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Territoire de Gabiro. Rapport Annuel, 1933 (suite). 10 pages.
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Title: Territoire de Gabiro. Rapport Annuel, 1933 (suite). 10 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
Series Title: Rapport Annuel
Physical Description: Archival
Publication Date: 1933
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System ID: AA00002248:00001

Full Text

TERRITOIRE de GABIRO
RAPPORT ANNUEL 1953
(suit.)

Province du BUGANZA =Chefferie KALISA.


M.A.V. Lettre ou
Oolline Batutsi Bahutu Total Sous-chef illettrC.

MBOGO 22 216 258 KALISA lettrd


GAKENIE
RUBONA
RUKiUGU
NYABUBARE


GAHINE

TUNTU
RWINKUBA
NYAWERA
NYAMITAGA
NYAGAHANDAGAZA
NYAKABUNGO


KINYINTA

GISHYA
NYABIGEGA


KAYITA


RIIMISHINYA
KAYANGA

KAWANGIRE

KUMUZIZI
RWIBIEONA

RUKARA


RUKARA


GAIN E-MISS ION

LUGARMA (Mines)
Totaux


154
192
26
16

190
33
54
57
40
8
69
56

102
45


20
74
9
6

75
5
1
52
51

57
25

20
5

38
13

16

61
7

41


199


96
1


409


50


110


94

56


7
2356


id.
id.
id.
id.


174
266
.355
22

265
-36
75
69
91
8
106
81

122
46

130
20

215

157
8

446

109
52

177


- 119


GASEGA
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.


SAGAHUTU
id.

GAHIRIMA
id


BIRYABAIOBOKE


RWAGASORE
id.

RWABIENGA
\ k
KINYEBUYE
id.

SEZIRAKUYE


RUNIGABABISHA


illettrl ,


lettr4


ii ttr4


lettrr


illettrd




illettr<
illettr4



11lettr4
ill ettrd


78


10
508W


0 COMMENTAIRES SUR LES CHEFFERIES.

a)RMorganisation politique. Depuis la fin 1951 le territoire de Gabiro eat eatit iS
ment r6organies au point de vue connandement.
De par son 4tendue, il fut souvent difficile de supprlnmr lea petite sous-oheteri'
de moins de 100 contribuables. C'eet ainei quo dane le Mubari et au Mutara ii y a-
enoore quelques sous-chefs dans oe cas; mais il eat impossible de rdaddier X oet *tat
de chose, lee sous-ohefferies, lee plus proches se trouvant parfois a plus de 25 Ploa
de distance.


92


67

25

22


750
770


POW


I I J I


qmm






b)0hef-lieu du territoire. S'il est a conseiller, dans un territoire peupl6 d 'tu
fagon uniforme, c'est a dire oh la population eat r6partie r6gulibrement our touted
la superficie du territoire, il eat a conseiller que le chef-lieu soit oietre de Oe territoire. Mais dans le territoire de Gabiro, 1'Est, le Nord et le
centre dtant inhabitables, il tait tout indiq6d de placer le chef lieu du territoireo
au milieu de la population.
Dane un rayon d'une tape, autour de Gabiro, il n'y a qu'un bon miller de oontri-
buables.
Mon pr6dcoesseur et moi-mame, avions pr6conise 1'6tablissement du chef-ioeu aux en-
virone de la colline NGORORA au BUGANZA. A cet endroit, dans un rayon de 50 ka, 1i-
y a une population de 20.000 contribuables, sur 26000 qua compete le territoire.
O'est une utopie que de croire que lee environs de Gabiro soient une region de re-
peuplement. GABIRO se trouve rans la province du MUTARA; oette province a comMe oa-
raxt6ristiques principals, soi aridit t et la, scheresse de son sol. Jamais le noir
ne viendra s'otablir dans une region d6pourvue d'eau.
Tot ou tard 1'on devra rem6dier ac ette situation; 1'administrateur doit Stre pra
de see administris.
A I'heure actuelle, a Gabiro, la presence de 1'administrateur ou de see adjointe
eat inexcusable. -I1 n'a rien a y faire.- II n'a personnel autour de lui.
Le service territorial de ce fait, doit atre continuellement on route, chess see
administers.
C'est ainsi, que quoiqu'aytnt 6t6 indisponible pendant 45 jours au course de 1953.
L'administrateur territorial de Gabiro a gtd 278 jours en route. Et quoique n'ayant
pas eu d'adjoint en juin il y a 230 jours de d6placement h l'actif de 1'agent terri-
torial.
Cette situation eat on6reuse pour le Trdsor, elle eat fatiguante pour le personnel
et pour 1' indigbne qui doit courir aprrs l'europoen sail veut le trouver; elle eat inm
conceivable pour une foule d'autres motifs, administration.
11 en est de mSme au point de vue dconomique; impossible de cr6er un march dans um
centre ou il n'y a pas de population; impossible pour des commergants de ey 6tablir.
O'est pourquoi, malgr6 la crise, je prdconise encore le d6placement du posted
Bugalula. Pas beeoin de construire en mat6riaux durables. De bones constructions e.
pied, ciment6e a terre peuvent trbs bien convenir pendant quelques annees.

o)Etat d'esprit des populations. BUGANZA et region Ouest du MUTARA. Oette region
habit6e par la rajeure parties de la population, eat dans un excellent 6tat d'esprit.
Malgr6 la cruise 6conomique, avant laquelle les populations gagnaient facilement, lee
quelques francs ndcessairea s leure petits besoins, celles-ci font face a toutes
leurs obligations fiscales, augmentant r6gulibrement leurs cultures, entretiennent
lee pistes et routes du territoire.
Peut-Stre sont-ils moins bien habill6s qu'avant la cruise, eut-Stre doivent-ile so
priver de certain objete qu'ila convoitent, ou doivent-ils aire plus dtefforts pour
trouver l'argent n6cessaire B leur impst, un fait eat certain clest que leur moral et
leur tAtI4'esprit sont excellent.
Au Mubari, province situ6e le long de la Kagera, la situation nest pas si bonne.
Loin de tout centre europen; ne voyant que rarement au course de l'arnne un europIen
de administration, habitant un pays d6primant harcel4s par des milliers de mousti-.
ques, jour et nuit la population Munyambo de cette province no va pas de l'avant. haf
tours de leurs devine et sorciers, n voyant que rarement un missionnaire, et oe
pendant quelques heures, il ne pourrait on Stre autrement.
Une piste automobile, facile a construire devrait relier Gabiro a la route existent
le long de la Kagera. Gependant, 1'on ne peut pas dire que les banyambo no soient .
pas courageux; reguliremnent ils vont en Tanganyika Territory travailler, soit dans
les mines, soit dans les exploitations agricoles de Bukaba. De par leurse ontaets
\.






frequents avec lee populations plus ou moine islamisdes de Bukoba, ils ont adopt6
1'habitude de so v tir de longues 16vites. Ils sont cependant rest's attaches a
leure croyances indigenes et n'importe quelle religion a peu de prise sur eux.
Possesseurs de grande bananeraies, ils s'adonnent beaucoup a la boisson, chose
qui n'est pas fait pour diminuer leur abrutissement.

MUTARA Nord, central et NDORWA. Dans ces provinces, et sp6cialement dane le sMutar'
Nord et central, les bahima foment le noyau de la population. Tandis que lee nobles
ne s'occupent que de leur betail, lee bayiru (bahutu) s'oCcupent surtout de la chasse
et de la confection des pibges et des filets dans ce but. Cette population eat trje
arrilr6e, no cultivant que le strict n6cessaire et encore sous la menace constant de
administration. De plus elle est peu stable. Lee bahima sont en continues dplaw
cements, a la recherche de paturages pour leurs trse nombreux troupeaux, ne connaissant
ni bornes ni frontibres, ni spaces. Aujourd'hui au Ruanda, demain ils seront en U-
ganda chez leurs frbres de race, toujours k la recherche de p6turages. Loin de sten-
tourer d'une foule de serviteurs ou gardens de b6tail come le font lee eddentaires
batutsi du Ruanda, les bahima n'ont que deux ou trois personnel a leur service. Cola
facility lee d6placements.
Ils sont donc difficiles a conduire, le moindre ordre de administration leur d6-
plaisent, ils franchissent la frontibre de 1'Uganda et ils ne reparaissent que plu-
sieure mois lus tard. II eat done trbs difficile dtavoir avec eux une politique de
continUit6.

La Peste Bovine ayant 6clat6 dans l'Ankole (Uganda) & quelques kilomtrees de notre
frontiere Nord, les autoritAs v4t6rinaires firent 6vacuer tout le b6tail et le petit
b6tail se trouvant a une dizaine de kilometres de la frontier. C'eat ainsi que de-
puis le mois d'Aoit le Ndorwa et le Mutara Nord-Est sont 6vacu6s. Si cette evacuation
out des rusultats heureux au point de vue v4t6rinaire, en ce sent que la Peste fut
dcart6e du territoire de Gabiro, il n'en est pas de meme au point de vue politique et
5conomique. En effect les populations du eed Ndorwa spcialement, furent obliges de
suivre en parties leur betail, pour la garde, la trait, pour l'apport du lait aux femses
et infants rests au logis. Cela jeta des perturbations dans la vie routinibre de la
population. Deaucoup de propridtaires de petit b6tail abattirent leur petit troupeau,
plutSt que de mettre des gens a 20 kilimbtres de leur habitat pour garder leur 10 ou
15 chevres. Je connais le cas d!un muhutu de Tabagwo (Nord du Ndorwa) qui tua ses 30
chevres, n'ayant personnel pour lee fire garder et ne voulant pas rester sans cultiver
see champs.. Ds que ces measures de precaution centre la peste bovine seront levees,
beaucoup de bahima passeront certainement la frontibre pour ne plus remettre lea pieds
au Ruanda. Plus de 12000 tetes de gros b6tail et environ 6000 de petit b6tail ont
ainsi 6t6 refoulees.

dl Participation des communaut6s indipgnes aux travaux 6conomigues.
riE. Au course 4e l1a nee 1955, 1on a proc6dd & 2 campagnes de cafi.
La premiere commenga au ours du moia de Mai. L'on seoa au total dans .0 pepinibrea '
188560. tie moyenne de 55% de ces senences donneront des caf6iers bone & replanter
soit environ 65 mille plants. Ces plants seront mis en place au course des mois de fj-
vrier-mars 1954. Ils serviront en ordre principal h renplacer dans les champs exis-
tants, les plants ch6tifs ou morts, ainsi que pour completer lee champs de coSu qui no
sequrent pas leur compete de 54 cafdiers au course de la champagne 1952, campagne qui
prit fin en avril 19?5.
Au course de la second champagne, qui commenga en octobre 1955 l'on sema dans 17 p'-
pinibres 465 mille semences.
Alore que les annres pr4cddentes et au course de la ibre champagne 195, lee pepinibroe
avaient 6t4 dtablies dans toutes lee chefferies du territoire, au course de la second
campagne, la totality des semis se fit dans une seule chefferie, celle de KALISA au






Buganza. A l'heure actuelle, la plupart des samenees ont leva et nous pourrons oe -
tainement distribuer 60 a 65% dee plants en Octobre 1954.
Cette m6thode a cSte d'avantages indiscutables, present 6galement beaucoup d'in-
conv nients, en ce sens que pendant plusieure mois, toute la population ne f it plus
que cela, et, come les travaux pour le cafi se font toujours en saisons des pluses,
lee indig'enes doivent n4cessairement negliger leurs travaux de cultures.
Partout, en g6n6ral, lea chefs et indigenes entretiennent tres bien leurs p6pinib-
res et m~me nettoyent par trop leurs plantations de caNf.
Au course du dernier semestre, parbout dans lea champs de cafi l'on a plant6 des ba-
naniers come ombrage, et autour des champs l'on a mis une range de bananiers come
brise-vent. De plus les indig'nes ont sem6 des haricots dans leurs champs individuals
come plante de couverture.
II y a actuellement 1448 champs de 54 cafdiers
48 id de 250 id.
1 id de 500 id.
5 id de 1000 id.
soit 95692 carriers.
Lee 5/4 de ces cafriers sont vigoureux et an excellent 6tat. Lee mibvree seront
remplaco8 ds f6vrier mars 1954. Environ 10.000 caf6iers serviront a cot effet. D'au-
tre part a la tune 6poque 750 nouveaux champs individuals de 54 caf6iers seront 6ta-
blis. Environ 41 mille cafeiers serviront a cet effet. Il nous restera ainsi de la
Ibre champagne 1955 environ 14 mille plants de p6pinibres qui sont ou maladife ou ne
poss'dent pas assez de feuilles pour supporter la mise en place definitive.
Au course du mois d~Octobre 1954 l'on commencera la mise en place de 118.800 cafioers
soit 2200 champs individuals de 54 caf6iers.

e) Cultures vivribres. La moyenne des cultures atteint actuellement 55 area par indi-
vidu adult. En 1929 cette moyenne 4tait de 9 areas. Cela dmmontre que la progression
est constant et que notre champagne vivribre subit ses effete.
Les indigbnes ont aussi d6finitivement price goit au manioc.
Vu la situation climat6rique du territoire, surtout a 1'Est et au centre de colui-
oi, oti annuellement lee pluies sont dbficitaires, il y a lieu de poursuivre continuel-
lement notre propaganda pour les cultures.
Cette annie encore, les mois de septembre, octobre a mi-ndvembre furent trbs see.
De ce fait lee haricots et pois furent senms jusque trois fois dans lee chefferies
IALISA-GASHIKAZI et une parties des chefferies RUTSINGA et LYUMUGABE. Lee indigBnes y
emploibrent leurs derni'ees reserves de semences et ne v4curent en some que de leure
reserves en terre, patates douces et manioc.

Marais. Avant 1952 ii fallait annuellement pousser lee indigBnes a cultiver lee am~.
raise au course des Iis de escheresse,,' uin-juillet-eout. Cette annee-ci, sans aucune
propaganda, sans aucun avis de administration, lea marais furent complbtement culti-
v6a par les indigbnes. Au course de cette saison s'che l'on plante purtout des hari-
cots dans les marais drains, mais des la r6colte d'aout, lee indigbnes y's ment ine
espbce de sorgho 'amahore" qui donne sa recolte en d6cembre-janvier. De cette fagon,
lea marais sont cultiv's deux fois, alors qu'ils ne 1'taient pas avant 1950.
Malheureusement les bas fonds cultivables sont rares dans let erritoire.

f) Routes et pistes de chefferies. Au course de l'ann6e 1953, lee chefs indighnes ont
chereh6 l relier leurs chefferies, par des pistes accessible au charroi automobile
l ger, aux routes existantes.
1) NYAGATARE-LUBILIZE (frontibre Uganda) 12 las.
11) LUBILIZI- GIKAGATA -GATUNDA -NGARAMA 64 kms.
111) LUGARAM -NTARUKA 27 kms.


-9







D'autres pistes sont en construction, mais loin d'Stre termindes.
Ces pistes faciliteront les communications dans lea chefferies, quoiqu'elles ne
soient pas d'un int4rSt local.

e) Reboisement. Au BUGANZA, le reboisement rested toujours une difficult. Lee Ine
success se rpLtent annuellement. Lee efforts des notables sont cependant meritoires.
Les insuccCe sont dus en ordre principal aux ravages causes par lee termites. B-
suite au system de semis en place. Comme lee mauvaises herbes poussent plus vite
que les essences semees, malgr6 tous lee soins de sarclage, elles causent la destruc-
tion des petites pousses, soit par le sarclage lui-mgme, soit par 6touffement.
Oette ann6e 1953, j'ai radicalement supprim6 ce system. Partout les sous-cheft
ont seems soit en p$pinieres, soit en paniers. La surveillance et le nettoyage sont
plus aises. II s nous donneront aussi, j'eepbre une plus grand garantie de sucebs.
DBs que lee jeunes plants auront 6 a 10 cmx de hauteur, ils seront mis en place.
L'on reboisera ainsi 68. 80 hectares dans lee chefferies.

gJRecensement. Le recensement de la population eat terminzA.
n ne rested qu'a recenser lee femmes et lea enfants, recoensment qui nest pas prd-
vu b l'heure actually dans les territoires du Ruanda-Urundi./
Peu d'indigbnes miles, ont & mon avis 4chappe au recensement. J'estim e oe nmbre
a 8% des mnles recens6s soit 2500 environ.
II serait souhaitable que le recensement soit rendu l1gal et quo les mutations des
indigenes soient 4galement reglementees.
Actuellement lee indigenes quittent leur colline, sans avertir administration; ls
vont s'installer sur d'autres collins, soit dans le territoire, soit dans d'autres
territoires et ce sans avertir administration toujours. De ce fait le recensement
no peut rester & jour.
Oertains chefs de collins montrent egalement de la negligence ou mnee de la coM-
plicite en ne signalant pas lee non receness a administration. eCt 6tit de chose
ne peu perdurer sans amener du gachis dans le travail du recensement, travail qui a
pris tant de journges au service territorial.
D'autre part, il serait desirable que petit a petit nous puissions 6tablir le re-
censement des femnes et des enfants. Le materiel necessaire i cet effet devrait Stre
mis a notre disposition males, fiches, etc.
D'aprbs lee declarations des homes recenses, la population du territoire est la
suivantet
Province Chefferie Hommes Hommes
adults vieus ou Faees Enf. me. Enf. f. TOTAL
N valides maladies

NDORWA GAHITSI 1652 314 161w 126t 1145 5992
MUTARA RYUTJUGABE 5590 579 481 35478 3445 17961
Mushuru 1597 158 1211 769 ..76 78
Bishusmba 1287 219 1224 978 857 450
MUBARI KAHUEA 1249 50 1228 54 515 5316
BUGANZA EKABSA 5086 219 2708 1721 1546 980
GASHIKAZI 5796 189 5272 2096 2020 11575
RUTS IGA 4494 284 955 2886 2645 142d6
KANUBANA 3819 199 3191 2546 2287 1sla22

Totaux 26170 1971 25280 16085 15021 82.27
Ime amammm=mmmmmn=. m== ==mmaummmy mma mwmmmm me mmmminme ugmmimmmmnimmnm :n






































Pro
en li


Ces chiffres sont a mon avis en dessous de la verit6. Come Je le disais plus haut,
il/y a certainement environ 2500 homes non recens6s; l'on peut ajouter a ces chif-
free 4000 femmes (veuves-femmes polygames non d4clar6es servants etc.) J'dvalue les
argrons a 20.000 et les filles a 25.000, ce qui au total nous donne une population
d1 environ 100 mille ames.

h) Tnpots indignes.o
Au course de 1955 l'impSt de capitation a 6t6 de 7.50'frs.
l'impSt suppl6mentaire de 5.- fre.
l'impot de betail de 5.- fr.
Au course de l'ann6e 1952
l'impot de capitation fut de 12.50 frs.
1'impAt suppl6mentaire de 6.- frs.
1'impSt de b6tail de 5.- frs.
Ceci pour lee contribuables soumis au regime des chefferies.

i) Justice. Comme le veut la coutume, tous les,differends ou palabres sont e'abord
pr6sentAs au chef de la colline. Le chef dcoute la palabre ettranche. Si lee par-
tis sont apres cela encore en d4saccord, ils viennent au Tribunal indigene.
Le Tribunal indigene & son siege a Gabiro. Les juges sont cinqt un de chaque chef-
ferie important. Ce sont des chefs de collins ou leurs file. Chaque mois ils sont
chung6s. lse sigent du 15 au 51 en permanence.
Peu d'affaires viennent en appel, et je me rends compete que lee affaires sont bien
jug6ee en premiere instance parce que tries rares sont les affaires case6es en appel.
Grace a nos tribunaux indigenes lee palabres sont en regression.

Tribunal indigene.
ces Proces Proce
tige au pr6sentd en tranches en Litige au


1-1-1935 1933 195 13--1

Niant 50 49 1


40 SITUATION DANS CHAQUE PROVINCE.

Province du MUBARI.
Cette province eat toujours commander par KAHUKA.
Lore de occupation brita nique en 1922-23, oette chefferie 6tait command6e par
Sunm muhinda (race rbgnante dee bahiaa du Karagwe-Tanganyika Territory) appel6
KAYINAMURA.
Au course de cette occupation britannique, MUSINGA, muami du Ruanda, chercha querel-
Ie a tous lee chefs rests chez lea Anglais. COest ainsi que lore de la 4occupatioa
par lee Beiges dee provinces indiment annexdes par lee britanniques, certain chefs
craignant le courroux de leur mwami MUSINGA 6vacubrent en mine temps que lee Anglaist
ainsi firent DJAMUBIRI -MOLIGO -KAYINAMURA.
En 1952, KAYINAMURA m'6orivit un mot, me demandant a revenir dans sa chefferie Au
Mubari, je lui r6pondis que je n'avaie aucun motif a mbpposer & son retour. 11 fit
done passer see femnes, sa mere, ses enfants, ses suivants, puis se disposal a fair
passer la B1gera-frontiere a son cheptel, quand il mourut brusquement aprbs quelques
jours de maladies.
Seulement KAYINAMURA laissait deux gargons de 10 et 7 ans environ.


v


**


-








Lore du depart de KAYINAMURA, l'Administrateur Massart d'accord avec la R6sidence
disigna EAHUKA pour le remplacer; 'eltait un pis aller, parce que l'on ne trouvait
aucun autre candidate. KAHUKA 6tait un vague home A tout fire de KAYINAMURA. De-
puis 11 eat rest chef des banyambo du Mubari.
Main tous lee rapports signalent 1 incompetence notoire de EAHUKA. Co qui nous re-
tient pour proposer son replacement, c'est que nous n'avons personnel pour le rempla-
eer; c'est que jamais un mututsi du Ruanda n'acceptera de commander des banyambo, qui
d'ailleurs l'accepteraient difficilement.
OCest pourquoi ayant appeld lee enfants de KAYINAMURA, je leur ai faith comprendre
qu'il 6tait inadmissible qu'ils restent illettrds; qu'ils devaient se rendre & me
cole; ils comprirent trbs bien la chose, de m&ee leur mere et la mere de KAYINAMURA
furent d'accord pour placer les enfants a l'dcole de KIZIGURU.
En eux nous trouverons peut-Stre le future chef des banyambo. lie sont tres aimad
par lours indigo nes, car leur pbre, leur ancien chef 6tait tries estimd.
KAHUIA lui-mate est toujours sounis leur autorit6 st plus tard nous n'aurons aucune
difficult dopner le comnandament de la chefferie un des files de KAYINAMURA. KA-
HUEA comprendra tires bien la chose.
De tous lee s-chefs du Mubari, il n'y a que KIRARIRA qui soit intgressint. Son file
est lettrd, c'est d'ailleurs le soul de touted la chefferie.

Province du NDORWA.
Le Ohef GAHITSI qui coanande cette province done toujours satisfaction.
RUTEMBESA, chef des collins Bweya, Mugakindu et Rubirizi a dtd relOgui, pour avoir,
alors qu'il y avait danger de peste bovine, autoris6 plusieurs bahima de '1Uganda de
s'installer avec leur bdtail sur see collins et ce sans que ce bdtail n'ait passe
par 1 quarantaine, risquant ainsi de provoquer la peste bovine dans le territoire.
Ces collines sont passes provisoirement sous lee ordres de GAHITSI.
Le sous-chef BATAKA done satisfaction.

Province du MUTARA.
Gette chefferie est commander par RYUMUGABE, ayant sous ses ordres deux grand sous-
chefs, BIHMUMBA et MUSHURU.
RYUMUGABE, quoique d'un ext6rieur plutot passable eat plein d'dnergie et a su se
fair aimer et ob6ir par see indigenes.
RYUMUGABE a eu a fire face a beaucoup d'intrigugd de la part de ses sous-chefe et il
craignait que notre appui lui ferait defa, et que cette fagon il ne pourrait assume
aveo efficacitd le commandement de la plus grande province et chefferie du territoire.
Grtoe a ce qu'il s'est senti s outenu, il est maintenant a 1'abri de toutes lee intri-
gues de ses sous-ehefs et done touted satisfaction.
Le soas-chef MAHUKU qui commandait les collins Rushashi, Nyamiranbe et Gahabo est
dedodd et n'a pas encore 6t6 remplac dans son commandement.
En g6n6ral les sous-chefs de RYUMUGABE donnent satisfaction; il n'y a d'exception a
fair que pour lee sous-chefs RWATANGABO- NYANGABO et KAKDNYERA.
Sous-chefferie MUSHURU.
MUSHURU est le sous-chef qui a a fair aux bahima, les indigbnes les plus rotors et
difficiles a conduire, du territoire. Si parfois il y a des manquements a constater,
ii y a lieu d'accorder a MUSHURU de large circonstances attdnuantes. II tlit son pos-
sible, cela 11on ne pout le nier.
Le sous-chef RWAKAYIJA de la colline Kijojo a 6td relgud en territoire de Kibungu
pour les memes motife/que ceux qui motivbrent la relegation de RUTEMBESA an cheffe-
rie GAHITSI.
MUSHURU a repris le conmmanndeaent de la colline Kijojo.
Les autres sous-chefs de MUSHURU donnent satisfaction et il n'y a rien a signaler .
leur sujet.









Sous-chefferie BISHUMBA.
BI5UMBA command, sous lee ordres de RYUMUGABE, la parties du Mutara,sise entire
Gatsibu au Sud, le Ndorwa au Nord, le territoire de Biumba ha 1'Ouest, la riviere
Kakitumba a I' Est.
Cette parties du Mutara finira dtici quelques annees par devenir inhabit6e. Elle
est couverte d6ja en parties par la savane boisee, t res dense, habitue par de nombreux
troupeaux de buffles, d 'antilopes et de phacocheres. La presence de ce gibier est
une des causes de ce que le cheptel de cette province s infected de trypanosomiase.
Lee batutsi voyant leur betail pericliter et bientSt crever de la maladie, abandonnent
rapidement le pays, bientSt suivis par les bahutu. Une fois ces derniers parties la
terre n'8dant plus cultivee, la savane advance a pas rapids et bient8t 1'on trouve
une petite fort, 1s ou quelques annees auparavant l'on voyant de beauxj pturages et
de belles cultures indig'enes.
RUGAMBAGE eat le meilleur sous-chef de BISHUMBA; lee autree ne sont pas renscendants.
BISHUMBA, lui-meme nest pas un mauvais chef, mais il semble avoir peu d'autorit6
ces derniers temps sur see administres. II devra etre tenu en mains au course des an-
n6es qui viennent.

Province du BUGANZA.
Chefferie KANOBAIjA. es rapports des annres precedentes etaient dcja nettement d6favo*
rables a ce chef. Au course de l'annee 195, aucune amelioration n'a et4 constatee dar
sa fagon de travailler, d'ex4cuter et de transmettre nos ordres aux sous-chefs.
ir'ai 4td oblige de faire appel au chef RWUBUSISI, pere de KAIIOBANA, pour qu'il vien-
ne lui-mnme pendant une quinzaine de ours voir comment ravaillent son file et pour
lui fair entendre raison. RWUBUSISI m'a fait'rapport a ce sujet et a pu constater
lee fautes de son fils. Peu apres le depart de son pere, KANOBANA a fait montre'de
bonne volonte, mais ce n'6tait qu'un feu de paille et bientSt il retombait dans lee
memes erreurs.
Nous avons 1 une chefferie qui compete pr'es de 4000 indigenes; elle est la plus ar-
rierge de toutes les chefferies du Buganza. L'on s'y moque de nous et de nos ordres
sauf peut-etre dans les chefferies MUNYANGUGE, KUBIZA, KAYIJUKA, NTAGWABIRA, qui sont
les seuls sous-chefs intelligent qui marchent avec nous et dans nos vues.
Ce nest que dans sa chefferie que les agronomes Becquet et Demaret ait eu a cons-
tater des fautes graves au sujet du cafe-champs infest6s de chipn-dent chez KAGARAMA
a Rutare et Rwesero, pepinieres mal entretenues.
L'agronome Demaret s'est annonce dans les sous-chefferies KAGARAMA-RUSINE-KABAYIJA
et avait demand a ces sous-chefs de preparer des piquets pour d6limiter les champs
individuals. A son arrive rien n'6tait pret.
II en est de menme pour tous les ordres que administration envoie dane ces sous-
chefferies.
Sons vraiment en dessous de leur tache, apres le chef KANOBANA, lee sous-chefs EA-
GAR"MA, RWINKESHA, RWAMUZA, KABAYIJA, RUSINE.
Le sous-chef KANIMBA a 6td demis par le mwami RUDAHIGWA et le Resident du Ruanda
pour refuse continues d'obtemperer a'nos ordres et refus de se presenter a l'adminie-
trateur. II a 6t, repplac6 par TURATSINZE.
Je tiens a signaler a mes chefs que cette situation ne peut perdurer et qu'au cas
oh elle perdurait, je me verrais dans l'obligation de demander la destitution du chef
et des sous-chefs recalcitrants.

Chefferie RUTSINGA. RUTSINGA est un de nos excellent chefs. II est trbs actif, a-
nergique et vaut aller de l'avant.
Au course de l'annee il a eu quelques difficulties avec certain de sea sous-chefh
qui cherchaient a saper son autbrite en formant une ligue centre lui.








Lee principaux fautis talent GASANA, fils de RWIGEMA chef de Lemera et SIRAGUMA
chef de la colline Mamfu. Le premier &itd condamn6 par le Tribunal territorial a
six mois de prisam pour abus de confiance. Le second a 6te severement rdprimandi
par Monsieur le RIsident du Ruaida et menace de destitution.
Au course de I'annee il n'y a pas eu de changements dans lee commandments des sous-
chefferies de cette chefferie.

Chefferie KALISA.- KALISA continue come par le pases6 donner satisfaction dans tous
les domains.
II stest d4pend6 tant et plus pour la champagne cife car pros de 465000 graines ont
6t6 miss en terre dans sa chefferie. C'est un excellent chef au sujet duquel il nty
a rien a redire.
Il en eat de m em de ses sous-chefs, tous d6vouda et travailleurs.

Chefferie GASHIKAZI. GASHIKAZI aussi est irr6prochable et donne entire satisfaction
administration. II est maladif et de ce fait ne peut pas toujours travailler oaR-.
me l1 le voudrait.
6ee sous-chefs a part MUSHI donnent tous satisfaction.
Au course de l'annre, le sous-chef RWEMA de la collins Rwankuba a d6missioner de see
functions. I1 a 6t6 remplao6 par le nomm6 KAYINAMURA.

5 CHAGEMENTS INTERVEUS AU OURS de 19 DANS LES COMMANDMENTS POLITIQUES.

Chefferie GAHITSI.
Le sous-chef RUTEMBESA commandant lee collins Bweya, Mugakindu, Rubirizi a 6t6 re-
ldgui en territoire de Kibungu.
Il nta gas 6t6 remplao; son c ommandement a 6td remis provisoirement au chef do
province GAHITSI.
Raisons: en mare 1955 une centaine de bahia accompagn6s d'environ 5600 tStes de
gros b6tail sont venus de 1'Uganda, oh il y avait danger de peste bovine. Chefs et
sous-chefs avaient ordre de conduire tout betail & la quarantine de Nyagatale.
RUTEMBESA, ainsi que le sous-chef RWAKAYLIA de la colline Kijojo (sous-chefferie
MUSHURU) hebergbrent lee immigrants et ne signalbrent pas la presence de ce nombroux
betail au service vte6rinaire.
D'accord avec les autorites britanniques, Monsieur le Resident decida que toUs deux
seraient rel6gues.

Bweya comprnait 195 contribuLies
Rubirizi 51 u
Gakindu .48 U

Le chef GAHITSI est venu me demander dernibrement si le secr6taire indigene, au ser-
vice de I1administration Gabiro, ne pourrait pas prendre le commandement de oes col-
lines. Oette demanded sera traitde par la voie ordinaire aveo Monsieur le Resident du
Ruanda.

Chefferie MUSHULU
IAKAXIJA sous-chef de la colline Ki 0jo a 5t6 reldgu6 en territoire de Kibungu, pour
le motifs e*o es ci-dessus.
II a 6td resplac6 par le chef MUSHURU, qui donne satisfaction.
Eijojo comprend 558 contribuables.








Chefferie RYUMUGABE
Au course du mois de novembre, le sous-chef MAHUKU, qui commandait lee collins
Rusheshi, Nyamirembe et Gahabo est d6o6d6 sans laisser d'hdritier.
Le chef RYUMUGABE m'a propose6 de le remplacer par le n&mn6 RUGERINYANGE, proposi-
tion que j'ai transmise a Monsieur le R6sident du Ruanda; aucune solution nest encore
intervene.

Ges collins comprenaient
Rushashi 141 contribuables
Nyamiranbe 107 id.
Galibbo 25 id.

Ohefferie KANUBANA
KANIMBA commandant la colline Rwesero, 548 contribuables a 4t6 revoqu6 de see fone-
tions et remplace par le nomme TURATSINZE. Ce changement A eu 1"ou au mois de november
et le nouveau chef n'a pas encore pu tre appr6ci6. /
Motifs de la r6vocationt trois refuse de se presenter h l'administrateur.
Avoir quitt le territoire sans avertir soit son chef soit l'administrateur..
Manquements graves, cultures de caf&, constatfs par 1'agronome de la R6sidence.

Chefferie GASHIKAZI.
Sur sa demand le sous-chef RWEMA de la colline Rwankuba comprenant 150 contribubles
a 4t6 dimis de sea functions.
II a 6t6 remplac6 par le secr6taire indigene KAYINAMURA qui depuis son entree en
functions donne touted satisfaction.


gabiro, le 5 janvier 1934.
L'Administrateur territorial
R. VERHULST.

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