Congo Belge. District du Kibali Ituri, Territoire de la Lubero, le 5.1.1929 [January 5, 1929]. Etude ethnographique. Le ...

MISSING IMAGE

Material Information

Title:
Congo Belge. District du Kibali Ituri, Territoire de la Lubero, le 5.1.1929 January 5, 1929. Etude ethnographique. Le commissaire de District Adjont S/Absil. Pour copie conforme L’Administrateur Territorial des Wanade Nord. Typescript. 19 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
Physical Description:
Mixed Material
Publication Date:
Physical Location:
Divider: Reel 4

Notes

General Note:
Image digitized from microfilm. Best quality available.

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
System ID:
AA00002630:00001

Full Text

00100 BELGE

DISTRICT du Territoire de la Lubero
Kibali Ituri

Etude ethnographique.

Le territoire de la Lubero compete une population dlenviron 150.000
indigenes, le renseignenent incomplete et commence dans la periode difficile
de lloccupation ne permet pas de donner un chiffre exact quoique
celui-ci atteigne 140.000
A part 2500 *a 5000 indigenes de race Bakumu (Les Bapere) cette population
est composee de "Bandande"
J'emploierai le terme "Bandanden tel qu'il est prononce par les indigenes
et non "Wianande" tel qu'il est tres souvent si pas toujours ecrit. 11 a
ete admits au Congo Belge que le prefixe pluriel de "mu" 6tait "ba"
et Bandande font parties de la grande faraille des Bantu.
II n'y a pas lieu de discuter en phonotique: b= v ou W et r = 1 ou d
les indigenes disent Bandande et les strangers Wanande.
Il semble dapr'es le livre de lgr Gorgu sur les populations de Uganda
quelprononciation soit la dise 1'Est du Ru'.-enzori il est toujours
46rit "Banyoro, Baganda, Babhima, Babito, Bayira"etc.
J'eriploierai toujou s le prefixe "ba" pour toutes les races ou tribus.
Je parlerai dans une autre .tude eth.nographique du movement des
populations dans leterritoire et les environs.

Le B iL"DE

Quoique le terr-,e soit i-propre, je continuerai 'a appeler Bandande puis-
que le terce est consacre, les populations parlant 1'idiome appele
Kinande employee p' r pr's de 250.000 incdii'es.

L'appellation "\Vkanade devenue "Ban rde" chez les indigenes a ete donn6e
a ces populations de mrrae league par les occupants et par la
suite par les europens et lours allies; ello est completement arabed ou
europenaec; il en est de memre pour !'idiome parl, qui nest pas appele Ie
'Kinande" L' indigene einploie cour&aanent la denomination "Bayira"
laquelle n'est pas un nor de race mais d6signe, ce me semblTela masse
de la population en opposition avec 1'appella.ion "Baka-ia" donnee aux
membres de la famille regnante.
Il en est de mree de l'idiome ue les indigenes appellent "obuyira";
eribuga, obuyira, disent-ils pour indicuer la langu2 du pays. En dehors
de cela ils se designent par le nom de leur tribu.
Ce terme "Bayira" doit Kater de 1'ancien royaume de Kitara gouvern4
entire le XIe et le XIVe siecle oar les Hamites (Bahima) du XVe siecle
jusqu'au milieu du XVII e par los Basg.ezi, .galement des Hamites et W
partir de cette date par les Babito (I)
Les Bakama talent donc los families nobles de Iraites, les Bayiru
les esclaves ou la ,asse.
Il est a rem:-r-,er qu'actuollc ent entore les Bahema appellent "Bayiru
ce oui veut dire esclaves tous les indige.es qui ne font pas parties des
families nobles appelees e: core "Bakama". Imos montahnards ont cette denomination
de "BakamAWpour les Chefs ou nrebres des families. des chefs: le/ chef est
le L;ukama, les chefs de clan sont les Bakama; lo terre de respect pour un notable
est Lukama. Le :.,ukama dit de ses sujets "Bayira wage".


I Cfr Mgr Gorju de P. Blancs 'Entre le Victoria, l'Albert et 1'Edouard".




2.


II y a done dans la population deux categories: les notables, chefs de cantton4 >
de clans, de group, qui sont les Bakama et la masse qui sont lee sujets
les Bayira.
ies Bayira ne sont done eas une race ou une peuplade.
Il me serTible qu'il y -urait lieu de considMrer que nos populations sont un
ensemble de tribus arlant une m^.e langue, laQuelle est celle des
autochtones du Ruwenzori du Busogora et de l'ancien royaume de Kitara
et qui s'est queloue peu modifice par suite du fusionnement de ces tri-
bus emigrant vers le S.O. avec les populations autochtones des montagnes
de 1tOuest du lac Edouard.
Elle est parent de la langue des Banyoro et des Babito.
Religion, moeurs et costumes sont sensiblement restees audsi les memes.
Les indigpnes n'ont pas d- nom gpnerique pour designer l1ensemble des
populations, parlant le m^rme idi:me, mais ils se designent toujours
par le nom de lour tribu. '
Conservons done i leur ensemble le nom de Bandande.
Les Bandande de la ?laine disi nent les Bandande de la M1ontagne sous
le nom de "Bakenjo~4i veut dire "gens de la montagne4 (konjo= montagne
massif montagneux, cnaine de montagnes) et se d6signent sous le nom
de Banieruniu qui veut dire gens de la plaine".

Les Bandande '

Les montagnards du versant Est du RuPvwenzori sont aussi d6eignes sous le .
nom dejiakonjo par les gens de Toro et du Busongora, ils parent
egalemrnent la meme langue que nos indigenes.
Quant a l'expression Balioko ellc a itd donnie aux montagnards insoumis
par les populations en contact avec les Europeens et soumises; elle est
un term de mepris; l''quivalent en terme indigene est Bahuni ( gens qui
fuient, qui se cachent, qui restent insounis).

Ii y a n7 .n,,ratioIs, des tribus ont -.ai re du N.E. et de VEst du lac
Edouard pour veir s installer l'Ouest .u Ruwenzori et *a l'Ouest du
lac, les uns ont passe par le Tord du lac, les autres par le sud.
Bashu, Wanisanza, Baswaga venant du Kitara region de V'est de Toro I :
mge acue) et de Buniondo (Bunyoro) disent les Baswaga, Ouest du Ruwenzori ..,'
et dans le Mitumba, au 7.. du lac Edouard; Batangi, Bamate et probable-
ment Bakumbule et Basimba venant de l'est du lac sont passes par le
Sud et se sont installs a l'Ouest et .u S.0. du lac, ils venaient de
Smble ue la miration des Baswa a, Batangi et Bamate soit anterieure
d'une ou de deux generations a cell des Bashu.
es Bashu se disent va io Venus du Kitara par le Busongora et descen- .
dant par leur chef Mabe-rerede Kibambi, roi de Toro. Ils se disent parents
des rois de Toro et dejuxnyorolesquels sont des Babito.
Les Babito sont un melange de Bakedi, de Hamites, de Banyoro (bayiru)
Ils ont commence 'a gouverner l'Unyoro vers le milieu ou la fin du XVIIe
siecle, leur ge6nalogie comporte plusieurs Kibambi; roiS da Toro et d&t Bu-
songora.
Kaboyo-Kibambi, frere du Roi de l'Unyrogouvernant le Toro, sest rendu .
independent; il etait fils de Nyabwongo. ..
L'ind6pendance du To.-o et du Busongora datait du meme regne -
en 1864 Bakery trouva Kibambi-EKmrasa dans 1'Unyoro; en 1871 il y a :.
trouv6 Kabarega.
Ces chefs de l'Unyoro (Duhaga) et du Toro (Kasagama) sont des Babito, 1.1
descendent tous d'un Kibambi. ': ..


-* *. i ; !. .







De cs renseignements puis6s dans 1'histoire de l'Uganda il semble bien
que les Bashu descendent des chefs Babito de l'Unyoro et leur arrive
dans le Busongola doit coincider avec les.conquetes des Provinces du Toro
et du Busongola par les B Leur genealogie compete les noms des rois Babito de l'Unyoro tels: Kibambi
Nyakwa et ceux des rois du Toro tels; Kaboyo et Kibambi; ils disent avoir
le meme ancetre que Kabarega et Kibambi.
L'independance des Bashu doit coTncider avec 1'independance des Toro
N'est-ce pas la pouss^e des Babito vers le Sud de 1'Unyoro et la fuite
des Bachwezi (fin du XVIIe siecle) qui aurait determine la migration suivie
de cello de clans Babito se rendant indTpendants l'exemple du Toro et du
Basongola.
Les dates seraient exacts en cormptant les generations 1 25 ans de mo
moyenne soit 9 pour les pre isers et 6 pour les Bashu. Les Bashu sont la
tribu dominate; ricn iddtonnant s'ils sont des Babito.
Les atangi dominant au sud et ils ont du 8tre allies des Babito
avant la faigration: les fo-aos des rois Bashu sont des Batangi et les
gardens des t~mbeaux des premiers Bahu (MtI-&a, dans l'Isale de Bisa)
sont des Batangi
Quels etaient los habit nts des aontagnes a I'Ouest du lac Edouard au
moment de 1'arriv'e des ,smiigrants.
Batangi, Bamate, B&sv.:a-a d Uclarent n'y avoir trouv qcue des "Basumba" ,
pygmees. Ii est cependant probable qu'il y avait, Ic long du lac, deBpa-
kombe don't une partie a 3t4 absorbe et l'autre s'est avanc.e vers le
14.0. et est instaelle l onj de la Biena et au .ord des montagnes (C'J9 .aw
Malese et chefferie AWMum), se laissant potit petit absorber egalement
tout en modifiant nuel cue pu l ian-ue, des doninateurs.
On t rouve vers ie Sud des families Bahombe et Y"itu; ce sont pro-
bablement d'aiciens habitats ou des clients.
Ii devait exister vers Ic mont Lubue et dans la Seraliki une tribu assez
forte des Bahera, coux-ci L -art es ..rouoements install s dans les Montagnes deo
Karibumba, nord .du :alio, et -:ui for:ent encore une chefferie
asKsxKearrthbayxrdxsh^ Kinombe-Karibumba-
se sont mis a la sold des chefs Bashu, Baswagra et Bamate come gardens de
betail. On trouve des clar!: Ba.e n artout oa; il existed du ros btail.
Ils donnent res-u tous e isnort Lubue come o,-igine. A cotd de ces Bahera pas-
teurs existaens t les 3akira cultivateurs -ui corame les precedents se mirent
clients des imi r'is.
On trouve dos gru'upmcioz:-ts B:aki'a dans outs les cheferies et un fort
-roupement homo ;no au Sud de 1'Itala; ces derniers viennent de l'Isale -
et ont 'mi 0r a la suite d'u1 clan Bachu qui a quitt6 I'Isale pour venir
s'installer dans !'Itala, ils occupont le ,ulinde au sud de 1'Itala
On trouve aussi des Baleaa e.n .etit nombre, quelques B.bira et -ueloues
Batangi venus avec les chefs Beshu.
Les tribus emig~rantes no sont pas resties homogenes; dans routes les chefferie:
on trouve des f illIes d'at-.tres tribus; ce fait provient des alliances
(le beau fils va habiter chez son beau p're) et come beaucoup d'indigenes
prennent femme dans une autre tribu que la leur, il en est risulte un melange
assez grand surtout dans le nord. Il faut "ausi computer avec les clients
families: Cmigr es suite U dos diffren'ds et se plagant Sous la protection
des voisines.
Une autre c use de !-lanre est 'exigUitS et la surpopulation: des groupemeuns
out dei obligos de quitter Ie grosdu clan pour chercher des terres
dans les clans cu sa :turs o' ils on trouvaient de disponibles. +-
On trouvo ainsi: 1 au Nord
des Batangi venu3 d]u ?bulie (;,oara, Pumo, Selemani) Ces indig',nes se disent
6mi:gres do ibulie sans savoir oa se trouvent ces montagnes d'oh les re-
cits des vieux les firent v nir et q'i sont tr's hautes; tout au plus savent-
ils encore qu'elles so trouvent dans le sud.






Des Baswaga -groupoes de Lusege du adiwe- venus du Bayora* des Baswaga groupei
def Beni venus d Bulenia et avant rejoint pendant une famine une parent
spouse du chef de/ Bani.
es Bashu au nord dtS danyisanza -(groupe Ise Baodaldes Bashu dans leal kese .
roupe ,jamba) 2 1'Cuc-st, des Bashu grcuoe Paklcumba. Au sud n clan Bashu .;
emigre dans l'Isale et I'Ilala. Un clan Bakira emigre deflsale
dans 1/# Itala parties sud;le Lukoto le lon du lac Edouard de nombreux groups
Bashu.

N.B. les Bashu imixr's ae trouvant hors de l'Isale ne s'appellent plus
Bashu mais Bashukari de iushu Mlukari -ui veut dire femne mushu" ou
descendant de mershu. ij

---------------_-------- -J

De l'organisation social.
L'organisation social d6s tribus est l'organisation patriarcale: 4et .j
Tout eat base sur la faraille. Le chef de la famille eat le pere de tous lee
descendants de 1'ancetre commun en plus des beaux fils et des clients.
La famille est propri'taire de la collins ou 1'ensemble des collins sur la-
quelle elle est install

Lorsque laf amille devient trop importa-te elle se divise et forme un
groupement de fa.:-illes don't le chef est le descendant direct du fondateur
de la famille primitive; plusieurs group ients forment le clan; plusieurs clans.
for ent le canton ou chefferie et plusieurs cantons la tribu.
Lef ChefX de ia tribu est le d scendant direct du fondateur de celle-ci.
Lea Chefs de canton sont les descendants d'un chef de la tribu qui a
partage lea terres de celle-ci entire les successeurs parce qu'ellesdevenaient
trop peuplees ou nar suite de dissentiment entire ses fils. 11 en est de meme
des clans qui pour la plupart ont 'a leur thte un descendant d'un fils du
chef du canton. Le gouvernement du canton ayant 4t6 partage entire lea file
des fondateurs de la chefferie il existe egalement des clans de clients
gouvernes par leur chef coutumier lesquels clans sont tributaires du chef de
canton et sont vinus demander des terres ou s'installer (clan de Bahera
des Bakira ou d'une autre tribu) Pour le mode de succession, c'est le fils
aine qui h.ri e de l'autorite, toutefois, il ne l'exerce que quand ses oncles
de "des, il faut donc twe que tous les membres de la g neration ancienne soit
disparue pour que le fils ain" du chef de famille prenne le pouvoir;
il revet alors les insignes: bracelets, couronne, peau aat.etc.
Pour lea families dhs chefs Bashu, Batangi et Bamate et surtout pour les
chefs de ces tribus, car dans les cantons la coutume a presque partout
disparu, ce n'est pas le file aine qui herite du pouvoir mais le fils
de la Mombo ou reine.
La mombo eat une femme qui est donnee au chef par le conseil des anciens
le jour de l1investiture, c'est a dire le jour out tous les membres
de la generation de son pe're etant morts, il est consacre chef, ce jour les
insignes du chef lui sont remis. C'est le Mlusingia chef du conseil des
anciens et ce conseil qui procedent 'a l'investiture. Cette mombo doit donner
un successeur pour les Bashu cette mombo est gcneralement de tribu Batangi.
Elle est done au chef et aucune dot nest payee pour elle, la mombo Mev&t
comme le chef certain attributes: bracelets, couronne en dents de Nkima signede
etc. Elle siege a cote du chef dans les grande circonstances.
Eu cas ou la mombo n'aurait pas de successeur male, c'est le files de la
premiere femme ou meme d'une autre femme qui herite du pouvoir; ce succes-
seur est design par les conseils des anciens, parfois il y a contestation .
et les terres sont partagees.
Le conseil des anciens preside par le Musingi remet les insignes au nouveau
chef (bracelets, peau, couronnes, chaise, lance et tambour (mburura)
.







de lIancetre; une partie de ces attributes tels que chaise, lance et mburura 0
ensuite conserves par le -ukulu.
Cette remise dinsipnes et la ccr:t.onie de 1'investiture n'ont lieu qu'a-
pres une crecmonie qui permit 'a la masoe de conclure que le chef invetti .
est bien celui accepted par les manes des anc^tres.
Cette ceremonie nest toutefois cu'une formality: le successeur est desi-
gne par avwnce par le i.-usingia.
Chez les Bashu le chef investor doit reconnaltre parmi les machoires
inferieures des ancetres, cell qui appartenu 'a son pere*
La coutume existed ou du moins existait qu'ap -s la mort du chef et lorsque
le corps 4tait inferieur; chass6 i1 detachait cette machoire du cadavre 11 t.~& "
immxdiaterent mis 'a mort et la machoire etait conserve avec celle des
ancetres; le musinga qui -vait preside a la cr'monie devait laisser pousser '
sea cheveux, parties arri>re de la tete.
Ohez les Bamate, la reine eat trls souvent la cousine du chef. Au moment
ou le chef doit tre invest, lappe a la population se fait par 2 fois
9 gongs; d-:ux fois 9 ch'vres sont sccrifiees:un trou lea Bigala est creuse
on le revet dtherbes et le clef et la mombo 'y couchent, ils sont
depouills de leurs veteuents et ornements on place sur eux
une etoffe de ficus "mulumba" eppeld "ngulungu"
un coq est place 'a leur tote et le matin au chant du coq on
bat le gong (mburura) et si l-s 4poux se event, ils sont agrees par lea
manes des ancetres; s'ils staient -orts c'est que lea ancetres renieraient
ce succe:sseur. On agite le i-urungu gross grelot servant 'a l'investiture,
on leur pli-ce sur la t8te une peau fraiche de"mAaki" (oiseau) et on
leur rembt lea insignes du chef defunt; des chhvres sont tuees partout
et des rijouissances ont lieu.
Cette coutume de succession par la raombo n1existe pas chez Basv'aga
elle est tres observe chez les Batangi et les Barate, elle tend ?a
disparaitre chez lea Bashu r le fait des intrigues du regent et des
freres qui tiennent a conserver le :ouvoir le plus longtemps possible -
Ss'approprier une parties du pouvoir pour eux-memes ou pour leurs
descendants.
Les derniers chefs Bashu no voulaient pas de mombo ou remettaient ce
marriage %a plus tard ou ils mouraient avant que cette mombo ne eur donne .
un successeur. es der. iers chefs Bashu sont morts assez jeunes et pres-
que subitement, ce qui ferait croire pour Kitawite du moins 'a un empoi- ,
sonnement. Dans les tribus Bashu et Baswaga, le pouvoir temporel est d6tenu pw -.
le Muami, ctest le pouvoir effectif et le seul qui puisse nous irt ereseer.
A co8t du Muami existed le l',ukulu d6tenteur du pouvoir spiritual chef
de la region des mfnes, Yrand juge dans les affaires ou les manes doivent Stre '.
consultees, grand pr8tre intercdant pour que les manes donnent la f6condit, s-
pluies, le soleil, etc., i-ardiens des attribute et des reliques, non seuleme *i z
consulted dans les circonstances graves mais decidant en ce cas-apr's consult
des manes; recevant une parties du tribute qui lui est port6 par lea muami eto~:.-
A coSt du Muami ( parfois appel6 mukama) et du mukulu existe le Ngabu chef da
guerre et a qui il y aurait maintenant lieu de confier la direction de la po ,
de la Chefferie.
Chez les Bashu ces trois pouvoirs sont detenus par les files du chef ddfuta /''.
tandis que chez les Baswaga ils sont devenus h6reditaires dans lee families
trois files du fondateur de la chefferie. Dans la tribu Batangi et Bamate, l"14
pouvoir tout entier est detenu par le muami, celui-ci toutefois ae d4charge :
ne parties du gouvernement sur son frere ain6 Shumuami et sur le pere ou frb ve
ain6 de la mombo. Le Shamombo. Ues pouvoirs de Shamuami et Shamombo ne so;
pas hereditaires, ils cessent a la mort du Muami pour passer au nouveau 8
et Shamombo.
Ces donnees ne sont pas toujours rigoureusement exactes et diverse aod4
sont apportees suivant les circonstances et instruite par nous donneront ani
idee exacte des anciennes coutumes. ,.






II eat probable qu'avec notre influence et l'instruction que regoivent Iee
jeunes, une parties de ces vieilles coutumes ne soienr destinies a die- .,:
paraitre et que le files ain61 de la mombo ou m^me de la premiere femme
ntattende pas pour prendre le pouvoir que les membres de la generation
precedente soient disparus et qu'il parvienne a gouverner sans I1'aide du *
mukulu et du ngabu et qu'il ne soit aid4 que par les jeunes de sa generation1
faudra cependant attendre la mort de ces vieux chefs de clans et de famille t
tuels de meme que celle des vieux du conseil.
Toutefois il est 'a prevoir que dtici une ou deux ge4nrations, le mode de
succession 1 soit plus simple et plus rapide, ce fait nous 6vitera l'ingerza ;
de beaucoup des vieux jaloux de leurs attributions et intriguant pour. leurs ded ..
cendants .'

Regime Foncier
Si la terre de la chefferie appartient 'a la collectivite repreientee par .
le Muami et si elle ne peut ^tre alienge sans le consentement du Mukulu et dus
manes des ancetres, celle-ci eat toutefois divisee entire les clans et les fail..'b
les qui dans les chefferies possbdent leurs terres propres et leur apparte-
nant en propre tout en restant propri te collective de ces clans et families.
II n'existe pas de terre n'appartenant a personnel.
La famille a sea terres bien delimit6es et limitees a 'a colline ou aux c .
lines sur lesquelles les villages sont installs et leurs cultures entrepriseae-
Si certaines collins sont inhabitees, c'cot que la famille a disparu ou eat
presque 4teinte ou que pour des raisons superstitieuses les descendants ou le' "
voisins craignent ce i'habiter; toutefois il est encofe fait quelques cultures,".
pour les ayant droits pour attester leur droit de propriety. Personne d'autr
que les membres de la famille ne peut cultuver la terre appartenant A celle-~i
une parcelle peut etre lou'e pour un champ ou pour une raison, mais mbyennant
une redevance en houe; c'yst done une location temporaire.
es clients admis dans une fa:ille ont droit a, cultiver les terres de la
fanille et font parties de celle-ci.
Des terres peuvent Stre cdees par un group ou par un clan ou meme une fa. .'
mille 'a un groupe qui a 6aigre ou 'a un fort group de clients; l'une ou l'autE.,
colline ou plusieurs sont alors cedl^es et le droit de s'installer est
par lea tribu (muhoko) et per les redevances (ngemo) ces emigres font alors pa?-,.
tie du clan du groupement ou de la famille.
Sur lea terres d'une fa-.ille, la bananeraie est collective; certain cha-p .
sont cultives en corinun, les autres sont individuals.
Les chevres sont individuelles rais l'amende eat payee par toute la famille"
pour un membre en d6faut; si les dommages et interets valent dix chevres la .
farmille donnt une jeune fille au lieu des chevres.
7.

Religion.
La religion des Bandande est le culte des ancetres, le culte des mnes, le -
chef de la fnmille et les pr^tres de ce culte et pour le canton ou la tribu,
"mukulu" en est le representant.
Ce culte staffirme par les tombeaux d'abord, tombeaux pour lesquels les
ont un grand respect.
II faut souvent cherciher les tombeaux pour trouver les origins et 1
migration. Ces tombeaux sont vneres et entretenus et pour les chef
sont designs.
Ces gros "milumba" ficus qui se trouvent au milieu du village eat sur pre '-
toutes les collins et toujours sur les collins occupies primniitivement, sone-'c
les tombeaux des ancetres. Ues milumba ont 6t6 plants autour de la h~xtte dt':
laquelle 1'ancetre a et6 enseveli; cette hutte fermee est tombee et lee mili..
sans que janais personnel y touche. II est interdit de cooper quoique ce ot
a ces arbres et le, bois mniort ne peut etre ramasse que quand il tombe. 0e a S.
done un sacrilege que de toucher a ces arbres, T.
Au pied de ces arbres tombeaux est 6levee une petite hbutte "ndekeret dan :
laquelle sont d4posaes les offrances aux manes. .:;







Les manes veillent toujours sur leurs terres et leurs descendants et sont
lea a la vie des families.
Pour les cantons sax rien n'est entrenris de grave sans les avoir consultd.-Q
par l'intermediaire du mukulu ou muami: guerre, cession des terrea, calamity ..
grandes palabres, succession de chefs etc.
A co8t de culte des mines existent les croyances en certaines divinites ou G
genies.
II faut citer dtabord ""Nyar.yuhCnga" dieu createur et maitre de tout. Ny
a tout cree, tout lui appartient, quand quelqu'un meurt il va chez lui et c0
lui qui 1'appelle, memo remarque pour les decbs des betes.
Il se fait que personnel ne prononce ce nom de peur d'attirer attention Sri-
lui. e serment par Nyamuhanga est solennel et rarement employee; on s carte
de quelqu'un qui prononce pour un rien le nom de la divinity et parfois l'endroft:
est abandonne.
A c0t4 de ITyamuhanga existe Hangi son frere souvent m&me ils sont confondu
Un mouton a longue queue qui leur est dedie; il t'y a donc pas lieu do damandedr'.
cette bete qui est parfois rencontree.
Apre~ eux vient i.:uhima ou Muhema ginie de la fecondite
rensuvenance peut etre Ic chef hamite, le premier Humiha fondateur du royaumei/
de Kitata, grand pasteur et grand propri6taire.
Jadis un taureau etait consacr 'a cette divinity, il etait en liberty et avi.
au cou un collier avec une sonnette. Plus tard ce fut un bouc qui avait la I
osnnette, plus qu'un coq.
Tout village de notable a un coq 'a Muhima et qui s'appeILe muhima.
Le voler eat un sacrilege et l'indigene se plaint chaque fois de ces vols.
Led emander eat done une inconvenance.
Dans les villages prs de la maison du notable, il y a une petite butte Buh~t
qui eat l'autel ou les offrandes Muhima sont deposees (41eusine, haricots, e4l.
chez lea chefs, le ndekere se trouve pres de la maison de la Mombo.
Les manes des Bashu, jadis proprietaires et qui ont partag4 les terres entire."
les occupants, ont egalement leur culte. On rencontre parfois sur les chantie.r
des Milumba ou des arbtes a grosse 4corce fendue en genre de liege, arbres 6p[
neux a flours rouges et qui sont places des deux cotes du sentier fermant cai
une porte, ce sont les limits des chefferies de clans. ou de groupements.
On trouve presque toujours aux pieds de ces arbres un ndekere qui aert
a abriter lee manes des Basumba qui veillent toujours s.ir les frontibres. Souve .
mmeo des offrandes sent d6posdes dans ces ndekere.
Hirero genie de la foudre represented par un chamipignon au bout d'une
perche ou d'un bambou.

II y a lieu de parler ici des sorciers qui ne sont pas des pr6tendants du qieil
Il existe plusieurs especes de sorciers. Le Ngundu vrai sorcier possedant 'to. 0A...
tun attirail pour composer see sorts et qui est tr'es coute et craint, cest lid-
qui fait les sorts pour donner la mort, pour provoquer des 4pidemies, pour rendrw'
victorieux et chasser le dominateur ou le Blanc.
On parle toujours du fameux sorcier qui parvint a chasser les Arabes et le '
s/officier De Magniez lequel fut tu6 dans la menee et de son fameux Dawaeasoeoa
lequel rendit victorieux. _iakero 4tait parvenu a stimposer dans le nord et 'a
se faire payer tribute.
C'est du ngundu que nous avons le plus a nous mefier pour notre influence, le *
"mukumu1 ou devin qui est consult6 pour trnuver les envouteurs, les jeteursa 4e.
sorts, ceux qui ont mauvais oeit et causent lee morts. .:.
La mort par maladie ne se,.ble jamais naturelle; elle est toujours due ." urV-a
influence, c'est le mukumu qui est charge de trouver le coupable, il le fait Ms.1
moyen de farine placee sur une palette laquelle est agitee parfoia dans des e g..
trailles de poules. '"
II faut egalement des contre-sorts. ""
OC'est un homme ndfaste parce qu'il trouve toujours un coupable pour tout --. p.,
se laisse acheter et d'accord avec l'interesae il designe toujours une perso"a. r
,- ....!.,
** 'J







riche laouelle doit subir lepreuve; si I'epreuve reussit a son detriment .'
tous ses biens et ses fe nmes vont au plaignant et le mukumu est graaseme ,,
Dans le sud Bamate et Bamati et chez quelques groups Baswaga qui ont ubi l-.
influence 1'epreuve est du poison. Buende ou Karuaga. Les accusateura s
dent chez l'accuse, la famille de ce dernier eat reunie et souvent un grand.S
bre d'indigZnes assistant a 1'6preuve.
Apr's qu'on eat au courant de 1'accusation qui pbse sur lui et que Gcur ^*
innocence il consent a subir l'preuve, il est amene hours du village oi i1 i
le poison; il est alors rarene aupres du feu et on laisse agir la drogue.*
l'Itala desa que le poison coicnce a agir, le patient eat amene hours du villI-/.'
et 4trangle, sea biens et sea femmes sont saisis et emportes.
Si 1'6preuve ne reussit nas, l1accusateur doit une indemnity a l'accue.
Souvent 1 lindigene accuse6 pai l1indemnit6 due pour une mort ( une femme et
5 chevres) pour ne pas devoir subir l'6preuve.
Dane lea tribus des Baswa.-a 1'"preuve ne consiste qiu'en une 6preuve super .i.,
tieuse celle fu fer rcuge a-plinue sur Io mollet ou l'os de la jambe apres qtw
la parties sur laquelle lo fer doit etre applique a ete enduite dune huile qua.ij
conque, ou l'6preuve de la place sur l'oeil ouvert et qui determine. ei .
non une inflammation. Jusqu'r. j-*ic 26 les epreuves du poison talentt fr6- "
quentes et se feisaiont dov-nt un '-o:cours assez important d'indigenes. ElI
tendent 'a disparaitre raise ont e-core lieu en cachette.
eas epreuves superstitiouses sont assez frequentes.
Le "muloyi" qui est l'envoutour, le ,eteur de sorts et malefices, celui qu....
a le mauvais oeil.
Ces muloyi sent designs par le mu.c.i ,_ ou par les rumeure publiques. 11 Aft
fit d'une parole imprudente d'un serment d'un geste, d'une menace auquel faith
suite le deces de la ,)ersornne visfe pour 6tre declare muloyi et etre condami.-
a. payer la mort et 3tre chase et craint.
tes muloyi doivent souvent -ubir l'epreuve, ils sont souvent d6signes par l.w "
mukumu et sont alors souvent d'isi nes par le mnukulu et sont alore souvent deM
indig'enes posseddnt qucl-tues biens. Le ,usaki, celui-ci .'est pas a propro.; a
parler un sorcier; c'est Ic idecin, le Egurisseur, le rebouteux qui fournit 4.i
remedea ou prepare des a. ulattes ,ui pro-Cogent. Il nest guere nefaste.

Justice.
Comme dans toutes les oranisation patfiarcales, la justice eat le premier '
attribute du chef de la f.-ille et de tous les descendants des ancetres. Le @IhI
de famille est juge pour les contestations entire les membres de la famille;
le chef de group pour cello e-tre les membres de de x families de son group
le chef de clan pour cells entre les nembres do group de son clan, le ohabt' '
canton pour cells entire les .:_embres de clan different et le chef de tribu :
tumier pour les differends centre mrenbres de chefferies differences.
Pour les questions graves qui interessent la collectivite ou 1'organisatied
lee manes des ancetres.

Tribut et redevances.
Le tribute mahako est paye a tous los degres de la hierarchie et est plus '
ou moins important suivant la force de 1'dchelon qui paie ou la quality du
client. Une parties du tribute pay- au Liuami par les clans va au mukulu od ce*a a
insti ution existed.
Le ngemo est en ivoire; une pointe sur deux pour lee lephants tues ou troq
ves sur les terres de la chefferie.
Il est en chevres pour le tribute proprement dit, etc sent egalement
les redevances pour les chefs et a tous les degrees. :
Une redevance speciale est payee au june (poule.ou chbvre)pour le rkglan.ue !
des palabres importantes.
I1 existed aussi une redevance au chef pour lee bgtes t :ee en chasse et |"-
vant les tribus pour certaines betes seulement. : '
-. ., -
*. t'.. .






Police.
La police a toujours exists; les policies stappelaient jadis les "Batbamw1..;
tamba ils talent les xexcuteurs des decisions des tribunaux, lea ex4cutet,,-
des peines de miort, les executeurs pour la contrainte par corps, etc., ils .
servaient aux arrestations, a fair executer les ordres. Ila formaient la
garde de corps du chef et habitaient son village.
Ils s'occupaient pour les chefs de la rentree du muhako et du ngemo, etc. -
ba police indig'ene :~'est pas une innovation donc.

Llorganisation des indigenes Bandande ayant emigre du N.E. vers le S.0 .
est faite come suit:
Bandande
Territoire de la Semliki-Tribu secteur des Wanisanza
Bashu Canton Isale 5
Buniuka
Malio
Bus ongo
Territoire de la Lubero-Tribu secteur des Baswaga anton du Ngula
Byora
Luhongo
des Bukenie
du Bulengia
Munie
Tribu secteur des Batangi Mihola
Canton du Musingi
Mbulie
clan Bashu et Bakira y rattaches l'Itala
Tri u secteur des Bamate Canton de l'Utwa
du Tama
Luenge
Bilua
Tribus:
Wanisanza. je ne parlerai pas de cette tribu se trouvant tout 'a fait en dehoyeiI?1
des Mitumba. Ils sont freres des Bashu et sont g element des Babito.
lIs faisaient parties e la mime migration qui ss nest.e o~o.oeeAson la Lee'"L
asanz ont r emonte les pieds Ouest du Ruwenzori jusqu'a leur rencontre ave* '
les Bambula et les ',iatalin-a tandis que les Bashu traversaient la Semliki et
s'install'rent dans les Mitumba.
Bashg Je n'en dirai que peu de chose; leur historique et leur organisation
est donnee dans organisation de la Semliki.
Ces Bashu sont des Babito se donnant come ancetres les rois du Toro et note. a '
ment Kibambi, leur independence date de 1'6poque de I'independance du Toro et
du Busongola.
C'eat la tribu dominant des Bandande du nord, ils conservent lea traditions d
Babito de 1'Unyoro et du Kitara.
Maherer fondateur du clan Bashu migr' dans le Basongola press de la rivibre
Hm a..,
Son fils Ruananiama (Kabonjo) s'est avance dans le Busongola et les Mitumba,..'.
son tombeau se trouve au mont Ilangira (Isale de Bisalu). En se rendant ind&4Kj
pendants ces Babito ont pris le nom des Bashu du petit oiseau "Kishu" pris- :
come "tabou" ou interdiction du clan. Les chefs ont en plus pria comme iLnt
diction 4 elephant don't ils ne peuvent manger la viande et don't ila sont B%
a pouvoir porter les crins en colliers ou bracelets. .'I;
Mukuniu file de abongo fut le dernier chef de toute la tribu, la reine nriC:.
at que deux filles, la terre fut partagee entire ses trois file Lub o oS
n d'Tune femme mutangi eut Isale actuel Muhauwerwa; Kamisi ne d'unQe e
eut le Malio.
Le tombeau de Mukuniu eat mont Ilangira. .:?
Ces tombeaux de mont Ilangira sont gardens par une famraille de Batangi. ""'
I'origine en est de ce que la "premiere reine mombo du clan des Bashu fut to,.
.., : ,...


. )".*gv





famille .
Mutangi; la fikke de la reine a suivi lea chefs Bashu et continue a gardr.l
tombeaux et donner les reines de uAihayerwa. .
Les reines de l'Isale, de Kitawite continent 'a Btre des Baswaga du fait
que la mere de Lubango etait une muswaga.
Lubango n1est pas des fils de la reine et sa terre fut partagee entire 53.beg,
(pere de Biogo et grand pere de Kitawiiti) lecuel regut la plus grande ar
de la chefTerie et notamrent les clans tributaires du sud et _Muhoyu, pre :..
Biabo et grand pere de Kitawiti.
Kaussu eut come fils Katsoma; la raort de ce dernier la terre de Malio
rut egalement partae4e entire see fib Mulinda (pere de Bonzo
Kiokolo (pere de lolero)
c'64e de ces cantons actuels de la tribu des Bashu, existe des cantons du
Buniuka, donned en fief exempt de redevances l ancetre de Kayagira chez
seur de Kab-ngo qui decouvrit 1'Isale.
L'occupation de 1922 arriva a to-ps pou: po.uoir sauver du morcellement
les chefferies Bashu; 1'Isale de Biabo et celui de Kasumbakali (Kasosholo)
qui s'est dF-" rendu in.'lopendant; I 'Isale de M.uhayerwa voyait ses clans tri ;,
butaires du Sud (Be 0ba, Ka use et Binga).
Elle eut cgelere:-.t l'ava.:tage de preparer le regroupe-inct du Malio en un .
seul canton.
La branch ainde des Bashu :-este dans 1'Isale de Kitawiti lequel etait re.,-'.
connu par tous l-Is Bashu comme le chef de la tribu; r1n exFrga toutefois oe.
pouvoir qu'apr.s la mrort de Biabo co.sid6re corame le mukulu des Bashu
Cette tribu des Bashu don't Ts' chefs sont Babito est la plus int6ressante '"
des Bandande du nord et on pourrait meue dire de tous les Bandande. Malheu- ',
reuseme:.t les nombreuses intrip-ues entro les clients qui tiehnent a conserver'''
les pouvoirs l plus lo tezps p-ossible centre les future chefs font que
les tradition coimmencent se perdre et q e ces jeunes chefs ne veulent plus.
de mombo. ..
II estegalement i.Utr s"unt de v.rifier la question des mukulu
Nuami, le titre est hJriditaire, si oui, 1f premier file du muami a d&u '..
mombo ou le premier fils de la mom':'o doit etre invest, laissant la place
de "mukulu" a l^'ane, ce qui lui revient de fait.
En aucun cas le mukulu no doit ^tre invest etant le chef spiritual ou reli*:
gieux. Cl.at le muami :qui doit recevoir cette investiture.
Baswaga. ''
Cette tribu a du precedor l'exode du clan Bashu dImne generation.
C'est probablerent sous la pres'ion des Babito et suite 'a la fuite
des chefs Baschwezi du Kitara qu'un fort clan muswaga s'est dirige vers
le pour obliquer vers le S.C. en arrivant au Busongola.
Les Baswaga se disent originaires du Kitara et du Buniondo ( serait-ce le
Bunyoro)
Sans les costumes des chefs Bashu, Datangi et Bamate ils doivent avoir '..
4td une des tribus formarit le fond de la population du Kitara et les castes .
inferieures.
II est a remarquer qu'ils n'ont pas de "mutsero (tabou-interdit ou
totem) les chefs seuls ont interdit 1'elephant, coutume qui a du etre copi :
sur les voisins. es chefs n ont pas de mombo et ne peuvent pas en avoir 4 i'
pres les Bashu. La personnalite du mukulu est connue a partir d&s fils des'
fondateurs des cantons et pas avant.
es chefs n'ont pas de mburura tambour special.
*es Baswaga ont suivi dans leur migr tion les routes suivantes; j -tara .
Busongola, _u de la Semliki, ilagate, tse, Ngulo. .
O est au Nguto sue setablirent les premiers chefs Baswaga: leurs tombee(n
en font foi. "
Au moment du partage des terres, l'aind est rest au Ngulo et le.p insig usy
de I'anc~tre y sont conserves. .
La migration fut conduit par Kalohowe qui stinstalla au Ngulo; le fi. its_
ain6 du chef gouverna seul toute les tribus jusquts Mutila Mukebwa. ..
Les Baswaga se repandirent vite dans toute la region occupee, aotuellamext .lp
eux. ''
.. ni







La region eat trees vaste, a la mort de Mutiala-Mukebwa ses file se partag-
rent le gouvernement des clans qui formerent ainsi les cantons Baswaga,
Nialanga, l'aine reste au Ngulo, Watsa prit le Luhongo, Nzambi leA kenie
Ilumira le Bulengia, Kinaimboko le Mueni, Kiogolo le Muhela et Tabu Ie
Manz ia.
Lea fils de Nialianga se partagerent le Ngulu et Ihowoweria prit le Ngulo-
pro rement dit ( il 4tait l'aine) et Kiyora le Buyora.
es file de Nzambi firent de meme et le Bukenie fut partag4 en deux: Migezi A
1'aitn eut la grosse part et Siabuga le cadet la plus petite.
Gr^ce a lloccupation de 1922 les divisions s'arrt'erent 1a et occupation .
e'occupa 'a fair rentrer sous lee ordres des chefs des cantons les clans qui
tentaient de se rendre independants.
C'est a la formation des cant n,s clans done de Mutiali-Mukebwa prit le
commandement qu'apparaissent chez les Baswaga les trois pouvoirs que nous y
trouvons: Mukulu, Moami et Ngabu.


Lea file ain6s des fondateurs des cantons s'intitul'erent "mukulu' qui
veut dire anciens ou ain6; ce iukulu fut le chef reel de la terre, il .
conserve la tradition et los insignes des ancetres, il est 1' le mattre de
religion (culte des manes des ancetres) et son pretre; il regoit par "sl'in-
termi'diaire du muami "le tribute du clan don't il 1aisse une parties a ce dernier.';
dans touted circonstance d :fficilc, il consulate lea manes des anc8tres; guerres
epidemies secheresse pluie trop forte, divisions des terres, etc. 11 eat jug .-
dans lee affaires pour lsqcuelles les mines des ancetres doivent etre consult4a
Lef second file prit le titre de muemi et s'occupa de 1'Administration de la -
chefferie, de la perception du tribute, des affaires temporelles de la Justice '.:
etc. II eat le vrai chef tel que nous le comprenons.
Le pouvoir du muami doit 8tre conserve par nous et ctest le seul chef qui
doit recevoir l'investiture.
II porte les bracelets en cuivre, le mbite, la lance de llanceCre.
Le pouvoir" du M.ukulu set destined a disparaitre avec 1'lvolution de la
population et le developpemont de nos iddes, il est dj*a presque ignore de la
jeune generation
Le Mukulu porte le bracelet en for et garde-les insignes de l1ancetre.
Le troisieme fils devint Ic Ngabu ou chef de guerre, son pouvoir actuel eG -**
a l'h ture actuelle nres-ue nul.
Chacun de ces fils prit lo comniande,_:ent d'un groupement qui devint clan dam-
le canton. 0es trois pouvoirs scnt horIditaires.
La succession se fait :u pere en file par l'ain: de la premiere femme
la coutume de la combo n'e:-iste pas.
A cote du Mukulu existe un conseil des anciens, reside par le "Musinga"
qui veille 'a ce que la tradition soit respectee et qui exerce sur
tous son pouvoir lors de la connaissance du nouveau muami. .; -
:'." l'organisation patriarcale, le fils ne succede au pere que quand
tous les membres de la ge4nration prec6de..te sont disparus, th moins ce n'eat .
qu'alors que son pouvoir d,-vient effectif.
Oes Baswaga turbulents et batailleurs se taillerent de belles chefferies :
se repandant vers le lac Edouard et vers 110uest en fort.
4es groupements quitterenrt raeme les terres de la tribu et slinstallbre nt
au Madiwe (Lusente et 5 Beni) '"
Ii n'est pas douteux que si la migration des Bapere (d'origine Bakumu) ".-
se fut produite plus tard, les Baswaga n'eussent occup6 pr&sque toute la fort
de la Lenda. ''
En face des Bapere guerriers de nature et anthropophages, ils durent reouliea..y
Nziwu avait occup p. esque tout le Bayinga et avait pris pied sur la rive .
droite de la Biene; exteriminont la fi::ille des Semliki. .
L'occupation europcenne stabilisa les migrations et lee conquetea de terre^^.-,
Au nerd les Basvwaa furent arretes Dar lus araises db Mawambi auxauels :.:
aiet a i6s esrouse luta t ,uKup1 Inombe) qu auraen ..






Les arabises arms de pistons divasterent leMueni et le Manzia massa-
crant la population et arretant ainsi la migration.
En dehors des luttes avec les Bapere et Arabises de Mawambi, les Baswaga .
n'eurent a souffir que des arabises des Beni, puis des gens de Beni lui-sa^ -
qui firent des razzias dans Buyoro et le Haut Bekenie ou lt6levage du gros
betail 4tait devenu prosp'ere.
Maboko, les Babilua et operation de 1912 ne laissent aucune trace dans
la region.
'I falltrt l'occupati n de 1922 et de 25 pour b s soumettre.
Cette occupation tardive nous permit de suivre la politique de regroupement
imposee par le gouvernement; nous nous Sommes trouves en presence d1une orga- .
nisation social et territorial suffisamnent intacte pour'que nous puissions
regrouper tous les clans 'es cantons et les cantons de la tribu.
Aucune contestation n1a pu st6lever et ne pourra jamais st'lever sur la s- ,
tuation actuelle des chefferies.
Il eut te preferable de reconstituer d1un coup la grande chefferie des
Baswaga comprenant touted les tribus et de ne considerer lea cantons actuels
que comame des sous-chefferies, c'eut 6t" le regroupement des clans devenus 1i. .--
d4pendants sous le commandement des fils de Mutiali-Mukebwa independance que
nous avons consacree par 1'investiture.
Toutefois il est Ti remarouer cue ces cantons sonttellement important et
leur independence vis-'a-vis
du Ngulo si nettement rmarquee que la solution adoptee est, pour l1instant
preferable afin de redonner aux chefs des cantons ltautorite effective sur
leurs clans et faciliter notre administration.
11 y a tcutefois lieu d'envisager pour ltavenir un regrouperment plus parfe;.t
en ne considerant plus que comiae chef, les descendants des chefs actuele dea
la chose sera possible si la jeune gcndration est instruite et si les chefs .
des secteurs peuvent prendre par les tribunaux une autorite assez forte sur "]*.,
autres chefs des cantons.
Nous avons dejh fait un grand pas en laissant de cote la vieille gendratie".'
il en reste un autre 'a fire en instruisant convenablement les enfants des
chefs actuels, n'en
Quoique les vieux chefs existent encore, nous/n'avons pas tenu compete
leur mentality les carte trop de nous pour que nous
eussions pu nous servir d'eux.
els se sont soumis, ils ont encore de temps en temps entire eux des reuni .-
importantes. Ils n'empechent pas leurs files de travailler selon nos directtq "
ves et nous leur demandons rien que de ne pas contrarier notre actions 1 eassse-.v
tiel est done obtenu.
La tribu-secteur ou grande chefferie des Baswaga comprend:
1 le canton principal du ligulo, gouvern poar les descendants directs du fo021
dateurs de la tribu.
Biondo doit devenir chef de secteur ou le grand chef des Baswaga
Le vieux mukulu Sebe est plus connu des notables Baswaga
Sont rattaches au Ngulu les clans tributaires Ngitse et du Bilingate (avoir '
de migration) le Masingi et le l,{anzia, trop peu important que pour former iiun
canton constitu. .
2 e canton des Buyora avec son clan tributaire du Ngitse.
Le Buyora est une subdivision assez recente du Ngulo.
o ie canton des Luhongo avec see clans tributairee du Buyinga et du
Tchimbiriki Lac) ,,
4o Le canton des Luhonga avec ses clans tributaires du Kahakabero (nord de 1I^ *
Mososa)
5 Le Canton du bas Bukenie avec see tributaires du Katembo (lac) ,
subdivision assez recent du precedent. .
6 Le canton du Bulengia avec see clans tributaires de l'Isanga de 'Iresei.'. r
et du Bukonde (lac) .
Le clan Pakumba compose de Bashu emigres en fort s'est mis sous la tuAel
des Bulengia. ,
..






70 Le canton de Muenie
8 Le canton de Muhola
Cette tribu-secteur ne compete pas loin de 25000 contribuables ou 90. &,io
habitant s. ,-.

Lee Batangi et Bamate
Ces deix tribus ont des origins, des moeurs et des costumes identiqu.
Elles viennent de l'Est du lac Edouard, d'un lieu appel4 YogoYogo.
La migration eut lieu Dar le sud du lac Edouard. .n'><
Je n'ai trouve aucune trace de la terre YogoYogo dans les carte de 1'UganM
de I'Ankole eu du Toro.
Lee chefs disent avoir emigre en parties seulement et suite a la maladie P
sommeil.
Une parties de ces tribus eat restee en territoire an lais.* '
11 eat a remarquer cue la pre iiere reine des Babito Bashu) fut u. e gu ag
ce avant la migration des Bashu.
Bashu et BataVng- et aient done voisins avant la migration.
T7-et a constater ,ue les Batangi et Bamate parent la meme langue
que lea tribus du nord, ont les memes noms; on't emigre en meme temps quo l-..".
Basv,aga ont la mmera r'-ligion que los autres Brndande, m^me culte de mort ~ .
tombeaux, meme divinity et memes coutumes que les Bashu en ce qui concern li:k
succession par les fils aines de la mombo.
II y a done a supposed q e ces Batangi et Bamate faisaient parties du mesmae .6
royaume Hamite du Kitara ou etaient vassaux de celui-ci et en admerttant s -i
come cause de la rmigration, I maladie du somraeil ce qui la ferait remonte 'r
une date assez Cloign'e, il nest pas impossible que 1'invasion Babito et
Baganda oui a chasse les .IImites du Kitara les refoulant vers le sud (Ank-oL,.
Kigezi, Ruandc, Urundi) n'ait 6tS 1l cause principal de la migration vere'-,':;;
S.0. dlune partie de la -roulction vassale.
II est a noter oue certaines coutu.-Ics (mombo parent du chef) divinity" et L
sont identiques a cellos des Bahunde et Bakumbule, lesquels viennent egalewst&
du I.E.
Toutes ces tribus auraient pout etre emLire non seulement par suite du r'nrl
cement du royaume Ju Kitara, ,Iais par suite d'une poussee general N.E. ve." 4,,
S.0. Le totem tabou ou interdiction des Bitangi et Bamate est le meme: le
"Kasudi" oiseau.
Les Bamate pr tenden-t -ue cet oiseau a crev" de son bec un tres gross abcs .
mettant en danger la vie de leur unc^tre.
Batangi et Bamate p'rs avoir r-uitte le Yogoyo;-o vinrent s'installer au .
mont Katale, terreactuelle de Kalibolo. '.,14-
Il nauraent trouve dans les ,itu.na que des Basumba (pugmees) qui sous .
la conduit de leur chef Kabogulu se sont retires vers l'Ouest apr's avoir
partage les terres entre les imi-rants. .
II eat cependant probable que d'autr s copulations bantoues se trouvaient d.
dans lea montagnes et qutelles se sont m6langees avec lea arrivants.
II est 6galement possible -.a'ils aient donni ce nom de Basunba a touse les
anciens habitants de la region.
Kisuik conduisait le clan Batanii et galema le clan Bamate; ces 2 chefs..
furent enterres a-' mont Iatale.
Leurs successeurs pousserent plus loin et se repandirent vers le nord.
Les Batangi prirent le -'ive droite de la Talia et les Bamate; la rive gao
Sur la rive gauche de la Talia se fit la division des Bamate; kambere, KiUt~
l'aIn6 y reste et fonda l'Utwe, !e second :.iuhindua-Hihabula et dirigea ve,''-
le S.C. et a'y install au nont qui porta son noma (Abula) et fonda le Teaams-
il fut suivi par ses freres Teongo-Mehenge qui poussa vers I1Ouest et for:d' I
Luenge et p-r Kule Bihulua qui contin.a verse le N.0. vers le Bilua. .--
Ges trois cadets en s'6loignant vers itOuest mirent les Batangi entire ,..
eux et leurs frberes de l'Utwe dtoh independance immediate de ces c:Te rfe.|. |
Ils reconnaissent toutefois que l'Utwe est a la tete des secteure. em t.|
de Kisulukesa quitterent la Talia et se rendirent dane le Mutundu (tbrre 4(
bondo de la reine .utiali-i.:ukebwa se dirigea verse le Musindi et le Kim|
l e .Pnll^.: e "" -':, ,.,"






Lesa I fXX fils de Kisukulesa ruitterent la Talia et se rendirent dani s -
Mutundu terre des Kibondao et de la l'ain4 Mtalia-4Aukebwase se dirigea veri-A'
le Musindi et le cadet Kiuni vers le Ll'ulie.
Les autres fils de Kisukulesa suivirent l'alne et regurent le gouven2
des principaux clans 'usindi.
La division des terres ne fut pas pous3se plus loin mais 1'occupation de .'
1922 arrival a temps pour emp^c*her l independanoedes clans des Musindi et d -
deux clans du Ubulie.
es groupements Batangi quitterent le gros de la tribu pour pousser ver .
le nord: notament les Batangi des Muera et Mianga (Semliki et ceux de la
Selemani (Geti). Ces Batan'-i se disent venus du Mbulie par 'lIsale et le MW4
ile situent la montagne de .ibulie vers le Sud sans la connattre.
es clans Bambuba des Bompkiwo qui s taintt installed dans llIsale
lors de la pouosee des Bambula vers le sud a'y trouvaient (disent-ils) .
avec des Batangi; lorsqu'ils retournZrent vers le nord pousd6s par les Bash
qui arrivaient du Busongola, ils furent suivis par ces Batangi qui fonder '
les chefferies Muera-Mianga et Selemani.
Ues dires de Bamb',la confirment ceux des atangi du nord qui se disent ar :
ginaires de ibhulie ayant emigre par 1'Isale et le Malio et aussi de ce fait Z.
supposition que les migrations des Bashu eat d'une g4ndration posterieure
celle des autres Bandande qui auraient bien pu avoir 6migre sous la pouss8'8
des Babito chassant les Hamites du Kitara.
II y a lieu de faire une distinction entry les petits groups Batangi du
mont Ilangira (Isale de lMohayerwa) et forr., par leas escendants de la famiU*..: '
de la preramire rombo des Dashu cui fut uno mutangi prise avant la migration l-
qui a suivi la fwaille de L1uhererwa et est rcstee %a la garde des tombeaux A -.
enfants de cette reine (mombo), rpremiers chefs des Bashu enterre a amont I* f 'r
gira.
La branch de Bisalu (Isale actuel de oMuhairvwa) aurait continue A prendr
lea mombo dans cette famille des Batnir.-;ii.
.l .-. B. e,
Pendant que les Batan.i s'installaient au Musindi, des grou events Bahu .. -.
s8avancent vers Ie sud, le ion: du lac Edouard jusqu a la Mbara, ils se mi-VN
sous les ordres des 3asowa-ra qui en nonbre preaaient lea terres du lac Edouaw.,,A'.
jusqu'h la i,;bara.
Un group plus important depassa la 7ibara et s'avanga jusquau S.0. du 1a .
pour remonter '2xxixnik ensuite dans le Miturba et sainstaller dans I'Itala .
(Luofu) il fut suivi par un troupe Bakira a qui il fournit des terres Lukto .
(Khembe) ces Bakira rerurent d'autres terres des Basumba.
Aucun Bat,-ngi, ni Baiiate ne se trouvait done encore dans lea planes de
Luofu) Itala &ukoto et Mulinde) Ges groupements Bashu et Bakira isoles furoe",t
reunis au secteur des Data gi.

L'organisation patriarcale est la mneo que pogr lea autres Bandande. i
Toutefois le pouvoir dans ces tribus Batangi et Bamate eat entiZrement aux
mains du uami.
II est c-estion d'un mukulu mais son pouvoir et sa function ne sont pas
bien determine et il ne jour aucun role dans leurs chefferies. .
La coutume de moiabo existe et c'est elle seule qui donne 1'heritier; ..'
comme chez les Bashu ell est donn-ie au chef le jour de son investiture.
Contrairerment aux Bashu et c:nmc chez .les 'Iatangi elle est une parents
du chef, trees scuvent la fille du Shamuani (shamuami, frere du muami "'l
decede), done cousin du nouveau mumri. .
Le muami partage son :ouverncment avec son fr'ere ( ou mieux demi frbr .'"";
II partage egalement avec le Shamombo, frere de la mombo "."
es deux pouvoirs ne sont pas hiriditaires mais passent aux nouveaus ehB...
muami et shamombo lors de 1'investiture du nouveau mnuami.. .
II n'est pas question de "'abu" dans ces tribu."







Historique. Dans Is sud les Batangi et les Bamate furent aux rises ave
Lukundula, arabe de 'aalikale -ui fit des incursions dans le Musindi, le
Luenge, le Mbulie, l-vtwe, le Tama et 1'Isala.
II cherchait l'ivoire et faisait des esclaves.
LE capital Kisar.ga, encore en vie a t enclave a W'talikale, il eat rev-eV.-.
apres que Lukundula eut Jt' pendu par le gouvernement, il porte les traces :
son esclavage, le bott des oreilles coup.
Apr s Lukundula vinrent les uerres avec les Babolua.
es Ba-ate fortement --l nge avec les Bapre 6taient devenus anthropophaAWS.
Ils firent la ruerre lours a.cier-s fr're BalLate et aux Batangi et a atta- .
querent rinci~ele:::et .i Lbulie, au Miusindi et a l'Utwe.
II firent de nombreuses incursiocin ct dans cos cantons tuant un nombre
II fallout que les Batangi et Banate de la montagne, allies, portant la guer"'-.
dans le Bilua pour se debarrasser de ces ennemis.
^ : -..vec ls Bapere, les Babilua out pris la langue, lee moeurs 't
les coutumes de ces indig-nes d'origine B:kumu. Vivant en pays de fort, iu
ont le m^ne habitat. Diff renters coutumes et les noms qu'ils portent sont -rei
tes Bamate.
Apr'ea les Babilua vin;-nt les '.;nianga-Warega et lee bandes de Djike. e.---:
'Ilarega anthropophages cha.raient les ,';anande come des betes installIe d'abs a bo
dans 1'Ikobo ils reo t.rent vers le nord et etablirent leur camp au nord d.
Luofu, sur les terres du i.usindi.
Le dpeuplesent do la region sud -t dt ^ lours razzi a.
Presaue tout le b tall a disparu du fait de ces guerres.
operationn de 1912 avvat coaenc par une autre operation centre Djiko
vint ensuiteo aboko, u-tutsi file de Klakkwesi de Katwe qui installed au lao
(Litso puis .iesi) razzia un -i ,artout se fkaisant payer tribute par les chef._.
II se fit des alliances dvas les r.ontagnes; 11 razzia l'Utwe, le Bukendo, le
iiusindi, le i.bulie et lo sud d~s Baswaga
Ii eot un camp au nord de Luofu. .:.
Kinaba, grand p're de .;ukosasenge est accuse davoir t,-t son alli6; il :,
est de mcne de certain notables au :.usi .di. L'oonration militaire de 191 2..
fut dirigee contre ,aeoko et l'Utwe resista l!'oo ration. Kinaba .futtut .
lors de cette op ration et raourut on d6tnntion.
Cette -,p6ration de 1912 ne parvint qu 't soumettre la region de Luofu et A -
Tama, en 1915 Hzingeno a paelS ekaundi fit sa soumission pour fair a nouveau'
defection en 1916. .'
L'occupation de 1922 vint bout de la resistance armee du debut puis '..
passive dans la suite.
L'organisation social et territorial 4tait encore assez intacte pour
quail nous fut possible de reconstituer les chefferies.
Nzingene fut investi en 192 et mis ', la tete des Batangi et Bamate. n ,i,
1926 le vieux Nekundi fit sas counission.
Llorganisation definitive des populations eut lieu en 1925 decembre et ft
consacree par Itinvestiture des principaux chefs des cantons.
Il eut ete preferable de ne constituer que deux grande chefferies, mi-ai.
dans 1'1tat actuel des chooses afin de redonner da' ord l'autorite entire ai .-
chefs des cantons ceux-ci Curent invests.
A leur mort il sera possible avec une generation instruite de peneer a
ne donner 1'investiture qu'aux seuls chefs des tribus, et de reconstituer l1h
grandes chefferies.
Aucune contestation ne peut s' lover conternant los cantons qui doivent .--.
mis a la tete de chacune des tribus; cest le Musindi pour les Batangi Ot
l'Utwe pour les Banate. ..
Lee chefferies de l'Itala formees des clans emigres Bashu et Bakira : '""
rattachees au secteur des Batangi qui est la tribu principal dea Wanande mn.a ,
Nous avoons donc come organisation actuelle:
La tribu-eecteur ou grande chefferie des Batangi comprenant les canton^ Z
Musindi du "Mbulie et de l'Itala.
La tribu-secteur des Bamate ou grande chefferie comprenant lea cantone ..e *':
llUtwe, du Tama, du Luange et du Bilua. .*






Moeura et coutumes
Femme enceinte: va voir ses parents des constatation de sa grossesse et
leur porter un cadeau. -.
Naissance : 1'accoucheuse "mukukulu" est appel4e, 1'accouchement a lieu d-ana i&:a
maison (Kiale ou Kivunda). Apr's I'accouchement

danse mukulukia, le mari envoie un messager "mukuenda" aux parents de la fean ;.
va voir sa mere et lui porte un cadeau d's que possible.
Jumeaux "Luasa" considered coar.;e mauvais presage, meme croyance pour le gros
b6tail.
A la nAissance de jumeaux on fait buali: tous les enfants 'a la mamelle quitteiA'.
le village pendant un jour; le pere doit sEcrifier -ne poule et la manger
lea autres ne peuvent manger que quand la ramre a mang. .
Laitne des enfants est appel" Nguru et le cadet Kotobia. .
La circoncision eat appelee Lusumba. Elle n'existe pas pour les chefs.
Elle existe pour les indigenes aux envi:-rons de la fort, mais eat rare. .
Les circonsis s'appellent Batonde et les incirconsis Batsuli.
Le Kitombo (Bomate) ou Kipiti (Baswaga) fait la circoncision, il cache :'
1 instrument, il-recot une houe,
Le "sarmba" guerit les circonsis qui restent 5 mois environ en fort
A la rentree a lieu la danse des h'res, le ciangerangere.
Le prepuce mutsuli est jet.

Le mariuge se fait par p-aiement d'une dot soit amsr des le jeune age soit .i..
dernier cas les r.-res doivent tre dtaccord.
Les parents de la fcmi.-e a:pportent du pombe et les parents du fiance la dot. ,.;.
C'est chez le fiance qu'ont lieu les danses Baherukia.
Une jeune fille nubile et pour qui la dot nta pas 4te payee peut cohabiter
avec un jeune home, ells le quitte s'il no lui plait pas; elle commence a
verser le dot. .
es mocurs sont tr's libres.
Lea divorces sont trbs frequents, les enfants appartiennent au pere, la dot
est re'aboursee.
Adultere. Une fenme enceinte qui a eu des rapports avec un autre que son ".
doit ltavouer a ce dernier avant 1'accouchement sous peine de voir i1enfant .'
mourir; celui ,ui a commis l'adult'ere paie une compensation. .&r.
a la naissance d l'enfant et de cette fagon il ne meurt pas.

Dc~es. Lors dtLnm deces ont li.u des danses Kiriro pour 1'homme et Masinduka
pour la fermme.
Ces danses peuvent durer un mois pour los notables.
Les anniversaires sont fetes. .
Au milieu des danses sont places des paniers dans lesquels lea danseurs
d4posent des offrandes aux mines. .
Si une femme vient 'a deceder en couches, le venture eat ouvert et la me re '
et l1enfant enterres 'a part.
Si une femme vient a d4ceder ayant un petit enfant, celui-ci nest jamais '
allaite par une autre fer:ae; on essaie de 1'6lever avec du lait de clhvre
ou de toute autre fagon.
Les notables sont enterres dans leurs huttes, soit accroupis soit couch 'e":'
le cotd. La hutte est ferm4e des ficus milumba sont plants autour, d'ou c, ..---
ficus des villages. ..
Noms donnes a la naissance, aina dia matuba. -.;'
Gee noms sont de vrais numiros d'ordre, les voici. dans l'ordre pour premier,,
deuxiemes, etc. Hle se suivent dans cet ordre s8il nty a pas de d~cha. ,.
gargons filled. '-
1) Kambare ou Nzanzu Kaniere ..,
2} Muhindu ou Kahindu Muhindu ou Manzu "'
STeongo. Katsongo, Kaiabale Kabuo -.,,
]Mate, famate Wira, Kawira ^







5) Katungu Katingu
6) Kule, Kakule Kiakimwe
7) Tembo, Katembo Banbu, Kambambu
8) Mjuindiki Muindiki
9) ou dernier Ndungu
L enfant naissant aprbs le dects de cclui oui le pr6c'dait immediatement
s'appelle "Katsoba ou utsoba) '',
Celui rui nait aprls le deces Katsoba s'appelle +kutaka
.Muaka stappelle Musabao
Kawere
Siahoswa
Kiabu
Biasonga
Aabi ou la fin
Les jumeaux Uiguru et Katobia.

Habitat: hutte ronde dana un couloir s'avancant en dehors de la hutte, ceo
huttes sont les mmres chez les Bandande

Gouteaux de travail "nuholo couteau faucille
ordinaires "muh L: a" a un tranchant; muyali deux tranchants
Houe en forme de coeur -vec bout en fer sur un .,anche c6urt a grosse tete;
elles sont de plusieuro dimensions.
InstrumcOnts de musicue: instruments at 8 cordes
la fuite t trous ''
le gon.0 "ngwali etc ..

Religion: culte des manes de zncetres, tomLeaux dans leo villages ( gros
milumba) Kitwangana= autel aux manes dans le village
Buhirna = autol prprS du tom'e.u U
Buere = sacrifice
Divinites ou g-nies: 5amuhaunga: dieu createur, un mouton 'a longue queue
lui est consacre: sadrifice d' ne chivre tuee le soir et deposee le lendemaini.".
Haingi une chevre consacree, sacrifice pour ue6rison.
Muhima divinity de la ftcondit6, une vache ou une chevre avec mukenge
sonnette ou un coq lui est secrifi,. Buhima (buiri chez Batangi-Bamate)
autel a Muhila dans le village pr's de la mason de la mombo ou de la prem it,,
femme. .,.
Basumba: manes des anciens hlabitants qui ont partage lea terres, un undekere
petite -rutte le lonp des routes et fronti'res pour abriter ces manes unzumb.b
nia.
Totem, tabou ou interdiction: elephantt pour les chefs. ..1
pour les simples indigenes: le Kishu oiseau pour les Bashu
le Kasundi oiseau pour Batangi et Bamate
rien pour les Baswaga.

Justice: Mulonde.
Le serment. Celui qui prate serment dit muamusoni.
Toute la justice eat base sur la compensation pacuniere.
La compensation pecuniere de 10 ch'yres peut 8tre remplacee ymr par la :'
premise d'une femme. .
La famille paie pour in de sea ;aembres. ,.
En cas de non-naiement de la compensation picuniere, la famille applique -..
la peine du talion; ceci pour les neurtres surtout, lequel est veng4 *ur I ..:,.
personnre de 1'assassin ou d'un frbre ou d'un membre de sa famille voir aur ....
son groupement. ''
La prise d'otages est courante: honee, femme, chevre, etc. ,'
La preuve du mcurtre, de 1'envoutement, du vol se fait par .,







ie'preuve du poison buende ou kirungu pour Bamate
3uperatitieuse du fer rouge sur le mollet de l'avant de la jambeo3
de la perle dans 1'oeil 'gwengi
La justice eat rendue par 1c premier chef hierarchique des deux parties
en presence.
execution des sentences se faisaient par les Batabana ou Batambatamba .4
Le pavement se noursuivait par la contrainte rar corps ou i'enl'evement 1,
des biens ou des fercnos des concdar.mnes.
La bastonnade existait pour les cas d'insoumission aux ordres, les coups
insultes, etc.
Lorsque 1'4preuve du poison pour meutcre ou colle-ci entraine la mort du patio
Si le patient ne menrt pas une indemnite allant jusque dix chevrea lui est pa .:
Coifeication.
Ivoire: la moiti' de llivoire appartient au chef (pointe droite) et la moiti l <-
1' ivoire tue ou proprenant d'1elphant tu.
Si 1'el4phant belsse au pi'ee va mourir dans uno autre chefferie, chacune de
chefferies regoit une pointe.
L'ivoire revenant a la chefferie ou l'6lIphant est alley mourir eat partag4 enti'.
l'inventeur et le chef.
La viande d'un 14ephant tud vaut unc chevre. Un cadeau eat donn 'a celui .
qui a fourni pour le piege, un cadeau est donn" 'a celui qui a fourni le chien
pour la rechierche d '1liphants morts.
Celui qui a avec 1'autorisation du chef mit run piege dans une chefferie voisin
regoit une pointe et Ic chef de cette chefferie une pointe.

Le meurtre se paie unc femran et 5 chevres, une chevre a manger en common poux
la reconciliation entire fa.iillls et une chevre au chef qui a regl.
Coups et blessures: petite blessure= 1 chevre ."
>lessurc grave = 5 chtres
ayant entrain6 la mort come un meurtre.
Vol pendant le jour 5 chevres .
la nuit 5 ch'"vres. .'
Celui qui s'est approrpi( des objets trouves ou petit betail trouve doit remet '
la trouvaille et payer une chevre.
Celui -ui remet un objet trouve regoit un cade-.u qui eat souvent une poule.
Adultere nest pas condamn-- si la femme a 4t6 payee.
Avec une femme enceinte: paie unrc fermnc si celle-ci meurt par la groseesee. .
paie une poule le jour de la naissance de ltenfant.pour que celui-ci vive.
La calomnie grave se paie 5 ch'vres.
La destruction d'un tombeau se paie une femme et 5 chevree ( coupe d un ficu,
de tombeau, etc.)
Si un stranger meurt sous le toit d'une faraille etranigere, cette famille doit
payer la mort soit une femme... d'ou il result que tout malade de passage qu.
veut se reposer dans un village stranger eat chasse et va mourir en brousse.- '
coutume a supprimer radicalement.
La femme enceinte oui va accoucher dans sa famille et oui vient a
mourir est remplacce d'ou coutume de renvoyer les femmes asaccoucher chez i.
Coutume a supprimer.
Coups. Un homme qui frappe un enfant paie une amende
un indigene qui framme notable paie une amend.
un indigene qui frappe un chef (mukulu ou muami..
4tait jadis condimne a mort et i present paie une forte amende. ''"
Leea autres coups simoles ne sont pas pmnia. '".
Insultest pas ponies .-
Un indigene nui a insulted une fermme cnceinte en lui disant je t'ouvrirai 1 '.e
venture, etc., paie une chbvre. ",.
Celui qui a profor6 des meraces senblant faire croire qu'il a Jet4 un sort .^^
paie trois chbvres si la mort ou l'accident survient peu de temps aprbo o."';,
menaces Kulapisha mnuntu ". i.
-- .'*.*"^










La coutume de remplacer une compensation de 10 chlvree par ime feams i 'n
etre abolie; elle cause de nombreux divorces et de nombreuses palabr .
consecutive aux divorces.
O bien lee 10 ch'evres doivent Stre payees ou bien la dot qui est due pOK:.
jeune fille que la famille veut donner en compensation doit revenir gagn


Lubero le 5. I. 1929

Le coi-aissaire de District Adjoint
S/ ABSIL
Pour copie conform
L'Ad-:inistrateur Territorial des Wanade Nord

.-t'
*. '.





.', I

,$.













'4