Extrait de R. P. Pages, "Un Royaume Hamite au Centre de l’Afrique," “Chyilima II Ludjugira.” 1933. 2 pages.

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Material Information

Title:
Extrait de R. P. Pages, "Un Royaume Hamite au Centre de l’Afrique," “Chyilima II Ludjugira.” 1933. 2 pages. Jean-Marie Derscheid Collection
Physical Description:
Mixed Material
Creator:
Pages, R.P.
Publication Date:
Physical Location:
Divider: Reel 1

Notes

General Note:
pp. 143-145

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
System ID:
AA00001754:00001

Full Text
Extrait de R.P.PAGES
Tjn Royaume Habite au Centre de lTA:riquc# p# 145 145 1935,
32. Chyilima II Ludjugira eut pour Successeur son fils, Kigeri TNdabarassa.
Par sa mre Lwesero, il tait le petit-fils de Muhoza, roi du Gissaka.
Les historiens, se basant sur son surnom de Ndabarassa, qui signifie je tire de l'arc sur eux en ont fait le vainqueur du personnage dsign dans les rcits sous la dnomination de Mulinda avec lequel le lecteur a dj fait connaissance. Comment offensa-t-il le monarque hamite? On ne le sait pas. Toujours est-il qu'on parle de lui comme d'un rvolt (umugome). Kigeri II vint l'attaquer et le rencontra au bas de Kamonyi, au lieu appel Bihembe de Kugarika, et le pera de sa lance. L'arme fut projete avec tant de force, ajoute la lgende, qu'elle traversa (guhinguka) le corps de la victime et fendit la colline, l'endroit susnomm, qui est devenu dsormais clbre.
Kigeri IHvcut Kamonyi prs de Kugobagoba, o son grand-pre avait bti une de ses rsidences, au lieu dit Inkingo c'est--dire la fermeture Son prdcesseur avait choisi lui-mme ce dernier emplacement pour


fermer l'accs du royaume (gukinga veut dire*fermer) aux ennemis.
Les conteurs officiels citent, comme tant l'vnement le plus saillant du rgne de Kigeri, les prophties de >iyira-biyoro. Le peuple leur donne encore une importance qu'explique sa mentalit crdule et superstitieuse. Nyira-biyoro tait une sorte de pythonisse, domicilie Mazinga, dans la province de Mubari. L'influence qu'elle exerait dans ce pays porta-t-elle ombrage au prince h ami te? On ne cessait en tous cas de la lui reprsenter comme voulant se soustraire son autorit": Je te ferai tuer! lui dit le roi quand elle lui fut prsente. Je suis en ton pouvoir, rpondit la sorcire, il t'est loisible de m'ter la vie, mais je te prviens qu'il te sera impossible de repousser l'animal trange (ne) qui viendra travers le Mubari et le Mirenge (pays du (iissaka), portant sur son dos un individu non moins curieux (le Blanc, l'Europen). Tes prdictions ne m'inquitent nullement, rpartit Ndabarassa; mon petit-fils au teint noir (Musinga-Yuhi), celui-l mme qui prendra pour capitale l'ancienne rsidence (Nyanza) du grand devin Mashira, cartera le danger que tu m'annonces (*) Mais le jour o les herbes droite et gauche des sentiers pousseront de faon s'en-trelacer (parce qu' la suite de la peste bovine, il n'y aura plus de troupeaux pour les brouter) que feras-tu? Un autre de mes petits-fils, reprit Kigeri, celui qui natra d'une montagnarde (c'est--dire Lwabugiri-Kigeri, don! la mre est originaire du grand massif du Ndiza), reconstituera le btail (par ses razzias dans les pays voisins).
Quand tes sujets auront une alne (uruhindu) la main (pour crever les pustules de la variole), crois-tu en venir bout (du flau) ? J'offrirai, dit le roi, comme ranon celui de mes fils qui est n Bitare. Et si ce
i1) Le roi prophtise son tour que ce mme Yuhi-Musinga, sans pouvoir s'opposer l'arrive des Blancs, s'arrangera de faon vivre en bons termes avec eux.
sacrifice ne suffit pas? (Kimanuka, le premier des enfants de Kigeri, mourut, en effet, de la variole). Alors, riposte Kigeri, je donnerai comme victime de propitiation mon hritier (qui prit aussi victime de la variole) et le flau cessera (1)...
Le roi voulut se retirer un instant, ajoutent les historiens, ses fils, ceux que l'on nomme les Bigina (d'o le clan des Bigina, auquel appartient Bandora, le sorcier actuel), profitrent de son absence pour mettre mort la pro-phtesse.