Vous qui voulez venir en Guyane

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Material Information

Title:
Vous qui voulez venir en Guyane
Physical Description:
33 p. : map. ; 24 cm.
Language:
French
Publisher:
Imprimerie Paul Laporte
Place of Publication:
Cayenne
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
French Guiana   ( lcsh )
Genre:
non-fiction   ( marcgt )
Spatial Coverage:
French Guiana

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 02487913
ocm02487913
System ID:
AA00004327:00001

Full Text


Vous qui voulez

~ V n i r---


G uyane ...


-- en
















tAATI AMERICA











Vous qui voulez venir en Guyane



Vous trouverez ICI ce que vous
devez connaitre...


-- de la ge'ographie du de'partement,

de son kquipement,

des conditions de vie,
des possibilitis agricoles,
des possibility's de E'klevage,
des questions forestidres,

des questions minidres,

des questions de peoplement, de main-d'amovre et des
conditions de travail,
Cet opuscale est le rd'sultat de la collaboration de person2-
ntes qui vivent dans ce ddpartement qu'ils connaissent et qu'ils
aiment. Ils n'ont d'autre disir que de vous assurer us premier
contact avec ce pays qui vous attire mais que vous connaissez
maE.

Vous ne trouverez done que des renSeignements tr~s som-
maires.

Si, aprds ce premier contact vous de'sirez des information
plus comlpldtes, derivez aut Services compe'tents dont les adres-
ses sont mentionnies en posant des questions tris pricises.








































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Ce que vous devez savoir sur
I'alspect gknkral du Dkpartement

La Guyane Frangaise se situe sur la cote Nord-Est de l'Ameri-
que du Sud.
Elle se trouve. comprise entire 510-40 et le 54o-30 de longitude
Est et entire lo-30 et 50-50 de latitude Nord.
Fronti~res Naturelles :
As Nord.-- L'Ocean Atlantique.
Ase Sud.-- Les months Tumuc Humac, croupes arrondies qui
assurent le partage des eaux entire les bassins flu-
viaux de 1'Amazone d'une part, et du Maroni et de
1'Oyapoc d'autre part. Les months Tumue Humac
croupes arrondies de quelques 600 m. d'altitude,
constituent une fr~ontiere pas encore trbs bien d61i-
mitee entire la Guyane Frangaise et le Bresil.
A 1'Est.-- L'Oyapoc, fleuve qui spare la Guyane Frangaise du
Bresil.
A I'Onest.-- Lie Maroni, fleuve qui spare la Guyane Frangaise
du Surinam (Guyane Hollandaise).
(Voir Carte)
SUPER&FICIE.-- 90.000 kilom2tres carr~s environ.
Relief.-- La Guyane Frangaise, vue d'avion apparait comme
un immense plateau bois6 d'od~ emergent quelques
monticules arrondis.
Ce plateau 14gbrement incline du Sud au Nord se
termine par des ~terres basses alluviales.
La C~te.-- Est basse, marecageuse bord~e de pal~tuviers.
Le courant Nord Equatorial laisse deposer des
boues de 1'Amazone. Ce ph6nom~ne se produit sur
toute cette parties des e~tes de l'Amerique du Sud.
Les c~tes de la Guyane Frangaise ont cependant une
particularity, celle d'avoir quelques mornes rocheux
(Pariacabo, Matoury, C~p~rou, Rorota, Mon~tabo,
Bourda, Montagne d'Argent) qui rompent cette
monotonie.
Hydrogra~phie.- Si le relief n'est pas tres accuse, les pr~cipita-
tions atmosph~riques sont, par contre, assez fortes et
-entretiennent un important syst~rme hydrographique.









*--4
jDes rapides, ou sauts rendent la circulation Sur ce6
fleuves et rivibres lente et penible.
Princip~aux fleaves d'Ouest en Est :
Le Mlaroni : le plus important (environ 500 kilometres) prend
sa source dans les Tumuc-Humac s'appelle tout
d'abord Itany prend le nom de 1'Awa aprbs avoir
regu le Marou~ini (affluent important sur la rive
droite) et enfin le nom de Maroni aprbs avoir regu
le Tapanahony (important affluent de la rive
gauche).
Le Bassin du Maroni draine pribs de la moitib des
eaux de la Guyane. A Saint-Laurent, le Maroni g
deux kilometres de large.
La Mana : environ 275 kilometres prend sa source dans le pla-
teau central de la region de Saidl.
L'Iracoubo, le Sinnamary, le Kourou, le Mahury, I'Approuague,
(250 kilometres envriron).
L'Oyapoc :environ 400 kilometres.
Climat.-- Constammrent chaud et humide.
Les variations de la temperature entire les diffdren-
tes pbriodes de 1'annee et centre le jour et la nuit sont
peu accusees.
G~neralement les maxima sont enregistr~s au mois
d'Octobre et ne d~passent pas 33o. Dans la journey
la temperature descend rarement au dessous de 24".
Au moment du lever du jour on note parfois des
temperatures de 180;
Les pr~cipitations atmosph~lriques sont de 1'ordre de
3 m. 50 B 4 m. et exceptionnellement 6 m. et se r6-
partissent comme suit :
Pluies abondantes en d~cembre, Janvier, F~vrier,
petitess saisons des pluies).
Mars-Avril course saison shche plus ou moins
marque suivant les ann~es (petit BtC de Mars).
Mlai, Juin, Juillet et Aoitt, grande saison des pluies.
Septembre, Octobre, Novembre, grande saison
slhche.
Pop~ulation.- Le recensement official de 1946 a donned le chiffre
de 28.547 personnel habitant la Guyane Frangaise.
En 1952, on enregistre, sans pouvoir la chiffrer exac-
tement, une augmentation progressive de la popu-
lation.
Cette augmentation a deux causes principles :di-
minution trbs sensible de la natalit6 et de la morti-
natalit4 ; augmentation du nombre des immigrants.









-5-

a) La population autochtone 4tait constitute par des
Indiens qui, aujourd'hui en petit nombre, vivent sur
1'Itany, le Marouini, le Haut Approuague, le Haut
Oyapoc, se d~plagant p~riodiquement lorsque la
maladie trappe leurs villages.
Prbs de la c~te, il y a des pe'tits groups plus sdden-
taires et en contact avec le reste de la population,
notamment dans le bas des fleuves Oyapoc, Couna-
mama, Iracoubo et IMana.
a) Les Bonis, d'origine Africaine, se sont reconstitubs
en villages ayant chacun leur chef suivant la pure
tradition de leurs anc~tres. 11s vivent sur la rive
frangaise du Maroni de culture, de pdche, de chasse
et egalement de canotage.
b) Les Boshs, Saramacas, Paramacas, etc... qui vivent
de manikre analogue en Guyane Hollandaise, vien-
nent en nombre important travailler en Guyane
Frangaise, mais sans leurs femmes, sauf de rares
exceptions.
Ils connaissent parfaitement toutes les passes. Ce
sont de fort pagayeurs et il est impossible de remon-
ter les fleuves guyanais sans leur precieux concours.
c) Les Crboles, pour la Guyane, le mot creole n'a pas
son sens acad~mique. Par << Crbole > il faut enten-
dre les personnel de race noire ainsi que les m~tis
jouissant des droits civils et politiques.
Ils fournissent la masse active des travailleurs aussi
bien dans les services administratifs, qlue sur les
chantiers, ou dans agriculture et 1'61evage.
Ils sont, pour la plupart, installs dans les diff~rents
villages de la c8te.
d) Les EuropBens, encore peu nombreux augmenten~t
progressivement.
e) On trouve Agalement des Chinois, Libanais qui, pou~r
la plupart, sont commergants.
II fauti noter que 1'614~ment p~nal a pratiquement
disparu.

PRINCIPLES VILLES:
a) eayenne.-- Chef-lieu du D~partement (12.000 A 13.000
habitants), situde dans < 1'lle de Cayenne ., 11e
continental formee par la rivibre Mahury, la ri-
vibre du Tour de 1'lle et la rivibre de Cayenne,









-6-
Port d'attache de la Compagnie G~ndale Tran-
satlantique.

b) Saint-Laurent du Maroni.-- 2.100 habitants ancien fief
de administration p~nitentiaire, aujourd'hui deve-
nu commune de plein exercise situde sur la rive
droite du Maroni, g une trentaine de kilometres de
1'embouchure. Activitis agricoles et forestilbres.
Saint-Jean du Maroni ancien village phnitentiaire
a permis l'installation de a Personnes deplacees .
c) Echelonnbes le long de la c~te, on trouve successive-
ment d'Ouest en Est :
Mana, Iracoubo, Sinnamary, Kourou, Tonate, Re-
mire, Roura, Kaw, R~gina, Saint-Georges.

DRGAlV~ISATION ADMINISTRATIVE :
La Guyane est depuis la loi du 19 Mars 1946, un Ddpartement
Frangais, administer comme tous les d~partements Frangais. (Pre-
fecture Conseil G~ndral Conseils Municipaux).
Dans I'administration colonial on distinguait ; La Guyane pro-
prement dite et le Territoire de 1'Inini.
La Guyane Ctait la bande c8tibre d'une larger de 40 & 50 kilo-
In~tres oli l'on trouve aujourd'hui les 13 communes du d~partement.
Le Territoire de 1'Inini avait une administration directed et de-
puis 1930 un budget propre.
Une Loi de Septembre 1951 a transformC ce Territoire en Arron-
dissement, g la tate duquel un Sous-Pr&fet, a Cte nommb. Cet Arron-
dissemrent dispose d'un budget propre votC par un Conseil d'Arron-
dissement ex~cut6 par le Sous-Pr~fet.

REMARQUES :
Pour plus amples renseignements, on pourra utilement consul-
ter Ea Note sur la conduite d'une mission de reconnaissance dans I'ins
thrieur de la Guyane par Jean HURAULT, Ing~nieur Gbographe -
suivie d'un guide de la Guyane cbtibre par E. ABONNENC >.

(1Minist~re des Travaux Publies, des Transports et du Tourisme,
Institute Ge'ographique National
PARIS 1950).












Ce que vous devez savoir de I'Equipement
actual du D~partemerit


Les Communications en Guyane
Liaisons avec I'Exti'rieur.
Liaisons Maritimes.
La Guyane dispose de deux ports :
CAYENNE avec un appontement en bois construit au Larivot en 1947
et un appontement en dur qui sera termini au milieu de 1953.
St-LAURENT.
Une barre de vase molle mouvante interdit 1'entr~e de ces ports
aux gros navires transatlantiques charg~s. Les marchandises sont en
g~n~ral transborde~es B Fort-de-France ou g Trinidad sur des cabo-
teurs spdcialement construits depuis 1950 et mis en service par la
Compaglnie G~nbrale Transatlantique : le a Nina >, le E( Pinta >, et
Le Commandant Milliasseau >. Trois liaisons mensuelles sont a~ssu-
thes entire la Guyane et Fort de France.
Ces caboteurs sont 4quip~s pour manutentionner sans difficult
des colis de 12 tonnes. Les moyens de levage g quai ont une force li-
mit~e g 9 tonnes.
Pour les passagers, la Compagnie G~nerale Transatlantique a
deux paquebots en service sur la ligne le Havre, Antill~es, la Guayra :
le << Colombie >> et << 1'.Antilles >>, ce dernier est un bateau tout neuf
de la classes du a Flandre >> actuellement en service sur la ligne le
Havre New-York.
Le voyage pour la Guyane se fait en deux &tapes, tmne parties ma-
ritime : le Havre Trinidad (environ 10 jours) et une parties a~rien-
ne Trinidad Cayenne (4 heures) sur des avions affr~tds sp~ciale-
ment par la Compagnie Gi~nirale Transatlantique qui assurent une
liaison immbdiatement aprbs 1'arriv~e du bateau.
1y ya deux voyages par mois dans chaque sens entire 1'Europe
et les Antilles.
Le prix moyen des passages le Havre Cayenne (bateau et avion)
est actuellement le suivant en saison :

Touriste Cabine 1re Classe

Antilles .. ... .. .. .. .. ... .. 102.452 130.278 164.433
Colomnbie ............ 95.567. 128.308. 162.463


-7









-8-


Liaisons abriennes :
CAYENNE dispose d'un aerodrome de classes international si-
tub g Rochambeau g 17 kms de Cayenne.
Une piste d'atterrissage priv~e de 800 m. existe & Portal sur Je
M~aroni et une piste publique de m~me dimension est en voie d'ach6-
vement g St-Laurent.
Les liaisons rkgulibres sont opbrbes par les Compagnies suivantes :
Air France : 1 liaison hebdomadaire le mercredi Cayenne Fort-
de-France, qui assure' la connexion avec la ligne Bogota Paris via
Lisbonne, les Agores.
Pan American World Airways : La ligne New-York Rio s'ar-
rkte g Cayenne le samedi matin dans la direction de Rio et le lundi
matin dans la direction du Nord.
On a g New-York de nombreuses possibilities journalibres de
connexion avec les lignes New-York Paris.
K. L. M. : Cette Compagnie Hollandaise relie directement
Cayenne Amsterdam, 1 fois par semaine.
La dur~e des voyages abriens de Cayenne & Paris varie selon les
itinbraires emprunths. En moyenne e11e est de 1'ordre de 48 .heures
et le prix est voisin de 185.000 francs pour un aller simple en saison.
Liaisons intitrieures.
Le systkme des liaisons int~rieures s'est modernish au course
des r~centes anndes.
Liaisons maritimes :
La liaison cbtikre Cayenne Saint-Laurent est assure plusieurs
fois par mois par les caboteurs de la Compagnie G~ndrale Transatlan-
tique Nina >, a Piinta >, a Trois Ilets >, le voilier B moteur de
la. Compagnie Tanon << Marie-Alice >, qui escale ri Mana, et des voi-.
liers mixtes brbsiliens.
La liaison Cayenne Approuague Oyapock est assure par
le < M~arie-Alice ,, et les voiliers mixtes bri~siliens.
Liaisons ae'riennes :
La S.A.T.G.A. assure avec des appareils amphibies (S.C.A.N.)
deux liaisons hebdomadaires Cayenne St-Laurent (dur~e -: 1 heure)
et une liaison Cayenne Oyapock (dur~e : 40 minutes).
En outre, la SATGA effectue des voyages speciaux g la demand.
Le tarif des voyages reguliers est le suivant :
Cayenne St-Laurent ................... .......... 7.700 fr.
-- Cayenne -Oyapock ............. ................... 4.500 fr.
STn H61icoptbre Bell est command& pour le Service de Saante,










~iaisoits fluaviaes :
Les fleuves restent le moyen de penetration vers 1'intbrieur. Les
principaux :Oyapock, Approuague, Mahury, Rivibre de Cayenne,
Kourou, Sinnamary, Mlana, M~aroni, sont naviguables jusqu'aux seuils
rocheux appeli~s sauts. Ces sauts plus ou moins accessible selon les
saisons et les rivibres ne permettent la navigation qu'aux grandes
pirogues. Dans certain cas les embarcations doivent &tre d6chargdes
au bas du saut, halves et rechargeles au niveau supbrieur.
D'ores et dkji un premier saut, Le Caf~soca sur 1'Oyapock est amb-
nag6 pour kviter cette rupture de charge et d'autres projects sont B
1'6tude.
Liaisons routikres :
Sont actuellement ouvertes g la circulation les routes suivantes :
Cayenne Iracoubo, Saint-Laurent Mana, St-Laurent -
St-Jean.
Ily a lieu de noter que pour le moment le parcours Cayenne -
St-Laurent s'effectue B partir de Saut-Sabbat par la rivibre jusqu'g
Mana, et de 14, par la route jusqu'd St-Laurent.
Entre Cayenne et Saut-Sabbat, la rivibre de Cayenne, le Kourou
et le Sinnamary doivent Stre franchise au moyens de bacs.
Jusqu'd Sinnamary, la route est accessible g tous les vehicules ;
de 14 jusqu'd Saut Sabbat, il faut disposer de voitures B deux points.
Le rbseau routier ~de 1'lle de Cayenne en grande parties macada-
misC permet les liaisons avec Rochambeau, R~mire, Montjoly et le
port du Larivot B 11 kms. du Chef-Lieu, odi est en service un dCp~t
d'hydrocarbures.
Saill peut Ctre atteint en trois jours gr~ce g la piste de B61izon.
Trois cars desservent la route Cayenne Sinnamary partant de
Cayenne : le lundi et le jeudi B 5 h. 30 'et le samedi B 13 h. 30.
Les departs de Sinnamary ont lieu le lundi g 4 heures, le mardi
et le vendredi B 5 h. 30.
Prix : aller ~et' retour :
Cayenne Kourou .............................. 550 fr.
-- Cayenne Sinnamary ................... .......... 1.045 fr.
-- Tarif kilometrique ....................,............ 6,50
Tdidcommunications :
Pour le moment, Cayenne est relid t616phoniquement & Montjoly-
R~mire Rochambeau : liaison normale g deux fis.
Une ligne en un seul fi dessert Kourou, Sinnamary et Iracoubo.
Tarif : 15 frs par communication de 3 minutes.
Pour les liaisons radio, la Guyane dispose d'un reseau P.T.T. des-
semrant St-Laurent, R~gina, St-Georges, St-Elie ainsi que Fort-de-
France et Paramaribo.









~arif cles communications radio te16phoniques Q 1'intirieur de ia
Guyane :
.- Avis d'appel ...................... 85 fr.
Conversation de 3 minutes .... ................... ..... 75 fr.
-Conversation t616phonique Cayenne Paramaribo : 1.035 fr.
par unit& de 3 minutes.
-Cayenne Fort-de-France n'est pas encore ouvert au public.
Un rbseau admhinistratif 'assure les liaisons avec les communes
ou sections de communes de Roura, Guisambourg, Kaw et Ouanary
ainsi qu'avec les postes de I'intbrieur suivants :
Camopi, Maripasoula, Saill, Boniville, Grand Santi, Etats-Unis,
Dorlin.
Le poste d'emission de Radio-Cayenne se fait entendre chlaque
soir de 18 h. 30 g 19 h. 30.
Longueur d'onde ................... ................. 49 m. 40
Frequence ................... ....................... 6.199 Ke.



L'Equipement Social

L'EQUIPEMENT SOCIAL largement avance comporte dans le
domaine~sanitaire :
-- un H~pital et un Hospice B Cayenne,
-- un dispensaire central actuellement en construction,
-- des services de Protection Maternelle et Infantile et d'Hygidne
Scolaire,
un Institut Pasteur,
un reseau medical particulibrement dense et efficient dessert
toutes les communes de la cbte, dont aucune region n'est bloi-
gnee de plus de 40 kms du medecin,
un service d~partemental d'hygidne a pratiquement debarrass6
la Guyane du paludisme.
Saint-Laurent dispose d'un vaste h6pital. Des dispensaires exis-
tent dans les communes de Regina, St-Georges et Macouria, les autres
en seront dotbes dans les annees B venir, ainsi que les postes de l'in-
thrieur dont celui de Maripasoula est d'ores et d~jP terming.
ENSEIGNEIMENT : L'enseignement primaire est dispense dans
toutes les communes. Cayenne dispose d'un Lyc~e mixte et d'une
cole technique.
Le programme de reconstruction des Bcoles rurales doit permettre
en quelques annees la refection de toutes les Ccoles sur un moddle
standardise comprenant : logement pour les mattres et Internat.














CRtEDIT
La Banque de la Gu~yane fait toutes les operations incombant aux
6tablissements bancaires en Metropole ; elle peut consentir notam-
ment des pr~ts sous reserve des garanties habituellement exigees par
les 6tablissem~ents de credit.
La Caisse Centrale de la France d'Outre-1Mer consent des pr~ts
dont le maximum peut Cgaler le montant du capital apporte. Tous
renseignements a ce sujet sont susceptibles d'&f~re fournis par la
Direction de la Caisse Centrale de la France d'Outre-Mer 110, Rue
de 1'Universit6 a Paris, soit par le Directeur local de la C.C.F.O.M.
g Cayenne.
-Services Adlministratife specialists : Ponts et Chaussees, Rue
Madame Paye.
Genie Rural Eaux et Forets Services Agricoles : Place
des Palmistes.
-- Societies d'Etat et organismes para-administratifs : Bureau Agri-
cole et Forestier Bureau Minier Institut Frangais d'Ambrique
Tropicale B.I.P.G. (Bureau pour 1'installation des Personnes Im-
migres en Guyane).
Cette simple enumbration des moyens dont dispose la Guyane
montre qu'g 1'heure actuelle ils incumbent, pour leur quasi-totalit6
au secteur public.
Or, la mise en valeur d'un pays appelle la participation de 1'ini-
tiative privee ; et une fois realis~e l'infrastructure &conomique et
social, il est indispensable que des capitaux prives viennent mettre
B profit le travail accompli grice aux finances publiques.
A signaler le r81e jouC par le Syndicat des Communes Rurales
dans I'execution des travaux d'Cquipement : assainissement, electri-
fication, construction de dispensaires.
Une des sections les plus importantes de cet organisme, le FIDAG,
merite de faire 1'objet d'un commentaire special en raison des ser-
vices 4minents, qu'ils a rendus depuis sa creation : tous renseigne-
ments seront donnas au chapitre E( Agriculture >.


Les M~oyens de R~alisation


~--~aurlf=r





Ce que vous devez savoir des conditions
de vie en Guyane

IMPOTS
Taux des taxes sur les b~n~fices des soci~tbs de personnel.
L'imp~t sur le bendfice des soci~tes fixi actuellement B 34 % en
M~tropole, est r~duit B 34 %0 1/3, soit : 23 %0 en Guyane ou pour
les benefices r6alisds en Guyane.
-- Imp~t sur le revenue des personnel physiques (taxes proportion-
nelles et surtaxe progressive),
Taux de la M~tropole r~duits de 1/3 ; soit : taxe proportion-
nelle : 12 70 au lieu de 18 %/.
.Versements forfaitaires des employers : 3,30 %~ au lieu de 5 70.
Surtaxe progressive, taux de la mi~tropole r~duits : de 1/3.
-- Taux de la taxe sur les distributions de b~n~fices. Taxes pergue
par l'Enregistrement pour le compete des Contributions Directes :
18 %/ r~duit de 1/3 = 12 %0.
Tarif de la patente pour commissionnaire import-export :
Regime colonial provisoirement maintenu :Droit fixC. 1re
classes = 3.000 francs.
Droit ad vatoremt sur les importations 500 frs. par 100.000 francs
au-dessus de 500.000 francs.
-- Les imp~ts sur les revenues sont en gendral Ctablis dans les
m~mes conditions qu'en M~tropole, mais les taux sont r~duits d'un
tiers.

INVESTISSEMENTS DE CAPITAUX

Les investissements de capitaux frangais ou strangers -- sont sou-
mis, au regard des measures d'all~gement fiscal, aux dispositioils des
articles 18 et 19 du d~cret no 52-152 en date du 13 f~vrier 1952. Ce db-
cret ne consider pas en effet 1'origine des capitaux.
Exemption pendant dix ans des impbts sur les-b~ndfices indus-
triels et commerciaux pour les entreprises faisant des investis-
sements, g computer du ler Janvier 1952, dans les exploitations
considerbes comme essentielles au d~veloppement 6conomique
et social du D)Cpartement, ou dans la construction de maisons
d'habitation.
Exemption des impbts : Taxe proportionnelle
Surtaxe progressive pour les
: Imp~t our les soi~t~s. priuir








-13 -

Les investissements doivent avoir regu pr~alablement 1'agr~ment
administratif d'une commission locale ou d'une commission central,
selon 1'importance. La competence des deux commissions a 6th fix~e
par arr~td interministdriel (finances-affaires Cconomiques budget
et int~rieur) en date du 22 D~cembre 1952, (Journal Officiel no 307
du 25 D6cembre page 11.281).
Reduction g 0,25 par 100 francs du droit prkvu pour les actes en-
registr~s avant le 1er Janvier 1957, constatant la constitution des
soci~ths anonymes, en commandite, par actions ou g responsabilit6
limited qui auront pour objet 1'exercice d'activite consdQrbes comme
essentielles au d~veloppement de la Guyane.
-- Dispense du droit de transcription pour ces actes.
-- Di~duction g 0,25 du tarif applicable aux augmentations de ca-
pital realis~es par les soci~t~s par voie d'apports en esphces.
-- Dispense de 1'imp8t sur le revenue des personnel physiques
(taxe piroportionnelle) pour les distributions op~rdes par les socidt~s
sur les b~ntdfices r~alisbs pendant les exercices post6rieurs B celui
au course duquel l'agr~ment leur aura 6th donnd.
Les investissements et rihexportations doivent &tre soumis A
1'agr~ment de 1'Office des Changes dans les conditions indiquees par
les avis no 106 relatif au regime des investissements strangers nou-
veaux dans la zone franc et 528 du 6Ao~tl1951.


*


.REGIME DE LA PROPRIETE

Le regime de la propri~tC! en Guyane Frangaise est celui de la
France m~tropolitaine, e'est-8-dire que 1'accession g la propriety est
soumise aux dispositions des articles 711 et 712 du Code Civil.
D'autre part, les d~crets no 48.2028 du 27 D~cembre 1948, (Jour-
nal Offciel du 4 Janvier 1949) modifi6 et compl~tk par les decrets no
49.1559 du ler Decembre 1949 (Journal Officiel du 6 D~cembre 1949)
et no 50-1106 du 9 septembre 1950 (Journal Officiel du 11, 12 septem-
bre 1950) ont dt~termin6 les conditions dans lesquelles des conces-
sions agricoles et d'61evage peuvent &tre accordbes sur le domaine de
I'Etat.
La propri~t6 de ces concessions est subordonnee g une mise en
valeur effective au course d'une periode initial de location.
Par ailleurs, un arrith pri~fectoral no 672/2/1 du 20 Novembre
1951 r~glemente les conditions d'attribution des cdrlcessions agrico-
res et d'C1evage sur le dgmaine departemental,









14 -

Enfin, I'exploitation des forts domaniales a fait I'objet d'un
cahier des charges du 18 avril 1952 (B.A.A. de la Guyane no 12 du 23
Octobre 1952). Ce cahier des charges privoit notamment des permis
d'exploitation, des permis de r~colte et des ventes de coupes.

COUT DE LA VIE

La crise du logement qui sdvit trbs sdvarement en Guyane a pour
corollaire un cost excessif des loyers.
Pour y pallier, il est prevu la construction de logements de fone-
tionnaires et d'une cite d'H.L.M. Mais dans 1'immddiat, 1'habitat de-
meure trbs mediocre pour des loyers extr~mement 61ev~s.
A peu pres completement tributaire de 1'extbrieur pour son ravi-
taillement, la Guyane doit subir pour 1'importation des marchan-
dises qui lui sont n~cessaires, en sus du prix FOB : les fr~t, assu.
rances et transbordement, des droits de douane pour les importations
6trang~res, 1'octroi de mer, des frais de d~barquement, de banque
auxquels s'ajoutent les marges b~neficiaires des commergants.
Dans ces conditions, les differences de prix sont assez sensibles,
comparativement B la ~M~tropole. Voici, g titre indicatif les prix de
detail de quelques denr~es et products essentiels au debut de 1953 :


Pain ............................:....;....
Sucre .raffin& ... ........................
Saucisson ................... ............
Beurre, boite de 500 grs .................
Fromage Nestl6, la boite ................
Fromage Gruybre ................... ....
Corned beef,1la boite ................... .
Sardines & 1'huile ................... ....
Vin blane, le litre ................... ....
Vin rouge, le litre ................... ....
Rhum ... > >............
Tafia ... > > . .
Riz .....................................
Lentilles .. .. .. .. .. .
Haricots blanks et rouges ................
Caf6 vert ........., .................


le Kg. 76 Frs.
>190 -
>1.100 -
480 -
290 -
le Kg. 800 -
205 -
110 -
130 -
120 -
425 -
240 -
le Kg. 130 -
>170 -
>220 -
>640 -


Les products du chi ne sont pas taxds, sauf la viand~e dont le prix,
align& sur celle qui est importi~e du Bresil, est fix4 B 390 francs le
kilo, pour le tout venant ; et g 460 francs pour le filet, le poisson P
Ccailles est tax6 g 100 francs et le poisson limon Q 85 francs.
Les coixrs des 16gumes et des fruits varient selon la saison. Les
tomatoes d~passent parfois 400 francs et 250 francs le kilo, (une mer-
curiale du 15 Septembre 1953 lea indique B 00 francs).









15 -

-- bananes vertes (16gumes) ............. e r, 100 Frs.
-- bananes mdres ................... ...... >100 -
-- bananes vertes (bananes fruits) ......... >40 -
-- bacoves vertes (bananes fruits) .......... >40 -
Epinards ................... ............ >200 -
Haricots verts ................... ....... >280 -
Giromon .............................. > 60 -
Dachines .............................. >50 -
-- Ignames ............................... >u 60 -
Salade (petite) ......................;.. la pi~ce 50 -
-- Noix de coco shche ................... .. > 30 -
Le lait frais tris rare atteint 200 francs' le litre et les aeufs :
480 francs la douzaine.
Par contre :
L'approvisionnement en tissus est trbs largement assure g-des
prix d~butant g 100 francs.
Des cigarettes Luckyi et Camel viennent d'8tre vendues g 47 francs
le paquet ; les M61ia et Nationales coGtent actuellement 25 francs,
les Gauloises : 30 francs.
Le litre de gasoline cote 40 francs et sera diminue lorsque le
pare d'hydrocarbures sera mis en service pour ce carburant. Le litre
de gasoil vaut : 22 francs.
Voici enfin les tarifs de l'blectricit8 et de 1'eau B Cayenne.
Electricity :
Eclairage et usage domestique :
Prix du Kw : 45 Frs. pour la 1re tranche
27 Frs. pour la 2me tranche
Usage Indlustriel :
Basse tension.. .. 27 Frs.
Haute tension. .. .. 21 Frs.
Eau : 45 Frs. le M3.
Tarif r~duit pour usage indiustriel.








- 16-


Ce que vous devez savoir sur les possibiltis
de I'Agriculture en Guyane

LE MUIIEU NATURE
Les Sols :
La Guyane est un massif primaire r~duit par 1'Arosion g 1'Ctat
de pin~plaine mamellonn~e, en bordure duquel se sont d~posds di-
verses alluvions formant la plaine cotibre actuelle.
Les sols de l'intbrieur, recouverts par la fort sont des sols fo-
restiers, arides et humides. Le relief accident crde des difficultis
s~rieuses g la mise en valeur de cette r~gion.
SLes sols alluvionnaires de la plaine cbtibre sont rdpartis en ban-
des parallit1es, h~tbroghnes et discontinues parmi lesquelles on dis-
tingue du Sud au Nord :
16) une zone sableuse de valeur trbs variable selon 1'6tat de ddgra-
dation des sols, mais caract~risbe par un horizon superficiel
sablonneux reposant sur un horizon sous-jacent kaolinique im-
permbable. Ces sols tris acides ~et presque sans e16ments ferti-
lisants, ferment 1'infrastructure des savanes. La v~g~tation her-
bac6e que 1'on rencontre varie 6normdment selon la situation
consid~ree (graminees, cyp~racbes ou plants aquatiques) et le
de~grC de lessivage du sol.
2o) une dune de sables marines, permeable, assez 6troite, propice aux
plantations p~rennes ou aux cultures tr'aditionnelles B racines
sur laquelle est groupie la majority de la population agricole de
la region c~tibre, d'autant plus que la route emprunte par mo-
mnents ce terrain naturellement assaini.
30) les dipdts argileux re'cents forms par les alluvions de 1'Amazone
d~pos~es le long de nos c~tes et de nos estuaires par le courant
Nord-Equatorial sous forme de vases argileuses rapidement
recouvertes de palbtuviers.
Lorsque les dipbts rev~tent une certain importance, les pal6-
tuviers ne subsistenit que dans la parties soumise g 1'action des
mares, ailleurs, ils disparaissent rapidement laissant place g des
marecages recouverts d'une v~g~tation semi-arbustive carac-
thristique B travers laquelle il est difficile de se d~placer
m~me en cannot.
4") les terrasses allusionnaires accolades aux petits massifs qui Amer-
gent de la plaine en bordure de la mer (en particulier dans 1'ile
de Cayenne).
Parmi ces di~ffrents sols les sondaged pedologiques et P'analyse
chnianique out riv41C que les vases argilevees out une valeur agricole










certain, mais leur mise en culture sous forme de << polders > exige
des travaux important et couteux, destines B les isoler de la m~er, g
les assainir et d~ssaler, voire m~me les irriguer quand c'est possible.
Ces terrains mis en valeur dans les Guyanes Anglaise et Hollan-
daise constituent 1'ossature de leur Cconomie agricole, ils peuvent
en particulier donner d'excellentes rizibres. On les dbsigne habituel-
lement sous le nom de a terres basses ,>.
Les autres sols sont tous plus ou moins acides"et lessivbs, quel-
ques terrasses alluvionnaires permettent cependant une culture
assez intbressante mais comme toutes les a terres hautes >, leur ex-
ploitation rationnelle demand des techniques modernisees tendant g
entretenir la fertility du sol et g &viter son erosion et g lui procurer
en saison shche I'eau indispensable eux cultures.
Le Climat :
La pression etant sensiblement constant et les Cearts de tem-
perature fables, seule la pluviometrie regit le climate Ctant donnC
son importance (2 g 4 m. par an), aussi sa repartition determine les
seasons:
-- petites saisons des pluies,
-- petite saison shche,
grande saison des pluies,
-- grande saison sihche.
Les pluies extr~mement irr~gulibres dans le temps et dans 1'es-
pace ont une action trbs forte sur la vegetation. Dans ces conditions
l'agriculteur doit rechercher la ar maitrise de 1'eau et tendre
aussi bien B evacuer les plus fortes pluies qu'Q pallier g une s~che
resse prolongee par un apport d'eau complementaire.
Les ennemis de l'Agriculture :
Le d~veloppement des cultures et plantations, autres que la canne
P sucre et la banane, se heurte sur le continent Sud-Ambricain g la
presence d'un d~pr~dateur terrible < la fourmi manioc >.
Bien des echecs peuvent lui Stre attribubs.
Le Service de la Protection des Vegetaux est en course d'equipe-
Enent ; il sera rapidement second par un Syndicat Intercommunal
de Defense des Cultures. Les progrks realises dans le domaine des
insecticides permettent d'envisager avec espoir 1'intervention efficace
de ce service.
Au contraire la production animal est favorisee par 1'absence
de parasites ou de maladies interdisant systematiquement (tel en
Afrique Equatoriale) le developpement des spaces & inthrit agricole.
Les Services Vetbrinaires, recemment mis en place contrblent
I'etat sanitaire du cheptel. Leur action se fait particulibrement sentir,
en collaboration avec 1'Institut Pasteur de Cayenne, dans la prophy-
laxie preventive des deux maladies pouvant etre rencontr~es, B 1'6tat
@tidemique : lai fibvre charbjonneuse et la Pasteurellose,








18 -
II existe certes d'autres maladies et parasites habituels aux cli-
mats tropicaux mais ils ne prbsentent actuellement aucun caractbre
6pizootique, aussi une hygiene bien rsuivie et la presence des services
techniques comp6tents sont-elles une garantie majeure pour 1'61eveur.
Ainsi sans presenter des conditions naturelles exceptionnelles, la
Guyane peut esp~rer un d~veloppement normal de son agriculture.
Le climate joue un r81e pr~pond~rant, la chaleur et I'humidit6 ayant
tendance g favoriser la v~g~tation m~me si les sols ne sont pas aussi
riches que nous le ddsirerions.
Dans les diff~rents domaines de la production animal et vbg~tal~e
de nombreuses esp~ces peuvent Stre botaniquement et zootechniqu~e-
Inent d~veloppbes en Guyane, dans la measure o~ ~elles ne rencontrent
pas de facteurs limitatifs : thermiques, phototropiques, hygrometri-
ques, min~raux, etc...
Par contre la qualitC du sol interviendra dans leur 44veloppe-
Enent et dans leur productivity.
Provisoirement, nous nous contentons d'envisager une meilleure
utilisation des terrains accessible par 1'amblioration des techniques
et en attirant l'attention des cultivateurs sur le fait que toute mise
en valeur rationnelle, en particulier sur les El terres hautes > doit
Btre conditionn~e par l'obligation :
d'entretenir la fertility des terrains,
de les prot~ger contre 1'6rosion,
de rechercher la maitrise de 1'eau.
La fertility du sol pourra 4tre entretenue et ambliorde en limi-
tant les cultures annuelles g la superficie pouvant bbnbficier d'un
apport r~gulier de fumure organique et en d~veloppant les cultures
p~rennes et les plantations dans le sens d'un accroissement des res-
sources fourragibres, dans le cadre d'une politique d'6quilibre cultu-
to-pastoral.

LE MILIEU ECONOMIQUE

1) La M~ain-d'euvre :
Nous avons rapidement &voque l'bvolution de ce prouleme qui
constitute dans la phase actuelle la difficult6 la plus important g sur-
rnonter.
Pour y rem~dier provisoirement, les agriculteurs ont inter~t B
s'orienter : soit sur 1'exploitation familiale, reposant sur une produe-
tion maraichbre et un 61evage en semi-stabulation, 10rsqu'ils demeu-
rent B proximity des centres de consommation;
Soit dans I'elevage extensif sous une forme syndicale, s'ils ne
peuvent disposer au depart d'un troupeau suffisant pour justifier
l'emploi rationnel de gardens sp~cialisks (vaqueiros).
La mbcanisation peut dans une certain measure r~soudre le pro-
la0m #9 effe99 f 911994 IB 8 celgi dtu co~t elev de la mairr-d'oevre,








- 19-


2) Les Transports :
Les marchandises ne peuvent arriver ou partir de Guyane, qu'en
empruntant la voie maritime.
L'absence de ligne directed avec la MJItropole et I'obligation de
transiter par la Martinique, ou par Port-of-Spain (Trinidad), aug-
ment le prix normal du fr~t.
En Guyane, m~me les transports sont trbs coi~eux, aussi l'agri-
culteur a-t-il inthr~t g s'installer le plus pr~s possible des centres de
consommation ou du rbseau des principles voies de communication.
3) La Commercialisation :
Il est natural de chercher en premier lieu, B produire sur place
les denrbes que nous importons. A ce point de vue le prix 61ev6 des
transports est un facteur favorable au maintien de prix r~mundra-
teurs en faveur des products locaux similaires sous reserves que la
production consideree allie g une quality comparable I'avantage de
la fraicheur et de la richesse en vitamins.
Nbanmoins, la vente des products agricoles B un course r~gulier
est entrav~e localement par la nature m~me du march& local qui est
extrgmement restreint et hypersensible aux variations de la loi de
L'offre et de la demand, en particulier dans le domaine des denrbes
p~rissables.
En 1'absence d'organisme professionnel r~gulateur susceptible
de stocker, conserver, transformer ou 6ventuellem'ent exporter les
excedents, toute speculation agricole est extr~mement al~atoire d~s
qu'elle touche une denr~e pbrissable et d~s que son volume risque
de d~passer les besoins du march local.
Ainsi les conditions &conomiques nous orientent vers le d6velop-
pement de 1'C1evage, la production locale de viande de boucherie ne
risquant pas d'dtre exc~dentaire avant une dizaine d'ann~es et pou-
vant par la suite trouver un d~bouch6 dans les Antilles Frangaises.
Pour les m~mes raisons, le riz semble &tre la culture mecanisbe
convenant le mieux aux conditions naturelles et aux exigences Bco-
nomiques d'autant plus que ses sous-produits seront d'un grand intC-
r~t pour I'alimentation du b~tail.
Ces deux speculations d'avenir exigent de la part, de leurs pro-
moteurs une technicith incontestable et une mise de fonds important
pour atteindre rapidement le stade de productivity.
Pour Cviter que les futurs agriculteurs immobilisent d~s le d6-
part une parties de leurs capitaux dans des recherches techniques
cor~teuses ou dans des travaux d'infra-structure non sp~cifiquement
agricoles, il est pr~vu que 1'Etat fera proc~der directement ou par le
canal d'organismes sp6cialis~s B des etudes ou essais permettant de
definir le plus t~t possible les bases techniques et economiques de
ces deux orientations,








20 -

Le d~veloppement que 1'on peut attendre dans ce domaine sera
fonction des conditions Bconomiques du moment et du programme
ge~n~ral de mise en valettr de la Guyane.

LA MISE EN VALEUR :

Les conditions de mise en valeur dependent en premier lieu des
r~sultats acquis au course des experiences pr61iminaires il ne peut
Btre question de les d~finir actuellement.
D~s maintenant la Guyane s'efforce de venir en aide aux futurs
colons et certain textes recemment parus sont 1'image de cet effort.

Les Concessions :
Le decret no 48,2028 du 27 D~cembre 1948 modifi6 et compl~tC
par les d~crets no 49.1559 du 19 D~cembre 1949 et no 50.1106 du 9 Sep-
tembre 1950 ont d~fini les conditions suivant lesquelles pourraient
Ctre octroybes les concessions domaniales agricoles en Guyane Fran-
galse.
Ils constituent la premiibre pierre sur laquelle repose la mise en
valeur agricole~ du d~partement, et permettent d'envisager *un vaste
programme.
Dans 1'immbdiat, certaines mises au point sont necessaires aux
lins de faciliter le d~marrage des petites exploitations ou la r~gulari-
sation d'anciennes concessions provisoires, et certaines pr~cisions
doivent Stre apportbes dans les directives g~nbrales.
Nous croyons utile d'attirer attention d'une part sur le fait que
la valeur d'achat des terrains, domaniaux ou particulters, ne repr6-
sente qu'une faible part des capitaux n~cessaires g la mise en culture
de terrains en friches ; d'autre part, sur 1'importance des fonds de
cottlement dont I'agriculteur devra disposer pour entretenir les ter-
rains d~friches et lutter contre 1'envahissement de la brousse et des
mauvaises herbes.
C'est pour cette raison qu'il faut Aviter de se laisser entrainer
par le d~sir natural de vouloir disposer d'un grand nomibre d'heeta-
res ou de computer sur une rentabilit6 rapide. Les premiers investisse-
ments sont trbs on~reux et s'ils n'ont pas i6t6 soigneusement calculus
ils risquent d'engloutir fonds de roulement et ri~serves.
Une grande part des Bchees ant~rieurs provient de ce que les
personnel qui se sont lances dans 1'Agriculture out m~sestimb les
difficulties par manque de tech~nicit6 ou de pratique et n'ont pu dispo-
ser des moyens financiers suffisantss pour maintenir leur effort durant
la periode de non rentabilit& car elles avaient vu trop grand au d#-
part,








21 -
Les moyens de production :-
L'agriculteur moderne ne peut espbrer trouver en Guyane, ]les
instruments de travail qu'il desire acqubrir, mais il lui est possible de
les commander aux concessionnaires locaux dds qu'il se sera rendu
compete de ses besoins essentiels.
Dans 1'attente de leur reception, il pourra solliciter 1'aide du
F.L.D.A.G. (Section Agricole du Syndicat des Communes), dont les
tracteurs pourront lui venir en aide au m~me titre qu'une coop~ra-
tive de culture mecanique, g des prix tris int~ressants.
11 est actuellemrent assez difficile de se procurer mences s61ectionnbes.
L'absence de cyclone permet d'envisager 1'emploi de ac B~ti-
rnent > tris 16gers, destines surtout B abriter contre la pluie faction
clu soleil et les Stres vivants, dont la construction peut 4tre pr~vue
sur place selon les conseils du Service du G~nie Rural.
L'aide financiere :
-- La Caisse de Cr~dit Agricole est en course de reorganisation
selon les principles en usage en M~tropole, elle pourra consentir
des prets en function des garanties offertes par les emprun-
teurs, ;
La Caisse Centrale de la France d'Outre-Mer de son c8tB peut
intervenir au profit des projects dont 1'ampleur d~passerait les
moyens de la Caisse Mutuelle ;
La Banque de la Guyane de son c8th s'est toujours int~ress~e
aux efforts de mise en valeur.

L'aide technique :
Les diff~rents Services Extbrieurs du 1Vinistbre de 1'A~griculture~
sont maintenant. repr~sentes en Guyane~ :
Services Agr-icoles et de la Protection de~s V~g~taux,
Service du G~nie Rural,
Services Veterinaires,
et sont g votre disposition pour vous conseiller et vous aider, en
lonetion de leurs moyens, leur 6quipement 6tant en course.
11s sont seconds dans leur travail d'dtudes et de recherches par
une Soci~t6 d'Etat denommb << Bureau Agricole et Forestier Guya-
nais it dont le sidge Parisien est 1 ter, rue de Lowendal. (7e).














Ce que vous devez savoir des conditions
et des possibilities de I'Elevage

Les conditions actuelles de P1'Cevage et ses possibilitbs sont les
suivantes :
I) Inventaire nmadrique du cheptel gu'yandis actnel :
L'Qleyage guyanais actuellement r~duit g sa plus simple expres-
sion offre ~des possibilities certaines.
Le rece~nsement de 1937 donnait les chiffres suivants :
Bovins ... .. ............................. 3.500
Bubalins ................................. ...... .... 600
Porcins ........................................... 5.000
Solipbdes .......................................... 100
Caprins ........................................... 200
Ovins ............................... ... q uelques units
Le recensement de 1952 donne g quelques unitbs prbs :
Bovins Bubalins
Approuague ......................... 39 0
Ile de Cayenne ..................... 249 46
Macouria (Savane Matiti) ............ 233 22
Kourou .............................. 364 0
BSinnamary .......................... 853 0
Iracoubo ................... .......... 81 0
Mana ................................ 186 550
Crique Jacques ...................... 57 0
Saint-Laurent du Maroni ............. 254 155
Saint-Jean du Maroni ................ 165 25
Ilet Portal sur le Mlaroni .............. 40 0

2.521 798
On compete 6galement~ dans l'arrondissement de Cayenne :
6.000 porcins
150 solipcbdes (Equid~s, Asins, Mulets).
1.000 caprins
200 ovins.
Dans 1'arrondissement de P'Inini, on peut 4valuer g 450 le nombre
de bovins.
II.-- Rdpartition gkogralphique de rblevage guyanais actuel :
Les savanes guyanaises on piturages naturels se trouvent dans la
zone c~ti~re. Ces savanes sont de trois types :









$~che an Sud de la route Cayenne-Organabo.
Noybes en permanence ou pripris au Nord de la m~me route.
Mixtes de part et d'autre de cette route.
Chaque type de savane prbsentant des avantages et des inconvA
nients, leur meilleure utilisation est d'organiser une transhumance
salsonme~re.
Ces savanes sont pauvres qualificativement et de par leur compo-
sition botanique parce qu'elles poussent sur des sols degrades et dB-
lavis. Nianmoins dans leur 6tat actuel et, pour certaines, avec quel-
ques travaux parties de drainage ou d'irrigation, ces savanes peu-
vent permettre d'entretenir, ~en bonne condition, un cheptel beaucoup
plus important que celui qui existe actuellement.
I1 faut, pour cela, pratiquer un 61evage extensif en reservant 10
hectares par t~te de bovin adulte.
On peut 6valuer g 120.000 hectares la superficie imm6diatement
exploitable des savanes guyanaises. Done 12.000 bovine peuvent vivre
sans grosses depenses d'investissement.
Nous sommes loin du compete ..........
12.000 bovins tel est le chiffre qu'il faudrait atteindre pour que
la Guyane Frangaise se libbre de la sujition de 1'6tranger pour cou-
vrir ses besoins en viande et autres products alimentaires d'origine
animal.
Le regime des concessions d'elevage domaniales prbvoit, au maxi-
mum une superficie de 6.000 hectares.
Le gros ecueil est le gardiennage. Le seul conseil B donner est le
gardiennage g cheval. La seule solution immediate est de faire appel
aux r: vaqueiros x br~siliens.
A titre d'information, nous signalons que le budget d'6quipement
(concession bitiment materiel) du Syndicat d'e1evage de Matiti
dont le troupeau de depart est constitu6 de 180 bovins don't 100 fe-
melles de 2 & 5 ans s'Q1&ve B 4.500.000 francs, auquel il faut ajouter
la valeur capital bktail au depart qui est d'environ 7 millions.
II faut prevoir, pour un vaqueiros recrute pour 2 ans, pour sa
solde, sa nourriture, ses primes 860.000 francs pour les 2 ans soit
35.000 francs par mois auguel il faut ajouter le prix du harnachement
(30.000 francs). Un cheval bresilien de 4 ans dress au gardiennage
coiite 65.000 francs environ depart Be1em.
Ce proced6 rbsoud g lui seul plusieurs questions et notamment :
celle de la protection des troupeaux contre les fauves ~(jaguars,
pumas).
-- celle du rassemblement et du parcage des animauxr, le soir,
celle de la rotation rationnelle des piturages.
III.- Conditions sanitaire~s de FI'levage enf Guyane.
Ces conditions sont particulibrement favorable. On signal seu>
element deux maladies infectueuses comme s~vissant B Fltat end6-
Inique -c la flivre charboanneuse et la pastearellose, ai








24 -

L~a prophylaxie preventive de ces maladies est facile par I nt
ploi systematique annuel de vaccins sp~cifiques fabriquds sur place
par 1'Institut Pasteur de Cayenne.
Signalons toutefois que la colibacillose des yeaux cause de s~rieux
ravages durant les trois premieres semaines qui suivent le v41lage
et les divers vaccins preconisds n'ont qu'une efficacitC relative.
En dehors de ces 3 maladies, il faut 6galement insisted sur le pa-
rasitisme gastro-intestinal: et h~patique qui sbvit pratiquement sur
tous les animaux.
IV.-- Possibiliti's d'extension.
II semble que de trds grandes possibilities soient offertes g l'61e-
vage dans 1'arrondissement de 1'Inini. Les quelques rudiments qui
existent d6montrent bloquemment qu'immbdiatement aprds le stade
de 1' s abattis > il pousse spontandment une herbe tendre, drue, ho-
moghne qui constitute d'excellentes prairies permettant un 61evage
semi-extensif.
Avant d'arriver au stade d'une exploitation normal dans ces
regions un travail pr6alable. d'itquipement s'impose.
A ce moment li de nouvelles et beaucoup plus vastes possibility
seront ouvertes B 1'61evage guyanais. Et la Guyane pourra alors emet-
tre g nouveau, la pr~tention d'6couler le surplus de son bdtail vers
les d~partements jumeaux de la Martinique et de la Guadeloupe.
V.-- Conclusion.
lo) Dans 1'6tat actuel, les savanes guyanaises peuvent nourrir
prbs de 10.000 t~tes de bitail nouvelles.
20) Le principle d'Bconomie rurale B appliquer g 1'61evage ~exten-
sif seul possible en Guyane est la reduction au minimum des capi-
taux d'investissement (1 vache de bonne << race creole > apte B
la reproduction cottte dans les 45.000 francs) B Cayenne.
3o) La meilleure formule semble Stre celle d'un troupeau de 50
t~tes (2 taureaux, 4 taurillons, 15 vaches en lactation, 15 vaches aux
diff~irientes p~riodes de gestation ou libres, 14 g6nisses de diff~rentes
Ages pleines).
4") 11 faut computer 2 millions pour les bitiments en utilisant au
maximum les mnatiraux locaux (il n'est pas comptC les maisons d'ha-
bitation) .
Bo) La periode de reproduction du cheptel bovin qui est la p~riode
de non rentabilit6 de 4 B 5 ans.
6o) Mais avant tout, de fag~on absolument imperative, les futurs
at colons > doivent avoir solutionn6, avec le maximum de garantie,
le probl~me essentie1 et capital de la main-d'oeuvre sp~cialisbs dans
le gardiennage 1 cheval.
Pour tous renseignements compl~mentaires, s'adresser g :
Direction des Services V~tbrinaires de la Guyane Frangaises.
B.P. 210 -- Cayennie.








- 25 -


Ce que vous devez savoir de la question
ForestiBre en Guyane

La presque totality du territoire est couverte de forts denses
6valudes g 7 millions d'hectares. Le reste de la superficie 6tant soit
des forts secondaires soit des savanes littorales.
D'aprks les inventaires effectubs par 1'Administration des
Eaux et Fordts et le Bureau Agricole et Forestier Guyanais 1'hectare
de fort, comprenant les arbres de 0 m. 20 de diamhtre et au-dessus,
content en moyenne 300 m3 dont 100 m3 constitubs par des arbres
de 0 m. 40 et au-dessus. Certaines parcelles atteignent respective-
ment 600 m3 et 200 m3.
Les principles esp~ces sont 1'Angblique, le Wapa, le Goupi, les
Balatas, les Cedres, le Carapa, le Manil ; pour les bois de sciage et
de charpente : le Yayamadou, les C~dres, I'Acajou rouge, les Sima-
rouba, etc... pour les bois de~ deroulage ; et les bois dits de couleur
ou bois precieux tels qlue 1'Almarante, 1'Amourette, le bois Serpent,
1'Ebi~ne vert, le Gai'ac de Cayenne, le Montouchi, les Saint-Mlartin,
les Satin~s pour 1'6binisterie fine et le tranchage.
L'Ang61ique donne d'excellentes douelles qui r~sistent aux acides.
Un r~seau fluvial dense, bien r~parti et permanent jusqu'aux
premiers rapides (60 g 90 km. de la cate) rend la vidange et le trans-
ports des bois faciles.
Les tribus forestibres et les Indiens fournissent une excellent
main-d'Quvre bircheronne qui peut @tre &valuee a un miller d'unit~s.
Les besoins de la Guyane sofit d'environ 5.000 m3 de bois sci~s
par an. Les Antilles en consomment environ 30.000 m3.
Les textes qui r~gissent la matibre forestibre gont les arr~tds
du 4 f~vrier 1926 J.O. de la Guyane 1926 page 96 et le di~cret du 29
septembre 1934 J.O. Guyane 1931 page 647 et suivantes et en ce qui
concern plus spC~cialement 1'octroi des permis forestiers et les rb-
gles d'exploitation, un cahier des charges g~ndrales vient d'@tre ren-
du applicable.
(Bulletin des Actes Administratifs no 12 du 23/10/52).
La redevance superficiaire est actuellement de 15 francs par hec-
tare et par an. Les autres redevances ne sont pas pergues.
La main-d'aeuvre 6tant chkre et les reparations cofiteuses, une
entreprise forestibre doit s'installer avec un materiel neuf, d'excel-
lente qualitE! B rendement Et1ev4~. La plupart des postes, sauf peut-Ctre










1'abattage, doivent Stre m~canisds. Un technician sp~cialiste des ques-
tions forestibres tropicales doit pr~sider g 1'organisation du travail.
Les principles entreprises forestibres existantes sont :


En dehors des scieries de petites usines d'essence de bois de rose
sont installbes un peu partout. La recolte du balata, produit par 1'ex-
sudation de l'arbre appel~e Balata franc, B tendance Q reprendre.
Pour tous renseignements complementaires s'adresser g :
M. le Conservateur des Eaux et For~ts ri Cayenne
(Guyane Frangaise).
Au Bureau Agricole et Forestier Guyanais
g Paris g ter.Avenue Lowendal Paris
B Cayenne.


- 26


Production
mensuelle
. Sciages

100
30
150
220
125
30
40
15

200




10
50


OBSERVATIONS


CAYENNE
CAYENNE
St-LAURENT
St-LAURENT
CAYENNE
REGINA
CAYENNE
REGINA

Fermb de-
puis avril 1952
aprbs le dchs
de son Dr. Ad-
ministrateur.
MANA
St-JEAN


DESIGNATION DES EXPLOITANTS


Cooperative de Production Guyanaise. .
M. Rombro ................... .........
Ilet Portal (MM. Tanon) ..............
S.O.F.O.G. (StC Forestibre de la Guyane.
S.I.B. (StC Industrielle des Bois) ... .
Hitier et Aubin ................... ....
Constant Lbopold .....................
Nbron C1Cmencin .................. ...
B.O.T.O.G. (Bois de Tonnellerie de la
Guyane) Mana .....................




Cesaire . .
BIPIG (Bureau d'Immigration) ........









-27


Ce que vous devez savoir de la question
Minikre en Guyane

D~s ses debuts, 1'industrie minibre guyanaise s'est livrbe g la re-
cherche et g l'exploitation de 1'or B 1'exclusion de tout autre mineral
ou mineral 1'exploitation de 1'or 6tait dans la pdriode re~cente sou-
vent entreprise sans prospection pr~alable, elle 6~tait devenue surtout
le fait des orpailleurs qui travaillent les alluvions riches et facilement
accessible.
La Guyane posside d'autres gisements que 1'or tels qlue Bauxite,
tantalite, fer, mais leur mise en valeur ne pourra Ctre entreprise ra-
tionnellement qu'aprbs des prospections systdmatiques n~cessitant des
technicians a-vertis, du materiel et des capitaux important.
Depuis quelques annies le Bureau Minier Guyanais a entrepris
1'Ctude 'des gisements de bauxite de la ri~gion comprise entire Cayenne
et 1'Oyapock et des gisements d'or de la region de Souvenir il doit
entreprendre 1'6tud~e de gisements de bauxite de la ri~gion de Saint-
Laurent du Maroni Mana par ailleurs, le Bureau M~inier Guya-
nais participe soit techniquement soit 'financibrement g des travaux
de prospections entrepris sur des concessions appartenant a des socie-
tbs privies.
Plusieurs soci~tbs font des travaux de recherche d'or et de tan-
talite.
La recherche et I'exploitation de mines sont r~glementhes en
Guyane par le decret du 10 octobre 1917 modified et compl~th par le dC-
cret du 27 f~vrier 1929, 19 juin 1930, 26 d~cembre 1931, 24 juillet 1932,
20 juillet 1938 et 31 mars 1948 ainsi qlue la loi du 6 janvier 1950.
Pour se livrer g la recherche ou B 1'exploitation de mines en Guya-
ne, il faut Stre titulaire d'une autorisation minibre personnelle qui
n'est d61ivrbe qu'aux personnel physiqlues ou morales possi~dant les
moyens techniques et financiers suffisants.









-- 28 -


Ce que vous devez savoir
sur le Peuplement, la Main-d'(Euvre
et les Conditions de Travail

Le chiffre peu 61ev6 de la population du department, influe de
fag~on profonde sur les resources en main-d'oeuvre et les conditions
de travail.

CARACTERISTIQUES DU PEUPLEMENT DE LA GUYANE
1) Faiblesse des effectifs :
Le recensement official de 1946 indiquait une population de
28.537 habitants pour 1'ensemble du territoire (90.000 km2).
2o) La dissemination gbographique de la population :
Guyane moins 1'arrondissement de 1'Inini :23.517 habitants.
-- Cayenne ........................... 10.961
-R~mire ................... ................. 539
Matoury ........................... 229
-- Roura ................... .................. 437
Tonn~grande .............................. 89
Mlontsindry ................................ 185
Approuague ................... ............ 856
Oyapoc ............................... 1.244
-- Ouanary .................................. 258
1Vacouria ................... ............... 597
-- Kourou ................................... 582
-- Sinnamary ................... .............. 1.373
Iracoubo ................... ................ 1.119
Mana ................... ....~.........;..... 1.443
St-Laurent ................................ 2.095
Arrondissement de 1'Inini .. ... .. .. .. .. .. .. 5.024
11 faut pr~ciser que les chiiffres ci-dessus B 1'exception de ceux
concernant Cayenne donnent la population total des communes,
ceux des agglombrations 6tant beaucoup plus faibles.
L'arrondissement de 1'Inini qui couvre les 9/10 de la Guyane n'a
qu'une population de : 5.024 habitants.
3) La varidtd ethnique et historique de la population :
Toutes les races sont represent~es en Guyane.
Si 1'on considered comme les v~ritables autochtones, les Indiens
qui ne sont gukre plus de 1.000, le reste de la population a 6th imm~i-
grC depuis trees si~cles,









Lie plus gross apport d'origine africaine a BtB rbalise au moment
de 1'esclavage. Une parties des esclaves qui se sont evades d2s leur
arrivee a repris dans la brousse guyanaise la vie primitive d'Afrique.
Actuellement, ils sont encore groups en tribus et tout comme les In-
diens ont gardC un mode de vie independant et primitif, ce sont:
les Bonis, les Bochs, les Saramacas.
Alors que les Indiens se mbl~ent. peu g la vie ec'onomique, les
Bochs, Bonis et Saramacas sont tris souvent utilises comme cano-
tiers et comme bdcherons.
Aprbs la suppression de 1'eselavage, il y eut une immigration
hindoue tribs vite arrat~e.
Une immigration chinoise libre qui se continue de nos jours a
amen6 une grande parties des commergants ~d'alimentation.
Toutes ces populations se sont melees entire elles et avec les im-
migrants frangais venus de tout temps pour donner naissance B la po-
pulation actuellement appel~e population creole.
Du point de vuie national, la population actuelle comprend un
effectif d'environ 4.000 strangers dont la majority est originaire des
Antilles anglaises qui viennent librement en Guyane et travaillent
surtout g l'intbrieur.

L'ACTIVITE DE LA POPULATION GUYANAISE.
L'activith de la population Guyanaise est conditionnee par de
nombreux facteurs mais surtout par la faiblesse des effectifs.
Celle-ci r~duit les dimensions du march local de la consomma-
tion et ne permet pas 1'installation de cellules de production im-
portantes. Pour la satisfaction des -besoins locaux, les entreprises
familiales et artisanales suffisent.
Mais elles ne peuvent acqubrir et utiliser le mat~riel et les
techniques moderhes susceptibles d'ameliorer le rendement et per-
met'tre le placement des products exc~dentaires sur le march monl
dial
On est arrive ainsi g la situation paradloxale d'une main-d'oeu-
vre de faible rendement dans un pays oid elle est aussi rare.
On est souvent tentC de rejeter la faute de ce rendement insuf-
fisant sur la main-d'oeuvre elle-m~me.
Il nous parait indispensable d'affirmer ici que la main-d'aeuvre
guyanaise est d'aussi bonne quality que n'importe quelle main-
d'oeuvre et susceptible d'un aussi bon rendement si on sait la former
et 1'utiliser.
Pour Btre plus complete, rapplelons :
-- Que depuis la presence frangaise en Guyane le travail a tou-
jours Qte associd B une privation de liberty, aux trois siecles d'esela-
vage a succedd un sidcle de colonisation penale.









an ne saurait Stre surprise qu'il reste une certain priventioii
contre le travail manuel mais surtout un d~sir de travail ind~pen-
dant. D'une fagon g~nbrale, les Guyanais aiment travailler g la ti-
che. Ils prkfbrent le contract d'entreprise au contract de travail.
-Que les conditions 4conomiques caractdrisbes par une succes-
sion ~d'entreptises peu durables ne permettent pas 8' la main-d'oeu-
vre d'acqu~rir une formation complete et approfondie. Les ouvriers
qualifies de Guyane ont eu plus de difficulties $ se former que leurs
coll21gues de regions plus evoluees Bconomiquement.
L'instabilite de la main-d'oeuvre qui est un fait provient surtout
de la pricaritd des entreprises utilisatrices.
-- Que le machinisme est trks peu d~velopp& en Guyane. Or, il ne
fait pas oublier qlue le sens et le souci de la productivity sont 6troi-
tement lies au machinisme. C'est surtout pour assurer une renta-
bilite du capital invest dans les machines que les efforts sont faits
pour organiser rationnellement le travail. Cette n~cessit6 n'existe
gubre en Guyane oil le souci de la productivity ne peut done Stre
aussi developp6 qlue dans les pays B m~canisation pouss&e.
De ces 616ments, en peut tirer les conclusions suivantes :
-- pour les employers :
-- la main-d'oeuvre est limitee dans ses effectifs. En ce qui concer-
ne la qyualit6, elle est aussi bonne que partout mais 1'em-
ployeur devra lui faire acquerir la specialisation necessaire g son
entreprise et organiser son travail de fagon g 1'utiliser sans
gaspillage. La penurie d'effectifs peut Qtre combl~e ais~ment,
s'il est n~cessaire, par appel aux Antilles Frangaises on An-
glaises.
-- Pour 'les person~nes qui cherchant a venit travai21er en Guyane :
II manque sur place des technicians specialists. Ceux qui
possident une connaissance approfondie d'un m6tier de base :
mecaniciens, masons cimentiers, charpentiers, conducteurs
d'engins lourds, affixteurs, mineurs peuvent trouver plus facile-
ment un emploi.
11 est prudent de ne venir en Guyane qu'aprbs s'8tre assure au-
pres du Service Departemental de; la Main-d'ceuvre qu'un em-
ploi pourra 4tre fourni par ce Service.
L]ES CONDITIONS DE TRAVAL;.
Depuis la transformation de la Guyane en Departement fr~an-
gais, la 16gislation metropolitaine du travail a BtC 6tendue dans sa
quasi-totalit6.
SLe'gislation dul Travail, propresent dite :
Le Code du Travail et ses texts d'application sont etendus A
la Guyane dans ;leur inltegralit6.









L;e Service cle I Inspection du Travail est assure comineii en I~id-
tropole.
Adresse de l'Inspection du Travail :65, Rue Lallouette,
CAYENNE (Guyane Frangaise)
Adresse du Chef du Service des Mines, charge de 1'Inspection
du Travail dans les Mines :

BATIMENT DES MINES CAYENNE (Guyane Frangaise)
Le salaire minimum interprofessionnel garanti est fixb comme
en Metropole par arr~tC du Minist~re du Travail. Actuellement, il est
de 83 fr. de I'heure pour les professions industrielles et commercials
et de 3.320 francs par semaine pour les professions agricoles.
Ldgislation de la Main-d'asuvre :
11 n'existe aucune r~glementation intbgrant I'emploi de la
main-d'oeuvre 4trangbre.
L'aide aux travailleurs sans emploi n'est pas pr~vue en Guyane.
Le Service D~partemental de main-d'oeuvre rattach6 B 1'Ins-
pection du Travail assure le placement des salaries. Son action reste
limited du fait du caract~re trbs r~duit du march local du travail.
Legislation de la Sgcuritk Sociate :
E11e n'est 6tendue qu'en parties.
Actuellement, les seuls risques couverts sont :
Le risque'-vieillesse :
Les salaries versent g ce titre une cotisation de 4 P
Les employers versent une cotisation de 5 %o.
Le risque-accidentts du travail et maladies professionnelles :
Les employers versent seuls une cotisation dont le taux varie
suivant les risques.
Les risques maladies et invalidites ne sont pas converts.
En matibre d'Allocations Familiales, elles sont services par une
Caisse patronale.
Les employers versent une cotisation gale B 7 %b des salaires
verses.
Les allocations sont versees par jour de travail effec~tif, aux
taux suivants :
ler enfant ..............................~... 31 francs,
2me enfant et chacun des suivants .,...,...... 54 francs, 25
La 14gislation sur l'aide B la naissance (allocation de maternity,
prime A la naissance etc...) n'est pas 6tendue g la Guyane.









D'une manidre gdndrale, il est rappel que la 16gislation du tra-
vail est applicable g tous les salaries du department sans distinction
d'origine. Les travailleurs qui viennent des regions oid la 16gislation
serait plus favorable que la 16gislation locale perdraient ce benefice
en venant travailler en Guyane. Ceci est notamment valuable pour le
regime des prestations familiales.
LES POSSIBILITIES D'EMPLOI EN GUYANE.
Les possibilities d'emploi en Guyane sont conditionn~es par le
demarrage de l'Economie du pays.
Actuellement, les principles entreprises susceptibles de faire
appel B des iechniciens et cadres venus de 1'extbrieur sont, soit des
entreprises de bitiments et de travaux publics, participant aux tra-
vaux d'6quipement du department, soit des Societes d'Etat effee-
tuant des travaux de recherche dont les rbsultats fixeront les bases
d'un d~marrage 6conomique Cventuel.
On trouvera ci-aprbs : la liste des entreprises ayant un siege en
Metropole qui recrutent le personnel necessaire pour la Guyane. 11
est precise que les besoins de ces entreprises sont en general limits
et qu'ils ont souvent un personnel qu'ils ~d~placent sur leurs divers
chantiers d'outre-mer.
Socidtds des Travaux Publics :
Entreprises Metropolitaines et Coloniales, 14, Boulevard de la Ma-
deleine, Paris.
Soci~tt6 < Eau et Assainissement >, 7 bis, rue de Teheran, Paris.
Compagnie Coloniale de Distribution d'Energie Electrique, 42,
Avenue de la Grande Armbe, Paris.
Socidtis; Forestire's :
-- Societ6 Forestidre de la Guyane Frangaise, 15, Avenue d'Orsay,
Paris 7e.
Socideds d'E~tat :
Bureau Minier Guyanais, 8 et 10, Leonard de Vinci, Paris 16e.
Bureau pour 1'installation des personnel Immigrees en Guyane
Frangaise, 241, Boulevard Saint-Germain, Paris Te.
Bureau Agricole et Forestier de la Guyane Frangaise, Ministere
des Affaires Economiques, 1 -Ter, Avenue de Lowendal, Paris.
En dehors de ces Societes, il existe de nombreuses autres entre-
prises ayant leur siege B Cayenne.
Le meilleur moyen de les toucher est d'adresser une demand
d'emploi B la Direction Departementale du Travail et de la Main-
d'(Euvre, 65, Rue Lallouette A Cayenne qui transmettra la demand
aux entrep~rises susceptibles d'8t~re intbressees.









SS -

11 est rappel que les demandes d'emploi doivent Stre detaill~es
et accompagnbes d'un << curriculum vitae ,, complete, de references
pr~cises et de toutes indications sur la situation de families des de-
mandeurs.
En ce qjui concern les emplois publics, il est inutile d'adresser
des demands en Guyane. Le recrutement s'ope~re par concours ou-
verts sur 1'ensemble du territoire.
A noter enfin qu'en ce qui concern les mbdecins, le de~partement
utilise les services de plusieurs medecins contractuels. Les candidates
doivent s'adresser A la Direction Di~partementale de la Sant6 B
Cayenne.
Comment entrer en Guyane.
Pour entrer en Guyane, il suffit d'dtre en possession d'un titre
d'identith valuable passportt pour les strangers et cartes d'identitC
pour les Frangais), du certificate international de sant6 et de vaccina-
tion antivariolique.
En outre, une caution sensiblement &gale au prix du passage re-
tour en 3me classes au pays d'origine est exigible.
Des dispenses de caution p'euvent dans certain cas 8tre accord6es
par le Prefet de la Guyane.
(Pour renseignements compl~mentaires : s'adresser B : INSPEC-
TION du TRAVAIL et de la MAIN D'O'UVRE, 65, rue Lallouette,
Cayenne (Guyane Frangaise).









































-IMPRIMA FAR
I'll)PRIMERIE Pall IhPORTE
--- CAYENNE --
(G~uYNE FRAHQAISE)
1953 -