Territoire de Kisenyi. Rapport etabli en reponse au questionnaire adresse en 1929 par M. le Gouverneur de Ruanda-Urundi ...

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Title:
Territoire de Kisenyi. Rapport etabli en reponse au questionnaire adresse en 1929 par M. le Gouverneur de Ruanda-Urundi a l’Administrateur du territoire de Kisenyi, M. Philippart. 24 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
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AA00002256:00001

Full Text




















Rapport


10


Novembre


du Q ue s t i onng ir e


par


M. e


1929


adre ss


Gouverneur


du R u anda- Urundi

SM. 1 A dm n i s't r a t e u r


Te r ri t o i r e


d e KISENYI


(Mr. PHILIPPART)


le


St ab i





RESIDENCE DU RUANDA
TERRITOIRE DE KISENYI


20) ANNEXE A LA CARTE:
a) tUtilisation des deux chutes de la Sebeya : A Gisa (Mu Gihira)
et a Kisenyi m8me.
(frojets de la C.I.M. Groupe EMPAIN qui a, A cette fin de-
mand6 concession de ces deux chutes).
Le debit est toujours abondant, m8me en et6 et le voisinage de
Kisenyi-N'Goma permettrd de s'en servir sans grands flais de canali-
sation.
Chute de la N'Kora (Bugoye) A 16 Km. A vol d'oiseau au S. Sudr
Est de Kisenyi. Debit a pau pros semblable A celui de la Sebeya.
Il n'existe pas d'autres chutes ou rapides dans lq territoire.
Les deux ruisseaux Mutura et Misingo (celui-ci a un d6bit plus
fort) qui se percent dans la lave, s'ils pouvaient 8tre canalis6s a
travers les planes sans eau du Bugoyi et du Bigogwe (Rwerere surtout)
6viteraient aux nombreux habitants des voyages de trois et quatre
heures en saison seche et fertiliseraient le sol. Pres de 18000 as
en b6n6ficieraient.
b) Le d6bit des rivieres est assez abondant.
Epoque des crues periodiques : entire Octobre et Avril, grande
saison des pluies (interrompue d'une court p6riode sache. Les eaux
d6bordeflt alors de leur lit et couvfent les vall6es environnantes,
Les course d'eau ne se tarissent pas en saison seche et consar-
vent un d6bit relativement constant. Celui de la Sebeya eat de;
2 nm a la second, celui dela N'kora d'un peu plus d'un m
c) Nature du terrain au point de vue de son utilisation pour des
fins agricoles :
BUGOYI : blocs de lave en parties desagr6g6s. Terre noire tros
fertile, v6ritables poches de couches arables atteignant parfois lea
deux metres. Dans la gen6ralite des cas cependant la lave merge, ou
on la rencontre en masse compact A 75 et m8me A 10 cm. de profonde.t
Les collins plus retirees du voisinage des volcans sontr recailleuses
et leurs flancs sont souvent de composition argile-sablonneuse.
La plain Nkama, Lugerere, Keya, Luzibira traverse par la Sebe-
ya dans toute sa longueur se pr8te facilement A la culture. II y a
des alluvions surtout au confluent de la Sebeya-Pfunda (Keya).
BIGOGWE :.pierres et coulees de lave terrains moins riches qut*
au Bugoyi alternances de couches arables plus ou moins 6paisses.
Obstacle capital : manque d'eau.
KINUNU : terres generalement argile-sablonneuses. Il s'y ren-
contre de nombreuses collins et vallees fertiles poss6dant une 6pais-
se couche arable.
KANAGE : ces collins, aux abords de la fort, posshdent un sel
moins riche que celui du Kimmu et du Bigogwe et sont en parties cons-
titu6es de terre rouge.


- m &




2.
B.- ORGANISATION POLITIQUE ET POLITIQUE INDIGENE.

30) Ce territoire fut cr66 par le ,lleman~dc.; c. n9 ti J
"boma-'2r gal e'St posterieure de tro.s a ae ansa la fbondtion
de Kseny.
40) --]5e registry des renseignements politiques ne content aucune
indication sur les raisons qui ont d6termin e adoption des limits
actuelles.
50) Lors de la creation du territoire de Kisenyi, 1'organisation
indigene 6tait la m8me que dans les autres provinces du Ruanda.
Le rand chef hamite BUSHAKO, toujours en residence N.yanza,
administrai pa 1 iif term iaI e de R arAD npt~X i i 1
du V Venaient ensuite les chefs et sous-cheksr l P ~;CT
ngi.
LTautbrite des Batubsi chefs politiques de l'6poque s'ap-
puyait sur la crainte que leurs represailles inspiraient. Les recal-
citrants talent depossedes et exiles*
60) Changements politiques a signaler : ) la d6possessi~9~ ji..-
relaCsIT "1'1 : territtoire de Nyanza de RWA p.h ~ort.._. ..
son replacement par son fils aine MBBI-ffIgBI$a ,ay.4 .^J..
-,'* Destitution de SEBUGIRIGIRI chef du Bigogwe replace ar
son fITs nTSATT'URoT, en l4 egalemerf' e Pie
--- '--ss ede `tATR Xpar )AKEBUrKA,, fils de LWEDEGEMBYA
en 192' .
Ces chefs partisans fanatiques des traditions ancestrales -
restaieht les ennemis de toute civilisatio g6neratrice de program.
70) question assez difficile A resoudre. es anciennes archives,
cdnsult6es A cet regard, ne sont guere explicites, la plupart des si-
gnatures 6tant illisibles. Officers et sous-officiers se succ6dalent
6tant donned que l'on vivait plut8t sous le regime militaire, D'autre
part, les notables conservent malaisement la m6moire des noms euro-
peens.
Voici cependant, d'apres les renseignements recueillis les
noms des chefs de territoire chefs de poste ou delegu6s du asident
qui administrerent successivement le territoire :
le capitaine Andre, le sous-lieutenant Ligniez, Monsieur le Comman-
dant Mortehan, le Commandant Crispiels.
Comme chefs de poste : Messieurs Verhulst, Mertens et Douce.
Comme d61lgu6s du resident viennent ensuite : Messieurs Wera, Macken,
Fiolle, Philippart, Brock, Montenez, Douce, Buisseret, Philippart.
Le nom de l'administrateur en functions a lt'poque de la terri-
ble famine de 1916-17 est rested attache a ce triste 6venement. Lee
"Bagayi" affam6s ont gard6 le souvenir de distributions de vivres
qui leur sauverent la vie, s survivants se virent octroyer des
instruments de culture et des champs oiL ils purent st6tablir et
qu'ils poss&dent encore de nos jours aux environs du poste et de la
Mission de Nyundo. L'aisance don't ils jouissent aujourrdhul, ils
ltattribuent A Monsieur Mortehan.
80) L'Administrateur actuel est entree en fonctions'le 23 juillet
1929.
90) Le territoire de Kisenyi est constitute par les provinces : du
Bugoyi, diu Kinung et du Bigogwe. Le Bugoyi est subdivis6 en regions
appel6es Rwerere, Rukiga, Amayaga, Kanage. Ces subdivisions n'ont




3.


toutefois pas a leur tate un chef politique distinct mais simple-
ment des chefs de collins relevant du chef de province.
100) Bases sur lesquelles reposent ces diff6rentes circonscriptions:
il s'agit ici de contingencies purement politiques.
110) Les limits administrative du territoire sont determines
d'une fa4on precise.
120) Ces limited 6pousent celles des circonscriptions indigenes &
l'exception du Kanage oiu la riviere Koko qui le traverse dans une
direction Sud Sud-Ouest a 6te choisie comrne fjontiere administrati-
ve naturelle des territoires Kibuye-Kisenyi, pous-cher' a44A e
gui command 1'importante colline Gishwati, au Bugoyi, rele cou-
tumi remehnt-"du chef Lwubusisi du territoire de Kigali.
--.- fNdakebuka qui comn endait les provinces di Bigogwej
du Kinnu, a et appeal. fin Atit au colmanhdemen t Lexclu'sT lni-
nJBs Satlv..P.gssede en territoire de Kibuye. t
Les deux vieux chefs, qui. ont leur residence a Nyanza et de
qui relieve le territoire, BUSHAKO et LWIDEGEMBYA, nty firent chaeun
qu'une visit depuis notre occupation; le premier.ver,, 1957-18, le
second en 1928. Celui-ci fut en outre, vers 1916, amene de Nyanil
a Kiseni pour y suir un e incarceration de deu pu rc t s 1,. so
AISemsriSI est 6galement venu fai re une tournee sur sa colline vers
Le but de ces visits a ete l'examen du betail et leur effet
sur -1 incgene a ete p.ar cons.eiquent til.
130 nP~~Fe cref s actuellement a la tite des provinces du terrItoire.
SHTSI, representant de BUSHAKO pour le Bugoyi.
ga at. 1 xKIINXUUT al;si: quil eat d it plus hast se trouve"
raient actuellement sans titulaire a la suite du depart de N4 KA,
tCe~E premiere province continue a travailler sous le comma &deimewi
de-GASHI, (l ex representant de NDAKEBTUA), et le Kinunu est deUis
trois mois laisse a la seule autorite des cheT' de collEdes i6 oi6 4
b. La 'ec sign ipr se a ce sujet, fin aoft dernier, mei jL -
muniquee officieusement.par lon college de eKbuye. Je n'ai pour ma
i^T~ depuis _la reprise du territoire pas eu 1'occasi 'on6earire la
connaissance de ce notable .-....
14o) 'ir ci-contre la fiche biographique de l'unique chef actuel.

FICHE BIOGRAPHIQUE DU CIIEF MBISHIBISHI.

a) Mututsi de la famille des "abaya" du clan des abanyiginya.
b) A 6pouse la fille de son mandant BUSHAKO, laquelle lui a donn6
trois enfants. Cette union a ete rompue A la suite de differends
causes par les intrigues jalouses de'MlUGEbMNSHIJRO, l'un des fils do
BUSHAKO, qui voulait le supplanter dans le commandement du BUGOYI,
c) Est illetr.,
d) Chef mediocre, d'une intelligence tres ordinaire, peu d6gourdl;
et pas entreprenant mais sans mechancete. Subit nos methodes civili-
satrices, sans plus. Doit 8tre talonne pour poursuivre jusqu'au
bout execution d'ordres qui lui sont donnes.
e) Age probable : 40 ans. Est polygame, possede encore tois femnas
et est pere de sept enfants 3 gargons et 4 filles,
f) a 6te,charge du commandement du Bugoyi en tant que fils aine'
de son predecesseur RWAKADIGI:




4.


g) a succ6de a son pere destitute au course de l'annee 1924
h) Propos6 4 cette quality par Monsieur Brock Raymond alors D616-
gue a Kisenyi et nomm6 par Monsieur le Resident (Monsieur Coubeau),
dtaccor8 avec Musinga.
i) Se detache de plus en plus des anciennes pratiques de magie et
de sorcellerie. Les batutsi su Bugoyi croient encore pour la plu-
part a la divination et egorgent pour cela de nombreux poussins
qu'ils font ramasser dans les villages.
j) Fait monte de bienveillance vis a vis des Missions, ceci dans
un but plut8t politique. Ne voit pas d'un mauvais oeil ceux de se8
subordonnes qui manifestent le desir de se convertir; deux de ses
fils don't catechumenes : l'ain6 est A l'6cole des fils de chefs &
Nyanza, le second fr6quente les classes dirigees A Murunda par des
pr8tres indigenes.
k) Relations tres rares avec le Mwfmi pour ne pas avoir a lui envo-
yer trop de cadeaux. La correspondence est le plus souvent clandes-
tine et l'6change se fait par l'interm6diaire d'hommes de confiance.
Ces 6missaires ne me sont pas encore connus, vu mon entr6e r6cente
en functions.
1) Entretient avec le Chef de Secteur KAHEMBE (en territoire de
la Rutshuru) des relations plut8t empreintes de froideur don't les
causes remontent a la delimitation de la frontiere belge-allemande,
qui eut pour consequence une amputation de l'ancien Bugoyi, r6glon
A la tete de laauelle se trouve actuellement le Mw mi KAHEMBE don't
il jalouse en plus le titre, 6tant donned son origine Muhunde. Quel-
ques petits differends inevitable causes soit par des transfuges,
soit par du betail ou d'ivoire provenant d'elephants tu6s &A la
frontiere n'ont pas e6t precisement de nature A obtenir un rappro-
chement entre-eux.
m) 78 collins d'une superficie approximative de 700 Km2 comptant
environ 11000 contribuables relevent de MBISHIBISHI.
n) Possede en propre sept grandes collins et 4 ibikingi ainsi
qu'environ 200 t8tes de gros betail, diss&minees chez des abagaragu
suivants). Il n'en connatt pas lui-m8me le nombre exact.
I1 dispose pour ses besoins personnel d'un troupeau don't le
nombre de b8tes varie de 50 a 60.
Vit aussi modestement que le plus simple mututsi. Aime a se
faire,passer pour pauvre aux yeux des Europeens et a en obtenir
ainsi des cadeaux.
o) Se soumet parfaitement aux ordres du MwAmi et de BUSHAKO.
p) Aucune resistance a l'autorite europeenne en principle. Pas de
mauvaise volonte apparent non plus mais plut8t de l'inconscience.
q) Aucune sanction na' jusqu'ici dt etre prise pour reprimer des
abus don't il se serait rendu coupable. A requ cependant une douzai-
ne de genisses d'al ndes disciplinaires pour manquements divers A
ses devoirs de chefs ou de n6gligences manifestes dans l'execution
ou la non execution d'ordres lui donnes.
Les amdndes en betail atteignent beaucoup mieux leur but que
cells en argent, parce que les premieres obligent A.des pr6elvementa
dans les troupeaux personnel sinon dans des troupeaux dtabagaragu
qui veulent bien se dessaisir de l'une' ou l'autre b8te au profit
de leur "shebuja", tandis que celles en argent sont recolt6es, soit
sur la colline lorsqu'il s'agit d'un chef de colline, soit chez des
amis ou sous-oodres lorsqu'il stagit du chef.




5.


r) Est aid6 dans sa tfche par ses vil&ngozi, chefs et sous-chefs
de collins. Exerce relativement peu d'ascendant sur ses gens et
son action administrative est encore contrecarree sinon sap6e par
les agissements sournois de son frere et rival le rus6 KATSHE, al-
d6 de son cousin RUHAGO et de leurs partisans.
s) Est assez serieux dans ses functions de juge du Tribunal indi-
gene mais sans cependant jamais y faire montre ni d'initiative ni
de zele. En un mot l'administrateur est tres peu second par ce no-
table.


15) L'opportunite de modifier les circonscriptions indigenes ne se
fait pas sentir dans le territoire.
16 etl7) BUSHAKO et le Roi don't relivent Mbishibishi et les autres
chefs du Bugoyi n'exercent presque plus d'influence sur weux a
cause de la division du royaume en territoires administratifs.
Les chefs ont pris insensiblement l'habitude de voir dans lee
d616gues leurs chefs immediats et se sont d6sint6ress6 peu A peu
des autorites indigenes avec lesquelles ils entretiennent le moins
de rapports.
Il n'y a pas q regretter cette ind6pendance, ou mieux ce re-
l&chement Vis a vis de la capital indigene. Le bpn esprit des
chefs y gagne, les cabales et les intrigues de cour sans parler
de petits complots y percent peu A peu leur raison d'Stre.
C.- ORGANISATION SOCIAL ET FAMILIAL
REGIME DE LA PROPRIETE FONCIERE.

18) Proportions num6rique des Batutsi et des fahutu : un mututsi
par 31 bahutu.
19) Leur influence repose uniquement sur des considerations d'or-
dre politique, a l'heure actuelle.
Les chefs n'ont en principle aucun droit de propriety sur
le sol. De plus ils ont trop peu de b6tail en ce moment pour pou-
voir en distribuer A leurs gens, en ce sens que le temps est pass
o- ils d6pouillaient A tort ou A raison leurs abagaragu pour pro-
c6der A de nouvelles distributions suivant leurs sympathies du mo-
ment. MSme si un nouveau chef ne reprend pas, avec le titre de
"Mtware", les troupeaux et les collins qui en sont l'apanage, 11
recevra apres son investitude de ses collogues des autres provin-
ces des cadeaux en b6tail dans le but de lui constituer un trou-
peau et pourra ainsi se creer 6galement des "suivants" A bref d6lai,
Ces cadeaux de bienvenus s'obtiendront par de petites pr6venances
du nouvel invest et constitueront des gages dtamiti6 et d'entr'aid
a l'occasion.
Le betail ainsi acquis est propriety personnelle au m8me titre
que le fruit du travail. D'autre part, l'ubuletwa et l'umusogengere
ce dernier preleve sur l'ikoro yo Mwami sont des revenues suffianiM
susceptibles de compenser toute remunerationj pour assurer.A 1'in-
t6ress6 un train de vie parfaitement en rapport avec sa situation
et ce, abstraction faite de la ristourne imp~t qui lui est faite
chaque 6nn6e.
Le trouble hypoth6tique don't il est question ne peut done Stre
en cause au Bugoyi.




6.


20) Les prestations coutumieres sont accept
ficult6s par les Bahutu qui s'y soumettent un
Les plus 6volues les detestent.
21) Les us et coutumes des Bagoyi sont les m
a utres Banyarwanda. Le territoire ne present
jrites int6ressantes au point de vue des coutu
liales ou religieuses.
a) Le clan cependant joue un rl8e ici plus
provinces. Les membres sont plus solidaires n
de vengeance.
b) Mariage et polygamie : nombre restreint
c) La dot pour le marriage est plus 6lev6e :
& la vache laitiere chez les Bahutu.
d,e,f,) Droits et devoirs des parents et des
successions Regime de la propriety : sont i
Ruanda.
g) Les sorciers percent leur influence peu
falseurs de pluies "abavubyi" et sorciers de
font. le temps a autre parler d'eux. Les chefs
anciennes superstitions, ont conserve surtout
le moyen des entrailles de poussins.


xes sans
Speu par


trop de dif-
habitude.


@mes que pour les
e pas de particula-
mes sociales, fami-


que dans
.otamment


les
dans


d'6 houses.
elle va de 5


enfants.
dentiques


autres
les cas


chd~res


Regime des
au rest


a peu. Seuls quelques
Bibako "Nyabingi"
batutsi, de, leurs
la divination par


D.- IMPOTS ET PRESTATIONS COUTTJMIERES.
4 .. .. .


S Nombre de contribuables
tion indigene:

( contribuables :
BUGOYI :(
( t8tes de betail :


(
BIGOGWE:(
------- ---


KINUITU


(

(


contribuable s

totes de betail

contribuables

t8tes de betail


et de t8tes


de b6tail


par circonsc.op-


10.788

9.925

515

3.318

696

757


Pendant les premieres ann6es de notre occupation les imp8ts
de capitation (Batutsi et Bahutu) 6taient pergus soit par les chefs
de provinces aids de leurs chefs de collins presentant des garan-
ties suffisantes soit par les chefs de poses ou les d616gu6s du
Resident eux-m8mes. La m6thode du recensement numerique par provin-
ce et par colline etait alors ad6pt6e.
Depuis que 1'Administration dispose de secretaire indigenes le
recensement nominal a ete entrepris et nous donne les indications
suivantes.: Province, colline, nu~i6ro d'ordre, nom du contribuable,
nom de son pere (en vie ou decede), nombre de femmes, nombre dlen-
fants, masculin et feminin, nombre de t8tes de gros b6tail, num6ro
de l'auquit lui delivr6.
Ces auxiliaires, fils de chefs forms a l'6cole de Nyanza,
travaillent dans telle province leur determine par le D616gu -
accompaghn6 du chef ou du sous-chef de l'endroit inscrivent par


22)


23')




7.


colline les noms des contribuables avec en regard le numnro de
la plaque delivree, et en pervoivent la taxe. Il en est ainsi de
ltimp8t sur le betail, le nombre de bates figurant 6galement en
regard du nom du proprietaire. La perception n'a jamais 6t6 col-
lective, m8me du temps du recensement numerique. En regle g6n6ra-
le, les secretaires indigenes apportent leur mission de collec-
teurs et de recenseurs tout le serieux et la conscience d6sirableq.
De l1expose ci-dessus, ii resulte que le contrSle par des
coups de sonde est rendu tres facile au Delegue qui peut a volont6
cahier de la colline en main s'assurer de I'exactitude des ren-
seignements relatifs au premier indigene venu. L'imp8t sur la po-
lygamie est entierement perqu par le Delegu6 lui m8me/
24) L'Administration s'est toujnurs montree tries conciliante en
fait d'exemption d'imp8t indigene revendiquee-de temps A autre par
un infirme, un vieillard, ou un malade qui justifie d'une incapa-
cit6 e travail conform6ment aux prescriptions en la matiere (art;
5 du secret du 17 juillet 1914). Cette mani're de voir a 6t6 jus-
qu'ici d'autant plus admissible que le nombFe des contribuables n'a
pas encore 6t6 atteint puisque chaque exercise voit toujours pro-
gresser le chiffre des perceptions et que, d'autre part, la con-
trainte par corps n'a pas 6t6 rendue applicable dans les Territoi-
res'a Mandat. Aucun registre ou se trouveraient xonsignees les
exemptions n'existe au poste.
25) Les prestations au Mwfmi sont d6terlinees exactement par la
coutume indigene. Les membres de chaque clan sont imposes selon
jeurs capavites, leur genre de travail et les products du sol
qu'ils habitent.
26) Ces cas doivent 8tre rares aujourd'hui, parce que les exac-
tions sont rendues difficiles, Le pouvoir des chefs devient de
moins en moins arbitraires, parce que surveill .
Ceux-ci craignent d'8tre denonces. Ils nsont plus a mBne de
fire des cadeaux suppl6mentaires, don't les B hut# faisaient tous
les frais. S'ils voulaient le faire, en y allant de leurs propres
deniers, ce serait certainement par calcul, dans un but int6ress6.
Draucuns opposent une certain force d'inertie a l'occasion de la
furniture de ces prestations car. cest une charge don't ils se
debarasseraient volontiers, parce qu'elle entratne pour eux des
ennuis et des fatigues et qu'ils ne sont pas tpujours strs de con-
tenter le Roi.
27) L'Administration est parfois oblige de rappeler agx chefs
peu enthousiastes leurs obligations vis A vis du Mwfmi en les pr6-
venant des sanctions qui pourraient etre prises contre eux, si lesa
plaintes du Sultan, apres examen, talent reconnues fondbes. Avant
dc'tre port a la capital, l'ikoro est pr6sente par le chef de
province au Delegue du Resident qui en etablit 'un bordereau en
trois exemplaires don't l'un accompagne l'envoi, l'autre est envo46
par la voie postal au Delegue pres Musinga et le troisi~me east
verse aux archives du territoire. Celui accompagnant l'envoi fait
retour apres signature a Nyanza pour reception.
28) Les taux des differences prestations qui sont fournies par
chacun des clans du Bugoyi sont tres variables et en rapport avec
la prosp6rite ou la pauvrete de ceux-ci, Ainsi, en comparant cea
chiffres a ceux des fournitures des annees prec6dentes, on consta-
te qu'ils ont subi une majoration dans certain compartments une
diminution dans d'autres. Les chefs eux-mmes ce qui n'est yvi
denment pas le cas pour le chef de famille ou de clan ne connais-
sent que plus ou moins approximativement le montant des redevances
don't ils doivent assurer le versement et la livraison.





8.


TABLEAU RECAPITULATIF DES PRESTATIONS AU MWVAMI A FOURNIR ANNUJELLEMENT PAR LE
TERRITOIRE.
tme m ---------- -i -I o rn m m, m mm m nm mm -a m no- sm o m m m m oenm w mm. m- -m .fm4 mm
A) BUGOYI

Valeur
Nature de la prestation : Quantites : Prix unitaire. : global
: : moyenne,


Sal (pots de miel) 220 :: 30 4o


frs


Imitiba grandss paniers contenant :
environ 200 kilos de pois ou haricots)


Inzoga y'ubuki


-Tmushari

Ibirago

Ubutega


Amasuka

Kengeli

id.

Amashoka

Imitana

Imihoro

Intebe (t


(pots de biere au
miel)


(pots de biere de bananes) :


(nattes indigenes)


(anneaux en mat. veget.)Grands:
Petits:


(houes)


(grelots

(id. pour

(haches)


potr les danseurs)


chiens)


:
*


(carquois)

(serpes)

tabourets)


Mikuke (lances completes)


Igisoro

Imbehe (6cuelles)


Inkotu (longs couteaux, double
avec gained)

Ngoma (gong)


tranc]


50


16

30 "

100 :

3000
40000

100


50

2


3
50

4

2

0



i0

ands
tits:

1 :

4

iO :

2


4


2


ht 2 gr
; 30 pe


:
:*


Ingonge


(petits couteaux)


Itabi (tabac$


Uruhago


paquets de 100 feuilles


(musette)


B)- BIGOWNE :
7 Umugeshi (bottes
Peaux de leopard
Chiens


de bois parfum6)


3


250

20

10

5


*
0
:
*


20 frs. le 1000:
10 id. le 1000:

15 frs

0.50 fr. :

2 frs*


12


A 15 "

8 "

10 :

5 "

2 "



15 "

12 "
5 "

60 "

1 fr.

S10 frs. :

10 "


7 ( de 30 petites bushes
2 200 frs. :
2 : 15 :


:20. O0.0

S4 fra)

.270.00


d


3


2 a






BISANGWA.-. Premier representant de
en m6me temps que le comriandement d
vi6e a cette 6poque d'y recueillir
au Bugoyi.
Le BIGOGWE, ne comptant qu'une
si pauvres, installs aux abords de
mod6r6ment.
Le maasif du KINUNU compose
eut A entretenir et a reconstruire
royal.


BUSHAKO
e cette
l'igoro


au BUGOYI se vit confierp
province, la charge tras en-
des Bahutu tres nombreux alors


population
la fort,


quasi
ne se


exclusive
vit taxer


de
que


Batut-
tris


de deux grandes collins seulement -
eventuellement une enceinte du bomaa"


29) Ind&pendamment des prestations figurant au numero precedent, le
province et les chefs de collins prele.vent, sur les quantities
les premier dans sa province les autres sur leurscollines, ce q
appelle l"umusegengere ou parties de l'ikoro qui leur refient coi
ment. Ainsi, du Bogoyi, Musinga recevra les 220 pots de miel in(
au tableau recapitulatif mais MBISHITISHI aura prealablement mi


chef de
r6colt6es,
ue l'on
utumi re-
diqu6s
s en r6-


30


31)


serve 30 pots de miel pour son chef Bushako et 35 a 40 pour lui-meme,
ses sous-chefs ayant deja retenu eux aussi la part qui leur est 'd6volue.
Il en est de meme pour les autres prestations, biere au miel, vivres,etc.
I est evident qu'a la faveur de ces centralisations, chez les
chefs ae collins d'abord, chez le chef de province ensuite, des abus.
so&&nt possibles, notamment en ce qui concetne haricots et miel don't les
notables sont friends parce qu'il leur permet de fabriquer leur boissop
pr6f6r6e, l"hydromal.
) Le Bugoyi et le Bigogwe sont exempts de prestations en main d'oeuvre
le premier en raison de sa contribution important en nature, le second
parce qu'il ne compete come population que des iatutsi.
Le Kinunu est seul taxes en ce genre.
a) Importance numerique de ces corv6es : 40 A 50 homes.
b) Leur p6riodicite : annuellement.
c) Duree de l'absence de ces travailleurs : 6 jours pour le voyage
aller et retour et 15 jours de travail a N anza, total 21 jours environ.
Toutefois, la duree de leur s6jour A la capital peut Stre abr6g6e par
l'ex6cution plus rapide des travaux qui leur incumbent.
d) Nature de leur teche : entretien et reconstruction 6ventuelle d'une
enceinte du bomaa" du Mw&mi.
e) Les questions de ravitaillement et de gtte sont a leur charge. Ila
se munissent de vivres, de numiraire ou d'articles d'6change ou se font
apporter leur nourriture par les leurs. Ils cherchent logement ched des
amis ou connaissances et, a defaut, se construisent rapidement que1ques
huttes sommnaires.
f) L'6poque de ces prestations etant fixee a la saison seche -sauf leg
cas d'urgence les cultures ne souffrent pas beaucoup de l'absence de
ces travailleurs.
g) Repercussion au point de vue mortality et morbidity des travailleurs
aucune pour les gens du Kinunu, le climate de cette province tant compa-
rable a celui de la capital.
La limited admise par le Gouvernement nest pas stffisamment respec-
t6e en ce qui concern les prestations coutumieres en travail dues aux
chefs indigenes, ceux-ci faignant de se montrer de bonne foi en interpr -
tant toujours a leur advantage les instructions leur donn6es en la mature
Le chef, de par la coutume, a le droit de faie b&tir eu entretenir
ses habitations et de faire cultiver ses champs. Les travailleurs se mu-
nifsent de nourriture et retournent passer la nuit chez-eux. Si cepen-
dant leurs demeures sonttrop loignees ils trouvent le logement dans les
environs du bomaa" du chef.




10.


Ces prestations en main d'oeuvre
culent sur la base de deux jours par
mes par famille, selon 1'importance d
Le contr8le du Del6gue ne peut m
samment pour mettre fin par des enq
des coups de sonde reptes. aux abus
certes pa4 de se produire; et les not
Jamais de mettre a profit les occasion:
haut inter6t pour l'Administrateur de
le enforcement du personnel territory:
longues et frequehtes tournbes dans l1
de plus pres les agissements et activ:
don't le besoin d'ailleurs se fait sen
33) Pas de prestations coutumieres s
vee dite "kurarira" garde de nuit exi
tout d'ailleuts dans le Ruanda. Elle
quelques chefs l'exigent encore de la


aux chefs de collins se cal-
semaine A raison de 1 ou 2 hom-
e celle-ci.
alheureusement s'exercer suffi-
u@tes menees discr~tement et
de l'espece qui ne manquent
ables, de leur c8t6, n'oublient
ns qui se presentent. De 1&, le
pouvoir 8tre mis A m8me par
ial a Kisenyi -d'effectuer de
e territoire pour y surveiller
it6s des notables; surveillance;
tir.
peciales au territoire. La cor-
ste au Bugoyi et presque par-
6tait rest6e fort d'plaisante,
part de leurs gens.


E. RAVAUX PUBLICS.

34) En mgme temps qu'une delegation du credit nous est accord6e,
1'imputation, de m8me que la date extreme A laquelle cette some
devra 8tre passee aux ecritures nous sont donnees par la R6sidence,
qu'il s'agisse du budget ordinaire ou du budget extraordinaire.
35) Par sa lettre No 3937/Routes du 19 aoqt dernier, Monsieur le
Resident me fait savoir que le salaire journalier des ravailleurs
employs A la construction des routes est port A 1.50 fe Ce taux
constitute une moyenne assez unifDrm6ment en course dans le territQi-
re et soit qu'il s'agisse d'ind genes entre-eux ou dtindigenes au
service d'entreprises privees. es autres travailleurs t"entretiena:
des routes et du poste", constructions au poste, sont toujours pa-
y6s par l'Administration a raison de 50 cms par jour, base 6tablie
par les devis prealables aux credits qui nous ont et6 accords. I
est a remarquer que ce taux devient insuffisant 6tant donned le cS t
actuel de la vie.
36) Le recrutement des travailleurs n6cessaires A ces travaux nest
pas toujours aise. Il y a lieu de prendre en consideration A ce su-
jet l'volution rapide de Kisenyi, au cfirs de cette derniere ann6e,
n6cessitant l'emploi d'une main-d'oeuvre de plus en plus abondante
a recruter parmi des populations que des habitues seculaires atta-
chant A leurs travaux de culture et d'6levage.
Les travaux de construction et d'entretien des routes et pistes.
sont rarement imputes dur les prestations coutumieres dues au chef.
Tout au plus celui-ci admettrait-il cette deduction lors de la
construction d'un bomaa" par example quand un bout de chemin s'im-
pose pour y donner aces.
37) Le recrutement des travailleurs A intervention de Itadminis-
tration se fait actuellement A Kisenyi A raison de 40 hommes pour
les entreprises europeennes en p6riode de construction, et de 20
homes pour les asiatiques; ce qui en porte ainsi le nombre A B00
environ journellement, travailleurs auxiliaires du laboratoire vB-
t6rinaire, de la S.A.A.K. et du poste compris, chargt, et d6chargt.
des bateaux. Ind6pendamment de ce chiffre, viennent les journaliers
volontaires une cinquantaine ainsi que les engages par contrats,
environ une centaine. Abstraction est faite ici de la main d'oeuvre
sp6cialisee que nous pouvons encore 6valuer A plus de 125,


m




1X.


La Compagnie pour le developpement du commerce, de lindustrise
et des mines, C.I.M. a soumis tous ses contracts d'engagement A la
formality du "visa".
Les autres employers a qui quelques petits m6comptes in6vi-
tables ont ouvert les yeux commencent A se rendre compete de 1'im-
portance que repr6sente pour eux la possession de contracts de louage
de services, r6gulierement 6tablis et vises, ,qui font preuve en leur
faveur.
Lors du visa le D4Blgue du Resident se convainc qu'une connais-
sance bien nette de leurs droits et de leurs devoirs a et6 donn6e
aux engages. Des lors, invitation est faite A ces derniers d'en ap-
peler a l'autorite en cas d'abus et d'inobservance des stipulations
du cBntrat par les employers. De plus le Delegue passe de temps &
autre sur les chantiers.


F.,- PERSONNEL INDIGENE.


8) Six secretaires indigenes sont affects au service du.poste et
y sont employs come suit :
quatre d'entre-eux se voient confier le recansement ainsi que
la perception des imp8ts de capitation et sur le b6tail;.
le cinquieme tient la comptabilit6 et veille aux r6partitions
du lait entire les residents europeens et passagers, le territoire
comptant actuellement une population blanche de 40 kmes; assume en
outre la surveillance g6nerale suivant les directives de I'adminis-
trateur des travaux en course au poste;
le sixieme remplit les functions de greffier pres le tribunal
indigene.
Ces auxiliaires sont consciencieux dans les questions dtargent
et donnent satisfaction pour autant qu'on puisse les maintenir a des
occupations oA ils ont acquis la routine. Sont cependant assez lents
et n'ont pas toujours le sens de la responsabilit6 suffisamment d6-
velopp6 lorsqu'il stagit notamment de petites,missions leur confines,
a remplir au course de leurs tournees comme par example :
rapp6rts sur la creation et l'entretien des pepinieres 6tablies sur
les collins reboisement, extension des cultures, etc.
39) Les policies indigenes ne me donnent aucune satisfaction, &
part deux d'entre eux originaires de 1Urundi qui viennent de
m'arriver et qui malheureusement sont fin de terme au 30 Novembre.
Ils m'ont d6clar6, A leur arrived, avoir ete envoys au Ruanda contre
leur gre et ne pas desirer rengager. Les autres, actuellement en
service, ont ete recrut6s dans le territoire. Ilsont sans prestance,
d6pourvus de discipline et de tenue et sans consideration aupres de
ltindigene, Continuant A se considered seus la d6pendance du chef,
ils tiennent A preparer l'avenir et t&chent de se conciliar les no-
tables en provision du jour ou ils quitteront le service. Ils vivent
de plus au milieu des indigenes, Kisenyi ne poss6dant pas de camp
de policies. Cette situation achieve de ruiner ce qu'ils auralent
pu acqu6rir d'independance et de prestige.
Ils n'ont requ aucune formation prealable, assistant seulement
le matin A l'exercice avec la troupe.
Leur mission: la police du post, routes, march, circulation
A droite sur les voles carrossables, convocations et arrestationa
pour compete du D6l 6u6 ou du tribunal indigene, garde diurne des Lo<
caux administratifs et porteur dtavis aux particuliers, lettres oU@
communiques divers.


- --




12.


Des ttches dAicates ne peuvent leur 8tre confines que sous r6ser-
ve des considerations ci-dessus quant au degrd de confiance qui pout
leur 8tre accord.



G.- ENSEIGINENENT.

40) Etablissements d'enseignement dans le territoire :
a) du Gouvernement : l'Ecole d'infirmiers v6t6rinaires de Kisenyl
b) les ecoles des Missions cathpliques de Nyundo et de Murunda
(cette derniere sise en territoire de Kibuye).
a) I'Ecole d'infirmiers veterinaire : voici ci-dessous les ren-
seignements me donn6s par Monsieur 1 Agzonome BREUSEGEM en i'absence-
de Monsieur le Directeur du L.V.:
"Actuellement, il y a quatre anciens 6l"ves presents a l'6cole.
"Cea 616ves sont uniquement ici pour leur perfectionnement.
"Le course complete pour les infirmiers-v6t6rinaires dure deux ans.
"La session prochaine commencera le premier Janvier, & 1'arriv6e des
nouveaux 6lves du Ruanda-Urundi et de la P.O.
"Quant au programme des course, ii y est inscrit les notions de zoo-
-teohnie et tout ce qui s'y rapport.
"Ie report entire agriculture et lslevage.
Comme exercices pratiques, les 614ves apprennent A faire la cas-
"tration des miles, a 1rre l'gge des b8tes bovines d'aprbs leur den-
"ture. A faire des frottis de sang, tant pour l'examen a frais quo
pour coloration. Maniement du microscope. Dresser les signalements
"dlune b$fJe. Les signed caracteristiques des principles maladies
"contagieuses. Pyelevement d'6chantillon d'organe A une autopsie.Injee-
"tion sous cutanees, intraveineuses et intra-musculaire. etc.
n L'industrie laitiere figure aussi au.programme, mals no peut
8tre enseign6e faute d'instruments necessaires.
Les anciens 6lves presents ont regu cet enseignament, mais 11
"faut noter qu'ils ont df recevoir ces notions en une ann6e seulement.


b) Ecoles des Missions catholiques des RR.P.P. Blancs :
1.- Relevant de la Mission de Nyundo : 9 Btablissements d'ensei-
gnemen~.
a) Nombre d'leves :
I.- ECOLES URBAINES. 1) primaires de ler degr6.
Ire Section : 67 61ves.
Premiere annee:
2me Section : 46 id.
Ire Section : 34 id.
Deuxieme annee:
2me Section : 34 id.

2) des catechumenes.
Premiere Section...........: 19 61ves.
Deuxieme.Section...........: 6 id.
Troisibme Section,.........: 15 id.




13*


II.- ECOLES RURALES.


Kivuau
Kinyanzovu
Rworrer
Biyahi
Kanombe
Bgitereke
sansenze
Gahendo


S 58
: 47
0: 35
60
: 38
S 87
S 18
: 110


61lves.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.


2.- Relevant de


la Mission
(Terrt. de


des Pretres
Kibuye).


indig nes de Murunda


Gishwati
Vub i
Ngabo
Kimnun
Skiki


80
: 90
66


61lves.
id.
id.
id
id.


b) Moyenne journaliere des presence :
107 pour les ecoles urbaines de Nyaide. Ne peut $tre 6tablie s6-
rieusement pour les ecoles rurales.
c) Nombre d'annees d'etudes...............:DEUX.

Programme des cars :
Four les c es rurales : lecture et ecriture sur ardoise.
Pour les ecoles urbaines
a) En premiere aane, Ire Section lecture et ecriture sur ardoli
se; qualques elements dthygiene, de politesse, de geographic du Ruan-
da, les quatre operations d'arithmetique.
b) En premiBre aneo, 2e Section, ecriture sur cahiers, memes 6160.
ments d'hygiene, de politesse les quatre operations d'arithm6tique,
g6ographie du Ruanda et de ldrundi.
c) En deuxieme annie, 2e Section : m@mes elements dthygiine, de
politesse; les quatre operations d'arithm6tique; g6ographie du Ruanda,
de ltUrundi du Congo-Belge et de 1'Afrique.
d) En 8euxibme ann6e, Ire Section : course un peu plus d6taill6
sur 1'hyginne, la politesse histoire du Ruanda, g6ographie g6n6rale,
g6ographie du Ruanda, de l1'rundi, du Congo-Belge, de 1'Afrique, de
la Belgique, capitals de 1'Europe; zoologie, botanique, min6raioge,
astronomic, ethnologie, anatomie; les quatres operations d'Arithm6ti
que, premiers elements du system metrique, premiers l16ments de fraMi-
gais.
N.B. Dans ces quatre sections, sont en plus donn6s des course de reli-
gion, de chant et de gymnastique.
d) Formation 9u'ont regus les moniteurs:
Comme il a ete dit, le cycle des etudes comprend deux ann6es &
deux sections chacune; ce quf fait que les ecoliers restent presque
quatre ann6es dans les ecoles urbaines. Certains, arrives A l'6cole
superieure, deuxieme aAeBe, premiere section, desireux de savoir, y
restent plusieurs annees m8me apres leur marriage. Parmi ces vieux 6co-
liers persevBrants, sont choisis coux que recommandent leur intelli-
gence, assiduit6, bonne conduit, sante. Ils sont presents au Pare


--~~~ -- i


I




UBIw'a~rr -~n


4.


Inspecteur, lors de sa visite aux ecoles; ceux qui ont satisfait aux
examens, regoivent un dipl6me d'institeur et sont ensuite plao6a
dans leas coles urbaines ou rurales. TMais la formation des moniteurs
ne se termine pas A 1'obtention du dipl'me. Dans ses visits r6gulib-
res aux ecoles, le Missionnaire qui en est directeur, v6rifie la ma-
ni6re don't les instituteurs s'acquittent de laur appel, voit la fagon
don't les lemons sont donnees, fait les remarpues et exhortations uti-
les, donne parfois certain course en leur presence.

H.- INSTITUTIONS RELIGIEUSES.

41) L ssion de Nydo (R.R.P.. Blancs de N.D. dtAfrique) a 6t6
fonduee ie -6 1- 1901 ." ...." a-.... '*" ..
-'-- "Mr i i'ffie:r.Vf@ ar le R.P. PAGES, Sup6rieur, assisted des R6v6-
ends Peres et Frere VITOUX et RODRIGUEZ, ainsi que de huit auxilial-
res de couleur (catechistes).
a et b) Ci-contre, un tableau des chapelles-ecoles qui en d@pen-
dent :
R1aVANT DE NYUNDO:


LOCALITE :
1)0.4cup6es officiellement:


EPOQUE DE LA BONDATION : DIRIGENTS
:*


: OBSERVATIONS.


OMIM mmO am ma sm Soso w e m m a= mo mm m m = a m onaman--m m "& o mm am m mm m m on a go no


Rwerere
Ki aenyi
Kanombe
Bytahi
Kiroji


Kivumu


: P.V.


Ha)
Ha)
Ha)
Hai


(4 Ha).


:P.V. du
:P.V. du
: Aucune
:territo


d'enquete
1926


10
15
pi
ire


du 1/12/2.4
: -


.5.27
.5.28
ece officielle
. Le R.P. Sup.


:P.V. a te etabli et se
:Kabayi.
SDu temps des Allemands
:


(1 moniteur).


2). Cup6es o.

Kinyanzovu
3gitereke
Kansenze
Gahendo
RELEVANT D:
4)Occup6es o:


2)


fficeusement:


l a.

ila;:I~


E MURUNDA: :
fficiellement


Kinunu 1 Ha :
Gibhwati 1 Ha).
Iskikl 1 Ha).

Occupies off cieusement


P.V*
P.V.
P.V.


du
du
du


26.5.26
23.3.26
12.5.27


1 moniteur:
*


1 moniteur :
1 moniteur :
ntexiste aux archives du
de la Mission, declare cme
trouverait aux tsehives de


le


(suivt. d6clart. du R.P. Sup6-
(rieur de la Mission, les do-
(cuments officials de cette
concession ont 6t6 6gar6s).



1 moniteur
1 moniteur
1 moniteur
1 moniteur


moniteur
moniteur
moni tur


mon&teur
moniteur


VIabo
Vuibi


(1 Ha). :
(1 Ha). :


I ,


rI




15.


c) L'enseignement professionnel ntest pas organism6 par les
RR.RP.P. Blanes. La meunerie emploie une quinzaine d'ouvriers, in
menuiserie comprend trois artisans accomplish. Ces travaillourw sot -
des ouvriers forms et pays plut8t que des 6l6ves on apprentissage.
Les R.R. S.S. Blanches de N.D. dtAfrique sont installees A
NJundo au nombre de cinq : Soeur Marie-Prosp6r, Sup6rieure; Speur
riae-Louisa; Soeur Marie Jandanes; Soeur Marie Pia et Soeur Marie
Alphonsine. Elles poss~dent 6 6ooles 6 institutions.
Programae : Lecture, 6criture, calcul. La moyenne journalibre des
presence est de 450.
Elles enseignent la religion a environ 563 filles et fenmes
et poss&dent un ouvroir ou les jeunes filles viennent stinitier A
l1art du tissage des tapis, carpettes et tentures.
La moyenne quotidienne des malades soign6s au dispensaire. des
Soeurs est de 70.
42) II n'y a pas au territoire coexistence d'6tablissements de
Missions de different cultes.


I.- TRIBUNAUX INDIGENES.
43) a) Le tribunal de territoire fonctionne A Kisenyi. Il est iti-
nerant lors des deplacements du Delegu.e
Les sessions du tribunal de frontiere n'ont pas eu lieu r6gU-
lierement tous les trois mois. Ceci s'explique un peu par le fait
de la situation de Kisenyi, qui se trouve A cheval sur les terri-
toires Ruanda-Kivu, tout autant a la port6e des indigenes de la chef-
ferie voisine que des nitres qui viennent spontanement, en stame-
nant au march du poste, presenter eventuellement devant le tribunal
du territoire l'un ou l'autre petit diff rend.
b) Les juges et assesseurs sont choisis les premiers parmi les
chefs ou sous-chefs poss6dant le commandement de plusieurs collins,
les seconds parmi les autres notables, suivant un roilement etabli
en tenant compete de la province de laquelle ils relevent, des syamn
pathies et antipathies reciproques, de leurs tendances, etc. pour
eviter tout concert prealable ou concessions mutuelles dans lea pa-
laores A traite.
c) Le siege se compose : d'un juge, de cinq assesseurs et d'un
greffier.
Les audiences sont journalibres. Les sessions ont lieu de 9 4
15 heures normalement et se prolongent suivant le cas.
d) Le Contrile par 1tautorite europeenne, sur les acivit6s,
s'xerce effectivement de cette maniere; arrivee toujours a laimpro-
viste du elegue, reprise de l'affaire traitee, interrogatoire even-
tuel des parties en cause et des t6moins aprss iugement rendu.
La plus grande bienveillance est apportee a examiner les cas
difficiles soumis au Delegue., ainsi que les appeals d'aIfaires qui
sont interjetes aupres de lui. L'appel des affaires traitoes par le
tribunal indigene sans la precidence du D6legu6 se fait 6galemant
A Nyanza. Ce sont les grands chefs de la court qui siegent.
Pour les affaires presidees par le Delegue, la session dtappel
a Nyanza se fera 6galement mais sous la.presidence de Monsieur le
Resident ou de son delegue a cette fin.
e) L'ordre de service No 4231/org. 1 du 5 Septembre 1929 de
Mohsleur le Rgsident d6finit parfaitement l'aide qui dolt 8tre ap-
portee par l'Administration quant A la force ex6cutoire des decisions
prises par les tibunaux indig.nes : "Toute decision d'un tribunal
"indighne passee A letat de chose jugee doit 8tre ex6outbe dans lea




e~llllsr~eaP~c* -;~


"dBlais fixes par le jugement, faute de quoi il vous appartient de
saisir les tribunaux europeens du litige, la non execution du juge-
"ment ouvant dans la majority des cas donner lieu a action p6nale.
SEn ce qui concern les incarcerations par les tribunaux in-
digsnes, le m8me ordre de service en son premier paragraph, stipule
"I me parait indique d'enlever aux tribunaux indigenes le pouvoir
"de condamner A la detention les indignnes attraits devant eux. Le
"ronctionnement des dits tribunaux nest pas encore suffisamment i-
"peccable pour que nous puissions avoir tous nos apaisements au su-
"jet des peines prononcees."
L'ordre de service numero 4230/just. 4, de la m8me date (le-
vant le droit d'application de la peine de fouet par les juridic-
tions indigenes) et complete6 par 1'ordre de service 4231 pr6cit6
ne peut plus desormais laisser subsister aucun doute dans la nou-
velle ligne de conduite A tenir par le personnel territorial.


J.- ETABLISSEMZNTS COMMERCIAUX :


44 et 45)

NOM du Commercant: Nationa-:NOM du G6rant:Nationa-
ou de la fire. : lit lit6
: :


:GENRE de com-:Nature des operl
S merce commercialss
: :d'une certain
: :importance A
: : 1'importet


: :.: :: _'exportation.
ie. du KIVU : belge : euit Ho landais. :actorerie- : mportation
:Art. pr. Europ.quasi exclusi-.
;ravit.chauss.: ve:articles pr.
Papazoglakis : Grecque : :vins,spiritu-: Europeans et
:eux,etc.Art.de articles de
:traite pour : traite.
-" :Noirs.
apart A : ranaise: : Htellerie : En vole dvlns-


0 a 9


:Baeoutcne;


Khalid bin Moha- :Arabe
med Itoki

Salim bin Seleman:Arabe


:Arabe
:


Ara


Ara


- :Commerce de :
:peaux de gros:
:et petit betail
:et products
:indig nes.
be :Articles de :
;tralte
S idem + come
:merce de gros:
:betail.
be : idem. idem.g


tal nation.
Sxpor nation
via Kigali ej
Nan za de
peaux de gros
et petit b6tail


.Jma usman :Hlndou : Yusuff : Swahili: idem :
Darbar Gagubay :Hindou : : idem+commerce
: : : :de gros betail
44 b) Statut juridique: aucune Ste nest installee dans le territoire si ce nest
la Cie. du Kivu qui x son siege principal a Usumbura. (Ste. anonyme).

p memoira:
La. ompagnie pour le developpement du commerce, de l'ihdAstrie et des
-Mines (C.I.M.) (Ste anonyme).


SE 31 tin Barri


Aziz bin Nassor


:Mohamed bin
SSaid



:Redjabo bin
Shambo


-I r -- x j -TI; w -- -. -- I -


16.


mw wo


:*


T"emm,




7.:


K.- AGRICULTURE POSSIBTLITE DIINSTALLATION POUR
ENTREPRISES EUROPEENTES.


46) Les tsrres libres ou abandonnees ne se rencontrant pas, th6ori-
quement parlant, au Bugoyi. Il peut y avoir des zones plus ou moins
etendues, inoccupees parce que peu fertiles, dangereuses a cause des
fauves, trop Bloignbes des centres habits, ou trop vastes par rap-
port au chiffre de la population de l'endroit; elles ne sont pas pour
ce motif "terres sans maitre". Leurs proprietaires en garden toujours
la jouissance et en prendront possession effective quand ils le vou-
dront; collins boisees, marecages, terrains incultes m6me sont dans
le territoire divis6s en de nombreux lots don't les proprietaires
sont parfaitement connus. Il arrive, dans certaines regions, quo les
parcelles cultivables deviennent instffisantes pour les Iesoins de
la population. Les m6ins favoris6s du sort, ou les plus entreprenants,
stentendent alors pour vendre ou changer leur part et vpnt & la
lisiare de la fort acheter un terrain ou mettre en valeur celui
qu'ils y possedaient.
47) Ltetendue des terres cultivees au territoire pout 6tre estim6e
& 350 Km2 y compris cells de jacheres. Les paturtges proprement
duts peuvent 8tre d'une superficie de 450 Km2, ceux-ci englobant
6galement la savane ainsi que les terres de rotation, qui reatrtnt
dlobs dans la categorie des pfturages.
Chaque indigene disposerait done ainsi de 54 areas pour ses cuL-
tures, soit une moyenne de pres de 2 Ha. 1/2 par famille, entendue!
ici dans le sens de contribuable. Il est a remarquer que les Bakiga
(gens du Rukika, parties dt territoire avoisinant la fort qui oouvre
la ligne de partage des eaux Conga-Nil) cultivent de grande 6tendues
allant de trois a 4 Ha. et m&ne davantage parfois suivant le nombre
de femmes qu'ils possedent, alors que les indig6hes de la parties
Ouest du Bugoyi occupant des superficies moindres, ne d6passant gibre
un hectare. Chez ces derniers la jachere est relativement peu pra&i-
qu6e.
48) Le territoire cultive les especes suivantes, cities dans l'oi'dre
de leur importance : haricots (a rames et nains) petits pois, bana-
nes, patates douces, sorgho, Bleusine, maTs, colocase, pommnes de ter-
re et tres peu le manioc.

Voir ce tableau a la page suivante svwp;

b) Le laps de temps de la jachere entire deux mises en cultures
est de deux ans, ou de trois ans, selon la disponibilite des teres. -
Elle est plus pratlquee dans la parties Ouest du territoire que dans
la parties Est ou la population est plus aense et oA les terres soi*
egalement plus fertile.
c) Les superficies des terres en Jacheres sont doubles ou triple
de cells cultivees, dans le Rukiga; tandis que, come ii eat dit
au 47), dans le Bugoyi central et aux environs de Kisenyi notamment
la jachere est relativement peu pratiqu6e. Le movement des terres
en repos nest cegendant pas regulier, on ce sens que certaines 6ten-
dues seront laissees pendant trois, deux ou un an suivant la satisfac-
tion qu'aura donnee tell ou tell recolte.




18.


* TABLEAU a):

: R U


'4 aT r2i-A a


Epoques d'ensemencements et de recoltes.

K IG A. : A M A Y A G A


............ .. .. .... Oman....-*-.-.....--......-am................ am am .... do 6 d* I'


SEnsemencements : Recoltes Ensemencements: R6colts

HARICOTS : Septembre-Octobre Janvier-FBvr. : Sept.-Octobre.: Janvier-F6vr.
: Juin-Juillet :Sept.-Octobre: Janvier-F6vr. AWril-Xai
:- : : Avril-Mai : Juillet-mAl d

PETITS POIS : Sept.-Octobre : Decemb.-Janv. : Sept.-Octobre : Dec.-Janvier.
: Mars-Avril : Juin-Juillet : :

BANANIERS : Sept.-Octobre : Porte la 3e Sept.-Octobre :Porte la 2e
: : ann~e. ann6e.
ii I
PATATES DOUCES: Cultures et recoltes permanentes: Cultures et recoltes permanent

SQ0HO : Octobre-Novembre: JTin-Juillet : Aoift-Septembre: JanviermF6vr.
S. .: Janv.-F6vrier Juin-Juillet.

ELEUSINE : Mars-Avril :Juill.-Aoft : Sept.-Octobre : Janvier-F6vr
: : Mars-Avril : Juillet-Adtt
i l e -
i .. i u i n nnn L ... ml Im lml I m i in I[ i im*


Ens emensements
A peu pros perma-
nents.


R6coles


idem


Sept.-Octobre


Janvier-F6vr.


-COLOCAS:-:
A@~'Aq.
i nm .. II.i i 0 i il i -


POMMES DE
TERRE


Toute la saison
des pluies.


quasi constan-
tes.


*
*


* .
:e


Sept .-Octobre


Juin- Juillet


MANIOC


climate trop froid


Quelques rares pieds existent
dans le Bugoyi central et au-
tour de Kisenyi. Cette culture
est a d6velopper. P6pinibre
existed au post.


Permanent. Ne
vaut pas celui
de 1'Amayaga


idem


Sept.-Octobre


: Janvier- 6vr.


SmImmo mm mmo mm Imm mm m m som n mm sm mL mm. m.a r n I


owe am -me.. mo mm


Les legumes coursess" sent semes en bordures des champs ou en
cultures intercalaires avec mars, sorgho ou haricots. Les ensemence-
ments ont lieu en Septembre-Octobre et les recoltes en Janvier-F6-rier,
mars parfois.


MAIS


TABAI


__ _. I


-- -- I IU 11 .... .. I


-1


__~ _~__,


- --


-- -- --


- -- --- -- ---


C




19.


c)


et d)


IMPORTANCE
RENDEMENTS
nance


DE CHACUNE DES
MOYENS DANS DES
pour 1'ensembl


CULTURES RELATIVEMENT
CONDITIONS NORMALES
e du territoire.


A LEUR
: base:


ENSEMBLE .
170 KM2 en


perua-


I I m m m m m m m---------m mm am -mm -r mm m m am m ., a am am


ESPECES


:Pourcent.
:des esp6-
:ces cultl
:v6es.


Sf


:Valeur


du: Moyenne


:pourcent.:des cul-
: 1.7 Km2.:tures de
S:1annee
; :pour 1'e
: :tierete


*
*


:du terr. :


. a


a ramesa
HARICOTS:
nai tl


25/00


: 42.5iKm.:


2.5


n


, 00 40 mMi00n -0m400 do&


:Syperf.
:en ha.
:cultivee
: dans
:1amnn6e


:Product
:A 1'a.
s: en
:kilogr.
*


:Rende-
:ment nor
:mal an-
:nuel en
tonness.


00IU Kos
:10625 Ha: :15987
:1200 a :


:Proportion
-entre se-
:mence et
: r6colte.


1 pr.75


:1


pr.50


PE S POIS : 20/00 : 34 : 1.5 5100 :1500 : 7650 T. :1 pr.55

0
BANANES :17/00 : 28.9 1 280 ;5000Kos:14450 T.:1 regime
S: : partiese ; : par pied.
: : : :comesti-;
: ::ble)
*0
PATATES 16/00 : 27.2 1.5 4080 8000 :32640 T.: -
a 0 0 9 0
0 0

SORHO 11/00 : 18.7 : 1.5 : 2805 ; 2400 :6732 T.:1 pr. 225
a 0 _





MAIS. : 200 3.4 1.5 510 1600 816 T. 1 pro 400
0 0
Si __ i I .n__ 0i ._ _0 _I ..


COLASE : 1/00 : 1.7 1: 170 8000 : 1360 T.:1 pr. 8.
.




POMES DE 1/00 : 1.7 170 : 9000 1530 T.:t pr. 8
*AI 400651 10 1 6006

TERRE : : : : : :


TABAC : /00 : 6.8 : : 680 1250 : :
--. 0 0
_



Iqm am ,l n m ia, m .m m m m mm m ma = Sam- o --, mmon- nam


-0 m 20ms m mo


- I .-- m in m _mmin.


TOTAUX...:,100/00


: 170 Km2.:


: 27795


: 82492 T;


m m ms eem m m m m m m m --m ms m mm m m ma m m w m mem m s mwmm m -n m m n mm m m m m m m m m m m m m m m-------qm ---mam m m e* mMeee m

Soit 82492 tonnes de vivres pour une population de 65.000 times
que compete le terriboire, ce qui repr6eente 1269 kilos par ann6e et
par habitant, ou 3.5 K r. par jour et par habitant. De ces chiffrea
11 faut soustraire :1) les qunatit6s & reserver pour les semailles
20) les pre61vements qu'exige la fabrication des bikres aux bananes,
au sorgho et A 1'6leusine 30) les exportations, les avaries.


- quoummomm


- -- ---


-


*


mnI,I so I dto -m .0 I q m m I n I I I u ---,ira II I I ai mio




20.


Le
ence du
portes
qu'une


s rendements varient d'une maniere considerable
i sol, du climate, des soins. culturaux, etc. Aussi
sur le tableau m'indiquent-ils que des moyennes.
taleur relatives.


SOUs
les
Ils


1' influx
chiffres
n'ont


Le sorgho donne environ 1 pour 225 car il est sem6 a la vol6e
et est eclairci des qu'il a atteint les 10 a 20 centimetres.
49) La pratique de la jachere nous indique que l'indigene se rend
compete de ce que la terre s'6puise par des mises en cultures inces-
santes. Le fait aussi de faire succeder telle culture determine &
telle autre example sorgho apres haricots ou mats ou cultures in-
tercalaires de ceux-ci, 6cartant petits pois est encore un indice
de son raisonnement ou de ses deductions sur les besoins diff6rents
des especes.
Il n'emplie d'autre future que la cendre produite par la com-
bustion des veg6taux apres la r6colte ou des products des d6friche-
ments.
Ne natif s'en tient a ses anciennes m6thodes, sans recherches
nouvelles d'amelioration, faisant m8me souvent fi des conseils qui
lui sont donnes.
Il est hors de doute que la collaboration europ6enne am6liore-
rait la situation en augmentant le rendement.
50) La houe est d'origine indigene. C'est le seul instrument de
culture utilis6 par l'autochtone. Il se le procure assez malais6mtnt,
car les forgerons sont peu nombreux dans le territoire et ne peuvrnt
suffire aux besoins des agriculteurs. La chefferieeahambe au Kivu,
le Mulera, le Tshingogo et le Kanage competent bon ntmbre de ces ar-
tisans et les Bagoyi vont s'y procurer cet outillage indispensable-.
De plus, les houes de fabrication locale ont une resistance bitn
6ph6mbre cinq mois au maximum alors que celles import6es peuvent
6tre mises en usage pendant un an.
L'intervention soutenue du Gouvernement dans ce domain est sou-
haitable. Les houes vendues actuellement au poste au prix de revient
de Frs. 12.75 sont d'autant plus Drisees par les Bagoyi que chez
les commergants ils devraient d6bourser Frs. 18 pour les obtenir et
que la houe indigene elle-m8me se paye deja Frs. 15 entire natifs,
1000 A 15000 houses annuellement ne paraitraient 6tre d'un pla-
cement facile.


L.- PROTECTION DES FORETS.


II est convenu de donner le nom de fbr@t qui traduit plus ou
moins bien le mot indigene "ishyamba" A la region bois6e qui sattant
depuis les volcans au Nord et a l'Est du Kivu, A travers le Ruanda
et l'Urundi, jusqu'au dessus de la vaI6e d'Usumbura.
La province du Bugoyi territoire de Kisenyi est limit6ei au
Nord et l'Est par ce genre de fort qui forme presque un demi ce-tele
Les parties de cette region qui ont le plus souffert de la part
des indigenes sont :
10) au delay de la Mutura (dans le Bigogo)
20) le pays de Karambo au del4 du Muhungwe
30) la region de Kanombe
40) et le Gishwati




21.


Depuis la grande famine qui succ6da A la guerre de 1916-1917,
la population ayant diminue de moiti6, les Bagoyi ne d6frichent plus
autant sur la lisiere de la fort, mais continent A couper les bai-
bous don't ils ont un besoin presque constant pour la reconstruction
des huttes.
52) Il y a deux cents ans environ alors que la province du Bugoyi
6t;ait inhabitee, la region boisee a 1'Est s'1tendait jusqu'I la Se-
beya. La plane du Rwerere elle aussi 6tait couverte de brousse.
C'est sutout sous la pioche et la serpe des cultivateurs que
cette region a 6te debrousaill6e et debois6e; il n'en pouvait 8tre
autrement.
Il parait difficile d'empecher les indigenes de couper des
bambous. Pour preserver ce qui reste de fort, interdiction a 6te
faite,
10) d'incendier aux abords de la fort
20) de couper sans justification les arbres grands ou petits,
Ordre a ete donn6 aux indigenes de se contenter pour cultiver, des
terrains suffisamment 6tendus defrich6s ces dernieres ann6es sur la
lisiere actuelle de la region boisee. De plus, l'ordre de service
NO 4317/Rebt. 2 du 7.9.29 de Monsieur le Resident impose de nouvel-
les measures A prendre en vue de la protection des forts. En ex6cu-
tion de cet ordre de service, le D61egu6 a effectue le d6placement
que n6cessitait application sur place (avec les notables) des me-
sures prescrites.
En outre, au course de ces deux derniers mois, une cinquantaine
de p6pinieres ont e6t 6tablies sur les collins en vue du reboise-
ment de leurs sommets. Pour surveiller les activists des notables
en la matiere, un cahier a ete ouvert au post, indiquant :
Nom du hameau ou de la colline ou a e6t 6tablie la p6piniere,
Nom du chef ou s/chef responsible, qui lta etablie,
Date des ensemencements.
Somme lui payee en vue de ltex6cution et de l'entretien.de ces
pepinieres avec en regard l'empreinte digital de l'int6ress6,
Remarques et observations du D6legue lors de ses deplacements.
Il est aussi rappele a toutes occasions A l'indigane l'obliga-
tion pour chaque chef de "rugho" d'avoir au moins cinq arbres, d'une
essence ligneuse imported, autour de son enceinte.
53) Superficie des forts existantes : forts et brouiilles.:
225'Km2 environ.
b) et c) Cette region boisee du Bugoyi resemble A toutes les autrea-
Elle est parsemee d'arbres de diverse essences :
Umutoyi, umuyove, umushishi, umwumba, umuhika, umuyogora, umugeshi i.
puis umusebeya, umwungo, ichanya, etc., mais ce sont surtout les
bambous qui s'y sont multiple.,
Les arbres perdus au milieu de cette vegetation sont g6n6rale-
ment assez distant les uns des autres et sont peu nombreux par rap-
port A la superficie bois6e. Ajoutons,.que des arbres cit6s pr6c6dl-
mmenty les premiers ne sont pas mang6s par les targets (imwungu) et
peuvent 8tre utilises come bois de construction. Les indignnes font
remarquer qu'il y a deux sortes de "mutyi", l'ikangu et le rubari,
Le premier peut etre employee, l'autre est mang6.
Les Noirs ajoutent que ltaubier du muyove peut 8tre atteint par
ces insects mais que le coeur est inattaquable.
En conclusion, ces essences ligneuses sont ttop clairsem6es pour
on envisager exploitation rationnelle.









54)


Lorsque les prevenus tombent malades au course de leur d6ten-
tion ils regoivent les soins du M6decin de la Colonie install &
Kisenyi.
Il mont examines par ce praticien au moment de leur incarce-
ration. De plus, ce dernier visit de temps a autre les locaux af*
fect6s au logement des prisonniers et consign ses observations dana
un cashier adthoc.


0.- RAVITAILLEIENT DES CENTRES EUROPEENS.


Le post de Kisenyi, qui comp
est ravitaill6 par le march du Po
un miller d'indigenes.
Les prix qui y sont pratiques
l'offre et de la demand.
Voici un aperqu du coqt


poule
oeufs


indigene


pommes de terre
oignons (la petite bot
tomatoes indigenes
bananes de table, les vingt
haannes a cuire, le regime
beurre indigene, le kilogr.
id. id. fondu "samli"
haricots et petits pois, le
patates douces, le kilogr.
mals, carottes fratches, les
mats,decortique, le kilogr.
sorgho, le kilogr.
eleusine, id.
riz (de Masisi) le kilogr.
arachides, le kilogr.
viande, le kilogr.
os id.
poisson frais le kilogr.
ois (brindilies) la petite
3 kilos.


te de dix) :
S


5: =

S
S
:0
:
kilogr. :
:
15 :




15:
:
:0
bottede :


te une quarantine d'Europ6ens,
ste, frequent journellement par


sont fixes par


le libre


jeu


des principaux articles :


5 et 6.0CFRs piece
3 et 2 pour I franc.
environ 60 ems le kilogr.
1 franc
1 franc (le kilogr.envir03n
1 franc
de 4 a 6.00 francs.
5 francs
11 et 12 frs.
1.50 fr.
de 70 a 80 ems,
50 cms
de 1 fr. a 1.20 fr.
1.20 fr.
1.20 fr.
3.00 frs,
4 a 5 frs.
3 frs-
1 fr.
3 a 4 frs.
50 qms.


M.- INDUSTRIES INDIGENES.

Ii n'y a pas dractivit6 indigene dans le territoire m6ritant
le nom d'industrie, la plupart de ces activists 6tant destinies a
satisfaire des besoins personnel.
Quelques forgerons et quelques potiers produisent dans le ter-
ritoire. Nattes et paniers spent fabriqu6s par chacun solon sea be-
soins et ne sont guere apportee a la vente, i
Les R.R.B.S. Blanches de N.D. d'Afrique ont moitit, a l'ouvroiri
de Nyundo dirig6 par elles, un atelier de tapisserie. Les fibres >'
de bananiers constituent les matieres premieres employees. La plu-
part des teintures utilises viennent d'Europe. Les dirigeantes
suivent le meme procede qu'en Algerie, Tunisie et Soudan, soit le
tissage a la mode arabe.
Le metre care se vend 135 francs. Ltatelier comprend 18 ou-
vrieres. II est a craindre qu'un avenir simplement local soit r6-
serv6 a cette industries, le prix de revient en Europe pouvant 8tre
de nature A compromettre 1 exportation de ses products.

N,- REGIME PENITENTIAIRE.








lait, la b8te
intervention
ler Juillet,


de boucherie destin6s aux Europ6ens sont fotwa
de administration.
le prix du litre de lait 6tait fix6 A 40 cms,


il a Bte ramene & 25 cms, soit 15 frs le prix sensuel du lait donni:
par une vache (lett. 4605/Org. 23 du 23/10/29 de Monsieur le R6si'-
dent).
La viande se vend a raison de trois francs le kilogr, taux
sensiblement le m8me que celui des transactions entire natifs.
S A ce propos, il y a lieu de remarquer que lrabsence de mereu-
riale provoque un rencherissement incessant, absolument dispropor-
tionn6, du cott de la vie, example : 15 oeufs valent une poule?
Les Bagoyi, ont le sens des affaires et les majorations no se
font gubre moins que par bonds de 50 cms. Le billon se perd progre'e-
sivement.
Actuellement, tous les indigenes de la region sont riches, di-e
sent les chefs, et les francs sont consid6r6s par eux come des
"mayani", des herbes, De fait, les petites bottles de menues branches
vendues au march & raison de 50 cms, sont quasi entierement acqui-
ses par les indigenes, albrs qu'ils leur suffirait de se donner la
peine de les ramasser sur le chemin du retour. Les Europ6ens se ren-
dant parfaitement compete de l'exag6ration du cott de ces brindillAes
qui ne repr6sentent qu'une flambee, trouvent plus economique dten-
gager a 1.50 fr. par jour un travailleur qui va leur couper du boia
mort.
Les materiaux, madriers et planches n6cessaires aux constrUo-
tions 6rigees par les non-indigenes proviennent en grande parties des6
scieries du Kivu installees aux environ de Lulenda et sont transpor-
tes par autos-camions.


P.- COUT DE LA RATION :


Cott de la ration
10) annee encours
farine de sorgho
arachides
haricots ou p. pois
b urre indigene
Viande fratche
legumes frais


TOTAL FRS.


reglementaire (Ord. du
ration hebdomadaire :


1.
4.
1.
5.
3.
0.


50 fr.
00 id.
50 id.
00 id.
00 id.
50 id.


le kgr,
id
id.
id.
id.
id.


ler F6vr. 1929).


soit
id
id
id
id
id


les
les

les
les


d'une ration hebdomadaire...


5 kos..
500 gr.

100 r.
1400"..


Equivalences:
a) Pr. 1.200 kgr.
maTs :


b) Pr. 500


gr.


de far. de sorgho


arachides


(val.1.80


(val. 2.00 frs)


c) Pr. 1 Kgr. viande fratche,(val 3 frs)


fr.):l kgr. de far, da
maTs 1.50 Fs
:1 kgr. riz3.O0 F
:1. 1001oo
:far. eleu-
:sine......1.65 "
:300 gr.de
Sbeurre...1.50 "
:1 kgr.
: poison
:frais...3., 4.00.,


Le
nis A 1'
AUl


a)
b)
c)
d)
e)
f)


S..
e.


'7.50
2.00
1.50
0.50
4.20
0.50
l o
0.50Q


S...... : -


- -








20) Au premier

Farine de sorgho
arachides
haricots ou p. p
beurre indigene
viande fratche
l6gumes frais


1928 ration hebdomadaire :


:0.50
:2.00
ois :0.50
:2.00
:1.50


fr.
frs
tt
"


: 20 ems


le
le


kyr.
It


soit les 5 kos.
500 gr.

-les 100 "
1400 "


: 9020


cr~~~~~~ -r ,rr r~r ~rrl


TOTAL FRS.


d'une ration


hebdomadaire.


~~~~~~ ~ ~~~0


Equivalences :

a) Pr. 1.200 kgr.


de far. de sorgho


(va
1
1
11
ll


L1.0.60 fr.)
kr. de far.
S" riz
00 gr. far.


de mats : 0.50
: 1.75
61eusine ; 0.55


b) Pr. 5oo gr.


arachides


(val. 1;fr).


300 gr.


de beurre


fratche,


val.1. 50


fr: 1 kgr.poisson


frais:1.00


* 0 0 0 0 0 0__* *
S* -* *~
. .
mm O m O @ m


Kisenyi


le 10 Novembre


Le De16gu6


1929


du Resident,


(Se) M. PHILIPPART.


a)
b)
C)
d)
e)
f)


2.50
1.00
0.50
0.20
2.10


frs.


n
n


6.50


e) Pr.


1 kgr.


viande


: 0.60


"'

:.


janvier


Clr