Stella

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Material Information

Title:
Stella organe de la Bibliophile
Uniform Title:
Stella (Cap-Haïtien, Haiti)
Physical Description:
Serial
Language:
French
Creator:
Bibliophile (Society)
Publisher:
Impr. Petit Capois
Place of Publication:
Cap-Haïtien
Publication Date:
Frequency:
monthly

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Haiti   ( lcsh )
Genre:
serial   ( sobekcm )
periodical   ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
1re année, no 1 (mars 1926)-
General Note:
Title from caption.
General Note:
Subtitle on microfiche header: Organe de la Bibliophilie sic!.
General Note:
Published by: Impr. de Séminaire, mars-<juil. 1930>.
General Note:
Reproduction includes: 1re année, no 1 (mars 1926)-5e année, no 42 (juil. 1930); 5e année, no 40 (avril 1930) wanting.

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 18759026
lccn - sn 88043427
ocm18759026
System ID:
AA00007289:00001


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Full Text

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.1111 LET 1927ORGAN'BIBUOPMLPARAJSSANT TOI'S LES ALOISPrix flu .111l tioln:moiss1 so(Ur tout cc qui concerne la Revue, s'ad resser a Mr le Directeur.Cap-Haitien, Imp. di' PETIT CAPOISEml. Almonacy & Co., imprimeas.Rue Espaguole, LDirerteni'Adminntteuri;t;rcrtniEl.tE 14:Rocut,:s,N11,111:: VI Ni:1,SOMMAIREViiou.JAI :Q1, ESVA 1,COLIUSC11. \ V1..111.E11; 11monde exterieurLAMBEIAT"Jiilataise.`.7;tittnet. noctnriipocsie...1,.'1.1111A propoties itvres et deserivzlins.ZA,mouL'etwie tie l'IlistoireNlomeor.vrNiernoriKo.'E. C,11)1111.1t:Stit) ,4eons et 1101011S.D. DP.1.,011Atit:Fn. re autres,A1,a1-11-3.ernel-Its

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.drcl;Des tombes.et des lombeScouvraietit la plaine immense.Leccypres sur les blancssepulcres balaneaientleurs ombres dolentes,et des, rumours plaintives'eparpillident lentementdans le soir.Li-bas, au kind,par delh IPs Croix tie bois,de ,grands vOlsd'oi-seaux tournoyaient dans labrume. Des pelerinsmysterieux ?the-l'aient lour lenteprocessiontravers les sendersdeserts ales hibouxullulaient sous JesLe vent, comfitoricait agemir dans lessombres allees (-viand,sou-dain, un jour ecla6nts'etendit sur Ic sejourdes morts.Les tombeaux s!entroiivrirentet line ,yastoclamour swomiu'aux cieux.Uri mausolee etait dresgeseul dans" letendueridc, C'etaitim mo-nument somptueui aux largescolonnes de marbreet an dOrne splen-dide. L'exterieur etaitorne de figures antiqueset d'inscriptiOnsenlettresl'or. Au frontonon pouvait lire desdates clbreet deswarns 11111AI-es de hems. Desfl,eurs magnitiquesjonchaient le seuilet des parliims d'encensmontaient desvases d'airairi auxsilencieuses.-Au our, des bornInes veillaient. Its maioni, vands,stiblimes. Ira us.figures et'Iportaientau I, ont one inMe, resignation.ifs seinl)laieufroverqiiWciue chose dolointain (levant elixet laissaientpar mo-,merit§ ecliapper delongssoupirs.Au milieud'eux etaientassis trois viel Ia rds.IIS avaien 11 'aim'au-,guste sous tem, toean pourpre sombre. 'NsMaietit sitencieux.et53scrutaien1 Phocizonthleurfi tvegardsprolonds.'Le premier se 'evilet de sa voixgrave_commemjaainsivie-6sd'une terre loiruajne oil les homiliesout comba Mtpour moietirPon,1 acelarne. J'aitraverse les nierssous des ciea.&claim-its trai-nant la victuire apresmoi Pt jo suis Triuvous presser thinsmesbras. J'ai hrisevos fors ellS chaitiei et jevousifttilgrunds 'soyOIGANE 1)1,(.44PARA1SSA N"f6.1Ili LES :1r,1018

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1/,4les champs de hataille, C'est If101 qui u.01111t:!1,0111"VOUSIhrtiredeIn delivrauce et vons ttitirC,,, de l'esclavage et de la honte.aniline dant; votre corny lahaine invinciblecontro l'oppresseur,parootusti nieconnu, dnedalaneAussi jejai sem sonsses ,pas dog inallienrs etdes calamites sans tionthre, tatalis quedonne ;I VOUS 1;t gloire immortello.Eta acrotpagne lit-bas anroctde Joux nu des \Nitres et je in'eusins revenu vans preter ime mainvengeresse.mai qui thins vos stmges vous montraisIn Terre Pro,mise et qui, In milt, quandle vent hurlait :titular de vns cabanestleso-lees, ratilinals vos espoirsabattits. ,l'ai ete avec vous it la Ravine-itCouleuvres. it Verti&res suria:place (rarities des Gonaives. Puis jevous aiabandonnes comme labandonnal A theneset Sparte, Car-thage et Bottle. Je m'envoliti sonsd'autres cieux communilnanau x pouplesl'esperance et Incrainte. Aujourd"hui helas !.le veilleavec volts devant Intombe duPasse, bus Ines enfants sont martset je vois dans l'avenirdes mines et des ruines s'amoureler. ,le Suisaussi vieux que. le monde etJo m'appelle :LiberlLe vieillard qui avait parleainsi s'etait tit et des stag:lots se firententeudre autont de lui.Le second s'avanca ,et (lita sou tour Mni Val ete partont, j'aivisit e, totites les nations deI;t [err. Mniseie rhasse, oonspil6,hafoue quand j'elevais trop tort Invoix. Et repondant jeparinis,avec beaueoupde sagesse, J'attis trop hurnain pour les homines'llui,avengles par l'ambition, WontpaS vouln in'ecouter. ,l'ai verse wonsang sur les grandosroutes itI;tsuite des armees vaincues.servi d'ornement an triompliedesV:611(1114311 l'Squelques-cols muen pitie de mdi,mais d'autres in'ont jete n In face l'insidte etprobe. La vieille Polognem'a -pleure et laloin (nineIsinia toniepleure encore. Mes Ids luttent pour moi envain. tandis que,, seal,joveWe id i dans In Iristesseot In desoltditaLvu tons lt-s sieelospusses et je suishDroit.Puis le troisiente vita. SavoixI Owbuillentoetinajestueusoduns le group des veilleurssilenrieux. Its revaient, ci mi, conti-miai Iant's"! : los honi.dos,o1 les horn MPS n1.011 I ti nel-(itiefoisMA Pour oux tut 'olideissitt 0 et un consen-ter Melo. C'est 111011111i SOU'.'011I leur al prodigue in paix a le bon-hem% rani maul sans cesso en lour r(eur --lessonlimonts de Irater-otpislico. [Is oft (annul par moi de)s benresnrenbles otje lettr ai donne la force et laprosperile. Jo voillo stir lour foyerJi IOM'S jnies etit leurs peinostjo les Seconde danslent's penibles labours. Cependantus Wont pas toujours ete doeilesfi Ines sagos avis et alors Us solitdevonns mallieureu. Si,vans.;Intros, vous 46m1ssezleiCost parco (pie' ous m'avez repousseloin do volts, Iftin do ..os oompagtions,leplus' gr:d'entro ton:k1,14_>

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tithe dans mIall160_0 et,p-Gest inoi qui. aIll111101111ll tombaitte,et lui aiII1PS ()rams,cayvons antres voltsaviez lessonilWes, Et lorsque,malgre tout, jli'OU1U vont; montrertimin ilu salut, voustn'avez dthlaigue.Alors je volts aiavee desplaintes atiniTes,wins supplianttont le long deinroute.me trainanta V,OS pied slorsque vous ctitoyezde trop prs l'abitneMtlisj'ignorais que le destin(%tait plus tort quemoi.tAujourd'Itui encore lepleure sur vos enfants,ear Nix.aussi SeSont, (l6101 11'116S(IP 11101.,1P VOltile imulieur luir-tlevanteux11 efIltrSilEclieVelee et les noiresdouletirs sgaitaftre alour clievel.1{1,.le suis ri. fliOli. NAawl reside la toreedes nations.,A peineacite0 ees paroles litele s tenebres counnenciqent:a se o-;pandre.Les roardesliIlfllOhilPS mais laroueltess'etaieutvoilesIn face et l'otolweIPS eliveloppa.Coe tontheparrit... puts tinedes totolrs encore sedresst".rentmultiples et ninnies SW,I;1 plume immense.AIM'S ie1111qPillairouvris innIf:11101pje regardari..C'etail encorela [mit_la nuit noireon1111 le forme ne sedressait:1,'en1et1ilis la Itrise, sousle ciel assonthri,eltorrier des voix san-otatties.1 ,kt;Qt rs1 wit v kI.----.."---"*".8141001411411.1.-tee'looeb;(t Stella avec pia isir redisco?'pra.iwoef; par no tre eaea Ivo'',b'qia nrlPigh sm. toI ton-lle1411P1.1'1' Charit'S nes/ ff;Ides,Lthwelrice do a Pr, osiaanot Saint.11410 ire tie11,011011,)Niesdantes, Nlessieurs,itlout es IOS prortISSjOaq,ruin! k'S dIVOrSCSarrirsquesitpour seconformer a 1;tsainle loi du Travail,belle en-Ire les plusnobles, apre entreles plus dures,il en est uneoil leowut.Quand inl'anominee tutsacerdocelOrsqu'onl'adesignee par in periplwasedecevante decarriere ingrate, onn'arien lilt deIii grande missionq1U lui coil gre sonraractere sure,Iii des sacrilicesinsoupconnes, nides privations sans,nomhre, ni(les torturesiticessantes quiSOnt, sans partage,le lot de, ceux,quiI int embvassee,(levies, 1k sontbeaux, coux-la quirout choisie Cului vouant lourjennesse, mak Tom'y lemeurertideles tonte lettrvie, pour porterjusqu'au dernierjoin' ceLte chainetie douleursqui entout un long niarty r e,fault,Mre unberos, elquandoe.htlros11111a raille'saerilieesavie estImo,

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ptitullt1110, ani01101.11111,.ii:i terrneuleospeinet.Hous la vovolis goer co grand repos qu'elle,Wit amais thssirt-s ponrpouvoir plus longtetnps servir, decouvrons-nous bien bas et pourapprendre toujours,A nous dormer, nusditons'eptte, vie Si pleine Wen-seignernentsPour nous, de lavie si eloquente deMine Desiandes, nous nprPtiendrons que sa grandeur, que son cb r1gtet sa tlouceur ex-guise et sa hotO sereitte, dans la, soulfrance. 'route jeune, du jourqu'elle entendit Ia voix imprieuscicSi. vocation, (dle acceptadestinee, s'y pr6para.avec ardent., et, de et) join., de jnillet oil elleobtinto diplOrne qui Ini ouvrait les tortes de l'EnseIgnentent Pri-maire, cc invent 39. anodes dehates et de soutlrances.Gertes,elle a connit de ce.s sourires trop raves, breves compensationsquele Destin accorde a ces martyrlos petit:4 succes des (Sieves, quel-ques uns de ces hommages rendus itla distinction de ces jeuneslilies dont, elle avail ortie le cu-nr et l'esprit,Cette dunce joie derencontrer sur son passage de ces jeupes gons dont elle a defriche'le cerveau. Mais re qui etaitle plusstir,plus constant, surtoutdans ces dernieresannees oti elle unit toujours besoin decours, c'etait sa soulirance, souflrance, aggrav6e par tinecertaim-bonte. d'atne et une g6nereuse sensibilite.Elle savail la villein. dol'enseignement qu'elle prodiguait, elle soullrait de _la voir dedaigneeelle savait qu'elle avait des devoirs envers ce pays deventt deputslongtemps le sien, et ellesoulliiiit d'tre obligee de rappeler--combien diseriltement 1;q;qu'elle avail epouse tin Raider);elle sa-vait qu'elle avail -gitiltha Certains ega,rds, P.;..elle souffrait de l'in=,ditT6rence qui) ,idation ecole... 'La late des derniers temps futsouventiSpique;hftitte 'de ehaque jourpourle pain qui manquait,de tons les instants contrele corps qui reela mail, contrevaise foi gill s'aftirn-fait.Et quand le derier coup In frappa, qui laforgoil a licencier ses 61eves, ceux,savaient S011 amour pony SoilLeuvre commenckonttrembler pour sa Vie: maist,setils comprenitientsa dOuleur neux, qui a valeta mono cc derbirement de se separr(J'e.,sleves que l'on vondrail, garder et de voir une eeole decapitee,ceux-Igui esp6rerent pouvoir rtsparer le thssitstre, gloire antrap petit notake,de devanernent ip Ii voli-went an 'secant's dit Pen-sionnatt-\ti oiiide Padoue !1,ablossure restaitheti tite., et In\le P11 ,sat'tit, goiittiotitte, romtne dti sang qui, loathe,.Ali! an join'gin' rontinpentrapexclusivemenilos, sacrifices dos religieux gill sc vonentl'EnseignelnenHe penftes coltrages,ens aba)gations01 Cos vt,411;able.s, heroistnes_trait \'ais union!' dr alai, Et je voyais le pauvre et cher Emile.Etienne qui gait. tin wodele et qui peu apres devait t-'nre.tin exempleCo, semi! l'oorasionrillninenteIitrilrleces mai (res.,

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qui ont fait vceupauvrete, qui semblent avoir pris a ccetirmontrer que chez 130115 aussi, pauvresfiaitiens; on saitsouffrir aupoint de hire de l'Enseignementquelque chose dont on meurt, !vialsdevanrcette tombe qui s'ouvre pourengloutir une femme, une femmequi reStee debout ns'est couchee que pour mourirdevant eevide soudain, et cette consternation et Cedesarroi ; devant l'Apre-te d'une lutte de 40 ans et toute cettevie qui unit comme un soirde bataille, c'est a la Patrie haitiennequ'elle alma et servit, c'estafl drapeanchanta, c'est ala Gloire que je pense, et aunom de ces professeurs queplus d'une lois, elle groupa au tourd'elle en lieutenants devoues, c'estle saint de l'epee que je faiscette femme,ce hems,i ce bean elteitombe facel'ennemi, auchamp d'honnenrLE MONDEEXTERIEUR'IA tillitoount flOur gni le won& Wilk,ISifttFOPlil Ik EMI 1E11Dieu, en exeunt le monde,dolmi la 'plus belle et la plusguidemanifestation de sa tonic.puissance. Mats faluvre de Increationachevee, 11 .voulait que toutcet assemiflatpde causes etc:d'effets,portat noigne non seniement revelateur.Atn ...existenceTimisevocataire aussi de Aesnotobreuses peidectioto,11 crea l'hotome alors,i sa vessemblance. possodantle ',doublepouvoir de ronnaitre tonsie$ ronages de e,ette vaste machine aumilieu de lapelle ii vii. ettons les phenomenes intimesqui outleur champ d'action dansla substanee immuableIni a insufflee.L'homme, realisation ultime,de lavolonte divine, place comtueun petit mondedans le grand monde, est lemediatenr entre le cielet In terre, le lieutenant.ria mtinde sensible anpros dumonde in-,Toni d'abord, avant d'arriver anbut poorfelinel rhomme est..est aux prises avec lemonde eiteviettr, Les sens sont lapremier .facteur dans la lutte etla nature la pierre trachoppernentcontre, laquelle viennent butertoute.s ,se s investigations.La perception sensitive s'exercepar les sens qui s'augmententprdportionnellernent avee leursobjets.,Ainsi, ity a autant de sens,Aptessaisir les objets exterieursexiste dans on corps de,quatiles ,essentiellementcliverses,'t Les qualite,s scat andaombre. Ile cinq; la saveur rudely.,le son?.

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la chaleur et tout ee qui est. sous la dependance deChactinde seS sens comprend Line tacultd, un milieu et u'n objet. Le siegedu goat est dans la cavitd',buccale, clans la Pointe, da,ns lee borctset la base de la langue. Comme la langue est en rapport direct ayectout cc qui la'concerne, le milieuest conjoint, comme disent leephilosophes anciens. L'objet est tout cc qui a une saveur agrea-ble ou desagreable, Ainsi procede cheque sens.Pour fa satisfaction directe de mes appetitssensitifs, le gout etl'odorat occupent la premiCre place, mais pour le pertectionnernentde nofacultes supdrieures, la vue, le toucher et l'ouleremplis-sent le plus grandrOle. C'est par ces trois derniers sen squel'homme examine plus intim,ement le monde exin,terieur et en .gar-de, par le concours de sontelligence, l'( image reelle do ,la per=ception qu'i1saisie.L'ceil rend un des plus grands services. Par sa portee immense,allonge pour ,ainsi dire,indellitiment les bras de rhomme, luifait embrasser l'horizon et atteindre les plus hautes montagnesetIa voUte merne des cieux. It donne des ailes a !'intelligenceet lataut parcburir hi term, ]es deux, les enters, IliafiniLes deserts de l'Pspace mt les pleines pvefendesOSI des !Bowies sally lin s'entassent sill. (les moudes. .C'est .partaeulteque le poete et le peintre conserventdens leur mem,oire, Jes grandes scenes emouvantes de lanature eitparviennent, grace, a hi force nu genie ou 14la dexterite du talent,it..1eS immortaliser dans 'debeaux were, sur de la toile, 'C'estenregardant la nature etalant, devant lui ses graces etses enchan-tments quo Lamartine a compose ses plus belles poesies et acorn-pris l'attrait irresistible d'amour et tramitie qu'exercentstir l'hont-me les champs, lee vallees, lee rivieres, jusqu'au point de laisserechapper de son thne. vibrant'continuellementcotnme tine lyre, ccbeau eri :inanirnes A vez-vous clone line timepui s'attacheIp 011 ame.El la force (rainier. C'est 1oujour.' en vonant un eulte sacre ftla nature que les,pein-ires hollaedais oid pu orner les muSees de riches1011cc. UliITIOUlirj,,poetisant pour ainsi direla solitude desPays-Bas, un petit [Ins-seau, serpentanttranqui'llementlelong d'une verte prairie., oil,quelques vaches tulles heureuse dtem' ibert, garnbardant, vonles sujets,des tableanx...,La perception dn monde ekterieurne,rend .pas. settlement.de.grands servicesla p esie et a l'art,. elle. est aussi d'un'grandse-,enurq t:tla t-norali par le snnVOnil' dr4 l'inslabiliteet de, lafragilit6

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des chases Intmaines que11laisse danS resprit. C'esten Conservantd'ordinaire lea images tles, renversements subits()Ores dans 14conduite de la vie que beaucoup d'hommesout change lent% modesd'existence et out pu dire comme le poke desNuits : Malgre nous vers le ciel it lbitt lever les.,,yettx,,La joie de reniant disparait, la beaute dela femme s'evanouit,la lame de l'homine s'ailaiblit. Les grandsempires qui paraissaientles mieux etablis, se sent erniettespen apeu et n'ant laisse Allacu-riosite de la posterite 'que les debris d'une Majestdechued'unepuissance arretee.Devant de, pareils Spectacles, rhornnie s'estpose des questions?Si je ne puis trouver id-has la joie, latranquilite et rassurance, aftpuis-je done alter chercher ces formes debonhenr ?Et dans 'Intl-iimite de sa: persanne, par rexamen 'desdivers mouvements quil'agitent, ii trouve ragent qui doit Jut resoudrece grand problemdans la conscience, Elle Jul donne lareponse, 'en renvdlant hsonesprit hi presence dans' son etre (Fun souffledivin qui est l'ame et,la belle fin pour laquelle ce sens intime 'bittravailler.L'observation du monde exterieurest la condition primordiale detante deliberation de la conscience. C'est:par la qu'ont commenceles saints pour Jaire les prodiges gulls out accomplis. dans leurcourt passage sue cette terre. C'est par 'lameditation de ce grant"deroulement de faits 'bans le mondeque PEvan,gilt a presentte dansces simples paroles :i Que serf a l'hornme de gagner le monde s'ilvient a perdre son ame que lhomme peut.direcomme rauteurde la Divine Comedic:.le ne suis qu'unvermisseau, maiS je suisIle pour de,venits le papillon angelique dontlevol s'elancevet'sJustice increee.Le monde exterieur, anres avoir ete,pour l'homme le eanevasstir lequel it grefle ses souvenirs, deviant, aussila cause efficienteses fiction:4 et par la de ses erreurs,Lhomme, &abort] a l'etat primitif, frappepar la nature qui l'en-(OLIN de toute's parts, s'inclitie devant,toutce que son esprit neeomprend pas et volt nu ;ilea 'bans les elementslesplus simples.&est -Ansi gull 'a pit considerer le soleilcomine un dieu 'bienfai-sant, cancourawa la conservation de lavie: calla la suite de robs-"curite !owe aotirite s'arr-ke,vient -met(re tout enaction.Ces cas' frobservation sant excusables-, si nittoilsidere rinanite de`s'.facultes de rhomme de la premiere histoire.Mais d'autres fictionsont pour ,berceatu resprit mettle de ThorrmiecivilisC voulant toutexpliquer par, son' intelligence.Dans rantiquite.c'est ,Dentocritefli ranihne tonsnos perreptions a flPs imnescomme IP vonifliL

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aussi Paton. Ensuite, c'estla theorie des esprit s animauxde Des-cartes,qui, voulant expliquerla difference du physique etdu Mo-ral, emet cc principe quele'semblable et moditle par le 'semhlableet qu'un !bide existedans la inature quiagit sur les differentesparties de notre corps.Malebranche, lui, preconise latheorie dela vision en Dieu. A l'enContrede Descartes,,ii ne considereque l'esprit quietantle reflet de Dieu voit tout,enDieu et par Dieu.Taine laisse la nature de l'homme pourramener tout A tine ,hallu-cinationvraie. Cette derniere theorie est unvrai conllit de mots.L'hallucination, designant par elle-meme unreve de l'eprit, par con-sequent un non-etre del'hornme, ne saurait etre vraie, carla ye-rite est, criee pour l'intelligenee etIn raison,,Malgre tous ses systemes, lemonde, exterieur, reste toujours lacondition necessaire pour ledeveloppernent des qualites intellee-tuelles.TI n'y a rien dans l'intelligencequi ne, nous vienne dessens, 'dit l'Ecole.n eilet, les setis sontoint d'appui fie ,nossensations, de nos connaissanceset de nos,decisions,a, Tout e.ntre dansl'esprit, par In parte de6,sensnous dit Delille.1:;A M,IMk.4LAHANTISE.Modelts(iixrdlei;iospiroleiceLe sofeif s'ec,nonehe, ,et ses,derniers rayonsteignentI!wagesde 'eduleurs multi6lores. Doja un voile noir rouyrelenteiment laterre,...; ,Et ,bieptot, c'est la nuit,.... Il estmaintenant sept benres....Kno'cie,un jour qui, tombe darks,loutire beam de 1:eternite.De iretoin. de 'la Grande-Ravine, par unchemin tres accidente jem'arre,te 4 .1a Souffriere,,sur,l'htibitation NormandA '114endroitoWse tient actuellement.le marche qui,alimentetpute'la' communede T.keul-illtNord. ,Fatigue jern'etends stir. un hamac, unayarit,,as ma droite, la riviere,tAnagauche un vast e champde'cafeiers'; derriere moi npe plantation'de rugs et.evant ,moi,,a6lame' pieds, tout, unpeuPle de marehandswinosde touts parts, earaujourd'htu est jeudi, in veille du marehe.Tandis qtle le rneinlanee, suspendu entreIn terre et les eieux.oontemple le, magnifique. decor, qui se,ddrou(e a rites yeux.:Sous:Jes careiers. en nears. qui exhalent unparfum,.'on dirait dejaemin, les coucouiffes, amantes,de l'obscurite et folles tie gaite-se",f.r1,1iRent, s'entre-oroisent, etsemh.lent eRmonv,intes.

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Demi, cheque toettelle,eouverte en chemise, une,petite lampequ'eteint trequemment tettebrise legiee et que leS marchandsral,lament patieminent;pe.rsiste,4jetee tine obscure:clarte aumilieu dela unit noire. Car cesmalheureuses commereantes, an lieude sejeter darts les brasde Aorphee,loin de g,oter ladeuce joie devivre darts le sorameil,cette station au dire de Delorme, ourotadepose, la eroix et, oftroll s'essuie le front pour recomtnencermonter le ealvaire ; cesmalbeureuses commereantes, dis.je, Aeillentoelles ont raison:Surgissentde tempst autre quelquesattardesdemandant les uns it tin verrede tafia, ce quele sommeil ne pentplus leur dormer..raneantissement momentane de leur etre ;lesmitres a vie pain. proluitOat coup de des favorable. desatisfairetem' beim de Loup..Au loirenous percevons, all'milieu du ,susurrernent de la riviere.serpentant le lone (runmonticule, aux contourimprecis, lea sons0'101, graves,tatitot, aigtis d'utte titre de hembou Ogrenant, sousleedoigts de l'artistecarnpagn,ard, les notes (nine Ahaeson,rustigue.Maintenant, c'est launit noire, tine nait,eausetoiles eh, tout de-vient one masse informe,on ron n'entend que leecris agaeantsdes anolis et le murtnnremonotone des eau. Tout dort,le silenceplane stir la natureentiere.Que faire elors?'DOrrairaussi, me reposer. Alt I ow, iisgittheucIec etaLe sommeil ne vient paset ne vent pas venire',te,cherche dealsle repos roubli, le baumereperateur de roes torces...Ne puis-jepas le trouverailleurs?Devant les beautes de la 'nature,'&levantles merveilles sans cesserenouveleees de cette nonvelle Ile deCalyp-so qu'est IaSonfiriere, je me transportedans les regions etherees,fentbonsiasmeswish: et je mJetm'apitoie alors stir lesort. des pauvresindiene massacres parles Espagnols gui:etaientpourtant venns aQnisqueya la Belle pour y apporterla civilisationqui avaient entreprisIn colonisation dans on butesclusi vement re-Pentends le eottragenx LasCaMS pl'Otegit1r, lepremier, oonerelestrai tementeinhortrainsinfligescee* puttvres,dies places ainsin dehorsde rhumanite. Defilent ettenitedevantmes yeux toute onelignee de greeds bornmestTouseuint-Louver-Lure gue WendellPhilippsplacean-desstas. de NapoleonOge etChuvannes, marteirs dela Sainte Cause; Dessalines,Capois-la2Mori,Christophe, te getteralChristopheeontinuer gourdeioilre a ma vne, tirnide.1111 visagetie jeutte title.1-riltre in_terrompu je le cliasse-brutaleineet de mapresenceSuivantpenibletnent le ill de nunimassinatioue -jetn'efforce de,finir* ma reverie Sill' lesfaits grand) oes de ins .1teros,mai-,tprauthiUenves sumbresrII H istoinatioivairpas.sfnit de va at.

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rnes yeux: le parricide ,de 1806, nos wuerres eivtles, nodivisionsintestines, les vexations de toutes sorres essuyees de la part desetrangers que nous avons enrichis.,.. L'heure presente m'attriste...et je me decourage. De nouveau apparait la flue silhouette de lajeune file a la demarche captivante et au x regards doux commeune caresse., J'entends tomber. tie ses levresces quatre vers cutsavec tine intonation que, sett!, elle connait et que_je nepuis rendre.Eh, hien !non. epenan Lii rawvivre alore Wrne_Ole le courageest monet l'es,pfratreboutVivre el s'evertner :vivre en depit de toutEt porter l'andnrant-,e_la limile extrtme.*Du coup Jnon courage se releveje petise aux. destinees glo-rieuses de mon Pays et la foi en des jours meilleurs Me revient,Si, par notre presence, nous detruisons rnaintenant l'harmenie duconcert des nations qui sait ce que l'Eternel pops reserve, quisalti, d'apres le plan divin.le penple hnitien n'est pasappele,avant recroulement 'de toutes chases,A jotter, dansl'univers en-tier, un rOle Preponderant.,Aravantainsir e co n tort doncement et surla pointe despieds la jolie enfant s'eclipse. ,Je lais mine de In saisir, mais plusleste, plus degagee dans ses mouvements elle s'enfuit ne voulantplus interrompre ma 14verie et meriter ainsi ma col(',.e. flelas des'ors ma: raison, troublee, volea. sapoursuite lela denaandetons lea lienx.0 homme, indonstance et tonbona, t(fiiretliPS ce que taadore et tu adores ce qua Lu as renie. 'la vie West, qtfune suited'inconsequences Voila que cette silhouette de.jettne (ills quechassee hrutalement, de ma presence et, qui, oubliant ma hrutalite,nfa, clans un elan de charite chretienne, recontorte aux heuresNettles,_est devenu pour tnoi une hantise, tine obsession an pointque mapensee en et toute,saturee,. que jevis d'elle et quejene coneois point la vie sane elle. Grace A mon imagination repro-dilcarice j'aime A me Li representer, tantot debout an send du Wit ma-ternel, tantoL assist, sous un citronnier clout lesdleurs seraient nneinsidieuselentatiot) au x baisers des abeilles, G silhouette dejeune OR, in Ave martyrises, mais crois-mol j'adore tno,n mar tyre.Vous riez,lecteurs'vous me. traitezfouurais sce 2 queceluti, a: qui vit sans lolie,n'.eat pas si sage goon le' Anse,1,,MATHIEU.4.1141-.100^0-

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SONNETNOCTURNEkser.41.ei=arpe,p,es41t1!Phiberoi,,titIari)114qif1ort.e'est rlielll'eii1i1t4i0:11e.1:b ellCenv tftlUfalitsVU1tillit4,403rLes alerte4 ticaillonsiron llierPot en demence ..,rI.es fleurs. vont-offenille(1tz. n4(1.:,iiI'd 1001C,'.La nue. ',0111111P IIIIife111100 clIVIT A011(jean C.1:01'.Belle nnitantillaise, 6 Reinea traini? immenseGrise 110118 departlints, ehaule nouslarotinineeQui. le "11(Ive. hle-;cedemande a ho ire HI envI1.t,prscple1;j1,nnilost dolitT on sent clueplenre,One loot ,e1 nous1".1 vain, quo la%le est un leurre-r(oe (pielourinenlent leq?tlots-t,.1,e Passe VIugvut. 1IDtlcr6le(le sotsmu bre.iin orebestre,-0Nullq j'ent en-ds dansles,Lt voi\ dusouvenir qui pa rtea !WM NPursombre,'1J.:4 boureslIghlit e'A. Proposdes livresetides ecrivainsOn 6(01 pen4ie7.lulus !neul paraitrepdoaI vuienomiSre eleve.des puritan-N..et dcs 'revuesqui s'editent tan(A Port-ati=Prince, que,dans les villes.de la Province.Discus en passant queeette raison nejustffle.riendutout a cluecette apparenee neR:constiLue +qu'unfaible indicede la vraieiactivite litteraire.D'abortiencc qui eoncerneles Revueselks out Leon souventla vie in plussepbernere, etrarementpour ne, pas.dire arnaisotos anissentpars'irapose'r auPublic, maisce,n:est,.1a0qa!itti Aspect du,probleme,Ce qui. In'interesse-plutOt c'estLa grandeattirem&it ditla roise en-volume d'idestortes, belleset pretiantes''.Lire unrAleanlivre, queeesoitde, la prose oudes vers,est runees plaisirsTare's et inlenses(peon. Jenne homme, pourva(rune cer.Wine kJ-vitiationintellectnell,e el.vivant CIRUS liltpttys attr;si%psvian,.a

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.....eYommuamtiellement deprimant que le mitre, aime a se payer pour se de-dommager des deboires inherents'a rambiance (In milieu.II y aquelque cinq ans, Mr Stephen Alexis seplaignait dj de la pau-vrete de notre production litteraire. Que ne dirait-il pas aujourdl-bui :devant la disette7enerale qui sevit dans le domaine des lettres !It semble Tie les directives actuellesimposees a la jeunesse par -le fait de la discipline nouvelle'instaure'e dans le pays avec la do-mination amerioaine alt ete nefaste a notre tournure d'esprit.011plus exactetnent'que notre rne faconneepar un sicle d'heredit6iincestrale ait petite a s'accommoder a la situation transitoire gni Julest faite. CerteS 'ce West pas pour rien (file pendant plus de centans nous avons yen de la vie laplus 'agiteeaux sons des trom-pettes, des tambours etcanons.Les raisons precedentes quoique bowies expliquent un Paitsansle justifier : La carence des ecrivains.Je crois de preference gull y a d'autres motifs, et, Fun des plusapparents c'est la naturelle malveillance qui nous 'animelestins envers les !nitres, et-nous portea _ainoindrirles quakes deceux-la qui malgre la misere poionante de l'heure presentese de-vouent au Culte des belles-lettres! Aucun encouragement n'estpro-digueala jeunesse.[Is sont nombreux ceux-la qui a Port-at-Prince pourraient publier im volurrie de poesies dune bellevenueou bien des nouvellesqui-ne iiepareraient pas'souS des signaturesvonnues... [Is n'osent pasfpourtant, carilssavent que pour certains11 y a 'tin plaisir de ruffine-dernolir une ceuvre par la plus mall--,Ciense critique, sans compter les apppeciationsverbales quinottsenterrent sans absolution. Tone?\MidI111 exemple.IItquelque six Mois, Mr L. Laleau ,qui venalt deNOUSarri-ver chaudement de France publiait an coquet vonlumestir Mau-rice Rostand ltitirne fr. La presse Int unanimeloner le talent defauteur et. surtout a rewire un hornmage eciatantsa prose. Ce-pendant ceux-la qui dirigent ces jburriaux et qui ontpoutLetre'dig ces articles0:10gletadisaientleurS intimes que Mr Laleauauteur repute d'A voix basso [wait (ins'ithstenir de publiertinepareille ceuvre qui n'ajoutant riena sa gloire, le.diminuaitauxyeux de heaticoup d'admirateurs, car quo 'dire de hien tiedsuran ecriyain aussi discute que Mr RostandI:impression finaleesiquo (`.!e livre est, celtii d'imvalet de chambre qui, penetre des fa-veurs de son maitre, prend sas delens'e ouvertement pour se,dieuxfake voir.Ces mots.quand on no les ecrit pas, ne fontas moms d'ellets.Nous savons clue dos T Simulacresde Mr F. Hibert on n'a 'veto-tine cette boutadeeminent, stylistec'est un garage d'au--'-'1tinfibiles

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err4,44.0lein.. v.vtLexpression de valet de chambre employee enversMr Laleau Westclu'unemechanc,e(e, et monantiA.Vieuxavail.raison(Fe-grire dans le numero de la e Nouvelle Ronde) du, mois d'aoat1925 que,es1r Laleau n'a vraiment pas de.chance et gull n'_a pasencore acquis la reputationitlaquelle sou tnerite etson devone-ment aux lettreslui donnent -droit.Cette remarque particuliereje Ia crois applicable it tons nos ecrivainsitquelques exceptionspres. Pour ma part je dis franchement queJe livre de Mr Laleaustir Rostand Entime est unvolume qui n a/en Imp que sontitrePar ailleurs ce sont bleu lit les impressions queje m'attendaislire.On gagne grandementconnaitre les mceurs Clcoutumesd'un autre pays par l'intermediaire d'uncompatriotequi, posse-dant uric large cu.ture, fait prenve d'intelligenceet de sagacite dansrobservation des menus faits de la vielitterairoh Parts, Mr La-lean s'est montre prosalear achevedans ce dernier volume.Sonstyle est dtz dernier cri et c'estlarneilleure preuven'a pasperdu son temps dnrant sa missiondiplomatique. Sa derniere ceu-vre poetique La Flecbe anCceurg yenta apres a Avoix basse y.,qui est une perle clans noire litterature seralue par tous les ama-teurs:du beau. Danla route parcourne, ce livre resteraan pharelumineuxrem honnenr an pays et sonheureux autenr.-II a sulii A Mr Lesconilair de respire'.Pair vivifiant de laFrancelitteraire pour que son activite sedonma c,arviere, it Simplealbum 0'duquel on (littaut de hien estlefruit de t4a 'reprise de contactaver le s Wires.Volts voyez, ands lectern's. queerrit qaand mememalgrefintittence deprimante cluesignalee an debut de cet.article.IL'Va disette duns mitreproduction litteratreitcausechimanqued'encouragemenL A cause de larnalveillance native de quelques-tins, et sirrtont A causede l'outrecuidance de certains,pouffes quin'ont' jarnais Conc:tt ni publie attoutte Keuvrel'ernarquable et' de lon-gue haleine, maisqui serigenl en SteBettyede lacritique pourAitontret) eirrout4nipnt dansrkelif tout talent naissani.i'AA,,,NAZA 0 n(1) La Nouvelle Ronde a ettceei de bon qu'elle dechainators de soapparition on 'inouvement litteraitenelternent oriente Vet'srelude de laproduction locale, En evitiquant v'eennerdettjuvtlffile et tine toy aug e 'sansgale 13 litterenre nationalet Ia revuesriia rhct5, Ie4/ettr, an inl,e-rN, fithoble-1.641iser

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1.3,TUDEDE ERISTOIREdime voliprononer%e le 3 pialoralfie JO B,-)La jeunesse est envelopp(se (runeatmosphere lourile de realistrteplat. Elle semble avoir sold lechoc d'un re:Imitablecontact oh lesentiment de Phonneur et lerespect de la(lignite out etecompro-mis. Qtfelleleve done ses,regardsversl'inlini des cieuxpourpreparer un avenir meilleur etpour seprotege,' contreInplusirreparable des ruines, la ruinemorale.On nous reproche dene pas nous meler de-poesie, descience,,de theAtre et denous occuper plittOtIt nous parait doueconvenable de dire aujourd'hui: pourquoi Pellicle de Phistoires 1-n-pose-t-elle ? On petit faire de lapins humble vietin chef-d'ceuvrede heaute morale. Or, beauteMorale, voilAA (11101110US ViS011S. Onnous tiendra meins rigueity deuotre chimere ou denotreorgueil,quand on se rappellera,que ee qui honore Momme,ccn, estpasl'origine, mais le hut. IIen est de 1 hotnme cornme dela soeiete,L.:etude de l'histoire dolt etre AIs base de tomesociele dont' leeonstailsouci est la recherche de laverite.illeLtt poesie soulagesans couteste lesrancteurs,vivifie les antesnous eree des titles Iremissantesd'enthousiame pour nous-ai-der A supporter lesangolsses de la vie. C'esten ee SPILS qu'on ap-pelle les poiltes: enfants de ladottleur. Mais ence sicle defusions, noire etre languiSsantn,e San rail se complaire dons 1;1poeSie'Pout est depeupleneus ii'entendons plusdans le.sboirsles doux.chants des otiseaux; leur graeieux ramagenous et inconnu.Pourquoi tlegligeons-notisPetude de la science,c'est le boulleilyde la vie :(fest la cause descauses. Ellne dirigepas settlementduns lessen tiers ;Sing) p lde lavertu etdu biettit;mieilole:Iagolt'mverne come bon lui semble. Leshems de-l'esprit hDescartes, Newton, Lavoisierelc.modili6 le mondeen decomTalll les lois de dYlnunislnenniverseLtlul resterontd'eterniteen eternit.lei_ encore,nous nous voyons rorees derenoneer A (Ts regionsLe6therees.1)Allre lull hiennos daces: nous assistons'i,1Inrepresenta-Jinn de nos !raverset de nos[I est l'un des plus puissautsfarfenrs de l'opinionpubliquemni,chezous, esytrop legere. Sonhailonsfolderols qii'un jour ionar-rive A disposerpoor la Yule, comtne eliDominicanie,d'ati MOinietriidollars, pout. l'inshillation it'nnesalle dthetktre moo teeIt11('OtlIiiii)ljf.ls0\114011140S 111111jOilit-4

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r APormi tonicscesfie l'histoire'init. nous interesseile plus. L'histoireentre/lent le patriotism.,e11PZ tinpeliple, Ii redilOpaque jour $0/1 IleVOir.Notts nous plaisonsaux profils des grands hommesdont les mul-tiples exemples d'heralstnesont pour nousan heritage 'consolant.Ne nous.sentons-nousptts tiers et joyeux quandl'hisloire nous re-"Me le premier desnoirs, Toussaint, grandeornme un derni-dieu,chassant du territoire lestroupes europeennes.victorieuses.jusque-.Isur tons les chain[.s sic bataille,quaral nous relisons les,pagesoft ee newregenial estplac6 au-dessits deCromwell et de \Vasbing-ton, a cite de Phoeionen Grece, 4e lirtittischez les flomainsde Lafayetteen FranceL'histoire contient lestranches les plus cherestie noire, vieetpensant an pea a Larnartine,"je dirais :Chases ,passees,avez-vOftsdone nne atnequi s'attache notre,ame et la force d'aimer?NOtre ';40(jue If'dpas encore d'hommesnouveaux, notts tt'avonspas torme; a les mklaillespour l'vettir .Nous vivons dansan-sicle saps panache.sans grandeur, nous avonsbesoin tridties,,delories convictionspour reinaer naive ;lineethifaconner.Ainsinos conviclions deviendraientcomme att,ptarintoittei delentire.Jaw pour reinquo minus tchidions a fond lesquestions qui lonclienla nos deslim'es. Pariniles questions importantes,laphilosophie deoccupe le premier rang, car ellerst, linesciencesoeialerenfermant des enseigneMentspratiques. 'routes les("Toques oat,certes l& ill's engtatentelds, It iteitreare it mureoonshinceillustreLa ,po(sie pent(ions porter a tut optimisme beat: l'histoire nous,console de hi houlronneriederisoire de la soriet6,de ses injustices.1.3i, de la laplesse1 elahoussole des individtiseldes peoplesauxqui Is elle apprend a respecter lestraditions,fuer lets ge.iiies deen nous toenail, encommunion inti-me av'ec leur caructere. Nobsentretenons avec lesmorts, Les an-cOres one conversation Cliarmantedont nousne pet-dons jamais lesoiirveldr.t1:110111me (kidPasse!: hi Premiere P-olie dcsa vie aver-les marts, ht secondefiveclesvivants et latroisieme IVPC Soi..gy;1111 is adolescents croient pouvoirsepasser de leurs an-mres, `jett-eiv 1;1ponme de discorde par lenrantipatliie et disent:laissonsoublhms le pass. Pevl-on imaginer 'anhotninesans par.ents, sansm's, sans alrecticms et,sanstie%'oirS`. Non,ce-lni-la se serail ravalede,,141brute,Ilien. indissolublenous rattachea cenx-qui ont velCu ;OTCiligmifl ettlse:,sonl.recom-mandes par lenr actionleur pensee..,enjwI,IiI!n'ost-pas Jmilile delIrc (pie ,cc ilistirroimoral et inlellectueldati,,;insori;1(fi inimdaind el ilitf'rairfiWes! pas saiis

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cedent dans l'histoire,En Grece, it la mortd'Alexandre., la societedetneurait la prole tl*ttnegeneration vicieuse, matte etemportee.Gate dissolutiondes maws Cavorisaitlesconvoitises nornbreuseset rabaissetnentdes caracteres. VA.ngleterre,relevee par William Pillqui luiassura hi&ireet rempire des morq,fq.,t0111ila an 18eme Merledane une bassescorruption.Lid.' France, labien-ainiee, au lendemain dugrand sicle.dePe-rissait, deshonoree parrinfame conduite de Louis'XV livre a des de-bandies honteuses Leslettres et les arts ensoufirirent, Chez nousla (wise tend h deveniraigei nous voulons evilerla contagiondu vice et, releverle deli qu'on nous jellea savoir qne Ia jennesseconternporaine estincapable/de choses serieuses, nousdevons con-verger nos efforts. vers:des:61'14o spciaIeMoi, je,preconiseraiicelle de l'histoire.L'histoirei cut :Michelet,approche de l'homme.Elle apporte un ar,L tinemorale, uric politique,unereligion nou-velle. ,pElle nousapprend a Otre venis avecnous-mernes.Enfin,rhistoire est lecofiret,qui renlerrnepieusement les secretsdu pasiedes vertus lierolques,etle,goid, del'avettir.Faisonsd'ellenoirerosaire que.nous (Jevonsegrener, sans cesse. pourreentendre leschants de victoireet.d'allegresse quipot-tyrant consoler noirejett-nesse, t rouhlee.S. :Nlolst-Porx.r.IX MEMORIAllLe Pere Le,Theis est, tleOrtTEtne fat la londroyantenouvelle' qt.tilionsun main' demars, aloes que'la paroisseSe' preparaitfeter hvelour de sop_pasteur venere, absentdepUis unt! trop longue anne13eauranprefuserent d'yaccorder creance'. NottsaimilmeS mieuxcroire a ht tausSete.deette tervillante notivellp*,Nons (1400.chit'n'res (leuxdeA laitres an Cap 'atin nes'enquerirre qui eit.etait.IIvirent IcRev.. Pere Gotonea, no tee.anciencaire, qui lent donnale 10.X1Pii111111P1i1 thlb1OgrAIT110ei Pere LeTheis deeette, immergeA leur veto& les clochestinterent lugubrementetjeterent an loin l'e.Cho de leurs notesplaintiVes,appretrant fluxparoissiens clue la tristenon vette emitcontirmeeleui-oure West, plus,Anssitet.le hour?'mnse: leva commetin setil hommeets'assernbla auxabot7c.ls del'eglise et .du pres.bytere.La desolation etaitflans tons le S cipurslclartlie;conlaient,,aboudaminent.,deg yen x thloll: la consterna-tion MailLe Irollpe;111It%)phis de past Pill'

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Qu n'a. pas perdu on etre qui tutest cherqui n'a pas vu sorn-rarer ses plus nobles ambitionsavec la disparition de celui de qui de-pendait leur realisation,ne pourra pas comprendre l'etenduenotre affliction ni la legitimite denos pleurs.Le Ore Le Theis eat tin deces cures modeles, qui se devouentcorps et lime au then etre materiel de leurparoisse, sans pour ee-la negliger leurs devoirs d'apetres.Dune lolonte tenace, itne reculait, (levant aucun sacrificeen vue(le realiser le bean reve qui lehantaitfaire de notre eglise ( la ca-thedrale du Cap exceptee ) la plus belledu diocese. Et il commengaitdeja a mettre ce beau projeta exec,ution,temoin les belles clochesdont il a dote noire eglise et lavote dent ill'a orneek ces tra-vatix, ii se proposait (fen aiouter d'autresitels que, vitraux aux fe-netreS, earrelage en mosaYqueetitn'aurait en de ce.sse quand itatirait parfait son ceuvre d'embellissement-Cependant it vint no tempsPoitnous doutions dc-la complete rea-lisation d'un si bean reve, tropbeau pour devenir realite Lama-lathe qui le n-yinait airait plus deprise stir luiiitie pouvait pas-ser /leak semaines Sans en souffrir mortellement,Nous etions-unatnimesliii conseiller de Wen alteren France, patrie de la scienceoil nous pensions quit auraitrecouvre la saut. TI partait. N 0 u stormions des max ardentspour son prochain et complet retablis-sement afin quitvint continuer ses travanx, lesnaves. C'etaitclans lainkne,intentions'eloignait 4-itnon set qu'il nous 'di-sail. betas! an revokeSitOt arrive sun le sot natal,it enti.a, a l'Institut Pasteur on ilsedes eelehrites medicates. II s'ysnit,-royaune mince dun antcut un inieux relatitet. Sc erutautorise,a reprendre le cherniasa seeonde patrie, de fAeril sa bien-aimeeparoisse. ql:litte 4venir y dortnir son derniersomineit dans cetle egris,e qn'iltaut airnee..0 malheur 0 oak-unite! Ltt,' MOHqui gtiettait.sa prole. l'a elite-vee a noire alie,:itioiedurant la traversee; contretemps then funestepour nous qui attendions en guise de (tettedesastreuse tionvelle,celle bient plus joyeuse de son arriveeen pleine vie!I-Et non re desolationatteignitson paroxysme quand units sr loquit a tile enseveli sons le.s !lots !Si Is Pere Lee,fheis.reapas sa place au milieu denousdans eette.eglise de l:Astul dii Nord qui tin1'1110.116re a bus les points de vile,son plus beau champ (faction, ill'a 7Ians 'nos crenrs,car nOnSsaurions oublier nit pretre si saint, si devoiledont Is 'dile aposto-lione n'a,jamais trouve d'egatoarmiceiix. quiI oat preeede iei corn-tne cur,6Reconnaissance a an inAmoire 4Pak a ScmEnoii 81M1,, CBA )11.1'::.4

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(est elonnalit, c'ost )ohnirahle,Onintl.15a )10S.,Pinne!pi)ant en onx, comme le Fpng dans leurs \Tines, le sentinient de l'art-le don crexprimer la ponsee, de Pa eiseler, de Ja Palre resplendir.1)e ces hon-imes (1'c:dile losp;us remarquables, 'lesplus illustres,so'nt Platon et Cicero!).Personne plusqu'eux,personue aulantqu'eux, n'a en cotte vocation litteraire, si ee n'est Lamartine el Vic-:tor lingo. Mais Lomartine cullivait Partsans songer a faire de rail.FE ecrivait, on parlait comme Ia luinieTerayonno, comme roisean-vole nu chante, coin me le torrent sort de la source, naturellement,instinctivementquo Victor "llugo, laplus forte organisa-tion intellectile'lle qui alt part' sur la terre, mtJmt rospiration defaire de rart cello du profit,rapporte (viandil se callive d'un!-)-1a),(ou saisissante'adorahlo, coin me etait Pa sienne.cote\ sublime inneit6 de la li1t6ratureSc manifesto dansPlato!!.avec lin \eclat gni vans ehlonit en vous seduisant. La \rite, ramourde la rerite et (k bier) se degagent dose m Dialogues avec tine net-'tele qui Met 111110115.1 uric yanyletion tine rien iabranle-Les sons VOI1S trompenivans enteniley: A draite tin son qui, 'son-Yen( est 'A gauche. Le plienomene du miTage peadail par l'etrangocons binaison de la rellexion et de larefraction du ((adman sOlaire,-surtit,liiieill, pour ruiner dans l'esprit les theories tin senstia-.1i) matiOre n'est done pas Ie ceiVieitim du yrai,encore mains,iistelIIor1 enseigne ces chasosel,pi me fervent,Lamortine, naturellement,sans emploise, a lii:Jo snisfltpoet P.coin me Sila diamant disait : JrhantmIIIpaete, y'el tii I J;) paesie person in flee. ()R, iron yeaeincdansTVirgile, does l'etracole. la snavite dos llarmanios,des :Meditations.Cola RPpasirespril, ttliOS vous VH U IIel.p111, ;111[1111,z, pr(1-1'111111killrif,111'.1,Y1l111` sensible 110 peatse, rontenter de radtaireriituitrainier.--C"emt\'L1-tjstj in'avez vivilihsiai-jo(titis:dol-lintni,r, et0Slliti1.1.CHnitlenleititAttl, tievlitt,1sit61tHie.dewort tIesUlle en Orient,. ('et dale; vette petite ellapette,quelqrres pam .16 vienx chateanqu'r!stiii liii rnr renlantqu'ilpleuree''dans eem vors inimitahles que je vonais do linCairo enlen-dre,t sa grand!, surprise, en tretoblant, (Fume emotion qui des lopsm'a tail ane place dans hill:echo)) de laraw) Ile,Voyez,eerie, ICT (1110ill1P hi (11116111 tie TOStipjf,flS letires, le sentiment do rail.VailA isisj011110 110111111eIlls;11111'011101111(1, ,1:11111'TFLINGEONS ET NOTONS

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till A;mire raeo, 41111\ lent baitjusqu'iei, dansiiiontagne,;.pour. me voir.IIisail vela sailla moindretittaiteePersolthe partniles grand's liotnines, ti'ajamais eu plusque luieelle(elte naturelle elialeiir debienveillance qui denotevraipoete, toujours tranquillean-dessus des jattances de,ee monde. Cesouvenir de moo intimite aupr4fit'Pet homme qui m'a tonjourstemoigne la phis tolielianiealleetion estdes plueptie Lou-ie ina11 ne songead pointa se dislingner par le eliarme du rythineelde In rime qui etaient"en In' :sp ijistinclives, IInelaiSilit qu'yleadttire sonparlait corn mefly avail quelqiie chose d'augusle,on pent mOine dire de ,stiere duns loinee qui soriait deTribunii expliquait avectine 1ncidite qui etonnait lesespritsqui s'en etaient fait IMP Speciolite lesqnestions Wallabies les plus,Cliangeres aux poMes. II meilalt lapoliticille Siloindes rudessesti U positivisme doctrinaire 'qu'on(Top-di, a tont instant, (pillallalsetperdre dans l'absiriietion, dans lennage, dans he clair de lone-de Ia poesie, Niais l'elonnementMalt grand, dansIt's Assembleedeliberantes,,d'entendre cc poide,Wentendre ranteur de Joeelin..61ncider de 1111:01, si precise, si!tette, (es cliosesdes plus pratignes.In 18 .8,ia dompte par l'attraitet la' elarte de saparole, lesenivrees de la penseebabouvisrne qui .est,)0 ,eonfrepied de lonleLes ulopies de Louis Illanc et dese s adeptes rentuaient l'Europe,)1 a palsoli courage et sou eloquence incomparable,satireeetteEurope "el' In ierre entiiTe de hi plus destructivedes commolious_La Grece. (NOS Ses belles lables icArnpliionPt d'Orphee, awls dit.qu'aux accords d'Amphiou les pierresso mouvaient et'suries nitirs11,6bains, en ordre. SP rangenient. Elle110IAS cult aitssi ilueIPS railc.veleroees des rivets, emus desaccents Pt du lyrisme d'Orphee,sinrinanisaiela etso coitthaipij Iises pleds.Lan/Hail/en a" realisefable.Aliquanito homis dloinerus dormitat.,tri'P110t11 dire '-eela (IP L',111)ill'tille: Le ilailt)ilP,1111iit ne rti-4ldis5etil jamais' pour s'assoupir dinislent. eours:floiili%rel'ael gni pent faiblir. Lamiirtineavaitpoesiee.onlait 'dans SOSsou'sanf,;.On admire Ilume.ive,;time' I,amarline.JIdabstinele beau,lele,;011,1141111/4.'iliti:i.V14q.c,r1,11140,

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Get home etait ne pour ectire, II niauraitpu faire autre choseMais ii avait cette vocation de la litteraturedoublee de Porigina-lite, de la sing,ularite du dire majestueux. Osmagna sonatorurn.Depuis la premiere maniere, depuis Notre-DamedeParis, lesFeuilies d'Autonme, lesChants du Crepuscule, les Rayons et lesOmbres,,on sent l'esprit venuau monde pour etonner les hornmes.et exalter par la parole entrainante. L'Enfant sublime,a then ditde lu Cliateaubriand, qui en etait emu et qui s'yconnaissait.Mais le sublime etait pinta dans la perfection edmirablede l'artque clans re.sentiment poetic* comme dans Lamatine. C'est la else-hue du vers maonifique, inconnu avant lui. ('et plitteitBenvemunCellini qneLe Aloyen-Age a appele ses poetes troubadours, dansle midi desGaules trouveres, dans le Nord. Gest le memeMot ; trouver QMjamais S11 trouver corn me Victor Hugo Trouver Meeet lamariersi richement ala rime clans des metres harrnonieux,c'esttaureolede Victor Hugo, dont le vers se grave clans la memoirecomme uncamee clans les yeux. Adoremus, II taut se dire velaen le lisant.Malheureusement pour quelques-uns d'entrenous, il.1comprissa muse clans la politique. se faisant onenouvelle maniere, s'en-fougant clans les rancunes politiques 'nor& avoirete un des lamiliersdu Prince President 'ail a cree le Vel'S acerbe, phisruti-lant que riambe d'Aristophane, quifaitsa popularite anjourd'huiet lui fait une apoteose de son vivant, Les Chatiments,Napoleonle Petit. l'Annee Terrible, la Leende desSiecles, laConscience,les-Miserables, les Travailleurs de la Aler, Ins VANd'etre GrandPere et autres oeuvres magistrales font deVictor flugo, non settle-ment unlettre, un poote,, mais flue sorte d'apOtre,de prophele.invade. Vales, chez les Latins, signifiait egalementpoete. etpro-fthete. Tel est l'homme quivaccinnit qnipontifiaitIbutevilleHouse et que ,les foules acclamaient,-J'ai en fhonneur, le grand. honneur, devoir le Grand HOmme A,Guernesey. II ma accueilli avec allabilite,mais je n'ai jarnaispuotiblier un instant pie retais ctevant Victorlingo. Utah, clanssanature de parler comme ii ecrivait, Osmagna sanatorum.Je Iai plus (rune fois rent. J'ai ete,dansson intimiteet toujours,et partout, A Bruxelles, A Guernesey,a 'Paris),j'ai en l'honneurd'elre admis a sa table. .lejarnais, un moment, pume rappelerpie j'etais devant le Maitre.II a fait un poethe etrang,e intitule l'Ane,Cr livre deploietin sa-voir, une erudition qui abasourdit. Onne pent comprendre com-irrient ,.me tete d'homme apii se remplir 41e taut de choses. VousV Ivimvez des twins d'(Ierinilis lie toits furygi de lout4e, qtfoli

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771. t;fotariait pas, qu'on Ile lira pas, rnais qu'il oito avee tura-propos, unecoMpreliention qui vOus fait baisser Ia tete, -Ti avait beaueoup tudi, ii savait enormement, mais ii n'avail pasie don de la parole publigne,different en eela de. Lamartine,potivait, trois jours duratit, improviser et de la laun la "pluscllo-quente, la plus seduisanle.'0liAait, 141, Victor Hugo, les retnerciements qu'il avait a faire,table,"anx' banquets qu'on lui olirait pour ses anniv ersaireS,Sint.gtrPre organisation l'h mule. 11 Irappait dti seeau de la gran-ileur tout eetouebait et estimait,0,inq lettr,esole lid, de sa large ,et pressanteecriture. Dansrune d'elles il me dit, apres des compliments que je ne veux pasreproduiree l'aime traternellement Haiti,.Te VOHS serre la mainex imo corde..Cette parole saccadee, est forte, emouvante, pour Ia flamboyant' vul-garisation de la. pensee.'Nies tristesses. s'attenuent.quand je.pensequit m'a ete donne de saVonrer l'af)eetion de ees deux, lion,irpesLarnartirleVictor''1).DEt.ouNr..1dr.its rt-;t-rvE.,7;tine eruelleOparaliollAnx soil's de shoce, one place tiepins vina -deux joursreStenow. en tu6nte temps qn. nuetimbre de,tristesse planeentre les murs de notre local, Gest que noire cher directeur LucE. Eouche a ete ort.0,0 le -5amedi.-25 juin pour avoir protesteirt les-declarations, faites par Mgr, Cuaranaun journal deHauapeH Int transfere,dans. In .prison de Porl-au-lorinc'e-lelmer-eredi 29 juin. STELLAsa hue reemmaissante'partage vivementson ma.lbenr et fait des w-Pit.xardents,ponr Sio proehain MargiSSe-eelit.-41D44111.--4-ENTRE AITTRES sTELLA A onvoie siSoinet,einientstow; oonxiliresw, deInsympatlde n son direoteur LiteE. Fonehe durantson,Arrestation,-Tecialementisajeutie stein.de, Port-au-Prince..I TroneeDiypcleurkonS pri'Nenlons nos. ,ii.uvAres condolf`itures ;IIIK 'parents CirMr:

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'ITF-1,vis111....1.1201M1.011410Joseph Bastien, de Mme Charles Deslandes et de Mr. Tbales IVIanigaLNous partageons egalement le cleuil de notre agent au LimbeMr. Louis-Beau-Soleil qui mit 4 perdre son jeune fre,,re au coursdu Innis dernier.-4STELLA present ses compliments it Mr Christian Baptistequi a subi aver succ6s se s derniers examens a l'ecole de Pharmacie.4irNottS renouvelons nos felicitations nave ami Jean M, Lamberiqui a prke serment comme meat an cours du mois de Juin.Out reussi aux examens de philosophie.Kare InJacques,Eric Etienne, Hthribert Ducheine, Fritz Guillaume, Andre Bernar-din, Arsene Magloire, Rene Piquion, Jacques Francois.Aux examens de Rhetorique. -Pierre Jn.-Pierre, Paul Larreur,Claude Bellard, Waldeck rreorges, Emmanuel Pierre, Andre BaluCompliments,A cause de la mortsubite tie,notre impri-meur : Joseph,Bastien, nous n'avons pas paparaitre le mois dernier. Le semestre pourDOS abonnes prendradone fin en oelobre.CAPOISAlmouacy & Co., imprimeurs.Rue ii:Ipaginole, 14-6