L'Informateur

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Material Information

Title:
L' Informateur
Physical Description:
9 v. : ill. ; 27-31 cm.
Language:
French
Creator:
Université nationale du Rwanda
Publisher:
Université nationale du Rwanda.
Place of Publication:
Butare, Rwanda
Creation Date:
April 1968
Frequency:
3 no. a year[1976]
four no. a year[ former 1965-75]
three times a year
regular

Subjects

Subjects / Keywords:
Education -- Periodicals -- Rwanda   ( lcsh )
Universities and colleges -- Periodicals -- Rwanda   ( lcsh )
Periodicals -- Rwanda   ( lcsh )
Genre:
federal government publication   ( marcgt )
review   ( marcgt )
serial   ( sobekcm )

Notes

Dates or Sequential Designation:
v. 1-9, no. 3; nov. 1965-juin 1976.
Issuing Body:
"Revue de l'Université nationale du Rwanda."
General Note:
Title varies slightly.

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 02692700
lccn - 78648131
issn - 0019-9885
Classification:
lcc - AP27 .I49
ddc - 054/.1
System ID:
AA00001458:00002

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Succeeded by:
Etudes rwandaises

Full Text


in or mate ur
de P'Uniersit6 Nationale du Rwanda











Volume II Num6ro 4


TABLE DES MATIERES




LfUniversit6 du Rwanda: Joyau de 1?Aide du B.A.E. en Afrique francophone
par le Service francais de Features du Bureau de lvAide Exterieure du
Canada ............................................................... 1

Physique et Art: en marge d'une lecture
par Andr6 Ares, Secretaire de la Facult6 des Sciences...................... 3

Le facteur "Mentaliti religieuse" dans la planification du d6veloppement
par Richard Friedli, professeur A la Facult6 des Lettres................... 6

Faculty des Sciences Economiques et Sociales:
Nouvelles brave s.....................................................********** 9

La collection de p4riodiques de la bibliothaque universitaire
par Paulette Trudeau, bibliothecaire, d6partement des p6riodiques.......... 10

Le contr6le de constitutionnalite des lois et riglements au Rwanda
par Nicodkme Ruhashyankiko, )oyen de la Facult6 des Sciences Economique3
et 9ociale s......................................................... 14

La Maison dAccueil de 19Universite Nationale du Rwanda en transformation
par Paulette Trudeau, Secr6taire du comite................................. 25

Repertoire bibliographique de Monsieur lAbb6 Alexis Kagame
par Gilles-Marius Dion, professeur A la Faculte des Lettres................ 26

Livres et lectures. La legislation scolaire au Rwanda
par Dionel Lessard, Secr6taire de la Faculte des Sciences Economique et
Sociales,pr6sentation par lauteur.................................. 33

Promotion de Monsieur Marcel d'Hertefelt ................................... 33

Livres et lectures .
Eglise et developpement. Inventaire comment de la contribution de
l'Eglise au d6veloppement 6conomique et social au Rwanda et au
Burundi, par Wlter Hilgersprofesseur A ltUniversit6 Officielle
de Pulumbura CERAS, Bujurbura, juin 1967, 109 p.

par Dionel Lessard, Secretaire de la Facult6 des Sciences Economiques
et Sociales......................................... ......*** *** 34





XXXXXXXXXXXXXXXXXXx


UNIVERSITY NATIONAL
DU RWANDA


Avril 1968







- 1 -


Extrait de la Revue "Developpement international"

Bureau de lAide EBterieure du Gouvernement CANADIEN

Vol. 1 No 4, Octobre 1967.




L'Universit6 du Rwanda:
Joyau de l'Aide du B.A.E. en Afrique Francophone.



En vertu d'un accord culture nouveau signed cet 6t6, assistance canadien-
ne a lUniversite Nationale du Rwanda est desormais 6tablie sur une base quin-
quer.nale. La contribution annuelle du Bureau de l'Aide ext6rieure doit etre fix6e
de faqon A ne pas d6passer un plafond $ 750,000. Mais des clauses de l'entente
liant son versement A celui d'une contrepartie rwandaise s'accroissant d'ann6e en
ann6e, le financement de l'institution se trouvera de la sorte stabilise tout en
favorisant une reprise 6ventuelle et normal de cette charge par les autorit6s
de Kigali, capital du pays.

Pour le Bureau canadien de lAide ext6rieure, la R6publique Africaine du
Rwanda est le pays o0 a 6t6 cree, en quatre ans, le joyau de assistance techni-
que et culturelle du Canada en Afrique francophone: I'Universit4 Nationale du
Rwanda.

Encore aujourd'hui, le recteur de l1Universit6 est le mnme T.R.P. Georges-
Henri LUvesque, o.p., qui en mai 1963, par l'entremise et avec le concours du
B.A.E. se mis A la disposition du Rwanda pour 6tablir, A Butare, une des dix
prefectures du pays, l'intitution dvenseignement sup6rieur don't devait se doter
cette nouvelle r6publique africaine. Dis le mois de novembre 1963, 1?Universit6
National du Rwanda ouvrait ses portes.

Depuis cette date jusqu'A la fin de l'ann&e scolaire de 1966-1967, le
Canada a d6pens6 $ 1.925.250 pour aider 19Universit6 & s'6tablir et A se develop-
per. Celle-ci, en 1967-1968, a pu accueillir 160 6tudiants dans ses facult6s.

En plus du T.R.P. Levesque, 6ducateur qu6becois bien connu, le Qu6bec ayant
fourni la plupart des cadres administratifs et profee'~e x de institution
rwandaise, celle-ci a toujours suscit6 un int6r6t particulier dans l'opinion
canadienne-frangaise.

La contribution canadienne en assistance technique proprement dite compor-
te l'envoi de personnel administration et de personnel enseignant pour la
faculty des Sciences qui offre paralllement un programme d'6tudes menant A un
dipl6me interm6diaire en agriculture la faculty des Lettres et la faculty des
Sciences sociales, ainsi que pour le d6partement de 1?Extension et l'Institut
d Education.
En contribuant pour sa part au d6veloppement d'une faculty de M6decine et d'un
h6pital universitaire la Belgique donne a lentreprise un caractere international
qui en souligne l'importance et qui lui vaut aussi un apport d'assistance francai-
se et americaine.

Un aspect compl6mentaire extrmement important du programme d'assistance
canadien est la facility offerte A des dipl6n.6s de 19Universit6 Nationale du
Rwanda de venir au Canada parachever leur formation grace A des bourses annuelles
mises A leur disposition par le Bureau de l'Aide ext6rieure du Canada. Le but
de ces bourses, tout come celui de university elle-meme, est de preparer le
plus rapidement et le plus efficacement possible lo personnel rwandais de relive.

SLex6cution des clauses financiores nouvelles de la convention canado-
rwandaise est suivie et contr6lee sur place par le conseiller envoy par le
Bureau de l1Aide ext6rieure comme administrateur et tresorier de 1'universite,
1< actuellement M. Yvan Gaudette, qui 6tait jusquvici comptable agr66 au Cap-de-la









- 2 -


Madeleine et professeur de .comptabilit6 au Centre universitaire de Trois-Rivibres,
affilie A 1Universit6 Laval diyQuebec.
Pric6demment, M. Gaudette fut durant deux ans administrateur de 19Universite
d'Addis-Abeba, en Ethiopie, apris y avoir enseigne les sciences commercials pen-
dant trois ans.

En tant que conseiller financier special du gouvernement canadien
au Rwanda, c'est A M. Gaudette qutil appartient de liberer pour lUniversite les
fonds d'assistance verses tous les trois mois, en dollars par le Canada A un
compete special ouvert au nom du gouvernement canadien A la Banque Nationale du
Rwanda des que la contrepartie rwandaise convenue a elle-meme e4t verse & la m6me
banaue au nom de l'universit6.
De 1967 A 1971, la contrepartie rwandaise augmentera reguliorement, d'annee en
annee, et aura atteint, A la fin de cette periode, un montant de plus de deux mil-
lions de francs rwandais. La contribution canadienne, elle ,est de lvordre maximum
de $ 750.000 par ann6e suivant le nouveau programme quinquennal.

Bien qu'avec ses 3,200,000 habitants sur un territoire de 10,130 miles
carris le Rwanda possede la density de population la plus 61ev6e du continent
africain, cette population se distirgue par une extreme dispel ion qui limited
l'existence m&me des villages en meme temps que les sources oruinaires qui alimentent
le budget d'un Etat. Kigali, la capital, compete 16.000 habitants et Butare 4.200.
" Jusqu'V 1961 une minority tutsi d'anciens envahisseurs chamito-nilotiques de
tres haute taille, souvent superieure A 6 pieds et 7 pouces a maintenu le pays et
sa majority hutu sous un regime d'vconomie de pure subsistence". Avec des revenues
nationaux ainsi limits, le gouvernement rwandais doit donc computer sur une aide
extfrieure important pour d6velopper un pays au climate agr6able et propice aux
cul ures industrielles.

Situe au coeur de l1Afrique, avec pour voisins le Congo-Kinshasa, le
Burundi, la Tanzanie et l'Ouganda, cet ancien territoire sous tutelle de l'O.N.U.
et sous administration belge, a voulu, des la proclamation de son ind6pendance,
le ler juillet 1962, se donner les moyens de former les cadres superieurs n6cessaires
A son administration et a son d6veloppement 6conomique et socio-culturel.

Pour laider A atteindre ce but et & se cr6er une university
national, le Bureau de l9Aide ext4rieure a immndiatement offert une subvention de
$ 52,119 pour 1'ann6e 1963-1964. L'assistance stest poursuivie: $ 162,952 pour
1964-1965; $ 930,570 pour 1965-1966 et $ 679,612 pour 1966-1967.

Une parties de ces credits a 6t6 consacr6e A diverse constructions
et installations mat6rielles, mais la plus important a 6t6 r6serv6e pour le corps
enseignant et le personnel administratif de ltUniversit6. Le nombre des professeurs
et administrateurs universitaires canadiens fut de 23 des ltann6e scolaire de
1964-1965. Il passa A 36 l'ann6e suivante.

Avec le vice-recteur de lDuniversit6, un dominicain canadien, le
T.R.P. Pierre J. Cr6peau, o.p., le nombre de ces cooperants du B.A.E. en 1966-
1967 a 6t6 de 29, don't plusieurs accompagn6s de leurs femmes et enfants.

Cormmenqant d6jA A donner cette prestigieuse entreprise de coop6ra-
tion culturelle le sens que le Canada fixe A chacun de ses projects dfaide extfrieure,
l'Universite Nationale du Rwanda a pu annoncer, pour 1966-1967,qu'elle comptait
dejA 4 Rwandais dans son corps professoral.


Service frangais de Features du
Bureau de 1'Aide Extfrieure du
Canada.









- 3 -


/' PHYSIQUE ET ART (En Marge d'une Lecture)








"Celui qui sait s'approcher suffisarment de la Nature ressent
bien,en effet,cette impression d'6merveillement.Et,tres vite,on s'aper-
goit que la decouverte des beautis de la Nature est beaucoup plus que la
satisfaction d'une simple curiosity et des plaisirs qu'elle procure:cet-
te ddcouverte,cette vision que l'Homme cherche a avoir du Cosmos est un
facteur qui,en quelque sorte"associe"l'IHomme a lUnivers en l'unissant
par la pensie avec tout le rest dGymoeid extSrieur.En d'autres termesla
connaissance de notre Univers apparait comme un moyen determinant de l''
evolution toute entire.



C'est pourquoi il faut attacher une si -rande importance 'a la
description que l'homme cherche a faire de cet univers,car cette descrip-
tion nest pas autre chose que l'expression des liens qui le lient a
Plensemble du cosmos.



Les moyens de description de l'univers sont nombreux mais deux
disciplines nous ont paru particulierement caract6ristiques pour tradui-
re cette vision que l'Homme peut avoir de sa rjalit6 exterieure:ce sont
les sciences et les arts".



Voici comment dobute la conference intitulde"Physique et "'rt"de
Jean E.Charon,physicien,ocrivain et philosophe,publi'e par Gonthier,bib-
liothbque Msditations.Ce petit livre sans protention don't le titre est"
De la Physique a l'Homme"est un recueil de plusieurs conferences donnees
par l'auteur.Son contenu est caracteristique du nouvel esprit(post-scien
tiste) existant chez un grand nombre de scientifiques d'aujourd'hui."Il
est bientit apparu que lorsque l'homme otudiait de plus en plus finement
la structure de ce qu'il nommait matiere,la Nature lui renvoyait en fait
sa propre imae;il est devenu evident que 1'id'al de s6parer entierement
observateur et observed tait inacessible,car 1'Homme Jtait coextensif 'a
toute sa realita ext3rieure et qu'il projetait lui-m@me dans cette reali-
to ses moyens de connaissance et ses rmcanismes de pensoe;en un mot que
la Nature atait le miroir de l'Homme.Paradoxalement,c'est donc l'Homme
que le chercheur a fini par retrouver des qu'il edt atteint un degr6 suf-
fisant d'acuit6 de son observation de la matiere".L'exemple le plus re-
cent et le plus spectaculaire de ce nouvel humanisme"scientifique"est o
donni par 1'Oeuvre de Pierre Teilhard de Chardin.



Je vais tAcher de tirer de cette conference les points essen-
tiels qui lient l'art et la Science,ces deux"expressions"humaines de la
recherche continuelle de l'homme pour penitrer plus profondement dans
les secrets et les merveilles de la Nature.









-4-


Charon analyse d'abord le langane et la methode utilisee par cos deux
disciplines."A la diff Irence de la Science qui s'est fabriquie un langa-
ge impersonnel pour docrire le cosmos,1'~rt est lie a la vision indivi- .
duelle."Une oeuvre d'Artdisait Zola,est un coin de la creation vu 'a tra-
vers un temperament". La Science a construit,des le dopart,une sorte de
"code",une"rhele du jeu" qui serait la meme pour tous les homes et em-
prunterait aussi peu que possible au lan-a-'e de la vie courante,dont cha-
que mot peut etre char-6 d'une signification variable d'une intelligence
une autre. La Physique,qui est procisIment la parties de la Science qui
cherche a"d'crire"les phinomenes naturels,a bien d'abord cherch6 s'ex-
primer au moyen du lana-e ordinaire.Elle a constate rapidemrnt que ce
langage 6tait beaucoup trop dependant des sens et de la psychologie de
l'homme et qu'il lui fallait,pour progressers'exprimer de fagon plus ob
jective"Ce sont les Math3matiques qui ont permis 'a la physique de franc-
chir cQtte.tage-du- prors, at' ,on pqqt dire que u 'ne certane fagonla
physique est devenue d'autant plus precise qu'elle est devenue plus math
matique".Il y a,selon 3er-son,deux manieres profondement diff rentes de
connaltre une chose.La premiere implique qu'on tourne autour de cette
chose,la second qu'on entire en elle.La premiere depend du point de vue
oh Pon se place et des symboles par lesquels on s'exprime,la second
ne se prend d'aucun point de vue et ne s'appuie sur aucun symbole.De la
premiere,on dira qu'elle s'arrete au relatif,de la seconde,la ou elleast
L.os aibleq elleSitteinto,'1bso.l1LL Sianc,est par -nature,et pace
.qua'ile.,cherche as' exprimer .-u moygo d'un lanaoe qbj-ectif,une ,descrp-
tion .de la.premuire c',.tor-ie.,EElle tourne,autour des hoses,elle.l ss 'e-
,coupoelle -les-.morcelleet1'yunbtao- quell" en retire sur le plan de
.1' objectivity. s a 'compa-rn9 do 1'inconveniunt deo demeurer toujoursr"une car-
toe"fui s'exprime-,dune fagonc symbolique,que certain aspects,touj'burs "n$-
cessairement incomplete du territoire".


Charon pose ensuite les questions suivantes:"Ne convient-il pas
alors de se turner vers l'Art pour rdclamer une description plus profon-
de du cosmos? L'Art ne paricipe-t-il pas de cette second maniere d'ap-
pr'hender les choses dont nous parlait 3er-son,n'est-il pas cette "sympa-
thie intellectuelle par Laquelle on se transport 'a l'interieur d'un ob-
jet pour coi'ncider avec ce qu'il a d'unique et par cons quent d'inexpri-
mable"? Bien sdri,l'oeuvre doit elle aussi finalement sexprimer par un
certain lanrage mais dans la measure ou il sug're plut6t qu'il ne dicrit
n'est-il pas une tentative de l'artiste pour projeter sa vision du cosmos
vers des r5;ions"inconscientes"chez autrui,ne propose-t-il pas une vwrita-
ble"communion"intellectuelle directed entire Plartiste et les autres hommes"?



Comment cette communion intellectuelle directed entire 1'artiste
et les autres hommes,en un mot,entre l'artiste et le cosmos tout entier
existe-t-il? Charon dit que lPhomme est tout d'abord en contact avec le
milieu sensoriel:tout ce qui est pergu par les sens. Le Moi personnel
est nuanco,structure par le milieu sensoriel,lui-meme char,6,sur le plan
psychologique par la tradition et,d-une fagon plus -,n(rale,par 1'cthique
que les hommes ont convenu de fabriquer pour 1'Homme. De ce point de vue
1'Homme voit et ju-e le monde exterieur,non pas en tant que tel,mais tel
qu'en lui a appris 'a le voir et le ju-er.Il ne peut donc pas s'a-ir de
ce contact."Et puis,1'Homme est 5aleament en contact etroit avec un autre
milieu:la physique actuelle nous apprend on effet que les particles 6l-
mentaires qui constituent toute la matibre ne doivent pas etre consido-
ries comme sdparies du reste du Cosmos,mais come des objets qui notam-
ment par ce qu'on appelle"champ"(champ gravitationnel, Jlectroma -ntique
ou nucliaire),sont coexistensifs I tout l'Univers.L'Homme est naturelle-
ment,lui aussi,comme toute matiere,"fabrique" de ces particles coexisten-
sives a tout l'Univers:et done l'Homme est,en quelque fagon,en union avec
tout le Cosmos qui lPentoure.









-5-


Il est en liaison constant avec ce qu'on pourrait appeler le milieu
"cosmique".Ce milieu cotique qui,en definitive,reprisente P'essentiel
de ce qui existe,doit lui aussi"nuancer" et agir en quelque maniere sur
le Moi personnel conscient de l'individu.Nais l'influence de ce milieu
est moins apparente,elle se place dans les ri-ions de pens6e plus ou
moins inconscientes de l'Homme".



Voila Phypothese que Charon fait pour expliquer comment l'artis-
te peut apprehender la r3alit3 ext6rieure directement.Et il continue:
"Tout comportement d'un etre human n'est-il pas ainsi continuellement
conditionne par memoire et prSvision,c'est-a-dire par des connexions 5ta-
blies entire cet 9tre lui-m@me et tout le reste du cosmos? Allons encore
plus loin.Pensons le problem du psychisme et de son evolution 'a Pl'chel-
le du cosmos tout entier?Si,comme nous le suggTre Teilhard de Chardin,
nous qllons continuellement vers des "tats de l'Univers h psychisme .-
croissant,cela signifie que nous allons galement vers des 4tats de l'U-
nivers ou l'Un sera plus"li6"au Tout.Or,ne voit-on pas effectivement
l'Homme apparaftre comme une sorte de foyer,un centre de cristallisation
permettant cette union plus 6troite de l'Un avec le Tout? Cette conver-
gence psychique de toute la Nature vers l'Homme comme foyer,n'est-ce pas
ce que nous nommons connaissance? Et cette projection psychique de l'Hom-
me vers la Nature,n'est-ce pas ce que nous nommons Amour?".



Je vais terminer ce court resume de cette conference par la con-
clusion de Charon lui-meme:"La Science nous d3crit les lois qui Youver-
nent le comportement de la matiere.L'Art cherche a pen'trer plus profon-
dament au coeur de la Nature et h inclure dans sa description la parties
psychique de l'Univers,indissociable de la matiere.La Science se limited
au dehors des choses.L'Artiste ambitionne une communion directed avec le
sujet qu'il observe,aCin de dlcouvrir le dedans des choses.Parce qu'elle
demeure extirieure aux objets,la Science peut ddcrire en faisant appel a
l'intelli-ence et au langage clair,rationnel,de meme signification pour
tous.Parce qu'elle veut avoir acces a la part la plus intime des objets,
l'oeuvre dart s'exprime dans un langage plus intuitif,et elle est aussi
une projection de l'artiste vers ce qu'il a de moins rationnel et de plus
profound chez autrui. Science et Art apparaissent de toute fagon comme
deux disciplines humaines qui se completent pour permettre a l'Homme de
se situer par rapport au cosmos et de se mieux placer dans le courant 6vo-
lutif cosmique. La Science participe peut-etre un peu plus de la Connais-
sance,l'Art peut-etre un peu plus de l'Amour,mais lun et l'autre sont,
en fait,inseparables et conduisent notre Univers vers une toujours plus
grande unite.".



Andr6 ARES.
Secretaire de la Faculte
des Sciences.







- 6 -


LE FACTEUR "MENTALETE RELIGIEUSE" DANS LA PLANIFICATION
DU DEVELOPPEMENT.




Introduction: La religion facteur du developpement?

La sociologie du developpement a 6t6 marquee, au debut de
ses recherches, par une tendance explicit & negliger importance des
valeurs religieuses, comme 61ement dynamique ou comme frein,dans les pays
sous-d6veloppes. La composante religieuse 6tait tenue rour negligeable ou
pour negative, et les fac'eurs religieux, se trouvaient ecartes de la pla-
nification du developpement. Ce nest que r6cemmont que, grace A la socio-
logie religieuse et grace a a sociologie des religions, les planificateurs
du developpement ont pris conscience du fait que ]a motivation religieuse
ou ideologique est une des conditions pri.alables requises pour le d6velop-
pement 6conomique quelquVen soit le system. (i)

Mais, la question reste A poser: Comment la religion peut-elle
etre jug6e en terms de potentiel. du d6veloppement (2) ? Comment doit-elle
6tre classee parmi les valeuos stimulant le d6veloppement (dfreloprental
values) ? (3)

Ii est impossible d9aborder ces questions en se r4f6rant A
chacune des religions du monde. Nous devons nous contenter dune breve ana-
lyse typologique, en acceptant le risque de ne saisir que des contours,
sans tenir suffisamment compete de la specificit6 de chaque religion.
Cette typologie est de fait une reflexion sur les manieres
qu'ont les religions de comprendre le temps, lDhistoire et notre insertion
dans le monde,

Le plan de lanalyse: Selon la typologie desormais classique en phenomenolo-
gie des religions, notre expos distingue une conception lin6aire du temps
d tune conception yj^clique., Cette derniere conception est, de son c6t4, A
,.ancer selon le type de religion mystique ou mythique. Face au developpe-
ment, nous pouvons done distinguer trois --andes reactions principles possibles:

ICYCLIQUE dans les religions
CONCEPTION DU- mystiqueu" (
TEMPS,et,par
cons6quent,de- dans les religions
lI9TSTOT,-7 et \ "mystique" (qI)
du DEVELOPF-ELT


SLINEAIRE dans les religions
"prophetiques"(111)

Notre analyse suivra ces types majeurs de se pr6senter,religieuse-
sement, le rapport des hommes (et de ce qu'ils font)avec la transcendence de
19ordre absolu.

(1) Cfr. DESROCHE H., Sociologie religieuse et sociologie du d6veloppement,in
DeC 31 (1967),pp,83-95; HANSEN N.-M., The Protestant Ethic as a general precon-
dition for economic development, in CANADIAN JOURNAL OF ECONOMICS AND POLITICAL
SCIENCE, 29 nov. 1963 (4), pp.462 ss.
(2) Par potentiel du d6velo cement, il faut entendre le niveau de connaissance des
moyens conIormes au devdeoppement d9un group de personnel et leur capacity de
les utiliser techniquement (pour dominer la nature),4conomiquement (pour augmenter
le product social) et socialement (pour se laisser orienter vers la mobilisation des
resources naturelles et humaines).
($) Cfr. SOEDJATMOKO, Cultural Motivations to Progress The "exterior" and the "
Interior Views",in A.I.S.C.,15 (janvier-juin 1964),pp.1-14









- 7 -


1. Les religions dites MYSTIQUES (2), et sp6cialement l'Hindouisme et le
Bouddhisme, ccLpronnent le 1iczn.c ccrmre un jeu hallucinant de realit6s qui
nous attirent par leurs "beautes". Dans son illusion, 19homme se iais.,
prendre & ce clique tis :I1 est enferm4 dans cette illusion mondaine (le "maya")
par sa soif" (le "trsna" la concupiscence), la soif dvattachement sensible,
psychologique et existent.iel. La seule issue salutaire est de rompre ce circuit
ferme de la course audfaux plaisirs, de sortir du cercle des "renaissance s"
(le "samsara"), de sortir du temps.
Les"voies" ( le yoga) yoga
de 1?Hindouisme et du
Bouddhisme apprenent ce negation du
detachement radical monde
de la "nuit"dvici-bas, NIRVANA
la sortie du monde,le / Circuit des salut,
d4tachement de l'histoire, / "reraissances" \
la rupture ave c les homes

Une telle voie nest ~-L
pratiquement possible qutaux ascetes et
aux moines. Comment alors 1"sauver"
faction politique guerriere, commer-
ciale? Comment animer une telle mentality religieuse en vue du developpe-
ment? Cvest une des questions les plus graves de 11hindouisme orthodox
et du Bouddhisme des Moines (Hinayana). La prob'4:natique a requ une
premiere 4bauche de r6ponse dans la BHAGAVAD-GITA verss le 2ieme si6cle),
ou Krishna conseille -u guerrier Ardjouna "de passer & l'action, mais sans
stattacher aux fruits"
Cvest surtout dprj cette ligne du "Chant au Seigneur"que ?Hindouisme moderne
cherche la solution qui permetira dvouvrir la mentality indienne au progres.
(1 Mais nous savons -: les conflicts persistants que l'union indienne con-
nait avant de pouvoir prendre son demarrage economique. (3

2. Les religions dites MYTHIQUES: Cet aspect ahistorique se trouve aussi,
bien que dans une situation culturelle tout autre, dans les religions
dites primitives de tradition orale: par respect pour ce que les ancetres
ont fait dans un temps mythique ("in illo tempore"), il est consid6r6 comme
blasph6matoie de ne pas sy conformer scrupuleusement en rep6tant les techni-
ques agricoles et en stintegrant dans le savoir-vivre de la communaute.
Une telle mentality reste f-rmie au progres qui necessite lviniti
active, le gout de l1experimLntation et du risque. LA encore, come dans une
parties de la civilisation asiatique, c'est la conception cyclique du temps-
mais ici sous son aspect de "r6petition"qui emp6che une mentality conforme
au d6veloppement. (+)
'oici quelques illustrations pour cet etat d'esprit (5)
Des maladies resultent dune eau impure. L'agent de d6veloppement propose
de creuser des puits; mais les villageois indiens attribuent la maladie
aux mal4fices d'une divinity locale.

( P. ex. les commentaires asst(z syncretistes de l'nanCa COOl..F .l,. (in
H1ndouisme et Bouddhisme,coll. Idees, Paris, 1949) et le modernisme du disciple
de RAMAKRISHNA, VIVEKANANDA, et de son 6cole;voir aussi CURRAN J-A.,Militant Hinduism
in Idinan Politics, New York, '951.
r3T Cfr. BIARDEAU M., LHindouieme permet-il le developpement, in CROISSANCE 61
(1966), pp.14-16; VAUDEVILLE Ch.,Hindouisme et pauvrete, in: Bulletin du Cercle
Saint-Jean-Baptiste, 1965, pp.322-342.
(1) Voir: Rencontres internationales de Bouak6, Tradition et modernisme en Afrique
Noire, Paris, 1965, pp. 33-69.
c53YAT. et J. NIEHOFF ont analyst, sous cet aspect, 203 cas; en 70 cas, les croyan-
ces religieuses sont intervenues comme facteurs positifs ou n6gatifs dvun project:
NIEHOFF A. et J., The influence of religion on socio-economic development, in: Inter-
national Development Review, 1966, 2, pp. 6-11.
(1) (p.38) SINAI I.-R., The Challenge of Modernization The West~s Impact on the
Non-Western World. London, 1964.













Danes .ne champagne contre lesl&ouches tse-ts4, des paysans nigeriens
estiient plut6t que la maladie est attribueble & des esprits.

En Inde, l'aviculture est consid6r6e comme une occupation impure, reserve
aux basses classes. Un programme rationnel du betail (bovins) se heurte
aux croyances concernant la nature sacr6e de la vache. (1)

A une champagne d'intensiiication de la riziculture aux Philippines, on prefere
f6tes et processions pour obtenir la faveur des divinit6s.

3.Les religions "proph6tiques": Ce qui caracterise, sous aspect du developpe-

ment, les religions "prophetiques", cfest leur conception ouverte, lineaire du
temps: A partir d'un moment historique le moment ot la re6vlation et la pro-
messe, qui vont se r6aliser dans le temps, ont 6t6 faites au prophete le temps
et le mode ont pris une tout autre density.
C'est sp6cialement le courant judeo-cl r6tien dans lequel il faut in-
clure, ph6nomacJ3cr.denement, lIslam (2) qui est marqu6 par cet accueil positif
de histoire des homes
et de lt4volution du monde.
Cela apparaft d une faqon CREATION INCARNATION
significative, pour la re-
ligion biblique, dans la
pr6sentationdoe doux moments
extremeSde cente histoire:
le debut et lIaboutissement: la CREATION et la REALISATION DES PROCESSES
(1INCARNATION).
(aa) Au moment de la CREATION: l1oeuvre de la creation est pr6sentee, dans
le livre de la GCnese, selon une structuration periodique et evolutive.
Ce monde est dimythise: il nest pas le champsde bataille des puissances mythi-
ques (soleil, lune, les monstres marines etc.): il nest rien que monde (cosmos)
et il est donn4 & 19homme pour le culti-er et pour le garder.


(1) Cfr. BEHRENDT M., Soziale Strategie fur Entwicklungslander Entwurf einer
Entwicklungssoziologie Frankfurt a.M., 1965, M. 264-272.
(2) GRUNEBAUM G.-E, Unity and Variety in Muslim Civilization, New-York, 1955;
DOBRETSBERGER J., Les problmes adaptation en Islam Religion et Societ6
industriella dans les pays mahomitansL in SOCIAL COMPASS XIV/4 (1967), pp.273-283;
JOMIER J.,Introduction A ]'Islam actuel, Paris 1964, 221 pp.; RADINSON M., Islam et
Capitalisme, Paris, 1966, 304 pp.; ID., Le poids de 1Islam sur le developpement
6conomique et social, in FRERES DU MONDE 33 (1965), pp. 9-20.
Suite a la page 9


FAGULTiD1L _____ ; &;.: i3 LET ;LES
Nouvelles breves.



La faculty des Sciences economiques et sociales est heureuse de saluer le
retour du P. Rousseaux, s. j.,, doyen de la Faculte des Sciences Econoriiques et soci-
ales de l'Universite Officielle de Bujumbura.
Le Pere Rousseaux donnera 10 conferences aux 4tudiants du 3e baccalaureate
dans le cadre des changes entire professeurs de l'Universit6 Officielle de 3ujumbura
et de l'Universit4 Nationale du Rwanda.


- 8 -









Le Facteur "Mentalit4 religieuse...suite


(bb) Au moment de IINCARNAION: parce que, selon cette conception
lineaire du temps, le^salut arrive dans le temp! dans le monde,
par un Dieu fait home, par un homme-Dieu qui utilise le monde, qui
n'exige pas de quitter le monde, mais qui invite les homes d'y prepa-
rer le Royaume de Justice et de Paix, l'histoire est "sauv6e". dans une
telle perspective, le developpement devient une exigence de justice et
de service fraternel. Il s3inscrit dans le dynamisme qui porte & son
aboutissement 10Oeuvre de la creation.


4. Conclusion

.Dans ufto tello vision, cvest une exigence d management du monde qui
porte le christianisme (1) vers l1insertion dans l7effort du d6veloppement-
et cela par justice et par charity fraternelle. Le courant judeo-chretien a
donc une conception du temps plus favorable A la mobilisation vers le d6velop-
pement que les religions mythiques ou les civilisations asiatiques.
La connaissance decette composante de la mentality des diff6rents
peuples ne peut qu'aider les planificateurs et les animateurs dans leur tra-
vail.








(1) Un cas classique de cette influence Ju christianisme et plus particuliere-
ment du calvinisme-sur l'effort du dJvelopperment ( a 1'occurence: le capi-
talisme) et la soci4te anglo-saxonne, tudiie par Max WE3ER (in: Gesammelte
Aufs'tze zur Religionssoziologie, 3 3Badde, Tabingen, 1920-1921)


Richard Friedli o.p.





F-CULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES
Nouvelles brivp-s.
Un visiteur de marque, Monsieur Vedrenne, Frangais d origine mais professeur
a lUniversite de Montrial, sera parmi nous du 15 avril au 5 mai prochain.
En collaboration avec notre professeur de demographie, le Pere Turner, Monsieur
Vedrenne vient etudier la possibility de mener a bonne fin un long travail d'enque-
te demographique au Rwanda.
Des sommes importantes seront versees aux responsables du project par lUni-
versite de Montreal et par le Gouvernement Canadien.
Dans le cadre de cette enquete, l'Universite Nationale du Rwanda ben6ficiera
des course de quelques professeurs pour le Dspartement de Demographie de la Facult6
des Sciences Economiques et Sociales.
Lors de son passage, Monsieur Vedrenne, en companies du P. Turner, donnera 'a
nos atudiants du 5e et 3e baccalaureat, 10 conferences sur la demographie.
Nous souhaitons vivement que ce project se realise des cette annee et remporte
le plus grand des success.








- 10 -


Dibli th'--i:i- U_ i : rs i tai.'




Souvent le loctour s'-Lonno do voir tant de revues dtalees sur
les rayons dans la sallo do lecture dune bibliotheque et semble so
demander pourquoi les bibliothacairos attachant tant d'importance aux
periodiques. A-t-il ddjh rofldchi a la necossite de 1'actualite do
l'informntion et cela plus sp-cialeomrnt dans uno bibliotheque universi-
taire, qui doit avant tout fournir aux Studiants et professours la do-
cument'tion n6cessaire pour lebrs radmoires ot travaux de recherches. A
l'ppoque de la physique nucliaire los decouvertes dans tous los domains
so t si nombreuses quo lorsqu-un livro est public souvent les theories
qu'il d.mot sont ddja ddpassodes Le chorcheur doit so baser avant tout
sur la documentation p6riodiqeo: cc qui fait dire Andrew D, Osborn:
"Serials constitute the backbone of the
research collection, They are basic to
organized reference work in almost
any kind of libraryll (1)
Pour appuyer notre affirmation citons la parole de Charles H. Brown:
Studies have show-n that over
95% of tih references cited by
scientists are to scientific
periodicals and Society public tions (2)
Vue l'importance de La collection de pdriodiques d'une bibliotheque, son
choix, son 4tablissement et son accroissement se Ifra consciencieusement
apres consultation des repertoires spicialisis,
Notre bibliotheque essaie dans la mosure du possible de ripondre 'a
cet imperatif en consacrant 20% do son budget annual 'a l'abonnement de
periodiques. Pour l'anmoe 1968 Je nombre des abonnements so chiffre 'a
340, en plus nous recevons uno containe d'abonnements 'a titre gratuit
et quelques uns 'a titre d'dchange. Cela -.ous semble strement peu si l'on
consider l'ensemble dos revues 9p'blides, c'est pourquoi il nous faut envi-
sager l1accroissement do notre collection pour les cinq futures annies,
Surtout si 1Pon consider qu'au Rwanda la Bibliotheque de l'Universit6 est
l'une des seules ou le chorcheur puisse soe documenter dans l'ensemble des
branches du savoir. Il arrive assoz souvent qua des chercheurs de Kigali
ou d-ailleurs viennent puiser leur documentation chez-nous. De plus cette
annee nous avons ouvert nos portes aux itudiants de l'Institut podagogique
national, Institut n'ayant pas encore de bibliotheque organisde. Certes
il existe quelques bibliotheque2 spiocilises au Rwanda notamment cell du
service gdologique de Ruhengeri, mais notre bibliotheque se doit de par son
caractere dacquerir toute documentation spicialoment africaine at rwandaise
le pays n'ayant pas encore do bibliotheque national. Lo Rwanda ne fait Pas ex-
ception, M. Pierre Le li'evre, :- disait-il pas au colloque de 19AUPELF tenu
a Geneve en 1965 "La bibliotheque universitaire (en Afrique) nest uas une
bibliotheque savante parmi d'autres, elle oct proproeunt la Dibliothbque"
D'ici cinq ans il nous fraudrait atteindre au moins 1,000 abon-
nements, accroisoenent ql nso s i rt s pis au hasaard. :Nous disirons avant tout
accorder une importance a toute publication africaine ou d'intiret afri-
cain de valeur. L'Afrique est aujour- $hui 'a lordre du jour et notre biblio-
theque se doit de fournir une documentation adequate.

(1) OSBOPN, Andrew D Serial publications: their place and treatment in libraries.
Chicago, American Library Association, 1965 P.9
(2) BROWN, Charles H Library resources in selected scientific subjects at Louisiana
State University Baton Rouge, Louisiana State University Library, 1950 p.2









11 -

A date nous recevons une trentaino .... ljO "-4 np part^t .inrdt 6-
ndral, politique ou anthropol4gique. Vous avez surement doja conuL-e:
Africa Bulletin de l'Afrique noire Jeune Afriaue Problemes africains-
Bulletin du centre regional de science et de technologies pour lAfrique
(UNESCO) Cahiers detudes africaines Vivante Afrique bulletin de
do l'Acad6mie royale des sciences d'C-utreo-Mer.
Il nous faudrait dgalment recovoir toutes les publications periodiques
rwandaiFes.De droit la bibliotheque de l'Universito devrait recevoir tou-
tes les publications des Ministeres et institu- d'6tat, cela existerait de
fait ei le dipot legal 6tait en vigueur au Rwanda. Dans cinq ans nous espe-
rons vous offir un 5talage de litt6rature africaine couvrant tous les sujets
et toutes les publications rwandaises. La collectfn des p'riodiques afri-
cains ddveloppde nous devront apporter beaucoup d'intaret a notre collection
de sciences sociales et de lettres.

Pour servir au maximum la collection de piriodiques ne doit pas seu-
lement etre dtalde, elle dcit 6tre avant tout ddpouillde, les articles doivent
6tre r6pertor s: et analyses. Ce travail devrait etre le premier service d'un
department de p6riodiques, malheureusement peu de bibliothnques l'assurent.
Cependant pour rdpondre a cette lacune des ddpouillements de p)riodiques,"Abstracts"
sont publies,nous on recevons quelques uns don't:

-Index Analytique; public par l'Univorsite Laval. Cet index d6-
pouille une soixartaine de piriodiques gandraux et nous rece-
vons 25 do ces pdriodiques repertorisds.
-African abstracts; un repertoire de revues africaines.
Pour les revues scientifiques nous recevons:
-Bulletin signal6tique du C.N.L.S.
-Mathematical reviews
-Current contents: Physics
-Current contents : Chemistry
-Biological abstracts
pour n'en citer que quelques uns.

Comme nous l'avons dejh souligne notre collection s'accroft surtout grace
aux achats et aux dons. Il exist egalement unj troisieme m6thode d'acquisition
1 'change. Tout change suppose la disposition d'un imprime et une distribution
de cet imprime 5chappant h un mobilecommencial. A date l'Universite national
n'a public que tres peu de documents, nous recovons cependant les revues de cer-
taines university notamment:

-Revue de l'Universite d'Ottawa.
-Revue de Geographia du Maroc.
-Revue de Giographie du Send-al
an change de l'Informateur ou de quelques autres publications sur le Rwanda.
Notons que certaines revues d'universitis africaines ne s'obtiennent qu a itre
d'6change, pour les obtenir il faudrait done pouvoir leur offrir une publication
on' rtour. D'oh la'noeaesit6 d'intensifier notre service d'echange. Des que le
service de publication de 1' U.N.R. se diveloppera, le service d'echange de la
Bibliotheque pourra prendre de 1'expansion.

La 3ibliotheque universitaire se doit de presenter a ses lecteurs
une documentation actuelle, avons-nous d'ja affirm. Si vous regarded nos
rayons de periodiques vous avez vite fait do constaterque la majority deo
revues qui y figurent datent de dicembre 1967 et nous sommes deja fin mars
1968, ce retard d 'a la post est incontroLable. Les frais de posted aerien:
'tant trop onereux, nous sommes obliges de recovoir nos revues par courier
normal, d'ou retard de quelques mois et souvent perte d'un numero, ce qui ne
facility pas notre travail, car il nous est tres difficile d'avoir en fin d'an-
nee des collections completes. Collections qui seront nicessaires pour les
futurs chercheurs.









- 12 -


aots tfriiner5nB ce brief apergu sur notre collection de periodiques
par la liste des poriodiq;es rwandais qui figurent sur nos rayons et
l'analyse de quelques uns de ces titres.

Periodiques rwandais h l'U. N. R.


1> Annuaire hydrologique du Rwanda
bureau du g6nie rural du Rwanda, Kigali
))4 -Bulletin agricole du Rwanda
Ministere de agriculture et de l'Elevage
Kigali
)( -Bulletin climatologique
Institute des sciences agronomiques du Rwanda
Rubona
yK ) -Bulletin de statistique
Ministere de la Cooperation et de l'PAssistance
technique K!igali


) -Bulletin du service gaologique
Service gaologique,


Ruhengeri.


(Annuel)


(Trimestriel)


(Annuel)


(Environ 4
nfe/ an)


(Irregulier)


-Civitas Mariae
Diocese de Nyundo
-Cum Paraclito
Diocese de Nyundo
;KY -Journal official de la Republique Rwandaise
Service juridique de la Prasidence
-Invaho. (Revue dlinformation gen6rale en kinyarwand-
-Kinyamateka (Revue information religieuse en kinyarwanda)
-Kurerera Imana (Revue d education )


-Rapport et bilan de la Regideso (L'uat r 0L& t C&


-Revue p6dagogique
Centre de recherche au Ministere de l'Education
nationaleo


(Annuel)


(Trimestriel)


)QK$ -Rwanda carrefour d'Afrique
Ministere de information et du Tourisme.


Kigali.


(Mensuel)


)( -Theologie et pastorale au Rwanda et


( -Trafipro, acuualit s. (fa iu- -

-Ubucamanza. Cour supreme. Nyanza,


4-. Bulletin agricole du Rwanda. Kigali, Ministere de
S' Pl'Agriculture et de l'Elevage, 1968. (Trimestriel)
Ce bulletin technique de vulgarisation agricole s adresse avant tout
aux agronoTms et 'a tous ceux qui participent de pres ou de loin a Plaction
agricole. Son premier numnro paru en 1968 nous a present des etudes
interessantes sur le cafe, sa culture et sa production, sur le pyrethre et
le project d'une usine a Ruhen;eri, sur le th. et plusieurs autres sujets







- 13 -


Cette revue nseigne sur les, activities agricoles dans l'ensemble du
Rwanda et pr6sente des experiences agricoles tant des pays en voie de
d6veloppement cue des pays,/gricolement organisms. Pr6sent6s claire-
ment les articles sont dune valeur scientifique s6rieuse, bien docu-
mentes et appuyes de statistiques recentes. On pourrait reprocher ce-
pendant au bulletin sa mise en page, elle pourrait 6tre un peu plus
degAgee, ce qui rendrait le bulletin d attrait un peu plus agreable
pour le lecteur.

Ce bulletin est un nouvel apport au d6veloppement national du
Rwanda.


(Revue p6dagogique. Kigali, Centre de recherche du
Vinistero de lEducation national, 1964 (Trimestriel)
De petit format cette revue du Centre de recherche du Ministere de
lvEducation Nationale a c<-zctar scientifique et information, renseigne le
lecteur sur les activities p6dagogiques du Rwanda, done A lenseignant des no-
tions pratiques de p6dagogid- '-t de m6thodologie pour la preparation de ses
lemons et de ses course. Des articles en kinyarwanda souligne le caractere
national de la publication qui sOadresse aux maitres et aux moniteurs rwandais.
Pour permettre une liaison r4elle entire les enseignants un courier
c slecteurs A la fin de chaqva publication. a pour but de recueillir tous les
avis, propositions, critiques et suggestions tant au sujet du journal qu'au
sujet de lenseignement (vie pedagogique et administrative de l'6cole) Malheu-
reusement cette publication trimoctrielle parait souvent avec un retard assez
sensible et information est alors plus ou moins actuelle.
Cette revue est a reconm- J2r A tous les 6ducateurs et A tous ceux qui
se destinent & lenseignement.


IRwanda carrefour dAfrique. Kigali, Ministere de l'infor-
mation et du tcorisme, 1961. Mensuel.

Pour l9exterieur. le Pwcanda public une revue information gen6rale sur
le pays. Largement illustr6e cette publication mensuelle traite de 1'actualitg
politique rwandaise, des activih's 'conomiaues du oays, elle nr6s nte ses aspects
touristiques et tous lec nutres :.. optibles d interesser l'6tranger. Pour
'largir sa diffusion certain articles sont publi6s en anglais. ite'ressante
pour le lecteur stranger, cette revue lest 6galement pour les rwandais qui
peuvent suivre, grace A cette revue documentaire, une des seules de genre
au Rwanda, l 'volution de leurs pays.

ITheologie et 'q-torale au Rwanda et au Burundi: Bujumbura, Secr&-
tariat de la conf6ence des eveques du Rwanda et du Burundi, 1961.
bimestriel,
Revue consacr6e a;ux problhmes du christianisme en Afrique et plus sp6-
cialement A ceux du Rwanda et du Burundi, elle est instrument de base pour qui
sfinteresse A 2'actualit6 religieuse de ces deux pays dvAfrique central.
Pour le chercheur & la fin de chaque num6ro se trouve une bibliographie ana-
lytique de publications religieuses recentes.

Sa presentation soign6e, le s6rieux des articles et la reputation
des collaborateurs classent cette revue parmi les meilleurs dans ce domaine en
Afrique central.




Paulette Trudeau,
Dibliothecaire (Dept. des periodiques)







- 14-


LE CONTROL DE CONSTITUTIONN-LITE
./DES LOIS ET REGLEMENTS IAU RdINDA



I.Considorations Tin'rales.



La supprimatie de la constitution requiert lopiquement un cont-
role serieux de la conformity des lois et reolJments.3Beucoup de consti-
tutions satisfont pleinement a ces exigences par la creation des organes
comp5tents pour assurer le respect de la constitution. Mais l'histoire
nous offre d'autres formes efficaces dans une certain measure pour assu-
rer le respect de la constitution. Nous voulons les 5voquer brievement
avant d'examiner 1'organisation du control de la constitutionnalit3 des
lois et reglements selon la pratique lSgislative de la R6publique Rwa-.-
ndaise.



I.Le control par le people.



Les uns ont voulu laisser le control 'a opinion publique,'a la
nation entire. Celle-ci dispose d'une arme redoutable,dans le droit de
resistance Poppression,dans le droit de s'opposer au besoin par la
force aux measures prises en violation de la constitution.Miis cette for-
me se rovele efficace dans une tres faible mesure.Et le controle par la
masse devient dans certain cas illusoire.Dans un system democratique,
on suppose souvent l'existence d'un control des repr5sentants de la na-
tion et de leurs actes.Il est constant actuellement que ce control est
rarement exerc6 dans beaucoup de pays.Des raisons nombreuses expliquent
cet etat de choses:desaffection a l';ard de la politique;inefficacite
de la r action,existence d'un regime fort,condamnation de toute forme de
critique,etc. De plus,meme dans un system djmocratique,on s'appergoit
que dans bien des cas,la sanction de la non rollection-quand il s'a-it
des postes pour lesquels les titulaires sont designas par 5lection-est
inopermnte. Lorsque los candidates se prisentent sous l'ceide du parti,
l'6lecteur se trouve dans l'embarras.Il est tiraille entire le sentiment
de fidolite 'a le'ard de son parti et le sentiment do justice qui doit
s'exercer l1'encontre d'un individual indi7ne do confiance. La conception
de la convention en IS93 selon laquelle"Quand le 7ouvernement viole les
droits du peuple,I1insurrection est pour le people et pour chaque portion
du people le plus sacra des droits et le, plus indispensable des devoirs
(I),doit aujourd'hui 5tre accueillie avec une tres grande reserve.



Mgme si l'Occident moyenaleux reconnaft au vassal le droit de rS-
volte centre lo suzerain violateur du contract f6odal,meme si la D'clara-
tion des droits du Maryland du 5 octobre 1767 condamne tout refus d'insur-
rection en terms 6nergiques que voici:la doctrine de la non-resistance au
pouvoir arbitraire et a l'oppression est absurde et servile et destructive
du bien et du bonheur de l'humanito,nous sommes convaincus qu'il est dange_
reux d'y souscrire sans condition. En effet peut-on espirer trouver place
pour la raison qui doit caractdriser l'homme,meme oblig3 de s'encager dans
une lutte qu'il estime objectivement justified.


(I)cit6 par Prelot,dans Prcis de droit constitutionnel,2 ed.,1952 p.205.







- 15 -


Ii y a lieu d'en douter serieusement. Iu lieu d'une solution juridique,il
s'agit d'un d6chatnement violent des passions. L'appriciation par la mas-
se peut etre delicate. SonAugement pourrait n'etre pas exact. Elle pour-
rait etre victim d'une action interessee des gens envieux et ne servir
que comme instrument pour realisor les visies des ambitieux inconscients.
Done on ne peut jamais insisted sur Plattitude prudent a adopter. Les
considerations qui precedent,auxquelles il faut ajouter la technicite et
la complexity des problemes posas par la vie moderne,demontrent suffisam-
ment que le controle de la constitutionnalite est d'une efficacite tres
relative,meme dans la meilleure des hypotheses.



2.Le controle par un orzane specialist.


Ii est concevable qu'un organe soit crQ& pour s'occuper des cas
d'inconstitutionnalit6. II peut reformer les decisions inconstitution-
nelles ou les annuler purement et simplement. Ii pourrait agir d'ofCice
ou sur plainte 6manant d'un particulier le4s par la decision du gouverne-
ment oblige de soumettre toute decision a Plorgane de controle ou par le
minister public agissant dans 1'interet de la loi.
Le systrme ofcre plus d'avantgies et de garanties,a condition bien enten-
du qu'il existe un corps jouissant d'une certain independance et d'une
large autonomie,compose des gens qui possedent une competence et une tech-
nique reelles,qui sont d'une morality notoire et d'une tres large objecti-
vita scientifique. Les membres de cot oriane devraient atre des esprits
qui n'acceptent pas des compromissions et qui ne s'arretent pas toujours
devant des considerations politiques. Nous disons toujours parce qu'il
nest pas toujourspossible d'en faire abstraction. On rave toujours la
depolitisation du droit. Mais que sera le droit depolitise! Le droit est
politique,qu'on le veuille ou non. Il sera parfois nicessaire de se con-
tenter de suivre des voices de conciliation et de compromise. C'est uhe
attitude d'un rialisme 6clair1. Faut-il proclamer le droit sans disposer
d'armes efficaces pour le fire respecter!



3.Le contr6le juridictionnel de la constitutionnalite.



Les jurisdictions crdaes precisement pour appliquer la loi sont
mieux placees pour appricier le caractere inconstitutionnel d'une telle
decision. C'est son rSle,c'est sa mission. Elles doivent interpreter,
quand il existe une certain obscurity. Il imported cependant de souli-
gner que leur action est d'une efficacite limitie. Leur pouvoir s'exer-
gant dans le cadre du contentieux,rencontre los consequences meme du
principle de la relativitY. Celui-ci veut qu'une decision d'un tribunal
n'ait de valeur que pour le cas tranche,ne vaille qu'entre les parties
sans quo l'on puisse l'opposer aux tiers,et ne s'impose ni aux juridic-
tions inf'rieures,ni a la jurisdiction meme qu'il l'a prise. Elle no lie
pas pour l'avenir et laisse toujours la possibility de retirement. Nous
passons sous silence les nuances et les exceptions qu'il faudrait appor-
ter en ce qui concern les systhmes anTlo-saxons. Comme on le voit,cette
forme de controle laisse sans solution une serie d'hypotheses d'inconsti-
tutionnalite,qui ne feraient pas naltre un liti-e. Pour 5viter cet incon-
vinient,il y aurait lieu d'admettre un dodoublement fonctionnel. Non seu-
lement les jurisdictions statueraient sur les inconstitutionnalites dans
le cadre du contentieux,mais aussi en dehors de tout contentieux.
Un effort supplamentaire devrait 6tre fourni pour determiner exactement
la nature de la decision en question. Pour carter le danger d'6quivoque,












il faudrait une denomination.' Mais comme le note judicieusement Ch.Eisen-
mann,le systkme de la jurlidction constitutionnelle unique,en"erigeant le
contentieux constitutionnel on un contentieux distinct et indspendant,lo-
calise et limited dans lo temps la lutte constitutionnelle;il ovite 1'irri-
tante question de l'inconstitutionnalite qui puisse 6tre soulevie Ploc-
casion de tout proces,car il permit de lui donnor une solution unique,dd-
finitive et absolue,valable 'a l' ard de tous".
Ce bref apergu sur les formes de contrle de la constitutionnalit6 que
nous avons cru bon de fire en guise d'introduction,nous permet d'aborder
notre sujet proprement dit. Nous voulons,dans les liyhqa.quijsuivent d--
terminer la former de control adoptee par la Constitution de la Republique
Rwandaise,l'etendue des pouvoirs de contr6le,et soulever quelques diffi-
cultas ou curtains points de details.


II.Le systeme de controle de la Constitutionnalit6
en viaueur au Rinda.


I.Principe de la jurisdiction obligatoire de la Cour
Supreme en matiere de controle de la Constitutionnalita.


Parmi les jurisdictions ordinaires que cr6e et consacre la Consti-
tution de la R6publique Rwandaise,sae trouve,au sommet de la hierarchie,la
Cour Supreme. Au nombre des multiples attributions don't l'investit la me-
me Constitution,figure celle de la -arde de la Constitutionnalita des
lois. Elle est charc6e constitutionnellement de donner son avis sur la
Constitutionnalite des lois et reglements et de controler les actes des
pouvoirs executif et judiciaire par voice d'arret.


Ainsi done la Cour Supreme de la RepuOlique Rwandaise,instance
supreme,se trouve a un autre titre constitute ju;e de la constitutinnali-
te des lois et reglements. Empressons-nous de reliever que dans la rialite
des faits,ce didoublement fonctionnel est facility par Plorganisation de
la Cour Supreme en Sections au nombre de cinq,a savoir:
1 Le Departement des course et tribunaux.
20 La cour de cassation.
30La cour constitutionnelle.
4 Le conseil d'Etat.
5 La cour des comptes.
Si l'existence des Sections est constitutionnelle a tel point
qu'une reduction n'est possible qu'apres la revision de la Constitution,-.
leurs attributions respective sont l5ales. Mais ce sont toutes des
compatences constitutionnelles de la Cour Supreme. C_-est cependant en ver-
tu de la Constitution qui laisse a une loi organique le soin d'en organi-
ser le fonctionnement et d'en determiner les compitences respective et de
fixer la procedure applicable deviant chacune d'elles.


La loi portant organisation de la Cour Supr@me constitute la cour
constitutionnelle de la 6our Supreme,gardienne de la ConstitutionnalitI
des lois et reTlements.


Aux lois et reglements don't parle-ad6eja a Constitution,la loi ex-
plicite et ajoute d'autres actes qui,obligatoirement,doivent etre soumis 'a
la censure de la Cour Constitutionnelle. Celle-ci se prononce sur leur
conformitea ia Constitution. Ce sont les lois organiques,les ordonnances,


- 16 -







- 17 -


les ordonances-lois,les derets-lois et les reglements -enfraux des Admi-
nistrations publiques,les engagements internationaux. En derniere analyse
ces actes peuvent se-ramenor 'a la classification sommaire de la Constitu-
tion,c'est-a-dire aux lois et reilements. II faut reserver une place spe-
ciale aux engagements internationaux. La pratique cQnstitutionnelle rwa-
ndaise justifie d'ailleurs ce classement.


2.Domaine de contr6le.


10 Controle des Lois et Reglements


La loi s'entend ici au sens strict du term. C'est dire qu'il s'a-
git d'un acte pose pir l'Assemblie Nationale Rwandaise selon la procedure
en vi.ueur. Le pouvoir 167islatif 6tant exercd concurremment par l'Assem,
bl5e Nationale et le President de la Republique,nous comprendrons que
lois,ordonnances-lois et decrets-lois experiment fondamentalement la m@me
idee. La difference de denomination ne tient que de la difn rence des au-
teurs et des circonstances dans lesquelles ce pouvoir 614islatif s'exerce.


En ce qui concern la loi,on peat se demander si la legislation
n'a pas apporte des restrictions a la Constitution. Celle-ci parole en ef-
fet de la loi sans distinction. Alors que dans la loi portant organisa-
tion de la Cour Supreme,le L3;islateur fait 5tat sealement d'une catheo-
rie de lois, savoir les lois organiques. Celles-ci sales sersient soumi-
ses au control de la Cour Supreme. II serait permis de se demander si le
L-islateur n'a pas viola la Constitution en portant atteinte a la compe-
tence de la Cour Supreme de controller les Lois et Reilements, sans aucu-
ne distinction routes les lois or-aniques et ordinaires. Ii ne pouvait
en aucune fagon limiter la competence de la Cour Supreme en cette mati6-
re. Le Lci;islateur peat soumettre au contr6le de la Cour Supr$me les a-
ctes non vises par la Constitution,mais n'a aucun droit d'introduire des
distinctions non prevues et ayantpoup consequence de diminuer le champ
d'activites de la Cour Supreme.


la course des dIbats, certain membres de la Constituante ont use
de l'expression"Loi organique". En ont-ils saisi toute la portae et le
sons bien specifique et particulier? On peut en douter. D'autant plus
que le texte definitivement vote ne content plus le mot"orsanique". Or,
fate de decouvrir des indications pr'cises, certaines et claires,permet-
tant une interprItation de la loi,nous devons nous en tenir au texte et
a l'esprit de la Constibution.


La pratique est d'ailleurs dins ce sens. Ii ne s'est jamais level
aucune discussion 'a ce sujet. Toutes les lois sont transmises 'a la Cour
Supreme pour en controler la constitutionnalite. L'Assemblie Nationale
et le Gouvernement n'ont jamais jun comme lear droit la soustraction de
certaines lois au control de li Cour Supreme. Toutes les lois ont ate
toujours transmises.


Cette pratique nous confirme dans notre opinion. Ii fout cepen-
dant reconnaitre que 1'article 44 de la loi manque de clart6 et de pro-
cision'







- 18 -


Tantit le L6eislateur y emploie le terme"lois"tout court,sur la constitu-
tionnalite desquelles la Cour Constitutionnelle doit se prononcer,tantit
le terme"lois" don't il faut avant la promulgation,d6clarer la conformity
a la Constitution y est aw'compagn6 du qualificatif"organique'.' Or,nous
releverons dans la suite l'inutilit6 de 1'intervention post'rieure 'a la
promulgation.


Il serait done superflu de distinguer la cat6eorie d'actes devant
Store soumis obli7atoirement aa un controle praalable et celle des actes qu'
il serait loisible de controle posterieurement a la promulgation. Cotte
derniere procedure entralnerait de tres lourdes consequences d'inconstitu-
tionnalite relevee apres la promulgation. Ce serait d'autant plus grave
qu'il s'agirait,dans certain cas,d'engagements internationaux.


Il est difficile de dire si oui ou non les r3dacteurs de la loi
no se sont pas laisses influence par les terms de l'article 61 de la
Constitution Frangaise de I958,relatif 'a la competence du Conseil Consti-
tutionnel. Cet article dispose en effet qu'"il doit se prononcer sur la
Conformity 'a la Constitution des lois orzaniques avant leur promulgation..
Mais rien ne nous permet de le soutenir. La resemblance est quand meme
frappante. Surtout que l'article 62 refuse tout recours centre les d6ci-
sions du Conseil Constitutionnel. Ces decisions devant s'imposer aux
pouvoirs publics et a toutes les jurisdictions administrative et judi-
ciaires. C'est exactement la meme idoe 6noncee dans la loi portant orga-
nisation de la Cour Supr6me. Mais cot element n'est pas i lui se A de-
terminant. C'est peut-6tre l'effet du pur hasard.


L'Assemblee Nationale exerce le pouvoir le1islatif par voie de
loi. Le President de la Ropublique l'exerce par voie de Decret-Loi,lors-
que 1' .ssemblee Nationale se trouve dans l'impossibilit6 de singer et par
voie d'Ordonnance-loi en cas d'urence. Le dacret-loi,comme l'ordonnance-
loi,a.force de loi,dans les conditions que determine la Constitution.
Mais l'ordonnance-loi nest valable,sauf confirmation pcp l'.ssemblee Na-
tionale,que pour une durie de six mois. Il existe avidemment la possibi-
lite de reconduction avant 1'expiration de ce delai,pour uno meme dure.


Le r6glement n'a aucun sons bien particulier. C'est simplement
une decision d'ordre administratif qui pose d'une maniere gonarale et
indeterminee le statut de toute une cate'orie d'individus ou ra'lemente
certaines situations. Nous devons comprendre sous ce vocable hous les
actes des autorit's administrative.


Selon la pratique administer tive en vi-ueur au Rwanda,les regle-
ments portent des noms differents. Ce sont principalement:les ArrtiSs
Presidentiels 6manant du President de la Ripublique en meme temps Chef
de l'Etat et du Gouvernement;les Irretas Minist-riels emanant du Minis-
tre en sa quality de Chef de D-partement;les Dacisions des Prefets et
des Bourgmestres. Nous ne pouvons nous y 6tendre ici.


2 Contr6le des engagements internationaux.


Une autre cat3gorio des measures devant Stre soumises au contr6le
do la Cour Supreme comprend les engagements internationaux. Dans la termi-
nologie de droit international,le mot engagement a un sens tout a fait
general. Qualified d'international,l'en-aoement si-nifie "une obligation
assumee par un Et3t envers un ou plusieurs Etats ou envers une institu-







- 19 -


tion international. (I) Ces obligations peuvent revetir plusieurs for-
mes telles quo traites,conveAtions,declarations ou accords,protocoles,
notes. Il convient de not>r que la Constitution no parole pas des en.age-
ments internationaux mais seulement des lois et reglements. Le Lagisla-
teur ordinaire a cru bon d'ajouter a ces categories d'actes don't la Cour
Supreme doit contr6ler la constitutionnalite cell des engagements inter-
nationaux. Il emploie un terme qui a un sons glniral et qui englobe des
obligations internationales de toute nature, qu6lle qu'en soit la source.
Ii est permis de se demander si le Lagislateur ordinaire a entendu tran-
cher la question des rapports entire un trait et la Constitution. A-t-il
voulu,en soumettant les engagements internationaux au contr6le de la Cour
Supreme,qui doit se prononcer sur leur constitutionnalite,poser le princi-
pe de la supiriorit4 de la Constitution sur les engagements internatio-
naux? Il n'est ais6 d'y repondre avec certitude. La pensee du Legisla-
teur nest pas claire 'a cet eard. Mais l'analyse plus approfondie de la
disposition l1-ale relative 'a la matiere nous incline a croire que le Le-
gislateur n'a nullement eu 1'intention de prendre positio.0*En effet apres
avoir constitu$ la Cour Supreme gardienne de la constitutionnalite des
lois et rglements,dans le premier paragrapheyle L6;islateur 5nonce,
dans un second,la rkele de l'intervention obligee de la Cour Supreme
pour se prononcer par un avis motive sur la constitutionnalite des lois
et r6zlements sinaraux et des eneacame.nts; internationaux.


En voulant preciser dans un troisikme paragraphe 'a quel moment
cette intervention doit avoir lieu, le Legislateur reprend une dispo-
sition de la Constitution,qui pravoit que le contr6le doit s'exercer
avant la promulgation par le President de la Republique. Mais un fait
est ici troublant. En effet le troisieme paragraphe 6numere les actes
don't il faut controler la constitutionnalite:ce sont les lois ornaniques,
les ordonnances,les ordonnances-lois,les decrets-lois et les reYlements
ondnraux des administrations publiques. Nulle part,comme l'on peut s'en
rendre compete, ne fiaurent les engagements internationaux!!
Des lors,une question so pose:le Logislateur a-t-il voulu simplemant
instituer le controle de la constitutionnalite des engagements interna-
tionaux,sans cependant exiger que ce controle s'exerce avant de sortir
leurs effects? Dans l'affirmative,le contr6le aurait-il encore un sens?
Or,l'intervention de la Cour Supreme doit avoir une signification.
C'est celle-ci qu'il imported de decouvrir. Ce nest pas pour dire qu'il
faut en crier, meme si elle n'existe pas, simplement pour les besoins de
la cause,mais parce que nous posons comme postulat qu'en 3laborant une
regle,le Logislateur avait bien an objectif 'a atteindre. On ne peua donc
pas conclure 'a l'absurde, a la premiere approche, meme s'il existed des
difficulties d'apercevoir le but poursuivi. De plus, nous pensions que la
re-le d'interpr6tation des conventions selon laquelle,quand une clause
est susceptible de deux sens, il faut 1'entendre dans celui avec Icquel
il peut avoir quelque effet, que dans le sons avec lequel elle n'en pour-
rait produire aucun, constitute un principle sage et constructif. Notre
but est de rechorcher a la lumiere des textes la portee exacte de 1'in-
torvention de Plorgane do controle de la constitutionnalite des engage-
ments internationaux.


Il faut rappeler que le Prcsident de la R'publique, on sa quality
de Chef de l'Etat,est seul constitutionnellement competent pour ne'ocier
et conclure tous les traites,accords et conventions. Il a la faculty d'en
fire communication ia 1'Assemblee Nationale. Mais il n'est jamais tenu
de le fire, sauf les cas de traits de paix d'alliances,de commerce,des
traits modifiant les frontieres du Territoire national ou affectant

(I) Cf Dictionnaire de la Terminologie du droit international,
Vo au mot:Engagement.







- 20 -


les droits de souverninete, ainsi que ceux entrafnant les charges finan-
cieres non provues par 1 loi budgetaire, qui ne sont jamais executoires
qu'apres la ratification par l'Assemblie Nationale. Toutes ces exceptions
n'ont rien de particulier au systeme constitutionnel Rwandais. Elles sont
revenues classiques,pourrait-on dire.


En ce qui concern le controle de la constitutionnalit6, nous a-
vons dija vu que la loi ne distingue pas,qu'elle emploie au contraire un
terme tres qu'une disposition d6clarae.inconstitutionnelle ne pout Stre promulgu6e
ni mise en application, nous devons conclure, en etablissant an parallo-
lisne, que le Prisident de la RQpuolique, avant de signer, d'approuver,
de ratifier un quelconque engageuent international, doit s'assurer prea-
lablement de sa conformity a la constitution de la R6publique Rwandaise.
Dans ces conditions, l'intervention de la Cour Supreme pour contr6ler la
constitutionnalit6 des engagements internationaux s'entend come une au-
torisation de conclure ou de ratifier. Deux questions peuvent se poser:
La premiere est celle de savoir ce qu'il adviendrait si le Pr6sident de
la Rapublique, pour des motifs divers, omettait de solliciter le contr6-
le de la Cour Supreme, avsnt la conclusion ou la ratification d'un enga-
gement international. La second concern les consequences de la decla-
ration de la non conformity d'un engagement international a la Consti-
tution. Mais come ces questions intoressent tout le m'canisme de cont-
rle, nous les traiterons ulterieurement.


Conclusion.


Nous avons, dans los lines qui pr6cedent, essays d'abord de do-
gager le principle du controle obligatoire, indispensable pour assurer le
respect de la Constitution, nous avons ensuite dhmontr& comment la Consti-
tution dsfinit le domaine de controle, que la loi est venue Klargir. La
nature du pouvoir de controle de la Cour 3uprime fera 1'objet du para-r
graphe suivant.


3.Nature du pouvoir de contrl1e de la Cour Supreme.


Les autorites charges de l'laboration des lois, cells inves-
ties du pouvoir r7glementaire,comme les autoriths comp6tentes pour con-
tracter des engagements internationaux doivent toujours soumettre leurs
actes au contr61le de la Cour Supreme. La Constitution est formelle a
cet 6gard. De son c6tN la Cour Supreme so voit imposer une obligation
grave de se prononcer sur la conformity de ces actes a la Constitution
de la ROpublique Rwandaise. Elle est la mission qui lui income. Elle
est claire et precise. N'empSche qu'il soit lgitime de s'interroger
sur la nature m@me du pouvoir de la Cour Supreme en matiere do contr61e
de la constitutionnalite des dispositions legales, riglementaires et
conventionnelles.


A hi consid6rer que la source de son pouvoir de controle, nous
pouvons affirmer que la Cour Supreme exerce une compJtence constitution-
nelle, en ce sons que la Constitution elle-meme la charge d'exercer un
contr5le sur les lois et reglements. Elle est copendant lgale si nous
persistons a concevoir les engagements internationaux come ne rentrant
dans aucune catigorie d'actes don't fait mention la loi fondamentale.










- 21 -


Et nous estimons qu' an enaroement international nest ni une loi ni an
reglement au sons technique dos termes tels qua precedemment dSfinis.
Mais ce point de vue n'offre qu'un interet mineur. Que la competence
axercie soit constitutionnelle ou purement lgale, cola nous imported peu.
L'essentiel, selon nous, c'est la force avec laquelle la decision prise
par la Cour Supreme s'impose. La Constitution, come li loi, donne A la
Cour Supreme an pouvoir d'avis (I).


Selon l2acceptation ginhraleomntladmise, l'avis est une opinion
erise, mais qui ne lie pas. Et dans ce sons, la Cour Supreme emettrait
une opinion sur la conformity de la measure prise ou envisage aux dispo-
sitions constitutionnelles, sans que cola puisse lier los autoritds a qui
1'avis est adressa. Or, nous allons voir qu'il n'en est pas ainsi de
l'avis Smis par la Cour Supreme du Rwanda on matiere constitutionnelle.


4.Cons3quences de la declaration de la Cour Supreme.


L'emploi du vocable avis par les constituents et le Laislateur
pourrjit induire en erreur les esprits non avertis. La signification de
l'avis ost tout autre. Le mot a un contenu totalerent different de celui
qu'on lai reconnaft habituellement. Ge qui frappe, c'est la force oblia-
toire de l'avis 6mis par la Cour Supreme si-geant en matiere de consti-
tutionnalite.


Los terms de P'article 45 de la loi portent organisation de la
Cour Supreme ne laisse subsister aucun doute a ce sujet. Nous le repro-
duisons inte6ralement.


"Une disposition d6clarde inconstitutionnelle ne peut etre pro-
mulTuee ni mise en application".


"Los avis de la Cour Constitutionnelle on cette matiere s'impo-
sent aux pouvoirs publics et a toutes les autorit's administrative et
juridictionnelles".


Cot article paraft manifester la volont5 du L~gislateur qui esti-
me nocessaire de prevenir toute discussion a propos d'une disposition ju-
,ee inconstitutionnelle. Ainsi la Cour Supreme dispose d'une arme redou-
table. Elle pout bloquer purement at simplement,puisqu'elle pout dicla-
rer inconstitutionnels loisrelements et engagements internationaux.
C'est lui conf'rer un tres grend pouvoir et risquer une dictature de la
Cour Supreme,capable de paralyser l'action des autres pouvoirs.


(I) Constitution,art.102 a) "Elle (la Cour Supreme) donne son avis sur
la constitutionnalite des lois et reolements".



Loi,art.44, 2e eparanraphe,"Elle se pronounce par un avis motive,sur la
constitutionnalite des lois, re-lements endr-aux et engagements inter-
nationaux.








- 22 -


Certes, la loi exige un avis motive, etaye d'arouments juridiques, de na-
ture a convaincre tout esprit lucide et impartial. En principle, il n'y a
pas a redouter le danger d'une dictature ou d'arbitraire.


En pratique tout conflict nest pas 'carte et toute difficult
n'est pas levee. Dans la plupart des cas il s'agira d'interpr6ter une dis-
position de la Constitution. Et l'on sait que la Cour Supreme constitu-
tionnellement charge en terms expresrde l'interprStation authentique
de la loi 6crite ou coutumiere, n'exerce qu'un pouvoir suppletif. Notre
affirmation s'appuie sur deux arguments 16gaux. Le premier argument est
tire de la Constitution qu declare que la Cour Supreme est soumise & l'au-
torits de la loi. (art.105) Cet article est l'expression du principle de .
la suprematie de la loi, qui intervient souvairenement en toute matiere,
y compris, croyons-nous, l-i matiere d'interpr6tation.(art.92)


Le second argument plus explicit est d6ga de la loi portant
organisation de la Cour supreme. Cette loi dispose en effect en son arti-
cle 39, deuxieme para-raphe, que "bant que n'intervient pas une nouvelle
loi modificative de cette interpretation,(celle donnee par la Cour Supre-
me),celle-ci s'impose 'a l'6gal d'une jurisprudence unanime et constante'"L)


On se rend tres bien compete que par le biais meme de 1 interpre-
tation, il y a possibility de conflict entire la Cour Suprime et l'Assemblse
National. Celle-ci pourrait estimer que la Cour Supreme n'a pas tries bien
compris telle ou telle disposition l6;ale ou constitutionnelle.
II faudra alors, ou laborer une disposition interpretative conforme, ou
proc'der A la revision de la Constitution. Mais comment r'soudre le con-
flit, si aucun organe n'entend riviser sa position qu'il juge correct?
Specialement si l'Assemblie Nationale estime qu'une loi qu'elle a vote
n'a rien d'inconstitutionnel? Peut-Stre devrait-on se retrancher derrie-
re l'article 72 de la Constitution, qui prevoit le recours au r6feren-
dum, pour ri7ler un d6saccord institutionnel. Mais cet article ne peut
s'appliquer en l'espece que par analogie. En effect, il vise une situa-
tion bien daterminee, a savoir le conflict institutionnel entire le pou-
voir executif et le pouvoir l5gislatif, que n'aurait regl la Constitu-
tion. De plus il instaure une procedure de recours a l'avis consultatif
de la Cour Supreme. A qui recourir quand cette derniere est dins la melee?


La Constitution lui reconnaft, en son article 103 e),le pouvoir
de trancher les conflicts institutionnels opposant les diffironts ornanes
de l'Etat. Cette formula l66gante, il faut le reconnaltre, laisse subsi-
ster une incertitude. En effet, que faut-il entendre par conflictt insti-
tutionnel?" Les constituents ne l'ont point d4fini par ce que sans doute
l'id6e leur paraissait tres claire. Mais l'est-elle vraiment? Il ya lieu
d'en douter. S'agit-il d'une divergence de vue sur les institutions el-
les-memes,ou est-il simplement question d'un differand,peu imported son
objet,du moment qu'il oppose deux ou trois institutions suparieures de



(I) Le pouvoir d'interpreter authentiquement rentre dans les comp6tonces
extraordinaires de la Gour de Cassation,section de la Cour Supreme. Pour
le suplus,il faut se referer a notre article sur le probleme de 1'inter-
pr6tation authentique dins PENINT, revue de droitdes Pays d'.frique, Dec.
1967,p.4I7-423.








- 23 -


la Ripublique Rwandaise? A n tre sens, c'est la douxiemo alternative qui
doit 6tre retenue. Notre affirmation se fonde sur le premier membre de la
phrase qui vise sans aucune 5quivoque los diffCrends entire l'Etat et les
particuliors.


Si tel est le sons, et nous croyons qu'il ne peut en &tre autrement,
les constituents n'ont pas pousse leur raisonnement jusqu'au bout. Ils au-
raient dd crior un or-ane consultatif,iutre que la Cour Supreme, cello-ci
pouvent etre oenGaeO elle-m&me dans an conflit. L'existence do cet or-ane
aurait pu permettre le maintien et la mise en oeuvre de la procedure cone-
sultative prealable au recours au referendum.


Ii est a souliner en ofCet que cette derniere disposition no por-
te nullument attAinte a cello que nous avions examine pr.c'demment. Elles
se completent. Ii est des lors facile d'affirmer que quand la Cour SuprS-
me sera on cause, il faudra recourir immediatement au r'firendum, sans
consultation prialible, s-ins tentative de conciliation. Ce qui est regret-
table,si 1'on sonse que 1'organisation d'un r'f'rondum nest ps une tiche
aisoe.


Cette assertion .st-elle exacte? L'article 72 do la Constitution
vise seuloment le conflict venant naftre entire 1'ex6cutif et le lI'islatif.
II faut s'eon remettre dans cette hypothese au verdict populaire. En conse-
quence, rien nest pr'vu pour le cas ou la Cour Supremo elle-meme serait
en cause. II y a l1 une lacune 'a premiere vue. Nous croyons pourtant qu'el-
lo n'est qu'apparente. En ofett, le L57islateur, at nous pou-
vons ospirer qu'il aviit plaine conscience de ce qu'il faisait, affirmo en
terms express que lavish do la Cour Supremo declarant inconstitutionnelle
une disposition, s'impose a tous les pouvoirs publics. L'idie est fonda-
mentile et en meme temps rJvolutionnaire. L'ex-cutif, pas plus que le ju-
diciaire, no peut larlemont passer outro l'avis de la Cour Supreme pour
mettre en application la dite disposition. 3elle-ci n'a-t-elle pas une v'a
leur obligatoire absolute valable l'a 1Tard d_ tous? Ce pourrmit etre dur,
mais c'est la loi.(I)


5.Conclusion.


Au bout des pr'c6dents d'veloppoments, a travers lesquels des h'si-
tations, voire des incertitudes, se remarquont sins peino, il conviont do
nous resumeor.


Premiraeromnt,la Cour 3 riu..i est investie de la competence exclu-
sive pour contr6olr la constitutionnalite dos lois, r'6lements et engage-
ments internationaux. Elle so pro-ionce par avis. Cot avis doit 3tre assor-
ti de motifs juridiques serieux. Elle peaut faire viloir des arguments d'op-
portunite ou d'applicabilite d'une disposition lioale ou re4lomentaire,
mais son avis n'ost oli-atoire, n'a une valour 'bsolue, que lorsque la
Cour Supremo dSclare inconstittionnelle une loi ou un re-lement. Jamais
quand alle los declare inopportuns ou inapplicables.

-(I) Lors do la -discussion de 1'-rticlk, 102 d- l1- Constitution,
un membro dc li Constitutela exprino unm certaine hsitrtion one cos -
termes:"Je me sons quelque pou ecrise sous lo pouvoir de cette institu-
tion (Cour Supr3me) qui ost le tout dans l'Etat. Cla me somble contrai-
re a la d'mocratie...







-24-


Deuxiememeot, l'avis do la Gour Suprmeo on mintibre do constitu-
tionnalitS dos actes dont/'a Constitution et la loi pr.voiont le contr6-
le a la force ooligatoire valuable pour tous. ElIc -L uLne valour absolute qui
s'impose a tous los pouvoirs publics, tant administratifs quo juridiction-
nols.


Troisiamoment, at ptr voice de consequence, uno disposition decla-
ree inconstitutionnolle no pout on aucune maniere etre promulluJe ot appli-
quee. Sa promulgation est son application seraient entichces d'illlgalite
et no )rodairaieat aucun offset sur le plan juridiilue. La Constitution,
confirmed par la loi, est formelle 'a cot 3 ;ard. En voici la prouve. Tout
d'abord puisJe dans la Constitition:"Toute loi votJo est obliaItoirejmjnt
tra *smise a la Cour Supr^me, qui so prononce sur sa coistitutioinalitS
avant sa pr.mul ation (art.57).
"Si la loi... est vote en second lecture et n ~j~.as dclaroe jiconsti-
tuayionn~lle par la Cour Supremo, elle ryv3t force de loi at doit Stra pro-
mul'uye (art.56) "Los lois n_ p uvont Stre pr2omul __s qu'apras declaration
do la Cour Supreme de laur co ormit3t 'a la Constitution" (art.90)


Or, la loi n'acquiert force oexcutoire que par la promul-ation et
force obliatoire que par la publication au Journal Official (I) C'ost la
regle. Commiie la Constitution pose une condition sine qua non a la promul-
gation et a la publication intervention prialable de la Cour Supreme,on
s'aporgoit qu'il n'y a ni relome:nt valuable juridiquoment qu'apres l'ac-
complissement do cette formality substantially. Ii no nous paraft pas d'une
-rande utility de revenir sur las texts lIaux don't nous avons fait large-
mont 0 6tit procedemment. Nous s vons que la loi ost encore plus explicit
ot plus cat'-orique que la Constitution,puisqu' une disposition d.clar.e
inconstitutionnelle no pout Stre pronul;u~e ni mise on application
(art.45 do la loi)


Quatrinmemnnt, la soule solution, ai, cas o' uno disposition ost
vraiment inconstitutionnollo, est la revision do la Constitution, ou alors
son abandon, ou amendment. Cotto revision doit intervonir avant la cone-
clusion, l'approbation ou la ratification, s'il s'a-it d'un en-aoement in-
ternational. C'eost la seule issue qui rest.


Cinquimemmunt,Pleventualrt6 d'un conflict opposant la Cour Supremo
at le Gouvernamont ou 'i ssemblee Nationale ou l'un et l'autre no doit pas
6tre redoutd. II ne peut avoir lieu,puisque tous les pouvoirs publics doi-
vent s'incliner devant l'avis de la Cour Supremo declnrant inconstitution-
nelle une disposition. Cetto assertion optimist n'est caepndant vraie quo
si l'inconstitutionnalite est ividente. Or ce nest pas toujours le cas.
Nous avons not' par aillours que le problem pourriit etre diplaco sur le
plan do l'interprtation aut entiquo. Toujours est-il dommTne qu'il n'existe
pas l'or-ane pour arbitror los differends dans lequel la Cour Suprmeo strait
parties.
I Mars 1968.
Nicodeme Ruhashyankiko
Doyen do la laculte dos S.E.S
Charir do course do droit.
U.N.R.

(I) Cf notrae atude:Do l'execution anticipSe des lois at re'lements,
dans Annalos do droit et do sci-ences politiquos,t.XXII,no 3,spAcialemont
p.15C 160.







- 25 -


D / N 0















La ilson d!Accueil de l'Universite
National du Rwanda en transformation



Le nouveau Comib6 directeur de la Maison dAccueil de 19U.N.R.
procede actuellement avec lDadministration de lUniversit6 & une
complete renovation de ses sales. Afin de permettre aux visiteurs
un maximum de confort et de tranqui3J-,t, de nouvelles chambres
ont 6te construites en retrait de la Maison principal.
Une salle & manger occupera i'espace r6serv6e naguere aux ancien-
nes chambres. La salle & manger est devenue une sympathique salle
de rencontre pour les memnbres et leurs amis.

Le Recteur de ?Uni-versit4 a demontr6 quTil attachait une
grande importance A ce Centre Social par un don personnel de
$ 400.00 dollars. Cette somnme a 6t6 affected A IDinstallation musi-
cale. Les membres 1Per remercient chaleureusement.

Dvautre part, le Dir3cteur G6n6ral du B.A.E., membre
d'Honneur de la Maison dAccueil, felicite et encourage l'Universi-
t6 dans ce project: Nous cit is quelques passages de la lettre
qu'il adressait recemment au T.R. P8re Recteur:

'Votre lettre du 28 fv.ier mta honor et touched, et il
m1a fait particuliurement plaisir de recevoir une carte de membre
d'honneur de la Maison d'Accueil de l1Universit6 Nationale du
Rwanda....
"Jvai 6t6 frapp4 de voir que mnme dans un pays aussi
6loign6 oti chacun doit accepter de faire face A des problemes
quvil ne rencontrerait pas chez-nous, vous vous preoccupiez de
1ihospitalit6 et de la chaleur de l1accueil. C'est 1A une caracteri-
stique des canadiens qui stallie bien au temperament g6n6reux des
Africains. Je tiens A vous en f6liciter et je suis assure que tous
ceux qui en b6neficient vous en sont reconnaissants en particulier
quand ils se rappellent leurs premiers jours en terre etrangere..."



Paulette Trudeau
Secr6taire du Comite.






- 26 -


REPORT 0 IRE


B IB LIOGRA PHIQUE


' de


MONSIEUR L'AB E


ALEXIS


KAGAME


( 1938 1967 )


par Gilles-Marius DION, dominicain
professeur A la Facult6 des Lettres


Monsieur Marcel WALRAET publiait en 1966 un instrument de tra-
vail fort utile entire les mains des chercheurs travaillant dans
l'un ou l'autre secteur scientifique du Rwanda. Get ouvrage est in-
titul6 Les sciences au Rwanda. Bibliographie (1894-1965), (Acad.
royale des Sciences d'Outre-Mer, Classe des Sciences morales et po-
litiques, N. S. XXXIV-5), Bruxelles, 1966, 212 pp.
Apr6s avoir accumul6 plus de 1934V titres de publications concer-
nant le Rwanda, 1'auteur n'avait pas l'illusion de presenter une
liste exhaustive (cf. p. 8). En effet, un sondage critique, fait a
partir de quelques noms representatifs (P. SCHUMACHER, M. PAUWELS,
A. KAGAME, ...), montre bien que quelques ouvrages ou articles ont
6te volontairement ecart6s A cause de leur caractere pou scienti-
fique ou pour d'autres motifs ot que d'autres ouvrages ou articles
etaient ignores par le compilateur. Ainsi done, a titre d'exemple
et de complement, nous pouvons apportor le repertoire bibliographi-
quo d'un auteur don't los travaux sont particulibrement nombroux.
Lo nom do Monsieur 1'Abbe Alexis KAGAME est certos montionn6 St
plusiours reprises dans l'ouvrage de M. WALRAET: nous pouvons camp-
tor 40 r6feronces bibliographiques. Copendant, la list complete des
publications ot dos travaux do M. l'Abb6 KAGAME ost beaucoup plus
etenduo. Le nombre dos r6f6ronces pout atteindre plus dtuno centai-
no do titres. Nous croyons donc pouvoir presenter un r6portoiro bi-
bliographiquo des travaux do M. l'Abb6 KAGAME, r6pertoiro "prosquo"
complot, somblo-t-il 1 En parcourant cotte nomenclature bibliogra-
phiquo (livros, articles, poomes, traductions, ...), il ost facile
do constator quo M. l'Abbe KAGAME s'ost interosse, d'uno mani6re
tout a fait exceptionnolle, a. 1'hisoiro do son pays, A sa languo,
. sa litt6rature, a sos institutions, a sos coutumos, A sa philoso-
phio, ...


Li st o


bibli ogr aphique


(Chaquo fois qu'il ost possible, nous indiquerons ontro paron-
thesos lo numero do la ref6ronce correspondent au livro do M.
WALRAET)


Matabaro Ajya Iburayi, in Ikinya-Matoka Tshy-Abana, Kabga-
yi, 1938-1939. Uno sbrio do potits articles decrivant, sous
la former do roman, le recit dtun infant rwandais lors do
son voyage on Europe.
Joux ot divortissomonts: 1'"umuhamilizo" (danse guerriero
du Rwanda), in La Groix du Congo, 7o anneo (28 mai 1939),
15, pp. 1 et 2 (Pseudonymo: Rwahama).
Imhota y'Abarwanda-shyaka. Ingannji Karinga... Petit feuil-
lot annon ant lo promior volume Ingani Karinga (No )
ot comportant dos extraits specimons dos principaux gonrues
litteraires (16 pp. avoc 2 dossins, sans pagination, ni da-
to, ni nom d'autour Impr. Kahgayi).


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1939/ 2


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/ 4 Inganji Karinga, Kabgayi, 1943, 106 pp. "Le Karinga (tam-
bour royal) victorieux". Histoire du Rwanda avant la dy-
nastie des Banyiginya. Ce premier tome sera suivi en 1947
(NO 12) d'un deuxieme volume et, en 1959, 11 y aura une
deuxieme edition (Tos 79 et 80).
5 La po6sie au Rwanda, in LtAmi (Kabgayi), s&rie de 7 articles
sur les Bisigo (po1mes dynastiques), dans 1'ordre suivant:
6e anne6Te _Tj 1943), 1, pp. 3-4L (mars), 2 pp. 9-10;
(avril-mai), 4-5, pp. 11-13; (ao.tt), 8, pp. 6-9; (sept.),
9, pp. 2-3; (oct.), 10, pp. 3-5 et (dec.), 12, pp. 5-7.
/ 6 La po6sie au. Rwanda, in L'Ami, serie de 7 articles sur le
meme sujet que le pr6c6dent numero:
7e ann6e, 80 (f6v. 1944), pp. $-8; 82 (avril), pp. 7-8; 85
(juil.), pp. 8-9; 86-87 (aott-sept.), pp. 12-15; 88 (oct.),
pp. 7-9; 89 (nov.), pp. 7-8 et 90 (d6c.), pp. 7-9.
7 Le cinquantiome anniversaire de la mort de Kigeli IV Rwabu-
gili, in L'Ami, 8e ann6e (aott-sept.), 8-9, pp. 95-96.
8 Le Rwanda et son Roi, in Aequatoria (Coquilhatville), 8e an-
n66 (1945), 2, pp. 41-8. (WALRAET 463).
9 Ceux qui ont fait le Ruanda, in La Voix du Congolais (Leo-
poldville), 1 iere annee (sept.-oct. 1945), 5, pp. 157-166.
'10 Lt6volu6 du Ruanda et ses ancetres, in La Voix du Congolais,
2e ann6e (janv.-f6v.), 7, pp. 250-255. (WALRAET 115).
11 Lt'volue reel de l'Afrique belge, in La Voix du Congolais,
2e ann6e (mai-juin), 9, pp. 356-359.
/12 Inganji Karinga, Kabgayi, 1947, 128 pp. Histoire du Rwanda
du Xe-XIe sickle au XVIe siecle environ. Il stagit du tome
deuxime (voir Nos 4, 79 et 80).
13 Umwaduko w'Abazunau muli Afrika yo hagati (Les Editions Roya-
les), Kabgayi, 1947, 53 pp., 2 cartes et 9 photographies
hors-texte. "Ltarriv6e des Europeens en Afrique Centrale".
14 Icara nkumare irungu (Les Editions Royales), Kabgayi, 1947,
92 pp. "Assieds-toi, que je to d6sonnuie": recueil do po6-
mes humoristiquoes sur la famine qui ravagea lo. pays en 1943.
Total de 2010 vers en collaboration.
15 Imrportantos manifestations religiouses au Ruanda, in Zairo
(Bruxelles), 1 (janvo 1947), 1, pp. 84-89.
16 Loe code esoteriquo de la dynastic du Rwanda, in Zafro, 1
(avril 1947), 4, ppo 363-386. (WALRAET 116).
17 La po6sie pastorale au Ruanda, in Zai'ro, 1 (juil. 1947), 7,
pp. 791-800. (WALRAET 703).
18 La voix do l'Afrique. Un poemo du Rwanda avec traduction,
in Africa (London), 17 (1947), 1, pp. 41-46. (WALRAET 704).
19 La po6sio chr6tionno on Afrique Contralo, in Revue do 1'
AUCAM (Louvain), 2 (1947), pp. 209-213. (WALRAET 702).
20 Un royaumo a travors los agos, in L'Ami, lO ann6e, 29-30
(mai-juin 1947), PP. 89-90.
21 D'illustrrs ascendants, in L'Ami, 10o ann6o, 29-30 (mai-
juin 1947), pp. 91-92.
/22 Isoko y'Amaj.lamboro (Ibitabo by'Injijura-Muco Editions
Royalos, 1), Kabgayi, 1949, 72 pp. "Los sources du pro-
grhs". IUno 6pop6e didacto-historique do 31 chants (5856
vors). Co tome promnior comporto los chants 1-10; les tomes
douxiome ot troisi8mo ont 6t6 publi6s on 1950-1951 (Nos 27
ot 36). (WALRAET 104).
22a Dos oxtraits do co volume ont 6t5 publi6s dans Inyunguruzo
yo mu masomo TUmwaka wa gatandatu, Khbgayi, 221 pp. sans
date (volume scolairo do 60 ann6o). Voir los logons 91 ot
92, pp. 168-171.
Dans co volume scolairo la logon 70 (Ingingo z'irome z'a-
majyambero yacu, pp, 14-118) ot la legon 79 (Dusingilijo
amaso u Bulayi, pp. 130-132) ont 6t6 composeos par l'Abb6
Kagamoo.






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1950,


1951/


Indyohesha-Birayi (Editions Royales), Kabgayi, 1949, 60 pp.
"Le 'relive-gott' des pornmes de terres". Po~me humoristique
sur le pore mis en paralllel avec la vache (premier poeme
compose en 1941-2), Il comporte 8 chants (2010 vers) et il
est suivi dtun autre chant: Amahamba y'abungeri b'ingurube
("Chant 'Amebbee/pour les 'patres' du pore").


24 Iyo Wiliwa Nta Rungu (Editions Royales), Kabgayi, 1949,
232 pp. "Oi tu as passe la journ6e, point d'ennui". Re-
cueil de poemes humoristiques du XVIIIe s. A nos jours.
25 La poesie du Rwanda, in La Revue Nationale (Bruxelles), 21e
ann6e, 191 (1 juil.1949), 7, pp. 203-210 (ill.). (WALRAET
705).
26 Avoc un troubadour du Rwanda, in ZaJro, 3 (1949), 7, pp.
765-769.- Poesie comique de Bizuru Joseph (texte et traduc-
tion). (WALRAET 706).
/27 Isoko y'Amajyambere (Ibitabo bytInjijura-Muco Editions
Royals, 2), Kabgayi, 1950, 103 pp. Le tome 1 a 6t' public
en 1949 (NO 22) et le tome 3 en 1951 (No 36). (WALRAET 104).
28 Umulirimbyi wa Nyili-Ibiremwa. Igitaramo cya mbero: Kuva ito-
ka litagizo intangiliro, kugera ku itsindwa ly'Amashitanl.
(Ibitabo by'Injijura-Mico Editions Royales, 4),
1950, 75 pp. (Groupo Scolaire-Astrida). Ouvrage traduit on
frangais en 1952 (NO 44). Tome 2 public en 1953 (NO 48).
L'onsomblo do l'Epopee "Lo Chantro du Maitre de la Creation"
comporto 150 Chants (los 12 promi6ros Voilleos sont A 8
Chants chacuno et los 6 dernieros A 9 Chants chacune.
La composition dos 18 Voilleos a et6 tormineo lo 22 avril
1966, apris 25 ans do travail (35,448 vors).
Publication du toxto ot do la traduction dos 2 promi6ros
Voill6eos (NOS 28 at 44; 48 at 56).
Publication d'extraits: Nos 101, 103, 104 ot 107.
29 Brof aperqu sur la po6sio dynastique du Rwanda, in Zaire,
4 (mars 1950), 3, pp. 243-270. (WALRAET 707). Article ox-
trait dtuno monographic public& on 1951 (NO 37).
30 Los pootos du Ruanda ot la famine, in Jouno Afriquo (Elisa-
bethvillo), 4o ann6o, 9(janv.-f6v. 1950), pp. 5-13. (WALRAET
709).
31 Avoc los po6tos. Le Christianismo dans la po6sio du Ruanda,
in L'Ami, Num6ro special sur lo Jubil6 du Ruanda 1900-1950,
6 anneo (juil.-auat 1950), Nos 67-68, pp. 137-140 ot 150.
(WALRAET 708).
32 Promiors contacts du Ruanda at do 1'Occidont, in Grands Lacs
(Namur), Numero special: Ruanda 1900-1950, 660 anneo, NO 1;
nouv. series No 135 (15 sopt. 1950), pp. 7-19. (WALRAET 105).
33 Un ap6tro du Ruanda tomb6 deans 1'oubli, voir lo No 32, pp.
24-26 (lo cschisto Muganda Tobio).
34 Los promiors Poros Blancs sont roqus A la capital lo 2 fe-
vrior 1900, voir lo NO 32, pp. 20-24 (Psoudonymo: A. Gaca-
migani).
35 Lo promior baptism dos Abbes du Rwanda, voir NO 32, pp. 43-
46 (Psoudonyma: Honri Sokabaka).
/36 Isoko y'Ama.jyamboro (Ibitabo by'Injijura-Muco Editions
Royals, 3), Kabgayi, 1951, 107 pp. Voir Nos 22 ot 27.
Un total do 31 chants ot do 5856 vors. (WALRAET 104).
37 La poesio dynastique au Ruanda (Inst. Royal Colonial Bolgo,
Section dos Sciences morales at politiquos, M6moiros Coll.
in-8 Tome XXII, fasc. 1), Bruxollos, 1951, 240 pp.
(WALRAET 712).
38 Uno ode guorri6ro du vioux Rwanda, in Lovania (Elisabothvil-
lo), 20 (1951), pp. 84-89. (WALRAET 710).
39 Los trois grands gonros litt6raires du Rwanda, in Jouno A-
frlquo, 5 anneo, 16 (1951), pp. 13-19. (WALRAET 711).
40 Un mot sur la poesio du Rwanda, in L'Ami, NO 78 (juin 1951),
pp. 110-117. (WALRAET 719).
41 LoQons do morale social, in L'Ami, NO 74 (fev.), pp. 23-24;
NO 75 (mars), pp. 43-4; N 76 (avril), pp. 63-64; No 77
(mai), pp. 83-8; N0 78 (juin), pp. 103-104; NO 79 (juil.),
pp. 123-124; No 80 (aott), pp. 143-144 ot N 84 (dec.), pp.
223-224.


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1952/


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t42 La po6sio au Rwanda, in Compto-rondu dos travaux du S6minai-
re d'Anthropologie Socialo (I.R.S.A.C., juil. 1951), Astri-
da, 1952 (toxto polycopi6 do'76 pp.), pp. 19-27.(WALRAET 713).
43 La possession du sol ato administration dans l'ancion Rwan-
da (R6sume), voir o NO 42, pp. 71-72. (WALRAET 531).
44 La Divine Pastoralo. Traduction frangaiso, par 1'autour do
la promi6ro Voille6 d'uno 6pop6o ocrito on languo ruandaiso.
Dix linos d Ant. do Vinck ot commont6s par lo Doctour J.-M.
Habig, Bruxollos, Editions du HIr'i.is, 1952, 109 pp. Pr6faco
do J.-M. Jadot. Voir lo NO 28.
45 Lo code dos institutions politiquos du Rwanda precolonial
(Inst. Royal Colonial Bolgo. Section dos Scioncos morales
at politiquos, M6moiros.- Collection in-80, Tome XXVI, faec.
1), Bruxollos, 1952, 136 pp. (WALRAET 117).
46 Lo promior EvOquo indigino do l'Afriquo bolgo & la ttto du
Vicariat Apostoliquo do Nyundo, in L'Ami, NO 08 (avril 1952),
Pp. 73-75; in Sorvir (Astrida-Butaro), 130 ann6o (1952), 2,
pp. 41-44; in La Voix du Congolais, No 73 (1952), pp. 207-
210.
47 Imigani ytimigontrano (Editions Royales, 7), Kabgayi, 1953,
162 pp. Rocuoil do 1722 provorbos on kinyarwanda avec 1'ex-
plication de 122 d'entre eux.
48 Umulirimbyi wa Nyili-ibiremwa.Igitaho cya kabili: Immana ire-
ma byose mu minsi itandatu (Ibitabo by'Injijura-Muco Edi-
tions Royales, 5), Kabgayi 1953, 64 pp. Pour la traduction,
voir NO 56. COf. aussi NO 28.
49 Un nouveau livre sur le Rwanda. Recension de 11ouvrage
Histoire des Bagesera, souverains du Gisaka, par A. d'ARIA-
NOFF, in Aequatoria (Coquilhatville), l6e annee (1953), 3,
pp. 89-92.
50 Mes premiers contacts avec la civilisation occidentale, in
Bulletin de l'Inst. Royal Colonial Belge, 1953, 3, PP. 851-
862. (WALRAET 259).
51 La femme et la manifestation du Seigneur, in Perspectives
de Catholicit6 (Bruxelles), 14e annee (1953), 4, p. 7-11.
52 Extrait d'une lettre de 1'Abbe Alexis Kagame, in L'Ami, NO
100 (avril 1953), P. 79.
/(3 Les organizations socio-familiales de 1'ancien Rwanda (Aca-
d6mie royale des Sciences coloniales. Classes den Sciences
morales et politiques, Memoires.- Coll. in-80, Tome XXXVIII,
fasc. 3), Bruxelles, 1954, 355 PP., 12 photographies, 5
planches et 1 carte. (WALRAET 314).
54 Ode & la Vierge Immaculee. Poesie publi6e A l'occasion de
l1Ann6e Mariale extrait de La Divine Pastorale ($e Veil-
16e Chant 33e), in Suppl6ment Rythmes du Monde (Bruges),
2 (1954), 1 (4 pp. avec un lino d'Ant. de Vinck). COf. NO 44.
55 Une 6pop6e rwandaise: La Divine Pastorale, in Perspectives
de Catholicit6, 15e annee (1954), 1, pp. 31-38.
/56 La Naissance de l'Univers. Deuxieme Veillee de "La Divine
Pastorale". Ill. par Ant. de Vinck, Bruxelles, Ed. du Ma-
rais, 1955 85 pp. Pr6face du P. Pierre Charles, pp. 9-12.
Voir Nos 28 et 48o
57 La philosophies bantu-rwandaise de l'Etre. Excerpta ex diss.
ad Lauroam in Facultate Philosophica Pontificiae Univers.
Grogorianae (Acad6mie royal des Sciences colonials. Clas-
so des Sciences morales et politiques, M6moires in-80. Nouv.
s6rie, Tome VI, fasc. 1), Bruxelles, 1955, 64 pp. et 3 Oar-
tes. Publication complete do l'ouvrago, voir NO 60. (WAL-
RAET 394).
58 La structure des quinze clans du Rwanda, in Annali Lateranon-
si (Rome), 18 (1955), pp. 103-117. (WALRAET 315).
59 Une organisation lalque type et ltid6e des Missions. Texte
repris dtune conference proponche le 6 juin 1955 aux Jour-
nees d'Etudes organisees par le Bureau Central de l'Aposto-
lat des Lafques (Rome) et public dans le Bulletin dtInfor-
mation (7 juin 1955 texte polycopie).


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1955,





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La philosophie bantu-rwandaise de I'Etre (Acad. royale des
Sciences coloniales. Classe-des Sciences Morales et Politi-
ques, Memoires in-8,. Nouv. serie, Tome XII, fasc. 1), Bru-
xelles, 1956, 448 pp. Voir NO 57 (WALRAET 395).
Premiere reimpre- New York, U. S. A. / Johnson Reprint Company, London.


61 La litt6rature orale au Ruanda, in Des pretres noirs s'in-
terrogent (Coll. "Rencontre"7 47 Ouvrage public sous la
Direction de "Pr6sence Africaine"), Paris, Ed. du Cerf, 1956,
288 pp. (voir les pp, 205-211). (WALRAET 714).
61a La po6sie guerri re, in Presence Africaine (Paris), (1956-
1957), 11, pp. 119-122. (WALRAET 716).
62 Les Hamites du Rwanda et du Burundi sont-ils des Galla ? in
Academie royale des Sciences coloniales Bull. des seances,
Nouv. s6rie, II 1956 3, PPo 314-364 et 1 carte. (WALRAET
283).
63 Lthyene, le pi6geur naff et le rat, in Servir, 17e anne
(1956), 5, pp. 222-224.
64- Une fortune enchantee et la cupidity d'une fenmte, in Servir,
17e annee (1956), 6, pp. 324-326.
65 Clans, families et parenthles, in Echanges (Paris-Revue des
Auxiliatrices du Purgatoire), NO 26 (PentecOte 1956), pp. 10-
11 (ill.). (WALRNET 316).
66 Le fil conducteur de l'histoire du Rwanda. La dynastie des
Banyiginya, in Echanges, NO 26 (1956), pp. 12-13. (WALRAET
106).
67 Un conte du vioux Ruanda: Pourquoi il est d6fendu aux fem-
mes de porter los armes, in Echanges, No 26 (1956), pp. 25-
27.
68 En rarge d'une oevtvre litt6raire du Ruanda, in Trait d'Union
(Anvers Publ. dos Soeurs Blanches), 40 (1956), 6, fiches
11-14. (WALRAET 715)
69 Storia e Profezia, in Atti del 50 Convegno per la Pace e la
CiviltA Christiana (Florence), (21-27 juin 1956), pp. 75-79.
/70a Histoire du Rwanda. Tomo I (Bibliothique do l'Etoilo, 127),
Loverville-Congo Belgo, 1957, 27 pp., 2 photographies, 1 car-
to ot 2 ill.
70b Histoiro du Rwanda. Tome II (Bibliothequo de l'Etoile, 137),
Leverville-Congo Bolge, 1958, 33 PP., 3 ill. ot 2 photo.
70c Histoire du Rwanda (Coll. "Etoile", 127), Leverville, Biblio-
thoque de l'Etoilo, 1958, 61 pp., et ill. R6edition dos bro-
chures pr6c6dontes on 1 vol. (WALRAET 107).
71 Lo pluralism othniquo et cultural du Rwanda-Urundi, in
Inst. Inter. dos Civil. Diff'rontos (Bruxelles), 1957, PP.
268-293 (A 1toccasion do la 300 Session de 1'INCIDI Lis-
bone, 1957). (WALRAET 260),
72 L'hyino ot la moisson do viando, in Sorvir, 180 anneo (1957),
2, pp. 58-60.
73 Comment lo rat devint 1'onnomi do 1'hommo, in Trait d'Union
(Anvors), 70 ann6eo, 44 (1957), 4, pp. 29-30.
/74 Lo sacr6 palon, lo sacred chretion, in Aspects do la culture
noiro (Rochorches ot d6bats, 24), Paris, Lib. Arthine Fayard,
1958, 218 pp. (voir pp. 126-145). (WALRAET 396).
75 L'hy'ne qui inventa lo vaccin fatal, in Sorvir, 190 anneo
(1958), 1, pp. 4-8 .
76 Comment lo chin dovint serviteur do 1'hommo, in S ervir,
19e ann6 (1958), 3, pp. 111-113.
77 Presontation d'un travail intitul6: "La notion do g6n6ra-
tion dans loes dynasties du Rwanda", in Acad. royale dos Scien-
ces coloniales Bull, dos s6ances, Nouv. sbrio, IV 1959 -
3, pp. 636-639. Voir le No 78o


1957/


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/78 La notion do generation appliqu6e A la g6n6alogio dynasti-
quo ot A l'histoire du Rwanda dos XO-XI0 sioclos A nos ours
(Acad. royalo dos Sciences colonialos. Classes dos Sciencos
morales ot politiques. M6moiros in-80. Nouv. srioe, Tome IX,
fasc. $ ot dornipr), Bruxollos, 1959 117 pp. (WALRAET 119).
79 Inganji Karinga. Tomo I, Kabgayi, 1959, 116 pp. Voir le NO
pour la premiere edition. (WALRAET 118).
80 Inganji Karinga. Tome II, Kabgayi, 1959, 164 pp. Voir lo NO
12 pour la premiere edition. (WALRAET 118).
81 In Afrika: Krisis in do Afrikaanso lobonsboschouwing, in
to Kathol. Mission (Dourno), NO 80 (1959), pp. 243-247.
/82 La langue du Rwanda et du Burundi expliqu6e aux autochtones,
Kabgayi, 1960, 252 pp. (WALREET 685).
83 Quelques 616monts d'uno Philosophic do la Comprehension mu-
tuollo ontre Colonisatours et Colonis6s, in Comprondro. Re-
vue do la Soci6te Europeonno do Culture (Venise), Nos 21-22
(1960), pp. 42-53. (Pseudonymo: Cl. BASEBYA).
84 Imana ot le culte des mftnes au Rwanda. Recension du livro
du P. Marcol PAUWELS (m6mo titro), in Aequatoria, 230 anneo
(1960), 4, pp. 146-147.
/85 Lthistoire des armeos-bovinos dans l'ancion Rwanda (Acad.
royale des Sciences d'Out1o-Mor. Class des Sciences morales
ot politiquos. Memoiros in-8. Nouv. serie, Tome XXV, fasc.
4), Bruxelles, 1961, 147 PP. (WALRAET 120).
86 Vom Ofborsetzon aus liner Bantusprache in europaischo Spra-
chon, in Afrika Heute (Cologne), 1961, pp. 243-246.
87 Dio Literatur in Rwanda-Burundi, in Afrika Houto. Jabrbuch
dor Deutschon Afrika-Gosellschaft (Cologne), 1961, pp. 254-
273. (WALRAET 717).
/88 Introduction A la conjugaison du verbe rwandais, Astrida,
1962 (texte polycopi6 in folio de 36 pp.).
'89 Les milices du Rwanda precolonial (Acad. royale des Sciences
d'Outre-Mer. Classe des Sciences morales et politiques. M6moi-
res in-8o. Nouv. serie, Tome XXVIII, fasc. 3), Bruxelles, 1963,
196 pp. (WALRAET 121).
90 Ltindig6nisation du christianisme dans la pensee autochtone
en pays de mission, in Novella Ecclesiae Germina. Les Jeunes
Eglises dans leur 6panouissement et la tAche missionnaire ac-
tuelle, Nijmegen-Utrecht, Dekker & Van de Vegt, 1963, 270 pp.
(voir pp. 144-153 et 154-161: trad. frangaise de quelques
poemes in6dits).
91 Impressions d'un Noir de l'Afrique central sur les Etats-
Unis d'Amerique, in Acad. royale des Sciences d'Outre-Mer -
Bull. des s6ances (Bruxelles), 1963 3, PP. 474-497.
92 Les preoccupations des elites du Rwanda face A 1'6volution
politique, in Servir, 24e ann6e (1963), 4, PP. 160-166.
Cet article (et 1'introduction) a 6te public dans le jour-
nal litteraire Le Phare du Dimanche (Bruxelles), 21 juil.
1963.
93 Element cultures auxiliaires de la cat6chise du Rwanda.
Cours donned A 1'Inst. Cat6chetique Africain de Butare, 1963,
(texte polycopie in folio de 28 pp.).
94 Le colonialisme face & la doctrine missionnaire a 1'heure
du Vatican II, Texte polycopi6 in quarto do 172 pp, Butare,
1963. Il y a aussi un second tirage date de 1964.
/95 Lectionnaire en kinyarwanda. Trad. sur texte polycopi6 in
folio des textes liturgiques (6pitres et 6vangiles). Pagi-
nation sp6ciale solon les temps liturgiques.
96 Preface au livre du P. Dominique NOTHOMB, Un humanisme afri-
cain. Valeurs et pierres d'attente (Tradition et Renouveau -
Travaux do l'Inst. Inter, do Cateohese et de Pastorale "Lu-
men Vitae", 2), Bruxellos, Ed. Lumon Vitae, 283 pp. (voir
pp. 7-12).
'97 Ijambo, Kabgayi, 1965, 175 pp. Trad. des 6pitres et des 6-
vangiles pour tous les dimanches ot pour quelques fetes.
Textes correspondent a ceux du Loctionnaire: NO 95.


1964/


1965/





- 32 -


1965













1966,


1967/


;/98 La langue du Rwanda et son tr6sor cultural. Une s6rio do 4
articles publi6s dans Rwanda. Carrefour dtAfrique (Kigali)
98a Le beau mot, NO 45 (u-n 19o5), pp. 4-6;
98b La po6sio gueorrire lyriquo, N 46 (juil, 1965), pp. 4-6;
980 La po6sie guerriera herolaue, NO 47 (aoot 1965), pp. 8-10;
98d La po6sio guerrioro herofouo, N0 48 (sopt.-oct. 1965), pp.
10-13.
99 La montalit6 roli:ieusc r-6--chr6tienne des "Bantu". Cours
donn6 A l1Inst. Cat6chetique Africain do Butare, 1965, tex-
to polycopi6 in quarto do 73 pp.
100 Lo Missel Romain en kinyvp-y-y nda. Texte polycopi6 in folio
de plusieurs centainos do pages (impression sur les doux cO-
t6s des fouilles).
101 Umulilimbyi wa Nyiri-ibiremwn: Umuvuo wa 114, in Kurorera
Imana (S.N.E.C. Kigali)., 16 annee, NO 133 (nov.-dec. 1965),
pp. 38-540. Voir No 28.
/102 Lee 616ments cultures de I'Ancien Rwanda. Cours polycopi6
in folio donn6 A l'Universit6 Nationale du Rwanda (mal 1966)
(Facult6 des Lettes)} Butsre, 35 pp. Les pp. 17-16 n'exis-
tent pas. (La poesie guerriore).
103 Le Chantre du Maitr3 dc; la Creation, in Rwanda. Carrefour
d'Afrique, Nos $6-57 (juil,-aott 1966), pp. 13-15. Texte
frangais du Chant 116c (de ltEpopGe) et le 2 ime de la 15e
Veillee. Voir No 28.
104 TUko Papa Yohani XXIII yashatse ubumwe bw'Abakristu bose, in
Invaho (Kigali), NO 152 (aott 1966), p. 7 (120 vers extraits
de l'Epop6e "Le Chantre du Mattre de la Creation"). Voir NO
28.
/105 Anasomo ya za misa zidasanganywe ayazo ya bwite. Imibyizi.
Textes en kinyarwanda des Epitres et des Ebangiles du Lec-
tionnaire de la "Lectio continue", Texte polycopi6 in folio
(impression sur les deux c8tes des feuilles) de 218 pp.
106 La litterature rwandaise. Cours polycopie in folio donne &
l'Universit6 Nationale du Rwanda en 1967 (Faculte des Let-
tres), Butare, 30 pp. (La po6sie pastorale et dynastique).
107 La Divine Pastorale, in Rwanda, Carrefour d'Afrique, NO 69
(aoOt 1967), pp. -i10. TrancLlion do la 5" Veillee (Concep-
tion Immaculee de la B.V.M, : Chant 33-1/V.


Plusieurs travaux de M. l'Abb6 Alexis Kagame ne sont pas encore pu-
bli6s: certain forment d6jil de vori'ables manuscrits prets & la publi-
cation, dtautres constituent des dossiers complete qui exigeraient un
dernier travail de r6daction. Nous ajoutons une liste des travaux in6-
dits.
a Gacamigani. "Le Fabuliste".- Recueil de contest et de fables du vieux
Rwanda.
b Le rire et sa signification culturelle au Rwanda.
c Ibyivugo. "Odes guerrieres". Recueil de po6mes guerriers lyriques
du Rwanda, du XIXe siecle a nos jours.
d Amazina y'inka. "Odes pastorales". Recueil de poemes pastoraux du
Rwanda, du XIXO sicle nos jours.
e Ibisigo. "Po6sies dtnastiques".- Recueil de 176 poemes dynastiques
du rggne de Ruganzu I Ndoli (XVIO sicle) & nos jours.
f Ikoraniro ly'Abahimbyi. "L'Assemblee des compositeurs". Recueil
deo pomes chr6tiens ou ayant rapport A l'Eglise, composes par di-
vers abdes.
g La court du Rwanda precolonial.
h La vache ot la pobsie pastorale au Rwanda.
i Le "B'wiru" ou Code-cbrbmonial soerique do la dynastie des Banyi-
STraduction de la Bible en kinyarwanda.
k Introduction aux genres lyriques do l'ancien Rwanda.
1 Los families historiques du Rwandao
m L'explorateur Comte G8czon,_ p2mier europ6on au Rwanda, en mai 189$.
n L'expedition do Shangi-Rwandais control los Belgos on uil. 1896.
o La doctrine traditionne-liosur le Liberateur' au Rwanda et Burundi.









- 33 -


LIVES ET LECTURE ,.-




Lessard, Dionel, s. g, La Legislation scolaire au Rwanda. University
Nationals du Rwanda, 1968. 174 p. (Manuscrit)

A notre connaissance, il s'agit du premier essai de ce genre au Rwanda.
Le volume encore manuscrit se veut tout d'abord un guide pour les etudiants
en Pedagogie du Rwanda. II comprend trois parties:

I/ En une premiere parties on etudie les articles de la constitution de la
RMpublique Bwansaise relatifs a l'Education. A chaque article on peut lire des
textes paralleles pris parmi les documents pontificaux pour un certain nombre,
L'2tudiant aura ainsi des l44ments de base communs a tout system d'education.

2/ La deuxieme parties de P'ouvrage donne les articles comparatifs de la
"Loi sur l'Education Nationale de la Republique Rwandaise"I-tageko Rigeiga Ubu-
rezi bw'Iqihugu muli Re-ublika v'u Rwanda" du 27 aout 1966. et de P'Arrete ,re-
sidentiel no 175/03 du 28 avril 1967 fixant le rhelement general de Penseigne-
ment Rwandais Itela rya Prezida no 175/03 ryo kuwa 28 april 1967 lishyiraho
it&eeko rusange ligenza amashali mu Rwanda.

Des commentaires, des notes explicatives ou des renvois a des textes, voirem -
me A des arr@ts de la Cour Supreme, aideront les 4tudiants en Pedagogie du Rwanda
a mieux connaftre la portee des textes de lois qui regissent l'Education en leur
iays.

Enfin la troisiome parties fait connaftre a l'etudiant quelques arret's
ministeriels en rapport avec P2ducation au Rwanda, tels les status de certai-
nes ecoles (techniques, internationales, etc.) et surtout les status fort 'la-
bores de P'Universite Nationale du Rwanda.

L'educateur de remain doit posseder une connaissance serieuse des lois et
des status relatifs a tout genre d'enseignement en son pays.

L'ouvrage se tormine par 3 annexes. On y lit quelques ordonnances et des
precisions donniee par Monsieur le Ministre de 1'Education Nationale a propose
de Application do cette loi scolaire.


Presentation par Pauteur.




PROMOTION DE MONSIEUR
MARCEL d'HERTEFELT.
Un arr6te du Ministare belge de l'1ducation Nationale et de la Culture,
statuant apres examen d un jury scientifique, accord a Monsieur Marcel d'Herte-
felt Plassimilation au rang doctoral sur la base de ses travaux piblids avant le
ler janvier 1960,

Felicitations au nouveau docteur. A titre de renseignement: Avec la promo-
tion de Monsieur Marcel d'Hertefelt, la faculty des Sciences Economiques et socia-
l3s compete six docteurs parmi ses professeurs.









34 -
Livres et Lecture...suite

/

Hilgers, Walter
Eglise et Developpement. Inventaire
commentS de la contribution de l'Eglise
au developpement 6conomique et social
au Rwanda et au 3urundi.
CERAS, 3ujumbura, juin 1967, 109 p.
(Manuscrit).
(L'auteur est professeur a l'Universite
Officielle de Bujumbura).




Le travail de Monsieur Hilgers, complete sur certain points,
m6riterait publication. II faut savoir gr6 a lPauteur de s'6tre
pench4 sur un problem aussi delicat que difficile et de l'avoir
mene a bonne fin. De longues et patients recherches ont conduit
Pauteur 'a nous fournir des tableaux qui nous rcnseignent sur les
realisations de l'Eglise surtout dans les domaines de l'Pducation
et des micro-realisations.

Plusieurs constatations se d6gagent nettement de la lecture
de cet interessant manuscrit.

1. L'action de l'Eglise au Rwanda et au Burundi, en un temps
record, ne peut que nous emerveiller, on particulier dans les
domaines de l'education et de la sante.

2. Le Rwanda, quoique l'Eglise semble collaborer davantage
avec l'Etat aspect tres visible dans lPenseignement, le soin
des malades et surtout les foyers sociaux ne semble pas recevoir
dans cette etude la part qui lui revient. Les statistiques sont ou
manquantes ou douteuses ou faiblement valables. L'autour est certes
mieux documents pour l'Eglise du Burundi. Cependant, il flut avoir
travaille en ce domaine pour connaltre la difficulty de s'assurer
des statistiques. Cette imperfection nuit a 1'aspect comparatif
des donnees proposees.. Nous souhaitons a l'auteur ou a un sociolotue
deniwcraphe de reprendre presqu'en son entier l'6tude consacr6e
au Rwanda. II y a une mine a exploiter et la methode adopted me
semble valuable.

3. L'Eglise doit-elle continue son action caritative dans
une optique purement pastorale ou doit-elle s'occuper du socio-
aconomique ? Tel semble 6tre le noeud du probleme. Puisque la
nouvelle forme de'vang6lisation est le developpement, l'auteur
suggere aux responsables de l'Eglise de se pencher plus positivement
sur les aspects 6conomiques des chretiens. Il recommande la formation
des cadres et surtout l'unification dans le pays des r$alisations en course.
Caritas-Rwanda aurait un travail de premiere valeur a accomplir en
ce domaine.

On me permettra quelques remarques, relativement au Rwanda.

- LPEglise, tant au Rwanda qu'au 3urundi, occupe une place plus
qu'exceptionnelle dans l'enseignement. Si on an except les Seychelles,
ou, avec ane population a 90,50% catholique, l'Eglise possede 83,C% des
institutions primaires et 58% des institutions secondaires, on constate
qu'au Rwanda, pour 40,5% de catholiques, 80,7% des effectifs des acoles
primaires catholiques sont entire les mains de l'Eglise, ainsi que 80% des
effectifs secondaires. Disons tout d'abord, que depuis le 27 aout 1966,
ceci ne correspond plus a la reality, car l'Etat a desormais la charge
de tout l'enseignement primaire; mais les chiffres demeurent quand
m&me eloquents.










- 35 -


Au moment oa l'auteur publiait son travail, il n'a pu consulter
le tome 2 du plan quinqu3nnal du Rwanda (1965-1970) intitule :
Etude de d6velop:ement. Plan interimaire d'ur-ence. Les problimes
relatifs a la santo sont etudies des pages 56 a 93, et le rest
du volume, soit des pages 94 a 199, traite de l'education. Les donnees
precises recueillies par les membres de la Commission different
parfois de celles del' auteur. Il convient de signaler que la plan
quinquennal prosente des roajustements. En effet, si 90% des gargons,
soit 58.000, entrant l'-dcole primaire (et 67% des filles), on constate
que le rendement de lPenseignoment primaire est tres faible;
seulement 28% de3 gargons et 14% des filles arrivent en 4e annee,
c'est-h-dire atteignent le seuil d'alphabetisation reelle permettant
la conservation minimale de Pacquis scolaire.

Les auteurs du plan quinquennal rejoignent les conclusions
de Monsieur Hilgers quand ils soulignent que les programmes du primaire
doivent Stre riformes en tenant compete des efforts anti-sociaux et
anti-economiques 'a long term de tout enseignement primaire inadapt6
aux realites nationals.

Il faudrait 6galement souligner 1apport de la publication du
Ministere de l'Education Nationale concernant les statistiques :
Ministere de la Cooperation Internationale et du Plan, Direction
de l'Office General des Statistiaues, Bulletin de Statistiques,
N0 9, Avril 1966.

Avant d'aborder un autre domain, il f ut admettre que la phrase :
"les catechistes" nouvelle formula ont un niveau de formation
equivalent a celui des moniteurs et dans le cis de l'Institut
catechetique de Butare (ICA) au moins equivalent a celui des diplomSs
de l'Ecole Normale Supsrieure (R6eent selon la terminologie belge",
est pour le moins un pou force e; en ce qui a trait a I'ICA., cos
atudiants, pour la plupart, possedent un D4. Apres un an d'Institut
catechetique on peut difficilement les d6clarer "Regents"...

Quant aux journaux edites au Rwanda, ne faudrait-il pas ajouter :
le mensuel Rwanda. Carrefour d'Afriqae ? Ce journal est surtout destine
a l1tranger, mais bon nombre de personnes au Rwanda le regoivent.
De meme le Journal Officiel de la RMpublique Rwandaise, et le bi-mensuel
Imvaho en Kinyarwanda, don't le tirade atteint 9.300 exemplaires.

M. Hilgers fait un eloge, tries merited d'ailleurs, de l'Universit'
3Adiophonique de Gitarama pour son centre audio-visuel) il aurait pu
mentionner 4galement le centre audio-visuel de l'Eglise Protestante
a Kigali.

Au chapitr.' de l'aide aux handicaps, l'auteur a vu just et bien.
"Traditionnellement, icrit-il, I'enfant handicaps (ikimuga) est
consider come une honte et un poids par la famille. Si aucune
oeuvre ne le prend en charge, il passer sa vie cache aux .o:: du monde
pendant son enfance, dans un 6tat de complete d6pendance qui le menera
adulte a ne pouvoir vivre que de la mendicite" (P. 51).

Au Rwanda, P1action-pilote menae par 1' bbe Fraipont a Gatagara
"Home de la Vieige des Pauvres" merite les plus grads iloges.











-136 -


Ajoutons une autre realisation quiv'aut d'etre soulignee
"L'artisanat pour infirmos" 'a 3utareS Oeuvre due i, initiative d'une
dizaine d'universitaires de l'Universite Nationale du Rwanda et de six
employes de la ]anque Commerciile du Rwanda. Une douzaine d'enfants
infirmes regoivent une formation artisanale sous la direction de
moniteurs choisis. Les medecins de Pl'Hpital Universitaire s'occupent
de la sant6 et de la rehabilitation de cos infirmes. C'est peu, mais
il y a espoir.

L'auteur indique qu' a la suite d'une enquete menee au Rwanda,
on a pu 6tablir que le nombre des handicaps de moins de 20 ans
d4passait les 10.000. Qui a fait l'enquite ? En quelle annee ?

Je m'en voudrais de ne pas signaler le r5le de l'E-lise si bien
decrit par Pauteur relativement aux pauvres, aux vieillards, aux orphe-
lins, etc.

Il est vrai de dire "que les personnel sans famille, ne pouvant
beneficier d'une aide de l'Etat, sont dans un stat de d6nuement complete .

Si Caritas-Rwanda fait un travail de -'ant, il me platt, pour otre
just, de nomrmer d'autres organisms reliieux qui, au Rwanda, accomplissent
un travail admirable en ce domaine.

1) Et tout d'abord, la Congr6gation des Abizera-Mariya, Congr6gation
rwandaise dont le but consiste justement 'a prendre soin des vieux
et vieilles. Elles ont des homes a Gisagar-, Kabgayi, Gatagara, Ngoma,
Butare.

L'auteur n'a pas suffisamment marqu., a mon sens, l'apport pr6cioux
des Congregations autochtones aussi bien au Rwanda qu'au Burundi.

2) L'Orphelinat des Dames 3ernardines a 3utare. Cette mason
regoit les jeunes enfants abandonnes, orphelins ou de meres c6libataires.

3) L'Urugo rw'Ituze, un home pour 30 vieux et vieilles totalement
abandonnes, a Butare encore. Ce home a ceci de particulier qu'il est
dirige et administre par les Universitaires de l'Universite Nationale
du Rwanda, dans le cadre du movement de la Saint-Vincent-de-Paul,
section universitaire.

La ;"artie de P'ouvrage qui ne prasente pas le vrai visage du Rwanda
et qui meriterait d'etre reprise, c'est, je crois, le chapitre 7
(et non 3, P. 82). L'auteur s'en excuse d'ailleurs. Cependant la m thode
employee est tres intiressante et je souhaite qu'un sociologuerw-ndais
complete selon les memes principles les donnees a peine effleurees de cette
derniere parties.

A la suite de cette 5tude, il se degage une nette conclusion :
l'Eglise doit stimuler systematiquement une pastorale de developpement
en nommant un responsible diocasain a plein temps ( le r6le d'un frere
est habilement amen' ici, p. 107) et lancer un centre de formation des cadres.

La cooperation avec les pouvoirs publics ne pout etre que b6nefique
pour tough : "L'id6al serait que l'action de l'Eglise s'intkgre au plan
national'.

Felicitations a Monsieur Hilgers pour avoir prosenti un travail
aussi oonsciencieux. Les voices sont ouvertes. Souhiitons-lui d'heureux
imitateurs et collaborateurs.


Dionnel LE3o,.s}D, s.g.