Les griots

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Material Information

Title:
Les griots la revue scientifique et littéraire d'Haïti
Physical Description:
2 v. : ; 24 cm.
Language:
French
Creator:
Denis, Lorimer
Publisher:
s.n.
Place of Publication:
Port-au-Prince
Creation Date:
January 1939
Publication Date:
Frequency:
quarterly
regular

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Haiti   ( lcsh )
Genre:
serial   ( sobekcm )
periodical   ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
1. année, no 1 (juil.-août-sept. 1938)-2. année, no 2 et 3 (oct.-nov.-déc. 1939/jan.-févr.-mars 1940).
Numbering Peculiarities:
1. année, no 1-2. année, no 2 et 3 also called vol. 1-v. 2 et 3.
General Note:
Title from caption.
General Note:
Editor: Lorimer Denis.
General Note:
Master negative held by the Center for Research Libraries.

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 30497284
lccn - sn 94021825
ocm30497284
System ID:
AA00007290:00009


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Full Text

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41811:tic,l:lctlmortelle. Sous les assauts de(.apc.is, I?s rude Paix etla 'Tortuesont des remparts tremblant sMlsdes coups de blier,Des'alinesest partout, ici paulant unetroupe en retraite.l ordonnant unesoudaine offensive; dormant dans unfoss grignotant sous unarbre,, Dans la nuit, ic soldatendormi entend le galopforcende son cheval. voit dans ungrand rve rouge, le nia=queillu-min.C:ejietidant le chef d'tat Majorgnral de l'arme, Baralais,estime l'heure venue de substituer auxchocs des guerilias, uneopration d'envergure. d'entrainerles troupes pour les grandesbatailles,Sous le commandementsuprme de Dessaline<. dixmille soldats roburtcs, vtrans de centrencontres se raseniblent la Petite Rivire de l'Artibonite.Sous les ordres directs deGabart l'arme s'branle, avecPort-au-Prince pour objectif.Ayons enlev Mirebilais, ellecontemple, des flancs du :Morne Cabris, le panorama de la Plaine duCul de Sac, (les champs avecla dgradation mourante des vertsdcci dl une agglomrationde chaumires, aux extrmits,bleu fonc ou p51e, un coin denier, une avanced'tang. Plus loin, indistincte dans la brumeimpalpable, niais devine par le furieuxdsir d.s bataillons,Port. au-Prince.La proie est digne du lionceau vorace.Il descend vers le Cul-de-Sac la tte de la premire colonneinfernale, la seconde op-rant sous les ordres dCang. Et les habitations ne sont plusque des torches: O'Gcrmanfanibe, et Descloclies, et Pra, etCtiard, Chateaublond, Moquet Dans l'immensebrasier, dansles hurlements, dans la fusillade,Gabart, sur son cheval chabra-qu d'une peau de chvre noire, semble un mincedmon, domi-nateur du carnage.Mais Lux s'est jet sur le souple crole. Le choc norme etfarouche n'est qu'un cadrefastueux pour le duel tragique.In-dcise la fortune balance entre l'indomptable vieillard et l'en-fant aventureux.Ils s'accrochent, groupe tordu par la rafale,qui dferlera, :furieuse, d'chaiine jusqu'au moment o, grive-ment bless, Gabart sur unecivire est port Mioquet, o pourl'action, sige l'Ptat-,Major. La bravoure franaise, l'nergie deLux ont bris le plan d'attaque. Laissant Ption en vue de l'ob-jectif, Dessalines recommence dans le Nord sa cavalcade hallu-cinante, tandis que l3azelais reprend son orchestration :savante.

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11a (.p1f)rc419Cang a prisJacmel.Et GabartSaint-Marc.Corsant la irt t,il ajoute au pillage, lespectaclede femmes nues offertes la rail-lerie de lasoldatesque.Port-au-Prince est mr pour le nuuvclassaut. ADrouillard,avecDessalittcs, Ba'elais,Ption. LouisCabart confre, frmissant de la lutte future.Elle sedclanche,subite etbrutale,le Colonel Lux a laiss laCroix des Bouquets et s'est jet surl'indigne.La bataille s'exaspre de I)rouillardSanto. Six joursdurant,du dix neuf aitvingt quatre Septembre mil htiit cent trois. la vaillance fran-aise et la bravoure crole sont dans le Cul-de-Sac, deux sphingescabres dans une lande defeu.Peu peu pourtant, l'arme na.tionale a serr la grande ville. Cang est au Portail de Loganeavec ceux deJacmel.Avec ceux del'Artibnnite,Ciabart est auPortail Saint Joseph. Au hautde'l'ur`geu, Dessalines.La placecapitule et le dixOctobre,par un radieux matin. l'arme victo-rieuse dfile par la ville,sa tte le gnral en chef avec sadroitePtion,et sagauche,Ciabart.Ainsipartout,hors le Cap, l'ennemi estvaincu.Lever du ri-deau pour le dernieracte,L monte vers le Nord pour la su-prme bataille.Le seizeNovembre. ait carrefour du l.imb, chacun est sortposte, pour la veille des arms, Vingt Sept nulle hros se prparenttfoncer sur la ceinture crnele du dernier bastion.Ilssont l, presque tous les grandscapitaines: Christophe. Clcr_veaux, Vernet,JeanPhilippeDaut,C,ang.Paul Romain, lit lesdeuxdemi-..dieuxFranois Capois,_ debronze;et demarbre,Louis Gabart,Des annes deguerre,dr privationsinnombrables,ont fait dechaquesoldat,un saint dela Patrie.Pour elle. ils vont mourir,Pieds nus. les vtemcnts %.n lambeaux, hirsutes, far{.uch:s, la facecouture decicatrices,mais dans les yeux, la flamme la plus purequi ait jamais illumin un regard,l`-ri cette journe dit dix huitNovembremil huit cent trois,l'ennemi partoutataccroch.Broda, Charrier.Vertites,PierreMichel sont deshydres secouant la fourmilire noire aagrif-fe leursflancs. l)e grandes lignestombent,ondulent, reculentcous le leu de l'ennemi. Les cris des mourants s'orchestrent aucanon.la fusillade. aux hiurralls. Un fusil la main, Gabart,lance sa quatrime turPierreMichel, surCharrier,comme sur

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420LES c,tl1()7FSVertires, Capois lance sa neuvim;. Une force irrsistible faitde l'arme indigne une lourde vague de mort dferlant sur lebarrage robuste de la dfense franaise.Une voix imprativeordonne chaque hros de raliser l'invraisemblable en se dpas-sant. La force dru sentiment fait grimacer les masques. Des crisrauques tordent les gorges, crispent les bouches. On aurait ditque le soldat voit, au dessus de la rafale. la libert passer.Lui, Gabart, songe que cette suprme bataille serapeut tre ladernire orgie de sang laouelle il participera. Toute sa brveet terrible carrire parade devant sa vision. Une tristesse sourdelegagne, tandis qu'il se demande, soudaintranger la mle,cc que seradsormais savie si, l'ennemi chass de la terre natale,ne s'offrira plus l'occasionde rappeleraux imaginations terri-fies,crue par les mores iaisscs sur laroute et par les ruines. sedevra reconnatre que Gabart est le chef.L'aprs midi est tombsur l'acharnementtale.Il pleut itorrent. L'arme va de l'avantdans desfondrires, dans la boue.La nuit venant, legnralen chef et son chef d'Etac Major sontdans Charrier vacu. Sur les talons del'ennenti,Gabart entredans Pierre Michel, comme CapaisdansVertires. La capitula-tion du Cap est accomplie. Dans dix jours, selon les termes dela reddition. la ville sera remise au gnral Dessalines.Le titre de commandant de division, qui un mois plus tard,aux Gonaves sera dcern Gabart, comme Ption, Claveaux.Christophe. est l'hommage mrit un des grands ouvriers d(l'avicere.Dans la premire division de l'Ouest, comprenantMarchand. qu'il commande. Gabart sent dj en lui le spleen desbatailles, quand, l'expdition de l'Est dcidte.ilentre joyeuxen campagneavec un corps d'arme humant avec dlices le relentdes prochains charniers.Ils ont manqu sa marche foudroyante sur la Capitale espagnole dont il borde les murs, au dbut dr Mars 1805, avec Christophe, Ption. Gedrard, Clervea:ux.Sans rpit.ilrepousse lessorties de l'ennemi. gagne du terrain, serre l'treinte.fuis, parcequ'un nuage grossit de l'autre tt de la frontire. qu'unenienace franaise, croit-on se prcise. l'arme impriale dco:le.Dans la retraite. entre Christophe qui faitle dsert sur saroute et Ption, protecteur des populations et des villes, Gabartse laisse aller au gr de ses caprices.S'il song,,a la belle capitale

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LFS C, l2I() /',4 21chappe l'assaut victorieux un villagesous ses yeux est unelourde torche rouge.S'il pense la gracieuse compagne laisseau foyer lointainilfusille le soudard ru sur l'pouvante desvierges.Retourn son poste de commandement, le gnr,l,en cesheures troubles, et grosses de crimes futurs, maintient.pure comnue une pe, sa fidlit Dessalines.Ils le savent, ceux (lui descette anne 1805, profitant du mcontentement n d'abus divers,voient dj le chef terre et euxau pinacle. Des intrigues senouent et se multiplient les conciliabules, les rancoeurs de l'unpaulent les prtentions de l'autre. Surtoutes cetristesses, Ga-bart plane. prs au plongeon meurtriersur un signe de l'empereur,Celui-ci, pour parer l'orage obscurment pressentirorganisant le haut commandement. confirme Louis Cabart la pro-mire division de l'Ouest. Marchand, la Capitale de l'empire,la vie des siens, son existence, ISessalines les confieau dvouementfilial de son compagnon d'armes. Le dptest en des mainssres.1'lles se glacent. trois mois plus tard, lorsque Saint Marc.le 3t) Octobre 1805, Ciabart voit se penchersur son lit. la mort,&fi,,, sur les champs de bataille, plus de mille foi.L'pitaphe eni mvante rappelle au soldat quipasse de saluerla tombe de l'officier glorieux d1cros avant l'ge o les grandshommes se font deviner, dont tous les instants furentconsacres la conqute de la lbert, et qui mrita le titre d'ami deson sou,votais\'isaf.;e d'un des plus clatants hros d,' notre histoire, 1:iurcde la tripleaurul:de lajeunesse,de la fidlit etde la gloire."rhumas 11. 1 .1?(] l\I,jl )

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42Pome en Prose.I.L(,RI() "AO-FE, L'HOMMEIMMENSE(J, nuis irrtn>crtse.i, runtirnti 4-N rrru(tituJc+v.1ti'.rlt \vl1I'l'MANIl tait inquiet et blme. Soncompagnon, i;l l,o-Kahn,setaisait. Ao-F se mit parlcrullomme, dit-il, j'ai soif d'uneparole de femme, d'une pa-role lente et molle. Quandminuit sonnera, je serai l'asctelisantdes pomes. Ma lamie seraaustre, etvraie pour l'homme del'attente. Les sons et leur fatiguesont en moi, ainsi que l'mo-tion des vanits et des ides.AoP alluma un cigare. Le soirtait neutre. Ilparla encore.-Les bonheurspossibles, je les convoitais -n frissonnant,Une nuit, des fillettes m'ontpoursuivi de leurs chevelures folles.Et, depuis, le dsir habite enmoi. immense comme le Sahara.1E1-1..o-Kahn l'interrompit:--einsens:Mais, lui, continuait:-J'tais heureux quand je couchais avecMagdeleine de Kas-saba, cale portait des vtementsd'homme. Elle tait d'une vo-lupt insolente et gaie. Jel'enmmenaisdans mon lit. Je la dv-tais. Je contemplais seschevilles ples...El-Lo-Kahn l'interrompit encore:-Insens impur et amer, le kief te sera interdit, et,hagardes,les Ouled-Nails te refuserontle baiser de leur chair.Ao-1 dit:---Oses-tu parler de la sorte'Rien n'est simple sur c:tte terre,J'ai connu des instants fraternels, etle regret de les perdre m'em-plissait d'un vague sans limites.Quand je rencontrai le voya-geur, marchant dansla nuit, cet ennui noble m'alla droit aucacur. l.a ville dormait,Sentiment du pril, ou secours attentif.nom tions lesveilleurs futurs.Ils se htaient vers les clartsdu festin. Je vivais leurhte, puis ma pense allait aux prison-niem aux victimes de lai'talit, aux hommes sombres, auxfemmes tranquilles. mes sueursde la fatigue.

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LES GRIOTS423Un jour, l'image m'a dit des choses mconnues.Sa cheve-Jure et leur rverie ont justifi mon destin.Alors j'ai parcourudes Icilonitres, parce que ma Vrit est accessible etcertaine.J'ai contempl cette maison sereine, et monotone.Et j'aidit: Ressusciter la soif des fivres, inondd'une clart immuable.Euphorc des heures malades, pacifiques commedes femmes mi-sricordieuses!El-1.o-Khan souriait, mystrieux et bon. Il dit:--Tu portes en toi des annes lasses. Nos pres nous ontlgu le leitmotiv de leurs travaux et deleurs soifs. Nous sons-mes les hommes de l'activit, voyageursns, et chagrins.Acti-vit des irrguliers, immatrielle et cordiale.Sage! tu devancestes rflexes. En mme temps, tusouris au cadavre et tu lui dis-Frre!Au del de la passivit des mangeurs deviandes, tt demeuresl'lnstab.le, parce que fort de tes latitudes,Et, trange, l'homme dit encore:-Dtach de mes liens, je ralisai l'inanit dusouci, Lucidejusqu' la peur, rien n'galait ma neutralit.J'tais comme dansde la ouaue.On leur apporta des boissons froides,Magdeleine entra. Elletait ple. Elle offrit sa chair. Ao-Fla repoussa.lit cependantil frissonnait.Il dsirait une femme chaste.Cl,MAGLOIRE fils

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4241.ES CiRIOTSPolitique et Diplomatie.Une Confrence des GouvernementsUn Congrs des DmocratiesAu moment oitnous crivons cette chronique, la Confrenceinteramricaine de Lima est un vnement accompli auquel laPresse du monde entier, qui y a consacr son attention,a t una-nime reconnatre le caractre d'un tournoi idologiqueen vuede dcider de l'attitude des Etats amricains l'gard des vises,sur le Nouveau Monde, du Fascisme des Etats totalitaires repr-sents par le bloc europen Allemagne-Italie augment de l'ap-port asiatique du Jpon.Il s'agissait, parat-il, pour les }matsamricains, d'organiser un front commun pourse prserver con-tre l'infiltration de l'ide et de l'action fascistes,Pelle est, dumoins, la thorie et tel est l'aspect du plan de dfenseque l'onveut opposer aux menes du bloc redout,Ce plan, qui rvle un danger assez srieuxpour que l'on sedonne la peine de le combattre, ne le dfinit,ne le dterminepourtant pas nettement,.-ce par quoi il devraitcomnmencer,-ni mme ne permet l'esprit de l'observateurde le dfinir ou dele dterminer par les seules considrations tiresdes discours e`eldes dclarations officiels.Il faut pour cela recourir des lzntentsd'apl;rciatiggn tenus en dehors destravaux de la Confrence,C'est ce que nous voulons tenter.J'ai dj eu l'occasion d'crire, quelquepart, que les procds,dits nazis et fascistes, de gouvernement,constituaient, ce degrde dveloppement de l'histoire gnrale,une vritable rgressionen raison des principes qui sont leur baseet qui, se rclamantseulement de la force et de la coercition, banissentdu traitementdes affaires publiques la libertsous toutes ses formes.Or, lalibert politique est une conqute de lacivilisationsur les pra-tiques de la vie sociale primitive, Notrepropre histoire, sur cepoint, ne fait pas exception, tant, elleaussi, une srie de conflitsde notre socit et de ses Poevoirs Publics,Je n'insisteraipasici sur ce point particulier eten traitant un sujet quia la prten-tion de dborder le cadre denotre histoire nationalepour tu-dier un aspect sociale quinous est commun avec diversautrespays, ceux mmes qui nous fournissent la matirede cet article,

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LES GRIOTS425].'Amrique Espagnolea hrit directement de l'ancienneni-tropole l'absolutisie gouvernemental comme rgimenormal.Elle s'en est accommode,bien qu'elle en fit griefau systme co-lonial et que l'exploitationpolitique ft prcismentle thmedes revendicationsen vue des indpendances nationales,En ra-lit, les peuples ne furentaffranchis de la dominationespagnoleque pour tomber sous la dictature,,donmestique peine tempre,parfois, par un paterxialismeallant rarement jusqu'l'octroicomplet de la libert politique.Les quelquescas exceptionnelsqui peuvent tre relevs n'infirmentpas la valeur de cette propo-sition t "Amriqueespagnole, considre dansson ensemble,nonobstant les rvolutionsqui furent prcisment la consquencede l'oppression politiqueendmique, reste la patrie desdictatures,Que l'Allemagne nazieet l'Italie fasciste, se proposant, lafaveur des perturbationsmorales que la guerre mondialea en.-tranes aprs elle, deramener le gouvernement politiquedumonde vers les formes surannes,ait pens trouver dans l'Ain-rique espagnole la complicitd'une affinit sculaire,rien n'estplus historiquement comprhensible,Dj la moiti de l'an-cienne grande mtropole, l'Espagne,qui n'est pis encore gagneau sens dmocratique, pactiseavec les Etats totalitaires au risqued'une guerre civile longueet puisante.plais Washington qui pie, quiconnat le danger et lemesure,patrie elle-mme de la plusgrande des Dmocratieset qui a suallier la libert et la richesse, demande l'Amrique tout entirede dterminer son attitude l'garddes entreprises du fascisme,et ce fut l, croit-on, le but principalde la runion de Lima.Un front comntu.n ,rnti-fasciste.dmocratique, des vingt-et-un Etats amricains est-il ralisablesans une orientation syst-matique de leur esprit publicrespectif vers le rpublicanisme in-tgral qui est la caractristiquede leur grand leader nord-amri-cain? 'fout plancommun de dfense contre une agressionmili-taire rossible de lapart des I3tats totalitaires ne devrait-ilpastre complt par l'tablissement intrieurd'un climat dmocra-tique dlibrment dltre pour 'les idologiesd'outre-mer donton redoute l'infiltration?Les Rsolutions plusou moins antifascistes qui ont pu trevotes de bonne foi Lima doiventimpliquer, ipso facto,tout

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426LES GR1t)7'Scela si on ambitionne de leur.attribuer plus qu'une valeur acad-mique et, bien au contraire, d'en faire sortir d'effectives rali-sations.Mais,par dfinition,toutc entreprise d'ans le sens et l'intrtdmocratiques suppose une raction populaire favorable se ma-nifestant par le concours mme del'esprit public et des institu-,ions. Les gouvernements doivent tre assez aviss pourne pasperdre duc vue cette considration capitale. Aussi bien, la suitede la Confrencede Lima,qui est une ouvre go.uvernem,entale,a-t-il tprojet,pour la deuxime quinzaine de mars et Mon-tevido, un Congrs international des Dmocraties de l'Am-rique, activit essentiellement populaire. Toutes les forcesso-ciales des pays amricains doiventy tre reprsentes et nouspensons, pour notre part, que cette dernire initiative mrite derencontrer le concours des autorits sociales detous les pays quise rclament de la dmocratie et que c'est un des cas o l'actionsociale et l'action gouvernementale devraient tre heureusementconjugues.C'est que, la vrit, contre la doublemenace du communismeet dufascisme,qui sont deux flaux titre gal, lesgouverne-ments et tes peuplesn'ont,pour se dfendre et assurer leur stabi-lit, que le recours la Dmocratiebien entendue. C'est l leurvritable terrain de collaboration et c'est,en mme temps, le se-cret unique des prosprits nationales.Auguste MAGLOIR1?ancien ministre d'Hati lacour de Saint-James

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LES CR1o7'Politique internationale-DE'VALUAATION427min ancien professeurMr. I clix Sorayet7 man frre SamuelDurant.Le dsarroi conomiqueuniversela port les hommesd'Etatet les eeonomstescontemporains des solutionsempiriques quisemblent renversertoutes les notionsclassiquesgncsJusqu'ici ensc-.Au nombre deces solutionsse trouve la dvaluation,opra.fion purementmontairecertes, mais quicomporte des consgttences conomiqueset financires incalculables.Bien que, depuisla Guerre, diversesdvaluations aientteffectues: dvaluationdu francen 1928, de la lireen 1927, dela Livre Sterlinget duyenen 1931, du dollaren 1934, duBelga .en 1935,du florinen 1935, du francfranais en 1936,37 et 38, du francsuisse et de lalire en 1936,etc., on n'est pasencore arriv une dfinition s:1J,isfaisa1lte.C'est donc l'tudeparticulires riechacune d'elleset de ses con.squences dansles diffrentspay o ellesont t pratiquesquipermettra d'en donnerune ide pins oumoins exacte.Dualucrliorn duFranc en 19 28Bien quesortie victorieusede la grandetourmente de 1914-18, la Franceconfrontait aprsla l;,ucrreune crise conomique,fina,nci+re et fiscaledes plus inextricables.Il lui fallait dpensersans compter d'unepart, peur restilurcrses rgions dvastes,d'autre part' pourliquider lalourde dette du papiermonnaiemis en quantitconsidrablepour les besoins dela GrandeGuerre gui avaitpour thtre prnnci1a41son territoire, il fallait.luissi restaurerson crdit intrieuret extrieur des pluscoin.promis, combattre le dficitde la balancecommerciale des plusalarnaaaa,ts, sauverl'Agricultureet l'ind;tastrie du marasmeau.quel elles taientaux prises, en unmot redresser tonneson co-nomie nationale. Lesdpenses gonflaientdonc dmesurmentetles missions excessivesde papier-monnaieque l'on jetait dansta circulation poursuppler la pnuriedes recettesee l',ame.

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428LF\ (>It1Vt 5niaisement du crdit alourdissaient le march financier, ruinaientla grande et la petite pargne, situation trs dangereuseen Fiancesurtout pays o la richesse est peut-tre le mieux rpartie diansle mond;, et diminuaient le pouvoir d'achat detous, ajoutantaitinsi la misre gnrale.Toutes les solutions proposespar les diffrents gouvernements s'tant rvles inefficaces, la France, en 1926, s'en remit un homme, un grand homme, Raymond Poincar, qui formaun Cabinet d'Union Nationale, et opra un vigoureux effort deredressement.Une politique de dflation budgtaireet montaire fut aus-sitc-t entreprise qui vite eut raison de la baisseaccentue du franc,Une caisse d'amortissement futaussitt,crepour le rembourse.ment des avances de la Banque 'de France. Celle-cicessa d'met-tre des billets, le budget retrouva son quilibre, le marchfinan-cier ee.t comme un regain de confiance etle rapatriement des ca-pitaux en permettant aux industries detrouver les ressourcesncessaires l'extension de leurs activits achevaPauvre de re-dressement di habilement commence, les exportationss'accrurentgrce la prime procure par la baisse du francpar rapport auxdeux principales monnaies du monde: la livreSterling et le dolfar. Et le Grand Poincar voularrrt asseoir tout jamais la con-fiance de ses concitoyens et du monde entierdans la, valeur de ladevise montaire franaise, s'opposanergiquement la politiquede revalorisation prconise par les leadersde l'opposition socia-liste cette poque, les Blum, les VincentAuriol et consorts,po-litiqu-e qui quivalait en dernirex nalyse ramener le franc saparit d'avant guerre, soit 290mg 3225 d'or fin ou un poidstotal de 332 mg 5806 au titre de 900 millimesde fin (Loi du17 Germinal an Xl ou d1t 28 Mars 1803)et stabilisa le franc 65 mg 5 au titre de 900 millimes de fin,soit 58 m ligrammes 95 d'or fincru une rduction de prs 80(',exactement79,69% bu urne stabilisution prs de20f,', exactement 21,0,31'.1.-----Ce fut la Loi du 25 .luin 1928,`l 'out le monde est au bu-td'lrui onaniine rendrehommage cette rforme, Le franc redevenumont1aic d'or, avilien face desprincipales dwvines (fin mot le( le I)oilr etla Livre Sterling)dans les proportions (le prs de 4 5rcprit vite nue plac, prpon-dra nte dans le monde, et s'il neprocura la Franceune balancei!

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Y,1.1:5 GRIOTS429commerciale favorable, comme on tait t:n droit de l'esprer.ula prime l'exportation que ptccure toute baisse de monnaie.partant toute dvaluation, en face des rlionnaies plussolides. illui valut au moins un afflux de touristes dont Lzs dpenses coin-pensrent avantageusement le dficit de la balance de eamnnerceet une forte balance de paiement ou balance gnrale des comptesou balance de crances et de dettes,I.eFRANC,'.ern un mol.taisdevenu une monnaie-xefuge.A considrerl'opration dedvaluation par rapport la seuledvaluation du franc,les notions suivantes se dgagent:lu.la dvaluation est une meSt..rc pratique par les gouvernementsen vue de parerl'insuffisance de la rserve mtallique.Eneffet, dvaluer consiste essentiellement rduire le titre et le poidsde la couverture mtallique or pour pouvoir obtenir une plusgrande quantitdevant quilibrer la circulation de piper mon-nais,C'est donc l'ternelle question de la quantit et de la (lui-lit qui se retrouve sur le terrain monntaiee.2o. toute dva-luation procure un bnfice comptable rsultant de la restima-Lion du stock d'or. En effet le stock d'or tant de 5,886 mil-lions de francs au poids de 290 mg,. 3225 estdevenu aprs laloi de 1928 de 28,935 millions au poids de 58 mg. 95de fin,cc qui procure bnfice simplementcomptable mais pas rel,car c'est le taux du change (luis'avilit en baissant un si faibleniveau. Ce bnfice comptable permet de balancer lasituationfiduciaire, d'quilibrer le budget, d'amortir ladette publique,de raliser en un mot toutes oprations profitables aux gouvernements.C'est cet avantage apparent de la dvaluation qui aport les gouvernements tle gouvernement franaisprincipale-ment) faire de grands abus de cetteopration qui finit, avecl'amenuisement de la monnaie, par tuer le crditnational et parbranler la confiance des classes laborieuses etpargnantes' n lesportant expatrier leurs capitaux,Ellecredonk une vritabh'inscurit conomique,Dvaluation de la lire en 1927.En 1926, l'Italie traversait une crise particulirem.ntdiffi-cile.,, Tout d'abordla guerre de1914 .avait t particuli.rc-ment dure pour elle et ses ressourcesfort restreintes ne lui au-raient pas permis de la conduire jusqu' ladcision finale, si la

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43 0L1.5 GRIOTSFrance, l'Angleterre et les Etats-Unis d'Amrique surtout n'-taient accourues sa rescousse. D'un sol presqu'ptti et trisrfractaire aux efforts du laboureur, l'Italie dut au cours dusiecT` c'.crnier et jusqu'au premier quant du ntre demander l'migration le soutien d'une vie pauvre et misrable,et tablisdans les pays neufs du Nouveau-:onde et dansceux plus favo-riss de l'l urope, les Italiens migrs envoyaient leurspar,ntsdemeurs dans la mre-patrie le fruit de leur labeur, quand ilsnerevenaient pas s'y rtablir, aprs fortune faite,ce qui contribuait attnuer la misre de leur malheureuse patrie. Pourparer l'ingratitude" du sol, c'est l'indusqieque dut r,courir le paysvers lafin du sicle dernier pour essayer d'absorber la maind'ceuvre qui dsertait la campagne et rlsorber la dsastreusesi-tuation conomique, Malheureusement la pnuriede, matirespremires indispensables et vitales n'allaitpas tarder produireles rsultats les plus nfastes etune notable partie des ressourceset des devises s'vadait du pays, aggravant ainsi ledficit djalarmant de sa balance commercialeque compensaient seuls lesenvois de capitaux des citoyens expatris(comme ilest ditci-dessus),les dpenses des touristes et les faiblesrendements dela marine marchande, etc., cc qui constitueautant de facteursqui se rangent en conomie politiquesous la dnomination dela Balance gnrale des Comptes. Laguerre allait donc encoreune fois placer l'Italie en oin singulier tat (l'inscuritcono-mique, Oblige comme tous les autres belligrantsde pratiquerune conomie de guerret nationalisation industrielle, faibleten-dance l'autarcie, fafiricaton intensive desarmements et desmunitions, articles (le guerre: produitsau prjudice des articlesde paix, mission de papier monnaiepour financer la guerre etccunbler les dsastreux d'4ikits budgtaires,emprunts extrieurs,exp,ttriett'cnt tes devises, etc tl'Italie de structure c:n; tique(les plus ltagiles allait partulcrenunt ptir decet tat de faitet la paix ritetttie, n'ayant pas pat ubttnir deses anciens alliset assocites 1' e utit1 integtale d'e leur promessecontenue dansle fauttentraiC ''l'I nttlres 419 21 Avril 1915(compensationsterritoriales en 1 rytiee, tn :Sttnt,tlieet (vili ybie (Afrique Orien-tale et SeptentrionaleiLittivution de toute la Dalmatiel`/.araseul lui lut octrukrei, d'Adaliacil Asie Mineure(Turquie), toutcela, C'est la these tlcs la'eites eivitctttporaustraversait une crise

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LES C; 7t/()'1':S431rpolitico-sociale des plus alarmantes, La misre, l'effroyable mi-sme accablait les masses rurales et ouvrires d'une faon trspnible, les gouvernements se succdaient aussi imhui'.antslesuns que les autres, et les solutions prconises ou bien taientinefficaces ou bien taient battues en brche par un communismegrandissant, dmoralisateur.Les grves, les lock-out s' succLdant un rythme accentu achevaient de paralyser la production,source principale de vie d'e toute nation, les masses rurales acca-bles de dettes, dmoralises par le spectre hideux du commu-nisme ou nationalisation imminente de leur terre, taient auxabois en face dos rcoltes dficitaires qui les mettaient la mercides banques crancires et avec cela une aristocratie ploutocrate,ddaigneuse, jouisseuse, paresseuse,'l'el tait l'tat, le dsastreuxtat de l'Italie d'aprs guerre, l'avnement du fascisme en 1922.Le Fascisme tait essentiellement un mouvement ractionnaire.Raction contre le Rgime parlementaire irresponsable, ractioncontre l'aristocratie omnipotente et jouisseuse, raction contrele sccialisme extrmiste ou communisme, raction contre le r-gin7e libertaire qui dsagrgeait le pays. raction enfin contreles fameux traits de Versailles et autres traits de paix quiavaient fait l'Italie la situation du parent hauvte. L'Italieavait gagn la guerre et perdu la paix.Elle tait sortie vic-torieuse des champs de bataille. elle avait t vaincue dovant letapis vert se plaisait-un dire constamment,Natu.rellemen,t.une situation conomique si mauvaise etsidplorable ne devait pas manquer d'exercer titre influence n-faste sur la chre lire, c'est--dirc sur la monnaie, I. '::tin, d.toute richesse, et la circulation fiduciaire gonfle de plus en pluspar des missions exagres de papier-ntonnaie (conS`:t(ience desdficits budgtaires), missions agraves d auir part par desbaisses successives (lela production, cngend'rait la hausse d'esprix, alourdissait le march conomique, financier et montaireen favorisant la spculation et accentuait la misre gnrale. Lestroubles sociaux (grves, lock out) se compliquaient, car d'unepart les ouvriers ne pouvaient obtenir un salaire correspondant Pa hausse du cot de la vie, d'autre part les patrons refusaientde se plier devant les exigences du travailleur. ne pouvant obtenirune compensation satisfaisante par un accroissement (le lapro-d!uction, toutes choses qui les plaaient dans un singulier tat

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42LES (ltlOTSd'infriorit devant lesconcurrences trangres tantsur les mar.chs extrieursque sur le propre march italien.l,a situationnter.aait dc:nc ruine quandle facisme accdaau pouvoir en1922.Les premires mesurer toutes politiques(liminationprogressive des partis, restrictiondu pouvoir des chambres,substitutiond'un rgime d'autoritau rgime de libert, etc.)rte ramenrentpas si tt la confiance.Seules l'organisati.net la rglementa-Lion progressivesdu travail et ducapitalt formation des corpo-rations et institutiondes tribunaux mixtesd'ouvriers et depa-trons pour la solutiondes conflits sociauxentre patrons etou-vriersr l'liminationsystmatique du communisme,la mise enouvre d'un vaste et gigantesqueprogramme d'outillagenational(construction deroutes, de ponts, dechemins de fer, d'autos-trades, crationet organisation desports, travaux d'urbanismeetsurtout l'ouvre cyclopennede bonificationintgraLc detoutesles terres de l'Italiequi ne sera termineque vers 1992-1998,ce n'est dans trois sicleset dusnt l'asschementdes marais I onttinsconstitueun; des plus glorieusesralisations dufacisme, larorganisation del'industrie desarmements, la resorptionduchmage, l'impulsionconsidrable donneau dveloltipement dela marine marcltlnde(la cinquimedu monde aprs l'Angle-terre, le N"ippon, l'Alientagn.eet les Utats-Unisd'Amrique).L'Italie repritconfiance etse remit rsolumentau travail vers sesfutures destinesqu'on luilprt'met glorieuses:la reconstitutionde I'Iinlpire romainde la Mditerrane.L'impcrt,intirait de dr'rtnerunstatut nouveau la I.ire sifortement branle.Le Luce n'allaitpas tarder s'attaquer ce gros problmeet i lui accordertout le souci qu'ilapporte toujoursaux intrtsvitaux desa latrie, et ds 1923,au cours d'un grandmeetingtenu au forum.il dclarait la foule assemble:La situationde notre lireest fort dplrrable.l.es prixaugmentantsans cesseaccroissent de faonangoissante lamisre denotre masse prol-tarienne et rurale.Notre changene cesse de S'avilirsur le marchtrangeret la spculatirrtimmoralerapporte de trscopieuxLianficc.saux profiteursart (h'triment denotre malheureusepopu-lation aflmeA ce peupleitalien :i courageuxet si fier quifut jadis lematre du mondecivilis et prtaux suprmes sacri-

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fices, je n'infligerai pas la honte et la douleur morale,pire quela douleur matrielle, de l'effondrement de notrechre devise.Avec ce mle courage qui nous oaractrise et cettevolont fermequi nous anime nous saurons luifaire remonter la pente del'abme o elle menace de se prcipiter et redonner cette Italiequi nous est si chre la prosprit et lebonheur aprs lesquelselle; soupire si lgitimement.Et aussit:t aprs il prsenta auxChambres un vaste projetde dflation et de contrle du marchfinancier qui vite eut raisonde la spculation. Un comit desprix ayant t institu, ainsique la cration de diffrentescorporations qui ne prendront uneforme dfinitive qu'en 1927, la hausseillicitfut enraye etl'Italie recouvra sa sant montairesi profondment entame, etquand en 1927, il fallut donner unedfinition nouvelle lalire, le Duce la ramena de290 mg 3235 de fin (paritd'avant-guerre tablie par laloi du 4 Aot 1862) 79 mg19 de findcret-loi du 21 Dcembre 1927,soit une rduction d,e72,47%oou une stabilisation 27,53.Les auteurs franais ont souventreproch cette rforme aufaclisme. A leur avis, railise un niveau si lev, ellen'allgeaitpas suffisamment les trs lourdescharges qui pesaient sur lespaules des laboureurs, desindustriels et de l'Etat, et d'4iutre partempchait les industries tributairesde l'tranger pour les ma-tires premires de profiterd'une prime plus forte l'exportation,prime que procurerait onaffaiblissement plus accentude ladevise. La France plus favorise,pensaient-lis, avait dvaluedeprs de 80%, soit des4/5, l'Italie plus pauvreseulement d',unpeu plus des(3,6/5) .Quels sacrifices infligs auxmalheureuxagriculteuris etindustriels. Quels sacrifices plusgrands encoreimposs au malheureux paysqui a trop mis sur sabalancegnrale des comptessculaircment favorable pourcombler legros trou de sabalance commerciale".Le revenu italien,l'par-gne, n'allaient Irass'accrotre d'une faonsatisfaisante pour per-mettre au paysde faire face auxcharges nouvelles quilui taientimposes et asseoir lecrdit de la Nations etles dficits budg-taires de s'accumuler un rythme accentu parsuite de l'applica-tion de l'audacieuxprogramme fasciste.obrant ainsi les financesdu pays qui seraitainsi oblig de recourirconstamment l'em-prunt et auxexpdients. Enfin cettedvaluation pratique trop

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4341 F5 (;121OT.S'haut finirait la 1cngue par puiser
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rets t,'ttro Is5surplus de capitaux disronilalcs. la loi de l'offre et de la demandeentrant en jeu, entrane une diminution du taux d; l'intrtc'est--dire du loyer de l'argent qui permet aux industrics d'cmprunter plus largement et d'tendre le cercle de leurs affaires.2o. La Dvaluation est une stabilisation, mais une stabilisationpratique un taux (parit) plus bas que le taux initial, c'estdonc une dprciation mais une dprciation voulue par le lrgis-lateur pour la normalisation des ressources nationales,3o. 1.1Monnaie tant la reprsentation de la richesse, la valeur de lamonnaie est donc plutt fonction de la puissance productricede la Nation que de la quantit d'or ou d'argent qui la garan-tisse. La garantie mtallique ou la couverture mtallique n'estncessaire que pour raffermir la confiance en la devise et les Iran,sections internationales.C'est sur ce principe que repose laRforme du mark du Dr. Schacht, de 1923, et toute la concep-tion montaire de l'Allemagne contemporaine. Par consquent,un pays pourrait parfaitement vivre sans couverture mtallique,c'est--dire sous le rgime d'un perptuel cours forc, s'il pouvaitse satisfaire lotir tous ses besoins gnralement quelconques,("est donc l'absence de cette condition idale qui a.'mpche cettzconception de se concrtiser dans aucun pays du monde.(Ceprincipe est d'ailleurs 1.1base des conceptions autarchiquescontemporaines). La dvaluation n'est pas l'infation, commegnralement on incline le croire.il y a trs certainement despoints de contact, en ce sens que l'une et l'autre conduisent ladprciation eu l'amenuisement de la monnaie et;ala dimi-nution du pouvoir d'achat gnral, cependant tandis que lapremic,re suppose des fluctuations incessantes et varies qui di-naitau rt !acr rferce grrale et favorisent la spculation. la£econc'e au c;antraire convtitue une ='ritable stabilisation op.,r epar le lgislateur a une parit moindre que la parit initiale parconsquent une v;r mate stabilisation qui raffermit le march etsouvent stimuli la production et le commerce.{tomme dans tc.ute chose, il y a la bonne et la mauvais,, dva-luation en d'autres termes cette opration peut russir, tt chouer.Elle russit quand elle a t pratique dans des conditions correspondant exactement l'tat conomique du pays, elle choue.au contraire, quand elle c't pratique ou trop bas ou trop haut.

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436Pratique un niveau trop lev elle correspondunewri.table dflation qui alourdit la circulation gnraleet entrane ra-pidement quelquefois la mfiance gnraleet la grande et la pe-tite pargne ont souvent tendance expatrierleurs capitaux de-vant la baisse proportionnelle et persistante des prix quiaine-nuise le profit, ce qui diminue ainsi le stock d'orde la nation.Ralise trop bas, elle quivaut parfois une vritable infla-tion et entrane un accroissement progressifdes prix qui affaiblitle pouvoir d'achat gnral et accrotla misre. La trs forteprime l'exploitation qu'elle procurene compense pas le dficitde la balance commerciale qu'elleprovoque dans les pays peufavoriss, obligs d'importer beaucoupde matires premirespour la mise en marchedeleurs industries, D'o une baisse (lela production cntranant forcmentle chmage et une aggrava-don de la misre, etc.. On peut donccon-.lure avec l'Ancien Mi-nistre des Finances Franais, Prsidentde la Commission Sna-toriale des Finances,' Mr. Joseph Caillaux,que la dzvaluationquivaut dans ce cas une vritable dflation ou toutau moinsil y a autant de diffrenceentre les doux qu'entre l'impt directet l'impt indirect.lin effet, la dflation suscite quelquefoislabaisse des prix etune paralysie gnrale des affaires, par l'ame-nuisementdu profit, la >dvaluationen provoqueune hausse g-nrale mais aussi une hausse correspondantedu prix des matirespremires importes et du cot de la vie, D'oaussi un affaiblis-servent du profit qui provoque galementun marasme gnraldes affaires,Franck DURANT

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J.-Es GRIOTSPhilosophie des Nombres.LES NOMBRES417I>RhAM 13UL1Ayantremarqucla profusion de nombres cits dans la Bible;la ritration frquente de quelques-uns tels que: 3.7-12 40-71),l'ide nous est venue que les Nombres reclent, peut-tre, un sensmystique. Et comme la beaut du sujet portait en soi la rcom-pense desefforts,mme vains, que pourrait nkissiter une tenta-tiv'e desolution,nous nous sommes attelela tche.Ce n'est donc pas une tude didactique mais un aperu d'ama-teur que nous venons offrir au lecteur.Dans le dwe;`tc)llcnent de ce sujet difficile et abstrait nousavons fait tout ce qui dpend de nous pour claircir par desdes-sins et schmas!originels,pour la plupart) cc que ce texte pour-rait comporter d'obscur.Nous regrettons qu'il ne nous a pas t possible de les reproduire ici.Cel;c.ndant, dans la pense que les observations queavons pu recueillir pourront ct-re utilesd'autres chercheurs duSecret des nombres nous nous sommes dcideles reproduiresans illustrations dans Les Grkots.E"1n?t+nts et Origine des Nombres.Un constituant universel concourtla manifestation d; toutesles formes concrtes de l'activit humaine, Que ce soit dans lesarts, leslettres,lessciences,les industries, il n'est rien demrat-riel au monde dont l'excution n'en implique l'utilisation cons-citutte cuinccrsciutt:cu qui ne soit tributaire de l'un de sesproduits que sont le Nontbre, les poids et les meures.Ce constituant universel c'est lagomtrie.hn recherchantl'origine de la gnration des ides de forme, de volume, etc.. lascience a imagin le procd suivant.(Planche 1-Dmonstra-tion).Mais d'o est venue l'ide du point. de la ligne?... Et qu'a-t-om imagin pour tenir lieudu fil qui maintiendra le point galedistance de son point de dpart, sans quoi il ne pourracertaine-ment pas dcrire un cercle? ... La science estmuette sur ce point.

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1, ES (iR iiIon ralit, l'application drus procds de la gomtrie nosoeuvres humaines est une imitation des procds de Dieu.Imitalion intuitive de la part de l'ignorant, Imitation raisonne dela part du savant.Si nous cherchons bien, nous verrons que l'origine de la go-mtrie applique remonte cette minute matinale de la crationo, dans l'aube pr-historique, le Crateur dlimitait l'tendueet assignait aux tres le cadre de leur dveloppement respectif.Rouvrons l'Histoire Sainte. La Terre, dit-elle tait informeet nue. Les tnbres taient la surface de l'abme; et l'Espritde Dieu se mouvait la surface des eaux.lit Dieu dit: Que lalumire soit... Lit la lumire fut.Et 'Dieu vit que la lumire tait bonne, et Dieusparala lu-mire d'avec les tnbres. (Planche 2 Dmonstrationi.I.e geste de sparer se prsente toujours l'espritsous l'aspectd'un niouvenient vertical et tranchant.C'est pourquoi cet acterapport dans la gense voque en nous l'ide d'une ligneperpcn-diculaire tablissant dans l'espace une dmarcationentre la lumire et les tnbres.Examinons ce symbole. CO n'est point une cration nouvelle,aucun ordre n'en ayant command la comparution, ("est l'investiture d'un tre pr-existant, tir d'une ambianceencore in-connue de nous mais que la suite se chargera, sans doute, de nousdvoiler.Ce doit tre tuttre prpondrant puisqu'il sembleavoir merg du nord tnitltal. Que,-peut bien signifierce sym-bole;'...Il nous semble lut, tille l+erpenrlicvtaire qui n'a besoind'au-cun soutient pour se maintenir tn squilibre et dont la seule prsseme constitue utte barrire cllettive entre deux forces adverses,exprime laforce, l'intgrit. un trc moralement parfait.parconsCquent 1'I?tre suprme, Dduction que semble confirmersaressemblance avec la colanne de nue et de feu quiprcdait leslsraelites dans leurs prgrinationsau dsvrt et dont St..haul alit rlue le Christ tait dans cette colonne,Ce symbole aussitt institu, la computation(les jours cstoificelleniettt inaugure, lin effet Mosenous dit: il y ettt unsoir, il y out un matin, ce fut le premier jour,

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S GRIOTS439Et depuis, le chiffre1 symbole de l'Ltrc Absolu, portraiturede son application dramatique de la gomtrie, sera le premier diela numration crite, sera appos tout ce'qui marque un com-mencenment et tout cequi prime commeautorit ou qualit.L'Hrizontale est introduite.Poursuivant soncouvre, la voix divine a dit: Qu'il y ait unetendue qui spare les eaux d'avec les eaux... Et il spara leseaux qui sont au dessous des eaux qui sont au dessus... Il y eutun soir, il y eut un matin, ce fut le second jour, (Planche 3-"Dmonstration).( 1)Nous avons l le symbole d'un tre moindre que le premier:mais dont liadpendance,-vidente de par son plan horizontal,-n'excLut bas la possession de qualits minentes puisque degraves responsabilits lui sont immdiatement divolues.Il sym-bolise le binaire comme nous l'allons dmontrer dans la suite.Aucun gesten'a dcrit les contoursdu nombre `rois.Maisle principe de sa manifestation reposait l'tat immanent aupoint d'incidence de l'unit et dru binaire l tat transcendentdans le cercle intangible quo dcrivaient dans l'espace les antennesde la lumire. Le point et le Cercle ;tant la con:tnaction et l'ex-pansion l'un de l'autre.Advint le soir, puis lematin, et ccfut le troisime jour.Jusque-l, il n'y avaitpoint encorede Soleil.Le retard apparent de cet astre qui n'est entr sur la scne du monde qu'auquatrime jour tait li, croyons-nous, un effet de concordancesymbolique, D'aprs les Nombres, la manifestation corporellectu Christ et son immolation devant s'oprer sous le quaternaire.cet astreemblmatique du Xst, Lumire du Monde, ne fut don.n qu' la priode de la Cration qui concordait num:riquetlaentavec celle de l'Incarnation, (Planche 3.--Dmonstration).Enfin Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'tendue descieux. Et qu'ils ser;'.nt de signes pour les saisons, les jours etles annes, lit il y eut un soir, il y eut un matin, ce fut le quatrin1e ,four..,1D'aprsce texte, le Soleil fut explicitement cr pour marquerles saisons, les jours, les annes de la 'l'erre. C'est donc un chro'; +( 1) Les pianchcs dont il est qucstiu dam. cc ttaw>til n'ont pas pu Ctrv repris.%etitres ici en raisin de curtaincs (Iiffieultes d ordre '.e hi,iqueiN. ll,l'. R,)

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440LES GRIOTSnomtre.., et comme tel,doit nces-saire,;ient comport une ma-nire de niensuratiun approptlie. Donc, g,mtrique. (Go-nt-tron ).Comment nous apparait-il?... C'est un noyau incandescententour de rayons o se distinguent tous les lments de la go-nntries le point, les lignes, les angles et le cercle.Donc, ds le commencement, la gotnctrie fut introduite dansle monde sous la forme de rayons Itunineux: reut son nom desfonctions explicitement atteibuees au SSoleil: et. corollaire aulo-imilique de la lumirese reproduit depuis partout o la crationd'in foyer lumineux en facilite la manifestation.Et puisqueces rayons semblent tre caractristiques de la lumire il n'ait pasimprobable que l'Unit quisparala lumire d'avec les tnbreset le Binaire quisparales eaux d'avec d'av.ec les eaux avaient euleurs proto-types dans cette lumire primitive qui avait illumi-n l'organisation du Cosmos.Cette quantit servit dlimiter les bornes de l'Univers, ellefut reproduite dans le soleil, duplicata des instruments du Cra.teur mis au service de l'homme pour la ralisation de ses crationspersonnelles, suivreMadame Thodora 1101.1XMembre de la S'witi d'Ilistaira et deC t ctraphie d'iIai'ti

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LES GRIOTS441Pour servir l'Histoire de l'volutiondela Pense HatienneUNE MISE AU POINTPtion-ville, le 24 Janvier 1939.MessieursLorirner Denis et Dr, Franois Duvalier,Rdacteurs en Chef des Griots.Port-au-Prince.Mes chers amis,Dans le 2me, No, des Griots,pour fixer l'essentiel de ladoctrine que dfend votre Revue, vousavez bLe,n voulu repren.dre le point de vue que vous avez brillammentexpos devant laSocit d Histoire et de Gographie, le 10 Mai 1936,publi peuaprs,, dans la Revue du mmenom, puis reproduit dans laRevue anthropologique de Parisen Octobre 1936. En cher-chant dterminer les premiers moments de laculture ha-tienne, vous avez parl de la carence des ides relatives un telmouvement, puis vous avez ajout: Dans les lettres qui prsen-tement nous intressent, il fallut attendre jusqu'en 1926avecla Revue l,ndigne et en 1928 avec Ainsi parla l'Onclepournoter la cristallisation de cette raction sur le plan spirituel.Ion outre, vous avez bien voulu prciser dansune note mar-g nale qu'il. conviendrait de mentionner d'abord une srie deConfrences faites entre Dcembre 1906et Novembre 1917 parle Dr. Price-Mars et d'o il devaittirer la matirede son -mou-vant ouvrage: La Vocation de l'l lite,Lu vous remerciant cordialement pour la placeque vous m'a-vez assigne dans cette volution intellectuelle, je crois nces-saire d"attirer votre attention sur quelqu: points quiservirontau critique de demain pour lui permettre d'crire l'histoire desides dans le milieu hatien,D'abord la matire du premier et du huitime chapitredeAinsi parla l'Oncle a t diffuse sous forme de confrencessurle folk-ilore dont la prennire fut prononceen Dcembre 1920au Cercle Port-an-Princien, la seconde Parisiana en Fvrier

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4421921 et la troisime Priniavera en Avril1922. Quelques-unis de ces travauxparurent le ler, Mars etle ler.Avril1922dans La Revue Hatiennede M. Louis L. E lie, donctrois ansavant la puiblicationde la Revue Indigne.C'est ainsi quelorsque ce dernier organeprit place dans 1a Pressehatienne, ilreproduisit dans son premierNo. la plus grande partiede montude sur la famille paysanne.Mais une chose qui meparat curieuse et intressante noter,je crois qu'avant ladiffusion de nies tudes,c'est--dire avant1920, il est impossiblede trouver le motfolk-lore dans au-eune publicationhatienne,Par ailleurs, commentn'prouve-rais-je pas urne trs grandefiert rapporter ici ce quel'un desfondateurs et le Directeurdes Griots, M. CariBrouaird, cri-vit dans la Bataillehebdomadaire, du 5 Mars1932, au coursd'un article intituil:Promenade travers la littrature:Jedirai tout d'abord quej'cris cette humble tude surle Dr. Marsavec beaucoupd'enthousiasme... Du reste,il est le seul crivainayant eu de l'iinfluence surnotre gnration.l'In rappelant ces faits etces dates, jeserais dsol qu'on yvoie une nouvellemanifestation de cette psychose-l'gocen-trisme -si commune dans notremilieu,Il m'a, sembl toutsimplement qu'il taitncessaire de prciser certainesphases dumouvement des ides afin quele sociologue puissedemain tayersa dmonstrationavec exactitude et nettet.Veuillez agrer, meschers amis, le nouveautmoignage denies sentimentsaffectueux.Dr, PRIGI3-MARS

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I'L' S('RIO JSTechnologie.Une Invention Merveilleuse.L'Oeil Electrique Magique(1)443L'utilisation de forces intangibles estune decaract' ritiquesdu dveloppement technique d'aujourd"hui,[)ans un grundmouvement d'entranement, l'lectricit a remplac la vapeuretla force motrice. La T. S. F, et la 'l' lvistion embrassent l'uni-vers, Le rayon lumineux et, dernirement, l'onde courte invi-sible ntme, combine avec la photo cellule miraculeuse,sont de-venus d'un prcieux concours pour les machines, la circul1ition.voire mme lessports et la vie quotidienne.Appele communment rOeil lilecuigtte,.>. la photocellule estuu petit dispositif d'>apparence assez modeste, savoir, un disqueen cuivre avec une couche d'oxyde d'un ct. Mais il est aussisensible la lumire que l'ail humain et, chose surprenante, sasensibilit aux couleurs visibles du spectre solairese rapprochebeaucoup de celle de notre oeil, bien que celui'ci soitun cls organes les plus dlicats et les plus compliqus du corps, et quel'Oeil flectrique soit une simple plaque (le mtal revtue d'unecouche.Chose trange, il est encore plus puissant que notre mil. Ce,lui-ci a besoin de l'intermdiaire du cerveau pour transformersesimpressions en actions et ractions.1.1 photocellule. d'autrepart, est capable (le transformer directement l'nergie lumineuseen nergie lectrique vritable gnrateur en miniature action.n par la lumire.Vous interromtpez simplement le rayon lumineux dirigsurun Oeil L:lectrique et automatiquement vous ouvrez l'avertisseurde cambriolage. 1.e rayon du phare de votre automobile rveill,,la petiie cellule endormie et la porte du garage s'ouvre intanta-(l )N'uti trut'hon% .r,e plaisir t .uti,'e h n.,trr .+llah,+ratcpr M Anitrt ionS%'riht on.%fcotiri,.Setltp:,',L(Lernant l'int'cnti,at (tel'()vil lc, rityue et Ses applications nonll'rrtrse' Cl11, -tirla plupartneannucS(tins t,'n, ts cl,nnaitne%:naacttiili.ntr.';reulati,+n et vie ,tu,ttidicnne.

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444II: .Sci j? 10 T Snmcitt. Vous vous approchez d'une vitrine, d'une devanturede magasin, en coupant sans le savoir la liaison de lumiere invi-sible entre une faible source lumineuse et la petite cellule, ,:t au-toniatiquement vous illuminez la devanture. I.a diminution oul'augmentation de la quantit de lumire tombant sur le photo-tube a influenc un faible courant lectrique: ce courant a tamplifi et a pu ainsi, en fermant simplement un circuit, mettraen marche ou arrter un moteur, faire jaillir la lumire, mettreen branle une sonnerie, faire entendre une trompe. Lorsque vousvous dirigez vers l'entre de la gare Pensylvania Neww-York,portant vos bagages des deux. mains. vous interrompez mi rayonlumineux dirig sir un Ocil Ii',cctr;queet les portes s'ouvrentdevant vous avant que vous n'y arriviez.Vous tes-vous dj demand comment il se fait que les as-censeurs de la plupart des maisons modernes s'arrotent si exac-tement au niveau des diffrents tages? Aujourd'hui des milliersd'Yeux Flectriques sont chargs (le cette besogne, Deux, d'entreeux, l'un en haut et l'autre en bas de l'ascenseur, sont couvertset protgs ainsi des rayons lumineux lorsque l'ascenseur se trouve exactement dans la position voulue: s'il s'arrte trop bas, lacellule suprieure est i dc uvert et elle est amorce par son rayonlumineux, faisant ainsi fonctionner un relais pour faire monterla cage dans la bonne position; s'il s'arrte trop haut, la celluleinfrieure procde de mme pour le faire descendre. Plus besoinde prvenir le monde de faire attention la marche dans un as-censeur public. Et pour lus ascenseurs han dite o il s'agitde faire entrer et srttir les roquets en les roulant, il est encoreplus important que la cage soit eiactenient niveau.A propos d'ascenseur. le Rayon de Sret \Vestinglxouse estun dispositif moderne pour protger les personnes qui entrentdans Un ascenseur ou (lui en sortent et empcher qu'ellesnesoient lpiises dans une portelui se ferme; deux rayons lumi-neux traversent l'ouverture de la porte et frappent deux tubesphoto lectriques: l'interruption de l'un OU l'autre dksrayonspar un adulte, un entant ou iniuc un petit chien .jura pour effetde laisser la porte ouvctte, cou si elle est en tt.tin de se fermer, dela rouvrir,Un dispositif (le ce genre entpehe le gibier de s'chapper d'unParc National en I.uropc.Il' Brait "nnuyeux d'ouvrir .,t de fer-

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Lt:Sf; 121 Oi 5445nier la grille de la grand'route qui traverse lepara Donc. milieu d'une grille, plusieurs rayons lumineux traverswnt la sortieet lorsqu'ils sont interrompus, une trompe puissante sefait entendre et deux projecteurs de couleur sont all iniLe gibierefi'ar, cerf ou lapin, rebroussecheminimmdiatement et ne serisquejamais pins franchircettebarrire deson etdu lumire.Les voyageurs peuvent faire disparatre cette barriredie lumireet de sonpendant quelquesinstants lorsqu'ils passent par lagrille invisible.Dans un parc de Washington, il y a quelque tempe;, on avaitinstall uncontrle automatiquede ce genre l'endroit o unsentier rservaux cavaliers traverse la route, pour permettre ceux qui sont cheval detraversersans danger. On essaya d'a-bord avec un rayon et un Oeillectrique, mais celane marchapas parce que les pitons qui passaient devantlac6ilule faisaientfonctionner la lumire de la circulation, ce qui arrtait constam,ment le va-et-vient (les autos. La difficult fut surmonte en ins-tallant deux de ces relais au bord du sentier rserv aux cavaliers, environ un mtre de distance, et disposs de faon ce que toitsdeux doivent tre influencs simultanment pour faire marcher lesignal. Un cheval qui passe serait assez grandpour cela maisun piton ne pourraitinfluencerles deux yeux lectriques enmme temps.La Commission des Routes de l'Itat de Californie a in,taildes Yeux Flectriqucs de nombreux points stratgiques pou,rcompter les vhicules qui passent sur ses routes. A chaque pointon le contrle se fait deux, rayons lumineux invisiblies Sontjetsun travers de Il route. Chaquefois qu'un vhicule interromptle rayon, le compteur automatique au bord de la routeenregistreun numro. Les totraux de chaqueheure sont imprims sur unebande de papier en faisant la diffrenciation pr.ur les dieux sens.Dans la plupart des tunnels amricains et sur les ponts imper.t,ants on trouve de semblables appareilsenregistreurs. Une fois,un grand magasin amricain bien connua installdes compteurNaut
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44r;l.]'.tcrlEl()1 sd'essence. Afin c,;e savoir quels taient les points o il y avaitle plus de circulation, des compteurs automatiques cntregistraientle nombre des voitures qui passaient devant chacun des eniplacemente envisags.Mme ceux qui transgressent les lois peuvent tre pris au pigepar la bande invisible entre une ampoule lectrique et un Oe'.llilcctrigt'ec, Cn a sauvegard la Zone Libre dtt Port de StatenIsland de New-York des contrebandiers grce une chane derayons, de miroirs rflexion et de photo cellules: de la mmefaon de nombreuses maisons sont protges contre les cambrio-leurs et les voleurs d'enfants. Un autre dispositif sintiliait+e estemploy pour Prendre au pige les automobilistes ,tzi font de lavitesse: deux Yeux Llectriques, placs environ huit cents mtresl'un de l'autre et relis pats un circuit lectrique mesurent exac-tement la vitesse lagvel;le votre auto marche, Si la vlocit d-passe le nombre de kilomtres par heure permis par la loi, le dis-positif dclenche devant vous un avertissement en rouge: Vousconduisez trop vite. Mieux vaut alors ralentir, car si vousn'obissez,pas cet avertissement, un agent de police se mettra votre poursuite.L'une des premires chocs ralises par l'Oeil Islectrique sondbut, ce fttt-l'ouverture des portes de garage au moyen du rayondu phare. Dans le nouveau garage de la City Tr'aatsportat4:anCompan.y, Cincinnati, il y a un service de nettoyage auto-matique pour les autos o l'Oeil lilectrique fait de meilleure be-sogne encore: une lueur des phares et la photo-cellule magiquemet les brosses en mouvement et fait jaillir de l'eau: un omnibusest lav en quarante secondes.A propos, avez-vous Jamais essay de monter bicyclettedans la rainure d'un rail de tramway? C'est humainement im-pas,ihie, soyez-en sr.Mais pour l'Ceil F ctrique les chosesles plus incomprhensibles deviennent possibles. comme le prou-ve le I>hantocycl:ex>, bicyclette fantme sans cycliste conque parles laboratoires de recherchai de la \Vestingh+ntse I'sast Pitts-burgh.Il n'y a pas de meilleur cycliste et d'quilibriste quel'Oeil Iflectriquec qui conduit cette bicyclette sains broncher lelong de l'troite rainure forme par trois rouleaux propulseurs,Conduite et tenue en quilibre par une seule cellule photolec-trique, cette bcane;.> dans une marche d'essai a fait prs de 45

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1.ElSci R1OT,ti447kilomtres l'heure et elle peut maintznir cette vitesse pendantdes annes sans tre Bout nu, ni par des fils ni pare dei attaches.Elle peut facilement soutenir une pousse latrale de trois livrescontre sa selle avant de perdre son quilibre et de tomber dansson appareil de sret, La course au rayon commence aiu mo-ment o un rayon lumineux vient frapper un miroir sous lespdales de la bicyclette. qui rflchit des quantits variables delumire vers l'Oeil l;lectrique lorsque la bicyclette dvie de saposition droite, L'Oeil semble pressentir cette dviation et trans-forme l'nergie de lumire variable en courant lectrique qui estamplifi et transmis des rsistances qui contrlent un moteurrgulateur, Le moteur conduit la roue avant de la bicyclette etmeut; deux poids qui la tiennent .n qui vibre, le plus grand at-r1!.'lu gardecrotte avant, le plus petit fix au guidon et sec-pI n:tf devant la roue antrieure,fies poids stabilisateurs corri-gent toute dviation exactement comme un cycliste decirquemaintient son quilibre sur une c', rde tcn,dte en changeant sonbalancier de position,1`1'allez pas vous imaginer que ce Phaantocycle magique est unsimple jouet invent par quelque ingnieur enjou. Au contraire,il a t ralis pour dmontrer le principe d'un quipement r-gulateur de position employ aujourd'hui dans de nombreusesindustries et mme pour des dispositifs militaires, dans les papc-4eries et les aciries, par exemple, et pour les phares de dfensedes ctes, Dans le mme laboratoire on a ralis un dispositifphotolectrique qui transforme une lumire rflchie d'une lignergle fonce sur un rouleau de papier en nergie lectrique pourcontrler un moteur rversible. Le moteur mhr+ntient alors la po-sition du rouleau, et tient le papier droit pendant qu'un couteaule coupe; vil peut alors enrouler des rouleaux de papier ou decellophane mme avec des rouleaux ingaux et les couper en li-gnes droites,Un autre appareil lectronique permet de couper des sacs enpapier d'un rouleau imprim, en ayant gard la position exacted''tigtt'ettes ou de patrons imprims, et ce avec une exactitudede 4/5 de mil-linitre et avec une vitesse de plusieurs centainesde mtres par minute,L'Arme dos E tats-Unis a adopt un dispositif similaire ce-lui employ pour le Phantocycle pour diriger de gigantesques01

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448LITS( RIO7'Sprojecteurs. Leur lumire est si blouissante qu'un observateurqui se trouve proximit en est aveugl. Mais grce un con-tact lectrique appropri il peut diriger le rayon lumineux den'importe quelle distance, en dehors de la clart aveuglante, enobragtian,t simplement urne jumelle monte suer un bras nio-bile. Chaque mouvement de la jumelle envoie une impulsionlectrique un moteur rgulateur sur le projecteur, et le moteuret son quipement d'quilibre visent la lumire,Ainsi l'Oeil Blectrique permet de contrler dans lescas ou ilne peut y avoir de contact mcanique.i.e rayon lumineux in-visible, voyageant travers l'espace comme l'onde de T. S. R.provoque toutes sortes de ractions dont le but est d'allger latche des travailleurs ou de les protger,IJ y a de nombreuses machines dansnos usines sur lesquellesun dispositif photo-lectrique empche l'ouvrier d'trcbless.Ds que sa main entre dans la zone de dangerde la machine,elle interrompt un rayon lumineux et la photo-celluleferme tuacircuit qui arrte la machine,Le principe fondamental de tousces dispositifs est toujoursle mme, que ia cellule ragisse un rayon lumineux visible ouinvisible et agisse sur un compteur,ou un appareil de pesage au-tonmtique, ou uin appareil pour graduer ladimension ou l'pais-seur: ou bien que le tube ne ragisse qu'aux radiationsde courtesondes pour mesurer le dbit ultra-violet delampes arc et drelampes-soleil, comme le fait un appareilralis dernirement.La transmissibilit de la lumire travers une matire mincea galement t mesure au moyen d'un OeilIaectrique, avecplus d'eexactituide que ne saurait le fairel'eeil humain. L'Oeilat utilis pour rassortir la couleur desliquides transparentstelsque les huiles, les vernis, les laques et lessolutions, Lecompa-rateur plioto-lectrique indique surun cadran la profondeur dela couleur de n'importe quel chantilloncompare celle d'!tntalon choisi arbitrairement,Les Yeux Electriq;ues aident obtenir des botesen fer blancirrprochables. Dans urne acirieamricaine i,ly em a toute unesrie qui regardent une niincefeuillu d'aciercourant plus de200 mtres la minute,en voie de se transformeren botes enfer blanc, Les Yeux peuventnon seulement apercevoirde mi-

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L'S GRIOTS449nuscules trous d'pingles n'ayant pas plus de 2/5 de millimtresde diamtre, mais ils font encore marcher un dispositif qui mur-que chaque trou,Aussi sensibles pour. le moins que des yeux humains, les YeuxElcctriques peuvent enregistrer les moindres modifications desintensits de la lumire. Les cigaressontclasss automatique-ment selon leur couleur. Les Yeux peuvent dterminer la tem-prature d'lune matire chauffepar sacouleur-par exemple, latemprature de pices d'acier en train d'tre traites la cha-leur, par leur rougeur, et ce avec une prcision de 14 degrs O,Des modifications de lumire ne durant pas plus de 1/5000de seconde peuvent tre le point de dpart d'une fonction de con-trle, aumoyen d'un Oeil El,ectrique.Est-il tonnant que cetoeil aruificiel miraculeux ait t adopt dans les sports moderneso tout dpend de la clrit et de la vitesse.Les yeux et lesmains deshumainsne sont pas srs lorsqu'il s'agitd'une frac-tion de seconde, et c'est ainsi que les appareilslectriques qui en-registrent le dpart et la fin, d'uhue course utilisentles Yeux Elec-triques et des rayons lumineux qui sontbriss par les coureurs.En vrit, est-il possible d'imaginer une inventiondont l'uti-lit soit plus universelle que celle die l'OeilElectriqu,e magique?Andr LION, New-Yorknoaaurumuuunuuun

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450Vie CommunaleL1'.SC11tI('7'SMon Beau Port-au-Princei Muusieur Raphal Iirouard, qui,sccond par Messieurs Cu-villy et l.ilavois, deux collaborateurs prcieux et distingus, pr-side la nunission Locale de PortauPrince, avec le souci avrd'y marquer son paFsagc par une gestion honnte, prestigieuseet fconde, est, nonobstant les airs renferms et distants, derrirelesquels, il s'abrite pour donner le change, un modeste et j'ajou-terais: un timide, sans le parfait quilibre qu'au premier contact,on relve en lui de l'intelligence et de la volont.Sa svrit n'est que de surface.C;'est le masque habituel, etde dfense plutt que de proie, non seulement de certains tresd'extrme dlicatesse qu'un rien blesse profondment, mais mcore de tous ceux qui par distinction naturelle, ou par l'applica-tion qu'ils mettent tout ce qu'ils font, redoutent la tyranniedes cordialits encombrantes.On en vient si vite chez nous au cher ami, au tutoiement et la tare au ventre, qu'il est sage cie dresser l'occasion, avec unecirconspection troite, et des plis orageux du front, en guise deciment et d'acier, d'infranchissables maginots, contre les assautsbrusqus de la familiarit.A une nuance prs, ce n'est pas tout fait le cas pour Mon-sieur Raphal Brouard, et sa rserve, en mme temps qu'elle vise dcourager les importuns, trahit un certain got de l'efface.ment, et comme une peur pudique du bruit et de la publicit, Jem'en rendis compte l'embarras qu'il montra quand, au coursde l'audience que j'avais sollicite cet effet, je lui soumis mondessin de consacrer un reportage ses activits municipales et particulirement aux diffrents travaux d'embellissement de Port-auhrince, auxquels il consacre tous ses soins,_;,= Un reportage---fit-il dsol-vous n'y songez pas Mou.sieur.fit pour dire quoi? Que la Commune de Port-au.,Princefait son devoir, Non, pas de bruit.Il distrait, et au surplus, ilse trouverait des gens pour croire que nous l'avons provoqu.-Cependant M.tgistrat, il se sait que...4

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r,tsc;1,tr)'t',Y151-Justeanentlpourqu(oiparlerde ce qui se sait,Nous n'avonsaucune vanit lacommune, et nous fuyonsles complications.Aucunreportage Monsieur,ce serait ne dsobliger,pensant mefaire plaisir,Monsieur llrouardtait videmmenthriss mais il fautdel'ar.illcrie,pour mettre en droute,un journaliste, piqupar lacuriosit,Aux grandsmaux, les grands remdes.Croisant les jambespour bien montrerdue je liede'camperaislias, et soignantma dic-tion. je dclenchaien suprme offensive, latirade effetque jetenais soigneusementen rserve,..}-Me sera-t-ilpermis d'insister ti'lagistrat'Et sans attendre(le rponse, j'enchanai:--Quand c'est le faitdu vulgaire particulier,rien n'estcertesplus louable, qu'uncontrle de soi-niine,suffisant iramener aucontentement intrieur,et une lgre dilatationdu coeur, nostriomphes d'orgueil.Par contre, l'hommepublic, ne doitpassacrifier ai une excessivesimplicit, mmesi par principeou pargot. il y incline,Il est, dansune mesure petiteou grande, tri-butaire de l'opinion,et puisque c'est son couvre qu'on le juge,il se doit,Surtout quand elleest belle. (le la produireau jour,avec fiert,Je ne voudraispas paratre exalter l'ostentationet la morecrte tics conqurantset ales coqs, mais jecrois Iiermisd'trgudsaccord avec l'enseignementdsuet devagues moralistes,dCilne lias souscrire l'humidit dnude,etvraimenttrop ni nte enpingle, des violetteset de l'eau claire.des robes blanches,desjoues sans fard et desgorges sans bijou. car tout bien consid-r;r, une modestie faroucheest (le vertu strile,en ce qu'elle nousenl's', tout dsiret toute raison denous dpasser,Et n'est ce pasque la vie serait trop plate,si le succs n'avaitpermission que la nuit,sans tmoin et sans fanfare.de couron-ner les lans chevels, quipour nous enleververs les sommets,exigent parfois d'tre dlestsde nos quotidiennesproccupationsde tendresse et de scurit.1.t n'est cc pasentctvto qv: ia plus hor-rible sollicitude. nomequand I' ut n'en convientpas, est d'trecondamn s'agenouillerdevant soi mnie,sans autre fidlequ'un miroir, parceque hros, on conclut la malchancede l'aredans l'ombre sans galeriepour homologuer l'exploit.

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452l.l:S GRIOTS--N'en jetez plus coupa Monsieur I3rouard, juste au momento nia littrature commenait s'essouller, n'eit jetez plus, je tuerends, mais une condition c'est que dans votre reportage, il nesoit gti'indirecteinent et le moins possible question de ma per-soiute. Je me drobe tout interview, n'tant pas de ceux quiplaident pour leur paroisse, mais j'autoriserai volontiers, l'In-gnieur Nadal, attach ait service d'Urbanisme vous fournirles renseignements que vous pourriez dsirer et mme vous pi-loter nos diffrents chantiers. Et toujours dans le mme ordred'ides, continua-t-il, avec une gouaillerie que je ne perus quepar la suite, tes-vous piton, ainsi que je crois le deviner lapoussire qui obscurcit un peu vos vernis?-Oui Magistrat, piton, tout c qu'il y a de plus piton,tuais sans toutefois beaucoup tenir l'emploi.-C'est pourtant mieux que d'tre cul de jatte; en tout casvous n'aurez pas faire le globe-trotter la commune mettra unauto votr' disposition.En somme je n'avais pas ti lang. Je pris cong, gratifid'un sourire aimable qui pour tardif me rvla que MonsieurRaphal Brouard est un croquenmitaine en sucre d'orge et que, dsla glace rompue, c'est volontiers qu'il dpouille son masque del'Htel Cie Ville, pour se retrouver l'hot3ime indulgent et char-matit qu'il est la ville.Il ne nie restait plus qu' rprer l'Ingnieur Nadal, ce que jerussis le lendemain.Imaginez sous un casque, la ColoneliMlirchand des yeux verts, ptillants de finalise, des cheveux debraise, taills en brosse un minois rond, frais, amus, de chru-bin.Vingt-cinq ans peut-tre et en paraissant dix huit.Vif,sportif. lastique et causeur en diable,'l'el m'apparut l'attachau Service municipal de l'Urbanisme.Les prsentations se firent l'lectrieit. et un voltage ticshako band qui nia laiss une petite douleur persistante l'ipaule.Il prit d'autorit le commandement de l'expditif n et dr'cidasouverainement de notre plan de campagne.-()n commence parle Parc de l'Htel (le Ville, puisque l'ons'y trouve, puis on ira visiter les dmolitions du Fort F>r, aliasFort 2 k, comme le pain allemand bien connu. On longera lesPisquettes, et l'on prendra d'assaut le Fort St,,C;lair mais je vous

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1. 7S U I I r t' t453prviens, c'est plutt bourbeux, etvous feriez bien de retenir unshine. De l, on se rendra au cimetires extrieur,o nous pro-cdons des travaux d'agrandissement. On tireraen passant sonchapeau la tombe miraculeuse, parat-il, du PreLabrousse.Il y a la ruelle Brouard, une ppinireque nous prparons, etque je vous ferai voir. Aprs quoi, nous grimperons au BoisSt.-Martin, o l'on nivelle deuxvastes terrains, d'us,destin une cit ouvrire et l'autre un cimetire local, Sans oublierl'Hospice Communal o nous feronsun crochet, pour saluer labonne Sour Edistie. Aucune objection?-Aucune, fis-je dompt?Extrait du Journal LE MATIN du 3 muai 1939.

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4541 ;s C,R1OTsNcrologie, Notes et InformationsLe Docteur Flix Rynatilt.---La Revue LES GRIOTS vient de perdre un de ses plus mi-nents collaborateurs: le Dr. Flix Rgnauilt.esprit encyclopdique, il a abord tour tour et avec matrisediverses disciplines.C'est lui qui. auCongrs d'Amsterdam de1927,proposal'Assemble l'adoption du terme Ethnie,Colilaborateur de toutes les revues touchant l'Anthropologie,dit le Professeur Dr, H. Briard, ilavait crit 1"article sur laMdecine danslaPrhistoiredans la grandeHistoire de la Mde-cinedu Professeur l,aignel-Lavas ne.Membre de la Socitd'Anthropologie et de l'Institut International il avait t long-temps charg de cours l'Fcoie.Vers la fin de sa vie, il se consacramit' la rdaction de LaRevueModerne de Mdecine et de Chirurgie.Son culte de lascience le portait sympathiser avec les chearcheurs de tous lespays et de toutes les races. Voici en quels termes, il nous parla,dans une de ses dernires lettres. de notre illustre compatrioteAntnor Firmin:.l'ai beaucoup connu, il y a,.longtemps Pris'un hatien, le Docteur Firmin qui tait: un ami de Manouvrier,Il a publi mi livre trop oubli saurl'l;galit des Races humainesque j'apprcie beaucoup.Nous prions la famille prouve de trouver ici l'expresswunde nos sincres condolances.Do la Valeur Relative des Coefficients 'Thermiques en 13 olouic,Dr. C. [,hrisson iin Protoplasma.InternationaleZeitschriftFiir('htlsilrulise'heChenmieIdesProt oplasten.Nous sommes heureux d'annoncer queProtoplasma.ArchivesInternationales de Chimie Physique du Protoplasma d; Berlina publi dans son No. 4(1938--tome XXXIlierlau Vorbrider13orntraeter inBerlinW.35)uin grs beau travail denotre distingu collaborateur et excellent ami, le Dr, CamilleL,h risscn sur la valeur relative des Coefficients thermiquesenBiologie.

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tas tiitlo'rs455C'est une substantielle et magistrale mise au point de laquestion et une importante contribution l'tude des Coeffi-cients Thermiques en Biologie. Aprs avoir rappel et analysles travaux deVant'Hoff,d'Arrhnius,dePantin,de Cole, deGlaser, de Jaan Port, de Blackm.tn et Putter,deI-'aur-1.`remiet,d'Einstein, l'au,teu-rconclue:On ne peut donc pas esprer quel'emploi des coefficients thermiques puisse permettre une exacteinterprtation des ractions cellulaires,Imagines pour calculerla vitesse des phnomnes chimiques en milieu homogne. cesformules m'ont qu'une valeur relative en Biologie.Dans cetravail,l.hrisson a consign sesexpriencespcrstin-nellc+s concernant le Nombre Moyen de Pulsations des ha.uolescontractiles du Paramecium diffrentes tempratures en rapportavec le Qr'". QI" reprsentant iri le coefficient de \rant'Hoff, leplus connu des coefficientsthermiques,employs pour dterminerla vitesse des ractions hic>lottigcr.es.La publication de ce beau travail dans une grande revue internationale spcialised"liturope constitue un succs non seulementpour notre ami le Da. C.L_hrisson,mais aussi pour toute lascience mdicale hatienne.0Le Mercure de France et Les C riots..m_Dans le No. du 15 fvrier 1939 du Mercure de France. M.Hirscll a consacr une note notre Revue.Il en profite pourdissiper un malentendu provenant de quelques considrationsmises antrieurement sur le but des Griots.Noues sommes trs heureux d'tre claire sur les vritablesintentions de M. Hirscli, empreintes plutt de sympathie.Nous reproduisons ci-aprs la note du Mercure de France:LES GRIOTS (oct.-dc.RevueScientifiqueetLittraired'Hati) fut ici prsente d'une manire objective qui >1 dplu ses diteurs.Il y a l un malentendu que nous regrettons. Onous reproche bien tort un goisme de race. Les pomes enprose de son Directeur, M. Car] Brocard, dmontrent que, no'ou blanc, le pote chante l'amour pareillement quand une culture suffisante l'y n prpar. Suit la reproduction d'un pomede Mr, Cari Brouurd.1

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Formation Ethnique,Folh-tore et Culture du Peuple Ilutien,-Dans ce rcent ouvrage notre cher Matretudie, la lumiredes plus rcentes donnes de la science,les composantes ethniquesdu peuple hatien et son folklore (2e,partie), La 3e. partiea fait l'objet d'une savante comanunicationsur la Culture ha?-tienne la Socit d'FtudesScientifiqueset laquelle nous avionsconsacrs une note dans une publication antrieure,C'est une monographie remarquableet faite pour susciter lacuriosit des lites rompuesaux rigueurs des disciplines qui ontservi de barme au Dr, Price-Marsdans le dveloppement deson expos.Publications Reues.---Tribune 1938.Direction: Jean Groffier.Le No. d'1-iiver 38-39 est consacr une enqute sur l'iluman;isme, celui du Printemps 39est un hommage mondial au grandpote italien Lionello Fiumi quivisita notre pays lors de laclbration des ftes du Tricentenairedu Rattachement des An-tilles la France,Principaux collaborateurs: Constantde l Porion, Jean Giof-fier, etc, etc.Transition (mensuel----Fvrier 39),__Le No. entier est prsentsous la forme originale d'une lettreadresse un camarade.Dnre.--De la Suisse nous estparvenu Dire No. I janvier 39.-Revued'avant-garde qui s'affranchitde toute formule d'colepour nepoursuivre sur le plan artistiqueet littraire que la recherchedel'humain.Espectador(Cuba--Jaaivier. 30, vol. XIINo. 67),---C'est un priodique de combatet d'action sociale interamricame, Direction: J. E. Runken,Nosotros33(Argentine)Revue mensuelle, l'une des meilleures del'Anirique latine,Direction: Alfredo A. Biane, RobertoF-. Giusti.7

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C, t.SC 1 1 <) l' S457Tableaudel'Ordre closAvocais duBarreau de Port-au-Prince,Le distingu Prsident du Conseil de l'Ordre, M. hlio Joseph.a bien voulu nous faire parvenir, par l'intermdiaire de cotreami Klber Ceorges-Jacob, une intressante plaquette de 12 pageso figurent les noms des plaideurs pour l'exercice 38-39,SLES GRIOTSaux Etats-Unisdu Nord.-Un grand ami d'Hati; P.Det veyAhaner.---Nous sommes infiniment heureux de rendlre hommage ladlicate attention tmoigne l'endroit de notre pays par Mr.F. Dewey Am,ner, professeur Denison University, Ohio(E. U.).Mr. Ananer est un de ceux-l qui ont le plus contribu faireconnatre notre revue aux Etats-Unis et dans le Centre et SudA:mrique,Il en utilise la matire comme sujets de confrencesdans les Centres Universitaires nord-:amricains. Toute dmar-che qui ne peut que servir, d'ans l'ordre intellectuel, un meilleurrapprochement entre les peuples d'utt mme continent,La ]Nouvelle Allcnaaune...[,es vliemeilis enPour bien saisir le sens historique dus vnements qui se d-roulent en Parole Cenunale, nous conseillons nos lecteurs derelire les publications de Vladimir d'Onrersson sur les pays duCentre et Sud Europe et surtout l'ouvrage de l'illustre penseur,philosophe et historien pruvien, Francisco Garcia Calderonsur l'.Esprit de la Nouvelle Allemagne (El espiritu de nuevaAlemmnia (Vol. in 16 de 225 pages.Casa editorial Naucci,Barcelone, sd,).Revue Anthropologiqut (No. Jan-Mars 19 30 ).Ce numro est trs intiressant. A signaler d'une faon parti-culire les tudes de nos minents collgues liugne Picard et Dr.P. Russo. Dans notreNotesur LeDeermin4sme Racial,nousavons omis de mentionner l'tude du Dr. P. Russo parce que leNo. Janv.-Mars 39 nous est parvenu trop tard.

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453LES' (ROTSBulletin du Service National d'Hygine et d'AssistancePublique.Le dernier numro de ce priodique comportedeux intres-santes publications: Dune de notre minent collaborateur,leDr. Rulx Lon, directeur gnrai du Service d'Hygine, surlalOnae. Confrence Sanitaire Panamricainetonne Bogota le4 septembre 1938, l'autre de notre distingu ami et collaborateur, le Dr. Antnor Miot sur laTransfusion Sanguine.Diverses questions envisages au congrs sanitaire d'e Bogota,ont fait I"objet de multiples interventions du dlgu d"Hati,entre autres celles concernant la fivre jaune, la rage, la peste,lepaludisme, la sant publique.Au cours de la sance consacre ce dernier problme, le Dr,Lon mentionne que les rglements sanitaires qui prvoient laconstruction de latrines dans chaque maison d''habitation, sontobservs dans les villes et les petites localits, mais restent lettremorte dans les campagnes o les maisons au lieu d'tre agglo-mres sont dissmines un peu partout, Ce fait de capitaleimportance a t signal par notre cher Matre le Dr. Price-Mans dans sa savante communication sur la Culture hatienne,faite le 20 Janvier 1939 la Socit Hatienne d'Etud'es,Scien-tifiques.Il convient de mentionner aussi les contributions importantesde Miguel Lussini (Argentine), Thomas Param (IE. U.), F. L.Loper (Pondation Rockfeller), Atilio Machiavello(Chili) ,Barreto (Brsil).La Xlme. Confrence Sanitaire Panamricaine aura lieu en194Z Rio-de-Janeiro.Au 2me point du sommaire figure un article du Dr. Miot,dlgu d'Hati auDeuxime Congrs Inter'?ational de la 7'rans-fusion Sanguine.Le brillant chirurgien relate les importants problmes sou-levs au cours de ces grandes assises scientifiques.Il y envisage:I o. La dfinition de la Transfusion Sanguine; 2e, les conditionsdans lesquelles la transfusion sanguine doit se faire: 30. les acci-dents de la transfusion sanguine: 4o, quelques indications int-ressantes tant mdicales que chirurgicales de la Transfusion;5o, ce qu'il faut penser du terme d'immuno.'transfue[on s;tn-guine: Go. le problme d"orgaunisation des centres de transfusion,tV

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1R1r07 s85O4A noter en pasr:'ant un fait trs important: la msaventuredeidlgus du Japon qui ont lu des observationssur l'adininis-tration du sang modifi. Gos travaux ont soulev la rvoltedeZ'sanck et de Jambreau. En somme, la chose fut considrepartous comane une grave erreur: ces auteurs n1'ont pas comprisqu'on ne peut faire avec d'u sang modifi, dessch,que de laprotinothrapien.in dehors des accidents indpendants desgroupes sanguinset rangs par `I'sanck dans le cadre des phnomnes d'intol-rance, les donneurs universels donnent-ils lieu, eux aussi, desaccidents, au cours de la transfusion dite mdicale? Ce pointdevue motiva l'intervention du Dlgu d'11alti d`ans les dbats.Il y a deux ans environ, dit-il, j'eus faire appel un donneuruniversel pour pratiquer urne imnnunotr,ansfu:stop un sujetqui prsentait de l'endocardite vgtante maligne marche lente(maladie d'Osier). A cette poque, nia foi dans le dogme dc,l'im.m;utabiilit des groupes n'tait pas bien solide.Je voulu,,avant toute transfusion, voir sile groupe de mon donneG,rn'avait pas chang et je demandai au laboratoire de l'1-ipitral-Gnral l'preuve de l'agglutination croise. Ma stup.fictionat quand mme assez grande quand ,('appris qu'on pouvaitconstituer sur les lances de l'iso-agglutinationforte.Je merjcmuis de nia prudence et cartai le donneur. Je choisis alorspour, mon immumo-transfusion un donneur du mme groupeque celui de mon patient. Que s'tait-il donc pass? Le groupedu premier donneur, n'avait pas chang:il continuait pa,r lasuite et continue peut-tre encore donner son sang sans lemoindre contrle et sans le moindre accident,Il semble doncque dans certaines maladies infectieuses,il se dveloppe dansle serum du malade um certain pouvoir agglutinant vis-,i-vis desglobules rouges, mme si ceux-ci appartiennent un donneuruniversel. Nous avons par consquent pour devoir d'carter cedonneur universel afin de rechercher un donneur du mme groupe!,ans jamais se soucier si la temprature du corps du malade leschoses se passeraient awtrumcmt qu',invitro.Notre rleestd'entourer celui que nous sommes appels soigneir du maxi-mum de scurit.D'ailleurs, si dans urne transfusion dite chi-

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4601. l:S't;k1a/`Srurgicale, souvcmt il faut aller vite en besogne, dans la trans.fusion dite mdicale, nous avons toujours le temps de multi-plier les tests de contrle.Les Annales de Mdecine Bail enne (sept.-oct.-nov.-dc, 1938).Dans cenumro,notre cher ami et collaborateur, leDr.Flix.Coicou, a publi un important travailsur les Chlodes et leurtraitement.Aprs des considrations sur la rgion d'lection decoschlodes,la prdisposition particulire du ngre,partapportau blanc,l'tiologie,l'aspect gnral dr cestumeurs,leur colo-ration (rouge lie de vin chez lengre),i*s variations observesdans la fornde quant leursige,l'minent mdecin dcrit unmode l erscnncl de traieement qu'il utilise depuis nombred'an-nes; Nous avons assez largement peconis le traitementparl'huile crosote pour nous autoriser de le signaler l'attention denos confrres. Voici les formules que nous y puisons depuis delongues ann,tiCrosote de stre purifie par distillation 200etmme 21010 lrs.Huile d'olive strilise et deracidifte15 grs.Nous procdons de la manire suivante;Si la tumeur sige sur une surface planecomme la face, lapoitrine, le dos, etc., et occupeune large place nous la divisonsen auuant de parties qu'il y a de centimtres carrset attaquonssparment chaque division. Sinous sommes en prsence de cesmasses globuleuses du lobule de l'oreille nous l'attaquonsindif-fremmentisa partie antrieure ou postrieure niais toujoursleplus prs possible de son point d'attache. Puisles jours suivantsnous l'injectons en plein dans sa masse versle ple leplus in-frieur.l.a close que nous injectons estprogressive.Nous partons 2 cc. pour atteindre rapidementpour les grosses tumeurs 5cc.que nous ne dpassons pas.Le lieu d'lection de l'injection n'estpas en plein dans lederme avoisinant la chlodecomme l'indique Gougerott maisdans la muasse, du tissunoform.Il faut se munir d'une seringue parois paisse et rsistante, d'une aiguillede gros calibre. Sansquoi on n'arrivera pas vaincre la rsistnce qu'offre cette massep'

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J.1S G rti() 'r s461coriace, mailles serres qui se laissent si difficilement pntrerpar ce liquide pais et si peu fluide qu'estl'huile, Cependant onarrive aprs de grands efforts injecter ces 2 cc, d'huile crosote.Il est ncessaire aussitt l'huile enleve de comprimer le trou lais-s par,l'aiguille car la tumeur va rejeter toute la provision d'hui-le injecte.La compression longtemps maintenue finit par ar-rter l'coulement. Nous renouvelons cette injection tous lestrois jours.[,'ordinaire, ds la quatrime. il y a un ramollis-sement qui est observ au point piqu et dans sonvoisinage leplus proche, L'huile qui s'est infiltre jusque dans le derme sous-jacent la tumeur, produit une vive inflammation de cette partie. la cinquime et sixime injection la tumeur qui a clat parplace et qui a pris une coloration noirtre intense, a tendance se dtacher. Si elle tait constitue par une masse assezvol uni-neuse, elle se morcelle.Il faut surveiller de prs ce morcellementet viter, comme on a tendance le faire, d'aider ce morcellementen coupant les parties pendantes avec des ciseaux ou unelametranchante, le mieux est d'injecter une petite provision d'huilequi exercera son action destructive sur ces tissus,Il faut gale-ment attaquer sans merci, toute petite masse indurequi persistedans la plaie. Les injections d'huile ne doivent tre suspenduesque quand on entre en plein dans letissu sain. On ne doit pass'inquiter d'une destruction trs pousse des tissus en profon-deur et en largeur, plus on arrive dborder le cadre de la tumeurplus on obtiendra une cicatrisation plate et presque efface,Lestissus ainsi dtruits se reforment trs aisment sans rtraction.Si par crainte de dtruire les tissus sains environnants on se mon-tre hsitant et on laisse sansavoir une reproduction de la tumeur,on aura une vilaine cicatricegouffre.Le traitement pour une tumeur ne s'tend pas au del de15jours. Pour une volumineuse tumeur il fautcompter un moiset demi deux mois afind'arriver une destruction de tous lestissus malades, quand on a fini dedtruire ces tissus-la plaie pro-voque arrive rapidement la cicatrisation et en profondeur.ans les diffrents cas traits par nous, aucunn'a eu pour rsul-tat ces cicatrices goufres,qui rappellent distance la place dela tumeur dtruite. Nlais une cicatrice plate et apparente que vue.r

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'1( 21.li.S C;RlOTSde trs prs. En somme, quand on a pris soin de procder avecmthode et de ne ngliger aucun noyau de tumeur le rsultat ob-tenu est reellament satisfaisant et mrite d'tre retenu.Revue de la Socit d'histoire et Je C'ivratezrphu' d'ilati (Jan-vier 1901).`Ce numro est entirement consacr un Documentaire duDr, Price-Mars sur laDiplomatie Hatienne et l'indpendanceDominicaine.Dans cet important travail, l'minent Historien montre. lalumire des textes indits et officiels, que l'axe de notre diploma-tie depuis 1805 a toujours t orient vers une dfense farouchedu sol de l'le contre toute intervention trangre.Cette poli-tique fut leve par Fibre Nicolas-Geffrard la valeur de ii,,rmesessentielles et permanentes. Politique opinitre qui contribua efficacement la sauvegarde de l'indpendance de la partie de l'Estet aboutit la naissance de la Rpublique dominicaine commeEtat libre et souverain, Elle et t bien difiante l'histoire denotre diplomatie, dit le Dr. Price-Mars, si nous pouvions pptrer les secrets des Archives prives et officielles pour mettre enrelief combien notre fidlit la nouvelle doctrine nous valut desmenaces, des brimades, des humiliations et mme des reprsailles.Elle et t bien poignante l'histoire qui aurait relat l'habiletde nos manncuvres pour djouer les intrigues dont l'alination,la cession ou le bail d'une partie du territoire dominicain taientl'enjeu. Elle et t bien consolante l'histoire qui aurait rvlau public fiert de nos gens d'autrefois que la btise et l'igno-rance jactancieuses des gens d'aujourd'hui appellent les anciensHatiens.Le Salut du GriotGuyl.orimer i)&n:J'ai reu l'autorisation poison `1 elle du Directeurde la c,vue,M. Carl Brouard, d'annoncer mon arrivetin jour ou une nuit',.de janvier sur l'ancienne terre de Saint Domingue.Originairedu Bournou, du Borcou ou de la Guine lointaine, jene me sou-viens plus de la date exacte.Bal)! a n'a aucune importance.On n'est pas, du reste, d'accord l-dessus. Est-cele 13 ou le 14?Je n'en sais rien. Mais il ne semble pas que jene sois califour-chon sur les deux dates,t

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LES(GRIOTS4631.1 vente est que je suis arriv ici du 13au 14 janvier 39 zro heure, affirme mon mdecin. Jedirai plutt minuit pourdemeurer conformeaux traditions millnaires de la caste desVieux Griots.Ecoutezl J'entends du bruit. Chut Jesuis autoris seulement annoncer ma venue dans lepaysage hatien,Regain 39,C'est une revue mensuelle ditepar les jeunes crivains de lalittrature belge d'expression franaise. Son butest de tenter unrapprochement entre les crivains de littrature d'expressionfran-ase de tous les pays. Dans la page de gardeon lit: La jeunessese trouve actuellement dans une triste situation.Elle est: arrive presqu'oublier qu'elle est jeune et qu'elle doitpenser et agircomme telle. A signaler particulirement un articlesur ('His-toire du Jazzpar Gaston Bogaerts.Les Nouveaux Cahiers de Dcence et de Belgique.Le No. de fvrier-mars 3e) est consacre la prsentationdequelques provinces de Prance, Le limousin, la Normandie, laFlandre Orientale, le Poitou, l'Auvergne. Y ont collabor debrillants crivains de Prince et de Belgique.Les Nouveaux Ca-hiers groupent des crivains qui n,e se proccupent ni d'coles. nide modes d'art, ne s'imposent aucune tiquette: ils sont rsolus dfendre Ici prcieuse indpendance de pense et cl'e.vpressiorn dontles littrateurs ne sauraient se passer.El Amor y LaRazonHabana 1038.Le Dr. Gerardo HouguelMunozde la Navarre afaitparatreun iras heurtvolume avec cetitresrrgui'stif L,'rnntxrr' et'Cl r(1ison.C"est orne thse nnctdircrlittraire ci laquelle nous consacrerons uni'plus lonctue note.Claridadt Argentine).Directeur: Antonio Zc"72()rtl.Nous avons reu trop tard Claridad la grande revu Amri-caine des flammes Libresde Buenos Ayres pour lui consacrerune note. Nanmoins le No, de hv.tilars 39, (Vrai Mmoire)est un Document de tout premier ordre sur lesNers"curions Ra-ciales.

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464LESGRIOTSNos Collaborateurs:JULES BLANC HE'INI. Jules Blanchet,]'un des plus brillants Reprsentants de laNouvelle Gnration en s'adonnant depuis quelque temps ungenre d'tudes de capitale importance fait montre d'une activitintellectuelleintense,Il a toute une srty d'ouvrages en prpara-tion. Le dernier en date paru. concerne la rforme de notre sys-tme diplomatique etconsulaire,Reu troptard,1.1 Rdactionn'a pas pu lui consacrer une note. Et puisque la question d O sesacomptence,elle chargera un des membres du Bureau de faireici une prsentation de l'ouvrage,En toutcas,les uvresde M. Blanchetconstituent dj unemagnifique collection qui fait honneur notre Cins lion.Nous prsentons nos plus vifs compliments notre distingucollaborateur et excellent ami.1orinierDENIS etDr. FranoisDUVAI,IER