Résponse au libelle distribué par l’Affrican, avant pour titre, De Bout d’Oreille des Colonsau le Systéme de l’Hotel de ...

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Title:
Résponse au libelle distribué par l’Affrican, avant pour titre, De Bout d’Oreille des Colonsau le Systéme de l’Hotel de Massiac, mis au jour par gouli...Bazile Gouly, 8p, n.p., n.d.
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Mixed Material
Publisher:
n.p., n.d.

Notes

General Note:
4-tr-Gouly
General Note:
U.Fl.-Mangones Collection extract

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University of Florida
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University of Florida
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LLMC31473
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7"


REP 0 NSE


AU LIBELLE <"

DISTRIBUTE PAR L'AFFRICAIN

BELLEY,

A YANT pour titre, LE BbUT D'OREILLE DES
COLONS, ou LE SYSTEM DE MASSIAC mis au
jour par GOULY en raison d'un ouvrage present
a la Convention national le 7 du courant,
portant pour titre, Vues g6n6rales sur I'impor-
tance du commerce des Colonies, etc.


B. G 0 U L Y, Deputd de l'Isle-de-France,
a ses Collegues.

AUJOURD'HUI que la Convention national ne veut plus se
laisser conduire par des prestiges mais bien scruter la
conduite privee et politique de ceux qui ont coopdrd A de
grands kvenemens et rflechir et examiner les projects qu'on
pourra lui prEsenter, afin d'affermir la ri6publique et aug-
menter sa prosperity ; Belley peut-il se flatter d'dgarer
l'opinion publique et de pidvenir les membres de la Conven-
tion national centre les idWes que j'ai prdsentees, sur-tout
en les denaturant, par des interpretations forces accom-
pagndes d'injuras et de calonwnies, et en se servant de ces
expressions, si souvent mal-a-propos appliquees, sys ',mec de
/'hrtel Mlassiac, bout d'oreille des Colors grands p 'anteurs.
Le terns est passed oil ces lieux communs ia:soieut fortune;
dcs rclerTsentans d'un grand Pcuple ne s'en laisseront
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plus im ,pose r par ics diatribes; c'est par des faits et des
raisoi:lnntines que I'on combat des faits et des propositions,
(etniion par des injures. Jdeeande donc, d'aprs cettemaniere
de rdpondre, qui de Belley oun de Gouly montre le bout de
l'oreille ? Les amis du premier craignnrrt le grand jour qui doit
kclairer leurs actions ; et Gouly le reclame et ne le craint point.
Un d dcret de la Convwention national autorisaut tous les
membres a faire imprimer et distribuer lenus vues et leurs
projects pour l'amelioration du commerce et de la marine ,
j'ai enius mon opinion sur l'importaince des .Colonies et de
leur comunerce sur la' source des evt'enemens dsastreiux
qui out ea lieu dans quelques -ines et notamment a Saint-
Domingue ; amnsi que sur 1'origine et le character du Peuple
J'ai propose ensuite les moyens qui me paroissent les plus.
propres et les pl'is con :einl s ,-en-ldetat-oka-son-les Golo -ies-,
a conserver les homes et la chose pour le grand inter4t de la
mnre Patrie ; en cela, j'ai fait mon devoir et je n'ai outrage
personnel Je savois neanmoins que les grandes v6rited que j'ai
ddveloppees armeroient contre moi la calomnie ; et que les
passions s'agiteroient en tout sens pour tes attenuer, et m~ie
pour les incrminer s'il etait possible ; mais comme mes
intentions sont bien conn-ues de la tres-grande majority de
la Representation national, cela ne m'a point arrdtd, parce
qu'il est teams que le Peuple Francais ne se laisse plus eblouir
par des prestige, condwire par des vociferations et qu'il
connoisse ses- vrais. amis. J'ai done parld ; et j'observe ,
1". Dans les idt'es que i'ai soumises l]a sagesse de la
Convention. national Ton. ne voit nulle- part qu'il soit
qi-iestion l de ritablir lesclavage, encore moins de rapporter
le dccret di iG6 plivvi-se qui jfe ]e rce, tr:-, eto, itlors, a m7 on
ar'is autant per/;de qu lr'imnoit',/ue ; et j'ern ai donned les
raisons ; mais sevunicent de rtgler l demoe de son execution ,
eu regard aunx li.-ex aur choses et a/,n dij'/frentes races
d'homnmes qui forment la population des Colonies ; et de le-
regler, ce mode de maniere qu'l en r&sulte le bonhenr
g-nc"-/l7 et i. p.rosprJitd dui commerce en. F/ran'e' ; qu'en
consequence j ai cherch4 a prowlver que le Colonies
ne pouvoient etre assimiiles en tour n x departemens
a moins -qu'on ne vouldt les voir se dtruire et -perdues i
ilnnais pour la iRcpublique oi elles nlilnentoient les manu-
flacI tres le commerce, la marine, et ou elles faisdient


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vivre dans laisanca c;nqY r:ious d'honmmes, tant artiste ,
ouvriers ma chlands inancuvres, que marines enfin cinq
millions de sans-culottes.
J'ai (lit et je sowtiens que cent cinquante mille Franyais
ipars sur le sol francais ,en Asie, en Afrique, en Ami-
ri(qe0 ne peuvent t e doivent pas etre sacrifi6s a eliviron
sept cent mille strangers ni -tre gouvern's par eux, de
. :iquetln manire qu'ils aient ete apportes parmi les Francais.
J'ai dit. qn'il falloit assti'er un sort libre a ces strangers,
et leur laisser la perspective et l'assurance de devenir avec
le tens Citoyens Franais parce qu'il .toit indispensable,
avant qu'ils pussent partic.3er. au gauv erneentet ijoor.. d
ti re gorieux- --tie -Fr -azs qu'ils apprissent A connoltre
l!'tendue de. devoirs qu'il emporte avec lui et A le res-
_ pecter-,- po:'i tre-dais-lecas d'en e xecer les droits civ; s
et politiqi; es.

la constitution colonial dans les Colonies par des deputies
du So;iverain francais nommes ad hoc par les deparemenes,
et concomitamment avec des deputis des Colonies et
u'iLfaloitL,_poiur preparer ce grand-oeuvre rtablir 1'ordre
dans -ces contrees loignses, et reconqueriri celles qui ont
tde livrdes aux Anglais, en y envoyant des PRepresentans du
Peuple. J'ai ajoute que c'etoit le seul moyen de contoijre
la veritt sur tous les evenemens que l'aristocratie et le part
de Pitt out product dans le Nouveau Monde et sur la
sceliratesse qui a dirige les pas des agens diu pouvoir ex,-
_cutif dans toutes les circonstances depuis la revolution.
Une reflexion bien importante,est qu'un ouvrage aussi consi-
ddrable ne pouvoitni ne devoit tre juge ainsi qu'il 'a td sur
lalecture de notes qui ne sont que des obseria.'i:ns, et de r
quelques paragraphs isolds, qui ne sont q ue des raisoniremeu.ns
et non des maximes ;. et "sur-tout d'apres l'analyse et la dd-
nonciation de gens interesses I le deprimer : c'est s; r i'en-
emble et sur le r'sultat' qu'il presente qu'il faut asseoir son
jugement; car il est possible de quelquefois mal raisonner
et de bien conclure enfin de prebenter quclque chose de
bon et d'utile.
Je n'ai fait d'application a nul incdividau ds principles, des
veritis et des faits quite j'ai reproduits an grand jour ; et il y
a plus que de l'impudeur A les combattre par une diatribe:
aussi, reconnoi s- je bien a cette faron d'argumenter a
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nethodle d'hommes qui ne rougirent jamais et qui ne surent
rdpondre des inculpations positives et majenres que par
des sottises et d'atroces calornnies, en se servant encore du
norn d'nn autre. Quelle lachet J e ne puis done pas en
vouloir h Belley, de cells don't il me gratifie, au norm
de sa race.; et j'espere qu'clles ouvriront Jes yeux aux
membres de ]a Convention national et sur les indiv'idlus
et sur la ma/lhewurri.e calastrtophel des Col/onies tIt Nou-
ve.'u MA~onde; elles leur rappelleront que, pour peu que i'on
leave le voile fangeux quli la couvre, tousles complices entrnt
-en convulsion et en delire an lieu de repondre catego-
riquement a tout ce qu'on leur .reproche. Si Belicy est
de bonnie foi, je vais e convaincre qu'on la trompe sur
mon compete que je suis 'ami de ses pareils et quil mn'a
mal jugd. Ne me connoissant pas et ne m'ayant amnais parled,
il m'a jug6 d'apres des ames pour lesquelles le crime est une
habittde come un ddlice; il se repentira, mieux instruit
de sa demarche ; car je ne demand qu'A 6tre dclaird; et
I'on ne m'kclaire ni ne m'intimide par des insults.
Je suis planteur. a Pl'sle-de-France il est vrai ; cette con-
trte, toujours fiddle A la RIpublique autant que terrible
pour ses ennemis n'a eprouv t aucun desostre jusqu'au 22
avril dernier, 6poque- des dernires nouvelles ; et de nou-
veaux arbres de liberty ont et6 plants dans tous les cantons
par les colons patriots avec serment de les- dfendre contre
les Anglais-, jusqu'A la dernitre goutte de leur sang..
Si F'lsle-de-France s'est garantie des malheurs arrives a
St.-Domingue e.t autres Antilles, c'est qu'au premier instant
de la revolution elle partagea sans difficult l'exercice de
tous les droits civils et politiques avec les gens de couleur,
n7ds libres, et que spontandmieat .son assemble coloniale
arreta de demander et demand A l'Assemb't e Nationale
Constituante I'amelioration du sort des non-libres, et rompit
toutes les entraves mises A l'affiranchisseiennt par l'ancien
regime. J'tois de cette assemble colonial, de son co-
mit d1e legislation, et de plus patron des gens de cou-
leur. Belley doit voir par-lai, qu(e je n'ai jarnais 4td l'ennenui
des Negres ; non plus que les colons planteuis que j'ai
P'avantage de representer dans le Senat Fran'ais, qu''l
calomnie anssi' gratuitement que moi. II ne sait pas, Belley,
que, quoique planteurs, ces colons sont tous issues d'artistes,
de marchands, ,d'ouvriers, de manoeuvres, de marines ct de


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soldats passs Tiu service d'une .conpagnie souveraine sorrs lI
regne de Capet, et. (u'ils sont pour Ia tres-grande majority ,
pauvres et laborieux ; i lie connoit pas les sacrifices qi'ils se
rejonissent et se glorfient d'avoir aits et de-faire poir -l-e
triom-ihe de la Liberte I'ftabissententl de la deiamocratie, at,
pour le rTigne de la justice.
Belley ne suit pas non pius que, malgr6 que j aJe conm-
batt le detcret du 16 pluvi(-se parceque e le -regardais
coming la measure la pius contre-revolutionnaire, dans le
terns qu(il fut surprise A la Convention national par Danton ,
Lacroix et supp6ts en raison des suites iunestes que je
pr ,v.oyois qu'il devoit avoir pour les interets de la Rllpu-
blique; it ne sait pas dis-je, qu'en meme-tems que je pro-
Sposois le dcret qui est a. la suite de l'ouvrage que je vierns
Sde faire distribuer je consacrais la libeite des gens de
couleur qui/etoient a mon service, A l'Isle-de-France par
un acte par-devant notaire, passe a Paris, rue Honore, au-
dfessous de la maison Noailles; et que je donnois h ceux qui
n'avoient point de meItier un arpent de.terre en propriety
absolue,'quantit6 suffisante pour fire vivre chaque tete eii .
travaillant. ( Cet acte passe dans le silence, et de'jA envoy
au de-lh du Cap-de-BonneEsperance, est de la fin de plu-
vi6se, I'an deuxi'eme de la r4publique. )Voir chez 1e inotaire.
Est-ce lh Belley, vouloir river les fers de tes pa-
reils ? Estce It& tre leur ennenmi et porter atteinte aux
droits de I'homme? Est-ce enfin etre cupide et dgoiste ? Si
tu me connaissois sous le rapport de l'intfret, tu ne par-
lerois pas ainsi. Hilas, tu me juge d'aprea ceux que tu fre-
(quente intimdmentt! Mais quoique, par cet-icte, j'ale satisfait
a mon penchant, en cherchant a me faire des amis de ceux
qui, adlis faisoient parties de ma proprit t, je n'en devois
pas moins combattre le ddoret dci 16 pleviolse, sans mode
c'exdcution, parce que jo n'dtois pas envoy en France pour
sati;sfire mes pencharis et servir .une race d'hommes etran-
gers, au detriment de la race indigene, mais bien pour tra-
vailler aui bonheur de tout le people franm.ais exclusivement;
il nm'eo'it bien permIis de sacrifier mes:. i/n/lr'ts, ainsi que
je I'ai faith, mais union ceux de la patrie'; et me taire les 19g
et 20 pluviose, lorsque j'ftois appele, commne membre diu
comirt de marine et des colonies, deliberer sur le mode
d'execution du dIcret du i6, avec le comitci de sdhlut public;
c'ei t dt ti'alir et ines comrmettans et ma conscience. Aussi








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m'explqual-je d'aprcs elle et proposai-je dbs-lors\le project de,
d&cret qui est a la suite dc l'ouvrage don't Belley a voulu fair
l'analyse; project qui, s'il eiLt et6 accept et suivi, lorsque
je Ie 'pr(serttai le 19 pluviose, eut garanti les Colonies fran-
,traises de 'invasion ties Anglais, et des malheurs inouis qui
en out ete la suite !
Si cette ratification de liberty de ma part, et la donation
prouvant, que, qauoi qu'il arrive ,. je ne puis plus 4tre,
ni ne suis plus propridtaire d'esclaves depuis la fin de
pluvidse, eut 6tc connue de Bcl/ey le 1oignard de la calomnie
lui seroit tombe des mains, puisqu'il ne lui seroit plus rested
de doute sur ma faron de pensor, et sur mon attachement
pour les homes de couleurs nds libres, ou non libres et
qu'il eit fall qu'il prou.vAt que les moyens que je propose,
pour rattacher a jamais les colonies i la mdme patrie-, et que
jc persist d croire les seuls ;ustes et les' seuls convenables,,
ne le sont pas; enfin, que mes arguments, come mes ob-
servations sont erronees. Mais cette tache etant des plus dif-
ficiles a remplir, il lui a &td beaucoup plus commode d'in-
jurier que de ircpondre et prouvtr. N'y ayant point au rest
de loi repressive centre la calomnie, il s'est dotnn en cc
genre toute la latitude possible a tel point, qu'ou-
bliant qu'il s'agit de l'importance des colonies et do
la conservation de tous les homes qui les habitent, il fait
une citation controuvee de ce qui s'est pass au Jacobins le 3
.thertnidlor, dit-il, entire Robespierre et moi, au sujet d'une
motion court et ferme, que j'y fis : il croit par ce petit
moyo n faire voir plus favorablement la mani6re perfide avec
larqulle il presente l'analyse de 'ouvrage don't s'agit; ce
subterfuge ne reussira pas au gr6 des d4sirs de ses amis,
lorsqu'on connoltra la vdrite du fait, et le motif de cette
motion rappell6e par Belley.
Couthon plac A c6td de moi au bureau, (j'ftois alors
secrttaire), ne cessoit de declam- r d'une maniere viru-
lente centre cinq ou six Representans du Peuple, 1qu'il
taxoit de conspirer centre la liberty publique, et don't ii
demandoit la mort sans les nommer; Robespierre rench&
rissoit sur ces dclainations qui avilissoient la Convention ;
fatigue de cette c.onduite, et fort e'oign6 de Robespierre qui
se 7laco/t /o /ours auz dernier ban d'cen bas, h gauche d,.
pr''vsiit:t ijelii dis de nommer les conspirateurs; je rdpetai
la mnme chose a Couthon ; ct voyant qu'ils nele faisoient


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(7)
ni l'un ni F'autre je montai ai la tribune et je demandai
une assemble extraordinaire pour le lendemain, A l'effet de
faire expliquer Robesierre et Couthon sur les ReprCsen-
tans qu'ils dcepeignoient come tels cherchant A coninotre
par-la, et fair connoitre an Peuple leurs projeis. Ma mo-
tion fut effE-ctiv'meint repouss6e avec audace inmpris et
aigreur par ce tyran ; parce qu'il sentoit bien qu'elle, ne
servoit -ni son ambition ni sa vengeance ; qu'elle no ten-
doit an contraire qu'a la devoiler ; certes voici une rnaniere
bien phi is:,nte de le flagorner : c'cst la seile et nniqujn fois
que je lui ai pa le aux Jacoblns ; Qu'on consulate ceux q:(i me
connoisse.; depuis 25 ans ils diront si jamais Gotuly a
ranmil d \aint aucune autorite a plus forte raison, devant
mirl Ionnme qu'il ne connoissoit ni ne pouvoit connoltre. Je
declare en outre n'avoir a;manis parle qu'une fois a Robes-
pierre hours des Jacobins ,t ne lui avoir ecrit qu'en 'aveur
de citoyens opprim.s par ]a f.a'tion d'H.er/'t, (,Chaunct,
Fin.cen// ainsi qu;; par celle des io ',si.,':I'/e et Il'axvoi
famais eu d'aflinite avec eaucans (Idsc supppots ni des c deas de
Ices Jactions. Toi et tes amis Bi3lloy pouvez-vous en pron-
ver-auntant? je vons en, dfie prce' que les journaux vos
correspondamices et vos apparitions a la Coin-iune Id Pa-
ris et ailleurs vonis dementirmoit formelenien-t au rest
impression des paper, trouvAs cliez ton.s l1s factienx pcrv '
sons le glaive-de la Loi, prouvcra irrifragablement e co qu(
j,'avance.
Je declare aussi, et je dcefie de iprouier le conIr,','re I'avoir
jamnais eu aucune liaison avec aucun colon de St. Donmingue,.
et ne leur avoir parld que pour tiraitfr des affairs renvoydes
a mon rapport; d'avoir tout faith, tari: anipres des comlit(s
quaupres de la convention, pour.' sntOfnir ce qn m'a paru
just, sans exception dle coirler nli ide ( ,prsonnlcs,; j me
flatte,, au surplus, d'avoir rendu les services qni ont dependa
de moi, cA tous leesliomnus la/ncs et noirs t enant des Colo-
nies, qjue j'ai cru pntriotes ot malh -lrr.-ux. Sois assured ]Beley,
que jen agis constamment de mn.me, ct lie je ne veux pas
plus d'esclaves snur Ie territoire sounmis an government de
la Rpublkilue fi'anr'se, que e net veix souffrir d'intrigants,.
de frippons et d'ambitieux contre-revolu tionnaires impunis.
Je te pr6viens que ,. come le terns d'un hg;islateur appar-
tient au people, et c 'il ne pent I'emnployer qu'a prdparer sai
filicitd je ne r6pondrai plus a aucun pamphlet, de quelqcuet


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part qu'il vienne. Je t'observe que je n'ai point apport4 d'or
des Antilles, que personae ne m en fournit en France, et que
je suis oblig d'emlprftlerlpourvivreet faire vivre sixpersonnes
(qui torment ma famille a Paris ; qu'en conseqluence, ii me
seroit impossible de payer les frais d'inipression. Je t'enu.age
(loii A voir avec le caliue de ta conscience e t le inieme
.;ang-froid que moi, tout ce qui sera dit et kcrit pour la
conservation des Colonies, et celle de cent cinquante mille
Fri'nn-is blancs que l'on ne cesse de fire massacnr depuis
la revolution, sous des pretextes aussi frivoles que barbares.
Je te promets, en revan'che ttde bienbonn,'joi, de m'opposer,
de tout mon pouvoir, A ce que jamais, et sous aucun pretexte,
1i. y a[Ttn seuli oiri-- me- d tletrc-oulemt-esclav e-so-us le ._.
Souvernement de ma patrie ; et de faire T'impossible pour
cur. c one'. r come homes et comme etiangers.
Telle est ma profession. de foi; et le'but que je me suis
propose en mnettant mon opinion sur les moyens de rattacher
pour jamais et plus particulierement les Colonies frangaises
i la i mre patrie.
J observe encore a mes colleagues que c'est en vertu du d&cret de
la Convention national, qui autorise tous les representans du
peuple- A faire imprimer leurs projects sur le commerce et la
Marine que je leur ai fait distribner mes vues generales
sur I'importance du commerce des Colonies. Or, c'est A tort
Sque 1'on a avanc6 que j'avais agi, en cette occadon, sous
Sautorite suppose e de la Convention national, puisqu'il
existed un dccret rendu en brumaire a cet guard, et qui
n'est- pas celui relatif au droit qu'ont les comit6s de donner
une tclle autorisation: donc je n'ai point abus4 de ce droit.
J'observe aussi qu'il existe d'autres colonies qie cells du
:Noiv',au-Monde, qu'il imported a-la France de conserver,
( dutant plus qui'elles sont unique par leur position et que
( l. depuis la revolution elles n'ont jamais dwvie des vrais prin-
ci pes; et qu'c;i les perdant, on accroitrait d'une mani6,re incal-
\ rcnlable la puissance des Anglais ; ce sont les Isles de France ,
-dle la IPeunion, et autres adjacentes. Je pense de plus que
les mesures qui peuvent'convenir a Saint-Domingue, en l'!at
oih il se.trouve, altumeraient la guerre civil dans ces miles,
dans l'6tat oi elles sent, et 1 s livreraient ainos etno"m's. I1
4toit done de mon devoir de'preseTiter des vues particuliercs
pour les garantir de ce double malheur.
1B. G O U LY.












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