Belgique-Congo en automobile: Sahara. Extrait de la "National Belge." 20 mars 1931. 1 page.

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Title:
Belgique-Congo en automobile: Sahara. Extrait de la "National Belge." 20 mars 1931. 1 page. Jean-Marie Derscheid Collection
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Source Institution:
University of Florida
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System ID:
AA00002772:00001

Full Text
SEZxtrait de :
it lNational Belge
20 mars 1931.


ralle Terres Inc u.
on n'en connaiLait que le
rd'.hu on a trouvd lapis--
tout eat de la garder. Sans la
ano etombe dans i's Terres In-
l-ue De Tunis au Tchad le che-
El^s itC le plus court & vol d'oi-
Ssest t celui que le Prince Sixte
I1!ourbon adopta voici deox. ans.
Wa taut des- escortes car le voi-
aznige de oI Tripolitaine et du Dar-
fU. an'est point -str. Oi advance, a
tWersI le Tibesti et le Khamel dans
des,:i mmensitis creusees, oih les
cbmfaux finissent par s'age-
wou r pour toujourp et que han-
i, rpAuitd les harkas d'irrd-
gsotWer. Ces zones de confins, on s'en
mufle dans toute I'Afrique. Au seuil
du dl6sert les confins algroe-maro-
calnsjfont mime figure, AIm-Sefra,
et Lyautey fit sea d6bdts, Colomb-
B4char, autant de noms oii les autos
no vont quo blinddes, ou escortdes
do goumlers, de spahis et du melan-
oolique escadron de la Ldgion mon-
,tde, oh d'anclens uhlan voisinent.
aveo 4'ancienp cosaques...
Aussi, mieux vaut prf-.dre le che-
Inin le plus long et gagier le Tcha.d
par Reggan et Gao, pour longer en-
#site le Niger. La les terrains d'at-
terrissage marquent do loin en loin
le tapes de la' conquete franqai,.
Leo depits d'easence et d'huile les
Miustrent d*un point florissant. Sur'
le fleuve, lea hydravimus prennpnt
leur vol tout doucemen.. La chbal'e
existe centre le Congo frav.gais et Al-
ger. L'avion y a prde6dd I'auto. Pre-
nons le chemin des aviateurs.
II faut quitter Alger et son odeur
Utitestable de couscous it 'huile ran-
6%, coUrir la montagne et les escar-
tements de la vallde d& la Chiffa.
est dix heures du stir. Ddjk la
montaigne s'est enfuie dans le brout!-
lard et la plaine s'ouvre. Premier
froid du desert. \Froid glacial. Vent
immense qui paralt avoir balay6 ceni
mutlioms de cailloux durs avant d!,
gifler lea visages. La !une ne _we
inootrera pas ce soir et Laghouat ap-
pafat t" pine blanche dans la tor-
txr nocturne. Lendema.n frais. So-
eiae. Les derniers poteaux t..1-
ajhiques vont venir, les dernitres
JOaieL kilomntriques. Gardala dort
e feu rose, oi .1e monument
SP neq tae acl grise. EJl
l 6"es, yeux te hurle-
: dettaksoff. Au martin une
au voile blanc mtne un mou-
at sa Jute rouge somb
d'an mouton sombre. Prt
| -.r .1 trlstes et des heurU
ps ctraignent le lihvl
route. Les Ecossal


EN AUTOMOBILE



*RA


falalse. J'ai gard6 le totem du mou-
ton rouge et du mouton blanc d'ElT
Golea. Tout s ces villes ont des noms
d'oiseaux. El Golea sonne come un.
battement d'ailes. Timmimtun 6vo-1
que des razzias et des coups de mous-
quetons. On y veit deux cents mai-
sons, une petite place publique ofi
un bel dtalon blanc, entra deux murs
roses cr6nel4s, se laisse ferrer ave?
condescendance. Un seul officer. le
kdpi sur I'oreille, en sandales do
mehariste et panlalon bouffant. A
huit heures, nous serors h Adraz
trois cents kilorntres de Reggan. et
des Terres Inconnues.
Adraz est un forlin avec des sol-
dats, une espece de can.pement re-
main avec SPs dcurips, ses champaux.
sa troupe, ses chevaux, .es mnoteurs
A huit heures, deux paires do pha-
res ont piqud sur l'entr6e leurs flam-
boiements. Un offici'e, drap6 dans
un manteanu rouge, est apparu, la
cravache A la main. Detrimre ve-
nalent d'au.res manteauI rouges, i.-
mobiles iur l'deran do portail on
terre ocr" l-ous somin.*3 aux avant -
postes et ,pour 1'hospita'it6, aux co-
onies. C'9-i-h-dlre quo la mason des
Sahariena est & tout le :nonde. On v
mange les premiers hiftecks de ch&-
vre, pas toujours trcs tendres, avpc.
des dattes, du pain frai3. et du vin
dans des pots de terre. Notvs omines
au pays de Laperrine et du Ppre de
Foucauld. On y parle do la derniere
razzia et d'une troupe do trois cents
fusils qui tient le bled depuis huit
ours, insaisissable, attendant la oro-
chaine occasion d'un rrauvais coup.
ILe mess est nu, mais les lampes a
I'huile lancent leurs rayons oi le
moustiques viennent dai"-.r. La va-
reuse ouverte laisse passer le gilet
&:arlate des officers de spahis. 11
faut reparlir. Un Beraher immense
tient levde la tapisserie qui tient lieu
de porte. Dehors un factionnaire en
turban, barde de cartourchiires. mon-
te la garde et present armed. La lutn-
s'est levde. On a parld politique, lit-
tUrature, souhaitd un l)rochain sort
A M .Steeg don't le nom 4voque aux
confins du Maroc des souvenirs lou-
foques.
II est minuit, voici Reggan, autr,-
blockhaus en terre brune, le dernier'
Les voitures sont vite grdies. On
peut dormir, et puis partir...


vces cI) snt




terre homes et chameaus.f faith,
Tanesrouft veut dire Pays de la Sort
ou Pays sans ~i C'st excitement
celui q i de Rtqgan a Gao,
sur TI,3 res. II taut recon-
naltre q oit pas gal. L.es cail-
loux y f on e au sable qui, i son
tour faith aux cailloux. Au de-
but les gaze es piquet des gal.
affolds h ts s la piste, gaelems
bloqdes lnt Nommne daes li


en8 H tr ,<>M d> putts
,U.di le derni~res pan-
sth1res 1en 1..aea..

Un chacalt, iice p d.e .iMd i
rhume un paqu'1 de cte,
voy6 de plein fouet par--
11 rale et vient s'en prendre
trop proclhes qui doivent a'
brusquement. Ce sera le dert,
Roulons. Le soleil hat son plein, deh-s
sinant dcs horizons fantastiques, al-
longeant ddsespir6ment des contre-
forts lointains du Grand Erg. Pres-
que toujours un thatnou noir sue-
cede i% un autre chlanon roir comni
le mirage succde au pr:ceddenrt mi-
rage. Mirage d'eau. de ranges d'ar-
bres, de palmeraies lacustres, oi tan-
t6i on ira boire. 4
Mais le lae s en va toujours plue
loin. Les derniers chameaux saiva-
ges ont disparu. De petits r nes tra-
pus, aux crini'res doubics d'6talkns.
mcnhants et imprsnahtes. ont fui vera
le Iloggar. Roulois. Le premier soir
tomhe. Lo disert est [a chose diu
niomde la plus richo ea lumiere, en
mauves surtout, en groupements oua-
Lts qui s. 6sueL(dent, Aoirs, gr. i
mauves, bleLts Le s coucn.d rs de so-
leil font les cai.os:x violets, le solely
rose. Le sable bleu sombre se fond
dans la nuit. L.A pleine terre rejoint
le pliin ciel. On est saisi dans un.
6tau noir. Rloulons. Paq un cri, pas
un oiseau. La dernier e hiergeronnelte
est venue boire au dernier oued ave:
le dernier pigeon. mioui's, les pult.-
wont loin. II ne plu uvra piu. j mais.
Bient6t il y aura Gao. La chaine des
oasis est loin, Timmimoun, Gardaia,
Adrar et les points d'eau- oil cen-
chamr aux viennent bore doucement
aux pieds do deux cents palmes Rou-
Ions. Les premiers squelettes appa-
raissent. roanchis. dperdumert -on-
servd par le sale, squelettes d'hoim-
rnes de chameaux ou pire, d'un
home couch a c6td de son cha-
mPau. Roulons p'us vile. La dune
s'est faite plus lanche et son flot
moutonne. Voici mil e kilombtres
achevds d'un trait. Bientt il y aura
Gao... i
Ch. d'YDEWALLE.
Ga-... -- .