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This volume was donated to LLMC to enrich its on-line offerings and for purposes of long-term preservation by University of Florida Library 2 Si~t - DE LA CORRESPONDENCE DU G N R A L R O C H A MBIE A U, AVCC ke DIRECTOIRE EXECCUTIF , I MINISTRE de la Marine et des Colonies, ks AGENS particuliers DIRECTOIRE les GENERAUX EXECUTI1 Franfais Sa Saint-Dcmmingue de cette Colonie, les rFICIERS Espagnols de la meme Isle, depuis z29 Floreal, 4 . anne'e de la Republique. PLS, les Arrde's particuliers titution. du D irectoire Domingue , et de fes agens elatifs Afa des- BORDER U De 1'lmprimerie de LA G tI L o-r T I V is-a-vis le Cafe de la Comddie, N*. 71. o.' .. i - C*. ; --- iii IT 'p du A ii a, no L l li[- I ..... I| . . .. 1 - *r - --- - I~~hSte LE DIRECTOIRE EXEiCUTIF vient de confirmer fans m'avoir entendu, par fon arr&tk du a Ventofe dernier, la deftitution que fes agents particuliers a St. Domingue ont prononcecontre moi, fins m'en avoir 7gzifie les motifs ( i ). Vu ce qui fe paflk, je devois m'y attendre. Je dois au falut de la Colonie, je me dois moi-m6- me de rompre le filence que je m'dtois impose; je dois eclairer le gouvernement trompe, et reclamer con- tre la confirmation de cet acte injuite et illegal (2z) Rappeler mes services aux lies du vent, entr" autres un ficge foutenu A la Maartinique avec zco honm- mes de Troupes regulibres et un petit nombre de gar- des-Nationales centre qu:tize mille anglais, pendant 65 jours; dire que mon fdjour A St. Domingue en .792 et 1793, n'ya pas ete inutile; eft tuneverite connue de tous ceux qui y ont fervi avec moi, et de la prefque (i) Larticle XI de la declaration des droits dit, nul ne pe.t etre juge quafres avoir ete entcndu ou ldgaltfnent apele, la des- tttiion 'Ars11sAST.TrON la Deportation font non-feulement jugement mais condemnation. ( z ) L article z88 de la Confiitution, dit, :: les Co mmandans de Terre et dle ier recivcnt du Direc7oire des commifions rdvocables a volontt. . Les agents pouvoient done tout au plus fe croire le droit de re'roquer ma commrnfion, mais jamais celui de me defituer m'ARn R, ta, me' diporter, fur-tout fans jugenient prealableo ily a done de ler part FoARFaTURs. totality des deux Colonies:, repeter au Directoire que m coniulte publirqul avoic mrrite ton eftime, et jufthii fa confiance; eft Inutile, puisqu'il Pa motive fur mes services reconnus par fon Arrrtd du 13 Pluviofe IVe annee, qui me nomme Commandant eriihefde la parties Efpagnole de St. Domingue, revenue Franhal- se par le dernier trait avec Efpagne. ( Je ne rappor- te ici de f'arrete que ce qui prove mes services ( i , Je ne cherche pas les motifs qui ont dirige le Gou- vernement; mais le dois le decromper, puisqu'il me force A me juftifier. Je dois prouver que fes agens particuliers month des- tttue, RR1Tr deport injuftement et illgalement; 'Article XI de la Declaration des Droits que j'ai rap. portre plus haut, les Articles A04 et 288 de la Confti- ( i ) Ex T AI des trgistres des deliberations da Directoire Execurif, Da zl Pluvid se ta 4'e de t R d publiue4 FranRcase jis une et Indi- visible. e Direct-ire exicuif va le rapport fait au Comike de falue p.d c le z9 Br'fm~ie., z %Flrcia et 9 Frtctidor de IAn 3e ,fur 4a conldie du; Ginedral boCharemau pendant Ik fge de &la Aar- tiniqur : ,vi FArr*t' du 9 Fruactdor, par lequel it lui toitr enjrlit dc venir rendre compte dc fa conditel t Ie journal du fidge de la Mardtniqie et les piL'ces a ltappi:d vs T corrcsponduice da Gciradl Rochknleaz tatt cele anteirure que rLieuure aux iveiiemens qui ont eu lieu aux Ies da- vent pendant les premiers m.Is J de iAnt : Cotifi rant que fous aucun rarpo:ta. Ccn- rl ne im -a part meritr aucun r.prclhe. .. . J ai don u ijultifier mi conduite quo depuis i, T Plavibfu an 4. La tach e mn fera pas difflcile.. -U- tuition, n'aatorifent certainethent pas des agents parri-. culiers A deflituer arnter, dipoter un G neral e chef fans*lui avoir communniqu6 les motifs d'un fern-. plable arrete, fans jugement prealable, puisque la Confr titution ne done pas m~me au Directoire ce pouvoir. 'avois en outre million expreffe du Directoire de prendre pofreflion de la parties Efpagnole, et ce noeftd pas la feule volontd d'agens (fubordonnes au Directoire, d'apres I'Article i56 de la Conftittion ) qui peut in- firmer cette ddcificn fupr~eme du Gouvernement :.nm lettre au Directoiredu z3 Fructidor, qui est dans la, correspondence ci-defous N0. :z, montre affez l'ir- regularite criminelle de- la march des agens, Mais je l'ai dejA dit dans ma rdponse a leur arrete ; on vouloit revolutionner ( i ) et travailler en finance la parrie Espagnole ; certes, je ne me ferois jamais prete cette atrocit. Je d6sapprouvois hautement les plans conqus pour la parties du ud parcequ'on vouloit y faire exterminer les homes de couleur par les noirs, er ce font encore les malheureux proprietaires blancs qui ont dte vic-. times de ces projects infernaux. On se proposoit de re., mettre toute I'autorit' entre les mains ds Afri- cains de la parties du nord, et je ne ceflois de rdpdtee () Les ageiis particuliers ont fait prendre pofreffion dans la parties Efpagnole des points de Hinchla, de Banica, de St. Juan de la Maguana, &c. Les Cr6ols Efpagnols ont fai l'approche des troupes qu!on y a eavoyo, & quellues jouts apts les ie out chlISSWs. B bad&&-........... 6 q a, d'apres les lois actuellement edablies, routes les castes avoient droit A la protection nationale mas qu'on devoit f6vir fur les plus dangereuses, en em- ployant cependant les formes ligales qui mettent a '1bri de l'erreur et de la prevention. .On pourra confulter les plans que j'ai remis aux Gendraux La- veaux, Pageot et TouiTaint, on y verra qu'il etoit un point far lequeIl j'inifois, celai de porter le fleau de la gurre fur les poflelIions enemies, ( mais je ne ei erai de le rdpeter) on vouloit revolutionner les ntres et s'enrichir aux depens du trefor public fans prendre les moyens que j'indiquois aux agens dans le me- moire que je lear remis le x Meilidor dernier, ( i j parcequ'ils m'avoient price de le leur communique. Toutes ces considerations me mirent dds le debut, en opposition avec ceux qui propageoient la do&rine des affailinats et des incendies ; drs-lors je devils inu- tile, a coup sur importun. On a done cru pbuvoir se permettre de me des- ( ) Je trljavail la.tt ;E. en ordre et r ainii tous les plans, ti;'iies, &c. qae j"fi remis aux aen, particaliers du Direc. toir : eL.xetif ,et aux GC;,nraux que je viens do nonunr. Ce. cr. la derat:i':c plice jiti,-:ative de au condaite ; maals je ne la, ftai p..roitrr qLi'a Conseil de guerre devant lequel je sou- hlute de nuvjveai d'tre traduit qudlquou'rag que je sois je n me crul' pas prtinis pour ma diefimse, de leur donner Wie pu- bliciek qui putroit comnpromettre la surete de mon pays. Quant aut: autres claircirI,'1ns que je pouvois crrire tiles an falit de c,'tt colonies je dois mre taue i present, car le Gouvernemuint i iro',.ite par fa icoifirmatin qudon en salt plus q!:i n3iu tituer m'ArRITER et me adtorter! mais telle etoi la force de mon bon droit que pendant le f4jour que je fis a St. Domingue depuis cet acte arl ;ais les coupables agens n'ont ose me fire connottre les pretendus motifs de leur Arrete. Jajoute de plus, que 1'embarras oi s"est trouve le le directoire, est bien prouve inaintenant ; puisqu'il ne s'est decide 'a confirmed larrete de ses agens que le z Ventse seukement; c'est-a-dire six mois apres mon arrive en France () plus de trois mois apres ma preniiere reclamation. Son arre&t prouve encore.combien pen il est instruit des' dicails de cette affaire, puisquele ministry de la marine ( je ne sais pourquoi) ne lui a pas represent S'ensemble de ma correspondence avec li mais seale- ment les lettres que je lau ai adresse depuis mon re- tour en France; la premiere en date du 9 Vendemiaire idernier. Je vais done la publier cette correspondence, elle suffira a ma justification. Elle ~clairera le gouverne- ment sur les vrais intir ts de la France dans la Co- lonie : elle lui prouvera que par mes avis, mes let- tres et ma conduit dans ces malheureuses contrees, j'ai fair tout ce que j'ai pu pour les soustraire aux maux affreu: qui les devorent : maux que je prevoyois (t) Ce r.t.a-d fur tlqudejd p.i i me Iivrer des rdlexioui qiu. j'~ ~.re, efl d'aurant plus c.traiordinaire que tous les proc -- v.tb.ax:, ltcs, &Lc. ont dt vCniic par la corvette le Berkia qcui mna pirte en Fiauce. - -'- .-- 8 depuis long-temps. Les lettres que je public ne lais- sent aucun doute a cet guard. Le directoire a confirm. mi m f arrete de ses agens, mais persuade , (comme le prouve fon message du z Ventose) qu'il est trompe par eux; certain qu'il doit etre just, fiddle observateur des lois qui l'ent cree, et de leurs for- mes conservatrices c'est A lii que j'appelle d'abord de Perreur don't je suis victim. Je renouvellk done ma demanded d'tre juge par un Conseil de Guerre. Si mon attente est trompe, c'est au people Francais que je m'adresse, son opinion reparera les torts dt gouvernement envers moi. Je rdponds ici, ane fois pour toujours, aux repro- ches qul m'ont &t6 faits par queTques indivLdulS et quelques journalists, d'avoir garden le filence jusqu' . ce jour. L'arr&rt complete des agens m'a e~t com- muniqud le 8 Pluvi se, quatre mois aprbs moa ar- rivee en France; j'y ai repondu le onze du me- me niois. La confirmation du Directoire m'a etd iignifide officiellement par le ministre de la marine Je Li Ventose et j'ai rdpliqui le 13 da courant, par la publication de ma correspondance que j'avois announce. Je ne pouvois prevoir cette decision dugou- vernement et par consequent y repondre avant d'etre certain qu'il eit sinctionnh I'injustice de ses ages. Etranger route haiti, toute prevention ,j'ai dci fupprimer de cette correfpondance tout ce qui a rap. port aux individus en hien ou en mal, [ayant pu, d'ailleurs, etre tromp6 mioi-mme dans l'um ou l'au. tre cas. ] Jai dfl retrancher audi ce qui eft relatif ax mefures repreffives que j'indiquois, et qui ne doivent 6tre connues qu'au moment de leur execution, ainsi que les details militaires qui dotvent 6cre enti.- rement ignores de' ennemi. DTN. ROCHAMBEAU. Bordeaux le 13 ent6se az de la Ripublque Fran aise, une et indivifible. \1 The Following Page(s) are Not Yet Available If you have a hardcopy page suitable for scanning, LLMC would like to hear from you. Thank you. 1-800-235-4446 or llmc@llmc.com E X TR AI T de la correspondence du General ROCH4MBSEAU, avec le DIRECTOIRE EXECVTIF, kl Ministre de la liearine et des Colonies, les Agens particuliers du DIRECT O- RE EXICUTIF a Saint-Domingue les Gene- raux Francais de ctte Colonie et les Officiers Erpagnols de la mime Isle, depuis le Z9 Flo- rdal, quaricme annee de la Repubique. PLUs les Arrtes du Directoire et de ses agens particuliers a Saitir Domingue, relatifs a sa deflitution. N ous ommes arrivs bon port, mon cher G6- N" i: neral, le 2 z Floreal; et nous n'avons pas voulu pren- Letre confident Sle au miniscre de la dre, chemin faisant un vaiffeau de 74, et une fr- marine. gate Anglaise qui croifoit fur le Cap la grange parce feyC m Fo que nous fommes prudens. Il me semble que c'eut ete _ le cas de faire une dtourderie, (i) le convoi de Brest etoit entree la veille, et il avoit amene quatre pri- ses. &c .... Roume-St-Laurent eft A Santo Domingo depuis un mois paffi. La proclamation du Ge6nral Laveaux ( ) La division Franqaise etoit composEe de deux vaiffeaux de 74, et d'uae frtgatte de 44 pieces de canon. (i) et les emifaires qu'll a envoy dans .a parties Es- pagnole ont privenu IMmigration de cette poffelfion nouvelle de la Republique, qui cependant a eu lieu en quelques endroits; effrayes fur l'abolition du ca- tholicisme, ou craignant pour leurs fortunes particu- lires, les devots, et les homes A argent font dej~ parties. Le Gouvernement Espagnol, leur done des conceflions dans lIsle de Cuba. &c.... Ii eft plus que temps, mon cher Gendral, de con- tenir. de chrtier les pretentions et les excds des homes de couleur &t. ... Je crains que les criminals ne trouvent des partifans parmis les autorites Cuprieures qui doivent reprimer les excds de toute la puifance Nationale. On cherche Snegocier, i concilier quand ii faut fapper de grands coups, et punir de grands coupables &c... Vous devez confiderer, mon cher G6ndral, la Co- lonie de St. Domingue come A fon agonie, puisque foti existence future dependra de la vigueur des nesures qui front prices dans le moment present, La parties Fran;aise eft la propriete de quatre corps d'armte ou de quatre individus &c..,. Mais une fingularitd qui frappe l'observateur eft de voir les non proprittaires exploiter ci les biens erritoriaus des proprietaires legitimes qui font en France, mais qui presentement sur cette terre de liberty ne peuvent obtenir la permiflion de retourner ( ) Je dois rendre ce qui m'a ite dic au moment de mon arrivi Je lie pais croire daillears qu'il ait doimn lieu aux plain. rs 1 j'ei.ents eclater concre lui. 13 dans leur pays natal pour travailler 1 eu-tmnes lr- champs quiils avoient defricht s: Faites cefler citoven Ministre ,un ordre dt chofes aufli bizarre, &c, .... On ne s'occupe pas de se mettre en poluflion de la parties Espagnole, et cependant ii n'y a pas de temps a perdre pour trayailler, par ce moyen, au rd- tabliflement de la partie Francaise: mais i me femble que bien des gens font engourdis, et qu'ils ne voyent que ce qui eft a portee de leurs yeux fans cherchev a prevoir Iavenir, &c.... DrN. ROC AMBEA U .. J'a dej prevent lecitoyen Roume et Ie .prfident de I'audience espagnole, de mon arrive, DmN. ROCHU A M B EAI . MON SIE UR L PR s DEkr , No 2. Au mime du (l, Sto P-ar:i At- "*. [i] J'ai Phonneur de vous privenir que nommn NO. commandant en chef de la parties Espagnole de St. ,An Prcsdem j0 Domingue devenue Franiaise par -le trait de paix 1dEla 'nj~o avec PEspagne je fiis charge par le Direfoire ex- ep, pr. r cutifde la RWpublique Franqaise, de fire exucuter P .a... 'article 9 du trait de pax fous la fuwveillance des- agens du Diretoire & i,. tumingue. Je fuis enchanted d'avoir une feconde fois i traiter ( l ) Je n'ins1ir les lettrts que j'ai crtit au officiets Esp'gnIW , que pour aineittir le chef d'accusatiou conretm danis Par"r t( det 5.is,) t' mati cure: :I1'i.dance avec ces officers eli pehite con,- hl q .. ." .. 'Y WAL2 -= - ; =-- I i j: j, I : j I ' r :: i: I; r 1 -e 14 des interets de deux nations amies, me fouvenant avec plaisir des rapports qui ont exifit entire votre excellence et moi, pendant le course de t'annae 179z. DTN. ROCHAMBEAU. N0. 4. Je vous envoie, citoyen, la copies e 'arr&tk du Di- Au aoyen Rou, rectoire expcutif, et je nm'etime heureux des relations t. parcu Leordii v ont s tablir entire vous et mo, quoique je n'aye CTkpe, Irr,, advantage de vous connoltre que par le fouvenir Ptiri,, af I encore cher que vous avez laiif de vous aux habitans ..---*- " ----i des Isles du vent. DTN. ROCHAMBEAU. ( ) Je vous envoie la copie de l'arrece du Direc- NO. S toire excutif, qui me nomme commandant en chef Aa. 'gns par,- de la partie Espamnole de St. Dominguee revenue Fran- culiers du U3 recituli p * ctp, d riri aaise par le dernier trait de paix, celle de la lettre .. de service du Miniftrede la marine pour la mrme Colonie; la copie de la pareille lettre de service pour lechlef de I'rat-mdjor ; enfin copie de la lettre da Miniftre des relations exterieures et du trait con- clu le 4 Thrermidor, an 3 entire l'Epagne et la Rd- publique Franqaise, qui m'a dt envoy par le ci- toyenLacroix. Je vous prie de me mettre a meme de remplir ma mifiion le pluatt poffible. DTN. R bCHAMBEA U. (i ) :Jat-te oblige d'envoyer aux al g,1arte idu Dtirtdoire quti m'miitiiuoi cominandant en chef de la pardti E,.pagnijle de St. Domingue, parce qu'ils me ficent prcveiiir par le general MirdIonday A mon arrive e, quiis nememe reconinollik it pas en eerte qualitC. D j iIs a voitit app 'a e M't a4lez, pour ttre retains de Poppouitior cC1itLte que f.'urui toujourts mis a Ika's projects dtrict;ui. .-- -. - u ... 11 est plus que temps de s'emparer de la portion de N. 6. rPsle nouvellement cddee par lEspagne, parce que Au MA irte de a si lon tarde plus long-temps on nous remettra des t a rm u- terres en friches et le pays abandonne. 't' Voulez-vous favoir A present quellesfont les raisons" de cette ftupeur apparent une affaire de calcul, mnon cher General; on veut d'abord dcgoLiter le peu d'of- ficiers blancs qui sont venus d'Europe, et les renvoyer en France, afin de travailler plus f^rement le pays en finance, et n'avoir pour obfervateurs, pour contr8- leurs que les bons [ i ] et fimples Africains. Vous de- vez croire encore qu'on ne recule la prise de poffes- fion de la partiese Espagnole, que pour avoir lespoir de me m4contenter et me force A demander mon re- tour en Europe: on fp&cule beaucoup fur cette parties encore neuve, on y bhtit des projects de fortune et on fe doute bien que je ne me pr&terai jamais A tant de brigandages vous le dirai-je ? le Blanc [ un des agents du Dire&oire ] m'a faith de grands discours pour me prouver qu'il falloit beaucoup de voleurs dans cet- te Colonie. Ce n'r1itas, je crois Pirtention du Dirc&oire de me donner le commandment militaire fur une ar- rme compose felon les desirs du citoyen le Blanc. Veut-on retablir les affaires ici, qu'on y organise le gouvernement militaire jusqu'a la paix. ( I )Getre 'pid,:lte ne doit pas etonner, car il eat 6td plus facile , ( jen ai eu la pre.tve aux Isles du vent ) de lks dgrigr au bim, que de Ies poutifr aux crimes odieux qu'ils conlnmetcnt atjour- dlthui, et Cqui font plhI elncolt c0iux de cILLf .:ctr;ix uU leI Tleu pJC.Lit;^. ____ _ t Tel eft Je fruit de mes*sobservations riant fiu les lieux. Dmrr. R OC HAMB EA U. MONs IETUR LE Gi~N RAL, NtO. 7. SJ'ai l'hon neur de vous envoyer une lettre que I 'cris As C;.it-l Esps d ~ Le ,lwa tuian, pr lfideit de audience de Santo-Donmingo, que ,? '1je vous prie de vouloir bien lul fire parvenir. am r. 11 eft heureux pour moi de mettre a execution les "> "articles d'un trait de deux nations amies, qui 9nt ete rivals un moment, et qui d tirent A pr6fent refferrer des liens qui n'auroient jamais dft ktre rompus. Les circonftances 6toient si preffantes, I'Europe dans unetelle convullion, que quelques jours, d'une guerre egalement fitnefte, front repares, j'espere par des iitcles d'union, d'amitid et de bienveillance entire nos Gouvtrnemens. Je ftis, &c. DPTr. ROCH AMBE AU. Ceft far votre excellent reputation, c l-s tfur ce, S.o que j'ai enceindu dire de vous au Gendral Laveaix, A o d Ju 1' il'honneur de vous ecrire pour enter avec an vous des r.latiotis qui doiveit esxier iner larnment L',, entire nous. c:: a 4-:*b. Chare ar le DiriLoire excutif de la RIpublique .- -,Francaise, de prendre pofrerion de la parties EspaL gnole de St. Domingue, je me ftlicite de Pespoir de commencer mes operations par celles qui pourront 1me rapprocher de vous. Je me propose d'avoir le plaisir de vous voir eti paFlhmt a Sn;t-Ya'g et 1ije vous timoig-neiai moi, - Ar*m- 4 - v Ti 'f I f"llii4 w' m -fl"tIj.i"A dli'ic i'--- ,1. -- Icrcyi- i '1- mnme celui que j aural i fire connoillance ave. ou;o DTrN. R O C H A M B E A t. . Voynitt qu'qin e prend-auciun pari je me fids d- cide A parcourir la part du nord, afin-d'y voir par ^ ,-, .... A Au M; ." e JS U moi-meme Ierat des-choses", et Jai gemi fur les nom- .e { breufes ruienes qui fe font oflfrtes A mes yeux : peu pa t o d'ag culture un grand nonibre de voleurs et dJall i tins, beaucoup d'intr igans infeffent St. Domingue. Je -_:- . vous parl!is, dans mes lettres precedentes de la gFan- de division de la Colonie en caciques arhins ,t j ai trouve que, malheureuement pour elle, les citoyens y gemifboient encore fous an joug fubalterne., celdi des comnmandans particuliers des quarters qui, fongeant en general a fire leurs affaires, negligent celles de Ie'at opprinent les individus, defobieiflent volon- tiers, ou eludent fouvent les ordres fuperieurs. Les africains reviennent leatement A la vie rurale, depuis qu'ils ont e fPldats, et Ibouvent oiif:ifdans les cTn- ps. . Les homes de couleur fpiculent fur la fortune d'au- trui, et difent hautement qiuele pays leur appartient, et les blancs, en tres-petit noimbre, y, montreIt beiw peu d'energle. Les" anglais ont une multitude d'dmilT'aires dais la Colonie et des partisans parmi les chefs des homes de coU eur etc, r ..... DTN. ROC H AM BEA U. , Vous m'avez demanded quelles toient mies idMes rt' N0. ro: la priie de pofellfion de la parties efpagnole de St Do- Au citoyen Son o. maeex apeOnt particuller mingue amint que fur les moyens de la confetver la Va ,iNr,.. France aprts -'avoir occupee. do,; 'rIV 0 rii-- Vous n'ignorez probablemente pas que les anglais. oant fair fdnder a Puno Plata er A Samana; ils ont donc des vues fur ces deux. poftes. En outre ils out envoy des Acnmiaires dans I nterieur du pays. pour promettre de leur part, le maintien du culte catho- lique la conservation de liefclavage et des prprites , f fijes habitans vouloient fe ranger fouis les baniiieres de la Grande Bretagne, Ces propositions auront fins .ou- te fait effect fur les naturels du pays. 11 faudra done combattre les progress de ette doctrine avec adreffe et circonfpection. Vous m'avez encore paru inftruit des prejug" s qu les efpagnols ont tou ours fur la difference des cou- lurs: celm-l fera peut-ctre, Citoyen, le plus diffi- cile A vaincre; car i eft chez eux tout aufli puiffan que celui de la religion. C'eft done de ces donnees qu' i faut partir pour rd- gler la conduite que Pon doic tenir vis--vis de ce peuple-nouvellement aggrg4 i 1 afloeiai t FranTaise. Autant ia prise de pofTeffion prifente de faciite, autant la conservation et la defense d'un pays auii vafte offte dobftacles a furmonter ,' &c..... Pour arriver a ct etat de -defense qui le fait respec- ter, il faut composer un corpsAde troupes qui puiffe s'opppser par-.out facilement A I'ennemi, inspire aux Espagnols la confiance qu'ils peuvent avoir en nous. en 4tabliifant un gouvernement sage et ferme, me- nager leurs prjugds, encourager I'agriculure, faci- liter les debouchhs du commerce, enfin engager les naturels & quelques sacrifices, &:c. .. DT4N. ROCHAMBEAU. '*-. " *i Je.croyois, ean arrivanr ici que jallois y trouver No. les lois de la Libertd et de 1'galit6 tablies d'une Au ini e maniere pofitive; mais je me fuis furieusement trompe. J 41~i I n'y a de liberty fur cette terre que pour les com- u~;A,., w niandans des Africains et des homes de couleur -** qui disposent du refte de leurs femblables, cormne des betes de fbmme. Les pauvres blancs font vexds et humilies par-tout, et cependant les capitaux deces rimes blancs ferviront un jour a feconder de nou- veaU cette terre, A 'aide de lter induftrie. 11 sera, je crois, difficile de rdtablir I'erdre parmi tous les dilapidateurs parce-que disposal t des Afri- cains is les poufferont A la rivolte quand on vou- dra diminuer- teur influence et letr credit, je ne crains pas menme de Vous predire q'apr's avoir don- ne la 1iberte aux noirs, apres. les avoir arms, on fera oblig de leur fire la guerre' ( ) pour les ren- dre un jour A la culture. J'ai parcouru, jal vifite avec attention la totality de Ia parties du nord et une partie de celle de l'ouest et par-tout j'y al vu les fymptomes du m&me mal, ou le mal lui-mime, dans toure fa force et fa laideur. Les quarters de cette parties de la colonies re- viennent lentement a 'ordre, depuis la fecouffe du (t) Voila qui confirm ce que j'ai dit plus haut : les Af icans sont foibles, fimples et credules, done fusceptibles de cruauts,. On eut p 'tIs contenir les rend e utiles maais aujcourd'hui que pouffis a la revolte, ils se font tuiLt ri nenmm encore fouilte de cries, et accourumes aux plus affreux exc. il sera pns difli- cile de les$ fire renter dans lI devoir. 20 o3 Vent6se (4venement qui a prcekde mon arrive, a St. Domingue.) Tout a repris l'aspect militaire: bien pen de cultivateurs se rendent A leurs travaux, quoique cependant ils duflent y ktie excites par le mobile de leur intere., (ils ont le quart des products.) L'inquietude des esprits ea eft la vraie cause; U l grand nombre d'entr'eux ne peut se perfuader que la France veuille veritablement maintenir la liberty. general. Ils reftent done Ifus les armes et les chefs ambitieux se servent fur eux de leur empire, pdur eloigner leur confiance, pour inspire de vaines.ter- reurs a ces homes fiiples et credules, afin de per- p'tuer leur puiffance, et fire leur fortune aux.dd-- pens de la fortune publique ou de celle d'autrui. Les cafts font mal cult ves et produisent peu, par- tout oh j'ai porte mes pas; les fucreries fourniffent infiniment au-deflious de leurs anciennes recoltes; les indigoteries foti presque par-tout abandonnees; les cotoneries des Gonaives et de I'Artibonite, foAt les feuaes qui ayeit conferve quelques apparences de culture; les Africains aiment mieux eleve des volailles et recolter des vivres du pays, parce- qu'ils ne partagent pas les benefices de ces objets avec les proprietaires; vpus voyez qu'on fait auffi dans ce pays la guerre aux propri&taires. Tel eft INeat des chofes dans la parties da nord et dans cell de Poueft. Je n'ai pas vu celle du fud &c...,, .. .,... Les agens du Direcoire, y ont envoy des dlehgu&s; mais que, peut on attendre d'hommes . .. ".1 tards ( ) et qui font connus aux Isles du vent par des escroqueries, et des friponneries ? (Le ci- toyen le Borgne que j'ai eqxulif de la Martinique.) Vous. pourrez-vous fire une id6e du dIlabvement general quand vous vous rappellerez queSc. Domnn- gue, qui exportoit autrefois zoo millions de denr6es coloniales annuellement, peut A prieent a peine fuf fire mal nourrr les troupes qui y font en garnison et que ces mmmes troupes' nhy font point vetues , et ne re9oivent meme pas le quart de leur folde, &c. . .. . Enfin on va -prendre pofteffion de la parties Espagnole, mais on veut m'adjoindre, des deleguds des agens.particuhers du Dire&oire, et vous imagine bien que, comime je fuis delegud ad Hoc par ie Diretoire lui-mmine, je ne fouffrirai pas cette innovation. Leur proconsulat pourra commencer quand la Colonie fera devenue frangaise. En tout etat de cause, foyez affurd que je m'op- poserai toujours A cette tourbe de deleguds lorsqu'ils voudront travailler le pays en finance, comme ils le projettent, et comme cela se pratique partout ou ces fangsues ont mis les pieds ,t que je chercherai A rallier toujours les Espagnols & la RMpublique. At- tendez vous donc & apprendre que bientt jYaurai contrarid les operations des agents et de leurs del1- ( ) On coniitot ls nalheurs qui out affligi la parties du fud de St. Domingue pendant deux mois de sdjour que les dIl-' gues y onr faith: je les ai prdit aux aagens du DireeAoite F "" ** -. -- .. .. .-. = = .. M S~ K ^ ^ ,^ * 3 " gues, (x) et croyez que je ne serai nullemtent fachi d re hois d'ici. Je ne veux pas contribuer A lade- viltation de la partle Espagnole de St. Domingue &c. 11 faut prendre des measures gdndrales fur les Colonies et furtout que les hommes qui doivent les adminiftrer ayent les qualitis d'architectes, et non de revolutionnaires. Les traces du fer et de la flam- me ne prouvent que trop, que la revoluton y a pris une trop grande aflivit,. DTN. ROCHAMBEAU. N0. . Vous avez pu vous fire une id6e par .nes lettres Au m e i pscdenes, de edeIa prcdee tat actual de Ia Colonie de St. CL, aM,, i.Domingue, des projects des agents particulers du dr, I annee. Directoire, et du" malhear qu'il y a pour bien des S-"" gens a-habiter cette terre de desolation; vous comp- Stiez egalement fur les forces maritime que vous y avez envoy pour les garantir contre les entreprises dePlennemi, etrne vous attendiez probablement pas A les voir revenir auflitot en France; vous croyiez peut-etre encore, que la defense des Colonies ecoic liee etroicement & une force navale quelconque; et bien detrompez-vous: on ne voit pas ici les choses des memes yeux. On a renvoy6 1"expedition de' Ro- chefort en Europe, parce qu'on a le project de di- ininuer 'influence des blancs qui, cependant est bien foible dans le pays, parcequ'on a craint les matelorts, qui ont bart les commissaires civil dans laville du Cap autrefois ; parcequ'enfin on redoute les . ' _'- . -- .. . ( ) Voih les vuritables causes de mon illAgale destitution, de mont arresratlio de ma deportation: je m'en honore, S -- -- - . ^ 3 furveillans et ls homnies qui y voyent clair. Nous fimmes ici dans une position tr s delicate, &c. .. 11 n'y a qu'un mnoyen de rdtablir les affairs dans ces contres, c'eft d'y envoyer des forces d'Europe pour y introduire le bon ordre ; fans homes d'Eu- rope et fans homes choifis on ne parviendra pas A ce but tant deilrd, par la raison que les homes de couleur et les Africains ne rdprimeront jamais eux-mmres les e:xcs aux-quels ils se livrent jouruel- lemnent ( x) et que les proprietaires non emigres es les foldats d'Europe, qui doivent 'tre confidkres con- me les 'tres Ies plus intereffTs au retour de -fordre public seront encore les feuls qui se livreront de bonne foi aux travaux immense qu'entrainent les obstacles que ce project rencontrera. Si vous envoyez, mon cher Gdndral, des proprid- taires fans troupes, ces nouveaux venus coureront le risque de la vie dans les r6voltes et les fEditions particulieres que les pofTeffeurs a&uels de leurs biens fauront fomenter et produire, pour se perpetuer dans leur geftion. Si vous envoyez des troupes fans propriedaires, par confiquent fans capitaliftes Pagriculture de ce pays bien loin de reprendre quelque vigueur., finira par de- perir, et par fuite s ananira tout a faith. Si vous laissez enfit la Colonie dans I'etat d'epui- sement oh elle eft, fa chute fera plus prompted qu'on 4 ( x ) Cda eit si vrai. qu'ils sefoat partag6s la Colonie. Le fud s'"ft dtclart indep"indant zoo bhais y ont 't, korgs le no rd eft fous le dcspotisme des noirs. 4erem e z.4 n 1e croit cobmmunntli ent en France ou au moins fot agonie d'une plus longue duree. Un des grands vices de administrationn actuelle et la trop grande male des biens fonds qui se trou- ve entire fes mains par le moyen de la f:queftration temporaire, et don't elle ne peut furveiller attentive- ment la rdgie et les progress. Comme elle n'eft pas aflez riche pour mettre dehors les depenfes suffisantes A leur exploitation, elle retire pen, tandis qu'elle eft volee par une foule d'agens qui n'ambitionnent les places que pour dilapider la fortune publique. On ne peut pas disconvenir que les biens n'ayent t& fquef lui s illdgalemnt et m&me in 1uftement; que les homnies qui ont fia lors de I'incendie da Cap, ou lots de la revolte des esclaves pour iviter la mort qui leur toit referee, et qui, par une bizarrerie inco cevable du Gouvernement i ne peuvent jauir A c here du droit d'habiter la terre qu'ils one de- ; que ces hmnime, dis-je, aux yeux de la saine raison, ne front jamais conider'es comme emigres, que par consequent ils doivent jouir da fruit de leur induftrie, et que- c'eft A tort que le Gouvernement s efl empare de leurs proprietes. 11 eft n outre certain que les Africains verront avec plus d. plaisir le retour des ancient proprietaires, que i'arrivee des homes nouveau don't ils se dd- freront toujouts, et que les cultivateurs prfireeront de travailler avec celui don't cos connoiffent depuis longremps Phumeur, -la bontd ou les defauts, que de s'aflocier avec des strangers qui leur font inconnus. 11 eft encore un principle d'economie politique m n . - -applicable, fans ontredit, a cette Colonie, C'eft celi~ qmi prefcrit & tout gouvernement de furveiller Plenfem- ble des parties de administration, fans en etre lui- mmtne, le rigiffeur. II eft temps, je crois, de s*occuper du commerce de la mdtropole, qui doit prendre an grand effor A 1'in- tant o P'agriculture colonial fleurira de rechef. Quelle fomme de befoin ne lui prdfente pas, en effect, le pea- ple nouveau, le people confommateur qui vient d'~tre ;cr6 a St. Domingue. Ayant A fa difpofition le quart des revenues agricoles, le luxe & toutes les fantaifies qui l'accompagnent, 's'empareront bientot de lui. II faudra que les ndgocians de France lui apportent les objets de nos manufactures qu'ils recherchent'dij, & rechercheront avec plus d'emprefement. Ses befoins fe font done accrus en proportion de fes richefies, et -c'eflfous ce point de vue, qu'il ef eflfn- tiel -de confiderer combien il eft intdreilant de Bhter le rerour de Pordre, de 'indutrie & du travail. On fait --de flcheuses -rdflexions en parcourant les divers quarters de St. Domingue en: voyant le d& fordre affreux des cantons que nous occupons, et les products immense que les Anglais reticent des part ties qu'ils ont foumises A leurs lois; on-ie peut s'em- pecher de regretter (i) qu'ils n'en poflsdent pas une plus grande,: parce qu'il eft k pen pris certain que (i) Quelle extremite que d'etre force de dire au Directoire trotmpeane vrtit6 aufli trifte mais i et s r que les feuls pro- pritaires qui retrouveronteleurs habitations a St. Domingue% font cca des parties occupies par les Anglais, quana la paix les leur rendra. G van I^.". "" 6^* ".* *" '""" .( n " ii w ... t. * .*-*^.- .:; '- '"^ -" ,f ^ .^ - *^ ,6 interest general de I'Europe exigera la reftitution comnlette des conqubtes (x), Ala paix, afin que l 'q:ilibre plitique puiffe se malntenir. ls favent rx lan: conferver que nous, et ls cultivent les terres avec la p'as orange acivit lorsque nous laiffons les notres e.i frichl. Le seul quarter de Jeremie qu'ils tiennent produit innuellement huit millions de caf6, et je fuis aflure que toute la partie Frangaise les four- nit A peine maintenant, parcequ'il n'y a plus de travail ou bien peu d'hommnes intereffis A le faire reprendre. On n'a pas encore ofi vous dire de femblables veri- tes; mais vous m'avez faith promettre de vous les dire, et fur-tout de ne vous rien cacher. Je sais tres-bien que ma mani&re de voir et con- traire A celle du Gouvernement, parce qu'il ne me paroic pas inftruit de l'etat des choses dans les Co- 1,, mais s'il ne rectifie par ses idees on fur les donnees que je lui present, ou sur d'autres relations qu'il eft a m6me de fe procurer, et qu'il perfifte dans fon fyftnme d'abandon, en fe repofant tout entier fur la race africaine feulement pour r6tablir les affaires, ii faut qu'il me faire revenir, car je n'entrevois que des malheurs; d'ailleurs je ne veux pas que mon nom foit meld avec celui des deftructeurs de ces belles poffef- fions, ni, femblable A Eroftrate, 6tre cite dans lhif- toire pour avoir brile le temple d'Eph~fe; car on prepare djBAles fcnes revolutionnaires pourlapar- tie Espagnole. I1 n'eft pas dans mes principles d'etre un des acteurs de ces projects affreux. ( I) 1 u'eft queftion ici que des conquwes poloniales. --~'. ---- -- ~ I-~--~- ~Std - ---CC _ I 7 Je vlens de mettre fous vos yeux la position de la parties Franjaise. Celle de la partie Espagnole que je ne connois que par-relation, est affez affligeante, Les Creols qui 'habitent, font dans un furieux embarrass; follicites vivement par, &ce.... ...., ,.. .Tracafses par les pretres qui effrayent les cons- ciences timorees ( et .eles font .en tris-grand nom- bre) effrayes, [ vous le dirai-je] ddu peu de force reprinmante que la Republique -envoi'"dans ces pa- rages; ainfi que de quelques liommes.publics rievtus de la confiancedu Gonvernement et dont' ius foup- oonnent la moralitY, its font.au momentde quitter leur pays natal [ :ii pour fe retii sur les erres fou- mises i la domination Espagnole; les devots et les homes & argent donnent l'exempl e 1e emigration, et quoique le citoyen, Roume foit fort airi et con-. fiddr parmi eux, quoiqu'il faffe des efforts inouis pour les retenir, ses ma re d ces etaciles ne les converting pas compldtement. Ils vont m-iite Sron t h i: as com ... -1' O o -, : -q. jusqu'a craindre qu'on ne pertifte pas adopter les measures sages prudentes et conciliatrices, qu'il a mis en pratique jusqu ce jour. Puissent-ils se tronl- per & .: .. DTN. R O C H A M B EA V. J'ai requ la lettre que vouS m'avez fait rhionneur de m'ecrirede Monte CChrifli * ^ ~~ 4 - _ (t) L'ivrnement n'a que trop justifi6 ma prCdictlQn- par les dernicres nouvelles revues, on apprend que ce qui n' pas oniigr6 ve'ir Se domier agx Aoglais -IIY~rr~lly-l- l---lCi~_ i__yrr luL~ i J; -. .8 ~- ~' 2S9 N. I: Je fuis enchanted que vous ayez et& nonmmi com- Au Mrqus de 1imeome T. Aq;, u^ir i. hiffaire pour la remise de Daxabon et des poftes du 'gilr Monte Christi. . , MnteChst:, nord, et je me fiicite.d'avance de trailer, avec vous ;, _n _'.- de Pi'mtitr& de nos deux nations. Vous croyez facilement monfleur, combien je fuis fenfible i loffre honnete que vous me fattes de m'ac- compagner jusqu't San Yago et que je l'accepte avec reconnoiffance. II me refte encore A vous remercier de n'avoir pas oublid :que je defirois dee e procurer Pouvrage de -V.alverdes. Ce prroceidd obligeant eft du nombre de ceu t donfiton e. perd pas la memoire, Je fiims c. S N. R'O CH AMBE AU. N 4. Japprendsa minftraft qu'on veut arr6ter Paulit ,aOj" Goy, qt.. de pour sa propre irftnu o, fce font au Ii.toire. Tles term1es dontc i seel fer v) chez le- citoyea le Cap le a6 's .0 .. a .-' i .,iv, ,^ B anc, avoir quellede toit a ignitation de P&tran- ge'nm BAULDIoc 0 CATEr fdnt, cet agehit" particulier s toit fevi dant une des gaenttes de St. Domingue. Je ne pmis croire ne nfemblable nouvelle, et si elle se reacli iso j emjirois de I'extreme facility des collgues de "ce home, qui aurolent condescendus a- ue fem- blable injuftice, pour ne pas heurter Pamour propre humilidde cee autetrr baDrare. De femblables moyens font ceux -'uue police fubalterne (I) et non ceux d'un Gouvernement libre et ien egl . DT ,RO CHAM BEA U. S( ) Te naurois jamais f t part d la ridicule anecdote du ,aufilnocrate s let agens tn'ea avoient faith unfujet d'accusation centre ino le citoyen le Blinc ex-garde de la marine, etoit employ, dans la police Paris fous Robespieren. - Le Commandant de la place e me prevent qu'il etl charge de lPexecution de votre arrite, qui renvoie en France le Citoyen Paulin Goy sequel ne se dit pas nc, secretaire de Petat-major du G&ndral Rochambeau (i), - mais qui eft effecrivement le fecr6taire de Iftar-major de Iarmee de la parties Espagnole de St. Domingue. a Si le crime de ce citoyen eft davoir demandqepour ,i sa propre instruction au citoyen le Blanc, a igmi- ; fiction du mot BAVLDIWNOCRATE cdont il s'eft fervi . [ dit-i ] en inoncant une opinion perfonnele, i1 faut plaindre auteur de cette expreilon don't 1'amour pro- pre bleff' follicite une vengeance fecrtre et nodur- .ae en furprenant votre juice, Le citoyen le Blanc don't je ne respeae que le caractere public, devient hiomme privd quand i1 par- le de fon opinion peronnelle, et ce n'eft pas ,t ce titre qu'il pent pitendre aux regards des citoyens FranSa.1 Le temps des idoles eft heureusenent pafR, et la eRdpublique a fait rentrer dans le ndant !presque tous les affides ,de cette feIe d'adorateurs en vouant au mepris public Robespierre et fes fupptrs. Je vous demand donc citoyen, Fexamen le plus fivere de la conduite de Paulin Goy, et le jugement le plus rigoureux. qui puifle s'en fuivre. DTm. ROCHAM BEA U. N'. i5t' A .uSe. .i;. da Di rette f t.1. est it If lJa Phi[t'Lf'iN': t'.\- 'if plans so n~ r ;j(?: *,:," a ,i t..- n par les a-epns et 1' piz:c i 6 ./ . ?,e. ( '.! l. i r i; I: 'i ; ' i ' t ; ( x) L'arritd .des agens porte, a Que le citoyn Paulin Goy. se disant secrdtaire de f etat-mnajor du Ce'neral Rochambeau; sera. s, renvoye ent frace sur la frigate la Vengeance., 11 futarrWt6 la nuit ei d6porre fans avoir ite ug4. Je ilengage publier les details de cette affalte. ; 30 L B ERTE. AV NOM tiE LA Cop;c de 1Arrrtie ds aigns particuwjrs doui .ir-croi r tel qa'il nm)1 4r ctom- muniquc par les agCts. C p C l 3, rnes Ce tArrit, *,st cit.i par le Ditrctotire xaui tf da's son. Arrltd a t ent-... se, qud confirm m4 destitutimn par ,Its agetn, et wLm- me pikce qui 1'ut* toris$. ... .. .. ... ? XTRA I T du Regifire des Diliberations de la Commiffion deleguie par le Gouvernement Franfais aux Isles fous le Vent. Au Cap, le 3 Meffidor, P'an 4 de Ia Ripublique Franfaif~ Uime indivifibl. s La Commiffon arr&te 'e le Geineral Rochaambeu eft deflitu' de fs foncTons de Commandant en chef de la ar- tie de la Colonie de St. Domingue ci-devant Epagnole, & q ie Ie prefnt arreti ui fira notifi dans le jour. Signeau Regiflre des Procts-verbaux. Girasud, prei- dent, l e Blanc Sontkonax, Raymond, Commi~aires; Pfca, crtairet general. Pour copie confwrme, le Secr- taire General de la Commfion figne PAScA. Pour cope conforme , D T. ROCH A M BEAU1 N 17. I () Jai revu hier foir 1'arrCte non motiv, que vous Aux agents du Di- a* pris e 30 Meffidor, & qui porte ma deftitutrit. .(1, ie h.. J'espire cependant que deyant conndotre les raifons -itd 1 j .: , (1) Void la ettre que les agents regardent comm. hbvertive de tote efp ce de fubordination, & w e infui Co"ntrC -~-- -- ___ ____ -- --- -- --c`-- -~ --- -- ~..I.__ ___ -- ----- --- ____~ _ rrnrr R;' `'"";"~~---- "- ------.-------1-- -9r;.; j-i--c-----l----~- i~tJI~ SG A L I T E. PAIB TL.1QUEf i? - qui vous ont determine, vous voudrez bien m*en fare part dans le jour. Je vous obferve que j'ai la mifijon expreffe du Di- rectoire executif, de prendre poffefion de la partie Efpagnole de cette Colonie, & que votre arret6 ne peut infirmer cette dr cfion du gouvernement fupreme de la republique Franalfae. Je protest done concre votre arretr du 30 lefil- Sdor, & vous rappelant ma lettre du 3 Prairial der- nier, je vous prie de me mettre a meme de remplir ma million le plut6t poiibie, vous rendant refponfa- ble des fuifes de cette affaire, vis--vis du Gouver- nemnent Franjais & du Cabinet de Madrid. te. par l eIbL.i ., Scon a ru? titutd p pr ses ats ci-ini-e. yt- -l 'l'diu tlrise. DTN. R OCHAM BE A U. E X TR A I T du Regfre des deliberations de la Commifton deleg ue par le Gouvernement Franfais aux Isles fous le Fe nt u Cap e 3 Thernmdor 'an 4 de la Republique Franfarife, une i &ndivifible. yu la lettre du General Rochambeau, en date de ce jour adre"fle la Commif'on. Condeirant que:cette lettre fiverfJve de toute efJ-'ce de fibordination ef de fa par tine nouvelle infulte contre les delegue's du Gouvemement franfais chagis par t'artide x 6 de la Cotjfitution, des ames functions que le Direc- toire executif de France (i): que les prttentions qu'lle () Ls gis piclr d Dir i aux Ifs fous Vent, (I) Les agens partucuhierS du Diretuire aux IflNs focus I Vent, N0. i8: Copic de. 'arrrd des aans. pardiculiurs du Ditrectvir-. Cap, Ie Thermidor a# f . ~-~--;~-~LI--LUiYJi~LijL14 YL-~----~---C*-~--=17"~C- 3t renferme ont une pretuve de .rvolte centre Pautorite legi- time. La Commission arrtie ce qui fit: Donatoen Rochanmbeau gnmral divisionnaire sera a finstrnt arrete, s6 conduit a lord de la Corvette le Berceau, poi.ry itre ditenu k la difpofirion de la Commission jus- au" cc qu 'l en fut par elle autrement ordonni; sous la res- ponMabiliti personnelle du Capitaine de cette Corvette. Le prsent arrctd sera notifii au General en chef & au Com- mandant de la rade pour lexicution sans dtlai cacun en ce qui les concerned. Signet ar registry des proc's-verbaux. . RA YMOND president; GIRA UDD, L BLANC, SONTHONAX commissaires; PASCAL, secritair oceral. SPour copie conform , hL Secretaire- GeieraI de la Commission SSigni P. S CAL. ,'--- <--- --- ----" ----- W-; W- W^ -- --- :---- ;-- ]WI- ^ C o PI E de la lettre dauPrefident de la Commifflion dceleguee aux Isles fous le Vent, da 3 Thermidor, an IV. An general en chef LAVAUX. La Commission me charge, General, de vous notifer vonlant rivalifer de pouvoir avec leDire&oire exCcutif lui-itnme, ont volontairement oubliW de rapporter dans article 56; de Ia C jfIIusioi ci6 datis leur arritd quWis lui font fordonnCs. i.,. , 33 son arrtd de ce jour, portant order d'rrcter le G'enral divifOnnaire Rochambeaut et de Ie conditre ad borC d de Corvette le Berceau ell m'ordonne vous inviter i rem plir de suite ses intentions h sans le moindre dilai. Signi e" RAYMOND. Pour copie conforme: Sign Z E. LA FEAU VX Pour copie conform : DTrN. ROCHA M B E A UT Je pars pour France, General...... &c.... N*. ig: ...... Vous savez que par principle je deteste les abus An Gne ral ageot. d'autorit6 ; mais aussi je fais en respecter les excs Cap, kt er Ther- meme, lorsqu'elle est ~Igitime. Je plains les erreurs doV, uana. des gouvernans beaucoup plus que les fautes des gou- ' vernes......... &c. DTN. ROC HAMBEAU. Je pars incessamment pour France, Gndral... &. C..* Au Gtndral Toussaint ......... Sur-tout respected les a&es de lautorite lgiti- rouv~tnue. me, m&me lorsqu'ils prononcent une injustice ou qra, p ri-t Termi s, do, an Ir. lorsque les agens du gouvernement, par precipitation, . par humeur, ou par amour -propre, ont laiflR sur- prendre leur jullice. Dr. ROCHAMBEA U. . Les reveries & les projects de vos colleagues, citoyen, As cito yen R.ume S a. agent particu1ier dat m'empechent de rempiir la mission qui m avoit 6te dniect:o ait nto-Do- confide par le Gouvernement Francais, le 23 Pluvibfe Cap, Therm do aR, ' . .-' - -- --.. -' "-t V... .-_ - - N. 2zz A DL'n J -h, a m Car- tcia, pri.,idcntc de I)ua- A1;i ., de bant Do. A.. Cyp, le, 3 Ther- F.;(-,i,-,n t llq 34 dernier. Je pars pour France apres avoir protefti con- .tre cet abus d'autorite. I1 me refte le regret de n'avoir pas eu le plailir de vous connoltre plus particuierement, & de vous prou- ver 'eflime & la consideration que j'ai pour vous. DTN. ROCHAMBEAU. MON SIEUR I LE'PRISIDENT, Des raifons majeures m'empechent de fitivre les or- dres qui m'avoient 4te donnes par le DireLoire exe- cutif en France, & de prendre pofeffion de la parties Efpagnole de cette Colonie qui doit appartenir A la Republique par le derner traite. Je pars pour me ren- dre dans ma patrie, & regrette de n'avoir pu vous temoigner la consideration avec laquelle je fuis, &c. DTN. ROCHAMBEAU. N0. z3 Vous avez employee la force pour m'empicher de A% gn mettre A execution Parrete du Direeloire, en date Ju Anu ages du Di- ,ct ije. z3 Plu.vi&se dernier. Je fuis A board du Berceau : Vous ,, ;: m'avez done ote toute refponfabiliti je fuis pleine- T*" meant fatisfait. 1" t\';:; (trt ? est C- . tee par e V,.., I DTN. R 0 C H A M B E A U. ., t.v f dat s SO t ,r ' :,.t: ", o ~:.. .... 2 --_s-- _M-r. ........ ."^t '"'' iM..*IY-.. ... i . i l 35 LIBERTY GI NE RALE. ~~~~~~~~ 1----- -- '-- "~ ~'""~ ~~'''' ~ ~ -l--- SREPUBLIQUE FRAN AISE. N, 14. Copie de la k'mrtr dBt citovyen Sothoaax, agent dut Dik'&a-4ji exe utif. Cap, le % Thrddli,, an 1 V. ~2 L 1 U 1722112 ~-- ------- Leger F liciti Sonthonax commissaire delgtel par le Gouverement Franfais aux Isles sous le Vent. Au Geedral Divisionnaire Rockambeau. La Commission m'ordonne de vous prevenir , General , de vous disposer A partir pour France sous trois jours. Elle permit que vous ameniel avec vous vos Aides-de- Camp Panisse & la Houfaye & Reynier votre valet de ckambre. Signi SO NTH ONA X Pour copi conforme: DTN. ROCHA MBEA U. requ aujourd'hui t quatre heures de I'apres mi- ttre que vous m'dcrivez le 5 de ce mois. agens particuliers du Direcloire auroienrt pu fuivre une march plus regulibre et moins vexatoire en faisant paler de--camlp. avec moi la totality de mes aides- Vous avez employed (je le repete) la force pour me d~tourner de remplir la miaiion qui m'etoir con- Le par le DireIoire executif, je sais naprec er tvr-e . s A Eni lal., c procedes. DTr,. R 0 C H A B EA U. il Rali~t l jCL JII NO, Au citoven Sontho. I's- :J .- z Mta dit'r du Dii'eaoire e::cu- tif. "A VC,.J- Berean, le T;;r. .:,'',.IL ti lt Ceattte letter 'et cit par .l s. i~ a ' - F~s Euan, SOUf W-'t4t Uon art't ly a et cOwmei pi&e ti I au- IL' . ~C---~ -e d-~ -a ---~- ~ _ -. I. - J'ai di la h Les -r --- --- I -- --., . -,I -- --.*.- 1 -..._- 4.-,^0M WK -SU3 N0Oe . ,A.i Crnjral en diacf A bordf i Bereea , e 9 TeO Trmidor alt I.; No. 27. A u.' a~ens pircu- Ltc.-. du LItrecuiit. jA rl.d du BRemreauI lt 9 Thermiddir., an 1L C ttc lettre est etim latr' le Vzir'th" I og-'#eate ", dayi sor i-t n i I.;e p,,e ,; (i lf- Jtrse. ctnj' 3 J'al requ la lettre que vous nm'crivez aujourd'hui et ous suis tres-obl ge des peines qie vous vous ktes donned pour moi et mes aides-de-camp. Aing que moi, ces ofiiciers accoutum6s aux maa- vais proc6des, aux injuffices des agens particuliers du Direcloire, se patferont d'un acompte sur leurs ap-. pointemens qu'ils ont i llicid" e Yain. ( a ) II vaut nieux retourner en France forts de notre confidence, de nos principles rEpublicains, etde notre pauvrete, que de refiembler A ceux qui dilapident le tresor public, et infulent a la misere gdnerale par un luxefcandaleux ; montrez-lter ma lettre, elle fera la censure de leur conuite, &c...... DTN. ROCHiAMBEAU. Je pars fans regret, citoyens, fans que m&me il vows fooit poffible de me fair un reproche, car vous n'avez pas ose mn'inftirure des motifs qui vous ont determine A mne deflirler. Je protelfe une second fois centre cet abus d'autorite, et ne vous accord pas le droit d'an- nuller les resolutions du Dire&oire executif de la Repiblique raniaiIse don't vous aes les ages. AMetrez phls de difcernemenr dans vos choix; molns de hauteur dans vos manieres, plus d'ordre daus votre adJuniftraion ; moins d fae f dans ios depenses per- ( I) Mes aides-di-cAmp ont demand, a moment de leur d part, un acomlpte fir leurs appoittellt'en cull s ii litr a rE, reftis1. Quant i oi, j n'ai pas touch un fol dte mes appointernens a St. Dominrie i ii depuis que je suis en Fr.an:e, n:.r mes ,'-Is r'r" r s asdirib de la .cri.i. nnaidlel; n'imniet ,tfit-tot pas le citoyet e Bllane qui prend pour home de confiance celu qui a ven- da son pole auk Anglais ( i) et ddfercd les drapeaux de la Rdpublique aux Isles du vent; vous feriez m- prif des Vrais rpubii"caizls, c 6... .. DTN. R OCXA MBrA tU. e fuis en France, Gbneral et~la raison en e ft qui'on acraint a St. Domingue opinion favorable qu'avoient conCu de moi les hommes de couleur et les Africains; que les agens particuliers du Direaoire ont pris de rombrage de P'affeiion que me portolent les colons des Isles du vent, ainfi que les habitats de cette parties du monde qui se font rifugids ,u qui ont dte deportds aux 'tats unis par les Anglais. Tous m'an- nonqoient leur arrive dans Santo Domingo. If eft done ficheux d'avoir qelquefois une trep bonne reputarlon. Vous imagine bien que, ne vouiarit pas partager les profits illgitimes que se permettent beaucbup de gens, je n'ai pu refter dans une Coonie livrde au pillage ,et que m'elevant avec force contre les abus d autorites qu'on y exerce, je ne pouvois convemr aux agents qui y onr 6te envoys* J'ai eu Ie malheur d'avoir represent qu'l falloit poufler la guerre avec sigueur, et utiliser centre 'en- nemi le grand nombre d'lomrhes arms qui exifent nutilement A St. D soingue, &c.. . .. .. ..... Enfin je fuis defitue fans motif, et e reviews en France. Tai proteftd centre ceite ddcifion injufte et arbitraire, par ceque les agents & St. Domingue ne u Le citoy .e. elgard e. ix) L cityen Bdliegard. , N*. 28. An MiziLtre de h Marine.. Du erdcrn Ie . Fructideir an IV. 3$ peuvent infirmer ma nomination faite par le Diree- toire executif de la RWpublique Frangaise. Si j'ai peche, c'eft en penfde car je n'ai heureu- fement exerce aucune fon&ion publique. J'obfervois attentivement, je parlois vral, et les agens eroient peu contends de ma v6racite, &cc... .. ..... Je me referve a vous dire Ie refte A notre premiere entrevue [ ]. La cafe des hommes de couleur est toujours agis- fante et trouve un point d'appui bien fort dans la perfonne 4un des agens; quoiqu'on ait d porter quelques-uns des chefs dans la parties du nord, fans avoir employee aucunes former 1'gales &c... . On op&re dans ce pays avec trop de precipitation contre eux, et ii fera 6galement dangereux de re- mettre la force publique entire les mains des Afri- tains non propridtaires, fans avoir le contrepoids des vrais propridtaires non dmigres, don't on doit hAter le retour. Mais oni veut exploiter leurs biens en leur abfence, et voili la vraie cause de leur exil. II faut cependant fair marcher les chores defront, protdger les blancs et les Africains, furveiller les hon- mes de couleur, ddporter les plus dangereux non arbitrairemenC, mais apr s condemnation judiciaire, et fur-tout trailer igalement bien les individus bons citoyens de toutes couleurs et ne pas andanrir la premi re espece. iiim1t .-ut..-.. r 'T lllr~ *' ...........r.. .v t r ..---.. "* *1 .............. *- ....... ............ ................ lnnni a. ( ) Le Minifte de a marine, fuffisamment inftrui ,fans doute, ne m'a pas paru dafirer connocre les renfeignemens que je pouvois lui donner, car il n'a jamais repondu a mes kttres. 39 p 11 y a trop de fripons A St. Domingue, et vous ne pouvez trop choifir les hommes que vous voulez y envoyer: cet exanen a lieu en Espagne, le Confeii des indes en eft charge. Pour remettre les affaires aux Isles fous le vent, il faut une flotte d'Europe, une nombreufe garniton, un gouvernement militaire, rendre les cultivateurs A agriculture, les proprietaires non nmigrss & leurs properites, y faire connoitre les lois francaises qu'on n'y ajamais promulgu6es. DTN. ROCH AMBEA U. CIT OYEN.S DIRECTED VRS, S Je vous envoie copie de ma correspondanse avec N : vos agens particuliers A St. Domingue. Vous verrez A^u gitoire que je n'ai pu remplir la million que vous m'avez don- ; l ao,.*; e' de par votre arrtrd du 2Z3 Pluvi6se. Je fuis arrive au- jourd'hui en France. J'ignore complement les motifs de ma deftitution, mais elle peut tre attribute en parties A la chaleur que je mettois pour qu'on exicuti le pln- de champagne que vous aviez project pou r les Isles sous le vent. Vous vouliez porter -la guerre sur les Colonies en- nemies. Mais bien des fripons font interefls A revolu- tionner les n&tres. Pour cet effect on, renvoyoit de St Domringue, et on en eloigne encore A prdfent les for. ces de mer que vous y faites arriver. 11 m'etoit impof- fible de vivre alors avec de pareilleS gens. J'ai protefte contre cerre dicifion ridicule de vos agents St. Domingue, qui se fonderit sur I article 15 de la Conflitution. Mais ils en oublient qu'ils vous sont subordonnis: consdquemmen iUs ne peuvean infirmer vos dtcifions, ni revoquer vos nominations car s'ils avoient ce droit, ils no vous seroient plus subordontis. Ils auroient alors autant de potioir qua vois ; minme plusA la distance oht il fe trouvent, fans rtgulareurs, sans contrepoids et n'ayant pas sous les yeux icomme le Dire&oire f un corps 16gislarif qui observe & le content. Ils le feroient plus encore, en ce que la ri- valit de ponvoir qui s'etablkoit encre enxa & li, aneantiroit tous fes a&es an gr de leur volontC & de leur caprice, & v6s agerts & St. Domingue, sous le manteau d'une responsabilih illusoire, seroient abso- lus, ne feroient que leur volorat : & n6tit elie da Gouvernement. Faites-vous reprefenter ma correfpondance avec le Minifire de la Marine depuis man dipart ; vous y verrez combien je. gmifflois sur 'iinertie qui avoit frappe tous les individus de la Coloiie. On noe eur pas, dans cette parties da monde de ceux qui y voient clair. Je fuis avec refpe&, 3 TN. R OC fiAMBElAU Je croyois, pendant ma traversee de St. Domingue 30. 3m. * en Frane, que mes Aides-de-camp & moi n'avions a 1 h~n de redotrer que es prifons d&Angleterre. Mais cells de c ru t'fr, France nous font encore bien plus fanefts nous a_" avons &6e mis aa chateau du Ha pour nous delafter. 'avois une belle million & remplir, & je fuis de re- tour fans avoir ppu la comntencer. Mandez-noi, je vous prie, ce que tout cela fignifie, car je ne reviens 41 pas d'kconnement, a'yant ea autre chofe fire i St. Domingue qu'W y observer, J'y ai vu de grands fripons un ddfordre unive rfl, beaucoup d'honmes A prdtentions & fans talens, des agens particuliers du Direfoire, qui ne fuivent pas les plans qui leur ont etd traces par le Gouverne- ment. Dois-Je refer long-temps dans le lieu de re- traite qui m'a td prdpard par le Commifaire du Di. re&toire dans cette Ville ? javoue que je ne m'atten- dois pas A cet exces d'attention. Je me refere d'ailleurs aux details que je vous ai mand6.... .... &ec..* DTm. ROCHAMBEAtV, J'ai appris que vous avez arrbtE de ne pas rdpon- dre A fTes lettres, fous pretexte que j'etois deftitid. Quelque defagreable que me foit cette nouvelle, je jie puis cependant en ktre affected, et .je croirois i'avoir pas rkpondu A la confiance que le Gouverne- ment avoit en moi, si je ne m'dtois pas conduit de mnanire A mdritor mon renvoi de St, Domingue, par- ce qu'l ne me convenpit npllerment de parrager les friponneries des agens particuliers du Direooire ed- cutif dans cette Colonie Le Gouvernement et vous, 6tes trompds fur les afr!ires genridaes des Colonies, vous ie pouvez rd. voquer cette vdritd en doute puisque les Iaits vous forcent de convenir que les mnefures adoptees )usqu'I ce jour pour a reftaurarion de cette parties intdreflani e des domaines de la r4publique, i'ont pas eu Peffet que vous en attendiez, parce que les unes onu ef. L N. 3 r: An Ministry de la Marine. Bordeaux, le 46 Vetndmiaire an ', " - - -. *.-I-,. -.~ -I- ~ ~- -'. - -L--~--iCIY- -I 1; -~I -r - - ii 4z frayi les habitans desIndes orientales, et les autres ruined et proscrit ceux des Antilles. Je ne cefferai de vous rdpeter que les plans du Diretoire ne fone pas fuivis dans cette parties du mon- de, qu'oa y revolutionne fans cefle, qu'ony vole impunement qu'on y accredite les homes perdus de reputation en Europe, que Ies Africains y travaillent peu, que les proprietaires non emnigres devroient avoir la faculty. d'y rentrer, qu'il eft urgent d'y en- voyer des homes probes et dclairds, que la force reprimante eft nulle et que ce font les agens du Gouvernement qui inftituent et foutiennent fans hoa- te, des fangsues pnbliques fous la denomination de deleguds. Je sais qu'on attend de moi la veritd toute vue. Rien ne me la fea aire: je dois parler vrai pour 'int&rt de Uitat et celui des malheureux Colons qui eprouvent en France tous les genres de vexations et de misere, ...... Je me borne A vous plaindre, car je viis bien que vousn'osez prononcer entire les agens et moi, que confequemment vous reftez fans rien dire,et faiime toujours mieux 6tre deftitue par les voleurs ac- credites de St. Domingue,. que de coopirerr avec W .eux A la fpoliation des proprietaires, par confiquent je predfre votre filence du moment. DTN. ROCHAMBEAUX N'.; CIT PY S p I RECTEVR $S AEoer"L Deftitue deported en France par ordre de vos agens BFo,': a "1 & St. Domingue [ quoique charge par vous d'ane mif- .- .o.- s.o important prifonnier ici dans un ;ort pen- 211-M 51 lo 43 dant d6ute jours fns hoticfation fans interrogation ars ordre de vous pour rendre compte e de ma con- duite i fins reponse du Mainifre de la marine j'ai df attendre en silence dans le lieu -qui mna vu pri- fonnier, puisque les lois exiftntes ordonnenit au officers deititues de se retire a dix lieues de distance de la capital. J'ai du braver mme les interpretations difavorables que ce silence et mon frjour pouvoient occasioner. Votre meflage, citoyens Diredteurs, fur les Colo- nies, m'te la poilibilite de me taire plus long-temps. J'y vois, c aprrs avoir fi'vrement examine tous les actes , de nos agents nous n'en avons trouvi' aucuns de ,,REPRt SIBLRS. n.Ma deftitution, ma dUportation font done justes. vos yeux! et votre meffage me declare coupable. Comme jen'ai point kr entendu, n'ai donni aucun renfeignement, cit6 aucunfait, fait connoltreaucun detail, que cepeddant je fuis provifoirement presque condamo j ai le droit de demander que ma con- duite foit fivtement examine par un confeil de guerre qui me puniffe conime coupable o0 m'abfolve come innocent. Je ne crains nullement la publicity dans cette affaire. Vos agens la redoutent dans le nou- veau monde, je la reclame de vote juftice dans l'ancien. Je fuis, &c. DTr. ROCHA MBEA U.: CITOYE S i PR s E N1TANS A , Lorsque les agents parti cliers du Directoire execu- tif a St. Domingue, me defliturent du commande- meent ea chef de la pardie Espagnole de St. Domin- N. 33: A ]a Coimmis.ion clEartli du rJpport sar le: Clonles. n'r.rdcaux, le at A'ivCe an F. 44 Sgue, qu'ils me fireat ARRTSR ev ddpQanwr .is me firent point connoitre les motifs de ma defiitution, et ce fit en vain qu'iz plufieurs reprises je les jommai de me les communique. J'apprends que le procds-verbal de ces ages eft maintenant fous vos yeun. Je vous prie, citoyen, de vouloir bien en fair dilivrer une expedition au citoyen Panifle, mon aide de-camp, qui me le fera paf- fer dans cette ville. Salut, &c. DTN. ROCHAMBEAV. CITO YE N Di IEC TtU RS, No. 14- Au flrectoire Exccutif 217Jj,,.aUXx, Ie it iv5sce, an V. =..... .. . . J'apprends que vous avez faith pafler la -1 commit. flon des Colonie s.le proc6s-verbal de ma deftitutioi de commandant en chef de la parties 'efpagnole de St. Domingue,que vos agens particuliers dans cette Colo- nie 'ont jamais os6 me communiquer, avant mon dd- part, quelque reclamation que j'aie puafaire pour le gonnohre par la raifon qtt'is etoient instruits, auffi-bien que moi, de mon innocence ec de*leur per" verfire. Je vous prie, citoyens, Dire&eurs de donner lor- dre qul' en foit delivre une copie au chef de bri- gade Paniffe, mon aide-de-camp ,qui me la fera pafer., Je reclame toujours de votre jufltice, d'ctre mis au confed de guerre afin que ma conduite y foit exa- minnee et jugee fiverement et que I'odiux de celle 4d ros agens a St. Domingue vous foit enfin connue, Je 4fuis avec respe &, Dr. ROCHAMBEAV. %i, -A 4 W 4f -<++ .. ... ... . ,, V A .. . a Jai follicite6 de votre justice par mes deux der- poires lettres ,4'tre traduit pardevant un confell de N '. i guerre i pour &tre jug fur les preendus ddits don't Au Diretuoe m'accufent vos agens particuliers A St. Domingue. L'un sodae, ,e r S. Pluis -, an V.I d'eux, le citoyen Giaud,' vient d'arriver en France. Je . vous demand d e nouveau A fire examiner ma con- dujte publique nia reclamation eft fond e fur PNquite", et je nea crois pas, citoyens Diredeurs, que vous ime refufiez A'ltre entendu contradi&oirement avec le citoyen Giraud. C'ef parce que votre eftime mieft prcieufe queai sollicid, depuis mon retour dans ma patrie d'erre jtige avec frvhritd. Quoique mes lettres foient toujours reftees ans reponfe,, je m'adrefle encore avec con- fiance A la premiere autorit6; elde n'imirera pas fins doute celuim enA qui elle a placed. la fienne, qui fenm- ble autbriser I'injuftice de ces hommes, que gnoit ma prefence A St. Domingigue et qui nie pouv6ient entendre la vrite de ma bouche, ni fouffrir les con- feils ages que je leur donnois, :et: lacenfurequeje faisois de leur conduite -par la mienne. . Je vdus a 'irepCte, cioyens Direaeurs, je ne crains nullement la publicit dans cette aflaire vos agents eUils ia 'edoutent.- - aNsn. RQ ... f U ESA.U. D + a .C' +, ". Au Directoire Le president de la commiflioa colonial a remis au kCutif *. 0 Bordeaux Vt le chef de brigade Panife, mon aidede- camp extrait P14i4S0, al rv des regiftres des deliberations de vos agents particuliers "" ""'" M 46 i St. Domingue (i); qui porte les mtifs de ma def- titution. Je devois m'attendre A ce. exc's de calom- nie et de friponnerie de a part de ceux qui cherchoient me perfuader qu 'ilfalloit toujours pa fr des princes, mais n'tre arrtd par aucuns. Stfsuis avec refpe e . . .) *, S.. R.RO.C H A M BE A U . ,' Le citoyen LagardeO fecrdtaire general, d ire&oire Au Ministre de 1 4 A " Mari e exdcutif ,m'avoit infruit que cette premiere autorit Bordeaux, le 'Y a * Pluviose a'V de ia Republique avoit renvoyd par devers vous l a ,.' 5. -demande que je lui faisois d'etre juge paruncon- feil de guerre; ( demand fondue fur l approbation, donnee par le Direkoite aux actEs de fes agens dans foa meflage a- confeil des CinqCens ). Je m'atten- dois I connoitre par vOus ce qui avoit dtd, dcid a cet igard. Je vous nc &crivis, "e ma lettre,. ainfi que routes cells que vous avez repues de moi depuis que je fuis A Bordeaux, font encore fans reponse aujourd'ikui. Par quele fatalitY, citoyen Minifire, fe fait-i que vous me laiftiez ignpret la roifaurion du Dire&oire, Le' temps ef m ,vu ohi je dois roinpre le silence que 'av oit imposed le ref(ge avec lequelj'attendois les ordres du Gouvernement. Monn bonneur fouffriroit de le garder plus long-temps ; fa voix ( vous le favez ) fut toujours ffacre pour moi; et'si je ne rdclame pas I e - (1) Voyez msna rponfe < abfrctki &t, qu a, 6t imprimie A Boraeaux', k Phlviofe diraiter. II' 'A 47 inoi-mime A Paris, c'eft par une fuite de ma refpec- i. ' '. .. .: - j ', . tueufe foumiffion aux lois qi en d n 1en e fjour aux officierS Adefitys et peou 1)ge point melt dans aicune .efpe Ad'ntrigue' cloniale. J'infifte et demahde de '"ouveaud re juge par un confeil de -gueare., Vous de.ez nm rep..rlye ians doute, puisque le Dire&oire.ei;cutifvous en a charge. Ce tribunal appr era ma conduit t. P6it1 gue. Je vous d&clarei qe viera-i -onn 6 tri fis & nge- ment les principei de s oirfies droces qui ,gonwere- nent cette. Colonie rnalheutreise, aeurs*. vexation leurs deprieations. Te dira que fs ites ont e ration , les rapports d snterts ql existentt entire le agents e 4i 15- / +,3 + .+ r' certain efona qm foant en France,, et qui. e A. +. "iv L ..lo.w $ .- ." p. font connus. Je ,dmasquerai ces homes a omga- ble', et ne tairi pl rien. , SJai charge" mon .addede-camp ianie e vrous a' g6 Mon, e` sp remettre ma lettre. J attends vtre reponse par le prochain courier. Je vous declare encp re que si mon efpoir etoit trompe ( ce que je ne crois pas) je lui ai donun ordre de fire imprimner ma lettre; de mon c6td, je publierai par la m6me ,oiema corvef(on-. dance officielle avec vous. II fautque-la France en- tibre puiffe juger I'homme qui'a cherche A fauver St. Domingue, qui vous a predit les malheurs qui de- folent la plus prcieuse poffeilion de la RApublique, et les 6tres execrables qui ont consommrn sa ruine, en faveur desquels vous paroiffez si prdvenu. P. S. Je fuis, inftruit que vous dourez de la lettre du Gdndral Mirdonday que j'ai rendu publique. Je " J 2 + vous . tile N. N. 38. Au p rsideat au rpnseil des Cinq cents Bordeaux, re YVntOse, a -1 ..:. 0 -!1 OWN. 44 i. r .^ ? declare- quece'tte' ettre eiste. Y~ei Ia orgina 1. feconde lettre de ce brave officer 'mest ar- -4 ri'ee ces jours" derniers, je fais ;-aili la fire imprimer. S DT. R F I MBE. ., - ', .. : ; 4 -C -e.confeil a, renv oe la commiffion de Colonies le mneflage d trec o re .excutIff, qui-confirme ma deflitution prononc4e llegalerment par.lesagens par-, ticuliers 'A St. Dominuue, I, - Sorc. 'de .a rP c U e 1a .aeciaration ces ldrolts s, a "n .-'.' I .t.." K ', ,,. ., ..-' . .. ,, . es articles .04 et 1i8 de ia co ution la re- S ;" i* lt - r . tradtut pardevant :un con fet de guerre. fut qepeup rancai pule juer les horn mtes indinesde 1aU confiahid 4u Gouvetnnement et cel4ti ut .ni rir lur alinmadyorfito poir les avoir raippel aouvnt a -ieuir oevoNr r e; se.r, oppose a' leurs projects dafaftre ux, ; D t CMBEAt. -rf, c -1crIll '~now i K t* TABr E:R Copie d'ane lettre du min:stre de 1t W Rihr~f au t.14 al irJ.l;t, 4 uL ntd , ;J'eit G A : t E. ' .is tE LDA 'M cS fOLON.14. 4U 214 FI!JVfS~ Ito cI M 'f E U A.s Le Dirc Jor exicutlif citoyen avoK ef4Jci vemenc approuvi tous les arrkts de fis agens a St. Doming ; il aparicullerement confrme 1 de ce mois celai ui vouw concerns. fous trouveret ci-join la copi de Car. 49 rted qu*il a pris k cet guard et qu'il m'a charge de vots communiquer. Signi TRv G t E T. Pour coa coLnforme : DTN. ROCHAMBEAU. G AL ITT IB ER T . E X TR A I T des Regiflres des dlibirations du Direc7oire executif. Paris, le 2. entese, P'an y de ia R4publique Franfa~re, une & indiviftble. Le Direcloire exicutif aprcs avoir entendu Ie rapport du Mingire de la marine ei des Colonies aprs avoirauf- fi pris communication de la lettre du Glniral Rockambeau aux agens a St. Domingue en date du z SMefidor de larr&ti des agens du 3 o Mef/dor, enfemble des autres lettres du Gineral Rochambeau, tant cells adreffies par lui aux agens a St. Domingue et dates du bord du Ber- ceau les 3 5 et 9 Thermidor an 4 que des autres let- tres icrites par cet Oficier, J~it au Direcoire executif, foi, au Minifire de la marine a diffrentes dates depuis I 19 Vendiemaire jusqu'au 8 Pluvidse an y AuRR&T ce qui fuit: WN 40. Copie dc 1 'arr'tc du Directoire exeexuti*f PAris k, Ie Vg nt;se , an " AR TICLE R J . L'arr&d des agens particuliers du Direclaire exicutifa St. Domingue en date du 36 Mffidor de ian 4 ,or- tant defitution du General Rochambeau, ef confirmed. AR T. ll, D'apr s les articles 144 ec 5 6 de la conflitutdon il ny a pas lieu 4 delibrer fur la demand que fait le Gi- neral Rochambeau d'erejuge'par a confeil de guerre. N . .,....- --.-.. .-..- ...- .2 ...1 1 ' " """-'j:.- -;:- ---;-;-I *- .-)Now= O A T. IT I Le prefJnt arrdit ne fera point imprim. Le Miniftre de la marine et des Colonies eft charge d'en donner connoifJan- ce au General Rochambeau. Le Prefident du Direc7oire executif Signe REWBELL. Par le Direc7oire executif. Le Sectetaire General, Signe LA GARDE. Pour copie cotrforme, Signd TR UGUV ET. Pour copie conform * DTN. R OCH AMB EA U. Nk 41. Au Directotire Excutif . BordSaux, te it Nivrse, an V. . . ... . . .I II I I rl ---- _ ,--- CITOYEN S DI R CT ZEtR 5, J'ai e" deftitud arrete et deportd illegalement par vos agens A St. Domingue, et cependant ces mismes agents avoient le droit de revoquer ma coam- mifiont sei emtent, fans avoir celui de me fair arteter, de me deflituer e de me deporter. Voyez Particle x 1 de la declaration des droits et Paarticle .88 de laconftiti- tion. is nie m'ont pas entend et cependant j'ai Cet jug4 et comdamni par eux, fur les pretendus ddlits don't ifs n*ont jamais bos me communiquer l'impor- rance pendant mo fijour daris la Colonie. Votre ar- r&et du i Ventbse, qui m'eft parvenu hier par la voie officielle dtt Mimiiftre de la marine, m'6te l'espdran- ce d'trre jug6 par un confeil de guerre. Comment eft- il done poflible que je me iufifie aux yeux de mes concitoyens, si je ne puis obtenir cette reparation authentique des torts qai me sont imputes? Mon refpea pour votre autorite conflitutionnelle eft extreme, citoyens Dire&eurs, mais vous ne pou- vez approuver une femblabie ijutftice, et fur-tout vous refuser d la demand que je vous ai faith, de fotUt mettre ma conduit publique A J'examen d'unconfeil de guerre. Si je fuis coupable, je dois 6tre Funi. je fuis avec refpe., SDTn. ROCHAMBEA U. On peut me juger maintenant; on peut voir si j'ad garden Ie silence dans aucune occasion utile a mon pays ouA mes compatriots ; on peut voir encore que ce qui a fur-tout prolonged mon fdjour i Bordeaux, eft 14 crainte d'Xre mile' dans quelque intrigue colonial. J'ai voulu refer eloigne du Direaoire jusqu', sa decision, afin de ne pas ktre foupqonnd d'avoir rien faith pour influencee. Combien la position d'un homme public eft cruelle! A Paris on m'accuse d'tre tout enter la caufe des Colons et coatise avec eux ; A Bordeaux, on me re- proche de ks abandonner volontairement par mon filn- ce et morn etoigement de la Capitale. Je sais, et j'ai dfl en 6tre furpris, que ces derniers reproches parent d'hommes fore inr"refls A Ia ref- tauration des Colonies, et qui ne peuvent ignore mes efforts- pour r6rablir 1'ordre, protdgee toutes les propridtis et les arracher d'entre les mains qui les devaftentr Je m'accuse mime d'avoir 6ti affead des interpre- tations difavorables que quelques perfonnages infi- gnifiaos et mal infiruics ont donnd A ma conduit publique.' Je repoM1s" aa, reproche d'etre coaks avec les Co- Ions, que j'en connois tres-peu n'en vois aucuns,- mais que [ pris gendralement ], je les plains et au- rois voulu les fervir, -. *~ -:------ ---,r*,*----- ..~i~_~ _-li:r. I(~l I ipm `ii ~tfl ii S5 La publicity de ma coirefpondance les claircif- femens queje veux bien donner sur le pr6eendufilen- ce don't on me faith un crime, front ma reponfe an reproche d'avoir abandoned volontairement les proprie- taires. 11 eut td& trop long d'entrer dansle detail des torts et des crimes de quelques fous-ordres bien connus dans les Colonies, et dj a ignales A toute la Fran- ce par leur immorality ; d'autres ont rempli cette t- che mieux que moi, et le Gouvernement fe rendra, j'espare, A rl'vidence des preuves qui lui ont &6t ot lui feronc foumises. Mon devoir, come home pu- blic, eft de l'Vclairer fur les grands interdts de l'tat. Bordeaux, e 13 Ventose atn de l RIpublique Francfafe une & indivifible. DTN. ROCH AM BlEAU. P. S. Infiftant touours pour -6tre traduit devant un confeil de guerre, afin qu'il prononce fur mon insubordination pritendue je dois, d'aprhs les articles 8, ,, x, de la d6claration des droits et 145 .oz, z04, 123 144, z88 zgo de la constitution, commencer par attaquer devant les Tribunaux les agens qui one ordonnd et execute mon arrestaton et ma deportation illgale. C'est ce don't je vais m'oc. cuper fans rel"che. DrT. R CH A M BE A U. I'zw^ Q4e |
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