Residence du Ruanda, territoire de Gabiro. Rapport de sortie de charge de M. R.M. Verhulst, Administrateur territoriale ...

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Title:
Residence du Ruanda, territoire de Gabiro. Rapport de sortie de charge de M. R.M. Verhulst, Administrateur territoriale de deuxieme classe, Administrateur du territoire de Gabiro, 30 June 1932. 34 pages in all. Jean-Marie Derscheid Collection
Physical Description:
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Creator:
Verhulst, R.M.
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University of Florida
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System ID:
AA00002246:00001

Full Text
Territoire du
Residence
Territoire


Ruanda-Urundi.
du Ruanda.
, de 'Gabiro.


T--
Rap ort oo cor'ie co
Adiiinistrateur territ oria
terrltoire


Cierge~


de :o.sieur VERJrLST. R..J.
classes, Acdmiinistratcur du
lro.


SITUATION : Le territoire de C-a'iro est s
et 30o5' A I'.t Lu .: i."cn
1 et 1c55 do l .5"tu, Sud.
CLI MAT : Le territoire co:-prendi a
metres l'Ouuost du terri'.oire
ne de 1500 a.1tres A l'a s at a
La temperature nax-.a I'o.ib
partic 'ocvee 11 c tc de -+ 5
parties basse.
L'Ouest et le Sud ueost du te:
population; -1L t ic Sud-Est c
re inhabit.6s.
La raison on est au .anque d'
de cos rgeionsu, a la brousso q
peu do fertilitY.
La .alaria tr"s repandue dains
nonc'e clans la par tic basse du
ETAT SANITATIRE.
La population souffre et de 1
ladiess d ci:-ent la populatio:
des d'c's.
Les cas do phtisio pul. onaire
batut si.
Une grande parties :e la populc
res et de places purulentos qui
qui en sont atteints.


itu6 centre les perifiens 30051
eo Greenwich et los. paralleles


rti
et
.u c

Li
i- .'*


e 1 alti
une aut
centre.
est done
Slt'o-nbre


tude
re a


moyenne de 1750
altitude moyen-


variable.
et de 28


rrito ire coiprennent
t le centre sont pour


cau,
ui 1&


Dans la
dans la


80o de
ainsi


Sla sEcheresse prononcee
recouvre et aussi a son


le territoire est surtout pro-
territoire.

a malaria et du pian; coec deux
n et sont les causes principles

sont assez frequents parmi les


action souffre
i estropient


igalement dtulc-
bien souvent ceux


POPULATION.


La population so co.mose de b
de banyank:ole (origiaire de 1
Les premiers parlent le runya:
Les seconds ne diZffrent des pl
ferences dans les moeurs et su:
Tout ce que je dirai des bany,
quer aux banyan-l;ole.
Les Banyankole, conprmennent 1
habitant le N-E du territoire
ginaire du Karagwe (Tanganyika
mrme.
Les banya-nole et les banyar.ib
si)et les bayiru (babutu).
Les banyarvanda coluprennent 1


anyarwanda proprement dits et
'Uganda).
rwanda les seconds le runyankole
re.iers que par de lgeres dif-
rtout par la langue.
arwanda peut en sormne s'appli-.

es banyankole proprement dits,
et les banyarbo, sous clan orl-
Territory). Leur langue est 1a

o comprennent les bahima (batut-

es batutsi, bahutu et batwa.


j43L(I;L ~g~ldt I:i-~




-2-


II y a dans le territoire environ 20 mille bahlutu et bayiru et
six mille batutsi ou bahi:-a. J'estime le no bre dec batwa A 40
(les chiffres quc je dond e sont toujours ceux des mnles pour
trouver celul de la population totale, j'estime que l'on peut mul-
tiplier le hnor.cre des -1.les par 4).
Histoire des ban-yar:-a.?, a.
Goinmme Lon renilaoant dans le terir2toire pourralt Stre un profa-
ne du Ruanda, 11 I.a somble bon de rappeler ci-dessous en quelques
large traits I'hlstoire du Ruanda.
-0 4
1 P6ori ode arncien. e.
Les batutsi disent ,uoe lo premier de leurs ancctres Kigwa (lit-
t6raleiient celui qui c.-o tonmbe) est tol:bI des cieux accompagne de
'Mlututsi, son Zr're et cd sa soeur.
Kig:ia arrlva asur terro avec c0 feu. A ce iu:oment il existait sur
terre d'autres iolres 3 que les batutsi appellent les "abanyabutaka",
(litterale'rcnt les 0e:s de la terre). Ces derniers ne savaient ni
fire du feu nl frger con .s6ue':nk.ent. Kigwa serait ltanctre des
aban-Ti-nya (clan royal); :Ltutsi serait l'anc8tre des "abaga" C se-
cond clan des batutsi. sigwa et son fr&re eurent une nombreuse des-
cendance.

20 1 6riode- plu r-cente.

L'ancctro de ce"te p rl-de oct Gihaiga (litt6rale ent la tate le
co:r.ioncc..I


C'ost part"i
pellolt, .lue_
,nent rgnerent
Co n .ora't u:-L
ce qu'il "rtait
tic du I:uler
rs ue.once pros
Gihaniga, parr:
marriage avec u


.t -

sur Inc baTyariwanda.
o.rrour uie croire qu'?
S.actueolle.Cnt. Gianga
ot du lu.iLogo. 11 aval
du Lusiru (territoire
i ss no.-'rux enfants


1? L ~,. 11
Un~-, lly2J~SUu 3n~La


chyaba.
C'est sous Gi.aiiga que
rent (probablement au c
voisins). Ces raffles
du vblcan Jluhavura.


devint


les troupe aux
ours de raffles
se firet surto


rorIcueurs irndignes se rap-
Lno:n dos rois qui successive-

cette p4riode le Ruanda etail
con.amndait au Buhanga, par-
t, d'apris les historians, si
de Kabaya).
avait une fille, qui par son
1'anc8tre du clan des aba-


des banyl-arwanda
qu'ils firent
'ut du c8td de i


t

a


s 'aggrandi-
chez leurs
ungezi au pied


Depuis Gihanga jusqu' Luganzu ler, nos banyarwanda n'eutent cer-
tainement pas la vie belle; continuellement harceles par leura en-
nemis extrieurs, 1 fauit croire mrme qu?' un certain moment ils
furent sous la domination d'autres roltelets voisins puisque Ndalbiro
roi du Rwanda rut tu6 par les abarenge et les aba]kongoza qui 6taie.nti
Inattres au Nduga actuel.


Luganzu,
fuge chez
quitta le
qu'il y a
guerre au


fils de NTdahiro, petit enfant fut sauv6 et 11 chercha re-
sa tante paternelle .T.ab-,nyana. Devenu majeur, Luganzu
Karagwe, pro:eattant (u.en recompense de i'hospitalite
vait trouv6, ja.ais lul o- ses descendants ne feraient la
Karagwe. ~Ctte proresse fut trenue.


.n




-3'-


Luganzu parvert a ,c renettre a la tate d
courage et sa combat ivitA so-t ch'ant6s par-
cela, 1'i o et ses successe'rs eurent encore
bata- les control e7 ner.:.os Ice l'extrieur
se cdfendre centre u-e i: vasion des Ban:-oro
ro dans 1'Uganda).


1
l.


s banyarwanda; son
es banyarwanda. Zalgr6
livrer de multiples
- iutabazi I.utara dut
(royaw~e actuel de To-


!". "- ""-n (- "
Ces SuccesCeo2ur, >" as' nur leur trinc, penvmrt songer
on pa; e en e ctes vers le rs e nnems
t6rleur.


3vivre
de 1'ex-


NIord


~--^----- --~------- --- -k --t 11 a 4- 7 C~UrIIICI
d e 34- I n Duf u m,1? ~
es aui lr i au
des -vol cans e e rl ^.l< l tTa-'*a


ytia e, pr-d le lAdu actuel.

Ndabarase et se 2 '..3 co-cencent e:mpieter sur les royaumes du
Kisaka et dru ;i.or-,, (" nct.er que e torrItoire actuel de Gabiro
comprenalt a 1'origirie ae :.ubar L& Jabiro et l1Est de Gabiro-
le Kisaka au Buganza act-nl e i:dorwcra d I'Ouest du territoire-
le territoiro ct&' : i iLnu u sai t entibre;;ent parties du Ki-
saka, pulssant ro--yaue qu co prea.nait galeraent e. Bgesera du ter-
ritoire do ;iall,_ l g',uaryi, c Ewa-..achyaubwe et une parties du'
Buliza la L;,,aaru, gj a pled de .yarugenge faisait frontiere du
Kisala ).


Lwvogera
6tait A


va~inj ur
ce :oient


00- ux..~u 71X


s'accapara.


k galement
habitant


du .l:ubari
LGabiro.


Lwabugiri cat valljueur du -dorw' a at porter s3e0

da. 11 -, rro rudl
roid '.jl t "itonu a .-ina oii jusquc tout
CooIiu oin 1i91 uic ciico'sc d1 CiCasici, la 'no mLiue
ait tribute annuellcc :oL : usinga.


conqu8tes jusque
v inches hritanniques
at 1 'Unyabungo,
pros de laisisi. Jtai
Iy:. ulisi, qui pay-


A i'apogSe do se
toire de 1Kabaya,
annoncer........


s conqu~tcs Lwabouirl so repose
qcuan.d on fil3 olara:iiabo vient
.....1 arivie du blanc.


a Kageyo, terri-
lors d'haleine lui


CtBtait oI Grf von Jctizen, qui aprc s avoir traverse la Kagera, ve
nait d' clhouer A la colline Rukira.
Il demandait l'autorisation do cravorscr le Ruanda pour se rendre
au Nord ~.aest. L'autor-satiorn ui fut accord6o Sharangabo fut de-
signP pour I'accomrpagnor. C'est ce cornte alleiaand qui decouvrit
les volcans du i;ord et le lac iLivu.


II ne devait
fut suivi et b
conqu8tes des


Lwabugiri
Lutalindwa


pas se passer lusi-ours ann~os pour
ient6t lIs europ6ens vinrent mettre
Banyarwanda.


uourut vers


que son example
Ic "hola" aux


1S95 et deslgna conrne successeur son files
non: de b:ibalbge.


Afin de me permettre
da. il,est bon que 'e
existant au Ruanda.
Le ler de ces clans
coup de controversies
11 peut so traduiro p


de continuer l'histolre
fasse connaltri les doux


contemporaine du Ruan.
clans do batutsi.


est le clan royal les abanyiginya. Il
quant au sen. du not "umunyiginya". A
ar "prince royal".


y a beau"
mon avisJ


qui






LA FAiILLE, Di~o


rOG-R


(Grand-pere


de Musinga)


Eu co:iwPe Zsi7 :
l-rar:we sa-..TL a.;a e 1 .-1:era


a iro o-Lwvab linda -Lukangamihe to


L\AuIJILI (->re de .usinga).

E-I co .me ils a
LUTARIlDVWA-Iarara- ..:uhigirwa- Sharaingabo-yritat ire -N shoza amihigo- .
Bagirir-nyonza -uravyo -Iig o-unana -y i do-Lwamahe -eLutabana -Musi
a *



a pusieurs fil don't :
Ludahigwa-Lwigerera-',asabo etc. c. .

LUDAHIIGWA a prit le nom de M.utara et a coamence son regne le 16
nover bre 1931.

LA FAlMILLE DES ABEGA A LHIIEURE ACTUELLE.


IIAKA (Chef do famille).
.. : ,' T, :' .
Ludlhi0wa Lwge- 01s O ctnl1Ll~Jr a ~~a l -~ta n ds3C
-~~ 'qe ra. o ec


eut plusieurs


enifants


dont LWAKAGARA:i.


d signed


coorme successeur.


LWATCA G AR A


C( hef de famille)


eut conune fils :
*yamushanja iGhar a aara in e nzawabiwitwa wwandoh R
SRuhinani-il o :ITbanz abI gwefuh na joro rEeratibi i she ng4a-iAB ( d -
gne conmie chef de famille).


IKABARE


(Cho dIe famille).


eut
togo.


comfle fils NIATABA. A


(De rsignA6


.LYA. r'ABA, (C
I-t.- A, i' ABjjiA (c


-L
eut
BANiG


coixme fils
AJdIKI (enfant


Rwabutogo)


com:e chef de famille)


her do faamille).


zou la.tutelle


de


& Rwabi.


son once paternel


,Parmi les filles de Lwa
SINGA qui joua son r61e,
du Ruanda. Kanjogera ou
destitute Kamemibe.


Lk


:agara il faut cEter KAIJOGERA mere de
pas tres beau il est tvST^dta~i s lthist(


amieux Nyirayuhi vit toujours


wiI


avec son


4


~ii~ TIT~L'LLG,


A B, TIGIa -
iPL>^. _e l- hJ JLAL


A L' I EURt


r, .,
;.,
,r
.- .~
:
~ I~-.1





Dans les notes ,u territaire do ,anza
certainn isstorion ort cru pouvoir d6
vait 8tre J.icessaireient de la Pfaille
erronn6o, pusqu. la :.r roe L-vabu;;ri
ABAKOiO....."


j'ai trouve cette phrase
crater que la mrre du roi de-
dos Abega, cette opinion eat
appartenait ". la famille des


Je ne dirai pas
doit apart oni
l1"historien" ce
abega (c'est Ie


ou "ieux je ne_
.- 2 2ad;ille de

so'l cous-clan


d6icr6tral pas que
s A3ZGA, u.ais la pr
orreur puilsque los
des aboga).


la mere du mwami
euve donnee par
Abakono sont des


av hnenent -.o -usinga.


Corimie nous avo0: vu lu hLut,,
succesceur son -ill Lutalindwa.
alt une maroc, r-gnalit av.oc luui,
depuis longt-ps, ILanJogera .:.r
de Lutalindwa. Ile acevi t done


" za .ort, Lwabugiri d'signa come
Co -. 11 est d'usage que tout rol
ct la :Gro do Lutalindwa 6tant morte
do -usinga fut d6signee cowmme mere
S'lra-i-garabge.


II faut croirc
signatlon et qu
jogera, Cher de


que Tuabulr. fut
e ln gab)ur do
la a illo touted


:.ial inspire
celle-ci fut
puissante des


quand il
Labare
abega.


fit
frere


cette d6-
de Kan-


Kabare ne pouvait pIardonner a Lwabugiri sa denocratie
conquerant etait ador de. balhutu et hal par les batut
voir assocler encore i-:oux son autoritr, Iabare et sa
ne-mere ne reculeraient devant aucun crime.


car ce Roi
si. Pour pou-
soeur, la rei-


D&s que Kanj
mettre sur le
ne recnla dev


ogera partagea le pouvoir, elle n'eut qu
tr6ne son fils L.Usinga. Pour arriver A
ant aucuin obstacle, d.evant aucun deni de


'une ambition;
ses fins elle
justice. de-


vant aucun meutre.
D&s le deuil d'un an terC.iin6, elle concert avec ses freres, d'au-
tres meribres du clan des abega et certain abanyiginya et il fut
decid' qu'avant de stattaquer a LUTALIiDWA lui m8me l'on devgit abat-
tre ses plus puissants partisans.
Ce fut alors la serie rouge, les uns apres les autres Muhany ab
(frere du chef acttel du Kisaka, Kanuraa), Schene, M.ugugu, tomberent
sous les coups de Kanjogera et de ses spadassins.
LIintenant il s'agissait. de s'attaquer Lutalindwa. lui-m8me. Kan-..


jogera, a cot effet vint s'installer pres de la colline Ruchunhu p:
de celui de Lutalindwa; C plusieurs reprises il y eut des disputes
entire les fiddles du rol et les partisans des abega, gens de la
reine mere.
Un jour ce fut la batallle, les abega coimand6s par Kabare et par
Rutsishereka faiblirent a .or.ent doni6, .ais Rwamanwa avec ses
gens vint retablir la situation, plus que cela il battit a plate
couture les partisans du roi, lequcl voyant l'issue de la bataille
se retira dans sa hutte avec sa fe~:ie Kanyonga, ses deux enfants
Nyamussheshera et Sekaror oro, et ses deux freres Karara et Muligo.
Puis il mit le feu a la hutte et mourut avec les siens.
Les abega proclamerent iMiu6diate:-ent roi, LIusinga qui regut le nom
de Yuhi.
Lui et sa rere all&rent s'installer au Rukoma pr&s de la colline
Ruhda. Sa mere de 11, 1Cra, n-ml-h e Tei t -n-


.Liyj-LrayuhLi.


Z'~N


A
.9


h
I



I














F


w -


v-- -t/ A- A. j- AL- L- <*A&iAL..# 6 "U V -L.:




-6-


Elle n'6tait ce;penda. t pas encore satlsfaite, d'autres crimes al-
lrent suivre.
Ce furent d'abord Earika e1 Burabyo, Bagirinronza, I.Muhigirwa et
son fils :Iuhuni'risoni, RIutsishereka et son fils Rutalindagara,
hrar as.nt..o
Kyua, Iaargrub atse et son 11s KIpTonyomba, Bi.otwa et LJuhoza, et
blen d'autres 7uient -i.a & mort.
D'autres furent spoli6s corner Luhinan~:iko, ialpayana,Nyagatoma, e'
etc.
Si l'arrivee dec europe'ens arrita les crir.les, les intrigues nteh
continuerent pas moins. "elles-ci et Itopposition firent que le
roi lusingia fut d ct'tuQ. et remolac -ar son fils aine Rudahiwa.


to


Los Clans.


lious trouvons
malis cor.t:e je 1'
soeur 3yamnpundu
les banyabutaka.


actuellei.oint chez
al dit plus haut Ki
on arXvaint sur la


les banyarwanda divers
gwa, son frore Mututsi
terre y trouverent des


clans,
et leur
hommnes


Abanyabutaka : sont los abac-yaba-abkobga-aba igaba-abanya-byin-
shi (du Ndorwa).


annoblis
sont les


: des bahutu
abatsobe-le


furent annoblis et devinrent "batutsi"
abasIAete. .
^^.-' .4


Les vaincus : les abashanbo sont lcs "abanyiginya" (princes re-
gnants ) Ju d dorwa.
los aba esora, sont los "abany ginya" du Kisaka.
~s1


Los clans batutsi :
rem.arquer que e a
tutsi suivant qu'ils
ces clans.


Jo

I't


pancr
c(?J
4c3~
~ i~iL.


oral
nat f
*1 .-~,.


ici des clans
achalent & j'un
sorviteors de


du Ruanda en fAisant
ou l'autre clan mu-
1'un ou l'autre de


II n'existe co:~ rl
abanyiginya et les


vrals :la:~s des banyarvanda que deux clans; les
abega.


Les abanyiginya, sont les princes r6gnants. Les branches non re-
gnantes abanyiginya prennent au bout d'une ou deux generations un
autre nonl.
Tels sont :
x les aan~waugaunga, fils de Tlugunga, fils de Ndoba, falls de Ndahiro
(roi).
'les aaka, fils de Rwaka, fils de Yuhi Mazimpaka (roi)
l;es abiaa, fils de Wanyarwaya, fails de Yuh Mazimpaka (roi)
ales a-ib-ee fils de Gakorbe, fils de Yuhi lazimpaka (roi)
>les aaebera fils de Seniugasa, fils de Kigeri Udabarasa-(roi)
xc les -aaant a fil s de .unana, fils de Gihana, fils de Kigeri Kyiri:a
ma (roi}
les .anga, fils de Se~nuchur- sc, f ll de iKTeri dabarasa (roi).
Sles a. 1ah.~r n b fils de 3Sharangabo, fils de Kigeri Kyirima (.roi)
* le a abana fils de Rubat~ fil dabarasa Kigeri (roi)
' les abaia-1ro^ sont les descendants non remnants du roi Gahindiro.
Sles a eansuro, s de -ulega^ ro, fils de Mibambge Seta-
byo (rol)
les I'ol ont deux asce-dances; les ins descendent de Kibogo qui
steleva(suivant la lg nde) dans le ciel emport6 par le soleil, et
les descendants de Riusuinu, Kibogo at ilsunzu sont fils de dabara-
sa (ro-)


Les
tells


K-


---,


&I 46 W.W %IF A.L I" A. ap %.41, a,.& 46 ^ lb %0% %46%14b .40 laD ww %oft w






Les abega n'ont corm e so-s-clan que les abakono.


aban7iginya descendent de Kigwa
abega descendent de :iututsi qui apres s
et lyaimpunfnu alla s'installer dans le
I t ferine.
ga signifie "qui vie.t de Itautre c6t6"
relui ou ceux quI viemnent de l'autre
a.


a descante
Karagwe ou


Les
Les
Kigwa
il pr
Umwe
0est
g ger


du ciel
StUsuwi


avec
ou


les banyarwanda
la riviere,


Les bahutu et les batwa appartiennent tous A 1
umunyiginya ou unwega, 1ls citeront cependant
sous-clan, quand on leur de:.ande le clan auquel
tqI le sons clan des abasindi, abasiki, abakara,


'un
touj
ils
etc


des deux clans,
ours le nom d'un
appartienh t;el
*


Les banyarwanda au point de vue anthropologique.


Cormme nous l'avons dit plus haut,
tinctes au Ruanda : les batutsi, les


il y a
bahutu


trois races bien
et les batwa.


Les batutsi : L'orn
dl'oui vient le vocal o a
insulter leurs souc-o
en kinyarwanda, .oelu
niers auraient appel6
tent". La&ssons cds d


a asses o ie
-. a
'rc-l' I ba
qul inulte
leurs conqu
licus". jons


n discut6 sur le fait de savoir
.'lucuns pr6tendent qu'habitues A
.futu (Insulter signifiant kutuka
se tradult par umututsi) ces der-
trants abatut!i" ccix qui insul-
aux chercheurs.


Les batutsi
voir le berceau
que d'apr&s les
du.tout au tout


sont, dit-on d
de leur race
caract&res so
dos baliutu ot


es hanidiens
dans la basa
natinues de
surto ut de s


et l'on
e-egypte.
leur race
batwa.


se
II
il


complaint a
est certain
s different


Le mtutsi est essentiell
cadet de ses soucis. T.
prosp6rer ses troupeaux.
mieilleurs paturages et le
course des premiers mois (
leil dans des cases "ad h
matin; ont leur enleve le
de plus grande joui'sance
b6tail, lul assis a la po
quand son b6tail se ro du
rentre, la nuit tombante.


un pasteur.


cultures


ne cherche qu'une chose, O'e
i2our cola il cherchera & lei
s .nilleurs abreuvoirs; les
Sleur existence, sont mirs a
.oc" Les vacies sont nettoye
c tiques; on les enfume soir
pour le :u-tutsi que de voir
rte du "rugo" (kraal) sur le
au pqturage le natin, ou le


sont le


st de voir
ur donner les
veaux, au
l'abri du so-
es soir et
et martin. Pas
dcfiler son
tas de fumier,
soir quand il


Le bItail
soir. .our
sa mere, on
beau et l'o
la vache, 1


ne't t
active
le lai
n trait
a peau


rai
r- 1
sse
la
.lu


.t qu'u.e
.'rrivie
taiter
Svacheo
ve.u et


fois le :iatin et une autro fois le
du lait, le veau est conduit pres
et qiuand le lait descend on bloigne
5i le veau est mort on place pros
la vache se laisse trairo.


Si le
muhutu,
dagizo


mtutsi dk6ire
qui lui cult
110 faith
-t., '- a *- !-S _L


des champs, 11 done une
ivera ses chaerps. Cette
reto'l-r a son pro7rietaire


vach
vache
d&s


e a lait A
s appelle
qu'elle est


un
"in-
seche.


, Pour
c8te de


dis-


Les




-8-


Le mtutsi pauvre et irnee le rmuhutu s'ils d6sirent du betail, font
la court, durant de longs rois pr's d'unw mtutsi riche. Si ce der-
nier croit y trouver son avantage, 11 donne A ce mtutsi pauvre ou
a ce muhutu riche une genisse, rarement une vache et celui qui re-
goit cette vache devient li'uugaragu, c'est A dire le suivant, le
client de celui qu.i a done.
Les obligations u" client (umugaragu) envers son shebuja (celui
qui a done la vache) sont nombreuses: 11 dolt Lnulalira (veiller
le bOtail du niatre la nuit), il doit "kalbak" inkike, c'est .a dire
construire une parties du Iraal, il dolt ku]olera, c'est-a-dire porter
la natto ou les bagages du shebuja, quand ce dernier se rend an vo-
yage; i1 dolt porter ses messages, il dolt en un mot obeir A toutes
les injonctlons du mattre.
Ce dornier a le drolt en cas de maladie du betail, de prendre une
ou plusieurs vaches chez chacun de ses abagara'u ce afin de refaire
ses troupeaux; cette vache s'appelle iniponoke; il peut 6galementt
cemander A ses abagaragu de lui iouriilr des vachos pour payer la
dot de sa future feir3e; si c'est un grand chef, il a le droit dtexi-
ger qu'un fils dse chacun de sos abagara.u, vienne a deieure s'ins-
taller pr&s de lui; ces enfants fornnt l'"intore" ou corps de dan-
seurs.
Pour garder son bltall, le tutsi a un ou plusieurs garden "abas-
humba" qui ne font que cela et qui regaivent du lait & bien souvent
une vache en recompense uo iCurs c4rvices.


L'umugaragu qui n'tost :as assez assidu pros de son
spoli6 par ce dernier; d'abord le mattrelul prendra
dant un ou deux mols at le luL rendra s'il voit que
A se repentir; cette c6uLuio sIa--pelle "Iiunura".
Si 'luir.ugarau riicle e -ii:'.tro avn.it lo roit l
complete ont, Gotte co-t .--. p rc e "ILiunaga" c t
notre adtiinistration.


i y a rarement de
abagaragu, par ce qI
tre manique rare 'ent
Il A en ebt pac do
trentaine de vachos
garagu ot de servit
gu et serviteurs ne


corvees retoorbe
ces de corv6es,
lier par leur rm
Qui en effect v
nuit, qui ira p
le jour, qui cu
mtutsi sont nom

; Le mtutsi est
par 24 heures.
riches boivent
ou d' leusine.


diffU'onds3

de b ks t

come toute
ours. Co.i: '
sont pas no


centre les granlds

C'alde.
tits batutsl, qui
fortune, o t cep
lGs no sont pas
Jbreou O t oar le .


rt sur los 1iteiDS es, ceoCux
so relachlnt dans lour
attre.
iendra garder le bItail
user l'eau pehdant lo
ira les ali-ents etc. e
broeux.


ci
s


se fat
obl;gat


p ,e

le ;
dl


imaatre peut etre
son betail pen-
l'umugaragu vient

e. spolier
interdite par

ours et leurs
agaragu, ce mat-

ayant qu'une
ant besoin dta-
hes ces abagara-
t tm@e toutes les


iguent
ions et


vite
se


a cet ex-
font spo-


le jour, qui le gardera la
jour, qul Ira couper le bois
tc. car les besoins du moindre


sobre et endurant, il ne se nourrit que de
11 bolt beaucoup de laitage et de biere. L
l'hydromel; les autres l1biere de bananes,


ux
es
de


fois
batutsi
sorgho


X. --


.0 1


r.. -1
) i:
'
d
.. r
i'- .i
.r

1'






Comme tous les noirs dc
leil, ii doit oindre so3
Les enfants sont lav6s
d'une mere lavant son ei
gardens de betall se l!
celle-ci urinait). Au
Tous deux sont asis au


oit la peau est constamment e.
n corps. II emploie a cet us
& lturine humaine (j'ai vu le
nfant avec de l'urine- j'ai v
avant dans l'urine de vache,
course du colt, la fermne urine
course du colt.


xpos6e au sO
age du beurre.
cas au BuanRzt
u souvent deU
au moment oa
sur lt'homme.


Les batutsi ne se circoncisent
tr'elles stallourcnt los lives
dans laquelle entre---t cs alles
pandue appell6e i:nitouotobo ct
pas d'excisions chez la ie:iie.


pas, ai les eues filles, en-
du vagin en employant une mixture
de chauve-souris, une baie, tres r6-
do la cendro de bois. II nlexiste


1I ya j lus d'i mor-alit- cho los jounos batutsl que chez les
eunes bahutu.


Les bahutu. La traductlo-n 1ttIra'. de
effete i le fut. 11 est probable que le
SIl'arrivo6 au Iuanda des batutsi; ces d
plus combatifs la guerre n'Cl front p
et les sowiaren-t a l~ur do.i'ination.
La langue kinyarwanda 5tant une langue
des nilotiquea, ii est.certaln que les c
langiae des bahutu qui sont des bantu.
Le muhutu quoique de grandeur moyenne,
que le mututsi qui a une hauteur moyenne
depassant m.me les deux m&tres.
Le muhutu est essentielle:ient un cultiv
betail, dent i est propri6t&ire. Influ
6tre quatre A cinq fois s6culaire des ba
ideal de poss6der une ou quolques t8tes
atteint ce but, il adopted de plus en plu
des batubsi, abandonno facle~lmnt les cu


uhutu est 1i esclave. En
s bahutu habitaient le pays
ernoiers enlus intelligents
robablenent qiu'une bouuh6e


ba0ntu et les batutsi
onquerants adopterent


6tant
la


est cependant plus petit
de 1.85 a 1.90, certain


atuer.
enc6 par
tutti, 1
de betai
s les us
ltures e


II 616ve du petit
une domination peut
e muhutu a come
1. Des qu'il a
ages et coutumes
t si son troupeau


slaggrandit cherche A se fire u.c clientele d'abagaragu.
II est beaucol.p i:ions bon guerrier que les batutsi.
Esclave depu-is des g6~jrations, le n.uhutu ( je ne parole pas du
muhutu des territolcos de RuhLeneri-lata-Iaya et Kisenyi) est plut6 t
friste. 11 ne craint pas quand i1 a conflance en vous de se plaindre
de ses rmatres los batutsi. Rare ient 1i chant si cc nest au
c"urs de ses beuveries, la nult.
arefienlit ii se r'voltc centre ses mattres, habitue qu'il est depUalI
des generations & obsir, a tre rluhutu, c.a.d, esclave. L'Homne &
tout fair.
Quoiqu'il soit press -ue certain quo ce furent les batutsi qui ensei-
gnerent 'art le gorger au;: bahutu, ce sent ces derniers qui exercent
ce metier.
Les bahutu forgeoons no sent astreirts & aucune des corvrees exi-
gees de tous les autres bahutu.
Il en est de I:nme des autres bahutu excrcant un inmtier, tels que
les apiculteurs, les fabricants d'arcs et de fl&ches et de carquoi:L
les fabricants de pots & lait, de certaines nattes, etc.
Ces -artisans payai t annuelleient un ln ipt d'" ingabo". Le vulgus
ecus muhutu, donnait annuellement a son chef un irmpt appell6
Sibihunilkwa" et qui consistait en vivres sees (haricots-pois-sorgho).
es derniers talent egalement astreihts a l'"ubuletwa" c'est-A-dile
que tout le monde cevait travailler un nombre X de Jours par an pour
son chef.


II
-




-10-


-Toutes ces corvees sont reduites cor.ie suit :
1 pour le-miwami-une indemnit de un franc par NAle adulte et val |
Administration collect cette taxe en mnme temps quo l'impit d.
capitation.

20 journees de travail .
Tout m~le ad"ite et valide doit A son chef de chefferie ou de pro-
vince 3 jours -e travail par an.
A son chef de colline 10 ours de travail par an.

30 furniture de vivres .
Tout mle adult et valide doit,
au chef de province ou de chefferie
1 ko de haricots ou pois et 2 kgrs de sircho
au chef de colline .
2ko de haricots ou po-s et 4 kgrs de sorgho.

Ces corvees sont exigibles par les chefs depuis l'avenement du
mwaxri Ludahigwa ixutara.

Les Batwa: ctest une race de parias qui n'a aucun contact ou al-
li4nce avec les batutsi et les bahutu.
Ils sont assez rarzs dans le territoire. 1l e aiste un group as-
ses important de batwa a la colline Renera au Buganza. Je dois d0-
clarer que je n'ai jaA:iais eu de plaintes a leur sujet.
Les batulsi, surtout a Lyranza, avaient des relations avec les fil-'4
les batwa.
Ici dans le territoire is cultivent et ont mrne du betail, Leur
chef e.st un certain ,Ituro, habitant Remera--
Il n'y a rien a dire de sp6ci&l A leur sujet" leur nombre 6tant
des plus- restraint dans le territoire. .
Ils aiment A se mettre sous la protection d'un chef puissant comm'.
bouffons Tout est permits aun mutwa; lui soui peut insulter qui
bon lui semble, mneme son chef. On en rib. ComLie ils F6tPpr es "I
toi-ours:souS:l -proteatio a3sn gran acf a .lstoaaxGztenxt.d,
e&.pines ou,des vols, ces 1,6faits cessent co'ime par enchantment, xgi
I1 on menace leur chef protecteur de les rendre solidairement res-
ponsable de ces -mnfaits. La couture le voulait ainsi d'ailleurs.

e 1 e voulait- *is dli..es ,,
La religion.
Les banyarwanda sont des monotheistes. Leur Dieu est "Imana".
Ils ont le culte des esprits des morts et considerent que Ittme a
vit au corps.
Les esprits des morts sont bons ou mauvais. Pour 6viter les mefalt|
des uns et s'attirer les bienfaits des autres, il est indispensa-
ble de leur faire des sacrifices.
Le muyarwanda craint surtout l'inconnu, mais il est trps peu relii.
gidux. il invoquera les esprits ou consultera le sort, ou porter ?
une serie dtamulbttes, rien que par cmainte.
11 croit A la magie et certain passent leur vie A consulter le
sort.
II existe diff6rentes mania res de consulter le sort.
IOExamen des entrailles de poulets-moutons-taurillons.
2 Les "inzuzi" sont des bouts d"osselets, plats, et des petits I 4' 1
bouts de fer, plats, qui apres avoir jets sur us planchette iM ..
et suivant qu'ils se placent dans un certain ordre, le devi. en.I
que le sort est bon ou mauvais. .,





Wo oo Drttia. r. Lua graiso u e mouuua ou de boeuf et suivant l2a s-
nibre don't cette graisse se consume, le devin en d6duira quoe le. sort
eat box oun auvais. Cette graisse si le sort est box, eat easuite t-
-roul6e dans une 6toffe ou mieux daas un bout d'6corce de ficus et potA6
an cou, come porte bonhour".
A c8t6 de la smagie *1 y a 6galement la sorcellerie, c'est & dire quo
certain devils abapfumu" savent composer des poison "uburozi ; ils
savent jeter le mauvais sort au loi tuer quelquuna & distance.
Cos abarozi sont conuas et g6neralement m6prias6s. Is pratiquent das.
le plus grand secret et presqu'impossible de prouver leurs faita et
gestes.

Los banyarwanda, come tous les nAirs, soat tr6s cr6dules et voieat le *
ualheur dans des faits, gestes ou objets iasignifiants et iaoffEa .
Il croieat beaucoup ea la vertu des amulettes et on ont parfois den
colliers bien fourims. i
Ils lea portent centre les mauvais sorts, centeri les maladies, morsures
deo -Mwpnt ou toute autre caaniSt6.
Dans tout acted ou circonstances ou 6v&nement de sa vie le muxayarwada
a recourt & la magie, sa vie en eat impr6ga6e et sl & tel point quo
lton peut dire quo la magle eat un des principaux obstacles & 1'oeuvwe
de civilisation tant des Missions quo de administration.

Le Kub andwa.

Sous le r&gne de Luganzu, I. fils de N6ahiro, apparut dans lUgaada
ua conqu6rant religious du non de Lyangombe? Il port sea conqultes
au Karagwe, Usuwi-Uruxdi-Unyabungo et as Ruanda. Partout il s'arr@tait
enseignant sa religion.

C'est ainsi quo beaucoup de banyarwanda all6rent so faire instruire
par lui.
Kubandwa, test suivre la religion do Lyangombe.

Tout Mwuyarwaadas ne suit pas cette religion, xi lajcoxnatt, il faut
8tre iuiti6. Cette initiation se fait au course de nombreuses c6r6mo-
xies; ce a'est pas la place ici de leur description.

Mtutsi, auhutu et amae mutwa peuvent 8tre initi6s.

i La famille, i
-4--

Leo clan stappelle "Ubgoko". i
le group* de famille s'appelle "uaulyango"
la famille s'appolle "inzuw .
Chaque olan a son "tabou":
les abanyiginya oat cocne "tabou" le serpent "inshira I
la grue couroanne "uamsambi" et l'"impyi", esphce de petit chat
blano qui 'oexiste plus dans le pays.
Les abarigaba et les abagesera oxt come "tabou" la bergereoanette
"imyamsaa .
les abega oat commai "tabou" le crapaud "ikikeri". .
les abachyaba oat comme "tabou" la hydae "impyisi" et toute vah he
ayant uao ligne de poile blanacs faisaat le tour du corps Wikisi', 4.





les abasimga ont eomme "tabou" la vache brume A line neoires "ama-
mya" .
11 existed 6galeoent des interdictions alimentaires, soit pour tell*
cat6gorie de bahutu, soit pour tel sexe.
Au Ruanda, la filiation eat toujours paternelle.
Une fille mare 6tait tuee et son eafant egalement.
Le droit d'atnosaoe Mexiste paa.-,Le p6re d6signe son auccesseur
parau sos eafants 81i ses eafants sont indignes i pout choisir eoume
h6ritier son fr6re ou lt'efant d'un de ses fr6res. La d6aimatlon du
sucessour se fatt toujours devant temoins et est accompagn6e d une eer-
taine solemait6.
Ea cas de mort ciolente ou subite ayant empSche la designation ddu uo-
cesseur, celui-ei est design par un conseil de famille ou par le chef
dent d6pend la famille.
Le mourant remet A son successeur, la lance, arc et fl~ches, ear-
quois, chaise, objets de families, que lui mnoe stil et chef de familloe
h6rita de son anoxtre.
C0eat pourquei 11 est tout A fait impolitique, sans raison, grave
do se saisir de la fllche ou do tout autre objet d'un individu, car
souvent cot objet lui est tr's cher.
Il existe des empSchements au marriage c'est Ai m ainsi que 1'on ne
se marie jamals dans son propre sous-clan.
Eatre cousins parallales, dont les p res soat freres, le marriage emt
6galement interdit.
Lee mriage entre certain clans eat aussi interdit, mais plus de
lthoane A la fetae que de la feinme A l'homme.
C'est siasi qu'ua u~m yigliya pout preodre femme ehez les abaugara,
mi&ak an arwungura oe prendra pas femme ehez les abaayiginiya

Le marriage r6gulier eat 16gal apr6a payement d'une dot. La deot ap-i
pelle "inkwand". Lea dot varie saivant le degr6 social des 6poux.
Quand la femme aura un eafant, son mari r6clame A sea beaux parents
une parties de eette dot coaxue sous le orn d"indeogeraaye".
LWidoageranye sl l'ingwaaoe enmistait en betail, eat uxe vacheobtou-
joura ume vache.
Supposm*a ua mtutsi qui pale on dot un "ingwaao" de six vaches,
quand aa feame aura eu un eafant lea beaux parents de l'6poux lai den-
nereat use vache,
La dot eat exigible par le mari si la fame quite volentairement
le domicile conjugal. Cet abandon devra Otre constat6 par t6moia.
La dot estat pas exigible en cas de r6pudiation de la feste par son
mari.
1 une ferme quitte le domicile conjugal, sans quo le mari la r6vla-
me, si elle a un eafant adult6rin, le mari a toujeurs le drolt de ra-
ek Anor e*t enfant eeme mien.
i.p'eat eelui qui pale la dot qui eat le pore deo eafants de ma fe me
mioe ai un de cem eafaats 6tait le product de relations adulterine.
Avoir des relations avec la feome de son voisia est litt6ralment
an vol; t'emt preadre le bien du marl (puiuque la feme, pour laquel i
ii a pay6 une dot eat considered come son bien).




:-13- ,
S. : ppoes ,qutsux mari outrage surprexax avee sa fame sex vision.
.e marl effena6 a le dreit soutuaie de tuer sex voisia, eeame ex a le
4:oit de tuer rveleur. April le meutre le mari nettra & la perte 4d
Li* rla e, les matters, jarres, pots etc. et oriera au secours "au ve-
8: ax U tel eat vexu me voler, au scours, .e leai tu6a Ii ne *crieta 1M
i j'ai tU6 l:cant de a feamu". 'ela xe so dit paa amae sl 3M U .
aw de toute la eolline les relations du veisi sent see jr s. Lea as i
4de l'spoee seot rare.

Lo fr6reas d mari peuvext avoir des relations avec aa feiue. Cte.at
eoQurant eo admi s.
Quaed le marl neurt, otost le succeaseur qui 6pouse aa ea o sf famme
tais i fautt 1e consentemat de ou des feames. Maia erdinairement 1elle
enentent pour 6viter la restittieon de la dot pour leur famille.
II xWexiste pas de files publiques, mais shez lea grand da A 4
qui oet toujours une on plusieurs servantes (abaja on inshoreke), i
visiteurs on amis de passage sont toujours blen acceuillis et regeiveat
on sus du boire et manger, le ooucher, aveo le lit "garni".

En some 1 'e pout eoeniderer que les bami anda geot ux des poe-
ples neors les plus s6veres au point de rue abours. Celles-ei, avee
I1oeeupatioe europ6eoue seablent se relaeher eepeodant.

Chez les batutsi, ui Jeuxe home avant do se marier, prend bioe
souvext chez lui une eune femme, tutsi pauvre en Muhutu de ecoditlex;
fille d'un "Wuugaragu". Apres quelques mois de cohabitation, eette
union passagere eat dissoute, la jeuxe femme rentre ehez elle, avec aUe
ea deux t8tes de b6tail. Ensuite, le pere du jeune Bome install sex
fils, eo qui consist A lui dinner ux troupeau, & construire son habi-
tat eo et A lui chercher femme.
eel eat un devoir du pere enters ses enfatts. La coutune le veut
alnsi.
La pelygamie existed, mais ii eat rare de rexcontrer plus de 3 feumes
ehez un dauhutu nu mmoe ehez un xtutsi ordinaire. Chez les grads bitut-
si le eas est plus frequent. Mais la polygamie 6tait shez eux due A
lerganisatiex politique du pays. II An'tait pas rare on effect de vrir
at shef pess6der des terres aux quatre coixs.d pays. De par *e -ait 1
Ie ehef installait ut "bona" danz ehacune do sas terres. Et a vbama"
n'6tant r6el qu'eccup6 par uie femae, le chef devexiat .6eessairemoxt
pelygmoe.
Les habitats de la region prestalent leurs eorvye6 et lear travail
an "boma"bde la region, mmae ne 1'absexee du chef, Ex cas do d6ebs
du chef, lea enfants de chaque bomaa" h6ritaiext des terres, b6tail,
et gens qui 6talent attaeh6s A chaque "boa". .
II est une autre coutuxe que Je ties A signaler .par ee que le drolt,
soutumiler 11autorise;
Suoppo/sons que X ait pris sne temse le a ille de Y. Aprba pluasiers
asn6*ea, ayant deja doe ette fermae plusieurs exfatts, supposes 2 g~.r-
gnas et 2 filles, 6clate use masentente extre X et Y; la m6aententeo. d
Viext tell qu'ils ne reuleot plus se roir et devienexnt e*nemis. Par
ie fait mmae X voudra r6pudier sa feume.



..'"




-14-
Il le pout et recevra a dot oe retour aprsa avoir deun A & Y pour
ohaeune doe oa filles 1 g6inssoe et pour haeux do sos gargco~ "a tax-
rilllo. Dans le cas presexte, deux g6nissos et deux taurilleons
Cos eas soat rares mais om lea reaeontre. Dams la plupart doe sea
coa X pre6fre ripudier sa femme saws r6elaner la dot.
II oxiste ux autre eas, coest le pseudo-sororat.
Aprds avoir prAs femme, celle-ci vient A mourir, sans avoir en d'ex-
faxts. Los parents do la 4eune fomme doivent donner au marl uxe autr
femme ou rexdre la dot.
D'ordinaire e'est uxe soeur de la d6funte qui Vieot remplaeor eotte *
dorMiro au foyer, ear la dot biex souvet oeat depenase eu bioxa *ll
a produit use tell prog6niture quo lea beaux parents no savent pas ou
pri6firot me pas la restituer.
Notons qu'au Ruanda lea palabres de dot soat plutnt rares.

L Organization Politique.

Aetueiemext l'organisation politique du Ruanda eat dans sea graMdeo i
ligxes la1uivante: '
Le "Mwami" eonxerve toujours le comoiandenext do tout Ie pays, pro-
pri6taire on titre, mais pas reellemext on fait, de la terre, du b6tail
et des go*a.
II a sous eos ordres de grads chefs qui commandent soit use previx,-
co, soit uxe ehefferie.
Un eproviee pout ~re divis6e ex plusiours eheffeorio tol quo le
Bugauza, dams le torritoiro do Gabire.
Come chefs d6pexdaxt diroeteimemt du-'"Mwami" l y a dans lo torri-
toiro Lyumugabe, ehof du Mutara (amo do la province); Gahitai,- ehof da
Ndorwa; Kahuka, ehef du Mubari; Rutsixga ot Karisa, eoummadaxt ehase
uMe chefferie au Bugamza.
Au Buganza il exist encore deux autres ehefs do ehofferlo :
Hashikazi, repr6sextant Rwabutoge (Chef du torriteire do KibuMgu)
ot Kaxubaxa, fils et rOpresentant do Lwubusisi (chef du torritoire do
Kigali).
Le Chef do Province ou do chefforie comanado tous lea s/chefs do sgexI
fief, taut pour l,"ubutakan (la terre) quo pour l'wukeako" (leos her-
beo) quo pour les gems qui l'habitomtT
Pour le betail, chacux depexd de son "shebujan
Lo shbuja eat eeolui qui a donx6 lo b6tail A l augaragu"p o e daet
lea ameStros eat done le b6tail aux anotres do 1"Wumugarag u

Lf"ingabe- eat u e orgauisatlox v6tuate qui x.a plus aa raise I dti:'tr
ot qui Mtost plus mentloun6e dams le pregrameo politique do la sldG.x.-
C6 tait u O organisatioM eM vue do Ia puorre. Coame 1. o'existo ps
de shois tguerrlers Mi do Uugabel (seemmandaxt ox ehof), l'organmisatio. I
olie awme eat dsauete et iexistaxto.
A xevis, oe qul eloohe encore dams l'adtmlItrati*o diI pays *'*st
la question dy pays.




-15-
Tout serait parfait si le cher de province ou de ehefferie 6tait shef
de tout le b6tail so trouvant dans son fief. Cola am&6erait ix6vita-
bleemet uxe plus grade stability et uxe plus grande eeafiamee ohes
teus lea blevours, qui aveo le system actual sent dams une rtimte o ee-
tinielle de leur "shebuja.
L'id6al serait que tout d6tenteur de betail, sott propriotaire de
elui-esi.
Une autre eeutume (supprim6e depuis ilusieurs axnbes dams 1'ruxdi
eat 1'Ingwate.
C'est la cause de 80% des palabres presentoes dams les Tribuxaux
indig6nes et eeile de biea des eanuis.
Si lradmixistration par la voix du Mwa.i, deolarait qu'elle x'1 ter-
viendra plus dans les palabres dtiugwate, elle ferait gagner beaueeup
do temps au Service territorial; temps quo ce service pourrait emple-
yer avantageusement A dAautre& occupations, ceot fois plus utiles pour
1' ixtert public.
INGWATE.
UT hease pauvre possede une vashe. Il desire mn beau jour ux tau-
reau u uxe vache sterile pour sa mourriture, ou pour tout autre motif
(aehat dt6toffes etc..)
Cet home pauvre saehant qutum tel possede ux taureaen u eue vashe
sterile, ira le trouver, ira reehercher des t6mois et avee eux ira
fire seo oeetrat. Il doenera sa vaehe et reeevra em 6eha*ge, seit
un taureau, soit uxe vache st6ri le.
Le oxtrat a une dur6e doe 22 aNs.
LWaecord des ooxtraetants eat le suivant:
Si au cours des 2 1/2 nsa, la vache a un veau femelle, ee tbau fte-
molle deviendra la propri6te de celui qui a domn6 la vaehe et qui la
d6tiemt pendant le contract.
Si la vashe au eours de la dur6e du eoxtrat m'a ou qu'ux taurillex;
le coxtraetaxt de I&re part me reeevra sa vache oe retour qu'aprAs avoir
doe,6 ux secead taurilleo. Deux taurilles 6taxt l'6quivalext d'nux
petite g6nisse.
Si la vaehe m'a pas eu de veauy mais Xtest pas reeouxue *ae e ,m ashe
st6rile, le eoxtractaxt de I&re part s'il veut mettre fix au eoxtrat
devra doaner au cextractant de second part ux taureau ou uxe vache
sterile equivalent le taureau ou la vache st6rile qutil a requ au d6but
du eontrat.
Si la vache eat recosnue sterile, le contraetant de seonde part la
garde em colpemsation du taureau ou de la vache qutil a doexx au d6but
du eoxtrat.
Em eas oe la vache vfle, le lait est partag6 par les deux parties
oextractantes. L'un trait huit jours, l'autre les huit jours saivants
et aixsi de suite.
Le veritable homme libre est le mtutsi; il me doit de redevanee &
son chef quo pour l'obten ion de 1'herbage et reoplit ex outre les doe-
voirs de l'"uaigaragu" envers son shebuja.
Le auhutu artisan (forgeron-apisulteur-fabricant d'ares, flhes,
na tes, pots A lait, carquois), faisant parties de l'ingabo d'Un grax
ch f, xe devait aucume corvee de lh'ubutaka (ibihunikwa) ou de oerv.e
em travail "ubuletwa".

i.
,- tJ




-16- L F.
Le amutu erdinaire, le e Mnus 1aveoma Tv plus haut, doit am s/hf t
*t au shef qai le seomandent, des prestations dI'ubatakaw (ibdh runikxa
Ot des prestatiors ea travail "ubuletwa" o
OCeat su lui que tombeat touted les corvees ipos6e par I admLi ,s-
tra'tia. Cet 6tat de ch6ses a teadance A statd9nuer, aais aso ous fai-
seas pas d'illusions, 11 existed encore partout. Ceux qui pr6teoadit
le esatraire seat A mon avis oun al raeiln6s eu peu elairvyants.
No ehereheos pas le reaide; 11 saute aux yeux; e'est le bitail.
existora et eontimuera A exister anssi longtemps que le asylti aetuel
doe eliets *xistera, aussi longtemps qu'il y atua une diff6rensiation
de raises au Ruanda.
SgI sprzez "auugaragu", supprie 'ean a8me temps lea devoirs doe 11!It
Mugarag3, envers son "shebuja d6elarez qubhi~aeuM eat propri6taire do
sea bbtail et ee jeur.l& tout le monde sera sur le mame pied.
Supprnimr Ie contrat civil qui existed extre mattre ot slieot, 1atot
pat & Mon avis aller 1 aeontre du droit des gens, satxpa asppriier
la prepri6t6 serait aller A l'eneontre du droit des gene. II a'y a .
, done saua pr6texte qui pout eaplcher le eolonisateur d'introduireda
al pays primitif .n des principles essentiles de notre eivilisateur Ia
proppi6t .

La vie Juridique.
t1existe dans ebaque territoire nu Tribunal indigbne mais 11 abest
pas 16gal seene au Congo delCe. Il est simplement regime par des rgles
administrative.
Quaiqutil n'existe pas de jurisprudence iorite, celle-ie exist ee-
peMdant et eat r6gie par la couture. Tout notament eounait de m6moire,
la jurisprudence indig6ne pour tous litiges ou conflicts.
Raremlet oele va A I encontre de nos prinkipes de justice .
Les Tribunaux indigenes no s'occupent que d'affaires eiviles ou de
petits litiges, come d6sobeissance au chef etc.
Quoique 1'indigano, avant notre arrive ait Jamais du faire la dis-
tinetion entire l'usufruit et la aue propri6t6, et que de ee fait len
pourrait eroire qu'il M'en connait pas le distingub, le contact de
1IE rop6en et do sea id6es Ant eopendant influence sa compr6hensiea.
tai d6ji rencontre plusieurs cas que des batutsi intelligent me
deoaxdaient A pouvoir aoheter A leur chef, quelques hectares de terre
et de leur donner une reeonnaissaxee de cot achat.
Craimentxtils l'instabilit6 de 1'6tat des chases indigene aetuol?
Je Ie ereis et c'est pourquoi i se-tourne douceiment vers Moe priaeipes
de la propri6te.
Chaque fois J'ai du refuser mon adh6siom, puique 16 "mwrai" 6tant Ie
propri6taire de la terre, son representant, le chef, '. a pas Ie drolt
d'te disposer aa son profit on la vendant. I; rested beauceop & fair
das sweet eodre d'id6es. II eat certain, qu'un jour, asses proehe peut-
Stre viendra, oa 11iadig6ne 6voluera et eherohera de plus en plus & do-
venir propriltaire de sa terre.
Daas 1e meutre, le droit de veneancee existe II xy a quo le eami.
qui pusase d6or6ter la fin de la ven eanee. .
Los moutres sous notre occupation, sent relatiTement rares et eo
erois que dos statistiques: .eomparatixes, d6montreralent leur fr6quea. .i
plus grande on nos pays oeaideontaux. i




-17-

Le vol de b6tail 6tait souvent puni de mort, si I vYel6 parvenait
A preadre le volour sans pouvoir entrer en possession du b6tail vol. .
Lea banyarwanda soet tres habiles & retrouver les velours de b6tail.
Le chef dont d6pendait le volour, s'il faisait mine de prot6ger *
dernier, 6tait rendu solidairement responsable. Avant de partiLr eo
expedition, le ou lees volurs plutSt, ear pour voler dua b6tail lte*
A'est jamais soul, lea veleurs se readaient ehez un magieien eo*an, gal
leur pr6parait ue petite core, remplie d'ingr6dieats qut devalet leO~
doMner le susee8 au sours de leur expedition. Parde oaembreux voyage
d'iaspeetion, les veleurs eonnaissaient les lleux. Le jeur du tvl, ils
eheississaient une uait tr s obscure, et de pr6f6reane e u uenit de-biae
(par ees temps 1& les gardTens de nuit se r6ftgient et biea souvent der-
mant) Arriv6s prbs du kraal, un ou deux eomplices s'approkheat, pendant
quo d'autres inspeoteat les envitons, pour donner l'alarae au bosoia;
arriv6s pr&s du krahl, les voleurs y font une brAehe assez grande quo
pour permettre le passage d'une vaehe. Apr6s st*tre rendu eumpte que
tout le mende dort, l'un des voleurs va se player prbs du e0t6 droit
de la kutte, du e6t6 oA se trouve le lit et toujours 6tant & l'ext6-
riour, 11 6eoute si les habitants dorment, si leur semaeil est r6gulier
D6s quils sont eertains qu'il a'y a plus de danger, les voleurs stap-
pr eheat du b6tail et sans faire de brands ehoix, ils attireat uae o1 -
plusieurs bte's hers du kraal. Le b6tail est tellement habitu6 aux ea-
resses et appeals des neirs qutils suivent doeilement les velours. A t-
sit8t sortie du kraal, l'allure devient assez rapid, ais eneere si-
leasioune pur no pas attire le6veil. L'en 6vite les heamins, qui
laissoet l'emprointe des sabots; l'on suit les vall6es *u parties do e
eolliie inkabit6es et quand le jour parait, le b6tail est lein ot biea
sauvoe teach ohez u eomplise. La nuit Suivaate 11on report et au
sours de plusieurs auits le betail est tr6s loAn. LA lon asen d6ba-
rasse on le vTedant nu en '1e6haaneant ou on l'abattant. Si les voloeurw
rovionent sur lour eolline avec le b6tail, le ohef regoit pour soe
silooee soit une g6aisse, soit si on abat le b6tail une parties de la
viande.

La faille du voleur est solidairement responsible devant les tri-
bunaux eoutuniers.
Les veleurs st leur fanille doivent rendre au vel6 kiit feis la va- i
leur de l'objet du vol; quo ce soit du b6tail eu touted autre chose,
Le vole pout reprendre son b6tail 1 oei il le trouve. C'est ppur-
quei, quand un ineoaxu vieat eandre du b6tail sur use eolline, leo asa-
tours du b6tail sOentourent d'une masse de pr6eautions, iroat aux i-
formations ete., avant de proeeder A l'ashat eu & 1'6ehanue du b6tail.
SHoe eroyons pas quo tous les differeads eatro indig&nes, qu'il s*agis-
se de dot, de b6tail etc.. se pr6seatent de la aree maniare. ean, ha-"
que eas eat souveot special ot a des divergenses aveo los autres eao s
mais tous les eas se ramsnent toujours aux r6gles pr6vues par la ]et 0 u
No perdons pas de vue aussi, quo los banyarwanda et surtout les ba-
tutsi south des plaideurs et surtout des menteurs, hers ligane quo le
sermeaot a peu de vameur s'il pout les aider & garner ua preeos, ate"
injuste, qu il, plaiderent le faux et feroet tout .pour arraeher uae d6ei-
sie eaon leur favour, mame stils savent pertinaeent quo eette d6eisiea
t *
.~ .i




-18-


1>


est soatrAire A la Justice. Ila toeherent de soetuearer d* t6oint
moe Waekoet6s. Ils tAeherent do s'attirer lea bones grtees et le*
d6pesitions ox leur faveour d'n notable ou shoef Mgis souvent teut*s
leOrs ixtrigues seat cousues de fil blane.


Nosa oyens d'isvestigation les d6routent assez faOiloeent. o* eitH- j-
A titre dfexemple le eas suivaat : un atutsi pr6tendait qtu'wiR* 9 I'
6 ait son uxnaaragu et refusait de lui faire la our (e'est-A-dire *ew
fusait de le reoonnatLtre come son chef pour le b6tail) Le litig.
6tait de 4 vaches. le demandeur pretoendai tr6s bie connattre loes 4
vases, on doeanit le signaleaent parfait. Un mating jo lui dia A irle
pour point" puisgue vous coanaissez si bien votre b6tail, pourriez vous
le reeonsaltre" "Oui" me r6pondit-il avec le plus grand aplom. *Pris
du bureau il y avait un assez gros troupeau do b6tail "ra sheroher leo
quatre vaches, lui dis-Je, Je les ai ma16 & ce troupeau" Sans h6siter
il alla vers le yroupeau et choisit 4 vaches repondant plus ou moms
au signalement qu'il avait donn6, lIautile de dire quo je l'avaia "rou-
16" ear je a'avais pas ml16 lea quatre vaches litigiouses au troupeau.

Do tels moyeas d'iavesttggtions so r6petent dans tout le pays et
tout le monde oat au eourant. Quelques semaines plus tard, soupeonMant
encere de mensonge un palabrour, je mis r6ellement le b6tail litigioux
parai d'autres vackes. Le demandeur au courant de la fagon dont Jatvais
tromp6 le mtutsi quelques semaines auparavant mtassura quoe le tail
litigieux, qu'il counaissait, disait-il tr~s bion, ne se trouvalt pas
dajs le troupeau. Ii ne pouvait comprendre que l'europ6en avait plus
d'"ux tour dans son sac". Lui aussi fut ainsi "roull".

II no faut pas avoir doe scruple A agir a nsi, ear eux-mames elt la
plus grande satisfaction a trooper le blanc.

A la longui si l'europ6e' a quelques suceas A son aotif, les faussoes
palabres deviennent de plus en plus rares.

Counattre la coutume et surtout la jurisprudence soutumi&re est & la
bass d'une bonne administration.|

Au Ruanda il eat bon de se m61fier des flatteurs et suxteut des d61a-
tours. Jamais ces derxiers noe ous parleront on public, ils reekerXheat
la solitude et aeme la auit pour vous parlor. Tout le monde a des e'-
nemis. Le pere on mourant entour6 de ses enfants leur signal sos onne-
mis et leur fait promettre de les poursuivre et de leur faire du tort
dans toutes les occasions. La haine est h6riditaire. Rien anarrtte
la kaine.

Une vil&nie employee assez souvent est la suivante :
A a une haine f6roce centre B. Un beau jour A, seer6tement tue uns
de seas plus belles vaohes et la nuit venue, va eaeker la peau, los eor-
nes, do la viande, derriere la maison ou aux abords imm6diats do la
maison do B. La nuit m8me A so met A crier au seeours (oar la soutumo
yout quo des que lIon a eenstat6 un rol l'on erie au seeours "au re-
lour" pour ameuter tous les environs) il erie done, 'lon Ma& vol6 na i
vaohe h ae tell (il donne le nom de la vache car tous les voisins la
sonuaissent par son noa). Tout le monde arrive l1on chok ke partout
dans les environs; les recherchent durent toute la nuit atin Ven


I *


-I


j




-19- "
trouTe la d6pouille de la vache chez B qui bixe souvent est parmi lea
ekercheurs, ne saehant de rien. Il eat imm6diatemnot arr~t6 st oetdit
defeat lea blames. Toutes les charges saoe omwlant contre lui, il paent
arriver que B est condaan6 injustemeat. EM 6 mois de temps, J3ai oaeua
deux eas de l'ospee : heureusement ehaque foisy se fut A qui alla ea
prison, "

II eat uae autre couture que je voudrais signaler & props dun aria-
go; quaad la fasme part de chez son maria et va s'aeeoueler ekes d antr4s
gen4, le mari eat oblige de lui envoyer la peau de mouton "iagebyi" 8er*!
vant p porter 1'enfant at un4 petit pot & lait "ingengoro" avee loquil,
la mare done du lait de vache & son enfant. Faute de fire ainsi Ie
p rre risque de x'Stre pas reconnu come le pere de 1'enfant au eas ei
1i -aurait contestation au abet de la patermit6.
'ai dia une h6r6sie plus haut on disant que eelui qui avait pay6 la
det'6tait toujours le pere de l'enfant qui nattrait de sa femme, au eas
oA eelle-ei quitterait le domicile conjugal il nest reeeonu eeme pi-
ree de lenfant que si la femme a quite le domicile conjugal eod6ans
lea 9 aoei. Si la feame a quitt6 le doe cile oonju-al depuis plus leag-
temps, l'aenfant revient & eelui chez qui elle habitat. Le premier ma-
i a le droit de r6elamer la dot a sea beaux parents et le second sari
ast astreint & payer la dot aux parents de la femoe.

Travaux publics.

Au course des deux aax6es passees en territoire de Gabire, lea tra-
vaux suivants eont 6t6 r6ali6s:

Construction du post v6etrinaire de Nyakatare.
Ceostrustion du post douanier de Kakituaba .
Construction du post administratif de Gabiro.
Construction d'un dispensaire A Kilamuruzi.

Construction de la route Kyakayaga-Kakitumba. 72 kas.
Construction de la plste Gabiro-Gatsibu, 22 kma.
Construction de la piste Nyakatare-Ndoma. 19 kma.
Construction de la piste Kisiguru-Bulibi. 44 kms.
Construction de la piste Kiziguru-Rutare. 52 ka.
Sur touted la route Nyakayaga-Ntaruka 11 a'existait pas d'6eouleaent
dleau ni de caniveaux. Plus de 150 Oanivaux trbs solides ont 6t6 6t-.
blia.

Astuellement l'on fait les mames travaux sur la route Nyakayaga-Eak.i-
tumba. -


Agriculture.
4*. 0a-m am
En Hai 1930, lors de la reprise du territ ire meon pr6d6eesaeur
Monsieur Stoffix, la loyeone des cultures 6tait de 17 areas par ixdivia i
kM mai 1931 eette moyenae 6tait port6e & 24 ares.
3x aai 1932 la moyenne atteignait 35 area.
i
'-

'~~~~." .'!*^ -




-20-


Le zaoies, au d6but do 1930 6tait quasi imexistant: mon pr6d6see-s
sour aecusait 23 hectares pour le territoire.:
Aetuellement tous lea indigenes ont on meename 4 A 5 areas par famil-
le. Ba plus de cel& 11 existed sur toutes les collines des champs e.1-
leetit~ de manioc. Leas terres faisant d6faut pr&s des kabitations, l.s
chefs et sous-chefs so vireat oblig6s do distribuer do nauvelles terres
A leurs adaixistris. Chaque indigene requt uxe paroelle, lesquelles
aecol6es terment dinmeses champs qui semblent colleetifs, maias e le
sent pax ea r6allt6.
Joestime les 6tendues actuelles de manloe & pr&s de 1000 heetaroe .
pour tout le territoire.
Les ressoureeos en boutures sortat en betobre formidables et le ter-
rijotro pourra se suffire & touted les exigeenss.

At sours de la derni&re saison saiche, hea marais furent presque teou
eultiv6& dams le territoire. Ce sont sauiut des patates douses qui fu-
rent oultiv6es dans ces marais.
Lea quantit6a de patates dent dispoaaieont les habitats du torritol-
re fureat si grades, qu'au sours des mois do mars et avril deaiero, Its
eompta jusque 200 kommes du territoire de Kibungu, qui journelle ent
vemaient se ravitailler on patates au Buganza.

Je signalerai sp6ocilement come marais int6ressants & eultiver, leos
abords de la Rwagitlma, de la Kasyonyomba, de la Donde du marais au
bas de Gitsimba-Bujumu, dt la Warufu, de la Kagogo.

Jo no parlerai pas de la Mwange; de grands travaux de dreilage fu-
rent entrepris au course de la saison saehe 1931, de grands ehamp f -
rent plants de patates douces le long de eette rivimre (qui soe troupe
A la poiante Ouest du Mohasi et forme la froatibre ayes Biumba et Kigali)
Malkeureuoement des les premieres pluies de septembre, ectobre eett6
rivibre Mwange qui sert de d6versoir aux cellines do Biumba et Kigal so
Mit d6border et tous les champs de patates douses furent empert6s
par le sourant.
II serait n6faste de reeommeeoer, les chefs m'ayant averti d6JA en
1931 quoe les crues suites doe ette rivibre emptchaient toutes eultu-
res sur sea bords sependant tres mareoageux.

A l1keure actuelle tout le monde r6parre les "imilenzi' (ekamps daa
lea marais) et l'on commence A planter des patates et & semer dea Iarl-
cots depuis la mi-Juin.
Em 1932, aussi bieo quten territeire de Kibungu, le soleil et la
s&cheresse persistaute, ea Mars et Avril, furent causes du peu do r4us-
site do la r6colte des hairices.
Leos cultures du sorgho, des patates douces et surtout les aeuvelles
cultures dams lea marais pourront r6parer les d6ficits.
Il existed des champs de Kikuyu grass & Gabtro-poste, et shez les
chefs Lyunugabe-Mushulu, Gahitsl, Karisa, Gashikazi, Kanubana et Rutsia-
ga. Teus sea champs ont beaucoup sbuffert de la s6cheresse, mals malr z
tout, beaucoup de boutures ont repris et permettront dtaggradir leo
champs indig~6nes.
Le saf6 provenant de la p6pinire de Karche et distribu6 aux chefs
et sous-ehefs est dans un trbs p6nible 6tat. J'attribue set stat 4. ehese
aux choix de la terre, trop argileuse. Les e6f6iers provenant de -i i
gaxdo, sent brks bies. La carte agricole du territoire deane tous lesw
renaseiegnoments au sujet des emplacements.

'




-21


II en est de amae au sujet des p6pinieres 1932.
-f
Situation 6conomique du territoire.


Si en 1930 et atme en 1931, la situation 6conomique du territoire
6tait assez bonne, e'6tait grace aux grands travaux do construction de
postes et routes qui s'effectuaient dans le territoire. En 1930 il y
avait 6galement plusieurs centaines do travailleura dans les extrepri-
sea minieres de Lugarama et Bugalula.
Das le d6but de 1931, les mines easserent d1exploiter la cassit6-
rite et actiellement Bugalula eat ferm6 et a Lugarama il y a encore
17 homes employs. C'est insignificant et me Taut aume plus la peize
d'Stre sigxal6.
Do plus lea travaux de route ont e6t suspendus depuil 0etobre 1951
et voila une autre source epuis6e.

Le b6tail n'a plus de valour; les 6levours no savont que Laire pour
tvouver l'ar;ent n6cessaire au pavement de leurs imp8ts. Plusieurs
m'ont demand si Jo n'acoepterais pas du b6tail en payment do leur
impat
Los peaux ase valent plus rien et les commergants de Gatsibu am les
achtent mexme plus.
Tout le monde ouffre de la penurie dtargent et laiy6St ne rentre
pas faeilement. 'escompte une diminution de 30 A 35 1Asur les ekif-
fres de 1931 qui 6taient tries complete.
Comme tous lea ans beaucoup de bahutu sent all6s fair la r6eBlte
du eoton on Uganda. Beaucoup trainent sans travail A Kampala. tapras
les dires des entrants, il y aurait des centaines de bahutu sans tra-
vail on Uganda.

Les vols de b6tail se multiplient, surtout A la frontibre ou do part
et d'autre vit de la racaille.

Ce tableau esat bien sombre et il est A craindre qul' moJns d'uxe re-
prise dams4les affairs, la situation no fera quteapirer.




-22-


Lea ehefs et sous-chefs da territoire.

Province du Mubari.
I ..." '. a l
Le chef Kahuka, chef des banyambo, eat encore un pur indigsne asa-
donnant A la boisson, plus souvent ivre que sain d'esprit. II domee
refuge aux voleurs de b6tail. Le betail vol6 est tr6s diffieile A re-
trouver car les banyambo sont tres solidaires, a'aiment pas les baxyar4
wanda, sont les seuls 4 posa6der des pirogues pour 0e readre dans le
fouillis d'lots qui se trouvent caches dans lea marais et eo 1'o esache
le produit des vols.
Lee banyanbo, apparete6a aux indigenes du Karagwe, sent sbuvemt dane
ee territoire. Ils aiment le commerce et vivent assez bien de transae-
t ons. Ce sent des chasseurs et phcheurs. Il y a un millier de t8tes
d0 b6tail, specialement sur la presqut le Mubari.
SKakuka eat tres b6fiant du blano, come dtailleurs tous sea adminis-
tr6s.
Les banyambo cultivent assez bien le manioc, 1'61eusine, le 6saame
et ent dlassez grandes bananeraies. Plusieurs banyambo en possadent
deux ou trois hectares.
L'ancian chef des banyambo Kayinamura eat mort au Karagwe 1A il a16-
,tait r6fugi6 vers 1923. Son fils est & 1'6cole de Kiziguru. C'eat us
tgamin de quelques ann6ea.
II eat inttile que je parole des sous chefs de cette ehefferie; 1s
oent tous insignifiants sauf peut-Stre Kirarira le chef de Mubari (ool-
line ).

Province du Buganza/'jir

Cbef Karisa. Ce chef eat si pas le meillour est des aeilleurs da
terrteeire. Jeune encore, ayant 6te de nombreuses aan6es seer6taire
indignoe a Kigali il eat tout A fait pro-europ6en. Il eat 6mergique et
Just et eat aim6 de ses indig&nes. II commande Rubona-Gakenke-Mbogo-
Lugarama-Nyabubare-Rukungu.
So m6fier de Busabizwa, fils de Ntagwabira ancien shef de Rukuhgu
qui chershe tous les pr6textea pour enauyer Karisa>

Gasega. Sous chef de Karisa, depend pour le betail en parties du
wrail, pour 1aanicin b6tail de Higamakwandi, d6pend aussi de Rwabutoge
et a des accointances avec Nturo.
Rwabutogo est un grand chef de Kibungu, Nturo eat un grand chef de
Nyanza et Nigamakwandi eat un sous-chef destitu6 habitant le territoire
de Nyanza.
Gasega est un assez bon chef, flatteur, mais qui est A surveiller.
Ses fils Karangwa et Bikina sent assez int6ressants. Gasega nest pas
aimn par le maissionnaires de Gahlne, par-ce que habitant lear collie,
il me suit pas leur religion et envoie sea fils A Kisiguru ehes les
P6rea blames.
Gasega en veut aussi A Gahine, paree que eette Mission done refuge
aux indig&nes qui ent des ennuis ou qui refusent d'ob6ir & Gasega. C1est
ainsi qu'& Gahine Mission il y a actuellement environ 30 familles dent
beaucoup previezment de Gasega.
Gasega eommande lea collins Gahine-Mwiri-Tuntu.Rwinkuba-.yawara
Nyagahandagaza-Nyamiyaga-Nyakabungo. /


rC~




-23-


Sabautu eat ua jeuxe sous-chef iettr6 qui comnande les deux petites
ceielies de Kiyenzi et Ianyixya comprenant ensemble environ 160 famil-
les.
Rien A dire'de special A son sujet. Son p4re Bgankoko vit toujours
est ut vieillard, gros proprietaire d b6tail

Gahirima commaxde la colline Gishya, qui comprend 115 families* II eat
insagnifTat, recaleitrant mate et Karisa s'en plaint assez souvent.

Biryabayeboke commande la colline Kayita qui: oospte environ 200 famil-
leos Anclen secretaire indigene dans lea territoires de Gabiro et
Kibungu, il donjae satisfaction. II est tr&s 6nergique, tient bien son
registry de sous-chefferie et veille aux cultures. C'est un bon 616-
ment
Son pare Rwabitenga command A Kawangiri, important eolline. Clest
un important propri6taire de b6tail.

Rwaasore commande les collins Rwimishinya et Kayanga. Cotte derni4re
collie, situee aux abords de la savane est pour ainsi dire inhabit6e.
En 1931 elle comptait 9 contribuables, sais derni&rement ils mtont de-
mand6 a quitter Kayanga, oi leur b6tail mourrait et oA ils craignaient
les lions, qui sont tr6s nombreux dans ces parages.
Rwagasore est un sous-chef non transcendent, conne il en est beaueoup.

Rwabitenga eat un tries bon sousichef, commandant la eolline Kawangiri,
le long du Mohasi, Cette colline eompbend pres de 500 families.
Rwabitenga se fait vieux et m'a dej& confi6 devant t6poins qu'ex eas
de d6cas son fils Biryabayoboke, commandant Kayita serait son suaces-
sour. II compete beaucoup d'enneais, come d'ailleurs tous les groO pro-
pri6taires de betail.
Les bruits courent que beaucoup de ses gens seraient experts dans
le vol de betail et que Rwabitenga les y encouragerait aeme. Jo erois
ces bruits sans fondements et dus plut8t A la jalousie ou A la ux=rmtk-
Isxu nalveillance de ses enemeis.
Au point de vue cultures il donne satisfaction.

Kinyebuye. Bon sous-chef commandant la colline Kumuzizi, qui compremd
60 batutsi pour 50 bahutu. C'est une collie, par ce fait emMe, dif-
ficile A conduire.
Il serait int6ressant d'y faire un contr8le du b6tail car il me
soeble que administration, ou plut6t le fisc est tromp6 quant au mom-
b.e de t8tes de b6tail qui sont sur cette colline. L'occasion et le
temps m'ont toujours manqu6 pour r6altser ce contr8le.
Kinyebuye eat ennemi de Rwagasore, commandant A Rwimishinya. Je les
ai toujours renvoye~dos A dos, leur palabres datant de decades. II
est probable que des mon depart, mon successeur on aura connaissanee.
Ki~hbuye est lettre et donne satisfaction.

Sezirakuye. commaande tne parties de la collie Rukara avec 160 famillis
envireon.
Chef tr&a peu int6ressant, vieux, ivrogne, se faisant heurousement
aider par son fils Bugingo, ancien secr6taire indigeke A Ki'ungu.
Enxuei de son voisin Runigababisha, qui command une autre parties
de la colline Rukara.
Sezirakuye ne done pas satisfaction au point de vue cultures reboi-
seoment et est souvent l'objet de plaintes de la part de Karisa, sen
chef.




-24-


Rniahisha, commande une parties de Rukara et done satisfaction. II
a des *dl1es avec Sezirakuye, come dit plus haut.

Chefferie Rvabutogo
her Gashikazi. o r&s bon chef, mais n'etant que repr6sentant de Rwa-
butogo, moins de respect qu'un chef de sang come Karisa.
D'une sante plut8t mediocre doit 8tre soytenu car ses administr6s,
surtout les batutsi lui cherchent souvent des difficulties.
Habite Kiziguru, oi habitent 6galement plusieurs membres de sa famil-
le, avec lesquels 11 ne stentend pas beaucoup. En effet les membres de
sa famille croyalent que le fait d'8tre de la famille du chef, les exem-
ptait des travaux obligatoires de cultures et autres. Gashikazi leur
a mentr6 le contraire d'oA aeseltente avec sa famille.
Outre Kiziguru, Gashikazi command lui-mtme Murambi-Kabweja-Nyami-
yaga et Kumulinra.
eaucoup de sous-chef ne lt'coutent pas, mais 11 doit 8tre soutenu
envers et centre tous. C'ewt le seul moyen de renforcer son autorit6.
C'eat un tr's bon 61lment, mais craintif, sail ne se sentait pas
soutenu par administration, 11 deviendrait vite une nullit6.

Ntazwabira command A Kilamuruzi et Nduba a plus de 450 families. s
CUest un vieux chef insignificant, frere du feu Kyitatire (grand chef
de Nyamza). II est aide par son fils Buzabizwa. J'ai tr6s peu de con-
fiance en ce dernier et lui pr6fere son frere Karangwa qui fut plus de
trois ans secretaire indig6ne A Gabiro.
En cas de dee's de Ntagwabira, ii faudrait tenir compete de ce que
Karangwa a 6t6 6duqu6 a 1'ecole de Gatsibu et de Nyanza tandsi que son
frere, Buzabizwa est un ignorant illettr6.
D'autre part Karangwa est proeuropeen et a v6cut trs longtemps avec
1 'administration.
Je censid6re Ntagwabira come urmenullit6.

Nkunzuwimye. Chef de Bibale, Biniga et Gahara.
Axcien chef de Gatsibu, il devint chef de Bibale etc., lors de ltavy-
nement de Lyumugabe, come chef du Mutara.
Nkunzuwimye est un sous-chef tres peu interessant au point de vue
prestige. C'est un muhutu qui dolt btre surveill6 au point de vue des
prestations qu'il exige de ses administres.
Au poInt de vue cultures il est aussi a surveiller. Je crois qu'il
s'est attire les bones graces des batutsi de sa colline en acceptant de
ces derniers du b6tail en cadeau. Gr&ce A ces cadeaux, il ferme les
yeux sur les manquements des batutsi. Clest un home a surveiller.

Seobaggari, Est un assez bon sous-chef, travaillant avec satisfaction,
au sujet duquel il n'y a rien de transcendent A dire. Dolt, come tous
8tre visit r6gulierement. Car dbs que les sous-chefs s'apergoivent que
i'eurepeen ne passe pas sur leur colline, ils cessent de travailler avee
satisfaction.

Gasana. cemmande A Gasange. I exerce le commandement le plus difficile
du Buganza. Gasange est une tres belle colline pour le betail; c 6tait
1'apanage du grand chef Rukarakamba, qui d6fendait d'y cultiver pour
que les herbages soieanttoujours inviolis. Cela dura aiasi toujours
jusqu't ee que Rukarahamba par decision de administration se vit en-
lever les eomamandements de Gasange et perdit en meae temps lea abagaragu
de eette colline. C'6tait un example a6cessaire et trbs douloureux pour
ce grand chef.




-25-


Gasana, seer6taire indigene A Gabiro, fut d6sigx6 pour reprendre 1e
eeiaanement de eette collie. Elle cnmporte 120 families g*m batutal
pour 180 families bahutu.
Dbs que Gasana fut arrive sur la collins, les batutsi lul cherehk-
rent tous les annuis possibles- refusant de cultiver d'aller aux distriV
butions du manioc etc. etc. II fallait en finir et nmobreuses furent
lea condamnations des bftutsi pour manquements aux cultures. Mais la
resistance M'en persist pas moins; lea batutsi allbrent jusqu'a mena*:
cer Gasana de leur lance; impitoyablement je condamnai. Maixtenanty
ils soit plus calmes. Mais d6s mon depart, le r6veil ne man uera pas
d'Stre plus violent. "Les blancs passent, les noirs restent".
Gasange eat une colline qui doit Btre soureat visit6e. Gasana doit
*tre souteau, car si par malheur les batutsi s'apercevaient qu'il en
eat autrement I'exemple se r6pandrait come une trainee de poudre.
Les batutsi ont 6t6 vraiment en rebellion A Gasange, non seulement
contre Gasana, leur chef, qui voulait leur imposer l'applioation des
riglements sur les cultures, mais m8me centre nous autres blancs.
Leur raisonnement est le suivant : Rukarakamba notre anciel chef a
bt6 destitute parce que il ne faisait pas cultiver a Gasange; eoxtirnons
A ne pas cultiver et les blanks destitueront 6galement Gasana.
Tout le Buganza a les yeux tournbs sur Gasange; si domain nous men-
trons moins d'6nergie envers les batutsi de Gasange, les batutsi de
toutes les autres collins du Buganza suivraient I'exemple de la nau-
vaise volont6.
Je ne puis assez insisted pros de mon successeur pour qu'il agisse
avec fermetb & Gasange.

Sebgitabure command la colline Gashya qui comprend pres de 180 famil-
les.
Clest un sous-chef tr6s peu int6ressant.
Kabawo comunande & Gituza pr6s du Mohasi. Gituza eat une collie pr-
pre A Rwabutogo, ol ii d6sirerait placer la mare de son pupille Ban-
gambiki, files de Nyantabana.
Kabango eat le garden des troupeaux inyambo de Rwabutogo.
Crest un sous-chef peu transeendant come il en est beaueoup.

Mushi smmnande la colline Gitaburaza. Ctest une xullit6 qui arob6it
que tres difficilement et surtout rarement A son chef Gashikazi.
Deit Stre surveille et talonn6 continuellement.

Rwema command A Rwankuba. Come le precedent, il eat sans auoune va-

Rusiae oemandde la colline Gakoni, au board du Mohasi. Cette collie
comprend environ 250 fahilles. Ce sous-chef a de la valour, il est
lettr6 et fait de reela efforts pour wru~~ta observer toutes les pres-
oriptions de administration dans tous les domaines.

Muberuka commande la colline -Bkaxmu, ak board du Mohasi. uwkus sutier~
sSa=r. wazxrV a Ntete comprend pres de 210 families. hMuberuka eat en-
core jeune; il est tr6s pauvre. I 6st de bonne volont6, Deit 8tre
soutenu eontre les nembreux batutsi-qui peuplent sa colline et qui tous
sont plus riches que lui.

Gahutu comanade la colline Rwimiteriri, qui compete 160 families envi-
ro7, Sous chef insignifiant, faisant soratravail sans trep se presser;
|Ii




-26-


ia ag a, coNmandde la eolline Nyabisindu, eomptant environ 180 fa-
C est un vieillard qui se fait reoplaeer dans sen travail par u saom-
bre do sa famille. Sa *olline eat assez bien g6r6o.

COhff i .Rutaik t a.
u- tsi~r g, Bda it Gabire, oe on un an de temps apr4a la malhau-
rause gestion de Kanunura (qui alla en prison pour 5 anm) il parvint A
fair dos miracles. Gabiro qui comptait A peixe 100 contribuables au
depart de axanaura en eut bien vite plus de 300. Sa fagon de travail-
ler attira sur lui, non seulement l1atteition de 1'administratien, 1ait
aussi eelle du Mwrai, qui lors de la d6m~saion volontaire de Ntwaraba-
kiga, zalade, proposal Rutsinga pour le renplaeer.
Cette proposition, fut agree par Monsieur le R6sident du Ruanda.
J'ai l'iatime conviction que ce choix est excellent. Depuis qulil eea-
mande eette ehefferie, qui 6tait entierement relaekhe, seat reprise et
il eat agrbable do noter que e'est grAee A initiative et au travail
de Rutainca .
Creat un chef qui ne connalt pas le repos, qui visit constamxent lea
collins sous ses ordres.
Il a eependant A faire A forte parties, car lea gens de Ntwarabakiga
ont toujours 6t6 difficile A conduire.
11 devra done *tre soutenu par notre administration si selle-ci di-
sire voir la ehefferie prosp6re.
Rwigeaa commande la plt grande parties de la celline Remera. Il a
sous sea ordres environ 450 families. Rwigema a touJe rs r6sid6 en tor-
riteire de Kigali. J' I'ai fais rappeler il y a qualques semaines iou
element. Au eours de son absence, il 6tait remplae6 par son fils Gasana.
Go Gasana est tr6s peu transcendent; esp6rons qu'avec son pre Rwigema,
eette impertante colline Remora atteindra bientSt le niveau de d6velYep
pement des e1llines des cheffories Karisa et Gashikazi.
Kamaskwa eemmande une petite parties de Remera, comptant enviren 150
ral Ira
Cleat un mauvais sous-chef, on d6faut au point de vue reboisement et
Oultures. Ii no r6pond ni aux convocations du chef zi A eolles de ltd-
ministration. C'est in tr6s mauvais 616ment. Puni de 100 francs d'a-
meade par Monsieur le R6aident ainsi que tous los sous-ehefs qui en
mars dernier, avaient refuse de venir avec onurs gens cembattre lee
seuterelles, c'est le seil qui en se seit pas aequitt6 de eette amended.
uMadende commande les cellines Murambi, Bujumu et Gitsimba. C'est un
excellent sous-chef, qui malhoureusement est entour6 d'ennemis sur lea
eollines -qutil eommande.
Soe 6fier surtout des agissements de Rwandekwe-Kayonga et Nyabitama,
11 est probable que dss men depart, les intrigues recommenceront.
Gatera command lea collines Matare et Kayenzi. C eat un asses bon
sous-eMef. Rien de special A dire A son sujet.

Vuruyi viest de recevoir le eenmandement de la eolline GikeMa, sen pA-
re tenant de mourir, Il a 6t6 impossible de le juger.

ilfaii iefSux sous-ehef commandant la eolline Bhnale qui semprerd :
X1 so Bait reaplaeer dans son travail par son fils, gargon de boim
volent6 et beaucoup plus ivolui que son p6re. :i- e

'.i 'jf




-27.


Beausoup de palabres extre Gasaaunyiga et son voisin Rwigema de la
eolline Reaera ppur des questions de b6tail. Gasamunyiga, lui-NmSe
eat antieurop6en et peu interessant. Son fils Karangwa eat secr6taire
indigene A Gabiro depuis de nombreuses ann6es.
]Kaa ea command les collins Bugalula-Nyagasiga et Kimironko qui ex-
semble, eomprennaet pr&s de 750 families. Cost un souschef d'un ser-
tain age, mats qui donne satisfaction, car 11 a beaucoup d'autorit6
sur sea gens et ii suit les instructions de administration.
Clest un bon 616ment, mais qui marche droit i cause de la erainte'et
non par devoir.
Siragaa, eoenmande la colline Mamfu eemprenasat environ 180 families. COesi
um assez bon sous-chef,mais qui doit 8tre pouss6 et surveill6 pour
qu'il travaille.
So defier de ses d6msl6s avec le naoma Kajuga de MAufu.

a atoma, command la collie Kirwa qui acoprend 110 families environ.
Clest u assez bon sous-chef qui dolt 6tre surveill6 et peuss Mon
ce qui eoncerne, reboisement et cultures.
Bulosahye, coemande la collins Ngorora qui comprend environ 200 famil-
ia. C'est I'homme le plus vieux du territoire, il est tomb6 on enfan-
ce et se fait remplacer par son files Rugombahisha. Ce dernier remplit
bien sea functions et 11 n'y a pas lieu de s'en plaindre.
Nyanjobe, command la collie Rumuri qui eomprend environ 250 falilles.
C'est un ancient secretaire indigene qui nous est tout d6vou6 et commando
bien sa collie. Il rencontre assez bien de resistance de la part
des batutai qli habitent sa coll&ne et qui sont des abagaragu de Lyunu-
gabe. Ce dernier test cependant pour rien dans ces diffioult6s ot eox-
seille A Nyanjobe de punir les recalcitrant, suivant la coutume.
Nyanjobe est tubereuleux et je doute qu'il fasse de vieux os. Ceome Je
le disais plus haut, cteat :un bon sous-ckef qui dolt *tre souteau par
lIadministration, car il rncontre d'assez grades difficult sur sa
eolline, i

Rwagaterura, command depuis deux mois seulement la collie Nyabihu,
qui cemprexd 120 families environ.
II n'est pas possible de dire ce que vaut Rwagaterura comme sous-ehef
mais come secr6taire *ndig&ne, il demnait touted satisfaction.
Faire attention des intrigues de Rwinkesha et surtout de Rvabirinda,
deux batutsi riches qui cr6ent des difficulties aux chefs de Nyabihu. Le
pr6d6eesseur de Rwagaterura a d6xissionn6 A cause de eas difficult.
sp6rmas que gr~ce A notre aide le nouveau sous-chef en viendra A bout.
CHEFFERIE Kanobana.

Kanebana, eoomande les cellixes Giti, Kumutambiko et Kikabira, qui ees-
preoxxnt ensemble plus de 500 families.
Kaaobana n'est pas un mauvais chef, aais ii a asses biem de difficult
tbs avec sea gamX sous-ehefs qui ma sont pas tres brillants, eu s'ils
soat bons intriguent centre leur chef.
Je citerai entr'autres Kanimba, sous-ohef de Rwesere; Rwamuua, sous-
shef de Nyanza, Kagarama de la collie Rutare.
Kanobana est le fils du grand hef de Kigali, Lwrubusisi. II est ea-
core jeune et doit 8tre souteau, par nous pour qu'il puisse atteindre
le degr6 d'autorit6 quo poeasde son pbre. Les cellines lutil aemmaudm
persounellemeMt sent tras bienu A tous les points de vue. II iten ost
pas toujours de n6ae, pour les collides de ses sous-ohefs.




-28-


Ntairabira, comeaxde la collie Bijunde, qui comprend pros de 150 fa-

C'est un sous-chef tres peu transcendent, au sujet duquel 11 y a peu
& dire. Il donne satisfaction, c'est tout.

Kayljuka command les collins Rwamiko, Bugaragara, Gashixya, Kyerere,
&Julutli et irwa, qui toutes ensemble coaptent prbs de 400 families.
Kayijuka, est l'ancien moniteur de ltacole de Gatsibu. C'est un gargon
tr6s ixtellient, nais flatteur et plus ou moirs ixtriguant. I y a
lieu de se mefier de ses paroles et de surveiller son jou, et surtout
1'action cache qu'il peurrait avoir dans la chefferie. II semble
avoir lea meiiieurs relations avec son chef Kanobana, mais je le soup-
oenne de saper son action. Je ne l'en accuserais pas, car je n'ai au-
cune certitude, mais si l'on deonuvrais un jour quelque intrigue ve-
nant de sa part, cela ne fm'tonnerait pas.
Sea collins sont bien tenues, mais je soupqonne que beaucoup de
monde rWest pas recenc6. Ctest je crois d'ailleurs le m8me cas dans
toutes les collins de la chefferie Kanobana.
Pour le reste Kayijuka est un bon sous-chef.

Munyanguge, cemmande les collins Luzizi, Tanda et Nyakabungo qui e eI-
ble comprennent environ 150 families.
Munyanguge est un ancien secr6taire indigene qui donne touted satis-
faction.

Kanimba, comaande la colline Rwesero, qui comprend trois cents families.
Oe sous-chef ne done pas satisfaction du tout. II ne fait rien au
point de vue cultures, est r6tif, ne r6pond pas aux ordres de son shef
Kanubana et de administration.

Rwamuza, command a Karagari, parties de Rwesero, qui comprend 100 fa-
milles. Ii est du m6me acabit que Kanaiba et ne done pas satisfaction.

Kalarama, command la colline Rutare qui comprend plus de 600 families.
Uvest un cemmandement important, Rutare, itant la plus grande collie du
territoire.
Kagarama est le fils du grand chef destitu6, Rukarakamba. II ne don-
me pas toute satisfaction, en ce sens qutil n'obeit pas au chef Kanuba4
na. Autrement ctest un box sous-chef.
La colline Rutare appartenait ii y a 3 ans a Lwampungu, grand chef
de Kigali. Rukarakamba, grand chef de 'abiro pessedait en territoire
la colline Nzoko. Ces deux notables firent l'cohan;e de ees collides.
Rukarakamba devenant proprietaire de Rutare et du betail de Lwampungu
sur cette collie; tandis que Lwanpungu devenait propri6taire de Nzoke
avec le b6tail de Rukarakamba de oette collie.
Depuis cet change, Kagarama cowmande Rutare, mais lea anciems aba-
garagu de Lwampungu, soutenus par ce dernier d'ailleurs continuemt A
fair leur eour 4 Lwampungu et Kagarama se plaint de cet itat de eeases
qui 6videmexnt rendent son commandement difficile.

KabayiJa command la colline Bukure, qui comprend 160 families emviren.
Clest un assez bon sous-chef qui done satisfaction,
Rwinkesha. command la collie Nyanza, qui compare d environ 130 families
C'est un sous-chef insignificant, vieux et sans grande auterit6.
Est en d6faut pour les cultures et le reboisement. I, doit *tre sur-
veille de prbs.




-29-


Kubiza, commarde la eolline Mwendo qui comprend environ 360 familles.
U'osi unancien secr6taire indigene qui done satisfaction.

Rusiae, command la collie Kyiajojo, comprenaat environ 190 familles.
Ii ea done pas grande satisfaction et doit 8tre surveill6. II eat
ben, pour lui ainsi que Pour tous ceux qui ne brillent pas; d'inspeeter
souvent leur coll&me; de en pas leur douner de r6pit.

La chefferie Kanubana et cell de Rutsinga, doivent *tre lobjet d'umu
att8Mtion plus grande que cells de Karisa et Gashikazi.
pendant j'ai l'intime conviction que Itaetion bieofaisaate de Rut-
singa aura tOt fait d'ameliorer la situation dans sa ehefferie.
Quant a Kanubana, sans l'action persistante de I'administratien, sa
ekhfferie ira a vau l'eau. II stagit done de la visitor le plus sou-
vent possible.

trovinee du Mutara.
I ---- --*-- ----.--
Chef LYUMUGABE.

Ce chef, le plus important du territoire, command en propre les ell-
nes suivantes : Gituza, KiNatu, Gatsibu, N ke, Murambi, Mieya, Mauishya
Ka&eyo, Nyabichwama-, Rwisirabo, eomprenant ensemble, plus de 1300
eoxtribuables.

Lywaugabe, commaade le Mutara depuis un an et demi.
C'set un excellent chef, donmant toute satisfaction, un peu timide et
eraintif, mais dot6 de toutes les qualit&s pour commander.
Queique n'ayant Jamais mis les pieds dans le territeire, avant sa me-
mination de chef, 11 y a beaucoup d'ennemis. Etakt frore de Rukar"aa-
ba, les ennemis de ce dernier chef sent devenus lea siaas, quoique i-
nugabe ait tout fait pour 6viter ces ennuis.
oeaueoup de sea grands abagaragu 6taient ceux de Rukarakamba use fois
*e chef destitute, ees seigneurs ont vu d'un mauvais oeil, Lyumugabe,
succ6der & son fr&re.
Saws ltappui que je lui ai donn6 Lyumugabe n'auraipas fait six nois
au Mutara. Il eat bon comme je le aaisais de rassembler de temps on
temps tous les sous-chefs du Mutara et d bien leur faire sentir que
Lyunugabe a la eonfianee de leurop6en et que toute intrigue pourgait
counter cher a neux ou a celui qui la provoquent.
Depuis I'arrivee de Lyumugabe, dans le territoire, la ptovinee du
Mutara, a change du tout au tout au point de vue des cultures. Leo
sous-lcefs out senti que Lyumugabe avait la confiance de t administra-
tion et ont march dans les Tues de celle-ei.
Il est done tout A fait souhaitable que cette politique soit coati-
auee ear si Lyumugabe ne se sent plus soutenu, ou si les sous-chefs
sapergoivent de la chose, tout sera a recommexcer et Lyuaugabe doeaera
iammdiatement sa demission. II me l'a d'ailleurs dit en ternes eat6-
goriques, "qu'il pr6fere commander une petite colline sans responsabili-
t6 que le Mutara sans l'appui des blancs".

MaJukU commade les collides Rushashi, Nyaairembe et Gahabo coprenant
easemole eavirdn 220 contribuablesa -
Mahuku n Wast pas ua mauvais sous-chef, aais, mauhutu, il dolt w tre
surveill6 daus tous ses actes. II doit surtout sentir qu'on le surveille
et qutau premier pas de travers on lui marchera sur les pieds.
Y II en eat ainsi de tous les bahutu qui exerceat un commuadeament.




-30-


Ru-indana, comiande les collides Kannya-Bushyaguhe,
Xwendalc / coprenant ensemble environ 250 familTea
Ruzindana done satisfaction.


Kigasha et
mdWNI


Bayadoe,coxmande la colline Gitebwe comprenant environ 200 contribua-
bles.
bayundo est le surveillant de tout le b6tail de Lyumagabe. Il remplis-
sait dejeces functions sous les chefs Rukarakamba et Muligo.
--Bayundo eat un bon sous-chef.
Son fils Ruvugamadandi lui a cr6e des palabres qui ont fait scandal
dans le territeire et m8me dans les territoires voisins. II a agi cor-
ie Jamais ux fils M'agit envers son pere. Ruvugamadandi est maintenant
install & la colline Rumuri, en chefferie Rutsinga. Esperons que see
intrigues dirig6es centre Bayundo et Lyumugabe, cesseront par sok absem-
ce du Mutara.

Kajagi, commanade la colline Gitoke, qui comprend environ 180 contribua-

C'eat un sous-chef insignificant, plutOt mauvais.
Il n'a aucune autorite sur sa collie.
Sebigomba, commande les collins T sia-Ku~Luini et Mpondwa. Ces colli-
nes comprennent ensemble environ 170-contribuables. Sebigomba 6st le
prototype du courtisan-flatteur, ayant toujours quelque chose A dire
sur les autres et ne voyant pas que lui-m8me a beaucoup a fair et A
s'am6liorer pour faire un bon sous-chef.
Il peut cependant 6tre c8t6 dans la bonne moyenne.


Gahwegege, conxmande les
et Rw ogo, comprenant
Gahwegege est un bon


collins Nyabiheke, Mar~yba, Lugarfma,
ensemble envfron 260 conMribuables.
sous-chef donnant satisfaction.


Kakonyera, command les collins Kiburara, Nyakayaga et Rwil bogo, oon-
prenant ensemble quelques 230 contribiEables.
Pas mauvais sous-chef, amis doit 8tre surveille au point de vue cul-
tures. A visitor souvent.

Jone, comanade les cillines Gabiro, Lwubusisi, Rwamqnaatura, Gakenke,
Rutoma, Nyakarambi, Kukabira, eFJNyakigando, comptant ensemble pr~s de
60-0'contribuoaB6'les, mais trs dissemines.
Jongo aecommande ces collins que depuis deux mois. Il semble 8tre
un bon 6lement, mais il n'a pas encore put faire ses preuves.

Ka jange command la colline Rurama qui comprend 160 contribuables.
Cousin de Lyuamugabe, c'est un peu son hoeae A tout faire.
II stagit cependant de le surveiller, car il inspire peu confiance.
Il doit Btre strveille surbut A la collie Gatsibu oi lui ett un
certain Gasiribombo sont accuses de mener des intrigues surtout mzkyn
centre Rukabuza et les abagaragu de ce dernier.


Gatana oe-uande la collie Kyimbugu
Ceabst un n
C'est un assez bon sous-chef. A


qui comprend environ 140


contri-


visitor.


Gashugi, command les collies Nyagi~ozi et Nyabukobero
comprennent environ 200 contribuabls. -
Bon sous-chef.


qui enseakle


N
$(-^ y111






Rwakazayirwa, couiande la collie Mukalange qui comprend 120 contribua-
bles.
Peu intekligeat, d'assez bonne volbat6, doit 8tre visit et guid6.

Nkubana, coumade la eolline Mugera, comprenant envirox 170 contribua-
bles.
Mauvais sous-chef. Doit 8tre visit continuellemeat.
KaJ e, commaMde la collie Bushwagara qui comprend 85 contribuables.
Asez box sous-chef, mais doit 8tre visit.

Naabo comnande les vollines ,Muhingl-Kabungo-Gakirage- et Kanuche-
ketie auvais sous-chef-Herisse de palabres, surtout centre son voisix
Rwataxgabo, qui ne vaut pas plus que lui. ,
Nyangabo est tres peu interessant.

Rwatangabo command les collins Kanyeshunshu-Kigarama-Karjgpa-Mikipage
Kajumo-Kankende comprenant ensemble pres-od 100 coMEribuables. Sous-
chef insignificant, peu intelligent et sans aucune autorit6 ni bon veu-
leir.
Sendashongas comiande les colines NdamayNyabugando, Nyarugumba, t
huEayUyisluika-Kizirakone, coxpreiant envirWn- 120 fail els au total.
Bon sous-eef.
Veir ses dmele6s avec le sous-chef de Ryabega, le naomm. Bikina; l9t,
et l'autre no savent pas so sentir.
SOUS-CHEFFERIE MUSHULU.

Mushutu, com~aande les collins, RutarakarMusheri, Mitayayo.. Mugitumuro
et jg l.uriyr. comptant ensemble environ 400 contribuables. "
Mushulu, .repr6sentant de Lyumugabe danas le Nord du Mutara est ux
bon sous-chef. Traque ou pousse un peu trop, 61 perd conteoance et me
poss6de plus ses moyens.
C'est pourquoi il doit 8tre trait sans trop dtimergie. Cette der-
nidre annee il a vu sa sous-chefferie anoindrie, le Sud-Ouest devenaat
le fief de Bishumba son oncle et lui Mushulu restant au Nord Eat.
La sous-ohefferie Mushulu de mame que la chefferie Gahitsi est cem-
pos6e d'une population trash peu stable. Une trka grease parties de cet-
to population, formee de banyankole, eat origixaire de l'Uganda. Pour
le moladre motif, pour un oul ou non, ils partet danas leur pays d'eri-
gine, pour revenir quelques mois plus tard. La transhumance du b6tall
est 6galement un des motifs principaux des movements de cette popula-
tion. Nos r&glements sur les cultures et celui centre la Poste Bovieo,
on esat un autre et pas des moindres.
Plusieurs 6leveurs ont 6migre derni&rement, par crdnte de devoir
donner une t~te de b6tail au nouveau nwami du Ruanda. Treis 6leveurs
de la aoae famille et possedant 'ensemble plus do cent t8tea de b6tail,
sent parties en Uganda, par-ce qu'ils devaient donner une t8te de b6tail
au nouveau mwami. Et cependant il no s'agissait que de 1% de leurs
biens. Et pour une telle futility, *1s abandonment, maisons, kraals,
cultures, otoe
Au point de rue cultures, la sous-chefferie Mushulu a fait les admes
offers a que lea chefferies Karisa et Gashikazi, qui sont & tirer horse
de pair danms le territoire.





C'est une adoessit6 pour cette sous-chefferie, car elle jouit d'un
climat des plus bizares. Les fortes pluies sont on Septembre-Octobre
et lea pl ies de mars, avril sont tres ordinaires par rapport aux proe-
mieres. 'autre part le Mutara et le Ndorwa en general sont tr6s sees,
priv6s de marais et rivi'res ( a part la Kakitumba et quelques trous
dana la Kalangaza).
1i J(ai signal le ect6 noir de la chefferie Mushulu, c'est pour mon-
teor les difficult6s quo rencontre Mushulu dans sdn commaadementet il
est bon d'en tenir compete avant de Ie juger.
Buuru, commande la colline Gasinga, qui comprend environ 150 contribua-

C'est un assez bon sous-chef, montrant de la bonne volont6.
Rwabutondogoro, commande les collides Chabahanga et Kabare qui compete
ensemble environ 150 contribuables.
C est untr's bon sous-chef.
Karagema, command les collides Munsheke et Nyakatare, qui ensemble
oomprexneot 110 contribuables environ.
Ce sous-chef doit 8tre surveill6; naest cependant pas de mauvaise
voloxt6.,
Rwakayija, command la coqline Kijojo, comprenant plus de 220 contribia-
bles.
Doit Stre sous une surveillance constant; nia pas toujours doan6
satisfaction.
Bikia, consiande les colliAes Ryabega-Gakagata-Kaswenu-Nyahanga et Ki-
be o comprenant ensemble pros de 400 contribuables .
Bikia east un excellent sous-chef. aract&re flatteur; convient
pour mener des exquStes, mais se d6fier qu'il ne mange a deux cr6ches.
SOUS CHEFFERIE BISHUMBA.

3ishuaba, oncle de Mushulu, com.ande en propre les collins yoayo,
ie awe Nyame go, Gakoma, Nyarubungo, Kamuri
S C t un soI-chef energique e?"ayant une grande auterit6 sur ses
administr6s.
Sa sous-chefferie, est a mon avis destin6e A disparattre, A cause de
l'extension aanuelle et progressive de la bro0isse vers lea regions
habit6es. En dix ans de temps le pays est devenu une formidable brousso
En 1921, par example, la colline Bukekete est un centre v6t6riaairo flo-e
rissant, entour6 de grands herbages. uaintenant tout A disparu sous la
brousse et la savane boisee.
Et ainsi aanuellement l'on voit les progres de la savane a malheu-
rousement, avee elle la morsitans, d6oimant lea troupoaux. Aussi leo
6leveurs fuient-ils ce pays. 1aintenant en beaucoup d'endroits la sa-
vane stinfiltre dans les vallees se dirigeant vers le Rukiga et ce eas
est.~sIrtout visible le long de la Ngoima. Lavenir e"t tr~s sombre do
ce cst6. Voila plsaieuws feis que je signal la chose et je ae puis
assez r6p6ter le danger qu'il offre.
.e comnaade les collins Gatunda et Shabana, comprenaa 1lua de
5o0 coatribuabaIos.
Bieo *emmaade les eollines Buguma et Xyagaju qui ensemble oomprea& pt
envirea 250 contribuables.
, Bigabo, deane toute satisfaction. /




-33-


Banda ara eomande les collies Gashenyi, Runinja et Nyamikamba
Cs -ollnes stont plus que quelquesA liaitians.
Bya~dagara done satisfaction.

1bwemn, comrmande les collins Mukama et Bukire, petites collines no
oomprenant ensemble que 80 contribuables '.
Rien de special A dire &u sujet de ce sous-chef.

Kabatsi, commande la coliine Karama comprenant environ 140 contribua-
bles.
II donne -satisfaction.

PROVINCE DU NDORWAf4GccJl(

Chef GAHITSI.

Ce chef counande en propre, les collins Gikagata-Bushara et Tabagwe
camprenant ensemble plts de 1000 contribuables.
Gahitsi est un ancien secr6taire indigene qui fut mis a la t~te de
cette chefferie on replacement de Rwamulinda, destitute.
Comme Mushulu, ii rencontre beaucoup de difficulties dans son comana-
dement et ce pour les mmaes causes, signal6es plus haut.
Gahitsl dolt se sentir soutenu par nous pour pouvoir merer A bien
tout ce qu'on demand de lui,,
Clest un mtutsi pauvre, Le mwami l a autoris6 A demander du b6tail
aux grands 6leveurs de son flef. La coutume le permit et c'est la
seule fagon de le rendre ind6pendant de ceux-ci car sans b6tai&, il se
verra oblig6 de mendier A ses sujets.

Bataka, comaande les collins Shonga-Rutare et Ndego, comprenant ensea-
ble pres de 900 contribuables.
Bataka a requ une education assez europeenne A la mission protestan-
to de Kabare en Uganda. Il n&us est cependant tout d6vou6 et done
satisfaction.

Lutembesa commande les collins Bweya-Lubilizi et Mugakindu, comprenant
ensemble '80 contribuables.
Ce sous-chef est une nullit6 et sans rendement.

R6organisation des chefferies.

Lers de ma reprise du territoire en Juin 1930, le territoire compreo
nait une parties du territoire actual de Biumba. Les chefferies 6taient
enchev8tr6es et disperses dans toutes les provinces du teriitoire.

Les sous-chefferies de moins de 100 contribuables ent 6t6 supprimees,
par rattachement aux echelons politiques voisins.

Lea chefferies ont 6tC r6organisees et unifiees dans lea provinees
indig6nes. C'est un grand pas qui a 6t6 fait pour faciliter l'ad inia-
tration du territoire.
A 1'heure actuelle depuis le ler janviep 1932, tout est r6erganis6.




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Reatr6e des imp8ts.

Fin jUix 1932, l'exercice 1932, eomOmeno en Janvier de eette amu6e
sera eaeore loin d'8tre el6tur6, cependant pras des 2 tiers des divers
impOts auront 6te pays.

Ainsi que je l'ai expliqub plus haut; Je pr6vois ume diaIutieo
seas6ble dans les entrees, eu 6gard aux diffiloult6s pour 1'indi cme
do se procurer le aua6raire n6cessaire a s'acquitter.


Vu et pris eoanaissanee
L'Adminaistrateur territorial Ire C1.

MULLER,


Gabirh, le 30 juia 1932
L'Admiiistrateur territorial
de 2e. Cl.

R. VERHULST.












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