De la letter XXIII: “Am Hofe des Königs." 2 pages.

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Title:
De la letter XXIII: “Am Hofe des Königs." 2 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
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General Note:
p. 207

Record Information

Source Institution:
University of Florida
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System ID:
AA00001828:00001

Full Text



DE IA LETTRE XXIII : "AM HOFE DES KONIGS", p. 207.


Q uatre
mette les p
etait tomb e


mauvaises annees ont passe
ieds. Imabugiri Kigeri, de
malade peu apr&s la visit


avant qu'un autre
la famille royale
du Comte Goetzen


europ6en y
des Wanjiginj&,
loin de son


pays en faisant la guerre h Bunjabungu et il eut une mort subite :
suivant les racontars du people, empoisone par sa propre femme Kan @-
gera. Son fils, encore mineur, Juhi Msinga, prenait le rpgne aprbs lui
Celui-ci etait par sa mere un parent de la puissante Sippe des Wega.
Msinga etait un jouet entire les mains de cette femme ambitieuse et de
sea deux oncles Kawar et Ruhenankiko, qui avec leur stature de plus
de 2 m. lui inspiraiOaUn respect craintif. Ces derniers deviennent
bientot les veritables maltres du Ruanda, apres avoir extermin6 tous
lea fils majeurs de Luabugiri et toutes autres personnel de la famille
Wanjiginja qui avaient un peu de pouvoir ou qui 6taient susceptibles
d'en avoir. Les disputes commenchrent avec le puissant Mibambve, don't
la fire beauty et la fin tragique forment des themes pour les douces


chansons
pbre le
te mbrme
l'ait d6
dant que
h peine
Xibambwe
petites


ex cu
droit
promes
signed
Juhi
rentre
pour
vi ctoi


itees le soir autour du feu. II croyait avoir requ de son
au tr8ne. Il est possible quo Luabugiri avait donn4 cet-
Ise a plusieurs de ses fils, 1t est aussi possible qu'il
seulement come tuteur et chef de ses homes arms pen-
etait mineur en tous cas : quand Luabugiri fut mort,
dans son pays, Kaware ne laissa pas beaucoup do tips
defendre ses droits au tr6ne. Apres quelques mois 4e
res et de defaites Mibambwe trouva une nuit son village


entoure de partisans de son frere Msinga. Il connaissait le sort des
"rebelles" vaincus et il ne voulait sans doute pas offrir h see adver-
saires l'aspect de ses traits crisps, quand les bourreaux lui enfon-
ceraient le dard pointe entire bes jambes bronzees et lui d6chireraient
les intestines.
II a donc choisi une fin plus noble, et allumant lui-mame le feu
h toutes see huttes, il s'est fait brQler avec ses femmes, ses enfants
et ses domestiques, sous les hurlements de ses adversaires. Tout ceci
se passe quelques mois aprbs la visit de Goetzen. Apr&s cet incident
les Wepa oht essay de fortifier leur situation, par des alliances, dos
cadeaux et, si necessaire, par de nouvelles terreurs aussi. Tout ce
qui restait des fils de Luabugiri 6taient des jeunes gens sans 6nergie
et peureux, qui vivaient en parties come en prison & la cour, entour6s
de mefiance et de faux amis et qui en parties se tenaient loin de la
residence pour joutr de la vie dans leurs propres villages, mais sans
avoir la moindre influence sur administration du pays.
Ce n'est qu'en 1897 qu'un nouvel europ6en se rendit au Ruanda; le
chef de District d'Udjidji, Ramsay, qui partUt & la cour avec 500 hom-
mes arms, un canon et une suite de blancs. Une ann6e plus tard arriw6
avec une puissance semblabe son remplagant Bethe qui me prdcedait de
quelques mois. Ces visits ont eveille plus de crainte que cells des
premiers europ6ehs. Non, parce qu'elles se montraient avec une si grande
puissance, mais parce que dans l'intervale un revenant s'6tait montr6
dans le pays, qui menagait la forte situation des Wega et ne leur laias
sait plus de paix. Ce revenant s'appelait Belegea,




-2-


Quand des commergants viennent au Lac Kivu de 1'interieur du
pays et que la conversation autour du feu a epuise les 4venements de
la journ.e, la mbme question revient toujours : "Et quelle nouvelle
de Belegea?" Ce mysterieux Belegea, fils de Luabugiri et de la feime
Musirkande personnel ne 1'a jamais vu 4 disparut quand il 6tait
encore un gargon, bient8t apres la mort de son pere mais porsonne
ne sait ou. Combien de personnel n'ont pas trouv6 la mort et combien
d'innocents parce qu'ils etaient accuses de cacher Belegea. Kaware,
qui jouit de la vie par tous les rioyens, qui est fier de tenir,Oen
Kissaka ou Bugeshera, ses provinces, une cour plus grande que celle de
uA- Juhi, quite cour femmes et vient courir tant8t h la frontibre nord
vers Ndorwa, tantot a la frontiere sud vers l'Urundi, pour combattre
un chef quelconque, de qui on dit qu'il detient Belegea. On Ie soup-
gonnait m~me d"'tre chez des europeens et dans les clans de la cour -
exception faite des personnel qui ne supportent qu'avec fureur la do-
mination des Wega la crainte obscure e/xiste toujours que Belegea
pourrait un jour etant devenu jeune homme revenir b. la t8te d'une ar-
mee 6trangere et soutenu par les strangers, reprendre le Ruanda et
mettre une fin h la puissance tant detest6e des Wega. C'est pourquoi
cette crainte se present chaque fois qu'on entend parler de l'arrivee
des homess rouges" avec une force armee.
(Kaware et sa Sippe peuvent dormir tranquillement. C r m8me si ce gargor
vit jo ne comprends pass trbs bien pourquoi Luabugiri aurait garden ce
secret je pense que ses os reposent quelque part,bien cachds. C'est
2le dasir de vengeance et 1'intention de donner au people un symb8le de
cette vengeance, et aussi l'envie de ne pas laisser lee Wega jouir do
leur domination en tranquility, quiv ferme la bouche de ces quelques
personnel qui connaissent peut-ctre les circonstances de sa mort. Mais
Belegea n'a tres probablement pas vecu, car les versions sur la fa&on
don't lea Wega ont et6 mis au courant de sa presence, peuvent btre auasi
differentes qu'elles Ie veulent, elles ont toujours un point commun,
c'est de reseeimbler toutes aux histoires inventees par les pottes in-
digenes.


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