(Dominguois et Nantais): A bas la Tête de Carrier...Ste du Dialogue entre un Dominguois et un Nantais: n.a.: 16p, 16p,

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(Dominguois et Nantais): A bas la Tête de Carrier...Ste du Dialogue entre un Dominguois et un Nantais: n.a.: 16p, 16p,
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Mixed Material
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Imp. Droits du Peuple, n.d.

Notes

General Note:
Dominguois
General Note:
U.Fl.-Mangones Collection extract

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Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
ILLMC
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Resource Identifier:
LLMC31472
System ID:
AA00000935:00001

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A BAS LA TETE
DE

CARR IER
ET
TOUTES CELLES QUI LUI RESSEMBLENT,

C'est le moyen de ne plus .
"'rP2,,ns *- ^'
avoir -n T Cte tni Q, eu.


Ste du Dialogue entire un Dominguois et un Nantais.
Le Domninguois.
.. hl! te voila, je suis bien aise de te ren-
contrer; tu me diras quell effect a prodLait ta
denonciation conta;e- Carrier.
Le Nantais.
Eh mai eAle a t6e renvoy6e auli roisi
domites, de Salut-Public, de Legislation, et
"de Sd;; ele-Gn rale, d'apres Ia loi quivient d'etre
porleodi a'gard des dnonciatimos centre les
represent us ddu people.
*'* 'Le Dotlitiguois.
Oui, j'en *ai coiinpiss'Anc de cette loi. Ce~
is comnitts', saS 1p1t6senttiori de pi es,







(2)
declarcront, sur leur ame ct conscience, s'il
y a lieu a exanien ; une commission alors
sera nominee, pour examiner les fits contcnus
dans la denonciation, en fire un rapport a
la convention qui prononcera le ddcrlt d'aciu-
sation. Il- fzucdra tous ces prialables avant que
Ie tribunal rYvolutionnaire puissc be saisir d'un
d6put..
SQuand il a falu ecraser quelques ambitieux
qui. pwroient ombrage '. la- faction elle a
ien -eu trouver des measures promples et cdfi-
caces ; mais aujourd'hui qu'elle se voit com-
promise clle cn faith adopter.d'un genie qui
prete aux moyens d'uiuder long-tens, et do
sauver minme, ceyx don't elle a autoris6 les
forfaits.
Le Nantair's
La convention so.laisse.donc encore conduire
par son comite do gouverileament? '
Le Dumiingiiois.
"on et ail contraire Jle le surv'eille; le
passe lui en fhit une loi: mais faut-il que, en
ayant fair de croire "a Fa puretd elle 1i
mrnage quelques moyens 6chapatoires pour
ne...pa devoiler ses iniquit6ss e't exposer aux
t
*








yeux de tout un people, la turpitude de ce mmsl
coinitL I'organisateur du syst[nme de terreur
qui seul a enfante tout les crimes, don't on
charge aujourd'huLle Bouc c6nissaire.
Le Nanuais.
SPourquoi la convention ne cherche-t-elle
pas -i connoitre et a punir ces crimes P elle
attireroit sur elIe los bndcdictions du people.
Le Dominguois.
O ni fait craindre une desorganisation total
en ce quc les anciens members de cc comite
ourt t eu, seuls le fil des affaies. On lu
fait braindre les puissantes intrigues de ces
honiime coupables, que opinion publique a
deja d6signes et qui, tu le crois-bien, se
sont f4Its un fort parti. C'est un nolli me
tan'c, sous bien des lapports.
Le Nantais.
Mais le people n'est-il pas 15, come tu
nie le disois un de ces jours, pour reclanmer
par ses cris tous les monstres organisateurs
del'aF'rux systLene qui a cause tant de maux N
ct qui I'a si long-tens rcduit au silence des
csclaves! Si tu eussec 6t6 hier autribunal, tu
aurois enteada, conune dans son indignatiolx




i




is "..


(4.)
il demandoit Carrier h grand cris. Carrier,
Carrier, disoit-il. Le president du tribunal a
6t6 oblige de lui donner connoissance de la
ioi, et des forms qu'elle commandoit pour
pr6alable a I'arrestation d'un repr6sentant du
people ; il a de plus observe, qne toutes les
depositions centre Carrier, 6toient comuniquees
aux trois comites. Tu vois que d'apres cela
les trois comit6s ne pourront eluder, et faire
0prouver Ie moindre retard a cetfe affaire.

Le Dominguois.
Yen convions, nais, n'6tant pas oblige de
motiver leur avis, et de l'appuyer de pieces
probantes ne peuvent-ils pas declare qu'en
leur ame et conscience il n'y a pas lieu a
examen ? Si Carrier ne se tent pas coupable,
pourquoi ne se presente-t-il pas lui mneme au
tribunal, pour y confondre ses d6nonciateurs.
A t-il besoin pour cela d'un d6cret, le sentiment
de son innocence 1'indignation do se voir
accuse d'aussi grands crimes, ne devroient-il pas
1 porter a.cette demarche sans qu'il faille
Tarnracher des bras de ceux qui le protegent
et qui ainsi s'en montrent les complices; car
observe je t'en prie, que cette loi, enyelopde de




\



tant de forms pour l'arrestation d'un repr&
sentant du pcuple, n'a 6t6 pr6sentee par
]a faction que lors qu'il a &t6 question de mettre
Carrier en jugement. Sois sur, mon ami, qu'il
y a encore comme autre-fois, des puissances
que la loi n'atteint pas.
Si tu en as vu par-fois, frapp6es de son glaive
c'est seulement que des factieux cherchoient
3 s'arracher des mains, I'autorit6 et le pouvoir ,
qui est leur idole.
Le 1Nantais.
Tout ce que tu me dis, ne e me persuade
pas, parcel que je suis d'un autre ct6 convaincn
que les cris du people, forceront les conritEs
Sse desaisir du s6cldrat qu'il reclame si fbr-
temcnt, et que la loi portee ne met A couvert
qu'un moment.
Le Dominguois.
Et tu crois que si les comites declarentqu'il
y a lieu a examen, nous aurons la satisfac-
tion de voir Carrier au tribunal.
Le Nantais.
Eh! maii faudra-t-il bien qu'il y vienne
come accuse, puisqu'il y aura une foule de
dinonciations centre lai. Apris la declaration dcs
1 tois comitEs, qui est-ce qui pourroit s'opposer








(6)
Sce qu'il y solt traduit. Je ne te comprends-

Lc Domino'lois.
Je suis la victimme de deux sgt!drats non-
inoins ccupabls quo Carielr, je concois comlbitn
seroit douce, pour des csurs sensible la
satisfaction de voir ton mronstre depouille de
ses gi"fes, oblig6 de repondre aux accusations
de s malheureux echapp6s a sa rage sanguinaire';
quelle jouissance pour le people, don't la terreur
naguerre, comprimoitles sentimnens d'humanit6 i
eh bien, mon ami, apres les spectacles affreux
don't nous gdmissons en secret nous n'aurons,
pas celui apres lequel nous soupirons tu ne
verras pas Carrier au tribunal.
Le Nantais.
Mais explique-toi; et expliques moi comment
il pourroit n'3tre pas traduit au tribunal quand
les comites et ]a convention lordonnercient;
disparoitra-t.il ?
Le Dominguois.
Ii ne disparoitra point; mais.......
Le Nantais.
Quoi, mais.... que veux-tu qu'il devienne ?

4* s







.. ~ I







(7 )
Le Dominiguois.
II deviendra mnout puisque tu yeux que
je te le dise, il se tuera, ou du moins on dira
qu'il s'est tu6, ce qui reviendra au meme ,
Crois-tu que e'cst par tendresse pour lui, qu'on
a cherch6 jusqu'ici ~ le sauver c'est uni-
quement dans la crainte qu'il ne parole, et
que pour se .mettre a l'abri, ii n'inculpe le
comit6 de gouvernement et ne produise des -
pikces qui autorisoient la conduite qu'il a tenue,
en lui rappellant 'ans-cesse le system d'op.
pression et de terreur qui, tu t'en souviens
trop bien 6toit a l'ordre du jour, et quo
l'on attribue au eul Robespierre.
SLe Nantais.
Pas tant mal fond4 cc que 'tu dis-1a ; tu
me dessille Its yeux: Je commence, ilme sem-
ble a y voir clair en effet ; nous etions dans un
terns ohi le gouvernement avoit adopted des
measures si atroces, qu'il ne seroit pas sans
quelque apparence, que Carrier' ne sc fit crui
autorise "a verser tant de sang, qui aujourdhui
l'accuse seul parceque personnel encore ,
n'a ose pendtrer dans l'antre d'iniquitis, d'oit
tant d'horreurs ont et6 commandees,







(c)
Le Dominguois'
Tu y es;, et c'6roit 1 le seul nccud de 1'6-
nigine.
Le Nantais.
Les monstres! et nous tendions la gorge
aux sc6!6rats que *ious avions invests de notre
confiance I!s n'6toieit forts que de ]a fbrce
que nous Icurs pretions et its s'en servoient
contre nous!
Le Dominguois.
Eh bien! si .cela test prouve, crois-tu encore
a la vertu la justice des puissances !
Le Nantais.
Je ne crois qu'a leurs sce6ratesses.
Le Dominguois.
Tu me traitois de lAche, I'autre jour', de
maulais citoyen, parce que je n'accusois pas
Polverel et Santhonax, ces deux monstres
assassins de la caste blanche, qu'ils avoient jure
d'exterminer a S.-Domingue, et qu'ils ont en
grande parties fait massacrer; mais d'apres la
facility que je t'ai dit qu'ils avoient eu d'ob-
tenir leur libert6 quoiqu'arrives sous le coup
d'un decret d'acousation, d'apres les obstacles
que de l'autre part, 6prouvent les colons ,
pour obtenir celle des commissaires de St.-Do-







( 9)
nringue; quoique venus en France, avec Is
mission express d'accuser ces deux monstres
devastateurs de la plus riche coloni(c, penses-
nt, quieje ne -sts-pas-f l-d- evol-e Cq'-o tine
faction puissainte le6 protege et lcs udfend
centre toutes nos attaques ? Ii y a touis mois
que Polverel et Santhonax sont arrives, it y
a trois moist que les conimisaires de S.-Do-
Alingtie les accusent sollicitent leur liberty
pt une discussion contradiotoire, pouiles pou-
voir confondie et convaincre de tous les
crimes qu'ils leur i-putent cux cependant
sont libres, et les conmmissair.s de S.-Dominngue
sorit dans les fears : tu penses-bien qu'apres
cela, je ne dois pas croire i la justice, suro
tout si tu te souvicns de ce que je te dis,
.dcs measures. prises relativement la nrces-
cite d'appaiscr les cris du public qui s'in-
digne de les voir en prison, quand ccux qu'ils
accusent sont libres. Et ccs measures, sont le
renvoi h trois comit6s pour savoir Si 'men
doit les retiree en liberl6. Leur soul crine
cst d'oscr accuser Santionax ct Polverel; ce
qui le prove c'cst qu'il faut trais comitls ,
pour deliberer sur leur nriie en libcrt, quand
lo comit de Suretl-GeCCniale pcui soul pro-







( 10 )
*noncer celle do tout autre individu. Juges si
ces homes qui chez nous se. disoient etre la
]oi, ont dl. se conduire arbitrairenent,' et
commettre de atrocities a deux mille lieues
d'ici, puisque Carrier, sans une plus grande
measure de feroci en a tant commis, quoi-
que sous les ycux do la convention? Considere
qu'une loi sage, rappelle les representans dau
people apres trois mois do mission, parce
qu'on a senti que 1'homme avoit naturellemnent
uie tendmnce t abuser do ses pou;oirs, consi-
dere que Polverc! et Santhonax, ont etc pres
de deux ans en mission ; quils 6toient a une
distance de n mille lieues du r6gulateur, qu'ils
ont en affaire h des hommes ( les negres et
mulatres), don't 1'enfance morale ne leur oppo-
soit aucun obstacle, et qu'i.ls ont dLi d'autant
plus s'indigner de. ceux qu'ils ont rencontre
de la part des blancs; tu aurois a!ors une
id6e des crimes qu'ils auront dui commettr~ ,
et la raison de la Laine qu'ils portoient h la
caste blanche quilS ont cherch6 a detruir0
par tous les ruoyens possibles; ils en avoient
si bien jur' la ruine entire, que le it Juin,
1793, ils ddclarErent au general Galbaud, en
presence de son btat- major qu'il 6toit terns








qu'une caste fi. place I 1'autrc, qu'i ne alloit
qu'uae couleur ~ S.-Dominngie et sur cc quo
Galbaud leur observe que certainement its
l'excepteroient, ils lui rpondirent, qu'il n'a-
voit que la peau de binclhe. Les sc6lr.ats
assure meant its n'ont que la peKau de blanche, car
leur ame et Icurs ceLrs, sont bien noirs.
Le Nanitais.
Mais oi sont tous ces colons qui, comme
toi so sont sauv6s du sac de la villo du Cap?
ils ont 6te t6moins de cet affreux 'vetnement.
S'ils se* joignolent h tai, vous fl-riez corps
pour accuser vos deux monstres et vos dvo a:-
ciations acquireroieiu un plus gr'a.nd poids.
Le DIomin w: u:s.

0 O, ils sont ? dans l'Amrviqjne du Nord, y
vivent d'aumones quelques uns do ceux qui
competent sur les secours de leurs padres,
sont pass en France daiis Ioe motif d'y
remplir, comnae jeinavois 'in'Mention, le devcir
sacr6 que I'amour do la p"lr ic co"iiande 'a
tout bon citoyen, 1'obligation d'accu.e. et de
denoncer Ics traitrcs, assassins et clvastateur's
de son pays ; mnai a le r arri~ e.et debar-
qucncuit dans les porti do mcWr, ils ont dii








saisis et jett's dans les prisons oi ils sont
encore depuis six; mois.
Le Nantais.
Ah dieu, comment jeites dans les prisons
dCs leur arrive et les a t-on interroges?
'Le Domtn~,-uois----
Non! on les a mis sous les verroux sans leurs
faire la moindre question. On a puse les scelles
sur leuas papers qu'on a envoyes au comite de
salt public, ils n'en ont plus entendu parler.
Les commissaires de saint-Domingue don't je
t'entretenois tout a r1heure ontexactemenet'dte
traits de mnme, mais l'injustice est d'autant
plus exacte a leur regard qu'ils sont pourvus
d'un caractere, et qu'ils 6toient charges par .
une portion des malheureux habitant du app
frangois r6fngies dans l'Amerique du Nord,
d'accuser come je te I'ai deja dit Santhonax et
Polverel; tu vois come on leur laisse le pou-
voir et lesmoycns de s'acqtiter de leur mission,
ils n'en ont cependant pas de plus sacree.
Le Nantais.
Jo ne suis plus Ctonnede te trouver si prevena
centre la verut et Ia justice, je t'accusais de l-
chet6, mais je ne vo'i plus en- toi que le d&




1< '


- -








encouragement d'une longue indiguation. L'in-
justice a absorbs toutes tes faculties.
Le Dominguois.
C'est v'ai! neanmoins je n'abandonne pas
bsolument I'affaire elle me tient trop a cceur
je suis ici sans cesse en observation. Je me mon-
trerai quand je verrai la faction baisser en
credit: ce qu'il y a d'heureux dans une repu-
blique, c'est que l'orgueil y combat I'oagueil,
proscrit successivement tous les ambi.ieux, et
que les measures de justice sont alors prises en
opposition avee celles ci-devant adoptbes. C'est
ce moment que je guette, il ne taut pas moins
que les crises publiues pour la punition des
traltres.
Le Nantais.
Maist t e trouve pricisement dans une crise,
et cependant les scel6rats don't tu medites, la,
punition n'en sont pas moins inabordables.
Le DominiguIois.
Cela te prouve encore cqe R0obespierre n'a.
pas seul commit les crimes que 'on attribue a
-on gouvernement, et que c'est sa m^me faction
qui rgne et qui craignant d'etre eclairee dans
sa conduite carte les affaires majeure ,
telles que cells de Carrier, de Polverel et







/








Sinmtbona ia pour q uon ne dlvoile pas' sa fur-,
pitade. Va ?i .Vi-- :CoIolons u'avoient raison, et
plus que raison, si Fon n'en etoit bien con-
vamincu, ii v a long-teCns qu'ils eussent ete en-
tendus, if y a Iong-tenns qu'on eut provoqua
leur puniition si on les eut cru coupables. Si les
mines crimes don't ils demandent vengeance
te fuisent commis dans Finterieur de la rdpu-
blique, le' people cieroit tolle sur Santhonax
et Polverel come il le cpie sur Carrier, 'on
seroit oblige de pioceder avec diligence a
l'examcn de cette affaire; mais des evenemens
passes e a miles lieues, dans des contrees don't
if no se f'orme aueune idde, ne f'affeetent pas au.
tant. C'cst scuiement quand il manquera abso.
lament des denies de nos Colonies qu'iI
voudra connohirc ceux qui ls en ont dlsemparve
on saura alors trop tard ce que les Colons de-
mandent inmtilement Ta pi(uve qie la pcrt(
des Colonies est due "a Sanllhonax et Polverel.
Le) scelvrats apri:s avoir faitt 6gorger une
parlie des habitans du Cap, pillD et incendiI
-et-tc-:dl e iLs out la poefidie de presenter
conmme emigi's ceux qui, obliges de fuir le feti
et le fer assassin, se sont embarques avec pre-
(ipitation ct rAf lgits a 1'Ani6rique du Nord.
+:


irr






If


t1









C'est dans cet evenement oh assailri par des
bandits de ces deux monstres, tomb fruso-leurs
coups, ma femme me croyaut imor se prci-
pita dans la mer apres avoir ioye ses deux
plus grands enrans et attache le plus june sur
le dos. O souvenir dechirant! et je vois ces
deux tigres se promener elffontement dans les
rues de'Paris! et mon coeur ainme de griffes ne
peut sailer coller sur leurs figures pour leur
arracher les yeux! Oui mon ami les malheureux
Colons qui se 'sont pr6cipitament embarqUis
pour fuire Icurs assassins pendant que leurs pro-
prinete etoient livrees aux flames etau pillage,
sont denonces ici et prescntes come des 6ei-
gres, parce qu'ils se sont rIfugei6 dans les I[ats
Unis les fiddles allies de la France. On parle
de leurs confisquer les fbnds de terre que Ie feu
n'a pu consumer. Ces malheurcux, rendus aux
1tats Unis rduits a y vivre d'aumnes n'ont
point diminue de leur amour pour leur mere
patrie! UIs lui ont adresse leurs dernier cri de
douleur, en appellant sa vengeance sur les cri-
minels autcurs de leurs maux. Its ont nommni
hnit commissaires pour leur transmettre ce cri
de douleur. Ils les ont charges de leurs ponvoirs
Sour lui denoncer Santhonax et Polverel, ces


C







( i6 ) ,
cris de douleur ont cte 6touffTs. Ces 8 coimmnis
saires, co.Inme je te l'ai dit ont ete arrsetes e
jettie dans des prisons oh ils sont encore; co
sont eux qui ne cessent d'accuser, d'apres la
mission express qu',ds en ont, et ce sont eux
qu'on retient obstinerment sous les verroux.
Le Nantals.
En vdrite, je i.e croirois pas ces cLoses si jo
ne lfes eiteindois de ta boucho j'en suis tout
stupdi it ..

Eh rmon ami, ces Fcetleats nous appellent ici
des nmangenr's (tI'ommcs! Ieur audace s'accroit
par l'inpi'eite, et 1'or qu'iis repandent la leur,
gar anti. 'a: Jai;.sss mnoi un moment : je scus.
que j'ai be4,oi~ de repos, ces affieux scLuvenirs
m'ont aftecte tlop vivcnient. Adieu mon ami;


'~ W
nous nous rever'Olns,







De 'Iimpirincri des Droits du Peuple,'rue de
la loi.