Territoires du Ruanda-Urundi. Résidence du Ruanda. Territoire d’Astrida. Rapport de sortie de charge du 23.IX.1933. Etab...

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Title:
Territoires du Ruanda-Urundi. Résidence du Ruanda. Territoire d’Astrida. Rapport de sortie de charge du 23.IX.1933. Etabli par Monsieur Servranckx André, Administrateur Territorial de Ière Cl. ayant administré le Territoire d’Astrida depuis le 27 Aout 1932. 26 septembre 1933. Typescript. 69 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
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AA00004186:00001

Full Text


Territoires du Ruanda Urunai.
Residence du Ruanda :
Territoire d'Astrida






APPORT :li SORTIE 1 CHARicGE ,A' 23 .O-I.t95C.


Etabli par L:onsieur -ERT-ANCI... Andr..,Administrateur Territorial

de Ire C1. ayant aus.inistre le T'erritoire d',.strida depuis le

27 Aout 1932.


RACES: B

Batutsi:


une famille

-Bahima .-C

les traditi

(leur clan

Bahutu: A 1

clans: les

gaba soht d

tiques chez


3atv


enICue^te semble 6tablir


venant


que


cu NE, et par c


e sont les Bimanuka, les descendur:

or:s locales les Banyiginya( famille r

ue mariage) auraient le .,ine ancetre.

'orijgin les 3imanuka trouv'rent troi

Abasin-a, les -basi!aba et les Abages

es 3aahinda, r!ce de Bahima. Les noms

les Batutsi et les Bahutu indiquent


grand pourcentag

"Batutsi-Bahutu"


e ee metissage. On peut

ne conmporte ias aux ye


ecrire

ux ue 1


Ii


nos Batutsi

sequent Hami

du ciel". DI

oyale) et Bel



s families o

era. Or, les

de tribus id

d'ailleurs a

ue distinct

ndigene, cor


pour nous, une distinction de rLcce, mais de richesse et d'inf

ence. Un luhutu di'tenteur Le vaches.est un I7ututsi.

Batwa .Les Batwa pr4tendent avoir e"t de tout temps dans le pi


iatut


tne r-ce et e


de fu itifsf


0 J3 hu t ,I e


cn








la tradition des Batutsi

venu avec leurs press .


TRIBUS & LEURS


CLA~-it :


par le premier


Pour la province
Chez les Batut


:Lutwa nomme Lihwaboaro


iu 1iyaruduru.


Tribus


Clans .


Mututsi


Abanyig inya


Abasigaye, Abahwe e ,Abakokwa.
Abeneforongo,Abenenyamuhanzi,


Abanama(Abaror i )Ab
Abagunga,Abachura(


Abega


Abasinga


Abadanba

Ab anyalkarama

Ab at er a


Abat ambara


Muhutu


"basinra


enegatambira
Abaturaga)


Ab aagg i,Abenerwamb a,Abaha Abal
Abakingeye

Abat enderi,Abahimbo,Abahagazi,
r eke, Ab ahar va.

Aba en da, Ab ab arb o.

Abauganyi ,Ababasha.

Ab akanur a, Ab ag er amanywa, Ab ar am
Ab agaruka.


Abatababa,Abatanazi, Aba,Abak

Abahagazi ,Abajana,Abashamb o.


Abarega


Ab en er vamo0 a


Abavete,Abakindagi,A baseke,


p *


Pour la Province


Mututsi


Abanyi inya

ue Bashumba.


Abanyig inya


Abemga


Ibigi. ndoo,Abarori.


Abamanuka,Abenegitero,Abashyoma
Abatimbo,Abenegahaya

Ab aha, Abatanga,Abakone


Muhutu


Ab ashanb o

Abarahanyi

Abatovu

Abahembera

Abajeje


Abanyiginya Abihage


RACE


- -- -- ---- -; ---, ----,


---- --- --










Organiisation cou-tumjiIre


ROI.- La terre enyti're lui ppartient, c'est a dire qu'il est maitre '


absolu et dispos"' son jrc Les propriet6s, des troupeaux et des h-


mes. De ce pouvoir ab!olu -ient con nc..L ce Nyamugirabutangwva: on no :1


revient pas rur on. ordre oui ra-ue cue lu .


CHEF.- Umut:rare ou intebe du Roi, ou chef ae telle province"(.Ce


*sont les -ardiens du pays, toriLe venant Qe 1'elevage .- Ils etaient


et sont investis par le Roi, un par Province, et ,-ouvernent en son


nom


SOUS CHEF:- Ibisonra, ou chef ue colli-ie ou de massif .


Les limits des circonscriptions indijenes 'e jauis sont revenues


celles de 1'Adnrinistrationrj c(u Terr&toire u'Astrida .Jadis nombreux


sous chefs du territoire d6pendaie t couturnierement de chefs d'un au- .


tre territoire. Lais 1 reorganisation politique du territoire 6tant


termin'e cette situation di'enchevtremient des c4efferies.et souchef-i


series n'existe plus, et ce depuis 1931.


JADIS les neuf Provinces au territoire cor-prenaient:


Le NVEJTJRU e


BASIU1MBA


NYAKARE


NYARUGUR U


BUYENZI


BUSANZA


BUHANGA


BUFUNDU


NDARA


ngloba


idem


idem


idem


idem


idem:


idem


idem


idem


DEPUIS la reorgani


Le NVEJURU avec 37


BASHUMBA id. 9


NYAKARE id. 18


.it 57 collins e


29 Idem


24 idem


uC idem


28 icdem


36 idem


II iaem


40 idemr


20 i cemr


station de 1931:


sous-chefferies


4-
1,


icissifs






i de tin


iTem





idem


idem


icem.


;
~'-*::;~


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idem.


idem








Le NYARUGURU

BUTENZ I

BUSANZA

BUIIAIGA

BUFUNDU

NDARA


avec

id.



ia.

id.

id.


33



32

I0

27

12


sous-chefferies.



idem.





i d e .


Fsat dles rit.


La disposition


n g-inrale ce la population est


tion presque absolute

en haut lieu si l'on

et accepted leurs jug

Elle est la meme che

re qu'ils crai;ne.nt

Toutefois pour les t

vent interposer leur

cuter de mani-re rat

tures entreprendre


aux chefs

se croit

events

', les chef

1'Europ4en

rUvaux cde

autorit6

ionnelle.

et les st


et sous-chefs.

lsse, l'indiGrn


un esprit d

A moins les

ie execute 1


s ah 1'jadrd des Europenss.

comrne ils craignent le Ro

culture, les chefs et sous

et leur prevoyance pour le

IIs rappellent les saisons

imulent par leur presence


.. -T




















e subordina-

cas de reog

eurs ordres



"On peut c ri.



-chefs doi-

s faire ex4

et les -cul*
.
"'',






i ...





r
e sub ordina- ^

cas de recoilot .
..;<

.eurs ordres .*.^



"On peut 6crl-.



-chefs dof-

s faire exe-,'/

et les -cul- 3 "
S..
., ,1 "


Conditi


ons d'existence


Les facteurs premiers sont: la vache et la pioche.- II y a un 61-me

qui les depasse et don't ils dependent : la pluie

La vache relieve la condition social d'yn individu: on se met bion

service d'un pasteur, mais p s au service d'un laboureur.

Les enfants aont los parents ne peuvent pas ce procurer de lait,n'&

rivent pas un plein civeloppement

Toutefois, les riches laboureurs peuvent avoir un certain nobbre de

clients. Le lait encore est la nourriture principal des vieillards

chez les 61eveurs .

La pioche, a son tour, est fort conside4re;personne ne vit de lait

seul; a l'aide de la pioche on peut arriver B se procurer du b6tail


nt :.:


- --- --







J. M
En genral les B3atutsi nort propri"taires cae gros betail ; un trou-

peau est a demeure et le restant Ue leur betail est en depSt chez de:,::

batutsi ou bahutu.- C'est une espece de contract civil passe entire legi :

deux partieset d'ou decoule un nombre considerable de prestations, et-.

qui donnent rarement sujet pulabre

En general des Batutsi sor- bien logEs dans des huttes spacieuses coni~.

truites en herbe.- I'aucuns habitent d!j" des maisonseonstruites en

briques cuites et couvertes de tuiles .(Les chefs Jemugeshi et SemutW ,

le sous-chef Buchyanachande .)

Ils cultivent les meillcures terres et disposent pour ce fire d'une

main-d'oeuvre assez consicurable et cont certain tirent profit*

(CafeiEres-champs de manico-reboisement,routes

Le nouveau re6*me :es prestations reconnait aux chefs et sous-chefs

politiques des journ'es de corvee rdparties cornme suit:

Au chef de province 3 jours par an et par LI.A.V.

sous chef I0 luem Idem Idem

Outre les journdes de corvee il existe encore des prestations valant .
:. ''' .
loyer de la terre, savoir.

Pour les vivres(haricots-pois-sorgho) le :iontant de la prestation est ;

uniform et comprend par I.A.V.

Au chef de province I K de pois ou haricots et 2 KX de sorgho. .:

sous chef 2 1 Idem idem 4 K idem.

Pour les autres pres nations dites de specialistes(miel, biere, houses

peaux, nattes et autres oojets fabriques) bien qu'elles aient At6 Mr

tenues, op peut dire qu'ellessont diminuees en ge6nral, suite a 1' .:.

lution social et l'influence civilisatrice .

De ces prestations I/3 va au cnef de province .

2/3 restent chez le souschef.

Ces chefs et sous-chefs mrnent, au point de vue materiel une vie a

souuis, et parviennent a entretenir au moyen de ces prestations tot.








leur famille et leur suite, constitute encore toujours par des parasi

Certains chefs de province n'ont pas tarde a se procurer des moyens

de locomotion pour leurs d.placements:Kayondo une auto,Semugeshi une


to, d'autres chefs et so

Les Bahutu se classent e

I 6eux poss dant du bjt

20 Qeux qui ont du b tai

3 Ceux qui ne possodent

Leurs conditions d'exist

action d4crite par :..on pr

THIELEMJANS, n'est gurrre

Nous sornmes toujours au

plus ou moins juxtaposes

Au point de vue civil la


us

n


chefs

trois


des

cat g


v4los

ories


ail en propre.

1 en d'pot

que leur lugho et leurs champs

ence n'ont guere changdfl .depuis 193I et la situ.

cdi cesseur monsieurr 1'Administrateur Territori.11

chIn:,ge en ce qui les ,oncerne *.

ttade de 1'agriculture et de 1'6levage qui sbvirt::

,sans aLllia-e complete .

race conquerante se distingue encore nettement ."


come tel

Batutsi s

intrigues

par leur

Ils repr6


Leur auto

un muhut u

d disciple

des chose

Je termin

dans leurn

nistre


le


:c'est la domination pa


ont homnmes de cons

savantes mences a

amour de l'ordre e

sent ent 1' 14ment

rite est incontest

* Leur haute intel

ine, les predispos

s et a en avoir la

e ce point par uh

s grandes lignes,


teil

vec


t de

tout


- 1

une

la

tr


.r la force

e d6faut d

habilet 6

propretd.

ouv6 pour


et la


ruse,en


effet,


les
,.


Le leurs qualit6s sont des.

extreme. Ils se distingupt....:



l'Administration du pays .


ee; un miuhutu ne veut pas etre

ligence et leur sens politique,

ent a s'assimiler rapidement le

comprehension.

apercu g4ndral sur les COUTU1MES

pour le Territoire d'Astrida qu


leur e

nouvel


INDIGEN~8

e j'ai adma..


- .-: -: -: -'. -: -:


I




__ _,_ __~- -_ --~----.~YmLIRlr\-kr-.. -


ORGANI STATION


CO U T U E S I D I G E E S



En Territoire d'ASTRIDA

COBUUIERE .


ROI.- La terre

et dispose a so

pouvoir absolu

L'origine

tant le territo

I'actuel territ

ciel". D'apres

et Bega ( leur

seurs ont appor

le feu, etc, br


entire lui appartient, c'est a dire il est maitre absolu

)d grr des proprietes, des troupeaux et des homes De ce


vient le droit

* de ce droit de

ire seraient ve

oire de Gabiro.

les traditions

clan de marriage


te

ef


au pays les

tous les obj


de punir

punir vient de ce que les Batutsi habi-

nus du N.E. du Ruanda, la region du Mutara

Ce seraient des Bimanuka,"les descendus du

locales,Banyigigya( famille royale actuelle)

) auraient le mnme anc8tre. Ces envahis-

semences, troupeaux,l'art de forger le fer,

ets des litiges actuels


les

ces

cult


J.L.L

Abas

gens

iver


,s renconUerL, ua l. L a

inga,Abamigaba etyAbagiq

arrives au pays. Ils le

leurs ce6rales, la ma"ni


les troupeaux. Ces Bimanuka cons

ses a condition que ces families

singa et les Abagesera firent d.

se soumirent aux Bimanuka, d'oI ,

gaba sortirent vainqueurs.- Les

Kagera, d'ou le nom de Bugesera


pays trois grades families, a savoir:

laba furent les premiers a s'approcher de

.ur demanderent l'art de forger, l'art de

.ere de faire le feu et l'art de soigner

entirent a leur apprendre toutes ces cho-

les reconnaissent pour leur Roi. Les Ab&-

s difficulties aux Abazigaba parce qu'ils

guerres inter:ninables.Cependant les Aba*I-

Abagesera furent refoul6s au del& de la

donn e ce pays Les Abasinga furent


chassis & leur tour et se retirerent dans un pays goisin. De tout temps

done, les Abasigaba furent soumis au Roi et jusqu'en ces derniers temps

l'on a pu remarquer une entente entire cette famille et les Banuiginya et

led Bega .

Du droit de punir .

L'ingraction aux yeux de l'indigene existe puisqu'il la denomme de


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"gitxhyumuro" ou de "tshyaha".Le gi


le tshyara est la

un "gitshyuru"; s'

L'infraction

qui a co.n.is une i

appel6" mpongano",

prevue dans chaque

Ils existe encore

de rachat pour une

Un autre mot

sign par rugomo

La repressio

pines prevues pou

a) peine de mort p

b) Idem p


recidive. .uuiconq

il y a recidive o

chez l'indigene

nfraction offre p

pour obtenir une



le mot" ingurano"

peine mierite .

qui indique bien

", litt6ralement:

n ful, connue de t(

r cheque genre de

our refus d'ob'isc

our un assassin.


8-


sthyumuru est la faute premiere ;e

ue a enfreint un ordre dolt pay@w

n doit payer un ndihano."

est connue a tel point, que celul.

arfois spontanement un present,

ci;:.inution de la peine coutumibre



qui veut dire rangon. C'est l'idde:



la notion de l'infraction est d6- *

refus d'obeissance .

out temps.Puisqu'il y avait des :' :

d lit .Exemples:

sance au Roi.


c) Idem dans certaines regions pour un voleur pris en fla- .

grant delit

d) peine de mort pour quiconque brutalisa une vache sacr6e (inyamu)

e) Idem pour quiconque surprise en cas d'adultere.

f) Idem pour les barozi" et bavubyi":empoisonneurs et

faiseurs de pluie .

Le droit ae punir appartient au juge indigene, a savoir: le Rola

qui souvent deleguait ses -ouvoirs de punir aux grands chefs; mais

avec droit d'en appeler au Roi; AcL chef du clan dit mtwale w, a '

mulyango" et aux pere et mere de punir leurs enfants .

A titre d'exemple, je citerai differentes infractions et leura

repressions:
-., *' *"
Io- infraction a la loi naturelle Vol.- Peine de mort dans certalt.s

cas: example; etre surprise en flagrant delit de vol de vache-Idem

vol de vache sacr6e.- L'expression kutanga u'munani ", litt'rale."


(







presenter huit pour un s'entend journellement. Par example, un indi-..

gene qui vole une chhvre doit en restituer huit pour la restitution.

De meme pour le vol d'une houe. Lors de la restitution, la Iere chbpVr

ou la Ilre houe etait pour remplacer celle volee, la 2de a titre de'o'1

punition ( ndihano); les six autres sont remises au voleur, exept.6 s

c'est un ennemi de la famille. Dans le cas o'" le voleur 6tait du mmeo

clan ami, on ne lui imposait pas la 2de(ndihano.)

Le meurtre etait puni de mort. On recherchait l'assassin pour.-

le tuer.Si on ne le trouvait pas on tuait un membre male de sa famillei


20) Infraction a un ordre du Roi: C'Itait toujou4 s considerd come

grave, inme si l'infraction etait de peu d'importance. On punissait

de mort, seance tenant un individu surprise a faire ses besoins dans

un bois sacr6. Exemple: le muhima ;>rs de IKigali.- Aller puiser de

l'eau a la source du Roi.-I1 vLI sans dire que pour des infractions

plus graves que celles precites, 1: peine de mort etait encore de ri'

gueur et pour certain cus elle etait precde de la mutilation.

3 ) Infraction au droit familial.- correction des enfants. Un enfant

qui refuse d'obeir b son pere est toujours puni et en cas d'obstina-

tion 1'enfant est toujours ch.-s6 de la famille.Un enfant qui prenaitt'

l'habitude de voler, le pere pouvait lui brGler la main. Une fille ii

se marierait contre le consentement ae son pere, est kutshya"ch s4.a:IS

de la famille

40) Infraction au droit patrimonial:contre la proprietY: exemple:un.

indigene cultiverait une partie de terrain occupee par son voisin, 1I
diff(rend est port devant le chel de colline seul proprintaire du:

sol, et qui obligera l'usurpateur a reintegrer le terrain lui loud6

Pour un delit du genre aucune sanction n'est prevue par la coutume

Pour dommages causes aux cultures: litteralement kwoneshya" en ki-

nyar.Exemple: des chives d'un ,voisin endommagent les cultures d'un

indigene, le proprietaire du champ s'entend avec le proprietaire de.-








chevres sur

xent entire


1 -



le montant de l'indemnit4 pour le dommage caus4;ils fi-

eux 1'indernnit P a payer et gTnralement tombent d'accord


En cas de disaccord ils demandent l'arbitrage des anciens, soit vo

trouver le chef qui fixe le montant

Du iroit familial La famille

Y a-t-il des unions avant caractere du mariace ?

R.- D'une fagon 4nerrale: oui.- La preuve en est qu'il y a habitue

ment d8t,fiangailles, ceremonies demariage consistent dans les 6po

les, et apres quelques semaines confirmation des epousailles .*-(u

wikurura) ensuite le retour d'une parties de la d8t par les beaux p

a lier gendre:(ukurongoranya)- et enfin le divorce-(ukwahukana) le


nt


4'


41
I. ; .
.:
:,.. 1

ii







..^''


est toujours peced6 d'une exposition des motifs du divorce i

Par exception, il y a des unions qui n'ont pas le caractere de

marriage, parce que d6pourvues aes caracteristiques precitees.Exem-

ple: une femrne separ4e de son maria qui cherche un individu complai-

sant qui la prend h l'essai -

Fiangailles: La demand en Inariage existe. Le future s'informe par '1"'Ji:

termediaire d'un messager(umuranga) de la situation et du consentement *

de la famille de la future convoitee, et vient en informer l'int6-

resss. Celui-ci envoie alors ququelqu'un emander officiellement la main.:i,

de la jeune fille. Les pa-rents de la jeune fille s'entendent avec

l'envoye pour fixer les conditions de la dot, les cadeaux & fair aux :

beaux parents en attendant leiariage. Tant que durent les fiangailles .

le future gendre doit entretenir de bonnes relations avec les beaux

parents et surtout eviter de se rencontrer avec sa fiancee .Car au

cas que le fiance inanquerait aux coutumes, les fiangailles seraient

rompues. La dur6e des fiangailles se prolonge d'apres les fisees des

beaux parents, lesquels sont toujours interesses .

Rupture des fiangailles -ukubenga.- Le future ne veut plus de sa

fiancee ou de ses bea x-parents; ou bien on exige trop pour le verse .
.




II-


ment de la d8t, etc,etc.-Cu bien ce son- len beaux pare

veulent plus du fiance,parce que le fiance ne plait pas

soit pour refus de services coutumiers de la part du fi

parents .

Si c'est le fiance qui ronpt les fiangailles, il

clamer la parties de la d3t dejp payee, que lorsque sa f

nouveau demandee par un autre pretendan .

Dans le cas ou c'est la famille ae la fiancee qui

doit verser immrdiate:,ent tout ce qu'elle a regu(d8t et

fiance


S.. Age auquel une j.eune fille est

Pas avant l'Sle de la puberty.

rait une impubere, les beaux-parents


nts qui ne

a la fiance,

anc6 aux beaux


ne pourra r6-

iancee sera h



rompt, elle

cadeaux) du


demandee en marriage

Jans le cas qu'un fiance demand -,;r

se chargeront de le faire atten-:.i
.


.... Est-ce que l'endogami e(dem-ande: est ce que le future 4poux dolt

appartenir au mmre clan que sa future) existed ?

Non, ce qui existe c'est l'exoga:ie .

..... Les demands en maria;:e dans la parents existent-elles ?

NON, en g6n6ral.Neanmoiins, il y a quelques exceptions.Exemple

des Batutsi, riches en b tail et ne voulant pas que le betail passe

Sd'autres families, se marient entire cousins, m8me entire cousins ger-

mains ( umubyara) -Le fils de la soeur de votre pere qui se marierait

avec la fille ( ma soeur) ce mon pere: cousins germains par affinit-:.

Les ens de situation 4A:ale se demancent-ils en mariaVe ?

Oui. C'est le cas habituel. Exemple: Le fils d'un chef demand la

fille d'un autre chef en mariage.Un muhutu demand une muhutu.

Quelquefois un muhutu riche ( qui a au b4tail) verra sa fille deman-

dde par un mu Tutsi. De roturiere qu'elle 6tait, la famille devient

quasi n9ble: litteralement dit:uikr:ihutura.

La veuve peut-elle e tre deniandde en rmaria.e ?


o:


dre .


.'3

*''
-.
--.;.


-[1"

'1
';..;2




- ,

..

:-.. ',

.,..



...






Y:I

Habituellement, elle reste dans la famille de son maria defunt,

surtout si elle a des enfants. Elle devient I'epouse ou la concubine*.i

d'un des freres du d'funt, et cela pour clever les enfants, soit pour

augmenter le clan

Dans certain cas, elle est si:: plement renvoyee dans sa famille.

o0 on viendra la demander en marriage ( en seconds noces-ukuleshya.)

Si la veuve reste dans la fauiille du defunt] il n'y a plus de

nouveau versement de dut. Si au conitraire elle en sort, il y a un ca0

deau a faire a le fa-.ille de cette veuve: ce qu'on appelle ukuleshya

Ce cadeau n'est jamais 1'equivalent d'une vraie d8t. Vraie d8t:uguk wa.i-

A titre documentaire, je cite que le celibat de filles a exist.

On cite deux o'i trois noms:clan des Abahbnyi(Nyirazana)

nriamonial au mariage .( Je laisse cette 6tude aux ethnographes .)

Le P.P.PAGES dans la Revue CONGO" extrait iiout 1932 donne beau-

coup de renseignements .

A titre documentaire on peut dire qu'il y a des unions qui sont. \

r6duites & la simple cohabitation, sans les formalities ou les c6r6mo- ...

nies du marriage rgulier ..

Maria e r'gulier .Des droits et devoirs resultant de ce mariage .

Des droits et des devoirs des epoux entire eux .:


Habitation des con.oints .

L'hmnme va-t-il habiter chez ses beaux-parents ou dans leur villagee.?:

Avant l'arriv6e des L;issionnaires et par consequent avant l'in-:

troduction des habitudes chrAtiennes du marriage, la coutume existait

que l'homme allait passer un certain teips chez ses beaux-parents +:

Cette duree 6tait parfois d'un mois, de deux mois, voire de uni.

& deux ans. Cette coutume quii, en some, contrariattleurs eentimentr: i

naturels, disparait ae plus en plus, memre dans le monde paten .



S ". *








La coutume d6sormais 6ta

patens est q'ue la fem me

Est-ce .aue le eune mIna

d'habitation. ou bien p1

des parents du mari ?

La coutume dN pays

le kraal des parents du

ir:morales .(concubinage

surtout chez les manages

De nos jours, les j

terres occupies par les

bien s6par6s ?

Le manage change-t-il de

Habituellement, non- Si

sons graves, examples: 1

les cultures du nouveau

chef stranger au pays ou

auxquels il a distribute

vailler au loin ( Katang


Dans

consenteme

lorsqu'il

Vouloir co

tion de la

Cas de mal

Jamai

bandonne,

plus trouv

femnme mala


la plupart de

nt ues beaux-p

s'est agi d'al

nserver les bo

vie de family
~ '


is-. r. :.



iblie soit chez les chretiens, soit chez les

vient Ihaiter dans le village de son maria .

ue se construit un nouveau kraal avec maisoii'

.ace-t-il sa .aison d'habitation dans le kr1i -:.



exigea que le jeune menage s'install&t dans .

mari, et cela pour des raison plus ou moins

.) Cette costume disparait de plus en plus

chretiens, mais elle existe encore en parties.

eunes manages construisent leur kraal sur le6;

parents du maria, avec kraal et habitation



Srsidence ?

le changement se produit, c'est pour des ratii

e terrain des parents devient insuffisant pour

m,,nae;- vexations de la part du chef:-,'un

au village desirant avoir pres de lui ceux

du betail:- le mari consentant s'engage trbi-

a et Uganda).

ces cas la femme suit le maria, mais avec le

parents, lequel a ete tres difficilement accordfi

ler s'expatrier au Katanga ou en Uganda. But:

nnes relations entire les deux clans: conserve. .

e .:.


auie Gc un aes epoux

s une femme ne doit abandonner son maria malade .Si elle 1

son maria pourrait la rdpudier et elle serait expose a ne

er de mari par la suite Le maria galement doit soig'ner

de .Pour le cas que le maria esperait que de meilleurs soi








seraient donnes a sa femme malade par ses bea

sentira a 1'y faire transporter, mais il devr

qui devront etre donnas h son pouse. Exemple

lait, de la biere indigene ou autres choses q

a la malade

Cas de deces d'un des 4poux .

SeSlt.'lsoU- ~ULGS Urt: La fe.ime prend

qu'elle gardera pendant deux mois .- La quest

regl6e par la famille de l1'"poux .Pendant la

s'abstenir de tout rapport conjugal avec qui

6coules ii y a la cerironie dite ukwera"- f

les ais6es qui avaient pris 1'habit de couleu

habit par un autre de couleur voyante; il y a

dans lesquelles on mangera un plict de legumes

cialement prepares;bref, le mot ukwera propre

nir blanc. LA'lusion a 1. c6retnonie qui a lieu

consiste a asperger d'eau blanchie tout le co

l't.'9QUSBCfuiUSUrtt II gardera le

seulement. Il doit prevenir la famille de soh

les, qui s'en occupera.Le mois de deuil ecoul

Si la defunte a une soeur non marine, le


,ux-parents, le marl con-;:

a contribuer aux soins

: lui faire porter du

ui seraient agreables




la deuil(ukwirabura)

ion des funerailles est>

duree du deuil elle dolt.;

que ce soit. Les deux mo.l

in de deuil. Les famil-.. .

r sombre, remplacent cet::

des agapes de famillet;

sorte d'dpinards sp6-

ment dit veut dire: deve-::. l

4 la fin du deuil et qduk

rps de la veuve

deuil pendant un mois., :

spouse pour les fundra4-

e il y a le "ukwera."-

veuf obtiendra facileAm.pt


cette jeune fille, pour remplacer 'Ipous- disparue.Dans ce cas, il:: i

n'y a pas de nouvelle d6t h verser. La chose se fait surtout quand & l

d6funte a laisse des enfants .X.

Situation et conditions generales de la fame et son influenc"":e 4:.

direction des affaires familiales

A 1'encontre de ce que l'n rencontre dans 1'Uganda et dans a

d'autres tribus du Congo, la ferame est beaucoup plus respected au

Ruanda.Elle n'est pas uniquement la servant du mari, mais elle a 's

mot a dire dans la direction des affaires, et cela surtout chez 1A 1 'i


_




I5.
C


Batutsi.

Pour c

Cemnme; bien

balayer et

penibles, t

d'eau pour

II ne peut

viteurs et

les affaire

s'immisse q

femme mutut

nombre de qc

ri au loin


ii

et


va

du


e qui rear

disposer 1

nettoyer; f

els que les

les benoins

s'agir ici

servant ed.

s familiale

ue dcans les

si, surtout

questions le

chez son ch


sans dire que

b6tail laisse


la

au


les travuux


G


c



ul





ur

i

ff

u


rap

ef


fen

kra


veut pas dire qu'ell1 pouv

nant a son maria. Elle n'av

peut excepter tout ce qui

le cas qu'elle serait rLpu

Droits respectifs des epou

La feinme doit respect

miere pour le recinnaitre.

(cultures, bdtail) elle le

son maria

I1 est bien entendu q

choses appartenant au mari

sorgho, le beurre, qu'elle

parents, voisin et amis

largesses, le maria le l'1i

choses que le maria aime av


.hoses

c c


dans la

uisine;-


du rAnage, iUs incumbent la.


hutte:

tandis


renouveler

que les tr


la liti re

avaux plus


.tures, approvisionnement du bois de chauffag

mcnL e, sont partages entire les deux 6poux.-:

La classes des Batutsi riches, qui ont des gaeO-:I

Sce qui est de l'influence de la femme dan .

.1 va san-.ns dire que la fenrne muhutu pauvre.'" ...

.aires u manage et des cultures, alors que la :

mututsi riche intervient dans un certain

portentt au b4tail. La raison: absence du ma.

le province, ou le proprietaire de son betail3,

.me devait s'occuLper des travaux des cultureB '

lal. Cette influence reelle de la femme noe

rait poss'der rdellement les choses apparte- :

rait done p 1s 1e droit de propriete.Sauf on

regarde son habillement; si bien que dans

idi4e, elle peut exporter ses effects .

x ..:
.' P
et obeissance a son mari. Elle est la pre.-~I

Si elle a desordres donner dans le M6 ii

fait toujours apres en avoir confr6 a ve :



ue la feurme dispose de beaucoup de petite.

.Exemple; lait,la biere indigene, harioota_.

peut distribuer en petite quantity &. des.

Dans le cas ou'elle se mettrait a fair d#e

reprocherait. Par exemple pour certaines

'ant tout: tabac et miel.




16-


Dane la hutte 1 y a une place de preference reservIe a la fei

et une autre au mari

Chez le muhutu, la fem.me doit apporter a son maria tout ce q.e

celui-ci demand ( tabac, bi-re, eau pour se laver, nourriture, lait!

et beurre), tandis que chez le mututsi, la femme se fait aider pour .|

different services et :e fait apporter les choses que son marl disti

En ce q'1i concern les droits conjugaux, c'est le mari qui les exigei.

Rapports avec les bewa: parents .

I: Situation de la feeie, vis a vis des different membres de la f -

mille du mari :-

La femine respect reelleinent so:: beau-pere et sa belle-mere

Elle s'abstiendr" d'en dire diu nal; de se ,noquer d'eux; de faire fii1

leurs observations; de letr insulter. Elle aura pour eux toutes sortoeW.;'

de soins dans le.ir ialadie, cor.-Ae puiser de l'eau, cuire leur nourri-

ture

De mrme les beaux parents ne viendront pas s'6miscer dans less

faires de m na.e de lear bru. .

Pour certaines fetes ae famille( on a de la bonne biere, de la...:

viande, de bons aliments, bref des choses extraordinaires) il y a In- o:

vitation reciproque tant6t du c6te aes beaux-parents, tantit du /6p1t.:

des enfants .

La feLune consid re les :nernbres dae la fauille de son maria com-a i-

6tant les siens .I1 existe mnmie cette triste couture dite "ukwend'u

wabo"qui permet au frere du maria ou rnlme a des amis du rhari de so

vir de la femme En sor me la femme est un peu conaftdere come hi

de la famille du mari .

2: situation dt mnari st en particulier ses devoirs ou obligations
"-.:-:--;
. vis des parents de la ferrne .

Le mari respect beaucoup son beau-pere et sa belle-mere .
II doit entretenir de bones relations avec eux par 1'envoi 4i
:.




7- ,M




petits presents r"it r-s II envoit les Iremices de la r~colte, un'.

de bonne bi6re, cu lait, du beurre, du miel et surtout ies choses qulOI

manquent les beaux-parents .Cette costume s'appelle l"'ukugemura"

Lorsque les beaux-parents on, de gros travaux a executer: cultt3

construction cau kraal, des .re:--irs ou.r les vivres; ils font appel ..;-

leur beau-fils qui ne peut ja..ais refuser son uoncours, et qui habi-
'.i -

tuellement ,rend la direction de ces travaux En cas de ma.ladie des

beaux-parents, le gendre doit leur procurer tous les soins voulus .
'- .:'.
Dans le cas de non accomplissement par le rmati de ses obligati 6

vi vZ vis des parents cie sa fe;ne, une sanction sertit impose, par `

example: ils reprendront leur fille pendant quelques jouris;

pour avoir de nouveau sa fetpe chez lui, le mari devra presenter see .

excuses et payer une petite ainende: une houe inuigene ou une cruche a- ".

biere.

Bref, il doit fire tout ce qu'il peut pour ses beaux-parents.. :I

3) Qblii-:.tions des beaux-parents vis a vis de leur gendre .

II y a en tout .rei-ier lieu ce qu'on appelle le "ukurongoranya: '

Cette coutume consist.e en ceci:le beau-pere, apres un certain temps

indetermine, soit avant ou aprls la naissance cu premier enfant, dot

apporter a soD gendre peu pres l'6quivalant de ce qu'il a donn4i

come d8t Par example: une houe au gendre qui lui a donn' des houta.

come d6t: une vache et son taurillon s'il a requ en dtt une g6nisse,.,r

II y a m8me de grands chefs qui donnaient une colline a leur gendre.'i

le beau-pere est fortune, il se fera un plaisir d'apporter a son gen-'

dre moins riche les choses dent il aurait besoin, une houe, des vi'^.,.

etc

A la naissance
un cadeau chez son gendre. Chez les Batutsi, c'est une genisse et &i!

son d6faut, un t.aurillon. Cette tate ue betail s'appelle"inka yo'sur .C

gor$".L'urugori est Ia couronne que porte la femme lorsqu'elle a e*iu:
.- ,




__I -*-~Cr~-P~Vmc.~ill~


enfant Cette couronne c piste dans un bandeau fait avec 1'ecorce de

la tige du sorgho.

Bref, les beaux-.aents veillent a ce oue leur enfant et leur gen

dre ne manquent.ae rien Ce qgi est tr.duit par le dicton:"ukufashya

abana babo." litteralement, aider leurs enfants et leurs petits en-

fants ."

Adult ere

I' Adultre de la 3emrne. Sanctions: Distinctions selon le css ; la fermne e-


par le rnari

, qui a pour

ut v^ternent e

que la repud

,Vvant l'arriv

en flagrant

en rflaran ;

juries :nal


en

con

t

iat



d41

d61

ict


1 ag:ra~t c" ct 'acuult61

s~quec~e r'4 t ion

e t.c i-re pcrur I ?et 1

:i o rda'indire d"noaluaee

U. )".1Y -eS1 s 'Iu rQ9o crs,
i t r C'. u te"r e _10S
it c''_tntre Le nos j

it. ..'.dUlt~lre erit e n d. r a


re.- C'est le cas le plus

inmiediate et depouillement

"'ukusenda". ce qui est pls

" ukvdirukana".

le rlari tuait sa femme

ours encore, une fernme

pleuvoir sur elle toutes

repertoire indigene est


soignd .

Dans 1

co :!iettarnt

se ce force

correction

il le roue


e c 0as o

S' adult

pa-r le


de coup
de COUP


les membres de 1

de tout vetement

i alement n'est


recent

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C

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ii yr

e, C'



le; j

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t4




1


1'exp'

ar n


it eu non compiplicit4 e ntre 1, ferire et le

st -. ire ca Lt:-: le cas o': la fe..-e ait 6t6 pri-.:

1nt, le Cmari se charge L'infliger une bonne

di:, c't ..it -l accrt au coupable. ctuellement

ant h son secours pour cette operation tous

et r.irne 0o t le gillage 11 le ddpouille

uie dans cat 6tat hours uu village .-La femme

-e dans les coups et les injures et ordinai


lia fenrne ne ;ouv"ant supporter le poi

fa ille .-

nos jours, il n'y a plus ae p6nalit

ns le cas ou l'adultere serait suivi

1'enfant adulterin, co::mie si c'ctai


ds


de la honte,


rentre


es cormme autrefois: la

de grosssee, le marl

t son enfant propre .


mort.

;: '- .''


prise

grave

de to

grave


prise

prise

ler i


b


I8-


i


6ili

r








20 Dans Ie ca-r d'iLiuissance uj :;iari celui-ci engagera un ae ses amis

ou de ses parents -. co...e .tre 1'adult re av3c sa f'ernae dans le but

d'avoir des enfnntt .Dauns ce c s, le coupable n'est pas puni, mais voi-

re recompensd.Ce n'est que le acsir d'avoir ces enfants qui le pousse.

II arrive quelquefois que la fe:.iue refuse : se prater. Dans ce

cas, c'est le divorce.

3 Le ca3 o'1 I ina. ri entenc diire que rsa i e.:ne a eu dos relations conju-

gales avec ~n autre, le mari la menace e la chasser en cas de reci-

dive.Il organise mreme l'espionnr~e ce sa femrne.(kugenzura) (Ukueenzura

umugore). C'est pour avoir des renseigne.ients strs au sujet des relation

de sa femme Ce n'est qu'apr.s avoir la certitude qu'elle continue ,

qu'il 1& chasserait

Adult'.re du maria

1 Le mari est pris par la femine en flagrant delit d'adultere.-La

femme ne pouvant Conner des coups au mari,parce qu'elle est plus fai-

ble que lui, prend le part de se retire chez elle .-C'est le di-

vorce.-

Chez les chretiens, ells ne consentira h reintegrer le domicile

conjugal que moyennant un cacieau fait par le maria et consistent en une

6toffe ou meL-e une vache chez les Batutsi.-

2P Dans le cas d'impuissance de la fermne, la fermme passe beaucoup de

choses a son mari et ne lui fera aucun reproche pour ses relations avec

d'autres fenmmes, et cela uniquement pour se fire toldrer au foyer con-

jugal.

30 Le cas o' la femme entend dire que son maria a eu des relations

conjugales avec une autre, elle tache de s'assurer du fait et si elle

en acquiert la certitude elle saura le reprocher tres vertement &

son mari le reprocher- ugutongana.

En cas de transmission de maladies v6ndriennes par l'un ou l'autre

des conjoints -








I:-Si le conjoint ( la fe me) a apporte la maladie et l'a trans-

mise a son mari, ce dernier ne pardonne pas. Il la chasse stance tenant*

Except le cas o0i le maria aurait la meme maladie

2:-Si le conjoint ( le marie a apporte la maladie et 1'a transmise

Ssa femme cette derniere prend le parti de rester avec lui, parce

que personnel d'autre n'en voudra Elle se fait soigner de common avec

son mari

3:-Si la maladie v6nerienne est contractee par un des conjoints

apres le marriage, il y a deux cas a distinguer :

a)C'est 1'6pouse qui a contract la maladie ailleurs.

Si elle tait r'cemment marine et sans enfants, le maria la chasse*

Si elle a g6jh eu un ou plusieurs enfants, le maria la garde pour

les enfants

b) C'est l'epoux qui a contract( la maladie ailleurs *

.La femme restera m8me si elle n'a pas encore eu d'enfants .

Dans ce cas, il arrive parfois que la femme sera heureuse d'avoir

des relations aVec d'autres membres de la famille de son maria, pour

pouvoir leur communiquer la iaaladie et pour ne plus etre en butte aux

moqueries des parents cu mari .

Dissolution du maria .

I:- Divorce par consentement mutuel .

Separation pure et simple sans formalities. Existe-t-elle ?

D'une faqon g4n6rale on peut dire qu'il n'y a jaimais de separation

de consentement mutuel sans une raison plausible.

Le divorce est beaucoup plus rare quand il y a des enfants issues

du marriage .
2:- Divorce a la demand du mari

Causes : L'Adultere .

Maladies v4ndriennes

Strilite mnais non dans tous les cas .
-* '








Dans les marriages parents, le sorcier insinuera au maria r6pudier.

sa femme- pour reasons Ge malafices, etc 4:
"|..
Mauvais caract re chez lx fe:nme .

Incompatibility d'humeur

Mauvaises habitudes:(ivresse, nejligence grave dans les soins du
r6nage, manque de prevoyance pour les culture
(imbuto)

gons~cqences et% effects

Si la femme n'a pis eu d'enf-nts e son mari, ce dernier ira deman-

der la d6t complete chez ses beauix-pcrents. Ceux-ci ne front pas de :

difficulties & la lui rendre. ULiis pour ce qui regarded les cadeaux faits

par le maria en dehors de la d6t, il n'en est pas meme question.

Dans le cas ou le maria garderait l'intention de r6intdgrer sa feme.,

plus ou moins prochainement pour tel ou tel motif, il s'abstient dans Bc

cas de redemander la d6t

Si la femme a eu un ou des enfants, Jamais le maria ne doit reprefh-t:

dre la d6t; car il perarait ses droits sur ses enfants


Si la femmne amene avec elle

infant qu'elle allaite encore,le

de se s enfants. Eds lorsque les

maternels, le maria ira reprendre

nite. Cette indefinite s appelle "

en une ou plusieurs houes; chez 1

Ici, il y a encore une distinction

consistera en un taurillon; si c'

Dans le cas ou la femmre repu

de riche famille, celui-ci devra

pour l'entretien de ses enfants.(

proviendront de la vente d'un pro

Exefple: Le chef Kayondo q i

nir sa femme repudiee I'YIRAI',DORI'.


au Busanza d'A'stridao* NYI.


des enl;nts en bas age ou surtout un..

mari consent a la separation momentan6e

enfants n'auront plus besoin des soidns

ses enfants, mais en payant une indem- ':

indezo". Chez les Bahutu elle consist

.es Batutsi en une tete de gros b6tail

n: si c'est un enfant male, 1'indemnlit.,

est une fille, une genisse

diee est ce haute lignee et le marl

donner une ou plusieurs tetes de b6t&ail

Les vetements de la fermie et des enfanl

duit de ce betail ?)

devrait d'apres cette coutume entreti-

Qui reside & present sur la collins, -'

K. D RI a B sa charge un enfant maladtii


Karama










et en bas age du nom de lEukamudenge. Kayondo uniquement fait const

re deux huttes a Karama, rnmis ne pourvoit pas au ravitaillement de a

femme repudie .

3. Divorce k la demand de la femme .

Causes:Non paiement du reliquat ue la d6t

Manquermentr2 ,: obligations vis vis des -eaux-parents
(cf.paoj lX)
Mauvais traiternents

Manque d'assistance

Adult ere

Impuisst.nce ce la part du mIrti

Sterilit6

Malfices

Indompatibilit. d'humeur

Mauvaises habitudes ( ivresse)

Cons sucuences et effects .

Elle s'en vas sans avoir eu d'enfants;avec enfunts.VOIR


Toutefo

Dans le

generalement tevenir

marl, elle profitera

portera au besoin un

montrer qu'elle cont:

trer dans les bonnes

Dans le cas o0'


is le

ces




de t

peu

inue

grac

elle


Considered come defini

vant pas d'autre femme

l'autre sont steriles

Le divorce sera


if

qu

t


divorce peu

o5 elle a eu

lui .Si les

outes occasi

de biere ind

a s'intdress

es de son uia

n 'a pas eu

. A part de

i lui convie

ous deux o-nt


momentane s'


t n'

aes

enf

ons




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etre

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pour

.e ou

ses

'es+


L


pas definitif .

nts ae son mari,elle d66s ire

sont retournes chez le :-

revoir ses enfants.Elle &i

autre chose. Ceci pour "

enfants et aussi pour On-.

le cas general.


d'enfants, le divo

rares exceptions,

nt; la reprendra.

mauvaise humeur .


rce peut Stre

le maria ne trou.

Exemples:1'un ata


il a lieu pour des motifs peu


sibles .


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23-
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ans ce cs de r rie ny a aucure indemnite6 verser de la

part du mari aux beaux parents

Dans le cas de remariae apres divorce effectue pour motifs graves,

cit6splus haut, il y aura toujours rne indemnity plus ou moins forte ,

faire par le marl aux beaux parents .

Si la dpt avait ltc rememiancae par rl mari, il devra la remetere8

et en plus verser une indemnity coutumiere qui varie selon la richesse

de I'individu .

Veuvage .

Situation du veuf par rapport & la famil.le de sa fermme c 4de '.

Il previent la farmille et prend avec elle les dispositions pour.

les fundrailles .

Le c us o.i la fen ae est rmorte 4tant enceinte

Si le foetus a au inoins cin ou six mois en l'enleve au sein de-.:

la mere. Cette operation chirurgicale est pratiquee au moyen d'un cou-.

teau special, dit intambi" qui prend le nom de rukiri" apres 1'o.

pdration. Le foetus est alors enter ctc ct'e o la mere, mai is Pf64ment

avec le couteau qui a servi a l'op6ration. La raisoh de cette l~tique

en some superstitieuse est celle-ci: pour des parents de la defunte qui

s'imiginent que le mrme r:alheur pourrait arriver a une de leurs filleSa '

qui seraient ou qui Qev endraient enceintes .

Si la femme est morte assassinate il y a une cerdmonie speciale & .:

laquelle devra proc6der la famnille e la cufunte; ceremonie qui s'appele.

"uguhana amatshyumu" et qui consiste en ceci: on recupere dans la famillet.:

de la defunte tout ce qui s'appelle: lance, fl'che, grosse aiguille,

serpette, hachette et autres instruments de fer et qu'on transport sur :

une grosse pierre ( urutare); on prononce toutes sortes d'imprecations t:,

contre ces instruments de fer, espirant par 1a qu'aucun autre metbre do,

la famille ne mourra pas le fer .

Je laisse le soin d'une etude plus approfonaie aux ethnographes.




24-



I- La d.funtee e lIisse uss d'enfants a soh mari .

Le mari ne reprendra p.s la dot, mais va demander a la famille*-

de la defunte 1'"incongoranyo" c'est a Lire 1'"ukuron-oranya" de la PSJ:':

Ceci incique que cette obligation sp~ci-le ues beaux-parents :-

vis l vis de leur gendre exi-te :ie.e aprAs la rort de leur fille. Tout.-

fois il y a une legBre att"nuation r cette obligation.Exeiuple: qu lieu.:-

de donner deux pioches, il, r'en donneront qu'une seule

2.- La defunte .liisse un ou plusieurs enfunts au maria .

Les enfants restent dche& le U)re, uisqu'ils lui appartiennent

d&pr's'le droit coutuL:ier. -"our- le cas oi i0 y ai" des enfants en trs.

bas age, ce- enf:-nts pourror". c tr3 uorl. ntanr:'ent confirm ci la mere de la-:

defunte. ucune inderrnitm n'ert verse pour cette obligation.

Ce n'est par- au veuf c'aller offrir les corndolances a la fami.:

le e sa fe...ne di~'funt e; n bien i cette derni.re :. venir les pr6sen :

ter au veuf

Situation ae 1L. veuve vis a vis de la famille ae son maYi

C'est la fLimille &u difunt qui s'occupera des fun6railles

I.- La veuve reste sans enfants ou sans espoir d'en avoir

( n'est pas enceinte .)

D'une fanon g6n;rale, elle rentre dans sa famille. Elle peut.-

emporter seulementdeux v^te.ents qui lui avaient 6te procur6s par le d8-

funt. EgaleiIent, diff'rentes petites choses lui ayant appartenues en .

propre: petits paniers, beurre purfur:i4(itshv:ende). La famille du d6funt ":

ne reclame jainais la 4ot ver-ce, et -ui se traduit par l'idCe indigent

"Nta Ukoranunira urupfu" litt:5rclemrent: pisonne ne r'clame la dot :

la mort .. 4,':-

2;- La veuve reste avec un ou des enfants de sonari m

ou dans I'espoir d'er avoir ( est enceinte.)

a) 3i la veuve est jeune encore elle rentre chez elle et .

cherchera un a..tre bari. Les enfants d.ja sevrds restent a la mason.
!''" *^ ."- '* 5










paternelle. L'enfant non eevre ou celui qu'elle porte dans son sein sat


la mere, cui devra s'en occuper, ..:oye:nnant quoi elle reooit de la fa-


mille de son maria defunt une partie .es rcoltes, m8me une vache & lail


qu'on lui pr.tera dans ce c-s pour nourrir 1'enfant .


b) Si la veuve est da GSce et sans espoir d'avoir d'autres ef:-


fants elle rest dans 1'habitation de son mari difunt, o-t elle conti-


nuera lever ses enf.":ts et o' les enfants jrandis s'occuperont d'elle.


Temps fixed pour le veu7vae avaLt de poIuvoir contractor 1un noyuJMI ,


madia.e .


Un mois pour le veuf et deux rois pour la veuve(voir pace 14)


S.-
DU IROIT PATRILONIAL. DE L; EROERIETE .
* -0 : : : : 0 0 0 9 ,


Du concept de la oropriEt6 chez l'indi:-ene .D'une fagon g6n6rale :


l'indigene a le concept de l proprite6, s)it nobilibre,soit foncibre.'


Exemples:De aoronrit a fonci re Un runyar:anda qui voyait un ter-


rain non cultiv (mr.'rishyamba) done sans proprietai'e, ne se faisai au :


cun scrupule ce se l'approprier, de s'y installer avec sa famiille; y


faire des cultures et si lr recolte etait bonne, ce s'y fixer d6finiti.'I


vement. AprIs les pre:nir"s- r4coltes il allait trouver le chef pour luid::


offrir un cadeau, come pour dire qu'il d4sirait rester dans cet endroitt


Ceci indique que le terrain appartient au chef, qu'il soit chef de ch<


ferie, voire le Roi.


Un cas different du corcept- Un muhutu apprend que sur une col-


line il y a un terrain non cultive.(iwiis 1'ayant etd precideement et


qui est retourne au chef, de p r la coutume; ce terrain s'appelle


"Nkungu".VOIR mon rapport sur les froits fonciers fait le 22 Mai 1929


& Shangugu). II ira trouver le chef et lui demandera de disposer du


terrain ;I1 cornmence par fire un cadeau au chef; un cadeau qui varie


selon importance et la fertility du terrain Ce cadeau consiste en


une cruche de la meilleure biere du pays.(hyurornel) et en plus un pot


S e miel


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26"



Dans le droit couturier le chef de colline pouvait taller une noU~

velle propridte pour y installer un nouveau locataire, dans des parcelli..

appartenant d6j& & des locataires existants

De la propriet. mobili;re Troupeau, betail, produit d'un travail

quelconque, l'industrie .u fer et ae la poterie, des ustensoiles en bol.

service rendu Par exemple: Un sorcier faisant son redtier de sorcier

regoit come honoraireS une vache Elle est considered come lui appar.- "

tenant en propre. Un forgeron vendant un produit de son industrie(lancel.".-

houe, serpette, hachette) achite une tate de betail, cette derniere 4u t

appartient en propre ie nmr.e les potiers et ceux qui travaillent le

bois, acquCraient a.u b.tail d=ans les animes conditions

Un indijne donnant sa soeur en liariage h quelqu'un en regoit une

vache (inkv:ano); celte ,-aclie vevient la propriety di. l'indiigne, par

suite du contract passe enltrr ler deu:: iiLtdresses

Un indigene rend service F un chef. Le chef pour le recompenser

lui donne une tete de betail, cette aerniere est la propriety de l'indil:i

gne .

Un indi ene apporte au Roi ou au chef ae province la peau d'un 160.

pard ou celle d'un lion qu'il a tue et recoit en rdcompense une tete de

betail; cette derniere lui a-ppurtient


C, .

*De la propriete fonciere

Droits des indiviCus ou de :roupetnents d'individus & 'usaae ex-

clusif d'une z8ne delimitce ae terrain

Un individu ou une f I.:t.ille-clan ayant cultiv4 une z8ne delimitAe

de terrain a droit h r~colter tout ce qui se trouve sur ce terrain -

Exception ent faite aujcas o0 l'individu se rent coupable d'un grave dal.1- i

envers le chef ou d'autres particuliers Exeiples: insulte grave au .

chef; vol ae betail & de' particuliers, meurtre commis par lui;dommage.-

4. 1 .**




27-4W



qu'il pourrait avoir c-us" ~ un tiers .Dans ces cas le chef, pour punir

le coupable s'appropriait la totulitA ou une parties de ses r colts,

ou bien en disposait en: faveur des personnel 1l6s6es par l'individu .

Droits des individus -ar ri-;ort l utilisationn du sol pour I:ii

p atura es

Un garticulier dans le village n'ayant pas d'herbe pour son b6tail

apporte un cadeau b.u chef, leouel lui p".seta son droit de paturage sUi:

un endroit indiqud. La rlrne chose peut se p-sser pour un chef mancqant

de paturage sur sa p:ropre colline; il achetera un chef voisin qui a:i;:

beaucoup ce pat'irages, le auroit de fire paitre son bptail sur une p- ai

tie d6terminde de la colline de ce chief. Il payera une ou plusieurs Vl- A'

ches, ce droit de paturage .

Droits des individus concernant les ours d'eau .:;

oi le course d'eau prend sa source dans le terrain d'un chef unW.ia

ce dernier peut dltourner le course d'eau'cofin e il 1'entend et favorise'o

h tour de rl8e, tel cu tel c8td de sa colline. Exemple; colline Nyakli'

banda au Nyaruguru. Le chef achagaza a ce droit .

Si le course d'eau prenQ sa source ertre deux collins ayant uni::

chef different pour chacune Dans ce cus ils s'entendent et s'accapa

rent l'eau tour de role .-'
-L- A-.


L'iQee que ia terre n pPar talent a aucun proprietatre este

chez 1'indig e ne

On peut dire non. MLais l'ide existe que certain terrains ne -i.:

ront janmais accapar6s pour cultures ou autres, par crainte superstiti

se ; ls appellent ces terrains: "imburabuturo".Litteralement: je i

trouve pas ou m'installer

Les endroits o ont habit les Rois au Ruanda avec tout le t

qui etait occupy par leur immense kraal et qu'on appelle:"ibigabiro'0,

ne deviendront jamais la propriety d'un particulier ou meme d'un cht i

De meme les imisezero", c'est h dire les endroits ou sont en


rs 1les rois ou les)


E~UI


B~j
j c
if.

::;~









grande influence dans l pays Exe.ple: Nyabikende en sous chefferi

Munigantama, en chefferie Se-ut .a, lh serait tomb" tu* par un buffle le
4
fameux Ytangomibe qui a donna, ori-ine h la secte si repandue au Ruanda et

daps lespays limitrophes Ces Imand':a .

L'idee de procpri't4 collective existe-t-elle chez 1'inditg.ne, ?

L'icee de clan posscdant une proprieto collective n'existe pas

en Territoire d'Astrad, com.- elle existe en TIerritoire de Ruhengeri.

Tout au plus pourrait-on concevoir une Jrande propriedt conced.e:-.

B un particulier ( in i'i ini) lequel y irn~tallerait ceux qu'il juge-' :

ralt bon; parents, in.is ou utres, et a q'ii ils payeront les presta- :j

tions come pour un chef de colline .-Ici se pose la question de la

propriete des bois co'mmunaux

Existence d'une propridt fonciere

Le Roi est le proprietaire unique de tout le Ruanda .

Lui seul avait le 4peli pouvoir jadis d'en donner l'usufruit on I

creant des grandes et petite. chefferies, qui toutes avaient un titu-

laire *

Des chefferies etaient attributes a des functions particuliere.a'.

exercees aupres du Roi(,biru-Abapfumu-abaja-Abagenyi. )Elles 6taient da.5"

definitives, parce cue attachees a la function.

Les autres chei;eries 6taient donnees a ceux qui reussissaient

a accaparer les bonnie. grtcces du Roi, quite a en jouir pendant quell -

mois ou quelques c.nnees seulcment .Elles n'etaient done jamais defin

ves. Certain chefs plus irrportants avaient des droits reels sur cert

terrains determines avec pouvoir d'y prelever des corvees,(butaka-m-

ingabo-umukenke-ubugaragu.)

Des chefs ou de brands serviteurs du 'oi avaient droit A la.p

priet6 des produigs de telle ou telle parcelle du territoire(iblki.i:l
,"' ._ -





29


Contrairerent &


terrains rs erv es


ce qui


exist e


paur la chasse


en Urundi


le droit de chasse


ou la p'che n'ekiste'


ou


pas au Ruanda.


LIMITATION


ET FRONTIERS ENTRE


P.B0 R I ETa; :


Entre les proprietes


des chefs(collines)


nous avons en general


des limits


naturelles


courses


d'eau,col,marais.)


Entre les proprietes


des proprigtaires


cites plus


haut


(serviteurs


abanyabiking i


relies.


il etait en g6nOral


On appelait


des temoins


qU i


difficile

fixaient


de trouver


les limits


des limits


natu-


au moyen d'ar-


bres vivaces.


Pour les


terres


louees


par


le chef A


ses sujets


ii


avait des


limits


fixees


USAGE CORRESPONDENT


par le chef.Ceci


existe encore de nos jours.


POUR DEiS 91 9RICTCULI}.R3


A UNE LOCATION


Ces usages existent communement. L'ipfukire


pour les cultures


pois,haricots.


L'urutete pour la culture


du sorgho.


L 'ikitoke


pour la


bananerie


mais est supprirum


depuis


1913. 3ont des imnpts


ou locations


pour le terrain


A c6t6


de cet


bre de servitucdes

moins quelques un


ukwoba'inzu;


imp 6t


en nature,


ou prescriptions tries


es communes


&kuzani


udukwi


ils 6taient


variables


soumis


un certain


selon les chefs;


a tous les chefs.(kularira-batir


- apporter


nom-


n6an-


la hutte-


du bois,etc).


LE BAIL


EXISTE-T-IL


La location


en bail existe:"ukwatisha"


qui veut


dire louer


un champ


par example


a quelqu'un


pour un nombre


bien d4termin6


de cultures


a y fair.


C'est la la veritable


On


ne peut


pas appeler


location,


location


a mon avis.

proprement


dite 1'usage


pri t e

muhutu


de'limit e


peut vendre


mise h la disposition


(ukugura)


une parties


du muhutu


par le chef, puisque


de cette propriete


ce


sans m~me avoirT


le chef. Le muhutu qui


du chef de colline peut


loud.


de


d'une


pro-


--- I __ ~L _


- -- --


I _


IWOOBILIER EirIEa


pr ev enu


Srequ un terrain


M- AA anx









6galement "ukugurara umulima" qui veut dire: changer un champ pour un

autre avec un voisin, sans que le chef en soit avise. Notez cependant qur"::

le chef dans les circonstances actuelles s'opposera presque toujours cb :

que son muhutu vende des champs h un stranger au pays. Le chef de collins

a done toujours son mot a dire. Et le muhutu n'a pas le terrain qu'il Cilii

tive ou occupe en pleine propriety. La distinction reste done entire pos

session et propriety. Le muhutu possede sans etre proprietaire.

3OBDE D'ACc.UISITION D'UN TIfRAIN.

Ier cas : Un individu vient demander au chef de lui conceder une parce le

de terrain. Celui-ci la lui donne et en indique la limited. Si le chef l :I

a donnt un terrain vierge, 1'individu ne commencera payer des redevanclOe

qu'a partir de la 2me annee de son installation sur le terrain. Si au

contraire il regoit un terrain djaj cultive ou defrich6, il paiera lea ,

redevances apres une annee.

a. cas : Un individu vient acheter un terrain a un particulier; dans con:

cas ii n'a pas de redevances a payer au chef de colline. II n'a mime pi '

de redevances a payer a celui qui lui a vendu le terrain. II 1' achet'f.:

Mais s'il vient demander un terrain sans l'acheter il consent par ce falt

& payer toutes les redevances a celui qui lui en a donn6 l'usufruit, .1

m8me titre qu'au chef de colline.
.-i
PERSONNES CAIABLES DE POSSEPDR :

Habituellement c'est un homme marie qui vient demander de possdder

une propriety sur le terrain du chef. Neanmoins, il y a des exceptions.

Un jeune homme non marie mais ayant i sa charge soit sa mere soit sa s8goio

ou des frhres en bas age, sollicitera un terrain.

Un veuf avec des enfants.

FACULTES DE DISPOSER DE LA PROPRIETE :

Cette faculty existe en g;neral,puisqu'il peut la vendre et la 'so@ui'"

louer. En cas de d6ces la profriete passe aux enfants males. ,.,





31


SUCCESSION OU PARTAGE DE LA PROPRIITE*

En cas de deces du chef de famille, la propriety reste aux enfants

males. Ordinairement avant Ce mourir le chef de famille rpartit les dif-

f rents champs entire chacun des enfantsl, (partager ici veut dire-ukuraga).

La volonte du chef de famille ici fait force de loi. Au cas oui le d funt

n'auraAt pas exprime ces derni4resvolontes au sujet du .partage des 'iens,

les principaux membres de la finille se reunissent et font eux-memes le

partage entire les divers enfants.

DE LA PROPRIETE .jiOBILIERE. Vnir 1age

]ersonnes susce-otibles de Dosse'der.


L'homn

A titres d'e

ustensiles c

6galement le

ruche,tous c

que ces chos

testations e

( propre houe,


ne



ie



)b

le

n


k commune

:emples,

m6nag e

choses

jets qu

s sont

cas de

chevre,


la femme peut poseder, nme.e l'enfant male et la fille

je cite que l'homme est prpprietaire de sa hutte,des

et des instruments de travail,etc. La fermme possede

qui lui app-rtiennent en propre; houe,chivre,vache,

'elle eumportera avec ellz en cas de divorce. Notez

bien distinctes de celles du mari,pour 6viter des con-

divorce. L'enfant nrle ddja grand peut poss6der en

products de recoltes,etc. Chez les Batutsi, un enfant


a la mamelle reQoit quelque fois de son pere une genisse, qui est oD nsid4-

r6e comme sienne.

Pour la fille on ne peut pas en dire autant. Ca indique bien qu'elle

n'appartient pas h la famille, car elle est appelee a aller constibter une

nouvelle famille ailleurs.

CATEGORIM PRINCIPLES D'OBJETS SUSC3PTIBLS DE PROPRIETE:

7 La hutte *:t tout ce qui s'y troupe; ustensiles de menage, instruments

de travail,puniers ,greniers,literie,nattes,couvertures,vetements ,peaux,

vivres,boissons,armes,engins, actuellement pertains objets sortant de l'or-

dinaire indigens,tels que:







table, chaise,lit,ustensiles de cuisine,lane,livres,objets de bureau,

vivres ou products agricoles(caf4) et du betail, ahimaux domestiques,

animaux de basse cour. etc.etc.

ALIENATION DE CES OBJETS:

Puisque les objets leur appartiennent en propre, chaque menmbre de

la famille dispose a son gre des objets qu'il a en propre.(vendre,pr'ter,

donner en cadeau,4changer)

LE CAS D'UNE PROPRIITE O1BILIERE COLLECTIVE.

La propri'te mobiliere collective existe surtout pour le b4tail

gros et petit. Se rencontre rnne pour des objets d'usage frequent plus

rare ou ayant une certain valeur:ex:l'umuvule" -pirogue dans laquelle a .'

prepare la biere indigene; l'ubgato-pirogue pour aller & la peche ou pour

passer un course d'eau; l'ingobyi-panier genre typoi; l'igitshyuba grand

vase en bois pour puiser I'eau de certaines sources dites "imbuga" pour

abreuver le gros betail.

PROPRIETE DES CHOSES TRO .T S :

Toute chose trcuv6e jusqu'.' ce qu'on ait connu le proprietaire ap-

partient a celui qui l'a trouvee. Ex: animal domestique, tate de b6tail,

etoffe, une arme,un outil,de 1'argent.

Les products d'un animal trouve appartiendront a celui qui 1'a

trouv6 (ex: vache et son veau).

')uand quelqu'un a trouve une chose ayant une grande valeur, ii va

immediatement la montrer au chef et il er:tmenevec lui des temoinsqui r

affirmeront que la chose a ft reellemnent trouvee. Il fait cela pou' vTiter

de passer pour voleur.

II n'y a pas de prescription pour les choses tro r6As. Le propri :4

taire d"une chose perdue peut toujours la d6clamer. Ii devra 6tablir labe :

preuve que c'est bien lui le proprietaire. Dans le cas ou le propritaire i

retrouve une tate de bitail perdue et ayant eu des procuits depuis la datei:..

de la perte, 11 r cupere la tete de betail et tous les products jusqu'.au








dernier, mais il devra rdcompenser celui qui s'est occupy de ce b6tail

Par example il donnera une ou deux tetes de b6tail. On appelle cela :

" ingororano ".

MODES D'ACQUISITION DE Lt PROPRIETE:

L'achat, cadeau regu, dot, present fait comme present un personnage

(pour avoir ses bonnes graces) choses 14guees par h6ritage,salaire,produits

de l'industrie(poteries,ustensiles en fer et en bois4' vannerie. Tous ces

objets appartiennent F l'individu en propre. M me pour tous products de


la peche. Voire

la chasse fait

QUBELIUES REGLESu

Le produit


de la chasse en particulier .

en coomrnun.

du travail ex1 cutOP pr les Tiei
clu travail execute par les mie


iuais non les products de


ibres d'une


faraille


appartien-


nent

sexe

vail

dive

ont

de 1

fant


au chef de f

s,les garden

il faut ente

rses. C'est 1

constitute une

eur travail.

s marines. Un


arnille (par

s de betail

ndre ici, c

a regle g6n


fami 11

ela n'

orgero


e a

empe

n tr


nent le metier de leur pere,


la feirime,les enfants,l

,les clients (abagaragu

elui des cultures, de 1

6rale. N@tea toutefois

part, et que le pere n'

che pas l'aide mutuelle

availle avec ses enfant.

ce dernier a droit au


es serviteurs des deux

). Par produit du tra-

'elevage et industries

que les enfants marines

a plus droit au product

entire parents et en-

s non marines qui appren-

produit de leur travail.


C'est lui qui vendra les houes,


les serpettes, les


fers de


lance,tous pro-


duits provenant de la forge.

Un cultivateur travaillant ses

est le pere qui dispose des recoltes

Si un enfant non marie veut dis

commun ahev les membres de la family

a son pere,qui souvent la lui accord

S'il s'agissait d'objets appart


champs avec ses enfants non maris,c'



poser du produit d'un travail fait en

e, il devra en demander la permission


a un enfant


non mari6(du


bdtail


soit de l'argent qu'il


il peut en


r

I~
I




j
i


f-,on travail ,


I


a. 0 *11ileurs par





35


disposer a sa guise, sans en demander la permission A son pere.


LOCATION.LOUAGES.PRETS DE3 ANIMAUX OU


OBJE T


Location: Le cas

pas de houe pour cult

mgme le chef. Celui-c

iTs s'entendent pour

au second cite:habitu

prestations pour le s

que la houe est usee,

ditions.Notez que le

temps que le premier

un peu de tabac,de bi

L' leveur manqua

chez un voisin et ce

biere,soit on s'enten

arrive qu'un 4leveur

et sp6cialement pour


se present s


ouvent d'un


malheureux qui n'i+Sme


iver son champ va trouver un voisin qui peut 6tre

i lui donne une pioche emmanchee(aramukwikirira)

les prestations que le premier cite aura a fournir

element le premier cite fournira trois jours de

second cite et cultivera trois jours pour lui. Lors-

il peut en demander une second dans les memes con-

second cite aura quelques 4gards pendant le lapa de

cit4 travaille pour lui.(akafunguro,qui consiste en

ere et de nourriture).

nt de taureau pour son troupeau,louera un taureau

a des conditions peu ondreuses.-On donne un peu de

d pour rendre le mere service 6ventuellement. S'il

manque de lait pour son usage ou celui de s amillq

sa femme ayant un enfant qu'elle doit alaiter,il


ira louer ou emprunter(kutiti'inka) une vache laitiere qui prend le nom

de "ntizo".-Habituellement il n'y a aucun paiement en location. Mais ii

y a contrainte mutuelle d'apres laquelle celui qui a et6 aid6,aidera '

son tour son oblige.

Habituellement cesoperations de location, louage et de prat ne se

font qu'entre amis ou parents,quelque fois entire voisins.

Les garanties du propridtaire en l'occurrence ne consistent qu'en la

confiance mutuelle.

Dans le cas que quelqu'un voudrait garder d6finitivement l'objet ou

l'animal ainsi pret4 ou loue,il devra le demander au propri6taire,qui

quelque fois lui en fera cadeau.

3PRUNTS ET PRETS ENTIRE INDIGENES.

Ils se rencontrent assez frequemment.


_ __ ~


iOBIIIMS eI~




53

Qbj etssur lesguels lesem runts et lesr prts se portent en .4n ral.


Tetes de gros betail et aussi de petit betail. Pour le gros b4tail

l'operation s'appelle "kugwatiriza".Pour le petit b6tail ou autres objets

qu'on emprunterait 1'on dit "kuguriza".

Les indigenes se pretent entire eux ou empruntent toutes especes de

choses:houe,ustensiles de rnnae e,vetements,vivres ,instruments de travail,

boissons,bois de chauff ae,bref,tout ce qui est d'usage courant chez 1'in-

digene(surtout semences pour cereales).

elgu~e~s_ rules concernant ces prets et empErunts.

Celui qui emprunte s'engage toujours a rembourser 1'equivalence de

la chose emp!runtee. D'ou le icton:"ugijije azishyura" qui veut dire;ce-

lui qui emprunte remboursera.

D'une fagon g4nerale ils reinboursent l1e.uivalent de la chose emprun-

t6e.Un panier de habicots pour un panier dd/aricots. Une houe pour une houa

Exception est faite pour les emprunts faits a l'apoque des seinences

Celui qui emprunte un panier de semences remboursera deux paniers de semen-j

ces.A supposed que la r'colte est deficitaire,il ne remettra a la recolte

qu'un panier,mais des qu'il aura une recolte meilleure il devra rembourser

le second panier convenu.

Notez que depuis l'arriv~e des coimaergants l'emprunt avec usure se

generalise de plus en plus. Un indigene emprunte dix francs a son voisin,

il en remettra douze,ou mime plus.Cet example concern surtout les emprunis1

d'argent, et tend a se generaliser dans toutes affaires commercials entire

indigenes.

Disons ici un mot de la coutume dite "ingwati" ou kugwatiriza"

Voici le cas habituel tel qu'il se prwsente g6naralement:

Un indigene se trouvant dans une situation aisee, soit un chef, un

mututsi, soit un muhutu a besoin d'une tete de betail pour la boucherie ou


pour se procurer quelque chose don't il a bes in.








Que fera-t-il pour arriver a ses fins? En general il s'y prend

comme suit: II va trouver un autre Bleveur de betail qui a dans son trou-

peau une tete de gros betail impropre a la reproduction.(vache sterile,

vieille vache, taurillon). Des deux c8tes on r6unit bon nombre de t6moins

qui assisteront aux conventions stipulees,ceci pour eviter toutes contes-

tations ulter ieures.

Voici en quelques mots en quoi consistent les conditions de l'emprui

Au jour convenu l'erprunteur se present avec une g6nisse deja grande ou

meme une vache qui a deja v16e chez celui qui a consent a lui avancer unf

vache sterile, soit un taurillon. La genisse einrende chez le preteur res-

te chez ce idernier, s'il 1'a jug'e a son gout.L'emprunteur par centre em-
I t I rt ^ 4 "


mene avec lui la tete ade retail premise pr e preteur, e- 1 cemp-Li-J. au vwi

convoit6.

La tete de gros betail lai-see chez le preteur est jug6e susceptible

d'avoir un ou des products.

Le jour oix elle aura son premier produit voici ce qui se passe;

Le preteur va prevenir l'emprunteur qui apporte immidiatement de la bibre.

Accord et effects au sujet du lait. L'emprunteur pourra traire la vache 4 ".

jours; le preteur deux'jours. ruelquefois chacun des deux traira trois ,

jours et le septieme jour le lait sera laisse celui qui mene la vache

au p&turage.

a) le premier product est un veau mile.gdadvient-il de lui ?

R) Lorsqu'il est sevre il va chez l'emprunteur.

b) Le premier produit est un veau femelle. Qu'advient-il de lui ?

R) Il rest chez le preteur.

Lorsque ce veau femelle sera sevre la vache mere pret6e retournera

chez son premier maltre.Et l'ingwati se teimine la.

En general si la vache vale des veaux males sans qu'un veau female

vient changer la gamme,tous ces products males iront chez l'emprunteur


rrti





41


r




1; I.;


,....


3,-


dbs le sevrage terming. Toutefois si la vache vble trois veaux msles c'

cutivement, il est prevu que la totality du lait est acquise au pr6teur

partir du troisieme produit A-

Lorsque le troisieme produit r:lle est sevr", le pr8teur emmene ch*.j

l'emprunteur et la vache et son veau.. Ensuite l'emprunteur doit donner''

m6diatement au preteur une g5nisse et de ce fait ils sont quittes 1'un.

vers 1'autre ., ,

On peut supposed le cas oi l'emprunteur n'a pas de veau femelle chs

lui. Dans ce cas, il fait l'abandon total au preteur de la bete et lea

products futurs reviennent encore a 1'emprunteur s'ils sont males. DBs .s

le premier veau fer:elle n", et apres sevrage, la b8te retournera chez

l'emprunteur, et le pr-teur restera avec le veau femelle

La vache crave cIez le )prteur n'ayant eu uue des veaux m^les .
----------^ ------------------------------------------------------- .^---------"-----^*----^ ------- *{'.

Le preteur est tenu d'aller prevenir l'emnprunteur qui vient cons- .

tater que la vache -~t rcslle:.ient crev.e C'est tout

Ne pas oublier que le contract est l'inga:ati pass entire l'emprun- .

teur et le preteur est un contract a term fait gendralement pour deux.

ans ou vingt quatre mois Ce qui veut aire que si la vache donnee par

l'emprunteur co::m~e nvxVate met bUs avant les vingt quatre mois ecoul6s, .i

viendra la reprendrae avec s.~n veau pour 1'emmener chez lui et avoir 1' iV

fruit du lait avant que le veau soit sevre. Lorsque le veau sera sevr6 1
S. 'i
vache retourne clez le preteur

Successions.
-------------.------- .'

Phur ce qui concern la succession des Rois, la chose est tres com-:

pliquee .

Les coutumes qui se r-,portent .la succession sont tres nombreusei.^

et tres varies ctant dornn le noobre de personnes qui y sont int6ressa

Ici, ii s'agit plut6t Le costumes que de lois bien fixoes .

En regle g4ndrale, il fait p pe press come le chef de famille p O JPo

ses enfants ...'
< Mi








cxiste-t-il des lois ou des coutues impres ies ou ae si pies reles 11

quand 11 s'a;it ce succession ?

PremiBrement, il-existe un testament oral dit ukuraga", qui veuti,!

dire exprimer ses dernieres vclont's lescuelles sont consider6es comme,:-_

sacr6es pour la famille et par cu.: avant Lroit a l'heritage .Ce testament.,

oral a force de loi. En cas de succession de biens importants(gros betail

terres) il est fait devant de r:ombreux temoins, metne strangers & la family

Exemple: le chef de colline et les voisins ::'

On peut supposed le cas o' il n'y ait pas eu de kuraga: cas de mort. .

violence ou bien de inort instantanee suite m maladies

Dans ce cas, il existed des coutumes irmpratives qu'on ne peut pas .

appeler simples reiles d'unaje, puisq'e en soi::re elles ont force ae 0lo..'

aussi Voici ces coutumes dans 10, ,ranL.es lig'nes

URT -S E .; ..

I Supposons que ce soit un chef de province .- La famille du d4fun, `".:

se renu immrdiatement chez le L.v:a..i pour lui demander en faveur de qui i .

va d(oser c:e la province: soil en faveur d'un des freres du ddfunt,soit .'

d'un autre membre de sa f::ille Les Imembres ue la famille se font ac-

compagner des principaux ch-fs qu.i 6pen-daient au dcfunt. Ce qui constitu ":

un genre de conseil, des vis d4esquels le s :aurni tiendra vraisemblablemeOt .

compte pour designer le successeur coL:ime CHEF

Apr's deliberation le i..';a:i norame le nouveau Chef ae Province, en me-.

nagant de punir sedvrernent ( kunyaga) quiconque refusera obdissance aU

nouveau Chef Ceci est un lrai orare desin6 per le raot"itegeko ry' uWi

ce qui veut dire Crdre Uu Roi ."

20 Si c'est un ch ef ae colline .ql.i mneurt sans enfant.- La famille

rend chez le Chef de Province qui fera pour son Chef de colline ce que '.

Roi fait pour un Chef de Province.

5 Si c'est un mututsi riche qui meurt sans enfant- .-,,

Sa propridt6 foncire passe h l famille du defunt, l1quelle est'i







pose habiter la rm8e colline ou la mire partie de colline(ikikingi).

Car danq le cas contraire la propri t6 va au chef de colline, et damient

ce qu'lon appelle:"nkungu" ce i veut .ire: propri't6 sans titulaire .

40 S'il s'agit U'un rututsi ou i'uri r.uliutu laissant peu de biens, la


r6gle ci dessus, est d'applic.tion.

UN HOME LLRRI .TJURT .-C E "F:T .


En rEgle g6n6rale le kiuriak sera connu(Dernieres volontes

Mais on peut supposer le cas qu'il r'ait pas prononc6 ses

volont s .

I Supposons que c- 3-oit un Chef de Province qui mourt en


.)r
dern


lai ssant


.enfants. Meme dans ce c:sa 15,o-~ eno peut p us cisposer ce sa Provihce en

faveur des enfants. I.nrme dan: ce cas, c'est bien la preuve que la terre

appartient au Roi. La famLille p center a ses enfants m-ales au Roi, lequel

d4slgnera le successeur .

2& Si c'est un Chef ae colline qui meurt en laissant des enfants, la:.

famille ira trouver le Chef ae Province, quidesinera le successeur parmi

les enfants en general .

3o Si c'est un mututsi ou un iuihutu rice ou possesseur d'une parties 4~

la colline qui meurt avsc enfants, sans avoir e:prime es dernieres volon-

t6s, la famille ira trouver lo Chef de Colline qui fera le partage des i:
s. l f e r
biens entire les membres de 1L fn.ille .

40 S'il s'agit d'un mututsi ou .uhutu pauvre, les reles que dessusw.

sont d'application.

~QUT CE QUI PREC.~ED CBNCERNE L,.. PCPRIEE OCIRC E :^ C.S 93 SUCCESS IO

S pyons maintenant les reiles coutumieres pour la succession de la ro1py

4t6 mobili re

Pour le partage de ces biens nous nous tiendrons aux gbQiralit6s .

SUNI HOM3 ML.RIE LEIERT SANS "EN'I.JTS

II est frappant de vonstater que la coutume indigene pr6voit le

kuraga zlmeen faveur d'une tierce personnel etrangere a la famille du d6


." : A


i.


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r.

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di




40- "



Done un home mari e neurt sans enfAnts et sans avoir fait le kurag-:,

Do Supposons que ce soit un Ch.oii' e Province. En principle tous ses

biens mobiliers sont a la Jisposition du ::ai. Lais c'st un cas qui n'

tivera jamais peut-on ecrire Ceci, dans le cas oh aucun membre de-sa

famille ne subsisterait .

Au cas o' il y ait des membres de la famille: enfants,freres, soeurs

et cousins, sa veuve ou ses veuves, cousins, nieces ou neveux .


S'1 reste des enfants: Habituell

ml les enfants Ce successeur uevient qc

de son pbre, except de ceux que le pere

6*axXxctxWWWWhx 1 'autr e de ses

mille, et ce avant sa mort I1 pourra u(

fois il devra observer certaines rkeles

soeurs marines ou en bas age, ceci dans ns

bien vu par ses sujets et les metbres ae


erent, le successeur est pris par-

uasi proprietaire de tous les biens.w-

aurLit cionnee propre a l'un ou

enfants ou a un meLibre de la fa-

one e:n isposer a sa 6uise.Toute- '.

coutumi(,res quant a ses freres ou

on intre8t et surtout pour Stfe-

sa famille


T)ans le cas d'un Chef de


Province oni meur


t en laissant une ou des


VeIUves .

Chaque veuve rest dans la case avec tout ce qui s'y rattachait;bdta.ll

vivres, instruments, etc etc Et ce,qu'il y ait des enfants ou qu'il '.

en ait pas

20. Du chef de colline qui imeurt sans enfants.Comment fera-t-tn le 1

partage de ses biens( mobiliers)?

La veuve rentre chez elle et, en supppsant qu'il reste tgujours un

membre consanguin( frere, oncle, cousin )c'est a ce ou ces membres qu'6- f

chottces biens en partage La famille de la veuve, n'a rien a se parta-::

ger en ce cas .

Dans le cas oi il y ait des enfants: La outume suivie pour un Chef

de Province est d'application ici

30 Le cas de succession mobiliere d'un mututsi ou muhutu riche ou

pauvre qui meurt sans enfants Les biens mobiliers reviennent hu ou aUxW


Wb. Ne %OW %ok-




41-


membres de la famille consanguine

Au cas ou il y ait des infants. S

leur reviennent mais sont places


du defunt.

'il y a des

sous tutelle


e


La veuve

nfants e

* Le tut


ne recoit rien.

bas Age, les biens

,ur est designed par


la farnille


Cette r&gle


pour les enfants


en bus ge s'applique


6galement a ceux des Cheis de Provinc

marids ou ag4s, le successeur de tous

le conseil de famille. Notez ici que

coutumes reconnus dans le pays.(Voir

Remarques: Le droit d'ainesse n'est

Il y a obligations partic

desquelles il ne pourra s

partage du bgtail, qu'il

(Prescription observer


e et de Colline. Si les enfants sont

les biens mobiliers est design par

ce successeur devra se conformer aux

plus haut).

pas reconnu.

ulieres pour l'heritier unique et

e d6partir en ce qui concern le

effectuera sans 16ser la coutume.

envers celui de qui detient la


famille


detenait le betail


par example.)


tutelle.

euve avec


- La

des


tutelle

enfants


existe

en bas


exi. Qx

age. Qu


dan s

'il


Sle

y ai


cas

t b


oh le d6funt laisse

eaucoup ou peu de


biens la tutelle des enfants existe. Dans ce pays il va sans dire que la

tutelle est int6ressee quand il y a du gros b6tail.En dehors de la, le

tuteur doit s'ocouper d'6lever les enfants en bas age, prendre en mains

tous leurs interets tant au foncier qu'au mobilier, parce que ces enfants

sont consid6r6s comme siens.

Quel est le tuteur choisi habituellement ?

C'est en tout premier lieu l'oncle paternel, qu'il habite dans le voisina-

ge; qu'il habite au loin.-Ne sera jamais considered come tuteur ayant &

charge les enfants,l'individu qui vient s'installer dans 1'habitation du

d~funt et qui s'impose comme epoux de la veuve, droit lui reconnu par la


coutume.(c'est le l'ukwingira

faisant parties de la famille.

lui,ne le respectent m eme pas

aucun droit a faire valoir.


). C6t individu ne sera jamais consid4r8 come

Les enfants n'ont aucune consideration pour

.Si un jour il se spare de la veuve, il n'a


De

une


la

V


dlu ue~funt o d




a


La tutelle s' tend a tous les biens fonciers et mobiliers;les

cultures,les bananeries,tout ce qui se trouve dans le kraal la case y

comprise, mais surtout le gros et petit betail. Ordinairement il prend

tous le betail chez lui, mais lecistirijue bien du sien propre.


Le tuteur

lui confi6s come

Lorsque le

tuteur qui doit s

Lorsque ce

c'est alors qu'il

pbre.Il est deven

freres et soeurs


doit prendre son role au s6rieux et gerer tous les bien

6tant les siens propres.

premier etfant male du defunt veut se marier, c'est le

'occuper de la dot.

t enfant est marie il devient par le fait mmne majeur;

ira reclamer au tuteur tout ce qui appartenait a son

u en effet, chef de famille, avec charge d'6lever ses

et de leur procurer tout ce qui leur faudra lorsqu'ils


s'installeront eux-memes.

I1 est sous-entendu que l'enfant n'a rien a verser

tume pour la bonne gestion de ses biens par le tuteur(son

quelqus um le font. Cette reco mense consiste en quelques

betail.D'autre part multes palabres sortent parfois suite

X X X


s


d'apres la cou-

oncle). Ndanmoins

tetes de gros

a ces tutelles.


Autres soutumes particulieres.

Sommaire: L'hospitalite chez les indigenes.

Le dep6t.

Le mandate.

Vente et achat.

Dommages causes a un tiers.(indencie-dommages aux cultureS)

Emprunt et gage.

Modes d'alienation.

Contrat de location de louage et de travail.

Pret usage.


ab 1- -6 -




43


Lessindigenes attachent une grande importance aux devoirs de l'hospitalikA

M&pele "ubushyitsi". Toutes les classes, meme les Batwa ont ce point en
honneur.

L'umushyitsi c'est a dire l'hBte est toujours considered selon son rang so-

cial, car pour tout indigene il est considered come "n'umuntu ukomaye" qui

veuj dire: un home ayant droit a des regards.

11 ne s'agit pas 6videmnent des caravuniers qui passaient r6guliere-

ment dans les m8mes villages demandant 1'hospitalite.

Il s'agit plut8t d'une personnel qui vient assez rarement demand d'Stre

hospitalis6e.

Cette personnel pourra etre un parent, les beaux-parents, un ami ou mSme

une personnel etrangere. I1 s'en suit que pour ces personnel d'importance ,le

genre d'hospitalite differe.

Pour l'indigene l'h6te le plus important est le Mwami qui vient pour

loger ou passer la nuit.Qu il soit chef,mututsi ou muhutu il met tout son

lugho a la disposition du Roi, apres en avoir enleve tout ce qui a de la va-

leur on qui pourrait gener.

Si c'est un muhutu qui doit hospitaliser le Roi chez lui, il n'a pas

d'autres obligations que de mettre son lugho L sa disposition. Le Roi en par-

tant lui laissera toujours une tete de gros betail.

Si c'est un chef riche en b6tail il doit choisir la plus belle genisse

de son troupeau pour l'offrir au Roi. Durant son sgjour le Roi y regoit toua.

tes sortes de presents et cadeaux(betail,nourriture, boissons et bois de

chauffage) 6tant donned que le Roi est accompagne d'une suite nombreuse.

Des h8tes de grande importance sont: le pere habitant au loin, les beawx

parents, le chef qui vous a donned du betail; ces trois categories d'hStes

sont traitdes sur le meme pied.-Pour ces categories d'hStes l'indigene devya

veiller a ce qu'il ne leur manque ricn. Par example il ira chercher de la









bi;re s'il


ner.a


as;-C; .,u


tcbac, literie, vivres ce choix, viande,


bois de chauffae, si

causeur qui intdresser

convoquer les voisins

parole & l'h6te; bref,

1'hSte desire se laver

traOrdinuires pour cel

punts on6reux a leur

ceux-ci sort tou.: uie:r


L'h6te

S'll tombe

dcsagr4able


e,
--


'ac-? s, t unn


pour 'oire et


u

p


tant qu'il

malade il s

Slui arrive


rien

. I1

i qu

pointt

r i

est

ra 2


p


n'est o

v& sans

i r eoit

de vue.

t s, Chc

i'hSte e

ci nd co
ej-


enaant


f7on


instrumentt

e par les

danger,

ubJlie, vo

dite Lque

* Celui-c

Pour les

,curt selon


st trait

11Jne 6tant

s4jour, c


de lusique


histo

et cel

ire 1'

cela

i ira

h6tes

son r

co ..me

Le la


(inanga),


ires qu'il racontera;

a va jusqu'l laiseer 3

eau pour le cas que

comporte des frais ex

jusqu'a faire des em-

de moindre importance

ang

un membre de la family'


ille.


une chose


elni qui lh4berge doit


lul


trer aussi qu'il en est tries peine

DU BEPOT.

Le concept du dcep8t chez 1'inidig jne.


Un munyarL.QcnL pr- .r

ou autrey) auquel il ti

Sedans sa famille. II va le

le "ukubitsa". DIposer ou

un sorcier deposera pour 1

Ssorcellerie. Un muruyi ( e

(uburozi) lequel sera plus

posent de l'argent chez de

Voici quelques eagles


S'il

pri6taire


a'argent.

boire au


s'agit d'

; quite -'


un obje

1nt r. 5'


S v.y& e: il

enit beaucoup

me tre oen d1

confiE r un o

e catcher que

:;po i s o :-ieur )

en s.rete a

s a&.is ou ii

coutu:ni4res

t: le cuposi

" 1. ... 1 ..,


a quelqued chosen

Il croit qu'il ne


objet de

sera pas


valeur

'en str


p6t chiez un voisin ami. Cela s'app

bjt a quelqu'un en dep8t. Exemple

lques gris-gris ou autre instrument'

dr'posera chez un autre un poison

illeurs que chez lui .Les gens dd-

sera plus en sfrete que chez eux

qui re-issent le dep8t

tire Ie rend simplement a son pro

.:ervice. De m&^e pour les sommes


a'un beau

s a titre


Par oin tare

depositaire,


sentiment donne un pour-

d'arnitie .


, l'ction ae le mettre en depot chez quelqu'


44


f arni


1


*


,.tu JlUt*"t Ldon.


Slil slagit de betail,




45 -



s'appelle ukuragiza :" 'z

Pour le petit betail, voici les uroits du dpositaire,~ il pren- '

dra pour lui chaque troisic:e petit provenant de la chlvre ou de la bre.

bis gardee chez lui .

Pour le gros bctail il n'y a pas ae re'le bien fixe.le depositai.W44

doit prevenir le deposant "es n"issances; c'est ce aernier qui determi.' .-'

nera le cadeau a fire au depositaire( lait ou produit du b6tail)

-( mme une houe) et ce selon l'ia..portance du b4tail confi6 :

Le d6positaire n'est pus necessairerment un voisin; mmrne ce sera

un individu eloigne ou d'une autre colline(beaux parents, frere de sang.';
:" '
celui qui a initie quelqu'un & la ciremonie du kuhandvaa" autrement <

dit le parrain de l'initiation, 3.c, etc .)

Le dep6t existed surtout uad:C ii s'iait du betail gros et petit

Jadis les gros Batutsi cdposaient des troupeaux de vaches chez

Slurs amis(habituellement au loin) et ce pour le cas o' ils auruient :,;.:

6t4 spoli6s par le Roi ou un gr:,nd Chef, de tout le betail qu'il aI ai et
.
h la maison( il leur restait alor elui qu'il wraient dcpos4 ainsi chess -,i.

un ami Les bahutu riches le font aussi, pour le gros et surtout pour -,.

le petit betail .

DU MAITd T .

Il s'agit ici surtout cG l'acte par lequel une personnel donne .

une autre, le pouvoir d'a ir en son nor : lui confie un message impor- '

tant C'est une sorte de d4putation (Ukutuna deputer quelqu'un vers

un autre, pour...) Le d-pute on mandataire porte le nom de "Ntumwa'

du verbe"Ukutumv:a ." ttre d'pute .

Le deputy est toujours choisi parmi les amis: le Roi choisit pat.,

mi ses clients ou rans.. clefs de confidence, car il a parfois des nme-i C

sages important, des chosen confidentielles a communiquer. Lte d4 pt4 ,':..

parfois 6tait munti de pouvoirs cssez 6tendus il agissait au nom d
ii ~ ~ aStn. al-,..i~~







HRoi, de soh Chef de Province ou

le butumwa existait plus que ma

ge d'un mandat ou message) parc

et ne connaissaient pas l'us.ae

Le ddpute ou mandataire( i


46-

ie Colline ou de famille .Autrefois

intenant ( ubutumwa- l'acte d'8tre ch

e cue les gens ne savaient pas 6crire

_e la correspondence .

ntumvtTa) devait done avoir toutes sort,


de qualities,

Le deput

car 11 peut vi

Le deput


r.aLh.

6


Ais

est


us

es


surtout de la

regu partout
.-


c ul o xun

t soW!


ier

ent


aupr

Un ue


discretion .


co mme emn not

s de celiii q

s clients de


mandate. C'cst a dire qu'il a re.u cu b6t

tuellement aucu ; autre pair- ent special

Le mandataire vient rendre compete a

dat de la maniere dont il s'est acquitt

le mandataire explique co:..,ient il s'est

ment il a 4te regu 1' o:' on l'avait envo

.on le blatue s'il a bien on .i l rer:ipli a

s'il n'a pas dit exactement tout ce qu

DE EA VENTE .T T DE L'TCIAT .

Le verbe ulu-ura" en kinyar;anda,

tout a la fois Sans dout3 ost ce parce

ger une chose en nature centre une autre


ail



c l




acqu

yh,

fon






veu

que

cho


e honorable.


On 14 redoute


ui 1 'envoie

celui qui lui confie un

Aussi ne regoit-il habi-.:




ui qui lui a confide un man

sa charge. A son r etour

itte de ses Ionctions;cotm..

etc.etc' On le felicite ou

action. On lc reprimande

ui avait command ae dire-


t



s


e
e


Uire


adis
en


b: Acheter et vendre.

il s'~gissait d'6ch]

nature Le mot"1kug~1


rana" litteralemrent: acheter mutuellement veut dire exac.tement gchai

en kinyarv'anda.-

On peut se po er la question : que aonnait-on jadis comme prix

d'achat d'une chose avant 1'arriv6e des Europeeas au Ruanda .

C'est la houe qui 4tait la base .e tout chat; et ce pace que

la houe exist it partout et en quantity lje gros batutsi en avaient

jusqu'a plusieurs centaines en reserve (C'6tait quasi leur coffre-f4

La houe neuve s'appelle "isuka" la houe usee "ifuni" Il faut 3 ifun:

pour avoir I Isuka.

La houe 6tait estimre I0 journ'es de travail. Ii s'agit ici de


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S. ...
.'4.


1 A.


--- ---


- v










houe neuve


ou isuka


La jouride


d'appelle "umuhinzi". La houe usO


ifuni va'lt 3 journees de travail ou 5 abahinzi.

Un indigene voulait acheter une natte, c'6tait I ifuni.


Idem Icl.ei ur:: chvre,c'etaitI.2.5. '- 4 pioches


Idem Idem une vache, c'-tait2.5.4.5 & 6 Chbvres
ou tant de pioches .


Une vacherendue au Kinyaga rapportait 50 et 40 pioches .


Un indigene voulait acLeter un C.anier ue vivres(251Kc) c'6tait I hi

Idem Icem une hutte, c',tait 2.5.4 houes .

etc,'etd, etc. On a parle plus haut chatht de champs, e betail.

Pour ces sorts d'achats i:;ortants et pour eviter toute contes-

tation subs6quente, il -e font toujours uevant te6moins choisis par l'a

cheteur


Des domraz4es

'Catiser n: d


Si


II en es

oi


Si elle

bre et c


Le


ter les


c'est un


t quite

C'est iune

s'y refuse,

ondamnera


dommage pi

haricots,


causes a

otunaje Pe

infant qui

q'.elquefoi

p rsonrv

e, la cho-

touj --ur s


eut pDrter

1l sorgho


47'




e ou


un tiers .

Uit en kinyarwanda:"ukvwonona ou kvangiza"

c,.use le aotnm*ge on luiltrauonne fa ilement


s pour quel4ues foups

ag6e lle devra reparer le dommage caus6.

e ora port4e au cihef qui tranchera 14. pal

le coupable B la reparation.


sur pas ri4alae choses: le betail va brou-

ou autres cultures; on pi6tine certaines


plantations;


le proprietaire


du b4tail


est condamnn a


payer la valeur


du dommage; souvent il le fera en d

dommagbes ou bien il atte:c

trois paniers de haricots ou autres

Oi a deja parle de la question


CT page C

De .'emprunt et des gages.


I1 a djY et parl' plus haut


o0nant 1


colte et


pour re-

du vol,


equivalentt des ci

donnera alors un


compenser celles


de 1'assassinat


et mmre assez longuement des emp


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et des gages,surtout quant il s'agit de betail.(ingwate)

Ukutang'ingwate : donner des ,aes.

Ikwishingira ; s'engager a se donner en gage; se porter

Done l'emprunt et les 2 es existent chez les Banya

Mais voisi un cas particulier: L'emprunteur est un

indonnu du preteur: ce dernier exigera des Garanties qu'

son bien: fLemprunteur designe alors un hornme bien connu

dit :Dans le cas o' je ne paierais pas, voici celui qui


Il y a accord de part et d'aut:

tion, acceptera de payer pour

pas ses obligations. Voila le

gira a lieu au sujet de toutes

Les batutsi et les bahutu

les batwa, car ils savent que

ments.Le mutwa n'a pas de parr

Les batutsi oonsentent a


caution.

r wanda.

stranger done un

on lui restituera

du prSteur et lui

paiera pour moise.


re et la personnel qui s'est port6e comme cau

son ami dans le c as ou' ce dernier ne remplir

"kwishingira" se porter caution. Ce kwishin

sortes d'emprunts.

refusent toujours de se porter caution pour

ceux-ci ne remplissent jamais leurs engage-

le: il vit au jour le jolr.

se porter caution pour les bahutu et vice Ki


r ".4

1
'
'i
SL~i::
ii ;%. '


Les indigenes se pr*tent entire eux volontiers(outils,ustensiles de m6-

nage, vetements, bracelets,parures,etc.etc.)mais cela suppose que celui qui

empruntera un objet,consentira volontiers a devenir pr^teur a son tour le

cas 6ch6ant. S'il refuse, jouer ce r8le,il ne trouvera pas facilement de

prSteur.

Notez que la femme ne peut prater que de menus objets.Si elle prStait

quelque chose d'importance, sans la permission de son maria, elle se varrait

facilement rdpudiee.,

Pour le betail surtout les vaches il en a et6 parld plus haut au sujet

des ingwate "ukugwaliriza"

Pour les autres objets prteis le preteur demand parfois une garantie:

un gage et ce gage s'appelle aussi "ingwvate". Ce gage sera par example atte

lance,un v'tement, une houe,etc.etc. selon l'importance de la chose prstei l
< 1
*1 1 ,


48:


a




49


Un munyarwanda


refuse de payer


une dette a un autre munyarwanda:


ce dernier


lui prend


un objet


lui appartenant


et le fera


sien jusqu'a


ce que


le d6biteur


l'ait paye. 3i celui-ci


refuse


payer sa dette,


le crdancier


ali e'ne


1 'objet


Un munyarranda


troupe


un objet perdu,


s 'il


ne trouve


pas son pro-


pri6taire,


il le fait sien.


une mere de famille


n 'al inera


un enfant.L'enfant


apparte-


nant joutours


au pere.


L'Adopt ion.


exi st e


chez les Banyarwanda.


Un enfant


que vous adopted


devient


votre propre


enfant.


3i c'est


une fille,


c'est le pere adoptif


qui


recevra


le pontant


de la dot lorsqu'el-


le sera demanded


en marriage.


Le


cas de l'adoption


existed


surtout


pere est mort. L'oncle


paternel


ou meme un oncle rmaternel adoptera 1'enfant


du d4funt.


Des batutsi


quelquue


ou amis qui n'en


fois donnent


un de leurs enfants


ont pas. L'enfant


appartient


a un de leurs


alors


au pore


adopt if


qui


a sur lui les mrnies droits


que le veritable


Un chef de colline


aliene


les biens fonciers


d'un de


ses sujets


sans heritiers.


Du contract


de location


- de louage)


a ete parle plus haut du contract


de location


quand il s'agit


terrain


loue. "ukwatyisha."


Un munyarwanda


pretera


un champ


pour y cultiver


des haricots,des


patates, du


sorgho,


cdu tabac.Jwiiais


pour y planter


une bananerie,


du caf


ou autres


qui


ne rapportent


qut'apres


un temps


assez long. Et cela parce que


le munyarwanda


n'aime


pas louer


ses champs


pour plusieurs


anne es:


cas il prdf6rera vendre.


L'indigene


loue done son champ


pour une culture.I1


s'entend


avec


en location pour fixer la redevance


payer par ce


Jamais


freres,cousins


quand


qui


meurt


pere.


11


dans


ce


Des modes- dlalihna-tion.


qulil avatit sutis-,i


calui qui vient prendtre




50


dernier.


Le prix de


location varie suivant l'etendue et la valeur du ter-


ce sera une


ou deux houes,


un grand ou petit panier


provenant


recolte,

de trava

gr8le ou


une ch&vre,un

il. Notez que

autre, le lo


faouton,

s'il n'

cataire


un

y
n '
Ji. 4


e cruche

a pas eu

a rien a


de biere, ou bien quelques journd6e

de recolte par suite de secheresse,

donner.


Il arrive qu'un gros proprietaire donne en location des champs et

mrme un bout de bananerie pour plusieurs annees. Il faut alors des temoins

qui devront au besoin temoigner jusqu'oh s'etendent les limits du terrain

lou6, et les conditions dans lesquelles il,a ete loue.Dans ces cas, celui

qui est venu pour demander le terrain en location y placera sa hutte et

s'engagera a cultiver deux jours par seraine pour le proprietaire.(Jadis

la semaine etait de 5 jours; aujourd'hui elle est de 7.) Si celui qui a loau

le terrain vient h da c der, un %-iembre de la farnille (femme,frere) accomfliraJ

les prescriptions fixees et aur& droit ainsi aux products du champ.

A noter en passant qu'un mututsi viendra quelquefois denmander 4 un

muhutu de lui louer des chaips,mais c'est le cas contraire qui est le

plus frequent.

DU CONTRACT DE TRAVAIL.

Il est tres frequent qu'un pauvre va s'engager comme travailleur

chez un autre indigene plus fortune. Un malheureux par suite de malady e ou

autre n'a plus rien a manger pour lui sa femme et ses enfants; il va trou-

ver un autre indigene plus riche: celui-ci 1'etgage pour travailler dans

ses champs ou faire d'autres travaux.Il le nourrit,puis apres quelques

jours, lui donne un bon paquet de vivres pour sa famillej un indigene man-

que de semences: il va s'engager de mime chez un autre, qui lui en donnera

dans les memes conditions.

Tout ce don't l'indigene a besoin (beurre,lait argent, pour payer 1'

imp8t), pour tout cela, il consentira a donner des journees de travail pour i

1'obtenir d'un autre indigene plus riche que lui.


de la




51


La journbe de travail chez I'indigene du ter

de 7 heures, c'est-a-dire qu'il commence h 6 heur

jusqu'& environ une heure de l'a.prs-midi.

Un indigene est en dettes envers quelqu'un et

son cr6ancier l'obligera a& enir travailler a son


ritoire d'Astrida est

es du matin sans r6pit


n'a rien

service,


pour

pour


restituer

le nombre


de journees 6quiva

Snoter ici -,u

region.C'est la ho

actions et autres

de travail. La hou

houe indigene est

quante centimes. I

vail chez l'indige

except6 les patat


I chevre


vaut 2.3.


ent au mo

la journ

e qui ta


ntant

ee de

it "


de

tr

la


bas e

avai

bas e


, nais surtout quant

Le a en.ore value 10

estimrne 5 franc-.: la

3 y a un an, la houe

ne valLit done un fr

;es indigenes, vaut I

ou 4 houses, done "X"


dette.

1 a toujours eu une base dans la

ae la plupart des achats, tran-


il s'agissait d'evaluer les journees

journees de travail; actuellement la

journee de travail vaut done cin-

valait I0 francs, la journde de tra-

anc. I panier de vivres de 25 Kgr

houe donc 10 journees de travail:

journees de travail; I vache vaut


3.4.5 chbeyes done "X" hou

DU PRET A USAGE.

Il en a de6ja te parle

preteur et emprunteur.


is 0 I ry


jcurn6es de


travail.


longuernent au sujet du pret et de l'emprunt.


Il en a ete parl6 au sujet du betail prete.

De meme il a ete parle des i-nstruments de travail pre8tsetc.etc. et des

conditions dans lesquelles se font ces prets.


Enquete menee du 27 Aoct 1953 jusqu'au 55 Septembre 1933 chez le mututsi

SEBGITABURE,C. Sous-chef de la colline Kigembe au Mvejuru et chez le Muhutt

NDURO,M. de la colline Nyaruhengeri au Lvejuru d'Astrida,concouramm t avec

le R.P.Lecoindre de la Iission de Kanzi qui a bien voulu faire oeuvre de

compIlateur et de traducteur du kinyarwanda en frangais.
Astrida,le 23 Septembre 1933
L'Administrateur territorial

(s ) SERVRAIUXX.A.








-. CHEIPYR IES


Le Territoire d'Astrida comprernd IP Pro.vinces a savoir: le NVEJURU, e1

BASUMBA, le NYAKARiE, le .YARUGURU, le BUYENZI, le BUSANZA, le BURANGA, le

BUUjNDU et le NDARA

Chacune de ces Provinces est commander par un Chef de Province, soit:

par un Reprdsentant .

Sle NVEJURU est commander par le chef SEMUT ,.

BASHUMBA idem idem IKABER represented par son fils le S/Chst
Lutama .

NYAKARE i dem eie SEL.' I K3YE

NYARUGURU idem idem SE14ASHON G

BUYENZI idem idem I em

BUSANZA idem iem Km iYOND0,represente par son neveu, le .:'
sous Chef Nzaramba
BUHANGA iiteI idem iUe.n represent' par soh fils, le.
sous-chef Kimonyo
BUt NDU idem idem SE; MiI.

NDARA idem i e ia RWAZl Z I

La population sen LI..Y.. pir province e3t ce: au 31.12.1932

NVEJURU 15.233 L.A.V

BASHUUBA 4.073 M.A.V.

NYAKARE 924 .A. '.

NYARUGURU 8.776 .i.A.V. '*5

BUYENZI 5.100 L.A.V.

BUHANGA 2.628 ii. .V.

BUSANZA 8.100 L.A.V.

BUFUNDU 10.775 .A.V.

NDARA 5.289 i.A.V.

..:- ,. ^ %-^
*:-








La p


| Prov since
SMAV



SBusanza 8212


undu

ejuru

d ar a

anga

iyakare

caslhumba

yenzi

|aruguru
E :'. "


10654

13589

S983

2309

4522

3720

5231

8810


population


Honmmes


inci.6n e


F e m:nues


fut de ;


Enfants


Inva- Total Vali- Inva- Total Mascu-


lides


des lides


673 8885 7169 1008


8267


lins


7296


815 II469 9681 I0L 10884 10085


nins


6721

9585


982 I457I 1734 2322 14056 15459 II804


247 3230 2565 588


184 2493 1918

492 5014 4097

275 5995 3557


28

687


3515


2575

1I08


4784

3840


446 5677 528 3657 5959

765 9575 8638 1598 10063


5920

92 7


2195

1309


Total


14017

19668

25263

4568

'2917


Total
g& ral


31.169

42.021

53.890

10.951

7.616
:.. ')


7888 '17.686


5213

5427

8388


6760

II47

17663


14.595

22.963

37.304


?/OTAL





Ma


: 60.030


4879


de servir


6490UA


54471


672,i


33195


57651


52460


10091


des Chefs et Sous Chefs du Territoire


Aloys


vit4 necessuire

Manquant d '

pas sue les autr


SChef de la Province


pou adraiiistrer


cet


ini titive parfoi,c

es provinces -,:rce.=


sous chefs


Chefs de colline


s


ou chefs de col


cdu Lve~uru


do n


de .vejuru. X'a pas encore 4cquis 'lCct







i .
t r important Provinc- du Territoire ..:"-






line

nant satisfaction:Mpunyu,Lwitsibagura,N.


gwaya,Kabujinja,Rui.ana,:tauniartra,:uo:era,Seb.itabure,Gachakule,uny-

rushoka,Sesonga,Rumasana,KiyoGe, daruhutse,asagarira,Gashugi,Semabinga;G

muniyga,Bakundukuze,1:ambanda, Sebusande ,R':akayiru.

Chefs de colline m6diocres:?anGari ,Butare,Rutabana,L.ubiridi ,Sebuyege, i


-T,1.`2


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SfflbfTI.IL .


parmi les


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I
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:
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i


nire









jugira,Semugeshi,. wama, rkombe ,Rumiya

SitUGESHI, Chef de la Province au Bufun


V-1 i 0:m. n I,


e. bien ias-or,4


54.






tries energique et au-w.


de 1'autorit6


europ6ea'
....


toritaire. A.

ne. II est pl

leur des che

SEiMUGESHI po

pante .11 a

province qui

rSE DASHCO A-

pere le vieu:


rrai 1'4 crire

fs cle rovIrvne

iur la r t~

k&o evance ir ~tt Nfl

a t rr1?7in6 1i t


x


2r oGv
C~ie L_~~,r; 3rT3


u e,

Cm'
'-I


ent t o t s



r c e U'Lii
i~ce ecu.e


son fils .EKDA.HONGA ralhecureu-e

et 11 ne peut s'occuper cn per.onn

'Heureusement, il est effectiverient

.Son meilleur 3ous chef est le norni:

de l'impSt indigene est rentre cie

Juillet 1953. Halgri que Sendasho:

1'Administration, je dois neanmoin


deux provinces.

AYONDO Chef des provinces


CIlcrf


de Prov

ire. La


3t inrdigene

les autr s

ce your .

-yaru juru e

a renonce a"

:ent, le che

e ae la g est

aide par so
,"TT A .-


nee

c41


ue

dh:


16 UbRi -31UR-{A ae


st

Arit6


sari s

in i c-


CO

e


ntredit

a jour


le

par


m~I~J1


l'exercice 1933, est frap

iefs. Il est le seul chef -



du Byenzi. A succide a son

co.:anandem-ent en fayeur de

SENDASHiONGA est maladif

n de ces deux provinces

frere aibe LUHANAMILINDI ,.

Sla colline lUbasa. 100 ;.


z ce sous-cbef et ce depuis le mois de

nga ne peut donner $oute son activity &i

s signaler que tout est en ordre dans ij


du Busanza et du Buhanga. II sejourne


habi


element a Buhimba au Busanza du Territoire de Nyanza-Kayondo semble 8tre *

you6 a l'Europ6en. Est intriguant au possible. Est represents au Busansn'

par son neveu Nzaramba et dans le Buhanga par son fils Kimonyo.

.E. AAbB *. Representant de Kayondo pour la province du Busanza.-Est de

bonne volont6,mais ne cornmandera rien sans avoir consult Kayondo. Force:
Ei .
nous a tte d'ordonner a NZARiABA d'executer les ordres regus de l'Admini',

tration sans en referer a Kayondo au prealable.-Toutefois ii n'aura I

1. toffe d'un chef de province.

:nDIpYO. Repr6sentant de Kayondo, son pere, pour la province du Buhanag%,I

:N'a pas l'1nergie voulue pour co.;r.mnnder une province. Est volage et doi :j

a-.re surveill6 de pres.





.b. n I a. --T P r "Ji"
Son activity est nulle. I~' ap.s d'initiative. N'est pas conseill6 Pt

son p re. Ce dernier ne s(occupe pas du Buhanga. Les sous chefs MAHUGIURI

et NYAKABGA sont les seuls -14ments interessants. Les autres, a savoir: ,

KARAMAGE,AEKEZI,SER;Ei, iUIAKIKIA,LUGIIZANGOGA,GASHUGI, ne sont a

tout a fait mrdiocres, rmais ne sont pas soutenus ni guides par Kayondo .

A mon sens, KAYONDO devrait donner plus d'autorite a NZARAMBA au

BUSANZA, et guider KILOI;YO aul BUIL:A Je crois que ce -rand chef a parir..

de voir effriter son autorit5 .Lentalit' ce jadis chez certain grands no.-

tables. L'impression me reste pae, que IKYONDO ne s'interesse pas au BUHIi.

GA ET Tres peu a u BUSAIZiZA d'Astrida A'in d'avoir plus de rendement pour

ces deux provinces, il serait souhaitable que KAYOiDO construise un boma


au BUHANGA et

construire un

RWASAMANZI.

de sa Provinc

ponctuel aux

doute trop vi(

m8me titre que


un aut

au BU

Chef

e et ec

r dres

eu::x pou

e SE I'


SE I0E Chef e e

son possible pour nc

.rees entire les mair

EE1a. Fils du pr

du commandment de 1

mais est de bonne vo

chef de Province. Es

M'iSt .. Chef de la


p39s de sa Province

LUTAMT.

t4AMsUL Tres inteill

xrith sur les indiger


i
n


tre au BUSAi"ZA. II me semble qu'il est partisan ppur en

3 NZA, h la colline KIZI.

de la Province c i DRA..uoique dejh assez ag4, s'occu :

st second efficacerment par le soas chef RUBINDO.Est

donnes par crainte N'a aucune initiative. Est sans

ur 6voluer, car il fut partisan de 1'ancien regime au



La Province du liilLYAKAE. A beaucoup d'autoritd et fait

)us donner satisfaction DejJ age, il laisse les

is de son files i TiTErZBE. Partisan de l'ancien regime +.

.cedent. Devra s'occuper dans un temps tres ra procht:

La Peovihce du NYAKAlRE N'a pas 1'autorite de son p6r:;;

lonte et donnera vraisemblablement satisfaction comma i

t intime pres du I..WAMI.

Province des BASHULIBA.Est de.enu vieux et ne s'ocoupe

en personnel. Est second par son fils, le sous chef



gent et dovoue a 1'Europeen et possedant grande auto- ',

es des BASHUJtT3A. Jeune encore, son autorit4 s'affirmetii








de plus en plus sur les sous chefs du 3ASi-U LBA. Ponctuel, il essaie de

trer en toutes circonstances les bonnes intentions don't il est anim6 .

Indiignes qui echappent au regime de la Chefferie .

Population non soumise au regime ues Chefferies .

ommaes Femmes Enfants Total Observa tions .

122 84 90 p.96 Dopt: 39 swahili
153 Serviteurs d'Europens
104 Salaries de l'Admibistrat l




Les swahilis sont inritallGs la citt indigene et dependent d!.un eh|

de camp reconnu par eux -..:

Les serviteurs des Europ6ens sont log6s a demeure de leur employeu.*N

Les salaries de 1' cAministration se composent des policies, des saEol
tires indigenes, et des infirmiers. Ces aiff rentes categories de trav42",

leurs sont losges dans des camps prevus dans la circonscription urbaine

sauf en ce qui concern les secrCtIires incigenes qui logent sur les 'c'a01

nes environnantes du poste .

On ne rencontre aucune uifficult6 pour admin strar ces gens lesque-w v1,

en g4n6ral, ne do'nent lieu plainte .

A titre documentaire, je done ci uessous la justification de I'e- mpU

des homes du tabeau ci dessus .

Serviteurs Salarids Artisans Captas
d'Europeens owahili de 1'Ad- entre- ven Autres I8tal.
d'Asiatiques ministration prises deurs




40 IO 62 2 2 2 ".. i




57-


MUGOL,3GA au .V:EJUJRU d'Astrida. Jien que les plans ne soient pas encel

arret's, une quantity t e plus d'd.OCO.00C de briques et de plus de
200.000 tuiles sont A pr-voir .Ces travaux irmportants necessiteront .'


la main d'oeuvre indige '

Le portage ne constitue plus une resource important pour I'iai1

gene. De 1931 a 9312 la cccm araison cis vacations pour le nombre de

journeeq de portage est de I51.978 pour l'annee 1931 23.267 pour

S' ann e 19532

Le nombre des [tabblisser-lents a c raactre puremenrt comm racial,

la fin de 1931 -5tait ae 14 est encore descend a I0, diminution So

due encore a la crise mondiale. La stagnation des affaires a entra

1932 la fermeture d'une succursale de factorerie europeenne et de oa.

factoreries asiatiques parmi lesquelles nous comptons trois failllit

Pour 1'ens.c:,ble du territoire le 1 hiffre d'affaires des come
1-6


RESSOURE S ECOOLIQ :T .3 DU TERRITOIRE




Le territoire est essentiellement agricole Lae resources

don't disposent les indignnes proviennent exclusivement de la vente

products agriccle.s ct ae 1. ve"te ae natiriaux indigenes, Ce la ven

peaux de bovides et do celle du bros et petit betail .

Saufla SAe S.I.A.R.U. laquelle est sur le point d'Irreter son

commerce de beurrQ,il n'existe aucune incustrie dans le territoire

Je ne puis toutefois pas omettre de signaler que la St6 IBrattM

a ddnonc "rois blocs donc 1'exploitation est sollicitee Toutefoi

h ce jour aucune activity n'y est encore d ployee .

Je signal en passant les fabrications de briques cuites et do

tulles par les iissions install6es aans le territoire et que le Vici

Apostolique du Ruanda prevoit la construction en 1933 du nouveau

grand saminairea iPUNGSE et des missions de KIBEH0 au iYARUGURU et


- -y -~




















I








en articles


de factoreries


t 'us aa.e


des europeens


et des indigenes


pour 1932 a 840.834


francs.


La main d'oeuvre


non permanent autre


que les


1--orteurs


employs


intdrieur


du


p ays durant


19352 est diminuee


suite


aux travaux


routiers


publics


terraines


et arret6s.


Pour 1932 le total d'hommes


journees


fut de


1197.


En un mot,


Causes


la situation 4conornique du territoire


qui retardent


est precaire.


ou arretent le dlvaloppe.:ent conomiique


du territoire


QaUgac qui retardent la situation economique. Measures a prendre.
00 -a am .0-----------0-.0---am-a-=a-----------------------------m----w---e--M--a---0--wma a 0 a


manque

manque

ya tr


d'industrie.

de colons.

op de b tail.


Il y a surpopulation


pour 1'dtendue


du territoire.


Mana ue


d'industrie.


Pour autant


que la S.I.A.R.U.


ou une soci4te


s'int&ressant


a la fabri-


cation


de beurre


continue


l'inauutrie du


beurre,


il


y aurait


lieu de veil-


ce que les endroits


de trite soient


multiplies


de Lianiere


Cecil'


il n'y


&it qJilaiS


a 1'occaLsion


trop longtemps


soleil


de trop


grri~assemblclr~ient de lutd


grznus


sanis pouvoir


et de la pluie.


C 'est


ras emble e nts


brouter


et les


pour ces derniers


a un rneme endroit.


d~e bet~il


En effet,


les b^tes stationnent


veaux souffrent


qu'on devrait


enorm4ment du


prevoir


habgard


lors de la traite.


Pour le


cas que


ouvre les chantiers


dans les blocs d6-


nonc*Vs


dans le territoire,


disponible


nous pouvons


des provinces


prevoir


ciu Nyaru~uru


que toute la population


du Buyenzi


et du Bufundu


ra pourboir


Manue e


a la main

de colons.


d'oeuvre necessaire.


Coes colons s'installent


6leve


58


s'est


Sr1


et


a)

b)

c)

d)


Le

Il


ler a


des


pouwb Mi


la FORL"IETLME


Ii est souliaitable Iue--3


dans le territoire




.59

pour s'y adonner a la culture d- cafeier 1'linstar de ceux du Kivu.

CHEPTEL.

Le cheptel est ep surnombre par ra port A l'etendue des paturages.
Le territoire compete environ 80.000 tItes de gros betail.A raison de 2,5 ,b

au minimum de paturage par tate, il faudrait pouvoir reserver 200.000 ha

au cheptel. Or, la superficie du territoire est de 265.000 Ha, don't

243.151 ha ne conviennent q-;e pour agriculture et le'levage. Si nous

comptons 60.000 agriculteurs cuultes nou3 savons que l'etendue tbtale cul.-,

tiv6e du territoire est de 68.763 ha environ. En additionnant les terres

n4cessaires 1l'agriculture et au betail on constate qu'il n'y a pas asses.-

de terres de paturages pour le cheptel. Il y a donc lieu d'ameliorer les

paturages pour augmenter son rendement.

SURPOPULATION.

Sachant que les aisponibilites en main d'oeuvre sont de

1.682 M.A.V. pour la province du Busanza

1.847 M.A.V. idem Bufundu

3.106 M.A.V. idem Mvej uru ..

449 .A.V. idem Ndara "

685 M.A.V. idem Buhanga

762 M.A.V. idem Nyakare

515 M.A.V. idem Bashumb a

628 M.A.V. idem Buyenzi

1.033 M.A.V. idem Nyaruguru .

Il y a evidence qu'u' cas que le recrutement de travailleurs vers le

Katanga et le Kivu puisse reprendre, le territoire d'Astrida pourrait

y pourvoir.

Heureusemnent que pour parer a cet 6tat de choses le Gouvernement a -

prdvu 1'introduction de la culture du caf4ier chez 1'indigene. Le programii

pr6voit une Qafgibre a demeure chez chaque indigene. Bien que la propridts4-,

fonciere inctviduelle n'est pas coutumiere, il n'en sera pas de mn8me du .





6C


produit

dig ne.


des cafeiers,

Ce produit lu


leuel sera

i ern-ettra


1 ~ -- r o pr i et e


1 :3) ILnent


ent i "re


de pourvoir


du producteur

ses besoins


I jfl.a
1


riels et au paiement


de


sesm obligs.tions


fiscales.


Aper(;u


de la rentr4e


de 1'ixIlmot


indiigene


pour l'exercice


fait au ler Septe.bre 1953:

Capitation 3 et.il Sup1e intaires ...
Province Unitds ayant ac- Unites Ayant ac- Unites Ayant .ae-.
irap-.sees quitt. i0.p.os es quitt6 imposees quitt4
--- --- ------- -----------------------------------------


Bufundu


Buhanga

Nyaruguru

Busanza


Nyvejuru


Nyakare

Bashumba

Ndara

Buyenzi


10.654





8.212

15.589

4.522


2.985

5.261


Total
Territoire

M. enne
Territoire
ai 1.9.33


60.030


1933


TC 0CC







8,538







0*298


,5~ *.285

I0.2548


IC0.646

4,I.055

3-.813G

".367

-.76 3


10.585

2.334

7.915

4.500

3.070

I.16I

2.100

I1.200

2.500


1.093


102

565

555


171

160

II6

716


800

59

300

300

265

120

105

100


43.951


64.976


35.865


71.


3.901


2.435


52 ,


4



'ii




L.




61 .


SOCIETIES COMMERCIALS 2T COiZ. HIAITS A"3ULidiT3

II existe au ler Septerbre 19355 deux factoreries europeennes et huit ,


factoreries tenu

Le commerce

d'articles. II c

11 n'existe done

Les factor

Depuis le debut

articles exposes

res personnelles

pdens et indig7n

les diff6rents s

Les factor:

voire quelques a:

offre en vente e:


es par des

d'Astrida


bde t

pas

ries

de 1'

dans

, qui

es. Il

ervic

ries

rticl


Asiatiques.

s 'ap-rovisionne


Usumbuta


pour tous les


genree


ous ces products soit & Usumbura soit & Kigali.

d'importateurs et d'exportateurs.

europeennes -ont:L'Estaf et Cardon-Coene.

ann e 1965, 'onsieur C;ARDON vend en consignation les

le mrnaasin ce l'Estaf, conjointement avec ses affal-

sont: 1'hotel et un mragasin avec articles pour Euro..

n'achite l'indigine que les vivres lui demands par

es du Gouvernement.

asiatiques vendent des articles de traite en g4n6ral,

es pour Europeens.Ils achetent tout ce que l'indig&ne


ri f ait die ,,eaux dec bovideS


,caf6,cire


et betail.


Ii est A signaler


que le conrmnerce des pe:.-Lux a repris ces derniers


temps.

Quelques capitas ambulants circulent & l'interieur du Territoire et

frdquentent les marches etablis dans le territoire.Nous n'avons pas dG

intervenir pour infractions a la police de ces :.iarch6s.

Suite a la crise, il n'y a pas encore de demand de vivres pour le

ravitaillement des centres miniers et industriels.L'influence du commerce

est donc nulle pour le moment en ce qui concern le d6veloppement 4conomi-

que du territoire.

Durant l'annee 1932 1'Administration a achet6 dans le commerce locdL


42.16 frs de patates
13.592.42 frs d'haricots
34.080.00 frs de riz
23.592.42 frs de farines
24.721.00 frs de viande
10.463.25 frs d'huile de palme
2.743540 frs de sel
672.00 frs d'ar&chides
109.836.60 frs au total


pour:





62


CULTURES VIVRIZER:ZS T PLAUT~-ICS DE RAPT'CRT 3T3LIZ3 PAR LiJ INDIGENES

EN EXB6UTIOeS 'JS R1GL1.GLE TS.


Par reglerment 89 du Redident du Ruanda les cultures vivrieres obliga-

toires sont iIposees pour 50 ares de cultures don't 35 ares de cultures

saisonnieres et 15 ares de cultures non-saisonnieres,par indigene adulte.

L'1tendue total cultivee du territoire pour 1952 fut de 68.768Hq23

La population indigene adulte fut de 128.104 homes et femmes.

La culture du manioc y intervient pour 6.619 ha.

La superficie realisee en 1932 h la suite ae distributions et de la

propaganda fut de 1.148 ha. Ces boutures furent trouv6es dans le territoire.


Dans 1

et pou

viom6t

12-28,

et du


6t6

but

leur

les

ces



ont

de 1


ap

de

s


.a crainte d'une famine provoquee par les invasions de sauterelles

r parer aux inconvenients de 1'irregularite des precipitations plu-

riques,le Reglement 104 du Rdaident du Ruanda, vu le Ddcrbt du 5-4

6tablissant des measures preventives en vue des disettes de vivres

danger sur la presence des sauterelles pour certaines recoltes,a

plique a toutes les sous-chefferies des provineesdu territoire. Le

ce Reglement 104 est d'empecher les indigenes de consommer toutes

reserves de vivres et leur conserver les semences necessaires pour


nouvelles c

de haricots

En general

suffi pour

a measure pr


chez les

graines

gde au B


.sous-c

de hari

uhanga,


ultures. Il s'agissait en l'occurrence de 10 Kgr de semen-

ou de pois pour adulte.

ce Reglement fut execute sans difficultes.Quelques conseils

faire comprendre a certain recalcitrants l'opportunit6

ise. Des greniers de semences de reserves furent constitu6s

hefs au 50 Septembre 1952 par decision portant a 10 kgr de

cots et de pois par adulte.Suite A une saison seche proloR -

les reserves de semences furent remises aux indigenes de


cette province.Il en fut de meme

te de la grl1e,une parties de la r

d'haricots etait compromise.


dans la province

ecolte de la pr


e du Nyaruguru

emiere culture


oil

de


par sul-

pois et




63


Plantations forestieres imposees: Reboisements communaux chez .'in-

digbne. Ces boisements ont ete realises sur la base de Iha pour 300 antrli
buables en conformity avec le Reglement 93 du Resident du Ruanda.

La superficie prevue par ce Reglement est de 196 ha 56.

Le total des superficies realisdes en 1932 fut de 286 ha 53a.

Celui realis6 en 1931 6tait de ............... 106 ha 59a.

La superficie atteinte en 1932 fut prescrite afin de combler la super-

ficie des boisements des saisons anterieures et ou des manquants furent

relev6s.

Pour 1'annee 1933 nous avons deja fait preparer les futurs champs de

boisement dans les sous-chefferies et une pepiniere de dix planches de

10 m x I,5m chacune a ete ensermencee par sous-chefferie. Ces measuress d'ex6-

cution furent prices de commun accord avec l'Ing6nieur Forestier.

Pour memoire je cite ci-dessous les chiffres des boisements domaniaux

4tablis a ce jour par ce fonctionnaire:

Au 31-S12-31 Nyakibanda Giseke Gasaka Astrida

60 ha 18 ha (ancienne plantation )

An 31-12-32 -- 60 ha 60 ha4 15 ha 4


30 ha la-
boures
prets &
planter.


12 ha labour6s et
pr8ts '"planter.


Au 10-9-5533 -- 30 ha

NiA.: Les 50 ha de Giseke extension du boisement ant6rieur.A p6pinibre

de 40 plate-bandes de plants d'un an;4 pepiniere de 60 platebandes

de plants de 5 mois ( I etendre)

Les 30 ha de Gasaka ont et' semis;4 pepini.re de 60 plate-bandes

de plants de 5 mois ( etendre).
II fut procede au replacement dans les boisements anterieurs

d'Astrida;& l'extension du boisement str la piste des Bashumba;

a la plantation des 12 ha ci-dessus et d'un labour de terrain A

Tumba pour creation d'un boisement de 4 ou 8 ha. Plantation com-

menc6e mais non terminee.


--%& q---W-w -




64


La culture du cafeier a 't' introduite ch

tune champagne annuelle a 6t6 menee depuis lors.

La champagne 1951-1932 a ete menee dans la

our 48.227 plants lesquels furent mis en place da

viduels appartenant aux indigenes.

La campagne 1932-1933 fut mende sur toute


iez I'indigene en 1935Iet


z8ne S.I.A.R.U. et a port

ns 4 blocs de champs indi-



1'etendue du territoire e4


en tout premier lieu chez

20 p6pinieres etablies et

mis en place dans le terr

158.881 par les Agents du

La Iere champagne

cette soci6t6 et 120.Q00,


les chefs et sous-ch

ce dans un rayon de

itoire d'Astrida dura

L Gouvernement et de 6

I932-I934 a e4t menee

graines furent mises


de ces graines est normal et les plants etant

autre, le repiquage a racine nue sera effectue

Pour la Iere champagne I933-1954 mienee

215..~ A graines furent mis0e- .1.:l-e h une d
et a 20 cm entire les lignes.l-.ttitude m'avait

t6me panier comme repiquage.A present, comme c

leurs deux pre:rieres paires de feuilles,il est

laissant un plant toutefois a 20 cm duns les p

champagne nous employerons done les deux modes


iefs habitant les environs des

5 km. Le hombre de caf6lers

jnt cette champagne fut de

3.000 par la S.I.A.R.U.

dans la A8ne S.I.R.U. par

en place. A ce jour la let4e

ctistants de 20 cm )1un de I1

en temps et lieu.

par les Agents du Gouverneme.t'


distance

ete lais

ertaines

proced6

epiniere

de mises


de 5 cm dans les liges

see d'employer le ays-

jeunes plants ont

a la mise en panier,

s de semis. Pour cette

en place: en panier et


a racine


nue. Les plantations


seront


effectue'es


dans la province du Mvejuru.


Mn ce qui concern la 2de champagne 1933-1934 il y a lieu de signaler quo la 1
S.I.A.R.U. n'y contribute pas.

Du co6t du Gouvernement nous avons commence 1'amenagement des pdpl-.

nibres lesquelles seront terminees fin de ce mois.Le programme de cette oa Cm

pagne sera execut6 dans les provinces du Buhanga et du Busanza. Les grtin .i

seront places a 20 cM dans et entire les lignes des p6pinieres de semis; o

Ie repiquage en panier est dondamne pour cette campagne,le mode de mise en

place A racine nue etant prdvu en 1'occurrence.Les graines 6tant arrives ,

Territoire et les travaux id'aminajement des pipinieres devan4%rminds po e
fin de ce mois,nous pourrons commencer le semis a partir du 15 octobre pre
***"; '


t







I1NThUELNCE CIVILIcSATRIC- j7 D COI.LMCANT 3D VI~AIBINISTR1J


MISSIONNAIjRES: s sont considAres duns le territoire come porteurA de i'
instruction et come gardens de la moralitd.On loue en eux

qu'ils sont accessible a tous sans distinction:tout indigene les approche

sans crainte ni m4fiance;ni'me la derniere pauvrette,un enfant,cause avec eux

sans appr6hension.C'est sans contest pour cela qu'ils sont au courant du

jeu des confidences et d'intrigues;jeu qui est plus facilement decouvert

parce que tout le monde est aumis a parler.De plus, les missions ont leurs

reunions rdgulieres d'anciens c-u'ilr consultant avant d"agir pour la progres-

sion de leur minister.

COkAXRCAANTS: Le march public journalier installed au poste d'Astrida et le

march regional de Gasaka -u Bufundu sont considers come un

bien pour tout le pcxys.Ils previennent bien des mialises momentanes pour

oartaines cultures des differentes z6ne3 cultur.les du territoire,voire mreme

des disettes.En effet, on peut s'y procurer toutes les denrees de preaieire'

n6cessite.

Dans le commerce, 1'indigene est heureux ae pouvoir s'y procurer les articles

de pacotille venant de loin et -.ui ne sont ps a la portee de tout le monde.

D L I'ADINISTRATION.L'tvolution des coutumes indigenes est en progression

constante.Querelles et batailles d'autrefois ont cess6.

On ne meurt plus pour rien.La secutite est entiere.Banyarwanda et Barundi

voyagent au delay des frontieres,un simple baton a la muin. On ne destitue

plus personnel par unique sen iment d'aversion ou de vengeance; et A ceux qui,

doivent quitter leurs fonctions,on laisse au moins de quoi vivre. L'Adminis-

tration coupe court aux intrigues,quand elle arrive A les d4couvrir. Le Juge,

europden est incorruptible; tous sont 6gaux devant la loi et l'on n'admet

plus que quelqu'un soit condamne sur denonciation superstitieuse. Le sort dut

cultivateur est grandement an~lior6 par mise a leur disposition de tous ter-"

rains libres aptes & la culture et pu.r l'introauction des nouvelles culture

( manioc, cafe).


-k 40 .46





* 1*

Meme les femmes soot admises a se plaintre de traitements injustes et la.

stability des families est plus garantie.

Le niveau general de la vie est relev6 par une plus grande aisance;

par les articles d'habillement surtout;les moyens m6caniques ont reduit

le portage avec ses inconvenients ,urtout des grandes caravanes logeant en-
quelque endroit. Le r6seau routier est tres developpe et l'on voit ou l'on.

va, sans crainte de se trooper de chemin; meme les arbres plants le longg.

des routes procurent ombrage aux voyageurs.

MHR3ES A PRaNDRE: Etaablisseraent de cotraun accord avec le Resident, I'Ad-",

ministrateur, le LiTmi et les Chefs de province d'un
programme pour toute l'ann e,et auquel tout le monde aurait a se tenir.

Au Jour fixd, une reunion d.ndrale aurait lieu au chef lieu du Territoire. -

Lors de cette reunion les chefs aviseraient l'Administration des Besoins
les plus pressants et les fonctionnaires cites plus haut 6tabliraient leUIr'

programme avec les measures & prendre.

La necessity de la connaissance de la langue indigene saute aux yeux

tant en vue des palabres que pour se renseigner aupres de 1'indigene sur..

les besoins du pays.-Fonctionnaires et ,.ents du Gouvernement ne devraienit ,

pas se fier aux seuls renseTignements qui leur sont procures par les chefs,

mais avoir a coeur d'apprendre, et d'approfondir la langue indigene af in

de pouvoir constater de visu sur les lieux ce qui a e4t fait et ce qui ne

'est pas:d'en connaitre les causes apr-s enqugte orale pres des int6ress6.

A la base se trouve la codification methodique de travaux de l'6tud6 de I;.

histoire du territoire,de celle des coutumes anterieures a notre occupatio0i

-du droit civil,foncier et penal coutumiers;travaux & faire par les histori-q

linguistes, ethnologues et juristes). .
S. L'administration directed ,ui est le systeme actuel tend a adopter .la

politique d'administration indirecte.-Une ebauche est projetee et en voe' '

d'exdcution: la section pour fils de chefs au Groupe Scolalre d'Astrid a.'

'~~~~~o *' '.-'






De cette section sortiront d'

Kais pouvons nous nous baser

fr46qentant actuellement cett

d'ici une dizaine d'annees le


le pouvoir

plus, come

sion du b
BATUTSI.)-

lors de la

cadre des ""

faudrait ter

section a 1

respective

tretien des


chefs de

indirect

Cha


politique et le pr

jadis uniquerment,


67

ici quel4ues annees des candidates chefs.

sur la capacity personnelle des fils de chefs

e section.-Je suis pessimiste.-A mon sens

s idles auront.suffisanmment evolu6 pour que .

estige n cessaire a son exercise ne d6pendenIt .

et toujours en ordre principal de la posses---;


ail.(Un muhutu pourra-t-il commander

Je suit optimiste pour 1'avenir.-Var

section des chefs fferont parties d'un


fonc

nir

'Eco

sur

rou


tionnaires inc.igenes". Pour reali

compete des &rigines des candidates

le d'Astrida.Ils y auront etd for

le recensement, perception de 1'

ttes,agriculture,etc.)-Le stage de


province nouveaux se

sera jetde.

,que province indigene


des bahutu et surtout des .

les candidates chefs sorties ,

cadre administratif, le

ser cette conception il n f

eleves & admettre a cette

mes dans les attributions

imin8t,construction en en.

trois uns termind, des


presenteront et la base de 1'Administration


, organisee sur la base de administration'


indirecte, devrait jouir d'une

taine autonomie financiere,de

trait aux palabres coutumieres

verserait sa dime, serait de r

payer aux conseillers du chef.

vu d'un conseil 14lislatif et

ralent pris marmi les notables

ches de l1executif et du lgisl

l'autonomie mitig6e des provin,

me expose aurait 4te applique C


autonomie

1 'autonomie

* Une caiss

igueyr pour

En effect,

d'uh pouvoi

lettres et

latif dans

ces serait

a toutes pr


administrative mi

judiciaire pour

e de province,ouh

la subsistence d

chaque province d

r executif. Les c

influents, qui a

leurs attribution

transitoire, car

ovinces indigenes


.tig6e,d'

tout ce

chaque i

Les trait

ievrait 8

onseille

uraient

Is. Ce st

lorsque

,c .a.d.


une cer-

qui a

ndigbn.

ements &

itre por-;

rs se

lea bran

ade deo

le syst~W

lorsqm .


toutes seront pourvues d'un chef form a 1'

venu de designer dans qhaque territoire un


ecole d'Astrida,

chef indigene du


le moment sew ,

territoibte .




68

r. pUML les chefs de province qui se seront montres le plus transcendent dtt;3,

chbaque territoire administratif. A cette formation les conseils 16glslatli

et ex6cutif des provinces seront supprimes pour constituer les mlmes cons4

prbsi du *chef indigene du territoire". Les plus habiles et les plus z641s

parmoi les membres desconseils de province supprimes seraient appel6s A

former le conseil 14gislatif et le conseil executif de la circonscription

indigene du territoire.C'est a ce moment la seulement que le Mwami aurait
7- autorit6 directed. Car de fEit, c'est a ce stade qu'il administrerait direct .

tement les circonscriptions inignes de territoire, laissant aux differ ents

services de l'1inmiristration Territoriale(Service Territorial et Service o;

unique) le r6le de conseiller et de contr8leur .
Autres measures a prendre pour hter l. civilisalion et le pro.res *
SLe service secret e renreirneri.ents cevrait ^tre continue ..

Lor,- des d6placements lesn PorctlonnAire0 et rCents de 1'Administr tion

devraient se renseijner sur 1'"t-t ae 1L collins voisine, car il est pro uv.

que sur les lieux personnel n'oserait parler ni se prononcer .Ils constatent"./

par ce proccde les exactions ce certains chefs et notables Des agents

S indignes sont aptes h re plir ce r861e. II va sans dire que ces agents ne- ..

doivent 1tre connus que ~l Amiristrateur ou ae l'Aent Territorial seul, et

qu'ils ne peuvent pas se co--naitre entire -,u .

:, Ne pas agir sur I.l position d'"n s eul e ces a-ents, mais en envoyer .

N./ un deuxieme et un troisi'.-.e a l'insu lsc uns ces autres, pour enfint aller

constater sur place Q,ue de services ces agents nous ont donn's pour clair-"

cir les intrigues. Des chefs incident leurs gens a 1'insubordination & 1'

S de leurs sous chefs, les ir:vitent rfme 2 quitter les lieux, puis vont avertlp

l'Administrateur et l'invitent a constater sur place que le travail impose '
Sn'a pas 6t6 fait, ou que les jens ont fui pour ichapper aux mauvais traitew-

i- ments de leurs sous-chefs .-Partant re jamais proposer la destitution d'.an

sous-chef sur la simple oenonciation d'un ,hef .

; En ce qui concern le tribunal indigne, ce batiment devrait Stre ins~ >

.... ... ._ I -
** **<, *F.




69-



tall dans un lieu digne et propre. Le parcellemeent e la circonscription

urbaine d'Astrida a englobe l'actiuel tribunal inig6ene .Ce tribunal aura sa

place & c^tC des batiments aa inistr tifs _I y curu des lors une surveillan-,

ce Certitude serait acui.e _u'aucun juic-::ent n'tst fait a huis clos,mnals

toujours devant le grana public .


c.ait & Astrida

Ce 26 SepteLibre

L'd ,inistrateu:

2 VR. H.1,-,j .


er' quadruple

193J

r Territorial.


to.