Belley, de Saint-Domingue, représentant du people, a ses colleagues: Belley, 7p,

MISSING IMAGE

Material Information

Title:
Belley, de Saint-Domingue, représentant du people, a ses colleagues: Belley, 7p,
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
(Paris), Imp. Pain, 23 Aug. 1794.

Notes

General Note:
4-tr-Belly-1794
General Note:
U.Fl.-Mangones Collection extract

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
ILLMC
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
LLMC31471
System ID:
AA00000890:00001

Full Text

























This copy of a rare volume in its collections,
digitized on-site under the
LLMC Extern-Scanner Program,
is made available courtesy of the

UNIVERSITY OF FLORIDA LIBRARY




A 1ii
t-r










B ELL E Y,

DE SAINT--DOMINGUE


REPRESENTANT DU PEOPLE,


A SES COLLEAGUES.
'-.i7



;1"
JE ne sais point m exprimer avec eloquence; je suis un de ces
homes de la nature que la sagesse et les principles de la na-
tion franiaise out arrachis an joug du despotisme; je ne con-
nais pas intrigue, je nmprise imposturee ; je n'ai pas tat i
de hardiesse en parlant au milieu de vous, que dans les cort-
bats a ddfendre les interets de la republique.... Mais la dd-
putation de Saint-Domingue a edt attaqude par des personia-
litds outrageantes. J'ai vu avec indignation, a votre barre le
crime oser implorer votre appui, tandis qu'un libelle, sorti de
ses mains, dissiminait partoat le poison de la calomnie.
A

,


I .









(2
Si, personnellement, nous ,W'tions pas- designets par les traits'
calomnieux don't Page et Bruley, se distant commissaires de
Saint-Domingue, ont forrnm I'adresse qu'ils vous ont pr.sentie:,
lnous dedaignerions de rdpondre,...Mais Fintera t la dignity de
nos commettans seraient comproris si leurs represents
laissaient iinpuninent planer sur leurs totes une indignQ accu--
sation lance par l'imposture.

Depuis cinq ans entiers que Tes assembldes coloniales et leurs
complices jettent: entire la France et les colonies un voile d'in-
trigue impnItnrable, ne sera-t-il pas enfin permits a-la conven-
tion inntionale de connaltre la verite, et d'asseoir aon jugement
sur des bases de justice et d'impartialied ? I'hydre toujours re-
naissante ies factieux Colonicides, les debris des assemblies.
rebelles qui proclambrent le f'ddralisine; qui, depuis deux ans
vendent puibliquement aux 'Anglais les Antilles, et qui, dans,
instant jnime oui nons dcrivons, sont partout coalis6s avec
ces iniplacables einelmis de la R'bpublique, .... Ces hornmes
dternelleme'ntr mouleves centre les decrets; ces hommies qui orut
tonjonrs rniconnu, repoiss6 tout ce qLui Inanait .de la Me1tre--
Patrre; ces ihommes venduis i Capct-, ainsi que 1e prove leur
coirespondance male'rielle, deposee a votre comitd de Salut-pu-
blic; cos lonmmes lids avec la faction liberticideque vous ve-.
Jic-z de terrasser ; ces horiiies qui se plaignelnt aujourdliuii
d'tire (itenurs, et qui lors de notre arrivee en France, avaient
Lin credit si dcsputique qu'ils tenaient emprisonn's les meilleurS
patriotes de Saint-Domingue don't plusieurs sont encore dans
les fears; ces homes cqui enrcnt assez d'influence, lorsque nous
arri vaw> s f Paris, po ur nous fairejetter noasriienes dans uncachbt
sa&I s (I i'n daigina nous eutendre, parce uenous venions reprsen-
ter leurs victims et demander, au nom de 1'hqtnanite, justice
centre enx, ces horines centre lesquels s'dlevent les vrais pa-
triotes des colonies, les tro:s assmiblh'es nationriles, routes les
autoriths eCvoy&es dlepais cini( ans dans les Antilles ; ce's liomrnes
cliiu qui n'oat pour acolytlies cue les Anglais, leurs com-
pllces, et des colors charges de dettes et do mepris, int'riguians
tLliuours devouds a ces assembles rebelles .coatre l'autorite Id;,




I t


gitime, ce sont ces homes qui osent dcrre d'indignes i-
belles, et qui voudraient nous avilir par des personnalit&s de-
goitantes que nous devons repousser.
II est d'abord un faith constant c'est que Page et Bruley ne
furent quecommissaires de 'assemblee colonial du CapauprBs du
tyran, pour soimettre a- sa sanction royalele soi-disant ddcret
de cette assemblee qui ddclarait I'inviolabilitd de 1'esclavage .
Saint-Domingue ; ces commissaires avaient mnme l'ordre de ne
pas cormmuniquer avec I'assemblee legislative.
L'assemblee colonial du Cap, formde seulement par des co-
lons blancs etdans laquelle on avait refuse d'admettre les ci-
toyens de couleur et les noirs qu'a cette 6poque on ne regardait
pas come des personnel fut cassee par suite de la loi du 4 avril,
come illegal et attentatoire aux droits des homes ; les com-r
missaires de cetto assenblee ne devaient plus exister du mo-
ment oui leurs constituans furent destituds ; mais ce n'etait pas
1'avis de Page et Bruley. Ils trouvaient de l'avantage a garder
une position que la loi avaitfrappde de nullite, quoiqu'ils eussent
connaissance officielle de la cessation de leurs pouvoirs, ils out
continuL h s'entourer d'intrigaes et des oisifs des colonies ; is
out correspond avec les debris coupables des assemblies co-
Joniales avec les agens de ces assemblies ; is out declare, une
guerre astucieuse et polemique a tous cenx qui, n'dtant pas
dans leur sezns, voulaient etablir a Saint-Domingue la revolri-
tion de France, pretendaient y fire respecter ]a volontd natio-
nale, et prcliaient au noin des droits de la nature. la liber-
te et 1'egalite parmi tous les homes indistictement.
est certain que le systmrne des assemblies coloniales et de
leurs agens i tait de fatiguer la France par tant de ddsagrd-
meiis poitiqicues, par des inte'rits coiintieux si fort a charge i
]i Aleiropole par des discussions si inextricables, que-reirtme
de tant de soins et; de frais inutiles, cette M4tropoie prtt d'elle-
minme le part d'abandonner la colonies "t son propre regime-,
ce (ui euit amend spontanl1ment le systmne de scission et do
fddcralisme, objet des v(;eu, bien prononces de ces assembles.
A









(4 )
Ce qui prove cette assertion, c'est la' colndilite machiavIicuIe
des assemblies coloniales, les troubles et les insurrections ex-
cit6s par leurs propres mancnuvres leur guerre obsliiie centre
les citoyens de couleur, le mcdpris constant qu'ellos t(moiguaient
pour les lois de la France, quli par tons les moyens par
tous les sacrifices, tentakent Je rctablir le came dains un pays
que ces sectaires rebelles.avaient intrit de diviser; c'est sur-to.ut
leur coalition criminelle avec les anglais (jui devaienit, un jour,
profiter do nos mnalheurs, et la haine si souvent pronounce de -
ces parjures centre les assenblees et convention nationals, les
jacobins, les commissaires civil, et tout, enfin, ce qni ilnanait
de la France. ...., ils repoussaient tout avec aclarnement, e;-
cept6 cependant les secours et le numeraire don't la patrie abu-
sde ddpouillait son sein maternel pour ces traitres qui en usaient
avidement centre elle.
Ce que Page -et Bruley declaront relativement .a I'envie que
I'oa avail de les fire mettre en jugement au tribunal rqvolu-
tionnaire est une calomnie bien grossiere et facile a refiter;
certes, ces homes sont bien habiles h calculer ton es les chances
politiques pour en fire l'application h leur profit..... On sait
que, si an Luxembourg, la chambre qui renfernait, les quatre
colons mis en jupgement, a dte port'e sur la liste de la conspi-
ration des prisons, c'est une erreur des sedl rats qui faisaient
ces listes; c'ctait la chambre voisine o. 6taient les malleureux
patrioles d Orleans que Fouquier-Thinville et son f(r4oce patron
avaient ordonnd de mettre en jugement ; Fouquier-Thinville, l'a-
mi intime de ces colons le commensal afi'dd de Page Pt Bruley,
a lui rnmrne temoigud son etonnement de voir ces colons sur le
fauteuil; aussi leur a-t-il donn4 une grande preuve de son dd-
vouemcnt, en trouvant une raison specieuse pour sauver leurs
tetes, lui qui n'en trouva jamais pour saver celle des inmiocens,
(1) et qui certainement sans l'errenr en question, aurait faith
6gorger tons les patriots d'Orleans qui ne pensaient pas u cois-
pirer et (mi inaitenant jouisseut en paix de leur innocence
et de leur liberty.

(i) IFs ('(tiiet scpl -ns cetle chalmbre, ci t fi'rcLt sauvds, don't les quatre co-
lous 3 les deux aulitLe ILLtUCu guillotiu .





-~. *
^ A









Les accusations portkes jpar ces homes centre Sonthonax et
Polvere4 ne nous regardent pas. Nous prdsu moius que cos ci-
toyens -sauront eux-memtes repondre et repousser I' ijare qui
iur est personelle nous nous contenterons d'observer ,u'a
'dpoque de notre arrive en France, Page "t Biuley qui se
plaignent aujourd'hui d'etre enmprisonnrIs, et de n'dtre pas mis
en confrontation avec Polveerl ct -Sout/o.onax nonseu leente;
avaient fait decriter ces coinrnissaires d'accusation, ainis encore,
its avaient eu l'impudeur de demander h la convention qul'ils
-fissent mis hors de la loi, et ccla. sans ire entcndits et sur
l]ur denonciation spdciale.
Si aujourd'hui Page et Bruley sont dto&tnus nous declarons
que le comite de salt public a des preuves mnatrielles de leurs
crimes, et qui ligitiment leur detention.
Aureste qui peut igiorer Iue les Tfimusaes nrchives don't ils
parent ne soient un rams d cao ie d cioi deI de (nonlciations
mendiees h leurs partisans d'ecrits scaudaleix et imposteurs,
une compilation enfin d'actes absiirdes, qu'ils pretendent jus-
titicatifs. Ils e-ianent tous de Jeurs assemblIes coloniales,
on des corps populaires de leua creation, et loin de porter
la lumiere et la conviction sur les causes des maux de St.-Do-
mingue, il-s prouvenit au contraire la vaste comnplicite que les
assembli:es coloniales avaient dans ce pays de corruption, parmi
les corps admninistratifs de leur formation qui tons, come
elles, respiraient le crime, l'i nsbordiwition h a n mere patrie,
et h ses deldcguds, et surtout la haine profoude de la liberty et
de l'dgalitd.
On doit observer .qu'il est extraordinaire que Page et son
colUdue qui n'avaient plus de pouvoirs pissque l'asseiibl4e don't
ils 6taient les agents etait elle-mime destitute, se soient of-
liciellement eriges en deitonciateurs au norn d'ue colonies de
laquelle ils ne tenaient aucune delegation, et ayent audacien-
sement aflirmd des fits centre des individus doit ils ne pou-
vaienit pas apprecier la conduite; Page et Bruley, dtaient en
France avant le dVpart de Sonuthonax et Polverel pour St. Do-
mningue; comment out ils pu assure d'une manidre si positive


!'









co q &c 'oat panfl a oo0 lieux de lenrs pierionnes i 'd'ailleurs
ces Ilnmiri- es niie t'ureCt jinflis ent-oures Ih anPr s s e panr des in-
divid,,s das aileur s,,s ils avaient grand soin dans tons les points
di It rpubli(quede fde ire opprimer et incarcerer a leur arrive
d(' ]a c(,lonie CeuLx qluils savaient n'etre pas cldvoues la fac.
l:;on qu'lls d1iriT eaiiit.
Une senle rillexion terminera cette reponse ddjh trop longue.
cc Des lio! nmnes aussi conpables que Sonthonax et Polverel,
c qui smns doute ne pouvaient pas so Hlater de celerlentrs crimes
i pi!is'je toute la France indign e appellait ]a vengeance na-
, tionalc sur leurs tetes ces homines dis-je qui 'a deux millles
, lieux de li France avaient deux cens millions disponibises
I et la. libril-e de choisir un azile, par tout i'univers, out eu
, lai so!iise de venir dans le sein de la (Convintion, d'obeir
c ati de:ret d'accnsation lance centre eux,.... 1ls apportent
(c dooieineatt let-urs tles sous le glaive de la loi..... II est
Svrai (qt,'ils demandeltt a etre entendus. puisque depuis si
, loibg-temps leurs accusateurs les dechirent en leur absence,
, et les out rendu Fobjet de I indignation publique : comment
, Pe et Biruley, qui les ont accuse, qui demandaient leurs
, nrise eors de la loi, parce qu'ils 6taient absents, penvent-
, ils blarmer la Co:nvenlion de ce qu'elle fait une action de
3 justice en ordonnant que des accuses qui vienne-t de bonne
, foi se liver cux mnmes exposent libremient leurs moyens
cc d( justif 1ation ,.
AI citovens col' 'gnres, nous vous attestons que si Page et
Bri ley, 'aieinte St. Lominlge avec 200 mllC LoiOS et que vous
les decu 'etiez d'accusation, voius ve les verriez pas en France
se hater de venir soutmetitre l-ir exsiteace aux loix, et reclamer
justice pour leur innocence calomnie.e.
Nous demandouns que ces. homnies coupables et intrigans,
qrii u'abreuveni depIus cinq ans la Fran e que d'embuches
et .d'errers essir ls colonies dout ils ont caus4 la perte;
soicnt cnlii scunits atl j1gernenit de vos coniites qui or t el
,ai, des pieces runtriceles et de convict Qion clui attestent ic crime
IC.tl.eur traliiso .













(7)
Nous aurions dddaignd les injures' mdprisables don't ils nous
out covert, si ce que nous devons a la dignity de nos com-
mettans ne nous avaient pas forc6 d'y rdpondre, et de rdpous-
ser indlviduellement, de la part de ces enuemis de la rdpublique'
ce qui nous est personnel.


A Paris,
indivisible.


le 6 fructidor flan


second de la tdpublique i unc ed


BEL LE Y


De lmprimerie de PAIN Passage-Honord.





4


IYILI~"LbklRBPII~I~E~j(pgl~2111(~ --- ~----


_^- -*-&"-


''