Territoire du Lubengera. Rapport etabli en reponse au questionnaire adresse en 1929 par M. le Gouverneur de Ruanda-Urund...

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Territoire du Lubengera. Rapport etabli en reponse au questionnaire adresse en 1929 par M. le Gouverneur de Ruanda-Urundi a l’Administrateur du territoire du Lubengera. 17 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
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AA00002304:00001

Full Text


















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RESIDENCE DU RUANDA
TERRITOIRE DE LUBENGERA.

XN 352/Org. Annexe.


Rapport relatif au territoire

de Lubengera.


A. DOCUMENTATION CARTOGRAPHIQUE.

*1).*.*....***** ** ***. @*. e. e. .........ee. .*** @ .* @* **. ..*..*@*


2) La configuration vertical du territoire, extrfmement acciden-
t6e, rend la mise en valeur agricole du territoire extr~mement dif-
ficile aux grandes exploitations europeennes. Les 6tendues de gra-
des dimentions et de faible declivite sont totalement inexistante".
Le territoire est sillonn6 de vallees encaissees, oe coulent de pe-
tits torrents. Beaucoup de ces course d'eau seraient susceptibles de
fournir par un amenagement ad hoc un peu de force motrice. Les chutes
les plus importantes pont cells de la NDABA, de la SECHOKO et de la
RUTANZOGERA. II n'y a aucune possibility de r6aliser des travaux
d'irrigation de grande 6tendue. La plupart de ces course d'eau ne con-
servent qu'un filet d'eau a la fin de la saison seche, pour presenter
ensuite des crues violentes, avec une larger de 10 A 15 metres,
Exemple : En six heures de temps, pendant un essai de measure, le d6-
bit approximatif (A 25% pros et sans instruments) de la rivibre Mt-
GONERO est pass de 600 litres-seconde a 1900 litres-seconde. Les ob.-
servations faites n'ont pas port sur une dur6e permettant de d6ter-
miner une moyenne annuelle.
D6bit trouve pour la rivibre ISHOZA : 1050 1-s (litres-seconde)
MAGARAMA: 840 1-s
LUHANGA : 600 1-s
KILALO : 320 1-s
MULEGEYA:1800 1-s

Une mise en valeur industrielle du tertitoire ne paralt pas pro-
chaine; tout au mains les elements d'une industries quelconque parails-
sent manquer, exception faite de la petite industries annex6e A mne
exploitation agricole : traitement des cafes, des grains, fourrages,
products de laiterie.
II y a des apparences de gisements miners. Les exploitation
miniAres trouveraient dans le territoire : main d'oeuvre, force motri-
ce et une parties du bois n6cessaire.
c) Nature du terrain.
Selon les endroits considers, la nature du terrain varie en
function du relief. La majeure parties du territoire 6tant compos6e de
collins accident6es, separ6es par des ravins ou vall6es profondes, &
flanes trbs declives, o4 ne trouve de terrains profonds pour lesa cul-
tures que dans les fonds, od la couche arable, de terre noire, riche
en humus, atteint jusqu'& deux metres de profondeur. Ce sont lea del-
tas dt6panchement des rivieres, tres cultivie, de peu d4tendue,









La couche sous-jacente est schisteuse (argile A peine m6tamor-
phis6e) dans le nord du territoire, et argilo-sablonneuse dans le
sud du territoire. Les hauteurs, sommets de collins, etroits pla-
teaux herbeux, sont maigres, recouverts d'une herbe rare, encombr6s
de pierres. L'exploitation de ces etendues au moyen de machines agri-
coles parait tr~s difficile.
Les meilleures possibilities d'exploitation du terrain paraissent
8tre une industries d'6levage et products de boucherie et de laiterie.
et une industries forestiere exploitant des reboisements 6tendus pour
les besoins du chauffage et de la construction.


4






RESIDENCE DU RUANDA
TERRITOIRE DE LUBENGERA.


RAPPORT.

B. ORGANISATION POLITIQUE ET POLITIQUE INDIGENE.


3) Le territoire fut cr66 dans le courant du mois de Juillet 1916.
4) II n'existe pas de Registre des Renseignements Politiques; les
archives ne donnent pas de raisons detaillees des modifications ap-
portees depuis 1916 reduisant le territoire aux limits actuelles.
5) Selon les declarations des notables, 1'organisation rencontr6e
en 1916 6tait de6j l'organisation feodale actuelle, comprenant un
pouvoir central A Nyanza exerc6 par le sultan du Ruanda, represents
dans les diverse provinces indigenes par des chefs et sous-chefs.
Ces chefs 6taient presque tous des batutsi, don't l1autorite 6tait
accept6e traditionnellement.
6) La situation decrit6 au 5) existe encore a l'heure actuelle, et
n'a gubre subi de modification.
7) Le territoire fut administr6 successivement par Messieurs Colli-
gnon, Mathot, Douce, Erdekens, Delforterie, Philippart, Fiolle, Brook,
Montenez, Fiolle, et l'est actuellement par Monsieur Buisseret.
8) L'Administrateur actuel est entree en functions le premier aott
1929.
9) Le territoire se subdivise en six "provinces" denomm6es :
Bwishaza; Budaha; Kanage; Rusenyi; Nyantango; Itabiri.
10) Ces subdivisions sont geographiques, mais non pas ethniques ni
politiques.
11) La majeure parties des frontieres est constitute par des course
d'eau. Toutefois, de la source de la Koku jusqu'd la Nyanwarongo
(frontiere nord-est) la frontiere est une ligie conventionnelle &
travers la fort; de m8me au sud, de la so -rce de la Birurume a la
source de la Kilimbi, la fDDntiere est urn line conventionnelle,
dans la fort; ces forts sont tres denses; elles ne font 1'objet
dtaucun conflict entire indipgnes des deux territoires; il n'en r6sul-
te pas d'inconvenient cause du fait que le fvontiere nest pas tra-
c6e sur le terrain.
12) Oui, sauf la reserve faite au 11) pour les parties de frontiare
an fort.
Les provinces precitees comprennent plusieurs grades chefferies
don't les titulaires resident g6n6ralement dans le territoire de
Nyanza (voir 13).
Certains sous-chefs possedent des collins dans plusieurs terti-
toires. Ils s'arrangent en general pour les visitor toutes, une ou
plusieurs fois par an. Ils laissent souvent un capital pour les repr6-
senter sur les collins ou ils n'habitent pas.
Inconvenients : Certains chefs de collins titulaires de colli-
nes dans plusieurs territoires negligent l'une ou l'autre de leurs
possessions, n'y pergoivent pas l'imp6t. Le titulaire est absent
lorqqu'on a besoin de lui et son kiongozi declare n'avoir pas l'auto-
rit6 voulue pour le remplacer. Le chef protest qu'il nest pas res-
ponsable des manquements de son repr6sentant pendant son absence.




4.


Dans certain cas le chef pourra frauder plus ais6ment du b6tail en
le faisant passer d'une de ses collins a l'autre d'un territoire A
l'autre, etc. Remade : Apres choix fait par les notables int6ress6s
d'une residence dans un territoire, rattacher leurs collins des
autres territoires a des sousochefferies donnant satisfaction.
13) Les grands chefs actuellem6nt A la t8te de collins, groups de
collins ou chefferies dans le territoire sont :
Lwidegemvya; Bushaku; Lubilima; Kayondo; Kyitatire; Lwabutogo; IAg
phe; Lwubusisi; Seruhuga.
14) Tious ces grands chefs resident A Nyanza, et ne visitent que
rarement leurs collins de ce territoire; leurs derniers passages
remontent a deux ou trois ans, except Bushaku et Lubilima.
Ils sont represents sur place par des membres de- eTr famille
qui exercent le commandement en leur nom.
Le chef Seruhuga seul s6journe en permanence dans le territoire
(voir fiche ci-jointe).
Les amendes en betail sont un efficace moyen de coercition ou
de sanction lorsqu'il est applique avec discernement et lorsqu'il est
veill6 avec soin que le notable frappe de cette peine ne pr616ve pa
les b8tes a livrer sur les troupeaux de ses administr6s. Ce contr81e
est possible dans la plupart des cas. Pour les chefs important,
grands possesseurs de b6tail, qui puisent dans les troupeaux de
leurs clients, ou de leurs gardens de betsi 1, l'amende en b6tail
n'est efficace que si elle atteint un nombre de t8tes important/
15) La r6organisation esquissee au 15) ne paratt pas opportune pour
le moment dans le territoire de Lubengera.
16) Les chefs et sous-chefs paraissent g6neralement en bons termed
avec l'autorit indigene superieure sont ils dependent. -Toutefois
de nombreux conflicts ou proces existent spmvent entire eux; le bon
ton entire watutsi veut cependant que soient conserves les apparen-
ces de la politesse, ce qui masque souvent la reality des sentiments.
17) L'autorit6 indigene superieure exerce une influence r6elle sur
les chefs du territoire pour le maintien des traditions, l'6claircia,
segment de procs, litiges, conflicts d'autorite, contestations de com-
mandement, etc. Cette influence est faible, ou nulle m8me, en ce qui
concern la propagation des idees europeennes, l'aide & apporter aux
aut6rit6s europ6ennes pour la diffusion de cultures nouvelles, l'zX6-
cution des travaux d'inter8t public, reboisement, voies de communi-
cation etc. Aucune des parties du programme d'ameliorations 6labor6
par le Gouvernement pour le bien des indigenes n'a b6n6fici6 d'une
action efficace et impirtante exerc6e par le Mwami ou les grands
chefs sur les notables divers du territoire.
C. ORGANISATION SOCIAL ET FAMILIALE.

18) La proportion demandee serait approximativement de sept Watutsi
pour cent Wahutu.
19) L'influence don't jouit un chef en vertu du commandement qu'il
exerce (influence politique) s'accroit beaucoup du fait qu'il possAde
de grands troupeaux de betail. Il n'y a pas d'exemple dans le terri-.
toire de Lubengera que l'influence d'un chef soit function de la
propri6t6 du sol. Les chefs ou sous-chefs de colline ne revendiquent
dtailleurs pas propriety du sol come l'un des droits inh6rents A
leurs functions.




5.


Par contre les chefs investis par l'autorit6 europ6enne, d6pour-
vus souvent de betail, forme principal de la richesse actuellement,
se heurtent A 1'influence des notables gros propri6taires de b6tail,
parmi. lesquels se trouversouvent leurs pr6decesseurs d6poss6d6s du
commandment pour mauvais services. II en r6sulte souvent des difft-
cult6s; la coutume y pare parfois lorsqu'elle pr6voit que t&us lee
propri6taires donnent au chef nouvellement invest une t6te de b6tail
en signe d'acceptation de son autorit6. (inyarulembo) Cette coutume
n'est pas toujours appliquee.
Oui, L'hypoth'se d'un traitement accord aux chefs en r6mun6ra-
tion des services qu'ils rendent et du travail qu'ils doivent fovrnir
(recrutements de travailleurs et porteurs, imp8ts, etc) donnerait sans
doute les meilleurs resultats. Elle pourrait peut-Otre entratner la
suppression des corv6es dres par les indigenes pour l'entretien des
chefs de collines Cette derniere circonstance justifierait une aug-
mentation du taux de l'imp8t.
Oui, dans les limits donnees par la coutume A ces prestations,
Je n'ai pas releve de particularity, sp6ciale aux populations de
ce territoire, relative aux points de vues repris dans le 21.


D. IMPOTS ET PRESTATIONS COUTUMIERES.


22) Circonscriptions
indigenes.


Nombre des
contribuable s.


Nombre des t6tes
de b6tail.


Chefferie


BUSHAKU t"+)


7.000 env.


(WIDEGEMDYA/( bP 6.400


--


&WUBUSISI P

RUBILIMA

KAYONDO (14t)

B1YITATIRE P" t

aWABUTOG0 (A(cr)

,WANGALIPUTHE

SERUHTUGA 1


500

400

400

200

500

500

.200


12.000

14.000

1.200


900


1.000

900

800

2.000

3.000


En outre le sultan s'est reserve administration personnelle
d'une serie de collins dispersees dans tout le territoire, et don't
la gestion est confine au notable MUGAMBIRA. Ce dernier donne satis-
faction jusqu'a present.


MUGAMBIRA


(su sultan) 4.300 env.


10.000 env.


20)
21)


env.


--g


-


me- i




6.


23) Des imp8ts de capitation et sur le betail ont 6t6, jusqu'I la
fin de l'exercice 28, cl8tur6 le 31 juillet 1929 pour ce territoire,
pergus de fagon collective. Il n'y a pas eu d'imp8t sur la polyga-
mie, a l'exception de quelques swahilis qui ont pay6 directement au
Ioste. La grande majority des chefs de colline, charges pr6c6demment
de percevoir les impits, et qui- n'6taent pas assistes de secr6tai-
res indig6nes, recevaient des lots d'acquits don't ils devaient re-
mettre la contrevaleur, sans contr8le de administration europ6en-
ne. Ils n'6taient pas lettr6s, et ne donnaient aucun detail 6crit
de leurs operations. Ce systeme a donn6 lieu a de. 1i-comptes : trop
d'acquits imposes aux sous-chefs, forgant ainsi artificiellement le
nombre des contribuables; abus des chefs de colline r6clamant le
double de la valeur de l'acquit avant de le remettre aux indigfnes,
etc.
Actuellement : 10) les indigenes des regions proches du post
viennett tous personnellement au bureau des clerics payer leur imp8t
et recevoir l'acquit justificatif; une liste nomi-ati-ve est 6tablie.
20) des missions de deux secretaires indigenes se rendent sur cer-
taines collins et pergoivent de la m6me fagon, sur chaque indigne
individuellement; ils 6tablissent une liste nominative; le chef de
colline les assisted; aucun abus n'a 6te releve Jusqu'& present A
charge des secretaires indigenes, qui jouissent g6n6ralement de la
confiance des D616gubs.
24) Prec6demnent des exemptions d'imp8ts assez nembreuses 6taient
accordees aux chefs de colline, clercs, policies, artisans, ete;
j'ai r6duit des exemptions d'imp8t de capitation aux limits pr6vues
16galement.
25) Les prestations au sultan sont limitativement pr6vues par la
coutume, a un nombre connu de paravents, paniers d'ingobye, pots de
miel ou de biere, etc.
26) Certains chefs livrent ou expedient A Nyanza les prestations
au sultan avec empressement, parattaclement au regime traditionel-
ou par crainte4 D'autres opposent un peu d'inertie A ces fournitures.
27) Jusqu'a present, je n'ai pas intervene activement pour obtenir
ou acc6lerer ces fournitures. Lorsqu'un notable se pr6sente pour en
effectuer une, il lui .st delivre un bordereau d'exp6dition don't le
sultan signe tn exemplaire pour reception de la prestation; cette
prestation eat consignee dans un registre ad hoc.
28) Prestations en nature au Sultan.
Group Lwidegemvya. Imp8t d'Umuheto. Pr6pos6 A l'expedition & Nyanza.
Rwanyonga: Deux fois par an: 30 pots de biere au miel, = 300 frs.
20 pots de biere de bananes,= 100 frs.
(avec, en outre, 10 pots de biere pour Lwidegemvya, = 75 frs).
De plus, furniture de taurillons pour la recherche des auspices
(amamaana) = taurillons destines & cet usage). Ces b8tes sont pr6le-
v6es dans les troupeaux dependant de Lwidegemvya, selon les besoias
et demands de Nyanzg.
De plus, furniture d'un troupeau permanent de vingt vaches &
lait pour la traite, lait livre au Sultan, b6tes renouvel6es au frW
et A measure sur le troupeau de Lwidegemvya. Pr6pose : Nyangezi.
(les vaches fournies pour la traite sont appel6es "Inkuki").
De plus, furniture de 100 panneuax de bambou, pour paravents,
(Inzugi) et 15 paniers pour tipoye (ingobye), soit 300 frsa et 300
frs. Pr6pos6 : Nyangezi.






Group Bushaku.
Chaque annee


(avec
cette


en outre 14
prestation


Imp8t d'Ubutaka/ Prepos6 : Bitsindinkume*
: 100 pots de biere au miel = 1000 frs.
50 pots de biere de bananes=250 "
grands paniers (imitiba) de haricotd pou
n'a plus et6 fournie au Sultan depuis 3 a


r Bushaku
nd)


De plus, 50 panneaux bambou (inztgi), = 150
10 paniers -tipoye (ingobye) a 200
1 panier (umutiba) de haricots=.250
1 panier (umutiba) de sorgbo, =100
fournis par le propose Rwanyonga.


Groute Kyitatire/ Imp8t d'Umuheto
Une vache a lait (inkuki))
n taurllon (
Un taurillon (imana). )


Prepos6


frs.


Ba--dege .


fourhir par Badage,
Lwubusisi.


Kilasi


Groul:e Nyanjwenge
fournir en permane:
n6e. (fournies par

Grompe Lwubusisi:

Group Lwabutogo :

Group Kayondo

Group Lubilima :


Dolt fournir un
et un "unutiba"


"u
de


: ne fournit pas
nce deux vaches
les collins de


d'ikoro proprement dat, mais dolt
a lait (inkuki) durant toute lan'-
Lwangzmpuhe).


ne fournit pas de prestation au Sultan.


idem

idem


Imp8t dlUbutaka
nutiba" de vingt
sorgho, Valeur


idem.

idem.

: Pr6pos6 Sebujuri.
charges, (imboho) de
1500 frs.


petits poia


Group Ser
Doit four

en outre,


uhuga: Imp8t d'Umuheto
Lir par an : 24 pots de
24 pots de
un "umutiba" de vingt
et deux vaches a lait


. Prepos6
biere au
biere de
charges de
: inkuki.


Seruhuga;
miel, = 2
bananes =
petits p


.40 frs,
120 frs.%
ois.


Les divergences entire les prestations fournies par les dlff6-
tents groups proviennent de la composition original de ceux-eli,
l'un de Watutsi 6leveurs, l'autre de Wahutu cultivqteurs; les petits
groups dispenses de prestation en nature fournissent une petite
prestation en maind'oeuvre. Ils sont de peu d'importance num6rique
et superficiaire.
29) II est difficile d'6tablir pojitivement dans quelle measure les
chefs pr6pos6s a la centralisation des prestations abusent de cette
function. II est quasi-traditione t qu'une parties des prestations
livr6es par les wahutu est retenuu chez le prepos6.four ce motif 11
serait desirable de reduire ou supprimer ces prestations.
30) Les groups Lwidegemvya, Kuitatire, Lwabutogo, et Seruhuga dol-
vent egalement fournir une prestation de main dioeuvre, affect6e a
la construction ou l"ntretien des huttes et ertolos de la capital.
Cette prestation 6tait fournie une fois 1'an, en g6n6ral &
l'occasion de l'envoi a Nyanza des prestations en nature.


et




8S


La dur6e de cette prestation est variable, le travail A egfec-
tuer 6tant gen6ralement la reparation d'une portion de cloture d6si-
gn6d par 1'usage, ou d'une hutte de mrme, et depend done du nombre de
gens amends, et de l'activite des travailleurs. Le travail consistait
dans l'apport des materiaux et le tressage des bois, roseaux, cordes
et herbages, sur place.
Les travailleurs sont logs dans les environs, au hasard des cir-
constances, ou par suite des dispositions prises par leur chef. las
regoivent des vivres de chez eux.
Ces prestations ont ete supprim6es par le D6legue du Terrltoire,
il y a trois ans; je n'ai pu recueillir dVelements s6rieux pour 6non-
cer une observation d'ensemble sur morbidity et mortality de la popu-
lation, on sur le developpement des cultures.
51) Non, il arrive souvent que la limited admise par le Gouvernement
ntest pas respectee; le chef de colline exige souvent davantage, et
I1indigene ne se soustrait souvent pas A cette exigence, qui reste
encore en-dessous des prestations d'autrefois. Ce ntest que exception-
nellement, lorsque pour un motif quelcongue un chef accable express6-
ment l'un ou l'autre de ses indigenes, que celui-ci se decide 9 recon-
rir A I1administration.
32) La prestation de travail due au chef de colline consiste princi-
palement dans 1'ex6cution de travaux agricoles au profit du chef; 6ga-
lement tout autre trabail: r6parer sa hutte, son enclos; apporter du
bois; monter la garde de nuit (soit en fait, dormir A proximity de
l'entr6e de la hutte, afin d'8tre pr8t A porter secours au chef en cna
d'alerte) executer une corv6e au chef de province, au nom du chef b1
colline, etc.
G6n6ralement les indigenes sont bien tratt6s par leurs chefs; il
est rare qu'ils aient A subir des s'vices graves a occasion de ces
corv6es.
La r6partition des charges se fait, par le chef, entire les famil-
les, et, dans les families, par le chef de famille.
1e contr8le europeen sur ces prestations est tr's lointain et
tout-a-fait occasionnel.
33) Je n'ai pas releve de prestation special au territoire de Lubenge-
ra, ni A l'une ou l'autre region de celui-ci.


~~I~~




9.


E.-TRAVAUX PUBLICS.

34) -Depenses ordinaires :
Personnel civil, policies, artisans, gardens de gite, secr6tai-
res indigenes sont pays mensuellement, selon les salaires convenus
aux contracts homologues par Monsieur le R6sident du Ruanda, et don't
un compete est tenu dans les livres de pays.
Cette depense est prevue d'annee en ann6e dans les Pr6visions
Budgetaires elaborees par les Delegues, de m8me qu'une some global
annuelle pour les deplacements de service.
Transports, porteurs, capitas de caravane, etc., sont pays, g6-
nbralement a leur retour dans le territoire d'origine, sur vu des bor-
dereaux d'envoi signs pour reception. L(engagement de ces d6penses
est fait selon les imputations annotees aux bordereaux d'arriv6e des
charges pour le transit, eu selon lettres de la Residence pour les
expeditions faites par le territoire.
D6penses extraordinaire :
Salaire scieurs de la Scierie de Lubengera, pavement A la piece
suivant barEmes approuv6s par la Residence, pour des fournitures
commandoes par lettres de la Residence, et selon les imputations y
indiqu6es.
Travaux de construction, d8penses engagees selon directives et
imputations budg6taires donnees par la R6sidence.
Routes. idem.

35) Le salaire journalier des travailleurs auxiliaires (non qualifi6s
ni engages par contract) est fix6, selon lettre de la Residence, A
0. fr. 50 cms par journee de travail effectif; la journee commence &
7 heures, (apres appel) et se termine A 4 h, avec un repos dtune heure
Ce saiaire de 0,50 fr est donc minime par rapport aux salaires des
travailleurs de society qui gagnent de 0, 75 a 2 frs, avec 6quipement
parties ou total, et ration. Il est 6galement inf6rieur au salaire
obtenu chez un autre indigene, salaire paye en nature mais de plus en
plus souvent aussa en argent, et qui est dtenviron un franc par jour-
n6e de travail commengant vers 6 h.30 et se terminant a 13 heures. Tou-
tefois il faut tenir compete que les salaires indiques pour les en-
treprises priv6es sont une compensation de l'eloignement des lieux
de travail*

36) Le recrutement des travailleurs auxiliaires pour travaux au Poste
de Kibuye se fait sans difficult particuliere, par l'interil6diaire
des viongozi-sous-chefs de colline, qui amenent quotidiennement lea
travailleurs demands. Ces travailleurs ne font ge6nralement pas de
difficult pour se presenter au travail, un tour de r8le r6partissant
le travail sur l'ensemble des chefferies.
Ltentretien des routes et pistes est :xmputes sur les prestations
coutumieres d es aux chefs.

37) Ont recrute dans le territoire :
'Les Missions y 6tablies; recrutements peu nombreux; obtenus facl-
lement parmi les disciples des differentes confessions.
L'Union Miniere: recrues assez nombreunes, se presentant spontan6-
ment, sans aucune pression de l'Administration.
Le C.N. Ki; recrues nombreuses; obtenues facilement, grAce A la
proximity des lieux de travail, sans pression de l1Administration.
Quelques autres travailleurs ont cherch6 des engagements r6cents &
d'autres firmes du Congo Belge. L'Administration n'a, gusqu'ici assume




10.


aucune intervention directed dans le recrutement lui-mfme. L'aide mat6
rielle demand6e par les recruteurs (travailleurs pour construction
d'un camp, porteurs, vivres, etc, a e6t fournie A leur satisfaction
g6n6rale. Les contracts d'engagement sont soumis au visa par les re-
cruteurs interess6s.
Les engagements susvises concernant presque tous les travail-
leurs engages au dehors du territoire, le contr8le des prescriptions
l6gales sur le Travail nest pas effectue par le D616gu6.


F.- PERSONNEL INDIGENE,
, |imm


Les secretaires indigenes don't j'ai eu la direction jusqu'ici
m'ont donn6 gen6ralement satisfaction, a l'exception de deux d'entre
eux qui me paraissent ne pas avoir les aptitudes voulues pour ces
functions.
Lee secretaires indigenes exercent tout a tour les attributions
suivantes : tnterpr~tes pros du Tribunal de Police au de l1ufficier
de Police Judiciaire, functions pour lesquelles ils pr8tent serment;
tiennent les listes ngminatives des imp8ts indignes de capitation
et b6tail pergus au P ste ou sur les collins; font l'appel des tra-
vailleurs, porteurs, don't iles etablissent les listes nominatives
et pointent les feuilles de presence; competent 1'argent, surveillent
l'outillage, surveillent le march, achetent les poshos, Vont en mis-
sion dans 1'interieur du territoire : verifier perception des imp8ts,


entretien des routes ou pistes, existence de
raises, etc.
II serait desirable que, pendant leur f
apprenne aux futurs secr6taires indigenes A(
feuille d'appel, une liste nominative; A ten:
d'appel, un ca-iier do cot1cL "Tentrees et so:
ou sur le terrain, un angle droit, une long


pepini'res


ou manioque-


ormation scolaire, on
dresser proprement une
ir proprement un calier
rties" i tracer sur papie2
eur donn6e, etc.


) Les policies indigenes actuellement en service au territoire
de Lubengera ont e6te ecrutes dans les environs du poste, par enga-
gements volontaires. eur formation initial a et6 nulle. Depuis ma
reprise il leur a et6 donn6 une premiere formation A la discipline:
appeals matin et shir, exercices d'ensemble, marches, evolutions, etc.
th6orie A l'occasion d'une circonstance quelconque; propret6 corpo-
relle et de la tenue, esprit de discipline leur sont inculqu6s autant
que possible.
Les policies sont depuis quelques semaines commands et surveilU
16s par un vaporal venu de Centre d'Instruction de Kigali, originai-
re du Congo Belge, et qui donne satisfaction.
Les policies sont charges de la surveillance des locaux admi-
nistratifs : bureau, magapin, entrep8t au port; ils surveillent les
d6tenus, ainsi que les equipes de travailleurs employes occasionel-
lement au poste ou sur les routes.
Il nest pour ainsi dire pas possible de les employer a des
missions delicates, telles que arrestations : sujets des grands chefs
du territoire, mal arms, sans mordant, insuffisamment disciplines,
ils sont incapables d'executer ces missions des qu'6loignes de l ap-
pui et du contr8le europeen, et ne se donnent d'ailleurs pas la peone
de le faire.




1.


Go". EENSEIGNPEI"T.


Ecole de Murunda (Mission catholique).
Enseignement donne par les Prates Noirs du Vicaria
et par six auxiliaires noirs forms a Kabgayi.
152 leaves, deux ann6es de course deux classes par
Matibres enseignees : Religion, lecture, ecriture,
wahili et politesse.
Quatre course auxiliaires sont donnes par les c&tec
Mission du Mlurunda dans les 6coles annexees a cette mis
annee de course en principle, de quatre lemons par remain
do deux heures environ. Matieres enseignees : Religion,
lecture.
Moyenne des presences : Ecole de Gakeri : 10
id Bugina : 62
id Rugarambiro: 53
id Muyange : 8


t du Ruanda


course
calcul,


kia-


histes do la
si on : une
e, d'une durls
politesse,


Ecole de Lubengera (Mission protestante)
Enseignement donned par le Reverend Pasteur pour l'4cole des gar-
gons et par une Infirmiere de la Mission pour celle des filles. En-
seignement du premier degr6, primaire. Matieres enseign6es : lecture,
6criture, arithm6tique, agriculture, (exercices pratiques) couture
et chant. Section de menuiserie avec 5 apprentis.
Dur6e des course : 2 ans, Moyenne des presences : 85 gargons et
55 filles, soit 140 41eves reguliers.
Neuf course auxilbires sont donnes par les moniteurs de la Mission
de Lubengera, dans les ecoles-annexes de cette mission. Mome programme
qu'A Lubengera, donn6 par les moniteurs de la mission, qui ont regu
au pr6alable la formation primaire.
Nombre des presences, moyen, par tputes les ecoles-annexes: 438.


Ecole de Kirinda (
Enseignement done
moniteurs, de formation
Nombre total des 6
Presence moyenne :
Matieres enseignbe
rudiments dthistoire.
Cycles d'teudes de


Mission protestante).
par le Reverend Pasteur ~ Kirinda, et par des
rudimentaire, dans les ecoles annexes.
leves : 800
350
s : lecture, 6criture, frangais, arithm6tique,


2, 4 et 6 ans.


i




1.2.


H.- INSTITUTIONS RELIGIEUSES.


Mission Catholique de Murunda.
Fondation en 1909.
Dirig6e par le R.P. Gallicani, assisted du R.P. Joseph, Prftres
Noirs issues du Grand Seminaire de Kabgayi.
Activity philanthropique : Soins aux maladies.
Asile pour 19 vieillards et orphelins
Hdtellerie pour voyageurs.
Enseignement scolaire gratuit.
Chapelle-ecoles auxiliaires : Fondation.
& Gakeri, dirigee par le catechiste Ignace BAKATvIE 1914
Bugina, idem Mamert NZIYUMVIRA 1928
Rugarambiro idem Je6rmie MPABANZI 1928
Muyange idem Valere KARAMIRA 1929
Aucune activity philanthropique sp6ciale dans ces chapelles-
6coles annexes, en dehors de l'enseignement (surtout religieux).


Mission Protestante de Lubengera
Fondation en 1924.
Dirig6e par 1'artisan missionnai:
Lestrade et de Mademoiselle Dejasse,
geuvre religieuse : formation de


(Societe beige des Missions)


re Lestrade, assisted
infirmiere.
9 cat6chistes.
20 chr6tiens.
519 cat6chumenes.


de Madame


Oeuvre m6ecicale :
Un dispensaire fonctionne en permanence a Lubengera, et un autre
A la station auxiliaire de Mukore. Une champagne methodique contre le
plan est entreprise. Nombreuses cures contre vers et parasites intes-
tinaux; nombreuses analyses microscopiques. Soins donnes : Injections
antipianiques : 6. 167
& d'autres malades: 17.010.


total :


23.177 malades soignes.


Consultation de
3 ans inscrits, peses
pique syst6matique de
tiriaux. Sons et medi
as nsi que couverture
34 enfants regoivent
Une "goutte de lait"


nourissons A Lubengera : 218
et examines chaque semaine.
s selles er vue du depistage
caments 6vextuels leurs sont
et petit vetement.
une suralimentation A la Mis
est arnexee A la Consultation


beb6s de moins de
Analyse microsco.-
des parasites intes-
donn6s gratuitement


sl on.
.


Egalement A Lubengera fonctionne une Consultation pre-natale;
10 femmes inscrites.
Observations faites A Lubengera, au point de vue medical;
Extension de la fievre recurrente; cas de rougeole, grippe, vari-
celle lpre. Mortality infantile elevee, due surtout A la pneuaonie.
Ecoles-annexess dirigees par les auxiliaires, catechistes de la
Mission de Lubengera :
A Mukore 78 eleves Catechiste Benjamin.
Isure 50 Petero.
Mugera 70 Lazaro.
Kibingo 50 Ukamiyubwami.
Bukinga 40 Mpikakamondo.
Bwishura 25 Lazaro Abanyeginya.
Mugera 40 Sebumba.
Nyagatovu 55 Ndimubeshi.
Mabanza 30 vacant.




13.


Mission de Kirinda. (Societe Bel
Fondation en 1907. Dirigee par 1
de Madame von der Heyden.
Ecoles-annexes a Nyamabuye (1923
Itabiri (Kurugogwe) (1927); Gashari (
(1928); et Gaseke (1928).
Oeuvre religieuse : 98 catechume
Oeuvre medical : Un dispensaire
Une consultation de 120 bebes, h


des
R.P.


Missions Protestantes).
von der Heyden, assist


); M~rundi (19230; Ruganda(1927);
1927); Mubuga (1928); Musasa


nes et 229 chretiens.
: 100 consultations par
ebdomadairement.


semaine


La coextistence d'etablissements des Missions des diff6fents
cultes ne justifie aucune remqn4ue special.

I.- TRIBUNAUX INDIGENES.

Un tribunal indigene fonctionne, au chef-lieu du territoire,
Les juge et assesseurs sont designs par le Delegue, suivant un
r8le 6tabli trimestriellement.
Le tribunal comprend un juge et quatre assesseurs, nomm's et en
functions pour .une duree de quinze jours.
Les audiences ont lieu tous les jours, sauf absence d'affaire
au r8le.
Le contr8le simple de l'autorite europ6enne existed par:
la presence du Del6gue au poste, auquel une des-parties peut faire ap-
apel a tout instant;
la lecture du compte-rendu des audiences au registry du Greffe;
ltassistance du Delegue a l'une ou l'uutre des sessions, comme audi-
teur, ou come juge.
Lorsqu'une des parties rejette la decision du Tribunal Indigene
ayant si6g6 sans Europeen, le Delegue peut apres examen de la eause,
reprendre ltenqutte, a moins qu'il ne confirm la decision. Apres d.6-
lai d'appel, ou confirmation de la sentence, la decision est rendue
ex6cutoire imrnediatement, au besoin a l'intervention des sous-chefe,
et chefs responsables. t'aide n6cessaire est apport6e par l'Adminis-
tration, dans les limits du possible.
La competence des Tribunaux indigenes en matiere d'incarc6ration
(coercitive ou punitive, contrainte par corps ou servitude p6nale)
a 4te supprimee. II en est resulted une certain diminution de lieffi-
cacit6 des decisions de ces Iribunaux.
J.- ETABLISSEMENTS COM !ERCIAUX.


a Lubengera: Maison de Commerce de Salim bin Mselem; national
arabe. Slim exerce le commerce lui-mime a Lubengera mfie.
Affaires traitees : Vente des articles de traite, de p6trole,
sence, quincaillerie. Achat de denrees alimentaires, miel, petits
haricots, cafe, etc., de peaux et products indigenes.
a Kibuye :
Succursale de Salim bin Mselem a Kibuye : Gerant : Kanyarugan
swahili, Munyarwanda.
Affaires traitees ; vente d'articles de traite.
Succursale du Commergant arabe Juma Osman, de Kigali.
Grant : Gatoto, swahili, originaire de Karagwe, Uganda.
Affaires traitees : vente d"articles de traite.


it6


pea
poia


l,


Les etablissements commerciaux
tions commercials importantes avec


precit6s n'executent pas
l'exterieur.


43)


d'op6ra-




14.


K.- AGRICULTURE.
"NmaD m n -- III


46)


Etendue approximative des terres cultiv6es :
idem idem p&turages :
Surface moyenne par t6te d'habitant, disponib
cultures : 22 ares.


17.757
95.000
le pour


Cultures
Haricots et
Petits pois


Sorgho


Ensemencement


pui s

puis


Janvi er
Septembre

Janvier
Mai


R6colte.-

Mai
Janvier

Juillet
v cembre


Eleusine


Septembre


Patates douces


durant toute


1 'an ne.


Janvier

de m8me.


b) la jachere est pratiquee couramment, pour une
au jugement de l'indigene, souvent d'un an. (Kw'uraza
laisser en Jachbre; Indare = space en jach~re).


dur6e variable
= mettre on


c) pourcentage des
Haricots et petits
Sorgho
Eleusine
MaTs
Patates douces


cultures :
ppis


d) rendement
Haricots et
Sorgho
Eleusine
MaTs


& 1'Ha. et
petits pois


rendement de la sedmence :
: 800 Kos/Ha 3.000 %
1000 id 3.500 %
600 Id 6.000 %
25000 id venus de boutures.


Il n'existe gubre ou pas de terres libres de tout droit indige-
ne, et don't la mise en valeur serait possible par des entreprises
europ6ennes disposant de moyens puissants.
Les meilleures terres sont cultivees, et les indig6nes, & I6-
troit dans cellesyci, s'efforcent d'en d6fricher d'autres prises
sur les piturages, sur des terrains m~diocres, sur la for t (sauf
interdictions recentes).
L'installation des exploitations europ6ennes ne serait possible,
dans un petit,nombre d'endroitsa quo par des accords avec les indi-
genes possesseurs de droits anterieurs de culture ou ptture, les
incitant & abandonner ces droits contre compensation pecunlaire,
et sous reserve que la be6nficiaire adopted une formula do travail
assurant des resources et des vivres aux indighnes expropri6s.
(cfr. Z8nes de protection).
Le relief extrfmement accident du territoire de Lbengera
contribute a rendre les exploitations europ6ennes d'un 6tablissement
difficile.


S47)


48)


Ha.
Ha.
SOe


MaTs


S lar s


M1ai


455
11%
4%
4%
33%


- a a .0 4b *A




15.


49) Ltindigene cultive g6neralement avec intelligence, dans des
terrains d'un relief difficile, amenageant des terrasses, faisant
des irrigation, etc. II ne fume pas ses terres (manque de moyena
do transport-introduction du boeuf de trait) et gaspille parfois
de la place par la disposition dosordonn6e des cultures, oA 1i laisse
souvent des touffes de ve64taux inutiles qu'un effort pourrait fire.
disparaTtre Des course elementaires d'agriculture seraient sans dou-
te utiles. o introduction de varieties de semences am6lior6es, &
haut rendement, mais rustiques, ameliorerait sans doute la situation.
50) L'indigene emploie la houe et la serpe, qu'il ach~te g6n6ralem
ment aux forgerons du territoire. Les houes vn dues au Poste spent
appr6ci6es; il serait d6sir.ble qu'un miller de houes par an soit
mis en vente ainsl. II serait utile d'essayer l'introduction de la
faucille et le rateau.
L.- PROTECTION DES FORESTS.
51) Historique sommaire :
Le centre du territoire de Lubengera est cultive depuis de lon-
gues epoques. Il semble que deux avancees de fort seules aient
existed a l'arrivee du Gouvernement beige; un massif de fortt at Nord,
occupant la majeure parties du Budaha, une parties du Kanage et du
Bwishaza, et don't la lisiere se trouvait encore A proximity de Luben-
gera vers 1920; unaecond massif faisait barri're entire le territoire
de Shangugu et celui de Lubengera, occupant le sud du Rusenyl, Itlta-.
biri et une parties du Nyantango.
52) On peut evaluer le recul moyen de la forSt a un Km. par an.
Des efforts sont faits pour reboiser lge'rement l'ensemble du
pays, au moyen de petits bouquets d'arbres disperses partout. Mais
il serait necessaire de creer des massifs d'arbres plus Amportants
A proximity m6me de la fort existanterencore de tracer une zdne dtox
tension autour des massifs actuellement sauvegardes.
Une measure d'ordre general a 6te communiquee aux chefs et sous-
chefs exer ant un commandement en lisi're des massifs bois6s actuals;
il leur a ete interdit d'autorlser des defrichements ou installations
dtindigenes sous bois, d'autoriser les indigenes A abattre de grands
arbres; il leur a ete ordonne de surveiller, chacun pour sa partle,
la ligne des bonnes-lisiere de protection de la forSt actuelle.
53) a) Foret du Nord : 30 Km2 environ
Fort du Sud : 50 Km2 id
b) Les essences les plus frequentes sont :
Umugeshi, bois rouge, resistant aux insects, convient pour
planches, madriers, menuiseries, lourd.
Umushishish bois clair, frequemment infested de tarts, tendre &
tailler, convent pour boissellerie, manches dt outils, etc.
Umufu, bois clair, lourd, resistant aux insects, convent pour
pirogues, petrins A biere, etc.
Umuyove m8mes caracteristiques, mais bois plus l1ger.
UMUu11.iiTt bois tendre, clair, employee pour les rushes. tartst)
mwumg 6, bois jaune, fibreux, se travaillant assez facilement,
employee souvent pour faire les instruments de musique.
Umwumba, bois tres dur, tres lourd, rouge; les indigines ne s'en
servent gure, sauf pour manches de houes.
emulalat bols trs blanc, a tres fines fItres, employ pour la
..imushwti, Umuvumu (ou Umusave) arbres atteignant parfois Ui
certain developpement, poussent aussi en dehors de la fort; emplA
pour poteaux de hutte, manches d'outils, sliges Indlghnes. em




16.


Los arbres atteignant le plus
1'Umufu, lUmuhulizi, l'Umwumba.
Les arbres don't 1'essence est
go, l'Umushishi, l'Umufu. Les plus


frequemment un gros diamtre solnt:


la plus repandue sent :
rares sont l'Umulala et


A.-- INDUSTRIES INDIGENES.
Les industries indigenes du territoire sont les industries
coubantes du Ruanda: metallurgie, vannerie, boissellerie, poterie,
Metallurgie :
Les forgerons, "abachuzi" extraient le mineral, qu'ils renQon-
trent en gisaments superficiels (pierres ferrugineuses : "Ububare"
endroit abondant en mineral : "Ibutare") par fusion en haut-four-
neau. sur carbon de bois, par tirage active au moyen de souffles
agites rapidement des deux mains. (haut-fourneau, ou forge,="Uru-
ganda, soufflet : "Umuvuba"; tuyere injectant l1air dans le four-
neau : "Inkero").Ils obtiennent ainsi des morceaux de fonte assez
impure qu'ils forget et rechauffent, pour arriver a des bares de
for qu'ils profilent ensuite en couteaux, serpes, houes, etc. Cos
forgerons se specialisent le plus souvent dans la fabrication d'1n
soul objet : grelots a Mushubati; serpes A Gihara; houes a Rubazo,
etc.
Vannerie :
Les vanniers, "ababoshyi", emploient les herbes, les papyrus,
les branchages, les ecorces de bambou, selon l'article desire. Le
travail est quelconque, sans cachet artistique spedial,utilitaire
surtout, Rien de bien special au territoire de Lubengera en tant
quo genre decoratif ou methode de fabrication.
Le principal lieu de production de cas vanneries est Lubengeor;
on y fabrique les paniers de tous genres, les paniers do tipoye dits
"ingobye", les crans, portes mobiles, dits "ibibambano" lea para-
vents a insurer entire poteaux do hutte dits "Inzugi" ou insika"
lorsque decor6e de couleurs, les nattes diverse ibilago".
Poterie0 :
.Les potiers, "ababumbye", sont frequemment des batwa, commoe
Gishita ou Gihara, ou des bahutu come a Kayenzi. Au moyen dtargile
fine, soigneusement corroyee et paissee a "pourrir", ils fagonnent
a. la main, ou au moyen d'une petite spatule, les pots A cuire dlusa-
ge courant, ainsi pue de petits vases de forme assez recherch6e,
plus finement lisses, A col allong6, ornes de dessins simple, an-
neaux, traits paralleles incises de comleur rouge brique ou noire.
Aucun dessin de representation. Le ton noir est obtenu des condreos
de feuilles d'Umuravumba, ou encore en. plagant le pot dans iun feu de
feuillages de "ishingi",dont la fumee donne le ton desir. Leos prow
duits du territoire ne sont en ge6nral pas tres appr6ci6s, et loes
indigenes prbferent les pots de Nyanza ou de Kisenyi.
Boissellerie :
Les artisans du bois "ababaji" executent les divers obkets ou
ustensiles d'usage courant : tabouret bas (intebe), pots & lait (J1i*
ansi), assiettes (imbehe), cuillers (imidaho), mortiers A farine (isi
kuruu, pilon (imihini), pots A fard (imikondo), peignes (insokozo),
tuyaux de pipe et gatnes a chalumeau (imiheha), guitars (inanga),
tambours (ingoma), bouclier de poignet pour archers (ikigomerp )
fUurneaux d'6p6es (inzdbati), boucliers (ingabo), auges pour 1 eau.,
faire la biere, petrins (imivure), manches divers (imihini ou ibi-
rindi), etc.


unwonow lzz
fulwyove ,


k




417.


Uls
degrossi
La
nette :
Cher ou
terieur
Ces
tension;
auxquels
dans les
Pou
les armu
(abatana


emploient un jeu assez simple d'outils indighnes, pour
r, creuser et polir le bois : citons :
biche: intorezo ou indyankwi; la serpe : umuhoro; lfhermiov
inshamuro ou imbazo; le couteau : ichuma; le ciseau & tran-
a percer : umutwero; le racloir, rabot pour achever & 1 t*x
: urukuto; la gouge a creuser : urukwaruro.
industries no paraissent pas devoir prendre une grande ex-
elles ont pour principal debouch6 les besoins indig~nes,
satisferont de plus en plus les articles fabriqu6s vendus
factoreries.
r memoire, je signal deux industries indigenes secondaires
riers, qui fagonnent les points de lance de flche, etc.
.zi) et les charbonniers (abachi btamakala).


N.- REGIME PENITENTIAIRE.


Les detenus pi
par le garden de
m6deci# ou d'agent
vu.


reventifs ou
prison avant
sanitaire,


Ils sont l'objet de soins
resources de la pharmacie dti
recours A une consultation du
sion protestante de Lubengera.


condamn6s sont examines sommairement
leur incarceration, en I absence de
don't le poste de Kibuye nest pas pour-

aussi complete que le permettent lee
post, et, en cas grave, il eat fait
dispensaire medical ouvert & la Mis-
(infirmier agree).


O. RAVITAILLEMENT DES CENTRES EUROPEENS.
.- ,. ,


56) Les indighnes fournissent librement, au march, les
n6cessaires aux besoins des Europeens du poste de Kibuye
ravitaillement du personnel noir. Certains indighnes ne
au domicile des Europ6ens pour y vendre poisson, oeufs,
terre champignons, etc.
Le bois est fourni & l'intervention des chefs de co
Le post de Kibuye 6tant de creation recent; ot d6]
glom6ration europ6enne ou indigene, les besoins sont min
cilement couverts.


denr6es
ainsi qutau
pr6Aentent
pommes do


lline.
pourvu
times et


dtagm
fa-


P. COUT DE LA RATION.
.. mm -w m i


57) La ration r6glementaire, prevue par l'Ordonnance
rait coute, aux :


ler janvier 1928 :

ler janvier 1929 :

et cotte a ce jour


avec haricots
1,07 fr.


du 1/2/29;


avec patates douces
0,97 fr.


1,67 frr

2,27 frs.


1,47


fr.


2,57 frs.


:


J