-rclls posts, aussi imal loisis qu1iLti;les la defense du pays : cere tdvist'l reidilt im iossilde les utiluqes qu'oi '*it pu comlbnner de manliere a rtublir Porldre .dun la cotonie (1) Mon attacllement a la commission me valut, de la part du gen6- ral Desparbobs, Portde de e rendire avec mun dttacbetenut en garnison an ihaut du Cap. Cette disposition eut lieui' Pillsu de la Vonl nissio, qul dJeux dours aipres, me rappella au Cap, at Pucca- jsiou d'une eneute quii S'y ctt elevete. Le iS octobre, le general Desparbls leve le masque; il mncon- tiaat Pautonrit de la commission et de concert avec son fidIle Cambfort, forme le project d'embarquer les commissaires et de le$ renvoyer en FraTnce. )Dans la journee m eme les troubles se mali- ( ) Je nO'a jamials pretendtta qu'on adoptit de confance nies 'ouprons contre uu individu ; je duis done elppyer sur des faits ceux que je narnileste conire Cairbfurt. Les coJnwmissaires civil tui ordonnterent le 12 septemb, e 3173 ,'de reumir A la coimnuissiouln u conseil compuos de ilitaires et de*proam prietaires, pour preadre leur avis sur les moryeiis d4teablir uiI cordon die defense, et de reprendre nute puriiun de la pl1aie tu Cap. TetUs les mJelnires de ce cons-il sont choliss par', Cambfort., Pulierel meI fait apieler, et rslor- donne de Imy trouver. Ce n est pas sans etuonement que j'entends Cambflbrt et ses amis proposer d'ttablir un pose sur 1'habitation Ciarise, pays de plaine, pendait qt a u une portie du calibre de deux, il exist.it aun morne appeall le lorne pellh. Je nue recrie contre cette dispositiu io qui blessait les regles les plus triviales de defense. Je rel.resenfe que les revoltts e: tarderaietit pa seulliarer du Murlnze et dttiruiraieit le camUp lari.'3e .par Ses attaques partielles et continues. Muon- avis fit rejettre, e camTp Clarisse Atahlih, ies hiauteurs ocapees par les rvoltts, H los troupes haieefies el tlisi. -~0ites dun? -quart ein tries peac de jours. les positions des diverse paroisses -urent le 1Leuie sort. Si Cdamipfu~rt eat coiombin avec les Anglats la perte de role coiucerce et de nos colonies, quelle conduit eut-il pn tenir plusa propre i atteindre ce but? je nWaimerais pas a Paccuser teliiarreimeit d'izn- telligence avee eux I je nigl igerai ulinae tls intrigues qu onF Iacue d'avtoi employee poursefaire aiq..itter lur-qu~ilt fjt ug avee L ian hieelande; t1ais. qu'il uoe Soit peerlis d'hb~erver qui'-!n'usa de ss libertet que puur aller re- joindre tes Anglais atL Mfe6. Or est-il dur d4'tre accuse par les amais d areile homes ., . i (8) festent, les commissares n y font qu'une 4legre attention mats 1e 3it au matin la sceue e'chaufte. Desparbes assemlble toutes les troupes de Fgine sur le Champ de Mars, les p-rore et chiirepredti de les seduire; le regiment du Cap, sous les ordres de C(ambluort, sort qu1itMre pii'ces de canon de ses casernes ; eihii la r;voihe est couiplette. Sur ces entrefaites ]a conlmmissin apopcll aup. lrs ltPelle Iess Iraguos du xi6. ritginient; lue S bhattilin de PAisne talandoiue Desparlte ; les i5. et -75 regimens en font aotalnt; miais p'res~ue tolus leulrs ofihirs quittent leurs drapeaux et se rciniss(eit aUx. chefs rtvoltes la garden national et les dra ouges se ruou Se nt duc ute de la comminnlissionl Cette journ e( ou Pautorite du gouvernement fut sur le point d'etre aneantic se terinia par un faible engagement; nous perdiumes plu- sieurs homes particulierement des dragons jatnes. Le soir meime :Desparbbs et Camntifot furent embarquis, et la tranquillite retablic. Le renvoi en France des deux principaux insurges, causa la plus grande satisfaction a Passemblde colonial et I la municipaltt. Qu'on me permette d'interrompre un moment cette nomenclature de Faits connus et averes, pour demander a~ mew accusateurs si en cette occasion ils oseraient avancer que x ai d6 me ranger do part des ri- voltes centre lPautoritt natioualel? Westrl. paa cependatt incontes- table qte ce soit de la part de ces revolts et de leurs amis, que Ilous viennnt ces denomhiations de buveurs de sang et de detruc- teurs de lacolonie ?....... Au general Desparbbs succeda le general Rochamrbeau, qul me conf&ra i cette epoque le grade d'adjudant-general colonel (i), et peu de jours apres le recus Pordre de prendre e comniandement de la province du -Nord, vacant par la deiission du general d'ili nisdal. Le gEneral Rochambeau, r1solu d'attaquer sur tous les points les Itoirs revoltes, m nemmenr e avec ini danscette expedition : i ordonne STDassas de- s'emparer du Morne.-Pelle plane diu Caip, pendant que de notre c6te nous enlevions tous les camps, le fort & Ouana- mintle, etc., oi 1on laissa des garnisons. Beaucoup de rivoltes furent tus plusieurs des principaux faits prisonniers et envoy s 6 .. . . .. .. .. .. . . ...' * (1) Cette. taveur du ghnbral ochambean prove qu'aw mains alor. il S'iinprouvait pas que j'eus. difendu la comnmision, War qtele f4talit. CO qui 4tait bilo dans ce teams serait-il devenu coudamanble depuis ? a comMrission pour y4tre interroges; Im.s ils furent massacres en entrant dans la vile, et ce crime lit pcrdre Poccision da~pprlndre d'eux quels etaient les instigateurs de la ravuote dtb inurs. Dassas apres sGtre empare du Ahirne-Pcil', I va;ce le muIVme Sjour; le lendemain les re voltes sy retuti;iseln, ., ce qui duolina bIu- coup d'humeur au g general fiochamIbeau qu i Wuordomua d'(ller le 'rep'enree, de le fortificr et dy'placer ldu-canoit. Ce differeii ordres furent execut&s de' suit. Quclques trouble es excites danlc.s joril~ecs d. ':) et 0So ov'4t r,: donnerent lieu t ine proclamatioi de la conii.s on: ..ui, t Ji i n lt n tiers des places d'ofliciers icauiites seiilie-t r1;n.Ipie;s pi.ar i": coulln ls- sion civie r qti se reservait dry nominr des Imes e ouileur, et de consoliler les priici,es par cet honaim Cie. a Pgalht. Ja\a iV.s Pordre de fair faire aiix troupes l-ct'tre de cette proclamatiui, et de eccvoir d'elles le serment dy obitir: liac t iipea ce ermecnt., `i Pexcption. des officers et sous-ofliciers du rime zn dli Cap,l cs- quels furent observes derri'rc les- rans, acconiipagneS de queslucS riches habitans, et invitant les soldatsa la desobeissance. C'est amns qu'en toute occasion Ja nuircle du gouvernltnmnut tait eliravie pa" kes creatures e 'Canmfort, qui nouis caloumicnt anjourdl'Lu. La commission sentlt qu'en cette occasion elle av -it hesoi de fiC r- xmete: le geniiIal Rochambeau recut rojrdrc de fire arreter et cuin- duire A bord letsofficiers et sous-ofticers du regiment diu Capi toutes les troupes patriotiques furett mises a la disposition du gou-4 verneur. Cependant une temptte horrible s'levalt centre la commission. Delivtes du g6enral Desparbbs qu haisaiit. tout l a*rti de PTli- cien gouvernement qui- setait reumn & la commission pour la deli vrer de ce general, se tourna centre elle, et ne consultilt plus que sa haine pour la loi du 4 avril, i so reiit au reginenti dlu Cap~ enleve les canons de arsenal, et se rend siw e cltamp de Mars. Sonthonax veut, lire une proclamation, a peine est-il ecouti. luti moment apres on se fusille dans les rues le canon tonite et l guerre, civde ddire deu x parts bien pronounce. Les troubles con- tinuent jusqu'u; 6, un: gand inombre de citoyens perit, et le ' le gein&ral iockatabeau -excute P'ordre d'embarquer Parcheveque Thibeaut, Daur et quelques autres citoyens. Le wo janvier, des troubles s'etaient aussi declares S .Port-qu- -- ( 1o) rmince; phst'urs soldats d'Artois et de Partllerie arrverent au cap en (Iqalite de deputs des troupes; ils descendent A terre sans 1 prmssion; Ie cnir'al J1ochaLmbeatu fait arreter et conduire & Loird la diputation pour ctre rcnvo'te en Fraiice. Le 1 a, le gnndral Rochambcau report pour la Martinique et me laisse Ie commandcment general. Ji ne'oI s c; la coninssol n te i Pordre d1'aller'' attaqucr les 1 r S. revoltes. Ajpuis uine sort 'te tie o, jour.'s, ioullS Ivur cunllit etcll tous leurs posts, Jiit s lesu els nous laisa mes des gaiit- son. Clette nimulcuriuse guerIre tdut termmlee si les citoyeus du Cap eussent voulu ilhir la campaign comme is I1'valient com- meacie. Lea: deux curfs du Dndon et de la Grande wivi'rc,. soupconn's d'etre les instimateurs de la revolte, furent envoys & la commission pour y ctre iuterro~eS. les succCS des arnies de la rdpubliquc avaient fait rentrer Isur leurs habitations plus de trois mille nioirs honunes et nimmes. Les commnisaires voulurent bien sur ma demiwde eniager par tie proclamation les hiabitas A rclntrer cihe, eux; rnas trup d 'iterets dt s.'oj's po ".lttet uu rctour' de Fordre ; la proclamation rest sais tffiet. Cependant les troubles du Port-au-Prince reclamaient Ia pro. sence e t Sotfloux l : t $ :y rendit escnrie d'un. detachement de cent homes tdiufanterie et d'un piquet de cinquante cavaliers Une conmmissiion intermdiaire fut charge en son absence e d la liuut police, ce qui me pluaait sous les ordres de ces noin \eiauL mnaibstrats; m is a munuiclpalite mccomait lu e poduoil's de cette oinmfiissir n ,elel s'arnrote le droit de diriaer les mouvemeus des troupes et Padtinlistratin uz ru.rle. Deux parties se dtclarent, !a tranpiillitt publique est de nouveau meniacce. Pen av "cer aux hostility extvrieures, et de mfoccuper uniquement de con- tenir les sdditieux du Cap. (I) -q Aut mprris des dPfenses de la commission, la municipality pro- voqu(a vune assemblee colonial, et veut assembler la commune. Lel arrctes sont improuves par la commission intermediaire; je (1) Voyet le lethttos du 0 inoar5s t la proclamation dtu. idenc. reco;s lordre de contenir la ville: in:umvelle Ihlttrc dfe in part au comnmissaire Soutlonuax, et ariret de celui-ci qui dljInid touted as- semlee de commune et me care h de teutr la iuIau ct qu'il soit respected. C'est dans cct etat de choses qWuunl lettre de SollthonaX n1iap- prend que des citoyens de couleur se sont ports A des exces rc- In-ouves par la loi : ils avaent tnlev4 4 leurs maitres plisietirti mduiAtres et ne'res esclaves et les avaient iipruiidemment arms ; oussitot, ee celebre ennei1 des propriettds ecrit i' a municipalite de Saint- Alaro ou demeuraient les coupables et lul ordonne, ( oyez sa lettre du 17 mars) dl fairei d'sarmer les ntgres et de es rendre aux proprittaires. Cependant la guerre avec 1Espagne avat ett declare au Cap. Les espagnols qui depuis long-tems fournissalent aux noirs revolt s des armes et des munitions ,redoubl'recit d'efTorts gotir les attirer A eux; les troubles du Cap ne pleriettaient pas de prendire des measures vigoureuses contre les revoltts. Sonthonax m'avait difend1u Ae m'en occuper avant son retour, t moins que je n'en fusse trop inquit ; enfin Pordre d'arreter I tanqui Laboissire et Thomas Mlillet, auteurs connus des troubles eternels de la ville leur translation t board du Jupiter nous -donnrent un pen de repit et jeus la satisfaction de voir, par une lettre de Sonthouax, que ce commissaire reconnaissait les sons que je metals doniie pour le maintien du bon ordre. D'un autre c6td la victoire 6tait restie au Portau-Prince, aus defenseurs du gouvernemenit francais. Les commissaries etaient entrds dans cette ville. Notre triomphe serait complete, me disaient- ils en m'annoncant cette heureuse nouvelle si le sang n'avait pas could dans cette occasion. - Cependant, j')tais inquiete dans le Mlore du Cap par les r&-. volte.* Les habitans provoquerent eux-memes ine sortle generate, et je crus devoir utiliser 'ardeur qu'ils temoignaient. J'ordonnai done cette sortie desiree; mais le succes ne repondit pas au zele que les habitans avaient temoign d'abord, Les dispositions ar- retkes, nous sortimes sur trois colonies. Celle de gauche, com- Smandee par Dubuisson culbta tout ce qu'elle rencontra; mais enhardie par ce success, elle voulut attaquer seule des posters qi. te devaient PItre que le lendemain a Paide de la colonne dtt centre que je commandais, Cette faute coAta cher 4i Dubuisson; it i B s fi;t pI...;.-y avc pert de deuix ,piecs de canon, et te beaucoup ,.& .\' e- "s. IPlus. h,_lreus et plus bia;g, la coonne du centre i.I-rIta Itnl s k-s pstes qut'lie Cetit colnvenue d'tta'luer; lmais ,. (t A cell tle gtucl ., co minindee par 1)esprwes vieux miliiaire et tut,.niit-cldotKel d ., rIniment apres avoir d'abord enlev 411.%x polsls clIin elis c ut it milhlleur de recevoir tn leger chlec. !, a-icijdlet fut le signal d'tune f lite gincralc; les habitans et \,1iit1r-i sur1 i\r c ce quil ippellait son dtihoineur se tua sur la place d(ull ctlip dIe istolet. En vain essayai-je de rallier les fu)iards, tons iics efforts lurenit iuntil,.s et je ftus reduit a reprendre ac e la troupe europdennie seulie, les postes et les canons que nous "vious perdus. Le soldut tLnmoigna hautementson humeur de ne se ,,ir jamais scconde par les habitans dans les sorties frdquentes ,lut'l etit Ii oblig de f'aire. Je rentrai au Cap apres avoir ctdbli de Iou\ catux posters extLtrieurs. Je recus, l~e 1o niai, Pordre de fire arreter Plimprimeur Pa- rent. On. a pu d&ji observer que dans de pareilles occasions je ine Iorniais 4 obeir, sans me permettre d'exaniner les motifs d'a- pr, s lesquels les tonunissaires se determinaient. II serat done tres- ridicule de me demand i les raisons de ces arrestations ; mnals le ridicule nTest pas cc qui arr te dans les systtmes de diffamation. Les coljunissaires in prievtuiieiit dans cette nicine lettre du to x qTe It coun oi du 11ort-au-P1rince coltenait de mauvais sujets : ils aM ordonnent de fournir au centre amnirl iSercer des detachemens por gaiea es risou rs. A cette depeche etait joint la nou- Ie tle q le s esclaves de la plane du Cul-de-Sac ont et& rappellis dans b'urs attcliers par des s i de persuasion, et qu'on s occupe UT hIs dsitrnmer. Qulant h inl toljours environne de troubles interieurs et .4Ans csse occu-.l) de reprimer les difitrentes tctons je me suis fLorIC it ein iistiuirt exactecient les commissaires. Leur lettre dtu *) avrit me loue d'avoir su maintenir la tranquillity au milieu des irrfTreu.s parties. Entiin, le 6 mai, le general Galbeau arriva au Cap en quaite" de gotlverlnCur ; ii nie voulut pas attendre dwordre de la commission ci- vile pour se fire reconmaltre, et tWmoigna en tout le plus grand m,'lris pour son autorite. J'eus souvent avec lui des conversations Jaluns lesquelles il yrovoquait Pimission de mon opinion sur leI commissatres; je 1I rdpondls toijours de manr 1 : li'; fdrc m- pr'endr que, tidcl,. n I devoir et conuaisis.it les bornes dca i, s ittlrt ltiuois je restlrais inmvilableicmcrt attaclie i cette prnej:ie autoit i constituce. ..- Le i-maije tombols malade, t en derux ours je le fuw stiga- Telienlt, 4uLle ie geidirat Galbeau niomma commandant do la protvvinc dJu \o rd, par interim, le citoyen Leblanc. (Yoyez sa lettre da 5i naii.) ADu 1xs mni an o w jun j ie l me suiis milel d'atcunne affaire - charge de rempnilr la plac e de "ouvelLLeur "giIral en atteindat it: glneial Lasalle, qui aOors vauit au Port-au-Priincce: e test que par lk bruit public que jIappris qu' leilr arrive au Cap les comnns- saires avaient eu de violens delntl6s avec Galbcaui, qu'ls Pavatunt Sdestitud et enevov h ord; qu'ennin cetiu-ci nvait 'fobt un project de vengeance qu e tie teudaitt a r'it moins qu' soulever la rade et It ille ,a descendre i terre etenldever fei comrmissaires. Obseryons ici en passant que ls hoinunes qlu se ddclarent aimni d ceux qu se pernettent de venger leur querelle particuliere par des voics si cri- minclles, ne peuvent las approuver N en niine tieris ia fidelity et le devouenennt que j'ai elL tout teams inoritre au gouverienielnt." Qu'il me doit done penis cli teemnimnat cette prrenie lpo.?ue de mes operations a Saint- Dominge ,de dIemattqer ceux c ui nm'appellent binieur de san que sang fat Vt'e qul h ne a et mis a nmort armss ordres ? et je dirai plus quoeque jeaye point de responsabuilte a cet egard quet hlonnie, a per par a dre de commission ? Aasis diselt les sycophliates qul me calomnient, il a execute les ordres des commnissaires. Cula esatV ai, je me fais mrni e gloire dy l1e aTvoir Oxcuites k la letter ct sans me permettre le moli-dr ex-ailen; rnmas (uand ces ordrei' eussent ete injtstes, ce don't je suis loin de convenir depuis quaud tin militaire serait-il responsible des ortdis qu'ii ne doit u executer ? Qu'on me dise quel -goutvernlemelit, quelle administration poutrrtt marcher si, avant d'ckecuter line measure ,s pres prrposs venaliot demander aux chefs le traisons qui les ont deterrnmes, et se per- mettaient de les discuter avec eux ? On a pu introdwire cetteo rn11a lorsqu'on a voulu egaver le peuple et ilepous er Sa pcrte;: 'iat i i est peu de gens un pe r eclairs tqut osassent de bonne foi pfo- fesser de pareils princips.. II rette done prouve par la cathegonede" faitsque e viens de parcourir; I V*,iQue les inult6i sort i jlpremiers auteurs de la revolt o-s ,oirs, et qu'llu les out anns pour leur aider a conquerir leurs droits, ;avut Iarrivee des commissaires. 2. Qu e Ie I mars i79 les houiues de couleur de Saint-Mlarc, omt euleve des negres sur les habitations, et les out arms. Que loin .d'approuver cette violation de a Ioi, les commis- saires ont faith reudre les noira aux prprrietaires et les out fUit ds ,drmer. 4* Que tout ce qui a ee dit de contraire a ces vtritis ien con- nues, est un amas d'impostures et de calomnies. ] *. . .. 1 , * CH APITRE II L NoTrA. Ce chapitre comprend tout ce qui s'estpassJ depuis le Soj uirn, jour de Fincendie du Cap, jusqu'au 4 octobre I793, epoque OU lets comnmissaires ont liissd Parmdeo au Port- de IN C E N D I E D U C AP. 'AI annonc qupune maladie grave mnavait retenu au lit, que cette *aladie avait motive mon replacement par le citoyen Lellanc; jai dit ique je n'avars et en etat de me mbler d'aucuine aflaire depuis cette epoque jusqu'au ao juin. Trop ami de la verite pour donncr come faits ce qui ne m'est parvenu que par la voie pu- blique je ne me permettrai pas de designer les vraies causes qui ont amended la catastrophe du o0 juin: j'ai bien assez entendu de- tailler les circonstances qui out precede ce malheureux eveueiment pour savoir a quoi men tenir pour mon compete; mais i n'appartient qiuaux calomniateurs de donner leur opinion pour des fats. Ss le martin de cette trop fameuse journde, la commission fut a1 ertie des mouvemens de la rade. Les vaisseaux s'embossaient sur la ville; mais persuaded que Galbeau et la marine n'en viendraient pas au point de fire la guerre a leur pays les commissaires ne tirent aucun preparatif de defense, pour ne pas paraltre provoquer 1l$ hoshiites par une mefiance qui pouvait 4tre mal fondee. ' Vers midi, Galbeau fait tous les prparatrs d'une desceute, et je recois des commissaires une lettre ainsi concue -c Au recu do ) notre lettre, citoycn, transportez-vous sur-le-cl'amp ca com- a mission, haites-vous porter, et nous concerterons ensemble Ics : moyens de reprimer les factieux. , Des officers m'apporterit ette lettre. Je'tals at lit deipi trcente-e rneuf ours cependaut je me rends a la commission: I., je reolis rordre suivant: e Nous vous requdrons de mettre sur-le-champ la ville cn Ctat " de defense et de prendre une attitude assez inposante pour e reprimer les facticux du dedans et du: dehors; et d'eunpecher. > toute exportation d'eeffets et de personnel.), Jenvoie, sans perdre de tims des ordres pour Picolet et Saint-Joseph; Galbeau s'etn etait empar.& Ut de ses detacle-& mens arrive au gouvenlement; Ie peu de troupes qui s'y dtait rendu defend la commission repousse les rebelles, et arrete C6tsar Gatbeau qui plaeait lin obusier sur le Champ de Mars. Les vo-* loitaires diu Cap, tant i pied qu'A cheval, se declarent centre la commission. Le combat s'engage sur la place Montarches et dans les rues. Les habitans fusilleut par leurs fen tres un detachement d'officiers parties du gouiveniement ,our alerr tier des canons de 1'arsenal: piusieurs d'entr'eux sont tuds ct' Galbeau est maitre de Arsenal. PoIerel fils, charge de -lire une proclamation qui promettait Pou*bli de leur faute aux matelots et soldats dgards ,est fait prisonnier par Gat eau, qui propose de Pechanger centre Cezar son fr~re. Polverel etait reputblic'in, i refusa cet change , et ajouta a Plhistoire de nos grades actions un trait digne des beaux teams de la republique romaine, - Siur ces entrefaites, les commissares ayant contr eux toue la rade et la prosque totalite des habitans, etn ayant que deux piece de canon au gouvernement prirent vers le soir le part extirme, Xnai peut -tre alors indispensable, d'ouvrir leS prisons et d'appellei la defense de lautorite n.tionale ceux meme que cet, e autoritd punissait. Ces homimes, ininimtent moins coipables que ceux quils allaient avoir ai conbattre, flrtent arms pendant a nuit. Die la pointe du jour, Galbeau qhi s'etuit empare des hau- teurs abima le gouvernement A coups de canons et attaiua det tous c6tea. Alors conmenica dans toutes les rues Iun mfassacret epoiuvntatle ; une de nos pieces est demontee, le sane g rdsaile Jail Is s sales cases le iombre dc s murts et des Lbkiss est effrayant et l .ouverniement nest plustenauble. l&duit A fire une sortie les co)missaires civic s se rendirlrnt ain hault ti Cap pour assurer une retraite a tous lea patriots atta- dties Vautorite national. Jai accomlpagi les comniussaires dan lewr retraite vtu comme polvait lVtre un malade, en robe-de chanmbre et en pantoufles; c'est tout ce que j'ai sauvt dii Capi L'etat oi je me trouvi; s lie me iperitettrat pas de detailler fev ciroonstances qil owut acconmp;gne At M iv iVwcetndle de cette i)al- heureuse ville; je m ln rl'.-re: cit ia.urd au citQyeu lAii- Bel- fty, temoaim oculairv de ce 4detastre. Dans les journies (lea 22 et a2, la Ina orit6 des chefs de noirs revl- a~sdescenditldes Morues, soi-disaut pour dedfcdre les conmunissaires Inais daus le faith pour prendre leur part dit pillage. Le lendemain de note artVIe' au Laul da Cap l giieril iMsal( e arrival duPort-au-Prince., et tfu rcoiuuu gouterneur glncfrald. Qu;:in a Galieau, le n4 au mutin f1l fait mettre A la voile, enintine toin les htimvns de Il rade prisee qui aient edt tentee.s par un homnme imperieux eXtp iidicatif. Et ee sont des hoummnes Ilit comUissent les nmaut~ du Cap, et les malheurs occasionnes par la revolte dun chef u inituire etutre le administrateurs nationaux; ce sont des homes qul fegisent di diplorer les exccs don't cette rvoltel est evidemment la cause; cO ontt les m&Mea homes qui lne replrochent davoir hi c la coni- mis iort civilet ... VCe~ t utui qui swus un homime de sang; et Gal- i0u .m? doute un patriots ani de la repulique *... Nos disastres ne de- aient pas se homer 'i la ruine du Cap. Le posted de la Tannerie venait dctre livre aux brigands. Les camps ddnette et Limonade, commandos par Faas, caitaine du x6. rigimeunt d'infanterie, s'etaient rendus a Galbeau qut en avant em. -men4 anons et munitions ; enfin, le camp d'Ouanaminthe avait tb livt aux espagnols avec environ (3oo hommes de troupes de line. O~ doit au courage et a fernet diu citoycn Pagot, alors colonel du regiment du Cap, Si. cette popque la vile. et le port du Fort-Dauihin n' nt pus aussi et lvres aux espagnols. (r) ( ) Dra nes der bats imprimu sur St.-Domingue Polverel et fSo.honat ont omumis ume erreur que j4 dois re tieenr j i soomcnt le0st bcls d'avuir Le ,L 5. j4le0t i leos mnit&hies Ount rentir Lm U p et soult A1lis ai Grxi6 ri im aIs B ll, AtatSo atl~'iyet dl s af"irel avait aigri les conmlissaires ; iecus d'eux Ule lettre dans la- quelle en parlant de ia Plrise die la anner its paralssaicit en iejtter sutr nroi la iaute _:et tue niena;aient. d'unii' r'sponsabilit!.' tcvrrble. Je fits daus le iomncilt plus piqie qutteiirave do cctte ex- pression. En supposaut qi'il eft eu dId la nelienice de quel- ut un ce (qule e nIe croi s ps, i en t Cte bietl sinutier qi~iuo s'enu fit )piis 1ioi p1rticulie*ciiefit plenldant que la con.minusiou et le gIneral Lasaei ttli talet au Cap '? SLe 7 les comimissaires ni'envoyerent Pordre de repirendre la Tannerie;c mais au lieu de ime charger des dispositiont, He nor- mierent ettxt-mmes Galine(au pour commanniider Plex edition. If est repousse et oblige de reculer quatre licues ; umai. il attribute ce- reers utin detachment du 6o. regiment connmaude par Carabas, et falt fusiller de on chef trois soldats dls troupes do ligne. Cette siverite qui ne fut pats trouvee just, excite degrandk iniarmures dans Parm6 e, et atigmelnta le dSini're. Je recus Ie I a quatre heures du soir P'ordre de me rendre a cette armie " de rallier les troupes et dte reprendre la itannerie. J'avoue qu'ent cette occasioLn j'es peite a reconnaltre la jubtesse deS plaintes de Galineau. Ces mines troupes don't 11 se plainIuit, attaiuereit avec use ardeur sans gale, et enleverent u, apre cinq heures d'ua combat opinirtre huit posters et le camp de la Tlraneric lut- nienle. Differentes expeditions dans lesquelles je n'eus d'autre part que de transmettre les ordres que je:recevais de lacoimmission, eiurent un mauvaiss success. INous fmnies repousses en plusicurs rencOntres par les i r.volts. La commission s'occupait ded donner elle-menme les ordres militaires, et par malheur avait doinri sa confiance a Ades liommes qui en talent mndignes sous tous les rapports., La retraite de presque tous lesblanes de la ville du Cap avait ouvert la porter * .... '* , s o r s s h ]ivre tous les forts. Its -ont cette 'fis trop generalis isont raison s'ls parent que des posters que nous venons deo iter, et de Ia vilfe du Mble ; pais its oUpt tort s'ils entendent y conmprendre SatlntIMae, c Gonaives, rreette Pette Rivierre Trre-nouv&, Portapin, Platisance, ? Lamar melade Gros-morne Limnb Port- .Iargot, Lelor-'.e e, Jeauirael at Fort-Dauphin. Tou. ces posters ont t6 litvres par les hiunoi s de couluui 0o1e1ui on I1 verra 1 a Plepoque da l8 septe mbre. (38) u une hfiinifh duAbus de vexations ct de pirateries. Les hemmes de couleur non contens de As-mparer de toiu les biens des habi- titis tourmenutiaent encore 'deie il manilres ie peu de blencs 1ii etaleit restrS dans la ille. Quant aux mnoyens don't is usalent you.r envahir les propriety s des blacks fugitifs, ils etaint confor- e$s a ula nitureded leurs projects. lisallaient troiwer un blanc dans' i retraite al'lctiient ui mitcrkt particulier pour sa pecsomne, Pa- evrtissaiekit liue la commission voulailt lae f a tcr, olrtaiient (1d Ivi Jotuirwr un passport pour la nouvelle Angleterre et de gerer tes biens sous sun mnom ; les fiugitifs acceptaient leurs off~es avec rLcounlalssauce et leur livraient une procuration extoruee. Les iiommes Gignoux commandaijt de la place et de Pars`nal - Calineau de Giascq et Fer~niaud, nomme senechal par la com- mission, sont des homes que je dBnonce & Popnioni publique et au directoire executif, come indignes l non-seulement de leur conlfiance mais de toutes le places auxquelles a commission ci- vile les a portes. Je su loin de reprocher aux comnissair'es a prevention fatale qui les a aveugles sur Pincapacite et les crime de ces individtu. Je sais qua leur place on est sirconvenu de tamn d'iiutriguaius, qu'il est trcs-diflicile de distingier a travers les t- inrres don't ils euvironnent I a veite modest etample qui vou- irait envali percer jnsqu't eux. Je coniaissais trop lears principes et leur bointe 'volkCiit pour conserver centre eux aucun ressenti- mcllt de quclqiue injustices ou humiliations irvolontaires qu'ils rnlont fa i tprou er; niais jfoe leutgredir e qe,sil jamais leur conduit a prt~a quclquembre de vraisemblance aux calonities don't its sont 1Pohbj, Ia Ie doivent auk indignes conseillers qui Ot MiAed de leur coutlailce e t d leur im prudciite security. Qiil. se garden bien. de eroire l1ue tout cei bsit difte par aicun deseir do letr nuire j~e dendraii leurs mte condition ontmiet tos letars e nemis mais je relds un compete, et je peux pouvoir defier qri qe ee soit de me reprocher tm mensonge ou une conrpluisance. aime Platon, m#is j'ame drantaraf la vdrite'. L. s troi hlommes que e e vienm de nomter ieraienm mjustement accuses de partiality pour une couleur Aielckonque. Leur caractere impetieux et brutal u'admettait p~ s ! dt ctaws qsi pour etre ij4u;te au fond, ae mnt Cependtant pas toUjours indignes dequel- u'extcuse. It ont impityableyment tourmnlte et torture noirs., lanets e& hontines de coutcur. Tout ce qui resistant & leur supreme autorit. etait sor de nebtenir aucuae giace A leurs ye ux roua Ctomett fire entemilre celua de coimnimaires ,i, e, ..n-r.xun,, d'enbdches et de tlrahiins plrcUaeilt i'x;pslr.(tiH' !dc i .,- inv- aileuriS iour du zele patriotique les proposiLios :.- pl-s InoJvc nantes pour de la chaleur, et les acted es plus pAniiss hes pour Pexageration d'ames fortement prononctes contlr: i'-s :mueitis. st les amis de la patrie se d'couragent, qti swra pt rlrt s,- condor ces mrnies commissaires, lorsu'ils oLvriroit lc"ets t' Nous avions par ordre de la commission former qeluees tJlsi C'lli nies branches de ceux des nolrs qui pouvaitAlt porter les oiIr't. PIous nous etions done to.utcs les peies imainiiable' poe r l!~ uxercer; mals il ml seraiit IniossiIle d expriueric deS ot el I's dangers que nOUS CprouvI&nes eu voutlant les discipline, i I. 1 ttt pas sales exenple que ces troupIes n' yeut tournid leurs airmes coiitr,' nolus-meines lorsque nous voulions les rallier centre Ptenuemi. D ul Sautre cott les troupes blanches etaient devenuei s si i-'res et si pet consideries nullement payees tre-mal nourries r'duites a l'Itat le plus m iserable ; accablees de service interieur elles etaient dall la presqu'impossibilite de faire une canipane. Le general Lasalle et mol avions encore quelue credit sur ls bIlueIis et les noirs. Les intriguans qui entouraient les comnn1issaI1,' W'occuperent de nouis le ravir. J'ose dire pour ma part que i~taiti. digne de leur confiance mals le credit d'u1i home de Liii ql if le peut ni fire reculer 'i pousser oh Poln voiudrait, a toujour~ effra'i les ripons, les chlarlatuns et les desor anisateurs. 'ergniaid entreprend nti jour de soulever le pa]iple cde nrlouA fire egorger dans une emeute. Monte sur un escabraui iiliarangue k people lui declare quef nof mnaisons etaient Passemblee de Coblentz, que nousr actions les ennemis dc li libert-i, et que sans opposition que nous mettions au '(LiU g~ndreal, dl y fazait R'ng-temrs que Sonrtkonax ed~t prononce la itbertd d&s ni res; mais qu'il saurait dej)oer nos projects et qu au premier jour itferait battle ba gdendraeat Ia liberty des noirs!... Des temoins nombreux ont ddpose de tous ces faits. Les procs- vtrbaux en out ete envoy s aux commissaires A qui jadressai uies plaintes l e credit de yergniaud triom)phli de la justice et de la vcyri ,r main tenant je demande que I ou fisse uli raisonneuliilt bien simple. Je stis dit-on, un terrorist; fergniaud, GOinoux et leurs amis me dlnoncaient conlmeiuunrovaliste, ou dumoins cin C2 r1n mr1, qul t.tt lo:n d',tre t, Iur halteur. La consequence ia!tC'clle w4 eidc ire q ces IiussiellrS ctalenit plus uei tS ti s{IC ini; par qullle sluilaritc les lioiuies q|ui declmanic si laut cuitre inol 't cen.. qutll diIellt dLre tic ii, part, 1lie parlenlt-ils jUrilas des CTr;tables tirroristes que je deotc Cest qu'll suffil d.ctre CulileIlii lie Lanqt'tr pour obteflir, gace daunt ces Ihommen s Irc- telidus jutes. A)P comnlis, si vous voules, tius les ls crimes r'- rolutiolnaires pussibles ; ayc vous-imnme ioiit leks tates lolcu- llrlcsi it c ge gr dexalttitotn ui a eafint le s crimes dulit o1 ., s plaint tout votus Sera renis puirvit qu i chaqtue 0poque vouLs avet coustanimelit persecute ces moistres de patriots et de rtpnhlicaii` colltre lesquels nous nAavons d'autre resource que des d'claina- tions et des calomnies !... 0 verit Qul aura le talent de tl fure briller it travers tant dimtrigues et de tdnebres ?... tu n as percd qu a peine aupres des commissaires tnmoins ocu- la tres de ma conduite et de mes principes !..... Gignou. et ses amis avaient resolu d'uttaquer la parties espa- ilole; je crus devoir reprsenter a la commission que cette expe- dition etait impossileu que je manquais de munitions eLt de troupes, title je ne pouvais avoir confiance dans celles du 0o juin, apres tiur ciduilte a laflaire du grand Boucani. Je recus te Sonthiolax 1n1i- rttpunse fort dure ii ne declare qu'il persist dans son project d'at- tuLue et me dit ide n ie npit calomnier les ciloyens du 20 juil. Jiuiral bien desire aoil cu tolt en cette occasiul comnlln en piu- sieurs, nais j'eus sou ent la douleur de voir les evdnemens justiifer lines craintes. Ulne expedition teitle par le citoyen Polver daiis fe pay& de la Alarmelade n'e--t pas le success attend. Le coni- nlndant quil avait cdoisi avait perdu il e piece de quatre et ses mnllitions. Des le mIme jour (7 aoui0t), nous apprimes qui le Caliton 'E nnerir setait livre aux Espagiols. Les exces commis par Fee'niaud et Gignoux attirerent enfin a~ te dernier une punition monientanee. Le 2o aolrt, ces deux -ii-* rieux voulurent faire fusiller trois noirs sans autre forme de process. Les noirs 8'attrouperent et demanderent leur tate. Gignoux, de son autorit fait sortir de Parsenal un canon quil braque surle people : cette conduite faillit fire gorger tou ls es blancs. Gignoux fut provisoirement destitute du coinmandement de la place, et rem- place par Bddos. tie part des gens de couleur avait denonce avec eclat i la commission, que j'avais rcuni chez moi tous les chelf ( 2 ) nmlitar'es .ancs sans appeller atLmU munwl'tre., aiVls C<- des t'tats de saitflt :01.- "i'ai*t* dc C iiulnt? t tcNa ,,. id dC\dit pas ni3 attirer Icts E LItL, d.ets d1 Ol .oil. C.c trOilU're ail 1t:1 ii i..,t se/. s illi lt L' divl". er I Ja bti. c i e ,ti t'Lt 1 i .t sp, lt ; k ,lLS c llt I'Ce sleU$ IiS c s t die ji. L ti per lsu' l i. . Ic- " qir s blti ti. 1i passioIns uInt pr~dut dci i phlluumnies ,uL ttP.laWiti as. Sur la demanded, re:tc ee de la ililci i, cait, ,uutatltax dcla -a ]lilers olinis de lotes "es iiiirs. Lette d,<. i-tioii, nna lieu e 3E uo.t U t lil t i0 1i'.1l' lie a tiqauellte ie utIv el'lleir et ut' ti inisc pai inva s. J'avIis i(4lU.'S Jt)IrIs uti' d d(iletil udea tOL Ie de huit ou iineu ln ois, pt rictublr 1nia sauite "di:abri e1 il We iut refuse; je recus au contraire 1i'rdre te conpletter ies six coinpa- gntes branches creces -PaamIie prccedelitc : Vtlitt f n iit Ibiinui lieutenant-colonel commandant. Cette troupe iut qtueluie ttni$ apres, augmentee de trols compa~Dies de nouvelles c'ratoiib. Les difftrentes tralisons que Pon avakt eprovllc es 4 diff'renitec epoques ,et entire autres celle quP veiuit de se couimettre r'ceiniueint a la Tannerte, qu s'Ltait livree a` brigands filrent 1Pocdsiol tP' me assemblee chon oqiut'e pour s occuper d-un nouveau plan de d4einse. Les lonimes de couleur insistaient pour que u'on aban- dioiat ce poste important. Je fus seul d'ivis conitrairee Jerpre- sentai qu'ir serart impossiblecde garnir de' canons et de munition6s une vhlltaine de petits posters qu0on Ious proposait de prendre. iMon avis fut reject nios forces divises et des acciderns sans inoiubre en re slterent. Cependant Vilatic ayant recu le ivPordre de repr'endre la Tanlnrie, i i y,entra par rusei et pendant la nit i ous e l eit- levAimes ensuite tous les canons.. ,, ,La republique venait de fire iine nouvelle perle ,-plus conside- rable que les precedentes. La frigate ,Lascasas envoyee au rile Saint-'Nicolas, avait ,te accueilie e coups de canons par.les hbabi- tans. Lrecomissai onthona fit cette occasion une procla- mation dans laquelle, apres avoir dlclare traiatres la pla ate iel- ques officers, et -dcstituu plusieurs autres, il ordonnait de pr~e'arer des forces pour marcher centre le mole en cas quIe arrestatiori de ces officers eprouve quelqucs.risistance .; mais cette proclamationt fut aine : le gouverneur Lasalle nous aplrit qu'elle nitait pai pa'venue a: male et 4;u cette place venait d'tre li a hux. aigdi par les habitans. Des tr:utblesrecomeinfreilcreint d vill, vers tle octoLre et duirbreint plumiesurs ours, l'occasion de Jeux .u t. letintlcrell t < tulques qturelles. Avertl par CGaliniau que Pon complottait <'assassiner plusieurs individus jyen instrusis Sonthonax, .(ui me prompt d'entendre Calineau et Te prendre des mesurcs eftieaces, CIp'iindailt IeS homnmes de couleur lnnoncaient hautenment qu'ils ne voulatenit pluls ctre cimmanties par des ulaics : V ilatt e permit 4ih I- diclarer Lux counmissaires ; j'ltais pIcSent et fleulS pas la forc, de collt.-ni mnioliJ4liiation. On risait c-jitre les blunts les coniplbot s s plus abomiinalles: lIs trotupes -I!ilches stur-tout ctaielnit i avilies et si htlmiliies pi1e i 'cjcouritcite4Ct S el eCl Iuara tout-a- t at. Les Iesoilis etal;v devienus extrnmemennt pressains; ais Fin- quiticude fut 4 son comble lorsqult Pon apprit la nouvelle du depart tde SonlthM ax por" Ie h rt-au-Prince. Je fis p6Urt de mon eni- Tj.rras a cc conanissaire ul ,) dl.ns sa r,)ponse me promni de Asoccuiper srieniseincit de nos lesoi':s, i Poccasionl dUsquels ii allait provoquc er de son colli'ue Iu i parti dcisif. Les liommes les plus acharns centre les measures prise, par les eommissaires, te peuvent pas nier qu'ils lnaiftnt en it se dir'er 4 travers les tralisotns de toute esp-ce : ime nouvelle rdvolt-e se pre- parait iecore cojitire autorit6 national. Le gouverneur Lasalle m'Icrit, dii Port-de-Paae, ine lettre dans laquelle ii me martque guill vient de declare So, thonax in- digne de la confiance publique, et dechu de toute autorite. 11 me defend, taut a; mot qut toutes lets ropes sous mes ordres, de lii eobir. jusqipal ce que Ila convention ) quil en i'lat prervelir en e&t ordoinne- autrement. 11 mlorduoime de plus de rassembler, et de lui amener toutes les troupes disponibles, afin de raire un cordon Users PVes t et Ioutst de la Tortue. A ce pIiltett (tit jointe cop:ie de Ia letire que Lasalle avait ecrite an cuin.nod .lw aimilais, et la frponse de cliiI -cti Cos nessieurs s'y ftisai.nt des (c,.,i.phlithiLis rkciproques, et coniriniecaient une correspolidanice diAnt ulie tralhiso gn&rale mleut pas manque d'4tre la suite. QQuatr hees rs a s la rdeeptdon de c paquiet, jen recois ati autre de Sonthona. qai n eruemare qut instruit que jc viens de recevoir di& Port-de-Paizx deAd dtpkches tr"is-iniportaites, iif ft)or-: donne de lui enivoytr de tout des lopies certili(es. l)uaht riolt te-a voir le m'etit pas prescrit la conttduite jue j'vats a tenir ; I s mal- IjLuri. du Cup occas~uond s par la revolte de Galbeau m'auraient .claire sor ceux que pouvait occasclmner Ia contukfe de Las.a/le. Je we- ltdai doic de donner t SuntlLlnax coinmmntmication de toutes les iKces. ,51ont1LonaX m'envoya sur-le-cam, Poirdre de prep.ir tout ce jqulil lAi.itat pour emlC.artclur a true elt tcondluire nu Port- dl-1 'i .. i niltur ivnient. 'ttli hit le ,tt octuore. iAtltutl Bessc de Suit e4td partit par (crre UaeC Il.w c:l;llu ci il mlisciplilde punr -. crilieL an li-U d rasseiileiic t indiu imas la conduite de ce chef indisposa tout le pays ou il passa ; ii fit enlever tous l.s clrexvx, les nulets, et xiit l'illaiuie dnls toutes leI paroisses en- viroialutclles Pot-lde-P'lx.a Ces prucedes fi'ent ctaus dce de- sastrecs que nous eprolurtmes mu Borgney, ~ it Saint-Louis, etc., et. Sontlonaxi avait uom6 m p im ouir son dilgiiu jIcndant son abseuce, Perret, honiune de couleUr; k ittel aussi ihomme de coulcr devait coimandaer la vile et le canton du Cap. Enlin, Ie 12 nous arrvAmes arnri s Port-de-Paki; et c est icl que conmence pour moi une carrier rnou elle. Jinvite done le lectcur a reposer un miomernt son attention sur celle qu e e iens de pa'- courir et lnes ceunemis 'i desiinuer cells de les actions qui , depuis le 0o juin jusqu au 12 octobre, l'onlt avlu lesgeerleuCe epitlites qu'ils i'ontt prodigute. Soit ce les nualhuers du `o juin iquils me repro tichit ? Qu'ils veuillent bien alors me dire en quoi y ai~ contribute S'iS mie disenit que ces pitlheurs ne fussent pas arrives, it Je me fusse joint amx revolts avec les troupes qu~j out defeTdu la cunimmisson ; je 1 nii e a repondre -4 e noble rLe. proche; rnami dans ce cas nItfIus mte diseut quel ;arant iA peuvent donner a la ripublique que cette place n'ebut pas eri livr-e S .ausx anglais? Sans doute ce n:'et pas 1, e nialtheur qu'ls craignuient Ie plus ; mais il 1a ut cependiant couit-ILr delendre le pays et nion pus d. politiquer uvec ceux u t i out di- cide dans leur sagesse que les anglais valaiei. miesux que ~i. coin* missaires nationaux. Mes ennemis out dit avec raison que 'beaueoup de personel avaient pen par site dorti'res arbitraires. Les auteurs de oes actes, j'ai etd e premier r Ies denoncer; ce Sont Gfignoux, Gaineas et Fergniaud. Les troupes europenncs conifinneront e que j'a vance; mais qu'on interroge toius les citoycns, ae qu'on nr'In pre- sente un qui dise quiaucun de ces ordres que 'a}horrais ait et signed ou approuve par mol. Yolh ce qu'il faudrait trouver a\an (24) de' m nm1nitmer bu etur d' sying MaSli est trop nmarrter ;i re- po.sSlr'" ( pareii ies Ilor iir ; e vousC I I ueidc olt Oilatire dc~ dcciisLtitSlOll 1 le le t fitlflgu ie d ireint pas U U f~-ri is alpp )Lr Je Jla ioildre preuve. G II A P IT R E I I.1 A it nvs au Portl-de-Paix, kj x l octlre nos apprenons que Je ,iraij Ltlsal/c Cst, iprti poir lt iittuvtelle Anigletcrre Idissant ure proclaliniol dont la ptlticit aiiLc a it biieicoitp de uial. Cete desertion mie fit itcrire pr Sunthibnax la lettre s$lvante : a La fate di u gouverilcur Lasao la issue vacant le comMande- SIlielit ie Se& t .- uluint0mit ; e j oAu re'iiiters de prenilre le ) 1,juve'rltcliillnit pi'trC' intm jIsliui4 ce que la comlniiaLm on I r'tnle vo01u at exp.,edie line cotnlliloisnioi provisoire : ,- Pai r ipondu A cetLte. 1ttre : e Vous connaisses corlmc Mnoi i1s diflicultes sanss nombre pine )) Jeproiuverai pourr eXectlfler vos ordres et rtbltir la ttrimuijiillite s lk'ttis epr Coliilllmin11lenitt tellerlull tds ili monmeint bien ljpi- Sneux je ne pitis qule vous rploniidre de it:a boinie volonit eCt Sde mo0n zet 'c. Les mulktres exercalent dans la vile du Port-de-Paix, comnme danis leaUtcoup d'aut es eildroits, un despotisme insulportable. Us iisaient la loi au rest des habitias et se permcttaicnt inrie de ddsanner des planes. Ctte-- audace forca Sonthonmal fahire' iue proclanatiunt ad thoc. ]Entre les plus f lroces persccuteurs due blancs se distinguait un certain Gauilard qui qtinze ]ours avant notre arrive, avait assas- sin,; sur le grand chenin e et n plein jour Francbis Laz.aud, riche rpriopreaire, qui venait dacheter et de payer des ffarines doit il faisait Pavance i la iille du Port-de-laix et qui ie rougit pas eti rentraim t dans cette malliureuse ville de faire tropj1,e des arilles d sa victime : CP Gaultrd avait pour inM timni oitu at (tile 7w tI q les comnissaliresg vaiunt nomme'conseiller l' +ichausse du Por de-Paix ; (Coued", uispcteur dus camps ar'icaiilis tir)l-, con- ruandarit les troilpes franchcs du Port-de-Paix ,Forestld-, tieit lies avecCces detux hommess ainsi qiule inlfilitl d'autles (psa n1ont os se montrer qu'apres Ia coalition de Saint-Ma'rc. :Sonthonax en partant le i6 pour le 1Pod- au Pri~ce no)Is laissa pour toutes provisions 66oo liv. argenlt te colonie -'o06 ibaHt, de farine,. 24ioo iv, de poudre 4x60 curtoucles d'itilluterie. Cest ave:c ces resources, sans fortifications du c6te de terre et avec deux forts s dan e plus inauvais etat du c i.t de mer lue nous etnies n preserver la ville de toutes les attaques-de I'extrietir;l outre que j taiss charge de pourvoir dee miu'res e de nititions lek posts de Jeau rabet lIt c'aaire Port-de-.ai c ,- row-Mortic Saint-Louis et la Tortue. SNous avions outre les troupes, a garde national de service nourrir; point de sucre point' de cae danis iesnuagasi s ; Ph- pital demupi de tous effets, contenant at pine rqiarante mri- ades. Les habitatons de la Montagne incultes et les poste extrieurs occipes par des noirs presque indisciplines. 1 Tel 6tait I'Ptat dans leq uel Lasalle me laissait ,e commande- ment. Je m'occupai d'abord des fortifications, et d'lever deux forts sur deux. mormes qui dominant la vile. Je visitai cisuite les camps exterieurs occupies par lea africains. CUne i.etre 'de onthoi.rn Jean S-ibon t Gaulrd proiuve combien it etai.t dit cile de les re- duire & Piobbissarice nccessaire; leur credit ktait parvenu A ut point eftrayant. Sonicthnac lui parlait dans ea letter de Fargeit et ide Pargenterie qu'il tenant: en: dep6t et don't iL devait conipte.. JO lui ordonna .de le verererau trCsor; 1,i1 me repondit qu'ld nfavait point de compete it me rendre, et sur mes instances ii dit les avoir de-. pensis pour sa troupe. Javais recu de la commission civil P'rdre dle attaque M61e; cet ordre m'avait'ete irenouvell pilsieurs fbis evl, utties par une lettre du 24 octobre 79. 1 . SAttaquiez les Anglais au M1leleplutut pos iblc; ja vous cn i 1 la requi&ition express, et vous vancrez ). Une autre, di i*'. novembre. C'est la pla4e ll te Ml ,'il ei ID i de vocre gtoire de rprendre. Je tne a su pa assez military pour a juger te plan de campaign que vous m'avec envoy, mais it me a semible qu'l prevot trop de choses. Quant 4 moi je suis intinme- , ment convalicu que vous he serez pas oblite de faire le siege n du fort dorlieans un f ueis quevous sere. dans la ille. Je a pense done qu'un coup de main doit vous rendre maitre du Mole; a un sit-ge en r.gle fatisuerait vos soldats et ranimera:t 14 courage Ma de vos ennemis i. En consequence du premier ordre jenvoyai deux octers pour avoir tons les renseignemens sur Ie M6le O sur les chemins, sur les localites. J'ccrivis au Cap A Tllatte, commandant de la place, et Perret, kddlesn de la commission, (ntous deux hommesde cou- leur) pour m'envoyer 25oo ivres de poudre que l Cap avait tire di Fort-Dauphin. Les extraits de mes lettres an commissary Sonthonax prouveront ne.s reflexions, mies demrarches et mes besoins pour cette attaque. Le octobke, Laveaux A Sonth'onax : ... a irous n'avons que ?4oo ivres de poudire tant pour a ville que o pour tous les autres camps et posters. La nmomdre attaque de S,)oste consomme )eaucoup .de cartouches. Que le M6le sinous u Pat aquons resiste seulement deux jours, nfus aummri tout coi- ) sonmm ; que deiendrons-nous apres ? Comment sans poudrefaire t une retraite honorable? et admettons qu'on rtuissiaf e A en fair uue, que deriandra le Port-de-Paix apres que nous ,avrons s6 : tEutes les munitions ? Notre. position est affreuse; attA"qur la MdIe et ne ps reuseir, c'est perdrela province diu Toril. Pendre oe M6l *le ls Anglais en euleveront toutcs lts poudres. Comment v I. cgarder sans poudre et sans vivres? Je rous at pronmia de J me Srfen faire sans iotre autorisation, je serai tidele a nes anga- Autre du a6 octobre. Laveaux A Sonthonaxr: t Je VI s. envoy ? h planuqu j'ai formrn pour Iattaque du Mle, j'attendrai vos de- , cisions & ce suJet; voas voudrez hien me repondre do suite 6 4 ) nme renvover le plain. : Autre du a novembre. Laveaux & Sonthonax : t Quokiqe Delair vous ecrve que ien anest plhs facile que ) d'attaquer le MuMe je vous repondrai avec ma ftanchis ordiL- . aF re dout je vous ai toujou's donned de preuves ; Si*. I te pour Cette at tte attia i laut yue sj~ oa :ti- M A vous. Que vous me prtecrivicz positivernent la coindAito que iic - s rai a tenir et fare tenir I& arnee en cas qitte no! u yoils A obliges de nous replier. Sa2, Qunoqu e j'aie repu de vous Pordre pour attaquer 1e AJM(. rtl t lme jour que j vouis al envoy mes rQelexii ns -i 'li' qru s qie je devais en atterrdre la reponnse rnTis I~lexonus sent pliU n s&rieuses et plus tifres que ceUles Delair. S$*. Ne dois -lc' pa riefl6d5r sur la position mnalheureuse de Sla province dia ord? mnanquant Vattaque dn IVAldl niist- Sce phs sacrfier le restant des habitns qui scrout tous ducou- b ragds ? 4~. Pps-le itre assez imprudent p6 ir partir stns avoir hes Sptodvsioys rnicessA-res6 tant en munitions quer vivirs. SJ'ai dcrit A votre delgud au Cap pour avoir 25oo liv, de. poudrq; point dq response. Les soldats sont sans chemises o sans soptfiers, a sans munitions sans canon sani vivres a sein ), boissofis dans ut pays fi 'Poii est mrniie obligi de transporter Seau, it a ut h loyenfde transport. : i Se'C'est B& NousA 'ngw ce que e. dol' farre- vots, enter qu'il : le fait u~' guide par 'crit attend la respouabilitt qui ne peut ) et ne dpit etre sur moi, lietant pas celui qu at ordonlu jUS- v qu'a ce jour. 4 -' i , . r Ordonnesw na, conditeo par mune rdquisition 4, et vos serez ot0i SponOtuellUeeit.o .. ;.: , Autre du' novedre .dans luelle me laignais enrement d rifiUs aqui rnavaient fait Perret dm latte sur ma demrnde deo 2a5o v. r le 'Qudre et 'ur 'intdiscr6tlon de public que, b etait pour aler att quer le e. .; ... Autre du, xa. novembre. Laveaux & Sonthonax: LYapraes la nruveUe qt- e vows- me.o dinnia ezas votrie lettre0 d i 6 idvemrbre, qilue I FTa ioe 'tw oie t'ieie .rissieadnde Ii Sgne t plzAieurs fTrgfes; j&e doit qit est dotla demlere pmru- s den de t~nde'es moyens de teier ferrme dans' la. pr ,iLuc Da (2S) Sdli N*iil tt ,e sot lorn ip'lllclier 'ennemi de passer les Ii- it~res diu Aile~C ; car lnfih i'1ayult li poudre, ni autres nuni- Stlons0,,,ni nmoyets de meller ies cainoous par terre ; serait-il suag Sde' courier le hazard dctdliic:r devarit le MBle ? Quclle retraite pourrions-nous fire ? la ferins-,nous lonIorable ? ;: "-. . . 1 , .. . . *,; I .. Le. manque de reussite nous fra perdre un no4 Ir nmense Sdle soU~'dts t doumtiu.ra prete' tt atx cityyns (.1S 9 sCe d- Sca.r pour les laUlais es Ietar daiit coisme ls. pus forts. Telles sont mes reflexions; mais elles,sont soumises i vos 11 volnti<* jatte idrai vos rdquisitions a ce sujet, Mais sur-tout : n ,,i,'lez pas de ne fixer la conduit que. je tiendral en cas de 44 - Le_ evcnemens asu},s~uens ott pro1nv, .que j.'tva. hi i reason de nc pas diviser ni affailtr mr s ors res,0puisquc est jI i4 o- v ilnre qu!'a commerce la coalition de Saint-Marc et autres pa- roissc don't Jeaurabel a 6t1 dtt uiombre* . Tout prouve que Detairde concert avec ls habitat e Saint- MVrc avait project de me.couper ma retraite par Jeayrabl!, seul t tnitlue lieu de passage, et de se diclarer atrspour 10s anglais, et- me tenir entire dut x fletx dans les gorges dui mle et par i assurer aun Port-de--Paix et Sait-Louis la po$ibilit. 4e se. rvoter centre la- ,France et se -rniir A la coaliliun ; revoltede Iqui na u4 A'opvrcr, vu les troupes que j'avais. De tous c6tes, les agitations et dilapidations se riultipl!aient. fiAs oblige de me rendre:en personnel i 'aintLouit Lt erauBoign, p'iur y laire payer les coutributions. Un houmme de- couleur, niommr 1Joizat, qui i. iatait ni fitroce .i buvceuar de san, y vendait a son compete ( flge. ind ti rois cn'igre et c Cat rCaleurs nimaasins sur Ima, vauissaq americain. L'officr de P administration out Ta ferocite die destituer cet honnete 1iommi et 'la ~traiie de fire idharger et restituer a la rpublique les marchandises 'volees. -' Les agitateurs n'avent pasperdu tespoir denlever le Pbort-e-a Pai. : rauc, r;tflles-gG Ia; ,;ih,.' capital e noiry t t,l, !e 8 novembre. di clarer que J0.4-pSiot ,.,l, ard pxoir ancient lbre, commsauant dA -camp LacQrn p, etJeanJouneau home de cou- leur cuusellierde la ~s chauswe avaleut fnr m 1'hIwrible (O1ptot de venir Intp arer dui grand Cfot, 'cen sc'rti toutcs les lponidrs ,t les pet:tes pi'Ces de canoul, apl&s avoir tcgule toLs is ll iluCS du0 Port-de-Pai,~ et quelqiies nmulitres et 'no.rs attaclhis tau blais.' Les. scleratsy avatllt wsoin de G$is-it to, i, t-'e. ut saq con- patli~ .lobealt darus Je r'uirtd i.or, q ipiLeuIL is la cIanidetc. : tufies les troupes alicalltes des cmllps e.t rieuri, . lrrd-; tous deaiX innitrrogs tcoui!-r!tntls aec leh's acti'sat'eur , oEt tout avoue : codulIiltm ino par le' consdii de' gieri, ilt ln paure t. r eidtULcs e mxeo sor. LDuns la jou rue, je recois Ii lettre sitvante lu i uomnl Joseph ancient clhelf de revoltcs et aliit de Jouneau ce Joseph iqu li ail re ni i' crire mais l iU U4I mulAtre servait du s.uretaire, -mcriit la letire suivalte: ; .. Joseph a La eab,. ... : * ", .i '1 1 "' , i < t ' C Citoyens Laveaux et PPageot i pnrente est pour vouts r' ) venir que j'entends que les citoyens. Jeatn- Simont Gaulard ,et ) Joneau solent ldchS sous vin1t quatre lieuires; sails quol jfol f sourvie i nsurrection ou. bien je Tis worps. avec le Moile, je ) .me live aui Angalais j;-e l'en vais muarcher tout de suite cih0tre n les citoyels b 3s Jaiis Je Port-de-Paix. , D'autre part on travaillait eIs Habitans et on i me demandalt it!, sirsis, 0en mn'asurant que laVille serait bhrt ee srij ftsais xeciiter le jngement. 1 est ;'des cas ot ia fe rnete seuic deeut en imposer : j crus qul tout etuat p erdu s des rrebblles eisseit- pu, -par leurs menaces, tire reculer lautforite dt la loi Le ju'iement ftt e xecute e et Jla surveilkhnce des troupes empclha qu'il irarrivt le oin re trouble.. b, ," Les li6mmes qi.avaient jur, de tout pe rdre r'avalent pa oublie d, travails Ira_ troupe: aumee par d mauvais conseils une Iepu- tatron anit n jour m nnonce que 'etalit ini nourrie ni payee elle lie vOnilalt plus 'travailler aux fortificatlons. Uine tell 'tclaration de Y ., ,* I '. .I .f- '. I ,] ', I d 'a pd !i part de pareilles troupes;: dont o j'avai~ eu tant de preuves de zele et d'amour pour la ripublique ne me pai-t pas naturellei Je le assemblaji l leindemain, les aratiguai, luir representai la I cliett du conseil qu'on leur avait suggere et les rappellai aux sentiment dhonineur et de fidehtli don't efles m avaiert dorme tant de preuves. Les .voyant. emues et p1netrees je demaudai qu on me nommi t 'auteur de la petition; je- Ie fais sortir des ,rang, depouiller de se_ aut~~~u~tte 1, W&ton -" ... . 1 etf ) :;ifnes, et lui donnai son, conig absolu. La troupe alor' .Se jIre bcissanlce, et dimaude u rutourner aux travaux. Des le 8 novembre, je commencai fire donlner ~ chaque offi- -ier 66 lives par mois, et atix soldats 7 sous 6 deniers par jour,. arwcnt d'Amdnique. Le gtti- S no thona. vcinat de eounir, A n aint-Marc, ls plhr g(ai tlaient /aw ar Gauthier, Villcneuvrt et dtn, sait-~, rgu eud ilti-Inti*me. 11 est trop mon erinemi pour que jappuie cette accuslj- on; m ais .il est vigoureusement accuse par le citoyen Brothier lquia .fili tre viptimee de te cmploto, e trouvant alors chez le :ommissa re Sonthonaxr. Le Ioinn4id Joseph de Sonn c4td, avail soulevt Pfinsurrection dawu lai moutagne di Moiist1lute. JePenvya conitre Illi avec ordre e iere nde p-edre mort ou vif. 11 ftt pris et cotn- dam(di nrpFt pa ua coone! de ,guiet. - Le t ~novembre commenceat les trahisons de Saint-Marc et, autres 'ills. Saint-M.ar'r, t'eimi arh paroisses des Vorettea et petite f viere , ftnit une coalition mitutlte I lidsistance a foppession ; envoie des couriers pour seddire totes les autre paroiess et la rendre geiaetae r4usiitrswt ai sdduire des troupes et mlde ua lieute- axt-bolouel du a. .Lataillon de Aiane nomme Dugtas, qui a cu a faiiloso d'eaoyer des, exempIaros divers officers et tout sitgds dL lui ; fort heureusement j ai etd avert par le cunmman- dant de &Sint-Louis qui m'envoya 'exemplaire.- Le 4 .novrembre Ij ecrivs str-le-champ ast comiirissaire Sontl:onax pour le pr~venir de tous les mouvemens perfides. Mn aide-deo caump fut arr4t mis au.corps de garden; o!i ouvre mon paquet et on ht ma correspondence. Le consetl de paix et d'ntion m'ecrivit pour nie fair approuver cere coalition, et m'engagea a nmy rduni ainsi tu lei ttroupes de ligne. Savari irfedrivit aussi poid m enigager . enV[oQie des troupes ei'opdennes au. 'Gobaives, & la petite Hi- vilre et aux Verettes : sa tettre est dtt 29 et le pavilion an'ilals itait dejA a St.-Maro, N'en ayant pas la certitude, j'ai rdpondu A Savary. .. Quel rafinement do perfidie d la part des iinMMes de couletur Salary, comtnandan t e maire de St.,Mear, rm'ecti d'envoyer d el fWcts aaf do me fire diviser rnes troupcs, et retrm: le I 'ortrrdk ( 3 ) Pal liors ,d'dtat de defense. DEvliir hionmme de coieur, com- manlstt ui Trtcah~l, m'criviqt ainsqu'alu coln misie i5Ltfon pour itmeniager t aller attaquier le 1Mole to s ctarent &k concert pouir mie a.re sortir dii Iort-de-raix. Qtiel L tiur dP'voir re- idechl l to Ies les diflicultes! Salinimar 'tut Iivtr aux Anglais par ce SavarY, mare et comniandant militaire Gauthier, Filleneuve, etc.; ies A.hie/ par Lapointe d Ltogmn par Creffnn; les F erettes par Jlorvn , coimnundant Jinilitaire ; IPe'te ivittre par luny, commandant militaire; e GoInat(ies par Case; le Gros-Il1orn" par Dumr ; Terre-A#euve lr r Chev ier; Port--Pimont. par C.hevahvllr CJeurabet par Deiair, Le'asseur et la naunicipalitd, tout* pour ainsi dire compose d'hommes de couleur. ' H1 est bon de fare connaitre les tres ttrs de cette paroisse. QueI iqes jours avant la connaissance de cette coalition Delair, Le- vasseur et la municipality, pour diminuer nos'vivres, mecrivaient qu'il leur fallait abso emnt ioo brils defariie 25 de salaisons : que sans ce secours, ils se verraient forces-de se rendre A Peimmi : quol- qujee n'avais au Porlt- -Paix que 4oo barils de marine pour dvitir tous motifs de trabisois, je rme detcrminai t donner aileur dl* pite les roo bariLs de finre et le lendemain de la rceptliuu cette paroisse arbora le pavilion anlais. - Le Port Margot ie Limbd et Plaisnce sont attaquie par les LE pagnols et es revolted se sout rendus. Le BS: gne avait *t 4 etalcemnent de So i homaes dle troupes d* ligne command's par Clor;er. Les t'rres Masclary un comrmtau. dant la garde national Pautre make voy inviter Cliorier se rendre a une assemble de ja commune pour y omTrr tn parquet intressant. J: Isy rendit croycat que c'etait un paqutet du gonver- aeur. Quel fiat son dlonnement de e voir ar rte au milieu de la Mnunicipalite : on li proposal de se rtunir aux Ilbtars qui allaient se livrer au IEspagno-s; ilrefusa: on e menace delelrvreraiixrvoltwa Iloirs; poturtol le re ponse i ademaind pia.'la xport a Cpnsl1illiat de rejoindre Ie gandral Laveaux. Le soir un ihabhtilit Pfa Tliit sortir avec lii de lia salie,la ifaait monler sur in cheval, eil est rcveniila nuit n'au- oncer que e lBo&rne avait arborsd le paviHon :esiagnoi. Je dois des 6ioges an citoyen Darcourt, commandant le 4-ta". 4lheme6 t du bataillon de 'Aisne, qui, aiu moment i il1 a vO ( M- 'i V. Ic gros Morne arTOorer pavilion espa]il, est sorti t ve a troupe colilme loulr fulie i'exercice a laiss2 tous I." ecihets, ei st revenli au Port de Pai c. an citoyen Houdelet, du a*. bataillon deb;l ise e qui a ramene aussi sotn dStachcment- qc tat au gros Morne. Telle ctait encore au 18 decembre ma triste position. Entoure d'enuemis et de traltres, sans vivres et sans muntions, ii ne maii- unlait au tabhleau d'esperant que j'avals sous lesyeu que de pouvoli deviner comment j^ serais un jour reprscunte en irance par tle homes do&I jl trluOpois les efforts. Je devais m'attendre a ces tralisons d'apres les lettres que j'avaiy rescues du M6eI, des traitres Desneux et Pinmer Montignac ; elles prouvenit leui Ilaine et celle des emigres pour la republique; elles wrouvent que tous ceux qui out ivre les villes, etaiwnt depuiis tri:s- long-tems en correspondance avec les aglais. Jai.meprise ces lettres come leurs auLeurs, SVillatte, simple lieutenant-colonel comman t au. Cap, ne re- onniaisaitplusi moid:commandement. 11 commettait mille violeiices; destituanti son grh lea officers dc tous grades, et les remnptacit par ses creatures; avant nommi comniaudant de la partic de PEst Ie mulAtre 'Candi, -Lcaoi u par ~ ss ciruauts, au, prejudice d'mtl blanc nomme Knappe,. J'crivis Villatte pour lul reprocher ses torts, et ordonnal a Knappe de prreudre Ie comumafuini ent de la parties de PEst. Ceui--ci refuse, persuade que ce serait le signal du dmassacre des blanks. Telle ktait alors la terreur qiriaviaiint insplr lils Imultres I Villatte pour aa justificatio, m' rdpoi u -ju'il atavait agi que d'apres les ordres de Perrt deldg,. lelia, c A Ia place deT toficier de Padmnistration nomme Rnochefort, qiyt, ta cette fpoue d rta vers ls anglais, nous laissant sais 'ivres et saius argent, et pretendant inavoir pas de comnpte ~ rendre, e nommai provisoiirmerit ule citoyen Perroud aidministrateur actir et intelligent. I a Plonnciir de partner les injures et les calomnies ;rpandues sur moi; ou'est un lhomme dtroce -et diirhidaeur ; car li est hen conlvelu qu'ili 7 a d'lionnhtes gens Le 6es amis des anglais. Je me crus aussi oblige de fire un rdlemerit relatif aux revenues des proprietairess absens. Je crois que ce reglenlclft 3l. laisse rien a desire quanlt aux noyes roprs prop mainltenir le respect tdu au droit sacrd de propritte., Javais recu Ie 20 janmvl er dIe nouvililes de Sonthonlz d ;de 'arriv ds. ded angIlas au 1 O't-au-Prince, de l'ur somnmatlin, de I rIpone du coinunissa 1re, et de leiur relraite. Le capitahi die PEululic, par ordre de Souithonar Y, avait verse aul tresor une Sotline dIe "747 1. qui servit li faire le prit au\ troluips nials li jloi de cta -boim.es nom)velles flit biientit uatteluue par cell de la reddition diu -o'ri-Dai-t phin' aux AjJsaguols. Cette place nle )brla pas utI' aiorce. La \capi- tilution est inthiune. Conihiic- ailol.s ] mv 1telicitui tie e pas as ir done dans le piege que m'avait tendu Delatir, i voulatl me tair -marcher contre'e MAlet qie trois nille hommtes n'cussent pas Ipis A cette epoque., Cen cut ete 1hit du rest des bluc e est des trotic.pe europetcmies. Un parlementaire anglais arrive e c 3 ftvrier, et m apporte Ime lettre du gncral Fitelock et du major Grand. Je crus devoir deca- cheter devant la troupe la lettre des a-iglais et lui fair part de la response quej'y faisais. On ne nous proposait rien mons que de nous rendre, et Pon m'offrait pour recompense un grade important ai service du roi dAngleterre et cent-cinquante mille lives payables oi je voudrais. JYessayai Ie peindre ds ma rponseda ie -Fiidiuatioi Sdont duait etre p6n6tr out lionimne it qui on propose tllue lchetll Par malheur les offres .de nos ennemis rnont pas toujours etT ausst mal rescues. Les citoyens de St.-Louis, en grande parties nul'itres, apres avoir fait tons 1curs efforts pour selivrer aux anglais,, iensilt aux espagnols, finirenitpa for fr r des rasscmblemens arms, et camnpirent dans les iMTornes Ie i8 flvrieir- Le commandant de la force armee qui mmarchait pour dissiper cc rassenl)lemnent, tombe dans des embuscades oil 11 perd beaucoup de monde. Instruit de ce qui se passe, j'envoie 30o huommes de. troupes de ligne. Le cuamp est lev mrais les rdelles se retirext au gros-Moriie dc'l en rdvolte, Peu de ourss apres cette paroisse d4pute au Borgne pour capiluler avec les espaginols, mais j-eus le teams de doutjle' tous les posters exterieurs, ce qui enipecha de consommer la trahison. SLe a8 fevrler, instruit qu le citoyen Orcel, ancient garde-magiashi au Cap, et retire k File de la Tortue, faisait vendre une quantite d'effets sorts du magasin, je lefais enir., le questioned t il avoue avoir sorti tous ces effects lorsque Parmte est sorile du Cap. 1 a remis A la caisse la some de 2o386 liv* i qu i au ser i a prti de A troupe. - Attaqu A Ia fois sur plusieurs points par les espinols et les an- glais nous avons oppose par-toutt le courage etle cti' sme qui ckarac- ( 34 > terisent les replublicdiis francai, et les griefs que jI'a contre plate sont pour iuir uie raison de plus de publier que,~ somnme par les etpaltniis de rtendre le Cap, it repondit en hom ne d'honnmeur, ct el ai courageux de la republique. 1i a vallanient defendu tout le corldon de P'cst du C;ap. Le conseil de gtierre, a cctte pIqoque condamna A mort, deux fracas pris arnesre irs 4.a maina dans le poste A.mier ou ils com- mandatint i et que nos troupes enlverelit aux espagnols. Ce post, qlttuh|ielfs ours apres ,'fut abaiidunii, par; ui l acle qui le laissa prendre WuilN _uuclni; uallls 1; adjudaiut-gt.nEica Lesuire qiue jy em\ova l rteint ce posted et in uantre itue Poa avaiL aussi Livre a Penei CL test aiiis que nuis prodiguions cdaque jour nos sueurs et notre Sung pour rmparer les maux que nous laisaient les qommee qui vien- neut aujourd'hui nous fire a Paris une uerre plus shre et encore plus IAche. On se souvient quc le perfide Delair, apres avoir envain essay de iiniis detruire en me faisant atta.pler le lllol, avait livr Jeaurarel aux anglais. Ceux-ci ne Payant pas nonimn commandant, i se fit ti part de mutrtres, t t me fit proposer do se rrendre A moni. Nous aviouns prouve trop de traiisons pour qu9il fat prudent de fermer la p,,rte au repentir de ces homnics ardens, irrdflechis et souvent safllitsf que le dtstspoti pouiivt rendre terrible et fimestes a ta rtmpuliquie; je nc rejettua poin) t ila proposition de Delair; man s je nis i Ia grace qu'i deinandait la condition qu'i ferait rendre le camp dIftrd. t1 le prit, et w 'amena L9 prisonniers. Je luii envoyai sur- le-champ un renfort de ;5o hlommes pour le mettre en etat de harceler Petme nit. Dl har. sieinpra :le i ,elqlues positions avanta- cis s, de fcoii qultuint arri moi-meme aved oo cavaliers et 5oo0 Itatassizns, nuS f orine e le cfmp a se rendre apres une here dIattaque; um d,:tactihemlit ent cU't a Embarcadere a empeche les an-ghs qti venament au secours de Jeaurabec de aire leur des- cente, NIous primes dans cette afftire envwiron ooo ivres'de poudre, et soo Ihommes, tat anglis iqe fraicals, portant les armes. Cette .oumrnee uft heurcuse pour les r'picahla is; car d'un autre part le citoyen L'Ombnrae obttnt aiups du Bornue un vantage consi&dd- rable contre les espanAois) a qui il ttia beaucoup de monde. Le 16 avril, auoirmbarde await arbolr le pavilion tiicolor; 'Ie anglais pour se venger fircitt lne descent la Platte-Fornme brildrcit Pendroit et pilleirien touhs laninaux, MWolgrd ces succ-s nous etions dans Petat le plus deIlortble. Je Cnisi d4voir cxped'er 4t hldadelphi un bthntnrt pUUr -aihre plrt au U s tre de iltri u:e, Ie cit.ven Fauchet, de notre aboluu deuluementt. J, tfii11. [jliOVIll J s OIl proc1liler queltlq es vvrt'e ell rIasant atildjtler L m 'mrcailver du Borgwn. Mais le citoy.en Pageot echoua dull cette ctrepri e ou il perdit plusieurs iiolnues tait solduts qutoff SfiC l's .a Je passe sous silence diverses affaires peu importantes. Les An- glais ~iyat attique Bombarde perdireitt beatcoup de leurs gre- idiers, sals y conprenltdre les emigres. Vingt de ces g'renadiers anglais inorant de faim dais los bois b et ne pouvaut re- joinde le snt enus rere l nous3 quelques ours aprus. SEnfin te 6 mai le brave Toussaint Louverture est venu so ranger sous les drapeaux de la republique avec 40oo nors apres avoir chasse les espagnols des Gonaives et plante dans ces lieux. le'telidlrd tricolor. Les differences paroisses oi il commant-. dait pour le roi d'ispagye s'empresserent de suivre son exert- p ie. s e " P .e S u l i ; * 1 ' ple. t ' ' 'Ma i r e Voila un extract de sa lettre, nm date du s8 mai, apres son re- tour a la republiique. Les espagnois nous offrirent leur protec- Stion pour tonls ceux qui combattraient pour la cause des rois, i et ayanit toujours conimattt pour avoir cette meme liberty ja-, dherai A leurs offires etc., etc. j- Je ne crus pas pouvoir mieux reconnaltre Ie service que ren-* Sdalt a la republique un brave home ,r long tennis gare par des conseils perifides ? qu'en lui confiant le commanderntent general de Ces memies paroisses et tie toutes cellss qu'il pourrat conqueir it par la persuasion, soit par la force des armes. 1 aprouvd de- puLs si j'avais eu raison de computer sur lui. C'est au sein de la plus grande disette, sque 'appris par lescom- *missaires la reddition du Port-au-Prmce aux anglais la retraite de ceix ci a Jarcmel le rappel en France de Sontlholna et Pohverel et le dccret du 6 pluviose qui accordait la libertte g- lndrale a tols les negres Ce mnlange de bonnes et de mauvaises nouvelles n'ptait pas pro- .. / :' - 'k 1 * pre a nons trer d'embarras. Le capitaine Chambon en me fai- sant puiarenir I decret de la iibertt des ncgres, m'ecrivait : i Le salut de la colonies repose sur vous, jusqu'l ce qllie Pol. > refe'l et Sonthonacx soienL remplacs. Faites vos elfurts pour Ssoutenir Ia libirte etPtgalita autant que vo s moyens vous le per- > milttrolt.. La France ILabIandonera pas ceux qui combattent pour Sunew bi belle cause. Sur-lc-champ je donnail les ordres ntcessaires pour fire publier le decret de la liberty generale. Le premier effect de cse dccret fut la soumission de la paroisse du Gros-Worne q(i renttra dans Pordrel Toussaint et Villate de leur c6dt s'ktaient empar6s du camp Bertin. Enfin nous cilebrames la federation du :4 juillet. Toutes les coIWUTnes republicaines assisterent a cette fete par deputation, - 'Pexception de Bonbarde. NJous nous services de cette occasion pour publier avec plus d'3cat le secret du 16p- uvi6se, et rassurer les citoyetis sur le depart suit des commissaires. Nous leur nmon- trAules a lettre de Sonthonax dans laquelle ce rtpublicain nous invi- tuit A ne pa$ nous laisser decourager par sa disgrace et 4 redoubler d'ffolrts coutre les emiemis de la republique. Si je recapitule les actes de rigueur que j'ai en a exercer depui la desertion' du general Lasalle jus. u'au depart des commissaires, j'ai peme a d&coumr ce qui a iPu m attirer les injures de mes en- neiuis. Fai fait tjuer par un conseil de guerre deux traltres, Jou- tneau et Gaulard; ils ttaient de leur aveu coupables d'un exe- Utable complot. Le dragon Lqfosse auteur d'une insurrection, a te de~rad ;dilans quel pays eut-il etc traitt aussi doucement ? .. (Getilt, apres avoir tire uti cuup ie pistolet a un juwe de paiix et soule.d les atteliers, a ete couldanutle a deux ans de f~rs. Cttte pecine tluit-elle trop rude? Deuit francals sont pris coinnliatdliut n1 posted enuemll ils 'sont coduaminns Ai mort; est-ce nmoi qui ai fait la o11? Voild l sang, 11 ui a coutl, je ine dirai pas par mes or- dres mals pendaut Pcpotque- e mon cotnmandement que je viens de parcourir. Qu'on coiipare ces actes d'une rigueur inevitable les traits de moderation plus qu'ordinaires, et peut-etre imprudens* quei nous primes sur nous d'excrcer envers des colpables. Quels ttars-' out ete punis au prE la reprise de Jeturabcd, Terre- iAcure et atutres posters livr Pennerii? Quel p opri;taire un.st j*,s Irllitre dls tous .ses C els e11n .se Colformraitnt lo1? JPu0\,Als tru jusqu iu present que pour meriter le titre dhlomme feroce il fallat avokr commis des acts de ferocit. Serait-ce par 1.ar.n!I h Sfidelite la l epublique qui seat un crime aux eux tu m lcs accU- sateurs ? Aprbs le cp)art des commissaries, je paraissals charge en clie du soin de conserve A la i'epiibliue ai colonies de I"t.*-DOlinuiie. Je continuerai cependantle rapport de nucs operations duns le l\trd. Quant aux provinces'du Sud et de rlutest la difficult des com- r unmcations et Pimpossibilitd de me y transplorter, n ie' m'ont ,ps per- Sis d'y exercer- ne influence bien active; 'en ferai docn un thapitre B part. Cepemirant je dirai que. Fordonnateur fIdLinger etant restW avec les anglais, j'ai inommem a sa place le citoyen Perroud. J'cus d'abord a, rprimer une revolte que Pon organisalt a tom- barde; la menace de marcher sur cctte paroisse, et P'arrestation du commandiand t Belle-sl et du procurer de la commune Au/bert sulfirent pour tout fire reintrer dans Pordre; mais Belle-hlle avant continue ses manceuvres, et dress le plan dunenouvelle coalitiu ii avant a pluSieurs reprises propose de se rendre aux Angluis, fut conduit au Port-de-Paix, ou, apres avoir reconnu ses papers et tout Avoue, il fut condamni k mort par un conseil de gu erre. Aubert, de son c6td; cclappa ses gardes; onle tua dans sa rite, suivant les, uns, mais il est plus probable qu'on Pa laisse ?cltap4pert. Les habitans n'envoyerent remercier de les avo~ r delivrs du tyran -Belle-Isle: par malheur il restait Leaucoup diatitres sceidt;vts qui lui ressemblaiient. itOus appIrnes Ie r7 jIilet, la nouvelle de 1allreutx sssatssint conmmis aufort l]ui13in, 8su tOs lus 14 Frau(is que les EslP;o,,.nols y avaient attires en keur l'ron'"-ttant l'a piisible jouissance e t le'urs Liens et de leuir. est:laves. Le lcndenitmJi de cette nouvelle, ntous resumes un premier secours eii huriviLe du mi- iistre Fauchet, et quelques joupr es a7 t lives de piJdre qui nous iirent delivrees par ie capitiine du corsiire la a'rtonmaW. 11 me serait impossible de peindre la joie et Pentl.ouisisme dei Parmie lorsqu'elle sut que ce corsaire apportait de la poudre : elle deficit ton ls ennemis de la France, et les cis de vice la Ri#ublique se firent entendrce de toutes parts* La, fiiniie cependant se faisait eprouver d'une moiltere bien vive; on nlluI;tl uiit de pmin depuis pIusie1rs mois, et la nourriture etalt bic il iilbie en 1ihres de terre: pas un soldut ne demandait sil y avait de la ftrine; ii y a de la 'r( 0"8 ) pondre, dtsat-on, ily y drla hp tdre.. . Quels soldats que coux cihe lesqiuels on excite de pdarils triansports, l i lcur lburnis- sa4nt de quoi se Lattre! ... Toussaitnt-.Louverture de son cltte alpirs avoir concert avec toil le plan dL ute atta plt gI.nrl torfeux et triu a1iuiint ; Pli'tr.-piditdie e republicans iest coil.lp ra lIe qu11 son hiunianitd et U sd nt.,dele. Ntre provis:en de pI e:drc te it 'l COI'Ce iunltineli tl'ii' ir les Sius dUll, flotilla frjai sel u veiait de ilouillrr dJilis lus piairaGies. Unite nis coisalrcs s.t;iuit emlpare d'un batimni-t esp.iiol -allant au Og6le 1 nous dedr.lria 17(3 t'nicuis 3 limiiJt'es et vtigius, t'cl.jaJes au massacre dut lort )aulD; in. (1cs ii.hilcl'cil ,, i ,t .Adiclit p.llS( trout er la niort ctec "des hofltues ell fiveir desquelsils uols a va'inlt atanidonnes se cruretit perdus en reitrait parai:ni 3mno. JU les crts aLsAz punis par los inalluicrs et les duanIcrs t pitls aaiifent iprouvVs. J'ccri~Vs a lrd tine lettre donlt on Icur dLuinua lect1reI et q4 i t ui 10 11 fit des anlis plus surs que uquelquc.-uns de ceux sur lesquels nous aviuns cril devoir iiLeux computer. 'Ctte lettre etait adressee aux Cti)ySens qui Tnontaient t ce rwre o et. ct ColueC eln es terries: 1c Citoyens , Sdtieienit espagrlot qtie Avous avez pris, uus apparLient dalpr 'S ) Ie llois de la vierre; ima1 la loi de Ptumanit6e, tais Phroniieur .A qu dotit idttr utn republicans, mbrdolniede vous inviter a res- ) specter les persoines et leurs e'fets. 11$ fuyent tous les poiguards ) assassins des Espagils, cliez qui uls avatent cherchi ju asyvle ) ne voyons en eqx que des victiiaies as kbap h leurs l OIILurau , e et prouvons par notre humanity ce que notus entendons par le mot a republican. . A PIexceptid)n de quatre, qui Tiirent renvoyes la nouvalle An- gleterre, tons recurrent des rations et dessecour d touted espece ; tes proprietaires rientti'reut ddlis leurs biens. Ulite ecxpddition tentle sr le post important de Alonthec'rist, paUs espanIN1ol oui se truuvitt une iltil)e garnison et toute 'adininiss- tration espagnoe, manqua par la maladies suite d'un commandant auquel persuoiie ne voulut Se substituer* Les troupes embarqunwes 4 cet ellet desce'ldirent sans ri en entreprendre, et une operation bicle cumbinee hit inaijquee ,par ce contre-tems. Determil iA tei drndre le Bornge, jecrivis t Danty conniiuan dait du Grob-Miorne ) do, se telir pret a allek attaqierle poste la Chapelle; a Vilatte d'attaquer e port .Margo; aToussaint, d't- taquer les Espagnols a la PEtite Rivt re. . Jeme mw.s en march pour condI:h e li ce ] iec can.n de 1 i a vigiteidu lorg edistahte de Pi :i' l.i'e I te,5i lots,.s : ,-n iuatre joulrs nfou avonls '0i traverse CinTI Iieu. d(s e 1 PIri ," poIir auisi tlire ilaccessibles. iNous avolns dfl c0e .sc et Pugeot a amend la second. J'ivas une colonie pour attaiuer le vier ve Bourg, canp tr'-.- fortifie ; deux fois uos troupes ovt etc repotussees peut-etre ptr la fate ,dui chef de batuillon Leror, qui duns le brouillard avauca si fort ses deu pces de canon quTi fut olig de les alaiidounuer sous la volee de- cells de cenncmi, qui heureusement nosa pas sortir de son camp. Aussitdt que I en fus instruit j'envoie le citoyent Suir, adjudant-general avec ordre de prendre Je com- mandemeni de cette colonne. Aussi-tot son arriv e il profit de la nuit pour daiagerj ses canons. 'envoie attaquer le post Legrs tres-fortifid; nos troupes ont ete repotisscus trols ois ; enfti je renvole tn fort detachement commander par le clef de lmtaillon Jmongeot; est a sa bravoure, a soU intclligene que nous avons d4 la prise -de ce poste 1qui nous a coite sixoffick~rs et trente soldats. Apres avoir harcel4 jour et iui t ennemi em aPEmmbarcadere, aprks y avoir fait enter des spinss et Pavoir canoino d a boulets rouges , niaotds.avouls force les espa~nols 1 s .emtbari er pendant la nuit, et a deux heures du matin on t etc ina tre de PEmbarcadere. Vilutte s'est eiupari' la ni'uie Inatiude du Port-MarWgut. Lesuire, apres av..ir perdu beaucoip de monde a force le vieIx Bourrg aZ se reja'e a discretion. 11 a troupe l ans ce pste plus de aoo lornmmes firacais, tons armes, donit qu~tira'te at moion etaient do nos anciens soldats deserteurs et lun officer. Lesuire cedant aux iurinures de la troupe et A la rigueur ds dtcrts coiitre le emniitrds pris ls arms a la main, a f ft siller soixdite per- sonnes. 11 eit mieux tait d'attendre mion arriviee J''lais i 1Enmbarcadi're ; je 'uis instruit de la redditiondu v' ietX Bourg je m'y tr:nsporte ar toute course, j'arive ; mon premierr ri fiut race pour tout Le nmutde. Tout ce qui restuit ptitlt def propnpel ts <4 dt As -anicis gnralti Cu rire-it grace. IC e poTti Lach/lr ele tAldit 'erni' de toitte pr ar r LD tnt qui le somin e de sl rendre. Les habitans oil'rent dte mttre has les armes et de prIter serinet te fidelity 4 la republiquw.. Danty me fait ayertir; n'rccoutanlit qil leur repentir et mon project de rendre. h la patlrie Ides enilans Cgiars je leur ai fait grace el j les ai remnis au noini're des citoyens. T)us les proprietaires ont CtC remis ein poes.iln, tie leurs biens provisoirement jusqu'~ ce que ma conduite ai el aipprouvee. Dans le mnmem teams, Toussaint Louverture march contre les espagnuls s'emnpare de la parolsse de la petite Riviere fait beau- cotup d'espagnols prisoincirs >, prend stur PArtihonite 1I Bac d'ent haut, quatre pieces de canon et des munitions, les camps Compain, Bell~rnger, Lepont de Ester et Ie bourg des Verettes. II n'y e1it pas une journey dans eet heureux mois qui ne fut marque par des victoires* Le 16 fructidor un de nos corsairs ayant pris un bttiment anglais commander par deux francals. Larmuzier et IHardisson, le premier fut reconnu -par plusieurs citoycus qui ayant 6et prison- xlers au MIle aval-nt cte diionces par cc traltre et Ina traits conune gens attacitIs a la republique. Ce crime joint A celi dle son etnigration ,e fit cundamner a mort. Le secontl, au contraire, ayait daus la m3mee occasion rendu service aux prisonniers repu- blicains fut mis en prison jusqu'A la paix. Le crime qu'il avait commiis en connmandaut tun bltmnent anglais ue permit pas de lui fire grace entire. Le gndral annluis Brisbanne ayant essav de seduire & prix d ar- gent le redoutable Toussaint Louverture, et de Pengager A lui livrer les Gonaices en fut recu commie il le mu'ritait. Toussaint mneme aSaut At coeur de se venger de IBrisbanne qu 1ui I avait enleve deux officers par trahison, lm dlolna ul rendez-vous pour cause te e la pro~ofsitio1Ln qul lui faisait; nuis IBrisbanne au lieu de s~'y reudre envoya le traitre Gauthier, nmulatre qCui avait travaill a liver la vile de St*-Mare aux Anglais. Ce Gauthier avualt td none major d'une I gion anglaise, et arriva au rendez- voub avec un p)avilli aunglais. Toussaint le fait prisonnier, Pen- voye au Port-de-Pal ; il y est jugc et condamne ti : iort comme tratire a'yant port les armes centre sa patrie. -' iLe .;rf + renhinnitrb, 0 Tots. )tit, d'apr< .iC m l- 1 r t fin - Ss.-l~lurc, sv emlara? di !uoori diauattL, dit .:. s (, ,'**,. eLt attaluni is posLes eMxtiCfi'I s alec succis lo t,.'lc, v.:i 1,,Ar suivit les fuyards, e'ntra dansla vile. ilalbeurL.sement u0da.i par Pauvidit de~t qiielques p*ilirds M li lj diionrll t e tens ,m iii., tie se rallier et e nJItIS rt'poussIr. Iloii 1'nin S pllus hlui't.M A.2 St. .iichel et 'a St. 1a4,ihaii, que. ATJ'ussaint LI r'oerture atIaqIaj; e1; IIi tili'es d(_s -lUJdigtes t_ l elll u ur et ileU r ',.isttin.ii f dell s plu. ophintres. L.-s EIpa, tl. h aba nldnuruii,.lt to,,t:- Icur, rtilehr,; *t tous ls les ruilttals tui e ruit lirenil a lu, enlti irct accuillis iet Sl 'CU.11uS. Le t6 venrideJmiarc, je lfis. partir les- cvito) eInls StqLuinlltl et Grandlt pour se rdndre en France par la nouveltl Ailte tL .'r ., . etaicnt porters tde ma redditionu e compete au inunisire et cliur- gPss deC solliciter les secours que la triste positlonl- dte arme exi- eailt uiiipereiusenmett. Cecndaint Pordtoiatec Ptrroit tavait riemni eni activity i um parties des balitatons de la moiitagne tdi Port-d~-Paix. Les $eUe - ries Pabiste La{ointr L0 cornC c les cileft'-les i uaent at.ss;r'i les sitdslstalices de Parmii e dl Port-de- Pax et des celvrcous.* Ct< aiilelioratiot senstile daaius ia tat des closc s me permit de 'si.l r a all1'r passer quelque temts au CapO La iMunicipalitt et beatucup de-citovens m'y enygealeti et apputyaciit leur t,-latide de cOn.si- jlratioils tellenenit majeur'es que je ne cruis pa devoid* r tsi:t plus iong-tems. Le ragiiii,:-t sutlh`at de llaletre de Ia itiiicij.alitd, etuit. plus que d.tcLt aiiult pour tmt je ie lie~'ita pas a ie Se dre a ii er. NO, i S1: se piasese ici des chose dout it seralt aussl utile qIe n ccs-. - sitre quel vous uissiez instruit. iNous desireriolns tous vous voirr j ici. Les citoyeins du Cap, qui en general' out en vous ila plu ? Iradtde confianc, Seraiient soulagts, consoles eniour'_s pldr ) vote pilsence. i Avant de terminer ce chapitre 1 et pour prouver l'achanemei t i'vec lequcl on mie calomite lorsque l-on debate qne je :ne voimtl Soir renter ancun francais' dans la tolonie; qu6nlise avc itt 'itheti~ Ia Ittre ci-apres. Elle fut revise au citoyen Louis Gobet qlu a;nres avoir de ieure', A Jcremie sous les. anglais, s e st-.sLsaiuve avec phi- iieiurs francais. ,ls avaient enleve un petit LbtimlentL sur le- pil l' la;;::,;.t i uilt" rte lvr'es: aOu Jtli o1t it: a n iit DouI lbre id(s r ,-u.,l ciu.-. !L Ivitivavictt tait ctH''eol' que bLautcoup daliltres fraul- :.s vunule.it le.s miller, quis latte'lltndlul.t qultn mot .du g0l-. v.t'iwmlr tic an .ctloiie je IL- aultoribdi ift retiourier lave cC ltL leitii'c el'ce ;iut alilS CoCUL. . j:!': i t. (ll e < l tt' t 'it ii fi 't' ii () dt i e 1 l. U ,M Ht 1 e v ,.v t I " 1 0 l '' Il I I l-* la hir- ipu*lique Ill'' fl b iiu l 'i l, Jl deiiltlc llduille vItii-- t au coutraui r 'tr etc faielt cliLhr' la culnuitut:ul, olI les t'ilueiLs <1 Ia la patrie clerchetiL ta aiire eruloi (qujIe e lleths ia uItiL touib (tal' qui i reL'ti'mt, poir empcchler tuyi dilucul de se liver ai is tl'Vtts. A TriailuilliseL-vous ; tranquillisez ttuls ceux qui tculent rulltrT. Sdiaus l s bras de la rif' tre patrie; jquili viiieLneutL tlinoigtlutr leul n ieretr.S; it vous jire jainusi q(lid etl 9 qu'il ue leur serd fait uiillC ) nial, elt ui&ls Sbi oit biel recus, sur-tout s'is aniteuuit qi elqies a plris'e auliudses ou eslpa11noCes. UOitcs-leir t tous qu'is se venulvii r le leitcur oin lk avaiLt ptloic os. iols leur ilouteiriz crtll, SlettLe ; clle letlr serlirt ide garaiit die tout ce que aivatice et ji t lie proimets ril'i tque ce ti je r sui stitr d tenlir. test i ou. Siolr lks d.iiaclices que voui anvc'e a tlire pour augmenter "l itio rel t des etiiaus de la patrice. . Ce Louis Gobet a retournmt Jlir6mie avec son petit Lturime;nt. Ce vovaage ne ful pas sas stccis. 11 a teamed soluante jeutus ges, itisq'ei touls tlartii que j'ai a:oploytd u airlier des corsairel,. Coline l 11 fatit bie que les f accusations de ni's etiiiein i soiti ni f~ittdc s au n1o111 r ucti lue prIlexi e c, ]. ol'iiiluel l, &t ci- daueS a'idoque de ma gstion, de t'tcapituler les -actiit dl svirite que Foit a 0 t reduit exercer. Belle-Isle a et~ puni de mort au molient Oii, die sol A& eu l il allait livrer Bombarde aux anglais. Jusqu'i ce quton soit parveinu a fire regarder la triahison come ine bhonne action ii faut s' dre 4 voir punir de teams en terns les traitres ris en flagrant diii tr- usiier, pri_ sur uni corsaire anglais qu'll conuhandait, a lete unil de Inort, JLdoi t ait claire, el t iI aut ou la revoquer ou 1I $-Iuvre. Soixante dmigr&s pris les arnes a la mair ait Borgne, sout fu- sillks par Fordre diu coimmandaXnt de la colinne victorieuse. -uoique trles-co ,90.'ille al\ li- s. ()n le ltlt d;it' |is Wl ..lii ; _i !:i r ,pr'. v- clber q cI-ii Ax .qui. t faith faire ,) et a ih:s T.ori, iv..) auk i v a, cccIuirai.s pour I emnpcler, et q ui l .su;iv I. i' de!;o c]u!. Gauthter hlonle.d couleIur, iis l am 'rl iv livr, Sl't-aIr. tix atnilts, tairt xliajor dunS tile leioi a port. ha wures ,jol:. ia patrc, et venait r!'Tlorer le pasillon anlnis. auCx leGo3iivesM, (Qi oSera, qui p':urra lo dt fendcire Si Fon l ou~u l douter de mtes~ disi- Sitions coiistante- e&l.pai'rler 1itioe 'I'S Ct u ilu' s it suifir;it i. -. "'rap'ocher de ces execuliols Ql Oit ete lta suite dt's cOli.Osis lit- litaires, les chiconstancesollc n p-i a. r i ui-I tnle, ct~nlii '.Al a rarrivde do 176 Irancais pris sur nu valsseau c.s)panol ; c'-miLIe auL poses du 'vicuxj Boutg, de e Ia C pille de ;i'b ar'adViie ,it' utn grand nombrlte gi g~On coupaIles non seuleiilcit oit tce stlu if , wmis mInrme soilt renttds' (dain leurs Ne ns,:. Avant Itqui jILi ssi con-t naissance des calonWies replandues coitre rnloi, tell itait la colscicce .ue j'avais de ma colludite que J'ai souvent eld la crallitc d'61r" accuse dituiI indulgence que la loi mi ltiterdisait; mais je trAMlvaiS Luns mon cueur tt les services que je crois favor reiidus k la palrie , Ui t' muioina-e sup.ericur t la res )onsubilitO que j'avuis eilcourui e Coiieni je devais etre d4trompe ..... C H API, T It E IV. ES "T le 6 birumanae ic le je parties du Port-de-Palx pour me rendre an ;Cap. Petais acconlmpant de l ordonniteur Perroud d conmlandaut de la province Pgeot et du payetuir I~uiri l Ri e- /o,,ut', uust v listtanes ensemble les postes du Borgw dia Port-f AIargQt du crt p Bertin ; et dolin~tnies chiicuii dlunl niot'r parties tJes ordrecs tque nous ]iueames lig c lcessai res La mnincipalite dui Cap oi je nit ri'ilais et le chIyel .7- latte comnandant, biivieUtr d.ims diffiCetliites occIsiolns, por1te .Utl centre iautr'e de.s plaintes que dles afii'evs piAus plres.diltesi inl avalent empLche d'apprrooiidir i nccrtiiu .de, etre les torts javais ig^li i e mAc i pi antlr ,i.' < s gricit,.que j iupposals reciproques et faclles a c'cilicr, J'airrhll doiue Ilj;iAu-e 1^ 18 !i; -t| tt:; ht+If th: (t'.Ji I~ ,ai allS. Paais 83dall lioll Ccormlp ili l i ;ia a 4t Ni, .. et ,ut (ii.r t stl?.stijt li justice tue \ Vilatt et son ar- inc'. It auitt iaianeiicit d,. idti la' pt )tic d Pest centre los Es- .jelJ; .; je is tuA i' re' I Ibe' Ie s.s1 dfiaut dte suordina- ti*o rPr. 1 ak que sn irntisinc rtiagrali a fire I cut cat 'id dit's irx*ihx s sacs et it lies. I No-s a.rrruni 1A au C-8 p. 1 ilatte ctant venu au-devant de ar,+jiS e i laI piace l'ar;l(e.s o ije piasiat eti r'vuu les troupes de lime et Ui e irde idtioiale qti tuL't sous ls UM .drnnes, je 'enus U' t me louer iii'cr',t. Leur teClL- Tftlsait lihotcur a Vtlatte, t Levelle4d et a Guillemont, coluuuniii uut de luar'tillcrie. Le colonel PYie'rre .Ji- vhe/ul de% si n .c_-te, adit bi nliric it I p s ,en laisant coi striire par. la troupe ni foPrt intthresuit duis le Aflorne; lequel fort pro thC e bou'L.du IIut diu Ctp. Noul tvi'(,s appri'b Ie ii J Toow saint Loi'erture avalt Cia;l1 en IpIk'I: 1cl3 EspaYiis iA HuA ch*e ; leur avait fiht Lemuonou|p dCe pri soles s'elta eApart i u Lotii -dl u dirt t et y i' uit ILni Nos piIrlf'ut s du (ic p J, e x p- 'nous ren&de la tir.':e- ilb et viiltur Ies pustcs de te lrae r love Iiiule Arri -s t la lIar mile- d-, nous joules dui sp'ctaiclf le pilus dl.icitux. Tn.s s eish libi- tanas et isr-tout les bluias hliics et fernins lie Se lassaklt Ij i: e r -lilirE t llil.Iiniit, dillK vertis ttslul Imrnin ic iqt cmptait tous its instlc ti sot '.i.stcl 'pai les VlenfiltC tqurItl repandait smir tot cc qui .P'iilruit.ll ; par les .sft'ttv Ice dte' tout guire qu'il r,1inlait tolls snis stjiietinii td'opiidtouis ri de coilei's ; et, qui, dalls toutes les occaslolls faisait obserer pour le droit de "prit', eIV rck siclt sats lequrl il nxiite ti olrdire ni su- Alpribs avoir donnt les oirt., rn moi pour les oljets nilitaires , t1t Perrow l pour la clti,,re et Ie rI-tablissemntint d-es :iabitations , iots Anis visier les ntificati di Stlant Mlihet. Je fis cr user ile iO'Iv'Frilu fos's ,levevr de-s para.t',iJ et i'ueltues autres clilua ( -J J Iemens jqle e j : eag ti e, 1e. A S .:;i-l ..L J. I j .Irn.:r', 1-.- fr Iricatio 4; paIfs rce qU' fr doa:if d' tu is IC, .;O , 4A W 1('t* 1 f I? I1 b a1 1 ii iii .1 I I J" IIs tran.i-,'* t'.- uau l-. toi::' t:.- I s t< 1-' s i 1-. r peupk-r ce e, rg qui, ,k tit ,te enti icn cr t br t l. J ir re is 11noi-l1Iicune le lentdelain et e l :e nLOIv .llt*e occasion le ll lo.1d' Plieiheiii-e de Tdu. i,/n-t i.ll riur' pt' ir l.-_! .Idi p silol i%.sf .pIes la dtr i pe t s iro'. -s etI e v liti .ui t l qt: 1.: ' o 'iK-it l's le f I ivili te- Cll I I.1' I Dii'W E (. / tr.\- y t aiI's de Ila liacber .it sail, ta op atlnt dill "1 : Je i'ltral Ie 17 au Cap; nma.S a .satisiction qu.e j'avas outtee duiis mon o V:ge in taut.ia pj' i re trui:bl6., ,Je reeus le i, une pttii atutr pouTr 0bJet .e fltre "ter" CI et de Oua r a 11 'fld Comll lullll I lit-l e Il 1Jr% .ice J t/L,*td. it dc ', ibliii ettn., ll l. _ du uord. Pegut .ti, t I#n baic et uit uncicu lropri'lita're; es idell< tires qui ne Ifne Peis-i at ps fat cUltistr il eat bleucoiip melti, d c]llk'. u lie dlv liu,-int it1 nToin pls tire cites .coltre litu je ni cus lp.s .5le\.r d i petr a lIa te.ditutce que P .n vouilait dtonnt iaux -,lsprts v,:rl' PIpt'l*!'Il. iI'rds 1]lintCS de t'IteL's ls.piAces eti je ti, C- It' I S '. -&- rl' otLi i li'e 1 l~ t(ilciL 'tdes i.stIces.' qui n i n'til fLdtet.s. AA de noirs, piar ordre de .Tiatte. Ces ioimii 1eiiiaian'l'nt tre juges par tin consell d(i glierre,. 1 Tl tait p.s ps.bie de etlll 'it e l 1t ii' Cul'. ', 11' ]o-4 'l io 'soiS JSO.e .i.domiai i cunijmii~ dit de la pro il c. Pordr ee itdes r les dui'< Iciis ca.iiips ',i bvitucoitp ditstres iiiii4las etaii det ienie a la ciiine, SlUS iitrI'a$ nloifsiif ,-1e ct-tU pourA le6quels les uiltres vcieuuit d~uLre: acictt, I, et de es ieittire en liberty. Cet oride iut daLr.d at--te pjr B eau corps I, ani de fi;latte et coiiutiandint dAe la p,;,ritI (~1e Pi 'eSt qui !',f.us',. de ri'*coliitiilr<. Paugft 'i alJie p)O tttiir q de to ioi or1tiiU p~r' -rit. Av ertl de cet incident par tl/de /u:-in iie je .,- Inlgealdi Plaumcur que mne doiundit une cdiabale avidciJientl dli ', centre Pageot; et declarai qupon ai ute verrait jitsis tiiltlir dinl les. closes qui iterisbtei'aet lPordre t ] se1rv.,,. J',rrivi. 1 . .eaft(PI ).I.- de -.ii1r inf redndre compl de de sa tiidie. Ma .ite fit lt t que )jea deNtiu Uttil A. etcI~ '.r',s tlr ivi. c S'u1.- A'~ Cavay )ltllIc' 3 ~lu~~.!pl~' :i'c'l e:CI:Cc t, I .1, ,( Pittiii ~ln U i tr]d son, ,:,f itiu*. ti.s nl.iP, l t'i.. .I.ii.i j 'tll ll I. 1d i.tiS 5 ?i 1 li J l l l.3- r 1t 4Jt* -0 4c i Ii 4 l I 111 A It a I J a"11 IMl C'ifcl IIIi4.1 i dl jdtIildi. S Io I1 imJl loi < .115 li.i 1..ilm l SJil .1dde1 d'ui1 tib;!h'il. .L a inI1icipalite me repoiid:t .' dI.r la <-, iimi 4o',n i lie m pi lle tie p,',o I cO ''r, nc!l)1 le )I qI, tui.s'Wit 'i .tll 4 itin 1 .Ai t llel lait wirhe dihlvrer lest 01 o.. ..,. Ce jiii flit 4'\ ckil.< L 1 col ai -li m 't Ie .o brlllisu.ll' 11 o.n ils.s11il IL CoilluiflIfC tOi l r? tt" 'l "-i l t i, .. I Parlicc, ii i t', iir. ]a coin n}e, mt P NItCe ,,oici-.is 1,liiu c iUX ..s J s,'lal it ilt 4it i e I s aln, et1 l j1 ppris .ullt ntr ivAi u.:r inlt'hemelnt trailjt' de Poltjet tide c'fi voC4 ; tl, nniiis bUie1 h1" la 110- rul1ii1to, de dputtes au corps lg-e ;;iit. .et operatii 'talt Oas -l. it, % l t.mhi fift I pro.o4( c au ile,.id I iii Jl\ ivole almli- tl;t Ilitli'r It ofIlcipis lriillCipiu it % '11ier s e coiEsUlter dIvec niti tllr It's 1 y*:l_,Y lis d i _ljilclier cette secolute assnlile,:. den 11lIlo 1l _l D)tch'ls:tenill 111unne1 .suspect A d(nutres igails nle r poldit qu, PFni u'W ait pas le druit d&'empicher le C people dc s'asseiiibler, et 1u.', si je le fiVlS als, ily aurait heaucolip de sang de repandu. Je r'-pou- il.s 411 Silbt'Uiltie ( tit je savais fort L)en Ir uj e n1 ailrais p'it 1i c,;ql ainent e Ill%' t_ 'd C i- 'oit d'cmp*cicer tine assen1le dlu pcple, pleaminent c-niquK-- ut aux t'pO1iiS fixes lar la lo0; mias q]e ckta'iCp de La pol'ic _ flh'. de l. a collnil, e slidirl, eiriny.li? r toiut r.ciniot i l iI t ;,' i s. s ie 1 'erayient point, et, iue puiii.su i kt. Si i V-'ai initruit du lmatl qui devait arriver, je le charg~ais de le prth enir ~ et le rendais reslpoulsaLle des nildiehurs qluiI n1aurait pas eple-- 4cIIes. La tiulicipalite m'ayant de son c6te represented que Ie pen- pie pourrail eul prendre a elle des obitacles quiuon apporterait A lis etildIe, je r <-jpolidis que pour, viter cette responsabilite je Ailspolhlus ses. fontitlos jiuqu'au an retour dui cadlle. Je fis enisuite uVie procliamtation qui defcidaiti d'assembler la commune sans nlon .,die, T'"lYk flt i cri,.d1itle api Je pris suir moi de tenir nli cette (.'st onl. li e eMva 1itlt-et'r pais apl vcY par ceix (qIi 'oI- A 1:1'ls 4't1r i i ill Coi.ll-ti:toUl O ,! i" ) hM \.rfllt Voir aqppl qurT plar-t.0lut !?i 'i -s d' lic,. a.isi ifnxul ls oitssent; ltiilis j'observe qu'il y a foil loin iun dit coiustitti A celui oil nous etimis alors, que les prinl.ipS e.s htis inlontestiibJes sont encore *l.atils, quti une comI- tittiot)n nfite ai!lst lionimLe oquw! par rapport a la reunion de touite? cs p~ri'ties, t 411Ue a nihilieure d(s loisconstitwtioliles wrait peut- tre 4lesa\vaintI-i. use deltachi de PenTsemble et appliquec a tin ehat qilKlueo iultiC qp'e cetui p lou'r lecJ 'lt ciienible a eet Ithit. J-- tas' entour i dcnneinl de tri:i i -tinrt: ?e ii. n, r .-. r* le dc li.llit t .l iltc It:, i t-l.lle I i !': iiid .: l1 i i<', taut lieC 111 i t il rcLitiidrLltl ; il I. l ZS t t.i l c i toi' I i-- pti i r;p 4i d s h:u-ui'x < .ji'td w de. Id 11Lc- 4j l1 1 11) t; &i a. le iI i1! :. . Ult. In l i dt .i<.:'.c L .uciii r tlr; i III l *t !ili. l t l- **cl rT a lecur's qtuc iiall 11101 in i Ze.e et dials 11i Ili.iiierv d 0it' is.iiS iws IS-- t.s la ri e ia COC li, tlIca, .1, i .iilli0 discul sic si iir Li Il-l s ~ flairs Iniuiit pris i ten is q(ie drel .tLtit (ICS n(iliers dPtilnv. ; ii mli dulic sulii dlC VOIr ,icl- lPdsSci,_lc: de I1 COIl1tilli Ahi it i lli-: iit;mliie (,I poulvi-t trvLr crcii qielice ue 0 I lltdo et toblec AI-a convocation llessitIenl toints ies lis 4iii notlI tticit parve ilnues je crus drcvoiI la daifeid, re, Le 22, plutsies ofii irs noi' nuncIipan1x pirote.,~1'tLCiit Potim' la rsi guattire pur laqiulle ils a-ailett autorise Piusseiu'bd. Le L4, le itulmti e s trollvait rltabli, j'infvitui la nluiicipalite a ri'p'iidr s fonctious; Mlais uln autre sujet de discord, plus sei'tiLux qii Plaitrte, ,ievait encore me fire courir quelius diii-kerl.. Depis isincedie lt q, Cap le, miaisons lai`cnt Lial*itees, qplxT- (tlles uiles par des ioirle uiici'1~ libres et lI pt s grtili riililll 1'ar les inllitres. Les origs pour itri lou's Ctaicnit co0ir Ihts11 dti solis-louer des muniltres et de pa;iers ,avalice leuir lyer. Ceu"i-c ilOt ljaiais; rendu de conipte a persoell ; on cltcrclilit 0iciin e . fT re regarder coinme ue chose colnventu, que le$s miisots ap- parte ieunt e& ceiiu qu eiln 8ei ehtieImparet t jte les proprie taies av'ilent eu tort dte ls abandonliri. Je crus qun'il x tlit tSnu de detrmtir ce.s extravaaliles pitteltioiis. Je fis tll rIt di - ,i ,-1 ' ,, t a V '0 '*1 \ '"+ 7 i / it pri's leilel Ics mlti.soulls aipart,'1ialtis a dlee Cito\-C,: oiil cnion l'( serdieit loics pour ft'u coliUnte, et daln lie ca d.i 'nlt'atioi i po le conpit de lte l rpubliqne, Lordoni e Peroid recut ordre l lfthfir fi'.re le riekvii e tois te les 1lll lsos i t de- l c aflriicr pour n an. Cette operation etat u leie con'tictliceel i:Ue le trouble se raniltiestLi do liouveau. Des of icier.s niuntii"ipucli li rle i.t pas de declarer hautement qu'ils garderaient leurs i misoinj et ni payeraient point. Lfe 29, j.e suis instruit que les flacieux se dlsposiit a eclater, Vtllatte me dunonce, come ui des plus chuiittds!; instiateulis, le noilindfl '3 Depausir el co!iveltiaiit tio ses torts avoua qulilavait ete mis el avaut par Prrcet, hloilllie d* couleur'. A nctef hIures 1cs jeuiies t:eo de la ville ru1uissent A la mulniu. alit t ,so ( 48 ) -i-' tIteui cS r.. p r~os les plus &o.n ;ihlu. Un affiUr i"miiip"4 ettlr* Cs e,' 1.lI*i et lu; t i t-L r "- i s:. : Telltt j Pri'o i.__s .aiL~u:, .. ,l i ll i'' l Jc i.'cp ' i < p l' i i d' ,i \ Sh l Ij. ll it l i 0W .' J I'' -J .I ,Ll' I1 il. iJ li ,t 1. r eiliiC ieC. l Citoy uiS, leticr tis-j,, ]e v 'ois ldF.clar, .i1- Si IL'.o s iac- Sl ii: iitt e st c.reiit d. i tI s IS i li ll Ji' dtl ai, je vt [da;rte pu lc et % 1 l l ret dI tll n h- p i i *l.- '1 .. b If u c ) jA Jo nliirttiia j P','it '* teils~ a lpr les cis s .i.Itiix s, fant L ,i 'e a la .'' l 14 la iiiiiicpl:atc. n *raid. iiie ;[ liu:s iens stet t j cr0ifot:. wir / tie:s; d'autres v 1utrtiiu't. st cmppr I ci pde f lnp ti M vis-d-v is e vtmiuernemenlit. et cr a leit: tuins, iI .wor;l . Ce U"taitL p; c r momenett die nI'sti'tcr de ia faiIl',ssc,; 1e jla.Lis iau ba:lconi acco Up'i des ofliciers dif nmi. dt-nrliaor, avec .-'.ve llW et qu:Lq'lL.es atrCe oflicicrs. noirs. v iAklntez, diJ<-j, antx iactiiXiX v ta;ll cte (ie sabre s( rid -eltre mles, iiaus je SLisalii lilt dtelC'iidri' I c-,_iirllrI' lS t ites ct li:i urs cunilos )M. tL lioiu pUilCli dju _l;JtIid dh' il~lu It LdMrdit i.s a ,.* d-i._.. er, Je n tovai ai atti l ,t co*I- iinln tlr P OCcllU er pulditnt 41112,tie0 s lllul'i et 1e nt!cdos lltl le ti'i.s p)olr a1 lire i la colmrune; ellCe fit 'i trts-lou eliet et at- 4tI' lelres dul stir toul tait trantquillo dai la ville. CJonvuicau rt vic p'oj et de ,l cation des maisoins avait seul occasionnt e trouble et SK L.ll nmoyTen de ne point avdlr li ultorte -tait de pr.st.r amlis ce p oj-tolt la ljusticeptuiti dJ'illeurs mauifes ll te I pl ot iulier idLits toites lesls rues Iec rtc lcuenlt que j'ava s fait cet -di rd. 11 crime est r'tlt sIl caisse cr' vte, et on lv_ menac de i\ssorurnier s'3 colltinu:le.` SUi- Ies plaiite4 de ce cr'iu, je uti dinlai ul e ard et le 'Ienilt rut publiL. Les Itetiix ne1 s, tLii,.ilt. pas la; its c.sa 'r'cnt de suolever difrel-is cauips, et tad'.ss~rttll t ci~.ez lavi"nlr et; PC~ i'tf tl1'i'._ iisoiit ctIiu -ci en1- votrl'.'elt ',:sbili.,'r Tol.sl;ctintl Lau'i'irt ; iais amusai fidhBle que brav, ,ilir -l, t Jienlt rtien ICter u iis Flordre. 1c 4 r. je re.Ws une llre sian (n4 Lqe S et.f .lr s, 'a ain attelidu ila rc t;Oi c;i'', retard esit c qise que ladl ce puiliire ai aOUlji'u, I11hnpatkUill d ., AOla!;,,llia~letu |,ipeti ol1olii 1it se 01l 11i . latltmenent; tin p119 lone Silence Iouiirrdi aAl(nr IIt%'? C'011i" Squel nous vo driol.s tviter, lAiNusi te p'iiuns d a .uldi'r bictu doti- Sner unc repoiseU Ie plut t qu'iA te sera pos-lS c) Cettte pettion me denmntduit les motif de la susii ensio de la mTunlciplalited Ces umotifs etaicilt conullis lnliilqutle je les auis. rap-- pelts dans la lettre ott f1in itis la 1muniiit.i ;t, t rt prendrelt stes fouc- tions, att-udlu le retour du citluie. J"'eu ovaicLp unluitcltdichrc1er Atllers Squii je ,voulus representer PFiconveittieulL c de sni conduit ; rnals it me couvrit de taut d' ijures et d'iivectives, que j le tfisa uirter et conduire a a aiLisou d'arrtet. Les jetulis gctls s-asseiiiblerelU en- core mialtraitrcent la garde et enleverent Jllers. Ce dont le "er-. gent dressa proces-verbal. En ce moment arrivaient chez moi quatre officers noirs envoys par Toussaint Louverturet, pour connaltre les troubles du Cap. Is m'apportaient des letters pour moi et une pour les citoyens de la ville. Je les cite A la suite de cet tcrit paree qu'clles deposeut des principles de T'oussaint Lourvrture. Les officers iurent indi- gnes de I'insolence d .llers et me priereut de computer toujourv 4ur leur chef.t Des le miatifi"du 6, j'apprends qu'on crie dants les rues que s clhoes iraieit lbien, esil y avait deu x'tttes de nmomns. D~une auttre part on m'instruit que les envoys de Toussaint avaicnt reusas i ouvrir les yeux aux noirs st i" les excess auxquels on les portrait. .l ,yers les dix heures, Vilatte a la tete d'un grand nombre d'offi- tiers, vint me protester du repenir sincere des jeunes gens. us me demanderent d'oublier les torts graves qu'ils avaient eus. Jexigeai qu'avant toute explication, eAlters e't es autes signataires de la lettre fussent traduits en prison., cequi fut executed. Je fis ensuite une second proclamation (A oles a finh) qui acheva de retablir le cal e. , Mon project -tait de partir le 6, pour visiter Ie cordon dle PEst ou ei'tals attend. Vilatte, a la tte les officers et de la munici- palitd, vint me demanider Ia liberty des rinr citoyens qui 8'eaiCnt rendus & la geole. Les desordres quils avaient commis merltaient certairiement une punition plus sevnrei rmais Pintaret quo leur portaient .,tant d'iommes qu'il fallait manager ,le sacrifice qu'ils avaient fait de leur penchant a Pinsublrdiuatiun e04 remctttaut let G ( ,,., ; ,ittit ; ISt i ti is 0 i' i to uiL'i i. 1' pJ aiioir fdire ce qu'ifs de- -..itr ii , Sd61s luif i.t c O,)ita uii pus i tro~radu ie i l oriti dulut .1. ,m. r o t 0 vJ ;ttib l' cIlUi. Les ;;Jas et l r 'mn greis avant profit'. c la mialadl de Tous- .?0f6t Ip'tIr ataiiuier it o Y / cc s tt (hat. I Crlhs vt.petite J1ivibrei , r i-,, iit pas ltIul'..t l's 'iiva..ion des Feretes et dc phl- iiUPrs cinipS "IU,, u i1.:,ii .it S ni ,.it _'. *, Ii part a~fcC u11:e 10111- Iireuse c d alTric, r.preiid s(. ftrcctts uct repousse les An- 0' dl. lt' Tt.' i Clllitt'1 $ des ni lIdtrS ts r* nhis du' Ciap fuall 'lt alt'ierniicc au Ullillbre l .l t14< our la l oiiClle le 1 20)91) IS Nous crumines que pour la prlenivnilre ale c'etajt avo;r assez gtagnl utie d'avoir fait reconhilaitre e prinicipe du droit de propriht6. Alors, Sorldonnateur s'occupa d'aclleter des nlulets pour les habitations , de faire faire les reIparationis urgentes d'eltubiir uiIordre de compta- Bilitc, ide r glOr le coilptes des Amricains et dtablir des gcrans dails aes iitS iaAtioiis. Avant totre arrive, plusieurs officiers de Vilatte ctalilit etucoure lranlls d'habitations. Ces deux foictions me me paraissalt pas cuipatibles je leur sitlliiui d'opter daus -ls vingt-quatre lieur.c. Je dunnai ensuite les ordres nccessaires pour la, tenue de PlioypIce det la Provyidence, doiit je conhiai le ser' Ice aux flemmes bliclinch qUt se truUvinaSit salis resource, et je p'r des inesules poulr a sui'er' cette liaison U11C Certaine quantlte de vircs par decade. Cependant ii Ltiilt hnporltat lde rcduire avant iron ddpait les rIvoltts dte lagrande iiv~irre, Differens troubles prcts se manlfes- te'ldals d'autrcs paroisses et doit etlaij purfailemIent im truitl i- eest.itlieut tcl Itdeimobstti'olls i1roplre~s ein ollll er aux cnfletlit s ii- ttiienrs. Je combiili a% ec TouSSint les mIovels de repression : j )trtdoillai aux dilTre lc s chief de luir tuni les troubles dori il pourrait avoir Leshi et le laisa le maitre du jor de Pattaque. , Les mulAtres du Limnbe'refisaient pour commandant le citoy4ei Bartheledmi, noir.; ils vouliient Blondeau, home de couleur,, et nimti% aienit sur cc vain ,prclexte cls troubles qu'ils preparaient. Un citoyeln nommr Tiphainee, Ie Pil e de a Tortue convalncu \clt'ctretl1i' dcLs correspondence ivec le MIle., 'nvait force Ae IV C (51) fir arretLr. larrSt".,allon d'un l tait l' a touj:is .Cird' s s coi- p1licts e t diplu a cVIi qli s'us plItdaer le cria se dip)s~lit C eu partae'r lus elnefices. Let atlls de 1 'ipht. exc'ltieit illius des toues t a lToftue. Ii y e n ailt ea c,_e mu Bgu w;u no11011e Lutubin en eladt hinstILate.ur. flend u Lit Port-de-paix sept li use, eat ovfltU Bure Iominme de plus, et placal un poste avani dan.s e vieuL. uoti-' distant d'u liteu et dne lide l P1Emibarcadlre. J'ordomlail Suituie 4 Pageot d e sc irecJre iu la i trtue et d'y rti],lr Pordre lqui vY- naut dtre trouIle.. lfii n Ic 30 i Ise je fus instruit K' hera- lier, hoinimn de ouluur, coniinadaiit t 'erre-neuv devait ou- rir cliez lui uuie rtuidon de cies de pairoisses. Le i' ojet 'avlt cte fuorm d'tablclr UreL nouvelle asseminblte colonial. JPen iecrtis: Toussaint, quime nar'que d'dtre tranqutill sur la formation de cette asscmblJ6e; nuzis qitl eo avait en effet etS question etqwi't e lcoup vnaitt due Cap. 3adrcssal sur le champ ; tovs les chefs 1d p arisse u.ne circulaure pour letir dI'euidre e hitter leur poste sais ma permission. Cette iucsure a tout coluprim .e Depuis ong-temrs les corsaires se plaignaient des -veatibins -des juges de P amirautd. Nous times, Pordonnateur et imoi, un rtgei- mllnut pour taxerleurs iFrais. Ces lessieurs dluine autre part ayuilt declare de hbomne praise un-.bLtiment amnerca in arrcte minal-a-pro- pos paYr uiu de.- os petits corsares, et ne pouvant asseoir leur Jit- itneunt Sur des princips, voulurent mnettre les port en dtat id siege; ie nm'y opposal eilleur observant que ce srrait nous con- damner .tune, famine certain en mpiechanit les ameriicains d t- trer dans aos ports., : Le 9 pluviose les anglais descendent du MAle, et vienncnt atta- quer la plate forme. Notre poste est forc6 lFenneni emipare des canons et les jette dans la nier, Inetruit de ccs evteneies, }'en- 'ole e le endermain it Delair, Pordre de porter du secours s'u Luni- larde et de reprendre la plate forme, ce qui fut exutictet lpvnec- tuellement. Les labitans de Bombarde en cette occasion rent prteuve d'une fidelity et d'un courage a toute cpreuve.i ds se d'efudirenu sans troupes de ligCe, tirerent les canons de la Iner hlrent oe-t -Ifrnes de nouveaux eflorts et remnoltetrellt les pieces. Le x1 Toussaint ft arrlter Blanc Casenare homm e de cot- leur, accups d'avoir dit ubliquement qu'il tournerait ses arueu ( ) retire la rep:liique davoir assassin quarante noirs dans ditffrens ucc'.s de colKre. Sa niort qui arrival quelque tens apres iquit eut tit iilis en prison nous dclivra d'un notistre, et de la ndcessite oiu 1Von se serait t-ouv de dle punir ,Le 18, Toussaint remporta diflfrei-s avantages sur les anglais riui rtain aux royalistes, etaicut venus atta quer plusieurs de ses posters. Dais une de ces attaques, le general anglais Brisbanne perdit 14 vie. Quelques jours apries de nouveaux troubles s'etant lte~es dans Iu muntagile du Pollt-de-lai et mn tomme EtiCnneL, Ien che4 Jd rivoltes ayai i it arreter, de soi autonrit prive 11. iie1r cilt ) ens .ii lu d'plaiisaitent j'e!ls besoin de la plus grande ferinete pour en imposer aux nombreux partisans de cc rebelle, sur-tuut prets que je ensse fa;t arretc r; mais la menace de dissiper aves le canon tuut ce qui ne rentrerait pas dans Pordre produisit Pefiet ordinaire, de tout appalser, sans etre oblig6 den 'venir a de mallieu- re'uses extrdmites. Je fis prevenir les partisans d'Etienne, que sa fate scrait punie tie Mz qiie jours de prison; imais que la momdre apparence dte dtsur(ce Py retiendrait quinze jours de plus. Cethomnie ;avat l te It1is eii avant par des personnles a qui deplaisait fort la trail- uildlite dont juuissoit le Port-de-Pais. La ville du Cap manitestait depuis long-tems sur les autres conr- mnieses des pretentilons de superlorite que la loi n'accordait a aucune, et voulait etre regardde par les autres comnme commune principal. Elle fit siginifier cell de la Marmelade, qu'elle nela reconnaitrait puis, tnt quteIle aurait pour mair le nomme Cappe qui, disait- elle, avait cte ez P'eniner. Si ce faait vtait vrai les republtcaius a aietlt reason de le v.oir de niauvais (eil; mais aucune commune lav.ant hesoin t'tre reconnue par ine autre por fire pirtie imtegrante tdelsat, lanienace ide cell du Cap etait ridicule et coitruire aux prih- tcilpes. Dans le mime moment Vilatte m'crivanit au sujet de plu- sieurs citovens rentres au Cap, se plaignait de mor indulgeiice uil disalt contraire a cla constitution ; totes ces tracasseries ne m'oit janais paru devoir detourner mon attention des grands objets fraits p~our occiuper. 11 en etait de ma pr,',tendue indulgence d.'aors. conunr il eu est ajourdhlui dei ma soi-disant f6rocit .t La viente estr, qpjiavant a miivre une u ,ane droite et Ir.t1-ee par les p)l'rI;u's je ine pI.Nuiajs Icco'rdtler a ucun part tout ce qu'il 1esirait et it et:it inatur'El q|ie lUs rovd)istes rite inouniiilssclnt butveur de sang, et les exa e-es d1tnSi im aiutre s6Cns i liu)iime trop doux. Mais ce quily a de tres- ( 53 ) digne d'obserPation, c'est que souvent ce sowt les inm-mcs lInntre quti ml'ot faith cos dIIei reproches si opposes Ia 1 Vrite, i dI(es kp.'q1tc diffTrenites, Pendant que certaines gens soccjupatentt a me tracassur Tots- saint Louverture piremit alx e(.nleiis tools le stes pl'ils avauent etablis le lon tie I'-Jrtibonite l posters suri Ies h]ulceuirs au Port-de-1Palx oui ii est culid.ln11 Le a niot Iur ln Colnseil t.e guerre. 11 se iomnmar t Chtadirac; des soldats di 48. r1I ili1ut , qui avaient etc arrletls A Saitnt-.larc lou.v d'c ,l tralisol 1Fact- serenit davoir porter Funiforme anglais et la croix de Saiit-Louid, et dJavoir faith tirer le canon contre les Francais, lorsque Saiint- Mare fut livr,. 11 a tout avouc et est inort en crant : Ftv9 le rol ! Pliusiei-rs autres labitans de Saint-Zlarc me sont envo)-s, par Fonspertuis, consul de Charlcs-T'iowin; is etaient tous fiomme de couleur. Apres les avoir ilterroges, je les laissal les niaitres de clioisir le lieu de letr domicile ; 'niais je fis drrlte'r Villeneuv e, accuse d'etre Pauteur des troubles et du project d'arrestation de Sonutonax*, en novembre 1793. * Le s2, les Espagnols et les noirs ,rivoltes attaquent le cordon dui Dondoni et nous font tprouver une perte assez considerable, fruit des nla1,ueuvres inrnmes que des emissaires de l'ennemi pr,- tiquaient au.m ilieu des troupes. L'insurrection se maniireste dals le camp commander par .31oyse; une. partic passe & Pe ntem Toussaiir sy- transplorte dc couN re les cliefi du comrplot et fs fait finsiller. Cette execution r.tineua le cuhnie. Nos provisions en poudre ttaitent presque ipulises, lW]s'nt iul capitaine aimnricain, expedite pour la Guadeloupe avec 4' o4 liv. de poudre et faisant cau de tote part, fut force d'eitrer aul Port- de-Paix. 1Notis priuites sa, oudri sur un recerpibss 4:ui tld flut dt.- livre. Un h btlinetit que javais adti-sse n iu milistre Fuchrt et qui reveuait avec de la poudre ', ellait d'etre pil s air es Anilai deux urs apres sa sortlede Ph,/atdelphie. Nous fumes indip;t-s des prix xoirbitans auxqude's fut iortee la poudre~ mais i tty ("_LI ) vaitt pas u balancer, et nous en ami us pllu. l esoilu eitcore. que de n ois avious sourent fitt Id-s ecli aes de prisonniers avre les Auglais et les Ehlp lI'ils ; ett je n11ets pas p1ltt1ut re,'eu le dcclret diu iG pltviuse quc Je je leeur fis pia)$ -i tiln qu Ils coultlseLt qtil n ava it plus dtlsclavcs partni i-.us; Ct 4que Ctait contre le droit de2s geJns qu'lls venrdalelt les ioirs u.tt ls avialnllt pris. Je pro- testai de la nmaiemr lai plus furle c, ontre ce tralii lIoininiahle. La corvette Ia ilMusette o dx\pd e de B3ret, entra au Cap kl 28 avec debu. prises, don't Pune anliais,. et Pautre espagt ole. Le rnm:'i lolur le capitainc de la li Muscl Desat.aieaux arrive au Port-de- Paix. La municipality m'avait exp ddiit sur~-le-chaip Its (Imoeliles de Prance. Je ny trOUTai qnuine 'tttre Adu sintisttre qe Pon trouvera afec les pieces. Poirr tout sceours on nouts e'l voaiit 5o baril de )loulIdre, (ooo cartoclrhes d'irdffmutrie, 4oo lIanis de sabre et loo Lusils d'intainerie. JPcnu) in uir-lc-chamtp u la municipalite du.Cap 5o exmciiplaires de la loi du 16 jxulitiae avjec ordre de la fair pbllir et aflitcher e -fus olii d lui renotiellee et brdre qui avait td ndg1Cl6ti, ,t qtfoU nexecuta ite k S eramiml - 1 'Cpemnanit cettCe m&eme mwulicipaitt destrait fort: nontner des d'putts au Orsq Ii-gislatift. Elle re demandu d'aulorisLr unf. aseirl- blee de conuummstis ce sujet. Je reponidijq.i nle pIarillt ucastblUee ne pouvait tre lcgale tquautant qulleIe seruit convoquee t ]'aance; quest on voulait prressenter & oet oa:d, itmee petition au corps 61gis- latif I ecapitamie Desagenfeatu avait ordre de nmettre au plutot a la voile, et ftl je de onnerars' un passage au petitionnaire.: Cependant Pqifqupige de la corvette la iMusette vendait sa prise et menacait d'teip)otter tout le numeraire qui nous -restait; )e -cros necessalre de milpposer a cette operation qui At rcduit a rier :lout note C"thulete 0 g "" Ie no gernihal, le capitaine Desageieaux mit a la voile, em nie- nant avec lui le clielr le Latuillin Bedus, clhrge de routes nes .dep desirdee lmirC q ui qu e sSolt, dtcrre les taits pour dinst dire soiis la dicte da tcrns j'ait laiss les reneriitens se derouler eux- In'I11tlls aux y eri du I ecter, et 'i clhercle A le lprvenir1contire ucuit des ilmdi\iJus qui ou t 4%utlI.d surlta S cllee revolutionIniaire Ae ( 55 ) $.-DmingIue. JPai a.ffeetj de rvi're A FI ilt:e til-'i i Juidl e qui luti tiit dlie a ( tl a t' -,s t, tlt jiu,.al je 'Ait l pall t d i" tionS ,ll -icja\% i l Ll- "itri cf iAh. 'l' ( 'oli ll o ti p 4i I1 e( ses ami Je ldla rit' dit conOr1 c I- iii;o.JP,, t e<) ls 'ts el la v r'it t: it .:t de r -iler, ut jioiie s 1c ,or'e lll!e JL e)ul)l 1 ill.-t' lnll 01 a\ ;i O\..,t:Sf ,L trf inh Unlt b.O- _re ,I , diiitiil dul Il Pubjt ev 1idult l ui c 0t,,. il" illq oi s dlilt tI lervir la coluinc et de ille former ii e il.ilonc s r l't& ics lolmnes iUs ji Ct,' t et Suits mf1SUIr' duiit I.,' 1,abso0.1is ei-.:t,,t.i 1olt perdu eli vouut.1t out -oiidire. Nooiis urrI .'i it .t 5ile O les nmtnceuvres vo'nt Sc dVCeloq')ei ( et i,-l'litier C1 its cflcALitc'.i 11-, de qtcls prIniicip) j'etis eliltoureJt couilieii cui.'qu0llet1ini0ii[t ll iie fWllait de priudence et tiir-ltit de ferlllte dunlls ls Sesoluliols iin, fois rises. Si Ponti (olie q daus l payi -olS iloil sont peu elc *Igueur, Re mnicudre pas retrograde qmue a s~iitio(i, ip'jl4 t Idit Jirc7 rulmait pour jnmais totte espcce id'itorint i, u aurii a clt de cttel roideur ique j' aij oppose aux menaces ,et que CLtitiies .-ins i pjlf'-. . aient de J1o6piinAtrelt., dtUiS e s l mvnt le .lU j'ei. t iss lin- oull motl avis avec Ie plus de p.laisir si Fusat de celix l u demandllent avecI hauteur n eut pas t,.t de prciidre pour de la tLi- iesse 'toute espece de colidtst;enidaidce. t Depuis long-i tef on essavm it le persuqdere ue ( j Uta ias pas h1illi de la 'libete. g'narale et que je lieitais ,e ipasser a lsiilni.. Cs fruits sells aivec .aIdress, ftailit destitits produn e i jour :! irand edlnemenlt,, Oj1t e uelieg.l i Jt aitcuIne oc'casio p.)ou letir 0loiicre idc la consistance, Qtui re noirs, dttserteulrsdeJa Ort t'p iir.s ulv.oi to dans& cette praise; quOn le,.nlt coduit .tQjcoiir qu travait. payt e dlie t c tti1is" q:lur"s tZatiresi nI~ le /n&en clvsent dans de.i <.t4-, kot~sf qiit I .eteritd .dEpui$ quatr .nois 1. il p rtu' t'nt l)u ilaemae dufiu uet, mais que rHn ditulleurs. n'cst changO pour ceu. quaint aux hdurets qu ils essitunt. Cominm bcantcolip de pertur- hateurs avaieiit 4td appellds A cette declaration, efle ut biell-t,;t La plus -grande .pubicilte;j la seance fut, nmnie 1 ~cliae as .la uw.l ici- palite~,_il fut questions d'lrmer toulte les chalotipes de la rade et 6e fire une detcente a la Tortue. Je fus asSez lictureux Ipour dd- tourner Pora e. , D'un autre C)t un nomma tieinieric habitant du Cap, declare i ,-" '" au co,'psm nmmicin l Rq'/! a ,i dire qunil ~'tait ar'i, v r7W J'(f i.VSectIi- (i/li Z 4 J gates et d.v ;iillx Id mines d/t trocupe,4 ; qu'tl v't'it mis" et mr pour s$ reLndrc alu Cip mais qu 'i aroit Ctt /brc de 2eir au Boryne, patrco quie la cei ta '4t bloquie par n1l Va/sseau, /lfieJre-gaie t ai n lric k; que Ia veiled dec son dI part du Port-dc-Paex leI bruit courait que Pageot (i)- et Lavieait a raient pris at rutite; que lelee etait lopiuton gine- ru le ,I qte si cta n rtait pas v'rae, il cttait au inoins a Sia "con- r tlaslcll qu ei I uni ni n lautre n ra aieit nt part, dc tt, quelqjuis Iurs's, ft quar son depart il n'r a i'ait au Pori-de-Pati d autre chif t e Dalban comnunldaint dc la place. - 11 n'en tfalut pas davantage pour rtapandre le bruit que j'avais inig1l avc c Pageot c est, ce e demandaient mes einemnii. Cette nouvellei, avant d'vtre suflisannncnt dementie -cut le tems.de pro'- dudre )baucoup de mal. Des troubles tres-serieux seleverent, et diii"rint phisieurs jjours tant au Borgne qu'% St.-LLouis et au gros Alorni. Des ol'liciers noirs envoys par Toussaint Lou terture retablirent le calne. Les espaguols avaient vendu presque tous les noirs qu'ils avaiunt fits prisoners au Borgne et au Llid "e. Je leur fis dire que tout .chani e serait suspend jusqu't ce qu'ils m'eussent renvoyd cent cinquente noirs qui n. seratenit )pomut. comptis dans le premier exchange; cette declhration- les iamiena aux principles du drloit des eris. Le no ilortal ils me rcnvoyerent 65 noirs sur leI 5to que e demandais, et les changes continuerent. A la mme epoque, e citoyen Brdnaud arr'te un btimeiit danois allant A la Jamaique et portant 59 noirs esclaves pour les Anglais. Arrivds dansde port, ces esclaves presenrentret ne petition daine laquelle its exposbrent que, rendus sur la ttrre de la liberte, its demandaient etre d6barquts et libres. Le tribunal, de I'amiraut6 rendit un jugement soiifornwe leir demanide, et. ces. homnmes furent repartis .sIu differeites habitations,. Cepundant 'tigaudn me marque qu'il a tout prepare pour Pattaquy ( t ) On s- rappelle qtt ti aon dernier voyage a Cap j'avaii at io-r lvinient soUiciti do6ter ce citoyeo le coturnandenent de la Irovince di hurd, popr lt daniir da Wiltie, du dJu ort-an-Pr;ice. 11 ne 'a:gis-iLs; pIu11l. faciliter celIte opedr'ti:n, dtii d..,lmoihe.r les ull.jais e lportcr dcs seccuIIrs sur cEI.lc vill,. Jolrdoliuia en coulsequence a T6ourssmint de -fatir de fausses attaques sur le c ml p dt 3iirbalais, de S.-MTarc, et de fire tots les prepa- ratls dic Sieg-. Toussahit opra s avoir Imonte une piece de iR sur le Inorni a diiuuaint, recult U1 eilcec assez c1siderable pour le te- idelr N' un rftratte d,'vciiue nicessaire. Je lui fis dire de rest qIuel. que tes sur la dditurrsive et d'atteidre que la rauvaisc impressiul de ce rivers rut eiffcede. J'iivis envoyt le ckoyen Lesuire a la Tortue pour examiner stir lec lieuix jusqiu'a j iel point pouvalent Uet'' foiidtles les plaintes coln- sinries par les quatre deSerteirs noi's, dans le proces-verbal de la runicipalite du Cap. Lesuire de retour me rendit le compete le plus sasfraisant de presque tous lea habitans; mats il se plagnit de quelques-uns qui rfdavaient point pour les noirs de leur hiaitauton les egards que i'iPhmaniti racunuit depuis si Ioiig-tens, et notamn inent du cituyen : tzndron riche proprietaire. Voicl uu passage de soQ rapport, a Les citoyens de habitat don de Tandron ont decdare A devant Ia municipalit qutfid n!'ta i it traits qu'a coups de ba toin ) qu'oin les forcait de travailler le dimanclie sans acucucin salaire tos snt sespres toss t dssp ous demaxident a 'en al le. Un malaiuimeux Snourne Cdsar, a levd sa chemise. Voyez, hous a-t-il dit, nres e paules, c'cst ains que je suis trait A coups de aiton. Tous les' Shiabitans 'ot vu les. cicatri ces de ces mallieureux francai. Sur les Sreproches que j'ai addresses a4 Tandro : 11 a menti, de dt-il, ce s sont des coups de lianne. t1 n'a pas rougi de dire HIenry mis- , pecteur des travaux, que les noir e ne devaientpas jouir de droits , de citoyen, etc. Les cultivateurs de catte commune s'tant Pplain de davoir as- sistle aucune ossemblee, les labitan& ont voidu aati$faire :k ectte just reclamation et out procdt A une vonvelle noainatioa d'of- ficiers municipaux. Un noir a ete nomnme officer municipal, et dans l'organisation de Ia garden national Ppltusieu nors onir 6t nonomntS officers. J'ordonnai hA Tandron de, cesser d'habter la Tortue~ t dabot pace qut'i y ttait dangereux, secondernent parce qu'tl ivy etait pas en burete. Dtun autre cet6 la municipality e la Tortue effrayee des menaets de celle du C, t L::mnnage reiidu plir la pLr a la It for menacante et Iu- justl, _i ctLu. pivs iit fait Iour 'de ler a coIIit fI i du Cip di feit.m- pirce qu'elle dillctait our les autres.: De Iouv'Clles plaintlls de qcu4- tques-iins de bE.S hlabititns prlodusiseit dt Iuiivellks exI UspirdtinLs ct la 1pr.':citri.elt it.is dte injuvcaux torts. ces ciot)Vens st Iulailladelit de e qiue ll'rs pi -ers, pri4soln01ere ckiez fs esp'u0lg s, tis tadiet pay te, coipris dans 'les dctauges qui a i enit eLt laits. La muui- ctplalt,- adoptalit duns rPaireite tquell Y''it u cetlt Irl tt us aIs t'uls qe c-,_s LCitoeis Ci'rcloiiet a rpdre bur Itnu prt 't-' tdue palrtiitrf lpi'jet ie lpar, de 1iCe ee etire vc i6-hUItv de 'relerviice I.s citoiye:sddi Cap et d('iiter le ctoen Villatte u ne acisser sor'tir du <..,1 les ,risonniers espagiols qu'nu talt c('innliIIieL Parll c t.iTt't< ia mJu Ilunicipalite 11Ie e (coI1teitait pas Ief1nt- ]i'CteT stir Ilnc fulntiC lollS, ellct iviait encore it offieier soL s iles ut ies A mef ddcsol1is dtins le cas ou je lui ems;, adresCL deS urdr's uel is iii st coiiari inivitation de la lu:iicipjaliti. Cpeu'tiint cornine Pojblet ell questitin ,tait de iature a exciter la plus 61ta1de fi' rmltat lon, i je lie me usse attach i detrtnlper ceux qui n' talent que dupes de qduehliics agitatelurs n tielef, je fis a rlau nii cipalit tinle 1r'ponse daus laquelle je prout, qule nlui-seulenll it je m'etais particulitrement occupy du C ,l dts an s les cl;nges fait, mnais -encore qunucmne reclamation ne Xmavat ete faite en faveur l'aucnu citoy ,' diiu a Ci quoique e ce rief fit Po et d'mi dea LYct Ut- C 11 .i -1 plus chijuds considerans de Parrete. J'autunvrl enIsuite le coinu;llt- o daiit T'llattAe A envoyer aux ,iuarc-ie eut pas de surcH;S. J'e dtiiviiai par a e es, pA-ar la ts p(- TOIr a ideux cit eniis du C p pour de nosiui uu t ecih-iues; enfin je fil tout ce que la piLud-nce couscillt pour rame;er l1-s e.its qu)on clercliait a it de1 plus en plus, Quelues autre troubles suscltt s duis dlierciteis COuiull1J -.S 'ureiit au.liL^t ilp'atibs. Jl'.'pr's le t1o tlcmlid., I.ar lune Ittre de 'oussamit Louver- tur que les Mirbalaisiens tavaliit dicasse les Eslpa-lrtis et arbJor pour nilt moment PNtenI.Wd triculor ; le repe.ti, de kur tralilsott ilavaiit ancuite part a c.-tt diitmrcli ;I 114s vouiwlIlit que cludu- ger de rndtres et le 8 fituctidr itls se r-endirent aux Anglais. ,-1 rX thermidor fit tine ielle journI-e tour Ies troupes de It rerpublique. Ls Espfaniszvl rdmui alux nlirs t J&a t Frani'c s ( 59) ayant attaque avec vigueur tous nos postes du Dondoa, eprou- verent la plhi opini.r'e resistance. Moyse, comu iudant du JDion- don, y molira mne bravoure rare, etdeploya lca taleins miiLita'uir les plus digues d'tigge, Ie conibat auait dure jusqu' cinq Ihcure. dui soir, et Movse so trouvait &Ms jtmu n itionsI fo trsque le Lran Joussuait $i'rivant aveC sa cavalerie cIlbutu les Espagl i ols, et leuir tua beaucoup dle monde. Cetto gloriteuw juutir e fut sauglaiatI pour les detux parties. L'iiifatieahle Toussaint n'tait pas homme h rester en si heau chimin. It march sur PA4scaobas, ville espagnolc la prend apris tn cortibat tresn-miurtridr. Les Espagnols ont eu i5o tues don't 6 ofliciers', x4o0 risonniers don't 16 officers; le rest a pris la fuite : et plusieurs' ous aprbs, on a trouvd sur les routes beau- coup d'blommes morts de leurs blessures, C'est comme je Pai ddja dit le 8 fructidor, que les Mirbalaisiens se sout rendus aux Anglais : le Port-an-Prince et plusieurs autres paroisses miarcherent e, force centre le bourg, de concert avee aint-Marc et attaquerCit nos troupes qui .. voypant trop inf- Sain .,ar" "' et a a t P "i .. .. rieures, se retirement travers les norues, apres avoir encloue IcTrs CanOUS. Les journlistes des colonioe ont eu mission de dire que les noirs '6nnt que trbs-peu 'idees morales et aucunes relatives it organisation social; Toussaint entire autres est dechired belles dents par ces messieurs. Je vais A Pappui de leurs allegations, copier mot k mot une lettre de cet home etonnant ; ils y ver- ront qt'i avait sm mwim P'esprit'de battre les ennemid de son pays et de'as ibert4. u L'Anglais, pour m'empecher de porter des secours an Mir- x balais, a fait sortir une armie de 700 homes, sous le comr- ), mandement de Desource, avec quatre pieces de canon, un , grand attirail de guerre, drapeau rouge deployed. 11 a march , droit au bourg des Verettes oix il na eprouve aucune resistance; x Valheay, trop faible pour so defendre, -a .vacue le. b9gur et -n. s7est replied sur lee mornes. Guy ,conmaaulant dte la petite ) Riviere ,na pas bough de sa pia~e ) n'ayant que les forces tuffi- , saantes pour la: dfendre; mais il m'a instruit aussit6t que ennemi ,, tait en possession des Verettes. J'avais fait venir 550 hommes A sous les ordres d Deqssaline, pour remplacer 4 1t petite ARi- H a a vi-re lrs troupes que jfavals envo-ees ua MViibtalas rmais ast- r tt tla reception de la lettre te GCuy je me relldIs 1 la per to ) lAivtcre. cn erivo at Guy ett essal'e attaquer le bourivg dv.s Ce- Srcttes; Vaaeray rout aussi Pordre de donnr de-,seus en rtilIt-c - teams nals tle~ot:rce avait fore i l project d'attuerpc l'aleral, 6 de sorte iu'it eitdit en niourveelit et nel put ivre sur) r'i a par ros troupes. Au colntraire, ual tkftachemncit qu'it en- oi Spolur crnitr kt aieray- fit rclcozltre de notre armine au moment J qtul< ie cth, distrilalnlt lts cutollunres. iulfae s ` ,ge;t; iotre a arnteine ,u ttaiiat 1la charge tur Pelnieilj el fit. un gralid curlitge et Sruntrai ilns les 'ervttes jus-ile sur la place u se trouuiLt ar a titjlerie deDesourc. Le comInt fut lui vn ,oitatre et nieurtrler; A quirxaite des nTtres fi-rent tues, et suivwxate-dix blesses. L'en- A 1i' li de sun cote. a fiVetu beaucoup. A|iwes cette action De's- at sline et (61 se replIcreut en bon oruide sur la petite hivibre, Set Valeray resta sur Its momres > ,'envovai Clairreaux avec trois companies dLe so lbataillon a pour soutenir il peLte 'ivitiere. L'enneimt ne fit aucutie sortie a sur nous. I nr'avait pas en la precaution d Atablir sur la route de J) Saint-lrarc des camps de reserve pour prott ger sa retraite et ii a avait si` lieies 4 fire pour retrer dans Saint-Mare. Je craignais qte Ia vive action des Verettes ne, Peit d6goiutd et deciid a iire ) retraite par les unornes en nous laissant tout son attirail de guerre 1a et ses canons, ce qui ne meuti pas satisfait enticremient. J'usai done > de ruse pour Penhardir et Pengager a prendre la grande route. o Voici comment. 11 pourrait du bourg des I 'cretts observer tous Smesf iQ uvemens; je uis dIfiler k sa v:ue mon armde du c6td du N Mirbalals, pour lin donner i croire que j'y portals de gro j) ren'orts; et tfin moment aprls, j9e la fis renter par une colline S ldan e le hourg de la petite Ahrirre, sans qu'il put s ei appercevoir. N L'ennemi donna dans le pkige. 11 seimbla mnite pr.cipiter ea j) retraite. Je fie alors passer la rivitre t une. inuointreLute cavalerie, Sa la tete de laquelle je me inis your Patteindre Lijet vite 'amu- ) svr et donner le tennis A mon infanterie quti enalt derriere avec 3 une piece de canon, de me joindre; cette wnanituvre rieusit. L Lentnmemi me tif plusieurs conps. de cation. JSus plusieurs dra~ Sgoins de blesses. Pavats eu la precaution de fire partir ijur a Ilhabitation Morcau, ato defoit, utre pitce de canon de quatre 3 pour battre Ptennemi en flanc soot passige. ) Pendant le temLs que je iarcelais PTenncm avec ae csavalerie, ( I) (o mon inflinterie av-ncl 'tA r.dt pas av,: la pi;ce '.*. ci-an,- 'nfa l:st tri s'lin ;.nvtE j-+, t; |,;(, r avrttx t .et( itm a .,te .t I ) gaicI pour le prendre par k's lkius. 1 t.uItnit al r--t u\ev a biSe.' .,o lie Culltentfuice ; C Jiluii;L le '.~iinkf .ilt p l 'e C ;. 1i. ) lui a fait heauleoip deo nil lli fit ul'llllcu'r idi CillluieL et a ure iit.ee tie canonl. Je re fi reldlet'il cr Ia chlti'e ,.et t.e..u Ile jyai ) tte iDa;tre des trois ut:treS pitCtes d' Ctllcuin, tl d-Ux cIaluwl'llts de miuultnons et de sept cabrouLts clargtst- ,, blt:eI ,sab. (bst aloris que ') Pcinnemii a coin.illnc'e fuir diiis lIe plns gr'u I d(Wso.rdri. Erfi. , A la tUte des fuVards s'est U'ouvee t plrtte du cuaon Itife j'uiViis Sellnvo0 ;ut dctifroit de I'labitation AIVoreutt ; uA (NiN i Pene R s'est vu pris piur iderr;re par devant et de tious les cotes, Ie ) chef Desource est descendiu die son cheval, et s'est jetle datn r les halliers avec les debris de son armte : en criant: Sauve qii ) peut. 1) La plu e It la nuit mIont fait discentimuer de les poursuivre. SCe. combat a durte depulis onze lib esI jusqIu'A ix du soir. Jai ) jonchie le clheini de caduvres eluemiis pendant Pespace d'une Sliheue. Ma victoire a etk des plus con lettes ; et si le fanueux )i Dsource (autretois francais) a le honhn de reirer t Saint- ) Maur ce sera sans canon, saus bagage, sads chapeaux, sans a chevaux. II a perdu tout jusquit Plounieu'r sIdeI vils royalistes ) traitres south susceptible d'en avuir : il se rappellera long-tens de ) la leconl republlicamne quie e lui ai douinee. ( fe me plais a vous transnmeltre,, mon ginieral les eloges que ) mnriteut Dessalime ched de brigade Clairveaux,, Deacouleau, et et gteneralement tous, mes officiers et soldats. n L Ces A devauxt ie iavais iin aux trousses des fnyards, mn'ame- ) nent a Pnlstant monsieur le chevalier de Quincarneau, major d 4 l.a lIiuoa de D Isource. Je-'vit s ouus emOu y r ce prison- m nier, - Voila, messieurs le jotirnal'stes', voit Pbhomme que vo us vou- drit rezriettre dians les Aer : rie it)hest Ai facile, s"Oii do ute car V nest pas possible (que Ws proposrez ta I. extravagance. Je ons 'invite nime ah vous c'airger le la eoinmrssion et sur-tout a iOUS rappeller Pltistoire. e 4de einibr.- qpi voulyt grger Marius !..,,.. iistirables !.....ous In series pi l e regarder 7..... Quelquesjq ur s a 1res ba ell4 et, mwionrabe Icictre. de Tous- f. ^ ui t fi.i il f cft l,1 T)illi rt,,. Cs .Sf, utir, tl.i 'iU r,'ciUL4\ lii llutli ?inj:IA t liI@ t liell E i. : Al iI1)1 It' d v l1 ltCit duikilt.Lg '1'tr-Evil ,i l,,'.,, 4 (+.tCl-l Lic"i li ti.(,, c+til A.rcs .j i ,,. b sUins t u -i*( .',' IomIle I i ri 6i m.i La I,. uv Ic dl tri'ilt de piij u\a, _c ibv S{l ;il,- i i( s r.)i u Icrnit i '* 4a iI' ti r 4 il1ijml p e .t e' 10 flI.u) c- i, i l ilt lj'. .i l' t L Aul %t u l .'i l i t tl l iit l 4 t l il 1 l 1,_ ti .'" 4 11 IL litl l i\iil 1tirt llui tier que: rill (J-, 4"id (i t- 1)' si tui n"i 41 t .i crat I. l ite li p4itaie C ctte d 1uIi r~Ci'C s1i- sd i1 thl i \l d li t rloiiltlicc u 1r1ii2'C 1 1c IU tlditti c jiakik tIt- lat Flralcl et I'Epii .jt It r + r t t" iJ i 1 t1 i I .r "ll lort-de-'i;-Pi et dt.s dif-rc'iis Iorist, Pvublci is'ltti de !hl 1p1ital ! 1e pal.*ilent t la io.irritinuc d s tiIoupes poer q iuiue tins je .tP,++Ili _si I:ron llls 41trol. qie tutllall _+ itlli lit: mie d!tr'in'iii i priir pour Ie ', ail di y ta btii tle quart i'r- et t'iiriiir tu lnlr. t'Is aufir' qiuallit irtne iitre ec trail de piixt "vee 1I 'L I ." i ;i 1" ^t: 1lc'+ -; +: L a' '- ' '*'- Page ot f-t cltari du coniuanvidement di Port-de-Paix ct d co d-i f iI c ,-ii ,dI i ll- 1114 ai 3 "10- cordoun D;dirwc, de ia partiC adminisltrative. Jatvais aulele avec noi Ie i:it. yn Destc iiagciau afi qui-l put tout voir ar ses trev u et dimcvr ia sol retoutu en Frainc de r.. eiisl irnu~l c it iline pus e'ut Oett SuS1cIts. A intun depart dii Port-de-Paix je isai t ls prs de St.* Lotiis, cE ULbto:iuti lI$ di lpelis lc cssailres pour des travauxr urteiis et - ]i.Sp-'ts.ilcs. 11 restal peu de chosesa lire su florts du Borgie; quant cLu.o du Prt-J, rgot et tdu Linlmd, la plnurie diarent (' I' IUs ,t OUS t iolrlousl n ou$s de'fcidit d'y suonier. Arrive le soir ;il t:4 t, JIai iait teculoailtre, li'ate en qualittt e gitnral de li Pade'c, etl mulnnirun lodri'ue chef u premier ruugimnct des truLlpes ilth i t:. t* t 11 o ain;sOdit de trouver le maovn de reliever le plus promplement 1t, al ,hs:rtat p.~l 31I il o t ~ vi"FSSV tiXjeme ; possible les sie-.rs et les laititon.s 'de la ville ; de c< n'-.pt tvelc l,_rdilttai.clr, }e d. JO tl4 i l d.s COTl ;:S ttou Its ,11 -s r.i:rl -i it O Re _VlLqii1d en Oirua d).s coltl.ttIlli;-b Milli Lef it p*1-l s ,I i ,i'11111.. l)eS i, rt'iculAers- yUllt aus1iS ofert: de rla., tiIs iS -iS fillies a Cet fu;i btl 4 1c4l n iel -S 1S s t a. o divo r ait iA 111 t4;- r"I)j a lia i lr! nte i[S .j rapil l.. auC it,% lli le comlt e endila coIuitu politique et ltlllitaite tru lli\iv't le- plhace tans cel des d&pensts. Ce qu'll inlllorte ici, ce-.st d it 're c repivst n tt, len .s sins, ,t e l i eit d(I't lle- illl.lre lass.t vive '1potl" Aile fdlire crLtilire dit tor,.tl1[e si je 4Al ktais pai quileue i t,1\e'1 dl t ,stisalre. CeS lieSleleUrS etatient leS ptjiicij: i jiiit'r[iIIIn/II de ail- trigue qui ttalt mnoUe depuis locI-tents et iee se d ',_otilla que le So ventose aussi tout ce que je pn' iet tr, de coi ndesendaiire leur egard ne servit-il qutt q IIu prouver que lnl parti (.talt prisc dlpe lere n eclat d t dot on etait cosq in. Je ur asSurai que cliJ e mois ils toucIhera'mit une sommte de 66 liv. et quelques dainiees ept reason de P(ltat dls inag;,siIs. Cette pronime-slele les satisiit' queI lailenient. INs alluailuint que les officers du Porrt-d,-Paix fouis- saient de 9 U hv. par moti.s. Cla etast itit, mais ilsetiauaelilt pavi: e Ipat ler-ll'inle, et jaurmas pu fl.e le rneme a illllltagem i ex duu Catl, sl ce paptier cut p;s au CiA mais on va voir comment on s etalut pris pour Peipc le dV'tlre 1re,', Nous man liuions de tout an Port-de-Pait. Nous ntavlons n! mit- m riire ni vihreS; Darts ',ette extremite Pordtrinateur me cons eilla, <-.n:mie moyen de ti tir roup de iPhorrible 'nIli' oi elle _,ms- Sdlt $ de creer dts illets de confilunce j'adopii ad it-cet avis. Nious el Sitiimes le plus grTand partly) et jus q 'ia : v6euidermiie, a4 CLnos hilllets fureit recus sandI rte chez les niurc;anIds et ,surles uarchs.u~ Les nmr.,lats de la ville du C, eur,,t-Leau apprtler u' p'rofut.l.- an iort-le-Pa inC des niarctndiseU qu'ils diniaienit pour Ce pdpi. t-- io:uhnaie, et coiutir enluite se faiere mbaourser h la caisse; cette LiatLeuvre nelie lre.Islet en 'ieu et Padnumtratiol paya toujoiirs troit en 1 I iLltu irl b oit eir bltucl S butcq e OLI ldtlres nlh'4t'ildlses. Joffri done aux orfic'irs du is. reiment de les paCer en ceete mrunaloe s onS voulatit la rIeCt'e oir an Cap. La mimicipalitt cu deiti'" naucune rIp:,'.se, I. lbeso) s ureits et les vives del:a- dIes dc-, ,oiiciers dut i"1. rlimneIt lie liouS p.,Wnirct plus d'~ttucndlre LV 0r,olnnateur cra po.siOI iv. S delJ pdapil'-mlolli:Jlc. ;\ujUS Ipaviaues taitL Ic policies du 1"". rt '' ilet qiie ceux des 4lcux autires et :les cumlnpnles rrfi-anes ditaclihes. Les billets de confiance ie-n proutlrcnti d'abord aiicune diflicultd contre Pattenite des malveit- lains. lls furent totus places dans le n ellC jour ; nma les pl'rturbateutus du ter ri&int.L ,et partictuli4remelt un inotun' i Deangl eet ,lusieurs- tires intulatres, v.ovyat :s1chaplp wr i grand in .ven de t.rotblle si ces Ieillts etdielit rellus alleilent tr'Otvetr un lneociant iaonind Poncignon qui etl m ait pris pour xa"oo30 l1v. et c meinaci rent de I'assommnnir it coupes de Aton, sil ne reildait ces billets P1adlli- lisltrationl. La ni lle Imenace fut faite de' captilineS aniericains. \ oVullt uiell Cli4dllinllt que Ces duCsurdres uJuutitraie(t a ille se- co0isse violent, fejolLnllsa I ortd ni.ateur d. retire ce palmer., Ce 4qtl fit fit dluts Ic, jlor int nC avec ltide de4s ca itaile ,isamericaiis ; iais nos enmdbarras s'accrurcet en proportion de ,lf'efort, qlue i]AUL Cif''llos fde hiire, et uious ftl~me rdiitts a recorir Pauctite mode jqu -consisttait a payer les officiera en- billets de 66 et dc i liv 1. cian-1 geables Cointrel ds quittances dt luver, ou culitre des oiles et autrei inarciaudises itti se trouvaient daus lea ma.abitus de la rejulblique. Instruiits qie je ne proposals de partir pour aller visitor le cordon de Toiussaint, ces m~es officitrs atcourenl en foule chez moi, et me dcmaiadent dot drap pour des habits, de la toile et autres cffT-ts. Le ton dks demands inidipquait .assez que Pon compttit sTt it reLus, et que ce refuse devait survir A motiver des plaintes et du trouble. Jo signal done toutes les petitioni, etPon vuida es magasins de draps t de toiles. Le comite de salut public miavait adresed les brevetdes des enraue Rtiaud et Beau vatis. Je les leur envoyaile 2 6, et le caplitaine Desa- geneaux vint avec moi visiter le cordon.de Toussaint Lourerture. 1ous passames dans le Limbe et dans Plaisance. Quelle diilirence uie recmarqua-t-il pas entire les dispositions turbulentes don't il vcnait d'ltre tUmoiM et la parfaite tranquilhite qui regnalt daris les lieux du cotnmandcnment de Toussaint. Bien battre PIenuieii, serviri sI patrie et ss conlcitoyens, tell etait Pambition de cet home &ton- uatit. Les Iljtsoit i taient dtjat rwiitrus iu uonibre de 4ooo-. us 8soccupaient i'occupalient de rctaulAir kutrs cases, et die fchlrlter 1 s caf .s. Beau- o.up de bllucs etauente revteis stir letri's Iabitatiuus proteges par le nouveau commandant de la paroisse rPire I)umesnd, oil t qui succfdait aiu nowint Gaaart ,. iulatre, lequel lne vouluit plus vot de bancs. Arrives auix Conaives nous enteundlmes de nouveau tois les blance se loue du g6ntral T oussaint. Beaucoup de fenmmesi bidles don't les propritetes talent envalies patr le anglais, uioJs 4eprimncrent combien elles avaient rccu de luit, attetittons e t do secours. Tois lesi camps asis stir PArtiionite furent visits h Icur tour, NoUS trouiVules A ccliii cornmand -par Desrouleau J o8 00 nutoir sous les armes tous bons militaires, ayant sons les ordres de leur brave chef, repousse plIsleurs fois les anglais. La paroisse de la Petite-.Biviere nous offrit e -coup-d'oeii satisfaisant de plus de 15ooo cultivateurs rcntres, tous pleins de zele et de reconnaissance envers la republique. Deux forts construits par les soins du citoyea brother, notus ont paru meriter les plus grands eloges. SEuifin tout. ,. pays sous les ordres du general t ousgsaint jouis- ati .de, la plus grande tranquillit; la, meilbeure police. y, (t faitte, Iommes, femnmes, enians, Iblancs, noirs, multres, rilitaires cultivateurs, proprietaires, tous bcnssalent le chef vertueux don't le oins maintenaient parni eux Pordre et la paix, L.ordonnateur eta- blit uon 1t pital mrilitaire sur une habitation, pres le 'onaitveA, Les cultivateurs et les proprietaires du Gros-Morne oi nous pas-, sh~ es ensuite itaient travaitlls dAune miiance reciproque. Le ca. pitaine Ddisageineaux ssaya de rassurer les uns aur le mahitien de la llbertd g6neale, et assura les autres quela Fraptei netarderait pas i envoye des seeours la colonie, Arriv4s le 7 frimaire au Port-de-Paix, nous y reatrme t juqv; an 24. Desageneaux fut enchlantd de la tranquillity q iu y rgIa4it et de la nanltre don't les travaux, etaieht pOusses. Nous-reteurnames Ie a7 au Cap, oit je devals payer par de nouveaux chagrin" l; plaisr que m'avait procurt ma tqunee. Ce ni fut pas sans 6toqnnement que jio j.al an, ,cettS villa Pinchinat Sala et Fontaine arrivan* du sud et de Iou'est rigaoq et BeavaPta mavaient demand de convoquer lea asemi e% prin malres pour la nomination de 4tputes au corps l gislatil; j le 6 a if- a e r.. r6pownis que -je n~t is re:lt aucLun ordre dii miNiltre ni de la con- vention, nmais qlue, dils desiirants'clairer.sur ceuc atiere, is pou- vaielt envoyer trois citoyens pour aller presenter an corps ,gislatif lkurs reiercimens sur Ie grade qu',l eni avaient obtenu. Je clur narqnaiai que Pillatte et Toussaint comptaient en agi aainm. Je crus d`b)%rd ique les trois individus don't je viens de parler, avaient recut e litaud et Beauvais la mission que je leur avais proposed. Vilatte recuit cleir lui les ddputs de Bigaudet SBeauais. II ne vou- Jut pas recevoir ceux de Toussaint qui itaient arrives avant cux. Je rfparai ce tort en les logeant clhez Lloi; e'est du jour de Parrivee de Pinchinat, Sala et onittaine que datent toits les troubles et nloutemens insirrectionnelsl$qui ,prccderent Pat teitat du 3o vetntsse. pe ce jour on vit veilr au Crjap, des miuld-es de ltoites les parois- Ses et cantons, vretant consulter oracle Pinchunat et prent'de leC ..esures propresI a ,lever wir-tout et a la fois les troubles don't les mtrigans avaient besoin. Une venture d'un genre qui ne permet- tait pas de former les yeut sur ses consequences, hAta les troubles que je desirais taut eviter. PWhdant mon'tdour aux Gonativep, ]1odriTgu et qturieques Dffic is$ de son rigiterint sb Sirdireitd cheti la citoyente Boumier, Parracher- rint de sa mason ct la promencrent dans la ville sutr ruie bouin- que. De retoir aul Ca je recus la plainte de cette citoyenne, plainte appuy'e de tithdilgnages authetliiques. Jene pus me dispenser de re- procher aux auteurs du delit, cette infAme violation des lois les plus sacrees. lopdri gue me irepondit ell ricannaunt et ei ajoutit Frou- ht de toute considrtotion pour po A, au critne iqe le lui repr'cihclas. nddingrn de son impnp 4ca. je ie pws m'cnidcter de lui, dire P 4Cteen., fe4dclras pcut-t'tre wio paumirJluf sedtrement t i mais je croms qu'un a tnier doit ltre ases lorsque son g i le ral.lu 4lclatre pitu quclnteit que ss ris sontt inddcns luio o fq tte '1 sty chy. -j 1 TeMAl 41taet les sc:ie:is par tcsuielled on pre*lida 4 a de plts wanc-Aisaordre. VUn autre siue t de trouble vint se joiadre aux premiers. 11 etait Tquestin,, te rqlOuveIIer les lux dtie maaisons. On saet les s trenc mn ait cout lta Iprenlire tctltat;e sur cet oblet 41 inu arlinte"C 'irt":ie lcr Hip [ius fc le isr eette urmee. terb -} sl( .:,' i Sti i1 htalichtlztrik4eii dli 1.1 Kmlerol t *ttiatuie aremlC fr;tidts .. n' Sh*tlf)"d 'btslitir urt r ai 'ndtro et hu r c de snuo #' tots^'Et: .C6st Itti' qui 'era 6ur ce numeroo i Ces menaces Airent cause que dans les preniers jours des Inai tons turent aflermnees tre-bas. L'ordonnateur et inoi uous eti on absents. A notre retour nou4;i aninulous ikesbaukx fits dais les deuv premiers jours. Les mdisonis fi'eit rerwie's : telle qui avat moaitc t 5oob liv. ft por lee & 8500 liv., et ainsi des autres. En depit de toii es cris d eir t lctinrlt 1ec hIx Sit soit tli's ,,et la totalite qpit Pannee precedente, avait monte 4 t5aogg9 liv., fit portce cette aniede am 458f4c~ liv ; ce qui nious a dotmni un excedent de-2J 654 lit Cet advantage explique lc nouim nre des cuneimnis dee lordonnateur ot du tge;erak' . Les ofliciers du ix*, rgimeut, ,comn;mandl ci-c-vant par l7latte, et depuia par aodrigueis, ihonmmc, plus dmigereux encore arrivent en folet hse& iaottj et me dttia dent u and u.imni be dt~rets des mnagaIsis. Ces demaides mnontaient les uies i 5oo, d'autree a 6o0 et mcme U 700 hv. toujours A valoir sur leurs appointemens. Un refits e(it fouiri un prtte\te plausible de fire du bruit; c'etait co que Pl'r' atrtendait je rdsoilus i e fare Pimpossible pour Pempicher. Jallai ttuver:lesi capitanies, atedicans; je leur reprisentai ,que e maintinr l de ltthtratnmuillitd t par suite 1o: pmemecit de ee .qub-leur eAnit df enaiett rPaVance dee cc cpilpourraient me irotaruir ea comestibles. e auttes" marchandisco, ils mee crurent et rersaren (fans Iet IsAgAsitis tmti ce dirat ilr potrir diost~r. PaSt ceaoy en , Pordonnateur se trouva en 4ttt de matisfaire a tootes les demanded que j-avais-approtuvees'. A lPexekmple du premier rtgiment les ot. liciers des deux attres et des compagUies fraInches, vinreut aussi in s.,saillir de pttitious; il italut les satistaire. Alors ce fut le tour des grenadiers du pren'mier rgirflent et ensurte des aitfts. Je, fis distribuer en qui'iques jours pills de r5ooo atties de tAile aim sol-* dats. Les petitions dtaient d aboard adressees A Ilodrigue quiles en- xoyait i Vilatte qui me les faisait passer. Jusqu'au ao verite,, les offtciers des reginenls du Cap n'ont cess de nmacctable' de de nmalldes; et je n'eagere point, en assurant qu'ils'ont rm9u plue de quatre cent mille lives en cinq iois. 11 netait pas possible de toujours rbussir a recmler las occasito de tronbljes qu'on, preselitai sans cese : une scene nouvelle avanca Pengagmenti. Dans un tdiene e, donned le i5 iv4se patr Martinet, otffi'c i de marine, commnandlat Pariso les Droiti- de P1iomme ) Pmcihiiat, PVilatte rodrigue et plusi-eurs autres, etirce tl uno onnversationf assvz vive, relaiyoment au Atvcr'iuument dei lao nUo- i jelle Aiigeterre. Roodrigue avitnca ue Ia cololiee pouvalt fort ,cen se passer de la France; atls qie la France ine pou ait se passer de la colonic. Cclte opinion fut acconipaguce de plaintes -ives -conltre le gouvcerneent fraiicais. Ne pouvait pas prendir part a une pa-. rezile conversation, jee tre retra;a mai cette circonstancci ajoutant au, amtres ratsons qe le croyas avojrd rde soupconer les sentiments de 'odrigue pour la Irance, je voulus constater ce nouveau grief. Un june enseigne, nominm Lonatr avait refute Rolrigue avec vigueur ; je liu demandlai ure declaration. ecrite de leur conversa- tion. Celui-ci me P1envoya je la joirs aux pieces. .pdrigue de k son c6t augurant mal tie mon depart du lieu ou s~ttait temne la onversati6n qnitta le Cap sans ma permicison et se rendit aln IPrt-Margot, -h6 ii essaya de soulever contre moi lesl ommes crm- dhiles qu .s'y trouvaient. 'Duiri tort-argoti'l se rendit au Borgte , al it en fit autant et rest douze |ours abe ., Cependant j'apprend qiue le Borne est en insurrection que es cultivateurs rrmebt des; cabales centre levI bI~csa : qu'ils re- clament une assemblee de cotnmune au vieux Bourg,, et point a lEEmbarcadere. Le commandant me previeut de tous ces$ eCne- men&s. Je le charge d'appaiser les cultivateurs en. leu annoncant que le aso pkwivdse e me trouverai au Borgne et & PEmybrcadere oi .e tindsrait passembiee de couunune pour la Bvminution des offi- clers municipaux. Le commandant me rdplique que nia pr&- sence sera absolument nicessaire pour prevemr Un soulveIemet gnara*l. o 1 ,' ;; ,' .. .. , ,, . 1 , Le 5 pluvi6se, Rodrigue entire chez. moi pour me presenter une ptititon. Le ton maUloniute qM'il affect d'abord annoncait qu'i a'attendait bien aux reproches qu'il aait merits, mais qu'il les bravait. Je ne crus pas ,ppur cela devoid; Pln teeur quite. Je lui demandai. ou il avait ete pendant .doue joPrs et par quclle per- mission ii avait quiltt le Cap. 1 me repondit qu ii avait ett au Port-Margot et an Bor~ne, qwu'1.n'awaft pas, besoir de ma per. mission, et quiil avait eu celle de Vilatte Je Iui reprocliai alors les propose indocens qu.il tenait contre moi iten diverse occasions , et- notamnXent ceux qu'il avait tenus A la petite Ansse, les cabalea qu'il format dans son regiment, et enfia les sdditieusek, discussions dans lesquellet derimibrement encore, iI avait cherche: demontrer que a* colonies pouvait se passer (de la Frnc*; assertion qui nCtait propre qu'~ former des parties don't les :divisions pouiyient coim- promettre la traniullitf4 (0). Au lieu de cihercLer h .rnsoer sa con- duie, 11 spalproch e le a ienCtre pour 4tre et'endu des c6to% Lns qui passalent t Kle respond qultt tfile est soui olpiion 11 et C iu'il st fort libre de la dire. Jji2mpuiite n av.ant jusqu ici servi qiut relnre plus audacieix cet homnie turbulent e i arrctai chirz ioit et le colduiisis moi-inclrte en :prisn. JI ne puts initeix fare comiaittre cornbien le concert crnimiel de quehlucsl intri ans du, Cap rendait impossible tout retopr a Pordre et A la discipline, qnen tra scri- vant a la suite des pieces Ia lettre que jYdcrivis daus le teams au nii- Liistre de la iarii sur Parrestationde lRodr.igie. O ry verra comn- ncut it fit relire die prison et livre aux ofiiciers de son corps par Vilatte. On y "erra qu'ls parvinrent a exciter d, tfels troubles que je n eus plus qt~ clioisir entire les plus grands malicurs on e part de ceder aux instances des officilrs municipaiix que Fo SUt intCresser duns cette affaire. Rodrigue sortit done de prison, Sben s6r qu'i ne lpouvait pas etre puni dies lus grants desordres. Je fis cependanrt tout cc qui dependit de 1)mox pour que les cirGns- tances parussent fire croire que j-accorda.s sa grace Oux sollicita- tions de sea ami$* s. C'est le 9 pluvitse que 11odrigue sortit de prsono J avais pro- mis au commandant du I~orgne d'etre le :,0 Passemnilee de la commune. Je ni rendis sur les dix lietres. Jecouital toutCles l plaintes et tout rentra dans 'hordre, A Fexceptnion d'un petit canton commander par un noir, mi suivait trop aveuglement les conseils d'um mulatre no d ni~nle ssaint. Je rentrai au Cap lattee crovant que ietais alley trouver Toussaint Louverture avec le project 'di rassembler des troupes, stait porter au iaut du Cap et avait ordonne a Edouard, commandrat du post, de ne laisser enter aucime troupe armte, quel que fltPlordre quiele eCKlihit. 11 lii u tait enjoint de fire feu en cas de resistance. Cet ordre qui etait un veritable acte de revolte pensa devenir fu- neste. Le colonel Pitere i tchel qui ctait absent, rentra avant () 11 tait en outte accuse d'etre comply ce de deax assassinats conmnis par f dautte, sur deux officers savoir ; reau.r quartier-maitre du premier rtgiment et Ricquet, $ apitaince, toyez les 4 tails consignis dans la plainte portte par, FeauJ aillet, Gouray3 ,` et Lafargue. ,, (7o) Iti, ayant avec 1mt six hlonimes a cheval et un cahr'otut. D*s ira P1a;i1jt'Trcit m crut vo;' iriit troupe ; on tira sur hui ct oi in tina um des mulcts du cabrouet. Deux heures apres, je reitrai au Cap. Datts la jonrnme du to, pendant mon absence ,: tait arrk4 u.n Itimelit e.spaghoft charge de icno prisornnimes frantais, de troupes blantches. Hs s'atTandaient, apris deux. ans d'tabenc A uin accuei phls'fraternel rq celtii (qn'i. i-e,!rent de ilkatt,. Ils. dtaient lIanes ; c'4tai asset potir tre tnmil vus par etl ofiicier qui, nt laur permit pas de desatndre att Cap. JAappris A mon retmor tque. Pni t'thmiL mile propose centre ernx, et qh'on se preparait & fairc de bruit s'ii descendarent. PNur Ievitev, je les envoyai sur-le-ohanmp an Port- die-ParF. Je ceoyaih'ceite piece anssi tranquiile qielle iPavait tot0 jours nt ; nais Pinchinat avait ccitd lamontagne 4' la r6volte, at moyen des .missaires iu il y avait. Jc n'appris quele 24 les d6sordres qui sy dtaicftt commis, aini qrre dans une parties du gros Morne. Pttenne tibit -, et s st cr6taire ovaienit fa arreter un inspectent des travaux ft;rt ami des blancs. A la tate de cultivateurs egar6i 4 fit attaquerincent, orammandant le post Aiubert; Pageot r:para le dsortdre cm iiis', iu tyen dt S Hointtmes de renfont. 11 rcrit Ie carmp) de 'incIt 't ais plUsierts 1 Taics et mrulAtres avaient 't& tueis. fit &'Paviot d6s detiandes e' taord;naires, en promettant de orntrer daris 'oitdre sl elles etaient accord6es. Pageot me les env.oya. J.irais tont gait pour empedter Pincendie don't eta't menace* Cettc inontagne, don't tbutes les habirations etaient ddjA en culture. Mais il 1 tait reserve, au gendral Toussaint de me ddivrer de et ioapvel embarrass. I arrive dans la mentagne fait arrcter le secretaird d'Etiunne represent aux noirs Phorreur de leur conduit, et or- donne A Etienue d'obWir & Pordre que ie lui avais donn6 d'allet camper avtc 5ao homes dans la baye du oVustique. Cehi-ci obhit, et ie came renait. Si Pon pouvait douter que cet orange n'ait et4 dlevd par des gens du Cap, je n'aurais qu'A presenter ba lettr ecrite par Jean-Baptiste du gros Morne A namis au Port-de- Patx.* On la trouvera avec les pieces. Je n'aurals qu't presenter la 4cclaration de plusieurs habitans du gros AMome contre Levasseur, multre commandant en second de Jeaurabel; elle est encore parmni les piees. Je n'atrais enfin qu'A presenter la declaration du citoyen Fressinet qui, ce jotu-ra, se trouva au gros Morne, allant porter au general Tousaint Pordre de se rendre A la .montagne pour y rktablir la tranqullited. Ele est encre parthi les pieces. (7' ) Dans la paroiase di gros-Morne Danti, liomncie de coulcir, pa- raissait se condhlire a:ec sagesse. Pautl iariti t Dcrt ie com- manrdant en sccoud, avalent rnr;td fuit et Fiutr e ist;me et d a cotfiance de tous les lMalics de la parI1 issee, et dnus s les onmels d'insurrection ils leur availet reidu Jd grauds services. Des mnouveniens seditlutix s't.uient aussi clei-s Ia Tortue. Pa- geot y envoya des coticiliateurs qui ramentu-reut a paix. St.-Louis et le Borgne eussent aussi servi, te tlhditre de grands dsastres, sans la prudence et les solus de letlur commanduait onrgeat et Pellet. Cps deux chefs 4e brigade oi0t o tout teams domin des preuves du Iplus pur come du plus ardent pi.triotisme. Leur cou- rage, leur fidellt leur soTfmission l Al lIo et leur intelligence a Ia guerre les cendent tres-dignes de rt iuentionl du giouverneinent. On se souvient des sujets de m'fianric Cti nous avait souvent iloinn Delair, commandant de Jeaurabel. Plgeot me fit passer de nouvelles plaintes contre lui; maims queljics I.,nddes qu'ellds 1me parussent, je luii mandala de ne leu point donner de suite attendu la difficult des circonstances 13Dun- aitre c6td ji'crivis . Delair pi je reT sental ses torts. ot arut appaisd. 11 etait decide que tons les -vnemens preteraicnt aux mdclia ine occassion de me cailomier. J'avais dunne le 2 pluvi se, lPor- dre de laisser sortir le soir a corvette las Vdus, commandee par Dsagenieatx pour r'etyurner en France. Sur leos six hetures du. matin cette corvette .se trouva poursUmie part vn i aisseanu vmne~i Elle cherchtiea rentrer dana le ports Aussit6t les hliomin s l d cofflur de crier dans la yvle : Votus sonmmes trahus par La'keaurx et T Stageneatiux is otht 'tuendtu -Ja c4r'elte atux r errgltis* Nus vihSt en t'fet les efforts de Ixesageneatiu pour ecAIpjler' Pennemli qut )ii avait coup ses nmiunauvOer s a coups de canon. l'eureulneent te1 aliti etiant surv enu, in russit a s' hotner i la rame rt, agti r -e fort ligrange sons la voide du Borrtne. e vaisseau votiut 1' th- i bIlou; ntaisn pair uie manrentre htardie, ,sage u eau s -e;lope la nuitet4 ganeu e Port-if Paix, d oi il ariva [eliUeuscmernl eCi , tr.ance. On se rapper le es tvacasseries queiip'ais en a essuver des ihabitar tin Cip, reativenmeitt I ecltlncmc :de leurs prionnorwrs, qu'is p--& tcirdlaient tre :particudiererment :iegig s dnts les ca'tals nture iot et lee es6panols. Jo eavtis :bien ipe A.es pvwventionsr dont on Iu:si pas toujonurs matre pouvalnt rendre injustes les hoinmes les mieur tnicnttionlj, et ot swis persuiadlt que beaucoup de citoyens du Cap ouLt kt' d 1ans ce cas; Il;is les cliifs d'emciite, avatcnt d'autres projects ql td de dlivret Icu's concitoyecs ; et les details que je vais dolner prouveroit- jusqu1a evidence que Fon vou'a.t de ma part un reius formel, pour ctll ire Poujct'de nouvelles caloimics et de nouveaux troubles. Non contends d avotr provoqu, pres de la municipality les arrete.h des 26 flortial, a prairial z 9 messidor et r- nivsse derniers, ls habitans du Caup lu adressent encore uiie petition dans laquelle itl demandent expressement que 'on dciihrlede prdfrence les prison- niers du Cap. Its insinuent nmmce A la municipauit d'envoyer elic- mnnme des coinnissaires. La mun cipalite repotd que jusqu' ce jour elle a faith tout ce qui dpiendalt delle pour amtrliorer le sort de ses frercs detenus en Espagne. Elle ajoute que, n ayant par ele- cume aucun mioyeln legal pour pctenir leur delivrance, elle 'la pu que sadresser au goiiverniur gdndral dotit elle a obtenu diff renters renpousts asscz favorable; mais que toutes ces demarcIes nayint ,dS toltcn F1clTet desire elle a rcte quie deux officers nmumci- 1,*uX et diu, ii tab re 'se rudront pros le gntiiral gouvernc r pour Ii exprimer impatience du peuple contre PIijutitce des eslpagnols, luduclarcr que le people lntcnd avo'i ses Jirres, et iniviter 4 prcidre Mtw s:esuirc' qui pulse nettre la municipality a portle de rassurer Its habitins. SEn rtpos u la dputation, j~invite par, derit i nommer elle- rieme trois d4putis pour la Hakane 'artortco ou Carthaghne. J lui aluioncc qu e lorsliue soi choix sera fatt je donnerai les ordrir necessaires pour le depart. La municipalitt noimme au scrutiny les cit!oyens Lcgr s, Dumnd et Amec.y, et pour les supplier en cs de besoin, P.r Antitn filts ,Bay l fils et Nicolaut. .ea citoyens devaient ,tre clarg's de reclamer les prisonniers sans distinction, daapres les instructions qui leur seratelnt donnees par la munici- palht et le gnteral gouverucur. On crolt quo cette measure prise, touted nmfiance doit cesser et toute entrave tte lievr e; rmajs cela uebt pas arrange les orgatmieurs do dcsordres. Je recus le I 7 plu- vidse une cttre de la unuicipalite. Elhl me marquait que les trois conmmissaires etaient prets 6 .partir, mais quils exigeaient dtu gou- vernement que leur personuc fit garante et que Pargent necessaire SIcur vouya leur ~t, dclivrI. Jo rtpondis qu'il leur serait fourni uIn (7) iln I)timent, cent portugalses, des v lres pour deux mo;s, etc., etc. nim, a iie ouverum n e po vaitto ttims de gtuermre -al4iitit il!iO p'uliliee e t cepenalld dt, ans le cas oU i es cotlinlli n.iiai se ticlit r'isi les ,'risuilniers anuais serve* rlieiCl lelC 1' ticl'iai. ( Cel toll-' vtlu, e I s preparer tn -IAtinmen. auis doUut W ait partir de.s le leidlcntIuin. I Nous iin nollliies pfis! Le Tj,4 elitoseu deux Colbumissuires doiinent leur Jldl.eissio U la ituiic ulit~~ qt i tiiie A Icifr place deuI des suppleais et ayujolte tin lcseLrairc de ta coin- mnission. Ceux-ci lie Ivulelit pliU de 10i, illiUS. 'st pitr 4trrC et, - ",d 'C llih J ... a St.- Dominu ie T. ls out rC ouu de Sc renldlre. Oil U'tdltCell phli que mes lettres. Les quatre citoyens Durand, Belley, Nicoleau et Clotte, tous quatre nuitdstres, viennent clhez moi et me demandent des clicvaux. pour r ller Sto.-Doin o, Je reponds qu'd peine j'en pcux fournir au< ordluiiauices i nals que Poul n'en doit pas nanquer dans la ville pour reenlllpr une mission si belle. Quaiat a Palrgeint ilcessaire j doliie ordre t lPorduliateur de fulire fournir treute portugaises. Nous etions. elcorle loin d'avoir li-wichi tousles obstacles. Les comniis- saices dectieilt Ie, I7,vent.se i a munt icpalil., que lea prprietaires deis ch'hevuux ne veuleit les livrer qiautnili qu'on en dtposera d'a- uniic Ie ilprix entire leurs mains. I1s sollicitent d'elle un arrCet qui invite le gouverneur i nmetre en requisition tous les chevaux pro- pres au voyage de Sto.-Domniilo. Le corps niunicipal coisideiant qu'il ne peut outre-passer fes limlitct que la li lui a Inarquees; coniiderant que depuis lCe 2 pluvio se il s'es( perdu unt teams ,prccicux; considerant que les repll- blicalns de la deputation devraient lever les obstacles plutut que den fare naltre ; considerant que le voyage de Sto.-UDom go est abso- lument inutile:,,et que ia mission des commissaires se borne se reudre aux lieux o0 sont detenus les prisonniers a reclainer; consi- derant enfin que le general gouverneur paralt avoir suflisamment pourvu aux besolns des connmissaires pour les besoins de la Havane et autres lieux, arrete qu'il ny a lieu a deliberer sur leur demand et que leur mission se borne 4 so rendre dans les ports ou les en- veie la muicipalitd. Apres cette reponse, les quatre homes de couheur viennent chezt moi et me representent combien il est tnste de ne pouvoir aller ddeivrer leurs freres, fate de chevaux, etc. etc. Je crois lever Kt S I .. . s 1" :' torite difi ult, en1 prolpoS(nt d'tnvovr ies d.,puUt.s M:r mer jj.ml1.u ort-.i- /tttiln e t d, prier kh general espanol deeLur ifumiir jh.;it' Sto.4-)o~I ii 4.14'4ks ch1 ll an <4 Lilt scraient jpuAyVs tdapra:'l taxe CI Vrli* Iairer ii Jf I tAil t. l reICernt cIhez nCnuti m we" l ~, I.i1'idr. cinqll-- Jh t-ftivr< hiq Ii t ,ils It cii bi'ides des clevaux dte drcagon,.Le tl psit l..iit I~e polur Ic st.l, ma s les selleS ttaitent en mauVats tlct. ; e m',r n uo l4!t C's re'parer que trnpdenant viclit tri, dl'i..ldt.L' pourd t out le te-i tU Pullsence des ratiolns pour IQs kiv'uiiii t les' I-1idls jeS les acc'orde. A uiidi on re milt iu'L,- - sirv+ie qu tr,'nt poljirtlgailss ne-sufficent pas ; qu'il In .ant encore dix : jre klefis aitui,tbr. On les recoit l enhn on vieMt Ine- deanderr p*rt1re ililnnl ,n. J. dolint les miens, et trois de mcs anis ce Slit auitant ; enIh n ol tart nuti de le tires qte jdotine pour C- richelo et Dorn i-(et i Joachtim Oi s marinee fput tre que les qtitlre depiiuts voult Sto.4Domtnfgo. Point du t Iut. On reste atU irft I);id it pomr s1e ful rc un Iarti de iulAtres iet tout preparer poinr -a journey du o56 vent4lse. Jair enitre les mains les pieces 2"' .* ?'" t * ".- + -' +. ", *, i , 1 '.. ; ; ? l- ; . 'Dans le m- met items I'e capitaine :Tourtclot, comnmitndnt la cort ettc la Perc"mtell revenait det. rorte.de I- depeclies de France a- Cuuicane et l4t G uadeloupe; i1 etatt clinruj des rpuioises et venait U u Ilt-Dornmini e ; poursinivi par ies AtWglais i est obligi de tdre ',te Porte-Platte t d'abmidoimer 6a corvettee eInpurtirtl aiVc hlif ws pamieri poilr r nie.cc'.I irie ve('it paar aerr uvbec sn% eAau pa u t 4m1e ~inet- deTx .sinrtles e tires pour France, ; i-iirs .aticri pa11t ~du .ilrlitet. 11 ia4 stlite oaire -ia mnuinicipalitc .-l ttcfrai aibtin et part .c' de Idurm apres ur la ctao t ite 1a A 4i fiti-n 1pai i A Iri' des imkeiants rdpandirent I bruit que jpvaia tien de trcsgtlos paqipce. deq rraicc; ue I) enachiais soi- -*1f. k 4 '.(f):e ta ierEl3ts i.. it .ys a 1alvrn avtangcuxg desla position i la raee e; i *dir4 tpflu liqunrtt $t t'cl e Ttnit Lidanls b l] isilte a rIiiir .s seiturs ala culni ie. Sousmce r;pport i fu t Tort Licn accueill i Acs inulatreso. S , gneusemnent le cortenu. Quiq luiesstuns aIfclini ten d~ etroire que j'd Vi:s :ref'u 1Pordre de:declaircr l ti,`r',Lc't dl iG t.;i )ficd O.B nutiit Ill ivadtl des Illo uSStes d LS nfl.l t s jl: I I li.'.._-'cT L iL0 ; ^; bU IA t df' 'rs paquet,, jesqiels s1t doui, 'tI-:.tL pieili.il Jc fuil oulite td ticIarla 'i. pIi. .tp rrpr ese8 y it> .. :, .t' i aucClli i qii't, et Sue cu\.' enl quft~stioi etail dts ittLrei d Cinentl e tet l../ a Gul etloupe touilt;.-S Ut niiu;linaut'Ui _4 iei ill.L p.1i.s de .: ux insu tltuil r Ii' t lhiti(<'" la yille u'avail cess4 d'vr'1en it hi illti I! y jouilti jeu ;'<:)a al' ~i Ocsionioit d1cs riui. ouls lOiS A0llteiisc, .- etl zOill dItril .tottes s ccasionls lt; dippasitil6 les plus s:diLieuLies. S~l a vait du trouble, .rtreiLae&zM9 jtlatteJ..ilia t- il Jn jour a pUlonel jL_'rit~., pour qui vous cIddct reriz vouis. pourt celui qui serait j.poLi la loi, rcpondit Ldveille. Mais encore,, ajouta Pautre a tiudrait- fli prenldr part pour Pun ou pour Pautire La reaux Xest pa de ce'.p;iVs-ci FilaUe e&t homine ide couleur; il, lie put riern outelir Ade Lrc'Uilel. Le hnommes de omleur .de t totes 18s piroisses venaient "'r- Pin.cht at, et -e& .coiririeis expe~diaieut A dllu; a inoue int. tlatlt ailnsi que Pon amenaai la journee diieo veniits., Pe ndant que les intriguans travalll cit le c, lw Trave Tuss'i t attuinait les aig!lai, leur prenrtit le canimp Brl le C amip Alol/et, et les forcaitia rentrer dalls St.-M a apres avoi perdu eieaucl'lp de nmonde Par sa lettre ditd 22 vent4se, i nlrinlealt avoir pris ,ieux eamps au; ag ais .u cote de ,irbalais, et aivoir faith grace au ;4ei.. ia u -a ,lu .. .t grace. a. francais prisonnievs quot qru'i eussent tire. sur sa troupe. Le ao ventse, (nousi dtions tranquilles delpui deux jours) je reu- nis chez lmoi un grand nomnbre de blancs i denoirs detde.mulAtres. Oin daisa, on joiua.et Pon parfit setre beaucoup amuse, pispiqi'orn me demand Ie nemie divertissement pour le 5o,. .Jacceptai ave plaisir, persuade que ces reunions ne pouvaient colitritlJer qu'i rap procher et unir davantage les couleurs et retabli cette Coilliace ei necessaire, la restauration de la colonies Le conimerce conltllell- cuit A lieiiir, les liabitatiors ,e reparaient, les maIisoiis di ]a ville se retevaieut. Nous etiorts parvenus 4 donner.des '-comits atx or_ filers et- de la toile aux sordats. La ration .eatait un pue aignientee, et les ioirs de Ia grande Rivikre commendcaent a se renfre. L e a: beaucoup d'lomrme de couleur de touts lus pamrcses ar- 3 - (7 ) rivent an Cap. Qlie3qius-otns, et entire auttrs Maillot et Levasseur kinrient me 1oir. JeT'ur fis accueil tout en leur 1nprochall la l~g.- ret. avec laquelle is Iulttaie it leur poste en allssi gruid noniLre. Un grand dEjeiUner s'tuit donlm c Itez eI mldAtre Bien-anci GOraLrd. ,'est 1i que 'e concert la journeu du leudenamin, don't il me rebte Slfaire le rdcit. Si Parrestatlon du general gouverneur et de lordonnateur en chef eiit etd provo(qu~e par leur inconduite ou par quelque tralison de leur part, seul' moyen de colorer cet attentat, sans doute les bomrnes qule la voix publique en accuse, se seraient htes de fire connattre et de publer leurs dtelts; pourquoi done se contcntent- 1Is de promettre d'clairer Ie public et de prouver que nous etions criminels. Une measure d'un aussigrand Mclat ne devait-elle pas ~tre j istifide' aussitAt que prise? Ne devrait-on pas nous expliquer conm- 'nentla force armne de a ville, commander par un general de bri- gade, est restie tranquille et inactive spectatrice de Pattentat conimm sur les dtpositaires de Pautorit( administrative et militaire? Ne1 dte- Ytalt-on pas nous e% pliquer comment toute communication'fut inm- terroimpue avec les dehors de la ville? Comment ii ne s'est trouve que des homes de couleur pour arreter e gtnfral; comment des homres.de couleur et presque point de noirs out seuls trem p dans 1'arrestation de Pordonnateur? On devrait nous dire pourquui au gros-Morne ar G onaives, la petite Vribrre oussaint Louverture n'eut que des gens de couleur a fair arr4ter A cette occasion; pourquoi des hommes de couleur furent seuls envoys en deputation du Cap au gros-Morne, et du gros-Mlorn au C;ap, du Cap a Jeauirabe et au wort-de-Paix.- - Mais s'it est idetft quc des hlommes de couileur seils ont ourdi et execuite le complot de tnotre arrestation caucoup de ecteifs nte verront pas aussi clairement les motifs qui les out portosa ces exchs. 11 est douloureux sans doute d'avoir les eclaiier sur une ve- rite aussi affligeante qu incontestable. Les tliommies de coulellr sont tourmentes d'une haine insurmountable cofitre les Ibduns. Cette lhaMie est d'autant plus active quelle a pour principe un orgueil qUfils li0o- sent pas avouer. Ifs voyent avec depit la ncesslte dodlt leur seront toujours lea blanks, attendii Pimp6ritie et Pintapaciti qt'ils ne jus- tifient que par une a ambition saiis bornes. A les enteldre ls devraient seuas posseder le pays et Iui donner des lois; mais il est a presumer que la France it'a pas fait taut sacrifices A la liberty et't ali't little ( -) Pour remettre centre les maIls tde ddupat:urs inciles, Ie sort dcs homes, tuit ]ui dflveinl lem"ur fex.t,-,e civil et polilique. Lin c de motl cepl danit Fidfe de c olindre tous lt- hT uomis de codcmnir aU%.c les perfides agitateiur de la ca.IlI.* oi ll, \ j aLs q' it lil 'n t rn1 grand nombre qui out midrite et oltent le plus liiitdd lgd d'iestlinl, et rom de!l c les envelolper tIm le I i pri.s ,Iue miriteltLt cis iutr' tis, je les trouve d'autant plus recoInuiuntluabls qu'is iUt iu1ii. I ierituct lpds d'exentplcs propres ah les cetrainer lees le$ al l sa1 ls tuilelt caipa- bles d'y tonber. J'ai deji d-t ou d t dire ique deuis lartlv'-e de Pinchinat au Cap il y avalt te de brillas et freullles rI.-'Ia cIICz IC'.o, traiteur. Le 29, Bien-aire Gerard y donna deUr u n. Vitatte y assist, aimsi que Pauid Jaiavtii, t Ikton arrestaution fu t IesulLICU Le 3o ventose tou ls s officers de la garnson hiirent me fire ulne visit aipes la aradl. latte, la tte e dit lue tout t*Luit tranquille dans la ville. Ads i eiures du iatin j 'tuis dans ma chaimbre 4 coucler, seul avec Pingulieur Galley. Plus de soixuaite Iumntes de couleur entre]it , les uns par 1 sallUon d'autrcs par le calbiet On m'entoure pour m empecher de sauter sur mes arimes. Je me lhye, et leur deniantd quel sujet les ame'ne. tt Vas le savoir, me repond le nommi iaucicre, et sur-le-cliamp ii vent me porter un coup de pJoing 4. la tete; plus prompt que l i, je pare et li en poirte un qm le ter- rasse. Si vous ,tes veunis pout m" assassuier, lear dis-je ,.osez dA moinsl me laisser preLndre mues arlnes. Apres un moment de sileuce, on me dit: .' u noml du people tues risoinnier; gallons B.D. G. march en prison. Croyez-vous, leur dis-je, etre le people' dB St.-Douiniingue ? nion,1 ie vois c i i Ilancs, ni noirs, vous ites .vne hande id'sassinjs. Jusqulici persoine n k lla encore porter la' mai 1ur moi;: la clhanmre voistne ait li peite de conjures. Litn d'eux s'&cria Que tLrdlez-rous ? u osez-vous pas vais emparer Ade ce 3B.. .l ? ii vous fera done totuours pear ?* e.. A ces inots tons detlancent stir moi; 1e1 nc defid.t dt. s pi eds et des mains. J'arrac.he Al un d'elmt sa redingotte; ii eait adrln;- de poigi trds et de pistolets; je saute a la g'i e d'un autre poiu I.e "oicer ie qittttr. Je Sul accble dte coupts l de lutn str Its bras qui me foc nt i le lcler miol-nI1t1iCAe. Je reclamine Ie seciurs de la municipality qui teinait ses seances daus la mime mnaison que moi; mais pour la premiere Cui$ -'p' lls de tic dc':ix mois i avit cc u ur- aucune seance ni ike corps in diiu hbI n.' I6'.. * Mus 4Itih'stliqiius, acco'urns all rit -,mtain,.is t, crc.,.r', i ,ngEfl ciicvr (Galler est entraine dans h1 cal)h't. Me[s ats-le- .11nmp ;e. e. l. Jourdan vivllnert h mon Sturs; 's stll ifr.p[,s avec viole*:e. Beaupuis qui avait qiatre ciians mluXttreV iti re'hl pus un seut coup. EiSced'c des coi ups que je recevais et de ]a resistance que j'avais 'i,. i:, |;I4 tt itLti a'- h- liit.' 1; on m'cutraine les uns par les che- x;x, PFriast deotsii c6the, je perd-s i.Ms pantouftles; ies peeds et la tlte 4ii, j~yrryie A la prison accable de coups. On otdonne at couciert' de mu'enlermer 'dans un cachot, et, 'on faut defenses ide 'me laisser communi4quer avec qui que ce soit. Sa t}te, liii dit-on en repondait. Tout c ipi he console, dis-je A mes assassin;. t' yc'st I de ne voir parnm vtous aucun blanc ni noir. Arrive dans la second cour, jc vis deux noirs, et parlai au nonmnd Toussaint t irtmrnquais. Sapyr~s a la geole que Pordotinatttr Permroud ,etait Py etre tranfrii ",'Une tI6rntaine de personnel, 'dArt denx ota trois noirk ":taient reicnuees dihe lui, Fafaiitnt troh~ie eatourt de sa fert'rfe et de0 ttobs enfi8ns'e 'bA age. Aliers et Penes ph ~ Il ttdressant 'l parole: AOllons Iiul diren t-ils, riarc'he en prisoni'jf'; nt de rdsis$ taunei tu es notre prisonnfer. 11 a beau rdclamer Pintervention die la niunicipalite ou d'nn commissmire des guerres pour mettre le scete, sur les papers de Padministratiom, on est sourd a sa voix, nm 5Prrache' du sein de esiefbyeri, des bras dp sa femme an ddses. t oir (n o1'plpnge dans un 6achot. Usa'de rieA itdes de earmp nommu Choari eat arrtd une heurt epri*' rg'ti.-' demand A tre eondait drez le gndral Vilatte. Ot Py niime ;i l i vetit entDier en explication; on iuw rpond : Allons, nmtrc)e en prison avec les autres. 11 se relarne de Vilatte; maij ietui-ci ajouite i Alled, allez, lepeupie leveut. Le people !.. ormbien leas scel6ats ont abuse de son nom I P art.tet site Pin gV ieur Glley et radjodant gneral 1Frs- ), j 9r44 ,i<.,les priac?,, q...x DescoubelJe Bienaimw Gdrard, Ponet puie Penet i, L'atec, BDaucteIo, etc. siet et JjwlSj& f l' tI1 lli ;tS p)oml' (I iK4iS 14C'm fIs lt.-1t1S 4.iu1 .5 I.ti 1f t 1l t 1 >ii' I i c ahdi OI le i- tpalpier* Lt.1St 1 ui t llI 1i Oift J1 i t i- 1 I , VtS tt : _l10 t.L'e <11tlt li iA irhki iit l ittlb 0\1tlt d\ -1n \,.;i |.' l ,,- s- reuse tiniidit tie 1t 1as Cait'a,11s \aii It-'11 46 *I.,lilli;t , 'I . produirait niolre arresltlatl' sint u l ( liu iinic-s ti.ilt" ii ct'i l c t; 1. du complot. En attelldant ils cir.iil La ls it'r" itnt N ,it i h- bras de .gros roulatiix t1 e jt i '.sr s ecri'aieal-tils, 'ente a la I uni'tlpi.lih! e t' celte correspobuattn'e crimineie ? LJa .'b ; ntous dit tenoas. Le general T oussaiht a tout a//r't7/. Dar/s d(ILtc' jours ti/s liniett 'vous li'rer :alux ./dIlghdi. f AtNs ( C'OnS lr'ou chcz e)u: t1l armoire pletne d'arcut. 11y a cu mf llihns i lord de lk libt ,, corvette de hl republtiue. Gnice ita nus t, 'ut est arr1 d; ure- e:. enttelndrl laa ecttt' des prices. Lm :iJlcritts. .iforcJii ci- toyens 'a se rendre a la LutnniipIlite, ef les uciiwi:;it de coilbt tde bhiton () ; ils eitrainenit Ies ogens faibles ];ipr laprctenduet contifdenc de ee qu'ils vienneiit de dtcouvrir L et di.imenit aL boire uuyx uisils. Enfin lia uniicipalite reunic prend u3arrcAt qui requiert uilatte de veiller a la tranquillity publiquie. Le preaniLule de cet arrcte portait : T( lTn Randd mouVenill popullire inuttliendu vilt de se fI Io. )) ious aij *r,.,no1i8 que les clh..'s supe[rieuirs iiltJiuiit t l ur S) poste ; it.s 1e a as i le miioti d'e leur Aitsenccu i. l liu teuU Sils so t., cl la n Vnicipalit, sacrllat itue lartte de_ la *'"rit Fen'iarr a des (iriconItaiutes; car si elle ignorait la CaUsde nqtre arm~ tattiiu, ce qiu etst jposSJile et meime yr iseiiublab, elle it'nortit as 1ii imo1 s 1 ile iu.s cOti.ts en prison. Au rested cet .'iriet et ceux qui ,.it suMfl dails les pIreuuici'S 11nIiielis de la ten ipto 1.i1livelit Isqju1a Evidence que la tajoit de la muintCiiipalite ddib ait sous l'npire d4'lle force tra'il-et .qui pr /,i ait t dictait I. t' lultoi. i.s cetlte.' co bid atioi Il ,brauit diiicile de Cbe l-lKa.o* Juq ui ai lo i. (i) Voyeoz 1l deladraltio de Jliuto et foe centre, Lobis, ai iL uI des pie ces. q, :% (80) le charger Tflatte le nitintelnir la plhx:d.-s un? ville don't I &tait e .11,*.r 3 iepa lp t ll t'0, elk, nP it iukiit pi, L1 4it f11 quon frerochait oau eiu.ur eilll ; purquoii eci sei ct:tt dce mot vague et itditt lrnint e ,''J en ticums et lieua. Et puruw, tr-to't upris avoir tdleiidtit quont laishft sortir qui que t c s.lt de ve eCle a soutfert quie plhu ireurs IutlAttil .s efilsorl'tlss t pul- tll- -l,'r lrtr le trouble dans uda.treS_, pari) es. L 4 n trInioi it les Ct.l'r~ s sur' ce qUi s'etait pass Sa Cap. PoIurqluo eUtltln ele ciliareuit i7iatte d-;,istruire les g9& n'.raiux Thn:iid. eurals et 'oussaint Louverture de la veritd des faits, avant de 'en assurer elle-meume. Je passe sous si- lence unte inillnit de gries coutre des pertarbateurs dti second ordre, dotit la lJtcetc' sumalterne Jtigurait Ie lecteur et figure- rait nial a c6te des brands hon uis qui reclainent la superiorin du criane. tTillatte cependant au mtnieu du tumulti. oih se trouvait la ville jouissait d'nne trMuqiulhtlt sygulit'Cmenit c reuidrl!able dans sa posi- tion. Un hiorum quin et detest couirne 41(e dievait Pattentat ldu so, viit6se, ou qu sinpleremert lui tcu ete t etrauigcr, ut'e ut pas inali- que de r.utit ses efforts fft ceu e la lmuncipatite pour tout faitre rentlrer dans lordre; mias la suite pru ti era quie PIordre nituit pas cc qt'ii voutait; an lieu d'y traiuiller il icrivait tous les ecoi1- mandtans de corps et quarters, dansa larovrince du Nord. (Voyez les pieces ). 11 envoyait une garrison sur la corvette la Hitiia. ( Voycz le process verbal n.) Enfin, it ecrivait au commandant espaguol au fort Dauphin $ procede dfautant plus tonnant qu'il no ppuvait a cet regard s'autoriser dauciun arrette de la municipa- 1ite. Cettte nlmme municipalite Pavait deja nomme provisoirenment A mna place. 11 exercait thes functions. On voit que la municipality ai ait tout arrange, tout prevu. 11 ne lu restait plus qu'S s'informer pourqioi j'etals arritd. Pillatte et see complices n'avaient pu gagner le 5. regiment command par LMveiiW commandant de la place. Ce brave hlomrme ne pouvant sortir de la vile, met dans un licol une lettre poui le colonel Pierre Michel, en garnison au haut du Cap distant d' iiv iron cinq quarts de lieue de la place. It renet ce licol a a ci enfant qui parssait aller cierchere un cheval; et celu' -ci, insttUit de ce qu'il devait fire porte le licol et la lettre a P irrr ;itihel Pierre Michel. Celu 6 ci sans perll. dei tIn- I t' US l-- clhelr noirs de /<'cu/, du Port 1' itiAS i noirs arnne pouri drlivrer le gouvernur gr llria et Pfl duninieur. On se reunit dans la plaine d.u C., Iut Pol fait 4usL i pit.i .T'ussaint Louzertur (i:. Ap'rbs ces dispositions prlinl 11res .Pierre Iichtl eTlt au colseil general de Ia conllliune et Jdeiiande a counaitre tles motifs de notre arrestation. Sa letter ob re'pirent la filert republiicaiin et Pamnour de la justice ft hle pir Ph'l-ut utilonal, et la collmmuntle y repondit sur-le-clianp.i J nliprime ai ec le pieces la lettre et Ia re- pense V. La municipatitd done encore en cette occasion une preuve de sa fimneste condescendance pour les ftctitux. Pu'sque Pitrre iFichel voulait nous rendre a Ia liberty pourquloi Peniggeait elle a sc ruinir Vilatte qul etait loin de temoigier le inlllc desire? 'ttah ce pas plut6t Vifatte uu'il, thllait i\ iter t suiure Pexeinple du re- publicuain idele qui r'elainuit le respect di auux lois. A P'iliiilion de Pierre Mtichl les coniniullduis Pierrot, Baitldem1fn, Fl/a vilke, Romain, gnace et autres, amnienet pendant la ntut du xt.- geritinal, tou ls lsnoirs qu'ils purent. rasscdmbllr. Le colonel Ldveille, son free et Lechat, courcntal a vile uir se former ti part de noirs cup.ble de nous deliver, St t'u s tises pnrtr /d gdnerl et ordnnautcur,' disieint-ils aux noirs L'otiS tdeic 'tdrc; escla rs dts muldtres. ils vous lireront aut x ,d/us. "" ; >' -,1 ^. .. +, .. Les chefs noirs, reunis cliez le colonel 6Pierrre Mfticel,. ftren tres-nmecolntens de la r nponse de la niuniciliate : Us el ecrivirent siur-le-champ une autre pour deianlerr notrel darglssenent et la raisoni de note arre~tatiui. La iunii paiite a declare avoir perdu cette derniere. Elle y reondit par a letter (ne), oi elCe avoue ie pas connaltre les delits qui nous talent reprochts. Cependant .Pierre Mfichel crutdevoir prendret une precaution dorit Ievene- I --i " 1' ' ' 1, ," / "* ' - () Pierre Michel fut aussi averti par le eitoyen Chlristople, cLpitaine ,ade oni r6ciilut qui etait. a Ca et franuiit les paltaissades avEo iit, '-t e'' a l- - 82 ) ient pro.ur la snaesse ; c',tat i t qu founi'issat la garte du fort B./!aLt, .\ ava, e qieC I: i>.iL_ d,;l gud,1 danis ce post,, il y en- oVia J oo1 hou11eltL de renitr(t. C dAt dLl quil fit trembler tous les 11cl:; i:s du C(<'p. 7Vittte y avuit tenvo)e I premier germinal un fort liclilnt cu d soil re neilt ie trouva occupy et se retira & Ssonlt iandl rcl'gret. L.e premtnr g,'rmnil 1 citovt'e Puelhe agent de la commune, pr)nlouce undis ~icouirs (jins lequel ii inlilue quil1 desire Pelargisse- 2M1nt des chicf. Ct oimnt e, apris avoir prs part t tous les com- plotd des unIe1ans clirchait cn e imomclit a leur paraitre oppose, pace qu 1l conu ;nent.lt a douter de leur success. Ce discourse donned lieu a unoi sceime de comediL di-tie de figurer a c4tei de'celle dit tartufe ; L.og'i y idit une rdponse negative; et cette rdponse ctaft ai,. videvicnment ct&ncertCe avec Pauteur du discours, que la munici- Ialitd elle-mlme ne put se dispenser d'en convenir. Elle $sexprimne ainsi dans sun aurrut d s , ), Que quaint a croire que ce discourse aivait et dfiit avant d'e'nrer ? dans la salle l conseil presume par le peu de terns Iquia et , w mis daus Ja reionsie, q U' tit pt r par` d avance. )) Eiifn, come ii paraissalt instant Ae prenree n part! pour oa contre ~ous la munlcpalite crut avoir trouve un milieu propre a se tirer d'affaire sans se compromettre. Aprts sept considiraas plus; absurds les auis quc les autres elle declare quiele croit sage de voir dants action des citoyens de cette commune le 1 ) movement popiuaire absolument g6tnral 11 ett aStd plus vrai de dire qu'il Ctait Pouvrage de quclques imultres anbitieuk et 'intrigais qui, Ialgrd tous leurs mensouges et Iculs mandeuvrts, n avalett pas pu ycussir a donner a ce movement la mtioitre apparetnce qui pft '- faire passer pour ctre le veu du peLqle. La municipatite efit du, cc mIe senible, ~tons'idrer que tous ieS auteurs de notre arresta- tionU etatet auIaLtris que tous les ambassadeurs que 'on enivoIait pour gdndralistr ce mnuivemeit ctaient fltiuitrds; que pams in'bihmcc et Apjeie quClf lues noirs y avaient trempe enfiin qu'iI existait au haut du Cap deux fiAs ailtant de miondoequ darnsa i-ae, in que . cette mnasse erdclhuait notre liberty. Si lIs ina"istrats du people euss4lt ~pii -i iiYrir les .eu\ -' (tu plurt6t ti pas es rtmer: 'a -cv dence it n sle eussent pas permits dte 'caracttrler -Wn -horribt cuoiplkt coinun un mouvt-uent populaire et Iu h'al. mr ces pquatre Ic'ves FillattU itt l'altte Ia r~(n.r:;le pPr e3- aenmiler toute la ville sur la place et cuvmte ordre au colA O l e -.' el;ti dc se e rendre clhez lui sur le cl;hiip, I hitl adilndlt- major de la place qui savait qiue / llutLte loiildit. le diev, rrker ainsi que Iedilhd, V0oult etllpilither de sly r'iinre, ni m i clli- 'c respectat tropla siubordiiatlroii itiirTl U', poni s8;1i e (,ubiil; ii t re'ndrit etI t aULssittl dcesI'rn ett conduit iuns I t caclht par -les satellites dk Fillatte. Ce colinel l tuit e xtrn'tie.ut cii nptil aux yeux de ce trani. 11 avait %ouli sauver Ics 1Il1allos; i a.ivtit fait *isser & Pfurrew Uichil Puvis de notre arrnetatliun ; eUnlhi iI avait UMede snc yl r3gimIenit Ide rester fidCle lia oi. Lechat, a penie inslruit de Parrltstatiio de Lev eill, comman- dant ih, arsenall oi par precautions iT1 vail ecivoyJ le rtiimeiit du colonel l, rZ ell, des quil entendit uattre iaginerale, dauls 1l nfomenlit o i d 'efn cmiarait, il voit ave surprise sortir deux pice de canon, qui par oridre de Villatte furent conuiits sur Ie champ de IMars, ge de-l 4 la Fossette sur le chlemin du haut du Cap. Pillatte monte a cdieval avec toute la garden national presqut entieremeunt composer de mulAtres, et se rend A 'arwseal oil talt caserne le riegment de I- Lceilld mais Lechat y etait deji pra t 4 e mettre eroue e pour venir nous ddlivirer. VPi'ltte veut appro- cler, on Pin en iemp~le, et on lum demand le colonel Levei et Jes autres clhelff. Fillatte, firi.wux, pronmet cependant la liberty de L ci1id. Un ditaclemeut se rend sur Ie champl, de Miars Le'veil/d pot de prison, mais il est coInsigun dalts a mason de Villattel C'est ic6 le lieu de flir, mnentionl d'uln prop'eU qui tiinonce bien les projects que Pon avait sur nous. Au moment oiu Lechat deplova devant Villatte la fermete qui sauva tout, Chlerztai, Ge(rard ett Desctiu cite direct lattement : Noui t'avions hien dit quail fIllait etmarencer par er lr a tete A ce gros Lechat et tous le outres. Le colonel Pierre MVichel ecrit une trolsieme lettre plus pre- sante que les autres et PejIvoie a la mnnillcialitc par I capituie ( I Prsthd'ie.c Lniierie de cet orf ckr comipenca piinimirr mE e pa'tle des personnes qui etaient dins la salle, J ans ie luee monieit le cpIttati: Ane: ~. 4du premiLer regiment d4eclura qu' evoye aabliaut dlu .AC p.'r Villatte, polr' ]prter des paroles de 1a1x 11 i alit troi"ve de millicrs dJ'lommes arnes, .et prets a marcher s on nk;cceduIt L' p1 au flnanles Ide Pl-rre M.lichel. S-ur le soir Villatte or" U 1ime de c i.tdui;e ttuis les Italcs saus armes it la grade caseame. _ect 4,rfre tiut ec'ite. Quel exi etat- Pi Fbjet; ii est affi-eui de te dire, imais tout cIicolrt a hiire pr-sunmr que la Iermete de FPierre Ji h/ a auve bfuL.oilp de victims. 1If envoie ensulte clrcher r 1l.'a p.i,,ts de crltouchle a 15 au pa luet, et e t I, it displiLicr a Son prcmie r ga n iclt. Le teoitsij:mn utque U5 > palets. 11 tte de l rtls,J -i e i:s tett emvo:e u tous les postIs des gargoises pl a :'''s t .' pr', i nail'des clwc IeS '.Ltfs, i al casni lz Liiu bicau;oalp e, incr-ls .'et hlg t)r posue de se battre t&on.tre Ies troupes de Pierre Alichel Celu -ci de son cote ecrit a Vilatte qi'il pretend *te e i in Ctierinur, lortldoiateut et touS les dctenus de la niati;e 6Soent v.i ,aris et relduS au htut du Cap avant neuft eures du rntiIt. Vittte, sr les uinze heures dii soir, porte lui-meme c4tte lettre i la mtuniipaite a Jaqtuele clle causa heaicurop d'hiiutludes. 'Onm*nliitte tnce repl .nse, et le ga neral y fait des nudificlattulis qtu sol, it aelopultes pur 1 ai'ltit national*' Entre autres c]axInvtmel s, on rflil'rqi'e teL-u-ci. Au lieu -de cette phrase: Nous csedroits 4/e la i urn d. domain n se js passeru pas sans.que les chsA so'nt tre i. t laur potle ; iz'lldtlc fit ecrireb noa u sp CItns qiw la rurd ,.. deumi O C u p, tssTr,'tpas .ans que nous uous dullidns .LOLL LC'tca'S ie. l)l. ISLtCS. ties co~nsplratcr ds ods ors vr'ent avec effroi leurs projects decon- certcs. La plus ,runde iluihdtutde se nrnienItli.it dats tuutes ]eturs Ildniarcle.s et letirs i pour-parle's se'cets. Sur les imin t, on apporte a (la ein icipiltde une 'lettr du general ssaint LourerCture~ C(_tte lettre eUtatL si forte de rais,.ns et si jIres.sulte, que la 1uunli- ipalite uusa pas nu dulnier lecture au public. Une dt:putut'on composer du maire, de deux officers municipaux et de trois minlitaires se rendit ani I ant dut COp;I av.-c lfettre convene. Elle reviclsnt sur les liuatl'e heuties, et itllulnuli les dis- pl.,sitIons iA'i.'es de Lde'ilie quti ecst r~-c -u'.! A ,ttaquer la ville a ntti helres si le giinral et 1ordoiniteur ie lui sont pas rendus. Enllt dans la iatlinue dtu a, le coli:ii-il ~tln:ra de la coninunie s retire dauns taue salle plarticuil re pour pomtoir deiibirer lilnrmenlt. iA il recoilaitt : que hz source du ltmou-ret1int est p1wt et arCtic qule les cito1en se-'ont in vtles a s' rae rt, q u'i leaur sera fait pi irt du perril ntiu tt oh se troupe la th pur!tiqu et qu'its seront invites it laiss er ct. Ic conlsel maitre de les sauver en preutint tel partiqu':jl jiugra nLces- A sept leures du matin Piere Alichel envoic' prevenir la mu- nicipalite qu'il a jaire Isou_/;'r lC canous dii jrt Belar, m is au on n oe doit pi s s 'en e father, MitrV Mc it attcndra ncuf -eures pour atttqaer la ra vie. souif e les ;iois u et Peffroi se repild par i ns lenleis. -A hl ititC eures, lus cito\ens riiIis y 'rcoiveint Pinvitatoii de laisse il r Ie coilseil lbll'enciiL t 1po ir Ie plus grand hien de la chose pul)liqiue; a1l ron vit tln Slpctirte .hlii prO.pre A eCtollner ceux qu1i ne connliisseit peas la sa< .ss.-e de certainis homes. Bien -ainmd Gerard ce mine iniilitre cLeLz sequel en dejeunant on avait arrete notre ,emrisol6neiment et l!oir1 mort; Bien-laittl Gerardnt le plus cliaud instigateur de Piemelte in-alin 0 Qerard t, s advance, leve la voiN, et pononce au noni du pentile dont il se rend Porgane que ce mnme people remet ent/v Its mains du conseil l sori de son saiut et qu'il approu rt tOat ce que jfra la municipalite. Le people applaudit. AussItlt le conseil de la commune declare a Plunanninute qu les lonctlons ial-a-propos fis Oht tc inrl(arce t'S par des cit~ Ien donit ii (cnduitLe st iiNprou7ze. Q)il se. transporttra t corps a la Itit- on d'arl't pout'r vn fire l sort ~ vgourrnIeurll. c" ordtoitatelr et les r:inmtgrer avec touted 21 solemntt possi/~/. Pur sutle die cette dcliberatiol ie c insil se friend h eififheures ~ la uais.., d'irc t, nous fait sortir deo nos cacliot, et noius conjure au nom du sailtt public de reprendre nos toncrtons. N'ous nous reIndonis l la salle dei a mason commune oiuF, apres avoir repoiduALi un discoul's du minire, on nous reconduisit a nos do1nicilcs, Ct on leva . nos scellds. Cependani le s cultivateurs et tous les soldats reunils au 1aut dt Cp deitmandaient a nous voir. Le colonel P. fichet Pay ant ecrit au J llair et a moi, nous monltames 4 cheval pour nous y retidre. En c,,eiiin nous tronlvmes une parties de nos arresitaeurs qui etilient aIl, trouvicrJ licthel pour tui reprdsenter que les 11oils ildent eu tort ,de demander notre libertC. Mikhol nous recita thus Sleis 1 propose. ' Vous tes e colonel avant P7llatte, et cependant Laveaux a de- nd4ide pour celui-ci le brade de g&ieral, et ne Pa pas demanndut ' *- -- U ^ 1 .V ^ ..^^ .,.. .' _,* .. _, ^ \ (86) pbur tous. Ctoyez que Laveaux nest pas am. de ia literte g4en- rate. Voez les soldats noirs prestpte nuds pendimt tu'it douuc aux1 Llancu, des soiiers et une ration iplu forte ,,. Csat par ces perfides insinuations qu'ils voulaient, mals en va'n alinTer ce brave ami tie la loi. (n vint nous averfir A notre rctour que des minultres avaient ete entendus distant .u'on avail eut turt de ne pas nons ahattre la tte sur-le-champ, mais qiie pendant la nuit ils -rpareraient feur sotise. On voulut nous engager A rctonrner au jIaut dut Cap, mais je n)y consentis pas. J alat t auher at gonover- nement et |,rs seulement la precaution de faire vetnr 5o homimes du S*. regiment alin d'ltre en etat de nous defendre si Pon venait UXons attlaqer. Pendint deux jlurs je ne partai en aucune maniere de notre arrestatton. Je Vi mrnme ViHatte sans liii ttimoigner le moindre ressentinwlt ; mais l'itpunrt6 avait enhardi les scelerats au point que les propo0 'seditieux se rcnouvellaient plus atroces (u 'atparavanit et meneacalent plus que amals la trannqillite public ue., Je prcvils la m4rnictyltht que si eie ne pouvait pas maintenir ore dre, je quitterais la ville et irais &tablir le quarter gdndral au Port- de-Pai ou aux Gonai',es ou A la petite Anse, ou enfin au haut du Cap. Les Ions cioyenus de la ville vinrent me prier de ne pas quitter la ville on du moins de ne me retirer qu'a la petite rinse. La municipait vint me temoigner ses regrets, mais des rdeftxions ulthrieures me firent prendre le parti d'executer ce dessein, et le 5 germinal je parties avec tout l'tat major et me rendis au haut dt Cap chez le colonel P. Alichel. A minuit Ie colonet Ldveilli me'ri..qt: e fillAtte venait de paer sir avec ses denx aides.8de-camp et tnFs les sctl'ats complies de notre arrestation; qu'il etait surti par le bac et avait sans doite passe ;a la petite ANWo, enfini qu'i avait emrmenl des mulets churits de Ious ses effits. Je me rappellai alors Ialmavror entendu dire qteIe e fort 7fil/l:te (1n avait SiNiti forti it ien lui service tin jolntr a luti-m4me; Ssit de qu'll allait s7t s et mettre en revolte toute la part de t est, jt e ?itai ede pr re les meeures propree A le dejouer. Cette partie atait commandee par in nomme Beaucorps, ancient aragoh' qne j'ativa mit av\c nim Je crus ponivoir compt'r sur hi, et lu envoytoai- iinti qof' tous le comiwmainsar des camps 'OrV dre darraterf Villatte si aprl-s avoir excitt t;mt de trouble s ae t Car et abandonmic soli pose it s reirdatt dats 4a parties de tVest. Par malheur la contagion avait gagnu tous ces lhoi es et je i'e'us des chefs et de Beaucorps luil-miuIe des letters peu rassurantes et tres-insubordonmtls. J' crlvis de sulie Lt "eic/llde de laire intti1'1 les scelkds chez ilt- t et do priidre rcoErnnoiu.m1ciueit de la i; ieu men ele n1" Je me rendis en lite A a petite Anse ofo de nouveles rcohes allaient eclater; mais ayant uSe de rtuse Iour attire le comunjmn- dant Beaubert, qui pelndal t la nut avait ouvert ses portes a i tIatte et iFavait laiss sortir apres une heure d'etreticu, je le fis-arcer, changeai tous les posters nominal un autre comiandanu t et uiis la place a .4tat de delfenas Vers lts dix heures un grand nomlrne de cttovens viatant me fire part de leurs alarms : la vile dtait dani la plus grande agittion.,.et Villate y avait un part compose die press' lte tous les gens de couleu. Je fls uie proclamation dunt Pe1tet Tut de rameuer la tranquiliitd. Laveillt ne s'ttait pas coutente de mettre les scellcs cheS Vil- latte. Ayant di fortes raisoUns de suspected les dispositions d Ro-. drigue et de toea ses ellicirs et ous-ofiflers, il provoqua de la munuicipalite une rdquisition qui leur fut fhite de iauiifeter leui:m itientioisdas emle tircoustancus iictuelles. Tous jurirent dltre fidiles tauxlois et d'olbir au general gomQereur. C0s protestatiouws me rasu- iratentmoinbs-qe fairit4e zte etlaidelit de quelqcuis boiis citoyeu qui avaient veritablement en horreur Vesprit de revolte et de vertige IC .Cent soixantdix qut s 'tatt empard de quelques habitats du Cap. Int soixante-dix d'entre euxmeprpsetentune pe'tition das laquelle apres avoir detestd les crimes oo'mms sur les chefs de lacolonie :et flticit6 les corps civil et militaires qui avaietnt contribute a&les rintegrer ta ent post its ,te demrandaiet de Paancement pour certain chiefs qti tavaieint jamais demdrit de le patrie. Cet avancermnt fut accord ; miail Iie pus me 'rendre 4 Pinvitation qu',il e e laient de roietrer 'dans 1a vdle du Cap. Les camps Adnftte Limownade, graid et petit Ctiracole ) Sauvage Letrou Lamartellire, en un mot tous les camp 4e PEft attai~t soulevis. VL'aiaee demandait A marcher centre les rebelles. Pierre MIichel-se lattait que lea cultivateuro tie la -praie de I st ne -e laisseraient pas entralner dans le part de yVilatter; tde tous. ltcds rus arrivaient des troupes envoydes par le general Toussaint; nous battardioans lui-,meite : tous voulaiel.t pinir les autenrs di So v-ntqse ; tuant a moi j'4tais trop parti- culilrctient bIlss6 pour ne pus crailndr e que on lie confondll le suii que j aurits pris de ppntr nim atentat public avec celui duc Ler ti une vengeance personlelle hitaint entire ce danger tqut ne regardailt que nii, et Ics reclamations de Fordrc outrage j'invitai le 8 la xnunicipalite du Cap & venir a la Petite. Anse concerter avec imoi les i~rsures a prenudr daus ces circonstances lite crut sage de fire arreter et conduire a board de la Hie'na comnmc complices coniius lde I latte les citoyen Leger-Lu-val Poiri e' Lagnouxc Legris et Lobis. Le 8 imatin le' general Toussaint arrive avec deux lataillons jPiniAuiterict une nnowbreise cavalerie. Je ne finirals point i je ra- coitals a chaqtiue occasion qui 'en present, les preuves d'estime, de coinfiaice et d'amitie qIu furent en ce moment donnees Tous- (i) Co.ie dec la lettre du 8 aux offciers-unicipaux du Cap. I1 est d'une nehessit absolute citoyens ,l quo vous vemniez d grand ~aaW tin a la petite A.se pout conftrer ave nitol str Ies Attret quo j/ai. recues ae la parties di i'Est. . Vous connaistet tout mon loignement a verser dit sang et; fire 1 guerre dans notre propre pay s; je i'y suis et no vetuxy etre que Iouur. le conserver &a it FJrance et y voir tons les citoyens h utreu et pai- Vinsurrection qai- s announce par les lettre me prove qu elle est YPifet de Vialtie et de son pardi ; quel est done lear Igarement ? .* Par la force des aruies il seuait aise de uettre fin i cette insurrection; mais quand ji refllehis d'une part que je porte Palarmie chez tous lears parent, d'autre part que tous les cultiva'lurs qu'on a egar s une iois qu'ils auront tired tin coup ade fusil se d sesphreronr, croiront ne jarmais olbt nir eur g-race el dans le disespoir se jetteront dcans les n'ornes, ptut K-4tre hruleront 'ee pays, et seront tou~ars on alarnme Sotre nous" eafin, le plus fort uoetif est que mun caoes plus port ia la climence, reptigne a verser da saiig. Vpnez domain je vous in conjureet, tde ] on iratin tI on, armed vent masicfer, et soon humanity m'ordonne d retarded . Xe bien public, hi salt de la colonie press; ii est je crois nicessai*i que vous r6unissie a vous quelque.lqu anombe du corps judiciaire ; e ls.. si prveadts, -Cet .s viemiront avec plaisir S ult C89) aaint Louverture. Son courage indolnptable, sa fidelity it toute 6preuve lu avaient value de nous ctre associt dans la prosriptioa prononce centre nous. Notre nmort devait etre le signal de Il sienne. Le 9, la municipality du Cap se reunite aux chefs militaires pour deliberer sur le parti a preirlre danls les circonstanccs epiieuses ou nous nous, trouvions. J'avais deja einis inou opiuiou dans mru Iettre 4 Ia municipalite; nia presence paruissait gitr les opinions de gens qui nignoraient pas Usq~'la quel point J'aalds ete outrage. J'a. verts le conseild, qu'accabl de fatigues, je deposaispour vmgit- quatre heures mon autorite entire les mains du general fotussaint, et que je invitais ainsi que la munici hlite A me proposer les mooyens les plus doux qu' serait possible de conciler avecla sad ret e dla -chose publique. Le resultat des opinions fut que Poa enverrait an camp de Villatte une deputation qui Vinviterait * rentrer dans le devoir. Toussaint y joignit une lettre qu'on trou.- vera dans les pieces. Des citoyennes du Cap offrirent de se rendre aupres de Vit. latte et de .Pengager 4 rentrer. 11 parait quelles avaient trop comptd sur letars moyens de persuasion ; cependant le conseil arrdta qu'elles se jpindraienit A l1 deputation. Cette demarche n'aboutit ,qua prouver advantage la perfidie du traitre tVllatte. II rdpondit qu'il ne voulait avoir d'entrevue avec Toussaint que dans la sa- vanne de Caracole vest---dire en placant le brae Toussaint entire deux camps ennemis. Un nommed Chervain dit la, d8- putation qu'll fallait absolument igorger tous les vieuX blancs; commnencez done par mai, luirepondit Duclos4FIdniI, car je suis le plus vienix. illatte de son c6te avait dit, suivant d'autres: Dites & Laveaux que je veux le fire 4gorger par ces mnumes noirs qu'il caresse aujourd'hui ; ce nest pas la faute de Villatte, si ce pronostic feroce r'efut pas son execution. Les femmes qui .tetaient flattees de ramener Villatte au Cap, instruittes par cescd- lerat et ses complices, rentrent le 1o an soir au nombre de go & xoo, assent la nuit & la petite Anse, et repandent parrni les noirs trop francs et trop credules que Laveaux et Perroud avaientfant venir deux bdtimens charges de fers ponr remettre les noirs dans Pesclawage, que les magasins enz etaient remplls etc. etc. 11 n'en fallut pas advantage pour operer un soulevement general. Lcs noirs cburent au armes. 'Tuons kls blanks, s'crient-ils is M Oilt frit venir ids claines pour wrl..w remettre ,dcns resl v;r, Lunl luIArs $c ipemarentle d tie lous le. psbteis ; lei .luancs quilt ten le uits mnaiiolnt et viemennt chez mtol lthercher aun aile ; les lowArs arrit'vilt d(vant 11Ma naisO, dirigent loeur fiusils sur, monl b],lcon pLenlallt qu'une parties vent forcer la garde qui ktait en bis range en t Lutille. 11 n'y avait pas deux parties A prendre, je me present sur le haicon, je (decou re ma poitrilt; Tiw- h1ur d '-je vous tuerz an ppre qul a Ioujowu w cLendiu votre libertd. Mon action et nIs paroles suspendent les coups qtuis. ettalcut prIts ~ porter. Au milieu de ce vacarme arrive. e brave Toussamit; :i arrctc les plu-fiurieux, fait vienir ses troupes, reprend tous les posters, desarwre les rveelles et Icur demanded les nmtifs de cette insurrection. Tous rpcjondi- rent qie ,ill/itte les avaiit ait prcvenir par les femmes qui Uiaeint quitte son camp, ue Lavtvaux avait fait ddbarquer et nettre daus les magasins des boucauds de chaines, et qu'il ne leur restait Wfautre part que de tier les blancs, pour sauver leur liberty. Tous- saint ne crut pas qu'il y eut d'autre moyen plus stIr pour les per- suader qutded les conduire au magasin. La on ouvre les boucauds et les harils, et on les troupe pleins de comestibles, de farine et de salaisons. Cet horrible moven de sedition itant dejoue, on, en chercha d'autres. On affecia de rdpandre que les blancs possidaient toutes les places qui auraient dit etre partagees entire les diverse con- leurs. Qu'il etait affreux de voir toute Pautorite entire les mains d'un liomme unique, et que cet honime unique fut blanc. On mxinsinait de m adjoindre Fillatte et que ce moyen seul pou- vait ramLener le came. Je comprise que je ne reussiraLis bien affer- mir la conflance que n'avalent accordee les noirs, qu'en m'ad- joignant eneftfet un home d'une autre couleur, neas je e cruns pas que cet honneur d6t etre la recompense de la perfidie et de la traliison. Je pris done mon part, et fit reconnaltre pour adjoint aOu General ooumerneur, le brave le fiddle Ioussaint Louverture. Ce chtiix fit autant de pliaisir aux noirs et aux blancs, qu'il dephit aux amis et complices de fillatte. Le i5 du mame mols press par la municipality les officers et Ues haitans du Cp je me detcrminai a fixer mon domicile ahns an petit pavilion de Parsenal. Je gardai tn des bataillons du gendr'al Toussaint et fis tablir un post sur le morne Coupolk qui do- mine le fort. SQuoique t Viatte fut en pleiue rtvolte je eCrus cepentdait de la pruilence de ne pas Pattaquer. Je pris s-ulcfenut dvs ifesur'S s pour Pemp~cher de nons nuire. PJetablis un cordon p',n'r P)enipjlier de se ret~irer dans les mornes ., et un autre plour qu i 1ie put pas)itbser la riviere de. Limonade. Plusieurs raikois n,: fve-ut prenre (;e part : . J'attendals de jour en jour la flotte dte France. na. Les Anglais, depuis plus de cinquante ours, Llocquaient le Cap avec beaucoup de batimens. 5 S Les cultivateurs etaient hien plus gares que crimitnelTs et je crus possible de leur ouvrir les yeux, en leasrappellant au devoir par la douceur et indulgence. Vilatte qui avait ses raisins pour penser autrement, fit au con- traire des actes diiostiliteen tout genre. 11 forma de iouveaux camps, intercepta les chemins du Cap au or't Dauphin, arreta tous ceux qui ne s'ltaient pas rangds sous son commandamenent, saisit et deca- clheta nties lettres au general espagno!, mit a la banr e les ofticiers du 5e. regiment qui en etaitnt porteurs, arpna un corswre pour courir sur les bftimens francais qii sorta-ient du Cap et les fire entrera Caraoole tira sir le pavilion tricolor, arreta un capitaine anur- cain qui appoirtatt au Cap 5o barils de famine dontla ville rlanqual t, vendita ot a foDauphin les sucres des habitations- de la parties de FEst forca, sous peine d'itre t orges, les blancs a signerti n nie- rmoire qu'ls ont desavoue dies qu'ils furcnt libres, arreta dans snt camp 34 prisonniers franais venus- d'Espanue auxquels il avdt d'abord persuade qvue. La eaux avait veudu le Cap aux Anglais, et qui lorsquils furent detrompes vouluurtnt eun ain mx e ve ur joindre, etc., etc., etc. En vain Toussaint essayat-il une second fois de riamener Vi latte A Pobeissance. Celui"ci lui offrit un rendez-vous ;, mais avert u'on lui tendrait des embuches, il refusal de. sy rendre. Cependant nous apprenons que Delaire, commandant i Jeau- 4aibelf a assemble sa commune, et a fait arreter quon ne recon- naltrait pasToussaint Louverture. On nous avertit aussi qu'il se disposait a se reunir a 7ilitte avec deux pieces de canon. D'autre part avant. de venir me joindre au Cap Toussaint M1-12 9( 2) Louverture aalt faIt hrr~ter different commandans mul&tres qui avaient treinpO dans IPallaire du So vent6se entire autres Guy, co .mmandait de la Petite RB'ivre, Chevalier de Terre Neuve et Danty du gros-J'orne. 11 k-s tenait prisonniers aux Gonaives. Ls Lonines de couteur crureIt qu'il sut'irait de se soulever pour oLtenir que Danty leir iut rendu. Le geunral Toussain' y ar'ive et fait tout rentre: fians urordre. Je saisisavec d'autant plus de plai- sir que les occasions en sont plus rares celle de rendre justice a un lomnme de codletlrnomnme Deravine commandant au gros-Mori'e; ce braie hormme a non seulement tait tout ce qui dPpendait de lui pour conserver la traaquillite dans sa parolsse; mais encore i1 a su par ses principles de justice et d'humanite ntieer` la plus entire coufiance e la part des blancs. Instruit par le general espagnol qu'il avait recu au fort Dauphin beaucoup de prisoners francais, jenvoyai deux corvettes les c ler- ther, avec ordre de separer des autres etd'envoyer dans les prisons du Port-de-Paix quelques ltommes prevenus de crimes impardbn- nahbes, et entire autres Ie nommn d Candy. Ce sceldrat etait defend ctlebre par les cruautes qu'il exercait sur les blancs. 1 lenr arracliait, it-on, les yeux avec untire-bourre : malgre le decret qui avait pro- ntonGe la liberty general, ii avatit it perir sous le fCuet plusieurs de ses negres, et ddelarait hautement qu'il ne reconnaitrait jamais le ddcret du 16 pluviose. () Enfin, le ot floral, j'apprends que je vais tre delivrd de la charge terrible que je supportais depuis si long-temns. Le citoyen Bfoume m'annonce son arrivee a Sto. Domingo, et qu'il ne precede que de pen de tours quatre coinmissaircs civilsO I me demanded de l ui envoyer une personnel fort instruite de la position du pays et des evenemens du 5So vent'be qu'il avait peinea croire. Je ne connais-- aais personnel plus instruit de la position du pays come administra- teur, que le citoyen Perroud; et commie acteur principal dans I'af- fire dui 5o vent6se, l dtait tris-propre & doTner aux commissaires des details exacts sur cette affaire. Je Penvoyai done 4 Sto. -Do, mingo pour satisfaire A la just curiositO du commissaire. ' *i"-_ u i f ..-^^.. .. i-- ) . -I,' ,- '- .L . (i) Toumaint Lonverture le connaissalt si bien ,qu'i m' erivait: < On nw mKaulu que Candy et Savarr sont da nonibre des prisonniers. 11 est i urgent d~erirter ces deux etres pervers. S'ils sont arrives aq Cap et qu'on I te iat lelibs. il ent capables de b~Iale*ut r la coluaie e-Utidr. (9g.) Des assassinats horribles avaient tdc commis dans la paroi~se de Bombarde. Depuis long-tems les mchans avalernt projett- de de- truire tous les bldans. Le chef des assassins etait un nommne Lar'se, de 1h'abitation Fouache, paroisse de Jeaurabel. Ce scelerat e.ait fort lie avcc Delair. Le -brave Toussaint nmdcrivit rvccasion do cCS massacres. SVouis verrez par la declaration smlvante, tous let massacres qui Ot out eu lieu a Bombarde. Pai fr'mi d'holrrer en la lisamt. Vous t nUaurez pas de peine a deviner doi -est. part ce coup funeste ; E Est-il dune detcitd ue les cultivateurs seront toujours le jonIet et 4 Fin strument des vengeances de nionstres que Penter a Vonlis dans e cette colonie! Cela surpasse I'imagination. Le sang de tant de vic- - times cre vengeance i ) D es ofliciers noirs envoys par Toussaint rdusissent encore A namener le cailme dans la parolsse St.-Louis, oih de nouveau trou- bles s'etaient maiiifestds. One grande activitel poavait 1ucelquefois rtussir & reprimer les d6sordres, sans cesse renaissans; mnais les commissaires seuls pouvaient employer les moyens de force capa- lMes d'arriter le mal dans son principle. Le citoyen Poume parAt d'ahord croire que des moyens conciiiatoires feratent tout rentrer dan Pordre. It mi'erivit une lettre doat voici rextrait: Veuillez de votre c6t, general, faciliter touteS les measures de a conciliation qui pourront se presenter. Vous n'ignorez pas que I la desunion actuelle compromet le salut public; par-consequent , votre rpiublicanisme measure que vous ferez abuntatioii de vous- 4 mine, pour sacrifier tout resseiitiment personnel, quque e bien w fonde quil put etre -,d la conservation du pays et des hoommes w1 qui vous sont confi t.e Je e ecrus pas pouroir mieux rdpondre axL intentions du com- .missaire qu'en Jui promettaut de fire tout ce qu'i de&irerait mair je liui observai qull etait impossible de sotiier A fire rentrer Vil- iatte dans la Ville du Cap; qui, les crimes de cet homm,e ne ais.saient aucune voie ia Findulgence, et qu'il no fallait plus longer, a obtenir .Ia moindre subordiatioz n s 'l n'etait pas punri. Cependant it continuait de tout bouleverser an Cap come s'il y et encore, ete. Les gens de couleur et lil ne cessaient d'ecrre Sla 'municipaiti et aux habitans les plus influans, que La ream:i t let blancs voutaientt les ivirer a Pennemi. Uhe flotte anl!aise de (94) ':So voiles servit admirablemniet leurs probjets lionickies, e fourt nit Ie pretexte de sordever le puiple. A peine cette flotte eu* eile si.lnal, que les provocatiuios les plus incendiaires se repandent. 1 nutuit .questiuoi de rien luins pqu det me truncher la tte. 'Voilav, dsait-ofn, voilia les predictions de Fillatte justloiies. Les noirs SAI leC. je lreliers a prcitidre lahllrie, tuu s ame et des evtene- niens 1;fiurbtvs s'cn Iussenit sum s si les bois ctouens reulis atu 5** reOiniit et all bLtaillon de Toussaint, si Levzeilld Si L-to hat. si d'lIe'coturt et autres IO'eussen1t pas exerce la surveillance la plus active. Le miJlme soir a huit Ifures le cursaire Hiroudelle entire datis te port ; i avait suivi le convoi aiglais. Le capitaine Rolland nme dit quIl -netait escorted que par deu vaisseaux de guerre, et qre s on pouvait fire sortir quelques hbtindens arms if erait facile de pret re des traineurs. Des Psrrivee du t;orsaire on re. pandit le bruit que ce 1Atiment nm'tait envoy par les anglais pour tr'aiter de la colonie entire. Ce qui nl'obliea de retenir le capit tamie ?Boland. qu voulit quitter le port. 11 fallait p rouVer qu'it &ttait jfrdniits. Le lenlem'in martin les soldats du tiataillon d Toussaint trom- Tps par les malveillans, prennent les armes, se revoltenit et s'en vonttcriont dans-laville : On nous trompe, on v'eut nous livrer;rTe- tournous aux Gonaihes. pres de Touisaint. Je parvins Ctpeiticanit _i aes detromper et A les fire rentrer d&s Jeur: caserne. Leurs offi- tiers arrivant ensuite firent tout rentrer daus ord:re. La corvette la Doucemeuse, commander parole capitane Lefcuver, arrive le i6. Mais come le capitamie Thomas qu'elle prtcedait, ciruignailt id'tre contrran par lea anglais si la 1ouVyele de son arr rhee venait a transpirer, avait defend & I ecuyer touted corpmu- nicttion avec la terre, cette defense fut an nouveau pretexte de troubles. Le capitaine Lcuyer en'dtatt autre chose qu`tn dmn'grd de ma connarssance, qui v'nnatt lirrer la rade aux a glaiW et &l corrette etll-mrbne e'tat anglaise. Aussit6t on forme le pro- ,jet dealer de force A board avee des chaloupes. I derver, lastrit ;de ce dessein, vmt sur-le-champ mlen avertir. Ne pouvant em- plover d'autres moyens pour rassurer les gena trompes, je permits ax officers et passages de la Doucereuse de mettre pied terre; milds!pour m'assurer que Pennemi ne sera pas instrut, je mets Vam- hurigo dais la rade jusques sur les canots, et fais defense & routes Ivs bhirnres de ne laisser sortir qui que ce soit de a Yille, Tel fit le part ot me reduisrent Ies n dcLals q!i prci ecnt a tache e .seiner'lpar-tut tii infiance et e trouble. Je crus devir' dep- C er atu Cil,,taiile Wimis d\,lx l"',rS tatilliciis ou lii' strimre des lieux ou cruisaieit ordiliairenCent les Itimuls anUiaits, et pour lui ainnoucer qiu'u' vaisseau et Uine fregttte avaieidt ioIl.rsuiil la Doucereuse. Aies deux petits Mtinieis fiurent chassis par les einmes vaibseaux, et le -o, dans la tutin' e, est entrie la Ire- galte la tIlotte, comimaniIde par le capitaihe 'Thorns. II avait A Lord les gniraux Desfturneautx BIhds, (Chaulatte, ilartild- e8jsSe, Lesaire et plusieurs autfres officers de P1tat major. Leur premier Iori fiit de ee i-enire te a la umicipl te pour dtiriuer (des nouvelles de Franci et aiioonccr la confirmation dl dcudcret du 16 pluviose. Le 3q, Iparnt la division parties de Rdcocefort, et qui nous ainenuit les coimnissaires civil. Je donna les ordres 1necsoLiurs pour leur descent. JPai dit avec vrite. et impartiality tout ce qui s'est passe d.di la colonie lorsque f oai cmnland en chef. Une couImisiso a- ait un rapport sur -Pdtat de St. Dominigue et t trait avee details les diffrenites epoques, et entre autres celle du, 5o velnt4se. UJne autre commission a examine la conduite des deportds de St* Do- ningue, et n'i vu daU s la journde du 50 ventose qu'une tmeute populaire, aul lien dWui plan de revolt comLbinm et ext cute par des m1cladls qui avaient pris le nom du peutple. Ce leAt pas a moi a discuter maintenant ces grades questions. J'ai dt la verit , je Pai dite. Je vais mainteinant better un coup-d?,jil sur les everie- mens du Sud et de lOuest. Je domnerai ensuite queklues details sur les finances, et la parties administrative alaqueill. iai preside. SC H A P ITRE VI appercu Sur la culture, les contributions, l emploi des fonwi et administrationo, S UE les Colons demandent a tout mornent ce que sont deIeveinu leurs revenues; c'est une i-question infiniment naturelle I et il est' juste d'y satisfaire. Quls appelleit enstte et indistinct.inent toiis les hoinmes lqi out eu Pauto td en main oleur', pilard l d'ciastreurs. C'est tine LoutudJe pardonnalble des homes de InauIaici hIIiuieur. Je niai pas plus euvie de n'en fAclher que le leur r'puindre. Je me e su pas cl are de faiire 4 cliacuni letur de- cttpie ; mtis je vais donner ine idde d ce qui a ett percu et de- peuse. Je laisserat aprcs cela, a jt"er aux ihoinies iinpartiaux S des colons qui ont abandounle leurs ambitations, Jdot la conduite , ou 1,he ou crilinmielle ( je parle d'*uuu rtld itombre et non de ta totalu t a appelld les maux qui outdevaista les colonies, sont bLien recevaibls a pretelnde -qu'ils i'olt rien du soul'-ir, lorsque k-s homines que lewr ci6isme a portes a fire des efforts surna- turels pour reparer les mraux causes par Piniouiciance ou l'orgueil de ceux. qui les meprisaient, out support toute la chaleur du jour endure tous les genres de private ns, et rccueeilli pour prix de leurs gvnereux travaux des calumiies et des iliures. . Je commence par leur annoncer, ce u'ills savent aussi bien que moi, que la province du Nord n'a pu fournir aucu. reven i et pour Ie prouver, je nia ancerai ni nimn autorite ni celle dc rdpublicains qui ont travaille aveto moi A rt'parer les nuaux des co- lonies; -je leur citerai des temoivnages qu'ilsl ne recuseront pas; je leur citerai les auteurs du Journal llistoriqu de la MIarine et dc s Colonits, redige par trois colous. On lit dis le A*. t* La seule sucrerie aux environs dui Cap Squii at 1te jdparnde, ne pent mallie remiement pus ruuler fatte Sdanimaux( Ce deficitest dpuis long-tmns conuinun a toute la ) colonies. N *. 19. Interrogel. les pierres, elles sont calcindes; interrogea les liabittiolns, elles sout saccagees, etc. etc. SN*,. 83. Au lieu d'uni pays, d'une ,ille florisante, quc vous a rendra-t-oa ? des ddcoinbres et des ruines, le trite souvenir a dvai ;r fui les colonies les plus florissantes. On vous a done une , esquisse de Pincendle du Cap' mais quel est ce nmaleur en corn- A part son des riches plaines des cultures immense qui ont et6 l a proie des ilamtnes etdes devastations : On vous'dit, et quel- i) qfIes-uns le croyent que les Africains vont tout rdparer; mais a Jdput1s quatre dns que tout est detruit, quont-ils prepare ? n quoi ont-iUs reid9ulie fetc. etc. )(i) (I) 11s unt rlpar, d'aburd a~ qui les iitire.sait le plus, les breches quo Ious Vouuiei fire A lcur suret6 civife et politique. Ita ont cu ensuite & ri- parer le. erreurs dants lesquelles vous les avez entratnes. Suyez Auoiis surprise t'apr,.s cela qu'is i'aienct pas eOm6, ae p r6paretrer ile uaisoni de leuar lus cs pris percuteurs. N. 59. Nt. 9. Nul revenue sur aucune lIabhation l;as mkUiii p ~, ; . j de St. liche l, talit vole par quieltles iiiltr : l.~:. N .M 44-. La situation de St. DoninguLe est illafmlte. L-s r- 0 ties rdpublicaines ne donlient pas dE qIloi nouriit la g.urilsol. A N 4 5. )) Presq:ue totutes les habitations sct detruites, ,ri', ) ou abandonnees ; oi nie voit pas sur lei haLtations le vigt2l-me des cultivateurs. ) EhI bien, messieurs les colons, si dPapris des tml,;ioa;,ii s ,10i vous ne recusez pas vois i'avez laissi a St.-Do1lluiti c l i. ,1 d'. ruinbsedees dcconibres, vouls deiaudcz dunc cet\ (IUi o1'. rt;1 -' vos habitations co qigdits ontftait ddi rerei deus ruins t d.S d combres de 'os bins! Je sais fort bienl quicit vots ferez rcontwtlr la question, et demanderez compete h la revolution et a4i. hLolu1Kl4 qui out voulu etre libres, du tort que voius avez souflert; lais je voiis observe que cela nr'ntre pas dans mon coinlte partictller, car la plupart des devastations -avaicltt eu lin avant notre arrive cliez vous. Des medisans eo ont accuse Blonid l-r Blt achelale; cela nest pas vraisemblable car la pohillt:e des rois et de leurs . agens ttait sm mocfenle ..... J vous Iaisse doue vous exercer sur les maudits prddicateurs de Ila liberty g'.ndrale, RecianIez et d,.- rnandez vos.revenus, taundis que pour ial part je cherclje (deCnou- vrir ce qu est revenue naccrtque 't celle de uies enIt us, piJE t que je n'occupais a fare reliever vos niso et recontiaitre vot propriedt qui, sans qqulques ihommes courat6ux, strait aujourd'hu le partage de quelques dimues mulittres. Jusqu'au x5 octobre 1795, la culture et administration u' m'out point regards, et joe ne m'n dtals pas occupy ; raids par la tralis*ni de Rochejort et des difftrentes paroisses qui se olnt livi'vrs "a Feuiu-nin 1i 18 dJcembre t793 privis des contributions que no1us en tirions, nous nouS sommes vus contraints de ne coiuupter que tsur les revenue que nous fourniasaient La montagne du Port-de-Paiz dout les habitations talent, bi-. lees; Trois sucreries proche le Port-de-Palx, lesquelles tauient eu tres-mauvais etat;' Lile de la Tortue que les proprimtaires n'avaieint point abaa donned nais qui produisait plus de legumes que 4e cafe. Telles 9nt ete nos premieres resources; et s toute plarmnie d'Eu- rope n'a pas succombe sous l depos lamisere il faut en remer:ier Foirdonnateur Perroud qui, -du moment oi it a rcmplac6 le trcilre t ^ -^ '' A &T . RBJ?c /.. s trinsp rta suli tuiutei les liabiattons y fit rentrer le; ,~jn.';..l.iiu, tdjaltlt ,le6s prns, fit s.rlhr les cadfs qni ;talent to)b ,ei.k.iuns., s et sve lit rIidre coipte des faibles revenues que S..,; Y ,-tk.t. 11 tii e ?rit diftcile ( attendttu que ce n'a jamuls ete Si;'I ,i I 'n,:ll<:lvtr de 1tinlree elletnte ) e rle q.jlI a etCL le reveiiu d." hds ltl-ji.,nL .llb l llebiisidurl' an s ; lni iesls paroisses ci-apre t.. C, (t.eie, 2t,0 of_,iliV,-a 'elittV, Ull-lllVi i poir full 5 *i(c'ileS _. 1A# ltt U,1]* 1.iie Il e talletit ell oLbserl'ilt que les pro- pii.,-tie. fpeSeli s etulit ,s rerVe de vcidre eux,-nixttles IvTS ditiee'3 Uif] ta.ll i 4t.. ll-ik ib I IuIilS 11 Un u11i t piirlr I.i (1.e diu qiatt q1'. 11i OUS ~iit 1,i,: 0 I ,,.ir ier' cC.lttrLutio-i. C(est daias Pan 5 que 1iouir la preritiei 1is ori a c:ijlllneIice s Lie instcler les cafLs, & Jo i i, e lr, a ls ttiler, Juru cett poe plue la uterre civil avait twllt ,h: uLStl, (I ). ( ) 1' E CA P I T U L 'A T0 g draIle des dy/'Irentes Denrdes. co/lniales etr:'.rs duns les wmagtshi"s de 1a lpublique it Fdmi- nsitration tiet / ifor-de-P(a/r. OM1S t Sucre Sucre Cafe'. Tudiio Cdton. Tafla Sirop, Cacao. des Quartiers. brut. terry . JPort-de-Paix et lie. tli. Bque. Bque. liv. liv,* lious.tiue. . 645211 io2y ay x 282696 i2925 St.-Louis, pohn d'6Icuc ue. , . 6%i57 3'19 Crs-r3lone ... ~86z4. 5664 6349 65 'Trtten. . . TOJool 181 - A hats . ., i3<37 c e 4. S . 2tl*'4) J T-rat.. . 433i37 3 60 70405 e B rbI5e., .. 256(,5 73 To t&rx 0095 o." 6W 364 353oi 1925 173 ( *h ) Pendant Pan ; tL5 uceriL, udiniitrls L le czitn Prr, delegue de la commission civil, ontl prudlit 1 7 f, li'. d( sucre et 8,iao veltes de sirop. Dans lPun 5 Is i' iltadil.:rati,.1t du citoyei Perroud, i5 Lhbitations out protuit ti.x5i livr' de sucre, et trente-deus atttrcs retailis daus la m1,nie ulellne eltl tv.:t-i:at deja foumrni 47,776 livres, et ls 47t reunmls ', i' 'l" d, irop. Les cultivateurs Isy trouatent uu niorlle de -i, t au I veldAmniairt: an 4. ; de p1lus 994 u"ulets. La parties des Gonaives endiete de plus de "7#o,, ,0 l1ivr,'s, an I veldemiaire an 4*. est aujourd| iui, traces aux s~ins du general TOUrssaizt, i sion zele et a son a,;tivite, la inioeiu cuhivee et la plus productive. Ion-seulrileent ecll. a acquitted touttestC S d. ~J'. mlis encore elle a trouev num'yen de V"enru au sec.uIrs du Ct4a et du Port-dtb-Paix, depuis ariTvee des ags A-du direct-iGie. II ne me serait pas facile d'indiquer exactument Ie product de fali 4. ., parce que cette admiiinistratlou ne ma 's I -arud depuis ar- rivie ds agens du directuire; rnais un ftit coi,'tail et que la re- coiinaissalnce 1nioliige de citer e ln Pho ncmir de Pordonnateur Per-- roud, e'est que dais les six premiers Imoi- de 'ventose it a faith reliever o2 sucreries, achete. plus de 1,oo bWcttu' de cabrouut, 1200 mulCts, et retablir plusieurs mai jons aipitirlitiaitL a la rcpu- blique. Les menaces et les opp'usitions les plus olpini tri: nie Pont pas empilche d'affoererr dans Pant q4. les maisous du Cap et d'en retire 38,44 lives. Ces inuib us n'avaent rapporte dauns Pat 5*. que 152,o99 liv,, et avant clA rien. 11 a tire aussi des mai- sons du Port-de-Paix 65,o24 lives, Telles sont les resources que iious avcns pu t'i-r de la culture et des maisons, pour Pentretien et Iadimiuistrati,'.I de la colonies. Voyons maintenant quels secours os as ous a,;s fire de Friance depuuis Pincendie du Cap jusqu'a Parmvee des derniers couxnii,,isaires. r0 Cinquante mille livres envoyees par la VInus en Pan 4 i*...... ... 50o,ooo0 . a". Lettre-de-cliange tiree sur France par Pordonnateur Perroud pour parfaire le paite- Inent d'une prise anglaise cltar-ee ,de iats , alors precieux pour la colonies, qu en etait dpourvue,.OsOoO liv, cih . . . . 40 0 '" >t .. I ,1 '1 1-1 : 'i in -i .. . ...11 * .. ,00o L - Total. .* . . . . ( 00 ) D'nn envoi de ia nouvelle Angleterre d'environ 8oo barils de trinne 5 on 4 ccitt tie saluions, un peu de poudre et de toile, o.!,n chemists, 750 padres de souliers et queljues bagatelles en me- dicamelis, etc, voilt ce qtie la colonie de St. Dominngue a con- soiunme a la race dans tout le teams que jy ai exercd iautoritt. Je dWii inai tenant quelque chose du mode administration que ious a rvous cru devrir adopter. La difficult des communications avaut ellgagt les cominiissaires & diviser la province dn Nord en dirf~rentes circonscriptions. Le .Cup embrassait toutes les paroisses jusiqu'a Borgte ; et le Port-de-Paix depuis Leaorgne jusqut& Jeturibel: evn conselquence nous etablinles trois caisses : unet au Cap, une atu Port-te-Pat.r et Pautre aux Gonaives. Cadise diu Port-de-Paix. .or.sQuoiN me laissa au Port-de-Paix le I octobre '5, avec mne armne de d 8oo euiropens et de nouvelles troupes cres dans mx terns de desordre on m'a remis six mnille six cents livres , Argent de colonic. S. . . . . . 6600,o1. )) ) Le so luin 1794, s commissaires firent verser a ia caisse par le capitaine du navire PEulalie de Bordeaux. ... . . . Dercel, garde-magasin du Cap a verse enurestitution.. . ... . . . . . Des 5o,oo0 liv. envoyces de France, on a remis A la cuisse du ort-de--Palx. ... Total de Pargent vers4 dans la calsse du Ptort-dc-PaVx jusqu P arrive des corn- ulissaires, le -Ia ilorealan 4* * A 4. ,. 67470 0o38G 24o00o. ) n LA-compte de solde donn6 aux troupes eest portere a plus de i4o.o-,i'o liv., et Pon n'a mis len circulation que pour 8o,ooo liv. de bil!ets de cotiance. Si Pon joint cette somni de l4oooooliv., les (-coinptes i6 ont etct doinns aux. employs de Padministration et les frais .'entrelien dun hospital; si Pon ajoute ceux que nous a occaslomtt: la marine pendiat 5inois, les aux frais quientraine 8,456 i5G1 n . |
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| 0 | html_echo_mainwriter.add_style_references | Adding style references to HTML |
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