Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,

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Title:
Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
Port-au-Prince, 1951-57
Publication Date:

Notes

General Note:
4-per-1951-57
General Note:
Annex Oversize KGS 327 .D43x

Record Information

Source Institution:
University of Michigan Law Library
Holding Location:
University of Michigan Law Library
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Resource Identifier:
LLMC31775
System ID:
AA00000846:00168


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Me Colbert WONHO.MM5E HEBDOMADAIRE JURI2IQUE Me Paul Enile GABOTON
Fondateur AVEC DES CHBONIQUES SCIENTIFIQUES ET POLITIQUES btrecteur-Giremt

n.s.ratri.e: M, O.MMEIpimerie Le Matinj, Rue AmAricaine Redaction Alministration Angle des Rues Anteuwr
Chemin des Dalles 22 Rddaction UN COAMIT Abonnement Mensuel :G.2 Phone: 5,35 et 2147 n e i rnn-Fo

CINQUEME ANNEE No 168 ort-au-Prince' HAIT JEUDI 6 SEPTEMBRE 1955
.--o o ** %~..% %.. .% %.% ~ .~ % % %c ..% ,% .' % .*%


Magistral discours du Presidentde ]a Cour de Cassation.-
Editorial : La lutte des ideologies
Arrets de la Cour de Casation 1)11 juillet 1955 Ren6 Guerin et
Max Reiher centre Dr Felix Coicou et Jean Coicou 2) 13 Juillet
- -1955 Henry Sterlin confre Emile Pierre Jacques et Joseph Ray-
mond.-
Rubriques diverses : Chez les confreres et publications reques
Marriage d'ams-


Magistral discon

Pierre-I

a 'occasion de la rei
des Cours ef


Nous avons le plaisir d'offrir
A nos lecteurs le magistral dis-
cours de notre grand" ami, Me
Nemours Pierre Louis le sympa-
thique president de la Cour de
Cassation. Le prestigieux Magis
trat avec la magest6 propre en
la circonstance exalte la sublime
mission de la Justice et rend un
digne homage A tous ceux qu
ont luttk sans cesse pour que
la liberty et la justice fleurissent
dans notre pays, en r6clamantl
le respect de la pe.rsonne humaine
en r6prouvant les actes de vio-
lence et les luttes fratricides,.

Signalant importance de la crea
tion des Cours d'appel le Pr6si
dent de la Cour Suprmine a dec1a
rd sollennellement qwe le second


jurisdiction permet i


La lulte des


COURT DE C


lere SECTION 11 JUILLET 1955

POURVOI des sieurs Rena Gue-
rin et Max Reiher centre deux ju
gements du Tribunal Civil de
Port-au Prince, 1'un avant dire
droit du 6 Octobre 1949 et l'autre
dlfinitif du 16 Octobre 1949.
Avocat Me Hermann Mallebran


che.

irs du PreSdeni D6fendeurs sur le pourvoi le Dr
Felix Coicou et le sieur Jean' Coi

Louis, cou, Avocat Me Adelphin Telson
R6quisitoire conforme du Com-
ouveriure solemnnele missaire Georges Honorat
Tribunaux OBJETS : Communication de pie
ce abusivement ordonnie.

sans contest une meilleure dis- PRINOIPES. Viole I'art 189 c.c.
tribution de la Justice. et comment un exces de pouvoir
Un brilliant mormeau d'61oquence. le juge qui ordonne une commu-
__ nication d'une quittance pour 6ta
Monsieur le President de la Re- blir le montant des loyers, alors
publique, que ce montant est fix& dans un
La presence de Votre Excellen- bail 6crit produit dans les d6bats
ce, en ce Palais de Justice, A LA COUR
l'occasion de la r6ouverture des 'Et, apres d6lib4ration, en la
Tribunaux est un fait dont nous chambre du Conseil, conformn6-
mesurons la tres grande port4e ment A la loi;
En assistant, Monsieur le Pr6si- Attendu que des constatations
dient. A cette audience solennelle des jugements attaqu6s et des
Vous en rehaussez 1'6clat, tout pieces de cause .11 resort que
en donnant la preuve manifesto les sieurs Ren6 Gu6rin et Max
de l'interet que Vous portez "Reiher avaient achet6. le trois
a u x trava u. x judiciaires d6cembre 1940, de la dame F61ix
et de la haute estime en Coicou et M. Reiher les machines
laquelle Vous tenez tous ceux et accessoires d'une blanchisserie
qui se consacrent A la noble mis qu'il avait tW convenu entire les
sion de rendre la justice. parties que pendant tout le
temps que les pieces achet6es
resteront en place, les locaux
n4cessaires A 1'installation seront
ideoo00 S lou6s A Monsieur Guerin et Max
Reiher moyennant Ja some de


Oruentee vers Faction et preoc outrance au Communisme Inter
cupde du souci de satisfaire les national.
besoins isnmmdiats et soucieuse Cette Puissante Nation a struck
de maintenir 1',quilibre des in- ture capitalist estime avec rai-
tirkts antagonistes, 1'organisa- son que P'id6ologie communist
tion des Societ6s Modernes ne est un danger grave contre les
s'int6resse l1'4volution des id6o fondements memes de ses assi-


ogies .que dans la measure ou el-
s menacent directement ou in
, Ire 6tabli.
Ce point de vue -.ne saurait
rouver meilleure illustration
ue l'Attitude actuelle des Etats
nis du Nord qui se sont fait
Miliberement le champion des
tats qui livrent une guerre a


ses sociales.
Mais on ne combat pas une
ideologie par des forces materiel
les mais par une autre-ideologie,
de m&mequ'unepassion ne cede
qu'A une autre passion. C'est ce
qui explique pourquoi la R6publi
que Etoil&e s'efforce de maitenir
dans son sein un 6quillbre sta-
S uite page 3


dix dollars par rois, pendant
vingt cinq mois, A partir du
mois de d6cembre 1940 et a tren
te dollars par mois, A partir du
26ieme mois,.
Attendu que vers le mois d'a-
vril 1949, les sieurs Gu6rin et
Reiher. en raison de certaines dif
ficult6s.,survenues entire eux et
les sieurs F61ix Coicou et Jean
Coicou, le premier, epoux com-
mun en biens, le second hMritler
16gitime de la dame Coicou, dd-
c6de depuis firent consigner
successivement aprbs des offres
r~elles, le montant de plusieurs
mois de loyer des dits locaux, A


SOMMAIRE


ASSATION

raison de trente dollars par mois,
que par exploit du dix septem
bre 1949, les sieurs Guerin et Rei
her appelerent devant le Tribu-
nal Civil de P-au-P, les sieurs F.
Coicou et Jean Coicou pour en-
tendre valider les offres et coxn
signations de differentes valeurs
s'41evant en totality a 150 dol-
lars et repr4sentant le montant
de cinq mois de loyer des locaux
sus parl6s; qu'd audience du 26
Octobre 1949 du Tribbunal civil
de Port-au-Prince. l'avocat des
d6fendeurs demand aux sieurs
Guerin et Reiher de communi-
quer les regus en leur posses-
sion 4tablissant qu'il ont tou-
jour pay6 trente dollars de lo-
yers pour les lieux & eux lou4s;
que cette demand de communi-
cation de piece fut combattue
par les demandeurs ,qui la d6cla-
r~rent tardivee et insolite,;

Que par une decision rendue
sur plumitif, a l'audience du 26
Octobre 1949, le Tribunal civil
ordonna la communication des re
gus don't s'agit aux sieurs Coi-
cou; que les Guerin Reiher ayant
refuse d'effectuer la dite commu
nication de pieces, le premier
juge, a la date du 16 Novembre
1949, rendit entire les parties un
jugement don't le dispositif est
ainsi conqu: rD&clare irreceva-
ble l'action en validity d'offres
rdelles d'e Rene Guerin et Max
Reiher jusqu'a 1'execution du ju
gement du 26 Octobre 1949, les
condamne aux d44pens,

C'est centre ces deux decisions
des 26 Octobre et 16 Novembre
1949-du Tribunal civil de Port-au
Prince que les sieurs Guerin et
Reiher ont form un ,pourvoi en
cassation en sournettant deux
moyens A l'appui de leur recours;
SUR LES MOYENS DU POUR
VOI pris de violation et de la
fausse application de l'article
189 C.P.C.; de la violation des re-


gles g6n6rales sur la charge d'e la .preuve ;de la violation du Le 30 Septembre dernier, no-
droit sacr6 de la defense, d'exchs tre sympathique confrere Ind6-
de pouvoir; pendance. vient de boubier son

Suite page 2 Suite page 2


degr6 de


REOUVERTURE SOLENNEL-
LE DES COURSE ET TRIBU-
NAUX

Le lundi 3 Octobre, A dix heu
res du matin, en presence de Son
Excellence le President de la R6
publique et de Son Cabinet au
complete, des hauts fonctionnai
res civils et miliatires se sont
d6rouldes' les c6r6monies solen-
neles' de Rdouverture des Cours
et Tribunaux. Tous les Magis-
trats de tous les degres de juri
diction Rtaient presents. Une bel-
le assistance emplissent la salle
de la Cour de Cassation. .De bril
plants discours ont 6t6 prononc6s
respectivement par le President
Pierre Louis, par le Commissaire
pros la Cour, Me Georges Hone-
rat, le batonnier Elie Janvier, et
le Secr6taire dEtat de la Justice
Me Adelpihin Telson.

Imposantes ceremonies qui caf
tribuent a marquer le prestige
et la haute mission de la Justice.

CHEZ NOS AMIS DU JOURNAL
.INDEPENIDANCE-
NOTRE CONFRERE GEORGES
PETIT MEMBRE DE L'A.J.H.

Depuis deux semaines. notre
confrere Ind6pendance a change
de Grant responsible. En pr6-
sence de ses multiples occupa0-
tions, notre ami Franck Sera-
phin, tout en restant membre de
la r6daqtion de 1'interessant p6-
riodique a passe la g6rance au
vieux et infatigable lutteur Geor
ges Petit qui n'avait jamais ces-
s6 de iprodiguer sa science et son
experience au journal.-
Nous avons 4galer~ent le plai
sir d'annoncer que notre ami
Georgesi Petit a produit sa demand
de d'admisslon comme membre
de l'Association des journalists
haitiens. L'A.J.H, accueille avee
joie ce journalist de carriare et
lui souhalte la plus cordiale bien
venue.

ler ANNIVERRSAIRE DE 4
NOTRE CONFRERE





JEUDI 6 SlAPTEMBRE 1955


Page 2 t


ALtendu que ies sieurs Reiher-
C. Guerin, a 1lappuip e leur ac-
tioa en valicIu d'offres reelles,
avalent invoque seulement le
contract de bail du 3 Dacembre
19,40 intervene entire eux et la
dame'F6lix Co.cou, que, dans ce
contract, il a 6t6 formellerient sti
pule que les sieurs Reiher et Gu
rin devalent payer des loyers
mensuels ae trente dollars a par
tir du vingt sixitme mois A
computer de la date du bail;
Attendu que le montant des lo
years des locaux don't s'agit etant
suffisamment 4tabli par le con-
trat de bail du 3 decembre 1940,
le premier n'6tait pas tenu
de communiquer les quittanceg'
de loyers pour montrer que le
anontant des loyers 6tait de tren
teo dollars;
Attendu que le tribunal civil de
vaient pas combattu le contract
du 3 Ddcembre 1940 qui leur a 46t
oppose par leurs adversaires,
,2ue les conventions 14galement
form6es tiennent lieu de la loi
i ceux qui les ont faites ou a
leurs ayant-cause.
Attendu que, si malgnr les ter
mes dku contract du 3 Decembre,
des sieurs Reiher et Guerin a-
vaient payd des loyers infdrieurs
i' trente dollars, la preuve de ce
fait devait incomber aux Coicou
et non aux demandeurs..en vali-
ditd d'offres r4eles; I
At'tenc u que ie ribunal civil de
Port-au-d-rnce pour avoir ordon
ns, dans les conditions sus-par-
l s, la communication des quit
tances reolamne par les sieurs
Coicou, a tait une fausse applica
tion de l'artctle 189 C.P.C, et a
commis un exces 'de pouvoir en
violation des r6gles sur la charge
de la preuve. '
Attendu qu'il kchet .donc d'an-
nuller le juge'ment avant faire
droit du 26 Octobrel949 et, par
vole de consequence, celui du 26
Novembre 1949 qui a d' olard l'ac
tion des sieurs Guerin et Reiher
irrecevable, jusqu'a 1'ex6cution


COURT DE CASSATION
Suite de la 16re page


duction des legus n'est pas ne- gement par lequel le Tribunal
cessaire et qu'il revenait aux de maintint ie aefaut, et, pour le
fendeurs a faire la preuve de protit aecwua que la camionnette
leurs all6gations.- objet uu htige, est ,proprikti de
On voit la n4cessti6 pour les Henry Sterlin, en consequence,
juges de bien considerer les fins fait defense a Pierre-Jacques de
pr6cises et l'objet d'une commu le trouble dans la possession du
nication pour 6tre fix6 sur la vehicule, et, pour le prejudice
question de savoir si d'autres cause, le condamna a soixante
pieces du dossier ne dispensent dollars de dommages-int6rkts;
pas de cette communication.- Que cependant, sur opposition


COUR DE CASSATION
16re SECTION 13 JUILLET 1955

Pourvoi du sieur Henry Sterlin
centre jugement du Tribunal ci
vil de Port au Prince en date du
ler Juillet 1951 Avocat Me Emi-
le P61issier
D6fendeurs sur le pourvoi. Emi
le Pierre Jacques et Joseph Ray
mond, non produisant.
R6quisitoire du Commissaire
Georges Honorat

OBJETS : Fausse interpretation
d'une declaration d'une parties.
PRINCIPES. Viole I'art 148 c.
p.c, le juge don't la decision est
base sur un motif qui d6nature
une declaration d'une parties en
y introduisant des stipulations
qui sont 6trangeres A la volont6
expr;m6es par cette parties.
LA COUR
Attend que du jugement en-
treipris et des pieces produites il
resort que le 25 juinf 1948 l1'encan
teur public, Eugene C. Joseph,
requis par le D6partement de 1'E
education Nationale. procoda pour
compete de cplui-ci, A la vente aux
encheres publiques, d'une. ca-
mionnette usage, marque Ply-
mouth, que le sieur Joseph Ray-
mond' s'epi porta adjudicataire
moyenna.nt la some de cent cin
quante dollars, 25 centimes, que
l'acqu6reur n'ayant pu verser
imm6diatement le prix de l'adju
dication Emile Pierre-Jacques,
present aux operations de la yen-


du jugement du 26 Octobre 1949 te, effectua ce versement; Que
(Par tes motifs, la Cour, sur les Raymond' autorisa alors 1'offi-
conclusions conformes du Minis cier Minist4riel 'a remettre au
tbre Public casse... dit Emile Pierre-Jacques, en
DonnA par Nous, oseph Nemours ses lieu et place, l'acte de vente
Pierre-Louis, President. Yrech A r6diger A cette fin,; que Ray-
Chatelain, Joseph Benoit, Franck mond ayant pris possession de la
Boncy et Christian Laporte, ju- camionnette, la fit immatriculer
Os ,nzep .Juillet 1955. Adrien en son nom au Bureau d'e la Po


form6e par le d6faillant, et, aprAy
ddbats contradictoires, intervint
le 16 Jullet, un jugement qui rd
tracta celui par d6faut du 8 Jan
vier de la meme ann6e, declara
que la camionnette Plymouth en


-ami Emile Pierre Jacques de se
,ubroger A ses droits 'et que
ce dernier est incommutable ac-
qu6reur et proprietaire de la ca
mionnette,.
Or attend qu'il se v6rifie que
ce motif qui a emport6 la ddci-
sion du premier juge est enta-
ch6 d'une erreur manifesto,
Attendu, en effet, que le pro-
ces-verbal sur lequel repose le
jugement entrepris est ainsi for
mul6; 'Ce jourd'hui 25 juin 1948
il est adjug A Monsieur Joseph
Raymond, pour compete du D&-
partement de l'Education Natio


Christian Laporte, juges, treize
juillet 1955, Max Gdddon, Subs-
titut Monsieur C16ment Romu-
lus commis greffier. 11 est ordon
n6, etc.. E nfoi de quoi, etc...

OBSERVATIONS

Cet arr&t examine une situation
juridique assez rare et assez
nuanc6e.- Joseph Raymond, ad:
judicataire A une vente a 1'encan
ne pouvant pas payer sur 1'heu
re a accepts qu'une autre per-
sonne, Emile Pierre Jacques le
fasse en ses lieu et place et a
demand a l'encanteur de remet
tre l'acte de vente a cette per-
sonne.-
II s'agit de savoir quelle pou-


nale, A la cribe publique, une ca- vait 4tre les consequences juri.
qid ues de cette autorisation de


contestation est plutot propriedtd mulOetLe, IvMadque rlymIuuLu,
de Emile Pierre Jacques, en con Station wagon, modele, moteur
sequence, annula la vente qui en P.A.388767, telle qu'elle se com-
a 6ti consentie par Joseph Ray- port et se pursuit, 'moyennant
mond A Henry Sterlin, condamna la some de cent cinquante dol
celui-ci a remettre la dite .ca- lars, 25 centimes, ontant qu
mionnette a Emile Pierre-Jac- dolt tre versA inun6diatement,
ques, ou A.lui payer le prix esti suivant les conditions de la ven.
m6 a deux cents cinquante dol- te. Port au Prince le 25 juin 1948
lars, condamna enfin solidaire- (Sign6) Eugene C. Joseph, en
canteur Public.
ment Joseph Raymond et Henry
N.B. II est express6ment en ten
Sterlin a cent cinquante dollars est en en en
...... du que le monatnt de 1'adjudica
de dommages int6rets et aux ju a
dpens; tion de la sus-dite voiture, soit
depens;
*la some de cent cinquante dol
.Attendu que seul 'Henry Ster
~ HJ lars, 25 centimes, ne pouvant 6-
lin, s'est pourvu en Cassation con
Store verse immddiatement par
ore le jugement. et pour en oboe
Monsieur Joseph Raymond, sui-
nir l'annuiaUion, il propose qua- ,
varit les conditions de la vente,


LI'e moyen6;
6ur le Quatrieme moyen en sa
premiere oranche, prise de viola
.Ion Le i'article 146 C.v,'C, motifs
errones ayan texerce une influ-
erce decisive sur le jugement
attaqud ce qui equivaut A une
aosbence de motifs, en ce que le
premier juge s'est autoris6, A
tort, a'une note mise par l'encan
teur public au bas du procesjver
bal d'adjiudication de la camion-
nette litigieuse, pour d6cider qu'
Emile Pierre Jacques ayant eu
a payer le montant de l'adjudi-
cation, aux lieu et place de Jo-
seph Raymond qui, d'abord, s'en
4tait port adjudicataire, se trou
vait, par 1'effet de ce pavement,
subrogd aux droits de ce dernier
qu'ainsi, le dit Pierre Jacques
6tait devenu en vertu de cette
subrogation, acqu6reur de la ca
mionnette;
Attendu en fait, il resort du


le montant m'a '&t4 pay6 par
Monsieur Emile Pierre-Jacques
en presence de Monsieur Joseph
Raymond qni m'a autoris a re-
mettre au dit sieur Emile Pierre
Jacques en ses, lieu et place,
l'acte de vente A rediger A cette
fin, Port au Prince le 26 Juin
1948 (SignA) Eugene C. Joseph.
encanteur Public.

AiiIusu qe ori ce'e piece eta-
oiIL quapies que la cainlioneLte
eut ee adjugee A Josepn Ray-
monu, [pour la some de cent


aremettre 1'acte


de vente au


sieur Emile iPerreJacques,
Le Tribunal Civil de Port au-
Prince estime que cette autorisa-
tion exprime la volont6 d'une su
brogation, Emile Pierre Jacques
serait subrogd aux droits de Jo-
seph Raymond et serait devenu
incommutable acqu6reur et pro'
pri6taire de la Camionnette.
La Cour de Cassation en invo-
quant les textes du proces ver-
bal de vente &carte cette these et
rejette l'interpr6tation du pre-
mier Juge.-
La loi sur les encheres publi-
ques du 11 Avril 1923 en son ar-
ticle 11 stipule que cToutes les
adjudications ne seront faites
qu'en faveur de personnel pr&-
sentes et au comptant
Joseph Raymond' qui ne dispo-
sait pas de la valeur ne pouvait
Atre adjudicaatire, et pour rester
dans l'esprit de la loi, 1'adjudica
taire est celui qui peut payer
comptant le montant de la vente
Nous nous expliquons cepen-
dant le point de vuQ de l'arret;
les juges se basent sur les ter-
mes du process verbal qui dit ex-
press6ment : oII est adjug6 A
Mronsieur Joseph Raymond*.


u~q~anit dollarte, 2o centimes.
_, -L'encanteur, qui connait les ter
c est Emrile Pierre Jacques qui,.
'',mes de la loi devait itn rtr


avec Y'assentiment de 1'adjudica-
taire, versa cette valeur A l'en-
canteur public, et que l'acqudreur
autorisa alors 1'officier minist6-
riel A remettre au dit sieur Emi
le Piere-Jacques, en ses lieux et
place, 1'acte de vente A r&diger
a cette fin. la dite piece ne cons,


Douyon, Substitut Cldment. com- lice, Service des VWhicules, que jugement entrepris qque Pierre tate nulle part. comme l'avance
mis-Greffier peu apris, il la vendit au sieur Jacques, voulant 6tablir ses el jugement attaqu6. que Joseph
OBSERVATION Henry Sterlin, pour la some droitss de (propri6t6 sur la camion Raymond avait demandA A son
Cet arrlt precise avec bonheur de deux cent cinquante dollars nette en contestation, avait ver- ami Emile Pierre Jacques de se
les limits du droit d'une parties appert acte sous seing priv6 du s4 dans la cause le proces-verbal subroger Ases droits. en tant
de demander communication 10 Aout 1948, enregirstr4 le 30 dressA par I'encanteur public A qu'adjudicataire, que ce motif er
de pieces.- En 1'espece; les fins Septembre 1948, qu'inform6 de 1'occasion de la licitation de ce rone ayant entrain6 la decision
pr&cises de la communication cette vente, Emile Pierre Jac- v6hicule, le 25 Juin 1948, que entreprise, celle-ci m6rite le re-
sont articul6es par la parties de- ques fit donner assignation A Jo c'est sur la fin de ce procks-ver proche qui lul est fait d'avoir via
manderesse sur 1'incident. Les seph Raymond et Henry Sterlin, bal, retenu par le premier juge 1 l'article 148 du C.P.C, pourquoi
d4fendeurs sur *une deinande en a comparaitre devant le Tribu- comme la piece fondamentale du elle sera cass6e et annulee.
validity d'offre r6elles appoin- nal civil de Port-au Prince pour proces qu'il attribua A Pierre PAR, CES MOTIFS, la Cour,
talent les demandeurs A produire, Voir annuler la vente leurs quittances pour 4tablir qu', et s'entendre condamner solidai camionnette, 'par le motif prin ties devant le Tribunal civil de
ils ont toujours pay6 trente dol recent A mille dollars de dom- cipal qu'ils est 6tabli par le pro Saint Marc.
lars de loyers.- mages-int6rets, ainsi qu'aux frais ces verbal en question eque Jo Ainsi juge et prononc6 par Nous,
L'arret decide judicieusement et d6pens de la procedure, que seph Raymond n'ayant pu payer Joseph Nenwurs Pierre Louis,
que le quantum des loyers 6tant le demandeur ayant fait d6faut, imm6diatement le montant de President, Yrech Chatelain, Jo
fix6 (par un contract 6crit, la pro it sortit, le 8 Janvier 1951, un ju l'adjudication a demanded a son seph Benoit ,Franck Boncy et


l'intention de I'adjudicataire d&-
faillant.

Cette declaration de remettre
l'acte au sieur Emile Pierre Jac
ques devait avoir une autre signi
fiction que la remise d'uhn crit;
et la subrogation devait etre
plus formellement exprimoe.


I er Anniversaire de notre
Confrere -Independance,
Suite de la lzre page

premier anniversaire. .Cette date
marque une tape decisive dans
la carriere d'u'n organe qui mene
la lutte pour lIa defense des prin
cipes et des intlrets superieurs
de tous.-
Nous saisissonts cette occa-a
sion pour presenter A nos amis
de l'Inddpendance, particulibre-
ment A Georges Petit, Victor
Pierre Louis et Franck Seraphin
nos voeux de success ocntinus
danea 7ne si noble carriere.


I


- LES DEBATS ,


I (IAjUt:.', LUIC UVLLU UULL)115ULIUTI UU




EUDI 6 SEPTEMBRE 1955
tu-------------i

La hilue des id6oooies
Suite de la Thre page


)le par la splendeur de ses con-
eptions democratiques et de
on culte de la libe. e.
Elle *d'eveloppe tant sur son
erritoire qu'a I'ext6rieure une
gropagande intelligence et nour-
ie en faveur de ces id6aux su-
'6rieurs qui forment le theme
es nombreuses brochures qui
ont repandues & profusion par
ion service d'information 6tran
;re.
Prenons & tout hasard une de
;es brochures rdcentes. Celle que]
nous avons a la portte de la
main est intitul6e Les Forces
Vives aux Etats-Unisz.
.kous y lisons ce magriifique hyE..1
ae & la liberty & la page de gar-
de :
,La liberty, p'roclame la preface,
est la clef de voute de la force
morale et materielle de 1'Amiri-
que... La force peut dtre une puis
sance pour le bien ou pour le
mal elle peut conatruire ou dU
fruaire. Selon celui qui la control
elles est orientde vers 1'une au


I'autre de ces fins. L'histoire mon
trent lo rsque Ia force
fo r c e est controlte par
un petit nombre de gens,
elle devient le maitre et non le
serviteur du peoplee. La Force
des Etats-Unis appartient au
people americain. C'est lui qui
1'oriente. Cette orientation vise
par tradition. & la paix et a l'am6
lioration de l'individu. La force
ainsi utilis6e, ne profit pas seu
element A& 'Am4rique et A son
people; elle profit au monde
center. '
Et pourtant, le communism
qui ne manque pas au simple
point de vue theorique de c6t6s
siduisants connait encore un ad
versaire plus redoutable; il le
trouva dans la doctrine Sociale
de 'PEglise qui est franchement
hostile A ses principles Avec une
lucitditd et une clairvoyance
reniarquable, elle ktablit que
malgr6 ses preoccupations appa
remment humanitaires, les doc-
trines socialists et communis-
tes vont a 1'encontre des attri-
buts supdrieurs de l'homme. C'est
d'ailleurs lumineusement degag
dans un article public dans son
edition du 30 Septembre 1955 de


LEM DEtisaS c
--------------.-------


ploi de la contra.nte manifesto.
inent excessif.. NOTRE CONFRERE HAITI-
.4ous n'alons pas nous arrkcer JOURNAL
a l a-scussion des resultats pra La semane e au cu
tiques obtenus par application d'une visit amicable a notre sym
de ces doctrines, cela exigerait pathique confrere Marcel Salna
dles demonstrations et des cal-
ve, directeur du grand Quotidien
culs qui d&passent le cadre de Haiti Journal no
Haiti Journal nous 4tions ame-
LbejoLurnllai.iNuus aio.samo mieux
lines tout normalement a parler
u o u s bo r n e r a u s e u i c o n t e n u p h i n t. .. . . .
uus bohurner au sewuicomtequ phi des difficulties du metier. Je lui
ouphique, pour aLtirmr que les n .. -, .


ivantes et palpitantes (..-i UL.-
ae 1'initiative privee, les man.fes
actions vitales ce la liberty indi
viduelle, la libre disposition de
soi et des fruits de ses efforts


ai puse une question sur le re-
tard avec lequel paraissent quel
ques unes de ses editions.
Venez nous dit-il incontinent
et voyez.


matdriels et intellectuals, 1'6pa- En eftet, nous avons remarqu6
nouissement normal des dons na cans les ateliers de notre confre
turels, toutes ces conquftes splen re une seule linotype fonction-
uides et varies d6coulant des en nant a -peine puisque deux ou-
treprises eminemment individual vipers sent obliges d'y travaille,
les n'ont aucune place dans les en meme temps 1'un composant
organizations sociales issues de les inatiLres r'autre faisant ma-
ces i d 6 o 1 o g i e s qui ne noeuvrer les pieces importantes
tendent qu'a rien moins qu'A fai qui devait se d6placer automati-
re de l'homme un rouage infime quement.
et anonyme d'une vaste organi- Nous estimons que notre con-
sation A caract5re 6tatique. frere Sainave m6rite la palme


La doctrine Sociale de 1'Eglise
a le culte du developpement de la
personnalitO, le respect des r6-
sultats des efforts personnel et
de la propriftd.
Elle adoucit par l'onction de la
charity chr6tienne. les rigueurs
inevitables de la lutte pour la vie.
IElle s'adresse A 1'homme en tant
que personnel libre et maitre de
lui meme et de ses biens. Elle
le iporte Ase d6passer par la con-
sid6ration de ses destinies supd-
rieures et 6ternelles lesquels I'6-
16vent par l'esprit et par le coeur
au dessus ides int6rets mediocres
et passage du siecle. La doctri
ne Sociale de 1'Eglise est base
sur un humanisme riche et f4-
cond qui puise sa source dans.
cet amour que 1'on a pour son
frere que 1'on considere comme
soi meme. Elle s'inspire constam
meant de cette consideration que
l'homme, chef d'oeuvre de la
creation est sup6rieur par sa na
ture et ses aspirations A tous
les bins materials.
La propagation, de la doctrine
social de 1'Eglise est le meilleur
moyen de combattre les doctrines
d'inspiration communists; car
elles contiennent ces doctrines


notre sympathique confrere .La l'aliment 6motionel indispensa-


Phalange> sous la signature de
J. Daujat. Selon les socialists,
souligne le Pape Pie XI, les horn
ties sont astreints pour ce qui
touche a la production, 5 se
liver et se soumettre totalement
A la soci4td. Bien plus une tell
importance est donn6e A la pos-
session de la plus grande quanti
t6 possible des objets pouvant
procurer les avantages de cette
vie que les biens les plus 6leves
te 1'homme sans excepter la li-
bert6 seront subordonn6s et me
me sacrifi6s aux exigences de la
production la plus rationnelle.
La Soci&6t telle que le reve le
socialisme ne peut exister ni
meme se concevoir sans un em-


ble aux foules et aussi aux intel
lectuels probres et loyaux.


LOTERIE DE L'ETAT
HAITIEN

Une institution A& haute port6e


des h6ros puisque malgr6 des dif
ficultis de cet ordre ,il continue
A faire paraitre son organe avec
un interet toujours croissant.
Nous lui sugg6rons quand m8
me de tenter quelques efforts
pour. mettre en 6tat son materiel
et ,nous lui souhaitons du succbs
continue.

NOTRE CONFRERE
eJEUNESSE PENSANTE,


a note que 1'autorise a tenir cette gageure:
fixar sch6matiquement le paysa
ge iddologique dans lequel s'ins
crivent les tendances de sa g6n6
rations
En effet avec une conviction
et une sinc6rit6 remarquables Al
fred Icart 6tudie les efforts et
les luttes de sa generation..
Sa brochure a 1'allure d'une
profession de foi. Nous en don-
nons pour preuve cette declara
tion enthousiaste.
cNous croyons avec ferveur & la
grandeur de notre generation et
avons la certitude que nos sou-
cis d'aujourd'hui sont des vagues
bienfaisantes qui nous apportent
quelque chose de neuf. Aussi' met
tant le Cap sur un sentiment
plus grand que la souffrance,
nous enmployons le meilleur de
nous m&rhe A couler dans le mou
le d'un amour fait de compr6hen
sion et de mansuftude le b6ton
des temps plus heureux,'.

GENERATIONS


La ville de Petit Goave qui a Notre sympathique confrere et
d&jA un hebdomadaire vivant et ami Lucien Daumec nous. a re-
instruct 1l'Ecran vient d'aplpau mis avec une ddicace des plus
dir la parution d'un nouvel orga aimables sa derniere brochure
ne *Jeunesse Pensante, un bi- Problimes de ,gon6rations.
mensuiel a caractere social et lit Cette brochure parait heureu
t6raire que dirige notre jeune segment en un momnet ou la jeu
ami Eric Lavertu avec pour ad- nesse s'int6rroge sur ses respond
ministrateur Gerard Hermantin. sabilitds et sa mission dans la ci
Ce jeune confrere, d'une pr6senta t0. Q'est ce que proclame Lucien
lion coquette et soign6e content Daumec quand il dit -Une gene
des matieres substantielles et ration est l'h6ritiere d'un passe
d'un. grand int6rft. Diu brilliant qu'elle n'a pas model et respon
editorial nous tirons l'extrait sui sable des perspectives d'un fu-
vant. turs
Le journalism est un sacerdoce. L'auteur s'est surtout attache
*Nous ne nous illisionnons pas-a l'6poque qui part de 1915 et a
Nous ne perdons pas de vue les beaucoup insist sur I'apport de
contingences inhdrentes A la pro la Revolution de 1946 don't il a
fessioh. Qui salt si dans la pour 6t6 d'ailleurs d'un des principaux
suite de nos buts nous ne nous acteurs.
exposerons A certaines blessures Avec son acuite et son talent
qui sont le partage de ceux qui habituel, notre ami Daumec a
se refusent A faire le combat., apport6 des vues nouvelles et
Nous presentons nos compli- hardies sur les problbmes de no
ments A notre confrbre Jeunesse tre &poque;
Pensante et nous formons pour Nous lui pr4sentons nos corn
lui des voeux de longue vie et pliments et nos voeux de succs
de succes continues. sa brochure.


social qui nous donne la chance
de changer en un rien de temps e SABALAT PRECISE SA
les conditions mat6rielles, de no
POSITION IDEOLOGIQUE
tre vie et d'accomplir une oeuvre,
social et humanitaire en aidant Nous avons reMu de notre con
les 6conomiquement faibles et frere et ami Me Irnest Saalat
les institutions de bienfaisance. une copie de son 6nergique d6-
ler gros lot 100.000 gaes, menti au Journal El Caribe. Me
N'h6sitez pas A acheter un billlt Sabalat declare -Je ne suis pas
ou un coupon de la loterie de communiste... Je suis Catholique,
l'Etat Haitien A chacun des deux apostolique et remain et j'en
trages du mois. .suis fier...*I


MARRIAGE, D'AMIS

Nous avons regu avec plaisir
1'invitatjion au marriage de notre
sympathiqlue confrtre G&rad Rou
zier, fils des 6poux Raoua Rou.
zier, et de la distingguee demoi-
selle Marie H616ne Brun, fille
aes epoux Daniel Brun.
La b6endiction nuptiale leur
sera donn6e en I'Eglise St Pierre
de P6tion Ville, le samedi 8 OC
tobre 1955A 6 h 45 p.m.
Nous pr&sentons Aces distin.
gues, et futurs conjoints nos corn
pliments et nos voeux de bon-o
heur.

OPTIQUE

Nous venons,de recevoir l'6di.
tion de Septembre 1955 de notre
int6ressante Revue. Optique.
Elle content un sommaire des
plus copieux et des ,plus instruct
tifs ou figugrefft les etudes de
nosg meilleurs kcrivains : F. Moris
seau Leroy, Dr Louis Mars, Lal-
lier C Phareaux. Nous avons une
bibliographie de Maurice Lubin
se rapportant aux publications
haitiennes de 1950 A 1955.

Nous falcitons notre. confrere
Optique et nous remercions du
gracieux envol.

STATION RADIO DU GOUVER
NEMENT COMMERCANTS
HOMMES D'AFFAIRES

N'oubliez pas que le Service
des T616graphes, T616phones et
Ra'diocommunications maintient
depuis 12 ans une'Station de Ra
diotel6graphie et qui regoit et
transmet des Radiot616grammes
pour n'importe que Ipoint du
monde ;par deux voles distance
via New York A ravers les cir
cuts de la Markay Radio et To4-
I6graph Company et via Lon-
dres par la .Imperial Wireless*
Adesez-vous & la Station du
Gouvernement au Bureau en-
couragez 1'effort haitien.

REGIE. DU TABAC


SOURCES LEGALES ET Voil& enfin des cigares mer%

BIBLIOGRAPHIE JURIDIQUE veilleux.
D'HAITI. MAGLOIRE
Notre ami F. Sola Caniza- FLEUR DE MAI
rAs directeur des Cahiers de LC- BASSIN BLEU
ggislation de l'Am6rique latine PALME
qui s'6dite a Paris nous a aimable COURONNE -' "t
ment envoy sa plaquette de ce
nom. Elle comprend deux par- Qui font la concurrence aux
ties. La premiere parties est ocen cigagres 4trangeis.


-


it


Page 3


FAITS DIVERS


-PUBLICATIONS RECUES -sacree au Code et la deuxieme h
la bibliographie. La page de garg
Notre synpahque confrere, de renseigne que la plaquette a
Alfred Icart, profeseur de lettres s
t A Ni 6et6 composee avec le -concours
et r6dacteur A cLe National u
does juristes haitiens. Colbert
nous a envoy avec une dedica- o
Bonhomane et Herma'hn Char
ce des plus flatteuses sa brochu No e n c
S. Nous presentons nos compli-
ments a Me. F. de Sola Camiza-
Dans la magnifique preface, no res et nous remercions du gra.
tre confrere Ulysse Pierre Louis cieux envoi.







Page 4 LEE


S DEBATS JEUDI 6 SEPTEMBRE, 1955
I- ----- ---------- *---------~


Nous faisant l'nterprete ce
tous les membies t.e cette Cour
tt du Coips Juaic.are en gene-
tal.nous Vous pr.ons. Monsieur
le Pieaident, de bien vouloir a-
gr~er les sinceres remerciments
joints aux homages respectu-
eux que.nous prenons plaisir A
presenter a Votre Excellence en
cette heureuse occurence. .
Messieurs,

C'est avec une 14gitime satis-
faction que nous voyons que de
hautes personnalites tant civiles
que militaires se trouvent dans
cet auditoire de marque qui remain
plit, ce matin, notre salle d'au-
dience. Cette belle assistance don
nevraiment un caractere de fe-
te a notre audience de reouvver
ture. Nous sentons vivement cet
te r6confortante sympathie pour
le Corps judiciaire qui se d6gage
de cette atmosphere. Et nous di-
sons merci A tous ceux qui sont
ici presents.
MM. Une nouvelle annie ju-
diciaire commence ,aujourd'hui.
Les Magistrats de nos Cours et
Tribunaux. avant d'inaugurer ce
nouveau cycle de leurs travaux,
oht tenu A demander au Trs.-
Haut de leur donner les lumieres
et la force necessaires pour ac-
complir comme il convient le d&I
de leur tache.
Que 1'on ne songe pas A voir
dans ce geste pieux une pure for
malite sans signification. En. ac
complissant ce geste nous nous


ripeties qu'a connues l'espece hu
maine au course de sa longue et
4mouvante histoire: c'est l'idde de
Justice. Elle a 4t6 parfois confu
se et pale en raison de certaines
circonstances politiques .Mais
souvent elle a bridll d'un vil 4clat
pour guider les hommes dans
les grands movements sociaux
qont le monde a W4t le theatre.
Cette id6e a Wte le phare qui,
sous difforents cieux et A diver-
ses epoques, 6clairait ia route
4troite et accident6e qu'a suivie
l'homme A la recherche de la li
berte et d'une vie social pacific
que et ordonn6e.


ont toujours reclame le respect
de la personnel humaine, la pro-
tection de la proprietd. Ils ont
reprouv6 les actes de violence
et les luttes fratricides.
Heureusement leurs efforts
n'ont pas 4t6 vains. Beaucoup de
leurs voeux se sont dejA realises
ou sont en voie de'l',tre. Notre
climate politique actuel est favora
ble au regne de la Justice .Des
lois sociales protegent les travail
leurs ,de sages dispositions ont
6t0 prisess pour fixer l'assiette
de la propridtd, pour protdger
les droits fonciers des paysans.
L'organisation de la Justice a


Infatigable ipelerin, cheminant ete amelior6.
sans cesse vers une terre promi Ce dernir faith, MM., a toute
se et toujours en quote d'une
e et toujours en que d'une son importance Vous n'etes pas
plus grande s6curit6 pour sa per sans savor que 'une des fonc-
sonne, pour sa famille et ses tions essentielles de 1'Etat est
hiens, l'homme n'invoqle, l'al. d'administrer la Justice. ,
pui de ses requites, quel qu'en La bonne distribution de la Jus
soit le ton, que 1'id'e de justice. twice dans un pays depend dans
En ce qui concern notre pet une certain measure de rgan
une certain mesure de l'organ.
te communautd, comment peut- station judiciaire don't il dispose.
on oublier que c'est 1'esprit de
S.. ..-.--. Loes imperfections ou los lacu


justice qui. tel un levain actif,
a transform. la masse des escla
ves abrutis par la misere et les


conformons plutot A une vieille tortures en une arm6e compo-


tradition, nous ob6issons au pas
s4 don't nous sommes tous soli-
daires. Les homes, certes, doi
vent beaucoup au pass & tel
point qu'un philosophy contem-
porain a ,fait remarquer que
nous pensions historiquement et
que nous sommes traditionnels,
mnme quand nous pensions tout
renouveler. II convent donc d'al
ler cheroher assez loin dans le
pass les racines des id es qui
gouvernent le monde et la rai-
son des actes qui nous sont cou-
tumiers. En effect, la justice et
la religion conservent toujours,
mTnme A notre insu, des rapports
4troits en raison de certaines
id6es que nous a l gu6es le pas-

L'Histoire ne nous rapporte-t
-elle pas que la Justice primitive
avait un caractere esentiellement
religieux. Et le savant auteur de


see d'homines conscients de
leurs droits et d4cides A r6alisre
ce fait bien nouveau dlans I'His
toire qu'6tait la liberation d'une
multitude d'esclaves par leurs
propres moyens.
Issue de cette grande epop6e,
de cette lutte gisgantesque qui
avait 'pour but la rehabilitation
de' toute une classes d'homme, la
Nation haitienne a toujours ai-
m6 la Justice et plaid pour son
triomphe. Certains esprits criti-!
ques seront peut-&tre tents de
reprocher A notre collectivit4 de


Magisiral discOurs du Presdenli

Pierre-Louis

a l'occasion de !a r6ouveriure solennele
des Cours et Tribunaux
Suite de la l re page

I'homme a travers toutes les pe- fleurissent en notre Pays. Uls


Avec la jurisdiction d'appel 11 y a
un nouvel examen des faits et
un rejuge de la cause. Le plaideur
ne court plus le risque de subir
sans aucun renlde les conse-
quences facheuses de la souve-
raine appreciation des faits par
le Juge unique qui, comme tous
les homes, peut parfods se
tromper. Avec la creation des
Cours d'appel les cas de mal ju-
g6, que la Cour de Cassation me
me ne pouvait pas censurer. peu
vent etre aujourd'hui redresses.
La loi de 1951 instituant les
Cours d'appel vient combler une
grande lacune de notre organi-
sation judiciaire et elle permet
sans contest, une meflleure dis
tribution de la Justice. Le Gou-
vernement de la Republique a
sagement compris que l'Etat ne
devait reculer devant aucun sa
crifice pour arriver A une pareil
le fin. II a droit A nos remercie.
ments.


MM., Est-il besoin de vous don spousee nde Agnes Toussaint e
l~pose ne Ag~s Tussant


ner assurance que tous les
Membres de la Magistrature assi
se et debout sont d6cid6s comme
toujours a remplir leurs devoirs
avec conscience et sans fai-bles
se. II va assur6menti de notre hon
neur de maintenir le beau re-
-lom de la Justice haitienne, e.
cela, pour la gloire du Pays et 1
prestige de son gouvernement.


nes qui peuvent se trouver dans Dans l'exercice de nos fonc-
cette organisation nuisent a l'oeu tions, au course de cette ann6e
vre de la Justice. C'st donc un judiciaire, nous voulons comme
devoir imptrieux pour une na- toujours computer sur le con-
tion d'ambliorer ses institutions course &clair6 des Membres du
judiciaires ,d'avoir une l6gisla- Barreau. Nous avons la ferme
tion en harmonie avec les be- assurance que ces auxiliaires de
soins et les aspirations du peu- Justices se montreront A la hau
pile, de recruter avec soin les teur de leur tache pour nous per
Membres de la Magistrature et mettre de distribuer une saineo
de leur donnr toutes les garan- et impartiale Justice.
ties morales et mat&rielles pour Nous gallons done tous repren
leur permettre d'accomplir digne dre nos travaux ordinalres en
-nent et consclencleusement le nous promottant A nous memes
noble mission. d'tre humbles d&vant Dieu et
Monsieur le Pr6sident de la Re dignes devant les homes.
publique. nul ne peut contester LES DEUX SUPPLEMENTS AU
que, sous votre gouvernement, CODE FISCAL


n'avoir pas eu, en certaines cir- un vaste r6seau routier moder-
constances, un comportement con ne a W6t deploy6 dans plusieurs
forme aux normes de la Justice. regions du pays; des 6coles et
Pareil reproche ne tient compete des dispensaires ont 6te6rig6s
que de certain carts passagers pour lutter contre les miseres in
qui ne peuvent A eux seuls tra- tellectuels ou physiques; Phiste
duire les caractkres essentials de rique M6tropole du Nord a'6t6
I'homme haitien. Que l'on ne embellie 'et modernis6e, des ci-
perde pas devue que les passions tds ouvrieres ont offert des mai-


la Cite Antique affirme que le et les crises qui tourmentent les sons claires et salubres A la clas
Droit n'est pas n6 d'une id6e corps sociaux, A certaines p~rio se n6cessiteuse. Certes, toutes ces


abstraite de la Justice mais deri
ve de la religion. Cette opinion
peut trouver sa confirmation
dans le fait que dans les sikcles
recul6s les functions judiciaires
6taient confines aux ministres
de ]a religion. On salt que, dans
]a Rome antique, Ja science du
Droit est restee longtemps le mo
nopole des Pontifes.
MM. Les hommes vivant el
socit6 ont toujours aimr la Jus-
tice, comme 6tant leur meilleure
sauvegarde. Une idWe est demeu
r6e toujours grave au coeur de


des de leur evolution, ont exerc6 r6alisations sont belles et utiles.
6galement sur notre groupement Mais il y en a d'autres non moins


Durant les vacances, -nous a-
vons regu de I'Administration g6
n6ra'le des contributions les deux
supplements au Code Fiscal 19,
53 et 1954.
Ces deux derniers volumes
compl6tent avec bonheur le code
Fiscal don't nous avons d6ja si-
gnal6 l'importance dans une de
nos pr&c6dentes editions.
Nous y trouvons toutes les lois
ayant un rapport avec le fisc


leurs effects nefastes en estom- utiles qui sont A l'actif de votre et promu-lgu6es durant le
pant momentannment les princi gouvernement et qui ont Wt6 si- n6es 1953 et 1954.
pes de justices qui conditionnent gnaldes plus rarement parce qu' ,Notre 16gislation fiscal
le bonheur des homes vivant elles ne frappent pas la vue et difie avec une tell rapidit
en socit.t que beaucoup n'en saisissent pas seul ce travail de ben6dict
A la verit6, chez nous, on a ais6ment l'importance. Nous vi notre confrere Charles Fe
toujours combattu pour le triom sons sp6cialement les heureuses Pressoir, directeur gendra
phe du Droit. Nos hommes d'&- innovations qui ont 64t appor- joint nous permet de suiv
tat, qui ont analyst les causes de tees dans notre organisation ju changements Nous felicitoi
nos souffrances et d6sir6 ferme- diciaire par la creation des Cours tre sympathique confrere
ment le bonheur de notre corn- d'Appel." Le deuxibme degr6 de soir et nous pr4sentons n(
munaut4 ont lutte sans cesse juridiction a apporth une nou- merciements 1'Administi
pour que la liblte6 et la Justice velle garantie aux justiciables. gen(rale des Contributions


es an-

se mo
t4 que
tin de
rnand
al ad-
re les
ns no
Pres-
os re-
ration


leurs enfants Marie-Ange, WA.
frid et Robert St Julien; mesde
moiselles Anna et Adeline Tous
saint, Mr et Mme Robert Gui-
rand et enfants, Mr.. et Mme Jo
seph Valere et enfants, Mr. et
Mme .Raphael Toussaint et en.
fants, Jiordany Toussaint, Mages
Jean ToussaiAt, Lise Toussaint,
Dunois Tousaint, Veuve Mbdon
Toussaint. Mr. et Mme Charles-
ton Charlot et enfants remercient
bien sincerement le Pr&fet De-
saix Anglade, les Doyen et Ju-
ges )du Tribunal civil d'Ajquin:
(Mes. Piverg, Henriquez et Hyp
polyte, les officers du Parquet :
Mes. Theard et Augustin, le R&-
vdrend. P re Lazenec, Cur4 de la
paroisse d'Aquin ,les R6v&ren-
des Meres de la Charite de St.
Louis de la meme Paroisse, les
juges et supplant juge de paix
d'Aquin : Uurenne- Anglade et
Alfred Laguerre, le Docteur BV
liard, la famille Willy Lalanne,
la famille Menbs Solide, la famille
Edmond Mond6sir, ]a famille
Brennus Gourdet, Mme B&r6nite
Poison, la population acquinoise,
la population vieux.,Bourgeoise,
les families Lavictoire Desir, St
Urban, Edouard ?ourdan, Jn,
Charles Bernier, Justin Faublas
et Jules Levet, les amis'de Go-
naifves, de la Capitale, de Potion-
ville, de Petit-Goave, de yiragoa
ne, de Petite Rivibre d eNippes,
de St Louis .du Sud et des autres
provinces, de la nouvelle Marque
de sympathie qu'ils leur ont t6-
moignee A l'occasion de ia mort
de leur tres regretted soeur,
belle-soeur, tante, niece, belle
fille et Cousine.

EMILIE TOUSSAINT

enlev6e, a Aquin, leur profon
de affection, le dimanche 4 sep-
tembre 1955, apres une court
maladie. ,

Ils les prient tous de croire A
toute leur gratitude.


Nouveaux Confrere

Nous avons regu le premier
num6ro de Reflets d'Haiti, >m
organe coquettement pr6sente e,
contenant des artilces de bel
tenue. Nous pr6sentons nos coi
pliments au confrere.
Nous venons de recevoir *L
Bulletin des jeunes, organe offi
clel de 1'Unlon Nationale de la
jeunesse haitienne. II public
acte constitutif idu parti sus dit'
et debute par une profession de
foi d'allure 6nergique et enthou-
siaste.

L'organe qui se pr6sente en
lettre mimkographites a pour di
recteur Luc B Innocent et pour
administrateur Alex Dominique
Compliments et longue vie aS
Bulletin des jeunes.

REMERCIEMENTS

Les epoux Marthyl St Julien,