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Territoire d’Usumbura, rapport sur la politique generale, 1929. 13 pages.
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Title: Territoire d’Usumbura, rapport sur la politique generale, 1929. 13 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
Physical Description: Archival
Publication Date: 1929
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TERRITOIRE D'U U S BU R A. 192


Rapport sur la ?0 L I T I U E EN E R A L E.


A. DOC'J.ET.ITION CARTOGRA-HIQUE. .

1)Voir carte ci-annexee.

t) a) En chefferie liUS3AGANYA il existe des rapides, qui en saison seche,
se d6ssechent Dresaue completement et qui se preteraient difficile-
ment a une exploitation industrielle. D'autres rivieres plus impor-
tantes traversent la chefferie et conviendraient a une utilisation
industrielle, a condition que des amenagements y soient faits par des
gens competents. Une irrigation nest possible que dans les bas-fondis,
ce que les indigenes font d'ailleurs. Nous avons pu en outre const&a.
ter que dans les chefferies NY :i~A, NKUNDWANABAKE, NTEDERI et KADOMO
une irrigation tr's ingonieusesur les flancs de coteaux.
"n chefferie NY -Ah il existe beaucoup de rapides et de torrents,
nous signalons tout ppecialement la chute Mugere a BUHAMA.
De m~ae, en chefferie NTAKT-YURA, fortement encaissee, me trouve une....
chute assez consequente de Bogora.
En chefferie NTEL;DERI, la Ndahangwa, fortement encaissee, a cet endroit
tombe d'une hauteur de 15 a 20 m'tres, et offre l'avantage de pouvoir
6difier un barrage sans crainte dtinondation a l'amont.
En saison des pluies le debit est treat consequent augmentant la
larger de la riviere qui de ; mtres peut aller 10 metres de
larger. I1 y a encore a signaler les rapides de la Ruzizi, de la
Psnda, de la Kadjeke et de la luazi.

b) Beaucoup de rivib'res de la rlaine se dessechent en maison seche. En
saison des pluies ces rivieres presentent en moyenne une pro-
fondeur de 50 centirmetres. Toutefois la Muha, la Ndahangwa, la Nyarogi
et la augere ainsi que It Razizi n e se dssechent pas en saison
seche.
Il nous a eti impossible de determiner le ddbit des rivieres, cette
operation, pour donner quelques exactitudes, necessitant des donnees
que nous ne possedons pas. Il nous a e4t signaled que certaines rivib-
res en chefferie iIJSAGAtYA ont un debit de 5 a 6 m'res cubes par
second.

c) L'aspect general du terrain se present come suit:
dans la plane il est sablonneux et argilo-sablonneux, dans la mon-
tagne il est schisteux par endroit et en d'autres une couche arab
de 25 a 40 centim'tres recouvre des roches d'origine volcanique. e
sol de la montagne convient admirablement bien pour les cultures
des banpanes, de rmanioc, de patates douces, de pommes de terre d'Europe,
de soiho et d'autres petites cultures. La plain convient pour la
culture de palmeraies, de caf6iers, de coton et de canne a sucre. II
exist galement des cultures de manioc qui sont par endroits tr'e
eten due .







B. ORGAI.ISATION FOLITIQUE ET POLITIQUE INDIGENES.


3) Le post d'USUAiBURA existait deji cowime chef lieu do territoire
du temps des Allemands. En 1920 le territoire d'USUUBURA posse-
dait deja ses limits actuelles.

4) Le registry des rerseignements politiques ne content aucine raison
pour justifier les limits actuells.

5) Les c3ffr'>:, 1:3~ re la creation du Territoire, 4taient adminis-
trees par des Batutsi et des Bahutu, ceux-ci formaient ia majority .
Aeur autorite atait librement accepted.

6) Nous ne pouvons donner aucun renseignement sur la situation poli-
tique survenue avant 1'6tablissement de la situation actuelle.

7) Les recherches effectuees nous donnent le tableau suivant pour les
Deleguse qui se sont succde4 a USULwBURA:
I. M. Atout
II.i. Focquet
III. Brock FF.
IV.-l,.Delsaux
V. M. Keyser
VI.M. Delsaux
VII.M. Coulon
VIII.*. Bonjean
IX.M. Luja

Toutes les populations se souviennent de ces Dl4egues, et notamment
ce qui concern Monsieur Delsaux don't le nom reste attache aux routes
et a la construction des points ainsi que la reorganization des cheffe-
ries. Le nom de Mo-sieur Coulon reste attache a introduction du coton;

8) Je suis rentre en function le I.VII.1929

9) Le Territoire est divise en 16 chefferies a savoir:

1. BACHINONE 9. SHINGA
2. BUTEGAIO 10. NTAHONDELEYE
5. MnTUMBA 11. BUKANGE .
4. NDUNGUKA 12. KADOMO
5. RWASANIAIGA 15. NYENAMA
6. TSUTSULI 14. NTENDERI
7. NTAKANYURA 15. NKUNDWANABAKE
8. BIGIRA EZA 16. MUSAGANYA

10) Les bases de ces divisions contumieres reposent uniquement sur
des assises de politique coutumiere pour lea unes et d'intervent
europeenne pour les autres.
Aucune contingence economique n'intervient dans ces divisions.

11) Les limits administrative du Territoire sont determines d'une fagon
precise sauf pour la parties Nord-Est du Territoire, oh le travail
sera entrepris prochainement. Aucun inconvenient ne r4sulte de cette
situation 6tant donni que cette region est quasi inhabit6e.

12) Les limited du Territoire 6pousent celles des circonscriptions indi-
s'enes. Le chef NTENDERI possede une colline dans le territoire de
Kitega, e chefferie KAR..BOUiA.




' 0


15) Voir question 9.

14) Voir ies fiches annexees 3au rapport.

15) La chefferie BUK.-TGE, insignifiante, et ne possedant que 70 contribua-
bles, pourrait ^tre rattachee a la chefferie de NYNAMA.

16) Tous les cl.efs cites plus haut dependent directement du Mwami, et en
gn ral ils sont en bonds terrnes avec lui.

17) es chefs indigenes reconnaissent le Lwami come suzerain, tout son -
brestige reposant sur son titre et sur la coutume. L'indigene re-
connait cettc autorite et se soumet a sea ordres. Cette situation ne
present aucun inconvenient, au contraire, 1'indigene accepted plus
facilement un changement de chef, l'autorite indigene superieure res-
tant toujours stable.



C. ORGAN ISA.TION SOCIAL ET FAIlLIALE.

REGIME DE LA I-ROPRIETE FONCIERE.

18) II y a erviron 90 ) 95% de Bahutu, et 5 a 106 de Batutsi. Certaines
chefferies sont exclusivement peuplees par des Bahutu. I1 eat a re-
marquer que dans certines r6rrions ies Batutsi s'infiltrent, surtout
Ia ou des Zuganwa sont t la tete d'une terre.

19) L'autorit6 dec chefs Batutsi repose surtout sur des considerations
d'ordrc 4conomique: la proprie6t du sol et du b6tail* Dans certaines
regions ils ditiennent leur autorite par suite de leur ascendance.
Beaucoup d'entre eux aident leurs ad.-inistres et se montrent solidaires
avec ccux-ci.
Un chef cui dctient llautorit", mais qui ne possede pas de richesses,
trouve de suite une aide volontaire chez ses riches subordonnes, nean-
moins 1'indigene n'-imae pas le ch.r:gement de chef aussi abusif que
celui-ci pourrait lt'tre. Une r4mun6ration donn6e aux chefs ne donne-
rait pas dlautre resultat que de stimuler ceux-ci et dlobtenir ainsi
un meilleur renderment au point de vue adninistratif.

20) Les Bahutu acceptent sans difficult" la furniture des prestations
coutumieres: ils e fournissent que le "pombe". e"riodiquement chaque
sous-chef donned au chef un taurillon, qui est tue et don't le sous-chef
regoit une cuisse.

21) a) La famille preprement dite se compose du mari, de sa ou ses femmes,
des znfants et souvent de- parents du mari. Ils habitent par agglo-
m'ration de groups de fa;-illes, celle&-ci apparentees entre-elles et
don't le grand-pere corzmun est consider comeiQhef de ce grape.
La fille marine sort de sa farnille pour rentrer dans celle de son maria.
Jamais, et sous aucun pretexte, le pere d'une femme marine peut rentrer'
dans la hutte habit6e par celle-ci.
'b) Le atariage. es Batutsi et lee Bahutu pratiquent l'endogamie en
ce qui concern la race, et exogarie en cc qui concern la famille au
sens etendu du not. Ii y a toutefois des exceptions '. la regle endo-
gamique; des riches bahutu 6pousant des fetcses batutsi. La polygami
est pratiquie sur une petite echelle.







Coutuaes en ce oui concern le marriage et ses preliminaires;
Lorscu'un jeune home eat en age de se marier et qu'il a arrote son
choix, le pere de celui-ci se charge des pourparlers avec la famille
de la future. A cette fin le pere du jeune home envoie deux homes
avec deux pots de "pombe" chez les parents de la jeune fille. S'il y
a consentement de ceux-ci et de la jeune fille convoite, ils accep-
teront le "pombe". Dans le cas contraire le "pombe" font part aux
"Bashingantale" (notables, judges indignes) du montant de la dot
qulils desirent obtenir Quatre jours apres les parents du jeune
home envoient celui-ci. Aussitot le jeune home se met en devoir de -
construire unehutte et de labourer un champ ainsi que de chercher des
etoffes: cette periode dure de trois a quatre mois. Quant tout est
pret les parents du jeune home se rendent chez les parents de la fu-
ture et apportant deux nouveaux pots de "pombe": ceux-ci sont consom-
mea sur le champ. Le merme soir le pere de la jeune fille envoie ses
voisins et sa fille, -vec 7 a 20 pots de "pombe" (selon la richesse)
a la nouvelle hutte. Deux d'entre eux seen vont chercher le jeune
home pour le conduire a la hutte. Le jeune home et la jeune fille
sont ensuite laisess seuls. A ce moment le jeune home enleve lui-
meme les 6toffes de sa compagne pour les remplacer par dc nouvelles.
Cette c6remonie terminee les amis reviennent et tous ensemble ils es
livrent a des divertissements (dances, chants, boissons). Uh pot de
"pombe" est reserve aux epoux qui 'le consornment apr'e le depart des
convives: depart qui se fait habituellement entire 8 et 9 heures du soir
"a l'infitation du mari qui, a ce moment exprime le d sir d'aller se
coucher.
Les epoux restent ensuite dans la hutte pendant sept jours, deux hommse
envoys par la mere de l'epoux se chargent de la preparation de la nourl
riture.
Vers le huitieme jour, lea invites presents lore du marriage, revismnent
rendre visit a la jeune mariee en disant "Kutwikurura (Allonr voir,
il y a grande f~te). Ceux-ci apportent maints pots de "pombe" et mime
parfois une vache tu5e. Ces fetes durent deux jours.
Pour le polygame la m*me ceremonie se repete pour chaque femme. Dans
ce cas chaque spouse possede un rugo et doit veiller a l'entretion du
maria pendant que celui-ci reside chez elle ( 5 a 4 jours).

c) La dot: Des Batutsi donnent come dot 1 & 4 vaches et une vingtaine
de pots de pombe.
Les Bahutu donnent de 1'argent environ 50 frs), des houses, et 10 pots
de "pombe".

d) Le droit et lee devoirs des parents et des enfants: c'est le regime
du patriarchat. En cus de deces de la premiere femme, la 2ieme spouse
doit consider les enfants de la premiere come issues d'elle, ainon
elle est chassee.
Auparavn-t une jeune fille mere 4tait tuee; a l'heure actuelle ell-e
s'en va dans une autre region. D'habitude lee parents soignent Pour
l'avortement, sachant que si elle engendre, elle s'expose a no pouvoir
jamais se marier et -tre mise au ban de la faii4jlce.

e) La succession: Si un home meurt sans laisser d'enfant, ses biens
font retour a. sa fa:ille; toutefois la veuve peut jouir de ceux-ci sous
la surveillance de la faille de son maria, ceci si elle n'exprime pas
le desire de retourner dans sa ;ropre famille.
Une femme sans enfants laisse ses biens a son maria. e&s biens d'une
veuve sans enfants, appartiennent sa mort au Mw.imi." Si un home muert
laissant un enfant male, celui-ci hnrite des biens; s'il laisse une fiLti
le et la femme veut retourner dans sa famille, la moitid seule va s la







famille du defunt, l'autre appartenant a la veuve. Si une veuve meurt
laissant une fille, celle-ci sera mise sous tutelle et ce sera Ie tu-
teur qui touchera la dot.
Les biens fonciers passent au survivant.

f) Le regime foncier: Si un indigene desire obtenir un champ, il en
fait la demand a son chef, qui le lui accord en indiquant la diman-
sion. L'indigene devra alors donner un pot de "pombe" au chef. Dans
la suite, le champ, ayant rapport6, 1'indigene devra donner a son sous-;
chef une some d'argent ( une vingtaine de francs) et deux pots de
"pombe" a son chef. Apres 4 a 5 ans, l'indigene ayant retire un bn-e.
fice plus ou inoins grand de son champ, en apporte une parties au chef, q4
lui d-nne alors le champ en pleine propriety; si un indigene veut ob-
tenir un champ etn rlein rapport, il done a titre de "ngorore" une
vache au chef. S'il venait quitter la chefferie, le dous-chef de-
vient Proprie4tire du champ delaisse. Si, sur ce terrain, des banane-
raies existent, le sus-chef peut exiger du future occupant un "ngororeo.
Le b'tail app:~rtient en toute propriety a l1indigene. Sauf lorequ'un
indircne accepted la 1 arde de bitail: dans ce cas il peut conserve 1.e
lait et le beurre, de m^:me apres le 4ibme veau il regoit de la part du
proprietaire un taurillon titre de recompense.

f) L'influence des sorciers et des guerisceurs est encote grande
dans certinies chefferies, surtout chez les chefs NTENDERI, BUKANGE
et iKUITDLNABAK.~ Cec pratiques reculent devant la conversion des po-
pulations.


------------------------------^
D ILXO"i et i~J.AIONS COUTUAIEZ .'.E

Tableau door-nut par circonscription indigene le nombre de contribuables
et de t4tes de btaiil.
Ohefferies. Contribuables. B6tail.

1. 2.-HI:IOI'- 4.908 .426
2. BUTEG '0 677 125
5. 1..TusA I. 878 514 "
4. I UKGUKA. 459 580
5. R'AS,. GA 574 207
6. TSUTSULI 2.09) 718
7. YNT' I YURA 4.500 675
8. BIGIR'~UEZ I.I40 5 92-
-9. S i INGL 910o I4-
10. 3ITAHONDELEYE 5.020 1.2 4
11. BUK.; I2 75 -25 .i
12. 0NY: LaiL I0.6o 50 9.170 i
15.
14. NTENDERI 690 IS
15. ITKUlMDiiANABAKE 597 72
16. US .LGYA 5.055 520

A difaut de registre de recensement les impots ont toujours 4t6 perh |
gus dans Ic temps de fa.on collective, cc qui a aien6 beaucoup d'abue.
pour remrdier cet 4tat de chose, nous avonr cette annee introduit
le pai- ent individuel.

L'exe -ption en m i'ere d'inlot nest accordge qu'aux chefs, et cee, n -' t
ce qui conccere i1impot de ca:pitation. .








25) Les :restations cn nature faites au wa;ii ne sont pas Pr0cisees par
la couture. :n g-neral les chefs neenvoient que quand ils regoivent
une demand du .w-vmi. Elles snt dthabitude en proportion avec ii:.
portance de la chefferie et les relations que les chefs entretienne'nt
avec u.i3 UTS. :

26) Conme les pre3tations ne sont pas fixees, il est difficile de savdoir'
si des cadeaux supply entaires sont donnes. Toutefois lore de la vsl.
te duu .w ,ami chez un chef, celui-ci lui offre spontanement, en gui e
de bienvenue, une tete de b&tail, et il se charge en outre de 1'entr* ;
tien de la suite.

27) L'Administration n' intervient nullement dans la question de la fournrt
ture des prestatiors en nature.

28) Tableau r6capitulatif indiqu-nt, pour chacun des groupements cosut:io
directement a lIautorite du Mwami, leo prestations en nature foumrn.i"*
en donnant leur aualite et leur vtleur sur le march:

CHEFFERIES . RESTATIONS. VALEUI

NYE'3AMA. 560 pots de pombe 3.600.-
40 francs ar mois 480-..:

NKUNDWANABAKE 2 tetes de b6tail 1.200,-
15 charges de eel 150-.-
pour betail.
NTE1iDERI 2 tStes de b6tail.2 ,-
15 charges de sel 150.
pour betail
KADOMO 1 tete de betail 600..
5 nattes 7 -.
15 charges de eel 150..
pour betail
NTAKANYURA 1 tete de b6tail 600-.
20 pots de pombe 200.. 1
15 nattes 225..

NTAHONDELEYE 1 tete de betail .600.-.
20 nattes 500 .:
15 pots de pombe 150.-.

BIGIRANEZA 1 tete de betail 600. --
6 nattes 0:' .
10 charges de sel 100.-
10 pots de pombe 100t.

SHINGA 8 nattes 120.
12 charges de sel 120.'.

Pour les autres chefs nous n'avons pas pu obtenir le detail de leuwr"' ,
preatations. -:

29) Nous n'avons connaissance d'aucun abuse au sujet de la centralisation
de ces prestations en nature. ] -


"I








50) Periodiqueuent chaque chef envoie, suivant l'importance de son comn-
mandement 4 B 10 homes au Mwvai. Ceux-ci sont charges de l'entre.
tien de ses kraal, de la rarde du b6tail, de la corvee d'eau et du
boi8 de chauffage, de la garde de ses rugos, etc., eac., Cas homes
sont relevez tous lee deux ou trois mois: le Iwami les entretient
Le nombre des travailleurs etant tellemett limit6, et le nombre de.
journees do preetation 6tant minime, il n'y a aucune repercussion ni
sur les cultures indigenes, ni sur la morbidity ou la mortality des
trava illeurs.

1l) Nous n'avons jamais constant6 d'irregularites au sujet du travail du
par lee in~digenes au chef.

52) Chaque troupe de farille met a la disposition du chef un travailleur
don't la dur6e de 1; prestation au travail varie entire 2 a 4 jours par
mois. Leur travail conciste a la construction, a la r fiction du rugo,
a l'entretien des cultures vivrieres, a la garde du b6tail et a d'au-
tres besogrnes courantes. Ils s'occ pent 6galement de l'entrotien des
sentiers, des cheinls appartenant a la chefferie et du reboiesement.
Certains trav- illeurs rotournent chez eux la nuit, d'autres sont hebera*
ges et norris par le chef.
La oou le chef ossede des cultures de rapport, tells que cafiiers, ,les
travaux 8 nt renun6res. Administration veille a ce qu'aucun hoine
ne soit com;iis a cc sujet;
Le nombre de travailleurs etant tellement limited, et le nombre de
journees de prestation 6tant minime, il ne pout avoir aucune repercus-
sion sur lee cultures indigenes, ni sur la mortality ou la morbidit6
des travailleurs.

55) Le KULARIRA nest pas connu dans ces rd ions-ci. Ii existe pour cha-
que boma du chef uno sentinelle fournie par le sous-chef de la rdgion.-
Chaque group de fat'ille envoie 'a tour de tlole un homme adulte. La
garde commence vers 19 heyree et se termine au lever du soleil. Il
income a cc veilleur de sruveiller tous les objets se trouvant dane
l'enceinte, et qui lui sont indiques par le cuisinier du chef. Une
petite hutte se trouve a cO'te du kraal et .ert d'abri a l'homme de garden
Celui^ei est nourri par le chef et n'encourt aucune responsabilit6 an
cas de disparition d'objets.
En cas d'alerte le garden de bItail fait appel a cette sentinelle.
Le matin elle ne neut quitter son post que sur l'autorisation du
cuisinier du chef.

---- -- -- -----.--------- -.

E. TRAVAUX PUBLICS.

54) Les depenses ordinaires et extra-ordinaires pour lee Travaux Publics
ne sont engagees que sur credit alloue par la R6sidence.

55) Le salaire des ouvriers employes pour les travaux de construction de
route ou d'utilitd publique est de 1.50 fra. par jour en tout.

56) Le recrutement des travailleurs pour ces travaux se fait de plus en
plus difficileneng, vu le nombre de travaux actuelleaent en course.
Anciennement le recrutement n'offrait qucune difficult", les travaux
demands 4taient ninimes. Une parties des travaux de construction et
d'entretien de routes et pistes sont imputes sur les prestations coutum .
'ieres dyes au chef neanroips Pour lestrayaux revaetant un caractbre :
a utility publique les indigenes sont remuneres.




8.


57) Le recrutement pour compete dlentreprises privies se fait sang
intervention de l'Administration. Une aide pour le recrutement dos
travailleurs necesssaires aux Chemins de Fer et Entreprises est accor-
dee, suivant les instructions revues de la R6sidence.
La plupart des contracts d'engagemnrt sont soumis a la formality du
visa.
En l'absence d'un Inspecteur de l'Industrie et du Commerce, le D1legui
du Resident ou un de ses adjoints sBassure. si les prescriptions lega-
les en matiere de contract de louage de services ainsi qulen matiere
d'hygi'ene et de security des travailleurs sont bien observers.



F. *ERSOiJiEL IDIGEiNE

58)Les secrltaires indigenes nous donnent pleine satisfaction.
Voici par clerc le travail qui lui est alldoue
Le nomme iOH~aiEDI s'occupe 3e matin de 1'sppel des travailleurs et
la repartition de ceux-ci suivant les diffsrents services. Sous
le control du Chef de station il tient la situation journaliere des
travaillours. Au course de la journme il sruveille et verifie la
main dloeuvre indigene au post. Et la cessation d'un travail il
s'occupe du paiement des journaliers. Clest egalement lui qui acheto
et distribue le bois de chauffage destine a l'hopital et a la prison*
Le nomme R;-Jn~BU etablit les feuilles de routes pour noirs, tient le
regietre des maalades et celui des inhumations pour noirse Egalement
il a 'occupe de la ve.te du beurre et du poisson pour Europiens.
Le nomme JUivA Raphael est interpreted pour le Frangais, le Swahili
et le Kirundi au bureau du Territoire et aupres des Tribunaux. I1
s'occupe egalement de quelques petites besognes de bureau-

59)Les policies font tout leur possible pour remplir leur function, et
donnent en general satisfaction. Sauf quelques anciens soldats, les
policies sont recrutes dans tout le pays,
Les indigenea qui desirent prendre du service dans la police sont
d'abord presents a la visit mndicale, et apres avis f vorable ils
sont diriges sur le chef-lieu ou iis regoivent une Aistruction et une
formation; je ne sais on quoi celles-ci consistent. 'instruction
termin6e la R4sidence s'occupe de la repartition- En' gcnral ces
policies sont envoys, suivant les besoins dans leurs Territoires
respectifs.
Leur service consiste h assurer les diff6rentes gardes, surveillance
des detenus, convocation aux chefs, service de ronde et police ge4nrale
pour le rmaintien de l'ordre- A certain, anciens serviteurs, on peut
confier des missions delicates, telles crrestations, recherches de ren-.
seignements pour 4clairer la Justice, etc.



G. NSEIG: E. .T.

40)L'4cole des Swahilis h US3UiBUR~ a e't supprim6e dans le courrant de
l'annre (octobre)par ordre de monsieurr le Gouverneur. II existed
unc cole a la missionn des Adventistes 'a BUGAIiDA~ et une autre 'a la
Mission des RR.I'F Blancs & BUHONGA. Ce sont plutot des centres
instructions chretienne. Une nouvelle cole est en voie de construc-
tion a BUHONGA.







L'ecole k BUHOtIGA est dirigee par un iLissionnaire qui est assists
de noniteurs :oirs. Lee soeurs sloccupent specialement des filled
et des petits enfants. Le Prograrme scolaire se resume a l'en-
sen-nement de la lecture, de 1 'criture du cilcul 16mentaire.
En dehors de cette mission, elle dispose e plusieurs succursales
confines a des catechistes qui enseignent en outre de instruction
religieuse, la lecture et un peu d'4criture.
Le nombre d'e4*ves inscrits au course est tries variable, la moyenne
jourmali're depasse la centaine.
La Mission des Adventistes A BUGLDA pos-ede ,ne cole pri=aire
suivie p.r 00 'a 400 41'eves. Cette cole s'occupe surtout de 1ins-
truction religieuse.



H. INSTITUTIONS RELIGIEUSES.

41) Il y a dans le Territoire d'USUL'BURA deux Missions, l'une la Mission
des RR.r i.. Blancs C BUHONG, et l'autre celle des Adventistes a BUGANDA.
La Mission de BUHOI;GA possede des succursales desservies par des cat-.
chistes noirs; elles sont situea respectivement dans lea chefferies
STAK4:YURt NITDERI, NKUNDWUiABtBKS, LUSAGAtYA et NYEZNAAA ou ii existed
treize succursales.
La Mission des Adventistes BUGADA ne possede aucune succursalej
cette institution eat dirigee par monsieurr et Madame Duploey.
La Mission de BUHOTGA est dirigee par le R.P. Van Hooghten qui eat
assisted par les RR.i-,. Van der Wee, Brosay et Eppink se trouvent
egalement a. BUHONGA, les Re vrendes Soeurs Marie-Lamberta (Kempenaars)
Marie-Tcheila (Junck), Marie-Savina (Van der Berge) et Marie-Alexandra.
Cette Mission fut fondue il y a une trentaine d'annees. Activity
philanthropique: les indigenes etablis dans lea environs des Missions
ont recours a celle-ci en cas de maladies ou de naissance ou tous lea
soins leur sont Prodigues.

42) La coexistence d'etablissements de Missions des different/s cultes ne
justifie aucune remarque special.



I. TRIBUI~~UX DIDIGENES.

45) Il n'existe pas dans le Territoire d'USUMBURA de tribunaux indigbnes
proprement dits. Les chefs sloccupent en g4n6ral de trancher lea pa-
labres de leurs adciinistres le Lundi. Les chefs qui ont des clerca
consignent dans des registres ad hoc les decisions ptises. Quand
l'indigene n'obtient pas satisfaction il a alors recourse a 1'Admi-
nistration europ6enne. Celle-ci veille a ce que les d6cisior prices
soient appliques.
Aucune peine d1incarc6ration nest prononcoe par lea chefs indigones.




100.


J. ETABLISSE&ENTS COMMERCIAUX.

44) Liste des etablissemeyts commerciaux d'USWBURA.


Nor de la Lociete ou de
la Fire ou ~roprietaire:


Nationalitd des Soc.
et Grant.


Etablis cents EUROPEENS.


Compagnie du Kivu


Compagnie Frangaine du
Continent Africain.


ESTAF


V.Sanden et V.D.Broeck

G.E.A.B.
Cie Gengrale de 1'Est
Africain Belge

Intertrop ical Comfina

Christy


Beige


Frangais


Beige


Belge



Beige

FranQais


B.A.C. N 10
1928.P.??6

B.O. du R.U.
Mai 1929

Soc.Cong. resp.
lij. B.O. 15.
IX.26.p.547


B.O. du O.B.
15. IV.23


Etablissements ASIATIQUES.


Sef Bin Mohamed c Cie.
Alfan bin Said bin Kalfan
Sultan bin 'ascor
Said bin 1Iohamed iamri
Haaed bin Mohamed Toki
Salim bin Amer
Abdallah bin Seleani Harfi
Abdallah bin Salum Toki
Abdallah bin Salimn
Abdallah bin Amici
Said bin Said bin Salim Asri
Nassor bin Seney
Amor bin Hamaed Laheshi
M'selem bin Selem Shebi
Ali bin Amner
Said bin Rachif Toki
Hamed bin Mohamed
iHamed bin Said bin Salim
Hamud bin Jundub
Seleman bin Sef
de Souza Anaclette
Souza 7obris
Souza Couto Fra-gois
Allibay Panju
Abdul Rassul Gula~hussen
Amersi Mxwji
Karmali Hamseraye
Gulam Hussen Jaffar
Bandali Mohamred
Jussuf Osmian
Ka-ji Virji


Arabe
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Goanais
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Hindoue
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Statut Jurid.


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11 .1

Etablissements Asiatiques (suite)

Hamed Nensi Hindoue
Hassan Ladha id. :
Nattu Hassan id..

c)Apergu smaire des affairs traitees: pendant la plus grande parties
de I'annie les transactions commerci-les ont ete tries calmes aussi i
bien pour les products du pays cue pour les articles d'impptation.
II faut toutefois fire exception pour les matgriaux de construction
imports. Depuis le mois d'pctobre les affairs commercials tendent
a reprendre un peu. La vente et l'achat de vivres (harico't et petits
pois) commerce surtout pratique par les Arabes, a ete presque nul a
cause de la famine. Le commerce des cuirs a fortement dinifnu a
cause de la grande badsce sur le march6 du prix qui etait de 18 francs i
le kilo est tomb4 8 francs.
Les fires arabes et hindoues, font surtout le commerce d'articles de
trite, tissus, verroteries, couvertures, houses, s el, etc. Le arti-
cles d'importation qui ont le plus de vente chez les noirs sont: les
tissus de coton imprim6, les couverttres, la satinette noire, l'ameri-
kani, l'indigo-drills, file de cuivre et de fer et gros fils de laiton i
la verroterie, les houses indig'nes de Ceylan.

45) A importation nous -vons les articles de traite et pour Europeens, le
materiaux de construction, et des machines. A l'exportation nous avons
surtout les peaux brutes, l'ivoire, le tabac et la cire.



K. AGRICULTURE.- iOSSI ILITES D' INL TALLT ION

POUR DES iERTREi-RISES EUROIFEENNTES.

46) II existait dans ce T'-ritoire des terres libres, mais depuis peu cel-
les-ci ont cte bloques par la Cie de 1- Ruzizi, par la Texaf, par la
fire Kreglinger, par iLo-sieur Jaspar et par Monsieur Debenham.

47) :ous pouvons evaluer l'6te- due des terres cultivees par les indigenes
a 50.000 hectares approxinative-ent et a 100 000 Ha. l'etendue des
terres r'-ervces ux: pituragee. D'apres ces chiffres nous pouvons d6-
duirc que chaque inJdigne dispose pour ses cultures en moyenne de 750 a.*

48) Liste des cultures indigenes du Territoire:

ianioc: en nmon-yu-e, pl:nti au debut de la saison des pluies; dana lai
plaine il est cultiv4 a tout moment.
La recolte se fait opres 5 6 mois dans la plain, et en mon-
tagne ,pr- s 9 10 mois, mais d s fois apres 1ixti I 1/2 ans.
En -oyenr-e -5 de la production total des productions.
Haricots: en nonrtag'e: se'ss -u debut des saisons des pluies et 'a la
fin de In petite season v'ache.
en terrain irrige le semis se fait a toute (poque; recolt.en i
montarne la preaiere recolte est au mois de Janvier et la we. .
conde vers la mi-mai. En terrain irrigs aPres moist.
En :aoyennc 5p de iA production total.
-A
o is: ideze chos'; pne pour les haricots.
Ara chides: en plaine: ses:is debut saison des pluies et second semia s
verse la ri-f ^-vricr.
recolte# :ni-fvrier et r:i-juillet
Il n'y a pas ,d'arachides en montagne.
En moyenne 1j de la production total.









So rgho






Eleusine:


Colocase:

Ma es:



Rie:

Pommes:
de terre

statess:
'douces

Bnananes:


120




: se_-is nri-4ai, 2rcolte: mi-juillet.
Les ties sont laissges sur place et l'annee suivante leo
ti-es sont coup es et brul^es, ainsi la plante donne une
seconds fois.
La variety "Imponda" sorghoo pour combe) est la aeule
plantie ,n plaine,
En royerne 2 1/2 % de la production total.
en rontsne seulement: sc'-is fin Octobre et fin Fevrier
recolte: fin Decembre et fin Avril
En moyemne 2 1/2% de la production total.
en mont:--e .seulement: semis debut Octobre et recolte fin
juillet/ En moyenne 2%o de la production total.
Senmi fir Octobre.
racolte: en plain: janvier-fevrier
en montag-e: mi-juin
Ern oycnne 2% de la reduction total.
Il est tries peu cultiv4: semis fir Octobre
recolte: Avril.
Semis cmi-SepteIbre, recolte pendant toute la saison deo
pluies
rn rmoyenne $5 de la production total.
semis fin Cctobre et fin Fevrier; recolte: fin D6cembre et
fin ,Avril.
En moycnne 7/o de la production totale.
LeC plants sont plai:t6es en saison des pluies: apres six
.ois le bana-ier porte 1 regime qui est coupe en meme temps
que la plante. Les rejets porteront 4galement apres six mois
En Tmoyenne 55% de la production total.


L'intervalle entire deux aisec en culture du meme terrain est de trois
ans.

49) Dans lea conditions actuelles de labourage et de la future des champs
les cultures indigenes peuvent etre considerees come rationnelles.

50) L'indigre no possede que la houe pour labourer et sarcler I1 se
procure des outils ch'-z les comerqacnts d'USUB.URA, et certain son't
faits par les indigenes.
Vu que la houe est-le soul instr.mett don't se servent les indignoes
pour les cultures, il serait utile que le Gouvernement donnat touted
aide aux autochtones en mettant h leur disposition des instruments
aratoires a bo-e compete. Une quantity de dix mille houses pourrait
suffire annuelle.ent pour les besoinb de cc Territoire.



L. irOTECTION DES FORETS.

51) D'apres les renseignements recueillis chez les Missionnaires et lea
indigenes, il paraitrait quil e xistait dans le temps dans ce Terri-
toire, deux grandee 6te:.dues de fort l'une en chefferie NTAKANYURA et
l'autre en chefferie BACHINONE. Aujoud'hui ces etendues existent er-
core mais fortement r'duites par suite du difrichement excessif opdr4
par lea indigenes.




12.


52) En vue de la reconstitution des forts des measures ont e4t prices:
d'apres le programme de reboisement arrest, cheque sous-chef aura
port,-ice de sa sous-chefferie.
:.ous -valuons l'iportance dud 6boisement opPre a approximativement
4.000 hectares.

55) Voir pour tableaux Io 15. 14. et 15. l' ;^4 ij
Situation des forgets existantes: voir carte dinte au rapport.
Superficie: 10 a 12.000 hectares approx.
b) loms indigeneC dec essences et de leur density relative.
c) Proprie'ts qui c aracterisent chacune de ses essences.


I) ImIHOVE



2) MUSHIGA


5) T.UDJUNI.TI


4) UiuUS.AlVU


5) UM4WUNJGO



6) U1'jUDJNL

7) UMIUHONDOGOLI


8) U.iUKUNGU


9) UvIUUGOTI




10)i.iIRAA'R GABO


11)ilUSTEKoE


12)iuUTOYE


15)MUHA:DA


2a m. hauteur. 5.50 m. a la base; terrain argilcux
tr7s hide. On ne rencontre cet arbre quo dans la
montagne. Sert a fire des grands recipients pour
presser les bananes pour la biere.
Arbrr 61ance. 30 m. de hauteur, 5.20 circ. base -
rleies conditions sol quo le precedent; est employ qomme
bois de chauffage.
Arbre elance, 25 m. hauteur 2.50 m. circ. base; terrain
argilo-calcareux. On le trouve sur la crete des monta-
rnes. Est employee par les indigenes come bois de lance
hauteur 25 m. circ.base 5.50 m.; pousse en terrain himi-
de, bas-fo ds et vallees. Les indigenes servent do
l'-corce de cet arbre qui done une odeur trees prononcee
25 m. hauteur 5.50 m. circ. 'a la base; terrain argileux
et humide. A une certain epoque cet arbre est couvert
de fleurs, les abeilles viennen:t y butiner et fair leur
nid.
id. o 5 terrain humide, est employee comme bois de chaiuf'
f'ge.
hauteur 10.- m. circ.base 0.80 m. dans les bas-fonds ar-
cileux. Es utilise come bois de construction et de
chauffage.
arbre de 25 m. de hauteur circ.base 5.50 m. se trouve
dans les b"as-fonds huiides. Est utilise come bois de
construction et de chauffage.
Arbre d'environ 8 m. forme bouquet dans les terrains
humides; l$corce de cet arbre done u-i parfuxn aux
etoffes des indigenes: un feu est fait avec l'6corce
de cet arbre et dans la fumee sont exposes les 4toffe.
du 'iilumba.
H-uteur moyenne 12 m. 0.25 circ.base. On rencontre
cet arbre dans les ravines des montagnes. Bois tres dur
qui est utilise come bois de construction.
9m. environ de hauteur 0.50 de circ.base. Voisine avec
les grands arbres des crates des montagnes, utilis6 com"B
me bois de construction et de chauffage.
Arbre lance, terrain sec se rencontre sur les flanci et
les crates des :ontagnes. vec les rejects de souche,
les indigenes fabriquent des arcs et des fleches.
Arbre lance, terrain sec. Avec les rejets de souche,
les inci-'n3 f.l t; -- bia de Lance.




1J.


14) UIUGIZA Arbre l1anc6. -.e se rencontre que dans les montagne -
de 1.500 a 2.000 m. d'altitude. es indigenes fabri-
quent de ce bois des recipients p8ur presser les bananoi
15) UIUSHWATI Hauteur poyenne 12 m. circ.base 0.50 m. Croit sur le .
flancs des montagnes: est utilise come bois de chauf.
16) MWVITCHARA- hauteur 9 m. 0.50 cric.base. Fla;cs des montagnes.
NY~INZI C'est l'arbre pref6re du chimpanze qui y construit son
nid. et utilise come bois de chauffage.
17) MULUMBA hauteur moyehne 15 m. circ.base 2 m. n'a pas de prefe-
rence quant au terrain. L'ecorce de cet arbre sert.
fabriquer des etoffes indigenes. Se multiple par bot-
tures.
18) ULUKONI hauteur 10 m. 3.60 circ.base; n'a pas de preference
quant au terriiin. 0es indigenes emploient les feuillea
de cet arbre corme....
19) KIS. SiDISIDA hauteur 6 m. circ-0.50; terrain huinide bas fonds. es
indig'enes se servent de cettb essence pour fabriquer deo
flutes.
20) KITUNGULU hauteur 5 m. pousse dans les bas-fonds. Les raciness de
cet arbre sont consommees par les autochtones.
21) MLUNEiBERI atteint 13 m. de hauteur, grosseur 0.70 m; on le troupe
sur les crates des montagnes. Bois tres dur, employ6
pour la construction et le chauffage.
22) UvIUKRA.GATA atteint 20 m. grosseur 5.25 de base; pousse a 2000 m.
d'altitude. Les indigenes fabriquent/ des rejets de
souche leurs nianches de houes et de haches.
25) UiLUHUMBO atteint 14 m. de hauteur, grosseur base 2.50 m.; sert
cofmc bois de chauffage.
24) '4USA:TGE atteint 12 n. de hauteur. Est empioye come bois de
chauffage.
25) li~UNEGE attcint 20 m. grosoeur de base 5m.50 Les indi enes
emploient les feuilles de cet arbre pour soigner
leurs blessures.
26) MUBIRIZI hauteur 4 m. grosseur 0.25 forrne bouquet. employee pour
la fabrication de manches de houes et come bois de
con st ruction.
27) UHANGAHAN GA h8teint 5 m. de hauteur grosseur base 0.50; pour man-
ches de houe.
28) UIvVIHIRU hauteur 8 ::i. rrosseur 0.40; n'a pas de preference quant
au terrain. Avec le bois de cet arbre les indigenes fa-.
briquent des recipients pour contenir le lait provenant
de la traite des vaches.
29) MUGIMBU hauteur 10:-. grosseur 0.50. On rencontre cet arbre en
plaine co rne en montage. Utilise come bois de chauf-
fage ainsi que pour la cnnstruction.
50) AUVUG,.LGOiA hauteur 15 m. grosseur 5.- m. croit en plaine et en
montjgne. Les indigenes se servent de ce bois pour cons
-truire des pirogues et fabriquer des tanbours.
51) KITOBORO hauteur 18n. grosseur 5.50 m. pousse le long des rivie.-.
res. Usage: pirogues, gongs, bacs pour presser les bana-
.es.,
52) KIKUYO hauteur 18m. grosseur 5.25 plaine et montagne. Ce bois
sert 1 fabriquer des mules pour moudre le manioc et.
pour construire des ,irogues.
55) MiiUfIN^I Hauteur 15 n. grosseur 2 m. contreforts des montagnes;
les abeilles construisent leurs nids cur cet arbre.
54) iUGQiASA hauteur 5 r. grosseur 2.- r. L'4corce eat employee
comme medicainent par les indig'nes.
55) NYUNGERE hauteur 5 m. grosseur 0.50. Pousse on terrain sOC, bois '"
de chauffage. ..
56) iUSiGA~iBI haut.2.50m ros.O.0O. Les indigcrnes s'en servant pour
---lo+trer lIr kraal. .--




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