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Notes sur l’Administration des indigenes du Territoire de Shangugu (Ruanda) par R. Bourgeois, Administrateur Territorial...
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Title: Notes sur l’Administration des indigenes du Territoire de Shangugu (Ruanda) par R. Bourgeois, Administrateur Territorial, 1934. Typescript. 83 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
Physical Description: Archival
Publication Date: 1934
Physical Location:
Divider: Reel 4
 Notes
General Note: Includes: Chapitre I. Occupation du territoire (10 pp.); Chapitre II. Moeurs et coutumes (41 pp.); Chapitre III. Administration du territoire au point de vue indigene, Les Tribunaux (26 pp.).
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 Record Information
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
System ID: AA00004182:00001

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* c.
A.-.V


NOTES SUR 1' ADMINISTRATION









des






I D I G E E S du TERRITOI RE








de
de


S HANGUGU


















(RUANDA)









( par R. BOURGEOIS

Administrateur Territorial, 195)

















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TABLE des MATIERES



Limited du Torritoire

CHAPITRE I

Occupation du Territoire

1.- Occupaticn Indigene

2.- Occupation Europeenne

CHAPITRE II

Moeurs et Coutumes

1.- Organisation des Banyarwanda

2.- Coutumes ayant trait au Gros BItail

3.- Le Mariage

4.- La proprictd Foncibre

5.- La Succession

Les Tribunaux

1.- 1'Ancienne L6gislation Pinale

2.- 1;. Legislation Civile

5.- l'Organisation de nos Tribuncux Indignes

CHAPITRE III

Administration du Territoire au point de vue indigene

1.- "es Rois du RUNDA

2.- Notice sur les Provinces Indig'nes

a) I'lmpara

b) le Ngambo ya bwaga

c) le BIRU (2 chefferies)

d) le BUKIMZI

e) le BUSOZO








LIMITS DJ TERRITOIRE



Voir: B.O.R.U. N04 du 10 mai 1952, page 98

B.O.R.U. No 4 a 5 du 10 mai 1954 pages 69
78


Au nord





A l'est

Au Sud

A 1'Ouest


Une droite reliant le point le plus rapprochd de la frontibre
entire le Ruanda-Urundi et le Congo-Beige a l embouchure de la
riviere KILIMBI dans le lac KIVU; la riviere KILIMBI jusqu'l
sa source; une droite reliant cette source a cell de BIRURUME
jusqu'l la crate CONGO-NIL.

La crate CONGO-NIL jusqu'a la source de la rivibre LUA

La riviere LUh jusqu'a son confluent avdc la RUZIZI

La limited entire le Ruanda-Urundi et le Congo-Belge.














C HAPITRE I .




O OCCUPATION du T E R R IT I R E







OCCUPATION INDIGENE du TERRITOIRE.


10 BATWA.





2 BAHUTU.


30 BATUTSI


Certain auteurs lee pretendent originaires du pays m8 m, d'au-
tres disent qu'ils seraient venus d'Abyssinie a la suite des batutei,
leur origin n'ayant que trees peu d'importance de m8me quo leur itat
numerique ( une centaine) disons qu'ils sont 6tablis k CHIYA,
MURUMBANO, ISHARA, BUGARAMA et IRASANA.

Leos 1gendes pretendent que le pays ( et une parties du RUANDA)
futoccupe autrefois par des BASHI -BARENGE et ABAGEREKA, parents des
WAREGA du KIVU ?? qui furent chassis par le MWAMI RUGANZU~NDOZI, en
mmne temps quteux seraient venus du KIVU, d'apris une 14gende de oe
pays, nos bahutu banyarwanda, qui, parties du NORD, seraient passes par
la tivibre LUHINDI. II semble bien certain que les bahutu banyarwanda
soient venus en meme temps que lee barugdi, du Nord, maif quant sea-
voir si ils sont passes par la LUHINDI, c'est une autre question, ils
auraient fait un grand detour dans ce cas; quoiqu'il en soit, si dan
ce Territoire les bahutu banyarwanda forment la grosse majorit46 il
n'en eat pas moins exact que de nombreux autres soient venus du KIVU
et de I'URUNDI.

Le "royaume" du BUSOZ e4tait originaire de 1'URUNDI, nous y trou-
vons encore de nombreux barundi, de mnme qul1 BUGARAMA, at jusque
dans le BUKUNZI.

Le "royaume" du BUKUNZI 4tait originaire du BUSHI (KIVU), ce qui
amena de nombreux bashi a stinstaller dans la region pr4cit6e.

Des BAHAVU venus du KIVU, se retrouvent principalement sur I'lle
BKMBO et les cStes du Lac KIVU a NYAMIRUNDI, ISHARA, MURAMBA, etc.

Des BANYABUNGO venus du KIVU se retrouvent sur 1'Ile N(MBO, le
long de la RUSIZI jusqu'a BUGARAMA, au nord du BIRU ils forment encore
a l'heure actuelle un groupement endogame. Los BAds semblent avoir
joui principalement des faveurs de MUSINGA sand doute en raison des
poisons qu'ils lui fournissaient, en recompense de ces services,
MUSINGA leur donna des fiefs au KINYAGA sp4cialement aux nommds
NTUMWA, RUBERAMIHETO, NGENDO, etc.

Des BAFULERO (indigenes de la region de LVUNGI, KIVU) se rencon-
trent principalement dahs la region de BUGARAMA.

NOTE: une conclusion rapid se degage de cet expose: les bahutu du
territoire de SHANGUGU, du fait de leurs affinites avoc les indigines
du KIVU et de 1'URUNDI ont besoin de rapports avec cos derniers, des
reunions frontibres avec les Administrateurs de ces districts et
residence s'imposent d'une fagon r6guliere afin de rancher les dif-
ferends qui surgissent de ces contacts.

Si la legende du RUANDA comme celle du KIVU les font descendre du
NORD, elles different quant a leurs points de passage, MUSINGA pttC~ ea
que ses ancetres sont passes par le lac KiRAGWE; le KIVU lee fait pas-
ser par la riviere LUHINDI, come les bahutu. Plus fort le Mwami
KABARE, du Territoire de l'UNYA-BUNGO, les pretend descendant de son
clan. cette assertion resisted mal a des considerations approfondieas
la taille, moyenne, la face bouffie, le nez 4pat, lee mains de ce
lourdeau qu'eet KABARE sont on opposition complete avec la taille







levee (2m,10) la face allongee et maigre, le nez extr&ment fin,
lee mains sveltes de MUSINGA.... son descendant, parlant une langue
diffdrente, ayant des moeurs raffinees en comparison de celles qui
sont propres aux bashi, et faisant parties d'une famille qui fur cons-
tamment en guerre contre eux. MUSINGA pretend au contraire que Iun
des fils du Mwami GIHANGA, nonme' KANYABUNGO, aurait commandS la r6-
gion de I1IUNYABUNGO" a la mort de son pere, mais quo see gene refu-
sent d'envoyer leurs contributions aux Rois du RUANDA, ceux-ci aural-
ent dc par la suite fair de nombreuses incursions au KIVU. Un autre
fait qui semble bien demontrer que les BATUTSI ne viannent pas du KIVU,
c'est qu'ils n'ont aucune relation dalliance, et notamment de marriage,
avec les BASHI, ils d6signent ceux-ci come 6tant des gens vulgairee
dont le nom est le synonym de "sauvages" et ne m4ritant aucune consi-
deration.

De bonne heure, la province du KINYAGA, de la rivibre KILIMBI la
riviere LUHA, fut soumise a la suprematie des Rois du RUANDA; tout on
conservant son autonomie, la population tout munhtu" dtait coumnand6e
directement par lee chefs de clan bahutu.

Le Mwami RUGANZU-NDORI,parcourut la region, construisit les r4eideom-
ces a GATSHUTSHU et a NYAMIRUNDI, et refoula avec le concourse des in
digenes, l'invasion des BANYORO (BANDE dlAVETTURIERS venus du NORD
peut-etre du BUNYORO de 1'UGANDA). II laissa suasister le royaume du
BUSOZO ( sur ce point, les traditions du KIVU et de SHANGUGU concordat)

Le Mwami KIGERI-NDABARASA fit fair l'occupation definitive du
KINYAGA par les BATUTSI.

RWANTERI, mututsi de la famille des ABEGA ( avec sea guerriers:
INGABO) qui portaient le nom de "MPARA", fut charge de l'expedition.
Trouvant le Territoire trop vaste pour un seul, et les bkbutu ne se
laissant pas dompter sans regimber, RWANTERI demand au Mwami de lui
pr8ter l'aide d'un autre chef.
KIGERI-NDABARASA lui envoy le Mututsi LUKORO de la famille des
ABANYEGINYA, avec ses guerriers portent le nom de "ABIRU".
LUKORO occupe la region qui avoisine la riviere RUSIZI tandisa
RWANTERI, du centre, descendait dans la valley de BUGARAMA et attei-
gnait la frontier de 1'URUNDI a la LUHA.
Quand l'occupation fut erminee, sauf pour le BUSOZO, RWANTERI vou-
lut remercier LUKORO et rester soul chef du pays occupy, mais LUKORO
protest et reclama sa part de conquete, le Mwami KIGERI trancha la
palabre et laissa a LUKORO la parties qu'il avait conquise, d'ot lk'ori-
gine de deux provinces politiques: 1'IMBRA et le BIRU, denominations
empruntees aux noms de guerriers.

Au moment du passage des "BAGUFI" soldats belges revolt6e 1900-
lee BARUIDI reprirent la partie du pays situee entire le LUBYIRO et la
LUA jusqu'au BUSO-0 (NYABIHANGA -GAHARI) RWABILINDA alors chef de
1'IMPARA, avec 1'aide de son sous-chef MUGENZI, de BUGARAMA, reconquit
ce payd vers 1902.

Le Territoire de SHANGUGU ne fut jamais soumis aux Arabes.


ARABES













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OCCUPATION EUROPEENNE.


II convent de faire remarquer en tout premier lieu que le Terri-
toire de SHANGUGU fut visited et occupy par lea Beiges avant de I'stre
par les Allemands: l'explorateur beige SANDRART atteint ISHANGI vere
1896, ( il y d6fit une troupe envoyge par le Mwami RWABUGIRI a sa rea-
contre, tuant notamment son obsf (umugaba BISANGWA), lee Belges stins-
tall'erent environ un an a NYAMASHEKE vers 1897* Les Allemands n'ar-
rivent a ISHANGI (Docteur KANDT) que vers 1900. Vers 1902 s6journe
MUBUMBANO la Commission de d6limitation, le Lac KIVU et la RUSIZI sent
choisis come frontiere des colonies belge et allemande. Les Belges
qui continuaient a r6sider a KAMEMBE an tant que position de protes-
tation, tandis que les Allemanda s'occupaient de l'Administration gde&-
rale du pays-, ne quittent le pays que vers 1912..... pour y revenir
en mai 1916.

Avec les Belges, SHkNGUGU comprenait come 'a present lee pro-
vinces IMPARA ( et NGAMBO YA MWAGA ), BIRU, et les deux "royaumes" du
BUKUNZI et du BUSOZO.

En 1930, le Chef-lieu du Territoire, se deplace a KAMEMBE pour re-
venir a SHANGUGU le 19 novembre 1954.



OCCUPATION ALLEMANDE.

Les Allemands arrives au RUANDA vers 1894, ne s'installerent en
Territoire de SFANGUGU qu'en 1900, a ISHANGI d'abord, puis a SHANGWU
en 1912; ils n'occupaient le pays que tries superficiellement ( on se
rappellera que pour tout le RUANDA ils n'avaient que trois posters d'oo-
cupation: KIGALI, KISENYI, SHANGUGU). Le premier Resident allemand
fut le Docteur KANDT (dit KANAYOGE par lea indigenes), explarateur et
favori de l'Imperatrice, son system d'administration 4tait le suivant:
durant une periode de 10 ans (de 1907 'a 1917) lee Allemands n'ocupe-
raient le pays que militairement, A l'aide des posters cites ci-deseus,
6tudiant les moeurs et coutumes afin d'en deduire le meilleur system
de commandement des autochtones. De ce fait l'Administration dp payp
entier 6tait pratiquement laissee entire les mains du "Sultan" MUSIlGA
celui-ci gardait son droit de vie et de mort sur see sujets, tout lei
b4tail 4tait sense lui appartenir, et t;utes les coutumes barbares
restaient d1application.

Aprbs cette p6riode de 10 ans, l'Administration europgenne civil
devait s'implanter sarieusement ayant une methode d'action peroevant
les impSts indigenes, et rendant la justice p~nale.

II semble 6galement certain a present que lee Allemands concevai4lt
le RUANDA-URUNDI comme un reservoir de main-d'oeuvre dans lequel i18
auraient puis6 afin de travailler au chemin de for de l'Est-Afioeain
et a la C8te orientale. D'apres le R.P. KNOLL, les allements avaint
intention de destituer MUSINGA une fois la guerre terminde.

Au course de la grande guerre, les Allemands enrSlrrent des BATUTSI
qu'ils armbrent, ces derniers voyant leurs meatres battle en retreat,
deserterent sur l'ordre de leur 'Commandant" RWAGATARAKA, et, ave-








leur diplomatic habituelle, vinrent se ranger aux cStes du conquwrant.

En terminant on peut done conclure que la politique indigbne alle-
mande, fut pratiquement nulle lors de notre arrive en mai 1916, at
que l'organisation actuelle du RUANDA-URUNDI, est une oeuvre purement
belge.



OCCUPATION BELGE.

Sans vouloir s'interesser d'une period preliminaire vouee exclu-
sivement a '1 tude des meoure indigenes, le nouvel occupant divise
le RUANDA en trois secteurs ay-rit cac I sr t^e -t chef de seo-
teur commander par un Resident, secteurs divises en Territoires diri-
ges par un Chef de Poste. Les autorites sont tantSt militaires, tan-
t8t civiles, la perception de 1'impSt de capitation d6bute d e 1917,
la justice penale devient l'objet de 1'Administration europeonne,
MUSINGA,perd son droit de vie et de mort, on distingue ce qui eat sa
propriete de ce qui ne 1'est pas, l'1tude des moeurs est entreprise
dans le but de redresser ou meme dtabolir cells qui 6taient contrai-
res a l'ordre public.

Les chefs de province, MUSINGA et plus rarement les Administrateura
investissent et d6mettent les notables.

Les chefs de province percent peu a peu cette prerogative qui d'a-
bord reserve 'a MUSINGA est ensuite partage entire le Resident ot le
Mwami celui-ci devenant purement consultatif.
Actuellement les Administrateurs proposent au R6sident lee nomina-
tions et destitutions des notables, ainsi que les modifications a ap-
porter aux limits geographiques des commandments indigenes.

Pour comprendre l'organisation actuelle du Territoire, il est ca-
pital de suivre, annie par annee, les progress realises dans lee col-
lectivites indigenes par l'Administration.
L'Administration ne cease de soutenir sa line de conduite par la-
quelle elle tend a alleger le joug que faisaient peser les BATUTSI
sur les BAHUTU qui subissaient des premiers une foule d'exactions.
Le muhutu 6tait a proprement parler la bote de some" du mututsi.

1917. Lettre n0 791 A/55 du Resident du Ruanda:

10 Un mututsi depouillant un muhutu de ses r4coltes, les lui ren-
dra en double.
2 Un mututsi envoyant pattre son b6tail dans lea plantations des
bahutu paiera a ces derniers le double des deg&ts causes.
0o defense aux notables d'exiger des prestations non prevues par
la coutume.

1925 Une ordonnance du 28 mars abolit l'esclavage domestique.

1924 Par l'Ordre de Service 2215/0RG. du 26 XII 1924, sont supprik4ea lea
prestationssuivantees
IMPONOKE ( la defi-.ition en sera donnie plus loin)
INDABUKIRANO a *
ABATORA coutume par laquelle le gouvernant indigene an-
voyait des gens dans les bananeries de ses sujete
pour marquer pui s coupe lee r4gimes n"cessairee
son ravitai.llement.







La triple hierarchie de gouwrnants batutsi:


Chef du BUTAKA ( terre de cultures)
UMUKENKE( paturages)
a INGABO ( des guerriers )

qui pour certaines regions du RUANDA, s'6tageait ou 6tait repr6sent6e
par un seul individu, avec pour consequence une dispersion de common.
dements nefaste a notre administration, et une multiplication de pres-
tations dGes pour chaque function, tend a disparattre, d'ordre du Rsel-j
dent. n 1951, chaque echelhn politique formant une entity g4ographi-
que est gouvernee par un seul mututsi, mais en gardant la hierarchies
des chefs de collins bt des chefs de provinces.

1927 L'UBULETWA (travail du par les bahutu aux Batutsi) est reduit de
2 jours sur 5, a 1 jour sur 7-

1929 Le Mwami MUSINGA -YUHI, que la coutume emp~chait de franchir la NYAI A-
RONGO, sous peine de voir crever toutes les vaches du RUANDA, la tra-
verse sous la pression de 1'Administration, et visit differentes r4-
gions de son Royaume.

1950. La lettre 5595/ORG. du 4.XI1.1950 du Resident du RUANDA, decide de la
suppression des abanyabikingi ( gens commandant un igikingi) de 25 con-
tribuables et moina, avec pour but dlarriver a la constitution de sous-
chefferies comportant un minimum de 100 contribuables.

1951 PROGRA"iA de POLITIQUE INDIGENE du Gouverneur VOISIN (25 9 )

a) Respect et reinforcement de l'autorite autochtone dans la measure o6
elle esexerce suivant nos directives civilisatrices.
b) Surveillance 6troite, pour empecher les abus en matire de preeta-
tions et corvees coutumieres. La clqsse dominie doit prendre consciemp
ce de ses droits.
c) Destitution et replacement des chefs incapables par des candidate
ddsignes d'accord avec le Mwami.
d) Regroupement des chefferies de fagon a supprimer la dispersion des
fiefs et rendre administration plus aisee et plus efficace.

Partir de ce principle que sans collaboration des autoritgs autoch-
tones, le pouvoir occupant se trouverait absolument impuissant et on
presence de l'anarchie.

Cette annee 1951 compete parmi les plus fructueuses que connait le
RUANDA: extension considerable des cultures vivrieres, et notamment
aux tubercules pouvant donner une nourriture en toutes saisons; plan
"caf6": 1000 plants par chef de province, 250 par sous-chef, et 54
par mubutu, la production du coton augmente considerablement, debut
d'un recensement syst6matique de la population, sur fiches; introduc-
tion de l'impSt de polygamie.

Le Mwami MUSINGA du fait de sa resistance passive aux ordres de
l'autorite et de son hostility A l'egard des missions, eat destitu6 et
relegue a KAMEMBE (SHANGUGU). II eat remplac4 par son file RUDAHIGWA
qui prend le nom royal de MUTARA ( roi paisible).


1926.






Des etudes approfondies en vue de la reorganisation du regime des
prestations indigenes sont entreprises, il an sort un nouveau regime
au 1.1*1952

La reorganisation politique du Territoire de Kamembe-Shangugu se
pursuit activement, suivant les directives du Gouverneur VOISIS,
exposees ci-dessus.


NOUVEAU REGIME des PRESTATIONS INDIGENES (applique au 1.1.1952)

(Ordre de Service du 24.XII.1951 n 2678/0RG Rt du R.)

a) IKORO (contribution en nature) 10 du au Mwami sera remplao6
par un tribute annuel en argent dG par chaque male, adult
et valide qui s'en acquitted lors du pavement de l'impSt
de capitation;
20 du aux NOTABLES (imisogongero) : rest inchang4

b) CORVEES 10 5 jours par an et par M.A.V. au chef de province
20 10 n colline
a raison de 1 jour par semaine, sans plus, en saison
des pluies.

c) PRESTATIONS
POLITIQUES 1 Chefs de province: doivent se rendre 15 'jours par
an a la cour du Mwami a NYANZA
20 Chefs de colline: doivent faire la cour A leur chef
de province 10 a 12 jours par an.

jRESTATIONS
VALANT LOYER
DE TERRE 10 Au chef de province:
1 Kg. de petits pois par M.A.V. annaellement
2 Kgs. sorgho

20 Au sous-chef, annuellement:
2 Kgs. de petits pois o, de haricots par M.A.V.
4 sorgho a

Les prestations coutumi'eres prevues ci-dessus, et dces au Chef
RWAKATARAKA, qui se trouvait dans une situation p4cuniaire difficile,
sont rachetees 'a son profit dans les provinces sous ess ordres. Ces
rachats donnent malheureusement lieu a des exactions de la part des
notables charges du recollement.

Apres une enquete effectuee sur place par le R4sident du RUANDA
lui-mame, le principal auteur des exactions ci-dessus, LUKORO perd le
commandment de sa province. du BUSOZO et des collins qu'il posesdait
dsns 1'IMPARA.
Afin d'6viter un retour des exactions, nous proposons au R6sident
qui accepted, le rachat des prestations dies en vivres, & raison de
1 fr. pour le chef et 2 fra. pour le sous-chef, de cette fagon, leo
notables avaient des ressources interessantes.
Commences en novembre, les rachats se terminBrent en ddoembre,
faute de temps, come suit:







IMPARA 7.255 M.A.V. rachetbrent
BIRU-NORD 2.837 "
BIRU-SUD 669 "
BUSOZO 998 "

Partant du principle que le travail dG par le muhutu au notable
est 1'expression veritable du lien de vassalit6, lee corvees ne furent
pas rachetees.

Le taux de rachat des prestations en virres eat fix come suit;
par 1'Ordonnance du 15.XII.19353

1.50 fr. par IMA.V. au Chef de Province
3.- Colline

La lettre no 158/TT du 5.IV.1954 du Resident du Ruanda rappelle que
les chefs indigenes ont toujours le droit coutumier de sanctionner
leurs ordres et r'glements par la peine du fouet limited a 8 coups.

Les bahutu executent 50 areas de cultures vivrieres par adult, par-
ticipent aux reboisements Dmmunaux fixes a raison de 1 Ha. par 500
contribuables, et ceux de la plaine plantent 40 areas de cotton.

A partir du 1.1.1954 eat appliques l'Ordonnance du 30.XII.19553

O.lOfr. par acquit imp8t sur le betail reviennent au Chef de. Proe.
0.40fr. a U Chef de Collins

Le rachat des prestations en vivres eat fix4 comme suit par 1'0r-
donnance no 69/ A.I.LO. du 17.XII.1954:

1 fr. pour le Chef de Province
2 fr. pour le Chef de Colline (a)

L'organisation du Territoire est revisee et quelques retouches y
sont apportees en janvier 1955.

Nous obligeons lee chefs et sous-ches, a partir du 1.I.1955 d'ine-
crire dans le livret d'identite de leurs administres les dates des
journees de prestations de travail effectuees a leur profit.


ICIIIIIIIILII ILIII1III








A titre d'information, voici les prestations qui 6taient dues pr6cd- i
demment par les families du Territoire de SHANGUGU au mwami, toutes {
ces prestations ont et` su primes, elles sont replaces par une
contribution annuelle et personnelle de 0.75 fr. Le territoire ccmpte
actuellement 26.784 contribusbles coutumiers, la some total pergue
par le Mwami s'1'eve done a 20.088 frs.


outre que tous les 2 ans, 50 bahutu se rendaient durant 5 4 moise
NYANZA pour reconstruire la hutte destinee au culte de RWABUGIRI (ils
n' talent evidemment ni pays ni loges ni nourris);les prestations
en nature, dvaluees en 1929:


Bracelets en herbe "UBUTEGA
Houes
Taurillons "IMANA"(pr sacrifices)
Nattes "IBISUNA"
"IBIKANGAGA"
Courges (IBISABO
Fleches
Serpes
Hydromel
Haches
Raphi&
Paniers "Inkoko"
Couteaux
Pots a lait "IBYA.ZI"
Biere "Urgwagwa"
Carquois "IMITANA"
Miel "UMUTSANiA"
Amulettes "IBIRUNGU"
Colliers de perles
Bracelets "INYERERI"'


227.000
2.791
15
560
1.285
52
100
69
7
5
2
200
100.-
50
85
200
58
20
1.000
1.000


0 00* 0


5.415.-fra
54.492.- "
4.500.- "
11.200.-
11.280.-
624.-
20.-
552.-
252.-
404.-
50.-
200.-
20.-
150.-
1.275
400.-
2.850.-
1.000.-
1.500.-
100.-


Frs. 72.900.-
nW======WWWW






NOMS des EUROPEENS ayant DIRIGE le TERRITOIRE de SHANGUGU sous


1'AMiINISTRATION BELGE.
I ]111 i i i I


OE1* et Prnom


GRADE


ANNEES


NCK Indigeno.


amnAmiamt mem - w- w a-me in a 0


Commandant.


1916


LE DOCTE

LAURENT


VII. 1916


Li eut enant


Djumi na mibare


Lora


Agent Territorial


Bapitaine


VAN BECKFORT


LAMURY


VAN BECKFORT


HANARD


VERBEKEN


KEYZER


FIOLLE


THIELEMANS


DRIVERS, L


SERVRANGKX, A


KEUN


DRIVERS


BOURGEOIS


Agent Territorial


Lieutenant


Agent Territorial


Sous-officier


Agent Territorial


Adm. Territorial


Agent Territorial


Adm. Territorial


Agent Territorial


Adm. Territorial


Adm. Territorial


Agent Territorial


Adm. Territorial


CONSTANT


Costa


Gasekurume


Mombati


Gasekurume


Kabayabaya


Oamili


Zitoni


du ? au 15.X.1918

du 15.X.1918 au
21.XI.1918

du 21.XI.1918 au
15.IV.1919

du 15.IV.1919 au
22. V.1919

du 22. V.1919 au
1.IX.1919

du 1.IX.1919 au
25.V.1921

du 25. V.1921 au
10. X.1921

du 10. X.1921 au
15.II.1924

du 15.II.1924 au
15.III.1925

du 15.III.1925 au
...... 1927

du ...... 1927 au
51.XII.1927

du 31.XII.1927 au
12. V.1930

du 15. V.1950 au
26.VII.1930

du 26.VII.1950 au
28.11 .1933

(lu 1.III.1955 au


Luhara


Kazimoto


Pukupuku


Luhara


Rukiza


- G.uA2UmImqImamI mIM..."mmmewm~mmm..u)m(msu~sms


RENARD


DOUCE


Bihimbire


Ruhunika














C H A P I T R E


S E U' R S


& COSTUMES


1.- 1'ORGCA.i~ATIC des BANYZRW'AIDA

2.- COUTUMS avant tra t au GROS RETAIL
ft^ iar-~t~L,3~l~


:5-


le "IRTAGE


4.- lPa ROPRIETEA FOITCTERE

5.- LI 2U2CESSIOI'




les TRIDUmkUX-f


1.- l'ij CT~4 TtI' LXOI3LLF TI'~' VS:Ali&~

2.- l~a LT~GjL~t-TIOT! CIVI7


>.-. 1'OKiGA2:I;~,IC~ J do r,-s TdIeI rTAUX IFhJIGETES.


II






ORGANISATION INDIGENE.
) __ ---= mm m m m mmm ~ m m mmmm amm m m,.m m mmm


10 FAMILIAL.

a) La society indigene munyarwanda eat essentiellement patriarcale et
patrilocale pour les trois races: mututsi, muhutu et mutwa.

b) La society mututsi, muhutu et mutwa se cree et s'agrandid come
suit:

1* l'IKINEGENEGE: individu male, adulte et valide qui cree un "foyer!
qui sera le point de depart des groupements ci-dessous.
2. 1'INZU: vient d'inzu la hutte, la maison, design le groupement
provenant de la descendance de 1'IKINEGE ( c'est-a-dire le produit
de la masono" de cet IKINEGE). Durant plusieurs generations le
nom d'ITZU restera au groupement patriarcal issu de 1'IKINEGE, il
n'y a pas de limited fixee pour passer de 1'INZU au groupement
suivant. L'INZU comprend en general 10 a 12 M*A.V. et leurs famil-
les.

5. l'UMURYA~GO: comprend la descendance de l'INZU aprbs de nombreuses
generations, son importance est tries variable numeriquement; on
connait des imiryangu comptant de 50 a 150 M.A.V. et leur famille.
Generalement 1'UM-URYANGO est donned come nom au groupement yxivant
'IITZU apres 5 ou 4 generations.

4. l'UBWOKO: comprend tous les "IMIRYANGO" provenant d'un anc8tre coma-
mun: ce sont lee ABANYIGINYA, les ABEGA, les ABAGESERA, M8 ABUNGUR~
les ABAZIGABA, les ABAZIGO, etc. etc. Toutefois l'ancetre, coaDe |
il se congoit aisement, est parfois tellement 4loigne qu'il deviant
purement e1gendaire. Chaque race: mututsi, muhutu et mutwa so
compose d'une mosaTque d'AMOKO (pl. d'UBWOKO) la parents a l'int6-
rieur de ces subdivisions a tendance a se relacher, et bien que la
socidte mungarwanda soit en principle exogame, elle devient endogame
dans 1'UBWOKO du fait de l'eloignement considerable de la parents
la society reste strictement exogame dans 1'UMURYANGO et l'INZU.
Certains ont compare le terme UBWOKO au mot PHRATRIE (subdiviaici
de la tribu), l'UMURYANGO a 6te appele clan, l'INZU sous-clan. Au-'
cune regle fixe n'a ete adoptee, vu l'imprecision relative des
dt e rminat ions.

NOTE important.

L'IIZU et 1'UMURYANGO ont un chef chacun, 1'IKINEGE 4tant chef de
son menage. L'UBWOKO n'a pas de chef. D'autres considerations sajont
expliquees au chapitre concernant la succession indigtbe. Un Chef
d'UMURYANGO sera toujours chef d'un IN2U, et commander lee chefs dea
autres INZU.



20 PCLITIQUE ( actuelle )

Pour M4moire: a) Le CHEF d'INZU
b) Le CHEF d'UIURYANGO commandant lee chefs d'INZU t
son INZU j
Ceci regarded done les batutsi, bahutu, batwa. !








A. Le CHEF de COLLINE(s), commandant tous les M.A.V. de toutes raises se
trouvant sur sa ou ses collins.

B. le CHEF de PROVINCE (s), commandant tous les i.A.V. et sous-chefs de
sa province.

C. le MWAMI, commandant tout le royaume du RUANDA.






STATUTE du POUVOIR POLITIQUE INDIGENE ( en 1955)


Le RUANDA est un royaume divis4 en Provinces, divieses en colli-
nes eu groups de collins, scindeesa leur tour en villages.



10 Le MWAMI. Command le royaume, eat consult par le Resident pour tous
lea changements politiques et geographiqubs a executer dans les pro-
vinces et collins. Est d'office luge du Tribunal Indigene d'appel.
Suivait l'art. 4 de l'Ordonnance N 2/5 du 6.IV.1917 Au Oommissaire
Royal du RUANDA-URUNDI, il exerce, sous la direction du RESIDENT (Oam .
missaire de District) ses attributions politiques et judiciaires dana
la measure et de la maniere fixees par la coutume indigene et lee ins-
tructions du Commissaire Royal (Gouverneur Touche l'IKORO)

2 Le CHEF de PROVINCE. Memes attributions politiques et judiciaires
que ci-dessus, sous le contr^le de l'Administrateur Territorial. Eat
d'office Juge du Tribunal Indigene de Territoire. Peut 8tre dM1dgu6
comme collecteur d'imp8ts indigenes. A droit a 5 jours de travail par
an de ses administres, et a Kgs. de vivres valant loyer de terre -
actuellement rachet4s par 1 fre va 15 jours par an a la Cour du MWAMI
Regoit l'Imisogongero (prestations en nature) come fixed par la coutu-
me, ristournes I.I. Kinyarwanda: UMUTWARE w'IVTEBE

30 Le CHEF de COLLINE (s)1. Memes attributions politiques et judiciaires
que ci-dessus, sous le contr6le du Chef de Province et de l'Adminis-
trateur Territorial du resort. Est assesseur du Tribunal Indigene
de Territoire, eventuellement Juge. Parfois collections d'imp8ts indial
genes deigues. A droit 10 jours de travail (UBULETWA ou UBUTAKA)
par an de la part de ses administres et 6 Kg-. de vivres valant loyer
de terre qui sont replaces par 2 frs. par an et par M.A.V. Regoit
l'imisogongero come fixed par la coutume. A pratiquement le droit do
se faire representer p:r un "kilongozi" place sur chacune des collins
qu'il command. Touche des ristournes sur l'Imp8t indigene.

Pour le 20 et le 05 de par la lettre no 158/T.T. du 5.IV.1954 du Rsi-
dent du RUANDA, ont toujours le droit coutumier de sanctionner leura-
ordres et reglements par la peine du fouet limitee a huit coups.

La destitution du Ai'.AiI est ordonnie par le Gouverneur sur propo-
sitions du RESIDENT.
La destitution, nomination, modification geographiques des com-
mandements exerces par les Chefs de Province ou lee chefs de colli-
ne(s) don't le nombre de contribuables est su prieur a 1.000 est sou-
mise a ]k decision du Gouverneur par le Resident sur proposition de
1'Administrateur Territorial du resort.
La destitution, nomination, modification geographiques des comman-
dements exercds par des sous-chefs de moins de 1.000 contribuables
eat tranchee par le Resident sur proposition de 1'Administrateur Term
ritorial du Ressort et avis conforme du MWAMI

4o et 50 Nous avons oblige les chefs et sous-chefs a faire exdcuter
leurs ordres par l'intermediaire des chefs d'IMIRYANGU et dINZU dot
les attributions sont fixees par la coutume et ssex4cutent pour aunt i
qu'elles ne soient pas en contradiction avec lee lois de l'ocupant
et la morale universelle. Apportent l'imisogongero de leur groupe-
ment au chef de colliime qui se le partage avec le chef de Provinee.


(1) Kinyarwanda: IGISOMA ou MUTWARE w'UMUSOZI







L'Administration beige pursuit doncnettementune politique d'Ad-
m&nistration indirecte, d'autant plus que coutumilrement parlant,
chefs de province et sous-chefs 4taient invested et d6mis par le
"wami, la plupart des sous-chefs ne dependant que du Chef de Province
lui-mame agissant a leur dgard come le Mwami.



RELEGATION.
Ordonnance-Loi du 27.VIII.1924: concern tout individu qui compro-
met la tranquility publique par sa conduit. La relegation est pro-
noncee par le Gouverneur ou par le Resident.







COUTUMES AY.'NT TRAIT AU GROS BETAIL.
II I i m


Le desir de tout p nyarwanda eat de posseder le plus de tetes de
gros b6tail possible, un mututsi du BIGOGO (KISEMYI) pleure lorsqui'un
de ses vaches creve, il ne pleure pas loreque c'est un de ses enfants
qui meurt; un muhutu sera plus attrist6 par la pette d'une g4nisee que
par la mort de sa femme, car avec cette g6nisse il aurait pu ee proou-
rer une second femne. C'est suffisamment dire 1'importanoe du groa
betail au RUANDA, pour en deduire qu'il y a lieu de s'attacher longue-
ment a 1' tude des coutumes le concernant, car il fait la loi dans eI
pays, la puissance des chefs est en raison directed du nombre de va-
ches qu'ils possedent, la polygamie est sans aucun prestige, toutes
les palabres des tribunaux indig'enes concernent a raison de 90% des
questions litigieuses de gros bftail.

10 DISTINCTION du BETAIL par sa COULEUR.

NOTE IMPORTANTE. Les denominations qui suivront sous cette rubrique
concernent la couleur des vaches femelles, au masculin le prdfixe
change pour devenir URU:


example:


IBIHOGO
UBUGONDO


fait URUHOGO
" URUGONDO


URWIRUNGU fait exception, et se transform en URUFUZO.


IBIHOGO
UMUKARA
IGITARE
ISINE
UMUSENGO
UBUGONDO
IKIBAMBA
IGAJU
URWIRUNGU -RWAMARVWA
URWIRUNGU -RWUMUGOROBA
IKIJUJU
INTANGA
IGISA
UMUYENZI
UMWERU
INDOKO
INYOMBYA



IKIBIBI

UBUGONDI bw'IKIRARA



UBUGONDO bw'ISHIDBA



y'AMASERA


chocolate, brun fonce
noir
blanc, jaune
violet, ou produit de noir et brun
rouge avec teaches blanches
roux, gris, avec teaches blanches
avec teaches noires et blanches
brun clair
cendre, couleur biere de bananas
cendre, noir ("du soir")
gris
melange dCIGAJU, IGITARE et IBIHGO

cendre noir par teaches
Blanc pur
avec une tache blanche sous la gorge
raye noir sur fond IGAJU, couleur de
merle ( la vache qui porte cotte couple
est taboue pour les gene du clan des
ABASINGA)
a tfches rouges et brunes sur robe
noire ou cendr6e noire
present sur le corps plus de rouge
que de blanc, le blanc est rdparti en
teaches sur le venture, irr~gulibres
dans la forme comme dans la couleur*
id. que dessus, toutefois, 11 y a
de rouge que de blanc qui est r6parti
en teaches petites et irr4gulibreo nor
tout le corps.
vache qui present deux tfohea blano7
aux arcades sourcilibres, quell que
soit la couleur.







par la FOviLE et la DIRECTION, ou 1'ABSENCE


des CORNERS.


INKUNGU
IKIREGEREGE
INKQ-DOGORO

IDENDERE

URUKORO

IMPOTORE

INDAZE
INSHARA
IKIBIMBA
INGARURE

IKUBISE IHEIBE


: vache sans comes
: avec comes mobiles
: don't les cornes sont inclinees vers
l'avant avec les points tombantes vers les yaux.
: vache don't les comes horizontales sont dirig6es
vers l'avant
: vache don't lBs;cornes en forme de lyre, avec
points tournees vers l'interieur
: vcche dontles comes sont en forme de lyre
branches sortantes
: vache don't les corner forment un V
les comes sont horizontales
: les comes forment un V renveres
les comes aont verticales, mais lea
points sont dirigees vers ltavant.
: vache don't les comes forment un dessin asym8-
trique


30 par le SEXE & 1'AGE


UMUTAVU


Terme generique : INKA : vache
: veau, sans distinction de sexe, qui tette.


A. Femelles.


INYANA
UMUKULIRA
INSHUKE, puis
ISHABI
IRIZA
IMPETE
IMPETURI
IJIGIJA
IBUGUMA
INSHURA
SAVE
URUBERERI
INGUMBA
IMPOGAZI

ISIBE
IMBYEYI
INUMBA
ISUGI
UBUSURI
INSIDIRANO


INKUKU


: veau femelle ( en general)
qui tette et qui broute
UliUKANGARA: veau sevre
INDINZI : veau a meme d'Stre monte
Svache qui a v416 1 fois
: 2 fois
: fois
: n" ( ou 6 fois
S* vele encore, mais allaite difficilement.
Y vieille et qui ne vele plus

: st erile
:" qui a vele 1 fois puis est revenue sterile
qui a vele 1 fois, pleine a nouveau, et que
1'on ne trait pas actuellement
qui n'a pas de pis
: qui vient de veler et que l'on trait
Grande et fotte vache
:" don't les veaux ne sont pas encore mortar
qui a perdu son veau
: don't le veau est mort et a laquelle, afin de il
traire, on present un autre veau, ou tout sian-
plement la peau du veau Aort
: vaches communes des batutsi ea des bahutu.


2







Bo Miles.

IKIMASA : taurillon
IMAA puis UMULERWA: taurillon mis a part pour devenir reproduoteur
IMPFIZI : taureau a m me de monter
UBUKWERERE : taureau X / dans la force de l'ge
UBUKOBE : devenu vieux
ISHAHO ou INKHONI: boeuf
/


4 par les COUTUMES

y'INTARAMA
de GUTARAMA: fair la cour le soir
coutume par laquelle des vaches sont traites le soir chez un grand
chef ou chez le Mwami, elles rentrent le soir meme dans un camp
6loigne de celui chez lequel elles ont 6te traits.

y IMBYUKURUKE.
le chef passe sur une colline: le sous-chef soit umugaragu ou ami,
ou ses :ropres abagaragu lui montrent leurs vaches pour Stre tral-
tes a son profit une seule fois et un matin. Se fait galement en
signed d'amiti e a 1'gard d'un mututsi qui vient de marier ou de
devenir pere.
yt IZIMANO
le chef ou le patron passe, l'umugaragu lui remet une de see toteo
de betail a titre definitif ( g6nisse ou vache qui peut veler).
Concern egalement les vivres qui sont donnes dans de semblables
circonstances.

y' INTIZO
vache donnee par un mututsi un autre mututsi qui vient de voir
son b6tail subir des mortalities ou qui vient d'1tre F~pbwrv par
une razzia, afin de procurer du lait necessaire au ravitaillement
du sinistre, elle retournera ensuite a son propriftaire lorequlelle
aura termine de traire.

y IMPONOKE
(vient de GUHONOKA: guerir) celle qui guerit. Vache doni a par un
mugaragu a son patron lorsque ce dernier subissait des mortalit4s
dans son troupeau. (Cette coutume a 6t supprime par l'Adminis-
tration) payer un don dlavenement a un nouveau chef.

y' INDABUKIRANO
(vient du verbe KURABUKIRA) vache exigee par un chef ou un sous-
chef et le YMwami lore de sa prise de commandement, en tant que
cadeau d'av'enement. a prise des bates INDABUKIRANO se faisait
au course dsun "UMURUNDO" (voir explication plus loin). Oette cou-
tume a 6te supprimee par l'Administration.

y' INDEMANO
troupeau constitute par des g6nisses fournies par des abagaragu at
des genisses prises dans ? Inyarulembo du patron, mis a part sous
la garde d'un UMUSHUMBA gardene) qui apporte le lait au patron
dans des pots IBICHUBA







y' INYARULEMBO:
vient de RULEMBO enceintee) qui est whez le mututsi ce quest
le RUGO chez le muhutu.
Par extension on a appele INYARULEMBO le troupeau d'un mututsi
constitute d betail lui appartenant en toute propriet6 et du b6tail
qu'il a regu de son patron, qu'il conserve a proximity de son habi-
tation pour son propre usage. Lore d'un KUNYAGA, co troupeau en-
tier sera repris par la patron.
Par extension 4galement le terme "INYARULEMBO" a 6te donned aux
choses se trouvant a proximity du boma du chef; notamnent les col-
lines qu'il command directement.

y' INGARIGARI
Colline ou vache possedee et gardee par un mugaragu du Mwqmi sous
la seule dppehdance de ce dernier. Dans le cas o. elle est reque dij
un files de son pere sans dependance di rest de la famille, elle
est egalement INGARIGARI, et "a la mort du pere, elle se sera pas
comprise dans 1'heritage, restant chez le file qui la posshde,
elle devient de ce fait synonyme dIIMBATA.
Pat extension on a 4tendu par biens "INGARIGARI" des biens com-
mandea directement p.r un mututsi (comme INIARULEMBO et IMBATA)
et lui appartenant en propre.

y' IMPAHANO
Vache appartenant en toute proprite a un indigene et provenant
d'un achat: d1um genisse resultant du system INGWATE si le tau-
rillon est impahano lui-meme, idem du system GUSHEGA, idem du
system KUGABA, si le marriage devient stable I'INKWANO et l'INDO-
NGORAIYO deviennent IMiPHAINO, idemr de l'ISHUMBUSHANYO.

y' IMBATA
(de KWIHaTA, faire des efforts) Lors du deces d'un possesseur
d'IMPAHAi~C, les vaches IMPAHiNO prennentle nom dlIMBATA chez lee
heritiers.

y' UBUNTU
Vache donnee soit de superieur a inferieur, soit vice et versa, en
signed d'amitie, gen6ralement ce don a 4t6 pr46cd4 d'un envoi de
cadeaux de la part de celui qui le regoit, notamment des pots de
biere.

y' INYITURANO
(de GUTURA: offrir un present) vache (genisse) qui revient a
celui qui a donned dans le contract precedent, marque la fin du con-
trat d'amitie. Le refus de donner 1'INYITURANO entraine procks.

y' INK ANO
vache donnee en tant que dot d'une femme.

y1 IIDONGORAiNYO
(de KURONGORANYA aider a entrer en menage) vache donn6e de la f&-
mille de la marine a la famille du marie si le marriage se d6montre
stable. Loreque le marriage eat rompu et 1'INKWANO et 1'INDONGOR&A
NYO ont te6 donnes, il nty a pas question a procis: chaque parties
resteraavec la vache qu'elle a obtenue pr6cedemment.






y ISHUMBUSHANYO
Vache done a titre definitif par uh indigene a un de see amis
qui est dans le malheur: mortality dans le b6tail, razzia, vdB, etO

y UMURIRO
premiere vache donnee a celui qui vient d'atre pille complbtement
soit par le Roi, soit par celui qui l1a pille

yIIREMBO
Vache dtentree ( en menage) parce que la nouvelle marine la regoit
de seB beaux parents en cadeau, lorsqu'elle penetre pour la premiBre
fois sous le toit conjugal. Elle devient la proprigtg du maria.

y1 INZISH~WA
Vaches laitieres qu un mututsi en voyage emploie pour son ravitail-
lement; elles ont e4t prises dans see troupeaux ou bien elles lui
ont ete fournies par ses clients, dans ce dernier cas il lee leur
rendra lorsque son voyage sera termine.

y' INKUKE
Vaches fournies par les abagaragu grands propridtaires de b6tail
a leur patron ou au Mwami, pourle ravitaillement en lait de leur
mason, elles etaient rendues au donateur lorsqu'ellee 6taient
taries. Les grands chefs, en 1951, ont fourni des vaches au Mwami
MUTARA en radiat d4finitif de 1'INKUKE, ctte coutume peut done 8tre
consider come tombee en desuetude.

y'INDORANO
Vache donnee en signe de deuil par un umugaragu, un fils ou un ami
a une personnel qui vient de perdre un proche parent. Est synonyme
de "y'AMALIRA) vache de pleurs.

yI IMPONGANO
Vache donnee par un mututsi M n autre mututsi afin d6'viter que
ce dernier n'aille porter plainte pour une faute qu'il a commise
a 1'6gard d'un Chef ou du lMwami

y1 ICOHYIRU
Vache d'maende, envers le patron

y' INDI HANO
Vache de dommage et interest, a donner en execution d'un process
perdu sans avoir ete incarc6re.

y' INGURANO
Vache de dommage et inte'rt provenant lui-meme de son patron, sai,
etc qu'un voleur "corde au cou" restitue au vole

y INDWANYI
Taureaux sans service presentement donnes au Roi pour les sacrifices

yIMANA
Veaux donnes dans les memes circonstances, i

y*IBINIHA
Vaches st6riles, grasses, donnees dans leea mes circonstances.






yI INDAGIZO
Vache Aise en dep8t par un indigene chez un autre, lorequ'elle
vele chez celui-ci, le propridtaire lui done le lait durant quinze
jours, 1 houe et de la biere. S'applique 4galeme,t a des trou-
peaux entiers, dans ces condit ions, par troupeau le proprietaire
donne un cadeau au sous-chef garden, suivant 1'importance du troum
peau, le don consist en un taurillon, ou une genisse, ou lee deux
"y UBURAGIZE"

y1 INZITO
Genisse d'une couleur determine' donnee annuellement au chef de
clan (UMUKURU w'UMURYANGO) par un des membrAs deV'familles de ce
clan, s'opere par roulement.

yo KUBIKA
Vache (ginisse) donnee par le nouveau chef de famille au patron an
lui annongant la mort de son pere, afin de le reconnaStre chef
de famille et de l'aider lore du partage de l'h6ritage. Lore de
l'annonce au Mwami, le present etait compose d'un taurillon et d'u-
ne g4nisse.

y'URUGORI ou y'ICHYARI:
se passe entire batutsi de modest condition, lorseu'une femme met
au monde, son mari regoit de sea beaux parents une tete de b4tail
(genisse)

z 'IINYAGO
vaches qui provimaaent jadis des razzias ( du verbo KUNYAGA: piller)
guerri'eres et que le chef prelevait sur le butin de son INGABO (r6-
giment)

ABATORA
taurillons destines a la consultation des augures ou a etre tues au
culte des ancetres chez le Mwami.

y'INGURANE
1 Exchange pur et simple de tftes de betail.
2 Le chef voit une belle vache qu'il croit susceptible de produire
un veau INYAiMBO (voir definition ci-dessous) chez l'un de see clierz
il procede a son acquisition par voie d'echange. Cette vache par
la suite sera saillie par un taureau INYAMBO et le produit du crolt
n'acchdera au rang d'INYAMBO que si par apr's il present toutee
lee qualities requises.

INYAMBO
Vaches faisant parties des troupeaux sacres du MAAMI, sveltes, jam-
bes fines et elancees comes fines trees longues relev4ee vers le
ciel en forme de lyre, poil toujours luisant, queue touffue, la robe
est uniform par troupeau, la demarche eat majestueuse et dandinante
Gee vaches se trouvent au law MUHAZI au BUGANZA, en Territoire de
Kigali. Ces vaches sont l'objet, a certainesa poques, de c6r4monrie
paTennes avec chants.

y INSHATSHUHO
Vache donnee au vole en tout premier lieu par le voleur pour lee
degats qu'il a causes au kraal.






L' UMUNANE
Vaches donnees par un pere a son file afin de l'aider dane son
installation: marriage, construction de buttes, etc. en r4sumd
afin de l'aider dans le train de vie d'un mututsi marid, leur
nombre varie d'apres la richesse du pere.

KUMULIK&
C4ramonie au courq de laquelle un mututsi rassemble son b6tail
INYARULEMBO afin de l'inspecter, 1k s genisses pretes 8Stre MnOM
t6es sont retirees (KUZITURA) pour former un troupeau nouveau
KUREMA action de donner ce troupeau a un berger. Ce troupeau
porte le nom d'INDEMANO ( voyer definition)

yt INTUINDO
Vache destinee a la vente vient du verbe GUTUNDA: fair le commerce

yl INGORORANO
de KUGORORERA: rlcompenser. 'ache donnee a un mugaragu pour le
recompenser de services rendus. Cette vache rested sous l autoritA
du patron.

y1 INYIBANO
de Ko'IBA: voler. Vache acquise dans le vol.

y1 IBIHEMBO
1 Vache donn4e par le beau-p're a sa bru lorsqu'elle a mis un en-
fant au monde. Gette vache eat place sous l'autoritd du mari.
20 Vache donnee en paiement, en manibre de salaire. Par example
pour payer un travail consecutif de 2 annees.

y'AUAHUGU
de GUHUGUZA: tromper. Vache obtenue par la ruse.

y'UMUHETO
d'UL&UHETO: l'arc. Vache obtenue par la violence, notamment au
course d'une guerre.

y'ISASO
d'ISASO: ball de fusil. Sert a designer la vache donnee par lee
Europeens a des individus afin de les recompenser suite a une oecu-
pation militaire notamment.

zlIMIGOGORO
d'lIIHURO: tracas. Vaches qui f aisaient parties des troupeaux or-
ganises par I Administration aux chefs-lieux des Territoires pour
la distribution payante du lait et du beurre aux non-indigenes, et
par consequent occasionnant des soucis a leurs propridtaires taxde
pour le lait.

y' INYAGISANZE
1i Vache qui pait dans des piturages toujours verts.
2 Sert 4galement a designer la vache de redevance donned par le
proprietaire du troupeau au proprigtaire des paturages qui no Ilu
appartiennent pas, (specialement en saison sache)







ytIMIRIZO
Vache que l'on peut situer au point de vue de 1'appr4ciation des
batutsi entire les INYAMBO et les INUKU et don't on a raccourcit
la queue a la hauteur du jarret. Le troupeau compose d I UIRIZO
donne des genisses en prestation au patron, et non pas du lait.

y' IBIBERO
Vache donnee pcr le beau-pere a sa bru lorsqutil l1a vue pour la
premiere fois (d'IBIBERO: les genoux, du fait que lore de cette
premiere entrevue la bru s'aesied sur lee genoux de son beau-pbre)

y IITSAUGA
Vaches du 2wami ( de GUSANGA: trouver) d'apres la tradition c'eet
GIHAIGA premier roi n9n l1gendaire ? du RUANDA qui lee aurait d6-
couvertes et amenees dans le pays.

yT INDUNDU
(de KURUNDURI: donner sans condition) sert a designer la vache
donnee sans condition par opposition 1'lINGWATE.

y' UKUGUR'UBWATSI
vache ou genisse donnee par un sous-chef qui a acquis suffisaament
de biens en reconnaissance des terres et b6tail qulil a requs de
don patron. Ne se pratique qu'une seule fois a l'occasion dtun
commandement foncier.

y' IGISASURO
Vache donnee a la femme dmun ami 1 l'occasion dtun adultbre; se
fait egalement a l'occasion du GUHANINGO: change momentand des
femmes.






CONTRACT de VASSALITE.


INKA y' (z') UBUHKE

Eat certes le contract le plus important au RUANDA parmi tous lea
autres contracts de betail qui sont eclips6s par celui-ci.

C'est le contract de SUZERAIN A VASSAL: de SHEBUJA a UM JARAGU par
le lien du betail IGITI

1 COUR PRELIMINAIRE.

Ltorsqu'un individu desire faire la cour a un autre dans le but de
devenir son umugaragu, il commence par fair part de son intention Sux
intimes de cet autres. Admis a faire la cour (GUHAIKWA en kinyarwunda
UBURAKE: action de fair la cou). Le pretendant umugaragu apporte de
la bibre, tient la pite, l'allume, porte des charges, joue le r81e de
sentinelle et apporte des cadeaux les plus divers au profit de son
future patron.
Durant tout le temps qu'il fait cette cour prgliminaire, l'indiirt*
du porte le nom d'UMUHANGE cette cour peut durer un an et plus, I
aucun moment l'individu qui en jouit n'est tenu de dinner du b6tail
a qui l'opere: ceci est laisse 'a son entire appreciation.

20 OU APPARAIT LE RETAIL. .

Le Shebuja jugeant que la cour ayant e6t suffisamment bien faite
et trouvant le courtisan a son goit, il lui done en usufruit une
gehisse, une vache ou plusieurs vaches qui peuvent encore v6ler. CO I 1-
tail dit dt"UMUGARAGU" s'appelle IGITI, la second tSte portant le
nom special de "IMPETANO" de GUHITA, pour la deuxibme fois)
Cette donation s'opere le plus souvent entire homes, parfois centre
femmes fortunes et plus r arement d'homme a femme ou de femme & btam,
elle a lieu durant la journee ou le soir, mais toujours an prsen s
de temoins ( qui seront appeles a jouer un role dans des contestations
eventu&lles). L'UjMHAIGE devient veritable UMUGARAGU, il saisit une
branch d'UM;VUMU ou quelques brindilles d'herbe, les laisse tomber diei
vant son patron en claquant des mains et st6criant "URAGAHOR'UGABA'
"URUGAHORA N'IM"ITA", tout ceci pour exprimer son remerciement.
Devenir UMUGARAGU est pour le munyarwanda a la fois un honneur
et un advantage ( car son patron le d6fendra dans tout process qui lui
serait intent et le favorisera en adoucissant notablement lea corve .
qui sont imposes A ceux qui ne sont ni 2AHANGE ni BAGARAGU, il no
lui viendra jamais a 1'id6e que c'est une servitude.
Par la suite, afin de maintenir ou de renforcer le lien de vassali-
te, le patronronnera encore du b6tail a son client.

30 U-CONTRAT PROPREMEYT DIT.-

Le contract nest pas temps: il ne cessera .u'a la mort d'urodes
deux parties si elles ne laissent pas dt'hritier, ou lorsque le patrol
repudie son UMUCGARAGU.
Tandis que la cour preliminaire 6tait absolument libre, actuelle-
ment l'umugaragu sous peine de se voir rdpudi6, eat obliag de fire
la cour a son patron: le suivre, allumer sa pipe, l'aider dans des cir~',
constances difficiles, dans des procks, reconstruire sa hutte, lui
houer des champs, porter sea charges, etre de sentinelle chez lui ou i
voyage, de temps a autre lui apporter de la biBre, des vifres &u des
genisses: l'ITJRO,.





Lee grands chefs passaient ainsi des annies entieres a la Cour de
NYANZA 'a fair la cour au kLwami, 1'Administration a d6cid6 que les
Grands Chefs, partir du 1.I.1932 ne feraient plus que 15 jours de
BUHiKE chez le MLwami, par an, et les sous-chefs 10 a 12 jours chez le
Chef de Province.
En resume, le contract oblige I'ULUGARAGU a porter aide 'a son patron
en toute circonsta-ce, et .' executer aveuglement tout ordre requ de
lui.
Si 1' UtUJG-.RAGU se montre en faute, et que cette faute nest pas
de gravity a entrainer la perte de tout le b6tail qu'il a regu, il
donnera a son patron "ICHYIRU" ( d'amende)
Si la faute bst tries grave, ou si tell est la bonne volont6 du pa-
tron, 1'UMUGARAGU lui restituera tout le b6tail qu'il lui avait donnd
y comprise le product du crott pour autant qu'il soit encore en vie
et bien qu'il soit presentement employee par 1 UMUGARAGU a des contrats
personnel, c'est le KUNY,-GA. La coutume allait tries loin a ce point
de vue, et 1'UMUGARAGU, s'il pouvait garder par devers lui le betail
qu'il avait regu d1autres SHEBUJA, tait tenu de donner a celui qui
le pillait le betail qui lui appartenait en toute propridte, comau
1'IMPAHANO et I'IMBiTA, Les ABAGARAGU que son MUGARAGU pill sa'tait
procures a 1' aide de son b6tail, lui revenaient dtoffice.

Le KUNYAGA n'a plus course, il faut se montrer tres prudent
lorsqu'un SHEBUJA reclame le betail d'un MUGARAGU, il aura toujours
tendance a revenir au KUNYAGA: il faut nettement distinguer la
provenance du b6tail de 1'UMJUGARAGU au risque d'amener des perturba-
tions sociales parfois importantes. La restitution du b6tail, il
va sans dire, s'opere en r 7sence de t6moins.

NOTE: Il y a un usage preliminaire au KUNYAGA, qui se present toujours
end ehors des cas tries graves: c'est la saisie dtune ou plusieurs t-Sa
tes de bItail chez 1'UMUGARAGU defaillant, si ce dernier tient a son
betail, qu'il a regu en tant que MUGARAGU, il va dr suite chez son pa-
tron mecontent lui presenter des excuses, le patron lui rend alors 1e
b4tail precedemment pris, soit en tout soit en parties, la parties ree-
tant chez le patron s'appelent l'amende : ITSHIRU. Cette pratique eat
le KEUURA ou KL'UNIURA.
INKA yINYUNU: vache prise au course du IK.UNURA
GWITWARA : presenter des excuses
GUKOMORERA : rendre le b6tail saisi.



DU LAIT dans cette COUTUME

Le lait appartient en toute propri6te 1 'UMUGARAGU qui peut, de
sa propre volonte en ceder une parties SURUBU) a son mattre soit que
celui-ci soit dans la misere, ou qu'il soit simplement de passage.



DE LA DISPARITION d'une des PARTIES.

1 MORT de 1'UMUGARAGU: s'il ne laisse pas d'heritier, tout son betail,
y compris le betail lui appartenant en toute propriety, revient a son
PATRON.
S'il laisse des heritiers, son successeur la tate de la famille
announce son deces au patron en lui apportant une 8te de betail
"y1OKUBIKA". Le Patron quelque temps apres lui remettra une tate de






b6tail UyIIfDORAlO". e successeur a la tete de la famille detient
par devers lui tout le'bbtail du defunt ou le partage avec be autrew
membres de la fanille, de toute fagon il devient le repondant de oe
betail vis a via du patron.

20 DISPARITION d'un PATRON: si c'est une femme, ses abagaragu reviene
nent d'office i son mari, ou 'a defaut de mari a son heritier: soit son
pere, frere, soitun oncle paternel, soit son file, ceux-ci se parta-
gent les abagaragu de la d6funte sous leur jurisdiction, bien souvent
si c'est le maria qui devient l'heritier de sa femme, il distribuera
lea abagaragu de celle-ci a l'une ou l'autre de see autr&a femnes.
Si c'est un home, invariablement s'ensuit 1'UMURUNDO (rassemble-
ment du betail des abagaragu du defunt) au course duquel 1'1 ritier a A
tete de la famille en profit pour prendre desg6nisses "INTORE" (1lues)
afin d'entrer dans ses bonre s graces, lee abagaragu lui apportent pr&--
alablement 1'"INDORANO ( genisses de deuil). 1'UMURUNDO se fait- gale.
ment lorsque le patron a perdu sea abagaragu au profit d1un autre
SHEBUJA soit du fait de l'Administration qui le deetitue, soit du
fait du Mwami qui le pille, ce cas est devenu introuvable actuellement
et 1'on peut presque affirmer qutil ne se repr6sentera plus jamaia.
La rapacity des BATUTSI avait beau jeu lore de 1'UJURUNDO, laissant
a l'hhritier une large marge de libre arbitre, 1'Administration a rbeg
comme suit on 1955 la pratique de 1'UMURUNDO: (voir circulaire nol67 4
14.X.1933 du Resident.
10 BEFINITION: vient du verbe KURUNDA: rassembler
S'applique au b"tail et veut dire: revue des troupeaux confine
notamment h des abagaragu.
Le betail preleve s'appelle INTORE

20 TAUX du PRELEVEMENT
Sur 5 vaches ... ..........1 gnisse
10 .... ..... .......1 vache
15 .................1 vache et 1 genisse
et ainsi de suite

5o PRATIQUE de 1'UiURIUNDO
I'UMtURUNDO ne peut tre pratique sur les mmems abagaragu qu'une
seule fois dans la vie de celui qui a le droit de le demander.
II ne sera pratique qu'aux occasions suivantes:
a) Quand un notable succede a un chef ou un sous-chef d6mis avec
perte d'bagaragu.
b) a la mort d'un notable.
EXEiiPLE:
le notable X, chef de famille a 2 frbres: Y et Z, il a aussi 4 en-
fants: A, B, C, D. Ii possede 200 bpetes d'inyarulembo et 1000 betea
confines a ses abagaragu. Il meurt apres avoir exprim coinme suit
ses volontes:
A. A devient chef de famille
B. Mon Inyarulembo sera partage comme suit:
a mon fils A: 100 betes
B: 40 "
C: 50 "
S D: 50 "

0. Mon betail d'abagaragu sera partage comme suit:
a mon fils A: 600 tetes
B. 150 "
C: 150 "
D: 100 "





i) A peut fair 1LUMIURUIDO parmi les 600 tetes de gros b6tail regues.
ii) B; C; D, ont chacun le droit de faire un umurundo parni le b6tail
d'abagaragu qui leur a 6te 1egue par leur pbro.
iii) de plus, A, nouveau chef de famille a le droit de faire prati-
quer 1'Umurundo parmi les troupeaux d'inyarulembo des frbres de X:
soit Y et Z; et de sesfreres B, C et D ainsi que dans lee troupeaux
d'abagaragu de sea oncles Y et Z.

A n'a pas le droit de pratiquer l'Umurundo dans le b6tail dtabagare
gu de ses freres B, C et D puisque ceux-ci ont deja prelevd 'INTORE
parmi ce bitail. Par centre, B, C et D, montreront a A, afin qu'il en
fasse l'umurundo, leur betail d'UMUNANE et leur INTORE ainsi que leur
INYARULEMBO. De plus, B, C, et D doiv~tn montrer a A le betail de
leurs abagaragu afin que le nouveau chef de famille puisse so rendre
compete de importance des troupeaux de ses fr'eres.

1'UIJ'RUIiDO ne se pratique pas sur les betes INGARIGARI.

II est a noter en outre que si X avait procede a un umurundo du
betail de ses abagaragu peu de temps avant de mourir, see khritierB
se garderaient bien de le recommencer sans attendre un delai de 10
ans au moins, de crainte de mecontenter les abagaragu.

B, C, D, et Y, Z, afin de reconnaltre l'autorite du nouveau chef
de famille A, peuventlui apporter l'INDAIUKIRANO.



INGW ATE

vient du verbe KUGWATIRIZA.

Je donne a X un taurillon, X me donne en ptgt une vache. Le tau-
rillon peut etre replace actuellement par une some d'argent dtune
centaine de francs) il peut 8tre remplace galement par des tivreo
en temps de famine ou par du petit b6tail en tous temps)
Chaque fois que la vache velera chez moi un taurillon, je porte-
rai celui-ci a X.
Si la vache vele une premiere genisse, celle-ci revient 4galement a
X, toutefois, si je suis pauvre, cette genisse peut me rester, je
restitue alors a X sa t8te de betail et le contract est termine.
La restitution de la vache a X s'appelle "KWISHURA" elle s'opre
bien souvent lorsque le b6tail est rassemble4 1' heure du midi l'a-
breuvoir au moment "GUSHOKA", en presence de tdmoins, pour marquer que
1'UIUKANGARPA ( nom de la genisse don't je deviens propriftaire) rest
chez moi, X me donne ure brache de MUREHE, de MUVUMU, d'UMUKOBWE ou
d'UMUTOBOTOBO: lors d'une palabre eventuelle, la presentation-de cette
branch sera une preuve de l'achbvement regilier du contract.
Si la vache est encore chez moi lorsqutelle vele une second g8nisse
alors que j'ai donned la premiere a X, cette second me reste, et je
restitue a X sa tete de betail de fagon A terminer le contract.
Ia genisse don't je dispose m'appartient alors en toute proprid6t
(bien IMPAHANO puis IMBATA)
Au cas om je transgresse la coutume en mettant l'un dee taurillone
nes de la vache de X au course du contract en INGWATE chez Y, de droit
la genisee qui nattra de la vache qu'Y m'q pr&Ste reviendra a X.
Bien souvent, le contract ne s'etend que sur 2 valements cpres quoi
la vache retourne a X.






Si la vache meurt au course du contract, je dispose de sa viande &
mon profit, j'annonce son dec'es a X, si un veau (femelle ou male) est
ne auparavant, il revient d1office a X, ce dernier prend un biton .
l'aide duquel il frappe l'une des cornes de la vache morte (GUKQMA
kw'IHEMBE) en presence de temoins, symbolisant par ce geste que 8a
vabhe morte marque l'achevement regulier du contract et qu'lventuelle-
ment un veau don't elle etait mere lui a 4td r6mis. Toutefois, si X
est pauvre, ii pourra reprendre la viande de la b8te morte et me lais-
ser le veau pour autant que celui-ci soit femelle.



DU LAIT DANS CETTE COUTUME.

Lorsque la vache a vle", X m'apporte de la biere pour me demander
du lait, si je suis d'accord, le lait reviendra alternativement & X
durant trois jours, et a moi durant trois jours ou bien ira durant
4 jours chez X et 5 jours chez moi.
Si X desire obtenir tout le lait de la vache INGWATE il me remettra
une b8te qui en done moins appelee pour la circonstance "IOGENZURA"
et qui sera reprise par X lorsque la genisse MUKANGARA me vestera
acquise.



6ONTRAT GUSHEGA ".


Cette coutume vient du BUSHI (KIVU) n'existe que dans le Territoire
de SHANIGUGU pour le Ruanda elle est pratiquee entire bahutu des deux
regions et est toujours accompag'-ee d'un pacte de sang qui en forme une
des principles caracteristiques, suivant l'esprit du contract, le pate,
de sang garantit l'inviolabilite des clauses adoptees I la pratique
nous a demontr^ toutefois que lors des rencontres frontieres, 50% dea
palabres de contract de gros betail concernait le GUSHEGA.

10 PACTE de SAlG. (KUTKYVi2)

Ce pacte a lieu avant le contract proprement dit, il se pratique ear
tre un munyarwanda et un mushi, chacun apportant see temoihs, ceux-ci
sont porteurs d'une feuille de MAUKO (drythrina) arbre de sorcellerie,
don't il enlbvo la queue, la forme en cornet, y introduit de la farine
de sorgho, puis d'un coup de couteau fait a son client une entaille au
dessus du nombril et recueille le sang qui sl'edrcoule, dans le cornet.
Le melange s'appelle "GIHANGO". Le sang est parfois recueilli dans du
lait qui vient d'etre trait ("INSHYUSHYU"). Bien souvent d'ailleurs,
les patients s'occupent eux-memes de ces diffdrentes opdrationasi 1
y a ensuite melange des melanges de chacun des contractants ingurgite
la mixture contenant le sang de son partenaire.
Pendant ces differentes phases du pacte, aucun des contractanta no
peut cracher: ce serait rejeter le GIHANGO. Avant d'avaler celui-oi,
ils se sont fait des recommendations mutuelles: si tu me trompe le
GIF'NGO te tuera; etc..
Afin de digerer le GIHAITGO ils boivent quelques rasades de lait.
Ils se couchent ensuite sur une meme natte se tenant par la- main
signed qu'ils s'aideront mutuellement dane toutes lea circonstanoea de
la vie.
Ceux qui ont conclu le pacte de sang se font des done r4ciproquae-






ment par la suite: vaches dans le cas qui nous occupe, afin de
"les degager de la natte" (GUKURA ku KIRAGO)

20 PACTE du BETAIL.

Le mushi donne a titre provisoire, une g6nisse ou une vache dite
"ISHEGO" au munyarwanda, celui-ci lui done a titre d4finitif 5 ohb-
vres, et 1 taurillon, ou 2 taurillons ou meme 1 seul taurillon, ou
plus couramment de 1'argent.
Cette genisse ou vache donnee par le MUSHI, contrairement a ce qui
se passe dans le contract "INGI TE" est destinee a rester definitivemft
entire les mains du munyarwanda, la g6nisse de la troisieme vele reve-
nant, en principle, au mushi.

50 du LAIT dans cette COUTUME

Le lait rest au munyarwanda qui avertit le mushi lore de la nain-
sance d'un veau, il lui apporte de la biere cette occasion. Afin do
garder de bones relations avec le mushi il ira jusqu'~ lui donner, j
cette circ&nstance un mouton ou une chevre.


40 de la DESTI~-TION


A. Iere et 2d ELEMENTS
$me

B. ler et 2d VELEMENTS


5me


o. ler et 2d VELEMENTS
3me



D. ler VELELMEiT
2d.
5me


du CROIT.


: 1 G*nisse : reste au Munyarwanda
: : revient au Mushi

: 1 taurillon seront vendus ou mis en
INGWATE par le munyarwanda
S1 crni RRe revient au mushi


1 taurillon rest au munyarwanda
1 taurillon revient au Mushi avec 5 chvres,
ou 2 taurillons sont simplement
remis au mushi


: 1 genisse
: 1 taurillon
:1


Le munyarwanda, 4tant donn6 que
la g4nisse eat deja grande on
cherche une autre pbur la remetar
tre au Mushi


VE LEME~NT


: 1 taurillon
: 1 genisse
: 1 taurillon Le munyarxanda donnera la g~pie-.
se au mushi ou une autre ou bion
prendra arrangement pour lui dooa
ner celle provenant d'un quatrih
me velement.


VELEMENT
n
I'


: 1 genisse
: 1 "
: 1


Le munyarwanda donne a a mushi
la troisieme g6niese


NOTE: la genisse que remet le munyarxanda au mushi s'appelle INYITU BA
NO en kinyarwanda et BURONDE en kishi (KIVU)


E. ler
2d
3me


F. Ier
2d.
5me


I


0






50 de la MORT de la VACBE au COURSE du CONTRACT.


II est d'obligation pour le munyarwanda de notifier d'urgence
cette mort au nushi, sous peine de procBe dans le cas contrairee Deq
tous lea cas le nushi a droit sinon a l'entiere parties du product de
la vente de la viande et de la peau de la bete more, tout au moins a
une parties de cette viande et a une cruche de bi'ere.

A. La vache cr'eve sans avoir vele: le mushi n'a droit qu'a ce qui est
ecrit ci-dessus.

B. La vache a v61 1 ou 2 genisses:outre ce qyh est ecrit ci-dessus,
le m'shi a droit a une geniese.

C. La vache avait v814 1 ou 2 tau-: si le Muushi refuse le product de
rillons la vente de la viande en tout ou en
parties, le munyarwanda lui devra u-
ne genisse. Toutefois, le mushi
sans pretendre a i1w genisse peut
avoir droit a 1 taurillon. Parfois
il remet une nouvelle vache au mu-
nyarwanda celui-ci met le taurillon
en "INGWATE" il aura de cette fagon
par la suite a donner 2 genisses au
total au MUSHI.

D. La vache creve apres avoir Outre ce qui a 6te dit au debut
vele 1 taurillon et 1 genisse: de ce chapitre, le mushi a droit
a une genisse.



NOTE: Souvent, au course d'un nouveau contract, le mushi remettra une
vache au munyarwanda. II arrive egalement que le munyarwanda ne re-
mette pas immediatement au mushi la genisse produit du crott: il la
place en ING* ATE chez un munyarwanda et attend avoir une gent se issue
de ce systeme pour operer la restitution au mushi.






MAARIAGE0


A. CHEZ lea BAHUTU

10 FIANCAILLES (GUKWA en kinyarwanda)
(KUPOSA kiswahili )

Le fiance, ou son pere, ou son oncle ou son frere si l'un de coeuM
ci k~y est encore en vie apporte au pere ou a son defaut 1' oncle
ou fr're aine de la fiancee ce qu'il a et6 convenu d'appeler en fran-
gais, la "dot" de la femme desiree, 1'"INKWANO" en kinyarwanda. Gette
dot est composee chez les riches bahutu d'une g6nisse, ou 2 jarres de
biere, 1 houe, parfoia 'galement une chbvre, etc.. Ctest cette dot
qui constituera chez les bahutu comme chez les batutsi la legalit eot
la stability du marriage.

20 MARIAGE (KURONGORA en kinyarwanda)
(KUA en kiswahili )

A lieu 1 an ou 1 1/2 an apr's les fiangailles, entretemps, de la
biere y GUTEBTSA (pour hater les choses) a ete donnee a plusieure re-
prises par la famille du fiance, ou lui-meme, a celle de la fiancee
La veille du marriage 2 jarres de bibre yo 'GUTEREKERA ont ete donneas
aux "esprits" de la famille pour les contenter. La noce a lieu dans
la maison de celui qui a donned la "dot" beaucoup de gene y assistant.
dans une beuverie general, de cette fagon la publicity du marriage
a 4te assuree.


B. CHEZ les BATUTSI.

10 FIANCAILLES. Donnee come il est dit ci-dessus, la dot se comn
pose gendralement en ordre principal d'une ou de plusieurs genisse ,
une ou plusicurs jarres de biete y'UBUKI hydromell) et eventuellement
d'une ou plusieurs houes.

20 MARIAGE. A lieu come dit ci-dessus, mais plus calmement 1I
an ou meme 5 ans apres les fiangailles, entretemps de la biere yo'GUT-i
BUTSA ( pour hater) et parfois une genisse yo' GUTEBUTSA est envoy4e
a la famille de la fiancee afin de hater la ceremonie. La marine ert
apportee en hamac (INGOBYI) a la maison du fiance, celui-ci, seil eat
riche evidemment, donnera aux porteurs 1 taurillon IZIMANO ( do nour-
riture) et a la famille de la fiancee une g&nisse. Si le marriage so
d4montre ou s'avere stable, la famille de la marine done une tete de
bgtail INDONGGORAiYO a celle du marie ou directement a ce dernier.
On se rappelera les definitions des terms donndes au chattre re-
latif aux coutumes ayant trait au gros betail pour comprendre que
INDONGO.RAYO vient du verbe KURONGORANYA: aider a ehtrer en menage.
De meme on y recherchera la signification des terms qui vont suivre:
lee beaux parents de la marine lui offrent une tSte de b4tail IREMBO
lorsqu'elle pn'etre pour la premiere fois sous le toit conjugal. ie
beau-pere offre 'a sa bru une tSte de b4tail IBIBERO (cette coutWume
exclut 1'IREiBO ci-devant expliquee) lorsqu'elle vient se poser sur
sea genoux- parfois on depose implement le hamac la contenant sur
les genoux de son beau-pere, c'est un geste symbolique d'entr6e danz
une autre famille par voie dalliance. Lorsque la fem a a u. le
maria regoit de ses beaux-parents une ette de groea e beta ya uuB o







y' ITSHARI.


NOTE. Lors des fiangailles chez lee Batutsi, la dot se compose
parfois de 2 genisses l'une INK1WANO ( de dot proprement dite) l'au-
tre IMPELEKEZA qui sera rendue au marie lore de 1'arrived de la
fiancee le jour du marriage. Ce dernier term vient du verbe
GUHEREKEZA: accompagnaner.



P.S* Nous avons dit au debut de ce chapitre que la dot 6tait verede
au moment des fiangailles, cette r'gle nest pas absolue, suivant
entente entire les families, elle peut tre payee au moment du marriage,
ou meme apres le marriage
Au LMULERA (RUHENGERI) on verse la dot pour des filles qui ne sont
pas encore nees ou meme des filles encore impubbres, elles ne seront
epousees qu'adultes. Cette coutume n'est pas connue en Territoire
de SHANGUGU.

aw ---*------------

APPLICATIONS.

10 la FIANCEE n'est pas APPORTEE.

a dot sera restitue a celui qui l'avait donnee.

20 DIVORCE.

Est cause du fait que la fenme n'enfante pas, ou qutelle ne cul-
tive pas suffisamment, qutelle se montre paresseuse dans son menage
ou aprBs des adultres r.p'tes de sa part. D'autre par la femme ie'n-
fuira si son mari lui rend la vie impossible: la maltraite, la roue
de coups continuellement, dans ce cas ( fuite de la femme) si le marl
desire la revoir chez lui et eviter le divorce, il donnera des cadeaux
a see beaux-parents: chevre, genisse, etc..

Lorsque le divorce est decide, la dot est rendue a celui qui 11&
donnee, et lea enfants restent au pere.

La femme garde les effants qu'elle allaite jusqu'a ce qu'ils puls-
sent 6tre sevres, ils seront alors remis 'a leur pere.

II arrive 6galement, et principalement chez lee batutsi, surtout
si 1'INDOGORAIYO avait ete donnee, en cas de divorce, que la dot no
soit pas reclamee.

30 UNION LIBRE.

Si un home s'est uni librement A une femme sans verser de dot
aux parents de cette derniere, et que des enfants naissent de cette
union, en c s de divorce les enfants iront a la famille de la feosm
( idem en cas de deces du mari) moins que le mari ne verse a oe moa
ment la dot, de fagon que les enfants puessent lui appartenir ( a lui
ou a sa famille lore de son dc'es)

40 ENFANTS.
Les enfants nds alors que le marriage n'eet pas encore rompu sont 4








senses etre l'oeuvre du mari et lui appartiennent en consequence.

5 PIECES

A. ^ du MARI
a) la dot a 4t payee: les enfants vont au clan du maria
de meme que sa veuve
b) la dot n'a pas ete payee: enfants et femme vont au clan
de la femme.

NOTE: a) si le clan de la femme desire retenir celle-ci il versera la
dot (restituera) a' clan du mari decade.

B. de la FEi~
a) la dot a ete payee:
10 II y a des enfants: la d6t nest pas restitude
20 Il n'y a pas d'enfants: la dot sera restitude ou bien le
blan de la femme donnera une nouvelle femme gratui-
tement au mari.
b) la dot n'a pas etr payee.
S'il y a des enfants ceux-ci reviennent d'office au clan
de la femie d"c4dee, Pour les avoir le mari ou son
clan devra acquitter la dot.


- -- -- -- -- -~e -~ -






PROPRIETE FONCIERE.
--- :-- -- *** -- *-- *--'-- --:-'--. .

Du fait qu'ils opi;.-aint la conquete du pays, les BATUTSI saempa-
rzrent de la propriet6 du sol dontils laisserent la plus grande parties
aux bahutu anciens propri6taires contre des redevances annuelles ou
loyer de terre: IKORO rwy'UBUTAKA comprenant Ics prestations en tra-
vail (UBULETI$A ou UBUTAKI) et en nature (IKORO wy'UMWAMI), 1UMISOGO.
NGERO partiese doe 'IKORO rwyITJ"i-'AZI restant aux notables) et IBIHU~NlW
(dime sur les rdcoltes). Ces redevances 6taient dues par CLAN (50 M.
A.V. en moyenn-) et non par individu.

Les BATUTSI essentiellement pasteurs s'emparerent a titre d nfini-
tif de toutes les terres de paturage et d'une parties des terres de
culture pour leur propre usage.

Les bananeries faisant parties des terres de culture furent ggale-
ment taxes: l'IIYAMBIKE: regimes de bananes fournis regulierement et
coupes par les ABATORA envoys par les notables batutsi. Cette dernibl
re couture a 6t4 abrogee par l'Administration belge en 1924.

Pour le Territoire de SHANGUGU lesterres de culture appartenant aux
clans possedaient des limited bien d6terminees et 4taient places
sous l'autorite du Chef de clan "UMUKUiU we UMURYANGO" qui en faisait
la repartition parmi les membres de son clan. Certain 6trangere au
clan "IBINEGE "a'adressaient au chef de clan pour obtenir certaines
terres de culture, les ayant obtenues ils lui 4taient redevables de
certaines prestations valant loyer de terre : 1 panier (IPFUKIRE) de
vivres (petits pois, haricots, etc.) et une jarre de bibre de temps
en temps.

Cette organisation des clans a malheureusement perdu de son impor-
tance: les limits sont mal traces dans ce terretoire, les babutu
d'un clan cultivent parfois sur les terres d'un autre clan sans trop
de risques de process, les redevances des "IBINEGE" sont donnees ou
pas donn6es ( chaque membre du clan 6tant d'autre part dans l'obliga-
tion de porter au chef du clan un ou plusterra pots de bibre par ai8)
Seules les limits des bananeries sont encore nettement d4termin6ea.

Lorsqu'un membre du clan vient a mourir sans laisser dlheritier en
ligne directed, ou lorsqu'un ikinege (sing. dIIBINEGE) meurt dane l&
meme condition, ses biens retournent au chef de clan qui en assure la
repartition.
S'il laisse des h4ritiers ses biens seront partages entre-eux.

A la date du 1.1.1952 l'Administration decida qu'en ce qui concerns
les prestations dues en tant que loyer de terre aux notables, 11 y
aurait dorenavant uniformisation par individu suivant une certain
quantity de virres due annuellement: cette prestation fut a partir
de 1955 rachet6e en argent au profit des notables ( If r. au chef et
2 fr. au sous-chef)

Les terres de paturage don't il fut question ci-dessus furent gre-
vees par les conquarants batutsi de certaines taxes a leur profit
chacun des pasteurs hamites s'itait reserve par colline un quarter
d'herbe et donnait une redevance annuelle d'une genisse en moyenne au
mututsi qui commandait cette colline. Ce dernier envoyait tous lee
quatre ou cinq ans plusieurs geniuses "z'UBWATSI" ( de l'herbe) au i
chef de Province de l'UMUKENGE (herbe) Le muhutu qui dgsirait mettre






pattre son b4tail dans 1'herbe d'un mututsi lui devait suivant sa
richesse une redevance en bibre ou en V tail. Actuellement, lee
limits des droits de package s'estompent, lee bahutu font paltre
leur b6tail sans redevance presque, dans les paturages des batutsi,
ces deniers msnent leur betail sur d'autres colliass, payant ou ne
payant pas de droit au chef de la colline interesseel

Toutefois, il peut advenir qu'un sous-chef soit demis do sos fanc-
tions, dans cette condition, il perd droit a toutes terres de patura'
ge se trouvant sur sa colline et eat oblige d'aller ailleurs oei bien
souvent il devra payer une redevance. Si nous ne sommes pas d'avia
de creer au profit de ces sous-chefs d~mis des "ibikingi de paturage'
(terres branches) nous ne sommes pas d'avis qu'ils doivent aller ail-
leure: un petit lopin de paturage devrait lui Sre accord seur son
ancient colline avec une lgeere redevance annuelle et passagbre
( 1 ou 2 ans) au profit du nouveauous-chef afin de marquer l'autorite
de celui-ci.

On se rappelera utilement ici que la royaute munyarwanda avait
cree le chef de 1'UBUTAKA (terres de culture) et le chef de 1'UIMKEIOBE
(terres de p^turage).

Le chef de colline peut mettre a la disposition des bahutu qui lui
en font la demand des portions de paturage pour JeStre miss en culture
ces bahutu sont tenus a payer les redevances habituelles, s'ils meurei
sans laisser dtheritier leurs terres retournent au chef de colline de
meme que leur bananerie qui devient "INKUNGU" ( sans propri6taire)

CONCLUSION.

10 les BATUTSI qui commandant le pays (INTEBE, et IBISONGA avec le
Mwami au dessus d'eux) detiennent la propridte fonciere, ils donnent
l'usufruit des parcelles qu'ils n'emploient pas aux autres batutsi
et bahutu eontre redevances qui sent actuellement fixees par 1'Admi-
nistration d'une fagon precise depuis le 1.1.1952. Donc, lorsqu'unt
mututsi chasse l'un de sea sujets, soit de sa province, soit de sa
collins, il est parfaitement dans son droit.
II va sans dire que dans la pratique l'exclusion d'un sujet eat
extremement rare, elle est souvent causee par des raisons politiques:
l'interesse ne voulant pas se sounettre aux ordres du mututsi qui le
command, et tend s se rendre independent; ou par esprit de favoritie-
me a l'egard d'un future sujet plus flatteur que le chasse. L'Admi-
nistration, faut-il le dire, veille a ce que l'exclusion d'un sujet
forme u-e strict exception qui ne sera toleree que s'il y a impgrieu-
so necessity, les abus des notables doivent 8tre s6verement r6primis
en cotte matiere particulierement delicate, et, si malgr4 tout, ii
faut consacrer l'expulsion, il y a lieu de laisser jouir l'expulsb du
fruit de ses r6coltes et de mettre e s terres qu'il perd centre lee
mains du chef de clan don't il faisait parties, si clan il y a, sinon
entire les maine du chef de collins

2 Au milieu des terres occupies par see sujets, le notable posabde
des terres de cultures et d'habitation lui appartenant en totte pro-
priet:d elles s'appellent URUTWARIRO ( de GUTWARA: commander) -
KISENI, at INGOBYI ( le hamac) a. SHANGUGU. On pourrait Ggalment
les appeler INYARULEMBO ( cells qui se trouvent devant 1'habitation)






et INGARIGARI (v yer la definition de ce term dans l'expose des
coutumes ayant trait au gros betail)

Le commandment exerce par les BATUTSI 4tant essentiellement pr-
caire coutumierement, attend qu'ils ne sont que lee representants du
Mwami, a tout instant ils peuvent le perdre et par voie de cons6quenoe
perdre egalement ces terres qu'ils occupent en propre. Dean la prati-
que 1'Administration veillera toujours a ce que le mututsi ddmia de
see functions puisse continue a jouir de see terres de culture et de
paturage, a moins qu'il ne soit necessaire de le releguer politique-
ment.

53 Au course des enquetes de vacance de terre, les indemnite4 pour
expropriation seront remises come suit:
a) pour perte de droit de souverainet4 aux chef% et sous-chef de
1 end-oit.
b) pour perte de droit de culture qu'ila percent aux bahutu et batutei
c) pour perte de droit de package aux chef et sous-chefs.
d) diverse suivant circonstances locales ( coupe de bois, herbes,
salines etc.) aux chefs et sous-chefs.


I






De la SUCCESSION.


GEN ERALITE.

La conception qui veut que l'heritage passe entire les mains du
descendant le plus ancient de la generation encore en vie, paraft
un peu simpliste: au RUANDA le successeur est designed sans tenir
compete de l'alnesse, le chol~ se porte sur l'individu qui pourra
defendre Ie patrimoine familial avec le plus d'intelligence.

10 SUCCESSION 'a la TETE de la FAiILLE.
1'IKINEGE avant de mourir reunit ses enfants et choisit parmi eux
celui qui lui plait le mieux. S'il meurt sans avoir d6signe dthdri-
tier chef de famille, le choix en sera effectue parmi ses enfants par
son patron ( voir coutumes du betail UBUHAKE) son chef de collins ou
de province, ou finalement par le Mwami.
Cet heritier devient done chef d'INZU.
II creera famille et ses fr'eres galement de leur cote.
Dana chaque famille a la mort du pbre un successeur sera nomme' dla-
pres ce qui a ete dit ci-dessus.

Le Chef dtINZU meurt, un h6ritier lui succede a la tate de I'INZU
et d'office a la tete de la famille qu'il avait cree au sens restraint.

L'agglomeration d 'INZU forme 1'UMIRYANGU, a sa tote se trouve un
chef ipso-facto chef d'INZU ( celle don't il est issu ) et de famille.

L'INZU prend le nom de son fondateur example la famille des BEGA
qui a pri.s tant de puissance sous le regne de MUSINGA, est 1'INZU
des ABAKAGAR ( de RViAKaGiRA fondateur) dit encore des ABAGAGA ( de
RWAGAGA pere de RWAKAGARA). (RV.AKYGARA 6tait pere de KABALE, frbre
de NYIRA-YUHI, m re de MUSINGA qui renversa RUTALINDWA dedigne par
RWABUGIRI pour lui succeder). Actuellement les ABAKAGARA ou ABAGAGA
forment un UMU.YAIJGU compose de -lusieurs INZU. Le Chef de 1'UMURYANW
est BANGAMIGI ( fils de NYANTABANA, fils de KABALE, fils de RWAKAGARA,
fils de RWAGAGA, ls fondateur) BANGAMIGI est un enfant place sous la
tutelle de RI'ABUTOGO Francisko. Ce BANGAMIGI command des chefs d'INTB
don't certain sont d'importants notables du RUANDA: KAYONDO, RWAGATARAI.
KA, R'WABUTOGO, etc..

On voit done que le nom de 1'IKINEGE done la denomination a
1 'UMURYANGU finalement.

Il est a remarquer egalement que le successeur a la function de
chef d'INZU ou d'UMURYANGU est toujours un file du defunt, si celui-ci
ntatant pas de fils, circonstance exceptionnelle au RUANDA, son succes-
seur sera l'un de sesfreres sans tenir compete de l'ainesse.

CAS CONCRETE.
R IDEGEMBYA ( grand chef du RUANDA descendant de RWAGAGA), 4tait cOw
de famille, et commandait A ce titre ses freres NYAKAHIRU et RWUBUSISI.
RWIDEGEMBYA deaigne comme successeur a cette function son file
RWAGATARAKA qui devenait ipso-facto chef des fils de RWIDEGEMBIA et
de sea freres.
RWAGATARAKA vient de me designer comme successeur dans see 2 faone
tions: son fils SERUGURU; come il l'a ete expliqu6, SERUGURU comaende-
ra done a: 10 tous les frees dg ReIDEGEMBYA et leurs deseendanQs.
2o n RWAGATARAKA
50 ses propres freres et leurs descendants 6ventusal
et ainei de suit#,.







SUCCESSION de MJAMI

Le roi design a ses ABIRU gardenss de la coutume) le nom dwun
de sea enfants quuil desire come successeur. Lee ABIRU aprbs cer-
taines pratiques superstitieuses viennent confirmer le choix du MWAMIU
De preference le roi designer comme successeur l'un de ses file don't
la m're eat encore en vie ( on se rappelera le role pr6ponderant Joud
par les reines-mbres au RUANDA): le choix de RWABUGIRI en d4signant
RUTALINDWA don't la m're etait morte et en lui donnant come mere dta-
doption KANJOGERA, serivela une erreur: RUTALINDWA fut renverse et le
file de KANJOGER., MUSINGA prit sa place.



8 chema
X
A B O
1__ t
A' AA B' B'' C'

t I I I I I It
at a' at at b'b"b"t' b bt c'tetct-tl cT


EXPLICATION:

C a cre' une famille, il a mis B comme chef de sea enfants, xelIa
arxxxKxaxxrx arxtdxa~ xxpI PacxammKai A, B et C oft eu des enfants,
chacun en ce qui le regarded a place come successeur dans sa famille
A"1, B" et C1. De plus B'1 est devenu automatiquement chef de tous
lee descendants de X
A', A", A11 Bt, B", B'1 C', C1' ont eu a leur tour des enfants
ils ont d4signe pour leur succeder a la ttte de leur famille: al,
a'; a' devenant chef de tous les descendants de A, meme raisonne-i
ment en ce qui concern les C; en ce qui concern les B, b' eat devenu.
chef de tous les descendants de X. .-

Si nous avons tilc ment insisted sur la succession a la tete de la
famille, cet 3 qu en pratique l'autorite coutumiere indigene au
RUAIDA est reprecentee par le chef de famille, atteindre ce dernier,
s'en faire obeir, c'est tenir en main le levier de commando le plus
certain, levier de command ob6i pour ainsi dire aveugl6ment par ceux
qu'il command. Une decision d'un chef de fanoille est un ordre india-
cute, aussi nous n'avons pas manqu6 KISTiYI come a SHANGUGU, de
faire obligation aux chefs batutsi reconnus par administration de
faire appliquer leurs ordres par l'intermediaire des chefs de famille.






20 de la SUCCESSION aux BIENS MOBILIERS et IMOBILIERS.


A. POUR LES B3.TUTSI

a) bttail (vaches, les batutsi r'ont ni chlvres ni moutons)
Le nouveau chef de famille announce le dec's de son pere au patron
(HHEBUJA) de celui-ci, a cette occasion une tete de b4tail yo'KUBIKA
(de demand d'agrement) voir definition plus loin. Le patron le re-
mercie et lui remet eventuellement une t8te de b6tail y'INDIRANO ou
ytAMARIRA ( de pleurs) pour prendre part au deuil.
Le betail fait alors l'objet d'un partage assez complex qui est-
longuement expliqu4 au chapitre "UI~KRUNDO" auquel il y a lieu de se
reporter afin d'eviter des redites.
On remarque en tout cas que le nouveau chef de famille, sans doute
afin d'affirmer mieux son autorit6, obtient la "part du lion'.

b) Terres ( pour les batutsi commanders politiquee) ReguliBrement,
apres le dec's dlun grand chef, ses terres etaient partag6es entire
ses fils chacun d'eux obbenant alors leur part (UMUNANE) L'Adminia-
tration a fait une forte opposition centre ce morcellement des terres
equivalent au morcellement des commandements nefaste a notre toahe.
Cette parties de la coutume est done tombee en desuetude pour ce qui
concern le ccmmacdement politique

c) Objets mobiliers divers. Reviennent au chef de famille nouvellemeb
promu.

NOTE: Pour le cas qui nous occupe, il est bien evident que nous fai-
sons entrer dens la categories des "batutsi" ceux des bahutu, et ven-
tuellement des batwa qui ont 4te anoblis ( voir R.P. PAGES, Un Royaume
Hamite au Coeur de l'Afrique page 466) et ont acced6 'a des fonctions
polit~ques diverse au course desquelles elles ont pu s'enrichir, de
cette fagon nous faisons ici abstraction de la "race" mututsi dans
son sens strictement ethnologique


B. POUR LES BAHUTU ( et certain BATWA, sauf en ce qui regarded
le partage des terres de culture)

a) b6tail. Gros bstail: les bahutu quand ils en ont, ne possedent
qu'une ou plusieurs tetes de gros retail, la grande proprigte5 tant
concentree entire les mains des batutsi, de plus ces quelques tStes
sont generalementplacees dans quelques systems contractuels qui pro-
blematiquement doivent rapporter benefice. Aussi, a la mort d'un
muhutu, see tetes de gros betail sont simplement partagees centre see
fils, le nouveau chef de famille ayant part plus grosse. II nest pas
question d1umurundo. Le petit betail est divise de la m&me manibre.
Les bahutu 6tant essentiellement agriculteurs ctest sur la division
des terres de culture que se porteraprincipalement la successions

b) Terres. les terres de cultures appartenant au pbre ( en culture
ou en jachere) sont divisees en parts entire lee enfants, ces parts
stappellent IMIGABANO (pl. de UMUGABANO), le chef de famille rec6vant
une part plus important: appelde ITAKO, qui lui appartiendra en
propre dans le sens d'INGARIGARI ( voir def. plfs loin dans le bdtail)
Lee bananeries sont divises dans le meme sens, le chef de famille
promu recevant une part plus important.






c) Objets mobiliers divers. Ici, en Territoire de SIIANGUGU tous
les objets mobiliers du defunt vont au chef de famille qui lui sucobded
Au BUGOYI, Ter. de KISENYI, ces objets sont div ses entire les file du
defunt, suivant indications de ce dernier. Dans ce cas, le noueau
chef de famille regoit reglierement les armes du defunt: lance, coQU
teau, sabre, arc, fleche et bouclier, afin de bien indiquer 1'alatort4
don't il est appel e jouir.


C. Pour les BAT'IA.

Si les EBTUTSI sont pasteurs, les BAHUTU agricultaurs, lea BATWA
les plus recules, come on en trouve dans le Territoire de oISENTI,
( sont chasseurs. Dans ce Terretoire de SHANGUGU, ils sont en propor-
tion infime, diss6mines et nettement apparentes par leurs mesurs aux
bahutu vers le stade de civilisation desquels ils evoluent, leur sys-i
teme de succession est par consequent identique. Nous n'avons pas
eu l'occasion de pouvoir etudier les BATWA en Ter. de KISENYI faute
de temps, ils y sont parfaitement organises et leurs chefs de famiXle
jouissent d'un grand prestige, nous savons que la fort est divisee
rn certaines zones de chasse reservees a certaines families, la zone
se scindant lors d'une succession.


DES FIEZSS.

10 'n principle, les femmes n'ont pas de biens personnel, ceux
qu'elles pourraient acquerir appartiendraient d'office a leur mari,
pour autant que celui-ci ait paye la dot, sinon ils appartiendraient
au clan de leur pere.

20 Pour les BATUTSI, les BAHUTU et les BATWA, lors de la mort du
mari, la fermue a le sort suivant:
a) Le mari avait paye la dot: elle appartient d's lors au clan do
son mari, elle pourra rester et habiter dans la hutte du dgfunt ou
rejoindre 1lun des frares de celui-ci, si elle se remarie, clest au
chef de farille nouvellemont promu que le nouveau maria ( e'il n'eat
pas cu clan) versera la dot. Tous les enfants appartiennent au clan
du defunt Le frere du d6funt qui surveille et aide cette femme
s'appelle 1'"UU3TSTHURA".
b) La dot n'avait pas 6t" payee: la femme et les enfants retournent
dans son clan, a moins que la famille du defunt, pour lea garder ne
verse la dot a ce clan.

Si FANTS. (BAT'TSI, BAHUTU, BATWA)

Teis sont les grand principles qui regissent la loi de la sues-
sion des banyarwanda, qui revet la caractere suivant en ce qui conce
ne la tutelle des enfants en bas ge: nous avons vu plus haut ce qut2il1
en advenait lorsque la dot avait ete ou pas payee, si la dot a ted
payee ils restent dans le clan de leur pere, si celui-ci ne laisse quo
des enfants en bas-age, ils sont places sous la tutelle du fr'ere du
defunt ou de l'un de ses parents masculins, notamment son pre. Si le
defunt laisse des enfants majeurs et mineurs, ceux-ci sont placna *sonU
la tutelle du chef de famille (KURERA INVUBYI: clever les enfEnte)
habituellement, mais ils peuvent egalement 8tre rdpartis parmi lee
majeurs ( nous avons personnellement vu le cas en 1955 pour la succes-
sion du I~ututsi GISAZI, nort sans designer de chef de famille, lee
fils se sont reunis et en ont elu un; l'atne, vu see inimitis avyes






le chef RV'AGATARAKA s'Otait recuse, les enfants mineurs furent part -:
ges entire les majeurs). Si l'individu meurt sana parents, see en ta
seront places sous la tutelle du chef de colline. Nous eavons que Il4
enfants allaites restent chez leur mere juuqu'b ce qu'ile soient. O-
vrds 'a ce moment ils reviennent dans le clan du defunt-



NOTE. Dans les trois races, le pere peut destituer le file qu'il a-
vait precedenment designed pour lui succeder. Ii va sane dire quo
toutes ces formalities se passent devant temoins, et notamaent le ohaf
de colline, ou le "SHEBUJA" du pere homee duquel ii depend au point,
de vue du betail)
































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D R O I T P E NAL I D I G E NE


10 PROCEDURE


des Juges
a) Les CHEFS de FAiILLE pour leur famille
b) Les CHEFS de CLi"i pour leur clan
c) Les CHEFS de COLLINE(S) sur leur colline
d) Les CHEFS de PROVINCE pour leur province
e) le UIWAAMI

Suivant leur importance, les infractions sont du resort de 1'un
ou de l'autre juge, et egalement suivant la position social du pr6-
venu ou du plaignant. -outefois les homicides sont du resort des
chefs de famille ou de clan.

Au civil come au p'nal, les coutumes 4taient observees ou ne 1I-
taient pas, il y avait implement tendance de la part des juges a lee
observer.

Tpus les juges avAient le droit d'infliger la peine de mort, ce-
pendant avec certaines restrictions: les chefs de famille ou de clan
pour les homicides, ( il s'agissait plut8t ici d'une decision de tuer
un membre du clan adverse, c'est-a-dire de promulguer la vendetta); lee
chefs de colline ordonnaient la peine de mort pour des infractions fla-
grantes ou reput'es flagrantes, mais specialement graves: vol de vache,
vol de recoltes sur pied, sinon la peine de mort ne pouvait Stre pro-
noncee que par le chef de province ou le mwami.

Ces juges ne recevaient pas de traitement special pour leurs fonc-
tions judiciaires, mais, afin de stattirer leurs faveurs, les plaideur'
faisaient bien de leur remettre quelques cadeaux (IBIKOBA) moutons,
chlvres, biere, gros betail suivant importance de la palabre.

des Seances.
Le huis close n'existait pas. Les seances se tenaient en plein air,
les jurisdictions etaient itinerantes. Le'juges aimaient a se fair
entourer d'assesseurs et ne prononcaient leur jugement qu'apres avoir
pris leur avis en general.

de 'Appel
Les jugements 4taient executoires seance tenante. L'appel 4tait
connu et principalement interjet4 au civil. Toutefois, a la capital
on pouvait etre condamne sans m8me avoir 6te entendu I

de la Preuve
Chaque parties avait le droit d'apporter see t6moins, ceux-ci pou-
vaient gtre refuses par la parties adverse pour les memes cas pr4vue
par notre legislation.
Les temoins, come les juges, etaient evidemment achetables (et
cette pratique n'a guere change actuellementl)
Si les temoignages oraux re suffisaient pas & denoncer le coupable,
le juge avait recourse aux sortileges "GUSHORA", assez semblables a oeux
appliquea chez nous au moyen-age.

a) Bvpeuve du FIU. Un fer rouge est applique au mollet ou sur la langue






des prIverus... celui d'entre-eux qui n'est pas coupable ne donne
pas de signes exterieurs de brulures!

b) Epreuve de 'EAU BOUILLANTE. Un objet eat jete dans un pot d'eau
bouillante, le prevenu qui parvient a le repecher sans dormnner des
signes de brulure, est innocent!

d) Epreuve par le POISON.- Le prevenu qui n'en meurt pas, est innocent.

e) Epreuve par les POUSSINS.-(Une herbe "rwiziringa" est arrachoe, on
la pile on en extrait le jus, le veritable coupable, apres 1'avoir bu
*.... devient fou, cette pratique se se rattache plutot .celle d4cri-
te ci-dessus)
Dans le creux de la main on met une goutte d'eau, et on y crache, oe
melange est introduit dans le bec d'un poussin, un sorcier examine
les entrailles de ce poussin.... et y lit la v6rite qui lui d4nonce
le coupable Z
Ces prazees 4taient executees par le Juge seul ou Rvec, le plus
souvent, 1'aide d'un sorcier.

NOTE: l'dpreuve du poison st'ppelle le GIHANGO, elle constitute un pri-
vilege royal, et dans les provinces, rares sont ceux qui peuvent en
user, notamnent les "BAHINTLA" rois semi-independants cumulant l'auto-
ritt civil et religieuse.
Non seulement le poison d'epreuve 4tait donned ux pr6venus mais Af-
galement aux temoins afin de s'assuver s'ila avaient bien dit la virtl
te.
Il est bien evident que plus que les juges encore, lea sorciers
6tai.nt achetes !
Des peines corporelles pouvaient egalement etre appliques aux
prevenus afin de leur arracher des aveux. (bastonnade, ou bien on
liait le prevenu a un arbre si fort que les liens lui rentraient
dane les chairs)



des PEINES,

I'EMPRISONINELENT et 1' AMANDE 4taient INCOINUS.
La repression des infractions qui ntavaient pu se regler a l'amnia-
ble par le versement de dommages-et-intereta, s'operait par l1appli-
cation de peines corporelles, et le pillage.

10 PILLAGE ( de tous les bicns: immobiliere et mobiliers, ili tait en
outre prudent de la part du pille, de prendre la fuite afin d'6vit*r
applications d'autres sanctions)

20 le BAN.ISSE~MET. Un individu incorrigible ou ayant off&nsg la per-.
sonne de ses chefs moralement, etait expulse de la comaunautg, voire
du pays.

5o la BASTOMNNDE. Pour les d'sobedisances peu graves et les petites
infractions.

40 la MUTILATION. On brCilait ou coupait une main, ou les 2, et par..
fois les pieds.

5 I'AVEUGLEMENT, On brGlait les yeux avec une aiguille "UMLUERIA qui
sort tresser la vannerie.







60 la MORT sous les aspects les plus divers.
a) par la LAICE
b) par le POISON
c) par le COUTEAU
d) par le BATON (l'individu en 4tait roue jusqu'a ce qu'il en mourt)
e) par la FAIM (notamment 1'ISOLELNT)
f) en DECHIQUETANT le condamne encore VIVANT
g) par la POTEICE (EiPA~if T) un pieu enfonce l'arriere train et
sortant par la poitrine.
h) par la :OYaDE
i) OUBLIETTE pr's de KIGALI au BUGESERA se trouve une oubliette
ouh tait jete le condamn e a mort, son nom "RWOBO"rwa BYANOGA
le cdndanne y etait amene les yeux creves ou les pieds et
les mains lies.
k) ROCHE TARMhENNE. Sur la route qui va de KISENYI a RUHENGERI
pr's du gtte d'ltape de NKULI, en face de la mission advenr-
tiste du 7eme jour de RWANKERI, se trouvent des rochers du
haut d esquels RWABUGIRI prenait plaisir a faire pr4cipiter
sea condamnes.



de la GRACE.

Le roi pouvait, en cas d'homicide involontaire proclamer qu'il n'y
aurais pas de vendetta. A cette fin il envoyait dans la region ot
elle aurait du avoir lieu, un de ses representants bien connu, muni
des tambours insignes de l'autorite royale, ce representant reunissaitj
les notables de l'endroit et leur signifiait la volontd du Roi.



Lee PSINES etaient acceptees et servilement approuv4es par\la foule
leur gravity se ccmprend chez un people grimitif oi le Roi afin de
maintenir son prestige et son pouvoir s'imaginait n'avoir d'autres
moyens que la force. La plupart des meurtres commis sur sentence roy-i
ale etaient dus a des calomnies, cleat pourquoi un proverb munyarwoa
nda dit "Ce n'est gas le Roi qui tue c'est le people (lui -sime, a cau-
se de sea accusations)" Ce dicton nous prouve que malgre toutes les
injustices commises, le people gardait dans son fatalisme, unc certain
sens de la v4rit4; aussi, bien que les peines fussent acceptees avee
resignation, les indigenes n'en attendaient pas moins de leurs jugest
qu'ils se montrent impartiaux, qu'ils ne tiennent pas compete du rang
social des plaideurs, qu'ils refusent les ... cadeaux "IBIKOBA" des-
tines 'a les influence, enfin qu'ils jugent dlapres les coutuaes 6ta-
blies au RUANIDA.
D'autre part, si les juges se montraitnt parfois partiaux envers
quelques favors, il n'en demeurait pas moins exact que dans l'en-
semble ils stefforchiant de trancher les diff4rends suivant lee. press
criptions de la coutume, agir dans un sens oppose continuellement et
m6thodiquement les aurait en effet rendus impopulaires la masse de4
adminiftr s.






de la REPRESSION des INFRACTIONS.


L'infraction n'eat pas toujours reprimee: la compensation existed
dans la couture m-rnyarwanda, le degr6 de repression varie avec la
position social des coupables.

1. COUPS et BLE3SURSS SI :PLES, VOLONTAIRES ou INVOLONTAIRES,
ou AVEC IRCI:STA!COES AGGRAV-.TES (MULITATION, etc)

a) Peine du tal'or: reciprocite des coups: "dent pour dent" "oeil
pour ceil".

b) Le chef, sur plainte du demandeur, entendaient les parties, liait
le coupable a un arbre, "ventuellement le faisait rouer de coupe,
si les coups avaient ettd portes de mututsi a mututsi, le coupable
versait conrae D.T. une grnisse a la victim, de muhutu A muhutu
10 houes.
Si les coups avaient ete portes par un muhutu a son chef la pine
de mort, decidee par le Mwami pouvait stensuivre, le coupable
6tait pill4.

c) Pour eviter toute repression le coupable pouvait 8tre autorite a
verser a B victim une compensation composee de 1 vache ou dtun
mouton et d'ure chevre.

2. COUPS ayant eu come consequence loign.e le DECES.

Plainte 6tait portee devant le chef de province par le clan du
defunt centre I'auteur des coups, le chef faisait arrSter ce dernier
et l'ehvoyait chez le Mwami qui le faisait tuer par ses batwa. La
compensation pouvait exister come il est e6rit ci-dessous.

5. I'HOMIC-IE VOLONTAIRE.

La justice 6tait executee entire les famillest le clan du defunt tu-
ait un home du clan de l'assassin, de preference calui-ci.
Si les families seentendaient, afin d'lviter des represailles san-
glantes, elles presentaient le cas a trancaer au chef de province,
celui-ci ordonnait habituellement que la famille de l'assassin- ver-
serait 8 vaches INGURA14O (de dommages-et-intgr8ts, de KUGURA: racheter,
acheter) 'a laf amille du defunt, repres6ntee par son chef.
Entre les families royales ABANYEGINYA (fam. des rois) et ABEGA
(des reines, pour la plupart) la comp nation n'existait pas: le meur-
tre 4tait suivi de vendetta.
Si un membre d'un autre clan que ces batutsi banyiginya ou began,
tuait l'un de ceux-ci, et que 1' assassin soit mututsi ou mubutu, touted
sa famille etait tuee et pille, si l'assassin 4tait mutwa, n'importe
quel mutwa rencontr4 etait tue.
Le Roi pouvait suspendre la vendetta dans tous les cae ci-deseus
(voir "de la GRACE")



des VOLS et des EXTORSIONS,

a) VOL de GROS BETAIL

La r le est la mgme pour lee vole commie en pleine nuit, ou an
plein jour, dans les dependances d'une maison habitue ou non, ou dans






des paturages (il en est de meme pour tous les autres vols)

On pe--t lancer une fleche ou une lance sur le voleur pris en
flagrant delit, dbs qu'il est arret4 il relieve de la justice du chef
de province ou du mwami il n'appartient plus au vole de le tuer.
Emmene chez le chef, celui-ci pouvait l'envoyer chez le Roi pour le
faire tuer inevitablement, un autre membre du clan ne pouvdit pas
etre tue la place du voleur. Le betail du vcleur 4tait envoy a
NYANZA, celui qui evait t.. vole retrouvait sa vache, le mwami gar-
dAit les autres, voir tcutes !

Le chef de province 6tait sul maftre d'envoyer ou de ne pas envoy-
er la capital le voleur de gros b4tail, on peut conclure qu'il en-
voyait T NYANZA le0 pauvres qui n'avaient pas le moyen de lui procu-
rer le rachat de leur peine de mort, los sutres devaient "racheter
leur sang" :n donnant au chef plusieuro tetes de gros b6tail "ITSHIRU"
pour ure vache volde, .I voleur devnit en remettre 8 au prejudicie,
cl'tait l'U1UAn dans ces huit vaches etait comprises 1 vache
IUSA.TSHUKF (pour los dAgts causes h l'enceinte du kraal) et 1
INYI ,C ( qui vait rt4 volee). Les vaches donnees ainsi constitu-
aient pour le prrjudici6 qui les recevait 1'"INGURid'O" (dommages-et-
interets).

Le voleur de vaches d'un grand chef ou du mwami etait irremediable-
ment poursuivi et tue, sans compensation possible. C'6tait 1'empale-
ment.

VOL de PETIT 3BTAIL

Ce vol est courant entire bahutu

Les voleurs professionnels 6taient emmen's chez le Roi par 1'in-
termediaire du chef de province. Le Roi les tuait. On obligeait la
famille du v leur de restituer au vole 8 fois la quantity de petit
bttail qui lui avait 4td soustrait.
Si le voleur nt6tait pas un professionnel... ou que sea moyens
lui permettaient dladoucir le juge par des cadeaux, il n',tait pas
envoy ? la cour, son cas etait tranche par le Chef de Province qui
ordonnait, come dans le cas precedent, de lui remettre une g6nisse
"ITSHIRU", et au prejudicie huit fois la quantity de petit b6tail
lui vol6.

VOL de RECOLTES sur PIED et de REGIMfES de BANANES

Pour le vol de recoltes sur pied, le prejudicie avait le droit
de tuer ou d'empaler le voleur pria sur le fait. Si on parvenait a
arreter le voleur apres sa fuite, ili tait emmene devant le chef de
province, c elui-ci l'obligeait pour un 6pi de sorgho vol6 par example,
a donner un champ entier de sorgho au prejudicie, ou quelques tStea
de petit betail et 1, parfois 2 geniuses, le juge ne manquant jamais
de garder une parties de ce b6tail pour lui-m&me.

Pour le vol de regimes de bananes, le juge decidait de la resti-
tution de ces regimes, ou obligeait le voleur a donner au prejudici6
6 tetes de petit betail ou 10 houes, ces chiffres rFitab pas absolus
et fixes uniquement par le juge.





VOLS de HOUSES, SERPES, et autres BIENS MOBILIERS.


Le voleur etait emmene devant le chef de colline qui le faieait
rouer de coups et ordonnait la restitution des objets vol4s.

ADULTERY

Celui don't la femne se compromet peut battre son complice lore-
qu'il les surprend tous deux en flagrant delit d'adultere. Plus
souvent..... c'est la femne qui regoit lee coups les maris admettant
que l'adultere n'aurait pas ete possible si la femme ne st tait pas
montree consentante. II n'y a pas question de jugement ni de repreo-
sion judiciaire dans ces cas.
L'affaire tourne autrement si un umugaragu trompe son maltre avec
la femme de celui-ci: il sera chasse et pille( voir la fagon de piller
au chaitre sur le contract de vassalite). Le juge n'avait pas a inter-
venir.

DU RAPT de FILLS.

Se passait couranment avant l'arrivee de l'Administration belge au
RUANDA. La fille enceinte 6tait abandonn6e et mourait de faim sur
une des fles du Lac KIVU, soit 'a NKOMBO soit a IDJWI. Ltaffaire se
rbglait souvent par le versement de la dot la famille de la fille,
par l'auteur du rapt. Sinon, et pour autant que la fille n'&tait pas
enceinte, elle etait reprise. II n'y a pas de sanctions pr6vues pour
la r pression de cet acte

INSULTS.

Quand un muhutu insultait un autre muhutu celui-ci ou son clan
battait le premier, sans palabre devant le chef.
L'insulte vraie ou supposee adressee i'un superieur valait a son
auteur d'1tre pille et chasse pour les insulted benignes ou implement
roue de coups de baton, eventuellement garotte, plus souvent les cho-
ses tournament ral, les batutsi 6tant tries susceptibles, le coupable
6tait tue. II en 4tait toujours ainsi pour les crimes de lbse-majest6,
vrais ou supposes. Le nombre de peines de mort prononcees et exdcu-
tees a ce sujet est incalculable.

INCEIDIE

L'affaire d'incendie venait devant le chef, celui-ci faisait rouer
de coups le coupable ordonnait que la famille du pr4venu ou celui-ci
remette au prejudicie des objets identiques a ceux perdus dans 1'in-
cendie, et lui reconstruire une nouvelle hutte. S'il y avait appel
devant le Mwami, celui-ci acquittait ou tranchait de la meme fagon
que le juge precedent.

BLESSURE GRAVE a une TETE de GROS BETAIL, FRACTURE.

Le coupable est emmene devant le chef de province, apr's 1'avoir
fait rouer de coups il ordonne que le prevenu donnera une tate de b~.
tail de meme sexe et age que la bete ayant subi lee coups ou blessuree*

TUER le chien de son VOISIN.

Tuer le chien de son voisin s'est atteindre directement l'honneur
de celui-ci et de sa famille, car le chien pour lee banyarwanda est





un animal auquel ils attachent une certain importance car il les
suit fid'lement, et les aide a la chasse; tuer un chien eat surtout
une provocation. Regulierement auteur et pr6judicie se battalent,
puis allaient chez le chef de province, celui-ci come donmages-st-
intergts ordonnait au coupable de donner 1 chevre ou 1 mouton, voir
quelques houes au proprietaire du chien abattu, ili tait de plus roue
de coups de baton.
Les DOi 3GES-et-I1TER3ET sont VERSES par le CONDNE, sa FAMILLE
etant R3SPONSABLE COLLECTIVE'NT de leur VERSEMENT; eventuellement leu
RECOUV '.EENT sera poursuivi par la FORCE.




la LOI de I'HOSPITLITE.

LIhomme qui a commis une infraction et qui vient loger chez un in-
digene n'ltait, en aucun cas, livre a ceux qui lo recherchait. Meme
si cet home avait tut un membre de laf amille de celui qui le logel
Musing cite le cas suivant a ce sujet: un mututsi avait tue un autre
mututsi et du clan des abega, parent de KABARE (frere de la reine-mAre)
chez lequel il vint se refugier, l'assassin n'ayant pu 8tre tu lora-
du flagrant delit, il Otait poursuivi, arrivent ceux qui le traquent,
KABALRE refuse de le leur livrer et le lendemain matin afin de prot4-
ger la retraite de l'assassin il lui done 2 lances, 1 bouclier et
une dizaine dlhommes.



CONCLUSION.

De ce tr'es rapid expose la Justice Penale indigene nous apparatt
revetue d'un caractere de formidable ferocity et de sauvagerie; mais
toutefois munie d'un esprit tendant a r*parer le mal cause par de
large dommages-et-intre8ts.
Toute la justice penale est actuellement entire les mains de 1'Ad-
ministration belge qui poss'de des Tribunaus de Police et des Tribu-
haux Territoriaux specialement pour les indigenes et des Conseils de
Guerre avec un Conseil de Guerre d'appel pour les indig'enes militaires
specialement. L'occupant europeen ne s'est pas toujours rendu tres
bien compte du caractere excessif de la justice violent qu'il rem-
plagait, et il lui a substitute une repression des infractions remarqua-
ble en g"n ral par, il faut bien l'avouer, sa faiblesse. On a vu
des criminals eubir 5 mois, 2 ans de prison, et des voleurs de gros
b4tail recevoir quelques mois de servitude penale principal. Cette
attitude de mansuetude a l'egard des prevenus qui ne se comprendrait
pas toujours en Europe, est en tout cas, nettement deplacee ici car
en opposition formeile avec l'esprit du noir habitu a se voir appli-
quer des sanctions edifiantes pour la masse. Meme remarque au point
de vue des dommages-et-intir8ts; des adiinistrateurs territoriaux ont
exprimd leur impression qu'il suffirait simplement d'appliquer la cou-
tume 'a cet regard pour fair diminuer considerablement le nombre des
vols de gros b6tail/ et autres infractions.
II nous a fallu 2,000 ans pour passer et au prix de combien d'h .
sitations- de la loi du talion a notre conception actuelle de la jus-
tice repressive; la resultante de cette evolution a &tL applique^ dtof
fice aux banyarwanda des notre arrivee en 1916, sans periode de transit
tion, puisque les allemands n'avaient rien change a la coutume dea aui
to hto es (4U INGA conservant meme son droit de vie et de mort sur se8
suJets). C eat la une erreur de colonisation.i
------,,,,, III








LEGISLATION CIVIL


Les memes juges tranchant au penal rendaient leurs sentences
en matiere civil, la procedure 4tait d'ailleurs la msme. Lee
principles branches de la legislation civil munyarwanda ont 4t6
examinees dans les "Moeurs et Coutumes".

Actuellement ces differends civils sont de la competence des
Tribunaux Indigenes avec conciliation prealable obligatoire devant
le Chef coutumier.






TRIBUNAUX


10 ORGANISATION & FONCTIONNEUENT


I.- ADMINISTRATION ALLEMANDE

Les differends indigenes, 4taient, suivant l'ancienne coutume
tranches, et suivant leur importance, par le Chef de colline, le
Chef de Province, ou le Roi du RUANDA, Le Roi du RUANDA jouait
d'apr's la coutume, toujours, le role de jurisdiction d'appel.



II.- ADMINISTRATION BELGE

Une lettre (no 1004 du 25.VI.1924) du Resident du RUANDA, fixe
la prescription des diffdrends don't peuvent etre saiisi les Tribu-
naux Indigenes, a 1 an.

En 1926, les Tr bunaux Indigenes sont organisms sur la base d'un
R'glement qui fit 1'objet de la lettre no 86/ORG. du 5.II.1926 du
Resident du RUAIDA,


A.- ORGANISATION.




B.- COMPOSITION.


C.- CM0PETTECE.


D.- PEINES
APPEICABLES.


E.- DROIT
dN'ISCRIPTION.


1 tribunal Indigene est cre4 au Chef-lieu de chaque
Territoire, il est itinerant.
Un Tribunal Indig3ne d'appel est institute a NYANZA,
chez le Roi du RUANDA.

L Juge, 5 Assesseurs, 1 Freffier
Le Resident, le R4sident-Adjoint et l'Administra-
teur Territorial sont d'office juges du Tribunal
Indigene. En d ehors du Chef-lieu du Territoire, le
Tribunal est preside par un Europeen.

Toutes contestations entire natifs, entire les natifs
et les indigenes des territoires limitrophes.

Un mois de servitude penale principal, 200 francs
d'amende, 7 jours de servitude penale subsidiaire,
au maximum.

5 frs, le "Pro Deo" sera largement consent.


F.- DESTINATION des AMENDES: Fonds MUS"INGA



LMODIFICATI ONS.

Le pouvoir d e condamner 1 detention est supprim6 par la lettre
n 4251/0RG. du 5.IX.1929 du RPsident du RUANDA.


FRAIS d'INSCRIPTION

a) PIere INSTACE


( depuis le 1 X. 1951 )

: Palabres de champs et petit betail:
Palabres de Gros betail
Le "Pro Deo" continuera etre lao-
gement consent.


8 Frs.
8 frae,


r, "1 E I 'F* Z s






b) w3PL


Palabres de Gros Bttail:
moins de 5 tetes
plus de 5 t^tes


NOTE : la parties succombante support les frais d'inacription.
Le Tribunal Indigene stachete sur sa propre caisse les four-
nitures qui lui sont necessaires, et paie de la m8me fagon
le salaire de son greffier.
La moitie des recettes sont allouees au Tresor, 1'autre moi-
tie va au Fonds MUTARA.






STATISTIQUEJ du TRIBUNAL INDIGENE de SHANGUGU



AFFAIRES
Annee Inscrites. Jugees. Transmises Classees. Litige.
en Appel.


1922

1925

1924

1925

1926

1927

1928

1929

1950

1951

1952

1955

1954


50

51

28

?


96


566

322

160

189

205

208

151


50

51

27

9

47

86


328

221

162

190

203

208

151


25


98


w


20 fr.*:
40 frs.


a







. TRIBUNAL IrDIGENE de la CHEFFERIE du BIRU NORD.
- m --


Siege


IYrLAALENZO


ORGi--IISdATION:



COMIPETENCE:



F.LkIS dtIrh*CRI?)TIOU:


APPEL :

COaiPOSITION:


SEANCES:


Par les lettres no 927/JUST./T.I. du 28.VII.1955 de
1'Admninistrateur Territorial de SIHNGUGU, et 1'accord
no 918/C du 11.VIII.1955 du RMsident du RUANA.

Petites palabres se mouvant entire indigbnes du BIRU-Nord
ou indigenes du BIRU-Nord et indigenes des chefferies
voisines.

NIant


Au Tribunal Indigene du Chef-lieu de SHANGUGU

Arbitrage du Chef de la Province du BIRU-Nord, aidd de
ses sous-chefs et notables bahutu

Tous les vendredis.



STATISTIQUES


A F F A I R E S .


INSCRITES


JUGEES


CLASSES


TENSH UGUES
a SHANGGUG


L II II -- - - - - ~~I~l~~~~-~~~II II IIL II II


27

52


LITIGE
io


19


mmmmmmmmmmmmmmmmmmami---------amm rmmm------------------------------------im


ANNEE


1955

1954













0HAPITRE III




AD INI STRATI ON du TERRITOIRE


1e- Les sdu RU-ikDA


2.- NOTICES


sur les PRCVINGZS INDIGENES

a)' IMP.aRA

b) le NGAziBO ya "I',iAGA

c) le BUKUTNZI

d) Ie BU3OZO

c) le BIRU (2 chefferics)






GE'gNELOGIE des ROIS du RUANDA.


NQC de REGNE


NOCl de NAISSANCE


1.LANDA
2.KAZI ka UI3TU
5 .OMKUBA
40 KIGWA
5 .KIMNITUKA
6 .-KIJURU
7.KOBO
8.KIZIRA
9.GIHANGA
100 KANYARWAJD DA
11 OMUSINDI
12 RM.7ZA
130.1TYARUME
140.RUKUGE
15 .RUBANDA
160,NDORA
170,SAMEB
180 .NSORA
190.RUGANZU I
20O.TSHYIRIMA I
210.KIGERI I-
22 .MIBAMBWE I
25.YUHI I
240.NDAHIRO
250.RUGANZU II
26 .MUTARA I
270.KIGERI II
280MIBAMBWE II
29 .YUHI II
300.TSHYIRIMiA II
510.KIGERI III
52.MIBAlMBWE III
550.YUHI III
54.*MUTARA II
55.KIGERI IV
60.MIBA:iBWE IV
570.YUHI IV
580.MUTARA III


Les Rois jusqu'au
17'eme comprise,
sont mythologiques











SAMUKONDO
BWIMBA
RUGWE
UJKOBANYA
MUTABAZI SEKARANGORO
GAHILMA
KYAi~TARA
NDORI
MUYIhNZI-NSORO-SEMUGESHI
NYArJIUHSSHERA
GISA;NURA
MAZ IMPAKA
LUDJUGIRA
NDABARASA
GISANURA
GAHINDIRO
RWOGERA
RWABUGIRI
RUTALINDWA
US INGA
RUDAHIGWA


0,m a S 0, 0 0 0 a 0 = a 0 0 : : :






NOTICE SUR LA PROVINCE DE 1' IMPARA

- - 71
( au 1 I 1955 )

A. LIMITS


10 Au Nord La MWAGA et le Lac KIVU

20 A l'Ouest Le Lac KIVU jusqu1t l'embouchure de la KADASCMWA, la
KADASOMWA jusqu't sa source, une droite partant de
cette source et aboutissant ac elle du bras extreme
gauche de 1'ITSHUNYU, ce bras jusqu'a son embouchure avec 1'ITSHUNTU,
l'ITSHUNlYA jusqu'a sa source; de cette source une droite aboutissant
a c3lle de la MU!KONGO, la MUKONGO jusqutau point d'ou 1'4e1vation dlu-
ne perpendiculaire aboutit au sommet du marais nord de la GATABUVUGA,
la GATABAVUGA jusqu') l'embouchure de la RUSAYO ( entire les collins
MUSHAKA et MUHEWE), la RUSAYO jusqu%1 sa source, de cette s source une
droite jusqu'~ celle de la branch la plus septentrionale de la RUGUIBA,
cette branch jusqu a son embouchure avec 1 RUGUNGA, la RUGUNGA jusqu
a sa source la plus meridionale, de cette source une droite aboutissran
a cell de la NYAMWIRUBA, cette dermizre jusqu'a son embouchure aves
la GISOMA, le course de cette dermiere en amount de l'embouchure prcil-
tee jusqu'a une &lL4e tombant dans la RUZIZI.

30 Au Sud La RUZIZI jusqu"a l'embouchure de la LUWA

40 A 1'Est La LUWA jusqu'a une droite tombant dans le course de
la NYhBUSHESHE, la NYABUSHESHE jusqu'a son embouobu-
re avec la LUBYIRO, la LUBYIRO gusqu'l l'embouchure
de la DJAM!BWE, celle-ci jusqu'a l'embouchure de la RUBEHU, la RUBHE!
jusqu'~ sa source, de cette source, la piste indigene allant jusqu'.
la ITYAUBURA, la NYAMBURA jusqu'a sa source la plus septentrionale, une
serie de vallees allant jusqu'a la source de la NYAGAHANGA, celle-ci
jusqu'a l'embouchure de la KABIKERI, celle-oi jusqu a sa source, de
cette source une droite aboutissant ? la grand'route SHANGUGU-NTWEMjI,
cette route jusqu'a une piste indigene qui aboutit a la source d'un
ruisseau coulant entire les collins GIHINGA et RWANYANGURA, ce ruisseau
jusqu"a son embouchure avec la TSHONGOROKA, la TSHONGOROKA jusqu'%
l'embouchure de la KAMIRABUTWA, celle-ci jusqu'a sa rencontre avec la
piste forestibre, cette piste forestibre jusqu'k sa rencontre avec la
MWAGA.



HIST ORI QU E .


Le nom do cette province provient de la denomination des guerrierr
"IMPARA" de RWANTERI qui fit 1'occupation mututsi du pays sous lee
ordres du Mwami KIGERI-NBDABARASA (voyer a cet regard la notice sur
l'occupation du KINYAGA par lees batutsi) i

Avant l'occupation mututsi une oligarchie de families bahutu rm- u
gnait sur le pays, parmi les plus jmportants chefs de clan, on cite .
encore l'umuhinza (faux roi) BIJERI qui commandait a presque la motid i
de 1'IMPARA et qui fut tue par RWANTERI.
:*1; i









Differentes collins de cette province appartenaient a des cheft
resident dans d'autres territoires, l'heure actuelle (1. I.1955)
la situation de ces enclaves se present come suit:

LUSUNYU appartient a KANUMA qui reside en territoire de KIBUNGU
KAUTEIBO NTURO NYANZA
ISHA et BIGUZI" KAYOTDO NYANZA

Ces chefs ne faisant j:mais aucun acte d'autorite et ce depuis
plusieurs annees, ni de presence, sont considers par l AdministratioM
locale come inexistants.

Au 1. I. 195, suite la lettre 509 du 5.VIII.1954 de 1'A.T. de
SHANGUGU et l'accord 1585 du 3.XII.1954 du Resident du RUANDA, touted
la parties situ4e au Nord de la M 'AGA jusque la KILIMBI, parties qui
etait ILP'ARA auparavant, en fut dutachee et 6rigee en Province distin-
te, afin de rendre plus aisde administration du pays, et d'appliqu~a
au Chef RWAGAT;lRAK u"ne sanction disciplinaire exemplaire, ce Chef
ayant au course de l'annee 195 lanc4 des diffamations centre Monsieur
l'Agent Territorial DRYVERS ancien administrateur territorial FF de
SHAPGUGU.

Au i* I. 1954, cette Province comportait 12.000 contribuables.



CHEFS SUCCESSIFS de 1'IMPARA

----------------------------------------------------m--
NOM NOTICE Sous quel ROI.
--- -------- -- -------- -- -------- -------------------
RWVh'ATE*RI Fait 1 occupation du pays et mourut de KIGERI-
vieililjze, en function NDABARASA


SEKADEGEDE
SERUTABURA





SERUTaBURA


iLSHAZA


NYAli ESA


NZIRUMBANJI


RWAKAGEYO


NTIZIMIRA


Fil3 dz FiZrrrl, nic~u'ut d'3 Laene


Requt de
et fut ddposQedt par

Regut de
et fut dupossede par


.* .....


.*..*. ...
*........
.........


Chef pcur la 2de fois, requt de
et fut depossede par

Requt de son pere
et fut depossede par

Requt de son pere
et fut tu6 par

Recut de
et fut tue par

Recut de
et fut tue par


Regut de
et fut tue par


id.


id.
MIBAIABWE.
GISATJR&
id.
id.


o..
* *** *


000O

* C 0 0
0000

* so e

0*e~e
eg...


id.
YUHI-GAHINDI

ID.
MUTARALRWOGUA

id.
KIGERI-RWABUGUII

id.
id.

id.
id.


id.
id.













(TSRIGE'Ni

(RWABILflrA


Ru IDEGF4BYA


R"i'#AGI"TARAY%4C,


Requt de
et :fNt tue par


0 ....


regut pour les batutsi et les vaches de
mourut de vieillesse en 1893 'a BIWJA
regut pour les bahutu son conmandement de
et fut d6possede en 1905 par YUHI-MUSINGA

Regut pour les batutsi et les vaches de
et en 1905, pour les bahutu de
mort "a KIGALI le 20.VIII.1950

fils du precedent, regut de
construisit a ISHaRA en 1910, et commenga
l'ad-:inictration du pays au nom de son
pere h partir de 1912 puis en son propre
nom en 1950.


id.
id.

id.

ido


id.
YUHI -MtJS INGA


id.


Creation par le Mwvai R.iA3UGIRI de 2 chefferies paralleles dans le pays, cell
des bahutu d'une part, et celle des batutsi et des vaches dtautre part.





PROVINCE de 1' IMPABA 12.085 M.A.V.


Chef: RVAGATARAKA

Sous CHE F F E R I E S.


--) 1~ 1~~ ~ ~ ~ ~ ~ ~-IIIIIILII~~ -~)i)~, L- i nm


SOUS-O6EF


COLLINE


MUGENZI, Alphonse
Mututsi ? muhutu des Abongera, se
distant des Abanyeginya
Catholique, illettre
File de NGIRIMANDWA


MPOILUJE
Mututsi des Abongera
PaTen, illettre
Fils de SEiiPABUKA


SEUJHUNGU, Apolinari
Mututsi des Abanyeginya
Catholique, lettre
Fils de MAGAJA


CONTRIBUABLR


KAMEiBE
GIHUNDWE
MUKOMA
GAFUBA


MUHARI


LUSUNYU
KABUMTESBO


RUGARAGARA
TSHIBUMBA


RWAMATEMBWE, Paulo
Mututsi des Abanyeginya
Catholique, lettrd
Fils de SERUTENYI


110
215


325


RWANYABUGIGIRA, Leopold NKAINKA 474
Mututsi des Abanyeginya RWAHE 123
Catholiquc, letter
Fila de RWIZIHIRWA 597


NTAGARA, Theobaldi
Mututsi des Abega
Catholique, lettre
Fils de mITYALGO


NKOmBO
ISHWA
GIHAYA
(IREBA
(IKIZIMBA


SE-ABARA-A, Gabrie --- l--


SEKABARAGA, Gabriel
Mututsi des Abega
Catholique, illettrH
Fils de BIHUMU


ISHANGI
NYAMATEKE


IWITO


RUTI, Eleut here
Mututsi des Abega
Catholique, lettre
Fils de NDABUKIRAUIRO


MUSUHUKE Gerard NTYAMAVUGO 174


Muhutu des Abasinga
Catholique, illettre
Fils de SARUSARU


BUNYANGURUBE
NYAGAFUNZO


152

557


am - - - - -- --------------------am-- -- -


189
172
725
537


73


4- mw- qmqmfm -"-Me -- ~am am c emolomwo


267
167


s14
.40


597


372


208


rrrrr~r ,,~rrllrrrrr~rr~~rr~,~~~~~r~~~.rrrrrr ,-~~, --- ~~- --I,


I~~lr~~~~~~lrlIlr~~-rl - - ~ I-- - - -r~rr~~LI I,rr I r rl I I I L I


- Irrrr~~-rr~r ~ I- - - - -~ -~r ~ rr~ l~r~~rrrr~~,l- am - - aw 4- w 4





NYAMPETA,
Muhutu des Abashingo
PaTen, illettre
Fils de RUJURA


TSHYA1MUTI
BUHDKORO
'NYA BITEKERI


RWAGATARAKA
Mututsi des Abega
Postulant catholilue, letter'
Fils de R'"ilDESCGiBYA


NYAZ-ji-j.:DL


558


-4w. wome- aeo m w m m ow mme- am--m--- ------------ -- -- -


"RUGUJR h Alp honse
Mtututsi de3 Asc~a


REMERA


125


Catholique, letter
Fila de GASORE


KAREKEZI, Leodomir
Mututsi des Abatshaba


BUGUTGU


Catholique, lettrc
Fils de RWATIAiBUGA
----------------------------------------------------------m ----------------- -


UUNYURrAGABC, Brnardini
IMututsi des Abega
Catholique, lettre
File de GASORE


NY4A?.IMGARI


254


-ft- -- -- - - -4ewlw- - -n


BAS INANA
serait umunyiginya, mututsi
Paten, illettre
Serait fils de RWIZIBUKi


BUSHENGE


- - - --m- - -- -


NYABUGAlIDE, Tarasizi
Mututsi des Abagesera
Catholique, lettrd
Fils de KAhANZI
mmm-em------
SEBARWANYE
Mututsi des Abashambo
PaTen, illettre
Fils de MUHINDANGIGA

RWABUKERA, Wilfridi
Mututsi des Abagesera
Catholique, lettre
Fils de SElTERIGERI

NGWIJE, Vital
Mututsi des Abanyeginya
Catholique, illettre
Fils de RUZIRAMPUWE

NTURO
Mututsi des Abagesera
Post. catholique, illettre
Fils de MBGANA


et GASZI )
(et GASUliO)


MUGERA
INYAKiGANIO


-RU BAYI
NYAKIBINGO


GIHINGA
RUHARAMBUGA


GABIRO
MPISHII
MUKO
(NTENDEZI
(NGANZO


BURANGA, Petro NYAMUHUDGA 91
Mututsi des Abasinga
Catholi ,ueR illttre
Fils de RYANKKO
- -- - - - -


15I
110
126
589


128


272


205


192
72


95
72


157
119


225
76
60


J61


---rrrrHIIIII ~~-~~)~~~---~r- ~~- -- rr ~rrr r~rr~~rr~l~l~l rr~r~r ~~~(Lrlr





KAY0NGA, Konkordi
Mututsi des Abasinga
Catholique, illettreA
File de RWAGAPO ,E


NYARUSHISHE
RWAMIKO
BIGUTU
NKURUBUYB


- amm m--- - - - - - -mmmmmmmmmm- mm o n u -m


RUGANINTWARI, August ini
Mututsi des Ababondo
Catholique, lettre
File de N3AGAMYAMBI


MUTIMAS I


innm m--------- ------a emweomm-e---immmmewmmmmmmmmmme mm
MUNYAMPUNDU, Alolzi BIGUZI 612
Mututsi des Abanyeginya
Catholique, illettre
File de NIYANZUNGA
MMWOQW I- - ON -- ---- ---m m m m m m


NKIKABAHIZI, Gdtani
Mututsi des Abatshaba
Catholique, lettre
Fils de SABIIMAMA


GIIEKE
MUSORO
GAS HIA BVIOBA


239
178
202
s3%


4mmoommom o- -~ am -- -Wd-- --d- inminmm mm


RUKEMAMPUNZI, Wilbrodi
Muhutu des Abongera
(semni-mututsi)
Catholique, lettre
Fils de GASHONGA


MUNYOVE
SHAGASHA
ISHAi


- - - -m- - - - -am,
----------------------------------------------m amm mam mommemmmmmmm
NTAGANDA, Nepomuseni MIBIRIZI 75
Mututsi des Abega RUNYANZOVU 240
Catholique, lettr6 KIMPINIDU 172
Fils de RWAGATARAKA. & KIGURWE

mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm m,~,ll~ c~~~~I-----mmmm--------mnm


MUHASHI, Leandri
Mututsi des Abasambo
Catholique, lettre6
Fils de GISAZI


B A em7T-'IawI TmwAamI.


BAHENDA, Bonaventuri
Mututsi des Abasambo
Catholique, letter
File de RUBERAMIHETO


TSHiYATO
G&-URA
1AULIYINYj


RUKUNGURI
GASOVU
KIMBAGIRO


155
87
197
439


99
400
644


mmmmmmm --- ------------m ---, ----- ------- ------ am-- ---- -


NYANGORE, Silasi
Muhutu des Abatsobe


MUHANGA


Catholique, illettre
File de MUDAKUGANO
mInm ------me mm ma ------------- ------------ --------- m m


GATWA, Matayo
Mtutusi des Abasiabo
Catholique, lettre
Fils de GASHURI


GITI
MUHEWE


152


387


mm--m- mm m m m m a mm m o--mm-m m mmN mlm mm-mmmmm mmmmmmmm mm om mnmm m momamm mmm mmn


KIGABO, Gallekani
Mtututi des Abasambo
Oatholique, lettre
Fils de GISAZI


GIKUNDAMVlURA
(et MUBERA
GITAMIBI
MPINGA


lmmmm. ,m mmmmmm mm m a -, mm-------------mmmmmmmmamammmmmomm -. mm or in mmm, o.m,


NKERAGUTABARA, Fortonati
Mututsi des Abanyeginya
Catholique lettre
Fils de RUSHABANDI
ammm-e wwmmmmmmmmmmmme em .-mmm mmmmemmnmmmmmmmmm


BUGARAMA


l.0453


Irm m m m m m m mininm~l ~ in mm- -


104
21
83

291


169


303
178
202
ws?


119


240






iOTI.CE SUR Li. PROVINCE DU A NOAMBO YA UWAGA '
awm-~ in -in ininimw in Oinminm


A. LIMITS


Au NORD
A 1'EST
Au SUD
A 'OUJEST


la KILIMBI
: la piste forestiere
: la MWAGA
: le LAC KIVU


B. HIsTORIQUE,

Octte province eat la cadette: sa creation fut d6cid6e en 194,
suite a la lettre n 509/ P.I.D. du 5.VIII.1954 de l'Administrateur
Territorial de SHANGUGU et l'accord no 1585/ P.I.D. du 5.XII.1954 du
Resident du RUA3DA, elle fonctionne dcpuis le 1.I.1935. sa creation
a cte causee en tant que sanction administrative au Chef RWAGATARAKA
et dane le but de rendre plus aisee administration du pays: avant
la creation de cette province, RWAGATARAKA chef de 1'IMPARA et du
BUKUNII, commandait a 21.000 contribuables! la disposition de cette
province est heurouse au point de vue geographique; forte de plus de
6.000 contribuables, elle forme un echelon politique solid. Vu d9aI9
tre part, la presence de micaschistes elle constitute une region natu-
relle au point de vue g6ologique, et partant, botanique pour touted
sa pargie situe ? .1'Est de la KAMIRANZOVU, c est-a-dire presque son
ensemble. Cette province est essentiellemnent basee sur la coexistence
de deux entities politiques cui avaient cesse de forctionner a 1'heure
actuelle: le BUKUMII et 1'ITSHYESHA (voyez la carte politique annexre)-
D'epr's do nombreux interrogatoires effectues aupres de vieux indige-
nes du Territoirc notament SEKABARAGA et BIRASINYERI d'une part, at
les "abiru" (gardicn de la coutume) des anciens rois, le BUKUNZI so' .d
tendait sur tout le NGA0BO YA k~iAGA, cauf I'ITSHTESHA, jusque la KADA-
SO WA. L'ITSH~rSII s ttend entire la KALUNDURA et la NYABUGONDE. e
BUKUNTZI fut commander par des "abahinza" (demi-rois) qui avalent dats X
leuro pouvoirs do fire la pluie, de chasser les insects dgpradateura
des r4coltes, de communiquer ut- pouvoir germinatif aux .raines tel .q.e
les champs ocinit fructueux, d'dcarter les insects parasites du gros
bctail et de fire n.a-tre, grace leur science occulte, des veaux
nombrcu:- ct 'icn port ants. Le rok du BUKUITI apportait 1'imp8t du
"muheto" (contribution militaire) au roi du RUANDA, le chef de l'tIML-
RA NTIZIIIRA obligea les notables tablis au Nord de la KADASOMHA.
KAIRAIZOVU i' lui apporter des "amasororo" (contributions a un faiseur
de pluies). Le dernier roi du BUCKUNMI pergut ces "amasororo" jusquon!'
1922, annee durant laquelle 1'Administratdan de SHANGUGU le destitua, J
il fut garden a SHo31iGUGU ( ou ses tambcurs servaient a sonner lappell)
d'o' il stenfuit en 1925 pour rovenir dans son pays ou il s s uicida
en se noyant dans la KILIBiI.

Toute autre est la region de I'ITSHYESHA qui 6tait conmand6e par
des "abanyanzoga" chansonsns) du roi du RUIDA qui recevait dleux de.
l'hbdromet par l'intermediaire des chefs de 1' IMPARA. Comme 1'darit
le R.P. PAGES (1), cette function 5tait extremement instable et non
sans dangers, les gens prdtendent qu'ils ne restaient pas plus de 2 &
5 ans en function, aussi il n'a pas 6te possible dans cos conditioned
dlen dresser une listed. Lo dernier chef de 1'ITSHYESHA fut MUSHIKAZI,
il mourut on 1925 et tait le pere de MUNYAKAYAINZA, premier chef du
NGAMBO YA ~;iAGA.


(1) "Un ROYAUME HA~ITE au Centre de l'Afrique (pago 585, B.-)







D'apr s ce rapide exps et si l'on tient compete que cette region
fut plus intensement soumise a l'autorite des BATUTSI car voisine de
l'interieur du RUAiBA avec lequel elle garde de plus Stroits rapport
que le reste du Territoire de SHANGUGU, il resort que l'on se troupe
devant une entity politique don't la caracteristique est differentet
aussi, les gens du SUD de cette nouvelle province, l'appellent-ils
le "TDUGA", si leur anticipation ne manque de sembler un peu forte,
elle n'en demeure pas moins une raison de la considered come lide
plu s intim em ent au coeur du RUA~ID 8 ses m oeur s, et a see habitant s.


NGAABO YA ~.AGA,


CHEFS SUCCESSIFS.


BOIS du RUAJNDA


CHEFS de
1 | l.~r"rJ


ROIS du
B'% -"KUlZ I


CHEFS de
1'ITS HYESHA


CIFS du
NGAMBO YA
MWAGA.


OHYIRITMA
KIGERI. BIIMARASAh


UIBAilBYE-G ISANJ'URA

YUHwGAHfiDIRO
MUTARA-RW OGERA
RWABUGIRI -KIGIERi

n


YUBI -IMU611GA
it


RWAi v mER I
`I'KAiJE GEME
SERUTABURA
MPUNGA
SERUT~huii- BvA
MASUZA~Z

NZIRUtMBANJI
R'WAYuGEYO
NTI ZlklIRA
Rdt BIG io'I
R'ABI L'ALINDA
R; I DEGEAIIBYA

RWAGATARAKA


MUTABAZI
NTI BAREMERA
RUYONGA
n
N
INKIUA
n
BARIS HAKA
ITYUInDO
n

SIMP.ENZIE

RUSA1GIZA


destitution
RUSANGIZA en
1922


RWA1UTINGI
KIZIMA
MUSHIKAZI
mort de
MUSHIKAZI
en 1925


UUTARA.-RULAHIG1A


RdlAGATARAKA
perd le NIGAMBO
YA AGA le
1.I.1955


MUNYAKAYNZA~
invest le
1*191955





PROVINCE du N G A M B O ya V W A G A


: 6.111 M.A.V.


CHEF : 1J'UNIYAAIANZA

Sous CI HE FFERIES .


SOUS-.EF COLLINE CONTRIBUABLES

SERUVUMBA, Edouard NYAMSHEKE 206
semi-mututsi, des Abanyeginya BUTA!BARA 228
Catholique, lettre BITARE 251
Fils de RWIZIHIiWA .MUTUSA 50
755
~~~~~~~~---------------- ----- -- ---- --------C III II-- ~
RUBAYIZA, Michel BUSHEKERI 111
mututsi des Abega MPUMBU 51


Catholique, letter r
Fils de RWIHAHi~


R JUVUMBt
RUMBA
(GISAKUaA
(GISUITZ"JU


45


GAKOKO, Ambroise KIRAMBO 92
Mututsi des Abanyeginya RUHERU 255
Catholique, lettre GITONGO 96
Fils de SHAMURENZI IRKYAZO 116
559

KAYIBANDiA, Dismasi MUBUMIBANO 218
Mututsi des Abasinga NYAKABINGO 51
Catholique, lettre KAGANO 122
Fils de NYIRINGANGO91
m---------------------------m---------- ------ mm
MUNYAKAYANZA, Sylvestre BUHORO 468
Mututsi des Abega MiASA 98
Catholique, lettre MUTONGO 55
Fils de MUSHIKAZI MATSHUBA 45

-------------------------- ------- -------m
SEGIKlIYE, Modesti KARAMBI 116
Mututsi des Abanyeginya MUGOMBA 169
^ L I- 1 9 -- --a -- T r IM $1 ^


uatholique, lettred RUDGA 25
Fils de NTAMPUWE RUBONA
589

GAKWAVU, Leonias KAGUNGA 144
Mututsi des Abasinga TSHIMPINDU 102
Catholique, lettrG -
Fils de KIZIMA 246
m mm-------------------------- ------------
RUKERATABARO, Paulo ISHARA 507
Mututsi des Abanyeginya
Catholique, illettre
Fils de

MUHINDANGIGA MURAZA 129
Mututsi des Abega
Post. Catholique, lettre
Fils de NDABUKIRANIRO
-IBM m m m m m m-


4






RWATAMBUGA, Andrea MURAMBA 516
Mututsi des Abatshaba
Catholique, illettre
File de RWAMbiUBITO

RUKEZANGANGO, RUMAMPFU 150
Mututsi des Abanyeginya IKORWE 106
Palen, illettre
Fils de MUKERANGABO -25

RWIGAMBA, Dionizi TSHIYA 456
Mututsi des Abega
Catholique, lettre
File de RUBAYIZA
am -a- mMw a mWm


KARTILUMkVUMBA, Galekani
Mututei des Abasinga
Catholique, illettre
File de BIRYOKOZO


NYAKABINGO
TSHYATO
KANJONGO
KIVOGA
KABUYE


mo m mNO -.-- .m40,mMm m,4wm ------
TUAYIJUKA, Georges MUTUNGU 78
Mututsi des Abasinga RWULIBA 222
Catholique, lettre YOVE 50
Fils de BIRYOKOZO IBANDA 15
------------- ---- --- -- --- -- --- --- -- --- --


SEBUHURA, Gerard
tututsi des Abatshaba
Catholique, letter e
Fils de R1';AMURIMA


NYARWUI UNGO
YURWE
MPABE


-m-m- -mm-m-i------------------------------------- -- m -- -

NOTE: Cos trois dernirres sous-chefferies forment
la region de 1'ITSHYESHA.


-mm----------
J


155
55
76
24
21
527


121
45
58
222






NOTICE SUR LA PROVINCE IDU B I R U


A.- LIMITES

10 cu NORD : 1'IIMPARA
2 a 1'CUEST : le CONTGO BELGE par la RUZIZI
0. 1';ET :
o5 au SUD : 'IkPARA
4 a 1'EST : 'IPARA.A
.1
B.- HISTORIQUE


Le nom de cette province est emprunte celui des guerriers "ABIRU3
de RUKORO, e nvoy par le Mwami KIGERI-NDABARASA pour effectuer 1'occu-
pation mututsi de cette region. RUKORO dovint chef de la region qu'il
avait conquise et laisse la reputation d1avoir dte un home violent et
curel d'oh le prcverbe indigene, ou mieux le dicton "Arabitsha nka
RUKORO": il brise ( tout obstacle) ctnme RUKORO.

Quelques collins actuellement dans la Province de I'IMPARA se
trouvaient auparavant dans le BIRU: ce sont:
10 GIHTJTUI iE, SIAGASHA et la parties meridionale de MUNYOVE que le
uwami RW'ABUGIRI donna au chef R'.ABILINiDA de 1'IPARA
20 ISHA ct 3B S.ZI, rattacnies A I'IlPARA par IMUSINGA qui lee donna
come "intore" (alucs) 'a KYYONDO.

Cette province comporte principalement sur les rives de la RUZIZI-
de nombreux E1imonts bashi endogames, d'autres bashi qui ont, B tort
ou h reason, la r mutation d'avoir fourni des poisons a MUSINGA, y
recurrent des comnandements, tel fut le cas en 1912 pour le Chef NTUMWA
sous lequel 5 collins furent constitutes on chefferie dependant di-
recteient du uwati.

Sn 1951, 1'Administration locale regroupa les commandemente de cet-
te province, et laissa malheureuserent subsister les 2 chefferies:
BIRU-NORD et BIRU-SUD, apr's cette reorganisation. I1 faudra a 1 oc-
casion du dec's du Chef du BIRU-SUD supprimer cette chefferie de la
carte de fagon pouvoir reconstruire en parties l'entit4 politi-
que du BIRU telle qu'elle se presentait au dbut de l'occupation mu-
tutsi.


BIRU-SUD : 1.070 M.A.V.


BIRUZ'ORD :


3*050 I"A*Al&*V







CHEFS SUCCES3TF.FS


du B I R U


NOTICEE


SOUS QUEL ROI


Fit l'occupation et mourut de


ftant en function


KIGERI.JTDABARASA
M.I --.UMEWE-G ISANURA


Re ut de
et ourut


R:i;ATA



FttJBUGA


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PR VINCE du 5 I U

(3*077
CHEFFERIE du BI- ChD. -077 l


C iEF : BT IIGA

Sous CHE FFERI E S

U- ----- -- -- ----- --~- CNTRIBUABLES
SOU3-ECPIF C0LLINE___

3INIGA, L4onidas TnYLKABRENAF 1
semi-mrtrutsi se distant des NYaKAN!YINYA 105
Aboga, Oersit Cpparent en RUGAiDA 129
r alitt aux Abaswera et zerait GASAitBO 185
dee Abahanya LUT COGO
Catholique, lettre GIH FGO
File de RWAMPFII TSHTSTE
TSHIMBOGO
1.

LUWASURA, Francisko iYAAGAN, 91
Mututsi des Abakobwa RUYONGA 111
Catholicue, lettru MUJRESH 95
Fils de TSHIfBUZI RANGO 60
555

MUGARUKA GISAGARA 192
Mututsi des Abagesera BUSEKERA 63
Postulant catholique
File de NiAEGOBA 255

SEBADIHA, Porfiri MIURUU 564
Mututsi des Abanyeginya
Catholique, letter
File de KABERA
mm m m m m m m m m m m m m m m m m m m m m m m m m m m m -- - -ma. ~-- --- -n -m-ma- ~m 1 MMOWS
KABUNGO, Ltonardi KIRAI.GA. 568
muhutu des Ababanda BUHOKORO 56
Catholique, lettre
Fils de RUTEKE 424

SEGAKiiEGE, Ant oni TSHYANGUGU 95
Mututsi des Abega MURANGI 162
Catholique lettre
File de GAKMAYA 256
mmI~I~. ~I--------------------II 1~~I-- -~I-- -- -r~~- m~~ ----------mm mII I nm mmmm mm mmL~
RUGIRAMAZA R'WINTEKO 155
Mututsi des Abanyeginya
Postulant; Catholique, lettrt
File de NDABIKUNZI
sous la tutelle de BINIGA

MUREKEZI, Wenceslas GASHOONGA 278
Mututsi des Abasinga
Catholique, letter6
File de NDAYI
---------------------------------------------------------m ---






PR VINCE duBIRU .


CHIFFERIE du BIRU-SUD (1.076 M*A*V. )


CHEF : NTUMWA

Sous C E FFERIES .


SOUS-CHEF COLLIE CONTRIBUABLES

NTUMWA LSUSHAA 517
Mushi des Abanyamotsha, se BUTA~BAMO 207
disant des Abanyeginya
file de BIRARI 72
Paten, illettre
4-------------m------------ --------------w- -----------
KADJIBWAMI; Godfried RUHOKO 204
Fils du precedent
Chr4tien catholique, lettre

SUSA, Bergmansi NYENJE 148
Muututsi des Abakobwa
Catholique, lettre
Fils de RUTAMIRA
S------------- --------------------------------------------





NOTICE SUR LA PROVINCE iDU BUKUNZI


A.- LIMITS

1 Au NORD, a l'OUEST et au SUD: 1'IMPARA
20 A 1'EST : la LUBYIRO depuis 1'embouchure
de la DJAMBWE jusquta la piste forestiere, celle-ci
jusqu'a sa rencontre avec la KAMIRABUTWA,


B.- HISTORIQUE


La tradition veut que lors du passage 'a BUGARinM du Mwami RUGANZU
NDORI, 1'un de ses taureaux s'enfuit vers le lac MASHYUZA (petit lao
d'eau chaude et sale situge au BUKUNZI) un des membres du clan des
ABjCEUKU s'en empara et lorsque RUGANZU, parti a la recherche de son
taureau, il arriva 'a LMSHYUZA, alors que ABACHUKU le depecaient* Ii
leur demand de la viande, en enfila toute sa lance, et partit ainsi
a travers le BUKUNZI. En course de route, il fut interpelle par un
membre du clan des ABAYOMBO qui lui demand de la viande. RUGANZU
s'ecria alors: "maintenant, vous autres BAKUNZI puisque non s element
"vous avez tu" mon taureau et depece, mais vous m'avez encore repria
urie parties de sa viande, i chaque avenement d'un Roi du RUANDA, vous
immolerez une fille des ABAChJUKU et un gargon des ABAYCMBO" lorsqulil
prononga ses parales, RUGCiZU se trouvait A la collins NYAMUBMBE, prtm
de l. NYAGAIr.iAGA, oh sent encore installs l'heure actuelle, dee
ABAYOMBO.
Cette volonte procl-rn6e par RU-CAIZU devint couture mukunzi, les
victims ztaient appeldes les "imisego ytumwami" (leq oreillers du Roi)
Toutefois si le jeune home n tait jete dans le petit marais
NYAGFFUNZO situ( au pied de KAReBO, la jeune fille, aprEs avoir 6t6
saignde, 4tait envoyee dans le BUMBOGO.

Il y a lieu de fair ressortir qu'il n'a pas 4te question ci-dessi
de "royaune" mukunzi, mais simplement de la region dite du BUKUNZI, leI
faiseurs de pluie n'nxistaient done pas.

CoTncidant avec l'a riv*e du conquerant RiXAITERI, un faiseur de
pluie, KIJA, arrival dans la re ion du BUKUNZZI, venant de RWIfGI, 11 .
Sa reputation et son influence s'accroissant, il ne tarda pas a so falre
passer pour Mwami et ses successeurs etendirent le royaume primitif,
le nombre des partisans grossissant de plus on plus; peu a peu, les
"rois" du BUKUNZI diminuerent les prestations qu'ils devaient au n ef
de 'IMPARA et au Roi du RUAMDA, si bien que l'Administration Europ4m-
ne, avant 1924 se trouvait en presence d'une region important n'el@eie
tant pas ses ordres. Lee Chefs et le Roi du RUANDA apportaient des
cadeaux aux faiseurs de pluie, s'imaginant que sans eux la pluie oee-
serait de tomber sur le royaume entier.

Lors de la mort, le 50.III.1925, du dernier faiscur de pluies
NDAGANO, plusieurs victims furent immolees, et les cultures furent
suspendues en signed de deuil. C'oen 6tait assez, et l'Administratior. -
beige decida d'occuper militaircrent le BUKUNZI, avec un dWtechemat
de 50 homes commandos, en mars 1924 par l'Adjudant PERSAII, puia
1'Adjudant-Chef 1EYS, et enfin 1'Aspirant BENZING pour prendre fin
en septembre 1926.





En mourant, IDAGAITO laissait come successeur son fils NGOGA
(ne BIZIMANA-BIHIGIMO1ND) qui regut come tuteur le frbre du d6dft
BIGIRUMhERA' L'Ah inistration esseya de gagner ce dernier, et une
entrevue eut lieu en 1920 2 MIBIRIZI, grace au concourse des RR.PP.
BLANCS, elle n'aboutit pas: la reine-mbre desirant rester ind4pendan

Au course de l'annee 1925, occasion d'une echauffour6e, la reinej
mbre ayant attaque, fut tuee, IGOGA arrSte et transfer a KIGALI en
detention preventive ( ot il mourut en octobre 1925), et BIGIRUMIWEA
prit la fuite.

Ainsi se termina l'histoire dl petit royaume du BUKUNZI.

Les CHEFS RW'AGATARAK ( qui y fut meme blessed RUHONGEKAt it
KIGWIRA, aid'rent efficacement l'occupation de la region, le BUKgINZ
fut 6rige en province ayant RWAGATARAKA pour Chef, ii s'y fit repr&-
senter jusqu'en soptembre 1935 par KIGWIRA auquel l'Administration
avait donned des collins de meme qu'a RUHONGEKA. Ce dernier 'muganda'
(suivant) du Mwani NiDAGAO, semble toutefois avoir joue double jeu daM
l1occupation, ayant I coeur, semble-t-il, de mrenager la chbvre et le
chou".

Ltautres batutsi furent introduits dans le BUKNIZI don't 1'essor gco
nomique et de civilisation fut constant depuis lors.

Le BUKUIZZI comporte actuellement 5.077 M.A.V.



C"lFS SUCCESSIFS DU B U K U N Z I.


A.- "ROIS"INDIGENES
La "dynastic" eat originaire de RWIINGI (UNYA-BONGO, KIVU)
KIJA I SZSUMA
NGOGA I
KAB3JA
RUZIGAMANZ I
KIJJA II -TMSEKTURA-RUSANGA-RUTERABWOBA
NhIAGATO -RUHAGATA (+ 50.III.1923)
NCOGA II -BIHIGIMONDO (+ ? .X .1925)

B.- OCCUPATION T SUROPEI1TRE.
R.W'AGATAR KA representede par KIGWIRA
jusqu'en septembre 1955)







"XTE':1SIO1' UJ "ROYAUlME d


ROIS du RUAIDA CHEFS de 1'IMPA-RA ROIS du BUKENZI
------------------------------------------
TSiHYIRIMA
XgBI-NDABARASA RA.;TERI KIJA


SEK -;iiE3EFaD

SEMUTABURA


MIBAiBWE-GISANIJRA



YUkHI^x&H.I'DI RO

MUTABA-RV QGERA

KIGERI-RYWABUGIRI


YUHI -mMU SINGA


MPUFUGA


NGOGA


KIBEJA


RxTJZ I.t'f'iG4 kZ I


SERU"TA t&URA


ITYAi. ESA


NZIRUTiUBf2TJ I



N11TIZLI4MI

Rids'%BIGW I

TShIGI"MZA &

R"i. DA J. Da i.

R*4IDEGEi~iBYA,


R'tAGATARAIA


mort le O0.III. 25

NGOGA + 1925


EXTENSION


KIA, venu du KIVU ave .
sa mere NYIRAKIJA 'sinstal-
le d'abord a BUSHENGE qu'
il abandonne pour aller v#-!
sider NYAMUBFRBE-'WIN5U
qu'il regoit de RWANTERI
ququel il porte contribu-
tion) avec MATAL et
NYAKABUYE


KIJA II


IDAGANO


Sur 1'ordre de RWABUGIRIM
RWABILIiDA c~de rKAAe O,
MWEZI, KALENGERA, KANYTII!
a NDAGANO

RWIDEGEIBYA, cde verse 190B
GITAMBI, TSHINGWA, RUBEMA,
MUHANGA, KABOZA, U KIMPIDn
KIGURWE prec'deimment coain
dees par MUGENZI et qui fa-
rent places sous lea ord
de RUGENGE, beau-frbre do
NDAGANO, originaire de BI
qui fut destitute de oe
mandement en 1924

Vers 1912, RWAGATARAKA U.r
1'ordre de RWIDEGEMB ,.
joute au BUKUNZI lee coll/
MW'IYANDO, MOBORI, RWINTAiOB
RURAMA, RWANYANGURA, RnI-
NKUBA, KIBAZI, GASEBKE
MARKYAZO et RWABIDEGB


Depuis 1925, fin du F.oyaume du BUKUNZI don't le comma~diment passe au chef de
1 'IMPARA.

RWAGATARAKA pretend que NDAGANO avait sollicite dgalement les collins RUHAA.
MBUGA, GIHINGA, BUSHENGE, RUNYAiNZOVU, NYARUSHISHI et NKURUBUYR


1

4
,.


du BUMZI 0ZZ


~~ ~~t L C- -~ -- -- ~- ~ --~~I~~ ~L I~~L -~~






oo::2~LLUSIO~: CC~lh~IDER:i TiONS1~3


10 RiiANTERI avait fait la conquete de tout le pays depuis la
KILIMBI jusque la LUJA, done, du BUKUNZI.

20 KIJA ost venu simultanement avec RWANTERI duquel il regut, a con-
sition de lui apporter contribution, des collins.

5o Depuis KIJt jusqu' i;UAGAiO, tous lea bami du BUKUNZI ont apport6
1'ituro (contribution) aux chefs de 1'IMPARPA, signe evident de leur
vassalitd.

40 le BUKUN1:I s'est former et s'est agrdndi aux d4pens de I'IMPARA.
Ce n'est done qu'une enclave dans une autre province, mais une enclave
de formation r4cente qui en outre ne repose ni sur une unit6 ethnogo-rS
phique, et encofe moins sur une unite geographique. Sans l'administrr-
tion belge, elle aurait certainement continue a faire "t&che dthule".
Du fait des collins RUBONA, KABOZA, TSHEIfGWA et GIT~ABI, le BUKMNZI
est a cheval sur l'ancien volcan TSHYAMUDONGO (x), ce qui rondrait
son administration difficile si on l'4rigeait en province distinct
sous sa forme actuelle, le BUKUNZI constitute la prolongation naturelle
de 1'ILPaRA en partant de NYAMIRUNDI pour arriver a BUGARAMA. La
meilleure sol tion lo-3 d'un partage eventuel des Terres de RWAGATARAKA
qui commande 1'IMP4JRA et le BUKUMLZI simultanement, serait de continue
la limited Nord de BUKUNZI, par KIGURWE, RUNYANZOVU, MUTIMLASI, sui ant
la crete de partage des eaux KIVU-RUSIZI, et former ainsi 2 provinces
bien oquilibrees: le BUKUNZI au SUD bassin de la RUZIZI, avec 6000 M.A.
V., et l'IlPARA au NORD, bassin du KIVU, avec 9000 M.A.V.. Un nouveau
pas on avant pour rendre plus aisee l'administration du Territoire se-
rait ainsi effectu4.


(x) ce volcano atteint 2.120 mn. altitude.






PROVINCE du B U K U N Z I


CHEF : RWAGATARAKA

Sous HE F F E R I E S.

~~~L C II --------------------------- ------~l-
SOUS-CHEF OOLL'NE CONTRIBUABLZS

KIGWIRA, Francisko VMEZI 207
Catholique, illettre KALENGERA 252


rututsi des Abagesera
Fib de oKAM"ZI

MUGUNGA, Spiridio
Catholique, lettre
Mututsi des Abanyeginya
Fils de RUKERATABARO

RWIZIBUKIRA, Wilhem
semi-mututsi des Abashambo
Catholique, lettre
Fils de KAMANZI


KANYINYA


KIBAZI
RWABIDEGE
(MARKYAZO)


RWANYANGURA
RWINKUBA
RWINTALE


MUDABARI. Sebastien MWIYANDO 244


mututsi des Abega
Catholique, lettre
File de NDABUKIRANIRO


MOBORI
RURAMA6
KARAMBO


100
158

521


NDONGOZI, Gerard MATALE 198
Mututsi des Abagesera
Catlolique, illettre
File de RWEMA


T~UMABAHUTU, Innocent
Mututsi des Abagesera
Catholique, illettre
rils de BISEKURAANY


NYAMOUBENlBE
NK~u'NGU


545
108


------------------ ------ -- ------- --II--IIIIIIIII LlI l
RUHONGEKA NYAKABUYE 520
Muhutu des Abasambo (et MASHESHE)
PaTen, illettr4
File de RUBANZA


MUGENGANO, Sadislas
Mututsi des Abega
Catholique, lettre
File de KAYiYANTAMA


MWAMBARI, Berkmansi
Mututsi des Abatshaba
Catholique, letrre
File de RUGABANE


KABOZA
RUBONA
TSHINGWA


GITAMBI


---- --------------------------------------- ---------- o


84
543

95
123

218

100
96
126
322


191
106
58
555


167


( 2- 097 I~o~o. )


domommim 004- - -II -- --- --- - -II ~ ~ I~ ~ - -~--~ I~ ~L LL I II





NOTICE SUR LA PROVINCE DU BUS 0 Z 0


A.- LIUITEB

Au NORD et EST : la Piste forestiere
Au SUD : la LUA depuis sa rencontre
avec la piste forestiBre, et
1' IMPARA
A 1'OUEST : 1'IMPARA et le BUKUNZI.



B.- UISTORIQUE


La tradition veut que le Mwaii RUGAiNZU-NTDOZI, apres sona venture
dans le BUKUI:ZI, soit le premier Roi du RUANDA qui ait traverse la
region oh il trouva un Mwami indigene. II fut tries bien regu et
l'hydromet coula flots, il d6cida que lei royaume resterait ind4pemn
dant et le roitelet du BUSOZO s'engagea a lui onvoyer une contribution
volontaire de miel cheque annee, ainsi qu'a ses successeurs.

Pratiquement, toutefois, le pays resta insoumis aux rois du RUEA3
si bien que R'.JABUGIRI-KIGERI decida d'en effectuer la conquate par
les batutsi, il donna lepays enter au nomme KAMAKA, mais en laisspazat.
le Mvami indigence la tgte; KAMAKA, pas plus que son file SENYAGAHA-
NiGA ne mit les pieds au BUSOZO, il se contentait do la contribution
que lui envoyait le reitelet par des intermediaires (RUVUBA, puis
R.sAMIHETO) se tro.vant au KINYAGA.

Cette region tait done pratiquement insoumise et I'administration
belge, profitant de l'occupation militaire du BUKUNZi, d4cida de pla-
cer quelques soldcts BUTARE, s mmet du BUSOZO. En 1925 -1926, s4-
journa un detachemcnt de coldats sous les ordres de 1'tApirant BENZING.

Lo dernier roi du BUS3ZC, NYUTDO, mourut en 1904, il aissait a ce
moment come succcsceur BUICNGA qui fut d6port6 on 1926, KORABIRI, son
successcur et frere, mourut en cette mnme annee.

Ainsi se terminal l'histoire du royaume lilipution du BUSOZO qui
fut erige en province indigene sous 1'ordre du Roi du RUANDA, 1'Ad-
ministration on confia le c mEandeimnt local au Chef RWAGATARAKA,
en 1926. R',AGATARAKA y plag a la tte, pour se faire represented,
le mututsi GI3SAZI, celui-ci fut privd de ce comnandement en 1928 par
l'autorit{ europenne qui lui donna come successeur dans cette charge
son fils LUKORO. En 1952, du fait que RWAGATARAKA ne visitait jamaai
cette province, et que par consequent ce co.mmandement taitpuremaent
nominal, l'Admrinistration le lui retira et le confia au nonmm LUpO0
precitJ. On ne pouvait fair plus mauvais choix. A LUIORO furent
adjoints plusieu-rs sous-chefs batutsi: BAGIRISifYA, MAZIMPAKA et MUGA- "
BCUBWA. Ce dernier ayant denonce ls agissements don't 6tait coupable
LUKORO une enquete fut poussee a fond centre ce dernier, notanmment
par le RESIDENT du RUA'TDA, elle prouve que LUKORO traitait sa provincet
en coupe regl"e depuis plusieurs annees, y commettant forces exactionM.:
LUKORO fut destitute son tour et replace a titre provisoire par BAGI-
RISiYA, celui-ci nonr m a titre definitif en 1955. .*i

!!r






Entreteps, nous Etions entr6s en correspondence avec la Resi-
dence du RUTANDA au sujet de l'6ventuelle possibility de trouver un
Chef pour le B ZO daiis la lignee de KAAKXA, il nous fut ropondu
que cette 4ventualit- tait impossible.


POFJULaION


f M.it VI
joi c oO or&*V


CiEFS SUCCESSIFS du BUSOZO.


Les "rois" sont originaires de 1'URUJ~DI


A. F0d~iATEURii


RUiiNLI
KD iUy I


B.- REGITANTS


C.- BATUTSI


D; 01-IrIUR"TIO
'UROPLEM7': Ra ,s G TARAiK~i
--------(destitution
LUKORO\C
31jI EKCP&)-n[


BUBI4GA I

IUBYUT1A
EA I'-S IIIDA
KU6Uu'BA
NY&EY1ITGO
GIScAITU4iL
'1~UI0


( + 1904)


BUHINGA ( + 1926)
KORABILI ( + 1926)
Fin des Rois du BUSOZO
GISAZI (reprdsentant de 1926 1928)
52)LUKORO ( 1928 1952
destitution en 1955







PROVINCE DU B U S 0 Z 0 (1.422 M.A.V.)


CHEF : B GIRISIFA

Sous -C HEFFERIES


SOUS-OCEF COLLIE CONTRIBUABLES.

BAGIRISHYA, Chrisostomi LWEGERA 115
Mututsi des Abashambo RWIMBOGO 129
Catholique, letter6 BUNYERERI 147
Fils de !JHUAYEIJUTNGA BUGUlGU 52
GARI-MI 147
1YABI II kNGA 147
717

MUGABOMGWA NYAINTOMVU 216
Mututsi des Abanyeginya
Post. Catholiqu:, lettre
Fils de KARERA
~~~~~~---------------------------------
MAZIMPAKA, Leonidasi BUTARE 69
Mututsi des Abanyeginya NYiBITIMBO 10)
Catholique, lettre
File de YAMU~REMYE 172

MUHUTU, Trajan MU ABA 148
Mututsif des Abatshaba
Catholique, lettre
Fils de NGEZAHAYO
------------------------------------------------
TFMABITI IRASANA 169
Uuhutu des Abagesera
Palen, illettre
Bils de GIKUI3GA






STATIST IQ UES


Z SUPERFICIE du TERRITOIRE ( Forel


IMPARA :

NGAiABO ya IAGA :

BIRU-.CRD

BIRU-SUD

BUKUNZI :

BCSO0O :


Total


ts domaniales exclues)


o4.6oo



9.700

5.500

10.900

7.400


Hectares



n

n

n
n
nI


107.200


20 PLUIES


(Poste d1Observation de KAMEMBE)


1951

1952

1955
li;-1


1.540 mo

1,473 mm

1.552,45 mm

1.470,8 mm


3O REBOISMLEI I GTEINciES


1950-1951

1951-1952

1952-1955

1955-1954

1954-1955


Total


58,7 Hectares

81,5 "

60

97 "

97 "


594 "








40 PLANTATION de CAFE "ARABICA"
Ilr __ ~ ---- --- -- ------,,


Avant les campagnes


1952-1955

1955-1954

1954-1955
.,0-1 j


Total


50 REDO0LTS de C E "lAri-ICA C
~~~~~~~~---e-~-----~-----------------


1929

1950

1951

1952

1955

16540



60 RECOLTES de COTH ( NON-EGRETE


1950

1951

1952

1953

1954
.11~t


: 58

S 92,8

: 150,2

: 290,1


: 292,5 "


88.000

17.000

91.552


plants

nt


247.721
w Lma. a


444.27;


Tonne


0,8

2,4


S 12

: 12

25


39,791


T onn e

'I

H

II


adminni st r at ive a :





MARCH DES PERCEPTIONS DES IMPOTS INDIGENES


AINEE TAUX NOMBRE d'ACQUITS DELEVRES

I.C. I.S. I.B. I.C. I.S. I.B.


1917 5 2.522
1918 5 2.574
1919 (2 4.574 (5.440
(5 ( 954

1920 (2 8.547


1921 (2 15.159
(5

1922 (5.50 14.447(15.755
(10 ( 744

1925 (5.50 16.202(15.000
(10 ( 1.202

1924 (3.50 19.828(18.758
(10 ( 1.250

1925 (3.50 25.250(22.000
(10 ( 1.250

1926 5 1 26.000 19.000
1927 7.50 2 25.762 19.057
1928 10 2 24.160 19.407
1929 10 2 24.963 20.125
1950 17.75 5.50 25.498 20.000


1951
1952
1955
1933
1955
1935


24.50
27.50
20
22
25


15
10
10
12.50


4
5
:5
>


26.128
26.228
26.712
26.868


1.489
2.765
2.558
2.652


19.526
18.412
19s584
15.774


I.C.
I.S.
I.B.
Jose.


Impot de CCpitation
Impo*t Supp1'5:jeritaire, du^ par
tnot-,8- .,r le Qros Btai1


les


(1) au course de cette annc6, une pidEmie de peste bovine
de 7000 tetes de gres betail.


polygamcs


a tu6 plus


(x)
II


i .
I

1.
1
.i
i