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Enquete Administration Generale, territoire du Bururi, 1929. 15 pages.
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Title: Enquete Administration Generale, territoire du Bururi, 1929. 15 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
Physical Description: Archival
Publication Date: 1929
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Residence de 1'Urundi '

UQUESTE AD.I:: ISTRATIIVE GENIRALE 1929.

Territoire du B U R U R I


A) Annexe a la carte au 1/100.000 du Territoire du BURURI.

a) Parmi les chutes et les rapides connus dans le Ter-ritoire, je ne orois
pas qu'il y en a don't on pou:-rait utiliser la force motrice pour le mo-
ment; parce qu'elles so trouvent dans des endroits dtun acces tres diff i-
cile et loin de tout centre.
Dans .la rivi're Siguvyaye il y a deux grande chutes don't une doit at;"i
teindre une hauteur de 80 a 100 metres, elles se trouvent toutes les deux
Sau Sud du Bururi et au Nord du Hongadone a 1'endroit ou cette riviere pas-
se a line de partage.
Dans la region d'Urambi il y a la chute de la riviere Lugata qui se
trouve aux environs de la cote 1400 et puis une autre, dans la riviere
Sanga egalement a Urambi mais aux environs de la cote 1000 done a environ
4 Km du lac.
Aucune des trois chutes mentionnees ci-dessus, ne doit convenir 1 4-.
tablissement de barages pour 1'irrigation de grande 4tendues parce qu1el.:
lea se trouvent dans des fonds tres encaisess.

b) Je ne connais pas de riviere qui accusent de fortes crues ici dans le
territoire.

c) La plus grande parties du territoire est fortement accident, toute .la
ligne de partage et le verdant Ouest est une succession sans fin de pente a
abruptes et fonds impraticables, les ravine, ruisseaux et fonds y sont
Sinombrables, cest cependant dans ces endroits que le sol est le plus fer-
tile, malgre que les pentes en gienral sont roccailleuses 1a et dans.les".
fonds, les indigenes gagnent ce qu'ils veulent en fait de cultures tropil.
cales, c'est aussi la region la moins habitee 4 les indigenes y vivent
dens des endroits quasiment inaccessibles 'a 1'Eurpdeen.
Sur les hauts plat6aux, donc a 1'Est de la ligne de partage le pays est
moins accident mais dans aucune region on ne trouve une 4tendue plate
d'un peu d'importance, ce sont des mamelons successifs spares lea uns des.
autres par des bas fonds assez etroits, petits marais de peu dtltendue;
sur les hauteurs m$mes, on ne trouve que rarement une 6paisseur de sol araj-:
ble d'un peu d'importance, les couches depassent 0.40 a 0.60 m. d'4paiaseur.
La plupart de ces mamelons sont garnish de maigres herbes, qui sont mi a
insuffisantes pour nourrir le betail, qui des juin et juillet dolt aller
chercher sa nourriture dans les fonds, meme jusque sur le versant Ouest de
la ligne de partage et aux sommets des montagnes du centre du territoire,
qui ne forme qu'un vaste massif fempli de rochers et crevasses que les
f chefs se disputent pour y conduire leur betail a cette epoque.








B. ORGAI;ISATION POLITIQUE et POLITIQU_ IIJDIGENE.

3. Le territoire fut cree au debut de 1929, a la suite des mesueres prises
pour combattre la maladie du sommeil, measures qui interdisent l1acces de
la plaine aux indigenes habitant au dessus de la c8te 1000.

4. L'adoption des limits decoule des motifs indiques dessus pour ce qui
concern la limited Ouest, ailleurs ee sont les limits de chefferies qui
forment la limited.

5. Le Territoire ayant te6 former des regions des Territoirbs NYANZA et RUM~C
qui se trouvent au dessus de la cote 1000, il n'y eut done aucun changeamet
dans 1'organisation indigene. A part les chefferies qui de ce fait furent
scindees.
Les Batutsi sont come ailleurs les chefs politiques don't 1'autorite est
reconnue et accept-e de tous.

6. Il n'y eut gubre de changements politiques dane la region depuis 1'arriv"e.
des Belges. Les premieres annees de notre arrivee dans la region de RUMO-
NGE, l'accord parfait ne r'gnait pas entire les chefferies, les desaccords
tournerent en petites batailles a deux reprises, sn 192 quatre sous-chef a
qui d4pendaient directement du roi, qui n'obeissaient pas a 1'autoritI indiL-
gene meme a l'autorit ecuropeenne, furent places sous la direction dtun
Muganwa, depuis lors tout fonctionne pour le mieux. Trois chefs du MUGAMBA
qui de tout temps commirent des abus au detriment de leurs indigenes, .con-e
fiscation de champs, de betail, etc, ont e6t definitivement 4cartes en 1928
ils furent relegues. Tout fait prevoir que cette region sera plus tranquil-
le et plus stable a l'avenir.

7. Rien de special a signaler. Le territoire de NYANZA fut successivement ad-
ministre par Monsieur Wuidart, d'Hondt, Verstappen "pendant le conge de
M. d'Hondt" apr's par M. Stassen.
RUMONGE fut administre succ.ssivement par MM. Georgi, Fiolle, Brock depuis
1921 par le soussigne.
Il n'y a rien de special 'a mentionner a ce sujet.

8. A la creation du Territoire.

9. Le Territoire est divise en 15 chefferies don'tt une, ltancienne chefferie
KABULENTE, se trou-.e sous la tutelle du chef KISHIKIDZO".

10. i'outes les chefferies furent cr6es suivant la coutume indigene le succes-
seur etant designed par le pere.

11. Les limits du Territoire sont foriees par les limites des chefferies done
d'une fagon precise, la limited Ouest est formee par la cote 1000 done
actuellement encore de fa9on imprecise pour la population indigene.

12. Elles epousent des terres dans d'autr6s territoires, une petite terre a
KITEGA et une terre dans le territoire de MURAMVYA.
Comme indique au 5, h la suite de la creation du territoire du BURURI
plusieurs chefferies furent sci::d6es en deux et dependent done de deux Ter-
ritoires differents, ce sont du sud au Nord B s chefferies RURAGUMYE,.
HARARAYiE, NDARISHIKIDJE, BARARUFISE, IASHARWA et NYAMBIKIWE. Tous cea
chefs habitcnt le territoire du BURURI, et ne peuvent 'a la suite des mesu-.
res mentionnees au 5, descendre dans la plain que munis d'une autoriaatiout
pour y voir leurs indigenes. Ils se presentent a 1'autorit4 modicale a








leur arrive, il n'y a "je crois" aucun inconvenient a ce qu'ils visitiat i..
regulierement cette partie de leur terre, mais le fait d'avoir du designer.
un representant dans la plaine, ne les met plus directement en contact
avec leurs gens habitant cette region. Ce qui f ait aussi que ces chefsa
n'ont pas toute leur tranquility au sujet de l'avenir.
Les limited de la plupart des chefferies de l'ancien Territoire de
NYANIZA, sont quasiment inextricables, un chef avec 1660 contribuables por-'
sede trois terres diiferentes ne se touhant pas, un autre avec enviran
500 contribuables en possede egalement trois, un 5'eme avec environ 220
contribuables en possede deux.

15. Les chefs du Territoire du BURURI sont:

1. BARARUFISE 2. HARARAWE 5. BASHARWA
4. NDARISHIKIDJE 5. MBINGA 6. KISHIKIDZO
7. KIBURWA 8. HUGANO 9. NYAMBIKIWE
10.RURAGUMYE 11.MIZAMBO 12.BIKANDAGIRA
15.NDABANEZE 14.ancienne chefferie KABULENTE don't le files se
trouve sous la tutelle du chef KISHIKIDZO.

14. Fiches des Chefs en annexe.

15. Pour le moment je ne crois pas qu'il y a lieu dlapporter des changements
dans 1'irganisation des chefferies. Cependant, des notes laissees par le
dernier administrateur du Territoire de NYANZA, au sujet de la maniere de
servir des chefs NDABANEZE et BIKANDAGIRA ne sont guere favorable aux
interesses, je ne les connais pas encore suffisamment pour 4mettre un avis
a ce supt, s'ils ne donnent pas satisfaction j'en informerai en temps tiile
la Residence.

16. Les Chefs du,,Territoire se trouvent sous les ordres directs de MWAMBUTSA
au point de vue autorite indigene.
Tous ont beaucoup de consideration pour leur roi et y tiennent, ont plu-
tot peur de changements au point de vutpolitique indigene et coutumees.

17. Lee Chefs ont beaucoup d'estime pour le roi je crois que pour l'organisa.
tion actuellement en vigueur est encore de loin la meilleur6 que l'on puisse
avoir, a mon avis donner plus d'independance et liberties aux chefs et k la
population est aller a la rencontre de l'indiscipline et a la disorganisa-'
tion des chefferies les chefs memes ne seraient je crois, pas favorable &
des changements, ils se rendent compete quten general la population de 1t'0
rundi est encore trop arrieree pour pouvoir introduire avec succbs des cban1.
gements trop brusques. s



C. ORGANISATION SOCIAL et FALiILIALE

REGIME de la PROPRIETE FONCIERE.

18. Nombre Batutsi 5607 nombre de Bahutu 51.721 total 57.548 du territoire i,

19. Il ast certain que les Batutsi sont en general beaucoup plus intelligentp .
egalement plus indifferents, plus brutal et plus energiques que lea Bahutui
leur autorite vient beaucoup de ces qualities et defauts, que leur rice1hes
en betail y aide beaucoup c'est bien vrai.
,. ,..:.:
:.:I .!




44


L'loignm-nent d'un chef rice est toujours cause de beaucoup de desor-
dres "n'en doutons pas c'est certain" Un chef pauvre nest ni recherche
ni respected. Eloigner un chef riche, ctest appauvrir et bouleverser tou-
te une region, il revendique le b4tail qu'il a place en depSt parmi sea
gens, certain lui sont d6vou6s malgre tout, et dlautres pr'efent le sui-
vre en exil que dabandonner le bitail qu'ils ont requ en depSt de ce chef
que l'on veut Eloigner, est pre;que toujours, malhonnete et injuste et
partial, defauts qui sont souvent la cause de sa pauvret6.

A mon avis je ne crois pas encore a un resultat favorable en remunerant
certain chefs, cela couterait trbs cher, car que sont le jour d'aujourd'hui
une dizaine de mille entire les main d'un chef d'un peu d'importance, une
bicyclette "ou plus" quelques etoffes, un peu de sel pour son betail et le
restant distribute entire ses suivants et Bagendanyi, qui pendant des mois,
voire des annees, sont charges de la surveillance des travaux de routes et
autres, points, kraals et missions chez dlautres chefs loignes qui le tien-
nent pendant des semaines loin de chez ..........., ils finissent par decro-
cher un cadeau; queilues uns sont des places dans les chefferies c'est vrai,
mais plaies fortement indispensables, car aucun chef nest capable de diri-
ger seul sa chefferie, ce n'est pas lui qui ira appeler un indigene qui a
commis une infraction quelconque ou qui ne veut pas se presenter pour une
palabre, une corvee etc..,

La question d'octroyer des cotos, est une autre question delicate combien
de chefs n'y a-t-il pas "jten ai connu beaucoup" qui sent considers common
bons par un europeen et come mediocres par son successeur ou en haut lieu.
Ce serait a mon avis jt( je ne pretends pas avoir raison) une nouvelle sour-
ce de jalousie et de ha ne dja grande, entire eux.

Placer un muhutu intelligent a la tate d'une chefferie dans les regions
oh cela est possible est toujours risquer dlavance il a beaucoup d'ennemis
et s'il ne poss'de pas de betail il se dedormagera en pregnant un nombre
respectable de femmes "il y a un muhutu chef dans le territoire, il a 19
femmes, mais je dois reconnaitre que sa chefferie march 'a merveille et il
n1a que tries peu de watutsi chez lui."

20. A peu pres.

21. a) rien de special a signaler.
b) "
b) It it
c)
d) "
e) en fait de succession la coutume est assez simple et just. A la mort
du pere oy maria, les enfants restent avec la mere dans les biens tant b4tail
que champs, si la femne ne veut pas, come clest la coutume prendre comme
mari un des freres ou un autre membre de la famille de son maria, elle peut
clever les enfants en restant dans l1enclos avec le betail, toutefois la
famille du mari pourra empecher a ce que les biens laisses coitnt gaspillos.
A d4faut dtenfants elle rentre dans sa famille la dot est remboure8e,
mais des biens acquis ensemble pendant le marriage, elle regoit sa part.

f) la proprietM{ fonci':re nest en some pas bion etablie, en ce sens que
frequemment des riches patient au chef ou a un autre proprietaire une te
de bgtail pour obtenir des paturages ou un bon emplacement, il n'y a pas
de doutes des petits abus se commettent encore a ce sujet.
Certain chefs mm-s les sous-chefs acceptent en cachette des cadeaux en




~- - -- -




betail ou en pots de biere en change d'une bonne terre ou paturage et
essayent de frustrer l'un ou l'autre moins riche, soit en le chassant pU-
rement et simplement, soit en le fatiguant en imposant des corvees plus
souvent qu' son tour, le lise ne reclame oas toujours et prefer quitter
sa chefferie; mais en regle general ils connaissent le chemin du post.
En definitive il n'y a pas de prestation a payer au chef soit pour pttu-
rages ou champs, rien le prdvoit, mais un riche proprietaire paie de sa
propre initiative une tete de b"tail pour un beau paturage ("pas toujours)
Pour de bananeraies, si elle est etendue, le chef recevra un taurillon,
si elle est petite, le sous-chef recevra une vingtaine de francs, il sem-
ble r'gulier qu'a la mort du locataire l'heritier paie de nouveal la mrme
chose.

Comme mentionne au 19) la richesse en b6tail amene la consideration, mais
le muhutu auosi bien que le mututsi a le droit d'en posseder, et coux qui
possadent de 5 a 10 tStes de bftail m8rme plus, ne sent pasrares et beau-
coup de bahutu sent plus riches que maint mututsi. II se procure du bd-
tail, par "change, furniture de bi'tre, vivres, en rimplagant un riche aux.
travaux de prestation dG au chef etc., etc., Mais une fois en possession de
quelques tetes de b tail c'est i son tour de ne plus travailler et de se faie.
re remplacer aux corvees.

g) Nalf come V'est le nurundi,il est certain que les sorciers et guerieseurs
ont encore beaucoup d'influence dans le pays, neanmoins les m6faits de oeut"
ci ont fortement dimInu6; les"baroti "jeteure de sort, il me semble sont 16-
gion dans le pays et certainement plus de la moitie des deces leur sont
imputes. La famille du mort va encore frequemment consulter le sorcier
mais il faut croire que ceux-ci sont plus prudents que jadis, les vengeanoes
deviennent de plus en plus rares, ils se contentment de simples escroqueries.

Les guerisseurs sont nombreux, il y en a qui possedent des rem'des, her-
bes ou poudres centre certaines maladies et places, le service medical tarnt
parfois loin, les indigenes prfferent tr's osuvent se rendre chez le m~de-
cin de la r6gion2 car ils le considerent come un medecin. Le mal que ceuxo
ci font nest en some pas grand; ils se font en general payer en nature.
es faiseurs de pluies sont probablement plus n6fastes et ils sont nc---
breux, les chefs meme les consultant et les patient et si cela no leur fait
rien de livrer un sorcier ou m6decin, rarement ils mettront de la bonne vo-.
lont6 a livrer un faiseur de pluies, ceux-ci en bien des cas peuvent avoir
ete la cause du manque de vivres dans certaines regions, en conseillant la
population de ne pas planter 'a l'epoque voulue soit en disant il n'y aura
pas encore de pluies soit en disant qu'il y a aura trop.

i

D. MPOTS et PRESTATIONS COUTUMIERES.

22. BARARUFISE 6.752 contribuables plus env. 600 en dessous de la
cote 1000 et 1.500 tStes de betail
20 HARARAWE. 53950 contribuables plus 1.629 en d essous cote 1000
et 7.100 tStes de betail
5 BASHARWA 4.615 contribuables plus env.800 en dessous cSte 1000
et 9.287 tftes de betail
40 NDARISHIKIJE ? contribuables env. 1.500 en dessous c8te 1000
et 4.900 tetes de betail
5 MBINGA 5.075 contribuables et 5571 tStes de b6tail




6.


60 KISHIKIDZO 5.781 contribuables et 9029 t8tes de betail
7 KIBURWA 2.651 1581 "
80 HUGANO 2.127 1227 n n
90 NYAMBIKIWE 1.065 215 et env. 600 con-
tribuables dans la plane en dessous de la cote 1000
100 RURAGUMYE 1.251 contribuables plus env. 400 en dessous de la cSte 1000
et 802 tStes de betail
110 MIZAmaBO 1.660 2096 "
120 BIKANDAGIRA 483 545 "
150 NDABAINZE 256 589 "

Jusqu'? present le recensement du betail a 46t fait par les chefs memes
aides d'un clerc ou non, j'ai l'impression que les chiffres doivent etre
plus eleves que la reality pour ce qui concern le betail adulte.
1 certainement il y en a qui patient pour du betail dej'a mort.
2 d'autres ont une vache en depot lui il paie et le depositaire
paie d'un cote.
Petits inconvenients qui se renouvellent toujours malgre la publicity donnge
a ce sujet.

25. Dans 1'ancien territoire de RULMONGE, nous avons commence la perception de
l'imp8t partiellement dans les chefferies partiellement au poste. 1922 a ete
la derniere annee ou une perception collective par sous-chefferie fut ac-
ceptee "a cette 6poque, les acquits etaient remis aux sous-chefs qui en fai-
saient la distribution il n'y eut pas plaintes a ce sujet".
A partir de 1925 presque tout l'impot a e4t perqu dans les chefferies re-
commandant aux chefs et sous-chefs d'exiger que chaque indigene apporte lui--
meme son impot, cinq annes de publicity et de th4orie a ce sujet n'ont don-
ne qu'un re:ultat mediocre, beaucoup d'indigenes ne veulent se deranger pour
apporter eux- 8mes leur inpot, n'y attachant qu'une importance relative, its
envoient leurs feni es ou un de leurs enfants distant qu'ils sont malades et
ne peuvent venir, d'autres sont env oy:-ge la .lus grande parties de 1'annee
"ceci surtout pour la populati-n habitant les environs de la ligne de parta-
ge" d'autres encore sent allis dire bonjour a un membre de la famille qui ha-
bite au loin, chose -ui dure aussi parfois des nois avant de rentrer, le.
raurundi a des multiples -motifs pour allcr voyager ou vagabonder.
Evidenacnt, il y *n a b.oa.oup ":ui paint deux fois aussi, ils patient 1i
oh ils sont en visit et pendant leur absence leur femne a aye dans la
sous-chefferie ;' ils habitent.
Une annee nous avons fait l'exp~rience en exigeant absolument que cheque
.ndividu apporte lui-meme son impot et renvoyant routes les femmes et en-
fants qui se pr4sentaient pour payer l'im 8t de leur mari ou pere, au bout
de deux trois nois le chef vencit nous supplier d'accepter 1'argent, en di-
sant noNc:-oyez pas ue vous prenez l'argent d'enfants ou femmes, ou de mala-
des ou morts, non, ils sont vivants rais en voyage.
Ailleurs, ncus devon4ie reconnaitre, les chefs exigent encore 1'imp8t
d'enfants trop jeunes pour p-yr, nea.noins de ce c$te il y a progr'esa lee
enfarts com-encent a savoir ou'ils ne doivent pas payer et rcclament, mais
malgre la surveillance et les theories ce sujet, il y en a certainement-
encore qui patient.
Mais vu l'esprit voyageur .et vagabond du murundi, il y en a certainement
encore d'autres ui chanpent au paiement de 1'impot parcel qu'un chef no
fera pas payer 1Limpot i un indigene qui nest venu que recemment s'installer
chez lui, il dit ce n'est pas un hon:me 'a moi", et il attendra un voire
deux ans avant de le fire payer.
A un ou deux chefs legbrement plus consciencieux que les autres nous
pourrions peut-etre confier la mission de percevoir l'impot (ce n'a pas en-








core et46ssay6). Le seul controle aue nous aurions a ce sujet est quo
nous savons a peu pres le nombre de contribuables qu'ils possedent et de
les savoir honnetes.

24. II n'y eut pas d'exemtion en matiere d'imp8t, qui n'est pas pergu chez
les vieillards ou infirmes, nous n'avons pas tenu note du nombre.

25. Les prestations dues au Mwami sont precisees par la coutume mais pergues
dtune fagon en g6n'ral tr's irregulieres et certainement plut8t trop peu
que de trop, car le Mwami lui ne doit pas en tenir compete.

26. Non

27. Jusqu'a present nous n'avons jamais du intervenir pour la furniture des
prestations.

28. Enumiration des prestations a fournir par chefferie.

BARARUFISE 1 une vache laitiere et une grande natte par an.
HARARAWE 20 une vache laitiere et 20 vihigas de sel.
BASHARWA 5o deux vaches laitibres et 2 taureaux annee "les derniere.
annees fournis d'une fagon irreguliere quand le roi les fait
prendre, a fourni ces ces derniers temps 6 pots de miel et u.
sac a vivres, chose qui n'avaient plus 4te fournies depuis
la :ort de M.iEZI.
NDARISHIKIJE L4 une vache par an, 20 nattes, 40 houes et 10.000 bracelets
fibres.
MBINGA 5 une vache laitiere peu pres tous les deux ans, puis 50
vihigas de sel et 10.000 bracelets en fibre chaque annie.
KISHIKIDZO 60 6 taurillons tous trois ou quatte ans quand le roi les fait
demander
KIBURWA 70 15 vihigas de sel, 5 houes, 23000 bracelets fil cuivre four-
ni regulibrement chaque annee.
HUGANO 8 7 vihigas de sel, 20 paniers, 6.000 bracelets fibre par an,
et une vache a peu pres tous les deux ans.
NYAMBIKIWE 90 pas encore fixed, petite chefferie de creation recent.
RURAGUMYE 10 20 vihigas de sel.
MIZAIBO 110 une vache laitiere tous les deux ans.
BIKANDAGIRA 120 n n n n
NDABANEZE 15 "

29. Il n'est pas impossible que certain chefs seraient se livrer a des abuse,
jusqu'a present nous n'avons janais et saisi d'une plainte a ce sujet, at.
je ne me fie pas aux dires des autres chefs, trop souvent j'ai pu consta-
ter quand ils disent du mal de leur voisin qu'ils exagerent ou le font par
interest.

50. Aucun chef du territoire ne doit une pr-station en main d'oeuvre.

51. Sans aucun doute qu'il y a des indigenes qui en fait de prestations four-
nissent plus que la limited adrmise, de mrme qu'il y en a beaucoup tant
pauvres que riches qui ne fournissent jamais de prestation.
Ilous devons cependant reconnaftre, que malgrE toute la publicit6 faite 8I
ce sujet, que beaucoup d'indigbenes ne savent pas a. quoi sten tenir il e




..



ne connaissent ni les -ours ni les mois" certain ont considdra la limited
advise :ar Ie Gouvernement come une diminution de l'autorite du chef, et
do ce fait ne fournissent plus aucune corvee ni pour le chef ni pour les
routes. Ainsi dernierement, en septembre, des indigenes rentrant des en-
virons d'USULBUPA ont repandu les bruits dans trois sous-chefferies, qu'ils
ne devaient plus travailler pour le Chef, ce qui eut pour cause, que plus
aucun indi--'ne des trois s-chefferies ne voulut travailler ni la route ni
ailleurs; or pour les travaux de la route les indig-nes etaient payOs (peu
c'est vrai mais encore de trop pour l1 travoil qu'ils fournissent quand ils
doivent travailler sans surveillance) en sel, et depuis plus de deux mois
le Chef n'evait exige d'eux aucun travail, il possede plus de 6000 contri-
buables, surait done droit a 24000 journ'es de travail ou journellement
800 indigehes, en pregnant une moyenne g6n6rale il n'en utilise pas 200.

J'ai personnellement surveille le plus possible a cd que les Chefs n'abt-
sent pas, mais a plusieurs reprises que plus je defends les interats des
indigenes leurs droits, plus ils abusent de la situation en ne faisant plus.
rien du tout ils ne donneront pour cela pas un coup de houe en plus dans
leur cha.ips, au contraire, il y en a encore beaucoup qui, renvoyant leur
femme, revendiquent la dot, parce que disent-ils elle ne sait pas bien tra-
vailler dans les champs, disant, elle manque de rien, j'ai encore acheti
une nouvelle hour il n'y a pas longteaps, penser a acheter une etoffe pour
elle; c'est la derni're de ses idoes, d'abord son pombe apres on verra.
Je suis persuade que pour les ennuis que quelques chefs rencontrent ac-
tuellement de ce cote, la faute m'incombe, du fait d'avoir voulu trop dg-
fendre les indigenes; je constate que ce sont precisement les chefs les
plus "ancien system" quir eussissent -le mieux done ceux qui rnont pas
toujours tenu compete de la limited adminise ni de mes recommendations. OCtrt
ennuyant de devoir le constater, mais c'est la verite.
En fait de prestations un autre example; dans la region de KAFUMBE lea
indigenes avaient de tout temps fourni en guise de prestations et d'aprbea
la coutume, les nois palmistes au chef, ils y 6taient habitues et ne recla-
maient pas en 1927 le Resident en functions, de passage dans la region,
fit venir les sous-chefs, et leur expliqua que s'ils voulaient fair pren -
dre dans la brousse des jeunes palmiers et les planter dans un champ conve-
nu avec le chef, qutalors apres de delai de 5 ans, ils ne devraient plus
fournir les nois palmistes au chef et pouvaient les conserver pour eux;
beaucoup n'etaient pas partisans du system, disant que cela he leur gena'it
pas de fournir les pakmistes; qu'etablir un autre champ etait beaucoup de
travail etc.; jusqu'a present et malgre les instances du chef rien n'a tte
fait.
Or, en 1928 pendant notre sejour en Europe, sur proposition du Dl6egu6
remplagant "j'ignore d'ailleurs sur quoi il s'est base" le Resident d6cida
que dornavant le indignes ne devaient plus pu fournir que la mpitie des pal-'
mistes" sans tenir compete du dlai de 5 ans dulai d 5 nt question plus hautn, je
crois qu'il l'ignorait "Le resultat: le voici, au bout de trois mois les
indigenes ne voula'ent meme plus fournir la moitie, il y eu et il y a eon
core des difficulties sans nombre, et cette annee les sous-chefs ont t6 in-'
capables de reunir l'irmpt 'a la date fixee chose qui n'6tait jamais arrive.
" un sous-chef ne s'est pas encore presented ni lui ni ses indigenes aprBs .
plusieure convocations, il se cache". Quant 'a l'entretien de route ou
piste dans cette region, c'est le travail des femmes et enfants ou necesai.-
teux engages par eux, le travail des champs il y en a a cause de phaco-
cheres disent-ils aussi pour femmes et enfants, fair l'huile de pake
couper le bois pour la preparation encore les femmes et enfants. Pareille




9.


situation mais moins prononcee se present sur presque tout le versant do
la ligne de partage, oh il n'y a que des Bahutu, et Bahutu come sous-chefs;
dans cette region ,ucun sous-chef ne possede un brin d'autorite; 1a le tra-
vail de l'homme consiste a se rendre au march et chercher oi il trouvera
le. pombe pour la jourrne en course et la journde suivante la paresse de
ces gens est sans gale.
Les travaux de prestation consistent en general en travaux des champs,
construction des enclos, la plupart du temps les chefs ne s'occupent que
tries peu de ces travaux, laissant la surveillance soit des sous-chefs
soit 'a leurs Bagendanyi, l'indigene apporte sa nourriture et la cotvee
finie ou reraplac par d'autres il s'en va. D'habitude la repartition de
ces travaux se fait par sous-chefferie et selon le nombre de contribuables
de celle-ci, la plupart du temps, les batutsi envoient un de leurs homes
pour faire leur tour de corvee.
Le contr6le des prestations est difficile, sinon impossible.

55. Il n'y a pas de prestations particulieres dans le Territoire, frequemment
les gardens de bttail sont volontaires, ils regoivent beunre, lait et
souvent nourriture et ont l'espoir, souvent comble, de recevoir du betail
en dep8t,d'autres regoivent du chef la dot quand ils prennent femme. La
garden de nuit est fournie par les gardens de 1 tail.
D'autres prestations se font volontairement ou contre remuneration, ce
ne sont plus des prestations, furniture de nattes, houes couteaux ou ve-
tements, etc., il y a l'a des accords du sujet a caef a n'en pas sortir,
mais une chose est certain c'est que quand le chef exige plus que la cou-
tume ne prevoit, l'indigene entire en palabre ou s'en va ailleurs.
Presque partout les forgerons fournissent une houe par an.


E. TRAVAUX PUBLICS.

54. Actuellement le poste ne possede pas encore de credit ordinaire, pour
les d6penses extraordinaire je me base sur les credits accords.

35. Pour les travaux de construction de routes, a present les travailleurs ont
ete pays en sel, fournissant a tour de role 6 jours de travail 10% de la
population d'une chefferie a ainsi travaill e la route, l'indigene travail-
lant pendant une s'emaine, puis rentrait chez lui pour cinq semaines.
Qi c'est pour fournir un travail que l'Europeen ne sait a cause d'autres
occupations pas surveiller lui-meme, on ne saurait remunerer le travail des
routes ou autres en argent, car la main d'oeuvre fournie sans surveillance
est archi-mauvaise, plus que mediocre, un indigene envoy chercher des her-
bes ou roseaux, et c'est proportionnellement la meme chose pour tout. Pour
l'indigene de la region on ne pourrait doncfaire une comparison avec ce
qu'il pourrait gai-ner en s'engageant dans une Xf{, entreprise privee, oi il-
travaille a la tache ou sous surveillance constant. i
En outre l'indig'ne d'i i ne slengage pas encore dans les entreprisf ne
cherche a s engager.
Quelques commergants installs provisoirement ici ne trouvent mime as
les porteurs necessaires ou peu de transport qu'ils ont a effectuer, ijsj
patient cependant asse2, 10 jusqu'a 14 francs pour se rendre a RUMONGE et
retour, travail qui peut aisement se faire en tr;.is jours, la plu.art des
indigenes le font en deux jours, stils parviennent a passer la visit mndi-
cale le jour de leur arrive h RiJMONGE; ils ne parviennent meme pas ac-e-
ter du bois au prix fort, et le bois se trouve a 4 Km, ils ne trouvent mSme
pas des gardiens de nuit a 2.50 frs. par nuit n les vols et tentative he
vol sont nonbreux".




10<.




56. Pour les travaux de route le recruteient se fait sans difficult, mais
n'est pas volontaire. L'entreti, n des routes pourrait etre pris sur les
prestations dues aux chefs, la construction aussi, si nous parvenions a e-
tablir un roule:eent c.a.d, si tout 1- .nonde travaillait, ce qui n'est
pas encore le cas.

57. Il n'y a pas encore de recrutement de main d 'oeuvre pour des entreprises
privees ici dans le Territoire.

>8. Pas de secritaires indigenes dans le Territoire, six chefs possedent un
ou deux clercs priv'-s, il. sbccupent aur eceseeent du bttail, 6tablir
les list-s avant la perception do l'impo8t, nous avons commence a fair
comprendre aux chefs la n*cessit6 de tonir des roles de corvees pour les
prestation. fournir aux chefs.
La plupart de ces clercs n'ont que des connaissances insuffisantes.

39. es policies indig'nes sont en g;n"ral undiocres, 5 bons sur dix est je
crois une bonne moyenne.
Ceux du Territoire furent recrutes volontairea a KITEGA, ils ont subi
une instruction de trois a six mois
Pour le moment en ayant un nozbre insuffisant pour faire un service de
garden, ils sont employes a des travaux ivers, escorted de numeraire et
pendant nos deplaceuents un peu de surveillance aux travaux de construc-
tions routes et post; nous aident dans la perception de l'imp8t, mainte-
nir les indigenes on file, computer l'argent sous notre control etc. Ils
sont en ge4nral honnete envers le Gouvernement nous nous en sommes ren-
dus compete souvent", mais ne le sont plus uie fois seuls en route, car
alors tous commettent des abus, vols de nourriture, pots de biere, requi-
sitionner un indigene pour porter leur natte
Pour les arrestations fare discrttemrent nieux vaut laisser cette be-
sogne aux chefs, ils connaissent leurs gens, le policies en se renseignant
provoque l'eveil et le recherchE echappe toujours, 4tant du pays ou ils
sont occupies ils peuvent rendre des services, renseignements etc..

G----------------- ----------------

G. IMNSEIG:7E T.

40. Pas d'ttablissenents d'enseignement dans le Territoire.
--------------------------------------------

H. INSTITUTIONS RELIGIEUSES.

41. j-as d'6tablissement religieux dans la region.

-------------------------------------------

I. TRIBUNAUX INITIGEJES.

45. -es Tribunaux indigenes ne fonctionnent pas encore dans le Territoire, lea
chefs en gIenral n'ont pas la moindre notion de ce que c'est la justice,
neme quand on leur demand leur avis, ils sont toujours de l'avis du blanc,
et on a beau insisted pour connaitre le fond de leur pens6e .....

les chefs ont appris a trancher rguli'erenent les palabres chez eux, il
y a des progbrs a signaler dans cette voie
Mensuellement, a la nouvelle lune il y a seance de palabres au post;
sans y etre contracts les chefs ntassisteraient pas la seance; frequmme.nt








les chefs sont de parti pris dans les palabres; tres souvent leurx con-
seillers sont plus hornntes, mais se font parfois payer trop cher.
Aux seances mensuelles plusieurs conseillers sont convoques ils ne tra-
vaillent pas pour rien non plus, nous avons exire et ils le font actuel-
lement volontiers" de ne pas faire payer les femmes ni les pauvres, mais
ils sont sans grace pour les riches, gagnant ou pcrdant sa palabre, ii
doit payer I
A remarquer qu'en ragle 6n!rale 1lindigene prefere a ce que sa palabre
soit tranchee sous contrle de l'Europeen.
Il n'y a pas d'incarcrations qui sont prononcees par les chefs, ils
n'ont pas de prison chez eux; en ayant une, il est a craindre que les
prisonniers y auraient faim.



G. ETABLISSoEINITS COMEiRCI.,UX.

44. "e Territoire etant a ses debuts, il n'y a pas encore beaucoup de commerce.
SA la creation du Territoire, les commergants de RUMONGE et NYANZA trop
l6ses dans leurs inter^ts, ont etc autorises a ouvrir une maison provisoire
au BURURI, quelques unes commercent, 14 ont introduit une demand de parcel-
le. Jusqu"a present les transactions sont peu nombreuses, pour l'ahhat,
rien que quelques peaux de bItail, pour la vente, sel, fil de cuivre et
zinc et les 6toffes.
Lee communications avec la plaine 6tant tries difficiles, et les por-
teurs ne pouvant descendre dans la plaine qu a jour fixed les difficulties
pour le coumergant sont nombreuses.
Je n'etablis pas la liste de conmergants et etablissements, ceux-ci fi-
gurant tous sur la listed du Territoire du Tanganyika.



K. AGRICULTURE POSSIBILITIES d'INSTALLATION
pour des EITREPRISES EUROPEEIf S.

46. Il n'existe dans le Territoire pas de terres libres de droits indigenes,
les terres non occupies ou supposees telles, sont toujours des p&turages
reserved aux nombreux betail, :ui en saicon seche est m^me conduit jusque
sur le versant Ouest de la line de partage done a l'gpoque ou les herbes
sont 'eches sur les hau.ts plateaux et les fonds epuises.

47. Etendue approximative des terres cultivees, estimee 58.000 Ha mais ce no
sont 1) que des estimations, car il est difficile, sinon impossible de don-
ner des chiffres exacts beaucoup d'endroits sont cultives deux fois par
an" et dans l'tablissement des cultures il n'y a aucune sym4ttie.
Paturages, a partir des environs de la cote 1250 par endroits 1500 ou
les bonnes terres sont rares sur les sommes, tout paturage meme les som-
mets rocheux o'u l'on no voit quasiment pas d'herbes, les chefs et les in-
dig1nes se disputent des endroits insignifiants et sans interet, superficie
approximative des paturages environ les 9/10 du Territoire et encore le
b4tail neur quasiment de fain pendant la saison seche.

48. EXPOSE DES CULTURES IINDIGEirSS.
a) 6pocue de l'ensene.cerent.{
POIS; en r:ars et avril, r-colte en ju:1llet cont semes "i l'endroit o'h l'on -
rcolte Ic nmas.
HARICCTS; plants p pou pr>'s a touted dpoque de l'annce, toujours en -ulti-




12.


res intercalaircs plantss en septer-bre et octobre; janvier
fdvrier et pendant la saiscn1eche en mai juin voir juillet "
se rccoltent au Bututsi vers la fin du troisi me moist "80 jours
environ"
MAIS plant fin septzibre octobre, janvier et f-vrier pendant la.sa*
son s'che, -uin, sur les plateauu: est senm6 l'endroit ou la
saison ava~-t fut se," le sorgho, est recolte vers le debut du
sixiEnOe mois au Bututsi et Iugamba, dans le courant du 4'ene
mois dans le fonds aux environs do la cote 1000
SORGHO senm on d'scembre et janvier, r6colte en juillet, semd aux en-
droits ou la saison avant furent semes les pois, demande ter-

ELEUSIT E pr parsticn des tcrros partir de mai-juin, seme qu debut sal- -
son des pluios rccolte fin janvior, seme en mars et recolt. en
juin.
COLOCASE: A.h.TEKE plant ncr; octobre r6colte pendant la plus grande parties de
la saison scheI tin champ no so rdcolte pas entier d'une soul
fois" peuvent ptre places sur des claies en guise de provision.
IGIKAlAE "BISU1i2ZU autour des encloo une ou quelques plants.
PATATES DOUCS planties au d6but et fin saison des pluies se recoltent dans
le courant du 41ese mois.
BlUAlIES cpuvent se r'colter au bout des trois ans au Bututsi.

suite K. 46.

Pour ce qui c.ncerne lestorres disponibles susceptibles 'a etre mises envaleur.
par des entreprises euroger(nnes, il n'y en a pas si lon tient compete, que .
1 tous les bonds endroits sont pris par la population indigene.
20 que les espaces non occupies sont de trop peu d'"tendue, pour qu'une entreprise
europeenne pui~:se s'y int resser. -
5o Ii y a h tenir compete avec le cheptol, 'a voir certaines regions on les croirait
peu occupies. Ctcst le cas pour le .;:uganba et le Bututsi ou une superficie appro-
ximative de 900 KYm2, 1'on trouve 10400 contribuables avec environ 29000 t&tes do-
betail, les p.turages tant m:ddiocr6s il faut environ 5 Ha. si nest plus" par
tete de b.'-tail.
II est evident, que si iongtemps les indic-nes n'auront pas comprise la necas-
site "encore faudrait-il des annuees avant quails auront le courage de s'y mettre"
d'6tablir des cultures fourrag'res pour leur b'tail, il n'y a pas de remade a la
situation actuelle.
Et quelles difficultis n'avons pas rencontre et rencontrons tous lea jours pour
persuader l'indigene de la n6cessite d'ktablir des cultures vivrieres non saison-
nieres.


b) Dans les regions ou il n'y a pas ou ,eu de b6tail, la terre est laissed en
jachere perdant parfois 5 ans.

c) ne saisit pas la question.

d) je ne saurais donner unr enseignement ayant quelque valeur apres evoir inter-'
roge quelques chefs et indi'enes. Les renseignements sont tellement diff4rantoe
que je ne puis m'y fier le nouveau post 6tabli, je ferai des exprrienceso
des que possible".
En outre toutes les cultures sont intercalaires.
49. Sans aucun doute, les cultures indigenes peuvent etre beaucoup amiliores, s.i
nous parvenions a leur inculquer une culture mrthodique, car d'eux-memes ils no
font aucune selection, il faudrait pour celq quelques moniteurs indigenes ayak nt
fait un stage dans une station exp6rimentale ou autre, qui renvoyes dans leur
chefferie d'origine connenceraient par donner 1'exemple en obligeant les chaf :s
a fair 6tablir leurs cultures personnelles, sous la direction de ces gens, tous




13.



les indigenes travaillant a tour de r8le aux champs des chefs prestation" il
me semble que la population serait de cette fagon plus vite au courant des ame-
liorations qu'ils peuver.t introduire dans leurs cultures.

50. L'outillage de l'indig'ne, pour la culture, se compose d'une serpette et une
houe, les deux en r'gle gnerale de fabrication indigene don't le prix varie pour
les premiers entire 5 et S francs, pour les houes 8 'a 12 francs.
Les houes de fabrication europeenne ont encore peu d'attrait.
Les forgerons sont assez nombreux dans la region, ils trouvent le mineral de
fer un peu partout.



L. PROTECTION DES FORETS.

51. La plus grande parties du versant Ouest de la ligne de partage meme versant Est,
etait certainemeht boise jadis, de m^me une grande parties des creux vers l1in-
terieur du Territoire subsist encore de ci la quelques futaies et arbres dies-
sence inferieure.
Dans le Sud et la vallde de la i'lulagarazi, toutes collins portent encore de
traces d'anciennes forts, die sont encore garnies de quelques arbres rabou'ris
et beaucoup de bambous.

52. I1 est evident que le motif principal dud eboisement, est le defrichement pdir
1'1tablissemett des cultures, les indi'gnes qui ne poss'dent pas de betail cher-
chent des nouvelles terres non appauvrics. ^es forgerons egalement font une-assez
grande consormiation de bois.
En fait de reboisement, nous devons reconnaitre que le progress et resultat ob-
tenus sent insuffisants, la population ne fait avec bonne volonte dans cette voie.
A plusieurs reprises des semences dleucalyptus furent distributes aux chefs, avec
ordre de proceder a l'etablissenrent de p'pinieres, en 1926 et 27. II y eut dane
le Territoire de nombreuses pepinieres "env. 70" partout les semenees etaient
levees, quand au debut de la saison des pluies suivantes nous nous sommes rendus
sur place pour proceder la mrise en place, il n'existait plus rien, les unes
negligees detruites par le b.tail, d'autres detruites par les enfants ailleurs
les indig'enes avaient tabli des champs sur les empl.cements seuls quelques fonds
sont encore garnis d'eucalyptus, aa'.s a les chefs ne firent pas proceder %a Ie-
claircissenient ou ne fi ent pas transplanter come il le le leur fut indique,
ailleurs encore pour transplanter ils coupent la racine apres la plante meurt etc.

PouK obtenir un resultet on fait de reboiserient, l'europ en doit pouvoir -le fair
lui-mene ou du moins rester sur place, chose aui n'est pas toujours possible, en-
core pour cela il y aurait lieu d'avoir des noniteurs.
Probablement que lq peur de ,nanquer de pSturages y est pour grande part la
cause de l1antipathie que la population provee pour le reboisement.

55. Aux environs de la cote et jusque 1500 il y a encore bien des collins garnies
darbres rabougris ou ar res d'essence inferieure.
La seule forget est celle du Lururi elle a une superficie d'envir-n 6 a 700 Ha.
contient encore quelques bones essences pour la construction et l'ebenisterie V'
ci-contre les nons des 'orincinales essences. i

10 MUYOVU, bois de'r se trava.illant r:ial, l'arbre a pine par terre se fendille
de tous cot s.
2 cUSKISHI, tres bon b cis de construction et d'6benisterie. i
o US IC A II It 11 I
4o USUGI bois tr's dur "l'arbro no devient pas gros "








50 MULMERA de bonne quality moyenne.
60 MUBA4NGA de bonne cualite
70 UJSONGATI bon bois de construction
80 I URINZI mauvais bois
90 iUGUNGA "
100 MUTWEivZI "
Pour les bones essences, seul iLUSHISHI est en assez grande quantitY


L. INDUSTRIES INDIGENES.

54. a) A part le travail du fer il n'y a pas d'industrie locale special,
ayant un interet quelconque, les forgerons qui sont assez nombreux, ne
fabriquent que les serpettes, houes, couteaux et fers de lance, si
l'on leur demand a fire autre chose ils sont d6paysas.
b) le mineral de fer qui leur est necessaire a leur industries se trouve
un peu p .rtout dans le pays, il' le trouvent sans devoir faire de grands
deplacements.
c) le procede de fabrication est des plus rudimentaires se servant trBs
souvent d'une pierre dure en guise d'enclume, fr4quemment ils ont une
masse en for qui leur sert d'enclume, et un bout de fer plus d'un bout
que de l'autre mais sans manche, leur sert de marteau.
d) leur debouche, les marches indig'nes et la vente apres accord do-
micile.
e) la fabrication locale suffit presque aux besoins de la region.


N. REGIME PENITEUITIAIRE.
55. Le Territoire ne possede pas encore de Prison.



0. R9VITAILL:-SMEI des CEITTRES EUROPEENS.

56. Il n'y a pas d'eurou-ens dans le Territoire, pour nos besoins person-
nels nous avons toujours pay" les prix pratiqucs entire indigenes en
achetant soit au narchl soit los prix pays dans le commerce
En g5n6ral l'indig'ne n'offre que peu ou pas de poules en vente, "a
l'int6rieur ils sont franchcment adversaires de 1'6levage des poulesn
Aucun indic'nne ne penserait un instant 'a fabriquer du beurre propre pour
la vente a 11 europ-nen, l beurre fabrique dans une laiterhe appartenant
aun chef ". 'ui fut obli- ". l'installer "groduisait ~a norre aeriv6e
ici, env. 60 1s. de beu're oar mois Dour 6 vaches ; 62 ndigenes eta-
ent charges de sl surveillance du b`tail, il va sans dire que les pro-
prietaires du bitail no touchaient rien du produit de la vente "le .beurr.
etait envoy:"' RULO01GE le tout itait avala par les frais gcneraux, payer
le salaire de tr-vaillours "ui faisaient le beurre et anortissement de
1'ecr'neuse.
Actuell-rent il a uno noyenn-' de 84 vaches journellement, environ
95 100 kgs do bourre sont ,xvdids nLsuellemrent a RfUMiNGGE et pour .
notre oonsoi ition; 1o pri::x ct do 9.00 frs. le kilo.
Pour mettro fin aux abus nou' p.artajeons autant que possible l'argent
au propriftairs :u l1s prop.ritairos doivent payer Cux-$;.ies les gardens.
/Ce nest pas volontaire:oent que les proprietaires fournissent le bitail'
pour Ic bourre.
Pour le ravitaill.:.cont du personnel noir de l'adiinistration nous fai-













sons apporter les vivres pu poste et payons le prix du commerce local
Les prix payes jadis etaient lgZ'ererent inferieurs aux prix pratiqu .

entred indigmnes ou dans le commerce cletait done requisition.


"- - - - - - - - - - -


P. COUT DE L;A RTION. .


57. Actuellcomet le prix de la ration varie 1.95 a 2.10, ration journalir.,i: :
depuis la creation du p'ste en avril 1929.

Du fait que nouspayons toujours presque le prix: du commerce il n'y a .

rait pas eu une grandc diffeir-nce de prix pour la m&ne ration au 1.1.28'


La ration journaliere serait d 'un pris plays eleven, si de temps a
ou deux jours par senaine seuleinent, nous devrions donner du riz

la ration.


aut re

dana


Le Delegue du Resident,


A Monsieur le Risident dc 1'Urundi a Kitega.


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