Territoire de Nyanza. Rapport etabli en reponse au questionnaire adresse en 1929 par M. le Gouverneur de Ruanda-Urundi a...

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Title:
Territoire de Nyanza. Rapport etabli en reponse au questionnaire adresse en 1929 par M. le Gouverneur de Ruanda-Urundi a l’Administrateur du territoire de Nyanza M. Lenaerts. 99 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
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University of Florida
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AA00002255:00001

Full Text













Rapport tabli

en response

au

Questionnaire adressd on 1929

par M. le Gouverneur du

Ruanda Urundi

& 1'Administrateur du

Territoire de NYANZA


(Mr---LAERTS)




-1-l


BS IDEtfCE DU:.RUANDA.
TRERITOIRE DE NYANZA.
a--- a- r m..-**<- *


Reponse h la question N 2.
amfe- --- a- a- --


DOCUMENTATION



A) POSSIBILITIES D'UTILISATION DES CHUTES ET
RXPIDES POUR LA PRODUCTION DE FORCE MOTRICE.


A part la Nywarongo et ses affluents : Lukarara et Muhogo,
et, & l'Est du territoire, 1'Akanyaru, il n'existe pas de rivibre h
dibit suffisammentr regulier pour qu'on puisse envisager leut utilisa-
tion B la production de force potrice. L'etablissement de barrages per-
mettant l'irrigation de grandes etendues n'est pas non plus h entisager
car la seule riviere utilisable, par importance de son debit, est la
Iyawarongo qui coule dans des vallees tres encaiseees, Toutefois, dans
le Ndiza et le Bunyalabiriri, on remarque de petits barrages construits
par les indigenes pour l'irrigation de leurs cuu wr`.es.

B) DEBIT DES RIVIERES AUX DIFFERENCES SAISONS.
a-ma -a- a-------------------- *. .* *. **... .. -a-a-

Ce calcul n'a pas encore ete fait etles chiffres que nous
pourrions donner ici ne seraicnt que tres approximatifs. Toutes les ri-
vibres ont leurs crues periodiques, a la fin de la saison des pluies
(premiere quinzaine de Mai). A l'exception de la Nyawarongo, de see
deux affluents et de 1'Akanyaru, toutes les rivieres ont, en saison
sbche, un debit infime, sinon nul.


C) NATURE DU TERRAIN.
mmmmmmmmmmmmmmmmmmmadm- --a- -- 4 w M was .a-


Elle varie
Le Rukoma
territoire.


tres fort de
est considered


province
come la


a province.
province la plus fertile


Le Bunyambiriri et le Ndiza, regions de hautes
flancs tres escarpes, sont des provinces assez fertile;
de la couche arable est d'environ 20 centimetres ; le sol
argileux.


Les autres provinces
grande parties du marangara et d
rocheux (roches cristallines);
veleuse, fort pauvre en humus.


collins aux
la profondeur
est sablo-


indig'nes: Nduga,Busana, MIpyaga, la plus
u Kabagali, sont peu fertile ; sous-sol
couche arable sablonneuse et br6s great


-g em o w -.4 f a w.. ...........na-a-.








Reponse


IREIDENCE DU RUATDA.
TERRITOIRE DE NYANZA
4 aa m am a r w r 4w o mwo4 N 00w


& la question No


Sm --------- ---l, I-w--


pation


Le territoire
beige.


de Nyanza


fut cree immndiatement


1'occu-


Jusqu' en


Kigali;


Les
1921,


archives
font de:


A -mi i a


faut.


L .Ib a


Le chef lieu de la
puis Nyanza, jusqu'en


1' poque


Residence
1921; pu


de la creation


du Ruanda


is,


du territoire


fut successivement


de nouveau,


Kigali.







Residence ru Ruanda,
TERRITOIRE DE NYANZA.
- 3** *. -----* *>* i *----- ~ ~ ~


tous
annee


II n
les faits
dans le


R4ponse a la question N 4.
fm m mm 'am m e m imam "mom m M m M0mm


'existe pas de "Registre des renseignements politiques";
de quelque importance ont et6 cependant consigns cheque
"Rapport annual" du territoire.


Jusque fin 1923, le territoire de Nyanza
toire appel6 aujourd'hui "de 1'Akanyaru". C'est a
6tendue que l'autorit6 superieure decida, & cette 4
en deux territoires distinct.


englobait
raison de
epoque, de


le terri-
sa grande
la scinider


~3s




- 4 -


R~SINBRCE IOU RUANDA.
TURRITOIRE D3E YANZA.


Lors
1' organisation
c'est-b.-dire,
NZ, tell que
le Ruanda,


Reponse & la question N 5 .
mdmdmrew co me, Me lb a***"


de la creation du territoire, l'autorit6 beige a trouv6
politique qui existait au temps de I'occupation allemande,
h bien ped de chose pres, l'organisation politique IWDIGI-
les Allemands la trouverent au moment de leur arrive dans


Le mwami etait le souverain absolu et son absolutism allait
jusqu'au droit de vie et de mort sur ses suj ets ; i pouvait mme, *pri-
vilge vraiment extraordinaire, emptcher application dt droit de ven-
geance et de la loi du talon" (Cte Renaud de Brie "le Sphinx noir"-
p,89.) Le mwami depossedait les chefs et les indigenes selon son bon
plaisir.

Les intrigues et les cabales se succ6daient sans interruption;
il suffisait qu'un chef devint trop riche, trop puissant, pour qu'aussi-
t8t, ses voisins, devenus ses ennemis, se coalisassent contre lui ; lee
sorciers de la cour 6taient achet6s -la chose 6tait siee -.pour rendre
des augures d6favorables et faire suspecter par le mwami celui qui avait
commit cette faute de s'elever trop rapidement; brusquement et sans au-
cune raison plausible, ii se voyait spolie de tous ses biens, heureux
encor s'il pouvait sauver sa vie. L'incertitude du lendemain 6tait btlle
que quiconque se voyait appele a la cour pour y exercerune charge avait
eoin de r6unir les siens, de leur faire connattre sea dernibres volon-
tds et de designer, pamni sea fils, celui qui serait, apras li, le chef
de la famille. On montre encore, a quelque distance de Nyanza, un marais
mouvant, appele par les indigenes "l'eau qui ne rend jamais" dans le-
quel le mwami, et plus souvent la reine-mbre, faisaient ensevelir vi-
vants ceux des favors qui avaient cesse de plaire,

Les Watutsi etaient, a cette epoque, des chefs politiques
don't l'autorite etait, sinon librement, du moins unanimement accepted;
le Muhutu qui refusait obeissance a son chef etait immediatement chasse
de sa terre, parfois mime il y laissait sa vie, Quand un Chef tombait
on disgr&ce et, par le fait mbme, perdait tous see biens, les Wahutu
acceptaient son successeur avec la mSme resignation passive: 1i suffi-
salt pour cela qu'un emissaire du mwami vint proclamer que l'ancien
chef avait perdu la confiance du Sultan et que le nouveau avait regu
tous les biens de son pre6dcesseur.




-05-


JRBIMIENC DU RUANDA.
TBRRITOIRE DE NYANZA.
r nI -L~r rrr rr rr rr


Dbs
influence
enleva le


Reponse a la question N 6.
n mm a -t* a m -r wa s om p a ea e


les prenieres annees de notre occupation, Musinga a vu
diminuer, particulibrement quand le Gouvernement belge
droit de vie et de mort sur ses sujets.


Lorsqu'il sentit que
de plus en plus sa volonte en
element de tactikue; desormais,
parvint b d4posseder certain
see creatures.


le Gouvernement commengait & imposer
toutes choses, Musinga sut changer habi-
c'est par de patients intrigues qu'il
chefs puissants pour les remplacer par


Jusqu'en 1922, Musinga rendait lui-m8me la justice... mais
quelle justice! basee uniquement sur le favoritisme et l'inter"t; il
suffisait que le plaignant fut mal en cour pour qu'il perdit sa pala-
bre; aussi avait-il soin, lorsqu'il etait lese par un chef plus puis-
sant que lui, de presenter des cadeaux au mwami avant de lui presenter
sa requte; mais le defendeur, lorsqu'il apprenait l'accusation portee
contre lui, s'empressait lui-m~me d'accourir h Nyanza, de fair s son
tour des presents au sultan, a sa mere, aux sorciers et aux favors du
jour. ai le plaignant n'etait pas assez riche pour soutenir une proce-
dure aussi onereuse et si, d'autre part, le mwami se faisait scrupule
de montrer ostensiblement A ses sujets qu'il commettait une injustice
flagrante en tranchant la palabre en faveur de l'accuse, il en d6boutait
pas le plaignant mais se bornait A remettre indefiniment l'affaire "au
lendeman" ("esho, eshol" ) jusqu'au moment oh le malheureux, mis dans
alternative de se depouiller de tous ses biens ou de cesser de se
plaindre, se resignait A chercher un refuge precaire chez l'un ou l'au-
tre chef qui, par inte'rt, plus rarement par pitie, daignait l'accepter
comme son "upugaragu" (suivant).

En 1922, M. le Resident decida qu'un Europeen assisterait &
l'avenir le mwami dans sa mission de Juge. Musinga et' sa mare, con-
traints de se soumettre, accepterent de singer avec le D6legue de Nyan-
za; les audiences furent d'abord tenues deviant la hutte de Nyiact-Yuhi,
cette dernibre observant, derribre les paravents, tout ce qui se passait
et ne perdant pas un mot des paroles echangees; souvent, elle 6tait con-
sult6e avant que la sentence fut rendue. M ais les causes de peu d'imso
portance Btaient seules debattues en presence de 1'Europeen, lee affai-
res graves 6tant toutes rigl6es a l'insu de administration. Quelques
mois apres, les reunions eurent lieu devant le bureau de Musinga (bAti-
ment en briques situe a 1'exterieur du boma) puis au posted m~me, h
quelque distance du bureau administratif,


Pour faire cesser
collins, intrigues qui se
su de l'autorite europeenne
conque occuperait encore un


les intrigues au sujet du commandement
tramaient et recevaient leur solution &
, il fut decide, a la mtme 6poque, que
e colline sans que la decision du mwami


son
lui


ii
V:
I.


des
1' in-
qui-
out




- 6 -


No 6 (suite I).
---*.*--- ****---


6te approuvee par le Resident, serait puni d'une peine de servitude
penale pouvant aller jusqu'a deux ans; en mbme temps, les del6gu6s
regurent l'ordre de dresser la liste des collins de leur territoire,
avec le nom des chefs et des sous-chefs qui les commandaient; mais,
en sous main, le mwami contrecarra 1'6laboration de ces listes et
c'est depuis 1925 seulement que nous connaissons toutes les collins
du territoire; p'est depuis 1925 par consequent que l'arbitraire a
disparu dans l'attribution des commandments et 1'on comprend aismnent
que le mwami et sa mere aient assisted avec consternation & un change-
ment aussi radical: "Nous ne pouvons plus tuer; nous ne pouvons plus
d6poss6der ceux que nous n'aimons pas pour favoriser nos amis; vous
nous enlevez tout notre prestige; sous peu, personnel ne nous craindra
plus",

Jusque fin 19235 galement, c'Btait le mwami qui commandait
personnellement tous les chefs dutbrritoire de Nyanza et qui r6partis-
sait entire ceux-ci les charges et les corvees: furniture de travail-
leurs, de porteurs, etc.,, mais la base de cette "r6partition", c6M'tt
encore une fois le favoritisme; d'une part, les chefs qui talent
bien en cour se soustrayaient facilement, moyennant quelque cadeau,
S1l'obligation de fournir des homes 'e corv6e, tandis que lee chefs
mal cot6s par me mwami ne pouvaient satiefaire a ses exigences et,
quoi qu'ils fissent, etaient presents l1'autorit6 europeenne come
des r6calcitrants et des rebelles; d'autre part, le mwaml se r6servait
la plus grande parties des travailleurs ainsi fournis par les diff6ren-
tes regions du territoire pour les distribuer complaieamment b sea fa-
voris et B ses flatteurs. Les chefs eux-mSmes demandbrent avec ins-
tance a tre commandos directement par 1'Europeen pour tout ce qui
concern les corvees et les prestitions Musinga, malgre sea protes-
tations energique", dQt ceder et ne conserve (jusqu'en 1928) que la
province du Bunyambiriri. A l'heure actuelle, les chefs et sous chefs
ne fournissent jamais, pour le portage et le travail, plus de 5% des
contribuables; encore, cette proportion est-elle rarement atteinte.
LA Muhutu connait exactement ce qu'il doit fournir a son chef h titre
de prestation coutumiere (un jour de travail par mois lunaire); il
salt 6galement que le chef ne peut plus, comme jadis, le chasser de
sa terre sous le moindre pretexte et il n'h6sitera pas h venir se
plaindre B Nyanza quand il se sentira victim d'une exaction.





RISIENCE IW IUANDA.
TERITOIIE B YAMZA.


- 7 -


Retonse


Sla question No


Ont successivement


administre le


territoire


de Nyanza


m, .le
SMBTS.


Capitaine


PHILIPPIN,


assisted


du sous-lieutenant


le 30-9-1916


le 1-4-1917,



le 1-5-1917,


le 1-10-1917,

le 10-5-1920,

le 1-6-1920,

le 3-8-1920,

le 1-12-1920,


le Capitaine
que illisib:
HACKARS ?).


"Commandant de la place" (signature
le dans les archives : DUHARR ou :
Hackars.


le sous-lieutenant


M. DEPAWE,

M. le Resid


M. DOUCE,


ag


M. THIEMAN

M. ROLAN, a


SMETS,


agent militaire,


agent militaire.

.ent VANDENEDE.

ent territorial.

S, ag.territ.

dmin .territ.


le 1-5-1921, M. ANDRIES,

le 1-4-1921, M. oDFAWE, a t

le 10-7-1921, M. GORS, ag. territ.


le 1-8-1921,


M. LENAERTS, ag.
l'tcole des fils
pres Musinga).


territ. (en quality de
de chefs et de delegu6


dir6cteur do
du Resident


M.LBNAERTS


est nomme D616gue


du Resident


"h Nyanza".


le 1-12-19235,

le 1-11-1924,

le 1-1-1925,

le 1-4-1925,


M. SANDRART,

M. LENAERTS,

M. SANDRART,


ag. territ.

adm. territ.

ag. territ.


le 20-12-1926,


M. LENAERTS,


admin.


territot.


le 21-3-1927,

le 1-8-1927,

le 1-1-1928,


M. BORGERS,

M. WOUTERS,

M. LENAERTS,


Les indigenes se souviennent, de fagon particulibre, du Capitaine
PHILIPPIN et de M. DBFAWV, probablement &. cause de leur attitude via &
via du mwami. Au souvenir de M. DEPAWE so rattache encore celui de la
construction de la route Nyanza-Isavi (et de la premiere automobile qui
circula dans la region : une voiture donnee & Musinga et conduite par
M. DEFAWE); c'est M. DEFAWE egalement qui commenga-h organiser 1'6cole
pour fils de chefs.


pres-


__ ___


7L


I




-8 -


BSIDENCRB DU RUANDA
TERRITOIRE DE NYANZA.
ow a* tod mto m W wdw -


L' admini strateur
1-8-1921 come directeur de
d616gu6 du Resident pres de


Reponse a la question Nh 8.


actuel eat entree en functions
1'ecole des fils de chefs et
SIUSINGA.


le
conmen


toire de
pendant


II a repris administration proprement
Nyanza le 1-12-1923; il fut remplace dans
les trois periodes suivantes :
du 1-11-1924 au 1-1-1925,
du 1- 4-1925 au 20-12-1926,
au 21-3-1927 au 1 1-1928.


dite
ses


du terri-
fonctions


- Mow -... -




- 9 -


IMDBI CZ DU RUANDA
TrrRITOIRB DBE NYANZA.
m- ----- ---- -i --- m


Les grande divisions coutumieres


Reponse h la question N 9.
--mmm4w m mm m am -- ------


du territoire de Nyanza


sont


du NDUGA,

" AYAGA,

" KABAGALI,

" BUSANZA,

SBUNYAMBIRIRI,

* RUKOMA,

" NDIZA,

M IARANGARA,


ief : KYITATIRI

r" BUZIZI.

" N TURO.

i" KAYONDO.

t" MANZI.

c" LUKUNGU.

" GAKWANDI .

" LUDAHIGWA.


amso mam a omna*aam n oms m


la
if


province


if
"


I


I .


(ch







RESIDENCE DU RUANDA
TERRITOIRE DE NYANZA,
-'I go -w mf -- owdmw ARM ww Im ww"m0


sur des


Lee
bases


R6ponse & la question N* 10.
inMw amm 'M oo- m m mwmm Aa -w


circonscriptions coutumieres reposent uniquement
ethniques,


avalen t
du terri
de tell
purement


Jusqu'en 1919, les chefs du
des collins disseminees dans
toire, les commandaient direc
sorte que les provinces indi
nominaux, n'ayant pas h leur


Ruanda qui, presque tous,
les diff6rentes provinces
tement, sans interm6diaires,
genes etaient des groupements
tbte un chef unique.


En 1919, il fut decide de designer, come chef de pro-,
vince, le notable qui possedait le plus de biens personnel dans
la region; celui-lb commanderait, l'avenir, outre ses propres
collins, celles des autres cnefs de la province, tout au moine
pour ce qui regarded ce que les indigenes appellent le "travail du
gouvernement" : imp8t, portage, travail des routes, etc... 1 ree-
tait bien entendu .que le "chef de province" n'avait pas le droit
d'exiger, a son profit personnel, de prestations coutumibree sur
les collins dependant coutumibrement de chefs resident en dehors
de la province.




- 11 -


EISIENCE I
TERRITOIRE


DU VRUANDA
DE NYANZA.


inmminm -m m ...,--- ,am m--- -me


Reponse b la question lb 11,
w----n-- M-- s ----- sr o m --*


Les limits administrative du territoire 6tant consti-
tuees, sur presque tout leur developpement, par des rivibres, neo
donnent lieu a aucune difficult.

Toutefois, a la parties N-W, du BUNIYAMBIIRI, entire les
rivibres BILIRUYE et LUKARARA, hI pr6cisement oh les frontibres
naturelles font defaut, a aurgi tout recemment une contestation
& propose du massif GUfI. Ce different, qui ne presente au; surplus
aucun caractere de gravity, a te soumis la R6sidence eit sera
tranche incessamment.
#1




- 12 -


RESIDENCE DU RUANDA.
TERRITOIRE DE N TYANZA.



Les limits administrative
criptions indigenes, A l'exception de
la province du BUSANZA (chef KAYONDO),
globee par le territoire de 1'Akanyaru

Plusieurs sous-chefs du terr
mierement de chefs resident dans un au
colline qu'ils administrent ou le beta
propriety de ces chefs strangers au te


collins


D'autre part, plusieurs chefs
et des troupeaux -dans d'autres


Pour ce qui est des colline s


R6ponse a la question NW 12.



6pousent les limits des circons-
la frontiere Sud qui coupe en deux
la parties meridionale etant en-


itoire de Nyanza dependent coutu-
tre territoire par le fait que la
il don't ils ont la garde sont la
rrito i re.


du territoire de Nyanza ont des
territoires.


ituees


dans le territoire


de Nyan-l


za mais relevant coutumierement de l'autorite de chefs strangers A ce
territoire, elles ne sont visitees que rarement par ces derniers : ces
visits ont lieu tout au plus une ou deux fois l'an, soit que le chef
desire faire visit a la femme qu'il a installed sur tell colline, loin
de sa residence, soit qu'il desire passer en revue son b6tail, ou encore
qu'il y soit appele pour un motif d'administration proprdment dit, l'un
de ses sous-chefs par exneple ne donnant pas satisfaction h l'autorit6
europeenne ou ne parvenant pas a se faire obeir par ses subordonnes.
Quand les chefs qui font ces visits sont A la hauteur de leur
t&che, tout est pour le mieux et aucun desagrement ne peut en resulter;
mais ce n'est malheureusement pas le cas pour quelques vieux chefs qui,
se croyant encore au temps ou ils pouvaient donner et retire les comman.
dements selon leur bon plaisir, veulent mettre A prorit ces visited pour
remplacer un sous-chef qui donne entire satisfaction par un favor ou
par un intrigant.


Pareille situation, pareil enchevStrement de possessions et
de commandments, v ritable replique de notre regime feodal, sont-ils
ffcheux au point de vue administratif?
Incontestablement.
En effect, il arrive souvent que le sous-chef d6pendant coutu-
mibrement d'unfchef qui reside en territoire stranger ne jouit ni du
prestige ni de l'autorite necessaires pour se faire obeir de sea admi-
nistr6s; son chef, retenu dans un autre territoire ou sont situ6s la
plus grande parties de ses biens, peut difficilement s'abse;ter pour ve-
nir renforcer l'autorite de son sous ordre les indighnes le savent, qui
absent de cette situation; la perception de 1'impSt et, en g.n4ral, la
gestion de la colline en souffrent.


-0 00 f*N W O .aI


I
I


i










La situation est d'ailleurs e
concern les chefs du territoire de Nya
tres territoires; s'ils s'absentent que
propri6tes ou pour aider un de leurs so
rant les quelques jours oZu les quelques
rien ne march dans leur propre cheffer
ce qui a ete entrepris, c'est, en d'aut
qui reprend ses droits.


Existe-t-il un remede a cet
Oui
II consiste h pousser les ch
ainsi diss6mines dans plusieurs territo
changes de collins de maniere a ce qu
qu'un chef possede soient tous groups
ou si la chose n'est pas possible t
toire.


qui
tes


que
ces
sens
les


Cette politique present
est poursuivie au Congo Belge et
chefferies.


Plusieurs chef
presentent, aussi bie
changes de collins;
au course de l'ann~e
changes proj etes,


une
qu


Reponse h la question No 12(suitE



xactement la mme en ce qui
nza qui ont des biens dans d'au-
lque temps pour visitor leurs
us-chefs, on constate que, du-
senaines que dure cette absence,
ie: c'est la stagnation de tout
res terms, la force d'inertie




etat de choses?

efs don't les biens se trouvent
ires & conclure entire eux des
e, dans quelque temps, les biens
dans une seule province indigrne
out au moins dans un seul terri-

certaine analogie avec celle
i tend au regroupement des peti-


s ont tres bien compris les nombreux avantages
n pour les dirigeants que pour les administres,
plusieurs propositions ont ete faites dans ce
et la Residence a deja approuve et sanctionn6


D' autres
lettres sortis de 1
dent dans d'autres


chefs ont confie
'ecole de Nyanza,
territoires.


a leurs fils ou
la gestion des


a leurs neveux,
biens qu'ils -poss8-




- 14


RES IDENCE
TERRITOIRE


DU RUAMDA.
DE N1YANZA.


R6ponse


a la question


N 13.


indigenes


Les grands
et des gran


chefs actuellement
des chefferies son


a la tate des provinces
t "


KYITATIRI,

BUZIZI,

NTURO,

KAYONDO,

MANZI,

LUKUNGU,

GAKWANDI,

LUDAHIGWA,

LWABUTOGO,

LWIDEGEMBIA,

LWAMPUNGU,


chef de la province


ft ft ft





f ft tt

ft ft ft



ft ft Mt
"r "


de la chefferie


t #
t tt
ft f


du NDUGA.

" MAYAGA.

" KABAGALI.

" BUSANZA.

" BUNYAMBIRIRI.


RUKOMA.

NDIZA.

MARANGARA.

du mbae nom.


tt t! f

tt ft ft


ote : .- A1l
chefs), il ne sera fa
pour cette raison que
sera fait mention du
dans le territoire de


a rubrique qui
it mention qu'
celui-ci resi
chef LWIGAMBA,
Nyanza.


va


suivre


(biogra


o ccasionnellement
de en territoire


lequel


phie des grands
du chef LWAMIUNGU,


de KIGALI;


mais i11


gbre les biens de LWAMlPUNG


.00 4w we




1.- I

RESIDENCE DU RTUANDA. R6ponse & la question No 14.
TERRITOIRE DE NYANZA. Feuillet I,


KYITATIRI, chef du NDUGA.


a) Mtutsi de la fainlle des ABANYIGINYA (famille royale).

b) Fils de LWANGEYO (d6c de);
Petf.f ils de NYIRINDEKWE:
Arri r.re petit'Tfls" de GAHINDIRO-YUHI (36me roi avant MUSINGA)

c) II salt lire, mais peniblement et sait ecrire son nom;
en 1924, il a frequent. pendant quelques mois 1' cole de Nyanza,,
en mSme temps que MUSINGA et d'autres notables.
d) Homme conciliant; tell est la note dominant de-son caractbre;
aimed de tous les chefs et de ses administres, de ceux-lh du
moins qui sont quelque peu intelligent ;
manque parfois de fermete a l'egard de certain sous-chefs;
tres biepdispose a 1'6gard de l'autorite europeenne.
e) Mari6-Polygame (quatre femmes "officiellement") -6 file et 8 fill
d, 50 ans environ.

f) Son grand'phre NYIRINDEKWE ne possedait que deux collins. Son
pere LWANGEYO a requ de LWABUGIRI pred6cesseur de LUSINGA, une
troisieme colline pres de Nyanza (NYAGITAKA); 1WANGEYO 6tait es-
time par LWABUGIRI h cause de sa bravoure: il s'6tait distingue
lors des campagnes menees par le mwami conquerant au KIEU; c'eat
lui qui, a cKWJWI, a tue SHUMBUSHO, fils du sultan KABBGO. U i -
GEYO est mort 'en 1927 b la colline MNYAGITAKA.
L'6poque a laquelle MUSINGA succeda'~~ son pere LWABUGIRI marque
le debut d'une periode de bouleversement general provoque par la
lutte entire les deux clans des ABEGA (famille de NYIRA-YUHI) et
des ABANYIGINYA (famille de MUSINGA). LUHINANKIKO, frere de NYIBA-.
YUHI et tres puisaant b cette epoque, avait largement dote de col
lines et de betail. tous ses amis et suivants; ce faisant, il
s'etait cre6 beaucoup d'ennemis, particulierement parmi le clan
des ABANYIGINYA, lesquels parvinrent, a leur tour, a faire tomber
en disgrAce LUHINANKIKO et, avec lui, le clan qu'il repr6sentait,
Or, parmi les suivants de LUHINANKIKO, se trouvait un certain
SEBUHARARA, lequel devait toute sa fortune a son mattre; accuse
aupres de NYIRA-YUHI d'8tre un "umugome" revoltte, SEBUHARARA
perdit tous ses biens et ceux-ci furent donnes h LWA lr.firOe .
de ITATIfI, tandis que les biens de SHAKA, soni fre .re, t6i "e
alsgr&ce enm. temps que lui, passaient A LWABUSjS8 (hcl' i"0
KIGALI). LWZNGEYO devint ainsi proprietaire de o- eI e i ct6es a u
NDUGA, autirGU ZA, au MULERA et au MUTARA (terr.ie Ga.a6ib),
SEBUHARARA et son frere SHAKA, sentant leur vie menacee, r6colu-
rent de passer, en territoire anglais (au NDORWA); arrives au Bi-
GANZA, ils rassemblbrent tout le lbtail qu'ils purent trouver afin
de ne pas souffrir en mime temps de l'exil et de la gtne; NYIRA-
YUHI et MUSINGA, mis au courant de cette manoeuvre, envoy~ient





R6ponse k. lr question No
Feuillet 2.


14


KYITATIRI (suite I).
4W, 4W 40b M 00mm m 4M AD =W 60 00, NOm tuidGmm 1


centre eux LWATANGABO et MPETAMACHUMU
Gatsitu); la bataille s'engagea a la
S1HK "bt .e voyant perdus, se brulerent
'AUtrsot qui les attendait.


(anciens chefs du terr. de
colline LWATA; SaBUHARARA et
dans leur hutte pour chapter
"' .. ,. *" -'> .


g) KYITATIRI
succ6der.


en 1926, d6sign6


par son pere LWANGEYO


h) La designation de KYITATIRI fut favorablement accepted par 1'Admi-
nistration et par le Sultan; avant cette designation dejs, il assu-
mait la gestion des biens de son pare qui, trop vieux pour exercer
lui-mme le commandement, n'etait plus cnef que de noM.

i) KYITATIRI "croit" encore aux anciennes pratiques de magie et de sor-
cellerie; toutefois,dbpuis deux ans, ii s'en "detache" petit & pe-
tit, en ce sens qu'il n'y attache plus la mme importance; Il'neure
actuelle, il copsulte encore ses sorciers pour savoir quelle offran-
de sera agreable aux mAnes de ses anctres, plus rarement b' 1'occa-
sion de la visit du Gouverneur du Territoire ou du Resident ou mtme
de toute autre personnalite important.
Ces derniers temps, il ne parait plus ajouter foi au pouvoir des
"abashara" (faiseurs de pluie), mais nous avons tout lieu de croire
qu'il leur fait encore des cadeaux en secret, afin qu'ils favorisent
la region placee sous son commandement.

j) Son attitude a 1'egard des missions catholiques indique qu'il leur
est plut8t favorable (presque tous ses enfants se font instruire)-
11 aime beaucoup moins les missions protestantes et pretend que tous
les adoptes de ces dernieres sont "des gens intraitables, qui refu-
sent toute obeissance".


y a quelques


annees,


KYITATIRI


depuis qu'il a constate que le mwami s
cer par ses favors et ses courtisans,
autorise ces parasites a tenir sur eon
plants, il a, petit b petit, espace sea
L'echange de correspondances avec le m
et n'a trait qu'aux prestations h four
tions, les changes de vues se font ve
de KYITATIRI A Nyanza.


etait tres attache


SMUSINGA; mais


e laissait tellement influen-
depuis qu'il sait que MUJSIGA
compete des propos raalveil-
visites a la cour,
wami est pour ainsi dire nul.
nir; pour toutes autres ques-
rbalement, lors des visits


1) N6ant.

m) KYITATIRI commance la province du NDUGA (Population : 26.289- Con-
tribuables: 6.872) 15 massifs 130 collins,
Certaines collins 4u NDUGA dependent directement de MUSINGA ou
d'autres chefs qui resident en dehors du territoire; neanmoins,
KYITATIRI exerce son autorite partout, mame sur ces collins qui ne
dependent pas directement de lui, pour ce qui regarded la perception
de l'imp8t, la furniture des travailleurs, etc.. Quant aux sous-


pour


lui


11




11 -1M -


Reponse A la question N6 14.
Feuillet 3.


chefs dependent de MUSINGA ou de cnefs strangers au terrtoire,
ils font la cour A leur chef direct, sans que cette situation,
consacree depuis de nombreuses annees, entratne de dirficultes
au point de vue administratif,

n) KYITATIRI posshde dans le territoire de Nyanza 2 g~.lW s. e t
tjsTes de collins et 1.820 tetes de betail Le total des t8tes
d aJitail lui appartenant, si 1'on tient compete des tr6ioupe 'I1X
possede dans d'autres territoires, peut Stre evalue6 .0'
~~'w-~~f ~i''t~' E~ eri cha~g 8 ~ a ... ,,---*. .... ..--::. ^. V .ibr f,Ws ,* A
IT .l' rien change a sa maniere M vrevvre qucontinue d'-tre
celle d'un chef indigene; ne songe pas a se construire une mason
europeenne. Toujours tres 'ien habill6.

o) MUSINGA se desimteressant de plus en plus de administration du
pays, son autorite est pour ainsi dire nulle. Quant h son prestige,
lui aussi est fortement handicap; sans doute, les chefs etc, en
general, tous les indigenes, ne manqueront jamais de venir saluer
le mwami sur son passage et de jurer par son nom: "Musinga
m'bomuroga" ("Que j'ensorcele, que j'empoisonne Musingal") maie...
pour peu que leur inteirt soit en jeu, ils n'hdsiteront pas un ins-
tant a appuyer de ce serment solennel le mensonge le plus flagrantly


La rubrique qui va suivre s'applique de maniere general b tous
les chefs du territoire de 1yanza.


M'me dans les cas ou l'autorite europeenne ne s'exerce pas e:
parfaite harmonie avec une politique basee sur leurs anciennes
traditions et sur leurs conceptions, encore rudimentaires beauc
de points de vue, les chefs se soumettent aux ordres qui emanent
cette autorite; empressons-nous d'ajouter que, dans des cas de
l'sspece, le "pourquoi" de semblable decision leur est toujours
explique ; cette precaut ion n'empche d'tilleurs que, bien souvenf
tout en reconnaissant le bien-fonde de l'explication qui leur eat
donnee, les chefs essaient'de defendre malgre tout leur ancienne
coutume; attachment sincere a la tradition reque des anc!tres?,,
Parois.. mais plus souvent ce mobile ne sert qu'h en deguiser un
autre, moins respectable : l'interbt. Un example : un "umugaragu"
(suivant) a re^u du betail d'un chef; par son travail personnel,
il parvient a se procurer une vacne, ou encore il la regoit en do
pour une de ses filles; a qui appartient la nouvelle acquisition?
Pour la revendiquer, le chef argumentera de la sorte, et son rai-
sonnement n'est pas depourvu de toute finesse, il repond mime aux
regles de la logique indigene, sinon a nos rigles de droit moder-
ne : "C'est gr&ce aux vaches que moi, je lui ai donnees, que cet
home a pu avoir des loisirs pour travailler et pour se procurer
une autre bete par son travail" ou encore : "C'est gr&ce aux
vaches que je lui ai donnees qu'il a pu lever convenablement sa
fille; que celle-ci est devenue une belle femme. un n rti nrit


puisque tel


pretendant a bien voulu donner une vache en dot".


n

oup
de


t,.


*


&




- 1l -


Reponse a la question NV 14.
Feuillet 4.


KYI TATIRI


(suite


3).


Aucun abus, aucune
ru quelques amendes
des ordres regus.


Quid
pour

bles
la va
Oi le
b~tes
peau
proper


d
t


es
ous


amendes en
16s chefs


Une chose est
qu'A une amend
leur d'une ou
. chef frappe d
qui en font 1


("inyarure
-e au chef,


son entretien,
plus rarement,
d'entre eux qui
il ne faut pas
procede devienn
tions sont port
"Note24u moment
en betail


exaction a reprocher a
disciplinaires, c'est


b6tail? C
du territ
certain:
e en argen
plusieurs
'une tell
'objet? Le


KYITATIRI ; il a encou-
pour mauvaise execution


e qui va en Stre dit vaut egalement
.oire :


les cnefs


t, ce
totes
sanc
plus


y sont beau


lle-ci dGt-elle m
de betail.
tion preleve-t-il
sourvent sur son


oup plus senbi-
ime depasser


la ou
propre


les
trou*


.mbo", c'est-a-dire, le troupeau qui appartient en
qui constitute son "bien de famille" et qui sert .
celui de sa femme et de ses enfants) beaucoup
sur le troupeau d'un de ses suivants, de celui
possede le plus grand nombre de t~tes de betail;
perdre de vue toutefois que, pour peu que ce second
Le une rEgle fixe, les protestations et les reclama-
ees sans retard devant l'autorite europeenne.
oui ces lines sont ecrites, l'amende disciplinaire
est suspendue par ordre de l'autorite superieure).


KYITATIRI
II manque


est
un


Simdr
peu de


et respected de tous
fermete pour faire


ses administres.
executer ses ordres,


s) Au point de vue "JusticeW, il ne se distingue pas des autres
chefs indigenes.
Lorsqu'i& juge seul ou avec l'aide de ses suivants, il peut Ztre
soupgonne de partiality.
Mais au "rukiko" de Nyanza (ou la regle est que chaque chef sifge
pendant une semaine, assisted de sous-chefs qui ne dependent pas
de lui) il n'osera pas favoriser un de ses suivants, de peur
d'etre accuse de partiality par les autres chefs qui assistant B
l'audience et qui, Lien que ce ne soit pas leur "semaine" de ju-
ger, peuvent cependant donner leur avis.


C




19-

R6ponse a la question N 14,
Feuillet 5.



BUZIZI, chef du MIAYAGA.
MR-------------------------- ----


Mtwa, de la famille des ABASKETE.
Note:- L'anctre de cette famille,
rang de grand mtutsi par le
(le 7eme avant MUSINGA) qui


le mtwa BUSKETE, rut l1eve au
s liberalites du roi KIJILIMA
lui donna sa fille en marriage.


b) Pile de RUTEBUKA,
Petit fils de KATABIBORA,' .
Arriere petit fils de RUGIRA, fils de
Depuis de nombreuses annees deja, les
considers comme de vrais Watutsi; ce
chefs, don't quelques-uns important.


SEIAKAMBA,
descendant
tte famille


fils de BUSKBTE.
s de BUSKZTB sont
compete de nombreux


c) BUZISI ne sait ni lire ni 'crire; il sait seulement signer son nom.


Homme calme, devoue ol'administration, mais manquant d'autorit4
les indigenes, -maladif.


e) Age d
Marie
femme
lui


e .N.ans environ;
,-Polygame,- BUZIZI
de son p6re) il a un
NTYAZO (MAYAGA), il


a deux
enfant
n'a pas


femmes; de la premiere (ancienne
; de la second, qui habite chez
d'enfant.


f) KARARA, fils de LWABUGIRI, fut assassin lors de l*avenement de
BCKSIRNGA ;
CTTEBUKA regut les biens de KARARA, situes au BUYAGA (ter. de Gatsibt)
,uelque temps apres, RUKANGAMIHETO, once de GTSITGA, accuse d re
un "revoltS" et craignant pour sa vie, s'enfuit en Urundi; ses biens,
Itu 6s au MAYAGA, passerent t RUTEBUKA, sans doute pour recopppenser
ce6dernier d'avoir averti le mwami de la fuite de RUKAMGAM TIC

g) BUZIZI succeda a son pere en 1918.


h) De son vivant, RUTEBUKA avait dit a MUSINGA qu'il
pour lui succeder.


designait BUZIZI


i) BUZIZI croit encore anx anci
rie mais, gravement malade e
drerers, le bapttme a la mi


enne s
t en
ssion


pratiques
danger de
d'Issavi


de
mort
ou i


magie et de s
;, il a regu,
.1 est soign6.


orcelle-
ces. jours


II est favorable
cult. ceux qui


aux missions catholiques et ne suscite aucune diffi-
veulent se faire instruire.


k) Jusqu'en 1927,
epoque, etant
de 1'Europeen,
Aucun change


il fut bien en cour aupres de
devenu l'ami de nombreux chefs
il est accus cde defection a
de correspondence avec le mwan


SMusinga; depuis cette
et se rapprochant trop
la cour de Nyanza,


a)


d)


sur


j)




-20-


R6ponse


B la question 14.


Feuillet


6.


M.m W---m --a n 4w,"a 4w 4wm m 4w -- -o


BUZIZI


(suite


I).


1) TTant.


m) Nombre de
Population
Nombre de
Nombre de


collins :
du MAYAGA


6 massifs
: 20.539.


contribuables :
t8tes de betail


- 65 collins.


5.945.
: 3.058.


_BUZIZI comm
14 collins


ande


di recte


et parties


4.500 tttes, en
territoire de Ga
*Sh train de vie


recherc
Watutsi


he
(


tenant
tsibu.


ment & 1.114
de collins.


compete


est simple;


contribute
.On peut


des troupeaux

il est habille


il a cependant aupres de


intore)


consti tude


par


lui une


les fils de


ables, repartis sur
evaluer son b et4i1~
quti.jl poss#de das sj3e


proprement


troupe


mais sans


de danseurs


ses suivants.


o) BUZIZI fei
il cherche
mwami.


nt d'obeir avec empressemeent


Sse soustraire


toutes


le


a MUSINGA
s corvees


mais,
demanded


en r6alit6,
.es par le


Voir rubriques


BUZIZI n'
d' nergie


a encouru


: KYITATIRI.


qu 'un e


seule punition


vis h vis de ses subordonnes.


disciplinaire,


pour manque


r) Voir


rubri que


s) Voir rubrique


: KYITATIRI .

: KYITATIRI.


n)


p)

q)


*




R6ponse a la question N,14.
Feuillet 7.


NTURO, chef du KABAGALI.


a) Mtutsi, de la famille des ABANYIGINYA.

b) Ge4nalogie : KIJILIMA-LUJUGIRA (76me roi avant MUSINGA).
I
GIHANA.
I
MUNTANA.
I
MARARA.
I
NYIRIMIGABO.
I
NTURO.
c) TTe sait ni lire ni 4crire; sait seulement signer son nom4

d) En apparence: franc, d'allure debonnaire mtme;
En reality: tres intelligent et surtout tres ruse; devou6. 1'auto-
rit6 europeenne, ou du moins feignant de 1'1tre, uniquement parce
qu'il y trouve son intIrNt; NTURO a beaucoup d'ennemis h la cour
de MUSINGA, qui n'attendent qu'une occasion favorable pour essayer
de le deposseder.

e) Age de 58ansy eiz ;
Marie-Polygame ; NTURO a deux femmes "officielles": de la premiere,
~ 0lPORORO, il a 5 fils; Ie la second, KAGISHA (femme r6pudi6e de
mISINA), il n'a pas d'enfant; de concubines, il a 3 fils et une
fille.(En 1932, pour devenir catechumene, il a dt repudier une de
ses femmes...et il a repudie la mere de ses 5 fils c. .d.KANPORO;

f) Les sorciers du roi KIJILIMA-LUJUGIRA avaient persuade celui-ci
que, s'il voulait Stre aide par les esprits dans sa lutte centre
les Barundi, il devait sacrifier un de ses fils en le laissant
massacrer par le peup;e ennemi. GIHANA se present spontan6ment
pour Ztre la victim; il pass en Urundi ou il commit plusieurs
meurtres, a seule fin de provoquer la colere des Barundi; ceux-ci,
exasper6s, le massacrerent, Sur ces entrefaites, KIJILIMA mourut
mais, avant d'expirer, il enjoignit a son autre fils, NDABARASA,
de prendre pour femme la veuve de son frere, nommee NYIRATUOGA.
Refus de NDABARASA qui se dechargea de son mandate sur son file
SENTABYO, le forgant a 'pouser NYIARATUNGA.
SENTABYO devint roi, a la mort de son pere, et prit le nom de
MIBAMBGE SENTABYO; de NYIRATUNGA, il eut un fils, GAHINDIBO, le-
quel 4tait encore tout enfant lorsque mourut son pere; il devint
roi sous le nom de YUHI GAHINDIRO maiC. ce fut se mere NYIRATOUGA
qui, effectivement, administra le pays pendant de nombreuses an-
n6es. Or NYIRATUNGA avait, de son marriage avec GIHANA, un autre
fils, MUNANA, lequel, par suite du remariage de sa mare, se trou-
vait btre h la lois le frere uterin de GARINDIRO en mime temps que
...son parent h la cinquieme generation! NYIARATUNGA profit de sa
situation de regente pour favoriser le fils du premier lit et elle
donna h MUNANA tous les biens qui sont aujourd'hul la propridtl de
NTURO; ces biens sont situes dans le territoires de Nyanza-Gataibhi-
Kigali-Astrida et Shangugu.
o ,




-22-


NTURO (suit


Reponse a la question TTo 14.
Feuille 8 .


e I).


fut design, en
Qu'il tait le


~119,
cnef le


come e
plus


chef de la
important


r region du KABAGALI,
de cette province.


h) C'est
chef


le
de


Resident qui,
province.


d'accord avec le mwami, a nomm'


i) NTURO croit encore aux anciennes pratiques de magie et de sorcel-
lerie,


j) Nturo n'est pas hosti
naires mais il est ce
aimed pas.
Un de ses fils -NKUSI
Ases subdordohnes qu"
ne nmrque aucune host
son depit et accepted
ment ineluctable, un


NTURO fut


tre
dire
NTUR(
qu.an
de 1
sans
6vid
(les
depi
Aucuy
sont


jadis


vivement
, ceux qui
0 se moque
d il est 1
es ridicul
detour ce
eminent fai
"r vo I t s


t
n


les
e co
trai


le "ouvertement"
rtain que, dans


aux missions et aux mission-
son for int6rieur, il ne les


- est baptism,
mranifestent le desir de se
ilit4 -il est trop fin pour
la chose avec impassibilite
accident auquel il faut se


tris bien en cour, m-ais


auj ou
i -I


par le clan des flatteurs (les
connaissent une seule route);
ouvertemrent des flatteurs, et,
6gkrerent pris de boisson, il n
iser devant MUSINGA lui-m8me et
qu'il pense de ces "parasites"
re les gorges chaudes L ceux du
", norm donned par les flatteurs)


convertir, NTURO
cel&- il cache
, comme un Svbne-
resigner.


rd'hui il est attaque
"abayoboke", c'est-h-
c'est qu'en effet,
le soir, surtout
e se fait pas faute
NYIRA-YUHI, exposant
; ces sorties font
clan des "abagome"
mais remplissent de


courtisans.
rrespondance entire le mwami et NTURO ; toutes les questions
tees verbalement,


1) Neant.


NTURO command la province du KABAGALI, compose de 32 massifs et
de 144 collins.
Population; 35,286 habitants.
Nombre de contribuables: 8,936,


n) Au KABAGALI, NTTURO command
-tribuables) et posscde4555
le chef le mieux haLille du
des plus grands notables,


o NTTURO
fa9on


feint
toute


personnellement
tttes de betail.
terri toire: son


de se soumettre aux ordres du
d eonnaire rmais...en reality,


33 collins
NTURO est, a
train de vie


mwami ;
il n'en


(2.345 conf-
vec KAYONDOD
est celui


il les regoit
fait qu'l sa


de
guide"


p) Quant aux ordres emanant de l*autotit europeenne, NTURO les execu-
te...avec resignation et parce qu'il ne peut faire autrement ; partil-
culiirement quand il s'agit d'une measures prescrite par cette auto-
rite en opposition avec les vieilles costumes et les traditions d-..
suBtes, il s'y soumet mais uniquemen f raison du "droit du plus


NTURO
parce


NTURP








Reponse & la
Feuillet


question N 14.
9.


NTURO (suite


fort", parce
qu'il devra


qu'il
c6der


sai t
malgre


que son opposition ne changer rien
tout.


q) M8me rubrique gue.pour KYITATIRI.


r) NTURO a une tres grande
ceux des sous-chefs qui
des cnefs resident dans


autorite sur ses administres
ne dependent pas directement
les territoires voisins.


: mime sur
de lui mais


NTURO a, fort probablement, de la justice, la m8me conception que
ses confreres; mais, seul peut-ttre de tous les chefs, il a, se-
lon l'expression courante, son franc-parler partout et, au ruki-
ko de Nyanza, il ose, non seulement enoncer, mais m~me defendre
un avis oppose celui du mwami.


~ i

r
i
'f
r


j
I


..j


- 23


2).


et




Reponse b la question N 14.
Feuillet 10.
an -M 0 S *a N -o0 M 0 O wNO 0 0 40-60


KAYONDO,


cnef du BUSA.NZA.


Mtutsi,


de la famille


des ABEGA.


b) Genealogie :

I
A IZA1IGWI .

Kf


(aujourd'hui:


c) Ne sait ni lire ni ecrire,


mais sait seulement


signer


son nom.


d) Autoritaire


et rancunter;


ruse qu'intelligent.


Tres bien d
qu'il sait
plus chef,
tre.


trcs fin et trbs ruse; beaucoup


plus


ispos6 a l'egard de l'autorite europeenne...parce
que, sans elle, il y a longtemps dej& qu'il ne se
longtemps peut-Ztre lue MUSINGA l'aurait fait dis


rait
parat-


e) Age de 49 ans e
Mari -Polygame :
d'elles a 6te r
I1 a 11 entrants


nviron.
KAYONDO
epudiee.
: 5 fil


avait quatre


femmes


officielles;


s et 6 filles.


f) MBANZABIGWI ne possedait que q
son pere LWAGAGARA. NYIRA-YUHI


afin


que ce dernier


biens, geres jusque
c'est-d-dire: les b:
BUGIRI acceda h cet
,file1 KAYONDO etait .


par


luelques co
interceda


llines,


qu'il


tena


aupres du roi LWA
1' administration


son suivant MUGABGAMI


iens de la reine, appele
te demand. ioereque mour


encore tout


signsrent comme tuteur
.t.er a. BANDORA (so rci e
A^a4de MBANZABIGWI
.anK. (CqUwi. nvoyit t en.
HJ... d'itre envoy> en p


~fa- de LWABUGIRI qu
E -RAtYUNI.).
Quelque temps apr6s,
fils, lui fit don du


l'autorisa a
Ruanda ; LUHIN
KAYOIPDO retrfl
r-n~s "Ie BUGAF
9 son tuteur,
lui-nmne ses
requt comee
M piosseddit
Pendant la gu


choisir


KAN


enfant; le mwami


UMA, lequel EANUMA se
dans 'administration


suivant de MBANZABIGWI)


possession


i avai t


des biens


ete mis mort


NYIRA-YUHI, qui c
betail de BIKOIWA


une colline


fANGIKO, frere
-les collins
RURA (Mulera),


voyant qu
biens, ii
recompense
au KISSAKA


ierre,


de son eloignement
KAYONDO ne trouva
administration b


parmi


de la reine,
que celui-ci
ainsi que so


son


pup


demand h
pour sa


)ille
S tre


it de
BUGIRI
de sea


BEBE (ses biens,
mpamakwicha" ) .LWA-
BANZABIGWI, aon
et son 4pouse 44-
fit bientSt assats-
des biens 4es en-

obtint de,: YIRA
ARIGee pati-szS(aa
lee partieanasd4


onsi drait KAYONIDO


e
c


eta


de


gestion?


come son


t de KANYONYOIBA, puie,
elles de tous lee chefs.du
6tant tomb' en disgr&ce,
possedait dans le N~GA et
betail du KYINiGOGO; itant
it en &ge d'administrer
charge de son m4ndat et 11
) lee biens que Li NitliT


KAYOTDO fut envoy B KISENYI et BANDORA
pour le fire tomber en disgrace; h son
plus que quelques fiddles; c'6tait l'6po
elge avait besoin d'un tres grand nombre


profit
re tour,


po r
por-


que
de


- 24 -


S'une


confiat a MBANZABIGWI


II III Af AfIRI.


-- Ank


-- A


KANJOGERA
NtMmmraMms


1k


46


n


'"'"' `




25 -
Reponse h la question N0 14.
Feuillet 11.


KAYOUND (suite I).


teurs; KAYONDO, ayant perdu toute autorite sur ses sous-chefs et
ne pouvant, par consequent, satisfaire aux exigences de MUSINGA,
se vit infliger plusieurs fois, sur 1'ordre du mwami, la peine du
fouet, chttiments don't il garde encore 1'heure acttelle les ci-
catrices, mais plus encore, le brQlant souvenir et, surtout une
rancune tenace a l'adresse de son justicier.
KAYONDO se lia alors d'amitie avec NTURp et tous deux pr6senterent
leurs revendications a administration belge; le mwami et la
reine-mere, tout en reconnaissant theoriquement les droits de
KAYONDO, se garderent bien de donner a KANUMA et & BANDORA l'or-
dre de restituer a leur ancien pupille les biens qu'ils lui
avaient ravis.
Cette situation se prolongea jusqu'en 1925; c'est & cette epoque
que le Resident trancha definitivement le different KAYONDO-KANU-
MA-BANDORA;KAYON0O rentra en possession de ses biens et redevint
le chef riche et puissant qu'il est aujourd'hui.

g) KAYONDO succeda, comme il est dit plus haut, a son pere MBANZABIG-
WI. C'est en 1918 qu'il devint chef du BUSANZA.
*^HUHr tSSM W -KW ^ ^ -***- -<* *>-*- ** -* *< *- ". -1 .;.* ..-. --, .;.,.a ,,^.rf~ii,. .


h) C'est d'accord avec administration europeenne que le
ma KAYONDO chef du BUSANZA.


mwami


nom-


KAYONDO reste attache aux anciennes pratiques de magie et de sor-
cellerie.


j ) Mbme attitude que NTURO vis h
apparence, mais sournoisement


A la suite des
menee par son
nera jamais b
ne pour faire
Les fils et le
trigue" n'ont
d'attiser l'ho


vis des missions: indifferent en
hostile.


intrigues et de la violent champagne de denigratioi
sorcier BANDORA centre KAYONDO, le mwami ne pardon-
ce dernier d'avoir eu recourse a l'autorit6 europ6en.
trancher son different avec ses tuteurs.
s petits fils de BANDORA (qui, au point de vue "in-
rien a envier a leur pere ou h leur aleul) ont soin
stilite du mwami contre KAYONDO en lui representant


ce dernier comme un spoliateur; patiemment, ils t&chent de d6ta-
cher de KAYONDO quelques-uns de ses suivants et MUSINGA insti-
gue par eux, a djha tent6 a plusieurs reprises de faire revivre
le process des "impamakwicha" .
KAYONDO fournit chaque jour .des prestations en lait & MUSINGA et
a sa mere; en outre, il s'6vertue, mais en vain, regagner leur
bonnes gr&ces par toutes sortes de cadeaux en argent et en natur
(etoffes, etc...).
Depuis quelque temps, le mwami ne cnercne meme plus b cacher son
hosgilite l'egard de KAYONDO.
Aucune correspondence n'est echangee.


D


S
e


1) Neant.





R6ponse & la
Feuillet


- 26 -


om N-- dmom* *** =mr *"am -O


KAYONTDO


m) KAYONDO command la province du BUSAHZA (15
83 collinss.
Population: 15.361 habitants.
Contribuables : 4.474.


n) KAYONDO posesde au BUSANZA
57 collins avec 2.427 contribuables.
5.804 tbtes de betail.
II mene un train de vie assez importa
products europeens ; il possede un des
les mieux entretenus du Ruanda.

o) KAYONDO craint MUSINGA qui fut tres d
tre occupation; il sait que le mwami
occasion de lui nuire aupres de l'Eur
tipathie reciproque, KAYONDO n'execut
EUSINGA que lorsqu'il lui est impossi


p) Comme NTURO,KAYONDO
peenne que..par nece
pour donner satisfac
tarit6 qu'il est enc


ne se soumet aux
ssite ; cependant
tion car il sait
ore chef aujourd


malSifs comprenant


nt: recherche beaucoup
bomes les mieux congus


lea
et


ur pour lui au debut de no-
ne laissera echapper aucune
opeen. A cause de cette an-
e les ordres emanant de
ble de fare autrement.

ordres de l'autorite euro-
il fait tout son possible
que c'est grAce & cette au-
nui .


q) Les indigen
vere, cruel
Au debut de
pour n'avoi
cultures ; d
dans la dis


KAYONDO a
station de
dres sont


es racontent que, jadis, KAYONDO fut un chef trbs s6-
mnme.
1929, il fut puni s6verement (10 gnnisses d'amende)
r pas tenu la main energiquement & extension des
e ce cnef, il porte une grande part de responsabilitd
ette aui a svi .jusqu'en Mai au BUSANZA.


une grande autorite sur ses
severite est une des raisons
executes promptement.


sujets; son ancienne
pour lesquelles ses


rdpu-
or-


s) On retrouve chez KAYONDO le d6faut qui caracterise tout juge
indigkne: la partiality.
Moins franc que NTURO, il n'ose pas, au tribunal indigene, sou-
tenir une opinion opposee celle du mwami... A moins que son
propre inte6rt ne soit en jeu!


(suite


2).


question N0 14.
12.


-46


w





Reponse la question N 14.
Feuillet 13.


MANZI, chef du BUNYAMBIRIRI.
so ICIAwmII n No I Iw a*I -m


a) Mtutsi, de la famille des ABAKOBGA branche de
ABANYIGINYA).


b) Fils de SEGORE.
fPetit fils de NSHIZIRUNGU.

c) Completement illettre.


la famille des


d) De caractere timide et conciliant, MANZI fut longtemps consid6-
te come un cnef sans energie.
II semble aujourd'hui Ztre parvenu a l'imposer et donne entire
satisfaction.
MANZI nest pas tres intelligent, mais il est devou a 1'Eure-
peen (il sait que, sans la presence des Belges, il aurait trop
b souffrir de MUSINGA qui l'accablerait de corvees).


e) Ag6e
Mar
de E


de 32 ans
.-Polygame
es fre res)


environ.
: MANZI a trois
. 2 fils et une


femmes
fille.


don'tt deux sont les veuves


f) Le chef ITKHXRS SUYUNDO, ayant ete accuse d'Stre un "rivolt6B,
fut depossed4 et une parties de ses biens pass A SEGORE (biene
situes au BUNYAMBIRIRI, au BUSANZA, au BUTFUNDU et au BULIZA. A
la mort de SEGORE, ces 'iens passerent a son fils XMUNTASHONGOt,
4Cgd6 d en 1924 sans laisser d'enfant.
MUSINGA donna alors le BUNYAMBIRIRI NYIRNYINKINDI, second file
de SEGORE mais celui-ci, trop faible, ne parvint pas b se fare
obeir et, en 1928, Monsieur le Resident, d'accord avec le tili,
-icigna MANZI, troisieme fils de SEGORE, pour administer~ ~I'r
iRBAMBIRIRI -:
'^iS ..r .*' '* ..


g) Son investiture eut lieu en juillet 1928.

h) 11 fut propos e ce commandement par le De16gue de Nyanza;
me par Monsieur le Resident, d'accord avec MUSINGA.

i) MANZI est encore attache aux anciennes pratiques de magie.


nom-


MANZI
moins
II lai
re et


est
aux
sse
ne


plut8t favorable aux missions catholiques : il l'est
missions protestantes, sans toutefois leur ttre hostile
ses subordonn6s entierement libres de se faire instruil
leur suscite, F. cette occasion, aucune difficult.


k) MANZI etant l'ami de
sont plut8t froids; c
pouvoir important et
ment jalouse et criti
Aucune correspondence
traitees verbalement.


nombreux cnefs, ses
ommne tous les chefs
qui donnent satisfac
que par l'entourage
avec Nyanza ; toutes


rapports avec le mwami
qui detiennent quelque
tion, MAWIZI est vive-
de MUSINGA.
les questions sont


1) N~ant.
^*




- 28 -


MANZI (suite


Reponse b la question
Feuillet 14.


I).


a* m mewamw


Le BUNYAMBIRIRI
collins.


Population :
Contribuables


comprend


32.719


14 massifs,


lesquels


comprennent


habitants.


: 6.255.


Ricnesses
14 colline
862 totes


personnelles
s, avec 702
de b6tail.


de MMNZI :
contribuables.


Son train de vie est des plus simple.


Comme les autres
que lorsqu'il lu

M)tme attitude qu
l'autorite europ


cnefs,


MANZI


i est impossible

e les autres che


6enne


: soumission


ne se soumet


aux ordres


de faire autrement.

fs vis a vis des ordres


du mwami


de


resignee.


q) MANZI a
legeres,


encour
pour


-u quelcues pe
non execution


ines


d'amendes disciplinaires,


des ordres


re9us,


MANZI ne jouit pas d'un grand pr
toutefois, depuis quelques mois,
faire obeir plus facilement,


estige


aupres de ses administrds;


il parvient


B s'imposer


Pour ce qui concern


pas des autres


sa mission


de juge, MANZI ne se distingue


m)


14,


n)


104


o)


p)


r)


s)


mais


et &


so


chefs.











c'~ ~ Pi -____


Reponse


. la question NT


Feuillet


15.


LUTKUGU,


chef du RUKOMA.


Mtutsi,


de la famille


des ABEGA.


b) G6nealogie


c) Completement


MAKARA
I
GIINIRA.
I
ANGOGA.
I
BUGIRANDE.
I
RUGINA.
I
LUGABUKA.
I
MUKERANEGOMA.
I
LUGIRANGOGA.
I
SHYIRAMBERE.
I
GAKWAVU.
'I
LUKUNGU.


illettr4.


LUKUNGU
there in


n'est
dolent:


11 cherche


ment parce qu'il


e) Age de 40 ans en
Mari -Polygame :
d'enfanct.
D'une concubine,


f) LKUNGTU a repris
Dfepuis quelques
a la demand de


pas intelligent
aucune ferme t.


a donner satisfaction


trouve


vi ron.


ii


il


de plus,


c' est


son intirtt.


a deux femmes

a un fils.


le comnmandement
annies, deja, il
son pere, trop v


officielles,


du JUKOMA


g6ra
ieux


un itrogne; carac-

europeenne unique-


don't il n'a pas


en 1926.


it en fait cette province,
pour commander.


GAKWAVU a
ZABOGABO.
" rus de
fait mett


Comment
BOGABO?


vait


regu


Celui-ci
LWABUGIRI,


re


a mort


GAKWAVU


de MUSIN
tenait s
lequel
ce derni


etait-il


Au debut des hostilities,


GA et de NYIRA YUHI les biens
es biens de BINEGO, lequel le
les avai t voles s NTORGWA apr


er


entree


pour vol de betail.

en possession des


on avait confie


des biens d'un protestant allemand
arrivee, demanderent des comptes &


U~uement avoir rien reg
LU'ii avait dtourn's,
1 a KISSELYIC. C'est a
ceder & MBANZABOGABO,


u; on decouvi
et son indel


.lors


de vir
s avil
bs avoir


biens de MBANZA-
** *** :** *,-

a MBANZABOGABQ la garden


d'IREMERAJ; es Belges, llUr
MBANZABOGABO, qu l5 wt ol rXwg
,it dans sa hutte les ob4e-t
.icatesse lui valut d'btre ei-
--- ^ A .....**-: 'p *


GAKWAVU


pour esue.


dans son commandement et


dans ses biens.


- 29 s


a)


14.


d)


Que le mwani d6signa


Mi, i a Gw i. w qwer, e a w li dwi a me* oftm woqi 0 mD mm


a l'autorite


rl 1 Aft I ,.


- 4r




-30-
Reponse la question N 14.
Feuillet 16.


LUKUNGU (suite I).


g) LUKUINGU succeda h son pere en 1926.

g) La proposition emanait de MUSINGA et de GAKWAVU; elle fut approu-
v6e par la Residence.

i) LUKUNGU reste attacne aux anciennes pratiques de magie.


j) Mme attitude
aux missions


que MANZI
catholiques


a l'6gard des missions: plut8t favorable
, moins aux missions protestsntes,


Ses rapports avec
Aucun change de

Neant.


le mwami ne sont empreints d'aucune cordiality.
correspondances avec Nyanza.


m) LUKUNGU command le RUKOMA, region tr6s fertile et tr&s
mais caracterisee par l'absence de manrais, etde ce fai
posee que les autres regions du territoire aux dangers
Le RUKOMA compete 20 massifs, divis6s en 136 collins.
Population : 39.590 habitants.
Contribuables : 10 209 .


Tous les biens
nistre: 8 coil
En comparison


peupl4e,
t, plus ex-
de disette.


de LUKUNGTJ sont situ6s dans la province qu'il admi-
ines avec 723 contribuables; 459 tbtes de betail.
des autres chefs, LUKUNGU est un chef pauvre.


Lui aussi se soumet aux ordres du mwami... quand ii ne peut fire
autrement.


Quant a sa soumission aux ordres de l'autorite europeenne, mime
titute que MANZI.


a


q) S'est vu infliger
non execution ou

r) LUKUNGU ne jouit
Le RUKOMA compete
ment da mwami et
autori te.
LUKUNGU a la pass:
toujours difiant
temps, il donne dc


quelques amendes disciplinaires en
lenteur dans 1'execution des ordres


argent
regus .


que d'un prestige tres relatif.
uin grand nombre de sous-chefs dependant
Sur lesquels LUKUNGU n'a pour ainsi dire


pour


directe-
aucune


ion de l'ivrognerie et sa conduit est loin d'etre
e; surveille tres 6troitement depuis quelque
advantage satisfaction.


s) Mtme rubrique que pour les autres chefs; LUKUNGU
librement soupgonne de ne pas trancher les palabr
(Condamne pour detournement en 1932, LUKUNGU a 6t6
place par NTAGOZERA 1Se ) 2 C -W)
7- t


est plus particu-
es selon l'equit6,-
destitu6 et rem-

-


.1


t
t-1


I
I

I





Reponse


A la question No 14.


Feuillet 17.
M a* a me .m .o m d as t AV 4


KABERUKA, chef


du NDIZA.


de la famille des ABAHEIYI
sorci re NYIRANZANA).


don'tt


la fondatrice


est la c4-


b) Genealogie


SANGANO.


SERUSINGA.
I
RUNI GA .
I
GAMKANDI.
I
KABERUKA.


Note :-GAKWADI est 1'oncle de,
c) KBzXRU A saCt lire et crire; i
c) KABERUKA sa~it lire etecrire; i


Nyanza
nation.


LUVZANDWE ,
Ic^-^s^^^~- E~c


.1


en meme temps que MUSINGA,


a suivi les


puis


chef
-;e vp


du KINGOGO.


course de 1'dcole


il a continue


de


seul sa for-


Intelligent mais hesitant.
KAEBROE semble sincerement


d6vou6


europeenne.


e) Age


de 35 ans environ.


Marie-Jadis,


poly game,


avait deux femmes ;


trois fils et trois filles ; de


Aujourd'hui


second


mono ame ;


femme.


depuis


S


la second,
on baptime,


de la premiere,
un fils et une
KABERUKA a r6pu


d


il eut
fille.-
.e sa


) RUNIGA, aleul
du roi quelque
SAKWANDI, d'ab
NSHOZAMIHIGO,
(lrigisseur en
son maltre, vi


de KABEHHIA,
.s collins a
rord suivant


4tait "suiv
.u NDIZA.
de LWABUGIRI


frere de MUSINGA,
quelque sorte);


nt faire


de son pere au NDIZA.


Lte NDIZA
WAWDI, qq
obtint,
En 1928,
dement er


etait, a
ui 3 tait t
en 1915, 1
GAKWARDI,
n faveur d


don't ii


tombs


ant"


de LWABUGIRI ;


fit ensuite


revint


en disgr&c


la cour i MUSINGA


cette poque,
aarvenu a se f


e


divise


ai


comrnandemen t


assez mal
e son-fils.


re aimer
du NDIZA


en cour, pref


la


1' "umut
e, il f


et... reprit


entire plusieurs


par MUSINGA
tout enter,
era abdiquer


il regut


court &
wale w'intebdl
ut chass6 par
les collins


chefs; GAK-
et NYIRA-"YUH4I

son comman-


g) Date de
Succbde


1'investiture


son pere


encore


: 28 ao0t 1928.


en vie ;


h)


MUSINGA
BpR KA
par la


i) KABERUKA
anciennes

j ) Nettement


pour le co
Residence.


et GAKWA


mmandemen t


s'est fait baptiser


croyaces

favo rabl e


NDI proposerent,
du NDIZA; leur p


de sorcellerie

aux missions


SKABGAYE


de


common


?roposi tion


en 1929. II


accord
fut ag


a renonc6


catholiques.


-51-


a)


mhutu,
1bbre


d)


f,


,..
..*
.

r:.
.ux

i
*-*'. *:',
; ;
"- '"


4


aM ,Ks11a1Im


g


. 1'autorite


%I





Reponse A la question N0 14.
Feuillet 18.
* an qmob- ago,= -* W -ft -was M m dw no"Imono" ""


KABERUKA (suite I).


KABERUKA craint MUSINGA; il est tr's rmal en c
suite des introgues de YAMUIE et MUNYANrGEYO,
vrerent pour devenir chefs du KYINGOGO et du
evinces par KABK IRA.
Aucun change de correspondances avec Nyanza.


our a Nyan
ambi ti eux
NDIZA et q


za,
qui
ui


a la
manoeu-
furent


1) N6ant.


Le NDIZA est compose de 11 massifs, divis6s en 80 collins.
Population : 24.293 habitants.
Contribuables : 5.952.

Province tres montagneuse, fertile; les pluies y sont r6gulieres
et les recoltes abondantes.
Population vigoureuse, simple, confiante et couraCeuse.

KABERUKA possede au NDIZA :
73 collins, avec 4.951 contribuables.
3,915 t*tes de betail.


Son train de vie est
En consideration de
sinon meprise, par 1


tres simple.
son origin modest,
es Watutsi.


KABERUKA est m6sestimm,


M8mes rubriques que pour les deux chefs qui precedent.


q) KABERUKA n'
genisses d'
prestations


a pp.s encore
amended pour s
coutumieres


ete puni. (Son pbre se
es exactions, ses abus
aux Bahutu).


vit infliger 10
dans 1'exigence


r) KABERUKA est bon
la presence du vi
maussade et aigri
tiative A son fil
geant I'obeissanc


pour ses sujets et il en est aimed Malheureusement
eux GAKWANDI nuit a son autorit ; ce vieillard
se risigne malaisement h abandonner toute ini-
s et celui-ci veut manager son pbre tout en exi-
e des indigenes a ses ordres personnels..


s) Mlme rubrique que pour les autres chefs.




-533-


Reponse la I
Feuillet


question No 14,
19.


LUJDAHIGWA, chef du MARANGARA.


a) Mtutsi, de la famille des ABANYIGINYA.

b) Pils du mwami MUSINGA.


c) Lettre; lit et ecrit
gais, le parole et 1'
LUDAHIGWA a suivi le


parfaitement le Ki
ecrit plus difficil
cycle complete des


swahili;
ement.
course de


comprend


Se Fran-


1'6cole de Nyanza.


d) Trbs intelligent, mais manque absolu&nent de caractere; fourbe et
dissimulateur.
LUDAHIGWA a subi trop longtemps l'influence pernicieuse de la cour;
il dissimuile habilement ses vrais sentiments b l1'gard des Europ6-
ens; tout en aimant et en recherchant ce qui vient d'eux, il rested
profondement attache aux vieilles traditions et a cette conception
du pouvoir qui donne, a ceux qui detiennent l'autorit tous les
droits vis a vis de leurs administr6s, sans leur imposer aucun de-
voir ni aucune responsabilite.

e) Celibataire, ne en 1911.


f) Le MARANGARA etait la
il avait, pour g4rer
BAHIZI ("mtwale w'int
tendant, vint faire 1


province de NSHOZAMIHIGO, frbre de MUSINGA;
ses biens dans cette region, un certain LWASA-
ebe" ); celui-ci, demise de ses functions d'in-
a cour MUSINGA.


1916
A la mort de NSHOZAMIHIGO, le MARANGARA passe a NYIRIMBILIMA, mais
celui-ci, deteste par le mwami et relevant t4es souvent, sur son or-
dre, des coups de fouet, dut s'enfuir en territoire anglailsi ,7)

C'est alors que 1'ex-intendant LWASABAHIZI demand et obtint de
MUSINGA le commandement du MARANGARA; a sa mortseon fils MUGIMAN-
GANGO lui succ6da. er14)

MUGEMANGANGO n'eut jamais aucune autorite et, depuis de nombreuses
annees, le MARANGARA etait devenu un foyer d'anarchie: gette region
ne fournissait plus aucune corvee; l'imp8t 4tait paye par CE4i qui
le voulaient bien, etc,..C'est ce qui decida le Gouvernement h con-
fier administration du MARANGARA a un des fils du mwami.


g) Designed par
invest de
Aucun lien


M Monsieur le
ses nouvelles
de parents ne


Gouverneur le
functions le
Sl'attachait


3
7
a,


juillet 1929, LUDAHIGWA
du mrme mois.
son predecesseur.


h) Propose a ce qommandement par le Del4gue de Nyanza, agr6e par
eur le Resident et nomme par ordre de Monsieur le Gouverneur.


Bien que s'interessant vivement a toutes les manifestations de
civilisation, LUDAHIGWA reste cependant attache, profondement,
son insu peut-Stre ou tout au moins & son corps defendant, aux
ciennes pratiques de magie et de sorcellerie.


Monsi-


not re

an-


fut




- 34 -


LUDAHIGWA (suite


Reponse b la question No 14.
Feuillet 20.


I).


Tout en feignant l'indiff'rence a l'1gard des missions, il
pas temdraire d'affirmer que LUDAHIGWA leur est settlement,
que sournoisement, hostile.


k) MUSINGA
soumet

1) Neant.


a garden
A toutes


tout son ascendant
les volontes de son


nest
encore


sur son fils et celui-ci se
pere.


3(Pour faire cesser l'anarchie et la disorganisation
(au MARANGARA, il fut d6cid; que toutes les colline
tail de cette region deviendraient la propriety du
Or le MARANGARA comporte 19 massifs, divises en 94
population est de 32.886 habitants et 1Ce nombre de
est de 7.475.
LUDAHIGWA poss&de 10.040 t'tes de betail.


II veut mener grand train de vie;
ne dissipe pas, comme ce dernier,
nables.


qui rbgnaient
s et tout le be4-
fils du mwami.
collins. Sa
contribuables


solliciteur come son pere, ii
sa fortune en depenses deraison-


o) LUDAHIGWA se soumet docilement aux ordres et aux desirs de son pbrea

p) Avant d'executer un ordre lui donned par administration europee'ne,
LUDAHIGWA consulate son pere.
Dans les cas oi l'ordre emanant de 1'Administration va a l'encontre
des conceptions surannees et de la politique du mwami, LUDAHIGWA
feint de s'y soumettre mais, en derniere analyse, c'est ) l'avie
de son pere qu'il suivra et c'est la volonte du mwami qu'il ex6cu-
tera.
hemarques-Ces notes sont cites le 11 octobre 1929, au moment ot
LUDAHIGWA vient d'etre mis en deneure, par Monsieur le R&sident,
d'occuper inmmediatement le boma qui a ete construit pour lui sur
la colline KARAMA, au ddbut du mois de juillet, et que LUDAHIGWA
a refuse d'habiter jusqu'ici pour ne pas contrevenir h la volont6
de son p4re, instigue lui-mrme par les sorciers.
Cette remarque, ayant trait a des evenements tout recent, etait
utile pour la bonne comprehension des notes qui precedent,

q) Jusqu'k present, aucun abus n'est reprocher au jeune chef.

r) La maniere don't LUDAHIGWA exerce son autorite sur ses sujets n'a
donned lieu, jusqu'ici, a aucune plainte.
Sans l'influence nefaste de son pare, LUDAHIGTA serait un bon chef.
Lors de son arrivee au MARANGARA, le jeune chef etait aim6 et res-
pect6 par ses sujets' Il les a froisses gravement, tout d'abord en





Reponse h la
Feuillet


question No 14.
21.


LUDAHIGWA (suite 2)
a m m w m m mmm -e- wA w a


refusant d'entrer dans le boma qu'
puis en envoyant Nyanza le betai
cadeau en temoignage de soumission

s) 11 serait premature d'emettre un a
LUDAHIGWA comprend sa mission de j


ils lui avaient construct,
1 don't ils lui avaient fait.
Indabukirano").

.vis sur la manibre don't
uge.


- 35 -





Reponse
Feui


h la question No
llet 22.


LWIDEGEMBYA.


Remarque pr"liminaire:


dans toutes


mention


ici.


les regions


- LWIDEGEMBYA
mais 't'omme


n'est


pas


il command


du territoire, il sembl


un chef de province
ie des collins 6parses
.e indique d'en faire


a) Mtutsi,


de la famille


des ABEGA.


b) G6n6alogie


I


LWIDEGEMBYA.
risW frMttsLYlawmemmen a


c) Completement


illettre.


Ruse, intrigant e
C'est aujourd'hui
ment 4moussees, m
par lui-mme tous
Tres hostile a 1'
favor de MUSINGA


anirne actuellement


t procedurier.
un vieillard don't
ais qui, neanmoins,


ses biens.
autorit6 eu
(son premi


de bones


rop6enne


er


minist


les facultes


pretend


sont eonsiderable-


encore


administer


au temps ou il etait
re en quelque sorte),


dispositions


Snotre 6gard.


le grand
il est


e) Ag6 de 68 ans
Polygame- tro i s


(sa


tante NYIRA-YUHI


f em mes


officielles,


est son ainee de deux mois) MariE
don't il eut 4 fils et 5 filles.


f) LWAKAGARAa pousa la fille du roi GAHINDIRO.
-uand lui-meme maria sa fille KANYOGERA (actuellement NYIIMAUR a-
roi LWtABUIt'1, il etait extrtmement rice ; la presque to taili't6dW"
BTenis que les ABEGA possedent actucllement, c'est iui qui iesa
^SSS:We^.. ** *


KYIGENZA ne repu
lui donna la reg
-- I -- 1- M ~-r r ^--~~'~^ .. ,. .


It
;io


qu'une parties
n du BWISHAZA,


des biens de son pore mais LWABUGIRI
en territoire de LUBENG.'RA..-''


Quand LWIDEGEMBYA succeda a son
lines de LWABUGIRI ; plus tard,


a accaparer a
(biens situds


son profit


les bi


dans le KYNYAGA


pere, il regut encore d'autres col-
sous le regne de MUSINGA, il parvint
ens de LWABILINDA, oncle du mwami


et le BVFUNDU.


En territoire de
sees dans toutes


Nyanza,


LWIDEGEMBYA


les provinces.


command


des collins


disper-


g) LWIDEGEMBYA


Ces evenements


certitude


qui


a succede


son pere


sont trop anciens
a nommn LWIDEGEMBYA


au debut du rigne

pour qu'on puisse


de LWABUGIRI.


determiner


i) LWIDEGEBYA reste tr6s attache aux anciennes
de sorcellerie.


pratiques


de magie et


14.


d)


I
m I IRA-YII,
'^p^-------IB---I UYhtLf


avec


MAVBaA12A





Reponse h la
Feuillet


question N 14.
23.


-o o m m m am e .0- I m w m -o -o m m


(suite


I).


j) Sourdement hostile
soin de cacher son


II est
que le


aux missions de tout culte
hostility.


tres ddvoue a MUSINGA
awami le depossdderait


et NYIRA YUHI ...
tres volontiers


1) N6ant.


le territoire de Nyanza, LWIDEGEMBYA
contribuables) et poss0de 978 tetes


n) S'il pouvait comm-rander
ses biens, LWIDEGELBYA
de tout le Ruanda ; mais
TARAKA administration
nistration de ses biens


command
de "btail.


lui-rnme toutes ses c
serait certainement l
il a bien dG abandon
du KINYAGA et a son
bitues en territoire


12 collins


ollines et gerer tous
e chef le plus riche
ner b son fils LWAGA-
fils NDAKEBUKA 1'tad8i-
de Lubengere.


Son train de vie est encore assez
LWIDEGEMBYA est un vieillrd, mais
grande vie.


imlpo rtant
qui aime


a 1'heure
encore le


actuelle ;
luxe et la


11
orn


ne se soumet aux ordres du mwami que dans la strict measure
il ne peut pas s'y derober.


p) Mj.me attitude que celle des autres chefs, faite de soumission
resignee.

q ) ~ant.


Jadis trb
d'un pres
la cause;
respected,
nuent a v


s pu
tige
il
ven
oir


issant, LWIDEGEMBYA ne jouit plus aujourd'hui que
tres relatif sur ses suj ets; son grand &ge en est
n'a plus guere d'autorit ; toutefois, il est encore
6r6 mrme par ses anciens suivants, lesquels conti-
en lui le chef tout puissant d'autrefois.


s)Sous le rapport de 1'equite, il ne se distingue pas des autres
chefs.


- 37 -


LWIDEGEMBYA


Dans
(980


,LWIDEGEMBYA a


..ce qui n'emppche
*





e la question NA 14.


Feuillet


24.


Remarque


Resident,
Nyanza,


4preliminaire :-

ce cnef rbre


s'il est parl4 ici de LWISAMBA,
que, depuis le 24-5-2w, par dec


les biens de LWAMPUNGU


situe s


en


c'est pbadr
:tsion de M,
i territoire


Mhutu,
un cer
qu' il


de la famille
tain RUTSOBE,
fut le fils de


des ABATSOBE


Iequel aN
HIHBANGA,


ai t 4p
28eme


(cette


0


famille


fut fondee


use une femme Mhutu,
roi avant MUSINGA.)


bi


par
en


b) Genealogie


KANYAMUIUNGU.
LUANGIRAS-- YAMBA.
LUKANGIRASHYAIABA.


I
RWAMWA.

LWIGAMBA.


KASHAMLA .

LWAMPUNGU.


LWIGAMBA


est cousin


de LWAMPUN GU.


c) Lettr6 ; i


a suivi


les course


de 1'4cole


de ~Tya~za.


Chef indolent


mai s


so uni s


S1'autorit6


europeenne.


e) AL4 de 20 ans -ari- noae .
-.-S~lt-"U- kfUr; ^fW I~Ct^-.;- :*-* m^.,**


KANYAMUHUNGU fut success
NYIRA YUHI) et de LWOGERA
De LWABUGIRI, il re^ut le
derni*r, ayant et r is a
"umugome" revoltte.
De NYIRA YUHI, il parvint


autre s


son fils
du vivant
Ie BUBERUK


NYIRA YUHI, il requt d'autres
ces lib ralites etait la repu


come "ubwiru"
"umupfumu" (de
querir sur le
le firent depo


(conservateur
vin); en 1924,


vem' e n t


le suivrnt


(pere de
s biens du


de LWAKAGARA


LWABUGIRI).
chef KARAMIRA


mort parce que soupaonne


a obteni


r


LUKANGIRA


(pere


de


(au BUMBOGO),
d'etre un


le MIRETGE au KISAKA; tous ce
,SHYAMBA; le fils de celui-ci,


Sde son pere,
A au MULERA


collins e


cer


tains


ce


s


biens- de LWABUGI-


plus tard, de MUSINGA
t du betail; la raison


station que KASHAMULA
des traditions) et st


S'ascendant


mwami et I'influence


rter


Store son successeur
LWIGAMBA, cousin ge


a Kit6


et le
remain


que ce dernier


nefaste


ga; son fils LWAMP'
chef de la family
de LWAMPUNGU, 4tai


possedai t


sut se faire
urtout come


qu'il etait parvent


et
de


ac-


qu'il exercait sur lui
UNGU fut designed pour
e, en meme temps quo


t


designed


dans le territoire


pour gerer


de Nyanza,


Comme i
family le
signed e
de la c


1 vient d'etre


possede
n 1924 ;


dit, c'est


dans le territoir


pour administer les biens que sa
,e de Nyanza que LWIGAMBA fut dd-


de l, le nom qui lui est souvent


hefferie LW7AMPUNGU.


donned:


LWIGAMBA.


C.
c1e
le:i
de
Si


4,


d)


biens pass'rent C.
KASHAMULA, rseut,


RI entiree


les biens


LWIGAMBA,


RTponse


TD,





Reponse


A la question No 14


feuillet


LWI GAMBA


11 fut design
L. ,


LWIGAMBA


par


.I, le Resident.


est catholique.


Et par


cons quent


tres favorable


aux missions


catnoliques.


Ses rapports
pondance.


cavec le mwami sont amicaux.


Aucun change


de corres-


1) N ant.


La "cheffer


e) LW yansBa,

n) LWIGAMBA
tmEEWTQU


i e LWAMPUTGU"
avec 1517 con


comprend


13 collins


tri Lua es .


les 13 collins
poss'de 2244 tSt


qui constituent
es de betail.


dans le territoire


la chefferie


o) LWIGAMBA


par c
froid
tace


ontre,


se souret


ilr'5


avec le chef
de biens .


facilement aux ordres


de l'autorit4


pes inutile e r -ientionner


de sa famille,


LVWAMPULTTGU,


indigene -


ici qu'il est


par


suite d'un


en
par-


p) LWIGAMBA
europeenrn


est a.al ement


docile


aux crdree


emanant


de 1'autorit.


Aucun abuse n'est ? lui rcprocher.


r) LWIGAMBA


leur 6gard;


est boni


son r


pour ses suj ets,
*restigc sur les


mais msan que un
indig:nes n'est


peu


de fermet6


pas tres grand.


Sous ce rapport
pas sensiblement


(faqon


de rendIre


des l. tre s


la justice),


LWI GAMBA


re differe


- 39-


(sui te
% U


25.


4w so*


;sye


chefs.




- 40


R4pons e


LWABUTOGO .


h la question


Feuillet 26.


V'


Remarau e


oreliminairc :-


La mention du
brique est ju
c oTm-a n d em en t.


chef LWABUTOGO


stifi6e


sous cette ru-


par l'importance


de son


Mtutsi,


de ln famille


des ABEGA.


b) Genealogie


I
NYATTABANA.


KABARE


LWAKAGARA.
I


I
'-YIRASYURI


I
LWABUTOGO .


c) Lettr ;


LWABUTOGO


il fut le meilleur
Tres intelligent e
europeenne.

d) Chef bon et just,
I *


N6


en 1910.


Srequ
6lve.


sa fo ration


t trEs bien dispose


perfois


un peu


. 1' cole

a 1'egard


de Nyanza,


don't


de l'autorit6


hesitant.


Marie-Monogame ; a

f) NY AMUSH A 6tait
guerre contre les
lui succeda mais


par
des


son
ABEG


deux


fils et une fille.


chef de la famille des ABEGA;
BANYABUNGQ (Congo Beige); son
il fut tu6 (avec l'autorisation


oncle KABARE,
A et le devint


lequel


aspirait a devenir


effectivement


par le meur


il- p6rit dans une
fils S EKARAWTR


du roi


IA-BUGI TI


chef de la famille
tre de son neveu.


KABARE mourut
grand nombre


en 191e et
de suivants


fut remplace
de KABARE pa


S


par son fils NYANTABANA;
serent h MUSINGA.


En 1924, NYANTABANA mourut,
frere LWABUTOGO.


phtysique,


et fut replace


Les biens de LWABUTOGO


command


sont disperses


sont situes


au BTUGANZA ;


dans tout le territoir


les collins
7e de Nyanza.


Note :-C'est KABARE, pere de LW
duisit na fameuse intrigue
CHU, au course de laquelle


seur


de LWABUGIRI


ABUTOGO,


qui,


avec RUTISHERE


qui aboutit V la guerre de
fut ttue RUTALIWWA-MIBtaBG~ ,


et frere du mwami actuel.


.KA, con-
HO:CHW-
8UCogot


LWABUTOGO


succeda a


au dibu t


de 1925.


II fut nomme


par M. le Resident.


LWABUTOGO


est baptism


et


magie et de sorcellerie.


ne croit plus aux anciennes


pratiques


14.


un


par


son-


qu' il


de


--


--- -


~---- ~ I-


-e


1


-









LWABUTOGO


Reponse la question
Feuillet 27.


.. m m m -II .m ow At I dam qm 1mmdm 0mmmbm


(suite


I).


Lwabutogo


Respe c tueux


Aucune


est trbs favorable


et deferent


correspondence


envers


aux missions


IMUSINGA T..


n'est 6changee.


catholiques.


qui le ddteste.


1) Neant.


Dans le


terri toi re


2.665 contribuables


Comm
Son


e biens personnel
train de vie est


Soumis au
dant de s
le mwamni.


x ordres de
e soustraire


de Nyanza, il command 56 collins,
et 4.925 t~tes de b6tail.


avec


.s, il possede 6 collins au BUGANSA.
mo de s te.


I'autorit4


le plus possible


mais t&chant


aux corvees


impose


Tres soumis


aux ordres


de l'autorit4 europdenne.


q) Aucun


r)


abus a signaler.


Grand souci de justice
tres aimed : il manque
ordres .


e vis & vis de ses subordonnes,dont i
un peu de fermete pour fire ex6cuter


LWABUTOG
pour sa
6quitd.


0 tranche
droiture,


sous ce rapport


il remplit


sur tous les a


sa mission


de juge


Lutres cners; connu
avec une grande


-41-


Ne 14.


j )

k)


m)


n)


o)


p)


cepen-
es par


s)


i est
88s8


indigene...


__- A. -_


e m e e s e e m n w o ee m e m e m m s em m e m e en m e m e e m m e m me m e m e m e m n w o400,e MAWm e




- 42 -


RESIDCuNCE DU RUANDA
TERRITOIRE DE NYANZA .


Reponse a la question No 15.
mas


Upa8 en 19.7, I. e tetrpire de N aiti divise en 8 p-
vinces indigenes, commander par des chefs de proYinces: toutefi-s, anl
'Ci*Tf ete dit `u-th u, (repa. a la cuest. Ni10), l'autorit6 de
ces chefs de provinces sur les collins cui relevaient coutumibrement
d'autres chefs etait llritee a la perception de l'impot et, de manibre
general, a tout ce qui interesse directement les services du gouverne-
ment (travailleurs et porteurs).


En 1927, trois n JVylles ,'chefferies"
BIA, LWAMPMU-f Tet iMSuOGO La reason dtr~ e
que les trois chefs en question possedaient des
ferentes provinces du territoire.
Mais experience cut tot fait de mon
v6nients qui, au point de vue administratif, de
velle organisation.


furent creees ; LWIDEGKM-
de cette innovation? .C'Oe
collins dans les dif-


trer les
coulaient


En effet, chacun de ces trois grands chefs
bien en dehors du territoire de Nyanza, est represent
re par un chef qui administre leur chefferie en meme
leurs biens La t&che de ces "intendacnts" tst rendue
difficile puisque les collides qui component ces troi
dis egeies dens tout le-'erritoire de Nyrnza; il leur
mmsetrieiement, de les visitor toutes regulierement ;


chefs places h la tete
vince, chappent a tou
torite europeenne ct c
des collins voisines,


de ces col
t contr8le,
onsti tuent
jaloux de


.lines,


ne relevant


t aucune
examples
cipation.


ne donnen
de mauvais
cette 6man


p
s
t^>


nombreux
de cette


incon-
nou-


possedant d'autres
e dans ce territoi-
temps qu'il gBre
particulierement
s cheff.erl egnt
est impossible,
aussi, les sous-
as du chef de pro-
atisfaction h l'au-
pour les sous-chefs


Conclusion: Il serait sothaitable de reveir A la situation I
ant6rieure a 1927, c'est--dir e de laisser commander toutes les collines
d'une province par le chef de province, tout au moins pour ce qui con-
come, selon I'expressicn indigene, le "travail du Gouvernement".
t










i .
..






.T
r111'


p
S




- 4 -


RESIDENCE DU RUA~BDA.
TEPRRI TO I P? DU RUATDA
go 0. me I= I a- m I II


(?)


Reponse e la question NO 16.
~ ~ ~ ~~~ e rr II I r I I r r rmono


Les brands chefs du territoire relevent tous directement
de musinga.


diaux ;
dans 1


Leurs
la raison
histoire


rapports
de cette
politique


ave c
fro
de


Ie
ide
ces


Sultan ne
ur presque
dernieres


sont rien moins que cor-
generale? Nous la trouvons
annees.


tri ue
grands
par Ny
nouvea
dire,
puissa


Avant notre occupation,
etaient les seules manifes


a 1
tatii


spo
ons


chefs 9taient const marent sollicit
ira-Yuhi, d'abandonner l'umt ou l'au
u favor ; solicitationsn" d'un Cen
qui equivalaient des ordres et au
nt qu'il fut, n'eQt ose se derober.


que ou le favoritisme et l'in-
de la politique du mwami, les
;s, tantot par Musinga, tant~t
tre colline au profit d'un
re tout special, il va .sans.
xquclles aucun chef, si


on
re
min


fit
et
ist


d
r


guere s
lui qui
lines d
chef de
plus en
fouriir
qui lui

un chef
ment de


Depuis notre occupation, retirement complete sur le point;
comprendre a. usinga que ce rnorcellement I'infini du territoi
e 1'autorit6 ne pouvait que nuire, non seulement a la bonne ad-
ation du pays- consideration h laquelle le mwami ne pouvait
'arrSter- mais aussi a sa situation personnelle: en effet, ce-
recevait ainsi de Lusinga ou de se mnre une ou plusieurs col-
evenait pratiquement independant puisqu'il n e relevant pas du
province: d'autre part, la situation de ce dernier devenait de
plus pr'caire car les prestations et les corvees qu'il devait
restaient les mtmes, nonotstant la diminution de patrimoine
6tait imposee.
11 fut done decide que, chaque fois qu'il voudrait favoriser
ou un courtiscn, Lusinga ne pourrait le fire que de l'assenti
M. le Resident.


IIu
un contr8le
mais cette f
torite europ
pr6texte h 1
nistration.
d'hui le mwa-
les courtisa
trigues Voi
ports des gr


.singa et sa mere tentErent 6vidnement de se soustraire &
aussi gnant et de continue leur politique de liberalitdsa
ois, les chefs de provinces, se sentant soutenus par l'au-
eenne, resisterent aux caprices du mwami, donnant come
eurs refus la crainte de contrevenir a un ordre de l'admi-
C'est la l'origine de cette colere sourde qui anime aujour-
mi A l'egard des chefs de provinces et de cette haine que
ns ont d'ailleurs grand soin d'exciter par de savantes in-
l. l'explication de cette froideur qui caracterise les rap-
S A .. h ..... h I .-.


i1eel 3


avec t,


-


-


c.'. sIU c


la cour de Nyanza.


AM ,ram-- ft 4.- 4




- 44 -


RESIDE qCE DU RUANDA.
TERPRIIOIRE D" YAN'ZA.


L'influerce que Musinga e
nue de jour en jour; ceux-ci critic
mwami, sa partiality et, surtout, s
se rendent parfaiteaent conpte que
sorciers d'orig-ine mediocre qui dic


REponse b. la question no 17.


xercc sur les grands chefs dimi-
uent ouvertement la vie privee dau
on manque de clairvoyance car ils
ce sont les flatteurs et quelques.
tent au mwami toutes ses decisions


Ils continent cependant a respecter Musinga, ou plus
exactement, a "vn4rer" en lui l'incarnation du pouvoir supreme, ja-
dis tout puissant, divin en quelque sorte; chez certain m-me, per-
ticulierement chez les vieux chefs qui garden le souvenir desnaineez
anterieures notre occupation, A ce respect se m~1e une sorte de
crainte superstitieuse: "Si les "abapfumu" (devins) dissent vrai...
si les Blanco vont bient8t quitter le pays... si le mwami redevient
tout puissant come jadis... qu'adviendra-t-il de nous?"


Pour ce qui concern la
VISA VIS DU MWAMI, elle n'est pas
h-1'heure actuelle, en ce sens qu'
une politique de contre-poids En
le pouvaient impuniient, se :;ontre
capricicux que le r:7ami dane leurs
tant d'arbitraire dans leur ad:ini


nus par
ils n)
ropeenn
sont pa


la crainte de
se fcnt pas il
e, trouvant 1a
rti c ul i reen t


voi
lust'
une
mal


r 1
on,
ex
en


curs mr
s' emp
cellen
court.


DEPTMEDACE DES GROUPMEWTS INDIG ri
sans presenter quelques AVAGTAWI
elle etablit une sorte d'equilibre,
effect, les grinds chefs qui, s'ils
raiE.nt pour la plupart tout aussi
decisions et feraient preuve d'au-
stration, sont plus ou moins rete-
ianoeuvres denoncees t. Musinga,qui,
ressersit d'avertir l.autorite eu-
te occasion de nuire a ceux qui


Cette dependance offrait de grands INCONVENITS au debut
de notre occupation puisqu'elle couvrait des abus flagrants et des
exactions sans nombre de la part du mwami.
Aujourd'hui, ces inconvenients ont presque totalement dis-
paru grAce au contrl^e exerce par l'autorite europeenne et au presti-
ge don't jouit encore le mwami, prestige Lien infime sans doute maie
qui suffit encore h assurer une cohesion suffisante entire les diff6--
rents groupements indigenes du territoire.




- 45


RESIDENCE DU RUA7TDA.


T2RR ro ?Jn~


terri tire


DE NYANZA.


D'apres


Reponse


un recent em en t


se rcpartit


de 1. faqgon


datant
%"C LO~t~ L


a la question N


de 1928, la population


suivcn te


Hormmes !
----------.----.


F emxre s


! Gargons


Filles


- -J ------- --------------J4


! Inaptes


Total


-4-- .J -----------


VWatutsi
Wahutu t u
Vial~ it~ tu


: 8.500!

: 51.829


7.602 7-.945


54.875


! 7.316 !


! 45 .599


589 31.952


! 3622 1199.322.


un total de 31.952
pour 199 .322


'Watutsi
Wahutu.


diff re
RUKOMA,


Toutefois, la proportion
- ct rmme sensiLlement- de
les Wahutu sont presque 10


si : dans le NDIZA,


proportion


pres


numi:1rrique
province
Tois plus


de 18 fois ; dans le
u est de 1 5. 3; dan


entire les deux classes


a province;
nomureux q
BUSANZA au


s le MAYAGA,


u


C


ainsi dans le
.e les Watut-


ontraire, la
de 1 h 4,5.


,2


18 .


du


Soit


~ ~ ~ L I I I (I) I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I 1. I I I I I, I I I I I I r cc I I I I I I I I r. I. I- I r r I rr rr r.rr I II I r ~


'a tu ts i- '7ahut .




- 4 -


RESIDENCE DU ICANIDA .
TERRITOI RE DE NYANZA.


Reponse h la question No 19.


L'influence des
d'ordre politique,sans do
tions d'ordre economique


chefs Watutsi
te, mais prin
propriety du


repose
cipaleme
sol et


sur des considerations
nt sur des considdra-
du betail.


Si 6ventuellement ceux qui d4tiennent 1'autorit. gr&ce
leurs richesses devaient, pour une raison quelconque,Ztre remplaces
par d'autres ne pose6dant pas cet avantage,ceux-ci ne jouiraient
d'aucune consideration, d'aucun prestige et ne parviendraient que
tres difficilement a se faire obeir.
C'est si vrai qu'on a vu plusieurs fois des 61ves de 1'-
cole de Nyanza ou des secreteires indigenes refuser le commandement
qu'on leur orfrait ou le resilier peu de temps apres 1'avoir accept',
pour cette seule reason que leurs resources trop modestes ne leur
permettaient pas de vivre dicemment et d'assumer les charges inheren-
tes ~ leur foncti6n.


Pou
d'Ztre expose
remunerer les
s'acquittent


r parer, le cas ech6ant, a,
e, il semble que la meilleu
cheft selon leurs mxrites
de lurs functions.


1a
re
-et


difficult qui vient
solution consisterait
selon ia maniere don't


ils


I




- 47 -


RES IDETNCE


DU RUA?-DA.


TLRRITOIFr DE _TYANZA .


R6ponse


-. la question


No 20.


difficulties
chef n'exic


La furniture


des prestations


coutu


par les Fahutu aussi Icngtemps
pas plus que ce qu'il lui est


de la loi et de la doutume.


minres esr accepted son
que le chef ou le sous-


permi s


d 'exiger


en vertu


- ow dw am ow aw 4w m


- IZ>


e




- 48 -


RESIDENCE DU RUADA t
TERRITOIRE DE NYANZA.. Reponse & la question n 21.



A & B ORGANISATION DE LA FAMILLE; MARRIAGE ET POLYGAMIE.



En ce qui concern 1'ORGANISATION DE LA FAM31LB. JE MARAG3
ET SES CERONIES, il n'y a aucune coutume special signaler dans
le territoire de& Nyanza; ces deux sujets ont e4t longuement traits
dans les rapports annuels de 1925 ct 1926.

En ce qui concern la POLYGAIE, elle est el regle gen6rale
chez les Watutsi ; toutefois, il convient de remarquer que le nombre
de femmes d'un Mtutsi, neme tres riche, est rarement superieur h qua-
tre; la plupart des grands chefs et des notables ont deux ou trois
femmes qu'ils installment dans des toma assez eloign4s les uns des au-
tres, 16 oh ils possEdent du b6tail ou des collins, de fagon 5 &tre
toujours chezz eux" lorsqu'ils se deplacent pour visiter leurs admi-
nistres ou leurs troupeaux. Presque toujours, la femme favorite habi-
te le boma dans sequel le chef reside habituellement.
parnm les Watutsi qui ne possedent qu'une seule colline, de
m^me que parmi ceux de la nouvelle gcndration, la plupart sont mono-
games. Chez la femine Itutsi, on remarque Il'heure actuelle une r6-
pugnance tres marquee pour la polygamie: il arrive frequemment que
la premiere femme quite le toit conjugal des qu'elle apprend que son
mari a pris une second femme.

Chez les Wahutu, la polygamnie present le mbme caractere
que chez les Watutsi, en d'autres termes, elle existe en function de
1'importance de la propriety: presque inconnue dans les provinces du
Nduga, du Marangara, du Mayaga, du Busanza et du Kabagali, Ik ou les
Wahutu ne disposent pas de cultures suffisamment 4tendues pour pou-
voir entretenir (et surtout employer) plusieurs femmes,.elle est, par
contre, 'assez repandue au Ndiza et au Bunyambiriri 1h oh les Wahutu
disposent d'6tendues beaucoup plus considerable, dans des regions
fertile et favorisdes au point de vue du regime des pluies : toute-
fois, ces femmes habiteront toutes dans des boma distinct et cnacune
d'elles devra cultiver, pour le compete du mattre, un certain nombre
de champs.

Ces quelques notes font ressortir le caractere ECONOMI0.T
de institution de la polygamie dans le territoire.


- 4" w m 4




- 49 -


RESIDEITCE DU RUA2TDA.
TERRI TO IRE DE 7YA ZA.


Reponse ; la question No 21.


C. LA DOT.
IM. oft a


les Watutsi ric
parents de la j


Actuellcment,
& l'un de ses
inkwano" ; cet


Quelqu
-(litteralement:
riage s'accompli
choisit une des
chez le pere de
son oncle ou de
pere renvoie les
ne lui plait et
La mar
che, une genisse
cle ou au frere
de donner un tau
11 serm
femme constitute


Le

s
d
si


hes donnaient jusqu'o six, voire mime
eune fille que leur fils desirait


quand un Mtutsi desire etablir un de
amis don't la jeune fille est nubile,
envoi constitute, en some, la demand


temps apre
faire vite)
se le plus
eux vaclhes
on future ge


ses file,
une vache
en maria-


s, il envoie une second vache: "gutebutsi
-pour signifier qu'il desire que ce ma-
tSt possible. Le pere de la jeune fille
et l'envoie, en meme temps que sa fille,
ndre; la jeune fille est accompagne de


son frere et d'une femme, membre de
deux vaches reques, cela signifie
qu'il se reserve le droit d'en choi
aiage accompli, le pCre du maria donn
a la femme qui a accompagne sa bru
est-il de condition plus modest,
rillon h la fexmee et une genisse a
ible bien que le bitail ainsi donn4
moins un prix qu'un gage de bonnes


les deux families.
D'autre part,
segment, un troupeau de
parents les ustensiles
etc...


A la naissance
chez son pere et celui-ci
souvent aussi, le p're de
autre vache ("ndongoranyo
sout dans la suite, le pe
"indwano" en meme temps Q


lc fils qui
30 h 40 tetes
de rmnage n6c


se marie
; Ic jeun
essaires:


d'un infant, la mere
lui fera cadeau d'un
la femme donnera au
") mais, dans ce cas,
re du mari ne pourra
ue les infants issues


la famille. Si le
qu'aucune des deux
sir une lui-mnme.
era, s'il eat ri- m
, une autro & l'ong.
il se contentera
1'homme.
aux parents de la
relations entire


recevra,
e fille r
baratte,


pour son
ecevra de
cruchkes,


6 tablisa
seS
pots,


conduira le nouveau-ne
.e vache ("itshari);
pere de son gendre une
si le marriage est dis-
plus reclamer la dot
du marriage.


Chez les Wahutu, la dot consiste gendralement,
une houe et une cruche de biere, donnres au moment de la
marriage (inkwano) puis, de nouveau une houe et une cruc
au jour du marriage (gutebutsa). Si le marriage est rompu,
pas restituee.


d'abord en-
demande en
he de bire
la dot n'eat


Jadis,
huit vacnes, .ux
epouser.


il envoi
appel 6e
ge.





RESIDENCE DU RUANDA
TERRITOIRE DE NYANZA .


D DROIT


Reponse la question IN 21,


FAMILIAL .


En rgle
fants, sinon
e1lmentaires
riture : ils n


s
1
e


gEnerale, les parents prennent grand soin de
ous le rapport de l'hygiene, don't lee rbgles
eur sont inconnues, du moins sous le rapport
negligent pas non plus leur education.


leurs en-
lee plus
de la nour-


Quand
tion de leu
et don't la
fants n'ont
pere aura c
la fille ne
de son pere


les enfants sont Ages de 16-17 ans, elors se pose la ques-
r marriage, probli) e complicqu toujours du fait de la dot
solution necessite parfois de longs pourparlers; .les en-
aucun avis Lk mettre Ile fils 6pousers. la femme que son
hoisie pour lui et que, "ien souvent, il ne connait pas;
se mariera pas, mais sera marine suivant le bon plaisir


Les parents
de dire:achitent
plus haut, la do'
en quelque sorte
beaux-parents de
drait dire qu'en


vis
lui


Le marriage n'
A vis de leurs
doit ob6issanc


patient le dot
une f elme 1
est moi.s un
ils debatten
leurs filles.
Europe certain


de leurs fils(I); il serait in
eurs fils,car, ainsi qu'il a et
prix d'achat qu'un gage, une c
t la dot qui sera payee par les
(NTote M.Coubeau, 1933 Sinon
nes feenrles achitent leur mari!)


apporte aucune changement 6.
parents ; Ia femme continue
e et soumission come avant


la

so


situation
dependre de
n marriage.


axact
e dit
auction
futures
il fau-


des
son


enfants
pere,


Le respect des entrants pour
tre part, dis leur plus jeune &-e
leurs travaux: chez les Watutsi,
leur pere, les filles assistant 1
les travaux domestiques chez les
tout jeunes enfants (gargons et f
apporter a leurs parents une aide


leurs parents est remarquable : d'au-
, ils aident leurs parents dans tous
les gargogs ardent le betail avec
eur nmre dane les soins du menage et
Wahutu, il n'est pas rare de voir de
illes) travailler dans les champs et
vraiment efficace.


Les enfants dcpende
ts de ce dernier aien
cas, ils restent sous
ts d'une separation e
Chez les Wahutu, le
soit versee ("nkuri"
r mere; si le pere de
endance, il doit vers
,par le chef et par


nt du pere, a condition toutefois que 1
.t verse le pri:: de la dot ("inwano") et
la dependance de leur plre, mme si le
talent tous a charge du maria.
marriage tant frqeuemment conclu sans
), les enfants dependent de la famille
sire les racheter, en quelque sorte, de
er le prix de la dot, lequel est fixed,
le tribunal indigene.


es8

s


pa-
dans


qu'une
de
cette
dans ce


(I) Pour le marriage des fils de cr.efs, certaines particularities
(voir, page suivante).


ren
ce
tor

dot
leu
dcp
cas




- 51-


RESIDECE DU TrUAT DA
TPRI1TO0IE DE N`YAXZA.
-00 -


R4ponse a la question No 21.


E Droit de succession.


si c'
ses f
mort.


Le
est
ils


pere
un
qui


Tres so
de ses biens
present de


de
chef
ser


famille a
important
'S son suc


uvent, 1
entire s
temoins,


.e paere
,es fils
amis d


toujours soin de
t, de presenter lu
cesseur, le "chef


deja fait,
il prononc
la fanille


designer & ses amis-et,
i-meme au mwami- celui de
de la famille", apres sa


de son vivant, la repartition
e ses dernibres volontes en
(abagaragu, etc...).


De s
femme les
b4tail au
Les
sont pas
Par
veut que
du p6re ;
si-me, pa


on vivant encore, le pere qui a des fils en Age de
a dotes d'Ane ou plusicurs collins et d'un troup
moins (un. troupeau se composant de 30 vaches et u
biens ainsi donnis en dot sont acquis ddfinitiveme
sujets rapport au dccos. du pere.
qui la dot est-elle constitute? Une coutume assez
la dot du premier fils soit constitute par les "ab
la dot du second fils, par le pere lui-mime; celle
r les suivants, et ainsi de suite.


Le pere mort, celui de ses f
de "chef de fcLiille" sans que cet
d'ailleurs le droit de succider a
le pere; elle comiporte seulement
sur les biens collinss et b6tail
v4, jusqu'h sa mort, la propri6te
porte aussi des charges, entire au
res encore en bas age et de leur


ils qu'il a.
te succession
1 ensemble
un privilege
) don't le pe
exclusive (
tres celle d
chercher une


prendre
eau de
n taureau
nt et ne

bizarre
agaragu"
du troi-


designed prend Ic titre
n au "nom" implique
des biiens possedes par
, un droit de preemption
re s'est tou'ours reser-
"ingarigari"); elle com-
e doter les jeunes frb-
feanme.


Quant a la success
de distinction entire le
convient d'en etablir u
et la succession au pat
Pour la succession
le partage a ete r rl.e
n'a pas 4t, fait, les f
respectant toutefois le
tage l donnera souvent li
Pour la succession
deree come la r''gle ge
la coutume veut que le
a 1'aclusion de tous :
dire: la collins et le
"chef de famille" prend
tre que ses freres.


ion proprement dite,sans
s biens immeubles et les
ne .ntre la succession au
rimoine de la r-ere.


pattern
le plus
ils se
privil
eu de
ri tern
nrale
ou les
utres,
irtail
part


qu'il y ait
biens meubl
patrimoine


a fire
es, il
du pere


elle, ainsi qu'il a `tU dit plus haut,
souvent du vivant du pere: si cela
partageront 1'ensemble des biens (en
ege du "chef de famille") mais ce par-
Ion ues palabres.
elle, la polygamie pouvant %tre consi-
chez les chefs de quelque importance,
fils de chacune des femmes succedent,
au patrimroine de leur mrre, c'est-.-
que celle-ci a regus de son maria. Le
la succession de sa mIre au mme ti-


Les filles ne prennent part B aucune des deux successions.




- 52 -


RISID NCE DU RJUA1DA
TRRITOIRM DE NYA'TZA


Reponse, h la question N* 21.


G INFLUENCE DES SORCIERS ET DES GUERISSEURS.


A Les sorciers :


"ABAROZI"- Presque tous sont des strangers qui viennent confier
B Musinga qu'ils poss dent un secret pour jeter un mauvais sort sur
les ho.qenes ou sur les aninmu x, ou pour conjurer les mauvais esprits;
pour prix du service rcndu, ils regolvent g5n leriment une colline oi
du betail. D'autres viennent vendre h la cour de Nyanza des medica-
ments et des poisons (rarement a I'heure actu lle).


B Les devins et auoures__.


"ABAPFU."- C tux
l'art de predire l'avE
Les devils exercE
n'oserait rien fair,


ble; c'est a cause
change cons ta ment
Constance dans ses
ment, aprOs avoir
europeenne visant
d'avis et cherche,
qu'il a faite de n
les "abapfumu" l'or
sur lui. si cette


qui connaissent le "kuragura" c'est-h-dire
enir.
ent une influence nefaste sur Musinga: le nr


rien entreprendre,


des devins
d'avis ; C'
affections
donned son a
au bien-ntr
par tous m
ous donner
nt mis en g
cdeision es


que Iusinga
cause d'eux
; A cause d'
sentiment a
e du people,
oyens, a se
sa collabora
arde centre
t realis e (


sans les consulter


au p


waia.
r6ala-


, extrmemenct superstitieux,
qu'il montre une telle in-
eux encore que, trbs frque'm.
une decision de 1'autorit4
le mwami change brusquement
soustraire a la promesse
tion, uniquement parce que
les malheurs qui wont fondre
I).


Les devins sont, presque tous, des gens de mediocre ori
qui sont parvenus-grace a leur seule force de persuasion et
pudeur- se rendre indispensable a MIusinga et h sa mere.
Tous haTssent profondIenrt l'ELuropeen qui, en devoilant
subterfuges,-a porter une grave atteinte leur prestige et,
reprises, a jete sur eux lc ridicule en faisant ressortir 1'
de leurs procedes divinatoires.
La plupart du temps, c'est eux qui sont lew instigateur
par consequent, les vrais coupables 4 des meurtres perp6tres
cation du droit de vengeance; en effet, c'est eux qu'on va c4
en cas de mort suspccte, pour savoir "qui en est responsablee
eux qui designent celui qui a jet, le "mauvais sort" au defuy
qui doit etre sacrifie,.....souvent leur ennemi personnel, p:
toujours un innocent.


gine malei
L leur im-

leurs
b plusieumi
inanit6

S- et
par appli
onsulter,
" ; c'est
nt, celuai
rescue


- -- -- -- ---- -- -------- -- -- -- ---- -- --- ----- ---- ~
aimM qm- O. "* a *= ,

(I)- Exemple frappant et tout recent: 1'interdit jet6 par les abapfumu
sur le boma construct pour Ludahigwa, tour la seule raison que
les augures, interrog-s tardivement, s etaient montr's defavora-
bles sur la question de l'emplacement choisi.






Rdpons e


a la question No


G INFLUENCE


DES SORCIERS


ET DES


GUERISSEURS


Pres que
"abapfumu",
d'avoir la m


tous les gran
mais il convie


%me


influence


Lds chefs onto
nt de dire que
.uec Ics devinsE


S'ins tar


du mwami,


ces derniers


leurs


sont loin


de la cour de Nyansa,


Les principaux "abapfumu" d
KABIRIGITA (colline MULINGA

SERUKAMBA, LWAHURA
SEffifAIo0, I NYIRABW


C Faiseurs


e Musinga sont,
au MAYAGA),


ABWANA


h l'heure


actuelle


(femne).


de oluie :


"ABAVUTBYI"
convient de les


dans


ou "ABASIHYRA"-
mentionner ici,


la vie indigene;.


cr6dulite


des Banyarwanda


et leur pouvoir magique.


pas depourvu
tarde trop
sailles, par
duperies.


de risques


tomb e r,
fois mtme


il3 ne font


L, faisant
Le m6tier


qu' i
de l


Faiseurs
a raison


et faiseuses de
du grand r8le qu


pluie. Il
'ils jouent.


pas autre chose qu'exploiter
paver trbs cher leurs "promi


qu'ils exercent


: il arrive frequ eminent,


s paint,
eur vie,


SIcur tour,


lorsque


de terrible


leurs abus de conriance


la
esses"


la pluie


es repre-
6t leurs


Les faiseurs
BOTEGE et
NYIRAHIRGWA


de nluie les plus cotes A l'heure


actuelle


(fnme) .


Pour ce qui concern


attributions

tions c la c


de chacune


les diverse


d'elles,


our de Musinga"


categories


voir : Rapport


- Territoire


de devins


de Nyan


et les


sur les "fonc-

za 8-2-25,


page 3.


- 53


21.


(suite


I).


n'est cependant


NTote:-


sont


- ----


, -m M 'm .0 -4m


"a,


*fc y


I






RESIDENCE DU JRATDA
TERRITOITE DE N YA'"ZA


Reponse


a la question
AENNXE.


ND 21.


NOTE SUR LES SORCIERS
GRAND CREDIT A L


ET DEVINS JOUISSANT 3DU PLUS
HEREE ACTUELLE.


W a aman go am Gos I KABIRIGITA (umupfumu) M w m m a qt n 4m

KABIRIGITA (wnupfurnu)
M m -M -Wwwema wm =


Mnyarwanda de la famille des ABASHINGO (famille detest~e
par tous les Watutsi: aucun d'eux ne consentirait h epouser une fem-
me ABASHINGO car pareille mesalliance amenerait les plus grand6s ca-1
tasttophesd sur leur famille et leur betail; jamais, ils ne prononcer
raient mtme le nom de cette famille sans en avoir cit6 au prdalablei
plusieurs autres car toute leur journee en serait empoisonnbe).


_ ___ I


KABIRIGITA est originaire
gaidpere NYARURAMBA, fut
grand-pere, NGAGOGOYE, fut


du MAYAGA.
1 i'umypfumu
1 umupfumu


de .KATOfZQ.A .e.tAB..
de GAHIU.NDIR ..,.etm,,;..


HI); s on


KABIRIGITA comnmande la colline MURINJA au
directement, pour ce cormmandement, de 1'autorite du


MAYAGA et
s ul tan.


relAve


Musinga et sa ecre le consultant pour toute question grave
interessant administration du pays ainsi que pour toute decision au
sujet de laquelle le secret doit etre observe.

En 12,_la Re'si dence a in terdit a KABIRS.IQA3 .,,,,e.... ,~s,
aNyanza mais, depuis Ie debut de cette annee, il est revenue neanmoins
s- insrT'aller non loin de la- court de Musinga,. .. .... .:. '. '
'S am .. +..*


C'est lui qui a consulted les cau;,ures
LUDAHIGWA .


de


(umupfuumu)


KAMPAYANA
I I. m &*low v


Fakille des ABEGA, frbre d
S u's-chef de la colline NI
KIBAGA aum unyambiriri.
"+'... '" Quand le mwami se deplac e,
ta upeau car il a persuade le mwami
Q.i.."Te'Tait provenant de ses vaches,

SERUKAMBA (umupfumu)


e LWIDEGEMBYA.
JUNEWO au Nduca et


de la colline


KAIPAYAA. 1 ac co mpagn e
qu'il ne pouvait boire,


avec un
en $6er


Famille des ABAKA (bien connue
dans les piAZiab res ). .
Sous-chef de la colline MUSANGE
NYABI TARE )" .-


sa duplicity
... -+,+ < 1- ..i ,Wom-


pour sa ruse et


partiese


de la colline


Avec son frere LWANYAGAHUTT, il a essay, jadis,. de prendre
lee bi ens de .son mattre -r'LWANGAMPHS
S'est present come sorcier au mwami il y a un an A peine;
ses bons offices fUirent accepts im ediatement. .................. ......


au sujet d aB




- 55


RESI DETCE
TERRI TOI


DU RUATDA.
D E 'TYANTZA.


KARUGA'TDA


Reponse
ANN


a la
EXE (


question
suite)


N 21.


- w l)~~I1


(as upiu u)


Pamille des ABASINGA.
11 fut d6signe par Lusinga pour
du rwami, d ced6 en 1927 & 1'&ge de
KARUGANTDA est sous-chef de la c


colline


p~re, LtJ'BUNGE&,


a consult


MUNYINYA


ai


fut 1'umupfumu

e les augures E


etre 'umnupfu
7 auns).
olline REMERA
u Kabagali (50


de LWAKAGAR

avec KABIRIG


nu de LVIGBAEO

au Marangara
contrib.)
A, ftre de

ITA au sujet


du boma de LUDAHIGWA.

SEBIGABIRO


Famille des ABANYIGINYA.
Fils du fameux BANDORA, dceide


(terr. Kigali) et cue
SEBIGABIRO
ne RUGARIK1'au Rukoma
1- ---un i:Y~ IC- .


f de la famille des
command la collins


en 1928 la colline REOQBOA
descendants de ce dernier.


KIRGWA


au NTdiza et la o8 li-
"' i.' ^-,JL .. ,. "


LWAMATEMBARA


L (


Pamille des ABASHINGO.
Tr"ref e" KABIRI GI TA.
orminande"'I'a collie NY


AIAROZI


umupfumu)



ARURAMA.


(sorciers).


Pas un seul n'est connu,


tuelle.

servent


On dit


seulemen t


d'interm5diaires entire


vent chez elles,


de fagon certain,


les nornmees NYIRABWABWA
Lusinga et les abarozi


S1'heure


ac-


NA et KANDAGA
qu'elles regoi-


la nuit.


Tous les 7Watutsi


dessus.


Pour consulterr


boma de M usinra;


quels ne
POURQUBOI


porte


les augures,


onna.issent
les devins


ils discutent ensemble


le sont pas,
les augures


la reponse


par LUDAHI
qui consul


mais deux ou trois


sont consults.


les abapfumu


cites ci-


se retirent dans


quels indices


abapfunmu


Souvent,


un des


sont favorable,


seulemen t


savent


c'est KABIRIGITA


a Llusi nga t a sa mcrz


Ces consultations
GWA lui-mime que
tVrent les auure


Toutefo is,


devins, rien n
de rester sur
leur defendlt
son Delegu6.


se font dans le plus grpnd


nous avons pu
s au sujet de


si aucun faith


s'opposerait,


pre c is


connal tre
son boma.


les


secret
noms de


qui

et c'est


ceux


ne peut tre reproch ces
a ce qu'ils fussent forces


leurs collins pour y veiller aux cul
de venir a Nyanza sans l'autorisation


tures et A ci
du Resident


e qu'on
ou de


filss


Son


NYIRA-YUHI- -
KARUGANDA


(31 contrib.-)"-et d-e la


I


%d -


ie


semble-t-il,




- 55


RESIDE CE DU RUANDA.
TERRITOIME DE3 'fYALZA .


Reponse


. la question N


IMPOT DE CAPITATION


ET IMPOT SUR LE BETAIL.


Tableau donnant,
et de tStes de betail


par provinces,


Ie no mbre


de contribuables


Contribuables


NDUGA :

MAYAGA:


KABAGALI :

BUSANZA :


BUNYAMBI RIR


RUKOMA

NDIZA /

MARANGARA


Totaux


6.872.

*.945.

8 .936.


4.474.

: .255 .


1Q.209 .

5,952.

7 .475.


56.118.


Betail :

132227

18.646

14 .188

5.032

7 .892

15.552

5.100.


9.941


89.558.


LWIDEGEKBYA n
contribuables


Note : Les trois cheffer


e sont pas me
et le betail


ntionnces


i es : LWABUTOGO-LWAMPUNGU
dans le tableau ci-dessus


que comprenncnt


ces chefferies


& ce tableau, mais groups


. --


et
les


sont repria


22.


*


par circonscriptions


indigenes.






BESIDINCE DU RUATDA.
TERRITOI E DE N-YANZA.
.m no ,,meI-M


Repcnse a la question NO 25.


PERCEPTION DE L'I~POT.


course,
d'imp8t


Lorsde la
chaque chef
de capitati


Srception des jetons
de province regoit un
on et d'imp8t sur le


d 'impst
certain
bItail.


pour 1'
nombre


exercise en
de jetons


A leur tour, les chefs
regus entire les different chefs
commandement qu'ils exercent, c'
buables et de t~tes de bdtail de


Le chef de provi:
crit le nora des collins d
les commandent et lc nostir
(selon la distinction : I .
,Chaque sous-chef
sont inscrits les noms des
par suite de deces, etc...
de la perception, le TT de
est inscrit en regard du nt
jetons ddlivres h chacun e

Chaque mois, les
le montant des perceptions
immediatemient dans son reg:
chefs, la some reque pour
le b6tail.


de province repartissent les
de colline, selon l'importan
est-.-dire selon le nombre de
chaque colline.


nc e tient un regi
e la province, le
e de jetons distr
C. et I B.)
tient egalement
contribuables de
sont mises a jour
l'acquit delivre
om du contribuabl
n acqui S de 1'impi


S ous-chefs
effectudes ;
istre, en re
1'impot de


stre
nom.
ibues


dan
des
a


j etons
ce du
contri-


s lequel il ins-
sous-chefs qui
cnacun d'eeux


un registry dans lequel
sa collins (les mutations
chaque annee); au moment'
pour l'imp8t de capitation
e ainsi que le nombre de
6t sur le betail.


remettent au chef de province
le cnef de province inscrit
gard du nom de chacun des saus-
capitation et pour 1'imp8t sur


A la fin du mois, les chefs de province'apportent, au bu-
reau du territoire, les sonmes revues de leurs subordonn6s; l'argent
est compte immadiatement, en presence des cnefs : la verification ttant
terminee, les sommnes per'ues pour 1'I.C, et pour 1'I JB. sont inscrites
dans un registre sndcial, rrnistre drns lequel un compete est ouvert B
chacun des chefs; un regu est delivr6 chaque mois aux different chefs
de province.


Aussit8t que
colline, le sous-chef d
territoire, ou un secr6
territoire, les numerous
I.B. delivres dans la s


la perception de l'impSt est termin
e celle-ci apporte son registre au
taire indigene recopie, dans les re
des jetons: I .C. et le nombre des
ous-chefferie.


ee sur
bureau
gistres
acquits


tire, 1
contr8le

se font

gnent un
Tyanza;


e
0


Quand la perception est
chef apporte a son tour


terminee dans une
son registre afin


province toute en-
de permettre le


Bon nombre de chefs sont encore illettres, mais presque tous
assister par un membre de leur famille qui sait lire et ecrire.
Quant aux chefs de province, en rggle g4nerale, ils s'adjoi-
ancien secretaire indigene ou un ancien eleve de 1'6cole de
parfois, ils demandent a pouvoir s'attagher, pendant quelque


une
du
du


i






R6ponse h la question No 23
Feuillet 2.
a a a- amnWb ILLI f re 1u .f Im Io .Ww Sm m I


temps, un secretaire indigene du poste pour les aider dans la
de leur comptabilite.


tenure


Un des membres du personnel
toujours en voyage, la manire don't s'
p8t est successivement contr8le dans


d'
ii
le


territorial etant presque
effectue la perception de
chaque chefferie.


Jusqu'4 present, aucun indigene n'est venu se
avoir ete victim d'une injustice dans la perception
est bien certain cependant que, si des exactions se
s echos en parviendraicnt bien vite au poste.


l'i2m


plaindre
de l'imp8
produisai


Sans
lative aux sec
tion que.dans
surveilles .


doute, on ne peut accorder
retaires indiCgnes et ils n
la measure oh ils sont (et i


e
l


qu 'une confiance toute re-
donnent vraiment satisfar-
s se savent) etroitement


Peut-ttre sernit-il opportun d'attacher, a la personnel de
chacun des cnefs de province, un secr6taire indigene dependant di-
rectement de l'administration et remuner6 par elle: ce systhme-don-
nerait de bons r6sultats, h condition ccpendant quc le mrme secre-
taire ne rest&t prs toujours aupric du reme chef, mais qutun roule-
ment fut 6tabli de fagon h ce que, chaque ann'e par example, ces
auxiliaires passent au service d'un autre chef.


~ ~L~- -~~ -I ~I I)~U IL LL ~~ ~~~~ ILI ILI




- 59 -


IESIDINCE DU RUA'TDA.
TERPJITOIRE DRB NYA'TZA.
am 60 C -~


Reponse a la question No 24.
~ ~ ~ ~~ ~ rr~ rWdw" Mv rrr r w "saw


EXEMPTIONS D'IMPOTS



Le nombre des exemptions est de 4.211 exercisee 1928).


Les exempts sont, pour la plupart, des
resources, des malades et des infirmes.


vieillards sans






RESIDE T C D
TERRITO IRE


IU Tl.UADA
DE HrYANZA.


Reponse


Sla question No 26.


PRESTATIONS


4-
.t4 M -


EN T ATURE AU MWAMI .


s6es par la
chaque chfc.


Les prestations


coutume ;


savait


adj"


en nature fournir


une epoque
e xactement


au mwami sont preci-


bien anterieur% ,. notre
ce h quoi ili tait ten


occupation


u.


-


_.Ms _-4 --o- -- .- -- --0"am. -- -. a*4w 0 w, 4WOW






RESIDENCE :
TERRITO RE1


DU RUA'`DA
DE NYANZA.


R6ponse h la question No 26.


Pour t
deux chefs qui a,
suppl6mentai res
certainement par
du rnwami .


out le
j outert
: KAYON
calcul


territoirc du Ruanda, nous ne
ucx prestatiors coutuniires
DO et RWAGATARAKA; ce faisant
, pour t&cner de regagner les


connaissons que
des cadeaux
ils agissent
bonnes gr&ces


Certain cnefs, parmi ceux
Nyanza, opposent une certain "force
prestations couturnire + et ne satisfo
domain que lorsqu'il apprennent que
rite europeenne.


qui habitent tres loin de
d'inertie" la furniture doe
nt A leurs obligations dans ce
le mwami s'est plaint & l'auto-






S3 0IDET CE
T3RPITOIPE


UA:TvDA
'TYA"ZA.


Reponse '-.la question NT 27.


INTE1RVLTTION DE L'ADIMITNISTRATIO .


A plucieure reprises, la suite des plaintes r6iterees
du mwami, l'Admiinistration est intervene pour accIlrer la fourni-
ture des prestatlons er n.?tre.


chefs s'acqu
et d'avertir
volonte.


a St
itten
'Is
- 1,,-
A 'J *


co pre-scrit aux D 1 gu4s d e
t ponctuellement de leurs
retardatai res et cetx:, qui


veiller
obligatio
montrent


ns
de


ce
co
la


que les
utumieres.
mauvaise


Toutefoic, aacune sanction n'a dG etre prise jusqu'h
present: il suffit qu'un chef apprenne que le pwami s'est plaint
a I'autorit6 europeenne pour qu'irmndiatement, il remplisse ses
obligations coutumi6res.






RESIDENTCE D
TERRI TOIR


)U RUANDA
DE 'TYATZA.


Reponse


A la question NT


Valeur des prestations


en nature.


Tabl eau


donnant


au mwami par 1'ensemble


la valCur


des prestations


des circonscriptions


indigen


en nature fai
es du Ruanda


Annie 1925

1926


frs.


: 6.854

: 3 .957


S 1927 : 45.014


: 93.469

: 67 .491


fs. (


pour
1/1


la periode
au 30/9.)


allan t


Le tableau detaille d
mwami a ete fourni, pour chaque
territoire.


es prestations
exercise, dan


en nature
s le rappor


faites a
t annuel


Remarque
le plus pauvre de
en nature (m~me av


: Le territoir
tout le Ruanda,


ant notre


occupa


'e de Nyanza,
n'a jamais f
Ltion); seule


4tant considered


ourni


come


de prestations


18 province


yambiriri fournit craque anne c


28.


tes


fs .


" 1928

1929


du


U


du Bun-


- a* am ot -W 00 40 -


,


de biere .


quelques pots






RESIDENCE DJU RTU DA
TERRIPTOIRE DE 7TYA TZA


Reponse a la question NM 29.


d6sign6s


En 1927
pour la


, des abus furent
centralisation des


conmis par ceux qui avaient
prestations coutumieres.


Pour eviter le retour de ces abus, il fut d6cid6 que,
dorenavant, les collecteurs, de l'"ikoro" (prestations dues au mra1
mwami) ne pourraient plus "recolter" eux-mbmes les prestations.dans
.les differences regions; le chef de province serait charge & l'ave-
nir de centraliser c-ez lui toutes les prestations de sa province;
le Delegue contrbSlrait les prestations et, par 1'interm6diaire du
chef, enverrait le tout a Nyanza, au Delegue pres de Musinga; un
bordercau accompagnerait chaque envoi, afin de permettre le contrble
a Nyanza.


A
en effect, l
vite, leurs
echappent h


1'heure actuelle, les atus n
es chefs de provinces pourrai
exactione seraicet dinonces
leur autorite.


e sont done plus ?h
ent les commettre,
par les sous-chefs


creindre ;
rmais bien
qui






RESIDENCE DU rJUArTDA
TERPITOIME DI NYYANZA.


reponse ,la question T0 30O.


PRESTATIONWS EN MAID' OEUVE .


Ainsi
n'a jamais
tre, jusqu'en
main-d'oeuvre.


qu'il a
du^ four
1926, 11


et6 dit sous
ir cu r wami
dut fournir


le N' 28, le territoire de Nyanza
de prestations en nature. Par con-
ccs prestations considerable en


Jusqu en
dire, le terri
devait passer
cessaires h 1'


1923, c'est Lusingc qui commnndait
toire de Nyanza; c'est par lui que
pour recevoir les porteurs et les
administration .


Sseul pour ainsi
1' adminis trateur
travailleurs n6-l


se
et
h as
la

mwa
ren
mer


On peut evaluer a 200 le nombr
reservait cheque jour, soit disa
pour les travaux de cultures, en
es favoris et ses courtisans et
disposition des ,ervantcs dce Tyi
Outre les travailleurs fournis
Jmi employait encore les honmmes
ts territoires pour 1'entretien.
Sl'entretien, les reparations d'


b) Periodicite:Les
vers la fin de


e de travailleurs que Musinga.
nt pour l'entretien de son boma
reality, pour les distribuer
en mettre un certain nombre h
ra-Yuhi.
par Ie territoire de Nyanza,le
nvoyOs par les cnefs des diff6-
du boma(chaque chef devant assu.
une parties du-boma de Musinga).
c.-


travaux de reparations s'ex4cutaient d'ordinaire
la rrende ssison s&elsA(fin ?Mai).ees pluies.


c) Duree:La duree de 1'absence de ccs travailleurs variait selon 1'im4
portance des travnux que devait executer le cnef don't ils d6pen-
daient coutumi recent.

d) TAches:La nature des travaux imposes aux travailleurs des autres
territoires etait le plus souvent: construction de huttes, d'en-
clos ; reparations.

e) Ces travailleurs devaient pourvoir eux-mtmes & leur nourriture- et
a leur logement .

f) Ces prestations en travail avaient une repercussion assez grande
sur les travaux saisonniers.

g) Morbidite:Beaucoup d'indigenes et plus particulierement ceux du Mu-'
lera et du Bushiru, contractaient .& Nyanza toutes sortes de maladia
SMortalite:La mortality, parmi ces gens, etait assez grande


Depuis deux ans, Musinga ne regojt plus de travailleurs des/
autres territoires ; plusieurs reprises d4j., il s'est plaint v ce
sujet, mais aucmne suite n'a etc donn6e jusqu'ici s. ses doleances,-
h raison de la-situation p6nible crCe j par la disette.


En ce qui concern le territoirc m ne de Nyanza, l. situa.--
1
-


a)


* e e. --
- C'


I






RTponse ~ la question -o ? 0.
Feuillet 2.


tion d4crite


Depuis
remettre au bon
des travailleurs
des diffdrents s
par suite de sa
excriptant de tou
ment pour fire
en cour.


plus haut c'est modified du tout au tout.


S1924 dj,, 1'Administration avait cess4 de s'en
ou au r.auvais vouloir du rnwami pour la furniture
et des porteurs nccessaires pour la bonnie march
erTicec du Gouverner:ent. En effet, Musinga avait,
partial^it5, provoqud uIn nrcorntentement ge4nral en
Lte corvIe l es chefs qui etaient les favors du- mo-
rerto'ber tcute la cnar4gc sur ceux qui talent mal


A 1'heure actuelle, pour fire face ? toutes
t6s (portage, travail]eurs, etc...),; 1'AAicnibtration
mrme pas 55 des contrituablls.
Chaque jour, usingna recoit, pour 1'entretie
une vintairne dc' travailleurs, lesquels regoivent le m'
que les travailleurs employee s par 1'AdAini station : un
de travailleurs -sont. eiployes aI fabrication des bri
h remplacer le boma actuel du minami pr des construct
riaux durables.


les necessi-
ne demand


n d
nme
e t
que
ons


e son boma,
salaire*
rentaine
s destinies
en mate-


- SS -




- 7 -


RDSIDtTCE DU RUANDA.
TWRRIT01:2 DE 7"YANZA .


-Reponse la question N 31.


PRESTATIONS COUTUMIERES DUES AUX CHEFS.


La limited


coutun.mi


Oui, sauf
territoire, dans ces
tions ne sont pas en
l1Europeen; craigpan
te, les indignnes de
ne du chef ou du sou
legales, pour aller
chef voisin, -oins e


fix0e .or
res *ues


peut-%tre
r s
core, o 1
t de veni
ces count
is-chef qu
s 'install
xi rean t.


le Gouvcrnement en ce qui concern \es
aux chefs est-elle partout respected?
dans les regions les plus reculdes du
du rcrd et de 1'Est don't les popula-
'-eure actuelle, familiarisees avec
r sournettre lours reclamations au pos-.I
rees n'h"sitent pas s quitter la colli-
i'e::igc c'eux des prestations extra-
er sur la colline du chef ou du sous-


lierement a
europeens,
obtenir de
par la loi.


a'inverse se
ux environs
ou les chefs
leurs '7ahutu


produit
du poste
6prouve
le jour


dans d'autres endroits, plus particua
, des missions ou des 4tablissements
nt les plus grandes difficult &
de corvee par mois lunaire autoris6


Leo
leurs chefs
champs que 1l
haitable que
des champs, i
que le mhutu
ve; mpiis c'eI


prestations un travail
nstituent, en quelque


fournies
sorte, le


Schef met & leur dispositi
cette indeumit6 en travail
fu't change en un veritable
put devenir propri taire d
3t une situation h laquelle


par les
"prix de


Wahutu &
location"


on. 11 scrait 6videmment sou-
,contrevaleur de l'usufruit
"prix" ; mieux encore serait
u lopin de terre qu*il culti-
cn ne pourra arriver & brbve


echeance, car elle bouleverse trop profond6ment l'6tat de choses
actuel. Aller trop vite en bcsogne dans ce domaine serait desorgani-
ser la soci6te indigene en enlevant aux chefs toute autorite sur
leurs sujets; a l'heure ectuelle dejh, bon nombre d'indig&nes, qui
gagnent de vons salaires en louant leurs services aux entreprises
europeennes, pre4frent payer une certain some au chef pour ttre
quittes de toute corve coutumnire~ dc'autres 6chappent ces presta-
tions en faisant de menus cadeau'x (toffes); d'autres enfin y echap-
pent, plus exactem-nt s'y soustraient sans donnequoi que ce soit;
et cette situation nouvclle, nee du %dveloppement 6conomique du pays,
explique pourquoi certrins Watutsi, a qui 1'Administration offre un
commandment, le refusent ou, s'ils l'acceptent, le resilient bien-
tSt: s'ils n'ont pas cu s'ils ont trop peu de b6tail, il leur est ab-
solument impossible de supporter les charges inherentes leurs fonc-
tions ;peuvent seuls les supporter ceux qui, poscedant de nombreuses
totes de betaily. en cEdent l'usurruit des Wahutu pour recevoir
d'eux, en&hange, des prestations en travail, a raison le plus soua-
vent de deux journees par semaine.


prestations


desi
des ;"'


: tl



i


~I
r i
I
L'
i '
r


sO
co






RESIDENCE
TERRITOISE


DI~U UANDA
DE 1TYANTZA.


R6ponse la question N 32.


PRESTATIO7NS COUTUMIERES.


par moise
9ant & 7


Elles consistent
lunaire (plus exac
heures du mating et


. prester
tement : c
finissant


au chef une
inq heures,
a midi).


journee de
le travail


travail
c ommen-


vent :
culture


S Le
const
des


travail 1
ruction de
cramps du


ui-mlmne,
boma, de
chef.


Pour cette journ4e de
vent aucun salaire; mais il arri
d'ex4cuter quelque travail urgen
tires et, g6neralement dans ce
ration de pombe; aussi, le nombr
proportionne a 16 g6n*rosit6 du


en quoi
huttcs,


pr
ve
t,
ca:

chg


Pour deceler les abus danss
tumicres (ubutaka), les membres du pe
de leurs deplacejnents pour interroger
et proclamer periodiquement les droit
de leurs administres.


consiste- t-il?
reparations a


Le plus sou-
effectuer,


station, les indigenes ne regoi-
souvent qu'un chef, desireux
enr8le des travailleurs volon-
s, le salaire consiste en une
de "volontaires" est-il toujours
ef.


ce domaine des prestations cou-
rsonnel territorial profitent
individuellement les indighnes
,s et les devoirs des chefs et




- 69 -


fRESIDERTCE DU RUANDA.
TERRITOIRE DE NYANZA Reponse a la question N 55.


RESTATIONS COUTUMIERES


Outre 1
vail de la terre,
huttes), on disti
ment coutumieres,
qu'un travail pro


pour y
que 1'


es prestaticn enumerees sous le N0
-entretien du bona et construction
ngue encore d'autres prestations,
en ce sens qu'elles constituent p:
premett dit :


p
d
pl
lu


ABALIZI: .lahutu charges de dormir dans la
fire lar g rde ("Kularira"); ils dorment dans
on remarque dans toutes les huttes des chefs.


recedent '(tra-
e nouvelles
us essentielle-
t8t un homage


hutte du chef
le vestibule


AASHKEfI : Wahutu charges des corv6es de bois.


le chef
lesquels


ABIKIREZI :
quand il se
on met les


Wahutu (le plus souvent) c
diplace, de porter sa natte
provisions de voyage,


harges
et les


d'accompagner
paniers dans


De
ciales sont d
tes de betail
seulement ils
(redevance po
par le fait m


A la
nombreuscs, ma
lesquelles no


fagon g4neraie, ces Wahutu astreints "a
es gens qui ont regu du chef l'usufruit
; en accomplissant ces corvees, 1l6gres
s'acquittent de leur dette civil vis
ur l'usufruit du b6tail), mais encore i
Lme de tout autre travail.


court
is ell
sent d


de Nyanr za
es consti
'ailleurs


, les
tuent


des
de
en
Sv
Is


corvees sp6-
quelques tS-
somme, non
is.du chef
se dispensent


corvees couturmicres sont plus
plut8t des charges honorifiques,


pas sans dangers!


ABANYAMURIRO:
du feu sacred (lequel est
venait s'4teindre, les
leurs aliments.


Wahutu charges
conserve dans
Wanyarwanda ne


de la garde
une grande
pourraient


et de l'entre
crucne); si ce
plus preparer


ABOZI: 7Wahutu, et so
du lait destined au sultan t A(
gue celle-la, A tel point que
(umwozi) a requ des indigenes
mange les homr4es)l
N1yira-Yuhi croit qu'
neuse, il lui arrive frequeLmme
tres propre, d'obliger le malh
de la cruche, soit 10 a 12 lit
encore, le marais mouvant situ
glouti plus d'un gardien ie la
LWARUBUNEYE, maltre des "abozi
occupation, un "umwozi" fut en
par les Batwa; c'est LUGURIRA.


)uvent aussi Watutsi,
sa more. Charge ext
la hutte ou le lait
le nom de "kiryana"


cnarg6s de la gard4
rtmement dangereuse
est conserve
(la mason qui


elle yourra empoisonn6e ; tres soupgon-
;nt, lorsque le lait ne lui parait pas
.eureux garden a boire tout le contend
res; au temps de l'occupation allemande
e non loin de Nyanza (akatuzura) a en-
it; les dernieres victims furent
" et son mhutu LWANYONGA. Depuis notre
core mis a mort, assassin, dit-on,


ABANYAGIKARE:
tent le manger au sultan
compose de lait caille,
de viande de vache.


ceux qui, entire 9 et 11 heures du soir,
et a sa mere; c'est leur seul repas et
de haricots, petits pois, legumes et un


appor-
il s
peu


tien
feu





- 70


Reponse a la question NO 53.
Feuillet 2.


enfants


ABAREZI


du sultan.


B'ABAAN' U-AMI:


Homme s


et femmes


au service


y'intam
sacrifi


talent


La"


ceux qui s
beliers) et


ont charges de
les "inkoko"


ces des "abapimunu" (devins).
Depuis 1926, a raison des ex
ces "abatora", l'Administration


envoyer encore


"en mission"


recnercner
(poussins) (


les "amama~n


destine


actions nombreuses
a defendu au mwami


que
de


8n auX

commet-'
lee


- :



r.


~



des


,,,,i I II I ... T --


ABATORA:
(jeunes


:-

-




13- .~.
I



I
~
i
;I
1
1i

,
:




- "1 -


RES IDE7CE


DU RUANDA


TERI TOIRE DE


YANZA .


R4ponse


a la question N


TRAVAUX


Base des dipenses
v


PUBLICS.


pour


S'exercice


a) Travaux


de constructions


a Nyanza:


"Compte


Credit de
t ansitoire"
ly


25.000
(figu


fs. alloue


rant


au B.P.0 ).


en Avril 1928, rubrique


Entretien du poste:


Cr dit


de 960 fs.


Refection


de la route


N anza-Mushao:


Credit


de 20 .000


fs. alloue


sur 1'art,


I .E.2. du B.E,1928.


Entreti en


de la route Akanyaru-Kigali


Credit
Routes,


allouc : 6.000 fs.,
en date du 30/4/29.


suivant


lettre


No 1964/


34.


1929


b)


c)


d)


-----_- r ,-_ Y


_ --






RESIDEITC E
TERRITO IRE


DU RUANDA.
DE NYAN ZA.


Reponse ~ la question No 35


SALAIRE DES TRAVAILLEURS.


A- Les
ou sutres travaux
par jour. Ne sont
vent rentrer chez


travailleurs employes
d'utilite puLlique re
employes a ces travau
eux chaqae jour.


h la construction des routes
Goivent un salaire de un franc
x que des indigenes qui pen-


patient


B-
leurs


Les entreprises priv6es
travailleurs L raison de


installees
1,50 fr.


dans
ou 2


le
fr.


territoire
par jour.


C- Quant aux ttablissements de mission, la question de
l'augmentation du salaire des travailleurs a 8te laiss6e provisoire-
ment en suspens pour cette raison que obligation de doubler, voire
meme de tripler les salaires actuellement pays aux travailleurs se-
rait de nature a paralyser momentanement l1action de ces etablisse-
ments don't les credits sont, de fagon g6nerale, etroitement limits.

D- Lorsqu'un indigene du territoire loue spontanement see
services a un autre indigene, il regoit de un h 2 fs. par jour, mais
le plus souvent, il travaille pour recevoir de la nourriture'qu'il
partagera avec sa fanille; aprCs avoir travaille de 7 heures mlidi,
il recevra par example un Ko ou 1 1/2 K0 de haricots, ou encore 3 K*
de patates douces.




- 73 -


RESIDENCE
TERRITO I R


DU RUANDA.
DE NTYA-CZA.


Reponse L la question No 36.
I I) I I, D11 a, l m II I I I mIe q


RECRUTEM~NT DES TRAVAILLEURS .


A- Jusqu'i present, le
saires pour les travaux d'utilit
fi cul t.


recrutement des travailleurs nece-
publique se fait sans aucune dif-


B- Les travaux de construction et d'entretien des routes
et des pistes ne sont pas imputes sur les prestations coutumibres
dues aux chefs; edu moins ne le sont-ils pas "formellement". Ils le
sont en fait, depuis que la coutume suivante s'est etabiie : le mhutu
qui a travaille un ou plusieurs ;ours des travaux de routes refuse
de prester a son cr.f, pedant le mrre n:ois, la journee de travail
qui lui est due cout-uni!reCent : or, aucun des chefs n'a songe4 se
plaindre de ce refuse et tous, par l: fait mlme, ont consacre cet
usage.


- "so 4walp -




- 74 -


RESIDENC UJ J UA'NDA.
TERRITOI0RE DE NTYATZA .
wo 0 m -0 4 a


Reponse la question No 37.


RECRUTEMENT DES TRAVAILLEURS DES ENTREIPRISES PRIVEZS.
I I IL - .9 I II I Wv am memo I II II t 0 II ftee m


Les entrepri
1'U .MK.K,: en moyenne
Protanag: "
Pormini.re, "


Pour ce qui
1'Administration n'in
leurs ; ceux-ci se pre
des chers (au nouveau
environ 150 indij7nes


ses privees emploient :
50 hormnes par jour,
de 60 100 homes par
400 ho:rjmes par jour.


jour,


regar-e les deux premieres entreprises cities,
tervient pas dans le recrutement des traivail-
sentevt spontandmenvt, sans aucune intervention
cal:;p de la Protanag, situ6 A 4 Kns. du posted,
viennent, chaque martin, offrir leurs services),


Pour
route du NDIZA


regle
dee la


sui
fut


van
'ure


bles qui se
Ce
travaillent
puis return
tures n'ont
indigcnes se
lorsque tous
la route, le


les
(en


travailleurs necessaires la
treprise Forminiore), l'Adminis


construction de la
tration a fix6 la


,te: tous les chefs possddant des collins sur le trac6-
Sroute doivent fournir, journellement, 5% des contribua-
trouvent sur leurs collins.
syst'me done d'excellents r6sultats: les indigenes
pendant deux ou trois jours, sans contract d'engagement,
ent chez eux pendant un ou deux mois ;les travaux do cul-
aucune:ment a souffrir de ces courtesy interruptions. Les
relaient par colline &t d'eux-mlmes en quelque sort;
les homes de la collie ont passe un jour ou deux sur
roulement continue, automatiquement.


3euls, les contracts, d'engagement des recrues
sont presents au "visa" des autorites territoriales; 1
engages viennent au poste, le camp de Nyabisindu 6tant
environ de Nyanza: ils cont interrogtes individuellement
points essentials de leur contract d'engagement.


----------------X----------- m- -- ------m-- I I,


de 1'U.M.HJK,
es nouveaux
situ6 7 Kms,
sur tous-les




- 75 -


RESIDEMTCE DU RUA!TDA


TRRI TOI 0


DE HTYANZA.


R4ponse


a la question No


- w4 0- wMm4 m- o


$ECRETAIRES


INDIGENES.


ceux-ci
1'imp8t

pavement

bution j


Les sepretaires
Voici leurs att


4 S.I. sont ad
dans le travail

I .S.I est cha
t des travailleur
I S.I. est cha


ournaliere
I 3.1. e


recensement;
I .1.


indigines
ritutions :


.j points


donnent


entire


aux chefs de provinces


du recensement

rce specialemren


de la rat
st charge

'occupe du


du ravitaillement des porteurs;


I S.I. est


charge


et du reboisement;
I S.I. est charge
routes.


satisfaction.


pour assisted


et dans la perception

t de la surveillance


ie l'achat des vivres
ion aux travailleurs ;
de la surveillance du


transit,


du materiel,


de 1'entretien


du poste,


de la surveillance


de


et. du


et de la distri-


march


et du


du payment


des cult4i


et rde l'entretien


et


des




m 75 -


RESIDECTC]
TEflRI TOI~E


DU RUA TDA
SDE NYANZA.
-nT -1;


R6ponse


a la question No


POLICIES.


Les policies


indig~nes


ne nous donnent


au cunP


satisfaction,


au poste
que les


Ils furent


recruit s


rme ; ils regoivent ch
soldats du detachement.


dans le territoire de Nyanza


aque


jour


I1instruction


et formal


en mme temps


Leur mission


et surveiller


Ntous
les envoyer da!
bandonnes a eu


tions .


consist


les prisonniers.


n' oserions


X M %* 4 t-


pas


a uonter


leur confier
u territoire


ils se livreraient


la grrde


avec les soldats


une mission


delicate


car il est certain


. toutes


sortes,


qu'


d' exac-


a-
a-


39-


i
< ."


ns l'interieur d




- 77 -


RESIDENCE DtJ UUA DA
TERRITOIRE DE NYA7ZA..


Reponse a la question NO 40.
, m .m I e M l a, ,I (,, ., m m w so aw, .


ETSEIGNEMENT.


blisseme
1)
2



3)


4)


A- Il
nt d'ens
1'6cole
Mission
snse
Ense
Ense
Mission
Ense
Ense
Mission
En s e
Ense
Ense


existed, dans le territoire de
eignement :
des fils de chefs,A Tyanza,
catholique de Kabgayi :
i ner F nt sup rieur,
ig.ncment infirieur,
i g-nement professionnel.
protcstantc d'Iremera:
i Pncment inf.rieur.
i nement professionnel.
adventiste de Gitwe:
ignement inf4rieur,
ign ement professionnel.


Nyanza,


quatre 6ta-


rnombre d'le'vres inscrits : 375
Moyenne journaliire des prisenc
Prograx ne des course: comporte 5
(voir rap. annual 1926)
Moniteurs: out Ltf forms par 1


es: 357
annees d' t
'instituteur


udes;


europenn.


r- MISSION ADVENTISTE DE GITWE:

TTombre d'elivres inscrits : 400.
Moyenne journali"re des presence : 300.
Programme des course: 7 annoes d'otudes.
Moniteurs: forms par les Missionnaires.
(d'apres tenseignements fournis par K.
Missionnaire ROBINSON).


Note: Pour ce
d'Iremera, les rense
nous sont pas encore


qui concern les missions de
ignements deiaandc6s la date
parvenus ce jour (26-10-29).


Eabgayi et
du 27 septembre


le


ne'


--


&- .COLE DES FILS DE CHEFS, NYANZA:






Reponse la question NT 40.
Feuillet 2.


IISSION DE XABGAYI.

d'aprcs renseigneenets parrenus a Nyanza le 30/10).

a) 'ombre d'6. eles inscrits aux corErs:


A la mission de Cabgayi: 17 sections
Dans les chapelles-4coles: 33 classes


- 469
- 942


6lves
el ves


inscrits.
inscrits.


b) Loyenne .journali.re des pr4sences:

Les 4/5 environ du nomtre d'6leves inscrits.

c) Pro-ra. m e des course:


A i'heure
dans les
Nombre d'


actuelle,
50 classes
ann6es d'j


le progran:me du Gouvernement est adopted
precittes .
tudes : 4.


d) lMoniteurs:

Ils ont requ leur formation a la mission de Kabgayi.



Extrait de la lettre du RP.Superieur


"Outre
pragramme gouver
les succursales,
programme impose
Le noin
qui frequentent


ces cinquante
nemental, il y
de nombreuses
par le Vicaire
lire global des
les ecoles est


ecoles dans les
a, tant h la mi
ecoles dans les
SApostolique.
el ves-grar ons,
de 4.922."


quelles on
ssion m8me
quelles on

filles, e:


suit le
'que dans
suit le

nfants-






RESIDENCE
TERRI TOI P"


DU RUJA'DA.
: DE 'N.A ZA .


Reponse


h la question


RELIGIEUSES.


Ainsi qu'il vient d'etre


(Enseignement)


sont pas
ventiste


encoe


les rens eif erentis,
parvenus 'Tyariza,


de Gitwe.


les renseignements


dit
dema


si


I?. le L.issionnaire
suivants :


sous la rubrique preceden
ndis h la date du 27/9 ne


ce nest
ROBINSON


pour


la mission


te


ad-


nous a communique


Mission des


Adventistes


du se-tierme


Mission principles
.Chapelles-ecoles: 21


Bpoque de
Di re c teur :
Assistant


Activ


: Gitwe
0 .(Note


la foundation :


Coubeau, 1933 don'tt


accordees).


1919.


Ur F.M.ROBINSON.
: 1r C .A .JOHTSON.


ite philanthropique: dispensaire
1.200 malades soignes mnsuellem


(moyenne
ent).


4 reguliBrement




de


INSTI TUTIONS


N* 41.


.iour:


- --~-


--_--.-.- -_C-.l --


I


o wmn .mm ,u w -D ran -, -nw aM, ID .mn 1 m M ..nunwl -0-M, me






Rlponse la question
Feuillet 2.


MISSION


DE KABGAYI .


(D'apres


renseignements


regus a "T-anza


le 30/'10).


Mission


principales


: Xabgayi.


Succursales
Kulengeri,
Kizibaziba,
Nyabisindu,
Gasoro,
Nyanza,
Ruyanza,
Kamonyi,
Nyasmirembe,
Kirw, a,
Bgirika,
Mushishiro,
Rugendabali,
Kivumu,
Mulehe,
Giseke,
Mwendo,
Bgi ramvura,
Karambi,
Nyagisozi,
Maso,
Kaduha,
Gitovu,


Kageyo,
Rwinyana,
Rubona,
Kay anza,
L:unyinya,
Musamubira,
Rukambura,
Giko,
Busekera,
Kivono,
Nyabi tare,
Gisharu,
Rongi,
Kanyanza,
KwichLukiro,
Saruheshi,
Kabere,
Kisa 'ba-giro,
Chab akamye,
Mugano,
Lwyyenda,
Muyira.


Kangoma,
Kibingo,
Kigorma,
Kavumu,
Kivumu,
Higina,
Manyana,
iSu rambi,
Chyeza,
Rutaka,
Kianda,
Kibango,
Kibyimba,
Nyarusange,
Chyichiro,
Muyunzwe,
Rwoga,
/Gahengeri,
Suti,
Mugote,
N tongwe,


Eo qu e


de la foundation:


Son directeur


25 janvier


ac tuel:' R .P .VERHAEGEN ;


1906


Au xiliaires :


Dispensaire: environ
30-6-23 et le


50.000


30-6-29.


mal tdes


sign e


2) Trois centres

3) Deux ouvroirs,


de la goutte


de lait.


dans iesquels travaillent


-80


No 41


a)


b)

c)


1)


4,


entire


__


_ _


I


d) Activity philanthropique:


60 jeunes filles.




- 1-


RES IDETC EDU RUANDA .
TEPRITOIR : DZ :TYAAZA.


Jusqu'a present,
de trois cultes diff6rents
seulenent quelques petites
certaines chapelles-e5coles,
rIgl6s a I'amiable.


R6ponse h la question T*42
m~no m m ~ ,Dlr 1 ~ e ~I, mm I ~ ~i' dlJ~l


la coexistence d' tablissements de mission
n'a cntraIne aucune difficult s6rieuse,
ccntroverses au sujet de 1'emplacement de
incidents qui ont pu, chaquc fois, %tre






RESIDI2TCE IMJ RUAlTDA.
TElRITOIRE DE NTYARZA .


Rfponse


a la question


TRIBUNAUX INDI G .
I,~-Lr~~ ~2m~


A)
don't le siege


dictions

conduit


II n'existe, a
ordinaire est


Serait-il
indigenes,
Certaineme


avec prudence.


ctuellement,
au cnef-lieu


opportun envisacger


dans chacune des
rnt, ,. condition


seul tribunal


indigfne,


du territoire.


la creation d'autres


provinces
toutefoi s


du territoire?


que


juri-


la r6alisation


mencer
celle a
le plus
rapport
frcres)


La meilleure


dans une seul
la tte de 1
estim6 des i
de l'1quite,


jurisdiction
la surveill


1I serait


fagon


de proceder


e province, en cn
aquelle se trouve


ndig;rnes p
seul le c

au surplus


ne fonctionn&t
Since du Del6gu6


serai t,


oisissant


our son esprit
hef LWABUTOGO

absolucrnent n


dans ses ddbuts


ou de son


On pourrait ensuite,


de bone rcsultats,
territoire.


! 'd tendre


adj point.


le chef


po
le


d'4q


sernbe-t-il,


de corn-


ur cette experience
plus intelligent et
luite (or, sous le


se distingue


6cessaire


de ses con-


que la


tout au Ipoins,


si cette premiere


successivement


experience


aux autres


nouvelle


que sous

e donnai,t


provinces


du '


Designation


des j.iues:


notables,


C'est
Ils) so

Cha ue
II est


le DAl16gu0
nt choisis

Sjuge rest
assist0 de


chefs de cinq provinces


pas en
donner


functions
leur avis,


mais qu


qui
parm


designe les
ii les chefs


en functions


juges
de pr


durant


cinq assesseurs,


differences ;
i assistant


au mtme titre


que


du tri
ovince


bunal indigene
et les grands


une semaine.


choisis


toutefois, les
a 1'audience du


les


assesseurs.


parmi


juges q
tribunal


les sous-
,ui ne sont
l1 peuvent


ComIno sition


du s~e:t


greffier


Au premier degree d'instance;
(secretaire indigene).


un juge, cinq assesseurs


En degree d'appel:
tent B l'audience.


le D6legue


du IRsident


et le mwami


Audiences:


que jour,


Sommee juridiction
sauf le samedi, de

Come jurisdiction


du premier
9 heures


d'appel:


degree,
1 midi.


le samedi,


le tribunal


aux mames


siege


Contrsle


de cette .juridiction:


il est au post,


oT 43.
A


soit


C)


D)


et


un


assis-


cna-


heures,


assi ste
<


presoue tous les


_ ~YU- ~~- ~- --


_ _


- ~-~- -- --- --


-- -- --


qu unn


S.


a


le Dcldgue


Quand






nse h la question
Hunillet 2.


jours aux audiences
Chaque fo
les parties sur le
satisfait toutes de


le samedi


reprise


suivant,

Si l'unde


du tribunal


is Qu'un jugement est
point de savoir si la
ux et si aucune ne d
en appel, devant le D


des par


entif rement, come


rendu,
decision


le juge interroge
n intervene les


sire repr6senter


e1lgu6


et le mwam


ties interjett appel, l'affaire
si aucun juge-ment n'avait et re


sa palabre
L .


sera
ndu.


Force ex4cutoire


des decisions :


Les parties i'battent librement
dea dclais d'execution.


Les indig&nes savent trcs


tente de se soustraire


port" dcvant


les jurisdictions


devant


bie n que,


civiles


si


le tribunal


la


une des parties


decision,


le litige


G) Incare -ration :

Tad i s I i--s riu1 natx-


d'incarc6ration


dans la


prison


indi


ne depassant
du poste.


genes
pas


pouvaient
deux mois;


prononcer
ces peines


des
6tai ent


leur- a et0 enlev cette annee.


question


pines
subies


sera


__ _


- '83


No '43


RP.po


"---------------- -------------


e 1'execution d'une


, A. & k I f-4 A


Ce pouvoir




- 84


RESIDENCE DU
TERRI TOI1E DE


RIJANDA.
NYANZA.


Reponse


a la question


ETABLI SSEMNTS


COMMERCIAUX.


FIRN3Z:


NATIONAL TE


DE


LA FIRE:


NATION.
GRANT


XDU


STATUTE


JURID.


AZIZ bin NASSOR

ALI bin NAYIM

AZIZ bin NASSOR.


SEF bin


MOHAMIED.


PARDAN MANDJI .

EBAK SIDIK.

RHEMTUJLA MEGDJI.


ABDALLA bin


MOHAMED


SALUM.


bin HAMED.


,AM3D bin MOHAMED.


ABDALLS


bin SELIMAN.


SAID bin HAMED.


Arabe

Arabe

Arabe

Arabe

Kindou

IIindou

Hindou ;

Acabe.

Arabe.

Arabe,

Arabe.


Arabe


HALFAN bin
ALI (Arabe)


Locat
(TULLA


.RHEM-
(Hind


HUSSEIN
SORALI


ESSAK ABA
SHindou (li
MOHA nD b
(MISSUD (Ar<


ISA
(Ar


Soc .Nom


.)


Soc .nom


col.(I).


col.(2).


(Hind.)


ocat)
in
abe)


bin SEF
abe)


Society


(3).


HAMED bin
ABDALLA(Arabe)


(1) Soci6t6


en norm collectif


"SULTAN


bin RACHID &


Col


statuss


publi6s


au B.O.
Society


greffe
(5) Societe
publi6s


du R-U/ du 1/3/28)
en nom collectif "SEF bin MOHAMED
Trib. d'Usumbura le 4/5/28;puLbli s
"ABDALLA bin SALIM & Co"-Siec so


au B.0 .


du 1/5/29 ).


C


& Co"(statuts d6poses
au B.O.du 15/7/28).
ial: Usunmbura.4Statuts


Tous


et articles


pour


ces commer-rants


font It


traffic


de peaux,


noirs.


vivres,


Qtoffes


betail.


Seuls,


ESAK SIDIK


et SEF bin MOHAMED


font le commerce


N 44.


- a -. -m ---- -"om-- W 4 m- m- f q


(2)


au


de


gros


I~ ~ ~~~~ I II I .. ... .


-


~'I ~ ~ me w awI) m 111 ~ 4w meow






"PESIDETCEl D
TER PRITOI


U ~jUANDA.
DE 'NYANZA.


Reponse


Sla question


EXPOR ATION-I0MORTATION.


signaler


Co mme op-rations


A _L'EXPORTATION;


d'une certain


importance,


nous devons


Le commerce


des peaux


Les chiffres pour 1928


les chiffres


111.123
44.941


Pour la period


sont :
23 .119
10 .274


sont :


K:s. de peaux de
peaux de chsvres.


all ant


du 1-1-29


Kigs. dc peaux de gros
peaux de chevres,


au 31-10-29,

be tail,


A L'IMPORTATION :


Les 6toffes et prticlcs traite


des factoreries


ven ant,


pour la plus


N 45.


gros betail,


grande


d U sumbura.


parties,




- 8 -


RE3 IDECE .DU IJA'TDA.
TERWIIITOI -DE TYAfiZA.
amiE D A. ,


Teponse h la question N 46.
-


POSSIBILITIES D'INSTALLATIOT D'ENTREPRISES EUROP~ENES.


Dans tout Ic territair dle Nyanza, ii n'existe, pour ainsi
dire, aucune colline sur lacqElle on nc trove un ou plusieurs bomaa"
(kraals d'indigJnes)-cauf dars .la region Ouest de Bunyambitiri, sur
une bande de 15 Kms dce lrgcur enviror, region inhabit6e mais ex-
ploitce par les indigenes, qui, periodiquement, mettent le feu aux
brousailles, vestiges de I'ancienne forZt, pour cultiver dcs haricots
et des petits pois.


Les collins les moins
favorable aux cultures


peuplies -celles
- sont reserves


dont Ie,terrain
aux pAturages.


En consequence, on peut dire que la possibility
der h des' en'treprises privces des terrains d'une certain
n'est pas f envisager dans le territoire de Nyanza; 'toute
la question des "zones de proLection temporaire" et de la
tion d'entreprises europ6ennes avec les indigenes dans le
l'agriculture et de la sylviculture.


de conc6-
etendue
autre eat
collabora-
domaine de


i-


n'est




- 87 -


RESIDE CE DU RATJ DA.
TER1RI "TOIPE DiE 'YANZA.


REponse la question N 47.


AGRICULTURE.


indigines


A) L'e~iteduc apprQoxir.ati-vJ &Ivs terres cultiv4es par
est de 39.800 Kas.


L'Etendu. appr'ximative des terres reserves aux p&turages
est de 235.200 Has.

B) Le nolmbre a'adultes valides 4tant de 60.329, on peut
deduire de ce qui preccie quque chque chef de famille dispose pour
ses cultures 'cenviron 70 areas. Toutefois, il convent d'ajouter
que chaque mnhutu peut aisoment disposer de 2 Has. de terre arab&e,
administration et un ugrad nomb.re de chefs ne cessant de pousser
les indise nes dcvelopper leurs cultures, a les #tendre au detri--
ment des terres rsservDes aux piturages .


les






RESID T CE
TERRITOIRE


DEU 2JATDA.
DE ^TYA'TZA.


Reponse a la question No 48.


EXPOSE D3S CULTURES ITDIGTENS 3DU TERRITOIRE.


Dans le territoire de e TEanza,
la patate douce,
les haricots et petits pois,
le sorgho,
I'dleusine,
le manioc,
le mals,
la banane,
le cafe,
1e tabac.


sont cultives


principale-


DOUCE.


Ens emenc emen t:


dans les bas-fonds: durant
sur les collins: durant to
pluies.


toute I'annee;
ute 1~ saison des


Rcolte: en toute saison.


B) jachere: la jachere proprement dite n'est pratiqu6e qu'aux envi-
rons de la fort, 1. ou les indigenes (peu nombreux d'ailleurs)
disposent de gra-nes tendues de terres : iA y laissent le plus
souvent le terrain en jachere pendant 2 ou 3 ans, puis, brtlent
les broussailles et les ccpIes avant de proc6der dce nouvelles-
cultures. Partout pilleurs, la jacnEre n'est pratiqu'e qu'aprbs
epuisement complete du sol.
Mais les is iciies cc eniaissent 1'alternance des cultures et
le cycle qu'ils adoptent gen'ralement est le suivant : patates
douces (pendant deux a nnes consecutives), pui's haricots, ou pe-
tits -pois pendant un an; enfin, sorgho pendant un an.
Ccrtains indigtnes pratiquent la future de leurs champsiau
moyen de bouse iC vachee.

C) Importance; la patate douce represente environ 500 des cul s
indigbnes.


Rende.ment:e ee noyenne : 8.000 Kgs.
laissaient arriver les tubercules
draient un rendement bien superieu
Kg,. A l'hectare (suivant climate,


A l'hectare; si les indigenes
V, ^aturit6 complete, ils obtien
ir, variant entire 15 et 30.000
varit.6, fertility du sol).


I 2


meant


LA PATATE





R4ponse


h a1 question


NO 48.


Feuillet 2.


HARICOTS


ET PETITS POIS.


ement: de la :i-septeAbre A
L, .. r~ .i- vri (da :


en juin, mzis les haricots


la li-novembre


2x ma,~C-;rai s,


et de la mi-


on seme


encore


R co te :
biriri,


B) Jachire:


deux trcis L-iois apr? s


oh la temperature

voir plus haut.


1 ens emende


est plus fralche,


ment (dans le Bunyam-
trois quatre mois).


C)'Importance:


envi ron


des cultures.


Rendement: en :yryyennc 5.000
semences variant de 150 a 200


ksc. 1'Ha .,
T." s


pour


une quantity


LE SORGHO.


Ens emencement:


-p t~mb re


C L u A.. ver


Ricolte:


5 raois apr- 1 'enseren cement.


Imnpor tan ce:


envi ro n


20j


ch CY5re~


des cultures,


enrd eren t ;
se.Lences v


de .1.000 : 2.000 Kgs. pr &a;


aric.nt


(pour


une quantity


L'ELEUSINE.


Ens een c emren t:


de la ii-s-cptetmbre


". la mi-octobre.


R6colte:


3 a 4 moist apr's I'ensemencer ent.


Impor tanc e


Rendement: en
necessaires :


repr sent
Lv >-L ^ C4


!Soy~n Fyc


environ


't des cultures.


: 1.000
a Il'Ha.


semences


de


LE MANIOC.


en terre des boutures:


durant


toute ai saison


de pluie.


au nm1inimAu.


.Importan c :


environ


un an aprLs la mise


.L-


0,4%


en terre des boutures.


des cultures,


Rendement: en


-89-


de


de


Mise


n9 en emen c


I I I I i li i a


I


~r~~ c~ ,r ~c~r- t).
rle ur


~C U,-s,)
~ie fZ~ :. ,,


k1s. E I 'a; quanti te


kgs. I 'Ha.


: 10.000


LoyenneC






l la question


Feuillet


LE MAIS.


Ensem encement:


mi-mars.

aielcurso
ailleurs,


de m" cpte
m A. J. f -- L ^


4 a ois pr*sF


, rmi-octobre et de


1 erns eLien c ement,


mi-f vrier


dans le Bunyambiriri;


3 s 4 mois seulement.


Impo r tnce:


des cultures


indig ne .


Rendement:

Remarque$
le "mil a


c6r6ale
remen t


3.000 k--. 1 L'Ha. 'pour


1 f50 kgs.


:t est. ,. d' int ro duire


c serhit in
chandelle",


pour les r
capri ci eux.


petit millet


C-ions


o% le regime


consid6r4


dte eMscenccs).

dans le territoire


coanl


des pluies


ce la meilleure
est particulie-


LE CAFE.


A) Ricolte:


coJmmence


C) Importance:environ


C,0 G0


dans 'cncscmble


des cultures.


D) Rendemcnt:


en moyenne


: 800 krs.


LE TAIAC.


Ensemnencement :de
mi-mars.


i Z feptembr
S t:F &A 16 4a & %W


h fin octol're


et de mi-fevrier


fecolte:


environ


4 mois apres 1'enscm-encement,


Importa nce:


C,0 ~


des cultures.


en noycnne: 200.000


vaince.


It>~~,


NO 46.


nRponse


a.


0,"%


la troisi0mce


de 1 ensemble


feuilles par Ha.


D) Rendemen.t:trEs


variable,






RESIDI"t CE :
LT Im i r' C) ,A. l."I'


S-.YA:-,ZA .


REpBone lao question 1" 49


I ETRODES INDIGENTES .


I.cs
systeipe de 1'
coup cependan
E ce point de
le domaine deA
resultats .


indi-es prati-uen4t prf cce tous aujourd'hui le
.....&.. .. : ,",. %^,U
-lt6;.rncC.c ics cultures. 1I s'en fait encore de beau-
t que leurs :: o tgodes soient absolument rationelles et,
vue, la ccllrtoration d'entrcpriesc- europeennes dans
1'aCricul.ture ne pourra. produire que de trcs heureux


DU
TVC-
7'i-






RESID:7TCI DUT RUA.DA .
TERRI TOIRE DE IETYAYA .


Rponse ? lao question N 50


INSTTCI~E!TTS ARATOIRES .


L'indiGbre s e sert .eclusive=ent de la
serpette, cette derni re 6tant utilisde pour les
broussaillemenrt et p-our Ic r6coltc du sorgho.


houe et
tr .vaux


de la
de d6-


Les houses s
q 'I
elles sent ct quality
prix actuel 15 a 20
valeur de 'outil (I )
sixemnt cet cutil indi


au prix de
excellent
un outil d
raisonnaL1


Si l'autori
revient 4
choac car,
c rualite b
rfT- e~ '.


fs.

sperm


tz
e 5


fabriquces psr
iocre et d'-ie
- 'e correspond
plus, les idi
sale.


territoriale po
.000 houePs aux
cettt fa!Ion,
su~prieure et


les forgerons indi
sure tres rapid
.d certainemont pas
g nes se procurent


uvai t

'indi
'iyn


, chaque annee
nies, ce serai
g{ne pourrait
prix bcaucoup


genes ;
leur
h la
malai-


,ceder
t une
acqu6rir
plus


AI) Au debut ie
15 fs. C'est l
loin sup6rieure
sensible en un


1929
jeu
. c.
temp 3


la i:oue indi gsnc

le-11) 3qui a prco
ausci court.


coQtait seulement de 10 .
deniande (cclle-ci 6tant de
qud une hausse tellement




- 05


,RESID1E1TCE 3D RUANDA.
TEhRRITOIP DE U fAlZA Rponse a la question W 51.


RISTORIQUE DES FORESTS DU TERRITOIRE.
II I IC I II III ~ r I ~ ILIIIr.CI I I II I -


forts:
rongo :


Jadis, exi
l'une, au "o
l'autre, I'


sta ent
rd du Nd
Ouest de


da ns
iza,
la


le terri
roan ai
province


toire de NTy.nza deux
boucle de la riviere
du Bunyarib i ri ri.


grande
Nyava-
.


De la prei Cre, il ne subsisted. aujourd'hui cue quelques
hectares bois6s ; au flanc d'une collie et 1es indiG"nes exploitent/
ce dernier vestige pour la fabrication des piroJues employees sur'la
Nyravarongo. La fortt du 'Tdiza fut systeinatiquement detruite par les.
habitants de cettc re ion (asscz peupl ) desireux d'6tendfe toujours
davrantae lenrs cultur1. ct ne pouvant arriver ?. cc rcsultat qu'Cen
conquerant, chqcue annte, Qsuelucs hectares sur la fort.


Le
la seule qui


unr4me sort
rmrite dce


menace- la secondci forLt: celle du Bunyambiri
retenir notre attn tiorn a l'heure actuelle.


Pour connattre l'histoire de la fort du Bunyambiriri, nous
avons in-terrofe, sur place, un certain nombre d'indigenes le recit
le plus interessant est colui que nous fit le vieux NYAMUHENDA, an-
cicn sorcier de Musinga, n vers 1860 aux abords de la fort :
"ion pCre m'a racont6 que, au temps de fmBAMBWB SENTABYO (sixi.-
me roi avant LIusinga), la fort que vous voyez 1 -bas venait jusqu't
la riviere NZAVU et couvrait le massif MUKONGORE.
pendant le r .n.e cL LvWOIERA, grand'pere de :usinga, la lisibre-
de 1?' fort avait reculd jusqu'. la rivi"re KYIMBOGO et jusqu'aux
massifs KINGURUWE et SEKERA.
Quand moi, j' tais encore enfant c'4tait au temps de Lwabugi-
ri- je me rappelle trEs bien que la fort s'etendait encore jusqu'.
la rivibre NYIRARANGE. MJais, chaque annie pour avoir de belles r6col-
tes, les g6ns brQlaient cn jSnvier -t en fCvrier de grades etendues,
aussi bien a la lisi're qu' l'interieur de la fortt, pr-s des clai-
rieres. Beaucoup de gcns vinrent habiter au Bunyambiriri sous le rk-M
gne de Lwabugiri ; ceux du BWISHAZA (ter. Lubengera) et ceux du KIIYAGA
{terr. Shangungu) entraient aussi dans la fort pour 6tablir des cul-
tures, parce que, les cultures souffr~nt moins de la secheresse.
Vous voyez ::;on fils (jeune home de 17 ans environ) vous pouvezs
etre certain que, qusnd il ura n:on age, il ne restera plus rien de
3a fortt, plus rien".

..


*




- 94 -


PRESIDECE DU tRUANDA
TERtRITOIE DE NYA-TZA .


R.ponse C la question !T 52.


RECULDDE LA FORGET DEPUIS 1860.

MBESURES DE PROTECTION A PRENDRE.
-------------------- r r II r r rI r II C


concourse
dis tncje


aux chefs
4te stric
sire de
presence
ont. 6t f'
reboiser
met de tc


Des r6cits fai
que, en 50 ans,
moyenne de 10 k


ts par les
la -isi re
ilomctres.


Fin Septemtre dernier,
et aux indic~nes de la
tement interdit de defri
la fort; dec proclamnati
du Dl6gu6 e0t du inwami .


aux
utes


indig nes
de la fo


ctes
r.gi
cher
ons
.n o


auprcs dcs caefs et d
environs de leurs boimas
les crnanes.


e


d
re


la region on
a recule sur


peut
une


ordres severes ont ete donnes
on Ouest du Bunyambiriri: il
encore ou d'incendier la li-
out 6te faiths partout, en
utre, de pressantes instances
s indigenes pour les amener b
et, plus g4nerale.ient, au som'


a


Pour que.cesse
de la fortt, il est n6ce
exerc6e par les Dle"Gues
Astrida et Nyanza.


la de
ssaire
des t


struction systematique de
qu'une surveillance cont
erritoires de Lubengera,


ce qui I
inuelle s
Shangugu,


reste
5oit


les vesti
interdi re
sur place
s6es, un'e


La
ges
tou
, de
zon


seul e
de le
te cul
fecon
e inte


tati on f'or S tie re,
6tab1isse een ts d m
une exploitation rt.
d6limiter sur le te
station" qui seraien
l'interieur de ces
quclle proportion;
endroit dans un aut
ploitant qu'il a ob
qui concern la zon


measure q'I.i nouc p~raisse ad quate pour proteger
fort est urne : ure radiccle ; elle consist h
ture au-del. d'unc li-ne qui serait d6teimin e
Scrter, tout autour des imotagfnes encore boi-
rd.ite; de plus, r~lementer etroitement l'exploi-
aussi Lien pour 1'Administration que pour les
i.sion et les entreprises priv7es; pour arriver A
tionnelle, le rieilleur moyen semble %tre celui-ci:
rrio", au moyen de signaux, des "zones d'exploi-
t affect es chacurtc des scieries ; determiner, -
zones, quels ar'tres peuvent Stre abattus et dans
enfin, n'autoriser le transfer d'une scierie d'un
re que lorsque la preuve aura e4t faite par 1'ex-
servc strictemen-t la clause de reboisement en ce


e Qu,' il


a andonne .




- 95 -


RESIDE CE- I
PLS1i), L M:


DU PIJA.WTA.
D)E 7TYAXZA.


R4ponse A la question T


SITUATION DES FORETS EXISTANTES.
S-


A) Superficie:


On ptut cvaluer 4.000 ITas.
du Bunyambiriri en territoire ie "!yanza.


B) Nons


ce qui rest de la fort


indircines :es essences:


Tmuhurizo,
Umushwxali,
Unuhurura,
Umutake (:),
Umukore,
Umugese,
Umurife,
Umushagwe,
Umujuga,
Umusivya,


(I) Umutake:


mushis hi,
-Umuf1u,
T TUushya,
UmLungo,
Umhusekera,
Umwiwnvxba,
Umuneke,
Umuronzi,
Umukereko,
Inembge.


extrneMen t rare


Ingongo,
Umuwande,
Umuyove,
Umuzimyamuriro,
Inkungu(ou :Umunazi)
Umukaka,
Umurangara,
Umashabarara,
Umupyisi,


auj ourd' hui.


C) Protrrii


t5h des essences:


deviant

celles
sont :


Parmi tous ce
le.plus vigoure
Les essences
par consequent q


S ai


Ux.

A .


Umuhuri zo,
Umushwali,
Urnungo,
Umuj uga,


plus re ch. rcn
fournissent les


Umuhurura,
Inkungu,
Umukereko,


I'Inkun-u ou Umunazi


cs par les
,eilleurs


est celui qui


scieurs
bois de


de long,
charpente


Igongongo,
Umutake,
Umushagwe,
Umwumba.


Parmi
targets,


ces essences, sont plus particulierement attaquees
cells don't les noms suivent :


Umuwande,
Umugese,
Umuronzi,


Umuko re,
Umuneke,
Umus;habarrara,


Umusekera,
Umurangara,
UmusivJya.


par


les


, I .. ..I .. .. .






RESIDE-CE
TE.RITOIRj


DU
DE


IIAfDA.
SLYAN ZA.


R4ponse A la question N -54.


INDUSTRIES INDIGENES.


A) AABUBYE :


Batwa, insta
ment press de

qu'elles ign
taires, elle
present. Ja
gross ires,
rop6ens, ell
tionnent aus
les Watutsi.


1
s


Potiers : 1
.les un peu
terrains


'industrie de
partout dans
argileux.


La poterie est
orent le tour,
s parviennent
die, elles se c
servant aux use
es frabrique*t
si de longues p


la poterie est
le territoire 2


le
riai s


:nonopole des-
principale-


,g6nralement le travail des femmes; bien
et ne disposent que d'outils tres rudiment
rendre parfcitement les motifs qu'on leur
ontentaient de confectionner des amphores
ges do.mcstiCques ; depuis L'arrivee des Eu-
des ouvrrages plus delicats; elles confec-
ipes (genre "bahima") trs prisdes par


B)


ABACHUI :


ForgErons ; s'instcllOnt de pr6dfre-nce aux environs de la
fort don't les s srrs leur fourniscnct en vc'ondonce le carbon de
bois necessaire e leur incdustrie Quoique. ne disposant que d'outils
tout a fait rudimentsircs, ils frabriquent des lances, des fleches,
des couteaux d'unc facturc vraiment remarquable ; c8te de ces objets
de parade ils en fcrgent d'autres d'un usage courant: serpettes, houses
etc...Les forerons c-eviennent tr's riches t rapidement.


C) ABAKATI :


A


peaux pour
des habits


la
en.
de


Lf ois
conl'e
parade


tanneurs, peaussiers
ctionner des robes
pour danseurs,


et tailleurs;
de femrnies, des


preparent
couvertures


D) ABAJB E :


Sculpteurs
rade, les pots a parfum,
digenes, etc...


sur Lois ; confectionnent des
des fourneavx pour yatagans,


boucliers de pa-
des sieges in-


E) Trav'ux de vannerie:


vannerie
guise d


Nattes, paniers
sont reserves
,e passe-temips


et
au x


paravents ainsi
femmes Vatutsi,


que
qui


tous travaux de
ne s'y livrent


les
et


fine
qu' e'






RESID'ECE DU RUATDA.
TERRITOIr DE NY"ANZA .


Reponse a la question !0 55.
.- 1-


Lorsque des
tention, ils reoivcnt
leur cas presente-t-il
tal d'Astrida. Toutefo
sieur le docteur ,OL,
traiter les malades qu
blessures, etc..)


Au riozent de leur in
pas de visit mrdicale pour ce
ni d'agent sanitaire au poste


prevenus toitcnt 1.el.dcs au
los preicrs sois du. person
qu &lu ravit ils sont d
Sis, depus t- ? ois de mai de
Tde 1'U.M.H.K.a 1'amabilit" d
e us crnvoyons ?lyabisindu


icarceration, les.
,tte raison qu'il
de Nyanza.


course de leur d6-
nnel territorial;
irig4s sur l'h8pi-
cette annie, Mon-
'examiner et de
(cas urgcnts,


prevenus ne subissent
n'y a pas de m6decin


- 97 -


REGIME PE.'ITENTIAIRE .




- 98 -


RESIDENCE
TERRI TO IRE


DU RtUA'DA
DB NTYANZA.


sw a o 4 so m a mam40mama* w m s somm 4m 4w Im


Reponse a la question NI Te6.
'i-W -m -, -m- -** n o m m irm m en r-I-- mY i.
J


RAVITAIJLENWTl DES CETTRES EUROPEEiS.


A 1'hetIr. actuelle,
commergants de l.a pi;lce, tout
taillement de In. troupe, ces
rbikeit engages.
Quand la situation
normal, on pourra acheter, a
aura besoin pour le rcvitaill


En ce qui con
ment) force est bien dv
cette raison que le boi
est absolument insurfis


1'admini
ce .ui e
prisonnie

vivri re
I rarchi
ement du


stationn achete, chez les
.st n6cessaire pour le ravi-
?rs et des travailleurs regulib-

serr redevenue tout h fait
du post, tout ce don't on
personnel indigene .


cerne le combustible (mais pour c
recourir a l'interm6diaire des c
s de chauffage mis en vente sur 1
ant pour satisfaire .5 la demand.


ela unique-
hefs, pour
e march


poules et
procurent


Pour ce
oeuts,
(I).


gqai
c'est


est
au


1*


des vivres frals: viande de boucherie,
march indigene que les Europ6ens so les


Pour la furniture de lait et de beurre, ils louent un
certain nombre di- vaches h un chef du voisinage; le prix mensuel
de location est de 15 fs. par vache.
II n'est pas opportun d'envisager la creation d'une lai--
terie a Nyanza; pareille innovation n'entratnerait que des m6comptes,
; raison principalement de la grande quentite do lait necessaire l!&
cour du sultan,


(I) Mercuriale au 31 Octobre 1929 :
Vianda de boiucerie : 3 f.. le K. 1
Poules : 1,0 2 "fs .
Oeurs : 20 &u 25 centimes.











i..



,

*; ,






RESIDETNCE DU RUANDA
TEPRRITOIRE DE :EYA!TZA.
f. s s a I


Response h la question T 57.


COURT DE LA RATION.


Prix de revient de'


la ration reglementaire :


Au 1-1-1928.


Au 31-10-1929.


Soldat :

Fec=e de


soldat:


Enfant :
Prisonnier


0,35 f.

0,30 f.


0,15
0,30


3,50


2,75 fs,

1,375 fs.
3,50 fs.


f.
Xf.


Le d6cuplement du cott de la r
raison suivante : au ler Janvier 1928, 1
6taient fournis par 1'interniddiaire des
lesait nmanifestement 1'indigne et provo
abandonn6e; l1'heure actuelle, les vivre
commergants de la place.


action
es vi
chefs
quait
s son


s'explique par la
vres ndcessaires
.Ce systcme qui
des abus a ete
t acnet"s chez les


PIN.