Notes concernant l’origine du roi Mwambutsa et la mort du roi Mutaga (1915). D’après un rapport de M. L. De Lannoy. Subs...

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Notes concernant l’origine du roi Mwambutsa et la mort du roi Mutaga (1915). D’après un rapport de M. L. De Lannoy. Substitut de l’auditeur militaire. Kitega. 18.II.1918. February 18, 1918?. Texte remanié et résumé, J-M.D. Typescript. 2 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
Physical Description:
Mixed Material
Creator:
Lannoy, M. L. De
Physical Location:
Divider: Reel 4

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Source Institution:
University of Florida
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System ID:
AA00002637:00001

Full Text
D'apres un Rapport de M.L.DE LANOTY
Substitut de 1'auditeur militaire.
KITEGA 18. II.1918
(Texte remanie et resume J-M. D.
NOTES CONCERNANT L'ORIGINE du

roi M7AMBUTSA, et la MORT du roi MUTAGA (1915)

a)Naissance de MWAMBUTSA.
VERSION d'apres le chef KIRIMA et ses FILS, 1917.
D'apres cette version que l'on peut avec presque certitude considerer comme une
tendancieuse l4gende, MU.AMBUTSA le vrai fils du roi MUTAGA serait ne avec au
talon droit une blecsure don't il ser-it mort peu de temps apres. Vers la mae
epoque serait ne du chef Nduwumwe un enfant mame venu au monde. les mains fermres
COest cet enfant qui aurait ete substitute au vrai MWAMBUTSA, d'apres les fils de
KIRI-.A. D'apres KIRIMA lui-meme, p-r contre, MWAMBUTSA n'aurait nullement suoCoU-
b4 a la blessure qu'il avait en 6ffet au talon, mais aurait e4t tue par son oncle
Nduwumwe apres que celui-ci out tue le roi MUTAGA.
b)Mort de MUTAGA
VERSION de Kazibwami et de Rusimbi, fils de KIRIMA.
Le jeune prince Bangura, follement epris de sa belle-soeur, spouse du roi MUTAGA
lui offrit des vaches et conquit ses faveurs. MUTAGA survenant les surprit et
frappa Bangura d'un coup de couteau Bangura ayant succomb6, MUTAGA se retira r
sur la montagne Mumakabindi, la reine-mere appela alors Nduhumwe et lui dit
"Es-tu done un home, voici que Mutaga a tud ton frere prefer et tu restes ici."
Nduhumwe partit sur le champ a la poursuite du roi et ils oe battirent a la lance.
MUTAGA fut frappe mortellement. Nduwumwe et sa suite emporterent son corps chez
Mikyele; ils avaient recouvert le roi d'une peau de vache afin que lee gene no
vissent point qu'il 6tait bless .
Alors l'ober-lieutenant Boch vint dtUsunbura, mais il rencontra en chemin nm
messagerq pi lui dit tre envoy pour le prevehir que MUTAGA 6tait t res malade.
Boch 6crivit une lettre pour le medecin de Kitega, lequel remit un remede au messas-
ger (cet 6missaire tait le nomme "Muganga-nayi-maringuma") ; on dit a c elui-ci
que MUTAGA 4tait mort entretemps.
Kazibwami affirme que Nduwumwe a tue MUTr.GA dans sa hutte, et que ce nest quapra i
qu'il l'a transport a Munyakabindi
Version de KIRIMA.
MUTAGA aurait e4t tue pat Nduwumwe a propos d'une de ses femmes (cette spouse de
MUTAGA, appartenant 'a la famille bavuryikira de Mugera aurait 6te mise a mort
ensuite par la reine-mere)
KIRIMA pretend que ces 4venements sont tres bienc onnus des chefs Mbanzabugabo
Kamwaga, Ntarugera, Muserukwa, Musiri etc.
Version de NTARUGERA
NTARUGERA affirme que Nduwumwe a tue la mere de MWAMBUTSA.
La femme de MUTJGA tuee par la reine-mere avec l1aide de Nduwumwe est une munya-
kisaka. Mais Nduwumwe aurait accuse la famille des Bavuryikira qui furent prati-
quement extermines et don't il confisqua les terres. Le plus important des meel
bres de cette famille 6tait un certain MUDINYANGO Il subsiste de ce clan un
unique survivant nommn MUNYULA, qui pourrait fournir les noms do toutes les vio- c
times.
Version recueillie par M. P.RYCIKMAS. (d'apre un rapport du debut 1918)
Le prince BANGURA etait l'amant d'une de ses belle-soeurs, spouse du roi MUTAGA.
Celui-ci eut des soupgons, surveilla son frere, Is surprit et le frappa dlun coup
de lance en pleine poitrine. BA'CGURA en se defendant riposta d'un coup de lance
au bas venture; ce fut sa derniEre vengeance et, soit qu'il ait succomb6 dans ce
duel soit que les tTmoins aient immi'diatement puni l'attcntat contre la personnel
sacree du roi, il pr(cda 3on frere de quelques jours dans la tombe.
II s'agissait de faire le silence. Le msjor von Langen ne vit plus le roi qu'en
r6!lit6 on venait d'inhumer. Son fr're BANGJRA, mort depuis peu, wvait succomb6
disait-on a une meme 4pid6mie de malaria. A cette dpoque NDU'U1liE en etait vrai-
ment malade, ce qui corroborait la version.,




2.


Lea temoins devaient etre su1primns. La jeune femme, objet de cette lutte
fratricide, fut tu4e d'abord. L'on massacre ensuite trois bahutu, par ordre
de la reine-mere NDIRIKUMITIiA parce qu'ils avaient assist la scene. Quand
le blanc arrival, la comedie fut admirablement jouee, mais parmi lea indighnes
quelques princes ont appris la chose. a famille des Abanyange (chefferie
Makitaki) qui ont enseveli le roi salt a quoi s'en tenir.
Precedemment deja un autre fils de la reine-mbre, NGCIGUZI (qui mourut ensuite
de tuberculose) avaiIde6sire d'un amour coupable sa cousine la fille de Nyabarifa
(soeur de Ndirikomutima et femme de Sebudandi) du moins Nyabarifa lien soupgonnait.
La jeune fille as'tant trouvee enceinte, on la fit avorter et elle mourut au
course de 1'operation. Sans savoir au juste si le coupable 4tait NGANGUZI, NDUWU-
MYE ou MUTAGA lui-meme, la mere indignee choisit NGANGUZI come victim et lihd fit
boire de 1'hydromel de sa composition. Cette petite affaire de famille en r6alit6
ne regardait personnel, mais officiellement cela faisait trois file de la reine-
mere, y compris le roi lui-m&me qui succombaient, tous trois jeunes et en pleine
force, lachement ensorcel6s car le mal don't ils etaient morts ne pouvait 6videa m
ment avoid'tautre cause que des sortileges.
On le fit bien voir %a la famille des Abavubikiro, qui payerent les pots cases.
Toute cette race, sur les ordres de NDIRIKOMUTIMA devenue toute puissante et souSa-
traite pendant une court periode 71 I'influence allemande sans etre dej'a control
par l'autorite belge, fut extermLinee a peu d'exceptions prbs, jeurs terres confia-
quees et attributes par elle a ses deux fils NDU'VUUMWE et BISHINGA et a song endre
RUTUNA; six mille tetes de gro- betail leur furent prises. Tous ces crimes etaia
publiquement avou.s, et excuses aux yeux de leurs auteurs par les ordres donngs
par la reine-mere.
par la





















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