Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,

MISSING IMAGE

Material Information

Title:
Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
Port-au-Prince, 1951-57
Publication Date:

Notes

General Note:
4-per-1951-57
General Note:
Annex Oversize KGS 327 .D43x

Record Information

Source Institution:
University of Michigan Law Library
Holding Location:
University of Michigan Law Library
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
LLMC31775
System ID:
AA00000846:00199


This item is only available as the following downloads:


Full Text

















This volume was donated to LLMC
to enrich its on-line offerings and
for purposes of long-term preservation by

University of Michigan Law Library

























f be OM HEBBUMAAE JURIIQUE Me Pat Emile GABOTOI'
Foeoterf^ ^K AyVEC D1ES CHBONIQUEV SCIENTIFIQUES ET PriTIODES 'hreiJ.GeiU

n teI: mprimerie aLe Matinrx,, 'e, Amr ritane Rdactlon Administration Angle des Rues Arteno
chrmin des Dallep *2 R6ddctio UN CAOM TF Abonnement Mensuel :0;. Ph.ne 35 et 2147 F r n er ronc-Fof

IEME ANNEE No 199 .Port-au-Prince' HAITI LUNDI 22 OCTOBRE 1956



SO I NAIBE I OUR DE CA ATIN Rouveriure solennee
Sr iE- Ij w w B CASin --


EDITORJAL : Question de principe
Arr4t de la Cour de Cassation 4 Octob 195


Sr 6u, la dome Os
mann Thomas, nee Roselia Algima centre Lejeune F61ix
ACTUALITES E Discours du vice President Rodolphe Barau
2) ANTOINE RAMEAU, par le Juge Emile


3) L'AJH et J'arrestation de notre confrbre


Ze .SECTION 4 OCTOBRE 195
Pourvoi de,la dame Osmann,Th
mnes, n6e .Rosalva Alcima, cor
tre arrt -de la Cour d'appel de
Port au Prince en date du 23
Juin 1953. Avocat Me Loube
Cormier.
Ddfendeur sur le pourvoi le
lnommn Lejeune F61ix avoca
Me Morel Lafond Favieree
R6quisitoire du Substitut Adr
en Douyon tendant au rejet du
pourvoi.
OBJETS: Les 6nonciations dunr
acte authentique et loes t6moi
gnages.
PRINCIPES I*Les scules' 6ga
tions d'une parties Interess6e ne
sauraient avoir la vertu de fai-
re tomber les enonciations d'un
acte de ventf, en, vertu duquel
quand ces nonciations sont co
roborkes par des tkmoignalges
skrieux reueillis confonmn-
ment la lol. '


LA COURT
Et aprbs d6libmtion


en la


Chambre du Conseil;
Attend que, en vertu d'un
arret de la Cour de Cessation
du 20 Mai 1954 dormant del1ga
tion au Juge d'Instruction du
STribunal Civil de Jacmel. de
proceder 'A un complement d'in
formation sur 1'affaire de Le-
jeune Felix, prevenu de voli
avec effraction de iltres de.
propriet6 d'escroquerie et de
faux en 4criture publique su
prejudice de la dame Veuve Os
mann Thomas, le Magistrat,
information terminde, a ren
voy6 le dossier la Cour pour
ftre status ce qu'il appartien-
dra; -
Attendu, que, en fait, par let
tre du 20 Novembre 1951, la da
me Veuve Osmann Thomas ren
dit au Parquet du Tribunal Ci
vil de Jacmel plainte contre
son ex-ooaubin, Lejeune Felix,
pr6venu ad'avoir soustrait, %
son prejudice une pioce d'un
carreau sept centinmes de terre
et d'avoir, dans la suite, present
t4, sans doute une personnel de
la resemblance de la plaignan
te chez le notalre Noallies Fils


Dorsainville

Georges Petit
DIVERS :! /


QUESTION DE PRIMCIPE

On n'insistera jamais trop des amities et des inimities.
sur la haute port6e de la ques Notre fid6lit6 la question
Aeon de principe.,On entend par de principle revele notre degree
1I les rbgles .ge6arales dp droit ,de civilisation et la quality de
de justice et d' 1mentaires con notre formation.
venances qul fse posent F 1'occa Les int"6rets sont des facteurs
sion d'une situation ,de fait don de division; ils s'sffublent sou
n6e- vent -des apparences de princi
Les faits nont suscepttibles pe pour masquer les appetits
de diverse interpr6tat'ons; et violent
ces interpretations r'efletent le II faut des bhommes sourds i ces
co6ficient personnel de winter int6rgi et prets I se sacri-
prete aussi que sa formation .g6 fi r pour un ideal elev6, Ideal
g6nbrale et son degr6 d'affectivi qui n'offre pas des advantages
Mt. Entrent en line de comnptfe concrets et immnidiat.
diver. facteurs : la raisozi la
passion, le sentiment, l'int6rkt Dans les moments de cruise,
mediat et imediat suplrieur et la question de principle est la
inferieur. seule planche de salt; les an
,Dans la complexity des cau tagonlsmes violent les querel
ses et des influences qui deter les partisanes se dressent avec
eminent notre jugement et r-' leurs cahiers de changes et


glent nos attitudes et comporte
ment se de tache .la question de
principle.
La question de principle est
le guide sur qui nous dispense
des calculs et des precautions
commands par les petits int4
rets.
Faites votre devoir, dit le h6
ros de Conseil, et laisser fire
aux Dleux .
D es que la question de principle
se pose dolvent disparaltre les
sympathies et, les antipathes,
kes pretfrences et les aversions;
1'aocord dolt se fire automatic
quement autour de l'interet su
Prieur qui deborde le cadre


leurs revendications. UTne seu
le boussole, la defense des prin
cipes qui r6gissent le cas envi
sag6 la base de notre commu
t6, et le fondement des int(rWts
suprtieurs de 1'homme.

C'est qu'il nest pas toujours
facile d'avoir une vision nette
de la situation et une notion
exacte du devoir; il suifft d'invo
quer les principles protecteurs
de ice que nous avons de plus
noble et de plus elev4 en nous
pour cholsir entire I'action on
l'abstention la lutte ou n aban
don, le d4courageoment ou 1'op>
tinisme.


Ordre des Avocals du de toutes es viles de la 1
Barrea de bblique des [marques d'attention
Potrt-auPrince e de sypahie dot is ot
r-a6u-Pritnlc t'objet l'oecaslon des lec
Le BAtonnier et les Mem- tions ~di 24 Aout 1956.
bres du Conseil de discipline re Port au Prince, le 10 Octobre
clercient sincOre nent les emis 1956 %


Ades Couzs et Tribunu,

'i et fait b~tir' un acte de vente ',
o son profit, 6 ]a date du 6 Mars Nous avons le plasir de pu
blier important discours du
Attendu que cette plainte a- Vice president R Barau r loc
e boutit O6 une ordonnanoe du 14 casion de la Reouverture des
Mars 1950 disant, qu'll n'y a Cours de Tribuanaux
i pas lieu 'a suivre centre le nom
m6 Lejeune F~lix sur les pr< Messieurs les Seci6tires d'Etat
e ventions d'escroquerie et de L'absence de honorable Pr1
vol avec effraction de titre de sident titulaire de cette cour
propridte, mais qu"il y a lieu t me vaut i'heureux privilege de
Spoursuivre centre lui pour a- vous soubaiter la bienvenue en
a voir U Jacmel, le 6 Mars 1948, ce Palais de justice C'est au
pa-ru ,en l'6tude du Notaire nom du Pouvoir Judiciaire que
Noailles Fils, en compagnie je yous remercie, d'avodr hono-
d',une personpne supposee qu'il r4e de votre presence cette au
a presnentee au Notaire comme dience solennelIFe de la reprise
6tant Madame Vve. Osmann de nPs taqv4uxc pour le-noirvel
Thomas, et fait fabriquer par exercise 1956-1957.
cet officer minist4riel un fux. La solenvdite de ce jour se
acte de vente, en vertu duquel trouve rehauss4e aussi par la
il amrait acquis de la dite Veu presencee des, Parlemenaires,
ve Osmann Thomas un carreau des Membres du ConseilduCGou
et sept centibmes de terre, ce, vernement, des Magistrats de
apres avoir fait remettre au No tous ordres, du Banreau et de
taire par la personnel suppo. cette assistance, j'envoie 6 vouL
s6e les titres de la propriett et tous un cordial merci, au nom
la carte identitye de la dame de la co=i
'Veuve Osmann Thomas qu'il
avait eu soin de se procurer au -
pr6alable... en consequence, le Messieurs,
renvoyons pat devant le Tribu
nal criminal de Jacmel.... Nous reprenons nos travaux,
apres un repos command pam
Attendu que, sur Vappel de le nombre des decisions rendues
r'inculpl, la Cour d'Appel de durant 1'ann6e qui finit. Nous
Port-au-Prince infirma la dite esp6rons que, comme bier, no-
Ordonnance dit et declare n'y tre tache accoutum6e sera ac
avoir lieu a suivre contre Le complie avec le m&me souci do
june F641x sur la plainte en bien fire. Nous y incite 1'exam
faux de son ex-concubin., ple donn6 par les autres
Attendu que le pourvoi de la Grands Pouvoirs de I'Etat. Le
dame Vve Osmann Thomas Legislatif a fourni une oeuvre
contre 1'arrdt du 23 Juin 1953 considerable. Le Pouvoir Ex4
de ]a Cour d'Appel de Por tau utif que dirlge Monsieur le
Prince fut admis par arret du Pr6sident de la R6publique, a-
20 Mai 1954 de la Cour de Cas vec tant d'attetion, s'honore en
station donnant d16lgation au particulier et dolt se fdliciter
Jugt d'Instruction de Jacmel de la realisation de ses plus no
de completer l'lnstruction lo. bles efforts. d6ploy&s cette an-
notamment par 1'auditAon de ne,; en vue d'obtenir pour ce
I'arpenteur Jonathas Marti Peuple des conditions meilleu-
neau; 2o- au sujet de la posi res de travail et de vie. Des
tion respective des terrains; chantiers nombreux ont ftL ou
3o. Production des divers actes verts un peu partout sur notre
d'arpentage; 4o Audition des t6 I territoire. Des cites ouvrilres
moins instrumentalres O A'acte ont et4 dresses 'pour remplacer
de vemte argu6 de faux; 5o. des taudis. Ce qui a permis au

Suite page 3 Suite pag 2)





2LIBS DEBATES,


COUR DE CASSATION

Suite de la lbre page


Production de la minute mreme
du dit acte et non d'une simple
expedition coniorniement aux
artUi. 350 et 354 C.I.C; 6o Corn
munication i 1'inculpd, dans un
dernier ixterrogatoire ,de tou
tes les charges recueillies par
instruction, afin qu'il puisse
les d6battre et preparer sa dd-
fense;
Attend que, encore qu'in-
suffisaat, le complement d'in-
formation, reproch, des faits
de lIa cause orignairement rete
nus, penmet de serrer la veritd
de plus pres que possible;
Attendu que le fait genera
teur de faux en 6criture public
que centre Lejeune F61lix qui
a emport6 la conviction du Mi
inistbre Public, du juge d'Ins-
truction est I'incident rapport
,par la plaignante et par le
sieur 6rilus Refuse, future
bWau-PNre de la fille unique de
la plaignante par consequent
partie,,intLrassee,au d6bat d'Ocfo
bre 1951, 'A l'occasioon de l'ar'-
pentage d'un terrain apparte
nant un certain Eiraus Cdra-
tus et qui serait limitrophe de
la portion du carreau et sept
centimes de terre litigieuse, le
sieur Lejeune Felix aurait dis
uuad6 sa concubinle de produi
re ses titres pour dtayer sa pro
testa'tion auprbs de l'arpenteur
instrumentant; Jonathas Marti
neau ,au sujet d'un' tpidtement
don't elle tait nmenac6e;

Attend que oet indice tZrs
s6rieux, sinon -le soul, relevA
centre Lejeune F1lix ne rdsi's
te pas I 1'examen de d6posi-
tions des timoinw et des docu
ments de la cause;

Attendu que quatre pieces
ddcisives demontrent 1'impossi
bilitO de la continuity du ter
rain litigieux et de celui d'O-
raius Eratus et celle de la per
tinence menme de l'incident r'ac
te du 19 Octobre 1946, au rap
port du Notaire Daniel Dantes
Leroy, l'acte du 6 Mars 1948, ar
gua de faux, le procts-verbal de
rafraichissement d elisibres du
terrain, effectu4 le 10 Novem-
bre 1951 A la requisition de la
dame Vve Osmann Thomas,
par le Ministere de l'arpenteur
Joseph Jonathas Martineau la
lettre certificate du 16 Octobre
1954 au Juge d'Instruction de
Jacmel par l'arpenteur Ages Al
cindor ,suceesseur et d6tenteur
des archives de feu Jonathas
Martineau.

Attend que, en ce qui est
,de Facte argu4 de faux, tes td
moins instrumentaires ou bien
ont avou6 qu'ils signaient de
confiance les actes dresses par
le Notaire Noailles fils, notai
re s6rieux et sensible 'A la r6pu
station. qu'il ne voudrait voir


.iA.ien2niL, enuacne-; ou nDI
a a i 101 au snrmjent, ont at
unime.que la damae Vve O.Ynann
ifnumas en porsonne a compa
i-a en i'4cuae du Notaire avec
Lejeune Felkx pour passer i'ac
ve ae vente du 6 Mars 1948 "e'a
faveur de celui-ci que, dans la
suite, le notaire reconnu sans
peine la dite dame; que le sim
pri dire d'une parties interessee
ne s'aurait, avoir la vertu de
1'emporter sur les nonciations
d'ut, acte authentique; corrobo
r'es par les t6moignages de td-
moin- honntes et impartiaux;
la cause, tels qu'ils se ddgagent
de information, n'accusant l'e-
xistence ni de vol, ni d'escro
querie, ani d'abus de confianoe,
ni de faux ils redvlent que Le
jeune Felix a us6 de moyens
captatoires pour obtenir et gar
I der le carreau et sept centimes
de terre de la dame Vve Os-
mann Thomas ,son ex-concubi
ne;

Que, le dit sieur a dd avouer
que, entire lui et sa maitresse
il ne s'6tait agi que d'u'ae dona
tion d6guis6e sous iforme de
vente simple, ,puisque le prix
de la vente n'a pas 4t6 et ne de
vait pas 1'etre;

Attendu qua' Lejeune Felix,
par son obstination a vouloir
bendficier de cet acte pour le
moins Pind6licat, est la seule
cause veritable des poursuites
de son ex-concubine qui, 16giti
moment, devait s'efforcer de
rentrer dans son bien, mais par
des moyens 16gaux. ,

Attendu que information
,ne revele aucun indice de cri-
me, de ddlit ou de contraven-
tion 'a la charge du prevenu
Lejeune Felix, il 6chet de le
tvenvoyer des liens de la prO&ven
tion;


Par cea motifs, la Cour,
sur les conclusions confonaes
du Miniuttre Public, au fond,fai
.sant ordonnance nouvelle, d&-
clare qu'il n'y a pas lieu ,& pour
cuivre centre Lejeune Felix sur
la plainte de la dame Veuve Os
mann Thomas et condamne la
dite dame aux a6pens;


JUGE par, Rodolphe Barau,


Riouverture solennelle es Cours et Tribunaux

(Suite de la page 1)


people de s'occuper, de rece
voir un salaire bien r6tribu6 et
de realiser la paix du foyer,
dans 1'ordre, et par le travail.
De notre part,,'ious croyons
que rien ne viendra assombrir
nos esp6rances de travailer
dans la .paix. Si, a rintvrieur
des competitions politiques
vont se donner A une 6poque
oiu il s'agira de renouveler une
des Branches du Pouvoir' Le
gislatif, les ,progres r6alise&
ans nos moeurs politiques nous
donnent assurance que told.
se fera dans l'ordre, et que le
rasultat de ces competitions
s'obtiendra pacifiquement par
le seur d6pot de bulletins de
vote conscient dans l'Urne el-ec
torale.

-'our NOous de ;A Justice, au
moment ae, reprendre noj, sie
ges, il nous revient que ce n'.est
pas une vaine tradition que cel
le qui veut que nou. entendions
i un entiree nous parler de nos
devoirs ou de note histoire,
traiter les plus hautes questions
sociales oua juridiques ou ratra
cer la vie d'un de ces Grand
Magistrats que nous pouvons
iadiquer comme les chefs-d'oeu
vIe de nos redoutables fonc-
tions.

, J'ai eu naguere, a une parei1
le solennit6, t consider la Jus
twice dana son organisation his
torique, dans l'ordre de son 4vo
lution juridique, A determiner
le role de la jurisprudence dans
l'interpr6tation de noi Codes,
a &constater le prdcieux moyen
de diffusion qu'a ftd pour la ju
risprudence la publication p6
riodique d'Arrets annrotds. J'ai
h6sit6 aujourd'hui sur le choix
d'un sujet traitor. J'avais d6si
rd retracer la vie d'un de nos
grands Magistrats, celle ipar ex
empte du President Lechaud,
Ma-gisrat eminent, form int&-
gralement, grace 1 une applica
tion saine du principle de I'ina
movilit6 sans restriction et qui
ast ainsi arrive d'dtapes en 6ta
pes au faite de la carrlire, la
Pr6sidence de cette Coair o il a
siegd plus dbe vingt ann6es. C'est
de lui que notre President L6-
ger Cauvi'n a eu 'a dire: .On van
te en lui l'honneur la foi, al
probit& Le Pr6sident Salomon,
le nommant 6n Cassation, a eu
2 lui 6crire:

Vice-President, L61io Vilgrain, IA cette carriere de Magistrat
J.B. Cin6as Christian Laporte, que vous aimez. Si j'avais con


Ludovic Magloire, juges, 4 Octo
bre 1956, Mr. Max Jean Jacques
Substitut Joseph Edmond, corn
mis Greffier.


OBSERVATIONS : Cet arr&t po
se en principle que le juge d'ins


nu un.plus homme de biceh, je
l'aurais choisi. D'un tel Magis
treat il y aurait long A dire ,et 'A
* tirer un grand enseignement.
Les notes 'A recueillir a cet effet
n'ont pu l'etre temps dans ces
derniers jours trop proche's de
la rentr4e.


truction peut controller par les
t4moignages la valeur des dnon Je m'arreteral donc a un au
ciations d'un acte authentique., tre sujet. Ce sujet me vient en


raison de nos travamu habituels
dana 1'application des lois. C'est
an point difficultueux qui n'a
pas cess6 d'etre l'objet de tenta
cives ,toujours renouveldes,
afin d'arriver entire les divers
Etats a une sorte d'union judi
ciaire, par laquelle il serait per
mis l'ex6cution moins difficile
des jugements d'un pays 6tran
ger sur le territoire d'un autre
pays.

xxxxxxxx

Je m'arreterai donc 'a 1un au
;re sujet. Ce sujet me vient en
tarion de nos travaux habituels
dans I'appJication des lois.
C'est un point difficultueux qui
ni'a pas cess6 d'etre 1'objet de
tentative, longues renouve-
l6es afin d'arriver entre les di-
vers Etats une sorte d"union
judiciaire, par laquelle il serait
permis 1'ex6cution imoins diffi-
cile des jugements d'un pays
stranger sur le territoire d'un
autre pays.


A une 6poque, cut on .i dire pour effet de mettre e ladeur,
avec raison, of les communica- qui a triomph devant ds ju
tions entie ,peuples civilis6s de-
ges strangerss, dans l'impossi
iennent plus no-breuses et bilit6 d'obtenir l'exdoution du
plus faciles, l-s intrets du corn jugement prononco en s3a fa-
merce, la s6curit6 des contratveur ur r les biens que son d6
et le dEveloppement du credit biteurs posse en un autre
international exigent imp"riteu pays, et qui forment put 8tre
segment 1'abandon des .mdfian- son unque garantie. Un temnpd
ces jalouses que chaque Nation rament n'est il pas ind ensa
nourrissait envers les Souve- ble? I
rains, ies L.gislateurs et les Ju
ges des Nations voisi'ns. Nous xxxxxxxx
assistons chaque jour, davanta
ge q la co-pndtration des Peu A ce point de vue, il est a re
pies. Les Souveraiins voyagent lever que plusieurs Etats ont
A d'6tranger pluh aisi.ment qu'ils admits utn temperament qu'ils
ne laissaient okt,. fois leurs font r&sulter, soit des lois poli
Capitales pour -un point quel- tiques, soit des traits diploma
conque de leur territoire. Les tiques.
barrieres tombent. Plus d'isole
ment pour notre Petit Pays. II Notre disposition, encore
participe 'A toutes les reunions que portant en principle que a
internationales. II .entretient les actes et jugements rendus
un peu ,partout daq's le Monde par les tribunaux strangers ne
des rapports diploamatiqdes3 qui sont point, exdcutoires -ea Hai-
se font mieux connaitre. Haiti ti;- A l'art. 470 c.p.c modified, il
depasse. a .6t ajoutd cet alin6a .N6an-
xxx-x oins si des dispositions con
Si la nm6fiance n'est plus traires ce principle venaient 'O
nourrie contre les Souverains ktre tables, soit dans les lois,
s'il en est ainsi des repr6sen- soit dans les traits, les dits ac
tants diplomatiques, les Legis- tes et jugements ne pourront
lateurs et les Juristes consultes -tre mis A -execution que apris
de divers Pays ne doivent ils avoir 6t6 16galis6s par un Agent
pas chercher A rdsoudre la ques accr6dit de la R6publique
tion de savoir comment les d6- d'Haiti pour le lieu stranger et
cisions judiciaires, elles- m&. revetus d'une ordonnance d'el
mres, rendues en matibres civil i caution par '.e Doye du TribU
ou commercial, peuvent rece nal de lere Instance dans le res
voir.leur execution dans un au sort duquel l'ex6cution sera
tre pays. poursuivie. Le code civil, a l'art
C'est pdnktr6 de pareille 1890 prescrit ce qui suit : .L'4Hy
pens6e que des congressistes potoque ne peut r6sulter des j
ont tenu congres sur congres, gements strangers qu'autant
ont particip6 LA des conferences qu'ils ont 6t6 rendus ex6cutol
sur conferences, que des voeux res par un tribunal haitien,
ont &t6 votes dans les reunions
internationales. Reste que la Suite page 13


LUNDI 22 OCTOBRE 1956 .


PAGE 2


diversite des legislation est
encore de nature a fire recu-
ler le jour ou .l'on verra entire
lea Etats ce que I'on est conve
nu d'appeler i'union judiciaire
De ces divers Etats les uns
tiennent pour non avenus les
jugements strangers, les autres
soumettent ces jugements 'a
une revision complete de la for
me et du fond, ceux la exigent
avant tout la r&ciprocitC com-
me condition essentielle du res
pect des jugements strangers.
xxxxxxxx
Ainsi le principe qui domine,
c'est que des juges strangers
n'ont le droit d'agir et d"ardon
ner que dans les limits de
leur competence territorial.
1Us ne peuvent exiger que leurs
infonctions soient obdies au de
hors l'autorit6 co-active de leura
decisions expirent td la front4i
re.
Ainsi le veut le respect de
i'ind6pendance r6ciproque des
Etats. Mais l'application rigou
reuse de ce principle aurait des
consequences les pluu iniques,
si elle devait touiours avoir





LUNDI 22 OCTOBRE 1956
_____________ LES DEBATS b I PAGE 3
-------. .- -


Wlouveriure solennelle des Cours et Trihunaux Vars sU LICIrrATIOm
Suite de la 2eme page
sans prejudice des dispositions Pbeaucoup de regrets. L'Ordre L vertu dun judgment, ura eic W6 Q
contraires qui peuvent etrepri arrivent ( admettra par des lois des Avocats du Barreau de Se ueaaut uu Irunaa c.vi de -,O dau Prince, ets dito miners
ses dans 1?s lois politiques ou et les Gouvernaments par des Port au Prince ne devait pas 'ort au ue'rnce an ld u aJ u, otau ne l'es dit nuorog eur
dans les traits. traits, une action qui auait echapper aux mutilations por- Novenibre 1954, rencu entce la seur None l Ivr planet Fils,
Les textes pr6cit6s 6tablis pour effet de rendre plus facite taes dans nos rangs par da mort dame Felix Eyssaleme, nee Flo- l e sieur Nene Lavelanet Fis,
sent bien que les jugements l'ex60ution des jugements sur implacable. Deux batonniers, ra Faiae, propordraire, demu- cil 'a Poredemaurant : et do-
6trangers peuvent produire ef nos territoires respectifs par uta ancien et 1'autre, ,en exerci rant t domiciliee a Port au Lun n1 r
fet dos qu'ils opt 6 d6clards 1'ex4quateur q donner aux ju ce, sont parties. Qui peut oublier ce, iument autorisee et assrstee qu on computer Trols Novem
ex6cutoires par nos Xutoritds gements rendus en pays dtran la personnalitd agissante de Me de son epoux, demanderesse ori que lo n computer Trois Novte
udiciaires. I~ ne dissent pas gers. Edgard Fanfan, avocat de gminare en partake; Et la aame six, P dix heures d 'matin, en
qu.e nos autoritds judiciaires de xxxxxxxx rand renom, plusieurs fois ba Vve. mile Fauine, proprietaire, tude et par le mnsre d
vront declarer ces jugements Je n'ai fait, Messieurs qu'es tonnier de l'Ordre, ancien Secrd demeurant et domicili6e 'a Port e paorest Noti-
s eiotuiree san3 examen. et ullisserc*>ftx d];j-r;^..li.- -- I+,- -- .,. n- Ale Astel tadoresi Pilf, Notai-


dbs lors, la question est de sa-1
voir si un examen doit porter
non seulement sur la forme des
jugements, mais encore sur le
fondement m6me du d6bat en
gag.
Un arr't de notre cour de
cassation, en date du 26 F6vri
er 1929, a d6clar6 que les juge
ments des tribunaux strangers,
lorsqu'ils ne portent aucune at
teinte 1'ordre public interne
conservent leur efficacitd en
cc qui est des faits qu'ils corn
battent et de la quality qu'il at
tribuent aux parties litigantes
Ils n'ont besoin que de la 16ga
.lisation pour pouvo.ir etre vala
blement products devant nos
tribunaux.

Cet Axrrt semnble s'inspirer
ea parties de ee que pr6conise
I'Ecole Ibderale italienne, lors-
qu'elle dit au Magistrat 'auquel
on demand de d6clarer ex6cu
toire un jugement stranger, qu'
il doit l'examiner non dans 1'in
't6ret prive ,nais dafis 1'intirdt;
public, non seulement venifiert
won authenticity et la fideiit6
de sa traduction, mais surtout
examiner s'il ne content aucun
principle contraire a ux moeurs,
a l'ordre public, i la souveraine
t6 d-b l'Etat sans s'4rtger cepen
dant .en jurisdiction d'Appel et
entrer dans lae merite de la cau
se. I


tion qui, demanderait tre
plus longuement expiicitde.
) xxxxxxxx

Je m'arreterais IF de cet en
tretien ,3si une autre tradition,
chore au barmrau et ( la Magis
trature, ne nous commandait
de faire visit aux tombeaux de
uos morts de I'annee. 'La pidt6
nuous y conduits. Inclinons
nous devant no., Magistrats
et nos freres du Barreau qui
ont 6t6 ravis 'A notre affection.
De ceux qui sont parties, au
oours de I'annde, c'ejt Me Justin
tin Barau ancien juge de. ce
haut Tribunal ancien juge au
Tribunal d'Aippel, A sa creation:
en 1918, ancien envoy Extraor
dinaire et Ministre Pl6nipoten
ciaire & Mexico et &i la Havane,
ancien secrdtaire d'Etat de la
Justice et des Relations rieures. A catte dnumeration de
titres j'ajouterai: C'.tait mon
frere!... C'est ensuite notre Bi
gnon Pierre iLouis. Magistrat
kcout4 et' hauitement apprdci6
de cette Cour, ancient Doyen du
de L6gation, ancien Doyen du
Tribunal de, l re Instance de
Jacmel. l1 'nous avait laiss6
pour la politique. II dtait deve
nu Senateaur do la Rlpublique,
puis Preident du conseil du
Uou,;ern'' nont. Notre ami a kW
emport6e,, '. amue assez Ion


Taire da'tat. Non maoins regr a u-"rince, aenderesse original
c6 le batonnier Paul Bouche re en partage, ayant pour avo-
reau qui eut Asucceder A Me cat .Me Jh. Obed Laurent, prise
Fanfan. I1 est tomb6, en pleine en sa double qualitd.Ue comment
exercise, alors que son mandate ne en biens et de tutrice 16gale
venait d'etre.renouveld par le de ses enfants mineous, autori
suffrage de ses pairs. c'est d'au sde par dhlibdration du Conseil
tres encore, pris dans les rangs de Famille des dits mineurs,
qui ont 4td ravi: 3 I'affection ceux-ci asistes de leur subro.
de leurs amis et dae eur famille. g6 tuteur, le sieur C6cilio Dessu
M'e Isnard Raymond, ancien se, proprietaire, demeura't et
Substitut du Commisaire du domicilied Port au [Prince; 2o-
Gouvernement au requisitoire D'dn jugement sur opposition
qui terrifait les clients habi contradictoirement rendu entire
tuels de la Cour d'assises, et les mmernas parties par le Tribu
qui, cependant, devenu juge nal Civil de Port au Prince en
.montrait un calm presque date du Huit Novembre 1955,
olympien dans la tenue de ses maintenant le dit jugement de
audiences civil. C'est enfin un d6faut, lequel a acquis i'autoritd
jeune, celui-1'A, qui n'avait pas de la chose d6finitivement ju-


eocore donn6 tout ce que pous
devions esp6rer de ses belles.
processes ,d'avenir. Me Mauri.-
ce Bazile, ancien substitut,
a e4t pr6matlurement enlev4 6i
I'affeiction des siens.
Vous voyez quelle est la listed
de nos morts de I'annde. L'homn
mage dO ces grands nmorts
leur a t6 0rendu. Nous 6tions
en grand nombre pour les con
duire a la derniere demeure. A
defaut desormais de leur pr&-
sence rdelle, nous trouverons
le. plus nob4e enseignement
dans le souvenir doe leur passage
au Barmeau et dans la Magistra
ture. '
xxxxxxxx l


gue maladies qu'il a subie avec
I I I Messieurs. jie ne doiq i tor


une resignation ,hroique, soute
nu par le devouement if.fatiga-
De cet expos. ii se dgag.. ble des sens. C'est aussi, mais
done qu'un jugement rendu ea nl
-p ys anrneut trex en pleine activity doe juge en
pays stranger ne peut 4tre exe Cassation que Auguste Douyon
cut6 en notre pays que i des a ette ispari
nouo a Rt6 eniev4. Gette dispari
traits ou des lois politiques leon nous a tous A
permettent. Il fI taut en outre, ^ atousdunv. Ae d
_rmetent 11 f...........nee de. retour d'un voyage de


quoen se 'rapproprian, inos ALU
torit63 judiciaires compftefntes
lui donnent en quelque sorte
ce .que un auteur a appel ale
bapteme de la nationalitis. Cet
te expression ,je l'emprunte de
Monsieur Masse dans son re-
marquable ouvrage sur le Droit
commercial dans ses rapport
avec le Droit des Gens et le


court durde aux Etats-Unis
4'Amnrique note colligue nous
dtait revenue avec une sante
plus mediocre que celle qu'il
avait au depart, au .point d'a-
voir 6t0 terrass6 par la maladie
peu de jours apres son entr6e 'A
I'Hopital Gdndral. Auguste ,Dou
yon avait continue prbs cette
Cour la lign6e des Douyon. Son


Droit civil. caractere amine, sa galet6 ha
n bituelle ,e faisaient estimer de
xxxxxxxx .'ses collbgues d'autre part le
Je ne veux pas vous exposer Tribunal Civil voyalt brusque
dans le detail toutes les diffe- ment tomber un de ce3 mem-
rentes manieres que les divers bres le juge Dumas Pierre, An
Etats entendant pour adminis cien Doyen du Tribunal Civil
trer ce que Monsieur Massd a de Port-de-Paix, il 4tait venu
appel6 le bapteme de la nation commejuge et uge d'Instruc
nalitd. Cela me conduirait trop tion apporter son experience de
loin pour le moment. Nous ne vieux Magistrat au service de
Pouvons pas cependant ne pas notre cher Tribunal Civil de
souhaiter que les L6gislateurs Port au Prince. II y a laiss3


*'k'.J"*'-N, e)u s pis ivas r ter
miner cet entretien sur des no
tes si somibres. L'age n'a pas


terni en moi mon optimism
da toujours. Je ne crois pas qu'
il y a lieu de denespdrtr, malgr6
ces coups terribles portes au
barreau et 'A la Magistrature.
Ceux qui s'en ivont seront rem
plac&s.C'e3t la loi de la Nature,
et slon la. parole de Bossuet,
.la Nature, comee si elle &tait
presque envieuse du bien qu'el
to nous a fait nous d6claresou
vent et nous fait signifier qu'el
le ne peut pas nous laisser long.
temps ce peu de matiere qu'elle
nous prkte La consolidation
nous arrive parceque d'autres
viennent. Ainsi se pr6sente de-
vent nous, ddjA, une belle. 6clo-
sion de jeunes avocats, bril-
lants licenci6s de notre Facul-
t6 de Droit, et qui ont eu, r6
v6ler leur m6rite, et & montrer
de belles promesses d'avenir. A
cette belle jeunese, au jeune
barreau que j'estime, j'entends
adreser un voeu, c'est celui 'que
le H6ros Doyen fait pour son
fils: eQu'll 'oit plus .vaillant


ge;, 3o- D'un .procks-verbal de
delibrmtlon du Conseil -ie ,amil
le, dument homologu4 des en-
fants mineurs du sieur Florvil
Laforest et de son spouse n6e
Georgette Faine d kodde, ce
dernier tuteur lgal,' propriltai


L'ETAT HAITE


Una fnstitutior
qu; nous don


A 4 haute portde social
ne la chance do changer


en ,un rien de temps 'les conditions ma
t*rielles de notre vie et d'accomplir une
oeuvre social et humanilitre eon adant
les conomiquainent fables et les ins
titutions de bienfalsanoe


REGEE DIU TABAC
\


Vol~i enfin des cigars
MAGLOIRE
.'LEUIRS DE MAi1 ---
JASSIFN BLEU


imervelleux


'uronne
du! font la concurrence aix cigars 6tran
gers



que son pere! Vbtre genera
tion est note espoir. J'al fol en
elle. Seulement je dois vous pro
venir que les Ames g4n6reuseq
sont exiposs, dans la recherche
de leur ideal, 'A trouver des
obstacles, souffrances f6condes
qu'on doit accepter avec coura
ge, et meme avec joie. II faut
butter. Pas de retraite dangereu
se vers le decouragement et l'a
abandon. 'I
L'effort est beau en lui-mCme,.
II conduit &I un sommet ideal,
lumineux et serein-.


re Port au Prince, dument
commit a cet effect;
A la vente- au plus offrant
dernier ench&rIsseur: (
D'une propritd, fonids et ba
tiss., s1ie a Port au Prince,
Avenue Edmond Paul (Bas-peu
de-Ohose), la maison innmatnicu
lde au No. 28 et impose au No.
13971 D pour 1'exenicoe enc ours
construite en b6ton anmd et
bois importO, comprenant cinq
pieces au Rez-de-Chauss6e, sa
voir : Garage, Office, Salle A
maziger Guisine, chambre de
bains, W.C., dans la cour, avec
aocis l'atage au moyen d'un
e'cdlier en b&ton arm4 paartant
de la fapade principal (Est)
pour aboutir au balcony Nord,'
et d'un autre en bois partant de
Ja salle i manger duRez de
Ohauss e et condukiant 'a la
deuxiwme pi&ce de l'etauge; I'6.
tage conipreonant quatre (4) ap
parteoments, savoir Un salon,
Une deuxieme salle a manger,
Une grnde Chambre & coucher,
Une grade Chnambre A coucher,
s'ouvrant au baloon Nord. LLa
maison comprend deux cou-
loirw don't 1'un au Nord et 1'au
tre au Sud. Le terrain measure
tre'nte pieds ou neuf mrtres
soixante Quinze de facade sur
une profondeur de Cent Vingts
pleds ou Trente neui metres du
cot6 Nord, et Cent dix-hult
pieds ou Trente huit m tres
trente cinq du cot6 Sud, sul-
rant procks-verbal d'arperitage
de Jh. Justin Alphonse en date
du Vingt deux Octobre &il neuf
cent vingt sept, enregistre et
transcrit, accompagn4 de son
plan. A es born6 au Nord et au
Sud par les ayants droits de la
V,ve Camille Durand n6e Eva
Alerte et de' Louis Alerte; I
i'Est par l'Avenue. Edmond
Paul, 1'Ouest par lea ayants
droits des ,hritiers Mondesir
Alexandre.
. Tel d'aileurs que le dit tim
meuble se poursult, comporte
et s'6tend' sans en rien excepter
,i rdserver.
La dite vente aura lieu sur
la mise 1- prix de HIuit Mille
Dollars ($8.000) or valeur fixde
par les experts.
Pour plus amples renseigne
ments, s'adresser aut Notaire
Astrel Laforest Fils, d6positaire
du cahier des charges, on a 1l'a
vocat sus-design6.
Fait a Port aui Prince ce 15
Octobre 1956 -
Jh. O. Laurent






.L D A GL BU' 5!


Me ANTOINE RAMEAU


IAssociaxion le!
La p6nible nouvelle de la
mort die Me Antoine Rameau 1 arrestationl0 (
&m'4tant parvenue j'6prouve le
besoin de rendre homage GEORGE
ce brillan+ fonctionnaire qui di
rigea successiverment le Par-
quet du Petit Goave, celui des Le Comit6 de I'AJH nous a p.ri6
Cayes et qui repr6sente plus de publier cette correspondan
tard le'Gouvernement dans cet ceet nous le faisons en raison
toe mtropole du Sud. de l'importance des dnmarches
Rameau 4tai tun fonctionani- entreprises
re actif qui avait un haut senti
ment de son devoir d'6tat; i'in AU COMITE DIRECTEUR DE
justice conanise dans sa juridic L'A.SSOCIATION DES
tion avait une r4sonnance en JOUNAISTES TIENS
lui; il n'etait pas de cette catego EN VInLLE
rie de fonctionflires qui ne de Port au Prince, le 16 Octobre 56
mandont qu'a filer dioux et qui Au Comit6 Directeur de
ne semblent s'attacher qu'au co 'Association des Journalistes
t6 lucnatif de leur position. Son Haitiens
sentiment du devoir le poussait En Ville.
a& 'action. prendre parti pour M\'essieurs,
la viotime centre le bourre-u J'ai honneur de porter off
eau tat pett ciellement 6 votre connaissance
e at ie a nouvelle de rarrestation de
me remuant comprenant bien
ses responsabilites un home ,non mar, Georges J. Petit, op6
ree ce matin vers les dix heu
du devoir; mais si l'officiel chez ree ce motin vers les d hu
S, s, l ries quarante cinq par le Pr6-
lui 4etait s6vere, 1'homi e priv4 Nahoun, acoragne dun
6tait cordial envers ses amis,
ennt, d' aord ra. garde, au bureau mnrme du-Jour
avenant, d'un abord franc. .
nal ,Independanice.,
Quand le Conirisdaire Ra-
Comme vous le save peut-

1922, les d6possessions brutales etre djett arrestation a 6t,
effectuee sans mandat, 'en de.
de paysas et 1'arbitraire hours de toutes les former 16ga-
6taient ionnraie courante dens
cette jurisdiction, le june Cm au moment o non mar
abattait paisiblement sa tache
rissaire mnit.ordre partout sans quotidine. I a achei-
e des quotidierime. Il a .At6 achemi-
s'inquie6ter des ni6centente- n er 'e ha au P,.nitencier
ne sur 'e champ au P6nitencier
ments souleves sous ses pas. National.
Les Juges du Tribunal Civil '
du Petit Goave siegeant alorsu de ma
part de vous signaler les nomr
en veston noir, .Ie chapeau sur part d vous signalersnom
Stat a e aa I es breux articles de -notre Charte
la tWte. Rameau persuade lesf
St. aPondamentale, des Traites 'In-
avocats de porter,; eux aussi, le Fondanentale, des TraitLsIn
veston noir quand is alaent ternationaux et de la Loi sur la
vestton nair quand its allaient
de et estai ue e vo Prese que viole un tel proo6
ide et 'es ainique leavo d. ,Mais, je ne peux pas m'em
^^..~~vi Te/^^^^-cymnrirpnt n '0^Pa m


ca^t5 .UL reLA voave VcomprAirei
qu'il ,alait nmieux commander
leurs toges. i

Aprfs le depart de Rameau
d'autres progres furent realises
au Tribunal civil du Petit Goa
Ve dans oe local et dons la tenue
des audiences les magistrats eu
rent du reste Teurs toges.
Rameau eut la satisfaction
d'avoir mis de l'ordre dclns 1'Ar,
rondissement de L6ogane et
Sielle d'avoir vu Jui succider un
anmi qu'il estimait capable de ga
rantir i'ordre qu'il.vait impose
6 une serie dtofficiers Ministdl


pitcher de vous demandler de
vous appuyer sur J'article 15
des Statuts de VAssociation des
Journalistes H)itiens don't mon
mari est mernbre, pour entree
prendre toute action que comn
manderont les circonstances ex
ceptionnelles de- l'heure.
Veuillez recevoir, Messieurs
mes salutations distinguees.
Therbse G. PETIT.


ASSOCIATION DES
JOURNALISTS HAITIENS
PORT AU PRINCE


5


riels et die Mandataires sans Port au Prince, le 18 Octobre 56,
Scrupule., Monsieur-Alphonse* Racine,
11 fut appel6 au Parquet des Secritaire d'Etat die J'Intrieur
Cayes sa ville natale ce qu'il En ses Bureaux.
m'apprit au course d'un entire Palais des Ministeres, :
tien oil il ie disait en souriant En ville.
Je vois que c'est vous qui de- Monsieur le Secr6taire d'Etat,
vez me succeder; je vais a Port Nous avons 'honnenir de vous
au Prince trouver ces Mes- informer que nous avons recu
Sieurs pour arranger les cho- de Madame Th&r6se Georges
Oies. I1 s'agissait sans doute Petit, une lettre en date du 16
pour klii 'devoir te Chef de 1'Etat Octobre par laquelle elle porte
qui Jut imon grand ami et son 6 note connaissance ,a nouvel
propre frire qui 4tait le Secri le de r'arrestaticn de son mari
taire d'Etat de la Justice et d'a
viser les miens. bon ordre inaugur6 Th bas par
Mon ami Antoine parti, je de le z216 Cammissaire Rameau
Tlns le Coamnissaire du Gouver fut maintenu.
namrent & Petit Goave. Ainsi le Eraifle Dorsinville.
I.


s journalists et

Snotre Confrre

m PETImT


relevl e centre lui
Dans l'espoi de recevoir vos
communications nous vous pri
ons d'agr6er, Monsieur Ie Secre
taire d'Etat, l'assuran'ce de no
tre haute consideration.


Pour Jle Comit Directeur
de .AJ H .
Joseph THEVENIN,
Secretaire (Gn6ral a.i.

ASSOCIATION DES
JOURNALISTES HAITIENS
PORT AU PRINCE
Port au Prince, le 18 Octobre 56
Madame Thrh&se Georges Pe-
tit,
En Ville.
Chere Madame,
Nous avons 'Phonneur d'accu
ser reception de votre lettre en
date du 16 Octobre en course par
laquelle vous informiez le Comi
t4 Directeur de I'A.J.H que !e
16 Octobre 1956 le iprefet Marc
Nahoumn accomnpagn4 d'un gar
de proidait sans mandate t 'ar
restation de votre marl Geor
ges J. Petit. ,
En sa quality de Directeur
du journal .Inklpendancev et
de membre de i'A.J.H notre
conrfrere Georges J. Petit a
droit I notre plus entire sym
pathie et nous ferons tout ce


qui est en notre pouvoir pour
lui faire recouvrer sa liberty.
Nous nous empressons de
vous informer que come pre
anibre d4marche le Comit6 Di
recteur a 6crit au Secretariat
d'Etat de l'Interieur pour solli
citer des renseignements sur.
1'arrestation de notre Confrere
et demander son 6largissement
si Ucune charge serieuse n'est
relevee centre TuE.
Tout en vous priant de trans
mettre A toute la famirlle nos
plus vives sympathies, veuillez
agreer, chee Madame, 1'expres
sion die nos sentiments les plus
dvous.

Pour le Comit6 Directeur

Joe ph 'fHEVENIN
Secretaire General, a.I.


e
e
r
s
r


t,


lu
i
?-



b


Conference de Presse an
lepariemeni do
1'Ini6rieur
Aun cous d'une conference de
Presse tenue le jeudi 18 Octo-


du boin ravail Ambert Saindoux
L'Article 44 de la lci Organi Batouer
que pr6voit que le Tribunal Ci Nous avons lreMu avec plaisir
vil de Port au Prince, donne la carte de notre ami Ambert
ra au -moins DOUZE audiences Saindoux ,r&cemment 61u BA-
par semaine, ce chiffre est.pres tonnier du Barreau de Port de
que double, puisqu'en r4alit, ce Paix.
Tribunal donne VINGT TROIS Qu'il veuille bien recevoir nos
audiences par semaine et tons compliments.
les planets sont charges: C'est
ainsi que le place du mercredi "
de la lbre chambre civil oom-
porte 68 affaires, celui du Mar SIE Er Eemm S
di de la 2e Chambre Civile, 42
affaires, Jeudi 2e Chambre iCi Mr. Simbo'n Saint Julien; Mr.
Vile, -43 affaires, Mercredi 3e Jerome Saint Julien et enfants;
Chambre 40 affaires les deux Mr et Mme Alcius Dominique,
Chamnbres de Commerce totali n4e Amelia Saint Julien et ses
sent 73 affaires et pour les enfants; Mr et Mane Marthyl St
Chambres Correctionnelles (ci Julien et enfants; Mr et Mme
stations directed) 1'une compor Gerard Hermntin; Mr Lykn
te 76 affaires et la second 39, nes Saint Julien; Mr et ltn
sans computer les affalres assez Onyppe Saint Julien et enfants
nombreuses) enrolls pendant Mr et Mme M hel incillien
les vcances et non encore d 'et enfants; Mr Altinodor Lger;
certaines Juridictions de pro- Mr Lavictoire D'sir et enfants;
V since Mme Lalanne reqmercient bien
Nous po.uvons affirmer que sincarement tous Teurs amiss de
leN aouaires inscries f 1un de 1Capitale et de la province quil
ls affairs crimes un d ler ont donn ne nouv
ces placets repr6sentent TOUR Teur ont donn une nouvOle
S LACETS UNS de cer euve de sympathie l'Aoeca-
LES PIACETS RtEUNS de cer ion de la mort de leur tres re
taines juridlctions de province ett~e
de la I re Chambre Civile corn
ainsi que Te placet du Mercredci Mme SIMEON St JULIEN
trIthuees I


Maria e d'amis

Le samedl 20 Octobre cou-
rant b ,5h30 p.m en *.'Eglise du
Sacr6 Coeur de Turegau se
sont unis par le marriage de ses
dislingu6s amis Maud Papillon
et G6mrd B. Angrand.
Aux distingubs conjoints
aussi qu'a leur parents nous
Dprsentons noo f6liritatinns pes


Nee Sephora LEGER leur 6pou
se, mZre, grand mere, tante et
cousin enlevee leur profonde
affection le 23 Septembre de cet
te ann6e.

UIs les prient tous de trouver
ici 1'expression de toute Jkur
gratitude.

Aquin, ce 8 Octobre 1956.


meilleures.
.-. de sa candidature au S4nat
Jp"n MACLORE Jlean ,Magloire n'a jamais cess6
Ca tdildaj an Sinai de butter .pour le trionmphe de
Ss es idees chbres;
Nous avons regu avec plaisir
la carte d.e Notre confrere pt Nous souhaitons & notre COW
Want Jean Magloire dilrecteur frbre ptein sucebs dans sa Cagn
d'OEDITE qui nous fait part pagne


I T.-I x" o .


P-GCE 1


CLES DEBATS,


. LUNDI 22 OCTOBER 1956


a -l_ A I A re courant au u partement di
1'Interieur, le Sous Secr6tairE
d'Etat Roland Lataillade a fou
Georges J. Petit, arrestation ni des explications sur 1'arre
ope6re sans mandate le jour me station notre Confrre eo
me vers dix heures quarante- ,ges Petit, Directeur de -Ind,6
cinq par le Pr6fet Nahoum ac pendance D'aprvs les declan
compagn6 d'un garde au bu- tions du Sous Secretaire d'Eta
reau mFme du journal- pendance,. re un article oU il aurait adre
Monsieur. Georges J. Petit, s6 des injures a la personnel du
Directeur du Journal .Indfpen Chef de I'Etat, qui aurait lu
dance,, est membre de i'AJH.; nmme demnantt6 son 61argisse
c'est pourquoi,notre Association ment
conform6ment aux obligations Nous nous r6jouissons de E1
qui lui incumbent en vertu de mise en liberty de notre confri
ses status, vous prie de lui re que nous avons revu plein
faire avoir des renseignenments d'entrain et en bonne forme.
O ce sujet et vous demand
d'ores et d6j& i~ elargissement .
de note Confrere au cas o0 au ,Le Tribunal Civil de
cune chargee swrieuse ne serait Pari-aui* ncf fait


i


Re1our de noire confrere
Lucien Nonlas


Nous avons eu le plaisir de
revoir en parfaite forme, notre
confrere et ami Lucien Montas
le sympathique secetoaire GeCn
ral de 1'Association des journal
listes et r6dacteur en chef de
-Le Nouvelliste*
Notre confrere vient de sui
vte un seminaire organism par
'.American Press Institute,
institution sp6cialisee. Son s6
jour a,dur6 un mois h New York
ot il a suivi, des course de 9
heures 'h 5 heures. II a sejourn6
Wealement a Vermont et -au
Wiskonsen oh il a suivi les tra
vamx de 2 journaux amricains
Nous lui pr6sentons nos voeux
de bienvenue et sommes heu-
reux de repren re la tache 5
ses cot&s A I'AJH.