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Territoire du Muramvya, M. Moutarde, 13 November, 1929. 15 pages.
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Title: Territoire du Muramvya, M. Moutarde, 13 November, 1929. 15 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
Physical Description: Archival
Publication Date: 1929
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Territoire de MURAMVYA


Documentation cartographique


Lee rivieres du territoire sont Ade peu d'importance parce que prts 4e
leur source.
II ne m'est pas possible de donner les renseignements au sujet des A
cmues, je puis toutefois assurer que les inondations sent rapides et pa"s-
sageres, que lea principles rivibreo du territoire no sont Jamais a see .I
en saison seche.
Le terrain est l ger et, fertile, la population eat en general groi pt
sur le versant des vallees,: lee sommets des massifs sont souvent pieirlr~s
et ne constituent que de maigres paturages.'
L'epaisseur de la couche arable varie entire 20 et 40 centimetres L...
paisseur de la couche de terre entire la surface et la roche est variablep,j
mais assez 6paisse sur les versants ( de 2 a 10 m etres). Tous lea mars' j
du territoir& peuvent etre drains. Ils ne sont pas tres fertile et
cultivables en saison seche.
Les marais se subdivisept en trois espbces. i
1) Marais de papyrus. .
2) Fonds de rivi'res innond~s en saison de@ pluies.
5) Marais boueux et couverts d'herbes lanc dloee. s
Le marais de papyrus, est tries fertile, le haricot et le maes y viennmt
fort bien.
Les fonds de rivi'eres sont .trs 'productifs, le mals et le haricot y
poussent fort bien. Des travaux de rectifications de rivieres donneriw;d
bon nombre de terrains a l'agriculture en saison des pluies.
ees marais boueux ne donnent que la patat e douce.
Pour letter efficacement centre les pasteurs qui veulent b tout prix
se reserve les marais pour le betail j at ii"Olique la politique suivanteL
1) 'ai circule dans le pays donnant a tout indigene des terres dans
le marais.
2) J'ai proclame que 1'indigene qui cultivait i.ne parcelle acquerrait e1
droit d'y cultiver tous les ans. Cest pour J attached l'indigene aux
cultures. Cette politique doit etre suivie plusieurs ann6es pour obtl :
nir des resultats durables. Parce que les pasteurs continent eux ap'4.
une lytte sourde pour reprendre leurs soi-disant droits.
Le marais ne peut helas disparaltre, parcel que 1'indigene y puise le o
materiaux de construction indispensable ( Paille, papyrus.)





MURAMVYA, 15 novembre 1929


Le D6l8guS, )UJUTARflE.








Quest. N

Quest. N





Quest. N


















Quest. No


Quest. N6.

NYABYOGI.





IMBUTE.


Terr. de MURAMVYA. 2



o. Le territoire de MURAMVYA fut fonde le 1 janvier 1926.

4*. Le registre des renseignements politiques n'existe pas au territoire
anterieurement a Septembre 1929.
Lee limits du territoire semblent avoir group an un soul territoire
les limits de la chefferie MWAMBUTSA, terre d6pendante directement
du Roi.

05. La terre du Roi 6tait subdivis6e en une soixantaine de petites sous-
chefferies ind4pendantes 1'une de 1'autre. Les grands chefs avalent
sur ces petites terres des pied-&-terre lorsqu'ils rendaientivisite
au Roi.
L'autorit4 des chefs etait acceptee du fait du Roi qui la donnait.
Il n'y avait pas que les Batutsi qui possedassent des parcelles d'au-
torite; par example: le chef KIBURWA avait regu sa terre de Muramvya,
parce que sorcier du Roi MUTAGA, qui voulait 1'avoir B proximity pour
le consulter plus facilement. Dans le territoire de Muramvya tous se
disaient dependre du Roi et Ll semble que leur autorit6 ne valait que
que pour autant qu'elle leur venait du Roi.
Quant aux Batutsi ils sont loin de posseder tous une parcelle d'auto-
rite, depuis 1'occupation l'autorite tell que la concevaient lee
vieux chefs tend a disparattre, parce que leur autorite despotique
n'1tait pas sanctionnee, actuellement les chefs recherchent la sy-m
pathie de leurs sujets et ee rdsultat est df aux sanctions que 1'auto-
rite Europeenne a appliques contre les exactions do tout genre coar
mises par ceux qui voulaient conserver leur autorit4 et aussi par ceux
qui voulaient 6vincer l'autorite d'un autre.

6. En 1926 le territoire comptait une soixantaine de sous-chefs, lee
grands chefs possedaient d'aucuns, des bomas dans le territoire, tous
se revendiquaient de l'autorite du Roi.
De nombreuses querelles et intrigues, de nombreuses difficulties drad-
miniatration surgissaient a. tout propose les titulaires de pied--eterre
ne seen occupaient pas et lee laissaient a un capital qui se prdvalait
d la dependance du chef pour ne s'occuper on rien de son travail. Le
regroupement de cette terre trop morcelee seimposait. Monsieur BPa eenm
d'abord commenga a regrouper bon nombre des sous-chefferies. Comoe
les sujets capable manquaient l'on design NYAWAKIRA et BAGURIEKNDA
baganwa de Kitega pour regrouper une parties de sous-ohefferies.e on-
sieur Bonjean ramona le nombre des chefs de 60 a une quarantine.
Monsieur Luja en 1928 lee ramena au nombre de 25 a la reunion du
21.VII.1928 a Kitega. Lorsque je reprise le territoire je trouvai la
situation suivante.


Aucun changement. Le chef RUHAMBASI aurait du Stre remplac6 par le
chef BAGURIKUNDA, le Roi a'y etant oppose an a maintenu cette petite
chefferie, don't le chef nest pas mauvais. Le but 4tait de regrouper
uniquement une parties de la region de NYAB OGI a BAGIRIKUNDA, afin
que celui-ci ait touted la region sous son autorit4.

Lee chefs NYAKAHUNGA, RUGURIKA, sont passes sous l'autorit6 de BAGU-
RIKUNDA. Le chef TUHABONYE tries bon element a accepted d'abandonner
sa terre de IMBUYE afin d'aller mettre de l'ordre dens la terre de Koi
NZI qui est passe sous son autorit6. Le chef BAGURIKUkDA a touted la
terre d'IMBUYE sous son autorite.









RUCHEMEZA





KIGAi'MDA










NOHEOHE.






MURAMVYA.

KYENZI.


Aucun changement. Le chef KIBOYOGE aurait di passer a BAGURIKUND~
o'eut ete une measure injuste prise centre un vieux chef meritant. II
a ete decide d'attendre que sa succession soit ouverte pour proposer
un changement qui sera opportun alors.

La chefferie KIBURWA est passee sous 1'autoritg du chef KISWASWA.
Monsieur Luja avait propose le chef RUGEZE pour reprendre cette cheffe-
rie, je n'ai pas cru devoir me ralier a cette solution parce que de
ce fait RUGEZE enveloppait la chefferie KISWASWA. L'examen topograpbi-
que de la question semblait prouver que RUGEZE preparait le terrain
pour 4ventuellement faire saloir sa situation g4ographique pour saagrw
dir de la chefferie KISWASWA. De ce fait la chefferie KISWASWl forme
un bloc distinct et la chefferie RUGEZE 4galement est bien separ6e de
sea voisins en sorte qu'aucune convoitise nest permise.

Les chefferies BASHINGA et MIHUBI eussent dpu passer a NZERUBARA mais
il eut ete premature de destituer deschefs meritants. Ce sont il est
vrai de tr's petits chefs, qui devront tot ou tatd disparattre, mais
il est preferable dtatten4re leur mort que de leur infliger une injus-
te humiliation.

Aucun changement.

La terre de KYENZI a toujours donn4 beaucoup de soucis aux diffibeents
del6gues du fait de l'incurie notoire des chefs, le paa eat riche en
b4tail et les intrigues ne manquaient pas, les petits chefs ne parve-
naient pas a tenir tete aux gros propri4taires de betail, egalement ils
commettaient de temps a autre des exactions; la culture des marais
6tait rendue tries difficile a cause des droits que s'arrogeaient lea
proprietaires des troupeaux. Ce pays avait du fait de son altitude un
besoin absolu de cultures de marais. Le chef TUHABONYE, 6nergique et
just a regu cette terre, actuellement deja la situation s'am6liore de
fait de son autorite qu'il impose petit a petit au pays.

BUCKEYE Chef NYAWAKIRA
Chef SEMA-SEMA
RUTAGANGAMIZA
Chef BUHEMA -
Chef BITUKWA


ITARA


Chef RUGAYA


NYABYOGI


IMBUYE





RUCHEMEZA


KIGANDA


Chef RUHAMBASI
Chef BAGURIKUNDA

Chef BAGURIKUNDA
Chef TUHABONYE
Chef RUGURIKA
Chef NYAKAHUNGU

Chef BAGURIKUNDA
Chef KIBOYOGO
Chef DIKUMWAMI

Chef KISWASWA
Chef MAHINDAGU
Chef KIBOYOGO
Chef RUGEZE


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11~









NOHECHE Chef BASHINGA
Chef NZERUBARA
Chef MIHUBI

MURAMVYA Chef NZERUBARA
Chef KATIHABWA
Chef NYAWAKIRA

KYENZI Chef SAMBA
Chef BIDAHARI
Chef RUVUKUBUSA
Chef KAKARA
Chef NYAWAKIRA.

Au 15.9.1929 Monsieur le Resident de 1'Urundi sur proposition du
D41lgue (propositions d6ja faites par Monsieur Luja) lee changements
suivants furent effectues du fait de 1'incurie notoire des chefs.

BUKEYE: Les chefferies SEMA-SEMA, RUTANGAGAMIZA, BUHEMA, sont pas-
s6es sous l'autorit6 de NYAWAKIRA. Lee propositions de
Monsieur Luja demandaient la suppression de la chefferie
BITUKWA, mais il eut 4te injuste de sacrifier en vue dunw
regroupement administratif, un chef intbgre at sans reprooheb

ITARA: Aucun changement. Le chef RUGAYA qui a regu de son pbre
MALIMBW cette terre a administer, l'administre tres bien.
Il y aurait lieu de rendre MALIMBO totalement ind6pendant do
son pbre, qui ne slest jamais occupy de sa terre de MURANVU
et qui n'a cess6 de tracasser son file au sujet des ques-
tions d'intergt. Actuellement la situation est rdgl6e,
MALIMBO a cesse see menees mais il serait toutefois n6cessai-
re de rendre RUGAYA officiellement ind6pendant.

Quest. N07, Je ne puis fixer avec exactitude les dates d1arrivee et de depart de
chaque d616gu6 et leur succession au territoire. Monsieur Bonjean
avait 1'6cole de MURAMVYA lorsqu'il fonda le territoire.
II remit le territoire a Monsieur Plas, Monsieur Plas le remit apr.u
peu de temps a Monsieur Limbourg qui se'journa une dizaine de mois.
Monsieur Limbourg remit le territoire & Monsieur Van Mael qui e6jourt
na tries peu et qui remit le territoire a Monsieur Bonjean, Monsieur
Luja succeda a Monsieur Bonjean en Avril 1927. Jo succedai I Monsieur
Luja qui avait remis 1'interim a Monsieur William le 3.VI.1929:

Quest. N8. Les grades divisions coutumieres du territoire sont:

: BUKEYE
: ITARA
SNYABYOGI
Regions : IMBUYE
SRUCHEMEZA
: KIGANDA
: KYENZI
SMURAMVYA

Quest. N010.Les divisions cortumieres du territoire sont bases sur des partioula-
rites orographiques et hydrographiques. Le territoire etait terre e
Roi,,en some, les prehendes 6taient nombreuses dans le territoire et
donnees d'apres le bon plaisir du Roi. Aucune division politique











Quest.Noll.




Quest .N 12.


n'existait a proprement parlor, la terre de MURAMVYA etait domain
Royal.

Oui. A part vers Usumbura oh de grandee 6tendues non habitues, (TEZA)'
existent. Jamais aucune contestation n'a te soulev6e a co sujet.
La fore a toujours te mise a contribution par tous lee chefs de
1'Urundi.

Lee chefferies du territoire dpousent lee limits des circonsoriptions
indig'nes. Aucun chef du territoire ne possede de terre en dehors.
Aucun chef du territoire ne depend de chefs strangers au territoire.
A part RUGAYA qui a requ a terre de ITARA de son pbre MALIMBO et qui
tout en tant ind6pendant de fait ne l'est pas officiellement. Des
propositions en ce sens seront faites en 1950.


Quest.N013. Les Chefs


du territoire sont:


NYAWAKIRA
BAGURIKUNDA
RUGAYA
TUHABONYE
RUGEZO
KISWASWA
DIKUMWAMI
MAHINDAGU


9.
10.
11.
12.
15.
14.
15.


MIHUBI
BASHINGA
KIBOYOGO
RUHAMBASI
BITUKWA
NZORUBARA
KATIHABWA


Rep. N 14.


K. Il y a change de correspondances entire les'chefs et le MNami ainsi
qu'dnhange de messages verbaux. La teneur de ces messages 5chappe au
D1legug, parce quo le Roi eat tres ferm.e L'obligerait-on k passer
& par le Delegu4, celui-ci ne verrd t que ce que le Roi veut bien lui
montrer. Les messagers du Roi sont connus a MURAMVYA, mais bien dMaux
tres 6missaires sont employes an particulier lee serviteurs particuli-
era.
0. Le Roi n'intervient pour ainsi dire pas dans les questions d'admirie-
tration ( pour le plus grand bien du pays). Il est arrive que pour
satisfaire certaines convoitises, le Roi donnait un rugo et une col-w
line a un chef puissant d'un territoire voisin. Imm1diatement celui-
ci commengait avec ses gens un travail de sape centre l'auteritt du
chef titulaire. Le Delegue constatait le malaise dans la chefferie
et apres enquSte apprenait la decision nefaste du Roi. L'on est
alors oblige de remettre les choses en tat. Pour ne citer que lui
le chef KARABONA avait mis dernierement, la chefferie KATIHABIA sans
dessus dessous parce qutayant regu une colline du Roi il faisait pro-
clamer par des gens a sa sold que ce n'etait qu'un debut mais que
bientSt tout le territoire lui appartiendrait a lui et a NDIWUMWE,
d'oti relachement complete parmi les indigbnes qui ne savaient plus a
qui obbir. Une attitude 6nergique du Dl16gu6 eat unfrein suffisant
pour maintenir toutes les convoitises des MRAJBA, NIWUJWOE etc. ean
respect.
Q. Je ne suis pas partisan des amended en betail. Ges dernibres sont
trop sensible pour le chef ( dans ce territoire come on verra plus
loin les chefs ne sont pas fort riches). tes abus serieux ne se pros
duiront pas dans le territoire de MURAMVYA don't la population est pai-
sible, pour autant que lea chefs et surtout les sous-chefs soient sur-
veilles de tries prbs.
Loraqj'un chef regoit une amende en ^btail il faut allr la prendre
soi-meme dans son kraal pour etre sur que ce dernier n a pas pris une


1.
2.
3-
4.
5.
6.
7.
8.




4,


t&te de betail dans le kraal d'un de see indigenes.
Le restant de la rdponse eat trait sous former de dossier constitute
pour cheque chef du territoire.

Quest.N.*15. Il y aura lieu en son temps ctest-a-dire au ddces de leur chef de
fusionner les chefferies BITUKWA a NYAWAKIRA (Region BUKEYE) MI UBI
et BASHINGA A NZORUBARA (Region de la NEHECHE) KIBOYOGO parties RUOBI-
MEZA a BAGURIKUNDA, parties KIGANDA a KISWASWA. RUHAMBASI a BAGURI-
KUNEA (Region NYABOYOGI):
Ces petites sous-chefferies subsistent aux divers regroupements,
le territoire retirerait un serieux advantage de leur regroupement aux
chefferies designees. Pour des raisons d6ej exposes leur rattahbe-
ment imme6iat ne semble pas opportun et serait injuste car ces chefs
donnent satisfaction. Toutefois au point de vue des corvges qui pl-
sent sur la population les changements proposes apporteraient une amd-
lioration serieuse.
Ces petits chefs se verront petit a petit incapables de maintenir
leur train de vie du fait de 1'6volution 4conomique qui so dessine,
l'indigene commence a moins se laisser conduire aveugl6ment, il n ad-
met plus autant I'arbitraire de la part de ses chefs coutumiers. Les
ex~ utoires pour mecontents soht nombreux (Recrutement pour travaux
sur place et a longue distance) Pour conserver leur autorite intacte
le chef est oblige de plus en plus A se gagner la sympathie du pays,
d'ici un temps plus ou moit long, seuls les grands chef esauront
maintenir intact leurs privileges du fait que la nombreuse popula-
tion rend le privilege peu lourd. Pour ces raisons le rattachement
des petites chefferies aux grosses chefferies voisines est desirable.

Quest.N16. Les rapports entire le Roi et les chefs sont trbs bonds, les chefs du
Territoire manifestent 4xterieurement un grand respect au Roi. Tou-
tefois ils recourent a l'Europeen centre le Roi sans l1accuser direo-
tement lorsque celui-ci leur cr6e des ennuis et met leur autorite
en peril.
Le Roi est plutSt craint, les chefs du territoire se maintiennent en
bons rapports avec lui parce que de puissantes raisons int6ressees
leur dictent cette conduit. Ils ont auprbs du Roi de puissants en-
nemis KARABONA et NDUWUMWE qui convoitent ouvertmernt (les bruits qui
ont cause du malaise dans le territoire en sont la preuve) la terre
de MURAMVYA. II faut tenir compete que le territoire est trbs fertile,
que la situation des indigenes y eat aisae et que la convoitise des
chefs puissants et voisins du territoire est fort comprehensible. En
some comme partout ou une autorite pareille a cell du Roi etiste il
y a des intrigues saas nombre, contre lesquelles les plus faibles
tachent de se defendre.

Quest.No17. Pour autant que le Roi voit ses privileges maintenus, at que les chefs
le servant bien, il leur laisse la totality de leur astorit6 sur lea
indigbnes. Parfois le Roi intervient an faveur d'un de see privil6gia
pour lui accorder un privilege, le Delegu1 est tenu a 1'6cart de ces
affaires parce que le mobile qui_ les determine n'est pas toujours am
vouable. Un chef voulant en ennuyer un autre tachera d1avoir un pied-.
h-terre dans la chefferie de son ennemi, soi distant pour y mettre du
b6tail. Quelque temps apres les palabres surgissent et le chef briau
'd6nonce les intrigues don't il est victim, il serait trBs long de oi-
ter des faits pr6cis, ce sont en g6n6ral des chefs puissants qui agie-
sent ainsi.
Le Roi grant see terres, ce serait un renouveau d'intrigues de toutese




7.


Quest.Nol.

Quest .N19.














Quest. N20.


Quest .N21*



Quest .No22.

Quest .N025.


sortes, 1'europeen serait au courant des decisions que le Roi vou-
drait bien lui communiquer, et 1'autorite de beaucoup de chefs serait
dktruite ou diminude du fait de l'ing6rence du Roi, des intrigues des
puissants, et de la tendance que l'indigene a de profiter des m4sin-
telligences entire chefs; le fait suivant se produirait; un chef ruine-
rait l'autorite d'un eutre dans une chefferie et se presenterait ensuh
te pour le remplacer, une cour intelligemment faite lui permettrait
dtarriver a ses fins. Le system actual qui consist a consulter tou-
jours le Delegue dans les questions administration de chefferies
est de loin preferable a une ingerence du Mwami dane la direction
du pays. e Roi n'agirait pas de plein gre, ii serait influence par
de nombreuses intrigues, l'on verrait l'agrandissement de certaines
autorites deja trop grande et surtout tries craintes, de serieux abus
se produiraient sans qu'ils soient jamais connus, car il est notoire
que lorsqu'un chef est tr'e puissant, la crainte ferme beaucoup de
bouches.
Actuellement deja certaines palabres ne m'ont 6tg connues que du
seul fait de renseignements recus de tiers, sans que lee victims
soient venues se plaindre. Ce serait pis si le Roi entour de see
courtisans se laissait influence dans l'exercice d'un pouvoir qu'on
lui aurait donned pur administration du pays Je tiens a noter que
le Roi ne me semble pas en 6tat de prendre aucune decision d'initiati-
ve, qu'il sera toujours sensible a la flatterie et qu'il mettra souvent
les raisons d'inte'rt au dessus des raisons de saine justice.

Consulter tableaux de recensement.

L'influence des chefs depend en premier resort de l'autoritg leur
octroyee par le pouvoir occupant abec approbation du Roi. Leur richoe-
se personnelle eat certes un 6lement de leur puissance, mais la fago
don't ils dirigent est un autre 616ment bien plus important. es chefs
du territoire de MURAMVYA ne sont pas des chefs riches, ils ont sur
leurs terres de plus riches qu'eux sous leurs ordres, d'aucuns (NYAW&.
KIRA, TUHABONYE) qui sont des chefs de dates r6centes ont conquis quoi-
que pas riches un grand ascendant sur le pays et se sont acquis la
sympathie de leurs sujets. Il est certain qu'une just ruUmL9 ration
aux chefs m6ritants serait un serieux encouragement. La tfche du
chef bien remplie est fatiguante, visite de la chefferie au point de
vue execution des cultures de marais, des cultures saisonnibres du re-
boisement, du recensement, tribunal indigene, etc. etc.) Un chef qui
remplit consciencieusement sa tache eat meritant, une remmuration
equitable serait just et utile come. encouragement.

Oui. Le respect des chefs eat encore grand dans le territoire et la
population tries docile.

La question est trop vaste pour que j'ai pu en si peu de temps receuil-
lir la documentation suffisante. Pour l'instant je ne pourrais dormer
que des renseignements connus et commune a tout l'Urundi.

Voir tableaux de recensement.

Le paiement de l'I.C. et I.P. a toujours 6te fait de fagon individuelle
du moins ces dernibres annues. II etait admis qu'un indigene apporte
l'imp8t de un ou plusieurs membres de sa famille rests leurs tra-
vaux champ~tres. Les bases de la perception 6taient:
1) Lee chiffres doe anndes ant6rieures, lee declarations des chefs et




8.



sous-chefs. Jamais un chef nta te' admis a r4colter l'imp6t lui-
meme, les pires abus sont a craindre a l'heure actuelle de l'applic -
tion d'un tel system. Come le fait ressortir mon tableau coapara-
tif sur l'impit, l'on n'a jamat pu proc6der que par approximations
la declaration des chefs ne vaut pas parce que ceux-ci ne contr8lent
pas leurs dires, que d'autre part leur hate a Stre d6barasse de la
corv6e de l'imp8t les empeche de r6nseigner impartialfement le D1le-
gue. 'imppt betail peut se voir appliquer lee mimes observations que
1'imp8t de capitation.
Seul le renensement par fiches et par carnet d'identit4 donnera de
bone resultats, et non seulement au point de vue imp8t. La rdparti-'
tion des charges (Je crois comprendre qu'il s'agit du portage) so fait
de la fagon suivante. 10% du chiffre de contribuables 4tait appel4
au portage par chefferie, tenu compete des prestations autres (mission
Kibira) Comme le portage a fortement diminue j'appelle lea ohbfferios
a tour de role et non plus hebdomadairement. Les deaoibres augmenta-
tions du prix du portage ont ete tries bien accueillies par lee indi-
genes.
Pour les travaux du C.F.E. lee conditions faites aux indigenes ajou-
tees au travail a couverte distance, me permettra de supprimer la pres-
tation des travaux routiers, remplacee par le volontariat, tous mes
efforts se porteront sur cette question en vue d'obtenir oes r6sultats.*
La main d'oeuvre sera de ce fait selectionnee, le travailleur reca~ r
une formation tant physique que morale, le rendement ent ravail sera
supdrieur parce que le rendement des travaux fait par de la main d0eun-
vre requisitionnee sont nettement inferieurs.

Quest.N 24. Dans les conditions actuelles il est impossible de pr6ciser quoique
ce soit en cette matiere. Le territoire ne possede d'ailleurs pas de
carnets a souche d'exemption.

Quest. N0 25. Lee prostations en nature pour le Mwami sont pr4cis6es par la cou-
tume. Un abus a ete releve derni'erement et imm4diatement enray6: le
Roi faisait recueillir l'argent paye aux indigenes a Kitega pour lee-
fournitures en vivres (le territoire a aliment6 Kitega jusquten coe
derniers temps) et se 1' adjugeait.

Quest. No 26. Lea chefs et les riches proprietaires font leur cour au Roi t efct
spontanement des cadeaux en betail* L'on peut affirmer que le b6rnfiei
qu'ils esperent retire des cad6aux est plus grand a leurs yeux quo
le cadeau lui-imme. Pour un chef par example c'est la convoitise dtun
agrandissement quelconque au detriment d'un voisin faible. Avant la
visit de Monsieur le Resident (Septembre 1929) les grands chefs du t.
ritoire faisaient une cour assidue au Roi en perspective des chanIuz u
projects qu'ils etaient arrives, je no sais comment 'a connattre. -aaa.
tre part les chefs voisins du territoire faisaient circular lee bruit#
lee plus fantaisistes dans le territoire, les chefs perplexes, cher-
chaient par tous lee moyehs a s'attacher le Roi. Ce que I'on volt aO-
tuellement en petit se ferait au grand jour si le Roi se voyait attri
buer des pouvoirs 6tendus. Le Roi 4galement r~ciproque deb cadeaux a
certain chefs et courtisans.

Quest. N027. Non. Lee delegues sont parfois intervenus pour lees limiter en Oe
qu'elles pouvaient avoir d'exagere.

Quest. No28. Voirt ableau.


J'ai signals un abus (No 25) Il en existe certainement d'autres


Questo N 0299












Quest.No 50.














Quest.No 51.






Quest. N052.












Quest. N055


Quest. N034.











Quest. N055.


commis non par les chefs mais par les messagers du Roi. Or les lbrrea
se delient tries difficilement lorsqu'il sagit du Roi et de son entous
rage. L'on craint la vengeance des gens du Roi.

Confer tableau.
F) La saison 1928-1929 m'a pernis de constater que le sorgho du Roi
et des grands chefs etait relativement bien venu, tandis que celai des
indigenes etait tries mediocre. La raison on est simple: l'indigene
ne peut semer avant le Roi.
Lee fStes du Sorgho, et la reparation des rugos du Roi ont retard
de quinze jours les semailles des indigenes, cela a suffi pour fire
avorter la recolte. Il sera veille de prbs a cette question cotte ane,
nee. Sur les autres cultures les prestations n'ont aucune rppercuie-
sion.
G) Je ne pense aps que la morbidity ou la mortality soient plus gran-
des du fait des corvees. Je ne puis cependant rien avancer a ce su-
jet, la question est delicate a traiter il faut du temps et de la pa-
tience pour pouvoir petit a petit recueillir des donnoes a ce sujet.

Confer tableau.
Come je l'ai fait remarquer dj'a les petites chefferies sont particu-
librement ahargees, quoique la some de travail soit de loin inferieu
re a celle fournie par les grades chefferies. Les changement propo-
s6s ameneront dans l'avenir ufie serieuse amelioration de la situation,
des rdformes inmmdiates seront proposes.

Comm e e 'ai deja dit plus haut, les indigenes recoivent un peu de
nourriture au boma oui ils travaillent, ordinairement iis retournent
chez eux tous les jours et se relayent. Pour les gros travaux de res
section, ils se construisent des camps provisoirs inconfortables, et
il se pourrait bien que ces travaux solent nocifs & la sant4 de cer-
tains. Llautorite Europeenne ne pourrait actuellement exereer mu
control serieux, la multiplicity des travaux imposes au Dgl1gud, u ns
que au territoire en est la cause; pour ce faire le DIlegui doit ~re
d6charg6 des besognes materielles de plus prenantes at pouvoir se d4-
placer continuellement. De tries esrieuses ameliorations ont 4tB obte-
nues par la suppression de Bomas du Roi, d'autres encore pourraient
disparattre, ce seraient autant de corv6es en moins at autant de tor-w
res remises utilement aux indigenee qui en ont le plus grand besoin.

Voir tableau. Je ne pense pas que parmi lee prestations enAnur a it
y en ait de speciales au territoire.

Depenses ordinaires: A MURAMVYA il n'existe que des d6penses de peromi
nel et de portage. Les depenses de personnel sont basees sur les con.-
trats approves et les modifications apportees par les diffdrents rb-
leaments du Re'ident.
es d6penses de portage sont bases sur lee indications du bordereau
d'origine (MURAMVYA poste de transit) Les paiements de transports de
bois sont bases sur les commandos 6manant de la R6sidehce qui indi-
que toujours sous quel libelle elles doivent figure au livre de oais~
Les depenses de laiterie et personnel laiterie sont rBgl4es selon ap-e
probation de Monsieur le R6sident.
Aucune depense extraordinaire n'existe actuellement pour le Territoirq

L'on ne construit actuellement aucune route dans le Territoire 0..1E.
except. Lee routes exietantes (Utilite locale) ont 4t6 effeotu6ea




10.


par prestations de chefferies, quelques paiements en sel ont 6t6 effeo-
tu4s. Dbs mon arrivee, au territoire tous travaux ont t46 suspendus.
Les travaux d'entretien sont minimes de temps a autre un pont a reconm
solider autant que possible d'apres la distance j'emploie le personnel
du post a cespetits travaux. Lorsque des travaux d'entretien cons6-
quents s'imposeront un credit sera demanded. Le Territoire n'a come
route interessante actuellement que la route MURAMVYA-KITEGA qui sort
de liaison au C.F.E.

Quest. N056.0ui, actuellement les travaux d'entretien des quelques trente Kilomu-
tres de route sont minimum.

Quest. N057.Les travailleurs recrutes dans le territoire ne sont pas nombreux (500
environ en 1929) U.M.H.K. et C.F.T.K. Lees causes sont suivantes.
1) La terre produit abondamment et le sort de l'indigene est heureux
compare au sort d'autres regions.
2)le pays est retire, loin des grandes voices de communication.
5)l'effort fait en vue du recrutement par les socit4as n'a pas 6t6 in.
tense. Actuellement je prevois un serieux movement vers le GQF.E. qui
present l'1indigene tous les avantages du travailleur et en plus II
travail a court distance. L'aide apportee au C.F.T.K. ieule soci6td
recrutant actuellement (c.F.E. 'a part) consist a prescrire aux chefa
le respect absolu de la liberty individuelle des indigenes d6sirant
contractor un engagement. L'attitude toujours cordiale du D651gu6
vis-a-vis des recruteurs ce qui vis-a-vis des chefs a son importance.
Dans sea entretiens avec les chefs le D416gu6 fait ressortir les avan-
tages que procurent a 1'indigbne peu aise un contract de travail. Tous-
les contrats d'engagement sont soumis a la formalit6 du visa. Lee tra-
vailleurs du 0.F.T.K. ont leur camp a MURAMVYA ils n'y font que de tr8s
courts sejours, y regoivent une nourriture veride et abondante. Viands
patates, beurre, haricots, farine, biere, occasionnellement en cas de
besoin le delegue aide le recruteur a se fournir des vivres aux prix
du march. Ceci depuis que la situation vivribre du territoire est
redevenue normal. J'ai trbs souvent l'occasion s'assister h la ratian
des travailleurs qui eat plus abondante que la ration exig6e.

Quest. N058;Les deux clercs indigenes me donnent pleine satisfaction, t*Zs bien
forms a l'6cole de Monsieur Bonjean, ils sont tries disciplines, et
fournissent un rAndement dn travail que je dois reconnattre malgrg
mon exigeance habituelle, come tries appreciable. L'interprbte est
de nulle valeur, je le soupgonne de trafiquer son m4tier aussi je ne
l'emploie plus dans les palabres, j'ai propose son emploi ailleurs
ou son licenciement. Les secretaires indigenes sont lee seuls qui
n'aient pas ben6ficie des augmentations de la ration parce que leur
contract ne pre(o itpas les aliments pour 6ux. La situation est tell
que le dernier des plantons se trouve dans une situation supdrieure
a celle des secretaires indigenes. Les secretaires indignnes se
voient attribute sous la surveillance du Delgue :
1) La perception de l'impSt indigene.
2) La pesee des vivres (le territoire achbte pour le personnel noir
et en grande parties pour le C.F.E.
5) lee clercs sont envoys dens les chefferies pour les divers reomn-
cements et lee travaux de reboisement.
4) le service d'interprete leur esat confi6 a tour de r8le.
5) La copie de la correspondence entire le Delgu6 et les chefs, i1
est 6vite le plus possible de convoquer les chefs au territoire, Je
leur 4cris ou leur rend visit.
6) Le chargement des caravanes de transit.




1I


Quest. N039.


7) La distribution des rations au personnel noir.
8) La tenue des livrets du personnel noir.
Malgre leurs qualities et leur boran volont6 je ne puis quitter le poe-
te come je le devrais, il serait cependant indispensable que lea
chefferies fussent visitees plus frequemnent, la politique indigene
doit etre negligee un peu du fait de la trop grande ommobilisation du
D1elgue.

Non. Lee policies sont originaires de l'Urundi meme territoire d'tu-
cuns ont te6 au centre d'instruction a Kitega un temps trop court
( 3 mois) d1autres sont au service depuis quelques annees au territoire
iBs ont ete recrutes sur place. Leur mission se limited a la garde des
locaux la nuit sous la direction d'un soldat. Le jour ceux qui ne soma
pas de garde ex6cutent de petits travaux, plantations d'arbres au poe-
te, entretien du camp. Jamais je n'oserais laisser partir un policies
soul dans les chefferies. Jamais un policies ne se voit confier une
arrestation, lee chefs s'acquittent bien de cette tache et dens lee
cas tout a fait graves, je me rendrais moi-meme avec deux soldats.
La mentality du policies est telle qu'il laisserait fuir un voleur
pour peu que celui-ci lui propose le partage du butin. Le policies
est trop enclin a abuser des latitudes qu'on pourrait lui laisser ,
L'escorte a Kitega des prisonniers leur est confine leur temps d'absen-
ce est s6verement contr8le par la feuille de route.


Quest. No40.I1 y a deux 4tablissements d'enseignement dans le territoire; l'6cole
du poste et l'ecole de la Mission. A l'1cole du poste il y a 45 61bvee
aui apprennent a lire et ecrire, et %a calculer. Ile restent deux
ans a l'ecole du poste, les plus intelligent sont envoys au chef-lieu
Le moniteur de 1'ecole de MURAMVYA a te a 1'6cole de RUMONGE puis il
a fait 6 ans d'etudes a l'cole de MURAMVYA. Messieurs Bonjean & Plase
L'cole de la Mission est a ses debuts, le R.P. Supbrieur n'a pu me
donner aucune precision.

v Quest. N041.La Mission des P'eres Blancs de BUKEYE est la seule qui existed au ter-
ritoire, elle fut fondue en 1927. Elle a fond fin 1928 deux succur-
sales, une a IMBUYE et une autre a MURAMVYA. Elle emploie huit cata"
chistes diplomas sortant des 6coles des Missions (Mugera)
Le Rverend Pere Canonica dirige la Mission en collaboration du R.P.
Dastroy et du Frbre Polycarpe. La Mission de BUKEYE possede une phar-
macie oI tous les jours un Pere soigne les malades qui viennent a la
consultation.

Quest. N042.N6ant.

Quest. N04.Il y a un tribunal indigene par chefferie. Pour pouvoir s'occuper
activement et serieusement de tribunaux de chefferie, le D416gue de-
vrait pouvoir se deplacer plus regulierement et plus souvent. Actual-
lement l'indigene qui a une palabre a soumettre s'adresse au chef qui
la tranche aide de deux vieux notables.
En cas de disaccord la palabre est presented chez l'Europ6en. Mea
efforts tendent A bbtenir des chefs la consignation 6crite des palabree
De serieuses difficulties sont rencontr6es dens ce domarie.
1) Certain chefs sont illettr6s et trop pauvres que pour avoir un
clerc.
2) L'incapacite frequente des clercs des chefs.
5) La crainte que ce qui eat consigned sur paper ne correspond pas
et pour cause a la reality (ceci dens certain cas oh le chef a inte-
ret a cacher sa decision).




12.


Les audiences doivent avoir lieu le ltndi de chaque somaine, je suis
s~r qu'il nten est pas toujours ainsi dans la pratique parce quo lee
chefs savent l'europeen tenu au post, et que dtautre part l'europeen
ne sait pas tout ce qui se passe. Le control le plus efficace a 1'
heure actuelle eat la seance periodique au post ( une fois par mois
su possible chaque quinzaine) ou tout indigene eat indistinctement
entendu. En dehors des seances 1'indigene eat entendu et l'affaire
est renvoyee au chef, l'indigene se present ordinairement le jour
des palabres. C'est a l'heure actuelle le soul moyen don't je dispose
pour controller 1'action des tribunaux indigenes. La plus grande
accessibility du Delegue aux indigenes aide beaucoup. Actuellement
j'exige la ou la chose est possible un compete rendu 6crit, je n'ai pu
me rendre encore compete des resultate obtenus. 11 nly a jamais d'in-
carceration prononcee par un tribunal indigene. Les pr6venus de char
quo chefferie sont deferes au Delegue dans les vingt quatre heure.s

Quest. N44. Lee stablissements commerciaux de MURAMNYA sont:

1) Salim Bin Amer Gerant Mohamed bin Selehan.
2) Ali bin Hamed Gerant Sultan bin Salim
3)Hamud bin Issa
4) Said bin Rachid Gerant Salumu (Swahili)
5) Habdallah bin Salim Gerant Mohamed bin Hamud
6) Salim bin Hamis
Ces cinq commergants sont Arabes.
7) Mussa Ways (Beloutchistan)
La vente de ces maisons de commerce porte sur 1) lee perles S) etoffes
diverse 3) couvertures 4) sel 5) Fil de for et cuivre 6) savon, ci-
garettes, allumettes, etc.. Il se vend beaucoup de pagnes (Kaniki,
indigo drill) et de couvertures rouges. 5000 frs. de vented journa-
liere en moyenne.
A l'exportation les arabes achetent des peaux et des vivres. Le baa
prix des peaux et la raretd des vivres est cause du came des affairs
En 1928 il a 4te achete sur la place.
5500 Kgr. de peaux diverse
1400 Kgr. de cire
77 tonnes de vivres
En 1929
1500 Kgr. de peaux
500 Kgr. de cire
15 tonnes de haricots et pois.
Le deficit de 1929 doit tre attribu4 a la situation critique dane
laquelle s'est trouve le territoire de Juin a Novembre 29 menacee de
disette, culture intensive des marais)

Quest. N46.Non. A part les parties rocailleuses qui sont encore de maigres patu-
rages le territoire ne possede pas de terres libres de droits indig-
nes. La population est tries dispersed toutes les collins sont oeou-
pees.

Quest. N47.Pour arriver a repondre de la fagon la plus precise possible, j'ai
proced4 et faith proceder par mes clercs a de nombreux mesurages de
cultures de Watytsi et Wahutu dens toutes lee regions du Territoire
sans tenir compete du plus ou moins d'opulence des indig-nes je puis
avancer come tres approximatifs les chiffres suivants.
Par le chef de famille
1 1 ha 700 de cultures
2 0.500 de bananes
0.250 ha de cultures de marais.




15.



Oes chiffres me donnent pour le territoire
36500 has de cultures
12000 has de bananeraies.
6000 has de cultures de marais.

55500 has

Quest.N047. La superficie approximative du territoire est de 900 Km carries. La
superficie des terres incultes et des paturages serait dono-de
845 Km carries. 11 y ayrait done dans le territoire
1) 86.6 Habitants au 9, carre. Decompte fait des cultures il y
aurait 1) 52 tetes de gros b6tail au 9m carre soit 5 has 125 par tite
de betail 2) 17 tStes de petit betail au Km carre soit 5 ha 800 par
tete. Comme on pourra le remarquer il n'y a guere de disponibilites de
terres dans le territoire

Quest. N048.Les cultures du territoire se subdivisent come suit
1) Graminees: sorgho, eleusine, ble, maTs
2) Legunineuse: haricots, pois.
5) Racines: Patates douces, pommes de terre, manioc.
Sorgho se seeme en fevrier pour Stre recolte en juillet-aolt.
Semis, environ Trente Kgr. a l'hectare, production en bone recolte
trois tonnes a l'hectare
Eleusine Semis en Novembre, recolte de mai a AoGt. L'indigene seme
environ 50 Kgr. a 1'hectare mais come il r6colte au fur et a measure
de la maturation tries irreguliere des ppis, il est difficile de se
faire une idee du rapport.
Ble se `eme chez certain chefs en petite quantity. Semis en f6vrier
mars, recolte en Mai Juin.
Mate: se seme en culture derobee avec les haricots. Se seme aud but
des pluies et dans les marais en Juillet, se r6colte en Janvier,
l'indigene consomme volo,tiers le Mats vert. Haricots, pois. Semis
en Septembre, Octobre, recolte en Janvier Fevrier. Semis en F4vrier
Mars recolte en Juin Juillet. Semis Juin Juillet dans certain marais
r4colte en Novembre. A l'hectare semis de 60 Kgr. de graines, rapport
approximatif 900 Kgr. l'hectare.
Manioc, _atates,douces, colocases; manioc se plante indiff6remment
durant les ppuies se recolte dans le courant de la troisiBme annde.
Patates et pommes de terres se plantent indiffdremment durant les
pluies, recolte apres quatre ou cinq mois.
Colocase: culture derobee peu important. J'estime que les cultures
sont faites dans les proportions suivantes:
Haricots, pois 50%
Eleusine 10%f
Sorgho 25
Patates etc. 15%
Ce pourcentage est relativement constant. La jachbre n'est pi pre-
tiquee dans le territoire ou 1'indigene recourt a la future pour
pouvoir cultiver tous les ans les m8mes champs.

Quest. No49.L'indigBne cultive avec beaucoup de soin, le sarclage eat pratiqud
m4ticuleusement. Les semis sont trop dense, l'indigene a trop ten--
dance a derober des recoltes sur ses cultures normales. (WatE, patatse
colocase) II y aurait advantage de faire des champs distinct pour
chaque espbce. "ais ii est tres difficile de faire abandonner aux
autochtones leurs habitudes ancestrales. Les champs de haricots sont
souvent semis comme suit. Trois graines de haricote, un grain de
mats, des paquets de patates et de colocase intercalls. Le rendement







des terres pourrait etre ce me semble augnente.


Quest.No50. La houe et le couteau sont les seuls instruments employs. Oui le
commerce local vend quantity de houes de trait d'origine europ6eman.
Non lea indigenes achetent au commerce local quantity de house au priM
de 8 a neuf francs.

Quest.N051. La fort avant occupation 6tait un peu plus 6tendue qu'actuelle-
ment dans le territoire. Durant occupation allemande le gouverne-
ment avait une coupe de bois au Kibira. J'eatime le recul de la
fort a 500 metres depuis l'avant-guerre. Actuellement lee d6voise-
ments pour cultures sont intewdits et les.chefs ont requ des instruc-
tions tries precises a ce sujet. Le programme de reboisement (Mon No
188 du 1.10.29) prevoit pour cette Paison des pluies le reboisement
effectif de soixante hyit hectares. De grades ppinibres ont .te f t-
tes en saison seche, les terrains.sont prSts, dans les chefferies
lee arbustes prtsa etre plants sont envoyde dans chaque chefferie
et plants le jour mnme sous la sueveillance d'un clerc du territoire.
Les travaux par semis necessibent la presence du DWl6gug, et des viei-
tea p6riodiques, afin que lea champs soient sarclge au ddbut, parce
quo sans cela lee jeunes arbres meurent 6touffes. En outre les cul-
tures intercalaires faites apr'es plantation des arbres, sont indivi-
duelles, la culture en common ne peut donner de bonsr'sultats, 1'indi-
gene ne s'y attache pas parce qu'il n'y voit pas le b6n6fice direct,
le partage se fera toujours au ben6fice des sous-chefs et capital.
Aussi lea cultures communes faites l'an dernier n'ont donn6 aucun r-
sultat

Quest.N05*. Oe qu'on appelle la fotit peut avoir entire 3 ou 4000 has il y a peut-
Stre trois cent cinquante hectares de fort proprnment dite, le rests
nest qu'une brousse arborescente sans utility. es couoes de bois
autoris6es pour constructions en pise (Stricks) d6truisent quantity
de sujets qui deviendraient des arbres, car on recherche lea essenso
r4sistantes a lhumidit4 et a la fourmi blanche. Non seulement les
Europdens puisent a la fort, mais dans lee ann6es antdrieures, lea
chefs des territoires voisins (Kitega, en particulier) coupaient
nombre d1arbres pour leurs constructions (DerniBrement on a fait re-
brousser chemin a une caravan de Kahiro qui venait au Kibira couper
les arbres. les principles essences ci-aprbs cenomzmes sont employ-
6es en charpenterie, je ne connais pas leurs propridt6s spiciales.
1) Mikerekwa
2) Miyove
5) Mirenga
4) Mishika
5) Mishishi
6) Mitoy
7) Miko
8) Misebeyi
9) Mishwankima
10)Miremera
11)Misivya
12)Mikarakata
135)ikunguza

Quest.No54. Les principles industries du territoire sont:
1) La poterie faite par les Batwa. Ces poteries sont dtun usage mena(.
ger courant parmi les populations du territoite. Ces poteries pour
ainsi dire pas cuites sont fragiles, elles sont faites d'argile grise




15.


Quest. N055.




Qu&st-.N56.


Quest.Nc


des marais.
2) Confection des 4toffes de Mirumba (ficus) obtenues par le battle .
de 1'4corce; la confection de ces etoffes demand du travail, l'6toftr
de traite vendue dans le commerce remplacera petit a petit cette in-
dustrie.
5) Fabrication dee pots a lait en bois tendre. Ces travaux sont asses
elegants, mais cette industries est tries localis8e pros de la forSt
peu nombreux sont ceux qui s'y adonnent, et la production eat entIire-
ment absorbee par les besoins locaux.
4) Lea forgerons font des bracelets, fers de lance, etc., ils ont une
petite forge a soufflets, ils y brclent du carbon de bois. see in-
dustries ne me semblent pas destinies a un avenir quelconque, elles
disparaitront plutht devant lee products d'importation.

Les prisoners don't la peine est de un mois ou plus sont dirigea sur
Kitega. II y a une petite pharmacie au territoire our les cas peu
graves, des qu'un ddtenu devient malade il faut le diriger sur 1'ho-
phtal a Kitega.

Actuellement au territoire lee vivres sont fournis par les chefferies.
Le taux du march de Muramvya eat applique.
Bois o.10 fr. le Kgr.
Beurre 5; frs. le Kgr.
Farine L; fr. le Kgr.
Haricots 0.80 Fre. le Kgr.
Patates 0.55 frs. le Kgr.
Viande 1.50 fr. le Kgr. os comprise
Lait 0.40 frs. le Litre.


57. La ration hebdomadair& en 1928 ddbut 29 4tait payee en argent a rai-
son de 4.20 par home, 5.15 par femme, 1.05 par infant. ie samedi
lee indigbnes apportaient des vivres au post et le personnel achetait
a des prix totalement inforieurs. Actuellement pour tout le personnel
je done la ration en nature, la ration me cote actuellement en 1929
10.50 par home, 7.70 par femme, 2.66 par enfant.



MURAMVYA, le 15/11/1929


Le D l6gud, MOUTARDE.


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